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2020.06 Bruxelles Métropole


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“Par temps incertains, notre gestion garde le cap.” À l’heure où les marchés financiers sont agités, il est rassurant de pouvoir confier la gestion de son patrimoine à une Maison qui applique depuis toujours des principes qui ont fait leurs preuves : prudence, rigueur et vision à long terme. Contactez nos spécialistes à Bruxelles Tél. : 02 663 45 68 www.banquedeluxembourg.be Banque de Luxembourg, société anonyme – Succursale de Belgique. Chaussée de La Hulpe 120, B-1000 Bruxelles. RCS Luxembourg B5310. TVA BE 0830.227.057 – RPM Bruxelles Édito Un été à Bruxelles Chers lecteurs, Après deux mois d’interruption forcée, Bruxelles Métropole vous très spécial, anti-crise, résolument bruxellois et fermement optimis Ces deux mois ont été pour beaucoup d‘entre nous et pour nos entr épreuve. L’épidémie de covid-19 a bouleversé nos vies privées, nos vies pr et la marche de nos affaires. Nous savons aussi que cette crise n sa durée et son ampleur auront encore des conséquences graves Face à cette crise, Beci s’est mise en ordre de bataille. Notre premier souci a é le contact avec les entreprises, les écouter et comprendre leurs besoins fait en organisant des CEO meetings virtuels, en menant des enquê cellule de première ligne pour répondre aux besoins les plus pr entreprises, nous avons participé à la réflexion économique, aux cô politiques, des partenaires sociaux et des autres organisations patr continuons à le faire. À présent, nous voulons envisager la relance. Et quoi de mieux que de s’appuyer sur les meilleurs atouts de Bruxelles : sa convivialité, sa diversité, son art de vivre et son ouverture d’esprit ? Parce que nous resterons pour la plupart à Bruxelles cet été, et par que nous espérons que les établissements pourront progressivement rouvrir, nous avons voulu dans ce numéro vous inviter à re-découvri Bruxelles, ses parcs, ses quartiers, ses bistrots, ses restaurants, ses boutiques, ses musées… Nous l’avons fait sous le signe de Sprout to be Brussels, une initiative citoyenne à laquelle Beci s’est associée pour affirmer notre résilience collective et notre volonté de promouvoir notre ville. Comme nous le faisions chaque mois sur une seule page, nous avons demandé à des personnalités bruxelloises de partager avec nous leurs bons plans, leurs bonnes adresses. Leurs réponses dessinent un formidable jeu de pistes, qui vous emmènera un peu par dans la ville. Trop tôt ? Sans doute certaines suggestions devront-elles encor Mais nous ressentions le besoin de partager dès maintenant, dans ce magazine, un signe d’espoir. Bonne lecture, Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 54 – Juin-Juillet-Août 2020 Re-visitez Bruxelles 4 6 Sophie Le Clercq Chloé Roose 8 Alex Joseph 10 12 13 14 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Elisa Brevet, Gaëlle Hoogsteyn et Peter Van Dyck. Production Layout db Studio.be Impression db Group.be Photos Les photos Brussels Kitchen sont reproduites avec l’aimable autorisation de Chloé Roose Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par près de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Erick Thiry – T +32 2 643 78 36 eth@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Pierre Marcolini Judith Vanistendael Charles Peugeot Dominique Monami 16 Arthur Lhoist 18 19 20 21 22 Giles Daoust Kody Catherine Bodson Thomas Gunzig Yves Davin 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 24 Pascal Devalkeneer 26 29 30 31 32 34 36 38 39 40 41 42 44 45 46 47 48 49 50 Miny Bayot Valérie Bach Julien Libeer Cécile Djunga Karin Maquet Sebastian Dupont Pierre-Yves Bossard Augustin Nourissier Joyce Azar Marjolaine Gailly Isabelle de Borchgrave À lire : Bruxelles au fil des pages Julien Vandeleene Lionel Jadot Thierry Marion Chouna Lomponda Marguerite de Crayencour Kristiaan Borret Plans & index Having a great time in Brussels! Brussels is Always a good idea Greetings from Brussels Wish you were here Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 3 Welcome to Brussels This is Brussels! Hello there, I’m in Brussels! Just arrived in Brussels Brussels greets you Brussels From Brussels, with love is waiting for you
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Re-visitez Bruxelles À vélo avec Sophie Le Clercq Sophie Le Clercq est administrateur délégué de JCX et présidente de CIT Blaton, deux sociétés actives dans l’immobilier et la construction. Depuis plus de 20 ans, cette passionnée d’art et de gastronomie a également entrepris de se reconvertir en agricultrice bio dans le sud de la France. Véritable épicurienne, elle nous livre ses bonnes adresses bruxelloises. Avec elle, enfourchez votre vélo et (re)découvrez Bruxelles sous un nouveau jour. Un moyen de locomotion : À Bruxelles, je me déplace à vélo. Chaque trajet prend une ambiance de promenade, de tourisme et de vacances. Cela me permet d’admirer les rues, les belles façades bruxelloises, la diversité des styles… Je peux également m’arrêter dans de nombreux parcs. J’adore boire un thé ou un jus de légumes aux guinguettes du Parc Royal. Mise au vert : Une balade dominicale au parc TournaySolvay (ci-dessous) – un très beau parc ancien avec un château en ruines et une splendide roseraie, en lisière de la forêt de Soignes et à proximité d’un étang. Vous y trouverez également un verger et des sentiers en dénivelé. Un véritable havre de paix, à deux pas du cœur de Bruxelles et accessible en tramway. la rue du Bailli avec La Septième Tasse, un merveilleux magasin de thé et de tisanes. Poursuivez par un petit tour à la librairie Peinture Fraîche et dans la jolie boutique pour enfants Rose. Juste à côté, Tan est à la fois un magasin et bio et un délicieux restaurant. Puis, continuez vers la place Brugmann et le magasin Scènes de Ménage où vous trouverez vaisselles, brocante, tissus et tapis d’une belle qualité. Gastronomie et repas d’affaires : Pour un déjeuner d’affaires ou un grand événement, je suis une aficionado du Chalet de la Forêt et du Senzanome. Pour un dîner délicieux et chaleureux, je vous conseille le Dolce Amaro, une cuisine italienne de grande qualité, à la fois généreuse et subtile. Et pour un repas traiteur à emporter, le Traiteur de la Villa Lorraine bien entendu… Art dans la ville : Bruxelles foisonne de galeries d’art toutes plus intéressantes les unes que les autres, impossible de choisir. Le Wiels est incontestablement une valeur sûre. Sinon, optez pour une expo à Bozar et terminez avec un bon lunch au Café Victor. Shopping dans le quartier du Bailli : Pour un shopping charmant, rendez-vous sur le parvis de la Trinité et dans 4 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Le bon plan ‘kids friendly’ : Pour occuper les weekends pluvieux, rien de mieux qu’une virée à la librairie Filigranes. Pour les artistes en herbe, préférez une visite chez Be creative by Schleiper, où l’on trouve tout ce qu’il faut pour un atelier craft : de la laine aux aquarelles, couture, bois, verre... Terminez par une pause gourmande avec des langues de chat au chocolat de chez Mary, située dans les Galeries Saint-Hubert. ● E. Bv. Acheter ces bureaux plutôt que de les louer? Vérifiez le sur kbcbrussels.be/immo en 15 minutes ou contactez les experts de KBC Brussels Live au 02 303 31 60 du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 9h à 17h. E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles.
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Re-visitez Bruxelles Chloé Roose, chef de file des foodies bruxellois Chloé Roose, jeune trentenaire, est considérée comme une des ambassadrices de la food bruxelloise. Son aventure a commencé avec son guide Brussels Kitchen, qui comptabilise aujourd’hui des milliers de followers. En parallèle, elle est à l’origine d’événements culinaires innovants, comme les Brunch Clubs ou encore Viens chez moi, j’invite. Le plus beau panorama de Bruxelles : La Place Poelaert, aussi bien en journée que pour son coucher de soleil à couper le souffle. L’été, vous pouvez même profiter du paysage dans des transats. Le spot idéal pour un apéro avec vue ! Le bistrot des copains : Les Petits Bouchons à Uccle : une cuisine belge, créative et de saison. On goûte aux asperges blanches, accompagnées d’un beurre au vin jaune et de morilles, dont on termine la sauce avec le super pain de chez Hopla Geiss. Une tuerie. La balade idéale : J’habite à Flagey, j’aime prendre le tram sur l’Avenue Louise et descendre au Sablon. Puis, je passe par la Rue des Minimes pour rejoindre la Place de la Chapelle et faire un tour dans les Marolles. Enfin, on pousse jusqu’au centre-ville pour finir avec un verre de vin blanc et des croquettes chez Noordzee. Le café du matin : Chez Buddy Buddy (en photo). Leur spécialité : les « nuts butter », des beurres de noix, 100 % faits maison. On les trouve ensuite à la carte dans leurs cafés signatures – beurre de cacahuètes, espresso, lait d’avoine et sirop d’agave, par exemple. Un pur bonheur ! Le resto qui fait voyager : Nonbe Daigaku, une super cantine japonaise à la façon Izakaya. Tout le staff est japonais, le menu est plastifié, l’éclairage n’est pas génial, mais pas de doute : vous êtes au Japon et c’est très bon ! Un lieu insolite : La Villa Empain pour la splendeur du bâtiment et sa belle sélection d’expositions. Cerise sur le gâteau : le resto éphémère avec des chefs invités tels que Sang Hoon Degeimbre ou encore Tero. Le plus beau parc : Là où j’ai grandi, le parc de Tervuren pour une promenade à vélo le long des étangs. Si on pousse un peu plus loin jusqu’à Huldenberg, on tombe sur des champs de colza incroyables. On se croirait dans le magicien d’Oz ! Le gastro pour un dîner intimiste : Barge. On vient clairement chez Grégoire (en cuisine) et Barbara (à la sélection des vins) pour une véritable expérience gustative. Tous deux sont passés par l’Air du Temps et tout est simplement excellent, juste et raffiné, délicat et gourmand. On sent qu’un air nouveau plane sur le secteur des gastros bruxellois. Le bar du soir : Le Bain des Dames. Delphine, originaire de Marseille et passionnée de vins nature, a fait ses armes chez Titulus avant d’ouvrir son propre bar. Tous les soirs, elle choisit quelques magnums qu’elle servira au verre entre 5 et 8 € – dont de superbes vins orange. Le commerce de bouche : La poissonnerie Hasymar Fish rue Malibran. Pour la viande, je vous conseille l’Atelier du Boucher à Ixelles, avec un très bon rapport qualité-prix pour la viande de bœuf maturée. ● E. Bv. 6 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 © Brussels’ Kitchen D.R. pour léconomie que les services de santé. En maintenant ouvertes les liaisons aériennes destinées au transport mondial de produits pharmaceutiques, de fournitures médicales et de vivres, entre autres, Brussels Airport lutte contre le coronavirus. #wewillgetthroughthistogether #wearebrusselsairport #weareaviation
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Re-visitez Bruxelles Alex Joseph, Rouge Tomate : « La cuisine m’a sauvé la vie » Notre visioconférence avec Alex Joseph a lieu le jour du retour de son fils de moins de deux ans à la crèche. « Il était plutôt paniqué. Et le calme est revenu à la maison. » En tant que chef, Alex aime l’action et est impatient de chouchouter à nouveau les clients de son restaurant Rouge Tomate. C omment le chef américain Alex Joseph est arrivé à Bruxelles ? L’histoire commence par un stage de trois mois chez Rouge Tomate, en 2009. Sauf que cette mission a été reconduite encore et encore. Cinq ans plus tard, il rachète le restaurant avec son associé Thierry Naoum. Presque un conte de fées. Un coup de foudre immédiat pour Bruxelles ? Vraiment pas, essentiellement à cause de la situation dans le restaurant. Je ne parlais pas un mot de français ou de néerlandais. Et j’étais le sous-chef mêle-tout arrivé de l’extérieur pour donner un nouvel élan à la cuisine. Cela ne faisait pas l’affaire du chef. Sur place, une seule personne parlait l’anglais et jouait l’interprète. Mais je l’ai surprise à traduire intentionnellement mes propos de façon erronée pour me saboter, parce qu’elle voulait mon job. Dès l’instant où j’ai commencé à transmettre des commandes aux fournisseurs par téléphone dans un français approximatif, les problèmes de communication se sont enchaînés. Ainsi, une commande de 20 kg de betteraves rouges s’est un jour soldée par la livraison de 400 kg ! On m’a ensuite demandé de passer les commandes par fax. Il y a eu un tournant ? Oui, après un an, je commençais à bien comprendre le français. Un an plus tard, je le parlais plus ou moins couramment. Mon attachement à Bruxelles a grandi en parallèle. Lorsque des amis américains font un tour d’Europe et s’arrêtent ici, ils me confient systématiquement que Bruxelles est le temps fort du voyage. La ville est plutôt petite, mais aussi intense 8 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 QUI EST ALEX JOSEPH ? Californien pure souche, il décide à 15 ans de devenir chef. Il débute à la plonge dans les restaurants et gravit régulièrement les échelons. À 19 ans, il arrive au restaurant Cyrus (2 étoiles) de Douglas Keane à San Francisco, où il devient sous-chef. Keane conseille à Joseph de partir pour New York, où il rejoint l’équipe de Daniel Humm – le chef ‘Number One’ de l’époque – au restaurant Eleven Madison Park (3 étoiles). En 2008, Joseph participe au démarrage de Rouge Tomate à New York. La filiale à Big Apple rencontre un vif succès, contrairement à celle de Bruxelles. Joseph est donc envoyé en Belgique pour y redresser la barre. Une mission temporaire qui… s’éternise. Et en 2014, le jeune Américain rachète le restaurant. En 2015, il décroche le titre de ‘meilleur jeune chef du Benelux’ au San Pellegrino Young Chef. Et il obtient une très belle 4e place lors de la finale internationale à Milan. qu’une métropole. Bruxelles me fait un peu penser à San Francisco : ouverte d’esprit et progressiste. Sa dimension cosmopolite se retrouve dans notre cuisine : nous jonglons avec des influences d’Afrique du Nord, d’Asie, du MoyenOrient et de l’Italie. Nous sommes à 11 dans la cuisine – et 10 nationalités. C’est bon pour l’ambiance. Re-visitez Bruxelles Votre parcours est impressionnant, surtout pour un autodidacte ! Mes parents ont été des hippies. Toute ma jeunesse a été rythmée par The Doors, Janis Joplin, Jimi Hendrix et Led Zeppelin. Génial, mais mes parents avaient horreur de cuisiner. Jusqu’au moment où mon grand frère et moi en avons eu ras-le-bol des plats industriels et des hotdogs. Nous avons pris les choses en main. Mon frère avait 18 ans, j’en avais 10. Et nous nous sommes mis à expérimenter. Mon frère a trouvé un job dans un restaurant, puis je l’ai rejoint. Nous avons collaboré pendant huit ans. J’étais le plus jeune et donc le préposé aux corvées. ‘Alex, tu vas me peler des tomates pendant toute la journée.’ Et le lendemain, je coupais les tiges de feuilles d’épinard huit heures d’affilée. C’était dur, mais formateur. D’où venait votre enthousiasme ? La cuisine m’a sans doute gardé sur le droit chemin. Adolescent, je faisais l’école buissonnièr affaire à la police. La cuisine a donné un sens et une structure à ma vie. Je me suis progressivement attaché à ce métier et à sa créativité. Il est passionnant de travailler avec des produits qui changent au fil des saisons. Cela m’a toujours incité à ne pas me répéter. Je cherche à innover constamment, même si certaines recettes sont très demandées. Et puis, je privilégie la simplicité. Je ne veux pas transformer les ingrédients à l’excès. L’innovation, mais sans rejeter toute tradition… C’est vrai, même s’il y a des traditions que je rejette. En cuisine, je ne veux pas qu’on m’appelle chef. Je m’appelle Alex. J’ai vu dans ma carrière des chefs qui vous envoient des trucs à la tête, vous empoignent par le col et vous plaquent au mur. Ce n’est pas mon genre. Bien sûr, je fais remarquer leurs erreurs aux collaborateurs, sinon ils n’apprennent rien. Cela ne m’oblige pas à me comporter comme un abruti ! Le coronavirus a fait des ravages aux États-Unis. Quelle est la situation sur place ? J’ai de la famille dans tous les États-Unis : à New York, dans le New Jersey, à Kansas City, en Californie… Dans la région d’où je viens, à 25 km de la côte californienne, la situation est restée relativement paisible. À New York, en revanche, le chaos était total. Un jeune médecin de Detroit comparait la situation à un incendie quotidien. Il travaille aux urgences. Les innombrables nouveaux chômeurs n’ont plus accès au médecin. Alors, ils vont engorger les urgences. Et vous, comment gérez-vous le Covid-19 ? On en a vu d’autres, à Bruxelles, notamment avec les attentats en 2016. Mais nous n’étions pas préparés au Covid-19. Nous ne savons évidemment pas comment adapter notre façon de travailler. De combien faut-il espacer les tables ? Nous avons heureusement une salle spacieuse, mais les collègues qui ont des restaurants plus exigus s’arrachent les cheveux. Il est facile de se laisser aller à la négativité. J’ai aussi été très déprimé pendant les premières semaines du confinement, mais ce qui me console, c’est que nous sommes tous logés à la même enseigne, ce qui renforce l’esprit de communauté. Et puis, il y a la question du comportement en cuisine. Nous nous sommes toujours astreints à bien nous laver les mains et nous insistons encore davantage sur cet aspect. Nous allons porter des masques, mais pour mon personnel, la distanciation sociale un grand défi. Dois-je réduire l’équipe de moitié ? Peut-être qu’au cours d’une première phase de test, nous travaillerons avec un seul menu. Je ne m’attends pas à un déferlement de clients. Je suppose que nous devrons tout reconstruire lentement et prudemment. Le confinement vous a donné une idée : composer avec vos collègues Dennis Broeckx, de L’Épicerie du Cirque, et Glen Ramaekers d’Humphrey chez Pias, un box 3 Amigos chaque week-end, que des clients à Bruxelles et Anvers peuvent venir enlever ou se faire livrer. Nous choisissons un autre concept chaque semaine, dans un esprit rock-‘n-roll et ec un brin d’ironie. Le premier box proposait par exemple des ‘Fat Bart’s marinated chicken wings‘ – un clin d’œil au plat favori du bourgmestre anversois Bart De Wever – et une ‘Exit Trump BBQ sauce’. Nous nous disions, en réfléchissant, que les gens avaient besoin d’un peu d’humour en ces temps incertains. Nous y ajoutons même des suggestions de musique à écouter durant le repas. Tout cela est très ludique. ● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 9
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Re-visitez Bruxelles Les bonnes adresses de Pierre Marcolini Bruxellois emblématique, Pierre Marcolini rayonne bien au-delà de la Belgique. Ce maître-chocolatier à la maison éponyme, au savoir-faire et à l’excellence incomparables est également un grand épicurien… L’ an dernier, on l’interviewait dans le cadre de notre dossier « Grow your business ». À la question : « Quel est votre restaurant bruxellois favori ? », le chocolatier nous répondait : « Impossible de vous en donner une, j’en ai plein ! Tenez, voici ‘La bonne adresse’, mon dernier livre. Il vous les révélera toutes… » Voilà donc une sélection des bonnes adresses bruxelloises de Pierre Marcolini et René Sépul, son fidèle acolyte en matière de gastronomie. La friterie : Friture René Une adresse historique ! Depuis 1932, ce bistrot bruxellois n’a rien perdu de son lustre. Affublée de ses nappes à carreaux et de ses banquettes en bois, cette affaire familiale est bichonnée depuis 1987 par son propriétaire et excellent rôtisseur, Dirk Piolon. On y mange une entrecôte d’Imanol Jaca et des frites maison avec un soupçon de mayo. Le bistrot : Le 203 Le 203 est l’établissement de Mathilde et Richard. Le couple propose une cuisine « slow food » à petit prix. Et qui de mieux que Richard pour incarner le concept de cuisine du monde ? Moitié Sud-Africain, moitié Australien, le chef s’est imprégné de son métissage pour produire une 10 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 L’étoilé : La Paix Ouvert en 1893, cet établissement est d’abord une friture située juste en face des abattoirs d’Anderlecht. Aujourd’hui, ce sont deux étoiles au guide Michelin qui viennent auréoler le chef David Martin, son propriétaire. Élu chef de l’année 2019 par Gault & Millau, ce chef à la cuisine singulière parvient à proposer des nuances et des subtilités incroyables dans ses plats. On y mange une tartelette moscovite servie avec poulpe de moules de bouchot crues. Sélection d’après « La bonne adresse », Pierre Marcolini et René Sépul, SH-OP Editions, 2018 ● cuisine jeune et créative. À déguster : un espadon purée de carottes et abricots secs. La brasserie : Les Brigittines Maître cuisinier de Belgique, Dirk Myny a su revoir et corriger certains classiques de la cuisine belge. Le credo de la maison ? Des produits locaux, de la slow food et des revisites efficaces. Le cuisinier fait luimême ses frites sur place en deux cuissons : une première au Blanc de Boeuf et une seconde à l’huile végétale. Il sert aussi une joue de veau braisée pendant plusieurs heures à la Kriek Cantillon. E. Bv.
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Re-visitez Bruxelles Judith Vanistendael croque la ville Après quelques années d’errance, c’est à 24 ans que Judith, fille de l’ancien journaliste et écrivain Geert Vanistendael, est revenue dans la ville qui l’avait vu grandir. Elle s’est finalement établie à Molenbeek, y a eu deux enfants et a développé une carrière internationale de dessinatrice BD et illustratrice. Pourquoi elle-est si fière de ‘son’ Molenbeek ? Voilà 18 ans que j’habite cette commune pauvre, surpeuplée et en même temps très jeune, dynamique et active. Nous avons eu, en pleine crise du coronavirus, les meilleurs ateliers de couture de masques de tout Bruxelles. Où aime-t-elle se promener : Au parc Roi Baudouin, à Jette. J’adore marcher parce que je m’aligne sur mon rythme naturel, je suis en plein air et en contact avec la terre. La marche m’égare aussi dans des endroits où je ne me serais jamais rendue autrement. Le hasard d’une promenade à Saint-Gilles m’a par exemple fait découvrir le centre de jardinerie durable La Pousse Qui Pousse : un véritable havre de paix entre de hauts bâtiments. J’ai eu de la chance de pouvoir y entrer ; c’est normalement sur réservation. pour bien nager. Mais avec le confinement, les piscines ont été fermées et j’ai dû me rabattre sur Start To Run pour mon activité physique. Je n’ai pas encore défini de parcours du jogging, mais je serai bien contente lorsque le cœur de Bruxelles deviendra quasi inaccessible au trafic. Où sortir ? Je suis plutôt casanière. Et lorsque je sors, je reste dans le coin, par exemple au Bar du Canal. Le propriétaire est un Danois qui fabrique du délicieux smörrebröd. J’aime bien me rendre aussi dans d’autres établissements du quartier Dansaert : le café Walvis et la brasserie Brussels Beer Project. Ses adresses gourmandes : La Friture René à Anderlecht. Pas moyen de faire plus bruxellois. Tout ce qu’on y sert est parfait : les vins, les bières, les croquettes de crevettes, le steak de cheval, les moules parquées, la dame blanche… Mon plat préféré est le cabillaud grillé, sauce tartare. Évidemment, ce n’est pas vraiment une adresse pour végétariens (rires). Et puis, il y a la cuisine orientale d’Horia, en tout point l’inverse de la Friture René, mais j’adore : un restaurant minuscule, exploité par des jeunes, plutôt branchés. Le pain vient de C’est Si Bon, le meilleur boulanger de Bruxelles. Où faire du sport ? Je vais habituellement faire des longueurs dans la piscine olympique Louis Namèche de Molenbeek, joliment rénovée. On y a toujours assez de place Et la culture ? J’aime fureter dans les librairies Passa Porta, Sterling Books et Waterstones. Quel bonheur ! Et puis, j’apprécie de temps à autre un film au Palace ou à l’Aventure, deux salles qui offrent une belle programmation. J’y vais malheureusement trop peu souvent. Ensuite, il y a Bozar et ses expositions souvent remarquables. On y trouve une combinaison d’œuvres d’art de grande classe et d’autres, très modernes. C’est génial. ● P.V.D. 12 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 D.R. Re-visitez Bruxelles La traversée de Bruxelles de Charles Peugeot Pour lui, l’automobile était la voie évidente. Charles Peugeot est issu de la neuvième génération de Peugeot. À la tête de DS Belux, ce Français arrivé à Bruxelles il y a quelques années a pour mission de dynamiser la marque, ce qui ne le prive pas de goûter aux plaisirs de notre capitale. Le plus beau jardin ? Les Serres Royales de Laeken. Je les ai découvertes l’an dernier, et quelle surprise ! Je n’avais pas imaginé la beauté de cet endroit, c’est un véritable labyrinthe de serres et de fleurs. Un lieu idéal pour une chouette journée en famille. Le bistro des copains ? Dai Puponi, une petite trattoria romaine tenue par trois Italiens qui habitent à Bruxelles depuis une dizaine d’années. Ils ont quitté leurs jobs respectifs pour se lancer dans cette aventure et le pari est gagné : le vin est bon et on y mange bien. Le resto gastro ? Le Toucan Sur Mer, un incontournable toujours très efficace, qui fait souffler l’air iodé de la Bretagne. Le cadre est sophistiqué et lumineux. On y va pour les superbes plateaux ou assiettes de fruits de mer. L’adresse ‘kids friendly’ ? Le Musée des Enfants à Ixelles. Les expositions sont à chaque fois participatives et ludiques. Les enfants peuvent découvrir et apprendre le monde en s’amusant. Pas de doute, ça marche à tous les coups... Le resto insolite ? Une adresse en lien avec mon activité automobile : le Café Garage Declercq, situé au sein du concessionnaire Peugeot Citroën à Ixelles. Le restaurant sert une bonne cuisine française et vous projette dans l’univers automobile de l’entrée au dessert. Le café du matin ? Chez Eric Kayser : un double expresso, un jus d’orange et une brioche. Tous les pains, viennoiseries et brioches de la maison sont artisanaux et réalisés sans additifs ni conservateurs. Le resto qui fait voyager ? La Maison du Sushi, une adresse tenue par deux femmes, une mère et sa fille. La mère travaillait dans la haute couture avant de décider de L’endroit pour comprendre Bruxelles ? Il est situé sur la rue de la Loi, avec la Commission européenne derrière soi. Sur un pan de mur d’immeuble, on peut découvrir un immense graffiti où il est écrit : « The future is Europe ». C’est ça, Bruxelles ! ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 13 se reconvertir dans la découpe de poisson ! Le résultat ? Des sushis frais et délicieux qui plaisent à toute la famille. Les commerces de bouche ? Le négoce Chai et Bar du Fort Jaco est pour moi la meilleure cave de Bruxelles. Ils détiennent une très belle sélection et vous êtes servis par une équipe qui sait ce qu’est le vin. En un mot, on ne se moque pas de vous. Pour le fromage, je vais chez l’affineur Julien Hazard. Selon les arrivages vous y trouverez quelques spécialités : Brocciu AOP, Brousse, Mont d’Or AOP, Tomme fraîche de l’Aubrac et cancoillotte franccomtoise… Le musée ou la galerie d’art où l’on peut vous trouver ? À la Forest Divonne, la galerie tenue par Jean de Malherbe, un passionné hyper dynamique qui sait créer du lien autour de l’art en organisant des expositions de découverte de talents. © Belga D.R.
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Re-visitez Bruxelles Parcours santé avec Dominique Monami Première joueuse belge à avoir atteint le top 10 mondial (en 1998), médaillée de bronze aux JO 2000 à Sydney (en double, avec Els Callens), Dominique Monami met désormais ses nerfs d’acier au service des entreprises : elle est devenue coach mental. Et si ses racines sont à Verviers, elle a aussi son carnet d’adresses à Bruxelles, qu’elle a bien voulu partager avec nous. D ominique fait partie de ceux pour qui Bruxelles évoque avant tout la notion de double capitale : de Belgique et d’Europe. Elle l’associe à une ville cosmopolite où il fait bon vivre – et où elle fut l’organisatrice d’un tournoi international WTA, en partenariat avec la ville : le Brussels Open. « C’était une expérience incroyable ». Un lieu mythique : Il y a plein de quartiers pittoresques, mais la Grand-Place reste pour moi un lieu mythique. Chaque année, je viens participer au Mérite Sportif national et nous nous réunissons avec les membres du jury dans le bureau du bourgmestre. C’est à chaque fois aussi beau et saisissant ! Le resto incontournable : Les Larmes du Tigre. C’est de loin le meilleur restaurant thaïlandais de Belgique et c’est une véritable institution à Bruxelles. Pour un lunch, je vous conseille La Gazzetta. Et si vous voulez vraiment épater la galerie, je dirais le Comme chez soi, où j’ai eu l’occasion de faire des carbonnades à la « liégeoise », chez Pierre, pour une émission télé. 14 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Une journée shopping : Quand ma fille était petite, j’allais souvent chez Serneels (photo), où l’on trouve de magnifiques jouets. D.R. Et puis Marcolini, pour les délicieux chocolats ; les pâtisseries à se lécher les doigts chez Wittamer ; pour les chaussures, Fratelli Rossetti chez mon ami Pino, et puis toutes les petites boutiques du côté de Dansaert. J’aime bien aussi la Vaisselle au Kilo des Marolles, pour acheter un service sympa et pas trop cher ! Le lieu idéal où faire du sport : J’allais souvent m’entraîner à l’Aspria, mais courir dans le parc en plein air à côté du Palais royal, ce n’est pas mal non plus. Un souvenir : Il y a deux ans, j’ai gagné un repas pour deux personnes à la Tram Experience, où un chef étoilé cuisinait, tandis que nous faisions le tour de Bruxelles en tram. J’ai trouvé l’expérience unique ; c’est une manière très originale de découvrir Bruxelles, le soir, en dégustant un délicieux repas ! ● E. Bv. PRÉPAREZ-VOUS POUR LES MARCHÉS DE DEMAIN
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Re-visitez Bruxelles « C’est aussi grâce à notre communauté que nous pouvons traverser cette crise » Tero, c’est un concept de restaurant original fondé sur la santé, la convivialité et la durabilité. Comme les autres, l’établissement situé à SaintGilles a dû fermer ses portes en mars dernier. Un coup dur, mais Arthur Lhoist, fondateur des restaurants Tero et de la Ferme des Rabanisse, mise sur la résilience pour traverser cette crise. «L’ ADN de Tero, c’est trois piliers », explique Arthur Lhoist. « La santé, la convivialité et la durabilité. Notre objectif est d’encourager les gens à se diriger vers une cuisine plus naturelle et plus saine, dans le respect de l’environnement. C’est aussi dans cette optique-là que nous proposons des petites assiettes afin que chacun puisse commander selon son appétit. La plupart de nos produits proviennent de notre ferme et de producteurs belges. » Le succès est rapidement au rendez-vous et un deuxième restaurant Tero ouvre à Bruxelles en 2017. « Nous avons constaté qu’il y avait une véritable demande sur la scène de la restauration bruxelloise pour une offre comme la nôtre. Notre clientèle bruxelloise n’est toutefois pas la même que notre clientèle brabançonne et a des exigences différentes. Elle est plus internationale et plus urbaine. Nous avons su trouver le juste milieu entre la qualité et le prix de l’assiette, tout en respectant notre ADN qui est d’allier plaisir et santé dans une offre innovante et durable. » Un modèle qui marche Arthur Lhoist a grandi avec son projet, depuis ses débuts en salle avec ses équipes pour ensuite, petit à petit, prendre de la hauteur sur des fonctions transversales et en soutien aux équipes opérationnelles et à celle de la ferme. Il reste le gardien de la vision, des valeurs et de la charte culinaire. Tero se fournit en majeure partie auprès de sa propre ferme, qui produit fruits et légumes et élève des vaches salers, des porcs duroce et des moutons ardennais roux. Les races sont sélectionnées pour leur rusticité et la qualité de leur viande. La ferme dispose également de plusieurs ruches qui assurent une production annuelle et renforcent l’écosystème de la ferme et de ses alentours. Aujourd’hui, les restaurants Tero emploient une quarantaine d’équivalents 16 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 QUI EST ARTHUR LHOIST ? Arthur Lhoist, trentenaire passionné par la gastronomie et l’agriculture durable, dirige les restaurants Tero. Diplômé en gestion et en développement durable, il ouvre en 2014 un premier restaurant Tero, à Bierges, après avoir suivi une année de formation en cuisine au Cordon Bleu, à Londres. Son concept : proposer une offre culinaire propre et durable, dans le respect du produit brut, et répondre à des attentes culinaires spécifiques telles que, par exemple, le végétarisme et le véganisme. Mais que les autres se rassurent : la viande et le poisson ne manquent pas à la carte de Tero. D.R. D.R. Re-visitez Bruxelles temps plein, en plus des personnes qui travaillent à la ferme. La résilience comme clé de survie Les perspectives d’avenir et de croissance étaient donc belles, jusqu’à ce que le coronavirus leur tombe dessus. « La crise, comme tout le monde, nous ne l’avons pas vue venir. Suite à la décision du gouvernement de faire fermer le secteur de l’horeca, nous avons été très rapidement amenés à devoir prendre des mesures. Notre priorité était de préserver le droit au chômage pour l’entièreté de nos travailleurs. À cet égard, il est appréciable que des mesures aient été prises pour les travailleurs, mais aussi pour les restaurateurs, par exemple pour le remboursement de nos emprunts bancaires, le report de la TVA, des charges sociales, etc. Heureusement, notre trésorerie nous a permis d’honorer nos engagements pris avant l’épidémie. » « Au vu de l’évolution de la crise sanitaire en Europe, nous avons rapidement compris qu’elle durerait bien plus longtemps que les deux semaines de fermeture initialement annoncées par notre gouvernement », poursuit Arthur Lhoist. La deuxième priorité de Tero a donc été de trouver le moyen de garder un lien avec sa clientèle et d’écouler la production de sa ferme. « L’idée d’un service traiteur s’est imposée d’elle-même. En une semaine, nous avons réfléchi à un modèle et à une offre. Nous nous sommes assurés que nos cuisiniers puissent reprendre le travail deux jours par semaine à effectifs réduits et en respectant les mesures sanitaires. » Concrètement, Tero propose des produits semi-finis à emporter, ainsi que d’autres préparations prêtes à l’emploi. « Les clients doivent terminer certaines cuissons ou préparations eux-mêmes, cela a aussi un côté ludique pour eux et leur famille, ce qui peut être appréciable en période de confinement. » Rapidement, Tero ajoute la vente de légumes et de viandes en circuit court, afin d’écouler le surplus de production de la ferme. « Bref, nous essayons de nous diversifier pour maintenir un maximum d’activités. Nous avons l’intention de continuer à développer cette offre jusqu’à la réouverture des restaurants, et - pourquoi pas ? - de la maintenir sur le long terme, en plus de notre service en salle. L’intégration de la ferme dans notre modèle apporte une résilience à notre projet qui nous permet de traverser cette crise plus sereinement. » Une relance en deux temps La réouverture des restaurants cet été, Arthur Lhoist l’espère, l’attend et s’y prépare. « Nous avons décidé d’être optimistes. Nous serons prêts à ouvrir dans le respect des réglementations sanitaires dès qu’on nous le permettra. Néanmoins, notre pérennité financière L’intégration de la ferme dans notre modèle apporte une résilience à notre projet qui nous permet de traverser cette crise plus sereinement. reste une priorité et nous nous laissons la liberté de diversifier ou réorganiser notre activité en fonction des conditions de reprise et de la demande de notre clientèle. Notre service traiteur à emporter nous a prouvé que l’on peut relancer la machine rapidement », assure-t-il. Le souhait de Tero : remettre au travail un maximum de collaborateurs et satisfaire au mieux ses clients. Toutefois, cela ne se fera pas en un jour et le fondateur de Tero voit cette reprise en deux phases : la première avec des mesures strictes à tous les niveaux (distanciation sociale, menus jetables ou digitaux, taux de remplissage de la salle réduits…), où le restaurant tourment la clientèle va réagir, si les gens auront envie ou peur de retourner au restaurant. Nous misons toutefois sur le fait qu’en Belgique, les gens aiment sortir et se faire plaisir. » Arthur Lhoist est par ailleurs persuadé que le fait d’être resté en contact avec sa communauté et d’avoir proposé des offres alternatives incitera ses clients à revenir plus rapidement. « Nous avions l’envie de garder un lien avec nos clients et notre communauté. C’est grâce aux réseaux sociaux que nous avons pu communiquer notre optimisme et montrer notre résilience. Des valeurs centrales de notre projet. » ● Gaëlle Hoogsteyn Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 17 nerait à 30, voire 50 % de sa capacité, puis une deuxième phase vers le mois de septembre où l’on pourra espérer plus. « Bien sûr, c’est une vision personnelle basée sur des données que l’on ne maîtrise pas, c’est plutôt un ressenti », nuance-t-il. Une communauté forte, pilier du succès Autre point d’incertitude : la réaction des clients. « Nous ne savons pas comD.R.
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Re-visitez Bruxelles Dans les pas de Giles Daoust, de Flagey à la Bourse De la place Flagey à la place de la Bourse, Giles Daoust nous entraîne dans son sillage quotidien. Jacques Brel chante : « C’était au temps où Bruxelles bruxellait » et nous célébrons le charme unique de la capitale. Place Flagey : J’ai toujours habité à Ixelles, du côté de la place Flagey. C’est le quartier de mon enfance, il a su garder son âme bohème et artistique. Il mêle verdure, centre-ville et plusieurs chouettes bars et restaurants. De chez moi, il me faut une vingtaine de minutes me rendre au travail à pied. C’est mon trajet habituel pour rejoindre le siège de la société familiale, situé place Louise. Côté boutiques et derniers concepts, je ne saurais pas vraiment vous aider. Je ne suis pas tellement attiré par ce qui est à la mode. Rue du Bailli : Quand j’étais gamin, c’était un lieu plutôt moribond, un quartier en pleine décroissance commerciale. Aujourd’hui, je prends un plaisir immense à faire un détour jusqu’à la place de la Trinité. Je me régale devant la vitrine de la librairie Peinture Fraîche. Bien souvent, je pousse la porte et je me retrouve au milieu des livres d’art. Si la faim se fait sentir, je peux aisément opter pour un lunch chez Dam Sum. Je suis un grand amateur de cuisine asiatique, je ne suis jamais déçu. Le Sablon : C’est le quartier de mon adolescence : ma mère était antiquaire, elle possédait un magasin au Petit Sablon, la Galerie d’Egmont. Je me souviens encore de son lustre d’antan, lorsque les antiquaires avaient le vent en poupe. C’était la grande époque de la décoration, qui venait à se démocratiser. Aujourd’hui, les choses sont bien différentes, les boutiques de luxe et les chocolatiers ont envahi la place. L’esprit de l’époque se retrouve davantage au cœur du quartier des Marolles, entre la place du Jeu de Balle, la rue Blaes et la rue Haute. 18 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 La Grand-Place : J’ai mis plusieurs années à retrouver un regard neuf et innocent sur ce quartier. En effet, je fais presque partie des murs : je mets en scène l’Ommegang depuis une douzaine d’années. Actuellement, je prends de nouveau plaisir à me balader dans le quartier, à arpenter en famille les somptueuses galeries SaintHubert. Je m’arrête à la librairie Tropismes, je prends un café au Pain Quotidien. C’est juste beau ! Le quartier de la Bourse : Je le considère toujours comme le quartier des bouquinistes et des disquaires. Un quartier où je m’empressais de m’engouffrer quand j’étais jeune. À l’époque, je me souviens de l’interminable queue à la caisse du magasin Brusel. Cette époque est un peu passée, mais je prends toujours autant de plaisir à me balader dans les ruelles environnantes. Je crois que cela fait partie des charmes de Bruxelles que j’essaie d’entretenir. ● E. Bv. D.R. Re-visitez Bruxelles Kody, des Marolles à Matonge Depuis une dizaine d’années, l’humoriste Kody multiplie les aventures : stand-up, cinéma et séries télé. Cet Ixellois né à Schaerbeek est le fils du dernier ambassadeur du Zaïre au Royaume de Belgique. Il nous emmène au cœur d’un Bruxelles coloré et métissé. La balade bruxelloise idéale ? C’est toujours la même : je pars des Marolles pour remonter vers le Sablon, je passe par la rue de Namur et j’arrive à Matonge. Puis, je me rends à Flagey pour arriver au Cimetière d’Ixelles. Le plus beau parc ? Le parc Tenbosch, c’est mon préféré. Deux hectares de joyau vert et une centaine d’arbres remarquables. Surtout, il est encore très calme et peu fréquenté... Le bistrot des copains ? La Mirabelle, une brasserie ixelloise qui a la particularité d’être ouverte tard. Véritable repaire pour les comédiens qui ont l’habitude de se retrouver après les spectacles. On y mange très bien, je prends des boulets à la liégeoise ou le stoemp du jour. Le must ? Le pain perdu en dessert. Le resto gastro ? Al Piccolo Mondo, pour des raisons personnelles et historiques. Situé près de l’Avenue Louise, c’est une affaire de famille où l’on vous reçoit de père en fils depuis 1979. J’y mange d’ailleurs la même chose que mon père, le coquelet grillé avec des frites. Le resto qui fait voyager ? Inzia, un délicieux resto congolais du quartier Matonge. En plus d’y manger tous les plats typiques du Congo, c’est un véritable carrefour d’artistes et de rencontres culturelles. Avec un peu de chance, vous tomberez pile au moment où des musiciens congolais jouent de la rumba. Un voyage pour les papilles et pour les oreilles. Une épicerie, un commerce de bouche ? L’épicerie italienne Antichi Sapori, rue du Bailli. C’est tout simplement l’Italie à Bruxelles, avec des produits 100 % artisanaux. Si vous préférez une escale portugaise, je vous conseille les délicieux ‘pasteis de nata’ de la boulangerie Forcado Pastelaria. Le lieu idéal où se cultiver ? Dans TOUS les théâtres bruxellois : on apprend, on rit, on est ému… je ne peux pas vous en citer un en particulier. Gardons bien dans un coin de notre tête que c’est important d’aller au théâtre et de soutenir les artistes. La culture doit être vue, partagée et critiquée ! ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 19 La boutique pour faire un cadeau ? Le magasin de jouets Papillon situé Chaussée de Boondael. L’équipe est aux petits soins et je ne ressors jamais les mains vides. Le musée ou la galerie d’art où l’on peut te trouver ? La galerie de Didier Claes ; c’est un passionné qui hérité de son père le goût des arts premiers et qui continue avec ses frères de porter fièrement cet étendard. Il est aussi le président de la Brafa, alors quand il parle d’art, j’aime aller l’écouter... L’endroit pour comprendre Bruxelles ? La Foire du Midi parce qu’elle existe depuis des années. Elle permet un mix social incroyable : un châtelain se mélange avec un Turc et ensemble, ils boivent un verre chez des Congolais ou des Camerounais. Le tout sans oublier d’aller manger un bon croustillon à la friture De Corte ! © Belga D.R.
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Re-visitez Bruxelles Les recettes secrètes de Catherine Bodson À 50 ans, Catherine Bodson a décidé d’opérer un grand tournant dans sa vie. Après une carrière internationale, tant dans le secteur privé que dans le secteur public européen, elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat en créant Pipaillon, une conserverie artisanale installée au cœur de Bruxelles. Le concept ? Utiliser le savoir-faire d’antan pour produire des conserves en bocal : confitures, chutneys, tapenades et condiments à base de produits frais, bio et respectueux des producteurs locaux. G astronome, amoureuse des bons produits et défenseur du savoir-faire artisanal, Catherine Bodson nous a livré ses meilleures adresses bruxelloises : Un quartier où flâner ? J’en ai deux. Le centre-ville où Pipaillon s’est installée, qui est en mouvement perpétuel : rue de Flandre, Sainte-Catherine, les quais... et le tout nouveau food market Wolf ! Le quartier Lepoutre-Brugmann, où je vis depuis que les enfants ont quitté la maison : tous les commerces sont accessibles à pied, une vraie vie urbaine, proche toutefois du Bois de la Cambre, de la Forêt de Soignes et de jolis parcs. Le bistro des copains ? Chez Tortue, rue Edith Cavell. Une adresse qui rassemble tout ce que j’aime : un bar à vins naturels, un vrai sens de l’accueil de Yann et sa bande, la générosité dans l’assiette, l’intimité du lieu et des clients joyeux. Malgré une cuisine minuscule, ils vous servent des petits plats délicieux. Mention spéciale pour la ricotta rôtie ! Un resto gastro ? Ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère de loin une cuisine généreuse et conviviale, pleine de saveurs, sans chichis comme chez Jamil, à L’Intemporelle. Je vous conseille son fameux tartare d’Omega 3, un délice ! Aucun risque d’y entendre un obséquieux « bonne dégustation » suivi d’un « bonne continuation ». 20 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Où commencer la journée ? Chez Matinal, rue Franz Merjay. Une boulangerie minimaliste, rien que l’essentiel, où tu prends ton café debout, à l’italienne. Régis est le seul à pouvoir me faire lever le week-end. Les pains, baguettes et viennoiseries sont tous préparés à partir de farines naturelles. Place au beurre, à la crème, au lait cru et aux œufs de plein air ! Un lieu atypique ? La Villa Empain, qui abrite la Fondation Boghossian, pour me plonger dans l’univers des années 30, y déjeuner (ah, la bonne cuisine de chez Tero !) et pour la qualité et l’originalité de leurs expos. Un lieu pour se cultiver ? J’aime flâner aux Beaux-Arts. La carte des Amis des Musées donne un accès illimité aux collections et le sentiment d’être un invité permanent. Souvent, on s’y déplace uniquement pour une exposition temporaire. C’est dommage, les collections sont d’une richesse infinie et se perdre dans les galeries du musée est un véritable plaisir. Un commerce de bouche ? Ce n’est pas une adresse, mais plutôt des adresses et une petite balade de quartier puisque toutes ces adresses sont proches. Commencez chez Petré à Uccle, des volailles en pagaille un accueil chaleureux ; poursuivez par le marché bio du vendredi à la Place Brugmann. Vous y trouverez l’essentiel : Jacques Defrenne le fromager, Stéphane Marchand le boucher, et la Ferme du Gasi pour les fruits et légumes. ● E. Bv. © Brussels’ Kitchen D.R. Re-visitez Bruxelles Le Bruxelles green de Thomas Gunzig Auteur de romans et de nouvelles, chroniqueur, dramaturge, scénariste de B.D. et de cinéma, Thomas est un auteur accompli. Ce n’est pas étonnant que, dès qu’il en a l’occasion, il se transforme en homme des bois pour déconnecter. Il nous livre ses bonnes adresses, à l’instar du Bar du Matin Saint-Gillois, où il a d’ailleurs écrit la majeure partie de son dernier roman, Feel Good. Le plus beau panorama de Bruxelles ? C’est un petit coin perdu au fin fond de la forêt de Soignes. Vous le trouverez au Coin du Balai à Boitsfort. De là, empruntez un petit sentier et vous découvrirez d’immenses arbres plantés pour faire des mâts de navire. En quelques secondes, vous n’êtes plus à Bruxelles, vous êtes dans le Michigan ! Le bistrot des copains : Tarzan, un très bon bar à vin nature ! En cuisine, Coralie Rutten prépare d’excellentes assiettes à partager. L’accueil est convivial, une adresse sympathique pour prolonger l’apéro toute la soirée. Le bar du soir : Je vais me la jouer très « bruxellobruxellois » en citant l’Archiduc. Le patron est formidable, les cocktails sont bons et l’ambiance est chaleureuse, feutrée ! Un lieu insolite : De tous les lieux insolites bruxellois, je n’en retiens qu’un : la salle des pièces à conviction du Palais de Justice de Bruxelles ! J’ai eu la chance de la découvrir avec François Schuiten lorsqu’on préparait le scénario de Blake et Mortimer. On y découvre entre autres une réserve de vieilles bagnoles allemandes, des pinces Monseigneur, une main coupée dans un bocal de formol… Il y plane une douce odeur de cannabis due aux kilos de drogues saisis par le parquet. Un endroit dingue ! La balade idéale : Je suis un homme des bois, je vous conseille le Kauwberg (ci-dessus) et la réserve naturelle du Kriekenput. Une série de sites naturels rares à Uccle où se côtoient prairies, marais et petits ruisseaux. Au poil pour déconnecter et se ressourcer en plein cœur de Bruxelles ! Le resto qui fait voyager : Hélas, l’excellent Izakaya a fermé ses portes ! Récemment j’ai découvert le restaurant japonais familial Yagura, super bon ! Un commerce de bouche ? Le boulanger de la place Saint Job, Maison Barat. Il fait les meilleurs pains ! C’est important, du bon pain chez soi… Mention spéciale pour son pain au fromage et son pain aux figues, qui sont tout bonnement excellents ! Le lieu idéal où se cultiver ? Chez un libraire, évidemment… Tropismes, par exemple ! L’endroit est sublime, un des plus beaux lieux de Bruxelles. En plus, pour y aller, vous traversez les belles Galeries Royales : que demander de mieux ? ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 21 © Wikipedia/GdML © Barat
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Re-visitez Bruxelles Yves Davin : suivez le guide ! D.R. Depuis dix ans, Yves Davin, fondateur du site lifestyle Brussels Life, sillonne la ville avec son équipe à la recherche des bons plans culturels, gastronomiques et artistiques de la capitale. Un site inspirant et passionnant qui s’adresse à tous les Bruxellois qui habitent et aiment leur ville ! D énicheur de tendances et de bonnes adresses à Bruxelles, Yves était le parfait candidat pour nous confier ses meilleures adresses bruxelloises : La Mort Subite : Café emblématique de la ville, cet établissement est une véritable institution. Un peu touristique, il n’en reste pas moins un must et un endroit plus qu’agréable. Vous pouvez y boire leur Geuze, la vraie, sur lie, accompagnée d’une traditionnelle tartine au fromage blanc. Chambelland : Considérée comme la première boulangerie et pâtisserie issue de l’agriculture biologique, entièrement et naturellement sans gluten à Bruxelles, elle a déjà séduit de nombreux clients et ouvert deux enseignes ! Bon à savoir : les farines blanches, semi-complètes ou complètes sont réalisées au moulin Chambelland. Arcadi : Brasserie typiquement bruxelloise, elle est ouverte jusqu’à 23h45. C’est le spot idéal pour un repas tardif après une séance au cinéma ou au Théâtre des Galeries. Mention spéciale pour les gaufres, les carbonades et les tartes salées ! The Big Game : C’est le lieu incontournable du centreville pour tous les aficionados de sport. Le bar met à disposition de ses clients pas moins de 25 écrans qui diffusent un nombre incroyable de matchs ! 22 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Le Plateau du Berger : « Je ne peux pas. J’ai raclette ! » C’est le concept de soirées afterwork lancé par la fromagerie. Des soirées gourmandes avec de la raclette à volonté ! Pour varier les plaisirs, des formules fondue et tartiflette sont également proposées. Les fromages artisanaux sont choisis parmi les meilleurs producteurs de France et de Suisse. ● E. Bv. Mig’s World Wines : Véritable caverne d’Ali Baba des vins et spiritueux. Une cave avec une très belle sélection à tous les prix ! Le petit plus : des dégustations et workshops de qualité autour des vins et spiritueux toute l’année. La Coutellerie du Roi : Nichée au cœur du Passage du Nord, la Coutellerie du Roi, fondée en 1750, est un lieu au savoir-faire hors pair au service de la lame. Des pièces d’exception et de qualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs ! Ça vaut le détour, même pour une simple visite… PACK ÉNERGIE Bénéficiez d’un soutien à l’investissement pour les PME et les TPE Prix de l’énergie à la hausse, impératifs climatiques, attentes de la clientèle... L’heure est plus que jamais à la réduction de la consommation d’énergie. Pour vous aider à investir, la Région de Bruxelles-Capitale a débloqué 1.350.000 €, afin de financer des travaux de réduction de votre consommation d’énergie. Petit tour d’horizon des conditions d’octroi. Pour qui ? Commerces, artisanat, activités libérales, PME, mais aussi maison de repos, entreprise de travail adapté ou centre culturel, par exemple, de la Région Bruxelloise ? Ce soutien à l’investissement vous concerne. Il vient, en effet, compléter le Pack Energie qui, depuis septembre 2018, permet aux PME et au secteur à profit social de bénéficier d’un coaching énergétique gratuit. Ce service vous est proposé par les fédérations UCM et Comeos, pour les petites et moyennes entreprises jusqu’à 250 ETP, et par Bruxeo et Santhea pour le secteur à profit social. Et vous ne devez pas forcément être membre d’une de ces fédérations pour en bénéficier. Pour quels travaux ? Grâce au Pack Energie, vous disposez gratuitement d’un diagnostic et de recommandations de gestion et d’investissements pertinents pour réduire votre consommation d’énergie. Cela peut aller d'un nouvel éclairage à une nouvelle chaudière en passant par des équipements collectifs et industriels. Vous pouvez alors bénéficier, sous conditions, d’un soutien à l’investissement qui couvre de 30 à 40% des montants éligibles, avec un plafond de 15.000 € TTC par an. Concrètement Sur base du diagnostic énergétique de votre local, réalisé ou validé par la fédération de votre secteur, vous adressez à Bruxelles Environnement, avant les travaux, un dossier de demande de promesse de soutien. Une fois votre dossier accepté, Bruxelles Environnement vous adresse une lettre de promesse et vous pouvez commencer les travaux. Vous avez ensuite 18 mois pour les réaliser et demander la liquidation du montant du soutien. Et rapidement, vous voyez votre consommation d’énergie baisser : une très bonne nouvelle pour votre facture et pour l’environnement ! A qui s’adresser ? ➜ Pour le commerce et les services : Comeos - sti@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58 ➜ Pour les TPE/PME, indépendants et professions libérales : UCM – info.energie@ucm.be ● T +32 (0)2 743 83 93 ➜ Pour le secteur à profit social : Bruxeo - energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03 ➜ Pour les institutions de soins de santé : Santhea - contact@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 70 Avec le soutien de BRUXEO
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Re-visitez Bruxelles Pascal Devalkeneer : « Je pense qu’on a quelque chose de très beau qui nous attend » Vu du ciel, le Chalet de la Forêt ressemble à une grande demeure bourgeoise à l’orée de la forêt de Soignes. Son chef et propriétaire, Pascal Devalkeneer, le tient d’une main de maître. Avec les gestes-barrières nécessaires, il nous reçoit dans son potager pour nous livrer ses impressions face à la crise. Vous êtes à l’arrêt depuis déjà de nombreuses semaines, alors qu’en décembre dernier, vous fêtiez les 20 ans du Chalet de la Forêt… Et j’étais loin d’imaginer la crise qu’on allait devoir traverser… ! Le Chalet, c’est très concrètement 20 ans de ma vie, 20 ans de travail et de carrière. À l’époque, le restaurant était complètement à l’abandon lorsque je l’ai repris et retapé du sol au plafond. Avant cela, j’avais un premier petit restaurant à moi qui s’appelait le Bistrot du Mail, à Ixelles. C’était ma première expérience en tant que chef propriétaire. J’avais un associé, Didier Plasch, qui était en salle. L’aventure a duré 7 ans. Nous étions à Bruxelles le premier restaurant « bistronomique » ; nous n’avons pas créé la bistronomie, mais nous étions les premiers bruxellois à proposer une cuisine qui était entre le gastro et le bistrot. On sortait du lot en proposant également un cadre très raffiné. QUI EST PASCAL DEVALKENEER ? C’est le 2 décembre 1999 (jour de son anniversaire) que Pascal Devalkeneer ouvre pour la première fois les portes du Chalet de la Forêt. Il a 34 ans, du talent, une passion dévorante pour la cuisine et l’ambition d’offrir à Bruxelles une maison gastronomique hors du commun avec un service de palace. Un pari fou pour cet artisan mué en chef d’entreprise, propriétaire de son établissement. Aujourd’hui, le Chalet de la Forêt est devenu une institution de la haute gastronomie bruxelloise. Ce restaurant, c’est l’aventure d’une vie ? Quand je suis tombé sur le Chalet, c’est exactement ce que je me suis dit. J’avais envie d’évoluer, de voir jusqu’où je pouvais aller dans ce métier. Et puis ce lieu, c’est un bâtiment exceptionnel avec une situation exceptionnelle qui permet d’aller au bout d’une carrière. On a fait des gros travaux et, en décembre 1999, j’ai ouvert pour le premier service. Au départ, nous étions 3 en cuisine. Maintenant nous sommes 16, et 10 en salle. Vous êtes un chef doublement étoilé, qu’est-ce qui a fait le succès de votre cuisine ? J’ai toujours eu une cuisine basée sur le produit. Je sais que maintenant on va vous dire : « Bien sûr, c’est normal on ne parle que de ça ». Mais depuis le début, je travaille d’abord avec un produit et puis je commence à imaginer une recette. J’ai une cuisine qu’on peut appeler inventive, mais avec des 24 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 © Serge_Leblon Re-visitez Bruxelles produits du marché et qui peut changer suivant les saisons, mes humeurs... Mais le produit est toujours à la base de toute élaboration, c’est ce qui me caractérise. Quel est votre plat signature ? On a quelques connotations japonaises, avec le miso par exemple, mais qu’on propose sur un ris de veau. Au départ, on le travaillait sur une base française, c’est-à-dire braisé sur un jus de homard. Petit à petit, on l’a transformé en le faisant gratiner au miso. C’est devenu notre ris de veau au Chalet, un vrai plat signature ! Le ris de veau a toujours suivi ma carrière, c’est un produit que j’adore, tout comme le pigeon, les huîtres, le turbot ou les langoustines. Il y aura toujours ces produits à la carte, que l’on travaille selon le potager, les inspirations du moment, la saisonnalité... Où puisez-vous l’inspiration ? Dans mon potager principalement. Chaque jour je fais le tour, je vérifie la maturité des légumes. En saison, nous sommes 100 % autonomes quant aux herbes. On détient plus d’une cinquantaine de variétés d’herbes qui nous permettent de changer les recettes très facilement. On fait notre compost nous-mêmes. Tout est recyclé ; cela nous permet de nourrir nos terres. Et puis, on travaille en étroite collaboration avec nos fournisseurs, nos maraîchers qui travaillent essentiellement en bio et en permaculture. Mais bio, ça ne veut pas dire grand-chose ; je préfère dire qu’on travaille avec des gens qui ne pulvérisent pas. Comment vivez-vous cette crise du Covid-19 ? C’est une crise-choc, même si je pense qu’on savait que l’on allait à un moment ou un autre prendre le mur. On était dans l’hypermobilité, dans l’hyperconsommation, on était dans le « plus » à tous les niveaux. Dans la restauration, c’est la même chose : on est dans l’expérience ultime, on ne sait plus quoi inventer. Je pense qu’on est dans un cycle où l’on ne sait plus quoi faire pour satisfaire une clientèle qui, somme toute, est blasée. Alors oui, la tendance actuelle est au produit et au local, mais on continue de vouloir toujours en faire plus. On appelle ça parfois de la créativité, moi j’appelle ça de la surenchère, presque de la prétention. Qu’attendez-vous d’une expérience dans un restaurant ? Qu’est-ce que j’attends quand je vais manger un tournedos, par exemple ? Que la pièce soit magnifique, d’une fraîcheur impeccable, cuite et assaisonnée à perfection. Là, on fait honneur au produit, c’est la madeleine de Proust ! Je ne peux pas imaginer faire des recettes avec mille ingrédients dans l’assiette et ne plus retrouver l’essentiel. Il n’y a rien qui me fait davantage plaisir ou qui donne un sens à mon métier que le client qui me dit : « J’ai mangé chez vous il y a deux ans : une sardine, un ris de veau, une volaille et j’ai envie de revenir pour ça. » Cela montre la valeur et l’émotion qui ressortent de l’expérience gustative. Quand on sort d’un resto en se disant qu’on a bien mangé, mais qu’on est incapable de se souvenir de ce qu’on a mangé, ça ne va pas. Cette crise contribuera peut-être au retour de l’émotion et du « focus produit » dans les cuisines... Que faites-vous pendant cette période de pause forcée ? On se prépare à une nouvelle vie, à quelque chose de neuf. On fait un nettoyage de printemps pour éliminer tout ce dont on ne se sert pas et tout ce qui peut nous encombrer de manière à retrouver une liberté et à voir plus clair pour la réouverture. J’ai à cœur de redémarrer dans quelque chose de sain, de neuf, de beau. Toute l’équipe est là, on se parle, on se voit de temps en temps, lors de réunions où on est très espacés. Ensemble, on parle de la réouverture, on parle de la motivation. On sent un lien indéfectible, on est soudés et c’est ce qu’il y a de plus important ! Comment imaginez-vous l’après ? Je ne sais pas encore. Il y a deux grands cas de figure : d’abord, cette crise dans laquelle on se trouve est tout de même catastrophique. On va en payer les conséquences, c’est sûr. Le plus négatif, c’est que l’homme oublie très vite et retourne à ses mauvaises habitudes. Et puis, il y a les bonnes choses, les prises de conscience. Il y a les gens qui se disent « Tu as vu comment on vivait ? Est-ce que c’était ça qu’on voulait ? » Cette course a été stoppée pour tout le monde et maintenant on va en tirer toutes les bonnes choses qu’on peut en tirer. Mes fournisseurs, mon staff ont tous hâte de repartir. Je pense qu’on a quelque chose de très beau qui nous attend. Tous les jours, on reçoit des messages de soutien de nos clients : « On est avec vous », « On sera là à la réouverture »… Eh bien si cette période nous permet de préparer un avenir meilleur, continuer à travailler d’arrache-pied et faire preuve de créativité, je pense qu’on devrait s’en servir. ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 25
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Re-visitez Bruxelles Le petit monde bruxellois de Miny Bayot Miny Bayot est née à Kinshasa. Cette ancienne économiste a décidé de se reconvertir dans l’artisanat : frustrée de ne pas trouver le sac dont elle rêvait, elle a créé sa propre marque, Zagapali, mêlant inspiration africaine et élégance contemporaine. Une marque à son image et à celle de Bruxelles : cosmopolite, urbaine et fédératrice. 80. Un cadre chaleureux et rustique orchestré par le patron Mario. Le must ? Les pizzas traditionnelles du patron cuites au feu de bois. La balade idéale ? Les bois du Laerbeek, un îlot de biodiversité exceptionnel et une vraie bouffée d’oxygène au cœur de Bruxelles. J’y vais très souvent, c’est près de chez moi et toujours très reposant quand j’ai besoin de prendre un peu de recul. Un lieu insolite ? Les événements Plantes pour Tous : de grandes ventes de plantes dans les Halles Saint-Géry. On trouve des cactus, succulentes, plantes tropicales et plantes d’extérieur à prix ronds, entre 2 et 10 euros. Ensuite, on peut déguster une bonne bière en terrasse. Le plus beau parc ? Les étangs d’Ixelles, parce que d’un côté on aperçoit de superbes bâtisses, et de l’autre la verdure, les canards et les oies. Un contraste urbain qui fait du bien. Ensuite, on peut prolonger jusqu’aux Jardins de l’Abbaye. Où manger entre copains ? Au restaurant La Carretta à Jette, une trattoria italienne qui date des années Le resto qui te fait voyager ? Le Pampas Rodizio (en photo), un restaurant brésilien du quartier Sainte-Catherine. Le barbecue brésilien, appelé aussi rodizio, est une façon de cuire la viande tout doucement sur du charbon de bois, pour qu’elle reste bien juteuse. Les serveurs apportent au fur et à mesure de grandes brochettes de différentes sortes de viandes et de Une top brasserie ? Le Callens Café pour son côté cosmopolite, sa déco contemporaine et sa bonne cuisine. De temps en temps, ils organisent des expositions d’artistes et c’est toujours de belles découvertes. La meilleure boulangerie : Sans hésiter, la boulangerie artisanale Sirre. Les croissants sont délicieux et faits maison. Leur pain « bûcheron », nature ou aux noix, est aussi très bon. Une boutique coup de cœur : La parfumerie de créateurs Parfum d’Ambre. Un bel endroit qui fait place à la création olfactive. Des senteurs qui nous font ressentir tout un tas d’émotions. La boutique organise également des rencontres avec des parfumeurs. Un vrai coup de cœur ! L’endroit pour comprendre Bruxelles ? La Grand-Place, avec ses pavés et son architecture grandiose. Même si c’est très cliché, elle me rappelle mon adolescence. Il suffit de tendre l’oreille pour percevoir tout un tas de langues. En somme, c’est ça Bruxelles : des gens du monde entier réunis sur un tout petit périmètre. ● E. Bv. poissons, qu’ils les découpent à votre table selon vos souhaits. Un délice ! Le bar du soir ? Le BrewDog, face à la Gare Centrale. On y trouve un grand choix de bières, il y en a pour tous les goûts, ainsi qu’une belle sélection de burgers à la carte. 26 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 D.R. Envie de vous faciliter la vie ? Découvrez ProSalary ! Imaginez votre gestion des salaires et du personnel dans un outil convivial et intuitif Consacrez-vous pleinement à votre politique RH et ne perdez plus de temps avec des tâches administratives chronophages. • Une gestion simplifiée et automatisée des temps de travail, des demandes de congés et absences ; • Procédure facilitée pour la commande de vos titres-repas ; • Un software qui s’ajuste à votre situation, qui évolue avec vos besoins et qui se met à jour continuellement en fonction de la législation sociale ; • Grâce à l’ESS intégré vous donnez plus d’autonomie à vos collaborateurs ; • Vous disposez d’un outil de reporting intégré. Plus d’infos ? Contactez-nous via www.partena-professional.be
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RECYCLAGE DES PLASTIQUES : une collaboration plus que jamais nécessaire La crise provoquée par le corona virus a touché de plein fouet le secteur du recyclage du plastique déjà mis à mal par les interdictions d’exportations vers la Chine. La chute des prix des produits pétroliers vient à présent donner le coup de grâce à ce secteur. La crise du plastique est l’un des plus grands défis auxquels est confrontée l’industrie dans son ensemble. Seule une collaboration active de tous les acteurs de la chaîne de valeur peut apporter une solution. Augmenter les taux de recyclage L’Europe impose une augmentation des taux de recyclage des déchets d’emballage. La directive-cadre européenne est actuellement en cours de transposition dans l’Accord de Coopération interrégional, qui réglemente la question des emballages ménagers et industriels pour les trois régions belges. Cet accord prévoit une augmentation progressive du seuil minimal de recyclage des emballages plastiques industriels : 50% dès son entrée en vigueur, 55% en 2023 et 65% en 2030. Sachant que le taux de recyclage atteignait 45,8 % en 2018, il apparaît évident que l’industrie est confrontée à un défi majeur et que toutes les parties impliquées dans ce processus devront collaborer intensivement pour le relever. Par des actions de sensibilisation et des projets spécifiques, Valipac va intensifier sa collaboration avec les collecteurs de déchets afin de stimuler les entreprises à trier davantage leurs déchets d’emballages en plastique. Assurer la traçabilité pour garantir le recyclage Jusqu’au début de 2018, la Chine était la principale destination des déchets d’emballages industriels en plastique. Lorsque la Chine a fermé ses frontières aux importations de déchets, les usines de traitement de déchets se sont multipliées en un temps record en Asie du Sud-Est, ce qui en a réduit la traçabilité. En attendant que l’Europe mette en place l’infrastructure nécessaire pour traiter ses déchets, nous devons pouvoir garantir la traçabilité de manière transparente. Par le biais d’accords avec les principaux traders, Valipac recense actuellement la destination finale des déchets d’emballages industriels d’origine belge. Dans un avenir proche, Valipac introduira un système d’accréditation des traders et incitera ses collecteurs affiliés à collaborer exclusivement avec des traders accrédités. Des emballages éco-responsables Nos entreprises investissent depuis des années dans le développement d’emballages ménagers plus respectueux de l’environnement. Pour les emballages industriels, nous sommes toujours au point mort, généralement en raison d’un manque de connaissance des processus de recyclage. L’emballage doit aujourd’hui répondre à des critères qui permettent un recyclage de haute qualité. En élaborant des lignes directrices qui déterminent la recyclabilité des emballages de transport et en appliquant l’éco-modulation, les entreprises qui emballent des biens seront encouragées à utiliser des emballages recyclables. Valipac vise à encourager ses clients à utiliser des emballages recyclables par l’élaboration de lignes directrices définissant la recyclabilité des emballages de transport et par l’application de l’éco-modulation. Développer les débouchés pour les matières recyclées Si nous voulons booster le secteur du recyclage en Belgique, deux conditions essentielles doivent être remplies : assurer un approvisionnement et des débouchés suffisants pour les matériaux recyclés. Le marché des produits recyclés doit être stimulé auprès les producteurs d’emballages et les entreprises qui emballent leurs propres marchandises. Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer à cet égard en fournissant les outils nécessaires pour développer des débouchés pour les matériaux recyclés. Pensons, par exemple, à l’obligation d’utiliser des matériaux recyclés pour les nouveaux objets ou emballages en plastique. Des outils qui somme toute serviront également les propres ambitions des autorités. Plus d’infos sur www.valipac.be. Re-visitez Bruxelles Le Bruxelles avantgardiste et arty de Valérie Bach Valérie Bach est une galeriste connue et reconnue à l’international. Elle est à la tête de la Patinoire Royale-Galerie Valérie Bach, qui a ouvert ses portes dans une… patinoire à roulettes, la première au monde ! Son crédo ? Faire découvrir des artistes contemporains, émergents ou confirmés. Elle nous emmène au cœur d’un Bruxelles avant-gardiste et arty. La balade idéale ? J’habite dans le centre de Bruxelles et j’aime me rendre en plein cœur de cette immense zone forestière qu’est la Forêt de Soignes. On a vraiment une chance inouïe d’avoir autant d’espaces verts. Quand ma fille était petite, on allait également se promener aux abords du parc Tenbosch. Le bistro des copines ? À Uccle, au restaurant de la boutique No Concept. Dans un esprit ‘organic food’, tous les plats sont faits maison. On y trouve des jus frais détox, salades healthy, toasts et bagels. On peut en profiter pour faire un petit tour dans la boutique. Le resto gastro ? J’ai deux adresses à partager : le restaurant japonais Kamo. J’y vais pour son cadre moderne, élégant, et pour sa cuisine contemporaine, authentique et raffinée. La deuxième, c’est le Chalet de la Forêt. J’apprécie beaucoup la cuisine du chef Pascal Devalkeneer. La virée shopping : Commencer par Extra-Ordinaire, le concept store tout simplement renversant de Jean-Paul Lespagnard. Poursuivre, chez Stijl, qui représente la fine fleur des designers belges. Puis, passer chez Cachemire Coton et Soie. Enfin, côté arts de la table, terminer par la boutique de Lucia Esteves pour sa belle sélection de céramiques. L’adresse kids friendly : Emmener ses enfants au Musée Mode & Dentelle pour leur faire découvrir le dialogue entre mode et histoire. Un musée qui fait la part belle à la mode contemporaine et un endroit idéal pour voir des pièces de mode belge et bruxelloise d’exception. Le café du matin ? Chez Martine. C’est le restaurant qui jouxte ma galerie. Il me suffit de traverser le jardin pour prendre mon café. J’y déjeune aussi beaucoup, la cuisine est saine et savoureuse. Et celui du soir ? Chez Jane’s (ci-contre), pour sa sélection des vins et pour son ambiance feutrée et conviviale. Une balade gourmande : J’aime descendre dans le bas de la ville et acheter des chocolatines à la boulangerie Charli de la rue Sainte-Catherine. Puis, je vais acheter de la viande à l’Atelier Dierendonck. Je termine souvent avec des amis, chez Nordzee, avec un verre de vin blanc et des croquettes. Le lieu pour se cultiver : À la librairie Candide, place Brugmann. L’accueil est chaleureux et l’équipe a toujours le petit mot sur le livre qu’il faut acheter. L’endroit pour comprendre Bruxelles ? La Place du Châtelain le mercredi soir. C’est l’heure de l’apéro, en fin de marché, tout le monde est dans la rue. J’aime beaucoup Bruxelles, les gens sortent facilement, ils peuvent rester à discuter et partager avec des amis pendant des heures. ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 29 © CiciOlsson © Brussels’ Kitchen
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Re-visitez Bruxelles Le carnet de notes de Julien Libeer Julien Libeer est né à Courtrai. Il n’a pas encore 18 ans lorsqu’en 2005, il entre au Conservatoire de Bruxelles. Depuis lors, la vie culturelle foisonnante et les liaisons internationales font de la capitale le port d’attache idéal dans sa carrière de pianiste. Il s’engage par ailleurs pour cette ville, avec le projet Singing Molenbeek, par lequel il familiarise les enfants à la musique lors de répétitions de chorales dans les écoles primaires. Son lieu favori ? Je ne me lasserai jamais du quartier autour du Sablon. La nostalgie y est pour quelque chose, notamment en raison des excellents souvenirs que je garde de mes années au Conservatoire. Où retrouve-t-il la sérénité ? J’habite à distance égale (et courte) des étangs d’Ixelles (en photo) et du parc Léopold. À peine une dizaine de minutes à pied. Quand le temps est estival, j’aime me rendre aux étangs ou au parc. Une heure de promenade et de réflexion autour des étangs suffit à me regonfler à bloc. du mouvement et me détendre. Il y a quelque temps, j’ai découvert la méthode d’entraînement Pilates. Elle se révèle idéale pour combattre les effets négatifs et stressants de ma profession. Ses adresses gourmandes ? Après un concert à Bozar, je vais souvent prendre un repas ou une consommation au café Arcadi, dans la Galerie Saint-Hubert. J’apprécie aussi le restaurant italien Eccetera, à la place Jourdan. Le magasin qu’il fréquente le plus ? La librairie Ptyx, incontestablement. C’est tout près de Flagey. On y trouve une sélection très personnelle de livres, de poésie, de philosophie, d’ouvrages classiques et d’excellente littérature jeunesse. Où pratiquer le sport ? J’ai été pendant de longues années un visiteur fidèle de la piscine d’Ixelles, à deux rues de chez moi. C’est sans doute la plus ancienne et la plus pittoresque piscine de la ville. Elle est malheureusement fermée pour travaux. Alors, depuis deux ans, je me rends toutes les semaines aux Corpus Studios pour me donner 30 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Où va-t-il puiser des richesses culturelles ? Flagey, Bozar et la Monnaie constituent, pour les gens de ma profession, les pôles les plus polyvalents de Bruxelles. Et puis, il y a Cinematek (photo ci-dessus), une valeur sûre. En matière de théâtre, je trouve habituellement ce qui me plaît au Théâtre Varia ou au KVS. ● P.V.D. © Getty © Belga D.R. Re-visitez Bruxelles Le Bruxelles métissé de Cécile Djunga Depuis toujours, Cécile est une vraie pipelette. C’est donc naturellement qu’à 12 ans elle commence le théâtre, entres autres – mais en vain ! – pour cadrer son débit de paroles. Aujourd’hui, elle est devenue une artiste accomplie, devant les caméras le jour, sur scène à la nuit tombée. Un véritable cocktail survitaminé qui nous emmène au cœur d’un Bruxelles coloré et métissé ! Le plus beau panorama de Bruxelles : Un des plus beaux rooftops bruxellois, le MIM Restaurant. La vue est incroyable et on y mange bien ! Le soir, l’ambiance devient très romantique avec une ribambelle de bougies sur les tables et les lumières de la ville. La balade idéale : J’ai étudié à Paris et j’ai beaucoup voyagé. J’ai pour habitude de recevoir des amis qui viennent visiter Bruxelles. Je commence par la place Poelaert et on descend par l’ascenseur dans le vieux Bruxelles des antiquaires. Puis, on finit par le Manneken Pis et par une bonne bière dans l’incontournable Poechenellekelder. Où boire l’apéro : À Schaerbeek, sur la place des Chasseurs Ardennais ! Le vendredi en fin de journée, il y a un petit marché local qui est parfait pour s’acheter des fruits et légumes. Le soir venu, les étals se transforment en pique-nique, afterwork géant. Le plus beau parc : Je vais rester fidèle au parc de la Woluwe, là où j’ai grandi. J’ai tellement fait la fête avec mes amis de l’école Jean XXIII. On allait chercher de la kriek, des paquets de chips et les copains ramenaient djembés et guitares. Le bistrot des copains : Un resto syrien incroyable, My Tannour ! Les tannours sont des pains syriens farcis, réalisés dans de grands fours ronds en terre cuite (ci-dessous). Vous y verrez sans doute Georges : le patron réalise lui-même les pains en les aplatissant avec les mains : spectacle garanti ! sert un bon vol-au-vent jusqu’à 2 heures du matin ! Le resto gastro à ne pas rater : Chez ma maman ! Je vais être très honnête, je ne fais pas de gastros à Bruxelles, je vais plutôt dans des petits endroits... La cuisine de nos parents, c’est celle que j’ai le plus peur de perdre. Alors, avec ce confinement, j’apprends ses recettes de poulet et de poisson. Le resto qui fait voyager : J’aime beaucoup Soleil d’Afrique à Matonge. On y mange super bien et ce n’est vraiment pas cher ! Je vous conseille le poulet yassa, le poulet moambe ou le poisson. Il est fréquenté par les blancs comme par les noirs ; un chouette mélange qui fait du bien. Où passer une bonne soirée : Le Kings of Comedy Club où j’ai beaucoup joué ! Une scène, plus de 80 places, un bar, une petite cuisine et des humoristes qui se succèdent sur les planches, quoi de mieux pour passer une bonne soirée ? Ensuite, on termine à la Bastoche où on vous Un commerce de bouche ? Près de chez moi, ils ont ouvert le Great Market, un marché couvert de produits méditerranéens : olives, épices, jus de fruits frais, vins du monde, spécialités grecques, syriennes, libanaises... Et comme dans les marchés du sud, on peut aussi y manger ! ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 31 © Brussels’ Kitchen D.R.
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Re-visitez Bruxelles Karin Maquet revient toujours à Bruxelles Karin Maquet est la fondatrice de Kammco, une société qui accompagne les entreprises et les entrepreneurs vers plus de rentabilité et de stabilité. Ingénieure de formation, elle a fait ses armes au Luxembourg, à Bruxelles et à Stockholm. Malgré un parcours très international, Karin est bien Bruxelloise dans l’âme… Elle nous livre ses bonnes adresses. C omme beaucoup de Belges qui ont voulu quitter la Belgique parce qu’elle était trop petite, j’ai eu beaucoup de plaisir à rentrer à Bruxelles pour retrouver ma ville et tout ce qui fait la Belgique : les cultures diverses, la possibilité d’avoir une éducation et des soins de santé de qualité et une qualité de vie abordable. Bruxelles, bastion de l’Art Nouveau : Pour moi Bruxelles rime avec Art Nouveau et « bonne bouffe ». L’Art Nouveau, c’est un compromis à la belge : un doux mélange d’ingéniosité, de design utile et de beauté. Horta et ses disciples sont à mes yeux parvenus à transformer les intérieurs urbains et à changer une certaine vision du monde. Le quartier du dimanche matin : J’adore l’ambiance du dimanche matin dans les Marolles. Même si l’atmosphère n’est plus celle d’antan, je trouve qu’il garde un charme fou dû à son incohérence urbanistique, artistique et culturelle. On s’assoit à 32 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 une terrasse, mon mari commande une pils, moi un rosé et on peut regarder les passants pendant des heures. La cuisine innovante : En tant que consultante, j’ai la chance de tester des adresses bruxelloises. Ma favorite reste le Sanzaru de l’avenue de Tervueren (photo). Il propose une cuisine unique à Bruxelles : la cuisine Nikkei. Un terme utilisé pour désigner les Japonais immigrés en grand nombre au Pérou vers la fin du 19e siècle. Un délicieux mélange entre les spécialités japonaises et les saveurs péruviennes ! Le QG de mes enfants : Le Kip Kot de la place Saint-Boniface ; un lieu sans chichis où le célèbre coucou de Malines est incroyablement caramélisé ! On peut aussi nous trouver à la Bastoche à Ixelles ; une ambiance cantine sans prétention qui nous convient bien ! Le lieu pour se ressourcer : À l'orée de la forêt de Soignes, le parc du Rouge-Cloître du côté d’Auderghem ! Le site est classé réserve naturelle, au même titre que la forêt de Soignes elle-même. Une belle faune et flore. ● E. Bv. D.R. © Brussels’ Kitchen © Belga Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Re-visitez Bruxelles Sebastian Dupont (Nona) : « Il est bon qu’un CEO prenne parfois distance de son entreprise » « Il y a eu des moments terrifiants. » Voilà comment Sebastian Dupont, en téléconférence Zoom, décrit les ravages impitoyables du coronavirus au Royaume-Uni. Il a pourtant continué à diriger depuis Londres ses deux pizzerias Nona bruxelloises, l’une à Sainte-Catherine, l’autre à Mérode. Il y a vingt ans qu’il vit dans la capitale britannique. Vous avez travaillé 14 ans à la City, au cœur financier de l’Europe. Sa terrible réputation se justifie-t-elle ? Je connais cette réputation négative, mais j’ai toujours perçu la finance comme un secteur très professionnel et fort réglementé. Ces règles éthiques strictes n’ont pas cours en dehors du secteur bancaire. Je peux le comparer avec l’extérieur, où je constate que bien plus de personnages peu recommandables sévissent et escroquent des gens sans le moindre risque. En comparaison, les banquiers sont de braves gens. Et je suis heureux d’appliquer aujourd’hui la méthodologie structurée des banques au secteur horeca. Comment êtes-vous passé à l’Horeca ? Banking is a young man’s game. De nombreux collaborateurs s’en allaient au seuil de la quarantaine. Ils faisaient un burnout ou ne répondaient plus aux exigences. J’adorais mon boulot, mais je savais qu’il ne durerait pas. À un moment, j’ai commencé à me préparer à une vie après la finance. La banque m’avait enseigné l’esprit d’entreprise : un délai et un objectif, bien sûr, mais aussi beaucoup de liberté. Déjà à 26 ans, nous portions de sérieuses responsabilités. De là l’idée d’entreprendre quelque chose par moi-même. J’ai débouché dans l’angel investing, le soutien financier aux start-up. Il m’a dévoilé toutes les facettes du lancement d’une entreprise. J’ai fait la connaissance de divers secteurs et constaté que 34 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 QUI EST SEBASTIAN DUPONT ? Courtraisien d’origine, Sebastian Dupont étudie l’économie à la KU Leuven. Après son diplôme, il réalise son rêve de devenir banquier dans la City of London, au cœur de la finance. Il travaille 14 ans successivement pour trois grandes banques d’affaires : Merryll Lynch, Nomura et le Crédit Suisse. Mais pendant ce temps grandit en lui l’envie d’entreprendre par lui-même. Il inaugure en juin 2017 le premier restaurant Nona, à Bruxelles. Nona signifie ‘No Name’. Il annonce ainsi clairement que la vedette, ce n’est pas lui et pas non plus son entreprise. En revanche, il fait régulièrement la promotion de ses fournisseurs locaux de produits bio : Le Monde des Mille Couleurs (légumes), Bufflardenne (mozzarella) et la Brasserie De Ranke (bières). Les pizzas sont confectionnées selon la tradition napolitaine dans un four à bois porté à 500°C, ce qui lui a valu le label de l’Associazione Verace Pizza Napoletana. le Royaume-Uni avait compris, bien avant le continent, la nécessité de nouveaux concepts dans l’horeca. Ce secteur s’octroyait une professionnalisation approfondie. Cela me plaisait. Pourquoi choisir Bruxelles ? Parce que Bruxelles est une sorte de Londres en miniature, avec ses institutions européennes qui ont attiré une population particulièrement internationale. Je cherchais pour mon concept une ville très ouverte d’esprit. Vous vouliez instaurer un excellent service, comme en Grande-Bretagne. Y a-t-il un problème avec le service en Belgique ? Voyons les choses en face : en Belgique, autant que dans Re-visitez Bruxelles le reste de l’Europe d’ailleurs, le service n’existe pas. Pas plus dans l’horeca que dans le retail. Je trouve hallucinant d’être mal reçu dans un magasin où on a décidé de dépenser son argent. Un restaurant peut proposer des mets fabuleux, si le personnel est arrogant, le client est déçu de l’expérience. Nous avons développé un programme de formation pour nos collaborateurs, mais s’il y a une chose qu’on ne peut pas leur enseigner, c’est le sourire. neuf mois à Bruxelles lors du lancement. Ensuite, j’ai pris distance pour me concentrer sur la vision à long terme. Vous concoctez de nouveaux projets ? Nous avons ouvert notre deuxième pizzeria Nona Mérode fin 2019. Nous avons aménagé nous-mêmes notre premier restaurant, mais pour le deuxième, nous avons fait appel à une architecte londonienne réputée: Ilse Crawford. Elle s’investit beaucoup dans la relation entre l’homme et son environnement physique. Elle a donc trouvé que notre philosophie – qui lui plaît beaucoup – devrait aussi transparaître dans l’aménagement intérieur. Nous avons donc choisi des matériaux durables. L’étape suivante est l’inauguration de notre premier restaurant de pâtes, à l’été prochain. Ce restaurant était censé ouvrir le 1er mai. Le Les candidats qui sont perçus comme désagréables n’ont donc aucune chance. Et puis, il y a notre philosophie ‘to do good’. Nous confectionnons d’authentiques pizzas napolitaines au départ d’ingrédients bio et saisonniers. Nous n’avons pas seulement de bons collaborateurs qui travaillent avec de bons produits : nous voulons aussi être bons pour le monde. Notre entreprise est neutre en CO₂. Nous réservons une partie de nos revenus au programme de formation Nona Life, destiné à enseigner aux jeunes d’où provient la nourriture saine. Devons-nous à cette philosophie remarquable le statut de « concept » que Nona a rapidement acquis à Bruxelles ? Sans doute par la combinaison de toutes ces idées, en effet. L’efficacité et une structure à coûts réduits (héritée de mon passé financier) nous permettent d’offrir un meilleur rapport qualité-prix. Le bouche-à-oreille fait le reste. Nous avons ouvert en juin 2017 et au mois d’août, les gens faisaient déjà la file devant la porte. Vous habitez toujours à Londres. Est-ce difficile de gérer votre entreprise à distance ? Pas vraiment. J’ai voulu créer une marque autour de la gastronomie italienne, mais je n’avais pas la moindre expérience de l’horeca. J’ai donc su que je devais m’entourer de spécialistes dès le début. J’ai trouvé la perle rare : Paul Rondeux, un Bruxellois francophone. Il assure la gestion opérationnelle au quotidien. J’ai passé report est dû à la crise du coronavirus. Quel a été pour vous l’impact du Covid-19 ? Vous savez, j’ai travaillé longtemps pour la banque d’affaires japonaise Nomura. Je connais donc un peu l’Asie. Lorsque le coronavirus s’est déclaré en Chine et que j’ai vu comment toutes les rues ont été barrées à Wuhan, deux jours avant le Nouvel An chinois, j’ai pris conscience du sérieux de la situation. J’ai dit à notre équipe de management que nous devions rapidement nous préparer au scénario du pire. Nos procédures d’hygiène et de chômage économique étaient donc prêtes au moment où le virus a atteint la Belgique. Croyez-vous en une réouverture sans problème des établissements Horeca ? Non. Les experts expliquent que ce genre de virus se propage en plusieurs vagues. Il faut donc s’attendre à un deuxième confinement d’ici l’hiver. Nous considérons que le redémarrage sera très progressif et se déroulera en capacité réduite. De nombreux secteurs vont traverser d’autres mois difficiles. Soyons réalistes, parce que les faux espoirs ne mènent à rien. C’est dur pour nos collaborateurs, surtout sur le plan psychologique. En tant que chef d’entreprise, je souhaitais soutenir le personnel en montrant le bon exemple et en gardant courage. Nous finirons bien par surmonter tout cela. ● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 35 D.R.
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Re-visitez Bruxelles Pierre-Yves Bossard partage ses bons plans D.R. Pierre-Yves Bossard est co-fondateur d’Eventer, l’application belge qui permet de partager des contenus d’événements en direct, sur une seule et même plateforme. Avec 2000 nouveaux utilisateurs par mois, Eventer a le vent en poupe et Pierre-Yves n’a pas le temps de chômer. Entre deux événements, il nous a livré ses bonnes adresses. Le gastro : Origine, situé tout près de la place Jourdan, ravira les gastronomes qui apprécient une touche de créativité dans l’assiette. À l’arrivée, les plats se présentent en 4 services efficaces et lisibles : froid, tiède, chaud et doux. Que vous soyez terre ou mer, vous trouverez votre bonheur avec, en prime, un rapport qualité-prix garanti ! Entre potes : Holy Smoke à Saint-Gilles, LE spécialiste du Texas BBQ à Bruxelles ! Pour les viandards, c’est le spot idéal made in USA. La viande cuit à basse température pendant des heures (de 4 à 20 h selon les pièces de viande), dans un fumoir appelé « pit ». À ne pas rater : le délicieux bœuf black angus et la belle sélection de bourbons à la carte (72 références). Bistro : le Charlotte Café, à Uccle. Il a tout du bistro de quartier convivial et idéal : une cuisine ouverte, des produits frais et de saison et ce petit twist d’originalité qui fait qu’on est toujours agréablement surpris. Une belle revisite des classiques de la cuisine belge et une terrasse qui vaut le détour (bien exposée, c’est un plus) ! Le spot idéal pour boire un verre : le Café Pastel, situé en plein cœur du Sablon. L’endroit idéal pour boire un verre, se restaurer et danser ! Un combo assez rare à Bruxelles. Avec un peu de chance, vous découvrirez le talentueux Simon LeSaint aux platines. DJ et producteur, il est l’ancien collaborateur de Stromae. Pour les friands de digestifs, vous trouverez du génépi et de la chartreuse à la carte. La routine dominicale : Dans la famille, le dimanche rime souvent avec une balade dans le parc Tenbosch, le plus beau parc de la ville. Ensuite, on prend la direction du Garage à manger (ci-dessus), le resto du Pêle-Mêle, pour se restaurer avant de flâner dans les rayons de la meilleure librairie de seconde main de Bruxelles. Bien entendu, il est difficile de repartir sans un livre (ou deux…). ● E. Bv. Une balade insolite : Partir sur les traces de la Senne et des anciens canaux de Bruxelles. On l’oublie parfois, mais Bruxelles s’est construite autour d’une rivière. Si vous voulez partir à sa recherche, je vous conseille de commencer par la cour du restaurant O Lion d'Or. Vous y découvrirez un ancien bras de la Senne, insolite à coup sûr. 36 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 © Brussels’ Kitchen BRUXELLES A DE L’OR PLEIN LES TOITS ! Combien pourraient rapporter des panneaux solaires sur votre toit ? Faites le test sur cartesolaire.brussels
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Re-visitez Bruxelles Une promenade verte avec Augustin Nourissier La tendance est là : des potagers collectifs aux pépinières de quartiers, Bruxelles se pare de vert. Augustin Nourissier est le co-fondateur de Skyfarms. À deux, avec Véronique Dewever, ils se sont lancé le défi de cultiver le bien-être au travail en créant des potagers d’entreprises. Ils viennent d’inaugurer un magasin et une pépinière à Laeken et s’ouvrent au b-to-b. A ugustin fait partie de ces jeunes entrepreneurs durables qui ont décidé de se reconvertir pour donner plus de sens à leur quotidien. Ce Schaerbeekois d’adoption est un amoureux de son quartier. Écologiste dans l’âme, nous livre ses adresses 100 % green. il Le resto de quartier : Sans hésiter, le Max à Schaerbeek, à deux pas de la Place Plasky. Un super restaurant sarde. Les vins sont très bons et le chef est un amoureux des bons produits. Pour les légumes, il privilégie le maraîchage local et les agriculteurs urbains. Les produits sont de qualité et ça se ressent dans l’assiette ! Le brunch du dimanche : Le Boentje Café ! L’adresse est assez connue, mais le projet est tellement génial qu’il mérite qu’on parle de lui. Dans l’assiette, rien ne se perd et tout est cuisiné avec des invendus alimentaires. La démarche est non seulement intéressante en termes d'éthique et de développement durable, mais le cuistot est également fantastique ! En semaine, c’est aussi la cantine idéale. 38 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Le coin de verdure : Je suis Schaerbeekois ; le parc Josaphat est mon deuxième jardin. C’est là où mes enfants ont appris à faire du vélo... J’aime son côté vallonné, le choix des arbres, des essences, des parterres… Au fil de l’année, on voit passer les saisons et c’est un endroit qui ne perd jamais de son charme. Depuis l’ouverture de la laiterie, au cœur du parc, il y a de plus en plus d’animation. On peut aussi y aller pour socialiser. Le meilleur ambassadeur : Non pas un ambassadeur, mais des ambassadeurs. Je pense à tous les acteurs de l’économie circulaire à Bruxelles. C’est une excellente façade de la ville ; il y a une conjonction incroyable de gens qui ont des idées et de beaux projets (recyclage de bois, de nourriture, d’espaces de bureau). Et puis il y a un beau coup de main des politiques : je pense à BeCircular et aux lauréats de cette bourse qui ont toujours des projets incroyables. Par exemple, on peut citer Permafungi, les serres circulaires de Tomato Chili, ou encore les vélos en bambou de Cycad. La coopérative : Ma femme et moi nous sommes longtemps investis chez Bees Coop (photo), une coopérative bruxelloise durable, économique et écologique. Le crédo ? En souscrivant des parts, vous avez accès au supermarché, vous vous engagez à travailler 2h45 toutes les 4 semaines, ce qui permet de faire fonctionner le magasin. Le bar du coin : Chez Copain, sur l’avenue Rogier. Le staff est excellent ; on y boit de la bière, du vin et les cocktails sont bons ! ● E. Bv. D.R. D.R. Re-visitez Bruxelles Joyce Azar, entre Beyrouth et Bruxelles Joyce Azar est flamande, francophone et d’origine libanaise : le profil idéal pour faire passerelle entre les communautés. Cette journaliste active tant à la VRT qu’à la RTBF est aussi à l’origine de DaarDaar.be, le site web qui informe la Belgique francophone de tout ce qui se passe en Flandre. Née à Beyrouth, elle s’identifie parfaitement à la multiculturalité bruxelloise. Son endroit préféré à Bruxelles : Schaerbeek, où j’habite depuis 15 ans. Rencontrer tous ces gens d’origines diverses dans ma rue, je trouve cela formidable. C’est génial d’avoir dans le quartier un traiteur espagnol et une pâtisserie italienne. Schaerbeek est une grande commune très animée. J’aime flâner dans le parc Josaphat. Je m’arrête pour prendre une consommation à la Buvette Sint-Sebastiaan, où je ne manque jamais de rencontrer des connaissances, des amis, des voisins ou des collègues. Les enfants ont toute la place pour se dégourdir les jambes. Que souhaiter de plus ? Comment elle se détend : En me baladant dans la vieille ville, près de la Grand-Place. Je m’y sens toujours un peu en vacances. J’aime aussi me balader dans les rues des Marolles, aux vitrines des antiquaires. Ou alors dans un endroit superbe et très discret, à Evere : la réserve naturelle du Moeraske. On ne s’y croirait plus en ville. Ses cafés préférés : J’ai mes habitudes au Café 1030, à quelques minutes à pied de chez moi. Les deux gérants sont Ses préférences shopping : Je privilégie les petites boutiques du côté de la rue Dansaert et du boulevard Anspach. Privejoke au Marché au Charbon, notamment. Je préfère faire mes emplettes dans les boutiques de mode des créateurs locaux plutôt que dans les grandes enseignes. Et puis, je passe un temps déraisonnable à la librairie Tropismes des Galeries Royales Saint-Hubert. Une destination pour les enfants : Train World, à la gare de Schaerbeek. Tout en flânant, les enfants y apprennent beaucoup sur les trains et sur la Belgique. vraiment chouettes. Ils préparent des cocktails délicieux et l’ambiance y est toujours agréable. J’aime aussi passer du temps dans les établissements horeca de la rue de Flandre. Ses adresses gourmandes : Si je n’ai pas envie de cuisiner et que je cherche un repas simple et rapide, direction Le Mezze, chaussée de Louvain. L’établissement est géré par une famille syrienne, mais propose la véritable cuisine libanaise. C’est délicieux et le service est chaleureux. Mais pour un dîner romantique avec mon mari, je me rendrai plutôt au Coq en Pâte à Woluwe-Saint-Lambert. Côté culture : Je suis abonnée au Théâtre de Poche et au Public. Le premier présente des pièces avec maximum trois acteurs. Des œuvres engagées et plutôt alternatives. Je me souviens notamment d’une pièce sur Jacques Brel, avec un rappeur. Le Théâtre Le Public est beaucoup plus grand, il propose un excellent restaurant et s’adresse à un public plus large. Les œuvres y sont aussi plus accessibles. J’aime cette combinaison de deux théâtres très différents. ● P.V.D. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 39 © VRT © Belga
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Re-visitez Bruxelles Marjolaine Gailly, épicurienne responsable À 37 ans, Marjolaine Gailly est ce qu’on peut appeler une « social entrepreneur ». Elle voit l'entrepreneuriat comme une force pour faire le bien et changer le monde. À la tête de deux sociétés, PeterLily dans le secteur des ressources humaines et le coworking bruxellois Manistal, elle s’implique depuis toujours dans des projets qui la font vibrer. Épicurienne responsable, elle nous livre des adresses qui ont le mérite d’être saines, locales et familiales. Le brunch dominical : Au Chicago Café, rue de Flandre. Un brunch sain et gourmand, des gâteaux faits maison à tomber par terre, un coin jeux pour les enfants, dans une ambiance chaleureuse « comme à la maison ». Mention spéciale pour le choix de plats vegan et végétariens. Le bistro des copains : Origine (ci-dessous), près de la place Jourdan. Une formule en 4 services avec 3 choix uniquement (c’est souvent bon signe). Quand en plus les plats sont inventifs, audacieux et savoureux, c’est top. Pour couronner le tout, le service est agréable et le rapport qualité-prix est excellent. L’échappée verte : l’inconditionnelle forêt de Soignes, 5000 hectares de forêt, de sentiers cachés, de promenades, aux portes de Bruxelles. Il faudrait une vie pour en faire le tour. J’y vais dès que je peux, pour me ressourcer et penser à autre chose que PeterLily et Manistal. Sur le pouce : Kamilou, dans le quartier européen, propose une cuisine gourmande, saine et responsable. Petits déjeuners gourmands, assiettes variées à composer, large choix de quiches maison et de bons sandwichs ! Loger dans une maison d’hôtes : La Maison Flagey, une bâtisse de caractère située dans le quartier calme et agréable des étangs d’Ixelles, à deux pas de la dynamique place Flagey. Simple et efficace : cinq chambres pour un séjour intimiste dans un bijou de l’Art Nouveau bruxellois. Les meilleurs cocktails : La Pharmacie Anglaise, pour ses cocktails sophistiqués et originaux. Le cadre est totalement déjanté, on se croirait dans une autre époque : planches de plantes médicinales, buste de médecin, le tout avec du houblon séché suspendu au plafond. À Bruxelles, ce type d’endroit reste exceptionnel ! Le coup de cœur musical : Les Brussels Chopin Days, de jeunes artistes internationaux qui interprètent les œuvres de Chopin au piano. Des concerts splendides, en toute simplicité et intimité au Conservatoire Royal (et pour seulement 25 €). La dernière adresse testée : Le Wolf, le premier food market dans la capitale. Il est à l’image de Bruxelles : tout le meilleur, dans un seul endroit où découvertes et mixité règnent en maître ! Un vrai bonheur, puisque vous pouvez faire un tour du monde culinaire sans bouger de votre chaise : cuisine italienne, indienne, belge, asiatique ou encore, éthiopienne, il y ‘en a pour tous les goûts ! ● E. Bv. 40 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 © Brussels’ Kitchen D.R. Re-visitez Bruxelles Le Bruxelles d’hier et d’aujourd’hui d’Isabelle de Borchgrave L’artiste Isabelle de Borchgrave est célèbre pour ses créations en papier mâché. Cette passionnée, qui fait rayonner Bruxelles à l’international, est parvenue à créer un lieu inclassable où elle reçoit, présente son travail et partage sa passion. Elle nous confie ses bonnes adresses et quelques souvenirs. Son quartier de prédilection : J’ai habité longtemps au Sablon, la patrie de ma famille les Jacobs, où j’ai ouvert ma première boutique-atelier, La Tour de Bébelle. À l’époque, tous les antiquaires importants étaient autour de la place et les petites rues alentour étaient pleines d’artisans... Une anecdote : Vers 1965, je faisais des robes peintes qui remportaient un franc succès. Le Vieux Saint-Martin venait d’ouvrir, personne ne les connaissait. Je leur ai demandé si je pouvais faire un défilé à l’étage. J’ai invité 200 personnes et le lendemain, le restaurant était plein. Depuis, ça n’a jamais désempli ! Le plus beau parc : Le square du Petit Sablon. On y va pour son jardin fleuri de style néo-renaissance flamande, un véritable plaisir des yeux. souvent avec le photographe Limelight sur des mises en page, des catalogues… Il fait un travail incroyable. La balade idéale : J’aime me promener en début de soirée autour des étangs d’Ixelles, à deux pas de la maison. Avec le confinement, les gens mettent de moins en moins de rideaux ; on voit un peu la vie de chacun, comme dans des maisons de poupée. En fin de journée, les lumières s’allument, l’eau s’anime de reflets et le calme ambiant vous apaise… La virée shopping : J’ai un coup de cœur pour le travail d’Eva Velasquez. Elle allie de belles matières à sa passion pour le vêtement ancien. Le résultat ? Une garde-robe intemporelle que l’on peut porter au quotidien. Sinon, j’aime beaucoup les boutiques Topolina et Graphie Sud, j’y trouve toujours mon bonheur. L’épicerie qui fait saliver : J’aime cuisiner, recevoir et partager. Tout près de chez moi, nous avons la chance d’avoir le Marché des Chefs. Haut lieu de la cuisine gastronomique, cette épicerie fait le bonheur des chefs les plus prestigieux d’Europe et est également ouverte aux particuliers. La tournée des artisans : J’apprécie beaucoup le travail de La Cordonnerie, rue du Tabellion. J’ai mes habitudes chez l’encadreur Cadr’art ; Stanislas travaille avec moi depuis longtemps, il est vraiment lié à l’atelier. Pour les peintures, je vais chercher mes couleurs à la Maison Lefebvre dans le bas de la ville. Enfin, je collabore Le resto pour voyager : Aglio e Olio, un petit restaurant italien familial, à quelques mètres de l’atelier. Il est tenu par une mère et ses deux filles. On y mange des pâtes, encore des pâtes et c’est très bon ! Pour continuer à voyager en Italie, j’aime aussi beaucoup le Petit Racines. Le bistro des copains : La Meilleure Jeunesse. L’accueil est charmant, j’aime la présentation avec de belles nappes et serviettes blanches. La viande y toujours un plaisir d’y aller. ● est très bonne, c’est E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 41 © Belga © Jean-Pierre_Gabriel
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Re-visitez Bruxelles À lire : Bruxelles au fil des pages Et si cet été si particulier était l’occasion de redécouvrir sa ville... depuis sa bibliothèque ? Pour (re)faire connaissance avec la capitale au fil des pages, découvrez notre sélection d’incontournables ! Bruxelles insolite et secrète : Loin d’être réservé aux touristes, ce livre devrait vous apprendre bon nombre d’anecdotes que vous ignoriez : un hôtel de passe où l’on peut brûler un cierge, un tronçon de la Senne reconstitué à Saint-Géry, une lecture franc-maçonnique du parc de Bruxelles, l’étonnante fontaine physionomique de Magritte, une cité-jardin oubliée à Forest ou encore de la spéléologie à la basilique de Koekelberg… Vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! Jonglez Bruxelles Art Déco : Voici 7 balades à réaliser à pied ou à vélo pour découvrir, dans différents quartiers, les multiples facettes de l’Art Déco et du Modernisme en architecture à Bruxelles. Partez à la rencontre d’architectes incontournables et plongez-vous dans une époque passionnante ! Très vite, vous deviendrez incollable sur ce patrimoine qui jalonne les rues de Bruxelles. Vous préférez l’Art nouveau ? Cette version existe également chez le même éditeur. Racine Bruxelles, Deux siècles et demi de parcs et jardins publics. 1775-2020 : Vous l’avez sûrement réalisé pendant le confinement, puisque vous êtes nombreux à les avoir recherchés : les parcs bruxellois foisonnent. Mais les connaissez-vous vraiment ? Cet ouvrage propose un regard inédit sur le paysage de la capitale, faisant découvrir, 42 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 sous la forme d’un panorama richement illustré, l’histoire tout à fait singulière de ses parcs et jardins. Une lecture au fil du végétal, on en redemande. CIVA Bruxelles Terrasses : Ah qu’il sera bon de retrouver les terrasses ! À l’ombre d’un parasol, dans un jardin ou sur un toit... Dès le retour des beaux jours, on a l’habitude de s’y précipiter et c’est toujours une joie de se retrouver au grand air autour d’une bonne bière ou d’un jus frais. Du grand restaurant à l’établissement plus modeste, René Judak nous dévoile ici les 60 meilleures terrasses de Bruxelles. C’est aussi l’occasion rêvée pour tester de nouvelles adresses… 180 Éd. Nouvelle histoire de Bruxelles : Enfin un livre qui rassemble les avancées les plus récentes dans les domaines de l’histoire de l’archéologie propres à Bruxelles. Il répond à des questions telles que : quelles langues parlaient les Bruxellois au Moyen Âge ? pourquoi le philosophe Érasme se plaisait-il tant à Anderlecht ? ou encore, combien de temps fallait-il, sous Charles Quint, pour qu’une lettre parvenir à Paris ? De quoi épater la galerie à coup sûr lors de votre prochain dîner ! Racine Bruxelles — Tome 1, Des Celtes aux ducs de Bourgogne : De quoi régaler les amoureux des bandes dessinées ! Voici l’histoire de Bruxelles résumée en trois tomes de docu-BD. Appuyés Re-visitez Bruxelles sur des faits avérés, des reconstitutions de lieux et des archives historiques, les différents tomes évoquent l’histoire de la ville et des Bruxellois, des origines à l’époque contemporaine. Ils s’accompagnent d’une documentation riche et précise. Petit à Petit Bruxelles, l’Histoire en histoires : Pour faire découvrir Bruxelles aux enfants, voici un petit ouvrage édité par la Région, qui leur présente la ville, sa culture et son histoire de manière ludique. Des origines du chicon à l’Art Nouveau, en passant par les œuvres de Bruegel et d’Hergé, les maisons de la Grand-Place et la Zinneke Parade. On peut aussi y apprendre quelques mots de Brusseleir et répondre à un Manneken-Quiz ! Pour les enfants de 10 à 110 ans. Karen Torosyan : Secrets et techniques d’un cuisinier orfèvre : Chef passionné, Karen Torosyan impose son talent hors pair au Bozar Restaurant, l’une des tables étoilées les plus renommées de la ville. S’il excelle dans la réalisation de pâtéscroûtes, sa créativité s’exprime aussi dans des recettes puisées dans la grande gastronomie française et la cuisine traditionnelle de son pays d’adoption, comme le pithiviers, le lapin à la kriek et l’huître au sarrasin. Dans cet ouvrage, vous découvrirez tous ses plus précieux secrets de cuisine. Flammarion Ma cuisine avec 4 ingrédients : Pascale Naessens est connue pour sa cuisine simple et saine. Avec ce livre, elle propose des recettes accessibles à tout un chacun. Elles sont classées selon le temps de préparation requis : prêt en 10, 15, 20 ou 25 minutes. Comme l’indique le titre, vous aurez besoin de 4 ingrédients, rien de plus. Des recettes rapides nécessitant peu de travail. À tester de suite ! Racine Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 43 Brussel’s Kitchen 2 – Les nouvelles adresses food & style : Auteur, photographe, mais avant tout entrepreneure, Chloé Roose parcourt la capitale à la recherche des meilleures adresses bruxelloises. Fondatrice de Brussels’ Kitchen, le site de référence absolue pour tout foodie bruxellois, elle contribue à hisser Bruxelles au rang de capitale de la gastronomie décalée, innovante et étonnante. Chroniqueuse à l’énergie débordante, Chloé nous renseigne LES nouvelles adresses coups de cœur de Bruxelles. Des endroits – répartis sur sep quartiers – qu’on aimerait garder pour soi et en même temps partager avec ses amis. Le livre est également composé d’interviews de personnalités de la scène food bruxelloise qui nous livrent leur parcours, mais aussi l’une de leurs meilleures recettes. Un livre à offrir et à s’offrir sans hésiter ! Racine taminets et cafés : La Ville de elles et Bruxelles Fabrique quent l'histoire et la fonction sociale des cafés, estaminets t autres caberdouches de Bruxelles. Ils jouent un rôle essentiel dans l'identité bruxelloise et évoluent avec elle. Les textes, la riche iconographie et les témoignages brossent un tableau de ces havres de rendez-vous, de conversation, d'émancipation des femmes et de créativité. Et quand l'amour s'embrase, ils deviennent des lieux d'intimité et de séduction. Bruxelles Fabrique ●
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Re-visitez Bruxelles Bruxelles comme l’aime Julien Vandeleene Julien Vandeleene est le créateur de BePark, la société bruxelloise qui a développé le concept de « parksharing » : la mise à disposition de parkings privés non utilisés. Entrepreneur, Julien a peu de temps devant lui. En bon épicurien, il n’hésite toutefois pas à ralentir pour dénicher les adresses les mieux cachées de la ville. J’ aime cette ville : elle incarne la mixité, qu’elle soit culturelle, Contrairement capitales eurolinguistique ou architecturale. à plusieurs péennes, c’est une métropole à taille humaine que l’on peut facilement s’approprier. Les Bruxellois sont spontanés, directs et pragmatiques. Ici, on ne fait pas de chichis et c’est ce qui fait le charme et la convivialité de la ville. Dévorer un livre dans le parc d’Egmont: Le parc d’Egmont est un lieu que j’affectionne tout particulièrement ; c’est le jardin idéal pour dévorer un livre. Je suis en grand lecteur, j’aime lire des parcours inspirants de grands entrepreneurs. Le dernier en date ? « Rework » de David Heinemeier Hansson et Jason Fried. C’est un livre sur l’entrepreneuriat bourré de conseils clés pour lancer sa boîte et la faire perdurer. L’ambassadeur, Pierre Marcolini: Pour incarner une capitale, il faut un rayonnement au-delà de nos frontières. Dans son secteur, Pierre Marcolini est l’ambassadeur idéal : c’est un grand entrepreneur qui a su sublimer le chocolat tout en créant sa propre marque éponyme. Il est aujourd’hui présent dans le monde entier. Cette marque, c’est plus que du chocolat, c’est une expérience client unique et exclusive. S’évader dans la réserve naturelle des Enfants Noyés: J’habite à Boitsfort ; je trouve la forêt de Soignes magique, et plus particulièrement la réserve naturelle des Enfants Noyés. Elle se compose d’une incroyable mosaïque d’étangs, de cours d’eau, de végétaux et d’animaux. Ce paysage bucolique est plus dépaysant que cer44 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 taines Ardennes belges. Quand on pense qu’on se trouve à seulement dix minutes du centre-ville, c’est encore plus fou. Ricciocapriccio, le meilleur italien de Bruxelles: Voilà une cuisine dont j’aurais du mal à me passer. Je suis un véritable aficionado de la cuisine italienne. Le meilleur italien de Bruxelles ? Ricciocapriccio, sans hésiter ! Un conseil : optez pour le lunch du midi et si vous avez de la chance, on vous servira en entrée un carpaccio de poulpe avec une délicieuse crème de cèpes ! ● E. Bv. SES COUPS DE CŒUR… La Buvette : C’est le restaurant hors du temps de Bruxelles, installé dans une ancienne boucherie de style Art déco. Si vous voulez un bon gastro convivial avec une cuisine moderne et efficace, c’est l’adresse idéale. La Maison des Vins : Mon caviste de la place Keym propose toujours une belle sélection. Vous trouverez aussi bien des grands noms que des belles découvertes. Privejoke : Une bonne adresse shopping près de la Grand-Place, ce multimarques propose une sélection pointue et des créateurs belges. L’établissement est même ouvert le dimanche après-midi ! © Bepark ©Luc Viatour Re-visitez Bruxelles Art et artisanat à l’honneur avec Lionel Jadot Mêler l’art et la matière, tel est le don du designer Lionel Jadot. Il a récemment ouvert Ateliers Zaventem, une ruche créative et avant-gardiste où une trentaine d’artisans de talent cohabitent avec brio. Pour observer son travail, rendez-vous au Jam Hotel, au Silversquare Triomphe, ou encore au Wolf, le food market bruxellois. Le plus beau panorama de Bruxelles : La vue au loin par ciel dégagé quand on descend la rue Théodore Verhaegen, à Saint-Gilles. Le meilleur moment ? Pendant la ‘golden hour’ ! Un lieu insolite : J’adore le charme désuet de la Galerie Ravenstein. Une sculpture d’Olivier Strebelle, L’Enlèvement d’Europe, y avait été placée dans le bassin. En 2006, le bronze a mystérieusement disparu... Le plus beau parc : Sans hésiter, le parc Tournay-Solvay : sauvage, brut et souvent méconnu. On y découvre petit à petit des dénivelés importants, un jardin à l’anglaise au sommet, une forêt plus naturelle sur les pentes et deux étangs dans la vallée… Un lieu idéal pour déconnecter. Le bistrot des copains : Calmos, c’est le nouveau bar à vin nature des copains par excellence ! Côté cuisine, on fait la part belle dans l’assiette aux produits du terroir, bio, de saison et issus de circuits courts. Le bar du soir : Le Café Flora. Lieu mythique du parvis de Saint Gilles, qui était abandonné depuis les années 80 et qui a enfin pu renaître de ses cendres. On boit quoi ? Tous les cocktails de la carte sont à tester… Le must ? La terrasse ensoleillée de plus de 120 places. La meilleure boulangerie : Boulengier, une boulangerie artisanale lancée par deux entrepreneurs passionnés : Christopher Moloughney et Marc Paeps. Ils ne travaillent qu’avec des farines bio ! Mention spéciale pour les couques artisanales. L’artisan incontournable bruxellois : Le fleuriste Thierry Boutemy. Il est l’homme qui habille de fleurs les tables de réception des plus grands. Connu et reconnu à Bruxelles et ailleurs, il a notamment collaboré avec la réalisatrice Sofia Coppola pour le film Marie-Antoinette. Il ne faut pas hésiter à pousser la porte de sa boutique, rue Vanderkindere. Une boutique inédite : Le concept-store Extra-Ordinaire du créateur Jean-Paul Lespagnard. Une boutique de cadeaux à offrir ou à s’offrir, qui propose une gamme de produits contemporains de mode, de design et d’artisanat, sourcés à travers le monde. Le musée ou la galerie d’art où l’on peut te trouver ? Au Musée Wiertz, consacré à l’artiste belge Antoine Wiertz, ou au MIMA. Côté galerie, j’aime beaucoup la galerie Maniera et la galerie OV. Le lieu idéal où se cultiver ? Dans tous les bookshops de la ville : Tropismes, Filigranes, la librairie Flagey, Peinture Fraîche, Cook&Book... J’adore les bandes dessinées ! ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 45 D.R. © Lydie Nesvadba
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Re-visitez Bruxelles De Saint-Géry à Anderlecht, avec Thierry Marion Thierry Marion est le fondateur et CEO de DB Group, une entreprise graphique bruxelloise au savoir-faire reconnu (qui imprime notamment Bruxelles Métropole). Avec un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros, la société a fêté ses 15 ans l’année dernière. L’occasion pour Thierry de démontrer que le papier est loin d’avoir dit son dernier mot. En pleins préparatifs, il nous livre ses bonnes adresses bruxelloises. Le quartier insolite : l’îlot Saint-Géry. J’ai eu l’occasion d’y faire une visite guidée et j’ai pu découvrir que les rues du quartier Saint-Géry sont jalonnées de coquilles de bronze qui symbolisent le pèlerinage de Compostelle, situé à 2200 km de Bruxelles. Ensuite, l’idéal, c’est de s’attabler au Roi des Belges avec une bonne bière. Le resto « gastro » pour un déjeuner d’affaires : Le Cinq à Anderlecht. On y va pour la modernité des assiettes et la fraîcheur des produits. Le chef, Jean-Michel Verzele, signe une cuisine gourmande et innovante. C’est pour moi le gastro idéal, avec un bon rapport qualité-prix, situé à deux pas de l’imprimerie. cuisines du centre qui restent ouvertes jusque tard. Le stop idéal après une pièce de théâtre ou un cinéma ! Le resto familial : Enjoy Brussels. Des produits savoureux, une carte efficace et une cuisine ouverte qui suscite d’emblée l’appétit. En prime, un bon rapport qualité/prix ! Un bistro « cool » avec les copains : La Gazzetta, près de l’avenue Louise. Ils ne prennent pas de réservations. La cuisine est ouverte, les produits sont directement importés d’Italie, les pâtes fraîchement découpées. C’est juste magnifique. Mention spéciale pour la carte des vins ! Le belgo-belge dont on ne se lasse pas : L’Ogenblik, une vraie institution des Galeries royales depuis 1969. Service professionnel, décor à l’ancienne et produits typiques belges. Bon à savoir : c’est une des seules 46 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Le meilleur ambassadeur de Bruxelles ? L’ambassadeur parfait pour Bruxelles à l’étranger, c’est Philippe Geluck ! Il est créatif et comique, il réussit à faire passer certains messages à travers ses BD du Chat. Elles sont quasi toutes traduites en plusieurs langues et distribuées à travers le monde. Une dernière en date : La Rumba du Chat, sortie il y a quelques jours. ● E. Bv. D.R. D.R. D.R. Re-visitez Bruxelles En pédalo ou en taxi, avec Chouna Lomponda Experte de la communication et des médias, Chouna Lomponda est une initiatrice de mouvements. Elle est la fondatrice de l’asbl Success DiverStory et de la campagne « De la réussite parmi vous », qui promeut les talents de personnalités issues de la diversité. La balade idéale : Sur l’eau, en pédalo au Bois de la Cambre, avec les enfants ! Si vous n’aimez pas le pédalo, vous pouvez opter pour la barque. Et pour finir, une pause désaltérante au Chalet Robinson. Le plus beau parc : Le Wolvendael, une zone forestière de 18 hectares remarquable par sa taille, par son relief tout en mouvement et par la beauté des paysages qu’elle dessine. Sa plaine de jeux est idéale pour une sortie en famille. Uccle. On y est accueilli avec le sourire, la patronne est très sympa ! Le resto qui fait voyager ? Le food truck Banane Plantain, une véritable plongée dans la culture culinaire afro-antillaise. Les plats africains et créoles sont accompagnés de riz parfumé au jasmin et de bananes plantain. Vous pourrez tester le makayubu, un poisson salé sur un lit de poivrons. Il se déplace un peu partout dans Bruxelles. Le resto gastro : Chez Isabelle Arpin, pour la finesse des plats avec le goût comme objectif principal. L’accueil est toujours très agréable. Et puis, les femmes se font rares dans ce milieu... alors, une cheffe étoilée aux commandes, on en redemande ! Le bistro des copains : Chez Richard (ci-dessus) – j’aime beaucoup cette ambiance de bistrot parisien. Le petit plus : sa terrasse aux jolies tables bleu ciel avec vue sur la place du Sablon. Un vrai lieu de convivialité où l’on croise toujours quelqu’un qu’on connaît. Le café du matin : En face de la Poste, un café à la déco cosy situé à Un commerce de bouche : Le boucher La Moutonnerie, trois générations d’amoureux de la viande et une équipe toujours aux petits soins, je recommande. Pour faire un cadeau original : La créatrice de bijoux Aurore Havenne. Elle travaille principalement l’or et l’argent et crée des pièces fines et intemporelles. On peut les trouver chez This Is Ernest. J’aime également la designer berlinoise Bojana Draca et son concept store Farrah Floyd. Un endroit à découvrir pour faire plaisir et se faire plaisir ! La galerie où l’on peut te trouver ? Pendant la foire d’art contemporain Accessible Art Fair à Bozar. Stéphanie Manassé, la fondatrice de l’événement présente depuis 13 ans une collection d’artistes souvent sous-représentés. C’est donc une belle occasion de découvrir des artistes émergents peu visibles… Le lieu pour comprendre Bruxelles ? Le taxi ! Je suis tombée plusieurs fois sur des conducteurs de taxi qui m’ont raconté des anecdotes bruxelloises incroyables. Des trajets qui nous apprennent des histoires qui ne figurent dans aucun manuel. Le lieu idéal ou se cultiver : Swa Linga, une plateforme d’éducation en ligne qui permet l’apprentissage des deux langues les plus parlées d’Afrique, swahili et lingala, et d’améliorer votre culture générale sur le Congo, l’Afrique et ses peuples. ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 47 © Brussels’ Kitchen D.R.
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Re-visitez Bruxelles Community En ville comme au jardin : Marguerite de Crayencour Après des études de droit et une année au Barreau de Bruxelles, Marguerite de Crayencour prend conscience qu’elle n’est pas là où elle devrait être. Un court séjour entre amis à la ferme biologique du Bec Hellouin la décide à tout arrêter et à se former pendant près de trois ans en agriculture biologique et plantes aromatiques. Aujourd’hui, elle est à la tête du Jardin des Sens, où elle cultive plus d’une cinquantaine de variétés de fleurs comestibles. M arguerite travaille et collabore avec plusieurs restaurants bruxellois, l’occasion pour nous de l’interroger sur ses bonnes adresses culinaires… Le resto pour voyager : Mumtaz. Franchissez la porte de ce restaurant ixellois et, en un clin d’œil, l’Inde et ses saveurs s’invitent à votre table ! Le poulet tikka massala est la spécialité de la maison. Pour les végétariens, je conseille le dhal de lentilles avec le riz royal, une tuerie ! Service rapide et bon rapport qualité/prix. La cantine idéale : l’italien Nuovo Rosso (en photo), où l’on vous propose, sur la table, les plats dans la poêle. La carbonara aux asperges et la pasta al ragù font partis des classiques de la maison. La cuisine est juste et savoureuse. Plaisir garanti ! asiatique devrait vous plaire. Le chef a décidé de miser sur une cuisine aux influences variées, et notamment chinoises, à travers une carte courte et efficace. La meilleure ambassadrice : Chloé Roose ! En sept ans, elle a su s’imposer comme la référence food à Bruxelles. Son blog, Brussels Kitchen, répertorie les meilleures adresses où manger à Bruxelles. Elle vient tout juste de publier son deuxième guide papier, à retrouver aux éditions Racine. Le resto des copains : Old Boy, sans hésiter ! Pour moi, c’est l’une des meilleures adresses de Bruxelles ! Si vous aimez découvrir de nouvelles saveurs, cette cantine 48 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 La boutique branchée : Kure (ci-dessous), un concept store bruxellois parfait pour admirer les vêtements haut de gamme de différentes marques internationales, en stock limité. Difficile de ne pas craquer pour une pièce… ● E. Bv. D.R. © Brussels’ Kitchen D.R. Re-visitez Bruxelles La ville sous le regard de Kristiaan Borret Kristiaan Borret entame un deuxième mandat de maître-architecte à Bruxelles. Gantois d’origine, il se considère véritable Bruxellois, « parce que j’ai décidé de venir habiter ici, il y a 30 ans. On pourrait croire qu’un urbaniste veut voir régner l’ordre partout, mais je suis surtout fasciné par les aspects inachevés et bruts qui rendent Bruxelles si authentique dans sa diversité et sa complexité. » Son endroit favori ? Les environs de la place Albert, près de l’Altitude Cent à Forest. J’y passe tous les jours, à 100 m au-dessus du niveau de la mer. Le prémétro qui vient de la ville fait surface après la station Albert, comme dans un autre monde, avec une vue sur tout Bruxelles et même le Pajottenland, par beau temps. Une impression d’espace, avec le Parc de Forest devant vous et la ville fébrile dans le dos. J’aime cette combinaison. Le jeudi soir, je passe par un petit marché, sur le chemin vers la maison. Un environnement agréable qui fait ressentir la ville. Sa bonne adresse pour les tartelettes portugaises ‘pastéis de nata’ ? Il y a débat quant à la meilleure adresse. Je plaide pour Forcado, près du musée Horta. Les partisans de Garcia, dans le quartier portugais, estiment Forcado trop branché et trop nouveau. Je le trouve pourtant tout aussi authentique. Sa boutique de vêtements favorite ? A.P.C., une enseigne française où je me fournis régulièrement depuis les années 80. A.P.C. a depuis peu deux points de vente à Bruxelles : près de la place Brugmann et dans la rue Dansaert. Les boutiques sont aménagées par l’architecte français Laurent Deroo, reconnaissable à la superbe finition qui combine bois, cuir et laiton. Cela ne l’empêche pas de créer un concept sur mesure pour chaque site. Pour moi, chaque magasin A.P.C. est une découverte architecturale. Ses magasins d’alimentation préférés ? De bons boulangers tels que Matinal, C’est Si Bon, Charli ou Boulengier (photo ci-contre). Des petits entrepreneurs indépendants et très typés. Nous pensions ces commerces disparus à jamais, mais en tant qu’urbaniste, je me réjouis de leur retour. Les petites entreprises locales et spécialisées contribuent à la diversité de la ville. C’est chez le poissonnier Noordzee que je trouve les meilleures raies. Et je passe chez Corica pour acheter trois paquets de café et déguster un expresso. La culture qui l’attire ? Le coronavirus m’a obligé à renoncer à une série de spectacles et d’expositions. Une expo de l’artiste Wolfgang Tillmans au Wiels, le Kunstenfestivaldesarts et sa moisson toujours innovante répartie sur différents sites à Bruxelles, et enfin, un spectacle de danse sur les Variations Goldberg de Bach, au Kaaitheater. Vous pourrez en déduire mes préférences culturelles. ● P.V.D. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 49 © Frederik Hamelynck D.R.
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Région bruxelloise 65 1 2 70 31 50 3 22 27 4 66 54 51 21 41 71 Centre-ville : pp. 52-53 32 68 63 34 6 28 5233 24 8 9 72 10 25 61 11 56 57 62 42 47 69 12 43 29 58 26 14 44 53 30 15 16 49 45 17 18 19 20 48 13 Ixelles, ChâtelainBrugmann et Haut Saint-Gilles pp. 54-55 36 59 60 7 37 40 67 35 5 39 38 64 23 46 55 50 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 BALADE & FLÂNERIE 1. Bois du Laerbeek 2. Parc Roi Baudouin 3. Moeraske 4. Parc Josaphat 6. Parc Léopold 7. Parc de Woluwe 30. Charlotte Café p.26 p.12 p.39 pp.38, 39 5. Place des Chasseurs Ardennais p.31 p.30 p.31 8. La Pousse Qui Pousse p.12 Sq. G. Van Caulaert 4, B-1060 9. Rue Théodore Verhaegen p.45 10. Parc de Forest 11. Altitude Cent 12. Bois de la Cambre 13. Rouge-Cloître 14. Parc du Wolvendael 15. Kriekenput 16. Kauwberg p.49 p.49 p.47 p.32 p.47 p.21 p.21 17. Etangs des Enfants Noyés p.44 18. Parc Tournay-Solvay pp.4, 45 19. Coin du Balai p.21 20. Forêt de Soignes pp.29, 40 SPORT 21. Piscine Louis Namêche p.12 Rue Van Kalck 93, B-1080 BARS & CAFÉS 22. Boentje Café Place Colignon 18, B-1030 23. Café 1030 Dieweg 2, B-1180 RESTAURANTS 31. La Carretta p.36 52. Boulengier pp.45, 49 Av. Jean Volders 11, B-1060 53. Maison Barat p.26 Rue des Wallons 65, B-1090 32. La Paix p.10 Rue Ropsy Chaudron 49, B-1070 33. Holy Smoke p.36 Av. de la Porte de Hal 9/10, B-1060 34. Kamilou p.40 Rue de l’Industrie 10, B-1000 35. Le Mezze p.39 Chaussée de Louvain 228, B-1000 36. Eccetera p.30 Chaussée de Wavre 402, B-1040 37. Origine pp.36, 40 Rue Général Leman 36, B-1040 38. Le Max Av. Emile Max 87, B-1030 39. Le Coq en Pâte Tomberg 259, B-1200 40. Sanzaru p.38 p.39 p.32 Av. de Tervueren 292, B-1150 41. Le Cinq p.46 Av. Emmanuel Mounier 5, B-1202 42. La Maison du Sushi p.13 Rue Vanderkindere 419, B-1180 43. Yagura p.21 Chaussée de Waterloo 814, B-1180 44. Les Petits Bouchons p.6 p.38 p.39 Av. Jan Stobbaerts 100, B-1030 24. Café Flora p.45 Parvis de Saint-Gilles 16A, B-1060 25. Bar du Matin p.21 Chaussée d’Alsemberg 172, B-1195 26. En face de la Poste p.47 Rue du Postillon 15, B-1180 BISTROS & BRASSERIES 27. La Buvette Sint-Sebastiaan p.39 Av. Ambassadeur Van Vollenhoven 1, B-1030 28. Friture René pp.10, 12 Place de la Résistance 14, B-1070 29. Chalet Robinson p.47 Sentier de l’Embarcadère 1, B-1000 Chaussée d’Alsemberg 832, B-1180 45. Le Chalet de la Forêt pp.4, 34-35, 44 Drève de Lorraine 43, B-1180 CAVISTES & BARS À VINS 46. Copain Av. Rogier 262, B-1030 47. Tortue Rue Edith Cavell 34, B-1180 48. La Maison des Vins Rue du Loutrier 3, B-1170 49. Chai et Bar p.21 Place de Saint-Job 34, B-1180 SHOPPING – FOOD 54. Bees Coop Rue Van Hove 19, B-1030 55. Great Market p.38 p.31 Chaussée de Louvain 650, B-1030 56. Julien Hazard Affineur p.13 Rue Vanderkindere 137, B-1180 57. Maison Petré p.20 Rue Edith Cavell 1, B-1180 58. La Moutonnerie p.47 Rue Xavier De Bue 69, B-1180 SHOPPING - MODE, DESIGN & AUTRES 59. Be creative by Schleiper p.4 Rue de l’Etang 63, B-1040 60. Cadr’art p.41 Av. de la Chasse 68, B-1040 61. Topolina Rue Darwin 5, B-1190 62. Thierry Boutemy p.41 p.45 Rue Vanderkindere 375, B-1180 SHOPPING – LIBRAIRES 63. Filigranes Av. des Arts 39, B-1040 64. Cook&Book pp.4, 45 p.45 Place du Temps Libre 1, B-1201 SORTIES, THÉÂTRE & CINÉMAS 65. Serres Royales de Laeken p.13 Av. du Parc Royal 61, B-1020 66. Kaaitheater p.49 p.38 p.20 p.44 p.13 Chaussée de Waterloo 1469, B-1180 BOULANGERIES 50. Pâtisserie Sirre p.26 Place Reine Astrid 9, B-1090 51. C’est si bon pp.12, 49 Quai des Charbonnages 46, B-1080 Square Sainctelette 20, B-1000 67. Théâtre Le Public Rue Braemt 64/74, B-1210 68. Foire du Midi p.39 p.19 Boulevard du Midi, B-1000 CULTURE, VISITES & MUSÉES 69. Théâtre de Poche p.39 Chemin du Gymnase 1A, B-1000 70. Train World p.39 Place Princesse Elisabeth 5, B-1030 71. MIMA p.45 Quai du Hainaut 41, B-1080 72. Wiels pp.4, 49 Av. Van Volxem 354, B-1193
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Centre-ville 34 76 67 17 46 28 55 18 57 58 59 68 19 51 20 60 3 4 72 21 3970 62 63 6 23 79 41 27 53 33 31 54 32 42 11 74 64 14 75 16 15 66 45 13 44 65 43 12 10 9 82 7 80 81 25 26 40 5 78 24 73 38 61 71 52 48 30 22 2 29 47 36 50 77 69 37 1 49 35 56 8 52 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 BALADE & FLÂNERIE 1. Quartier des Quais 29. Noordzee p. 20 2. Galeries Royales SaintHubert p. 21 3. Îlot Saint-Géry pp. 26, 46 4. O Lion d'Or p. 36 Place Saint-Géry 21-22, B-1000 5. Grand-Place pp. 14, 26, 390 6. Manneken Pis 7. Galerie Ravenstein 8. Parc Royal p. 31 p. 45 p. 4 9. Jardin des Sculptures p. 41 Rue de la Régence 5, B-1000 10. Rue de Namur p. 19 11. Quartier du Sablon pp. 6, 18, 19, 30 12. Square du Petit Sablon p. 41 p. 44 13. Parc d'Egmont 14. Place Poelaert pp. 6, 31 15. Palais de Justice de Bruxelles p. 21 16. Quartier des Marolles pp. 6, 19, 32, 39 BARS & CAFÉS 17. Walvis 18. Chicago Café Rue Antoine Dansaert 6, B-1000 20. Le Roi des Belges pp. 6, 29, 49 Place Sainte-Catherine 50, B-1000 30. Arcadi p. 30 Rue d'Arenberg 1B, B-1000 31. Dai Puponi Rue des Minimes 2, B-1000 33. Les Brigittines p. 13 Rue de Rollebeek 21, B-1000 32. Chez Richard p. 47 p. 10 Place de la Chapelle 5, B-1000 RESTAURANTS 34. Barge Boulevard d'Ypres 33, B-1000 35. Pampas Rodizio Place Sainte-Catherine 15, B-1000 36. Nona SHOPPING – FOOD 49. Pipaillon 68. Passa Porta p. 20 Quai au Bois à Brûler 11, B-1000 50. L’Atelier Dierendonck p. 29 Rue Sainte-Catherine 24, B-1000 51. Corica p. 49 Rue du Marché aux Poulets 49, B-1000 52. Chocolaterie Mary p. 6 p. 26 pp. 24-25 Rue Sainte-Catherine 17/19, B-1000 37. Le Wolf Rue du Fossé aux Loups 50, B-1000 38. L’Ogenblik p. 12 Rue Antoine Dansaert 209, B-1000 p. 40 Rue de Flandre 45, B-1000 19. L’Archiduc p. 21 p. 46 Rue Jules Van Praet 35,B-1000 21. The Big Game Rue Henri Maus 5, B-1000 22. À la Mort Subite p. 22 p. 22 Rue Montagne aux Herbes Potagères 7, B-1000 23. Poechenellekelder p. 31 Rue du Chêne 5, B-1000 24. BrewDog p. 26 Putterie 20, B-1000 25. Café Victor p. 4 Rue Ravenstein 23, B-1000 26. La Pharmacie Anglaise p. 40 Coudenberg 66, B-1000 27. Café Pastel p. 36 Rue de Rollebeek 2, B-1000 BISTROS & BRASSERIES 28. Brussels Beer Project p. 12 Rue Antoine Dansaert 188, B-1000 Borgval 7, B-1000 40. MIM Restaurant p. 40 p. 46 Galerie des Princes 1, B-1000 39. Horia Rue Montagne de la Cour 2, B-1000 41. Comme chez Soi p. 12 p. 31 p. 14 Place Rouppe 23, B-1000 42. Au Vieux Sain-Martin p. 41 Place du Grand Sablon 38, B-1000 43. Senzanome p. 4 Place du Petit Sablon 1, B-1000 44. Enjoy Brussels p. 46 Boulevard de Waterloo 22, B-1000 45. Les Larmes du Tigre p. 14 Rue de Wynants 21, B-1000 CAVISTES & BARS À VINS 46. Bar du Canal Rue Antoine Dansaert 208, B-1000 BOULANGERIES 47. Charli p. 4 Galerie de la Reine 36, B-1000 53. Pierre Marcolini pp. 10, 14 Rue des Minimes 1, B-1000 54. Wittamer p. 14 Place du Grand Sablon 6-12-13, B-1000 SHOPPING - MODE, DESIGN & AUTRES 55. This Is Ernest p. 47 Rue de Flandre 57, B-1000 56. La Coutellerie du Roi p. 22 Passage du Nord 27, B-1000 57. Stijl p. 29 Rue Antoine Dansaert 74, B-1000 58. A.P.C. Rue Antoine Dansaert 60, B-1000 59. Farrah Floyd p. 49 p. 47 Rue du Vieux Marché aux Grains 39, B-1000 60. Plantes pour Tous (aux Halles Saint-Géry) p. 26 Place Saint-Géry 1, B-1000 61. Extra-Ordinaire pp. 29, 45 Rue des Bouchers 37A, B-1000 62. Maison Lefebvre p. 41 Rue du Midi 25, B-1000 63. Privejoke pp. 39, 44 p. 12 Rue du Marché au Charbon 76, B-1000 64. La Vaisselle au Kilo p. 14 Rue Haute 124,B-1000 65. Kure p. 48 Boulevard de Waterloo 13A, B-1000 66. Fratelli Rossetti Boulevard de Waterloo 65, B-1000 pp. 34, 49 Rue Sainte-Catherine 34, B-1000 48. Le Pain Quotidien p. 18 Galerie de la Reine 11, B-1000 SHOPPING – LIBRAIRES 67. Waterstones p. 12 Boulevard Adolphe Max 71/75, B-1000 Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 53 p. 14 Rue Antoine Dansaert 46, B-1000 69. Sterling Books p. 12 p. 12 Rue du Fossé aux Loups 23, B-1000 70. Brüsel p. 18 Boulevard Anspach 100, B-1000 71. Tropismes pp. 18, 21, 39, 45 Galerie des Princes 11, B-1000 SORTIES, THÉÂTRE & CINÉMAS 72. Cinéma Palace p. 12 Boulevard Anspach 85, B-1000 73. Cinéma Aventure p. 12 Rue des Fripiers 15, B-1000 74. Brussels Chopin Days (au Conservatoire de Bruxelles) p. 40 Rue de la Régence 30, B-1000 75. Tram Expérience p. 14 Départ Place Poelaert, B-1000 CULTURE, VISITES & MUSÉES 76. KVS p. 30 Quai aux Pierres de Taille 7, B-1000 77. La Monnaie p. 30 Place de la Monnaie, B-1000 78. Musée Mode & Dentelle p. 29 Rue de la Violette 12, B-1000 79. Galerie Maniera Place de la Justice 27-28, B-1000 80. Bozar p. 45 pp. 4, 12, 30 Rue Ravenstein 23, B-1000 81. Cinematek p. 30 Rue Baron Horta 9, B-1000 82. Musées Royaux des BeauxArts p. 20 Rue de la Régence 3, B-1000
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Ixelles, Châtelain-Brugmann et Haut Saint-Gilles 21 80 52 20 19 8 61 41 62 81 25 26 11 82 27 42 13 31 48 47 30 67 43 49 68 69 35 37 77 38 76 71 70 6 34 59 60 50 16 36 5 84 85 15 7 40 17 18 79 51 45 39 86 72 64 75 4 55 32 33 44 56 65 66 3 88 57 63 10 58 28 73 29 83 74 2 14 46 12 54 53 9 22 23 24 1 78 87 54 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 BALADE & FLÂNERIE 1. Matonge 2. Place Flagey 24. Inzia p. 19 p. 19 pp. 18-19 3. Étangs d'Ixelles pp. 26, 30 4. Place du Châtelain p. 29 5. Quartier LepoutreBrugmann 6. Parc Tenbosch pp. 19, 29, 36 7. Abbaye de la Cambre p. 26 SPORT 8. Aspria Brussels p. 14 Av. Louise 71B, B-1050 9. Piscine d'Ixelles Rue Borrens 33, B-1050 BARS & CAFÉS 11. Martine Chaussée de Charleroi 80, B-1060 BISTROS & BRASSERIES 12. La Gazzetta Rue de la Longue Haie 12, B-1050 13. Le 203 p. 30 Rue de la Natation 10, B-1050 10. Corpus Studios p. 30 p. 20 Rue de la Paix 37, B-1050 25. Tero pp. 6, 16-17 Rue Saint-Bernard 1, B-1060 26. Dolce Amaro 27. Rouge Tomate Av. Louise 190, B-1050 28. Le Petit Racines Chaussée de Vleurgat 25, B-1050 30. La Buvette 31. Dam Sum p. 4 Chaussée de Charleroi 115/117, B-1060 pp. 8-9 p. 41 Chaussée d'Ixelles 347, B-1050 29. Aglio e Olio p. 41 p. 44 Chaussée d'Alsemberg 108, B-1060 p. 18 Parvis de la Trinité 11, B-1060 32. Ricciocapriccio p. 29 Rue Américaine 90, B-1050 33. Café Garage Declercq p. 13 Rue du Page 46, B-1050 34. L’Intemporelle pp. 14, 46 p. 10 Chaussée de Waterloo 203, B-1060 14. My Tannour Rue de la Brasserie 98, B-1050 15. La Meilleure Jeunesse p. 41 Rue de l'Aurore 58, B-1050 16. Callens Café p. 26 Av. Louise 480, B-1050 17. La Mirabelle p. 19 Chaussée de Boondael 459, B-1050 18. La Bastoche Chaussée de Boondael 473, B-1050 RESTAURANTS 19. Nuovo Rosso Rue Bosquet 62, B-1060 20. Al Piccolo Mondo Rue Jourdan 19, B-1060 21. Mumtaz Chaussée de Wavre 64, B-1050 22. Au Soleil d'Afrique p. 31 Rue Longue Vie 10, B-1050 23. Kip Kot p. 32 Rue de la Paix 22, B-1050 pp. 31, 32 p. 31 p. 20 Av. Louis Lepoutre 114, B-1050 35. Le Toucan Sur Mer p. 13 Av. Louis Lepoutre 17, B-1050 36. Old Boy p. 48 Rue de Tenbosch 110, B-1050 37. Kamo p. 29 Chaussée de Waterloo 550A, B-1050 38. Le Garage à Manger p. 36 Rue Washington 185, B-1050 39. Isabelle Arpin p. 47 Av. Louise 362, B-1050 40. Nonbe Daigaku p. 6 Av. Adolphe Buyl 31, B-1050 CAVISTES & BARS À VINS 41. Mig's World Wine p. 22 Chaussée de Charleroi 43, B-1060 42. Calmos p. 45 Rue de Tamines 1, B-1060 43. Jane's p. 48 p. 19 p. 48 p. 29 Chaussée de Waterloo 393, B-1050 44. Tarzan p. 21 Rue Washington 59, B-1050 45. Le Bain des Dames p. 6 Chaussée de Vleurgat 186, B-1050 BOULANGERIES 46. Pastelaria Garcia p. 44 49. Matinal 47. Hopla Geiss p. 6 Chaussée d'Alsemberg 105, B-1060 48. Forcado Pastelaria pp. 19, 49 Chaussée de Charleroi 196, B-1060 pp. 20, 49 Rue Franz Merjay 6, B-1050 50. Eric Kayser Chaussée de Waterloo 656, B-1050 51. Chambelland p. 22 Av. de l'Université 42, B-1050 SHOPPING – FOOD 52. Buddy Buddy p. 13 70. Graphie Sud p. 41 Rue Berkendael 195, B-1050 71. Scènes de Ménage Place Georges Brugmann 4, B-1050 72. Papillon p. 4 p. 19 Chée de Boondael 244, B-1050 SHOPPING – LIBRAIRES 73. Librairie Ptyx p. 30 Rue Lesbroussart 39, B-1050 74. Librairie Flagey Pl. E. Flagey 29, B-1050 75. Peinture Fraîche pp. 4, 18, 45 p. 6 Rue des Drapiers 10, B-1050 53. L’Atelier du Boucher p. 6 Place Fernand Cocq 8, B-1050 54. Hasymar Fish p. 6 Rue Malibran 71, B-1050 55. Tan Rue du Bailli 73, B-1050 57. La Septième Tasse p. 4 Rue de l'Aqueduc 95, B-1050 56. Antichi Sapori p. 19 p. 4 Rue du Bailli 37, B-1050 58. Le Marché des Chefs p. 41 Rue Lens 38, B-1050 59. Marché bio de la place Brugmann p. 20 60. Le Plateau du Berger p. 22 Chaussée de Waterloo 589, B-1050 SHOPPING - MODE, DESIGN & AUTRES 61. Serneels Av. Louise 69, B-1050 62. No Concept Av. Louise 94C, B-1050 63. Parfums d'Ambre Rue du Bailli 45, B-1050 64. Rose Rue Gachard 77, B-1050 66. Studio Isabelle de Borchgrave p. 14 p. 29 p. 26 p. 4 Rue de l'Aqueduc 56, B-1050 65. Limelight p. 41 p. 41 Chaussée de Vleurgat 73/A, B-1050 67. La Cordonnerie p. 41 Rue du Tabellion 82, B-1050 68. Cachemire Coton et Soie p. 29 p. 49 Av. de la Couronne 75, B-1050 Rue Franz Merjay 53, B-1050 69. Eva Velasquez Rue Franz Merjay 56, B-1050 p. 41 SORTIES, THÉÂTRE & CINÉMAS 78. Théâtre Varia Rue du Tabellion 10, B-1050 76. Candide Pl. G. Brugmann 2, B-1050 77. Pêle-Mêle p. 29 p. 36 Chée de Waterloo 566, B-1050 p. 45 p. 30 Rue du Sceptre 78, B-1050 79. Kings of Comedy Club p. 31 Chée de Boondael 489, B-1050 CULTURE, VISITES & MUSÉES 80. Musée Wiertz p. 45 Rue Vautier 62, B-1050 81. La Forest Divonne p. 13 Rue de l'Hôtel des Monnaies 66, B-1060 82. La Patinoire Royale - Galerie Valérie Bach p. 29 Rue Veydt 15, B-1050 83. Flagey p. 30 Place Sainte-Croix, B-1050 84. OV Project Room p. 45 Rue Van Eyck 57, B-1050 85. Galerie Didier Claes p. 19 Rue de l'Abbaye 14, B-1050 86. Musée des Enfants p. 13 Rue du Bourgmestre 15, B-1050 87. Villa Empain pp. 6, 20 Av. F. Roosevelt 67, B-1050 HÉBERGEMENT 88. La Maison Flagey p. 40 Av. du Général de Gaulle 39, B-1050
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Beci Community DEMANDES D’ADMISSION PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION Bati-Belgica SPRL, Oude Haachtsesteenweg 59 - 1831 Mechelen del. : Malaj Drilon Boutuil Fayza pp, Kesterbeekbos 18 - 1501 Halle del. : Fayza Boutuil BrightKnight SA, Place Charles Rogier 11 - 1210 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique, 62020 - Conseil informatique del. : Vincent Cardon Cebo Voyages srl, Avenue Daudet 5 - 1300 Wavre Code Nace : 79120 - Activités des voyagistes del. : Cécile Bonnyns Co-oking SPRL, Rue Charles Quint 49 - 1000 Bruxelles del. : Véronique Flammang Coforis pp, G. Demeurslaan 18 - 1654 Beersel Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Karima Dahdouh Comsa (Communication pour le Service Associatif) ASBL, Avenue Commandant Lothaire 70 - 1040 Bruxelles del. : Raymond Goyeau-Laurens Delzona Guitars , Rue de Bosnie 149 - 1060 Bruxelles del. : Didier Puttemans EnergoTec SPRL, Rue de l'Hospice Communal 84 - 1170 Bruxelles Code Nace : 43222 - Installation de chauffage, de ventilation et de conditionnement d'air, 46693 - Commerce de gros de matériel électrique, y compris le matériel d'installation, 47540 - Commerce de détail d'appareils électroménagers en magasin spécialisé del. : Leisy Chavez European Painting Partners ASBL, Rue Jacques de Lalaing 4 - 1040 Bruxelles Code Nace : 94110 - Activités des 56 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 organisations patronales et économiques del. : Helmut Schulz Exhibit International SA, Avenue de Messidor 186 bte 22 - 1180 Bruxelles Code Nace : 74105 - Décoration d'étalage del. : Sigmund Galle F.Initiatives SPRL, Rue Harenheyde 57 - 1130 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Jean-Charles Carrot Dulac FeelArt SPRL, Avenue Emile de Beco 60 - 1050 Bruxelles Code Nace : 47770 - Commerce de détail d'articles d'horlogerie et de bijouterie en magasin spécialisé, 47787 - Commerce de détail d'objets d'art neufs en magasin spécialisé, 47791 - Commerce de détail d'antiquités en magasin del. : Juliette Greindl FrencHoly , Boulevard d'Anvers 40 - 1000 Bruxelles del. : Olivier Dierickx Girardi Vincenzo (Learningbytesize) pp, Avenue Wolvendael 113 boîte 4 - 1180 Bruxelles Code Nace : 61900 - Autres activités de télécommunication, 62090 - Autres activités informatiques del. : Vincenzo Girardi Intersourcing SA, Rue Abbé Cuypers 3 - 1040 Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers, 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet del. : Jean-Sébastien Vierendeel Ismail Aazzani pp, avenue Charles Woeste 105 - 1090 Bruxelles del. : Ismaïl Aazzani ITBM Consulting , Chaussée de Gand 455/E - 1080 Bruxelles del. : Marthe Blanche Loneban La Forge SPRL, Rue Blaes 135 A - 1000 Bruxelles Code Nace : 47112 - Commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire (surface de vente < 100m²), 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Diane Derutter LBS (Legal Business Solutions) SPRL, St. Jansstraat 27 - 9220 Hamme Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 78100 - Activités des agences de placement de main-d'oeuvre del. : Dominique Fostier Louise Services SPRL, Rue Veydt 74 - 1050 Bruxelles Code Nace : 45206 - Lavage de véhicules automobiles, 49390 - Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a., 78100 - Activités des agences de placement de main-d'oeuvre del. : Charlotte Baut MG Paints & Project, Chaussée de Ninove 64 - 1400 Dilbeek Code Nace : 41201 - Construction générale de bâtiments résidentiels, 43341 - Peinture de bâtiments, 43995 - Travaux de restauration des bâtiments del. : Manuel Zuritaz Garcia Nemesis , Rue de Belgrade 13 bte 7 - 1190 Bruxelles del. : Sydney Funck Optilife SPRL, Rue de la Cambre 119 - 1150 Bruxelles Code Nace : 64200 - Activités des sociétés holding del. : Francis Coulonval Pink Bay , Place Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace : 69201 - Activités des experts-comptables et des conseils fiscaux del. : Steven Peeters Purple Leaves Unipessoal LDA, Rua Prof. Bento de Jesus Caraça Lote 21 C - 2860-483 Moita, PT del. : Jeanne Muvira Beci Community See Me ASBL, Avenue du Roi-Soldat 118 - 1070 Bruxelles Code Nace : 56290 - Autres services de restauration del. : Imane El Kart Sela Lena pp, avenue Guillaume Stassart 1 Bte 27 - 1070 Bruxelles Code Nace : 46170 - Intermédiaires du commerce en denrées, boissons et tabac, 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers, 47112 - Commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire (surface de vente < 100m²) del. : Emile Sela Lena Selres SPRL, Rue Abbé Cuypers 3 - 1040 Bruxelles del. : Selcuk Gülhan Seventh Armada Ltd., Migaa Estate 51665 - Nairobi 00100 - 51665 KE del. : Gady Migisho Rudasumbwa Shoe Shine And More (ESSA) AISBL, Rue Baron de Castro 88 - 1040 Bruxelles del. : Marcello Faraggi Stefaan Jonckheere pp, Boulevard Saint-Michel 20 - 1150 Bruxelles del. : Stefaan Jonckheere Stephan Debusschere & Associés SCS, Chaussée de Bruxelles 327 bte 10 - 1190 Bruxelles Code Nace : 58190 - Autres activités d'édition, 59113 - Production de films autres que cinématographiques et pour la télévision, 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Stephan Debusschere The Profile Group SA, Boulevard Louis Schmidt 54 - 1040 Bruxelles Code Nace : 7810001 - Recherche, sélection, orientation et placement de personnel à l'intention de l'employeur ou du demandeur d'emploi: formulation des descriptions de postes; sélection et examen des cand.; vérif. réf. del. : Andrew Simmonds Tojahova Ventures, 211 Marwa Road, Satelite Town - 1234 Lagos, NI del. : Anthony Tochukwu Igbokwe Tokvil , Avenue Paul Deschanel 120 - 1030 Bruxelles del. : Tanguy De Lestré Western Union Business Solutions SA, 5/6 Place de l'Iris - 92095 La Défense del. : Jonathan O'Neill Winslow Mia pp, Rue de la Réforme 23 - 1050 Bruxelles del. : Katarina Winslow Assemblée générale Assemblée générale BECI – Union des Entreprises de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI – Union des Entreprises de Bruxelles qui se tiendra dans les salles de réunion du 500, Avenue Louise à 1050 Bruxelles le mercredi 7 octobre 2020 à 16h30. Ordre du jour • Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 2 octobre 2019 • Rapport du Conseil d'Administration • Rapport du Commissaire-réviseur • Approbation des comptes pour l'exercice 2019-2020 • Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2020-2021 • Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur • Conseil d’Administration : nominations et démissions • Nomination du Commissaire-réviseur • Allocution du Président Marc Decorte, Président BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise à 1050 Bruxelles (salles de réunion) le mercredi 7 octobre 2020 à 16 h Ordre du jour • Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 2 octobre 2019 • Rapport du Conseil d'Administration • Rapport du Commissaire-réviseur • Approbation des comptes pour l'exercice 2019-2020 • Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2020-2021 • Décharge aux Administrateurs et Commissaire-réviseur • Conseil d’Administration : nominations et démissions • Nomination du Commissaire-réviseur • Allocution du Président • Attribution de la Médaille de BECI – Chambre de Commerce de Bruxelles Marc Decorte, Président Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 57

2020.06 Brussel Metropool


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“Ook in onzekere tijden houdt ons beheer de juiste koers aan.” In deze woelige tijden op de markten is het geruststellend dat u het beheer van uw vermogen kunt toevertrouwen aan een bank die steevast principes hanteert die hun deugdelijkheid al hebben bewezen: behoedzaamheid, nauwkeurigheid en een langetermijnvisie. Neem contact op met onze experten in Gent Tel.: 09 244 00 48 www.banquedeluxembourg.be 2 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Banque de Luxembourg, naamloze vennootschap – Bijkantoor in België – Terhulpsesteenweg 120, B-1000 Brussel. RCS Luxembourg B5310. BTW BE 0830.227.057 – RPR Brussel. WOORD VOORAF Een zomer in Brussel Beste lezer, Na twee maanden onderbreking wegens overmacht, keert Brussel Me een heel bijzonder nummer, resoluut anti-crisis, Brussels en optimis De afgelopen twee maanden zijn voor velen onder ons een verschrikk geweest. De covid-19 epidemie haalde ons privéleven, ons beroep en onz overhoop. We beseffen dat de crisis niet voorbij is en dat haar duur en omv toekomst zware gevolgen zullen blijven hebben. Beci stelde zich in slagorde op. We hebben er eerst voor gezorgd in contac de ondernemingen, naar hen te luisteren en inzicht te krijgen in uw behoe dit gedaan via virtuele CEO meetings, enquêtes en een eerstelijns eenheid om de mees dringende behoeften te beantwoorden. Namens de bedrijven hebben aan een economisch denkproces met de politieke besluitvormers, de sociale par en andere werkgeversorganisaties. En dat blijven we doen. Nu is de tijd aangebroken om aan het herstel te werken. La daarom voortbouwen op de sterkste troeven van Brussel: gez diversiteit, levenskwaliteit en openheid van geest. De meesten van ons zullen deze zomer in Brussel blijven. We bovendien dat de horeca en andere inrichtingen geleidelijk weer hun deuren zullen kunnen openen. Daarom hebben wij beslist dit nummer van uw magazine op te vatten als een uitnodiging om Brussel opnieuw te ontdekken, met inbegrip van zijn parken, wijken, cafés, restaurants, boetieks, musea, noem maar op. We hebben dit opgezet onder het teken van Sprout to be Brussels, een burgerinitiatief waartoe Beci bijdraagt, om onze gezamenlijke veerkracht en onze wil om de stad te promoten, duidelijk in de verf te zetten. In de vorige nummers deden we dit telkens op één enkele bladzijde. Deze keer vroegen we aan bekende Brusselaars om ons hun goede ideeën en adresjes te verklappen. Hun antwoorden vormen samen een soort geweldige schattenjacht, in alle uithoeken van de stad. Vindt u dit te vroeg? Misschien zult u voor sommige suggesties nog e geduld moeten uitoefenen. We voelden echter dat we al die informatie nu, in dit tijdschrift, moesten delen, als een teken van hoop. Veel leesgenot Marc Decorte, Voorzitter Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 54 – Juni-Juli-Augustus 2020 Herontdek Brussel 4 6 8 Alex Joseph 10 12 13 14 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Elisa Brevet, Gaëlle Hoogsteyn en Peter Van Dyck. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Foto’s De foto’s van Brussels Kitchen worden gepubliceerd met de vriendelijke toestemming van Chloé Roose. Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Erick Thiry – T +32 2 643 78 36 3 eth@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Pierre Marcolini Judith Vanistendael Charles Peugeot Dominique Monami 16 Arthur Lhoist 18 19 20 21 22 Giles Daoust Kody Catherine Bodson Thomas Gunzig Yves Davin 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 24 Pascal Devalkeneer 26 29 30 31 32 34 36 38 39 40 41 42 44 45 46 47 48 49 50 Miny Bayot Valérie Bach Julien Libeer Cécile Djunga Karin Maquet Sebastian Dupont Pierre-Yves Bossard Augustin Nourissier Joyce Azar Marjolaine Gailly Isabelle de Borchgrave Alles wat u over Brussel Moet Lezen Julien Vandeleene Lionel Jadot Thierry Marion Chouna Lomponda Marguerite de Crayencour Kristiaan Borret Plannen & index Sophie Le Clercq Chloé Roose 2 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Having a great time in Brussels! Brussels is Always a good idea Greetings from Brussels Wish you were here Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 3 Welcome to Brussels This is Brussels! Hello there, I’m in Brussels! Just arrived in Brussels Brussels greets you Brussels From Brussels, with love is waiting for you
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Herontdek Brussel Fietsen, met Sophie Le Clercq Sophie Le Clercq is gedelegeerd bestuurder van JCX en voorzitster van CIT Blaton, twee ondernemingen in de vastgoed- en de bouwsector. Al meer dan 20 jaar is zij als liefhebber van kunst en gastronomie, ook actief als biologische landbouwster in het zuiden van Frankrijk. Als ware levensgenieter verklapte ze ons haar goede adresjes in Brussel. Stap met haar op de fiets en (her)ontdek Brussel. Een vervoermiddel: In Brussel verplaats ik me met de fiets. Op die manier wordt elke verplaatsing een soort wandeling, een vorm van toerisme en vakantie. Dan neem ik de tijd om de straten, de prachtige Brusselse gevels en de verscheidenheid aan stijlen te bewonderen. Ik stop graag in een van de vele parken. Een kopje thee of een glaasje groentesap in een van de openlucht bars van het Warandepark … Heerlijk! Een vleugje natuur: Een zondagse wandeling in het Tournay-Solvay park (foto hieronder). Dat prachtig oud park met een vervallen kasteel en een mooie rozentuin aan de rand van het Zoniënwoud ligt in de buurt van een vijver. Je vindt er ook een boomgaard en hooggelegen paden. Een echte oase van rust, op een steenworp van hartje Brussel en best bereikbaar met de tram. en de Baljuwstraat. Daar vind je La Septième Tasse, een prachtige thee- en kruidentheewinkel. Breng daarna een kort bezoek aan de boekhandel Peinture Fraîche en de mooie kinderboetiek Rose. Daar vlak naast ligt Tan, tegelijk een biologische winkel en een heerlijk restaurant. Ga daarna verder naar het Brugmannplein en de winkel Scènes de Ménage, waar je vaatwerk vindt, antiek en kwalitatieve stoffen en tapijten. Gastronomie en zakenlunches: Zowel voor een zakenlunch als voor een groots evenement houd ik enorm veel van de Chalet de la Forêt en de Senzanome. Voor een heerlijk en gezellig diner raad ik de Dolce Amaro aan, met zijn hoogkwalitatieve Italiaanse keuken, hartelijk en toch subtiel. En voor een traiteurmaaltijd om mee te nemen, ga je best naar de Traiteur van de Villa Lorraine, uiteraard. Kunst in de stad: Brussel biedt een heleboel kunstgaleries, allemaal boeiend en interessant. Een keuze maken is onmogelijk. Wiels is hoe dan ook een gevestigde waarde. Kies anders voor een tentoonstelling in Bozar, met daarna een heerlijke lunch in Café Victor. Winkelen in de Baljuw-wijk: Op zoek naar een gezellige winkelbeleving? Afspraak op het Drievuldigheidsvoorplein 4 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een ‘kids friendly’ aanrader: Een regenachtig weekend? Voorzie dan een uitstapje naar boekwinkel Filigranes. Als je aanleg hebt voor kunst, loop dan even binnen bij Be creative by Schleiper. Je vindt er alles wat je nodig hebt voor een knutselatelier: wol, aquarellen, naaigerief, hout, glas, noem maar op. En daarna misschien een gastronomische pauze met chocolade kattentongen van bij Mary, in de Koninklijke Sint-Hubertus Galerijen. ● E. Bv. Koop ik die bureau’s of huur ik ze? Check het op kbcbrussels.be/woonproject in 15 minuten of contacteer de experts van KBC Brussels Live op 02 303 31 60 van maandag tot vrijdag van 8u tot 22u en op zaterdag van 9u tot 17u. V.U. : KBC Group NV, Havenlaan 2, 1080 Brussel, België. BTW BE 0403.227.515, RPR Brussel.
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Herontdek Brussel Chloé Roose, boegbeeld van de Brusselse foodies Chloé Roose is amper 30 en toch al ambassadrice van de Brusselse food-sector. Het avontuur begon met haar gids Brussels Kitchen, die vandaag op duizenden followers mag rekenen. Bovendien stond zij aan de wieg van innoverende culinaire evenementen, zoals de Brunch Clubs of Viens chez moi, j’invite. Het mooiste panorama op Brussel: Het Poelaertplein, zowel overdag als voor een adembenemende zonsondergang. In de zomer kan je er zelfs in ligstoelen van het uitzicht genieten. De ideale plek voor een panoramisch aperitief! De vriendenkroeg: Les Petits Bouchons in Ukkel: Belgische, creatieve en seizoensgebonden gerechten. Je proeft er witte asperges, vergezeld van boter gemengd met gele wijn en morilles. Dat sausje neem je op met het superbrood van bij Hopla Geiss. Onvergetelijk. De ideale wandeling: Ik woon aan het Flageyplein. Ik neem graag de tram langs de Louizalaan en stap uit ter hoogte van de Zavel. Langs de Miniemenstraat wandel ik daarna naar de Kapellekerk en naar de straatjes van de Marollen. Van daaruit stap ik naar het stadscentrum om van een glas witte wijn en kroketten te smullen bij Noordzee. De ochtendkoffie: Bij Buddy Buddy (foto). “Nuts butter” is hun specialiteit: diverse soorten notenboter, 100% in het huis bereid. Je vindt ze ook à la carte in hun eigen koffierecepten: pindakaas, espresso, havermelk en agavesiroop bijvoorbeeld. Om van te smullen! Het restaurant waar je op reis gaat: Nonbe Daigaku, een geweldige Japanse kantine in de stijl van de Izakaya. Al het personeel is Japans. Het menu is gelamineerd en de verlichting niet denderend. Maar je bent ongetwijfeld in Japan en het is er heel lekker! Een ongewone plek: De Villa Empain. Een pracht van een gebouw en een even prachtige selectie van tentoonstellingen. Het neusje van de zalm is het kortstondige restaurant met gastkoks als Sang Hoon Degeimbre of Tero. Het mooiste park: Waar ik ben opgegroeid, het park van Tervuren waar je een fietstochtje maakt langs de vijvers. Iets verder ligt Huldenberg en zijn ongelooflijke koolzaadvelden. Die zien eruit als in de Tovenaar van Oz! Het gastronomisch restaurant voor een intiem diner: Barge. De klanten bezoeken duidelijk Grégoire (de kok) en Barbara (de keldermeester) voor een echte smaakbeleving. Allebei werkten ze vroeger bij L’Air du Temps. Alle gerechten zijn er gewoonweg uitstekend, eerlijk en verfijnd, delicaat en gastronomisch. Er waait een nieuwe wind door de Brusselse gastronomie. Een avondbar: Le Bain des Dames. Delphine is afkomstig van Marseille en boeit zich voor natuurlijke wijnen. Ze begon haar carrière bij Titulus en opende daarna een eigen bar. Elke avond kiest ze enkele magnums die ze per glas serveert (tussen 5 et 8 €). Enkele uitstekende oranje wijnen horen er bij. De voedingswinkel: Vishandel Hasymar Fish, in de Malibranstraat. Voor het vlees ga je eerder naar L’Atelier du Boucher in Elsene. De zaak biedt een zeer goede prijs-kwaliteitverhouding voor gerijpt rundsvlees. ● E. Bv. 6 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 D.R. gezondheidsdiensten in België. Door luchtverbindingen open te houden voor het wereldwijde transport van onder andere farmaceutische producten, medische benodigdheden, verse levensmiddelen, ... vecht Brussels Airport tegen het coronavirus. #wewillgetthroughthistogether #wearebrusselsairport #weareaviation
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Herontdek Brussel Alex Joseph, Rouge Tomate: ‘Het koken heeft mijn leven gered’ We videobellen met Alex Joseph op de dag dat zijn zoontje, nog geen twee jaar oud, terug naar de crèche mocht. “Hij was redelijk hysterisch. En nu is het ongewoon stil in huis.” Als chef snakt hij naar actie, ongeduldig als hij is om de klanten van zijn restaurant Rouge Tomate weer te verwennen. WIE IS ALEX JOSEPH? H oe de Amerikaanse chef Alex Joseph in Brussel terecht kwam, is een verhaal apart. Hij arriveerde hier in 2009 voor een stage van drie maanden bij Rouge Tomate, maar zijn opdracht werd steeds weer verlengd. Vijf jaar later kocht hij samen met zijn vennoot Thierry Naoum het restaurant. Klinkt bijna als een sprookje. Voelde u zich meteen thuis in Brussel? “Absoluut niet, en dat had vooral met de situatie in het restaurant te maken. Ik sprak geen woord Frans of Nederlands. Bovendien kwam ik me als souschef van buitenaf moeien. Mijn opdracht was om de keuken een nieuw élan te geven. De chef was daar niet mee gediend. Slechts één persoon sprak naast Frans ook Engels en tolkte voor mij. Tot ik hem erop betrapte dat hij wat ik zei bewust foutief vertaalde. Hij wou me dwarsbomen, omdat hij op mijn job aasde. Op een bepaald moment begon ik aan de telefoon bestellingen door te geven aan leveranciers, in gebrekkig Frans. De ene miscommunicatie volgde op de andere. Op een dag bestelde ik 20 kilo rode biet. Stond er ineens een pallet met liefst 400 kilo rode biet voor de deur! Toen werd me vriendelijk verzocht om de bestellingen voortaan te faxen.” Wat was het keerpunt? “Na een jaar begon ik het Frans goed te begrijpen en nog een jaar later begon ik het vloeiend te spreken. Simultaan groeide de liefde voor Brussel. Als Amerikaanse vrienden een reis door Europa maken en hier halt houden, zeggen ze me steevast dat Brussel het hoogtepunt was. Het is een 8 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Geboren en getogen in Californië. Op zijn vijftiende besloot hij chef te worden. Hij begon als afwasser in restaurants te werken en klom stelselmatig op. Op z’n 19de belandde hij in Cyrus (2 sterren) van Douglas Keane in San Francisco en schopte hij het daar tot souschef. Op aanraden van Keane trok Joseph daarop naar New York, waar hij het team van Daniel Humm – op dat moment de nummer één chef in de wereld – in Eleven Madison Park (3 sterren) vervoegde. In 2008 was Joseph betrokken bij de opstart van Rouge Tomate in New York. De vestiging in de Big Apple deed het voortreffelijk, in tegenstelling tot die in Brussel. Joseph werd naar Brussel uitgestuurd om er orde op zaken te stellen. Wat aanvankelijk bedoeld was als tijdelijke opdracht draaide heel anders uit. In 2014 nam de jonge Amerikaan het restaurant over. In 2015 sleepte hij de titel ‘beste jonge chef van de Benelux’ in de wacht tijdens de San Pellegrino Young Chef wedstrijd. In de internationale finale in Milaan bekleedde hij een verdienstelijke vierde plaats. eerder kleine stad die toch de vibe van een grootstad heeft. Soms doet Brussel me wat aan San Francisco denken. Het is open-minded en progressief. Dat Brussel kosmopolitisch is, weerspiegelt zich ook in onze keuken; we goochelen met invloeden uit Noord-Afrika, Azië, het Midden-Oosten, Italië … Ons elfkoppig keukenpersoneel telt tien nationaliteiten. Dat draagt op een positieve manier bij tot de sfeer.” Herontdek Brussel Uw parcours is indrukwekkend, en dat voor een autodidact! “Hoe dat zo gekomen is? Ooit waren mijn ouders hippies. In mijn jeugd hoorde ik niets anders dan The Doors, Janis Joplin, Jimi Hendrix en Led Zeppelin. Zeer leuk, maar mijn ouders hadden een broertje dood aan koken. Op een gegeven moment waren mijn oudste broer en ik de kant-enklaar-gerechten en de hotdogs zo hartsgrondig beu dat wij het heft in handen namen. Hij was toen 18, ik 10. Zo begonnen we te experimenteren in de keuken. Toen mijn broer een job vond in een restaurant, duurde het niet lang voor ik hem volgde. We hebben acht jaar lang professioneel samengewerkt. Als jongste kreeg ik natuurlijk de lastigste klussen. ‘Alex, vandaag ga jij de hele dag tomaten pellen’. De dag erop moest ik acht uur lang de steeltjes van spinazieblaadjes trekken. Uiteindelijk bleek dat een harde, maar goede leerschool.” Waarom was u zo gedreven? “Ik denk dat koken mij op het rechte pad heeft gehouden. In mijn tienerjaren spijbelde ik en kwam met de politie in aanraking. Het koken heeft mij een doel in het leven en structuur bijgebracht. Gaandeweg werd ik verliefd op het ambacht en op de creativiteit in dez job. Dat de producten waar je mee werkt v anderen met de seizoenen maakt het zo boeiend. Dat moedigt mij aan om nooit mezelf te herhalen. Ik wil constant vernieuwen, ook al zijn sommige recepten zeer succesvol. Tegelijk wil ik het simpel houden. Ik wil niet te ver gaan in het bewerken van de ingrediënten.” U bent innovatief, maar gooit niet alle traditie overboord? “Inderdaad. Al zijn er tradities waar ik bewust mee breek. Zo wil ik niet chef genoemd worden in de keuken. Mijn naam is Alex. Ik heb in mijn carrière chefs meegemaakt die dingen naar je kop gooien of je bij je kraag grijpen en tegen de muur smijten. Dat is niet mijn stijl. Uiteraard wijs ik medewerkers op fouten, anders leren ze niets bij. Maar daarom moet ik me nog niet als een eikel gaan gedragen. Die oude traditie mag dus op de schop.” In de VS heeft het coronavirus lelijk huis gehouden. Hoe is de situatie daar? “Mijn familie is over heel de VS verspreid: New York, New Jersey, Kansas City, Californië … In de streek waar ik vandaan kom, zo’n 25 km van de Californische kust, is het relatief rustig geweest. In New York daarentegen was het pure chaos. Van een jonge arts in Detroit hoorde ik dat het in het ziekenhuis leek alsof het huis elke dag in brand stond. Hij werkt op de spoedafdeling. De vele werklozen die er nu bijkomen, kunnen niet meer bij de dokter terecht, waardoor de spoed dichtslibt.” Hoe gaat u zelf met COVID-19 om? “In Brussel zijn we wel wat gewend, met de terreuraanslagen in 2016 bijvoorbeeld, maar op COVID-19 waren we niet voorbereid. Het belangrijkste is dat we positief en alert blijven. Een groot vraagteken is hoe we onze manier van werken moeten aanpassen. Hoe ver moeten we de tafels van elkaar plaatsen? Wij hebben het geluk dat we over een grote ruimte beschikken. Bevriende collega’s met kleinere restaurants zitten echt met de handen in het haar. Het is heel gemakkelijk om je op het negatieve te focussen. De eerste weken van de lockdown zag ik het ook heel somber in, maar het is een troost te weten dat we emaal in hetzelfde schuitje zitten. Het gemeenschapsgevoel is er enkel sterker op geworden. Een ander issue is uiteraard het gedrag in de keuken. Goed de handen wassen heeft altijd tot onze politiek behoord, maar nu gaan we daar nog extra op letten. We zullen ook mondkapjes dragen. Voor mijn personeel wordt social distancing een grote uitdaging. Moet ik mijn ploeg misschien halveren? In een eerste testfase zullen we met slechts één menu werken. Ik verwacht niet meteen een overrompeling. Ik vermoed dat we langzaam en voorzichtig weer zullen opbouwen.” De lockdown inspireerde u wel om samen met uw collega’s Dennis Broeckx van L’Épicerie du Cirque en Glen Ramaekers van Humphrey chez PIAS vanaf 1 mei elk weekend een 3 Amigos box samen te stellen, die mensen in Brussel en Antwerpen kunnen oppikken of thuis laten leveren. “Elke week kiezen we een ander concept. We doen dit met een rock-‘n-roll spirit. Tongue-in-cheek. In de eerste box zaten bijvoorbeeld ‘Fat Bart’s marinated chicken wings‘ – een knipoog naar het lievelingsgerecht van Antwerps burgemeester Bart De Wever – en een ‘Exit Trump BBQ sauce’. Toen we erover brainstormden, meenden we dat de mensen in deze onzekere tijden nood hebben aan een sprankeltje humor. Een glimlach op hun gezicht toveren: dat is onze betrachting. We geven zelfs suggesties voor de muziek die ze kunnen afspelen bij het nuttigen van de maaltijd. Het opzet is heel speels.” ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 9
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Herontdek Brussel De goede adresjes van Pierre Marcolini De beroemde Brusselaar Pierre Marcolini schittert tot ver buiten België. Deze meester chocolatier van het gelijknamige huis onderscheidt zich niet alleen door zijn ongeëvenaarde knowhow en uitmuntendheid: hij is ook een groot epicurist! W e hebben hem verleden jaar geïnterviewd in verband met ons dossier ‘Grow your business’. Op de vraag “Wat is uw favoriete Brusselse restaurant?”, antwoordde de chocolatier: “Daar kan ik niet op antwoorden, want er zijn er zoveel! Kijk, dit is mijn pas verschenen boek ‘La bonne adresse’. Al die adresjes staan erin.” Zie daar een selectie van goede Brusselse adressen volgens de criteria van Pierre Marcolini en René Sépul, zijn trouwe assistent voor al wat gastronomie betreft. Friture René Een historisch adres! Sinds 1932 heeft deze Brusselse bistro niets van zijn faam verloren. Geruite tafelkleden en houten banken. Dit familiebedrijf wordt sinds 1987 vertroeteld door de eigenaar en uitstekende vleesbrader Dirk Piolon. Proef er het Imanol Jaca ribstuk met frietjes van het huis en een vleugje mayonaise. Bistro ‘Le 203’ ‘Le 203’ wordt door Mathilde en Richard gerund. Het echtpaar biedt er een ‘slow food’ keuken aan een bijzonder schappelijke prijs. Niemand beter dan Richard kan het concept van wereldkeuken belichamen. De man is half Zuid-Afrikaans, half 10 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Australisch, een mix die hij omzet in een jonge en creatieve keuken. Het proberen waard: zwaardvis met wortelenpuree en gedroogde abrikozen. Brasserie Les Brigittines De Belgische Maître Cuisinier Dirk Myny heeft een aantal klassiekers van de Belgische gastronomie herzien en verbeterd. Hij gaat voor lokale producten, slow food en efficiente verbeteringen. De kok maakt ter plekke zijn eigen frietjes die hij twee keer bakt: de eerste keer met Ossewit, de tweede in plantaardige olie. Hij serveert ook een urenlang in Kriek Cantillon gegaarde kalfswang. Sterrenrestaurant La Paix Dit in 1893 geopende eethuis is eerst en vooral een frietgelegenheid recht tegenover de slachthuizen van Anderlecht. Vandaag pronkt chefkok David Martin, de eigenaar, met twee Michelinsterren. Hij werd uitgeroepen tot Chef van het Jaar 2019 door Gault & Millau en kenmerkt zich door een unieke keuken met ongelooflijke nuances en subtiliteiten in zijn gerechten. Proef er onder anderen een Moskous taartje geserveerd met rauwe bouchotmosselen. ● E. Bv. Een selectie uit ‘La bonne adresse’, van Pierre Marcolini en René Sépul, SH-OP Editions, 2018
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Herontdek Brussel Judith Vanistendael schetst de stad Na een deel van haar jeugd rondgezworven te hebben, belandde Judith Vanistendael op haar 24ste terug in Brussel, de stad waar ze opgroeide als dochter van oudjournalist en schrijver Geert Vanistendael. Ze settelde zich uiteindelijk in Molenbeek, waar ze twee kinderen kreeg en een internationaal gesmaakte carrière als striptekenares en illustratrice uitbouwde. Waarom ze trots is op ‘haar’ Molenbeek? Ik woon nu al 18 jaar in Molenbeek. Het is een arme en overbevolkte gemeente, maar tegelijk heel jong, dynamisch en actief. In volle coronacrisis hadden wij de best draaiende naaiateliers voor mondkapjes van Brussel. Hier wonen is best interessant, omdat je altijd de vinger aan de pols hebt. Waar ze graag wandelt? Het Koning Boudewijnpark in Jette, vooral op de momenten dat het er rustig is. Ik vind wandelen een heerlijke activiteit. Je volgt dan je natuurlijke ritme, je bent in de openlucht en je maakt contact met de aarde. Al wandelend raak je ook op plekken verzeild waar je anders nooit komt. Zo heb ik onlangs op een wandeling in Sint-Gillis bij toeval het duurzame tuincentrum La Pousse Qui Pousse ontdekt. Een rustpunt tussen hoge huizenblokken. Ik had het geluk dat ik er binnen kon, want normaal gezien moet je ervoor reserveren. goed te kunnen zwemmen. Omdat door de lockdown de zwembaden gesloten waren, zocht ik noodgedwongen mijn toevlucht tot Start To Run voor mijn portie beweging. Een vast loopparcours heb ik nog niet, maar ik zal blij zijn als de Vijfhoek volledig verkeersarm wordt. Haar uitgaansbuurt? Ik ben nogal een huismus. Als ik dan toch eens uitga, is het om de hoek. In Bar du Canal, een wijnbar. De eigenaar is een Deen, die heerlijk smørrebrød maakt. Ook in de andere zaken van de cluster rond de Dansaertstraat, café Walvis en de brouwerij Brussels Beer Project, kom ik graag. Allemaal lekker dichtbij voor mij. Haar favoriete eetadresjes? Brasserie Friture René in Anderlecht: Brusselser bestaat niet. Alles wat ze serveren is perfect: de wijnen, de bieren, de garnaalkroketten, de paardensteak, moules parquées, dame blanche … Mijn lievelingsgerecht daar is gegrilde kabeljauw met tartaarsaus. Alleen kom je er als vegetariër niet aan je trekken. (lacht) De oosterse keuken van Horia is in alles de tegenpool van het zéér klassieke Friture René, maar ik ben er even dol op. Een piepklein restaurant, uitgebaat door hippe, jonge mensen. Voor hun lekkere brood werken ze samen met C’est Si Bon, de beste bakker van Brussel. Waar ze sport? Normaal ga ik baantjes trekken in het mooi gerenoveerde Olympisch zwembad Louis Namèche in Molenbeek. Daar heb je altijd voldoende ruimte om 12 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Hoe ze aan cultuur doet? Het liefst snuister ik rond in de boekhandels Passa Porta, Sterling Books en Waterstones. Daar kan ik ontzettend gelukkig van worden. Ik pik ook graag een film mee in Le Palace en Cinéma Aventure: twee zalen met een mooie programmatie. Helaas ga ik er te weinig naartoe, maar Bozar heeft vaak uitstekende tentoonstellingen. Dat ze er een mengeling van heel klasvolle en heel hippe kunst presenteren, kan ik enorm appreciëren.” ● P.V.D. D.R. Herontdek Brussel Wanneer Charles Peugeot Brussel doorkruist Voor hem was de automobielsector een evidentie. Charles Peugeot behoort tot de negende generatie van de gelijknamige familie. Deze Fransman belandde enkele jaren geleden in Brussel om, aan het hoofd van DS Belux, het merk nieuw leven in te blazen. Dat weerhoudt hem niet om de geneugten van onze hoofdstad te proeven. De mooiste tuin? De Koninklijke Serres van Laken. Ik heb ze verleden jaar ontdekt. Wat een verrassing! Ik had nooit gedacht daar zoveel schoonheid te vinden. Het is een echt doolhof van broeikassen en bloemen. Ideaal voor een gezellig dagje uit met het gezin. De vriendenkroeg? Dai Puponi, een kleine Romeinse trattoria, beheerd door drie Italianen die al een tiental jaren in Brussel wonen. Ze hebben elk hun baan verlaten om zich in dit avontuur te storten. En het werd een treffer: lekkere wijn en smakelijke gerechten. Een gastronomisch restaurant? Le Toucan Sur Mer, een aanrader, zeer efficiënt. Je ademt er de gejodeerde lucht van Bretagne. Het decor is er geraffineerd en helder. Je moet er echt de voortreffelijke zeevruchten proeven. Een ‘kids friendly’ adres? Het Kindermuseum in Elsene, met zijn participatieve en leuke tentoonstellingen. Kinderen ontdekken er al spelend de wereld rondom hen. En telkens is het bezoek een succes. Een ongewoon restaurant? Een adres dat te maken heeft met mijn activiteit in de automobielsector, namelijk het Café Garage Declercq, in het pand van de Peugeot Citroën dealer in Elsene. Het restaurant serveert heerlijke Franse gerechten en dompelt je onder in de autowereld, van voorgerecht tot dessert. Een koffie in de ochtend? Bij Eric Kayser: een dubbele espresso, sinaasappelsap en een briochebroodje. Alle soorten brood, koffiekoeken en brioche van het huis zijn ambachtelijk gemaakt zonder additieven noch bewaarmiddelen. Een restaurant waar je op reis gaat? La Maison du Sushi, gerund door moeder en dochter. De moeder werkte vroeger in de haute couture en besliste toen over te stappen naar het versnijden van vis. En wij smullen van de verse en heerlijke sushi, die de ganse familie aanspreken. Voedingswinkels? De zaak Chai et Bar van Fort Jaco vind ik de beste wijnkelder van Brussel. Een zeer geraffineerde selectie wijnen die wordt aangeboden door een team dat weet wat wijn werkelijk is. Je wordt er dus niet voor de gek gehouden. Voor kaas verwijs ik je naar affineur Julien Hazard. Afhankelijk van de leveringen, vind je daar enkele specialiteiten: Brocciu AOP, Brousse, Mont d’Or AOP, Tomme fraîche de l’Aubrac en Cancoillotte uit de Franche-Comté … Het museum of de kunstgalerij waar je graag naartoe gaat? Forest Divonne, een galerij beheerd door Jean de Malherbe, een hyperdynamische enthousiasteling die erin slaagt mensen te verbinden met kunst, dankzij tentoonstellingen die nieuwe talenten voorstellen. Een plaats om Brussel te begrijpen? Ja, in de Wetstraat, richting centrum met de Europese Commissie achter je. Op de muur van een gebouw zie je een gigantische graffiti met daarop ‘The future is Europe’. Dat is echt Brussel! ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 13 © Belga D.R.
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Herontdek Brussel Het trimparcours van Dominique Monami Dominique Monami was de eerste Belgische tennisspeelster die de wereldtop 10 bereikte, in 1998. In 2000 behaalde ze een bronzen medaille op de Olympische Spelen in Sydney (tijdens een dubbel tennisspel met Els Callens). Vandaag stelt ze haar stalen zenuwen ten dienste van de bedrijven, als mental coach. Haar roots liggen in Verviers. Toch heeft ze ook voor Brussel een adressenboekje, dat ze vriendelijk met ons deelde. D ominique beschouwt Brussel vooral als een dubbele hoofdstad: van België en van Europa. Ze waardeert de kosmopolitische dimensie en het gezellige leven in de stad waar ze ooit organisator was van een internationaal WTA-toernooi, de Brussels Open, in samenwerking met het stadsbestuur: "Het was een ongelooflijke ervaring.” Een mythische plek: Er zijn pittoreske wijken in overvloed, maar de Grote Markt blijft voor mij een mythische plek. Elk jaar kom ik om deel te nemen aan de uitreiking van de nationale trofee der sportverdienste en we ontmoeten de juryleden op het kantoor van de burgemeester. Ik vind dit telkens even mooi en verbluffend! Het restaurant dat je niet mag missen: Les Larmes du Tigre. Het is veruit het beste Thaise restaurant in België en in Brussel echt beroemd. Voor een lunch raad ik La Gazzetta aan. En als je echt indruk wilt maken, zou ik zeggen Comme Chez Soi , waar ik de kans heb gehad om met Pierre karbonades ‘à la Liégeoise’ te bereiden voor een tv-programma. 14 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een dagje winkelen: Toen mijn dochter klein was, ging ik vaak naar Serneels (foto hieronder), waar D.R. je mooi speelgoed vindt. En dan Marcolini, voor de heerlijke chocolaatjes. Voor gebakjes om je vingers bij te likken, moet je bij Wittamer zijn. Voor schoenen stap ik naar Fratelli Rossetti bij mijn vriend Pino. En dan zijn er nog alle winkeltjes in de Dansaertwijk. Ik hou ook van La Vaisselle au Kilo in de Marollen, om een mooi en niet te duur servies te kopen! De ideale plek om te sporten: ik ben vaak in de Aspria gaan trainen, maar ook het park naast het Koninklijk Paleis beveel ik aan om in de open lucht aan sport te doen. Een souvenir: Twee jaar geleden won ik een maaltijd voor twee op de Tram Experience, waar een sterrenkok kookte, terwijl we met de tram door Brussel reisden. Ik vond de ervaring uniek; het is een zeer originele manier om Brussel 's avonds te ontdekken terwijl je geniet van een heerlijke maaltijd! ● E. Bv. OM STERK TE STAAN OP DE MARKT VAN MORGEN
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Herontdek Brussel “Mede dankzij onze gemeenschap zullen we deze crisis overwinnen” Tero berust als origineel concept van restaurants op gezondheid, gezelligheid en duurzaamheid. Net als alle andere moest het restaurant in Sint-Gillis in maart de deuren sluiten. Een zware tegenvaller, maar Arthur Lhoist hoopt, als oprichter van de Tero restaurants en van de Ferme des Rabanisse, voldoende veerkracht aan de dag te kunnen leggen om de crisis te doorstaan. “ H et DNA van Tero? Drie principes”, vertelt Arthur Lhoist: “gezondheid, gezelligheid en duurzaamheid. Wij willen de mensen sensibiliseren voor een meer natuurlijke en gezonde keuken, die ook het milieu eerbiedigt. Dit is trouwens de reden waarom we kleine borden aanbieden. Zo kan iedereen bestellen volgens zijn eetlust. De meeste van onze producten zijn afkomstig van onze hoeve of van Belgische producenten.” Het succes laat niet op zich wachten en in 2017 gaat in Brussel een tweede Tero restaurant open. “We hadden vastgesteld dat er op de Brusselse restaurantmarkt een echte vraag bestond naar een aanbod als het onze. Toch verschilt onze Brusselse clientèle van onze Brabantse klantenkring. De verwachtingen zijn anders. Brusselaars zijn eerder internationaal gezind en stedelijk. We hebben het juiste evenwicht gevonden tussen de kwaliteit en de prijs van het gerecht, conform ons DNA, dat plezier en gezondheid combineert in een innovatief en duurzaam aanbod.” Een efficiënt model Arthur Lhoist groeide op met zijn project sinds zijn begin in de zaal met het team, om daarna geleidelijk door te groeien naar transverse functies en steun aan de operationele teams en zelfs aan de boerderij. Hij staat in voor de visie, de waarden en het culinaire charter. Tero bevoorraadt zich voornamelijk bij zijn eigen boerderij. De hoeve produceert fruit en groenten en houdt Salers koeien, Duroce varkens en roodharige Ardense schapen. De rassen worden geselecteerd op hun hardheid en de kwaliteit van hun vlees. De hoeve beschikt bovendien over verscheidene bijenkorven die jaarlijks honing produceren en tegelijk het ecosysteem van de hoeve en de omgeving versterken. Vandaag stellen de Tero restaurants een veertigtal voltijdse equivalenten tewerk, naast de mensen die op de hoeve werkzaam zijn. 16 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 WIE IS ARTHUR LHOIST? Arthur Lhoist is in de 30. Met passie voor gastronomie en duurzame landbouw beheert hij vandaag de Tero restaurants. Hij had een diploma in management en duurzame ontwikkeling op zak toen hij in 2014 zijn eerste Tero restaurant opende. Voordien had hij weliswaar een jaar opleiding gevolgd in de keuken van de Londense ‘Le Cordon Bleu’. Zijn concept berust op een combinatie: een eigen en duurzaam culinair aanbod, respect voor het ruwe product en inspelen op specifieke culinaire verwachtingen zoals vegetarisme en veganisme. Maar wees gerust: er is vlees en vis genoeg op het menu van Tero. D.R. Herontdek Brussel Veerkracht om te overleven De vooruitzichten en het groeipotentieel zagen er dus rooskleurig uit. Toen kwam het coronavirus. “Zoals iedereen hebben wij deze crisis niet zien aankomen. Wanneer de regering besloot om de horecasector te sluiten, werden wij gedwongen om zeer snel maatregelen te treffen. Onze prioriteit was het behoud van het recht op werkloosheid voor gans ons personeel. In dit opzicht is het wel goed dat maatregelen werden genomen voor de werknemers, maar ook voor de uitbaters van restaurants, namelijk wat betreft de terugbetaling van bankleningen, uitstel van btw, van sociale zekerheidsbijdragen enz. Gelukkig hadden we genoeg cashflow om onze verbintenissen van vóór de epidemie na te komen.” “De evolutie van de gezondheidscrisis in Europa heeft ons snel doen inzien dat ze veel langer zou aanslepen dan de twee sluitingsweken die de regering oorspronkelijk had aangekondigd”, aldus nog Arthur Lhoist. De tweede prioriteit van Tero was dan ook een manier vinden om het contact te behouden met de klanten en de productie van de hoeve verkocht te krijgen. “Een traiteurdienst was een vanzelfsprekende oplossing. In een week tijd bedachten we een model en een aanbod. We zorgden ervoor dat onze koks twee dagen per week het werk zouden hervatten, weliswaar met minder personeel en met inachtneming van de sanitaire maatregelen.” Concreet biedt Tero half-afgewerkte producten voor afhaalmaaltijden, naast gebruiksklare bereidingen. “De klanten moeten bepaalde gerechten nog even laten garen of bakken, maar dat kan precies leuk zijn, zeker in tijden van lockdown.” Al gauw lanceerde Tero bovendien de verkoop van groenten en vlees via korte bevoorradingsketens om het productieoverschot van de hoeve aan de man te krijgen. “We hebben dus voor diversificatie gekozen om zoveel mogelijk activiteiten in stand te houden. We zijn van plan om dit aanbod verder te ontwikkelen tot wanneer de restaurants weer opengaan. Eventueel zouden wij hiermee ook op langere termijn kunnen doorgaan, in aanvulling van onze dienst in de restaurantzaal. De integratie van de hoeve in ons model geeft meer veerkracht aan ons project en helpt ons deze crisis met meer gemoedsrust te doorstaan.” Een opleving in twee stappen Arthur Lhoist wenst en verwacht de heropening van de restaurants in de zomer, en bereidt er zich op voor. “We gaan voor een optimistische houding. We zullen klaar zijn voor een heropening zodra het mag, conform de gezondheidsvoorschriften. Onze financiële duurzaamheid blijft echter een prioriteit en wij voorzien de mogelijkheid om onze activiteiten zo nodig te diversifiëren of te reorganiseren in functie van de voorwaarden tot hoogstens 50% van zijn capaciteit zal draaien, en een tweede fase rond de maand september, met hopelijk minder beperkingen. “Vanzelfsprekend is dit een persoonlijke visie aan de hand van gegevens waar niemand vat op heeft. Het is eerder een kwestie van aanvoelen”, verduidelijkt hij. Succes dankzij een sterke gemeenschap De reactie van klanten valt moeilijk te voorspellen. “Wij weten niet hoe de klanten gaan reageren, of ze graag opnieuw het restaurant gaan bezoeken of ervoor zullen terugschrikken. We gaan De integratie van de hoeve in ons model geeft meer veerkracht aan ons project en helpt ons deze crisis met meer gemoedsrust te doorstaan. van de heropening en de vraag van onze klanten. Onze traiteurdienst voor afhaalgerechten heeft aangetoond dat we onze activiteiten snel kunnen hervatten”, verzekert hij. Tero wil vooral zoveel mogelijk medewerkers weer aan het werk krijgen en de klanten tevreden stellen. Dat zal niet van de ene dag op de andere gebeuren. De oprichter van Tero voorziet een opleving in twee fasen: de eerste met strenge maatregelen op alle niveaus (social distancing, wegwerpof digitale menu’s, minder klanten in de zaal …), waarbij het restaurant op 30 er vanuit dat mensen in België graag uitgaan en zich graag vermaken.” Arthur Lhoist is er trouwens van overtuigd dat het contact dat met de gemeenschap werd behouden en het aanbod van alternatieve cateringdiensten de klanten zal aanzetten sneller terug te keren. “Wij wilden een band houden met onze clientèle en onze gemeenschap. Via de sociale netwerken hebben we ons optimisme kunnen overbrengen en onze veerkracht aangetoond. Dit zijn kernwaarden van ons project.” ● Gaëlle Hoogsteyn Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 17 D.R.
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Herontdek Brussel Op pad met Giles Daoust, van Flagey tot aan de Beurs Van het Flageyplein tot aan de Beurs … Giles Daoust begeleidt ons doorheen het Brussel dat hij dagelijks beleeft. En op de achtergrond, dat deuntje van Jacques Brel: "C’était au temps où Bruxelles bruxellait ..." De unieke charme van de hoofdstad … Flageyplein: Ik heb altijd in Elsene gewoond, in de omgeving van het Flageyplein. Deze wijk van mijn jeugd heeft haar Boheemse en artistieke ziel behouden. Je vindt er een combinatie van groen, stadscentrum en meerdere toffe bars en restaurants. Ik heb ongeveer 20 minuutjes nodig om van thuis naar mijn werk te wandelen, althans langs mijn gebruikelijke route naar de hoofdzetel van het familiebedrijf op het Louizaplein. Wat winkels en de nieuwste concepten betreft, tja, daar ben ik minder van op de hoogte. Modeverschijnselen spreken me minder aan. Baljuwstraat: Toen ik een kind was, ging deze wijk fel achteruit. De winkels sukkelden of gingen dicht. Maar vandaag maak ik met veel plezier een ommetje langs het Drievuldigheidsplein. Ik laat me betoveren door het uitstalraam van boekhandel Peinture Fraîche. Ik stap dan meestal binnen en bevind me midden in honderden kunstboeken. Honger? Dan kies ik voor een lunch bij Dam Sum. Ik ben een grote fan van Aziatische keuken. En ik word nooit teleurgesteld. De Zavel: Als tiener was ik daar vaak. Mijn moeder was antiekhandelaar. Ze had een winkel op de Kleine Zavel, de Galerie d'Egmont. Ik herinner me nog de oude glorie, toen de antiekhandelaren in volle opkomst waren. Decoratie was toen een ‘must’ en werd steeds democratischer. Vandaag ziet de wijk er heel anders uit. Luxe winkels en chocolatiers hebben het plein veroverd. De sfeer van toen is nu verhuisd naar het hart van de Marollen, tussen het Vossenplein, de Blaesstraat en de Hoogstraat. De Grote Markt: Het kostte me jaren om opnieuw een nuchtere kijk op deze wijk te krijgen. Weet je, ik ensceneer al een jaar of twaalf de Ommegang. Het hart van Brussel zit mij in de genen gegrift. Maar nu geniet ik weer van een wandeling in de buurt, met mijn gezin, door de prachtige Sint-Hubertusgalerijen. Ik stop bij boekhandel Tropismes, drink een koffie bij de Pain Quotidien. Het is gewoon prachtig! De wijk rond de Beurs: Ik beschouw die nog steeds als de buurt van de boekhandelaren en platenzaken. In mijn jeugd liep ik daar dolgraag naartoe. Ik herinner me de ellenlange rij aan de kassa van de winkel Brusel. Deze tijd is nu wel een beetje voorbij, maar ik loop nog steeds graag rond in de omliggende straten. Daar bevindt zich een deel van de charmes van Brussel, die ik probeer in stand te houden. ● E. Bv. 18 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 D.R. Herontdek Brussel Kody, van de Marollen naar Matonge Nu al een tiental jaren waagt humorist Kody zich aan allerlei avonturen, met stand-ups, films en tv-reeksen. De in Schaarbeek geboren Elsenaar is in feite de zoon van de laatste ambassadeur van Zaïre in het Koninkrijk België. Hij sleept ons mee naar het hartje van een kleurrijk en gemengd Brussel. De mooiste wandeling door Brussel? Altijd dezelfde: ik vertrek vanuit de Marollen richting de Zavel, ik volg daarna de Naamsestraat en beland op die manier in Matonge. Daar wandel ik verder naar Flagey en zo kom ik aan het Kerkhof van Elsene terecht. Het mooiste park? Ik heb een zwak voor het Tenbosch park. Twee prachtige hectare groen met daarin een honderdtal merkwaardige bomen. En het is er nog steeds erg rustig, zonder drukte. De vriendenkroeg? La Mirabelle, een brasserie in Elsene die laat openblijft. Het trefpunt bij uitstek voor acteurs die na afloop van een voorstelling elkaar ontmoeten. Het eten is er lekker. Ik bestel de ‘boulets à la liégeoise’ of de stoemp van de dag. Het gewonnen brood als nagerecht is een aanrader. Een gastronomisch restaurant? Al Piccolo Mondo, om persoonlijke en historische redenen. Het restaurant ligt vlakbij de Louizalaan. Het is een familiezaak waar je sinds 1979 van vader op zoon wordt verwelkomd. Ik eet daar hetzelfde als mijn vader: gegrilde kip met frietjes. Een kruidenierszaak of een voedingswinkel ? De Italiaanse kruidenier Antichi Sapori, in de Baljuwstraat. Gewoonweg Italië in Brussel, met 100% ambachtelijke producten. En als je de voorkeur geeft aan Portugese specialiteiten, proef dan de overheerlijke ‘pasteis de nata’ van bakkerij Forcado Pastelaria. Het restaurant waar je op reis gaat? Inzia, een heerlijk Congolese restaurant in de Matonge wijk. Je vindt er alle typische gerechten uit Congo en het is bovendien een waar trefpunt van artiesten en kunstenaars, ideaal voor culturele ontmoetingen. Met een beetje geluk spelen Congolese muzikanten rumba wanneer je er bent. Zowel je smaakpapillen als je oren gaan daar op reis. De winkel voor een cadeautje? De speelgoedwinkel Papillon, steenweg op Boondaal. Het team is erg attent en ik stap er nooit met lege handen naar buiten. Het museum of de kunstgalerie waar je vaak rondhangt? De galerie van Didier Claes. Die man heeft van zijn vader een passie geërfd voor primitieve kunsten. Met zijn broers blijft hij zich hiervoor met trots inzetten. Hij is ook de voorzitter van de Brafa. Wanneer hij over kunst praat, ga ik graag luisteren. Waar je Brussel kunt begrijpen? De Zuidfoor, omdat die als zoveel jaren bestaat en een ongelooflijke sociale mix bevordert. Een kasteelheer ontmoet er een Turk en samen gaan ze een pint pakken in een Congolees of een Kameroens café. Natuurlijk lopen ze even langs frituur De Corte voor smoutebollen! De ideale cultuuroord? ALLE Brusselse schouwburgen – om te leren, te lachen en ontroerd te raken. Ik wil er niet één in het bijzonder vermelden. Maar laten we niet vergeten dat toneel de moeite loont en de artiesten steun verdienen. Cultuur moet worden gezien, gedeeld en bekritiseerd! ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 19 © Belga D.R.
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Herontdek Brussel De geheime recepten van Catherine Bodson Op 50-jarige leeftijd besloot Catherine Bodson haar levensloop een radicaal andere wending te geven. Ze had een internationale carrière achter de rug, zowel in de privé sector als bij Europese overheden, toen ze aan een ondernemerstraject begon met de oprichting van Pipaillon, een ambachtelijke conservenfabriek in hartje Brussel. Het concept berust op de knowhow van weleer voor de productie van conserven in glazen stopflessen: jams, chutneys, tapenades en kruiderij gemaakt van verse, biologische en lokaal geteelde en gekweekte producten. A sel. Waar ze graag rondwandelt? Voornamelijk in twee wijken: het voortdurend veranderende stadscentrum waar Pipaillon zijn winkel heeft: de Vlaanderenstraat, Sint-Katelijne, de kades... en de gloednieuwe voedselmarkt Wolf! En verder de wijk Lepoutre-Brugmann, waar ik sinds het vertrek van de kinderen woon: alle winkels liggen op loopafstand, je vindt er een echt stedelijk leven, maar de wijk ligt toch dicht bij mooie parken en bossen, zoals het Terkamerenbos of het Zoniënwoud. De kroeg waar je vrienden ontmoet? Tortue, in de Edith Cavellstraat. Een adres dat alles combineert wat ik leuk vind: een wijnbar met natuurlijke producten, een echt gevoel dat je welkom bent bij Yann en zijn bende, genereuze gerechten, een intieme sfeer en vrolijke klanten. Ondanks een piepkleine keuken serveren ze heerlijke bereidingen. De geroosterde ricotta is een speciale vermelding waard! Een gastronomisch restaurant? Spreekt me minder aan. Ik geef de voorkeur aan een genereuze, gezellige en smaakvolle keuken, zonder poespas, zoals bij Jamil's l'Intemporelle. Ik raad zijn geweldige omega 3-tartaartje aan, een delicatesse! 20 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 ls fijnproever, liefhebber van heerlijke producten en verdediger van ambachtelijke kennis, verklapte Catherine Bodson ons haar favoriete adresjes in BrusDit allemaal zonder tralala! Om de dag optimaal te beginnen … Bij Matinal, Franz Merjaystraat. Een minimalistische bakkerij, waar je niets anders vindt dan het hoofdzakelijke en waar je koffie rechtstaand drinkt, op zijn Italiaans. Régis is de enige die me in het weekend uit mijn bed krijgt. De broden, stokbroden en gebakjes zijn allemaal gemaakt van natuurlijk meel. En daarnaast heerlijke boter, room, rauwe melk en scharreleieren! Een ongewone plek ? De Villa Empain en de Boghossian Stichting die er nu gevestigd is. Ideaal om je in de wereld van de jaren '30 onder te dompelen, om er te lunchen (lekker eten bij Tero!) en er te genieten van de kwaliteit en originaliteit van de tentoonstellingen. Cultuur? Ik bezoek graag het Museum van Schone Kunsten. De kaart van de Vrienden van de Musea geeft onbeperkt toegang tot de collecties en geeft me het gevoel een permanente gast te zijn. Vaak gaan mensen er alleen naartoe voor een tijdelijke tentoonstelling. Jammer, want de collecties zijn oneindig rijk en het is een waar genoegen om verloren te lopen in de museumzalen. Een voedingszaak? Niet één maar meerdere adressen langs een kleine wandeling in eenzelfde wijk. Begin bij Petré in Ukkel: allerlei gevogelte en een warm welkom. Wat verder vind je vrijdagse biomarkt op het Brugmannplein, met kaashandelaar Jacques Defrenne, slager Stéphane March en de Ferme du Gasi voor groenten en fruit. ● E. Bv. © Brussels’ Kitchen D.R. Herontdek Brussel Het groene Brussel van Thomas Gunzig Thomas is tegelijk auteur van romans en korte verhalen, columnist, toneelschrijver en strip- en filmscenarioschrijver. Volleerd, dus. Geen wonder dat hij, als de kans zich voordoet, in de natuur en de bossen verdwijnt om wat afstand te nemen. Hij levert ons hier zijn goede adresjes, waaronder de Bar du Matin Saint-Gillois, waar hij trouwens het merendeel van zijn jongste roman, Feel Good, schreef. Het mooiste panorama’s in Brussel? Och, een vergeten hoekje ergens diep in het Zoniënwoud. Het ligt vlakbij de Bezemhoek in Bosvoorde. Van daar uit volg je een smal paadje tot aan enorme bomen die werden geplant om scheepsmasten van te maken. In luttele seconden ben je niet meer Brussel, maar ergens in Michigan! De vriendenkroeg: Tarzan, een zeer goede wijnbar! In de keuken bereidt Coralie Rutten heerlijke schotels voor, om met de vrienden te delen. Een gezellig onthaal en een sympathiek adresje om de avond lang het aperitief te laten aanslepen. familierestaurant Yagura. Heel lekker! De bar voor ‘s avonds: Een 100% Brussels adres: L’Archiduc. De baas is een toffe gast, de cocktails zijn lekker en de sfeer gezellig en rustig! Een gekke plaats: van alle bizarre plaatsen in Brussel is deze de gekste: de zaal van de bewijsstukken van het Brusselse Paleis van Justitie! Ik heb het geluk gehad om die samen met François Schuiten te ontdekken toen we het scenario van Blake et Mortimer aan het voorbereiden waren. Je vindt er onder andere een voorraad oude Duitse wagens, breekijzers, een afgesneden hand in een stopfles vol formaldehyde… Er hangt een zoete geur van cannabis in de lucht wegens de kilo’s drugs die het parket in beslag heeft genomen. Echt een gekke plek! De ideale wandeling: Ik voel me goed in de bossen. Mijn aanraders zijn de Kauwberg en het natuurreservaat De Kriekenput. In Ukkel heb je een aantal zeldzame natuurgebieden die weiden, moerassen en beekjes combineren. Ideaal om tot rust te komen en de batterijen op te laden in hartje Brussel! Het restaurant waar je een reis begint: De uitstekende Izakaya is helaas dicht! Onlangs ontdekte ik het Japanse Een voedingswinkel? De bakker op het SintJobsplein: de Maison Barat. Hij maakt het beste brood! Da’s toch belangrijk, thuis goed brood hebben, nietwaar? Ik apprecieer in het bijzonder zijn kaasbrood en vijgenbrood. Om van te smullen! Een cultuuroord? In een boekhandel, uiteraard. Tropismes, bijvoorbeeld! Een subliem adres en een van de mooiste plekken in Brussel. En om daar te raken, moet je de prachtige Koningsgalerijen doorwandelen. Wat wil je nog meer? ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 21 © Wikipedia/GdML © Barat
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Herontdek Brussel Yves Davin: volg de gids! D.R. Yves Davin, de oprichter van de lifestyle website Brussels Life, trekt al 10 jaar met zijn team door de stad, op zoek naar Brusselse culturele, gastronomische en artistieke uitmuntendheid. Deze website is bijzonder inspirerend en boeiend voor alle Brusselaars die hun stad liefhebben! O m trends en goede adresjes op te sporen in Brussel heeft Yves zijn gelijke niet. Hij levert ons een aantal aanraders: La Mort Subite: een iconisch en internationaal beroemd café van onze stad. Redelijk veel toeristen, maar het blijft een ‘must see’ en een bijzonder aangename gelegenheid. Je proeft er de authentieke Geuze des huizes, mét bezinksel, en de klassieke boterham met plattekaas. Arcadi: een typisch Brusselse brasserie. Open tot 23:45 uur. Ideaal voor een late maaltijd na een film of een vertoning in de Théâtre des Galeries. De wafels, karbonade en hartige taarten zijn een speciale vermelding waard! The Big Game: in het centrum van de stad, echt iets voor sportliefhebbers! In deze bar vinden de klanten maar liefst 25 schermen die een ongelooflijk aantal sportwedstrijden uitzenden! Mig’s World Wines: een schatkamer vol wijnen en geestrijke drank. De kelder biedt een prachtige selectie in alle prijscategorieën. Aardig meegenomen: het hele jaar door degustaties en workshops over wijnen en geestrijke drank. Chambelland: wellicht de eerste bakkerij en banketbakkerij die uitsluitend producten uit de biologische landbouw verwerkt, 100% natuurlijk glutenvrij. In Brussel heeft ze al veel klanten 22 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 overtuigd en twee verkooppunten geopend. Goed om te weten: het wit, halfkoren en volkoren meel is afkomstig van de Chambelland-molen. La Coutellerie du Roi: middenin de Noorddoorgang bevindt zich de in 1750 gestichte Coutellerie du Roi, een tempel van ongeëvenaarde expertise rond al wat snijdt. U bewondert er uitzonderlijke en hoogkwalitatieve voorwerpen die u nergens anders zult vinden! Echt een bezoek waard! Le Plateau du Berger: “Ik kan me niet vrijmaken. Een raclette-avond voorzien!” Dit is het concept van afterwork parties dat de kaaswinkel heeft gelanceerd: fijnproeversavonden met raclette naar believen! Voor nog meer geneugten zijn er ook fondue- en tartifletteformules. De ambachtelijke kazen worden geselecteerd bij de beste producenten in Frankrijk en Zwitserland. ● E. Bv. ENERGIE PACK Maak gebruik van investeringssteun voor de kmo’s en zko’s Stijgende energieprijzen, klimaatdoelstellingen, verwachtingen van de klanten,... Dit is meer dan ooit het moment om het energieverbruik te verminderen! Om u te helpen investeren, heeft het Brussels Hoofdstedelijk Gewest € 1.350.000 vrijgemaakt om de werken voor de vermindering van uw energieverbruik te financieren. Een overzicht van de toekenningsvoorwaarden. Voor wie? U bent handelaar, ambachtsman, een vrij beroep, een kmo, een rusthuis, een maatwerkbedrijf of een cultureel centrum in het Brussels Gewest? Deze investeringssteun is er voor u! Het is een aanvulling op het Energie Pack dat sinds september 2018 de kmo’s en social profit sector de kans biedt gebruik te maken van een gratis energiecoaching. Deze dienst wordt u voorgesteld door de federaties UCM en Comeos voor de kleine en middelgrote ondernemingen tot 250 VTE’s en door Bruxeo en Santhea voor de social profit sector. Bovendien hoeft u geen lid te zijn van een van deze federaties om er gebruik van te maken. Voor welke werkzaamheden? Dankzij Energie Pack beschikt u gratis over een diagnose en relevante aanbevelingen om uw energieverbruik te verminderen. Dit kan gaan van een nieuwe verlichting tot een verwarmingsketel of collectieve of industriële uitrusting. U kan onder bepaalde voorwaarden gebruikmaken van investeringssteun die 30% tot 40% van de in aanmerking komende bedragen dekt, met een plafond van € 15.000 btwi per jaar. Concreet Op basis van de energiediagnose, die werd uitgevoerd of gevalideerd door de federatie van uw sector, bezorgt u Leefmilieu Brussel vóór de werkzaamheden een aanvraag tot steunbelofte. Eens uw dossier is aanvaard, bezorgt Leefmilieu Brussel u een beloftebrief en kan u de werkzaamheden beginnen. U hebt vervolgens 18 maanden om de werken uit te voeren en de vereffening van de financiële steun te vragen. U zal uw energieverbruik snel zien dalen: zeer goed nieuws voor uw factuur en voor het leefmilieu! Bij wie kan men terecht? ➜ Voor de handel en diensten: Comeos - sti@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58 ➜ Voor de zko’s/kmo’s, zelfstandigen en vrije beroepen: UCM – info.energie@ucm.be ● T +32 (0)2 743 83 93 ➜ Voor de social profit sector: Bruxeo - energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03 ➜ Voor de instellingen voor gezondheidszorg: Santhea - contact@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 70 Met de steun van BRUXEO
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Herontdek Brussel Pascal Devalkeneer: “Ik geloof dat ons iets heel moois staat te wachten” Vanuit de lucht bekeken lijkt het Chalet de la Forêt op een groot huis van de betere burgerij, aan de rand van het Zoniënwoud. Chef en eigenaar Pascal Devalkeneer beheert het restaurant op meesterlijke wijze. Met de nodige sociale distantiëring onthaalt hij ons in zijn moestuin voor een gesprek over zijn beleving van de huidige crisis. Nu al meerdere weken is elke activiteit hier stopgezet, terwijl u in december van verleden jaar de 20e verjaardag van het Chalet de la Forêt vierde… Ik besefte toen helemaal niet wat voor een crisis we zouden doorstaan! Le Chalet betekent heel concreet 20 jaar van mijn leven, 20 jaar werk en carrière. Het restaurant was een leegstaand belabberd pand toen ik het heb overgenomen en integraal gerenoveerd. Voordien had ik een eigen restaurantje: het Bistrot du Mail, in Elsene. Dat was toen mijn eerste ervaring als chef en eigenaar. Mijn vennoot Didier Plasch serveerde in de zaal. Wij waren toen het eerste ‘bistronomisch’ restaurant in Brussel. Let wel, wij hebben de bistronomie niet uitgevonden, maar waren de eerste Brusselaars die gerechten aanboden tussen gastronomie en bistro. We wisten ons ook te onderscheiden met een zeer verfijnd decor. WIE IS PASCAL DEVALKENEER? Op 2 december 1999 (de dag van zijn verjaardag) opende Pascal Devalkeneer voor het eerst de deuren van het Chalet de la Forêt. Hij was toen 34, had boordevol talent, een ware passie voor kookkunst en de ambitie om in Brussel een buitengewoon gastronomisch restaurant te openen met de allerbeste service. Een enorme uitdaging voor een ambachtelijke kok die tegelijk bedrijfsleider en eigenaar van zijn eigen inrichting werd. Vandaag geldt het Chalet de la Forêt als de referentie bij uitstek van de Brusselse haute gastronomie. Is dit restaurant het avontuur van uw leven? Dit is precies de gedachte die mij te binnen schoot toen ik het Chalet voor het eerst ontdekte. Ik wilde vooruit en uitmaken hoe ver ik in dit beroep kon gaan. Hier heb ik een combinatie van een merkwaardig gebouw en een merkwaardige ligging, al wat ik nodig heb voor een succesvolle carrière. We hebben hier belangrijke werkzaamheden verricht. En in december 1999 hebben we de zaak geopend. In het begin stonden we met z’n drieën in de keuken. Ondertussen werken daar 16 mensen en 10 in de zaal. Als chef sleepte u twee sterren in de wacht. Waaraan dankt u het succes van uw gastronomie? Mijn kookkunst berust sinds het prille begin op het product. Als reactie hoor ik dan vaak ‘ja, uiteraard, iedereen beweert dat.’ Maar sinds het begin werk ik eerst en vooral met een product – en van daaruit ontwerp ik een recept. Mijn kookkunst 24 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 © Serge_Leblon Herontdek Brussel is redelijk inventief maar gebruikt producten van de markt en wisselt naargelang de seizoenen of mijn gemoed. Hoe dan ook blijft het product de grondslag van al wat ik bereid. Dat is een kenmerk. Is er een gerecht dat u echt kenmerkt? Nu en dan is er een Japans tintje in onze gastronomie, met miso bijvoorbeeld, dat wij echter op een kalfszwezerik serveren. Aanvankelijk bewerkten we dat product op z’n Frans, namelijk gesmoord op een kreeftensap. Beetje bij beetje zijn we de zwezerik met miso gaan gratineren. Dat is vandaag onze ‘Ris de Veau au Chalet’, een typisch gerecht van ons restaurant. Ik heb zwezerik doorheen mijn ganse carrière gebruikt. Ik vind dat een geweldig product, net als duif, oesters, tarbot of langoustines. Deze producten staan constant op de kaart en we bewerken ze volgens wat de moestuin ons te bieden heeft, de inspiratie, het seizoen enz. Waar haalt u uw inspiratie vandaan? Voornamelijk uit de moestuin. Elke dag inspecteer ik de tuin en controleer ik de rijpheid van de groenten. Tijdens het seizoen genieten we 100% autonomie wat kruiden betreft. We telen een vijftigtal soorten, zodat we de recepten heel gemakkelijk kunnen wijzigen. Wij maken onze eigen compost. Alles wordt gerecycled, ook om onze grond te voeden. Verder werken we nauw samen met onze leveranciers en tuinders, die voornamelijk bio en permacultuur aanbieden. Nu, bio is een alles- en nietsomvattend concept. Ik zeg daarom liever dat we samenwerken met mensen die niets op de producten verstuiven. Hoe ervaart u de Covid-19-crisis? Dit is een schok, ook al vermoedden de meesten onder ons dat we vroeg of laat op een ramp af stevenden. We leefden in een soort hypermobiliteit en hyperconsumptie. Het moest in alle domeinen steeds ‘meer’ zijn. Dat geldt trouwens ook in de restaurantsector, waar we constant op zoek zijn naar de ultieme beleving en niet meer weten wat we nog moeten verzinnen. We zitten waarschijnlijk in een cyclus en weten niet meer wat we nog kunnen doen om de clientèle tevreden te stellen – die in feite op alles en nog wat uitgekeken is. De huidige trend richt zich inderdaad op het product en lokale toelevering, maar we willen nog steeds meer aanbieden. Je kunt dat beschouwen als creativiteit, maar voor mij is dat vooral overdaad, ja zelfs verwaandheid. Wat moet de beleving in een restaurant dan zijn? Wat verwacht ik bijvoorbeeld als ik een tournedos bestel? Een prachtig stuk vlees, onberispelijk vers en perfect gebraad en gekruid. Op die manier doen we het product eer aan en, wie weet, roepen we herinneringen op. Ik kan me geen recepten voorstellen met zodanig veel ingrediënten op het bord dat het voornaamste verloren gaat. Niets doet me meer plezier of geeft meer betekenis aan mijn werk dan een klant die me zegt: “Twee jaar geleden ben ik bij u komen eten: een sardientje, een zwezerik, gevogelte … En daar wil ik voor terugkomen.” Dat toont de waarde en de emotie die voortkomen uit de smaakbeleving. Als iemand tevreden een restaurant verlaat maar zich niet meer kan herinneren wat hij gegeten heeft, dan is daar iets misgelopen. Misschien zal deze crisis bijdragen tot een terugkeer van de emotie en van het belang van het product in de restaurantkeukens. Wat doet u tijdens deze gedwongen onderbreking? We bereiden ons voor op een nieuw leven, op iets anders. We doen de voorjaarsschoonmaak om alles weg te werken dat nutteloos blijkt of in de weg staat. Zo streven we naar meer vrijheid en duidelijkheid voor de heropening. Ik wil iets gezonds, nieuws en schoons voor de nieuwe start. Het ganse team neemt hieraan deel. We discussiëren en ontmoeten elkaar nu en dan tijdens vergaderingen waar iedereen de afstand respecteert. Samen bespreken we de heropening en de motivatie. We voelen een zeer sterke betrokkenheid onder ons. En dat is het voornaamste! Wat verwacht u van de toekomst? Dat weet ik nog niet. Enerzijds is de huidige crisis toch wel een catastrofe. We gaan daar de gevolgen van incasseren, zeker en vast. Het ergste is dat de mens zeer snel vergeet en daarna terug naar zijn slechte gewoontes grijpt. Anderzijds zijn er de positieve aspecten en de bewustwording. Sommige mensen vragen zich vandaag af waarom we voordien op die manier leefden. Was dat wat we wilden? Deze onbezonnen stormloop is nu voor iedereen onderbroken. Dit is de gelegenheid om er het beste uit te halen. Mijn leveranciers, mijn team en ikzelf staan allemaal te popelen voor een nieuwe start. Ik geloof dat ons iets heel moois staat te wachten. Dagelijks ontvang ik aanmoedigende berichtjes van onze klanten: “We staan u ter zijde”, “We zullen er zijn bij de heropening.” Wel, als de huidige enge periode ons toelaat een betere toekomst voor te bereiden, hard te blijven werken en creatief te zijn, dan moeten we daar gebruik van maken. ● Elisa Brevet Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 25
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Herontdek Brussel Het Brussels wereldje van Miny Bayot Miny Bayot werd in Kinshasa geboren. Ze liet een baan als economist achter zich om zich te richten op ambachtelijke creatie. Omdat ze zich ergerde nergens de tas te vinden waar ze van droomde, creëerde ze dan maar haar eigen merk: Zagapali, dat Afrikaanse inspiratie en hedendaagse elegantie combineert. Een merk dat haar kenmerkt en ook Brussel weerspiegelt: kosmopolitisch, stedelijk en verenigend. Waar kan je met vrienden iets gaan eten? In restaurant La Carretta in Jette. Deze Italiaanse trattoria bestaat al sinds de jaren 80. Een hartelijk en rustiek decor onder leiding van uitbater Mario. De traditionele op houtvuur gebakken pizza’s van de baas zijn een aanrader. De ideale wandeling? Het Laarbeekbos. Een groen eilandje met een merkwaardige biodiversiteit en tegelijk een echte verademing in het hart van Brussel. Ik ga er vaak naartoe. Het bos ligt op een steenworp van bij mij thuis. Het is bijzonder rustgevend, zeker als ik wat afstand moet nemen. Een ongewone plek? Het jaarlijkse evenement Plantes pour Tous, in de Sint-Gorikshallen: een grote verkoop van planten, waaronder cactussen, vetplanten, tropische planten en buitenplanten aan voordelige prijzen, tussen 2 en 10 euro. Daarna kun je op het terras met een lekker biertje je dorst lessen. Het mooiste park? De vijvers van Elsene, met aan de ene kant prachtige gebouwen, en aan de andere, veel groen, eenden en ganzen. Een onverwacht tafereel in de stad, en dat doet deugd. Je kunt daarna verder wandelen naar de Tuinen van de Abdij. 26 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een aan te bevelen brasserie? Callens Café: kosmopolitisch, eigentijds ingericht en lekker eten. Nu en dan stelt het café een aantal kunstenaars tentoon. De gelegenheid om minder bekend talent te ontdekken. Het restaurant waarmee je op reis gaat? Pampas Rodizio (foto), een Braziliaans restaurant in de wijk Sint Katelijne. Rodizio is de Braziliaanse barbecue, waarbij het vlees heel zachtjes op houtskool wordt gegaard om het sappig te houden. De obers brengen grote spiesen met daarop verschillende soorten vlees en vis en ze komen die naar wens aan je tafel versnijden. Heerlijk! Een bar voor ’s avonds? De BrewDog, tegenover het Centraal Station. Je vindt er een ruime keus aan bieren, voor elk wat wils. Het huis biedt ook een mooie selectie hamburgers à la carte. De beste bakker? Zeker en vast de ambachtelijke bakkerij Sirre. De in huis gemaakte croissants zijn heerlijk. Ook het ‘houthakkersbrood’, al dan niet met noten, is bijzonder lekker. Een boetiek waar je echt van houdt? De parfumerie Parfum d’Ambre, een mooie winkel die voorrang geeft aan de creatie van nieuwe parfums. Die geuren roepen een heleboel emoties in ons op. De boetiek organiseert ook ontmoetingen met parfumeurs. Echt verleidend! Waar je Brussel echt begrijpt ? De Grote Markt, met zijn kasseien en zijn grandioze gebouwen. Klinkt misschien een beetje cliché, maar de wijk roept in mij herinneringen op uit mijn tienerjaren. Als je even luistert, vang je daar een heleboel talen op. Dat is nu eenmaal Brussel: mensen van over de ganse wereld op een heel klein oppervlak. ● E. Bv. D.R. Wilt u uw leven makkelijker maken? Ontdek ProSalary! Beeld u in. Uw loon- en personeelsbeheer in een gebruiksvriendelijke en intuïtieve tool. Focus op uw HR-beleid en verlies geen tijd meer met tijdrovende administratieve taken. • Vereenvoudigd en geautomatiseerd beheer van werktijden, verlofaanvragen en afwezigheden; • Eenvoudige procedure voor het bestellen van uw maaltijdcheques; • Een software die zich aanpast aan uw situatie, die meegroeit met uw behoeften en die voortdurend wordt aangepast aan de sociale wetgeving; • Via de ESS geeft u meer autonomie aan uw medewerkers; • U beschikt over een geïntegreerde rapportagetool. Meer info? Contacteer ons op www.partena-professional.be
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RECYCLAGESECTOR VAN PLASTICS staat voor grote uitdaging. De crisis veroorzaakt door het corona-virus heeft de recyclageindustrie van plastics hard getroffen, een sector die al schade ondervonden had van het Chinese importverbod op afval. De daling van de prijs van aardolieproducten heeft de sector nu de genadeslag toegebracht. Deze plastic crisis vormt vandaag één van de grootste uitdagingen voor de hele industrie. Enkel een actieve samenwerking van alle spelers in de waardeketen kan een oplossing bieden. Verhoogde recyclagedoelstellingen Europa legt een verhoging op van de recyclagecijfers voor verpakkingsafval. De Europese kaderrichtlijn wordt momenteel omgezet in het Interregionaal Samenwerkingsakkoord, die de problematiek van de huishoudelijke en bedrijfsmatige verpakkingen regelt voor de drie Belgische gewesten. Deze overeenkomst voorziet in het geleidelijk optrekken van de minimumdrempel voor de recyclage van bedrijfsmatige plastic verpakkingen: 50% bij de inwerkingtreding, 55% in 2023 en 65% in 2030. Wetende dat het cijfer in 2018 45,8% bedroeg, is het duidelijk dat de industrie voor een grote uitdaging staat en dat alle partijen betrokken bij dit proces intensief zullen moeten samenwerken om deze uitdaging aan te gaan. Via sensibiliseringsacties en specifieke projecten zal Valipac de samenwerking met afvalinzamelaars intensiveren om bedrijven te stimuleren hun plastic verpakkingsafval verder te sorteren. Traceerbaarheid verzekeren om recyclage te garanderen Tot begin 2018 was China de belangrijkste afnemer van bedrijfsmatig plastic verpakkingsafval. Toen China zijn grenzen sloot voor de invoer van afval, schoten de installaties in Zuidoost-Azië als paddenstoelen uit de grond om ons afval te verwerken, waardoor de traceerbaarheid afnam. In afwachting dat Europa de nodige infrastructuur op poten zet die nodig is om haar afval te verwerken, moeten we de traceerbaarheid naadloos kunnen garanderen. Dankzij overeenkomsten met de belangrijkste traders identificeert Valipac momenteel de eindbestemming van het bedrijfsmatig verpakkingsafval van Belgische oorsprong. In de nabije toekomst zal Valipac een accreditatiesysteem voor traders invoeren en de aangesloten ophalers aanmoedigen om uitsluitend met geaccrediteerde handelaars te werken. Milieuvriendelijke verpakkingen Onze bedrijven investeren al jaren in de ontwikkeling van milieuvriendelijkere huishoudelijke verpakkingen. Voor bedrijfsmatige verpakkingen trappelen we nog steeds ter plaatse, meestal omwille van een gebrekkige kennis van de recyclageprocessen. De verpakkingen moeten nu voldoen aan criteria waarmee een hoogwaardige recyclage mogelijk wordt. Door de ontwikkeling van richtlijnen die de recycleerbaarheid van de transportverpakkingen bepalen en eco-modulatie toe te passen, wil Valipac haar klanten aanzetten om recycleerbare verpakkingen te gebruiken. Afzet voor gerecycleerd materiaal ontwikkelen Om de recyclagesector in België naar een hoger niveau te tillen, moet aan twee essentiële voorwaarden worden voldaan: zorgen voor voldoende aanvoer en afzetmogelijkheden garanderen voor gerecycleerde materialen. De markt voor gerecycleerde producten moet worden gestimuleerd bij de verpakkingsproducenten en bij de bedrijven die hun goederen zelf verpakken. De overheid heeft hier een rol te spelen door de nodige instrumenten in te zetten om afzet voor gerecycleerd materiaal te ontwikkelen. Denk bijvoorbeeld aan een verplichting om gerecycleerd materiaal te gebruiken voor nieuwe plastic voorwerpen of verpakkingen. Tenslotte zal de overheid hiermee ook de eigen ambities dienen. Meer info op www.valipac.be. Herontdek Brussel Het avantgardistische en kunstzinnige Brussel van Valérie Bach Valérie Bach is een internationaal bekende en erkende galeriehouder. Zij beheert de ‘Patinoire Royale-Galerie Valérie Bach’, die werd ingericht in een … rolschaatsbaan, een unicum in de wereld! Zij gelooft in de ontdekking van hedendaagse, opkomende of gevestigde kunstenaars. Ze nodigt ons uit naar het hart van een avantgardistisch en kunstzinnig Brussel. De ideale wandeling? Ik woon in het centrum van Brussel en ga dus heel graag wandelen middenin het immense bosgebied van het Zoniënwoud. De aanwezigheid van zoveel groenvoorzieningen in en rond de stad beschouw ik echt als een voorrecht. Toen mijn dochter klein was, gingen we ook wandelen in de buurt van het Tenboschpark. Een bistro om de vriendinnen te ontmoeten? In Ukkel, in het restaurant van boetiek No Concept. Alle gerechten zijn ter plaatse bereid en bio. Je vindt er detox-sappen, gezonde slaatjes, toasts en bagels. Maak van de gelegenheid gebruik om even een kijkje te nemen in de boetiek. Een gastronomisch restaurant? Ik zou twee adressen willen aanraden. Enerzijds het Japans restaurant Kamo. Ik waardeer er de moderne en elegante decoratie en de hedendaagse, authentieke en verfijnde keuken. De tweede tip is het Chalet de la Forêt, waar ik de gastronomie van chef Pascal Devalkeneer bijzonder apprecieer. Shoppen? Begin met Extra-Ordinaire, de ongelooflijke concept store van Jean-Paul Lespagnard. Loop even binnen bij Stijl, het neusje van de zalm inzake Belgische ontwerpers. Breng daarna een bezoek aan Cachemire Coton et Soie. En voor tafelserviezen ga je best even langs bij boetiek Lucia Esteves en haar prachtige selectie keramiek. Een kindvriendelijk adres? Neem de kinderen mee naar het Mode & Kant Museum. Zo ontdekken ze hoe mode en geschiedenis constant interageren. Het museum richt zich ook op de hedendaagse mode en is zeker aan te raden om uitzonderlijke Belgische en Brusselse modeartikelen te ontdekken. Een café voor in de ochtend? Bij Martine. In feite het restaurant vlak naast mijn galerij. Ik steek gewoon de tuin over voor een kopje koffie. Ik ga daar ook vaak lunchen, want de gerechten zijn er gezond en lekker. En voor ‘s avonds? Bij Jane’s (foto), die een mooie selectie wijnen aanbiedt in een rustige en gezellige sfeer. Een wandeling voor lekkerbekken? Ik banjer graag rond in het stadscentrum en koop dan chocolaatjes bij bakker Charli in de Sint-Katelijnestraat. Daarna ga ik vlees kopen bij Atelier Dierendonck. En ik beland ten slotte vaak met vrienden bij Nordzee, voor een glas witte wijn en kroketten. Een cultuuroord? Boekhandel Candide, op het Brugmannplein. Je wordt er hartelijk onthaald en het team heeft altijd een of andere tip over het boek dat je zou moeten kopen. De plaats waar je Brussel begrijpt? Het Kasteleinsplein op woensdagavond. De markt loopt dan ten einde en het wordt tijd voor het aperitief. Iedereen staat dan op straat. Ik hou erg van Brussel, de mensen gaan gemakkelijk uit en ze kunnen urenlang praten en babbelen met vrienden. ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 29 © CiciOlsson © Brussels’ Kitchen
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Herontdek Brussel In de voetsporen van Julien Libeer Julien Libeer, Kortrijkzaan van geboorte, was nog geen 18 toen hij in 2005 aan het conservatorium in Brussel ging studeren. Sindsdien is de stad, met zijn boeiende culturele leven en heel directe internationale verbindingen, voor hem als pianist de ideale uitvalsbasis. Met het project Singing Molenbeek, waarbij hij kinderen met muziek in contact brengt via koorrepetities in lagere scholen, engageert hij zich ook in zijn eigen stad. Zijn favoriete plek? Ik geniet er nog altijd enorm van om in de buurt rond de Zavel te komen. Het zal wel deels nostalgie zijn. De mooie herinneringen aan mijn conservatoriumjaren die eraan verbonden zijn, zullen daar zeker iets mee te maken hebben. Waar hij helemaal op adem kan komen? Mijn huis is op gelijke korte afstand van de vijvers van Elsene en het Leopoldspark. Het is allebei slechts een tiental minuten stappen. Zeker als het lekker zomert, zoek ik graag in één van beide plekken op. Van een uurtje al mijmerend rond het water lopen, laden mijn batterijen helemaal op. Studios voor mijn portie beweging en ontspanning. Op een bepaald moment ontdekte ik de trainingsmethode Pilates. Het bleek ideaal om de negatieve, stresserende neveneffecten van mijn vak tegen te gaan. Zijn eetadresjes? Na een concert in Bozar ga ik meestal nog wat drinken of eten in het Arcadi Café in de Galerie St Hubert. Ik houd ook erg van het Italiaanse restaurant Eccetera aan het Jourdanplein. De winkel die hij het meest frequenteert? Onge t wijf eld boekenwink el Ptyx, niet ver van Flagey. Je vindt er een heel persoonlijke selectie boeken, poëzie, filosofie, klassiekers en de betere jeugdliteratuur. Waar hij sport? Ik was jarenlang een trouwe bezoeker van het zwembad van Elsene, op twee straten van mijn deur, het oudste en charmantste exemplaar in de stad. Dat zwembad is nu helaas gesloten wegens herstelling, maar sinds twee jaar ga ik wekelijks langs in de Corpus 30 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Waar hij zijn portie cultuur meepikt? Flagey, Bozar en de Munt blijven, voor mensen in mijn vak, de meest veelzijdige trekpleisters in Brussel. Daarnaast is de Cinematek een vaste waarde. Qua theatervoorstellingen vind ik mijn gading meestal wel in Théâtre Varia of de KVS. ● P.V.D. © Getty D.R. © Belga Herontdek Brussel Cécile Djunga’s gekleurd Brussel Cécile is altijd al een kletskous geweest. Logisch dus dat ze al op twaalfjarige leeftijd begon met toneelspelen, onder andere – maar verloren moeite – om haar woordenvloed wat in te dijken. Vandaag is ze een volleerd artiest. Overdag voor de camera’s en ‘s nachts op het podium. Met haar boordevolle energie neemt ze ons mee naar het hart van kleurrijk en gemengd Brussel. Het mooiste panorama op Brussel: Vanuit een van de mooiste rooftops van de hoofdstad, het Restaurant van het MIM. Het uitzicht is er ongelooflijk en het eten lekker! ‘s Avonds wordt de sfeer romantischer met vele kaarsen op de tafels en de lichten van de stad. De wandeling bij uitstek: Ik heb in Parijs gestudeerd en veel gereisd. Ik ontvang vaak vrienden die Brussel komen bezoeken. Dan begin ik met het Poelaertplein en van daaruit nemen we de lift naar het oude Brussel van de antiquairs. We beëindigen het bezoek bij Manneken Pis en een lekker bier in de niet te missen Poechenellekelder. Waar naartoe voor een heuglijk aperitief? In Schaarbeek, op het Ardense jagersplein! Op vrijdag in de late namiddag is er daar een kleine lokale markt waar je fruit en groenten kunt kopen. ‘s Avonds worden de kraampjes omgebouwd voor een picknick, een soort reuze afterwork. Het mooiste park: Ik blijf trouw aan het Woluwepark, in de buurt waar ik ben opgegroeid. Ik heb daar zoveel gevierd met mijn makkers van de school Jean XXIII, vlakbij. We gingen kriek en zakjes chips kopen en de vrienden brachten djembes en gitaren. De vriendenkroeg: Een ongelooflijke Syrisch restaurant, My Tannour! Tannours zijn gevulde Syrische broden die in grote ronde klei-ovens worden gebakken (foto). U ontmoet er waarschijnlijk de baas Georges. Hij maakt die broden zelf en kneedt ze met zijn handen plat. Dat moet je gezien hebben! lekkere vol-au-vent! Het beste gastronomische restaurant: Thuis, bij mijn mama! Eerlijk gezegd ga ik in Brussel niet naar gastronomische restaurants. Ik verkies eerder lekkere adresjes. Ik vrees vooral de smakelijke gerechten van mijn mama te verliezen. Ik maak dus dankbaar gebruik van de inperking om haar kip- en visrecepten aan te leren. Het restaurant waar je op reis gaat: Ik hou van Soleil d’Afrique in Matonge. Zeer lekker eten en echt niet duur! Aanraders zijn de yassa-kip, de moambe-kip en de visgerechten. Zowel blanken als zwarten bezoeken dit restaurant. Een mooie mix en da’s positief. Waar naartoe voor een gezellige avond? De Kings of Comedy Club, waar ik veel ben opgetreden. Er is daar een podium, meer dan 80 zitplaatsen, een bar, een kleine keuken en humoristen die daar de ene na de andere optreden. Ken je een betere manier om een toffe avond door te brengen? Daarna gaan we met z’n allen naar La Bastoche, waar je tot 2 uur ‘s nachts terecht kan voor een Een voedingswinkel? Dicht bij mij thuis is er nu de Great Market, een bedekte markt met mediterrane producten: olijven, kruiden, verse vruchtensappen, wijnen vanuit de ganse wereld, Griekse, Syrische en Libanese specialiteiten. En net als op de zuiderse markten, kun je daar ook gaan eten! ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 31 © Brussels’ Kitchen D.R.
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Herontdek Brussel Karin Maquet keert steeds naar Brussel terug Karin Maquet stond aan de wieg van Kammco, een onderneming die bedrijven en ondernemers helpt meer winstgevendheid en stabiliteit te bereiken. Zij is ingenieur van opleiding en heeft haar sporen verdiend in Luxemburg, Brussel en Stockholm. Ondanks een zeer internationale carrière voelt Karin zich vooral in Brussel thuis. Ze levert ons haar beste adresjes. oals vele Belgen die dit te kleine land hebben willen verlaten, heb ik er echt van genoten om naar Brussel terug te keren en me opnieuw onder te dompelen in wat de eigenheid van mijn stad en mijn land uitmaakt: de diverse culturen, toegang tot kwalitatief hoogstaand onderwijs en gezondheidszorg en een betaalbare levensstandaard. Brussel, bastion van Art Nouveau: Voor mij staat Brussel gelijk met Art Nouveau en lekker eten. Art Nouveau is een typisch Belgisch compromis: een subtiele mix van vernuft, nuttige vormgeving en schoonheid. Horta en zijn volgelingen zijn er volgens mij in geslaagd om stedelijke interieurs om te toveren en een bepaalde visie op de wereld te veranderen. De wijk waar je op zondagochtend naartoe moet: Ik ben helemaal weg van de sfeer in de Marollen op zondagochtend. Het is er niet meer zoals vroeger, maar de charme is er nog steeds door de stedelijke, artistieke en culturele incoherentie van de buurt. We gaan even op een terrasje zitten, 32 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Z mijn man bestelt een pils en ik een glas rosé en zo kunnen we urenlang naar de voorbijgangers kijken. Het hoofdkwartier van mijn kinderen: Het Kipkot in de Sint-Bonifatiuswijk, een plek zonder poespas waar de beroemde Mechelse koekoek ongelooflijk gekarameliseerd wordt voorbereid! We zijn ook te vinden in de Bastoche, in Elsene, waar de pretentieloze kantinesfeer ons best aanstaat! Om de batterijen op te laden: Aan de rand van het Zoniënwoud, het park van Roodklooster, in Oudergem. De site is een natuurreservaat, net als het Zoniënwoud zelf. De fauna en de flora zijn er prachtig! ● E. Bv. De innovatieve keuken: Als consulente heb ik de gelegenheid om adressen in Brussel uit te testen. Mijn favoriet is de Sanzaru aan de Tervurenlaan. Daar vindt u iets unieks in Brussel: de Nikkei-keuken. Deze term dekt de grote aantallen Japanse immigranten en expats die aan het einde van de 19e eeuw naar Peru trokken. Het is een eerlijke mix van Japanse specialiteiten en Peruaanse smaken! D.R. © Brussels’ Kitchen © Belga www.beci.be
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Herontdek Brussel Sebastian Dupont (Nona): ‘Het is gezond om als ceo af en toe van je bedrijf weg te zijn’ “Bij momenten schrikwekkende toestanden.” Die bewoordingen gebruikt Sebastian Dupont in ons Zoom-gesprek om de genadeloosheid waarmee het coronavirus in het VK toesloeg te duiden. Het weerhield hem er niet van om vanuit Londen zijn twee NONA-pizzeria’s in Brussel, één in Sint-Katelijne en één in Merode, aan te blijven sturen. Het is intussen twintig jaar geleden dat hij naar de Britse hoofdstad verhuisde. WIE IS SEBASTIAN DUPONT? U was 14 jaar lang actief in de City, het financiële hart van Europa in Londen. Geniet de City terecht een bikkelharde reputatie? “Ik ben me bewust van de negatieve reputatie, maar heb de financiële sector altijd ervaren als een professioneel gerunde sector die terecht zeer gereglementeerd is. Buiten de bankenwereld gelden die strenge ethische regels niet. Nu ik al enkele jaren uit die bubbel ben gestapt en hem met de wereld erbuiten kan vergelijken, stel ik vast dat daar méér cowboys actief zijn. Zij kunnen mensen zonder consequenties bedriegen. In vergelijking zijn de bankiers brave mensen. Ik ben blij dat ik de gestructureerde manier van werken van banken nu kan omzetten naar de horecasector.” Hoe is die switch naar de horeca er gekomen? “ Banking is a young man’s game. Ik merkte dat heel afhaakten. Ze kregen een wat werknemers na hun 40ste burn-out of moesten plaats ruimen voor de jongere generatie. Ik deed mijn job daar doodgraag, maar wist dat het niet voor eeuwig was. Na een tijdje begon ik me voor te bereiden op het leven na mijn financiële carrière. Veel profijt haalde ik uit het entrepreneursgehalte van die baan: je hebt natuurlijk een deadline en een target, maar je geniet enorm veel vrijheid. Zelfs als 26-jarige krijg je behoorlijk wat verantwoordelijkheid. Zo rijpte het idee om 34 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Sebastian Dupont, Kortrijkzaan van afkomst, studeerde economie aan de KU Leuven. Na zijn studies joeg hij zijn droom na: als bankier aan de slag gaan in de City, het hart van de financiële wereld in Londen. Gedurende 14 jaar werkte hij achtereenvolgens voor drie grote zakenbanken: Merryll Lynch, Nomura en Credit Suisse. Stilaan groeide het verlangen om zelf te gaan ondernemen. In juni 2017 opende hij een eerste NONArestaurant in Brussel. NONA is de afkorting van ‘No Name’. Dupont wil hiermee duidelijk maken dat het niet om hem of zijn bedrijf draait. Hij zet systematisch zijn vaste lokale leveranciers van biologische producten in de spots: Le Monde des Mille Couleurs (groenten), Bufflardenne (mozzarella) en Brouwerij De Ranke (bieren). De pizza’s worden volgens de Napolitaanse traditie bereid, met een houtoven die tot 500°C wordt gestookt, wat een erkenning opleverde door het keurmerk Associazione Verace Pizza Napoletana. zelf iets te ondernemen. Ik kwam uit bij angel investing, het financieel ondersteunen van jonge starters. Zo kon ik van dichtbij observeren wat er allemaal bij komt kijken als je een bedrijf wil starten. Ik leerde zo ook verschillende sectoren kennen. Daarbij zag ik hoe men in de UK, sneller dan op het Europese vasteland, de nood aan nieuwe concepten in de horeca doorzag. Ik was getuige van een grote professionalisering van die sector. Dat trok mij aan.” Waarom in Brussel een zaak opstarten? “Omdat het voor mij ‘klein Londen’ is. De Europese instellingen zijn er gevestigd, waardoor een zeer internationale gemeenschap ontstond. Voor mijn concept moest ik voor een stad kiezen die heel ruimdenkend is.” Herontdek Brussel U wou hier, naar Brits model, een goede service introduceren. Wat was er dan mis met de service in België? “Laten we eerlijk zijn: er was hier – ook elders in Europa, trouwens – géén service. Zowel in de horeca als in de retail. Ik vind het onvoorstelbaar hoe je nors ontvangen kan worden in een winkel waar jij beslist hebt om je geld uit te geven. Je kunt als restaurant fantastisch eten aanbieden, maar als je een arrogante ober hebt, krijgt de klant toch een slechte beleving. Wij hebben voor onze mensen een eigen trainingsprogramma ontwikkeld, maar één facet kunnen we hen niet aanleren: glimlachen. Kandidaten die onvriendelijk overkomen, maken dus geen kans. Een andere vereiste is dat ze geloven in onze filosofie. Die is ‘to do good’. We maken authentieke Napolitaanse pizza’s met biologische, seizoensgebonden ingrediënten. Niet enkel hebben we goede mensen in huis die werken met goede producten, we willen ook goed doen voor de wereld. We zijn CO2-neutraal als ervaring had, wist ik van dag één dat ik me moest omringen met specialisten. Het ideale klankbord vond ik in Paul Rondeux, een Franstalige Brusselaar. Hij heeft de dagelijkse, operationele leiding in handen. Bij de opstart verbleef ik negen maanden lang in Brussel, maar daarna nam ik iets meer afstand en concentreerde ik mij op de langetermijnvisie.” Vanuit Londen broedt u dus op nieuwe plannen? “Eind vorig jaar openden we onze tweede pizzeria NONA Merode. Voor ons eerste restaurant hebben we de inrichting volledig zelf gedaan, maar deze keer spraken we een bekende architecte uit Londen aan: Ilse Crawford. Zij denkt veel na over de relatie tussen de mens en zijn fysieke omgeving. Ze vond dat we onze filosofie, die haar zeer charmeerde, ook moesten toepassen op het interieur. Wat betekent dat we voor duurzame materialen kozen. De volgende stap is de opening van ons eerste pasta-restaurant komende zomer.” bedrijf. Een deel van de inkomsten zetten we opzij voor ons educatieve programma NONA LIFE, waarmee we jongeren bewust willen maken van waar gezond eten vandaan komt.” Is het aan die vrij unieke filosofie te danken dat NONA snel een begrip is geworden in Brussel? “Ik vermoed inderdaad dat het door de combinatie van al die ideeën komt. Door de efficiëntie en de lage kostenstructuur – een erfenis van mijn bankverleden – slagen we er ook in een betere prijs-kwaliteitverhouding te bieden. De mond-tot-mondreclame heeft zijn werk gedaan. In juni 2017 openden we de deuren en in augustus stond er al een lange rij aan te schuiven.” U woont nog altijd in Londen. Hoe moeilijk is het om van daaruit uw zaak te runnen? “Dat valt goed mee. Omdat ik een merk wou bouwen rond lekker Italiaans eten en nul komma nul horecaNormaal zou dat pastarestaurant al op 1 mei de deuren openen. Dat uitstel is een van de gevolgen van de coronacrisis. Hoe hebt u de harde klap van COVID-19 beleefd? “Ik heb lang voor Nomura gewerkt, een Japanse zakenbank. Daardoor ken ik Azië wel een beetje. Toen het coronavirus in China uitbrak en ik zag dat in Wuhan alle straten afgesloten werden, nota bene twee dagen voor Chinees Nieuwjaar, realiseerde ik me dat het ernst was. Ik was meteen gealarmeerd. Ik vertelde mijn managementteam dat we ons snel moesten voorbereiden op het worst case scenario. We hadden al procedures voor hygiëne en voor economische werkloosheid klaar tegen dat het virus België bereikte.” Hebt u er vertrouwen in dat het heropenen van horecazaken vlot zal verlopen? “Neen. Volgens de experts komen virussen als deze in verschillende golven. De verwachting is dat er tegen de winter een tweede lockdown kan komen. We gaan er dus vanuit dat de heropstart heel gradueel zal verlopen, met een beperkte capaciteit. Het zal nog een tijdje moeilijk blijven, voor vele sectoren. We moeten realistisch zijn. Valse hoop is nergens goed voor. Zeker psychologisch is het voor onze mensen niet makkelijk. Als bedrijfsleider wil ik hen steunen en het goede voorbeeld geven door de moed erin te houden. Uiteindelijk komen we er wel uit.” ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 35 D.R.
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Herontdek Brussel Pierre-Yves Bossard verklapt zijn adresjes V.R Pierre-Yves Bossard is medeoprichter van Eventer, de Belgische app waarmee u inhoud van evenementen live kunt delen op één platform. Met zijn 2000 nieuwe gebruikers per maand heeft Eventer de wind in de zeilen. En Pierre-Yves werk genoeg. Tussen twee happenings door vond hij toch de tijd om ons zijn goede adresjes te verklappen. Gastronomie, het restaurant Origine, in de buurt van het Jourdanplein, zal de lekkerbekken die een vleugje creativiteit op het bord waarderen, in vervoering brengen. De gerechten organiseren zich in 4 efficiënte en duidelijke gangen: koud, lauw, warm en zoet. Liever vis of vlees? U vindt er uw gading met, als bonus, een gegarandeerde kwaliteit/prijsverhouding! Met vrienden: Holy Smoke in Sint-Gillis, DE Texas BBQspecialist in Brussel! Voor vleesliefhebbers is dit de ideale plek op zijn Amerikaans. Het vlees wordt urenlang op lage temperatuur gegaard (van 4 tot 20 uur, afhankelijk van de stukken vlees) in een rokerij (de zgn. "pit"). Niet te missen: het heerlijke Black Angus rundvlees en de fijne selectie à la carte bourbons (72 referenties). Bistro: Charlotte Café, in Ukkel. Die heeft alles van een fijne en gezellige buurtbistro: een open keuken, verse en seizoensgebonden producten en een vleugje originaliteit dat ons altijd aangenaam verrast. Een mooie terugblik op de klassiekers van de Belgische keuken en een terras dat een bezoekje waard is (goed gelegen)! De ideale plek voor een drankje: Café Pastel, middenin de Zavel. De perfecte plek om iets te drinken, te eten en te dansen! Een vrij zeldzame combinatie in Brussel, trouwens. Met een beetje geluk ontdekt u de begaafde Simon LeSaint aan de draaitafels. Deze DJ en producer was ooit een medewerker van Stromae. En als u van een borrel houdt, vindt u daar Génépi en Chartreuse à la carte. 36 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een ongewone wandeling: Volg de Zenne en de oude grachten van Brussel. We vergeten soms dat Brussel zich rond een rivier ontwikkelde. Als u de oude Zenne wilt gaan opzoeken, begin dan met de binnenplaats van het restaurant O Lion d’Or. Daar schuilt nog een oude arm van de Zenne. Verrassend. Zondagroutine: In de familie gaan we op zondag vaak wandelen in het Tenboschpark, wellicht het mooiste van de stad. Daarna stappen we naar de Garage à manger (foto), het restaurant van Pêle-Mêle, voor een hapje, voordat we door de rekken van de beste tweedehands boekhandel van Brussel slenteren. Het is natuurlijk moeilijk om zonder een boek (of twee...) te vertrekken. ● E. Bv. © Brussels’ Kitchen JE DAK IS GOUD WAARD IN BRUSSEL! Ontdek hoeveel je dak kan opbrengen met zonnepanelen. Doe de test op zonnekaart.brussels
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Herontdek Brussel Een groene wandeling met Augustin Nourissier De trend bestaat: Brussel wordt groener met onder andere collectieve moestuinen en buurtkwekerijen. Augustin Nourissier is medeoprichter van Skyfarms. Samen met Véronique Dewever is hij welzijn op het werk gaan telen door de aanleg van moestuinen in bedrijven. Beide ondernemers hebben net een winkel en een boomkwekerij in Laken geopend en gaan nu voor b-to-b. A ugustin behoort tot de jonge ondernemers die duurzaam werken en aan een reconversie zijn begonnen om hun dagelijks leven zinvoller te maken. Deze ingeweken Schaarbekenaar houdt van zijn wijk. De ecoloog in hart en nieren levert ons zijn 100% groene adresjes. Het restaurant waar je moet zijn: Zonder aarzelen, de Max in Schaarbeek, op een steenworp van het Plaskyplein. Dit geweldig Sardinisch restaurant onderscheidt zich door schitterende wijnen en een chef die verzot is op goede producten. Voor zijn groenten geeft hij de voorkeur aan lokale tuinbouw en stedelijke landbouwers. De producten zijn van hoge kwaliteit, en dat merk je in je bord! De zondagbrunch: In café Boentje, uiteraard! Het adres geniet enige faam maar het concept is zodanig vernuftig dat het zeker wat reclame waard is. In het bord gaat niets verloren en alles wordt bereid met onverkochte voedingswaren. Zeker een interessante aanpak op het vlak van ethiek en duurzame ontwikkeling. Maar ook de kok is fantastisch! Kortom, de ideale eetgelegenheid in de week. 38 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een stukje groen: Ik woon in Schaarbeek en het Josaphatpark is zowat mijn tweede tuin. Mijn kinderen hebben er leren fietsen. Ik houd van de heuvelachtige configuratie, de gekozen boom- en houtsoorten, de bloemperken. Het hele jaar door zie je daar de seizoenen voorbijgaan en toch verliest deze plek nooit zijn charme. Sinds de opening van de Laiterie, middenin het park, is er steeds meer animatie. Je kunt er ook naartoe om sociale contacten te leggen. De beste ambassadeur: Niet één, maar meerderen! Ik denk aan alle spelers van de circulaire economie in Brussel. Ze geven een mooi imago aan de stad. Ik zie een ongelooflijke combinatie van mensen met ideeën en mooie projecten (recycling van hout, voedsel, kantoorruimtes…). En ook de politici steken een handje toe. Ik denk bijvoorbeeld aan BeCircular en aan de laureaten, die steeds met ongelooflijke projecten op de proppen komen. Ik citeer hier Permafungi, de kringloopbroeikassen van Tomato Chili of de bamboefietsen van Cycad. De coöperatie: Mijn vrouw en ik hebben ons geruime tijd ingezet voor Bees Coop (foto), een duurzame, economische en ecologische coöperatie in Brussel. Het principe is eenvoudig: door in te schrijven op aandelen, krijgt u toegang tot de supermarkt en verbindt u zich ertoe om er één keer om de vier weken 2u45 te komen werken om de winkel in stand te houden. De bar om de hoek: Chez Copain, op de Rogierlaan. Prima personeel. Je drinkt er bier en wijn. De cocktails zijn uitstekend! ● E. Bv. D.R. D.R. Herontdek Brussel Joyce Azar, van Beiroet tot Brussel Joyce Azar – Vlaams, Franstalig én van Libanese afkomst – heeft het ideale profiel om een verbindingsfiguur te zijn. De journaliste, die zowel voor VRT als voor RTBF werkt, is de initiatiefneemster van DaarDaar.be, de website die Franstalige België op de hoogte houdt van wat er in Vlaanderen gebeurt. Hoewel ze in Beiroet werd geboren, kan ze zich volledig met het multiculturele Brussel identificeren. Haar favoriete plek in Brussel? Schaarbeek, waar ik intussen vijftien jaar woon. Het is zo fijn om in mijn straat mensen van verschillende origine tegen te komen. Ik vind het fantastisch om in mijn eigen buurt naar de Spaanse traiteur of de Italiaanse patisserie te kunnen. Schaarbeek is een grote gemeente waar veel te doen is. Kuieren doe ik graag in het Josaphatpark. Om te verpozen ga ik dan iets drinken in La Buvette Saint-Sebastiaan. Daar loop ik steevast bekenden tegen het lijf: vrienden, buren, collega’s … En de kinderen hebben er ruimte om te spelen. Ideaal dus. Hoe ontspant ze zich? Door te wandelen in de oude stad, de omgeving rond de Grote Markt. Daar krijg ik altijd een beetje een vakantiegevoel. Ik stap ook graag langs de kleine straatjes, met antiekwinkels, in de Marollen. Mijn geheimtip is een prachtige verborgen plek in Evere: natuurreservaat het Moeraske. Je waant je er niet meer in de stad. Wat zijn haar lievelingscafés? Café 1030 is mijn stamcafé. Ik kan er van bij mij thuis te voet naartoe. De twee managers zijn heel toffe mensen. Ze maken lekkere cocktails en er hangt altijd een leuke sfeer. In de horecazaken aan de Vlaamsesteenweg is het eveneens aangenaam vertoeven. Haar favoriete restaurants? Hangt van de gelegenheid af. Als ik geen zin heb om te koken en snel iets eenvoudigs wil eten, dan kies ik voor Le Mezze aan de Leuvensesteenweg. Ook al is het gerund door een Syrische familie, ze serveren daar de échte Libanese keuken. Erg lekker én vriendelijke bediening. Voor een romantisch diner met mijn man zal ik eerder naar Le Coq en Pâte in Sint-Lambrechts-Woluwe gaan. Een topadres voor verfijnde gastronomie. Waar shopt ze het liefst? Ik heb een voorkeur voor de kleinere boetieks in de buurt van de Dansaertstraat en de Anspachlaan, zoals Privejoke op de Kolenmarkt. Ik koop liever in modezaken van plaatselijke creatieve mensen dan in de grote ketens. Ik kan ook belachelijk veel tijd doorbrengen in boekhandel Tropismes in de Sint-Hubertus galerij. Waar naartoe met de kinderen? Train World, aan het treinstation van Schaarbeek. Terwijl we er rondwandelen, leren de kinderen er veel over treinen en België bij. En hoe doet ze aan cultuur? Ik heb een abonnement bij twee theaters: Théâtre de Poche en Théâtre le Public. Théâtre de Poche brengt stukken met maximaal drie acteurs. Wat ze doen, is geëngageerd en redelijk alternatief. Zo zag ik er een voorstelling over Jacques Brel, met een rapper. Théâtre le Public is een veel groter theater – mét een zeer goed restaurant, overigens – en richt zich tot een breder publiek. De stukken daar zijn toegankelijker. Ik hou er wel van om te proeven van de mix van die twee zeer verschillende theaters. ● P.V.D. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 39 © VRT © Belga
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Herontdek Brussel Het verantwoord epicurisme van Marjolaine Gailly Op haar 37e is Marjolaine Gailly een ware ‘sociaal onderneemster’. Zij beschouwt ondernemerschap als een kracht om goed te doen en de wereld te veranderen. Ze staat aan het hoofd van twee bedrijven: PeterLily in de human resources sector en de Brusselse coworking Manistal. In feite is ze altijd al betrokken geweest bij projecten die haar boeien. Deze doordachte levensgenieter verklapt enkele adresjes die de klemtoon leggen op gezond, lokaal en familiaal. De zondag brunch: afspraak in Chicago Café, op de Vlaamsesteenweg. Een gezonde en lekkere brunch met in het huis bereide verrukkelijke taarten. Een speelhoekje voor de kinderen. Een gezellige, huiselijke sfeer. De keuze aan veganistische en vegetarische gerechten is een speciale vermelding waard. De kroeg: Origine (foto hieronder), vlakbij het Jourdanplein. Een 4-gangen formule met slechts drie keuzes (op zich een goed teken). Inventieve, gewaagde en lekkere gerechten met daarbij een prima service en een uitstekende prijskwaliteitverhouding. wandelingen, op een steenworp van Brussel. Je hebt een leven nodig om alle uithoeken ervan te ontdekken. Ik ga daar zo vaak mogelijk naartoe om mijn batterijen op te laden en over wat anders na te denken dan PeterLily en Manistal. Een snel hapje: Kamilou biedt in de Europese wijk smakelijke, gezonde en verantwoorde gerechten. Lekker ontbijten, een verscheidenheid aan zelf samen te stellen gerechten, een ruime keuze aan in het huis gemaakte quiches en lekkere sandwiches! Een gastenverblijf: La Maison Flagey, een karaktervolle pand gelegen in de rustige en aangename omgeving van de vijvers van Elsene, op een steenworp van het dynamische Flageyplein. Eenvoudig en efficiënt opgevat: vijf kamers voor een intiem verblijf in een pracht van een Brussels Art Nouveau gebouw. De beste cocktails: La Pharmacie Anglaise en haar verfijnde en originele cocktails. De setting is helemaal te gek: precies een ander tijdperk, met bokalen vol geneeskrachtige kruiden, een borstbeeld van een arts en gedroogde hop die aan het plafond hangt. Zoiets is in Brussel totaal onverwacht! Een muzikale bekoring: de Brussels Chopin Days. Jonge internationale artiesten interpreteren werken van Chopin aan de piano. Schitterende concerten, en toch eenvoudig en intiem. Afspraak in het Koninklijk Conservatorium. Niet duur: € 25. De groene uitstap: het Zoniënwoud, uiteraard. 5000 hectare groot en overal verborgen paden en mooie 40 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Al geprobeerd: Wolf, de eerste food market in de hoofdstad. Typisch Brussels: het beste, op één plek samengebracht, waar ontdekking en diversiteit hoogtij vieren! Een waar genoegen, want je kunt er een culinaire wereldreis maken zonder je stoel te verlaten. Italiaanse, Indiase, Belgische, Aziatische of Ethiopische keuken: voor elk wat wils! ● E. Bv. © Brussels’ Kitchen D.R. Herontdek Brussel Het Brussel van weleer en van vandaag, volgens Isabelle de Borchgrave Kunstenares Isabelle de Borchgrave raakte beroemd om haar papier-maché creaties. Haar passie voor kunst doet Brussel internationaal schitteren. Ze slaagde erin een heel eigenaardige plek te creëren waar ze mensen ontvangt, haar werk voorstelt en haar passie deelt. Ze verklapt enkele goede adressen en roept herinneringen op. Haar favoriete wijk? Geruime tijd woonde ik aan de Zavel, waar mijn familie, de Jacobs, thuishoorde. Ik opende daar mijn eerste boetiek en atelier onder de naam La Tour de Bébelle. In die tijd hadden alle belangrijke antiquairs zich op het plein gevestigd terwijl een heleboel ambachtslieden in de omliggende straatjes waren geïnstalleerd. Het mooiste park? De Kleine Zavel. Je ontdekt er een bloemrijke tuin in Vlaamse neorenaissancestijl. Gewoon prachtig. De ideale wandeling? In de prille avond wandel ik graag rond de vijvers van Elsene, op een steenworp van bij mij thuis. Met de inperking gebruiken de mensen hoe langer hoe minder hun gordijnen. Zo kun je een beetje van ieders leven zien. Het lijkt wel op poppenhuizen. ‘s Avonds gaan de lichten aan, die zich dan in het water van de vijvers weerspiegelen. Die sfeer vind ik bijzonder rustgevend. Shopadressen? Ik heb een zwak voor het werk van Eva Velasquez. Ze combineert mooie stoffen en passie voor de kleding van weleer. Het resultaat is een tijdloze garderobe vol kleren die je elke dag kunt dragen. Ik hou ook veel van de boetieks Topolina en Graphie Sud, want ik vind er altijd wel iets dat mij aanstaat. De kruidenier die je doet watertanden? Ik kook graag. Ik hou van bezoek en van samenzijn. Vlak bij mij thuis vind je de Marché des Chefs. Deze kruidenierszaak is een soort Mekka voor de gastronomie. De meest prestigieuze chefs in Europa gaan zich daar trouwens bevoorraden. De zaak is ook toegankelijk voor particulieren. Een anekdote? Rond 1965 creëerde ik beschilderde jurken die toen heel wat succes oogstten. In die tijd ging de Vieux Saint-Martin open, maar niemand kende die zaak. Ik vroeg hen of ik op de bovenverdieping een modeshow mocht organiseren. Ik heb daar 200 mensen op uitgenodigd en de dag daarop zat het restaurant stampvol. Dat is sindsdien nooit anders geweest! De meest gewaardeerde ambachtslieden? Ik apprecieer het werk van La Cordonnerie, in de Notarisstraat. Ik bezoek ook regelmatig lijstenmaker Cadr’art. Stanislas werkt al heel lang met mij en heeft een sterke band met het atelier. Voor kleuren en verf ga ik naar de Maison Lefebvre in de benedenstad. En tot slot werd ik regelmatig samen met fotograaf Limelight voor lay-outs, catalogi enz. Hij levert fantastische werk. Het restaurant waar je op reis gaat? Aglio e Olio is een klein Italiaans restaurant. Deze familiezaak ligt op amper enkele meters van mijn atelier en wordt uitgebaat door een moeder en haar twee dochters. Pasta en nog eens pasta en telkens overheerlijk! En die reis doorheen Italië zet ik voort bij Petit Racines, met nieuwe ontdekkingen. Een bistro om vrienden te ontmoeten? La Meilleure Jeunesse. Een hartelijk onthaal en daarbij een mooie presentatie met elegante witte tafelkleden en servetten. Het vlees is er erg lekker. Ik ga er altijd met plezier naartoe. ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 41 © Belga © Jean-Pierre_Gabriel
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Herontdek Brussel Alles wat u over Brussel moet lezen Misschien biedt deze zeer bijzondere zomer de kans om uw stad opnieuw te ontdekken … in boeken. Hieronder vindt u een aantal boeken en naslagwerken waarmee u de hoofdstad onder een andere invalshoek leert kennen! Secret Brussels: dit boek is zeker niet voorbehouden aan toeristen, want u vindt er een pak anekdotes waarvan ook u waarschijnlijk geen weet had: een daghotel waar u ook een kaarsje kan branden, een stukje van de Zenne dat ter hoogte van Sint-Gorik werd gerestaureerd, een interpretatie van het Warande-Park volgens de vrijmetselaars, de merkwaardige fysionomische fontein van Magritte, een vergeten tuinstad in Vorst of speleologie in de basiliek van Koekelberg … Verrassingen genoeg! Jonglez Brussel Art Deco: 7 wandelingen of fietstochten om in verscheidene wijken de vele facetten te ontdekken van Art Deco en Modernisme in de Brusselse architectuur. U maakt kennis met verbluffende architecten die tijdens een boeiende periode prachtige gebouwen lieten oprichten. Al gauw wordt u een deskundige van dit alomtegenwoordige erfgoed in de straten van Brussel. Geeft u de voorkeur aan Art Nouveau? Ook hierover publiceert de uitgever een boek. Lannoo Brussel. Twee en een halve eeuw openbare parken en tuinen. 1775-2020: tijdens de inperking hebben heel wat Brusselaars ingezien hoe talrijk de parken in hun stad wel zijn – en ze zijn die trouwens gaan opzoeken. Maar kent u die groenvoorzieningen wel echt? In dit boek krijgt u een frisse kijk op de hoofdstad als een landschap. 42 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 U reist doorheen een rijk geïllustreerd panorama, aangevuld met de bijzondere geschiedenis van de Brusselse parken en tuinen. Voor liefhebbers van stedelijke natuur. Smaakt naar nog. CIVA De stad waar ik van hou: Een unieke gids, met verborgen plekken en fascinerende verhalen. De auteur staat stil bij de toestand van Brussel, de stad die aan een razend tempo verandert. Brussel is nu de meest diverse stad ter wereld, met een nooit geziene bevolkingsgroei. Het boek mijmert over verleden, heden en de verjonging van de stadsbevolking. Houtekiet Nouvelle histoire Bruxelles: de eindelijk een boek dat de meest recente ontwikkelingen in de specifiek Brusselse archeologie samenbrengt. Het beantwoordt vragen als: welke talen spraken de Brusselaars in de Middeleeuwen?, waarom vond de filosoof Erasmus Anderlecht zo aangenaam?, of hoe lang duurde het, in de tijd van Keizer Karel, voordat een brief Parijs bereikte? Allemaal weetjes om indruk te maken tijdens een diner! Dit boek is alleen in het Frans beschikbaar. Racine Brussel - Geschiedenis van een Brabantse stad : Hoe ontwikkelde Brussel, destijds een kleine nederzetting in de moerassige Zennevallei, zich stilaan tot hoofdstad van de Nederlanden, van de staat Herontdek Brussel België en van Europa ? In een vlot geschreven synthese schetst de Brusselse historicus, Dr. Paul De Ridder de krachtlijnen van deze ontwikkeling in het ruimer kader van de geschiedenis der Nederlanden. Dit werk is het eerste origineel in het Nederlands geschreven overzicht van Brussel. Mens & Cultuur Uitgevers N.V. Stoemp! Recepten en verhalen uit de Brusselse keuken: In dit boek verkent tv- en radiochef én Brusseleir Albert Verdeyen de wondere en smakelijke wereld van dé Brusselse culinaire klassieker bij uitstek: stoemp. Meer dan 45 klassiekers én heel verrassende, nieuwe stoempgerechten. Alle recepten zijn op verfrissende wijze in beeld gebracht door foodfotograaf Marc Wauters. Lannoo Uitgeverij. Brussel. Het grote en het kleine verhaal: om met uw kinderen op ontdekkingstocht door Brussel te trekken publiceerde het Gewest dit boekje dat de stad, de cultuur en de geschiedenis op een speelse manier toelicht. Het ontstaan van het witloof, de Art Nouveau, het werk van Breugel en Hergé, de gebouwen op de Grote Markt en zelfs de Zinneke Parade … U leert er ook enkele woorden Brussels en daarna test u uw kennis met de Manneken-Quiz! Voor kinderen tussen 10 en 110 jaar. Nog eenvoudiger met 4 ingrediënten: Pascale Naessens staat bekend om haar eenvoudige en gezonde keukenrecepten. In dit boek stelt ze recepten voor die iedereen aankan. Ze staan gerangschikt volgens bereidingsduur: klaar in 10, 15, 20 of 25 minuten. Zoals de titel al laat vermoeden, hebt u telkens vier ingrediënten nodig, meer niet. Kortom, snelle recepten en weinig werk. Waar wacht u nog op? Lannoo Brussels’ Kitchen 2 : New hotspots to eat out in style: als auteur, fotograaf en vooral onderneemster doorkruist Chloé Roose de hoofdstad op zoek naar de beste adressen. Zij stond aan de wieg van Brussels’ Kitchen, de referentie-website bij uitstek voor alle Brusselse fijnproevers. Hiermee helpt ze Brussel te positioneren als de hoofdstad van ongewone, innoverende en verrassende gastronomie. Chloé is een bijzonder energieke columnist die ons informeer over onweerstaanbar nieuwe adressen in zeven Brusselse wijken. Eén voor één restaurants die je graag geheim zou houden en waar je tegelijk met de vrienden naartoe zou willen. Het boek bevat ook interviews van grote namen van de Brusselse gastronomie. Zij vertellen over hun parcours en een van hun beste recepten. Dit boek is een mooi cadeau, ook voor zichzelf! Lannoo Staminees en Cafés. Brusselse Verhalen: De Stad Brussel en Brusselfabriek lichten de geschiedenis en sociale functie van de Brusselse kroegen en cafés toe. Die spelen een essentiële rol in de Brusselse identiteit en evolueren mee. De teksten, de rijke iconografie en de getuigenissen schetsen een beeld van die toevluchtsoorden voor afspraken, vrouwenemancipatie, gesprekken en creativiteit. En als de liefde opflakkert, worden ze plekken van intimiteit en verleiding. Brusselfabriek. ● Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 43
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Herontdek Brussel Het Brussel waar Julien Vandeleene van houdt Julien Vandeleene is de oprichter van BePark, de Brusselse onderneming die het concept van "park sharing" ontwikkelde, oftewel het ter beschikking stellen van ongebruikte privéparkings. Als ondernemer is Julien druk bezig. Toch aarzelt deze levensgenieter niet wat tijd te nemen om de beste verborgen adresjes in de stad op te sporen. I k houd van deze stad en haar diversiteit aan cultuur, talen en architectuur. In tegenstelling tot veel Europese hoofdsteden behoudt deze metropool een menselijke dimensie die mensen zich gemakkelijk toeëigenen. De Brusselaars zijn spontaan, direct en pragmatisch ingesteld. Hier maken we geen gedoe en kouwe drukte. Vandaar de bijzondere charme en gezelligheid van de stad. Een boek verslinden in het Egmontpark Het Egmontpark is een plek waar ik bijzonder van houd. Het is de ideale tuin om een boek te verslinden. Ik lees enorm veel, vooral inspirerende verhalen van grote ondernemers. Onlangs las ik Rework, van David Heinemeier Hansson en Jason Fried. Dit boek over ondernemerschap staat bol met geweldige tips om een bedrijf op te starten en draaiende te houden. De ambassadeur: Pierre Marcolini Om een hoofdstad te belichamen, moet je grensoverschrijdend uitstralen. In zijn sector geldt Pierre Marcolini als de ideale ambassadeur: deze voorname ondernemer slaagde erin chocolade te sublimeren en tegelijk zijn eigen gelijknamig merk te creëren. Vandaag is het over de hele wereld bekend. Dit merk staat voor meer dan alleen chocolade: het is een unieke en exclusieve beleving voor de klant. Op adem komen in het natuurreservaat ‘Verdronken Kinderen’ Ik woon in Bosvoorde. Ik vind het Zoniënwoud gewoon magisch, vooral het natuurreservaat van de Verdronken Kinderen. Het biedt een ongelooflijk mozaïek van vijvers, beekjes, planten en dieren. Deze landelijke omgeving is exotischer dan sommige plekken in 44 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 de Belgische Ardennen. En dit alles op amper tien minuten van het stadscentrum. Geweldig! Ricciocapriccio, de beste Italiaan van Brussel Deze gastronomie beschouw ik als levensnoodzakelijk. Ik ben een fervente liefhebber van de Italiaanse keuken. De beste Italiaan van Brussel? Ricciocapriccio, daar bestaat geen twijfel over! Een tip: kies voor een lunch en als je geluk hebt, krijg je een inktviscarpaccio met een heerlijke crème van eekhoorntjesbrood als voorgerecht geserveerd! ● E. Bv. ZIJN LIEVELINGSADRESSEN … La Buvette: een tijdloos restaurant in Brussel, gevestigd in een oude slagerij in Art Deco stijl. Als u een goed, gastronomisch en gezellig restaurant met een moderne en efficiënte keuken zoekt, dan moet je daar terecht. La Maison des Vins: mijn wijnwinkel op het Keymplein biedt nog steeds een goede selectie. Je vindt er zowel grote namen als mooie ontdekkingen. Privejoke: een goed winkeladres in de buurt van de Grote Markt. Deze multimerkenwinkel biedt een scherpe selectie van producten en Belgische ontwerpers. Ook open op zondagmiddag! © Bepark ©Luc Viatour Herontdek Brussel Kunst en ambacht voor het voetlicht, met Lionel Jadot Designer Lionel Jadot combineert kunst en grondstof als geen ander. Onlangs opende hij de Ateliers Zaventem, een soort creatieve, avantgardistische en gonzende bijenkorf waar een dertigtal talentvolle ambachtslieden prachtig naast elkaar werken. Het resultaat van hun werk is te bewonderen in het Jam Hotel, Silversquare Triomf of Wolf, de Brusselse food market. Het mooiste uitzicht in Brussel: het vergezicht bij helder weer als je in Sint-Gillis de Théodore Verhaegenstraat afdaalt. Het beste ogenblik hiervoor? Tijdens het ‘golden hour’! Een ongewone plek: ik hou van de ietwat ouderwetse charme van de Ravensteingalerij. Een beeldhouwwerk van Olivier Strebelle, genaamd L’Enlèvement d’Europe, pronkte er in het midden van het bekken, maar in 2006 is het bronzen beeld op mysterieuze wijze verdwenen. Het mooiste park: zeker en vast het Tournay-Solvay-park. Een wilde, ruwe en vaak onbekende plek waar je beetje bij beetje steile hellingen ontdekt, een Engelse tuin bovenop, een eerder natuurlijk bos op de hellingen en twee vijvers in het dal. Ideaal om tot rust te komen. De vriendenkroeg: Calmos, de nieuwe natuurlijke wijnbar bij uitstek om vrienden te ontmoeten! De keuken legt de klemtoon op lokale, bio en seizoensgebonden producten uit korte bevoorradingsketens. De avondbar: Café Flora. Een legendarische inrichting op het Sint-Gillis voorplein. Ze stond sinds de jaren 80 leeg en ontwaakte eindelijk tot een nieuw leven. Wat je er best drinkt? Alle cocktails op de kaart zijn het proberen waard. De grote troef is het zonnige terras met meer dan 120 zitplaatsen. De beste bakker: Boulengier, een ambachtelijke bakkerij opgericht door twee gepassioneerde ondernemers: Christopher Moloughney en Marc Paeps. Zij gebruiken uitsluitend bio meel! De ambachtelijke koffiekoeken zijn een speciale melding waard: allemaal uiterst lekker! Een voorbeeld voor alle Brusselse ambachtslieden: bloemist Thierry Boutemy. Hij decoreert de receptietafels op de meest prestigieuze adressen. Hij is in Brussel en ook elders bekend en erkend. Hij werkte onder andere samen met regisseur Sofia Coppola voor de film Marie-Antoinette. Loop zeker zijn winkel even binnen, in de Vanderkinderestraat. Een heel aparte boetiek: concept-store Extra-Ordinaire van ontwerper Jean-Paul Lespagnard. Een boetiek vol cadeaus om te schenken of om zichzelf te verwennen. Een gamma hedendaagse mode-, design- en ambachtelijke producten vanuit de ganse wereld. Het museum of de kunstgalerij waar je te vinden bent? In het Wiertz Museum, opgedragen aan de Belgische kunstenaar Antoine Wiertz, of in het MIMA. Wat kunstgalerijen betreft, hou ik veel van Maniera en OV. Ideale cultuurbronnen? In alle bookshops die de stad rijk is: Tropismes, Filigranes, boekhandel Flagey, Peinture Fraîche, Cook&Book... Ik hou enorm veel van stripverhalen! ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 45 D.R. © Lydie Nesvadba
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Herontdek Brussel Van Sint-Gorik naar Anderlecht, met Thierry Marion Thierry Marion is de oprichter en CEO van DB Group, een welbekende grafische onderneming in Brussel. Zij drukt onder andere Brussel Metropool. De zaak haalt ongeveer vier miljoen euro omzet en vierde verleden jaar zijn 15-jarig bestaan. Thierry nam de gelegenheid te baat om aan te tonen dat drukwerk nog lang zijn laatste woord niet heeft gezegd. Hij verklapt ons enkele goede adresjes in Brussel. Een ongewone buurt: de Sint-Gorikswijk. Ooit volgde Thierry daar een rondleiding en ontdekte dat de straten van de wijk bezaaid zijn met bronzen schelpen, die verwijzen naar de bedevaart naar Compostela, op 2200 km van Brussel. In de Sint-Gorikswijk stapt hij graag binnen bij de Roi des Belges, voor een lekker biertje. Het gastronomisch restaurant voor een zakenlunch: Le Cinq in Anderlecht. Moderne gerechten en verse producten. De chef Jean-Michel Verzele ontwikkelt er een gastronomische en innovatieve keuken. Voor Thierry is dit het neusje van de zalm van de gastronomische restaurants, met een goede prijs-kwaliteitverhouding, op een steenworp van zijn drukkerij. 1969. Professionele service, decoratie zoals in de goeie ouwe tijd en typisch Belgische producten. Het is ook een van de weinige keukens in het centrum die laat openblijven. Daar moet je naartoe na een toneelstuk of een film! Een ‘coole’ bistro voor een gezellig onderonsje met vrienden : La Gazzetta, vlakbij de Louizalaan. Reserveren is niet mogelijk. Een open keuken die direct uit Italië geïmporteerde producten verwerkt. De pasta wordt er vers versneden. Gewoon prachtig. En de wijnkaart verdient een pluim! Het familierestaurant : Enjoy Brussels. Smakelijke producten, een efficiënt menu en een open keuken die meteen de eetlust opwekt. En bovendien een goede kwaliteit/ prijsverhouding. 100% Belgisch waar je niet genoeg van krijgt: L’Ogenblik, Een beroemde plek in de Koningsgalerij sinds 46 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 De beste ambassadeur van Brussel? In het buitenland is dit natuurlijk Philippe Geluck! Deze creatieve humorist slaagt erin om via de strips van Le Chat een aantal boodschappen aan de lezer voor te schotelen. Nagenoeg al zijn stripverhalen zijn in meerdere talen vertaald en over de hele wereld verspreid. De jongste hiervan – La Rumba du Chat – verscheen een paar dagen geleden.● E. Bv. Herontdek Brussel Op een waterfiets of in een taxi: Chouna Lomponda Communicatie- en mediadeskundige Chouna Lomponda heeft ook een gave om stromingen op gang te brengen. Zo is zij de oprichtster van de vzw Success DiverStory en van de campagne ‘De la réussite parmi vous’, die het talent van mensen uit de diversiteit promoot. De ideale uitstap: op het water, met een waterfiets in het Terkamerenbos, met de kinderen! Als je niet van waterfietsen houdt, kun je natuurlijk ook een roeibootje huren. En dat ronden we af met een dorstlessende pauze in het Chalet Robinson. Het mooiste park: het Wolvendael is een 18 ha groot bosgebied, merkwaardig niet alleen door zijn omvang, maar ook door de pracht van zijn glooiende landschappen. De speeltuin is ideaal voor een gezinsuitstapje. café. Je wordt er met een glimlach verwelkomd. De bazin is echt lief! Het restaurant waar je op reis gaat? De food truck Banane Plantain dompelt je in de Afro-Caribische culinaire cultuur. De Afrikaanse en Creoolse gerechten krijg je geserveerd met jasmijnsmaakrijst en plantainbananen. Proef misschien ook de makayubu, een gezouten vis op een bedje van paprika’s. De food truck rijdt zowat heel Brussel rond. Het gastronomisch restaurant: Isabelle Arpin en zijn zeer subtiele gerechten die vooral de smaak benadrukken. Het onthaal is er steeds zeer hartelijk. En omdat vrouwen zeldzaam zijn in die sector, zijn we bijzonder opgetogen met een vrouwelijke sterrenkok aan het roer van dat restaurant! De vriendenkroeg: Chez Richard (hierboven) – de Parijse bistrosfeer waardeer ik daar enorm. Een extra troef is het terras met mooie hemelsblauwe tafels waar je een uitzicht hebt op het Zavelplein. Echt gezellig. En je ontmoet er altijd wel iemand die je kent. Kopje koffie in de ochtend: En face de la Poste, een mooi ingericht Ukkels Een voedingswinkel: Slagerij La Moutonnerie vertegenwoordigt drie generaties vleesliefhebbers en een team dat altijd klaar staat. Een aanrader. Voor een origineel cadeau: Juwelenontwerpster Aurore Havenne. Ze werkt voornamelijk met goud en zilver en vervaardigt elegante en tijdloze stukken. Je vindt ze bij This Is Ernest. Ik hou eveneens van de Berlijnse ontwerpster Bojana Draca en haar concept store Farrah Floyd. Echt de ontdekking waard om iemand te verwennen of jezelf te plezieren! De galerie waar je graag naartoe stapt? De hedendaagse kunstbeurs Accessible Art Fair in Bozar. Stéphanie Manassé, die het evenement in het leven riep, presenteert al 13 jaar een collectie van vaak onvoldoende vertegenwoordigde kunstenaars. Dit is de gelegenheid bij uitstek om opkomende maar weinig zichtbare kunstenaars te ontdekken. Waar je Brussel leert begrijpen? In een taxi! Meerdere malen had ik te maken met taxichauffeurs die mij ongelooflijke anekdotes over Brussel vertelden. Tijdens zulke verplaatsingen hoor je verhalen die in geen enkel leerboek staan. De ideale cultuuroord: Swa Linga, een online onderwijsplatform waar je Swahili en Lingala, de twee meest gesproken talen in Afrika, kunt aanleren en je algemene kennis van Congo, Afrika en haar volkeren kunt verruimen. ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 47 © Brussels’ Kitchen D.R.
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Herontdek Brussel Tussen stad en tuin: Marguerite de Crayencour Na haar rechtenstudie en een jaar aan de balie van Brussel besefte Marguerite de Crayencour dat ze verkeerd bezig was. Tijdens een kort verblijf met vrienden op de biologische hoeve van de Bec Hellouin in Frankrijk besliste ze alles stop te zetten en bijna drie jaar lang een opleiding te volgen in biologische landbouw en aromatische planten. Vandaag staat ze aan het hoofd van de Jardin des Sens, waar ze meer dan 50 soorten eetbare bloemen kweekt. Marguerite werkt in partnerschap met verscheidene Brusselse restaurants. We polsten dus naar de lekkere adresjes die ze zou kennen … Op reis in een restaurant: Mumtaz. Stap dit Elsense restaurant binnen (foto) en meteen zit u aan tafel met de Indische gastronomie en haar talloze smaken! De tikka massala kip is de specialiteit des huizes. Aan vegetariërs raad ik de linzen-dhal met koningsrijst aan: geweldig! Snelle service en een goede prijs-kwaliteitverhouding. Voor een groep vrienden: Old Boy, zeker en vast! Voor mij is dit een van de beste adressen in Brussel. Wie op nieuwe smaken uit is, moet deze Aziatische kantine resoluut binnenstappen. De chef neemt het beste uit verschillende invloeden – ook Chinese. Het resultaat leest u op een beknopte en efficiënte menukaart. Carbonara met asperges en de pasta al ragù behoren tot de klassiekers van het huis. Een (h)eerlijke en smakelijke keuken, voor genieters! De beste ambassadrice: Chloé Roose ! In zeven jaar tijd werd ze dé food referentie in Brussel. Op haar blog – Brussels Kitchen – geeft ze een overzicht van de smakelijkste eetgelegenheden in Brussel. En ze publiceerde daarnet haar tweede papieren gids, bij uitgever Racine. De ideale kantine: het Italiaanse restaurant Nuovo Rosso (foto hierboven) serveert onder andere in de braadpan gegaarde gerechten, rechtstreeks op uw tafel. 48 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 De trendy boetiek: Kure, een Brusselse concept store waar je topklasse kleding van verschillende internationale merken kan bewonderen. De voorraad is Bezoekers laten zich meestal bekoren … ● beperkt. E. Bv. D.R. © Brussels’ Kitchen D.R. Herontdek Brussel Hoe Kristiaan Borret de stad bekijkt Kristiaan Borret kreeg zo pas een tweede mandaat als Brussels bouwmeester. Hij is van Gent afkomstig, maar noemt zichzelf toch ‘een échte Brusselaar’. “Omdat ik 30 jaar geleden heel bewust hier ben komen wonen. Je zou denken dat een stedenbouwkundige verkiest alles op orde te hebben, maar het zijn precies de onaffe en rauwe kantjes van Brussel die me fascineren. Die maken deze diverse en complexe stad zo authentiek.” Zijn lievelingsplek in de stad? De omgeving van het Albertplein in de wijk Hoogte Honderd in Vorst. Ik passeer er dagelijks. Honderd meter boven de zeespiegel. Na een rit vanuit de stad kom je via het premetrostation Albert weer boven de grond, in een andere wereld. Open vergezichten over heel Brussel … Bij helder weer tot in het Pajottenland. Je krijgt er een gevoel van ruimte en perspectief, met het Park van Vorst voor je voeten, en toch voel je nog die drukke stad in je rug. Van die combinatie hou ik wel. Op donderdagavond is er ook een marktje waar ik op weg naar huis even langs loop. Die prettige setting geeft echt een stadsgevoel. Zijn favoriete voedingswinkels? Goede bakkers als Matinal, C’est Si Bon, Charli en Boulengier (foto hiernaast). Allemaal kleine, onafhankelijke ondernemers met een zeer uitgesproken aanpak. We dachten dat dit soort zaken uitgestorven was, maar als stedenbouwkundige verheug ik me dat ze terug opduiken. Kleine, lokale en gespecialiseerde ondernemers dragen bij tot een betere mix in de stad. In viswinkel Noordzee vind ik de beste rog. En bij Corica spring ik binnen om drie pakjes koffie te kopen en een espresso te drinken. Zijn vaste adres voor de Portugese taartjes ’pastéis de nata’? Er is een discussie over waar je de beste taartjes vindt. Wel, ik pleit voor Forcado, nabij het Hortamuseum. Liefhebbers van Garcia, in het hartje van de Portugese wijk, vinden Forcado te hip en te nieuw. In mijn ogen is Forcado even authentiek. Zijn favoriete kledingzaak? A.P.C., een Franse keten. Welke cultuur hij consumeert? Welke voorstellingen en tentoonstellingen ik heb moeten schrappen wegens het coronavirus? Een expo van de kunstenaar Wolfgang Tillmans in Wiels, het Kunstenfestivaldesarts dat steeds de nieuwe oogst op verschillende locaties in Brussel presenteert en een dansvoorstelling op The Goldberg Variations van Bach in het Kaaitheater. Daar kun je mijn smaak wel uit afleiden. ● P.V.D. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 49 Daar koop ik als sinds de jaren 1980 dikwijls mijn kleren. Sinds kort heeft A.P.C. twee vestigingen in Brussel: nabij het Brugmannplein en in de Dansaertstraat. Die winkels zijn ingericht door de Franse architect Laurent Deroo. De meesterlijke afwerking van hout, leder en messing is zijn handelsmerk. Toch slaagt hij er telkens in een ander ontwerp uit te dokteren, op maat van de locatie. Het is elke keer weer een interessante architecturale ontdekking voor mij om een A.P.C. winkel binnen te stappen.” © Frederik Hamelynck D.R.
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Brussels Gewest 65 1 2 70 31 50 3 22 27 4 66 54 51 21 41 71 Stadscentrum: zie pp. 52-53 32 68 63 34 6 28 5233 24 8 9 Elsene, 72 10 25 61 11 56 57 62 42 47 69 12 43 29 58 26 14 44 53 30 15 16 49 45 17 18 19 20 48 13 KasteleinBrugmann en Hoog Sint-Gillis: zie pp. 54-55 36 59 60 7 37 40 67 35 5 39 38 64 23 46 55 50 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Herontdek Brussel WANDELEN & KUIEREN 1. Laarbeekbos 30. Charlotte Café p.26 2. Koning Boudewijnpark p.12 3. Het Moeraske p.39 4. Josaphatpark 5. Ardense Jagerspl. 6. Leopoldspark 7. Park van Woluwe pp.38, 39 p.31 p.30 p.31 8. La Pousse Qui Pousse p.12 G. Van Caulaertsq. 4, B-1060 9. Théodore Verhaegenstr. p.45 10. Park van Vorst 11. Hoogte Honderd 12. Ter Kamerenbos 13. Rood-Klooster p.49 p.49 p.47 p.32 14. Park van Wolvendael p.47 15. Kriekenput 16. Kauwberg p.21 p.21 17. Verdronken Kinderenvallei p.44 18. Tournay-Solvaypark pp.4, 45 19. Bezemhoek p.21 20. Zoniënwoud SPORT 21. Olympisch Zwembad Louis Namêche p.12 Van Kalckstr. 95, B-1080 BARS & CAFÉS 22. Boentje Café Colignonpl. 18, B-1030 23. Café 1030 pp.29, 40 Dieweg 2, B-1180 RESTAURANTS 31. La Carretta Walenstr. 65, B-1090 32. La Paix p.36 52. Boulengier pp.45, 49 Jean Volderslaan 11, B-1060 53. Maison Barat p.26 p.10 Ropsy Chaudronstr. 49, B-1070 33. Holy Smoke p.36 Hallepoortlaan 9/10, B-1060 34. Kamilou Nijverheidsstr. 10, B-1000 35. Le Mezze Leuvensestwg 228, B-1000 36. Eccetera Waversestwg 402, B-1040 37. Origine Emile Maxlaan 87, B-1030 39. Le Coq en Pâte Tomberg 259, B-1200 40. Sanzaru Tervurenlaan 292, B-1150 41. Le Cinq p.40 p.39 p.30 pp.36, 40 Generaal Lemanstr. 36, B-1040 38. Le Max p.38 p.39 p.32 p.46 Emmanuel Mounierlaan 5, B-1202 42. La Maison du Sushi p.13 Vanderkinderestr. 419, B-1180 43. Yagura Waterloosestwg 814, B-1180 44. Les Petits Bouchons p.38 p.39 Jan Stobbaertslaan 100, B-1030 24. Café Flora Sint-Gillisvoorpl. 16A, B-1060 25. Bar du Matin p.45 p.21 Alsembergsestwg 172, B-1195 26. En face de la Poste Postiljonstr. 15, B-1180 BISTRO’S & BRASSERIES 27. La Buvette Sint-Sebastiaan p.39 Ambassadeur Van Vollenhovenlaan 1, B-1030 28. Friture René pp.10, 12 Verzetspl. 14, B-1070 29. Chalet Robinson Steigerweg 1, B-1000 p.47 p.47 p.21 p.6 Alsembergsestwg 832, B-1180 45. Le Chalet de la Forêt pp.4, 34-35, 44 Lorrainedreef 43, B-1180 WIJNZAKEN & WIJNBARS 46. Copain Rogierlaan 262, B-1030 47. Tortue Edith Cavellstr. 34, B-1180 48. La Maison des Vins Ottervangerstr. 3, B-1170 49. Chai et Bar Sint-Jobspl. 34, B-1180 WINKELEN – VOEDING 54. Bees Coop Van Hovestr. 19, B-1030 55. Great Market p.21 p.38 p.31 Leuvensestwg 650, B-1030 56. Julien Hazard Affineur p.13 Vanderkinderestr. 137, B-1180 57. Maison Petré p.20 Edith Cavellstr. 1, B-1180 58. La Moutonnerie p.47 Xavier De Buestr. 69, B-1180 WINKELEN – MODE, DESIGN & ANDERE 59. Be creative by Schleiper p.4 Vijverstr. 65, B-1040 60. Cadr’art p.41 Jachtlaan 68, B-1040 61. Topolina Darwinstr. 5, B-1190 62. Thierry Boutemy p.41 p.45 Vanderkinderestr. 375, B-1180 WINKELEN – BOEKHANDELS 63. Filigranes pp.4, 45 Kunstlaan 39, B-1040 64. Cook&Book p.45 Vrijetijdspl. 1, B-1201 UITGAAN, THEATERS & BIOSCOPEN 65. Koninklijke Serres van Laken p.13 Koninklijk Parklaan 61, B-1020 66. Kaaitheater p.38 p.20 p.44 p.13 Waterloosestwg 1469, B-1180 BAKKERIJEN 50. Pâtisserie Sirre Koningin Astridpl. 9, B-1090 51. C’est si bon Steenkoolkaai 46, B-1080 Sainctelettesq. 20, B-1000 67. Théâtre Le Public Braemtstr. 64/74, B-1210 68. Zuidfoor p.49 p.39 p.19 Zuidlaan, B-1000 CULTUUR, BEZOEKEN & MUSEA 69. Théâtre de Poche p.39 Gymnasiumweg 1A, B-1000 70. Train World p.26 pp.12, 49 p.39 Prinses Elisabethpl. 5, B-1030 71. MIMA Henegouwenkaai 41, B-1080 72. Wiels Van Volxemlaan 354, B-1193 Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 51 p.45 pp.4, 49
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Stadscentrum 34 76 67 17 46 28 55 18 57 58 59 68 19 51 20 60 3 4 72 21 3970 62 63 6 23 79 41 27 53 33 31 54 32 42 11 74 64 14 75 16 15 66 45 13 44 65 43 12 10 9 82 7 80 81 25 26 40 5 78 24 73 38 61 71 52 48 30 22 2 29 47 36 50 77 69 37 1 49 35 56 8 52 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 WANDELEN & KUIEREN 1. Kaaienwijk 31. Dai Puponi p. 20 2. Sint-Hubertusgalerijen p. 21 3. Sint-Goriksplein pp. 26, 46 4. O Lion d'Or p. 36 Sint-Gorikspl. 21-22, B-1000 5. Grote Markt pp. 14, 26, 390 6. Manneken Pis 7. Ravensteingalerij 8. Warandepark 9. Beeldentuin 11. Zavelwijk 12. Kleine Zavel 13. Egmontpark pp. 6, 18, 19, 30 p. 41 p. 44 14. Poelaertplein 15. Justitiepaleis pp. 6, 31 p. 21 16. Marollenwijk pp. 6, 19, 32, 39 BARS & CAFÉS 17. Walvis Antoine Dansaertstr. 209, B-1000 18. Chicago Café Vlaamsestwg 45, B-1000 19. L’Archiduc p. 40 p. 21 Antoine Dansaertstr. 6, B-1000 20. Le Roi des Belges p. 46 Jules Van Praetstr. 35, B-1000 21. The Big Game Henri Mausstr. 5, B-1000 22. À la Mort Subite p. 22 p. 22 Warmoesberg 7, B-1000 23. Poechenellekelder p. 31 Eikstr. 5, B-1000 24. BrewDog p. 26 Putterij 20, B-1000 25. Café Victor p. 4 Ravensteinstr. 23, B-1000 26. La Pharmacie Anglaise p. 40 Coudenberg 66, B-1000 27. Café Pastel p. 36 Rollebeekstr. 2, B-1000 BISTRO’S & BRASSERIES 28. Brussels Beer Project p. 12 Antoine Dansaertstr. 188, B-1000 29. Noordzee pp. 6, 29, 49 Sint-Katelijnepl. 50, B-1000 30. Arcadi Arenbergstr. 1B, B-1000 p. 30 BAKKERIJEN 47. Charli pp. 34, 49 Sint-Katelijnestr. 34, B-1000 48. Le Pain Quotidien Koniginnegalerij 11, B-1000 WINKELEN – VOEDING 49. Pipaillon p. 18 WIJNZAKEN & WIJNBARS 46. Bar du Canal Antoine Dansaertstr. 208, B-1000 p. 12 p. 31 p. 45 p. 4 p. 41 Regentschapsstr. 5, B-1000 10. Naamsestr. p. 19 Rollebeekstr. 21, B-1000 32. Chez Richard Minimenstr. 2, B-1000 33. Les Brigittines Kapellemarkt 5, B-1000 RESTAURANTS 34. Barge Ieperlaan 33, B-1000 35. Pampas Rodizio p. 13 p. 47 p. 10 WINKELEN – MODE, DESIGN & ANDERE 55. This Is Ernest p. 6 p. 26 Sint-Katelijnepl. 15, B-1000 36. Nona Wolvengracht 50, B-1000 38. L’Ogenblik Prinsengalerij 1, B-1000 39. Horia Borgval 7, B-1000 40. MIM Restaurant Hofbergstr. 2, B-1000 41. Comme chez Soi p. 12 pp. 24-25 Sint-Katelijnestr. 17/19 B-1000 37. Le Wolf p. 40 p. 46 p. 12 p. 31 p. 14 Rouppepl. 23, B-1000 42. Au Vieux Saint-Martin p. 41 Grote Zavel 38, B-1000 43. Senzanome p. 4 Kleine Zavel 1, B-1000 44. Enjoy Brussels p. 46 Waterloolaan 22, B-1000 45. Les Larmes du Tigre p. 14 de Wynantsstr. 21, B-1000 p. 47 Vlaamsestwg 57, B-1000 56. La Coutellerie du Roi p. 22 Noorddoorgang 27, B-1000 57. Stijl p. 29 Antoine Dansaertstr. 74, B-1000 58. A.P.C. Antoine Dansaertstr. 60, B-1000 59. Farrah Floyd p. 49 p. 47 Oude Graanmarkt 39, B-1000 60. Plantes pour Tous (in Sint-Gorikshallen) p. 26 Sint-Gorikspl. 1, B-1000 61. Extra-Ordinaire pp. 29, 45 Beenhouwersstr. 37A, B-1000 62. Maison Lefebvre p. 41 Zuidstr. 25, B-1000 63. Privejoke Kolenmarkt 76, pp. 39, 44 B-1000 64. La Vaisselle au Kilo p. 14 Hoogstr. 124, B-1000 65. Kure p. 48 Waterloolaan 13A, B-1000 66. Fratelli Rossetti p. 14 Waterloolaan 65, B-1000 WINKELEN – BOEKHANDELS 67. Waterstones p. 12 Adolphe Maxlaan 71/75, B-1000 68. Passa Porta Antoine Dansaertstr. 46, B-1000 69. Sterling Books Wolvengracht 23, B-1000 70. Brüsel p. 20 Brandhoutkaai 11, B-1000 50. L’Atelier Dierendonck p. 29 Sint-Katelijnestr. 24, B-1000 51. Corica p. 49 Kolenmarkt 49, B-1000 52. Chocolaterie Mary p. 4 Koninginnegalerij 36, B-1000 p. 12 p. 12 p. 18 Anspachlaan 100, B-1000 71. Tropismes pp. 18, 21, 39, 45 Prinsengalerij 11, B-1000 UITGAAN, THEATERS & BIOSCOPEN 72. Cinéma Palace Anspachlaan 85, B-1000 53. Pierre Marcolini pp. 10, 14 Minimenstr. 1, B-1000 54. Wittamer p. 14 Grote Zavel 6-12-13, B-1000 73. Cinéma Aventure p. 12 Kleerkopersstr. 15, B-1000 74. Brussels Chopin Days (Koninklijk Conservatorium Brussel) Vertrek Poelartpl., B-1000 CULTUUR, BEZOEKEN & MUSEA 76. KVS Arduinkaai 7, B-1000 77. De Munt p. 40 Regentschapsstr. 30, B-1000 75. Tram Experience p. 14 p. 30 p. 30 Muntpl., B-1000 78. Museum voor het Kostuum en de Kant p. 29 Violetstr. 12, B-1000 79. Maniera Justitiepl. 27-28, B-1000 80. Bozar p. 45 pp. 4, 12, 30 Ravensteinstr. 23, B-1000 81. Cinematek p. 30 Baron Hortastr. 9, B-1000 82. Koninklijke Musea voor Schone Kunsten p. 20 Regentschapsstr. 3, B-1000 p. 12 Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 53
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Elsene, Kastelein-Brugmann en Hoog Sint-Gillis 21 80 52 20 19 8 61 41 62 81 25 26 11 82 27 42 13 31 48 47 30 67 43 49 68 69 35 37 77 38 76 71 70 6 34 59 60 50 16 36 5 84 85 15 7 40 17 18 79 51 45 39 86 72 64 75 4 55 32 33 44 56 65 66 3 88 57 63 10 58 28 73 29 83 74 2 14 46 12 54 53 9 22 23 24 1 78 87 54 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 WANDELEN & KUIEREN 1. Matonge 2. Flageyplein 27. Rouge Tomate p. 19 pp. 18-19 3. Vijvers van Elsene pp. 26, 30 4. Kasteleinsplein p. 29 5. Lepoutre-Brugmannwijk p. 20 6. Tenbospark pp. 19, 29, 36 7. Abdij Ter Kameren SPORT 8. Aspria Brussels p. 26 pp. 8-9 Louizalaan 190, B-1050 28. Le Petit Racines Elsensestwg 347, B-1050 29. Aglio e Olio p. 41 p. 41 Vleurgatsestwg 25, B-1050 30. La Buvette p. 44 Alsembergsestwg 108, B-1060 31. Dam Sum p. 18 Drievuldigheidspl. 11, B-1060 32. Ricciocapriccio p. 14 Louizalaan 71B, B-1050 9. Gemeentezwembad Elsene p. 30 Zwemkunststr. 10, B-1050 10. Corpus Studios Borrensstr. 33, B-1050 BARS & CAFÉS 11. Martine p. 30 Amerikaansestr. 90, B-1050 33. Café Garage Declercq p. 13 Edelknaapstr. 46, B-1050 34. L’Intemporelle p. 20 L. Lepoutrelaan 114, B-1050 35. Le Toucan Sur Mer p. 13 L. Lepoutrelaan 17, B-1050 36. Old Boy p. 48 p. 29 Charleroise Stwg 80, B-1060 BISTRO’S & BRASSERIES 12. La Gazzetta Langehaagstr. 12, B-1050 13. Le 203 Tenbosstr. 110, B-1050 37. Kamo p. 29 pp. 14, 46 p. 10 Waterloosestwg 203, B-1060 14. My Tannour p. 31 Brouwerijstr. 98, B-1050 15. La Meilleure Jeunesse p. 41 Dageraadstr. 58, B-1050 16. Callens Café p. 26 Louizalaan 480, B-1050 17. La Mirabelle p. 19 Boondaalsestwg 459, B-1050 18. La Bastoche Boondaalsestwg 473, B-1050 RESTAURANTS 19. Nuovo Rosso Bosquetstr. 62, B-1060 20. Al Piccolo Mondo Jourdanstr. 19, B-1060 21. Mumtaz pp. 31, 32 Waterloosestwg 550A, B-1050 38. Le Garage à Manger p. 36 Washingtonstr. 185, B-1050 39. Isabelle Arpin p. 47 Louizalaan 362, B-1050 40. Nonbe Daigaku p. 6 A. Buyllaan 31, B-1050 WIJNZAKEN & WIJNBARS 41. Mig's World Wine p. 22 Charleroise Stwg 43, B-1060 42. Calmos p. 45 Taminesstr. 1, B-1060 43. Jane's p. 29 Waterloosestwg 393, B-1050 44. Tarzan p. 21 p. 48 p. 19 p. 48 Waversestwg 64, B-1050 22. Au Soleil d'Afrique p. 31 Lang-Levenstr. 10, B-1050 23. Kip Kot p. 32 Vredestr. 22, B-1050 24. Inzia Vredestr. 37, B-1050 25. Tero p. 19 pp. 6, 16-17 St.Bernardusstr. 1, B-1060 26. Dolce Amaro Charleroise Stwg 115/117, B-1060 p. 4 Washingtonstr. 59, B-1050 45. Le Bain des Dames p. 6 Vleurgatsestwg 186, B-1050 BAKKERIJEN 46. Pastelaria Garcia Kroonlaan 75, B-1050 47. Hopla Geiss WINKELEN – MODE, DESIGN & ANDERE 61. Serneels Louizalaan 69, B-1050 62. No Concept Louizalaan 94C, B-1050 63. Parfums d'Ambre Baljuwstr. 45, B-1050 64. Rose Gachardstr. 77, B-1050 66. Studio Isabelle de Borchgrave p. 14 p. 29 p. 26 p. 4 Waterleidingsstr. 56, B-1050 65. Limelight p. 41 p. 41 Vleurgatsestwg 73/A, B-1050 67. La Cordonnerie p. 41 Notarisstr. 82, B-1050 68. Cachemire Coton et Soie p. 29 F. Merjaystr. 53, B-1050 69. Eva Velasquez F. Merjaystr. 56, B-1050 70. Graphie Sud p. 49 p. 6 Alsembergsestwg 105, B-1060 48. Forcado Pastelaria pp. 19, 49 Charleroise Stwg 196, B-1060 49. Matinal F. Merjaystr. 6, B-1050 50. Eric Kayser Waterloosestwg 656, B-1050 51. Chambelland Hogeschoollaan 42, B-1050 pp. 20, 49 p. 13 p. 22 p. 41 p. 41 Berkendaelstr. 195, B-1050 71. Scènes de Ménage G. Brugmannpl. 4, B-1050 72. Papillon p. 4 p. 19 Boondaalsestwg 244, B-10500 WINKELEN – BOEKHANDELS 73. Ptyx boekhandel p. 30 Lesbroussartstr. 39, B-1050 74. Flagey boekhandel p. 45 E. Flageypl. 29, B-1050 75. Peinture Fraîche pp. 4, 18, 45 Notarisstr. 10, B-1050 Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 55 ACCOMMODATIE 88. La Maison Flagey p. 40 Generaal de Gaullelaan 39, B-1050 p. 44 WINKELEN – VOEDING 52. Buddy Buddy 76. Candide p. 29 p. 6 Lakenweversstr. 10, B-1050 53. L’Atelier du Boucher p. 6 F. Cocqpl. 8, B-1050 54. Hasymar Fish p. 6 Malibranstr. 71, B-1050 55. Tan Baljuwstr. 73, B-1050 57. La Septième Tasse p. 4 Waterleidingsstr. 95, B-1050 56. Antichi Sapori p. 19 p. 4 Baljuwstr. 37, B-1050 58. Le Marché des Chefs p. 41 Lensstr. 38, B-1050 59. G. Brugmannpl., B-1050 p. 20 60. Le Plateau du Berger p. 22 Waterloosestwg 589, B-1050 G. Brugmannpl. 2, B-1050 77. Pêle-Mêle UITGAAN, THEATERS & BIOSCOPEN 78. Théâtre Varia p. 36 Waterloosestwg 566, B-1050 p. 30 Scepterstr. 78, B-1050 79. Kings of Comedy Club p. 31 Boondaalsestwg 489, B-1050 CULTUUR, BEZOEKEN & MUSEA 80. Wiertz Museum p. 45 Vautierstr. 62, B-1050 81. La Forest Divonne p. 13 Munthofstr. 66, B-1060 82. La Patinoire Royale - Galerie Valérie Bach p. 29 Veydtstr. 15, B-1050 83. Flagey Heilig-Kruispl., B-1050 84. OV Project Room p. 30 p. 45 Van Eyckstr. 57, B-1050 85. Didier Claes Galerij p. 19 Abdijstr. 14, B-1050 86. Kindermuseum p. 13 Burgemeestersstr. 15, B-1050 87. Villa Empain Franklin Rooseveltlaan 67, B-1050 pp. 6, 20
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Beci Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR Bati-Belgica bvba, Oude Haachtsesteenweg 59 - 1831 Mechelen Afg. : Malaj Drilon Boutuil Fayza pp, Kesterbeekbos 18 - 1501 Halle Afg. : Fayza Boutuil BrightKnight NV, Karel Rogierplein 11 - 1210 Brussel NACE : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s, 62020 - Computerconsultancy-activiteiten Afg. : Vincent Cardon Cebo Voyages BV, Avenue Daudet 5 - 1300 Wavre NACE : 79120 - Reisorganisatoren Afg. : Cécile Bonnyns Co-oking BVBA, Keizer Karelstraat 49 - 1000 Brussel Afg. : Véronique Flammang Coforis pp, G. Demeurslaan 18 - 1654 Beersel NACE : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Karima Dahdouh Comsa (Communication pour le Service Associatif) VZW, Kommandant Lothairelaan 70 - 1040 Brussel Afg. : Raymond Goyeau-Laurens Delzona Guitars , Bosniëstraat 149 - 1060 Brussel Afg. : Didier Puttemans EnergoTec BVBA, Gemeentelijke Godshuisstraat 84 - 1170 Brussel NACE : 43222 - Installatie van verwarming, klimaatregeling en ventilatie, 46693 - Groothandel in elektrisch materiaal, inclusief installatiemateriaal, 47540 - Detailhandel in elektrische huishoudapparaten in gespecialiseerde winkels Afg. : Leisy Chavez European Painting Partners VZW, Jacques de Lalaingstraat 4 - 1040 Brussel NACE : 94110 - Bedrijfs- en werkgeversorganisaties Afg. : Helmut Schulz 56 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Exhibit International NV, Messidorlaan 186 bus 22 - 1180 Brussel NACE : 74105 - Activiteiten van decorateur-etalagisten Afg. : Sigmund Galle F.Initiatives BVBA, Harenheydestraat 57 - 1130 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : JeanCharles Carrot Dulac FeelArt BVBA, Emile de Becolaan 60 - 1050 Brussel NACE : 47770 - Detailhandel in uurwerken en sieraden in gespecialiseerde winkels, 47787 - Detailhandel in nieuwe kunstvoorwerpen in gespecialiseerde winkels, 47791 - Detailhandel in antiquiteiten in winkels Afg. : Juliette Greindl FrencHoly , Antwerpselaan 40 - 1000 Brussel Afg. : Olivier Dierickx Girardi Vincenzo (Learningbytesize) pp, Wolvendaellaan 113 box 4 - 1180 Brussel NACE : 61900 - Overige telecommunicatie, 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer Afg. : Vincenzo Girardi Intersourcing NV, Priester Cuypersstraat 3 - 1040 Brussel NACE : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment, 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet Afg. : Jean-Sébastien Vierendeel Ismail Aazzani pp, Charles Woestelaan 105 - 1090 Brussel Afg. : Ismaïl Aazzani ITBM Consulting , Gentsesteenweg 455/E - 1080 Brussel Afg. : Marthe Blanche Loneban La Forge BVBA, Blaesstraat 135A - 1000 Brussel NACE : 47112 - Detailhandel in niet-gespecialiseerde winkels waarbij voedings- en genotmiddelen overheersen (verkoopsoppervlakte < 100 m²), 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Diane Derutter LBS (Legal Business Solutions) BVBA, St. Jansstraat 27 - 9220 Hamme NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 78100 - Arbeidsbemiddeling Afg. : Dominique Fostier Louise Services bvba, Veydtstraat 74 - 1050 Brussel NACE : 45206 - Wassen en poetsen van motorvoertuigen, 49390 - Overig personenvervoer te land, n.e.g, 78100 – Arbeidsbemiddeling Afg. : Charlotte Baut MG Paints & Project, Ninoofsesteenweg 64 - 1400 Dilbeek NACE : 41201 - Algemene bouw van residentiële gebouwen, 43341 - Schilderen van gebouwen, 43995 - Restaureren van bouwwerken Afg. : Manuel Zuritaz Garcia Nemesis , Belgradostraat 13 box 7 - 1190 Brussel Afg. : Sydney Funck Optilife bvba, Terkamerenstraat 119 - 1150 Brussel NACE : 64200 - Holdings Afg. : Francis Coulonval Pink Bay , Sinter-Goedeleplein 5 - 1000 Brussel NACE : 69201 - Accountants en belastingconsulenten Afg. : Steven Peeters Privacy Praxis BVBA, Rue Bois du Foyau 69 - 1440 Braine-le-Château NACE : 47410 - Detailhandel in computers, randapparatuur en software in gespecialiseerde winkels, 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s, 62020 - Computerconsultancy-activiteiten Afg. : Jean Pierre Heymans Beci Community Purple Leaves Unipessoal LDA, Rua Prof. Bento de Jesus Caraça Lote 21 C - 2860483 Moita, PT Afg. : Jeanne Muvira See Me VZW, Koning-Soldaatlaan 118 - 1070 Brussel NACE : 56290 - Overige eetgelegenheden Afg. : Imane El Kart Sela Lena pp, Guillaume Stassartlaan 1 box 27 - 1070 Brussel NACE : 46170 - Handelsbemiddeling in voedings- en genotmiddelen, 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment, 47112 - Detailhandel in niet-gespecialiseerde winkels waarbij voedings- en genotmiddelen overheersen (verkoopsoppervlakte < 100 m²) Afg. : Emile Sela Lena Selres BVBA, Priester Cuypersstraat 3 - 1040 Brussel Afg. : Selcuk Gülhan Seventh Armada Ltd., Migaa Estate 51665, Nairobi 00100 - 51665 KE - Afg. : Gady Migisho Rudasumbwa Shoe Shine And More (ESSA) , Baron de Castrostraat 88 - 1040 Brussel Afg. : Marcello Faraggi Stefaan Jonckheere pp, Sint-Michielslaan 20 - 1150 Brussel Afg. : Stefaan Jonckheere Stephan Debusschere & Associés SCS, Brusselsesteenweg 327 box 10 - 1190 Brussel NACE : 58190 - Overige uitgeverijen, 59113 - Productie van films, m.u.v. bioscoop- en televisiefilms, 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Stephan Debusschere The Profile Group NV, Louis Schmidtlaan 54 - 1040 Brussel NACE : 7810001 - Zoeken, selecteren, verwijzen en plaatsen van personeel t.b.v. latere werkgever of werkzoeker: formulering van taakomschrijvingen; op geschiktheid testen van sollicitanten; natrekken van referenties Afg. : Andrew Simmonds Tojahova Ventures, 211 Marwa Road, Satelite Town - 1234 Lagos, NI Afg. : Anthony Tochukwu Igbokwe Western Union Business Solutions NV, 5/6 Place de l’Iris - 92095 Paris-La Défense, France Afg. : Jonathan O’Neill Winslow Mia PP, Hervormingsstraat 23 - 1050 Brussel Afg. : Katarina Winslow Algemene Vergadering BECI - Kamer van Koophandel Brussel vzw Onze leden worden uitgenodigd tot het bijwonen van de gewone algemene vergadering van BECI - Kamer van Koophandel Brussel die zal plaatsvinden in de vergaderzalen van de Louizalaan 500, 1050 Brussel op woensdag 7 oktober 2020 om 16.00 uur. Agenda • Goedkeuring van de notulen van de Gewone Algemene Vergadering van 2 oktober 2019 • Verslag van de Raad van Bestuur • Verslag van de Commissarisrevisor • Goedkeuring van de rekeningen van het boekjaar 20192020 • Goedkeuring van de ontwerpbegroting en vaststelling van het bedrag van het lidgeld voor het boekjaar 2020-2021 • Kwijting aan de Bestuurders en Commissarisrevisor • Raad van Bestuur : benoemingen en ontslagen • Benoeming van de Commissarisrevisor • Toespraak van de Voorzitter • Uitreiking van de Medaille van BECI – Kamer van Koophandel Brussel Marc Decorte, Voorzitter Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 57 Algemene Vergadering BECI - Verbond van Ondernemingen te Brussel vzw Onze leden worden uitgenodigd tot het bijwonen van de gewone algemene vergadering van BECI – Verbond van Ondernemingen te Brussel die zal plaatsvinden in de vergaderzalen van de Louizalaan 500, 1050 Brussel op woensdag 7 oktober 2020 om 16.30 uur Agenda • Goedkeuring van de notulen van de Gewone Algemene Vergadering van 2 oktober 2019 • Verslag van de Raad van Bestuur • Verslag van de Commissarisrevisor • Goedkeuring van de rekeningen van het boekjaar 20192020 • Goedkeuring van de ontwerpbegroting en vaststelling van het bedrag van het lidgeld voor het boekjaar 2020-2021 • Kwijting aan de Bestuurders en Commissarisrevisor • Raad van Bestuur : benoemingen en ontslagen • Benoeming van de Commissarisrevisor • Toespraak van de Voorzitter Marc Decorte, Voorzitter

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Et voilà. L’année passée 12 696 ’AU TOP! ’ candidats recrutés à Bruxelles. Le profil idéal pour votre entreprise se trouve via Select Actiris. Vous aussi, recrutez des candidats au top sur www.selectactiris.brussels. Partenaire des employeurs qui font bouger l’emploi. Avec le soutien du Fonds Social Européen Édito Commerce et richesse de la ville Les chiffres, tombés au mois de février, ont à juste titre interpellé. C menée par l’ULB, qui indique un net recul du nombre des commerces 2019, la Belgique a perdu près de 12.500 points de vente, soit une baisse de 14 %. Dans le même temps, la surface commerciale a augmenté d’un million de m² pour at de m², soit un gain de 23 % de surface par point de vente. L’évolution es Bruxelles : -8,4 % du nombre de commerces et +15 % de surface mo La tendance est cependant bien la même : moins de commerces, mais plus gr temps, le chiffre d’affaires total du secteur n’a que médiocrement augmenté. La conclusion es mécanique : le rendement par mètre carré est en chute ; les marges souffr À l’analyse, l’étude confirme une intuition : ce sont les commerces indépendants qui se raréfient, tandis que les enseignes prennent de plus en plus rentabilité dégradée. Cette crise du commerce inquiète. Parce que le commerce crée d de l’emploi, bien sûr, mais aussi parce qu’il crée de la qualité de vie. Dans une ville comme Bruxelles, la vitalité du commerce et sa diversité participen l’attrait des quartiers, à leur convivialité, à leur commodité. Les magasins, les boutiques sont inscrits dans le mode de vie urbain. Ils font ba cœur de la ville. Beci soutient donc pleinement cet appel de Comeos, la fédération du commerce : les villes et communes doivent développer une vraie vision commerciale, en collaboration avec la Région et le secteur du commerce. Une politique cohérente doit aussi inclure l’efficacité dans l’octroi des permis, une juste fiscalité, l’équité des indemnisations pour les commerçants touchés par des chantiers, une mobilité performante... Les leviers existent pour un redéploiement : à Bruxelles, un commerce sur dix est inoccupé ; voilà qui offre des opportunités de réorientation. Mais si l’on veut accompagner les commerçants, il faut aussi les aider à se réinventer en explorant de nouvelles voies qui répondent aux tendances de la consommation, plus locale, plus durable, plus responsable ; les aider à exploiter les possibilités que leur o la numérisation : combinaison du commerce en ligne et du commerce phy réseaux sociaux, Google my business… Une balade à Bruxelles suffit heureusement à s’en convaincre : il res quartiers beaucoup de commerces florissants. Il reste beaucoup d’entr bruxellois, et notamment des jeunes, qui développent des initiatives commer enthousiasmantes. Faisons en sorte de faciliter leur réussite. Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 53 – Mars 2020 Au mois de avril : Digital shift 4 6 Idées 11 12 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Barbara Andreani, Elisa Brevet, Johan Debière, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Nancy Demaude, Tim Devriese, Julie Foulon, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Filip Michiels, Vinciane Pigarella, Julien Semninckx et Guy Van den Noortgate. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par près de 20.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 14.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 14 16 18 20 Beci online Digest Esprits d’entrepreneurs : Salvatore Curaba Thibauld Jongen (Sabca) : « Le développement économique de l’Europe passera par le digital » Pour ou contre la voiture à hydrogène ? Bernard Clerfayt : « Bruxelles doit saisir l’opportunité de la 5G » La pension minimale à 1.500 euros ? Oui, mais… Open Source International 22 23 Le chemin de l’export passe aussi par l’innovation Les Émirats, objectif atteint pour Debailleul Grow Your Business 24 28 31 33 Les cahots de la croissance : « Oser placer la barre très haut, dès le début » Growth hacking : le marketing digital à la vitesse supérieure La multinationale de l’avenir peut être toute petite Des jeunes pousses bien vertes dans la capitale Entreprendre 36 37 38 Photovoltaïque : révision à la baisse des certificats verts Starter : My Healthy Box Barbara Trachte à la rencontre des reStarters Community 40 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 41 42 43 44 45 Podcast : Julien Vandeleene L’actualité Beci en photo Bruxelles, dans les pas de Marjolaine Gailly Demandes d'admission Index Agenda On reconnaît vite les intérimaires Daoust ! Vous aussi, rejoignez la grande famille des travailleurs Daoust. Rendez-vous sur daoust.be ou dans l’un de nos JobCenters partout en Belgique. INTERIM • SELECTION • OUTPLACEMENT • CAREER MANAGEMENT • PUBLIC SECTOR • TITRES-SERVICES E.R. : G. DAOUST, GALERIE DE LA PORTE LOUISE 203/5, 1050 BRUXELLES. 02/513 14 14. INFO@DAOUST.BE - NUMÉROS D’AGRÉMENT : WALLONIE W.INT/S0/RS/RE.22, BRUXELLES 00391, FLANDRE VG.163.BUOP
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Beci online Social Media #BECImember : Hackages, nouveau membre de Beci, est une communauté technologique qui peut vous aider à doper vos connaissances ou à réaliser vos projets dans des technologies telles que React, Angular, JavaScript… Voir https://hackages.io/. Beci lance Louiza 500, un nouveau podcast en néerlandais, consacré à ceux qui rendent l’économie bruxelloise plus belle et plus passionnante. Premier invité : Sebastian Dupont, le patron de Nona, une pizzeria pas comme les autres. Écoutez : www.beci.be/nl/podcast. Avez-vous déjà songé à remettre votre entreprise ? Et savez-vous combien elle vaut vraiment ? Faites-vous accompagner par notre service Transmission : www.beci.be/service/transmettre. Vous voulez lancer votre business ? Mais quelles sont vos motivations ? Avez-vous LA bonne idée ? Quel statut social choisir ? Où trouver du financement ? Comment lancer votre marketing digital ? 5 questions-clés auxquelles Emmanuelle Einhorn vous aide à répondre : eei@beci.be. Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Beci online Dans vos newsletters de février Balafre dans la ville ou artère indispensable à son irrigation ? Faut-il abattre le viaduc Hermann-Debroux ou le conserver ? Nos lecteurs se sont prononcés largement en faveur de son maintien (à 68 %). Et vous, qu’en pensez-vous ? La Cour constitutionnelle a annulé la loi « cash for car ». Et maintenant ? Les juristes du bureau Claeys & Engels font le point pour nous. Abonnez-vous à nos newsletters sur www.beci.be/newsletter À lire sur notre site web Retrouvez ces articles sur www.beci.be Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 5
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News The Park : Telenet ouvre un espace de réalité virtuelle à Bruxelles C’est au cœur de la galerie Anspach que Telenet a inauguré un nouvel espace de réalité virtuelle : The Park. Un concept innovant qui offre aux visiteurs une immersion complète dans un monde virtuel sur un espace total de plus de 1.000 m². Avec The Park, Telenet entend répondre à la demande croissante de nouvelles expériences interactives en matière de divertissement. Le site bruxellois est le cinquième Park, après le lancement du concept en juin 2018 à Anvers, puis d’autres ouvertures à Gand, Hasselt et Courtrai. L’expérience est partout la même : un vaste lieu entièrement dédié à la réalité virtuelle, divisé en plusieurs espaces, avec ses propres jeux, son look cosy reconnaissable, et la même expérience troublante de réalité. The Park est un divertissement « phygital », à l’intersection de la physique et du numérique. Il permet aux visiteurs de se déplacer dans un espace dégagé, sans être encadrés ou liés par un quelconque câblage, armés d’un casque de réalité virtuelle et d’un sac à dos contenant un mini-ordinateur et équipé de capteurs sensoriels. Les participants à un jeu circulent côte à côte dans un espace délimité et entouré de caméras infrarouges grâce auxquelles leur masque se positionne 6 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 dans l’espace. Chaque ordinateur communique via wifi avec un serveur central, qui génère instantanément une image pour chaque casque. Pour John Porter, CEO de Telenet : « La réalité virtuelle est en pleine expansion et représente l’avenir du divertissement immersif. Une présence à Bruxelles était un must pour nous et nous avons pris le temps nécessaire pour trouver l’endroit idéal. Avec ce projet, nous voulons montrer aux Bruxellois qu’en plus d’être un opérateur de télécommunications, nous sommes aussi une entreprise qui investit dans des projets innovants ayant une valeur ajoutée pour Bruxelles. » Info : www.theparkplayground.be Nouveau CEO pour le Groupe Touring Le Touring Club Royal de Belgique a annoncé la nomination de Bruno de Thibault de Boesinghe, jusqu’alors Directeur Général, au poste de CEO du Groupe Touring, la plus grande organisation de mobilité en Belgique, qui fête par ailleurs ses 125 ans cette année. Il reprend le flambeau de Thierry Willemarck, qui a exercé ces responsabilités pendant 19 ans. Ce dernier, qui fut aussi président de Beci, de 2013 à 2017, devient à présent Vice-Président du Touring Club Royal de Belgique et continuera à exercer son mandat à la Fédération Internationale de l’Automobile comme Président délégué à la Mobilité Automobile et au Tourisme. Âgé de 53 ans et père de trois enfants, Bruno de Thibault a rejoint Touring en 2001 en tant que Marketing Manager. Après 18 mois, il devient membre du comité de direction et assume de nouvelles responsabilités afin de devenir COO en 2009 et Directeur Général en 2013. Bruno de Thibault avait démarré sa carrière au Reader’s Digest, puis B. de Thibault T. Willemarck chez CB Direct, filiale de l’assureur hollandais Achmea, avant de rejoindre PricewaterhouseCoopers. Avec l’ensemble des collaborateurs et le conseil d’administration, il vise le renforcement de Touring comme leader de la mobilité en Belgique avec un focus sur trois priorités : tirer parti des nouvelles technologies, développer une offre axée sur le concept de mobilité en tant que service, et être l’acteur de référence en termes de services pour tous les véhicules électriques. Info : www.touring.be Daoust Top Employer 2020 Daoust, l’un des plus gros employeurs en Région de Bruxelles-Capitale, a eu le grand plaisir de recevoir la certification de « Top Employer » lors de la cérémonie officielle du Top Employers Institute. Créé il y a plus de 25 ans, ce dernier est l’organisme de certification © BELGAIMAGE D.R. News international qui reconnaît l’excellence des pratiques RH mises en place pour les salariés en entreprise. À travers une analyse approfondie, ses experts évaluent notamment la culture d’entreprise, la gestion des talents, les avantages et la rémunération, les formations et la gestion de la performance… « La certification Top Employer récompense surtout la culture d’entreprise unique de Daoust, symbolisée par les chartes ‘Welcome to the Family!’, qui met un accent particulier sur les valeurs familiales, humaines et sociétales, et ‘We Love Solutions!’ axée sur l’innovation, la qualité et la flexibilité. Cette dernière s’exprime à travers la certification ISO 9001, l’écosystème de Qualité Daoust, la Daoust University en charge de la formation, et les différents softwares développés en interne », explique La nouvelle version de DigiChambers mise en service Après plus de deux ans de préparation intensive, la nouvelle version de DigiChambers a enfin été mise en ligne. Cette plateforme permet aux entreprises d’accéder à leur chambre de commerce en ligne afin de soumettre une demande de certificats d'origine, que celles-ci délivrent au nom du SPF Economie. Giles Daoust (à gauche) et Benjamin Sandron, respectivement CEO et directeur RH de Daoust. Giles Daoust, CEO de l’entreprise. Daoust a obtenu ces dernières années différentes certifications témoignant de ses efforts constants en termes de qualité. Info : www.daoust.be Beer Mania exportera des bières belges au Japon La société bruxelloise Beer Mania, qui produit des bières artisanales et distribue plus de 400 références, a conclu un accord de partenariat avec son homologue japonaise Highbury pour exporter des bières belges au Japon. Un accord négocié grâce au soutien du réseau Entreprise Europe Network (EEN), qui appuie l’internationalisation des PME européennes et dont Beci est le point de contact à Bruxelles. Michaël Eftekhari, le gérant de Beer Mania, s’était adressé à EEN pour l’aider à prospecter le marché japonais. Sur place, ce travail a été effectué par le partenaire local d’EEN, EU-Japan Centre for Industrial Cooperation, qui a identifié la société japonaise Highbury-The Home Of Beer comme un partenaire potentiel. En décembre 2019, Michaël Eftekhari s’est rendu personnellement au Japon pour une rencontre avec Highbury, organisée par le Centre EU-Japan. Une courte négociation a suffi aux deux partenaires pour trouver un accord, et la première commande de bières belges a été passée début 2020. « Je suis ravi d’avoir réussi à prendre pied sur le marché japonais, qui est déjà saturé », se réjouit M. Eftekhari. « La prochaine étape sera d’ouvrir une filiale Beer Mania au Japon. Je suis sûr que 2020 sera une grande année ! » Beer Mania espère améliorer son positionnement sur le marché local, développer ses parts de marché, et peut-être créer un nouvel emploi. Info : https://beermania.be ; www.brusselsnetwork.be Indiquant où les marchandises ont été produites, fabriquées ou traitées, les certificats d’origine sont demandés par les autorités douanières en cas d’exportation, par exemple vers la Russie, la Turquie ou encore les pays du Golfe. Dans une économie mondialisée où les chaînes de production s'étendent sur plusieurs pays, déterminer l'origine exacte d'un produit n'est pas toujours facile. Cependant, les chambres de commerce connaissent le processus de production des entreprises, ce qui les met en bonne position pour vérifier cette origine. C'est pourquoi, dans la plupart des pays, le gouvernement leur a confié cette mission. En Belgique, les chambres délivrent plus de 400.000 certificats par an. La numérisation présente de nombreux avantages : elle permet d’éviter les erreurs et de traiter les demandes plus rapidement, ce qui permet d’économiser de l’argent. La première version de DigiChambers date de 2009. À l'époque, les chambres belges étaient pionnières dans la digitalisation, avec le soutien du SPF Economie et la reconnaissance de la Chambre de Commerce Internationale (ICC). Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 7
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News DigiChambers a toujours réussi à maintenir sa position de leader en ajoutant constamment de nouvelles fonctionnalités et en s'intégrant aux systèmes ERP des entreprises. « Cependant, il n'est pas possible de modifier indéfiniment une application existante, c'est pourquoi le moment était venu de modifier de fond en comble DigiChambers. Nous y avons consacré le temps nécessaire, discutant avec toutes les parties concernées et guidés par Deloitte pour déterminer les exigences de DigiChambers 2.0 et le choix du développeur », déclare Wouter Van Gulck, directeur général de Belgian Chambers. Info : www.digichambers.be Digita et CitizenLab remportent deux Innovative Starters Awards Digita et CitizenLab, deux start-up incubées par Start-It@KBC, viennent de remporter deux Brussels Innovative Starters Awards décernés chaque année par Innoviris (l'Institut bruxellois « Au sein d’un tel réseau, chacun disposera d'un coffre-fort virtuel avec un ensemble uniforme de données, même si celles-ci sont en fait stockées auprès de différentes entreprises. Grâce à quoi on pourra les récupérer sans difficulté, gérer leur accès et les tenir à jour », affirme l'un des fondateurs de Digita, Tom Haegemans, également professeur de gestion informatique à la KU Leuven. Le montant gagné sera utilisé pour le développement de produits permettant aux entreprises de créer ce réseau mondial de données à caractère personnel. CitizenLab, de son côté, continue à développer sa plateforme de participation citoyenne permettant aux villes et gouvernements de développer la démocratie numérique via des outils de consultation des citoyens en ligne. « Le projet de CitizenLab permettra de plus aisément prendre en compte les avis des citoyens, enjeu important en termes de démocratie participative. Ce projet, de haute qualité technologique, a donc également séduit le jury en raison de son haut potentiel d’impact social Accor retirera tout plastique jetable de ses hôtels d'ici deux ans Accor annonce son engagement à devenir le premier groupe hôtelier au monde à rejoindre l'initiative mondiale sur le plastique et le tourisme lancée par les Nations Unies. Par cette action, le groupe hôtelier s’engage à éliminer tout article en plastique jetable destiné à ses clients avant fin 2022, visant ainsi à réduire l'impact mondial de la pollution plastique sur l'environnement. Cette initiative marque une étape importante pour l'industrie hôtelière mondiale ainsi que pour le groupe qui est actif dans le développement durable depuis 25 ans, notamment avec son programme « Planet 21 ». En plus de la promesse précédente de retirer toutes les pailles en Les fondateurs de la startup Digita. de la recherche et de l'innovation). Toutes deux se sont vu ainsi octroyer un montant de 500 000 euros pour poursuivre leurs développements. Mais qu’ont-elles de si innovant ? Digita, d’une part, travaille notamment en collaboration avec Tim Berners-Lee, l'un des inventeurs du World Wide Web, à la mise en œuvre d’un web mondial de données à caractère personnel. Et ceux de CitizenLab. et de son adéquation avec les priorités régionales en matière de soutien à la prise de décision participative et inclusive », explique Damien Littré, conseiller Innoviris. Le prix sera consacré à la mise en œuvre du plan stratégique de CitizenLab. Info : www.startit.be ; www.digita.ai ; www.citizenlab.co 8 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 plastique, agitateurs et cotons-tiges des hôtels, le groupe retirera tous les articles de toilette et les tasses en plastique ainsi que les autres articles en plastique jetables proposés dans les chambres d'hôtel, les salles de réunion, les restaurants et les zones de loisirs d'ici la fin de 2022. Des alternatives durables et pertinentes seront introduites pour chaque produit spécifique afin d'arriver à la meilleure solution par hôtel. Info : www.all.accor.com Ce sentiment DE POUVOIR VIVRE DE SA PASSION Volez de vos propres ailes et laissez Partena Professional vous guider. Vous avez des ambitions professionnelles ? Partena Professional vous aide à les réaliser. www.partena-professional.be
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LE SAVIEZ-VOUS ? Bruxelles Formation forme aussi les travailleurs SOFT SKILLS & PEOPLE MANAGEMENT COMPÉTENCES DIGITALES INFORMATIQUE 2.0 INTER- & INTRA-ENTREPRISE SUR CATALOGUE & SUR MESURE INDIVIDUEL & GROUPE PRÉSENTIEL, WEBINAIRE, DIGITAL LEARNING… ET BIEN PLUS ENCORE ! BF entreprises est le centre dédié à la formation des entreprises et des travailleurs Gagnez en compétences Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles Esprits d'entrepreneurs « Rendre plus fortes les personnes qui m’entourent » Salvatore Curaba Fondateur d’Easi et président de la RAAL La Louvière Quel a été votre premier job rémunéré, hors job d’étudiant ? Joueur de foot, en division 2 à La Louvière. À 18 ans, j’ai commencé à gagner un peu d’argent avec le foot. Je n’avais pas de contrat, j’étais jeune, je gagnais très peu. Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Il y en a trois : à 25 ans, lorsque je refuse un contrat professionnel de joueur de foot, alors que j’ai toujours rêvé de le devenir. À la place, je travaille comme vendeur chez IBS, je gravis les échelons jusqu’à la possibilité de devenir directeur du site de Bruxelles et là, je refuse. Comme en football, je renonce au Graal. À 35 ans, je décide de créer Easi, ma propre boîte. À 55 ans, je choisis de faire un pas de côté, je donne toute l’autonomie à mes directeurs et à mes deux CEO. Aujourd’hui, je n’interviens plus. Je suis encore l’actionnaire majoritaire, mais dans quelques mois je ne le serai plus. Votre plus belle réussite ? La première chose qui me vient en tête, c’est ma famille. Pour moi, c’est toujours le prochain projet qui compte. Il ne faut pas être trop contemplatif, il faut toujours regarder vers l’avenir. Votre plus gros échec ? J’ai une mémoire qui gomme. Il y a eu beaucoup de problèmes, mais des échecs non. Et puis, c’est juste génial d’avoir des problèmes. Quand on est dans une période difficile, il faut savoir savourer ce moment de stress et d’angoisse : gagner un match quand c’est très difficile, c’est quand même mieux que de gagner facilement. Quel est votre super pouvoir ? Rendre les personnes qui m’entourent plus fortes, heureuses, meilleures. J’ai la capacité à fédérer autour de moi. J’ai la chance de pouvoir développer le potentiel des autres. Pourtant, je ne suis aucune formation, je ne lis pas, je ne fais pas appel à des consultants externes. Nous sommes la normalité. Nous restons nous-mêmes et humains. Quel est votre plus grand défaut ? L’impatience : j’ai envie que tout aille vite et je peux être très dur et exigeant. L’élément clé du succès de votre entreprise ? La volonté de toujours faire mieux. On est obnubilés par l’excellence. Depuis cinq ans, Easi est sacré « best workplace ». Pourtant, ce n’est pas un objectif. On le fait parce que ça Sous la direction de Giles Daoust Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 11 fait partie de notre nature. La clé ? Fédérer beaucoup de personnes cet objectif. Si ça fonctionne, c’est aussi parce qu’on est dans le partage : les salaires sont très intéressants et les employés sont actionnaires de la société. Les patrons qui pensent qu’ils doivent rester les seuls actionnaires parce qu’ils ont pris des risques n’ont rien compris. Quel est votre plus grand challenge ? C’est plutôt un rêve : amener La Louvière en division professionnelle et pourquoi pas, devenir champion de Belgique de football. Votre livre préféré ? Druss la Légende, de David Gemmel. Je ne parviens à lire que des livres de fantasy parce que ce qui m’inspire, ce sont les héros. Ils font preuve de courage, d’honneur et ont le sens du sacrifice. Le sacrifice de soi pour quelque chose de plus grand. Votre film préféré ? Je dirais le film Gladiator de Ridley Scott. Je regarde beaucoup la télévision, j’ai besoin de me détendre et de me changer les idées. Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les autres. Même si je suis conscient que je prends de la place, je suis toujours à l’écoute des gens qui m’entourent, des idées, et je ne pars pas du principe que je sais mieux que les autres. Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? On s’en fout ! De toute façon, je sais que j’aurai réussi. Peu importe ce qu’on a à faire, il faut toujours tendre vers l’excellence. ● Elisa Brevet Envie de lire le livre préféré de Salvatore Curaba ? Nous vous offrons 10 exemplaires de Druss la Légende. Remplissez le formulaire sur www.daoust.be/fr/livre
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Idées Thibauld Jongen : « L’économie, la surveillance des frontières, l’écologie, passent aussi par le spatial » Thibauld Jongen dirige la Sabca, l’un des principaux acteurs de l’industrie aéronautique belge, associé à des programmes tels qu’Airbus ou Ariane. L’entreprise, qui va fêter son centenaire, est l’un des rares acteurs industriels à Bruxelles. De la formation et de la durabilité et jusqu’au tourisme spatial, il évoque avec nous les défis de son entreprise et de son secteur. Aujourd'hui, l'un des challenges majeurs de l'industrie aérospatiale est de combiner la pression écologique, sociale, politique, ainsi que la hausse des coûts et la main d'œuvre. Comment cela se passe ? La Sabca a plusieurs défis. L'un d'eux nous a déjà occupés durant trois ans, puisqu'il s'agissait de la transformation digitale afin de s'adapter à un monde globalisé. Une évolution qui nous a permis de redevenir une entreprise robuste, profitable, compétitive. D'autres défis sont devant nous. Il faut trouver de nouveaux programmes pour remplacer ceux qui s'éteignent lentement, comme l'A380, dont la production a été stoppée, ou Ariane 5. Un autre défi est notre position en zone urbaine où les coûts salariaux sont majeurs. Il faut pouvoir diminuer ces coûts en mettant la valeur ajoutée là où elle fait sens. C'est la raison pour laquelle nous avons maintenant une filiale au Maroc pour les produits d'assemblage, où la partie main d'œuvre est assez importante. Avec cette nouvelle filiale, l'idée est d'entamer un cercle vertueux afin de rester compétitifs et de ramener du travail à haute valeur ajoutée à Bruxelles et dans nos autres filiales belges. Être l'une des rares entreprises industrielles établies en Région bruxelloise, cela représente des défis. Selon vous, est-ce qu'il est encore possible de concilier ville et industrie ? Oui, absolument. Je pense que l'industrie est essentielle dans une société. Si demain nous n'avons que des services, 12 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 nous allons acheter nos produits à l'étranger, au prix fort. Il faut maintenir des emplois à caractère industriel en Belgique et dans un milieu urbain. Cela permet d'appartenir à un écosystème global et d'offrir des opportunités à des ingénieurs, à du personnel qualifié, sans devoir se délocaliser hors de la ville. L'un des avantages à être en milieu urbain est de pouvoir bénéficier de la disponibilité de travailleurs formés dans la région. Nous pouvons aussi compter sur le soutien de la Région bruxelloise en termes de recherche et développement, d'innovation mais aussi de formation. Parlons d'environnement. Quelles sont les initiatives concrètes pour réduire l'impact carbone des avions ? La Sabca a déjà mis en place certaines bonnes pratiques. Nous avons l'un des plus grands parcs de panneaux solaires à Bruxelles, qui génère l'équivalent de l'électricité de 300 ménages par an. Les luminaires ont été remplacés par des LED, nous réduisons notre consommation de chauffage, etc. Les initiatives au niveau de l'aéronautique sont bien sûr de réduire la consommation de fuel dans toute la chaîne d'approvisionnement. Pas uniquement quand l'avion vole mais également en amont lors de la fabrication, du transport, etc. Je pense que l'industrie aéronautique est l'une des plus conscientes des défis et qui a fait le plus de progrès depuis ces dix dernières années. Pour revenir sur les options stratégiques de la Sabca, vous avez développé un programme de drones. Que pouvez-vous nous en dire ? Il s'agit d'un business unique que l'on a créé comme étant l'extension naturelle de toutes les compétences que la Sabca a accumulées depuis cent ans. En voulant trouver des Idées nouveaux relais de croissance, nous nous sommes tournés vers les clients industriels, les producteurs, transporteurs d'énergie, les fabricants de parcs éoliens offshore qui sentent que le drone peut les aider. Nous apportons des solutions intégrées pour des missions critiques où la sécurité est importante, comme le transport d'organes entre hôpitaux en milieu urbain, ou encore l'inspection d'éoliennes en mer. La Sabca veut une solution globale pour ses opérateurs industriels qui ne sont pas familiers avec l'aéronautique. Quels sont les défis 2020 et court terme pour la Sabca ? Le premier est bien sûr de continuer à se développer pour être un fleuron de l'industrie belge, robuste, profitable et compétitif. Nous avons la chance d'avoir, sous une même coupe, une palette de métiers très larges, ce qui nous rend Je pense que l’industrie est essentielle dans une société. Je plaide pour conserver des emplois à haut caractère industriel en Europe, en Belgique et dans des milieux urbains. regard portez-vous sur la conquête spatiale aujourd'hui ? C'est fascinant, passionnant et cela fait rêver beaucoup de monde, mais c'est aussi un des moteurs de développements technologiques. Je pense que le tourisme spatial va rester très anecdotique, bien que le futur à court terme de beaucoup de pays passera par le spatial. Il est essentiel que l'Europe garde un accès autonome à l'espace, parce que le développement économique de l'Europe de demain passera par le digital, donc des satellites, donc des lanceurs pour les mettre en orbite. La surveillance des frontières, l'écologie, passent aussi par le spatial. L'Europe a d'ailleurs augmenté le budget alloué au secteur aéronautique. Les politiques sont conscients qu'il est essentiel de garder un accès souverain à l'espace. ● Emmanuel Robert et Vinciane Pigarella Un entretien à écouter intégralement dans le podcast Métropole : www.beci.be/podcast. La Sabca rachetée par la SFPI et Sabena Aerospace. uniques. Le deuxième défi, que j'ai déjà évoqué, est de remplacer la gamme de programmes qui s'éteignent. Un autre point important cette année est la célébration du centenaire de la Sabca. 2020 sera émaillée d'événements, avec bien sûr une célébration le 16 décembre, à la date anniversaire. Le troisième défi est de trouver un nouvel actionnaire pour remettre de l'énergie, des ressources et intensifier le déploiement de Sabca, suite au départ du groupe Dassault (ndlr : c'est chose faite avec le duo formé par le holding public fédéral SFPI et Sabena Aerospace, voir encadré). 2030, le pilotage automatique, c'est possible ? 2030, c'est un peu court. Comme pour la voiture électrique, c'est surtout une question d'acceptation sociétale. La technologie est là, disponible. Il faut être sûr que tous les aspects sociétaux, juridiques, assurances, responsabilités soient couverts. Avant d'arriver au cockpit sans pilote, le prochain horizon est le ‘single pilot cockpit’. La Sabca a un pied dedans avec nos drones, dont l'une des caractéristiques est d'offrir des solutions totalement autonomes. Dernière question : on a parlé d'Ariane 5, des fusées, on parle de tourisme spatial. Quel Notre entretien avec Thibauld Jongen a été réalisé peu avant l’annonce de la reprise de la Sabca, début février, par la Société Fédérale de Participations et Investissements (SFPI) et Sabena Aerospace. La Sabca, jusqu’alors majoritairement détenue par le groupe Dassault, redevient ainsi entièrement belge. « La Sabca revient de loin », a déclaré Thibauld Jongen, « après avoir traversé certaines années difficiles, voire inquiétantes. Elle avait besoin d'un nouveau souffle après trois ans de transformation ». Un nouveau souffle que doivent donc lui apporter la SFPI, bras financier de l’État belge, et surtout Sabena Aerospace. « Un actionnaire belge et industriel qui s'inscrit pleinement dans la stratégie et la vision de la Sabca », se félicite M. Jongen. Grâce à lui, « la Sabca a un nouveau moteur pour un nouveau siècle ». La Sabca, qui emploie environ un millier de personnes à Haren, Gosselies, Lummen, ainsi qu’au Maroc, a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires avoisinant les 200 millions d'euros, contre 55 millions d’euros et 400 collaborateurs pour Sabena Aerospace. Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 13
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Idées Pour ou contre la voiture à hydrogène ? Le dernier Salon de l'Auto a remis les voitures à hydrogène sous le feu des projecteurs. Ce qui a rouvert le débat entre chauds partisans et adversaires farouches de ce type de carburant. Jonas Cautaerts, Business Development chez Dats24 Damien Ernst, professeur à l'Université de Liège et spécialiste de l'énergie L'hydrogène contribue à une mobilité durable efficace. En Allemagne, l'hydrogène est d'ailleurs déjà considéré comme le combustible d'avenir. En ce qui concerne la Belgique, nous sommes d'avis, au sein du groupe Colruyt, que l'hydrogène est bien un carburant qui doit faire partie de notre mix de solutions. D'une part parce que c'est un carburant qui peut être produit à partir de sources renouvelables. D'autre part, parce qu'avec l'hydrogène, le plein peut être fait très rapidement et donne au conducteur une autonomie suffisante en un laps de temps très court. Par ailleurs, les points de distribution sont en plein développement au sein de notre groupe. Dans notre station Dats24 de Hal, nous distribuons déjà tout l'éventail des carburants conventionnels et verts, comme le CNG ou l'hydrogène, ce dernier carburant étant produit grâce à l'électricité générée par nos éoliennes. Nous n'allons pas nous arrêter là : une deuxième station Dats24 distribuera de l'hydrogène dès le mois de novembre à Haasrode, le long de l'autoroute A2. Et une troisième ouverture est prévue en mars 2021 à Wilrijk, dans la région d'Anvers. D'autres projets sont également envisagés dans les régions de Liège et de Gand. J'ajoute que ce carburant est idéal pour le transport de lourdes charges. Il est d'ailleurs déjà utilisé par les poids lourds du groupe. L'hydrogène utilisé pour la voiture n'a aucun avenir pour une raison importante : pour une unité d'énergie consommée avec une voiture alimentée à l'hydrogène, qu'il s'agisse d'un véhicule équipé d'un moteur à explosion (l'hydrogène agit directement en explosant dans le moteur) ou d'une pile à combustible (l'hydrogène est ici utilisé par une pile à combustible qui transforme l'hydrogène en courant électrique), vous allez parcourir deux à trois fois moins de kilomètres qu'avec la même unité d'énergie dans une voiture électrique dotée de batteries rechargeables. Souvent, les partisans soulignent qu'un plein d'hydrogène se fait très rapidement. Sans doute... Encore faut-il trouver une pompe qui distribue ce type de carburant. À l'exception des pompes utilisées à Hal par le groupe Colruyt et de la pompe située à Evere, près du siège de Toyota, je n'en vois pas. Au contraire, l'électricité est présente partout. Pour recharger une voiture électrique, une simple prise peut parfaitement faire l'affaire. J'ajoute que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à faire installer des bornes, ce qui permet une mise en charge automatique dès que le véhicule est stationné devant le bureau. Ce scénario n'est évidemment pas possible avec l'hydrogène. Enfin, je dirais que, grâce à la production en masse et aux innovations, on peut observer que le prix des batteries a fondu de façon très significative ces dernières années. De 250 dollars par kWh, nous allons passer à 100 dollars, ce qui est loin d'être le cas pour l'hydrogène, qui coûte cher. ● Johan Debière 14 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 © belgaimage LEADER BETTER EASIER WINNER Business Intelligence for media, entertainment, e-commerce and retail The reference information portal dedicated to the communication sector More information on www.lefac.com or call us now +32 2 737 70 20
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Idées 5G : la volonté d’un ministre La 5G propose une transmission de données à très haut débit, qui doit permettre notamment des pilotages d’objets ou de systèmes en temps réel. L’Europe prône son adoption et Bruxelles est attendue comme ville pilote. Un débat sur les normes régionales d’émissions d’ondes, leur nocivité, l’implantation des antennes et la fiscalité freine le projet. Bernard Clerfayt, nouveau Ministre de la transition numérique, prend la main, avec la ferme intention de ne pas laisser Bruxelles rater cette occasion. La 5G fait débat, avec des opposants qui invoquent une technologie non-nécessaire et risquée d’une part ; des partisans qui mettent en avant un potentiel économique considérable d’autre part. Vous êtes personnellement favorable à une implantation rapide ; quels sont vos arguments ? Bernard Clerfayt : Certaines choses et pratiques de notre quotidien nous sont tellement familières qu’elles nous paraissent avoir toujours été. Le premier réseau GSM chez nous a pourtant moins de 26 ans et les premiers smartphones grand public datent de 2007, avec une 3G qui permet enfin de voir son interlocuteur, d’accéder à internet, etc. Tout cela aussi a été décrié en son temps mais n’est pourtant plus dans nos mémoires, tant il nous semble naturel – et surtout nécessaire, qui en disconviendrait aujourd’hui ? – de communiquer via ces systèmes. La 4G couvre les besoins actuels mais montre ses limites lorsqu’il s’agit de répondre à la demande exponentielle de transfert de données – notablement de la part du grand public – et lorsqu’il s’agit de développer des services qui exigent des transferts massifs et ultra-rapides. La 5G est l’étape technologique qui permet cela. Quant à l’attrait économique de cette technologie, c’est évidemment une excellente chose et un objectif déclaré qui ne doit pas être un facteur de suspicion a priori de la part de ses opposants : qu’il y ait des marchés nouveaux qui s’ouvrent à cette occasion, c’est évident et bienvenu ! La 5G est un saut technologique majeur, qui offre les conditions d’un renouvellement de notre développement économique. Une 16 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 croissance économique naturelle repose sur la variabilité du facteur travail, que ce soit en termes de nombre de travailleurs ou de productivité, cette dernière étant possible grâce au progrès technique ; et c’est ce que la 5G va d’abord permettre. Elle rendra ensuite possibles des innovations ultérieures comme, par exemple, le développement massif de ce qui sera notre quotidien de demain : l’intelligence artificielle, le développement de techniques d’impression/production 3D, le déploiement de capteurs multiples pour gérer plus efficacement divers aspects de notre vie tels que l’utilisation d’énergie, le trafic, etc. Voyons ce que font et autorisent déjà d’autres villes et pays, et gardons à l’esprit que si Bruxelles ne saisit pas l’opportunité d’être la première ville 5G du pays, d’autres la saisiront et cela déclassera significativement notre Région. Minimise-t-on l’enjeu santé pour des raisons économiques ? C’est inexact. Il va de soi qu’on n’entend pas déployer à grande échelle une menace sanitaire ! La question de la santé n’est pas tranchée mais, puisqu’on en est à l’étude des risques, on ne peut pas dire non plus, a priori, que l’exposition à ces champs électromagnétiques sera nocive. Cela a été dit pour Idées les technologies précédentes et cela s’est avéré inexact. Dans le cas de la 5G, on parle d’autres fréquences mais, précisément, celles-ci sont moins pénétrantes. C’est d’ailleurs pour cela qu’il faudra déployer plus d’antennes : de nombreux obstacles arrêtent en effet ces ondes. Bien sûr, les antennes 5G émettront davantage en faisceau et donc de façon plus concentrée, mais en revanche, l’émission globale et permanente des antennes 4G baissera. Il faudra donc, sans doute, mesurer, évaluer et comparer des expositions globales au niveau de la Région. Il faudra aussi distinguer entre effet physiologique, comme un micro-réchauffement passager de la peau, et un effet sanitaire néfaste. Bref, ça demande des études et des évaluations. Mais cela ne justifie pas non plus que l’on soit excessivement restrictif d’emblée. Voyons Le marché commun du charbon et de l’acier, ça date un peu ! Ce qui fait tourner l’économie aujourd’hui, ce n’est plus la fabrication industrielle de biens matériels. L’essentiel, ce sont les services, dont l’échange de données. aussi ce que font et autorisent déjà d’autres villes et pays, et gardons à l’esprit que si Bruxelles ne saisit pas l’opportunité d’être la première ville 5G du pays, d’autres la saisiront et cela déclassera significativement notre Région. Les antennes plus nombreuses consommeront aussi par unité plus d‘énergie, ce qui est peu en phase avec la question environnementale. Oui, mais l’innovation est aussi un enjeu de la production d’énergie et je suis confiant en des changements rapides dans ce domaine aussi. D’autant plus que la Région a l’objectif d’être neutre en carbone d’ici 2050. Enfin, des applications 5G pourront conduire à des économies d’énergie : imprimer localement en 3D quelque chose qui aurait dû être transporté, décongestionner le trafic, piloter sa domotique, envoyer un fichier, faire une consultation médicale à distance... Un fournisseur de matériel 5G pourrait avoir la mainmise sur l’activité de vastes territoires, dit-on : quid de la sécurité ? Se mettre à la merci d’opérateurs n’est pas lié à la 5G : Facebook se fait déjà beaucoup d’argent grâce aux données qu’il soutire à l’insu de tous. La différence est dans la taille, pas dans la nature. La question n’est pas liée au fait de passer de la 4G à la 5G, car ce risque existe déjà ainsi que les réponses que l’on développe sans cesse pour contrôler et protéger les données ; cela n’ouvre donc pas de nouvelles questions. Ceci dit, si on achète une technologie, à nous de mettre nos conditions de sécurité et de contrôle. On parle beaucoup de Huawei que l’on suspecte, en tant qu’entreprise d’État, d’être un cheval de Troie. Mais ne soyons pas dupes, ce serait la même chose si la technologie était américaine ou coréenne... Si les Chinois ont une technologie performante, pourquoi les exclure ? Il suffit de poser des conditions préalables claires. Les pays alentour sont en concurrence forcenée pour être les premiers à exploiter la 5G. Cela ne pose-t-il pas question lorsqu’il s’agit de communication, qui est par essence sans frontière, a fortiori dans un espace européen ? Évidemment ! En fait, c’est à un niveau européen que toute la problématique aurait dû être traitée, y inclus l’octroi de licences et la mise en concurrence des opérateurs. Le marché commun du charbon et de l’acier, ça date un peu ! Ce qui fait tourner l’économie aujourd’hui, ce n’est plus la fabrication industrielle de biens matériels : produire une tasse, une table, des voitures... ce n’est plus que 15 % de l’économie. L’essentiel, ce sont les services, dont l’échange de données en tant que tel ou dont il est une composante essentielle. Mais l’Europe est ataviquement divisée en marchés nationaux et chacun voit dans la 5G un enjeu stratégique à disputer, alors qu’il s’agit d’un booster européen. De cet état d’esprit résulte aussi le fait, par exemple, qu’il n’y ait pas aujourd’hui de géant des télécoms en Europe, avec pour conséquence qu’on doit acheter la technologie ailleurs et qu’on négocie la 5G chacun dans son coin... Quand verra-t-on la 5G à Bruxelles ? Je déposerai prochainement une note de stratégie au gouvernement pour reprendre la coordination du dossier avec l’objectif d’accélérer les choses et de faire de Bruxelles la première ville qui lance le projet. Comme j’ai la tutelle sur les communes, cela facilitera ma tâche, notamment en ce qui concerne les réglementations urbanistiques (harmonisation des normes, accélération des délais d’octroi pour le placement d’antennes...), et la fiscalité applicable. À ce sujet, les opérateurs souhaitent bien sûr une non-taxation, mais il n’y a pas de raison que cette activité, qui sera rentable, ne contribue pas au financement des services publics ; la discussion portera sur la cohérence voire l’harmonisation des taxes communales. Dès qu’il y aura un gouvernement, le fédéral s’attaquera, je crois, rapidement à l’octroi de licences (car cela rapportera de l’argent...), puis les choses peuvent aller vite. ● Didier Dekeyser Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 17
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Idées La pension minimale à 1.500 euros ? Oui, mais… La problématique des pensions est au cœur de tous les débats. D’après une enquête réalisée pour la compagnie d’assurances vie NN, 38 % des Belges craignent de se trouver désargentés une fois partis à la retraite. Lors des dernières élections, une proposition de pension minimale à 1.500 euros bruts à l’horizon 2024 pour une carrière complète avait donc été mise au programme de nombreux partis. Mais cela suffira-t-il ? davantage sur les montants en vigueur dans les autres pays et cela nous semble être un montant minimum plus que nécessaire. » «C es cinq dernières années, beaucoup de choses ont été réalisées en matière de pension minimum », commence Daniel Bacquelaine, ministre des Pensions. « C’est la première fois que nous augmentons autant le montant des pensions en une seule législature. » En effet, entre 2014 et 2019, la pension minimale des salariés après 45 années de carrière a augmenté de 143 euros1 par mois et celle des indépendants de 205 euros, permettant ainsi d’arriver à un montant égal sans distinction de statut. « Concrètement, cela veut dire que, si on réalise une augmentation similaire durant la prochaine législature, on arriverait déjà à un montant mensuel de 1.427 euros. » « Il faut savoir que, rien qu’avec l’indexation, on va naturellement arriver en 2024 aux alentours d’un montant mensuel de 1.370 euros », ajoute François De Smet, député fédéral et président de Défi. « Concevoir un effort de 130 euros à l’horizon 2024 nous semble donc tout à fait réaliste. Cela permettrait à la Belgique de s’aligner Une mesure positive mais pas suffisante Tous deux estiment indispensable qu’une personne ayant travaillé pendant 45 ans perçoive une pension digne et compatible avec un standard de vie correct. Mais si cette mesure est favorable, elle ne suffit pas à garantir l’avenir des travailleurs qui partiront à la pension dans les années à venir. « L’objectif d’une pension minimale de 1.500 euros est une avancée, mais il n’est pas pour autant suffisant à mes yeux », explique Daniel Bacquelaine. Cette mesure ne concerne en effet que les travailleurs ayant presté une carrière complète, ce qui n’est pas le cas de tous. « De nombreuses personnes, et en particulier des femmes, ont travaillé de manière régulière et importante, sans atteindre 45 ans de carrière. Elles méritent, elles aussi, une pension convenable. » Aujourd’hui, seuls entrent dans le système de la pension minimum les personnes qui ont travaillé 30 ans. Mais ces 30 ans englobent des périodes assimilées au travail, ce qui entraîne des injustices assez flagrantes. Ainsi, quelqu’un qui a travaillé 20 ans et chômé 10 ans a droit à la pension minimale tandis qu’une autre personne ayant travaillé effectivement 29 ans en est exclue. Pour le ministre des Pensions, élargir l’accès à la pension minimum aux personnes ayant travaillé effectivement durant 20 ans est donc indispensable. « Cela permettrait de revaloriser toute une série de très petites pensions inférieures à 700 euros qui ne sont pas compatibles avec le coût de la vie », assure-t-il. 1 Tous les montants cités dans cet article s’entendent bruts. 18 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 © Getty Idées À côté de cela, François De Smet estime qu’il est aussi possible de travailler en amont à la problématique des pensions, notamment en se penchant sur la question de l’égalité homme-femme. « C’est un fait, parmi les travailleurs n’ayant pas une carrière complète, on retrouve plus de femmes que d’hommes. Tout simplement parce qu’elles ont, à un moment donné, mis leur carrière entre parenthèses pour s’occuper des enfants, de la maison, etc. Des mécanismes pour rétablir l’égalité homme-femme, tels que la mise en place d’un congé de paternité de 15 semaines obligatoire, pourraient jouer un rôle positif. Il faut avoir une approche plus large et plus réfléchie de la problématique de la pension. » Un effort financier à coupler avec une réforme fiscale Dans ce projet, la question du coût se pose évidemment. Et François De Smet d’expliquer : « Si l’on devait aujourd’hui indexer toutes les pensions minimales à 1.500 euros, cela coûterait au gouvernement pas moins de 3,2 milliards d’euros. Mais si on reporte cela à 2024, et avec les effets d’indexation, on arrive à un effort financier de 1,1 milliard d’euros, ce qui nous paraît jouable ». Naturellement, il faudra aller chercher cet argent quelque part pour le parti Défi, cette réforme devra donc aller de pair avec une réforme fiscale réelle. Pour le député, elle s’articulerait autour de trois axes : d’abord, une suppression progressive de certains avantages extra-salariaux et notamment les voitures de société. Ensuite, un allègement de l’impôt sur les personnes physiques où la progressivité L’objectif d’une pension minimale de 1.500 euros est une avancée, mais il n’est pas pour autant suffisant à mes yeux Daniel Bacquelaine, ministre des Pensions de l’impôt serait revue et où le patrimoine (hors maison personnelle) serait mis à contribution. Et enfin par un renforcement de la lutte contre la fraude fiscale et l’évasion de capitaux, une matière qui a été largement désinvestie. « Si l’on veut réussir à financer ce projet de pension, il faut aller chercher l’argent non pas uniquement dans les poches des travailleurs mais aussi dans celles des détenteurs de rentes. Cela permettrait aussi de lutter contre les iniquités fiscales qui sont bien réelles aujourd’hui. » 38 % des Belges inquiets pour leur retraite D’après une enquête réalisée pour la compagnie d’assurances vie NN, 38 % des Belges craignent Avec le papy-boom qui s’annonce, le système de pension va être encore davantage mis sous pression et il va falloir trouver de nouvelles solutions François De Smet, député fédéral et président de Défi de se retrouver désargentés une fois partis à la retraite. Un chiffre qui n’étonne pas Daniel Bacquelaine : « Depuis la réforme des pensions, le sujet mobilise et inquiète de nombreux citoyens. Avec la création de la plateforme MyPension, qui compte déjà 15,6 millions de visiteurs depuis début 2016 (dont 2,7 millions de visiteurs uniques), de nombreuses personnes se rendent compte qu’elles percevront un montant bien moins important que ce qu’elles avaient imaginé. Cette prise de conscience est nécessaire car elle permet à ceux qui le souhaitent de réorienter leur carrière de façon à ce que leur pension soit plus élevée. Je vois aussi cet outil comme un incitant à cotiser dans un système de 2e explique-t-il. voire de 3e pilier pour garantir ses revenus », Pour François De Smet, ce sentiment d’inquiétude n’ira pas en s’améliorant et les gouvernements futurs devront en tenir compte. « Avec le papy-boom qui s’annonce, le système de pension va être encore davantage mis sous pression et il va falloir trouver de nouvelles solutions pour maintenir un système de pensions digne pour tous. La proposition d’une pension minimale de 1.500 euros est positive, mais il ne faut pas en rester là et on doit continuer à travailler sur la problématique des pensions à d’autres niveaux », conclut-il. ● Gaëlle Hoogsteyn Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 19 © Belga © Belga
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Open Source Vers un entrepreneuriat techno-paritaire Et si on plaidait pour un entrepreneuriat technoparitaire ? Voilà un objectif ambitieux qui permettrait selon moi de lutter contre cette double peine : celle des femmes encore beaucoup trop absentes du monde entrepreneurial et celle des femmes sous-représentées dans le secteur des technologies. l’informatique n’a pas toujours été une affaire d’hommes, le secteur s’étant fortement masculinisé à partir des années 80. Quarante ans plus tard, que fait-on ? En Région bruxelloise, si les chiffres du Baromètre de l’entrepreneuriat féminin (2017) sont encourageants, avec une augmentation du nombre d’indépendantes de 16 % en 5 ans, les femmes restent toutefois sous-représentées, ne dépassant toujours pas la barre des 30 % ! Quant à la représentation des femmes dans le domaine des TIC, les chiffres sont édifiants. J’ai participé récemment à une conférence initiée par l’Unesco et l’ONU-Femmes et organisée à Bruxelles par l’ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur), à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science. Deux constats sont à l’origine de la thématique retenue pour 2020 : la sous-représentation des femmes dans les domaines du numérique au sens large et l’existence de biais de genre au sein des technologies de l’intelligence artificielle (IA), menant à reconduire de manière implicite les inégalités hommes/femmes. Tout au long de la journée, les différentes oratrices ont pu démontrer – chiffres à l’appui – l’état de la situation. Selon l’Agence du Numérique, « 4,6 % de la population active occupe une fonction informatique : c’est deux fois plus qu’en 2007 ! Mais 82 % de ces fonctions sont occupées par des hommes ! » À plus grande échelle, la Commission européenne indique1 que « les femmes représentent 52 % de la population européenne mais n’occupent que 15 % des emplois liés aux TIC. » Une des raisons tient sans conteste à l’absence d’intérêt des jeunes filles pour la formation dans ce secteur, ce qui est confirmé par Agoria pour la Belgique : « À peine 25% de femmes sont diplômées dans les filières STEM (21e au niveau européen) ». Les conférences et la littérature foisonnent sur le sujet : éminences grises et blogueuses s’accordent sur ces constats, apportant chacune ses pistes de solutions. On nous rappellera au passage, sous le prisme historique et/ou sociologique, que Quand Agoria annonce qu’en 2030, 310.000 personnes vont perdre leur emploi parce que leurs compétences ne seront plus utilisées, il est indispensable aujourd'hui de renforcer et de créer des structures d’accompagnement pour booster la formation aux nouveaux outils du numérique. Les femmes ne peuvent pas louper le coche. Je plaide pour qu’elles se saisissent des opportunités nouvelles que ce nouveau contexte économique va créer pour que, demain, on puisse sinon atteindre, du moins tendre largement vers un entrepreneuriat techno-paritaire ! ● 1 Dans son étude Women in the Digital Age (2018). 20 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Et si on rendait l’entrepreneuriat techno-paritaire ? Avec l’arrivée des nouvelles technologies et l’impact que cela a causé sur nos usages, nos comportements et, de facto, sur les entreprises, il est nécessaire d’adopter une approche globale et transversale. Le développement de l’entrepreneuriat est indissociable du numérique et des nouvelles technologies. En effet, non seulement les femmes doivent acquérir des compétences relationnelles (soft skills) pour développer leur entreprise, mais elles doivent également maîtriser certaines compétences techniques pour augmenter la visibilité en ligne de leur projet, service ou produit. Parmi les solutions régulièrement proposées, la formation continue et professionnelle est, selon moi, une réponse efficace à privilégier. En effet, si tout le monde s’accorde à dire qu’il est temps que les femmes s’engagent à prendre « l’autoroute de l’information », encore faut-il leur apprendre à conduire et à lire les cartes ou encore les panneaux de signalisation. Julie Foulon, CEO, Girleek D.R. TROUVEZ L’AIDE NUMÉRIQUE DONT VOTRE ENTREPRISE A BESOIN À BXL Laissez-vous accompagner et inspirer par des experts digitaux locaux. Comment créer une boutique en ligne ? Qui pour vous créer un nouveau logo ? Voici quelques-unes des questions auxquelles vous pourrez répondre sur accelerationdigitale.be. Vous y rencontrerez des experts indépendants inspirants, et proches de chez vous. Ils vous accompagneront dans toutes vos problématiques digitales : ecommerce, webdesign, emailing, réseaux sociaux ou sécurité. Que vous soyez client Telenet ou pas ! Découvrez maintenant accelerationdigitale.be ! Désiré Dupas Expert digital Plus d’infos et conditions sur accelerationdigitale.be
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Enterprise Europe Network Idées L’export passe aussi par l’innovation S’internationaliser est une nécessité dans la plupart des secteurs économiques bruxellois. Le marché belge est trop exigu et la concurrence trop rude pour qu’une entreprise voulant croître à long terme puisse se contenter d’un développement national. En bref, s’internationaliser via une solution innovante et/ou technologique signifie créer une situation « win-win » entre celui qui offre un produit technique et celui qui l’intègre dans son portefeuille. Cette approche est complémentaire à celle, purement commerciale, relative aux accords d'agence et de distribution, pour laquelle l’équipe EEN chez Beci peut vous aider. Comment poursuivre le chemin de l’internationalisation en misant sur la collaboration technologique ou l’innovation collaborative ? En préparant – avec l’aide des experts EEN d’hub.brussels – la participation à des plateformes de rencontre proposées par le réseau EEN, comme Mobile World Congres, Medica, IoT, où vous pourrez présélectionner des rendez-vous avec des clients ou des partenaires potentiels. ● L' équipe d’experts Enterprise Europe Network auprès de hub.brussels est spécialisée dans le support à toute société qui veut se lancer à l’international ou consolider son positionnement à l’étranger par la mise en exergue du côté technologique ou innovant de son produit, service, know-how. Si cela peut paraître abstrait, quelques exemples pourraient inspirer votre approche du développement stratégique à l’international, à mettre en œuvre avec l’aide de l’équipe EEN de hub.brussels : • Vous avez développé un produit ou une technologie que vous souhaitez proposer pour acquisition, sur base non exclusive. Vous offrez de soutenir le transfert de technologie, avec mise à disposition de services supplémentaires d’accompagnement ; • Vous proposez une licence ou cherchez à acheter une licence de produit ; • Votre entreprise a commencé à développer une solution ou un produit innovant et cherche à associer des technologies spécifiques existantes ou des connaissances pour l’aider à poursuivre ce développement ; • Votre organisation a commencé à développer une solution ou un produit innovant et a besoin, pour continuer, d’une technologie encore à développer. Il lui faut donc un partenaire qui possède une expertise technologique. 22 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Un exemple : UpCom Upcom est une entreprise spécialisée dans les technologies de l’information. Entre autres projets, ses équipes ont développé Ageify : une solution utile pour la protection des mineurs, qui permet à des e-commerçants ou fournisseurs de contenus en ligne de vérifier l’âge de leurs utilisateurs. Upcom utilise depuis plusieurs années les services EEN auprès de hub.brussels pour s’exporter. Kostas Flokos, CEO d’Upcom témoigne : « Nous participons régulièrement à des événements de matchmaking organisés par EEN et appelés brokerage events. Cela nous permet de bénéficier de rendez-vous préprogrammés sur des salons majeurs comme le Mobile World Congress. L’objectif est triple : mettre en avant notre savoir-faire et rencontrer des clients ; trouver des partenaires internationaux offrant des technologies complémentaires ; enfin, nouer des partenariats pour participer à des projets collaboratifs de recherche et innovation financés par la Commission Européenne. » Au-delà des brokerage events, Upcom a été sélectionnée pour bénéficier de services de conseil en management de l’innovation financés par la Commission Européenne et fournis par EEN. Selon Kostas Flokos, « Cela nous a donné des outils et des conseils externes pour réfléchir efficacement à notre stratégie d’innovation, à notre structure, nos process ou encore notre culture, l’objectif étant de libérer notre potentiel d’innovation et d’accélérer la croissance. De plus, nous bénéficions du soutien d’un conseiller EEN/hub.brussels qui nous accompagne dans la durée sur les questions d’innovation et d’internationalisation. » © Getty International Les Émirats, objectif atteint pour Debailleul Lorsqu'il participe avec Beci, en octobre dernier, à une mission économique aux Émirats Arabes Unis (EAU), David Giordano, CEO de la pâtisserie-chocolaterie Debailleul, ne s'attend pas à envoyer sa première commande quelques semaines plus tard. Aujourd'hui, il en est à sa troisième livraison. N ovembre 2018, c'est le grand retour de la pâtisserie-chocolaterie Debailleul à Bruxelles avec l'ouverture d'un nouveau point de vente sur la Grand-Place. David Giordano, son nouveau CEO, pense déjà à la phase suivante : l'expansion internationale. « Nous étions déjà bien implantés au Japon. C’était le moment d'explorer de nouveaux territoires et les Émirats étaient un des objectifs. » À la rentrée 2019, l'opportunité de participer à une mission économique à Dubaï, organisée par Beci, se précise. Le succès sera au rendez-vous. La mission a eu lieu en étroite collaboration avec le réseau Enterprise Europe Network (EEN) dont Beci fait partie. « Ce réseau, lancé en 2008 par la Commission européenne, est actif dans plus de 60 pays. EEN, tout comme Beci, veut aider les TPE et les PME à s'exporter à l'international », précise Sybille Motte, International Trade Advisor chez Beci. « Nous avons accompagné une délégation de dix personnes, provenant de secteurs variés. Nos membres ont pu échanger avec des membres de la chambre de commerce de Dubaï mais également des chambres britannique, italienne, hongroise ou encore grecque, qui étaient du voyage. » Sa réussite, David Giordano la doit en partie à cette mission : « Le planning était chargé et riche de rencontres. Pendant cinq jours il n'y a eu aucun temps mort. La mission se déroulait essentiellement à Dubaï, mais nous avons voyagé dans les émirats d'Abou Dhabi et Ras al Khaïma. L'équipe de Beci cerne très bien les besoins des participants. J'ai pu entrer directement dans ce marché sans devoir réaliser de voyage d'exploration. » Sybille Motte, qui accompagnait la mission sur place, rappelle que la réussite d'une participation à un tel événement dépend surtout de la proactivité du participant. David Giordano l'a bien compris : « C'est à nous à créer des liens, de nouer des contacts. Beci ou l'Awex (également présente sur place, ndlr) sont d'excellents facilitateurs, qui nous ouvrent des portes, mais après, c'est à nous de créer le lien. » « Mieux que je ne l’aurais imaginé » L'homme profite du voyage pour réactiver d'anciens contacts. Une initiative qui porte ses fruits, puisque l'un d'entre eux est devenu son premier client émirati. « C'est une synchronicité qui s'est faite naturellement. Aujourd'hui, nos produits sont distribués au Forever Rose Café, un salon de thé de très haute gamme à Abou Dhabi. La première livraison était un test pour sélectionner les produits à vendre dans le salon de thé. En trois jours, tout a été vendu. La troisième commande de ce client vient d'être expédiée. » Lorsqu'on lui demande s'il s'y attendait, il répond, encore un peu étonné : « Non, pas du tout. Ce voyage est allé plus loin que ce que j'aurais pu imaginer. Il faut être attentif aux opportunités, même si on ne les voit pas directement. 95 % de la consommation ‘food and beverage’ aux Émirats est importée. La concurrence est rude. Il faut être le meilleur dans son domaine. » David Giordano pense déjà au futur : « Notre client va ouvrir d'autres salons de thé, à Dubaï puis Riyad et Doha. » Mais hors de question de se concentrer sur ce client unique. Le CEO de Debailleul a déjà des contacts avec l'administration de Ras al Khaïma et avec BelExpo, coordinateur du pavillon belge à l'expo universelle de Dubaï, du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021. Une opportunité supplémentaire de développer la présence des pâtisseries Debailleul dans la région. Info : Sybille Motte, International Trade Advisor - Tél. +32 2 563 68 54, smo@beci.be ● Vinciane Pigarella Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 23 D.R.
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Grow Your Business Les cahots de la croissance : « Oser placer la barre très haut, dès le début » Trébucher, se relever et poursuivre sa route : c’est la routine de la plupart des entrepreneurs. Mais que faire lorsque les activités tendent à battre de l’aile ? Comment détecter en temps voulu la stratégie de croissance optimale pour l’entreprise ? Davy Kestens a longtemps figuré en porte-étendard de la nouvelle génération d’entrepreneurs flamands technologiques, dans la Silicon Valley. Toon Vanagt est serial entrepreneur et lean startup-coach. Ils se confient. Halleux, un compatriote établi à San Francisco. Quelques années plus tôt, il avait fondé Playfish, une entreprise de jeux informatiques. Il a ensuite revendu le tout pour 400 millions de dollars. Je me suis dit : si ma solution intéresse quelqu’un comme lui, ce n’est pas anodin. » Quelques semaines après leur première rencontre, en 2011, Davy Kestens s’embarquait pour San Francisco. Il allait y résider et travailler pendant plus de sept ans, le temps de hisser Sparkcentral au rang des prouesses technologiques belges. I l n’avait que 23 ans lorsqu’il a élaboré Sparkcentral. Davy Kestens apportait ainsi aux entreprises une solution en forme de centrale, une plateforme qui pouvait accueillir les questions et les réclamations des clients via les médias sociaux et les technologies mobiles. « Ce n’était alors qu’un appoint », se souvient-il. « J’ai bien reçu plusieurs marques d’intérêt lorsque le prototype est devenu opérationnel, mais le véritable démarrage, je le dois à l’intérêt soudain de Volkswagen. » À cette époque, Twitter décollait et le monde de l’entreprise a pris conscience de tout le potentiel, mais aussi des risques inhérents aux nouveaux médias sociaux. « J’ai été présenter Sparkcentral çà et là, mais n’aurais jamais imaginé partir aux États-Unis. Un événement organisé ici en Belgique m’a mis en contact avec Sébastien De 24 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Neuf années plus tard, le voilà de retour en Belgique. Il a créé une nouvelle entreprise dénommée Cake pour conquérir le secteur bancaire. Il a toutefois tiré des enseignements utiles de son aventure américaine. « De nombreux doutes m’assaillaient lorsque je suis parti en Californie. Je n’y connaissais personne. J’avais un seul rendez-vous sur place et j’avais investi une bonne part de mes économies dans le billet d’avion. Et pourtant, il a suffi d’un seul lunch avec De Halleux pour remplir le reste de la semaine dans mon agenda. Il m’a présenté directement à un bureau de fiscalistes locaux, à quelques avocats pro Deo et à une série d’investisseurs potentiels. Mieux encore : il a mis d’emblée un montant à ma disposition pour développer mon affaire. » Ce que Davy Kestens retient de cette période, c’est la puissance du réseau. « Les entrepreneurs américains ont des ambitions démesurées, mais ils s’entraident très vite pour trouver de nouveaux contacts intéressants et n’hésitent pas à se donner à fond. Chez les entrepreneurs belges, il n’y a pas cette ambition dévorante. Pour lancer une start-up vraiment © Getty Grow Your Business innovante en 2020, il faut placer directement la barre suffisamment haut. Si vous n’avez pas l’intuition que vous pourrez générer un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros à long terme, ce n’est pas la peine de vous lancer. » Du capital pour deux mois Au début, tout n’a pas été rose pour notre tête brûlée belge en Californie. Au bout d’un an, sa start-up avait consommé plus d’un million de dollars et le premier gros contrat se faisait toujours attendre. Sans doute la combinaison d’une confiance aveugle dans sa technologie et d’une témérité juvénile l’a-t-elle sauvé. « Nous avions en fait un peu d’avance sur le marché. Le problème n’était pas encore suffisamment préoccupant pour convaincre les entreprises d’investir dans notre plateforme. Puis, nous nous sommes rendu compte que nous avions encore du capital pour deux mois, au maximum. Nous avons alors carrément préparé un scénario de faillite complet. Nous avions un seul client qui nous payait, alors que nous étions sur le point de couler. C’était Delta Airlines, qui n’acceptait toutefois pas d’être cité. J’ai harcelé cette entreprise de coups de téléphone, jusqu’à ce qu’elle accepte que nous réalisions une vidéo de relations publiques. Nous avons joué le tout pour le tout et investi la moitié du capital restant dans un film promotionnel mentionnant Delta Airlines. Bingo ! Quelques semaines plus tard, deux autres compagnies avaient signé un contrat et nous prenions notre envol, avec la possibilité d’obtenir en outre de nouveaux investissements. » squ’il se remémore cette période difficile, M. Kestens donne ce conseil aux entreprises en croissance : prévoyez de faire un grand pas en avant beaucoup plus tôt. « Nous avons par exemple élaboré pour Cake un modèle financier qui prévoit 250.000 utilisateurs belges d’ici la fin de l’année. C’est déjà du costaud, mais dans Si vous n’avez pas l’intuition que vous pourrez générer un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros à long terme, ce n’est pas la peine de vous lancer. Davy Kestens l’intervalle nous avons aussi établi un autre modèle, qui vise un demi-million de clients dans le même délai. C’est terriblement ambitieux, mais j’ai appris qu’en tant qu’entreprise, il faut se fixer des défis extrêmes et oser placer la barre très haut. » Gérer ses limites Davy Kestens a décidé de revenir au pays à la mi-2018. Sparkcentral employait déjà plus de 100 collaborateurs et comptait dans sa clientèle des grandes entreprises B2C telles que Delta Airlines, Netflix, Western Union et T-Mobile. Depuis plusieurs années déjà, M. Kestens n’était plus CEO, une décision qu’il affirme n’avoir jamais regrettée. « À un moment donné, et sous l’impulsion de mon conseil d’administration, j’ai décidé d’engager un CEO externe. Pendant la croissance de l’entreprise, j’avais déjà constaté que j’étais davantage un entrepreneur qu’un manager. Ce qui m’anime, c’est de développer de nouveaux concepts ou des idées à commercialiser. Or, d’autres préoccupations finissent par s’imposer dans le développement d’une telle entreprise : le besoin de compétences opérationnelles, la gestion du personnel etc. J’ai découvert à San Francisco que je n’excelle pas dans ce domaine-là. Notre nouveau CEO est rapidement parvenu à hisser notre entreprise à un niveau supérieur. De nombreux entrepreneurs n’en prennent pas conscience. Pourtant, la présence d’un bon conseil d’administration vous apprend à tenir compte de vos propres limites. » M. Kestens avait bien retenu la leçon lorsqu’il a décidé, fin 2018, de créer une nouvelle entreprise en Belgique. Il s’est entouré dès le début de cinq cofondateurs et a choisi de ne pas trop s’occuper des aspects opérationnels. « Je m’occupe surtout de la vision stratégique à long terme et je cherche des clients potentiels et des investisseurs. » Il a décidé en outre que Cake ne suivrait pas le mode de croissance classique des start-up technologiques. « Elles découvrent une idée intéressante ou une technologie innovante, écrivent du code et puis se mettent à la recherche de clients potentiels. C’est assez aléatoire, avouez. J’ai fait la même chose auparavant, avec Sparkcentral, et le hasard a voulu qu’un marché en forte croissance soit né précisément à ce moment-là pour ce type de produit. Aujourd’hui, j’estime qu’une telle démarche est inappropriée. Il faut d’abord définir quels problèmes on va résoudre avant de développer un prototype et de créer une entreprise. Il faut savoir à l’avance quel besoin on veut satisfaire. Nous n’avons pas voulu lancer le développement de logiciels sans avoir au moins une commande. Nous avons aussi impliqué directement les clients. Cette démarche garantit qu’il y a une série d’entreprises bien décidées à payer pour la technologie. Nous n’avions pas encore lancé Cake que nous disposions déjà de six contrats signés. Une bonne start-up qui présente un fort potentiel de croissance doit en outre pouvoir s’appuyer sur une équipe senior expérimentée. Ce n’est que lorsque toutes ces conditions sont rencontrées qu’une telle entreprise Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 25 © Debby Termonia
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Grow Your Business peut évoluer et grandir suffisamment vite. » Erreurs de débutant Malgré la barre placée nettement plus haut que dans la plupart des start-up, M. Kestens constate aussi beaucoup plus d’intérêt et de volonté de collaborer de la part des entreprises. Il se rend compte que les start-up ont davantage d’atouts pour exploiter la technologie fortement disruptive d’aujourd’hui. Elles tirent plus efficacement profit de la demande d’innovation qui en résulte, dans quasi tous les secteurs. « C’est une bonne nouvelle, bien sûr, mais cela signifie aussi davantage de concurrence et la nécessité pour la start-up d’être robuste dès le début. Ce principe s’applique aussi bien ici que dans la Silicon Valley. Ce qui est nouveau, c’est la disponibilité beaucoup plus rapide de capital de lancement, également en Belgique. Non, ce ne sont pas les banques qui se pressent pour investir, mais plutôt des familles aisées qui préfèrent investir dans une start-up prometteuse que bloquer leur argent dans une banque ou l’investir dans de l’immobilier. Les startup constituent aujourd’hui une alternative intéressante, mais les entrepreneurs débutants doivent veiller à ne pas commettre les mêmes erreurs de jeunesse. Trop souvent, les premiers collaborateurs engagés ont à peu près le même âge et le même profil que l’entrepreneur lui-même. Conséquence : ils risquent de commettre les mêmes erreurs. C’est pourquoi tant de start-up technologiques vont malgré tout droit dans le mur. » Caisse de résonance Toon Vanagt est aujourd’hui managing partner de l’entreprise SaaS data.be, tout en étant, depuis de longues années déjà, actif en tant que lean startup-coach. Il confirme : « Un des grands dangers des start-up en pleine croissance est qu’elles se focalisent trop sur leur propre parcours et négligent toutes sortes de paramètres changeants dans leur environnement. Cette focalisation est compréhensible puisque l’entreprise est comme un bébé que l’on fait grandir, mais elle ne peut pas aveugler l’entrepreneur. Pour éviter pareil piège, entourez-vous de personnes capables de garder l’œil à tout. Par exemple des administrateurs expérimentés et de préférence complémentaires dans leurs compétences, ou plusieurs conseillers externes qui connaissent bien votre secteur. Autre option : chercher un cofondateur dès le début. À deux, chacun se fera la caisse de résonance de l’autre. Et il est vrai qu’à terme, le fondateur doit avoir le courage de céder sa place de CEO, comme M. Kestens l’a fait. » Toon Vanagt raconte qu’il est souvent approché par des petites entreprises en pleine croissance qui ont bien réussi la phase de décollage, mais qui constatent soudain qu’elles 26 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 sont mal préparées aux nouveaux défis qui présentent à elles. « C’est alors qu’on a besoin de collaborateurs avec des profils différents. Je l’ai constaté personnellement dans ma première entreprise, où j’ai eu la chance de compter sur un cofondateur qui avait la patience et les qualités voulues pour mener à bien la gestion opérationnelle au quotidien. Entourez-vous de personnes capables de garder l’œil à tout. Par exemple des administrateurs expérimentés et de préférence complémentaires dans leurs compétences. Toon Vanagt Il reste à savoir quand intervient cette prise de conscience. Quand se rend-on compte qu’il est temps d’engager d’autres profils ? « C’est le moment où on développe une sorte de pré-burnout », explique M. Vanagt. « Vous n’êtes plus vraiment satisfait des tâches qui vous incombent chaque jour. Une sorte d’indifférence s’installe. Il est capital, à ce moment-là, d’apprendre à lâcher prise. » Flexibilité Autre décision fondamentale : le choix de s’appuyer ou non sur des investisseurs externes. Et surtout, à quel moment le faire ? « Cela semble un peu idiot, mais il vaut mieux qu’une start-up obtienne de l’argent, même si c’est un peu prématuré. Surtout aujourd’hui. Il y a encore beaucoup de capital à investir, et les start-up qui arrivent à bien se vendre n’ont pas trop de mal aujourd’hui à trouver de l’argent. Le risque, évidemment, c’est qu’une activité qui n’est pas encore à maturité se consume trop vite, par exemple en se lançant trop tôt à l’étranger. Ou en truffant la plateforme d’une masse de nouvelles technologies à un stade trop précoce. De tels investissements accroissent la pression, au point de mettre en péril la capacité d’innovation et la flexibilité. C’est ainsi qu’on paralyse une entreprise. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, l’activité peut tomber aux mains de quelques investisseurs en capital à risque, avides d’obtenir du rendement à très court terme. Je dois avouer qu’avec une de mes propres start-up, j’ai tablé pendant longtemps sur une croissance purement organique et je me suis rendu compte après coup que j’aurais dû obtenir du capital plus tôt. Un bon timing est particulièrement important, même s’il est fortement influencé par toutes sortes de facteurs externes. Eh oui, l’entrepreneur doit aussi avoir de la chance, de temps à autre (rires). » ● Filip Michiels BUREAUX A VENDRE eshop VENDU CV DES OPPORTUNITÉS POUR LES INDÉPENDANTS ET PME À BRUXELLES PROFITEZ DE NOMBREUSES PRIMES POUR BOOSTER VOS ACTIVITÉS! DÉCOUVREZ LES NOUVEAUTÉS SUR WWW.PRIMESPME.BRUSSELS
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Grow Your Business Growth hacking : le marketing digital à la vitesse supérieure « Le marketing digital est encore assez balbutiant », estime Jean-Christophe Cuvelier, CEO et cofondateur de l’entreprise bruxelloise de growth hacking Mad Kings, spécialisée en marketing digital de pointe. « Les entreprises devraient pourtant savoir qu’une compréhension approfondie des données des clients constitue un sérieux potentiel de croissance. » ont été plus loin dans le cheminement ? Chaque client qui achète en ligne a parcouru tout un processus. Les ‘growth marketeers’ que nous sommes se focalisent sur les diverses étapes de ce parcours. » M ad Kings est né en 2016 et occupe un superbe bâtiment rénové à proximité de la VUB. Son principe de départ : le marketing digital est de plus en plus technique et très peu de gens encore savent de quoi il s’agit. « Nous tentons de combiner l’intelligence des développeurs et des pros du marketing. Cela n’en fait pas baisser le coût, mais augmente sérieusement l’efficacité. Nous nous appuyons sur l’intégration d’une foule d’instruments en ligne et sur l’optimisation des données que les entreprises peuvent en extraire. » Trois ans d’existence, déjà plus de 20 collaborateurs et vous voilà dans l’intervalle parmi les grands noms belges du growth hacking. Comment le growth marketeer fait-il la différence ? Jean-Christophe Cuvelier : « Par les données. Quand on connaît le marketing digital, on sait que les professionnels du secteur s’appuient encore souvent sur Google Analytics. Cet outil révèle le nombre de visiteurs d’un site web à une date donnée ou le nombre de followers d’une entreprise sur Instagram. C’est intéressant en soi, mais ce qui compte vraiment pour l’entreprise, c’est le taux de conversion. Si donc vous avez attiré 500 visiteurs en un jour, combien d’entre eux 28 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Quelles sont ces étapes ? « Nous en distinguons six : la conscientisation, l’attraction de clients, l’activation des nouveaux clients, la fidélisation, le client en tant qu’ambassadeur et, enfin, la création de valeur. Au cours de la première phase, l’entreprise cherche des outils et techniques digitaux pour faire connaître la marque ou l’entreprise à un maximum de clients potentiels. Ensuite, il faut apprendre à mieux connaître les clients en question : comment les identifier, les atteindre et les placer dans le segment approprié ? La troisième phase s’efforce d’activer les clients potentiels en les mettant en contact avec un de vos produits. Apple excelle en la matière : il essaie d’abord de convaincre le consommateur d’acheter un des produits les moins chers de la gamme : un iPhone ou iPad. L’expérience positive doit ensuite persuader ces clients d’acheter aussi les produits Apple plus onéreux. La bonne expérience client est donc essentielle dans cette phase d’activation. Dans ce domaine, la plupart des entreprises ont encore tout à apprendre. Passé l’obstacle, vous entamez la fidélisation du client, c’est-à-dire le convaincre de continuer à utiliser vos produits. Facebook ne ménage pas sa peine, dans cette activité. L’avant-dernière étape essaie de transformer le client satisfait en une sorte d’ambassadeur. Et pour terminer, il y a la création de valeur : quelles sont les stratégies que l’entreprise met en œuvre pour créer de la valeur au départ de son produit ou service ? Toutes ces étapes diffèrent peu d’une stratégie client classique, hors-ligne. « C’est vrai, nous n’avons pas réinventé l’eau chaude. Précisons toutefois que la plupart des agences de marketing digital © Getty Grow Your Business se focalisent sur les deux premières étapes. Nous, nous privilégions l’approche ‘full funnel’. En 2020, il ne suffit plus pour une entreprise de se mettre en ligne sur le marché via Facebook, Instagram ou Twitter, tout en tentant d’établir le contact avec des clients potentiels via le site web. L’entreprise doit aussi s’investir bien davantage dans les quatre étapes suivantes. Et surtout, développer une stratégie intégrée. Je constate que de nombreuses entreprises, y compris de grandes multinationales dans notre pays, répartissent ces quatre étapes entre autant de départements qui travaillent chacun de leur côté. Dommage, parce que le consommateur d’aujourd’hui doit pouvoir compter sur une expérience client globale, qui couvre l’ensemble du processus. » Le problème ne s’explique-t-il pas par le savoirfaire et la spécialisation que requiert chacune de ces étapes, alors qu’il n’est pas possible d’exiger tout cela de la part du spécialiste marketing lambda ? « Effectivement. Personne ne reprochera à un copywriter de ne pas être un grand spécialiste des nouvelles techniques graphiques. D’où la nécessité de spécialistes capables de tenir compte de toutes les facettes du processus. Un spécialiste du marketing qui prend des décisions sans impliquer d’office un concepteur ou un programmeur, ce n’est tout simplement plus envisageable. Il faut davantage de synergie. » Qu’est-ce que les start-up peuvent enseigner de ce point de vue aux entreprises plus grandes ou plus classiques ? « Les dimensions réduites sont pour une start-up un atout de vitesse dans la réactivité. Dans la terminologie du ‘growth hacking’, on dira qu’elles sont capables de tester beaucoup plus Un spécialiste du marketing qui prend des décisions sans impliquer d’office un concepteur ou un programmeur, ce n’est tout simplement plus envisageable. rapidement de nouveaux concepts. Les grandes entreprises travaillent habituellement pendant des mois à l’élaboration d’une approche innovante. Quand tout est plus ou moins prêt, elles partent tester le nouveau concept sur le marché. Nous sommes d’avis que cette approche est obsolète. Nous utilisons une version très simple, voire embryonnaire d’un nouveau concept, avec lequel nous essayons de lancer une mini-campagne pendant quelques semaines. Un mois plus tard, nous savons si la démarche est accrocheuse et nous savons où rectifier le tir. Cette méthode permet d’économiser énormément d’argent. » Eric Rodriguez et Jean-Christophe Cuvelier : les fondateurs de Mad Kings. Pourquoi le growth hacking a-t-il pris tellement d’importance en si peu de temps ? Qu’est-ce qui a changé par rapport à il y a cinq ans ? « La vitesse. Un nouveau produit lancé aujourd’hui peut être copié après-demain. Qui plus est, la concurrence mondiale force les entreprises à faire toujours plus, à budget inchangé. D’où l’importance de l’optimisation des coûts. Les ‘growth marketeers’ que nous sommes ne sont pas forcément les meilleurs pour commercialiser un nouveau produit, mais nous aidons les entreprises à optimiser le trajet client existant sans gonfler le budget. Nous y parvenons en augmentant le taux de conversion. Si, dans le temps, vous obteniez deux conversions pour cent visiteurs de votre site, il fallait doubler le budget marketing pour passer à quatre conversions. Nous estimons qu’une meilleure compréhension et une analyse poussée de l’ensemble du parcours client offrent un meilleur rendement. » Comment détectez-vous les faiblesses ? « En exploitant à fond les données. Pourquoi seulement deux achats quand 100 visiteurs ont consulté votre site ? Une analyse approfondie des diverses étapes du parcours nous apprend où la plupart des visiteurs décrochent. En outre, nous testons de nouveaux concepts, très rapidement, comme il se doit. » Toutes les entreprises disposent-elles de suffisamment de données de bonne qualité ? « Notre mission consiste aussi à convaincre les entreprises de la nécessité de collecter suffisamment de données valables et d’installer ensuite les outils d’analyse appropriés. Nous employons à cet effet une série de scientifiques des données. En général, le spécialiste en marketing digital ne dispose pas du savoir technique requis. Et pour sa part, le développeur a une connaissance insuffisante du marketing. Voilà donc une fameuse niche à exploiter sur le marché ! » ● Filip Michiels Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 29 D.R.
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Un guide des start-ups bruxelloises Imaginez… Un guide qui reprendrait les bons plans bruxellois en matière de coworking places, les organismes à contacter pour lancer son entreprise, les experts à consulter, les pièges à éviter, mais aussi les histoires et conseils inspirants d’une série de start-ups bruxelloises florissantes… La substantifique moelle de l’entrepreneuriat bruxellois, concentrée en 200 pages. Vous aimeriez ajouter ce Graal à votre bibliothèque ? Rejoignez-nous le 31 mars pour l’inauguration de Startup Guide Brussels ! Info & Inscriptions : hub.brussels/stg20 Grow Your Business La multinationale de l’avenir peut être toute petite On les appelle les micro-multinationales. Ce sont des entreprises relativement modestes qui, malgré leur envergure limitée, vendent sans problème leurs produits dans le monde entier. Tout cela est possible grâce aux nouvelles technologies, à la disponibilité de technologies de communication très efficaces et, bien sûr, à une formidable flexibilité interne. D es bracelets, des bouchons d’oreilles, des badges, des gobelets, des présentoirs… et bien d’autres choses encore sont disponibles chez Orakel, une PME campinoise qui emploie une septantaine de collaborateurs. Des produits de toutes les couleurs, formes et impressions, personnalisés à l’extrême… L’entreprise existe depuis 24 ans et exporte dans 98 pays. Un tiers du personnel travaille à l’étranger, dans une des huit agences internationales de l’entreprise. Les clients sont des événements et des festivals, mais aussi des supermarchés, des cliniques ou des services publics. Les produits les plus prisées sont les bracelets, qui représentent encore près de 50 % du chiffre d’affaires. D.R. Sofie Hermans et Dirk Spooren (Orakel) « Tout a commencé dans notre cuisine, avec l’importation depuis les États-Unis de bracelets utilisés notamment pour le contrôle d’accès à divers événements », se rappelle Dirk Spooren, cofondateur d’Orakel. « L’internet en était alors à Orakel illustre parfaitement une tendance qui se renforce ces dernières années : des PME relativement petites qui créent de nouveaux marchés, dans des pays dont la plupart d’entre nous connaissent à peine le nom. ses balbutiements. Nous nous rendions dans toute l’Europe à des salons professionnels pour y rencontrer de nouveaux clients. Nous avions un produit à la fois petit et léger, et nous étions actifs dans une niche très spécifique. À cette époque, l’exportation s’imposait pour la croissance de l’entreprise. De plus, les produits étaient très bon marché. Il fallait donc de gros volumes pour dégager suffisamment de marge. » L’entreprise doit beaucoup à l’attention constante qu’elle porte à l’innovation. Orakel illustre parfaitement une tendance qui se renforce ces dernières années : des PME relativement petites qui créent de nouveaux marchés, dans des pays dont la plupart d’entre nous connaissent à peine le nom. La mondialisation du commerce en ligne et le développement sans limite de canaux de communication très efficaces ont fait la différence. Par ailleurs, les micromultinationales disposent d’une série d’atouts par rapport à des entreprises beaucoup plus grandes qui profitent, elles aussi, du développement considérable du commerce en ligne et des technologies de communication ultrarapides. Grâce à leur clientèle mondiale, les micro-multinationales captent très rapidement les nouvelles tendances du marché. Elles y réagissent au quart de tour parce que leur organisation est de petite taille et donc beaucoup plus rapide et plus flexible. De plus, ces petites entreprises entretiennent d’habitude beaucoup plus de proximité avec le client final que les grandes organisations, ce qui permet une adaptation très Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 31
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Grow Your Business ciblée de la gamme de produits. Moins de managers et moins de niveaux de décision que chez les grands concurrents : ce sont là des atouts de vitesse et de créativité pour appliquer les nouvelles tendances dans les activités au quotidien. Technologie moderne Orakel a ouvert sa première agence à l’étranger deux ans après sa fondation. C’était en Angleterre. D’autres ont suivi au fil des ans, jusqu’à Miami ou au Cap. C’est pourtant l’émergence de l’internet qui a apporté le plus d’opportunités. Même si ce canal ouvrait aussi le marché à des concurrents des quatre coins du monde. « Lorsque nous avons envahi le marché anglais avec nos bracelets, un salon local nous a même décerné la distinction du produit le plus novateur. Mais un an plus tard, nous étions déjà confrontés à quatre concurrents », se souvient la directrice commerciale Sofie Hermans. Une micro-multinationale qui ne serait rien de plus qu’une boutique en ligne bien développée, c’est totalement faux. Mais il faut bien admettre que l’innovation numérique continue est le fil conducteur de notre croissance, en combinaison avec un service fortement personnalisé. Aujourd’hui, des produits comme ceux d’Orakel, toujours fabriqués dans notre pays, peuvent être trouvés et commandés partout. Comment une PME belge relativement modeste parvient-elle malgré tout à faire sa place dans une centaine de pays ? « La fabrication en interne constitue incontestablement un facteur important. Elle nous évite de dépendre de l’un l’autre producteur d’Extrême-Orient. De plus, nous pouvons personnaliser très fortement notre gamme. Nous avons aussi toujours veillé à rester très accessibles pour nos clients. La technologie moderne y contribue beaucoup. Les clients peuvent nous atteindre par e-mail ou téléphone, mais également via whatsapp ou un canal de chatting spécifique. Tout cela crée de la confiance, notamment lorsque des clients commandent du matériel promotionnel avec un délai de livraison très court. Et puis, nous nous efforçons d’écouter attentivement notre clientèle. Nous innovons vraiment sur mesure. C’est ainsi que nous nous distinguons de concurrents qui offrent exclusivement des articles standardisés. » Une personnalisation poussée Orakel a très vite compris que, même à l’époque des webshops et du commerce en ligne débridé, des agences locales choisies de façon stratégique constituent toujours une grande plus-value. C’est ainsi que l’entreprise s’appuie sur son agence de Miami, non seulement pour desservir l’ensemble du marché des USA, mais aussi toute l’Amérique du Sud. « Inversement, nous constatons parfois qu’un marché est tellement particulier et spécifique – c’est le cas du Japon – que la plus-value d’une agence locale reste trop faible. Dans ce cas, nous tentons de trouver des distributeurs locaux fiables qui connaissent le marché comme leur poche », explique Sofie Hermans. « Ces agences ont été vitales pour nous, surtout à nos débuts : elles faisaient fonction de plateforme dans une région du monde. Si nous devions créer une activité semblable aujourd’hui, sans doute ces agences auraient-elles une fonction moins décisive. Quoi qu’il en soit, les contacts personnels au sein d’un marché restent importants pour être au courant de la situation. C’est pourquoi nous nous rendons annuellement à une série de grands salons, dans le monde entier. » Il reste à savoir comment une micro-multinationale tient tête aux nouveaux géants du web que son Ali Express ou Amazon. Ceux-ci peuvent offrir une gamme de produits infiniment plus vaste, sans doute à des prix sensiblement plus bas, grâce aux économies d’échelle. Dirk Spooren : « La personnalisation très poussée fait la différence, dans notre cas. Cela ne signifie pas pour autant qu’aujourd’hui, n’importe qui peut créer une boutique en ligne dans sa chambre à coucher et livrer dans le monde entier. 38 % de nos commandes nous parviennent via la boutique en ligne, mais ne représentent que 15 % de notre chiffre d’affaires. Il s’agit essentiellement de commandes non personnalisées en petites quantités. Bref, nous attirons via le webshop de nouveaux clients qui veulent apprendre à connaître et tester nos produits via ce canal. Si, par la suite, ils souhaitent passer des commandes de plus grande ampleur ou personnalisées, ils nous contactent en direct. Nous ne pouvons pas nous passer de la boutique en ligne, mais l’entreprise doit exploiter les différents canaux, puisqu’elle se focalise très fort sur l’exportation. L’internet est beaucoup plus qu’une boutique virtuelle : de nombreux clients nous trouvent également via une foule de publicités en ligne que nous diffusons. Nous avons ainsi étendu considérablement notre marché. Une micro-multinationale qui ne serait rien de plus qu’une boutique en ligne bien développée, c’est donc totalement faux. Mais il faut bien admettre que l’innovation numérique continue est le fil conducteur de notre croissance et de notre développement, en combinaison avec un service fortement personnalisé et une attention toute particulière portée à l’innovation. » ● Filip Michiels 32 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Grow Your Business Des jeunes pousses bien vertes dans la capitale La Commission européenne a annoncé, fin 2019, son Green Deal qui, par le truchement d’une stratégie de croissance ambitieuse, devrait aboutir à la neutralité climatique du continent d’ici 2050. Il contient entre autres un plan d’action en économie circulaire. Nous avons rencontré deux entreprises bruxelloises novices en la matière. Quelle viabilité offre leur business model circulaire aujourd’hui ? Julien Jacquet (Permafungi) : « Aucune entreprise ne peut aujourd’hui fonctionner dans une démarche purement économique » «N ous collectons chaque mois environ une tonne de pleurotes. » Nous voici dans le réseau de caves gigantesque sous Tour & Taxis. Autour de nous, de nombreux grands sacs dont des pleurotes émergent ci et là. Julien Jacquet, cofondateur et concepteur de Permafungi, nous conduit dans le dédale souterrain et nous montre fièrement le résultat d’un projet circulaire conçu en 2013. Permafungi, c’est la rencontre d’une agriculture urbaine et circulaire avec l’économie sociale. Pas évident à combiner, admet M. Jacquet. « Jusqu’à l’année passée, nous travaillions à 12 ici, grâce à une subvention structurelle. À présent que nous devons nous débrouiller sans cette subvention, nous n’avons pas pu prolonger certains contrats spécifiques. 2020 sera l’année de vérité pour Permafungi¹ , mais j’espère qu’on finira par comprendre qu’aucune entreprise ne peut aujourd’hui fonctionner dans une démarche purement économique. Nous générons aussi une plus-value écologique et sociale, ce qui se traduit plus difficilement en rendement économique classique. Alors, comment valoriser cette plus-value sociale ? Il faut savoir que nous permettons à la communauté de faire des économies, notamment parce que nous formons des gens qui n’auraient pas eu accès au marché du travail. De plus, nous recyclons certains flux de déchets. » Permafungi a développé à Bruxelles un modèle théoriquement transférable dans d’autres villes. 15.000 tonnes de marc de café terminent chaque année dans les poubelles bruxelloises, alors qu’il a été démontré ce que ce produit est un substrat idéal pour la culture de pleurotes. De plus, ces champignons transforment le marc de café en une matière idéale pour la production d’engrais. « Notre activité, c’était du boulot pour les jeunes sous-qualifiés du quartier. Nos coursiers à vélo ont collecté annuellement 30 tonnes de marc de café à Bruxelles. Grâce à cela, nous produisons mensuellement 1 tonne de pleurotes et 5 tonnes d’engrais naturel. Dans l’intervalle, nous avons aussi formé à cette technique de production de nombreux intéressés en provenance d’autres villes et nous vendons des kits pour produire chez soi des pleurotes au départ du marc de café domestique. Nous fournissons donc une plus-value dans plusieurs domaines, mais en fin de compte, on ne nous juge que sur notre rendement purement économique. » 1 Permafungi, qui a obtenu plus de 25.000 € via une campagne de crowdfunding, est provisoirement sauvé. Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 33 © Getty
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Grow Your Business Armes inégales Julien Jacquet craint que les ambitions vertes de l’Europe n’aident guère Permafungi, même s’il les accueille positivement. « Le cadre n’arrive habituellement qu’après qu’un modèle a fait ses preuves. Voilà donc notre défi, cette année. Je ne me considère pas comme un idéaliste écologique et irrationnel. Je suis ingénieur commercial, après tout. Dommage qu’il faille lutter à armes inégales. Une entreprise verte doit être économiquement rentable, OK, mais alors, avec les mêmes critères pour tout le monde. Si on veut donner une chance à l’économie verte, il faut comparer tous les paramètres pertinents, y compris tous les impacts négatifs et positifs de toutes les entreprises. Nous avons déjà démontré que notre activité recycle davantage qu’elle ne consomme. Dès lors, pourquoi ne pas en tenir compte ? » Aimilios Orfanos (Revolta) : « Bien évaluer la valeur ajoutée des batteries dans l’ensemble de la transition énergétique » R evolta est né l’année passée et souhaite mettre à profit la popularité croissante des véhicules électriques. La start-up propose aux entreprises un outil recyclé pour le stockage de l’énergie, à savoir les batteries usagées de véhicules électriques. La petite entreprise a également élaboré un logiciel pour aider les entreprises à optimiser leurs consommation et stockage d’énergie. « Nous sommes deux fois durables », explique le fondateur et CEO Aimilios Orfanos. « D’une part nous utilisons des batteries usagées, de sorte qu’il n’est même plus question d’impact écologique minimum. Ce n’est vraiment pas le cas lorsqu’on installe une batterie neuve chez soi ou dans une entreprise. Il suffit de penser aux matières premières dans la batterie et aux rejets de CO2 causés par la fabrication de ce produit. D’autre part, nous proposons à nos clients un logiciel pour une utilisation toujours optimale de l’énergie électrique en provenance du réseau, de l’éolien ou des panneaux solaires. Ceci réduit considérablement le coût de l’énergie. Celui qui installe une batterie domestique chez lui peut bien sûr y stocker du courant fourni par les panneaux solaires, mais ce n’est pas toujours la solution la plus efficace et la moins coûteuse. Peu de courant sera stocké en hiver, laissant la batterie largement inutilisée. À d’autres moments il peut être plus avantageux de stocker l’électricité du réseau sur la batterie. Notre logiciel rend votre batterie intelligente. » Les chaînes de supermarchés En raison du développement encore modeste de la mobilité 34 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 électrique, le nombre de batteries usagées de ce type de véhicules reste limité. Revolta vient toutefois de rejoindre le nouveau consortium Watt4Ever, dont Febelauto est également membre. L’entreprise ambitionne de devenir ainsi un partenaire important dans le recyclage de batteries usagées de véhicules électriques dans notre pays. Les entreprises qui acceptent de travailler avec Revolta payeront la batterie recyclée à environ 65 % du prix d’une batterie neuve. La start-up bruxelloise a déjà conclu, fin de l’année passée, un contrat avec une des plus grandes enseignes de supermarchés du pays, qui a commandé une batterie recyclée pour deux de ses points de vente. « Nous ne sommes opérationnels que depuis quelques mois et constatons déjà un intérêt croissant pour notre approche novatrice dans de nombreux secteurs », explique M. Orfanos. « Il s’agit de supermarchés, de grands sites industriels souvent gros consommateurs d’énergie ou même d’entreprises qui ont installé de nombreux panneaux solaires, dont elles veulent augmenter le rendement. » © Getty Aimilios Orfanos estime que le Green Deal européen annoncé devra d’abord faire la preuve de son impact. « Il est clair que l’intérêt pour des produits et services novateurs va croissant. Il reste à savoir si les pouvoirs publics prendront à terme les mesures nécessaires, par exemple en évaluant et en indemnisant correctement la valeur ajoutée des batteries dans l’ensemble de la transition énergétique. Les panneaux solaires ont bénéficié de subventions conséquentes pendant des années, sans tenir compte des fluctuations considérables inhérentes à l’énergie solaire. Les batteries domestiques ou celles installées dans les entreprises pour stocker l’énergie électrique excédentaire permettront à l’avenir d’assurer davantage de stabilité, même pour ceux qui dépendent de l’énergie verte. Cette valeur ajoutée devrait être compensée financièrement d’une façon ou d’une autre. » ● Filip Michiels ENERGIE Profi tez des Primes Énergie pour réduire votre facture Comme pour beaucoup d’entreprises bruxelloises, votre facture énergétique est sans doute un fameux poste budgétaire que vous voudriez bien réduire en modifi ant votre installation. Audit, isolation ou production de chaleur : savez-vous que les Primes Énergie peuvent couvrir jusqu’à 50% du montant de votre investissement ? Et si le budget annuel global de 18 millions d’euros octroyé par le Gouvernement régional n’a pas changé en 2020, un réel eff ort de simplifi cation administrative a été fourni, aussi bien en matière de conditions d'octroi que de constitution du dossier. Encore une bonne raison de se lancer ! Un sacré coup de pouce Proposées chaque année par la Région de BruxellesCapitale, les Primes Énergie vous permettent de couvrir une partie importante des frais d’études et de travaux liés à l’amélioration de l’effi cacité énergétique de votre bâtiment. Réparties en trois catégories d’intervention (Audits, IsolationVentilation et Chaleur), les 13 Primes Énergie couvrent un large spectre d’investissement : de l’isolation des toits, des murs et du sol au changement de châssis, en passant par l’installation d’une chaudière performante, d’une pompe à chaleur ou d’un chauff e-eau solaire. Un euro de prime pour 5 euros de travaux en moyenne Chaque prime est assortie de conditions techniques spécifi ques. Selon les cas, le montant de la prime est calculé par m2 (d’isolant par exemple), en pourcentage de la facture ou sur base forfaitaire. Mais le niveau des primes bruxelloises est très élevé. Pour l’isolation des murs par l'extérieur, par exemple, le montant va de 55 à 75 € par m², et même 85 € en cas d’isolant naturel. A noter que si la plupart des primes concernent des travaux de rénovation d’un bâtiment de plus de 10 ans situé en Région de Bruxelles-Capitale, certaines primes sont applicables également pour du neuf. Le soutien à l’investissement du Pack Energie en complément Les travaux d’effi cacité énergétique que vous envisagez ne sont pas couverts par les Primes Énergie ? Vérifi ez si vous pouvez bénéfi cier du soutien à l’investissement prévu dans le cadre du dispositif d’accompagnement du Pack Energie, complémentaire et cumulable avec les Primes Énergie : www.packenergie.brussels PRIMES ENERGIE 2020 Retrouvez les Primes Energie et le soutien à l’investissement du Pack Energie sur le site de Bruxelles Environnement dans la rubrique Primes et incitants pour les entreprises. Pour toutes questions : info@environnement.brussels ou 02/775 75 75
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Transition Photovoltaïque : révision à la baisse des certificats verts À Bruxelles comme en Flandre et en Wallonie, l’essor du photovoltaïque est une bonne chose. Cela permet de développer une nouvelle filière économique, de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre, et aux entreprises de stabiliser ou réduire leur facture d'électricité. Mais à Bruxelles, le cadre du soutien à la filière va changer sensiblement à partir du mois de juin. À à qui revient la charge de gérer les transactions de certificats verts sur le marché, les coefficients permettant de calculer le nombre de certificats verts octroyés ont été revus. Désormais, pour une installation dont la puissance est comprise entre 50 et 100 kWc, le bénéficiaire ne reçoit par exemple plus que 1,7 certificat par MWh produit. Et si la puissance de son installation dépasse les 250 kWc, il tombe même à 1,4 certificat par MWh produit. Bruxelles, l'installation de panneaux photovoltaïques a été largement soutenue par le mécanisme des certificats verts, autant pour les petites installations domestiques que pour les installations dont la puissance dépasse 5 kilowatts-crête (kWc). « Pour les installations dont la puissance dépasse 5 kWc, le régime des certificats verts est complété par la possibilité pour les propriétaires de l'installation (souvent des entreprises), de revendre l'électricité non-autoconsommée », explique Adeline Moerenhout, conseillère communication chez Brugel. Pour chaque kWh produit, des certificats verts sont octroyés au propriétaire de l'installation, qui peut ensuite les revendre aux fournisseurs d'électricité. Ces derniers peuvent ainsi « compenser » le caractère non-durable de l'électricité qu'ils produisent de leur côté. Et les propriétaires des installations photovoltaïques peuvent récupérer plus rapidement leur investissement dans le photovoltaïque. Des certificats qui fondent À Bruxelles, le « grand photovoltaïque » (les installations dont la puissance dépasse 5 kWc) a pu encore bénéficier de 2,4 certificats verts par MWh produit jusqu'au premier trimestre 2020 (3 certificats verts par MWh pour les installations de moins de 5 kWc). Avec le printemps, arrivent toutefois des changements importants. Sur le conseil de Brugel, le régulateur bruxellois 36 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Report à début juin Sur base des recommandations de Brugel, le ministre de l'Énergie Alain Maron a préparé un nouvel arrêté qui impliquera des conditions moins favorables pour les nouvelles installations photovoltaïques. En résumé, cellesci recevront moins de certificats verts. Initialement prévue au mois d’avril, son entrée en vigueur a été reportée au 1er juin. En tout état de cause, il y a donc intérêt à faire certifier au plus tôt les installations de panneaux en cours. Pour cette raison, Beci s'est à juste titre inquiétée très tôt du projet de révision à la baisse des coefficients, demandant que les entreprises ayant entamé des démarches (contrat avec un installateur, tiers investisseur, demandes de certification, demande de permis d’urbanisme si requis) puissent « bétonner » les conditions du régime le plus favorable en vigueur. En effet, l'idéal est de pouvoir s'appuyer sur des coefficients permettant d'obtenir un retour sur investissement dans des délais raisonnables. Cette préoccupation est légitime car, comme on a pu le constater en Wallonie tout récemment, on sait que tout changement apporté à cet équilibre provoque toujours son lot d'effets pervers : accélération artificielle des installations avant l'entrée en vigueur du nouveau régime, ralentissement brutal après l'entrée en vigueur, etc. ● Johan Debière Starter My Healthy Box : sain, local et bio Lancée début février, My Healthy Box propose des menus sains et savoureux ainsi que des services de coaching nutritionnel. Son objectif : une alimentation santé accessible à tous. M HB Nutrition, qui entend se faire connaître sous le nom de son produit baptisé My Healthy Box, est, comme l’expliquent ses fondateurs Ahmad et Saleh Nasrallah, « un centre diététique et de production de lunch boxes qui peuvent être personnalisées selon le goût et les préférences du consommateur. Celui-ci peut ainsi créer son plat et, s’il le souhaite, être accompagné d’un coach santé. En outre, il est naturellement informé des bienfaits et de la provenance des ingrédients qu’il sélectionne. » Ahmad (à gauche) et Saleh Nasrallah : les cousins fondateurs de My Healthy Box. À l’origine de cette initiative, deux cousins qui, au départ, n’ont rien avoir avec l’alimentaire, si ce n’est le souci de se nourrir sainement. Ahmad est ingénieur de production de formation et Saleh technicien aéronautique. Un profil précieux lorsqu’il a fallu imaginer la ligne de production de plats alimentaires. C’est au sein du pôle d’activités économiques urbaines Be-Here à Laeken, implanté dans les anciens établissements Byrrh, que My Healthy Box s’est installée et a littéralement trouvé son bonheur. « Nous proposons des lunches qui sont à plus de 90% bio. Chez Be-Here, nous trouvons dans un seul espace les fruits, légumes, ingrédients chez Terrabio, mais aussi des biscuits chez Mad Lab ou du chocolat chez Nao. C’est vraiment du circuit court, voire ultra-court. Notre objectif est de proposer un assemblage personnalisé qui permet de couvrir 80 % des besoins nutritionnels journaliers, comprenant féculents, protéines, légumes et légumineuses. » Deux possibilités s’offrent à la personne intéressée : soit elle concocte elle-même sa lunch box via le site web, avec ou sans aide d’un coach ; soit elle peut commander la lunch box du jour composée par un nutritionniste. Pour réaliser ces lunch boxes, la jeune société dispose d’une installation up-to-date qui lui permet de produire jusqu’à un millier de boxes par jour. Mais dans un premier temps – elle a débuté ses activités en février – elle en produira entre 100 et 150. Le prix, démocratique, a été fixé à 9,95 euros. Quant à la distribution, les tarifs varient en fonction de la zone où vous vous trouvez à Bruxelles. L’une comprend Bruxelles-Ville, Molenbeek, Koekelberg, Berchem, Ganshoren et Jette ; l’autre, le reste des communes bruxelloises ainsi que Wemmel et Zellik. La livraison est effectuée avec des vélos électriques. « Pour l’instant, nous ne livrons qu’en région bruxelloise », expliquent les deux cousins. « Mais il est toujours possible d’aller au-delà en fonction des demandes et des quantités. Toutefois, notre offre s’adresse avant tout à une population urbaine qui n’a pas nécessairement le temps ou la possibilité de trouver un repas sain et équilibré près de son travail ou de son domicile. Le but est d’abord de développer une offre locale à destination des entreprises et institutions. Actuellement, une bonne trentaine d’entre elles ont déjà manifesté de l’intérêt. Par ailleurs, les personnes pourront également venir chaque jour chercher directement une lunch box ici chez Be-Here, sept jours sur sept. » À terme, My Healthy Box songe d’ailleurs à proposer ses lunch boxes dans les magasins bio de Bruxelles et ainsi permettre au plus grand nombre de trouver près de chez lui des plats équilibrés et sains. ● Info : www.myhealthybox.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • www.beci.be/starter Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 37
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Rebondir Barbara Trachte à la rencontre des reStarters La secrétaire d’État bruxelloise Barbara Trachte a rendu visite à Beci pour découvrir le programme reStart et rencontrer des participants. Depuis trois ans, reStart accompagne les entrepreneurs bruxellois qui ont fait faillite et les aide à retrouver énergie et motivation pour recréer un projet professionnel. d’État bruxelloise pour évoquer leurs revers. Certains étaient seuls aux commandes de leur SPRLU, d’autres occupaient plus d’une centaine de personnes. Certains ont dû cesser leurs activités pour des raisons médicales ou familiales, d’autres pour ne pas avoir su s’adapter au marché, s’être mal préparés ou simplement avoir été victimes de l’actualité. Tous sont passés par une phase de désespoir total et de remise en cause. «U n bébé tombe en moyenne 2.000 fois avant de réussir à marcher. Pourquoi un entrepreneur qui a fait faillite ne pourrait-il pas se relever et redémarrer une activité, renforcé par l’expérience du passé ? » C’est l'un des leitmotivs de reStart, un programme d’accompagnement lancé début 2017 par Beci. Des participants ont rencontré la secrétaire d’Etat à la Transition économique Barbara Trachte et témoigné des implications sociales, financières et familiales d’une faillite. Des reStarters qui ont aussi évoqué le retour à l’estime de soi et l’envie de relancer une activité grâce au coaching individuel et de groupe qu’ils ont suivi durant cinq mois. Causes diverses de faillite « Dans nos universités, aucun cours d’entreprenariat ne parle de l’échec ou de la façon de l’éviter. Mais d’ailleurs, qu’est-ce que cette notion d’échec ? N’a-t-on pas droit à se tromper, à subir un revers de la vie qui vous pousse à la faillite ? » Ils étaient une dizaine d’anciens entrepreneurs à rencontrer la secrétaire 38 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Burn-out et maladie « Je travaillais seule, depuis 30 ans, dans ma petite agence spécialisée en marketing et communication, qui tournait bien », raconte Nathalie. « Et puis, j’ai fait un burn-out parce que je bossais comme une dingue. J’ai continué car j’étais seule aux commandes ; c’était mon unique gagne-pain et il n’y avait personne pour prendre le relais. Mais j’ai ensuite développé une maladie auto-immune et j’ai physiquement été incapable de travailler. Cela a été la descente aux enfers car je n’avais plus de rentrées financières. Je refusais la faillite, mais je n’ai pas eu le choix. J’ai déposé le bilan et j’ai tout perdu. Dans mon malheur, j’ai encore eu la chance d’être sous la mutuelle. » Mais le traumatisme était là. « Je n’osais plus sortir de chez moi, j’avais peur d’affronter le regard des autres. Je n’ouvrais même plus quand on sonnait à ma porte, car j’avais peur que ce soit un huissier. » En juin 2019, elle intègre le programme reStart. « J’avais déjà voulu le rejoindre en mars, mais j’étais en larmes, dans le déni total. Ce n’était pas le moment. En juin, je me suis retrouvée dans un groupe de neuf femmes qu’on a surnommé la 9e Compagnie. On s’est parlé, on s’encourageait, on finissait par rire de nos visites d’huissiers. Ces réunions nous ont permis de © Reporters EntreprendreRebondir retrouver force et estime de soi. Maintenant, on va de l’avant car on est des battantes et des cheffes d’entreprise au départ. » Des confiances retrouvées Guillaume a été traiteur durant 20 ans ; son entreprise bruxelloise occupait une trentaine de personnes. « Le marché a évolué. J’ai essayé de m’adapter, j’ai épuisé toutes les procédures, je me suis battu pour mes deux enfants, mais la faillite devenait inévitable. À force d’avoir la visite d’huissiers, de leur expliquer ce qu’est l’Onem, la TVA et d’autres soucis d’indépendants, on a sympathisé. J’ai appris l’existence de reStart via Facebook et je m’y suis inscrit. Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas une plus longue liste d’attente pour rejoindre ce programme car il constitue une chance, une richesse pour rebondir. Je m’étais associé pour lancer une nouvelle activité, et finalement je continue seul car on ne s’est pas entendus. Mais j’ai retrouvé ma confiance et veux continuer à me battre. » Zakia avait une entreprise avec son mari depuis 20 ans. Ils employaient près d’une centaine d’ouvriers. « Du jour au lendemain, on a perdu un tout gros client : le Parlement européen. On a engagé toute notre énergie et nos économies pour s’en sortir, mais il n’y a rien eu à faire pour éviter la faillite. J’ai pris contact avec ce programme pour y inscrire mon mari. Mais il était en burn-out et j’y suis finalement allée seule. J’ai rencontré des gens avec des capacités et des compétences énormes, vivant des situations pires que la mienne, mais qui voulaient s’en sortir. Dans le groupe, j’étais l’ovni car la seule à encore être mariée. On avait tous des dettes, mais il y avait cette dynamique qui fait qu’on reprend confiance. » Accompagnements individuels et collectifs Le programme reStart consiste en des accompagnements professionnels individuels (test de personnalité, coaching…) mais aussi collectifs (au travers de groupes d’échange et de développement, d’ateliers et de workshops). Il invite à d’abord accepter la réalité de la faillite avec bienveillance, à trouver des opportunités dans la réalité pour grandir et à se créer une nouvelle réalité professionnelle pour rebondir. « Il faut accepter d’être bousculé, de subir un électrochoc. Tout le monde n’est pas prêt à cela », concède Olivier, qui tenait depuis 2005 une librairie dans le quartier européen. « Elle se trouvait à quelques pas de la station de métro Maelbeek. J’ai déposé le bilan en 2016 et je n’ai rejoint ce programme que plusieurs années plus tard, lorsque le burn-out était passé et que je me sentais à nouveau d’attaque. On travaille sur les raisons de l’échec car cela permet de repartir. Avec une autre reStarteuse, on a créé une asbl pour la défense et la promotion des artistes (Artistic Booster Academy, ABA). À deux, on est plus forts pour créer un projet. Avec nos expériences du passé, nous avons décidé de minimiser les risques en prenant le statut d’indépendant à titre complémentaire. » Eric Van den Bemden aux côtés de la secrétaire d’État, Barbara Trachte. Traumatismes multiples « Nous avons lancé le programme reStart pour soutenir et accompagner les entrepreneurs bruxellois qui ont fait faillite, liquidé leur entreprise ou fermé leur commerce », rappelle Eric Vanden Bemden, son initiateur et coordinateur. « Nous avons suivi environ 160 hommes et femmes entrepreneurs/ indépendants de tous âges et toutes origines. Nous avons également sensibilisé l’opinion au travers de tables rondes et conférences, mais aussi les prescripteurs tels que les curateurs, les acteurs du Tribunal de l’entreprise, les CPAS, Actiris… Nous avons par ailleurs développé des synergies au sein de Beci entre le programme Starters, le Centre pour Entreprises en difficulté et le hub.transmission. Aujourd’hui, nous pensons que notre programme est mûr pour être reconnu comme un acteur complémentaire de l’écosystème bruxellois et jouer le rôle de coordinateur du rebond et de cellule de transition entre la faillite et la réinsertion professionnelle. » Et Antoine Parmentier, coordinateur de promotion, d’ajouter : « Dans ce processus de transition, les participants doivent apprendre à vivre avec cinq traumatismes qui sont professionnels, financiers, sociaux, familiaux et personnels. » Projet-pilote ? Très attentive aux témoignages de chacun, la secrétaire d’État a minutieusement pris des notes. « Dans les médias, on parle beaucoup de création de start-ups, de leurs réussites, mais rarement des échecs qu’elles peuvent essuyer ou de la façon dont les entrepreneurs peuvent rebondir. Je m’étonne que ce programme d’accompagnement n’existe qu’à Bruxelles et pas dans les autres régions du pays. Je vais l’évoquer auprès de collègues de groupe qui sont au fédéral et en Wallonie. Il pourrait servir de modèle pour lancer d’autres projets dans d’autres villes qui pourraient avoir besoin de l’expertise de reStart. » ● Julien Semninckx Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 39 © Reporters
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Podcast Julien Vandeleene : « On s’est dit qu’il y avait une opportunité » Julien Vandeleene a fondé BePark en 2011. Sa société est la première en Belgique à avoir développé le parksharing de particulier à particulier. Un concept simple et efficace, qui consiste à mettre à disposition des parkings privés non utilisés. Après huit ans de ‘bootstrapping’, tout en affinant son business model, BePark vient de lever 3 millions d’euros auprès d’un fonds luxembourgeois. Qu’est-ce qui t’a poussé à lancer Be Park ? L’idée est venue en Erasmus, à Boston. Il y avait une véritable émergence du parksharing. À l’époque, je savais déjà que je voulais devenir entrepreneur. J’étais étudiant à la Louvain School of Management. Je me suis lancé dès la fin de mon cursus ; j’ai repris l’idée que j’avais eue aux États-Unis pour la développer sur le marché bruxellois. Comment t’es-tu lancé ? J’avais très peu d’expérience, je sortais tout juste de l’université et donc l’encadrement était très important. J’ai eu des associés très complémentaires, et surtout des premiers actionnaires « serial entrepreneurs » qui ont pu mettre à profit leurs expériences. Vous venez de lever 3 millions d’euros ; pourtant, vous existez depuis huit ans. Quand on parle d’entrepreneuriat, on parle d’opportunités ou de nécessité. La levée de fonds, pour moi, c’est un peu la même chose. Est-ce qu’on devait lever des fonds plus tôt ? Non, parce qu’on avait un business model qu’on pouvait ‘bootstrapper’, en investissant au fur et à mesure sur base des revenus générés. C’est plutôt sain. Et puis, au début de l’aventure, on n’avait pas rien fait puisqu’on avait levé 600 000 euros. Qu’avez-vous fait avec cette première levée de fonds ? Cela nous a permis de faire face aux premiers échecs, que ce soit la recherche de business model, mais aussi les premiers échecs au développement et à l’exportation. Une fois qu’on avait compris quelles avaient été nos failles et ce sur quoi on pouvait réellement capitaliser, on s’est dit : « Là il y a une opportunité, on doit lever de l’argent ». Tu nous parles de premiers échecs, peux-tu nous en dire davantage ? Le parcours entrepreneurial, c’est une succession d’aventures avec beaucoup de bas et moins de hauts. Si je devais rétrospectivement balayer le développement de la société, je dirais que le premier échec, c’est qu’on s’est développés à l’international beaucoup trop vite. Quelque temps après la création, on était déjà en Espagne à gérer et à exploiter une partie du parking du stade Bernabeu à Madrid. Avec le recul, c’était une aberration. D’autres leçons à partager ? On a fait beaucoup d’erreurs en recrutement. On a eu tendance à chercher des profils qui correspondaient peut-être moins à l’ADN pour des raisons de coûts. Mais l’échec le plus important a été le manque de focus. Dès le départ, on a reçu beaucoup de demandes de clients. On a l’impression qu’il y a beaucoup de choses à faire et on s’écarte très vite de la vision de base. On s’est dispersés et c’était source de problèmes. Heureusement, j’étais bien entouré : on m’a appris à ‘rester focus’ sur le fait de solutionner une problématique réelle. Pour nous, c’était celle de la mobilité, en améliorant les déplacements domiciletravail…. ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : 40 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Trump 2020 : Trump est entré en campagne et se verrait bien rester à la tête des USA. Slate s'est associé à l'Institut français des relations internationales et à la newsletter Time to sign off pour décrypter l'actualité de la campagne présidentielle américaine. D.R. Community L’actualité Beci en photo La transition économique méritait bien un afterwork, coorganisé dans les locaux de l’incubateur « vert » Greenbizz par Beci et Irisphere, en présence de la secrétaire d’État Barbara Trachte. Barbara Trachte Benjamin Cadranel, administrateur délégué de Citydev Aline Deschamps (Bruxelles Environnement) et Grégoire Clerfayt (conseiller auprès de Barbara Trachte) Désirée Simonetti (Port de Bruxelles, au centre), entourée de Diane Van Gils (bpost) et Marc Renson (Citydev). De gauche à droite : l’équipe d’EcoRes, Cordelia Orfinger, Mathieu Depoorter et Julie Decaux, aux côtés de Quentin Walckiers (Saint-Gobain). De gauche à droite : Nicolas Paulus (Travie), Céline Bouton (Lita.co) et Olivier Breda (Dzerostudio). Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 41 © Reporters
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Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas de Marjolaine Gailly À 37 ans, Marjolaine Gailly est ce qu’on peut appeler une « social entrepreneur ». Elle voit l'entrepreneuriat comme une force pour faire le bien et changer le monde. À la tête de deux sociétés, PeterLily dans le secteur des ressources humaines et le coworking bruxellois Manistal, elle s’implique depuis toujours dans des projets qui la font vibrer. Épicurienne responsable, elle nous livre des adresses qui ont le mérite d’être saines, locales et familiales. Le brunch dominical : Au Chicago Café, rue de Flandre. Un brunch sain et gourmand, des gâteaux faits maison à tomber par terre, un coin jeux pour les enfants, dans une ambiance chaleureuse « comme à la maison ». Mention spéciale pour le choix de plats vegan et végétariens. Le bistro des copains : Origine, près de la place Jourdan. Une formule en 4 services avec 3 choix uniquement (c’est souvent bon signe). Quand en plus les plats sont inventifs, audacieux et savoureux, c’est top. Pour couronner le tout, le service est agréable et le rapport qualité-prix est excellent. Le coup de cœur musical : Les Brussels Chopin Days, de jeunes artistes internationaux qui interprètent les œuvres de Chopin au piano. Des concerts splendides, en toute simplicité et intimité au Conservatoire Royal (et pour seulement 25 €). L’échappée verte : l’inconditionnelle forêt de Soignes, 5000 hectares de forêt, de sentiers cachés, de promenades, aux portes de Bruxelles. Il faudrait une vie pour en faire le tour. J’y vais dès que je peux, pour me ressourcer et penser à autre chose que PeterLily et Manistal. Sur le pouce : Kamilou, dans le quartier européen, propose une cuisine gourmande, saine et responsable. Petits déjeuners gourmands, assiettes variées à composer, large choix de quiches maison et de bons sandwichs ! Loger dans une maison d’hôtes : La Maison Flagey, une bâtisse de caractère située dans le quartier calme et agréable des étangs d’Ixelles, à deux pas de la dynamique La dernière adresse testée : Le Wolf, le premier food market dans la capitale. Il est à l’image de Bruxelles : tout le meilleur, dans un seul endroit où découvertes et mixité règnent en maître ! Un vrai bonheur, puisque vous pouvez faire un tour du monde culinaire sans bouger de votre chaise : cuisine italienne, indienne, belge, asiatique ou encore, éthiopienne, il y ‘en a pour tous les goûts ! ● Elisa Brevet 42 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 place Flagey. Simple et efficace : cinq chambres pour un séjour intimiste dans un bijou de l’Art Nouveau bruxellois. Les meilleurs cocktails : La Pharmacie Anglaise (photo ci-dessous), pour ses cocktails sophistiqués et originaux. Le cadre est totalement déjanté, on se croirait dans une autre époque : planches de plantes médicinales, buste de médecin, le tout avec du houblon séché suspendu au plafond. À Bruxelles, ce type d’endroit reste exceptionnel ! D.R. Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Alain Jonet pp, Av. d'Orbaix 19 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a., del. : Alain Jonet Arkadia Translations SPRL, Rue Bara 175 - 1070 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 74300 - Traduction et interprétation, 82110 - Services administratifs combinés de bureau, del. : Valentina Micheli Axelle De Borger pp, Av. Legrand 86 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 82300 - Organisation de salons professionnels et de congrès, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Axelle De Borger Ayming Belgium SPRL, Av. Edmond van Nieuwenhuyse 6 bte Alma - 1160 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Laurie Pilo Baren & Masson SNC, Montagne du Godru 5 - 1300 Wavre Code Nace : 33110 - Réparation d'ouvrages en métaux, 43221 - Travaux de plomberie, 43222 - Installation de chauffage, de ventilation et de conditionnement d'air del. : Pascal Baren Batricrea SC, Rue des Matériaux 20 bte 61 - 1070 Bruxelles del. : Alexandre Lefebvre Be Mobile Waiter SPRL, Chée d'Alsemberg 545 - 1180 Bruxelles del. : Daniel Costanzo Be The Change by TTD SPRL, Av. de Broqueville 134 - 1200 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : MarieGabrielle Amadieu Biofin SPRL, Av. Louise 179 - 1050 Bruxelles Code Nace : 46120 - Intermédiaires du commerce en combustibles, métaux, minéraux et produits chimiques, 46710 Commerce de gros de combustibles solides, liquides et gazeux et de produits annexes del. : Ludwig Bricout Bisc'oui! SPRL, Av. de Versailles 50 - 1020 Bruxelles del. : Fanny Grouwels Candice Vanhacht pp, Rue Baron de Castro 78 - 1040 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 73110 - Activités des agences de publicité, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a., del. : Candice Vanhacht Colson Donatienne PPE, Rue de Grimohaye 63 - 1300 Limal Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 85592 Formation professionnelle del. : Donatienne Colson Cultures & Publics ASBL, Rue Mercelis 81 - 1050 Bruxelles del. : Rosa-Anna Graceffa Da Ivonne Family , Rue des Colonies 11 - 1000 Bruxelles del. : Serge Atido Deli&Co Event Catering SPRL, Rue de Grand-Bigard 14 - 1082 Bruxelles del. : Ngabo Maurice Dujardin Bruno pp, Rue des Champs Elysées 18 boîte 2 - 1050 Bruxelles Code Nace : 69202 - Activités des comptables et des comptables-fiscalistes del. : Bruno Dujardin El Gharbi Souad (The Beauty Partner) pp, Chée de Waterloo 672 - 1180 Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers del. : Souad El Gharbi Eudys SPRL, Allée de Posty 6 - 1400 Nivelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 71121 - Activités d'ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres del. : Michel Goës Exelius CVBA, Rue de la Cambre 22 D 9 - 1200 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Olivier Verschaeve Heisenberg Corporation SPRL, Rue Dieudonné Lefèvre 4 - 1020 Bruxelles Code Nace : 10392 - Transformation et conservation de fruits, sauf fabrication de fruits surgelés, 10712 - Fabrication artisanale de pain et de pâtisserie fraîche, 10720 - Fabrication de biscuits, de biscottes et de pâtisseries de conservation del. : David Moriamé Intell SA, Av. des Arts 39-42 - 1040 Bruxelles Code Nace : 47620 - Commerce de détail de journaux et de papeterie en magasin spécialisé del. : Marc Filipson Invicemm SPRL, Rue aux Fleurs 1 boîte b - 1380 Lasnes Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Eric Van der Stichelen Rogier L & L Zakenkantoor BVBA, Av. Eugène Plasky 75 - 1030 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Filip Coolen La mariée pp, Av. de Versailles 127 bte 18 - 1120 Bruxelles del. : Nahid Essafi Laure Fornier pp, Rue Gustave Van Huynegem 29 - 1090 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 74103 - Activités de design graphique, 74901 - Activités des agents et représentants d'artistes, de sportifs et d'autres personnalités publiques del. : Laure Fornier M&T Management SPRL, Av. Brugmann - 1060 Bruxelles Code Nace : 90012 - Réalisation de spectacles par des ensembles artistiques, 90031 - Création artistique, sauf activités de soutien del. : Thibaut Nève Magic Event, Rue Steyls 110 - 1020 Bruxelles del. : Anissa Chairi Marie Pinte pp, Rue du Roetaert 144 - 1180 Bruxelles Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a., 85592 - Formation professionnelle, 85599 - Autres formes d'enseignement del. : Marie Pinte Maxence Dumont pp, Av. Paul Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 43
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Community Deschanel 203 - 1030 Bruxelles del. : Maxence Dumont MicroFlavours BV, Av. du Roi Albert 12 - 1082 Bruxelles Code Nace : 01130 - Culture de légumes, de melons, de racines et de tubercules, 01199 - Autres cultures non permanentes n.c.a., 01290 - Autres cultures permanentes del. : Dario Vunckx Miwell SCS, Av. Louise 65 - 1050 Ixelles Code Nace : 46450 - Commerce de gros de parfumerie et de produits de beauté, 47750 - Commerce de détail de parfumerie et de produits de beauté en magasin spécialisé del. : Hanane Tahere MMG, Rue Malibran 69 - 1050 Bruxelles del. : Soraya Rhlid Pascaline Dehon, Route de Genval 156 - 1380 Ohain del. : Pascaline Dehon Pricing Pact SA, Rue des Anciens Etangs 55 - 1190 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 73110 - Activités des agences de publicité, 74901 - Activités des agents et représentants d'artistes, de sportifs et d'autres personnalités publiques del. : Laurent David Hostyn Qscar, Vlierbeekberg 36 - 3090 Overijse Code Nace : del. : Cindy Jacob Retrival, Rue du Déversoir 1 C - 6010 Charleroi Code Nace : 38219 - Autre traitement et élimination des déchets non dangereux, 49410 - Transports routiers de fret, sauf services de déménagement del. : Thibaut Jacquet Second floor SPRL, Avenue du Brésil 3 - 1000 Bruxelles Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité del. : Olivier Bialek Speak Up, Rue Jean Wellens 37 - 1150 Bruxelles del. : Mélanie Hussel Subtils Services SPRL, Rue Arthur Warocqué(L.L) 91 - 7100 La Louvière Code Nace : 81210 - Nettoyage courant des bâtiments del. : Anna Rizzo The Catering by Julien & César SPRL, Rue des Grands Bureaux (RES) 7 - 7134 Binche Code Nace : 56210 - Services des traiteurs del. : Cesar Desy The School Of Speech - Cum Unicate SPRL, Av. Vanderaey 139 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 90029 - Autres activités de soutien au spectacle vivant del. : Gilles Wiernik Trianon Scientific Communication SPRL, Av. de Broqueville 240 - 1200 Bruxelles del. : Audrey Ngomsik Turmes - di Cugno - Extendo Consulting SNC, Av. du Frioul 8 - 1140 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Arnaud Turmes We Tell Stories SPRL, Bd Lambermont 140 - 1030 Bruxelles Code Nace : 59113 - Production de films autres que cinématographiques et pour la télévision, 59130 - Distribution de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision, 63910 - Activités des agences de presse del. : Joan Roels INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO ABA Accor Actiris Agence du Numérique Agoria ARES Beer Mania Belgian Chambers BePark Bpost Brugel Bruxelles Environnement Cake Chicago Café CitizenLab Citydev Claeys & Engels Colruyt Comeos Daoust Dassault Data.be Dats 24 Debailleul Deloitte Delta Airlines Digita 44 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 38-39 6-8 38-39 20 20 20 6-8 6-8 40 41 36 41 24-26 42 6-8 41 4-5 14 1 6-8 12-13 24-26 14 23 6-8 24-26 6-8 Dzerostudio Easi EcoRes Enterprise Europe Network EU-Japan Centre Febelauto Girleek GreenBizz Hackages Highbury Huawei IBS ICC – Chambre de Commerce Internationale Innoviris Kamilou KBC KU Leuven Lexitech Lita.co Mad Kings Maison Flagey, La Manistal MHB Nutrition Netflix NN Nona 41 11 41 22 6-8 33-34 20 41 4-5 6-8 16-17 11 6-8 6-8 42 6-8 6-8 4-5 41 28-29 42 42 37 24-26 18-19 4-5 ONU-Femmes Orakel Origine Permafungi PeterLily Pharmacie Anglaise, La Port de Bruxelles RAAL La Louvière Revolta Sabca Sabena Aerospace Saint-Gobain SFPI Sparkcentral Telenet T-Mobile Top Employers Institute Touring Club Travie ULB Université de Liège UpCom Watt4Ever Western Union Wolf 20 31-32 42 33-34 42 42 41 11 33-34 12-13 12-13 41 12-13 24-26 6-8 24-26 6-8 6-8 41 1 14 22 33-34 24-26 42 Community MÉDIATION JURIDIQUE ICT 12, 19 & 26.03 Atelier digital 24.03 Soyez efficace sur LinkedIn 2, 9, 16, 23 & 30.04 Atelier digital 21.04 Soyez efficace sur LinkedIn 7, 14, 21 & 28.05 Atelier digital 19.05 Soyez efficace sur LinkedIn 4, 11, 18 & 25.06 Atelier digital ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? 17.03 Remboursement de frais à vos travailleurs 26.03 La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! 02.04 Élections sociales 2020 : autour de la procédure électorale et du jour du vote 23.04 Le trajet de réintégration en pratique dans le secteur public 05.05 La prévention et la gestion des assuétudes : de quels outils dispose l’employeur public ? 28.05 Missions et fonctionnement des organes sociaux **En néerlandais uniquement ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be 11, 18 & 25.03 Beci Welcome Breakfast Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 45 Jusqu’au 26.06 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale à Bruxelles ➜ bMediation +32 2 643 78 47 info@bmediation.eu CYCLE STARTERS & RESTARTERS 16, 23 & 30.03 Lunch Starter 17.03 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 17.03 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels 17.03 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (starters & pré-activité) 6, 13, 20 & 27.04 Lunch Starter 21.04 Les composantes d’un branding fort 21.04 Plan financier, remunération, rôle du comptable 21.04 Sales DNA : développer votre talent 1, 8, 15, 22 & 29.06 Lunch Starter ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be TRANSMISSION 26.03 Conférence Acquéreurs & Investisseurs ➜ Salima Seouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides à la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) 12, 19 & 26.03 Beci Welcome Lunch 1, 8, 15 & 22.04 Beci Welcome Breakfast 2, 9, 16 & 23.04 Beci Welcome Lunch 15.04 Welcome apéro 6, 13, 20 & 27.05 Beci Welcome Breakfast 7, 14 & 28.05 Beci Welcome Lunch 3, 10 & 17.06 Beci Welcome Breakfast 4, 11 & 18.06 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Conférence Acquéreurs & Investisseurs Envie de reprendre une entreprise ? Venez assister à la Conférence Acquéreurs & Investisseurs, avec la présentation de 7 projets de transmission et les pitchs de 3 starters en recherche de financement. Où ? Chez Beci Quand ? Le 26 mars Info et inscriptions : Salima Seouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be

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Voilà. Vorig jaar 12 696 ‘TOPPERS!’ gerekruteerd in Brussel. De meest geschikte kandidaten voor jouw bedrijf vind je via Select Actiris. Rekruteer nu ook toppers op www.selectactiris.brussels. . Helpt werkgevers werk geven. Met de steun van het Europees Sociaal Fonds Woord vooraf Handel en welvaart in de stad We kregen in februari de resultaten van een studie verricht door de ULB eerlijk gezegd. Daaruit blijkt namelijk dat het aantal handelszaken gev en 2019, in tien jaar tijd dus, gingen in België bijna 12.500 verkooppunten met 14%. Tegelijkertijd is de algemene handelsoppervlakte met een toegenomen tot 18,8 miljoen vierkante meter. De gemiddelde oppervlak dus met 23% gestegen. In Brussel is de evolutie minder opvallend: gemiddelde oppervlakte. Een verschil maar dezelfde trend: minder winkels, maar wel groter. Onder omzet in de sector amper gestegen. Logische conclusie: de opbrengst en de winstmarges staan onder druk. De studie bevestigt een voorgevoel. Zelfstandige winkels (exclusief fr schaarser terwijl winkelketens de markt steeds meer in beslag nemen, een dalende rentabiliteit. De moeilijke tijden voor handelaars zijn zorgwekkend. Handel creëert en banen en draagt bij tot een hogere levensstandaard. In een stad als Brussel krikken de vitaliteit en diversiteit van de handel de aantrekk op van de wijken, evenals hun gezelligheid en gerieflijkheid. Wink boetieks maken integraal deel uit van het stedelijk leven. Ze zijn een vitaal orgaan. Beci staat dan ook volledig achter de oproep van de handelsfederatie Comeos: de steden en gemeenten moeten een echte visie ontwikkelen voor de handel, in samenwerking met het Gewest en de handelssector. Een samenhangend beleid op dat vlak moet berusten op een efficiënte afgifte van vergunningen, billijke belastingen, een rechtvaardige vergoeding voor winkeliers die getroffen zijn door een werf in de wijk, een efficiënte mobiliteit enz. Een opleving is best mogelijk. In Brussel staat een op de tien handelszaken leeg. Elk hiervan biedt mogelijkheden voor heroriëntatie. Steun aan handelaren begint met hulp wanneer ze zichzelf opnieuw trachten uit te vinden, want dit moet gebeuren via nieuwe wegen conform de consumptietrends: lokaler, duurzamer en verantwoord. Handelaren hebben steun nodig om de kansen van de digitalisering te benutten. Denk maar combinatie van online en fysieke handel, de sociale netwerken, Google my Wie door de straten van Brussel kuiert, stelt gelukkig vast dat er in nog heel wat handelszaken floreren. Veel Brusselse en vooral jongere ondernemer lanceren boeiende commerciële initiatieven. Laten wij bijdragen tot hun succes Marc Decorte, Voorzitter van Beci Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 53 – Maart 2020 In april: Digital shift 4 6 Beci online Digest Ideeën 11 12 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Barbara Andreani, Elisa Brevet, Johan Debière, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Nancy Demaude, Tim Devriese, Julie Foulon, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Filip Michiels, Vinciane Pigarella, Julien Semninckx en Guy Van den Noortgate. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door 20.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 14.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 14 16 18 20 Spirit of Enterprise: Salvatore Curaba Thibauld Jongen (Sabca) : "De Europese economie zal zich digitaal ontwikkelen.” Vóór of tegen de wagen op waterstof? Bernard Clerfayt : “Brussel moet de 5G-kans grijpen” € 1500 minimumpensioen? Ja, maar … Open Source Internationaal 22 23 Het exportparcours omvat ook innovatie Debailleul bereikt zijn doel: de Emiraten Grow Your Business 24 28 31 33 Hobbelige groeipaden: “Durf de lat hoog genoeg te leggen” Growth hacking: digitale marketing op speed De multinational van de toekomst is vooral ook micro Groene groeiers uit de hoofdstad Dynamiek 36 37 38 Fotovoltaïsche energie: groenestroomcertificaten nu minder aantrekkelijk Starter: My Healthy Box Barbara Trachte ontmoet reStarters Community 40 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 41 42 43 44 45 Podcast: Julien Vandeleene Foto’s van het Beci nieuws In de voetsporen van … Marjolaine Gailly Toetredingsaanvragen Index Agenda Een uitzendkracht van Daoust herken je meteen! Sluit je aan bij de grote werknemersfamilie van Daoust. Afspraak op daoust.be of in één van onze JobCenters, verspreid over het hele land. INTERIM • SELECTIE • OUTPLACEMENT • CAREER MANAGEMENT • PUBLIC SECTOR • DIENSTENCHEQUES V.U.: G. DAOUST, LOUIZAPOORTGALERIJ 203/5, 1050 BRUSSEL. 02/513 14 14. INFO@DAOUST.BE - ERKENNINGEN: WALLONIË W.INT/S0/RS/RE.22, BRUSSEL 00391, VLAANDEREN VG.163.BUOP
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Beci online Social Media #BECImember: Hackages is een nieuw lid van Beci en een technologiegemeenschap die u kan bijstaan om uw kennis te vergroten of uw projecten te verwezenlijken in technologieën als React, Angular, JavaScript... Zie https://hackages.io/. Beci lanceert Louiza 500, een nieuwe podcast in het Nederlands, speciaal over mensen die de Brusselse economie mooi en boeiend maken. Eerste gast is Sebastian Dupont, de eigenaar van Nona, een pizzeria als geen ander. Luister naar: www.beci.be/nl/podcast. Hebt u er ooit aan gedacht om uw zaak over te dragen? En weet u hoeveel die echt waard is? Laat u begeleiden door onze Hub Overdracht: https://www.beci.be/nl/service/ een-bedrijf-verkopen/ . U wilt een eigen zaak oprichten? OK, maar wat zijn uw beweegredenen? Hebt u een schitterend en relevant idee? Welk sociaal statuut zult u kiezen? Waar vindt u de financiering? Hoe lanceert u uw digitale marketing? Vijf belangrijke vragen die Emmanuelle Einhorn u helpt te beantwoorden: eei@beci.be. Volg ons op Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Beci online In uw nieuwsbrieven van februari Een litteken in de stad of een vitale slagader? Moet het Herrmann-Debroux-viaduct worden gesloopt of bewaard? Onze lezers waren in grote lijnen voorstander van het behoud ervan (68%). En wat denkt u ervan? Het Grondwettelijk Hof heeft de "cash for car"-wet nietig verklaard. Wat nu? De advocaten van Claeys & Engels maken voor ons de balans op. Abonneer u op onze nieuwsbrieven via www.beci.be/newsletter Dit leest u op onze website Al deze artikelen vindt u ook op www.beci.be Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 5
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Community The Park: Telenet opent een nieuwe virtual reality-venue in Brussel Midden in de Anspachgalerij heeft Telenet zijn nieuwe virtual reality-venue ‘The Park’ geopend. Dit is een innovatief concept waarbij de bezoekers volledig opgaan in een virtuele wereld met een totale oppervlakte van meer dan 1000 m². Met The Park wil Telenet inspelen op de toenemende vraag naar nieuwe interactieve ervaringen op entertainmentgebied. Het Brusselse ‘Park’ is de vijfde verwezenlijking van een concept dat in juni 2018 zijn debuut maakte in Antwerpen. Zowel in Antwerpen, Gent, Hasselt, Kortrijk en nu Brussel is de ervaring steeds dezelfde: een grote, in meerdere speelvelden verdeelde ruimte die volledig in het teken staat van virtual reality, met zijn eigen games, zijn herkenbare cosy look en telkens dezelfde buitengewone realiteitsbeleving. The Park biedt ‘phygital entertainment’, dat zich op het snijvlak van fysiek en digitaal bevindt. Hierdoor kunnen de bezoekers zich in een vrije ruimte bewegen, zonder omringd of gebonden te worden door kabels. Ze dragen een VR-bril en een met sensoren uitgeruste rugzak, met daarin een minicomputer. Concreet lopen de deelnemers zij aan zij door een begrensde ruimte omgeven door infraroodcamera’s. Aan de hand daarvan kan de VR-bril zijn plaats in de ruimte bepalen. De computers in de 6 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 rugzakken geven hun positie via het wifinetwerk door aan een centrale server, die onmiddellijk een beeld genereert voor elke VR-bril. “Virtual reality vertoont een sterke groei en is de toekomst van immersive entertainment”, zegt John Porter, CEO van Telenet. “Het was voor ons een must om in Brussel aanwezig te zijn en we hebben de tijd genomen om de ideale plek te vinden. Met dit project willen we de Brusselaars laten zien dat we niet alleen een telecomoperator zijn, maar ook een bedrijf dat investeert in innovatieve projecten met toegevoegde waarde voor Brussel.” Informatie: www.theparkplayground.be Nieuwe CEO voor de Groep Touring De Koninklijke Belgische Touring Club heeft aangekondigd dat huidig Algemeen Directeur Bruno de Thibault, de functie opneemt van CEO van de Groep Touring, de belangrijkste mobiliteitsorganisatie in België, die bovendien haar 125-jarig bestaan viert. Hij volgt Thierry Willemarck op die deze verantwoordelijkheid gedurende 19 jaar heeft waargenomen. De heer Willemarck, die van 2013 tot 2017 ook voorzitter was van Beci, wordt Vicevoorzitter van de Koninklijke Belgische Touring Club en zal zijn mandaat als Deputy Mobility President for Automobile Mobility and Tourism binnen de Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) blijven voortzetten. De 53-jarige Bruno de Thibault, vader van drie kinderen, is bij Touring gestart in 2001 als Marketing Manager. Na 18 maanden wordt hij lid van het directiecomité en neemt hij nieuwe verantwoordelijkheden op zich om uiteindelijk als COO benoemd te worden in 2009 en daarna algemeen directeur in 2013. B. de Thibault T. Willemarck Bruno de Thibault startte zijn loopbaan bij Reader’s Digest, vervolgens bij CB Direct, een dochtervennootschap v an d e Ned er la n ds e verzekeringsmaatschappij Achmea, en daarna bij PricewaterhouseCoopers. In samenwerking met de personeelsleden en de Raad van Bestuur, zal hij zich focussen op de versterking van Touring als leidende mobiliteitsorganisatie in België, waarbij de drie volgende prioriteiten centraal staan: gebruik maken van de kracht van nieuwe technologie, het ontwikkelen van een aanbod rond het concept “mobiliteit als dienst” en de referentie worden op vlak van de dienstverlening voor alle elektrische voertuigen. Informatie: https://www.touring.be/nl Daoust Top Employer 2020 Daoust, één van de grootste werkgevers in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest, had het grote genoegen om het certificaat "Top Employer" te ontvangen tijdens de officiële plechtigheid georganiseerd door © BELGAIMAGE D.R. Community het Top Employers Institute. Het Top Employers Institute werd meer dan 25 jaar geleden opgericht. Deze internationale instelling erkent werkgevers die uitmuntende arbeidsomstandigheden bieden aan hun medewerkers. Aan de hand van een uitgebreide analyse evalueert de instelling de bedrijfscultuur, het beheer van talent, de voordelen en het loon, de opleidingen en het performance management ... "Een Top Employer-certificaat is vooral de bekroning van de unieke bedrijfscultuur van Daoust, die zich uit in de slagzinnen 'Welcome to the Family! – die speciale nadruk legt op familie, menselijke en maatschappelijke waarden – en 'We Love Solutions! – die zich richt op innovatie, kwaliteit en flexibiliteit. Dit laatste komt tot uiting in de ISO 9001-certificering, het Daoust Quality Ecosystem en de Daoust University, die instaat voor de opleiding en de verschillende softwares die intern Giles Daoust (links) en Benjamin Sandron, respectievelijk CEO en HR-directeur van Daoust. zijn ontwikkeld", legt Giles Daoust, CEO van het bedrijf, uit. Daoust heeft de afgelopen jaren verscheidene prijzen en certificeringen behaald, die getuigen van zijn constante inspanningen op het gebied van kwaliteit. Informatie: www.daoust.be Beer Mania exporteert Belgische bieren naar Japan Het Brusselse bedrijf Beer Mania produceert ambachtelijke bieren en verdeelt meer dan 400 producten. Het heeft met zijn Japanse tegenhanger Highbury een partnerschapsovereenkomst gesloten voor de export van Belgische bieren naar Japan. De overeenkomst kwam tot stand met de steun van het Enterprise Europe Network (EEN), dat de internationalisering van de Europese KMO's ondersteunt en waarvoor Beci als contactpunt in Brussel fungeert. Michaël Eftekhari, zaakvoerder van Beer Mania, benaderde EEN om hem te helpen de Japanse markt te benaderen. Ter plaatse werd dit werk uitgevoerd door de lokale partner van EEN, het EU-Japan Centre for Industrial Cooperation, dat het Japanse bedrijf Highbury-The Home Of Beer aanwees als potentiële partner. In december 2019 reisde Michaël Eftekhari persoonlijk naar Japan voor een ontmoeting met Highbury, georganiseerd door het EU-Japan Centre. Een korte onderhandeling bracht de twee partners tot een akkoord en begin 2020 werd de eerste bestelling van Belgische bieren geplaatst. "Ik ben blij dat het me gelukt is voet aan de grond te krijgen op de reeds verzadigde Japanse markt", zegt Eftekhari. "De volgende stap is de opening van een Beer Mania-dochteronderneming in Japan. Ik ben er zeker van dat 2020 een geweldig jaar wordt!" Beer Mania hoopt haar positie op de lokale markt te verbeteren, haar marktaandeel te vergroten en misschien een nieuwe baan te creëren. Informatie: https://beermania.be ; www.brusselsnetwork.be De nieuwe versie van DigiChambers gaat live Na meer dan twee jaar intensieve voorbereidingen is de nieuwe versie van DigiChambers eindelijk live gegaan. Via dit platform hebben bedrijven online toegang tot hun kamer van koophandel om een aanvraag in te dienen voor certificaten van oorsprong, die zij namens de FOD Economie afgeven. Certificaten van oorsprong vermelden de plaats waar de goederen zijn geproduceerd, gefabriceerd of verwerkt. Douaneautoriteiten vragen deze documenten in het geval van export, bijvoorbeeld naar Rusland, Turkije of de Golflanden. In een geglobaliseerde economie waar productieketens zich over meerdere landen uitstrekken, is het niet altijd eenvoudig om de exacte herkomst van een product te bepalen. De Kamers van Koophandel kennen echter het productieproces van de bedrijven, waardoor ze alle troeven in handen hebben om deze herkomst te verifiëren. Daarom hebben de regeringen van de meeste landen deze missie aan hen toevertrouwd. In België reiken de kamers meer dan 400.000 dergelijke certificaten per jaar uit. Digitaal scannen heeft vele voordelen: het voorkomt fouten en zorgt voor een snellere verwerking, wat geld bespaart. De eerste versie van DigiChambers is in 2009 uitgebracht. De Belgische Kamers waren destijds pioniers in de digitalisering. Ze kregen steun van de FOD Economie en de erkenning van de Internationale Kamer van Koophandel (ICC). Door voortdurend nieuwe functionaliteiten in te bouwen en door Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 7
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Community een verregaande integratie met de ERP-systemen van de bedrijven is DigiChambers er steeds in geslaagd om toonaangevend te blijven. “Je kunt een bestaande applicatie echter niet oneindig aanpassen en daarom was de tijd aangebroken om DigiChambers grondig onder handen te nemen. We hebben hiervoor de nodige tijd uitgetrokken, hebben gesproken met alle betrokken partijen en hebben ons door Deloitte laten begeleiden bij het bepalen van de vereisten van DigiChambers 2.0 en bij de keuze van de ontwikkelaar,” aldus Wouter Van Gulck, algemeen directeur van Belgian Chambers, de federatie van Belgische Kamers van Koophandel. Informatie: www.digichambers.be Digita en CitizenLab winnen twee Innovative Starters Awards Digita en CitizenLab, twee door StartIt@KBC geïncubeerde startups, sleepten onlangs twee Brussels Innovative Starters Awards in de wacht. Deze prijzen worden elk jaar uitgereikt door Innoviris (het Brussels Instituut voor Onderzoek en Innovatie). verschillende bedrijven zijn opgeslagen. Zo kan je ze gemakkelijk terugvinden, beheren en up-to-date houden", stelt een van de oprichters van Digita, Tom Haegemans, die ook hoogleraar ITmanagement is aan de KU Leuven. Het verdiende bedrag zal daarom vooral worden gebruikt voor de ontwikkeling van producten waarmee bedrijven dit wereldwijde netwerk van persoonlijke gegevens zullen kunnen opzetten. Van zijn kant blijft CitizenLab zijn platform voor burgerparticipatie verder ontwikkelen. Dit stelt steden en overheden in staat om de digitale democratie te ontwikkelen met behulp van online tools voor raadpleging van de burgers. "Het CitizenLab-project zal het gemakkelijker maken om rekening te houden met de mening van de burgers. Dit is een belangrijk onderdeel van participatieve democratie. Dit project kenmerkt zich door een hoge technologische kwaliteit. Het heeft de jury ook overtuigd vanwege de aanzienlijke maatschappelijke impact die het kan hebben, en zijn afstemming op de gewestelijke prioriteiten inzake steun aan de participatieve en inclusieve besluitvorming", legt Damien Littré, Binnen 2 jaar verwijdert Accor al haar wegwerpplastic uit de hotels Accor kondigt vandaag haar toezegging aan om als eerste hotelgroep ter wereld toe te treden tot de UN Global Tourism Plastics Initiative. Hiermee tekent de hotelgroep voor het verwijderen van alle plastic wegwerpartikelen voor gasten uit alle hotels voor het einde van 2022, om de wereldwijde impact van plasticvervuiling in het milieu terug te dringen. Dit initiatief is een belangrijke stap voor de horecasector wereldwijd en voor de groep die zich al 25 jaar inzet voor duurzaamheid, onder meer met zijn programma ‘Planet 21’. Naast de eerdere belofte om alle plastic rietjes, roerstaafjes en wattenstaafjes te verwijderen uit de hotels, zal de groep alle plastic voorwerpen voor eenmalig gebruik tegen eind 2022 verwijderen die worden aangeboden in de hotelkamers, vergaderruimten, restaurants en recreatieruimten. Relevante alternatieven voor plastic zullen worden geïntroduceerd voor elk specifiek product om zo tot de beste oplossing per hotel te komen. Met meer dan 200 miljoen plastic artikelen voor eenmalig gebruik die wereldwijd jaarlijks worden gebruikt in alle Accor hotels, verminderen de hotels hun impact al aanzienlijk. “Wij zijn ons bewust van de aanzienlijke impact die we hebben op onze planeet en het is dus ook onze verantwoordelijkheid om oplossingen te bieden”, zegt Sébastien De oprichters van de startup Digita. Allebei ontvingen 500.000 euro om hun ontwikkelingen voort te zetten. Wat er zo innovatief is aan hen? Digita werkt o.a. samen met Tim Berners-Lee, een van de uitvinders van het World Wide Web, aan de implementatie van een wereldwijd web voor persoonlijke gegevens. "Binnen zo'n netwerk beschikt iedereen over een virtuele kluis met een uniforme set gegevens, zelfs als de data feitelijk bij En die van CitizenLab. adviseur bij Innoviris, uit. De prijs zal worden besteed aan de uitvoering van het strategisch plan van CitizenLab, die als belangrijkste missie heeft de effectiviteit van participatieve democratie te vergroten met behulp van kunstmatige intelligentie. Informatie: www.startit.be ; www.digita.ai ; www.citizenlab.co Bazin, voorzitter en CEO van Accor. “Accor is een innovatieve hotelgroep en zoekt voortdurend naar nieuwe gebieden waar wij onze milieu-impact wereldwijd kunnen verminderen en tegelijkertijd willen we lokale gemeenschappen helpen bij het creëren van een gezondere en duurzamere toekomst. Onze toegewijde medewerkers delen onze overtuiging om de wereld een stukje beter te maken voor onze gasten.” Informatie: www.all.accor.com 8 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Dat “mijn passie wordt mijn job” gevoel Weg van die kantoormuren. Jij bewandelt je eigen pad. Met Partena Professional als gids. Jouw ambities. Jouw leven. Jij weet wat je wil? Partena Professional staat aan jouw kant. www.partena-professional.be
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BOOST Your Business Meer verkoop begint bij het bereiken van een breed publiek. Stuur bovendien de juiste boodschap, naar de juiste ontvanger, op het juiste moment. Uw merk versterken via een imagocampagne, uw reputatie op krikken door promotie van uw expertise, uw producten of diensten bekendmaken ...? Onze media helpen u deze doelstellingen te bereiken omdat ze u toegang verschaffen tot een doelpubliek van leidinggevenden, bedrijfsleiders en inkoopvoorschrijvers, via de informatie die hen aangaat. Onze lezers zijn uw doelgroep! Bekijk onze on & offline formules om ze zeker te bereiken. Bent u lid van Beci? U geniet bovendien voordelige tarieven en exclusieve mogelijkheden. • B2B Communicatie • Paper & Digital • In Brussel CONTACT Informatie en reservaties Anne Schmit – Business Relations Advisor - asc@beci.be • T +32 2 563 68 53 BECI LOUIZALAAN 500, B-1050 BRUSSEL - T. +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28 - www.beci.be Spirit of enterprise “Ik wil mensen sterker maken” Salvatore Curaba Oprichter van softwarebedrijf Easi en voorzitter van voetbalclub La Louvière Wat was uw eerste betaalde baan, behalve een studentenjob? Voetbalspeler in de tweede divisie, bij La Louvière. Op 18-jarige leeftijd begon ik wat geld te verdienen aan voetbal. Ik had toen geen contract, was erg jong en verdiende weinig. Wat was het beslissende moment in uw beroepsleven? Zo zijn er drie geweest. Eerst op 25-jarige leeftijd, toen ik een profvoetbalcontract afwees, terwijl ik er altijd van gedroomd had. In plaats daarvan werkte ik als verkoper bij IBS, baande er mijn weg door de hiërarchie tot ik de mogelijkheid kreeg om directeur te worden van de Brusselse vestiging. Dat heb ik toen geweigerd. Net als in het voetbal, weigerde ik de Heilige Graal. Op mijn 35e besloot ik Easi, mijn eigen bedrijf op te richten. En op 55-jarige leeftijd koos ik ervoor om een stap opzij te zetten en mijn directeurs en mijn twee CEO’s volledige autonomie te geven. Vandaag speel ik geen rol meer. Ik ben nog steeds de meerderheidsaandeelhouder, maar over enkele maanden zal dat niet meer het geval zijn. Uw mooiste verwezenlijking? Het eerste dat mij te binnen schiet, is mijn gezin. Voor mij is altijd het volgende project van belang. Ik verdiep me liever niet in beschouwing. Naar de toekomst kijken, daar gaat het om. Uw zwaarste tegenslag? Er zijn inderdaad veel problemen geweest, maar geen mislukkingen. Problemen zijn trouwens geweldig. Als je in een moeilijke periode zit, geniet dan van de stress en de angst! Een moeilijke match winnen, da’s toch veel beter dan een gemakkelijke overwinning behalen nietwaar? Wat is uw super vermogen? De mensen om me heen sterker, gelukkiger en beter maken. Ik slaag erin om mensen om me heen te verenigen. Ik heb het geluk dat ik het potentieel van anderen kan ontwikkelen. Ik volg nochtans geen enkele opleiding, ik lees niet en doe geen beroep op externe consultants. We zijn normaal. We blijven onszelf: mensen. Uw grootste gebrek? Ongeduld. Ik wil dat alles snel gaat en ik kan me zeer hard en veeleisend opstellen. De sleutel tot het succes van uw bedrijf? De wil om altijd beter te doen. Wij zijn geobsedeerd door uitmuntendOnder de leiding van Giles Daoust. Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 11 heid. Al vijf jaar lang is Easi de ‘best workplace’. Dat was nochtans geen doel op zich. We doen het op die manier omdat we nu eenmaal zo zijn. U vroeg naar de sleutel? Wel, veel mensen samenbrengen. Het werkt mede omdat we ook alles delen: de lonen zijn bijzonder interessant en de werknemers zijn aandeelhouders in het bedrijf. Bazen die geloven dat ze de enige aandeelhouder moeten blijven omdat zij de risico’s hebben genomen, hebben nog steeds niets gesnapt. Wat is uw grootste uitdaging? Het is eerder een droom: La Louvière naar de profdivisie brengen en, waarom niet, voetbalkampioen van België worden. Uw lievelingsboek? Druss the Legend, van David Gemmel. Ik slaag er alleen in fantasyboeken te lezen, want helden inspireren me. Zij zijn een voorbeeld van moed, eer en opoffering. Zelfopoffering voor grootse doeleinden. Uw favoriete film? Waarschijnlijk Gladiator, van Ridley Scott. Ik kijk veel televisie, omdat ik me moet ontspannen en mijn gedachten verzetten. Wat zijn uw inspiratiebronnen? Andere mensen. Ik ben me ervan bewust dat ik veel ruimte opeis. Toch luister ik altijd naar de mensen om me heen, naar hun ideeën. En ik ga ervan uit dat ik het niet beter weet dan de anderen. Dat inspireert me. Als u dit alles niet had gedaan, wat voor werk had u dan willen doen? Het kan mij geen barst schelen! Hoe dan ook, ik weet dat het een succes zou zijn geweest. Wat je ook moet doen, streef altijd naar excellentie. ● Elisa Brevet Zin om het favoriete boek van Salvatore Curaba te lezen? Wij bieden 10 exemplaren van Druss the Legend. Vul het formulier in op www.daoust.be/nl/boek
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Ideeën Thibauld Jongen: “Economie, grensbewaking, milieubeleid … Niet zonder ruimtevaart” Thibauld Jongen staat aan het roer van de Sabca, een grote naam in de Belgische luchtvaartindustrie, betrokken bij programma’s als Airbus of Ariane. De onderneming viert weldra zijn 100-jarig bestaan en behoort tot de zeldzame industriële spelers in Brussel. Vorming, duurzaamheid en zelfs ruimtetoerisme: Thibauld Jongen bespreekt de uitdagingen van zijn bedrijf en de ganse sector. Vandaag kampt de lucht- en ruimtevaartindustrie met ecologische, sociale en politieke druk, naast stijgende kosten en talentbeheer. Wat is de aanpak? Een uitdaging houdt ons al drie jaar bezig: de digitale aanpassing aan een geglobaliseerde wereld. Dankzij deze evolutie zijn we opnieuw sterk, winstgevend en competitief. Toch liggen andere uitdagingen op de loer. We moeten nieuwe programma’s uitdokteren om andere te vervangen, die ten einde lopen. Zo bijvoorbeeld de A380, waarvan de productie werd stopgezet, of Ariane 5. Een ander struikelblok is onze vestiging in het stedelijk gebied, waar de loonkosten hoog liggen. We moeten zulke kosten terugschroeven door de toegevoegde waarde te verplaatsen naar waar ze zinvol is. Vandaar onze dochteronderneming in Marokko, voor de arbeidsintensieve assemblage van producten. Met dit nieuwe filiaal wensen we onze competitiviteit in een opwaartse spiraal te brengen en het werk met een hoge toegevoegde waarde weer naar Brussel en naar onze andere Belgische vestigingen te halen. U behoort tot de zeldzame industriële ondernemingen in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Daar gaan toch uitdagingen mee gepaard? Is het nog mogelijk om stad en industrie met elkaar te verzoenen? Ja, zeker en vast. De aanwezigheid van industrie is volgens mij van groot belang in een samenleving. Als we morgen uitsluitend focussen op diensten, zullen we al onze producten tegen hoge 12 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 prijzen in het buitenland moeten kopen. Industriële banen horen in België en meer bepaald in stedelijke omgevingen thuis. Op die manier blijven we deel uitmaken van een wereldwijd ecosysteem en bieden we kansen aan ingenieurs en geschoold personeel, die zich dan niet buiten de stad hoeven te verplaatsen. Een van de voordelen van een vestiging in de stad, is de beschikbaarheid van geschoolde werknemers in de regio. Bovendien kunnen we rekenen op de steun van het Brussels Gewest voor onderzoek en ontwikkeling, innovatie en vorming. Even over het milieu. Wat wordt concreet gedaan om de koolstofimpact van vliegtuigen te reduceren? Sabca heeft al een aantal goede praktijken ingevoerd. We beschikken bv. over een van de grootste zonnepanelenparken in Brussel. Het produceert evenveel elektriciteit als het jaarlijks verbruik van 300 huishoudens. We hebben de lampen vervangen door LED’s, we verbruiken minder voor verwarming enz. Specifiek voor de luchtvaart mikken de initiatieven op minder brandstofverbruik in de hele toeleveringsketen. Dit betreft niet alleen vliegtuigen in de lucht, maar ook – stroomopwaarts – productie, assemblage, vervoer enz. Ik zou zeggen dat de luchtvaartindustrie zich zeer bewust is van de uitdagingen en de afgelopen tien jaar heel wat vooruitgang heeft geboekt. Strategisch: jullie hebben een droneprogramma ontwikkeld. Wat kunt u ons daarover vertellen? Deze unieke activiteit hebben we in het leven geroepen vanwege alle vaardigheden die de Sabca tijdens de afgelopen 100 jaar heeft opgebouwd. We zochten naar nieuwe groeiperspectieven. We zijn ons dan ook gaan richten tot industriële klanten, energieproducenten, energietransporteurs en producenten van offshore windparken die het gevoel Ideeën hebben dat drones hen kunnen helpen in hun activiteiten. Wij bieden geïntegreerde oplossingen voor kritieke opdrachten waarbij veiligheid belangrijk is. Ik denk aan het vervoer van organen tussen ziekenhuizen in stedelijke gebieden of de inspectie van windturbines in zee. Sabca werkt aan een globale oplossing voor deze industriële operatoren die niet vertrouwd zijn met de luchtvaart. Wat zijn, voor Sabca, de uitdagingen voor 2020 en de korte termijn? Ten eerste ons blijven ontwikkelen tot een vlaggenschip van de Belgische industrie: stevig, winstgevend en competitief. Onze grote troef is dat we onder één dak een zeer brede waaier aan beroepen hebben. Dat maakt ons vrij uniek. De tweede uitdaging is, zoals vermeld, de vervanging van programma’s die ten einde lopen. Ook belangrijk is dit jaar de viering van ons honderdjarig bestaan. 2020 staat bol van Ik geloof dat de industrie een belangrijke rol te vervullen heeft in een samenleving. Ik pleit dan ook voor het behoud van duidelijk industriële banen in Europa, in België en in stedelijke gebieden. de gebeurtenissen, waaronder natuurlijk de verjaardagviering op 16 december. De derde uitdaging is onze zoektocht naar een nieuwe aandeelhouder die nieuwe energie en middelen zal inbrengen en de ontwikkeling van Sabca op die manier zal versnellen, na het vertrek van de groep Dassault (nvdr: dit is ondertussen gebeurd via het duo gevormd door de federale overheidsholding FPIM en Sabena Aerospace. Zie kaderverhaal). Is volledig automatisch vliegen tegen 2030 mogelijk? 2030 is een beetje te dichtbij. Net als bij elektrische auto’s is het vooral een kwestie van aanvaarding door de samenleving. De technologie is beschikbaar. Maar alle maatschappelijke, juridische, verzekerings- en aansprakelijkheidsaspecten moeten nog worden gedekt. De volgende stap is de ‘single pilot cockpit’ en pas daarna de onbemande cockpit. Sabca is ermee begonnen via de drones, die onder andere als kenmerk hebben dat ze volledig autonome oplossingen bieden. Een laatste, eerder anekdotische vraag. Met onderwerpen als Ariane 5, raketten of ruimtetoerisme op de achtergrond, welke kijk hebt u op ruimtevaart vandaag? Een fascinerend en boeiend onderwerp, dat veel mensen aan het dromen zet. Maar ook een van de drijvende krachten achter de technologische ontwikkelingen. Ik geloof dat ruimtetoerisme eerder anekdotisch zal blijven, hoewel veel landen in de nabije toekomst in ruimtevaart gaan investeren. Het is van groot belang dat Europa zelfstandig toegang behoudt tot de ruimte, omdat de economische ontwikkeling aan Europa zeer binnenkort zal berusten op digitale technologie. Dit gaat gepaard met satellieten en de draagraketten die ze in een baan om de wereld brengen. De bewaking van grenzen en de ecologie hebben ook behoefte aan ruimtevaart. Europa heeft trouwens het budget voor de lucht- en ruimtevaartsector verhoogd. Beleidsmensen beseffen dat het van fundamenteel belang is om een soevereine toegang tot de ruimte te behouden. ● Emmanuel Robert en Vinciane Pigarella Dit gesprek kunt u integraal beluisteren via de Brussel Metropool podcast: www.beci.be/ podcast. Sabca overgenomen door FPIM en Sabena Aerospace. Ons interview met Thibauld Jongen vond plaats kort voor de aankondiging van de overname van Sabca door de Federale Participatie- en Investeringsmaatschappij (FPIM) en Sabena Aerospace, begin februari. Sabca was tot dan toe voor het grootste deel in handen van de groep Dassault en wordt nu opnieuw volledig Belgisch. “Sabca heeft een lange weg afgelegd”, verklaart Thibauld Jongen, “en heeft enkele moeilijke, ja zelfs verontrustende jaren achter de rug. De onderneming had een nieuwe dynamiek nodig na drie jaar transformatie.” Dit nieuw elan wordt dus verwacht van de FPIM, een financieel orgaan van de Belgische Staat, en vooral van Sabena Aerospace. “Een Belgische en industriële aandeelhouder die volledig op dezelfde golflengte zit als de strategie en de visie van Sabca”, zegt een opgetogen Thibauld Jongen. Op die manier krijgt “Sabca een nieuwe motor voor een nieuwe eeuw.” Sabca stelt een duizendtal werknemers tewerk in Haren, Gosselies, Lummen en Marokko. De omzet benaderde in 2019 200 miljoen euro. Sabena Aerospace behaalde met 400 medewerkers een omzet van 55 miljoen euro. Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 13
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Ideeën Voor of tegen de wagen op waterstof? Het jongste Autosalon bracht wagens op waterstof weer voor het voetlicht. Hiermee laaide het debat opnieuw op tussen de vurige voorstanders en de felle tegenstanders van dit soort brandstof. Jonas Cautaerts, Business Development bij Dats24 Damien Ernst, hoogleraar aan de Universiteit van Luik en energiespecialist Waterstof draagt bij aan een efficiënte en duurzame mobiliteit. Duitsland beschouwt waterstof trouwens als de brandstof van de toekomst. Binnen de groep Colruyt zijn wij, wat België betreft, van mening dat waterstof als brandstof inderdaad deel moet uitmaken van de oplossingen die we aanbieden. Enerzijds omdat deze brandstof uit hernieuwbare bronnen kan worden geproduceerd. Anderzijds omdat waterstof tanken heel snel verloopt en de bestuurder hierdoor in zeer korte tijd voldoende bereik geniet. Onze groep ontwikkelt zijn distributienetwerk. In ons Dats24 tankstation in Halle verdelen we al het volledige gamma conventionele en groene brandstoffen, met inbegrip van CNG en waterstof. Onze windturbines creëren de elektriciteit waarmee we waterstof produceren. Daar blijft het niet bij: een tweede Dats24 tankstation zal vanaf de maand november waterstof aanbieden in Haasrode, langs de A2 autosnelweg. Een derde station is voorzien tegen maart 2021 in Wilrijk, vlakbij Antwerpen. En we overwegen verdere projecten in de omgeving van Luik en Gent. Ik wil er nog even aan toevoegen dat deze brandstof ideaal is voor het vervoer van zware ladingen. Sommige vrachtwagens van onze groep gebruiken het trouwens al. Waterstof heeft voor auto’s geen enkele toekomst. De reden is eenvoudig: voor één eenheid energie verbruikt door een auto op waterstof, zult u 2 tot 3 keer minder kilometers afleggen dan met dezelfde eenheid energie in een elektrische wagen met oplaadbare batterijen. Hierbij maakt het niet uit of de auto op waterstof is uitgerust met een interne verbrandingsmotor (waarbij het waterstof direct in de motor explodeert) of met een brandstofcel (die waterstof omzet in elektrische stroom). Voorstanders zeggen dat waterstof tanken zeer snel gebeurt. Dat klopt, tenminste als je een tankstation vindt dat dit soort brandstof verdeelt. Met uitzondering van de waterstofpomp van de groep Colruyt in Halle en van een andere pomp in Evere, vlakbij het hoofdkantoor van Toyota, ken ik er geen. Met elektriciteit is het radicaal anders: die is overal aanwezig. Een eenvoudig stopcontact volstaat om een elektrische wagen op te laden. Bovendien installeren steeds meer bedrijven laadstations, die automatisch laden bieden zodra het voertuig voor het kantoor is geparkeerd. Zoiets kan uiteraard niet met waterstof. Tot slot stel ik vast dat dankzij massaproductie en innovaties, de prijs van batterijen tijdens de afgelopen jaren sterk is gedaald. Van $ 250 per kilowattuur in het begin zijn er nu teruggevallen tot ongeveer $ 100. Dit is zeker niet het geval voor waterstof, een dure brandstof. ● Johan Debière 14 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 © belgaimage LEADER BETTER EASIER WINNER Business Intelligence for media, entertainment, e-commerce and retail The reference information portal dedicated to the communication sector More information on www.lefac.com or call us now +32 2 737 70 20
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Ideeën 5G : de wil van een minister 5G biedt een zeer snelle datatransmissie, waarmee real time controle op objecten of systemen binnen handbereik ligt. Europa pleit voor de invoering ervan, met Brussel als proefstad. Een debat over gewestelijke emissienormen, schadelijkheid, de plaatsing van antennes en de belastingheffing houdt het project vandaag tegen. Bernard Clerfayt neemt, als nieuwe minister voor Digitale Transitie, het voortouw en wil dat Brussel deze kans grijpt. 5G zorgt voor vurige debatten. Tegenstanders klagen een onnodige en risicovolle technologie aan. Voorstanders wijzen op een aanzienlijk economisch potentieel. U bent persoonlijk voorstander van een snelle implementatie. Met welke argumenten? Bernard Clerfayt : Sommige dingen en praktijken in ons dagelijks leven zijn ons zo vertrouwd dat ze altijd al lijken te hebben bestaan. Het eerste gsm-netwerk is bij ons nog geen 26 jaar oud en de eerste smartphones dateren van 2007. Dankzij 3G kun je de persoon zien met wie je spreekt, krijg je toegang tot het internet, enz. Ook dat werd toen aangeklaagd. We zijn dat vergeten omdat deze systemen vandaag vanzelfsprekend en vooral noodzakelijk zijn geworden. Wie zou het daar nu nog mee oneens zijn? 4G dekt de huidige behoeften, maar zal niet lang meer voldoen aan de exponentiële vraag naar gegevensoverdracht, met name van het grote publiek. Ook voor diensten die massale en ultrasnelle overdrachten vereisen, is 4G te beperkt. 5G is de technologische stap die dit wel mogelijk maakt. Deze technologie is uiteraard uitstekend nieuws voor de economie. 5G mag niet bij voorbaat als verdacht worden gezien door tegenstanders. 5G opent nieuwe markten, dat is evident en moeten we verwelkomen. 5G is een grote technologische sprong voorwaarts en een prikkel voor een nieuwe economische ontwikkeling. De natuurlijke economische groei berust op de variabiliteit van arbeid – het aantal werknemers en de productiviteit (die trouwens afhangt van de technische vooruitgang). 5G zal de weg effenen naar verdere innovaties. Zoals de massale ontwikkeling van ons toekomstig dagelijkse leven: kunstmatige intelligentie, de ont16 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 wikkeling van 3D-printing of -productietechnieken, de inzet van verschillende sensoren om aspecten van ons leven, zoals energiegebruik, verkeer, enz. efficiënter te beheren. Worden de gevolgen voor de gezondheid geminimaliseerd om economische redenen? Dat klopt niet. Het spreekt voor zich dat we niet van plan zijn om op grote schaal een bedreiging voor de gezondheid op touw te zetten! Het gezondheidsvraagstuk is not niet opgelost. Maar we bestuderen op dit moment de risico's en daarom kunnen niet op voorhand zeggen dat de blootstelling aan elektromagnetische velden ook schadelijk zal zijn Laten we ook kijken naar wat andere steden en landen al doen en toelaten. En als Brussel niet de kans grijpt om de eerste 5G-stad van het land te zijn, zullen andere het doen. Een flinke stap achteruit voor ons Gewest. voor de volksgezondheid. Dat werd beweerd voor eerdere technologieën en het bleek niet waar te zijn. In het geval van 5G spreken we van andere frequenties, maar die zijn juist minder doordringend. Om die reden zal het nodig zijn om meer antennes in te zetten. Veel obstakels houden deze golven trouwens tegen. Natuurlijk zullen de 5G-antennes Ideeën meer in bundels uitzenden en dus op een meer geconcentreerde manier. Anderzijds zal de wereldwijde en permanente emissie van de 4G-antennes afnemen. We zullen dus wellicht de totale blootstelling op het niveau van het Gewest moeten meten, beoordelen en vergelijken. Er moet ook een onderscheid worden gemaakt tussen een fysiologisch effect, zoals een tijdelijke microverwarming van de huid, en een negatief gezondheidseffect. Kortom, dit alles vereist studie en evaluatie. Maar dat rechtvaardigt ook niet dat men zich van meet af aan al te restrictief opstelt. Laten we ook kijken naar wat andere steden en landen al doen en toelaten. En als Brussel de kans niet grijpt om de eerste 5G-stad van het land te zijn, zullen andere het doen. Een flinke stap achteruit voor ons Gewest. De Europese Gemeenschap voor Kolen en Staal is een beetje voorbijgestreefd. De huidige economie berust niet langer op de industriële productie van materiële goederen. Het belangrijkste zijn diensten, waaronder de uitwisseling van gegevens. Meer antennes zullen ook meer energie per eenheid verbruiken, wat moeilijk te rijmen valt met de milieuproblematiek. Ja, maar innovatie is ook een kwestie van energieproductie. Ik heb er alle vertrouwen in dat er ook op dit gebied snel veranderingen zullen optreden. Temeer daar het Gewest ernaar streeft om tegen 2050 koolstofneutraal te zijn. Tot slot kunnen 5G-toepassingen leiden tot energiebesparing: lokaal printen in 3D van iets dat anders vervoerd had moeten worden, minder verkeersoverlast, het aansturen van domotica, het versturen van een bestand, een medisch consult op afstand... Een leverancier van 5G-apparatuur zou naar verluidt de activiteit van uitgestrekte gebieden kunnen controleren. Hoe zit het met de veiligheid? Jezelf aan de controle van operatoren overleveren heeft niets te maken met 5G: Facebook verdient al veel geld met de gegevens die het in het geniep verzamelt. Het verschil zit hem in de omvang, niet in de aard. Er is geen verband tussen deze vraag en de overgang van 4G naar 5G. Dat risico bestaat al en antwoorden worden voortdurend ontwikkeld om de gegevens te controleren en te beschermen. Daarover ontstaan dus geen nieuwe vragen. Als we een technologie kopen, moeten wij instaan voor de nodige beveiliging en controle. Huawei zou als Chinees staatsbedrijf een Trojaans paard zijn. Ok, maar dat zou toch hetzelfde zijn als de technologie uit Amerika of Korea kwam? Als de Chinezen een hoogwaardige technologie hebben, waarom zouden we ze dan uitsluiten? Het volstaat om op voorhand duidelijke voorwaarden te stellen. De omringende landen zijn in een hevige concurrentiestrijd verwikkeld om als eerste 5G te exploiteren. Roept dit geen vragen op als het gaat om communicatie, die in wezen grenzeloos is, a fortiori in de Europese ruimte? Natuurlijk! De hele kwestie had in feite op Europees niveau moeten worden aangepakt, met inbegrip van de verlening van vergunningen en een gezonde concurrentie tussen de operatoren. De Europese Gemeenschap voor Kolen en Staal is een beetje voorbijgestreefd. De huidige economie berust niet langer op de industriële productie van materiële goederen – bekers, tafels, auto's... Dit vertegenwoordigt amper 15% van de economie. De rest zijn diensten, waaronder de uitwisseling van gegevens, als zodanig of als essentieel onderdeel. Maar Europa is van oudsher verdeeld in nationale markten. Iedereen beschouwt 5G als een te bereiken strategisch doel, terwijl deze technologie op Europese schaal een prikkel moet zijn. Door deze mentaliteit bestaat er vandaag geen telecomgigant in Europa. Met als gevolg dat we de technologie elders moeten kopen. En dat ieder apart over 5G onderhandelt. Wanneer zien we 5G in Brussel? Ik zal binnenkort een strategienota aan de regering voorleggen om de coördinatie van het dossier te hervatten. Ik wil de zaken versnellen. Brussel moet de eerste stad worden die het project opstart. Ik heb toezicht op de gemeenten. Dit zal mijn taak vergemakkelijken, zeker wat betreft de stedenbouwkundige voorschriften (harmonisering van de normen, versnelling van de toekenningstermijnen voor de installatie van antennes, enz.) De operatoren willen natuurlijk geen belasting, maar er is geen reden waarom deze activiteit, die winstgevend zal zijn, niet zou bijdragen aan de financiering van de openbare diensten. De discussie zal zich toespitsen op de coherentie of zelfs de harmonisering van de gemeentelijke belastingen. Zodra er een regering komt, zal de federale overheid, denk ik, snel overgaan tot het verlenen van vergunningen (omdat het geld zal opbrengen...). En dan kan het snel gaan. ● Didier Dekeyser Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 17
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Ideeën € 1.500 als minimumpensioen? Ja, maar … Het pensioenvraagstuk zorgt voor forse debatten. Volgens een onderzoek in opdracht van levensverzekeringsmaatschappij NN vreest 38% van de Belgen dat ze tijdens hun pensioen in geldnood zullen verkeren. Tijdens de afgelopen verkiezingen hebben meerdere partijen daarom een voorstel ingediend voor een minimumpensioen van € 1500 bruto in 2024 na een volledige loopbaan. De vraag is of dit zal volstaan. landen van toepassing zijn. Bovendien lijkt dit ons een meer dan noodzakelijk minimumbedrag.” “ T ijdens de afgelopen vijf jaar is veel bereikt wat betreft het minimumpensioen”, stelt minister van Pensioenen Daniel Bacquelaine. “Het is de eerste keer dat we de pensioenen tijdens eenzelfde legislatuur zoveel verhogen.” Tussen 2014 en 2019 is het minimumpensioen voor werknemers na 45 jaar loopbaan inderdaad met € 143 per maand gestegen. Dat van zelfstandigen steeg zelfs met € 205. Zo werd een gelijk bedrag bereikt, zonder onderscheid van statuut. “Concreet betekent dit dat als de volgende legislatuur een gelijkaardige verhoging doorvoert, we een maandelijks bedrag van € 1427 zouden bereiken.” Parlementslid en voorzitter van Défi François De Smet voegt eraan toe dat “we alleen al door de indexering in 2024 een maandelijks bedrag van ongeveer € 1370 bereiken. Een extra inspanning van € 130 tegen 2024 lijkt ons dan ook vrij realistisch. Hiermee zou België beter aanleunen bij de bedragen die in andere 18 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Een positieve maar ontoereikende maatregel Allebei vinden ze dat iemand die 45 jaar heeft gewerkt, een waardig pensioen en een fatsoenlijke levensstandaard verdient. De maatregel is weliswaar positief, maar volstaat niet om de toekomst te garanderen van werknemers die in de komende jaren met pensioen gaan. “€ 1500 minimumpensioen als doelstelling is op zich een stap vooruit, maar volgens mij onvoldoende”, verklaart Daniel Bacquelaine. De maatregel heeft namelijk alleen betrekking op werknemers die een volledige loopbaan achter de rug hebben. Dat is niet voor iedereen het geval. “Veel mensen, en dan vooral vrouwen, hebben regelmatig en hard gewerkt, zonder echter 45 jaar carrière te bereiken. Ook zij verdienen een fatsoenlijk pensioen.” Alleen degenen die minstens 30 jaar hebben gewerkt, komen vandaag in aanmerking voor het minimumpensioenstelsel. In die 30 jaar zitten ook periodes die als werk worden beschouwd. Dit leidt tot zeer opvallende onrechtvaardigheden. Zo heeft bijvoorbeeld iemand die 20 jaar heeft gewerkt en 10 jaar werkloos is geweest, recht op het minimumpensioen. Anderzijds wordt iemand die daadwerkelijk 29 jaar heeft gewerkt, uitgesloten. Voor de minister van Pensioenen is het daarom van groot belang dat de toegang tot het minimumpensioen wordt uitgebreid tot mensen die effectief 20 jaar hebben gewerkt. “Hiermee zou een hele reeks zeer bescheiden pensioenen van minder dan € 700 kunnen worden geherwaardeerd. Zulke kleine bedragen zijn trouwens niet verenigbaar met de kosten van levensonderhoud”, aldus nog de minister. 1 Alle bedragen die in dit artikel worden vermeld, zijn bruto.. © Getty Ideeën François De Smet oordeelt van zijn kant dat ook stroomopwaarts moet worden gewerkt aan het vraagstuk van de pensioenen, onder andere door zich te buigen over de gelijkheid tussen man en vrouw. “Het is nu eenmaal zo dat er onder werknemers zonder volledige loopbaan, meer vrouwen dan mannen zijn. Dit is gewoon omdat ze op een bepaald moment hun carrière hebben onderbroken om te zorgen voor de kinderen, het huishouden enzovoort. Bepaalde stelsels om de gelijkheid tussen man en vrouw te herstellen – ik denk bijvoorbeeld aan de invoering van een verplicht vaderschapsverlof van 15 weken – zouden een positieve rol kunnen spelen. Er is hoe dan ook behoefte aan een betere en meer doordachte aanpak van het vraagstuk van de pensioenen.” Een financiële inspanning gekoppeld aan een belastinghervorming De kost van dit project kan natuurlijk niet worden genegeerd. François De Smet: “Als we alle minimumpensioenen vandaag indexeren tot € 1500, zou dit de overheid maar liefst 3,2 miljard euro kosten. Als we deze maatregel echter uitstellen tot 2024, komen we, met de gevolgen van de indexering, uit op een financiële inspanning van 1,1 miljard euro. Dit lijkt ons haalbaar.” Dit moet natuurlijk ergens vandaan komen. De partij Défi vindt dat deze hervorming gepaard moet gaan met een ware belastinghervorming. De volksvertegenwoordiger voorziet drie krachtlijnen. Ten eerste een geleidelijke afschaffing van bepaalde extralegale voordelen, onder meer bedrijfswagens. Ten tweede een vermindering € 1500 minimumpensioen als doelstelling is op zich een stap vooruit, maar volgens mij onvoldoende. Daniel Bacquelaine, minister van Pensioenen van de personenbelasting, met een herziening van de schaalbaarheid en een inbreng van het patrimonium (met uitzondering van de eigen woning). En ten derde een strengere aanpak van belastingfraude en kapitaalontduiking, die vandaag veel minder aandacht krijgen. “Om de financiering van dit pensioenproject te laten slagen, moet het geld niet alleen uit de zakken v de werkkrachten komen, maar ook uit die van renteniers. Op die manier zouden we fiscale ongelijkheden bestrijden die vandaag schering en inslag zijn.” 38 % van de Belgen maakt zich zorgen over hun pensioen Een enquête in opdracht van levensverzekeringsmaatschappij NN komt tot de vaststelling dat 38% van de Belgen vreest na hun pensionering in geldnood te verkeren. Dit verwondert Daniel Bacquelaine niet: “Sinds de hervorming van de pensioenen heeft dit onderwerp veel burgers gemobiliseerd en ongerust gemaakt. Met de oprichting van het platform MyPension, dat sinds begin 2016 al 15,6 miljoen bezoekers heeft onthaald (onder wie 2,7 miljoen unieke bezoekers), komen veel mensen tot het Met de babyboom zal het pensioenstelsel nog extra onder druk komen te staan. We zullen nieuwe oplossingen moeten uitdokteren François De Smet, voorzitter van Défi besef dat ze een veel geringer bedrag zullen ontvangen dan ze zich hadden voorgesteld. Deze bewustwording is noodzakelijk, want degenen die het wensen hebben op die manier de mogelijkheid om hun carrière te heroriënteren, voor een hoger pensioen. Ik beschouw dit platform ook als een stimulans om bij te dragen aan een systeem van de tweede of zelfs derde pijler, om het inkomen te garanderen.” François De Smet denkt dat dit gevoel van bezorgdheid verder zal toenemen en dat toekomstige regeringen hiermee rekening zullen moeten houden. “Met de babyboom van de jaren 50 en 60 zal het pensioenstelsel nog extra onder druk komen te staan. We zullen nieuwe oplossingen moeten uitdokteren om voor iedereen een waardig pensioenstelsel in stand te houden. Het voorstel voor € 1500 minimumpensioen is op zich wel positief, maar ontoereikend. We moeten ook op andere niveaus aan de pensioenkwestie blijven werken”, besluit hij. ● Gaëlle Hoogsteyn Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 19 © Belga © Belga
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Open Source Gendergelijkheid in technologisch ondernemerschap Gendergelijkheid in technologisch ondernemerschap? Dat is wellicht een ambitieuze doelstelling. Maar ik geloof dat we daardoor wel aan een dubbel probleem kunnen sleutelen. De gelijkheid verhelpt de ondervertegenwoordiging van vrouwen in de ondernemerswereld als in de technologiewereld. In 2017 haalde de Barometer van het Vrouwelijk Ondernemerschap in het Brusselse Gewest bemoedigende cijfers. Het aantal vrouwelijke zelfstandigen was in vijf jaar tijd met 16% gestegen. Goed zo, maar het aantal ondernemende vrouwen blijft onder de 30% en dus ondervertegenwoordigd! En wat de aanwezigheid van vrouwen in de ICT-sector betreft, spreken de resultaten boekdelen! Ik nam onlangs deel aan een conferentie op initiatief van Unesco en UNO-Women, in Brussel georganiseerd door de ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur), naar aanleiding van de Internationale Dag van de Vrouwen en Meisjes in de Wetenschap. Het thema voor 2020 berustte op twee vaststellingen: de ondervertegenwoordiging van vrouwen in digitale sectoren in de brede zin en het bestaan van gendervooroordelen in de technologieën rond kunstmatige intelligentie (AI). Dat leidt tot een stilzwijgend behoud van de ongelijkheden tussen man en vrouw. De ganse dag lang hebben de spreeksters aan de hand van cijfers de stand van zaken toegelicht. Volgens de Waalse Agence du Numérique “heeft 4,6% van de beroepsbevolking een baan in de IT. Dit is twee keer zoveel als in 2007! 82% van deze functies worden echter door mannen bezet!” Op ruimere schaal vermeldt de Europese Commissie1 dat “vrouwen 52% van de Europese bevolking uitmaken, maar slechts 15% van de functies bezetten die te maken hebben met ICT.” Een van de redenen is hoogstwaarschijnlijk het gebrek aan belangstelling bij jonge meisjes voor opleidingen in deze sector. Agoria bevestigt dat trouwens voor België: “nauwelijks 25% van de vrouwen is afgestudeerd aan STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) studierichtingen (21e op Europees niveau)”. Over dit onderwerp zijn er conferenties en literatuur genoeg. Vooraanstaande vorsers en blogsters komen tot dezelfde vaststellingen en brengen elk hun eigen oplossingen. Laten we er hier terloops aan herinneren dat IT historisch en/of sociologisch niet altijd een mannenzaak is geweest. Vanaf de jaren 80 is die trend sterk komen opdagen. Wat doen we, veertig jaar later? Dat is ten slotte het belangrijkste vraagstuk. Hoe bereiken we gendergelijkheid in technologisch ondernemerschap? Met de opkomst van nieuwe technologieën en de weerslag die ze hebben gehad op onze levenswijze, ons gedrag en, de facto, op onze ondernemingen, kunnen we niet zonder een globale en transversale aanpak. De verdere ontwikkeling van het ondernemerschap is onlosmakelijk verbonden met digitale en nieuwe technologieën. Vrouwen moeten immers relationele vaardigheden verwerven (soft skills) om een zaak te ontwikkelen, maar ook bepaalde technische vaardigheden onder de knie krijgen om de online zichtbaarheid van hun project, dienst of product te vergroten. Er worden regelmatig oplossingen voorgesteld, maar naar mijn mening is een permanente en professionele opleiding een effectief antwoord. Iedereen is het er over eens dat het voor vrouwen hoog tijd is om de ‘informatiesnelweg’ te nemen. Allemaal goed en wel, maar ze moeten daar ook leren rijden en kaarten en verkeersborden lezen. Wanneer Agoria voorspelt dat 310.000 mensen in 2030 hun baan gaan verliezen omdat hun vaardigheden niet meer nuttig zullen zijn, dan is het van fundamenteel belang om vandaag de ondersteunende structuren te creëren en te versterken om de opleiding in de nieuwe digitale instrumenten te stimuleren. Vrouwen mogen deze boot niet missen. Ik pleit ervoor dat ze de nieuwe kansen aangrijpen die de opkomende economische context gaat creëren. Op die manier zullen we morgen misschien geen gendergelijkheid bereiken in de technologie, maar althans een flinke stap in deze richting zetten! ● 1 In haar studie Women in the Digital Age (2018) 20 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Julie Foulon, CEO van Girleek D.R. VIND DE DIGITALE HULP DIE JOU HELPT ONDERNEMEN Laat je bijstaan én inspireren door lokale digitale experts. Hoe zet je die webshop nu concreet op? Wie kan een nieuw logo ontwerpen voor jouw zaak? Met dit soort vragen kan je voortaan terecht op digitaleversnelling.be. Je vindt er onafhankelijke experts uit jouw buurt én inspirerende artikels. Ze helpen jou digitaal ondernemen op de meest uiteenlopende domeinen: van e-commerce over webdesign tot e-mailmarketing, sociale media en IT-security. Telenet Business-klant of niet! Surf nu op digitaleversnelling.be! Désiré Dupas Digitale expert Meer info en voorwaarden op digitaleversnelling.be
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Enterprise Europe Network Ideeën Het exportparcours omvat ook innovatie Internationalisering is een noodzaak in de meeste sectoren van de Brusselse economie. De Belgische markt is te klein en de concurrentie te groot voor een bedrijf dat op lange termijn wil groeien. Expansie op nationale schaal volstaat dan niet. Kortom, wie internationaal gaat via een innovatieve en/of technologische oplossing, creëert een win-winsituatie tussen degene die een technisch product aanbiedt en degene die het integreert in zijn portfolio. Deze aanpak vult de louter commerciële aanpak aan van agentuur- en distributieovereenkomsten, waarbij het EEN-team van Beci u kan helpen. Hoe bewandelen we verder de weg naar een internationalisering die berust op technologische samenwerking of collaboratieve innovatie? Wel, dit kan door zich – met de hulp van EEN-experts van hub.brussels – voor te bereiden op de deelname aan ontmoetingsplatforms die het EEN-netwerk aanbiedt. Voorbeelden zijn Mobile World Congress, Medica, IoT. Daarop kunt u vooraf afspraken maken met potentiële klanten of partners. ● Het voorbeeld van Upcom H et expertenteam van Enterprise Europe Network (EEN) van hub.brussels specialiseert zich in de ondersteuning van elk bedrijf met internationale ambities. EEN helpt ook bedrijven die hun positie in het buitenland willen bevestigen, door technische innovatie van zijn product, dienst of knowhow in de verf te zetten. Het klinkt misschien wat abstract. De voorbeelden hieronder kunt u daarom als inspiratiebron gebruiken voor uw eigen aanpak van internationale strategische ontwikkeling. Het EEN-team van hub.brussels staat u hoe dan ook terzijde met raad en daad: • U hebt een product of technologie ontwikkeld die u wilt aanbieden voor acquisitie op een niet-exclusieve basis. U bent bereid om de overdracht van technologie te ondersteunen, met de levering van extra begeleidingsdiensten; • U biedt een licentie aan of wilt een productlicentie aanschaffen; • Uw bedrijf begint aan de ontwikkeling van een innovatief product of een innovatieve oplossing. Om deze ontwikkeling voort te zetten, is uw onderneming op zoek naar een combinatie van specifieke bestaande technologieën of kennis; • Uw bedrijf begint een innovatief product of een innovatieve oplossing te ontwikkelen. Het heeft nu een nog te ontwikkelen technologie nodig om het project verder te zetten. Het zoekt dus een partner met de nodige technologische expertise. Upcom specialiseert zich in informatietechnologie. Haar teams hebben onder andere Ageify ontwikkeld: een nuttige tool voor de bescherming van minderjarigen, die e-handelaars of online content providers in staat stelt om de leeftijd van hun gebruikers te controleren. Upcom maakt voor zijn export al enkele jaren gebruik van de EEN-diensten via hub.brussels. Kostas Flokos, CEO van Upcom: "We nemen regelmatig deel aan matchmaking events (zogenaamde brokerage events) die EEN organiseert. Hierdoor kunnen we profiteren van vooraf geregelde afspraken op grote beurzen zoals het Mobile World Congress. Het doel is drieledig: onze knowhow promoten en klanten ontmoeten; internationale partners vinden die complementaire technologieën aanbieden; en tot slot partnerschappen vormen om deel te nemen aan door de Europese Commissie gefinancierde samenwerkingsprojecten op het gebied van onderzoek en innovatie.” Naast brokerage-evenementen werd Upcom geselecteerd om dankbaar gebruik te maken van adviesdiensten inzake innovatiebeheer. Deze diensten worden door de Europese Commissie 22 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 gefinancierd en door EEN verstrekt. Kostas Flokos: "Dit geeft ons tools en extern advies om effectief na te denken over onze innovatiestrategie, structuur, processen en cultuur. Op die manier willen wij ons innovatiepotentieel ontsluiten en de groei versnellen. Daarnaast genieten we steun van een EEN/hub.brussels consultant die ons op lange termijn begeleidt bij vraagstukken op het gebied van innovatie en internationalisering. » © Getty Internationaal Bakker Debailleul bereikt zijn doel: de Emiraten Wanneer hij in oktober van vorig jaar deelnam aan een economische missie naar de Verenigde Arabische Emiraten (VAE), verwachtte David Giordano, de CEO van banketbakkerij en chocolatier Debailleul natuurlijk niet dat hij een paar weken later zijn eerste bestelling zou verzenden. Vandaag is hij aan de derde levering toe. I n november 2018 deed de banketbakkerij en chocolatier Debailleul zijn grote terugkeer in Brussel met opening van een nieuw verkooppunt op de Grote Markt. Zijn toen kersverse CEO David Giordano dacht al aan de volgende stap, namelijk de internationale expansie. “In Japan waren we al goed gevestigd en had het merk niets meer te bewijzen. De tijd was rijp om nieuwe gebieden te verkennen. De Emiraten stonden op het lijstje.” In september 2019 was er sprake van een mogelijke deelname aan een economische missie naar Dubai, georganiseerd door Beci. Dit werd een schot in de roos. De missie verliep in nauwe samenwerking met het Enterprise Europe Network (EEN), waar Beci lid van is. “Dit netwerk werd in 2008 door de Europese Commissie opgericht en is nu actief in ruim 60 landen. EEN wil net als Beci ZKO’s en KMO’s helpen internationaal te exporteren”, verduidelijkt Sybille Motte, International Trade Advisor bij Beci. “We vergezelden een delegatie van 10 mensen uit verscheidene sectoren. Onze leden kregen de gelegenheid om gedachten te wisselen met leden van de Kamer van Koophandel van Dubai en van de Britse, Italiaanse, Hongaarse en Griekse Kamers die eveneens aan de reis deelnamen.” David Giordano heeft zijn succes gedeeltelijk te danken aan deze missie: “De planning was bijzonder druk. We hebben veel mensen kunnen ontmoeten. Vijf dagen aan een stuk waren we non-stop bezig. De missie vond voornamelijk plaats in Dubai, maar we verplaatsten ons ook naar de Emiraten Abu Dhabi en Ras al Khaimah. Het Beci-team had een zeer goed inzicht in de behoeften van de deelnemers. Ik heb deze markt onmiddellijk kunnen betreden, zonder voorafgaande verkenningstocht.” Sybille Motte begeleidde de missie ter plaatse. Ze onderstreept dat een succesvolle deelname aan een dergelijk evenement vooral afhangt van de proactiviteit van de deelnemer. Dat had David Giordano blijkbaar heel goed door: “Wij moeten relaties aanknopen en contacten leggen. Beci of de Awex (die ook van de partij was, nvdr) zijn schitterende facilitators. Zij openen voor ons de deuren, maar daarna is het aan ons om de relatie tot stand te brengen.” “Beter dan ik me had kunnen voorstellen” Giordano maakte van de reis gebruik om oude contacten te hernieuwen. Het initiatief wierp zijn vruchten af, want een van hen is ondertussen zijn eerste Emirati klant geworden. “Alles verliep gelijktijdig en heel spontaan. Onze producten worden vandaag verdeeld in het Forever Rose Café, een zeer hoogwaardig theesalon in Abu Dhabi. De eerste levering was een test, om de producten te selecteren die in het theesalon zouden worden aangeboden. In drie dagen tijd was alles verkocht. De derde bestelling van deze klant is zonet vertrokken.” Op de vraag of hij dit dat verwacht, antwoordt hij een nog steeds een bétje verbaasd: “Och nee, helemaal niet. Deze reis heeft veel meer opgeleverd dan ik me had kunnen voorstellen. Je moet attent zijn op de bestaande kansen, ook al vallen die niet meteen op. 95% van de ‘food and beverage’ consumptie in de Emiraten is ingevoerd. De concurrentie is hard. Je moet de beste zijn in je vakgebied.” David Giordano denkt nu al aan de toekomst: “Onze klant gaat andere theesalons openen, eerst in Dubai en daarna in Riyad en Doha.” Maar hij zal zich in geen geval op deze ene klant richten. De CEO van Debailleul heeft al contacten gelegd met de administratie van Ras al Khaimah en met BelExpo, de coordinator van het Belgisch paviljoen op de Dubai Universal Expo, van 20 oktober 2020 tot 10 april 2021. Dit is een extra kans om de aanwezigheid van Debailleul in de regio te ontwikkelen. Informatie: Sybille Motte, International Trade Advisor - Tel. +32 2 563 68 54, smo@beci.be ● Door Vinciane Pigarella Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 23 D.R.
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Grow Your Business Hobbelige groeipaden : “Durf de lat van bij het begin hoog genoeg te leggen” Vallen, opstaan en weer doorgaan: het is dagelijkse kost voor de meeste ondernemers, maar wat te doen als het even wat minder goed vlot? En hoe vis je tijdig uit wat de meest optimale groeistrategie is voor jouw bedrijf? Davy Kestens – jarenlang hét uithangbord van de nieuwe generatie Vlaamse technologie-ondernemers in Silicon Valley – en Toon Vanagt – serial entrepreneur en lean startup-coach – klappen uit de biecht. A mper 23 was hij, toen hij Sparkcentral bouwde. Met die software (?) speelde Kestens in op de groeiende nood bij bedrijven aan een soort van centraal, een platform om vragen en klachten van klanten via sociale media en mobiele kanalen op te vangen. “Toen nog ter ondersteuning,” blikt hij terug. “Toen ik met dat bewuste prototype live ging, bleken er hier en daar wel wat mensen geïnteresseerd, maar de bal is pas echt aan het rollen gegaan toen Volkswagen plots geïnteresseerd bleek.” Het was de periode waarin onder meer berichtendienst Twitter als een komeet de hoogte inschoot, en plots ontdekte ook het bedrijfsleven het potentieel én het gevaar van de nieuwe sociale media. “Ik ben Sparkcentral toen hier en daar beginnen te pitchen, maar geen haar op mijn hoofd dat eraan dacht om toen naar de VS te trekken. Via één van die events hier in België kwam ik in contact met Sébastien De Halleux, een landgenoot die toen al in San Francisco woonde. Hij had enkele jaren eerder Playfish uit de grond gestampt, een bedrijf dat computerspelletjes bedacht, en verkocht het enkele jaren later al door voor 400 miljoen dollar. Om maar te zeggen: als zo iemand belangstelling toonde, dan betekende dat wel iets.” Amper enkele weken na zijn eerste gesprek met De Halleux – we schreven toen 2011 - zat Kestens al op het vliegtuig richting San Francisco. Hij zou er ruim zeven jaar blijven wonen en werken, en bouwde Sparkcentral in die periode uit tot een van de meest opvallende Belgische technologieverhalen. Negen jaar later woont en werkt Kestens opnieuw in België, en hoopt hij met zijn nieuwe bedrijf Cake de banksector het vuur aan de schenen te leggen. En daarbij heeft hij ook de nodige lessen getrokken uit zijn Amerikaanse avontuur, zo blijkt. “Ik had aanvankelijk heel wat twijfels, toe ik naar Californië trok. Ik kende daar niemand, had welgeteld één afspraak ter plekke en had een flink deel van mijn spaarcenten geïnvesteerd in een vliegticket. Maar zie: na die ene lunch met De Halleux stond mijn agenda voor de rest van de week al meteen min of meer volgeboekt. Hij introduceerde me meteen bij een lokaal accountingbureau, enkele pro Deoadvocaten en een handvol potentiële investeerders. En bovendien stelde hij me zelf meteen ook een bepaald bedrag ter beschikking om mijn business daar verder uit te bouwen.” Als Kestens nu op die periode terugblikt, dan heeft hij het over ‘de kracht van het netwerk’. “Amerikaanse ondernemers zijn niet enkel onbeschaamd ambitieus, ze helpen vooral ook elkaar heel snel aan nieuwe en nuttige contacten en durven er van bij het begin voluit voor te gaan. Tot vandaag valt het me op dat het Belgische ondernemers vaak aan die brandende ambitie ontbreekt,” zegt Kestens. “Als je anno 2020 met een echt innovatieve startup begint, dan moet je de lat van bij het begin ook voldoende hoog durven te leggen. Heb je niet het gevoel dat een omzet van een miljard euro op langere termijn haalbaar is, begin er dan niet aan.” 24 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 © Getty Grow Your Business Twee maanden kapitaal Aanvankelijk was het ook voor de Belgische lefgozer nochtans lang niet al goud wat blonk in Californië: nadat zijn startup het eerste jaar ruim een miljoen dollar verbrand had, bleef het wachten op een grote betalende klant. Het is wellicht een combinatie van blind geloof in de eigen technologie en jeugdige overmoed die Kestens toen gered heeft. “We zaten eigenlijk wat voor op de markt: het probleem was nog niet groot genoeg om bedrijven ook al echt over de streep te trekken om in ons platform te investeren. Op een gegeven moment beseften we echt dat we nog hooguit voor twee maanden kapitaal hadden. We hebben toen effectief al een volledig scenario uitgetekend om de boeken te sluiten. Toen het water ons echt aan de lippen stond, hadden we al één betalende klant, Delta Airlines, maar we mochten hen niet uitspelen in een PR-campagne. Ik heb het bedrijf toen echt dagelijks bestookt met telefoontjes, tot ze groen licht gaven om een PR-video te maken. Daarop hebben we beslist om hoog spel te spelen, en de helft van het resterende kapitaal te investeren in een promofilmpje met Delta Airlines. In de hoop zo ander vliegmaatschappijen over de streep te trekken. Dat bleek een goede gok: enkele weken later hadden twee andere maatschappijen een contract getekend en waren we vertrokken, waardoor we ook vers investeringsgeld konden ophalen.” Als Kestens vandaag op die lastige periode terugblikt, kan hij groeibedrijven maar één raad geven: zet de stap om op korte termijn echt een grote sprong voorwaarts te maken veel vroeger. “We hebben met Cake nu bijvoorbeeld een financieel model uitgetekend waarbij we op 250.000 Belgische gebruikers rekenen tegen eind dit jaar. Dat is al behoorlijk Heb je niet het gevoel dat een omzet van een miljard euro op langere termijn haalbaar is, begin er dan niet aan. Davy Kestens stevig, maar toch hebben we intussen ook een ander model berekend waarbij we op een half miljoen klanten tegen het jaareinde proberen te mikken. Dat is dus zéér ambitieus, maar ik heb geleerd dat je je als bedrijf vroeg genoeg extreem hard moet proberen uitdagen, en de lat zeer hoog durven te leggen.” Omgaan met je beperkingen Medio 2018 besloot Kestens naar de heimat terug te keren. Sparkcentral telde toen al ruim honderd medewerkers, en het bedrijf kon grote B2C-bedrijven zoals Delta Airlines, Netflix, Western Union of T Mobile tot zijn klanten rekenen. Kestens zelf was intussen al enkele jaren ceo af, en van die beslissing heeft hij naar eigen zeggen nog geen minuut spijt gehad. “Op een gegeven ogenblik heb ik, mede op aansturen van mijn raad van bestuur, beslist om een externe ceo binnen te halen. Tijdens het groeitraject van mijn bedrijf was ik er al snel achter gekomen dat ik zelf een ondernemer ben, geen manager. Nieuwe concepten of ideeën from scratch opbouwen en naar de markt brengen, dat is wat me boeit en voortstuwt. Op een gegeven moment gaan er evenwel andere dingen doorwegen bij de opbouw van zo’n bedrijf: de operationele vaardigheden, het people management, noem maar op. Ik heb in San Francisco geleerd dat ik daar echt niet goed in ben. Onze nieuwe ceo is er snel in geslaagd om het bedrijf naar een hoger niveau te tillen. Heel wat ondernemers zien dat zelf niet in, maar als je kan terugvallen op een goede raad van bestuur dan leert die je ook om te gaan met je eigen limieten en beperkingen.” Die les heeft Kestens ook goed in het achterhoofd gehouden toen hij eind 2018 besloot om in eigen land een nieuw bedrijf op te starten. Al van bij de prille start verzamelde hij vijf co-founders rond zich, en nam hij zichzelf voor om amper operationele taken op te nemen. “Ik houd me vooral bezig met de strategische visie op lange termijn, en ga op zoek naar potentiële klanten en investeerders,” klinkt het. Hij besloot met Cake ook heel bewust af te wijken van het ‘traditionele’ groeipad van technologie-startups. “Die botsen op een interessant idee of op een innovatieve technologie, schrijven daar vervolgens een nieuwe code voor en gaan dan op zoek naar mogelijke klanten. Haast op goed geluk, zeg maar. Met Sparkcentral ben ik er ook zo ingerold, en toevallig bleek daar net op dat moment ook een sterk groeiende markt voor te ontstaan. Anno 2020 is dit in mijn ogen een achterhaalde aanpak. Alvorens je een prototype en een bedrijf begint te bouwen, moet je nu eerst voor jezelf uitgeklaard hebben welk probleem je daarmee hoopt op te lossen. Of op welke nood in de markt je kan inspelen. Wij wilden geen software beginnen ontwikkelen zolang we niet minstens één toezegging hadden. Enkele maanden later hadden we er al tien op zak, en pas dan zijn we gestart met de eigenlijke productontwikkeling. We hebben die klanten daarbij ook heel nauw betrokken. Zo’n model biedt je de zekerheid dat er een aantal bedrijven ook echt bereid zijn te betalen voor je nieuwe technologie. Toen we dan eindelijk effectief ons product begonnen te ontwikkelen, waren we dan ook zeker dat we al minstens een aantal bedrijven achter de hand hadden die daarvoor ook zouden willen betalen. Wij hadden Cake nog niet eens gelanceerd toen we al zesgetekende contracten hadden. Een goede startup met een stevig groeipotentieel moet daarnaast ook terug kunnen vallen op een ervaren seBrussel Metropool - maart 2020 ❙ 25 © Debby Termonia
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Grow Your Business nior team. Pas als aan al die voorwaarden voldaan is, kan zo’n bedrijf ook voldoende snel schalen en groeien.” Beginnersfouten De lat mag vandaag dan al een stuk hoger liggen voor de gemiddelde startup, Kestens ziet tegelijk ook een pak meer belangstelling en bereidheid tot samenwerking vanuit de bedrijfswereld. Hij beseft namelijk dat startups beter geplaatst zijn om in te spelen op de ingrijpende technologische disruptie van vandaag. En spelen dus beter in op de daaruit voortvloeiende vraag naar innovatie, uit haast elke bedrijfssector. “Enerzijds is dat natuurlijk goed nieuws, anderzijds betekent het ook dat er meer concurrentie komt en dat je er als starter van bij het prille begin ook echt wel moet staan. En dit geldt net zo goed hier als in Silicon Valley, het is een wereldwijde trend. Wat wél nieuw is, is dat er ook in België veel vlotter startkapitaal ter beschikking komt. Niet zozeer omdat banken nu plots massaal in de rij staan om te investeren, maar eerder omdat bijvoorbeeld kapitaalkrachtige families eerder in een beloftevolle startup willen investeren dan hun centen op de bank te laten staan of alles in vastgoed te investeren. Startups zijn vandaag een interessant alternatief geworden, maar startende ondernemers moeten er wel over waken niet te vaak te vervallen in dezelfde beginnersfout. Heel vaak blijken de eerste medewerkers die ze aan boord halen mensen die min of meer dezelfde leeftijd en hetzelfde profiel hebben als zijzelf. Met als gevolg dat zij meestal ook dezelfde fouten dreigen te maken. Dit verklaart ook waarom zoveel technologie-startups finaal toch nog met het hoofd tegen de muur lopen.” Klankbord Toon Vanagt, vandaag zelf nog managing partner van software as a service-bedrijf data.be maar ook al jarenlang actief als lean startup-coach, sluit zich grotendeels aan bij de bevindingen en tips van Davy Kestens. “Een van de grootste gevaren voor starters die in een stevige groeispurt zitten, is dat ze te veel gefocust zijn op het eigen traject en te weinig oog hebben voor allerlei veranderende omgevingsfactoren. Die focus is op zich niet onlogisch als zo’n bedrijf je eigen kindje is, maar je mag er niet door verblind raken. Wil je niet in die val trappen, laat je dan zo snel mogelijk omringen door mensen die wél het overzicht behouden. Dat kunnen een aantal ervaren bestuurders zijn die bij voorkeur ook behoorlijk complementair zijn, maar net zo goed een handvol externe adviseurs die behoorlijk thuis zijn in jouw sector. Een andere optie is natuurlijk dat je van bij het prille begin op zoek gaat naar een mede-oprichter, zodat je minstens als elkaars klankbord kan fungeren. En inderdaad, op termijn moet je als oprichter vaak ook de moed hebben om een stap terug te zetten als ceo, zoals ook Kestens heeft gedaan.” Va26 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 nagt wordt naar eigen zeggen wel vaker aan mouw getrokken door groeibedrijfjes die met succes die opstartfase doorsparteld hebben, maar dan plots inzien dat ze niet goed meer gewapend zijn voor de nieuwe uitdagingen die op een gegeven ogenblik sowieso op hen afkomen. “Dan heb je vaak ook nood aan medewerkers met een ander profiel,” klinkt het. “Ik Laat je omringen door mensen die wél het overzicht behouden. Dat kunnen een aantal ervaren bestuurders zijn die bij voorkeur ook behoorlijk complementair zijn. Toon Vanagt heb dat zelf ook meegemaakt bij mijn eerste bedrijfje, maar ik kon toen gelukkig terugvallen op een co-founder die wél over het geduld en de kwaliteiten beschikte om ook de dagelijkse operationele leiding succesvol in te vullen.” Hamvraag hierbij: hoe herken je zo’n moment? Wanneer weet je dat het tijd is om andere profielen binnen te halen? “Vaak kenmerkt dat moment zich door een soort van pre-burnout,” geeft Vanagt aan. “Je bent niet echt gelukkig meer met de taken die je elke dag voorgeschoteld krijgt, er treedt een zekere onverschilligheid op. Het is extreem belangrijk dat je op zo’n moment leert los te laten.” Wendbaarheid Een andere cruciale beslissing is de keuze om al dan niet met externe investeerders in zee te gaan. En vooral: de juiste timing daarvan. “Het klinkt wat sullig, maar als starter kan je net zo goed té vroeg geld ophalen, zeker vandaag. Er is nog altijd heel veel investeringskapitaal beschikbaar, en starters die zichzelf relatief goed kunnen verkopen, hebben het vandaag dan ook niet echt lastig om geld op te halen. Daarbij riskeer je dan wel een nog niet volledig rijpe business te snel op te branden, bijvoorbeeld door vroegtijdig naar het buitenland te trekken. Of door je platform in een te vroege fase vol te stoppen met allerlei nieuwe technologie. Dergelijke investeringen zorgen voor meer druk, waardoor je als starter veel van je innovatievermogen en wendbaarheid dreigt te verliezen. Zo maak je je bedrijf vleugellam, en voor je het weet ben je ook volledig overgeleverd aan enkele venture capitalists, die op heel korte termijn rendement willen zien. Nu, om eerlijk te zijn: bij één van mijn eigen startups heb ik heel lang ingezet op een puur organische groei, en had ik achteraf bekeken wellicht sneller kapitaal moeten ophalen. De juiste timing is dus extreem belangrijk, maar wordt ook sterk beïnvloed door allerlei externe factoren. Jawel, als ondernemer moet je soms ook wat geluk hebben (lacht).” ● Filip Michiels KANTOREN TE KOOP eshop VERKOCHT CV OPPORTUNITEITEN VOOR ZELFSTANDIGEN EN KMO’S IN BRUSSEL GENIET VAN TALRIJKE PREMIESOM UW ACTIVITEITEN TE BOOSTEN! ONTDEK WAT NIEUW IS OP WWW.PREMIESKMO.BRUSSELS
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Grow Your Business Growth hacking: digitale marketing op speed “Digitale marketing staat vandaag nog min of meer in de kinderschoenen,” stelt Jean-Christophe Cuvelier, ceo en medeoprichter van het Brusselse growth hacking-bedrijf Mad Kings, gespecialiseerd in geavanceerde digitale marketing. “Terwijl bedrijven nochtans zouden moeten beseffen dat een diepgaand inzicht in klantendata flink wat extra groeipotentieel biedt.” M ad Kings dat onderdak vond in een prachtig gerenoveerd pand vlakbij de VUB, zag het daglicht in 2016. Vanuit de vaststelling dat digitale marketing almaar technischer wordt, en dat nog maar heel weinig mensen inzien waar het écht om draait. “Wij proberen de intelligentie van ontwikkelaars en marketeers samen te brengen. Marketing wordt daardoor niet goedkoper, maar wel een heel stuk efficiënter. Met dank aan de integratie van een hele rist verschillende online-tools én een veel snellere en betere verwerking van de data die bedrijven daaruit kunnen puren.” Jullie bestaan ruim drie jaar, maar tellen al ruim twintig medewerkers en zijn intussen uitgegroeid tot een van de belangrijkste spelers in België op vlak van growth hacking: hoe kan je nu als growth marketeer precies het verschil maken? Jean-Christophe Cuvelier: Alles begint met data. Voor wie een beetje vertrouwd is met digitale marketing zal dit geen verrassing zijn, maar de doorsnee digitale marketeer vertrouwt daarbij nog altijd grotendeels op Google Analytics. Hij leert daaruit dan bijvoorbeeld hoeveel bezoekers de website op een bepaalde dag getrokken heeft, of hoeveel volgers het bedrijf heeft op Instagram. Interessante informatie, maar in 28 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 se draait het daar niet om voor een bedrijf: wat écht telt, is de conversiegraad. Als je met andere woorden op een dag vijfhonderd bezoekers hebt kunnen lokken, hoeveel daarvan hebben dan ook verdere stappen gezet? Elke klant die een online-aankoop verricht, volgt een bepaald traject voor echt tot die aankoop over te gaan. Als growth marketeer proberen we in te spelen op alle verschillende etappes in dat traject. Licht die etappes eens kort toe. We onderscheiden zes etappes: de bewustmaking, de klantenverwerving, de activering van nieuwe klanten, de klantenretentie, de klant als ambassadeur en finaal de waardecreatie. In de eerste fase ga je als bedrijf op zoek naar digitale instrumenten en technieken die ertoe kunnen bijdragen dat zoveel mogelijk potentiële klanten je merk of bedrijf leren kennen. Vervolgens moet je eerst je klanten beter leren kennen: hoe kan je hen identificeren, bereiken en vervolgens ook in het juiste segment onderbrengen? In een derde fase probeer je potentiële klanten te activeren, door hen in contact te brengen met één van je producten. Een bedrijf als Apple heeft dit altijd heel slim aangepakt: het probeerde de consument ervan te overtuigen zich één van de goedkoopste producten uit het gamma aan te schaffen, de iPhone of de iPad dus. Een goede gebruikservaring moest hen dan overtuigen om ook de duurdere Apple-producten aan te kopen. In deze activeringsfase is een goede klantenervaring dus van cruciaal belang, en op dit vlak hebben de meeste bedrijven nog een lange weg af te leggen. Eens die horde genomen, komen we bij de klantenretentie: je moet klanten er ook van overtuigen om je producten te blijven gebruiken. Kijk maar naar de inspanningen die een bedrijf als Facebook op dat vlak doet. In de voorlaatste etappe - als de klant tevreden blijkt over je producten - moet je van hem ook een soort ambassadeur proberen te maken. Last but not least is er dan de waardecreatie: welke strategieën zet je als bedrijf in om waarde te creëren met je product of dienst? © Getty Grow Your Business Al die etappes lijken me weinig te verschillen van een klassieke offline-klantenstrategie. Dat klopt, we hebben het warm water zeker niet opnieuw uitgevonden. Maar terwijl het merendeel van de digitale marketingagentschappen vooral op de eerste twee etappes focust, hanteren wij een zogenaamde full funnel-aanpak. Het volstaat in 2020 dus niet langer om je als bedrijf online in de markt te zetten via Facebook, Instagram of Twitter en daarnaast in contact te proberen komen met potentiële klanten via je eigen website. Bedrijven moeten ook veel zwaarder inzetten op de vier volgende etappes, en vooral: ze moeten daarbij een geïntegreerde strategie hanteren. Ik zou de bedrijven niet te eten willen geven – vaak ook grote multinationals in ons land – waar verschillende afdelingen elk vanuit hun eigen silo zich met één van die vier aspecten bezighouden. Terwijl een consument vandaag gewoonweg op eenzelfde globale klantenervaring moet kunnen rekenen doorheen het volledige traject. Is het probleem nu net niet dat al die etappes vaak ook een heel andere expertise en specialisatie vragen, die je niet van de doorsnee marketeer kan verwachten? Precies. Niemand zal het pakweg een copywriter kwalijk nemen dat hij geen kaas heeft gegeten van vernieuwende grafische technieken, maar net daarom is er nood aan specialisten die wél het volledige plaatje in het achterhoofd houden. Een marketeer die bepaalde beslissingen neemt zonder daarbij meteen ook een designer of programmeur mee in het bad te trekken, dat werkt gewoonweg niet meer. Er moet veel meer synergie zijn. Wat kunnen grote of meer traditionele bedrijven op dat vlak leren van startups? Startups hebben het voordeel dat ze door hun beperkte schaalgrootte vaak heel snel kunnen schakelen. Ze kunnen, om het in growth hacking-termen te zeggen, veel sneller nieuwe concepten uittesten. Grote bedrijven werken meestal maandenlang aan een vernieuwende aanpak. Pas als alles min of meer op punt staat, gaan ze daarmee de markt op om het nieuwe concept uit te testen. In onze ogen is dit een voorbijgestreefde aanpak: wij werken een heel eenvoudige, nog embryonale versie uit van een nieuw concept en proberen binnen een tijdspanne van enkele weken al meteen een minicampagne te lanceren. Na hooguit een maand weten we dus ook of die aanpak aanslaat en kunnen we ook bijsturen. Zo’n werkwijze spaart bedrijven uiteraard ook handenvol geld uit. Waarom heeft growth hacking op korte tijd zo sterk aan belang gewonnen, wat is er precies veranderd in vergelijking met vijf jaar geleden? Snelheid, daar draait het allemaal om. Als je vandaag een nieuw product lanceert, kan het overmorgen al gekopieerd zijn. Bovendien zorgt de wereldwijde concurrentie er ook voor dat bedrijven veel meer moeten doen terwijl het beschikbare budget niet is meegegroeid. Ook kostenoptimalisatie heeft dus sterk aan belang gewonnen. Als growth marketeers zijn we niet noodzakelijkerwijs de allerbesten om een nieuw product in de markt te zetten, maar we helpen bedrijven wel om het bestaande klantentraject te optimaliseren voor eenzelfde Eric Rodriguez en JeanChristophe Cuvelier: de oprichters van Mad Kings. Een marketeer die bepaalde beslissingen neemt zonder daarbij meteen ook een designer of programmeur mee in het bad te trekken, dat werkt gewoonweg niet meer. budget. Dat doen we door de conversiegraad op te krikken. Vroeger had je bijvoorbeeld twee conversies op honderd bezoekers van je website, en om dat aantal te verdubbelen werd dan prompt ook het marketingbudget verdubbeld. Meer inzicht en een doorgedreven analyse van het volledige klantentraject kunnen volgens ons voor een beter rendement zorgen. Hoe leggen jullie dan precies de vinger op de wonde? Daarvoor zetten we maximaal in op data. Waarom resulteren 100 bezoekers op je site finaal maar in twee aankopen? Een doorgedreven analyse van de verschillende etappes in het volledige traject leert ons waar nu precies de grootste uitval is. Daarnaast experimenteren we ook met nieuwe concepten, die dus ook al heel snel getest worden. Hebben alle bedrijven sowieso ook al voldoende kwalitatieve data ter beschikking? Ik zie het ook als onze taak om bedrijven te overtuigen van de noodzaak om voldoende goede data te verzamelen en vervolgens ook de juiste analysetools te installeren. Daarom hebben we hier dan ook een aantal data-wetenschappers in dienst. De doorsnee digitale marketeer beschikt namelijk niet over de noodzakelijke technische expertise, en de doorsnee ontwikkelaar heeft dan weer weinig kaas gegeten van marketing. Daar zit wat mij betreft een stevig gat in de markt. ● Filip Michiels Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 29 D.R.
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Gids voor Brusselse start-ups Stel je voor: een superhandige gids met alle ins & outs van de beste co-workingadressen in Brussel. Dezelfde gids omvat ook een waslijst met contacten die je helpen om je zaak op te starten, met tips van experts en te vermijden valkuilen. Tenslotte maak je ook kennis met enkele succesverhalen van Brusselse start-ups. De gloednieuwe Startup Guide Brussels is de heilige graal voor jonge ondernemers in Brussel, samengebald in 200 pagina’s. Een echte must-have voor wie de sprong wil wagen en een eigen zaak uit de grond wil stampen. Wil je een exemplaar van de Startup Guide Brussels bemachtigen ? Kom ‘m als eerste ontdekken, tijdens de officiële presentatie op 31 maart ! Info & inschrijvingen : hub.brussels/nl/stg20 Grow Your Business De multinational van de toekomst is vooral ook micro Ze gaan door het leven als micro-multinationals: relatief kleine bedrijven die ondanks hun beperkte schaalgrootte met hun producten moeiteloos de hele wereld veroveren. Met dank aan nieuwe technologie, de beschikbaarheid van uiterst efficiënte communicatietechnologie én een zeer grote interne flexibiliteit. P olsbandjes, oordopjes, badges, drinkbekers, displays: je kan het zo gek niet bedenken of het rolt bij Orakel – een Kempische KMO met een zeventigtal medewerkers – van de band. In alle mogelijke kleuren, vormen en opdrukken, gepersonaliseerd tot in het extreme. Veel sterker nog: het bedrijf bestaat vandaag 24 jaar en exporteert al naar 98 landen. Een derde van hun personeel is ook aan de slag in het buitenland, in één van de acht buitenlandse kantoren die het bedrijf intussen al telt. Hun klanten? Events en festivals, maar net zo goed supermarkten, ziekenhuizen of openbare instellingen. Hun absolute succesnummer? De polsbandjes, die nog altijd goed zijn voor zowat vijftig procent van de omzet. “Het begon allemaal in onze keuken, met de import vanuit de VS van polsbandjes die onder meer gebruikt werden als toegangscontrole op allerlei evenementen,” vertelt Dirk Spooren, medeoprichter van Orakel. “Het internet stond toen echt nog in de kinderschoenen, en dus trokken we overal in Europa naar beurzen om daar Orakel is een perfecte illustratie van een trend die zich de voorbije jaren almaar sterker doorzette, waarbij ook relatief kleine KMO’s nieuwe markten aanboren in landen waar u en ik vaak amper al van gehoord hebben. nieuwe klanten te ontmoeten. We zaten met een klein en licht product en we waren actief in een bijzonder specifieke niche. Export was op dat moment dan ook het meest voor de hand liggende groeipad. Bovendien ging het ook om zeer goedkope producten. Dan heb je ook grote volumes nodig om voldoende marge te realiseren.” D.R. Sofie Hermans et Dirk Spooren (Orakel) Met dank aan de constante focus op innovatie, zo klinkt het. Orakel is een perfecte illustratie van een trend die zich de voorbije jaren almaar sterker doorzette, waarbij ook relatief kleine KMO’s nieuwe markten aanboren in landen waar u en ik vaak amper al van gehoord hebben. De wereldwijde doorbraak van de online-handel én de ongebreidelde groei van zeer efficiënte communicatiekanalen speelden daarin een sleutelrol. Tegelijk hebben die micro-multinationals ook een aantal troeven in vergelijking met veel grotere bedrijven die uiteraard net zo goed van de boomende online-handel en uiterst snelle communicatietechnologie kunnen meegenieten. Dankzij hun wereldwijde klantenkring zijn ze niet enkel snel mee met nieuwe markttrends, hun kleinere omvang laat hen ook toe om daar vanuit de eigen organisatie een stuk sneller en wendbaarder op in te spelen. Bovendien staan ze doorgaans ook veel dichter bij de eindklant dan veel grotere bedrijven, waardoor ze hun productenportfolio zeer doelgericht kunnen aanpassen. Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 31
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Grow Your Business Omdat ze minder managers en beslissingsniveaus dan hun grotere concurrenten hebben, kunnen ze sneller en creatiever uit de hoek komen om nieuwe trends toe te passen in hun eigen business. Moderne technologie Amper twee jaar na oprichting opende Orakel al een eerste buitenlands kantoor in Engeland. De volgende jaren zouden er stelselmatig bijkomen, tot zelfs in Miami en Kaapstad toe. Toch was het vooral de doorbraak van het internet die al snel voor nieuwe opportuniteiten zou zorgen. Al opende dat kanaal uiteraard ook de markt voor concurrenten uit alle hoeken van de wereld. “Toen wij met die polsbandjes de Engelse markt bestormden, kregen we op een lokale beurs zelfs nog een onderscheiding voor het meest innovatieve product. Een jaar later moesten we al opboksen tegen een viertal concurrenten,” blikt commercieel directeur Sofie Hermans terug. Het idee als zou een micro-multinational niet veel meer zijn dan een goed uitgebouwde online-winkel klopt helemaal niet. Maar het is wél zo dat een haast continue digitale innovatie als een rode draad doorheen onze groei en ontwikkeling loopt, in combinatie met een zeer persoonlijke dienstverlening.” In 2020 kan je producten zoals die van Orakel, die tot vandaag nog altijd in ons land geproduceerd worden, uiteraard overal vinden en bestellen. Hoe slaag je er dan toch in om als relatief kleine Belgische KMO in haast honderd landen een voet tussen de deur te krijgen? “Die eigen productie is zonder twijfel een belangrijke factor,” klinkt het. “Daardoor zijn we niet afhankelijk van een of andere producent in het verre Oosten en kunnen we bovendien ons gamma ook heel sterk personaliseren. Daarnaast hebben we er altijd over gewaakt om heel erg bereikbaar te blijven voor onze klanten, en daarin speelt moderne technologie natuurlijk een cruciale rol. Klanten kunnen ons bereiken via mail of telefoon, maar net zo goed via whatsapp of een speciaal chatkanaal. Zoiets schept vertrouwen, niet in het minst als klanten promotiemateriaal bestellen met een scherpe deadline in het achterhoofd. Last but not least proberen we heel erg goed naar onze klanten te luisteren: we innoveren echt op maat, en net daardoor onderscheiden we ons van concurrenten die uitsluitend standaardartikelen aanbieden.” Doorgedreven personalisatie Orakel zag ook al heel snel in dat, zelfs in tijden van webshops en boomende online-handel, strategisch 32 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 uitgekozen lokale kantoren nog altijd een grote meerwaarde kunnen bieden. Zo bedient het bedrijf vanuit het kantoor in Miami niet enkel de binnenlandse Amerikaanse markt, maar tegelijk ook de hele ZuidAmerikaanse markt. “Omgekeerd leren we soms ook dat een bepaalde markt zo eigen en specifiek is, bijvoorbeeld Japan, dat de meerwaarde van een eigen kantoor daar te klein is. In dat geval gaan we op zoek naar betrouwbare lokale verdelers die de markt als hun broekzak kennen,” geeft Sofie Hermans aan. “Zeker in onze beginjaren waren die kantoren levensbelangrijk voor onze groei, omdat ze vaak ook als een hub in een bepaald deel van de wereld fungeerden. Mochten we vandaag dezelfde business uit de grond stampen, dan zouden die kantoren misschien een minder doorslaggevende rol spelen. Fysieke contacten in een markt blijven hoe dan ook belangrijk om de vinger aan de pols te houden. Daarom ook zakken we jaarlijks toch nog af naar enkele grote beurzen wereldwijd.” Hamvraag in deze: hoe boks je als micro-multinationalop tegen nieuwe online-giganten zoals Ali Express of Amazon, die uiteraard een productgamma kunnen aanbieden dat duizenden malen groter is? En die, met dank aan hun schaalgrootte, wellicht ook nog een stuk lager kunnen gaan in prijs? Dirk Spooren: “Doorgedreven personalisatie maakt in ons geval echt wel het verschil. Wat niet betekent dat iedereen vandaag zomaar vanuit zijn huiskamer een online-shop kan openen en via het net dan moeiteloos elke uithoek van de wereld kan bedienen. 38 procent van onze orders komen binnen via onze online-winkel, maar zij vertegenwoordigen hooguit 15 procent van onze omzet. Dat gaat dan vooral om de nietgepersonaliseerde of kleinere bestellingen. Met andere woorden: we trekken via die webshop wel nieuwe klanten uit die via dat kanaal onze producten leren kennen en onze dienstverlening graag even uittesten. Maar als ze vervolgens grotere of gepersonaliseerde orders willen plaatsen, dan kloppen ze rechtstreeks bij ons aan. We kunnen niet zonder die online-winkel, maar je moet als bedrijf gewoonweg alle mogelijke paden bewandelen als je zo sterk export-gedreven bent. Het internet is veel meer dan een online-winkel: heel veel klanten vinden ons ook via alle mogelijke online-advertenties die we plaatsen, en zo hebben we onze markt ook enorm uitgebreid. Het idee als zou een micro-multinational niet veel meer zijn dan een goed uitgebouwde online-winkel klopt helemaal niet. Maar het is wél zo dat een haast continue digitale innovatie als een rode draad doorheen onze groei en ontwikkeling loopt, in combinatie met een zeer persoonlijke dienstverlening en een zeer sterke focus op innovatie.” ● Filip Michiels Grow Your Business Groene groeiers uit de hoofdstad De Europese Commissie kondigde eind 2019 een green deal aan, een ambitieuze groeistrategie die het continent tegen 2050 klimaatneutraal moet maken. Daarin zit onder meer een actieplan voor de circulaire economie. Wij gingen op bezoek bij twee Brusselse bedrijven die nog niet zo lang aan de circulaire weg timmeren: hoe levensvatbaar zijn hun businessmodellen vandaag? Julien Jacquet (Permafungi): “Geen enkel bedrijf kan vandaag nog vanuit een zuiver economische insteek werken” “ H ier oogsten we elke maand zowat 1 ton oesterzwammen.” We staan in een van de kelders van het reusachtige keldercomplex dat zich uitstrekt onder Thurn en Taxis, en rondom ons hangen overal grote zakken waaruit hier en daar oesterzwammen schuchter de kop opsteken. Julien Jacquet, mede-oprichter en bezieler van Permafungi, heeft ons net rondgeleid doorheen het ondergrondse labyrint. Hij toont ons nu vol trots het resultaat van een circulair project dat al in 2013 min of meer vorm kreeg. Permafungi laat zich nog het best omschrijven als een mix van circulaire stadslandbouw en sociale economie, en dat is niet meteen de meest evidente combinatie, erkent Jacquet. “Tot vorig jaar waren we hier met 12 mensen aan de slag, en ontvingen we ook een structurele subsidie. Vanaf dit jaar moeten we het zonder subsidies zien te rooien, en dus hebben we een aantal contracten voor specifieke projecten niet langer kunnen verlengen. 2020 wordt dus het jaar van de waarheid voor dit bedrijf , maar ik hoop dat mensen stilaan ook inzien dat geen enkel bedrijf vandaag nog vanuit een zuiver economische insteek kan werken. Wij leveren ook een ecologische en sociale meerwaarde, en dit laat zich natuurlijk niet zo vlot vertalen in klassiek economisch rendement. De hamvraag is dus: hoe valoriseren we die maatschappelijke meerwaarde? In de wetenschap dat wij hier de maatschappij ook geld besparen, bijvoorbeeld door mensen op te leiden voor de arbeidsmarkt die anders uit de boot dreigden te vallen, of door bepaalde afvalstromen recycleren.” Permafungi ontwikkelde in Brussel een model dat in theorie ook moeiteloos in andere steden zou kunnen worden nagevolgd. Jaarlijks verwijnt er in Brussel 15.000 ton koffiegruis in de vuilbak. Terwijl onderzoek aantoonde dat dit koffiegruis een ideale voedingsbodem is voor oesterzwammen. Bovendien zetten die zwammen dat koffiegruis vervolgens ook om in een ideale grondstof om meststoffen te produceren. “Met deze business gaven we ook werk aan laagopgeleide lokale jongeren,” legt Jacquet uit. “Onze fietskoeriers haalden de voorbije jaren dertig ton koffiegruis per jaar op in Brussel. Op basis daarvan produceren wij hier maandelijks een ton oesterzwammen en vijf ton natuurlijke meststoffen. Los daarvan hebben we hier intussen ook al flink wat geïnteresseerden uit andere steden opgeleid in deze productietechniek, en verkopen we ook kits die het mogelijk maken om thuis zelf oesterzwammen te kweken op basis van je eigen koffiegruis. We leveren dus op meerdere vlakken een meerwaarde, maar finaal worden we enkel afgerekend op ons harde economische rendement.” 1 Permafunghi haalde na een crowdfundingcampagne meer dan 25.000 euro op en is voorlopig gered. 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Grow Your Business Ongelijke wapens De ambitieuze groene plannen die Europa nu aankondigde, zullen Permafungi niet rechtstreeks helpen, vreest Jacquet, al begroet hij ze uiteraard wel. “Het kader volgt meestal pas achteraf, nadat een bepaald model bewezen heeft dat het werkt. Dat is de uitdaging die wij dit jaar voorgeschoteld krijgen. Ik zie mezelf niet bepaald als een irrationele groene idealist – ik heb notabene zelf een diploma handelsingenieur op zak – maar ik vind het wel jammer dat we met ongelijke wapens moeten strijden. Voor mij is het geen probleem dat je ook als groen bedrijf economisch rendabel moet zijn, maar laat ons de lat dan wel gelijk leggen voor iedereen. Willen we de groene economie echt een kans geven, dan moet je alle relevante parameters met elkaar vergelijken. En dan moet je voortaan dus zowel de negatieve als positieve impact van alle bedrijven meenemen in het verhaal. Wij hebben hier al aangetoond dat we met deze business meer recycleren dan we verbruiken. Waarom zou dat voortaan niet mee in rekening worden gebracht?” Aimilios Orfanos (Revolta): “De toegevoegde waarde van batterijen in de volledige energietransitie juist inschatten” R evolta zag pas vorig jaar het daglicht, en hoopt deels mee te kunnen surfen op de groeiende populariteit van de elektrische wagen. De startup biedt bedrijven een gerecycleerde bron voor energieopslag aan, in de vorm van gebruikte batterijen van elektrische auto’s. Daarnaast ontwikkelde het bedrijfje ook software om bedrijven vanop afstand te helpen hun energiegebruik en -opslag te optimaliseren. “Onze duurzame insteek is dus dubbel,” legt oprichter en ceo Aimilios Orfanos uit. “Enerzijds maken we gebruik van al eerder gebruikte batterijen, waardoor er op het einde van de rit zelfs geen sprake meer is van een minimale ecologische voetafdruk. Dit is lang niet het geval bij iemand die een nieuwe thuisbatterij zou aankopen en installeren in zijn bedrijf. Denk daarvoor maar aan de grondstoffen die in een batterij verwerkt zitten en aan de CO2-uitstoot die vrijkomt bij de productie van dergelijke nieuwe batterijen. Anderzijds stellen we onze klanten software ter beschikking waardoor ze telkens opnieuw ook zo efficiënt mogelijk gebruik kunnen maken van hun stroom, of die nu gewoon afkomstig is van het net dan wel van windenergie of zonnepanelen. Hierdoor kunnen ze hun energiekost stevig naar beneden halen. Iemand die vandaag een thuisbatterij in huis haalt, kan daarop pakweg stroom opslaan die afkomstig is van zonnepanelen, maar dit is lang niet altijd de meest efficiënte en goedkope oplossing. In de winter bijvoorbeeld zal er weinig of geen stroom worden opgeslagen, waardoor je batterij dan amper gebruikt wordt. Op andere momenten kan het gewoonweg ook voordeliger zijn om op zo’n batterij eerder 34 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 netstroom te gaan stockeren. Dankzij onze slimme software maken wij van je batterij ook een intelligente batterij.” Supermarktketens Het aantal afgedankte batterijen van elektrische auto’s is momenteel nog relatief beperkt – omdat die markt zelf ook nog niet zo sterk ontwikkeld is – maar Revolta stapte onlangs ook in het nieuw consortium Watt4Ever, waarvan onder meer ook Febelauto deel uitmaakt. Op die wijze moet het bedrijf uitgroeien tot een belangrijke partner in de recyclage van afgedankte batterijen van elektrische wagens in ons land. Bedrijven die met Revolta in zee gaan, betalen voor zo’n gerecycleerde batterij zowat 65 procent van de prijs van een volledig nieuwe batterij. De Brusselse startup sloot eind vorig jaar al een contract af met een van de grootste supermarktketens van het land, dat voor twee vestigingen een gerecycleerde batterij bestelde. “We zijn eigenlijk pas enkele maanden echt operationeel, en we merken dat er in tal van sectoren groeiende belangstelling bestaat voor onze innovatieve aanpak,” klinkt het. “Dit gaat van grootwarenhuizen over grote, vaak zeer energie-intensieve bedrijfssites tot bedrijven die al heel wat zonnepanelen hebben geïnstalleerd en het rendement daarvan willen verhogen.” © Getty De impact van de aangekondigde Europese Green Deal zal volgens Aimilios Orfanos nog moeten blijken. “De interesse voor dit soort innovatieve producten en diensten zit al enige tijd in de lift, dat staat vast. Nu wordt het vooral afwachten of de overheid op termijn ook verdere stappen zal zetten, bijvoorbeeld door de toegevoegde waarde van batterijen in de volledige energietransitie juist in te schatten en te vergoeden. Zonnepanelen werden jarenlang zwaar gesubisidieerd, zonder dat er daarbij echt rekening werd gehouden met de doorgaans grote schommelingen waar zonne-energie mee af te rekenen heeft. Thuisbatterijen of batterijen die bedrijven helpen om overtollige stroom op te slaan, zullen in de toekomst voor veel meer stabiliteit zorgen, ook als je afhankelijk bent van groene stroom. Die toegevoegde waarde zou op een of andere wijze ook financieel gecompenseerd moeten worden.” ● Filip Michiels ENERGIE Profi teer van de energiepremies om uw factuur te verminderen Zoals voor veel Brusselse ondernemingen is uw energiefactuur ongetwijfeld een aanzienlijke begrotingspost die u zou willen verminderen door uw installatie te wijzigen. Audit, isolatie of warmteproductie : wist u dat de energiepremies tot 50 % van het bedrag van uw investering kunnen dekken? Het globaal jaarlijks budget van 18 miljoen euro dat door de gewestelijke regering wordt voorzien, is in 2020 niet gewijzigd. Er werd bovendien een grote administratieve vereenvoudiging doorgevoerd, zowel voor de toekenningsvoorwaarden als bij de samenstelling van het dossier. Nog een goede reden om een premie aan te vragen! Een duwtje in de rug De energiepremies worden elk jaar door het Brussels Hoofdstedelijk Gewest aangeboden en bieden u de kans een groot deel van de kosten voor studies en werken voor energie-effi ciëntere gebouwen te betalen. De 13 premies zijn verdeeld in 3 categorieën (audits, isolatieventilatie en warmte) en dekken een breed gamma aan investeringen: van de isolatie van de daken, muren en de vloer over de installatie van een performante verwarmingsketel tot een warmtepomp of een zonneboiler. Een gemiddelde premie van 1 euro per uitgave van 5 euro voor werken Bij elke premie horen specifi eke technische voorwaarden. Afh ankelijk van het geval wordt het bedrag van de premie per m2 berekend (bv. isolatiemateriaal), in percentage van de factuur of op forfaitaire basis. Maar het niveau van de Brusselse premies is zeer hoog. Voor de isolatie van de buitenmuren loopt het bedrag op van 55 tot 75 € per m², en zelfs tot 85 € in het geval van natuurlijk isolatiemateriaal. Hoewel de meeste premies renovatiewerken van een gebouw van meer dan 10 jaar in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest betreff en, zijn sommige premies ook van toepassing op nieuwbouw. Aanvullende investeringssteun van het EnergiePack Worden uw geplande energie-effi ciëntiewerken niet gedekt door de energiepremies? Controleer dan of u kan gebruikmaken van de investeringssteun die is voorzien in het kader van de begeleidingstool van het EnergiePack, een aanvullende steunmaatregel die cumuleerbaar is met de energiepremies: www.packenergie.brussels ENERGIEPREMIES 2020 U vindt de energiepremies en de investeringssteun van het EnergiePack terug op de website van Leefmilieu Brussel in de rubriek Premies en stimuli voor de ondernemingen. Voor alle vragen kan u terecht bij : info@leefmilieu.brussels of 02/775 75 75
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Transitie Fotovoltaïsche energie: groenestroomcertificaten nu minder aantrekkelijk Het succes van de fotovoltaïsche energie is in Brussel, net als in Vlaanderen en Wallonië, op zich positief. Daardoor ontwikkelt zich een nieuwe economische sector waarmee de uitstoot van broeikasgassen enigszins daalt en bedrijven hun energiekosten kunnen stabiliseren of verlagen. Maar in Brussel zal de steun aan de sector begin juni aanzienlijk veranderen. markt, werden de coëfficiënten voor de berekening van het aantal toegekende groenestroomcertificaten herzien. Vanaf de lente ontvangt de begunstigde bijvoorbeeld voor een installatie met een vermogen tussen 50 en 100 kWp slechts 1,7 certificaat per geproduceerde MWh. En als het vermogen van de installatie meer dan 250 kWp bedraagt, daalt het tarief zelfs tot 1,4 certificaat per geproduceerde MWh. I n Brussel geniet de installatie van fotovoltaïsche panelen veel steun in de vorm van groenestroomcertificaten. Dit geldt zowel voor kleine huishoudelijke installaties als voor grotere, met een vermogen van meer dan 5 kilowattpiek (kWp). "Voor installaties met een vermogen van meer dan 5 kWp is het groenestroomcertificatensysteem ook van toepassing, met de mogelijkheid voor de eigenaars van de installatie (vaak bedrijven) om de elektriciteit door te verkopen die ze zelf niet hebben verbruikt," vertelt Adeline Moerenhout, communicatieadviseur bij Brugel. Voor elke geproduceerde kWh ontvangt de eigenaar van de installatie groenestroomcertificaten. Hij kan die vervolgens doorverkopen aan elektriciteitsleveranciers, die op die manier het niet-duurzame karakter van de door hen geproduceerde elektriciteit "compenseren". En zo verdienen de eigenaars van fotovoltaïsche installaties hun investering in fotovoltaïsche installaties sneller terug. Wegkwijnende certificaten In Brussel kunnen grote fotovoltaïsche installaties met een vermogen van meer dan 5 kWp nog tot het eerste kwartaal van 2020 2,4 groenestroomcertificaten ontvangen per geproduceerde MWh (3 groenestroomcertificaten per MWh voor installaties van minder dan 5 kWp). De lente brengt echter belangrijke veranderingen. Op advies van Brugel, de Brusselse regulator belast met het beheer van de verrichtingen met groenestroomcertificaten op de 36 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Uitstel tot begin juni Op basis van de aanbevelingen van Brugel heeft minister van Energie Alain Maron een nieuw decreet voorbereid dat minder gunstige voorwaarden zal inhouden voor nieuwe fotovoltaïsche installaties. Die zullen dus minder groenestroomcertificaten krijgen. De inwerkingtreding ervan was aanvankelijk gepland voor april, maar werd eerst uitgesteld tot mei en vervolgens tot 1 juni. Het is dus in ieder geval aanbevolen om de installaties die nu worden gemonteerd zo snel mogelijk te laten certificeren. Beci was dan ook in een vroeg stadium – en terecht – bezorgd over het plan om de coëfficiënten naar beneden te herzien. Beci vroeg dus dat bedrijven die al stappen hadden ondernomen (contract met een installateur, derde-investeerder, aanvragen voor certificering, aanvraag van een bouwvergunning indien nodig), de bevestiging zouden krijgen dat ze wel degelijk de voorwaarden van het gunstigste geldende regime zullen genieten. Het is immers meer dan wenselijk te kunnen rekenen op coëfficiënten die binnen een redelijke termijn een return on investment mogelijk maken. Deze bezorgdheid is gegrond. In Wallonië hebben we vastgesteld dat elke verandering in dit evenwicht nare gevolgen heeft: een kunstmatige versnelling van de installaties voordat het nieuwe regime van kracht wordt, een plotselinge vertraging achteraf, enz. ● Johan Debière en Vincent Delannoy Entreprendre Starter My Healthy Box: gezond, lokaal en biologisch My Healthy Box ging begin februari van start en biedt gezonde en smakelijke menu’s, naast coaching in voeding. Het bedrijf beoogt gezonde voeding die voor iedereen toegankelijk is. M HB Nutrition wil bekendheid verwerven met de naam van het product My Healthy Box. De oprichters Ahmad en Saleh Nasrallah creëren “een centrum voor diëtetiek en voor de productie van lunchpakketten die kunnen worden aangepast aan de smaak en voorkeuren van de consument. De klant kan zijn eigen gerecht samenstellen en zich desgewenst laten begeleiden door een gezondheidscoach. De klant wordt bovendien spontaan geïnformeerd van de voordelen en de herkomst van de ingrediënten die hij selecteert.” van de dagelijkse behoeften aan voeding dekken, met inbegrip van zetmeelrijke voedingsmiddelen, eiwitten, groenten en peulvruchten.” De klant heeft twee mogelijkheden: ofwel stelt hij zelf zijn lunch box samen via de website, al dan niet met de hulp van een coach, ofwel bestelt hij de lunch box van de dag, die door een voedingsdeskundige wordt samengesteld. Voor de productie van deze lunchpakketten beschikt het jonge bedrijf over een up-to-date installatie waarmee het tot duizend lunch boxen per dag kan produceren. Maar in de eerste fase – de activiteiten zijn pas in februari begonnen – zal My Healthy Box tussen 100 en 150 pakketten per dag produceren. Die zijn schappelijk geprijsd: 9,95 euro. Wat de verdeling betreft, varieert het tarief naargelang van het gebied waar u zich in Brussel bevindt. Het eerste gebied omvat Brussel-Stad, Molenbeek, Koekelberg, Berchem, Ganshoren en Jette. De rest van de Brusselse gemeenten alsook Wemmel en Zellik behoren tot het tweede gebied. De levering gebeurt met elektrische Ahmad (links) en Saleh Nasrallah zijn neven en de stichters van My Healthy Box De twee neven hadden niets met de voedingssector, behalve dan een belangstelling voor gezonde voeding. Ahmad genoot een opleiding als productie-ingenieur terwijl Saleh luchtvaarttechnicus is. Zijn profiel bleek wel waardevol bij het ontwerp van de productielijn van de gerechten. My Healthy Box is zich gaan vestigen in het stedelijke economische activiteitencentrum Be-Here in Laken, gelegen in het voormalige pand van Byrrh. Het bedrijfje voelt er zich echt thuis. “Wij bieden lunches aan die voor meer dan 90% biologisch zijn. Bij Be-Here vinden we onder hetzelfde dak fruit, groenten en ingrediënten van Terrabio, de koekjes van Mad Lab en de chocolade van Nao. Een korte of zelfs ultrakorte bevoorradingsketen! Wij willen een gepersonaliseerde combinatie van ingrediënten voorstellen waarmee we 80% fietsen. “Voorlopig leveren we alleen in het Brusselse Gewest”, zeggen de twee neven. “We kunnen natuurlijk ook verder gaan, afhankelijk van de vraag en de hoeveelheden. Ons aanbod richt zich echter vooral op een stedelijke bevolking die niet altijd de tijd of de mogelijkheid heeft om een gezonde en evenwichtige maaltijd te vinden in de buurt van het werk of thuis. We beogen eerst en vooral een lokaal aanbod voor bedrijven en instellingen. In dit stadium hebben al meer dan 30 belangstelling getoond. Daarnaast kunnen mensen ook hier bij Be-Here zeven dagen per week een lunchbox komen ophalen.” Op termijn overweegt My Healthy Box zijn lunchpakketten ook aan te bieden in Brusselse biowinkels, zodat zoveel mogelijk mensen evenwichtige en gezonde gerechten dicht bij huis vinden. ● Informatie: www.myhealthybox.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • www.beci.be/starter Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 37
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Opleven Barbara Trachte ontmoet reStarters Brussels Staatssecretaris Barbara Trachte kwam bij Beci kennismaken met het reStart programma en zijn deelnemers. Nu al drie jaar lang begeleidt reStart gefailleerde Brusselse ondernemers en helpt hen nieuwe energie en motivatie op te bouwen voor een nieuw beroepsproject. stopzetten om medische of familiale redenen. Anderen slaagden er niet in zich aan marktverschuivingen aan te passen, waren slecht voorbereid of waren gewoon het slachtoffer van gebeurtenissen. Allen ondergingen een fase van totale wanhoop en hebben alles op losse schroeven gezet. “ E en baby valt ongeveer 2000 keer voordat hij kan lopen. Waarom zou een gefailleerde ondernemer niet kunnen opleven en zijn pijnlijke maar leerrijke ervaring benutten in een nieuwe activiteit?” Dit is een van de hoofdthema’s van het in 2017 door Beci gecreëerde begeleidingsprogramma reStart. De deelnemers ontmoetten in januari de Staatssecretaris voor Economische Transitie Barbara Trachte en getuigden van de sociale, financiële en familiale gevolgen van een faillissement. Ze hadden het ook over hun nieuw gevoel van eigenwaarde en de wens om een nieuwe activiteit te lanceren dankzij de individuele en groepscoaching die ze vijf maanden lang hadden gevolgd. Oorzaken van een faillissement “Geen enkele cursus ondernemerschap in onze universiteiten bespreekt het faillissement of de preventie ervan. Waarom bestaat trouwens het begrip ‘mislukking’? Hebben we niet het recht ons te vergissen of tegenslag te ondergaan, met een faillissement als gevolg?” Een tiental voormalige ondernemers ontmoetten de Brusselse Staatssecretaris en vertelden hun tegenspoed. Sommigen stonden alleen aan het roer van hun EBVBA, anderen stelden meer dan 100 mensen tewerk. Sommigen hebben hun activiteiten moeten 38 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Burn-out en ziekte “Ik werkte 30 jaar alleen in mijn marcom-bureautje, dat het redelijk goed deed”, herinnert zich Nathalie. “Ik had een burnout omdat ik te hard werkte. Ik mocht niet stoppen omdat ik alleen aan het roer stond. Het was mijn enig inkomen en er was niemand om de zaak over te nemen. Ik ontwikkelde nadien een auto-immuunziekte en was daarna fysiek niet meer in staat om te werken. De neerwaartse spiraal begon omdat ik geen inkomen meer had. Ik weigerde failliet te gaan, kon het niet vermijden en heb toen alles verloren. Nog een geluk dat ik wat hulp kreeg van het ziekenfonds.” Maar aan de trauma ontsnapte ze niet. “Ik durfde niet meer naar buiten komen en was bang voor de oordelende blik van anderen. Ik reageerde niet meer wanneer de deurbel ging, uit vrees voor een gerechtsdeurwaarder.” In juni 2019 nam ze deel aan het reStart programma. “Ik had het al in februari willen doen, maar ik weende constant en weigerde volledig wat mij overkwam. Het was nog te vroeg. In juni werd ik opgenomen in een groep van negen vrouwen die al gauw de bijnaam ‘9e Compagnie’ kreeg. We spraken met elkaar en moedigden elkaar aan. Uiteindelijk zijn we gaan lachen om de deurwaarders. Dankzij deze ontmoetingen hebben we onze energie en gevoel van eigenwaarde teruggewonnen. Nu staan we als vastberaden bedrijfsleiders op de startblokken.” Vernieuwd vertrouwen Guillaume was 20 jaar lang traiteur. In zijn Brusselse bedrijf © Reporters Entreprendre Opleven werkte toen een dertigtal mensen. “De markt is veranderd. Ik heb getracht me aan te passen. Ik heb alle procedures doorlopen en heb gevochten voor mijn twee kinderen maar het faillissement bleek onvermijdelijk. Ik kreeg het bezoek van talloze gerechtsdeurwaarders, aan wie ik vertelde wat de RVA, de btw en andere belastingen voor zelfstandigen allemaal betekenen. Er ontstond wederzijdse sympathie. Via Facebook vernam ik het bestaan van het reStart programma en schreef me in. Ik begrijp niet waarom er geen langere wachtlijst is voor dit programma dat je een kans en hulpmiddelen biedt om op te leven. Ik had een partnerschap gesloten om een nieuwe activiteit op gang te brengen, maar uiteindelijk werk ik alleen verder omdat we niet goed met elkaar konden opschieten. Ik heb nu wel opnieuw voldoende zelfvertrouwen en wil blijven vechten.” Zakia runde al 20 jaar een bedrijf met haar man. Ze stelden een honderdtal arbeiders tewerk. “Van de ene dag op de andere hebben we een zeer grote klant verloren: het Europees Parlement. We hebben al onze energie en onze spaarcenten ingezet om de zaak te redden, maar konden het faillissement niet vermijden. Ik heb dit programma gecontacteerd voor mijn echtgenoot. Wegens zijn burn-out ben ik er uiteindelijk zelf naartoe gestapt. Ik heb daar mensen ontmoet met verbluffende vaardigheden en bevoegdheden en die nog engere situaties beleefden dan ik. En toch wilden ze opleven. In de groep was ik een uitzondering, als enige die nog getrouwd was. We zaten allemaal met schulden opgezadeld, maar dankzij de groepsdynamiek hebben we het vertrouwen teruggewonnen.” Individuele en collectieve begeleiding Het reStart programma bestaat uit individuele beroepsbegeleiding (met persoonlijkheidstesten en coaching), naast collectieve begeleiding (via gedachtewisselings- en ontwikkelingsgroepen en workshops). Het programma zet ons aan om de werkelijkheid van het faillissement welwillend te aanvaarden. We worden aangemoedigd om groeikansen te vinden in de werkelijkheid en om een nieuwe professionele realiteit te creëren waarmee we zullen opleven. “Je moet tegen een stootje kunnen, en zelfs een schok. Niet iedereen is hiertoe bereid”, zegt Olivier, die sinds 2005 een boekhandel had in de Europese wijk. “De zaak bevond zich op een steenworp van het metrostation Maalbeek. Ik heb in 2016 de boeken neergelegd. Pas enkele jaren later, toen de burn-out voorbij was en ik weer wat energie had, nam ik deel aan het programma. Wij onderzoeken de redenen van de mislukking. Dit helpt ons een nieuwe start te nemen. Met een andere deelneemster hebben we een vzw opgericht die opkomt voor kunstenaars en hun promotie verzekert (Artistic Booster Academy, ABA). Met z’n tweeën staan we sterker. Onze ervaringen hebben ons aangespoord om de risico’s zoveel mogelijk te beperken via het statuut van zelfstandige in bijberoep.” Eric Van den Bemden naast Staatssecretaris Barbara Trachte. Meerdere trauma’s “Het reStart programma ondersteunt en begeleidt Brusselse ondernemers na een faillissement, de liquidatie van hun onderneming of de sluiting van hun winkel”, vertelt Eric Vanden Bemden, de initiatiefnemer en coördinator van het programma. “Tot nu toe hebben we ongeveer 160 mannelijke en vrouwelijke ondernemers en zelfstandigen van alle leeftijden en achtergronden begeleid. Ook hebben we de publieke opinie bewust gemaakt via rondetafelgesprekken en voordrachten. En ten slotte hebben we ons gericht tot voorschrijvers als curatoren, spelers van de Ondernemingsrechtbank, de OCMW’s, Actiris enz. Binnen Beci hebben we synergieën ontwikkeld met het Starters programma, het Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden en de transmission.hub. Wij geloven dat ons programma vandaag rijp is om erkend te worden als een aanvullende speler in het Brusselse ecosysteem en om op te treden als coördinator van oplevende ondernemers en van de overgangscel tussen faillissement en professionele re-integratie.” Als groepscoördinator voegt Antoine Parmentier eraan toe: “In dit overgangsproces moeten de deelnemers leren leven met vijf trauma’s: professioneel, financieel, sociaal, familiaal en persoonlijk.” Een pilootproject? De Staatssecretaris luisterde aandachtig naar al deze getuigenissen en maakte veel aantekeningen. “De media hebben de mond vol van startups en hun successen. De tegenslag die sommige ondergaan en de manier waarop ondernemers opleven, komen echter maar zelden aan bod. Ik verbaas me dat dit begeleidingsprogramma alleen in Brussel bestaat, en niet in andere delen van het land. Ik ga dit aankaarten bij de collega’s van de groep die federaal of in Wallonië actief zijn. reStart zou als model kunnen dienen voor gelijkaardige projecten in andere steden, die de expertise van het Brusselse programma trouwens best zouden kunnen gebruiken.” ● Julien Semninckx Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 39 © Reporters
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Entreprendre Podcast Sebastian Dupont van Pizzeria NONA “Hier lopen we een marathon, geen sprint” Voor de eerste aflevering van de nieuwe Nederlandtalige podcastreeks Louiza 500 nodigden we Sebastian Dupont uit, zaakvoerder en bezieler van pizzeria Nona. Vertel eens Sebastian, wie ben je en waar kom je vandaan? Ik ben Sebastian Dupont en ben geboren in Kortrijk. Ik heb economie gestudeerd aan de KULeuven en heb vijftien jaar gewerkt in de financiële sector in Londen, waar ik nog latijd woon. Ik wist al van bij het begin dat die sector a young man’s game was, en wilde ook snel een eigen bedrijf starten. Ik viel op een concept dat pas opgang maakte in Londen: Casual Dining, het professioneel beheren van een restaurant. Maar tussen droom en daad staan wetten in de weg en praktische bezwaren… Hoe en wanneer maakte je de klik echt je zaak te starten? Ik ben vier jaar geleden naar Italië geweest en in Napels een pizza-opleiding gevolgd. Ik wilde de basis leren. En zo begint de bal aan het rollen. Eigenlijk zijn het verschillende ballen die aan het rollen gaan. Je moet denken over financiering, personeel, je moet een pand zoeken een interieur-vormgever. In het eerste jaar dat Nona concreet werd, in 2017, heb ik eigenlijk enkel gegeten, geslapen en gewerkt. Ik heb alle ballen tegelijk in de lucht moeten houden. En dan ontstaat NONA echt. Wanneer zijn jullie echt geopend? 21 juni 2017 . En wanneer stonden de rijen er? Vrij snel. Ik heb zelf in de zaal gewerkt, in de eerste paar maanden. En al midden augustus zat er een vrouw bij me aan de bar die heel wat vragen stelde. Ze bleek achteraf een journaliste te zijn die wilde weten waar de plotse populariteit vandaan kwam. Wat is het geheim van het succes denk je? Ik ben een outsider. Ik woon in Londen en ik reis veel, dus ik 40 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 ben wel op de hoogte van wat er elders leeft. Ik heb een gat in de markt gezien in België. Niet alleen op vlak van eten, maar ook op vlak van service. Er is hier al te vaak slechte service in winkels en restaurants. Iedereen mag bij ons starten, maar je moet wel erg vriendelijk zijn, in ons verhaal geloven en een geboren storyteller zijn. Ons personeel gelooft ook in ons verhaal. Lokale producten, geteelt en geserveerd door goede mensen. En dat zorgt, denk ik, voor een groot succes. Had je het succes verwacht? Neen. (lacht) Ik had vier businessmodellen geschreven. Een worst case, een break even, een goed en een zeer goed. En we zitten ver boven dat heel goede scenario. Het plotse succes verandert snel in een hype. Is dat een duurzame basis voor een concept? Eerlijk, dat houdt me ’s nachts soms wakker. Maar ik herinner er mezelf aan dat we hier een marathon lopen, geen sprint. We zijn pas een succes als we binnen tien jaar nog altijd zulke rijen mensen aantrekken. En dat zeg ik ook aan ons personeel. Het succes van het bedrijf is niet de wachtrij, maar de missie. To do good, dat is onze missie. Serveer goed eten, werk met goede mensen en doe goed voor de wereld. En zo wordt een hype een duurzaam merk. ● Tim Devriese Het volledige gesprek kunt u beluisteren in onze podcast Louiza 500: www.beci.be/nl/podcast Podcast inspiratie : Oostende, da’s Brussel aan zee. De koningin der badsteden trekt al jaren kunstenaars aan, zoals James Ensor of Marcel Proust. Radiozender Klara brengt een podcastreeks over de kunstenaars van Oostende, een stad die bij wijlen triestig oogt, maar tegelijk royaal haar mannetje staat. D.R. Community Het Beci nieuws in beeld De economische transitie verdiende op zijn minst een afterwork, mede door Beci en Irisphere georganiseerd in de "groene" incubator Greenbizz, in het bijzijn van Staatssecretaris Barbara Trachte. Barbara Trachte Benjamin Cadranel, gedelegeerd bestuurder van Citydev Aline Deschamps (Leefmilieu Brussel) en Grégoire Clerfayt (adviseur van Barbara Trachte) Désirée Simonetti (Haven van Brussel, in het midden), omringd door Diane Van Gils (bpost) en Marc Renson (Citydev). Van links naar rechts: Nicolas Paulus (Travie), Céline Bouton (Lita.co) en Olivier Breda (Dzerostudio). Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 41 Van links naar rechts: het EcoRes team, Cordelia Orfinger, Mathieu Depoorter en Julie Decaux, naast Quentin Walckiers (Saint-Gobain). © Reporters
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Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van Marjolaine Gailly Op haar 37e is Marjolaine Gailly een ware ‘sociaal onderneemster’. Zij beschouwt ondernemerschap als een kracht om goed te doen en de wereld te veranderen. Ze staat aan het hoofd van twee bedrijven: PeterLily in de human resources sector en de Brusselse coworking Manistal. In feite is ze altijd al betrokken geweest bij projecten die haar boeien. Deze doordachte levensgenieter verklapt enkele adresjes die de klemtoon leggen op gezond, lokaal en familiaal. De zondag brunch: afspraak in Chicago Café, in de Vlaanderenstraat. Een gezonde en lekkere brunch met in het huis bereide verrukkelijke taarten. Een speelhoekje voor de kinderen. Een gezellige, huiselijke sfeer. De keuze aan veganistische en vegetarische gerechten is een speciale vermelding waard. De kroeg: Origine, vlakbij het Jourdanplein. Een 4-gangen formule met slechts drie keuzes (op zich een goed teken). Inventieve, gewaagde en lekkere gerechten met daarbij een prima service en een uitstekende prijs-kwaliteitverhouding. Een muzikale bekoring: de Brussels Chopin Days. Jonge internationale artiesten interpreteren werken van Chopin aan de piano. Schitterende concerten, en toch eenvoudig en intiem. Afspraak in het Koninklijk Conservatorium. Niet duur: € 25. De groene uitstap: het Zoniënwoud, uiteraard. 5000 hectare groot en overal verborgen paden en mooie wandelingen, op een steenworp van Brussel. Je hebt een leven nodig om alle uithoeken ervan te ontdekken. Ik ga daar zo vaak mogelijk naartoe om mijn batterijen op te laden en over wat anders na te denken dan PeterLily en Manistal. Een snel hapje: Kamilou biedt in de Europese wijk smakelijke, gezonde en verantwoorde gerechten. Lekker ontbijten, een verscheidenheid aan zelf samen te stellen gerechten, een ruime keuze aan in het huis gemaakte quiches en lekkere sandwiches! Een gastenverblijf: La Maison Flagey, een karaktervolle pand gelegen in de rustige en aangename omgeving van de Net geprobeerd: Wolf, de eerste food market in de hoofdstad. Typisch Brussels: het beste, op één plek samengebracht, waar ontdekking en diversiteit hoogtij vieren! Een waar genoegen, want je kunt er een culinaire wereldreis maken zonder je stoel te verlaten. Italiaanse, Indiase, Belgische, Aziatische of Ethiopische keuken: voor elk wat wils! ● Elisa Brevet 42 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 vijvers van Elsene, op een steenworp van het dynamische Flageyplein. Eenvoudig en efficiënt opgevat: vijf kamers voor een intiem verblijf in een pracht van een Brussels Art Nouveau gebouw. De beste cocktails: La Pharmacie Anglaise (foto hierboven) en haar verfijnde en originele cocktails. De setting is helemaal te gek: precies een ander tijdperk, met bokalen vol geneeskrachtige kruiden, een borstbeeld van een arts en gedroogde hop die aan het plafond hangt. Zoiets is in Brussel totaal onverwacht! D.R. Community INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN Biofin BVBA, Louizalaan 179 - 1050 Brussel NACE : 46120 - Handelsbemiddeling in brandstoffen, ertsen, metalen en chemische producten, 46710 - Groothandel in vaste, vloeibare en gasvormige brandstoffen en aanverwante producten Afg. : Ludwig Bricout op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Laurie Pilo Baren & Masson VOF, Montagne du Godru 5 - 1300 Wavre NACE : 33110 - Reparatie van producten van metaal, 43221 - Loodgieterswerk, 43222 - Installatie van verwarming, klimaatregeling en ventilatie Afg. : Pascal Baren Baticrea CV, Materiaalstraat 20 bte 61 - 1070 Brussel Afg. : Alexandre Lefebvre Be Mobile Waiter BVBA, Alsembergsesteenweg 545 - 1180 Brussel Afg. : Daniel Costanzo Be The Change by TTD BVBA, De Broquevillelaan 134 - 1200 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Marie-Gabrielle Amadieu Bisc'oui! BVBA, Versailleslaan 50 - 1020 Brussel Afg. : Fanny Grouwels Candice Vanhacht NP, Baron de Castrostraat 78 - 1040 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 73110 - Reclamebureaus, 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g., Afg. : Candice Vanhacht Colson Donatienne NP, Rue de Grimohaye 63 - 1300 Limal NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 85592 - Beroepsopleiding Afg. : Donatienne Colson Cultures & Publics VZW, Mercelisstraat 81 - 1050 Brussel Afg. : Rosa-Anna Graceffa Da Ivonne Family, Koloniënstraat 11 - 1000 Brussel Afg. : Serge Atido Deli&Co Event Catering BVBA, GrootBijgaardenstraat 14 - 1082 Brussel Afg. : Ngabo Maurice Dujardin Bruno NP, Elyzeese Veldenstraat 18 bus 2 - 1050 Brussel NACE : 69202 - Boekhouders en boekhouders-fiscalisten -Afg. : Bruno Dujardin El Gharbi Souad (The Beauty Partner) NP, Waterloosesteenweg 672 - 1180 Brussel NACE : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment Afg. : Souad El Gharbi Eudys BVBA, Allée de Posty 6 - 1400 Nivelles NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 71121 - Ingenieurs en aanverwante technische adviseurs, exclusief landmeters Afg. : Michel Goës Alain Jonet NP, D'Orbaixlaan 19 - 1180 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g., Afg. : Alain Jonet Arkadia Translations BVBA, Barastraat 175 - 1070 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 74300 - Vertalers en tolken, 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren, Afg. : Valentina Micheli Axelle De Borger NP, Legrandlaan 86 - 1180 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 82300 - Organisatie van congressen en beurzen, 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Axelle De Borger Ayming Belgium BVBA, Edmond van Nieuwenhuyselaan 6 bte Alma - 1160 Brussel NACE : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten, 63110 - Gegevensverwerking, webhosting en aanverwante activiteiten, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus Exelius CVBA, Terkamerenstraat 22 D 9 - 1200 Brussel NACE : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Olivier Verschaeve Heisenberg Corporation BVBA, Dieudonné Lefèvrestraat 4 - 1020 Brussel NACE : 10392 - Verwerking en conservering van fruit, exclusief productie van diepgevroren fruit, 10712 - Ambachtelijke vervaardiging van brood en van vers, 10720 - Vervaardiging van beschuit en biscuit en van ander houdbaar banketbakkerswerk, Afg. : David Moriamé Intell NV, Kunstlaan 39-42 - 1040 Brussel NACE : 47620 - Detailhandel in kranten en kantoorbehoeften in gespecialiseerde winkels Afg. : Marc Filipson Invicemm BVBA, Bloemenstraat 1 bus b - 1380 Lasnes NACE : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Eric Van der Stichelen Rogier L & L Zakenkantoor BVBA, Eugène Plaskylaan 75 - 1030 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Filip Coolen La mariée NP, Versailleslaan 127 bte 18 - 1120 Brussel Afg. : Nahid Essafi Laure Fornier NP, Gustave Van Huynegemstraat 29 - 1090 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 74103 - Activiteiten van grafische designers, 74901 - Activiteiten van managers van artiesten, sportlui en overige bekende pesonaliteiten Afg. : Laure Fornier M&T Management BVBA, Brugmannlaan - 1060 Brussel NACE : 90012 - Beoefening van uitvoerende kunsten door artistieke ensembles, 90031 - Scheppende kunsten, m.u.v. ondersteunende diensten Afg. : Thibaut Nève Magic Event, Steylsstraat 110 - 1020 Brussel Afg. : Anissa Chairi Marie Pinte NP, Roetaertstraat 144 - 1180 Brussel NACE : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g., 85592 Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 43
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Community - Beroepsopleiding, 85599 - Overige vormen van onderwijs Afg. : Marie Pinte MicroFlavours BV, Koning Albertlaan 12 - 1082 Brussel NACE : 01130 - Teelt van groenten, meloenen en wortel- en knolgewassen, 01199 - Teelt van andere eenjarige gewassen, n.e.g, 01290 - Teelt van andere meerjarige gewassen Afg. : Dario Vunckx Miwell GVC, Louizalaan 65 - 1050 Ixelles NACE : 46450 - Groothandel in parfumerieën en cosmetica, 47750 - Detailhandel in cosmetica en toiletartikelen in gespecialiseerde winkels Afg. : Hanane Tahere MMG, Malibransrtaat 69 - 1050 Brussel Afg. : Soraya Rhlid Myriam Kamouh - Green Coach Nutrition NP, Toots Thielemansstraat 52/6 - 1190 Brussel Afg. : Myriam Kamouh Pascaline Dehon, Route de Genval 156 - 1380 Ohain Afg. : Pascaline Dehon Pricing Pact NV, Oude Vijversstraat 55 - 1190 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 73110 - Reclamebureaus, 74901 - Activiteiten van managers van artiesten, sportlui en overige bekende pesonaliteiten Afg. : Laurent David Hostyn Qscar, Vlierbeekberg 36 - 3090 Overijse Afg. : Cindy Jacob Retrival, Rue du Déversoir 1 C - 6010 Charleroi NACE : 38219 - Overige verwerking en verwijdering van ongevaarlijk afval, 49410 - Goederenvervoer over de weg, m.u.v. verhuisbedrijven Afg. : Thibaut Jacquet Second floor BVBA, Braziliëlaan 3 - 1000 Brussel NACE : 73110 - Reclamebureaus Afg. : OLIVIER BIALEK Speak Up, Jean Wellensstraat 37 - 1150 Brussel Afg. : Mélanie Hussel Subtils Services BVBA, Rue Arthur Warocqué (L.L) 91 - 7100 La Louvière NACE : 81210 - Algemene reiniging van gebouwen Afg. : Anna Rizzo The Catering by Julien & César BVBA, Rue des Grands Bureaux (RES) 7 - 7134 Binche NACE : 56210 - Catering Afg. : Cesar Desy The School Of Speech - Cum Unicate BVBA, Vanderaeylaan 139 - 1180 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 90029 - Overige ondersteunende activiteiten voor de uitvoerende kunsten Afg. : Gilles Wiernik Trianon Scientific Communication BVBA, de Broquevillelaan 240 - 1200 Brussel Afg. : Audrey NGOMSIK Turmes - di Cugno - Extendo Consulting VOF, Friulilaan 8 - 1140 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Arnaud Turmes We Tell Stories BVBA, Lambermontlaan 140 - 1030 Brussel NACE : 59113 - Productie van films, m.u.v. bioscoop- en televisiefilms, 59130 - Distributie van films en video- en televisieprogramma's, 63910 - Persagentschappen Afg. : Joan Roels INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN ABA Accor Actiris Agence du Numérique Agoria ARES Beer Mania Belgian Chambers BePark Bpost Brugel Leefmilieu Brussel Cake Chicago Café CitizenLab Citydev Claeys & Engels Colruyt Comeos Daoust Dassault Data.be Dats 24 Debailleul Deloitte Delta Airlines Digita 44 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 38-39 6-8 38-39 20 20 20 6-8 6-8 40 41 36 41 24-26 42 6-8 41 4-5 14 1 6-8 12-13 24-26 14 23 6-8 24-26 6-8 Dzerostudio Easi EcoRes Enterprise Europe Network EU-Japan Centre Febelauto Girleek GreenBizz Hackages Highbury Huawei IBS IICC – Internationale Kamer van Koophandel Innoviris Kamilou KBC KU Leuven Lexitech Lita.co Mad Kings Maison Flagey, La Manistal MHB Nutrition Netflix NN Nona 41 11 41 22 6-8 33-34 20 41 4-5 6-8 16-17 11 6-8 6-8 42 6-8 6-8 4-5 41 28-29 42 42 37 24-26 18-19 4-5 UNO-Women Orakel Origine Permafungi PeterLily Pharmacie Anglaise, La Haven van Brussel RAAL La Louvière Revolta Sabca Sabena Aerospace Saint-Gobain SFPI Sparkcentral Telenet T-Mobile Top Employers Institute Touring Club Travie ULB Universiteit van Luik UpCom Watt4Ever Western Union Wolf 20 31-32 42 33-34 42 42 41 11 33-34 12-13 12-13 41 12-13 24-26 6-8 24-26 6-8 6-8 41 1 14 22 33-34 24-26 42 Community JURIDISCHE BEMIDDELING ICT 12, 19 & 26.03 Atelier digital (1) 24.03 Soyez efficace sur LinkedIn (1) 2, 9, 16, 23 & 30.04 Atelier digital (1) 21.04 Soyez efficace sur LinkedIn (1) 7, 14, 21 & 28.05 Atelier digital (1) 19.05 Soyez efficace sur LinkedIn (1) 4, 11, 18 & 25.06 Atelier digital (1) ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? (1) 17.03 Remboursement de frais à vos travailleurs (1) 26.03 La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! (1) 02.04 Élections sociales 2020 : autour de la procédure électorale et du jour du vote (1) 23.04 Le trajet de réintégration en pratique dans le secteur public (1) 05.05 La prévention et la gestion des assuétudes : de quels outils dispose l’employeur public ? (1) 28.05 Missions et fonctionnement des organes sociaux (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Jusqu’au 26.06 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale à Bruxelles (1) ➜ bMediation +32 2 643 78 47 info@bmediation.eu STARTERS & RESTARTERS 16, 23 & 30.03 Lunch Starter 17.03 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 (1) 17.03 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels (1) 17.03 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (starters & pré-activité) (1) 6, 13, 20 & 27.04 Lunch Starter 21.04 Les composantes d’un branding fort (1) 21.04 Plan financier, remunération, rôle du comptable (1) 21.04 Sales DNA : développer votre talent (1) 1, 8, 15, 22 & 29.06 Lunch Starter ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be BEDRIJFSOVERDRACHT 26.03 Conferentie ‘Overnemers en Investeerders’ ➜ Salima Seouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be 11, 18 & 25.03 Beci Welcome Breakfast 12, 19 & 26.03 Beci Welcome Lunch 1, 8, 15 & 22.04 Beci Welcome Breakfast 2, 9, 16 & 23.04 Beci Welcome Lunch 15.04 Welcome apéro 6, 13, 20 & 27.05 Beci Welcome Breakfast 7, 14 & 28.05 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Conferentie ‘Overnemers en Investeerders’ Wilt u een onderneming overnemen? Kom dan naar de conferentie ‘Ondernemers en Investeerder’. We presenteren zeven overnamedossiers en drie starters, op zoek naar investeerders, komen hun projecten pitchen. Wanneer? Bij Beci Waar? Op 26 maart Info et inschrijvingen: Salima Seouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) (1) Enkel in het Frans Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 45

2020.02 Bruxelles Métropole


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Édito Beci : un avis précieux Fin janvier, Beci a contresigné la stratégie GO4Brussels 2030, aux cô bruxellois et des autres partenaires sociaux : un plan socio-économique qui doit accompagner la transition de l’économie régionale vers un modèle bas carbone, assurant à la f de la prospérité, de la durabilité et du bien-être collectif. Parmi les objec figurent notamment le soutien aux TPE et PME, la recherche et l’innovation, la transition numérique ou encore la mobilité : autant de thèmes cher La signature de l’acte a été précédée d’un long processus de consultation des par dans une démarche identique à celle déjà menée en 2014 par le gouv précédent – une volonté de concertation dont on ne peut que se réjouir prenante. Le droit de formuler des avis et de donner son conseil à l’autorité es des fonctions premières des chambres de commerce, que Beci exer constructive au nom de ses membres. En amont des décisions et des options qui sont prises par le gouv bruxellois, en amont des lois qui sont adoptées, il est capital puissions signaler l’impact de telle ou telle mesure envisagée sur sur l’attractivité de Bruxelles, sur le développement des entreprises. Le résultat final est parfois pleinement satisfaisant. Parfois, il ne l’est qu’à Parfois aussi, il ne l’est pas du tout. Dans tous les cas, le résultat est meilleur que si les employeurs n’avaient pas été consultés, ne fut-ce que pour mitiger les effets négatifs de certaines mesures. Quelques exemples dont Beci peut se réjouir ? Le déblocage de 30 millions d’aides promises aux entreprises ; les stimulants en matière d’économie circulaire ; les investissements dans les infrastructures de mobilité ; la politique d’open data ; la mise à l’agenda de la simplification administrative ; le lancement de projets de digitalisation ; des initiatives concertées sur des projets de mobilité ; le soutien aux initiatives d’entrepreneuriat féminin ; la priorité accordée aux métiers en pénurie ; des priorités de formation mieux en phase avec la réalité du marché. Autant de sujets sur lesquels nous sommes intervenus, en apportant notre connaissance du tissu entrepreneurial bruxellois – et des réalités de nos membres. Beci occupe un rôle de premier plan de représentation des entreprises e employeurs bruxellois. Nous nous félicitons que ce rôle soit reconnu e vigilants pour que les intérêts de ces employeurs et entrepreneurs pris en compte. Nous allons contribuer à la politique de ce gouvernement l’ajuster si nécessaire, mais pas sans écouter les petits et grands entr les indépendants et les professions libérales qui comptent sur Beci. Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 52 – Février 2020 Au mois de mars : Grow Your Business 4 6 7 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Amélie Alleman, Alexis Bley, Elisa Brevet, Giles Daoust, Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude, Tim Devriese, Sophie Le Clercq, Ophélie Legast, Vinciane Pigarella et Guy Van den Noortgate. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Idées 10 11 12 16 Beci online Podcast : Marc Filipson Digest Sophie Le Clercq Rédactrice en chef invitée : Pour ou contre une taxe CO2 aux frontières de l’UE ? Open Source Baromètre : la mobilité coince à nouveau Aux PME bruxelloises d'investir le digital International 18 Enregistrement des produits chimiques : êtes-vous concerné ? Urbanisme & Immo 20 22 25 26 28 30 31 Entreprendre 34 36 37 38 39 Sophie Le Clercq : Pour une ville partagée Raviver la nature des villes Manifeste de la faune citadine Une chasse ouverte aux automobilistes ? Bruxelles, élève modèle de l’occupation temporaire ? À l'aube d'une mutation des réseaux d'énergie Une densité à la mesure des métropoles Rebondir de l'échec vers le succès Transition : le (ré)éclairage Starter : Macaria Publications au Moniteur belge : la fin de la récréation Employeur : le CV vidéo est-il la lettre de motivation 3.0 ? Community 40 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 41 42 43 44 45 L’actualité Beci en photo Bruxelles, dans les pas de Catherine Bodson Petites histoires de grands entrepreneurs Demandes d'admission Agenda Index Récompenser vos collaborateurs avec des warrants Vous souhaitez récompenser un ou plusieurs de vos collaborateurs pour leurs efforts ? Pourquoi ne pas recourir aux warrants cette année ? Mais pour cela, il est important de choisir maintenant le partenaire idéal, qui pourra vous aider à implémenter un système performant afin de récompenser les collaborateurs qui le méritent et de les fidéliser à votre entreprise. Partena Professional vous soutient de A à Z pour l’implémentation et le suivi. En savoir plus ? Contactez-nous via innovation@partena.be ou plus d’infos sur partena-professional.be/warrants
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Podcast Marc Filipson : « Le changement, c’est la continuité » À l’occasion des 30 ans de la librairie Filigranes, son fondateur est l’invité d’un épisode à contre-courant du podcast Next Step. Avec lui, pas de reconversion ni de changements radicaux, mais une même ligne de conduite depuis quatre décennies. Celle d’un homme qui se dit « commerçant avant d’être libraire ». Si tous les Bruxellois connaissent la librairie Filigranes et son fondateur, peu connaissent le début de l’histoire… Comment l’aventure a-t-elle débuté ? J’ai fait des études d’enseignant. En parallèle, pour gagner ma vie, je travaillais comme étudiant à la librairie La Providence, rue de l’Industrie. Pour son malheur, le gérant a eu un AVC. Son épouse m’a demandé de le remplacer et quand il est décédé, je lui ai succédé. Je me suis donc installé dans ce petit magasin et, très vite, j’ai dessiné des nouveaux meubles en trois profondeurs : il fallait trouver une solution pour accueillir des livres. C’était une petite librairie à l’ancienne, je savais pertinemment où était le bouquin, en dessous de dix autres, que j’allais conseiller pour un client. La rue de l’Industrie se trouvait dans un quartier résidentiel, difficile d’y implanter un business… Énormément d’immeubles du quartier ont été donnés aux pères rédemptoristes. J’avais quelques petits accords avec eux : un jour, j’ai pu m’installer dans la maison voisine de la librairie. Comme je n’avais pas les moyens de percer les murs, je donnais les clés aux clients pour qu’ils puissent faire eux-mêmes leur choix. Je devais trouver des idées pour me faire connaître : j’ai été le premier à faire des pages pleines dans le magazine Pourquoi pas ?, l’ancien Vif-L’Express, où je mettais en avant des promotions. Comment es-tu parvenu à fidéliser une clientèle ? Dès le premier jour, j’ai installé une machine à café. J’offrais le café à mes clients et en fin de journée, j’offrais le porto. C’était un petit cadeau qui mettait un peu de convivialité. En 1988, j’ai été exproprié. Je me suis baladé dans le quartier ; un local était libre, avenue des Arts. Dans la presse, tu dis parfois que la librairie a marché car tu as fonctionné différemment des autres. Qu’est-ce que cela signifie ? Je me suis inspiré de mon oncle, marchand de chaussures, qui avait des vitrines en profondeur : la porte est ouverte, on regarde à gauche, à droite et très vite, on se retrouve dans le magasin. Par tous les temps, j’ai toujours travaillé porte ouverte. Je n’ai jamais été élitiste, je proposais de tout à mes clients. La seule collection que je n’avais pas était celle de Barbara Cartland, pour la simple raison qu’il y avait des centaines de titres et que ça prenait trop de place. Quand on me le demandait, je rebondissais en disant : ‘Je viens de vendre le dernier, mais j’ai autre chose à vous proposer’. Bien sûr il faut aimer ce qu’on vend, être passionné par le produit, mais il faut surtout aimer vendre. Quelles sont les techniques de vente infaillibles ? Le plaisir de partager et la convivialité de l’accueil ! C’est ce que j’essaye de faire passer à mon équipe. Il faut parler aux clients : partager à la fois ses lectures et son quotidien. ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : Les gens qui doutent : Un podcast 100 % belge, constitué d’une série d'entrevues de personnalités des médias, de la culture ou encore du stand-up, réalisées par l'humoriste et journaliste Fanny Ruwet. 6 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © gladdys.be News Communiquer en tant que CEO : un exercice périlleux ? Alors que les relations entre les entreprises et leurs parties prenantes sont toujours plus complexes et que la confiance dans les dirigeants est parfois mise à rude épreuve, le cabinet-conseil Whyte Corporate Affairs a publié une enquête consacrée au positionnement des dirigeants belges, à laquelle ont participé 55 CEO. dirige. Il en est l’incarnation première ; ses actions et prises de position seront interprétées quoi qu’il arrive. Bien gérée, la communication du dirigeant constitue un véritable atout et un levier puissant. Elle doit permettre des avancées pour l’organisation et un renforcement net de son positionnement auprès des parties prenantes qui l’entourent. Un dirigeant qui communique, sans pour autant être médiatiquement omniprésent et omniscient, est un dirigeant qui connaît bien l’univers dans lequel gravite son entreprise et ses enjeux. Communiquer efficacement ne revient donc pas simplement à parler de soi, mais à cibler les occasions d’échanges qui conduiront ses interlocuteurs à devenir le relais de ses propos. Une stratégie bien plus puissante. Info : www.whyte.be Quant à la réputation et au positionnement stratégique, 75 % de ces patrons considèrent comme une priorité absolue leur rôle en tant qu’ambassadeur de leur organisation. En matière de communication et de prise de parole, 67 % des interrogés se disent plutôt proactifs et 53 % disposent d’ailleurs d’une stratégie de positionnement. Toutefois, plus de la moitié ne mesurent pas leur réputation. Interrogés sur leur relation avec la presse, 58 % des interrogés sont conscients qu’on attend d’eux qu’ils prennent parfois position sur des sujets de société peu liés à leur organisation, ce qui peut les mettre mal à l’aise. Environ le même nombre se prépare soigneusement pour les communications externes, mais seulement 35 % trouvent ces rencontres avec la presse agréables ; elles sont plutôt vues comme une nécessité. En ce qui concerne la communication interne, 46 % des CEO belges disent lui consacrer plus de temps qu’à la communication externe. 35 % estiment que leur plus grand défi, en interne, est de faire comprendre la stratégie et la vision de l’entreprise, et selon un autre tiers, de susciter la confiance et l’engagement. À noter que seuls 15 % des CEO n’hésitent pas à communiquer sur leur vie privée, tandis que 56 % trouvent cela inutile voire déplacé. Enfin, sur le terrain des médias sociaux, 45 % seraient professionnellement assez actifs alors que 42 % n’en font pas une priorité. Parmi les actifs, 85 % le sont en tant que représentants de leur entreprise uniquement. Parmi les nonactifs, 31 % en reconnaissent l’importance mais manquent de temps et 24 % trouvent cela délicat, voire dangereux. Qu’il le veuille ou non, le dirigeant possède une responsabilité immense à l’égard de la réputation de l’entreprise qu’il Brussels Airport innove avec un réseau 5G privé Brussels Airport Company développe actuellement un réseau 5G ready, offrant une connectivité plus efficace, fiable et rapide que le wifi ou la 4G, en collaboration avec le Finlandais Nokia et l’opérateur belge Citymesh. Grâce à ce réseau, opérationnel d’ici fin mars, l’aéroport, qui sera l’un des premiers sites en Belgique à accueillir la technologie 5G, pourra améliorer son efficacité opérationnelle et soutenir d’autres innovations technologiques. « En étant l’un des premiers sites de Belgique et l’un des premiers aéroports européens à installer son propre réseau 5G ready, Brussels Airport confirme sa position de leader dans le domaine de l’innovation digitale. Outre la poursuite de l’optimisation des opérations à l’aéroport, nous serons également en mesure, grâce à la technologie 5G, d’accélérer l’innovation digitale ainsi que d’intégrer de manière unique des technologies du futur », déclare Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport Company. La capacité supérieure de la 5G lui offre la possibilité d’intégrer encore davantage de technologie comme l’internet des objets (IoT), des véhicules automatisés, des systèmes de surveillance mobile ou la technologie track & trace. Cela permet donc d’améliorer aussi bien l’efficacité opérationnelle que la fiabilité des systèmes de Brussels Airport. Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 7
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News « La valeur ajoutée de ce réseau 5G privé montre l’importance de ces bulles privées de connectivité. Cela crée un éventail d’applications qui ne pourraient exister avec le wifi et les réseaux publics. Avec leur partenariat, Citymesh et Brussels Airport repoussent les frontières et jouent un rôle de précurseurs pour d’autres secteurs en Belgique afin de créer un avantage concurrentiel grâce à la connectivité mobile privée », conclut Mitch De Geest, CEO de Citymesh. Info : www.brusselsairport.be Le consommateur belge peu enclin à partager ses données de paiement Aujourd’hui, la protection des données de paiement reste une préoccupation. À peine 20 % des consommateurs européens sont en effet prêts à les partager afin de bénéficier d’autres services. Et s’ils y consentent, ils ne font pas pour autant confiance aux entreprises de la fintech ni aux géants du web ; leur préférence va à leur propre banque. C’est ce que révèle une étude de Strategy&, l’entité de conseil stratégique de PwC. « Un “big bang” sur le marché financier belge n’est pas pour tout de suite, le consommateur peine encore à percevoir les nombreux avantages de l’open banking. L’aspiration à mettre ce système bancaire ouvert en place a pourtant déjà radicalement redessiné le paysage financier en Europe ; de plus en plus de banques se sont lancées dans la course à l’innovation numérique et nouent des partenariats avec des entreprises de la fintech ou actives dans le traitement de données », explique Fernand Dimidschstein, Partner chez Strategy&. Le consommateur belge ne croit pas non plus à une société sans cash, même s’il se montre ouvert aux paiements mobiles qui ne devraient cesser d’augmenter pour atteindre 68 %, selon les estimations. Néanmoins, 30 % des Belges se disent préoccupés par la protection des données lorsqu’ils en ont l’usage. « Les chiffres démontrent que c’est en sa propre banque que le consommateur a le plus confiance en matière de données personnelles. L’open banking ne pourra devenir réalité qu’à condition que les banques fassent des attentes de leurs clients leur priorité. Les banques peuvent faire la différence en recourant à la technologie pour rendre les paiements électroniques aussi simples et transparents que les transactions en liquide », conclut Fernand Dimidschstein. Info : www.pwc.be Orange Belgium lance le premier pôle de test 5G business en Belgique Orange Belgium a activé le premier pôle de test 5G pour entreprises en Belgique ; l’Orange Industry 4.0 Campus. En créant ce pôle d’innovation, la société pourra exploiter tout le potentiel de la technologie 5G sur des applications réelles, en collaboration avec des partenaires industriels. Stefan Slavnicu, Chief Technology Officer chez Orange Belgium : « Aujourd’hui, nous pouvons offrir la version la plus avancée de la 5G dans notre pôle de test, garantissant un très haut débit, une faible latence, une sécurité accrue pour les applications critiques et le network slicing pour les réseaux publics et privés. Nous utiliserons également des antennes de nouvelle génération pour augmenter considérablement la capacité et le débit des cellules. » Orange Belgium croit fermement au potentiel de la 5G en matière de développement de nouveaux services dont bénéficieront les citoyens et les entreprises. « Nous sommes très fiers d’ouvrir notre Orange Industry 4.0 Campus dans le port d’Anvers afin de tester des applications concrètes de la 5G, bénéficiant de tout le potentiel de la technologie. Celle-ci permettra d’améliorer la compétitivité des entreprises en offrant de la connectivité adaptée aux besoins spécifiques d’applications innovantes telles que la fabrication sans fil, l’automatisation en temps réel, les villes intelligentes, l’Internet of Things... », conclut Michaël Trabbia, CEO d’Orange Belgium. La réussite de ce projet nécessite toutefois une évolution du cadre législatif, réglementaire et administratif, ainsi que l’attribution du spectre radio aux opérateurs. Les investissements majeurs réalisés par les opérateurs permettront une connectivité optimale dans des secteurs qui sont essentiels pour tous les utilisateurs. Info : www.orange.be 8 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 News La VUB et l'ULB lancent des plans de diversité ambitieux avec le soutien d’Actiris En tant que grands employeurs à Bruxelles, les universités veulent jouer un rôle exemplaire en matière d'égalité. La rectrice de la VUB, Caroline Pauwels, et le recteur de l'ULB, Yvon Englert, ont dès lors officiellement présenté leurs plans de diversité à Bernard Clerfayt, ministre de l'emploi de Bruxelles, et à Cathy Van Remoortere, directrice du marché du travail et de l'inclusion chez Actiris. Caroline Pauwels et Yvon Englert, recteurs de la VUB et de l’ULB. Le « plan d'action égalité » de la VUB se concentre sur le sexe et l'ethnicité, l'âge, l'orientation, la philosophie de vie et la classe sociale. D'ici 2021, l'université souhaite entre autres accueillir une candidate sur trois pour des postes vacants, développer et sensibiliser à la diversité. Un code de conduite a été récemment élaboré et un nouveau site internet sur la diversité a été lancé. La VUB a également embauché un conseiller en égalité des ressources humaines, qui s'occupera des points d'action. L'ULB quant à elle, met l'accent sur la diversité durable et souhaite développer une politique « genre et diversité ». Elle souhaite détecter les lacunes, initier de nouveaux projets, consolider les actions existantes, mais aussi respecter et dépasser le cadre légal. Un inventaire des mesures existantes a été réalisé selon cinq thèmes : personnes handicapées, genre, identité sexuelle, âge et origine culturelle. Des actions seront alors mises en œuvre endéans les deux ans par un collaborateur recruté avec le soutien d’Actiris. Ces plans de diversité issus de l'enseignement supérieur sont une première pour Bruxelles et une étape importante vers une société plus inclusive. « Je suis heureuse qu'Actiris puisse partager son expertise avec l'ULB et la VUB. Nos consultants en diversité aident à l'élaboration d'une politique de recrutement inclusive et à la communication qui l'accompagne », conclut Cathy Van Remoortere. Info: www.vub.be ; www.ulb.be ; www.actiris.be Les voitures électriques sont rentabilisées après 5 ans De plus en plus de Belges envisagent de rouler à l'électrique. C'est ce qui ressort d'une étude indépendante menée par Mobly, une start-up visant à faciliter la mobilité. L'acquisition d'un véhicule électrique demeure cependant trop rare ; sur un parc automobile belge de près de 6 millions de voitures, seuls quelque 11.000 véhicules électriques roulent sur nos routes (0,18 %) et ce sont principalement des voitures de société. Le prix d’achat légèrement supérieur reste un problème, même si l’option électrique s’avère souvent la moins chère au bout du compte. L'assureur mobilité Mobly propose un module gratuit et pratique permettant de calculer le prix de revient total d'une voiture électrique, sur la base de sa durée de vie, et de le comparer avec celui d'un véhicule à carburant fossile. Les premiers résultats mettent en évidence la rentabilité de l'électrique à partir de 5 ans. Ces calculs tiennent compte des faibles coûts de consommation (carburant et entretien), mais aussi des avantages fiscaux et d'une valeur de revente plus élevée ; éléments souvent mal considérés. « Avec ce module de calcul, Mobly veut informer les conducteurs et les motiver à passer à l'électrique. Notre parc automobile doit être plus vert et le temps presse », explique Gerrit Nollet, CEO de Mobly. À partir de 2030, il ne sera plus permis d’entrer dans Bruxelles avec un véhicule diesel et dès 2035, ce sont même toutes les voitures roulant à l'essence ou au GPL qui seront interdites. 17 autres villes envisagent également la création d'une zone de basses émissions, ce qui aura bientôt un effet sur la valeur résiduelle des voitures à carburants traditionnels. Avec son module de calcul gratuit, Mobly veut encourager le choix de la mobilité intelligente et durable. Info: http://www.mobly.be Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 9
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Idées Pour ou contre une taxe CO2 aux frontières de l’UE ? Pour lutter contre les émissions de CO2 prônent le laissez-faire du marché, alors que , les uns d’autres plaident pour l'application d'une taxe aux frontières sur les produits importés de pays où l'on se soucie peu ou pas de l’empreinte carbone. Thierry Bréchet, professeur d’économie à la Louvain School of Management et chercheur au CORE (UCL). Rémy Prud’homme a enseigné l'économie à l'université de Paris XII et au MIT. L'économiste et philosophe britannique Ricardo estimait que l'ouverture des frontières était bénéfique à tout le monde. Dans le même temps, nous ne pouvons nous permettre d'importer de Chine l'acier produit dans des conditions écologiques ou humanitaires en-dessous de nos propres critères. Ces deux pays ont certes ratifié les accords de Paris et ils ont investi de manière significative (surtout la Chine) dans les énergies renouvelables ; ceci dit, en chiffres absolus, la Chine est le plus gros émetteur de CO2 au monde, tandis que l'Inde occupe la quatrième place du classement (juste derrière l'Europe...). En réalité, je suis en faveur d'une taxe CO2 appliquée à tous les produits manufacturés sur tous les marchés et, dans le même temps, en faveur du renforcement du marché ETS (ndlr : le système communautaire d’échange de quotas d’émission). Ce n'est pas de la rétorsion, mais une juste correction. L'ajustement du prix à la hausse me semble de nature à produire un choc psychologique susceptible d'amener le consommateur à changer radicalement ses habitudes. Il est urgent de procéder aux ajustements nécessaires car, si on ne le fait pas, d'ici 20 ou 30 ans, les risques écologiques et environnementaux seront encore plus importants. Rappelons ici que l'économiste anglais Jevons avait prédit la fin du charbon et avait attiré l'attention, dès 1884, sur le risque de disparition de l'Empire s'il ne prenait pas conscience du caractère fini de ses ressources en charbon. Il en va de même aujourd'hui pour toutes les énergies grises et pour la capacité de notre planète à encaisser des niveaux inédits d'émission de CO2. Si nous n'en tenons pas compte, nous courons à la catastrophe. Je suis contre une taxe CO2 aux frontières, car on ne peut pas faire payer aux produits brésiliens ou indiens un impôt dont seraient exonérés les produits européens. Et puis, qui peut sérieusement croire que les 27 pays européens vont se mettre d’accord sur un taux de taxe carbone unique ? Ensuite, une telle taxe serait en pratique très difficile à mettre en œuvre. On nous dit que son assiette serait le contenu carbone des produits importés. Très bien, mais qui peut nous dire le contenu carbone d’une chemise bangladeshie ou celui d’une batterie chinoise ? (...) Troisièmement, le discours protectionniste oublie que moins d’importations, c’est aussi moins d’exportations. Carbone ou pas, une taxe à l’importation est une taxe et elle entraînera inévitablement des mesures de rétorsion. Une telle taxe enfin aurait un impact quantitativement négligeable sur le stock de CO2 et sur le climat. Rappelons qu'une baisse d’une gigatonne des émissions de CO2 de l'Europe, à l'horizon 2050, engendrerait une variation de température de 0,0005°. Tel serait le gain climatique d’une taxe carbone européenne de 60 euros/tonne de CO2 . Tout ça pour ça ! Autre chose est évidemment de considérer le soutien à la recherche, dans le domaine du stockage de CO2 par exemple. ● Johan Debière 1 Dans sa Théorie de l'avantage comparatif 2 The coal question 10 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Getty Open Source L’Artiste et le Manager Le management est un art. Quels que soient la taille, l’âge ou le secteur d’une entreprise, la diriger relève souvent de la haute voltige ou du numéro d’équilibriste. Quoi qu’on en dise, il n’existe pas de méthode « one size fits all » pour diriger des êtres humains, qui sont tout sauf rationnels (et c’est très bien comme ça). Le management ne s’enseigne pas plus que l’art. Certes, il existe des écoles, des formations et des livres, qui donnent des bases, des techniques, des références… mais le métier de manager s’apprend par la pratique, tout comme l’art. Juge-t-on un Warhol, un Van Gogh ou un Pollock sur leur bon respect des « règles » ? Sur base d’un « cahier de charges » ? De « Key Performance Indicators » ? Non. Pas plus qu’on ne pourrait le faire avec un Musk, un Jobs ou un Gates. Tout comme l’artiste, le manager suit ses propres règles, et n’est jugé au finish que sur ses résultats. Tant l’artiste que le manager ont des « stakeholders ». Pour l’artiste, c’est le public, et dans une certaine mesure la critique. Pour le manager, ce sont les actionnaires (qui agissent à travers un conseil d’administration, une direction, une hiérarchie), et les équipes en-dessous de lui. Dans les deux cas, la réussite dépendra de la capacité à satisfaire ces « stakeholders ». Ce sont les résultats qui comptent. Si son œuvre n’intéresse personne, l’artiste a échoué (ce qui n’enlève aucun mérite aux artistes de « niche » : personne n’a dit qu’un succès devait être planétaire). S’il ne parvient pas à satisfaire ses « stakeholders », le manager est lui aussi en situation d’échec. Ses objectifs peuvent être multiples : croissance, rentabilité, culture d’entreprise, bien-être des équipes, objectifs sociétaux… La société d’aujourd’hui offre des matrices managériales bien plus complexes que dans les générations passées. Dans notre vie, et certainement pendant notre adolescence, nous avons tous eu l’occasion de rencontrer des personnes qui se donnaient une attitude d’artiste, mais qui ne l’étaient en rien. De la même manière, mais plutôt à l’âge adulte, nous rencontrons fréquemment des managers qui misent énormément sur leur attitude, mais n’assument pas vraiment leur rôle. L’habit ne fait pas le moine, pas plus que l’attirail de bobo ne fait l’artiste, ni l’ego surdimensionné le manager. Giles Daoust, CEO de Daoust et Title Media Il est indéniable que l’art et le management sont des métiers d’ego, mais celui-ci peut se révéler un ennemi de taille, de par sa capacité à nous rendre aveugles, et à nous fermer aux commentaires constructifs des autres, qui pourraient pourtant nous aider à progresser. Tant l’artiste que le manager, et certainement lorsqu’ils rencontrent un certain succès, ont tendance à « manger leur propre marketing », à se croire tout permis, voire invincibles. Et c’est souvent là que les ennuis commencent. La capacité à se remettre en question est donc essentielle, de sorte à se réinventer en permanence, au fil de l’évolution de la situation. Car notre monde change de plus en plus vite, et sanctionne cruellement ceux qui se reposent sur leurs lauriers. Quelle que soit la discipline (peinture, littérature, musique, cinéma…), une œuvre d’art se distingue d’un produit d’usine par sa capacité à nous surprendre, à nous émouvoir, à nous faire réfléchir. Encore un fameux parallèle avec le management : un bon management doit pouvoir provoquer autour de lui ces mêmes réactions émotionnelles et intellectuelles. En anglais, le mot « move » s’applique bien dans les deux cas : nous devons être « moved » (émus) par l’œuvre de l’artiste ; nous devons être « moved » (propulsés) par l’action du manager. Et ceci, quelle que soit la méthode, aussi peu orthodoxe soit-elle, qui sera utilisée. ● Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 11 D.R.
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Idées Baromètre : la mobilité coince à nouveau Quelles sont les préoccupations, les priorités, les attentes des entrepreneurs bruxellois ? Pour le savoir, Beci sonde deux fois par an ses membres et sympathisants. La dernière édition de notre baromètre1 indique un retour des inquiétudes liées à la mobilité. Vincent Delannoy et Emmanuel Robert 1. Politique : Clerfayt et Gatz, devant Vervoort Comment les entrepreneurs perçoivent-ils l’efficacité des ministres bruxellois ? Au jeu des cotations, le Ministre-Président Rudi Vervoort (2,24/5) est dépassé par Bernard Clerfayt, en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle (2,83) et par Sven Gatz, aux Finances (2,61). En déficit de popularité : Pascal Smet (Urbanisme et Commerce extérieur ; 1,90) et Elke Van den Brandt (Mobilité et Travaux publics ; 1,73). Mais sans doute est-il encore trop tôt dans cette législature pour en tirer des enseignements. Cotez de 1 à 5 l'efficacité des Ministres de la Région bruxelloise Bernard Clerfayt Sven Gatz Rudi Vervoort Barbara Trachte Pascal Smet Emploi, Formation professionnelle… Finances, Budget… Ministre-Président Nawal Ben Hamou Logement, Égalité des chances Alain Maron Elke Van den Brandt Mobilité, Travaux publics… 2,83 2,61 2,24 Transition économique, recherche scientifique 2,17 2,02 Transition climatique, Environnement, Énergie… 2,01 Urbanisme, Commerce extérieur… 1,90 1,73 2. Les acteurs régionaux Hub.brussels reste premier du classement, avec toutefois un capital confiance érodé par rapport au baromètre de juillet (2,99 contre 3,36). Même constat pour la lanterne rouge, Bruxelles Mobilité, qui passe de 2,53 à 1,82. Peu de différences sensibles séparent le deuxième (VDAB à 2,88) du sixième (Actiris, à 2,77). Hub.brussels (Impulse/Brussels Invest Export/Atrium) VDAB Finance.brussels (SRIB) Innoviris Citydev (SDRB) Actiris Bruxelles Formation STIB Bruxelles Environnement Bruxelles Mobilité 2,99 2,88 2,82 2,80 2,79 2,77 2,69 2,56 2,51 1,82 1 Enquête en ligne réalisée entre le 5 et le 23.12.2019 auprès des membres et sympathisants de Beci. 179 réponses. 12 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Idées 3. Des entrepreneurs prêts à investir ou recruter… La tendance de notre précédent baromètre se confirme : les entrepreneurs semblent assez confiants pour investir ou recruter : ils sont plus de 60 % à dire « oui ». Mais, sans que l’on constate une embellie conjoncturelle, peut-être faut-il voir dans ce chiffre le reflet d’une difficulté à recruter ? Si les patrons veulent embaucher, c’est peut-être qu’ils ne trouvent pas de candidats ? Une hypothèse à mettre en relation avec les défis RH (voir point 8). 4. …mais pas forcément à Bruxelles Moins réjouissant : les entrepreneurs bruxellois sont désormais 41 % à envisager une délocalisation partielle ou totale, surtout vers la Flandre (19 %). Si expansion il y a, elle se ferait donc vers la région voisine, perçue comme une meilleure terre d’opportunités. Peut-être une réaction aux incertitudes de la politique menée par l’actuel gouvernement bruxellois (en matière de politique économique, de mobilité, de fiscalité…). Envisagez-vous dans les 12 mois qui viennent de recruter ou d'investir ? 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% Jul.17 > Déc. 19 20% 30% 40% 50% 60% 70% 10% 0% Jul.17 > Déc. 19 Oui, dans la RBC Oui, en Wallonie 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Quels sont les 3 thèmes qui doivent être traités en priorité par le gouvernement bruxellois ? Oui, en Flandre Oui, hors de la Belgique Non Envisageriez-vous de déplacer une partie de vos activités ? Oui Non Je ne sais pas 5. Les priorités des entrepreneurs : mobilité, pression fiscale et propreté Mobilité Diminution de la fiscalité régionale et communale Propreté Simplification des procédures administratives Nov.16 > Déc.19 Sécurité Image de Bruxelles comme centre d'affaires Aide à l'investissement Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 13 Retour en force de la mobilité, qui revient dans 75 % des réponses contre 68 précédemment – peut-être en relation avec la question précédente. Durcissement du Cobrace et de la fiscalité sur les parkings d’entreprise, généralisation annoncée du 30 km/h, zone « basses émissions », polémiques sur la taxe kilométrique : autant de sujets qui peuvent interpeller les entrepreneurs. La diminution de la fiscalité régionale et communale reste à la deuxième place (32 %). La propreté ravit la troisième place à la simplification administrative, laquelle se maintient à 27 % des préoccupations.
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Idées 6. La mobilité, souci des entreprises Plus de 50 % des entrepreneurs admettent une « coresponsabilité » dans la mobilité domicile-travail. Mais concrètement ? Ils sont 84 % à se déclarer (« tout à fait », « probablement » ou « à certaines conditions ») ouverts à l’adaptation des horaires de travail. Plus de la moitié (51 %) seraient prêts à payer (5 à 8 €/trajet) pour un « train-bureau » si la SNCB proposait ce service. Des chiffres très proches de notre sondage précédent. Le covoiturage, quant à lui, reste dans le flou : il serait marginal (0 à 5 % des employés) dans une grande majorité d’entreprises (62 %), mais plus de 22 % des employeurs avouent ignorer dans quelle mesure leurs employés y ont recours. Tout à fait. Oui, à certaines conditions. Pour fluidifier le trafic êtes-vous prêt à adapter les horaires de travail de vos collaborateurs ? 7,26 % 8,38 % 9,50 % 22,60 % 34,64 % 38,42 % 25,42 % 40,22 % Si la SNCB met à disposition des voyageurs un espace de bureau roulant (5 à 8 euros par trajet), êtes-vous prêt à le payer à vos collaborateurs ? 13,56 % Probablement. Plutôt non. Non. Afin d'améliorer la mobilité dans et en dehors de Bruxelles, vous considérez la création d'une taxe kilométrique intelligente comme 10% 20% 30% 40% 50% Déc.17 > Déc.19 7. Des entreprises engagées dans la transition écologique L’environnement et la question climatique semblent de mieux en mieux intégrés dans les stratégies. Près d’un tiers des entreprises sondées (32 %) déclarent s’être adjoint un conseiller environnement (ou fonction équivalente). Une même proportion s’affirme engagée dans une action de réduction des gaz à effet de serre. 14 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Votre entreprise est-elle engagée dans une action de réduction des gaz à effet de serre ? OUI 32,4 % NON 67,6% Une idée intéressante Une idée inacceptable Je ne sais pas L’idée d’une taxe kilométrique reste très clivante : d’un sondage à l’autre, c’est le « pour » ou le « contre » qui l’emporte, mais dans des proportions qui restent très serrées. Pas de percée en vue. Idées 8. Les défis RH : multilinguisme, nouvelles technologies, rétention À quels défis les employeurs bruxellois sont-ils confrontés dans la gestion de leur personnel ? Le trio de tête est le même qu’en juillet et dans le même ordre : trouver des collaborateurs multilingues (23 % des sondés), des collaborateurs formés aux nouvelles technologies (17 %) – et retenir les talents (16 %). Suivent le package salarial (16 %) et la gestion de l’équilibre vie privée/travail (12 %). La gestion du changement, du « gap générationnel » ou de la diversité, à l’inverse, apparaissent dans moins de 5 % des réponses. Quels sont les trois défis majeurs de votre politique RH ? Trouver des collaborateurs multilingues Trouver des collaborateurs suffisamment formés aux nouvelles technologies Garder nos collaborateurs Proposer un package salarial suffisamment attractif Satisfaire les aspirations à la conciliation vie privée/professionnelle Gérer les déplacements des collaborateurs Trouver des candidats qui sont disposés à venir travailler à Bruxelles 5% 10% 15% 20% 25% Êtes-vous disposé à augmenter la part du télétravail dans votre organisation ? Peut-être Oui Non Réponse à certaines de ces préoccupations, le télétravail s’impose comme une pratique courante : 65 % de nos sondés affirment qu’il représente 5 à 15 % – et plus ! – des prestations de leur personnel. Près de la moitié des employeurs se disent d’ailleurs prêts à augmenter la part du télétravail. 4% 18% Oui, sur quels objectifs de diversité se focalise votre plan ? 52% ■ Genre ■ Âge ■ Origine ■ Handicap ■ Plusieurs ■ Autre 18% 6% 2% Plus d’un tiers des employeurs affirment disposer d’un « plan diversité » ou équivalent. Interrogés sur son contenu, ils disent privilégier une combinaison d’objectifs (52 %). La diversité de genre et d’origine (18 % pour chacune de ces deux propositions) s’inscrivent parmi les priorités spécifiques, au contraire de l’âge (2 %). Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 15
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Idées Aux PME bruxelloises d'investir le digital Google s'est lié fin 2015 à Beci pour connecter les entreprises bruxelloises au monde digital. La formation Digital Marketer est ouverte aux différents collaborateurs au sein des PME, mais aussi à des jeunes en recherche d'emploi qui sont mis en relation avec des employeurs. Olivier Willocx (Beci, à gauche) et Thierry Geerts (Google Benelux) T hierry Geerts, directeur de Google Benelux, espère voir Bruxelles devenir la capitale de Digitalis, nom qu'il a donné au pays des connectés présenté en 2018 dans son livre éponyme. Une telle ambition exhorte les entrepreneurs bruxellois à prendre les devants, en développant par exemple les livraisons de proximité pour les petits commerces ou en proposant des sorties cinéma en ligne après celles en salle. Dialogue croisé avec Olivier Willocx, CEO de Beci. Pourquoi avoir choisi en Belgique de tourner vos formations vers les entreprises ? Thierry Geerts : « On vit aujourd'hui à Digitalis, un nouveau pays de 4 milliards d'habitants connectés par internet. Ce concept rappelle à quel point notre monde a changé. On peut communiquer par mail avec des gens à Singapour, acheter des produits en Chine ou discuter avec ses amis d'enfance dans un Whatsapp. Côté business, on a 4 milliards de clients à un clic. Toutes les entreprises, même petites, sont au centre du monde et peuvent, de n'importe où, vendre n'importe quoi à n'importe qui. Mais, autant les Belges sont hyperconnectés, autant les entreprises belges ne le sont pas du tout. En Belgique, 70 % du commerce sur internet se fait à l'étranger. Même pour des BD belges, il faut les commander en France. Les entreprises belges dépensent toujours en moyenne 79 % de leur budget marketing en médias traditionnels et 21 % en digital. Aux PaysBas, c'est 65 % en digital et 35 % en traditionnel. Il y a 40 % de gain d'efficacité à faire en marketing : avec le marketing digital, vous avez non seulement l’audience traditionnelle, 16 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 mais vous savez précisément combien de gens ont vu votre publicité, pendant combien de temps, et vous disposez de données pour comprendre qui sont vos clients. 76 % des sociétés belges qui ont fait faillite en 2016 n'avaient pas de site web. Aujourd’hui, il ne suffit plus d'avoir un site, il faut aussi être présent sur le mobile et, dans deux ou trois ans, les sociétés qui n'utilisent pas l’intelligence artificielle risqueront davantage de faire faillite. » Comment appréhender cette réticence à se connecter ? Olivier Willocx : « Comparativement au marché français, le marché belge est très petit et fragmenté linguistiquement. Si se connecter est moins une évidence, il n’y a pas non plus de réticence. Il y a même un intérêt, mais vient très vite la question du ‘comment’. Beaucoup ont confié leur site web à un jeune qui passait par là et sont déçus des résultats. Il ne suffit pas d'être présent sur le net. Il faut savoir pourquoi, comment et aligner toute son organisation derrière. Ce débat est stratégique. Beaucoup confondent Facebook, Instagram & co avec la digitalisation, mais la présence sur les réseaux sociaux ne devrait représenter que 2,5 % de la stratégie. La maîtrise de la digitalisation doit être gardée au sein de l'entreprise, mais cela ne signifie pas qu'il ne faut plus faire appel à la consultance. Déléguer des choses ne veut pas dire s’en débarrasser. Cela doit être dans l'ADN de l'entreprise parce que, si le patron considère que ce n'est pas son problème, sa boîte est morte. Un gros opérateur belge s'est fait voler ses parts de marché par Zalando. Ce n'est pas non plus parce qu'une entreprise a une activité de proximité qu'elle peut se dire que le digital ne la concerne pas. Je me rappelle d'un magasin où les responsables se plaignaient de ne plus avoir de clients. Je regarde sur Google My Business – un outil gratuit qu'ils © Reporters Idées ne connaissaient pas – et ils avaient des avis assassins, contrairement à leurs trois concurrents directs situés à moins de 30 mètres ! » T.G. : « Il y a encore des entreprises qui pensent que ce n’est pas nécessaire, et puis il y a le ‘mal faire’. Ce n’est pas simple. C’est même relativement compliqué. En digital, la variance est plus grande. Le risque est surtout de ne pas être attentif. Si un concurrent ouvre une succursale en face, tout le monde est sur le pied de guerre. On fait de la promotion, on surveille les prix... Si c'est un webshop qui ouvre, rien ne se passe. J'étais au CA d'une grosse PME, où on me disait faire du digital et avoir un conseiller, mais 5 % du temps seulement a été consacré au digital et 50 % à l'inventaire ! Peter Hinssen, le gourou flamand du digital, dit qu'il faut penser au ‘day after tomorrow’. Au lieu de s'occuper d'aujourd'hui, ou pire, des misères du passé, il faut penser à ce qui va se passer demain, et pas seulement dans un budget. Aujourd'hui, on délègue le futur à l'un ou l'autre collaborateur, voire à un consultant. En digital, la consultance doit servir à augmenter le savoir des entreprises. Pour avoir la maîtrise de la chose, il faut en développer une certaine compréhension. » Est-ce que vos formations peuvent suffire à impulser ce changement de perspective ? T.G. : « On a fait 5 millions de formations en Europe et près de 90.000 en Belgique. On s'est par exemple focalisés sur les jeunes en Espagne, parce qu'ils souffrent d'un taux de chômage élevé, et sur es PME en Belgique, parce qu'elles ne captent pas le potenAutant les Belges sont hyperconnectés, autant les entreprises belges ne le sont pas du tout. Thierry Geerts tiel. On forme des chefs d'entreprise, des responsables marketing ou des directeurs informatiques, et on essaie de changer leur façon de regarder le monde digital. Mais cela devrait commencer dès l’école primaire. Si en Belgique il y a plein d'initiatives mises en œuvre par des enseignants, des ASBL ou des parents motivés, il n'y a rien dans les programmes. On apprend aux enfants à traverser la rue, mais on a construit l'autoroute de l'information à côté et on ne leur explique pas comment l'emprunter. » O.W. : « On vit une transforma tion de l'économie. Il faudrait former 600.000 personnes à Bruxelles en dix ans. Aujourd'hui, je consulte tous les différents acteurs, publics comme privés, pour voir comment faire. La grande difficulté : c'est la première transition qui n'est pas concrète, pas liée à une machine. Avec le digital, on s'est détachés de l'ordinateur. Il ne suffit pas d'être présent sur le net. Il faut savoir pourquoi, comment et aligner toute son organisation derrière. Ce débat est stratégique. Olivier Willocx La question est de savoir comment penser. Avoir du data ne sert à rien, c'est capter le trafic qui est intéressant. La possession n'est plus grand chose. On enseigne toujours aux étudiants les modèles théoriques de l'offre et de la demande. Il n'est pas dérangeant de passer une heure dessus car, pour comprendre les nouveaux modèles, il faut commencer par les plus simples. Aujourd'hui, il y a bien équilibre sur des marchés, mais à des secondes déterminées en fonction des adresses IP et de la politique de prix des concurrents. On a besoin de gens capables de comprendre ces modèles compliqués. Des universités s'adaptent, d'autres pas. » Si la Belgique est en retard, pourquoi croire que Bruxelles a les capacités pour devenir la capitale de Digitalis ? T.G. : « Faire des petits pas est plus compliqué que d'avoir une grande ambition. C'est ce que Kennedy a fait dans les années 60 en décidant d'aller sur la Lune. Si on dit en Belgique, comme l'a fait le précédent gouvernement, qu’on va gagner deux places dans le ranking digital des pays, on en perdra deux. En disant ‘On va faire l'Expo IA Bruxelles 2020’, on inspire tout le monde, pas seulement les politiciens qui auront des objectifs ambitieux, mais aussi les universités et les entreprises. L'ULB et la VUB sont au top au niveau mondial et on a beaucoup de laboratoires d'IA à Bruxelles. » O.W. : « Les Belges sont très modestes, mais on a énormément de contacts extérieurs. On n’a nulle part ailleurs dans le monde autant de compétences linguistiques et de gens aussi formés. » ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 17 © Reporters © Reporters
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Enterprise Europe Network Enregistrement des produits chimiques : êtes-vous concerné ? Les produits chimiques sont partout, depuis les procédés industriels jusque dans notre vie quotidienne. Pour contrôler ces substances, l’UE s’est dotée voici une douzaine d’années d’un règlement intégré : Reach. Un règlement qui reste mal connu, bien qu’il concerne un très grand nombre d’entreprises, du fabricant jusqu’au distributeur et à l’utilisateur. Quels sont votre rôle et vos obligations dans cette chaîne ? R each est l'acronyme de ‘Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals’ (enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des substances chimiques). Entré en vigueur en 2007, Reach offre un cadre légal intégré pour la commercialisation des produits chimiques dans tout l’Espace Economique Européen (UE, Norvège, Islande et Liechtenstein). Son objectif est à la fois de protéger la santé humaine et l’environnement, tout en maintenant la compétitivité et en renforçant l’esprit d’innovation des entreprises européennes. Le règlement s’applique en principe à toutes les substances chimiques : celles utilisées dans l’industrie, mais aussi celles que nous rencontrons au quotidien, par exemple dans les peintures, les produits de nettoyage, jusqu’aux substances transformées dans les vêtements, les plastiques ou encore les appareils électriques. Au total, 30.000 substances environ sont concernées. Reach a donc une incidence sur la plupart des entreprises, où qu’elles se trouvent dans la chaîne de valeur de ces produits. Avant toute commercialisation, il leur incombe d’identifier et de gérer les risques liés aux produits chimiques qu’elles fabriquent, utilisent ou distribuent. Concrètement, elles doivent déterminer les conditions dans lesquelles ces produits peuvent être utilisés en toute sécurité – et communiquer les mesures de gestion des risques aux utilisateurs. À défaut, l’autorité peut restreindre, voire interdire l’utilisation des produits. À plus long terme, l’objectif est de trouver des alternatives aux substances les plus dangereuses. Les obligations des entreprises varient selon leur position dans la chaîne : • Le fabricant, qu’il produise des substances chimiques à son propre usage ou à l’usage de tiers (y compris pour l’export), a l’obligation d’enregistrer toute substance relevant du champ d’application de Reach, fabriquée dans une quantité de plus d’une tonne par an. Cet enregistrement se fait auprès de l’Echa (l'Agence européenne des produits chimiques), qui évalue la conformité du produit, les risques liés, et qui estime dans quelle mesure ces risques peuvent être maîtrisés. Ensuite, les États membres de l’UE peuvent à leur tour évaluer certaines substances en termes de santé humaine ou d’environnement. • L’importateur est celui qui importe une substance (telle quelle, dans un mélange ou contenue dans un article) d’un pays extérieur à l’EEE. Lui aussi doit faire enregistrer les substances importées en quantités supérieures à une tonne par an. • Le distributeur est celui qui achète une substance (telle quelle, en mélange ou dans un article) dans un pays de l’EEE et qui n’effectue que des opérations de stockage et de mise sur le marché. Il ne doit pas faire enregistrer la substance (le fabricant ou l’importateur l’a déjà fait), mais a l’obligation de fournir les informations utiles aux autres acteurs de la chaîne, en amont comme en aval. • L’utilisateur en aval, acheteur d’une substance, peut lui aussi être concerné par certaines obligations d’information. Pour en savoir plus : Le navigateur de l’Echa vous aide à déterminer les substances concernées, ainsi que votre rôle et vos obligations au titre de Reach, ou toute exemption qui pourrait s'appliquer à votre entreprise. Voir www.echa.europa.eu. Il existe également un helpdesk au Ministère de l’Economie. ● Emmanuel Robert 18 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Getty Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Pour une ville partagée Urbanisme & Immo P as un jour ou une semaine sans que revienne le sujet, passionnant il est vrai, de la ville d’aujourd’hui et de demain. Creuset de toutes les expériences, lieu clos et ouvert à la fois, la ville, sans cesse en devenir, est le nouvel enjeu de toutes les problématiques. Son développement est intimement lié aux visions de ceux qui la gouvernent et soumis dès lors aux effets pendulaires des changements politiques, ce qui, hélas, n’est pas souvent le gage d’une évolution harmonieuse et suffisamment longue pour permettre des réalisations à large spectre. En même temps, la planification sur le long terme est démunie face à l’accélération de l’évolution des pratiques urbaines. Aujourd’hui, on ne peut envisager son avenir sans s'interroger sur le maintien de la biodiversité et le partage des communs – les espaces publics mais aussi simplement l’air, la lumière, le bruit et son corollaire le silence, le patrimoine –, biens appartenant à tous. Le futur de la ville ne pourra faire l’économie des réponses appropriées à la crise que nous traversons en termes de mobilité, de biodiversité, mais aussi d’habitabilité et d’accès au logement pour tous. Sophie Le Clercq préside depuis plus de 20 ans la société de construction CIT Blaton, fondée par son grand-père Émile Blaton. Parallèlement, elle se partage entre la direction de sa propre société immobilière, JCX, et l’exploitation des Davids, un domaine en polyculture bio, dans le Luberon, qui accueille aussi des hôtes. Sophie Le Clercq est la rédactrice en chef invitée de notre magazine Bruxelles Métropole pour un dossier « Urbanisme » qu’elle a souhaité placer sous le signe des relations ville-nature. Elle est également l’invitée d’un épisode de notre podcast Métropole, à écouter sur www.beci.be/podcast. 20 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Poser ces questions, c’est aussi se heurter à toutes les bienveillantes contradictions qui font la ville d’aujourd’hui, et plus largement à la problématique générale du bien agir dans ce contexte d’urgence climatique. Chercher une solution, c’est tirer sur un fil d’une pelote tellement emmêlée qu’il est difficile d’encore oser affirmer l’avoir trouvé. Les messages sont si contradictoires qu’il est difficile de ne pas céder à Urbanisme & Immo un sentiment d’impuissance : il faut créer des logements pour tous mais ne pas densifier, il faut diminuer la vitesse des voitures mais permettre aux transports publics de conserver leur vitesse commerciale, construire des pistes cyclables mais sans prendre sur l’espace des voitures, renforcer le passif dans les logements mais ne plus démolir, isoler mais sans intervenir sur les façades à rue existantes, anticiper le réchauffement en plantant des arbres mais ne planter que des espèces indigènes, qui ne seront pas forcément adaptées à ce même réchauffement, végétaliser et débitumiser mais sans prendre à nouveau sur les espaces des voitures… de chaleur urbain. L’air y est devenu parfois irrespirable, et que dire de la qualité du silence… Restauration écologique Dans son excellent essai « Le nouvel urbanisme parisien », Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris, présente sa vision de la restauration écologique appliquée à l’urbanisme. La restauration écologique est une On ne peut envisager l’avenir de la ville sans s'interroger sur le maintien de la biodiversité et le partage des communs – les espaces publics mais aussi simplement l’air, la lumière, le bruit et son corollaire le silence, le patrimoine –, biens appartenant à tous. La ville n’a pas été épargnée par l’usage outrancier que nous avons faits de nos ressources. Son sol est engorgé de tunnels, égouts, canalisations, tuyaux en tous genres. On a tant enfoui dans le désordre qu’aujourd’hui cet enchevêtrement souterrain a supprimé les poches de pleine terre, rendant difficile cet autre besoin impératif : la verdurisation des villes. L’eau n’y pénètre plus tant sa surface est devenue imperméable, affectant ainsi la biodiversité, favorisant le risque d’inondation et contribuant à l’îlot action intentionnelle, au-delà de la seule et simple protection, élaborée pour les espaces naturels endommagés en rééquilibrant l’écosystéme par l’augmentation des surfaces des habitats menacés et la création de réseaux entre ces fragments. Cette restauration écologique en milieu urbain redonne une place à la biodiversité, donne moins de place aux voitures et plus aux piétons et aux cyclistes, privilégie l’adaptation du bâti à sa démolition-reconstruction, encourage la pleine terre et la désimperméabilisation et pose la question de la densité, entre autres. Raviver la nature en ville, tel est le titre du premier article de notre dossier urbanisme, qui aborde quelques pistes de cette restauration écologique à Bruxelles. Tout en démontrant l’importance des arbres et des animaux en ville, et l’impérieuse nécessité du combat pour la pleine terre qui questionne la densité et l’imperméabilisation, en passant par une légitime interrogation sur la place de la voiture et le partage harmonieux et sécurisant des espaces dédiés à la mobilité – à l’opposé de la priorisation des voitures, des vélos ou des piétons, qui oppose les uns aux autres –, des architectes du paysage, urbanistes, géographe ou sociologue, y témoignent de ce que la nature doit devenir le socle des villes, pensées comme un milieu naturel, mêlant le végétal et l’animal. De la biodiversité re(in)staurée par des cercles vertueux – auxquels chaque citoyen peut participer et dont il peut bénéficier – pourraient renaître des villes de demain équilibrées, agréables à vivre et partagées, lieux de rencontres et de bienveillance, apaisées. ● Sophie Le Clercq ❙ 21
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Urbanisme & Immo Raviver la nature des villes Au lendemain de la COP 21, les Parisiens ont donné leur mairie à Anne Hidalgo pour entreprendre une révolution écologique. Une vague verte a également déferlé sur Bruxelles aux dernières élections communales et régionales. Habitués à fouler les boulevards haussmanniens comme à battre les pavés bruxellois, Bas Smets, l'architecte bâtisseur de paysages, et Nicolas Gilsoul, architecte, docteur en sciences et paysagiste, regardent d'un œil expert ces premières expérimentations naturalistes en milieu urbain. B as Smets espère que les grands projets verts en gestation aujourd'hui verront naître une autre façon de voir la ville, la recherche d'une médiation, d'un nouvel équilibre entre la nature et l'homme : « Les villes ont été construites derrière des murs d'enceinte pour nous protéger de la nature et l'idée de vivre dans le monde sauvage nous fait toujours très peur. On était 2,5 milliards sur Terre en 1950 et on s'approchera des 10 milliards en 2050. La population aura donc quadruplé en 100 ans. Quand auparavant on avait l'impression qu'il y avait des points d'urbanisation entourés par une étendue verte infinie, on voit aujourd'hui que l’urbanisation crée un réseau dans lequel il faut définir les poches vertes qu'on veut préserver. Il nous faut imaginer comment ramener la nature en ville. Le vert doit être vu non plus comme une décoration pour embellir la ville mais comme une nécessité pour la garder habitable. Il faut à la fois préserver la nature qui n'est pas touchée par l'urbanisation et incorporer la nature dans les milieux artificiels créés par l'homme. Là, il y a beaucoup à inventer. Le confort de nos sociétés technocratiques impose de compenser ce qu'on détruit. Le meilleur moyen de lutter contre les îlots de chaleur, capturer les particules fines et créer une baisse de température, c'est l'arbre. Il a été façonné par des millions d'années d'évolution. Mieux vaut en planter que de fabriquer des machines qui feront plus ou moins ce qu'ils font naturellement. » Nicolas Gilsoul le rejoint : « Le combat des villes, c'est d'abord le combat pour la pleine terre. Il faut installer les conditions nécessaires au vivant, rompre la couverture imperméable de la ville plutôt que de l'étendre. » Verdir n'est pas un vert durable L'idée des forêts urbaines bénéficie d’un grand capital sympathie. Nicolas Gilsoul préfère les mots justes à la démagogie qui fait palpiter les passions populaires : « Le plus important dans une forêt, c'est le sol. Il va nourrir les arbres, leur permettre de tisser des relations entre eux, absorber les pluies, prévenir les sécheresses. Il est fragile et supporte mal le piétinement. La forêt linéaire sur les talus du périphérique, accessible au public, a du mal à se développer. Interstice d’infrastructure, elle abrite aujourd’hui ceux dont la ville n’a pas voulu. Migrants et infortunés survivent entre une forêt de tuteurs. Les projets de forêts urbaines sur le parvis de l'hôtel de ville à Paris ou à Montparnasse sont de beaux jardins publics arborés, et nos citadins en manque de nature y trouveront à respirer. Une strate basse, une strate arbustive et une strate arborée bien pensées peuvent ensemble permettre à une flore et à une faune de se développer, mais elles n'auront jamais la richesse d'une forêt ». Si la propagation enthousiaste de l'agriculture urbaine horssol est mise en question pour la faiblesse des rendements 22 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Getty Urbanisme & Immo actuels qui ferait crier famine aux villes, la concurrence potentielle que représente son développement pour les terres agricoles, ou encore sa production high-tech, Nicolas Gilsoul peut déjà affirmer avec certitude que « les millions qui ont été investis dans les projets des Parisculteurs auraient un effet plus durable s'ils nourrissaient des projets de parcs urbains, bien plus capables encore de tisser du lien social et de renforcer la résilience de nos cités ». Si monter de la terre en grande quantité pour planter des arbres sur les toits serait très lourd pour les structures des bâtiments, Bas Smets préfère tout de même les toits verts aux façades vertes, car ils absorbent l'eau de pluie : « Verdir les façades, c'est de la jolie décoration qui revient cher et qui n'est pas durable. Il est aussi dommage de cacher l'architecture derrière du vert. Mieux vaut faire un beau paysage à côté ». L'ingéniosité de l'homme au service des plantes Cet ingénieur du vivant s'inspire de la logique de la nature et imite le caractère opportuniste des plantes pour inventer des paysages augmentés. Il cherche en premier lieu à désimperméabiliser les sols : « On a réalisé des parkings de gravier qui sont perméables et dont les fondations servent de réserve d'eau. Ils ne coûtent pas plus cher qu'un parking normal. Le problème de l'eau, c'est qu'on n'en a pas assez pour irriguer les arbres parce qu'elle s’écoule, et qu’on en a trop au point le plus bas, ce qui provoque des inondations. Il faut garder l'eau où elle tombe pour qu'elle uisse recharger la nappe phréatique et s'évaporer. » Autour de la gare Part-Dieu à Lyon, un millier d'arbres sont en train de coloniser une dalle de granit dont Bas Smets es joints sont poreux. Ils disposent sous la surface de grands réservoirs en mélange terre-pierres. « On a réalisé une cartographie du sous-sol pour définir des zones de plantation », détaille Bas Smets. « C'est un travail compliqué que de parler avec tous les différents services. Le sous-sol n'a encore jamais été organisé. C'est comme l'espace aérien. Quand il n'y avait que quelques avions, chacun volait où il voulait. Maintenant, chaque avion a un couloir de vol. À Paris-La Chapelle, en collaboration avec l’agence L’AUC, on a construit des chambres de 3 m³ sous la voirie pour les canalisations d'eau, d'électricité et de gaz. Tout le reste, c'est de la pleine terre dans laquelle on plante. Ça, c'est le futur. C'est cher, mais à Paris il y a cette volonté politique ». Le choix des essences doit aussi être mûrement réfléchi. Boulevard Saint-Lazare à Bruxelles – un projet qu'il a À Londres, Bas Smets a planté 500 arbres dans la cour d'un hôtel. remporté en 2012 – des arbres issus de latitudes plus basses peupleront une vallée verte parée à affronter le réchauffement climatique. Elle sera montée sur des pavés dont les interstices laisseront passer l'eau et reposera sur un squelette terre-pierres drainant. « Des plantes indigènes ne s'adaptent pas forcément au climat modifié par les bâtiments et les routes dans les villes », continue Bas Smets. « À Tour & Taxis, on a planté des arbres pionniers parce que la terre était trop lourde pour des arbres de pépinière. Il faut réfléchir comme les végétaux, se demander ce qui est le plus opportuniste. J'ai planté 500 arbres grimpants dans la cour d'un hôtel londonien. Ils n'étaient pas originaires de la région et n'auraient pas survécu dans la rue, mais ils étaient adaptés au climat protégé de la cour. Pour la Défense à Paris, on a cherché dans la nature des arbres qui poussent dans 40 à 50 cm de terre, et on a travaillé les mottes de sorte qu'elles soient plates. On suivra la croissance des racines et leur alimentation en eau avec un système de sondes. On arrive à produire ces paysages augmentés car on a une meilleure connaissance de leurs besoins et on arrive à mieux contrôler leurs milieux. » L´éveil de Bruxelles L'absence de consensus entre les Régions pour fermer le ring au sud de Bruxelles a participé à préserver des terres, ainsi que le bois de Hal et la forêt de Soignes. Avec ses 4.400 ha, cette dernière offre à elle seule un espace boisé 2,5 fois supérieur aux bois de Boulogne et de Vincennes réunis. L'autre force de Bruxelles réside dans ses intérieurs d'îlots. Sa faiblesse provient de ses espaces publics. Bas Smets remarque qu'il n'y a pas de subventions pour « débitumiser » Bruxelles, contrairement à ce qui se fait en Flandre, et qu'« il n'y a pas d'arbres, si ce n'est dans quelques grandes avenues. C'est pareil dans beaucoup Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 23 D.R. D.R.
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Urbanisme & Immo de villes flamandes et wallonnes. À Paris, des platanes de 25-30 m de haut bordent tous les grands boulevards. Leur plantation a été réalisée dans des coupes techniques de 8 m³ conçues en même temps que les canalisations et le métro ». À Bruxelles, des racines bombent les revêtements de voirie et des arbres tombent en nombre sous les grands vents. « Comme dans d'autres villes, on mettait à peine les arbres en terre. Ils sont vulnérables au vent car ils n’ont pas pu se développer, la terre étant trop compacte en dessous ». Aujourd'hui, 30 m³ de terre sont prévus pour chaque arbre planté. Le plan Canopée de la Ville de Bruxelles répond au manque identifié. Comme pour l'opération Canopée à Montréal, il prévoit en premier lieu de protéger le patrimoine arboré existant. Nicolas Gilsoul estime que cette attention va dans le bon sens et doit être plus largement poursuivie : « La première chose à faire est de cartographier les arbres remarquables, dont la valeur écologique acquise ec l'âge ne peut être remplacée par de jeunes pousses, et de développer des mécanismes de protection efficaces. » Pour le second volet, des études identifieront les endroits où des arbres peuvent être plantés. La prise de conscience se fait, mais il faut Nicolas Gilsoul encore intégrer la connaissance du vivant et ses métamorphoses face au changement climatique », continue Nicolas Gilsoul. « La rue et le jardin public sont le creuset de la démocratie. Ils doivent porter haut nos espoirs et ambitions pour demain. Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, me disait que la nature était appréhendée de manière transversale. Mais en disant qu'elle doit être partout, elle risque d’être nulle part, ou posée comme du persil sur un plat trop riche. Une pointe de vert pour la déco, pas une mosaïque d’écosystèmes vivants. La nature doit devenir le socle des villes. Quand on présente un projet d'aménagement urbain, une des premières questions des élus comme des journalistes est de savoir combien il y a d'arbres. Il ne faut pas s'arrêter à l'aspect quantitatif mais s'assurer du bon équilibre d’un système de milieux écologiques vivants. La nature en ville ne doit pas uniquement être une couleur. Avec une bonne connaissance du vivant, pensé comme un ensemble animal et végétal, on peut aider la ville à vivre mieux ». Au rang des mauvais exemples figure notamment la place Fernand Cocq à Ixelles. La précédente majorité a jeté le square pour faire place à une surface piétonne minéralisée ornée de nouvelles plantations et d'un arbre 24 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Un aspect du Jardin des Senteurs, à Versailles, dessiné par Nicolas Gilsoul. métallique qui trône dans l'allée centrale. Nicolas Gilsoul liste entre autres mauvais choix, sur le piétonnier du centre, la multiplication de carrés engazonnés qui nécessitent un arrosage conséquent, la prévalence donnée aux érables du Japon qui trahit l'optique décorative vu leur sensibilité, et l'économie d'une réflexion qui a mené à préférer aux grands arbres des petits multibranches exposés aux traversées des passants. Pour Nicolas Gilsoul, « les pouvoirs publics restent timides et manquent encore d'ambition. Penser la cité comme un milieu naturel hybride, riche, complexe mais vivant, construit avec le génie végétal et animal, est à mes yeux essentiel. Il y a urgence ». Pour expérimenter ces ambitions nouvelles, Bruxelles est en mal de pionniers qui s'évertueront à comprendre la logique de la nature et à l'imbriquer dans celle des villes. Le secrétaire d’État bruxellois à l’Urbanisme, Pascal Smet, revient avec cette vielle idée d'oser des gestes architecturaux forts. S'il faut de l'audace, des actes verts peuvent se montrer forts. Paris réfléchit à verdir son périphérique, malgré son trafic routier et la fracture qu'il a généré entre les villes qui se tournent depuis longtemps le dos. Bruxelles pourrait plus naturellement y parvenir sur sa petite ceinture entre les portes Louise et Namur, les artères commerçantes se tendant les bras. Beci soutient un projet de jardins d’hiver étagés sous cloches, au pied desquels des arbres se mêlent aux mobilités, et Nicolas Gilsoul proposait dès 2003 d’enterrer les voitures pour faire pousser un parc linéaire. ● Ophélie Delarouzée D.R. © Adrien Fouéré Urbanisme & Immo Manifeste de la faune citadine Après avoir exploré les stratégies de résilience des grandes métropoles du monde dans son livre Désir de villes, Nicolas Gilsoul a retranscrit ses rencontres avec leur nouvelle vie animale. Son second tome, Bêtes de villes, raconte l'histoire de ce bestiaire fabuleux qui devient citadin pour sa survie et pour celle des hommes. Observer le comportement animal permet aussi, selon lui, de partager leurs territoires. « Les oies ont transformé les berges des étangs d'Ixelles en plages de boue. En les repensant comme un milieu naturel et en y disséminant des hautes herbes, les promeneurs seraient amenés à mieux vivre la proximité de l'eau et de la vie animale. » L es bien-pensants s'entêtent à clamer que les animaux doivent vivre dans le monde sauvage, bien que les espaces se raréfient et se tarissent. Oscillant entre détachement et emprise, les hommes sont enjoints à s'aventurer dans la voie de la cohabitation avec des bêtes en tous genres qui pénètrent par les porosités de leurs réseaux urbains. « Comme pour nos forêts urbaines, il faut accompagner l'installation de la faune et lui permettre de se déployer dans nos villes », plaide Nicolas Gilsoul. « Il faut créer des corridors écologiques connectés pour que des animaux puissent venir chercher en ville ce qu'ils ne trouvent plus à l'extérieur, mais aussi facilement en ressortir. » Si Bruxelles laisse la plupart de ses espaces verts ouverts et accessibles aux chiens, contrairement à Paris qui est bridée par sa densité, elle dispose aussi de grands espaces boisés et d'une promenade verte qui les connecte entre eux en périphérie, ainsi que de parcs et de nombreux jardins privés en intérieur. « En apprenant à connaître les habitudes des animaux qui nous visitent, on peut changer le dessin de nos jardins et espaces publics pour canaliser et sécuriser leurs déplacements », argue-t-il. « Ça se joue au niveau politique, mais chacun peut agir localement. On peut retirer les grillages des haies pour voir passer les hérissons. S'il y a des jardins communicants, surtout au sud de Bruxelles, la plupart sont cloisonnés par de grands murs. On peut ouvrir des passages, mais aussi jouer sur le choix des végétaux et leur densité. Un simple jardin d'herbes peut ainsi devenir le paradis de certains passereaux, mais repousser les mouettes et goélands qui se sont installés au nord du canal. » Si les renards sont plus largement conviés en ville, il préconise d'apprendre aux habitants à préserver leur instinct sauvage, comme cela s'est fait pour les coyotes qui chassent les rats et souris dans Detroit. Intervenir avec mesure L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature référence plus de 30.000 espèces animales et végétales menacées. Pour agir, les gestes posés doivent tenir compte des équilibres entre populations. Les abeilles domestiques massivement introduites en ville concurrencent les abeilles sauvages qui sont solitaires. L'erreur n'est pas neuve, comme le rappelle Nicolas Gilsoul : dans les années 90, on disait que la coccinelle était l'amie du jardinier. On en a fait venir de plus voraces d'Asie, qui sont devenues invasives et ont mangé nos pucerons mais aussi nos coccinelles. Bêtes de villes, par Nicolas Gilsoul, aux éditions Fayard. Il ajoute que pour réguler des populations nuisibles, il faut accueillir leurs prédateurs : « Une pétition s'est opposée à l'introduction de faucons dans le 10e arrondissement de Paris. Difficile pour certains de voir des pigeons tués en vol, davantage semble-t-il que les réseaux électrifiés qui leur tranchent les membres en toute discrétion sur les façades des bâtiments publics. Il faut changer de regard et se méfier de notre tendance à catégoriser les bêtes en ‘bonnes’ et ‘mauvaises’ ». Un cheval soignant dans les hôpitaux français, des moutons qui tondent les pelouses de Turin, des vautours qui cartographient les décharges sauvages à Lima... Les exemples de son livre démontrent que des espèces inattendues peuvent se révéler des alliés extrêmement efficaces. ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 25
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Une chasse ouverte aux automobilistes ? La Place De Brouckère avant piétonnisation : une image d’un autre temps, déjà. Impossible d'aborder l'espace public sans se heurter à la mobilité. Les voitures déroulent du bitume au sol, génèrent un nuage de pollution et tuent des piétons avec leurs gabarits et vitesses inadaptés à la ville. L'équation appelle à se mettre en marche contre toutes les voitures, mais c'est le « tout à la voiture » qui va être renversé. B ruxelles a construit ses autoroutes urbaines pour l'Expo 58 afin de se montrer à la pointe du progrès, caractérisé alors par la démocratisation de la voiture. Son piétonnier du centre, le plus grand d'Europe, figure aujourd'hui sa marche arrière à l'œuvre. Dans un sens comme dans l'autre, il semble risqué de virer à toute allure sans lever la tête pour regarder la direction qui se profile. Les générations dorées de la naissance du consumérisme voyaient dans la voiture l'affranchissement des distances et le confort d'une mobilité familiale comme individuelle, sans se soucier des dégâts environnementaux. L'électromobilité multiplie les innovations légères sur les courtes distances. Elle assiste l'énergie musculaire et promet de s'affranchir des hydrocarbures et de leur pollution d'usage, mais pas encore des routes qui additionnent des engins individuels de tous types, ni des voitures lourdes sur les longues distances. L'aveuglement serait de ne pas rechercher des procédés de recyclage efficaces pour pallier les dévastations de l'extraction des métaux nécessaires à la diffusion de la technologie. De plus, comme tout roulera à l'électrique, c'est le mix des énergies primaires qu’il importe de considérer et de rendre plus propre. Deux défis d'envergure. 26 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Piétonniers : Un pas de trop ? Les Français ont endossé leurs gilets jaunes contre les taxes sur le carburant. Pas d'alternative pour beaucoup que de payer, les voitures électriques étant encore chères. En province, les salaires décroissent, les distances s'allongent et les transports en commun se font plus rares. « En France, on a tendance à tout miser sur les métropoles, alors qu'il y a énormément de petites et moyennes villes », commente Nicolas Gilsoul. « On les a amenées à parier sur les piétonniers pour offrir des cœurs de cité agréables, mais ils sont plus vides que des paysages de western et les grands espaces commerciaux de la périphérie ont encore gagné en attractivité. C'est que rejoindre une petite ville de Creuse sans voiture est très compliqué. La Belgique, c'est presque une ville continue. » La dépendance à la voiture n'étant pas si forte, en Belgique, le mouvement des gilets jaunes s'est dispersé dans des luttes socio-économiques plus larges. Cependant, la taxation kilométrique à Bruxelles a quand même été repoussée par la Wallonie et la Flandre. Paris et Bruxelles ont ceci de commun de vivre dans la pollution alors que leurs réseaux de transports en commun sont des plus développés et que nombre de leurs citadins n’ont pas le permis de conduire. Mais, comme elles restent liées au trafic automobile, en premier lieu pour les travailleurs venus de leurs périphéries, réduire trop drastiquement les voies de circulation risque d'augmenter la congestion et de faire stagner la pollution véhiculée. « Prioriser les voitures, vélos ou piétons ne marche pas, car le principe de la ville est de mélanger toutes les mobilités », avance Nicolas Gilsoul. « C'est d'autant plus vrai pour un piétonnier aussi grand que celui de Bruxelles, où traverser 50 ha à pied constitue une épreuve sportive pour certains. Les espaces partagés fonctionnent mieux. » © belgaimage Urbanisme & Immo Heureusement, les multiples (semi-)piétonniers de Bruxelles n'ont réellement de piétonnier que le nom. Les espaces sont envahis par des vélos et trottinettes, et des voies ont été préservées pour les transports en commun, les livraisons, et même les voitures. « D'une manière ou d'une autre, des minibus et autres mobilités durables vont se déployer sur le piétonnier du centre », pressent le sociologue, architecte et urbaniste Pierre Vanderstraeten, co-concepteur de l'espace partagé sur la place communale de Molenbeek. « Si on peut imaginer que l'ensemble du centre-ville se transforme au fil des ans en un grand espace partagé, il y aura toujours des zones d’exception. Il faudra veiller à privilégier le trafic de destination sur celui de transit. » Il ajoute que « dans les espaces partagés, chaque usager est remis en situation de vigilance, ce qui est le meilleur gage de sécurité. Aujourd'hui, on regarde de près la dimension comportementale au-delà des aspects techniques. » Un froncement de sourcils pour tout sourire et un ordre d'arrêt en signe de la main miment l'attitude des piétons bruxellois qui se pensent dans leur bon droit en traversant, même quand ils ne respectent pas les dispositions de prudence du code de la route. Si, aux petits Français, on a répété de bien regarder avant de traverser, aux petits Belges, on a surtout dû apprendre à traverser sur les passages piétons. L'institut belge de sécurité routière Vias le confirme : les piétons français sont parmi les plus indisciplinés d'Europe pour la traversée au rouge, mais plus du tiers des automobilistes belges sont surtout irrités par les piétons qui se lancent sur un passage sans prêter attention aux véhicules en approche. En Belgique, 60 % des accidents impliquant un piéton en ville surviennent sur ou à proximité d'un passage. La généralisation du 30 km/h à Bruxelles est conforme aux recommandations de Vias, mais le temps de réaction et la distance de freinage s'étalant sur 13 à 15 mètres, il conseille également de sensibiliser les piétons à prendre le temps de se faire voir. En panne d'alternatives à la voiture La multiplication des « petites » mobilités en ville, en ce inclus les petites voitures, accroît la sécurité des usagers faibles. Considérant que les « routières » sont plus dangereuses, resteront largement dépendantes des carburants polluants dans les prochaines années et génèrent des particules fines pour freiner leur masse, Nicolas Gilsoul apprécie les mesures prises à Paris et Bruxelles pour rééquilibrer le trafic : « Limiter les véhicules polluants est bénéfique aux grandes villes, surtout qu'il y a des alternatives pour ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter les voitures autorisées à rouler. Déployer le réseau cyclable permet aussi de bouger de nombreux citadins qui ont l'âge et la santé pour pédaler. » En outre, la Région bruxelloise supprimera 65.000 places en surface d'ici 2030 pour rediriger les voitures vers les parkings du sous-sol, mais aussi vers ceux des bureaux et magasins. Pour Pierre Vanderstraeten, la manœuvre en vaut la peine : « Il faut tendre vers de meilleurs partages. En ville, les jeunes rompent avec cette volonté d’être propriétaire d’une voiture. » Cependant, Nicolas Gilsoul remarque qu'« à Séoul, quand une portion d'autoroute urbaine a été retirée pour retrouver la rivière du dessous, le trafic a pu être fluidifié en pensant global. Toutes les forces vives de la ville ont réfléchi à développer des alternatives à grande échelle. À Paris, les réseaux de transport en commun comme les autoroutes rayonnent à partir du cœur de ville. Pour y remédier, 68 gares du Grand Paris sont en train de voir À Séoul, la rivière Cheonggyecheon remise à l’air libre est devenue une promenade très appréciée. le jour. La difficulté dans les villes, c'est que les transports appartiennent à une autorité administrative, l'espace public à une autre... » C'est le grand problème à Bruxelles, qui n'a pas de nouvelles alternatives à offrir à ses travailleurs des communes et régions périphériques. « Le plan régional de développement durable (PRDD) ambitionne une ville polycentrique, où la densité et les activités sont structurées autour des transports en commun », souligne Pierre Vanderstraeten. « Avec la dispersion de l'habitat en Brabant, peu de gens vivent près des arrêts. Il faut donc y développer des projets d'agglomération, de densité et de mixité raisonnables. » Penser la mobilité de 2050, c'est considérer que les voitures électriques ne diminueront à l'approche des villes que proportionnellement au développement des transports en commun et plus petites mobilités. ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 27 © Getty
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Urbanisme & Immo Bruxelles, élève modèle de l’occupation temporaire ? Si, comparativement à Berlin, Bruxelles était à la traîne, aujourd’hui, l’urbanisme transitoire s’y installe pour durer. Mieux encore, la capitale fait figure de pionnière par la taille et l’envergure de ses projets. Coup de projecteur sur une nouvelle forme de vie urbaine, bien loin d’un urbanisme technocratique et systématisé N ombreux sont les urbanistes et architectes qui s’attachent à définir la ville comme un lieu capable d’accueillir les changements et favoriser les possibles. L’urbanisme transitoire ou occupation temporaire répond à ces différents paramètres. D’ailleurs, le concept est simple comme bonjour : mettre des espaces publics ou privés, en attente d’une destruction ou d’une rénovation, à la disposition d’associations, de jeunes entrepreneurs ou d’artistes pour quelques mois ou quelques années. D’un côté, l’occupation permet de réduire les coûts de gestion du site (frais de maintenance ou de gardiennage) tout en palliant les risques des espaces vides (incendies, délabrement, occupation illégale). De l’autre, elle permet de renforcer l’attractivité du quartier en favorisant l’implication des citoyens dans la construction de leur ville. Une aubaine ? Pour Benjamin Cadranel, administrateur général de citydev, l’occupation temporaire est une aubaine face à la frustration que peut occasionner un temps immobilier et urbanistique long : « C’est toujours un peu frustrant d’avoir le sentiment que rien ne bouge. Or, notre société demande des changements concrets ». Si on la compare à d’autres villes européennes, Bruxelles n’est pas une ville très chère sur le plan immobilier. Pourtant, elle reste trop chère pour de nombreuses activités entrepreneuriales et artistiques, qui ne peuvent pas y trouver leur place. Cela, citydev l’a bien compris : « Les occupations temporaires sont excitantes, car elles permettent des choses que le marché ne peut pas proposer ». L’opérateur public gère actuellement 88 occupations temporaires sur le sol bruxellois. L’exemple le plus marquant reste 28 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Un exemple spectaculaire : le « Velodroom » installé par le collectif Dallas dans les anciennes casernes Fritz Toussaint, à Ixelles. le Studio CityGate à Anderlecht, où près de 40 occupants se partagent 22.000 m² au quotidien. Devenu une mini-ville créative, l’espace accueille 14 studios d’artistes, un skatepark intérieur et extérieur, une salle d’escalade, quatre ateliers de menuiserie et de forge, un chocolatier, un bijoutier, des salles de répétition, une salle de concert, un jardin et des espaces de bureau. Un aménagement urbain jusqu’ici réussi, qui redonne des couleurs au quartier situé à une dizaine de minutes à pied de la gare du Midi. Laboratoires urbains Pour l’architecte et urbaniste française Anne Durand, les espaces transitoires sont des chantiers laboratoires où tester des idées, expérimenter des pratiques permettant d’innover en temps réel. Prenant le pouls des communautés locales, ils permettent de préfigurer, voire même d’influencer, par une approche d’essais-erreurs, le projet urbain pérenne qui succédera à l’expérience éphémère. À Bruxelles, le projet d’oc© Elke-Bruno Urbanisme & Immo cupation temporaire See U est un bel exemple puisqu’il représente actuellement la plus grande occupation temporaire du pays. Plus de 80 projets dédiés à l’innovation, à la culture et au durable investissent les 25 000 m² de l’ancienne Caserne Fritz Toussaint pour une période de deux ans. 80 initiatives belges variées et plus de 300 acteurs, surnommés les ‘See Users’, donnent vie à ce nouveau quartier participatif au cœur d’Ixelles. À tout cela s’ajoute un cinéma vintage, un « café-poussette », une salle de concert, une halle d’exposition, un vélodrome… Les projets qui animent le site doivent impérativement s’inscrire dans une logique de découverte, sous l’angle d’un avenir social et durable. Créer la ville de demain À la tête de cette occupation temporaire, une gouvernance qui se fait via la société Creatis, laquelle gère l’espace avec un comité de pilotage. Jonathan Ectors est l’un des quatre responsables du site : « Il n’y a pas de modèle référentiel pour l’occupation temporaire ; il y a plusieurs cas différents. Nous gérons le site et on nous rémunère par un montant fixe annuel. On ne perçoit pas les loyers des occupants. C’est important de Les occupations temporaires sont excitantes, car elles permettent des choses que le marché ne peut pas proposer. Benjamin Cadranel (citydev) le préciser, car il y a beaucoup de dynamiques d’occupation temporaire marquées par un fort intérêt de captation des loyers. Nos occupants ne payent pas de loyer ; ils payent une quotepart des charges qui correspond à 30 euros du m² par an. On est nettement en dessous des prix du marché. » Les occupants sont rassemblés par secteur sur le site : famille, culture, makers, playground, social…. Jonathan résume l’espace comme un tierslieu mixte et global, où l’on crée ensemble la ville de demain. Le plus difficile ? Parvenir à constituer une communauté avec un ancrage dans le quartier : « Cela ne doit pas être une bulle en autarcie. Créer une communauté, ça prend du temps, c’est une mécanique extrêmement complexe pour laquelle il n’y a pas de recette magique, mais des bonnes pratiques ». Un véritable challenge pour l’équipe Creatis, qui démarre par l’encadrement : « L’autogestion c’est bien, mais ça ne fonctionne pas vraiment… C’est très important de dire aujourd’hui que des projets d’occupation temporaires qui se passent bien, ça demande beaucoup de travail et aussi beaucoup d’argent ». D’ailleurs, tous les revenus de location et d’événementiel sont automatiquement réinjectés dans le projet global. Pour les projets à finalité de lucre, la somme est doublée et versée au pot commun. À Anderlecht, près de 40 occupants se partagent les 22.000 m² du Studio CityGate, qui comporte aussi un jardin potager. Si tout semble rose au pays de l’occupation temporaire, on constate de plus en plus de dérives, comme des contournements de l’urbanisme classique faisant du temporaire quelque chose de définitif. Par exemple, en exploitant la précarité financière des acteurs (« Tu ne paies pas cher, donc tu n’as rien, et ne te plains pas parce qu’on peut te mettre dehors quand on veut »). En matière légale, on observe de plus en plus de réflexions sur le sujet, mais il n’existe pas encore de législation spécifique. Un héritage immatériel Jonathan Ectors a longtemps travaillé dans la création d’événements avant de se lancer dans l’occupation temporaire. Selon lui, elle est synonyme d’opportunité et de dynamisme urbain. En effet, elle se situe au carrefour de tellement de facteurs : rénovation urbaine, enjeux économiques et politiques. En quelque sorte, elle agit comme un véritable levier de dynamisation économique, sociale et culturelle. L’autogestion c’est bien, mais ça ne fonctionne pas vraiment… C’est très important de dire aujourd’hui que des projets d’occupation temporaires qui se passent bien, ça demande beaucoup de travail et aussi beaucoup d’argent Jonathan Ectors (Creatis) Un dernier mot à ajouter pour Creatis ? « Le truc des occupations temporaires c’est qu’on se demande toujours ce qui se passe après. Moi, je pense que la grande maladie c’est de toujours penser à ‘après’. On est continuellement prisonnier des briques. Vivons l’instant présent ! L’héritage, à quoi ça sert ? Nous croyons qu’il y a surtout un fort héritage immatériel ! ». ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 29 D.R.
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Urbanisme & Immo Des tours en perspective Des mesures comme l'individualisation des droits sociaux pour réunir les couples, ou comme la lutte contre la multiplication des Airbnb, peuvent quelque peu contribuer à recouvrer des logements dans le bâti actuel. Pour voir les choses en grand, la Région veut ériger des tours. « Les tours de Chicago ont été construites avec son collier de grands parcs pour offrir une vue sur cet espace à un grand nombre d'habitants et contenir les prix de l'immobilier », intervient Nicolas Gilsoul. « Densifier doit servir à libérer des espaces publics de qualité par ailleurs, non à empiler les gens dans des clapiers pour amener plus de monde à partager un espace minéral. Densifier au centre pour continuer à étaler en périphérie n'est pas non plus cohérent ». Pierre Vanderstraeten (UCL) se montre aussi prudent : « Les habitations doivent répondre à des normes de plus en plus strictes, ce qui implique des coûts particulièrement élevés pour les tours, qui s'ajoutent à leurs exigences techniques et acoustiques. Elles vont dès lors s'adresser à un public aisé alors que l'enjeu de Bruxelles est de proposer des logements suffisamment abordables à sa population ». Des élus de la Ville ont d'ailleurs parlé de difficultés à vendre les luxueux appartements de la tour Up-Site en bord de canal. Quant aux grands ensembles pour revenus modestes, comparables à ceux des banlieues parisiennes, Pierre Vanderstraeten remarque que « les sociétés de logement social qui ont à gérer des bâtiments élevés éprouvent de grosses difficultés, car l'entretien et la rénovation coûtent cher. Le trop grand anonymat de ces ensembles induit aussi un risque accru de déresponsabilisation des habitants visà-vis de tâches d’entretien collectif ». La Région propose de résoudre l'équation en édifiant des gratte-ciel mixtes dans le quartier européen. À leurs pieds, elle offre à partager une place Schuman minéralisée chapeautée d'une soucoupe grise pour s'abriter du soleil, en remplacement de l'îlot de fraîcheur qui n'était déjà qu'une oasis de végétation. Une vue plus haute sur Bruxelles Anne Hidalgo parle du Grand Paris car elle veut penser les grands enjeux de mobilité, de logement et de mixité sociale à l'échelle métropolitaine. Pierre Vanderstraeten adopte la même vision pour Bruxelles, même si formuler la gouvernance partagée qu'elle implique laisserait entendre des grincements de dents : « La métropole est prévue dans la réforme de l'État, mais elle dépend de la bonne volonté et de l'entente des gouvernements régionaux. Comme on devrait encore avoir de la croissance démographique et qu’immanquablement il y aura de nouveaux lotissements, l'accueil de cette population doit se planifier sur l'aire métropolitaine. Il faut réfléchir à une densité raisonnable et développer de l'emploi et des équipements pour éviter 32 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 À Chicago, les grands immeubles ont été construits autour d’une ceinture de parcs. de faire des cités dortoirs en dehors de Bruxelles ». En ce sens, si l'impôt pouvait lui aussi être revu au niveau de la métropole, la fuite des classes moyennes vers les périphéries ne serait pas tant le mal décrié. « Des familles à faibles revenus se dirigent aussi vers Vilvorde et Tubize », modère Yves Rouyet. « On a une distribution socio-spatiale inversée par rapport à Paris, avec des populations plus précarisées au centre de la ville, mais ce n'est pas plus mal car la proximité de services et d’emploi leur est profitable ». Quant à l'accueil des classes aisées qui pourraient vouloir protéger leur tranquillité, Pierre Vanderstraeten avance que « les mentalités changent. Les projets Bimby (Build in my backyard), importés de France pour densifier des lotissements existants à l’initiative des propriétaires permettent de limiter l’urbanisation de nouveaux territoires. Ces interventions doivent être localisées à proximité des services et transports en commun afin de consolider leur viabilité et de ne pas induire de nouvelles dépendances à la voiture ». Bruxelles se singularise par son communautarisme marqué. Pour Pierre Vanderstraten, « il naît d'abord de la volonté de retranchement des plus riches. Les autres communautés se regroupent ensuite de façon plus subie pour bénéficier des effets d'entraide et de solidarité. Il s’agit de penser la ville inclusive à partir du couple ‘communauté – société’ introduit par Ferdinand Tönnies au XIXe siècle. L'anonymat du centre-ville porte la société urbaine et son ouverture à la différence alors que les quartiers tissent du lien social. Pour trouver sa place dans la société, chaque habitant doit pouvoir vivre ces deux ambiances. Bruxelles a beaucoup de quartiers et manque de centres pour son brassage social ». Les problèmes de grignotage des terres, mobilité et mixité tournent en rond autour de la question du polycentrisme. ● Ophélie Delarouzée © Getty Urbanisme & Immo À l'aube d'une mutation des réseaux d'énergie Alain Maron L a Région bruxelloise a lancé dès 2007 l'appel à projets « Bâtiments exemplaires » ainsi que des primes pour la rénovation basse énergie et la construction passive favorisant les éco-matériaux. Le neuf est soumis depuis 2015 à l'obligation d'une consommation d'énergie quasi nulle, alors que la réglementation européenne ne l'imposera qu'en 2021. « La norme passive a permis à Bruxelles de devenir exemplaire et à ses entrepreneurs d'acquérir une maîtrise technique », estime Alain Maron (Ecolo), ministre bruxellois de l'Énergie. « L'enjeu reste aujourd'hui de faire progresser notre bâti de la fin du XIXe vers la basse énergie. Les autres centres urbains européens sont confrontés au même problème, mais Bruxelles a la particularité d'avoir une population précarisée en son centre et un taux élevé de locataires. La stratégie Rénovation adoptée à la fin de la législature précédente va accélérer le tempo en exigeant un certificat PEB pour 2025 et la réalisation des 5 interventions recommandées d'ici 2050 (une tous les 5 ans sous peine de sanctions qui seront établies en 2024). On travaille aussi à unifier les primes Rénovation et Énergie pour simplifier le système et il y a des freins urbanistiques à lever. Une rehausse pour isoler un toit est considéré comme une modification de gabarit qui, si prise au sens strict par les communes, nécessite l'octroi d'un permis. » De la déperdition de chaleur à l'énergie grise L'échevin Yves Rouyet s'intéresse au défi technique sousjacent : « L'isolation dénature le patrimoine par l'extérieur, mais n'est pas toujours évidente par l'intérieur. En tant que pouvoir public, on doit encourager la réflexion sur la rénovation du bâti en organisant des colloques et en poussant les maîtres d'œuvre à expérimenter des pistes innovantes. Les constructions frugales offrent une alternative au calfeutrage technologique des bâtiments qui mérite d'être plus étudiée ». La gestion énergétique des villes devient matière à une réflexion nouvelle. Les pertes d'énergie ne sont plus perçues du seul point de vue économique et l'optimisation de sa circulation promet des changements majeurs. Via ses lignes de conduite, il exhorte les architectes à faire d'Ixelles le laboratoire de l'isolation thermique, à favoriser les éco-matériaux en examinant leur bilan carbone, mettre en œuvre des chantiers durables, préférer la rénovation à la démolition et concevoir des bâtiments modulables. « On sort de la logique des bâtiments jetables », développe Alain Maron. « La reconversion des anciens bureaux a généré des complications, mais aujourd'hui les architectes prévoient une modularité des bâtiments pour les inscrire dans la durée. En cas de démolition, des efforts sont faits pour réutiliser les matériaux afin de minimiser l'impact écologique extérieur, fabriquer du béton et du ciment étant très énergivore. » L'économie linéaire tend à se circulariser et l'énergie à faire des boucles. La Belgique se classe dans les premiers rangs européens pour le recyclage des déchets et Bruxelles dispose d'un système de collecte extrêmement bien rodé, « mais la marge de progression est grande », poursuit le ministre. « On va progressivement rendre obligatoire le sac orange en vue d'ouvrir sous la prochaine législature une usine de biométhanisation. Il faut commencer à traiter nos déchets pour ne plus les envoyer dans toute la Belgique ou dans les circuits mondiaux. » La Région mise sur la recherche scientifique pour porter la transition écologique. Vivaqua a lancé un projet pilote de récupération de la chaleur résiduelle des eaux usées à Uccle. Paris développe elle un réseau de refroidissement souterrain à partir de la Seine pour remplacer la climatisation et une fabrique de terre crue utilisera les déblais du futur Grand Paris Express dans la construction. « Les grands projets ne sont pas dans notre culture, mais Bruxelles est un tissu foisonnant de projets innovants », conclut Alain Maron. ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 33
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Entreprendre Rebondir de l'échec vers le succès En 2018, 3102 entrepreneurs bruxellois ont déposé le bilan (11 000 pour la Belgique). Pourtant, la faillite reste taboue. Les mentalités doivent évoluer. Le temps d'une soirée organisée par reStart et autour de la cheffe Isabelle Arpin, le sujet a été abordé sans langue de bois. N ous savons comment réagir en cas de succès mais en cas d'échec, personne n'a de mode d'emploi. Échouer est humain. Cela fait du bien de le savoir et de le partager. Depuis mars 2017, le programme reStart (voir encadré) a vu passer 160 participants. Plus de la moitié ont retrouvé un projet professionnel comme entrepreneur et/ou salarié. Car il s'agit bien de cela : accepter l'échec avant de se donner rapidement les moyens de se relever. Isabelle Arpin Isabelle Arpin, cheffe de renom, en est un parfait exemple : « La faillite peut nous atteindre de différentes manières. Dans mon cas, ce n'est pas une faillite personnelle mais celle du restaurant dans lequel j'officiais. Cela s'est répercuté sur mon activité 34 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 et sur moi-même, psychologiquement. Le regard des autres, la vie sociale, la perte de confiance en soi, c'était difficile à gérer. » Forte d'un parcours de vie qui ne l'a pas épargnée, Isabelle Arpin transforme cet échec en force. Elle prend le meilleur de cette mésaventure pour se relancer, vite, très vite. Enthousiaste, elle témoigne : « Je crois que la faillite du restaurant a été déclarée le 13 décembre et le 19 février, j'ai rouvert en face, dans un établissement flambant neuf, qui nous appartient maintenant. » La cheffe confie ne pas être une entrepreneuse née. « J'étais un peu une planquée, j'étais bien où j'étais mais je n'étais pas libre. Il a fallu du courage, un peu d'argent et un entourage soutenant, mais ça valait la peine d'aller très vite. J'ai la chance d'avoir une équipe qui m'a suivie, qui est à mes côtés, c'est un moteur ! » Un moteur dont, sans aucun doute, elle est le carburant. Stopper l'activité à temps Partager son expérience en toute transparence renforce le sentiment que tout est possible, surtout après une faillite. Mais quelles sont les difficultés rencontrées par les entrepreneurs qui mettent la clé sous le paillasson ? Les avis des experts convergent : quand les premiers signes d'alerte apparaissent, plutôt que de prendre du recul, l'entrepreneur s'obstine, quitte à parfois continuer l'activité seul. « Lorsqu'un entrepreneur vient nous voir dans 50% des cas, il est trop tard. Les chances de survie de l'entreprise sont nulles. Pourtant des procédures de redressement existent, notamment pour pérenniser l’entreprise », explique Jean-Pierre Riquet, juriste, fiscaliste et expert au Centre pour Entreprises en difficulté (CEd) . Le patron de PME est aujourd'hui une sorte de magicien qui, en plus de son produit, doit maîtriser tout un tas d'outils. « Le nez dans le guidon, il s'arrête toujours trop tard et certainement par manque d'une vision claire quant à la situation de son business », ajoute Alain Henderickx, curateur et avocat spécialisé en droit commercial et des sociétés. Avec un peu de bon sens, ces difficultés peuvent être évitées. Tout d'abord, il faut mûrir un plan financier, connaître le besoin de cash-flow pour lancer l'activité. Savoir combien d'argent gagner pour éviter d'en perdre. Jean-Pierre Riquet © Reporters © Getty © Reporters Entreprendre Une réflexion soutenue par Philipp Oosterlincks, consultant, expert en entrepreneuriat bénévole chez Dyzo asbl, en Flandre : « Souvent, l'entrepreneur en difficulté est plein d'espoir. Il veut trouver des solutions mais quand je demande s'il se verse encore un salaire, la Alain Henderickx réponse est non. C'est souvent un élément que l'entrepreneur transgresse et c'est le premier signal d'alarme. » Ensuite, il faut bien s'entourer, comme l'explique Alain Henderickx : « Quand vous vous lancez, constituez une équipe : comptable, juriste, etc. Trop d'entrepreneurs considèrent ces budgets comme des coûts alors que ce sont des investissements. Rencontrer régulièrement ces personnes ressources vous permettra de prendre le pouls de votre business et d'éviter des problèmes plus graves. » Isabelle Arpin acquiesce, non sans humour : « Je téléphone plus souvent à mon comptable qu'à ma propre mère. Dès que j'ai une question, je l'appelle. J'aime la sécurité, pouvoir anticiper un moment où ça ira moins bien. » Anticiper les difficultés, pour, le cas échéant, trouver une solution plus saine que le dépôt de bilan, comme la transmission de l'entreprise ou sa liquidation. À chaque difficulté son opportunité Les entrepreneurs faillis subissent généralement un quadruple traumatisme : professionnel, financier, social et personnel. « Pour chaque moment de difficulté, il y a toujours une opportunité », souligne Jean-Pierre Riquet. « Un programme comme reStart permet de déceler cette opportunité et de la mettre en place. La faillite n'est pas un échec, c'est une étape. » La législation belge propose d'ailleurs des outils pour aider les faillis à rebondir : l'effacement des dettes et le droit passerelle. Le premier permet à tout indépendant en personne physique, déclaré en faillite, d'être libéré envers ses créanciers du solde de ses dettes contractées pour le bon fonctionnement de son activité. C'est un nouveau départ offert au failli. Le droit passerelle quant à lui permet, selon certaines conditions au moment où l’indépendant en personne physique cesse son activité, de recevoir un revenu social jusqu’à 12 mois. Après un dépôt de bilan, il est facile de culpabiliser, de couper tout contact avec ses relations, d'être en colère. Il faut pouvoir analyser la situation en toute lucidité, pour ne plus commettre les mêmes erreurs. « Il faut pouvoir regarder la réalité en face. Observer la situation sans chercher à se déculpabiliser sur quelqu'un d'autre. Celui qui va rebondir va accepter d'analyser pourquoi ça n'a pas fonctionné. Il va faire son autocritique, sans se flageller », poursuit Alain Henderickx. Ensuite, prenez le temps avant de redémarrer une nouvelle activité entrepreneuriale. « Il faut faire le deuil de ce qui a été », souligne Philippe Oosterlincks. « En redémarrant trop vite, vous allez vous surinvestir et risqueriez de commettre les mêmes erreurs. » Pour ne pas sombrer après la faillite, il faut s'entourer. « Il faut pouvoir se relancer dans un nouveau projet, privé ou professionnel. Travailler pour quelqu'un d'autre pendant un certain temps peut être positif, pour prendre du recul, réfléchir au sens que l'on veut donner à son activité professionnelle, etc. » La faillite peut toucher tout entrepreneur au cours de sa carrière. Stopper une activité est humain. Comme l'a souligné Tarik Hennen, consultant digital chez Beci et passé plusieurs fois très près de la faillite : « La faillite in fine, ce n'est qu'une procédure juridique qui protège les gens. » Ne perdez pas de vue que la peur de l'échec est saine, cela fait du bien de le savoir et de le partager. ● Vinciane Pigarella Le programme reStart : pour qui ? pour quoi ? Son objectif est double : • Accompagner personnellement et professionnellement les faillis afin de rebondir dans un nouveau projet entrepreneurial ou salarial. • Changer la culture de l’échec au niveau social, économique et auprès des entrepreneurs faillis par le biais de séances d’information, de tables rondes et de conférences. Le programme de 5 mois s'adresse à tout entrepreneur bruxellois qui a connu une faillite il y a moins de deux ans. Il n'est pas nécessaire d'avoir un projet professionnel, mais il faut certainement la volonté de s'engager dans le programme avec bienveillance, écoute et partage. Contact et info : Eric Vanden Bemden, coordinateur • +32 563 68 56 • restart@beci.be • https://go.beci.be/restart Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 35 Philipp Oosterlincks © Reporters © Reporters
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Transition Le (ré)éclairage ? Tout un art Ces dernières années, l'éclairage LED a beaucoup progressé. Au point de devenir aujourd'hui, à quelques exceptions près, la seule technologie d'éclairage valable. Encore faut-il ne pas se tromper et se faire assister par un bureau d'études sérieux. Light to Light a entièrement revu l’éclairage du magasin Absoludanse. F iorenzo Namèche, gérant du bureau Light to Light, se définit comme un ingénieur-designer passionné par la lumière. Pour illuminer un espace extérieur ou un bâtiment, il s'attache à respecter les mêmes étapes : « Nous rencontrons le client pour bien comprendre ses besoins. Ensuite, nous visitons l'espace à (ré)éclairer pour analyser en profondeur les besoins et nous procédons à un inventaire complet en procédant à des relevés (luxmètre, photographie...). Nous demandons Il y a LED et... LED Au niveau des luminaires, il est encore possible de trouver son bonheur parmi les fabricants européens, mais quant aux sources lumineuses, force est de reconnaître que tout ou presque est aujourd'hui fabriqué en Chine. Quoi qu'il en soit, Light to Light et tous les acteurs sérieux ne fonctionnent qu'avec du matériel portant le label ENEC, la norme européenne qui a remplacé les normes nationales (en Belgique, le label CEBEC par exemple). Tout ce qui vient de Chine n'est pas or. Et si le fameux label ne figure pas sur les équipements livrés et que l'on opte pour le mauvais fournisseur, on risque de cuisantes déconvenues. également les factures d'énergie afin de déterminer le coût de l'éclairage actuel », commence-t-il. De retour à son bureau d'étude, l'ingénieur couche tous ces éléments sur le papier et réalise un pré-projet avec une proposition de dimensionnement et une étude de rentabilité. S'il apparaît que l'on peut ainsi améliorer la qualité de l'éclairage tout en diminuant les consommations énergétiques, Light to Light rédige le cahier de charges et les documents qui permettront de consulter les entreprises prestataires. « Cette phase préalable est une étape importante pour le client. D'abord parce que ces études de dimensionnement sont soutenues par des subsides. Ensuite, parce que ces études préalables sont la condition sine qua non pour pouvoir profiter dans un second temps des subsides sur le remplacement de l'éclairage en tant que tel. » Le bureau d'études examine ensuite les propositions rendues par les fournisseurs d'éclairage pour s'assurer que les solutions proposées correspondent bien aux besoins. « Nous contrôlons chacune des propositions, en faisant particulièrement attention aux offres qui nous semblent trop bon marché (...) Les fournisseurs commettent parfois des erreurs arithmétiques ou se trompent dans le choix du matériel. » Une fois que tout est fixé, le chantier peut commencer. Simultanément à ce chantier de relighting, le client peut en profiter pour faire revoir les éléments connexes comme l'éclairage de secours, la détection incendie, voire la réfection des plafonds. Parmi les clients de Light to Light, on trouve de tout : « J'ai travaillé sur Lichtvisie, le plan d'éclairage des voies publiques initié par la Région flamande, mais aussi sur le relighting de la piscine de Vilvorde, celui de la galerie du Passage du Nord située entre la rue Neuve et le boulevard Adolphe Max ou encore celui d'Absoludanse, magasin d'articles de danse dont l'éclairage a été complètement revu avec plus de confort pour les clients et de solides économies d'énergie à la clé. » ● Johan Debière Les aides en Région de Bruxelles-Capitale Etude préalable : prime de 50% avec obligation de suivre le cahier des charges ‘audit éclairage’ Travaux : prime de 30 à 40% pour les PME et les organisations à profit social dans le cadre du Pack Energie de Bruxelles Environnement, avec un maximum de 15.000 euros par année et par demandeur. 36 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Light to Light Entreprendre Starter Macaria : anticiper pour vivre pleinement et partir sereinement Lancée en septembre dernier par Catherine Roupin, Macaria accompagne toute personne en réflexion sur sa fin de vie afin de planifier celle-ci, pour elle-même mais aussi et surtout pour ceux qui restent. Elle a, par ailleurs, suivi une formation en euthanasie, tant du côté francophone avec le Forum EOL (End Of Life), que du côté néerlandophone avec LEIF (LevensEinde InformatieForum). P lus que jamais, la mort reste un tabou dans notre société. Pourtant, c’est un truisme, nous naissons et mourrons tous. Mais nous n’aurons pas nécessairement, voire certainement, tous la même fin de vie. Il semble on ne peut plus judicieux de s’y préparer. Pour soi-même, bien sûr, mais aussi pour ceux qui restent. « C’est l’une des préoccupations majeures des personnes en fin de vie », souligne Catherine Roupin, fondatrice de Macaria. « Elles sont souvent plus inquiètes pour leurs proches que pour elles-mêmes. Chaque histoire est personnelle et nécessite d’écouter, de rassurer et d’accompagner. » Catherine Roupin, pharmacienne de formation, est née dans une famille de médecins. Toute sa carrière professionnelle fut centrée sur le patient malade et/ou en recherche de bien-être. « Au décès de mon papa », explique-t-elle, « j'ai eu la chance, la veille de son départ, d'avoir une magnifique conversation avec lui, j'ai pu lui dire ‘au revoir’ et le remercier pour nos années ensemble. J’ai aussi accompagné des amis et patients malades jusqu'à la fin et constaté combien il est important mais aussi difficile de parler et de préparer la tranche de vie qui nous sépare de notre départ. C’est ainsi qu’est né petit à petit ce projet, afin d’aider les personnes encore en pleine santé à parler librement de la mort et mettre en place ce qui pourrait les aider à vivre sereinement leur fin de vie comme elles la souhaitent, pour elles et pour leurs proches. » Elle a donc progressivement quitté l’officine pour une nouvelle activité, qu’elle a débutée en septembre dernier et que l’on pourrait définir en quelques mots : planification globale de fin de vie. « Je propose une approche ‘one-stopshop’ qui s’étend de l’analyse à la planification et l’aide à la mise en place d’actions et de solutions pouvant amener de la sérénité dans les tous les aspects de cette phase de vie, tels que la santé, les finances, le logement, les projets, la perte d’autonomie, la préparation des funérailles, etc. Pour toutes ces actions, je collabore avec divers partenaires. » Macaria est dans la mythologie grecque la fille d’Hadès et de Perséphone et la déesse qui incarne la mort heureuse, tranquille et paisible. Avec Macaria, Catherine Roupin propose diverses formules d’accompagnement ainsi que des services à la carte. Elle organise également régulièrement des ateliers et des séances d’information. Comme elle le rappelle, « La Belgique compte actuellement une personne de 67 ans pour 3,8 personnes de 18 à 66 ans. En 2070, ce rapport sera de une pour 2,5. Après le baby-boom d’après-guerre, nous assistons maintenant au papy-boom. Avec l’allongement de l’espérance de vie, la société devra prendre en charge les personnes âgées et leur accorder une attention plus soutenue. Des métiers comme thérapeute de fin de vie sont, par exemple, occupés à voir le jour, dans les maisons de retraite, les hôpitaux, etc. » En conclusion, si la mort est toujours un tabou, il sera amené de plus en plus à être levé dans les années qui viennent. Gageons que Macaria y contribuera activement. ● Info : www.macaria.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • www.beci.be/starter Catherine Roupin. Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 37 D.R.
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Legal Publications au Moniteur belge : c’est la fin de la récréation Imaginez qu’un fraudeur vous désigne comme administrateur d’une société-écran ? Qu’un escroc se désigne lui-même comme administrateur de votre société ? Ou encore qu’il déplace l’adresse de votre entreprise ? Ce n’est pas une fiction : ces cas se sont réellement produits. En cause : les failles de notre système de publications officielles, auxquelles l’autorité veut mettre fin. Que fautil savoir pour publier dans les règles ? À la suite nombreuses irrégularités quant aux preuves jointes pour les publications au Moniteur – le journal officiel de l’État belge – la procédure de dépôt de documents au greffe a été réformée et harmonisée à l’échelle nationale. Selon le président du tribunal de l’entreprise de Bruxelles, Paul Dhaeyer, ce renforcement des règles était absolument nécessaire pour éviter les abus qui se sont multipliés ces dernières années. La fin des intermédiaires Dorénavant, les gérants souhaitant déposer des documents doivent démontrer leur identité. Paul Dhaeyer a récemment expliqué la raison de ces nouvelles exigences dans un entretien à L’Echo : « Je veux être sûr que la personne qui se présente au greffe est bien celle qu’elle dit être, qu’elle a un domicile et que la société a bel et bien un siège social. On va également demander de nous déposer le titre qui justifie l’occupation, comme un contrat de bail ou un titre de propriété. Pour garantir la sécurité de ceux qui vont contracter avec ces sociétés, il faut la certitude que le siège social soit réel, que la personne qui est renseignée comme mandataire existe, que c’est bien cette personne-là, qu’elle est joignable et assignable en justice. In fine, c’est l’enjeu pour nous. » Jusqu’ici, il était d’usage courant pour de nombreux intermédiaires de prendre en charge la publication de documents au Moniteur pour le compte de sociétés tierces. Ce service était notamment proposé par les guichets d’entreprise, les fiduciaires, les bureaux d’experts comptables ou encore les chambres de commerce. Cette pratique est désormais révolue. Outre les mandataires des sociétés elles-mêmes, la publication au Moniteur ne pourra désormais plus être prise en charge que par la voie notariale. Quelle est la nouvelle procédure de dépôt ? 1. Il convient d'inviter les personnes qui souhaitent effectuer un dépôt à compléter une attestation avec leurs coordonnées d'identité, certifiées par la production de documents d'identité et la remise d'une copie lisible dudit document. 2. Il faut également que le déposant produise une copie conforme, avec les signatures, du procès-verbal du conseil d'administration ou de l'assemblée générale qui – en vertu de la loi ou des statuts de la société — a acté la décision à publier au Moniteur belge. 3. En cas de changement d'administrateur ou de gérant, il convient que le déposant produise : • Une copie recto-verso de la carte d'identité de l'administrateur ou du gérant qui est remplacé ; si ce document ne peut être produit, il y a lieu d'en expliquer la raison (administrateur révoqué...), en produisant un document signé ; • Une copie recto-verso de la carte d'identité de l'administrateur ou du gérant qui est nommé. 4. En cas de changement de siège social, le déposant doit produire une copie du titre qui justifie l'occupation des lieux (contrat de bail, titre de propriété, convention…). 5. Lorsque le déposant est un mandataire déposant le dossier en lieu et place de la personne compétente, il y a lieu de produire une procuration légalisée pour le mandataire, sauf lorsque la procuration ressort explicitement du procès-verbal mentionné au point 2. ● Alexis Bley, conseiller juridique Beci ab@beci.be 38 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 D.R. Management & HR Employeur : le CV vidéo est-il la lettre de motivation 3.0 ? L’employeur peut-il envisager une évolution dans la traditionnelle lettre de motivation ? Le CV vidéo est-il devenu la nouvelle façon de se présenter et postuler un emploi ? Les nouveaux médias et la vidéo changent-ils la manière de découvrir les postulants ? On peut le penser… mais avec prudence ! Voici pourquoi. (Coproduction) Amélie Alleman U n recruteur passe en moyenne 11 secondes sur un CV. Il se fait rapidement une image mentale du candidat et voit si, oui ou non, il semble correspondre au candidat recherché. Vous le constatez tous les jours : les sociétés recrutent de plus en plus sur la base des « softs skills » et de la personnalité du candidat, en plus des compétences techniques demandées, du diplôme et du savoirfaire. Il est question d’adaptabilité, de compétences en management, de savoir-être, de bonne communication ou encore d’aisance relationnelle… Des soft skills très demandés. Comment détecter ces compétences « soft » sans une interview vidéo, via Skype ou en face à face ? D’autant plus que la multiplication des changements de carrière, des profils dits atypiques et des reconversions en quête de sens ou de valeur complique la donne. Comment laisser un candidat expliquer ses choix, son changement d’orientation et la pertinence de ses compétences si le fil rouge n’apparaît pas dans le CV ? Le CV vidéo représente, à notre avis, l’apport des nouvelles technologies et des médias au marché de l’emploi qui évolue. Qui n’a pas de smartphone avec une caméra ou accès à un PC avec une webcam ? À utiliser avec circonspection Considérons le CV vidéo comme un complément du CV. La vidéo donne du contexte et révèle la personnalité, mais sans remplacer le CV traditionnel. Il donne une touche humaine et du sens à une candidature. Certains profils et métiers à forte aisance relationnelle y auront recours. Mais ne discriminons pas pour autant les profils plus introvertis ou stressés face à une caméra. Relativisons cette utilisation en n’imposant rien, sauf peut-être aux profils nécessitant des soft skills plus développés, par exemple en communication, nouveaux médias, vente… Pour conclure, on peut penser que le CV vidéo peut devenir la nouvelle lettre de motivation 3.0 pour certains types de profils. Mais il a encore du chemin à parcourir avant de devenir la norme. Le CV vidéo utilise les nouveaux médias tout en remettant l’humain au centre du recrutement ! Un paradoxe intéressant pour une société qui cherche des talents dotés de compétences soft très développées, dans un marché souvent saturé. Amélie Alleman Fondatrice de Betuned Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 39 D.R. © Getty © Getty
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Community L’actualité Beci en photo Beci et le Cercle de Lorraine ont reçu la Première Ministre Sophie Wilmès, qui a évoqué son parcours personnel et professionel, et répondu aux questions de nos membres. « Nous rêvons tous d’une simplification juridique, administrative. Mais notre complexité, notre capacité de fonctionner malgré tout et notre sens du consensus font que la Belgique est reconnue au niveau international », a déclaré Mme Wilmès, première femme à ce poste dans notre pays. Sophie Wilmès, entourée du CEO de Belfius Marc Raisière, et du president du Cercle de Lorraine, Herman Craeninckx. L’ancien Premier Ministre Mark Eyskens, aux côtés d’Evelyn Gessler (Decider’s). Au mois de janvier, Beci a signé #GoForBruxelles 2030, la stratégie socio-économique du gouvernement bruxellois. Voir aussi notre éditorial. Jan De Brabanter, Secrétaire Général de Beci-UEB. 40 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Marie-Noëlle Cruysmans © CESRBC-ESRBHG Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas de Catherine Bodson À 50 ans, Catherine Bodson a décidé d’opérer un grand tournant dans sa vie. Après une carrière internationale, tant dans le secteur privé que dans le secteur public européen, elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat en créant Pipaillon, une conserverie artisanale installée au cœur de Bruxelles. Le concept ? Utiliser le savoir-faire d’antan pour produire des conserves en bocal : confitures, chutneys, tapenades et condiments à base de produits frais, bio et respectueux des producteurs locaux. Gastronome, amoureuse des bons produits et défenseur du savoir-faire artisanal, Catherine Bodson nous a livré ses meilleures adresses bruxelloises : Un quartier où flâner ? J’en ai deux. Le centre-ville où Pipaillon s’est installée, qui est en mouvement perpétuel : rue de Flandre, Sainte-Catherine, les quais... et le tout nouveau food market Wolf ! Le quartier Lepoutre-Brugmann, où je vis depuis que les enfants ont quitté la maison : tous les commerces sont accessibles à pied, une vraie vie urbaine, proche toutefois du Bois de la Cambre, de la Forêt de Soignes et de jolis parcs. Le bistro des copains ? Chez Tortue, rue Edith Cavell. Une adresse qui rassemble tout ce que j’aime : un bar à vins naturels, un vrai sens de l’accueil de Yann et sa bande, la générosité dans l’assiette, l’intimité du lieu et des clients joyeux. Malgré une cuisine minuscule, ils vous servent des petits plats délicieux. Mention spéciale pour ricotta rôtie ! Un resto gastro ? Ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère de loin une cuisine généreuse et conviviale, pleine de saveurs, sans chichis comme chez Jamil, à L’Intemporelle. Je vous conseille son fameux tartare d’Omega 3, un délice ! Aucun risque d’y entendre un obséquieux « bonne la dégustation » suivi d’un « bonne continuation ». Où commencer la journée ? Chez Matinal, rue Franz Merjay. Une boulangerie minimaliste, rien que l’essentiel, où tu prends ton café debout, à l’italienne. Régis est le seul à pouvoir me faire lever le week-end. Les pains, baguettes et viennoiseries sont tous préparés à partir de farines naturelles. Place au beurre, à la crème, au lait cru et aux œufs de plein air ! Un lieu atypique ? La Villa Empain, qui abrite la Fondation Boghossian, pour me plonger dans l’univers des années 30, y déjeuner (ah, la bonne cuisine de chez Tero !) et pour la qualité et l’originalité de leurs expos. Un lieu pour se cultiver ? J’aime flâner aux Beaux-Arts. La carte des Amis des Musées donne un accès illimité aux collections et le sentiment d’être un invité permanent. Souvent, on s’y déplace uniquement pour une exposition temporaire. C’est dommage, les collections sont d’une richesse infinie et se perdre dans les galeries du musée est un véritable plaisir. Un commerce de bouche ? Ce n’est pas une adresse, mais plutôt des adresses et une petite balade de quartier puisque toutes ces adresses sont proches. Commencez Chez Petré à Uccle, des volailles en pagaille un accueil chaleureux ; poursuivez par le marché bio du vendredi à la Place Brugmann. Vous y trouverez l’essentiel : Jacques Defrenne le fromager, Stéphane Marchand le boucher, et la Ferme du Gasi pour les fruits et légumes. ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 41 D.R. D.R.
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Community Petites histoires de grands entrepreneurs Nathan Blecharczyk, Brian Chesky et Joe Gebbia, cofondateurs d’Airbnb. Trois jeunes partis de rien : la folle histoire d’Airbnb En quelques années, Airbnb a révolutionné la location saisonnière. Présente dans 191 pays – sauf l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord – la plateforme est valorisée à 30 milliards de dollars. Retour en 4 temps sur une ascension vertigineuse. 1. L’idée : Fin 2007 à San Francisco, Brian Chesky dirige une petite agence de design. Son colocataire Joe Gebbia est au chômage. Quand leur propriétaire parle d’augmenter le loyer, ils cherchent une solution. Brian sait qu’une conférence sur le design industriel a bientôt lieu et que les hôtels sont complets. Les colocataires y voient une opportunité : ils développent en 48 h un site web basique afin de proposer un matelas gonflable (‘airbed’) dans leur logement, avec petit déjeuner. Ils reçoivent trois personnes et récoltent environ 1000 dollars. Pourquoi ne pas continuer ? Brian contacte un (autre) ancien colocataire, Nathan Blecharczyk, diplômé de Harvard. Brian s’occupera de la stratégie et des finances, Nathan de la technologie et Joe du design. La société Airbedandbreakfast est née. 2. Merci les céréales ! En 2008, Brian, Joe et Nathan présentent leur projet à leurs connaissances. Les retours sont négatifs : le site fonctionne mal, ils ont besoin d’argent pour continuer à développer le concept. Pour se financer, les fondateurs créent des boîtes de céréales inspirées des candidats à la présidentielle américaine : les « Obama O’s » L’ivre de mots : Après Voyage en Absurdie, Stéphane De Groodt revient à ses premières amours : les calembours, aphorismes et jeux de mots. Des mots qu’il triture comme personne. Les éditions de l’Observatoire 42 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 et les « Cap’n McCain ». En deux mois, ils vendent 800 boîtes à 40 dollars pièce. Ce succès leur permet de rencontrer Paul Graham, co-fondateur de l’incubateur Y-Combinator. Brian, Joe et Nathan l’intègrent en janvier 2009, reçoivent un financement, changent de business model (passant du matelas gonflable à un concept situé entre l’hôtel et le ‘couchsurfing’), et de nom : Airbedandbreakfast devient Airbnb. 3. In the picture : La percée n’est pas décisive. Paul Graham leur conseille de partir à New York, à la rencontre de leurs adeptes. Ils comprennent alors que le problème vient des photos de mauvaise qualité qui illustrent les annonces. Ni une, ni deux : ils achètent un appareil photo et vont prendre eux-mêmes de meilleurs clichés. Airbnb décolle et lève 600 000 dollars auprès de Sequoia Capital. 4. Le succès : Quelques mois plus tard, la plateforme s’élargit à tous les types d’hébergement. En mars 2009, Airbnb compte 2500 annonces et près de 10 000 utilisateurs ! ● A Tavola : Si ces deux hommes ne vous disent rien, vous connaissez sûrement leur restaurant Racines à Bruxelles. Un italien qu’on ne présente plus et l’occasion pour eux de partager leurs meilleures recettes et accords vins ! Racine Y’a pas d’âge pour le vintage : Le livre idéal pour décrypter les styles, les designers et les objets qui ont fait de la déco vintage un art de vivre à part entière. Des inspirations et astuces pour chiner et parfaire son intérieur. Marabout Elisa Brevet D.R. Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Arizona SPRL, Rue des Hiboux 123 - 1150 Bruxelles Code Nace : 59113 - Production de films autres que cinématographiques et pour la télévision del. : Eric Vandecasteele Atos Worldline NV, Chaussée de Haecht 1442 - 1130 Bruxelles Code Nace : 62090 - Autres activités informatiques, 64922 - Octroi de crédit hypothécaire, 66199 - Autres activités auxiliaires de services financiers n.c.a., hors assurance et caisses de retraite del. : Vincent Coussement BBuild Constructions SPRL, Rue Keyenbempt 109 - 1180 Bruxelles Code Nace : 43999 - Autres activités de construction spécialisées del. : Stanislav Birg Bouzamour Dawya , Avenue de la Société Nationale 24 - 1070 Bruxelles del. : Dawya Bouzamour Butterfly&CO SPRL, Avenue du Couronnement 129 - 1200 WoluweSaint-Lambert Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Elise Falmagne CESI - Médecine du Travail ASBL, Avenue Konrad Adenauer 8 - 1200 Bruxelles del. : François Leruth Climact SA, Place de l'Université 16 - 1348 Ottignies Louvain-laNeuve Code Nace : 58290 - Édition d'autres logiciels, 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes, 64200 - Activités des sociétés holding del. : Pascal Vermeulen Cool Beans Foods SPRL, Avenue Robert Dalechamp 17 - 1200 Bruxelles del. : Diane Noyes Dotstep SPRL, Avenue du Prince Héritier 24 - 1200 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Laetitia van Wijck DVC - Electronic Design & Manufacturing SA, Rue Caporal Trésignies 6 - 1190 Bruxelles Code Nace : 29310 - Fabrication d'équipements électriques et électroniques pour véhicules automobiles del. : Marc Vertongen Elisa Brevet pp, Rue Champ du Roi 51 - 1040 Bruxelles Code Nace : 63910 - Activités des agences de presse, 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Elisa Brevet Fineduc Belgium SA, Rue Royale 192 - 1000 Bruxelles Code Nace : 85429 - Enseignement supérieur n.c.a., 85599 - Autres formes d'enseignement, 85609 - Autres services de soutien à l'enseignement del. : Marie-Charlotte Schots Félicité Djimtoloum pp, Rue du Grand Hospice 30 - 1000 Bruxelles del. : Felicité Djimtoloum ISIS DiES SCRL, Rue d'Alost 7-11 - 1000 Bruxelles del. : Gaetan Moyersoen Karim Sebaihi (Colis-Clic.com) pp, Avenue Lamarche 57 - 7160 Chapelle-Lez-Herlaimont Code Nace : 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet, 62020 - Conseil informatique del. : Karim Sebaihi Laurent Housen pp, Avenue de la Couronne 340 - 1050 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Laurent Housen LD Medical Devices / Avisteril , Rue Massart, 13. - 1490 Sart Messire Guillaume. del. : Luc De Myttenaere Lemonnier Nathalie pp, Avenue Coghen 210 - 1180 Bruxelles Code Nace : 85592 -Formation professionnelle, 85599 - Autres formes d'enseignement, 86909 - Autres activités pour la santé humaine n.c.a. del. : Nathalie Lemonnier Leurquin et Associés SPRL, Avenue Tedesco 7 - 1160 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Emmanuel Jacubowitz Par tyhomerent SPRL, SintKatharinastraat 7 box 4 - 3300 Tienen Code Nace : 56210 -Services des traiteurs, 7729301 - la location de vaisselle, couverts, verrerie, appareils électroménagers, etc. del. : Tinne Milis Placs BV, Tomberg 10 - 1930 Zaventem Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Pierre Lorquet Pro-Pay NV, Chemin de Woluwe St. Etienne 55 - 1130 Bruxelles Code Nace : 82110 - Services administratifs combinés de bureau del. : Geert Van Hoye Sotrexco International SA, Rue Bruyère St-Jean 81 - 1410 Waterloo Code Nace : 46494 - Commerce de gros d'articles ménagers non électriques, 47592 - Commerce de détail d'appareils d'éclairage en magasin spécialisé del. : Victor Saragossi YodaCity , Chaussée de Waterloo 834 - 1180 Uccle Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 63120 - Portails Internet, 94994 - Associations pour l'environnement et la mobilité del. : Armand Chariot Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 43
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Community l’employeur public ? 28.05 VENTE, MARKETING & COMMUNICATION 11.02 Atelier prospection : comment trouver de nouveaux clients ? 13.02 Apprenez à réseauter et franchissez la barrière de l’introversion ICT 13, 20 & 27.02 Lunch digital 5, 12, 19 & 26.03 Lunch digital 2, 9, 16, 23 & 30.04 Lunch digital 7, 14, 21 & 28.05 Lunch digital 4, 11, 18 & 25.06 Lunch digital ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be FORMATIONS SUR MESURE Vous souhaitez développer vos compétences, accroître la performance de vos collaborateurs, renforcer l’esprit d’équipe de votre entreprise ? Nos formations peuvent se décliner dans votre entreprise. Vous ne trouvez pas la formation que vous cherchez ? Contacteznous ! Notre programme de formations est établi en fonction des demandes que vous nous formulez. ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 21.02 Actualités « compensation & benefits » 05.03 Actualités de droit social dans la fonction publique 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? 17.03 Remboursement de frais à vos travailleurs 26.03 La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! 02.04 Élections sociales 2020 : autour de la procédure électorale et du jour du vote 23.04 Le trajet de réintégration en pratique dans le secteur public 05.05 La prévention et la gestion des assuétudes : de quels outils dispose 44 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 STARTERS & RESTARTERS 17.02 Lunch Starter 4.02 Plan financier, remuneration, rôle du comptable 2, 9, 16, 23 & 30.03 Lunch Starter 3.03 Ce que vous devez savoir avant de vous associer 3.03 Apprenez à lire les comptes de votre entreprise 17.03 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 17.03 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels 6, 13, 20 & 27.04 Lunch Starter 21.04 Plan financier, remuneration, rôle du comptable 4, 11, 18 & 25.05 Lunch Starter Missions et fonctionnement des organes sociaux 04.06 Actualités de droit social dans la fonction publique 05.06 Les vendredis de l’actualité sociale 12.06 Actualités « compensation & benefits » 18.06 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht** 24.09 Temps et facilités accordés aux représentants syndicaux : la contradiction surmontée ? ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Community 19.05 Ce que vous devez savoir avant de vous associer 25.05 Apprenez à lire les comptes de votre entreprise 1, 8, 15, 22 & 29.06 Lunch Starter 02.06 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 02.06 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be 13, 20 & 27.02 Beci Welcome Lunch 4, 11, 18 & 25.03 Beci Welcome Breakfast 5, 12, 19 & 26.03 Beci Welcome Lunch 1, 8, 15 & 22.04 Beci Welcome Breakfast 13, 20 & 27.02 Quoi de neuf avec les Incoterms 2020 ? 2, 9, 16 & 23.04 Beci Welcome Lunch 15.04 Welcome apero 6, 13, 20 & 27.05 Beci Welcome Breakfast Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides à la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) **En néerlandais uniquement Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be 6.03 Export to the US and comply with the Food & Drug Administration ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 7, 14 & 28.05 Beci Welcome Lunch 3, 10 & 17.05 Beci Welcome Breakfast 4, 11 & 18.05 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO Absoludanse 36 Actiris Airbnb Artexpo AUC, L’ Aviato BeCommerce Betuned Boghossian, Fondation Brussels Airport Company Bruxelles Mobilité Centre pour Entreprises en difficulté Cercle de Lorraine CIT Blaton Citydev Citymesh Creatis 7-9 ; 12-15 42 4 22-24 5 5 39 41 7-9 12-15 34-35 4 ; 40 20-21 28-29 7-9 28-29 Daoust Davids, Les Dyzo Echa – Agence européenne des produits chimiques Enterprise Europe Network Ferme du Gasi Google Benelux Interparking JCX Immo Light to Light Matinal MIT Mobly Nokia Orange Belgium 11 20-21 34-35 18 18 41 16-17 4 20-21 36 Louvain School of Management 10 Macaria 37 41 10 7-9 7-9 7-9 Pétré Pipaillon PwC SNCB Strategy& Tero Title Media Tortue UCL ULB Université Paris XII VDAB Vias VUB Whyte Corporate Affairs Wolf Y-Combinator 41 41 7-9 12-15 7-9 41 11 41 10 ; 31-32 7-9 10 12-15 26-27 7-9 7-9 41 42 Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 45

2020.02 Brussel Metropool


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Woord vooraf Beci: waardevol advies Eind januari ondertekende Beci samen met de Brusselse regerin partners de strategie GO4Brussels 2030. Dit sociaaleconomisch plan is bedoeld om de overgang van de gewestelijke economie naar een koolstofarm model de voorwaarden voor welvaart, duurzaamheid en collectief welzijn te gar doelstellingen die in dit kader werden gedefinieerd, behoren de steun onderzoek en innovatie, werkgelegenheid en opleiding, digitale transitie en mobiliteit onderwerpen die de ondernemers na aan het hart liggen. Een lang proces van overleg met de sociale partners ging de ondertek al zette de vorige Brusselse regering gelijkaardige stappen. De wil om v aan overleg – waaraan Beci trouwens actief deelneemt – mag zeker w recht om standpunten te formuleren en advies te geven aan de ov van de fundamentele functies van kamers van koophandel. Beci oef uit namens haar leden. Nog vóór de Brusselse regering beslissingen neemt en keuzes maakt, en nog vóór wetten worden aangenomen, is het van groot belang dat wijzen op de impact van een of andere maatregel op de werkgelegenheid, de aantrekkelijkheid van Brussel of de ontwikkeling van de ondernemingen. Soms is het eindresultaat totaal bevredigend. Soms maar half. E helemaal niet. Hoe dan ook is het resultaat toch altijd beter dan wanne werkgevers niet waren geraadpleegd, al was het maar om de negatie effecten van bepaalde maatregelen enigszins te verzachten. Voorbeelden waar Beci zich om verheugt? De beschikbaarheid van de aan de ondernemingen toegezegde steun van 30 miljoen euro. Stimulansen voor de circulaire economie. Investeringen in mobiliteitsinfrastructuur. Het beleid rond open data. Administratieve vereenvoudiging eindelijk op de agenda. De start van digitaliseringsprojecten. Gecoördineerde initiatieven inzake mobiliteitsprojecten. Steun aan initiatieven van het vrouwelijk ondernemerschap. De prioriteit aan knelpuntberoepen. Opleidingsprioriteiten die beter aansluiten bij de realiteit van de mark Bij al deze onderwerpen greep Beci in, met haar kennis van het Brusselse ondernemerschap en van de dagelijkse realiteit van haar leden. Beci speelt een leidende rol in de vertegenwoordiging van Brusselse ondernemingen en werkgevers. Wij zijn blij dat deze rol wordt erkend en blijv er waakzaam voor zorgen dat er beter rekening wordt gehouden de belangen van deze werkgevers en ondernemers. We zullen een bijdrage lev beleid van deze regering, of het zo nodig aanpassen, maar hierbij steeds luis naar de kleine en grote ondernemers, de zelfstandigen en de vrije ber op Beci vertrouwen. Marc Decorte, Voorzitter van Beci Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 52 – Februari 2020 In maart: Grow Your Business 4 6 7 Beci online Podcast : Marc Filipson Digest Ideeën 10 11 12 16 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Amélie Alleman, Alexis Bley, Elisa Brevet, Giles Daoust, Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude, Tim Devriese, Sophie Le Clercq, Ophélie Legast, Vinciane Pigarella en Guy Van den Noortgate. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 39 Sophie Le Clercq Gasthoofdredactrice: Vóór of tegen een CO2-heffing aan de grenzen van de EU? Open Source Barometer: de mobiliteit zit weer vast in de files Brusselse KMO’s moeten nu de digitale stap zetten Internationaal 18 Registratie van chemicaliën: ook iets voor u? Stedenbouw & immobiliën 20 22 25 26 28 30 31 Sophie Le Clercq: Pleidooi voor een gedeelde stad Nieuw leven voor de natuur in de stad Een manifest voor de stedelijke fauna Jacht op automobilisten? Brussel, schoolvoorbeeld voor tijdelijke gebruiksprojecten? De ontluikende verandering van energienetwerken De dichtheid die metropolen verdienen Dynamiek 34 36 37 38 Opnieuw succesvol na een mislukking Transitie: (Re)lighting is een kunst Starter: Macaria Publicaties in het Belgisch Staatsblad: gedaan met het geknoei Aanvaardt de werkgever binnenkort een video CV als sollicitatiebrief 3.0? 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER Community 40 41 35 39 40 40 Index Foto’s van het Beci nieuws In de voetsporen van … Catherine Bodson Kleine verhalen van grote ondernemers Toetredingsaanvragen Agenda Warrants als bonus voor uw top performers Wilt u één of meerdere medewerkers belonen voor hun inzet? Heeft u al gedacht aan warrants? Bekijk nu al met wie u dit jaar in zee gaat om dit voordeel toe te kennen aan de medewerkers die u zeker wilt belonen en aan u wilt binden. Partena Professional ondersteunt u van A tot Z tijdens de implementatie en de opvolging. Wilt u meer weten? Contacteer ons via innovation@partena.be of meer info op partena-professional.be/warrants
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Podcast Marc Filipson: "Verandering is continuïteit." Naar aanleiding van het 30-jarig bestaan van boekhandel Filigranes is de oprichter te gast bij een ietwat tegendraadse aflevering van de Next Steppodcast. Hij volgt al vier decennia lang dezelfde leidraad. Verwacht van hem dus geen kentering of radicale verandering. Hij beschouwt zichzelf eerder als een winkelier dan een boekhandelaar. In Brussel kent nagenoeg iedereen de boekhandel Filigranes en zijn stichter, maar het begin van het verhaal is minder bekend... Hoe is dit avontuur eigenlijk begonnen? Ik studeerde destijds om leraar te worden. Tegelijkertijd werkte ik, om mijn boterham te verdienen, als student in de boekhandel La Providence, in de Nijverheidsstraat. Helaas kreeg de zaakvoerder een beroerte. Zijn vrouw vroeg me om zijn plaats in te nemen en toen de man overleed, volgde ik hem op. Ik vestigde me dus in deze kleine winkel en ontwierp al snel nieuwe meubels met een driedubbele diepte. Ik moest trouwens een oplossing vinden voor al die boeken. Het was een kleine, ouderwetse boekwinkel. Ik wist precies waar het boek stond dat ik wou aanraden aan een klant. En meestal lag het onder tien andere. De Nijverheidsstraat ligt in een woonwijk. Het was daar niet gemakkelijk om een zaak te vestigen … Veel gebouwen in de buurt werden aan de Paters Redemptoristen geschonken. Ik had het een en het andere met hen geregeld. Zo kon ik op een dag het huis naast de boekwinkel betrekken. Omdat ik het me niet kon veroorloven om door de scheidingsmuren heen te breken, gaf ik de sleutels aan de klanten, zodat ze hun eigen keuze konden maken. Ik moest creatief zijn om bekendheid te verwerven: ik was de eerste die volledige pagina's vulde in het tijdschrift Pourquoi pas?, het vroegere Vif-L'Express, waar ik promoties in presenteerde. Hoe ben je erin geslaagd om klantenbinding op te bouwen? Vanaf de eerste dag heb ik een koffiemachine geïnstalleerd. Ik bood mijn klanten koffie aan en aan het eind van de dag schonk ik een glaasje portwijn. Het was een klein geschenk dat een beetje gezelligheid in de zaak bracht. In 1988 werd ik onteigend. Ik wandelde door de buurt en vond een vrije ruimte op de Kunstlaan. 6 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 In de pers beweer je soms dat de boekhandel succes heeft omdat je anders werkt dan de anderen. Wat moeten wij ons daarbij inbeelden? Ik ben inspiratie gaan putten bij mijn oom, een schoenenhandelaar, die diepe etalages had. De deur bleef bij hem open. De klant kijkt links en rechts en zo komt hij heel snel in de winkel te staan. In alle weersomstandigheden staat ook bij mij de deur altijd open. Ik heb me nooit elitair opgesteld. Bij mij vonden de klanten alles. De enige collectie die ik niet had was die van Barbara Cartland, om de eenvoudige reden dat er honderden titels waren en die te veel ruimte in beslag namen. Aan klanten die erom vroegen, antwoordde ik: 'Ik heb net het laatste exemplaar verkocht, maar kijk, ik heb u nog iets anders te bieden.’ Natuurlijk moet je houden van wat je verkoopt, je moet een passie hebben voor het product, maar bovenal moet je houden van verkoop. Bestaan er onfeilbare verkooptechnieken? Het plezier van de gedachtewisseling en een hartelijk onthaal! Dat probeer ik door te geven aan mijn team. Je moet met klanten praten: over wat je zelf hebt gelezen, maar ook je dagelijks leven. ● Elisa Brevet Het volledige gesprek kunt u beluisteren in onze Next Step podcast: https://www.beci.be/podcast. Podcast inspiratie : Radiolab – 60 Seconds : Wetenschapper Hetty Helsmoortel noemt deze podcast “de oermoeder van de wetenschapspodcasts”. Radiolab verzamelt, herbergt en koestert verschillende afleveringen over diverse onderwerpen. 60 seconds gaat over één zin die de wereld blijft beroeren. En die nog steeds hoogst actueel is: de oorlogsverklaring van de VS tegen terreur na elf september 2001. © gladdys.be News CEO’s en hun communicatie: een riskante onderneming? De relaties tussen bedrijven en hun stakeholders worden steeds complexer en het vertrouwen in leiders wordt soms op de proef gesteld. In deze context publiceerde het adviesbureau Whyte Corporate Affairs een enquête over de positionering van Belgische bedrijfsleiders. 55 CEO’s namen eraan deel. verantwoordelijk voor de reputatie van het bedrijf dat hij leidt. Hij belichaamt de onderneming. Zijn acties en standpunten zullen hoe dan ook worden geïnterpreteerd. Een goed beheerde communicatie van de bedrijfsleider is een echte troef en een krachtige hefboom. Deze communicatie moet de organisatie helpen vooruitgang te boeken en haar positie bij de stakeholders duidelijk te versterken. Een manager die communiceert, zonder alomtegenwoordig en alwetend te zijn in de media, kent de wereld waarin zijn bedrijf leeft en ook de uitdagingen. Effectief communiceren is dus meer dan over zichzelf praten: ook gedachtewisseling bevorderen is belangrijk, want zo zullen de gesprekspartners de boodschap verder verspreiden. Op zich een veel krachtiger strategie. Informatie: www.whyte.be Wat reputatie en strategische positionering aangaat, beschouwt 75% van deze bedrijfsleiders hun rol als ambassadeur voor hun organisatie als een topprioriteit. Inzake communicatie en het uitspreken van standpunten beweert 67% van de ondervraagden tamelijk proactief te zijn. 53% beschikt zelfs over een positioneringsstrategie. Meer dan de helft heeft echter geen duidelijk beeld van hun reputatie. Op de vraag naar hun relatie met de pers is 58% van de respondenten zich ervan bewust dat van hen soms een standpunt wordt verwacht over maatschappelijke kwesties die weinig met hun organisatie te maken hebben. Ze kunnen zich daarbij ongemakkelijk voelen. Ongeveer hetzelfde aantal bereidt zich zorgvuldig voor op externe communicatie, maar slechts 35% vindt deze ontmoetingen met de pers prettig; ze worden eerder als een noodzaak gezien. 46% van de Belgische CEO's zegt meer tijd te besteden aan interne dan aan externe communicatie. 35% stelt dat het creëren van begrip voor de strategie en de visie van het bedrijf hun grootste interne uitdaging is. Voor een andere derde is dit eerder het verkrijgen van vertrouwen en betrokkenheid. Slechts 15% van de CEO's aarzelt niet om over hun privéleven te communiceren, terwijl 56% dit onnodig of zelfs ongepast vindt. 45% zou professioneel actief op de sociale media zijn, terwijl 42% daar geen prioriteit van maakt. Onder degenen die actief zijn, is 85% dat uitsluitend als vertegenwoordiger van hun bedrijf. 31% van de niet-actieve personen erkent het belang van de sociale media maar heeft daar geen tijd voor. 24% vindt deze vorm van communicatie delicaat of zelfs gevaarlijk. Willens nillens is de bedrijfsleider in ruime mate Brussels Airport innoveert met een privé 5G-netwerk Brussels Airport Company ontwikkelt momenteel een 5G ready netwerk, dat efficiëntere, betrouwbaardere en snellere connectiviteit biedt dan wifi of 4G. Dit gebeurt in samenwerking met het Finse Nokia en de Belgische operator Citymesh. Met dit netwerk, dat eind maart operationeel zal zijn, zal de luchthaven als een van de eerste sites in België de 5G-technologie verwelkomen en inzetten om zijn operationele efficiëntie te verbeteren en andere technologische innovaties te ondersteunen. "Als een van de eerste sites in België en een van de eerste Europese luchthavens die een eigen 5G ready netwerk installeren, bevestigt Brussels Airport zijn leiderspositie op het gebied van digitale innovatie. Wij blijven de operaties op de luchthaven verder optimaliseren en gaan nu ook de digitale innovatie versnellen met 5G-technologie. Die laat toe om toekomstgerichte technologieën op een unieke manier te integreren", zegt Arnaud Feist, CEO van Brussels Airport Company. De superieure capaciteit van de 5G effent de weg naar de integratie van nog meer technologie, zoals Internet of Things (IoT), geautomatiseerde voertuigen, mobiele monitoringsystemen of de track & trace technologie. Hiermee verbeteren zowel de operationele efficiëntie als Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 7 D.R.
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News de betrouwbaarheid van de systemen op Brussels Airport. "De toegevoegde waarde van dit privé 5G-netwerk toont het belang van dergelijke connectiviteitszones aan. Hierdoor ontstaat een scala aan toepassingen die met wifi en openbare netwerken niet zouden kunnen bestaan. Met hun grensverleggend partnerschap stellen Citymesh en Brussels Airport zich op als pioniers en voorbeelden voor andere sectoren in België om concurrentievoordeel te creëren via privé mobiele connectiviteit”, besluit Mitch De Geest, CEO van Citymesh. Informatie: www.brusselsairport.be Consument niet te verleiden tot delen van persoonlijke betaaldata De beveiliging van betaaldata blijft problematisch. Slechts 20% van de Europese consumenten is bereid hun betaalgegevens te delen om een beroep te kunnen doen op andere diensten. Als ze dan toch overstag gaan, worden fintechs of de datagiganten op het web het minst vertrouwd. De voorkeur gaat uit naar de eigen bank. Dat blijkt uit een studie van Strategy&, PwC's strategische adviestak. “Voorlopig verwachten we nog niet meteen een ‘big bang’ op de Belgische financiële markt. De consument heeft moeite om de vele voordelen van zo’n open banksysteem in te zien. Toch heeft het streven naar een open banksysteem het financieel landschap in Europa alvast drastisch hertekend. Steeds meer banken zetten in op digitale innovatie en gaan de samenwerking aan met niet-traditionele spelers, zoals fintechs en databedrijven”, legt Fernand Dimidschstein, Partner van Strategy& uit. De Belgische consument gelooft ook niet meteen in een cashloze samenleving, al gebruikt hij smartphonebetalingen, die naar verwachting tot 68% zullen stijgen. Toch blijft zo’n 30% van de Belgen bezorgd over databescherming bij mobiele betalingen. “De cijfers geven aan dat de consument uiteindelijk de eigen bank toch het meest vertrouwt met persoonlijke data. Open Banking kan alleen werkelijkheid worden als banken de wensen van hun klanten radicaal vooropstellen in hun dienstenaanbod. Banken kunnen het verschil maken door technologie in te zetten om digitale betalingen net zo eenvoudig en transparant te maken als betalen met cash geld”, besluit Fernand Dimidschstein. Informatie: www.pwc.be Orange Belgium lanceert als eerste in België een 5G-testhub voor bedrijven Orange Belgium activeerde als eerste in België een 5G-testhub voor bedrijven: de Orange Industry 4.0 Campus. Dankzij deze innovatiehub zal de operator de handen in elkaar kunnen slaan met partners in de industrie om reële applicaties te ontwikkelen die het volle potentieel van de 5G-technologie gaan benutten. Stefan Slavnicu, Chief Technology Officer bij Orange Belgium: “Vandaag bieden we in onze 5G testhub de meest geavanceerde vorm van 5G. Het levert een hele hoge verwerkingscapaciteit, lage latency, verbeterde beveiliging voor kritieke toepassingen en network slicing voor openbare en private netwerken. Bovendien zullen we ook de meest geavanceerde antennes gebruiken, waardoor de verwerkingscapaciteit er aanzienlijk op vooruit zal gaan.” Orange Belgium gelooft heel sterk in het potentieel van 5G voor de ontwikkeling van nieuwe diensten waar zowel burgers als bedrijven bij gebaat zullen zijn. “Wij zijn bijzonder trots dat we onze Orange Industry 4.0 Campus kunnen openen in de haven van Antwerpen, waar we reële 5G-toepassingen kunnen beginnen testen die het volle potentieel van 5G kunnen gebruiken. Dat is nodig om de competitiviteit van bedrijven te verhogen met connectiviteit op maat, afgestemd op specifieke vereisten van nieuwe innovatieve toepassingen, zoals draadloze productie, realtime automatisering, slimme steden, Internet of Things…”, aldus Michaël Trabbia, CEO van Orange Belgium. Om er echter een succes van te maken, moeten het juridische, regelgevende en administratieve kader nog altijd worden aangepast, alsook de vereiste spectrumtoewijzing aan de operatoren. Hun zware investeringen zullen een naadloze dekking garanderen in sectoren die voor alle gebruikers van vitaal belang zijn. Informatie: www.orange.be 8 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 News VUB en ULB lanceren ambitieuze diversiteitsplannen met de steun van Actiris Als grote werkgevers in Brussel willen de universiteiten een voorbeeldfunctie vervullen op het gebied van gelijkheid. VUB-Rector Caroline Pauwels en ULB-Rector Yvon Englert stelden daarom hun diversiteitsplannen officieel voor aan Bernard Clerfayt, Minister van Werk in Brussel, en Cathy Van Remoortere, Directeur Arbeidsmarkt en Inclusie bij Actiris. Elektrische wagens verdienen zichzelf al terug vanaf 5de jaar Steeds meer Belgen denken na over een elektrische wagen. Dat blijkt uit onafhankelijk onderzoek van Mobly, een startup die mobiliteit tracht te bevorderen. De aankoop van een elektrisch voertuig blijft echter nog een zeldzaamheid. Het Belgisch wagenpark telt bijna 6 miljoen auto's maar slechts ongeveer 11.000 elektrische voertuigen (0,18%). En dit zijn voornamelijk bedrijfswagens. De iets hogere aankoopprijs blijft een probleem, hoewel de elektrische optie uiteindelijk vaak goedkoper blijkt te zijn. Caroline Pauwels en Yvon Englert, rectoren van de VUB en de ULB. Het actieplan "Gelijkheid" van de VUB richt zich op gender en etniciteit, leeftijd, oriëntatie, levensfilosofie en sociale klasse. De universiteit streeft er onder meer naar om tegen 2021 één derde vrouwelijke kandidaten voor vacante functies te hebben. Ze wil de diversiteit ontwikkelen en mensen sensibiliseren. Onlangs kwam er een gedragscode tot stand en verscheen een nieuwe diversiteitswebsite op het internet. De VUB heeft ook een adviseur aangesteld voor gelijkheid in HR, die de actiepunten zal behandelen. De ULB legt van haar kant de nadruk op duurzame diversiteit en wil een "gender- en diversiteitsbeleid" ontwikkelen. Zij wenst lacunes op te sporen, nieuwe projecten op gang te brengen, bestaande acties te consolideren, maar ook het wettelijk kader te respecteren en te overstijgen. De bestaande maatregelen werden opgesomd aan de hand van vijf thema's: handicap, gender, seksuele identiteit, leeftijd en culturele achtergrond. De acties worden dan binnen twee jaar uitgevoerd door een medewerker die met de steun van Actiris wordt aangeworven. Deze door het hoger onderwijs ontwikkelde diversiteitsplannen zijn een primeur voor Brussel en een belangrijke stap naar een meer inclusieve samenleving. "Ik ben blij dat Actiris zijn expertise kan delen met de ULB en de VUB. Onze diversiteitsconsultants helpen bij de ontwikkeling van een inclusief rekruteringsbeleid en de bijbehorende communicatie”, aldus nog Cathy Van Remoortere. Informatie: www.vub.be ; www.ulb.be ; www.actiris.be Mobiliteitsverzekeraar Mobly biedt een gratis en praktische module aan om de totale kostprijs van een elektrische auto te berekenen op basis van zijn levensduur en deze te vergelijken met die van een voertuig op fossiele brandstof. De eerste resultaten tonen aan dat elektrische voertuigen na 5 jaar voordeliger zijn. Deze berekeningen houden rekening met de lage verbruikskosten (energie en onderhoud), maar ook met fiscale voordelen en een hogere wederverkoopwaarde. Deze elementen komen vaak onvoldoende aan bod. "Met deze rekenmodule wil Mobly automobilisten informeren en motiveren om over te stappen op elektriciteit. Onze vloot moet groener worden en de tijd dringt", zegt Gerrit Nollet, CEO van Mobly. Vanaf 2030 mogen dieselvoertuigen Brussel niet meer binnen en vanaf 2035 geldt hetzelfde voor alle auto's op benzine of LPG. Nog eens 17 steden overwegen om een lage-emissiezone te creëren. Dit zal al gauw een impact hebben op de restwaarde van auto's die op traditionele brandstoffen rijden. Met de gratis rekenmodule wil Mobly de keuze voor intelligente en duurzame mobiliteit stimuleren. Informatie: http://www.mobly.be Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 9 © Getty
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Ideeën Vóór of tegen een CO2-heffing aan de grenzen van de EU? Om de CO2-uitstoot te bestrijden, pleiten sommigen voor een ‘laissez-faire’ op de markt, terwijl anderen voorstander zijn van een belasting op ingevoerde producten uit landen die zich weinig of niet bekommeren om hun koolstofvoetafdruk. Thierry Bréchet, hoogleraar economie aan de Louvain School of Management en onderzoeker aan het CORE (UCL). De Britse econoom en filosoof Ricardo oordeelde1 dat open grenzen voor iedereen gunstig zijn. Toch kunnen we ons niet veroorloven staal uit China te importeren dat daar werd geproduceerd in ecologische en humanitaire omstandigheden ver onder onze eigen criteria. China en India hebben allebei de akkoorden van Parijs geratificeerd. Vooral China investeerde aanzienlijk in hernieuwbare energiebronnen. Nochtans blijft China stoot in absolute cijfers het meeste CO2 uit ter wereld. India staat op de vierde plaats (net achter Europa). In feite ben ik voorstander van een CO2-heffing op alle geproduceerde goederen en op alle markten. Bovendien pleit ik voor een versterking van de ETS-markt (nvdr: de EU-regeling voor de handel in emissierechten). Beschouw dit niet als een vergelding maar als een eerlijke rechtzetting. De opwaartse aanpassing van de prijs zou een psychologische schok moeten teweegbrengen om de consument aan te zetten zijn gewoontes radicaal te veranderen. Deze aanpassingen zijn dringend noodzakelijk. Als we ze niet doorvoeren, zullen de ecologische en milieurisico’s over 20 of 30 jaar enorm zijn toegenomen. Al in de 19e eeuw voorspelde Britse economist Jevons het einde van de steenkool2 . Hij vestigde in 1884 de aandacht op het risico dat het Britse Rijk zou verdwijnen als het niet tot het besef kwam dat zijn steenkoolvoorraden eindig waren. Hetzelfde geldt vandaag voor alle vormen van grijze energie en voor het vermogen van onze planeet om ongekende niveaus van CO2 te absorberen. Als we daar geen rekening mee houden, gaan we een rampzalige situatie tegemoet. Rémy Prud’homme doceerde economie aan de Universiteit van Parijs XII en aan het MIT. Ik ben gekant tegen een CO2-heffing aan de grenzen. We kunnen trouwens aan Braziliaanse of Indiase producten geen belasting laten betalen waarvan Europese producten zouden zijn vrijgesteld. En nu even serieus: wie zou ooit geloven dat de 27 Europese landen het eens zullen worden over één enkel koolstofbelastingtarief? Bovendien zou een dergelijke belasting in de praktijk zeer moeilijk uitvoerbaar zijn. We horen zeggen dat de belasting zou worden berekend aan de hand van het koolstofgehalte van geïmporteerde producten. Goed zo, maar wie kan ons vertellen hoeveel koolstof er in een shirt uit Bangladesh of een Chinese batterij zit? (...) Het protectionistische discours vergeet ook dat minder invoer automatisch minder uitvoer betekent. Koolstof of geen koolstof, een invoerbelasting blijft een belasting en leidt sowieso tot vergeldingsmaatregelen. Tot slot zou een dergelijke belasting een kwantitatief te verwaarlozen effect hebben op de CO2-volumes en het klimaat. Een vermindering van de CO2-uitstoot met één gigaton tegen 2050 zou tot een temperatuurschommeling leiden van 0,0005°. Ziedaar de winst voor het klimaat van een Europese koolstofbelasting van € 60 per ton CO2. Peanuts! Een aantrekkelijker invalshoek is natuurlijk de steun aan onderzoek, bijvoorbeeld inzake CO2-opslag. ● Johan Debière 1 In zijn Theorie van het comparatief voordeel 2 The coal question 10 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 © Getty Open Source De kunstenaar en de manager Management is een kunst. Ongeacht de omvang, de leeftijd of de sector van een onderneming, het beheer ervan is steeds hoogstaand trapezewerk. Wat sommigen ook mogen beweren, een ‘one size fits all’ methode bestaat niet voor het management van mensen, want die zijn allesbehalve rationeel (des te beter, trouwens). Management kan evenmin als kunst worden onderwezen. Uiteraard bestaan er scholen, opleidingen en boeken die beginselen, technieken en referenties toelichten, maar het beroep van manager leer je door de praktijk, net als kunst. Beoordelen we een werk van Warhol, van Gogh of Pollock op de naleving van ‘regels’? Volgens de specificaties van een lastenboek? Of aan de hand van ‘Key Performance Indicators’? Uiteraard niet. Deze aanpak zou al even verkeerd zijn met Musk, Jobs of Gates. Net als de kunstenaar volgt de manager eigen regels en wordt hij per slot van rekening alleen beoordeeld op zijn resultaten. Zowel de kunstenaar als de manager heeft te maken met ‘stakeholders’. Voor de kunstenaar zijn dit het publiek en in zekere mate de critici. De manager confronteert zich aan aandeelhouders (die optreden via een raad van bestuur, de directie of de hiërarchie) en aan de teams onder hem. In beide gevallen hangt het succes af van het vermogen om deze stakeholders tevreden te stellen. Alleen de resultaten tellen. Als niemand belangstelling vertoont voor zijn werk, heeft de kunstenaar gefaald. Dit neemt echter geen enkele verdienste weg van niche-kunstenaars, want niemand heeft ooit beweerd dat succes wereldwijd moet zijn. Ook de manager faalt als hij de stakeholders niet tevreden kan stellen. Hij kan vele doelstellingen nastreven: groei, rentabiliteit, bedrijfscultuur, welzijn van de teams, maatschappelijke bijdragen … In de huidige samenleving zijn de vereisten en criteria van het management veel ingewikkelder dan in de vorige generaties. In ons leven, en zeker in onze tienerjaren, hebben we allemaal mensen ontmoet die de houding aannamen Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 11 van een kunstenaar, zonder echter de minste artistieke aanleg te vertonen. Hetzelfde doet zich voor, maar dan op volw sen leeftijd, met de vele ma nagers die we ontmoeten en die enorm inspelen op attitude, zonder echter hun rol volwaardig te vervullen. Een boek beoordeel je niet naar zijn omslag. De kunstenaar herken je niet aan zijn kleding. En de manager niet aan zijn overmaats ego. Kunst en management zijn ontegensprekelijk ego-gerichte beroepen. Het ego kan echter een gevaarlijke vijand worden, omdat hij ons verblindt en ons afsluit voor constructieve commentaar van anderen, dat ons nochtans vooruit zou kunnen helpen. Zowel de kunstenaar als de manager – zeker als hij succesvol is – heeft de neiging om “zijn eigen marketing af te breken”, in de overtuiging dat hij almachtig of zelfs onoverwinnelijk is. En dan begint vaak de ellende. Het vermogen om onszelf in vraag te stellen is dus van fundamenteel belang om ons voortdurend opnieuw uit te vinden, naarmate de situatie rondom ons verandert. Onze wereld evolueert steeds sneller en bestraft op wrede wijze degenen die op hun lauweren rusten. Schilderkunst, literatuur, muziek, film … Een kunstwerk verschilt van een industrieel product door zijn vermogen om ons te verrassen, te ontroeren en tot denken aan te zetten. Ook hier bestaat er een parallel met het management: goed management moet dezelfde emotionele en intellectuele reacties om zich heen kunnen uitlokken. Het Engelse woord ‘move’ is in beide gevallen goed van toepassing: we moeten ‘moved’ (ontroerd) zijn door het werk van de kunstenaar, en evenzeer ‘moved’ (voortgestuwd) door de initiatieven van de manager. En dit, ongeacht de methode, hoe onorthodox ook. ● Giles Daoust, CEO van Daoust en Title Media D.R.
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Ideeën Barometer: de mobiliteit zit opnieuw muurvast Waar maken de Brusselse ondernemers zich zorgen om? Wat zijn hun prioriteiten en verwachtingen? Om daar achter te komen, raadpleegt Beci haar leden en sympathisanten twee keer per jaar. De jongste editie van onze barometer meldt een opflakkering van de bezorgdheid over de mobiliteit. Vincent Delannoy en Emmanuel Robert 1. Politiek: Clerfayt en Gatz vóór Vervoort Hoe beoordelen ondernemers de efficiëntie van de Brusselse ministers? Op het scorebord wordt minister-president Rudi Vervoort (2,24/5) ingehaald door Bernard Clerfayt, minister van Werk en Beroepsopleiding (2,83), en door Sven Gatz, minister van Financiën (2,61). Minder populair zijn Pascal Smet (Stedenbouw en Buitenlandse Handel; 1,90) en Elke Van den Brandt (Mobiliteit en Openbare Werken; 1,73). Maar het is wellicht nog te vroeg in deze legislatuur om conclusies te trekken. Beoordeel de doeltreffendheid van de ministers van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest tussen 1 en 5 Bernard Clerfayt Werk en Beroepsopleiding Sven Gatz Rudi Vervoort Barbara Trachte Financiën, Budget … Minister-President Economische Transitie en Wetenschappelijk Onderzoek Nawal Ben Hamou Huisvesting, Gelijke Kansen Alain Maron Klimaat, Milieu, Energie … Pascal Smet Stedenbouw, Buitenlandse Handel … Elke Van den Brandt Mobiliteit, Openbare Werken … 2,83 2,61 2,24 2,17 2,02 2,01 1,90 1,73 2. De gewestelijke spelers Hub.brussels blijft aan de top van de ranglijst, maar het vertrouwen is wel wat uitgehold ten opzichte van de barometer van juli (2,99 versus 3,36). Hetzelfde geldt voor de laatste in het klassement, Brussel Mobiliteit, die van 2,53 naar 1,82 daalt. Weinig significante verschillen scheiden de tweede (VDAB op 2,88) van de zesde (Actiris, op 2,77). Hub.brussels (Impulse/Brussels Invest Export/Atrium) VDAB Finance.brussels (GIMB) Innoviris Citydev (GOMB) Actiris Bruxelles Formation MIVB Leefmilieu Brussel Brussel Mobiliteit 2,99 2,88 2,82 2,80 2,79 2,77 2,69 2,56 2,51 1,82 12 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Ideeën 3. Ondernemers die bereid zijn te investeren of aan te werven … De trend van de vorige barometer wordt bevestigd: ondernemers lijken zelfzeker genoeg om te investeren of aan te werven: meer dan 60% van hen zegt hiertoe bereid te zijn. Maar zonder enige economische opleving geeft dit cijfer misschien eerder aan hoe moeilijk rekruteren wel kan zijn. Als bedrijfsleiders willen aanwerven, dan kan dit ook zijn omdat ze gewoon geen kandidaten vinden. Deze veronderstelling heeft te maken met de huidige HR-uitdagingen (zie punt 8). 4. …maar niet noodzakelijk in Brussel Minder heuglijk nieuws: 41% van de Brusselse ondernemers overweegt nu een gedeeltelijke of volledige verhuizing, vooral naar Vlaanderen (19%). Een eventuele uitbreiding gebeurt dus richting het aangrenzende gewest, waarvan wordt vermoed dat het meer kansen biedt. Wellicht een reactie op de onzekerheden in het beleid van de huidige Brusselse regering (op het vlak van economie, mobiliteit, fiscaliteit, ...). 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% Jul.17 > Dec. 19 20% 30% 40% 50% 60% 70% 10% 0% Jul.17 > Dec. 19 Ja, binnen Brussel Ja, in Wallonië 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Welke drie thema's moet de Brusselse regering prioritair behandelen? Ja, in Vlaanderen Ja, buiten België 5. Prioriteiten van de ondernemers: mobiliteit, belastingdruk en netheid Mobiliteit Verlaging van de regionale en lokale fiscaliteit Netheid Vereenvoudiging van de administratieve procedures Nov.16 > Déc.19 Veiligheid Imago van Brussel als handelscentrum Hulp bij investeringen Een sterke comeback van de mobiliteit, die in 75% van de antwoorden wordt vermeld, tegen 68% in de vorige enquête. Dit heeft misschien te maken met de vorige vraag. De verstrenging van het BWLKE en van de belasting op bedrijfsparkeerplaatsen, de aangekondigde veralgemening van de snelheidslimiet van 30 km/u, de "lage emissie zone", het gekibbel rond de kilometerheffing: al deze onderwerpen kunnen van belang zijn voor ondernemers. De verlaging van de gewestelijke en gemeentelijke belastingen blijft op de tweede plaats staan (32%). Netheid neemt de derde plaats over van de administratieve vereenvoudiging, die nog steeds door 27% van de respondenten wordt aangehaald. Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 13 Neen Overweegt u om een gedeelte van uw activiteiten te verhuizen of delocaliseren? Zal u gedurende de volgende 12 maanden investeren en/of recruteren? Ja Nee Ik weet het niet
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Ideeën 6. Mobiliteit, een zorg voor bedrijven Meer dan 50% van de ondernemers geeft toe "medeverantwoordelijk" te zijn voor de mobiliteit tussen thuis en werk. Concreet? 84% van hen verklaart zich ("volledig", "waarschijnlijk" of "onder bepaalde voorwaarden") bereid om de werktijden aan te passen. Meer dan de helft (51%) zou aanvaarden 5 tot 8 €/reis te betalen voor een "trein-bureau", als de NMBS deze dienst zou aanbieden. Deze cijfers wijken nauwelijks af van onze vorige enquête. Carpooling blijft van zijn kant onduidelijk: het zou marginaal zijn (0 tot 5% van de werknemers) in een grote meerderheid van de bedrijven (62%), maar meer dan 22% van de werkgevers geeft toe niet te weten in welke mate hun werknemers er gebruik van maken. Ja Ja, tegen bepaalde voorwaarden Bent u bereid de werkuren van uw werknemers aan te passen om de verkeersdoorstroming te verbeteren? 7,26 % 8,38 % 9,50 % 22,60 % 34,64 % 38,42 % 25,42 % 40,22 % Als de NMBS reizigers een rollende kantoorruimte biedt (5 tot 8 euro per rit), bent u dan bereid om dit aan uw werknemers aan te bieden? 13,56 % Waarschijnlijk Eerder niet Neen Om de mobiliteit in en rond Brussel te verbeteren, is de invoering van een intelligente kilometerheffing volgens u: 10% 20% 30% 40% 50% Dec.17 > Dec.19 7. Bedrijven die zich inzetten voor een ecologische transitie Het milieu en het klimaatvraagstuk lijken steeds beter te worden geïntegreerd in de bedrijfsstrategieën. Bijna een derde van de ondervraagde bedrijven (32%) zegt een milieuadviseur (of een gelijkaardige functie) te hebben aangesteld. In dezelfde verhouding zeggen zij zich in te zetten voor een lagere uitstoot van broeikasgassen. 14 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Is uw bedrijf betrokken bij een initiatief betreffende de reductie van broeikasgassen? JA 32,4 % NEEN 67,6% Een interessant idee Een onaanvaardbaar idee Ik weet het niet Het concept van een kilometerheffing zorgt nog steeds voor veel verdeeldheid. "Voor" en "tegen" nemen afwisselend de leiding, maar de resultaten blijven op enkele percentpunten na vrijwel identiek. Geen doorbraak in zicht. Ideeën 8. HR-uitdagingen: meertaligheid, nieuwe technologieën, retentie Voor welke uitdagingen staan de Brusselse werkgevers inzake personeelsbeheer? Het toptrio is hetzelfde als in juli en behoudt de volgorde van toen: meertalige werknemers vinden (23% van de respondenten), werknemers vinden die zijn opgeleid in nieuwe technologieën (17%) en talent behouden (16%). Daarop volgt het salarispakket (16%) en de balans tussen werk en privéleven (12%). Het beheer van verandering, de generatiekloof of de diversiteit komen echter in minder dan 5% van de reacties aan bod. Wat zijn de drie grootste uitdagingen in uw HR-beleid? Het vinden van meertalige medewerkers Het vinden van medewerkers die voldoende geschoold zijn in nieuwe technologieën Het behouden van onze medewerkers Aanbieden van een voldoende aantrekkelijk salarispakket Voldoen aan de werk-privébalans Beheer van professionele verplaatsingen van onze medewerkers Het vinden van kandidaten die bereid zijn in Brussel te werken Misschien Ja Bent u bereid het aandeel telewerk in uw organisatie te verhogen? Nee Wegens een aantal van bovenstaande zorgen wordt telewerk een gangbare praktijk: 65% van onze respondenten zegt dat hun personeel 5 tot 15% – of zelfs meer – van zijn tijd telewerkt. Bijna de helft van de werkgevers zegt bereid te zijn om het aandeel van telewerk te vergroten. 4% 18% Op welke prioriteit legt uw diversiteitsplan de nadruk ? 52% ■ Gender ■ Leeftijd ■ Afkomst ■ Handicap ■ Meerdere ■ Andere 18% 6% 2% Meer dan een derde van de werkgevers zegt een "diversiteitsplan" of een gelijkaardig plan te hebben. Op de vraag naar de inhoud van het plan zegt 52% de voorkeur te geven aan een combinatie van doelstellingen. Diversiteit van geslacht en herkomst (elk 18%) behoren tot de specifieke prioriteiten. Voor leeftijd (2%) is dat niet het geval. Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 15
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Ideeën Brusselse KMO’s moeten nu de digitale stap zetten Eind 2015 bundelde Google de krachten met Beci om de Brusselse bedrijven de digitale wereld binnen te loodsen. De opleiding tot Digital Marketer is toegankelijk voor alle KMO werknemers, evenals voor werkzoekende jongeren, die nadien in contact worden gebracht met werkgevers. Olivier Willocx (Beci, links) en Thierry Geerts (Google Benelux) T hierry Geerts hoopt als directeur van Google Benelux dat Brussel de hoofdstad wordt van Digitalis, de naam die hij in 2018 in zijn gelijknamige boek aan het land van de geconnecteerde mensen gaf. Deze ambitie spoort Brusselse ondernemers aan om het voortouw te nemen, bijvoorbeeld door lokale leveringen voor kleine winkels te ontwikkelen of door online nieuwe films aan te bieden, net na hun lancering in de bioscopen. Hij bespreekt dit alles met Olivier Willocx, CEO van Beci. Waarom besliste u om uw opleidingen in België te richten op bedrijven? Thierry Geerts: "Vandaag wonen we in Digitalis, een nieuw land van 4 miljard mensen die zijn aangesloten op het internet. Het concept toont aan hoezeer onze wereld is veranderd. U kunt mensen in Singapore e-mailen, producten kopen in China of chatten met jeugdvrienden via WhatsApp. De zakelijke dimensie? 4 miljard potentiële klanten in één klik. Alle bedrijven, ook kleinere, staan in het middelpunt van de wereld en kunnen alles verkopen aan iedereen, waar dan ook ter wereld. De Belgen zijn hyper geconnecteerd, maar helaas zijn hun bedrijven dat nog helemaal niet. In België vloeit 70% van de internethandel naar het buitenland. Zelfs Belgische stripverhalen moet u in Frankrijk bestellen. Belgische bedrijven besteden nog steeds gemiddeld 79% van hun marketingbudget aan traditionele media en dus slechts 21% aan digitale. In Nederland is dit 65% digitaal en 35% traditioneel. Er ligt een efficiencywinst van 40% voor het grijpen in marketing. Met digitale marketing bereikt u uiteraard het traditionele publiek, maar weet u ook precies 16 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 hoeveel mensen uw advertentie hebben gezien en hoe lang ze die hebben bekeken. U krijgt bovendien gegevens die inzicht verschaffen in wie uw klanten echt zijn. 76% van de Belgische bedrijven die in 2016 failliet gingen, hadden geen website. Vandaag volstaat een site niet meer: u moet ook aanwezig zijn op de mobiele media. En over twee of drie jaar lopen bedrijven die geen gebruik maken van kunstmatige intelligentie het risico failliet te gaan.” Waaraan ligt deze terughoudendheid? Olivier Willocx: "Vergeleken met de Franse markt is de Belgische zeer klein en in taalgebieden gefragmenteerd. Digitale connectie is er misschien minder vanzelfsprekend, maar ik merk geen terughoudendheid. Eerder belangstelling, maar dan meteen met de vraag ‘hoe moet dit?’. Veel ondernemingen hebben hun website toevertrouwd aan een of andere jeugdige webdesigner en zijn nu teleurgesteld over de resultaten. Aanwezigheid op het net is niet voldoende. U moet bepalen waarom u dat doet en hoe. De ganse organisatie moet erachter staan. Dit is een strategisch debat. Velen verwarren Facebook, Instagram & co met digitalisering. Toch zou de aanwezigheid op de sociale media slechts 2,5% van de strategie moeten inpalmen. De digitalisering moet binnen het bedrijf worden beheerst. Dat betekent niet dat een beroep op externe consultancy niet meer mag. Dingen delegeren wil niet zeggen dat je ze kwijtspeelt. Toch moet de digitalisering in het DNA van het bedrijf gegrift staan. Als de baas oordeelt dat hij daar niets mee te maken heeft, is zijn bedrijf op sterven na dood. Zo heeft een grote Belgische operator zijn marktaandeel zien verdwijnen naar Zalando. Het is ook niet omdat een bedrijf lokaal actief is, dat het kan beweren met digitalisering niets te maken te hebben. Ik herinner me een winkel waar de managers klaagden dat ze geen klanten meer hadden. Ik keek even naar Google My © Reporters Ideeën Business – een gratis tool die ze niet kenden – en daar las ik slopende reviews, in tegenstelling tot hun drie directe concurrenten, op minder dan 30 meter afstand!” T.G.: "Er zijn nog steeds bedrijven die denken dat het niet hoeft – of die de zaken verkeerd aanpakken. Het is niet eenvoudig. Het is zelfs nogal ingewikkeld. Bij digitaal is de variantie groter. Het belangrijkste risico is onoplettendheid. Als een concurrent een verkooppunt aan de overkant van de straat opent, is iedereen op oorlogspad. We organiseren meteen promoties, we houden de prijzen in de gaten... Maar als een webwinkel opengaat, reageren we niet. Ik zat in de raad van bestuur van een grote KMO, waar mij werd verteld dat het bedrijf digitaal bezig was en een consultant had. Toch werd daar slechts 5% van de tijd besteed aan digitaal en 50% aan inventarisatie! Peter Hinssen, de Vlaamse goeroe van de digitalisering, spoort iedereen aan om na te denken over 'overmorgen'. Laten we niet te veel focussen op vandaag of, erger nog, op de ellende van gisteren. We moeten nadenken over wat er morgen gaat gebeuren, en niet alleen onder de vorm van een begroting. Vandaag wordt de toekomst uitbesteed aan een of andere werknemer, of zelfs aan een consultant. In de digitale wereld moet consultancy dienen om de kennis van bedrijven te vergroten. Om controle te hebben, moet je inzicht aken hebben.” Zijn uw opleidingen voldoende om de verandering van perspectief te bewerkstelligen? T.G.: "We hebben 5 miljoen trainingen georganiseerd in Europa en bijna 90.000 in België. We hebben de nadruk gelegd op jongeren in Spanje, wegens de hoge werkloosheid, en De Belgen zijn hypergeconnecteerd, maar helaas zijn hun bedrijven dat nog helemaal niet. Thierry Geerts op KMO's in België, omdat zij het potentieel niet benutten. We trainen bedrijfsleiders, marketingmanagers of CIO's. We trachten hun kijk op de digitale wereld te veranderen. In feite zou dit op de basisschool moeten beginnen. In België organiseren gemotiveerde leerkrachten, vzw's of ouders tal van initiatieven, maar in de onderwijsprogramma’s staat er niets. Kinderen leren hoe ze de straat moeten oversteken, maar niemand vertelt hen hoe ze de informatiesnelweg die er langs loopt moeten gebruiken.” O.W.: "We maken een transf matie van de economie mee. In tien jaar tijd zouden in Brussel 600.000 mensen moeten worden opgeleid. Vandaag raadpleeg ik alle actoren, zowel overheid als privé, om na te gaan hoe dit moet gebeuren. De grote moeilijkheid is dat deze overgang voor het eerst niet concreet is, niet gekoppeld aan een machine. Met digitalisering hebben we ons Het volstaat niet op het net aanwezig te zijn. U moet weten waarom en hoe. De hele organisatie moet erachter staan. Dit is een strategisch debat. Olivier Willocx losgekoppeld van de computer. De vraag is nu hoe je moet nadenken. Het bezit van data is nutteloos, maar het verkeer ervan opvangen is wel interessant. Bezit betekent niet veel meer. De theoretische modellen van vraag en aanbod worden nog steeds aangeleerd. Nu, het is niet storend om daar een uurtje aan te besteden, want om de nieuwe modellen te begrijpen, moet je met de eenvoudigste beginnen. Vandaag is er wel degelijk een evenwicht op sommige markten, maar op bepaalde seconden, in functie van de IP-adressen en het prijsbeleid van de concurrenten. We hebben mensen nodig die deze ingewikkelde modellen kunnen begrijpen. Sommige universiteiten passen zich aan, andere niet.” Als België inderdaad achterop hinkt, waarom zou Brussel in staat zijn om de hoofdstad van Digitalis te worden? T.G.: "Kleine stappen zijn ingewikkelder dan een grote ambitie. Dat deed Kennedy in de jaren '60 toen hij besloot de mens op de maan te doen landen. Als we in België, net als de vorige regering, beweren dat we twee plaatsen in de digitale rangschikking van landen willen gaan winnen, verliezen we er twee. Maar door aan te kondigen dat we in Brussel in 2020 de ‘Expo AI Brussels’ gaan organiseren, inspireren we iedereen: niet alleen politici met ambitieuze doelstellingen, maar ook universiteiten en bedrijven. De ULB en de VUB staan wereldwijd aan de top en er zijn veel AI-laboratoria in Brussel.” O.W.: "De Belgen zijn zeer bescheiden, maar hebben heel veel externe contacten. Nergens anders ter wereld vind je zoveel talenkennis en zoveel getrainde mensen. ” ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 17 © Reporters
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Enterprise Europe Network Registratie van chemicaliën: ook iets voor u? Chemicaliën vindt u overal: niet alleen in industriële processen, maar ook in ons dagelijks leven. Om controle uit te oefenen op deze stoffen ontwikkelde de EU een twaalftal jaar geleden het geïntegreerde reglement Reach. Deze regeling blijft relatief onbekend, hoewel ze van toepassing is op een zeer groot aantal bedrijven, van fabrikant tot distributeur, en de eindgebruiker. Kent u uw rol en verplichtingen in deze keten? R each staat voor ‘Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals’ (registratie, evaluatie, goedkeuring en beperkingen van chemische stoffen). Het reglement trad in 2007 in werking en biedt een geïntegreerd wettelijk kader voor de handel van chemische stoffen in de ganse Europese Economische Ruimte (EU, Noorwegen, IJsland en Liechtenstein). De regeling is bedoeld om de menselijke gezondheid en het milieu te beschermen en tegelijk het concurrentievermogen te vrijwaren en de innovatiedrang van Europese bedrijven te versterken. De verordening is in principe van toepassing op alle chemische stoffen: degene die door de industrie worden gebruikt, maar ook chemicaliën die we in ons dagelijks leven tegengekomen. Zo bijvoorbeeld in verf, schoonmaakmiddelen, kleding, plastic of elektrische apparaten. In totaal gaat het om zo’n 30.000 verschillende stoffen. Reach heeft dus een impact op de meeste bedrijven, waar ze zich ook bevinden in de waardeketen van de betrokken producten. Voordat deze stoffen op de markt belanden, moeten de 18 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 bedrijven instaan voor de identificatie en het beheer van de risico’s die gepaard gaan met de chemische stoffen die zij produceren, gebruiken of verdelen. Zij moeten dus de voorwaarden bepalen waaronder deze producten in alle veiligheid kunnen worden gebruikt. Verder moeten ze aan de eindgebruikers richtlijnen meedelen voor een correct beheer van het risico. Doen zij dat niet, dan kan de bevoegde overheid het gebruik van de producten beperken of zelfs verbieden. Op langere termijn wordt er gezocht naar alternatieven voor de gevaarlijkste chemische producten. De verplichtingen van de ondernemingen variëren in functie van hun plaats in de keten: • De fabrikant, die chemicaliën voor eigen gebruik of voor gebruik door derden (export inbegrepen) produceert, is verplicht om elke stof te registreren die onder het toepassingsgebied van Reach valt en waarvan meer dan een ton per jaar wordt geproduceerd. De registratie gebeurt bij het Echa (het Europees agentschap voor chemische stoffen), dat de conformiteit van het product beoordeelt evenals de hiermee verbonden risico’s en de mate waarin deze risico’s kunnen worden beheerst. Op hun beurt kunnen de EU-lidstaten dan bepaalde stoffen beoordelen op hun impact op de menselijke gezondheid of het milieu. • De invoerder is degene die een stof (als zodanig, in een mengsel of in een voorwerp) uit een land buiten de EER invoert. Ook de invoerder moet stoffen registreren die in hoeveelheden van meer dan één ton per jaar worden ingevoerd. • De distributeur is degene die een stof (als zodanig, in een mengsel of in een voorwerp) uit een EER land koopt en die alleen instaat voor de opslag en de verdeling ervan op de markt. Hij hoeft deze stof niet te registreren, aangezien de fabrikant of importeur dat al heeft gedaan. Wel is hij verplicht relevante informatie te verstrekken aan de andere spelers in de keten, zowel stroomopwaarts als stroomafwaarts. • De gebruiker, stroomafwaarts, is de koper van een stof en is soms de begunstigde van bepaalde informatieverplichtingen. Meer weten? De browser van het Echa helpt u bij het identificeren van de betreffende stoffen en informeert u over uw rol en verplichtingen in het raam van Reach, of van eventuele vrijstellingen die op uw bedrijf toepasselijk zijn. Zie www.echa.europa.eu. Er bestaat bovendien een helpdesk op het Ministerie van Economische Zaken. ● Emmanuel Robert © Getty www.beci.be
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Stedenbouw en immobiliën Pleidooi voor een gedeelde stad E r gaat geen dag voorbij of we hebben het over de stad van vandaag en morgen. En dat Sophie Le Clercq staat al meer dan 20 jaar aan het hoofd van het bouwbedrijf CIT Blaton, dat door haar grootvader Émile Blaton werd opgericht. Ze beheert bovendien haar eigen vastgoedbedrijf JCX en zorgt voor het beheer van de Davids, een biologisch landbouwbedrijf in de Franse Luberon, waar ook gasten welkom zijn. Sophie Le Clercq is gasthoofdredacteur van ons magazine Brussel Metropool voor het dossier ‘Stedenbouw’, waarin ze de relatie tussen stad en natuur voor het voetlicht brengt. Ze is ook te gast in een aflevering van onze podcast Metropool, die u kunt beluisteren op www.beci.be/podcast. 20 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 is uiteraard boeiend. De stad is een smeltkroes van ervaringen. Ze is tegelijk open en gesloten, voortdurend in beweging en de kern van alle vraagstukken. Haar ontwikkeling is nauw verbonden met de visies van haar beleidsmensen. Helaas garanderen de slingereffecten van politieke veranderingen niet altijd een harmonieuze ontwikkeling op voldoende lange termijn om grootschalige verwezenlijkingen mogelijk te maken. Tegelijk staat ook de planning op lange termijn machteloos tegenover de steeds snellere evolutie van beleidspraktijken en leefpatronen in de stad. De voorbereiding van de toekomst berust o.a. op vraagstukken als het behoud van de biodiversiteit en het delen van gemeenschappelijke ruimten. Dit zijn de openbare voorzieningen uiteraard, maar ook lucht, licht, lawaai of stilte, het erfgoed – die ons allen toebehoren. De toekomst van de stad vereist passende antwoorden op de crisis die we doormaken op het gebied van mobiliteit, biodiversiteit, bewoonbaarheid en toegankelijke huisvesting voor iedereen. Deze vraagstukken gaan gepaard met een heleboel tegenstrijdigheden, eigen aan de stad van vandaag. Hierbij hoort de uitdaging van een correcte aanpak in een context van klimaatnood. Een oplossing zoeken kan je vergelijken met een draadje oppikken in een kluwen dat zo verward is dat je nooit weet of je het bij het rechte eind hebt. De informatie zit zodanig tegenstrijdig in elkaar dat je je al gauw machteloos voelt. We moeten woningen voorzien voor iedereen, maar de stad niet dichter maken dan ze nu al is. Voertuigen moeten trager rijden, maar het openbaar Stedenbouw en immobiliën vervoer moet zijn commerciële snelheid behouden. Er zijn nieuwe fietspaden nodig, maar dan zonder te knagen aan de aan auto’s voorbehouden ruimte. Er is meer passiefbouw vereist voor woningen, maar zonder bestaande gebouwen af te breken. De huizen moeten worden geïsoleerd, maar zonder aan bestaande straatgevels te raken. We moeten bomen planten om de opwarming van de aarde te bestrijden, maar wel met inheemse soorten, die deze opwarming misschien niet zullen verdragen. We moeten meer groene voorzieningen aanleggen en asfalt weghalen, maar opnieuw zonder ruimte af te snoepen die aan auto’s is voorbehouden … De stad draagt de littekens van ons rampzalig gebruik van hulpbronnen. De bodem zit vol tunnels, riolen en allerlei leidingen. Dit wanordelijk ondergronds kluwen heeft overal de aarde vervangen, wat de noodzakelijke vergroening van de steden bijzonder bemoeilijkt. Het water dringt niet meer in de bodem door omdat de oppervlakte waterdicht werd gemaakt. De biodiversiteit is hierdoor aangetast. Het risico op overstromingen neemt toe en het fenomeen van stedelijk hitteeiland breidt zich uit. De luchtkwaliteit is vaak erbarmelijk, om nog maar te zwijgen over de kwaliteit van de stilte. Ecologisch herstel In zijn schitterend essay “Le nouvel urbanisme parisien” presenteert JeanLouis Missika, adjunct-burgemeester van Parijs, zijn visie op ecologisch herstel toegepast op stedenbouw. Dit herstel is doelbewust en raakt verder dan louter bescherming voor beschadigde natuurgebieden. Het De heropleving van de natuur in de stad is het thema van het eerste artikel in dit stedenbouwkundig De voorbereiding van de toekomst berust o.a. op vraagstukken als het behoud van de biodiversiteit en het delen van gemeenschappelijke ruimten. Dit zijn de openbare voorzieningen uiteraard, maar ook lucht, licht, lawaai of stilte, het erfgoed – die ons allen toebehoren brengt het ecosysteem opnieuw in evenwicht door de oppervlakte van bedreigde natuurgebieden te vergroten en netwerken aan te leggen tussen deze stukjes natuur. Dit ecologisch herstel in een stedelijke omgeving bevordert de biodiversiteit. Het vermindert de ruimte voor auto’s ten voordele van voetgangers en fietsers. Het geeft de voorkeur aan de aanpassing van gebouwen eerder dan aan sloop en heropbouw. Het bevordert de volle grond en bestrijdt de waterdichtheid van bodems. En het stelt de stedelijke dichtheid in vraag. dossier. We bespreken daarin enkele invalshoeken voor ecologisch herstel in Brussel. We onderstrepen er het belang van bomen en dieren in de stad, evenals de noodzaak van volle grond tegenover bevolkingsdichtheid en waterdichte bodems. Het dossier onderzoekt de plaats van de auto en het harmonieus en veilig delen van alle ruimtes die voor mobiliteit zijn bestemd. In tegenstelling tot de voorrang die sommigen willen geven aan de auto, de fiets of de voetganger – wat moeilijk te verzoenen valt – stellen landschapsarchitecten, stedenbouwkundigen, geografen en sociologen dat de natuur het fundament van de stad moet worden. En daarbij wordt de stad bedacht als een natuurlijke omgeving die planten- en dierenleven combineert. Deze biodiversiteit zou worden hersteld dankzij deugdzame cirkels waaraan elke burger voordelig kan deelnemen. Hiermee zijn we op weg naar de stad van morgen: evenwichtig, gedeeld, aangenaam om in te wonen, vredig, welwillend en open voor ontmoetingen. ● Sophie Le Clercq
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Stedenbouw en Immobiliën Nieuw leven voor de natuur in de stad Na de klimaattop COP 21 in Parijs werd de linkse politica Anne Hidalgo burgemeester van de stad en zorgde ze voor een ecologische revolutie. Ook door Brussel liep er bij de jongste lokale en gewestelijke verkiezingen een groene golf. Zowel langs de Parijse Haussmannboulevards als op de Brusselse kasseien werpen landschapsarchitect Bas Smets en Nicolas Gilsoul, (landschaps)architect en doctor in de wetenschappen, een deskundige blik op deze vroege groene experimenten in een stedelijke omgeving. B as Smets hoopt dat de opkomende groene projecten gepaard gaan met een andere kijk op de stad, een zoektocht naar bemiddeling en een evenwicht tussen natuur en mens. “De steden werden ooit achter muren gebouwd om zich te beschermen tegen de natuur. Vandaag vrezen we nog steeds de ‘wilde’ wereld. In 1950 waren we met 2,5 miljard mensen op aarde. In 2050 wordt dit bijna 10 miljard. Vier keer zoveel. Vroeger hadden we de indruk dat bebouwde gebieden omgeven waren door oneindig veel groen. Vandaag heeft de verstedelijking een netwerk gecreëerd waarin we bepalen welke stukjes groen wij willen behouden. Hoog tijd dus om na te denken over hoe de natuur weer een plaats in de stad krijgt. Groenvoorzieningen mogen we niet langer beschouwen als een verfraaiing van de stad, maar als een noodzaak om haar bewoonbaar te houden. We moeten enerzijds de natuur beschermen die nog niet door verstedelijking is aangetast, en anderzijds de natuur integreren in onze kunstmatige omgevingen. Hier blijft veel uit te vinden. Het comfort van onze technocratische samenlevingen vereist de compensatie van wat we hebben vernietigd. De beste manier om warmte-eilanden te bestrijden, fijne stofdeeltjes op te vangen en een lagere temperatuur te verkrijgen is het gebruik van bomen. De boom is het resultaat van miljoenen jaren evolutie. Laten we dus eerder bomen planten dan machines inzetten die min of meer hetzelfde zouden doen.” Nicolas Gilsoul beaamt dit standpunt: “Waar steden zich vandaag voor inzetten, is de volle grond. We moeten een omgeving voorzien die beantwoordt aan de behoeften van levende wezens. En dit begint met het doorbreken van de waterdichte bodembedekking in steden – véél belangrijker dan het uitbreiden van de stad.” Groen maar niet duurzaam Het concept van stedelijke bossen geniet veel sympathie. Nicolas Gilsoul spreekt liever klare taal dan demagogische woorden: “Het belangrijkste in een bos is de bodem. Hij voedt de bomen. Hij stelt hen in staat relaties met elkaar aan te knopen. Hij neemt regenval op en voorkomt droogte. De bodem is weliswaar kwetsbaar, o.a. door vertrapping. De lineaire bosjes langs de Ring zijn toegankelijk voor het publiek maar groeien moeizaam. Deze stukjes groen middenin de infrastructuur bieden nu onderdak aan migranten en verworpelingen. De stedelijke bosprojecten op het plein voor het stadhuis in Parijs of Montparnasse zijn mooie openbare tuinen met bomen, waar stadsbewoners die naar natuur hunkeren op adem zullen kunnen komen. In een goed doordachte combinatie van een lage laag, een struiklaag en een bomenlaag kunnen flora en fauna zich ontwikkelen, weliswaar minder divers dan in een woud.” De enthousiaste uitbreiding van bovengrondse stedelijke landbouw wordt vandaag in vraag gesteld: het rendement is ontoereikend en deze hightech formule zou concurreren met 22 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 © Getty Stedenbouw en Immobiliën de klassieke landbouw. Daarom verklaart Nicolas Gilsoul zelfzeker dat “de miljoenen die zijn geïnvesteerd in de Parisculteurs projecten duurzamer konden worden gebruikt om stadsparkprojecten te financieren die sociale banden verstevigen en de veerkracht van onze steden verbeteren.” Grote hoeveelheden aarde op daken storten om er bomen te planten betekent een zware last voor de structuren van gebouwen. Toch geeft Bas Smets de voorkeur aan groene daken boven groene gevels, omdat ze regenwater opnemen. “Groene gevels zijn een mooie, maar dure en niet duurzame verfraaiing. Het is ook spijtig architectuur achter groen te verbergen. Een mooi landschap rond een gebouw is een beter alternatief.” De vindingrijkheid van de mens ten dienste van de planten Deze ingenieur put inspiratie uit de logica van de natuur en bootst het opportunisme van planten na om augmented landscapes te ontwerpen. Hij tracht vooral de bodems opnieuw waterdoorlatend te maken: “We hebben parkings aangelegd met een waterdoorlatend wegdek in grind en funderingen die dienst doen als waterreservoir. Deze formule kost niet meer dan een klassieke parking. Het probleem met water is dat we er niet genoeg hebben om de bomen te irrigeren omdat het wegvloeit. En op het laagste punt krijgen we dan te veel water, wat overstromingen veroorzaakt. We moeten het water op de plaats houden aar het valt, om het grondwater aan te vullen en dan te verdampen.'” Rond het spoorwegstation Part-Dieu in Lyon koloniseert een duizendtal bomen een granieten plaat met poreuze voegen. Onder het oppervlak vinden de bomen grote reservoirs in een mengsel van aarde en stenen. “De Bas Smets ondergrond werd in kaart gebracht om de beplantingsgebieden te definiëren”, vertelt Bas Smets. “De dialoog met alle betrokken diensten was niet gemakkelijk. De ondergrond werd nog nooit georganiseerd. Je kunt het vergelijken met het luchtruim. Toen er nog maar enkele vliegtuigen waren, vloog iedereen waar hij wilde. Nu krijgt elk vliegtuig een eigen luchtcorridor. In Paris-La Chapelle werden in samenwerking met agentschap L’AUC ruimtes van 3 m³ onder het wegdek aangelegd voor water-, elektriciteits- en gasleidingen. Al de rest is volle grond voor beplantingen. Dat is de toekomst. Het is wel duur, maar in Parijs bestaat er de nodige politieke wil.” Ook de keuze van de plant- en boomsoorten moet zorgvuldig worden overwogen. Op de Brusselse Sint-Lazaruslaan – een project dat Smets in 2012 in de wacht sleepte – zullen zuiderse bomen in een groene vallei worden geplant om zich In Londen heeft Bas Smets 500 bomen geplant op de binnenplaats van een hotel. tegen de opwarming van de aarde te bewapenen. Het project zal gebouwd worden op straatstenen met waterdoorlatende voegen en het geheel zal rusten op een skelet van aarde en stenen die voor de nodige afwatering zorgt. “Inheemse planten passen zich soms moeilijk aan in het door gebouwen en wegen gewijzigde stedelijke klimaat.”, weet Bas Smets. “Op Tour & Taxis werden pioniersbomen geplant omdat de grond er te zwaar was voor gekweekte bomen. We moeten leren nadenken zoals de planten dat doen: ons afvragen wat het meest geschikt is. Ik heb 500 klimbomen geplant op de binnenplaats van een Londens hotel. Ze waren niet inheems en zouden in de straat niet hebben overleefd, maar ze waren ideaal voor het beschermde klimaat van de binnenplaats. Voor La Défense in Parijs zochten we in de natuur bomen die in 40 tot 50 cm grond groeien. We bewerkten de kluiten om ze vlak te maken. Met een systeem van sondes zullen we de groei van de wortels en hun watervoorziening opvolgen. Zo slagen we erin augmented landscapes te creëren dankzij een betere kennis van de behoeften van de bomen en een betere beheersing van de omgeving.” Brussel schiet wakker Het gebrek aan consensus tussen de gewesten om de ring ten zuiden van Brussel te sluiten, heeft bijgedragen tot het behoud van het Hallerbos en het Zoniënwoud. Met zijn 4400 hectaren biedt het woud een bosrijk gebied 2,5 keer zo groot als het Bois de Boulogne en het Bois de Vincennes samen. De andere troef van Brussel bevindt zich binnen de huizenblokken. Maar de openbare ruimtes scoren zwak. Bas Smets stelt vast dat er geen subsidies bestaan om in Brussel ‘asfalt te doen verdwijnen’, in tegenstelling tot wat in Vlaanderen gebeurt. “Er zijn geen bomen, behalve misschien langs een paar grote lanen. We merken hetzelfde fenomeen in heel wat Vlaamse en Waalse steden. In Parijs staan 25 tot 30 meter hoge platanen langs alle grote boulevards. Ze werden geplant in 8 m³ grote kuilen die tegelijk met de Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 23 D.R. D.R.
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Stedenbouw en Immobiliën leidingen en de metro werden ontworpen en aangelegd.” In Brussel breken de wortels door het wegdek en storten heel wat bomen neer in geval van harde wind. “Net als in andere steden gebeurt dit met bomen die recent werden geplant. Ze zijn kwetsbaar voor de wind omdat de veel te compacte ondergrond de groei heeft belemmerd.” Vandaag krijgt iedere nieuwe geplante boom 30 m³ grond. Het Bomenplan van de Stad Brussel speelt in op het vastgestelde gebrek. Net als het bomenplan van Montreal, voorziet het plan eerst en vooral in de bescherming van het bestaande bomenerfgoed. Nicolas Gilsoul oordeelt dat dit initiatief in de goede richting gaat en breder moet worden opgevat: “Laten we eerst de bijzondere bomen in kaart brengen, waarvan de met de leeftijd verworven ecologische waarde niet kan worden vervangen door jonge bomen. Die bomen verdienen efficiënte beschermingsmaatregelen.” Daarnaast moeten studies identificeren waar bomen kunnen worden geplant. “De bewustwording is op gang maar we moeten ter inzicht krijgen in levende organismen en hun metamorfose met het oog op de klimaatverandering”, vervolgt Nicolas Gilsoul. “De straat en de openbare groenvoorzieningen zijn de smeltkroes van de democratie. Zij moeten onze hoop en ambities voor de toekomst aanwakkeren. De Brusselse burgemeester Nicolas Gilsoul Philippe Close vertelde me dat we de natuur transversaal moesten bekijken en aanpakken. Maar als we beweren dat de natuur overal aanwezig moet zijn, riskeert ze overal te verdwijnen of zich te beperken tot enkele blaadjes peterselie op een zwaar verteerbaar gerecht. Een vleugje groen voor de decoratie, maar helemaal geen mozaïek van levende ecosystemen. Nochtans moet de natuur het fundament worden van onze steden. Wanneer we een stadsontwikkelingsproject voorleggen, vragen de beleidsmensen en de journalisten hoeveel bomen zijn voorzien. Nochtans is dit kwantitatieve aspect minder belangrijk dan een goed evenwicht tussen verscheidene ecologische leefomgevingen. De natuur in de stad beperkt zich niet tot een kleur. Met een goede kennis van het leven in de brede zin van het woord en opgevat als een geheel van dieren en planten, kunnen we in de stad een betere levenskwaliteit bereiken.” Een van de slechte voorbeelden is het Fernand Cocq plein in Elsene. De vroegere gemeentelijke meerderheid heeft het oude plein laten vervangen door een minerale voetgangerszone met enkele nieuwe beplantingen. Ook betreurt Nicolas Gilsoul de slechte keuzes langs de voetgangerszone in het stadscentrum, met heel wat grasveldjes die veel besproeiing vereisen en de 24 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Een blik op de 'Jardin des Senteurs' in Versailles, ontworpen door Nicoals Gilsoul. alomtegenwoordige Japanse esdoorns die, wegens hun gevoeligheid, hun decoratieve rol niet lang zullen vervullen. Er werd onvoldoende nagedacht, waardoor de voorkeur niet ging naar grote bomen, maar aan kleine, sterk vertakte boompjes die gemakkelijk door voorbijgangers worden beschadigd. Nicolas Gilsoul vindt dat “de overheid terughoudend blijft en nog steeds te weinig ambitie aan de dag legt. Ik vind het belangrijk dat de stad wordt gezien als een hybride, natuurlijke omgeving, rijk, complex en levend, waarbij plant en dier elkaar aanvullen. Dit moet dringend gebeuren.” Om deze nieuwe ambities uit te testen, is Brussel op zoek naar pioniers die de logica van de natuur trachten te begrijpen en te integreren in de logica van steden. De Brusselse Staatssecretaris voor Stedenbouw Pascal Smet komt op de proppen met het oude idee van gewaagde architecturale initiatieven. Gedurfde beslissingen rond groenvoorzieningen kunnen inderdaad heel wat impact hebben. Parijs overweegt een vergroening van zijn ‘Périphérique’, ondanks het drukke verkeer en de scheidingslijn die deze ring heeft getrokken tussen steden die elkaar ondertussen negeren. Brussel zou dit gemakkelijker kunnen bereiken op zijn kleine ring tussen de Louizapoort en de Naamse Poort, waar de winkelstraten naar elkaar toegroeien. Beci steunt het project van de wintertuin op meerdere verdiepingen onder koepels, waar bomen en mobiliteit onderdak vinden. In 2003 had Nicolas Gilsoul trouwens al voorgesteld om de auto’s ondergronds te laten rijden, onder een lineair park. ● Ophélie Delarouzée D.R. © Adrien Fouéré Stedenbouw en Immobiliën Een manifest voor de stedelijke fauna In zijn boek Désir de villes verkende Nicolas Gilsoul de veerkrachtstrategieën van de grote metropolen, wereldwijd. In zijn tweede werk, Bêtes de villes, vertelt hij zijn kennismaking met het nieuwe leven van dieren in de steden. Hij beschrijft een ongelooflijke fauna die naar onze steden trekt om te overleven. En op een of andere manier bijdraagt tot ons eigen voortbestaan. um te delen. “Ganzen hebben de oevers van de vijvers in Elsene omgeploegd tot modderige stranden. Moesten we deze oevers nieuw ontwerpen als een natuurlijke omgeving met hoge grassen, dan zouden de wandelaars de nabijheid van het water en van dierlijk leven zeker opnieuw appreciëren.” E r zijn er blijven beweren dat dieren in het wild moeten leven, al worden natuurlijke gebieden bijzonder schaars. Ergens tussen onverschilligheid en hebzucht moet de mensheid nochtans gaan samenleven met allerlei dieren die de stedelijke netwerken zijn binnengedrongen. “Net als voor de bosjes in de stad moeten we de installatie van wilde dieren begeleiden en hun verspreiding in onze steden aanvaarden”, pleit Nicolas Gilsoul. “We moeten ecologische corridors aanleggen, zodat de dieren in de stad kunnen komen vinden wat buiten niet meer bestaat, en daarna even gemakkelijk terugkeren.” In tegenstelling tot Parijs, waar de dichtheid beperkingen oplegt, zijn in Brussel de meeste groene ruimtes toegankelijk voor honden. Onze hoofdstad biedt ook grote beboste gebieden en een groene wandeling die deze natuur onderling verbindt via de rand. Bovendien beschikt Brussel over talrijke parken, naast privétuinen binnen de huizenblokken. “Als we de gewoontes van dieren in onze steden leren kennen, kunnen we onze tuinen en groenvoorzieningen aanpassen en zo de verplaatsingen van de fauna kanaliseren en beveiligen”, stelt hij. “Het is een kwestie van politieke wil, maar iedereen kan lokaal optreden. Waarom zouden we tuinhekken niet verwijderen om egels door te laten? Sommige tuinen zijn open, maar vooral in het zuiden van Brussel zijn de meeste omsloten door hoge muren. Waarom geen openingen voorzien? Waarom de beplantingen niet aanpassen en inspelen op hun dichtheid? Een gras- en kruidentuin kan een paradijs zijn voor zangvogels, maar zal de meeuwen en grote zeemeeuwen die zich ten noorden van het kanaal hebben gevestigd, afschrikken.” De talrijke vossen in onze steden? Gilsoul beveelt de inwoners aan om het instinct van deze dieren ongedeerd te laten. Dit is trouwens in de Amerikaanse stad Detroit gebeurd met de coyotes die er op ratten en muizen jagen. Het gedrag van dieren observeren is nuttig om hun territoriMet mate optreden De Internationale Unie voor het Behoud van de Natuur stelde een lijst op van meer dan 30.000 bedreigde dier- en plantensoorten. Eventuele maatregelen moeten rekening houden met het evenwicht tussen de bevolkingsgroepen. De honingbijen die massaal in steden werden geïntroduceerd, concurreren vandaag met de wilde bijen, die een solitair leven leiden. Deze foutieve ingreep is geen unicum, weet Nicolas Gilsoul: in de jaren '90 werd het lieveheersbeestje als de vriend van de tuinman beschouwd. We hebben dan maar een vraatzuchtig soort lieveheersbeestjes uit Azië ingevoerd. Deze insecten werden al gauw invasief en vernietigden niet alleen onze bladluizen maar ook onze inheemse lieveheersbeestjes. Gilsoul pleit verder voor de introductie van roofdieren om de populaties van schadelijke soorten te reguleren. “In het 10e arrondissement van Parijs circuleert een petitie tegen de introductie van valken. Mensen hadden blijkbaar moeite met het spektakel van duiven die in volle vlucht werden gedood. Dat viel meer op dan de elektriciteitskabels die op de gevels van openbare gebouwen in het geniep de ledematen van deze vogels afsneden. We moeten onze kijk op dieren veranderen en vooral afzien van onze neiging om dieren in ‘goede’ en ‘slechte’ categorieën te verdelen.” Een verplegend paard in de Franse ziekenhuizen, schapen die in Turijn de grasperken maaien, gieren die wilde stortplaatsen in Lima in kaart brengen … Dit zijn allemaal voorbeelden die in het boek aantonen dat onverwachte soorten soms uiterst effectieve bondgenoten kunnen zijn. ● Ophélie Delarouzée ‘Bêtes des villes’, door Nicolas Gilsoul, uitgeverij Fayard. Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 25
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Jacht op automobilisten? Het De Brouckèreplein, nog voor de voetgangerszone: behoort al tot het verleden. De mobiliteit heeft de openbare ruimte volledig ingepalmd. Het asfalt is aan de auto’s te wijten, evenals de luchtvervuiling en voetgangers worden slachtoffers van de zware en te snelle voertuigen op de weg. Al deze auto’s een halt toeroepen, is de logische conclusie. Is het rijk van Koning Auto voorbij? Voetgangerszones: een stap te ver? De Fransen protesteerden met gele hesjes tegen heffingen op brandstof. Velen hebben geen alternatief voor de wagen en elektrische auto’s blijven te duur. Buiten de grote steden dalen de lonen, worden afstanden langer en het openbaar vervoer steeds schaarser. “Frankrijk focust op de metropolen, ten nadele van de talloze B russel bouwde zijn stedelijke snelwegen naar aanleiding van de Expo 58. Dat was toen, met de democratisering van de auto, een schoolvoorbeeld van vooruitgang. Vandaag is de voetgangerszone in het centrum van Brussel de grootste van Europa en het bewijs dat de opvattingen radicaal zijn veranderd. Maar een zo snelle koerswijziging is op zich ook gevaarlijk als je niet precies weet waar je naartoe wil. De gouden generaties van de ontluikende consumptiemaatschappij beschouwden de wagen als de comfortabele oplossing voor mobiliteit, zowel in gezinsverband als alleen. En niemand maakte zich zorgen over het milieu. Vandaag biedt de elektrische mobiliteit zeer lichte voertuigen voor korte afstanden. Een handig steuntje aan de spierenergie, zonder vervuilende koolwaterstoffen, maar nog steeds langs wegen waar allerlei types individuele voertuigen rijden, met inbegrip van zware auto’s voor lange afstanden. Het zou dwaas zijn geen efficiënte recyclingprocessen te ontwikkelen die de verwoestende ontginning van zeldzame metalen ten behoeve van de technologie ietwat zouden afremmen. En omdat binnenkort alles op elektriciteit zal rijden, moet de mix van primaire energiebronnen serieus onder de loep worden genomen en zo schoon mogelijk worden gemaakt. Twee flinke uitdagingen. 26 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 kleine en middelgrote steden”, betreurt Nicolas Gilsoul. “Deze secundaire steden werden aangemoedigd om met voetgangerszones hun centrum aangenaam en gezellig te maken. Vandaag liggen deze stadskernen er totaal verlaten bij, terwijl grote winkelcentra aan de rand van de stad nog aantrekkelijker zijn geworden. Zonder een wagen is het bijvoorbeeld bijzonder moeilijk om naar een stadje in de Creuse te reizen. In België is dit anders, want het land lijkt hoe langer hoe meer op een doorlopende stad.” Omdat Belgen minder afhankelijk zijn van de auto, komen de gele hesjes in ons land op tegen een bredere waaier van sociaaleconomische knelpunten. Toch werd de Brusselse kilometerheffing in Vlaanderen en Wallonië geweigerd. Parijs en Brussel hebben luchtvervuiling met elkaar gemeen, ook al zijn hun openbaar-vervoersnetwerken sterk ontwikkeld en beschikken veel van hun burgers niet eens over een rijbewijs. Deze steden blijven echter afhankelijk van het autoverkeer, vooral wegens pendelaars uit randgebieden. Een te drastische vernauwing van de invalswegen zou extra verkeersoverlast veroorzaken, naast de stagnatie van de luchtvervuiling. “Prioriteit aan wagens, fietsen of voetgangers is niet haalbaar omdat de stad per definitie alle vormen van mobiliteit combineert”, stelt Nicolas Gilsoul. “Des te meer in een reusachtige voetgangerszone zoals die van Brussel. Het doorkruisen van 50 ha te voet is voor sommigen een sportieve uitdaging. Gedeelde ruimtes zijn efficiënter.” Gelukkig zijn er in Brussel vele ‘autoluwe’ zones. Daar krioelt © belgaimage Stedenbouw en Immobiliën het van de fietsen en elektrische steps, naast voorbehouden banen voor het openbaar vervoer, leveringen en zelfs wagens. “Op een of andere manier zullen minibusjes of andere vormen van duurzame mobiliteit in de Brusselse voetgangerszone worden ingezet”, voorspelt socioloog, architect en stedenbouwkundige Pierre Vanderstraeten, als medeontwerper van de gemeenschappelijke ruimte op het Molenbeekse stadsplein. “De binnenstad wordt in de loop der jaren een grote gemeenschappelijke ruimte. Toch zullen er altijd uitzonderingen zijn. Het bestemmingsverkeer moet voorrang krijgen op het doorrijdend verkeer.” “In gedeelde ruimtes moet elke weggebruiker opnieuw waakzaam worden voor zijn eigen veiligheid. Vandaag worden, naast de technische aspecten, ook gedrag onderzocht.” Gefronste wenkbrauwen en een opgestoken hand om het verkeer te doen stoppen: dit is de typische houding van Brusselse voetgangers die overtuigd zijn dat ze met recht oversteken, zelfs als ze geen rekening houden met de voorzichtigheidsbepalingen in het verkeersreglement. Franse kinderen leren goed te kijken voor ze oversteken. Belgische kinderen moeten vooral leren op de zebrapaden over te steken. Het Belgisch Instituut voor Verkeersveiligheid Vias bevestigt dat Franse voetgangers tot de meest ongedisciplineerde in Europa behoren en ook bij rood licht oversteken. In België is meer dan een derde van de automobilisten vooral geïrriteerd door voetgangers die plots over een zebrapad lopen zonder te letten op naderende voertuigen. In Belgische steden gebeurt 60% van de ongevallen met een voetganger op of vlak bij een oversteekplaats. De veralgemening van 30 km/h in Brussel stemt overeen met de aanbevelingen van Vias, maar omdat de wagen door de reactietijd en de remafstand nog 13 tot 15 meter aflegt, adviseert Vias om ook voetgangers aan te leren de tijd te nemen om gezien te worden. Weinig alternatieven voor de auto De vele nieuwe vormen van ‘kleine mobiliteit’ in steden – met inbegrip van kleine auto’s – verhogen de veiligheid van zwakke weggebruikers. Krachtige wagens zijn gevaarlijker, zullen grotendeels afhankelijk blijven van vervuilende brandstoffen en genereren fijne stofdeeltjes wanneer ze remmen. Daarom waardeert Nicolas Gilsoul de maatregelen die Parijs en Brussel hebben genomen om het verkeer evenwichtiger te maken: “Vervuilende voertuigen beperken is positief voor grote steden, des te meer omdat er alternatieven bestaan voor al wie geen milieuvriendelijke wagen kan betalen. De uitbreiding van het fietsnetwerk geeft ook mobiliteit aan vele stedelingen die jong en gezond genoeg zijn om te fietsen.” Het Brusselse Gewest zal bovendien tegen 2030 65.000 bovengrondse parkeerplaatsen afschaffen en de auto’s naar ondergrondse parkeergarages sturen, met inbegrip van parkings van kantoorgebouwen en winkels. Pierre Vanderstraeten vindt dat het de moeite loont: “Laten we naar een betere verdeling streven. In de stad vertonen jongeren niet meer het verlangen om een auto te bezitten.” Nicolas Gilsoul vertelt dat er “in Seoul, een deel van een stadssnelweg werd verwijderd om de onderliggende rivier weer naar de oppervlakte te brengen. En merkwaardig genoeg verliep het verkeer daarna vlotter, dankzij de globale aanpak. Alle beleidsmensen in de stad hebben samen nagedacht over grootschalige initiatieven. In Parijs stralen de openbare vervoersnetwerken en de autosnelwegen vanuit het hart van de stad. Om dit te verhelpen worden momenteel 68 stations in de ‘Grand Paris’ gebouwd. De moeilijkheid in steden is dat één overheid bevoegd is voor vervoer, en een andere voor de openbare ruimte.” Dit is een groot probleem in Brussel, waar geen nieuwe alternatieven In Seoul loopt de rivier Cheonggyecheon opnieuw aan de oppervlakte. De buurt is een populaire wandeling geworden. bestaan voor werkkrachten uit gemeenten en gebieden van de rand. “Het gewestelijk plan voor duurzame ontwikkeling (GPDO) streeft naar een polycentrische stad, waar de dichtheid en de activiteiten zich rond het openbaar vervoer structureren”, aldus Pierre Vanderstraeten. “Met de verspreiding van de woongebieden in Vlaams- en Waals-Brabant, wonen maar weinig mensen in de buurt van haltes van het openbaar vervoer. Vandaar de nood om agglomeratieprojecten met een redelijke dichtheid en mix te ontwikkelen.” Nadenken over de mobiliteit in 2050 moet ook rekening houden met een daling van het aantal elektrische wagens in functie van de ontwikkeling van het openbaar vervoer en kleinere vormen van mobiliteit. ● Ophélie Delarouzée Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 27 © Getty
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Stedenbouw en Immobiliën Brussel, schoolvoorbeeld voor tijdelijke gebruiksprojecten? Ondanks een historische achterstand van Brussel op Berlijn, is tijdelijke stedenbouw nu ook hier in opmars. Sterker nog: de omvang van de projecten maakt van onze hoofdstad een pionier. Focus op het stadsleven in een andere vorm, ver weg van de systematische stedenbouw van technocraten. H eel wat planologen en architecten kunnen zich vinden in een definitie van de stad als omgeving waar plaats is voor verandering, een kweekvijver van mogelijkheden. Tijdelijke stedenbouw of tijdelijk gebruik voldoet aan deze kenmerken. Het concept is trouwens doodsimpel: openbare of private ruimte wordt in afwachting van afbraak of renovatie enkele maanden of jaren ter beschikking gesteld van verenigingen, jonge ondernemers of artiesten. Enerzijds maakt het gebruik van deze sites het mogelijk om de beheerskosten (voor onderhoud of bewaking) te drukken, en beperkt het de risico’s van leegstand (brand, bouwvalligheid, kraakacties). Anderzijds maakt het de omgeving aantrekkelijker door burgers te betrekken bij de bouw van hun stad Een zegen? Voor Benjamin Cadranel, algemeen bestuurder van citydev, is tijdelijk gebruik een zegen die de frustratie over de lange doorlooptijd van vastgoedprojecten en stedenbouwkundige procedures vermindert: “Het is altijd een beetje frustrerend het gevoel te hebben dat er niets gebeurt terwijl onze maatschappij concrete veranderingen verwacht.” In vergelijking met andere Europese steden is het vastgoed in Brussel niet heel duur. Maar wel te duur voor heel wat initiatieven van ondernemers en kunstenaars die daardoor geen locatie vinden. Dat heeft citydev alvast goed begrepen: “Tijdelijk gebruik werkt stimulerend aangezien het mogelijkheden creeert die de reguliere markt niet kan bieden.” Als publieke speler beheert citydev momenteel 88 Brusselse sites die tijdelijk in gebruik zijn. Het meest frappante 28 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Een spectaculair voorbeeld: de 'Velodroom' die het collectief Dallas installeerde in de voormalige Fritz Toussaint kazerne, in Elsene. voorbeeld daarvan is Studio CityGate in Anderlecht, waar zo’n 40 gebruikers dagelijks 22.000 m² met elkaar delen. De site is intussen uitgegroeid tot een creatieve miniatuurstad met 14 artistieke studio’s, een binnen- en openluchtskatepark, een klimzaal, vier schrijnwerkersateliers/smederijen, een chocolatier, een juwelier, repetitiezalen, een concertzaal, een tuin en kantoorruimtes. Een geslaagd stadsinrichtingsproject, dat opnieuw kleur geeft aan deze wijk op een tiental minuten wandelen van het Zuidstation. Stedelijke proeftuinen Voor de Franse architecte en planologe Anne Durand zijn tijdelijke ruimtes laboratoria om ideeën uit te testen en te experimenteren met activiteiten die innovatie in realtime mogelijk maken. Ze tonen wat er leeft bij de plaatselijke gemeenschap, geven een voorproefje van de blijvende stadsprojecten na afloop van het voorlopige experiment, en kunnen die dankzij trial & error zelfs beïnvloeden. In Brussel is See U, momenteel het grootste tijdelijke bezettingsproject van ons land, daarvan een mooi voorbeeld. © Elke-Bruno Stedenbouw en Immobiliën Meer dan 80 innovatieve, culturele en duurzame projecten hebben voor een periode van twee jaar hun intrek genomen op de 25.000 m² van de voormalige Fritz Toussaintkazerne. 80 uiteenlopende Belgische initiatieven van meer dan 300 spelers, ook wel ‘See Users’ genoemd, brengen de nieuwe participatieve omgeving in hartje Elsene tot leven. Daarbij komt nog een vintage bioscoop, een “café-poussette”, een concertzaal, een tentoonstellingshal, een velodroom, ... De projecten krijgen enkel een plek op de site als ze bijdragen aan de zoektocht naar een sociale en duurzame toekomst. Bouwen aan de stad van morgen Het tijdelijke gebruik wordt in goede banen geleid door Creatis, een vennootschap die de ruimte beheert samen met een bestuurscomité. Jonathan Ectors is een van de vier verantwoordelijken voor de site: “Er bestaat geen referentiemodel voor tijdelijk gebruik; er zijn verschillende mogelijkheden. Wij beheren de site tegen een vaste jaarlijkse vergoeding. De gebruikers betalen geen huur aan ons. Dat is een belangrijk punt, want huurgeld opstrijken is vaak de voornaamste motivatie voor tijdelijke gebruiksprojecten. Onze gebruikers hebben het niet over huur, ze betalen een deel van de kosTijdelijk gebruik werkt stimulerend aangezien het mogelijkheden creëert die de reguliere markt niet kan bieden. Benjamin Cadranel (citydev) ten dat overeenkomt met 30 euro per m² per jaar. Daarmee zitten we flink onder de marktprijzen.” Op de site zijn de gebruikers per sector gegroepeerd: gezin, cultuur, makers, playground, maatschappij, ... Jonathan omschrijft de ruimte als een gemengde en globale derde omgeving om samen te bouwen aan de stad van morgen. Het moeilijkst? Een community bij elkaar brengen die verankerd is in de wijk: “Het mag niet gaan om een geïsoleerde bubbel. Een community vormen vergt tijd, het is een uiterst complex mechanisme waarvoor geen magisch recept bestaat, alleen good practices.” Een echte uitdaging voor het team van Creatis, dat eerst en vooral omkadering biedt: “De zaken zelf beheren is goed, maar werkt niet echt... Het moet gezegd dat tijdelijke gebruiksprojecten die goed verlopen veel werk en ook veel geld vragen.” Alle huurgelden en inkomsten uit evenementen worden trouwens automatisch opnieuw geïnvesteerd in het project als geheel. Voor projecten met winstoogmerk wordt het bedrag verdubbeld en in de gemeenschappelijke pot gestort. In Anderlecht delen nagenoeg 40 bewoners de 22.000 m² grote Studio CityGate, mét moestuin. Al lijkt alles rozengeur en maneschijn bij tijdelijk gebruik, toch duiken steeds meer wanpraktijken op, zoals het omzeilen van de klassieke stedenbouw door van iets tijdelijks iets definitiefs te maken. Zo wordt bijvoorbeeld het gebrek aan financiële middelen van de gebruikers uitgebuit: “Je betaalt niet veel, dus je krijgt niets en kom vooral niet klagen want we zetten je buiten wanneer we willen.” Juridisch gezien worden hier steeds meer vragen bij gesteld, maar er bestaat nog geen specifieke wetgeving. Immaterieel erfgoed Jonathan Ectors werkte lang in de eventsector vóór hij startte met tijdelijk gebruik, dat volgens hem synoniem staat voor kansen en dynamiek in de stad, op het kruispunt van allerlei factoren zoals stadsvernieuwing, economische en politieke belangen. In zekere zin fungeert het echt als een hefboom om de zaken op economisch, sociaal en cultureel gebied in beweging te zetten. Nog een slotwoordje van Creatis? “De grote vraag bij tijdeDe zaken zelf beheren is goed, maar werkt niet echt... Het moet gezegd dat tijdelijke gebruiksprojecten die goed verlopen veel werk en ook veel geld vragen. Jonathan Ectors (Creatis) lijk gebruik is wat er daarna gebeurt. Dat vind ik het grote pijnpunt: altijd maar denken aan ‘nadien’. We leven in een gevangenis van baksteen. Terwijl het 'nu' telt! Erfgoed, wat is het nut daarvan? Wij zien vooral sterk immaterieel erfgoed! ● Elisa Brevet Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 29 D.R.
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Stedenbouw en Immobiliën Torengebouwen in zicht Maatregelen zoals de individualisering van sociale rechten om koppels te herenigen, of de strijd tegen de toename van Airbnb’s, kunnen enigszins bijdragen tot de recuperatie van woningen in het huidige gebouwenbestand. Het Gewest wil het vraagstuk grootschalig aanpakken en torengebouwen oprichten. “De wolkenkrabbers in Chicago werden gebouwd langs grote parken om dit uitzicht te bieden aan de inwoners en tegelijk de prijzen van onroerend goed onder controle te houden”, oppert Nicolas Gilsoul. “Stedelijke verdichting moet hoogkwalitatieve openbare ruimten vrijmaken, zonder mensen op te stapelen in volgepropte konijnenkoten. Tegelijk is een verdichting in het centrum en een verdere uitbreiding naar de periferie toe evenmin coherent.” Ook Pierre Vanderstraeten (UCL) stelt zich voorzichtig op: “Woningen moeten aan steeds strengere normen voldoen, wat naast de technische en kritische eisen bijzonder hoge kosten voor torengebouwen met zich meebrengt. Zulke gebouwen zullen zich dus richten op een welgesteld publiek, terwijl de uitdaging erin bestaat de bevolking voldoende betaalbare woningen aan te bieden.” De verkozenen van Brussel-Stad melden trouwens moeilijkheden om de luxeappartementen in de Up-Site toren aan het kanaal verkocht te krijgen. En wat betreft grote woonwijken voor bescheiden inkomens, vergelijkbaar met de Parijse voorsteden, merkt Pierre Vanderstraeten op dat “sociale huisvestingsmaatschappijen die hoogbouw moeten beheren, grote problemen ondervinden wegens de hoge kosten van onderhoud en renovatie. De overdreven anonimiteit in zulke complexen kan ook als gevolg hebben dat bewoners zich niet meer verantwoordelijk voelen voor collectieve onderhoudstaken.” Het Gewest stelt een oplossing voor onder de vorm van wolkenkrabbers voor gemengd gebruik in de Europese wijk. Het Schumanplein zou volledig geplaveid worden en overdekt met een grote grijze schotel tegen de zon, ter vervanging van de groene oase die voor wat koelte zorgt. Een hogere kijk op Brussel Anne Hidalgo heeft het over de ‘Grand Paris’ omdat ze op grootstedelijke schaal de uitdagingen van mobiliteit, huisvesting en sociale mix wil aanpakken. Voor Brussel volgt Pierre Vanderstraeten dezelfde logica, al zou het concept van gedeeld bestuur zeker wat tandengeknars veroorzaken: “De metropool is voorzien in de Staatshervorming, maar hangt af van de goede wil en samenwerking van de gewestelijke regeringen. Omdat de bevolking wellicht zal blijven groeien en nieuwe verkavelingen onvermijdelijk zullen zijn, moet de opvang van deze bevolking in het grootstedelijk gebied worden gepland. Er moet worden nagedacht over een redelijke bevolkingsdichtheid en de ontwikkeling van werkgelegenheid en voorzieningen om te vermijden dat er zogenaamde slaapsteden buiten Brussel ontstaan.” In dit 32 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 In Chicago werden torengebouwen opgericht rond een gordel van parken. opzicht zou trouwens een herziening van de belastingen in de metropool de vlucht van de middenklasse naar de rand kunnen afremmen. “Gezinnen met een laag inkomen verhuizen nu ook naar Vilvoorde en Tubeke’, oordeelt Yves Rouyet. “De sociaal-ruimtelijke verdeling is omgekeerd in vergelijking met Parijs. De meer precaire bevolkingsgroepen bevinden zich in het centrum van de stad, wat op zich niet negatief is, want de nabijheid van diensten en werkgelegenheid is voor hen gunstig.” En wat betreft het onthaal van welgestelde klassen die hun rust willen beschermen, stelt Pierre Vanderstraeten vast dat “de mentaliteit verandert. De zogenaamde Bimby projecten (Build in my backyard) waarbij, zoals in Frankrijk, bestaande woonwijken een verdichting doorstaan op initiatief van de eigenaren, beperken de verstedelijking van nieuwe gebieden. Zulke ingrepen moeten echter plaatsvinden in de buurt van diensten en openbaar vervoer, voor een betere levensvatbaarheid en om geen nieuwe afhankelijkheid van de auto te veroorzaken.” Brussel kenmerkt zich door een sterk communitarisme. Volgens Pierre Vanderstraten “is dit vooral te wijten aan de wil van de welgestelden om zich te verschansen. De andere gemeenschappen hergroeperen zich dan op een meer passieve wijze om voordeel te halen uit wederzijdse hulp en solidariteit. De inclusieve stad berust op het concept van ‘gemeenschap – samenleving’ dat Ferdinand Tönnies in de 19e eeuw ontwikkelde. De anonimiteit van de binnenstad steunt de lokale samenleving en haar openheid voor diversiteit, terwijl de wijken sociale banden smeden. Om zijn plaats in de maatschappij te vinden, moet elke inwoner op deze twee dimensies inspelen. Er zijn in Brussel veel wijken, maar onvoldoende centra voor sociale vermenging.” Vraagstukken als de uitbreiding van de stad, mobiliteit en sociale vermenging wachten op oplossingen via het polycentrisme. ● Ophélie Delarouzée © Getty Stedenbouw en Immobiliën De ontluikende verandering van energienetwerken Energieminister Alain Maron (Ecolo) R eeds in 2007 lanceerde het Brussels Hoofdstedelijk Gewest een oproep tot ‘Voorbeeldgebouwen’, naast stimulansen voor energiezuinige renovatie en passiefbouw met milieuvriendelijke materialen. Sinds 2015 geldt voor nieuwbouw de verplichting van een vrijwel nulenergieverbruik, dat pas in 2021 in de Europese regelgeving van kracht zal worden. “Dankzij de passiefnorm werd Brussel een voorbeeld en konden zijn aannemers technisch meesterschap verwerven”, zegt Alain Maron (Ecolo), de Brusselse minister van Energie. “De uitdaging bestaat er vandaag in om gebouwen die aan het einde van de 19e eeuw werden opgericht, energievriendelijk te maken. Andere Europese stadscentra zitten met hetzelfde probleem, maar de eigenheid van Brussel ligt aan de precaire bevolking in het stadscentrum en het hoge percentage huurders. De Renovatiestrategie die aan het einde van de vorige legislatuur werd goedgekeurd, zal het tempo opvoeren, met een verplicht EPB-certificaat tegen 2025 en de voltooiing van vijf aanbevolen interventies tegen 2050 (één om de vijf jaar, op straffe van sancties die in 2024 worden bepaald). Er wordt ook gewerkt aan uniforme premies voor Renovatie en Energie om het systeem te vereenvoudigen. Verder moeten ook stedenbouwkundige belemmeringen worden opgeheven. Een dak lichtjes verhogen om het te isoleren wordt beschouwd als een verandering van dimensies die een vergunning vereist, als de gemeente de regelgeving strikt toepast.” Warmteverlies en grijze energie Schepen Yves Rouyet buigt zich over de onderliggende technische uitdaging: “Isolatie van buitenaf ontaardt het erfgoed, maar is van binnenuit moeilijk toe te passen. Als overheid moeten we een denkproces over de renovatie van gebouwen aanmoedigen door het organiseren van colloquia en door opdrachtgevers te stimuleren om innovatieve benaderingen aan te durven. Zuinige gebouwen zijn een Het stedelijk energiebeheer volgt nu een nieuw denkproces. Energieverlies wordt niet langer louter economisch bekeken. En de betere circulatie van deze energie is de voorbode van grote veranderingen. alternatief voor het technologisch isoleren van panden. Ze zijn zeker het overwegen waard.” Via zijn richtlijnen spoort hij de architecten aan om van Elsene een laboratorium voor thermische isolatie te maken. Hij pleit voor ecologische materialen met een geringe koolstofvoetafdruk, duurzame bouwplaatsen, renovatie eerder dan afbraak en het ontwerp van modulaire gebouwen. “Het tijdperk van de wegwerpgebouwen is voorbij”, stelt Alain Maron. “De reconversie van voormalige kantoren zorgde voor wat moeilijkheden, maar vandaag ontwerpen architecten modulaire, duurzame gebouwen. Als een pand toch wordt gesloopt, wordt gestreefd naar hergebruik van de materialen om de externe ecologische impact zo klein mogelijk te houden, want de productie van beton en cement vereist heel veel energie.” De lineaire economie wordt geleidelijk aan circulair en de energie begint in lussen te lopen. België behoort tot de Europese kampioenen inzake afvalrecycling. Brussel beschikt trouwens over een bijzonder vlot functionerend inzamelingssysteem, “maar er kan nog veel worden verbeterd”, aldus de minister. “De oranje zak zal geleidelijk worden verplicht om tijdens de volgende legislatuur een biomethaniseringsfabriek in dienst te nemen. We moeten ons eigen afval beginnen te verwerken om het niet meer in heel België of wereldwijd te verspreiden.” Het Gewest vertrouwt op wetenschappelijk onderzoek om de ecologische transitie uit te voeren. Vivaqua ging in Ukkel van start met een pilootproject om de warmte van afvalwater terug te winnen. Van zijn kant ontwikkelt Parijs een ondergronds koelingsnetwerk dankzij de Seine, ter vervanging van airconditioning. En ook een fabriek die, voor bouwprojecten, de ruwe, op de bouwwerf van de toekomstige Grand Paris Express opgegraven aarde zal terugwinnen. “Grote projecten zijn niet kenmerkend voor onze cultuur, maar in Brussel krioelt het van de innovatieve projecten”, besluit Alain Maron. ● Ophélie Delarouzée Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 33
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Dynamiek Opnieuw succesvol na een mislukking In 2018 vroegen 3.102 Brusselse ondernemers het faillissement aan (in heel België ging het om 11.000 bedrijven). Ondanks de hoge aantallen zit dit onderwerp nog in een taboesfeer. Voor die mentaliteitsverandering organiseerde reStart een openhartige avond met Isabelle Arpin. W e weten hoe we met succes moeten omgaan, maar voor een mislukking beschikt niemand over een gebruiksaanwijzing. Toch is mislukken menselijk. Het doet deugd om dat goed te beseffen. Sinds maart 2017 schreven al 160 deelnemers zich in voor het reStartprogramma (zie kaderstukje). Meer dan de helft van hen ging opnieuw aan de slag als ondernemer en/of loontrekkende. Want daar gaat het om: je mislukking leren aanvaarden om met hernieuwde kracht zo snel mogelijk uit het dal te klauteren. De bekende chef Isabelle levert daarvan het Arpin Isabelle Arpin perfecte voorbeeld: “Je kunt op allerlei manieren met een faillissement te maken krijgen. Ik ben 34 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 zelf niet failliet gegaan, maar wel het restaurant waarin ik werkte. Psychologisch was dat voor mij een harde noot om te kraken. Je merkt dat mensen je anders bekijken, je sociale leven lijdt eronder, je zelfvertrouwen krijgt een deuk. Niet gemakkelijk.” Het leven heeft Isabelle Arpin niet gespaard, maar daar is ze sterker uit tevoorschijn gekomen. Zij trok de juiste lessen uit de tegenslag en stond al heel snel weer op eigen benen. Zij vertelt enthousiast: “Ik geloof dat het restaurant op 13 december failliet werd verklaard en op 19 februari ging aan de overkant van de laan al een gloednieuw restaurant open, dat nu ook onze eigendom is.” Toch geeft Isabelle toe dat ze geen geboren onderneemster is. “Ik voelde mij goed waar ik zat, rustte een beetje op mijn lauweren. Maar ik was niet vrij. Ik had veel moed, een beetje geld en kreeg steun van mijn omgeving. En het was een goed idee om heel snel te handelen. Ik had het geluk dat het team mij gevolgd is, mij bijstaat en nu functioneert als een goed geoliede motor!” En Isabelle Arpin is ongetwijfeld de brandstof voor die motor. Op tijd stoppen In alle transparantie over je ervaring praten geeft je het gevoel dat alles mogelijk is, vooral na een faillissement. Welke moeilijkheden ervaren ondernemers die er noodgedwongen het bijltje moeten bij neerleggen? Alle experts zijn het erover eens: wanneer een ondernemer de eerste alarmsignalen krijgt, kan hij geen afstand nemen en werkt hij koppig verder, soms zelfs heel alleen. “Wanneer ondernemers met ons contact opnemen is het in 50% van de gevallen te laat. Het bedrijf heeft dan geen overlevingskansen meer. Terwijl er wel degelijk herstelprocedures bestaan die bedrijven duurzamer maken”, zegt Jean-Pierre Riquet, jurist, fiscalist en expert van het Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden (COm) . Hij is ook bedrijfsleider van een KMO en fungeert een beetje als een tovenaar die niet alleen zijn product door en door kent, maar ook heel diverse vaardigheden beheerst. “Als hij onvoldoende afstand neemt, stopt hij altijd te laat. Hij heeft geen duidelijk beeld van de echte situatie van zijn zaak”, zegt Alain Henderickx, curator en advocaat gespecialiseerd in handels- en vennootschapsrecht. Nochtans volstaat soms een beetje gezond verstand om moeilijkheden te vermijden. Je hebt om te beginnen een goed onderbouwd financieel plan nodig om te starten. Jean-Pierre Riquet © Reporters © Getty © Reporters Dynamiek Dat vermeldt je cashflowbehoefte: hoeveel geld moet je verdienen om geen verlies te boeken ? Dat bevestigt ook Philipp Oosterlincks, consultant, deskundige in ondernemerschap en vrijwillig medewerker bij de Vlaamse zelfstandigenorganisatie Alain Henderickx Dyzo: “Een ondernemer in moeilijkheden hoopt vaak tegen beter weten in. Als ik hem vraag of hij zichzelf nog een loon uitkeert, luidt het antwoord ‘neen’. Dat is een eerste alarmsignaal dat de ondernemer verwaarloost.” Je moet je ook goed omringen, zegt Alain Henderickx: “Als starter moet je terugvallen op een team: je boekhouder, een jurist enz. Te veel ondernemers bekijken hun erelonen als kosten, terwijl het investeringen zijn. Door regelmatig met hen te overleggen krijg je een heldere kijk op je bedrijf en vermijd je ernstige problemen.” Isabelle Arpin is het daarmee eens: “Met enige overdrijving kan ik zeggen dat ik vaker met mijn boekhouder bel dan met mijn moeder. Als ik ergens aan twijfel, bel ik hem. Ik wil zekerheid en nu al rekening houden met momenten waarop het minder goed zal gaan.” Anticiperen op moeilijkheden betekent ook andere oplossingen vinden dan een faillissement. Denk aan het bedrijf overlaten of vereffenen. Elke moeilijkheid biedt kansen Ondernemers die failliet zijn gegaan, houden daar meestal vier trauma’s aan over: zakelijk, financieel, sociaal en persoonlijk. “Maar elk moeilijk moment biedt ook kansen”, benadrukt Jean-Pierre Riquet. “Een programma als reStart legt die kansen bloot en toont concrete uitwegen. Een faillissement is geen mislukking, maar een fase in een proces.” In de Belgische wetgeving zitten trouwens hulpmiddelen voor gefailleerden: de kwijtschelding van schulden en het overbruggingsrecht. Het eerste betekent dat van elke zelfstandige die als natuurlijke persoon zijn activiteit uitoefent en failliet is gegaan, de restschulden worden kwijtgescholden die hij heeft gemaakt voor de goede werking van zijn activiteit. Hij mag dus met een schone lei herbeginnen. Het overbruggingsrecht biedt zelfstandigen die als natuurlijke persoon werken en hun activiteit stopzetten, onder bepaalde voorwaarden gedurende maximaal 12 maanden een sociaal inkomen. Nadat een ondernemer een faillissement heeft aangevraagd, heeft hij de natuurlijke reflex om zich schuldig te voelen, contact met relaties te verbreken en boos te zijn. Maar om dezelfde fouten te vermijden is vooral een scherpzinnige analyse vereist. “Je moet de realiteit onder ogen zien zonder iemand anders de schuld te geven. Wie wil herbeginnen, moet durven analyseren waarom het is misgelopen. Jezelf kritisch bekijken, maar zonder jezelf te pijnigen”, zegt Alain Henderickx. Vervolgens de tijd nemen om een nieuwe activiteit als ondernemer te starten. “Je moet het verleden achter je kunnen laten”, benadrukt Philippe Oosterlincks. “Als je te snel herbegint, zet je je te hard in en riskeer je opnieuw dezelfde fouten te maken.” En om niet in een depressie weg te zinken, heb je de steun van anderen nodig. “Je moet jezelf heruitvinden, persoonlijk en professioneel. Een tijdje voor iemand anders werken kan helpen om afstand te nemen, na te denken over de richting die je wil uitgaan enz.” Elke ondernemer kan vroeg of laat met een faillissement te maken krijgen. Je activiteit stopzetten is menselijk. Dat zegt ook Tarik Hennen, digital consultant bij Beci, die zelf herhaaldelijk dicht bij een faillissement kwam: “Uiteindelijk is een faillissement maar een juridische procedure om mensen te beschermen.” Vergeet niet dat angst om te mislukken gezond is. Dit beseffen en met anderen delen is heilzaam. ● Vinciane Pigarella Het reStart-programma: voor wie en waarom? De doelstelling is dubbel: • Gefailleerden in hun persoonlijk en professioneel leven bijstaan om te herbeginnen met een nieuw project, als ondernemer of loontrekkende. • Door middel van informatiesssies, rondetafelgesprekken en conferenties voor een mentaliteitswijziging bij failliete ondernemers zorgen als het over mislukkingen gaat. Zowel sociaal als economisch. Het programma duurt 5 maanden en staat open voor elke Brusselse ondernemer die minder dan twee jaar geleden met een faillissement te maken kreeg. Een kant-en-klaar nieuw project is niet nodig, wel de wil om constructief in het programma te stappen, bereid om te luisteren en te delen. Contact en info: Eric Vanden Bemden, coördinator • +32 563 68 56 • restart@beci.be • https://go.beci.be/restart Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 35 Philipp Oosterlincks © Reporters © Reporters
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Transitie (Re)lighting is een kunst LED-verlichting boekte in de afgelopen jaren flinke vooruitgang. Op enkele uitzonderingen na is die vandaag de enige geloofwaardige verlichtingstechniek. Om geen blunders te begaan, laat u zich nochtans best bijstaan door een professioneel studiebureau. Light to Light heeft de verlichting van de winkel Absoludanse integraal nieuw ontworpen. F iorenzo Namèche is zaakvoerder van het bureau Light to Light. Hij omschrijft zichzelf als een cursif met een passie voor licht. Om een buitenruimte of een gebouw te verlichten, volgt hij steeds dezelfde stappen: “Eerst ontmoeten we de klant om inzicht te krijgen in zijn behoeften. Daarna bezoeken we de ruimte die relighting vereist. Zo kunnen we de werkelijke behoeften diepgaand analyseren en volledig inventariseren aan de hand van allerlei metingen Alle LEDs niet gelijkwaardig Inzake lichtarmaturen is er nog keuze genoeg bij Europese fabrikanten. Maar wat de lichtbronnen betreft, moeten we toegeven dat bijna alles tegenwoordig in China wordt geproduceerd. Hoe dan ook werken Light to Light en alle serieuze spelers alleen met apparatuur die het ENEC label draagt. Dit is de Europese norm die de nationale normen heeft vervangen (in België bijvoorbeeld het CEBEC-label). Alle Chinese producten zijn niet gelijkwaardig. Als het betrokken label niet op de geleverde apparatuur staat en u een beroep doet op een onbetrouwbare leverancier, riskeert u een serieuze teleurstelling. (luxmeter, fotografie …). We vragen ook om de energiefactuur in te kijken om de kost van de huidige verlichting te bepalen”, vertelt hij. In het studiebureau zet de ingenieur al deze gegevens op papier en ontwerpt hij een voorproject met een voorstel van dimensionering en een studie van de rentabiliteit. Als hieruit blijkt dat de kwaliteit van de verlichting kan worden verbeterd met een lager energieverbruik, stelt Light to Light het bestek en de documenten op waarmee dienstverleners kunnen worden geraadpleegd. “Deze voorbereidende fase is een belangrijke stap voor de klant. Dimensioneringsstudies kunnen namelijk worden gesubsidieerd. Bovendien zijn dergelijke voorafgaandelijke studies een voorwaarde om tijdens de tweede fase recht te hebben op subsidies voor de vervanging van de verlichting als zodanig.” Het studiebureau onderzoekt vervolgens de voorstellen van de verlichtingsleveranciers om na te gaan of de aangehaalde oplossingen wel degelijk overeenstemmen met de behoeften. “Wij checken elk voorstel en letten vooral op aanbiedingen die ons te goedkoop lijken (...) Leveranciers maken soms rekenfouten of vergissen zich in de keuze van de apparatuur.” Wanneer alles geregeld is, kan het werk van start gaan. Naast de werkzaamheden aan de verlichting kan de klant van de gelegenheid gebruik maken om gerelateerde elementen te laten controleren of verbeteren: de noodverlichting, de branddetectie of zelfs de plafonds. Light to Light werkt voor allerlei klanten: “Ik heb bijgedragen tot Lichtvisie, het straatverlichtingsplan van het Vlaamse Gewest. Ik zorgde voor de relighting van het zwembad van Vilvoorde, van de Noorddoorgang tussen de Nieuwstraat en de Adolphe Maxlaan of bijvoorbeeld ook van Absoludanse, een winkel van dansartikelen waarvan de verlichting volledig nieuw werd ontworpen om het comfortabeler te maken voor de klanten en tegelijk energie te besparen.” ● Johan Debière Steun van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest Voorgaand onderzoek: een tussenkomst van 50% in de kosten, met verplichting om het lastenboek ‘verlichtingsaudit’ te volgen. Werkzaamheden: een premie van 30 tot 40% voor KMO’s en sociale organisaties, in het raam van het Energiepakket van Leefmilieu Brussel, met een maximum van € 15.000 per jaar en per aanvrager. 36 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Entreprendre Starter Macaria: anticiperen om volwaardig te leven en rustig te vertrekken Catherine Roupin lanceerde Macaria in september vorig jaar om iedereen te begeleiden die nadenkt over het einde van zijn of haar leven. De aanpak berust op een soort planning voor zichzelf, maar ook en vooral voor degenen die achterblijven. projecten, verlies van autonomie, voorbereiding van de begrafenis enz. Voor al deze elementen werk ik samen met partners." Ze volgde ook een opleiding euthanasie, zowel aan Franstalige zijde met Forum EOL (End Of Life) als aan Nederlandstalige zijde met LEIF (LevensEinde InformatieForum). M eer dan ooit blijft de dood een taboe in onze samenleving. We worden allemaal geboren maar zullen zeker niet allemaal op dezelfde manier heengaan. Het is daarom ook zinvol om hierop voorbereid te zijn. Voor zichzelf, natuurlijk, maar ook voor degenen die ons zullen overleven. "Dit is een van de grootste zorgen van mensen aan het einde van hun leven", zegt Catherine Roupin, de oprichtster van Macaria. "Ze maken zich vaak meer zorgen over hun geliefden dan over zichzelf. Elk verhaal is persoonlijk en vereist luistervaardigheid, geruststelling en begeleiding.” Catherine Roupin genoot een opleiding als apotheker en werd geboren in een familie van artsen. Haar hele carrière stond in het teken van de patiënt die ziek is en/of op zoek naar welzijn. "De dag voor zijn overlijden, had ik de kans om een prachtig gesprek met mijn vader te voeren”, herinnert ze zich. “Ik kon hem vaarwel zeggen en hem bedanken voor onze jaren samen. Ik heb ook zieke vrienden en patiënten tot het einde begeleid. Ik zag hoe belangrijk maar ook hoe moeilijk het is om te praten en je voor te bereiden op de laatste periode van het leven, tussen nu en de dood. Zo is dit project ontstaan, beetje bij beetje, om mensen die nog gezond zijn te helpen vrijuit over de dood te praten en wat hen zou kunnen helpen om hun levenseinde rustig te beleven zoals zij dat willen, voor zichzelf en voor hun dierbaren.” Catherine verliet daarom geleidelijk aan de apotheek en begon in september vorig jaar een nieuwe activiteit, die zich als volgt definieert: de globale planning van het einde van het leven. “Ik stel een "one-stop-shop"-aanpak voor, die zich uitstrekt van analyse tot planning en hulp bij de uitvoering van acties en oplossingen. Deze initiatieven zijn bedoeld om gemoedsrust te brengen in alle aspecten van deze levensfase: gezondheid, financiën, huisvesting, In de Griekse mythologie is Macaria de dochter van Hades en Persephone, en de godin van de gelukkige, rustige en vredige dood. Met Macaria biedt Catherine Roupin verscheidene begeleidingsformules en à la carte diensten aan. Ook organiseert ze regelmatig workshops en informatiesessies. "België telt momenteel één 67-plusser voor elke 3,8 personen tussen 18 en 66 jaar. In 2070 zal de verhouding één op 2,5 zijn. Bovendien zijn de kinderen van de naoorlogse babyboom nu senioren. Naarmate de levensverwachting toeneemt, zal de samenleving voor de ouderen moeten zorgen en meer aandacht aan hen besteden. Zo worden er bijvoorbeeld levenseinde-therapeuten aangeworven in bejaardentehuizen of ziekenhuizen.” De dood zal in de komende jaren niet lang meer een taboe blijven. Macaria zal hier hoogstwaarschijnlijk actief aan bijdragen. ● Info : www.macaria.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • www.beci.be/starter Catherine Roupin. 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Legal Publicaties in het Belgisch Staatsblad: gedaan met het geknoei Stel u even voor dat een oplichter u aanstelt als bestuurder van een lege vennootschap of dat een malafide persoon zichzelf benoemt tot bestuurder van uw bedrijf. Dat zijn geen verzinsels: dergelijke misdrijven zijn al gepleegd en zijn te wijten aan gebreken in ons systeem van officiële publicaties. De overheid wil dat nu stoppen. Wat moet u weten om vandaag volgens de regels in het Staatsblad te publiceren? D e onregelmatigheden in de bewijsstukken bij publicatie in het Belgisch Staatsblad hebben geleid tot een hervorming van de indieningsprocedure van documenten bij de griffie. Die werd bovendien op nationaal niveau geharmoniseerd. Volgens Paul Dhaeyer, voorzitter van de Ondernemingsrechtbank van Brussel, was de aanscherping van de regels een noodzaak om een einde te maken aan de misbruiken die zich in de afgelopen jaren hebben voorgedaan. De strijd tegen valsheid in geschrifte en fictieve maatschappelijke zetels Zaakvoerders die documenten willen indienen, moeten voortaan hun identiteit bewijzen. Tijdens een interview met de krant L’Echo, gaf Dhaeyer daar onlangs toelichtingen over: “Ik wil er zeker van zijn dat de persoon die naar de griffie stapt, wel degelijk is wie hij of zij zegt te zijn, dat deze persoon bovendien een woonplaats heeft en het bedrijf een maatschappelijke zetel. We gaan die persoon dan ook vragen een document voor te leggen dat de bezetting van het pand bewijst: een huurcontract of een eigendomsakte. Om de veiligheid te waarborgen van degenen die met het bedrijf zullen contracteren, moeten we er zeker van zijn dat de maatschappelijke zetel bestaat, dat ook de aangegeven mandataris bestaat en inderdaad dit mandaat uitoefent, bereikbaar is en eventueel voor de rechtbank kan worden gedagvaard.” Gedaan met tussenpersonen die documenten voor derden indienen Tot voor kort was het gebruikelijk dat een hele resem tussenpersonen de publicatie van documenten in het Belgisch Staatsblad behandelden voor rekening van derden. Ondernemingsloketten, trustees, accountantskantoren of kamers van koophandel boden een dergelijke service. Dat is nu voltooid verleden tijd. Behalve door de mandatarissen van de vennootschap zelf, kan de publicatie in het Belgisch Staatsblad vanaf nu uitsluitend door een notaris worden aangevraagd. Wat is de nieuwe procedure voor het indienen van documenten bij de griffie? 1. Personen die een document willen indienen, moeten een attest invullen met hun identiteitsgegevens. Deze gegevens zullen worden bevestigd door het voorleggen van identiteitsdocumenten en de afgifte van een leesbare kopie van deze documenten. 2. Verder moet de indiener een eensluidend en ondertekend afschrift voorleggen van de notulen van de raad van bestuur of van de algemene vergadering die – krachtens de wet of de statuten van de vennootschap – het in het Belgisch Staatsblad te publiceren besluit hebben vastgelegd. 3. In het geval van een verandering van een bestuurder of van de zaakvoerder, moet de indiener de volgende documenten voorleggen: • een kopie van beide zijden van de identiteitskaart van de bestuurder of zaakvoerder die wordt vervangen. Indien het niet mogelijk blijkt om dit document voor te leggen, moet de reden hiervoor (bv. een ontslagen bestuurder) worden toegelicht aan de hand van een ondertekend document; • een kopie van beide zijden van de identiteitskaart van de bestuurder of zaakvoerder die is aangesteld. 4. In geval van een wijziging van de maatschappelijke zetel, moet de indiener een kopie voorleggen van het document die de bezetting van het pand bewijst (huurcontract, eigendomsakte, overeenkomst …). 5. Als de indiener een mandataris is die een dossier in de plaats van de bevoegde persoon indient, moet voor deze mandataris een gelegaliseerde volmacht worden overhandigd, behalve wanneer deze volmacht uitdrukkelijk wordt vermeld in de in punt 2 genoemde notulen. ● Alexis Bley, juridisch adviseur bij Beci ab@beci.be 38 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 D.R. Management & HR Aanvaardt de werkgever binnenkort een video-CV als sollicitatiebrief 3.0? Kan de werkgever akkoord gaan met een evolutie van de traditionele sollicitatiebrief? Is het video-CV voortaan de nieuwe manier om zichzelf voor te stellen en te solliciteren? Veranderen de nieuwe media en video binnenkort de manier waarop sollicitanten zich bekendmaken? Dat kan, maar dan met enige voorzichtigheid. Een toelichting. (Coproductie) Amélie Alleman E en recruiter spendeert gemiddeld 11 seconden aan een CV. Genoeg om een mentaal beeld te schetsen van de kandidaat en te beslissen of hij of zij al dan niet beantwoordt aan het gezochte profiel. U stelt dagelijks vast dat ondernemingen steeds vaker aanwerven op basis van de soft skills en de persoonlijkheid van de kandidaat, naast de technische vaardigheden, het diploma en de kennis van zaken. Met die soft skills bedoelen we aanpassingsvermogen, aanleg voor management, interpersoonlijke vaardigheden, vlotte communicatie en houding. Stuk voor stuk zeer begeerde bekwaamheden. Hoe kun je dergelijke ‘zachte’ vaardigheden bij een kandidaat ontdekken zonder een interview via video, Skype of face-to-face? Vooral omdat de talloze koersveranderingen in loopbanen, de zogenaamde atypische profielen en de vele arbeidskrachten die op zoek zijn naar een zinvolle en waardevolle job het hele gebeuren bemoeilijken. Hoe geven we een kandidaat de kans om zijn keuzes, zijn verandering van oriëntatie en de relevantie van zijn vaardigheden uit te leggen als deze rode draad niet meteen in het CV opvalt? Het video-CV vertegenwoordigt de bijdrage van nieuwe technologieën en media aan de evoluerende arbeidsmarkt, geloof ik. Trouwens, wie heeft er vandaag geen smartphone met een camera of toegang tot een PC uitgerust met een webcam? Voorzichtig gebruik Je kan het video-CV nog het beste beschouwen als een aanvulling op het klassieke CV. De video schetst een context en onthult de persoonlijkheid, zonder echter het klassieke CV te vervangen. Het geeft een menselijke dimensie en meer betekenis aan een sollicitatie. Bepaalde profielen en beroepen waarbij een vlotte omgang met relaties van belang is, zullen spontaan een video gebruiken. We mogen nochtans meer introverte of cameraschuwe profielen niet discrimineren. Het is dus belangrijk om voorzichtig om te gaan met zulke video's. We mogen niets verplichten. Al kan het wel een handige tool zijn voor profielen die meer ontwikkelde soft skills vereisen, zoals in de communicatie, nieuwe media of de verkoop. Tot slot denk ik dat het video-CV de versie 3.0 van de begeleidende brief kan worden, althans voor bepaalde profielen. Maar er is nog een lange weg te gaan voordat dit de norm wordt. Het video-CV maakt gebruik van nieuwe media en geeft voorrang aan de menselijke dimensie in het rekruteringsproces. Op zich een interessante paradox voor een bedrijf dat zoekt naar talent met hoogontwikkelde soft skills, op een vaak verzadigde arbeidsmarkt. ● Amélie Alleman Fondatrice de Betuned Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 39 D.R. © Getty © Getty
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Community Het Beci nieuws in beeld Beci en de Club van Lotharingen ontvingen de Eerste Minister Sophie Wilmès, die over haar persoonlijke en professionele achtergrond vertelde en vragen van onze leden beantwoordde. “We dromen allemaal van juridische en administratieve vereenvoudiging. Toch zorgen onze complexiteit, ons vermogen om ondanks alles te functioneren en onze aanleg voor consensus voor de internationale erkenning van België”, verklaarde mevrouw Wilmès, de eerste vrouw die deze functie in ons land bekleedt. Sophie Wilmès, naast de de CEO van Belfius Marc Raisière (L.) en de voorzitter van de Club van Lotharingen Herman Craeninckx. Voormalig Eerste Minister Mark Eyskens, naast Evelyn Gessler (Decider’s). In januari ondertekende Beci #GoForBruxelles 2030, de sociaaleconomische strategie van de Brusselse regering. Zie ook onze Woord vooraf. Jan De Brabanter, secretaris-generaal van Beci-VOB. 40 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 © Marie-Noëlle Cruysmans © CESRBC-ESRBHG Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van Catherine Bodson Op 50-jarige leeftijd besloot Catherine Bodson haar levensloop een radicaal andere wending te geven. Ze had een internationale carrière achter de rug, zowel in de privé sector als bij Europese overheden, toen ze aan een ondernemerstraject begon met de oprichting van Pipaillon, een ambachtelijke conservenfabriek in hartje Brussel. Het concept berust op de knowhow van weleer voor de productie van conserven in glazen stopflessen: jams, chutneys, tapenades en kruiderij gemaakt van verse, biologische en lokaal geteelde en gekweekte producten. Als fijnproever, liefhebber van heerlijke producten en verdediger van ambachtelijke kennis, verklapte Catherine Bodson ons haar favoriete adresjes in Brussel. Waar ze graag rondwandelt? Voornamelijk in twee wijken: het voortdurend veranderende stadscentrum waar Pipaillon zijn winkel heeft: de Vlaanderenstraat, Sint-Katelijne, de kades... en de gloednieuwe voedselmarkt Wolf! En verder de wijk Lepoutre-Brugmann, waar ik sinds het vertrek van de kinderen woon: alle winkels liggen op loopafstand, je vindt er een echt stedelijk leven, maar de wijk ligt toch dicht bij mooie parken en bossen, zoals het Terkamerenbos of het Zoniënwoud. De kroeg waar je vrienden ontmoet? Tortue, in de Edith Cavellstraat. Een adres dat alles combineert wat ik leuk vind: een wijnbar met natuurlijke producten, een echt gevoel dat je welkom bent bij Yann en zijn bende, genereuze gerechten, een intieme sfeer en vrolijke klanten. Ondanks een piepkleine keuken serveren ze heerlijke bereidingen. De geroosterde ricotta is een speciale vermelding waard! Een gastronomisch restaurant? Spreekt me minder aan. Ik geef de voorkeur aan een genereuze, gezellige en smaakvolle keuken, zonder poespas, zoals bij Jamil's l'Intemporelle. Ik raad zijn geweldige omega 3-tartaartje aan, een delicatesse! Dit allemaal zonder tralala! Om de dag optimaal te beginnen … Bij Matinal, Franz Merjaystraat. Een minimalistische bakkerij, waar je niets anders vindt dan het hoofdzakelijke en waar je koffie rechtstaand drinkt, op zijn Italiaans. Régis is de enige die me in het weekend uit mijn bed krijgt. De broden, stokbroden en gebakjes zijn allemaal gemaakt van natuurlijk meel. En daarnaast heerlijke boter, room, rauwe melk (donc comma entre room et rauwe melk) en scharreleieren! Een ongewone plek ? De Villa Empain en de Boghossian Stichting die er nu gevestigd is. Ideaal om je in de wereld van de jaren '30 onder te dompelen, om er te lunchen (lekker eten bij Tero!) en er te genieten van de kwaliteit en originaliteit van de tentoonstellingen. Cultuur? Ik bezoek graag het Paleis van Schone Kunsten. De kaart van de Vrienden van de Musea geeft onbeperkt toegang tot de collecties en geeft me het gevoel een permanente gast te zijn. Vaak gaan mensen er alleen naartoe voor een tijdelijke tentoonstelling. Jammer, want de collecties zijn oneindig rijk en het is een waar genoegen om verloren te lopen in de museumzalen. Een voedingszaak? Niet één maar meerdere adressen langs een kleine wandeling in eenzelfde wijk. Begin bij Chez Petré in Ukkel: allerlei gevogelte en een warm welkom. Wat verder vind je vrijdagse biomarkt op het Brugmannplein, met kaashandelaar Jacques Defrenne, slager Stéphane March en de Ferme du Gasi voor groenten en fruit. ● Elisa Brevet Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 41 D.R. D.R.
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Community Kleine verhalen over grote ondernemers Nathan Blecharczyk, Brian Chesky en Joe Gebbia, medeoprichters van Airbnb. Drie jongeren die van nul starten: het zotte verhaal van Airbnb Op enkele jaren tijd heeft Airbnb de wereld van de kortetermijnverhuring grondig door elkaar geschud. Het platform is intussen beschikbaar in 191 landen – wel niet in Iran, Syrië en Noord-Korea – en heeft een geschatte waarde van 30 miljard dollar. Vierdelig verslag van een duizelingwekkend parcours. 1. Het idee: Eind 2007 staat Brian Chesky aan het hoofd van een kleine ontwerpstudio in San Francisco. Zijn huisgenoot Joe Gebbia is werkloos. Wanneer hun huisbaas de huur wil verhogen, zoeken de twee een oplossing. Brian weet dat er binnenkort een conferentie over industrieel design plaatsvindt en dat alle hotels vol zitten. De huisgenoten zien hierin een kans: op 48u tijd ontwikkelen ze een eenvoudige website waarmee ze bij hen thuis een luchtmatras (‘airbed’) inclusief ontbijt aanbieden. Er komen drie gasten logeren, wat hun zo'n 1.000 dollar opbrengt. Waarom niet verder doen? Brian contacteert Nathan Blecharczyk, zijn vroegere huisgenoot en oud-student van Harvard. Brian houdt zich bezig met de strategie en de financiële kant, Nathan met technologie en Joe met design. Het bedrijfje Airbedandbreakfast is geboren. 2. Bedankt, ontbijtgranen! In 2008 stellen Brian, Joe en Nathan hun project voor aan kennissen. De feedback is negatief: de website werkt niet goed en ze hebben geld nodig om hun concept verder uit te werken. Om fondsen te werven, ontwerpen de oprichters dozen voor ontbijtgranen geïnspireerd op de kandidaten voor de Amerikaanse Square Haunting (Francesca Wade) : In het begin van de 20e eeuw verzamelde de artistieke beaumonde van Londen zich in de wijk Bloomsbury. De schrijfster van dit boek zoomt in op Mecklenburgh Square waar op een gegeven moment vijf fascinerende vrouwen woonden, onder wie Virginia Woolf. Faber & Faber 42 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 presidentsverkiezingen: “Obama O’s” en “Cap’n McCains”. In twee maanden verkopen ze 800 dozen voor 40 dollar per stuk. Dankzij dit succes ontmoeten ze Paul Graham, medeoprichter van de incubator Y-Combinator, waar Brian, Joe en Nathan zich in januari 2009 bij aansluiten. Ze krijgen een financiering, veranderen van businessmodel (van luchtmatras naar een concept tussen een hotel en couchsurfing in), en van naam: Airbedandbreakfast wordt Airbnb. 3. In the picture: Toch breken ze niet helemaal door. Paul Graham adviseert hen om in New York enthousiaste gebruikers te gaan ontmoeten. Zo zien ze in dat de advertentiefoto’s van slechte kwaliteit op de website het probleem zijn. Zonder twijfelen kopen ze een fototoestel om zelf de beste kiekjes te nemen. Airbnb neemt daarna een hoge vlucht en haalt 600.000 dollar op bij Sequoia Capital. 4. Het succes: Een paar maanden later wordt het platform uitgebreid naar alle soorten logies. In maart 2009 stond de teller voor Airbnb op 2.500 advertenties en bijna 10.000 gebruikers. ● Elisa Brevet Fatsoen (Cicero): Ze blijven tot de verbeelding spreken, die Romeinen. Duizenden jaren na zijn dood, zijn de geschriften en gedachten van de meester-politicus Cicero nog even sprankelend en actueel. Fatsoen is Cicero’s filosofische testament, in de vorm als een brief aan zijn zoon. Athenaeum On Earth We’re Briefly Gorgeous (Ocean Vung): De kans dat u al een autobiografische poëtische roman hebt gelezen van een Vietnamees-Amerikaanse auteur is eerder klein. Wel, het wordt tijd dat u dat doet. Een buitengewoon gepassioneerd en liefdevol familierelaas. Penguin Press V.R. Community INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN Arizona BVBA, Uilenstraat 123 - 1150 Brussel NACE : 59113 - Productie van films, m.u.v. bioscoop- en televisiefilms Afg. : Eric Vandecasteele Atos Worldline NV, Haachtsesteenweg 1442 - 1130 Brussel NACE : 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer 64922 - Verstrekken van hypothecair krediet - 66199 - Overige ondersteunende activiteiten in verband met financiële diensten, exclusief verzekeringen en pensioenfondsen, n.e.g. Afg. : Vincent Coussement BBuild Constructions BVBA, Keyenbemptstraat 109 - 1180 Brussel NACE : 43999 - Overige gespecialiseerde bouwwerkzaamheden Afg. : Stanislav Birg Bouzamour Dawya , NationaleMaatschappijlaan 24 - 1070 Brussel Afg. : Dawya Bouzamour Butterfly&CO BVBA, Kroninglaan 129 - 1200 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Elise Falmagne CESI - Médecine du Travail VZW Konrad Adenauerlaan 8 - 1200 Brussel Afg. : François Leruth Climact NV, Place de l'Université 16 - 1348 Ottignies Louvain-laNeuve NACE : 58290 - Overige uitgeverijen van software 63110 - Gegevensverwerking, webhosting en aanverwante activiteiten, 64200 - Holdings Afg. : Pascal Vermeulen Cool Beans Foods BVBA, Robert Dalechamplaan 17 - 1200 Brussel Afg. : Diane Noyes Dotstep BVBA, Erfprinslaan 24 - 1200 Brussel NACE : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Laetitia van Wijck DVC - Electronic Design & Manufacturing NV, Korporaal Trésigniesstraat 6 - 1190 Brussel NACE : 29310 - Vervaardiging van elektrische en elektronische benodigdheden voor motorvoertuigen Afg. : Marc Vertongen Elisa Brevet, Koningsveldstraat 51 - 1040 Brussel NACE : 63910 - Persagentschappen, 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Elisa Brevet Fineduc Belgium NV, Koningstraat 192 - 1000 Brussel NACE : 85429 - Hoger onderwijs, n.e.g., 85599 - Overige vormen van onderwijs, 85609 - Overige onderwijsondersteunende dienstverlening Afg. : Marie-Charlotte Schots Félicité Djimtoloum pp, Grootgodshuisstraat 30 - 1000 Brussel Afg. : Felicité Djimtoloum ISIS DiES CVBA, Aalststraat 7-11 - 1000 Brussel Afg. : Gaetan Moyersoen Karim Sebaihi (Colis-Clic. com) pp, Avenue Lamarche 57 - 7160 Chapelle-Lez-Herlaimont NACE : 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet, 62020 - Computerconsultancyactiviteiten Afg. : Karim Sebaihi Laurent Housen pp, Kroonlaan 340 - 1050 Brussel NACE : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Laurent Housen LD Medical Devices / Avisteril , Rue Massart, 13. - 1490 Sart Messire Guillaume. Afg. : Luc De Myttenaere Lemonnier Nathalie pp, Coghenlaan 210 - 1180 Brussel NACE : 85592 - Beroepsopleiding , 85599 - Overige vormen van onderwijs, 86909 - Overige menselijke gezondheidszorg, n.e.g. Afg. : Nathalie Lemonnier Leurquin et Associés BVBA, Tedescolaan 7 - 1160 Brussel NACE : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Emmanuel Jacubowitz Partyhomerent BVBA, SintKatharinastraat 7 box 4 - 3300 Tienen NACE : 56210 - Catering, 7729301 - de verhuur van vaat- en glaswerk, keuken- en tafelgerei, elektrische huishoudap Afg. : Tinne Milis Placs BV, Tomberg 10 - 1930 Zaventem NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Pierre Lorquet Pro-Pay NV, St.-Stevens-Woluweweg 55 - 1130 Brussel NACE : 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren Afg. : Geert Van Hoye Sotrexco International NV, Rue Bruyère St-Jean 81 - 1410 Waterloo NACE : 46494 - Groothandel in niet-elektrische huishoudelijke artikelen, 47592 - Detailhandel in verlichtingsartikelen in gespecialiseerde winkels Afg. : Victor Saragossi YodaCity , Waterloosesteenweg 834 - 1180 Brussel NACE : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten, 63120 - Webportalen, 94994 - Verenigingen op het vlak van milieu en mobiliteit Afg. : Armand Chariot Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 43
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Community 04.06 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) 05.06 Les vendredis de l’actualité sociale (1) VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIE 11.02 Atelier prospection : comment trouver de nouveaux clients ? (1) 13.02 Apprenez à réseauter et franchissez la barrière de l’introversion (1) ICT 13, 20 & 27.02 Lunch digital 5, 12, 19 & 26.03 Lunch digital 2, 9, 16, 23 & 30.04 Lunch digital 7, 14, 21 & 28.05 Lunch digital 4, 11, 18 & 25.06 Lunch digital ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be OPLEIDINGEN OP MAAT U vindt de opleiding niet die u zoekt? Contacteer ons! Ons opleidingsaanbod wordt opgesteld in functie van de vragen die u ons stelt. U wilt uw vaardigheden ontwikkelen, uw medewerkers beter laten presteren, de teamgeest in uw onderneming versterken? ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 05.03 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? (1) 17.03 Remboursement de frais à vos travailleurs (1) 26.03 La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! (1) 02.04 Élections sociales 2020 : autour de la procédure électorale et du jour du vote (1) 23.04 Le trajet de réintégration en pratique dans le secteur public (1) 05.05 La prévention et la gestion des assuétudes : de quels outils dispose l’employeur public ? (1) 28.05 Missions et fonctionnement des organes sociaux (1) 44 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 STARTERS & RESTARTERS 17.02 Lunch Starter 4.02 Plan financier, remuneration, rôle du comptable (1) 2, 9, 16, 23 & 30.03 Lunch Starter 3.03 Ce que vous devez savoir avant de vous associer (1) 3.03 Apprenez à lire les comptes de votre entreprise (1) 17.03 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 (1) 17.03 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels (1) 6, 13, 20 & 27.04 Lunch Starter 21.04 Plan financier, remuneration, rôle du comptable (1) 4, 11, 18 & 25.05 Lunch Starter 19.05 Ce que vous devez savoir avant de vous associer (1) 12.06 Actualités « compensation & benefits » (1) 18.06 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht (1) 24.09 Temps et facilités accordés aux représentants syndicaux : la contradiction surmontée ? (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Community 25.05 Apprenez à lire les comptes de votre entreprise (1) 1, 8, 15, 22 & 29.06 Lunch Starter 02.06 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 (1) 02.06 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels (1) ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be 6.03 Export to the US and comply with the Food & Drug Administration ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 13, 20 & 27.02 Beci Welcome Lunch 4, 11, 18 & 25.03 Beci Welcome Breakfast 5, 12, 19 & 26.03 Beci Welcome Lunch 1, 8, 15 & 22.04 Beci Welcome Breakfast 13, 20 & 27.02 Workshop Digichambers 2.0 2, 9, 16 & 23.04 Beci Welcome Lunch (1) Enkel in het Frans (2) De voertaal is Frans maar de documentatie is ook (volledig of gedeeltelijk) in het Nederlands beschikbaar Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN Absoludanse Airbnb Artexpo AUC, L’ Aviato BeCommerce Betuned Boghossian Stichting Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden Club van Lotharingen CIT Blaton Citydev Creatis Daoust Davids, Les Dyzo 36 42 4 22-24 5 5 39 41 34-35 4 ;40 20-21 28-29 28-29 11 20-21 34-35 Echa – Europees agentschap voor chemische stoffen Enterprise Europe Network Ferme du Gasi Google Benelux Interparking JCX Immo Light to Light Matinal MIT Pétré Pipaillon Tero Title Media Tortue UCL Universiteit Parijs XII 18 18 41 16-17 4 20-21 36 Louvain School of Management 10 Macaria 37 41 10 41 41 41 11 41 10 ; 31-32 10 Vias Wolf Y-Combinator Brussels Airport Company Citymesh Mobly Nokia Orange Belgium PwC Strategy& ULB VUB Whyte Corporate Affairs Actiris Brussel Mobiliteit NMBS VDAB 15.04 Welkomsaperitief 6, 13, 20 & 27.05 Beci Welcome Breakfast 7, 14 & 28.05 Beci Welcome Lunch 3, 10 & 17.05 Beci Welcome Breakfast 4, 11 & 18.05 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be 26-27 41 42 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 ; 12-15 12-15 12-15 12-15 Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 45

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TROUVEZ L’AIDE NUMÉRIQUE DONT VOTRE ENTREPRISE A BESOIN À BXL Laissez-vous accompagner et inspirer par des experts digitaux locaux. Comment créer une boutique en ligne ? Qui pour vous créer un nouveau logo ? Voici quelques-unes des questions auxquelles vous pourrez répondre sur accelerationdigitale.be. Vous y rencontrerez des experts indépendants inspirants, et proches de chez vous. Ils vous accompagneront dans toutes vos problématiques digitales : ecommerce, webdesign, emailing, réseaux sociaux ou sécurité. Que vous soyez client Telenet ou pas ! Découvrez maintenant accelerationdigitale.be ! Désiré Dupas Expert digital Plus d’infos et conditions sur accelerationdigitale.be Édito Green Deal : un projet pour l’Europe « Faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone à l’horizon 2050 ! » Le Green Deal présenté en décembre par Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission certes pas d’ambition. Des esprits chagrins l’ont aussitôt qualifié d’utopie ; d’autres l’ont es nous préférons y croire : l’Union Européenne fait ici preuve de leadership de temporiser, voire reculer. Elle le fait avec cohérence, en définissant multisectorielle, de l’industrie à l’agriculture et au transport, en passant international, les finances, la fiscalité… : une stratégie crédible. Elle objectif intermédiaire à 50 % de réduction des émissions de CO2 en future « loi climat ». Elle le fait résolument, en affirmant sa volonté de vers des politiques durables. En tenant compte des effets de levier, devraient être investis en dix ans via la Banque Européenne d’Investissement climat. Bref, ce Green Deal, assigné à Frans Timmermans, vice-président lourd » européen, n’a rien de cosmétique. Plutôt que de céder à un certain catastrophisme climatique, l’Eur a choisi de s’engager dans la voie d’un projet positif, fédérateur e mobilisateur. Un projet porteur de sens et d’espoir. Mais aussi porteur de progrès et de croissance économique. Car la « révolution verte » qui s’annonce, et qui sera disruptive, représente de nouveaux marchés et de nouveaux emplois. Des exemples ? La redéfinition des normes énergétiques et des normes de pollution induir des développements technologiques dans le domaine des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de la mobilité, de la construction… Cet enjeu est crucial pour les entreprises. Non seulement parce que l’environnement est notre capital commun (et qu’en bons capitalistes, on se doit de protéger le capital si l’on veut en percevoir les dividendes), mais parce qu’il en va de leur business. Les jeunes qui se sont mobilisés en 2019 pour le climat seront demain des consommateurs avertis et des candidats à l’emploi. Plus encore que leurs parents, ils privilégieront les produits durables et les employeurs responsables. Ils le font déjà ! Le changement est à l’œuvre : ce sont des banques qui réorientent leur investissements vers la durabilité, des énergéticiens et des constructeur automobiles qui se tournent vers les renouvelables, des sociétés immobilièr qui pensent la gestion circulaire des matériaux, des initiatives locales qui développent l’agriculture urbaine… Que l’Europe soutienne l’effort des entr en promettant d’y mettre les moyens, c’est une excellente nouvelle. À son échelon, Beci s’est lancée dans la même démarche avec le City Climate Challenge, qui réunit désormais plusieurs dizaines d’entreprises au ser objectif : placer l’économie bruxelloise sur la trajectoire de la neutralité carbone. Soutenir l’effort et continuer le travail entamé : c’est notre « bonne résolution » pour 2020 ! Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 51 – Janvier 2020 Au mois de février : Urbanisme & Immo News 4 6 8 Idées 12 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Alexis Bley, Elisa Brevet, Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Jean-Jacques Deleeuw, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude, Tim Devriese, Tarik Hennen, Ophélie Legast, Frédéric Petitjean et Julien Semninckx. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles Métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Community 35 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 36 38 39 40 40 Petites histoires de grands entrepreneurs L’actualité Beci en photo Bruxelles, dans les pas d’Yves Davin Demandes d'admission Agenda Index 14 15 16 Beci online Podcast : Jean Manuel Farcy Digest Jean-Jacques Deleeuw Rédacteur en chef invité : Rencontre avec Pascal Smet : Bruxelles, marque mal exploitée ? Pour ou contre une écotaxe sur les billets d’avion ? Open Source Comment mieux gérer le marché de l’emploi à Bruxelles ? International 18 L’Europe vue par la commission von der Leyen Get ready for tomorrow 20 22 25 26 28 30 Jean-Jacques Deleeuw : 2020 ne sera pas vain 2020 : une année pleine de changements Six chefs d’entreprise, trois défis, un mot d’ordre : get ready for tommorow ! 2020, l’année de l’écologie de salon ou de l’écologie d’action ? Digitalisation : au milieu du gué Mobilité : les entreprises vont-elles montrer l’exemple ? Entreprendre 32 33 34 Transition : des promoteurs radicaux Starter : Buffl Cookies : la case pré-cochée n’est pas un consentement valable highly ambitious Think big this year, and let us help you achieve your dreams.
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Beci online Social Media Dix minutes pour mesurer l’exposition de votre entreprise aux risques. Faites le test et recevez un diagnostic gratuit et personnalisé : https://go.beci.be/business-test. #BECImember : Vous rêvez de personnaliser votre 4X4 et de l’aménager « sur mesure » ? Ou bien de restaurer un ancêtre ? Adventech est le paradis des aventuriers de la route. Voir www.adventech4x4.com. Faut-il régulariser les sans-papiers qui travaillent dans des métiers en pénurie ? Olivier Willocx, CEO de Beci, participait au débat le 4 décembre dernier dans CQFD, sur l’antenne de la RTBF. You just missed : C’était le 25 novembre dernier chez Beci, l’édition spéciale du Growth Circle consacré à la guerre des talents, avec Stijn Christiaens (Collibra), Giles Daoust (Daoust), Thomas Van Eeckout (Easi) et Jean-Paul Van Damme (Triple A Solutions). Rendez-vous au prochain événement ! Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Beci online Dans vos newsletters de décembre Faut-il impliquer votre personnel dans le recrutement de nouveaux collaborateurs ? Oui, répond Amélie Alleman, et pour six bonnes raisons. À partir de 2020, la déductibilité fiscale des voitures de sociétés diminue (voir aussi p.22). SD Worx, spécialiste HR, vous explique quelles sont les alternatives. Abonnez-vous à nos newsletters sur www.beci.be/newsletter À lire sur notre site web Retrouvez ces articles sur www.beci.be Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 5
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Podcast Un chasseur de tendances devenu artisan cirier Longtemps actif dans le domaine des tendances culinaires, Jean Manuel Farcy a décidé de changer de vie. Cap de la cinquantaine passé, volonté de retour aux sources : ce serial entrepreneur nous raconte pourquoi et comment il a décidé de tout quitter pour travailler de ses mains. Tu es un autodidacte et un serial entrepreneur. Comment ta carrière a-t-elle commencé ? C’est vrai que je suis allé à l’école pendant très longtemps, mais pas très souvent… À 16 ans, j’ai commencé une école hôtelière et travaillé en restauration pendant une dizaine d’années. À 26 ans, j’ai créé ma première société : Grain Noir. On était un peu le « Uber » de la nourriture : on vendait des sandwichs et des zakouskis aux hôtels. J’ai vendu cette société et j’ai relancé Blue Pepper, une entreprise « chasseuse de tendances food ». On distribuait des produits prêts-à-manger innovants. Puis, en juin 2019, j’ai décidé de changer radicalement de vie et de me reconvertir dans l’artisanat. Avant d’amorcer cette reconversion, tu as connu une grande aventure entrepreneuriale. Tu as géré plus d’une centaine de personnes ; comment es-tu parvenu à gérer cette croissance ? Je crois que la frustration crée l’ambition. La frustration de ne pas avoir été reconnu à l’école. Je crois que le fait de ne pas avoir vraiment réussi a suscité chez moi un grand besoin de reconnaissance. J’ai dirigé jusqu’à six entreprises, une centaine de collaborateurs, et il est vrai qu’à la fin, je gérais certainement moins les choses qu’au début. Qu’est-ce qui t’as décidé à te reconvertir ? C’est clairement un passage difficile dans ma vie personnelle qui a déclenché ce besoin de changement. J’ai fait un burnout il y a un peu plus d’un an. Le point de basculement est arrivé quand j’ai pris conscience que l’ambition prenait le pas sur l’individu que j’étais. Le plus compliqué, c’était d’oser l’accepter. Je me suis dit : « J’ai 53 ans, qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? ». Avec ma femme qui est à la fois la mère de mes enfants et mon associée, on a décidé de vendre, par choix personnel plutôt que financier. Comment la cire est-elle arrivée dans votre vie ? Après un processus de vente compliqué et émotionnellement intense, on est partis se ressourcer à Paris chez des amis. Lors d’une soirée, j’ai fait une rencontre incroyable. Cette personne m’a demandé ce qu’on allait faire : on ne savait pas ; on n’avait pas de projet, on voulait prendre six mois pour réfléchir. Elle m’a alors parlé d’un copain artisan cirier à Meudon qui voulait arrêter son activité, mais qui ne trouvait pas de repreneur. À 10 heures le lendemain matin, nous étions chez lui. Après 10 minutes de discussion, ma femme a dit : « On est intéressés » ! ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : Plan culinaire. Le saviez-vous ? Notre alimentation raconte notre société, et mieux encore, elle dit beaucoup de choses de vous. Eh oui, c’est fou ce que nos comportements à table et au restaurant peuvent signifier ! Chaque premier vendredi, retrouvez Nora Bouazzouni et Mélissa Bounoua pour des épisodes aussi gourmands qu’intéressants. 6 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 D.R. Comment pouvez-vous faire la différence sur le marché du travail ? Vos collaborateurs ont besoin de plus de flexibilité… mais pas seulement en termes d’horaire de travail… La plupart souhaite également gérer leur propre package salarial. Grâce à My Choice, le plan cafétéria de Partena Professional, vous placez votre collaborateur au centre de l’attention et vous répondez à l’évolution des besoins du marché du travail. Intéressé par un plan cafétéria ? Contactez-nous via innovation@partena.be Plus d’infos sur www. partena-professional.be/mychoice
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News BePark lève 3 millions pour s’assurer une position prépondérante sur le marché de la mobilité européen Be Angels inaugure le hub du financement au sein de BeCentral Be Angels, l’un des réseaux de business angels les plus actifs en Europe, annonce l’ouverture de nouveaux bureaux chez BeCentral, le campus numérique situé dans la gare Centrale de Bruxelles, lieu d’apprentissage technologique, de croissance et d’impact social. Ce nouveau siège d’exploitation, à la localisation idéale, marque la poursuite du développement de la société au cœur de la dynamique digitale du pays et la volonté de Be Angels de faciliter de nouvelles relations avec investisseurs et entrepreneurs. BePark, premier opérateur de parkings privés off-street, se donne les moyens de concrétiser sa vision pour la mobilité intelligente des villes. L’entreprise bruxelloise, lancée en 2011, vient en effet de conclure une levée de fonds de plus de 3 millions d’euros auprès d’un fonds luxembourgeois. Celle-ci a pour but de doter la société des moyens financiers nécessaires pour lui permettre de renforcer et d’étoffer son offre de services de mobilité et son empreinte géographique, s’inscrivant ainsi dans la transition de la mobilité des villes. BePark croit fermement que le parking, point de départ et d’arrivée des trajets domicile-travail, quand il est géré intelligemment, est un levier capital pour améliorer la mobilité. Un parking intelligent est exploité au maximum, connecté, diversifié en matière de choix des véhicules, au centre d’un écosystème de partenaires et enfin, il sert aussi de point de relais pour le stockage et la livraison de colis. L’objectif de BePark est de permettre à tous ses parkings de devenir des ‘hubs de mobilité’ de proximité. Actuellement, une part non négligeable de l’espace public est consacrée au stationnement de véhicules privatifs. Il s’agit là d’une perte d’espace inutile à laquelle s'ajoute une pollution visuelle. Si la voiture restera sans doute importante, sa part de marché par rapport aux autres solutions de mobilité va (et doit) diminuer. La possession propre d’un véhicule, inutilisé à 90 % en moyenne, n’est plus la bonne manière de fonctionner. Il y a là une volonté des pouvoirs publics de diminuer la capacité d’accueil de la voirie pour rendre la ville au citoyen. BePark s’inscrit à 100 % dans l’anticipation de ces changements pour créer et gérer des parkings potentiellement multimodaux. Le secteur de la mobilité est un des principaux enjeux des villes de demain et BePark entend résolument contribuer à la révolution en cours. Info : www.bepark.eu 8 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Be Angels est le premier locataire du nouveau hub dédié au financement à s’installer dans l’écosystème digital, notamment aux côtés de startups.be. Ce hub a notamment pour objectif de se mettre à disposition des entrepreneurs à la recherche de financement, afin d’envisager la participation de business angels au capital. Be Angels, en pleine expansion, a facilité pas moins de 41 levées de fonds dans 39 sociétés en 2018 et l’équipe compte aujourd’hui 8 ETP contre 3 en 2015. Au sujet de l’emménagement, Laurent Hublet, CEO de BeCentral, a déclaré : « Je me réjouis de l'arrivée de Be Angels comme résident permanent sur le campus. La présence d'un réseau de business angels de référence comme Be Angels est une opportunité pour les apprenants et les entrepreneurs de la communauté de BeCentral. De plus, la Be Angels Academy élargit le type de formations proposées. » Claire Munck, CEO de Be Angels ajoute : « Nous sommes très enthousiastes à l'idée de nous intégrer dan