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2020.06 Bruxelles Métropole


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“Par temps incertains, notre gestion garde le cap.” À l’heure où les marchés financiers sont agités, il est rassurant de pouvoir confier la gestion de son patrimoine à une Maison qui applique depuis toujours des principes qui ont fait leurs preuves : prudence, rigueur et vision à long terme. Contactez nos spécialistes à Bruxelles Tél. : 02 663 45 68 www.banquedeluxembourg.be Banque de Luxembourg, société anonyme – Succursale de Belgique. Chaussée de La Hulpe 120, B-1000 Bruxelles. RCS Luxembourg B5310. TVA BE 0830.227.057 – RPM Bruxelles Édito Un été à Bruxelles Chers lecteurs, Après deux mois d’interruption forcée, Bruxelles Métropole vous très spécial, anti-crise, résolument bruxellois et fermement optimis Ces deux mois ont été pour beaucoup d‘entre nous et pour nos entr épreuve. L’épidémie de covid-19 a bouleversé nos vies privées, nos vies pr et la marche de nos affaires. Nous savons aussi que cette crise n sa durée et son ampleur auront encore des conséquences graves Face à cette crise, Beci s’est mise en ordre de bataille. Notre premier souci a é le contact avec les entreprises, les écouter et comprendre leurs besoins fait en organisant des CEO meetings virtuels, en menant des enquê cellule de première ligne pour répondre aux besoins les plus pr entreprises, nous avons participé à la réflexion économique, aux cô politiques, des partenaires sociaux et des autres organisations patr continuons à le faire. À présent, nous voulons envisager la relance. Et quoi de mieux que de s’appuyer sur les meilleurs atouts de Bruxelles : sa convivialité, sa diversité, son art de vivre et son ouverture d’esprit ? Parce que nous resterons pour la plupart à Bruxelles cet été, et par que nous espérons que les établissements pourront progressivement rouvrir, nous avons voulu dans ce numéro vous inviter à re-découvri Bruxelles, ses parcs, ses quartiers, ses bistrots, ses restaurants, ses boutiques, ses musées… Nous l’avons fait sous le signe de Sprout to be Brussels, une initiative citoyenne à laquelle Beci s’est associée pour affirmer notre résilience collective et notre volonté de promouvoir notre ville. Comme nous le faisions chaque mois sur une seule page, nous avons demandé à des personnalités bruxelloises de partager avec nous leurs bons plans, leurs bonnes adresses. Leurs réponses dessinent un formidable jeu de pistes, qui vous emmènera un peu par dans la ville. Trop tôt ? Sans doute certaines suggestions devront-elles encor Mais nous ressentions le besoin de partager dès maintenant, dans ce magazine, un signe d’espoir. Bonne lecture, Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 54 – Juin-Juillet-Août 2020 Re-visitez Bruxelles 4 6 Sophie Le Clercq Chloé Roose 8 Alex Joseph 10 12 13 14 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Elisa Brevet, Gaëlle Hoogsteyn et Peter Van Dyck. Production Layout db Studio.be Impression db Group.be Photos Les photos Brussels Kitchen sont reproduites avec l’aimable autorisation de Chloé Roose Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par près de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Erick Thiry – T +32 2 643 78 36 eth@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Pierre Marcolini Judith Vanistendael Charles Peugeot Dominique Monami 16 Arthur Lhoist 18 19 20 21 22 Giles Daoust Kody Catherine Bodson Thomas Gunzig Yves Davin 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 24 Pascal Devalkeneer 26 29 30 31 32 34 36 38 39 40 41 42 44 45 46 47 48 49 50 Miny Bayot Valérie Bach Julien Libeer Cécile Djunga Karin Maquet Sebastian Dupont Pierre-Yves Bossard Augustin Nourissier Joyce Azar Marjolaine Gailly Isabelle de Borchgrave À lire : Bruxelles au fil des pages Julien Vandeleene Lionel Jadot Thierry Marion Chouna Lomponda Marguerite de Crayencour Kristiaan Borret Plans & index Having a great time in Brussels! Brussels is Always a good idea Greetings from Brussels Wish you were here Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 3 Welcome to Brussels This is Brussels! Hello there, I’m in Brussels! Just arrived in Brussels Brussels greets you Brussels From Brussels, with love is waiting for you
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Re-visitez Bruxelles À vélo avec Sophie Le Clercq Sophie Le Clercq est administrateur délégué de JCX et présidente de CIT Blaton, deux sociétés actives dans l’immobilier et la construction. Depuis plus de 20 ans, cette passionnée d’art et de gastronomie a également entrepris de se reconvertir en agricultrice bio dans le sud de la France. Véritable épicurienne, elle nous livre ses bonnes adresses bruxelloises. Avec elle, enfourchez votre vélo et (re)découvrez Bruxelles sous un nouveau jour. Un moyen de locomotion : À Bruxelles, je me déplace à vélo. Chaque trajet prend une ambiance de promenade, de tourisme et de vacances. Cela me permet d’admirer les rues, les belles façades bruxelloises, la diversité des styles… Je peux également m’arrêter dans de nombreux parcs. J’adore boire un thé ou un jus de légumes aux guinguettes du Parc Royal. Mise au vert : Une balade dominicale au parc TournaySolvay (ci-dessous) – un très beau parc ancien avec un château en ruines et une splendide roseraie, en lisière de la forêt de Soignes et à proximité d’un étang. Vous y trouverez également un verger et des sentiers en dénivelé. Un véritable havre de paix, à deux pas du cœur de Bruxelles et accessible en tramway. la rue du Bailli avec La Septième Tasse, un merveilleux magasin de thé et de tisanes. Poursuivez par un petit tour à la librairie Peinture Fraîche et dans la jolie boutique pour enfants Rose. Juste à côté, Tan est à la fois un magasin et bio et un délicieux restaurant. Puis, continuez vers la place Brugmann et le magasin Scènes de Ménage où vous trouverez vaisselles, brocante, tissus et tapis d’une belle qualité. Gastronomie et repas d’affaires : Pour un déjeuner d’affaires ou un grand événement, je suis une aficionado du Chalet de la Forêt et du Senzanome. Pour un dîner délicieux et chaleureux, je vous conseille le Dolce Amaro, une cuisine italienne de grande qualité, à la fois généreuse et subtile. Et pour un repas traiteur à emporter, le Traiteur de la Villa Lorraine bien entendu… Art dans la ville : Bruxelles foisonne de galeries d’art toutes plus intéressantes les unes que les autres, impossible de choisir. Le Wiels est incontestablement une valeur sûre. Sinon, optez pour une expo à Bozar et terminez avec un bon lunch au Café Victor. Shopping dans le quartier du Bailli : Pour un shopping charmant, rendez-vous sur le parvis de la Trinité et dans 4 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Le bon plan ‘kids friendly’ : Pour occuper les weekends pluvieux, rien de mieux qu’une virée à la librairie Filigranes. Pour les artistes en herbe, préférez une visite chez Be creative by Schleiper, où l’on trouve tout ce qu’il faut pour un atelier craft : de la laine aux aquarelles, couture, bois, verre... Terminez par une pause gourmande avec des langues de chat au chocolat de chez Mary, située dans les Galeries Saint-Hubert. ● E. Bv. Acheter ces bureaux plutôt que de les louer? Vérifiez le sur kbcbrussels.be/immo en 15 minutes ou contactez les experts de KBC Brussels Live au 02 303 31 60 du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 9h à 17h. E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles.
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Re-visitez Bruxelles Chloé Roose, chef de file des foodies bruxellois Chloé Roose, jeune trentenaire, est considérée comme une des ambassadrices de la food bruxelloise. Son aventure a commencé avec son guide Brussels Kitchen, qui comptabilise aujourd’hui des milliers de followers. En parallèle, elle est à l’origine d’événements culinaires innovants, comme les Brunch Clubs ou encore Viens chez moi, j’invite. Le plus beau panorama de Bruxelles : La Place Poelaert, aussi bien en journée que pour son coucher de soleil à couper le souffle. L’été, vous pouvez même profiter du paysage dans des transats. Le spot idéal pour un apéro avec vue ! Le bistrot des copains : Les Petits Bouchons à Uccle : une cuisine belge, créative et de saison. On goûte aux asperges blanches, accompagnées d’un beurre au vin jaune et de morilles, dont on termine la sauce avec le super pain de chez Hopla Geiss. Une tuerie. La balade idéale : J’habite à Flagey, j’aime prendre le tram sur l’Avenue Louise et descendre au Sablon. Puis, je passe par la Rue des Minimes pour rejoindre la Place de la Chapelle et faire un tour dans les Marolles. Enfin, on pousse jusqu’au centre-ville pour finir avec un verre de vin blanc et des croquettes chez Noordzee. Le café du matin : Chez Buddy Buddy (en photo). Leur spécialité : les « nuts butter », des beurres de noix, 100 % faits maison. On les trouve ensuite à la carte dans leurs cafés signatures – beurre de cacahuètes, espresso, lait d’avoine et sirop d’agave, par exemple. Un pur bonheur ! Le resto qui fait voyager : Nonbe Daigaku, une super cantine japonaise à la façon Izakaya. Tout le staff est japonais, le menu est plastifié, l’éclairage n’est pas génial, mais pas de doute : vous êtes au Japon et c’est très bon ! Un lieu insolite : La Villa Empain pour la splendeur du bâtiment et sa belle sélection d’expositions. Cerise sur le gâteau : le resto éphémère avec des chefs invités tels que Sang Hoon Degeimbre ou encore Tero. Le plus beau parc : Là où j’ai grandi, le parc de Tervuren pour une promenade à vélo le long des étangs. Si on pousse un peu plus loin jusqu’à Huldenberg, on tombe sur des champs de colza incroyables. On se croirait dans le magicien d’Oz ! Le gastro pour un dîner intimiste : Barge. On vient clairement chez Grégoire (en cuisine) et Barbara (à la sélection des vins) pour une véritable expérience gustative. Tous deux sont passés par l’Air du Temps et tout est simplement excellent, juste et raffiné, délicat et gourmand. On sent qu’un air nouveau plane sur le secteur des gastros bruxellois. Le bar du soir : Le Bain des Dames. Delphine, originaire de Marseille et passionnée de vins nature, a fait ses armes chez Titulus avant d’ouvrir son propre bar. Tous les soirs, elle choisit quelques magnums qu’elle servira au verre entre 5 et 8 € – dont de superbes vins orange. Le commerce de bouche : La poissonnerie Hasymar Fish rue Malibran. Pour la viande, je vous conseille l’Atelier du Boucher à Ixelles, avec un très bon rapport qualité-prix pour la viande de bœuf maturée. ● E. Bv. 6 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 © Brussels’ Kitchen D.R. pour léconomie que les services de santé. En maintenant ouvertes les liaisons aériennes destinées au transport mondial de produits pharmaceutiques, de fournitures médicales et de vivres, entre autres, Brussels Airport lutte contre le coronavirus. #wewillgetthroughthistogether #wearebrusselsairport #weareaviation
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Re-visitez Bruxelles Alex Joseph, Rouge Tomate : « La cuisine m’a sauvé la vie » Notre visioconférence avec Alex Joseph a lieu le jour du retour de son fils de moins de deux ans à la crèche. « Il était plutôt paniqué. Et le calme est revenu à la maison. » En tant que chef, Alex aime l’action et est impatient de chouchouter à nouveau les clients de son restaurant Rouge Tomate. C omment le chef américain Alex Joseph est arrivé à Bruxelles ? L’histoire commence par un stage de trois mois chez Rouge Tomate, en 2009. Sauf que cette mission a été reconduite encore et encore. Cinq ans plus tard, il rachète le restaurant avec son associé Thierry Naoum. Presque un conte de fées. Un coup de foudre immédiat pour Bruxelles ? Vraiment pas, essentiellement à cause de la situation dans le restaurant. Je ne parlais pas un mot de français ou de néerlandais. Et j’étais le sous-chef mêle-tout arrivé de l’extérieur pour donner un nouvel élan à la cuisine. Cela ne faisait pas l’affaire du chef. Sur place, une seule personne parlait l’anglais et jouait l’interprète. Mais je l’ai surprise à traduire intentionnellement mes propos de façon erronée pour me saboter, parce qu’elle voulait mon job. Dès l’instant où j’ai commencé à transmettre des commandes aux fournisseurs par téléphone dans un français approximatif, les problèmes de communication se sont enchaînés. Ainsi, une commande de 20 kg de betteraves rouges s’est un jour soldée par la livraison de 400 kg ! On m’a ensuite demandé de passer les commandes par fax. Il y a eu un tournant ? Oui, après un an, je commençais à bien comprendre le français. Un an plus tard, je le parlais plus ou moins couramment. Mon attachement à Bruxelles a grandi en parallèle. Lorsque des amis américains font un tour d’Europe et s’arrêtent ici, ils me confient systématiquement que Bruxelles est le temps fort du voyage. La ville est plutôt petite, mais aussi intense 8 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 QUI EST ALEX JOSEPH ? Californien pure souche, il décide à 15 ans de devenir chef. Il débute à la plonge dans les restaurants et gravit régulièrement les échelons. À 19 ans, il arrive au restaurant Cyrus (2 étoiles) de Douglas Keane à San Francisco, où il devient sous-chef. Keane conseille à Joseph de partir pour New York, où il rejoint l’équipe de Daniel Humm – le chef ‘Number One’ de l’époque – au restaurant Eleven Madison Park (3 étoiles). En 2008, Joseph participe au démarrage de Rouge Tomate à New York. La filiale à Big Apple rencontre un vif succès, contrairement à celle de Bruxelles. Joseph est donc envoyé en Belgique pour y redresser la barre. Une mission temporaire qui… s’éternise. Et en 2014, le jeune Américain rachète le restaurant. En 2015, il décroche le titre de ‘meilleur jeune chef du Benelux’ au San Pellegrino Young Chef. Et il obtient une très belle 4e place lors de la finale internationale à Milan. qu’une métropole. Bruxelles me fait un peu penser à San Francisco : ouverte d’esprit et progressiste. Sa dimension cosmopolite se retrouve dans notre cuisine : nous jonglons avec des influences d’Afrique du Nord, d’Asie, du MoyenOrient et de l’Italie. Nous sommes à 11 dans la cuisine – et 10 nationalités. C’est bon pour l’ambiance. Re-visitez Bruxelles Votre parcours est impressionnant, surtout pour un autodidacte ! Mes parents ont été des hippies. Toute ma jeunesse a été rythmée par The Doors, Janis Joplin, Jimi Hendrix et Led Zeppelin. Génial, mais mes parents avaient horreur de cuisiner. Jusqu’au moment où mon grand frère et moi en avons eu ras-le-bol des plats industriels et des hotdogs. Nous avons pris les choses en main. Mon frère avait 18 ans, j’en avais 10. Et nous nous sommes mis à expérimenter. Mon frère a trouvé un job dans un restaurant, puis je l’ai rejoint. Nous avons collaboré pendant huit ans. J’étais le plus jeune et donc le préposé aux corvées. ‘Alex, tu vas me peler des tomates pendant toute la journée.’ Et le lendemain, je coupais les tiges de feuilles d’épinard huit heures d’affilée. C’était dur, mais formateur. D’où venait votre enthousiasme ? La cuisine m’a sans doute gardé sur le droit chemin. Adolescent, je faisais l’école buissonnièr affaire à la police. La cuisine a donné un sens et une structure à ma vie. Je me suis progressivement attaché à ce métier et à sa créativité. Il est passionnant de travailler avec des produits qui changent au fil des saisons. Cela m’a toujours incité à ne pas me répéter. Je cherche à innover constamment, même si certaines recettes sont très demandées. Et puis, je privilégie la simplicité. Je ne veux pas transformer les ingrédients à l’excès. L’innovation, mais sans rejeter toute tradition… C’est vrai, même s’il y a des traditions que je rejette. En cuisine, je ne veux pas qu’on m’appelle chef. Je m’appelle Alex. J’ai vu dans ma carrière des chefs qui vous envoient des trucs à la tête, vous empoignent par le col et vous plaquent au mur. Ce n’est pas mon genre. Bien sûr, je fais remarquer leurs erreurs aux collaborateurs, sinon ils n’apprennent rien. Cela ne m’oblige pas à me comporter comme un abruti ! Le coronavirus a fait des ravages aux États-Unis. Quelle est la situation sur place ? J’ai de la famille dans tous les États-Unis : à New York, dans le New Jersey, à Kansas City, en Californie… Dans la région d’où je viens, à 25 km de la côte californienne, la situation est restée relativement paisible. À New York, en revanche, le chaos était total. Un jeune médecin de Detroit comparait la situation à un incendie quotidien. Il travaille aux urgences. Les innombrables nouveaux chômeurs n’ont plus accès au médecin. Alors, ils vont engorger les urgences. Et vous, comment gérez-vous le Covid-19 ? On en a vu d’autres, à Bruxelles, notamment avec les attentats en 2016. Mais nous n’étions pas préparés au Covid-19. Nous ne savons évidemment pas comment adapter notre façon de travailler. De combien faut-il espacer les tables ? Nous avons heureusement une salle spacieuse, mais les collègues qui ont des restaurants plus exigus s’arrachent les cheveux. Il est facile de se laisser aller à la négativité. J’ai aussi été très déprimé pendant les premières semaines du confinement, mais ce qui me console, c’est que nous sommes tous logés à la même enseigne, ce qui renforce l’esprit de communauté. Et puis, il y a la question du comportement en cuisine. Nous nous sommes toujours astreints à bien nous laver les mains et nous insistons encore davantage sur cet aspect. Nous allons porter des masques, mais pour mon personnel, la distanciation sociale un grand défi. Dois-je réduire l’équipe de moitié ? Peut-être qu’au cours d’une première phase de test, nous travaillerons avec un seul menu. Je ne m’attends pas à un déferlement de clients. Je suppose que nous devrons tout reconstruire lentement et prudemment. Le confinement vous a donné une idée : composer avec vos collègues Dennis Broeckx, de L’Épicerie du Cirque, et Glen Ramaekers d’Humphrey chez Pias, un box 3 Amigos chaque week-end, que des clients à Bruxelles et Anvers peuvent venir enlever ou se faire livrer. Nous choisissons un autre concept chaque semaine, dans un esprit rock-‘n-roll et ec un brin d’ironie. Le premier box proposait par exemple des ‘Fat Bart’s marinated chicken wings‘ – un clin d’œil au plat favori du bourgmestre anversois Bart De Wever – et une ‘Exit Trump BBQ sauce’. Nous nous disions, en réfléchissant, que les gens avaient besoin d’un peu d’humour en ces temps incertains. Nous y ajoutons même des suggestions de musique à écouter durant le repas. Tout cela est très ludique. ● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 9
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Re-visitez Bruxelles Les bonnes adresses de Pierre Marcolini Bruxellois emblématique, Pierre Marcolini rayonne bien au-delà de la Belgique. Ce maître-chocolatier à la maison éponyme, au savoir-faire et à l’excellence incomparables est également un grand épicurien… L’ an dernier, on l’interviewait dans le cadre de notre dossier « Grow your business ». À la question : « Quel est votre restaurant bruxellois favori ? », le chocolatier nous répondait : « Impossible de vous en donner une, j’en ai plein ! Tenez, voici ‘La bonne adresse’, mon dernier livre. Il vous les révélera toutes… » Voilà donc une sélection des bonnes adresses bruxelloises de Pierre Marcolini et René Sépul, son fidèle acolyte en matière de gastronomie. La friterie : Friture René Une adresse historique ! Depuis 1932, ce bistrot bruxellois n’a rien perdu de son lustre. Affublée de ses nappes à carreaux et de ses banquettes en bois, cette affaire familiale est bichonnée depuis 1987 par son propriétaire et excellent rôtisseur, Dirk Piolon. On y mange une entrecôte d’Imanol Jaca et des frites maison avec un soupçon de mayo. Le bistrot : Le 203 Le 203 est l’établissement de Mathilde et Richard. Le couple propose une cuisine « slow food » à petit prix. Et qui de mieux que Richard pour incarner le concept de cuisine du monde ? Moitié Sud-Africain, moitié Australien, le chef s’est imprégné de son métissage pour produire une 10 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 L’étoilé : La Paix Ouvert en 1893, cet établissement est d’abord une friture située juste en face des abattoirs d’Anderlecht. Aujourd’hui, ce sont deux étoiles au guide Michelin qui viennent auréoler le chef David Martin, son propriétaire. Élu chef de l’année 2019 par Gault & Millau, ce chef à la cuisine singulière parvient à proposer des nuances et des subtilités incroyables dans ses plats. On y mange une tartelette moscovite servie avec poulpe de moules de bouchot crues. Sélection d’après « La bonne adresse », Pierre Marcolini et René Sépul, SH-OP Editions, 2018 ● cuisine jeune et créative. À déguster : un espadon purée de carottes et abricots secs. La brasserie : Les Brigittines Maître cuisinier de Belgique, Dirk Myny a su revoir et corriger certains classiques de la cuisine belge. Le credo de la maison ? Des produits locaux, de la slow food et des revisites efficaces. Le cuisinier fait luimême ses frites sur place en deux cuissons : une première au Blanc de Boeuf et une seconde à l’huile végétale. Il sert aussi une joue de veau braisée pendant plusieurs heures à la Kriek Cantillon. E. Bv.
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Re-visitez Bruxelles Judith Vanistendael croque la ville Après quelques années d’errance, c’est à 24 ans que Judith, fille de l’ancien journaliste et écrivain Geert Vanistendael, est revenue dans la ville qui l’avait vu grandir. Elle s’est finalement établie à Molenbeek, y a eu deux enfants et a développé une carrière internationale de dessinatrice BD et illustratrice. Pourquoi elle-est si fière de ‘son’ Molenbeek ? Voilà 18 ans que j’habite cette commune pauvre, surpeuplée et en même temps très jeune, dynamique et active. Nous avons eu, en pleine crise du coronavirus, les meilleurs ateliers de couture de masques de tout Bruxelles. Où aime-t-elle se promener : Au parc Roi Baudouin, à Jette. J’adore marcher parce que je m’aligne sur mon rythme naturel, je suis en plein air et en contact avec la terre. La marche m’égare aussi dans des endroits où je ne me serais jamais rendue autrement. Le hasard d’une promenade à Saint-Gilles m’a par exemple fait découvrir le centre de jardinerie durable La Pousse Qui Pousse : un véritable havre de paix entre de hauts bâtiments. J’ai eu de la chance de pouvoir y entrer ; c’est normalement sur réservation. pour bien nager. Mais avec le confinement, les piscines ont été fermées et j’ai dû me rabattre sur Start To Run pour mon activité physique. Je n’ai pas encore défini de parcours du jogging, mais je serai bien contente lorsque le cœur de Bruxelles deviendra quasi inaccessible au trafic. Où sortir ? Je suis plutôt casanière. Et lorsque je sors, je reste dans le coin, par exemple au Bar du Canal. Le propriétaire est un Danois qui fabrique du délicieux smörrebröd. J’aime bien me rendre aussi dans d’autres établissements du quartier Dansaert : le café Walvis et la brasserie Brussels Beer Project. Ses adresses gourmandes : La Friture René à Anderlecht. Pas moyen de faire plus bruxellois. Tout ce qu’on y sert est parfait : les vins, les bières, les croquettes de crevettes, le steak de cheval, les moules parquées, la dame blanche… Mon plat préféré est le cabillaud grillé, sauce tartare. Évidemment, ce n’est pas vraiment une adresse pour végétariens (rires). Et puis, il y a la cuisine orientale d’Horia, en tout point l’inverse de la Friture René, mais j’adore : un restaurant minuscule, exploité par des jeunes, plutôt branchés. Le pain vient de C’est Si Bon, le meilleur boulanger de Bruxelles. Où faire du sport ? Je vais habituellement faire des longueurs dans la piscine olympique Louis Namèche de Molenbeek, joliment rénovée. On y a toujours assez de place Et la culture ? J’aime fureter dans les librairies Passa Porta, Sterling Books et Waterstones. Quel bonheur ! Et puis, j’apprécie de temps à autre un film au Palace ou à l’Aventure, deux salles qui offrent une belle programmation. J’y vais malheureusement trop peu souvent. Ensuite, il y a Bozar et ses expositions souvent remarquables. On y trouve une combinaison d’œuvres d’art de grande classe et d’autres, très modernes. C’est génial. ● P.V.D. 12 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 D.R. Re-visitez Bruxelles La traversée de Bruxelles de Charles Peugeot Pour lui, l’automobile était la voie évidente. Charles Peugeot est issu de la neuvième génération de Peugeot. À la tête de DS Belux, ce Français arrivé à Bruxelles il y a quelques années a pour mission de dynamiser la marque, ce qui ne le prive pas de goûter aux plaisirs de notre capitale. Le plus beau jardin ? Les Serres Royales de Laeken. Je les ai découvertes l’an dernier, et quelle surprise ! Je n’avais pas imaginé la beauté de cet endroit, c’est un véritable labyrinthe de serres et de fleurs. Un lieu idéal pour une chouette journée en famille. Le bistro des copains ? Dai Puponi, une petite trattoria romaine tenue par trois Italiens qui habitent à Bruxelles depuis une dizaine d’années. Ils ont quitté leurs jobs respectifs pour se lancer dans cette aventure et le pari est gagné : le vin est bon et on y mange bien. Le resto gastro ? Le Toucan Sur Mer, un incontournable toujours très efficace, qui fait souffler l’air iodé de la Bretagne. Le cadre est sophistiqué et lumineux. On y va pour les superbes plateaux ou assiettes de fruits de mer. L’adresse ‘kids friendly’ ? Le Musée des Enfants à Ixelles. Les expositions sont à chaque fois participatives et ludiques. Les enfants peuvent découvrir et apprendre le monde en s’amusant. Pas de doute, ça marche à tous les coups... Le resto insolite ? Une adresse en lien avec mon activité automobile : le Café Garage Declercq, situé au sein du concessionnaire Peugeot Citroën à Ixelles. Le restaurant sert une bonne cuisine française et vous projette dans l’univers automobile de l’entrée au dessert. Le café du matin ? Chez Eric Kayser : un double expresso, un jus d’orange et une brioche. Tous les pains, viennoiseries et brioches de la maison sont artisanaux et réalisés sans additifs ni conservateurs. Le resto qui fait voyager ? La Maison du Sushi, une adresse tenue par deux femmes, une mère et sa fille. La mère travaillait dans la haute couture avant de décider de L’endroit pour comprendre Bruxelles ? Il est situé sur la rue de la Loi, avec la Commission européenne derrière soi. Sur un pan de mur d’immeuble, on peut découvrir un immense graffiti où il est écrit : « The future is Europe ». C’est ça, Bruxelles ! ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 13 se reconvertir dans la découpe de poisson ! Le résultat ? Des sushis frais et délicieux qui plaisent à toute la famille. Les commerces de bouche ? Le négoce Chai et Bar du Fort Jaco est pour moi la meilleure cave de Bruxelles. Ils détiennent une très belle sélection et vous êtes servis par une équipe qui sait ce qu’est le vin. En un mot, on ne se moque pas de vous. Pour le fromage, je vais chez l’affineur Julien Hazard. Selon les arrivages vous y trouverez quelques spécialités : Brocciu AOP, Brousse, Mont d’Or AOP, Tomme fraîche de l’Aubrac et cancoillotte franccomtoise… Le musée ou la galerie d’art où l’on peut vous trouver ? À la Forest Divonne, la galerie tenue par Jean de Malherbe, un passionné hyper dynamique qui sait créer du lien autour de l’art en organisant des expositions de découverte de talents. © Belga D.R.
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Re-visitez Bruxelles Parcours santé avec Dominique Monami Première joueuse belge à avoir atteint le top 10 mondial (en 1998), médaillée de bronze aux JO 2000 à Sydney (en double, avec Els Callens), Dominique Monami met désormais ses nerfs d’acier au service des entreprises : elle est devenue coach mental. Et si ses racines sont à Verviers, elle a aussi son carnet d’adresses à Bruxelles, qu’elle a bien voulu partager avec nous. D ominique fait partie de ceux pour qui Bruxelles évoque avant tout la notion de double capitale : de Belgique et d’Europe. Elle l’associe à une ville cosmopolite où il fait bon vivre – et où elle fut l’organisatrice d’un tournoi international WTA, en partenariat avec la ville : le Brussels Open. « C’était une expérience incroyable ». Un lieu mythique : Il y a plein de quartiers pittoresques, mais la Grand-Place reste pour moi un lieu mythique. Chaque année, je viens participer au Mérite Sportif national et nous nous réunissons avec les membres du jury dans le bureau du bourgmestre. C’est à chaque fois aussi beau et saisissant ! Le resto incontournable : Les Larmes du Tigre. C’est de loin le meilleur restaurant thaïlandais de Belgique et c’est une véritable institution à Bruxelles. Pour un lunch, je vous conseille La Gazzetta. Et si vous voulez vraiment épater la galerie, je dirais le Comme chez soi, où j’ai eu l’occasion de faire des carbonnades à la « liégeoise », chez Pierre, pour une émission télé. 14 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Une journée shopping : Quand ma fille était petite, j’allais souvent chez Serneels (photo), où l’on trouve de magnifiques jouets. D.R. Et puis Marcolini, pour les délicieux chocolats ; les pâtisseries à se lécher les doigts chez Wittamer ; pour les chaussures, Fratelli Rossetti chez mon ami Pino, et puis toutes les petites boutiques du côté de Dansaert. J’aime bien aussi la Vaisselle au Kilo des Marolles, pour acheter un service sympa et pas trop cher ! Le lieu idéal où faire du sport : J’allais souvent m’entraîner à l’Aspria, mais courir dans le parc en plein air à côté du Palais royal, ce n’est pas mal non plus. Un souvenir : Il y a deux ans, j’ai gagné un repas pour deux personnes à la Tram Experience, où un chef étoilé cuisinait, tandis que nous faisions le tour de Bruxelles en tram. J’ai trouvé l’expérience unique ; c’est une manière très originale de découvrir Bruxelles, le soir, en dégustant un délicieux repas ! ● E. Bv. PRÉPAREZ-VOUS POUR LES MARCHÉS DE DEMAIN
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Re-visitez Bruxelles « C’est aussi grâce à notre communauté que nous pouvons traverser cette crise » Tero, c’est un concept de restaurant original fondé sur la santé, la convivialité et la durabilité. Comme les autres, l’établissement situé à SaintGilles a dû fermer ses portes en mars dernier. Un coup dur, mais Arthur Lhoist, fondateur des restaurants Tero et de la Ferme des Rabanisse, mise sur la résilience pour traverser cette crise. «L’ ADN de Tero, c’est trois piliers », explique Arthur Lhoist. « La santé, la convivialité et la durabilité. Notre objectif est d’encourager les gens à se diriger vers une cuisine plus naturelle et plus saine, dans le respect de l’environnement. C’est aussi dans cette optique-là que nous proposons des petites assiettes afin que chacun puisse commander selon son appétit. La plupart de nos produits proviennent de notre ferme et de producteurs belges. » Le succès est rapidement au rendez-vous et un deuxième restaurant Tero ouvre à Bruxelles en 2017. « Nous avons constaté qu’il y avait une véritable demande sur la scène de la restauration bruxelloise pour une offre comme la nôtre. Notre clientèle bruxelloise n’est toutefois pas la même que notre clientèle brabançonne et a des exigences différentes. Elle est plus internationale et plus urbaine. Nous avons su trouver le juste milieu entre la qualité et le prix de l’assiette, tout en respectant notre ADN qui est d’allier plaisir et santé dans une offre innovante et durable. » Un modèle qui marche Arthur Lhoist a grandi avec son projet, depuis ses débuts en salle avec ses équipes pour ensuite, petit à petit, prendre de la hauteur sur des fonctions transversales et en soutien aux équipes opérationnelles et à celle de la ferme. Il reste le gardien de la vision, des valeurs et de la charte culinaire. Tero se fournit en majeure partie auprès de sa propre ferme, qui produit fruits et légumes et élève des vaches salers, des porcs duroce et des moutons ardennais roux. Les races sont sélectionnées pour leur rusticité et la qualité de leur viande. La ferme dispose également de plusieurs ruches qui assurent une production annuelle et renforcent l’écosystème de la ferme et de ses alentours. Aujourd’hui, les restaurants Tero emploient une quarantaine d’équivalents 16 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 QUI EST ARTHUR LHOIST ? Arthur Lhoist, trentenaire passionné par la gastronomie et l’agriculture durable, dirige les restaurants Tero. Diplômé en gestion et en développement durable, il ouvre en 2014 un premier restaurant Tero, à Bierges, après avoir suivi une année de formation en cuisine au Cordon Bleu, à Londres. Son concept : proposer une offre culinaire propre et durable, dans le respect du produit brut, et répondre à des attentes culinaires spécifiques telles que, par exemple, le végétarisme et le véganisme. Mais que les autres se rassurent : la viande et le poisson ne manquent pas à la carte de Tero. D.R. D.R. Re-visitez Bruxelles temps plein, en plus des personnes qui travaillent à la ferme. La résilience comme clé de survie Les perspectives d’avenir et de croissance étaient donc belles, jusqu’à ce que le coronavirus leur tombe dessus. « La crise, comme tout le monde, nous ne l’avons pas vue venir. Suite à la décision du gouvernement de faire fermer le secteur de l’horeca, nous avons été très rapidement amenés à devoir prendre des mesures. Notre priorité était de préserver le droit au chômage pour l’entièreté de nos travailleurs. À cet égard, il est appréciable que des mesures aient été prises pour les travailleurs, mais aussi pour les restaurateurs, par exemple pour le remboursement de nos emprunts bancaires, le report de la TVA, des charges sociales, etc. Heureusement, notre trésorerie nous a permis d’honorer nos engagements pris avant l’épidémie. » « Au vu de l’évolution de la crise sanitaire en Europe, nous avons rapidement compris qu’elle durerait bien plus longtemps que les deux semaines de fermeture initialement annoncées par notre gouvernement », poursuit Arthur Lhoist. La deuxième priorité de Tero a donc été de trouver le moyen de garder un lien avec sa clientèle et d’écouler la production de sa ferme. « L’idée d’un service traiteur s’est imposée d’elle-même. En une semaine, nous avons réfléchi à un modèle et à une offre. Nous nous sommes assurés que nos cuisiniers puissent reprendre le travail deux jours par semaine à effectifs réduits et en respectant les mesures sanitaires. » Concrètement, Tero propose des produits semi-finis à emporter, ainsi que d’autres préparations prêtes à l’emploi. « Les clients doivent terminer certaines cuissons ou préparations eux-mêmes, cela a aussi un côté ludique pour eux et leur famille, ce qui peut être appréciable en période de confinement. » Rapidement, Tero ajoute la vente de légumes et de viandes en circuit court, afin d’écouler le surplus de production de la ferme. « Bref, nous essayons de nous diversifier pour maintenir un maximum d’activités. Nous avons l’intention de continuer à développer cette offre jusqu’à la réouverture des restaurants, et - pourquoi pas ? - de la maintenir sur le long terme, en plus de notre service en salle. L’intégration de la ferme dans notre modèle apporte une résilience à notre projet qui nous permet de traverser cette crise plus sereinement. » Une relance en deux temps La réouverture des restaurants cet été, Arthur Lhoist l’espère, l’attend et s’y prépare. « Nous avons décidé d’être optimistes. Nous serons prêts à ouvrir dans le respect des réglementations sanitaires dès qu’on nous le permettra. Néanmoins, notre pérennité financière L’intégration de la ferme dans notre modèle apporte une résilience à notre projet qui nous permet de traverser cette crise plus sereinement. reste une priorité et nous nous laissons la liberté de diversifier ou réorganiser notre activité en fonction des conditions de reprise et de la demande de notre clientèle. Notre service traiteur à emporter nous a prouvé que l’on peut relancer la machine rapidement », assure-t-il. Le souhait de Tero : remettre au travail un maximum de collaborateurs et satisfaire au mieux ses clients. Toutefois, cela ne se fera pas en un jour et le fondateur de Tero voit cette reprise en deux phases : la première avec des mesures strictes à tous les niveaux (distanciation sociale, menus jetables ou digitaux, taux de remplissage de la salle réduits…), où le restaurant tourment la clientèle va réagir, si les gens auront envie ou peur de retourner au restaurant. Nous misons toutefois sur le fait qu’en Belgique, les gens aiment sortir et se faire plaisir. » Arthur Lhoist est par ailleurs persuadé que le fait d’être resté en contact avec sa communauté et d’avoir proposé des offres alternatives incitera ses clients à revenir plus rapidement. « Nous avions l’envie de garder un lien avec nos clients et notre communauté. C’est grâce aux réseaux sociaux que nous avons pu communiquer notre optimisme et montrer notre résilience. Des valeurs centrales de notre projet. » ● Gaëlle Hoogsteyn Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 17 nerait à 30, voire 50 % de sa capacité, puis une deuxième phase vers le mois de septembre où l’on pourra espérer plus. « Bien sûr, c’est une vision personnelle basée sur des données que l’on ne maîtrise pas, c’est plutôt un ressenti », nuance-t-il. Une communauté forte, pilier du succès Autre point d’incertitude : la réaction des clients. « Nous ne savons pas comD.R.
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Re-visitez Bruxelles Dans les pas de Giles Daoust, de Flagey à la Bourse De la place Flagey à la place de la Bourse, Giles Daoust nous entraîne dans son sillage quotidien. Jacques Brel chante : « C’était au temps où Bruxelles bruxellait » et nous célébrons le charme unique de la capitale. Place Flagey : J’ai toujours habité à Ixelles, du côté de la place Flagey. C’est le quartier de mon enfance, il a su garder son âme bohème et artistique. Il mêle verdure, centre-ville et plusieurs chouettes bars et restaurants. De chez moi, il me faut une vingtaine de minutes me rendre au travail à pied. C’est mon trajet habituel pour rejoindre le siège de la société familiale, situé place Louise. Côté boutiques et derniers concepts, je ne saurais pas vraiment vous aider. Je ne suis pas tellement attiré par ce qui est à la mode. Rue du Bailli : Quand j’étais gamin, c’était un lieu plutôt moribond, un quartier en pleine décroissance commerciale. Aujourd’hui, je prends un plaisir immense à faire un détour jusqu’à la place de la Trinité. Je me régale devant la vitrine de la librairie Peinture Fraîche. Bien souvent, je pousse la porte et je me retrouve au milieu des livres d’art. Si la faim se fait sentir, je peux aisément opter pour un lunch chez Dam Sum. Je suis un grand amateur de cuisine asiatique, je ne suis jamais déçu. Le Sablon : C’est le quartier de mon adolescence : ma mère était antiquaire, elle possédait un magasin au Petit Sablon, la Galerie d’Egmont. Je me souviens encore de son lustre d’antan, lorsque les antiquaires avaient le vent en poupe. C’était la grande époque de la décoration, qui venait à se démocratiser. Aujourd’hui, les choses sont bien différentes, les boutiques de luxe et les chocolatiers ont envahi la place. L’esprit de l’époque se retrouve davantage au cœur du quartier des Marolles, entre la place du Jeu de Balle, la rue Blaes et la rue Haute. 18 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 La Grand-Place : J’ai mis plusieurs années à retrouver un regard neuf et innocent sur ce quartier. En effet, je fais presque partie des murs : je mets en scène l’Ommegang depuis une douzaine d’années. Actuellement, je prends de nouveau plaisir à me balader dans le quartier, à arpenter en famille les somptueuses galeries SaintHubert. Je m’arrête à la librairie Tropismes, je prends un café au Pain Quotidien. C’est juste beau ! Le quartier de la Bourse : Je le considère toujours comme le quartier des bouquinistes et des disquaires. Un quartier où je m’empressais de m’engouffrer quand j’étais jeune. À l’époque, je me souviens de l’interminable queue à la caisse du magasin Brusel. Cette époque est un peu passée, mais je prends toujours autant de plaisir à me balader dans les ruelles environnantes. Je crois que cela fait partie des charmes de Bruxelles que j’essaie d’entretenir. ● E. Bv. D.R. Re-visitez Bruxelles Kody, des Marolles à Matonge Depuis une dizaine d’années, l’humoriste Kody multiplie les aventures : stand-up, cinéma et séries télé. Cet Ixellois né à Schaerbeek est le fils du dernier ambassadeur du Zaïre au Royaume de Belgique. Il nous emmène au cœur d’un Bruxelles coloré et métissé. La balade bruxelloise idéale ? C’est toujours la même : je pars des Marolles pour remonter vers le Sablon, je passe par la rue de Namur et j’arrive à Matonge. Puis, je me rends à Flagey pour arriver au Cimetière d’Ixelles. Le plus beau parc ? Le parc Tenbosch, c’est mon préféré. Deux hectares de joyau vert et une centaine d’arbres remarquables. Surtout, il est encore très calme et peu fréquenté... Le bistrot des copains ? La Mirabelle, une brasserie ixelloise qui a la particularité d’être ouverte tard. Véritable repaire pour les comédiens qui ont l’habitude de se retrouver après les spectacles. On y mange très bien, je prends des boulets à la liégeoise ou le stoemp du jour. Le must ? Le pain perdu en dessert. Le resto gastro ? Al Piccolo Mondo, pour des raisons personnelles et historiques. Situé près de l’Avenue Louise, c’est une affaire de famille où l’on vous reçoit de père en fils depuis 1979. J’y mange d’ailleurs la même chose que mon père, le coquelet grillé avec des frites. Le resto qui fait voyager ? Inzia, un délicieux resto congolais du quartier Matonge. En plus d’y manger tous les plats typiques du Congo, c’est un véritable carrefour d’artistes et de rencontres culturelles. Avec un peu de chance, vous tomberez pile au moment où des musiciens congolais jouent de la rumba. Un voyage pour les papilles et pour les oreilles. Une épicerie, un commerce de bouche ? L’épicerie italienne Antichi Sapori, rue du Bailli. C’est tout simplement l’Italie à Bruxelles, avec des produits 100 % artisanaux. Si vous préférez une escale portugaise, je vous conseille les délicieux ‘pasteis de nata’ de la boulangerie Forcado Pastelaria. Le lieu idéal où se cultiver ? Dans TOUS les théâtres bruxellois : on apprend, on rit, on est ému… je ne peux pas vous en citer un en particulier. Gardons bien dans un coin de notre tête que c’est important d’aller au théâtre et de soutenir les artistes. La culture doit être vue, partagée et critiquée ! ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 19 La boutique pour faire un cadeau ? Le magasin de jouets Papillon situé Chaussée de Boondael. L’équipe est aux petits soins et je ne ressors jamais les mains vides. Le musée ou la galerie d’art où l’on peut te trouver ? La galerie de Didier Claes ; c’est un passionné qui hérité de son père le goût des arts premiers et qui continue avec ses frères de porter fièrement cet étendard. Il est aussi le président de la Brafa, alors quand il parle d’art, j’aime aller l’écouter... L’endroit pour comprendre Bruxelles ? La Foire du Midi parce qu’elle existe depuis des années. Elle permet un mix social incroyable : un châtelain se mélange avec un Turc et ensemble, ils boivent un verre chez des Congolais ou des Camerounais. Le tout sans oublier d’aller manger un bon croustillon à la friture De Corte ! © Belga D.R.
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Re-visitez Bruxelles Les recettes secrètes de Catherine Bodson À 50 ans, Catherine Bodson a décidé d’opérer un grand tournant dans sa vie. Après une carrière internationale, tant dans le secteur privé que dans le secteur public européen, elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat en créant Pipaillon, une conserverie artisanale installée au cœur de Bruxelles. Le concept ? Utiliser le savoir-faire d’antan pour produire des conserves en bocal : confitures, chutneys, tapenades et condiments à base de produits frais, bio et respectueux des producteurs locaux. G astronome, amoureuse des bons produits et défenseur du savoir-faire artisanal, Catherine Bodson nous a livré ses meilleures adresses bruxelloises : Un quartier où flâner ? J’en ai deux. Le centre-ville où Pipaillon s’est installée, qui est en mouvement perpétuel : rue de Flandre, Sainte-Catherine, les quais... et le tout nouveau food market Wolf ! Le quartier Lepoutre-Brugmann, où je vis depuis que les enfants ont quitté la maison : tous les commerces sont accessibles à pied, une vraie vie urbaine, proche toutefois du Bois de la Cambre, de la Forêt de Soignes et de jolis parcs. Le bistro des copains ? Chez Tortue, rue Edith Cavell. Une adresse qui rassemble tout ce que j’aime : un bar à vins naturels, un vrai sens de l’accueil de Yann et sa bande, la générosité dans l’assiette, l’intimité du lieu et des clients joyeux. Malgré une cuisine minuscule, ils vous servent des petits plats délicieux. Mention spéciale pour la ricotta rôtie ! Un resto gastro ? Ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère de loin une cuisine généreuse et conviviale, pleine de saveurs, sans chichis comme chez Jamil, à L’Intemporelle. Je vous conseille son fameux tartare d’Omega 3, un délice ! Aucun risque d’y entendre un obséquieux « bonne dégustation » suivi d’un « bonne continuation ». 20 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Où commencer la journée ? Chez Matinal, rue Franz Merjay. Une boulangerie minimaliste, rien que l’essentiel, où tu prends ton café debout, à l’italienne. Régis est le seul à pouvoir me faire lever le week-end. Les pains, baguettes et viennoiseries sont tous préparés à partir de farines naturelles. Place au beurre, à la crème, au lait cru et aux œufs de plein air ! Un lieu atypique ? La Villa Empain, qui abrite la Fondation Boghossian, pour me plonger dans l’univers des années 30, y déjeuner (ah, la bonne cuisine de chez Tero !) et pour la qualité et l’originalité de leurs expos. Un lieu pour se cultiver ? J’aime flâner aux Beaux-Arts. La carte des Amis des Musées donne un accès illimité aux collections et le sentiment d’être un invité permanent. Souvent, on s’y déplace uniquement pour une exposition temporaire. C’est dommage, les collections sont d’une richesse infinie et se perdre dans les galeries du musée est un véritable plaisir. Un commerce de bouche ? Ce n’est pas une adresse, mais plutôt des adresses et une petite balade de quartier puisque toutes ces adresses sont proches. Commencez chez Petré à Uccle, des volailles en pagaille un accueil chaleureux ; poursuivez par le marché bio du vendredi à la Place Brugmann. Vous y trouverez l’essentiel : Jacques Defrenne le fromager, Stéphane Marchand le boucher, et la Ferme du Gasi pour les fruits et légumes. ● E. Bv. © Brussels’ Kitchen D.R. Re-visitez Bruxelles Le Bruxelles green de Thomas Gunzig Auteur de romans et de nouvelles, chroniqueur, dramaturge, scénariste de B.D. et de cinéma, Thomas est un auteur accompli. Ce n’est pas étonnant que, dès qu’il en a l’occasion, il se transforme en homme des bois pour déconnecter. Il nous livre ses bonnes adresses, à l’instar du Bar du Matin Saint-Gillois, où il a d’ailleurs écrit la majeure partie de son dernier roman, Feel Good. Le plus beau panorama de Bruxelles ? C’est un petit coin perdu au fin fond de la forêt de Soignes. Vous le trouverez au Coin du Balai à Boitsfort. De là, empruntez un petit sentier et vous découvrirez d’immenses arbres plantés pour faire des mâts de navire. En quelques secondes, vous n’êtes plus à Bruxelles, vous êtes dans le Michigan ! Le bistrot des copains : Tarzan, un très bon bar à vin nature ! En cuisine, Coralie Rutten prépare d’excellentes assiettes à partager. L’accueil est convivial, une adresse sympathique pour prolonger l’apéro toute la soirée. Le bar du soir : Je vais me la jouer très « bruxellobruxellois » en citant l’Archiduc. Le patron est formidable, les cocktails sont bons et l’ambiance est chaleureuse, feutrée ! Un lieu insolite : De tous les lieux insolites bruxellois, je n’en retiens qu’un : la salle des pièces à conviction du Palais de Justice de Bruxelles ! J’ai eu la chance de la découvrir avec François Schuiten lorsqu’on préparait le scénario de Blake et Mortimer. On y découvre entre autres une réserve de vieilles bagnoles allemandes, des pinces Monseigneur, une main coupée dans un bocal de formol… Il y plane une douce odeur de cannabis due aux kilos de drogues saisis par le parquet. Un endroit dingue ! La balade idéale : Je suis un homme des bois, je vous conseille le Kauwberg (ci-dessus) et la réserve naturelle du Kriekenput. Une série de sites naturels rares à Uccle où se côtoient prairies, marais et petits ruisseaux. Au poil pour déconnecter et se ressourcer en plein cœur de Bruxelles ! Le resto qui fait voyager : Hélas, l’excellent Izakaya a fermé ses portes ! Récemment j’ai découvert le restaurant japonais familial Yagura, super bon ! Un commerce de bouche ? Le boulanger de la place Saint Job, Maison Barat. Il fait les meilleurs pains ! C’est important, du bon pain chez soi… Mention spéciale pour son pain au fromage et son pain aux figues, qui sont tout bonnement excellents ! Le lieu idéal où se cultiver ? Chez un libraire, évidemment… Tropismes, par exemple ! L’endroit est sublime, un des plus beaux lieux de Bruxelles. En plus, pour y aller, vous traversez les belles Galeries Royales : que demander de mieux ? ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 21 © Wikipedia/GdML © Barat
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Re-visitez Bruxelles Yves Davin : suivez le guide ! D.R. Depuis dix ans, Yves Davin, fondateur du site lifestyle Brussels Life, sillonne la ville avec son équipe à la recherche des bons plans culturels, gastronomiques et artistiques de la capitale. Un site inspirant et passionnant qui s’adresse à tous les Bruxellois qui habitent et aiment leur ville ! D énicheur de tendances et de bonnes adresses à Bruxelles, Yves était le parfait candidat pour nous confier ses meilleures adresses bruxelloises : La Mort Subite : Café emblématique de la ville, cet établissement est une véritable institution. Un peu touristique, il n’en reste pas moins un must et un endroit plus qu’agréable. Vous pouvez y boire leur Geuze, la vraie, sur lie, accompagnée d’une traditionnelle tartine au fromage blanc. Chambelland : Considérée comme la première boulangerie et pâtisserie issue de l’agriculture biologique, entièrement et naturellement sans gluten à Bruxelles, elle a déjà séduit de nombreux clients et ouvert deux enseignes ! Bon à savoir : les farines blanches, semi-complètes ou complètes sont réalisées au moulin Chambelland. Arcadi : Brasserie typiquement bruxelloise, elle est ouverte jusqu’à 23h45. C’est le spot idéal pour un repas tardif après une séance au cinéma ou au Théâtre des Galeries. Mention spéciale pour les gaufres, les carbonades et les tartes salées ! The Big Game : C’est le lieu incontournable du centreville pour tous les aficionados de sport. Le bar met à disposition de ses clients pas moins de 25 écrans qui diffusent un nombre incroyable de matchs ! 22 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Le Plateau du Berger : « Je ne peux pas. J’ai raclette ! » C’est le concept de soirées afterwork lancé par la fromagerie. Des soirées gourmandes avec de la raclette à volonté ! Pour varier les plaisirs, des formules fondue et tartiflette sont également proposées. Les fromages artisanaux sont choisis parmi les meilleurs producteurs de France et de Suisse. ● E. Bv. Mig’s World Wines : Véritable caverne d’Ali Baba des vins et spiritueux. Une cave avec une très belle sélection à tous les prix ! Le petit plus : des dégustations et workshops de qualité autour des vins et spiritueux toute l’année. La Coutellerie du Roi : Nichée au cœur du Passage du Nord, la Coutellerie du Roi, fondée en 1750, est un lieu au savoir-faire hors pair au service de la lame. Des pièces d’exception et de qualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs ! Ça vaut le détour, même pour une simple visite… PACK ÉNERGIE Bénéficiez d’un soutien à l’investissement pour les PME et les TPE Prix de l’énergie à la hausse, impératifs climatiques, attentes de la clientèle... L’heure est plus que jamais à la réduction de la consommation d’énergie. Pour vous aider à investir, la Région de Bruxelles-Capitale a débloqué 1.350.000 €, afin de financer des travaux de réduction de votre consommation d’énergie. Petit tour d’horizon des conditions d’octroi. Pour qui ? Commerces, artisanat, activités libérales, PME, mais aussi maison de repos, entreprise de travail adapté ou centre culturel, par exemple, de la Région Bruxelloise ? Ce soutien à l’investissement vous concerne. Il vient, en effet, compléter le Pack Energie qui, depuis septembre 2018, permet aux PME et au secteur à profit social de bénéficier d’un coaching énergétique gratuit. Ce service vous est proposé par les fédérations UCM et Comeos, pour les petites et moyennes entreprises jusqu’à 250 ETP, et par Bruxeo et Santhea pour le secteur à profit social. Et vous ne devez pas forcément être membre d’une de ces fédérations pour en bénéficier. Pour quels travaux ? Grâce au Pack Energie, vous disposez gratuitement d’un diagnostic et de recommandations de gestion et d’investissements pertinents pour réduire votre consommation d’énergie. Cela peut aller d'un nouvel éclairage à une nouvelle chaudière en passant par des équipements collectifs et industriels. Vous pouvez alors bénéficier, sous conditions, d’un soutien à l’investissement qui couvre de 30 à 40% des montants éligibles, avec un plafond de 15.000 € TTC par an. Concrètement Sur base du diagnostic énergétique de votre local, réalisé ou validé par la fédération de votre secteur, vous adressez à Bruxelles Environnement, avant les travaux, un dossier de demande de promesse de soutien. Une fois votre dossier accepté, Bruxelles Environnement vous adresse une lettre de promesse et vous pouvez commencer les travaux. Vous avez ensuite 18 mois pour les réaliser et demander la liquidation du montant du soutien. Et rapidement, vous voyez votre consommation d’énergie baisser : une très bonne nouvelle pour votre facture et pour l’environnement ! A qui s’adresser ? ➜ Pour le commerce et les services : Comeos - sti@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58 ➜ Pour les TPE/PME, indépendants et professions libérales : UCM – info.energie@ucm.be ● T +32 (0)2 743 83 93 ➜ Pour le secteur à profit social : Bruxeo - energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03 ➜ Pour les institutions de soins de santé : Santhea - contact@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 70 Avec le soutien de BRUXEO
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Re-visitez Bruxelles Pascal Devalkeneer : « Je pense qu’on a quelque chose de très beau qui nous attend » Vu du ciel, le Chalet de la Forêt ressemble à une grande demeure bourgeoise à l’orée de la forêt de Soignes. Son chef et propriétaire, Pascal Devalkeneer, le tient d’une main de maître. Avec les gestes-barrières nécessaires, il nous reçoit dans son potager pour nous livrer ses impressions face à la crise. Vous êtes à l’arrêt depuis déjà de nombreuses semaines, alors qu’en décembre dernier, vous fêtiez les 20 ans du Chalet de la Forêt… Et j’étais loin d’imaginer la crise qu’on allait devoir traverser… ! Le Chalet, c’est très concrètement 20 ans de ma vie, 20 ans de travail et de carrière. À l’époque, le restaurant était complètement à l’abandon lorsque je l’ai repris et retapé du sol au plafond. Avant cela, j’avais un premier petit restaurant à moi qui s’appelait le Bistrot du Mail, à Ixelles. C’était ma première expérience en tant que chef propriétaire. J’avais un associé, Didier Plasch, qui était en salle. L’aventure a duré 7 ans. Nous étions à Bruxelles le premier restaurant « bistronomique » ; nous n’avons pas créé la bistronomie, mais nous étions les premiers bruxellois à proposer une cuisine qui était entre le gastro et le bistrot. On sortait du lot en proposant également un cadre très raffiné. QUI EST PASCAL DEVALKENEER ? C’est le 2 décembre 1999 (jour de son anniversaire) que Pascal Devalkeneer ouvre pour la première fois les portes du Chalet de la Forêt. Il a 34 ans, du talent, une passion dévorante pour la cuisine et l’ambition d’offrir à Bruxelles une maison gastronomique hors du commun avec un service de palace. Un pari fou pour cet artisan mué en chef d’entreprise, propriétaire de son établissement. Aujourd’hui, le Chalet de la Forêt est devenu une institution de la haute gastronomie bruxelloise. Ce restaurant, c’est l’aventure d’une vie ? Quand je suis tombé sur le Chalet, c’est exactement ce que je me suis dit. J’avais envie d’évoluer, de voir jusqu’où je pouvais aller dans ce métier. Et puis ce lieu, c’est un bâtiment exceptionnel avec une situation exceptionnelle qui permet d’aller au bout d’une carrière. On a fait des gros travaux et, en décembre 1999, j’ai ouvert pour le premier service. Au départ, nous étions 3 en cuisine. Maintenant nous sommes 16, et 10 en salle. Vous êtes un chef doublement étoilé, qu’est-ce qui a fait le succès de votre cuisine ? J’ai toujours eu une cuisine basée sur le produit. Je sais que maintenant on va vous dire : « Bien sûr, c’est normal on ne parle que de ça ». Mais depuis le début, je travaille d’abord avec un produit et puis je commence à imaginer une recette. J’ai une cuisine qu’on peut appeler inventive, mais avec des 24 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 © Serge_Leblon Re-visitez Bruxelles produits du marché et qui peut changer suivant les saisons, mes humeurs... Mais le produit est toujours à la base de toute élaboration, c’est ce qui me caractérise. Quel est votre plat signature ? On a quelques connotations japonaises, avec le miso par exemple, mais qu’on propose sur un ris de veau. Au départ, on le travaillait sur une base française, c’est-à-dire braisé sur un jus de homard. Petit à petit, on l’a transformé en le faisant gratiner au miso. C’est devenu notre ris de veau au Chalet, un vrai plat signature ! Le ris de veau a toujours suivi ma carrière, c’est un produit que j’adore, tout comme le pigeon, les huîtres, le turbot ou les langoustines. Il y aura toujours ces produits à la carte, que l’on travaille selon le potager, les inspirations du moment, la saisonnalité... Où puisez-vous l’inspiration ? Dans mon potager principalement. Chaque jour je fais le tour, je vérifie la maturité des légumes. En saison, nous sommes 100 % autonomes quant aux herbes. On détient plus d’une cinquantaine de variétés d’herbes qui nous permettent de changer les recettes très facilement. On fait notre compost nous-mêmes. Tout est recyclé ; cela nous permet de nourrir nos terres. Et puis, on travaille en étroite collaboration avec nos fournisseurs, nos maraîchers qui travaillent essentiellement en bio et en permaculture. Mais bio, ça ne veut pas dire grand-chose ; je préfère dire qu’on travaille avec des gens qui ne pulvérisent pas. Comment vivez-vous cette crise du Covid-19 ? C’est une crise-choc, même si je pense qu’on savait que l’on allait à un moment ou un autre prendre le mur. On était dans l’hypermobilité, dans l’hyperconsommation, on était dans le « plus » à tous les niveaux. Dans la restauration, c’est la même chose : on est dans l’expérience ultime, on ne sait plus quoi inventer. Je pense qu’on est dans un cycle où l’on ne sait plus quoi faire pour satisfaire une clientèle qui, somme toute, est blasée. Alors oui, la tendance actuelle est au produit et au local, mais on continue de vouloir toujours en faire plus. On appelle ça parfois de la créativité, moi j’appelle ça de la surenchère, presque de la prétention. Qu’attendez-vous d’une expérience dans un restaurant ? Qu’est-ce que j’attends quand je vais manger un tournedos, par exemple ? Que la pièce soit magnifique, d’une fraîcheur impeccable, cuite et assaisonnée à perfection. Là, on fait honneur au produit, c’est la madeleine de Proust ! Je ne peux pas imaginer faire des recettes avec mille ingrédients dans l’assiette et ne plus retrouver l’essentiel. Il n’y a rien qui me fait davantage plaisir ou qui donne un sens à mon métier que le client qui me dit : « J’ai mangé chez vous il y a deux ans : une sardine, un ris de veau, une volaille et j’ai envie de revenir pour ça. » Cela montre la valeur et l’émotion qui ressortent de l’expérience gustative. Quand on sort d’un resto en se disant qu’on a bien mangé, mais qu’on est incapable de se souvenir de ce qu’on a mangé, ça ne va pas. Cette crise contribuera peut-être au retour de l’émotion et du « focus produit » dans les cuisines... Que faites-vous pendant cette période de pause forcée ? On se prépare à une nouvelle vie, à quelque chose de neuf. On fait un nettoyage de printemps pour éliminer tout ce dont on ne se sert pas et tout ce qui peut nous encombrer de manière à retrouver une liberté et à voir plus clair pour la réouverture. J’ai à cœur de redémarrer dans quelque chose de sain, de neuf, de beau. Toute l’équipe est là, on se parle, on se voit de temps en temps, lors de réunions où on est très espacés. Ensemble, on parle de la réouverture, on parle de la motivation. On sent un lien indéfectible, on est soudés et c’est ce qu’il y a de plus important ! Comment imaginez-vous l’après ? Je ne sais pas encore. Il y a deux grands cas de figure : d’abord, cette crise dans laquelle on se trouve est tout de même catastrophique. On va en payer les conséquences, c’est sûr. Le plus négatif, c’est que l’homme oublie très vite et retourne à ses mauvaises habitudes. Et puis, il y a les bonnes choses, les prises de conscience. Il y a les gens qui se disent « Tu as vu comment on vivait ? Est-ce que c’était ça qu’on voulait ? » Cette course a été stoppée pour tout le monde et maintenant on va en tirer toutes les bonnes choses qu’on peut en tirer. Mes fournisseurs, mon staff ont tous hâte de repartir. Je pense qu’on a quelque chose de très beau qui nous attend. Tous les jours, on reçoit des messages de soutien de nos clients : « On est avec vous », « On sera là à la réouverture »… Eh bien si cette période nous permet de préparer un avenir meilleur, continuer à travailler d’arrache-pied et faire preuve de créativité, je pense qu’on devrait s’en servir. ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 25
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Re-visitez Bruxelles Le petit monde bruxellois de Miny Bayot Miny Bayot est née à Kinshasa. Cette ancienne économiste a décidé de se reconvertir dans l’artisanat : frustrée de ne pas trouver le sac dont elle rêvait, elle a créé sa propre marque, Zagapali, mêlant inspiration africaine et élégance contemporaine. Une marque à son image et à celle de Bruxelles : cosmopolite, urbaine et fédératrice. 80. Un cadre chaleureux et rustique orchestré par le patron Mario. Le must ? Les pizzas traditionnelles du patron cuites au feu de bois. La balade idéale ? Les bois du Laerbeek, un îlot de biodiversité exceptionnel et une vraie bouffée d’oxygène au cœur de Bruxelles. J’y vais très souvent, c’est près de chez moi et toujours très reposant quand j’ai besoin de prendre un peu de recul. Un lieu insolite ? Les événements Plantes pour Tous : de grandes ventes de plantes dans les Halles Saint-Géry. On trouve des cactus, succulentes, plantes tropicales et plantes d’extérieur à prix ronds, entre 2 et 10 euros. Ensuite, on peut déguster une bonne bière en terrasse. Le plus beau parc ? Les étangs d’Ixelles, parce que d’un côté on aperçoit de superbes bâtisses, et de l’autre la verdure, les canards et les oies. Un contraste urbain qui fait du bien. Ensuite, on peut prolonger jusqu’aux Jardins de l’Abbaye. Où manger entre copains ? Au restaurant La Carretta à Jette, une trattoria italienne qui date des années Le resto qui te fait voyager ? Le Pampas Rodizio (en photo), un restaurant brésilien du quartier Sainte-Catherine. Le barbecue brésilien, appelé aussi rodizio, est une façon de cuire la viande tout doucement sur du charbon de bois, pour qu’elle reste bien juteuse. Les serveurs apportent au fur et à mesure de grandes brochettes de différentes sortes de viandes et de Une top brasserie ? Le Callens Café pour son côté cosmopolite, sa déco contemporaine et sa bonne cuisine. De temps en temps, ils organisent des expositions d’artistes et c’est toujours de belles découvertes. La meilleure boulangerie : Sans hésiter, la boulangerie artisanale Sirre. Les croissants sont délicieux et faits maison. Leur pain « bûcheron », nature ou aux noix, est aussi très bon. Une boutique coup de cœur : La parfumerie de créateurs Parfum d’Ambre. Un bel endroit qui fait place à la création olfactive. Des senteurs qui nous font ressentir tout un tas d’émotions. La boutique organise également des rencontres avec des parfumeurs. Un vrai coup de cœur ! L’endroit pour comprendre Bruxelles ? La Grand-Place, avec ses pavés et son architecture grandiose. Même si c’est très cliché, elle me rappelle mon adolescence. Il suffit de tendre l’oreille pour percevoir tout un tas de langues. En somme, c’est ça Bruxelles : des gens du monde entier réunis sur un tout petit périmètre. ● E. Bv. poissons, qu’ils les découpent à votre table selon vos souhaits. Un délice ! Le bar du soir ? Le BrewDog, face à la Gare Centrale. On y trouve un grand choix de bières, il y en a pour tous les goûts, ainsi qu’une belle sélection de burgers à la carte. 26 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 D.R. Envie de vous faciliter la vie ? Découvrez ProSalary ! Imaginez votre gestion des salaires et du personnel dans un outil convivial et intuitif Consacrez-vous pleinement à votre politique RH et ne perdez plus de temps avec des tâches administratives chronophages. • Une gestion simplifiée et automatisée des temps de travail, des demandes de congés et absences ; • Procédure facilitée pour la commande de vos titres-repas ; • Un software qui s’ajuste à votre situation, qui évolue avec vos besoins et qui se met à jour continuellement en fonction de la législation sociale ; • Grâce à l’ESS intégré vous donnez plus d’autonomie à vos collaborateurs ; • Vous disposez d’un outil de reporting intégré. Plus d’infos ? Contactez-nous via www.partena-professional.be
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RECYCLAGE DES PLASTIQUES : une collaboration plus que jamais nécessaire La crise provoquée par le corona virus a touché de plein fouet le secteur du recyclage du plastique déjà mis à mal par les interdictions d’exportations vers la Chine. La chute des prix des produits pétroliers vient à présent donner le coup de grâce à ce secteur. La crise du plastique est l’un des plus grands défis auxquels est confrontée l’industrie dans son ensemble. Seule une collaboration active de tous les acteurs de la chaîne de valeur peut apporter une solution. Augmenter les taux de recyclage L’Europe impose une augmentation des taux de recyclage des déchets d’emballage. La directive-cadre européenne est actuellement en cours de transposition dans l’Accord de Coopération interrégional, qui réglemente la question des emballages ménagers et industriels pour les trois régions belges. Cet accord prévoit une augmentation progressive du seuil minimal de recyclage des emballages plastiques industriels : 50% dès son entrée en vigueur, 55% en 2023 et 65% en 2030. Sachant que le taux de recyclage atteignait 45,8 % en 2018, il apparaît évident que l’industrie est confrontée à un défi majeur et que toutes les parties impliquées dans ce processus devront collaborer intensivement pour le relever. Par des actions de sensibilisation et des projets spécifiques, Valipac va intensifier sa collaboration avec les collecteurs de déchets afin de stimuler les entreprises à trier davantage leurs déchets d’emballages en plastique. Assurer la traçabilité pour garantir le recyclage Jusqu’au début de 2018, la Chine était la principale destination des déchets d’emballages industriels en plastique. Lorsque la Chine a fermé ses frontières aux importations de déchets, les usines de traitement de déchets se sont multipliées en un temps record en Asie du Sud-Est, ce qui en a réduit la traçabilité. En attendant que l’Europe mette en place l’infrastructure nécessaire pour traiter ses déchets, nous devons pouvoir garantir la traçabilité de manière transparente. Par le biais d’accords avec les principaux traders, Valipac recense actuellement la destination finale des déchets d’emballages industriels d’origine belge. Dans un avenir proche, Valipac introduira un système d’accréditation des traders et incitera ses collecteurs affiliés à collaborer exclusivement avec des traders accrédités. Des emballages éco-responsables Nos entreprises investissent depuis des années dans le développement d’emballages ménagers plus respectueux de l’environnement. Pour les emballages industriels, nous sommes toujours au point mort, généralement en raison d’un manque de connaissance des processus de recyclage. L’emballage doit aujourd’hui répondre à des critères qui permettent un recyclage de haute qualité. En élaborant des lignes directrices qui déterminent la recyclabilité des emballages de transport et en appliquant l’éco-modulation, les entreprises qui emballent des biens seront encouragées à utiliser des emballages recyclables. Valipac vise à encourager ses clients à utiliser des emballages recyclables par l’élaboration de lignes directrices définissant la recyclabilité des emballages de transport et par l’application de l’éco-modulation. Développer les débouchés pour les matières recyclées Si nous voulons booster le secteur du recyclage en Belgique, deux conditions essentielles doivent être remplies : assurer un approvisionnement et des débouchés suffisants pour les matériaux recyclés. Le marché des produits recyclés doit être stimulé auprès les producteurs d’emballages et les entreprises qui emballent leurs propres marchandises. Les pouvoirs publics ont un rôle à jouer à cet égard en fournissant les outils nécessaires pour développer des débouchés pour les matériaux recyclés. Pensons, par exemple, à l’obligation d’utiliser des matériaux recyclés pour les nouveaux objets ou emballages en plastique. Des outils qui somme toute serviront également les propres ambitions des autorités. Plus d’infos sur www.valipac.be. Re-visitez Bruxelles Le Bruxelles avantgardiste et arty de Valérie Bach Valérie Bach est une galeriste connue et reconnue à l’international. Elle est à la tête de la Patinoire Royale-Galerie Valérie Bach, qui a ouvert ses portes dans une… patinoire à roulettes, la première au monde ! Son crédo ? Faire découvrir des artistes contemporains, émergents ou confirmés. Elle nous emmène au cœur d’un Bruxelles avant-gardiste et arty. La balade idéale ? J’habite dans le centre de Bruxelles et j’aime me rendre en plein cœur de cette immense zone forestière qu’est la Forêt de Soignes. On a vraiment une chance inouïe d’avoir autant d’espaces verts. Quand ma fille était petite, on allait également se promener aux abords du parc Tenbosch. Le bistro des copines ? À Uccle, au restaurant de la boutique No Concept. Dans un esprit ‘organic food’, tous les plats sont faits maison. On y trouve des jus frais détox, salades healthy, toasts et bagels. On peut en profiter pour faire un petit tour dans la boutique. Le resto gastro ? J’ai deux adresses à partager : le restaurant japonais Kamo. J’y vais pour son cadre moderne, élégant, et pour sa cuisine contemporaine, authentique et raffinée. La deuxième, c’est le Chalet de la Forêt. J’apprécie beaucoup la cuisine du chef Pascal Devalkeneer. La virée shopping : Commencer par Extra-Ordinaire, le concept store tout simplement renversant de Jean-Paul Lespagnard. Poursuivre, chez Stijl, qui représente la fine fleur des designers belges. Puis, passer chez Cachemire Coton et Soie. Enfin, côté arts de la table, terminer par la boutique de Lucia Esteves pour sa belle sélection de céramiques. L’adresse kids friendly : Emmener ses enfants au Musée Mode & Dentelle pour leur faire découvrir le dialogue entre mode et histoire. Un musée qui fait la part belle à la mode contemporaine et un endroit idéal pour voir des pièces de mode belge et bruxelloise d’exception. Le café du matin ? Chez Martine. C’est le restaurant qui jouxte ma galerie. Il me suffit de traverser le jardin pour prendre mon café. J’y déjeune aussi beaucoup, la cuisine est saine et savoureuse. Et celui du soir ? Chez Jane’s (ci-contre), pour sa sélection des vins et pour son ambiance feutrée et conviviale. Une balade gourmande : J’aime descendre dans le bas de la ville et acheter des chocolatines à la boulangerie Charli de la rue Sainte-Catherine. Puis, je vais acheter de la viande à l’Atelier Dierendonck. Je termine souvent avec des amis, chez Nordzee, avec un verre de vin blanc et des croquettes. Le lieu pour se cultiver : À la librairie Candide, place Brugmann. L’accueil est chaleureux et l’équipe a toujours le petit mot sur le livre qu’il faut acheter. L’endroit pour comprendre Bruxelles ? La Place du Châtelain le mercredi soir. C’est l’heure de l’apéro, en fin de marché, tout le monde est dans la rue. J’aime beaucoup Bruxelles, les gens sortent facilement, ils peuvent rester à discuter et partager avec des amis pendant des heures. ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 29 © CiciOlsson © Brussels’ Kitchen
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Re-visitez Bruxelles Le carnet de notes de Julien Libeer Julien Libeer est né à Courtrai. Il n’a pas encore 18 ans lorsqu’en 2005, il entre au Conservatoire de Bruxelles. Depuis lors, la vie culturelle foisonnante et les liaisons internationales font de la capitale le port d’attache idéal dans sa carrière de pianiste. Il s’engage par ailleurs pour cette ville, avec le projet Singing Molenbeek, par lequel il familiarise les enfants à la musique lors de répétitions de chorales dans les écoles primaires. Son lieu favori ? Je ne me lasserai jamais du quartier autour du Sablon. La nostalgie y est pour quelque chose, notamment en raison des excellents souvenirs que je garde de mes années au Conservatoire. Où retrouve-t-il la sérénité ? J’habite à distance égale (et courte) des étangs d’Ixelles (en photo) et du parc Léopold. À peine une dizaine de minutes à pied. Quand le temps est estival, j’aime me rendre aux étangs ou au parc. Une heure de promenade et de réflexion autour des étangs suffit à me regonfler à bloc. du mouvement et me détendre. Il y a quelque temps, j’ai découvert la méthode d’entraînement Pilates. Elle se révèle idéale pour combattre les effets négatifs et stressants de ma profession. Ses adresses gourmandes ? Après un concert à Bozar, je vais souvent prendre un repas ou une consommation au café Arcadi, dans la Galerie Saint-Hubert. J’apprécie aussi le restaurant italien Eccetera, à la place Jourdan. Le magasin qu’il fréquente le plus ? La librairie Ptyx, incontestablement. C’est tout près de Flagey. On y trouve une sélection très personnelle de livres, de poésie, de philosophie, d’ouvrages classiques et d’excellente littérature jeunesse. Où pratiquer le sport ? J’ai été pendant de longues années un visiteur fidèle de la piscine d’Ixelles, à deux rues de chez moi. C’est sans doute la plus ancienne et la plus pittoresque piscine de la ville. Elle est malheureusement fermée pour travaux. Alors, depuis deux ans, je me rends toutes les semaines aux Corpus Studios pour me donner 30 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Où va-t-il puiser des richesses culturelles ? Flagey, Bozar et la Monnaie constituent, pour les gens de ma profession, les pôles les plus polyvalents de Bruxelles. Et puis, il y a Cinematek (photo ci-dessus), une valeur sûre. En matière de théâtre, je trouve habituellement ce qui me plaît au Théâtre Varia ou au KVS. ● P.V.D. © Getty © Belga D.R. Re-visitez Bruxelles Le Bruxelles métissé de Cécile Djunga Depuis toujours, Cécile est une vraie pipelette. C’est donc naturellement qu’à 12 ans elle commence le théâtre, entres autres – mais en vain ! – pour cadrer son débit de paroles. Aujourd’hui, elle est devenue une artiste accomplie, devant les caméras le jour, sur scène à la nuit tombée. Un véritable cocktail survitaminé qui nous emmène au cœur d’un Bruxelles coloré et métissé ! Le plus beau panorama de Bruxelles : Un des plus beaux rooftops bruxellois, le MIM Restaurant. La vue est incroyable et on y mange bien ! Le soir, l’ambiance devient très romantique avec une ribambelle de bougies sur les tables et les lumières de la ville. La balade idéale : J’ai étudié à Paris et j’ai beaucoup voyagé. J’ai pour habitude de recevoir des amis qui viennent visiter Bruxelles. Je commence par la place Poelaert et on descend par l’ascenseur dans le vieux Bruxelles des antiquaires. Puis, on finit par le Manneken Pis et par une bonne bière dans l’incontournable Poechenellekelder. Où boire l’apéro : À Schaerbeek, sur la place des Chasseurs Ardennais ! Le vendredi en fin de journée, il y a un petit marché local qui est parfait pour s’acheter des fruits et légumes. Le soir venu, les étals se transforment en pique-nique, afterwork géant. Le plus beau parc : Je vais rester fidèle au parc de la Woluwe, là où j’ai grandi. J’ai tellement fait la fête avec mes amis de l’école Jean XXIII. On allait chercher de la kriek, des paquets de chips et les copains ramenaient djembés et guitares. Le bistrot des copains : Un resto syrien incroyable, My Tannour ! Les tannours sont des pains syriens farcis, réalisés dans de grands fours ronds en terre cuite (ci-dessous). Vous y verrez sans doute Georges : le patron réalise lui-même les pains en les aplatissant avec les mains : spectacle garanti ! sert un bon vol-au-vent jusqu’à 2 heures du matin ! Le resto gastro à ne pas rater : Chez ma maman ! Je vais être très honnête, je ne fais pas de gastros à Bruxelles, je vais plutôt dans des petits endroits... La cuisine de nos parents, c’est celle que j’ai le plus peur de perdre. Alors, avec ce confinement, j’apprends ses recettes de poulet et de poisson. Le resto qui fait voyager : J’aime beaucoup Soleil d’Afrique à Matonge. On y mange super bien et ce n’est vraiment pas cher ! Je vous conseille le poulet yassa, le poulet moambe ou le poisson. Il est fréquenté par les blancs comme par les noirs ; un chouette mélange qui fait du bien. Où passer une bonne soirée : Le Kings of Comedy Club où j’ai beaucoup joué ! Une scène, plus de 80 places, un bar, une petite cuisine et des humoristes qui se succèdent sur les planches, quoi de mieux pour passer une bonne soirée ? Ensuite, on termine à la Bastoche où on vous Un commerce de bouche ? Près de chez moi, ils ont ouvert le Great Market, un marché couvert de produits méditerranéens : olives, épices, jus de fruits frais, vins du monde, spécialités grecques, syriennes, libanaises... Et comme dans les marchés du sud, on peut aussi y manger ! ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 31 © Brussels’ Kitchen D.R.
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Re-visitez Bruxelles Karin Maquet revient toujours à Bruxelles Karin Maquet est la fondatrice de Kammco, une société qui accompagne les entreprises et les entrepreneurs vers plus de rentabilité et de stabilité. Ingénieure de formation, elle a fait ses armes au Luxembourg, à Bruxelles et à Stockholm. Malgré un parcours très international, Karin est bien Bruxelloise dans l’âme… Elle nous livre ses bonnes adresses. C omme beaucoup de Belges qui ont voulu quitter la Belgique parce qu’elle était trop petite, j’ai eu beaucoup de plaisir à rentrer à Bruxelles pour retrouver ma ville et tout ce qui fait la Belgique : les cultures diverses, la possibilité d’avoir une éducation et des soins de santé de qualité et une qualité de vie abordable. Bruxelles, bastion de l’Art Nouveau : Pour moi Bruxelles rime avec Art Nouveau et « bonne bouffe ». L’Art Nouveau, c’est un compromis à la belge : un doux mélange d’ingéniosité, de design utile et de beauté. Horta et ses disciples sont à mes yeux parvenus à transformer les intérieurs urbains et à changer une certaine vision du monde. Le quartier du dimanche matin : J’adore l’ambiance du dimanche matin dans les Marolles. Même si l’atmosphère n’est plus celle d’antan, je trouve qu’il garde un charme fou dû à son incohérence urbanistique, artistique et culturelle. On s’assoit à 32 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 une terrasse, mon mari commande une pils, moi un rosé et on peut regarder les passants pendant des heures. La cuisine innovante : En tant que consultante, j’ai la chance de tester des adresses bruxelloises. Ma favorite reste le Sanzaru de l’avenue de Tervueren (photo). Il propose une cuisine unique à Bruxelles : la cuisine Nikkei. Un terme utilisé pour désigner les Japonais immigrés en grand nombre au Pérou vers la fin du 19e siècle. Un délicieux mélange entre les spécialités japonaises et les saveurs péruviennes ! Le QG de mes enfants : Le Kip Kot de la place Saint-Boniface ; un lieu sans chichis où le célèbre coucou de Malines est incroyablement caramélisé ! On peut aussi nous trouver à la Bastoche à Ixelles ; une ambiance cantine sans prétention qui nous convient bien ! Le lieu pour se ressourcer : À l'orée de la forêt de Soignes, le parc du Rouge-Cloître du côté d’Auderghem ! Le site est classé réserve naturelle, au même titre que la forêt de Soignes elle-même. Une belle faune et flore. ● E. Bv. D.R. © Brussels’ Kitchen © Belga Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Re-visitez Bruxelles Sebastian Dupont (Nona) : « Il est bon qu’un CEO prenne parfois distance de son entreprise » « Il y a eu des moments terrifiants. » Voilà comment Sebastian Dupont, en téléconférence Zoom, décrit les ravages impitoyables du coronavirus au Royaume-Uni. Il a pourtant continué à diriger depuis Londres ses deux pizzerias Nona bruxelloises, l’une à Sainte-Catherine, l’autre à Mérode. Il y a vingt ans qu’il vit dans la capitale britannique. Vous avez travaillé 14 ans à la City, au cœur financier de l’Europe. Sa terrible réputation se justifie-t-elle ? Je connais cette réputation négative, mais j’ai toujours perçu la finance comme un secteur très professionnel et fort réglementé. Ces règles éthiques strictes n’ont pas cours en dehors du secteur bancaire. Je peux le comparer avec l’extérieur, où je constate que bien plus de personnages peu recommandables sévissent et escroquent des gens sans le moindre risque. En comparaison, les banquiers sont de braves gens. Et je suis heureux d’appliquer aujourd’hui la méthodologie structurée des banques au secteur horeca. Comment êtes-vous passé à l’Horeca ? Banking is a young man’s game. De nombreux collaborateurs s’en allaient au seuil de la quarantaine. Ils faisaient un burnout ou ne répondaient plus aux exigences. J’adorais mon boulot, mais je savais qu’il ne durerait pas. À un moment, j’ai commencé à me préparer à une vie après la finance. La banque m’avait enseigné l’esprit d’entreprise : un délai et un objectif, bien sûr, mais aussi beaucoup de liberté. Déjà à 26 ans, nous portions de sérieuses responsabilités. De là l’idée d’entreprendre quelque chose par moi-même. J’ai débouché dans l’angel investing, le soutien financier aux start-up. Il m’a dévoilé toutes les facettes du lancement d’une entreprise. J’ai fait la connaissance de divers secteurs et constaté que 34 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 QUI EST SEBASTIAN DUPONT ? Courtraisien d’origine, Sebastian Dupont étudie l’économie à la KU Leuven. Après son diplôme, il réalise son rêve de devenir banquier dans la City of London, au cœur de la finance. Il travaille 14 ans successivement pour trois grandes banques d’affaires : Merryll Lynch, Nomura et le Crédit Suisse. Mais pendant ce temps grandit en lui l’envie d’entreprendre par lui-même. Il inaugure en juin 2017 le premier restaurant Nona, à Bruxelles. Nona signifie ‘No Name’. Il annonce ainsi clairement que la vedette, ce n’est pas lui et pas non plus son entreprise. En revanche, il fait régulièrement la promotion de ses fournisseurs locaux de produits bio : Le Monde des Mille Couleurs (légumes), Bufflardenne (mozzarella) et la Brasserie De Ranke (bières). Les pizzas sont confectionnées selon la tradition napolitaine dans un four à bois porté à 500°C, ce qui lui a valu le label de l’Associazione Verace Pizza Napoletana. le Royaume-Uni avait compris, bien avant le continent, la nécessité de nouveaux concepts dans l’horeca. Ce secteur s’octroyait une professionnalisation approfondie. Cela me plaisait. Pourquoi choisir Bruxelles ? Parce que Bruxelles est une sorte de Londres en miniature, avec ses institutions européennes qui ont attiré une population particulièrement internationale. Je cherchais pour mon concept une ville très ouverte d’esprit. Vous vouliez instaurer un excellent service, comme en Grande-Bretagne. Y a-t-il un problème avec le service en Belgique ? Voyons les choses en face : en Belgique, autant que dans Re-visitez Bruxelles le reste de l’Europe d’ailleurs, le service n’existe pas. Pas plus dans l’horeca que dans le retail. Je trouve hallucinant d’être mal reçu dans un magasin où on a décidé de dépenser son argent. Un restaurant peut proposer des mets fabuleux, si le personnel est arrogant, le client est déçu de l’expérience. Nous avons développé un programme de formation pour nos collaborateurs, mais s’il y a une chose qu’on ne peut pas leur enseigner, c’est le sourire. neuf mois à Bruxelles lors du lancement. Ensuite, j’ai pris distance pour me concentrer sur la vision à long terme. Vous concoctez de nouveaux projets ? Nous avons ouvert notre deuxième pizzeria Nona Mérode fin 2019. Nous avons aménagé nous-mêmes notre premier restaurant, mais pour le deuxième, nous avons fait appel à une architecte londonienne réputée: Ilse Crawford. Elle s’investit beaucoup dans la relation entre l’homme et son environnement physique. Elle a donc trouvé que notre philosophie – qui lui plaît beaucoup – devrait aussi transparaître dans l’aménagement intérieur. Nous avons donc choisi des matériaux durables. L’étape suivante est l’inauguration de notre premier restaurant de pâtes, à l’été prochain. Ce restaurant était censé ouvrir le 1er mai. Le Les candidats qui sont perçus comme désagréables n’ont donc aucune chance. Et puis, il y a notre philosophie ‘to do good’. Nous confectionnons d’authentiques pizzas napolitaines au départ d’ingrédients bio et saisonniers. Nous n’avons pas seulement de bons collaborateurs qui travaillent avec de bons produits : nous voulons aussi être bons pour le monde. Notre entreprise est neutre en CO₂. Nous réservons une partie de nos revenus au programme de formation Nona Life, destiné à enseigner aux jeunes d’où provient la nourriture saine. Devons-nous à cette philosophie remarquable le statut de « concept » que Nona a rapidement acquis à Bruxelles ? Sans doute par la combinaison de toutes ces idées, en effet. L’efficacité et une structure à coûts réduits (héritée de mon passé financier) nous permettent d’offrir un meilleur rapport qualité-prix. Le bouche-à-oreille fait le reste. Nous avons ouvert en juin 2017 et au mois d’août, les gens faisaient déjà la file devant la porte. Vous habitez toujours à Londres. Est-ce difficile de gérer votre entreprise à distance ? Pas vraiment. J’ai voulu créer une marque autour de la gastronomie italienne, mais je n’avais pas la moindre expérience de l’horeca. J’ai donc su que je devais m’entourer de spécialistes dès le début. J’ai trouvé la perle rare : Paul Rondeux, un Bruxellois francophone. Il assure la gestion opérationnelle au quotidien. J’ai passé report est dû à la crise du coronavirus. Quel a été pour vous l’impact du Covid-19 ? Vous savez, j’ai travaillé longtemps pour la banque d’affaires japonaise Nomura. Je connais donc un peu l’Asie. Lorsque le coronavirus s’est déclaré en Chine et que j’ai vu comment toutes les rues ont été barrées à Wuhan, deux jours avant le Nouvel An chinois, j’ai pris conscience du sérieux de la situation. J’ai dit à notre équipe de management que nous devions rapidement nous préparer au scénario du pire. Nos procédures d’hygiène et de chômage économique étaient donc prêtes au moment où le virus a atteint la Belgique. Croyez-vous en une réouverture sans problème des établissements Horeca ? Non. Les experts expliquent que ce genre de virus se propage en plusieurs vagues. Il faut donc s’attendre à un deuxième confinement d’ici l’hiver. Nous considérons que le redémarrage sera très progressif et se déroulera en capacité réduite. De nombreux secteurs vont traverser d’autres mois difficiles. Soyons réalistes, parce que les faux espoirs ne mènent à rien. C’est dur pour nos collaborateurs, surtout sur le plan psychologique. En tant que chef d’entreprise, je souhaitais soutenir le personnel en montrant le bon exemple et en gardant courage. Nous finirons bien par surmonter tout cela. ● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 35 D.R.
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Re-visitez Bruxelles Pierre-Yves Bossard partage ses bons plans D.R. Pierre-Yves Bossard est co-fondateur d’Eventer, l’application belge qui permet de partager des contenus d’événements en direct, sur une seule et même plateforme. Avec 2000 nouveaux utilisateurs par mois, Eventer a le vent en poupe et Pierre-Yves n’a pas le temps de chômer. Entre deux événements, il nous a livré ses bonnes adresses. Le gastro : Origine, situé tout près de la place Jourdan, ravira les gastronomes qui apprécient une touche de créativité dans l’assiette. À l’arrivée, les plats se présentent en 4 services efficaces et lisibles : froid, tiède, chaud et doux. Que vous soyez terre ou mer, vous trouverez votre bonheur avec, en prime, un rapport qualité-prix garanti ! Entre potes : Holy Smoke à Saint-Gilles, LE spécialiste du Texas BBQ à Bruxelles ! Pour les viandards, c’est le spot idéal made in USA. La viande cuit à basse température pendant des heures (de 4 à 20 h selon les pièces de viande), dans un fumoir appelé « pit ». À ne pas rater : le délicieux bœuf black angus et la belle sélection de bourbons à la carte (72 références). Bistro : le Charlotte Café, à Uccle. Il a tout du bistro de quartier convivial et idéal : une cuisine ouverte, des produits frais et de saison et ce petit twist d’originalité qui fait qu’on est toujours agréablement surpris. Une belle revisite des classiques de la cuisine belge et une terrasse qui vaut le détour (bien exposée, c’est un plus) ! Le spot idéal pour boire un verre : le Café Pastel, situé en plein cœur du Sablon. L’endroit idéal pour boire un verre, se restaurer et danser ! Un combo assez rare à Bruxelles. Avec un peu de chance, vous découvrirez le talentueux Simon LeSaint aux platines. DJ et producteur, il est l’ancien collaborateur de Stromae. Pour les friands de digestifs, vous trouverez du génépi et de la chartreuse à la carte. La routine dominicale : Dans la famille, le dimanche rime souvent avec une balade dans le parc Tenbosch, le plus beau parc de la ville. Ensuite, on prend la direction du Garage à manger (ci-dessus), le resto du Pêle-Mêle, pour se restaurer avant de flâner dans les rayons de la meilleure librairie de seconde main de Bruxelles. Bien entendu, il est difficile de repartir sans un livre (ou deux…). ● E. Bv. Une balade insolite : Partir sur les traces de la Senne et des anciens canaux de Bruxelles. On l’oublie parfois, mais Bruxelles s’est construite autour d’une rivière. Si vous voulez partir à sa recherche, je vous conseille de commencer par la cour du restaurant O Lion d'Or. Vous y découvrirez un ancien bras de la Senne, insolite à coup sûr. 36 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 © Brussels’ Kitchen BRUXELLES A DE L’OR PLEIN LES TOITS ! Combien pourraient rapporter des panneaux solaires sur votre toit ? Faites le test sur cartesolaire.brussels
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Re-visitez Bruxelles Une promenade verte avec Augustin Nourissier La tendance est là : des potagers collectifs aux pépinières de quartiers, Bruxelles se pare de vert. Augustin Nourissier est le co-fondateur de Skyfarms. À deux, avec Véronique Dewever, ils se sont lancé le défi de cultiver le bien-être au travail en créant des potagers d’entreprises. Ils viennent d’inaugurer un magasin et une pépinière à Laeken et s’ouvrent au b-to-b. A ugustin fait partie de ces jeunes entrepreneurs durables qui ont décidé de se reconvertir pour donner plus de sens à leur quotidien. Ce Schaerbeekois d’adoption est un amoureux de son quartier. Écologiste dans l’âme, nous livre ses adresses 100 % green. il Le resto de quartier : Sans hésiter, le Max à Schaerbeek, à deux pas de la Place Plasky. Un super restaurant sarde. Les vins sont très bons et le chef est un amoureux des bons produits. Pour les légumes, il privilégie le maraîchage local et les agriculteurs urbains. Les produits sont de qualité et ça se ressent dans l’assiette ! Le brunch du dimanche : Le Boentje Café ! L’adresse est assez connue, mais le projet est tellement génial qu’il mérite qu’on parle de lui. Dans l’assiette, rien ne se perd et tout est cuisiné avec des invendus alimentaires. La démarche est non seulement intéressante en termes d'éthique et de développement durable, mais le cuistot est également fantastique ! En semaine, c’est aussi la cantine idéale. 38 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Le coin de verdure : Je suis Schaerbeekois ; le parc Josaphat est mon deuxième jardin. C’est là où mes enfants ont appris à faire du vélo... J’aime son côté vallonné, le choix des arbres, des essences, des parterres… Au fil de l’année, on voit passer les saisons et c’est un endroit qui ne perd jamais de son charme. Depuis l’ouverture de la laiterie, au cœur du parc, il y a de plus en plus d’animation. On peut aussi y aller pour socialiser. Le meilleur ambassadeur : Non pas un ambassadeur, mais des ambassadeurs. Je pense à tous les acteurs de l’économie circulaire à Bruxelles. C’est une excellente façade de la ville ; il y a une conjonction incroyable de gens qui ont des idées et de beaux projets (recyclage de bois, de nourriture, d’espaces de bureau). Et puis il y a un beau coup de main des politiques : je pense à BeCircular et aux lauréats de cette bourse qui ont toujours des projets incroyables. Par exemple, on peut citer Permafungi, les serres circulaires de Tomato Chili, ou encore les vélos en bambou de Cycad. La coopérative : Ma femme et moi nous sommes longtemps investis chez Bees Coop (photo), une coopérative bruxelloise durable, économique et écologique. Le crédo ? En souscrivant des parts, vous avez accès au supermarché, vous vous engagez à travailler 2h45 toutes les 4 semaines, ce qui permet de faire fonctionner le magasin. Le bar du coin : Chez Copain, sur l’avenue Rogier. Le staff est excellent ; on y boit de la bière, du vin et les cocktails sont bons ! ● E. Bv. D.R. D.R. Re-visitez Bruxelles Joyce Azar, entre Beyrouth et Bruxelles Joyce Azar est flamande, francophone et d’origine libanaise : le profil idéal pour faire passerelle entre les communautés. Cette journaliste active tant à la VRT qu’à la RTBF est aussi à l’origine de DaarDaar.be, le site web qui informe la Belgique francophone de tout ce qui se passe en Flandre. Née à Beyrouth, elle s’identifie parfaitement à la multiculturalité bruxelloise. Son endroit préféré à Bruxelles : Schaerbeek, où j’habite depuis 15 ans. Rencontrer tous ces gens d’origines diverses dans ma rue, je trouve cela formidable. C’est génial d’avoir dans le quartier un traiteur espagnol et une pâtisserie italienne. Schaerbeek est une grande commune très animée. J’aime flâner dans le parc Josaphat. Je m’arrête pour prendre une consommation à la Buvette Sint-Sebastiaan, où je ne manque jamais de rencontrer des connaissances, des amis, des voisins ou des collègues. Les enfants ont toute la place pour se dégourdir les jambes. Que souhaiter de plus ? Comment elle se détend : En me baladant dans la vieille ville, près de la Grand-Place. Je m’y sens toujours un peu en vacances. J’aime aussi me balader dans les rues des Marolles, aux vitrines des antiquaires. Ou alors dans un endroit superbe et très discret, à Evere : la réserve naturelle du Moeraske. On ne s’y croirait plus en ville. Ses cafés préférés : J’ai mes habitudes au Café 1030, à quelques minutes à pied de chez moi. Les deux gérants sont Ses préférences shopping : Je privilégie les petites boutiques du côté de la rue Dansaert et du boulevard Anspach. Privejoke au Marché au Charbon, notamment. Je préfère faire mes emplettes dans les boutiques de mode des créateurs locaux plutôt que dans les grandes enseignes. Et puis, je passe un temps déraisonnable à la librairie Tropismes des Galeries Royales Saint-Hubert. Une destination pour les enfants : Train World, à la gare de Schaerbeek. Tout en flânant, les enfants y apprennent beaucoup sur les trains et sur la Belgique. vraiment chouettes. Ils préparent des cocktails délicieux et l’ambiance y est toujours agréable. J’aime aussi passer du temps dans les établissements horeca de la rue de Flandre. Ses adresses gourmandes : Si je n’ai pas envie de cuisiner et que je cherche un repas simple et rapide, direction Le Mezze, chaussée de Louvain. L’établissement est géré par une famille syrienne, mais propose la véritable cuisine libanaise. C’est délicieux et le service est chaleureux. Mais pour un dîner romantique avec mon mari, je me rendrai plutôt au Coq en Pâte à Woluwe-Saint-Lambert. Côté culture : Je suis abonnée au Théâtre de Poche et au Public. Le premier présente des pièces avec maximum trois acteurs. Des œuvres engagées et plutôt alternatives. Je me souviens notamment d’une pièce sur Jacques Brel, avec un rappeur. Le Théâtre Le Public est beaucoup plus grand, il propose un excellent restaurant et s’adresse à un public plus large. Les œuvres y sont aussi plus accessibles. J’aime cette combinaison de deux théâtres très différents. ● P.V.D. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 39 © VRT © Belga
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Re-visitez Bruxelles Marjolaine Gailly, épicurienne responsable À 37 ans, Marjolaine Gailly est ce qu’on peut appeler une « social entrepreneur ». Elle voit l'entrepreneuriat comme une force pour faire le bien et changer le monde. À la tête de deux sociétés, PeterLily dans le secteur des ressources humaines et le coworking bruxellois Manistal, elle s’implique depuis toujours dans des projets qui la font vibrer. Épicurienne responsable, elle nous livre des adresses qui ont le mérite d’être saines, locales et familiales. Le brunch dominical : Au Chicago Café, rue de Flandre. Un brunch sain et gourmand, des gâteaux faits maison à tomber par terre, un coin jeux pour les enfants, dans une ambiance chaleureuse « comme à la maison ». Mention spéciale pour le choix de plats vegan et végétariens. Le bistro des copains : Origine (ci-dessous), près de la place Jourdan. Une formule en 4 services avec 3 choix uniquement (c’est souvent bon signe). Quand en plus les plats sont inventifs, audacieux et savoureux, c’est top. Pour couronner le tout, le service est agréable et le rapport qualité-prix est excellent. L’échappée verte : l’inconditionnelle forêt de Soignes, 5000 hectares de forêt, de sentiers cachés, de promenades, aux portes de Bruxelles. Il faudrait une vie pour en faire le tour. J’y vais dès que je peux, pour me ressourcer et penser à autre chose que PeterLily et Manistal. Sur le pouce : Kamilou, dans le quartier européen, propose une cuisine gourmande, saine et responsable. Petits déjeuners gourmands, assiettes variées à composer, large choix de quiches maison et de bons sandwichs ! Loger dans une maison d’hôtes : La Maison Flagey, une bâtisse de caractère située dans le quartier calme et agréable des étangs d’Ixelles, à deux pas de la dynamique place Flagey. Simple et efficace : cinq chambres pour un séjour intimiste dans un bijou de l’Art Nouveau bruxellois. Les meilleurs cocktails : La Pharmacie Anglaise, pour ses cocktails sophistiqués et originaux. Le cadre est totalement déjanté, on se croirait dans une autre époque : planches de plantes médicinales, buste de médecin, le tout avec du houblon séché suspendu au plafond. À Bruxelles, ce type d’endroit reste exceptionnel ! Le coup de cœur musical : Les Brussels Chopin Days, de jeunes artistes internationaux qui interprètent les œuvres de Chopin au piano. Des concerts splendides, en toute simplicité et intimité au Conservatoire Royal (et pour seulement 25 €). La dernière adresse testée : Le Wolf, le premier food market dans la capitale. Il est à l’image de Bruxelles : tout le meilleur, dans un seul endroit où découvertes et mixité règnent en maître ! Un vrai bonheur, puisque vous pouvez faire un tour du monde culinaire sans bouger de votre chaise : cuisine italienne, indienne, belge, asiatique ou encore, éthiopienne, il y ‘en a pour tous les goûts ! ● E. Bv. 40 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 © Brussels’ Kitchen D.R. Re-visitez Bruxelles Le Bruxelles d’hier et d’aujourd’hui d’Isabelle de Borchgrave L’artiste Isabelle de Borchgrave est célèbre pour ses créations en papier mâché. Cette passionnée, qui fait rayonner Bruxelles à l’international, est parvenue à créer un lieu inclassable où elle reçoit, présente son travail et partage sa passion. Elle nous confie ses bonnes adresses et quelques souvenirs. Son quartier de prédilection : J’ai habité longtemps au Sablon, la patrie de ma famille les Jacobs, où j’ai ouvert ma première boutique-atelier, La Tour de Bébelle. À l’époque, tous les antiquaires importants étaient autour de la place et les petites rues alentour étaient pleines d’artisans... Une anecdote : Vers 1965, je faisais des robes peintes qui remportaient un franc succès. Le Vieux Saint-Martin venait d’ouvrir, personne ne les connaissait. Je leur ai demandé si je pouvais faire un défilé à l’étage. J’ai invité 200 personnes et le lendemain, le restaurant était plein. Depuis, ça n’a jamais désempli ! Le plus beau parc : Le square du Petit Sablon. On y va pour son jardin fleuri de style néo-renaissance flamande, un véritable plaisir des yeux. souvent avec le photographe Limelight sur des mises en page, des catalogues… Il fait un travail incroyable. La balade idéale : J’aime me promener en début de soirée autour des étangs d’Ixelles, à deux pas de la maison. Avec le confinement, les gens mettent de moins en moins de rideaux ; on voit un peu la vie de chacun, comme dans des maisons de poupée. En fin de journée, les lumières s’allument, l’eau s’anime de reflets et le calme ambiant vous apaise… La virée shopping : J’ai un coup de cœur pour le travail d’Eva Velasquez. Elle allie de belles matières à sa passion pour le vêtement ancien. Le résultat ? Une garde-robe intemporelle que l’on peut porter au quotidien. Sinon, j’aime beaucoup les boutiques Topolina et Graphie Sud, j’y trouve toujours mon bonheur. L’épicerie qui fait saliver : J’aime cuisiner, recevoir et partager. Tout près de chez moi, nous avons la chance d’avoir le Marché des Chefs. Haut lieu de la cuisine gastronomique, cette épicerie fait le bonheur des chefs les plus prestigieux d’Europe et est également ouverte aux particuliers. La tournée des artisans : J’apprécie beaucoup le travail de La Cordonnerie, rue du Tabellion. J’ai mes habitudes chez l’encadreur Cadr’art ; Stanislas travaille avec moi depuis longtemps, il est vraiment lié à l’atelier. Pour les peintures, je vais chercher mes couleurs à la Maison Lefebvre dans le bas de la ville. Enfin, je collabore Le resto pour voyager : Aglio e Olio, un petit restaurant italien familial, à quelques mètres de l’atelier. Il est tenu par une mère et ses deux filles. On y mange des pâtes, encore des pâtes et c’est très bon ! Pour continuer à voyager en Italie, j’aime aussi beaucoup le Petit Racines. Le bistro des copains : La Meilleure Jeunesse. L’accueil est charmant, j’aime la présentation avec de belles nappes et serviettes blanches. La viande y toujours un plaisir d’y aller. ● est très bonne, c’est E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 41 © Belga © Jean-Pierre_Gabriel
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Re-visitez Bruxelles À lire : Bruxelles au fil des pages Et si cet été si particulier était l’occasion de redécouvrir sa ville... depuis sa bibliothèque ? Pour (re)faire connaissance avec la capitale au fil des pages, découvrez notre sélection d’incontournables ! Bruxelles insolite et secrète : Loin d’être réservé aux touristes, ce livre devrait vous apprendre bon nombre d’anecdotes que vous ignoriez : un hôtel de passe où l’on peut brûler un cierge, un tronçon de la Senne reconstitué à Saint-Géry, une lecture franc-maçonnique du parc de Bruxelles, l’étonnante fontaine physionomique de Magritte, une cité-jardin oubliée à Forest ou encore de la spéléologie à la basilique de Koekelberg… Vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! Jonglez Bruxelles Art Déco : Voici 7 balades à réaliser à pied ou à vélo pour découvrir, dans différents quartiers, les multiples facettes de l’Art Déco et du Modernisme en architecture à Bruxelles. Partez à la rencontre d’architectes incontournables et plongez-vous dans une époque passionnante ! Très vite, vous deviendrez incollable sur ce patrimoine qui jalonne les rues de Bruxelles. Vous préférez l’Art nouveau ? Cette version existe également chez le même éditeur. Racine Bruxelles, Deux siècles et demi de parcs et jardins publics. 1775-2020 : Vous l’avez sûrement réalisé pendant le confinement, puisque vous êtes nombreux à les avoir recherchés : les parcs bruxellois foisonnent. Mais les connaissez-vous vraiment ? Cet ouvrage propose un regard inédit sur le paysage de la capitale, faisant découvrir, 42 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 sous la forme d’un panorama richement illustré, l’histoire tout à fait singulière de ses parcs et jardins. Une lecture au fil du végétal, on en redemande. CIVA Bruxelles Terrasses : Ah qu’il sera bon de retrouver les terrasses ! À l’ombre d’un parasol, dans un jardin ou sur un toit... Dès le retour des beaux jours, on a l’habitude de s’y précipiter et c’est toujours une joie de se retrouver au grand air autour d’une bonne bière ou d’un jus frais. Du grand restaurant à l’établissement plus modeste, René Judak nous dévoile ici les 60 meilleures terrasses de Bruxelles. C’est aussi l’occasion rêvée pour tester de nouvelles adresses… 180 Éd. Nouvelle histoire de Bruxelles : Enfin un livre qui rassemble les avancées les plus récentes dans les domaines de l’histoire de l’archéologie propres à Bruxelles. Il répond à des questions telles que : quelles langues parlaient les Bruxellois au Moyen Âge ? pourquoi le philosophe Érasme se plaisait-il tant à Anderlecht ? ou encore, combien de temps fallait-il, sous Charles Quint, pour qu’une lettre parvenir à Paris ? De quoi épater la galerie à coup sûr lors de votre prochain dîner ! Racine Bruxelles — Tome 1, Des Celtes aux ducs de Bourgogne : De quoi régaler les amoureux des bandes dessinées ! Voici l’histoire de Bruxelles résumée en trois tomes de docu-BD. Appuyés Re-visitez Bruxelles sur des faits avérés, des reconstitutions de lieux et des archives historiques, les différents tomes évoquent l’histoire de la ville et des Bruxellois, des origines à l’époque contemporaine. Ils s’accompagnent d’une documentation riche et précise. Petit à Petit Bruxelles, l’Histoire en histoires : Pour faire découvrir Bruxelles aux enfants, voici un petit ouvrage édité par la Région, qui leur présente la ville, sa culture et son histoire de manière ludique. Des origines du chicon à l’Art Nouveau, en passant par les œuvres de Bruegel et d’Hergé, les maisons de la Grand-Place et la Zinneke Parade. On peut aussi y apprendre quelques mots de Brusseleir et répondre à un Manneken-Quiz ! Pour les enfants de 10 à 110 ans. Karen Torosyan : Secrets et techniques d’un cuisinier orfèvre : Chef passionné, Karen Torosyan impose son talent hors pair au Bozar Restaurant, l’une des tables étoilées les plus renommées de la ville. S’il excelle dans la réalisation de pâtéscroûtes, sa créativité s’exprime aussi dans des recettes puisées dans la grande gastronomie française et la cuisine traditionnelle de son pays d’adoption, comme le pithiviers, le lapin à la kriek et l’huître au sarrasin. Dans cet ouvrage, vous découvrirez tous ses plus précieux secrets de cuisine. Flammarion Ma cuisine avec 4 ingrédients : Pascale Naessens est connue pour sa cuisine simple et saine. Avec ce livre, elle propose des recettes accessibles à tout un chacun. Elles sont classées selon le temps de préparation requis : prêt en 10, 15, 20 ou 25 minutes. Comme l’indique le titre, vous aurez besoin de 4 ingrédients, rien de plus. Des recettes rapides nécessitant peu de travail. À tester de suite ! Racine Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 43 Brussel’s Kitchen 2 – Les nouvelles adresses food & style : Auteur, photographe, mais avant tout entrepreneure, Chloé Roose parcourt la capitale à la recherche des meilleures adresses bruxelloises. Fondatrice de Brussels’ Kitchen, le site de référence absolue pour tout foodie bruxellois, elle contribue à hisser Bruxelles au rang de capitale de la gastronomie décalée, innovante et étonnante. Chroniqueuse à l’énergie débordante, Chloé nous renseigne LES nouvelles adresses coups de cœur de Bruxelles. Des endroits – répartis sur sep quartiers – qu’on aimerait garder pour soi et en même temps partager avec ses amis. Le livre est également composé d’interviews de personnalités de la scène food bruxelloise qui nous livrent leur parcours, mais aussi l’une de leurs meilleures recettes. Un livre à offrir et à s’offrir sans hésiter ! Racine taminets et cafés : La Ville de elles et Bruxelles Fabrique quent l'histoire et la fonction sociale des cafés, estaminets t autres caberdouches de Bruxelles. Ils jouent un rôle essentiel dans l'identité bruxelloise et évoluent avec elle. Les textes, la riche iconographie et les témoignages brossent un tableau de ces havres de rendez-vous, de conversation, d'émancipation des femmes et de créativité. Et quand l'amour s'embrase, ils deviennent des lieux d'intimité et de séduction. Bruxelles Fabrique ●
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Re-visitez Bruxelles Bruxelles comme l’aime Julien Vandeleene Julien Vandeleene est le créateur de BePark, la société bruxelloise qui a développé le concept de « parksharing » : la mise à disposition de parkings privés non utilisés. Entrepreneur, Julien a peu de temps devant lui. En bon épicurien, il n’hésite toutefois pas à ralentir pour dénicher les adresses les mieux cachées de la ville. J’ aime cette ville : elle incarne la mixité, qu’elle soit culturelle, Contrairement capitales eurolinguistique ou architecturale. à plusieurs péennes, c’est une métropole à taille humaine que l’on peut facilement s’approprier. Les Bruxellois sont spontanés, directs et pragmatiques. Ici, on ne fait pas de chichis et c’est ce qui fait le charme et la convivialité de la ville. Dévorer un livre dans le parc d’Egmont: Le parc d’Egmont est un lieu que j’affectionne tout particulièrement ; c’est le jardin idéal pour dévorer un livre. Je suis en grand lecteur, j’aime lire des parcours inspirants de grands entrepreneurs. Le dernier en date ? « Rework » de David Heinemeier Hansson et Jason Fried. C’est un livre sur l’entrepreneuriat bourré de conseils clés pour lancer sa boîte et la faire perdurer. L’ambassadeur, Pierre Marcolini: Pour incarner une capitale, il faut un rayonnement au-delà de nos frontières. Dans son secteur, Pierre Marcolini est l’ambassadeur idéal : c’est un grand entrepreneur qui a su sublimer le chocolat tout en créant sa propre marque éponyme. Il est aujourd’hui présent dans le monde entier. Cette marque, c’est plus que du chocolat, c’est une expérience client unique et exclusive. S’évader dans la réserve naturelle des Enfants Noyés: J’habite à Boitsfort ; je trouve la forêt de Soignes magique, et plus particulièrement la réserve naturelle des Enfants Noyés. Elle se compose d’une incroyable mosaïque d’étangs, de cours d’eau, de végétaux et d’animaux. Ce paysage bucolique est plus dépaysant que cer44 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 taines Ardennes belges. Quand on pense qu’on se trouve à seulement dix minutes du centre-ville, c’est encore plus fou. Ricciocapriccio, le meilleur italien de Bruxelles: Voilà une cuisine dont j’aurais du mal à me passer. Je suis un véritable aficionado de la cuisine italienne. Le meilleur italien de Bruxelles ? Ricciocapriccio, sans hésiter ! Un conseil : optez pour le lunch du midi et si vous avez de la chance, on vous servira en entrée un carpaccio de poulpe avec une délicieuse crème de cèpes ! ● E. Bv. SES COUPS DE CŒUR… La Buvette : C’est le restaurant hors du temps de Bruxelles, installé dans une ancienne boucherie de style Art déco. Si vous voulez un bon gastro convivial avec une cuisine moderne et efficace, c’est l’adresse idéale. La Maison des Vins : Mon caviste de la place Keym propose toujours une belle sélection. Vous trouverez aussi bien des grands noms que des belles découvertes. Privejoke : Une bonne adresse shopping près de la Grand-Place, ce multimarques propose une sélection pointue et des créateurs belges. L’établissement est même ouvert le dimanche après-midi ! © Bepark ©Luc Viatour Re-visitez Bruxelles Art et artisanat à l’honneur avec Lionel Jadot Mêler l’art et la matière, tel est le don du designer Lionel Jadot. Il a récemment ouvert Ateliers Zaventem, une ruche créative et avant-gardiste où une trentaine d’artisans de talent cohabitent avec brio. Pour observer son travail, rendez-vous au Jam Hotel, au Silversquare Triomphe, ou encore au Wolf, le food market bruxellois. Le plus beau panorama de Bruxelles : La vue au loin par ciel dégagé quand on descend la rue Théodore Verhaegen, à Saint-Gilles. Le meilleur moment ? Pendant la ‘golden hour’ ! Un lieu insolite : J’adore le charme désuet de la Galerie Ravenstein. Une sculpture d’Olivier Strebelle, L’Enlèvement d’Europe, y avait été placée dans le bassin. En 2006, le bronze a mystérieusement disparu... Le plus beau parc : Sans hésiter, le parc Tournay-Solvay : sauvage, brut et souvent méconnu. On y découvre petit à petit des dénivelés importants, un jardin à l’anglaise au sommet, une forêt plus naturelle sur les pentes et deux étangs dans la vallée… Un lieu idéal pour déconnecter. Le bistrot des copains : Calmos, c’est le nouveau bar à vin nature des copains par excellence ! Côté cuisine, on fait la part belle dans l’assiette aux produits du terroir, bio, de saison et issus de circuits courts. Le bar du soir : Le Café Flora. Lieu mythique du parvis de Saint Gilles, qui était abandonné depuis les années 80 et qui a enfin pu renaître de ses cendres. On boit quoi ? Tous les cocktails de la carte sont à tester… Le must ? La terrasse ensoleillée de plus de 120 places. La meilleure boulangerie : Boulengier, une boulangerie artisanale lancée par deux entrepreneurs passionnés : Christopher Moloughney et Marc Paeps. Ils ne travaillent qu’avec des farines bio ! Mention spéciale pour les couques artisanales. L’artisan incontournable bruxellois : Le fleuriste Thierry Boutemy. Il est l’homme qui habille de fleurs les tables de réception des plus grands. Connu et reconnu à Bruxelles et ailleurs, il a notamment collaboré avec la réalisatrice Sofia Coppola pour le film Marie-Antoinette. Il ne faut pas hésiter à pousser la porte de sa boutique, rue Vanderkindere. Une boutique inédite : Le concept-store Extra-Ordinaire du créateur Jean-Paul Lespagnard. Une boutique de cadeaux à offrir ou à s’offrir, qui propose une gamme de produits contemporains de mode, de design et d’artisanat, sourcés à travers le monde. Le musée ou la galerie d’art où l’on peut te trouver ? Au Musée Wiertz, consacré à l’artiste belge Antoine Wiertz, ou au MIMA. Côté galerie, j’aime beaucoup la galerie Maniera et la galerie OV. Le lieu idéal où se cultiver ? Dans tous les bookshops de la ville : Tropismes, Filigranes, la librairie Flagey, Peinture Fraîche, Cook&Book... J’adore les bandes dessinées ! ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 45 D.R. © Lydie Nesvadba
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Re-visitez Bruxelles De Saint-Géry à Anderlecht, avec Thierry Marion Thierry Marion est le fondateur et CEO de DB Group, une entreprise graphique bruxelloise au savoir-faire reconnu (qui imprime notamment Bruxelles Métropole). Avec un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros, la société a fêté ses 15 ans l’année dernière. L’occasion pour Thierry de démontrer que le papier est loin d’avoir dit son dernier mot. En pleins préparatifs, il nous livre ses bonnes adresses bruxelloises. Le quartier insolite : l’îlot Saint-Géry. J’ai eu l’occasion d’y faire une visite guidée et j’ai pu découvrir que les rues du quartier Saint-Géry sont jalonnées de coquilles de bronze qui symbolisent le pèlerinage de Compostelle, situé à 2200 km de Bruxelles. Ensuite, l’idéal, c’est de s’attabler au Roi des Belges avec une bonne bière. Le resto « gastro » pour un déjeuner d’affaires : Le Cinq à Anderlecht. On y va pour la modernité des assiettes et la fraîcheur des produits. Le chef, Jean-Michel Verzele, signe une cuisine gourmande et innovante. C’est pour moi le gastro idéal, avec un bon rapport qualité-prix, situé à deux pas de l’imprimerie. cuisines du centre qui restent ouvertes jusque tard. Le stop idéal après une pièce de théâtre ou un cinéma ! Le resto familial : Enjoy Brussels. Des produits savoureux, une carte efficace et une cuisine ouverte qui suscite d’emblée l’appétit. En prime, un bon rapport qualité/prix ! Un bistro « cool » avec les copains : La Gazzetta, près de l’avenue Louise. Ils ne prennent pas de réservations. La cuisine est ouverte, les produits sont directement importés d’Italie, les pâtes fraîchement découpées. C’est juste magnifique. Mention spéciale pour la carte des vins ! Le belgo-belge dont on ne se lasse pas : L’Ogenblik, une vraie institution des Galeries royales depuis 1969. Service professionnel, décor à l’ancienne et produits typiques belges. Bon à savoir : c’est une des seules 46 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 Le meilleur ambassadeur de Bruxelles ? L’ambassadeur parfait pour Bruxelles à l’étranger, c’est Philippe Geluck ! Il est créatif et comique, il réussit à faire passer certains messages à travers ses BD du Chat. Elles sont quasi toutes traduites en plusieurs langues et distribuées à travers le monde. Une dernière en date : La Rumba du Chat, sortie il y a quelques jours. ● E. Bv. D.R. D.R. D.R. Re-visitez Bruxelles En pédalo ou en taxi, avec Chouna Lomponda Experte de la communication et des médias, Chouna Lomponda est une initiatrice de mouvements. Elle est la fondatrice de l’asbl Success DiverStory et de la campagne « De la réussite parmi vous », qui promeut les talents de personnalités issues de la diversité. La balade idéale : Sur l’eau, en pédalo au Bois de la Cambre, avec les enfants ! Si vous n’aimez pas le pédalo, vous pouvez opter pour la barque. Et pour finir, une pause désaltérante au Chalet Robinson. Le plus beau parc : Le Wolvendael, une zone forestière de 18 hectares remarquable par sa taille, par son relief tout en mouvement et par la beauté des paysages qu’elle dessine. Sa plaine de jeux est idéale pour une sortie en famille. Uccle. On y est accueilli avec le sourire, la patronne est très sympa ! Le resto qui fait voyager ? Le food truck Banane Plantain, une véritable plongée dans la culture culinaire afro-antillaise. Les plats africains et créoles sont accompagnés de riz parfumé au jasmin et de bananes plantain. Vous pourrez tester le makayubu, un poisson salé sur un lit de poivrons. Il se déplace un peu partout dans Bruxelles. Le resto gastro : Chez Isabelle Arpin, pour la finesse des plats avec le goût comme objectif principal. L’accueil est toujours très agréable. Et puis, les femmes se font rares dans ce milieu... alors, une cheffe étoilée aux commandes, on en redemande ! Le bistro des copains : Chez Richard (ci-dessus) – j’aime beaucoup cette ambiance de bistrot parisien. Le petit plus : sa terrasse aux jolies tables bleu ciel avec vue sur la place du Sablon. Un vrai lieu de convivialité où l’on croise toujours quelqu’un qu’on connaît. Le café du matin : En face de la Poste, un café à la déco cosy situé à Un commerce de bouche : Le boucher La Moutonnerie, trois générations d’amoureux de la viande et une équipe toujours aux petits soins, je recommande. Pour faire un cadeau original : La créatrice de bijoux Aurore Havenne. Elle travaille principalement l’or et l’argent et crée des pièces fines et intemporelles. On peut les trouver chez This Is Ernest. J’aime également la designer berlinoise Bojana Draca et son concept store Farrah Floyd. Un endroit à découvrir pour faire plaisir et se faire plaisir ! La galerie où l’on peut te trouver ? Pendant la foire d’art contemporain Accessible Art Fair à Bozar. Stéphanie Manassé, la fondatrice de l’événement présente depuis 13 ans une collection d’artistes souvent sous-représentés. C’est donc une belle occasion de découvrir des artistes émergents peu visibles… Le lieu pour comprendre Bruxelles ? Le taxi ! Je suis tombée plusieurs fois sur des conducteurs de taxi qui m’ont raconté des anecdotes bruxelloises incroyables. Des trajets qui nous apprennent des histoires qui ne figurent dans aucun manuel. Le lieu idéal ou se cultiver : Swa Linga, une plateforme d’éducation en ligne qui permet l’apprentissage des deux langues les plus parlées d’Afrique, swahili et lingala, et d’améliorer votre culture générale sur le Congo, l’Afrique et ses peuples. ● E. Bv. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 47 © Brussels’ Kitchen D.R.
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Re-visitez Bruxelles Community En ville comme au jardin : Marguerite de Crayencour Après des études de droit et une année au Barreau de Bruxelles, Marguerite de Crayencour prend conscience qu’elle n’est pas là où elle devrait être. Un court séjour entre amis à la ferme biologique du Bec Hellouin la décide à tout arrêter et à se former pendant près de trois ans en agriculture biologique et plantes aromatiques. Aujourd’hui, elle est à la tête du Jardin des Sens, où elle cultive plus d’une cinquantaine de variétés de fleurs comestibles. M arguerite travaille et collabore avec plusieurs restaurants bruxellois, l’occasion pour nous de l’interroger sur ses bonnes adresses culinaires… Le resto pour voyager : Mumtaz. Franchissez la porte de ce restaurant ixellois et, en un clin d’œil, l’Inde et ses saveurs s’invitent à votre table ! Le poulet tikka massala est la spécialité de la maison. Pour les végétariens, je conseille le dhal de lentilles avec le riz royal, une tuerie ! Service rapide et bon rapport qualité/prix. La cantine idéale : l’italien Nuovo Rosso (en photo), où l’on vous propose, sur la table, les plats dans la poêle. La carbonara aux asperges et la pasta al ragù font partis des classiques de la maison. La cuisine est juste et savoureuse. Plaisir garanti ! asiatique devrait vous plaire. Le chef a décidé de miser sur une cuisine aux influences variées, et notamment chinoises, à travers une carte courte et efficace. La meilleure ambassadrice : Chloé Roose ! En sept ans, elle a su s’imposer comme la référence food à Bruxelles. Son blog, Brussels Kitchen, répertorie les meilleures adresses où manger à Bruxelles. Elle vient tout juste de publier son deuxième guide papier, à retrouver aux éditions Racine. Le resto des copains : Old Boy, sans hésiter ! Pour moi, c’est l’une des meilleures adresses de Bruxelles ! Si vous aimez découvrir de nouvelles saveurs, cette cantine 48 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 La boutique branchée : Kure (ci-dessous), un concept store bruxellois parfait pour admirer les vêtements haut de gamme de différentes marques internationales, en stock limité. Difficile de ne pas craquer pour une pièce… ● E. Bv. D.R. © Brussels’ Kitchen D.R. Re-visitez Bruxelles La ville sous le regard de Kristiaan Borret Kristiaan Borret entame un deuxième mandat de maître-architecte à Bruxelles. Gantois d’origine, il se considère véritable Bruxellois, « parce que j’ai décidé de venir habiter ici, il y a 30 ans. On pourrait croire qu’un urbaniste veut voir régner l’ordre partout, mais je suis surtout fasciné par les aspects inachevés et bruts qui rendent Bruxelles si authentique dans sa diversité et sa complexité. » Son endroit favori ? Les environs de la place Albert, près de l’Altitude Cent à Forest. J’y passe tous les jours, à 100 m au-dessus du niveau de la mer. Le prémétro qui vient de la ville fait surface après la station Albert, comme dans un autre monde, avec une vue sur tout Bruxelles et même le Pajottenland, par beau temps. Une impression d’espace, avec le Parc de Forest devant vous et la ville fébrile dans le dos. J’aime cette combinaison. Le jeudi soir, je passe par un petit marché, sur le chemin vers la maison. Un environnement agréable qui fait ressentir la ville. Sa bonne adresse pour les tartelettes portugaises ‘pastéis de nata’ ? Il y a débat quant à la meilleure adresse. Je plaide pour Forcado, près du musée Horta. Les partisans de Garcia, dans le quartier portugais, estiment Forcado trop branché et trop nouveau. Je le trouve pourtant tout aussi authentique. Sa boutique de vêtements favorite ? A.P.C., une enseigne française où je me fournis régulièrement depuis les années 80. A.P.C. a depuis peu deux points de vente à Bruxelles : près de la place Brugmann et dans la rue Dansaert. Les boutiques sont aménagées par l’architecte français Laurent Deroo, reconnaissable à la superbe finition qui combine bois, cuir et laiton. Cela ne l’empêche pas de créer un concept sur mesure pour chaque site. Pour moi, chaque magasin A.P.C. est une découverte architecturale. Ses magasins d’alimentation préférés ? De bons boulangers tels que Matinal, C’est Si Bon, Charli ou Boulengier (photo ci-contre). Des petits entrepreneurs indépendants et très typés. Nous pensions ces commerces disparus à jamais, mais en tant qu’urbaniste, je me réjouis de leur retour. Les petites entreprises locales et spécialisées contribuent à la diversité de la ville. C’est chez le poissonnier Noordzee que je trouve les meilleures raies. Et je passe chez Corica pour acheter trois paquets de café et déguster un expresso. La culture qui l’attire ? Le coronavirus m’a obligé à renoncer à une série de spectacles et d’expositions. Une expo de l’artiste Wolfgang Tillmans au Wiels, le Kunstenfestivaldesarts et sa moisson toujours innovante répartie sur différents sites à Bruxelles, et enfin, un spectacle de danse sur les Variations Goldberg de Bach, au Kaaitheater. Vous pourrez en déduire mes préférences culturelles. ● P.V.D. Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 49 © Frederik Hamelynck D.R.
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Région bruxelloise 65 1 2 70 31 50 3 22 27 4 66 54 51 21 41 71 Centre-ville : pp. 52-53 32 68 63 34 6 28 5233 24 8 9 72 10 25 61 11 56 57 62 42 47 69 12 43 29 58 26 14 44 53 30 15 16 49 45 17 18 19 20 48 13 Ixelles, ChâtelainBrugmann et Haut Saint-Gilles pp. 54-55 36 59 60 7 37 40 67 35 5 39 38 64 23 46 55 50 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 BALADE & FLÂNERIE 1. Bois du Laerbeek 2. Parc Roi Baudouin 3. Moeraske 4. Parc Josaphat 6. Parc Léopold 7. Parc de Woluwe 30. Charlotte Café p.26 p.12 p.39 pp.38, 39 5. Place des Chasseurs Ardennais p.31 p.30 p.31 8. La Pousse Qui Pousse p.12 Sq. G. Van Caulaert 4, B-1060 9. Rue Théodore Verhaegen p.45 10. Parc de Forest 11. Altitude Cent 12. Bois de la Cambre 13. Rouge-Cloître 14. Parc du Wolvendael 15. Kriekenput 16. Kauwberg p.49 p.49 p.47 p.32 p.47 p.21 p.21 17. Etangs des Enfants Noyés p.44 18. Parc Tournay-Solvay pp.4, 45 19. Coin du Balai p.21 20. Forêt de Soignes pp.29, 40 SPORT 21. Piscine Louis Namêche p.12 Rue Van Kalck 93, B-1080 BARS & CAFÉS 22. Boentje Café Place Colignon 18, B-1030 23. Café 1030 Dieweg 2, B-1180 RESTAURANTS 31. La Carretta p.36 52. Boulengier pp.45, 49 Av. Jean Volders 11, B-1060 53. Maison Barat p.26 Rue des Wallons 65, B-1090 32. La Paix p.10 Rue Ropsy Chaudron 49, B-1070 33. Holy Smoke p.36 Av. de la Porte de Hal 9/10, B-1060 34. Kamilou p.40 Rue de l’Industrie 10, B-1000 35. Le Mezze p.39 Chaussée de Louvain 228, B-1000 36. Eccetera p.30 Chaussée de Wavre 402, B-1040 37. Origine pp.36, 40 Rue Général Leman 36, B-1040 38. Le Max Av. Emile Max 87, B-1030 39. Le Coq en Pâte Tomberg 259, B-1200 40. Sanzaru p.38 p.39 p.32 Av. de Tervueren 292, B-1150 41. Le Cinq p.46 Av. Emmanuel Mounier 5, B-1202 42. La Maison du Sushi p.13 Rue Vanderkindere 419, B-1180 43. Yagura p.21 Chaussée de Waterloo 814, B-1180 44. Les Petits Bouchons p.6 p.38 p.39 Av. Jan Stobbaerts 100, B-1030 24. Café Flora p.45 Parvis de Saint-Gilles 16A, B-1060 25. Bar du Matin p.21 Chaussée d’Alsemberg 172, B-1195 26. En face de la Poste p.47 Rue du Postillon 15, B-1180 BISTROS & BRASSERIES 27. La Buvette Sint-Sebastiaan p.39 Av. Ambassadeur Van Vollenhoven 1, B-1030 28. Friture René pp.10, 12 Place de la Résistance 14, B-1070 29. Chalet Robinson p.47 Sentier de l’Embarcadère 1, B-1000 Chaussée d’Alsemberg 832, B-1180 45. Le Chalet de la Forêt pp.4, 34-35, 44 Drève de Lorraine 43, B-1180 CAVISTES & BARS À VINS 46. Copain Av. Rogier 262, B-1030 47. Tortue Rue Edith Cavell 34, B-1180 48. La Maison des Vins Rue du Loutrier 3, B-1170 49. Chai et Bar p.21 Place de Saint-Job 34, B-1180 SHOPPING – FOOD 54. Bees Coop Rue Van Hove 19, B-1030 55. Great Market p.38 p.31 Chaussée de Louvain 650, B-1030 56. Julien Hazard Affineur p.13 Rue Vanderkindere 137, B-1180 57. Maison Petré p.20 Rue Edith Cavell 1, B-1180 58. La Moutonnerie p.47 Rue Xavier De Bue 69, B-1180 SHOPPING - MODE, DESIGN & AUTRES 59. Be creative by Schleiper p.4 Rue de l’Etang 63, B-1040 60. Cadr’art p.41 Av. de la Chasse 68, B-1040 61. Topolina Rue Darwin 5, B-1190 62. Thierry Boutemy p.41 p.45 Rue Vanderkindere 375, B-1180 SHOPPING – LIBRAIRES 63. Filigranes Av. des Arts 39, B-1040 64. Cook&Book pp.4, 45 p.45 Place du Temps Libre 1, B-1201 SORTIES, THÉÂTRE & CINÉMAS 65. Serres Royales de Laeken p.13 Av. du Parc Royal 61, B-1020 66. Kaaitheater p.49 p.38 p.20 p.44 p.13 Chaussée de Waterloo 1469, B-1180 BOULANGERIES 50. Pâtisserie Sirre p.26 Place Reine Astrid 9, B-1090 51. C’est si bon pp.12, 49 Quai des Charbonnages 46, B-1080 Square Sainctelette 20, B-1000 67. Théâtre Le Public Rue Braemt 64/74, B-1210 68. Foire du Midi p.39 p.19 Boulevard du Midi, B-1000 CULTURE, VISITES & MUSÉES 69. Théâtre de Poche p.39 Chemin du Gymnase 1A, B-1000 70. Train World p.39 Place Princesse Elisabeth 5, B-1030 71. MIMA p.45 Quai du Hainaut 41, B-1080 72. Wiels pp.4, 49 Av. Van Volxem 354, B-1193
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Centre-ville 34 76 67 17 46 28 55 18 57 58 59 68 19 51 20 60 3 4 72 21 3970 62 63 6 23 79 41 27 53 33 31 54 32 42 11 74 64 14 75 16 15 66 45 13 44 65 43 12 10 9 82 7 80 81 25 26 40 5 78 24 73 38 61 71 52 48 30 22 2 29 47 36 50 77 69 37 1 49 35 56 8 52 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 BALADE & FLÂNERIE 1. Quartier des Quais 29. Noordzee p. 20 2. Galeries Royales SaintHubert p. 21 3. Îlot Saint-Géry pp. 26, 46 4. O Lion d'Or p. 36 Place Saint-Géry 21-22, B-1000 5. Grand-Place pp. 14, 26, 390 6. Manneken Pis 7. Galerie Ravenstein 8. Parc Royal p. 31 p. 45 p. 4 9. Jardin des Sculptures p. 41 Rue de la Régence 5, B-1000 10. Rue de Namur p. 19 11. Quartier du Sablon pp. 6, 18, 19, 30 12. Square du Petit Sablon p. 41 p. 44 13. Parc d'Egmont 14. Place Poelaert pp. 6, 31 15. Palais de Justice de Bruxelles p. 21 16. Quartier des Marolles pp. 6, 19, 32, 39 BARS & CAFÉS 17. Walvis 18. Chicago Café Rue Antoine Dansaert 6, B-1000 20. Le Roi des Belges pp. 6, 29, 49 Place Sainte-Catherine 50, B-1000 30. Arcadi p. 30 Rue d'Arenberg 1B, B-1000 31. Dai Puponi Rue des Minimes 2, B-1000 33. Les Brigittines p. 13 Rue de Rollebeek 21, B-1000 32. Chez Richard p. 47 p. 10 Place de la Chapelle 5, B-1000 RESTAURANTS 34. Barge Boulevard d'Ypres 33, B-1000 35. Pampas Rodizio Place Sainte-Catherine 15, B-1000 36. Nona SHOPPING – FOOD 49. Pipaillon 68. Passa Porta p. 20 Quai au Bois à Brûler 11, B-1000 50. L’Atelier Dierendonck p. 29 Rue Sainte-Catherine 24, B-1000 51. Corica p. 49 Rue du Marché aux Poulets 49, B-1000 52. Chocolaterie Mary p. 6 p. 26 pp. 24-25 Rue Sainte-Catherine 17/19, B-1000 37. Le Wolf Rue du Fossé aux Loups 50, B-1000 38. L’Ogenblik p. 12 Rue Antoine Dansaert 209, B-1000 p. 40 Rue de Flandre 45, B-1000 19. L’Archiduc p. 21 p. 46 Rue Jules Van Praet 35,B-1000 21. The Big Game Rue Henri Maus 5, B-1000 22. À la Mort Subite p. 22 p. 22 Rue Montagne aux Herbes Potagères 7, B-1000 23. Poechenellekelder p. 31 Rue du Chêne 5, B-1000 24. BrewDog p. 26 Putterie 20, B-1000 25. Café Victor p. 4 Rue Ravenstein 23, B-1000 26. La Pharmacie Anglaise p. 40 Coudenberg 66, B-1000 27. Café Pastel p. 36 Rue de Rollebeek 2, B-1000 BISTROS & BRASSERIES 28. Brussels Beer Project p. 12 Rue Antoine Dansaert 188, B-1000 Borgval 7, B-1000 40. MIM Restaurant p. 40 p. 46 Galerie des Princes 1, B-1000 39. Horia Rue Montagne de la Cour 2, B-1000 41. Comme chez Soi p. 12 p. 31 p. 14 Place Rouppe 23, B-1000 42. Au Vieux Sain-Martin p. 41 Place du Grand Sablon 38, B-1000 43. Senzanome p. 4 Place du Petit Sablon 1, B-1000 44. Enjoy Brussels p. 46 Boulevard de Waterloo 22, B-1000 45. Les Larmes du Tigre p. 14 Rue de Wynants 21, B-1000 CAVISTES & BARS À VINS 46. Bar du Canal Rue Antoine Dansaert 208, B-1000 BOULANGERIES 47. Charli p. 4 Galerie de la Reine 36, B-1000 53. Pierre Marcolini pp. 10, 14 Rue des Minimes 1, B-1000 54. Wittamer p. 14 Place du Grand Sablon 6-12-13, B-1000 SHOPPING - MODE, DESIGN & AUTRES 55. This Is Ernest p. 47 Rue de Flandre 57, B-1000 56. La Coutellerie du Roi p. 22 Passage du Nord 27, B-1000 57. Stijl p. 29 Rue Antoine Dansaert 74, B-1000 58. A.P.C. Rue Antoine Dansaert 60, B-1000 59. Farrah Floyd p. 49 p. 47 Rue du Vieux Marché aux Grains 39, B-1000 60. Plantes pour Tous (aux Halles Saint-Géry) p. 26 Place Saint-Géry 1, B-1000 61. Extra-Ordinaire pp. 29, 45 Rue des Bouchers 37A, B-1000 62. Maison Lefebvre p. 41 Rue du Midi 25, B-1000 63. Privejoke pp. 39, 44 p. 12 Rue du Marché au Charbon 76, B-1000 64. La Vaisselle au Kilo p. 14 Rue Haute 124,B-1000 65. Kure p. 48 Boulevard de Waterloo 13A, B-1000 66. Fratelli Rossetti Boulevard de Waterloo 65, B-1000 pp. 34, 49 Rue Sainte-Catherine 34, B-1000 48. Le Pain Quotidien p. 18 Galerie de la Reine 11, B-1000 SHOPPING – LIBRAIRES 67. Waterstones p. 12 Boulevard Adolphe Max 71/75, B-1000 Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 53 p. 14 Rue Antoine Dansaert 46, B-1000 69. Sterling Books p. 12 p. 12 Rue du Fossé aux Loups 23, B-1000 70. Brüsel p. 18 Boulevard Anspach 100, B-1000 71. Tropismes pp. 18, 21, 39, 45 Galerie des Princes 11, B-1000 SORTIES, THÉÂTRE & CINÉMAS 72. Cinéma Palace p. 12 Boulevard Anspach 85, B-1000 73. Cinéma Aventure p. 12 Rue des Fripiers 15, B-1000 74. Brussels Chopin Days (au Conservatoire de Bruxelles) p. 40 Rue de la Régence 30, B-1000 75. Tram Expérience p. 14 Départ Place Poelaert, B-1000 CULTURE, VISITES & MUSÉES 76. KVS p. 30 Quai aux Pierres de Taille 7, B-1000 77. La Monnaie p. 30 Place de la Monnaie, B-1000 78. Musée Mode & Dentelle p. 29 Rue de la Violette 12, B-1000 79. Galerie Maniera Place de la Justice 27-28, B-1000 80. Bozar p. 45 pp. 4, 12, 30 Rue Ravenstein 23, B-1000 81. Cinematek p. 30 Rue Baron Horta 9, B-1000 82. Musées Royaux des BeauxArts p. 20 Rue de la Régence 3, B-1000
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Ixelles, Châtelain-Brugmann et Haut Saint-Gilles 21 80 52 20 19 8 61 41 62 81 25 26 11 82 27 42 13 31 48 47 30 67 43 49 68 69 35 37 77 38 76 71 70 6 34 59 60 50 16 36 5 84 85 15 7 40 17 18 79 51 45 39 86 72 64 75 4 55 32 33 44 56 65 66 3 88 57 63 10 58 28 73 29 83 74 2 14 46 12 54 53 9 22 23 24 1 78 87 54 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 BALADE & FLÂNERIE 1. Matonge 2. Place Flagey 24. Inzia p. 19 p. 19 pp. 18-19 3. Étangs d'Ixelles pp. 26, 30 4. Place du Châtelain p. 29 5. Quartier LepoutreBrugmann 6. Parc Tenbosch pp. 19, 29, 36 7. Abbaye de la Cambre p. 26 SPORT 8. Aspria Brussels p. 14 Av. Louise 71B, B-1050 9. Piscine d'Ixelles Rue Borrens 33, B-1050 BARS & CAFÉS 11. Martine Chaussée de Charleroi 80, B-1060 BISTROS & BRASSERIES 12. La Gazzetta Rue de la Longue Haie 12, B-1050 13. Le 203 p. 30 Rue de la Natation 10, B-1050 10. Corpus Studios p. 30 p. 20 Rue de la Paix 37, B-1050 25. Tero pp. 6, 16-17 Rue Saint-Bernard 1, B-1060 26. Dolce Amaro 27. Rouge Tomate Av. Louise 190, B-1050 28. Le Petit Racines Chaussée de Vleurgat 25, B-1050 30. La Buvette 31. Dam Sum p. 4 Chaussée de Charleroi 115/117, B-1060 pp. 8-9 p. 41 Chaussée d'Ixelles 347, B-1050 29. Aglio e Olio p. 41 p. 44 Chaussée d'Alsemberg 108, B-1060 p. 18 Parvis de la Trinité 11, B-1060 32. Ricciocapriccio p. 29 Rue Américaine 90, B-1050 33. Café Garage Declercq p. 13 Rue du Page 46, B-1050 34. L’Intemporelle pp. 14, 46 p. 10 Chaussée de Waterloo 203, B-1060 14. My Tannour Rue de la Brasserie 98, B-1050 15. La Meilleure Jeunesse p. 41 Rue de l'Aurore 58, B-1050 16. Callens Café p. 26 Av. Louise 480, B-1050 17. La Mirabelle p. 19 Chaussée de Boondael 459, B-1050 18. La Bastoche Chaussée de Boondael 473, B-1050 RESTAURANTS 19. Nuovo Rosso Rue Bosquet 62, B-1060 20. Al Piccolo Mondo Rue Jourdan 19, B-1060 21. Mumtaz Chaussée de Wavre 64, B-1050 22. Au Soleil d'Afrique p. 31 Rue Longue Vie 10, B-1050 23. Kip Kot p. 32 Rue de la Paix 22, B-1050 pp. 31, 32 p. 31 p. 20 Av. Louis Lepoutre 114, B-1050 35. Le Toucan Sur Mer p. 13 Av. Louis Lepoutre 17, B-1050 36. Old Boy p. 48 Rue de Tenbosch 110, B-1050 37. Kamo p. 29 Chaussée de Waterloo 550A, B-1050 38. Le Garage à Manger p. 36 Rue Washington 185, B-1050 39. Isabelle Arpin p. 47 Av. Louise 362, B-1050 40. Nonbe Daigaku p. 6 Av. Adolphe Buyl 31, B-1050 CAVISTES & BARS À VINS 41. Mig's World Wine p. 22 Chaussée de Charleroi 43, B-1060 42. Calmos p. 45 Rue de Tamines 1, B-1060 43. Jane's p. 48 p. 19 p. 48 p. 29 Chaussée de Waterloo 393, B-1050 44. Tarzan p. 21 Rue Washington 59, B-1050 45. Le Bain des Dames p. 6 Chaussée de Vleurgat 186, B-1050 BOULANGERIES 46. Pastelaria Garcia p. 44 49. Matinal 47. Hopla Geiss p. 6 Chaussée d'Alsemberg 105, B-1060 48. Forcado Pastelaria pp. 19, 49 Chaussée de Charleroi 196, B-1060 pp. 20, 49 Rue Franz Merjay 6, B-1050 50. Eric Kayser Chaussée de Waterloo 656, B-1050 51. Chambelland p. 22 Av. de l'Université 42, B-1050 SHOPPING – FOOD 52. Buddy Buddy p. 13 70. Graphie Sud p. 41 Rue Berkendael 195, B-1050 71. Scènes de Ménage Place Georges Brugmann 4, B-1050 72. Papillon p. 4 p. 19 Chée de Boondael 244, B-1050 SHOPPING – LIBRAIRES 73. Librairie Ptyx p. 30 Rue Lesbroussart 39, B-1050 74. Librairie Flagey Pl. E. Flagey 29, B-1050 75. Peinture Fraîche pp. 4, 18, 45 p. 6 Rue des Drapiers 10, B-1050 53. L’Atelier du Boucher p. 6 Place Fernand Cocq 8, B-1050 54. Hasymar Fish p. 6 Rue Malibran 71, B-1050 55. Tan Rue du Bailli 73, B-1050 57. La Septième Tasse p. 4 Rue de l'Aqueduc 95, B-1050 56. Antichi Sapori p. 19 p. 4 Rue du Bailli 37, B-1050 58. Le Marché des Chefs p. 41 Rue Lens 38, B-1050 59. Marché bio de la place Brugmann p. 20 60. Le Plateau du Berger p. 22 Chaussée de Waterloo 589, B-1050 SHOPPING - MODE, DESIGN & AUTRES 61. Serneels Av. Louise 69, B-1050 62. No Concept Av. Louise 94C, B-1050 63. Parfums d'Ambre Rue du Bailli 45, B-1050 64. Rose Rue Gachard 77, B-1050 66. Studio Isabelle de Borchgrave p. 14 p. 29 p. 26 p. 4 Rue de l'Aqueduc 56, B-1050 65. Limelight p. 41 p. 41 Chaussée de Vleurgat 73/A, B-1050 67. La Cordonnerie p. 41 Rue du Tabellion 82, B-1050 68. Cachemire Coton et Soie p. 29 p. 49 Av. de la Couronne 75, B-1050 Rue Franz Merjay 53, B-1050 69. Eva Velasquez Rue Franz Merjay 56, B-1050 p. 41 SORTIES, THÉÂTRE & CINÉMAS 78. Théâtre Varia Rue du Tabellion 10, B-1050 76. Candide Pl. G. Brugmann 2, B-1050 77. Pêle-Mêle p. 29 p. 36 Chée de Waterloo 566, B-1050 p. 45 p. 30 Rue du Sceptre 78, B-1050 79. Kings of Comedy Club p. 31 Chée de Boondael 489, B-1050 CULTURE, VISITES & MUSÉES 80. Musée Wiertz p. 45 Rue Vautier 62, B-1050 81. La Forest Divonne p. 13 Rue de l'Hôtel des Monnaies 66, B-1060 82. La Patinoire Royale - Galerie Valérie Bach p. 29 Rue Veydt 15, B-1050 83. Flagey p. 30 Place Sainte-Croix, B-1050 84. OV Project Room p. 45 Rue Van Eyck 57, B-1050 85. Galerie Didier Claes p. 19 Rue de l'Abbaye 14, B-1050 86. Musée des Enfants p. 13 Rue du Bourgmestre 15, B-1050 87. Villa Empain pp. 6, 20 Av. F. Roosevelt 67, B-1050 HÉBERGEMENT 88. La Maison Flagey p. 40 Av. du Général de Gaulle 39, B-1050
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Beci Community DEMANDES D’ADMISSION PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D’ADMINISTRATION Bati-Belgica SPRL, Oude Haachtsesteenweg 59 - 1831 Mechelen del. : Malaj Drilon Boutuil Fayza pp, Kesterbeekbos 18 - 1501 Halle del. : Fayza Boutuil BrightKnight SA, Place Charles Rogier 11 - 1210 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique, 62020 - Conseil informatique del. : Vincent Cardon Cebo Voyages srl, Avenue Daudet 5 - 1300 Wavre Code Nace : 79120 - Activités des voyagistes del. : Cécile Bonnyns Co-oking SPRL, Rue Charles Quint 49 - 1000 Bruxelles del. : Véronique Flammang Coforis pp, G. Demeurslaan 18 - 1654 Beersel Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Karima Dahdouh Comsa (Communication pour le Service Associatif) ASBL, Avenue Commandant Lothaire 70 - 1040 Bruxelles del. : Raymond Goyeau-Laurens Delzona Guitars , Rue de Bosnie 149 - 1060 Bruxelles del. : Didier Puttemans EnergoTec SPRL, Rue de l'Hospice Communal 84 - 1170 Bruxelles Code Nace : 43222 - Installation de chauffage, de ventilation et de conditionnement d'air, 46693 - Commerce de gros de matériel électrique, y compris le matériel d'installation, 47540 - Commerce de détail d'appareils électroménagers en magasin spécialisé del. : Leisy Chavez European Painting Partners ASBL, Rue Jacques de Lalaing 4 - 1040 Bruxelles Code Nace : 94110 - Activités des 56 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2020 organisations patronales et économiques del. : Helmut Schulz Exhibit International SA, Avenue de Messidor 186 bte 22 - 1180 Bruxelles Code Nace : 74105 - Décoration d'étalage del. : Sigmund Galle F.Initiatives SPRL, Rue Harenheyde 57 - 1130 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Jean-Charles Carrot Dulac FeelArt SPRL, Avenue Emile de Beco 60 - 1050 Bruxelles Code Nace : 47770 - Commerce de détail d'articles d'horlogerie et de bijouterie en magasin spécialisé, 47787 - Commerce de détail d'objets d'art neufs en magasin spécialisé, 47791 - Commerce de détail d'antiquités en magasin del. : Juliette Greindl FrencHoly , Boulevard d'Anvers 40 - 1000 Bruxelles del. : Olivier Dierickx Girardi Vincenzo (Learningbytesize) pp, Avenue Wolvendael 113 boîte 4 - 1180 Bruxelles Code Nace : 61900 - Autres activités de télécommunication, 62090 - Autres activités informatiques del. : Vincenzo Girardi Intersourcing SA, Rue Abbé Cuypers 3 - 1040 Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers, 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet del. : Jean-Sébastien Vierendeel Ismail Aazzani pp, avenue Charles Woeste 105 - 1090 Bruxelles del. : Ismaïl Aazzani ITBM Consulting , Chaussée de Gand 455/E - 1080 Bruxelles del. : Marthe Blanche Loneban La Forge SPRL, Rue Blaes 135 A - 1000 Bruxelles Code Nace : 47112 - Commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire (surface de vente < 100m²), 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Diane Derutter LBS (Legal Business Solutions) SPRL, St. Jansstraat 27 - 9220 Hamme Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 78100 - Activités des agences de placement de main-d'oeuvre del. : Dominique Fostier Louise Services SPRL, Rue Veydt 74 - 1050 Bruxelles Code Nace : 45206 - Lavage de véhicules automobiles, 49390 - Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a., 78100 - Activités des agences de placement de main-d'oeuvre del. : Charlotte Baut MG Paints & Project, Chaussée de Ninove 64 - 1400 Dilbeek Code Nace : 41201 - Construction générale de bâtiments résidentiels, 43341 - Peinture de bâtiments, 43995 - Travaux de restauration des bâtiments del. : Manuel Zuritaz Garcia Nemesis , Rue de Belgrade 13 bte 7 - 1190 Bruxelles del. : Sydney Funck Optilife SPRL, Rue de la Cambre 119 - 1150 Bruxelles Code Nace : 64200 - Activités des sociétés holding del. : Francis Coulonval Pink Bay , Place Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace : 69201 - Activités des experts-comptables et des conseils fiscaux del. : Steven Peeters Purple Leaves Unipessoal LDA, Rua Prof. Bento de Jesus Caraça Lote 21 C - 2860-483 Moita, PT del. : Jeanne Muvira Beci Community See Me ASBL, Avenue du Roi-Soldat 118 - 1070 Bruxelles Code Nace : 56290 - Autres services de restauration del. : Imane El Kart Sela Lena pp, avenue Guillaume Stassart 1 Bte 27 - 1070 Bruxelles Code Nace : 46170 - Intermédiaires du commerce en denrées, boissons et tabac, 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers, 47112 - Commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire (surface de vente < 100m²) del. : Emile Sela Lena Selres SPRL, Rue Abbé Cuypers 3 - 1040 Bruxelles del. : Selcuk Gülhan Seventh Armada Ltd., Migaa Estate 51665 - Nairobi 00100 - 51665 KE del. : Gady Migisho Rudasumbwa Shoe Shine And More (ESSA) AISBL, Rue Baron de Castro 88 - 1040 Bruxelles del. : Marcello Faraggi Stefaan Jonckheere pp, Boulevard Saint-Michel 20 - 1150 Bruxelles del. : Stefaan Jonckheere Stephan Debusschere & Associés SCS, Chaussée de Bruxelles 327 bte 10 - 1190 Bruxelles Code Nace : 58190 - Autres activités d'édition, 59113 - Production de films autres que cinématographiques et pour la télévision, 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Stephan Debusschere The Profile Group SA, Boulevard Louis Schmidt 54 - 1040 Bruxelles Code Nace : 7810001 - Recherche, sélection, orientation et placement de personnel à l'intention de l'employeur ou du demandeur d'emploi: formulation des descriptions de postes; sélection et examen des cand.; vérif. réf. del. : Andrew Simmonds Tojahova Ventures, 211 Marwa Road, Satelite Town - 1234 Lagos, NI del. : Anthony Tochukwu Igbokwe Tokvil , Avenue Paul Deschanel 120 - 1030 Bruxelles del. : Tanguy De Lestré Western Union Business Solutions SA, 5/6 Place de l'Iris - 92095 La Défense del. : Jonathan O'Neill Winslow Mia pp, Rue de la Réforme 23 - 1050 Bruxelles del. : Katarina Winslow Assemblée générale Assemblée générale BECI – Union des Entreprises de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI – Union des Entreprises de Bruxelles qui se tiendra dans les salles de réunion du 500, Avenue Louise à 1050 Bruxelles le mercredi 7 octobre 2020 à 16h30. Ordre du jour • Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 2 octobre 2019 • Rapport du Conseil d'Administration • Rapport du Commissaire-réviseur • Approbation des comptes pour l'exercice 2019-2020 • Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2020-2021 • Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur • Conseil d’Administration : nominations et démissions • Nomination du Commissaire-réviseur • Allocution du Président Marc Decorte, Président BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise à 1050 Bruxelles (salles de réunion) le mercredi 7 octobre 2020 à 16 h Ordre du jour • Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 2 octobre 2019 • Rapport du Conseil d'Administration • Rapport du Commissaire-réviseur • Approbation des comptes pour l'exercice 2019-2020 • Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2020-2021 • Décharge aux Administrateurs et Commissaire-réviseur • Conseil d’Administration : nominations et démissions • Nomination du Commissaire-réviseur • Allocution du Président • Attribution de la Médaille de BECI – Chambre de Commerce de Bruxelles Marc Decorte, Président Bruxelles Métropole - juin 2020 ❙ 57

2020.06 Brussel Metropool


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“Ook in onzekere tijden houdt ons beheer de juiste koers aan.” In deze woelige tijden op de markten is het geruststellend dat u het beheer van uw vermogen kunt toevertrouwen aan een bank die steevast principes hanteert die hun deugdelijkheid al hebben bewezen: behoedzaamheid, nauwkeurigheid en een langetermijnvisie. Neem contact op met onze experten in Gent Tel.: 09 244 00 48 www.banquedeluxembourg.be 2 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Banque de Luxembourg, naamloze vennootschap – Bijkantoor in België – Terhulpsesteenweg 120, B-1000 Brussel. RCS Luxembourg B5310. BTW BE 0830.227.057 – RPR Brussel. WOORD VOORAF Een zomer in Brussel Beste lezer, Na twee maanden onderbreking wegens overmacht, keert Brussel Me een heel bijzonder nummer, resoluut anti-crisis, Brussels en optimis De afgelopen twee maanden zijn voor velen onder ons een verschrikk geweest. De covid-19 epidemie haalde ons privéleven, ons beroep en onz overhoop. We beseffen dat de crisis niet voorbij is en dat haar duur en omv toekomst zware gevolgen zullen blijven hebben. Beci stelde zich in slagorde op. We hebben er eerst voor gezorgd in contac de ondernemingen, naar hen te luisteren en inzicht te krijgen in uw behoe dit gedaan via virtuele CEO meetings, enquêtes en een eerstelijns eenheid om de mees dringende behoeften te beantwoorden. Namens de bedrijven hebben aan een economisch denkproces met de politieke besluitvormers, de sociale par en andere werkgeversorganisaties. En dat blijven we doen. Nu is de tijd aangebroken om aan het herstel te werken. La daarom voortbouwen op de sterkste troeven van Brussel: gez diversiteit, levenskwaliteit en openheid van geest. De meesten van ons zullen deze zomer in Brussel blijven. We bovendien dat de horeca en andere inrichtingen geleidelijk weer hun deuren zullen kunnen openen. Daarom hebben wij beslist dit nummer van uw magazine op te vatten als een uitnodiging om Brussel opnieuw te ontdekken, met inbegrip van zijn parken, wijken, cafés, restaurants, boetieks, musea, noem maar op. We hebben dit opgezet onder het teken van Sprout to be Brussels, een burgerinitiatief waartoe Beci bijdraagt, om onze gezamenlijke veerkracht en onze wil om de stad te promoten, duidelijk in de verf te zetten. In de vorige nummers deden we dit telkens op één enkele bladzijde. Deze keer vroegen we aan bekende Brusselaars om ons hun goede ideeën en adresjes te verklappen. Hun antwoorden vormen samen een soort geweldige schattenjacht, in alle uithoeken van de stad. Vindt u dit te vroeg? Misschien zult u voor sommige suggesties nog e geduld moeten uitoefenen. We voelden echter dat we al die informatie nu, in dit tijdschrift, moesten delen, als een teken van hoop. Veel leesgenot Marc Decorte, Voorzitter Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 54 – Juni-Juli-Augustus 2020 Herontdek Brussel 4 6 8 Alex Joseph 10 12 13 14 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Elisa Brevet, Gaëlle Hoogsteyn en Peter Van Dyck. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Foto’s De foto’s van Brussels Kitchen worden gepubliceerd met de vriendelijke toestemming van Chloé Roose. Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Erick Thiry – T +32 2 643 78 36 3 eth@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Pierre Marcolini Judith Vanistendael Charles Peugeot Dominique Monami 16 Arthur Lhoist 18 19 20 21 22 Giles Daoust Kody Catherine Bodson Thomas Gunzig Yves Davin 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 24 Pascal Devalkeneer 26 29 30 31 32 34 36 38 39 40 41 42 44 45 46 47 48 49 50 Miny Bayot Valérie Bach Julien Libeer Cécile Djunga Karin Maquet Sebastian Dupont Pierre-Yves Bossard Augustin Nourissier Joyce Azar Marjolaine Gailly Isabelle de Borchgrave Alles wat u over Brussel Moet Lezen Julien Vandeleene Lionel Jadot Thierry Marion Chouna Lomponda Marguerite de Crayencour Kristiaan Borret Plannen & index Sophie Le Clercq Chloé Roose 2 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Having a great time in Brussels! Brussels is Always a good idea Greetings from Brussels Wish you were here Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 3 Welcome to Brussels This is Brussels! Hello there, I’m in Brussels! Just arrived in Brussels Brussels greets you Brussels From Brussels, with love is waiting for you
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Herontdek Brussel Fietsen, met Sophie Le Clercq Sophie Le Clercq is gedelegeerd bestuurder van JCX en voorzitster van CIT Blaton, twee ondernemingen in de vastgoed- en de bouwsector. Al meer dan 20 jaar is zij als liefhebber van kunst en gastronomie, ook actief als biologische landbouwster in het zuiden van Frankrijk. Als ware levensgenieter verklapte ze ons haar goede adresjes in Brussel. Stap met haar op de fiets en (her)ontdek Brussel. Een vervoermiddel: In Brussel verplaats ik me met de fiets. Op die manier wordt elke verplaatsing een soort wandeling, een vorm van toerisme en vakantie. Dan neem ik de tijd om de straten, de prachtige Brusselse gevels en de verscheidenheid aan stijlen te bewonderen. Ik stop graag in een van de vele parken. Een kopje thee of een glaasje groentesap in een van de openlucht bars van het Warandepark … Heerlijk! Een vleugje natuur: Een zondagse wandeling in het Tournay-Solvay park (foto hieronder). Dat prachtig oud park met een vervallen kasteel en een mooie rozentuin aan de rand van het Zoniënwoud ligt in de buurt van een vijver. Je vindt er ook een boomgaard en hooggelegen paden. Een echte oase van rust, op een steenworp van hartje Brussel en best bereikbaar met de tram. en de Baljuwstraat. Daar vind je La Septième Tasse, een prachtige thee- en kruidentheewinkel. Breng daarna een kort bezoek aan de boekhandel Peinture Fraîche en de mooie kinderboetiek Rose. Daar vlak naast ligt Tan, tegelijk een biologische winkel en een heerlijk restaurant. Ga daarna verder naar het Brugmannplein en de winkel Scènes de Ménage, waar je vaatwerk vindt, antiek en kwalitatieve stoffen en tapijten. Gastronomie en zakenlunches: Zowel voor een zakenlunch als voor een groots evenement houd ik enorm veel van de Chalet de la Forêt en de Senzanome. Voor een heerlijk en gezellig diner raad ik de Dolce Amaro aan, met zijn hoogkwalitatieve Italiaanse keuken, hartelijk en toch subtiel. En voor een traiteurmaaltijd om mee te nemen, ga je best naar de Traiteur van de Villa Lorraine, uiteraard. Kunst in de stad: Brussel biedt een heleboel kunstgaleries, allemaal boeiend en interessant. Een keuze maken is onmogelijk. Wiels is hoe dan ook een gevestigde waarde. Kies anders voor een tentoonstelling in Bozar, met daarna een heerlijke lunch in Café Victor. Winkelen in de Baljuw-wijk: Op zoek naar een gezellige winkelbeleving? Afspraak op het Drievuldigheidsvoorplein 4 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een ‘kids friendly’ aanrader: Een regenachtig weekend? Voorzie dan een uitstapje naar boekwinkel Filigranes. Als je aanleg hebt voor kunst, loop dan even binnen bij Be creative by Schleiper. Je vindt er alles wat je nodig hebt voor een knutselatelier: wol, aquarellen, naaigerief, hout, glas, noem maar op. En daarna misschien een gastronomische pauze met chocolade kattentongen van bij Mary, in de Koninklijke Sint-Hubertus Galerijen. ● E. Bv. Koop ik die bureau’s of huur ik ze? Check het op kbcbrussels.be/woonproject in 15 minuten of contacteer de experts van KBC Brussels Live op 02 303 31 60 van maandag tot vrijdag van 8u tot 22u en op zaterdag van 9u tot 17u. V.U. : KBC Group NV, Havenlaan 2, 1080 Brussel, België. BTW BE 0403.227.515, RPR Brussel.
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Herontdek Brussel Chloé Roose, boegbeeld van de Brusselse foodies Chloé Roose is amper 30 en toch al ambassadrice van de Brusselse food-sector. Het avontuur begon met haar gids Brussels Kitchen, die vandaag op duizenden followers mag rekenen. Bovendien stond zij aan de wieg van innoverende culinaire evenementen, zoals de Brunch Clubs of Viens chez moi, j’invite. Het mooiste panorama op Brussel: Het Poelaertplein, zowel overdag als voor een adembenemende zonsondergang. In de zomer kan je er zelfs in ligstoelen van het uitzicht genieten. De ideale plek voor een panoramisch aperitief! De vriendenkroeg: Les Petits Bouchons in Ukkel: Belgische, creatieve en seizoensgebonden gerechten. Je proeft er witte asperges, vergezeld van boter gemengd met gele wijn en morilles. Dat sausje neem je op met het superbrood van bij Hopla Geiss. Onvergetelijk. De ideale wandeling: Ik woon aan het Flageyplein. Ik neem graag de tram langs de Louizalaan en stap uit ter hoogte van de Zavel. Langs de Miniemenstraat wandel ik daarna naar de Kapellekerk en naar de straatjes van de Marollen. Van daaruit stap ik naar het stadscentrum om van een glas witte wijn en kroketten te smullen bij Noordzee. De ochtendkoffie: Bij Buddy Buddy (foto). “Nuts butter” is hun specialiteit: diverse soorten notenboter, 100% in het huis bereid. Je vindt ze ook à la carte in hun eigen koffierecepten: pindakaas, espresso, havermelk en agavesiroop bijvoorbeeld. Om van te smullen! Het restaurant waar je op reis gaat: Nonbe Daigaku, een geweldige Japanse kantine in de stijl van de Izakaya. Al het personeel is Japans. Het menu is gelamineerd en de verlichting niet denderend. Maar je bent ongetwijfeld in Japan en het is er heel lekker! Een ongewone plek: De Villa Empain. Een pracht van een gebouw en een even prachtige selectie van tentoonstellingen. Het neusje van de zalm is het kortstondige restaurant met gastkoks als Sang Hoon Degeimbre of Tero. Het mooiste park: Waar ik ben opgegroeid, het park van Tervuren waar je een fietstochtje maakt langs de vijvers. Iets verder ligt Huldenberg en zijn ongelooflijke koolzaadvelden. Die zien eruit als in de Tovenaar van Oz! Het gastronomisch restaurant voor een intiem diner: Barge. De klanten bezoeken duidelijk Grégoire (de kok) en Barbara (de keldermeester) voor een echte smaakbeleving. Allebei werkten ze vroeger bij L’Air du Temps. Alle gerechten zijn er gewoonweg uitstekend, eerlijk en verfijnd, delicaat en gastronomisch. Er waait een nieuwe wind door de Brusselse gastronomie. Een avondbar: Le Bain des Dames. Delphine is afkomstig van Marseille en boeit zich voor natuurlijke wijnen. Ze begon haar carrière bij Titulus en opende daarna een eigen bar. Elke avond kiest ze enkele magnums die ze per glas serveert (tussen 5 et 8 €). Enkele uitstekende oranje wijnen horen er bij. De voedingswinkel: Vishandel Hasymar Fish, in de Malibranstraat. Voor het vlees ga je eerder naar L’Atelier du Boucher in Elsene. De zaak biedt een zeer goede prijs-kwaliteitverhouding voor gerijpt rundsvlees. ● E. Bv. 6 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 D.R. gezondheidsdiensten in België. Door luchtverbindingen open te houden voor het wereldwijde transport van onder andere farmaceutische producten, medische benodigdheden, verse levensmiddelen, ... vecht Brussels Airport tegen het coronavirus. #wewillgetthroughthistogether #wearebrusselsairport #weareaviation
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Herontdek Brussel Alex Joseph, Rouge Tomate: ‘Het koken heeft mijn leven gered’ We videobellen met Alex Joseph op de dag dat zijn zoontje, nog geen twee jaar oud, terug naar de crèche mocht. “Hij was redelijk hysterisch. En nu is het ongewoon stil in huis.” Als chef snakt hij naar actie, ongeduldig als hij is om de klanten van zijn restaurant Rouge Tomate weer te verwennen. WIE IS ALEX JOSEPH? H oe de Amerikaanse chef Alex Joseph in Brussel terecht kwam, is een verhaal apart. Hij arriveerde hier in 2009 voor een stage van drie maanden bij Rouge Tomate, maar zijn opdracht werd steeds weer verlengd. Vijf jaar later kocht hij samen met zijn vennoot Thierry Naoum het restaurant. Klinkt bijna als een sprookje. Voelde u zich meteen thuis in Brussel? “Absoluut niet, en dat had vooral met de situatie in het restaurant te maken. Ik sprak geen woord Frans of Nederlands. Bovendien kwam ik me als souschef van buitenaf moeien. Mijn opdracht was om de keuken een nieuw élan te geven. De chef was daar niet mee gediend. Slechts één persoon sprak naast Frans ook Engels en tolkte voor mij. Tot ik hem erop betrapte dat hij wat ik zei bewust foutief vertaalde. Hij wou me dwarsbomen, omdat hij op mijn job aasde. Op een bepaald moment begon ik aan de telefoon bestellingen door te geven aan leveranciers, in gebrekkig Frans. De ene miscommunicatie volgde op de andere. Op een dag bestelde ik 20 kilo rode biet. Stond er ineens een pallet met liefst 400 kilo rode biet voor de deur! Toen werd me vriendelijk verzocht om de bestellingen voortaan te faxen.” Wat was het keerpunt? “Na een jaar begon ik het Frans goed te begrijpen en nog een jaar later begon ik het vloeiend te spreken. Simultaan groeide de liefde voor Brussel. Als Amerikaanse vrienden een reis door Europa maken en hier halt houden, zeggen ze me steevast dat Brussel het hoogtepunt was. Het is een 8 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Geboren en getogen in Californië. Op zijn vijftiende besloot hij chef te worden. Hij begon als afwasser in restaurants te werken en klom stelselmatig op. Op z’n 19de belandde hij in Cyrus (2 sterren) van Douglas Keane in San Francisco en schopte hij het daar tot souschef. Op aanraden van Keane trok Joseph daarop naar New York, waar hij het team van Daniel Humm – op dat moment de nummer één chef in de wereld – in Eleven Madison Park (3 sterren) vervoegde. In 2008 was Joseph betrokken bij de opstart van Rouge Tomate in New York. De vestiging in de Big Apple deed het voortreffelijk, in tegenstelling tot die in Brussel. Joseph werd naar Brussel uitgestuurd om er orde op zaken te stellen. Wat aanvankelijk bedoeld was als tijdelijke opdracht draaide heel anders uit. In 2014 nam de jonge Amerikaan het restaurant over. In 2015 sleepte hij de titel ‘beste jonge chef van de Benelux’ in de wacht tijdens de San Pellegrino Young Chef wedstrijd. In de internationale finale in Milaan bekleedde hij een verdienstelijke vierde plaats. eerder kleine stad die toch de vibe van een grootstad heeft. Soms doet Brussel me wat aan San Francisco denken. Het is open-minded en progressief. Dat Brussel kosmopolitisch is, weerspiegelt zich ook in onze keuken; we goochelen met invloeden uit Noord-Afrika, Azië, het Midden-Oosten, Italië … Ons elfkoppig keukenpersoneel telt tien nationaliteiten. Dat draagt op een positieve manier bij tot de sfeer.” Herontdek Brussel Uw parcours is indrukwekkend, en dat voor een autodidact! “Hoe dat zo gekomen is? Ooit waren mijn ouders hippies. In mijn jeugd hoorde ik niets anders dan The Doors, Janis Joplin, Jimi Hendrix en Led Zeppelin. Zeer leuk, maar mijn ouders hadden een broertje dood aan koken. Op een gegeven moment waren mijn oudste broer en ik de kant-enklaar-gerechten en de hotdogs zo hartsgrondig beu dat wij het heft in handen namen. Hij was toen 18, ik 10. Zo begonnen we te experimenteren in de keuken. Toen mijn broer een job vond in een restaurant, duurde het niet lang voor ik hem volgde. We hebben acht jaar lang professioneel samengewerkt. Als jongste kreeg ik natuurlijk de lastigste klussen. ‘Alex, vandaag ga jij de hele dag tomaten pellen’. De dag erop moest ik acht uur lang de steeltjes van spinazieblaadjes trekken. Uiteindelijk bleek dat een harde, maar goede leerschool.” Waarom was u zo gedreven? “Ik denk dat koken mij op het rechte pad heeft gehouden. In mijn tienerjaren spijbelde ik en kwam met de politie in aanraking. Het koken heeft mij een doel in het leven en structuur bijgebracht. Gaandeweg werd ik verliefd op het ambacht en op de creativiteit in dez job. Dat de producten waar je mee werkt v anderen met de seizoenen maakt het zo boeiend. Dat moedigt mij aan om nooit mezelf te herhalen. Ik wil constant vernieuwen, ook al zijn sommige recepten zeer succesvol. Tegelijk wil ik het simpel houden. Ik wil niet te ver gaan in het bewerken van de ingrediënten.” U bent innovatief, maar gooit niet alle traditie overboord? “Inderdaad. Al zijn er tradities waar ik bewust mee breek. Zo wil ik niet chef genoemd worden in de keuken. Mijn naam is Alex. Ik heb in mijn carrière chefs meegemaakt die dingen naar je kop gooien of je bij je kraag grijpen en tegen de muur smijten. Dat is niet mijn stijl. Uiteraard wijs ik medewerkers op fouten, anders leren ze niets bij. Maar daarom moet ik me nog niet als een eikel gaan gedragen. Die oude traditie mag dus op de schop.” In de VS heeft het coronavirus lelijk huis gehouden. Hoe is de situatie daar? “Mijn familie is over heel de VS verspreid: New York, New Jersey, Kansas City, Californië … In de streek waar ik vandaan kom, zo’n 25 km van de Californische kust, is het relatief rustig geweest. In New York daarentegen was het pure chaos. Van een jonge arts in Detroit hoorde ik dat het in het ziekenhuis leek alsof het huis elke dag in brand stond. Hij werkt op de spoedafdeling. De vele werklozen die er nu bijkomen, kunnen niet meer bij de dokter terecht, waardoor de spoed dichtslibt.” Hoe gaat u zelf met COVID-19 om? “In Brussel zijn we wel wat gewend, met de terreuraanslagen in 2016 bijvoorbeeld, maar op COVID-19 waren we niet voorbereid. Het belangrijkste is dat we positief en alert blijven. Een groot vraagteken is hoe we onze manier van werken moeten aanpassen. Hoe ver moeten we de tafels van elkaar plaatsen? Wij hebben het geluk dat we over een grote ruimte beschikken. Bevriende collega’s met kleinere restaurants zitten echt met de handen in het haar. Het is heel gemakkelijk om je op het negatieve te focussen. De eerste weken van de lockdown zag ik het ook heel somber in, maar het is een troost te weten dat we emaal in hetzelfde schuitje zitten. Het gemeenschapsgevoel is er enkel sterker op geworden. Een ander issue is uiteraard het gedrag in de keuken. Goed de handen wassen heeft altijd tot onze politiek behoord, maar nu gaan we daar nog extra op letten. We zullen ook mondkapjes dragen. Voor mijn personeel wordt social distancing een grote uitdaging. Moet ik mijn ploeg misschien halveren? In een eerste testfase zullen we met slechts één menu werken. Ik verwacht niet meteen een overrompeling. Ik vermoed dat we langzaam en voorzichtig weer zullen opbouwen.” De lockdown inspireerde u wel om samen met uw collega’s Dennis Broeckx van L’Épicerie du Cirque en Glen Ramaekers van Humphrey chez PIAS vanaf 1 mei elk weekend een 3 Amigos box samen te stellen, die mensen in Brussel en Antwerpen kunnen oppikken of thuis laten leveren. “Elke week kiezen we een ander concept. We doen dit met een rock-‘n-roll spirit. Tongue-in-cheek. In de eerste box zaten bijvoorbeeld ‘Fat Bart’s marinated chicken wings‘ – een knipoog naar het lievelingsgerecht van Antwerps burgemeester Bart De Wever – en een ‘Exit Trump BBQ sauce’. Toen we erover brainstormden, meenden we dat de mensen in deze onzekere tijden nood hebben aan een sprankeltje humor. Een glimlach op hun gezicht toveren: dat is onze betrachting. We geven zelfs suggesties voor de muziek die ze kunnen afspelen bij het nuttigen van de maaltijd. Het opzet is heel speels.” ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 9
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Herontdek Brussel De goede adresjes van Pierre Marcolini De beroemde Brusselaar Pierre Marcolini schittert tot ver buiten België. Deze meester chocolatier van het gelijknamige huis onderscheidt zich niet alleen door zijn ongeëvenaarde knowhow en uitmuntendheid: hij is ook een groot epicurist! W e hebben hem verleden jaar geïnterviewd in verband met ons dossier ‘Grow your business’. Op de vraag “Wat is uw favoriete Brusselse restaurant?”, antwoordde de chocolatier: “Daar kan ik niet op antwoorden, want er zijn er zoveel! Kijk, dit is mijn pas verschenen boek ‘La bonne adresse’. Al die adresjes staan erin.” Zie daar een selectie van goede Brusselse adressen volgens de criteria van Pierre Marcolini en René Sépul, zijn trouwe assistent voor al wat gastronomie betreft. Friture René Een historisch adres! Sinds 1932 heeft deze Brusselse bistro niets van zijn faam verloren. Geruite tafelkleden en houten banken. Dit familiebedrijf wordt sinds 1987 vertroeteld door de eigenaar en uitstekende vleesbrader Dirk Piolon. Proef er het Imanol Jaca ribstuk met frietjes van het huis en een vleugje mayonaise. Bistro ‘Le 203’ ‘Le 203’ wordt door Mathilde en Richard gerund. Het echtpaar biedt er een ‘slow food’ keuken aan een bijzonder schappelijke prijs. Niemand beter dan Richard kan het concept van wereldkeuken belichamen. De man is half Zuid-Afrikaans, half 10 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Australisch, een mix die hij omzet in een jonge en creatieve keuken. Het proberen waard: zwaardvis met wortelenpuree en gedroogde abrikozen. Brasserie Les Brigittines De Belgische Maître Cuisinier Dirk Myny heeft een aantal klassiekers van de Belgische gastronomie herzien en verbeterd. Hij gaat voor lokale producten, slow food en efficiente verbeteringen. De kok maakt ter plekke zijn eigen frietjes die hij twee keer bakt: de eerste keer met Ossewit, de tweede in plantaardige olie. Hij serveert ook een urenlang in Kriek Cantillon gegaarde kalfswang. Sterrenrestaurant La Paix Dit in 1893 geopende eethuis is eerst en vooral een frietgelegenheid recht tegenover de slachthuizen van Anderlecht. Vandaag pronkt chefkok David Martin, de eigenaar, met twee Michelinsterren. Hij werd uitgeroepen tot Chef van het Jaar 2019 door Gault & Millau en kenmerkt zich door een unieke keuken met ongelooflijke nuances en subtiliteiten in zijn gerechten. Proef er onder anderen een Moskous taartje geserveerd met rauwe bouchotmosselen. ● E. Bv. Een selectie uit ‘La bonne adresse’, van Pierre Marcolini en René Sépul, SH-OP Editions, 2018
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Herontdek Brussel Judith Vanistendael schetst de stad Na een deel van haar jeugd rondgezworven te hebben, belandde Judith Vanistendael op haar 24ste terug in Brussel, de stad waar ze opgroeide als dochter van oudjournalist en schrijver Geert Vanistendael. Ze settelde zich uiteindelijk in Molenbeek, waar ze twee kinderen kreeg en een internationaal gesmaakte carrière als striptekenares en illustratrice uitbouwde. Waarom ze trots is op ‘haar’ Molenbeek? Ik woon nu al 18 jaar in Molenbeek. Het is een arme en overbevolkte gemeente, maar tegelijk heel jong, dynamisch en actief. In volle coronacrisis hadden wij de best draaiende naaiateliers voor mondkapjes van Brussel. Hier wonen is best interessant, omdat je altijd de vinger aan de pols hebt. Waar ze graag wandelt? Het Koning Boudewijnpark in Jette, vooral op de momenten dat het er rustig is. Ik vind wandelen een heerlijke activiteit. Je volgt dan je natuurlijke ritme, je bent in de openlucht en je maakt contact met de aarde. Al wandelend raak je ook op plekken verzeild waar je anders nooit komt. Zo heb ik onlangs op een wandeling in Sint-Gillis bij toeval het duurzame tuincentrum La Pousse Qui Pousse ontdekt. Een rustpunt tussen hoge huizenblokken. Ik had het geluk dat ik er binnen kon, want normaal gezien moet je ervoor reserveren. goed te kunnen zwemmen. Omdat door de lockdown de zwembaden gesloten waren, zocht ik noodgedwongen mijn toevlucht tot Start To Run voor mijn portie beweging. Een vast loopparcours heb ik nog niet, maar ik zal blij zijn als de Vijfhoek volledig verkeersarm wordt. Haar uitgaansbuurt? Ik ben nogal een huismus. Als ik dan toch eens uitga, is het om de hoek. In Bar du Canal, een wijnbar. De eigenaar is een Deen, die heerlijk smørrebrød maakt. Ook in de andere zaken van de cluster rond de Dansaertstraat, café Walvis en de brouwerij Brussels Beer Project, kom ik graag. Allemaal lekker dichtbij voor mij. Haar favoriete eetadresjes? Brasserie Friture René in Anderlecht: Brusselser bestaat niet. Alles wat ze serveren is perfect: de wijnen, de bieren, de garnaalkroketten, de paardensteak, moules parquées, dame blanche … Mijn lievelingsgerecht daar is gegrilde kabeljauw met tartaarsaus. Alleen kom je er als vegetariër niet aan je trekken. (lacht) De oosterse keuken van Horia is in alles de tegenpool van het zéér klassieke Friture René, maar ik ben er even dol op. Een piepklein restaurant, uitgebaat door hippe, jonge mensen. Voor hun lekkere brood werken ze samen met C’est Si Bon, de beste bakker van Brussel. Waar ze sport? Normaal ga ik baantjes trekken in het mooi gerenoveerde Olympisch zwembad Louis Namèche in Molenbeek. Daar heb je altijd voldoende ruimte om 12 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Hoe ze aan cultuur doet? Het liefst snuister ik rond in de boekhandels Passa Porta, Sterling Books en Waterstones. Daar kan ik ontzettend gelukkig van worden. Ik pik ook graag een film mee in Le Palace en Cinéma Aventure: twee zalen met een mooie programmatie. Helaas ga ik er te weinig naartoe, maar Bozar heeft vaak uitstekende tentoonstellingen. Dat ze er een mengeling van heel klasvolle en heel hippe kunst presenteren, kan ik enorm appreciëren.” ● P.V.D. D.R. Herontdek Brussel Wanneer Charles Peugeot Brussel doorkruist Voor hem was de automobielsector een evidentie. Charles Peugeot behoort tot de negende generatie van de gelijknamige familie. Deze Fransman belandde enkele jaren geleden in Brussel om, aan het hoofd van DS Belux, het merk nieuw leven in te blazen. Dat weerhoudt hem niet om de geneugten van onze hoofdstad te proeven. De mooiste tuin? De Koninklijke Serres van Laken. Ik heb ze verleden jaar ontdekt. Wat een verrassing! Ik had nooit gedacht daar zoveel schoonheid te vinden. Het is een echt doolhof van broeikassen en bloemen. Ideaal voor een gezellig dagje uit met het gezin. De vriendenkroeg? Dai Puponi, een kleine Romeinse trattoria, beheerd door drie Italianen die al een tiental jaren in Brussel wonen. Ze hebben elk hun baan verlaten om zich in dit avontuur te storten. En het werd een treffer: lekkere wijn en smakelijke gerechten. Een gastronomisch restaurant? Le Toucan Sur Mer, een aanrader, zeer efficiënt. Je ademt er de gejodeerde lucht van Bretagne. Het decor is er geraffineerd en helder. Je moet er echt de voortreffelijke zeevruchten proeven. Een ‘kids friendly’ adres? Het Kindermuseum in Elsene, met zijn participatieve en leuke tentoonstellingen. Kinderen ontdekken er al spelend de wereld rondom hen. En telkens is het bezoek een succes. Een ongewoon restaurant? Een adres dat te maken heeft met mijn activiteit in de automobielsector, namelijk het Café Garage Declercq, in het pand van de Peugeot Citroën dealer in Elsene. Het restaurant serveert heerlijke Franse gerechten en dompelt je onder in de autowereld, van voorgerecht tot dessert. Een koffie in de ochtend? Bij Eric Kayser: een dubbele espresso, sinaasappelsap en een briochebroodje. Alle soorten brood, koffiekoeken en brioche van het huis zijn ambachtelijk gemaakt zonder additieven noch bewaarmiddelen. Een restaurant waar je op reis gaat? La Maison du Sushi, gerund door moeder en dochter. De moeder werkte vroeger in de haute couture en besliste toen over te stappen naar het versnijden van vis. En wij smullen van de verse en heerlijke sushi, die de ganse familie aanspreken. Voedingswinkels? De zaak Chai et Bar van Fort Jaco vind ik de beste wijnkelder van Brussel. Een zeer geraffineerde selectie wijnen die wordt aangeboden door een team dat weet wat wijn werkelijk is. Je wordt er dus niet voor de gek gehouden. Voor kaas verwijs ik je naar affineur Julien Hazard. Afhankelijk van de leveringen, vind je daar enkele specialiteiten: Brocciu AOP, Brousse, Mont d’Or AOP, Tomme fraîche de l’Aubrac en Cancoillotte uit de Franche-Comté … Het museum of de kunstgalerij waar je graag naartoe gaat? Forest Divonne, een galerij beheerd door Jean de Malherbe, een hyperdynamische enthousiasteling die erin slaagt mensen te verbinden met kunst, dankzij tentoonstellingen die nieuwe talenten voorstellen. Een plaats om Brussel te begrijpen? Ja, in de Wetstraat, richting centrum met de Europese Commissie achter je. Op de muur van een gebouw zie je een gigantische graffiti met daarop ‘The future is Europe’. Dat is echt Brussel! ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 13 © Belga D.R.
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Herontdek Brussel Het trimparcours van Dominique Monami Dominique Monami was de eerste Belgische tennisspeelster die de wereldtop 10 bereikte, in 1998. In 2000 behaalde ze een bronzen medaille op de Olympische Spelen in Sydney (tijdens een dubbel tennisspel met Els Callens). Vandaag stelt ze haar stalen zenuwen ten dienste van de bedrijven, als mental coach. Haar roots liggen in Verviers. Toch heeft ze ook voor Brussel een adressenboekje, dat ze vriendelijk met ons deelde. D ominique beschouwt Brussel vooral als een dubbele hoofdstad: van België en van Europa. Ze waardeert de kosmopolitische dimensie en het gezellige leven in de stad waar ze ooit organisator was van een internationaal WTA-toernooi, de Brussels Open, in samenwerking met het stadsbestuur: "Het was een ongelooflijke ervaring.” Een mythische plek: Er zijn pittoreske wijken in overvloed, maar de Grote Markt blijft voor mij een mythische plek. Elk jaar kom ik om deel te nemen aan de uitreiking van de nationale trofee der sportverdienste en we ontmoeten de juryleden op het kantoor van de burgemeester. Ik vind dit telkens even mooi en verbluffend! Het restaurant dat je niet mag missen: Les Larmes du Tigre. Het is veruit het beste Thaise restaurant in België en in Brussel echt beroemd. Voor een lunch raad ik La Gazzetta aan. En als je echt indruk wilt maken, zou ik zeggen Comme Chez Soi , waar ik de kans heb gehad om met Pierre karbonades ‘à la Liégeoise’ te bereiden voor een tv-programma. 14 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een dagje winkelen: Toen mijn dochter klein was, ging ik vaak naar Serneels (foto hieronder), waar D.R. je mooi speelgoed vindt. En dan Marcolini, voor de heerlijke chocolaatjes. Voor gebakjes om je vingers bij te likken, moet je bij Wittamer zijn. Voor schoenen stap ik naar Fratelli Rossetti bij mijn vriend Pino. En dan zijn er nog alle winkeltjes in de Dansaertwijk. Ik hou ook van La Vaisselle au Kilo in de Marollen, om een mooi en niet te duur servies te kopen! De ideale plek om te sporten: ik ben vaak in de Aspria gaan trainen, maar ook het park naast het Koninklijk Paleis beveel ik aan om in de open lucht aan sport te doen. Een souvenir: Twee jaar geleden won ik een maaltijd voor twee op de Tram Experience, waar een sterrenkok kookte, terwijl we met de tram door Brussel reisden. Ik vond de ervaring uniek; het is een zeer originele manier om Brussel 's avonds te ontdekken terwijl je geniet van een heerlijke maaltijd! ● E. Bv. OM STERK TE STAAN OP DE MARKT VAN MORGEN
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Herontdek Brussel “Mede dankzij onze gemeenschap zullen we deze crisis overwinnen” Tero berust als origineel concept van restaurants op gezondheid, gezelligheid en duurzaamheid. Net als alle andere moest het restaurant in Sint-Gillis in maart de deuren sluiten. Een zware tegenvaller, maar Arthur Lhoist hoopt, als oprichter van de Tero restaurants en van de Ferme des Rabanisse, voldoende veerkracht aan de dag te kunnen leggen om de crisis te doorstaan. “ H et DNA van Tero? Drie principes”, vertelt Arthur Lhoist: “gezondheid, gezelligheid en duurzaamheid. Wij willen de mensen sensibiliseren voor een meer natuurlijke en gezonde keuken, die ook het milieu eerbiedigt. Dit is trouwens de reden waarom we kleine borden aanbieden. Zo kan iedereen bestellen volgens zijn eetlust. De meeste van onze producten zijn afkomstig van onze hoeve of van Belgische producenten.” Het succes laat niet op zich wachten en in 2017 gaat in Brussel een tweede Tero restaurant open. “We hadden vastgesteld dat er op de Brusselse restaurantmarkt een echte vraag bestond naar een aanbod als het onze. Toch verschilt onze Brusselse clientèle van onze Brabantse klantenkring. De verwachtingen zijn anders. Brusselaars zijn eerder internationaal gezind en stedelijk. We hebben het juiste evenwicht gevonden tussen de kwaliteit en de prijs van het gerecht, conform ons DNA, dat plezier en gezondheid combineert in een innovatief en duurzaam aanbod.” Een efficiënt model Arthur Lhoist groeide op met zijn project sinds zijn begin in de zaal met het team, om daarna geleidelijk door te groeien naar transverse functies en steun aan de operationele teams en zelfs aan de boerderij. Hij staat in voor de visie, de waarden en het culinaire charter. Tero bevoorraadt zich voornamelijk bij zijn eigen boerderij. De hoeve produceert fruit en groenten en houdt Salers koeien, Duroce varkens en roodharige Ardense schapen. De rassen worden geselecteerd op hun hardheid en de kwaliteit van hun vlees. De hoeve beschikt bovendien over verscheidene bijenkorven die jaarlijks honing produceren en tegelijk het ecosysteem van de hoeve en de omgeving versterken. Vandaag stellen de Tero restaurants een veertigtal voltijdse equivalenten tewerk, naast de mensen die op de hoeve werkzaam zijn. 16 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 WIE IS ARTHUR LHOIST? Arthur Lhoist is in de 30. Met passie voor gastronomie en duurzame landbouw beheert hij vandaag de Tero restaurants. Hij had een diploma in management en duurzame ontwikkeling op zak toen hij in 2014 zijn eerste Tero restaurant opende. Voordien had hij weliswaar een jaar opleiding gevolgd in de keuken van de Londense ‘Le Cordon Bleu’. Zijn concept berust op een combinatie: een eigen en duurzaam culinair aanbod, respect voor het ruwe product en inspelen op specifieke culinaire verwachtingen zoals vegetarisme en veganisme. Maar wees gerust: er is vlees en vis genoeg op het menu van Tero. D.R. Herontdek Brussel Veerkracht om te overleven De vooruitzichten en het groeipotentieel zagen er dus rooskleurig uit. Toen kwam het coronavirus. “Zoals iedereen hebben wij deze crisis niet zien aankomen. Wanneer de regering besloot om de horecasector te sluiten, werden wij gedwongen om zeer snel maatregelen te treffen. Onze prioriteit was het behoud van het recht op werkloosheid voor gans ons personeel. In dit opzicht is het wel goed dat maatregelen werden genomen voor de werknemers, maar ook voor de uitbaters van restaurants, namelijk wat betreft de terugbetaling van bankleningen, uitstel van btw, van sociale zekerheidsbijdragen enz. Gelukkig hadden we genoeg cashflow om onze verbintenissen van vóór de epidemie na te komen.” “De evolutie van de gezondheidscrisis in Europa heeft ons snel doen inzien dat ze veel langer zou aanslepen dan de twee sluitingsweken die de regering oorspronkelijk had aangekondigd”, aldus nog Arthur Lhoist. De tweede prioriteit van Tero was dan ook een manier vinden om het contact te behouden met de klanten en de productie van de hoeve verkocht te krijgen. “Een traiteurdienst was een vanzelfsprekende oplossing. In een week tijd bedachten we een model en een aanbod. We zorgden ervoor dat onze koks twee dagen per week het werk zouden hervatten, weliswaar met minder personeel en met inachtneming van de sanitaire maatregelen.” Concreet biedt Tero half-afgewerkte producten voor afhaalmaaltijden, naast gebruiksklare bereidingen. “De klanten moeten bepaalde gerechten nog even laten garen of bakken, maar dat kan precies leuk zijn, zeker in tijden van lockdown.” Al gauw lanceerde Tero bovendien de verkoop van groenten en vlees via korte bevoorradingsketens om het productieoverschot van de hoeve aan de man te krijgen. “We hebben dus voor diversificatie gekozen om zoveel mogelijk activiteiten in stand te houden. We zijn van plan om dit aanbod verder te ontwikkelen tot wanneer de restaurants weer opengaan. Eventueel zouden wij hiermee ook op langere termijn kunnen doorgaan, in aanvulling van onze dienst in de restaurantzaal. De integratie van de hoeve in ons model geeft meer veerkracht aan ons project en helpt ons deze crisis met meer gemoedsrust te doorstaan.” Een opleving in twee stappen Arthur Lhoist wenst en verwacht de heropening van de restaurants in de zomer, en bereidt er zich op voor. “We gaan voor een optimistische houding. We zullen klaar zijn voor een heropening zodra het mag, conform de gezondheidsvoorschriften. Onze financiële duurzaamheid blijft echter een prioriteit en wij voorzien de mogelijkheid om onze activiteiten zo nodig te diversifiëren of te reorganiseren in functie van de voorwaarden tot hoogstens 50% van zijn capaciteit zal draaien, en een tweede fase rond de maand september, met hopelijk minder beperkingen. “Vanzelfsprekend is dit een persoonlijke visie aan de hand van gegevens waar niemand vat op heeft. Het is eerder een kwestie van aanvoelen”, verduidelijkt hij. Succes dankzij een sterke gemeenschap De reactie van klanten valt moeilijk te voorspellen. “Wij weten niet hoe de klanten gaan reageren, of ze graag opnieuw het restaurant gaan bezoeken of ervoor zullen terugschrikken. We gaan De integratie van de hoeve in ons model geeft meer veerkracht aan ons project en helpt ons deze crisis met meer gemoedsrust te doorstaan. van de heropening en de vraag van onze klanten. Onze traiteurdienst voor afhaalgerechten heeft aangetoond dat we onze activiteiten snel kunnen hervatten”, verzekert hij. Tero wil vooral zoveel mogelijk medewerkers weer aan het werk krijgen en de klanten tevreden stellen. Dat zal niet van de ene dag op de andere gebeuren. De oprichter van Tero voorziet een opleving in twee fasen: de eerste met strenge maatregelen op alle niveaus (social distancing, wegwerpof digitale menu’s, minder klanten in de zaal …), waarbij het restaurant op 30 er vanuit dat mensen in België graag uitgaan en zich graag vermaken.” Arthur Lhoist is er trouwens van overtuigd dat het contact dat met de gemeenschap werd behouden en het aanbod van alternatieve cateringdiensten de klanten zal aanzetten sneller terug te keren. “Wij wilden een band houden met onze clientèle en onze gemeenschap. Via de sociale netwerken hebben we ons optimisme kunnen overbrengen en onze veerkracht aangetoond. Dit zijn kernwaarden van ons project.” ● Gaëlle Hoogsteyn Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 17 D.R.
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Herontdek Brussel Op pad met Giles Daoust, van Flagey tot aan de Beurs Van het Flageyplein tot aan de Beurs … Giles Daoust begeleidt ons doorheen het Brussel dat hij dagelijks beleeft. En op de achtergrond, dat deuntje van Jacques Brel: "C’était au temps où Bruxelles bruxellait ..." De unieke charme van de hoofdstad … Flageyplein: Ik heb altijd in Elsene gewoond, in de omgeving van het Flageyplein. Deze wijk van mijn jeugd heeft haar Boheemse en artistieke ziel behouden. Je vindt er een combinatie van groen, stadscentrum en meerdere toffe bars en restaurants. Ik heb ongeveer 20 minuutjes nodig om van thuis naar mijn werk te wandelen, althans langs mijn gebruikelijke route naar de hoofdzetel van het familiebedrijf op het Louizaplein. Wat winkels en de nieuwste concepten betreft, tja, daar ben ik minder van op de hoogte. Modeverschijnselen spreken me minder aan. Baljuwstraat: Toen ik een kind was, ging deze wijk fel achteruit. De winkels sukkelden of gingen dicht. Maar vandaag maak ik met veel plezier een ommetje langs het Drievuldigheidsplein. Ik laat me betoveren door het uitstalraam van boekhandel Peinture Fraîche. Ik stap dan meestal binnen en bevind me midden in honderden kunstboeken. Honger? Dan kies ik voor een lunch bij Dam Sum. Ik ben een grote fan van Aziatische keuken. En ik word nooit teleurgesteld. De Zavel: Als tiener was ik daar vaak. Mijn moeder was antiekhandelaar. Ze had een winkel op de Kleine Zavel, de Galerie d'Egmont. Ik herinner me nog de oude glorie, toen de antiekhandelaren in volle opkomst waren. Decoratie was toen een ‘must’ en werd steeds democratischer. Vandaag ziet de wijk er heel anders uit. Luxe winkels en chocolatiers hebben het plein veroverd. De sfeer van toen is nu verhuisd naar het hart van de Marollen, tussen het Vossenplein, de Blaesstraat en de Hoogstraat. De Grote Markt: Het kostte me jaren om opnieuw een nuchtere kijk op deze wijk te krijgen. Weet je, ik ensceneer al een jaar of twaalf de Ommegang. Het hart van Brussel zit mij in de genen gegrift. Maar nu geniet ik weer van een wandeling in de buurt, met mijn gezin, door de prachtige Sint-Hubertusgalerijen. Ik stop bij boekhandel Tropismes, drink een koffie bij de Pain Quotidien. Het is gewoon prachtig! De wijk rond de Beurs: Ik beschouw die nog steeds als de buurt van de boekhandelaren en platenzaken. In mijn jeugd liep ik daar dolgraag naartoe. Ik herinner me de ellenlange rij aan de kassa van de winkel Brusel. Deze tijd is nu wel een beetje voorbij, maar ik loop nog steeds graag rond in de omliggende straten. Daar bevindt zich een deel van de charmes van Brussel, die ik probeer in stand te houden. ● E. Bv. 18 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 D.R. Herontdek Brussel Kody, van de Marollen naar Matonge Nu al een tiental jaren waagt humorist Kody zich aan allerlei avonturen, met stand-ups, films en tv-reeksen. De in Schaarbeek geboren Elsenaar is in feite de zoon van de laatste ambassadeur van Zaïre in het Koninkrijk België. Hij sleept ons mee naar het hartje van een kleurrijk en gemengd Brussel. De mooiste wandeling door Brussel? Altijd dezelfde: ik vertrek vanuit de Marollen richting de Zavel, ik volg daarna de Naamsestraat en beland op die manier in Matonge. Daar wandel ik verder naar Flagey en zo kom ik aan het Kerkhof van Elsene terecht. Het mooiste park? Ik heb een zwak voor het Tenbosch park. Twee prachtige hectare groen met daarin een honderdtal merkwaardige bomen. En het is er nog steeds erg rustig, zonder drukte. De vriendenkroeg? La Mirabelle, een brasserie in Elsene die laat openblijft. Het trefpunt bij uitstek voor acteurs die na afloop van een voorstelling elkaar ontmoeten. Het eten is er lekker. Ik bestel de ‘boulets à la liégeoise’ of de stoemp van de dag. Het gewonnen brood als nagerecht is een aanrader. Een gastronomisch restaurant? Al Piccolo Mondo, om persoonlijke en historische redenen. Het restaurant ligt vlakbij de Louizalaan. Het is een familiezaak waar je sinds 1979 van vader op zoon wordt verwelkomd. Ik eet daar hetzelfde als mijn vader: gegrilde kip met frietjes. Een kruidenierszaak of een voedingswinkel ? De Italiaanse kruidenier Antichi Sapori, in de Baljuwstraat. Gewoonweg Italië in Brussel, met 100% ambachtelijke producten. En als je de voorkeur geeft aan Portugese specialiteiten, proef dan de overheerlijke ‘pasteis de nata’ van bakkerij Forcado Pastelaria. Het restaurant waar je op reis gaat? Inzia, een heerlijk Congolese restaurant in de Matonge wijk. Je vindt er alle typische gerechten uit Congo en het is bovendien een waar trefpunt van artiesten en kunstenaars, ideaal voor culturele ontmoetingen. Met een beetje geluk spelen Congolese muzikanten rumba wanneer je er bent. Zowel je smaakpapillen als je oren gaan daar op reis. De winkel voor een cadeautje? De speelgoedwinkel Papillon, steenweg op Boondaal. Het team is erg attent en ik stap er nooit met lege handen naar buiten. Het museum of de kunstgalerie waar je vaak rondhangt? De galerie van Didier Claes. Die man heeft van zijn vader een passie geërfd voor primitieve kunsten. Met zijn broers blijft hij zich hiervoor met trots inzetten. Hij is ook de voorzitter van de Brafa. Wanneer hij over kunst praat, ga ik graag luisteren. Waar je Brussel kunt begrijpen? De Zuidfoor, omdat die als zoveel jaren bestaat en een ongelooflijke sociale mix bevordert. Een kasteelheer ontmoet er een Turk en samen gaan ze een pint pakken in een Congolees of een Kameroens café. Natuurlijk lopen ze even langs frituur De Corte voor smoutebollen! De ideale cultuuroord? ALLE Brusselse schouwburgen – om te leren, te lachen en ontroerd te raken. Ik wil er niet één in het bijzonder vermelden. Maar laten we niet vergeten dat toneel de moeite loont en de artiesten steun verdienen. Cultuur moet worden gezien, gedeeld en bekritiseerd! ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 19 © Belga D.R.
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Herontdek Brussel De geheime recepten van Catherine Bodson Op 50-jarige leeftijd besloot Catherine Bodson haar levensloop een radicaal andere wending te geven. Ze had een internationale carrière achter de rug, zowel in de privé sector als bij Europese overheden, toen ze aan een ondernemerstraject begon met de oprichting van Pipaillon, een ambachtelijke conservenfabriek in hartje Brussel. Het concept berust op de knowhow van weleer voor de productie van conserven in glazen stopflessen: jams, chutneys, tapenades en kruiderij gemaakt van verse, biologische en lokaal geteelde en gekweekte producten. A sel. Waar ze graag rondwandelt? Voornamelijk in twee wijken: het voortdurend veranderende stadscentrum waar Pipaillon zijn winkel heeft: de Vlaanderenstraat, Sint-Katelijne, de kades... en de gloednieuwe voedselmarkt Wolf! En verder de wijk Lepoutre-Brugmann, waar ik sinds het vertrek van de kinderen woon: alle winkels liggen op loopafstand, je vindt er een echt stedelijk leven, maar de wijk ligt toch dicht bij mooie parken en bossen, zoals het Terkamerenbos of het Zoniënwoud. De kroeg waar je vrienden ontmoet? Tortue, in de Edith Cavellstraat. Een adres dat alles combineert wat ik leuk vind: een wijnbar met natuurlijke producten, een echt gevoel dat je welkom bent bij Yann en zijn bende, genereuze gerechten, een intieme sfeer en vrolijke klanten. Ondanks een piepkleine keuken serveren ze heerlijke bereidingen. De geroosterde ricotta is een speciale vermelding waard! Een gastronomisch restaurant? Spreekt me minder aan. Ik geef de voorkeur aan een genereuze, gezellige en smaakvolle keuken, zonder poespas, zoals bij Jamil's l'Intemporelle. Ik raad zijn geweldige omega 3-tartaartje aan, een delicatesse! 20 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 ls fijnproever, liefhebber van heerlijke producten en verdediger van ambachtelijke kennis, verklapte Catherine Bodson ons haar favoriete adresjes in BrusDit allemaal zonder tralala! Om de dag optimaal te beginnen … Bij Matinal, Franz Merjaystraat. Een minimalistische bakkerij, waar je niets anders vindt dan het hoofdzakelijke en waar je koffie rechtstaand drinkt, op zijn Italiaans. Régis is de enige die me in het weekend uit mijn bed krijgt. De broden, stokbroden en gebakjes zijn allemaal gemaakt van natuurlijk meel. En daarnaast heerlijke boter, room, rauwe melk en scharreleieren! Een ongewone plek ? De Villa Empain en de Boghossian Stichting die er nu gevestigd is. Ideaal om je in de wereld van de jaren '30 onder te dompelen, om er te lunchen (lekker eten bij Tero!) en er te genieten van de kwaliteit en originaliteit van de tentoonstellingen. Cultuur? Ik bezoek graag het Museum van Schone Kunsten. De kaart van de Vrienden van de Musea geeft onbeperkt toegang tot de collecties en geeft me het gevoel een permanente gast te zijn. Vaak gaan mensen er alleen naartoe voor een tijdelijke tentoonstelling. Jammer, want de collecties zijn oneindig rijk en het is een waar genoegen om verloren te lopen in de museumzalen. Een voedingszaak? Niet één maar meerdere adressen langs een kleine wandeling in eenzelfde wijk. Begin bij Petré in Ukkel: allerlei gevogelte en een warm welkom. Wat verder vind je vrijdagse biomarkt op het Brugmannplein, met kaashandelaar Jacques Defrenne, slager Stéphane March en de Ferme du Gasi voor groenten en fruit. ● E. Bv. © Brussels’ Kitchen D.R. Herontdek Brussel Het groene Brussel van Thomas Gunzig Thomas is tegelijk auteur van romans en korte verhalen, columnist, toneelschrijver en strip- en filmscenarioschrijver. Volleerd, dus. Geen wonder dat hij, als de kans zich voordoet, in de natuur en de bossen verdwijnt om wat afstand te nemen. Hij levert ons hier zijn goede adresjes, waaronder de Bar du Matin Saint-Gillois, waar hij trouwens het merendeel van zijn jongste roman, Feel Good, schreef. Het mooiste panorama’s in Brussel? Och, een vergeten hoekje ergens diep in het Zoniënwoud. Het ligt vlakbij de Bezemhoek in Bosvoorde. Van daar uit volg je een smal paadje tot aan enorme bomen die werden geplant om scheepsmasten van te maken. In luttele seconden ben je niet meer Brussel, maar ergens in Michigan! De vriendenkroeg: Tarzan, een zeer goede wijnbar! In de keuken bereidt Coralie Rutten heerlijke schotels voor, om met de vrienden te delen. Een gezellig onthaal en een sympathiek adresje om de avond lang het aperitief te laten aanslepen. familierestaurant Yagura. Heel lekker! De bar voor ‘s avonds: Een 100% Brussels adres: L’Archiduc. De baas is een toffe gast, de cocktails zijn lekker en de sfeer gezellig en rustig! Een gekke plaats: van alle bizarre plaatsen in Brussel is deze de gekste: de zaal van de bewijsstukken van het Brusselse Paleis van Justitie! Ik heb het geluk gehad om die samen met François Schuiten te ontdekken toen we het scenario van Blake et Mortimer aan het voorbereiden waren. Je vindt er onder andere een voorraad oude Duitse wagens, breekijzers, een afgesneden hand in een stopfles vol formaldehyde… Er hangt een zoete geur van cannabis in de lucht wegens de kilo’s drugs die het parket in beslag heeft genomen. Echt een gekke plek! De ideale wandeling: Ik voel me goed in de bossen. Mijn aanraders zijn de Kauwberg en het natuurreservaat De Kriekenput. In Ukkel heb je een aantal zeldzame natuurgebieden die weiden, moerassen en beekjes combineren. Ideaal om tot rust te komen en de batterijen op te laden in hartje Brussel! Het restaurant waar je een reis begint: De uitstekende Izakaya is helaas dicht! Onlangs ontdekte ik het Japanse Een voedingswinkel? De bakker op het SintJobsplein: de Maison Barat. Hij maakt het beste brood! Da’s toch belangrijk, thuis goed brood hebben, nietwaar? Ik apprecieer in het bijzonder zijn kaasbrood en vijgenbrood. Om van te smullen! Een cultuuroord? In een boekhandel, uiteraard. Tropismes, bijvoorbeeld! Een subliem adres en een van de mooiste plekken in Brussel. En om daar te raken, moet je de prachtige Koningsgalerijen doorwandelen. Wat wil je nog meer? ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 21 © Wikipedia/GdML © Barat
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Herontdek Brussel Yves Davin: volg de gids! D.R. Yves Davin, de oprichter van de lifestyle website Brussels Life, trekt al 10 jaar met zijn team door de stad, op zoek naar Brusselse culturele, gastronomische en artistieke uitmuntendheid. Deze website is bijzonder inspirerend en boeiend voor alle Brusselaars die hun stad liefhebben! O m trends en goede adresjes op te sporen in Brussel heeft Yves zijn gelijke niet. Hij levert ons een aantal aanraders: La Mort Subite: een iconisch en internationaal beroemd café van onze stad. Redelijk veel toeristen, maar het blijft een ‘must see’ en een bijzonder aangename gelegenheid. Je proeft er de authentieke Geuze des huizes, mét bezinksel, en de klassieke boterham met plattekaas. Arcadi: een typisch Brusselse brasserie. Open tot 23:45 uur. Ideaal voor een late maaltijd na een film of een vertoning in de Théâtre des Galeries. De wafels, karbonade en hartige taarten zijn een speciale vermelding waard! The Big Game: in het centrum van de stad, echt iets voor sportliefhebbers! In deze bar vinden de klanten maar liefst 25 schermen die een ongelooflijk aantal sportwedstrijden uitzenden! Mig’s World Wines: een schatkamer vol wijnen en geestrijke drank. De kelder biedt een prachtige selectie in alle prijscategorieën. Aardig meegenomen: het hele jaar door degustaties en workshops over wijnen en geestrijke drank. Chambelland: wellicht de eerste bakkerij en banketbakkerij die uitsluitend producten uit de biologische landbouw verwerkt, 100% natuurlijk glutenvrij. In Brussel heeft ze al veel klanten 22 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 overtuigd en twee verkooppunten geopend. Goed om te weten: het wit, halfkoren en volkoren meel is afkomstig van de Chambelland-molen. La Coutellerie du Roi: middenin de Noorddoorgang bevindt zich de in 1750 gestichte Coutellerie du Roi, een tempel van ongeëvenaarde expertise rond al wat snijdt. U bewondert er uitzonderlijke en hoogkwalitatieve voorwerpen die u nergens anders zult vinden! Echt een bezoek waard! Le Plateau du Berger: “Ik kan me niet vrijmaken. Een raclette-avond voorzien!” Dit is het concept van afterwork parties dat de kaaswinkel heeft gelanceerd: fijnproeversavonden met raclette naar believen! Voor nog meer geneugten zijn er ook fondue- en tartifletteformules. De ambachtelijke kazen worden geselecteerd bij de beste producenten in Frankrijk en Zwitserland. ● E. Bv. ENERGIE PACK Maak gebruik van investeringssteun voor de kmo’s en zko’s Stijgende energieprijzen, klimaatdoelstellingen, verwachtingen van de klanten,... Dit is meer dan ooit het moment om het energieverbruik te verminderen! Om u te helpen investeren, heeft het Brussels Hoofdstedelijk Gewest € 1.350.000 vrijgemaakt om de werken voor de vermindering van uw energieverbruik te financieren. Een overzicht van de toekenningsvoorwaarden. Voor wie? U bent handelaar, ambachtsman, een vrij beroep, een kmo, een rusthuis, een maatwerkbedrijf of een cultureel centrum in het Brussels Gewest? Deze investeringssteun is er voor u! Het is een aanvulling op het Energie Pack dat sinds september 2018 de kmo’s en social profit sector de kans biedt gebruik te maken van een gratis energiecoaching. Deze dienst wordt u voorgesteld door de federaties UCM en Comeos voor de kleine en middelgrote ondernemingen tot 250 VTE’s en door Bruxeo en Santhea voor de social profit sector. Bovendien hoeft u geen lid te zijn van een van deze federaties om er gebruik van te maken. Voor welke werkzaamheden? Dankzij Energie Pack beschikt u gratis over een diagnose en relevante aanbevelingen om uw energieverbruik te verminderen. Dit kan gaan van een nieuwe verlichting tot een verwarmingsketel of collectieve of industriële uitrusting. U kan onder bepaalde voorwaarden gebruikmaken van investeringssteun die 30% tot 40% van de in aanmerking komende bedragen dekt, met een plafond van € 15.000 btwi per jaar. Concreet Op basis van de energiediagnose, die werd uitgevoerd of gevalideerd door de federatie van uw sector, bezorgt u Leefmilieu Brussel vóór de werkzaamheden een aanvraag tot steunbelofte. Eens uw dossier is aanvaard, bezorgt Leefmilieu Brussel u een beloftebrief en kan u de werkzaamheden beginnen. U hebt vervolgens 18 maanden om de werken uit te voeren en de vereffening van de financiële steun te vragen. U zal uw energieverbruik snel zien dalen: zeer goed nieuws voor uw factuur en voor het leefmilieu! Bij wie kan men terecht? ➜ Voor de handel en diensten: Comeos - sti@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58 ➜ Voor de zko’s/kmo’s, zelfstandigen en vrije beroepen: UCM – info.energie@ucm.be ● T +32 (0)2 743 83 93 ➜ Voor de social profit sector: Bruxeo - energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03 ➜ Voor de instellingen voor gezondheidszorg: Santhea - contact@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 70 Met de steun van BRUXEO
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Herontdek Brussel Pascal Devalkeneer: “Ik geloof dat ons iets heel moois staat te wachten” Vanuit de lucht bekeken lijkt het Chalet de la Forêt op een groot huis van de betere burgerij, aan de rand van het Zoniënwoud. Chef en eigenaar Pascal Devalkeneer beheert het restaurant op meesterlijke wijze. Met de nodige sociale distantiëring onthaalt hij ons in zijn moestuin voor een gesprek over zijn beleving van de huidige crisis. Nu al meerdere weken is elke activiteit hier stopgezet, terwijl u in december van verleden jaar de 20e verjaardag van het Chalet de la Forêt vierde… Ik besefte toen helemaal niet wat voor een crisis we zouden doorstaan! Le Chalet betekent heel concreet 20 jaar van mijn leven, 20 jaar werk en carrière. Het restaurant was een leegstaand belabberd pand toen ik het heb overgenomen en integraal gerenoveerd. Voordien had ik een eigen restaurantje: het Bistrot du Mail, in Elsene. Dat was toen mijn eerste ervaring als chef en eigenaar. Mijn vennoot Didier Plasch serveerde in de zaal. Wij waren toen het eerste ‘bistronomisch’ restaurant in Brussel. Let wel, wij hebben de bistronomie niet uitgevonden, maar waren de eerste Brusselaars die gerechten aanboden tussen gastronomie en bistro. We wisten ons ook te onderscheiden met een zeer verfijnd decor. WIE IS PASCAL DEVALKENEER? Op 2 december 1999 (de dag van zijn verjaardag) opende Pascal Devalkeneer voor het eerst de deuren van het Chalet de la Forêt. Hij was toen 34, had boordevol talent, een ware passie voor kookkunst en de ambitie om in Brussel een buitengewoon gastronomisch restaurant te openen met de allerbeste service. Een enorme uitdaging voor een ambachtelijke kok die tegelijk bedrijfsleider en eigenaar van zijn eigen inrichting werd. Vandaag geldt het Chalet de la Forêt als de referentie bij uitstek van de Brusselse haute gastronomie. Is dit restaurant het avontuur van uw leven? Dit is precies de gedachte die mij te binnen schoot toen ik het Chalet voor het eerst ontdekte. Ik wilde vooruit en uitmaken hoe ver ik in dit beroep kon gaan. Hier heb ik een combinatie van een merkwaardig gebouw en een merkwaardige ligging, al wat ik nodig heb voor een succesvolle carrière. We hebben hier belangrijke werkzaamheden verricht. En in december 1999 hebben we de zaak geopend. In het begin stonden we met z’n drieën in de keuken. Ondertussen werken daar 16 mensen en 10 in de zaal. Als chef sleepte u twee sterren in de wacht. Waaraan dankt u het succes van uw gastronomie? Mijn kookkunst berust sinds het prille begin op het product. Als reactie hoor ik dan vaak ‘ja, uiteraard, iedereen beweert dat.’ Maar sinds het begin werk ik eerst en vooral met een product – en van daaruit ontwerp ik een recept. Mijn kookkunst 24 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 © Serge_Leblon Herontdek Brussel is redelijk inventief maar gebruikt producten van de markt en wisselt naargelang de seizoenen of mijn gemoed. Hoe dan ook blijft het product de grondslag van al wat ik bereid. Dat is een kenmerk. Is er een gerecht dat u echt kenmerkt? Nu en dan is er een Japans tintje in onze gastronomie, met miso bijvoorbeeld, dat wij echter op een kalfszwezerik serveren. Aanvankelijk bewerkten we dat product op z’n Frans, namelijk gesmoord op een kreeftensap. Beetje bij beetje zijn we de zwezerik met miso gaan gratineren. Dat is vandaag onze ‘Ris de Veau au Chalet’, een typisch gerecht van ons restaurant. Ik heb zwezerik doorheen mijn ganse carrière gebruikt. Ik vind dat een geweldig product, net als duif, oesters, tarbot of langoustines. Deze producten staan constant op de kaart en we bewerken ze volgens wat de moestuin ons te bieden heeft, de inspiratie, het seizoen enz. Waar haalt u uw inspiratie vandaan? Voornamelijk uit de moestuin. Elke dag inspecteer ik de tuin en controleer ik de rijpheid van de groenten. Tijdens het seizoen genieten we 100% autonomie wat kruiden betreft. We telen een vijftigtal soorten, zodat we de recepten heel gemakkelijk kunnen wijzigen. Wij maken onze eigen compost. Alles wordt gerecycled, ook om onze grond te voeden. Verder werken we nauw samen met onze leveranciers en tuinders, die voornamelijk bio en permacultuur aanbieden. Nu, bio is een alles- en nietsomvattend concept. Ik zeg daarom liever dat we samenwerken met mensen die niets op de producten verstuiven. Hoe ervaart u de Covid-19-crisis? Dit is een schok, ook al vermoedden de meesten onder ons dat we vroeg of laat op een ramp af stevenden. We leefden in een soort hypermobiliteit en hyperconsumptie. Het moest in alle domeinen steeds ‘meer’ zijn. Dat geldt trouwens ook in de restaurantsector, waar we constant op zoek zijn naar de ultieme beleving en niet meer weten wat we nog moeten verzinnen. We zitten waarschijnlijk in een cyclus en weten niet meer wat we nog kunnen doen om de clientèle tevreden te stellen – die in feite op alles en nog wat uitgekeken is. De huidige trend richt zich inderdaad op het product en lokale toelevering, maar we willen nog steeds meer aanbieden. Je kunt dat beschouwen als creativiteit, maar voor mij is dat vooral overdaad, ja zelfs verwaandheid. Wat moet de beleving in een restaurant dan zijn? Wat verwacht ik bijvoorbeeld als ik een tournedos bestel? Een prachtig stuk vlees, onberispelijk vers en perfect gebraad en gekruid. Op die manier doen we het product eer aan en, wie weet, roepen we herinneringen op. Ik kan me geen recepten voorstellen met zodanig veel ingrediënten op het bord dat het voornaamste verloren gaat. Niets doet me meer plezier of geeft meer betekenis aan mijn werk dan een klant die me zegt: “Twee jaar geleden ben ik bij u komen eten: een sardientje, een zwezerik, gevogelte … En daar wil ik voor terugkomen.” Dat toont de waarde en de emotie die voortkomen uit de smaakbeleving. Als iemand tevreden een restaurant verlaat maar zich niet meer kan herinneren wat hij gegeten heeft, dan is daar iets misgelopen. Misschien zal deze crisis bijdragen tot een terugkeer van de emotie en van het belang van het product in de restaurantkeukens. Wat doet u tijdens deze gedwongen onderbreking? We bereiden ons voor op een nieuw leven, op iets anders. We doen de voorjaarsschoonmaak om alles weg te werken dat nutteloos blijkt of in de weg staat. Zo streven we naar meer vrijheid en duidelijkheid voor de heropening. Ik wil iets gezonds, nieuws en schoons voor de nieuwe start. Het ganse team neemt hieraan deel. We discussiëren en ontmoeten elkaar nu en dan tijdens vergaderingen waar iedereen de afstand respecteert. Samen bespreken we de heropening en de motivatie. We voelen een zeer sterke betrokkenheid onder ons. En dat is het voornaamste! Wat verwacht u van de toekomst? Dat weet ik nog niet. Enerzijds is de huidige crisis toch wel een catastrofe. We gaan daar de gevolgen van incasseren, zeker en vast. Het ergste is dat de mens zeer snel vergeet en daarna terug naar zijn slechte gewoontes grijpt. Anderzijds zijn er de positieve aspecten en de bewustwording. Sommige mensen vragen zich vandaag af waarom we voordien op die manier leefden. Was dat wat we wilden? Deze onbezonnen stormloop is nu voor iedereen onderbroken. Dit is de gelegenheid om er het beste uit te halen. Mijn leveranciers, mijn team en ikzelf staan allemaal te popelen voor een nieuwe start. Ik geloof dat ons iets heel moois staat te wachten. Dagelijks ontvang ik aanmoedigende berichtjes van onze klanten: “We staan u ter zijde”, “We zullen er zijn bij de heropening.” Wel, als de huidige enge periode ons toelaat een betere toekomst voor te bereiden, hard te blijven werken en creatief te zijn, dan moeten we daar gebruik van maken. ● Elisa Brevet Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 25
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Herontdek Brussel Het Brussels wereldje van Miny Bayot Miny Bayot werd in Kinshasa geboren. Ze liet een baan als economist achter zich om zich te richten op ambachtelijke creatie. Omdat ze zich ergerde nergens de tas te vinden waar ze van droomde, creëerde ze dan maar haar eigen merk: Zagapali, dat Afrikaanse inspiratie en hedendaagse elegantie combineert. Een merk dat haar kenmerkt en ook Brussel weerspiegelt: kosmopolitisch, stedelijk en verenigend. Waar kan je met vrienden iets gaan eten? In restaurant La Carretta in Jette. Deze Italiaanse trattoria bestaat al sinds de jaren 80. Een hartelijk en rustiek decor onder leiding van uitbater Mario. De traditionele op houtvuur gebakken pizza’s van de baas zijn een aanrader. De ideale wandeling? Het Laarbeekbos. Een groen eilandje met een merkwaardige biodiversiteit en tegelijk een echte verademing in het hart van Brussel. Ik ga er vaak naartoe. Het bos ligt op een steenworp van bij mij thuis. Het is bijzonder rustgevend, zeker als ik wat afstand moet nemen. Een ongewone plek? Het jaarlijkse evenement Plantes pour Tous, in de Sint-Gorikshallen: een grote verkoop van planten, waaronder cactussen, vetplanten, tropische planten en buitenplanten aan voordelige prijzen, tussen 2 en 10 euro. Daarna kun je op het terras met een lekker biertje je dorst lessen. Het mooiste park? De vijvers van Elsene, met aan de ene kant prachtige gebouwen, en aan de andere, veel groen, eenden en ganzen. Een onverwacht tafereel in de stad, en dat doet deugd. Je kunt daarna verder wandelen naar de Tuinen van de Abdij. 26 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een aan te bevelen brasserie? Callens Café: kosmopolitisch, eigentijds ingericht en lekker eten. Nu en dan stelt het café een aantal kunstenaars tentoon. De gelegenheid om minder bekend talent te ontdekken. Het restaurant waarmee je op reis gaat? Pampas Rodizio (foto), een Braziliaans restaurant in de wijk Sint Katelijne. Rodizio is de Braziliaanse barbecue, waarbij het vlees heel zachtjes op houtskool wordt gegaard om het sappig te houden. De obers brengen grote spiesen met daarop verschillende soorten vlees en vis en ze komen die naar wens aan je tafel versnijden. Heerlijk! Een bar voor ’s avonds? De BrewDog, tegenover het Centraal Station. Je vindt er een ruime keus aan bieren, voor elk wat wils. Het huis biedt ook een mooie selectie hamburgers à la carte. De beste bakker? Zeker en vast de ambachtelijke bakkerij Sirre. De in huis gemaakte croissants zijn heerlijk. Ook het ‘houthakkersbrood’, al dan niet met noten, is bijzonder lekker. Een boetiek waar je echt van houdt? De parfumerie Parfum d’Ambre, een mooie winkel die voorrang geeft aan de creatie van nieuwe parfums. Die geuren roepen een heleboel emoties in ons op. De boetiek organiseert ook ontmoetingen met parfumeurs. Echt verleidend! Waar je Brussel echt begrijpt ? De Grote Markt, met zijn kasseien en zijn grandioze gebouwen. Klinkt misschien een beetje cliché, maar de wijk roept in mij herinneringen op uit mijn tienerjaren. Als je even luistert, vang je daar een heleboel talen op. Dat is nu eenmaal Brussel: mensen van over de ganse wereld op een heel klein oppervlak. ● E. Bv. D.R. Wilt u uw leven makkelijker maken? Ontdek ProSalary! Beeld u in. Uw loon- en personeelsbeheer in een gebruiksvriendelijke en intuïtieve tool. Focus op uw HR-beleid en verlies geen tijd meer met tijdrovende administratieve taken. • Vereenvoudigd en geautomatiseerd beheer van werktijden, verlofaanvragen en afwezigheden; • Eenvoudige procedure voor het bestellen van uw maaltijdcheques; • Een software die zich aanpast aan uw situatie, die meegroeit met uw behoeften en die voortdurend wordt aangepast aan de sociale wetgeving; • Via de ESS geeft u meer autonomie aan uw medewerkers; • U beschikt over een geïntegreerde rapportagetool. Meer info? Contacteer ons op www.partena-professional.be
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RECYCLAGESECTOR VAN PLASTICS staat voor grote uitdaging. De crisis veroorzaakt door het corona-virus heeft de recyclageindustrie van plastics hard getroffen, een sector die al schade ondervonden had van het Chinese importverbod op afval. De daling van de prijs van aardolieproducten heeft de sector nu de genadeslag toegebracht. Deze plastic crisis vormt vandaag één van de grootste uitdagingen voor de hele industrie. Enkel een actieve samenwerking van alle spelers in de waardeketen kan een oplossing bieden. Verhoogde recyclagedoelstellingen Europa legt een verhoging op van de recyclagecijfers voor verpakkingsafval. De Europese kaderrichtlijn wordt momenteel omgezet in het Interregionaal Samenwerkingsakkoord, die de problematiek van de huishoudelijke en bedrijfsmatige verpakkingen regelt voor de drie Belgische gewesten. Deze overeenkomst voorziet in het geleidelijk optrekken van de minimumdrempel voor de recyclage van bedrijfsmatige plastic verpakkingen: 50% bij de inwerkingtreding, 55% in 2023 en 65% in 2030. Wetende dat het cijfer in 2018 45,8% bedroeg, is het duidelijk dat de industrie voor een grote uitdaging staat en dat alle partijen betrokken bij dit proces intensief zullen moeten samenwerken om deze uitdaging aan te gaan. Via sensibiliseringsacties en specifieke projecten zal Valipac de samenwerking met afvalinzamelaars intensiveren om bedrijven te stimuleren hun plastic verpakkingsafval verder te sorteren. Traceerbaarheid verzekeren om recyclage te garanderen Tot begin 2018 was China de belangrijkste afnemer van bedrijfsmatig plastic verpakkingsafval. Toen China zijn grenzen sloot voor de invoer van afval, schoten de installaties in Zuidoost-Azië als paddenstoelen uit de grond om ons afval te verwerken, waardoor de traceerbaarheid afnam. In afwachting dat Europa de nodige infrastructuur op poten zet die nodig is om haar afval te verwerken, moeten we de traceerbaarheid naadloos kunnen garanderen. Dankzij overeenkomsten met de belangrijkste traders identificeert Valipac momenteel de eindbestemming van het bedrijfsmatig verpakkingsafval van Belgische oorsprong. In de nabije toekomst zal Valipac een accreditatiesysteem voor traders invoeren en de aangesloten ophalers aanmoedigen om uitsluitend met geaccrediteerde handelaars te werken. Milieuvriendelijke verpakkingen Onze bedrijven investeren al jaren in de ontwikkeling van milieuvriendelijkere huishoudelijke verpakkingen. Voor bedrijfsmatige verpakkingen trappelen we nog steeds ter plaatse, meestal omwille van een gebrekkige kennis van de recyclageprocessen. De verpakkingen moeten nu voldoen aan criteria waarmee een hoogwaardige recyclage mogelijk wordt. Door de ontwikkeling van richtlijnen die de recycleerbaarheid van de transportverpakkingen bepalen en eco-modulatie toe te passen, wil Valipac haar klanten aanzetten om recycleerbare verpakkingen te gebruiken. Afzet voor gerecycleerd materiaal ontwikkelen Om de recyclagesector in België naar een hoger niveau te tillen, moet aan twee essentiële voorwaarden worden voldaan: zorgen voor voldoende aanvoer en afzetmogelijkheden garanderen voor gerecycleerde materialen. De markt voor gerecycleerde producten moet worden gestimuleerd bij de verpakkingsproducenten en bij de bedrijven die hun goederen zelf verpakken. De overheid heeft hier een rol te spelen door de nodige instrumenten in te zetten om afzet voor gerecycleerd materiaal te ontwikkelen. Denk bijvoorbeeld aan een verplichting om gerecycleerd materiaal te gebruiken voor nieuwe plastic voorwerpen of verpakkingen. Tenslotte zal de overheid hiermee ook de eigen ambities dienen. Meer info op www.valipac.be. Herontdek Brussel Het avantgardistische en kunstzinnige Brussel van Valérie Bach Valérie Bach is een internationaal bekende en erkende galeriehouder. Zij beheert de ‘Patinoire Royale-Galerie Valérie Bach’, die werd ingericht in een … rolschaatsbaan, een unicum in de wereld! Zij gelooft in de ontdekking van hedendaagse, opkomende of gevestigde kunstenaars. Ze nodigt ons uit naar het hart van een avantgardistisch en kunstzinnig Brussel. De ideale wandeling? Ik woon in het centrum van Brussel en ga dus heel graag wandelen middenin het immense bosgebied van het Zoniënwoud. De aanwezigheid van zoveel groenvoorzieningen in en rond de stad beschouw ik echt als een voorrecht. Toen mijn dochter klein was, gingen we ook wandelen in de buurt van het Tenboschpark. Een bistro om de vriendinnen te ontmoeten? In Ukkel, in het restaurant van boetiek No Concept. Alle gerechten zijn ter plaatse bereid en bio. Je vindt er detox-sappen, gezonde slaatjes, toasts en bagels. Maak van de gelegenheid gebruik om even een kijkje te nemen in de boetiek. Een gastronomisch restaurant? Ik zou twee adressen willen aanraden. Enerzijds het Japans restaurant Kamo. Ik waardeer er de moderne en elegante decoratie en de hedendaagse, authentieke en verfijnde keuken. De tweede tip is het Chalet de la Forêt, waar ik de gastronomie van chef Pascal Devalkeneer bijzonder apprecieer. Shoppen? Begin met Extra-Ordinaire, de ongelooflijke concept store van Jean-Paul Lespagnard. Loop even binnen bij Stijl, het neusje van de zalm inzake Belgische ontwerpers. Breng daarna een bezoek aan Cachemire Coton et Soie. En voor tafelserviezen ga je best even langs bij boetiek Lucia Esteves en haar prachtige selectie keramiek. Een kindvriendelijk adres? Neem de kinderen mee naar het Mode & Kant Museum. Zo ontdekken ze hoe mode en geschiedenis constant interageren. Het museum richt zich ook op de hedendaagse mode en is zeker aan te raden om uitzonderlijke Belgische en Brusselse modeartikelen te ontdekken. Een café voor in de ochtend? Bij Martine. In feite het restaurant vlak naast mijn galerij. Ik steek gewoon de tuin over voor een kopje koffie. Ik ga daar ook vaak lunchen, want de gerechten zijn er gezond en lekker. En voor ‘s avonds? Bij Jane’s (foto), die een mooie selectie wijnen aanbiedt in een rustige en gezellige sfeer. Een wandeling voor lekkerbekken? Ik banjer graag rond in het stadscentrum en koop dan chocolaatjes bij bakker Charli in de Sint-Katelijnestraat. Daarna ga ik vlees kopen bij Atelier Dierendonck. En ik beland ten slotte vaak met vrienden bij Nordzee, voor een glas witte wijn en kroketten. Een cultuuroord? Boekhandel Candide, op het Brugmannplein. Je wordt er hartelijk onthaald en het team heeft altijd een of andere tip over het boek dat je zou moeten kopen. De plaats waar je Brussel begrijpt? Het Kasteleinsplein op woensdagavond. De markt loopt dan ten einde en het wordt tijd voor het aperitief. Iedereen staat dan op straat. Ik hou erg van Brussel, de mensen gaan gemakkelijk uit en ze kunnen urenlang praten en babbelen met vrienden. ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 29 © CiciOlsson © Brussels’ Kitchen
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Herontdek Brussel In de voetsporen van Julien Libeer Julien Libeer, Kortrijkzaan van geboorte, was nog geen 18 toen hij in 2005 aan het conservatorium in Brussel ging studeren. Sindsdien is de stad, met zijn boeiende culturele leven en heel directe internationale verbindingen, voor hem als pianist de ideale uitvalsbasis. Met het project Singing Molenbeek, waarbij hij kinderen met muziek in contact brengt via koorrepetities in lagere scholen, engageert hij zich ook in zijn eigen stad. Zijn favoriete plek? Ik geniet er nog altijd enorm van om in de buurt rond de Zavel te komen. Het zal wel deels nostalgie zijn. De mooie herinneringen aan mijn conservatoriumjaren die eraan verbonden zijn, zullen daar zeker iets mee te maken hebben. Waar hij helemaal op adem kan komen? Mijn huis is op gelijke korte afstand van de vijvers van Elsene en het Leopoldspark. Het is allebei slechts een tiental minuten stappen. Zeker als het lekker zomert, zoek ik graag in één van beide plekken op. Van een uurtje al mijmerend rond het water lopen, laden mijn batterijen helemaal op. Studios voor mijn portie beweging en ontspanning. Op een bepaald moment ontdekte ik de trainingsmethode Pilates. Het bleek ideaal om de negatieve, stresserende neveneffecten van mijn vak tegen te gaan. Zijn eetadresjes? Na een concert in Bozar ga ik meestal nog wat drinken of eten in het Arcadi Café in de Galerie St Hubert. Ik houd ook erg van het Italiaanse restaurant Eccetera aan het Jourdanplein. De winkel die hij het meest frequenteert? Onge t wijf eld boekenwink el Ptyx, niet ver van Flagey. Je vindt er een heel persoonlijke selectie boeken, poëzie, filosofie, klassiekers en de betere jeugdliteratuur. Waar hij sport? Ik was jarenlang een trouwe bezoeker van het zwembad van Elsene, op twee straten van mijn deur, het oudste en charmantste exemplaar in de stad. Dat zwembad is nu helaas gesloten wegens herstelling, maar sinds twee jaar ga ik wekelijks langs in de Corpus 30 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Waar hij zijn portie cultuur meepikt? Flagey, Bozar en de Munt blijven, voor mensen in mijn vak, de meest veelzijdige trekpleisters in Brussel. Daarnaast is de Cinematek een vaste waarde. Qua theatervoorstellingen vind ik mijn gading meestal wel in Théâtre Varia of de KVS. ● P.V.D. © Getty D.R. © Belga Herontdek Brussel Cécile Djunga’s gekleurd Brussel Cécile is altijd al een kletskous geweest. Logisch dus dat ze al op twaalfjarige leeftijd begon met toneelspelen, onder andere – maar verloren moeite – om haar woordenvloed wat in te dijken. Vandaag is ze een volleerd artiest. Overdag voor de camera’s en ‘s nachts op het podium. Met haar boordevolle energie neemt ze ons mee naar het hart van kleurrijk en gemengd Brussel. Het mooiste panorama op Brussel: Vanuit een van de mooiste rooftops van de hoofdstad, het Restaurant van het MIM. Het uitzicht is er ongelooflijk en het eten lekker! ‘s Avonds wordt de sfeer romantischer met vele kaarsen op de tafels en de lichten van de stad. De wandeling bij uitstek: Ik heb in Parijs gestudeerd en veel gereisd. Ik ontvang vaak vrienden die Brussel komen bezoeken. Dan begin ik met het Poelaertplein en van daaruit nemen we de lift naar het oude Brussel van de antiquairs. We beëindigen het bezoek bij Manneken Pis en een lekker bier in de niet te missen Poechenellekelder. Waar naartoe voor een heuglijk aperitief? In Schaarbeek, op het Ardense jagersplein! Op vrijdag in de late namiddag is er daar een kleine lokale markt waar je fruit en groenten kunt kopen. ‘s Avonds worden de kraampjes omgebouwd voor een picknick, een soort reuze afterwork. Het mooiste park: Ik blijf trouw aan het Woluwepark, in de buurt waar ik ben opgegroeid. Ik heb daar zoveel gevierd met mijn makkers van de school Jean XXIII, vlakbij. We gingen kriek en zakjes chips kopen en de vrienden brachten djembes en gitaren. De vriendenkroeg: Een ongelooflijke Syrisch restaurant, My Tannour! Tannours zijn gevulde Syrische broden die in grote ronde klei-ovens worden gebakken (foto). U ontmoet er waarschijnlijk de baas Georges. Hij maakt die broden zelf en kneedt ze met zijn handen plat. Dat moet je gezien hebben! lekkere vol-au-vent! Het beste gastronomische restaurant: Thuis, bij mijn mama! Eerlijk gezegd ga ik in Brussel niet naar gastronomische restaurants. Ik verkies eerder lekkere adresjes. Ik vrees vooral de smakelijke gerechten van mijn mama te verliezen. Ik maak dus dankbaar gebruik van de inperking om haar kip- en visrecepten aan te leren. Het restaurant waar je op reis gaat: Ik hou van Soleil d’Afrique in Matonge. Zeer lekker eten en echt niet duur! Aanraders zijn de yassa-kip, de moambe-kip en de visgerechten. Zowel blanken als zwarten bezoeken dit restaurant. Een mooie mix en da’s positief. Waar naartoe voor een gezellige avond? De Kings of Comedy Club, waar ik veel ben opgetreden. Er is daar een podium, meer dan 80 zitplaatsen, een bar, een kleine keuken en humoristen die daar de ene na de andere optreden. Ken je een betere manier om een toffe avond door te brengen? Daarna gaan we met z’n allen naar La Bastoche, waar je tot 2 uur ‘s nachts terecht kan voor een Een voedingswinkel? Dicht bij mij thuis is er nu de Great Market, een bedekte markt met mediterrane producten: olijven, kruiden, verse vruchtensappen, wijnen vanuit de ganse wereld, Griekse, Syrische en Libanese specialiteiten. En net als op de zuiderse markten, kun je daar ook gaan eten! ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 31 © Brussels’ Kitchen D.R.
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Herontdek Brussel Karin Maquet keert steeds naar Brussel terug Karin Maquet stond aan de wieg van Kammco, een onderneming die bedrijven en ondernemers helpt meer winstgevendheid en stabiliteit te bereiken. Zij is ingenieur van opleiding en heeft haar sporen verdiend in Luxemburg, Brussel en Stockholm. Ondanks een zeer internationale carrière voelt Karin zich vooral in Brussel thuis. Ze levert ons haar beste adresjes. oals vele Belgen die dit te kleine land hebben willen verlaten, heb ik er echt van genoten om naar Brussel terug te keren en me opnieuw onder te dompelen in wat de eigenheid van mijn stad en mijn land uitmaakt: de diverse culturen, toegang tot kwalitatief hoogstaand onderwijs en gezondheidszorg en een betaalbare levensstandaard. Brussel, bastion van Art Nouveau: Voor mij staat Brussel gelijk met Art Nouveau en lekker eten. Art Nouveau is een typisch Belgisch compromis: een subtiele mix van vernuft, nuttige vormgeving en schoonheid. Horta en zijn volgelingen zijn er volgens mij in geslaagd om stedelijke interieurs om te toveren en een bepaalde visie op de wereld te veranderen. De wijk waar je op zondagochtend naartoe moet: Ik ben helemaal weg van de sfeer in de Marollen op zondagochtend. Het is er niet meer zoals vroeger, maar de charme is er nog steeds door de stedelijke, artistieke en culturele incoherentie van de buurt. We gaan even op een terrasje zitten, 32 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Z mijn man bestelt een pils en ik een glas rosé en zo kunnen we urenlang naar de voorbijgangers kijken. Het hoofdkwartier van mijn kinderen: Het Kipkot in de Sint-Bonifatiuswijk, een plek zonder poespas waar de beroemde Mechelse koekoek ongelooflijk gekarameliseerd wordt voorbereid! We zijn ook te vinden in de Bastoche, in Elsene, waar de pretentieloze kantinesfeer ons best aanstaat! Om de batterijen op te laden: Aan de rand van het Zoniënwoud, het park van Roodklooster, in Oudergem. De site is een natuurreservaat, net als het Zoniënwoud zelf. De fauna en de flora zijn er prachtig! ● E. Bv. De innovatieve keuken: Als consulente heb ik de gelegenheid om adressen in Brussel uit te testen. Mijn favoriet is de Sanzaru aan de Tervurenlaan. Daar vindt u iets unieks in Brussel: de Nikkei-keuken. Deze term dekt de grote aantallen Japanse immigranten en expats die aan het einde van de 19e eeuw naar Peru trokken. Het is een eerlijke mix van Japanse specialiteiten en Peruaanse smaken! D.R. © Brussels’ Kitchen © Belga www.beci.be
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Herontdek Brussel Sebastian Dupont (Nona): ‘Het is gezond om als ceo af en toe van je bedrijf weg te zijn’ “Bij momenten schrikwekkende toestanden.” Die bewoordingen gebruikt Sebastian Dupont in ons Zoom-gesprek om de genadeloosheid waarmee het coronavirus in het VK toesloeg te duiden. Het weerhield hem er niet van om vanuit Londen zijn twee NONA-pizzeria’s in Brussel, één in Sint-Katelijne en één in Merode, aan te blijven sturen. Het is intussen twintig jaar geleden dat hij naar de Britse hoofdstad verhuisde. WIE IS SEBASTIAN DUPONT? U was 14 jaar lang actief in de City, het financiële hart van Europa in Londen. Geniet de City terecht een bikkelharde reputatie? “Ik ben me bewust van de negatieve reputatie, maar heb de financiële sector altijd ervaren als een professioneel gerunde sector die terecht zeer gereglementeerd is. Buiten de bankenwereld gelden die strenge ethische regels niet. Nu ik al enkele jaren uit die bubbel ben gestapt en hem met de wereld erbuiten kan vergelijken, stel ik vast dat daar méér cowboys actief zijn. Zij kunnen mensen zonder consequenties bedriegen. In vergelijking zijn de bankiers brave mensen. Ik ben blij dat ik de gestructureerde manier van werken van banken nu kan omzetten naar de horecasector.” Hoe is die switch naar de horeca er gekomen? “ Banking is a young man’s game. Ik merkte dat heel afhaakten. Ze kregen een wat werknemers na hun 40ste burn-out of moesten plaats ruimen voor de jongere generatie. Ik deed mijn job daar doodgraag, maar wist dat het niet voor eeuwig was. Na een tijdje begon ik me voor te bereiden op het leven na mijn financiële carrière. Veel profijt haalde ik uit het entrepreneursgehalte van die baan: je hebt natuurlijk een deadline en een target, maar je geniet enorm veel vrijheid. Zelfs als 26-jarige krijg je behoorlijk wat verantwoordelijkheid. Zo rijpte het idee om 34 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Sebastian Dupont, Kortrijkzaan van afkomst, studeerde economie aan de KU Leuven. Na zijn studies joeg hij zijn droom na: als bankier aan de slag gaan in de City, het hart van de financiële wereld in Londen. Gedurende 14 jaar werkte hij achtereenvolgens voor drie grote zakenbanken: Merryll Lynch, Nomura en Credit Suisse. Stilaan groeide het verlangen om zelf te gaan ondernemen. In juni 2017 opende hij een eerste NONArestaurant in Brussel. NONA is de afkorting van ‘No Name’. Dupont wil hiermee duidelijk maken dat het niet om hem of zijn bedrijf draait. Hij zet systematisch zijn vaste lokale leveranciers van biologische producten in de spots: Le Monde des Mille Couleurs (groenten), Bufflardenne (mozzarella) en Brouwerij De Ranke (bieren). De pizza’s worden volgens de Napolitaanse traditie bereid, met een houtoven die tot 500°C wordt gestookt, wat een erkenning opleverde door het keurmerk Associazione Verace Pizza Napoletana. zelf iets te ondernemen. Ik kwam uit bij angel investing, het financieel ondersteunen van jonge starters. Zo kon ik van dichtbij observeren wat er allemaal bij komt kijken als je een bedrijf wil starten. Ik leerde zo ook verschillende sectoren kennen. Daarbij zag ik hoe men in de UK, sneller dan op het Europese vasteland, de nood aan nieuwe concepten in de horeca doorzag. Ik was getuige van een grote professionalisering van die sector. Dat trok mij aan.” Waarom in Brussel een zaak opstarten? “Omdat het voor mij ‘klein Londen’ is. De Europese instellingen zijn er gevestigd, waardoor een zeer internationale gemeenschap ontstond. Voor mijn concept moest ik voor een stad kiezen die heel ruimdenkend is.” Herontdek Brussel U wou hier, naar Brits model, een goede service introduceren. Wat was er dan mis met de service in België? “Laten we eerlijk zijn: er was hier – ook elders in Europa, trouwens – géén service. Zowel in de horeca als in de retail. Ik vind het onvoorstelbaar hoe je nors ontvangen kan worden in een winkel waar jij beslist hebt om je geld uit te geven. Je kunt als restaurant fantastisch eten aanbieden, maar als je een arrogante ober hebt, krijgt de klant toch een slechte beleving. Wij hebben voor onze mensen een eigen trainingsprogramma ontwikkeld, maar één facet kunnen we hen niet aanleren: glimlachen. Kandidaten die onvriendelijk overkomen, maken dus geen kans. Een andere vereiste is dat ze geloven in onze filosofie. Die is ‘to do good’. We maken authentieke Napolitaanse pizza’s met biologische, seizoensgebonden ingrediënten. Niet enkel hebben we goede mensen in huis die werken met goede producten, we willen ook goed doen voor de wereld. We zijn CO2-neutraal als ervaring had, wist ik van dag één dat ik me moest omringen met specialisten. Het ideale klankbord vond ik in Paul Rondeux, een Franstalige Brusselaar. Hij heeft de dagelijkse, operationele leiding in handen. Bij de opstart verbleef ik negen maanden lang in Brussel, maar daarna nam ik iets meer afstand en concentreerde ik mij op de langetermijnvisie.” Vanuit Londen broedt u dus op nieuwe plannen? “Eind vorig jaar openden we onze tweede pizzeria NONA Merode. Voor ons eerste restaurant hebben we de inrichting volledig zelf gedaan, maar deze keer spraken we een bekende architecte uit Londen aan: Ilse Crawford. Zij denkt veel na over de relatie tussen de mens en zijn fysieke omgeving. Ze vond dat we onze filosofie, die haar zeer charmeerde, ook moesten toepassen op het interieur. Wat betekent dat we voor duurzame materialen kozen. De volgende stap is de opening van ons eerste pasta-restaurant komende zomer.” bedrijf. Een deel van de inkomsten zetten we opzij voor ons educatieve programma NONA LIFE, waarmee we jongeren bewust willen maken van waar gezond eten vandaan komt.” Is het aan die vrij unieke filosofie te danken dat NONA snel een begrip is geworden in Brussel? “Ik vermoed inderdaad dat het door de combinatie van al die ideeën komt. Door de efficiëntie en de lage kostenstructuur – een erfenis van mijn bankverleden – slagen we er ook in een betere prijs-kwaliteitverhouding te bieden. De mond-tot-mondreclame heeft zijn werk gedaan. In juni 2017 openden we de deuren en in augustus stond er al een lange rij aan te schuiven.” U woont nog altijd in Londen. Hoe moeilijk is het om van daaruit uw zaak te runnen? “Dat valt goed mee. Omdat ik een merk wou bouwen rond lekker Italiaans eten en nul komma nul horecaNormaal zou dat pastarestaurant al op 1 mei de deuren openen. Dat uitstel is een van de gevolgen van de coronacrisis. Hoe hebt u de harde klap van COVID-19 beleefd? “Ik heb lang voor Nomura gewerkt, een Japanse zakenbank. Daardoor ken ik Azië wel een beetje. Toen het coronavirus in China uitbrak en ik zag dat in Wuhan alle straten afgesloten werden, nota bene twee dagen voor Chinees Nieuwjaar, realiseerde ik me dat het ernst was. Ik was meteen gealarmeerd. Ik vertelde mijn managementteam dat we ons snel moesten voorbereiden op het worst case scenario. We hadden al procedures voor hygiëne en voor economische werkloosheid klaar tegen dat het virus België bereikte.” Hebt u er vertrouwen in dat het heropenen van horecazaken vlot zal verlopen? “Neen. Volgens de experts komen virussen als deze in verschillende golven. De verwachting is dat er tegen de winter een tweede lockdown kan komen. We gaan er dus vanuit dat de heropstart heel gradueel zal verlopen, met een beperkte capaciteit. Het zal nog een tijdje moeilijk blijven, voor vele sectoren. We moeten realistisch zijn. Valse hoop is nergens goed voor. Zeker psychologisch is het voor onze mensen niet makkelijk. Als bedrijfsleider wil ik hen steunen en het goede voorbeeld geven door de moed erin te houden. Uiteindelijk komen we er wel uit.” ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 35 D.R.
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Herontdek Brussel Pierre-Yves Bossard verklapt zijn adresjes V.R Pierre-Yves Bossard is medeoprichter van Eventer, de Belgische app waarmee u inhoud van evenementen live kunt delen op één platform. Met zijn 2000 nieuwe gebruikers per maand heeft Eventer de wind in de zeilen. En Pierre-Yves werk genoeg. Tussen twee happenings door vond hij toch de tijd om ons zijn goede adresjes te verklappen. Gastronomie, het restaurant Origine, in de buurt van het Jourdanplein, zal de lekkerbekken die een vleugje creativiteit op het bord waarderen, in vervoering brengen. De gerechten organiseren zich in 4 efficiënte en duidelijke gangen: koud, lauw, warm en zoet. Liever vis of vlees? U vindt er uw gading met, als bonus, een gegarandeerde kwaliteit/prijsverhouding! Met vrienden: Holy Smoke in Sint-Gillis, DE Texas BBQspecialist in Brussel! Voor vleesliefhebbers is dit de ideale plek op zijn Amerikaans. Het vlees wordt urenlang op lage temperatuur gegaard (van 4 tot 20 uur, afhankelijk van de stukken vlees) in een rokerij (de zgn. "pit"). Niet te missen: het heerlijke Black Angus rundvlees en de fijne selectie à la carte bourbons (72 referenties). Bistro: Charlotte Café, in Ukkel. Die heeft alles van een fijne en gezellige buurtbistro: een open keuken, verse en seizoensgebonden producten en een vleugje originaliteit dat ons altijd aangenaam verrast. Een mooie terugblik op de klassiekers van de Belgische keuken en een terras dat een bezoekje waard is (goed gelegen)! De ideale plek voor een drankje: Café Pastel, middenin de Zavel. De perfecte plek om iets te drinken, te eten en te dansen! Een vrij zeldzame combinatie in Brussel, trouwens. Met een beetje geluk ontdekt u de begaafde Simon LeSaint aan de draaitafels. Deze DJ en producer was ooit een medewerker van Stromae. En als u van een borrel houdt, vindt u daar Génépi en Chartreuse à la carte. 36 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een ongewone wandeling: Volg de Zenne en de oude grachten van Brussel. We vergeten soms dat Brussel zich rond een rivier ontwikkelde. Als u de oude Zenne wilt gaan opzoeken, begin dan met de binnenplaats van het restaurant O Lion d’Or. Daar schuilt nog een oude arm van de Zenne. Verrassend. Zondagroutine: In de familie gaan we op zondag vaak wandelen in het Tenboschpark, wellicht het mooiste van de stad. Daarna stappen we naar de Garage à manger (foto), het restaurant van Pêle-Mêle, voor een hapje, voordat we door de rekken van de beste tweedehands boekhandel van Brussel slenteren. Het is natuurlijk moeilijk om zonder een boek (of twee...) te vertrekken. ● E. Bv. © Brussels’ Kitchen JE DAK IS GOUD WAARD IN BRUSSEL! Ontdek hoeveel je dak kan opbrengen met zonnepanelen. Doe de test op zonnekaart.brussels
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Herontdek Brussel Een groene wandeling met Augustin Nourissier De trend bestaat: Brussel wordt groener met onder andere collectieve moestuinen en buurtkwekerijen. Augustin Nourissier is medeoprichter van Skyfarms. Samen met Véronique Dewever is hij welzijn op het werk gaan telen door de aanleg van moestuinen in bedrijven. Beide ondernemers hebben net een winkel en een boomkwekerij in Laken geopend en gaan nu voor b-to-b. A ugustin behoort tot de jonge ondernemers die duurzaam werken en aan een reconversie zijn begonnen om hun dagelijks leven zinvoller te maken. Deze ingeweken Schaarbekenaar houdt van zijn wijk. De ecoloog in hart en nieren levert ons zijn 100% groene adresjes. Het restaurant waar je moet zijn: Zonder aarzelen, de Max in Schaarbeek, op een steenworp van het Plaskyplein. Dit geweldig Sardinisch restaurant onderscheidt zich door schitterende wijnen en een chef die verzot is op goede producten. Voor zijn groenten geeft hij de voorkeur aan lokale tuinbouw en stedelijke landbouwers. De producten zijn van hoge kwaliteit, en dat merk je in je bord! De zondagbrunch: In café Boentje, uiteraard! Het adres geniet enige faam maar het concept is zodanig vernuftig dat het zeker wat reclame waard is. In het bord gaat niets verloren en alles wordt bereid met onverkochte voedingswaren. Zeker een interessante aanpak op het vlak van ethiek en duurzame ontwikkeling. Maar ook de kok is fantastisch! Kortom, de ideale eetgelegenheid in de week. 38 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Een stukje groen: Ik woon in Schaarbeek en het Josaphatpark is zowat mijn tweede tuin. Mijn kinderen hebben er leren fietsen. Ik houd van de heuvelachtige configuratie, de gekozen boom- en houtsoorten, de bloemperken. Het hele jaar door zie je daar de seizoenen voorbijgaan en toch verliest deze plek nooit zijn charme. Sinds de opening van de Laiterie, middenin het park, is er steeds meer animatie. Je kunt er ook naartoe om sociale contacten te leggen. De beste ambassadeur: Niet één, maar meerderen! Ik denk aan alle spelers van de circulaire economie in Brussel. Ze geven een mooi imago aan de stad. Ik zie een ongelooflijke combinatie van mensen met ideeën en mooie projecten (recycling van hout, voedsel, kantoorruimtes…). En ook de politici steken een handje toe. Ik denk bijvoorbeeld aan BeCircular en aan de laureaten, die steeds met ongelooflijke projecten op de proppen komen. Ik citeer hier Permafungi, de kringloopbroeikassen van Tomato Chili of de bamboefietsen van Cycad. De coöperatie: Mijn vrouw en ik hebben ons geruime tijd ingezet voor Bees Coop (foto), een duurzame, economische en ecologische coöperatie in Brussel. Het principe is eenvoudig: door in te schrijven op aandelen, krijgt u toegang tot de supermarkt en verbindt u zich ertoe om er één keer om de vier weken 2u45 te komen werken om de winkel in stand te houden. De bar om de hoek: Chez Copain, op de Rogierlaan. Prima personeel. Je drinkt er bier en wijn. De cocktails zijn uitstekend! ● E. Bv. D.R. D.R. Herontdek Brussel Joyce Azar, van Beiroet tot Brussel Joyce Azar – Vlaams, Franstalig én van Libanese afkomst – heeft het ideale profiel om een verbindingsfiguur te zijn. De journaliste, die zowel voor VRT als voor RTBF werkt, is de initiatiefneemster van DaarDaar.be, de website die Franstalige België op de hoogte houdt van wat er in Vlaanderen gebeurt. Hoewel ze in Beiroet werd geboren, kan ze zich volledig met het multiculturele Brussel identificeren. Haar favoriete plek in Brussel? Schaarbeek, waar ik intussen vijftien jaar woon. Het is zo fijn om in mijn straat mensen van verschillende origine tegen te komen. Ik vind het fantastisch om in mijn eigen buurt naar de Spaanse traiteur of de Italiaanse patisserie te kunnen. Schaarbeek is een grote gemeente waar veel te doen is. Kuieren doe ik graag in het Josaphatpark. Om te verpozen ga ik dan iets drinken in La Buvette Saint-Sebastiaan. Daar loop ik steevast bekenden tegen het lijf: vrienden, buren, collega’s … En de kinderen hebben er ruimte om te spelen. Ideaal dus. Hoe ontspant ze zich? Door te wandelen in de oude stad, de omgeving rond de Grote Markt. Daar krijg ik altijd een beetje een vakantiegevoel. Ik stap ook graag langs de kleine straatjes, met antiekwinkels, in de Marollen. Mijn geheimtip is een prachtige verborgen plek in Evere: natuurreservaat het Moeraske. Je waant je er niet meer in de stad. Wat zijn haar lievelingscafés? Café 1030 is mijn stamcafé. Ik kan er van bij mij thuis te voet naartoe. De twee managers zijn heel toffe mensen. Ze maken lekkere cocktails en er hangt altijd een leuke sfeer. In de horecazaken aan de Vlaamsesteenweg is het eveneens aangenaam vertoeven. Haar favoriete restaurants? Hangt van de gelegenheid af. Als ik geen zin heb om te koken en snel iets eenvoudigs wil eten, dan kies ik voor Le Mezze aan de Leuvensesteenweg. Ook al is het gerund door een Syrische familie, ze serveren daar de échte Libanese keuken. Erg lekker én vriendelijke bediening. Voor een romantisch diner met mijn man zal ik eerder naar Le Coq en Pâte in Sint-Lambrechts-Woluwe gaan. Een topadres voor verfijnde gastronomie. Waar shopt ze het liefst? Ik heb een voorkeur voor de kleinere boetieks in de buurt van de Dansaertstraat en de Anspachlaan, zoals Privejoke op de Kolenmarkt. Ik koop liever in modezaken van plaatselijke creatieve mensen dan in de grote ketens. Ik kan ook belachelijk veel tijd doorbrengen in boekhandel Tropismes in de Sint-Hubertus galerij. Waar naartoe met de kinderen? Train World, aan het treinstation van Schaarbeek. Terwijl we er rondwandelen, leren de kinderen er veel over treinen en België bij. En hoe doet ze aan cultuur? Ik heb een abonnement bij twee theaters: Théâtre de Poche en Théâtre le Public. Théâtre de Poche brengt stukken met maximaal drie acteurs. Wat ze doen, is geëngageerd en redelijk alternatief. Zo zag ik er een voorstelling over Jacques Brel, met een rapper. Théâtre le Public is een veel groter theater – mét een zeer goed restaurant, overigens – en richt zich tot een breder publiek. De stukken daar zijn toegankelijker. Ik hou er wel van om te proeven van de mix van die twee zeer verschillende theaters. ● P.V.D. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 39 © VRT © Belga
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Herontdek Brussel Het verantwoord epicurisme van Marjolaine Gailly Op haar 37e is Marjolaine Gailly een ware ‘sociaal onderneemster’. Zij beschouwt ondernemerschap als een kracht om goed te doen en de wereld te veranderen. Ze staat aan het hoofd van twee bedrijven: PeterLily in de human resources sector en de Brusselse coworking Manistal. In feite is ze altijd al betrokken geweest bij projecten die haar boeien. Deze doordachte levensgenieter verklapt enkele adresjes die de klemtoon leggen op gezond, lokaal en familiaal. De zondag brunch: afspraak in Chicago Café, op de Vlaamsesteenweg. Een gezonde en lekkere brunch met in het huis bereide verrukkelijke taarten. Een speelhoekje voor de kinderen. Een gezellige, huiselijke sfeer. De keuze aan veganistische en vegetarische gerechten is een speciale vermelding waard. De kroeg: Origine (foto hieronder), vlakbij het Jourdanplein. Een 4-gangen formule met slechts drie keuzes (op zich een goed teken). Inventieve, gewaagde en lekkere gerechten met daarbij een prima service en een uitstekende prijskwaliteitverhouding. wandelingen, op een steenworp van Brussel. Je hebt een leven nodig om alle uithoeken ervan te ontdekken. Ik ga daar zo vaak mogelijk naartoe om mijn batterijen op te laden en over wat anders na te denken dan PeterLily en Manistal. Een snel hapje: Kamilou biedt in de Europese wijk smakelijke, gezonde en verantwoorde gerechten. Lekker ontbijten, een verscheidenheid aan zelf samen te stellen gerechten, een ruime keuze aan in het huis gemaakte quiches en lekkere sandwiches! Een gastenverblijf: La Maison Flagey, een karaktervolle pand gelegen in de rustige en aangename omgeving van de vijvers van Elsene, op een steenworp van het dynamische Flageyplein. Eenvoudig en efficiënt opgevat: vijf kamers voor een intiem verblijf in een pracht van een Brussels Art Nouveau gebouw. De beste cocktails: La Pharmacie Anglaise en haar verfijnde en originele cocktails. De setting is helemaal te gek: precies een ander tijdperk, met bokalen vol geneeskrachtige kruiden, een borstbeeld van een arts en gedroogde hop die aan het plafond hangt. Zoiets is in Brussel totaal onverwacht! Een muzikale bekoring: de Brussels Chopin Days. Jonge internationale artiesten interpreteren werken van Chopin aan de piano. Schitterende concerten, en toch eenvoudig en intiem. Afspraak in het Koninklijk Conservatorium. Niet duur: € 25. De groene uitstap: het Zoniënwoud, uiteraard. 5000 hectare groot en overal verborgen paden en mooie 40 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Al geprobeerd: Wolf, de eerste food market in de hoofdstad. Typisch Brussels: het beste, op één plek samengebracht, waar ontdekking en diversiteit hoogtij vieren! Een waar genoegen, want je kunt er een culinaire wereldreis maken zonder je stoel te verlaten. Italiaanse, Indiase, Belgische, Aziatische of Ethiopische keuken: voor elk wat wils! ● E. Bv. © Brussels’ Kitchen D.R. Herontdek Brussel Het Brussel van weleer en van vandaag, volgens Isabelle de Borchgrave Kunstenares Isabelle de Borchgrave raakte beroemd om haar papier-maché creaties. Haar passie voor kunst doet Brussel internationaal schitteren. Ze slaagde erin een heel eigenaardige plek te creëren waar ze mensen ontvangt, haar werk voorstelt en haar passie deelt. Ze verklapt enkele goede adressen en roept herinneringen op. Haar favoriete wijk? Geruime tijd woonde ik aan de Zavel, waar mijn familie, de Jacobs, thuishoorde. Ik opende daar mijn eerste boetiek en atelier onder de naam La Tour de Bébelle. In die tijd hadden alle belangrijke antiquairs zich op het plein gevestigd terwijl een heleboel ambachtslieden in de omliggende straatjes waren geïnstalleerd. Het mooiste park? De Kleine Zavel. Je ontdekt er een bloemrijke tuin in Vlaamse neorenaissancestijl. Gewoon prachtig. De ideale wandeling? In de prille avond wandel ik graag rond de vijvers van Elsene, op een steenworp van bij mij thuis. Met de inperking gebruiken de mensen hoe langer hoe minder hun gordijnen. Zo kun je een beetje van ieders leven zien. Het lijkt wel op poppenhuizen. ‘s Avonds gaan de lichten aan, die zich dan in het water van de vijvers weerspiegelen. Die sfeer vind ik bijzonder rustgevend. Shopadressen? Ik heb een zwak voor het werk van Eva Velasquez. Ze combineert mooie stoffen en passie voor de kleding van weleer. Het resultaat is een tijdloze garderobe vol kleren die je elke dag kunt dragen. Ik hou ook veel van de boetieks Topolina en Graphie Sud, want ik vind er altijd wel iets dat mij aanstaat. De kruidenier die je doet watertanden? Ik kook graag. Ik hou van bezoek en van samenzijn. Vlak bij mij thuis vind je de Marché des Chefs. Deze kruidenierszaak is een soort Mekka voor de gastronomie. De meest prestigieuze chefs in Europa gaan zich daar trouwens bevoorraden. De zaak is ook toegankelijk voor particulieren. Een anekdote? Rond 1965 creëerde ik beschilderde jurken die toen heel wat succes oogstten. In die tijd ging de Vieux Saint-Martin open, maar niemand kende die zaak. Ik vroeg hen of ik op de bovenverdieping een modeshow mocht organiseren. Ik heb daar 200 mensen op uitgenodigd en de dag daarop zat het restaurant stampvol. Dat is sindsdien nooit anders geweest! De meest gewaardeerde ambachtslieden? Ik apprecieer het werk van La Cordonnerie, in de Notarisstraat. Ik bezoek ook regelmatig lijstenmaker Cadr’art. Stanislas werkt al heel lang met mij en heeft een sterke band met het atelier. Voor kleuren en verf ga ik naar de Maison Lefebvre in de benedenstad. En tot slot werd ik regelmatig samen met fotograaf Limelight voor lay-outs, catalogi enz. Hij levert fantastische werk. Het restaurant waar je op reis gaat? Aglio e Olio is een klein Italiaans restaurant. Deze familiezaak ligt op amper enkele meters van mijn atelier en wordt uitgebaat door een moeder en haar twee dochters. Pasta en nog eens pasta en telkens overheerlijk! En die reis doorheen Italië zet ik voort bij Petit Racines, met nieuwe ontdekkingen. Een bistro om vrienden te ontmoeten? La Meilleure Jeunesse. Een hartelijk onthaal en daarbij een mooie presentatie met elegante witte tafelkleden en servetten. Het vlees is er erg lekker. Ik ga er altijd met plezier naartoe. ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 41 © Belga © Jean-Pierre_Gabriel
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Herontdek Brussel Alles wat u over Brussel moet lezen Misschien biedt deze zeer bijzondere zomer de kans om uw stad opnieuw te ontdekken … in boeken. Hieronder vindt u een aantal boeken en naslagwerken waarmee u de hoofdstad onder een andere invalshoek leert kennen! Secret Brussels: dit boek is zeker niet voorbehouden aan toeristen, want u vindt er een pak anekdotes waarvan ook u waarschijnlijk geen weet had: een daghotel waar u ook een kaarsje kan branden, een stukje van de Zenne dat ter hoogte van Sint-Gorik werd gerestaureerd, een interpretatie van het Warande-Park volgens de vrijmetselaars, de merkwaardige fysionomische fontein van Magritte, een vergeten tuinstad in Vorst of speleologie in de basiliek van Koekelberg … Verrassingen genoeg! Jonglez Brussel Art Deco: 7 wandelingen of fietstochten om in verscheidene wijken de vele facetten te ontdekken van Art Deco en Modernisme in de Brusselse architectuur. U maakt kennis met verbluffende architecten die tijdens een boeiende periode prachtige gebouwen lieten oprichten. Al gauw wordt u een deskundige van dit alomtegenwoordige erfgoed in de straten van Brussel. Geeft u de voorkeur aan Art Nouveau? Ook hierover publiceert de uitgever een boek. Lannoo Brussel. Twee en een halve eeuw openbare parken en tuinen. 1775-2020: tijdens de inperking hebben heel wat Brusselaars ingezien hoe talrijk de parken in hun stad wel zijn – en ze zijn die trouwens gaan opzoeken. Maar kent u die groenvoorzieningen wel echt? In dit boek krijgt u een frisse kijk op de hoofdstad als een landschap. 42 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 U reist doorheen een rijk geïllustreerd panorama, aangevuld met de bijzondere geschiedenis van de Brusselse parken en tuinen. Voor liefhebbers van stedelijke natuur. Smaakt naar nog. CIVA De stad waar ik van hou: Een unieke gids, met verborgen plekken en fascinerende verhalen. De auteur staat stil bij de toestand van Brussel, de stad die aan een razend tempo verandert. Brussel is nu de meest diverse stad ter wereld, met een nooit geziene bevolkingsgroei. Het boek mijmert over verleden, heden en de verjonging van de stadsbevolking. Houtekiet Nouvelle histoire Bruxelles: de eindelijk een boek dat de meest recente ontwikkelingen in de specifiek Brusselse archeologie samenbrengt. Het beantwoordt vragen als: welke talen spraken de Brusselaars in de Middeleeuwen?, waarom vond de filosoof Erasmus Anderlecht zo aangenaam?, of hoe lang duurde het, in de tijd van Keizer Karel, voordat een brief Parijs bereikte? Allemaal weetjes om indruk te maken tijdens een diner! Dit boek is alleen in het Frans beschikbaar. Racine Brussel - Geschiedenis van een Brabantse stad : Hoe ontwikkelde Brussel, destijds een kleine nederzetting in de moerassige Zennevallei, zich stilaan tot hoofdstad van de Nederlanden, van de staat Herontdek Brussel België en van Europa ? In een vlot geschreven synthese schetst de Brusselse historicus, Dr. Paul De Ridder de krachtlijnen van deze ontwikkeling in het ruimer kader van de geschiedenis der Nederlanden. Dit werk is het eerste origineel in het Nederlands geschreven overzicht van Brussel. Mens & Cultuur Uitgevers N.V. Stoemp! Recepten en verhalen uit de Brusselse keuken: In dit boek verkent tv- en radiochef én Brusseleir Albert Verdeyen de wondere en smakelijke wereld van dé Brusselse culinaire klassieker bij uitstek: stoemp. Meer dan 45 klassiekers én heel verrassende, nieuwe stoempgerechten. Alle recepten zijn op verfrissende wijze in beeld gebracht door foodfotograaf Marc Wauters. Lannoo Uitgeverij. Brussel. Het grote en het kleine verhaal: om met uw kinderen op ontdekkingstocht door Brussel te trekken publiceerde het Gewest dit boekje dat de stad, de cultuur en de geschiedenis op een speelse manier toelicht. Het ontstaan van het witloof, de Art Nouveau, het werk van Breugel en Hergé, de gebouwen op de Grote Markt en zelfs de Zinneke Parade … U leert er ook enkele woorden Brussels en daarna test u uw kennis met de Manneken-Quiz! Voor kinderen tussen 10 en 110 jaar. Nog eenvoudiger met 4 ingrediënten: Pascale Naessens staat bekend om haar eenvoudige en gezonde keukenrecepten. In dit boek stelt ze recepten voor die iedereen aankan. Ze staan gerangschikt volgens bereidingsduur: klaar in 10, 15, 20 of 25 minuten. Zoals de titel al laat vermoeden, hebt u telkens vier ingrediënten nodig, meer niet. Kortom, snelle recepten en weinig werk. Waar wacht u nog op? Lannoo Brussels’ Kitchen 2 : New hotspots to eat out in style: als auteur, fotograaf en vooral onderneemster doorkruist Chloé Roose de hoofdstad op zoek naar de beste adressen. Zij stond aan de wieg van Brussels’ Kitchen, de referentie-website bij uitstek voor alle Brusselse fijnproevers. Hiermee helpt ze Brussel te positioneren als de hoofdstad van ongewone, innoverende en verrassende gastronomie. Chloé is een bijzonder energieke columnist die ons informeer over onweerstaanbar nieuwe adressen in zeven Brusselse wijken. Eén voor één restaurants die je graag geheim zou houden en waar je tegelijk met de vrienden naartoe zou willen. Het boek bevat ook interviews van grote namen van de Brusselse gastronomie. Zij vertellen over hun parcours en een van hun beste recepten. Dit boek is een mooi cadeau, ook voor zichzelf! Lannoo Staminees en Cafés. Brusselse Verhalen: De Stad Brussel en Brusselfabriek lichten de geschiedenis en sociale functie van de Brusselse kroegen en cafés toe. Die spelen een essentiële rol in de Brusselse identiteit en evolueren mee. De teksten, de rijke iconografie en de getuigenissen schetsen een beeld van die toevluchtsoorden voor afspraken, vrouwenemancipatie, gesprekken en creativiteit. En als de liefde opflakkert, worden ze plekken van intimiteit en verleiding. Brusselfabriek. ● Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 43
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Herontdek Brussel Het Brussel waar Julien Vandeleene van houdt Julien Vandeleene is de oprichter van BePark, de Brusselse onderneming die het concept van "park sharing" ontwikkelde, oftewel het ter beschikking stellen van ongebruikte privéparkings. Als ondernemer is Julien druk bezig. Toch aarzelt deze levensgenieter niet wat tijd te nemen om de beste verborgen adresjes in de stad op te sporen. I k houd van deze stad en haar diversiteit aan cultuur, talen en architectuur. In tegenstelling tot veel Europese hoofdsteden behoudt deze metropool een menselijke dimensie die mensen zich gemakkelijk toeëigenen. De Brusselaars zijn spontaan, direct en pragmatisch ingesteld. Hier maken we geen gedoe en kouwe drukte. Vandaar de bijzondere charme en gezelligheid van de stad. Een boek verslinden in het Egmontpark Het Egmontpark is een plek waar ik bijzonder van houd. Het is de ideale tuin om een boek te verslinden. Ik lees enorm veel, vooral inspirerende verhalen van grote ondernemers. Onlangs las ik Rework, van David Heinemeier Hansson en Jason Fried. Dit boek over ondernemerschap staat bol met geweldige tips om een bedrijf op te starten en draaiende te houden. De ambassadeur: Pierre Marcolini Om een hoofdstad te belichamen, moet je grensoverschrijdend uitstralen. In zijn sector geldt Pierre Marcolini als de ideale ambassadeur: deze voorname ondernemer slaagde erin chocolade te sublimeren en tegelijk zijn eigen gelijknamig merk te creëren. Vandaag is het over de hele wereld bekend. Dit merk staat voor meer dan alleen chocolade: het is een unieke en exclusieve beleving voor de klant. Op adem komen in het natuurreservaat ‘Verdronken Kinderen’ Ik woon in Bosvoorde. Ik vind het Zoniënwoud gewoon magisch, vooral het natuurreservaat van de Verdronken Kinderen. Het biedt een ongelooflijk mozaïek van vijvers, beekjes, planten en dieren. Deze landelijke omgeving is exotischer dan sommige plekken in 44 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 de Belgische Ardennen. En dit alles op amper tien minuten van het stadscentrum. Geweldig! Ricciocapriccio, de beste Italiaan van Brussel Deze gastronomie beschouw ik als levensnoodzakelijk. Ik ben een fervente liefhebber van de Italiaanse keuken. De beste Italiaan van Brussel? Ricciocapriccio, daar bestaat geen twijfel over! Een tip: kies voor een lunch en als je geluk hebt, krijg je een inktviscarpaccio met een heerlijke crème van eekhoorntjesbrood als voorgerecht geserveerd! ● E. Bv. ZIJN LIEVELINGSADRESSEN … La Buvette: een tijdloos restaurant in Brussel, gevestigd in een oude slagerij in Art Deco stijl. Als u een goed, gastronomisch en gezellig restaurant met een moderne en efficiënte keuken zoekt, dan moet je daar terecht. La Maison des Vins: mijn wijnwinkel op het Keymplein biedt nog steeds een goede selectie. Je vindt er zowel grote namen als mooie ontdekkingen. Privejoke: een goed winkeladres in de buurt van de Grote Markt. Deze multimerkenwinkel biedt een scherpe selectie van producten en Belgische ontwerpers. Ook open op zondagmiddag! © Bepark ©Luc Viatour Herontdek Brussel Kunst en ambacht voor het voetlicht, met Lionel Jadot Designer Lionel Jadot combineert kunst en grondstof als geen ander. Onlangs opende hij de Ateliers Zaventem, een soort creatieve, avantgardistische en gonzende bijenkorf waar een dertigtal talentvolle ambachtslieden prachtig naast elkaar werken. Het resultaat van hun werk is te bewonderen in het Jam Hotel, Silversquare Triomf of Wolf, de Brusselse food market. Het mooiste uitzicht in Brussel: het vergezicht bij helder weer als je in Sint-Gillis de Théodore Verhaegenstraat afdaalt. Het beste ogenblik hiervoor? Tijdens het ‘golden hour’! Een ongewone plek: ik hou van de ietwat ouderwetse charme van de Ravensteingalerij. Een beeldhouwwerk van Olivier Strebelle, genaamd L’Enlèvement d’Europe, pronkte er in het midden van het bekken, maar in 2006 is het bronzen beeld op mysterieuze wijze verdwenen. Het mooiste park: zeker en vast het Tournay-Solvay-park. Een wilde, ruwe en vaak onbekende plek waar je beetje bij beetje steile hellingen ontdekt, een Engelse tuin bovenop, een eerder natuurlijk bos op de hellingen en twee vijvers in het dal. Ideaal om tot rust te komen. De vriendenkroeg: Calmos, de nieuwe natuurlijke wijnbar bij uitstek om vrienden te ontmoeten! De keuken legt de klemtoon op lokale, bio en seizoensgebonden producten uit korte bevoorradingsketens. De avondbar: Café Flora. Een legendarische inrichting op het Sint-Gillis voorplein. Ze stond sinds de jaren 80 leeg en ontwaakte eindelijk tot een nieuw leven. Wat je er best drinkt? Alle cocktails op de kaart zijn het proberen waard. De grote troef is het zonnige terras met meer dan 120 zitplaatsen. De beste bakker: Boulengier, een ambachtelijke bakkerij opgericht door twee gepassioneerde ondernemers: Christopher Moloughney en Marc Paeps. Zij gebruiken uitsluitend bio meel! De ambachtelijke koffiekoeken zijn een speciale melding waard: allemaal uiterst lekker! Een voorbeeld voor alle Brusselse ambachtslieden: bloemist Thierry Boutemy. Hij decoreert de receptietafels op de meest prestigieuze adressen. Hij is in Brussel en ook elders bekend en erkend. Hij werkte onder andere samen met regisseur Sofia Coppola voor de film Marie-Antoinette. Loop zeker zijn winkel even binnen, in de Vanderkinderestraat. Een heel aparte boetiek: concept-store Extra-Ordinaire van ontwerper Jean-Paul Lespagnard. Een boetiek vol cadeaus om te schenken of om zichzelf te verwennen. Een gamma hedendaagse mode-, design- en ambachtelijke producten vanuit de ganse wereld. Het museum of de kunstgalerij waar je te vinden bent? In het Wiertz Museum, opgedragen aan de Belgische kunstenaar Antoine Wiertz, of in het MIMA. Wat kunstgalerijen betreft, hou ik veel van Maniera en OV. Ideale cultuurbronnen? In alle bookshops die de stad rijk is: Tropismes, Filigranes, boekhandel Flagey, Peinture Fraîche, Cook&Book... Ik hou enorm veel van stripverhalen! ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 45 D.R. © Lydie Nesvadba
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Herontdek Brussel Van Sint-Gorik naar Anderlecht, met Thierry Marion Thierry Marion is de oprichter en CEO van DB Group, een welbekende grafische onderneming in Brussel. Zij drukt onder andere Brussel Metropool. De zaak haalt ongeveer vier miljoen euro omzet en vierde verleden jaar zijn 15-jarig bestaan. Thierry nam de gelegenheid te baat om aan te tonen dat drukwerk nog lang zijn laatste woord niet heeft gezegd. Hij verklapt ons enkele goede adresjes in Brussel. Een ongewone buurt: de Sint-Gorikswijk. Ooit volgde Thierry daar een rondleiding en ontdekte dat de straten van de wijk bezaaid zijn met bronzen schelpen, die verwijzen naar de bedevaart naar Compostela, op 2200 km van Brussel. In de Sint-Gorikswijk stapt hij graag binnen bij de Roi des Belges, voor een lekker biertje. Het gastronomisch restaurant voor een zakenlunch: Le Cinq in Anderlecht. Moderne gerechten en verse producten. De chef Jean-Michel Verzele ontwikkelt er een gastronomische en innovatieve keuken. Voor Thierry is dit het neusje van de zalm van de gastronomische restaurants, met een goede prijs-kwaliteitverhouding, op een steenworp van zijn drukkerij. 1969. Professionele service, decoratie zoals in de goeie ouwe tijd en typisch Belgische producten. Het is ook een van de weinige keukens in het centrum die laat openblijven. Daar moet je naartoe na een toneelstuk of een film! Een ‘coole’ bistro voor een gezellig onderonsje met vrienden : La Gazzetta, vlakbij de Louizalaan. Reserveren is niet mogelijk. Een open keuken die direct uit Italië geïmporteerde producten verwerkt. De pasta wordt er vers versneden. Gewoon prachtig. En de wijnkaart verdient een pluim! Het familierestaurant : Enjoy Brussels. Smakelijke producten, een efficiënt menu en een open keuken die meteen de eetlust opwekt. En bovendien een goede kwaliteit/ prijsverhouding. 100% Belgisch waar je niet genoeg van krijgt: L’Ogenblik, Een beroemde plek in de Koningsgalerij sinds 46 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 De beste ambassadeur van Brussel? In het buitenland is dit natuurlijk Philippe Geluck! Deze creatieve humorist slaagt erin om via de strips van Le Chat een aantal boodschappen aan de lezer voor te schotelen. Nagenoeg al zijn stripverhalen zijn in meerdere talen vertaald en over de hele wereld verspreid. De jongste hiervan – La Rumba du Chat – verscheen een paar dagen geleden.● E. Bv. Herontdek Brussel Op een waterfiets of in een taxi: Chouna Lomponda Communicatie- en mediadeskundige Chouna Lomponda heeft ook een gave om stromingen op gang te brengen. Zo is zij de oprichtster van de vzw Success DiverStory en van de campagne ‘De la réussite parmi vous’, die het talent van mensen uit de diversiteit promoot. De ideale uitstap: op het water, met een waterfiets in het Terkamerenbos, met de kinderen! Als je niet van waterfietsen houdt, kun je natuurlijk ook een roeibootje huren. En dat ronden we af met een dorstlessende pauze in het Chalet Robinson. Het mooiste park: het Wolvendael is een 18 ha groot bosgebied, merkwaardig niet alleen door zijn omvang, maar ook door de pracht van zijn glooiende landschappen. De speeltuin is ideaal voor een gezinsuitstapje. café. Je wordt er met een glimlach verwelkomd. De bazin is echt lief! Het restaurant waar je op reis gaat? De food truck Banane Plantain dompelt je in de Afro-Caribische culinaire cultuur. De Afrikaanse en Creoolse gerechten krijg je geserveerd met jasmijnsmaakrijst en plantainbananen. Proef misschien ook de makayubu, een gezouten vis op een bedje van paprika’s. De food truck rijdt zowat heel Brussel rond. Het gastronomisch restaurant: Isabelle Arpin en zijn zeer subtiele gerechten die vooral de smaak benadrukken. Het onthaal is er steeds zeer hartelijk. En omdat vrouwen zeldzaam zijn in die sector, zijn we bijzonder opgetogen met een vrouwelijke sterrenkok aan het roer van dat restaurant! De vriendenkroeg: Chez Richard (hierboven) – de Parijse bistrosfeer waardeer ik daar enorm. Een extra troef is het terras met mooie hemelsblauwe tafels waar je een uitzicht hebt op het Zavelplein. Echt gezellig. En je ontmoet er altijd wel iemand die je kent. Kopje koffie in de ochtend: En face de la Poste, een mooi ingericht Ukkels Een voedingswinkel: Slagerij La Moutonnerie vertegenwoordigt drie generaties vleesliefhebbers en een team dat altijd klaar staat. Een aanrader. Voor een origineel cadeau: Juwelenontwerpster Aurore Havenne. Ze werkt voornamelijk met goud en zilver en vervaardigt elegante en tijdloze stukken. Je vindt ze bij This Is Ernest. Ik hou eveneens van de Berlijnse ontwerpster Bojana Draca en haar concept store Farrah Floyd. Echt de ontdekking waard om iemand te verwennen of jezelf te plezieren! De galerie waar je graag naartoe stapt? De hedendaagse kunstbeurs Accessible Art Fair in Bozar. Stéphanie Manassé, die het evenement in het leven riep, presenteert al 13 jaar een collectie van vaak onvoldoende vertegenwoordigde kunstenaars. Dit is de gelegenheid bij uitstek om opkomende maar weinig zichtbare kunstenaars te ontdekken. Waar je Brussel leert begrijpen? In een taxi! Meerdere malen had ik te maken met taxichauffeurs die mij ongelooflijke anekdotes over Brussel vertelden. Tijdens zulke verplaatsingen hoor je verhalen die in geen enkel leerboek staan. De ideale cultuuroord: Swa Linga, een online onderwijsplatform waar je Swahili en Lingala, de twee meest gesproken talen in Afrika, kunt aanleren en je algemene kennis van Congo, Afrika en haar volkeren kunt verruimen. ● E. Bv. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 47 © Brussels’ Kitchen D.R.
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Herontdek Brussel Tussen stad en tuin: Marguerite de Crayencour Na haar rechtenstudie en een jaar aan de balie van Brussel besefte Marguerite de Crayencour dat ze verkeerd bezig was. Tijdens een kort verblijf met vrienden op de biologische hoeve van de Bec Hellouin in Frankrijk besliste ze alles stop te zetten en bijna drie jaar lang een opleiding te volgen in biologische landbouw en aromatische planten. Vandaag staat ze aan het hoofd van de Jardin des Sens, waar ze meer dan 50 soorten eetbare bloemen kweekt. Marguerite werkt in partnerschap met verscheidene Brusselse restaurants. We polsten dus naar de lekkere adresjes die ze zou kennen … Op reis in een restaurant: Mumtaz. Stap dit Elsense restaurant binnen (foto) en meteen zit u aan tafel met de Indische gastronomie en haar talloze smaken! De tikka massala kip is de specialiteit des huizes. Aan vegetariërs raad ik de linzen-dhal met koningsrijst aan: geweldig! Snelle service en een goede prijs-kwaliteitverhouding. Voor een groep vrienden: Old Boy, zeker en vast! Voor mij is dit een van de beste adressen in Brussel. Wie op nieuwe smaken uit is, moet deze Aziatische kantine resoluut binnenstappen. De chef neemt het beste uit verschillende invloeden – ook Chinese. Het resultaat leest u op een beknopte en efficiënte menukaart. Carbonara met asperges en de pasta al ragù behoren tot de klassiekers van het huis. Een (h)eerlijke en smakelijke keuken, voor genieters! De beste ambassadrice: Chloé Roose ! In zeven jaar tijd werd ze dé food referentie in Brussel. Op haar blog – Brussels Kitchen – geeft ze een overzicht van de smakelijkste eetgelegenheden in Brussel. En ze publiceerde daarnet haar tweede papieren gids, bij uitgever Racine. De ideale kantine: het Italiaanse restaurant Nuovo Rosso (foto hierboven) serveert onder andere in de braadpan gegaarde gerechten, rechtstreeks op uw tafel. 48 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 De trendy boetiek: Kure, een Brusselse concept store waar je topklasse kleding van verschillende internationale merken kan bewonderen. De voorraad is Bezoekers laten zich meestal bekoren … ● beperkt. E. Bv. D.R. © Brussels’ Kitchen D.R. Herontdek Brussel Hoe Kristiaan Borret de stad bekijkt Kristiaan Borret kreeg zo pas een tweede mandaat als Brussels bouwmeester. Hij is van Gent afkomstig, maar noemt zichzelf toch ‘een échte Brusselaar’. “Omdat ik 30 jaar geleden heel bewust hier ben komen wonen. Je zou denken dat een stedenbouwkundige verkiest alles op orde te hebben, maar het zijn precies de onaffe en rauwe kantjes van Brussel die me fascineren. Die maken deze diverse en complexe stad zo authentiek.” Zijn lievelingsplek in de stad? De omgeving van het Albertplein in de wijk Hoogte Honderd in Vorst. Ik passeer er dagelijks. Honderd meter boven de zeespiegel. Na een rit vanuit de stad kom je via het premetrostation Albert weer boven de grond, in een andere wereld. Open vergezichten over heel Brussel … Bij helder weer tot in het Pajottenland. Je krijgt er een gevoel van ruimte en perspectief, met het Park van Vorst voor je voeten, en toch voel je nog die drukke stad in je rug. Van die combinatie hou ik wel. Op donderdagavond is er ook een marktje waar ik op weg naar huis even langs loop. Die prettige setting geeft echt een stadsgevoel. Zijn favoriete voedingswinkels? Goede bakkers als Matinal, C’est Si Bon, Charli en Boulengier (foto hiernaast). Allemaal kleine, onafhankelijke ondernemers met een zeer uitgesproken aanpak. We dachten dat dit soort zaken uitgestorven was, maar als stedenbouwkundige verheug ik me dat ze terug opduiken. Kleine, lokale en gespecialiseerde ondernemers dragen bij tot een betere mix in de stad. In viswinkel Noordzee vind ik de beste rog. En bij Corica spring ik binnen om drie pakjes koffie te kopen en een espresso te drinken. Zijn vaste adres voor de Portugese taartjes ’pastéis de nata’? Er is een discussie over waar je de beste taartjes vindt. Wel, ik pleit voor Forcado, nabij het Hortamuseum. Liefhebbers van Garcia, in het hartje van de Portugese wijk, vinden Forcado te hip en te nieuw. In mijn ogen is Forcado even authentiek. Zijn favoriete kledingzaak? A.P.C., een Franse keten. Welke cultuur hij consumeert? Welke voorstellingen en tentoonstellingen ik heb moeten schrappen wegens het coronavirus? Een expo van de kunstenaar Wolfgang Tillmans in Wiels, het Kunstenfestivaldesarts dat steeds de nieuwe oogst op verschillende locaties in Brussel presenteert en een dansvoorstelling op The Goldberg Variations van Bach in het Kaaitheater. Daar kun je mijn smaak wel uit afleiden. ● P.V.D. Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 49 Daar koop ik als sinds de jaren 1980 dikwijls mijn kleren. Sinds kort heeft A.P.C. twee vestigingen in Brussel: nabij het Brugmannplein en in de Dansaertstraat. Die winkels zijn ingericht door de Franse architect Laurent Deroo. De meesterlijke afwerking van hout, leder en messing is zijn handelsmerk. Toch slaagt hij er telkens in een ander ontwerp uit te dokteren, op maat van de locatie. Het is elke keer weer een interessante architecturale ontdekking voor mij om een A.P.C. winkel binnen te stappen.” © Frederik Hamelynck D.R.
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Brussels Gewest 65 1 2 70 31 50 3 22 27 4 66 54 51 21 41 71 Stadscentrum: zie pp. 52-53 32 68 63 34 6 28 5233 24 8 9 Elsene, 72 10 25 61 11 56 57 62 42 47 69 12 43 29 58 26 14 44 53 30 15 16 49 45 17 18 19 20 48 13 KasteleinBrugmann en Hoog Sint-Gillis: zie pp. 54-55 36 59 60 7 37 40 67 35 5 39 38 64 23 46 55 50 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Herontdek Brussel WANDELEN & KUIEREN 1. Laarbeekbos 30. Charlotte Café p.26 2. Koning Boudewijnpark p.12 3. Het Moeraske p.39 4. Josaphatpark 5. Ardense Jagerspl. 6. Leopoldspark 7. Park van Woluwe pp.38, 39 p.31 p.30 p.31 8. La Pousse Qui Pousse p.12 G. Van Caulaertsq. 4, B-1060 9. Théodore Verhaegenstr. p.45 10. Park van Vorst 11. Hoogte Honderd 12. Ter Kamerenbos 13. Rood-Klooster p.49 p.49 p.47 p.32 14. Park van Wolvendael p.47 15. Kriekenput 16. Kauwberg p.21 p.21 17. Verdronken Kinderenvallei p.44 18. Tournay-Solvaypark pp.4, 45 19. Bezemhoek p.21 20. Zoniënwoud SPORT 21. Olympisch Zwembad Louis Namêche p.12 Van Kalckstr. 95, B-1080 BARS & CAFÉS 22. Boentje Café Colignonpl. 18, B-1030 23. Café 1030 pp.29, 40 Dieweg 2, B-1180 RESTAURANTS 31. La Carretta Walenstr. 65, B-1090 32. La Paix p.36 52. Boulengier pp.45, 49 Jean Volderslaan 11, B-1060 53. Maison Barat p.26 p.10 Ropsy Chaudronstr. 49, B-1070 33. Holy Smoke p.36 Hallepoortlaan 9/10, B-1060 34. Kamilou Nijverheidsstr. 10, B-1000 35. Le Mezze Leuvensestwg 228, B-1000 36. Eccetera Waversestwg 402, B-1040 37. Origine Emile Maxlaan 87, B-1030 39. Le Coq en Pâte Tomberg 259, B-1200 40. Sanzaru Tervurenlaan 292, B-1150 41. Le Cinq p.40 p.39 p.30 pp.36, 40 Generaal Lemanstr. 36, B-1040 38. Le Max p.38 p.39 p.32 p.46 Emmanuel Mounierlaan 5, B-1202 42. La Maison du Sushi p.13 Vanderkinderestr. 419, B-1180 43. Yagura Waterloosestwg 814, B-1180 44. Les Petits Bouchons p.38 p.39 Jan Stobbaertslaan 100, B-1030 24. Café Flora Sint-Gillisvoorpl. 16A, B-1060 25. Bar du Matin p.45 p.21 Alsembergsestwg 172, B-1195 26. En face de la Poste Postiljonstr. 15, B-1180 BISTRO’S & BRASSERIES 27. La Buvette Sint-Sebastiaan p.39 Ambassadeur Van Vollenhovenlaan 1, B-1030 28. Friture René pp.10, 12 Verzetspl. 14, B-1070 29. Chalet Robinson Steigerweg 1, B-1000 p.47 p.47 p.21 p.6 Alsembergsestwg 832, B-1180 45. Le Chalet de la Forêt pp.4, 34-35, 44 Lorrainedreef 43, B-1180 WIJNZAKEN & WIJNBARS 46. Copain Rogierlaan 262, B-1030 47. Tortue Edith Cavellstr. 34, B-1180 48. La Maison des Vins Ottervangerstr. 3, B-1170 49. Chai et Bar Sint-Jobspl. 34, B-1180 WINKELEN – VOEDING 54. Bees Coop Van Hovestr. 19, B-1030 55. Great Market p.21 p.38 p.31 Leuvensestwg 650, B-1030 56. Julien Hazard Affineur p.13 Vanderkinderestr. 137, B-1180 57. Maison Petré p.20 Edith Cavellstr. 1, B-1180 58. La Moutonnerie p.47 Xavier De Buestr. 69, B-1180 WINKELEN – MODE, DESIGN & ANDERE 59. Be creative by Schleiper p.4 Vijverstr. 65, B-1040 60. Cadr’art p.41 Jachtlaan 68, B-1040 61. Topolina Darwinstr. 5, B-1190 62. Thierry Boutemy p.41 p.45 Vanderkinderestr. 375, B-1180 WINKELEN – BOEKHANDELS 63. Filigranes pp.4, 45 Kunstlaan 39, B-1040 64. Cook&Book p.45 Vrijetijdspl. 1, B-1201 UITGAAN, THEATERS & BIOSCOPEN 65. Koninklijke Serres van Laken p.13 Koninklijk Parklaan 61, B-1020 66. Kaaitheater p.38 p.20 p.44 p.13 Waterloosestwg 1469, B-1180 BAKKERIJEN 50. Pâtisserie Sirre Koningin Astridpl. 9, B-1090 51. C’est si bon Steenkoolkaai 46, B-1080 Sainctelettesq. 20, B-1000 67. Théâtre Le Public Braemtstr. 64/74, B-1210 68. Zuidfoor p.49 p.39 p.19 Zuidlaan, B-1000 CULTUUR, BEZOEKEN & MUSEA 69. Théâtre de Poche p.39 Gymnasiumweg 1A, B-1000 70. Train World p.26 pp.12, 49 p.39 Prinses Elisabethpl. 5, B-1030 71. MIMA Henegouwenkaai 41, B-1080 72. Wiels Van Volxemlaan 354, B-1193 Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 51 p.45 pp.4, 49
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Stadscentrum 34 76 67 17 46 28 55 18 57 58 59 68 19 51 20 60 3 4 72 21 3970 62 63 6 23 79 41 27 53 33 31 54 32 42 11 74 64 14 75 16 15 66 45 13 44 65 43 12 10 9 82 7 80 81 25 26 40 5 78 24 73 38 61 71 52 48 30 22 2 29 47 36 50 77 69 37 1 49 35 56 8 52 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 WANDELEN & KUIEREN 1. Kaaienwijk 31. Dai Puponi p. 20 2. Sint-Hubertusgalerijen p. 21 3. Sint-Goriksplein pp. 26, 46 4. O Lion d'Or p. 36 Sint-Gorikspl. 21-22, B-1000 5. Grote Markt pp. 14, 26, 390 6. Manneken Pis 7. Ravensteingalerij 8. Warandepark 9. Beeldentuin 11. Zavelwijk 12. Kleine Zavel 13. Egmontpark pp. 6, 18, 19, 30 p. 41 p. 44 14. Poelaertplein 15. Justitiepaleis pp. 6, 31 p. 21 16. Marollenwijk pp. 6, 19, 32, 39 BARS & CAFÉS 17. Walvis Antoine Dansaertstr. 209, B-1000 18. Chicago Café Vlaamsestwg 45, B-1000 19. L’Archiduc p. 40 p. 21 Antoine Dansaertstr. 6, B-1000 20. Le Roi des Belges p. 46 Jules Van Praetstr. 35, B-1000 21. The Big Game Henri Mausstr. 5, B-1000 22. À la Mort Subite p. 22 p. 22 Warmoesberg 7, B-1000 23. Poechenellekelder p. 31 Eikstr. 5, B-1000 24. BrewDog p. 26 Putterij 20, B-1000 25. Café Victor p. 4 Ravensteinstr. 23, B-1000 26. La Pharmacie Anglaise p. 40 Coudenberg 66, B-1000 27. Café Pastel p. 36 Rollebeekstr. 2, B-1000 BISTRO’S & BRASSERIES 28. Brussels Beer Project p. 12 Antoine Dansaertstr. 188, B-1000 29. Noordzee pp. 6, 29, 49 Sint-Katelijnepl. 50, B-1000 30. Arcadi Arenbergstr. 1B, B-1000 p. 30 BAKKERIJEN 47. Charli pp. 34, 49 Sint-Katelijnestr. 34, B-1000 48. Le Pain Quotidien Koniginnegalerij 11, B-1000 WINKELEN – VOEDING 49. Pipaillon p. 18 WIJNZAKEN & WIJNBARS 46. Bar du Canal Antoine Dansaertstr. 208, B-1000 p. 12 p. 31 p. 45 p. 4 p. 41 Regentschapsstr. 5, B-1000 10. Naamsestr. p. 19 Rollebeekstr. 21, B-1000 32. Chez Richard Minimenstr. 2, B-1000 33. Les Brigittines Kapellemarkt 5, B-1000 RESTAURANTS 34. Barge Ieperlaan 33, B-1000 35. Pampas Rodizio p. 13 p. 47 p. 10 WINKELEN – MODE, DESIGN & ANDERE 55. This Is Ernest p. 6 p. 26 Sint-Katelijnepl. 15, B-1000 36. Nona Wolvengracht 50, B-1000 38. L’Ogenblik Prinsengalerij 1, B-1000 39. Horia Borgval 7, B-1000 40. MIM Restaurant Hofbergstr. 2, B-1000 41. Comme chez Soi p. 12 pp. 24-25 Sint-Katelijnestr. 17/19 B-1000 37. Le Wolf p. 40 p. 46 p. 12 p. 31 p. 14 Rouppepl. 23, B-1000 42. Au Vieux Saint-Martin p. 41 Grote Zavel 38, B-1000 43. Senzanome p. 4 Kleine Zavel 1, B-1000 44. Enjoy Brussels p. 46 Waterloolaan 22, B-1000 45. Les Larmes du Tigre p. 14 de Wynantsstr. 21, B-1000 p. 47 Vlaamsestwg 57, B-1000 56. La Coutellerie du Roi p. 22 Noorddoorgang 27, B-1000 57. Stijl p. 29 Antoine Dansaertstr. 74, B-1000 58. A.P.C. Antoine Dansaertstr. 60, B-1000 59. Farrah Floyd p. 49 p. 47 Oude Graanmarkt 39, B-1000 60. Plantes pour Tous (in Sint-Gorikshallen) p. 26 Sint-Gorikspl. 1, B-1000 61. Extra-Ordinaire pp. 29, 45 Beenhouwersstr. 37A, B-1000 62. Maison Lefebvre p. 41 Zuidstr. 25, B-1000 63. Privejoke Kolenmarkt 76, pp. 39, 44 B-1000 64. La Vaisselle au Kilo p. 14 Hoogstr. 124, B-1000 65. Kure p. 48 Waterloolaan 13A, B-1000 66. Fratelli Rossetti p. 14 Waterloolaan 65, B-1000 WINKELEN – BOEKHANDELS 67. Waterstones p. 12 Adolphe Maxlaan 71/75, B-1000 68. Passa Porta Antoine Dansaertstr. 46, B-1000 69. Sterling Books Wolvengracht 23, B-1000 70. Brüsel p. 20 Brandhoutkaai 11, B-1000 50. L’Atelier Dierendonck p. 29 Sint-Katelijnestr. 24, B-1000 51. Corica p. 49 Kolenmarkt 49, B-1000 52. Chocolaterie Mary p. 4 Koninginnegalerij 36, B-1000 p. 12 p. 12 p. 18 Anspachlaan 100, B-1000 71. Tropismes pp. 18, 21, 39, 45 Prinsengalerij 11, B-1000 UITGAAN, THEATERS & BIOSCOPEN 72. Cinéma Palace Anspachlaan 85, B-1000 53. Pierre Marcolini pp. 10, 14 Minimenstr. 1, B-1000 54. Wittamer p. 14 Grote Zavel 6-12-13, B-1000 73. Cinéma Aventure p. 12 Kleerkopersstr. 15, B-1000 74. Brussels Chopin Days (Koninklijk Conservatorium Brussel) Vertrek Poelartpl., B-1000 CULTUUR, BEZOEKEN & MUSEA 76. KVS Arduinkaai 7, B-1000 77. De Munt p. 40 Regentschapsstr. 30, B-1000 75. Tram Experience p. 14 p. 30 p. 30 Muntpl., B-1000 78. Museum voor het Kostuum en de Kant p. 29 Violetstr. 12, B-1000 79. Maniera Justitiepl. 27-28, B-1000 80. Bozar p. 45 pp. 4, 12, 30 Ravensteinstr. 23, B-1000 81. Cinematek p. 30 Baron Hortastr. 9, B-1000 82. Koninklijke Musea voor Schone Kunsten p. 20 Regentschapsstr. 3, B-1000 p. 12 Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 53
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Elsene, Kastelein-Brugmann en Hoog Sint-Gillis 21 80 52 20 19 8 61 41 62 81 25 26 11 82 27 42 13 31 48 47 30 67 43 49 68 69 35 37 77 38 76 71 70 6 34 59 60 50 16 36 5 84 85 15 7 40 17 18 79 51 45 39 86 72 64 75 4 55 32 33 44 56 65 66 3 88 57 63 10 58 28 73 29 83 74 2 14 46 12 54 53 9 22 23 24 1 78 87 54 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 WANDELEN & KUIEREN 1. Matonge 2. Flageyplein 27. Rouge Tomate p. 19 pp. 18-19 3. Vijvers van Elsene pp. 26, 30 4. Kasteleinsplein p. 29 5. Lepoutre-Brugmannwijk p. 20 6. Tenbospark pp. 19, 29, 36 7. Abdij Ter Kameren SPORT 8. Aspria Brussels p. 26 pp. 8-9 Louizalaan 190, B-1050 28. Le Petit Racines Elsensestwg 347, B-1050 29. Aglio e Olio p. 41 p. 41 Vleurgatsestwg 25, B-1050 30. La Buvette p. 44 Alsembergsestwg 108, B-1060 31. Dam Sum p. 18 Drievuldigheidspl. 11, B-1060 32. Ricciocapriccio p. 14 Louizalaan 71B, B-1050 9. Gemeentezwembad Elsene p. 30 Zwemkunststr. 10, B-1050 10. Corpus Studios Borrensstr. 33, B-1050 BARS & CAFÉS 11. Martine p. 30 Amerikaansestr. 90, B-1050 33. Café Garage Declercq p. 13 Edelknaapstr. 46, B-1050 34. L’Intemporelle p. 20 L. Lepoutrelaan 114, B-1050 35. Le Toucan Sur Mer p. 13 L. Lepoutrelaan 17, B-1050 36. Old Boy p. 48 p. 29 Charleroise Stwg 80, B-1060 BISTRO’S & BRASSERIES 12. La Gazzetta Langehaagstr. 12, B-1050 13. Le 203 Tenbosstr. 110, B-1050 37. Kamo p. 29 pp. 14, 46 p. 10 Waterloosestwg 203, B-1060 14. My Tannour p. 31 Brouwerijstr. 98, B-1050 15. La Meilleure Jeunesse p. 41 Dageraadstr. 58, B-1050 16. Callens Café p. 26 Louizalaan 480, B-1050 17. La Mirabelle p. 19 Boondaalsestwg 459, B-1050 18. La Bastoche Boondaalsestwg 473, B-1050 RESTAURANTS 19. Nuovo Rosso Bosquetstr. 62, B-1060 20. Al Piccolo Mondo Jourdanstr. 19, B-1060 21. Mumtaz pp. 31, 32 Waterloosestwg 550A, B-1050 38. Le Garage à Manger p. 36 Washingtonstr. 185, B-1050 39. Isabelle Arpin p. 47 Louizalaan 362, B-1050 40. Nonbe Daigaku p. 6 A. Buyllaan 31, B-1050 WIJNZAKEN & WIJNBARS 41. Mig's World Wine p. 22 Charleroise Stwg 43, B-1060 42. Calmos p. 45 Taminesstr. 1, B-1060 43. Jane's p. 29 Waterloosestwg 393, B-1050 44. Tarzan p. 21 p. 48 p. 19 p. 48 Waversestwg 64, B-1050 22. Au Soleil d'Afrique p. 31 Lang-Levenstr. 10, B-1050 23. Kip Kot p. 32 Vredestr. 22, B-1050 24. Inzia Vredestr. 37, B-1050 25. Tero p. 19 pp. 6, 16-17 St.Bernardusstr. 1, B-1060 26. Dolce Amaro Charleroise Stwg 115/117, B-1060 p. 4 Washingtonstr. 59, B-1050 45. Le Bain des Dames p. 6 Vleurgatsestwg 186, B-1050 BAKKERIJEN 46. Pastelaria Garcia Kroonlaan 75, B-1050 47. Hopla Geiss WINKELEN – MODE, DESIGN & ANDERE 61. Serneels Louizalaan 69, B-1050 62. No Concept Louizalaan 94C, B-1050 63. Parfums d'Ambre Baljuwstr. 45, B-1050 64. Rose Gachardstr. 77, B-1050 66. Studio Isabelle de Borchgrave p. 14 p. 29 p. 26 p. 4 Waterleidingsstr. 56, B-1050 65. Limelight p. 41 p. 41 Vleurgatsestwg 73/A, B-1050 67. La Cordonnerie p. 41 Notarisstr. 82, B-1050 68. Cachemire Coton et Soie p. 29 F. Merjaystr. 53, B-1050 69. Eva Velasquez F. Merjaystr. 56, B-1050 70. Graphie Sud p. 49 p. 6 Alsembergsestwg 105, B-1060 48. Forcado Pastelaria pp. 19, 49 Charleroise Stwg 196, B-1060 49. Matinal F. Merjaystr. 6, B-1050 50. Eric Kayser Waterloosestwg 656, B-1050 51. Chambelland Hogeschoollaan 42, B-1050 pp. 20, 49 p. 13 p. 22 p. 41 p. 41 Berkendaelstr. 195, B-1050 71. Scènes de Ménage G. Brugmannpl. 4, B-1050 72. Papillon p. 4 p. 19 Boondaalsestwg 244, B-10500 WINKELEN – BOEKHANDELS 73. Ptyx boekhandel p. 30 Lesbroussartstr. 39, B-1050 74. Flagey boekhandel p. 45 E. Flageypl. 29, B-1050 75. Peinture Fraîche pp. 4, 18, 45 Notarisstr. 10, B-1050 Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 55 ACCOMMODATIE 88. La Maison Flagey p. 40 Generaal de Gaullelaan 39, B-1050 p. 44 WINKELEN – VOEDING 52. Buddy Buddy 76. Candide p. 29 p. 6 Lakenweversstr. 10, B-1050 53. L’Atelier du Boucher p. 6 F. Cocqpl. 8, B-1050 54. Hasymar Fish p. 6 Malibranstr. 71, B-1050 55. Tan Baljuwstr. 73, B-1050 57. La Septième Tasse p. 4 Waterleidingsstr. 95, B-1050 56. Antichi Sapori p. 19 p. 4 Baljuwstr. 37, B-1050 58. Le Marché des Chefs p. 41 Lensstr. 38, B-1050 59. G. Brugmannpl., B-1050 p. 20 60. Le Plateau du Berger p. 22 Waterloosestwg 589, B-1050 G. Brugmannpl. 2, B-1050 77. Pêle-Mêle UITGAAN, THEATERS & BIOSCOPEN 78. Théâtre Varia p. 36 Waterloosestwg 566, B-1050 p. 30 Scepterstr. 78, B-1050 79. Kings of Comedy Club p. 31 Boondaalsestwg 489, B-1050 CULTUUR, BEZOEKEN & MUSEA 80. Wiertz Museum p. 45 Vautierstr. 62, B-1050 81. La Forest Divonne p. 13 Munthofstr. 66, B-1060 82. La Patinoire Royale - Galerie Valérie Bach p. 29 Veydtstr. 15, B-1050 83. Flagey Heilig-Kruispl., B-1050 84. OV Project Room p. 30 p. 45 Van Eyckstr. 57, B-1050 85. Didier Claes Galerij p. 19 Abdijstr. 14, B-1050 86. Kindermuseum p. 13 Burgemeestersstr. 15, B-1050 87. Villa Empain Franklin Rooseveltlaan 67, B-1050 pp. 6, 20
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Beci Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR Bati-Belgica bvba, Oude Haachtsesteenweg 59 - 1831 Mechelen Afg. : Malaj Drilon Boutuil Fayza pp, Kesterbeekbos 18 - 1501 Halle Afg. : Fayza Boutuil BrightKnight NV, Karel Rogierplein 11 - 1210 Brussel NACE : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s, 62020 - Computerconsultancy-activiteiten Afg. : Vincent Cardon Cebo Voyages BV, Avenue Daudet 5 - 1300 Wavre NACE : 79120 - Reisorganisatoren Afg. : Cécile Bonnyns Co-oking BVBA, Keizer Karelstraat 49 - 1000 Brussel Afg. : Véronique Flammang Coforis pp, G. Demeurslaan 18 - 1654 Beersel NACE : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Karima Dahdouh Comsa (Communication pour le Service Associatif) VZW, Kommandant Lothairelaan 70 - 1040 Brussel Afg. : Raymond Goyeau-Laurens Delzona Guitars , Bosniëstraat 149 - 1060 Brussel Afg. : Didier Puttemans EnergoTec BVBA, Gemeentelijke Godshuisstraat 84 - 1170 Brussel NACE : 43222 - Installatie van verwarming, klimaatregeling en ventilatie, 46693 - Groothandel in elektrisch materiaal, inclusief installatiemateriaal, 47540 - Detailhandel in elektrische huishoudapparaten in gespecialiseerde winkels Afg. : Leisy Chavez European Painting Partners VZW, Jacques de Lalaingstraat 4 - 1040 Brussel NACE : 94110 - Bedrijfs- en werkgeversorganisaties Afg. : Helmut Schulz 56 ❙ Brussel Metropool - juni 2020 Exhibit International NV, Messidorlaan 186 bus 22 - 1180 Brussel NACE : 74105 - Activiteiten van decorateur-etalagisten Afg. : Sigmund Galle F.Initiatives BVBA, Harenheydestraat 57 - 1130 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : JeanCharles Carrot Dulac FeelArt BVBA, Emile de Becolaan 60 - 1050 Brussel NACE : 47770 - Detailhandel in uurwerken en sieraden in gespecialiseerde winkels, 47787 - Detailhandel in nieuwe kunstvoorwerpen in gespecialiseerde winkels, 47791 - Detailhandel in antiquiteiten in winkels Afg. : Juliette Greindl FrencHoly , Antwerpselaan 40 - 1000 Brussel Afg. : Olivier Dierickx Girardi Vincenzo (Learningbytesize) pp, Wolvendaellaan 113 box 4 - 1180 Brussel NACE : 61900 - Overige telecommunicatie, 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer Afg. : Vincenzo Girardi Intersourcing NV, Priester Cuypersstraat 3 - 1040 Brussel NACE : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment, 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet Afg. : Jean-Sébastien Vierendeel Ismail Aazzani pp, Charles Woestelaan 105 - 1090 Brussel Afg. : Ismaïl Aazzani ITBM Consulting , Gentsesteenweg 455/E - 1080 Brussel Afg. : Marthe Blanche Loneban La Forge BVBA, Blaesstraat 135A - 1000 Brussel NACE : 47112 - Detailhandel in niet-gespecialiseerde winkels waarbij voedings- en genotmiddelen overheersen (verkoopsoppervlakte < 100 m²), 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Diane Derutter LBS (Legal Business Solutions) BVBA, St. Jansstraat 27 - 9220 Hamme NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 78100 - Arbeidsbemiddeling Afg. : Dominique Fostier Louise Services bvba, Veydtstraat 74 - 1050 Brussel NACE : 45206 - Wassen en poetsen van motorvoertuigen, 49390 - Overig personenvervoer te land, n.e.g, 78100 – Arbeidsbemiddeling Afg. : Charlotte Baut MG Paints & Project, Ninoofsesteenweg 64 - 1400 Dilbeek NACE : 41201 - Algemene bouw van residentiële gebouwen, 43341 - Schilderen van gebouwen, 43995 - Restaureren van bouwwerken Afg. : Manuel Zuritaz Garcia Nemesis , Belgradostraat 13 box 7 - 1190 Brussel Afg. : Sydney Funck Optilife bvba, Terkamerenstraat 119 - 1150 Brussel NACE : 64200 - Holdings Afg. : Francis Coulonval Pink Bay , Sinter-Goedeleplein 5 - 1000 Brussel NACE : 69201 - Accountants en belastingconsulenten Afg. : Steven Peeters Privacy Praxis BVBA, Rue Bois du Foyau 69 - 1440 Braine-le-Château NACE : 47410 - Detailhandel in computers, randapparatuur en software in gespecialiseerde winkels, 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s, 62020 - Computerconsultancy-activiteiten Afg. : Jean Pierre Heymans Beci Community Purple Leaves Unipessoal LDA, Rua Prof. Bento de Jesus Caraça Lote 21 C - 2860483 Moita, PT Afg. : Jeanne Muvira See Me VZW, Koning-Soldaatlaan 118 - 1070 Brussel NACE : 56290 - Overige eetgelegenheden Afg. : Imane El Kart Sela Lena pp, Guillaume Stassartlaan 1 box 27 - 1070 Brussel NACE : 46170 - Handelsbemiddeling in voedings- en genotmiddelen, 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment, 47112 - Detailhandel in niet-gespecialiseerde winkels waarbij voedings- en genotmiddelen overheersen (verkoopsoppervlakte < 100 m²) Afg. : Emile Sela Lena Selres BVBA, Priester Cuypersstraat 3 - 1040 Brussel Afg. : Selcuk Gülhan Seventh Armada Ltd., Migaa Estate 51665, Nairobi 00100 - 51665 KE - Afg. : Gady Migisho Rudasumbwa Shoe Shine And More (ESSA) , Baron de Castrostraat 88 - 1040 Brussel Afg. : Marcello Faraggi Stefaan Jonckheere pp, Sint-Michielslaan 20 - 1150 Brussel Afg. : Stefaan Jonckheere Stephan Debusschere & Associés SCS, Brusselsesteenweg 327 box 10 - 1190 Brussel NACE : 58190 - Overige uitgeverijen, 59113 - Productie van films, m.u.v. bioscoop- en televisiefilms, 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Stephan Debusschere The Profile Group NV, Louis Schmidtlaan 54 - 1040 Brussel NACE : 7810001 - Zoeken, selecteren, verwijzen en plaatsen van personeel t.b.v. latere werkgever of werkzoeker: formulering van taakomschrijvingen; op geschiktheid testen van sollicitanten; natrekken van referenties Afg. : Andrew Simmonds Tojahova Ventures, 211 Marwa Road, Satelite Town - 1234 Lagos, NI Afg. : Anthony Tochukwu Igbokwe Western Union Business Solutions NV, 5/6 Place de l’Iris - 92095 Paris-La Défense, France Afg. : Jonathan O’Neill Winslow Mia PP, Hervormingsstraat 23 - 1050 Brussel Afg. : Katarina Winslow Algemene Vergadering BECI - Kamer van Koophandel Brussel vzw Onze leden worden uitgenodigd tot het bijwonen van de gewone algemene vergadering van BECI - Kamer van Koophandel Brussel die zal plaatsvinden in de vergaderzalen van de Louizalaan 500, 1050 Brussel op woensdag 7 oktober 2020 om 16.00 uur. Agenda • Goedkeuring van de notulen van de Gewone Algemene Vergadering van 2 oktober 2019 • Verslag van de Raad van Bestuur • Verslag van de Commissarisrevisor • Goedkeuring van de rekeningen van het boekjaar 20192020 • Goedkeuring van de ontwerpbegroting en vaststelling van het bedrag van het lidgeld voor het boekjaar 2020-2021 • Kwijting aan de Bestuurders en Commissarisrevisor • Raad van Bestuur : benoemingen en ontslagen • Benoeming van de Commissarisrevisor • Toespraak van de Voorzitter • Uitreiking van de Medaille van BECI – Kamer van Koophandel Brussel Marc Decorte, Voorzitter Brussel Metropool - juni 2020 ❙ 57 Algemene Vergadering BECI - Verbond van Ondernemingen te Brussel vzw Onze leden worden uitgenodigd tot het bijwonen van de gewone algemene vergadering van BECI – Verbond van Ondernemingen te Brussel die zal plaatsvinden in de vergaderzalen van de Louizalaan 500, 1050 Brussel op woensdag 7 oktober 2020 om 16.30 uur Agenda • Goedkeuring van de notulen van de Gewone Algemene Vergadering van 2 oktober 2019 • Verslag van de Raad van Bestuur • Verslag van de Commissarisrevisor • Goedkeuring van de rekeningen van het boekjaar 20192020 • Goedkeuring van de ontwerpbegroting en vaststelling van het bedrag van het lidgeld voor het boekjaar 2020-2021 • Kwijting aan de Bestuurders en Commissarisrevisor • Raad van Bestuur : benoemingen en ontslagen • Benoeming van de Commissarisrevisor • Toespraak van de Voorzitter Marc Decorte, Voorzitter

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Et voilà. L’année passée 12 696 ’AU TOP! ’ candidats recrutés à Bruxelles. Le profil idéal pour votre entreprise se trouve via Select Actiris. Vous aussi, recrutez des candidats au top sur www.selectactiris.brussels. Partenaire des employeurs qui font bouger l’emploi. Avec le soutien du Fonds Social Européen Édito Commerce et richesse de la ville Les chiffres, tombés au mois de février, ont à juste titre interpellé. C menée par l’ULB, qui indique un net recul du nombre des commerces 2019, la Belgique a perdu près de 12.500 points de vente, soit une baisse de 14 %. Dans le même temps, la surface commerciale a augmenté d’un million de m² pour at de m², soit un gain de 23 % de surface par point de vente. L’évolution es Bruxelles : -8,4 % du nombre de commerces et +15 % de surface mo La tendance est cependant bien la même : moins de commerces, mais plus gr temps, le chiffre d’affaires total du secteur n’a que médiocrement augmenté. La conclusion es mécanique : le rendement par mètre carré est en chute ; les marges souffr À l’analyse, l’étude confirme une intuition : ce sont les commerces indépendants qui se raréfient, tandis que les enseignes prennent de plus en plus rentabilité dégradée. Cette crise du commerce inquiète. Parce que le commerce crée d de l’emploi, bien sûr, mais aussi parce qu’il crée de la qualité de vie. Dans une ville comme Bruxelles, la vitalité du commerce et sa diversité participen l’attrait des quartiers, à leur convivialité, à leur commodité. Les magasins, les boutiques sont inscrits dans le mode de vie urbain. Ils font ba cœur de la ville. Beci soutient donc pleinement cet appel de Comeos, la fédération du commerce : les villes et communes doivent développer une vraie vision commerciale, en collaboration avec la Région et le secteur du commerce. Une politique cohérente doit aussi inclure l’efficacité dans l’octroi des permis, une juste fiscalité, l’équité des indemnisations pour les commerçants touchés par des chantiers, une mobilité performante... Les leviers existent pour un redéploiement : à Bruxelles, un commerce sur dix est inoccupé ; voilà qui offre des opportunités de réorientation. Mais si l’on veut accompagner les commerçants, il faut aussi les aider à se réinventer en explorant de nouvelles voies qui répondent aux tendances de la consommation, plus locale, plus durable, plus responsable ; les aider à exploiter les possibilités que leur o la numérisation : combinaison du commerce en ligne et du commerce phy réseaux sociaux, Google my business… Une balade à Bruxelles suffit heureusement à s’en convaincre : il res quartiers beaucoup de commerces florissants. Il reste beaucoup d’entr bruxellois, et notamment des jeunes, qui développent des initiatives commer enthousiasmantes. Faisons en sorte de faciliter leur réussite. Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 53 – Mars 2020 Au mois de avril : Digital shift 4 6 Idées 11 12 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Barbara Andreani, Elisa Brevet, Johan Debière, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Nancy Demaude, Tim Devriese, Julie Foulon, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Filip Michiels, Vinciane Pigarella, Julien Semninckx et Guy Van den Noortgate. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par près de 20.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 14.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 14 16 18 20 Beci online Digest Esprits d’entrepreneurs : Salvatore Curaba Thibauld Jongen (Sabca) : « Le développement économique de l’Europe passera par le digital » Pour ou contre la voiture à hydrogène ? Bernard Clerfayt : « Bruxelles doit saisir l’opportunité de la 5G » La pension minimale à 1.500 euros ? Oui, mais… Open Source International 22 23 Le chemin de l’export passe aussi par l’innovation Les Émirats, objectif atteint pour Debailleul Grow Your Business 24 28 31 33 Les cahots de la croissance : « Oser placer la barre très haut, dès le début » Growth hacking : le marketing digital à la vitesse supérieure La multinationale de l’avenir peut être toute petite Des jeunes pousses bien vertes dans la capitale Entreprendre 36 37 38 Photovoltaïque : révision à la baisse des certificats verts Starter : My Healthy Box Barbara Trachte à la rencontre des reStarters Community 40 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 41 42 43 44 45 Podcast : Julien Vandeleene L’actualité Beci en photo Bruxelles, dans les pas de Marjolaine Gailly Demandes d'admission Index Agenda On reconnaît vite les intérimaires Daoust ! Vous aussi, rejoignez la grande famille des travailleurs Daoust. Rendez-vous sur daoust.be ou dans l’un de nos JobCenters partout en Belgique. INTERIM • SELECTION • OUTPLACEMENT • CAREER MANAGEMENT • PUBLIC SECTOR • TITRES-SERVICES E.R. : G. DAOUST, GALERIE DE LA PORTE LOUISE 203/5, 1050 BRUXELLES. 02/513 14 14. INFO@DAOUST.BE - NUMÉROS D’AGRÉMENT : WALLONIE W.INT/S0/RS/RE.22, BRUXELLES 00391, FLANDRE VG.163.BUOP
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Beci online Social Media #BECImember : Hackages, nouveau membre de Beci, est une communauté technologique qui peut vous aider à doper vos connaissances ou à réaliser vos projets dans des technologies telles que React, Angular, JavaScript… Voir https://hackages.io/. Beci lance Louiza 500, un nouveau podcast en néerlandais, consacré à ceux qui rendent l’économie bruxelloise plus belle et plus passionnante. Premier invité : Sebastian Dupont, le patron de Nona, une pizzeria pas comme les autres. Écoutez : www.beci.be/nl/podcast. Avez-vous déjà songé à remettre votre entreprise ? Et savez-vous combien elle vaut vraiment ? Faites-vous accompagner par notre service Transmission : www.beci.be/service/transmettre. Vous voulez lancer votre business ? Mais quelles sont vos motivations ? Avez-vous LA bonne idée ? Quel statut social choisir ? Où trouver du financement ? Comment lancer votre marketing digital ? 5 questions-clés auxquelles Emmanuelle Einhorn vous aide à répondre : eei@beci.be. Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Beci online Dans vos newsletters de février Balafre dans la ville ou artère indispensable à son irrigation ? Faut-il abattre le viaduc Hermann-Debroux ou le conserver ? Nos lecteurs se sont prononcés largement en faveur de son maintien (à 68 %). Et vous, qu’en pensez-vous ? La Cour constitutionnelle a annulé la loi « cash for car ». Et maintenant ? Les juristes du bureau Claeys & Engels font le point pour nous. Abonnez-vous à nos newsletters sur www.beci.be/newsletter À lire sur notre site web Retrouvez ces articles sur www.beci.be Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 5
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News The Park : Telenet ouvre un espace de réalité virtuelle à Bruxelles C’est au cœur de la galerie Anspach que Telenet a inauguré un nouvel espace de réalité virtuelle : The Park. Un concept innovant qui offre aux visiteurs une immersion complète dans un monde virtuel sur un espace total de plus de 1.000 m². Avec The Park, Telenet entend répondre à la demande croissante de nouvelles expériences interactives en matière de divertissement. Le site bruxellois est le cinquième Park, après le lancement du concept en juin 2018 à Anvers, puis d’autres ouvertures à Gand, Hasselt et Courtrai. L’expérience est partout la même : un vaste lieu entièrement dédié à la réalité virtuelle, divisé en plusieurs espaces, avec ses propres jeux, son look cosy reconnaissable, et la même expérience troublante de réalité. The Park est un divertissement « phygital », à l’intersection de la physique et du numérique. Il permet aux visiteurs de se déplacer dans un espace dégagé, sans être encadrés ou liés par un quelconque câblage, armés d’un casque de réalité virtuelle et d’un sac à dos contenant un mini-ordinateur et équipé de capteurs sensoriels. Les participants à un jeu circulent côte à côte dans un espace délimité et entouré de caméras infrarouges grâce auxquelles leur masque se positionne 6 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 dans l’espace. Chaque ordinateur communique via wifi avec un serveur central, qui génère instantanément une image pour chaque casque. Pour John Porter, CEO de Telenet : « La réalité virtuelle est en pleine expansion et représente l’avenir du divertissement immersif. Une présence à Bruxelles était un must pour nous et nous avons pris le temps nécessaire pour trouver l’endroit idéal. Avec ce projet, nous voulons montrer aux Bruxellois qu’en plus d’être un opérateur de télécommunications, nous sommes aussi une entreprise qui investit dans des projets innovants ayant une valeur ajoutée pour Bruxelles. » Info : www.theparkplayground.be Nouveau CEO pour le Groupe Touring Le Touring Club Royal de Belgique a annoncé la nomination de Bruno de Thibault de Boesinghe, jusqu’alors Directeur Général, au poste de CEO du Groupe Touring, la plus grande organisation de mobilité en Belgique, qui fête par ailleurs ses 125 ans cette année. Il reprend le flambeau de Thierry Willemarck, qui a exercé ces responsabilités pendant 19 ans. Ce dernier, qui fut aussi président de Beci, de 2013 à 2017, devient à présent Vice-Président du Touring Club Royal de Belgique et continuera à exercer son mandat à la Fédération Internationale de l’Automobile comme Président délégué à la Mobilité Automobile et au Tourisme. Âgé de 53 ans et père de trois enfants, Bruno de Thibault a rejoint Touring en 2001 en tant que Marketing Manager. Après 18 mois, il devient membre du comité de direction et assume de nouvelles responsabilités afin de devenir COO en 2009 et Directeur Général en 2013. Bruno de Thibault avait démarré sa carrière au Reader’s Digest, puis B. de Thibault T. Willemarck chez CB Direct, filiale de l’assureur hollandais Achmea, avant de rejoindre PricewaterhouseCoopers. Avec l’ensemble des collaborateurs et le conseil d’administration, il vise le renforcement de Touring comme leader de la mobilité en Belgique avec un focus sur trois priorités : tirer parti des nouvelles technologies, développer une offre axée sur le concept de mobilité en tant que service, et être l’acteur de référence en termes de services pour tous les véhicules électriques. Info : www.touring.be Daoust Top Employer 2020 Daoust, l’un des plus gros employeurs en Région de Bruxelles-Capitale, a eu le grand plaisir de recevoir la certification de « Top Employer » lors de la cérémonie officielle du Top Employers Institute. Créé il y a plus de 25 ans, ce dernier est l’organisme de certification © BELGAIMAGE D.R. News international qui reconnaît l’excellence des pratiques RH mises en place pour les salariés en entreprise. À travers une analyse approfondie, ses experts évaluent notamment la culture d’entreprise, la gestion des talents, les avantages et la rémunération, les formations et la gestion de la performance… « La certification Top Employer récompense surtout la culture d’entreprise unique de Daoust, symbolisée par les chartes ‘Welcome to the Family!’, qui met un accent particulier sur les valeurs familiales, humaines et sociétales, et ‘We Love Solutions!’ axée sur l’innovation, la qualité et la flexibilité. Cette dernière s’exprime à travers la certification ISO 9001, l’écosystème de Qualité Daoust, la Daoust University en charge de la formation, et les différents softwares développés en interne », explique La nouvelle version de DigiChambers mise en service Après plus de deux ans de préparation intensive, la nouvelle version de DigiChambers a enfin été mise en ligne. Cette plateforme permet aux entreprises d’accéder à leur chambre de commerce en ligne afin de soumettre une demande de certificats d'origine, que celles-ci délivrent au nom du SPF Economie. Giles Daoust (à gauche) et Benjamin Sandron, respectivement CEO et directeur RH de Daoust. Giles Daoust, CEO de l’entreprise. Daoust a obtenu ces dernières années différentes certifications témoignant de ses efforts constants en termes de qualité. Info : www.daoust.be Beer Mania exportera des bières belges au Japon La société bruxelloise Beer Mania, qui produit des bières artisanales et distribue plus de 400 références, a conclu un accord de partenariat avec son homologue japonaise Highbury pour exporter des bières belges au Japon. Un accord négocié grâce au soutien du réseau Entreprise Europe Network (EEN), qui appuie l’internationalisation des PME européennes et dont Beci est le point de contact à Bruxelles. Michaël Eftekhari, le gérant de Beer Mania, s’était adressé à EEN pour l’aider à prospecter le marché japonais. Sur place, ce travail a été effectué par le partenaire local d’EEN, EU-Japan Centre for Industrial Cooperation, qui a identifié la société japonaise Highbury-The Home Of Beer comme un partenaire potentiel. En décembre 2019, Michaël Eftekhari s’est rendu personnellement au Japon pour une rencontre avec Highbury, organisée par le Centre EU-Japan. Une courte négociation a suffi aux deux partenaires pour trouver un accord, et la première commande de bières belges a été passée début 2020. « Je suis ravi d’avoir réussi à prendre pied sur le marché japonais, qui est déjà saturé », se réjouit M. Eftekhari. « La prochaine étape sera d’ouvrir une filiale Beer Mania au Japon. Je suis sûr que 2020 sera une grande année ! » Beer Mania espère améliorer son positionnement sur le marché local, développer ses parts de marché, et peut-être créer un nouvel emploi. Info : https://beermania.be ; www.brusselsnetwork.be Indiquant où les marchandises ont été produites, fabriquées ou traitées, les certificats d’origine sont demandés par les autorités douanières en cas d’exportation, par exemple vers la Russie, la Turquie ou encore les pays du Golfe. Dans une économie mondialisée où les chaînes de production s'étendent sur plusieurs pays, déterminer l'origine exacte d'un produit n'est pas toujours facile. Cependant, les chambres de commerce connaissent le processus de production des entreprises, ce qui les met en bonne position pour vérifier cette origine. C'est pourquoi, dans la plupart des pays, le gouvernement leur a confié cette mission. En Belgique, les chambres délivrent plus de 400.000 certificats par an. La numérisation présente de nombreux avantages : elle permet d’éviter les erreurs et de traiter les demandes plus rapidement, ce qui permet d’économiser de l’argent. La première version de DigiChambers date de 2009. À l'époque, les chambres belges étaient pionnières dans la digitalisation, avec le soutien du SPF Economie et la reconnaissance de la Chambre de Commerce Internationale (ICC). Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 7
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News DigiChambers a toujours réussi à maintenir sa position de leader en ajoutant constamment de nouvelles fonctionnalités et en s'intégrant aux systèmes ERP des entreprises. « Cependant, il n'est pas possible de modifier indéfiniment une application existante, c'est pourquoi le moment était venu de modifier de fond en comble DigiChambers. Nous y avons consacré le temps nécessaire, discutant avec toutes les parties concernées et guidés par Deloitte pour déterminer les exigences de DigiChambers 2.0 et le choix du développeur », déclare Wouter Van Gulck, directeur général de Belgian Chambers. Info : www.digichambers.be Digita et CitizenLab remportent deux Innovative Starters Awards Digita et CitizenLab, deux start-up incubées par Start-It@KBC, viennent de remporter deux Brussels Innovative Starters Awards décernés chaque année par Innoviris (l'Institut bruxellois « Au sein d’un tel réseau, chacun disposera d'un coffre-fort virtuel avec un ensemble uniforme de données, même si celles-ci sont en fait stockées auprès de différentes entreprises. Grâce à quoi on pourra les récupérer sans difficulté, gérer leur accès et les tenir à jour », affirme l'un des fondateurs de Digita, Tom Haegemans, également professeur de gestion informatique à la KU Leuven. Le montant gagné sera utilisé pour le développement de produits permettant aux entreprises de créer ce réseau mondial de données à caractère personnel. CitizenLab, de son côté, continue à développer sa plateforme de participation citoyenne permettant aux villes et gouvernements de développer la démocratie numérique via des outils de consultation des citoyens en ligne. « Le projet de CitizenLab permettra de plus aisément prendre en compte les avis des citoyens, enjeu important en termes de démocratie participative. Ce projet, de haute qualité technologique, a donc également séduit le jury en raison de son haut potentiel d’impact social Accor retirera tout plastique jetable de ses hôtels d'ici deux ans Accor annonce son engagement à devenir le premier groupe hôtelier au monde à rejoindre l'initiative mondiale sur le plastique et le tourisme lancée par les Nations Unies. Par cette action, le groupe hôtelier s’engage à éliminer tout article en plastique jetable destiné à ses clients avant fin 2022, visant ainsi à réduire l'impact mondial de la pollution plastique sur l'environnement. Cette initiative marque une étape importante pour l'industrie hôtelière mondiale ainsi que pour le groupe qui est actif dans le développement durable depuis 25 ans, notamment avec son programme « Planet 21 ». En plus de la promesse précédente de retirer toutes les pailles en Les fondateurs de la startup Digita. de la recherche et de l'innovation). Toutes deux se sont vu ainsi octroyer un montant de 500 000 euros pour poursuivre leurs développements. Mais qu’ont-elles de si innovant ? Digita, d’une part, travaille notamment en collaboration avec Tim Berners-Lee, l'un des inventeurs du World Wide Web, à la mise en œuvre d’un web mondial de données à caractère personnel. Et ceux de CitizenLab. et de son adéquation avec les priorités régionales en matière de soutien à la prise de décision participative et inclusive », explique Damien Littré, conseiller Innoviris. Le prix sera consacré à la mise en œuvre du plan stratégique de CitizenLab. Info : www.startit.be ; www.digita.ai ; www.citizenlab.co 8 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 plastique, agitateurs et cotons-tiges des hôtels, le groupe retirera tous les articles de toilette et les tasses en plastique ainsi que les autres articles en plastique jetables proposés dans les chambres d'hôtel, les salles de réunion, les restaurants et les zones de loisirs d'ici la fin de 2022. Des alternatives durables et pertinentes seront introduites pour chaque produit spécifique afin d'arriver à la meilleure solution par hôtel. Info : www.all.accor.com Ce sentiment DE POUVOIR VIVRE DE SA PASSION Volez de vos propres ailes et laissez Partena Professional vous guider. Vous avez des ambitions professionnelles ? Partena Professional vous aide à les réaliser. www.partena-professional.be
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LE SAVIEZ-VOUS ? Bruxelles Formation forme aussi les travailleurs SOFT SKILLS & PEOPLE MANAGEMENT COMPÉTENCES DIGITALES INFORMATIQUE 2.0 INTER- & INTRA-ENTREPRISE SUR CATALOGUE & SUR MESURE INDIVIDUEL & GROUPE PRÉSENTIEL, WEBINAIRE, DIGITAL LEARNING… ET BIEN PLUS ENCORE ! BF entreprises est le centre dédié à la formation des entreprises et des travailleurs Gagnez en compétences Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles Esprits d'entrepreneurs « Rendre plus fortes les personnes qui m’entourent » Salvatore Curaba Fondateur d’Easi et président de la RAAL La Louvière Quel a été votre premier job rémunéré, hors job d’étudiant ? Joueur de foot, en division 2 à La Louvière. À 18 ans, j’ai commencé à gagner un peu d’argent avec le foot. Je n’avais pas de contrat, j’étais jeune, je gagnais très peu. Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Il y en a trois : à 25 ans, lorsque je refuse un contrat professionnel de joueur de foot, alors que j’ai toujours rêvé de le devenir. À la place, je travaille comme vendeur chez IBS, je gravis les échelons jusqu’à la possibilité de devenir directeur du site de Bruxelles et là, je refuse. Comme en football, je renonce au Graal. À 35 ans, je décide de créer Easi, ma propre boîte. À 55 ans, je choisis de faire un pas de côté, je donne toute l’autonomie à mes directeurs et à mes deux CEO. Aujourd’hui, je n’interviens plus. Je suis encore l’actionnaire majoritaire, mais dans quelques mois je ne le serai plus. Votre plus belle réussite ? La première chose qui me vient en tête, c’est ma famille. Pour moi, c’est toujours le prochain projet qui compte. Il ne faut pas être trop contemplatif, il faut toujours regarder vers l’avenir. Votre plus gros échec ? J’ai une mémoire qui gomme. Il y a eu beaucoup de problèmes, mais des échecs non. Et puis, c’est juste génial d’avoir des problèmes. Quand on est dans une période difficile, il faut savoir savourer ce moment de stress et d’angoisse : gagner un match quand c’est très difficile, c’est quand même mieux que de gagner facilement. Quel est votre super pouvoir ? Rendre les personnes qui m’entourent plus fortes, heureuses, meilleures. J’ai la capacité à fédérer autour de moi. J’ai la chance de pouvoir développer le potentiel des autres. Pourtant, je ne suis aucune formation, je ne lis pas, je ne fais pas appel à des consultants externes. Nous sommes la normalité. Nous restons nous-mêmes et humains. Quel est votre plus grand défaut ? L’impatience : j’ai envie que tout aille vite et je peux être très dur et exigeant. L’élément clé du succès de votre entreprise ? La volonté de toujours faire mieux. On est obnubilés par l’excellence. Depuis cinq ans, Easi est sacré « best workplace ». Pourtant, ce n’est pas un objectif. On le fait parce que ça Sous la direction de Giles Daoust Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 11 fait partie de notre nature. La clé ? Fédérer beaucoup de personnes cet objectif. Si ça fonctionne, c’est aussi parce qu’on est dans le partage : les salaires sont très intéressants et les employés sont actionnaires de la société. Les patrons qui pensent qu’ils doivent rester les seuls actionnaires parce qu’ils ont pris des risques n’ont rien compris. Quel est votre plus grand challenge ? C’est plutôt un rêve : amener La Louvière en division professionnelle et pourquoi pas, devenir champion de Belgique de football. Votre livre préféré ? Druss la Légende, de David Gemmel. Je ne parviens à lire que des livres de fantasy parce que ce qui m’inspire, ce sont les héros. Ils font preuve de courage, d’honneur et ont le sens du sacrifice. Le sacrifice de soi pour quelque chose de plus grand. Votre film préféré ? Je dirais le film Gladiator de Ridley Scott. Je regarde beaucoup la télévision, j’ai besoin de me détendre et de me changer les idées. Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les autres. Même si je suis conscient que je prends de la place, je suis toujours à l’écoute des gens qui m’entourent, des idées, et je ne pars pas du principe que je sais mieux que les autres. Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? On s’en fout ! De toute façon, je sais que j’aurai réussi. Peu importe ce qu’on a à faire, il faut toujours tendre vers l’excellence. ● Elisa Brevet Envie de lire le livre préféré de Salvatore Curaba ? Nous vous offrons 10 exemplaires de Druss la Légende. Remplissez le formulaire sur www.daoust.be/fr/livre
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Idées Thibauld Jongen : « L’économie, la surveillance des frontières, l’écologie, passent aussi par le spatial » Thibauld Jongen dirige la Sabca, l’un des principaux acteurs de l’industrie aéronautique belge, associé à des programmes tels qu’Airbus ou Ariane. L’entreprise, qui va fêter son centenaire, est l’un des rares acteurs industriels à Bruxelles. De la formation et de la durabilité et jusqu’au tourisme spatial, il évoque avec nous les défis de son entreprise et de son secteur. Aujourd'hui, l'un des challenges majeurs de l'industrie aérospatiale est de combiner la pression écologique, sociale, politique, ainsi que la hausse des coûts et la main d'œuvre. Comment cela se passe ? La Sabca a plusieurs défis. L'un d'eux nous a déjà occupés durant trois ans, puisqu'il s'agissait de la transformation digitale afin de s'adapter à un monde globalisé. Une évolution qui nous a permis de redevenir une entreprise robuste, profitable, compétitive. D'autres défis sont devant nous. Il faut trouver de nouveaux programmes pour remplacer ceux qui s'éteignent lentement, comme l'A380, dont la production a été stoppée, ou Ariane 5. Un autre défi est notre position en zone urbaine où les coûts salariaux sont majeurs. Il faut pouvoir diminuer ces coûts en mettant la valeur ajoutée là où elle fait sens. C'est la raison pour laquelle nous avons maintenant une filiale au Maroc pour les produits d'assemblage, où la partie main d'œuvre est assez importante. Avec cette nouvelle filiale, l'idée est d'entamer un cercle vertueux afin de rester compétitifs et de ramener du travail à haute valeur ajoutée à Bruxelles et dans nos autres filiales belges. Être l'une des rares entreprises industrielles établies en Région bruxelloise, cela représente des défis. Selon vous, est-ce qu'il est encore possible de concilier ville et industrie ? Oui, absolument. Je pense que l'industrie est essentielle dans une société. Si demain nous n'avons que des services, 12 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 nous allons acheter nos produits à l'étranger, au prix fort. Il faut maintenir des emplois à caractère industriel en Belgique et dans un milieu urbain. Cela permet d'appartenir à un écosystème global et d'offrir des opportunités à des ingénieurs, à du personnel qualifié, sans devoir se délocaliser hors de la ville. L'un des avantages à être en milieu urbain est de pouvoir bénéficier de la disponibilité de travailleurs formés dans la région. Nous pouvons aussi compter sur le soutien de la Région bruxelloise en termes de recherche et développement, d'innovation mais aussi de formation. Parlons d'environnement. Quelles sont les initiatives concrètes pour réduire l'impact carbone des avions ? La Sabca a déjà mis en place certaines bonnes pratiques. Nous avons l'un des plus grands parcs de panneaux solaires à Bruxelles, qui génère l'équivalent de l'électricité de 300 ménages par an. Les luminaires ont été remplacés par des LED, nous réduisons notre consommation de chauffage, etc. Les initiatives au niveau de l'aéronautique sont bien sûr de réduire la consommation de fuel dans toute la chaîne d'approvisionnement. Pas uniquement quand l'avion vole mais également en amont lors de la fabrication, du transport, etc. Je pense que l'industrie aéronautique est l'une des plus conscientes des défis et qui a fait le plus de progrès depuis ces dix dernières années. Pour revenir sur les options stratégiques de la Sabca, vous avez développé un programme de drones. Que pouvez-vous nous en dire ? Il s'agit d'un business unique que l'on a créé comme étant l'extension naturelle de toutes les compétences que la Sabca a accumulées depuis cent ans. En voulant trouver des Idées nouveaux relais de croissance, nous nous sommes tournés vers les clients industriels, les producteurs, transporteurs d'énergie, les fabricants de parcs éoliens offshore qui sentent que le drone peut les aider. Nous apportons des solutions intégrées pour des missions critiques où la sécurité est importante, comme le transport d'organes entre hôpitaux en milieu urbain, ou encore l'inspection d'éoliennes en mer. La Sabca veut une solution globale pour ses opérateurs industriels qui ne sont pas familiers avec l'aéronautique. Quels sont les défis 2020 et court terme pour la Sabca ? Le premier est bien sûr de continuer à se développer pour être un fleuron de l'industrie belge, robuste, profitable et compétitif. Nous avons la chance d'avoir, sous une même coupe, une palette de métiers très larges, ce qui nous rend Je pense que l’industrie est essentielle dans une société. Je plaide pour conserver des emplois à haut caractère industriel en Europe, en Belgique et dans des milieux urbains. regard portez-vous sur la conquête spatiale aujourd'hui ? C'est fascinant, passionnant et cela fait rêver beaucoup de monde, mais c'est aussi un des moteurs de développements technologiques. Je pense que le tourisme spatial va rester très anecdotique, bien que le futur à court terme de beaucoup de pays passera par le spatial. Il est essentiel que l'Europe garde un accès autonome à l'espace, parce que le développement économique de l'Europe de demain passera par le digital, donc des satellites, donc des lanceurs pour les mettre en orbite. La surveillance des frontières, l'écologie, passent aussi par le spatial. L'Europe a d'ailleurs augmenté le budget alloué au secteur aéronautique. Les politiques sont conscients qu'il est essentiel de garder un accès souverain à l'espace. ● Emmanuel Robert et Vinciane Pigarella Un entretien à écouter intégralement dans le podcast Métropole : www.beci.be/podcast. La Sabca rachetée par la SFPI et Sabena Aerospace. uniques. Le deuxième défi, que j'ai déjà évoqué, est de remplacer la gamme de programmes qui s'éteignent. Un autre point important cette année est la célébration du centenaire de la Sabca. 2020 sera émaillée d'événements, avec bien sûr une célébration le 16 décembre, à la date anniversaire. Le troisième défi est de trouver un nouvel actionnaire pour remettre de l'énergie, des ressources et intensifier le déploiement de Sabca, suite au départ du groupe Dassault (ndlr : c'est chose faite avec le duo formé par le holding public fédéral SFPI et Sabena Aerospace, voir encadré). 2030, le pilotage automatique, c'est possible ? 2030, c'est un peu court. Comme pour la voiture électrique, c'est surtout une question d'acceptation sociétale. La technologie est là, disponible. Il faut être sûr que tous les aspects sociétaux, juridiques, assurances, responsabilités soient couverts. Avant d'arriver au cockpit sans pilote, le prochain horizon est le ‘single pilot cockpit’. La Sabca a un pied dedans avec nos drones, dont l'une des caractéristiques est d'offrir des solutions totalement autonomes. Dernière question : on a parlé d'Ariane 5, des fusées, on parle de tourisme spatial. Quel Notre entretien avec Thibauld Jongen a été réalisé peu avant l’annonce de la reprise de la Sabca, début février, par la Société Fédérale de Participations et Investissements (SFPI) et Sabena Aerospace. La Sabca, jusqu’alors majoritairement détenue par le groupe Dassault, redevient ainsi entièrement belge. « La Sabca revient de loin », a déclaré Thibauld Jongen, « après avoir traversé certaines années difficiles, voire inquiétantes. Elle avait besoin d'un nouveau souffle après trois ans de transformation ». Un nouveau souffle que doivent donc lui apporter la SFPI, bras financier de l’État belge, et surtout Sabena Aerospace. « Un actionnaire belge et industriel qui s'inscrit pleinement dans la stratégie et la vision de la Sabca », se félicite M. Jongen. Grâce à lui, « la Sabca a un nouveau moteur pour un nouveau siècle ». La Sabca, qui emploie environ un millier de personnes à Haren, Gosselies, Lummen, ainsi qu’au Maroc, a réalisé en 2019 un chiffre d'affaires avoisinant les 200 millions d'euros, contre 55 millions d’euros et 400 collaborateurs pour Sabena Aerospace. Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 13
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Idées Pour ou contre la voiture à hydrogène ? Le dernier Salon de l'Auto a remis les voitures à hydrogène sous le feu des projecteurs. Ce qui a rouvert le débat entre chauds partisans et adversaires farouches de ce type de carburant. Jonas Cautaerts, Business Development chez Dats24 Damien Ernst, professeur à l'Université de Liège et spécialiste de l'énergie L'hydrogène contribue à une mobilité durable efficace. En Allemagne, l'hydrogène est d'ailleurs déjà considéré comme le combustible d'avenir. En ce qui concerne la Belgique, nous sommes d'avis, au sein du groupe Colruyt, que l'hydrogène est bien un carburant qui doit faire partie de notre mix de solutions. D'une part parce que c'est un carburant qui peut être produit à partir de sources renouvelables. D'autre part, parce qu'avec l'hydrogène, le plein peut être fait très rapidement et donne au conducteur une autonomie suffisante en un laps de temps très court. Par ailleurs, les points de distribution sont en plein développement au sein de notre groupe. Dans notre station Dats24 de Hal, nous distribuons déjà tout l'éventail des carburants conventionnels et verts, comme le CNG ou l'hydrogène, ce dernier carburant étant produit grâce à l'électricité générée par nos éoliennes. Nous n'allons pas nous arrêter là : une deuxième station Dats24 distribuera de l'hydrogène dès le mois de novembre à Haasrode, le long de l'autoroute A2. Et une troisième ouverture est prévue en mars 2021 à Wilrijk, dans la région d'Anvers. D'autres projets sont également envisagés dans les régions de Liège et de Gand. J'ajoute que ce carburant est idéal pour le transport de lourdes charges. Il est d'ailleurs déjà utilisé par les poids lourds du groupe. L'hydrogène utilisé pour la voiture n'a aucun avenir pour une raison importante : pour une unité d'énergie consommée avec une voiture alimentée à l'hydrogène, qu'il s'agisse d'un véhicule équipé d'un moteur à explosion (l'hydrogène agit directement en explosant dans le moteur) ou d'une pile à combustible (l'hydrogène est ici utilisé par une pile à combustible qui transforme l'hydrogène en courant électrique), vous allez parcourir deux à trois fois moins de kilomètres qu'avec la même unité d'énergie dans une voiture électrique dotée de batteries rechargeables. Souvent, les partisans soulignent qu'un plein d'hydrogène se fait très rapidement. Sans doute... Encore faut-il trouver une pompe qui distribue ce type de carburant. À l'exception des pompes utilisées à Hal par le groupe Colruyt et de la pompe située à Evere, près du siège de Toyota, je n'en vois pas. Au contraire, l'électricité est présente partout. Pour recharger une voiture électrique, une simple prise peut parfaitement faire l'affaire. J'ajoute que les entreprises sont de plus en plus nombreuses à faire installer des bornes, ce qui permet une mise en charge automatique dès que le véhicule est stationné devant le bureau. Ce scénario n'est évidemment pas possible avec l'hydrogène. Enfin, je dirais que, grâce à la production en masse et aux innovations, on peut observer que le prix des batteries a fondu de façon très significative ces dernières années. De 250 dollars par kWh, nous allons passer à 100 dollars, ce qui est loin d'être le cas pour l'hydrogène, qui coûte cher. ● Johan Debière 14 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 © belgaimage LEADER BETTER EASIER WINNER Business Intelligence for media, entertainment, e-commerce and retail The reference information portal dedicated to the communication sector More information on www.lefac.com or call us now +32 2 737 70 20
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Idées 5G : la volonté d’un ministre La 5G propose une transmission de données à très haut débit, qui doit permettre notamment des pilotages d’objets ou de systèmes en temps réel. L’Europe prône son adoption et Bruxelles est attendue comme ville pilote. Un débat sur les normes régionales d’émissions d’ondes, leur nocivité, l’implantation des antennes et la fiscalité freine le projet. Bernard Clerfayt, nouveau Ministre de la transition numérique, prend la main, avec la ferme intention de ne pas laisser Bruxelles rater cette occasion. La 5G fait débat, avec des opposants qui invoquent une technologie non-nécessaire et risquée d’une part ; des partisans qui mettent en avant un potentiel économique considérable d’autre part. Vous êtes personnellement favorable à une implantation rapide ; quels sont vos arguments ? Bernard Clerfayt : Certaines choses et pratiques de notre quotidien nous sont tellement familières qu’elles nous paraissent avoir toujours été. Le premier réseau GSM chez nous a pourtant moins de 26 ans et les premiers smartphones grand public datent de 2007, avec une 3G qui permet enfin de voir son interlocuteur, d’accéder à internet, etc. Tout cela aussi a été décrié en son temps mais n’est pourtant plus dans nos mémoires, tant il nous semble naturel – et surtout nécessaire, qui en disconviendrait aujourd’hui ? – de communiquer via ces systèmes. La 4G couvre les besoins actuels mais montre ses limites lorsqu’il s’agit de répondre à la demande exponentielle de transfert de données – notablement de la part du grand public – et lorsqu’il s’agit de développer des services qui exigent des transferts massifs et ultra-rapides. La 5G est l’étape technologique qui permet cela. Quant à l’attrait économique de cette technologie, c’est évidemment une excellente chose et un objectif déclaré qui ne doit pas être un facteur de suspicion a priori de la part de ses opposants : qu’il y ait des marchés nouveaux qui s’ouvrent à cette occasion, c’est évident et bienvenu ! La 5G est un saut technologique majeur, qui offre les conditions d’un renouvellement de notre développement économique. Une 16 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 croissance économique naturelle repose sur la variabilité du facteur travail, que ce soit en termes de nombre de travailleurs ou de productivité, cette dernière étant possible grâce au progrès technique ; et c’est ce que la 5G va d’abord permettre. Elle rendra ensuite possibles des innovations ultérieures comme, par exemple, le développement massif de ce qui sera notre quotidien de demain : l’intelligence artificielle, le développement de techniques d’impression/production 3D, le déploiement de capteurs multiples pour gérer plus efficacement divers aspects de notre vie tels que l’utilisation d’énergie, le trafic, etc. Voyons ce que font et autorisent déjà d’autres villes et pays, et gardons à l’esprit que si Bruxelles ne saisit pas l’opportunité d’être la première ville 5G du pays, d’autres la saisiront et cela déclassera significativement notre Région. Minimise-t-on l’enjeu santé pour des raisons économiques ? C’est inexact. Il va de soi qu’on n’entend pas déployer à grande échelle une menace sanitaire ! La question de la santé n’est pas tranchée mais, puisqu’on en est à l’étude des risques, on ne peut pas dire non plus, a priori, que l’exposition à ces champs électromagnétiques sera nocive. Cela a été dit pour Idées les technologies précédentes et cela s’est avéré inexact. Dans le cas de la 5G, on parle d’autres fréquences mais, précisément, celles-ci sont moins pénétrantes. C’est d’ailleurs pour cela qu’il faudra déployer plus d’antennes : de nombreux obstacles arrêtent en effet ces ondes. Bien sûr, les antennes 5G émettront davantage en faisceau et donc de façon plus concentrée, mais en revanche, l’émission globale et permanente des antennes 4G baissera. Il faudra donc, sans doute, mesurer, évaluer et comparer des expositions globales au niveau de la Région. Il faudra aussi distinguer entre effet physiologique, comme un micro-réchauffement passager de la peau, et un effet sanitaire néfaste. Bref, ça demande des études et des évaluations. Mais cela ne justifie pas non plus que l’on soit excessivement restrictif d’emblée. Voyons Le marché commun du charbon et de l’acier, ça date un peu ! Ce qui fait tourner l’économie aujourd’hui, ce n’est plus la fabrication industrielle de biens matériels. L’essentiel, ce sont les services, dont l’échange de données. aussi ce que font et autorisent déjà d’autres villes et pays, et gardons à l’esprit que si Bruxelles ne saisit pas l’opportunité d’être la première ville 5G du pays, d’autres la saisiront et cela déclassera significativement notre Région. Les antennes plus nombreuses consommeront aussi par unité plus d‘énergie, ce qui est peu en phase avec la question environnementale. Oui, mais l’innovation est aussi un enjeu de la production d’énergie et je suis confiant en des changements rapides dans ce domaine aussi. D’autant plus que la Région a l’objectif d’être neutre en carbone d’ici 2050. Enfin, des applications 5G pourront conduire à des économies d’énergie : imprimer localement en 3D quelque chose qui aurait dû être transporté, décongestionner le trafic, piloter sa domotique, envoyer un fichier, faire une consultation médicale à distance... Un fournisseur de matériel 5G pourrait avoir la mainmise sur l’activité de vastes territoires, dit-on : quid de la sécurité ? Se mettre à la merci d’opérateurs n’est pas lié à la 5G : Facebook se fait déjà beaucoup d’argent grâce aux données qu’il soutire à l’insu de tous. La différence est dans la taille, pas dans la nature. La question n’est pas liée au fait de passer de la 4G à la 5G, car ce risque existe déjà ainsi que les réponses que l’on développe sans cesse pour contrôler et protéger les données ; cela n’ouvre donc pas de nouvelles questions. Ceci dit, si on achète une technologie, à nous de mettre nos conditions de sécurité et de contrôle. On parle beaucoup de Huawei que l’on suspecte, en tant qu’entreprise d’État, d’être un cheval de Troie. Mais ne soyons pas dupes, ce serait la même chose si la technologie était américaine ou coréenne... Si les Chinois ont une technologie performante, pourquoi les exclure ? Il suffit de poser des conditions préalables claires. Les pays alentour sont en concurrence forcenée pour être les premiers à exploiter la 5G. Cela ne pose-t-il pas question lorsqu’il s’agit de communication, qui est par essence sans frontière, a fortiori dans un espace européen ? Évidemment ! En fait, c’est à un niveau européen que toute la problématique aurait dû être traitée, y inclus l’octroi de licences et la mise en concurrence des opérateurs. Le marché commun du charbon et de l’acier, ça date un peu ! Ce qui fait tourner l’économie aujourd’hui, ce n’est plus la fabrication industrielle de biens matériels : produire une tasse, une table, des voitures... ce n’est plus que 15 % de l’économie. L’essentiel, ce sont les services, dont l’échange de données en tant que tel ou dont il est une composante essentielle. Mais l’Europe est ataviquement divisée en marchés nationaux et chacun voit dans la 5G un enjeu stratégique à disputer, alors qu’il s’agit d’un booster européen. De cet état d’esprit résulte aussi le fait, par exemple, qu’il n’y ait pas aujourd’hui de géant des télécoms en Europe, avec pour conséquence qu’on doit acheter la technologie ailleurs et qu’on négocie la 5G chacun dans son coin... Quand verra-t-on la 5G à Bruxelles ? Je déposerai prochainement une note de stratégie au gouvernement pour reprendre la coordination du dossier avec l’objectif d’accélérer les choses et de faire de Bruxelles la première ville qui lance le projet. Comme j’ai la tutelle sur les communes, cela facilitera ma tâche, notamment en ce qui concerne les réglementations urbanistiques (harmonisation des normes, accélération des délais d’octroi pour le placement d’antennes...), et la fiscalité applicable. À ce sujet, les opérateurs souhaitent bien sûr une non-taxation, mais il n’y a pas de raison que cette activité, qui sera rentable, ne contribue pas au financement des services publics ; la discussion portera sur la cohérence voire l’harmonisation des taxes communales. Dès qu’il y aura un gouvernement, le fédéral s’attaquera, je crois, rapidement à l’octroi de licences (car cela rapportera de l’argent...), puis les choses peuvent aller vite. ● Didier Dekeyser Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 17
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Idées La pension minimale à 1.500 euros ? Oui, mais… La problématique des pensions est au cœur de tous les débats. D’après une enquête réalisée pour la compagnie d’assurances vie NN, 38 % des Belges craignent de se trouver désargentés une fois partis à la retraite. Lors des dernières élections, une proposition de pension minimale à 1.500 euros bruts à l’horizon 2024 pour une carrière complète avait donc été mise au programme de nombreux partis. Mais cela suffira-t-il ? davantage sur les montants en vigueur dans les autres pays et cela nous semble être un montant minimum plus que nécessaire. » «C es cinq dernières années, beaucoup de choses ont été réalisées en matière de pension minimum », commence Daniel Bacquelaine, ministre des Pensions. « C’est la première fois que nous augmentons autant le montant des pensions en une seule législature. » En effet, entre 2014 et 2019, la pension minimale des salariés après 45 années de carrière a augmenté de 143 euros1 par mois et celle des indépendants de 205 euros, permettant ainsi d’arriver à un montant égal sans distinction de statut. « Concrètement, cela veut dire que, si on réalise une augmentation similaire durant la prochaine législature, on arriverait déjà à un montant mensuel de 1.427 euros. » « Il faut savoir que, rien qu’avec l’indexation, on va naturellement arriver en 2024 aux alentours d’un montant mensuel de 1.370 euros », ajoute François De Smet, député fédéral et président de Défi. « Concevoir un effort de 130 euros à l’horizon 2024 nous semble donc tout à fait réaliste. Cela permettrait à la Belgique de s’aligner Une mesure positive mais pas suffisante Tous deux estiment indispensable qu’une personne ayant travaillé pendant 45 ans perçoive une pension digne et compatible avec un standard de vie correct. Mais si cette mesure est favorable, elle ne suffit pas à garantir l’avenir des travailleurs qui partiront à la pension dans les années à venir. « L’objectif d’une pension minimale de 1.500 euros est une avancée, mais il n’est pas pour autant suffisant à mes yeux », explique Daniel Bacquelaine. Cette mesure ne concerne en effet que les travailleurs ayant presté une carrière complète, ce qui n’est pas le cas de tous. « De nombreuses personnes, et en particulier des femmes, ont travaillé de manière régulière et importante, sans atteindre 45 ans de carrière. Elles méritent, elles aussi, une pension convenable. » Aujourd’hui, seuls entrent dans le système de la pension minimum les personnes qui ont travaillé 30 ans. Mais ces 30 ans englobent des périodes assimilées au travail, ce qui entraîne des injustices assez flagrantes. Ainsi, quelqu’un qui a travaillé 20 ans et chômé 10 ans a droit à la pension minimale tandis qu’une autre personne ayant travaillé effectivement 29 ans en est exclue. Pour le ministre des Pensions, élargir l’accès à la pension minimum aux personnes ayant travaillé effectivement durant 20 ans est donc indispensable. « Cela permettrait de revaloriser toute une série de très petites pensions inférieures à 700 euros qui ne sont pas compatibles avec le coût de la vie », assure-t-il. 1 Tous les montants cités dans cet article s’entendent bruts. 18 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 © Getty Idées À côté de cela, François De Smet estime qu’il est aussi possible de travailler en amont à la problématique des pensions, notamment en se penchant sur la question de l’égalité homme-femme. « C’est un fait, parmi les travailleurs n’ayant pas une carrière complète, on retrouve plus de femmes que d’hommes. Tout simplement parce qu’elles ont, à un moment donné, mis leur carrière entre parenthèses pour s’occuper des enfants, de la maison, etc. Des mécanismes pour rétablir l’égalité homme-femme, tels que la mise en place d’un congé de paternité de 15 semaines obligatoire, pourraient jouer un rôle positif. Il faut avoir une approche plus large et plus réfléchie de la problématique de la pension. » Un effort financier à coupler avec une réforme fiscale Dans ce projet, la question du coût se pose évidemment. Et François De Smet d’expliquer : « Si l’on devait aujourd’hui indexer toutes les pensions minimales à 1.500 euros, cela coûterait au gouvernement pas moins de 3,2 milliards d’euros. Mais si on reporte cela à 2024, et avec les effets d’indexation, on arrive à un effort financier de 1,1 milliard d’euros, ce qui nous paraît jouable ». Naturellement, il faudra aller chercher cet argent quelque part pour le parti Défi, cette réforme devra donc aller de pair avec une réforme fiscale réelle. Pour le député, elle s’articulerait autour de trois axes : d’abord, une suppression progressive de certains avantages extra-salariaux et notamment les voitures de société. Ensuite, un allègement de l’impôt sur les personnes physiques où la progressivité L’objectif d’une pension minimale de 1.500 euros est une avancée, mais il n’est pas pour autant suffisant à mes yeux Daniel Bacquelaine, ministre des Pensions de l’impôt serait revue et où le patrimoine (hors maison personnelle) serait mis à contribution. Et enfin par un renforcement de la lutte contre la fraude fiscale et l’évasion de capitaux, une matière qui a été largement désinvestie. « Si l’on veut réussir à financer ce projet de pension, il faut aller chercher l’argent non pas uniquement dans les poches des travailleurs mais aussi dans celles des détenteurs de rentes. Cela permettrait aussi de lutter contre les iniquités fiscales qui sont bien réelles aujourd’hui. » 38 % des Belges inquiets pour leur retraite D’après une enquête réalisée pour la compagnie d’assurances vie NN, 38 % des Belges craignent Avec le papy-boom qui s’annonce, le système de pension va être encore davantage mis sous pression et il va falloir trouver de nouvelles solutions François De Smet, député fédéral et président de Défi de se retrouver désargentés une fois partis à la retraite. Un chiffre qui n’étonne pas Daniel Bacquelaine : « Depuis la réforme des pensions, le sujet mobilise et inquiète de nombreux citoyens. Avec la création de la plateforme MyPension, qui compte déjà 15,6 millions de visiteurs depuis début 2016 (dont 2,7 millions de visiteurs uniques), de nombreuses personnes se rendent compte qu’elles percevront un montant bien moins important que ce qu’elles avaient imaginé. Cette prise de conscience est nécessaire car elle permet à ceux qui le souhaitent de réorienter leur carrière de façon à ce que leur pension soit plus élevée. Je vois aussi cet outil comme un incitant à cotiser dans un système de 2e explique-t-il. voire de 3e pilier pour garantir ses revenus », Pour François De Smet, ce sentiment d’inquiétude n’ira pas en s’améliorant et les gouvernements futurs devront en tenir compte. « Avec le papy-boom qui s’annonce, le système de pension va être encore davantage mis sous pression et il va falloir trouver de nouvelles solutions pour maintenir un système de pensions digne pour tous. La proposition d’une pension minimale de 1.500 euros est positive, mais il ne faut pas en rester là et on doit continuer à travailler sur la problématique des pensions à d’autres niveaux », conclut-il. ● Gaëlle Hoogsteyn Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 19 © Belga © Belga
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Open Source Vers un entrepreneuriat techno-paritaire Et si on plaidait pour un entrepreneuriat technoparitaire ? Voilà un objectif ambitieux qui permettrait selon moi de lutter contre cette double peine : celle des femmes encore beaucoup trop absentes du monde entrepreneurial et celle des femmes sous-représentées dans le secteur des technologies. l’informatique n’a pas toujours été une affaire d’hommes, le secteur s’étant fortement masculinisé à partir des années 80. Quarante ans plus tard, que fait-on ? En Région bruxelloise, si les chiffres du Baromètre de l’entrepreneuriat féminin (2017) sont encourageants, avec une augmentation du nombre d’indépendantes de 16 % en 5 ans, les femmes restent toutefois sous-représentées, ne dépassant toujours pas la barre des 30 % ! Quant à la représentation des femmes dans le domaine des TIC, les chiffres sont édifiants. J’ai participé récemment à une conférence initiée par l’Unesco et l’ONU-Femmes et organisée à Bruxelles par l’ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur), à l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science. Deux constats sont à l’origine de la thématique retenue pour 2020 : la sous-représentation des femmes dans les domaines du numérique au sens large et l’existence de biais de genre au sein des technologies de l’intelligence artificielle (IA), menant à reconduire de manière implicite les inégalités hommes/femmes. Tout au long de la journée, les différentes oratrices ont pu démontrer – chiffres à l’appui – l’état de la situation. Selon l’Agence du Numérique, « 4,6 % de la population active occupe une fonction informatique : c’est deux fois plus qu’en 2007 ! Mais 82 % de ces fonctions sont occupées par des hommes ! » À plus grande échelle, la Commission européenne indique1 que « les femmes représentent 52 % de la population européenne mais n’occupent que 15 % des emplois liés aux TIC. » Une des raisons tient sans conteste à l’absence d’intérêt des jeunes filles pour la formation dans ce secteur, ce qui est confirmé par Agoria pour la Belgique : « À peine 25% de femmes sont diplômées dans les filières STEM (21e au niveau européen) ». Les conférences et la littérature foisonnent sur le sujet : éminences grises et blogueuses s’accordent sur ces constats, apportant chacune ses pistes de solutions. On nous rappellera au passage, sous le prisme historique et/ou sociologique, que Quand Agoria annonce qu’en 2030, 310.000 personnes vont perdre leur emploi parce que leurs compétences ne seront plus utilisées, il est indispensable aujourd'hui de renforcer et de créer des structures d’accompagnement pour booster la formation aux nouveaux outils du numérique. Les femmes ne peuvent pas louper le coche. Je plaide pour qu’elles se saisissent des opportunités nouvelles que ce nouveau contexte économique va créer pour que, demain, on puisse sinon atteindre, du moins tendre largement vers un entrepreneuriat techno-paritaire ! ● 1 Dans son étude Women in the Digital Age (2018). 20 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Et si on rendait l’entrepreneuriat techno-paritaire ? Avec l’arrivée des nouvelles technologies et l’impact que cela a causé sur nos usages, nos comportements et, de facto, sur les entreprises, il est nécessaire d’adopter une approche globale et transversale. Le développement de l’entrepreneuriat est indissociable du numérique et des nouvelles technologies. En effet, non seulement les femmes doivent acquérir des compétences relationnelles (soft skills) pour développer leur entreprise, mais elles doivent également maîtriser certaines compétences techniques pour augmenter la visibilité en ligne de leur projet, service ou produit. Parmi les solutions régulièrement proposées, la formation continue et professionnelle est, selon moi, une réponse efficace à privilégier. En effet, si tout le monde s’accorde à dire qu’il est temps que les femmes s’engagent à prendre « l’autoroute de l’information », encore faut-il leur apprendre à conduire et à lire les cartes ou encore les panneaux de signalisation. Julie Foulon, CEO, Girleek D.R. TROUVEZ L’AIDE NUMÉRIQUE DONT VOTRE ENTREPRISE A BESOIN À BXL Laissez-vous accompagner et inspirer par des experts digitaux locaux. Comment créer une boutique en ligne ? Qui pour vous créer un nouveau logo ? Voici quelques-unes des questions auxquelles vous pourrez répondre sur accelerationdigitale.be. Vous y rencontrerez des experts indépendants inspirants, et proches de chez vous. Ils vous accompagneront dans toutes vos problématiques digitales : ecommerce, webdesign, emailing, réseaux sociaux ou sécurité. Que vous soyez client Telenet ou pas ! Découvrez maintenant accelerationdigitale.be ! Désiré Dupas Expert digital Plus d’infos et conditions sur accelerationdigitale.be
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Enterprise Europe Network Idées L’export passe aussi par l’innovation S’internationaliser est une nécessité dans la plupart des secteurs économiques bruxellois. Le marché belge est trop exigu et la concurrence trop rude pour qu’une entreprise voulant croître à long terme puisse se contenter d’un développement national. En bref, s’internationaliser via une solution innovante et/ou technologique signifie créer une situation « win-win » entre celui qui offre un produit technique et celui qui l’intègre dans son portefeuille. Cette approche est complémentaire à celle, purement commerciale, relative aux accords d'agence et de distribution, pour laquelle l’équipe EEN chez Beci peut vous aider. Comment poursuivre le chemin de l’internationalisation en misant sur la collaboration technologique ou l’innovation collaborative ? En préparant – avec l’aide des experts EEN d’hub.brussels – la participation à des plateformes de rencontre proposées par le réseau EEN, comme Mobile World Congres, Medica, IoT, où vous pourrez présélectionner des rendez-vous avec des clients ou des partenaires potentiels. ● L' équipe d’experts Enterprise Europe Network auprès de hub.brussels est spécialisée dans le support à toute société qui veut se lancer à l’international ou consolider son positionnement à l’étranger par la mise en exergue du côté technologique ou innovant de son produit, service, know-how. Si cela peut paraître abstrait, quelques exemples pourraient inspirer votre approche du développement stratégique à l’international, à mettre en œuvre avec l’aide de l’équipe EEN de hub.brussels : • Vous avez développé un produit ou une technologie que vous souhaitez proposer pour acquisition, sur base non exclusive. Vous offrez de soutenir le transfert de technologie, avec mise à disposition de services supplémentaires d’accompagnement ; • Vous proposez une licence ou cherchez à acheter une licence de produit ; • Votre entreprise a commencé à développer une solution ou un produit innovant et cherche à associer des technologies spécifiques existantes ou des connaissances pour l’aider à poursuivre ce développement ; • Votre organisation a commencé à développer une solution ou un produit innovant et a besoin, pour continuer, d’une technologie encore à développer. Il lui faut donc un partenaire qui possède une expertise technologique. 22 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Un exemple : UpCom Upcom est une entreprise spécialisée dans les technologies de l’information. Entre autres projets, ses équipes ont développé Ageify : une solution utile pour la protection des mineurs, qui permet à des e-commerçants ou fournisseurs de contenus en ligne de vérifier l’âge de leurs utilisateurs. Upcom utilise depuis plusieurs années les services EEN auprès de hub.brussels pour s’exporter. Kostas Flokos, CEO d’Upcom témoigne : « Nous participons régulièrement à des événements de matchmaking organisés par EEN et appelés brokerage events. Cela nous permet de bénéficier de rendez-vous préprogrammés sur des salons majeurs comme le Mobile World Congress. L’objectif est triple : mettre en avant notre savoir-faire et rencontrer des clients ; trouver des partenaires internationaux offrant des technologies complémentaires ; enfin, nouer des partenariats pour participer à des projets collaboratifs de recherche et innovation financés par la Commission Européenne. » Au-delà des brokerage events, Upcom a été sélectionnée pour bénéficier de services de conseil en management de l’innovation financés par la Commission Européenne et fournis par EEN. Selon Kostas Flokos, « Cela nous a donné des outils et des conseils externes pour réfléchir efficacement à notre stratégie d’innovation, à notre structure, nos process ou encore notre culture, l’objectif étant de libérer notre potentiel d’innovation et d’accélérer la croissance. De plus, nous bénéficions du soutien d’un conseiller EEN/hub.brussels qui nous accompagne dans la durée sur les questions d’innovation et d’internationalisation. » © Getty International Les Émirats, objectif atteint pour Debailleul Lorsqu'il participe avec Beci, en octobre dernier, à une mission économique aux Émirats Arabes Unis (EAU), David Giordano, CEO de la pâtisserie-chocolaterie Debailleul, ne s'attend pas à envoyer sa première commande quelques semaines plus tard. Aujourd'hui, il en est à sa troisième livraison. N ovembre 2018, c'est le grand retour de la pâtisserie-chocolaterie Debailleul à Bruxelles avec l'ouverture d'un nouveau point de vente sur la Grand-Place. David Giordano, son nouveau CEO, pense déjà à la phase suivante : l'expansion internationale. « Nous étions déjà bien implantés au Japon. C’était le moment d'explorer de nouveaux territoires et les Émirats étaient un des objectifs. » À la rentrée 2019, l'opportunité de participer à une mission économique à Dubaï, organisée par Beci, se précise. Le succès sera au rendez-vous. La mission a eu lieu en étroite collaboration avec le réseau Enterprise Europe Network (EEN) dont Beci fait partie. « Ce réseau, lancé en 2008 par la Commission européenne, est actif dans plus de 60 pays. EEN, tout comme Beci, veut aider les TPE et les PME à s'exporter à l'international », précise Sybille Motte, International Trade Advisor chez Beci. « Nous avons accompagné une délégation de dix personnes, provenant de secteurs variés. Nos membres ont pu échanger avec des membres de la chambre de commerce de Dubaï mais également des chambres britannique, italienne, hongroise ou encore grecque, qui étaient du voyage. » Sa réussite, David Giordano la doit en partie à cette mission : « Le planning était chargé et riche de rencontres. Pendant cinq jours il n'y a eu aucun temps mort. La mission se déroulait essentiellement à Dubaï, mais nous avons voyagé dans les émirats d'Abou Dhabi et Ras al Khaïma. L'équipe de Beci cerne très bien les besoins des participants. J'ai pu entrer directement dans ce marché sans devoir réaliser de voyage d'exploration. » Sybille Motte, qui accompagnait la mission sur place, rappelle que la réussite d'une participation à un tel événement dépend surtout de la proactivité du participant. David Giordano l'a bien compris : « C'est à nous à créer des liens, de nouer des contacts. Beci ou l'Awex (également présente sur place, ndlr) sont d'excellents facilitateurs, qui nous ouvrent des portes, mais après, c'est à nous de créer le lien. » « Mieux que je ne l’aurais imaginé » L'homme profite du voyage pour réactiver d'anciens contacts. Une initiative qui porte ses fruits, puisque l'un d'entre eux est devenu son premier client émirati. « C'est une synchronicité qui s'est faite naturellement. Aujourd'hui, nos produits sont distribués au Forever Rose Café, un salon de thé de très haute gamme à Abou Dhabi. La première livraison était un test pour sélectionner les produits à vendre dans le salon de thé. En trois jours, tout a été vendu. La troisième commande de ce client vient d'être expédiée. » Lorsqu'on lui demande s'il s'y attendait, il répond, encore un peu étonné : « Non, pas du tout. Ce voyage est allé plus loin que ce que j'aurais pu imaginer. Il faut être attentif aux opportunités, même si on ne les voit pas directement. 95 % de la consommation ‘food and beverage’ aux Émirats est importée. La concurrence est rude. Il faut être le meilleur dans son domaine. » David Giordano pense déjà au futur : « Notre client va ouvrir d'autres salons de thé, à Dubaï puis Riyad et Doha. » Mais hors de question de se concentrer sur ce client unique. Le CEO de Debailleul a déjà des contacts avec l'administration de Ras al Khaïma et avec BelExpo, coordinateur du pavillon belge à l'expo universelle de Dubaï, du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021. Une opportunité supplémentaire de développer la présence des pâtisseries Debailleul dans la région. Info : Sybille Motte, International Trade Advisor - Tél. +32 2 563 68 54, smo@beci.be ● Vinciane Pigarella Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 23 D.R.
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Grow Your Business Les cahots de la croissance : « Oser placer la barre très haut, dès le début » Trébucher, se relever et poursuivre sa route : c’est la routine de la plupart des entrepreneurs. Mais que faire lorsque les activités tendent à battre de l’aile ? Comment détecter en temps voulu la stratégie de croissance optimale pour l’entreprise ? Davy Kestens a longtemps figuré en porte-étendard de la nouvelle génération d’entrepreneurs flamands technologiques, dans la Silicon Valley. Toon Vanagt est serial entrepreneur et lean startup-coach. Ils se confient. Halleux, un compatriote établi à San Francisco. Quelques années plus tôt, il avait fondé Playfish, une entreprise de jeux informatiques. Il a ensuite revendu le tout pour 400 millions de dollars. Je me suis dit : si ma solution intéresse quelqu’un comme lui, ce n’est pas anodin. » Quelques semaines après leur première rencontre, en 2011, Davy Kestens s’embarquait pour San Francisco. Il allait y résider et travailler pendant plus de sept ans, le temps de hisser Sparkcentral au rang des prouesses technologiques belges. I l n’avait que 23 ans lorsqu’il a élaboré Sparkcentral. Davy Kestens apportait ainsi aux entreprises une solution en forme de centrale, une plateforme qui pouvait accueillir les questions et les réclamations des clients via les médias sociaux et les technologies mobiles. « Ce n’était alors qu’un appoint », se souvient-il. « J’ai bien reçu plusieurs marques d’intérêt lorsque le prototype est devenu opérationnel, mais le véritable démarrage, je le dois à l’intérêt soudain de Volkswagen. » À cette époque, Twitter décollait et le monde de l’entreprise a pris conscience de tout le potentiel, mais aussi des risques inhérents aux nouveaux médias sociaux. « J’ai été présenter Sparkcentral çà et là, mais n’aurais jamais imaginé partir aux États-Unis. Un événement organisé ici en Belgique m’a mis en contact avec Sébastien De 24 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Neuf années plus tard, le voilà de retour en Belgique. Il a créé une nouvelle entreprise dénommée Cake pour conquérir le secteur bancaire. Il a toutefois tiré des enseignements utiles de son aventure américaine. « De nombreux doutes m’assaillaient lorsque je suis parti en Californie. Je n’y connaissais personne. J’avais un seul rendez-vous sur place et j’avais investi une bonne part de mes économies dans le billet d’avion. Et pourtant, il a suffi d’un seul lunch avec De Halleux pour remplir le reste de la semaine dans mon agenda. Il m’a présenté directement à un bureau de fiscalistes locaux, à quelques avocats pro Deo et à une série d’investisseurs potentiels. Mieux encore : il a mis d’emblée un montant à ma disposition pour développer mon affaire. » Ce que Davy Kestens retient de cette période, c’est la puissance du réseau. « Les entrepreneurs américains ont des ambitions démesurées, mais ils s’entraident très vite pour trouver de nouveaux contacts intéressants et n’hésitent pas à se donner à fond. Chez les entrepreneurs belges, il n’y a pas cette ambition dévorante. Pour lancer une start-up vraiment © Getty Grow Your Business innovante en 2020, il faut placer directement la barre suffisamment haut. Si vous n’avez pas l’intuition que vous pourrez générer un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros à long terme, ce n’est pas la peine de vous lancer. » Du capital pour deux mois Au début, tout n’a pas été rose pour notre tête brûlée belge en Californie. Au bout d’un an, sa start-up avait consommé plus d’un million de dollars et le premier gros contrat se faisait toujours attendre. Sans doute la combinaison d’une confiance aveugle dans sa technologie et d’une témérité juvénile l’a-t-elle sauvé. « Nous avions en fait un peu d’avance sur le marché. Le problème n’était pas encore suffisamment préoccupant pour convaincre les entreprises d’investir dans notre plateforme. Puis, nous nous sommes rendu compte que nous avions encore du capital pour deux mois, au maximum. Nous avons alors carrément préparé un scénario de faillite complet. Nous avions un seul client qui nous payait, alors que nous étions sur le point de couler. C’était Delta Airlines, qui n’acceptait toutefois pas d’être cité. J’ai harcelé cette entreprise de coups de téléphone, jusqu’à ce qu’elle accepte que nous réalisions une vidéo de relations publiques. Nous avons joué le tout pour le tout et investi la moitié du capital restant dans un film promotionnel mentionnant Delta Airlines. Bingo ! Quelques semaines plus tard, deux autres compagnies avaient signé un contrat et nous prenions notre envol, avec la possibilité d’obtenir en outre de nouveaux investissements. » squ’il se remémore cette période difficile, M. Kestens donne ce conseil aux entreprises en croissance : prévoyez de faire un grand pas en avant beaucoup plus tôt. « Nous avons par exemple élaboré pour Cake un modèle financier qui prévoit 250.000 utilisateurs belges d’ici la fin de l’année. C’est déjà du costaud, mais dans Si vous n’avez pas l’intuition que vous pourrez générer un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros à long terme, ce n’est pas la peine de vous lancer. Davy Kestens l’intervalle nous avons aussi établi un autre modèle, qui vise un demi-million de clients dans le même délai. C’est terriblement ambitieux, mais j’ai appris qu’en tant qu’entreprise, il faut se fixer des défis extrêmes et oser placer la barre très haut. » Gérer ses limites Davy Kestens a décidé de revenir au pays à la mi-2018. Sparkcentral employait déjà plus de 100 collaborateurs et comptait dans sa clientèle des grandes entreprises B2C telles que Delta Airlines, Netflix, Western Union et T-Mobile. Depuis plusieurs années déjà, M. Kestens n’était plus CEO, une décision qu’il affirme n’avoir jamais regrettée. « À un moment donné, et sous l’impulsion de mon conseil d’administration, j’ai décidé d’engager un CEO externe. Pendant la croissance de l’entreprise, j’avais déjà constaté que j’étais davantage un entrepreneur qu’un manager. Ce qui m’anime, c’est de développer de nouveaux concepts ou des idées à commercialiser. Or, d’autres préoccupations finissent par s’imposer dans le développement d’une telle entreprise : le besoin de compétences opérationnelles, la gestion du personnel etc. J’ai découvert à San Francisco que je n’excelle pas dans ce domaine-là. Notre nouveau CEO est rapidement parvenu à hisser notre entreprise à un niveau supérieur. De nombreux entrepreneurs n’en prennent pas conscience. Pourtant, la présence d’un bon conseil d’administration vous apprend à tenir compte de vos propres limites. » M. Kestens avait bien retenu la leçon lorsqu’il a décidé, fin 2018, de créer une nouvelle entreprise en Belgique. Il s’est entouré dès le début de cinq cofondateurs et a choisi de ne pas trop s’occuper des aspects opérationnels. « Je m’occupe surtout de la vision stratégique à long terme et je cherche des clients potentiels et des investisseurs. » Il a décidé en outre que Cake ne suivrait pas le mode de croissance classique des start-up technologiques. « Elles découvrent une idée intéressante ou une technologie innovante, écrivent du code et puis se mettent à la recherche de clients potentiels. C’est assez aléatoire, avouez. J’ai fait la même chose auparavant, avec Sparkcentral, et le hasard a voulu qu’un marché en forte croissance soit né précisément à ce moment-là pour ce type de produit. Aujourd’hui, j’estime qu’une telle démarche est inappropriée. Il faut d’abord définir quels problèmes on va résoudre avant de développer un prototype et de créer une entreprise. Il faut savoir à l’avance quel besoin on veut satisfaire. Nous n’avons pas voulu lancer le développement de logiciels sans avoir au moins une commande. Nous avons aussi impliqué directement les clients. Cette démarche garantit qu’il y a une série d’entreprises bien décidées à payer pour la technologie. Nous n’avions pas encore lancé Cake que nous disposions déjà de six contrats signés. Une bonne start-up qui présente un fort potentiel de croissance doit en outre pouvoir s’appuyer sur une équipe senior expérimentée. Ce n’est que lorsque toutes ces conditions sont rencontrées qu’une telle entreprise Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 25 © Debby Termonia
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Grow Your Business peut évoluer et grandir suffisamment vite. » Erreurs de débutant Malgré la barre placée nettement plus haut que dans la plupart des start-up, M. Kestens constate aussi beaucoup plus d’intérêt et de volonté de collaborer de la part des entreprises. Il se rend compte que les start-up ont davantage d’atouts pour exploiter la technologie fortement disruptive d’aujourd’hui. Elles tirent plus efficacement profit de la demande d’innovation qui en résulte, dans quasi tous les secteurs. « C’est une bonne nouvelle, bien sûr, mais cela signifie aussi davantage de concurrence et la nécessité pour la start-up d’être robuste dès le début. Ce principe s’applique aussi bien ici que dans la Silicon Valley. Ce qui est nouveau, c’est la disponibilité beaucoup plus rapide de capital de lancement, également en Belgique. Non, ce ne sont pas les banques qui se pressent pour investir, mais plutôt des familles aisées qui préfèrent investir dans une start-up prometteuse que bloquer leur argent dans une banque ou l’investir dans de l’immobilier. Les startup constituent aujourd’hui une alternative intéressante, mais les entrepreneurs débutants doivent veiller à ne pas commettre les mêmes erreurs de jeunesse. Trop souvent, les premiers collaborateurs engagés ont à peu près le même âge et le même profil que l’entrepreneur lui-même. Conséquence : ils risquent de commettre les mêmes erreurs. C’est pourquoi tant de start-up technologiques vont malgré tout droit dans le mur. » Caisse de résonance Toon Vanagt est aujourd’hui managing partner de l’entreprise SaaS data.be, tout en étant, depuis de longues années déjà, actif en tant que lean startup-coach. Il confirme : « Un des grands dangers des start-up en pleine croissance est qu’elles se focalisent trop sur leur propre parcours et négligent toutes sortes de paramètres changeants dans leur environnement. Cette focalisation est compréhensible puisque l’entreprise est comme un bébé que l’on fait grandir, mais elle ne peut pas aveugler l’entrepreneur. Pour éviter pareil piège, entourez-vous de personnes capables de garder l’œil à tout. Par exemple des administrateurs expérimentés et de préférence complémentaires dans leurs compétences, ou plusieurs conseillers externes qui connaissent bien votre secteur. Autre option : chercher un cofondateur dès le début. À deux, chacun se fera la caisse de résonance de l’autre. Et il est vrai qu’à terme, le fondateur doit avoir le courage de céder sa place de CEO, comme M. Kestens l’a fait. » Toon Vanagt raconte qu’il est souvent approché par des petites entreprises en pleine croissance qui ont bien réussi la phase de décollage, mais qui constatent soudain qu’elles 26 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 sont mal préparées aux nouveaux défis qui présentent à elles. « C’est alors qu’on a besoin de collaborateurs avec des profils différents. Je l’ai constaté personnellement dans ma première entreprise, où j’ai eu la chance de compter sur un cofondateur qui avait la patience et les qualités voulues pour mener à bien la gestion opérationnelle au quotidien. Entourez-vous de personnes capables de garder l’œil à tout. Par exemple des administrateurs expérimentés et de préférence complémentaires dans leurs compétences. Toon Vanagt Il reste à savoir quand intervient cette prise de conscience. Quand se rend-on compte qu’il est temps d’engager d’autres profils ? « C’est le moment où on développe une sorte de pré-burnout », explique M. Vanagt. « Vous n’êtes plus vraiment satisfait des tâches qui vous incombent chaque jour. Une sorte d’indifférence s’installe. Il est capital, à ce moment-là, d’apprendre à lâcher prise. » Flexibilité Autre décision fondamentale : le choix de s’appuyer ou non sur des investisseurs externes. Et surtout, à quel moment le faire ? « Cela semble un peu idiot, mais il vaut mieux qu’une start-up obtienne de l’argent, même si c’est un peu prématuré. Surtout aujourd’hui. Il y a encore beaucoup de capital à investir, et les start-up qui arrivent à bien se vendre n’ont pas trop de mal aujourd’hui à trouver de l’argent. Le risque, évidemment, c’est qu’une activité qui n’est pas encore à maturité se consume trop vite, par exemple en se lançant trop tôt à l’étranger. Ou en truffant la plateforme d’une masse de nouvelles technologies à un stade trop précoce. De tels investissements accroissent la pression, au point de mettre en péril la capacité d’innovation et la flexibilité. C’est ainsi qu’on paralyse une entreprise. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, l’activité peut tomber aux mains de quelques investisseurs en capital à risque, avides d’obtenir du rendement à très court terme. Je dois avouer qu’avec une de mes propres start-up, j’ai tablé pendant longtemps sur une croissance purement organique et je me suis rendu compte après coup que j’aurais dû obtenir du capital plus tôt. Un bon timing est particulièrement important, même s’il est fortement influencé par toutes sortes de facteurs externes. Eh oui, l’entrepreneur doit aussi avoir de la chance, de temps à autre (rires). » ● Filip Michiels BUREAUX A VENDRE eshop VENDU CV DES OPPORTUNITÉS POUR LES INDÉPENDANTS ET PME À BRUXELLES PROFITEZ DE NOMBREUSES PRIMES POUR BOOSTER VOS ACTIVITÉS! DÉCOUVREZ LES NOUVEAUTÉS SUR WWW.PRIMESPME.BRUSSELS
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Grow Your Business Growth hacking : le marketing digital à la vitesse supérieure « Le marketing digital est encore assez balbutiant », estime Jean-Christophe Cuvelier, CEO et cofondateur de l’entreprise bruxelloise de growth hacking Mad Kings, spécialisée en marketing digital de pointe. « Les entreprises devraient pourtant savoir qu’une compréhension approfondie des données des clients constitue un sérieux potentiel de croissance. » ont été plus loin dans le cheminement ? Chaque client qui achète en ligne a parcouru tout un processus. Les ‘growth marketeers’ que nous sommes se focalisent sur les diverses étapes de ce parcours. » M ad Kings est né en 2016 et occupe un superbe bâtiment rénové à proximité de la VUB. Son principe de départ : le marketing digital est de plus en plus technique et très peu de gens encore savent de quoi il s’agit. « Nous tentons de combiner l’intelligence des développeurs et des pros du marketing. Cela n’en fait pas baisser le coût, mais augmente sérieusement l’efficacité. Nous nous appuyons sur l’intégration d’une foule d’instruments en ligne et sur l’optimisation des données que les entreprises peuvent en extraire. » Trois ans d’existence, déjà plus de 20 collaborateurs et vous voilà dans l’intervalle parmi les grands noms belges du growth hacking. Comment le growth marketeer fait-il la différence ? Jean-Christophe Cuvelier : « Par les données. Quand on connaît le marketing digital, on sait que les professionnels du secteur s’appuient encore souvent sur Google Analytics. Cet outil révèle le nombre de visiteurs d’un site web à une date donnée ou le nombre de followers d’une entreprise sur Instagram. C’est intéressant en soi, mais ce qui compte vraiment pour l’entreprise, c’est le taux de conversion. Si donc vous avez attiré 500 visiteurs en un jour, combien d’entre eux 28 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Quelles sont ces étapes ? « Nous en distinguons six : la conscientisation, l’attraction de clients, l’activation des nouveaux clients, la fidélisation, le client en tant qu’ambassadeur et, enfin, la création de valeur. Au cours de la première phase, l’entreprise cherche des outils et techniques digitaux pour faire connaître la marque ou l’entreprise à un maximum de clients potentiels. Ensuite, il faut apprendre à mieux connaître les clients en question : comment les identifier, les atteindre et les placer dans le segment approprié ? La troisième phase s’efforce d’activer les clients potentiels en les mettant en contact avec un de vos produits. Apple excelle en la matière : il essaie d’abord de convaincre le consommateur d’acheter un des produits les moins chers de la gamme : un iPhone ou iPad. L’expérience positive doit ensuite persuader ces clients d’acheter aussi les produits Apple plus onéreux. La bonne expérience client est donc essentielle dans cette phase d’activation. Dans ce domaine, la plupart des entreprises ont encore tout à apprendre. Passé l’obstacle, vous entamez la fidélisation du client, c’est-à-dire le convaincre de continuer à utiliser vos produits. Facebook ne ménage pas sa peine, dans cette activité. L’avant-dernière étape essaie de transformer le client satisfait en une sorte d’ambassadeur. Et pour terminer, il y a la création de valeur : quelles sont les stratégies que l’entreprise met en œuvre pour créer de la valeur au départ de son produit ou service ? Toutes ces étapes diffèrent peu d’une stratégie client classique, hors-ligne. « C’est vrai, nous n’avons pas réinventé l’eau chaude. Précisons toutefois que la plupart des agences de marketing digital © Getty Grow Your Business se focalisent sur les deux premières étapes. Nous, nous privilégions l’approche ‘full funnel’. En 2020, il ne suffit plus pour une entreprise de se mettre en ligne sur le marché via Facebook, Instagram ou Twitter, tout en tentant d’établir le contact avec des clients potentiels via le site web. L’entreprise doit aussi s’investir bien davantage dans les quatre étapes suivantes. Et surtout, développer une stratégie intégrée. Je constate que de nombreuses entreprises, y compris de grandes multinationales dans notre pays, répartissent ces quatre étapes entre autant de départements qui travaillent chacun de leur côté. Dommage, parce que le consommateur d’aujourd’hui doit pouvoir compter sur une expérience client globale, qui couvre l’ensemble du processus. » Le problème ne s’explique-t-il pas par le savoirfaire et la spécialisation que requiert chacune de ces étapes, alors qu’il n’est pas possible d’exiger tout cela de la part du spécialiste marketing lambda ? « Effectivement. Personne ne reprochera à un copywriter de ne pas être un grand spécialiste des nouvelles techniques graphiques. D’où la nécessité de spécialistes capables de tenir compte de toutes les facettes du processus. Un spécialiste du marketing qui prend des décisions sans impliquer d’office un concepteur ou un programmeur, ce n’est tout simplement plus envisageable. Il faut davantage de synergie. » Qu’est-ce que les start-up peuvent enseigner de ce point de vue aux entreprises plus grandes ou plus classiques ? « Les dimensions réduites sont pour une start-up un atout de vitesse dans la réactivité. Dans la terminologie du ‘growth hacking’, on dira qu’elles sont capables de tester beaucoup plus Un spécialiste du marketing qui prend des décisions sans impliquer d’office un concepteur ou un programmeur, ce n’est tout simplement plus envisageable. rapidement de nouveaux concepts. Les grandes entreprises travaillent habituellement pendant des mois à l’élaboration d’une approche innovante. Quand tout est plus ou moins prêt, elles partent tester le nouveau concept sur le marché. Nous sommes d’avis que cette approche est obsolète. Nous utilisons une version très simple, voire embryonnaire d’un nouveau concept, avec lequel nous essayons de lancer une mini-campagne pendant quelques semaines. Un mois plus tard, nous savons si la démarche est accrocheuse et nous savons où rectifier le tir. Cette méthode permet d’économiser énormément d’argent. » Eric Rodriguez et Jean-Christophe Cuvelier : les fondateurs de Mad Kings. Pourquoi le growth hacking a-t-il pris tellement d’importance en si peu de temps ? Qu’est-ce qui a changé par rapport à il y a cinq ans ? « La vitesse. Un nouveau produit lancé aujourd’hui peut être copié après-demain. Qui plus est, la concurrence mondiale force les entreprises à faire toujours plus, à budget inchangé. D’où l’importance de l’optimisation des coûts. Les ‘growth marketeers’ que nous sommes ne sont pas forcément les meilleurs pour commercialiser un nouveau produit, mais nous aidons les entreprises à optimiser le trajet client existant sans gonfler le budget. Nous y parvenons en augmentant le taux de conversion. Si, dans le temps, vous obteniez deux conversions pour cent visiteurs de votre site, il fallait doubler le budget marketing pour passer à quatre conversions. Nous estimons qu’une meilleure compréhension et une analyse poussée de l’ensemble du parcours client offrent un meilleur rendement. » Comment détectez-vous les faiblesses ? « En exploitant à fond les données. Pourquoi seulement deux achats quand 100 visiteurs ont consulté votre site ? Une analyse approfondie des diverses étapes du parcours nous apprend où la plupart des visiteurs décrochent. En outre, nous testons de nouveaux concepts, très rapidement, comme il se doit. » Toutes les entreprises disposent-elles de suffisamment de données de bonne qualité ? « Notre mission consiste aussi à convaincre les entreprises de la nécessité de collecter suffisamment de données valables et d’installer ensuite les outils d’analyse appropriés. Nous employons à cet effet une série de scientifiques des données. En général, le spécialiste en marketing digital ne dispose pas du savoir technique requis. Et pour sa part, le développeur a une connaissance insuffisante du marketing. Voilà donc une fameuse niche à exploiter sur le marché ! » ● Filip Michiels Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 29 D.R.
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Un guide des start-ups bruxelloises Imaginez… Un guide qui reprendrait les bons plans bruxellois en matière de coworking places, les organismes à contacter pour lancer son entreprise, les experts à consulter, les pièges à éviter, mais aussi les histoires et conseils inspirants d’une série de start-ups bruxelloises florissantes… La substantifique moelle de l’entrepreneuriat bruxellois, concentrée en 200 pages. Vous aimeriez ajouter ce Graal à votre bibliothèque ? Rejoignez-nous le 31 mars pour l’inauguration de Startup Guide Brussels ! Info & Inscriptions : hub.brussels/stg20 Grow Your Business La multinationale de l’avenir peut être toute petite On les appelle les micro-multinationales. Ce sont des entreprises relativement modestes qui, malgré leur envergure limitée, vendent sans problème leurs produits dans le monde entier. Tout cela est possible grâce aux nouvelles technologies, à la disponibilité de technologies de communication très efficaces et, bien sûr, à une formidable flexibilité interne. D es bracelets, des bouchons d’oreilles, des badges, des gobelets, des présentoirs… et bien d’autres choses encore sont disponibles chez Orakel, une PME campinoise qui emploie une septantaine de collaborateurs. Des produits de toutes les couleurs, formes et impressions, personnalisés à l’extrême… L’entreprise existe depuis 24 ans et exporte dans 98 pays. Un tiers du personnel travaille à l’étranger, dans une des huit agences internationales de l’entreprise. Les clients sont des événements et des festivals, mais aussi des supermarchés, des cliniques ou des services publics. Les produits les plus prisées sont les bracelets, qui représentent encore près de 50 % du chiffre d’affaires. D.R. Sofie Hermans et Dirk Spooren (Orakel) « Tout a commencé dans notre cuisine, avec l’importation depuis les États-Unis de bracelets utilisés notamment pour le contrôle d’accès à divers événements », se rappelle Dirk Spooren, cofondateur d’Orakel. « L’internet en était alors à Orakel illustre parfaitement une tendance qui se renforce ces dernières années : des PME relativement petites qui créent de nouveaux marchés, dans des pays dont la plupart d’entre nous connaissent à peine le nom. ses balbutiements. Nous nous rendions dans toute l’Europe à des salons professionnels pour y rencontrer de nouveaux clients. Nous avions un produit à la fois petit et léger, et nous étions actifs dans une niche très spécifique. À cette époque, l’exportation s’imposait pour la croissance de l’entreprise. De plus, les produits étaient très bon marché. Il fallait donc de gros volumes pour dégager suffisamment de marge. » L’entreprise doit beaucoup à l’attention constante qu’elle porte à l’innovation. Orakel illustre parfaitement une tendance qui se renforce ces dernières années : des PME relativement petites qui créent de nouveaux marchés, dans des pays dont la plupart d’entre nous connaissent à peine le nom. La mondialisation du commerce en ligne et le développement sans limite de canaux de communication très efficaces ont fait la différence. Par ailleurs, les micromultinationales disposent d’une série d’atouts par rapport à des entreprises beaucoup plus grandes qui profitent, elles aussi, du développement considérable du commerce en ligne et des technologies de communication ultrarapides. Grâce à leur clientèle mondiale, les micro-multinationales captent très rapidement les nouvelles tendances du marché. Elles y réagissent au quart de tour parce que leur organisation est de petite taille et donc beaucoup plus rapide et plus flexible. De plus, ces petites entreprises entretiennent d’habitude beaucoup plus de proximité avec le client final que les grandes organisations, ce qui permet une adaptation très Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 31
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Grow Your Business ciblée de la gamme de produits. Moins de managers et moins de niveaux de décision que chez les grands concurrents : ce sont là des atouts de vitesse et de créativité pour appliquer les nouvelles tendances dans les activités au quotidien. Technologie moderne Orakel a ouvert sa première agence à l’étranger deux ans après sa fondation. C’était en Angleterre. D’autres ont suivi au fil des ans, jusqu’à Miami ou au Cap. C’est pourtant l’émergence de l’internet qui a apporté le plus d’opportunités. Même si ce canal ouvrait aussi le marché à des concurrents des quatre coins du monde. « Lorsque nous avons envahi le marché anglais avec nos bracelets, un salon local nous a même décerné la distinction du produit le plus novateur. Mais un an plus tard, nous étions déjà confrontés à quatre concurrents », se souvient la directrice commerciale Sofie Hermans. Une micro-multinationale qui ne serait rien de plus qu’une boutique en ligne bien développée, c’est totalement faux. Mais il faut bien admettre que l’innovation numérique continue est le fil conducteur de notre croissance, en combinaison avec un service fortement personnalisé. Aujourd’hui, des produits comme ceux d’Orakel, toujours fabriqués dans notre pays, peuvent être trouvés et commandés partout. Comment une PME belge relativement modeste parvient-elle malgré tout à faire sa place dans une centaine de pays ? « La fabrication en interne constitue incontestablement un facteur important. Elle nous évite de dépendre de l’un l’autre producteur d’Extrême-Orient. De plus, nous pouvons personnaliser très fortement notre gamme. Nous avons aussi toujours veillé à rester très accessibles pour nos clients. La technologie moderne y contribue beaucoup. Les clients peuvent nous atteindre par e-mail ou téléphone, mais également via whatsapp ou un canal de chatting spécifique. Tout cela crée de la confiance, notamment lorsque des clients commandent du matériel promotionnel avec un délai de livraison très court. Et puis, nous nous efforçons d’écouter attentivement notre clientèle. Nous innovons vraiment sur mesure. C’est ainsi que nous nous distinguons de concurrents qui offrent exclusivement des articles standardisés. » Une personnalisation poussée Orakel a très vite compris que, même à l’époque des webshops et du commerce en ligne débridé, des agences locales choisies de façon stratégique constituent toujours une grande plus-value. C’est ainsi que l’entreprise s’appuie sur son agence de Miami, non seulement pour desservir l’ensemble du marché des USA, mais aussi toute l’Amérique du Sud. « Inversement, nous constatons parfois qu’un marché est tellement particulier et spécifique – c’est le cas du Japon – que la plus-value d’une agence locale reste trop faible. Dans ce cas, nous tentons de trouver des distributeurs locaux fiables qui connaissent le marché comme leur poche », explique Sofie Hermans. « Ces agences ont été vitales pour nous, surtout à nos débuts : elles faisaient fonction de plateforme dans une région du monde. Si nous devions créer une activité semblable aujourd’hui, sans doute ces agences auraient-elles une fonction moins décisive. Quoi qu’il en soit, les contacts personnels au sein d’un marché restent importants pour être au courant de la situation. C’est pourquoi nous nous rendons annuellement à une série de grands salons, dans le monde entier. » Il reste à savoir comment une micro-multinationale tient tête aux nouveaux géants du web que son Ali Express ou Amazon. Ceux-ci peuvent offrir une gamme de produits infiniment plus vaste, sans doute à des prix sensiblement plus bas, grâce aux économies d’échelle. Dirk Spooren : « La personnalisation très poussée fait la différence, dans notre cas. Cela ne signifie pas pour autant qu’aujourd’hui, n’importe qui peut créer une boutique en ligne dans sa chambre à coucher et livrer dans le monde entier. 38 % de nos commandes nous parviennent via la boutique en ligne, mais ne représentent que 15 % de notre chiffre d’affaires. Il s’agit essentiellement de commandes non personnalisées en petites quantités. Bref, nous attirons via le webshop de nouveaux clients qui veulent apprendre à connaître et tester nos produits via ce canal. Si, par la suite, ils souhaitent passer des commandes de plus grande ampleur ou personnalisées, ils nous contactent en direct. Nous ne pouvons pas nous passer de la boutique en ligne, mais l’entreprise doit exploiter les différents canaux, puisqu’elle se focalise très fort sur l’exportation. L’internet est beaucoup plus qu’une boutique virtuelle : de nombreux clients nous trouvent également via une foule de publicités en ligne que nous diffusons. Nous avons ainsi étendu considérablement notre marché. Une micro-multinationale qui ne serait rien de plus qu’une boutique en ligne bien développée, c’est donc totalement faux. Mais il faut bien admettre que l’innovation numérique continue est le fil conducteur de notre croissance et de notre développement, en combinaison avec un service fortement personnalisé et une attention toute particulière portée à l’innovation. » ● Filip Michiels 32 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Grow Your Business Des jeunes pousses bien vertes dans la capitale La Commission européenne a annoncé, fin 2019, son Green Deal qui, par le truchement d’une stratégie de croissance ambitieuse, devrait aboutir à la neutralité climatique du continent d’ici 2050. Il contient entre autres un plan d’action en économie circulaire. Nous avons rencontré deux entreprises bruxelloises novices en la matière. Quelle viabilité offre leur business model circulaire aujourd’hui ? Julien Jacquet (Permafungi) : « Aucune entreprise ne peut aujourd’hui fonctionner dans une démarche purement économique » «N ous collectons chaque mois environ une tonne de pleurotes. » Nous voici dans le réseau de caves gigantesque sous Tour & Taxis. Autour de nous, de nombreux grands sacs dont des pleurotes émergent ci et là. Julien Jacquet, cofondateur et concepteur de Permafungi, nous conduit dans le dédale souterrain et nous montre fièrement le résultat d’un projet circulaire conçu en 2013. Permafungi, c’est la rencontre d’une agriculture urbaine et circulaire avec l’économie sociale. Pas évident à combiner, admet M. Jacquet. « Jusqu’à l’année passée, nous travaillions à 12 ici, grâce à une subvention structurelle. À présent que nous devons nous débrouiller sans cette subvention, nous n’avons pas pu prolonger certains contrats spécifiques. 2020 sera l’année de vérité pour Permafungi¹ , mais j’espère qu’on finira par comprendre qu’aucune entreprise ne peut aujourd’hui fonctionner dans une démarche purement économique. Nous générons aussi une plus-value écologique et sociale, ce qui se traduit plus difficilement en rendement économique classique. Alors, comment valoriser cette plus-value sociale ? Il faut savoir que nous permettons à la communauté de faire des économies, notamment parce que nous formons des gens qui n’auraient pas eu accès au marché du travail. De plus, nous recyclons certains flux de déchets. » Permafungi a développé à Bruxelles un modèle théoriquement transférable dans d’autres villes. 15.000 tonnes de marc de café terminent chaque année dans les poubelles bruxelloises, alors qu’il a été démontré ce que ce produit est un substrat idéal pour la culture de pleurotes. De plus, ces champignons transforment le marc de café en une matière idéale pour la production d’engrais. « Notre activité, c’était du boulot pour les jeunes sous-qualifiés du quartier. Nos coursiers à vélo ont collecté annuellement 30 tonnes de marc de café à Bruxelles. Grâce à cela, nous produisons mensuellement 1 tonne de pleurotes et 5 tonnes d’engrais naturel. Dans l’intervalle, nous avons aussi formé à cette technique de production de nombreux intéressés en provenance d’autres villes et nous vendons des kits pour produire chez soi des pleurotes au départ du marc de café domestique. Nous fournissons donc une plus-value dans plusieurs domaines, mais en fin de compte, on ne nous juge que sur notre rendement purement économique. » 1 Permafungi, qui a obtenu plus de 25.000 € via une campagne de crowdfunding, est provisoirement sauvé. Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 33 © Getty
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Grow Your Business Armes inégales Julien Jacquet craint que les ambitions vertes de l’Europe n’aident guère Permafungi, même s’il les accueille positivement. « Le cadre n’arrive habituellement qu’après qu’un modèle a fait ses preuves. Voilà donc notre défi, cette année. Je ne me considère pas comme un idéaliste écologique et irrationnel. Je suis ingénieur commercial, après tout. Dommage qu’il faille lutter à armes inégales. Une entreprise verte doit être économiquement rentable, OK, mais alors, avec les mêmes critères pour tout le monde. Si on veut donner une chance à l’économie verte, il faut comparer tous les paramètres pertinents, y compris tous les impacts négatifs et positifs de toutes les entreprises. Nous avons déjà démontré que notre activité recycle davantage qu’elle ne consomme. Dès lors, pourquoi ne pas en tenir compte ? » Aimilios Orfanos (Revolta) : « Bien évaluer la valeur ajoutée des batteries dans l’ensemble de la transition énergétique » R evolta est né l’année passée et souhaite mettre à profit la popularité croissante des véhicules électriques. La start-up propose aux entreprises un outil recyclé pour le stockage de l’énergie, à savoir les batteries usagées de véhicules électriques. La petite entreprise a également élaboré un logiciel pour aider les entreprises à optimiser leurs consommation et stockage d’énergie. « Nous sommes deux fois durables », explique le fondateur et CEO Aimilios Orfanos. « D’une part nous utilisons des batteries usagées, de sorte qu’il n’est même plus question d’impact écologique minimum. Ce n’est vraiment pas le cas lorsqu’on installe une batterie neuve chez soi ou dans une entreprise. Il suffit de penser aux matières premières dans la batterie et aux rejets de CO2 causés par la fabrication de ce produit. D’autre part, nous proposons à nos clients un logiciel pour une utilisation toujours optimale de l’énergie électrique en provenance du réseau, de l’éolien ou des panneaux solaires. Ceci réduit considérablement le coût de l’énergie. Celui qui installe une batterie domestique chez lui peut bien sûr y stocker du courant fourni par les panneaux solaires, mais ce n’est pas toujours la solution la plus efficace et la moins coûteuse. Peu de courant sera stocké en hiver, laissant la batterie largement inutilisée. À d’autres moments il peut être plus avantageux de stocker l’électricité du réseau sur la batterie. Notre logiciel rend votre batterie intelligente. » Les chaînes de supermarchés En raison du développement encore modeste de la mobilité 34 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 électrique, le nombre de batteries usagées de ce type de véhicules reste limité. Revolta vient toutefois de rejoindre le nouveau consortium Watt4Ever, dont Febelauto est également membre. L’entreprise ambitionne de devenir ainsi un partenaire important dans le recyclage de batteries usagées de véhicules électriques dans notre pays. Les entreprises qui acceptent de travailler avec Revolta payeront la batterie recyclée à environ 65 % du prix d’une batterie neuve. La start-up bruxelloise a déjà conclu, fin de l’année passée, un contrat avec une des plus grandes enseignes de supermarchés du pays, qui a commandé une batterie recyclée pour deux de ses points de vente. « Nous ne sommes opérationnels que depuis quelques mois et constatons déjà un intérêt croissant pour notre approche novatrice dans de nombreux secteurs », explique M. Orfanos. « Il s’agit de supermarchés, de grands sites industriels souvent gros consommateurs d’énergie ou même d’entreprises qui ont installé de nombreux panneaux solaires, dont elles veulent augmenter le rendement. » © Getty Aimilios Orfanos estime que le Green Deal européen annoncé devra d’abord faire la preuve de son impact. « Il est clair que l’intérêt pour des produits et services novateurs va croissant. Il reste à savoir si les pouvoirs publics prendront à terme les mesures nécessaires, par exemple en évaluant et en indemnisant correctement la valeur ajoutée des batteries dans l’ensemble de la transition énergétique. Les panneaux solaires ont bénéficié de subventions conséquentes pendant des années, sans tenir compte des fluctuations considérables inhérentes à l’énergie solaire. Les batteries domestiques ou celles installées dans les entreprises pour stocker l’énergie électrique excédentaire permettront à l’avenir d’assurer davantage de stabilité, même pour ceux qui dépendent de l’énergie verte. Cette valeur ajoutée devrait être compensée financièrement d’une façon ou d’une autre. » ● Filip Michiels ENERGIE Profi tez des Primes Énergie pour réduire votre facture Comme pour beaucoup d’entreprises bruxelloises, votre facture énergétique est sans doute un fameux poste budgétaire que vous voudriez bien réduire en modifi ant votre installation. Audit, isolation ou production de chaleur : savez-vous que les Primes Énergie peuvent couvrir jusqu’à 50% du montant de votre investissement ? Et si le budget annuel global de 18 millions d’euros octroyé par le Gouvernement régional n’a pas changé en 2020, un réel eff ort de simplifi cation administrative a été fourni, aussi bien en matière de conditions d'octroi que de constitution du dossier. Encore une bonne raison de se lancer ! Un sacré coup de pouce Proposées chaque année par la Région de BruxellesCapitale, les Primes Énergie vous permettent de couvrir une partie importante des frais d’études et de travaux liés à l’amélioration de l’effi cacité énergétique de votre bâtiment. Réparties en trois catégories d’intervention (Audits, IsolationVentilation et Chaleur), les 13 Primes Énergie couvrent un large spectre d’investissement : de l’isolation des toits, des murs et du sol au changement de châssis, en passant par l’installation d’une chaudière performante, d’une pompe à chaleur ou d’un chauff e-eau solaire. Un euro de prime pour 5 euros de travaux en moyenne Chaque prime est assortie de conditions techniques spécifi ques. Selon les cas, le montant de la prime est calculé par m2 (d’isolant par exemple), en pourcentage de la facture ou sur base forfaitaire. Mais le niveau des primes bruxelloises est très élevé. Pour l’isolation des murs par l'extérieur, par exemple, le montant va de 55 à 75 € par m², et même 85 € en cas d’isolant naturel. A noter que si la plupart des primes concernent des travaux de rénovation d’un bâtiment de plus de 10 ans situé en Région de Bruxelles-Capitale, certaines primes sont applicables également pour du neuf. Le soutien à l’investissement du Pack Energie en complément Les travaux d’effi cacité énergétique que vous envisagez ne sont pas couverts par les Primes Énergie ? Vérifi ez si vous pouvez bénéfi cier du soutien à l’investissement prévu dans le cadre du dispositif d’accompagnement du Pack Energie, complémentaire et cumulable avec les Primes Énergie : www.packenergie.brussels PRIMES ENERGIE 2020 Retrouvez les Primes Energie et le soutien à l’investissement du Pack Energie sur le site de Bruxelles Environnement dans la rubrique Primes et incitants pour les entreprises. Pour toutes questions : info@environnement.brussels ou 02/775 75 75
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Transition Photovoltaïque : révision à la baisse des certificats verts À Bruxelles comme en Flandre et en Wallonie, l’essor du photovoltaïque est une bonne chose. Cela permet de développer une nouvelle filière économique, de contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre, et aux entreprises de stabiliser ou réduire leur facture d'électricité. Mais à Bruxelles, le cadre du soutien à la filière va changer sensiblement à partir du mois de juin. À à qui revient la charge de gérer les transactions de certificats verts sur le marché, les coefficients permettant de calculer le nombre de certificats verts octroyés ont été revus. Désormais, pour une installation dont la puissance est comprise entre 50 et 100 kWc, le bénéficiaire ne reçoit par exemple plus que 1,7 certificat par MWh produit. Et si la puissance de son installation dépasse les 250 kWc, il tombe même à 1,4 certificat par MWh produit. Bruxelles, l'installation de panneaux photovoltaïques a été largement soutenue par le mécanisme des certificats verts, autant pour les petites installations domestiques que pour les installations dont la puissance dépasse 5 kilowatts-crête (kWc). « Pour les installations dont la puissance dépasse 5 kWc, le régime des certificats verts est complété par la possibilité pour les propriétaires de l'installation (souvent des entreprises), de revendre l'électricité non-autoconsommée », explique Adeline Moerenhout, conseillère communication chez Brugel. Pour chaque kWh produit, des certificats verts sont octroyés au propriétaire de l'installation, qui peut ensuite les revendre aux fournisseurs d'électricité. Ces derniers peuvent ainsi « compenser » le caractère non-durable de l'électricité qu'ils produisent de leur côté. Et les propriétaires des installations photovoltaïques peuvent récupérer plus rapidement leur investissement dans le photovoltaïque. Des certificats qui fondent À Bruxelles, le « grand photovoltaïque » (les installations dont la puissance dépasse 5 kWc) a pu encore bénéficier de 2,4 certificats verts par MWh produit jusqu'au premier trimestre 2020 (3 certificats verts par MWh pour les installations de moins de 5 kWc). Avec le printemps, arrivent toutefois des changements importants. Sur le conseil de Brugel, le régulateur bruxellois 36 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Report à début juin Sur base des recommandations de Brugel, le ministre de l'Énergie Alain Maron a préparé un nouvel arrêté qui impliquera des conditions moins favorables pour les nouvelles installations photovoltaïques. En résumé, cellesci recevront moins de certificats verts. Initialement prévue au mois d’avril, son entrée en vigueur a été reportée au 1er juin. En tout état de cause, il y a donc intérêt à faire certifier au plus tôt les installations de panneaux en cours. Pour cette raison, Beci s'est à juste titre inquiétée très tôt du projet de révision à la baisse des coefficients, demandant que les entreprises ayant entamé des démarches (contrat avec un installateur, tiers investisseur, demandes de certification, demande de permis d’urbanisme si requis) puissent « bétonner » les conditions du régime le plus favorable en vigueur. En effet, l'idéal est de pouvoir s'appuyer sur des coefficients permettant d'obtenir un retour sur investissement dans des délais raisonnables. Cette préoccupation est légitime car, comme on a pu le constater en Wallonie tout récemment, on sait que tout changement apporté à cet équilibre provoque toujours son lot d'effets pervers : accélération artificielle des installations avant l'entrée en vigueur du nouveau régime, ralentissement brutal après l'entrée en vigueur, etc. ● Johan Debière Starter My Healthy Box : sain, local et bio Lancée début février, My Healthy Box propose des menus sains et savoureux ainsi que des services de coaching nutritionnel. Son objectif : une alimentation santé accessible à tous. M HB Nutrition, qui entend se faire connaître sous le nom de son produit baptisé My Healthy Box, est, comme l’expliquent ses fondateurs Ahmad et Saleh Nasrallah, « un centre diététique et de production de lunch boxes qui peuvent être personnalisées selon le goût et les préférences du consommateur. Celui-ci peut ainsi créer son plat et, s’il le souhaite, être accompagné d’un coach santé. En outre, il est naturellement informé des bienfaits et de la provenance des ingrédients qu’il sélectionne. » Ahmad (à gauche) et Saleh Nasrallah : les cousins fondateurs de My Healthy Box. À l’origine de cette initiative, deux cousins qui, au départ, n’ont rien avoir avec l’alimentaire, si ce n’est le souci de se nourrir sainement. Ahmad est ingénieur de production de formation et Saleh technicien aéronautique. Un profil précieux lorsqu’il a fallu imaginer la ligne de production de plats alimentaires. C’est au sein du pôle d’activités économiques urbaines Be-Here à Laeken, implanté dans les anciens établissements Byrrh, que My Healthy Box s’est installée et a littéralement trouvé son bonheur. « Nous proposons des lunches qui sont à plus de 90% bio. Chez Be-Here, nous trouvons dans un seul espace les fruits, légumes, ingrédients chez Terrabio, mais aussi des biscuits chez Mad Lab ou du chocolat chez Nao. C’est vraiment du circuit court, voire ultra-court. Notre objectif est de proposer un assemblage personnalisé qui permet de couvrir 80 % des besoins nutritionnels journaliers, comprenant féculents, protéines, légumes et légumineuses. » Deux possibilités s’offrent à la personne intéressée : soit elle concocte elle-même sa lunch box via le site web, avec ou sans aide d’un coach ; soit elle peut commander la lunch box du jour composée par un nutritionniste. Pour réaliser ces lunch boxes, la jeune société dispose d’une installation up-to-date qui lui permet de produire jusqu’à un millier de boxes par jour. Mais dans un premier temps – elle a débuté ses activités en février – elle en produira entre 100 et 150. Le prix, démocratique, a été fixé à 9,95 euros. Quant à la distribution, les tarifs varient en fonction de la zone où vous vous trouvez à Bruxelles. L’une comprend Bruxelles-Ville, Molenbeek, Koekelberg, Berchem, Ganshoren et Jette ; l’autre, le reste des communes bruxelloises ainsi que Wemmel et Zellik. La livraison est effectuée avec des vélos électriques. « Pour l’instant, nous ne livrons qu’en région bruxelloise », expliquent les deux cousins. « Mais il est toujours possible d’aller au-delà en fonction des demandes et des quantités. Toutefois, notre offre s’adresse avant tout à une population urbaine qui n’a pas nécessairement le temps ou la possibilité de trouver un repas sain et équilibré près de son travail ou de son domicile. Le but est d’abord de développer une offre locale à destination des entreprises et institutions. Actuellement, une bonne trentaine d’entre elles ont déjà manifesté de l’intérêt. Par ailleurs, les personnes pourront également venir chaque jour chercher directement une lunch box ici chez Be-Here, sept jours sur sept. » À terme, My Healthy Box songe d’ailleurs à proposer ses lunch boxes dans les magasins bio de Bruxelles et ainsi permettre au plus grand nombre de trouver près de chez lui des plats équilibrés et sains. ● Info : www.myhealthybox.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • www.beci.be/starter Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 37
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Rebondir Barbara Trachte à la rencontre des reStarters La secrétaire d’État bruxelloise Barbara Trachte a rendu visite à Beci pour découvrir le programme reStart et rencontrer des participants. Depuis trois ans, reStart accompagne les entrepreneurs bruxellois qui ont fait faillite et les aide à retrouver énergie et motivation pour recréer un projet professionnel. d’État bruxelloise pour évoquer leurs revers. Certains étaient seuls aux commandes de leur SPRLU, d’autres occupaient plus d’une centaine de personnes. Certains ont dû cesser leurs activités pour des raisons médicales ou familiales, d’autres pour ne pas avoir su s’adapter au marché, s’être mal préparés ou simplement avoir été victimes de l’actualité. Tous sont passés par une phase de désespoir total et de remise en cause. «U n bébé tombe en moyenne 2.000 fois avant de réussir à marcher. Pourquoi un entrepreneur qui a fait faillite ne pourrait-il pas se relever et redémarrer une activité, renforcé par l’expérience du passé ? » C’est l'un des leitmotivs de reStart, un programme d’accompagnement lancé début 2017 par Beci. Des participants ont rencontré la secrétaire d’Etat à la Transition économique Barbara Trachte et témoigné des implications sociales, financières et familiales d’une faillite. Des reStarters qui ont aussi évoqué le retour à l’estime de soi et l’envie de relancer une activité grâce au coaching individuel et de groupe qu’ils ont suivi durant cinq mois. Causes diverses de faillite « Dans nos universités, aucun cours d’entreprenariat ne parle de l’échec ou de la façon de l’éviter. Mais d’ailleurs, qu’est-ce que cette notion d’échec ? N’a-t-on pas droit à se tromper, à subir un revers de la vie qui vous pousse à la faillite ? » Ils étaient une dizaine d’anciens entrepreneurs à rencontrer la secrétaire 38 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Burn-out et maladie « Je travaillais seule, depuis 30 ans, dans ma petite agence spécialisée en marketing et communication, qui tournait bien », raconte Nathalie. « Et puis, j’ai fait un burn-out parce que je bossais comme une dingue. J’ai continué car j’étais seule aux commandes ; c’était mon unique gagne-pain et il n’y avait personne pour prendre le relais. Mais j’ai ensuite développé une maladie auto-immune et j’ai physiquement été incapable de travailler. Cela a été la descente aux enfers car je n’avais plus de rentrées financières. Je refusais la faillite, mais je n’ai pas eu le choix. J’ai déposé le bilan et j’ai tout perdu. Dans mon malheur, j’ai encore eu la chance d’être sous la mutuelle. » Mais le traumatisme était là. « Je n’osais plus sortir de chez moi, j’avais peur d’affronter le regard des autres. Je n’ouvrais même plus quand on sonnait à ma porte, car j’avais peur que ce soit un huissier. » En juin 2019, elle intègre le programme reStart. « J’avais déjà voulu le rejoindre en mars, mais j’étais en larmes, dans le déni total. Ce n’était pas le moment. En juin, je me suis retrouvée dans un groupe de neuf femmes qu’on a surnommé la 9e Compagnie. On s’est parlé, on s’encourageait, on finissait par rire de nos visites d’huissiers. Ces réunions nous ont permis de © Reporters EntreprendreRebondir retrouver force et estime de soi. Maintenant, on va de l’avant car on est des battantes et des cheffes d’entreprise au départ. » Des confiances retrouvées Guillaume a été traiteur durant 20 ans ; son entreprise bruxelloise occupait une trentaine de personnes. « Le marché a évolué. J’ai essayé de m’adapter, j’ai épuisé toutes les procédures, je me suis battu pour mes deux enfants, mais la faillite devenait inévitable. À force d’avoir la visite d’huissiers, de leur expliquer ce qu’est l’Onem, la TVA et d’autres soucis d’indépendants, on a sympathisé. J’ai appris l’existence de reStart via Facebook et je m’y suis inscrit. Je ne comprends pas qu’il n’y ait pas une plus longue liste d’attente pour rejoindre ce programme car il constitue une chance, une richesse pour rebondir. Je m’étais associé pour lancer une nouvelle activité, et finalement je continue seul car on ne s’est pas entendus. Mais j’ai retrouvé ma confiance et veux continuer à me battre. » Zakia avait une entreprise avec son mari depuis 20 ans. Ils employaient près d’une centaine d’ouvriers. « Du jour au lendemain, on a perdu un tout gros client : le Parlement européen. On a engagé toute notre énergie et nos économies pour s’en sortir, mais il n’y a rien eu à faire pour éviter la faillite. J’ai pris contact avec ce programme pour y inscrire mon mari. Mais il était en burn-out et j’y suis finalement allée seule. J’ai rencontré des gens avec des capacités et des compétences énormes, vivant des situations pires que la mienne, mais qui voulaient s’en sortir. Dans le groupe, j’étais l’ovni car la seule à encore être mariée. On avait tous des dettes, mais il y avait cette dynamique qui fait qu’on reprend confiance. » Accompagnements individuels et collectifs Le programme reStart consiste en des accompagnements professionnels individuels (test de personnalité, coaching…) mais aussi collectifs (au travers de groupes d’échange et de développement, d’ateliers et de workshops). Il invite à d’abord accepter la réalité de la faillite avec bienveillance, à trouver des opportunités dans la réalité pour grandir et à se créer une nouvelle réalité professionnelle pour rebondir. « Il faut accepter d’être bousculé, de subir un électrochoc. Tout le monde n’est pas prêt à cela », concède Olivier, qui tenait depuis 2005 une librairie dans le quartier européen. « Elle se trouvait à quelques pas de la station de métro Maelbeek. J’ai déposé le bilan en 2016 et je n’ai rejoint ce programme que plusieurs années plus tard, lorsque le burn-out était passé et que je me sentais à nouveau d’attaque. On travaille sur les raisons de l’échec car cela permet de repartir. Avec une autre reStarteuse, on a créé une asbl pour la défense et la promotion des artistes (Artistic Booster Academy, ABA). À deux, on est plus forts pour créer un projet. Avec nos expériences du passé, nous avons décidé de minimiser les risques en prenant le statut d’indépendant à titre complémentaire. » Eric Van den Bemden aux côtés de la secrétaire d’État, Barbara Trachte. Traumatismes multiples « Nous avons lancé le programme reStart pour soutenir et accompagner les entrepreneurs bruxellois qui ont fait faillite, liquidé leur entreprise ou fermé leur commerce », rappelle Eric Vanden Bemden, son initiateur et coordinateur. « Nous avons suivi environ 160 hommes et femmes entrepreneurs/ indépendants de tous âges et toutes origines. Nous avons également sensibilisé l’opinion au travers de tables rondes et conférences, mais aussi les prescripteurs tels que les curateurs, les acteurs du Tribunal de l’entreprise, les CPAS, Actiris… Nous avons par ailleurs développé des synergies au sein de Beci entre le programme Starters, le Centre pour Entreprises en difficulté et le hub.transmission. Aujourd’hui, nous pensons que notre programme est mûr pour être reconnu comme un acteur complémentaire de l’écosystème bruxellois et jouer le rôle de coordinateur du rebond et de cellule de transition entre la faillite et la réinsertion professionnelle. » Et Antoine Parmentier, coordinateur de promotion, d’ajouter : « Dans ce processus de transition, les participants doivent apprendre à vivre avec cinq traumatismes qui sont professionnels, financiers, sociaux, familiaux et personnels. » Projet-pilote ? Très attentive aux témoignages de chacun, la secrétaire d’État a minutieusement pris des notes. « Dans les médias, on parle beaucoup de création de start-ups, de leurs réussites, mais rarement des échecs qu’elles peuvent essuyer ou de la façon dont les entrepreneurs peuvent rebondir. Je m’étonne que ce programme d’accompagnement n’existe qu’à Bruxelles et pas dans les autres régions du pays. Je vais l’évoquer auprès de collègues de groupe qui sont au fédéral et en Wallonie. Il pourrait servir de modèle pour lancer d’autres projets dans d’autres villes qui pourraient avoir besoin de l’expertise de reStart. » ● Julien Semninckx Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 39 © Reporters
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Podcast Julien Vandeleene : « On s’est dit qu’il y avait une opportunité » Julien Vandeleene a fondé BePark en 2011. Sa société est la première en Belgique à avoir développé le parksharing de particulier à particulier. Un concept simple et efficace, qui consiste à mettre à disposition des parkings privés non utilisés. Après huit ans de ‘bootstrapping’, tout en affinant son business model, BePark vient de lever 3 millions d’euros auprès d’un fonds luxembourgeois. Qu’est-ce qui t’a poussé à lancer Be Park ? L’idée est venue en Erasmus, à Boston. Il y avait une véritable émergence du parksharing. À l’époque, je savais déjà que je voulais devenir entrepreneur. J’étais étudiant à la Louvain School of Management. Je me suis lancé dès la fin de mon cursus ; j’ai repris l’idée que j’avais eue aux États-Unis pour la développer sur le marché bruxellois. Comment t’es-tu lancé ? J’avais très peu d’expérience, je sortais tout juste de l’université et donc l’encadrement était très important. J’ai eu des associés très complémentaires, et surtout des premiers actionnaires « serial entrepreneurs » qui ont pu mettre à profit leurs expériences. Vous venez de lever 3 millions d’euros ; pourtant, vous existez depuis huit ans. Quand on parle d’entrepreneuriat, on parle d’opportunités ou de nécessité. La levée de fonds, pour moi, c’est un peu la même chose. Est-ce qu’on devait lever des fonds plus tôt ? Non, parce qu’on avait un business model qu’on pouvait ‘bootstrapper’, en investissant au fur et à mesure sur base des revenus générés. C’est plutôt sain. Et puis, au début de l’aventure, on n’avait pas rien fait puisqu’on avait levé 600 000 euros. Qu’avez-vous fait avec cette première levée de fonds ? Cela nous a permis de faire face aux premiers échecs, que ce soit la recherche de business model, mais aussi les premiers échecs au développement et à l’exportation. Une fois qu’on avait compris quelles avaient été nos failles et ce sur quoi on pouvait réellement capitaliser, on s’est dit : « Là il y a une opportunité, on doit lever de l’argent ». Tu nous parles de premiers échecs, peux-tu nous en dire davantage ? Le parcours entrepreneurial, c’est une succession d’aventures avec beaucoup de bas et moins de hauts. Si je devais rétrospectivement balayer le développement de la société, je dirais que le premier échec, c’est qu’on s’est développés à l’international beaucoup trop vite. Quelque temps après la création, on était déjà en Espagne à gérer et à exploiter une partie du parking du stade Bernabeu à Madrid. Avec le recul, c’était une aberration. D’autres leçons à partager ? On a fait beaucoup d’erreurs en recrutement. On a eu tendance à chercher des profils qui correspondaient peut-être moins à l’ADN pour des raisons de coûts. Mais l’échec le plus important a été le manque de focus. Dès le départ, on a reçu beaucoup de demandes de clients. On a l’impression qu’il y a beaucoup de choses à faire et on s’écarte très vite de la vision de base. On s’est dispersés et c’était source de problèmes. Heureusement, j’étais bien entouré : on m’a appris à ‘rester focus’ sur le fait de solutionner une problématique réelle. Pour nous, c’était celle de la mobilité, en améliorant les déplacements domiciletravail…. ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : 40 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 Trump 2020 : Trump est entré en campagne et se verrait bien rester à la tête des USA. Slate s'est associé à l'Institut français des relations internationales et à la newsletter Time to sign off pour décrypter l'actualité de la campagne présidentielle américaine. D.R. Community L’actualité Beci en photo La transition économique méritait bien un afterwork, coorganisé dans les locaux de l’incubateur « vert » Greenbizz par Beci et Irisphere, en présence de la secrétaire d’État Barbara Trachte. Barbara Trachte Benjamin Cadranel, administrateur délégué de Citydev Aline Deschamps (Bruxelles Environnement) et Grégoire Clerfayt (conseiller auprès de Barbara Trachte) Désirée Simonetti (Port de Bruxelles, au centre), entourée de Diane Van Gils (bpost) et Marc Renson (Citydev). De gauche à droite : l’équipe d’EcoRes, Cordelia Orfinger, Mathieu Depoorter et Julie Decaux, aux côtés de Quentin Walckiers (Saint-Gobain). De gauche à droite : Nicolas Paulus (Travie), Céline Bouton (Lita.co) et Olivier Breda (Dzerostudio). Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 41 © Reporters
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Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas de Marjolaine Gailly À 37 ans, Marjolaine Gailly est ce qu’on peut appeler une « social entrepreneur ». Elle voit l'entrepreneuriat comme une force pour faire le bien et changer le monde. À la tête de deux sociétés, PeterLily dans le secteur des ressources humaines et le coworking bruxellois Manistal, elle s’implique depuis toujours dans des projets qui la font vibrer. Épicurienne responsable, elle nous livre des adresses qui ont le mérite d’être saines, locales et familiales. Le brunch dominical : Au Chicago Café, rue de Flandre. Un brunch sain et gourmand, des gâteaux faits maison à tomber par terre, un coin jeux pour les enfants, dans une ambiance chaleureuse « comme à la maison ». Mention spéciale pour le choix de plats vegan et végétariens. Le bistro des copains : Origine, près de la place Jourdan. Une formule en 4 services avec 3 choix uniquement (c’est souvent bon signe). Quand en plus les plats sont inventifs, audacieux et savoureux, c’est top. Pour couronner le tout, le service est agréable et le rapport qualité-prix est excellent. Le coup de cœur musical : Les Brussels Chopin Days, de jeunes artistes internationaux qui interprètent les œuvres de Chopin au piano. Des concerts splendides, en toute simplicité et intimité au Conservatoire Royal (et pour seulement 25 €). L’échappée verte : l’inconditionnelle forêt de Soignes, 5000 hectares de forêt, de sentiers cachés, de promenades, aux portes de Bruxelles. Il faudrait une vie pour en faire le tour. J’y vais dès que je peux, pour me ressourcer et penser à autre chose que PeterLily et Manistal. Sur le pouce : Kamilou, dans le quartier européen, propose une cuisine gourmande, saine et responsable. Petits déjeuners gourmands, assiettes variées à composer, large choix de quiches maison et de bons sandwichs ! Loger dans une maison d’hôtes : La Maison Flagey, une bâtisse de caractère située dans le quartier calme et agréable des étangs d’Ixelles, à deux pas de la dynamique La dernière adresse testée : Le Wolf, le premier food market dans la capitale. Il est à l’image de Bruxelles : tout le meilleur, dans un seul endroit où découvertes et mixité règnent en maître ! Un vrai bonheur, puisque vous pouvez faire un tour du monde culinaire sans bouger de votre chaise : cuisine italienne, indienne, belge, asiatique ou encore, éthiopienne, il y ‘en a pour tous les goûts ! ● Elisa Brevet 42 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 place Flagey. Simple et efficace : cinq chambres pour un séjour intimiste dans un bijou de l’Art Nouveau bruxellois. Les meilleurs cocktails : La Pharmacie Anglaise (photo ci-dessous), pour ses cocktails sophistiqués et originaux. Le cadre est totalement déjanté, on se croirait dans une autre époque : planches de plantes médicinales, buste de médecin, le tout avec du houblon séché suspendu au plafond. À Bruxelles, ce type d’endroit reste exceptionnel ! D.R. Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Alain Jonet pp, Av. d'Orbaix 19 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a., del. : Alain Jonet Arkadia Translations SPRL, Rue Bara 175 - 1070 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 74300 - Traduction et interprétation, 82110 - Services administratifs combinés de bureau, del. : Valentina Micheli Axelle De Borger pp, Av. Legrand 86 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 82300 - Organisation de salons professionnels et de congrès, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Axelle De Borger Ayming Belgium SPRL, Av. Edmond van Nieuwenhuyse 6 bte Alma - 1160 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Laurie Pilo Baren & Masson SNC, Montagne du Godru 5 - 1300 Wavre Code Nace : 33110 - Réparation d'ouvrages en métaux, 43221 - Travaux de plomberie, 43222 - Installation de chauffage, de ventilation et de conditionnement d'air del. : Pascal Baren Batricrea SC, Rue des Matériaux 20 bte 61 - 1070 Bruxelles del. : Alexandre Lefebvre Be Mobile Waiter SPRL, Chée d'Alsemberg 545 - 1180 Bruxelles del. : Daniel Costanzo Be The Change by TTD SPRL, Av. de Broqueville 134 - 1200 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : MarieGabrielle Amadieu Biofin SPRL, Av. Louise 179 - 1050 Bruxelles Code Nace : 46120 - Intermédiaires du commerce en combustibles, métaux, minéraux et produits chimiques, 46710 Commerce de gros de combustibles solides, liquides et gazeux et de produits annexes del. : Ludwig Bricout Bisc'oui! SPRL, Av. de Versailles 50 - 1020 Bruxelles del. : Fanny Grouwels Candice Vanhacht pp, Rue Baron de Castro 78 - 1040 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 73110 - Activités des agences de publicité, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a., del. : Candice Vanhacht Colson Donatienne PPE, Rue de Grimohaye 63 - 1300 Limal Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 85592 Formation professionnelle del. : Donatienne Colson Cultures & Publics ASBL, Rue Mercelis 81 - 1050 Bruxelles del. : Rosa-Anna Graceffa Da Ivonne Family , Rue des Colonies 11 - 1000 Bruxelles del. : Serge Atido Deli&Co Event Catering SPRL, Rue de Grand-Bigard 14 - 1082 Bruxelles del. : Ngabo Maurice Dujardin Bruno pp, Rue des Champs Elysées 18 boîte 2 - 1050 Bruxelles Code Nace : 69202 - Activités des comptables et des comptables-fiscalistes del. : Bruno Dujardin El Gharbi Souad (The Beauty Partner) pp, Chée de Waterloo 672 - 1180 Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers del. : Souad El Gharbi Eudys SPRL, Allée de Posty 6 - 1400 Nivelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 71121 - Activités d'ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres del. : Michel Goës Exelius CVBA, Rue de la Cambre 22 D 9 - 1200 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Olivier Verschaeve Heisenberg Corporation SPRL, Rue Dieudonné Lefèvre 4 - 1020 Bruxelles Code Nace : 10392 - Transformation et conservation de fruits, sauf fabrication de fruits surgelés, 10712 - Fabrication artisanale de pain et de pâtisserie fraîche, 10720 - Fabrication de biscuits, de biscottes et de pâtisseries de conservation del. : David Moriamé Intell SA, Av. des Arts 39-42 - 1040 Bruxelles Code Nace : 47620 - Commerce de détail de journaux et de papeterie en magasin spécialisé del. : Marc Filipson Invicemm SPRL, Rue aux Fleurs 1 boîte b - 1380 Lasnes Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Eric Van der Stichelen Rogier L & L Zakenkantoor BVBA, Av. Eugène Plasky 75 - 1030 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Filip Coolen La mariée pp, Av. de Versailles 127 bte 18 - 1120 Bruxelles del. : Nahid Essafi Laure Fornier pp, Rue Gustave Van Huynegem 29 - 1090 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 74103 - Activités de design graphique, 74901 - Activités des agents et représentants d'artistes, de sportifs et d'autres personnalités publiques del. : Laure Fornier M&T Management SPRL, Av. Brugmann - 1060 Bruxelles Code Nace : 90012 - Réalisation de spectacles par des ensembles artistiques, 90031 - Création artistique, sauf activités de soutien del. : Thibaut Nève Magic Event, Rue Steyls 110 - 1020 Bruxelles del. : Anissa Chairi Marie Pinte pp, Rue du Roetaert 144 - 1180 Bruxelles Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a., 85592 - Formation professionnelle, 85599 - Autres formes d'enseignement del. : Marie Pinte Maxence Dumont pp, Av. Paul Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 43
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Community Deschanel 203 - 1030 Bruxelles del. : Maxence Dumont MicroFlavours BV, Av. du Roi Albert 12 - 1082 Bruxelles Code Nace : 01130 - Culture de légumes, de melons, de racines et de tubercules, 01199 - Autres cultures non permanentes n.c.a., 01290 - Autres cultures permanentes del. : Dario Vunckx Miwell SCS, Av. Louise 65 - 1050 Ixelles Code Nace : 46450 - Commerce de gros de parfumerie et de produits de beauté, 47750 - Commerce de détail de parfumerie et de produits de beauté en magasin spécialisé del. : Hanane Tahere MMG, Rue Malibran 69 - 1050 Bruxelles del. : Soraya Rhlid Pascaline Dehon, Route de Genval 156 - 1380 Ohain del. : Pascaline Dehon Pricing Pact SA, Rue des Anciens Etangs 55 - 1190 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 73110 - Activités des agences de publicité, 74901 - Activités des agents et représentants d'artistes, de sportifs et d'autres personnalités publiques del. : Laurent David Hostyn Qscar, Vlierbeekberg 36 - 3090 Overijse Code Nace : del. : Cindy Jacob Retrival, Rue du Déversoir 1 C - 6010 Charleroi Code Nace : 38219 - Autre traitement et élimination des déchets non dangereux, 49410 - Transports routiers de fret, sauf services de déménagement del. : Thibaut Jacquet Second floor SPRL, Avenue du Brésil 3 - 1000 Bruxelles Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité del. : Olivier Bialek Speak Up, Rue Jean Wellens 37 - 1150 Bruxelles del. : Mélanie Hussel Subtils Services SPRL, Rue Arthur Warocqué(L.L) 91 - 7100 La Louvière Code Nace : 81210 - Nettoyage courant des bâtiments del. : Anna Rizzo The Catering by Julien & César SPRL, Rue des Grands Bureaux (RES) 7 - 7134 Binche Code Nace : 56210 - Services des traiteurs del. : Cesar Desy The School Of Speech - Cum Unicate SPRL, Av. Vanderaey 139 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 90029 - Autres activités de soutien au spectacle vivant del. : Gilles Wiernik Trianon Scientific Communication SPRL, Av. de Broqueville 240 - 1200 Bruxelles del. : Audrey Ngomsik Turmes - di Cugno - Extendo Consulting SNC, Av. du Frioul 8 - 1140 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Arnaud Turmes We Tell Stories SPRL, Bd Lambermont 140 - 1030 Bruxelles Code Nace : 59113 - Production de films autres que cinématographiques et pour la télévision, 59130 - Distribution de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision, 63910 - Activités des agences de presse del. : Joan Roels INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO ABA Accor Actiris Agence du Numérique Agoria ARES Beer Mania Belgian Chambers BePark Bpost Brugel Bruxelles Environnement Cake Chicago Café CitizenLab Citydev Claeys & Engels Colruyt Comeos Daoust Dassault Data.be Dats 24 Debailleul Deloitte Delta Airlines Digita 44 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2020 38-39 6-8 38-39 20 20 20 6-8 6-8 40 41 36 41 24-26 42 6-8 41 4-5 14 1 6-8 12-13 24-26 14 23 6-8 24-26 6-8 Dzerostudio Easi EcoRes Enterprise Europe Network EU-Japan Centre Febelauto Girleek GreenBizz Hackages Highbury Huawei IBS ICC – Chambre de Commerce Internationale Innoviris Kamilou KBC KU Leuven Lexitech Lita.co Mad Kings Maison Flagey, La Manistal MHB Nutrition Netflix NN Nona 41 11 41 22 6-8 33-34 20 41 4-5 6-8 16-17 11 6-8 6-8 42 6-8 6-8 4-5 41 28-29 42 42 37 24-26 18-19 4-5 ONU-Femmes Orakel Origine Permafungi PeterLily Pharmacie Anglaise, La Port de Bruxelles RAAL La Louvière Revolta Sabca Sabena Aerospace Saint-Gobain SFPI Sparkcentral Telenet T-Mobile Top Employers Institute Touring Club Travie ULB Université de Liège UpCom Watt4Ever Western Union Wolf 20 31-32 42 33-34 42 42 41 11 33-34 12-13 12-13 41 12-13 24-26 6-8 24-26 6-8 6-8 41 1 14 22 33-34 24-26 42 Community MÉDIATION JURIDIQUE ICT 12, 19 & 26.03 Atelier digital 24.03 Soyez efficace sur LinkedIn 2, 9, 16, 23 & 30.04 Atelier digital 21.04 Soyez efficace sur LinkedIn 7, 14, 21 & 28.05 Atelier digital 19.05 Soyez efficace sur LinkedIn 4, 11, 18 & 25.06 Atelier digital ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? 17.03 Remboursement de frais à vos travailleurs 26.03 La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! 02.04 Élections sociales 2020 : autour de la procédure électorale et du jour du vote 23.04 Le trajet de réintégration en pratique dans le secteur public 05.05 La prévention et la gestion des assuétudes : de quels outils dispose l’employeur public ? 28.05 Missions et fonctionnement des organes sociaux **En néerlandais uniquement ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be 11, 18 & 25.03 Beci Welcome Breakfast Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be Bruxelles Métropole - mars 2020 ❙ 45 Jusqu’au 26.06 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale à Bruxelles ➜ bMediation +32 2 643 78 47 info@bmediation.eu CYCLE STARTERS & RESTARTERS 16, 23 & 30.03 Lunch Starter 17.03 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 17.03 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels 17.03 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (starters & pré-activité) 6, 13, 20 & 27.04 Lunch Starter 21.04 Les composantes d’un branding fort 21.04 Plan financier, remunération, rôle du comptable 21.04 Sales DNA : développer votre talent 1, 8, 15, 22 & 29.06 Lunch Starter ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be TRANSMISSION 26.03 Conférence Acquéreurs & Investisseurs ➜ Salima Seouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides à la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) 12, 19 & 26.03 Beci Welcome Lunch 1, 8, 15 & 22.04 Beci Welcome Breakfast 2, 9, 16 & 23.04 Beci Welcome Lunch 15.04 Welcome apéro 6, 13, 20 & 27.05 Beci Welcome Breakfast 7, 14 & 28.05 Beci Welcome Lunch 3, 10 & 17.06 Beci Welcome Breakfast 4, 11 & 18.06 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Conférence Acquéreurs & Investisseurs Envie de reprendre une entreprise ? Venez assister à la Conférence Acquéreurs & Investisseurs, avec la présentation de 7 projets de transmission et les pitchs de 3 starters en recherche de financement. Où ? Chez Beci Quand ? Le 26 mars Info et inscriptions : Salima Seouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be

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Voilà. Vorig jaar 12 696 ‘TOPPERS!’ gerekruteerd in Brussel. De meest geschikte kandidaten voor jouw bedrijf vind je via Select Actiris. Rekruteer nu ook toppers op www.selectactiris.brussels. . Helpt werkgevers werk geven. Met de steun van het Europees Sociaal Fonds Woord vooraf Handel en welvaart in de stad We kregen in februari de resultaten van een studie verricht door de ULB eerlijk gezegd. Daaruit blijkt namelijk dat het aantal handelszaken gev en 2019, in tien jaar tijd dus, gingen in België bijna 12.500 verkooppunten met 14%. Tegelijkertijd is de algemene handelsoppervlakte met een toegenomen tot 18,8 miljoen vierkante meter. De gemiddelde oppervlak dus met 23% gestegen. In Brussel is de evolutie minder opvallend: gemiddelde oppervlakte. Een verschil maar dezelfde trend: minder winkels, maar wel groter. Onder omzet in de sector amper gestegen. Logische conclusie: de opbrengst en de winstmarges staan onder druk. De studie bevestigt een voorgevoel. Zelfstandige winkels (exclusief fr schaarser terwijl winkelketens de markt steeds meer in beslag nemen, een dalende rentabiliteit. De moeilijke tijden voor handelaars zijn zorgwekkend. Handel creëert en banen en draagt bij tot een hogere levensstandaard. In een stad als Brussel krikken de vitaliteit en diversiteit van de handel de aantrekk op van de wijken, evenals hun gezelligheid en gerieflijkheid. Wink boetieks maken integraal deel uit van het stedelijk leven. Ze zijn een vitaal orgaan. Beci staat dan ook volledig achter de oproep van de handelsfederatie Comeos: de steden en gemeenten moeten een echte visie ontwikkelen voor de handel, in samenwerking met het Gewest en de handelssector. Een samenhangend beleid op dat vlak moet berusten op een efficiënte afgifte van vergunningen, billijke belastingen, een rechtvaardige vergoeding voor winkeliers die getroffen zijn door een werf in de wijk, een efficiënte mobiliteit enz. Een opleving is best mogelijk. In Brussel staat een op de tien handelszaken leeg. Elk hiervan biedt mogelijkheden voor heroriëntatie. Steun aan handelaren begint met hulp wanneer ze zichzelf opnieuw trachten uit te vinden, want dit moet gebeuren via nieuwe wegen conform de consumptietrends: lokaler, duurzamer en verantwoord. Handelaren hebben steun nodig om de kansen van de digitalisering te benutten. Denk maar combinatie van online en fysieke handel, de sociale netwerken, Google my Wie door de straten van Brussel kuiert, stelt gelukkig vast dat er in nog heel wat handelszaken floreren. Veel Brusselse en vooral jongere ondernemer lanceren boeiende commerciële initiatieven. Laten wij bijdragen tot hun succes Marc Decorte, Voorzitter van Beci Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 53 – Maart 2020 In april: Digital shift 4 6 Beci online Digest Ideeën 11 12 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Barbara Andreani, Elisa Brevet, Johan Debière, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Nancy Demaude, Tim Devriese, Julie Foulon, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Filip Michiels, Vinciane Pigarella, Julien Semninckx en Guy Van den Noortgate. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door 20.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 14.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 14 16 18 20 Spirit of Enterprise: Salvatore Curaba Thibauld Jongen (Sabca) : "De Europese economie zal zich digitaal ontwikkelen.” Vóór of tegen de wagen op waterstof? Bernard Clerfayt : “Brussel moet de 5G-kans grijpen” € 1500 minimumpensioen? Ja, maar … Open Source Internationaal 22 23 Het exportparcours omvat ook innovatie Debailleul bereikt zijn doel: de Emiraten Grow Your Business 24 28 31 33 Hobbelige groeipaden: “Durf de lat hoog genoeg te leggen” Growth hacking: digitale marketing op speed De multinational van de toekomst is vooral ook micro Groene groeiers uit de hoofdstad Dynamiek 36 37 38 Fotovoltaïsche energie: groenestroomcertificaten nu minder aantrekkelijk Starter: My Healthy Box Barbara Trachte ontmoet reStarters Community 40 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 41 42 43 44 45 Podcast: Julien Vandeleene Foto’s van het Beci nieuws In de voetsporen van … Marjolaine Gailly Toetredingsaanvragen Index Agenda Een uitzendkracht van Daoust herken je meteen! Sluit je aan bij de grote werknemersfamilie van Daoust. Afspraak op daoust.be of in één van onze JobCenters, verspreid over het hele land. INTERIM • SELECTIE • OUTPLACEMENT • CAREER MANAGEMENT • PUBLIC SECTOR • DIENSTENCHEQUES V.U.: G. DAOUST, LOUIZAPOORTGALERIJ 203/5, 1050 BRUSSEL. 02/513 14 14. INFO@DAOUST.BE - ERKENNINGEN: WALLONIË W.INT/S0/RS/RE.22, BRUSSEL 00391, VLAANDEREN VG.163.BUOP
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Beci online Social Media #BECImember: Hackages is een nieuw lid van Beci en een technologiegemeenschap die u kan bijstaan om uw kennis te vergroten of uw projecten te verwezenlijken in technologieën als React, Angular, JavaScript... Zie https://hackages.io/. Beci lanceert Louiza 500, een nieuwe podcast in het Nederlands, speciaal over mensen die de Brusselse economie mooi en boeiend maken. Eerste gast is Sebastian Dupont, de eigenaar van Nona, een pizzeria als geen ander. Luister naar: www.beci.be/nl/podcast. Hebt u er ooit aan gedacht om uw zaak over te dragen? En weet u hoeveel die echt waard is? Laat u begeleiden door onze Hub Overdracht: https://www.beci.be/nl/service/ een-bedrijf-verkopen/ . U wilt een eigen zaak oprichten? OK, maar wat zijn uw beweegredenen? Hebt u een schitterend en relevant idee? Welk sociaal statuut zult u kiezen? Waar vindt u de financiering? Hoe lanceert u uw digitale marketing? Vijf belangrijke vragen die Emmanuelle Einhorn u helpt te beantwoorden: eei@beci.be. Volg ons op Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Beci online In uw nieuwsbrieven van februari Een litteken in de stad of een vitale slagader? Moet het Herrmann-Debroux-viaduct worden gesloopt of bewaard? Onze lezers waren in grote lijnen voorstander van het behoud ervan (68%). En wat denkt u ervan? Het Grondwettelijk Hof heeft de "cash for car"-wet nietig verklaard. Wat nu? De advocaten van Claeys & Engels maken voor ons de balans op. Abonneer u op onze nieuwsbrieven via www.beci.be/newsletter Dit leest u op onze website Al deze artikelen vindt u ook op www.beci.be Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 5
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Community The Park: Telenet opent een nieuwe virtual reality-venue in Brussel Midden in de Anspachgalerij heeft Telenet zijn nieuwe virtual reality-venue ‘The Park’ geopend. Dit is een innovatief concept waarbij de bezoekers volledig opgaan in een virtuele wereld met een totale oppervlakte van meer dan 1000 m². Met The Park wil Telenet inspelen op de toenemende vraag naar nieuwe interactieve ervaringen op entertainmentgebied. Het Brusselse ‘Park’ is de vijfde verwezenlijking van een concept dat in juni 2018 zijn debuut maakte in Antwerpen. Zowel in Antwerpen, Gent, Hasselt, Kortrijk en nu Brussel is de ervaring steeds dezelfde: een grote, in meerdere speelvelden verdeelde ruimte die volledig in het teken staat van virtual reality, met zijn eigen games, zijn herkenbare cosy look en telkens dezelfde buitengewone realiteitsbeleving. The Park biedt ‘phygital entertainment’, dat zich op het snijvlak van fysiek en digitaal bevindt. Hierdoor kunnen de bezoekers zich in een vrije ruimte bewegen, zonder omringd of gebonden te worden door kabels. Ze dragen een VR-bril en een met sensoren uitgeruste rugzak, met daarin een minicomputer. Concreet lopen de deelnemers zij aan zij door een begrensde ruimte omgeven door infraroodcamera’s. Aan de hand daarvan kan de VR-bril zijn plaats in de ruimte bepalen. De computers in de 6 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 rugzakken geven hun positie via het wifinetwerk door aan een centrale server, die onmiddellijk een beeld genereert voor elke VR-bril. “Virtual reality vertoont een sterke groei en is de toekomst van immersive entertainment”, zegt John Porter, CEO van Telenet. “Het was voor ons een must om in Brussel aanwezig te zijn en we hebben de tijd genomen om de ideale plek te vinden. Met dit project willen we de Brusselaars laten zien dat we niet alleen een telecomoperator zijn, maar ook een bedrijf dat investeert in innovatieve projecten met toegevoegde waarde voor Brussel.” Informatie: www.theparkplayground.be Nieuwe CEO voor de Groep Touring De Koninklijke Belgische Touring Club heeft aangekondigd dat huidig Algemeen Directeur Bruno de Thibault, de functie opneemt van CEO van de Groep Touring, de belangrijkste mobiliteitsorganisatie in België, die bovendien haar 125-jarig bestaan viert. Hij volgt Thierry Willemarck op die deze verantwoordelijkheid gedurende 19 jaar heeft waargenomen. De heer Willemarck, die van 2013 tot 2017 ook voorzitter was van Beci, wordt Vicevoorzitter van de Koninklijke Belgische Touring Club en zal zijn mandaat als Deputy Mobility President for Automobile Mobility and Tourism binnen de Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) blijven voortzetten. De 53-jarige Bruno de Thibault, vader van drie kinderen, is bij Touring gestart in 2001 als Marketing Manager. Na 18 maanden wordt hij lid van het directiecomité en neemt hij nieuwe verantwoordelijkheden op zich om uiteindelijk als COO benoemd te worden in 2009 en daarna algemeen directeur in 2013. B. de Thibault T. Willemarck Bruno de Thibault startte zijn loopbaan bij Reader’s Digest, vervolgens bij CB Direct, een dochtervennootschap v an d e Ned er la n ds e verzekeringsmaatschappij Achmea, en daarna bij PricewaterhouseCoopers. In samenwerking met de personeelsleden en de Raad van Bestuur, zal hij zich focussen op de versterking van Touring als leidende mobiliteitsorganisatie in België, waarbij de drie volgende prioriteiten centraal staan: gebruik maken van de kracht van nieuwe technologie, het ontwikkelen van een aanbod rond het concept “mobiliteit als dienst” en de referentie worden op vlak van de dienstverlening voor alle elektrische voertuigen. Informatie: https://www.touring.be/nl Daoust Top Employer 2020 Daoust, één van de grootste werkgevers in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest, had het grote genoegen om het certificaat "Top Employer" te ontvangen tijdens de officiële plechtigheid georganiseerd door © BELGAIMAGE D.R. Community het Top Employers Institute. Het Top Employers Institute werd meer dan 25 jaar geleden opgericht. Deze internationale instelling erkent werkgevers die uitmuntende arbeidsomstandigheden bieden aan hun medewerkers. Aan de hand van een uitgebreide analyse evalueert de instelling de bedrijfscultuur, het beheer van talent, de voordelen en het loon, de opleidingen en het performance management ... "Een Top Employer-certificaat is vooral de bekroning van de unieke bedrijfscultuur van Daoust, die zich uit in de slagzinnen 'Welcome to the Family! – die speciale nadruk legt op familie, menselijke en maatschappelijke waarden – en 'We Love Solutions! – die zich richt op innovatie, kwaliteit en flexibiliteit. Dit laatste komt tot uiting in de ISO 9001-certificering, het Daoust Quality Ecosystem en de Daoust University, die instaat voor de opleiding en de verschillende softwares die intern Giles Daoust (links) en Benjamin Sandron, respectievelijk CEO en HR-directeur van Daoust. zijn ontwikkeld", legt Giles Daoust, CEO van het bedrijf, uit. Daoust heeft de afgelopen jaren verscheidene prijzen en certificeringen behaald, die getuigen van zijn constante inspanningen op het gebied van kwaliteit. Informatie: www.daoust.be Beer Mania exporteert Belgische bieren naar Japan Het Brusselse bedrijf Beer Mania produceert ambachtelijke bieren en verdeelt meer dan 400 producten. Het heeft met zijn Japanse tegenhanger Highbury een partnerschapsovereenkomst gesloten voor de export van Belgische bieren naar Japan. De overeenkomst kwam tot stand met de steun van het Enterprise Europe Network (EEN), dat de internationalisering van de Europese KMO's ondersteunt en waarvoor Beci als contactpunt in Brussel fungeert. Michaël Eftekhari, zaakvoerder van Beer Mania, benaderde EEN om hem te helpen de Japanse markt te benaderen. Ter plaatse werd dit werk uitgevoerd door de lokale partner van EEN, het EU-Japan Centre for Industrial Cooperation, dat het Japanse bedrijf Highbury-The Home Of Beer aanwees als potentiële partner. In december 2019 reisde Michaël Eftekhari persoonlijk naar Japan voor een ontmoeting met Highbury, georganiseerd door het EU-Japan Centre. Een korte onderhandeling bracht de twee partners tot een akkoord en begin 2020 werd de eerste bestelling van Belgische bieren geplaatst. "Ik ben blij dat het me gelukt is voet aan de grond te krijgen op de reeds verzadigde Japanse markt", zegt Eftekhari. "De volgende stap is de opening van een Beer Mania-dochteronderneming in Japan. Ik ben er zeker van dat 2020 een geweldig jaar wordt!" Beer Mania hoopt haar positie op de lokale markt te verbeteren, haar marktaandeel te vergroten en misschien een nieuwe baan te creëren. Informatie: https://beermania.be ; www.brusselsnetwork.be De nieuwe versie van DigiChambers gaat live Na meer dan twee jaar intensieve voorbereidingen is de nieuwe versie van DigiChambers eindelijk live gegaan. Via dit platform hebben bedrijven online toegang tot hun kamer van koophandel om een aanvraag in te dienen voor certificaten van oorsprong, die zij namens de FOD Economie afgeven. Certificaten van oorsprong vermelden de plaats waar de goederen zijn geproduceerd, gefabriceerd of verwerkt. Douaneautoriteiten vragen deze documenten in het geval van export, bijvoorbeeld naar Rusland, Turkije of de Golflanden. In een geglobaliseerde economie waar productieketens zich over meerdere landen uitstrekken, is het niet altijd eenvoudig om de exacte herkomst van een product te bepalen. De Kamers van Koophandel kennen echter het productieproces van de bedrijven, waardoor ze alle troeven in handen hebben om deze herkomst te verifiëren. Daarom hebben de regeringen van de meeste landen deze missie aan hen toevertrouwd. In België reiken de kamers meer dan 400.000 dergelijke certificaten per jaar uit. Digitaal scannen heeft vele voordelen: het voorkomt fouten en zorgt voor een snellere verwerking, wat geld bespaart. De eerste versie van DigiChambers is in 2009 uitgebracht. De Belgische Kamers waren destijds pioniers in de digitalisering. Ze kregen steun van de FOD Economie en de erkenning van de Internationale Kamer van Koophandel (ICC). Door voortdurend nieuwe functionaliteiten in te bouwen en door Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 7
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Community een verregaande integratie met de ERP-systemen van de bedrijven is DigiChambers er steeds in geslaagd om toonaangevend te blijven. “Je kunt een bestaande applicatie echter niet oneindig aanpassen en daarom was de tijd aangebroken om DigiChambers grondig onder handen te nemen. We hebben hiervoor de nodige tijd uitgetrokken, hebben gesproken met alle betrokken partijen en hebben ons door Deloitte laten begeleiden bij het bepalen van de vereisten van DigiChambers 2.0 en bij de keuze van de ontwikkelaar,” aldus Wouter Van Gulck, algemeen directeur van Belgian Chambers, de federatie van Belgische Kamers van Koophandel. Informatie: www.digichambers.be Digita en CitizenLab winnen twee Innovative Starters Awards Digita en CitizenLab, twee door StartIt@KBC geïncubeerde startups, sleepten onlangs twee Brussels Innovative Starters Awards in de wacht. Deze prijzen worden elk jaar uitgereikt door Innoviris (het Brussels Instituut voor Onderzoek en Innovatie). verschillende bedrijven zijn opgeslagen. Zo kan je ze gemakkelijk terugvinden, beheren en up-to-date houden", stelt een van de oprichters van Digita, Tom Haegemans, die ook hoogleraar ITmanagement is aan de KU Leuven. Het verdiende bedrag zal daarom vooral worden gebruikt voor de ontwikkeling van producten waarmee bedrijven dit wereldwijde netwerk van persoonlijke gegevens zullen kunnen opzetten. Van zijn kant blijft CitizenLab zijn platform voor burgerparticipatie verder ontwikkelen. Dit stelt steden en overheden in staat om de digitale democratie te ontwikkelen met behulp van online tools voor raadpleging van de burgers. "Het CitizenLab-project zal het gemakkelijker maken om rekening te houden met de mening van de burgers. Dit is een belangrijk onderdeel van participatieve democratie. Dit project kenmerkt zich door een hoge technologische kwaliteit. Het heeft de jury ook overtuigd vanwege de aanzienlijke maatschappelijke impact die het kan hebben, en zijn afstemming op de gewestelijke prioriteiten inzake steun aan de participatieve en inclusieve besluitvorming", legt Damien Littré, Binnen 2 jaar verwijdert Accor al haar wegwerpplastic uit de hotels Accor kondigt vandaag haar toezegging aan om als eerste hotelgroep ter wereld toe te treden tot de UN Global Tourism Plastics Initiative. Hiermee tekent de hotelgroep voor het verwijderen van alle plastic wegwerpartikelen voor gasten uit alle hotels voor het einde van 2022, om de wereldwijde impact van plasticvervuiling in het milieu terug te dringen. Dit initiatief is een belangrijke stap voor de horecasector wereldwijd en voor de groep die zich al 25 jaar inzet voor duurzaamheid, onder meer met zijn programma ‘Planet 21’. Naast de eerdere belofte om alle plastic rietjes, roerstaafjes en wattenstaafjes te verwijderen uit de hotels, zal de groep alle plastic voorwerpen voor eenmalig gebruik tegen eind 2022 verwijderen die worden aangeboden in de hotelkamers, vergaderruimten, restaurants en recreatieruimten. Relevante alternatieven voor plastic zullen worden geïntroduceerd voor elk specifiek product om zo tot de beste oplossing per hotel te komen. Met meer dan 200 miljoen plastic artikelen voor eenmalig gebruik die wereldwijd jaarlijks worden gebruikt in alle Accor hotels, verminderen de hotels hun impact al aanzienlijk. “Wij zijn ons bewust van de aanzienlijke impact die we hebben op onze planeet en het is dus ook onze verantwoordelijkheid om oplossingen te bieden”, zegt Sébastien De oprichters van de startup Digita. Allebei ontvingen 500.000 euro om hun ontwikkelingen voort te zetten. Wat er zo innovatief is aan hen? Digita werkt o.a. samen met Tim Berners-Lee, een van de uitvinders van het World Wide Web, aan de implementatie van een wereldwijd web voor persoonlijke gegevens. "Binnen zo'n netwerk beschikt iedereen over een virtuele kluis met een uniforme set gegevens, zelfs als de data feitelijk bij En die van CitizenLab. adviseur bij Innoviris, uit. De prijs zal worden besteed aan de uitvoering van het strategisch plan van CitizenLab, die als belangrijkste missie heeft de effectiviteit van participatieve democratie te vergroten met behulp van kunstmatige intelligentie. Informatie: www.startit.be ; www.digita.ai ; www.citizenlab.co Bazin, voorzitter en CEO van Accor. “Accor is een innovatieve hotelgroep en zoekt voortdurend naar nieuwe gebieden waar wij onze milieu-impact wereldwijd kunnen verminderen en tegelijkertijd willen we lokale gemeenschappen helpen bij het creëren van een gezondere en duurzamere toekomst. Onze toegewijde medewerkers delen onze overtuiging om de wereld een stukje beter te maken voor onze gasten.” Informatie: www.all.accor.com 8 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Dat “mijn passie wordt mijn job” gevoel Weg van die kantoormuren. Jij bewandelt je eigen pad. Met Partena Professional als gids. Jouw ambities. Jouw leven. Jij weet wat je wil? Partena Professional staat aan jouw kant. www.partena-professional.be
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BOOST Your Business Meer verkoop begint bij het bereiken van een breed publiek. Stuur bovendien de juiste boodschap, naar de juiste ontvanger, op het juiste moment. Uw merk versterken via een imagocampagne, uw reputatie op krikken door promotie van uw expertise, uw producten of diensten bekendmaken ...? Onze media helpen u deze doelstellingen te bereiken omdat ze u toegang verschaffen tot een doelpubliek van leidinggevenden, bedrijfsleiders en inkoopvoorschrijvers, via de informatie die hen aangaat. Onze lezers zijn uw doelgroep! Bekijk onze on & offline formules om ze zeker te bereiken. Bent u lid van Beci? U geniet bovendien voordelige tarieven en exclusieve mogelijkheden. • B2B Communicatie • Paper & Digital • In Brussel CONTACT Informatie en reservaties Anne Schmit – Business Relations Advisor - asc@beci.be • T +32 2 563 68 53 BECI LOUIZALAAN 500, B-1050 BRUSSEL - T. +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28 - www.beci.be Spirit of enterprise “Ik wil mensen sterker maken” Salvatore Curaba Oprichter van softwarebedrijf Easi en voorzitter van voetbalclub La Louvière Wat was uw eerste betaalde baan, behalve een studentenjob? Voetbalspeler in de tweede divisie, bij La Louvière. Op 18-jarige leeftijd begon ik wat geld te verdienen aan voetbal. Ik had toen geen contract, was erg jong en verdiende weinig. Wat was het beslissende moment in uw beroepsleven? Zo zijn er drie geweest. Eerst op 25-jarige leeftijd, toen ik een profvoetbalcontract afwees, terwijl ik er altijd van gedroomd had. In plaats daarvan werkte ik als verkoper bij IBS, baande er mijn weg door de hiërarchie tot ik de mogelijkheid kreeg om directeur te worden van de Brusselse vestiging. Dat heb ik toen geweigerd. Net als in het voetbal, weigerde ik de Heilige Graal. Op mijn 35e besloot ik Easi, mijn eigen bedrijf op te richten. En op 55-jarige leeftijd koos ik ervoor om een stap opzij te zetten en mijn directeurs en mijn twee CEO’s volledige autonomie te geven. Vandaag speel ik geen rol meer. Ik ben nog steeds de meerderheidsaandeelhouder, maar over enkele maanden zal dat niet meer het geval zijn. Uw mooiste verwezenlijking? Het eerste dat mij te binnen schiet, is mijn gezin. Voor mij is altijd het volgende project van belang. Ik verdiep me liever niet in beschouwing. Naar de toekomst kijken, daar gaat het om. Uw zwaarste tegenslag? Er zijn inderdaad veel problemen geweest, maar geen mislukkingen. Problemen zijn trouwens geweldig. Als je in een moeilijke periode zit, geniet dan van de stress en de angst! Een moeilijke match winnen, da’s toch veel beter dan een gemakkelijke overwinning behalen nietwaar? Wat is uw super vermogen? De mensen om me heen sterker, gelukkiger en beter maken. Ik slaag erin om mensen om me heen te verenigen. Ik heb het geluk dat ik het potentieel van anderen kan ontwikkelen. Ik volg nochtans geen enkele opleiding, ik lees niet en doe geen beroep op externe consultants. We zijn normaal. We blijven onszelf: mensen. Uw grootste gebrek? Ongeduld. Ik wil dat alles snel gaat en ik kan me zeer hard en veeleisend opstellen. De sleutel tot het succes van uw bedrijf? De wil om altijd beter te doen. Wij zijn geobsedeerd door uitmuntendOnder de leiding van Giles Daoust. Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 11 heid. Al vijf jaar lang is Easi de ‘best workplace’. Dat was nochtans geen doel op zich. We doen het op die manier omdat we nu eenmaal zo zijn. U vroeg naar de sleutel? Wel, veel mensen samenbrengen. Het werkt mede omdat we ook alles delen: de lonen zijn bijzonder interessant en de werknemers zijn aandeelhouders in het bedrijf. Bazen die geloven dat ze de enige aandeelhouder moeten blijven omdat zij de risico’s hebben genomen, hebben nog steeds niets gesnapt. Wat is uw grootste uitdaging? Het is eerder een droom: La Louvière naar de profdivisie brengen en, waarom niet, voetbalkampioen van België worden. Uw lievelingsboek? Druss the Legend, van David Gemmel. Ik slaag er alleen in fantasyboeken te lezen, want helden inspireren me. Zij zijn een voorbeeld van moed, eer en opoffering. Zelfopoffering voor grootse doeleinden. Uw favoriete film? Waarschijnlijk Gladiator, van Ridley Scott. Ik kijk veel televisie, omdat ik me moet ontspannen en mijn gedachten verzetten. Wat zijn uw inspiratiebronnen? Andere mensen. Ik ben me ervan bewust dat ik veel ruimte opeis. Toch luister ik altijd naar de mensen om me heen, naar hun ideeën. En ik ga ervan uit dat ik het niet beter weet dan de anderen. Dat inspireert me. Als u dit alles niet had gedaan, wat voor werk had u dan willen doen? Het kan mij geen barst schelen! Hoe dan ook, ik weet dat het een succes zou zijn geweest. Wat je ook moet doen, streef altijd naar excellentie. ● Elisa Brevet Zin om het favoriete boek van Salvatore Curaba te lezen? Wij bieden 10 exemplaren van Druss the Legend. Vul het formulier in op www.daoust.be/nl/boek
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Ideeën Thibauld Jongen: “Economie, grensbewaking, milieubeleid … Niet zonder ruimtevaart” Thibauld Jongen staat aan het roer van de Sabca, een grote naam in de Belgische luchtvaartindustrie, betrokken bij programma’s als Airbus of Ariane. De onderneming viert weldra zijn 100-jarig bestaan en behoort tot de zeldzame industriële spelers in Brussel. Vorming, duurzaamheid en zelfs ruimtetoerisme: Thibauld Jongen bespreekt de uitdagingen van zijn bedrijf en de ganse sector. Vandaag kampt de lucht- en ruimtevaartindustrie met ecologische, sociale en politieke druk, naast stijgende kosten en talentbeheer. Wat is de aanpak? Een uitdaging houdt ons al drie jaar bezig: de digitale aanpassing aan een geglobaliseerde wereld. Dankzij deze evolutie zijn we opnieuw sterk, winstgevend en competitief. Toch liggen andere uitdagingen op de loer. We moeten nieuwe programma’s uitdokteren om andere te vervangen, die ten einde lopen. Zo bijvoorbeeld de A380, waarvan de productie werd stopgezet, of Ariane 5. Een ander struikelblok is onze vestiging in het stedelijk gebied, waar de loonkosten hoog liggen. We moeten zulke kosten terugschroeven door de toegevoegde waarde te verplaatsen naar waar ze zinvol is. Vandaar onze dochteronderneming in Marokko, voor de arbeidsintensieve assemblage van producten. Met dit nieuwe filiaal wensen we onze competitiviteit in een opwaartse spiraal te brengen en het werk met een hoge toegevoegde waarde weer naar Brussel en naar onze andere Belgische vestigingen te halen. U behoort tot de zeldzame industriële ondernemingen in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Daar gaan toch uitdagingen mee gepaard? Is het nog mogelijk om stad en industrie met elkaar te verzoenen? Ja, zeker en vast. De aanwezigheid van industrie is volgens mij van groot belang in een samenleving. Als we morgen uitsluitend focussen op diensten, zullen we al onze producten tegen hoge 12 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 prijzen in het buitenland moeten kopen. Industriële banen horen in België en meer bepaald in stedelijke omgevingen thuis. Op die manier blijven we deel uitmaken van een wereldwijd ecosysteem en bieden we kansen aan ingenieurs en geschoold personeel, die zich dan niet buiten de stad hoeven te verplaatsen. Een van de voordelen van een vestiging in de stad, is de beschikbaarheid van geschoolde werknemers in de regio. Bovendien kunnen we rekenen op de steun van het Brussels Gewest voor onderzoek en ontwikkeling, innovatie en vorming. Even over het milieu. Wat wordt concreet gedaan om de koolstofimpact van vliegtuigen te reduceren? Sabca heeft al een aantal goede praktijken ingevoerd. We beschikken bv. over een van de grootste zonnepanelenparken in Brussel. Het produceert evenveel elektriciteit als het jaarlijks verbruik van 300 huishoudens. We hebben de lampen vervangen door LED’s, we verbruiken minder voor verwarming enz. Specifiek voor de luchtvaart mikken de initiatieven op minder brandstofverbruik in de hele toeleveringsketen. Dit betreft niet alleen vliegtuigen in de lucht, maar ook – stroomopwaarts – productie, assemblage, vervoer enz. Ik zou zeggen dat de luchtvaartindustrie zich zeer bewust is van de uitdagingen en de afgelopen tien jaar heel wat vooruitgang heeft geboekt. Strategisch: jullie hebben een droneprogramma ontwikkeld. Wat kunt u ons daarover vertellen? Deze unieke activiteit hebben we in het leven geroepen vanwege alle vaardigheden die de Sabca tijdens de afgelopen 100 jaar heeft opgebouwd. We zochten naar nieuwe groeiperspectieven. We zijn ons dan ook gaan richten tot industriële klanten, energieproducenten, energietransporteurs en producenten van offshore windparken die het gevoel Ideeën hebben dat drones hen kunnen helpen in hun activiteiten. Wij bieden geïntegreerde oplossingen voor kritieke opdrachten waarbij veiligheid belangrijk is. Ik denk aan het vervoer van organen tussen ziekenhuizen in stedelijke gebieden of de inspectie van windturbines in zee. Sabca werkt aan een globale oplossing voor deze industriële operatoren die niet vertrouwd zijn met de luchtvaart. Wat zijn, voor Sabca, de uitdagingen voor 2020 en de korte termijn? Ten eerste ons blijven ontwikkelen tot een vlaggenschip van de Belgische industrie: stevig, winstgevend en competitief. Onze grote troef is dat we onder één dak een zeer brede waaier aan beroepen hebben. Dat maakt ons vrij uniek. De tweede uitdaging is, zoals vermeld, de vervanging van programma’s die ten einde lopen. Ook belangrijk is dit jaar de viering van ons honderdjarig bestaan. 2020 staat bol van Ik geloof dat de industrie een belangrijke rol te vervullen heeft in een samenleving. Ik pleit dan ook voor het behoud van duidelijk industriële banen in Europa, in België en in stedelijke gebieden. de gebeurtenissen, waaronder natuurlijk de verjaardagviering op 16 december. De derde uitdaging is onze zoektocht naar een nieuwe aandeelhouder die nieuwe energie en middelen zal inbrengen en de ontwikkeling van Sabca op die manier zal versnellen, na het vertrek van de groep Dassault (nvdr: dit is ondertussen gebeurd via het duo gevormd door de federale overheidsholding FPIM en Sabena Aerospace. Zie kaderverhaal). Is volledig automatisch vliegen tegen 2030 mogelijk? 2030 is een beetje te dichtbij. Net als bij elektrische auto’s is het vooral een kwestie van aanvaarding door de samenleving. De technologie is beschikbaar. Maar alle maatschappelijke, juridische, verzekerings- en aansprakelijkheidsaspecten moeten nog worden gedekt. De volgende stap is de ‘single pilot cockpit’ en pas daarna de onbemande cockpit. Sabca is ermee begonnen via de drones, die onder andere als kenmerk hebben dat ze volledig autonome oplossingen bieden. Een laatste, eerder anekdotische vraag. Met onderwerpen als Ariane 5, raketten of ruimtetoerisme op de achtergrond, welke kijk hebt u op ruimtevaart vandaag? Een fascinerend en boeiend onderwerp, dat veel mensen aan het dromen zet. Maar ook een van de drijvende krachten achter de technologische ontwikkelingen. Ik geloof dat ruimtetoerisme eerder anekdotisch zal blijven, hoewel veel landen in de nabije toekomst in ruimtevaart gaan investeren. Het is van groot belang dat Europa zelfstandig toegang behoudt tot de ruimte, omdat de economische ontwikkeling aan Europa zeer binnenkort zal berusten op digitale technologie. Dit gaat gepaard met satellieten en de draagraketten die ze in een baan om de wereld brengen. De bewaking van grenzen en de ecologie hebben ook behoefte aan ruimtevaart. Europa heeft trouwens het budget voor de lucht- en ruimtevaartsector verhoogd. Beleidsmensen beseffen dat het van fundamenteel belang is om een soevereine toegang tot de ruimte te behouden. ● Emmanuel Robert en Vinciane Pigarella Dit gesprek kunt u integraal beluisteren via de Brussel Metropool podcast: www.beci.be/ podcast. Sabca overgenomen door FPIM en Sabena Aerospace. Ons interview met Thibauld Jongen vond plaats kort voor de aankondiging van de overname van Sabca door de Federale Participatie- en Investeringsmaatschappij (FPIM) en Sabena Aerospace, begin februari. Sabca was tot dan toe voor het grootste deel in handen van de groep Dassault en wordt nu opnieuw volledig Belgisch. “Sabca heeft een lange weg afgelegd”, verklaart Thibauld Jongen, “en heeft enkele moeilijke, ja zelfs verontrustende jaren achter de rug. De onderneming had een nieuwe dynamiek nodig na drie jaar transformatie.” Dit nieuw elan wordt dus verwacht van de FPIM, een financieel orgaan van de Belgische Staat, en vooral van Sabena Aerospace. “Een Belgische en industriële aandeelhouder die volledig op dezelfde golflengte zit als de strategie en de visie van Sabca”, zegt een opgetogen Thibauld Jongen. Op die manier krijgt “Sabca een nieuwe motor voor een nieuwe eeuw.” Sabca stelt een duizendtal werknemers tewerk in Haren, Gosselies, Lummen en Marokko. De omzet benaderde in 2019 200 miljoen euro. Sabena Aerospace behaalde met 400 medewerkers een omzet van 55 miljoen euro. Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 13
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Ideeën Voor of tegen de wagen op waterstof? Het jongste Autosalon bracht wagens op waterstof weer voor het voetlicht. Hiermee laaide het debat opnieuw op tussen de vurige voorstanders en de felle tegenstanders van dit soort brandstof. Jonas Cautaerts, Business Development bij Dats24 Damien Ernst, hoogleraar aan de Universiteit van Luik en energiespecialist Waterstof draagt bij aan een efficiënte en duurzame mobiliteit. Duitsland beschouwt waterstof trouwens als de brandstof van de toekomst. Binnen de groep Colruyt zijn wij, wat België betreft, van mening dat waterstof als brandstof inderdaad deel moet uitmaken van de oplossingen die we aanbieden. Enerzijds omdat deze brandstof uit hernieuwbare bronnen kan worden geproduceerd. Anderzijds omdat waterstof tanken heel snel verloopt en de bestuurder hierdoor in zeer korte tijd voldoende bereik geniet. Onze groep ontwikkelt zijn distributienetwerk. In ons Dats24 tankstation in Halle verdelen we al het volledige gamma conventionele en groene brandstoffen, met inbegrip van CNG en waterstof. Onze windturbines creëren de elektriciteit waarmee we waterstof produceren. Daar blijft het niet bij: een tweede Dats24 tankstation zal vanaf de maand november waterstof aanbieden in Haasrode, langs de A2 autosnelweg. Een derde station is voorzien tegen maart 2021 in Wilrijk, vlakbij Antwerpen. En we overwegen verdere projecten in de omgeving van Luik en Gent. Ik wil er nog even aan toevoegen dat deze brandstof ideaal is voor het vervoer van zware ladingen. Sommige vrachtwagens van onze groep gebruiken het trouwens al. Waterstof heeft voor auto’s geen enkele toekomst. De reden is eenvoudig: voor één eenheid energie verbruikt door een auto op waterstof, zult u 2 tot 3 keer minder kilometers afleggen dan met dezelfde eenheid energie in een elektrische wagen met oplaadbare batterijen. Hierbij maakt het niet uit of de auto op waterstof is uitgerust met een interne verbrandingsmotor (waarbij het waterstof direct in de motor explodeert) of met een brandstofcel (die waterstof omzet in elektrische stroom). Voorstanders zeggen dat waterstof tanken zeer snel gebeurt. Dat klopt, tenminste als je een tankstation vindt dat dit soort brandstof verdeelt. Met uitzondering van de waterstofpomp van de groep Colruyt in Halle en van een andere pomp in Evere, vlakbij het hoofdkantoor van Toyota, ken ik er geen. Met elektriciteit is het radicaal anders: die is overal aanwezig. Een eenvoudig stopcontact volstaat om een elektrische wagen op te laden. Bovendien installeren steeds meer bedrijven laadstations, die automatisch laden bieden zodra het voertuig voor het kantoor is geparkeerd. Zoiets kan uiteraard niet met waterstof. Tot slot stel ik vast dat dankzij massaproductie en innovaties, de prijs van batterijen tijdens de afgelopen jaren sterk is gedaald. Van $ 250 per kilowattuur in het begin zijn er nu teruggevallen tot ongeveer $ 100. Dit is zeker niet het geval voor waterstof, een dure brandstof. ● Johan Debière 14 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 © belgaimage LEADER BETTER EASIER WINNER Business Intelligence for media, entertainment, e-commerce and retail The reference information portal dedicated to the communication sector More information on www.lefac.com or call us now +32 2 737 70 20
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Ideeën 5G : de wil van een minister 5G biedt een zeer snelle datatransmissie, waarmee real time controle op objecten of systemen binnen handbereik ligt. Europa pleit voor de invoering ervan, met Brussel als proefstad. Een debat over gewestelijke emissienormen, schadelijkheid, de plaatsing van antennes en de belastingheffing houdt het project vandaag tegen. Bernard Clerfayt neemt, als nieuwe minister voor Digitale Transitie, het voortouw en wil dat Brussel deze kans grijpt. 5G zorgt voor vurige debatten. Tegenstanders klagen een onnodige en risicovolle technologie aan. Voorstanders wijzen op een aanzienlijk economisch potentieel. U bent persoonlijk voorstander van een snelle implementatie. Met welke argumenten? Bernard Clerfayt : Sommige dingen en praktijken in ons dagelijks leven zijn ons zo vertrouwd dat ze altijd al lijken te hebben bestaan. Het eerste gsm-netwerk is bij ons nog geen 26 jaar oud en de eerste smartphones dateren van 2007. Dankzij 3G kun je de persoon zien met wie je spreekt, krijg je toegang tot het internet, enz. Ook dat werd toen aangeklaagd. We zijn dat vergeten omdat deze systemen vandaag vanzelfsprekend en vooral noodzakelijk zijn geworden. Wie zou het daar nu nog mee oneens zijn? 4G dekt de huidige behoeften, maar zal niet lang meer voldoen aan de exponentiële vraag naar gegevensoverdracht, met name van het grote publiek. Ook voor diensten die massale en ultrasnelle overdrachten vereisen, is 4G te beperkt. 5G is de technologische stap die dit wel mogelijk maakt. Deze technologie is uiteraard uitstekend nieuws voor de economie. 5G mag niet bij voorbaat als verdacht worden gezien door tegenstanders. 5G opent nieuwe markten, dat is evident en moeten we verwelkomen. 5G is een grote technologische sprong voorwaarts en een prikkel voor een nieuwe economische ontwikkeling. De natuurlijke economische groei berust op de variabiliteit van arbeid – het aantal werknemers en de productiviteit (die trouwens afhangt van de technische vooruitgang). 5G zal de weg effenen naar verdere innovaties. Zoals de massale ontwikkeling van ons toekomstig dagelijkse leven: kunstmatige intelligentie, de ont16 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 wikkeling van 3D-printing of -productietechnieken, de inzet van verschillende sensoren om aspecten van ons leven, zoals energiegebruik, verkeer, enz. efficiënter te beheren. Worden de gevolgen voor de gezondheid geminimaliseerd om economische redenen? Dat klopt niet. Het spreekt voor zich dat we niet van plan zijn om op grote schaal een bedreiging voor de gezondheid op touw te zetten! Het gezondheidsvraagstuk is not niet opgelost. Maar we bestuderen op dit moment de risico's en daarom kunnen niet op voorhand zeggen dat de blootstelling aan elektromagnetische velden ook schadelijk zal zijn Laten we ook kijken naar wat andere steden en landen al doen en toelaten. En als Brussel niet de kans grijpt om de eerste 5G-stad van het land te zijn, zullen andere het doen. Een flinke stap achteruit voor ons Gewest. voor de volksgezondheid. Dat werd beweerd voor eerdere technologieën en het bleek niet waar te zijn. In het geval van 5G spreken we van andere frequenties, maar die zijn juist minder doordringend. Om die reden zal het nodig zijn om meer antennes in te zetten. Veel obstakels houden deze golven trouwens tegen. Natuurlijk zullen de 5G-antennes Ideeën meer in bundels uitzenden en dus op een meer geconcentreerde manier. Anderzijds zal de wereldwijde en permanente emissie van de 4G-antennes afnemen. We zullen dus wellicht de totale blootstelling op het niveau van het Gewest moeten meten, beoordelen en vergelijken. Er moet ook een onderscheid worden gemaakt tussen een fysiologisch effect, zoals een tijdelijke microverwarming van de huid, en een negatief gezondheidseffect. Kortom, dit alles vereist studie en evaluatie. Maar dat rechtvaardigt ook niet dat men zich van meet af aan al te restrictief opstelt. Laten we ook kijken naar wat andere steden en landen al doen en toelaten. En als Brussel de kans niet grijpt om de eerste 5G-stad van het land te zijn, zullen andere het doen. Een flinke stap achteruit voor ons Gewest. De Europese Gemeenschap voor Kolen en Staal is een beetje voorbijgestreefd. De huidige economie berust niet langer op de industriële productie van materiële goederen. Het belangrijkste zijn diensten, waaronder de uitwisseling van gegevens. Meer antennes zullen ook meer energie per eenheid verbruiken, wat moeilijk te rijmen valt met de milieuproblematiek. Ja, maar innovatie is ook een kwestie van energieproductie. Ik heb er alle vertrouwen in dat er ook op dit gebied snel veranderingen zullen optreden. Temeer daar het Gewest ernaar streeft om tegen 2050 koolstofneutraal te zijn. Tot slot kunnen 5G-toepassingen leiden tot energiebesparing: lokaal printen in 3D van iets dat anders vervoerd had moeten worden, minder verkeersoverlast, het aansturen van domotica, het versturen van een bestand, een medisch consult op afstand... Een leverancier van 5G-apparatuur zou naar verluidt de activiteit van uitgestrekte gebieden kunnen controleren. Hoe zit het met de veiligheid? Jezelf aan de controle van operatoren overleveren heeft niets te maken met 5G: Facebook verdient al veel geld met de gegevens die het in het geniep verzamelt. Het verschil zit hem in de omvang, niet in de aard. Er is geen verband tussen deze vraag en de overgang van 4G naar 5G. Dat risico bestaat al en antwoorden worden voortdurend ontwikkeld om de gegevens te controleren en te beschermen. Daarover ontstaan dus geen nieuwe vragen. Als we een technologie kopen, moeten wij instaan voor de nodige beveiliging en controle. Huawei zou als Chinees staatsbedrijf een Trojaans paard zijn. Ok, maar dat zou toch hetzelfde zijn als de technologie uit Amerika of Korea kwam? Als de Chinezen een hoogwaardige technologie hebben, waarom zouden we ze dan uitsluiten? Het volstaat om op voorhand duidelijke voorwaarden te stellen. De omringende landen zijn in een hevige concurrentiestrijd verwikkeld om als eerste 5G te exploiteren. Roept dit geen vragen op als het gaat om communicatie, die in wezen grenzeloos is, a fortiori in de Europese ruimte? Natuurlijk! De hele kwestie had in feite op Europees niveau moeten worden aangepakt, met inbegrip van de verlening van vergunningen en een gezonde concurrentie tussen de operatoren. De Europese Gemeenschap voor Kolen en Staal is een beetje voorbijgestreefd. De huidige economie berust niet langer op de industriële productie van materiële goederen – bekers, tafels, auto's... Dit vertegenwoordigt amper 15% van de economie. De rest zijn diensten, waaronder de uitwisseling van gegevens, als zodanig of als essentieel onderdeel. Maar Europa is van oudsher verdeeld in nationale markten. Iedereen beschouwt 5G als een te bereiken strategisch doel, terwijl deze technologie op Europese schaal een prikkel moet zijn. Door deze mentaliteit bestaat er vandaag geen telecomgigant in Europa. Met als gevolg dat we de technologie elders moeten kopen. En dat ieder apart over 5G onderhandelt. Wanneer zien we 5G in Brussel? Ik zal binnenkort een strategienota aan de regering voorleggen om de coördinatie van het dossier te hervatten. Ik wil de zaken versnellen. Brussel moet de eerste stad worden die het project opstart. Ik heb toezicht op de gemeenten. Dit zal mijn taak vergemakkelijken, zeker wat betreft de stedenbouwkundige voorschriften (harmonisering van de normen, versnelling van de toekenningstermijnen voor de installatie van antennes, enz.) De operatoren willen natuurlijk geen belasting, maar er is geen reden waarom deze activiteit, die winstgevend zal zijn, niet zou bijdragen aan de financiering van de openbare diensten. De discussie zal zich toespitsen op de coherentie of zelfs de harmonisering van de gemeentelijke belastingen. Zodra er een regering komt, zal de federale overheid, denk ik, snel overgaan tot het verlenen van vergunningen (omdat het geld zal opbrengen...). En dan kan het snel gaan. ● Didier Dekeyser Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 17
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Ideeën € 1.500 als minimumpensioen? Ja, maar … Het pensioenvraagstuk zorgt voor forse debatten. Volgens een onderzoek in opdracht van levensverzekeringsmaatschappij NN vreest 38% van de Belgen dat ze tijdens hun pensioen in geldnood zullen verkeren. Tijdens de afgelopen verkiezingen hebben meerdere partijen daarom een voorstel ingediend voor een minimumpensioen van € 1500 bruto in 2024 na een volledige loopbaan. De vraag is of dit zal volstaan. landen van toepassing zijn. Bovendien lijkt dit ons een meer dan noodzakelijk minimumbedrag.” “ T ijdens de afgelopen vijf jaar is veel bereikt wat betreft het minimumpensioen”, stelt minister van Pensioenen Daniel Bacquelaine. “Het is de eerste keer dat we de pensioenen tijdens eenzelfde legislatuur zoveel verhogen.” Tussen 2014 en 2019 is het minimumpensioen voor werknemers na 45 jaar loopbaan inderdaad met € 143 per maand gestegen. Dat van zelfstandigen steeg zelfs met € 205. Zo werd een gelijk bedrag bereikt, zonder onderscheid van statuut. “Concreet betekent dit dat als de volgende legislatuur een gelijkaardige verhoging doorvoert, we een maandelijks bedrag van € 1427 zouden bereiken.” Parlementslid en voorzitter van Défi François De Smet voegt eraan toe dat “we alleen al door de indexering in 2024 een maandelijks bedrag van ongeveer € 1370 bereiken. Een extra inspanning van € 130 tegen 2024 lijkt ons dan ook vrij realistisch. Hiermee zou België beter aanleunen bij de bedragen die in andere 18 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Een positieve maar ontoereikende maatregel Allebei vinden ze dat iemand die 45 jaar heeft gewerkt, een waardig pensioen en een fatsoenlijke levensstandaard verdient. De maatregel is weliswaar positief, maar volstaat niet om de toekomst te garanderen van werknemers die in de komende jaren met pensioen gaan. “€ 1500 minimumpensioen als doelstelling is op zich een stap vooruit, maar volgens mij onvoldoende”, verklaart Daniel Bacquelaine. De maatregel heeft namelijk alleen betrekking op werknemers die een volledige loopbaan achter de rug hebben. Dat is niet voor iedereen het geval. “Veel mensen, en dan vooral vrouwen, hebben regelmatig en hard gewerkt, zonder echter 45 jaar carrière te bereiken. Ook zij verdienen een fatsoenlijk pensioen.” Alleen degenen die minstens 30 jaar hebben gewerkt, komen vandaag in aanmerking voor het minimumpensioenstelsel. In die 30 jaar zitten ook periodes die als werk worden beschouwd. Dit leidt tot zeer opvallende onrechtvaardigheden. Zo heeft bijvoorbeeld iemand die 20 jaar heeft gewerkt en 10 jaar werkloos is geweest, recht op het minimumpensioen. Anderzijds wordt iemand die daadwerkelijk 29 jaar heeft gewerkt, uitgesloten. Voor de minister van Pensioenen is het daarom van groot belang dat de toegang tot het minimumpensioen wordt uitgebreid tot mensen die effectief 20 jaar hebben gewerkt. “Hiermee zou een hele reeks zeer bescheiden pensioenen van minder dan € 700 kunnen worden geherwaardeerd. Zulke kleine bedragen zijn trouwens niet verenigbaar met de kosten van levensonderhoud”, aldus nog de minister. 1 Alle bedragen die in dit artikel worden vermeld, zijn bruto.. © Getty Ideeën François De Smet oordeelt van zijn kant dat ook stroomopwaarts moet worden gewerkt aan het vraagstuk van de pensioenen, onder andere door zich te buigen over de gelijkheid tussen man en vrouw. “Het is nu eenmaal zo dat er onder werknemers zonder volledige loopbaan, meer vrouwen dan mannen zijn. Dit is gewoon omdat ze op een bepaald moment hun carrière hebben onderbroken om te zorgen voor de kinderen, het huishouden enzovoort. Bepaalde stelsels om de gelijkheid tussen man en vrouw te herstellen – ik denk bijvoorbeeld aan de invoering van een verplicht vaderschapsverlof van 15 weken – zouden een positieve rol kunnen spelen. Er is hoe dan ook behoefte aan een betere en meer doordachte aanpak van het vraagstuk van de pensioenen.” Een financiële inspanning gekoppeld aan een belastinghervorming De kost van dit project kan natuurlijk niet worden genegeerd. François De Smet: “Als we alle minimumpensioenen vandaag indexeren tot € 1500, zou dit de overheid maar liefst 3,2 miljard euro kosten. Als we deze maatregel echter uitstellen tot 2024, komen we, met de gevolgen van de indexering, uit op een financiële inspanning van 1,1 miljard euro. Dit lijkt ons haalbaar.” Dit moet natuurlijk ergens vandaan komen. De partij Défi vindt dat deze hervorming gepaard moet gaan met een ware belastinghervorming. De volksvertegenwoordiger voorziet drie krachtlijnen. Ten eerste een geleidelijke afschaffing van bepaalde extralegale voordelen, onder meer bedrijfswagens. Ten tweede een vermindering € 1500 minimumpensioen als doelstelling is op zich een stap vooruit, maar volgens mij onvoldoende. Daniel Bacquelaine, minister van Pensioenen van de personenbelasting, met een herziening van de schaalbaarheid en een inbreng van het patrimonium (met uitzondering van de eigen woning). En ten derde een strengere aanpak van belastingfraude en kapitaalontduiking, die vandaag veel minder aandacht krijgen. “Om de financiering van dit pensioenproject te laten slagen, moet het geld niet alleen uit de zakken v de werkkrachten komen, maar ook uit die van renteniers. Op die manier zouden we fiscale ongelijkheden bestrijden die vandaag schering en inslag zijn.” 38 % van de Belgen maakt zich zorgen over hun pensioen Een enquête in opdracht van levensverzekeringsmaatschappij NN komt tot de vaststelling dat 38% van de Belgen vreest na hun pensionering in geldnood te verkeren. Dit verwondert Daniel Bacquelaine niet: “Sinds de hervorming van de pensioenen heeft dit onderwerp veel burgers gemobiliseerd en ongerust gemaakt. Met de oprichting van het platform MyPension, dat sinds begin 2016 al 15,6 miljoen bezoekers heeft onthaald (onder wie 2,7 miljoen unieke bezoekers), komen veel mensen tot het Met de babyboom zal het pensioenstelsel nog extra onder druk komen te staan. We zullen nieuwe oplossingen moeten uitdokteren François De Smet, voorzitter van Défi besef dat ze een veel geringer bedrag zullen ontvangen dan ze zich hadden voorgesteld. Deze bewustwording is noodzakelijk, want degenen die het wensen hebben op die manier de mogelijkheid om hun carrière te heroriënteren, voor een hoger pensioen. Ik beschouw dit platform ook als een stimulans om bij te dragen aan een systeem van de tweede of zelfs derde pijler, om het inkomen te garanderen.” François De Smet denkt dat dit gevoel van bezorgdheid verder zal toenemen en dat toekomstige regeringen hiermee rekening zullen moeten houden. “Met de babyboom van de jaren 50 en 60 zal het pensioenstelsel nog extra onder druk komen te staan. We zullen nieuwe oplossingen moeten uitdokteren om voor iedereen een waardig pensioenstelsel in stand te houden. Het voorstel voor € 1500 minimumpensioen is op zich wel positief, maar ontoereikend. We moeten ook op andere niveaus aan de pensioenkwestie blijven werken”, besluit hij. ● Gaëlle Hoogsteyn Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 19 © Belga © Belga
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Open Source Gendergelijkheid in technologisch ondernemerschap Gendergelijkheid in technologisch ondernemerschap? Dat is wellicht een ambitieuze doelstelling. Maar ik geloof dat we daardoor wel aan een dubbel probleem kunnen sleutelen. De gelijkheid verhelpt de ondervertegenwoordiging van vrouwen in de ondernemerswereld als in de technologiewereld. In 2017 haalde de Barometer van het Vrouwelijk Ondernemerschap in het Brusselse Gewest bemoedigende cijfers. Het aantal vrouwelijke zelfstandigen was in vijf jaar tijd met 16% gestegen. Goed zo, maar het aantal ondernemende vrouwen blijft onder de 30% en dus ondervertegenwoordigd! En wat de aanwezigheid van vrouwen in de ICT-sector betreft, spreken de resultaten boekdelen! Ik nam onlangs deel aan een conferentie op initiatief van Unesco en UNO-Women, in Brussel georganiseerd door de ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur), naar aanleiding van de Internationale Dag van de Vrouwen en Meisjes in de Wetenschap. Het thema voor 2020 berustte op twee vaststellingen: de ondervertegenwoordiging van vrouwen in digitale sectoren in de brede zin en het bestaan van gendervooroordelen in de technologieën rond kunstmatige intelligentie (AI). Dat leidt tot een stilzwijgend behoud van de ongelijkheden tussen man en vrouw. De ganse dag lang hebben de spreeksters aan de hand van cijfers de stand van zaken toegelicht. Volgens de Waalse Agence du Numérique “heeft 4,6% van de beroepsbevolking een baan in de IT. Dit is twee keer zoveel als in 2007! 82% van deze functies worden echter door mannen bezet!” Op ruimere schaal vermeldt de Europese Commissie1 dat “vrouwen 52% van de Europese bevolking uitmaken, maar slechts 15% van de functies bezetten die te maken hebben met ICT.” Een van de redenen is hoogstwaarschijnlijk het gebrek aan belangstelling bij jonge meisjes voor opleidingen in deze sector. Agoria bevestigt dat trouwens voor België: “nauwelijks 25% van de vrouwen is afgestudeerd aan STEM (Science, Technology, Engineering, Mathematics) studierichtingen (21e op Europees niveau)”. Over dit onderwerp zijn er conferenties en literatuur genoeg. Vooraanstaande vorsers en blogsters komen tot dezelfde vaststellingen en brengen elk hun eigen oplossingen. Laten we er hier terloops aan herinneren dat IT historisch en/of sociologisch niet altijd een mannenzaak is geweest. Vanaf de jaren 80 is die trend sterk komen opdagen. Wat doen we, veertig jaar later? Dat is ten slotte het belangrijkste vraagstuk. Hoe bereiken we gendergelijkheid in technologisch ondernemerschap? Met de opkomst van nieuwe technologieën en de weerslag die ze hebben gehad op onze levenswijze, ons gedrag en, de facto, op onze ondernemingen, kunnen we niet zonder een globale en transversale aanpak. De verdere ontwikkeling van het ondernemerschap is onlosmakelijk verbonden met digitale en nieuwe technologieën. Vrouwen moeten immers relationele vaardigheden verwerven (soft skills) om een zaak te ontwikkelen, maar ook bepaalde technische vaardigheden onder de knie krijgen om de online zichtbaarheid van hun project, dienst of product te vergroten. Er worden regelmatig oplossingen voorgesteld, maar naar mijn mening is een permanente en professionele opleiding een effectief antwoord. Iedereen is het er over eens dat het voor vrouwen hoog tijd is om de ‘informatiesnelweg’ te nemen. Allemaal goed en wel, maar ze moeten daar ook leren rijden en kaarten en verkeersborden lezen. Wanneer Agoria voorspelt dat 310.000 mensen in 2030 hun baan gaan verliezen omdat hun vaardigheden niet meer nuttig zullen zijn, dan is het van fundamenteel belang om vandaag de ondersteunende structuren te creëren en te versterken om de opleiding in de nieuwe digitale instrumenten te stimuleren. Vrouwen mogen deze boot niet missen. Ik pleit ervoor dat ze de nieuwe kansen aangrijpen die de opkomende economische context gaat creëren. Op die manier zullen we morgen misschien geen gendergelijkheid bereiken in de technologie, maar althans een flinke stap in deze richting zetten! ● 1 In haar studie Women in the Digital Age (2018) 20 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Julie Foulon, CEO van Girleek D.R. VIND DE DIGITALE HULP DIE JOU HELPT ONDERNEMEN Laat je bijstaan én inspireren door lokale digitale experts. Hoe zet je die webshop nu concreet op? Wie kan een nieuw logo ontwerpen voor jouw zaak? Met dit soort vragen kan je voortaan terecht op digitaleversnelling.be. Je vindt er onafhankelijke experts uit jouw buurt én inspirerende artikels. Ze helpen jou digitaal ondernemen op de meest uiteenlopende domeinen: van e-commerce over webdesign tot e-mailmarketing, sociale media en IT-security. Telenet Business-klant of niet! Surf nu op digitaleversnelling.be! Désiré Dupas Digitale expert Meer info en voorwaarden op digitaleversnelling.be
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Enterprise Europe Network Ideeën Het exportparcours omvat ook innovatie Internationalisering is een noodzaak in de meeste sectoren van de Brusselse economie. De Belgische markt is te klein en de concurrentie te groot voor een bedrijf dat op lange termijn wil groeien. Expansie op nationale schaal volstaat dan niet. Kortom, wie internationaal gaat via een innovatieve en/of technologische oplossing, creëert een win-winsituatie tussen degene die een technisch product aanbiedt en degene die het integreert in zijn portfolio. Deze aanpak vult de louter commerciële aanpak aan van agentuur- en distributieovereenkomsten, waarbij het EEN-team van Beci u kan helpen. Hoe bewandelen we verder de weg naar een internationalisering die berust op technologische samenwerking of collaboratieve innovatie? Wel, dit kan door zich – met de hulp van EEN-experts van hub.brussels – voor te bereiden op de deelname aan ontmoetingsplatforms die het EEN-netwerk aanbiedt. Voorbeelden zijn Mobile World Congress, Medica, IoT. Daarop kunt u vooraf afspraken maken met potentiële klanten of partners. ● Het voorbeeld van Upcom H et expertenteam van Enterprise Europe Network (EEN) van hub.brussels specialiseert zich in de ondersteuning van elk bedrijf met internationale ambities. EEN helpt ook bedrijven die hun positie in het buitenland willen bevestigen, door technische innovatie van zijn product, dienst of knowhow in de verf te zetten. Het klinkt misschien wat abstract. De voorbeelden hieronder kunt u daarom als inspiratiebron gebruiken voor uw eigen aanpak van internationale strategische ontwikkeling. Het EEN-team van hub.brussels staat u hoe dan ook terzijde met raad en daad: • U hebt een product of technologie ontwikkeld die u wilt aanbieden voor acquisitie op een niet-exclusieve basis. U bent bereid om de overdracht van technologie te ondersteunen, met de levering van extra begeleidingsdiensten; • U biedt een licentie aan of wilt een productlicentie aanschaffen; • Uw bedrijf begint aan de ontwikkeling van een innovatief product of een innovatieve oplossing. Om deze ontwikkeling voort te zetten, is uw onderneming op zoek naar een combinatie van specifieke bestaande technologieën of kennis; • Uw bedrijf begint een innovatief product of een innovatieve oplossing te ontwikkelen. Het heeft nu een nog te ontwikkelen technologie nodig om het project verder te zetten. Het zoekt dus een partner met de nodige technologische expertise. Upcom specialiseert zich in informatietechnologie. Haar teams hebben onder andere Ageify ontwikkeld: een nuttige tool voor de bescherming van minderjarigen, die e-handelaars of online content providers in staat stelt om de leeftijd van hun gebruikers te controleren. Upcom maakt voor zijn export al enkele jaren gebruik van de EEN-diensten via hub.brussels. Kostas Flokos, CEO van Upcom: "We nemen regelmatig deel aan matchmaking events (zogenaamde brokerage events) die EEN organiseert. Hierdoor kunnen we profiteren van vooraf geregelde afspraken op grote beurzen zoals het Mobile World Congress. Het doel is drieledig: onze knowhow promoten en klanten ontmoeten; internationale partners vinden die complementaire technologieën aanbieden; en tot slot partnerschappen vormen om deel te nemen aan door de Europese Commissie gefinancierde samenwerkingsprojecten op het gebied van onderzoek en innovatie.” Naast brokerage-evenementen werd Upcom geselecteerd om dankbaar gebruik te maken van adviesdiensten inzake innovatiebeheer. Deze diensten worden door de Europese Commissie 22 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 gefinancierd en door EEN verstrekt. Kostas Flokos: "Dit geeft ons tools en extern advies om effectief na te denken over onze innovatiestrategie, structuur, processen en cultuur. Op die manier willen wij ons innovatiepotentieel ontsluiten en de groei versnellen. Daarnaast genieten we steun van een EEN/hub.brussels consultant die ons op lange termijn begeleidt bij vraagstukken op het gebied van innovatie en internationalisering. » © Getty Internationaal Bakker Debailleul bereikt zijn doel: de Emiraten Wanneer hij in oktober van vorig jaar deelnam aan een economische missie naar de Verenigde Arabische Emiraten (VAE), verwachtte David Giordano, de CEO van banketbakkerij en chocolatier Debailleul natuurlijk niet dat hij een paar weken later zijn eerste bestelling zou verzenden. Vandaag is hij aan de derde levering toe. I n november 2018 deed de banketbakkerij en chocolatier Debailleul zijn grote terugkeer in Brussel met opening van een nieuw verkooppunt op de Grote Markt. Zijn toen kersverse CEO David Giordano dacht al aan de volgende stap, namelijk de internationale expansie. “In Japan waren we al goed gevestigd en had het merk niets meer te bewijzen. De tijd was rijp om nieuwe gebieden te verkennen. De Emiraten stonden op het lijstje.” In september 2019 was er sprake van een mogelijke deelname aan een economische missie naar Dubai, georganiseerd door Beci. Dit werd een schot in de roos. De missie verliep in nauwe samenwerking met het Enterprise Europe Network (EEN), waar Beci lid van is. “Dit netwerk werd in 2008 door de Europese Commissie opgericht en is nu actief in ruim 60 landen. EEN wil net als Beci ZKO’s en KMO’s helpen internationaal te exporteren”, verduidelijkt Sybille Motte, International Trade Advisor bij Beci. “We vergezelden een delegatie van 10 mensen uit verscheidene sectoren. Onze leden kregen de gelegenheid om gedachten te wisselen met leden van de Kamer van Koophandel van Dubai en van de Britse, Italiaanse, Hongaarse en Griekse Kamers die eveneens aan de reis deelnamen.” David Giordano heeft zijn succes gedeeltelijk te danken aan deze missie: “De planning was bijzonder druk. We hebben veel mensen kunnen ontmoeten. Vijf dagen aan een stuk waren we non-stop bezig. De missie vond voornamelijk plaats in Dubai, maar we verplaatsten ons ook naar de Emiraten Abu Dhabi en Ras al Khaimah. Het Beci-team had een zeer goed inzicht in de behoeften van de deelnemers. Ik heb deze markt onmiddellijk kunnen betreden, zonder voorafgaande verkenningstocht.” Sybille Motte begeleidde de missie ter plaatse. Ze onderstreept dat een succesvolle deelname aan een dergelijk evenement vooral afhangt van de proactiviteit van de deelnemer. Dat had David Giordano blijkbaar heel goed door: “Wij moeten relaties aanknopen en contacten leggen. Beci of de Awex (die ook van de partij was, nvdr) zijn schitterende facilitators. Zij openen voor ons de deuren, maar daarna is het aan ons om de relatie tot stand te brengen.” “Beter dan ik me had kunnen voorstellen” Giordano maakte van de reis gebruik om oude contacten te hernieuwen. Het initiatief wierp zijn vruchten af, want een van hen is ondertussen zijn eerste Emirati klant geworden. “Alles verliep gelijktijdig en heel spontaan. Onze producten worden vandaag verdeeld in het Forever Rose Café, een zeer hoogwaardig theesalon in Abu Dhabi. De eerste levering was een test, om de producten te selecteren die in het theesalon zouden worden aangeboden. In drie dagen tijd was alles verkocht. De derde bestelling van deze klant is zonet vertrokken.” Op de vraag of hij dit dat verwacht, antwoordt hij een nog steeds een bétje verbaasd: “Och nee, helemaal niet. Deze reis heeft veel meer opgeleverd dan ik me had kunnen voorstellen. Je moet attent zijn op de bestaande kansen, ook al vallen die niet meteen op. 95% van de ‘food and beverage’ consumptie in de Emiraten is ingevoerd. De concurrentie is hard. Je moet de beste zijn in je vakgebied.” David Giordano denkt nu al aan de toekomst: “Onze klant gaat andere theesalons openen, eerst in Dubai en daarna in Riyad en Doha.” Maar hij zal zich in geen geval op deze ene klant richten. De CEO van Debailleul heeft al contacten gelegd met de administratie van Ras al Khaimah en met BelExpo, de coordinator van het Belgisch paviljoen op de Dubai Universal Expo, van 20 oktober 2020 tot 10 april 2021. Dit is een extra kans om de aanwezigheid van Debailleul in de regio te ontwikkelen. Informatie: Sybille Motte, International Trade Advisor - Tel. +32 2 563 68 54, smo@beci.be ● Door Vinciane Pigarella Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 23 D.R.
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Grow Your Business Hobbelige groeipaden : “Durf de lat van bij het begin hoog genoeg te leggen” Vallen, opstaan en weer doorgaan: het is dagelijkse kost voor de meeste ondernemers, maar wat te doen als het even wat minder goed vlot? En hoe vis je tijdig uit wat de meest optimale groeistrategie is voor jouw bedrijf? Davy Kestens – jarenlang hét uithangbord van de nieuwe generatie Vlaamse technologie-ondernemers in Silicon Valley – en Toon Vanagt – serial entrepreneur en lean startup-coach – klappen uit de biecht. A mper 23 was hij, toen hij Sparkcentral bouwde. Met die software (?) speelde Kestens in op de groeiende nood bij bedrijven aan een soort van centraal, een platform om vragen en klachten van klanten via sociale media en mobiele kanalen op te vangen. “Toen nog ter ondersteuning,” blikt hij terug. “Toen ik met dat bewuste prototype live ging, bleken er hier en daar wel wat mensen geïnteresseerd, maar de bal is pas echt aan het rollen gegaan toen Volkswagen plots geïnteresseerd bleek.” Het was de periode waarin onder meer berichtendienst Twitter als een komeet de hoogte inschoot, en plots ontdekte ook het bedrijfsleven het potentieel én het gevaar van de nieuwe sociale media. “Ik ben Sparkcentral toen hier en daar beginnen te pitchen, maar geen haar op mijn hoofd dat eraan dacht om toen naar de VS te trekken. Via één van die events hier in België kwam ik in contact met Sébastien De Halleux, een landgenoot die toen al in San Francisco woonde. Hij had enkele jaren eerder Playfish uit de grond gestampt, een bedrijf dat computerspelletjes bedacht, en verkocht het enkele jaren later al door voor 400 miljoen dollar. Om maar te zeggen: als zo iemand belangstelling toonde, dan betekende dat wel iets.” Amper enkele weken na zijn eerste gesprek met De Halleux – we schreven toen 2011 - zat Kestens al op het vliegtuig richting San Francisco. Hij zou er ruim zeven jaar blijven wonen en werken, en bouwde Sparkcentral in die periode uit tot een van de meest opvallende Belgische technologieverhalen. Negen jaar later woont en werkt Kestens opnieuw in België, en hoopt hij met zijn nieuwe bedrijf Cake de banksector het vuur aan de schenen te leggen. En daarbij heeft hij ook de nodige lessen getrokken uit zijn Amerikaanse avontuur, zo blijkt. “Ik had aanvankelijk heel wat twijfels, toe ik naar Californië trok. Ik kende daar niemand, had welgeteld één afspraak ter plekke en had een flink deel van mijn spaarcenten geïnvesteerd in een vliegticket. Maar zie: na die ene lunch met De Halleux stond mijn agenda voor de rest van de week al meteen min of meer volgeboekt. Hij introduceerde me meteen bij een lokaal accountingbureau, enkele pro Deoadvocaten en een handvol potentiële investeerders. En bovendien stelde hij me zelf meteen ook een bepaald bedrag ter beschikking om mijn business daar verder uit te bouwen.” Als Kestens nu op die periode terugblikt, dan heeft hij het over ‘de kracht van het netwerk’. “Amerikaanse ondernemers zijn niet enkel onbeschaamd ambitieus, ze helpen vooral ook elkaar heel snel aan nieuwe en nuttige contacten en durven er van bij het begin voluit voor te gaan. Tot vandaag valt het me op dat het Belgische ondernemers vaak aan die brandende ambitie ontbreekt,” zegt Kestens. “Als je anno 2020 met een echt innovatieve startup begint, dan moet je de lat van bij het begin ook voldoende hoog durven te leggen. Heb je niet het gevoel dat een omzet van een miljard euro op langere termijn haalbaar is, begin er dan niet aan.” 24 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 © Getty Grow Your Business Twee maanden kapitaal Aanvankelijk was het ook voor de Belgische lefgozer nochtans lang niet al goud wat blonk in Californië: nadat zijn startup het eerste jaar ruim een miljoen dollar verbrand had, bleef het wachten op een grote betalende klant. Het is wellicht een combinatie van blind geloof in de eigen technologie en jeugdige overmoed die Kestens toen gered heeft. “We zaten eigenlijk wat voor op de markt: het probleem was nog niet groot genoeg om bedrijven ook al echt over de streep te trekken om in ons platform te investeren. Op een gegeven moment beseften we echt dat we nog hooguit voor twee maanden kapitaal hadden. We hebben toen effectief al een volledig scenario uitgetekend om de boeken te sluiten. Toen het water ons echt aan de lippen stond, hadden we al één betalende klant, Delta Airlines, maar we mochten hen niet uitspelen in een PR-campagne. Ik heb het bedrijf toen echt dagelijks bestookt met telefoontjes, tot ze groen licht gaven om een PR-video te maken. Daarop hebben we beslist om hoog spel te spelen, en de helft van het resterende kapitaal te investeren in een promofilmpje met Delta Airlines. In de hoop zo ander vliegmaatschappijen over de streep te trekken. Dat bleek een goede gok: enkele weken later hadden twee andere maatschappijen een contract getekend en waren we vertrokken, waardoor we ook vers investeringsgeld konden ophalen.” Als Kestens vandaag op die lastige periode terugblikt, kan hij groeibedrijven maar één raad geven: zet de stap om op korte termijn echt een grote sprong voorwaarts te maken veel vroeger. “We hebben met Cake nu bijvoorbeeld een financieel model uitgetekend waarbij we op 250.000 Belgische gebruikers rekenen tegen eind dit jaar. Dat is al behoorlijk Heb je niet het gevoel dat een omzet van een miljard euro op langere termijn haalbaar is, begin er dan niet aan. Davy Kestens stevig, maar toch hebben we intussen ook een ander model berekend waarbij we op een half miljoen klanten tegen het jaareinde proberen te mikken. Dat is dus zéér ambitieus, maar ik heb geleerd dat je je als bedrijf vroeg genoeg extreem hard moet proberen uitdagen, en de lat zeer hoog durven te leggen.” Omgaan met je beperkingen Medio 2018 besloot Kestens naar de heimat terug te keren. Sparkcentral telde toen al ruim honderd medewerkers, en het bedrijf kon grote B2C-bedrijven zoals Delta Airlines, Netflix, Western Union of T Mobile tot zijn klanten rekenen. Kestens zelf was intussen al enkele jaren ceo af, en van die beslissing heeft hij naar eigen zeggen nog geen minuut spijt gehad. “Op een gegeven ogenblik heb ik, mede op aansturen van mijn raad van bestuur, beslist om een externe ceo binnen te halen. Tijdens het groeitraject van mijn bedrijf was ik er al snel achter gekomen dat ik zelf een ondernemer ben, geen manager. Nieuwe concepten of ideeën from scratch opbouwen en naar de markt brengen, dat is wat me boeit en voortstuwt. Op een gegeven moment gaan er evenwel andere dingen doorwegen bij de opbouw van zo’n bedrijf: de operationele vaardigheden, het people management, noem maar op. Ik heb in San Francisco geleerd dat ik daar echt niet goed in ben. Onze nieuwe ceo is er snel in geslaagd om het bedrijf naar een hoger niveau te tillen. Heel wat ondernemers zien dat zelf niet in, maar als je kan terugvallen op een goede raad van bestuur dan leert die je ook om te gaan met je eigen limieten en beperkingen.” Die les heeft Kestens ook goed in het achterhoofd gehouden toen hij eind 2018 besloot om in eigen land een nieuw bedrijf op te starten. Al van bij de prille start verzamelde hij vijf co-founders rond zich, en nam hij zichzelf voor om amper operationele taken op te nemen. “Ik houd me vooral bezig met de strategische visie op lange termijn, en ga op zoek naar potentiële klanten en investeerders,” klinkt het. Hij besloot met Cake ook heel bewust af te wijken van het ‘traditionele’ groeipad van technologie-startups. “Die botsen op een interessant idee of op een innovatieve technologie, schrijven daar vervolgens een nieuwe code voor en gaan dan op zoek naar mogelijke klanten. Haast op goed geluk, zeg maar. Met Sparkcentral ben ik er ook zo ingerold, en toevallig bleek daar net op dat moment ook een sterk groeiende markt voor te ontstaan. Anno 2020 is dit in mijn ogen een achterhaalde aanpak. Alvorens je een prototype en een bedrijf begint te bouwen, moet je nu eerst voor jezelf uitgeklaard hebben welk probleem je daarmee hoopt op te lossen. Of op welke nood in de markt je kan inspelen. Wij wilden geen software beginnen ontwikkelen zolang we niet minstens één toezegging hadden. Enkele maanden later hadden we er al tien op zak, en pas dan zijn we gestart met de eigenlijke productontwikkeling. We hebben die klanten daarbij ook heel nauw betrokken. Zo’n model biedt je de zekerheid dat er een aantal bedrijven ook echt bereid zijn te betalen voor je nieuwe technologie. Toen we dan eindelijk effectief ons product begonnen te ontwikkelen, waren we dan ook zeker dat we al minstens een aantal bedrijven achter de hand hadden die daarvoor ook zouden willen betalen. Wij hadden Cake nog niet eens gelanceerd toen we al zesgetekende contracten hadden. Een goede startup met een stevig groeipotentieel moet daarnaast ook terug kunnen vallen op een ervaren seBrussel Metropool - maart 2020 ❙ 25 © Debby Termonia
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Grow Your Business nior team. Pas als aan al die voorwaarden voldaan is, kan zo’n bedrijf ook voldoende snel schalen en groeien.” Beginnersfouten De lat mag vandaag dan al een stuk hoger liggen voor de gemiddelde startup, Kestens ziet tegelijk ook een pak meer belangstelling en bereidheid tot samenwerking vanuit de bedrijfswereld. Hij beseft namelijk dat startups beter geplaatst zijn om in te spelen op de ingrijpende technologische disruptie van vandaag. En spelen dus beter in op de daaruit voortvloeiende vraag naar innovatie, uit haast elke bedrijfssector. “Enerzijds is dat natuurlijk goed nieuws, anderzijds betekent het ook dat er meer concurrentie komt en dat je er als starter van bij het prille begin ook echt wel moet staan. En dit geldt net zo goed hier als in Silicon Valley, het is een wereldwijde trend. Wat wél nieuw is, is dat er ook in België veel vlotter startkapitaal ter beschikking komt. Niet zozeer omdat banken nu plots massaal in de rij staan om te investeren, maar eerder omdat bijvoorbeeld kapitaalkrachtige families eerder in een beloftevolle startup willen investeren dan hun centen op de bank te laten staan of alles in vastgoed te investeren. Startups zijn vandaag een interessant alternatief geworden, maar startende ondernemers moeten er wel over waken niet te vaak te vervallen in dezelfde beginnersfout. Heel vaak blijken de eerste medewerkers die ze aan boord halen mensen die min of meer dezelfde leeftijd en hetzelfde profiel hebben als zijzelf. Met als gevolg dat zij meestal ook dezelfde fouten dreigen te maken. Dit verklaart ook waarom zoveel technologie-startups finaal toch nog met het hoofd tegen de muur lopen.” Klankbord Toon Vanagt, vandaag zelf nog managing partner van software as a service-bedrijf data.be maar ook al jarenlang actief als lean startup-coach, sluit zich grotendeels aan bij de bevindingen en tips van Davy Kestens. “Een van de grootste gevaren voor starters die in een stevige groeispurt zitten, is dat ze te veel gefocust zijn op het eigen traject en te weinig oog hebben voor allerlei veranderende omgevingsfactoren. Die focus is op zich niet onlogisch als zo’n bedrijf je eigen kindje is, maar je mag er niet door verblind raken. Wil je niet in die val trappen, laat je dan zo snel mogelijk omringen door mensen die wél het overzicht behouden. Dat kunnen een aantal ervaren bestuurders zijn die bij voorkeur ook behoorlijk complementair zijn, maar net zo goed een handvol externe adviseurs die behoorlijk thuis zijn in jouw sector. Een andere optie is natuurlijk dat je van bij het prille begin op zoek gaat naar een mede-oprichter, zodat je minstens als elkaars klankbord kan fungeren. En inderdaad, op termijn moet je als oprichter vaak ook de moed hebben om een stap terug te zetten als ceo, zoals ook Kestens heeft gedaan.” Va26 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 nagt wordt naar eigen zeggen wel vaker aan mouw getrokken door groeibedrijfjes die met succes die opstartfase doorsparteld hebben, maar dan plots inzien dat ze niet goed meer gewapend zijn voor de nieuwe uitdagingen die op een gegeven ogenblik sowieso op hen afkomen. “Dan heb je vaak ook nood aan medewerkers met een ander profiel,” klinkt het. “Ik Laat je omringen door mensen die wél het overzicht behouden. Dat kunnen een aantal ervaren bestuurders zijn die bij voorkeur ook behoorlijk complementair zijn. Toon Vanagt heb dat zelf ook meegemaakt bij mijn eerste bedrijfje, maar ik kon toen gelukkig terugvallen op een co-founder die wél over het geduld en de kwaliteiten beschikte om ook de dagelijkse operationele leiding succesvol in te vullen.” Hamvraag hierbij: hoe herken je zo’n moment? Wanneer weet je dat het tijd is om andere profielen binnen te halen? “Vaak kenmerkt dat moment zich door een soort van pre-burnout,” geeft Vanagt aan. “Je bent niet echt gelukkig meer met de taken die je elke dag voorgeschoteld krijgt, er treedt een zekere onverschilligheid op. Het is extreem belangrijk dat je op zo’n moment leert los te laten.” Wendbaarheid Een andere cruciale beslissing is de keuze om al dan niet met externe investeerders in zee te gaan. En vooral: de juiste timing daarvan. “Het klinkt wat sullig, maar als starter kan je net zo goed té vroeg geld ophalen, zeker vandaag. Er is nog altijd heel veel investeringskapitaal beschikbaar, en starters die zichzelf relatief goed kunnen verkopen, hebben het vandaag dan ook niet echt lastig om geld op te halen. Daarbij riskeer je dan wel een nog niet volledig rijpe business te snel op te branden, bijvoorbeeld door vroegtijdig naar het buitenland te trekken. Of door je platform in een te vroege fase vol te stoppen met allerlei nieuwe technologie. Dergelijke investeringen zorgen voor meer druk, waardoor je als starter veel van je innovatievermogen en wendbaarheid dreigt te verliezen. Zo maak je je bedrijf vleugellam, en voor je het weet ben je ook volledig overgeleverd aan enkele venture capitalists, die op heel korte termijn rendement willen zien. Nu, om eerlijk te zijn: bij één van mijn eigen startups heb ik heel lang ingezet op een puur organische groei, en had ik achteraf bekeken wellicht sneller kapitaal moeten ophalen. De juiste timing is dus extreem belangrijk, maar wordt ook sterk beïnvloed door allerlei externe factoren. Jawel, als ondernemer moet je soms ook wat geluk hebben (lacht).” ● Filip Michiels KANTOREN TE KOOP eshop VERKOCHT CV OPPORTUNITEITEN VOOR ZELFSTANDIGEN EN KMO’S IN BRUSSEL GENIET VAN TALRIJKE PREMIESOM UW ACTIVITEITEN TE BOOSTEN! ONTDEK WAT NIEUW IS OP WWW.PREMIESKMO.BRUSSELS
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Grow Your Business Growth hacking: digitale marketing op speed “Digitale marketing staat vandaag nog min of meer in de kinderschoenen,” stelt Jean-Christophe Cuvelier, ceo en medeoprichter van het Brusselse growth hacking-bedrijf Mad Kings, gespecialiseerd in geavanceerde digitale marketing. “Terwijl bedrijven nochtans zouden moeten beseffen dat een diepgaand inzicht in klantendata flink wat extra groeipotentieel biedt.” M ad Kings dat onderdak vond in een prachtig gerenoveerd pand vlakbij de VUB, zag het daglicht in 2016. Vanuit de vaststelling dat digitale marketing almaar technischer wordt, en dat nog maar heel weinig mensen inzien waar het écht om draait. “Wij proberen de intelligentie van ontwikkelaars en marketeers samen te brengen. Marketing wordt daardoor niet goedkoper, maar wel een heel stuk efficiënter. Met dank aan de integratie van een hele rist verschillende online-tools én een veel snellere en betere verwerking van de data die bedrijven daaruit kunnen puren.” Jullie bestaan ruim drie jaar, maar tellen al ruim twintig medewerkers en zijn intussen uitgegroeid tot een van de belangrijkste spelers in België op vlak van growth hacking: hoe kan je nu als growth marketeer precies het verschil maken? Jean-Christophe Cuvelier: Alles begint met data. Voor wie een beetje vertrouwd is met digitale marketing zal dit geen verrassing zijn, maar de doorsnee digitale marketeer vertrouwt daarbij nog altijd grotendeels op Google Analytics. Hij leert daaruit dan bijvoorbeeld hoeveel bezoekers de website op een bepaalde dag getrokken heeft, of hoeveel volgers het bedrijf heeft op Instagram. Interessante informatie, maar in 28 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 se draait het daar niet om voor een bedrijf: wat écht telt, is de conversiegraad. Als je met andere woorden op een dag vijfhonderd bezoekers hebt kunnen lokken, hoeveel daarvan hebben dan ook verdere stappen gezet? Elke klant die een online-aankoop verricht, volgt een bepaald traject voor echt tot die aankoop over te gaan. Als growth marketeer proberen we in te spelen op alle verschillende etappes in dat traject. Licht die etappes eens kort toe. We onderscheiden zes etappes: de bewustmaking, de klantenverwerving, de activering van nieuwe klanten, de klantenretentie, de klant als ambassadeur en finaal de waardecreatie. In de eerste fase ga je als bedrijf op zoek naar digitale instrumenten en technieken die ertoe kunnen bijdragen dat zoveel mogelijk potentiële klanten je merk of bedrijf leren kennen. Vervolgens moet je eerst je klanten beter leren kennen: hoe kan je hen identificeren, bereiken en vervolgens ook in het juiste segment onderbrengen? In een derde fase probeer je potentiële klanten te activeren, door hen in contact te brengen met één van je producten. Een bedrijf als Apple heeft dit altijd heel slim aangepakt: het probeerde de consument ervan te overtuigen zich één van de goedkoopste producten uit het gamma aan te schaffen, de iPhone of de iPad dus. Een goede gebruikservaring moest hen dan overtuigen om ook de duurdere Apple-producten aan te kopen. In deze activeringsfase is een goede klantenervaring dus van cruciaal belang, en op dit vlak hebben de meeste bedrijven nog een lange weg af te leggen. Eens die horde genomen, komen we bij de klantenretentie: je moet klanten er ook van overtuigen om je producten te blijven gebruiken. Kijk maar naar de inspanningen die een bedrijf als Facebook op dat vlak doet. In de voorlaatste etappe - als de klant tevreden blijkt over je producten - moet je van hem ook een soort ambassadeur proberen te maken. Last but not least is er dan de waardecreatie: welke strategieën zet je als bedrijf in om waarde te creëren met je product of dienst? © Getty Grow Your Business Al die etappes lijken me weinig te verschillen van een klassieke offline-klantenstrategie. Dat klopt, we hebben het warm water zeker niet opnieuw uitgevonden. Maar terwijl het merendeel van de digitale marketingagentschappen vooral op de eerste twee etappes focust, hanteren wij een zogenaamde full funnel-aanpak. Het volstaat in 2020 dus niet langer om je als bedrijf online in de markt te zetten via Facebook, Instagram of Twitter en daarnaast in contact te proberen komen met potentiële klanten via je eigen website. Bedrijven moeten ook veel zwaarder inzetten op de vier volgende etappes, en vooral: ze moeten daarbij een geïntegreerde strategie hanteren. Ik zou de bedrijven niet te eten willen geven – vaak ook grote multinationals in ons land – waar verschillende afdelingen elk vanuit hun eigen silo zich met één van die vier aspecten bezighouden. Terwijl een consument vandaag gewoonweg op eenzelfde globale klantenervaring moet kunnen rekenen doorheen het volledige traject. Is het probleem nu net niet dat al die etappes vaak ook een heel andere expertise en specialisatie vragen, die je niet van de doorsnee marketeer kan verwachten? Precies. Niemand zal het pakweg een copywriter kwalijk nemen dat hij geen kaas heeft gegeten van vernieuwende grafische technieken, maar net daarom is er nood aan specialisten die wél het volledige plaatje in het achterhoofd houden. Een marketeer die bepaalde beslissingen neemt zonder daarbij meteen ook een designer of programmeur mee in het bad te trekken, dat werkt gewoonweg niet meer. Er moet veel meer synergie zijn. Wat kunnen grote of meer traditionele bedrijven op dat vlak leren van startups? Startups hebben het voordeel dat ze door hun beperkte schaalgrootte vaak heel snel kunnen schakelen. Ze kunnen, om het in growth hacking-termen te zeggen, veel sneller nieuwe concepten uittesten. Grote bedrijven werken meestal maandenlang aan een vernieuwende aanpak. Pas als alles min of meer op punt staat, gaan ze daarmee de markt op om het nieuwe concept uit te testen. In onze ogen is dit een voorbijgestreefde aanpak: wij werken een heel eenvoudige, nog embryonale versie uit van een nieuw concept en proberen binnen een tijdspanne van enkele weken al meteen een minicampagne te lanceren. Na hooguit een maand weten we dus ook of die aanpak aanslaat en kunnen we ook bijsturen. Zo’n werkwijze spaart bedrijven uiteraard ook handenvol geld uit. Waarom heeft growth hacking op korte tijd zo sterk aan belang gewonnen, wat is er precies veranderd in vergelijking met vijf jaar geleden? Snelheid, daar draait het allemaal om. Als je vandaag een nieuw product lanceert, kan het overmorgen al gekopieerd zijn. Bovendien zorgt de wereldwijde concurrentie er ook voor dat bedrijven veel meer moeten doen terwijl het beschikbare budget niet is meegegroeid. Ook kostenoptimalisatie heeft dus sterk aan belang gewonnen. Als growth marketeers zijn we niet noodzakelijkerwijs de allerbesten om een nieuw product in de markt te zetten, maar we helpen bedrijven wel om het bestaande klantentraject te optimaliseren voor eenzelfde Eric Rodriguez en JeanChristophe Cuvelier: de oprichters van Mad Kings. Een marketeer die bepaalde beslissingen neemt zonder daarbij meteen ook een designer of programmeur mee in het bad te trekken, dat werkt gewoonweg niet meer. budget. Dat doen we door de conversiegraad op te krikken. Vroeger had je bijvoorbeeld twee conversies op honderd bezoekers van je website, en om dat aantal te verdubbelen werd dan prompt ook het marketingbudget verdubbeld. Meer inzicht en een doorgedreven analyse van het volledige klantentraject kunnen volgens ons voor een beter rendement zorgen. Hoe leggen jullie dan precies de vinger op de wonde? Daarvoor zetten we maximaal in op data. Waarom resulteren 100 bezoekers op je site finaal maar in twee aankopen? Een doorgedreven analyse van de verschillende etappes in het volledige traject leert ons waar nu precies de grootste uitval is. Daarnaast experimenteren we ook met nieuwe concepten, die dus ook al heel snel getest worden. Hebben alle bedrijven sowieso ook al voldoende kwalitatieve data ter beschikking? Ik zie het ook als onze taak om bedrijven te overtuigen van de noodzaak om voldoende goede data te verzamelen en vervolgens ook de juiste analysetools te installeren. Daarom hebben we hier dan ook een aantal data-wetenschappers in dienst. De doorsnee digitale marketeer beschikt namelijk niet over de noodzakelijke technische expertise, en de doorsnee ontwikkelaar heeft dan weer weinig kaas gegeten van marketing. Daar zit wat mij betreft een stevig gat in de markt. ● Filip Michiels Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 29 D.R.
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Gids voor Brusselse start-ups Stel je voor: een superhandige gids met alle ins & outs van de beste co-workingadressen in Brussel. Dezelfde gids omvat ook een waslijst met contacten die je helpen om je zaak op te starten, met tips van experts en te vermijden valkuilen. Tenslotte maak je ook kennis met enkele succesverhalen van Brusselse start-ups. De gloednieuwe Startup Guide Brussels is de heilige graal voor jonge ondernemers in Brussel, samengebald in 200 pagina’s. Een echte must-have voor wie de sprong wil wagen en een eigen zaak uit de grond wil stampen. Wil je een exemplaar van de Startup Guide Brussels bemachtigen ? Kom ‘m als eerste ontdekken, tijdens de officiële presentatie op 31 maart ! Info & inschrijvingen : hub.brussels/nl/stg20 Grow Your Business De multinational van de toekomst is vooral ook micro Ze gaan door het leven als micro-multinationals: relatief kleine bedrijven die ondanks hun beperkte schaalgrootte met hun producten moeiteloos de hele wereld veroveren. Met dank aan nieuwe technologie, de beschikbaarheid van uiterst efficiënte communicatietechnologie én een zeer grote interne flexibiliteit. P olsbandjes, oordopjes, badges, drinkbekers, displays: je kan het zo gek niet bedenken of het rolt bij Orakel – een Kempische KMO met een zeventigtal medewerkers – van de band. In alle mogelijke kleuren, vormen en opdrukken, gepersonaliseerd tot in het extreme. Veel sterker nog: het bedrijf bestaat vandaag 24 jaar en exporteert al naar 98 landen. Een derde van hun personeel is ook aan de slag in het buitenland, in één van de acht buitenlandse kantoren die het bedrijf intussen al telt. Hun klanten? Events en festivals, maar net zo goed supermarkten, ziekenhuizen of openbare instellingen. Hun absolute succesnummer? De polsbandjes, die nog altijd goed zijn voor zowat vijftig procent van de omzet. “Het begon allemaal in onze keuken, met de import vanuit de VS van polsbandjes die onder meer gebruikt werden als toegangscontrole op allerlei evenementen,” vertelt Dirk Spooren, medeoprichter van Orakel. “Het internet stond toen echt nog in de kinderschoenen, en dus trokken we overal in Europa naar beurzen om daar Orakel is een perfecte illustratie van een trend die zich de voorbije jaren almaar sterker doorzette, waarbij ook relatief kleine KMO’s nieuwe markten aanboren in landen waar u en ik vaak amper al van gehoord hebben. nieuwe klanten te ontmoeten. We zaten met een klein en licht product en we waren actief in een bijzonder specifieke niche. Export was op dat moment dan ook het meest voor de hand liggende groeipad. Bovendien ging het ook om zeer goedkope producten. Dan heb je ook grote volumes nodig om voldoende marge te realiseren.” D.R. Sofie Hermans et Dirk Spooren (Orakel) Met dank aan de constante focus op innovatie, zo klinkt het. Orakel is een perfecte illustratie van een trend die zich de voorbije jaren almaar sterker doorzette, waarbij ook relatief kleine KMO’s nieuwe markten aanboren in landen waar u en ik vaak amper al van gehoord hebben. De wereldwijde doorbraak van de online-handel én de ongebreidelde groei van zeer efficiënte communicatiekanalen speelden daarin een sleutelrol. Tegelijk hebben die micro-multinationals ook een aantal troeven in vergelijking met veel grotere bedrijven die uiteraard net zo goed van de boomende online-handel en uiterst snelle communicatietechnologie kunnen meegenieten. Dankzij hun wereldwijde klantenkring zijn ze niet enkel snel mee met nieuwe markttrends, hun kleinere omvang laat hen ook toe om daar vanuit de eigen organisatie een stuk sneller en wendbaarder op in te spelen. Bovendien staan ze doorgaans ook veel dichter bij de eindklant dan veel grotere bedrijven, waardoor ze hun productenportfolio zeer doelgericht kunnen aanpassen. Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 31
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Grow Your Business Omdat ze minder managers en beslissingsniveaus dan hun grotere concurrenten hebben, kunnen ze sneller en creatiever uit de hoek komen om nieuwe trends toe te passen in hun eigen business. Moderne technologie Amper twee jaar na oprichting opende Orakel al een eerste buitenlands kantoor in Engeland. De volgende jaren zouden er stelselmatig bijkomen, tot zelfs in Miami en Kaapstad toe. Toch was het vooral de doorbraak van het internet die al snel voor nieuwe opportuniteiten zou zorgen. Al opende dat kanaal uiteraard ook de markt voor concurrenten uit alle hoeken van de wereld. “Toen wij met die polsbandjes de Engelse markt bestormden, kregen we op een lokale beurs zelfs nog een onderscheiding voor het meest innovatieve product. Een jaar later moesten we al opboksen tegen een viertal concurrenten,” blikt commercieel directeur Sofie Hermans terug. Het idee als zou een micro-multinational niet veel meer zijn dan een goed uitgebouwde online-winkel klopt helemaal niet. Maar het is wél zo dat een haast continue digitale innovatie als een rode draad doorheen onze groei en ontwikkeling loopt, in combinatie met een zeer persoonlijke dienstverlening.” In 2020 kan je producten zoals die van Orakel, die tot vandaag nog altijd in ons land geproduceerd worden, uiteraard overal vinden en bestellen. Hoe slaag je er dan toch in om als relatief kleine Belgische KMO in haast honderd landen een voet tussen de deur te krijgen? “Die eigen productie is zonder twijfel een belangrijke factor,” klinkt het. “Daardoor zijn we niet afhankelijk van een of andere producent in het verre Oosten en kunnen we bovendien ons gamma ook heel sterk personaliseren. Daarnaast hebben we er altijd over gewaakt om heel erg bereikbaar te blijven voor onze klanten, en daarin speelt moderne technologie natuurlijk een cruciale rol. Klanten kunnen ons bereiken via mail of telefoon, maar net zo goed via whatsapp of een speciaal chatkanaal. Zoiets schept vertrouwen, niet in het minst als klanten promotiemateriaal bestellen met een scherpe deadline in het achterhoofd. Last but not least proberen we heel erg goed naar onze klanten te luisteren: we innoveren echt op maat, en net daardoor onderscheiden we ons van concurrenten die uitsluitend standaardartikelen aanbieden.” Doorgedreven personalisatie Orakel zag ook al heel snel in dat, zelfs in tijden van webshops en boomende online-handel, strategisch 32 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 uitgekozen lokale kantoren nog altijd een grote meerwaarde kunnen bieden. Zo bedient het bedrijf vanuit het kantoor in Miami niet enkel de binnenlandse Amerikaanse markt, maar tegelijk ook de hele ZuidAmerikaanse markt. “Omgekeerd leren we soms ook dat een bepaalde markt zo eigen en specifiek is, bijvoorbeeld Japan, dat de meerwaarde van een eigen kantoor daar te klein is. In dat geval gaan we op zoek naar betrouwbare lokale verdelers die de markt als hun broekzak kennen,” geeft Sofie Hermans aan. “Zeker in onze beginjaren waren die kantoren levensbelangrijk voor onze groei, omdat ze vaak ook als een hub in een bepaald deel van de wereld fungeerden. Mochten we vandaag dezelfde business uit de grond stampen, dan zouden die kantoren misschien een minder doorslaggevende rol spelen. Fysieke contacten in een markt blijven hoe dan ook belangrijk om de vinger aan de pols te houden. Daarom ook zakken we jaarlijks toch nog af naar enkele grote beurzen wereldwijd.” Hamvraag in deze: hoe boks je als micro-multinationalop tegen nieuwe online-giganten zoals Ali Express of Amazon, die uiteraard een productgamma kunnen aanbieden dat duizenden malen groter is? En die, met dank aan hun schaalgrootte, wellicht ook nog een stuk lager kunnen gaan in prijs? Dirk Spooren: “Doorgedreven personalisatie maakt in ons geval echt wel het verschil. Wat niet betekent dat iedereen vandaag zomaar vanuit zijn huiskamer een online-shop kan openen en via het net dan moeiteloos elke uithoek van de wereld kan bedienen. 38 procent van onze orders komen binnen via onze online-winkel, maar zij vertegenwoordigen hooguit 15 procent van onze omzet. Dat gaat dan vooral om de nietgepersonaliseerde of kleinere bestellingen. Met andere woorden: we trekken via die webshop wel nieuwe klanten uit die via dat kanaal onze producten leren kennen en onze dienstverlening graag even uittesten. Maar als ze vervolgens grotere of gepersonaliseerde orders willen plaatsen, dan kloppen ze rechtstreeks bij ons aan. We kunnen niet zonder die online-winkel, maar je moet als bedrijf gewoonweg alle mogelijke paden bewandelen als je zo sterk export-gedreven bent. Het internet is veel meer dan een online-winkel: heel veel klanten vinden ons ook via alle mogelijke online-advertenties die we plaatsen, en zo hebben we onze markt ook enorm uitgebreid. Het idee als zou een micro-multinational niet veel meer zijn dan een goed uitgebouwde online-winkel klopt helemaal niet. Maar het is wél zo dat een haast continue digitale innovatie als een rode draad doorheen onze groei en ontwikkeling loopt, in combinatie met een zeer persoonlijke dienstverlening en een zeer sterke focus op innovatie.” ● Filip Michiels Grow Your Business Groene groeiers uit de hoofdstad De Europese Commissie kondigde eind 2019 een green deal aan, een ambitieuze groeistrategie die het continent tegen 2050 klimaatneutraal moet maken. Daarin zit onder meer een actieplan voor de circulaire economie. Wij gingen op bezoek bij twee Brusselse bedrijven die nog niet zo lang aan de circulaire weg timmeren: hoe levensvatbaar zijn hun businessmodellen vandaag? Julien Jacquet (Permafungi): “Geen enkel bedrijf kan vandaag nog vanuit een zuiver economische insteek werken” “ H ier oogsten we elke maand zowat 1 ton oesterzwammen.” We staan in een van de kelders van het reusachtige keldercomplex dat zich uitstrekt onder Thurn en Taxis, en rondom ons hangen overal grote zakken waaruit hier en daar oesterzwammen schuchter de kop opsteken. Julien Jacquet, mede-oprichter en bezieler van Permafungi, heeft ons net rondgeleid doorheen het ondergrondse labyrint. Hij toont ons nu vol trots het resultaat van een circulair project dat al in 2013 min of meer vorm kreeg. Permafungi laat zich nog het best omschrijven als een mix van circulaire stadslandbouw en sociale economie, en dat is niet meteen de meest evidente combinatie, erkent Jacquet. “Tot vorig jaar waren we hier met 12 mensen aan de slag, en ontvingen we ook een structurele subsidie. Vanaf dit jaar moeten we het zonder subsidies zien te rooien, en dus hebben we een aantal contracten voor specifieke projecten niet langer kunnen verlengen. 2020 wordt dus het jaar van de waarheid voor dit bedrijf , maar ik hoop dat mensen stilaan ook inzien dat geen enkel bedrijf vandaag nog vanuit een zuiver economische insteek kan werken. Wij leveren ook een ecologische en sociale meerwaarde, en dit laat zich natuurlijk niet zo vlot vertalen in klassiek economisch rendement. De hamvraag is dus: hoe valoriseren we die maatschappelijke meerwaarde? In de wetenschap dat wij hier de maatschappij ook geld besparen, bijvoorbeeld door mensen op te leiden voor de arbeidsmarkt die anders uit de boot dreigden te vallen, of door bepaalde afvalstromen recycleren.” Permafungi ontwikkelde in Brussel een model dat in theorie ook moeiteloos in andere steden zou kunnen worden nagevolgd. Jaarlijks verwijnt er in Brussel 15.000 ton koffiegruis in de vuilbak. Terwijl onderzoek aantoonde dat dit koffiegruis een ideale voedingsbodem is voor oesterzwammen. Bovendien zetten die zwammen dat koffiegruis vervolgens ook om in een ideale grondstof om meststoffen te produceren. “Met deze business gaven we ook werk aan laagopgeleide lokale jongeren,” legt Jacquet uit. “Onze fietskoeriers haalden de voorbije jaren dertig ton koffiegruis per jaar op in Brussel. Op basis daarvan produceren wij hier maandelijks een ton oesterzwammen en vijf ton natuurlijke meststoffen. Los daarvan hebben we hier intussen ook al flink wat geïnteresseerden uit andere steden opgeleid in deze productietechniek, en verkopen we ook kits die het mogelijk maken om thuis zelf oesterzwammen te kweken op basis van je eigen koffiegruis. We leveren dus op meerdere vlakken een meerwaarde, maar finaal worden we enkel afgerekend op ons harde economische rendement.” 1 Permafunghi haalde na een crowdfundingcampagne meer dan 25.000 euro op en is voorlopig gered. 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Grow Your Business Ongelijke wapens De ambitieuze groene plannen die Europa nu aankondigde, zullen Permafungi niet rechtstreeks helpen, vreest Jacquet, al begroet hij ze uiteraard wel. “Het kader volgt meestal pas achteraf, nadat een bepaald model bewezen heeft dat het werkt. Dat is de uitdaging die wij dit jaar voorgeschoteld krijgen. Ik zie mezelf niet bepaald als een irrationele groene idealist – ik heb notabene zelf een diploma handelsingenieur op zak – maar ik vind het wel jammer dat we met ongelijke wapens moeten strijden. Voor mij is het geen probleem dat je ook als groen bedrijf economisch rendabel moet zijn, maar laat ons de lat dan wel gelijk leggen voor iedereen. Willen we de groene economie echt een kans geven, dan moet je alle relevante parameters met elkaar vergelijken. En dan moet je voortaan dus zowel de negatieve als positieve impact van alle bedrijven meenemen in het verhaal. Wij hebben hier al aangetoond dat we met deze business meer recycleren dan we verbruiken. Waarom zou dat voortaan niet mee in rekening worden gebracht?” Aimilios Orfanos (Revolta): “De toegevoegde waarde van batterijen in de volledige energietransitie juist inschatten” R evolta zag pas vorig jaar het daglicht, en hoopt deels mee te kunnen surfen op de groeiende populariteit van de elektrische wagen. De startup biedt bedrijven een gerecycleerde bron voor energieopslag aan, in de vorm van gebruikte batterijen van elektrische auto’s. Daarnaast ontwikkelde het bedrijfje ook software om bedrijven vanop afstand te helpen hun energiegebruik en -opslag te optimaliseren. “Onze duurzame insteek is dus dubbel,” legt oprichter en ceo Aimilios Orfanos uit. “Enerzijds maken we gebruik van al eerder gebruikte batterijen, waardoor er op het einde van de rit zelfs geen sprake meer is van een minimale ecologische voetafdruk. Dit is lang niet het geval bij iemand die een nieuwe thuisbatterij zou aankopen en installeren in zijn bedrijf. Denk daarvoor maar aan de grondstoffen die in een batterij verwerkt zitten en aan de CO2-uitstoot die vrijkomt bij de productie van dergelijke nieuwe batterijen. Anderzijds stellen we onze klanten software ter beschikking waardoor ze telkens opnieuw ook zo efficiënt mogelijk gebruik kunnen maken van hun stroom, of die nu gewoon afkomstig is van het net dan wel van windenergie of zonnepanelen. Hierdoor kunnen ze hun energiekost stevig naar beneden halen. Iemand die vandaag een thuisbatterij in huis haalt, kan daarop pakweg stroom opslaan die afkomstig is van zonnepanelen, maar dit is lang niet altijd de meest efficiënte en goedkope oplossing. In de winter bijvoorbeeld zal er weinig of geen stroom worden opgeslagen, waardoor je batterij dan amper gebruikt wordt. Op andere momenten kan het gewoonweg ook voordeliger zijn om op zo’n batterij eerder 34 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 netstroom te gaan stockeren. Dankzij onze slimme software maken wij van je batterij ook een intelligente batterij.” Supermarktketens Het aantal afgedankte batterijen van elektrische auto’s is momenteel nog relatief beperkt – omdat die markt zelf ook nog niet zo sterk ontwikkeld is – maar Revolta stapte onlangs ook in het nieuw consortium Watt4Ever, waarvan onder meer ook Febelauto deel uitmaakt. Op die wijze moet het bedrijf uitgroeien tot een belangrijke partner in de recyclage van afgedankte batterijen van elektrische wagens in ons land. Bedrijven die met Revolta in zee gaan, betalen voor zo’n gerecycleerde batterij zowat 65 procent van de prijs van een volledig nieuwe batterij. De Brusselse startup sloot eind vorig jaar al een contract af met een van de grootste supermarktketens van het land, dat voor twee vestigingen een gerecycleerde batterij bestelde. “We zijn eigenlijk pas enkele maanden echt operationeel, en we merken dat er in tal van sectoren groeiende belangstelling bestaat voor onze innovatieve aanpak,” klinkt het. “Dit gaat van grootwarenhuizen over grote, vaak zeer energie-intensieve bedrijfssites tot bedrijven die al heel wat zonnepanelen hebben geïnstalleerd en het rendement daarvan willen verhogen.” © Getty De impact van de aangekondigde Europese Green Deal zal volgens Aimilios Orfanos nog moeten blijken. “De interesse voor dit soort innovatieve producten en diensten zit al enige tijd in de lift, dat staat vast. Nu wordt het vooral afwachten of de overheid op termijn ook verdere stappen zal zetten, bijvoorbeeld door de toegevoegde waarde van batterijen in de volledige energietransitie juist in te schatten en te vergoeden. Zonnepanelen werden jarenlang zwaar gesubisidieerd, zonder dat er daarbij echt rekening werd gehouden met de doorgaans grote schommelingen waar zonne-energie mee af te rekenen heeft. Thuisbatterijen of batterijen die bedrijven helpen om overtollige stroom op te slaan, zullen in de toekomst voor veel meer stabiliteit zorgen, ook als je afhankelijk bent van groene stroom. Die toegevoegde waarde zou op een of andere wijze ook financieel gecompenseerd moeten worden.” ● Filip Michiels ENERGIE Profi teer van de energiepremies om uw factuur te verminderen Zoals voor veel Brusselse ondernemingen is uw energiefactuur ongetwijfeld een aanzienlijke begrotingspost die u zou willen verminderen door uw installatie te wijzigen. Audit, isolatie of warmteproductie : wist u dat de energiepremies tot 50 % van het bedrag van uw investering kunnen dekken? Het globaal jaarlijks budget van 18 miljoen euro dat door de gewestelijke regering wordt voorzien, is in 2020 niet gewijzigd. Er werd bovendien een grote administratieve vereenvoudiging doorgevoerd, zowel voor de toekenningsvoorwaarden als bij de samenstelling van het dossier. Nog een goede reden om een premie aan te vragen! Een duwtje in de rug De energiepremies worden elk jaar door het Brussels Hoofdstedelijk Gewest aangeboden en bieden u de kans een groot deel van de kosten voor studies en werken voor energie-effi ciëntere gebouwen te betalen. De 13 premies zijn verdeeld in 3 categorieën (audits, isolatieventilatie en warmte) en dekken een breed gamma aan investeringen: van de isolatie van de daken, muren en de vloer over de installatie van een performante verwarmingsketel tot een warmtepomp of een zonneboiler. Een gemiddelde premie van 1 euro per uitgave van 5 euro voor werken Bij elke premie horen specifi eke technische voorwaarden. Afh ankelijk van het geval wordt het bedrag van de premie per m2 berekend (bv. isolatiemateriaal), in percentage van de factuur of op forfaitaire basis. Maar het niveau van de Brusselse premies is zeer hoog. Voor de isolatie van de buitenmuren loopt het bedrag op van 55 tot 75 € per m², en zelfs tot 85 € in het geval van natuurlijk isolatiemateriaal. Hoewel de meeste premies renovatiewerken van een gebouw van meer dan 10 jaar in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest betreff en, zijn sommige premies ook van toepassing op nieuwbouw. Aanvullende investeringssteun van het EnergiePack Worden uw geplande energie-effi ciëntiewerken niet gedekt door de energiepremies? Controleer dan of u kan gebruikmaken van de investeringssteun die is voorzien in het kader van de begeleidingstool van het EnergiePack, een aanvullende steunmaatregel die cumuleerbaar is met de energiepremies: www.packenergie.brussels ENERGIEPREMIES 2020 U vindt de energiepremies en de investeringssteun van het EnergiePack terug op de website van Leefmilieu Brussel in de rubriek Premies en stimuli voor de ondernemingen. Voor alle vragen kan u terecht bij : info@leefmilieu.brussels of 02/775 75 75
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Transitie Fotovoltaïsche energie: groenestroomcertificaten nu minder aantrekkelijk Het succes van de fotovoltaïsche energie is in Brussel, net als in Vlaanderen en Wallonië, op zich positief. Daardoor ontwikkelt zich een nieuwe economische sector waarmee de uitstoot van broeikasgassen enigszins daalt en bedrijven hun energiekosten kunnen stabiliseren of verlagen. Maar in Brussel zal de steun aan de sector begin juni aanzienlijk veranderen. markt, werden de coëfficiënten voor de berekening van het aantal toegekende groenestroomcertificaten herzien. Vanaf de lente ontvangt de begunstigde bijvoorbeeld voor een installatie met een vermogen tussen 50 en 100 kWp slechts 1,7 certificaat per geproduceerde MWh. En als het vermogen van de installatie meer dan 250 kWp bedraagt, daalt het tarief zelfs tot 1,4 certificaat per geproduceerde MWh. I n Brussel geniet de installatie van fotovoltaïsche panelen veel steun in de vorm van groenestroomcertificaten. Dit geldt zowel voor kleine huishoudelijke installaties als voor grotere, met een vermogen van meer dan 5 kilowattpiek (kWp). "Voor installaties met een vermogen van meer dan 5 kWp is het groenestroomcertificatensysteem ook van toepassing, met de mogelijkheid voor de eigenaars van de installatie (vaak bedrijven) om de elektriciteit door te verkopen die ze zelf niet hebben verbruikt," vertelt Adeline Moerenhout, communicatieadviseur bij Brugel. Voor elke geproduceerde kWh ontvangt de eigenaar van de installatie groenestroomcertificaten. Hij kan die vervolgens doorverkopen aan elektriciteitsleveranciers, die op die manier het niet-duurzame karakter van de door hen geproduceerde elektriciteit "compenseren". En zo verdienen de eigenaars van fotovoltaïsche installaties hun investering in fotovoltaïsche installaties sneller terug. Wegkwijnende certificaten In Brussel kunnen grote fotovoltaïsche installaties met een vermogen van meer dan 5 kWp nog tot het eerste kwartaal van 2020 2,4 groenestroomcertificaten ontvangen per geproduceerde MWh (3 groenestroomcertificaten per MWh voor installaties van minder dan 5 kWp). De lente brengt echter belangrijke veranderingen. Op advies van Brugel, de Brusselse regulator belast met het beheer van de verrichtingen met groenestroomcertificaten op de 36 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Uitstel tot begin juni Op basis van de aanbevelingen van Brugel heeft minister van Energie Alain Maron een nieuw decreet voorbereid dat minder gunstige voorwaarden zal inhouden voor nieuwe fotovoltaïsche installaties. Die zullen dus minder groenestroomcertificaten krijgen. De inwerkingtreding ervan was aanvankelijk gepland voor april, maar werd eerst uitgesteld tot mei en vervolgens tot 1 juni. Het is dus in ieder geval aanbevolen om de installaties die nu worden gemonteerd zo snel mogelijk te laten certificeren. Beci was dan ook in een vroeg stadium – en terecht – bezorgd over het plan om de coëfficiënten naar beneden te herzien. Beci vroeg dus dat bedrijven die al stappen hadden ondernomen (contract met een installateur, derde-investeerder, aanvragen voor certificering, aanvraag van een bouwvergunning indien nodig), de bevestiging zouden krijgen dat ze wel degelijk de voorwaarden van het gunstigste geldende regime zullen genieten. Het is immers meer dan wenselijk te kunnen rekenen op coëfficiënten die binnen een redelijke termijn een return on investment mogelijk maken. Deze bezorgdheid is gegrond. In Wallonië hebben we vastgesteld dat elke verandering in dit evenwicht nare gevolgen heeft: een kunstmatige versnelling van de installaties voordat het nieuwe regime van kracht wordt, een plotselinge vertraging achteraf, enz. ● Johan Debière en Vincent Delannoy Entreprendre Starter My Healthy Box: gezond, lokaal en biologisch My Healthy Box ging begin februari van start en biedt gezonde en smakelijke menu’s, naast coaching in voeding. Het bedrijf beoogt gezonde voeding die voor iedereen toegankelijk is. M HB Nutrition wil bekendheid verwerven met de naam van het product My Healthy Box. De oprichters Ahmad en Saleh Nasrallah creëren “een centrum voor diëtetiek en voor de productie van lunchpakketten die kunnen worden aangepast aan de smaak en voorkeuren van de consument. De klant kan zijn eigen gerecht samenstellen en zich desgewenst laten begeleiden door een gezondheidscoach. De klant wordt bovendien spontaan geïnformeerd van de voordelen en de herkomst van de ingrediënten die hij selecteert.” van de dagelijkse behoeften aan voeding dekken, met inbegrip van zetmeelrijke voedingsmiddelen, eiwitten, groenten en peulvruchten.” De klant heeft twee mogelijkheden: ofwel stelt hij zelf zijn lunch box samen via de website, al dan niet met de hulp van een coach, ofwel bestelt hij de lunch box van de dag, die door een voedingsdeskundige wordt samengesteld. Voor de productie van deze lunchpakketten beschikt het jonge bedrijf over een up-to-date installatie waarmee het tot duizend lunch boxen per dag kan produceren. Maar in de eerste fase – de activiteiten zijn pas in februari begonnen – zal My Healthy Box tussen 100 en 150 pakketten per dag produceren. Die zijn schappelijk geprijsd: 9,95 euro. Wat de verdeling betreft, varieert het tarief naargelang van het gebied waar u zich in Brussel bevindt. Het eerste gebied omvat Brussel-Stad, Molenbeek, Koekelberg, Berchem, Ganshoren en Jette. De rest van de Brusselse gemeenten alsook Wemmel en Zellik behoren tot het tweede gebied. De levering gebeurt met elektrische Ahmad (links) en Saleh Nasrallah zijn neven en de stichters van My Healthy Box De twee neven hadden niets met de voedingssector, behalve dan een belangstelling voor gezonde voeding. Ahmad genoot een opleiding als productie-ingenieur terwijl Saleh luchtvaarttechnicus is. Zijn profiel bleek wel waardevol bij het ontwerp van de productielijn van de gerechten. My Healthy Box is zich gaan vestigen in het stedelijke economische activiteitencentrum Be-Here in Laken, gelegen in het voormalige pand van Byrrh. Het bedrijfje voelt er zich echt thuis. “Wij bieden lunches aan die voor meer dan 90% biologisch zijn. Bij Be-Here vinden we onder hetzelfde dak fruit, groenten en ingrediënten van Terrabio, de koekjes van Mad Lab en de chocolade van Nao. Een korte of zelfs ultrakorte bevoorradingsketen! Wij willen een gepersonaliseerde combinatie van ingrediënten voorstellen waarmee we 80% fietsen. “Voorlopig leveren we alleen in het Brusselse Gewest”, zeggen de twee neven. “We kunnen natuurlijk ook verder gaan, afhankelijk van de vraag en de hoeveelheden. Ons aanbod richt zich echter vooral op een stedelijke bevolking die niet altijd de tijd of de mogelijkheid heeft om een gezonde en evenwichtige maaltijd te vinden in de buurt van het werk of thuis. We beogen eerst en vooral een lokaal aanbod voor bedrijven en instellingen. In dit stadium hebben al meer dan 30 belangstelling getoond. Daarnaast kunnen mensen ook hier bij Be-Here zeven dagen per week een lunchbox komen ophalen.” Op termijn overweegt My Healthy Box zijn lunchpakketten ook aan te bieden in Brusselse biowinkels, zodat zoveel mogelijk mensen evenwichtige en gezonde gerechten dicht bij huis vinden. ● Informatie: www.myhealthybox.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • www.beci.be/starter Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 37
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Opleven Barbara Trachte ontmoet reStarters Brussels Staatssecretaris Barbara Trachte kwam bij Beci kennismaken met het reStart programma en zijn deelnemers. Nu al drie jaar lang begeleidt reStart gefailleerde Brusselse ondernemers en helpt hen nieuwe energie en motivatie op te bouwen voor een nieuw beroepsproject. stopzetten om medische of familiale redenen. Anderen slaagden er niet in zich aan marktverschuivingen aan te passen, waren slecht voorbereid of waren gewoon het slachtoffer van gebeurtenissen. Allen ondergingen een fase van totale wanhoop en hebben alles op losse schroeven gezet. “ E en baby valt ongeveer 2000 keer voordat hij kan lopen. Waarom zou een gefailleerde ondernemer niet kunnen opleven en zijn pijnlijke maar leerrijke ervaring benutten in een nieuwe activiteit?” Dit is een van de hoofdthema’s van het in 2017 door Beci gecreëerde begeleidingsprogramma reStart. De deelnemers ontmoetten in januari de Staatssecretaris voor Economische Transitie Barbara Trachte en getuigden van de sociale, financiële en familiale gevolgen van een faillissement. Ze hadden het ook over hun nieuw gevoel van eigenwaarde en de wens om een nieuwe activiteit te lanceren dankzij de individuele en groepscoaching die ze vijf maanden lang hadden gevolgd. Oorzaken van een faillissement “Geen enkele cursus ondernemerschap in onze universiteiten bespreekt het faillissement of de preventie ervan. Waarom bestaat trouwens het begrip ‘mislukking’? Hebben we niet het recht ons te vergissen of tegenslag te ondergaan, met een faillissement als gevolg?” Een tiental voormalige ondernemers ontmoetten de Brusselse Staatssecretaris en vertelden hun tegenspoed. Sommigen stonden alleen aan het roer van hun EBVBA, anderen stelden meer dan 100 mensen tewerk. Sommigen hebben hun activiteiten moeten 38 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 Burn-out en ziekte “Ik werkte 30 jaar alleen in mijn marcom-bureautje, dat het redelijk goed deed”, herinnert zich Nathalie. “Ik had een burnout omdat ik te hard werkte. Ik mocht niet stoppen omdat ik alleen aan het roer stond. Het was mijn enig inkomen en er was niemand om de zaak over te nemen. Ik ontwikkelde nadien een auto-immuunziekte en was daarna fysiek niet meer in staat om te werken. De neerwaartse spiraal begon omdat ik geen inkomen meer had. Ik weigerde failliet te gaan, kon het niet vermijden en heb toen alles verloren. Nog een geluk dat ik wat hulp kreeg van het ziekenfonds.” Maar aan de trauma ontsnapte ze niet. “Ik durfde niet meer naar buiten komen en was bang voor de oordelende blik van anderen. Ik reageerde niet meer wanneer de deurbel ging, uit vrees voor een gerechtsdeurwaarder.” In juni 2019 nam ze deel aan het reStart programma. “Ik had het al in februari willen doen, maar ik weende constant en weigerde volledig wat mij overkwam. Het was nog te vroeg. In juni werd ik opgenomen in een groep van negen vrouwen die al gauw de bijnaam ‘9e Compagnie’ kreeg. We spraken met elkaar en moedigden elkaar aan. Uiteindelijk zijn we gaan lachen om de deurwaarders. Dankzij deze ontmoetingen hebben we onze energie en gevoel van eigenwaarde teruggewonnen. Nu staan we als vastberaden bedrijfsleiders op de startblokken.” Vernieuwd vertrouwen Guillaume was 20 jaar lang traiteur. In zijn Brusselse bedrijf © Reporters Entreprendre Opleven werkte toen een dertigtal mensen. “De markt is veranderd. Ik heb getracht me aan te passen. Ik heb alle procedures doorlopen en heb gevochten voor mijn twee kinderen maar het faillissement bleek onvermijdelijk. Ik kreeg het bezoek van talloze gerechtsdeurwaarders, aan wie ik vertelde wat de RVA, de btw en andere belastingen voor zelfstandigen allemaal betekenen. Er ontstond wederzijdse sympathie. Via Facebook vernam ik het bestaan van het reStart programma en schreef me in. Ik begrijp niet waarom er geen langere wachtlijst is voor dit programma dat je een kans en hulpmiddelen biedt om op te leven. Ik had een partnerschap gesloten om een nieuwe activiteit op gang te brengen, maar uiteindelijk werk ik alleen verder omdat we niet goed met elkaar konden opschieten. Ik heb nu wel opnieuw voldoende zelfvertrouwen en wil blijven vechten.” Zakia runde al 20 jaar een bedrijf met haar man. Ze stelden een honderdtal arbeiders tewerk. “Van de ene dag op de andere hebben we een zeer grote klant verloren: het Europees Parlement. We hebben al onze energie en onze spaarcenten ingezet om de zaak te redden, maar konden het faillissement niet vermijden. Ik heb dit programma gecontacteerd voor mijn echtgenoot. Wegens zijn burn-out ben ik er uiteindelijk zelf naartoe gestapt. Ik heb daar mensen ontmoet met verbluffende vaardigheden en bevoegdheden en die nog engere situaties beleefden dan ik. En toch wilden ze opleven. In de groep was ik een uitzondering, als enige die nog getrouwd was. We zaten allemaal met schulden opgezadeld, maar dankzij de groepsdynamiek hebben we het vertrouwen teruggewonnen.” Individuele en collectieve begeleiding Het reStart programma bestaat uit individuele beroepsbegeleiding (met persoonlijkheidstesten en coaching), naast collectieve begeleiding (via gedachtewisselings- en ontwikkelingsgroepen en workshops). Het programma zet ons aan om de werkelijkheid van het faillissement welwillend te aanvaarden. We worden aangemoedigd om groeikansen te vinden in de werkelijkheid en om een nieuwe professionele realiteit te creëren waarmee we zullen opleven. “Je moet tegen een stootje kunnen, en zelfs een schok. Niet iedereen is hiertoe bereid”, zegt Olivier, die sinds 2005 een boekhandel had in de Europese wijk. “De zaak bevond zich op een steenworp van het metrostation Maalbeek. Ik heb in 2016 de boeken neergelegd. Pas enkele jaren later, toen de burn-out voorbij was en ik weer wat energie had, nam ik deel aan het programma. Wij onderzoeken de redenen van de mislukking. Dit helpt ons een nieuwe start te nemen. Met een andere deelneemster hebben we een vzw opgericht die opkomt voor kunstenaars en hun promotie verzekert (Artistic Booster Academy, ABA). Met z’n tweeën staan we sterker. Onze ervaringen hebben ons aangespoord om de risico’s zoveel mogelijk te beperken via het statuut van zelfstandige in bijberoep.” Eric Van den Bemden naast Staatssecretaris Barbara Trachte. Meerdere trauma’s “Het reStart programma ondersteunt en begeleidt Brusselse ondernemers na een faillissement, de liquidatie van hun onderneming of de sluiting van hun winkel”, vertelt Eric Vanden Bemden, de initiatiefnemer en coördinator van het programma. “Tot nu toe hebben we ongeveer 160 mannelijke en vrouwelijke ondernemers en zelfstandigen van alle leeftijden en achtergronden begeleid. Ook hebben we de publieke opinie bewust gemaakt via rondetafelgesprekken en voordrachten. En ten slotte hebben we ons gericht tot voorschrijvers als curatoren, spelers van de Ondernemingsrechtbank, de OCMW’s, Actiris enz. Binnen Beci hebben we synergieën ontwikkeld met het Starters programma, het Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden en de transmission.hub. Wij geloven dat ons programma vandaag rijp is om erkend te worden als een aanvullende speler in het Brusselse ecosysteem en om op te treden als coördinator van oplevende ondernemers en van de overgangscel tussen faillissement en professionele re-integratie.” Als groepscoördinator voegt Antoine Parmentier eraan toe: “In dit overgangsproces moeten de deelnemers leren leven met vijf trauma’s: professioneel, financieel, sociaal, familiaal en persoonlijk.” Een pilootproject? De Staatssecretaris luisterde aandachtig naar al deze getuigenissen en maakte veel aantekeningen. “De media hebben de mond vol van startups en hun successen. De tegenslag die sommige ondergaan en de manier waarop ondernemers opleven, komen echter maar zelden aan bod. Ik verbaas me dat dit begeleidingsprogramma alleen in Brussel bestaat, en niet in andere delen van het land. Ik ga dit aankaarten bij de collega’s van de groep die federaal of in Wallonië actief zijn. reStart zou als model kunnen dienen voor gelijkaardige projecten in andere steden, die de expertise van het Brusselse programma trouwens best zouden kunnen gebruiken.” ● Julien Semninckx Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 39 © Reporters
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Entreprendre Podcast Sebastian Dupont van Pizzeria NONA “Hier lopen we een marathon, geen sprint” Voor de eerste aflevering van de nieuwe Nederlandtalige podcastreeks Louiza 500 nodigden we Sebastian Dupont uit, zaakvoerder en bezieler van pizzeria Nona. Vertel eens Sebastian, wie ben je en waar kom je vandaan? Ik ben Sebastian Dupont en ben geboren in Kortrijk. Ik heb economie gestudeerd aan de KULeuven en heb vijftien jaar gewerkt in de financiële sector in Londen, waar ik nog latijd woon. Ik wist al van bij het begin dat die sector a young man’s game was, en wilde ook snel een eigen bedrijf starten. Ik viel op een concept dat pas opgang maakte in Londen: Casual Dining, het professioneel beheren van een restaurant. Maar tussen droom en daad staan wetten in de weg en praktische bezwaren… Hoe en wanneer maakte je de klik echt je zaak te starten? Ik ben vier jaar geleden naar Italië geweest en in Napels een pizza-opleiding gevolgd. Ik wilde de basis leren. En zo begint de bal aan het rollen. Eigenlijk zijn het verschillende ballen die aan het rollen gaan. Je moet denken over financiering, personeel, je moet een pand zoeken een interieur-vormgever. In het eerste jaar dat Nona concreet werd, in 2017, heb ik eigenlijk enkel gegeten, geslapen en gewerkt. Ik heb alle ballen tegelijk in de lucht moeten houden. En dan ontstaat NONA echt. Wanneer zijn jullie echt geopend? 21 juni 2017 . En wanneer stonden de rijen er? Vrij snel. Ik heb zelf in de zaal gewerkt, in de eerste paar maanden. En al midden augustus zat er een vrouw bij me aan de bar die heel wat vragen stelde. Ze bleek achteraf een journaliste te zijn die wilde weten waar de plotse populariteit vandaan kwam. Wat is het geheim van het succes denk je? Ik ben een outsider. Ik woon in Londen en ik reis veel, dus ik 40 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 ben wel op de hoogte van wat er elders leeft. Ik heb een gat in de markt gezien in België. Niet alleen op vlak van eten, maar ook op vlak van service. Er is hier al te vaak slechte service in winkels en restaurants. Iedereen mag bij ons starten, maar je moet wel erg vriendelijk zijn, in ons verhaal geloven en een geboren storyteller zijn. Ons personeel gelooft ook in ons verhaal. Lokale producten, geteelt en geserveerd door goede mensen. En dat zorgt, denk ik, voor een groot succes. Had je het succes verwacht? Neen. (lacht) Ik had vier businessmodellen geschreven. Een worst case, een break even, een goed en een zeer goed. En we zitten ver boven dat heel goede scenario. Het plotse succes verandert snel in een hype. Is dat een duurzame basis voor een concept? Eerlijk, dat houdt me ’s nachts soms wakker. Maar ik herinner er mezelf aan dat we hier een marathon lopen, geen sprint. We zijn pas een succes als we binnen tien jaar nog altijd zulke rijen mensen aantrekken. En dat zeg ik ook aan ons personeel. Het succes van het bedrijf is niet de wachtrij, maar de missie. To do good, dat is onze missie. Serveer goed eten, werk met goede mensen en doe goed voor de wereld. En zo wordt een hype een duurzaam merk. ● Tim Devriese Het volledige gesprek kunt u beluisteren in onze podcast Louiza 500: www.beci.be/nl/podcast Podcast inspiratie : Oostende, da’s Brussel aan zee. De koningin der badsteden trekt al jaren kunstenaars aan, zoals James Ensor of Marcel Proust. Radiozender Klara brengt een podcastreeks over de kunstenaars van Oostende, een stad die bij wijlen triestig oogt, maar tegelijk royaal haar mannetje staat. D.R. Community Het Beci nieuws in beeld De economische transitie verdiende op zijn minst een afterwork, mede door Beci en Irisphere georganiseerd in de "groene" incubator Greenbizz, in het bijzijn van Staatssecretaris Barbara Trachte. Barbara Trachte Benjamin Cadranel, gedelegeerd bestuurder van Citydev Aline Deschamps (Leefmilieu Brussel) en Grégoire Clerfayt (adviseur van Barbara Trachte) Désirée Simonetti (Haven van Brussel, in het midden), omringd door Diane Van Gils (bpost) en Marc Renson (Citydev). Van links naar rechts: Nicolas Paulus (Travie), Céline Bouton (Lita.co) en Olivier Breda (Dzerostudio). Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 41 Van links naar rechts: het EcoRes team, Cordelia Orfinger, Mathieu Depoorter en Julie Decaux, naast Quentin Walckiers (Saint-Gobain). © Reporters
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Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van Marjolaine Gailly Op haar 37e is Marjolaine Gailly een ware ‘sociaal onderneemster’. Zij beschouwt ondernemerschap als een kracht om goed te doen en de wereld te veranderen. Ze staat aan het hoofd van twee bedrijven: PeterLily in de human resources sector en de Brusselse coworking Manistal. In feite is ze altijd al betrokken geweest bij projecten die haar boeien. Deze doordachte levensgenieter verklapt enkele adresjes die de klemtoon leggen op gezond, lokaal en familiaal. De zondag brunch: afspraak in Chicago Café, in de Vlaanderenstraat. Een gezonde en lekkere brunch met in het huis bereide verrukkelijke taarten. Een speelhoekje voor de kinderen. Een gezellige, huiselijke sfeer. De keuze aan veganistische en vegetarische gerechten is een speciale vermelding waard. De kroeg: Origine, vlakbij het Jourdanplein. Een 4-gangen formule met slechts drie keuzes (op zich een goed teken). Inventieve, gewaagde en lekkere gerechten met daarbij een prima service en een uitstekende prijs-kwaliteitverhouding. Een muzikale bekoring: de Brussels Chopin Days. Jonge internationale artiesten interpreteren werken van Chopin aan de piano. Schitterende concerten, en toch eenvoudig en intiem. Afspraak in het Koninklijk Conservatorium. Niet duur: € 25. De groene uitstap: het Zoniënwoud, uiteraard. 5000 hectare groot en overal verborgen paden en mooie wandelingen, op een steenworp van Brussel. Je hebt een leven nodig om alle uithoeken ervan te ontdekken. Ik ga daar zo vaak mogelijk naartoe om mijn batterijen op te laden en over wat anders na te denken dan PeterLily en Manistal. Een snel hapje: Kamilou biedt in de Europese wijk smakelijke, gezonde en verantwoorde gerechten. Lekker ontbijten, een verscheidenheid aan zelf samen te stellen gerechten, een ruime keuze aan in het huis gemaakte quiches en lekkere sandwiches! Een gastenverblijf: La Maison Flagey, een karaktervolle pand gelegen in de rustige en aangename omgeving van de Net geprobeerd: Wolf, de eerste food market in de hoofdstad. Typisch Brussels: het beste, op één plek samengebracht, waar ontdekking en diversiteit hoogtij vieren! Een waar genoegen, want je kunt er een culinaire wereldreis maken zonder je stoel te verlaten. Italiaanse, Indiase, Belgische, Aziatische of Ethiopische keuken: voor elk wat wils! ● Elisa Brevet 42 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 vijvers van Elsene, op een steenworp van het dynamische Flageyplein. Eenvoudig en efficiënt opgevat: vijf kamers voor een intiem verblijf in een pracht van een Brussels Art Nouveau gebouw. De beste cocktails: La Pharmacie Anglaise (foto hierboven) en haar verfijnde en originele cocktails. De setting is helemaal te gek: precies een ander tijdperk, met bokalen vol geneeskrachtige kruiden, een borstbeeld van een arts en gedroogde hop die aan het plafond hangt. Zoiets is in Brussel totaal onverwacht! D.R. Community INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN Biofin BVBA, Louizalaan 179 - 1050 Brussel NACE : 46120 - Handelsbemiddeling in brandstoffen, ertsen, metalen en chemische producten, 46710 - Groothandel in vaste, vloeibare en gasvormige brandstoffen en aanverwante producten Afg. : Ludwig Bricout op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Laurie Pilo Baren & Masson VOF, Montagne du Godru 5 - 1300 Wavre NACE : 33110 - Reparatie van producten van metaal, 43221 - Loodgieterswerk, 43222 - Installatie van verwarming, klimaatregeling en ventilatie Afg. : Pascal Baren Baticrea CV, Materiaalstraat 20 bte 61 - 1070 Brussel Afg. : Alexandre Lefebvre Be Mobile Waiter BVBA, Alsembergsesteenweg 545 - 1180 Brussel Afg. : Daniel Costanzo Be The Change by TTD BVBA, De Broquevillelaan 134 - 1200 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Marie-Gabrielle Amadieu Bisc'oui! BVBA, Versailleslaan 50 - 1020 Brussel Afg. : Fanny Grouwels Candice Vanhacht NP, Baron de Castrostraat 78 - 1040 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 73110 - Reclamebureaus, 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g., Afg. : Candice Vanhacht Colson Donatienne NP, Rue de Grimohaye 63 - 1300 Limal NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 85592 - Beroepsopleiding Afg. : Donatienne Colson Cultures & Publics VZW, Mercelisstraat 81 - 1050 Brussel Afg. : Rosa-Anna Graceffa Da Ivonne Family, Koloniënstraat 11 - 1000 Brussel Afg. : Serge Atido Deli&Co Event Catering BVBA, GrootBijgaardenstraat 14 - 1082 Brussel Afg. : Ngabo Maurice Dujardin Bruno NP, Elyzeese Veldenstraat 18 bus 2 - 1050 Brussel NACE : 69202 - Boekhouders en boekhouders-fiscalisten -Afg. : Bruno Dujardin El Gharbi Souad (The Beauty Partner) NP, Waterloosesteenweg 672 - 1180 Brussel NACE : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment Afg. : Souad El Gharbi Eudys BVBA, Allée de Posty 6 - 1400 Nivelles NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 71121 - Ingenieurs en aanverwante technische adviseurs, exclusief landmeters Afg. : Michel Goës Alain Jonet NP, D'Orbaixlaan 19 - 1180 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g., Afg. : Alain Jonet Arkadia Translations BVBA, Barastraat 175 - 1070 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 74300 - Vertalers en tolken, 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren, Afg. : Valentina Micheli Axelle De Borger NP, Legrandlaan 86 - 1180 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 82300 - Organisatie van congressen en beurzen, 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Axelle De Borger Ayming Belgium BVBA, Edmond van Nieuwenhuyselaan 6 bte Alma - 1160 Brussel NACE : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten, 63110 - Gegevensverwerking, webhosting en aanverwante activiteiten, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus Exelius CVBA, Terkamerenstraat 22 D 9 - 1200 Brussel NACE : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Olivier Verschaeve Heisenberg Corporation BVBA, Dieudonné Lefèvrestraat 4 - 1020 Brussel NACE : 10392 - Verwerking en conservering van fruit, exclusief productie van diepgevroren fruit, 10712 - Ambachtelijke vervaardiging van brood en van vers, 10720 - Vervaardiging van beschuit en biscuit en van ander houdbaar banketbakkerswerk, Afg. : David Moriamé Intell NV, Kunstlaan 39-42 - 1040 Brussel NACE : 47620 - Detailhandel in kranten en kantoorbehoeften in gespecialiseerde winkels Afg. : Marc Filipson Invicemm BVBA, Bloemenstraat 1 bus b - 1380 Lasnes NACE : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Eric Van der Stichelen Rogier L & L Zakenkantoor BVBA, Eugène Plaskylaan 75 - 1030 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Filip Coolen La mariée NP, Versailleslaan 127 bte 18 - 1120 Brussel Afg. : Nahid Essafi Laure Fornier NP, Gustave Van Huynegemstraat 29 - 1090 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 74103 - Activiteiten van grafische designers, 74901 - Activiteiten van managers van artiesten, sportlui en overige bekende pesonaliteiten Afg. : Laure Fornier M&T Management BVBA, Brugmannlaan - 1060 Brussel NACE : 90012 - Beoefening van uitvoerende kunsten door artistieke ensembles, 90031 - Scheppende kunsten, m.u.v. ondersteunende diensten Afg. : Thibaut Nève Magic Event, Steylsstraat 110 - 1020 Brussel Afg. : Anissa Chairi Marie Pinte NP, Roetaertstraat 144 - 1180 Brussel NACE : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g., 85592 Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 43
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Community - Beroepsopleiding, 85599 - Overige vormen van onderwijs Afg. : Marie Pinte MicroFlavours BV, Koning Albertlaan 12 - 1082 Brussel NACE : 01130 - Teelt van groenten, meloenen en wortel- en knolgewassen, 01199 - Teelt van andere eenjarige gewassen, n.e.g, 01290 - Teelt van andere meerjarige gewassen Afg. : Dario Vunckx Miwell GVC, Louizalaan 65 - 1050 Ixelles NACE : 46450 - Groothandel in parfumerieën en cosmetica, 47750 - Detailhandel in cosmetica en toiletartikelen in gespecialiseerde winkels Afg. : Hanane Tahere MMG, Malibransrtaat 69 - 1050 Brussel Afg. : Soraya Rhlid Myriam Kamouh - Green Coach Nutrition NP, Toots Thielemansstraat 52/6 - 1190 Brussel Afg. : Myriam Kamouh Pascaline Dehon, Route de Genval 156 - 1380 Ohain Afg. : Pascaline Dehon Pricing Pact NV, Oude Vijversstraat 55 - 1190 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 73110 - Reclamebureaus, 74901 - Activiteiten van managers van artiesten, sportlui en overige bekende pesonaliteiten Afg. : Laurent David Hostyn Qscar, Vlierbeekberg 36 - 3090 Overijse Afg. : Cindy Jacob Retrival, Rue du Déversoir 1 C - 6010 Charleroi NACE : 38219 - Overige verwerking en verwijdering van ongevaarlijk afval, 49410 - Goederenvervoer over de weg, m.u.v. verhuisbedrijven Afg. : Thibaut Jacquet Second floor BVBA, Braziliëlaan 3 - 1000 Brussel NACE : 73110 - Reclamebureaus Afg. : OLIVIER BIALEK Speak Up, Jean Wellensstraat 37 - 1150 Brussel Afg. : Mélanie Hussel Subtils Services BVBA, Rue Arthur Warocqué (L.L) 91 - 7100 La Louvière NACE : 81210 - Algemene reiniging van gebouwen Afg. : Anna Rizzo The Catering by Julien & César BVBA, Rue des Grands Bureaux (RES) 7 - 7134 Binche NACE : 56210 - Catering Afg. : Cesar Desy The School Of Speech - Cum Unicate BVBA, Vanderaeylaan 139 - 1180 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 90029 - Overige ondersteunende activiteiten voor de uitvoerende kunsten Afg. : Gilles Wiernik Trianon Scientific Communication BVBA, de Broquevillelaan 240 - 1200 Brussel Afg. : Audrey NGOMSIK Turmes - di Cugno - Extendo Consulting VOF, Friulilaan 8 - 1140 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Arnaud Turmes We Tell Stories BVBA, Lambermontlaan 140 - 1030 Brussel NACE : 59113 - Productie van films, m.u.v. bioscoop- en televisiefilms, 59130 - Distributie van films en video- en televisieprogramma's, 63910 - Persagentschappen Afg. : Joan Roels INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN ABA Accor Actiris Agence du Numérique Agoria ARES Beer Mania Belgian Chambers BePark Bpost Brugel Leefmilieu Brussel Cake Chicago Café CitizenLab Citydev Claeys & Engels Colruyt Comeos Daoust Dassault Data.be Dats 24 Debailleul Deloitte Delta Airlines Digita 44 ❙ Brussel Metropool - maart 2020 38-39 6-8 38-39 20 20 20 6-8 6-8 40 41 36 41 24-26 42 6-8 41 4-5 14 1 6-8 12-13 24-26 14 23 6-8 24-26 6-8 Dzerostudio Easi EcoRes Enterprise Europe Network EU-Japan Centre Febelauto Girleek GreenBizz Hackages Highbury Huawei IBS IICC – Internationale Kamer van Koophandel Innoviris Kamilou KBC KU Leuven Lexitech Lita.co Mad Kings Maison Flagey, La Manistal MHB Nutrition Netflix NN Nona 41 11 41 22 6-8 33-34 20 41 4-5 6-8 16-17 11 6-8 6-8 42 6-8 6-8 4-5 41 28-29 42 42 37 24-26 18-19 4-5 UNO-Women Orakel Origine Permafungi PeterLily Pharmacie Anglaise, La Haven van Brussel RAAL La Louvière Revolta Sabca Sabena Aerospace Saint-Gobain SFPI Sparkcentral Telenet T-Mobile Top Employers Institute Touring Club Travie ULB Universiteit van Luik UpCom Watt4Ever Western Union Wolf 20 31-32 42 33-34 42 42 41 11 33-34 12-13 12-13 41 12-13 24-26 6-8 24-26 6-8 6-8 41 1 14 22 33-34 24-26 42 Community JURIDISCHE BEMIDDELING ICT 12, 19 & 26.03 Atelier digital (1) 24.03 Soyez efficace sur LinkedIn (1) 2, 9, 16, 23 & 30.04 Atelier digital (1) 21.04 Soyez efficace sur LinkedIn (1) 7, 14, 21 & 28.05 Atelier digital (1) 19.05 Soyez efficace sur LinkedIn (1) 4, 11, 18 & 25.06 Atelier digital (1) ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? (1) 17.03 Remboursement de frais à vos travailleurs (1) 26.03 La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! (1) 02.04 Élections sociales 2020 : autour de la procédure électorale et du jour du vote (1) 23.04 Le trajet de réintégration en pratique dans le secteur public (1) 05.05 La prévention et la gestion des assuétudes : de quels outils dispose l’employeur public ? (1) 28.05 Missions et fonctionnement des organes sociaux (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Jusqu’au 26.06 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale à Bruxelles (1) ➜ bMediation +32 2 643 78 47 info@bmediation.eu STARTERS & RESTARTERS 16, 23 & 30.03 Lunch Starter 17.03 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 (1) 17.03 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels (1) 17.03 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (starters & pré-activité) (1) 6, 13, 20 & 27.04 Lunch Starter 21.04 Les composantes d’un branding fort (1) 21.04 Plan financier, remunération, rôle du comptable (1) 21.04 Sales DNA : développer votre talent (1) 1, 8, 15, 22 & 29.06 Lunch Starter ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be BEDRIJFSOVERDRACHT 26.03 Conferentie ‘Overnemers en Investeerders’ ➜ Salima Seouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be 11, 18 & 25.03 Beci Welcome Breakfast 12, 19 & 26.03 Beci Welcome Lunch 1, 8, 15 & 22.04 Beci Welcome Breakfast 2, 9, 16 & 23.04 Beci Welcome Lunch 15.04 Welcome apéro 6, 13, 20 & 27.05 Beci Welcome Breakfast 7, 14 & 28.05 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Conferentie ‘Overnemers en Investeerders’ Wilt u een onderneming overnemen? Kom dan naar de conferentie ‘Ondernemers en Investeerder’. We presenteren zeven overnamedossiers en drie starters, op zoek naar investeerders, komen hun projecten pitchen. Wanneer? Bij Beci Waar? Op 26 maart Info et inschrijvingen: Salima Seouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) (1) Enkel in het Frans Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be Brussel Metropool - maart 2020 ❙ 45

2020.02 Bruxelles Métropole


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Édito Beci : un avis précieux Fin janvier, Beci a contresigné la stratégie GO4Brussels 2030, aux cô bruxellois et des autres partenaires sociaux : un plan socio-économique qui doit accompagner la transition de l’économie régionale vers un modèle bas carbone, assurant à la f de la prospérité, de la durabilité et du bien-être collectif. Parmi les objec figurent notamment le soutien aux TPE et PME, la recherche et l’innovation, la transition numérique ou encore la mobilité : autant de thèmes cher La signature de l’acte a été précédée d’un long processus de consultation des par dans une démarche identique à celle déjà menée en 2014 par le gouv précédent – une volonté de concertation dont on ne peut que se réjouir prenante. Le droit de formuler des avis et de donner son conseil à l’autorité es des fonctions premières des chambres de commerce, que Beci exer constructive au nom de ses membres. En amont des décisions et des options qui sont prises par le gouv bruxellois, en amont des lois qui sont adoptées, il est capital puissions signaler l’impact de telle ou telle mesure envisagée sur sur l’attractivité de Bruxelles, sur le développement des entreprises. Le résultat final est parfois pleinement satisfaisant. Parfois, il ne l’est qu’à Parfois aussi, il ne l’est pas du tout. Dans tous les cas, le résultat est meilleur que si les employeurs n’avaient pas été consultés, ne fut-ce que pour mitiger les effets négatifs de certaines mesures. Quelques exemples dont Beci peut se réjouir ? Le déblocage de 30 millions d’aides promises aux entreprises ; les stimulants en matière d’économie circulaire ; les investissements dans les infrastructures de mobilité ; la politique d’open data ; la mise à l’agenda de la simplification administrative ; le lancement de projets de digitalisation ; des initiatives concertées sur des projets de mobilité ; le soutien aux initiatives d’entrepreneuriat féminin ; la priorité accordée aux métiers en pénurie ; des priorités de formation mieux en phase avec la réalité du marché. Autant de sujets sur lesquels nous sommes intervenus, en apportant notre connaissance du tissu entrepreneurial bruxellois – et des réalités de nos membres. Beci occupe un rôle de premier plan de représentation des entreprises e employeurs bruxellois. Nous nous félicitons que ce rôle soit reconnu e vigilants pour que les intérêts de ces employeurs et entrepreneurs pris en compte. Nous allons contribuer à la politique de ce gouvernement l’ajuster si nécessaire, mais pas sans écouter les petits et grands entr les indépendants et les professions libérales qui comptent sur Beci. Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 52 – Février 2020 Au mois de mars : Grow Your Business 4 6 7 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Amélie Alleman, Alexis Bley, Elisa Brevet, Giles Daoust, Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude, Tim Devriese, Sophie Le Clercq, Ophélie Legast, Vinciane Pigarella et Guy Van den Noortgate. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Idées 10 11 12 16 Beci online Podcast : Marc Filipson Digest Sophie Le Clercq Rédactrice en chef invitée : Pour ou contre une taxe CO2 aux frontières de l’UE ? Open Source Baromètre : la mobilité coince à nouveau Aux PME bruxelloises d'investir le digital International 18 Enregistrement des produits chimiques : êtes-vous concerné ? Urbanisme & Immo 20 22 25 26 28 30 31 Entreprendre 34 36 37 38 39 Sophie Le Clercq : Pour une ville partagée Raviver la nature des villes Manifeste de la faune citadine Une chasse ouverte aux automobilistes ? Bruxelles, élève modèle de l’occupation temporaire ? À l'aube d'une mutation des réseaux d'énergie Une densité à la mesure des métropoles Rebondir de l'échec vers le succès Transition : le (ré)éclairage Starter : Macaria Publications au Moniteur belge : la fin de la récréation Employeur : le CV vidéo est-il la lettre de motivation 3.0 ? Community 40 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 41 42 43 44 45 L’actualité Beci en photo Bruxelles, dans les pas de Catherine Bodson Petites histoires de grands entrepreneurs Demandes d'admission Agenda Index Récompenser vos collaborateurs avec des warrants Vous souhaitez récompenser un ou plusieurs de vos collaborateurs pour leurs efforts ? Pourquoi ne pas recourir aux warrants cette année ? Mais pour cela, il est important de choisir maintenant le partenaire idéal, qui pourra vous aider à implémenter un système performant afin de récompenser les collaborateurs qui le méritent et de les fidéliser à votre entreprise. Partena Professional vous soutient de A à Z pour l’implémentation et le suivi. En savoir plus ? Contactez-nous via innovation@partena.be ou plus d’infos sur partena-professional.be/warrants
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Podcast Marc Filipson : « Le changement, c’est la continuité » À l’occasion des 30 ans de la librairie Filigranes, son fondateur est l’invité d’un épisode à contre-courant du podcast Next Step. Avec lui, pas de reconversion ni de changements radicaux, mais une même ligne de conduite depuis quatre décennies. Celle d’un homme qui se dit « commerçant avant d’être libraire ». Si tous les Bruxellois connaissent la librairie Filigranes et son fondateur, peu connaissent le début de l’histoire… Comment l’aventure a-t-elle débuté ? J’ai fait des études d’enseignant. En parallèle, pour gagner ma vie, je travaillais comme étudiant à la librairie La Providence, rue de l’Industrie. Pour son malheur, le gérant a eu un AVC. Son épouse m’a demandé de le remplacer et quand il est décédé, je lui ai succédé. Je me suis donc installé dans ce petit magasin et, très vite, j’ai dessiné des nouveaux meubles en trois profondeurs : il fallait trouver une solution pour accueillir des livres. C’était une petite librairie à l’ancienne, je savais pertinemment où était le bouquin, en dessous de dix autres, que j’allais conseiller pour un client. La rue de l’Industrie se trouvait dans un quartier résidentiel, difficile d’y implanter un business… Énormément d’immeubles du quartier ont été donnés aux pères rédemptoristes. J’avais quelques petits accords avec eux : un jour, j’ai pu m’installer dans la maison voisine de la librairie. Comme je n’avais pas les moyens de percer les murs, je donnais les clés aux clients pour qu’ils puissent faire eux-mêmes leur choix. Je devais trouver des idées pour me faire connaître : j’ai été le premier à faire des pages pleines dans le magazine Pourquoi pas ?, l’ancien Vif-L’Express, où je mettais en avant des promotions. Comment es-tu parvenu à fidéliser une clientèle ? Dès le premier jour, j’ai installé une machine à café. J’offrais le café à mes clients et en fin de journée, j’offrais le porto. C’était un petit cadeau qui mettait un peu de convivialité. En 1988, j’ai été exproprié. Je me suis baladé dans le quartier ; un local était libre, avenue des Arts. Dans la presse, tu dis parfois que la librairie a marché car tu as fonctionné différemment des autres. Qu’est-ce que cela signifie ? Je me suis inspiré de mon oncle, marchand de chaussures, qui avait des vitrines en profondeur : la porte est ouverte, on regarde à gauche, à droite et très vite, on se retrouve dans le magasin. Par tous les temps, j’ai toujours travaillé porte ouverte. Je n’ai jamais été élitiste, je proposais de tout à mes clients. La seule collection que je n’avais pas était celle de Barbara Cartland, pour la simple raison qu’il y avait des centaines de titres et que ça prenait trop de place. Quand on me le demandait, je rebondissais en disant : ‘Je viens de vendre le dernier, mais j’ai autre chose à vous proposer’. Bien sûr il faut aimer ce qu’on vend, être passionné par le produit, mais il faut surtout aimer vendre. Quelles sont les techniques de vente infaillibles ? Le plaisir de partager et la convivialité de l’accueil ! C’est ce que j’essaye de faire passer à mon équipe. Il faut parler aux clients : partager à la fois ses lectures et son quotidien. ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : Les gens qui doutent : Un podcast 100 % belge, constitué d’une série d'entrevues de personnalités des médias, de la culture ou encore du stand-up, réalisées par l'humoriste et journaliste Fanny Ruwet. 6 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © gladdys.be News Communiquer en tant que CEO : un exercice périlleux ? Alors que les relations entre les entreprises et leurs parties prenantes sont toujours plus complexes et que la confiance dans les dirigeants est parfois mise à rude épreuve, le cabinet-conseil Whyte Corporate Affairs a publié une enquête consacrée au positionnement des dirigeants belges, à laquelle ont participé 55 CEO. dirige. Il en est l’incarnation première ; ses actions et prises de position seront interprétées quoi qu’il arrive. Bien gérée, la communication du dirigeant constitue un véritable atout et un levier puissant. Elle doit permettre des avancées pour l’organisation et un renforcement net de son positionnement auprès des parties prenantes qui l’entourent. Un dirigeant qui communique, sans pour autant être médiatiquement omniprésent et omniscient, est un dirigeant qui connaît bien l’univers dans lequel gravite son entreprise et ses enjeux. Communiquer efficacement ne revient donc pas simplement à parler de soi, mais à cibler les occasions d’échanges qui conduiront ses interlocuteurs à devenir le relais de ses propos. Une stratégie bien plus puissante. Info : www.whyte.be Quant à la réputation et au positionnement stratégique, 75 % de ces patrons considèrent comme une priorité absolue leur rôle en tant qu’ambassadeur de leur organisation. En matière de communication et de prise de parole, 67 % des interrogés se disent plutôt proactifs et 53 % disposent d’ailleurs d’une stratégie de positionnement. Toutefois, plus de la moitié ne mesurent pas leur réputation. Interrogés sur leur relation avec la presse, 58 % des interrogés sont conscients qu’on attend d’eux qu’ils prennent parfois position sur des sujets de société peu liés à leur organisation, ce qui peut les mettre mal à l’aise. Environ le même nombre se prépare soigneusement pour les communications externes, mais seulement 35 % trouvent ces rencontres avec la presse agréables ; elles sont plutôt vues comme une nécessité. En ce qui concerne la communication interne, 46 % des CEO belges disent lui consacrer plus de temps qu’à la communication externe. 35 % estiment que leur plus grand défi, en interne, est de faire comprendre la stratégie et la vision de l’entreprise, et selon un autre tiers, de susciter la confiance et l’engagement. À noter que seuls 15 % des CEO n’hésitent pas à communiquer sur leur vie privée, tandis que 56 % trouvent cela inutile voire déplacé. Enfin, sur le terrain des médias sociaux, 45 % seraient professionnellement assez actifs alors que 42 % n’en font pas une priorité. Parmi les actifs, 85 % le sont en tant que représentants de leur entreprise uniquement. Parmi les nonactifs, 31 % en reconnaissent l’importance mais manquent de temps et 24 % trouvent cela délicat, voire dangereux. Qu’il le veuille ou non, le dirigeant possède une responsabilité immense à l’égard de la réputation de l’entreprise qu’il Brussels Airport innove avec un réseau 5G privé Brussels Airport Company développe actuellement un réseau 5G ready, offrant une connectivité plus efficace, fiable et rapide que le wifi ou la 4G, en collaboration avec le Finlandais Nokia et l’opérateur belge Citymesh. Grâce à ce réseau, opérationnel d’ici fin mars, l’aéroport, qui sera l’un des premiers sites en Belgique à accueillir la technologie 5G, pourra améliorer son efficacité opérationnelle et soutenir d’autres innovations technologiques. « En étant l’un des premiers sites de Belgique et l’un des premiers aéroports européens à installer son propre réseau 5G ready, Brussels Airport confirme sa position de leader dans le domaine de l’innovation digitale. Outre la poursuite de l’optimisation des opérations à l’aéroport, nous serons également en mesure, grâce à la technologie 5G, d’accélérer l’innovation digitale ainsi que d’intégrer de manière unique des technologies du futur », déclare Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport Company. La capacité supérieure de la 5G lui offre la possibilité d’intégrer encore davantage de technologie comme l’internet des objets (IoT), des véhicules automatisés, des systèmes de surveillance mobile ou la technologie track & trace. Cela permet donc d’améliorer aussi bien l’efficacité opérationnelle que la fiabilité des systèmes de Brussels Airport. Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 7
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News « La valeur ajoutée de ce réseau 5G privé montre l’importance de ces bulles privées de connectivité. Cela crée un éventail d’applications qui ne pourraient exister avec le wifi et les réseaux publics. Avec leur partenariat, Citymesh et Brussels Airport repoussent les frontières et jouent un rôle de précurseurs pour d’autres secteurs en Belgique afin de créer un avantage concurrentiel grâce à la connectivité mobile privée », conclut Mitch De Geest, CEO de Citymesh. Info : www.brusselsairport.be Le consommateur belge peu enclin à partager ses données de paiement Aujourd’hui, la protection des données de paiement reste une préoccupation. À peine 20 % des consommateurs européens sont en effet prêts à les partager afin de bénéficier d’autres services. Et s’ils y consentent, ils ne font pas pour autant confiance aux entreprises de la fintech ni aux géants du web ; leur préférence va à leur propre banque. C’est ce que révèle une étude de Strategy&, l’entité de conseil stratégique de PwC. « Un “big bang” sur le marché financier belge n’est pas pour tout de suite, le consommateur peine encore à percevoir les nombreux avantages de l’open banking. L’aspiration à mettre ce système bancaire ouvert en place a pourtant déjà radicalement redessiné le paysage financier en Europe ; de plus en plus de banques se sont lancées dans la course à l’innovation numérique et nouent des partenariats avec des entreprises de la fintech ou actives dans le traitement de données », explique Fernand Dimidschstein, Partner chez Strategy&. Le consommateur belge ne croit pas non plus à une société sans cash, même s’il se montre ouvert aux paiements mobiles qui ne devraient cesser d’augmenter pour atteindre 68 %, selon les estimations. Néanmoins, 30 % des Belges se disent préoccupés par la protection des données lorsqu’ils en ont l’usage. « Les chiffres démontrent que c’est en sa propre banque que le consommateur a le plus confiance en matière de données personnelles. L’open banking ne pourra devenir réalité qu’à condition que les banques fassent des attentes de leurs clients leur priorité. Les banques peuvent faire la différence en recourant à la technologie pour rendre les paiements électroniques aussi simples et transparents que les transactions en liquide », conclut Fernand Dimidschstein. Info : www.pwc.be Orange Belgium lance le premier pôle de test 5G business en Belgique Orange Belgium a activé le premier pôle de test 5G pour entreprises en Belgique ; l’Orange Industry 4.0 Campus. En créant ce pôle d’innovation, la société pourra exploiter tout le potentiel de la technologie 5G sur des applications réelles, en collaboration avec des partenaires industriels. Stefan Slavnicu, Chief Technology Officer chez Orange Belgium : « Aujourd’hui, nous pouvons offrir la version la plus avancée de la 5G dans notre pôle de test, garantissant un très haut débit, une faible latence, une sécurité accrue pour les applications critiques et le network slicing pour les réseaux publics et privés. Nous utiliserons également des antennes de nouvelle génération pour augmenter considérablement la capacité et le débit des cellules. » Orange Belgium croit fermement au potentiel de la 5G en matière de développement de nouveaux services dont bénéficieront les citoyens et les entreprises. « Nous sommes très fiers d’ouvrir notre Orange Industry 4.0 Campus dans le port d’Anvers afin de tester des applications concrètes de la 5G, bénéficiant de tout le potentiel de la technologie. Celle-ci permettra d’améliorer la compétitivité des entreprises en offrant de la connectivité adaptée aux besoins spécifiques d’applications innovantes telles que la fabrication sans fil, l’automatisation en temps réel, les villes intelligentes, l’Internet of Things... », conclut Michaël Trabbia, CEO d’Orange Belgium. La réussite de ce projet nécessite toutefois une évolution du cadre législatif, réglementaire et administratif, ainsi que l’attribution du spectre radio aux opérateurs. Les investissements majeurs réalisés par les opérateurs permettront une connectivité optimale dans des secteurs qui sont essentiels pour tous les utilisateurs. Info : www.orange.be 8 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 News La VUB et l'ULB lancent des plans de diversité ambitieux avec le soutien d’Actiris En tant que grands employeurs à Bruxelles, les universités veulent jouer un rôle exemplaire en matière d'égalité. La rectrice de la VUB, Caroline Pauwels, et le recteur de l'ULB, Yvon Englert, ont dès lors officiellement présenté leurs plans de diversité à Bernard Clerfayt, ministre de l'emploi de Bruxelles, et à Cathy Van Remoortere, directrice du marché du travail et de l'inclusion chez Actiris. Caroline Pauwels et Yvon Englert, recteurs de la VUB et de l’ULB. Le « plan d'action égalité » de la VUB se concentre sur le sexe et l'ethnicité, l'âge, l'orientation, la philosophie de vie et la classe sociale. D'ici 2021, l'université souhaite entre autres accueillir une candidate sur trois pour des postes vacants, développer et sensibiliser à la diversité. Un code de conduite a été récemment élaboré et un nouveau site internet sur la diversité a été lancé. La VUB a également embauché un conseiller en égalité des ressources humaines, qui s'occupera des points d'action. L'ULB quant à elle, met l'accent sur la diversité durable et souhaite développer une politique « genre et diversité ». Elle souhaite détecter les lacunes, initier de nouveaux projets, consolider les actions existantes, mais aussi respecter et dépasser le cadre légal. Un inventaire des mesures existantes a été réalisé selon cinq thèmes : personnes handicapées, genre, identité sexuelle, âge et origine culturelle. Des actions seront alors mises en œuvre endéans les deux ans par un collaborateur recruté avec le soutien d’Actiris. Ces plans de diversité issus de l'enseignement supérieur sont une première pour Bruxelles et une étape importante vers une société plus inclusive. « Je suis heureuse qu'Actiris puisse partager son expertise avec l'ULB et la VUB. Nos consultants en diversité aident à l'élaboration d'une politique de recrutement inclusive et à la communication qui l'accompagne », conclut Cathy Van Remoortere. Info: www.vub.be ; www.ulb.be ; www.actiris.be Les voitures électriques sont rentabilisées après 5 ans De plus en plus de Belges envisagent de rouler à l'électrique. C'est ce qui ressort d'une étude indépendante menée par Mobly, une start-up visant à faciliter la mobilité. L'acquisition d'un véhicule électrique demeure cependant trop rare ; sur un parc automobile belge de près de 6 millions de voitures, seuls quelque 11.000 véhicules électriques roulent sur nos routes (0,18 %) et ce sont principalement des voitures de société. Le prix d’achat légèrement supérieur reste un problème, même si l’option électrique s’avère souvent la moins chère au bout du compte. L'assureur mobilité Mobly propose un module gratuit et pratique permettant de calculer le prix de revient total d'une voiture électrique, sur la base de sa durée de vie, et de le comparer avec celui d'un véhicule à carburant fossile. Les premiers résultats mettent en évidence la rentabilité de l'électrique à partir de 5 ans. Ces calculs tiennent compte des faibles coûts de consommation (carburant et entretien), mais aussi des avantages fiscaux et d'une valeur de revente plus élevée ; éléments souvent mal considérés. « Avec ce module de calcul, Mobly veut informer les conducteurs et les motiver à passer à l'électrique. Notre parc automobile doit être plus vert et le temps presse », explique Gerrit Nollet, CEO de Mobly. À partir de 2030, il ne sera plus permis d’entrer dans Bruxelles avec un véhicule diesel et dès 2035, ce sont même toutes les voitures roulant à l'essence ou au GPL qui seront interdites. 17 autres villes envisagent également la création d'une zone de basses émissions, ce qui aura bientôt un effet sur la valeur résiduelle des voitures à carburants traditionnels. Avec son module de calcul gratuit, Mobly veut encourager le choix de la mobilité intelligente et durable. Info: http://www.mobly.be Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 9
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Idées Pour ou contre une taxe CO2 aux frontières de l’UE ? Pour lutter contre les émissions de CO2 prônent le laissez-faire du marché, alors que , les uns d’autres plaident pour l'application d'une taxe aux frontières sur les produits importés de pays où l'on se soucie peu ou pas de l’empreinte carbone. Thierry Bréchet, professeur d’économie à la Louvain School of Management et chercheur au CORE (UCL). Rémy Prud’homme a enseigné l'économie à l'université de Paris XII et au MIT. L'économiste et philosophe britannique Ricardo estimait que l'ouverture des frontières était bénéfique à tout le monde. Dans le même temps, nous ne pouvons nous permettre d'importer de Chine l'acier produit dans des conditions écologiques ou humanitaires en-dessous de nos propres critères. Ces deux pays ont certes ratifié les accords de Paris et ils ont investi de manière significative (surtout la Chine) dans les énergies renouvelables ; ceci dit, en chiffres absolus, la Chine est le plus gros émetteur de CO2 au monde, tandis que l'Inde occupe la quatrième place du classement (juste derrière l'Europe...). En réalité, je suis en faveur d'une taxe CO2 appliquée à tous les produits manufacturés sur tous les marchés et, dans le même temps, en faveur du renforcement du marché ETS (ndlr : le système communautaire d’échange de quotas d’émission). Ce n'est pas de la rétorsion, mais une juste correction. L'ajustement du prix à la hausse me semble de nature à produire un choc psychologique susceptible d'amener le consommateur à changer radicalement ses habitudes. Il est urgent de procéder aux ajustements nécessaires car, si on ne le fait pas, d'ici 20 ou 30 ans, les risques écologiques et environnementaux seront encore plus importants. Rappelons ici que l'économiste anglais Jevons avait prédit la fin du charbon et avait attiré l'attention, dès 1884, sur le risque de disparition de l'Empire s'il ne prenait pas conscience du caractère fini de ses ressources en charbon. Il en va de même aujourd'hui pour toutes les énergies grises et pour la capacité de notre planète à encaisser des niveaux inédits d'émission de CO2. Si nous n'en tenons pas compte, nous courons à la catastrophe. Je suis contre une taxe CO2 aux frontières, car on ne peut pas faire payer aux produits brésiliens ou indiens un impôt dont seraient exonérés les produits européens. Et puis, qui peut sérieusement croire que les 27 pays européens vont se mettre d’accord sur un taux de taxe carbone unique ? Ensuite, une telle taxe serait en pratique très difficile à mettre en œuvre. On nous dit que son assiette serait le contenu carbone des produits importés. Très bien, mais qui peut nous dire le contenu carbone d’une chemise bangladeshie ou celui d’une batterie chinoise ? (...) Troisièmement, le discours protectionniste oublie que moins d’importations, c’est aussi moins d’exportations. Carbone ou pas, une taxe à l’importation est une taxe et elle entraînera inévitablement des mesures de rétorsion. Une telle taxe enfin aurait un impact quantitativement négligeable sur le stock de CO2 et sur le climat. Rappelons qu'une baisse d’une gigatonne des émissions de CO2 de l'Europe, à l'horizon 2050, engendrerait une variation de température de 0,0005°. Tel serait le gain climatique d’une taxe carbone européenne de 60 euros/tonne de CO2 . Tout ça pour ça ! Autre chose est évidemment de considérer le soutien à la recherche, dans le domaine du stockage de CO2 par exemple. ● Johan Debière 1 Dans sa Théorie de l'avantage comparatif 2 The coal question 10 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Getty Open Source L’Artiste et le Manager Le management est un art. Quels que soient la taille, l’âge ou le secteur d’une entreprise, la diriger relève souvent de la haute voltige ou du numéro d’équilibriste. Quoi qu’on en dise, il n’existe pas de méthode « one size fits all » pour diriger des êtres humains, qui sont tout sauf rationnels (et c’est très bien comme ça). Le management ne s’enseigne pas plus que l’art. Certes, il existe des écoles, des formations et des livres, qui donnent des bases, des techniques, des références… mais le métier de manager s’apprend par la pratique, tout comme l’art. Juge-t-on un Warhol, un Van Gogh ou un Pollock sur leur bon respect des « règles » ? Sur base d’un « cahier de charges » ? De « Key Performance Indicators » ? Non. Pas plus qu’on ne pourrait le faire avec un Musk, un Jobs ou un Gates. Tout comme l’artiste, le manager suit ses propres règles, et n’est jugé au finish que sur ses résultats. Tant l’artiste que le manager ont des « stakeholders ». Pour l’artiste, c’est le public, et dans une certaine mesure la critique. Pour le manager, ce sont les actionnaires (qui agissent à travers un conseil d’administration, une direction, une hiérarchie), et les équipes en-dessous de lui. Dans les deux cas, la réussite dépendra de la capacité à satisfaire ces « stakeholders ». Ce sont les résultats qui comptent. Si son œuvre n’intéresse personne, l’artiste a échoué (ce qui n’enlève aucun mérite aux artistes de « niche » : personne n’a dit qu’un succès devait être planétaire). S’il ne parvient pas à satisfaire ses « stakeholders », le manager est lui aussi en situation d’échec. Ses objectifs peuvent être multiples : croissance, rentabilité, culture d’entreprise, bien-être des équipes, objectifs sociétaux… La société d’aujourd’hui offre des matrices managériales bien plus complexes que dans les générations passées. Dans notre vie, et certainement pendant notre adolescence, nous avons tous eu l’occasion de rencontrer des personnes qui se donnaient une attitude d’artiste, mais qui ne l’étaient en rien. De la même manière, mais plutôt à l’âge adulte, nous rencontrons fréquemment des managers qui misent énormément sur leur attitude, mais n’assument pas vraiment leur rôle. L’habit ne fait pas le moine, pas plus que l’attirail de bobo ne fait l’artiste, ni l’ego surdimensionné le manager. Giles Daoust, CEO de Daoust et Title Media Il est indéniable que l’art et le management sont des métiers d’ego, mais celui-ci peut se révéler un ennemi de taille, de par sa capacité à nous rendre aveugles, et à nous fermer aux commentaires constructifs des autres, qui pourraient pourtant nous aider à progresser. Tant l’artiste que le manager, et certainement lorsqu’ils rencontrent un certain succès, ont tendance à « manger leur propre marketing », à se croire tout permis, voire invincibles. Et c’est souvent là que les ennuis commencent. La capacité à se remettre en question est donc essentielle, de sorte à se réinventer en permanence, au fil de l’évolution de la situation. Car notre monde change de plus en plus vite, et sanctionne cruellement ceux qui se reposent sur leurs lauriers. Quelle que soit la discipline (peinture, littérature, musique, cinéma…), une œuvre d’art se distingue d’un produit d’usine par sa capacité à nous surprendre, à nous émouvoir, à nous faire réfléchir. Encore un fameux parallèle avec le management : un bon management doit pouvoir provoquer autour de lui ces mêmes réactions émotionnelles et intellectuelles. En anglais, le mot « move » s’applique bien dans les deux cas : nous devons être « moved » (émus) par l’œuvre de l’artiste ; nous devons être « moved » (propulsés) par l’action du manager. Et ceci, quelle que soit la méthode, aussi peu orthodoxe soit-elle, qui sera utilisée. ● Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 11 D.R.
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Idées Baromètre : la mobilité coince à nouveau Quelles sont les préoccupations, les priorités, les attentes des entrepreneurs bruxellois ? Pour le savoir, Beci sonde deux fois par an ses membres et sympathisants. La dernière édition de notre baromètre1 indique un retour des inquiétudes liées à la mobilité. Vincent Delannoy et Emmanuel Robert 1. Politique : Clerfayt et Gatz, devant Vervoort Comment les entrepreneurs perçoivent-ils l’efficacité des ministres bruxellois ? Au jeu des cotations, le Ministre-Président Rudi Vervoort (2,24/5) est dépassé par Bernard Clerfayt, en charge de l’Emploi et de la Formation professionnelle (2,83) et par Sven Gatz, aux Finances (2,61). En déficit de popularité : Pascal Smet (Urbanisme et Commerce extérieur ; 1,90) et Elke Van den Brandt (Mobilité et Travaux publics ; 1,73). Mais sans doute est-il encore trop tôt dans cette législature pour en tirer des enseignements. Cotez de 1 à 5 l'efficacité des Ministres de la Région bruxelloise Bernard Clerfayt Sven Gatz Rudi Vervoort Barbara Trachte Pascal Smet Emploi, Formation professionnelle… Finances, Budget… Ministre-Président Nawal Ben Hamou Logement, Égalité des chances Alain Maron Elke Van den Brandt Mobilité, Travaux publics… 2,83 2,61 2,24 Transition économique, recherche scientifique 2,17 2,02 Transition climatique, Environnement, Énergie… 2,01 Urbanisme, Commerce extérieur… 1,90 1,73 2. Les acteurs régionaux Hub.brussels reste premier du classement, avec toutefois un capital confiance érodé par rapport au baromètre de juillet (2,99 contre 3,36). Même constat pour la lanterne rouge, Bruxelles Mobilité, qui passe de 2,53 à 1,82. Peu de différences sensibles séparent le deuxième (VDAB à 2,88) du sixième (Actiris, à 2,77). Hub.brussels (Impulse/Brussels Invest Export/Atrium) VDAB Finance.brussels (SRIB) Innoviris Citydev (SDRB) Actiris Bruxelles Formation STIB Bruxelles Environnement Bruxelles Mobilité 2,99 2,88 2,82 2,80 2,79 2,77 2,69 2,56 2,51 1,82 1 Enquête en ligne réalisée entre le 5 et le 23.12.2019 auprès des membres et sympathisants de Beci. 179 réponses. 12 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Idées 3. Des entrepreneurs prêts à investir ou recruter… La tendance de notre précédent baromètre se confirme : les entrepreneurs semblent assez confiants pour investir ou recruter : ils sont plus de 60 % à dire « oui ». Mais, sans que l’on constate une embellie conjoncturelle, peut-être faut-il voir dans ce chiffre le reflet d’une difficulté à recruter ? Si les patrons veulent embaucher, c’est peut-être qu’ils ne trouvent pas de candidats ? Une hypothèse à mettre en relation avec les défis RH (voir point 8). 4. …mais pas forcément à Bruxelles Moins réjouissant : les entrepreneurs bruxellois sont désormais 41 % à envisager une délocalisation partielle ou totale, surtout vers la Flandre (19 %). Si expansion il y a, elle se ferait donc vers la région voisine, perçue comme une meilleure terre d’opportunités. Peut-être une réaction aux incertitudes de la politique menée par l’actuel gouvernement bruxellois (en matière de politique économique, de mobilité, de fiscalité…). Envisagez-vous dans les 12 mois qui viennent de recruter ou d'investir ? 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% Jul.17 > Déc. 19 20% 30% 40% 50% 60% 70% 10% 0% Jul.17 > Déc. 19 Oui, dans la RBC Oui, en Wallonie 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Quels sont les 3 thèmes qui doivent être traités en priorité par le gouvernement bruxellois ? Oui, en Flandre Oui, hors de la Belgique Non Envisageriez-vous de déplacer une partie de vos activités ? Oui Non Je ne sais pas 5. Les priorités des entrepreneurs : mobilité, pression fiscale et propreté Mobilité Diminution de la fiscalité régionale et communale Propreté Simplification des procédures administratives Nov.16 > Déc.19 Sécurité Image de Bruxelles comme centre d'affaires Aide à l'investissement Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 13 Retour en force de la mobilité, qui revient dans 75 % des réponses contre 68 précédemment – peut-être en relation avec la question précédente. Durcissement du Cobrace et de la fiscalité sur les parkings d’entreprise, généralisation annoncée du 30 km/h, zone « basses émissions », polémiques sur la taxe kilométrique : autant de sujets qui peuvent interpeller les entrepreneurs. La diminution de la fiscalité régionale et communale reste à la deuxième place (32 %). La propreté ravit la troisième place à la simplification administrative, laquelle se maintient à 27 % des préoccupations.
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Idées 6. La mobilité, souci des entreprises Plus de 50 % des entrepreneurs admettent une « coresponsabilité » dans la mobilité domicile-travail. Mais concrètement ? Ils sont 84 % à se déclarer (« tout à fait », « probablement » ou « à certaines conditions ») ouverts à l’adaptation des horaires de travail. Plus de la moitié (51 %) seraient prêts à payer (5 à 8 €/trajet) pour un « train-bureau » si la SNCB proposait ce service. Des chiffres très proches de notre sondage précédent. Le covoiturage, quant à lui, reste dans le flou : il serait marginal (0 à 5 % des employés) dans une grande majorité d’entreprises (62 %), mais plus de 22 % des employeurs avouent ignorer dans quelle mesure leurs employés y ont recours. Tout à fait. Oui, à certaines conditions. Pour fluidifier le trafic êtes-vous prêt à adapter les horaires de travail de vos collaborateurs ? 7,26 % 8,38 % 9,50 % 22,60 % 34,64 % 38,42 % 25,42 % 40,22 % Si la SNCB met à disposition des voyageurs un espace de bureau roulant (5 à 8 euros par trajet), êtes-vous prêt à le payer à vos collaborateurs ? 13,56 % Probablement. Plutôt non. Non. Afin d'améliorer la mobilité dans et en dehors de Bruxelles, vous considérez la création d'une taxe kilométrique intelligente comme 10% 20% 30% 40% 50% Déc.17 > Déc.19 7. Des entreprises engagées dans la transition écologique L’environnement et la question climatique semblent de mieux en mieux intégrés dans les stratégies. Près d’un tiers des entreprises sondées (32 %) déclarent s’être adjoint un conseiller environnement (ou fonction équivalente). Une même proportion s’affirme engagée dans une action de réduction des gaz à effet de serre. 14 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Votre entreprise est-elle engagée dans une action de réduction des gaz à effet de serre ? OUI 32,4 % NON 67,6% Une idée intéressante Une idée inacceptable Je ne sais pas L’idée d’une taxe kilométrique reste très clivante : d’un sondage à l’autre, c’est le « pour » ou le « contre » qui l’emporte, mais dans des proportions qui restent très serrées. Pas de percée en vue. Idées 8. Les défis RH : multilinguisme, nouvelles technologies, rétention À quels défis les employeurs bruxellois sont-ils confrontés dans la gestion de leur personnel ? Le trio de tête est le même qu’en juillet et dans le même ordre : trouver des collaborateurs multilingues (23 % des sondés), des collaborateurs formés aux nouvelles technologies (17 %) – et retenir les talents (16 %). Suivent le package salarial (16 %) et la gestion de l’équilibre vie privée/travail (12 %). La gestion du changement, du « gap générationnel » ou de la diversité, à l’inverse, apparaissent dans moins de 5 % des réponses. Quels sont les trois défis majeurs de votre politique RH ? Trouver des collaborateurs multilingues Trouver des collaborateurs suffisamment formés aux nouvelles technologies Garder nos collaborateurs Proposer un package salarial suffisamment attractif Satisfaire les aspirations à la conciliation vie privée/professionnelle Gérer les déplacements des collaborateurs Trouver des candidats qui sont disposés à venir travailler à Bruxelles 5% 10% 15% 20% 25% Êtes-vous disposé à augmenter la part du télétravail dans votre organisation ? Peut-être Oui Non Réponse à certaines de ces préoccupations, le télétravail s’impose comme une pratique courante : 65 % de nos sondés affirment qu’il représente 5 à 15 % – et plus ! – des prestations de leur personnel. Près de la moitié des employeurs se disent d’ailleurs prêts à augmenter la part du télétravail. 4% 18% Oui, sur quels objectifs de diversité se focalise votre plan ? 52% ■ Genre ■ Âge ■ Origine ■ Handicap ■ Plusieurs ■ Autre 18% 6% 2% Plus d’un tiers des employeurs affirment disposer d’un « plan diversité » ou équivalent. Interrogés sur son contenu, ils disent privilégier une combinaison d’objectifs (52 %). La diversité de genre et d’origine (18 % pour chacune de ces deux propositions) s’inscrivent parmi les priorités spécifiques, au contraire de l’âge (2 %). Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 15
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Idées Aux PME bruxelloises d'investir le digital Google s'est lié fin 2015 à Beci pour connecter les entreprises bruxelloises au monde digital. La formation Digital Marketer est ouverte aux différents collaborateurs au sein des PME, mais aussi à des jeunes en recherche d'emploi qui sont mis en relation avec des employeurs. Olivier Willocx (Beci, à gauche) et Thierry Geerts (Google Benelux) T hierry Geerts, directeur de Google Benelux, espère voir Bruxelles devenir la capitale de Digitalis, nom qu'il a donné au pays des connectés présenté en 2018 dans son livre éponyme. Une telle ambition exhorte les entrepreneurs bruxellois à prendre les devants, en développant par exemple les livraisons de proximité pour les petits commerces ou en proposant des sorties cinéma en ligne après celles en salle. Dialogue croisé avec Olivier Willocx, CEO de Beci. Pourquoi avoir choisi en Belgique de tourner vos formations vers les entreprises ? Thierry Geerts : « On vit aujourd'hui à Digitalis, un nouveau pays de 4 milliards d'habitants connectés par internet. Ce concept rappelle à quel point notre monde a changé. On peut communiquer par mail avec des gens à Singapour, acheter des produits en Chine ou discuter avec ses amis d'enfance dans un Whatsapp. Côté business, on a 4 milliards de clients à un clic. Toutes les entreprises, même petites, sont au centre du monde et peuvent, de n'importe où, vendre n'importe quoi à n'importe qui. Mais, autant les Belges sont hyperconnectés, autant les entreprises belges ne le sont pas du tout. En Belgique, 70 % du commerce sur internet se fait à l'étranger. Même pour des BD belges, il faut les commander en France. Les entreprises belges dépensent toujours en moyenne 79 % de leur budget marketing en médias traditionnels et 21 % en digital. Aux PaysBas, c'est 65 % en digital et 35 % en traditionnel. Il y a 40 % de gain d'efficacité à faire en marketing : avec le marketing digital, vous avez non seulement l’audience traditionnelle, 16 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 mais vous savez précisément combien de gens ont vu votre publicité, pendant combien de temps, et vous disposez de données pour comprendre qui sont vos clients. 76 % des sociétés belges qui ont fait faillite en 2016 n'avaient pas de site web. Aujourd’hui, il ne suffit plus d'avoir un site, il faut aussi être présent sur le mobile et, dans deux ou trois ans, les sociétés qui n'utilisent pas l’intelligence artificielle risqueront davantage de faire faillite. » Comment appréhender cette réticence à se connecter ? Olivier Willocx : « Comparativement au marché français, le marché belge est très petit et fragmenté linguistiquement. Si se connecter est moins une évidence, il n’y a pas non plus de réticence. Il y a même un intérêt, mais vient très vite la question du ‘comment’. Beaucoup ont confié leur site web à un jeune qui passait par là et sont déçus des résultats. Il ne suffit pas d'être présent sur le net. Il faut savoir pourquoi, comment et aligner toute son organisation derrière. Ce débat est stratégique. Beaucoup confondent Facebook, Instagram & co avec la digitalisation, mais la présence sur les réseaux sociaux ne devrait représenter que 2,5 % de la stratégie. La maîtrise de la digitalisation doit être gardée au sein de l'entreprise, mais cela ne signifie pas qu'il ne faut plus faire appel à la consultance. Déléguer des choses ne veut pas dire s’en débarrasser. Cela doit être dans l'ADN de l'entreprise parce que, si le patron considère que ce n'est pas son problème, sa boîte est morte. Un gros opérateur belge s'est fait voler ses parts de marché par Zalando. Ce n'est pas non plus parce qu'une entreprise a une activité de proximité qu'elle peut se dire que le digital ne la concerne pas. Je me rappelle d'un magasin où les responsables se plaignaient de ne plus avoir de clients. Je regarde sur Google My Business – un outil gratuit qu'ils © Reporters Idées ne connaissaient pas – et ils avaient des avis assassins, contrairement à leurs trois concurrents directs situés à moins de 30 mètres ! » T.G. : « Il y a encore des entreprises qui pensent que ce n’est pas nécessaire, et puis il y a le ‘mal faire’. Ce n’est pas simple. C’est même relativement compliqué. En digital, la variance est plus grande. Le risque est surtout de ne pas être attentif. Si un concurrent ouvre une succursale en face, tout le monde est sur le pied de guerre. On fait de la promotion, on surveille les prix... Si c'est un webshop qui ouvre, rien ne se passe. J'étais au CA d'une grosse PME, où on me disait faire du digital et avoir un conseiller, mais 5 % du temps seulement a été consacré au digital et 50 % à l'inventaire ! Peter Hinssen, le gourou flamand du digital, dit qu'il faut penser au ‘day after tomorrow’. Au lieu de s'occuper d'aujourd'hui, ou pire, des misères du passé, il faut penser à ce qui va se passer demain, et pas seulement dans un budget. Aujourd'hui, on délègue le futur à l'un ou l'autre collaborateur, voire à un consultant. En digital, la consultance doit servir à augmenter le savoir des entreprises. Pour avoir la maîtrise de la chose, il faut en développer une certaine compréhension. » Est-ce que vos formations peuvent suffire à impulser ce changement de perspective ? T.G. : « On a fait 5 millions de formations en Europe et près de 90.000 en Belgique. On s'est par exemple focalisés sur les jeunes en Espagne, parce qu'ils souffrent d'un taux de chômage élevé, et sur es PME en Belgique, parce qu'elles ne captent pas le potenAutant les Belges sont hyperconnectés, autant les entreprises belges ne le sont pas du tout. Thierry Geerts tiel. On forme des chefs d'entreprise, des responsables marketing ou des directeurs informatiques, et on essaie de changer leur façon de regarder le monde digital. Mais cela devrait commencer dès l’école primaire. Si en Belgique il y a plein d'initiatives mises en œuvre par des enseignants, des ASBL ou des parents motivés, il n'y a rien dans les programmes. On apprend aux enfants à traverser la rue, mais on a construit l'autoroute de l'information à côté et on ne leur explique pas comment l'emprunter. » O.W. : « On vit une transforma tion de l'économie. Il faudrait former 600.000 personnes à Bruxelles en dix ans. Aujourd'hui, je consulte tous les différents acteurs, publics comme privés, pour voir comment faire. La grande difficulté : c'est la première transition qui n'est pas concrète, pas liée à une machine. Avec le digital, on s'est détachés de l'ordinateur. Il ne suffit pas d'être présent sur le net. Il faut savoir pourquoi, comment et aligner toute son organisation derrière. Ce débat est stratégique. Olivier Willocx La question est de savoir comment penser. Avoir du data ne sert à rien, c'est capter le trafic qui est intéressant. La possession n'est plus grand chose. On enseigne toujours aux étudiants les modèles théoriques de l'offre et de la demande. Il n'est pas dérangeant de passer une heure dessus car, pour comprendre les nouveaux modèles, il faut commencer par les plus simples. Aujourd'hui, il y a bien équilibre sur des marchés, mais à des secondes déterminées en fonction des adresses IP et de la politique de prix des concurrents. On a besoin de gens capables de comprendre ces modèles compliqués. Des universités s'adaptent, d'autres pas. » Si la Belgique est en retard, pourquoi croire que Bruxelles a les capacités pour devenir la capitale de Digitalis ? T.G. : « Faire des petits pas est plus compliqué que d'avoir une grande ambition. C'est ce que Kennedy a fait dans les années 60 en décidant d'aller sur la Lune. Si on dit en Belgique, comme l'a fait le précédent gouvernement, qu’on va gagner deux places dans le ranking digital des pays, on en perdra deux. En disant ‘On va faire l'Expo IA Bruxelles 2020’, on inspire tout le monde, pas seulement les politiciens qui auront des objectifs ambitieux, mais aussi les universités et les entreprises. L'ULB et la VUB sont au top au niveau mondial et on a beaucoup de laboratoires d'IA à Bruxelles. » O.W. : « Les Belges sont très modestes, mais on a énormément de contacts extérieurs. On n’a nulle part ailleurs dans le monde autant de compétences linguistiques et de gens aussi formés. » ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 17 © Reporters © Reporters
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Enterprise Europe Network Enregistrement des produits chimiques : êtes-vous concerné ? Les produits chimiques sont partout, depuis les procédés industriels jusque dans notre vie quotidienne. Pour contrôler ces substances, l’UE s’est dotée voici une douzaine d’années d’un règlement intégré : Reach. Un règlement qui reste mal connu, bien qu’il concerne un très grand nombre d’entreprises, du fabricant jusqu’au distributeur et à l’utilisateur. Quels sont votre rôle et vos obligations dans cette chaîne ? R each est l'acronyme de ‘Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals’ (enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des substances chimiques). Entré en vigueur en 2007, Reach offre un cadre légal intégré pour la commercialisation des produits chimiques dans tout l’Espace Economique Européen (UE, Norvège, Islande et Liechtenstein). Son objectif est à la fois de protéger la santé humaine et l’environnement, tout en maintenant la compétitivité et en renforçant l’esprit d’innovation des entreprises européennes. Le règlement s’applique en principe à toutes les substances chimiques : celles utilisées dans l’industrie, mais aussi celles que nous rencontrons au quotidien, par exemple dans les peintures, les produits de nettoyage, jusqu’aux substances transformées dans les vêtements, les plastiques ou encore les appareils électriques. Au total, 30.000 substances environ sont concernées. Reach a donc une incidence sur la plupart des entreprises, où qu’elles se trouvent dans la chaîne de valeur de ces produits. Avant toute commercialisation, il leur incombe d’identifier et de gérer les risques liés aux produits chimiques qu’elles fabriquent, utilisent ou distribuent. Concrètement, elles doivent déterminer les conditions dans lesquelles ces produits peuvent être utilisés en toute sécurité – et communiquer les mesures de gestion des risques aux utilisateurs. À défaut, l’autorité peut restreindre, voire interdire l’utilisation des produits. À plus long terme, l’objectif est de trouver des alternatives aux substances les plus dangereuses. Les obligations des entreprises varient selon leur position dans la chaîne : • Le fabricant, qu’il produise des substances chimiques à son propre usage ou à l’usage de tiers (y compris pour l’export), a l’obligation d’enregistrer toute substance relevant du champ d’application de Reach, fabriquée dans une quantité de plus d’une tonne par an. Cet enregistrement se fait auprès de l’Echa (l'Agence européenne des produits chimiques), qui évalue la conformité du produit, les risques liés, et qui estime dans quelle mesure ces risques peuvent être maîtrisés. Ensuite, les États membres de l’UE peuvent à leur tour évaluer certaines substances en termes de santé humaine ou d’environnement. • L’importateur est celui qui importe une substance (telle quelle, dans un mélange ou contenue dans un article) d’un pays extérieur à l’EEE. Lui aussi doit faire enregistrer les substances importées en quantités supérieures à une tonne par an. • Le distributeur est celui qui achète une substance (telle quelle, en mélange ou dans un article) dans un pays de l’EEE et qui n’effectue que des opérations de stockage et de mise sur le marché. Il ne doit pas faire enregistrer la substance (le fabricant ou l’importateur l’a déjà fait), mais a l’obligation de fournir les informations utiles aux autres acteurs de la chaîne, en amont comme en aval. • L’utilisateur en aval, acheteur d’une substance, peut lui aussi être concerné par certaines obligations d’information. Pour en savoir plus : Le navigateur de l’Echa vous aide à déterminer les substances concernées, ainsi que votre rôle et vos obligations au titre de Reach, ou toute exemption qui pourrait s'appliquer à votre entreprise. Voir www.echa.europa.eu. Il existe également un helpdesk au Ministère de l’Economie. ● Emmanuel Robert 18 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Getty Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Pour une ville partagée Urbanisme & Immo P as un jour ou une semaine sans que revienne le sujet, passionnant il est vrai, de la ville d’aujourd’hui et de demain. Creuset de toutes les expériences, lieu clos et ouvert à la fois, la ville, sans cesse en devenir, est le nouvel enjeu de toutes les problématiques. Son développement est intimement lié aux visions de ceux qui la gouvernent et soumis dès lors aux effets pendulaires des changements politiques, ce qui, hélas, n’est pas souvent le gage d’une évolution harmonieuse et suffisamment longue pour permettre des réalisations à large spectre. En même temps, la planification sur le long terme est démunie face à l’accélération de l’évolution des pratiques urbaines. Aujourd’hui, on ne peut envisager son avenir sans s'interroger sur le maintien de la biodiversité et le partage des communs – les espaces publics mais aussi simplement l’air, la lumière, le bruit et son corollaire le silence, le patrimoine –, biens appartenant à tous. Le futur de la ville ne pourra faire l’économie des réponses appropriées à la crise que nous traversons en termes de mobilité, de biodiversité, mais aussi d’habitabilité et d’accès au logement pour tous. Sophie Le Clercq préside depuis plus de 20 ans la société de construction CIT Blaton, fondée par son grand-père Émile Blaton. Parallèlement, elle se partage entre la direction de sa propre société immobilière, JCX, et l’exploitation des Davids, un domaine en polyculture bio, dans le Luberon, qui accueille aussi des hôtes. Sophie Le Clercq est la rédactrice en chef invitée de notre magazine Bruxelles Métropole pour un dossier « Urbanisme » qu’elle a souhaité placer sous le signe des relations ville-nature. Elle est également l’invitée d’un épisode de notre podcast Métropole, à écouter sur www.beci.be/podcast. 20 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Poser ces questions, c’est aussi se heurter à toutes les bienveillantes contradictions qui font la ville d’aujourd’hui, et plus largement à la problématique générale du bien agir dans ce contexte d’urgence climatique. Chercher une solution, c’est tirer sur un fil d’une pelote tellement emmêlée qu’il est difficile d’encore oser affirmer l’avoir trouvé. Les messages sont si contradictoires qu’il est difficile de ne pas céder à Urbanisme & Immo un sentiment d’impuissance : il faut créer des logements pour tous mais ne pas densifier, il faut diminuer la vitesse des voitures mais permettre aux transports publics de conserver leur vitesse commerciale, construire des pistes cyclables mais sans prendre sur l’espace des voitures, renforcer le passif dans les logements mais ne plus démolir, isoler mais sans intervenir sur les façades à rue existantes, anticiper le réchauffement en plantant des arbres mais ne planter que des espèces indigènes, qui ne seront pas forcément adaptées à ce même réchauffement, végétaliser et débitumiser mais sans prendre à nouveau sur les espaces des voitures… de chaleur urbain. L’air y est devenu parfois irrespirable, et que dire de la qualité du silence… Restauration écologique Dans son excellent essai « Le nouvel urbanisme parisien », Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris, présente sa vision de la restauration écologique appliquée à l’urbanisme. La restauration écologique est une On ne peut envisager l’avenir de la ville sans s'interroger sur le maintien de la biodiversité et le partage des communs – les espaces publics mais aussi simplement l’air, la lumière, le bruit et son corollaire le silence, le patrimoine –, biens appartenant à tous. La ville n’a pas été épargnée par l’usage outrancier que nous avons faits de nos ressources. Son sol est engorgé de tunnels, égouts, canalisations, tuyaux en tous genres. On a tant enfoui dans le désordre qu’aujourd’hui cet enchevêtrement souterrain a supprimé les poches de pleine terre, rendant difficile cet autre besoin impératif : la verdurisation des villes. L’eau n’y pénètre plus tant sa surface est devenue imperméable, affectant ainsi la biodiversité, favorisant le risque d’inondation et contribuant à l’îlot action intentionnelle, au-delà de la seule et simple protection, élaborée pour les espaces naturels endommagés en rééquilibrant l’écosystéme par l’augmentation des surfaces des habitats menacés et la création de réseaux entre ces fragments. Cette restauration écologique en milieu urbain redonne une place à la biodiversité, donne moins de place aux voitures et plus aux piétons et aux cyclistes, privilégie l’adaptation du bâti à sa démolition-reconstruction, encourage la pleine terre et la désimperméabilisation et pose la question de la densité, entre autres. Raviver la nature en ville, tel est le titre du premier article de notre dossier urbanisme, qui aborde quelques pistes de cette restauration écologique à Bruxelles. Tout en démontrant l’importance des arbres et des animaux en ville, et l’impérieuse nécessité du combat pour la pleine terre qui questionne la densité et l’imperméabilisation, en passant par une légitime interrogation sur la place de la voiture et le partage harmonieux et sécurisant des espaces dédiés à la mobilité – à l’opposé de la priorisation des voitures, des vélos ou des piétons, qui oppose les uns aux autres –, des architectes du paysage, urbanistes, géographe ou sociologue, y témoignent de ce que la nature doit devenir le socle des villes, pensées comme un milieu naturel, mêlant le végétal et l’animal. De la biodiversité re(in)staurée par des cercles vertueux – auxquels chaque citoyen peut participer et dont il peut bénéficier – pourraient renaître des villes de demain équilibrées, agréables à vivre et partagées, lieux de rencontres et de bienveillance, apaisées. ● Sophie Le Clercq ❙ 21
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Urbanisme & Immo Raviver la nature des villes Au lendemain de la COP 21, les Parisiens ont donné leur mairie à Anne Hidalgo pour entreprendre une révolution écologique. Une vague verte a également déferlé sur Bruxelles aux dernières élections communales et régionales. Habitués à fouler les boulevards haussmanniens comme à battre les pavés bruxellois, Bas Smets, l'architecte bâtisseur de paysages, et Nicolas Gilsoul, architecte, docteur en sciences et paysagiste, regardent d'un œil expert ces premières expérimentations naturalistes en milieu urbain. B as Smets espère que les grands projets verts en gestation aujourd'hui verront naître une autre façon de voir la ville, la recherche d'une médiation, d'un nouvel équilibre entre la nature et l'homme : « Les villes ont été construites derrière des murs d'enceinte pour nous protéger de la nature et l'idée de vivre dans le monde sauvage nous fait toujours très peur. On était 2,5 milliards sur Terre en 1950 et on s'approchera des 10 milliards en 2050. La population aura donc quadruplé en 100 ans. Quand auparavant on avait l'impression qu'il y avait des points d'urbanisation entourés par une étendue verte infinie, on voit aujourd'hui que l’urbanisation crée un réseau dans lequel il faut définir les poches vertes qu'on veut préserver. Il nous faut imaginer comment ramener la nature en ville. Le vert doit être vu non plus comme une décoration pour embellir la ville mais comme une nécessité pour la garder habitable. Il faut à la fois préserver la nature qui n'est pas touchée par l'urbanisation et incorporer la nature dans les milieux artificiels créés par l'homme. Là, il y a beaucoup à inventer. Le confort de nos sociétés technocratiques impose de compenser ce qu'on détruit. Le meilleur moyen de lutter contre les îlots de chaleur, capturer les particules fines et créer une baisse de température, c'est l'arbre. Il a été façonné par des millions d'années d'évolution. Mieux vaut en planter que de fabriquer des machines qui feront plus ou moins ce qu'ils font naturellement. » Nicolas Gilsoul le rejoint : « Le combat des villes, c'est d'abord le combat pour la pleine terre. Il faut installer les conditions nécessaires au vivant, rompre la couverture imperméable de la ville plutôt que de l'étendre. » Verdir n'est pas un vert durable L'idée des forêts urbaines bénéficie d’un grand capital sympathie. Nicolas Gilsoul préfère les mots justes à la démagogie qui fait palpiter les passions populaires : « Le plus important dans une forêt, c'est le sol. Il va nourrir les arbres, leur permettre de tisser des relations entre eux, absorber les pluies, prévenir les sécheresses. Il est fragile et supporte mal le piétinement. La forêt linéaire sur les talus du périphérique, accessible au public, a du mal à se développer. Interstice d’infrastructure, elle abrite aujourd’hui ceux dont la ville n’a pas voulu. Migrants et infortunés survivent entre une forêt de tuteurs. Les projets de forêts urbaines sur le parvis de l'hôtel de ville à Paris ou à Montparnasse sont de beaux jardins publics arborés, et nos citadins en manque de nature y trouveront à respirer. Une strate basse, une strate arbustive et une strate arborée bien pensées peuvent ensemble permettre à une flore et à une faune de se développer, mais elles n'auront jamais la richesse d'une forêt ». Si la propagation enthousiaste de l'agriculture urbaine horssol est mise en question pour la faiblesse des rendements 22 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Getty Urbanisme & Immo actuels qui ferait crier famine aux villes, la concurrence potentielle que représente son développement pour les terres agricoles, ou encore sa production high-tech, Nicolas Gilsoul peut déjà affirmer avec certitude que « les millions qui ont été investis dans les projets des Parisculteurs auraient un effet plus durable s'ils nourrissaient des projets de parcs urbains, bien plus capables encore de tisser du lien social et de renforcer la résilience de nos cités ». Si monter de la terre en grande quantité pour planter des arbres sur les toits serait très lourd pour les structures des bâtiments, Bas Smets préfère tout de même les toits verts aux façades vertes, car ils absorbent l'eau de pluie : « Verdir les façades, c'est de la jolie décoration qui revient cher et qui n'est pas durable. Il est aussi dommage de cacher l'architecture derrière du vert. Mieux vaut faire un beau paysage à côté ». L'ingéniosité de l'homme au service des plantes Cet ingénieur du vivant s'inspire de la logique de la nature et imite le caractère opportuniste des plantes pour inventer des paysages augmentés. Il cherche en premier lieu à désimperméabiliser les sols : « On a réalisé des parkings de gravier qui sont perméables et dont les fondations servent de réserve d'eau. Ils ne coûtent pas plus cher qu'un parking normal. Le problème de l'eau, c'est qu'on n'en a pas assez pour irriguer les arbres parce qu'elle s’écoule, et qu’on en a trop au point le plus bas, ce qui provoque des inondations. Il faut garder l'eau où elle tombe pour qu'elle uisse recharger la nappe phréatique et s'évaporer. » Autour de la gare Part-Dieu à Lyon, un millier d'arbres sont en train de coloniser une dalle de granit dont Bas Smets es joints sont poreux. Ils disposent sous la surface de grands réservoirs en mélange terre-pierres. « On a réalisé une cartographie du sous-sol pour définir des zones de plantation », détaille Bas Smets. « C'est un travail compliqué que de parler avec tous les différents services. Le sous-sol n'a encore jamais été organisé. C'est comme l'espace aérien. Quand il n'y avait que quelques avions, chacun volait où il voulait. Maintenant, chaque avion a un couloir de vol. À Paris-La Chapelle, en collaboration avec l’agence L’AUC, on a construit des chambres de 3 m³ sous la voirie pour les canalisations d'eau, d'électricité et de gaz. Tout le reste, c'est de la pleine terre dans laquelle on plante. Ça, c'est le futur. C'est cher, mais à Paris il y a cette volonté politique ». Le choix des essences doit aussi être mûrement réfléchi. Boulevard Saint-Lazare à Bruxelles – un projet qu'il a À Londres, Bas Smets a planté 500 arbres dans la cour d'un hôtel. remporté en 2012 – des arbres issus de latitudes plus basses peupleront une vallée verte parée à affronter le réchauffement climatique. Elle sera montée sur des pavés dont les interstices laisseront passer l'eau et reposera sur un squelette terre-pierres drainant. « Des plantes indigènes ne s'adaptent pas forcément au climat modifié par les bâtiments et les routes dans les villes », continue Bas Smets. « À Tour & Taxis, on a planté des arbres pionniers parce que la terre était trop lourde pour des arbres de pépinière. Il faut réfléchir comme les végétaux, se demander ce qui est le plus opportuniste. J'ai planté 500 arbres grimpants dans la cour d'un hôtel londonien. Ils n'étaient pas originaires de la région et n'auraient pas survécu dans la rue, mais ils étaient adaptés au climat protégé de la cour. Pour la Défense à Paris, on a cherché dans la nature des arbres qui poussent dans 40 à 50 cm de terre, et on a travaillé les mottes de sorte qu'elles soient plates. On suivra la croissance des racines et leur alimentation en eau avec un système de sondes. On arrive à produire ces paysages augmentés car on a une meilleure connaissance de leurs besoins et on arrive à mieux contrôler leurs milieux. » L´éveil de Bruxelles L'absence de consensus entre les Régions pour fermer le ring au sud de Bruxelles a participé à préserver des terres, ainsi que le bois de Hal et la forêt de Soignes. Avec ses 4.400 ha, cette dernière offre à elle seule un espace boisé 2,5 fois supérieur aux bois de Boulogne et de Vincennes réunis. L'autre force de Bruxelles réside dans ses intérieurs d'îlots. Sa faiblesse provient de ses espaces publics. Bas Smets remarque qu'il n'y a pas de subventions pour « débitumiser » Bruxelles, contrairement à ce qui se fait en Flandre, et qu'« il n'y a pas d'arbres, si ce n'est dans quelques grandes avenues. C'est pareil dans beaucoup Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 23 D.R. D.R.
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Urbanisme & Immo de villes flamandes et wallonnes. À Paris, des platanes de 25-30 m de haut bordent tous les grands boulevards. Leur plantation a été réalisée dans des coupes techniques de 8 m³ conçues en même temps que les canalisations et le métro ». À Bruxelles, des racines bombent les revêtements de voirie et des arbres tombent en nombre sous les grands vents. « Comme dans d'autres villes, on mettait à peine les arbres en terre. Ils sont vulnérables au vent car ils n’ont pas pu se développer, la terre étant trop compacte en dessous ». Aujourd'hui, 30 m³ de terre sont prévus pour chaque arbre planté. Le plan Canopée de la Ville de Bruxelles répond au manque identifié. Comme pour l'opération Canopée à Montréal, il prévoit en premier lieu de protéger le patrimoine arboré existant. Nicolas Gilsoul estime que cette attention va dans le bon sens et doit être plus largement poursuivie : « La première chose à faire est de cartographier les arbres remarquables, dont la valeur écologique acquise ec l'âge ne peut être remplacée par de jeunes pousses, et de développer des mécanismes de protection efficaces. » Pour le second volet, des études identifieront les endroits où des arbres peuvent être plantés. La prise de conscience se fait, mais il faut Nicolas Gilsoul encore intégrer la connaissance du vivant et ses métamorphoses face au changement climatique », continue Nicolas Gilsoul. « La rue et le jardin public sont le creuset de la démocratie. Ils doivent porter haut nos espoirs et ambitions pour demain. Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, me disait que la nature était appréhendée de manière transversale. Mais en disant qu'elle doit être partout, elle risque d’être nulle part, ou posée comme du persil sur un plat trop riche. Une pointe de vert pour la déco, pas une mosaïque d’écosystèmes vivants. La nature doit devenir le socle des villes. Quand on présente un projet d'aménagement urbain, une des premières questions des élus comme des journalistes est de savoir combien il y a d'arbres. Il ne faut pas s'arrêter à l'aspect quantitatif mais s'assurer du bon équilibre d’un système de milieux écologiques vivants. La nature en ville ne doit pas uniquement être une couleur. Avec une bonne connaissance du vivant, pensé comme un ensemble animal et végétal, on peut aider la ville à vivre mieux ». Au rang des mauvais exemples figure notamment la place Fernand Cocq à Ixelles. La précédente majorité a jeté le square pour faire place à une surface piétonne minéralisée ornée de nouvelles plantations et d'un arbre 24 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Un aspect du Jardin des Senteurs, à Versailles, dessiné par Nicolas Gilsoul. métallique qui trône dans l'allée centrale. Nicolas Gilsoul liste entre autres mauvais choix, sur le piétonnier du centre, la multiplication de carrés engazonnés qui nécessitent un arrosage conséquent, la prévalence donnée aux érables du Japon qui trahit l'optique décorative vu leur sensibilité, et l'économie d'une réflexion qui a mené à préférer aux grands arbres des petits multibranches exposés aux traversées des passants. Pour Nicolas Gilsoul, « les pouvoirs publics restent timides et manquent encore d'ambition. Penser la cité comme un milieu naturel hybride, riche, complexe mais vivant, construit avec le génie végétal et animal, est à mes yeux essentiel. Il y a urgence ». Pour expérimenter ces ambitions nouvelles, Bruxelles est en mal de pionniers qui s'évertueront à comprendre la logique de la nature et à l'imbriquer dans celle des villes. Le secrétaire d’État bruxellois à l’Urbanisme, Pascal Smet, revient avec cette vielle idée d'oser des gestes architecturaux forts. S'il faut de l'audace, des actes verts peuvent se montrer forts. Paris réfléchit à verdir son périphérique, malgré son trafic routier et la fracture qu'il a généré entre les villes qui se tournent depuis longtemps le dos. Bruxelles pourrait plus naturellement y parvenir sur sa petite ceinture entre les portes Louise et Namur, les artères commerçantes se tendant les bras. Beci soutient un projet de jardins d’hiver étagés sous cloches, au pied desquels des arbres se mêlent aux mobilités, et Nicolas Gilsoul proposait dès 2003 d’enterrer les voitures pour faire pousser un parc linéaire. ● Ophélie Delarouzée D.R. © Adrien Fouéré Urbanisme & Immo Manifeste de la faune citadine Après avoir exploré les stratégies de résilience des grandes métropoles du monde dans son livre Désir de villes, Nicolas Gilsoul a retranscrit ses rencontres avec leur nouvelle vie animale. Son second tome, Bêtes de villes, raconte l'histoire de ce bestiaire fabuleux qui devient citadin pour sa survie et pour celle des hommes. Observer le comportement animal permet aussi, selon lui, de partager leurs territoires. « Les oies ont transformé les berges des étangs d'Ixelles en plages de boue. En les repensant comme un milieu naturel et en y disséminant des hautes herbes, les promeneurs seraient amenés à mieux vivre la proximité de l'eau et de la vie animale. » L es bien-pensants s'entêtent à clamer que les animaux doivent vivre dans le monde sauvage, bien que les espaces se raréfient et se tarissent. Oscillant entre détachement et emprise, les hommes sont enjoints à s'aventurer dans la voie de la cohabitation avec des bêtes en tous genres qui pénètrent par les porosités de leurs réseaux urbains. « Comme pour nos forêts urbaines, il faut accompagner l'installation de la faune et lui permettre de se déployer dans nos villes », plaide Nicolas Gilsoul. « Il faut créer des corridors écologiques connectés pour que des animaux puissent venir chercher en ville ce qu'ils ne trouvent plus à l'extérieur, mais aussi facilement en ressortir. » Si Bruxelles laisse la plupart de ses espaces verts ouverts et accessibles aux chiens, contrairement à Paris qui est bridée par sa densité, elle dispose aussi de grands espaces boisés et d'une promenade verte qui les connecte entre eux en périphérie, ainsi que de parcs et de nombreux jardins privés en intérieur. « En apprenant à connaître les habitudes des animaux qui nous visitent, on peut changer le dessin de nos jardins et espaces publics pour canaliser et sécuriser leurs déplacements », argue-t-il. « Ça se joue au niveau politique, mais chacun peut agir localement. On peut retirer les grillages des haies pour voir passer les hérissons. S'il y a des jardins communicants, surtout au sud de Bruxelles, la plupart sont cloisonnés par de grands murs. On peut ouvrir des passages, mais aussi jouer sur le choix des végétaux et leur densité. Un simple jardin d'herbes peut ainsi devenir le paradis de certains passereaux, mais repousser les mouettes et goélands qui se sont installés au nord du canal. » Si les renards sont plus largement conviés en ville, il préconise d'apprendre aux habitants à préserver leur instinct sauvage, comme cela s'est fait pour les coyotes qui chassent les rats et souris dans Detroit. Intervenir avec mesure L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature référence plus de 30.000 espèces animales et végétales menacées. Pour agir, les gestes posés doivent tenir compte des équilibres entre populations. Les abeilles domestiques massivement introduites en ville concurrencent les abeilles sauvages qui sont solitaires. L'erreur n'est pas neuve, comme le rappelle Nicolas Gilsoul : dans les années 90, on disait que la coccinelle était l'amie du jardinier. On en a fait venir de plus voraces d'Asie, qui sont devenues invasives et ont mangé nos pucerons mais aussi nos coccinelles. Bêtes de villes, par Nicolas Gilsoul, aux éditions Fayard. Il ajoute que pour réguler des populations nuisibles, il faut accueillir leurs prédateurs : « Une pétition s'est opposée à l'introduction de faucons dans le 10e arrondissement de Paris. Difficile pour certains de voir des pigeons tués en vol, davantage semble-t-il que les réseaux électrifiés qui leur tranchent les membres en toute discrétion sur les façades des bâtiments publics. Il faut changer de regard et se méfier de notre tendance à catégoriser les bêtes en ‘bonnes’ et ‘mauvaises’ ». Un cheval soignant dans les hôpitaux français, des moutons qui tondent les pelouses de Turin, des vautours qui cartographient les décharges sauvages à Lima... Les exemples de son livre démontrent que des espèces inattendues peuvent se révéler des alliés extrêmement efficaces. ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 25
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Une chasse ouverte aux automobilistes ? La Place De Brouckère avant piétonnisation : une image d’un autre temps, déjà. Impossible d'aborder l'espace public sans se heurter à la mobilité. Les voitures déroulent du bitume au sol, génèrent un nuage de pollution et tuent des piétons avec leurs gabarits et vitesses inadaptés à la ville. L'équation appelle à se mettre en marche contre toutes les voitures, mais c'est le « tout à la voiture » qui va être renversé. B ruxelles a construit ses autoroutes urbaines pour l'Expo 58 afin de se montrer à la pointe du progrès, caractérisé alors par la démocratisation de la voiture. Son piétonnier du centre, le plus grand d'Europe, figure aujourd'hui sa marche arrière à l'œuvre. Dans un sens comme dans l'autre, il semble risqué de virer à toute allure sans lever la tête pour regarder la direction qui se profile. Les générations dorées de la naissance du consumérisme voyaient dans la voiture l'affranchissement des distances et le confort d'une mobilité familiale comme individuelle, sans se soucier des dégâts environnementaux. L'électromobilité multiplie les innovations légères sur les courtes distances. Elle assiste l'énergie musculaire et promet de s'affranchir des hydrocarbures et de leur pollution d'usage, mais pas encore des routes qui additionnent des engins individuels de tous types, ni des voitures lourdes sur les longues distances. L'aveuglement serait de ne pas rechercher des procédés de recyclage efficaces pour pallier les dévastations de l'extraction des métaux nécessaires à la diffusion de la technologie. De plus, comme tout roulera à l'électrique, c'est le mix des énergies primaires qu’il importe de considérer et de rendre plus propre. Deux défis d'envergure. 26 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Piétonniers : Un pas de trop ? Les Français ont endossé leurs gilets jaunes contre les taxes sur le carburant. Pas d'alternative pour beaucoup que de payer, les voitures électriques étant encore chères. En province, les salaires décroissent, les distances s'allongent et les transports en commun se font plus rares. « En France, on a tendance à tout miser sur les métropoles, alors qu'il y a énormément de petites et moyennes villes », commente Nicolas Gilsoul. « On les a amenées à parier sur les piétonniers pour offrir des cœurs de cité agréables, mais ils sont plus vides que des paysages de western et les grands espaces commerciaux de la périphérie ont encore gagné en attractivité. C'est que rejoindre une petite ville de Creuse sans voiture est très compliqué. La Belgique, c'est presque une ville continue. » La dépendance à la voiture n'étant pas si forte, en Belgique, le mouvement des gilets jaunes s'est dispersé dans des luttes socio-économiques plus larges. Cependant, la taxation kilométrique à Bruxelles a quand même été repoussée par la Wallonie et la Flandre. Paris et Bruxelles ont ceci de commun de vivre dans la pollution alors que leurs réseaux de transports en commun sont des plus développés et que nombre de leurs citadins n’ont pas le permis de conduire. Mais, comme elles restent liées au trafic automobile, en premier lieu pour les travailleurs venus de leurs périphéries, réduire trop drastiquement les voies de circulation risque d'augmenter la congestion et de faire stagner la pollution véhiculée. « Prioriser les voitures, vélos ou piétons ne marche pas, car le principe de la ville est de mélanger toutes les mobilités », avance Nicolas Gilsoul. « C'est d'autant plus vrai pour un piétonnier aussi grand que celui de Bruxelles, où traverser 50 ha à pied constitue une épreuve sportive pour certains. Les espaces partagés fonctionnent mieux. » © belgaimage Urbanisme & Immo Heureusement, les multiples (semi-)piétonniers de Bruxelles n'ont réellement de piétonnier que le nom. Les espaces sont envahis par des vélos et trottinettes, et des voies ont été préservées pour les transports en commun, les livraisons, et même les voitures. « D'une manière ou d'une autre, des minibus et autres mobilités durables vont se déployer sur le piétonnier du centre », pressent le sociologue, architecte et urbaniste Pierre Vanderstraeten, co-concepteur de l'espace partagé sur la place communale de Molenbeek. « Si on peut imaginer que l'ensemble du centre-ville se transforme au fil des ans en un grand espace partagé, il y aura toujours des zones d’exception. Il faudra veiller à privilégier le trafic de destination sur celui de transit. » Il ajoute que « dans les espaces partagés, chaque usager est remis en situation de vigilance, ce qui est le meilleur gage de sécurité. Aujourd'hui, on regarde de près la dimension comportementale au-delà des aspects techniques. » Un froncement de sourcils pour tout sourire et un ordre d'arrêt en signe de la main miment l'attitude des piétons bruxellois qui se pensent dans leur bon droit en traversant, même quand ils ne respectent pas les dispositions de prudence du code de la route. Si, aux petits Français, on a répété de bien regarder avant de traverser, aux petits Belges, on a surtout dû apprendre à traverser sur les passages piétons. L'institut belge de sécurité routière Vias le confirme : les piétons français sont parmi les plus indisciplinés d'Europe pour la traversée au rouge, mais plus du tiers des automobilistes belges sont surtout irrités par les piétons qui se lancent sur un passage sans prêter attention aux véhicules en approche. En Belgique, 60 % des accidents impliquant un piéton en ville surviennent sur ou à proximité d'un passage. La généralisation du 30 km/h à Bruxelles est conforme aux recommandations de Vias, mais le temps de réaction et la distance de freinage s'étalant sur 13 à 15 mètres, il conseille également de sensibiliser les piétons à prendre le temps de se faire voir. En panne d'alternatives à la voiture La multiplication des « petites » mobilités en ville, en ce inclus les petites voitures, accroît la sécurité des usagers faibles. Considérant que les « routières » sont plus dangereuses, resteront largement dépendantes des carburants polluants dans les prochaines années et génèrent des particules fines pour freiner leur masse, Nicolas Gilsoul apprécie les mesures prises à Paris et Bruxelles pour rééquilibrer le trafic : « Limiter les véhicules polluants est bénéfique aux grandes villes, surtout qu'il y a des alternatives pour ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter les voitures autorisées à rouler. Déployer le réseau cyclable permet aussi de bouger de nombreux citadins qui ont l'âge et la santé pour pédaler. » En outre, la Région bruxelloise supprimera 65.000 places en surface d'ici 2030 pour rediriger les voitures vers les parkings du sous-sol, mais aussi vers ceux des bureaux et magasins. Pour Pierre Vanderstraeten, la manœuvre en vaut la peine : « Il faut tendre vers de meilleurs partages. En ville, les jeunes rompent avec cette volonté d’être propriétaire d’une voiture. » Cependant, Nicolas Gilsoul remarque qu'« à Séoul, quand une portion d'autoroute urbaine a été retirée pour retrouver la rivière du dessous, le trafic a pu être fluidifié en pensant global. Toutes les forces vives de la ville ont réfléchi à développer des alternatives à grande échelle. À Paris, les réseaux de transport en commun comme les autoroutes rayonnent à partir du cœur de ville. Pour y remédier, 68 gares du Grand Paris sont en train de voir À Séoul, la rivière Cheonggyecheon remise à l’air libre est devenue une promenade très appréciée. le jour. La difficulté dans les villes, c'est que les transports appartiennent à une autorité administrative, l'espace public à une autre... » C'est le grand problème à Bruxelles, qui n'a pas de nouvelles alternatives à offrir à ses travailleurs des communes et régions périphériques. « Le plan régional de développement durable (PRDD) ambitionne une ville polycentrique, où la densité et les activités sont structurées autour des transports en commun », souligne Pierre Vanderstraeten. « Avec la dispersion de l'habitat en Brabant, peu de gens vivent près des arrêts. Il faut donc y développer des projets d'agglomération, de densité et de mixité raisonnables. » Penser la mobilité de 2050, c'est considérer que les voitures électriques ne diminueront à l'approche des villes que proportionnellement au développement des transports en commun et plus petites mobilités. ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 27 © Getty
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Urbanisme & Immo Bruxelles, élève modèle de l’occupation temporaire ? Si, comparativement à Berlin, Bruxelles était à la traîne, aujourd’hui, l’urbanisme transitoire s’y installe pour durer. Mieux encore, la capitale fait figure de pionnière par la taille et l’envergure de ses projets. Coup de projecteur sur une nouvelle forme de vie urbaine, bien loin d’un urbanisme technocratique et systématisé N ombreux sont les urbanistes et architectes qui s’attachent à définir la ville comme un lieu capable d’accueillir les changements et favoriser les possibles. L’urbanisme transitoire ou occupation temporaire répond à ces différents paramètres. D’ailleurs, le concept est simple comme bonjour : mettre des espaces publics ou privés, en attente d’une destruction ou d’une rénovation, à la disposition d’associations, de jeunes entrepreneurs ou d’artistes pour quelques mois ou quelques années. D’un côté, l’occupation permet de réduire les coûts de gestion du site (frais de maintenance ou de gardiennage) tout en palliant les risques des espaces vides (incendies, délabrement, occupation illégale). De l’autre, elle permet de renforcer l’attractivité du quartier en favorisant l’implication des citoyens dans la construction de leur ville. Une aubaine ? Pour Benjamin Cadranel, administrateur général de citydev, l’occupation temporaire est une aubaine face à la frustration que peut occasionner un temps immobilier et urbanistique long : « C’est toujours un peu frustrant d’avoir le sentiment que rien ne bouge. Or, notre société demande des changements concrets ». Si on la compare à d’autres villes européennes, Bruxelles n’est pas une ville très chère sur le plan immobilier. Pourtant, elle reste trop chère pour de nombreuses activités entrepreneuriales et artistiques, qui ne peuvent pas y trouver leur place. Cela, citydev l’a bien compris : « Les occupations temporaires sont excitantes, car elles permettent des choses que le marché ne peut pas proposer ». L’opérateur public gère actuellement 88 occupations temporaires sur le sol bruxellois. L’exemple le plus marquant reste 28 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 Un exemple spectaculaire : le « Velodroom » installé par le collectif Dallas dans les anciennes casernes Fritz Toussaint, à Ixelles. le Studio CityGate à Anderlecht, où près de 40 occupants se partagent 22.000 m² au quotidien. Devenu une mini-ville créative, l’espace accueille 14 studios d’artistes, un skatepark intérieur et extérieur, une salle d’escalade, quatre ateliers de menuiserie et de forge, un chocolatier, un bijoutier, des salles de répétition, une salle de concert, un jardin et des espaces de bureau. Un aménagement urbain jusqu’ici réussi, qui redonne des couleurs au quartier situé à une dizaine de minutes à pied de la gare du Midi. Laboratoires urbains Pour l’architecte et urbaniste française Anne Durand, les espaces transitoires sont des chantiers laboratoires où tester des idées, expérimenter des pratiques permettant d’innover en temps réel. Prenant le pouls des communautés locales, ils permettent de préfigurer, voire même d’influencer, par une approche d’essais-erreurs, le projet urbain pérenne qui succédera à l’expérience éphémère. À Bruxelles, le projet d’oc© Elke-Bruno Urbanisme & Immo cupation temporaire See U est un bel exemple puisqu’il représente actuellement la plus grande occupation temporaire du pays. Plus de 80 projets dédiés à l’innovation, à la culture et au durable investissent les 25 000 m² de l’ancienne Caserne Fritz Toussaint pour une période de deux ans. 80 initiatives belges variées et plus de 300 acteurs, surnommés les ‘See Users’, donnent vie à ce nouveau quartier participatif au cœur d’Ixelles. À tout cela s’ajoute un cinéma vintage, un « café-poussette », une salle de concert, une halle d’exposition, un vélodrome… Les projets qui animent le site doivent impérativement s’inscrire dans une logique de découverte, sous l’angle d’un avenir social et durable. Créer la ville de demain À la tête de cette occupation temporaire, une gouvernance qui se fait via la société Creatis, laquelle gère l’espace avec un comité de pilotage. Jonathan Ectors est l’un des quatre responsables du site : « Il n’y a pas de modèle référentiel pour l’occupation temporaire ; il y a plusieurs cas différents. Nous gérons le site et on nous rémunère par un montant fixe annuel. On ne perçoit pas les loyers des occupants. C’est important de Les occupations temporaires sont excitantes, car elles permettent des choses que le marché ne peut pas proposer. Benjamin Cadranel (citydev) le préciser, car il y a beaucoup de dynamiques d’occupation temporaire marquées par un fort intérêt de captation des loyers. Nos occupants ne payent pas de loyer ; ils payent une quotepart des charges qui correspond à 30 euros du m² par an. On est nettement en dessous des prix du marché. » Les occupants sont rassemblés par secteur sur le site : famille, culture, makers, playground, social…. Jonathan résume l’espace comme un tierslieu mixte et global, où l’on crée ensemble la ville de demain. Le plus difficile ? Parvenir à constituer une communauté avec un ancrage dans le quartier : « Cela ne doit pas être une bulle en autarcie. Créer une communauté, ça prend du temps, c’est une mécanique extrêmement complexe pour laquelle il n’y a pas de recette magique, mais des bonnes pratiques ». Un véritable challenge pour l’équipe Creatis, qui démarre par l’encadrement : « L’autogestion c’est bien, mais ça ne fonctionne pas vraiment… C’est très important de dire aujourd’hui que des projets d’occupation temporaires qui se passent bien, ça demande beaucoup de travail et aussi beaucoup d’argent ». D’ailleurs, tous les revenus de location et d’événementiel sont automatiquement réinjectés dans le projet global. Pour les projets à finalité de lucre, la somme est doublée et versée au pot commun. À Anderlecht, près de 40 occupants se partagent les 22.000 m² du Studio CityGate, qui comporte aussi un jardin potager. Si tout semble rose au pays de l’occupation temporaire, on constate de plus en plus de dérives, comme des contournements de l’urbanisme classique faisant du temporaire quelque chose de définitif. Par exemple, en exploitant la précarité financière des acteurs (« Tu ne paies pas cher, donc tu n’as rien, et ne te plains pas parce qu’on peut te mettre dehors quand on veut »). En matière légale, on observe de plus en plus de réflexions sur le sujet, mais il n’existe pas encore de législation spécifique. Un héritage immatériel Jonathan Ectors a longtemps travaillé dans la création d’événements avant de se lancer dans l’occupation temporaire. Selon lui, elle est synonyme d’opportunité et de dynamisme urbain. En effet, elle se situe au carrefour de tellement de facteurs : rénovation urbaine, enjeux économiques et politiques. En quelque sorte, elle agit comme un véritable levier de dynamisation économique, sociale et culturelle. L’autogestion c’est bien, mais ça ne fonctionne pas vraiment… C’est très important de dire aujourd’hui que des projets d’occupation temporaires qui se passent bien, ça demande beaucoup de travail et aussi beaucoup d’argent Jonathan Ectors (Creatis) Un dernier mot à ajouter pour Creatis ? « Le truc des occupations temporaires c’est qu’on se demande toujours ce qui se passe après. Moi, je pense que la grande maladie c’est de toujours penser à ‘après’. On est continuellement prisonnier des briques. Vivons l’instant présent ! L’héritage, à quoi ça sert ? Nous croyons qu’il y a surtout un fort héritage immatériel ! ». ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 29 D.R.
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Urbanisme & Immo Des tours en perspective Des mesures comme l'individualisation des droits sociaux pour réunir les couples, ou comme la lutte contre la multiplication des Airbnb, peuvent quelque peu contribuer à recouvrer des logements dans le bâti actuel. Pour voir les choses en grand, la Région veut ériger des tours. « Les tours de Chicago ont été construites avec son collier de grands parcs pour offrir une vue sur cet espace à un grand nombre d'habitants et contenir les prix de l'immobilier », intervient Nicolas Gilsoul. « Densifier doit servir à libérer des espaces publics de qualité par ailleurs, non à empiler les gens dans des clapiers pour amener plus de monde à partager un espace minéral. Densifier au centre pour continuer à étaler en périphérie n'est pas non plus cohérent ». Pierre Vanderstraeten (UCL) se montre aussi prudent : « Les habitations doivent répondre à des normes de plus en plus strictes, ce qui implique des coûts particulièrement élevés pour les tours, qui s'ajoutent à leurs exigences techniques et acoustiques. Elles vont dès lors s'adresser à un public aisé alors que l'enjeu de Bruxelles est de proposer des logements suffisamment abordables à sa population ». Des élus de la Ville ont d'ailleurs parlé de difficultés à vendre les luxueux appartements de la tour Up-Site en bord de canal. Quant aux grands ensembles pour revenus modestes, comparables à ceux des banlieues parisiennes, Pierre Vanderstraeten remarque que « les sociétés de logement social qui ont à gérer des bâtiments élevés éprouvent de grosses difficultés, car l'entretien et la rénovation coûtent cher. Le trop grand anonymat de ces ensembles induit aussi un risque accru de déresponsabilisation des habitants visà-vis de tâches d’entretien collectif ». La Région propose de résoudre l'équation en édifiant des gratte-ciel mixtes dans le quartier européen. À leurs pieds, elle offre à partager une place Schuman minéralisée chapeautée d'une soucoupe grise pour s'abriter du soleil, en remplacement de l'îlot de fraîcheur qui n'était déjà qu'une oasis de végétation. Une vue plus haute sur Bruxelles Anne Hidalgo parle du Grand Paris car elle veut penser les grands enjeux de mobilité, de logement et de mixité sociale à l'échelle métropolitaine. Pierre Vanderstraeten adopte la même vision pour Bruxelles, même si formuler la gouvernance partagée qu'elle implique laisserait entendre des grincements de dents : « La métropole est prévue dans la réforme de l'État, mais elle dépend de la bonne volonté et de l'entente des gouvernements régionaux. Comme on devrait encore avoir de la croissance démographique et qu’immanquablement il y aura de nouveaux lotissements, l'accueil de cette population doit se planifier sur l'aire métropolitaine. Il faut réfléchir à une densité raisonnable et développer de l'emploi et des équipements pour éviter 32 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 À Chicago, les grands immeubles ont été construits autour d’une ceinture de parcs. de faire des cités dortoirs en dehors de Bruxelles ». En ce sens, si l'impôt pouvait lui aussi être revu au niveau de la métropole, la fuite des classes moyennes vers les périphéries ne serait pas tant le mal décrié. « Des familles à faibles revenus se dirigent aussi vers Vilvorde et Tubize », modère Yves Rouyet. « On a une distribution socio-spatiale inversée par rapport à Paris, avec des populations plus précarisées au centre de la ville, mais ce n'est pas plus mal car la proximité de services et d’emploi leur est profitable ». Quant à l'accueil des classes aisées qui pourraient vouloir protéger leur tranquillité, Pierre Vanderstraeten avance que « les mentalités changent. Les projets Bimby (Build in my backyard), importés de France pour densifier des lotissements existants à l’initiative des propriétaires permettent de limiter l’urbanisation de nouveaux territoires. Ces interventions doivent être localisées à proximité des services et transports en commun afin de consolider leur viabilité et de ne pas induire de nouvelles dépendances à la voiture ». Bruxelles se singularise par son communautarisme marqué. Pour Pierre Vanderstraten, « il naît d'abord de la volonté de retranchement des plus riches. Les autres communautés se regroupent ensuite de façon plus subie pour bénéficier des effets d'entraide et de solidarité. Il s’agit de penser la ville inclusive à partir du couple ‘communauté – société’ introduit par Ferdinand Tönnies au XIXe siècle. L'anonymat du centre-ville porte la société urbaine et son ouverture à la différence alors que les quartiers tissent du lien social. Pour trouver sa place dans la société, chaque habitant doit pouvoir vivre ces deux ambiances. Bruxelles a beaucoup de quartiers et manque de centres pour son brassage social ». Les problèmes de grignotage des terres, mobilité et mixité tournent en rond autour de la question du polycentrisme. ● Ophélie Delarouzée © Getty Urbanisme & Immo À l'aube d'une mutation des réseaux d'énergie Alain Maron L a Région bruxelloise a lancé dès 2007 l'appel à projets « Bâtiments exemplaires » ainsi que des primes pour la rénovation basse énergie et la construction passive favorisant les éco-matériaux. Le neuf est soumis depuis 2015 à l'obligation d'une consommation d'énergie quasi nulle, alors que la réglementation européenne ne l'imposera qu'en 2021. « La norme passive a permis à Bruxelles de devenir exemplaire et à ses entrepreneurs d'acquérir une maîtrise technique », estime Alain Maron (Ecolo), ministre bruxellois de l'Énergie. « L'enjeu reste aujourd'hui de faire progresser notre bâti de la fin du XIXe vers la basse énergie. Les autres centres urbains européens sont confrontés au même problème, mais Bruxelles a la particularité d'avoir une population précarisée en son centre et un taux élevé de locataires. La stratégie Rénovation adoptée à la fin de la législature précédente va accélérer le tempo en exigeant un certificat PEB pour 2025 et la réalisation des 5 interventions recommandées d'ici 2050 (une tous les 5 ans sous peine de sanctions qui seront établies en 2024). On travaille aussi à unifier les primes Rénovation et Énergie pour simplifier le système et il y a des freins urbanistiques à lever. Une rehausse pour isoler un toit est considéré comme une modification de gabarit qui, si prise au sens strict par les communes, nécessite l'octroi d'un permis. » De la déperdition de chaleur à l'énergie grise L'échevin Yves Rouyet s'intéresse au défi technique sousjacent : « L'isolation dénature le patrimoine par l'extérieur, mais n'est pas toujours évidente par l'intérieur. En tant que pouvoir public, on doit encourager la réflexion sur la rénovation du bâti en organisant des colloques et en poussant les maîtres d'œuvre à expérimenter des pistes innovantes. Les constructions frugales offrent une alternative au calfeutrage technologique des bâtiments qui mérite d'être plus étudiée ». La gestion énergétique des villes devient matière à une réflexion nouvelle. Les pertes d'énergie ne sont plus perçues du seul point de vue économique et l'optimisation de sa circulation promet des changements majeurs. Via ses lignes de conduite, il exhorte les architectes à faire d'Ixelles le laboratoire de l'isolation thermique, à favoriser les éco-matériaux en examinant leur bilan carbone, mettre en œuvre des chantiers durables, préférer la rénovation à la démolition et concevoir des bâtiments modulables. « On sort de la logique des bâtiments jetables », développe Alain Maron. « La reconversion des anciens bureaux a généré des complications, mais aujourd'hui les architectes prévoient une modularité des bâtiments pour les inscrire dans la durée. En cas de démolition, des efforts sont faits pour réutiliser les matériaux afin de minimiser l'impact écologique extérieur, fabriquer du béton et du ciment étant très énergivore. » L'économie linéaire tend à se circulariser et l'énergie à faire des boucles. La Belgique se classe dans les premiers rangs européens pour le recyclage des déchets et Bruxelles dispose d'un système de collecte extrêmement bien rodé, « mais la marge de progression est grande », poursuit le ministre. « On va progressivement rendre obligatoire le sac orange en vue d'ouvrir sous la prochaine législature une usine de biométhanisation. Il faut commencer à traiter nos déchets pour ne plus les envoyer dans toute la Belgique ou dans les circuits mondiaux. » La Région mise sur la recherche scientifique pour porter la transition écologique. Vivaqua a lancé un projet pilote de récupération de la chaleur résiduelle des eaux usées à Uccle. Paris développe elle un réseau de refroidissement souterrain à partir de la Seine pour remplacer la climatisation et une fabrique de terre crue utilisera les déblais du futur Grand Paris Express dans la construction. « Les grands projets ne sont pas dans notre culture, mais Bruxelles est un tissu foisonnant de projets innovants », conclut Alain Maron. ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 33
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Entreprendre Rebondir de l'échec vers le succès En 2018, 3102 entrepreneurs bruxellois ont déposé le bilan (11 000 pour la Belgique). Pourtant, la faillite reste taboue. Les mentalités doivent évoluer. Le temps d'une soirée organisée par reStart et autour de la cheffe Isabelle Arpin, le sujet a été abordé sans langue de bois. N ous savons comment réagir en cas de succès mais en cas d'échec, personne n'a de mode d'emploi. Échouer est humain. Cela fait du bien de le savoir et de le partager. Depuis mars 2017, le programme reStart (voir encadré) a vu passer 160 participants. Plus de la moitié ont retrouvé un projet professionnel comme entrepreneur et/ou salarié. Car il s'agit bien de cela : accepter l'échec avant de se donner rapidement les moyens de se relever. Isabelle Arpin Isabelle Arpin, cheffe de renom, en est un parfait exemple : « La faillite peut nous atteindre de différentes manières. Dans mon cas, ce n'est pas une faillite personnelle mais celle du restaurant dans lequel j'officiais. Cela s'est répercuté sur mon activité 34 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 et sur moi-même, psychologiquement. Le regard des autres, la vie sociale, la perte de confiance en soi, c'était difficile à gérer. » Forte d'un parcours de vie qui ne l'a pas épargnée, Isabelle Arpin transforme cet échec en force. Elle prend le meilleur de cette mésaventure pour se relancer, vite, très vite. Enthousiaste, elle témoigne : « Je crois que la faillite du restaurant a été déclarée le 13 décembre et le 19 février, j'ai rouvert en face, dans un établissement flambant neuf, qui nous appartient maintenant. » La cheffe confie ne pas être une entrepreneuse née. « J'étais un peu une planquée, j'étais bien où j'étais mais je n'étais pas libre. Il a fallu du courage, un peu d'argent et un entourage soutenant, mais ça valait la peine d'aller très vite. J'ai la chance d'avoir une équipe qui m'a suivie, qui est à mes côtés, c'est un moteur ! » Un moteur dont, sans aucun doute, elle est le carburant. Stopper l'activité à temps Partager son expérience en toute transparence renforce le sentiment que tout est possible, surtout après une faillite. Mais quelles sont les difficultés rencontrées par les entrepreneurs qui mettent la clé sous le paillasson ? Les avis des experts convergent : quand les premiers signes d'alerte apparaissent, plutôt que de prendre du recul, l'entrepreneur s'obstine, quitte à parfois continuer l'activité seul. « Lorsqu'un entrepreneur vient nous voir dans 50% des cas, il est trop tard. Les chances de survie de l'entreprise sont nulles. Pourtant des procédures de redressement existent, notamment pour pérenniser l’entreprise », explique Jean-Pierre Riquet, juriste, fiscaliste et expert au Centre pour Entreprises en difficulté (CEd) . Le patron de PME est aujourd'hui une sorte de magicien qui, en plus de son produit, doit maîtriser tout un tas d'outils. « Le nez dans le guidon, il s'arrête toujours trop tard et certainement par manque d'une vision claire quant à la situation de son business », ajoute Alain Henderickx, curateur et avocat spécialisé en droit commercial et des sociétés. Avec un peu de bon sens, ces difficultés peuvent être évitées. Tout d'abord, il faut mûrir un plan financier, connaître le besoin de cash-flow pour lancer l'activité. Savoir combien d'argent gagner pour éviter d'en perdre. Jean-Pierre Riquet © Reporters © Getty © Reporters Entreprendre Une réflexion soutenue par Philipp Oosterlincks, consultant, expert en entrepreneuriat bénévole chez Dyzo asbl, en Flandre : « Souvent, l'entrepreneur en difficulté est plein d'espoir. Il veut trouver des solutions mais quand je demande s'il se verse encore un salaire, la Alain Henderickx réponse est non. C'est souvent un élément que l'entrepreneur transgresse et c'est le premier signal d'alarme. » Ensuite, il faut bien s'entourer, comme l'explique Alain Henderickx : « Quand vous vous lancez, constituez une équipe : comptable, juriste, etc. Trop d'entrepreneurs considèrent ces budgets comme des coûts alors que ce sont des investissements. Rencontrer régulièrement ces personnes ressources vous permettra de prendre le pouls de votre business et d'éviter des problèmes plus graves. » Isabelle Arpin acquiesce, non sans humour : « Je téléphone plus souvent à mon comptable qu'à ma propre mère. Dès que j'ai une question, je l'appelle. J'aime la sécurité, pouvoir anticiper un moment où ça ira moins bien. » Anticiper les difficultés, pour, le cas échéant, trouver une solution plus saine que le dépôt de bilan, comme la transmission de l'entreprise ou sa liquidation. À chaque difficulté son opportunité Les entrepreneurs faillis subissent généralement un quadruple traumatisme : professionnel, financier, social et personnel. « Pour chaque moment de difficulté, il y a toujours une opportunité », souligne Jean-Pierre Riquet. « Un programme comme reStart permet de déceler cette opportunité et de la mettre en place. La faillite n'est pas un échec, c'est une étape. » La législation belge propose d'ailleurs des outils pour aider les faillis à rebondir : l'effacement des dettes et le droit passerelle. Le premier permet à tout indépendant en personne physique, déclaré en faillite, d'être libéré envers ses créanciers du solde de ses dettes contractées pour le bon fonctionnement de son activité. C'est un nouveau départ offert au failli. Le droit passerelle quant à lui permet, selon certaines conditions au moment où l’indépendant en personne physique cesse son activité, de recevoir un revenu social jusqu’à 12 mois. Après un dépôt de bilan, il est facile de culpabiliser, de couper tout contact avec ses relations, d'être en colère. Il faut pouvoir analyser la situation en toute lucidité, pour ne plus commettre les mêmes erreurs. « Il faut pouvoir regarder la réalité en face. Observer la situation sans chercher à se déculpabiliser sur quelqu'un d'autre. Celui qui va rebondir va accepter d'analyser pourquoi ça n'a pas fonctionné. Il va faire son autocritique, sans se flageller », poursuit Alain Henderickx. Ensuite, prenez le temps avant de redémarrer une nouvelle activité entrepreneuriale. « Il faut faire le deuil de ce qui a été », souligne Philippe Oosterlincks. « En redémarrant trop vite, vous allez vous surinvestir et risqueriez de commettre les mêmes erreurs. » Pour ne pas sombrer après la faillite, il faut s'entourer. « Il faut pouvoir se relancer dans un nouveau projet, privé ou professionnel. Travailler pour quelqu'un d'autre pendant un certain temps peut être positif, pour prendre du recul, réfléchir au sens que l'on veut donner à son activité professionnelle, etc. » La faillite peut toucher tout entrepreneur au cours de sa carrière. Stopper une activité est humain. Comme l'a souligné Tarik Hennen, consultant digital chez Beci et passé plusieurs fois très près de la faillite : « La faillite in fine, ce n'est qu'une procédure juridique qui protège les gens. » Ne perdez pas de vue que la peur de l'échec est saine, cela fait du bien de le savoir et de le partager. ● Vinciane Pigarella Le programme reStart : pour qui ? pour quoi ? Son objectif est double : • Accompagner personnellement et professionnellement les faillis afin de rebondir dans un nouveau projet entrepreneurial ou salarial. • Changer la culture de l’échec au niveau social, économique et auprès des entrepreneurs faillis par le biais de séances d’information, de tables rondes et de conférences. Le programme de 5 mois s'adresse à tout entrepreneur bruxellois qui a connu une faillite il y a moins de deux ans. Il n'est pas nécessaire d'avoir un projet professionnel, mais il faut certainement la volonté de s'engager dans le programme avec bienveillance, écoute et partage. Contact et info : Eric Vanden Bemden, coordinateur • +32 563 68 56 • restart@beci.be • https://go.beci.be/restart Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 35 Philipp Oosterlincks © Reporters © Reporters
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Transition Le (ré)éclairage ? Tout un art Ces dernières années, l'éclairage LED a beaucoup progressé. Au point de devenir aujourd'hui, à quelques exceptions près, la seule technologie d'éclairage valable. Encore faut-il ne pas se tromper et se faire assister par un bureau d'études sérieux. Light to Light a entièrement revu l’éclairage du magasin Absoludanse. F iorenzo Namèche, gérant du bureau Light to Light, se définit comme un ingénieur-designer passionné par la lumière. Pour illuminer un espace extérieur ou un bâtiment, il s'attache à respecter les mêmes étapes : « Nous rencontrons le client pour bien comprendre ses besoins. Ensuite, nous visitons l'espace à (ré)éclairer pour analyser en profondeur les besoins et nous procédons à un inventaire complet en procédant à des relevés (luxmètre, photographie...). Nous demandons Il y a LED et... LED Au niveau des luminaires, il est encore possible de trouver son bonheur parmi les fabricants européens, mais quant aux sources lumineuses, force est de reconnaître que tout ou presque est aujourd'hui fabriqué en Chine. Quoi qu'il en soit, Light to Light et tous les acteurs sérieux ne fonctionnent qu'avec du matériel portant le label ENEC, la norme européenne qui a remplacé les normes nationales (en Belgique, le label CEBEC par exemple). Tout ce qui vient de Chine n'est pas or. Et si le fameux label ne figure pas sur les équipements livrés et que l'on opte pour le mauvais fournisseur, on risque de cuisantes déconvenues. également les factures d'énergie afin de déterminer le coût de l'éclairage actuel », commence-t-il. De retour à son bureau d'étude, l'ingénieur couche tous ces éléments sur le papier et réalise un pré-projet avec une proposition de dimensionnement et une étude de rentabilité. S'il apparaît que l'on peut ainsi améliorer la qualité de l'éclairage tout en diminuant les consommations énergétiques, Light to Light rédige le cahier de charges et les documents qui permettront de consulter les entreprises prestataires. « Cette phase préalable est une étape importante pour le client. D'abord parce que ces études de dimensionnement sont soutenues par des subsides. Ensuite, parce que ces études préalables sont la condition sine qua non pour pouvoir profiter dans un second temps des subsides sur le remplacement de l'éclairage en tant que tel. » Le bureau d'études examine ensuite les propositions rendues par les fournisseurs d'éclairage pour s'assurer que les solutions proposées correspondent bien aux besoins. « Nous contrôlons chacune des propositions, en faisant particulièrement attention aux offres qui nous semblent trop bon marché (...) Les fournisseurs commettent parfois des erreurs arithmétiques ou se trompent dans le choix du matériel. » Une fois que tout est fixé, le chantier peut commencer. Simultanément à ce chantier de relighting, le client peut en profiter pour faire revoir les éléments connexes comme l'éclairage de secours, la détection incendie, voire la réfection des plafonds. Parmi les clients de Light to Light, on trouve de tout : « J'ai travaillé sur Lichtvisie, le plan d'éclairage des voies publiques initié par la Région flamande, mais aussi sur le relighting de la piscine de Vilvorde, celui de la galerie du Passage du Nord située entre la rue Neuve et le boulevard Adolphe Max ou encore celui d'Absoludanse, magasin d'articles de danse dont l'éclairage a été complètement revu avec plus de confort pour les clients et de solides économies d'énergie à la clé. » ● Johan Debière Les aides en Région de Bruxelles-Capitale Etude préalable : prime de 50% avec obligation de suivre le cahier des charges ‘audit éclairage’ Travaux : prime de 30 à 40% pour les PME et les organisations à profit social dans le cadre du Pack Energie de Bruxelles Environnement, avec un maximum de 15.000 euros par année et par demandeur. 36 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Light to Light Entreprendre Starter Macaria : anticiper pour vivre pleinement et partir sereinement Lancée en septembre dernier par Catherine Roupin, Macaria accompagne toute personne en réflexion sur sa fin de vie afin de planifier celle-ci, pour elle-même mais aussi et surtout pour ceux qui restent. Elle a, par ailleurs, suivi une formation en euthanasie, tant du côté francophone avec le Forum EOL (End Of Life), que du côté néerlandophone avec LEIF (LevensEinde InformatieForum). P lus que jamais, la mort reste un tabou dans notre société. Pourtant, c’est un truisme, nous naissons et mourrons tous. Mais nous n’aurons pas nécessairement, voire certainement, tous la même fin de vie. Il semble on ne peut plus judicieux de s’y préparer. Pour soi-même, bien sûr, mais aussi pour ceux qui restent. « C’est l’une des préoccupations majeures des personnes en fin de vie », souligne Catherine Roupin, fondatrice de Macaria. « Elles sont souvent plus inquiètes pour leurs proches que pour elles-mêmes. Chaque histoire est personnelle et nécessite d’écouter, de rassurer et d’accompagner. » Catherine Roupin, pharmacienne de formation, est née dans une famille de médecins. Toute sa carrière professionnelle fut centrée sur le patient malade et/ou en recherche de bien-être. « Au décès de mon papa », explique-t-elle, « j'ai eu la chance, la veille de son départ, d'avoir une magnifique conversation avec lui, j'ai pu lui dire ‘au revoir’ et le remercier pour nos années ensemble. J’ai aussi accompagné des amis et patients malades jusqu'à la fin et constaté combien il est important mais aussi difficile de parler et de préparer la tranche de vie qui nous sépare de notre départ. C’est ainsi qu’est né petit à petit ce projet, afin d’aider les personnes encore en pleine santé à parler librement de la mort et mettre en place ce qui pourrait les aider à vivre sereinement leur fin de vie comme elles la souhaitent, pour elles et pour leurs proches. » Elle a donc progressivement quitté l’officine pour une nouvelle activité, qu’elle a débutée en septembre dernier et que l’on pourrait définir en quelques mots : planification globale de fin de vie. « Je propose une approche ‘one-stopshop’ qui s’étend de l’analyse à la planification et l’aide à la mise en place d’actions et de solutions pouvant amener de la sérénité dans les tous les aspects de cette phase de vie, tels que la santé, les finances, le logement, les projets, la perte d’autonomie, la préparation des funérailles, etc. Pour toutes ces actions, je collabore avec divers partenaires. » Macaria est dans la mythologie grecque la fille d’Hadès et de Perséphone et la déesse qui incarne la mort heureuse, tranquille et paisible. Avec Macaria, Catherine Roupin propose diverses formules d’accompagnement ainsi que des services à la carte. Elle organise également régulièrement des ateliers et des séances d’information. Comme elle le rappelle, « La Belgique compte actuellement une personne de 67 ans pour 3,8 personnes de 18 à 66 ans. En 2070, ce rapport sera de une pour 2,5. Après le baby-boom d’après-guerre, nous assistons maintenant au papy-boom. Avec l’allongement de l’espérance de vie, la société devra prendre en charge les personnes âgées et leur accorder une attention plus soutenue. Des métiers comme thérapeute de fin de vie sont, par exemple, occupés à voir le jour, dans les maisons de retraite, les hôpitaux, etc. » En conclusion, si la mort est toujours un tabou, il sera amené de plus en plus à être levé dans les années qui viennent. Gageons que Macaria y contribuera activement. ● Info : www.macaria.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • www.beci.be/starter Catherine Roupin. Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 37 D.R.
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Legal Publications au Moniteur belge : c’est la fin de la récréation Imaginez qu’un fraudeur vous désigne comme administrateur d’une société-écran ? Qu’un escroc se désigne lui-même comme administrateur de votre société ? Ou encore qu’il déplace l’adresse de votre entreprise ? Ce n’est pas une fiction : ces cas se sont réellement produits. En cause : les failles de notre système de publications officielles, auxquelles l’autorité veut mettre fin. Que fautil savoir pour publier dans les règles ? À la suite nombreuses irrégularités quant aux preuves jointes pour les publications au Moniteur – le journal officiel de l’État belge – la procédure de dépôt de documents au greffe a été réformée et harmonisée à l’échelle nationale. Selon le président du tribunal de l’entreprise de Bruxelles, Paul Dhaeyer, ce renforcement des règles était absolument nécessaire pour éviter les abus qui se sont multipliés ces dernières années. La fin des intermédiaires Dorénavant, les gérants souhaitant déposer des documents doivent démontrer leur identité. Paul Dhaeyer a récemment expliqué la raison de ces nouvelles exigences dans un entretien à L’Echo : « Je veux être sûr que la personne qui se présente au greffe est bien celle qu’elle dit être, qu’elle a un domicile et que la société a bel et bien un siège social. On va également demander de nous déposer le titre qui justifie l’occupation, comme un contrat de bail ou un titre de propriété. Pour garantir la sécurité de ceux qui vont contracter avec ces sociétés, il faut la certitude que le siège social soit réel, que la personne qui est renseignée comme mandataire existe, que c’est bien cette personne-là, qu’elle est joignable et assignable en justice. In fine, c’est l’enjeu pour nous. » Jusqu’ici, il était d’usage courant pour de nombreux intermédiaires de prendre en charge la publication de documents au Moniteur pour le compte de sociétés tierces. Ce service était notamment proposé par les guichets d’entreprise, les fiduciaires, les bureaux d’experts comptables ou encore les chambres de commerce. Cette pratique est désormais révolue. Outre les mandataires des sociétés elles-mêmes, la publication au Moniteur ne pourra désormais plus être prise en charge que par la voie notariale. Quelle est la nouvelle procédure de dépôt ? 1. Il convient d'inviter les personnes qui souhaitent effectuer un dépôt à compléter une attestation avec leurs coordonnées d'identité, certifiées par la production de documents d'identité et la remise d'une copie lisible dudit document. 2. Il faut également que le déposant produise une copie conforme, avec les signatures, du procès-verbal du conseil d'administration ou de l'assemblée générale qui – en vertu de la loi ou des statuts de la société — a acté la décision à publier au Moniteur belge. 3. En cas de changement d'administrateur ou de gérant, il convient que le déposant produise : • Une copie recto-verso de la carte d'identité de l'administrateur ou du gérant qui est remplacé ; si ce document ne peut être produit, il y a lieu d'en expliquer la raison (administrateur révoqué...), en produisant un document signé ; • Une copie recto-verso de la carte d'identité de l'administrateur ou du gérant qui est nommé. 4. En cas de changement de siège social, le déposant doit produire une copie du titre qui justifie l'occupation des lieux (contrat de bail, titre de propriété, convention…). 5. Lorsque le déposant est un mandataire déposant le dossier en lieu et place de la personne compétente, il y a lieu de produire une procuration légalisée pour le mandataire, sauf lorsque la procuration ressort explicitement du procès-verbal mentionné au point 2. ● Alexis Bley, conseiller juridique Beci ab@beci.be 38 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 D.R. Management & HR Employeur : le CV vidéo est-il la lettre de motivation 3.0 ? L’employeur peut-il envisager une évolution dans la traditionnelle lettre de motivation ? Le CV vidéo est-il devenu la nouvelle façon de se présenter et postuler un emploi ? Les nouveaux médias et la vidéo changent-ils la manière de découvrir les postulants ? On peut le penser… mais avec prudence ! Voici pourquoi. (Coproduction) Amélie Alleman U n recruteur passe en moyenne 11 secondes sur un CV. Il se fait rapidement une image mentale du candidat et voit si, oui ou non, il semble correspondre au candidat recherché. Vous le constatez tous les jours : les sociétés recrutent de plus en plus sur la base des « softs skills » et de la personnalité du candidat, en plus des compétences techniques demandées, du diplôme et du savoirfaire. Il est question d’adaptabilité, de compétences en management, de savoir-être, de bonne communication ou encore d’aisance relationnelle… Des soft skills très demandés. Comment détecter ces compétences « soft » sans une interview vidéo, via Skype ou en face à face ? D’autant plus que la multiplication des changements de carrière, des profils dits atypiques et des reconversions en quête de sens ou de valeur complique la donne. Comment laisser un candidat expliquer ses choix, son changement d’orientation et la pertinence de ses compétences si le fil rouge n’apparaît pas dans le CV ? Le CV vidéo représente, à notre avis, l’apport des nouvelles technologies et des médias au marché de l’emploi qui évolue. Qui n’a pas de smartphone avec une caméra ou accès à un PC avec une webcam ? À utiliser avec circonspection Considérons le CV vidéo comme un complément du CV. La vidéo donne du contexte et révèle la personnalité, mais sans remplacer le CV traditionnel. Il donne une touche humaine et du sens à une candidature. Certains profils et métiers à forte aisance relationnelle y auront recours. Mais ne discriminons pas pour autant les profils plus introvertis ou stressés face à une caméra. Relativisons cette utilisation en n’imposant rien, sauf peut-être aux profils nécessitant des soft skills plus développés, par exemple en communication, nouveaux médias, vente… Pour conclure, on peut penser que le CV vidéo peut devenir la nouvelle lettre de motivation 3.0 pour certains types de profils. Mais il a encore du chemin à parcourir avant de devenir la norme. Le CV vidéo utilise les nouveaux médias tout en remettant l’humain au centre du recrutement ! Un paradoxe intéressant pour une société qui cherche des talents dotés de compétences soft très développées, dans un marché souvent saturé. Amélie Alleman Fondatrice de Betuned Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 39 D.R. © Getty © Getty
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Community L’actualité Beci en photo Beci et le Cercle de Lorraine ont reçu la Première Ministre Sophie Wilmès, qui a évoqué son parcours personnel et professionel, et répondu aux questions de nos membres. « Nous rêvons tous d’une simplification juridique, administrative. Mais notre complexité, notre capacité de fonctionner malgré tout et notre sens du consensus font que la Belgique est reconnue au niveau international », a déclaré Mme Wilmès, première femme à ce poste dans notre pays. Sophie Wilmès, entourée du CEO de Belfius Marc Raisière, et du president du Cercle de Lorraine, Herman Craeninckx. L’ancien Premier Ministre Mark Eyskens, aux côtés d’Evelyn Gessler (Decider’s). Au mois de janvier, Beci a signé #GoForBruxelles 2030, la stratégie socio-économique du gouvernement bruxellois. Voir aussi notre éditorial. Jan De Brabanter, Secrétaire Général de Beci-UEB. 40 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 © Marie-Noëlle Cruysmans © CESRBC-ESRBHG Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas de Catherine Bodson À 50 ans, Catherine Bodson a décidé d’opérer un grand tournant dans sa vie. Après une carrière internationale, tant dans le secteur privé que dans le secteur public européen, elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat en créant Pipaillon, une conserverie artisanale installée au cœur de Bruxelles. Le concept ? Utiliser le savoir-faire d’antan pour produire des conserves en bocal : confitures, chutneys, tapenades et condiments à base de produits frais, bio et respectueux des producteurs locaux. Gastronome, amoureuse des bons produits et défenseur du savoir-faire artisanal, Catherine Bodson nous a livré ses meilleures adresses bruxelloises : Un quartier où flâner ? J’en ai deux. Le centre-ville où Pipaillon s’est installée, qui est en mouvement perpétuel : rue de Flandre, Sainte-Catherine, les quais... et le tout nouveau food market Wolf ! Le quartier Lepoutre-Brugmann, où je vis depuis que les enfants ont quitté la maison : tous les commerces sont accessibles à pied, une vraie vie urbaine, proche toutefois du Bois de la Cambre, de la Forêt de Soignes et de jolis parcs. Le bistro des copains ? Chez Tortue, rue Edith Cavell. Une adresse qui rassemble tout ce que j’aime : un bar à vins naturels, un vrai sens de l’accueil de Yann et sa bande, la générosité dans l’assiette, l’intimité du lieu et des clients joyeux. Malgré une cuisine minuscule, ils vous servent des petits plats délicieux. Mention spéciale pour ricotta rôtie ! Un resto gastro ? Ce n’est pas ma tasse de thé. Je préfère de loin une cuisine généreuse et conviviale, pleine de saveurs, sans chichis comme chez Jamil, à L’Intemporelle. Je vous conseille son fameux tartare d’Omega 3, un délice ! Aucun risque d’y entendre un obséquieux « bonne la dégustation » suivi d’un « bonne continuation ». Où commencer la journée ? Chez Matinal, rue Franz Merjay. Une boulangerie minimaliste, rien que l’essentiel, où tu prends ton café debout, à l’italienne. Régis est le seul à pouvoir me faire lever le week-end. Les pains, baguettes et viennoiseries sont tous préparés à partir de farines naturelles. Place au beurre, à la crème, au lait cru et aux œufs de plein air ! Un lieu atypique ? La Villa Empain, qui abrite la Fondation Boghossian, pour me plonger dans l’univers des années 30, y déjeuner (ah, la bonne cuisine de chez Tero !) et pour la qualité et l’originalité de leurs expos. Un lieu pour se cultiver ? J’aime flâner aux Beaux-Arts. La carte des Amis des Musées donne un accès illimité aux collections et le sentiment d’être un invité permanent. Souvent, on s’y déplace uniquement pour une exposition temporaire. C’est dommage, les collections sont d’une richesse infinie et se perdre dans les galeries du musée est un véritable plaisir. Un commerce de bouche ? Ce n’est pas une adresse, mais plutôt des adresses et une petite balade de quartier puisque toutes ces adresses sont proches. Commencez Chez Petré à Uccle, des volailles en pagaille un accueil chaleureux ; poursuivez par le marché bio du vendredi à la Place Brugmann. Vous y trouverez l’essentiel : Jacques Defrenne le fromager, Stéphane Marchand le boucher, et la Ferme du Gasi pour les fruits et légumes. ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 41 D.R. D.R.
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Community Petites histoires de grands entrepreneurs Nathan Blecharczyk, Brian Chesky et Joe Gebbia, cofondateurs d’Airbnb. Trois jeunes partis de rien : la folle histoire d’Airbnb En quelques années, Airbnb a révolutionné la location saisonnière. Présente dans 191 pays – sauf l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord – la plateforme est valorisée à 30 milliards de dollars. Retour en 4 temps sur une ascension vertigineuse. 1. L’idée : Fin 2007 à San Francisco, Brian Chesky dirige une petite agence de design. Son colocataire Joe Gebbia est au chômage. Quand leur propriétaire parle d’augmenter le loyer, ils cherchent une solution. Brian sait qu’une conférence sur le design industriel a bientôt lieu et que les hôtels sont complets. Les colocataires y voient une opportunité : ils développent en 48 h un site web basique afin de proposer un matelas gonflable (‘airbed’) dans leur logement, avec petit déjeuner. Ils reçoivent trois personnes et récoltent environ 1000 dollars. Pourquoi ne pas continuer ? Brian contacte un (autre) ancien colocataire, Nathan Blecharczyk, diplômé de Harvard. Brian s’occupera de la stratégie et des finances, Nathan de la technologie et Joe du design. La société Airbedandbreakfast est née. 2. Merci les céréales ! En 2008, Brian, Joe et Nathan présentent leur projet à leurs connaissances. Les retours sont négatifs : le site fonctionne mal, ils ont besoin d’argent pour continuer à développer le concept. Pour se financer, les fondateurs créent des boîtes de céréales inspirées des candidats à la présidentielle américaine : les « Obama O’s » L’ivre de mots : Après Voyage en Absurdie, Stéphane De Groodt revient à ses premières amours : les calembours, aphorismes et jeux de mots. Des mots qu’il triture comme personne. Les éditions de l’Observatoire 42 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 et les « Cap’n McCain ». En deux mois, ils vendent 800 boîtes à 40 dollars pièce. Ce succès leur permet de rencontrer Paul Graham, co-fondateur de l’incubateur Y-Combinator. Brian, Joe et Nathan l’intègrent en janvier 2009, reçoivent un financement, changent de business model (passant du matelas gonflable à un concept situé entre l’hôtel et le ‘couchsurfing’), et de nom : Airbedandbreakfast devient Airbnb. 3. In the picture : La percée n’est pas décisive. Paul Graham leur conseille de partir à New York, à la rencontre de leurs adeptes. Ils comprennent alors que le problème vient des photos de mauvaise qualité qui illustrent les annonces. Ni une, ni deux : ils achètent un appareil photo et vont prendre eux-mêmes de meilleurs clichés. Airbnb décolle et lève 600 000 dollars auprès de Sequoia Capital. 4. Le succès : Quelques mois plus tard, la plateforme s’élargit à tous les types d’hébergement. En mars 2009, Airbnb compte 2500 annonces et près de 10 000 utilisateurs ! ● A Tavola : Si ces deux hommes ne vous disent rien, vous connaissez sûrement leur restaurant Racines à Bruxelles. Un italien qu’on ne présente plus et l’occasion pour eux de partager leurs meilleures recettes et accords vins ! Racine Y’a pas d’âge pour le vintage : Le livre idéal pour décrypter les styles, les designers et les objets qui ont fait de la déco vintage un art de vivre à part entière. Des inspirations et astuces pour chiner et parfaire son intérieur. Marabout Elisa Brevet D.R. Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Arizona SPRL, Rue des Hiboux 123 - 1150 Bruxelles Code Nace : 59113 - Production de films autres que cinématographiques et pour la télévision del. : Eric Vandecasteele Atos Worldline NV, Chaussée de Haecht 1442 - 1130 Bruxelles Code Nace : 62090 - Autres activités informatiques, 64922 - Octroi de crédit hypothécaire, 66199 - Autres activités auxiliaires de services financiers n.c.a., hors assurance et caisses de retraite del. : Vincent Coussement BBuild Constructions SPRL, Rue Keyenbempt 109 - 1180 Bruxelles Code Nace : 43999 - Autres activités de construction spécialisées del. : Stanislav Birg Bouzamour Dawya , Avenue de la Société Nationale 24 - 1070 Bruxelles del. : Dawya Bouzamour Butterfly&CO SPRL, Avenue du Couronnement 129 - 1200 WoluweSaint-Lambert Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Elise Falmagne CESI - Médecine du Travail ASBL, Avenue Konrad Adenauer 8 - 1200 Bruxelles del. : François Leruth Climact SA, Place de l'Université 16 - 1348 Ottignies Louvain-laNeuve Code Nace : 58290 - Édition d'autres logiciels, 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes, 64200 - Activités des sociétés holding del. : Pascal Vermeulen Cool Beans Foods SPRL, Avenue Robert Dalechamp 17 - 1200 Bruxelles del. : Diane Noyes Dotstep SPRL, Avenue du Prince Héritier 24 - 1200 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Laetitia van Wijck DVC - Electronic Design & Manufacturing SA, Rue Caporal Trésignies 6 - 1190 Bruxelles Code Nace : 29310 - Fabrication d'équipements électriques et électroniques pour véhicules automobiles del. : Marc Vertongen Elisa Brevet pp, Rue Champ du Roi 51 - 1040 Bruxelles Code Nace : 63910 - Activités des agences de presse, 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Elisa Brevet Fineduc Belgium SA, Rue Royale 192 - 1000 Bruxelles Code Nace : 85429 - Enseignement supérieur n.c.a., 85599 - Autres formes d'enseignement, 85609 - Autres services de soutien à l'enseignement del. : Marie-Charlotte Schots Félicité Djimtoloum pp, Rue du Grand Hospice 30 - 1000 Bruxelles del. : Felicité Djimtoloum ISIS DiES SCRL, Rue d'Alost 7-11 - 1000 Bruxelles del. : Gaetan Moyersoen Karim Sebaihi (Colis-Clic.com) pp, Avenue Lamarche 57 - 7160 Chapelle-Lez-Herlaimont Code Nace : 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet, 62020 - Conseil informatique del. : Karim Sebaihi Laurent Housen pp, Avenue de la Couronne 340 - 1050 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Laurent Housen LD Medical Devices / Avisteril , Rue Massart, 13. - 1490 Sart Messire Guillaume. del. : Luc De Myttenaere Lemonnier Nathalie pp, Avenue Coghen 210 - 1180 Bruxelles Code Nace : 85592 -Formation professionnelle, 85599 - Autres formes d'enseignement, 86909 - Autres activités pour la santé humaine n.c.a. del. : Nathalie Lemonnier Leurquin et Associés SPRL, Avenue Tedesco 7 - 1160 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Emmanuel Jacubowitz Par tyhomerent SPRL, SintKatharinastraat 7 box 4 - 3300 Tienen Code Nace : 56210 -Services des traiteurs, 7729301 - la location de vaisselle, couverts, verrerie, appareils électroménagers, etc. del. : Tinne Milis Placs BV, Tomberg 10 - 1930 Zaventem Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Pierre Lorquet Pro-Pay NV, Chemin de Woluwe St. Etienne 55 - 1130 Bruxelles Code Nace : 82110 - Services administratifs combinés de bureau del. : Geert Van Hoye Sotrexco International SA, Rue Bruyère St-Jean 81 - 1410 Waterloo Code Nace : 46494 - Commerce de gros d'articles ménagers non électriques, 47592 - Commerce de détail d'appareils d'éclairage en magasin spécialisé del. : Victor Saragossi YodaCity , Chaussée de Waterloo 834 - 1180 Uccle Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 63120 - Portails Internet, 94994 - Associations pour l'environnement et la mobilité del. : Armand Chariot Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 43
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Community l’employeur public ? 28.05 VENTE, MARKETING & COMMUNICATION 11.02 Atelier prospection : comment trouver de nouveaux clients ? 13.02 Apprenez à réseauter et franchissez la barrière de l’introversion ICT 13, 20 & 27.02 Lunch digital 5, 12, 19 & 26.03 Lunch digital 2, 9, 16, 23 & 30.04 Lunch digital 7, 14, 21 & 28.05 Lunch digital 4, 11, 18 & 25.06 Lunch digital ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be FORMATIONS SUR MESURE Vous souhaitez développer vos compétences, accroître la performance de vos collaborateurs, renforcer l’esprit d’équipe de votre entreprise ? Nos formations peuvent se décliner dans votre entreprise. Vous ne trouvez pas la formation que vous cherchez ? Contacteznous ! Notre programme de formations est établi en fonction des demandes que vous nous formulez. ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 21.02 Actualités « compensation & benefits » 05.03 Actualités de droit social dans la fonction publique 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? 17.03 Remboursement de frais à vos travailleurs 26.03 La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! 02.04 Élections sociales 2020 : autour de la procédure électorale et du jour du vote 23.04 Le trajet de réintégration en pratique dans le secteur public 05.05 La prévention et la gestion des assuétudes : de quels outils dispose 44 ❙ Bruxelles Métropole - février 2020 STARTERS & RESTARTERS 17.02 Lunch Starter 4.02 Plan financier, remuneration, rôle du comptable 2, 9, 16, 23 & 30.03 Lunch Starter 3.03 Ce que vous devez savoir avant de vous associer 3.03 Apprenez à lire les comptes de votre entreprise 17.03 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 17.03 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels 6, 13, 20 & 27.04 Lunch Starter 21.04 Plan financier, remuneration, rôle du comptable 4, 11, 18 & 25.05 Lunch Starter Missions et fonctionnement des organes sociaux 04.06 Actualités de droit social dans la fonction publique 05.06 Les vendredis de l’actualité sociale 12.06 Actualités « compensation & benefits » 18.06 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht** 24.09 Temps et facilités accordés aux représentants syndicaux : la contradiction surmontée ? ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Community 19.05 Ce que vous devez savoir avant de vous associer 25.05 Apprenez à lire les comptes de votre entreprise 1, 8, 15, 22 & 29.06 Lunch Starter 02.06 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 02.06 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be 13, 20 & 27.02 Beci Welcome Lunch 4, 11, 18 & 25.03 Beci Welcome Breakfast 5, 12, 19 & 26.03 Beci Welcome Lunch 1, 8, 15 & 22.04 Beci Welcome Breakfast 13, 20 & 27.02 Quoi de neuf avec les Incoterms 2020 ? 2, 9, 16 & 23.04 Beci Welcome Lunch 15.04 Welcome apero 6, 13, 20 & 27.05 Beci Welcome Breakfast Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides à la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) **En néerlandais uniquement Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be 6.03 Export to the US and comply with the Food & Drug Administration ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 7, 14 & 28.05 Beci Welcome Lunch 3, 10 & 17.05 Beci Welcome Breakfast 4, 11 & 18.05 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO Absoludanse 36 Actiris Airbnb Artexpo AUC, L’ Aviato BeCommerce Betuned Boghossian, Fondation Brussels Airport Company Bruxelles Mobilité Centre pour Entreprises en difficulté Cercle de Lorraine CIT Blaton Citydev Citymesh Creatis 7-9 ; 12-15 42 4 22-24 5 5 39 41 7-9 12-15 34-35 4 ; 40 20-21 28-29 7-9 28-29 Daoust Davids, Les Dyzo Echa – Agence européenne des produits chimiques Enterprise Europe Network Ferme du Gasi Google Benelux Interparking JCX Immo Light to Light Matinal MIT Mobly Nokia Orange Belgium 11 20-21 34-35 18 18 41 16-17 4 20-21 36 Louvain School of Management 10 Macaria 37 41 10 7-9 7-9 7-9 Pétré Pipaillon PwC SNCB Strategy& Tero Title Media Tortue UCL ULB Université Paris XII VDAB Vias VUB Whyte Corporate Affairs Wolf Y-Combinator 41 41 7-9 12-15 7-9 41 11 41 10 ; 31-32 7-9 10 12-15 26-27 7-9 7-9 41 42 Bruxelles Métropole - février 2020 ❙ 45

2020.02 Brussel Metropool


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Woord vooraf Beci: waardevol advies Eind januari ondertekende Beci samen met de Brusselse regerin partners de strategie GO4Brussels 2030. Dit sociaaleconomisch plan is bedoeld om de overgang van de gewestelijke economie naar een koolstofarm model de voorwaarden voor welvaart, duurzaamheid en collectief welzijn te gar doelstellingen die in dit kader werden gedefinieerd, behoren de steun onderzoek en innovatie, werkgelegenheid en opleiding, digitale transitie en mobiliteit onderwerpen die de ondernemers na aan het hart liggen. Een lang proces van overleg met de sociale partners ging de ondertek al zette de vorige Brusselse regering gelijkaardige stappen. De wil om v aan overleg – waaraan Beci trouwens actief deelneemt – mag zeker w recht om standpunten te formuleren en advies te geven aan de ov van de fundamentele functies van kamers van koophandel. Beci oef uit namens haar leden. Nog vóór de Brusselse regering beslissingen neemt en keuzes maakt, en nog vóór wetten worden aangenomen, is het van groot belang dat wijzen op de impact van een of andere maatregel op de werkgelegenheid, de aantrekkelijkheid van Brussel of de ontwikkeling van de ondernemingen. Soms is het eindresultaat totaal bevredigend. Soms maar half. E helemaal niet. Hoe dan ook is het resultaat toch altijd beter dan wanne werkgevers niet waren geraadpleegd, al was het maar om de negatie effecten van bepaalde maatregelen enigszins te verzachten. Voorbeelden waar Beci zich om verheugt? De beschikbaarheid van de aan de ondernemingen toegezegde steun van 30 miljoen euro. Stimulansen voor de circulaire economie. Investeringen in mobiliteitsinfrastructuur. Het beleid rond open data. Administratieve vereenvoudiging eindelijk op de agenda. De start van digitaliseringsprojecten. Gecoördineerde initiatieven inzake mobiliteitsprojecten. Steun aan initiatieven van het vrouwelijk ondernemerschap. De prioriteit aan knelpuntberoepen. Opleidingsprioriteiten die beter aansluiten bij de realiteit van de mark Bij al deze onderwerpen greep Beci in, met haar kennis van het Brusselse ondernemerschap en van de dagelijkse realiteit van haar leden. Beci speelt een leidende rol in de vertegenwoordiging van Brusselse ondernemingen en werkgevers. Wij zijn blij dat deze rol wordt erkend en blijv er waakzaam voor zorgen dat er beter rekening wordt gehouden de belangen van deze werkgevers en ondernemers. We zullen een bijdrage lev beleid van deze regering, of het zo nodig aanpassen, maar hierbij steeds luis naar de kleine en grote ondernemers, de zelfstandigen en de vrije ber op Beci vertrouwen. Marc Decorte, Voorzitter van Beci Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 52 – Februari 2020 In maart: Grow Your Business 4 6 7 Beci online Podcast : Marc Filipson Digest Ideeën 10 11 12 16 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Amélie Alleman, Alexis Bley, Elisa Brevet, Giles Daoust, Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude, Tim Devriese, Sophie Le Clercq, Ophélie Legast, Vinciane Pigarella en Guy Van den Noortgate. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 484 071 887 cm@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 39 Sophie Le Clercq Gasthoofdredactrice: Vóór of tegen een CO2-heffing aan de grenzen van de EU? Open Source Barometer: de mobiliteit zit weer vast in de files Brusselse KMO’s moeten nu de digitale stap zetten Internationaal 18 Registratie van chemicaliën: ook iets voor u? Stedenbouw & immobiliën 20 22 25 26 28 30 31 Sophie Le Clercq: Pleidooi voor een gedeelde stad Nieuw leven voor de natuur in de stad Een manifest voor de stedelijke fauna Jacht op automobilisten? Brussel, schoolvoorbeeld voor tijdelijke gebruiksprojecten? De ontluikende verandering van energienetwerken De dichtheid die metropolen verdienen Dynamiek 34 36 37 38 Opnieuw succesvol na een mislukking Transitie: (Re)lighting is een kunst Starter: Macaria Publicaties in het Belgisch Staatsblad: gedaan met het geknoei Aanvaardt de werkgever binnenkort een video CV als sollicitatiebrief 3.0? 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER Community 40 41 35 39 40 40 Index Foto’s van het Beci nieuws In de voetsporen van … Catherine Bodson Kleine verhalen van grote ondernemers Toetredingsaanvragen Agenda Warrants als bonus voor uw top performers Wilt u één of meerdere medewerkers belonen voor hun inzet? Heeft u al gedacht aan warrants? Bekijk nu al met wie u dit jaar in zee gaat om dit voordeel toe te kennen aan de medewerkers die u zeker wilt belonen en aan u wilt binden. Partena Professional ondersteunt u van A tot Z tijdens de implementatie en de opvolging. Wilt u meer weten? Contacteer ons via innovation@partena.be of meer info op partena-professional.be/warrants
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Podcast Marc Filipson: "Verandering is continuïteit." Naar aanleiding van het 30-jarig bestaan van boekhandel Filigranes is de oprichter te gast bij een ietwat tegendraadse aflevering van de Next Steppodcast. Hij volgt al vier decennia lang dezelfde leidraad. Verwacht van hem dus geen kentering of radicale verandering. Hij beschouwt zichzelf eerder als een winkelier dan een boekhandelaar. In Brussel kent nagenoeg iedereen de boekhandel Filigranes en zijn stichter, maar het begin van het verhaal is minder bekend... Hoe is dit avontuur eigenlijk begonnen? Ik studeerde destijds om leraar te worden. Tegelijkertijd werkte ik, om mijn boterham te verdienen, als student in de boekhandel La Providence, in de Nijverheidsstraat. Helaas kreeg de zaakvoerder een beroerte. Zijn vrouw vroeg me om zijn plaats in te nemen en toen de man overleed, volgde ik hem op. Ik vestigde me dus in deze kleine winkel en ontwierp al snel nieuwe meubels met een driedubbele diepte. Ik moest trouwens een oplossing vinden voor al die boeken. Het was een kleine, ouderwetse boekwinkel. Ik wist precies waar het boek stond dat ik wou aanraden aan een klant. En meestal lag het onder tien andere. De Nijverheidsstraat ligt in een woonwijk. Het was daar niet gemakkelijk om een zaak te vestigen … Veel gebouwen in de buurt werden aan de Paters Redemptoristen geschonken. Ik had het een en het andere met hen geregeld. Zo kon ik op een dag het huis naast de boekwinkel betrekken. Omdat ik het me niet kon veroorloven om door de scheidingsmuren heen te breken, gaf ik de sleutels aan de klanten, zodat ze hun eigen keuze konden maken. Ik moest creatief zijn om bekendheid te verwerven: ik was de eerste die volledige pagina's vulde in het tijdschrift Pourquoi pas?, het vroegere Vif-L'Express, waar ik promoties in presenteerde. Hoe ben je erin geslaagd om klantenbinding op te bouwen? Vanaf de eerste dag heb ik een koffiemachine geïnstalleerd. Ik bood mijn klanten koffie aan en aan het eind van de dag schonk ik een glaasje portwijn. Het was een klein geschenk dat een beetje gezelligheid in de zaak bracht. In 1988 werd ik onteigend. Ik wandelde door de buurt en vond een vrije ruimte op de Kunstlaan. 6 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 In de pers beweer je soms dat de boekhandel succes heeft omdat je anders werkt dan de anderen. Wat moeten wij ons daarbij inbeelden? Ik ben inspiratie gaan putten bij mijn oom, een schoenenhandelaar, die diepe etalages had. De deur bleef bij hem open. De klant kijkt links en rechts en zo komt hij heel snel in de winkel te staan. In alle weersomstandigheden staat ook bij mij de deur altijd open. Ik heb me nooit elitair opgesteld. Bij mij vonden de klanten alles. De enige collectie die ik niet had was die van Barbara Cartland, om de eenvoudige reden dat er honderden titels waren en die te veel ruimte in beslag namen. Aan klanten die erom vroegen, antwoordde ik: 'Ik heb net het laatste exemplaar verkocht, maar kijk, ik heb u nog iets anders te bieden.’ Natuurlijk moet je houden van wat je verkoopt, je moet een passie hebben voor het product, maar bovenal moet je houden van verkoop. Bestaan er onfeilbare verkooptechnieken? Het plezier van de gedachtewisseling en een hartelijk onthaal! Dat probeer ik door te geven aan mijn team. Je moet met klanten praten: over wat je zelf hebt gelezen, maar ook je dagelijks leven. ● Elisa Brevet Het volledige gesprek kunt u beluisteren in onze Next Step podcast: https://www.beci.be/podcast. Podcast inspiratie : Radiolab – 60 Seconds : Wetenschapper Hetty Helsmoortel noemt deze podcast “de oermoeder van de wetenschapspodcasts”. Radiolab verzamelt, herbergt en koestert verschillende afleveringen over diverse onderwerpen. 60 seconds gaat over één zin die de wereld blijft beroeren. En die nog steeds hoogst actueel is: de oorlogsverklaring van de VS tegen terreur na elf september 2001. © gladdys.be News CEO’s en hun communicatie: een riskante onderneming? De relaties tussen bedrijven en hun stakeholders worden steeds complexer en het vertrouwen in leiders wordt soms op de proef gesteld. In deze context publiceerde het adviesbureau Whyte Corporate Affairs een enquête over de positionering van Belgische bedrijfsleiders. 55 CEO’s namen eraan deel. verantwoordelijk voor de reputatie van het bedrijf dat hij leidt. Hij belichaamt de onderneming. Zijn acties en standpunten zullen hoe dan ook worden geïnterpreteerd. Een goed beheerde communicatie van de bedrijfsleider is een echte troef en een krachtige hefboom. Deze communicatie moet de organisatie helpen vooruitgang te boeken en haar positie bij de stakeholders duidelijk te versterken. Een manager die communiceert, zonder alomtegenwoordig en alwetend te zijn in de media, kent de wereld waarin zijn bedrijf leeft en ook de uitdagingen. Effectief communiceren is dus meer dan over zichzelf praten: ook gedachtewisseling bevorderen is belangrijk, want zo zullen de gesprekspartners de boodschap verder verspreiden. Op zich een veel krachtiger strategie. Informatie: www.whyte.be Wat reputatie en strategische positionering aangaat, beschouwt 75% van deze bedrijfsleiders hun rol als ambassadeur voor hun organisatie als een topprioriteit. Inzake communicatie en het uitspreken van standpunten beweert 67% van de ondervraagden tamelijk proactief te zijn. 53% beschikt zelfs over een positioneringsstrategie. Meer dan de helft heeft echter geen duidelijk beeld van hun reputatie. Op de vraag naar hun relatie met de pers is 58% van de respondenten zich ervan bewust dat van hen soms een standpunt wordt verwacht over maatschappelijke kwesties die weinig met hun organisatie te maken hebben. Ze kunnen zich daarbij ongemakkelijk voelen. Ongeveer hetzelfde aantal bereidt zich zorgvuldig voor op externe communicatie, maar slechts 35% vindt deze ontmoetingen met de pers prettig; ze worden eerder als een noodzaak gezien. 46% van de Belgische CEO's zegt meer tijd te besteden aan interne dan aan externe communicatie. 35% stelt dat het creëren van begrip voor de strategie en de visie van het bedrijf hun grootste interne uitdaging is. Voor een andere derde is dit eerder het verkrijgen van vertrouwen en betrokkenheid. Slechts 15% van de CEO's aarzelt niet om over hun privéleven te communiceren, terwijl 56% dit onnodig of zelfs ongepast vindt. 45% zou professioneel actief op de sociale media zijn, terwijl 42% daar geen prioriteit van maakt. Onder degenen die actief zijn, is 85% dat uitsluitend als vertegenwoordiger van hun bedrijf. 31% van de niet-actieve personen erkent het belang van de sociale media maar heeft daar geen tijd voor. 24% vindt deze vorm van communicatie delicaat of zelfs gevaarlijk. Willens nillens is de bedrijfsleider in ruime mate Brussels Airport innoveert met een privé 5G-netwerk Brussels Airport Company ontwikkelt momenteel een 5G ready netwerk, dat efficiëntere, betrouwbaardere en snellere connectiviteit biedt dan wifi of 4G. Dit gebeurt in samenwerking met het Finse Nokia en de Belgische operator Citymesh. Met dit netwerk, dat eind maart operationeel zal zijn, zal de luchthaven als een van de eerste sites in België de 5G-technologie verwelkomen en inzetten om zijn operationele efficiëntie te verbeteren en andere technologische innovaties te ondersteunen. "Als een van de eerste sites in België en een van de eerste Europese luchthavens die een eigen 5G ready netwerk installeren, bevestigt Brussels Airport zijn leiderspositie op het gebied van digitale innovatie. Wij blijven de operaties op de luchthaven verder optimaliseren en gaan nu ook de digitale innovatie versnellen met 5G-technologie. Die laat toe om toekomstgerichte technologieën op een unieke manier te integreren", zegt Arnaud Feist, CEO van Brussels Airport Company. De superieure capaciteit van de 5G effent de weg naar de integratie van nog meer technologie, zoals Internet of Things (IoT), geautomatiseerde voertuigen, mobiele monitoringsystemen of de track & trace technologie. Hiermee verbeteren zowel de operationele efficiëntie als Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 7 D.R.
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News de betrouwbaarheid van de systemen op Brussels Airport. "De toegevoegde waarde van dit privé 5G-netwerk toont het belang van dergelijke connectiviteitszones aan. Hierdoor ontstaat een scala aan toepassingen die met wifi en openbare netwerken niet zouden kunnen bestaan. Met hun grensverleggend partnerschap stellen Citymesh en Brussels Airport zich op als pioniers en voorbeelden voor andere sectoren in België om concurrentievoordeel te creëren via privé mobiele connectiviteit”, besluit Mitch De Geest, CEO van Citymesh. Informatie: www.brusselsairport.be Consument niet te verleiden tot delen van persoonlijke betaaldata De beveiliging van betaaldata blijft problematisch. Slechts 20% van de Europese consumenten is bereid hun betaalgegevens te delen om een beroep te kunnen doen op andere diensten. Als ze dan toch overstag gaan, worden fintechs of de datagiganten op het web het minst vertrouwd. De voorkeur gaat uit naar de eigen bank. Dat blijkt uit een studie van Strategy&, PwC's strategische adviestak. “Voorlopig verwachten we nog niet meteen een ‘big bang’ op de Belgische financiële markt. De consument heeft moeite om de vele voordelen van zo’n open banksysteem in te zien. Toch heeft het streven naar een open banksysteem het financieel landschap in Europa alvast drastisch hertekend. Steeds meer banken zetten in op digitale innovatie en gaan de samenwerking aan met niet-traditionele spelers, zoals fintechs en databedrijven”, legt Fernand Dimidschstein, Partner van Strategy& uit. De Belgische consument gelooft ook niet meteen in een cashloze samenleving, al gebruikt hij smartphonebetalingen, die naar verwachting tot 68% zullen stijgen. Toch blijft zo’n 30% van de Belgen bezorgd over databescherming bij mobiele betalingen. “De cijfers geven aan dat de consument uiteindelijk de eigen bank toch het meest vertrouwt met persoonlijke data. Open Banking kan alleen werkelijkheid worden als banken de wensen van hun klanten radicaal vooropstellen in hun dienstenaanbod. Banken kunnen het verschil maken door technologie in te zetten om digitale betalingen net zo eenvoudig en transparant te maken als betalen met cash geld”, besluit Fernand Dimidschstein. Informatie: www.pwc.be Orange Belgium lanceert als eerste in België een 5G-testhub voor bedrijven Orange Belgium activeerde als eerste in België een 5G-testhub voor bedrijven: de Orange Industry 4.0 Campus. Dankzij deze innovatiehub zal de operator de handen in elkaar kunnen slaan met partners in de industrie om reële applicaties te ontwikkelen die het volle potentieel van de 5G-technologie gaan benutten. Stefan Slavnicu, Chief Technology Officer bij Orange Belgium: “Vandaag bieden we in onze 5G testhub de meest geavanceerde vorm van 5G. Het levert een hele hoge verwerkingscapaciteit, lage latency, verbeterde beveiliging voor kritieke toepassingen en network slicing voor openbare en private netwerken. Bovendien zullen we ook de meest geavanceerde antennes gebruiken, waardoor de verwerkingscapaciteit er aanzienlijk op vooruit zal gaan.” Orange Belgium gelooft heel sterk in het potentieel van 5G voor de ontwikkeling van nieuwe diensten waar zowel burgers als bedrijven bij gebaat zullen zijn. “Wij zijn bijzonder trots dat we onze Orange Industry 4.0 Campus kunnen openen in de haven van Antwerpen, waar we reële 5G-toepassingen kunnen beginnen testen die het volle potentieel van 5G kunnen gebruiken. Dat is nodig om de competitiviteit van bedrijven te verhogen met connectiviteit op maat, afgestemd op specifieke vereisten van nieuwe innovatieve toepassingen, zoals draadloze productie, realtime automatisering, slimme steden, Internet of Things…”, aldus Michaël Trabbia, CEO van Orange Belgium. Om er echter een succes van te maken, moeten het juridische, regelgevende en administratieve kader nog altijd worden aangepast, alsook de vereiste spectrumtoewijzing aan de operatoren. Hun zware investeringen zullen een naadloze dekking garanderen in sectoren die voor alle gebruikers van vitaal belang zijn. Informatie: www.orange.be 8 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 News VUB en ULB lanceren ambitieuze diversiteitsplannen met de steun van Actiris Als grote werkgevers in Brussel willen de universiteiten een voorbeeldfunctie vervullen op het gebied van gelijkheid. VUB-Rector Caroline Pauwels en ULB-Rector Yvon Englert stelden daarom hun diversiteitsplannen officieel voor aan Bernard Clerfayt, Minister van Werk in Brussel, en Cathy Van Remoortere, Directeur Arbeidsmarkt en Inclusie bij Actiris. Elektrische wagens verdienen zichzelf al terug vanaf 5de jaar Steeds meer Belgen denken na over een elektrische wagen. Dat blijkt uit onafhankelijk onderzoek van Mobly, een startup die mobiliteit tracht te bevorderen. De aankoop van een elektrisch voertuig blijft echter nog een zeldzaamheid. Het Belgisch wagenpark telt bijna 6 miljoen auto's maar slechts ongeveer 11.000 elektrische voertuigen (0,18%). En dit zijn voornamelijk bedrijfswagens. De iets hogere aankoopprijs blijft een probleem, hoewel de elektrische optie uiteindelijk vaak goedkoper blijkt te zijn. Caroline Pauwels en Yvon Englert, rectoren van de VUB en de ULB. Het actieplan "Gelijkheid" van de VUB richt zich op gender en etniciteit, leeftijd, oriëntatie, levensfilosofie en sociale klasse. De universiteit streeft er onder meer naar om tegen 2021 één derde vrouwelijke kandidaten voor vacante functies te hebben. Ze wil de diversiteit ontwikkelen en mensen sensibiliseren. Onlangs kwam er een gedragscode tot stand en verscheen een nieuwe diversiteitswebsite op het internet. De VUB heeft ook een adviseur aangesteld voor gelijkheid in HR, die de actiepunten zal behandelen. De ULB legt van haar kant de nadruk op duurzame diversiteit en wil een "gender- en diversiteitsbeleid" ontwikkelen. Zij wenst lacunes op te sporen, nieuwe projecten op gang te brengen, bestaande acties te consolideren, maar ook het wettelijk kader te respecteren en te overstijgen. De bestaande maatregelen werden opgesomd aan de hand van vijf thema's: handicap, gender, seksuele identiteit, leeftijd en culturele achtergrond. De acties worden dan binnen twee jaar uitgevoerd door een medewerker die met de steun van Actiris wordt aangeworven. Deze door het hoger onderwijs ontwikkelde diversiteitsplannen zijn een primeur voor Brussel en een belangrijke stap naar een meer inclusieve samenleving. "Ik ben blij dat Actiris zijn expertise kan delen met de ULB en de VUB. Onze diversiteitsconsultants helpen bij de ontwikkeling van een inclusief rekruteringsbeleid en de bijbehorende communicatie”, aldus nog Cathy Van Remoortere. Informatie: www.vub.be ; www.ulb.be ; www.actiris.be Mobiliteitsverzekeraar Mobly biedt een gratis en praktische module aan om de totale kostprijs van een elektrische auto te berekenen op basis van zijn levensduur en deze te vergelijken met die van een voertuig op fossiele brandstof. De eerste resultaten tonen aan dat elektrische voertuigen na 5 jaar voordeliger zijn. Deze berekeningen houden rekening met de lage verbruikskosten (energie en onderhoud), maar ook met fiscale voordelen en een hogere wederverkoopwaarde. Deze elementen komen vaak onvoldoende aan bod. "Met deze rekenmodule wil Mobly automobilisten informeren en motiveren om over te stappen op elektriciteit. Onze vloot moet groener worden en de tijd dringt", zegt Gerrit Nollet, CEO van Mobly. Vanaf 2030 mogen dieselvoertuigen Brussel niet meer binnen en vanaf 2035 geldt hetzelfde voor alle auto's op benzine of LPG. Nog eens 17 steden overwegen om een lage-emissiezone te creëren. Dit zal al gauw een impact hebben op de restwaarde van auto's die op traditionele brandstoffen rijden. Met de gratis rekenmodule wil Mobly de keuze voor intelligente en duurzame mobiliteit stimuleren. Informatie: http://www.mobly.be Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 9 © Getty
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Ideeën Vóór of tegen een CO2-heffing aan de grenzen van de EU? Om de CO2-uitstoot te bestrijden, pleiten sommigen voor een ‘laissez-faire’ op de markt, terwijl anderen voorstander zijn van een belasting op ingevoerde producten uit landen die zich weinig of niet bekommeren om hun koolstofvoetafdruk. Thierry Bréchet, hoogleraar economie aan de Louvain School of Management en onderzoeker aan het CORE (UCL). De Britse econoom en filosoof Ricardo oordeelde1 dat open grenzen voor iedereen gunstig zijn. Toch kunnen we ons niet veroorloven staal uit China te importeren dat daar werd geproduceerd in ecologische en humanitaire omstandigheden ver onder onze eigen criteria. China en India hebben allebei de akkoorden van Parijs geratificeerd. Vooral China investeerde aanzienlijk in hernieuwbare energiebronnen. Nochtans blijft China stoot in absolute cijfers het meeste CO2 uit ter wereld. India staat op de vierde plaats (net achter Europa). In feite ben ik voorstander van een CO2-heffing op alle geproduceerde goederen en op alle markten. Bovendien pleit ik voor een versterking van de ETS-markt (nvdr: de EU-regeling voor de handel in emissierechten). Beschouw dit niet als een vergelding maar als een eerlijke rechtzetting. De opwaartse aanpassing van de prijs zou een psychologische schok moeten teweegbrengen om de consument aan te zetten zijn gewoontes radicaal te veranderen. Deze aanpassingen zijn dringend noodzakelijk. Als we ze niet doorvoeren, zullen de ecologische en milieurisico’s over 20 of 30 jaar enorm zijn toegenomen. Al in de 19e eeuw voorspelde Britse economist Jevons het einde van de steenkool2 . Hij vestigde in 1884 de aandacht op het risico dat het Britse Rijk zou verdwijnen als het niet tot het besef kwam dat zijn steenkoolvoorraden eindig waren. Hetzelfde geldt vandaag voor alle vormen van grijze energie en voor het vermogen van onze planeet om ongekende niveaus van CO2 te absorberen. Als we daar geen rekening mee houden, gaan we een rampzalige situatie tegemoet. Rémy Prud’homme doceerde economie aan de Universiteit van Parijs XII en aan het MIT. Ik ben gekant tegen een CO2-heffing aan de grenzen. We kunnen trouwens aan Braziliaanse of Indiase producten geen belasting laten betalen waarvan Europese producten zouden zijn vrijgesteld. En nu even serieus: wie zou ooit geloven dat de 27 Europese landen het eens zullen worden over één enkel koolstofbelastingtarief? Bovendien zou een dergelijke belasting in de praktijk zeer moeilijk uitvoerbaar zijn. We horen zeggen dat de belasting zou worden berekend aan de hand van het koolstofgehalte van geïmporteerde producten. Goed zo, maar wie kan ons vertellen hoeveel koolstof er in een shirt uit Bangladesh of een Chinese batterij zit? (...) Het protectionistische discours vergeet ook dat minder invoer automatisch minder uitvoer betekent. Koolstof of geen koolstof, een invoerbelasting blijft een belasting en leidt sowieso tot vergeldingsmaatregelen. Tot slot zou een dergelijke belasting een kwantitatief te verwaarlozen effect hebben op de CO2-volumes en het klimaat. Een vermindering van de CO2-uitstoot met één gigaton tegen 2050 zou tot een temperatuurschommeling leiden van 0,0005°. Ziedaar de winst voor het klimaat van een Europese koolstofbelasting van € 60 per ton CO2. Peanuts! Een aantrekkelijker invalshoek is natuurlijk de steun aan onderzoek, bijvoorbeeld inzake CO2-opslag. ● Johan Debière 1 In zijn Theorie van het comparatief voordeel 2 The coal question 10 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 © Getty Open Source De kunstenaar en de manager Management is een kunst. Ongeacht de omvang, de leeftijd of de sector van een onderneming, het beheer ervan is steeds hoogstaand trapezewerk. Wat sommigen ook mogen beweren, een ‘one size fits all’ methode bestaat niet voor het management van mensen, want die zijn allesbehalve rationeel (des te beter, trouwens). Management kan evenmin als kunst worden onderwezen. Uiteraard bestaan er scholen, opleidingen en boeken die beginselen, technieken en referenties toelichten, maar het beroep van manager leer je door de praktijk, net als kunst. Beoordelen we een werk van Warhol, van Gogh of Pollock op de naleving van ‘regels’? Volgens de specificaties van een lastenboek? Of aan de hand van ‘Key Performance Indicators’? Uiteraard niet. Deze aanpak zou al even verkeerd zijn met Musk, Jobs of Gates. Net als de kunstenaar volgt de manager eigen regels en wordt hij per slot van rekening alleen beoordeeld op zijn resultaten. Zowel de kunstenaar als de manager heeft te maken met ‘stakeholders’. Voor de kunstenaar zijn dit het publiek en in zekere mate de critici. De manager confronteert zich aan aandeelhouders (die optreden via een raad van bestuur, de directie of de hiërarchie) en aan de teams onder hem. In beide gevallen hangt het succes af van het vermogen om deze stakeholders tevreden te stellen. Alleen de resultaten tellen. Als niemand belangstelling vertoont voor zijn werk, heeft de kunstenaar gefaald. Dit neemt echter geen enkele verdienste weg van niche-kunstenaars, want niemand heeft ooit beweerd dat succes wereldwijd moet zijn. Ook de manager faalt als hij de stakeholders niet tevreden kan stellen. Hij kan vele doelstellingen nastreven: groei, rentabiliteit, bedrijfscultuur, welzijn van de teams, maatschappelijke bijdragen … In de huidige samenleving zijn de vereisten en criteria van het management veel ingewikkelder dan in de vorige generaties. In ons leven, en zeker in onze tienerjaren, hebben we allemaal mensen ontmoet die de houding aannamen Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 11 van een kunstenaar, zonder echter de minste artistieke aanleg te vertonen. Hetzelfde doet zich voor, maar dan op volw sen leeftijd, met de vele ma nagers die we ontmoeten en die enorm inspelen op attitude, zonder echter hun rol volwaardig te vervullen. Een boek beoordeel je niet naar zijn omslag. De kunstenaar herken je niet aan zijn kleding. En de manager niet aan zijn overmaats ego. Kunst en management zijn ontegensprekelijk ego-gerichte beroepen. Het ego kan echter een gevaarlijke vijand worden, omdat hij ons verblindt en ons afsluit voor constructieve commentaar van anderen, dat ons nochtans vooruit zou kunnen helpen. Zowel de kunstenaar als de manager – zeker als hij succesvol is – heeft de neiging om “zijn eigen marketing af te breken”, in de overtuiging dat hij almachtig of zelfs onoverwinnelijk is. En dan begint vaak de ellende. Het vermogen om onszelf in vraag te stellen is dus van fundamenteel belang om ons voortdurend opnieuw uit te vinden, naarmate de situatie rondom ons verandert. Onze wereld evolueert steeds sneller en bestraft op wrede wijze degenen die op hun lauweren rusten. Schilderkunst, literatuur, muziek, film … Een kunstwerk verschilt van een industrieel product door zijn vermogen om ons te verrassen, te ontroeren en tot denken aan te zetten. Ook hier bestaat er een parallel met het management: goed management moet dezelfde emotionele en intellectuele reacties om zich heen kunnen uitlokken. Het Engelse woord ‘move’ is in beide gevallen goed van toepassing: we moeten ‘moved’ (ontroerd) zijn door het werk van de kunstenaar, en evenzeer ‘moved’ (voortgestuwd) door de initiatieven van de manager. En dit, ongeacht de methode, hoe onorthodox ook. ● Giles Daoust, CEO van Daoust en Title Media D.R.
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Ideeën Barometer: de mobiliteit zit opnieuw muurvast Waar maken de Brusselse ondernemers zich zorgen om? Wat zijn hun prioriteiten en verwachtingen? Om daar achter te komen, raadpleegt Beci haar leden en sympathisanten twee keer per jaar. De jongste editie van onze barometer meldt een opflakkering van de bezorgdheid over de mobiliteit. Vincent Delannoy en Emmanuel Robert 1. Politiek: Clerfayt en Gatz vóór Vervoort Hoe beoordelen ondernemers de efficiëntie van de Brusselse ministers? Op het scorebord wordt minister-president Rudi Vervoort (2,24/5) ingehaald door Bernard Clerfayt, minister van Werk en Beroepsopleiding (2,83), en door Sven Gatz, minister van Financiën (2,61). Minder populair zijn Pascal Smet (Stedenbouw en Buitenlandse Handel; 1,90) en Elke Van den Brandt (Mobiliteit en Openbare Werken; 1,73). Maar het is wellicht nog te vroeg in deze legislatuur om conclusies te trekken. Beoordeel de doeltreffendheid van de ministers van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest tussen 1 en 5 Bernard Clerfayt Werk en Beroepsopleiding Sven Gatz Rudi Vervoort Barbara Trachte Financiën, Budget … Minister-President Economische Transitie en Wetenschappelijk Onderzoek Nawal Ben Hamou Huisvesting, Gelijke Kansen Alain Maron Klimaat, Milieu, Energie … Pascal Smet Stedenbouw, Buitenlandse Handel … Elke Van den Brandt Mobiliteit, Openbare Werken … 2,83 2,61 2,24 2,17 2,02 2,01 1,90 1,73 2. De gewestelijke spelers Hub.brussels blijft aan de top van de ranglijst, maar het vertrouwen is wel wat uitgehold ten opzichte van de barometer van juli (2,99 versus 3,36). Hetzelfde geldt voor de laatste in het klassement, Brussel Mobiliteit, die van 2,53 naar 1,82 daalt. Weinig significante verschillen scheiden de tweede (VDAB op 2,88) van de zesde (Actiris, op 2,77). Hub.brussels (Impulse/Brussels Invest Export/Atrium) VDAB Finance.brussels (GIMB) Innoviris Citydev (GOMB) Actiris Bruxelles Formation MIVB Leefmilieu Brussel Brussel Mobiliteit 2,99 2,88 2,82 2,80 2,79 2,77 2,69 2,56 2,51 1,82 12 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Ideeën 3. Ondernemers die bereid zijn te investeren of aan te werven … De trend van de vorige barometer wordt bevestigd: ondernemers lijken zelfzeker genoeg om te investeren of aan te werven: meer dan 60% van hen zegt hiertoe bereid te zijn. Maar zonder enige economische opleving geeft dit cijfer misschien eerder aan hoe moeilijk rekruteren wel kan zijn. Als bedrijfsleiders willen aanwerven, dan kan dit ook zijn omdat ze gewoon geen kandidaten vinden. Deze veronderstelling heeft te maken met de huidige HR-uitdagingen (zie punt 8). 4. …maar niet noodzakelijk in Brussel Minder heuglijk nieuws: 41% van de Brusselse ondernemers overweegt nu een gedeeltelijke of volledige verhuizing, vooral naar Vlaanderen (19%). Een eventuele uitbreiding gebeurt dus richting het aangrenzende gewest, waarvan wordt vermoed dat het meer kansen biedt. Wellicht een reactie op de onzekerheden in het beleid van de huidige Brusselse regering (op het vlak van economie, mobiliteit, fiscaliteit, ...). 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% Jul.17 > Dec. 19 20% 30% 40% 50% 60% 70% 10% 0% Jul.17 > Dec. 19 Ja, binnen Brussel Ja, in Wallonië 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Welke drie thema's moet de Brusselse regering prioritair behandelen? Ja, in Vlaanderen Ja, buiten België 5. Prioriteiten van de ondernemers: mobiliteit, belastingdruk en netheid Mobiliteit Verlaging van de regionale en lokale fiscaliteit Netheid Vereenvoudiging van de administratieve procedures Nov.16 > Déc.19 Veiligheid Imago van Brussel als handelscentrum Hulp bij investeringen Een sterke comeback van de mobiliteit, die in 75% van de antwoorden wordt vermeld, tegen 68% in de vorige enquête. Dit heeft misschien te maken met de vorige vraag. De verstrenging van het BWLKE en van de belasting op bedrijfsparkeerplaatsen, de aangekondigde veralgemening van de snelheidslimiet van 30 km/u, de "lage emissie zone", het gekibbel rond de kilometerheffing: al deze onderwerpen kunnen van belang zijn voor ondernemers. De verlaging van de gewestelijke en gemeentelijke belastingen blijft op de tweede plaats staan (32%). Netheid neemt de derde plaats over van de administratieve vereenvoudiging, die nog steeds door 27% van de respondenten wordt aangehaald. Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 13 Neen Overweegt u om een gedeelte van uw activiteiten te verhuizen of delocaliseren? Zal u gedurende de volgende 12 maanden investeren en/of recruteren? Ja Nee Ik weet het niet
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Ideeën 6. Mobiliteit, een zorg voor bedrijven Meer dan 50% van de ondernemers geeft toe "medeverantwoordelijk" te zijn voor de mobiliteit tussen thuis en werk. Concreet? 84% van hen verklaart zich ("volledig", "waarschijnlijk" of "onder bepaalde voorwaarden") bereid om de werktijden aan te passen. Meer dan de helft (51%) zou aanvaarden 5 tot 8 €/reis te betalen voor een "trein-bureau", als de NMBS deze dienst zou aanbieden. Deze cijfers wijken nauwelijks af van onze vorige enquête. Carpooling blijft van zijn kant onduidelijk: het zou marginaal zijn (0 tot 5% van de werknemers) in een grote meerderheid van de bedrijven (62%), maar meer dan 22% van de werkgevers geeft toe niet te weten in welke mate hun werknemers er gebruik van maken. Ja Ja, tegen bepaalde voorwaarden Bent u bereid de werkuren van uw werknemers aan te passen om de verkeersdoorstroming te verbeteren? 7,26 % 8,38 % 9,50 % 22,60 % 34,64 % 38,42 % 25,42 % 40,22 % Als de NMBS reizigers een rollende kantoorruimte biedt (5 tot 8 euro per rit), bent u dan bereid om dit aan uw werknemers aan te bieden? 13,56 % Waarschijnlijk Eerder niet Neen Om de mobiliteit in en rond Brussel te verbeteren, is de invoering van een intelligente kilometerheffing volgens u: 10% 20% 30% 40% 50% Dec.17 > Dec.19 7. Bedrijven die zich inzetten voor een ecologische transitie Het milieu en het klimaatvraagstuk lijken steeds beter te worden geïntegreerd in de bedrijfsstrategieën. Bijna een derde van de ondervraagde bedrijven (32%) zegt een milieuadviseur (of een gelijkaardige functie) te hebben aangesteld. In dezelfde verhouding zeggen zij zich in te zetten voor een lagere uitstoot van broeikasgassen. 14 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Is uw bedrijf betrokken bij een initiatief betreffende de reductie van broeikasgassen? JA 32,4 % NEEN 67,6% Een interessant idee Een onaanvaardbaar idee Ik weet het niet Het concept van een kilometerheffing zorgt nog steeds voor veel verdeeldheid. "Voor" en "tegen" nemen afwisselend de leiding, maar de resultaten blijven op enkele percentpunten na vrijwel identiek. Geen doorbraak in zicht. Ideeën 8. HR-uitdagingen: meertaligheid, nieuwe technologieën, retentie Voor welke uitdagingen staan de Brusselse werkgevers inzake personeelsbeheer? Het toptrio is hetzelfde als in juli en behoudt de volgorde van toen: meertalige werknemers vinden (23% van de respondenten), werknemers vinden die zijn opgeleid in nieuwe technologieën (17%) en talent behouden (16%). Daarop volgt het salarispakket (16%) en de balans tussen werk en privéleven (12%). Het beheer van verandering, de generatiekloof of de diversiteit komen echter in minder dan 5% van de reacties aan bod. Wat zijn de drie grootste uitdagingen in uw HR-beleid? Het vinden van meertalige medewerkers Het vinden van medewerkers die voldoende geschoold zijn in nieuwe technologieën Het behouden van onze medewerkers Aanbieden van een voldoende aantrekkelijk salarispakket Voldoen aan de werk-privébalans Beheer van professionele verplaatsingen van onze medewerkers Het vinden van kandidaten die bereid zijn in Brussel te werken Misschien Ja Bent u bereid het aandeel telewerk in uw organisatie te verhogen? Nee Wegens een aantal van bovenstaande zorgen wordt telewerk een gangbare praktijk: 65% van onze respondenten zegt dat hun personeel 5 tot 15% – of zelfs meer – van zijn tijd telewerkt. Bijna de helft van de werkgevers zegt bereid te zijn om het aandeel van telewerk te vergroten. 4% 18% Op welke prioriteit legt uw diversiteitsplan de nadruk ? 52% ■ Gender ■ Leeftijd ■ Afkomst ■ Handicap ■ Meerdere ■ Andere 18% 6% 2% Meer dan een derde van de werkgevers zegt een "diversiteitsplan" of een gelijkaardig plan te hebben. Op de vraag naar de inhoud van het plan zegt 52% de voorkeur te geven aan een combinatie van doelstellingen. Diversiteit van geslacht en herkomst (elk 18%) behoren tot de specifieke prioriteiten. Voor leeftijd (2%) is dat niet het geval. Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 15
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Ideeën Brusselse KMO’s moeten nu de digitale stap zetten Eind 2015 bundelde Google de krachten met Beci om de Brusselse bedrijven de digitale wereld binnen te loodsen. De opleiding tot Digital Marketer is toegankelijk voor alle KMO werknemers, evenals voor werkzoekende jongeren, die nadien in contact worden gebracht met werkgevers. Olivier Willocx (Beci, links) en Thierry Geerts (Google Benelux) T hierry Geerts hoopt als directeur van Google Benelux dat Brussel de hoofdstad wordt van Digitalis, de naam die hij in 2018 in zijn gelijknamige boek aan het land van de geconnecteerde mensen gaf. Deze ambitie spoort Brusselse ondernemers aan om het voortouw te nemen, bijvoorbeeld door lokale leveringen voor kleine winkels te ontwikkelen of door online nieuwe films aan te bieden, net na hun lancering in de bioscopen. Hij bespreekt dit alles met Olivier Willocx, CEO van Beci. Waarom besliste u om uw opleidingen in België te richten op bedrijven? Thierry Geerts: "Vandaag wonen we in Digitalis, een nieuw land van 4 miljard mensen die zijn aangesloten op het internet. Het concept toont aan hoezeer onze wereld is veranderd. U kunt mensen in Singapore e-mailen, producten kopen in China of chatten met jeugdvrienden via WhatsApp. De zakelijke dimensie? 4 miljard potentiële klanten in één klik. Alle bedrijven, ook kleinere, staan in het middelpunt van de wereld en kunnen alles verkopen aan iedereen, waar dan ook ter wereld. De Belgen zijn hyper geconnecteerd, maar helaas zijn hun bedrijven dat nog helemaal niet. In België vloeit 70% van de internethandel naar het buitenland. Zelfs Belgische stripverhalen moet u in Frankrijk bestellen. Belgische bedrijven besteden nog steeds gemiddeld 79% van hun marketingbudget aan traditionele media en dus slechts 21% aan digitale. In Nederland is dit 65% digitaal en 35% traditioneel. Er ligt een efficiencywinst van 40% voor het grijpen in marketing. Met digitale marketing bereikt u uiteraard het traditionele publiek, maar weet u ook precies 16 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 hoeveel mensen uw advertentie hebben gezien en hoe lang ze die hebben bekeken. U krijgt bovendien gegevens die inzicht verschaffen in wie uw klanten echt zijn. 76% van de Belgische bedrijven die in 2016 failliet gingen, hadden geen website. Vandaag volstaat een site niet meer: u moet ook aanwezig zijn op de mobiele media. En over twee of drie jaar lopen bedrijven die geen gebruik maken van kunstmatige intelligentie het risico failliet te gaan.” Waaraan ligt deze terughoudendheid? Olivier Willocx: "Vergeleken met de Franse markt is de Belgische zeer klein en in taalgebieden gefragmenteerd. Digitale connectie is er misschien minder vanzelfsprekend, maar ik merk geen terughoudendheid. Eerder belangstelling, maar dan meteen met de vraag ‘hoe moet dit?’. Veel ondernemingen hebben hun website toevertrouwd aan een of andere jeugdige webdesigner en zijn nu teleurgesteld over de resultaten. Aanwezigheid op het net is niet voldoende. U moet bepalen waarom u dat doet en hoe. De ganse organisatie moet erachter staan. Dit is een strategisch debat. Velen verwarren Facebook, Instagram & co met digitalisering. Toch zou de aanwezigheid op de sociale media slechts 2,5% van de strategie moeten inpalmen. De digitalisering moet binnen het bedrijf worden beheerst. Dat betekent niet dat een beroep op externe consultancy niet meer mag. Dingen delegeren wil niet zeggen dat je ze kwijtspeelt. Toch moet de digitalisering in het DNA van het bedrijf gegrift staan. Als de baas oordeelt dat hij daar niets mee te maken heeft, is zijn bedrijf op sterven na dood. Zo heeft een grote Belgische operator zijn marktaandeel zien verdwijnen naar Zalando. Het is ook niet omdat een bedrijf lokaal actief is, dat het kan beweren met digitalisering niets te maken te hebben. Ik herinner me een winkel waar de managers klaagden dat ze geen klanten meer hadden. Ik keek even naar Google My © Reporters Ideeën Business – een gratis tool die ze niet kenden – en daar las ik slopende reviews, in tegenstelling tot hun drie directe concurrenten, op minder dan 30 meter afstand!” T.G.: "Er zijn nog steeds bedrijven die denken dat het niet hoeft – of die de zaken verkeerd aanpakken. Het is niet eenvoudig. Het is zelfs nogal ingewikkeld. Bij digitaal is de variantie groter. Het belangrijkste risico is onoplettendheid. Als een concurrent een verkooppunt aan de overkant van de straat opent, is iedereen op oorlogspad. We organiseren meteen promoties, we houden de prijzen in de gaten... Maar als een webwinkel opengaat, reageren we niet. Ik zat in de raad van bestuur van een grote KMO, waar mij werd verteld dat het bedrijf digitaal bezig was en een consultant had. Toch werd daar slechts 5% van de tijd besteed aan digitaal en 50% aan inventarisatie! Peter Hinssen, de Vlaamse goeroe van de digitalisering, spoort iedereen aan om na te denken over 'overmorgen'. Laten we niet te veel focussen op vandaag of, erger nog, op de ellende van gisteren. We moeten nadenken over wat er morgen gaat gebeuren, en niet alleen onder de vorm van een begroting. Vandaag wordt de toekomst uitbesteed aan een of andere werknemer, of zelfs aan een consultant. In de digitale wereld moet consultancy dienen om de kennis van bedrijven te vergroten. Om controle te hebben, moet je inzicht aken hebben.” Zijn uw opleidingen voldoende om de verandering van perspectief te bewerkstelligen? T.G.: "We hebben 5 miljoen trainingen georganiseerd in Europa en bijna 90.000 in België. We hebben de nadruk gelegd op jongeren in Spanje, wegens de hoge werkloosheid, en De Belgen zijn hypergeconnecteerd, maar helaas zijn hun bedrijven dat nog helemaal niet. Thierry Geerts op KMO's in België, omdat zij het potentieel niet benutten. We trainen bedrijfsleiders, marketingmanagers of CIO's. We trachten hun kijk op de digitale wereld te veranderen. In feite zou dit op de basisschool moeten beginnen. In België organiseren gemotiveerde leerkrachten, vzw's of ouders tal van initiatieven, maar in de onderwijsprogramma’s staat er niets. Kinderen leren hoe ze de straat moeten oversteken, maar niemand vertelt hen hoe ze de informatiesnelweg die er langs loopt moeten gebruiken.” O.W.: "We maken een transf matie van de economie mee. In tien jaar tijd zouden in Brussel 600.000 mensen moeten worden opgeleid. Vandaag raadpleeg ik alle actoren, zowel overheid als privé, om na te gaan hoe dit moet gebeuren. De grote moeilijkheid is dat deze overgang voor het eerst niet concreet is, niet gekoppeld aan een machine. Met digitalisering hebben we ons Het volstaat niet op het net aanwezig te zijn. U moet weten waarom en hoe. De hele organisatie moet erachter staan. Dit is een strategisch debat. Olivier Willocx losgekoppeld van de computer. De vraag is nu hoe je moet nadenken. Het bezit van data is nutteloos, maar het verkeer ervan opvangen is wel interessant. Bezit betekent niet veel meer. De theoretische modellen van vraag en aanbod worden nog steeds aangeleerd. Nu, het is niet storend om daar een uurtje aan te besteden, want om de nieuwe modellen te begrijpen, moet je met de eenvoudigste beginnen. Vandaag is er wel degelijk een evenwicht op sommige markten, maar op bepaalde seconden, in functie van de IP-adressen en het prijsbeleid van de concurrenten. We hebben mensen nodig die deze ingewikkelde modellen kunnen begrijpen. Sommige universiteiten passen zich aan, andere niet.” Als België inderdaad achterop hinkt, waarom zou Brussel in staat zijn om de hoofdstad van Digitalis te worden? T.G.: "Kleine stappen zijn ingewikkelder dan een grote ambitie. Dat deed Kennedy in de jaren '60 toen hij besloot de mens op de maan te doen landen. Als we in België, net als de vorige regering, beweren dat we twee plaatsen in de digitale rangschikking van landen willen gaan winnen, verliezen we er twee. Maar door aan te kondigen dat we in Brussel in 2020 de ‘Expo AI Brussels’ gaan organiseren, inspireren we iedereen: niet alleen politici met ambitieuze doelstellingen, maar ook universiteiten en bedrijven. De ULB en de VUB staan wereldwijd aan de top en er zijn veel AI-laboratoria in Brussel.” O.W.: "De Belgen zijn zeer bescheiden, maar hebben heel veel externe contacten. Nergens anders ter wereld vind je zoveel talenkennis en zoveel getrainde mensen. ” ● Ophélie Delarouzée Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 17 © Reporters
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Enterprise Europe Network Registratie van chemicaliën: ook iets voor u? Chemicaliën vindt u overal: niet alleen in industriële processen, maar ook in ons dagelijks leven. Om controle uit te oefenen op deze stoffen ontwikkelde de EU een twaalftal jaar geleden het geïntegreerde reglement Reach. Deze regeling blijft relatief onbekend, hoewel ze van toepassing is op een zeer groot aantal bedrijven, van fabrikant tot distributeur, en de eindgebruiker. Kent u uw rol en verplichtingen in deze keten? R each staat voor ‘Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals’ (registratie, evaluatie, goedkeuring en beperkingen van chemische stoffen). Het reglement trad in 2007 in werking en biedt een geïntegreerd wettelijk kader voor de handel van chemische stoffen in de ganse Europese Economische Ruimte (EU, Noorwegen, IJsland en Liechtenstein). De regeling is bedoeld om de menselijke gezondheid en het milieu te beschermen en tegelijk het concurrentievermogen te vrijwaren en de innovatiedrang van Europese bedrijven te versterken. De verordening is in principe van toepassing op alle chemische stoffen: degene die door de industrie worden gebruikt, maar ook chemicaliën die we in ons dagelijks leven tegengekomen. Zo bijvoorbeeld in verf, schoonmaakmiddelen, kleding, plastic of elektrische apparaten. In totaal gaat het om zo’n 30.000 verschillende stoffen. Reach heeft dus een impact op de meeste bedrijven, waar ze zich ook bevinden in de waardeketen van de betrokken producten. Voordat deze stoffen op de markt belanden, moeten de 18 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 bedrijven instaan voor de identificatie en het beheer van de risico’s die gepaard gaan met de chemische stoffen die zij produceren, gebruiken of verdelen. Zij moeten dus de voorwaarden bepalen waaronder deze producten in alle veiligheid kunnen worden gebruikt. Verder moeten ze aan de eindgebruikers richtlijnen meedelen voor een correct beheer van het risico. Doen zij dat niet, dan kan de bevoegde overheid het gebruik van de producten beperken of zelfs verbieden. Op langere termijn wordt er gezocht naar alternatieven voor de gevaarlijkste chemische producten. De verplichtingen van de ondernemingen variëren in functie van hun plaats in de keten: • De fabrikant, die chemicaliën voor eigen gebruik of voor gebruik door derden (export inbegrepen) produceert, is verplicht om elke stof te registreren die onder het toepassingsgebied van Reach valt en waarvan meer dan een ton per jaar wordt geproduceerd. De registratie gebeurt bij het Echa (het Europees agentschap voor chemische stoffen), dat de conformiteit van het product beoordeelt evenals de hiermee verbonden risico’s en de mate waarin deze risico’s kunnen worden beheerst. Op hun beurt kunnen de EU-lidstaten dan bepaalde stoffen beoordelen op hun impact op de menselijke gezondheid of het milieu. • De invoerder is degene die een stof (als zodanig, in een mengsel of in een voorwerp) uit een land buiten de EER invoert. Ook de invoerder moet stoffen registreren die in hoeveelheden van meer dan één ton per jaar worden ingevoerd. • De distributeur is degene die een stof (als zodanig, in een mengsel of in een voorwerp) uit een EER land koopt en die alleen instaat voor de opslag en de verdeling ervan op de markt. Hij hoeft deze stof niet te registreren, aangezien de fabrikant of importeur dat al heeft gedaan. Wel is hij verplicht relevante informatie te verstrekken aan de andere spelers in de keten, zowel stroomopwaarts als stroomafwaarts. • De gebruiker, stroomafwaarts, is de koper van een stof en is soms de begunstigde van bepaalde informatieverplichtingen. Meer weten? De browser van het Echa helpt u bij het identificeren van de betreffende stoffen en informeert u over uw rol en verplichtingen in het raam van Reach, of van eventuele vrijstellingen die op uw bedrijf toepasselijk zijn. Zie www.echa.europa.eu. Er bestaat bovendien een helpdesk op het Ministerie van Economische Zaken. ● Emmanuel Robert © Getty www.beci.be
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Stedenbouw en immobiliën Pleidooi voor een gedeelde stad E r gaat geen dag voorbij of we hebben het over de stad van vandaag en morgen. En dat Sophie Le Clercq staat al meer dan 20 jaar aan het hoofd van het bouwbedrijf CIT Blaton, dat door haar grootvader Émile Blaton werd opgericht. Ze beheert bovendien haar eigen vastgoedbedrijf JCX en zorgt voor het beheer van de Davids, een biologisch landbouwbedrijf in de Franse Luberon, waar ook gasten welkom zijn. Sophie Le Clercq is gasthoofdredacteur van ons magazine Brussel Metropool voor het dossier ‘Stedenbouw’, waarin ze de relatie tussen stad en natuur voor het voetlicht brengt. Ze is ook te gast in een aflevering van onze podcast Metropool, die u kunt beluisteren op www.beci.be/podcast. 20 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 is uiteraard boeiend. De stad is een smeltkroes van ervaringen. Ze is tegelijk open en gesloten, voortdurend in beweging en de kern van alle vraagstukken. Haar ontwikkeling is nauw verbonden met de visies van haar beleidsmensen. Helaas garanderen de slingereffecten van politieke veranderingen niet altijd een harmonieuze ontwikkeling op voldoende lange termijn om grootschalige verwezenlijkingen mogelijk te maken. Tegelijk staat ook de planning op lange termijn machteloos tegenover de steeds snellere evolutie van beleidspraktijken en leefpatronen in de stad. De voorbereiding van de toekomst berust o.a. op vraagstukken als het behoud van de biodiversiteit en het delen van gemeenschappelijke ruimten. Dit zijn de openbare voorzieningen uiteraard, maar ook lucht, licht, lawaai of stilte, het erfgoed – die ons allen toebehoren. De toekomst van de stad vereist passende antwoorden op de crisis die we doormaken op het gebied van mobiliteit, biodiversiteit, bewoonbaarheid en toegankelijke huisvesting voor iedereen. Deze vraagstukken gaan gepaard met een heleboel tegenstrijdigheden, eigen aan de stad van vandaag. Hierbij hoort de uitdaging van een correcte aanpak in een context van klimaatnood. Een oplossing zoeken kan je vergelijken met een draadje oppikken in een kluwen dat zo verward is dat je nooit weet of je het bij het rechte eind hebt. De informatie zit zodanig tegenstrijdig in elkaar dat je je al gauw machteloos voelt. We moeten woningen voorzien voor iedereen, maar de stad niet dichter maken dan ze nu al is. Voertuigen moeten trager rijden, maar het openbaar Stedenbouw en immobiliën vervoer moet zijn commerciële snelheid behouden. Er zijn nieuwe fietspaden nodig, maar dan zonder te knagen aan de aan auto’s voorbehouden ruimte. Er is meer passiefbouw vereist voor woningen, maar zonder bestaande gebouwen af te breken. De huizen moeten worden geïsoleerd, maar zonder aan bestaande straatgevels te raken. We moeten bomen planten om de opwarming van de aarde te bestrijden, maar wel met inheemse soorten, die deze opwarming misschien niet zullen verdragen. We moeten meer groene voorzieningen aanleggen en asfalt weghalen, maar opnieuw zonder ruimte af te snoepen die aan auto’s is voorbehouden … De stad draagt de littekens van ons rampzalig gebruik van hulpbronnen. De bodem zit vol tunnels, riolen en allerlei leidingen. Dit wanordelijk ondergronds kluwen heeft overal de aarde vervangen, wat de noodzakelijke vergroening van de steden bijzonder bemoeilijkt. Het water dringt niet meer in de bodem door omdat de oppervlakte waterdicht werd gemaakt. De biodiversiteit is hierdoor aangetast. Het risico op overstromingen neemt toe en het fenomeen van stedelijk hitteeiland breidt zich uit. De luchtkwaliteit is vaak erbarmelijk, om nog maar te zwijgen over de kwaliteit van de stilte. Ecologisch herstel In zijn schitterend essay “Le nouvel urbanisme parisien” presenteert JeanLouis Missika, adjunct-burgemeester van Parijs, zijn visie op ecologisch herstel toegepast op stedenbouw. Dit herstel is doelbewust en raakt verder dan louter bescherming voor beschadigde natuurgebieden. Het De heropleving van de natuur in de stad is het thema van het eerste artikel in dit stedenbouwkundig De voorbereiding van de toekomst berust o.a. op vraagstukken als het behoud van de biodiversiteit en het delen van gemeenschappelijke ruimten. Dit zijn de openbare voorzieningen uiteraard, maar ook lucht, licht, lawaai of stilte, het erfgoed – die ons allen toebehoren brengt het ecosysteem opnieuw in evenwicht door de oppervlakte van bedreigde natuurgebieden te vergroten en netwerken aan te leggen tussen deze stukjes natuur. Dit ecologisch herstel in een stedelijke omgeving bevordert de biodiversiteit. Het vermindert de ruimte voor auto’s ten voordele van voetgangers en fietsers. Het geeft de voorkeur aan de aanpassing van gebouwen eerder dan aan sloop en heropbouw. Het bevordert de volle grond en bestrijdt de waterdichtheid van bodems. En het stelt de stedelijke dichtheid in vraag. dossier. We bespreken daarin enkele invalshoeken voor ecologisch herstel in Brussel. We onderstrepen er het belang van bomen en dieren in de stad, evenals de noodzaak van volle grond tegenover bevolkingsdichtheid en waterdichte bodems. Het dossier onderzoekt de plaats van de auto en het harmonieus en veilig delen van alle ruimtes die voor mobiliteit zijn bestemd. In tegenstelling tot de voorrang die sommigen willen geven aan de auto, de fiets of de voetganger – wat moeilijk te verzoenen valt – stellen landschapsarchitecten, stedenbouwkundigen, geografen en sociologen dat de natuur het fundament van de stad moet worden. En daarbij wordt de stad bedacht als een natuurlijke omgeving die planten- en dierenleven combineert. Deze biodiversiteit zou worden hersteld dankzij deugdzame cirkels waaraan elke burger voordelig kan deelnemen. Hiermee zijn we op weg naar de stad van morgen: evenwichtig, gedeeld, aangenaam om in te wonen, vredig, welwillend en open voor ontmoetingen. ● Sophie Le Clercq
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Stedenbouw en Immobiliën Nieuw leven voor de natuur in de stad Na de klimaattop COP 21 in Parijs werd de linkse politica Anne Hidalgo burgemeester van de stad en zorgde ze voor een ecologische revolutie. Ook door Brussel liep er bij de jongste lokale en gewestelijke verkiezingen een groene golf. Zowel langs de Parijse Haussmannboulevards als op de Brusselse kasseien werpen landschapsarchitect Bas Smets en Nicolas Gilsoul, (landschaps)architect en doctor in de wetenschappen, een deskundige blik op deze vroege groene experimenten in een stedelijke omgeving. B as Smets hoopt dat de opkomende groene projecten gepaard gaan met een andere kijk op de stad, een zoektocht naar bemiddeling en een evenwicht tussen natuur en mens. “De steden werden ooit achter muren gebouwd om zich te beschermen tegen de natuur. Vandaag vrezen we nog steeds de ‘wilde’ wereld. In 1950 waren we met 2,5 miljard mensen op aarde. In 2050 wordt dit bijna 10 miljard. Vier keer zoveel. Vroeger hadden we de indruk dat bebouwde gebieden omgeven waren door oneindig veel groen. Vandaag heeft de verstedelijking een netwerk gecreëerd waarin we bepalen welke stukjes groen wij willen behouden. Hoog tijd dus om na te denken over hoe de natuur weer een plaats in de stad krijgt. Groenvoorzieningen mogen we niet langer beschouwen als een verfraaiing van de stad, maar als een noodzaak om haar bewoonbaar te houden. We moeten enerzijds de natuur beschermen die nog niet door verstedelijking is aangetast, en anderzijds de natuur integreren in onze kunstmatige omgevingen. Hier blijft veel uit te vinden. Het comfort van onze technocratische samenlevingen vereist de compensatie van wat we hebben vernietigd. De beste manier om warmte-eilanden te bestrijden, fijne stofdeeltjes op te vangen en een lagere temperatuur te verkrijgen is het gebruik van bomen. De boom is het resultaat van miljoenen jaren evolutie. Laten we dus eerder bomen planten dan machines inzetten die min of meer hetzelfde zouden doen.” Nicolas Gilsoul beaamt dit standpunt: “Waar steden zich vandaag voor inzetten, is de volle grond. We moeten een omgeving voorzien die beantwoordt aan de behoeften van levende wezens. En dit begint met het doorbreken van de waterdichte bodembedekking in steden – véél belangrijker dan het uitbreiden van de stad.” Groen maar niet duurzaam Het concept van stedelijke bossen geniet veel sympathie. Nicolas Gilsoul spreekt liever klare taal dan demagogische woorden: “Het belangrijkste in een bos is de bodem. Hij voedt de bomen. Hij stelt hen in staat relaties met elkaar aan te knopen. Hij neemt regenval op en voorkomt droogte. De bodem is weliswaar kwetsbaar, o.a. door vertrapping. De lineaire bosjes langs de Ring zijn toegankelijk voor het publiek maar groeien moeizaam. Deze stukjes groen middenin de infrastructuur bieden nu onderdak aan migranten en verworpelingen. De stedelijke bosprojecten op het plein voor het stadhuis in Parijs of Montparnasse zijn mooie openbare tuinen met bomen, waar stadsbewoners die naar natuur hunkeren op adem zullen kunnen komen. In een goed doordachte combinatie van een lage laag, een struiklaag en een bomenlaag kunnen flora en fauna zich ontwikkelen, weliswaar minder divers dan in een woud.” De enthousiaste uitbreiding van bovengrondse stedelijke landbouw wordt vandaag in vraag gesteld: het rendement is ontoereikend en deze hightech formule zou concurreren met 22 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 © Getty Stedenbouw en Immobiliën de klassieke landbouw. Daarom verklaart Nicolas Gilsoul zelfzeker dat “de miljoenen die zijn geïnvesteerd in de Parisculteurs projecten duurzamer konden worden gebruikt om stadsparkprojecten te financieren die sociale banden verstevigen en de veerkracht van onze steden verbeteren.” Grote hoeveelheden aarde op daken storten om er bomen te planten betekent een zware last voor de structuren van gebouwen. Toch geeft Bas Smets de voorkeur aan groene daken boven groene gevels, omdat ze regenwater opnemen. “Groene gevels zijn een mooie, maar dure en niet duurzame verfraaiing. Het is ook spijtig architectuur achter groen te verbergen. Een mooi landschap rond een gebouw is een beter alternatief.” De vindingrijkheid van de mens ten dienste van de planten Deze ingenieur put inspiratie uit de logica van de natuur en bootst het opportunisme van planten na om augmented landscapes te ontwerpen. Hij tracht vooral de bodems opnieuw waterdoorlatend te maken: “We hebben parkings aangelegd met een waterdoorlatend wegdek in grind en funderingen die dienst doen als waterreservoir. Deze formule kost niet meer dan een klassieke parking. Het probleem met water is dat we er niet genoeg hebben om de bomen te irrigeren omdat het wegvloeit. En op het laagste punt krijgen we dan te veel water, wat overstromingen veroorzaakt. We moeten het water op de plaats houden aar het valt, om het grondwater aan te vullen en dan te verdampen.'” Rond het spoorwegstation Part-Dieu in Lyon koloniseert een duizendtal bomen een granieten plaat met poreuze voegen. Onder het oppervlak vinden de bomen grote reservoirs in een mengsel van aarde en stenen. “De Bas Smets ondergrond werd in kaart gebracht om de beplantingsgebieden te definiëren”, vertelt Bas Smets. “De dialoog met alle betrokken diensten was niet gemakkelijk. De ondergrond werd nog nooit georganiseerd. Je kunt het vergelijken met het luchtruim. Toen er nog maar enkele vliegtuigen waren, vloog iedereen waar hij wilde. Nu krijgt elk vliegtuig een eigen luchtcorridor. In Paris-La Chapelle werden in samenwerking met agentschap L’AUC ruimtes van 3 m³ onder het wegdek aangelegd voor water-, elektriciteits- en gasleidingen. Al de rest is volle grond voor beplantingen. Dat is de toekomst. Het is wel duur, maar in Parijs bestaat er de nodige politieke wil.” Ook de keuze van de plant- en boomsoorten moet zorgvuldig worden overwogen. Op de Brusselse Sint-Lazaruslaan – een project dat Smets in 2012 in de wacht sleepte – zullen zuiderse bomen in een groene vallei worden geplant om zich In Londen heeft Bas Smets 500 bomen geplant op de binnenplaats van een hotel. tegen de opwarming van de aarde te bewapenen. Het project zal gebouwd worden op straatstenen met waterdoorlatende voegen en het geheel zal rusten op een skelet van aarde en stenen die voor de nodige afwatering zorgt. “Inheemse planten passen zich soms moeilijk aan in het door gebouwen en wegen gewijzigde stedelijke klimaat.”, weet Bas Smets. “Op Tour & Taxis werden pioniersbomen geplant omdat de grond er te zwaar was voor gekweekte bomen. We moeten leren nadenken zoals de planten dat doen: ons afvragen wat het meest geschikt is. Ik heb 500 klimbomen geplant op de binnenplaats van een Londens hotel. Ze waren niet inheems en zouden in de straat niet hebben overleefd, maar ze waren ideaal voor het beschermde klimaat van de binnenplaats. Voor La Défense in Parijs zochten we in de natuur bomen die in 40 tot 50 cm grond groeien. We bewerkten de kluiten om ze vlak te maken. Met een systeem van sondes zullen we de groei van de wortels en hun watervoorziening opvolgen. Zo slagen we erin augmented landscapes te creëren dankzij een betere kennis van de behoeften van de bomen en een betere beheersing van de omgeving.” Brussel schiet wakker Het gebrek aan consensus tussen de gewesten om de ring ten zuiden van Brussel te sluiten, heeft bijgedragen tot het behoud van het Hallerbos en het Zoniënwoud. Met zijn 4400 hectaren biedt het woud een bosrijk gebied 2,5 keer zo groot als het Bois de Boulogne en het Bois de Vincennes samen. De andere troef van Brussel bevindt zich binnen de huizenblokken. Maar de openbare ruimtes scoren zwak. Bas Smets stelt vast dat er geen subsidies bestaan om in Brussel ‘asfalt te doen verdwijnen’, in tegenstelling tot wat in Vlaanderen gebeurt. “Er zijn geen bomen, behalve misschien langs een paar grote lanen. We merken hetzelfde fenomeen in heel wat Vlaamse en Waalse steden. In Parijs staan 25 tot 30 meter hoge platanen langs alle grote boulevards. Ze werden geplant in 8 m³ grote kuilen die tegelijk met de Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 23 D.R. D.R.
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Stedenbouw en Immobiliën leidingen en de metro werden ontworpen en aangelegd.” In Brussel breken de wortels door het wegdek en storten heel wat bomen neer in geval van harde wind. “Net als in andere steden gebeurt dit met bomen die recent werden geplant. Ze zijn kwetsbaar voor de wind omdat de veel te compacte ondergrond de groei heeft belemmerd.” Vandaag krijgt iedere nieuwe geplante boom 30 m³ grond. Het Bomenplan van de Stad Brussel speelt in op het vastgestelde gebrek. Net als het bomenplan van Montreal, voorziet het plan eerst en vooral in de bescherming van het bestaande bomenerfgoed. Nicolas Gilsoul oordeelt dat dit initiatief in de goede richting gaat en breder moet worden opgevat: “Laten we eerst de bijzondere bomen in kaart brengen, waarvan de met de leeftijd verworven ecologische waarde niet kan worden vervangen door jonge bomen. Die bomen verdienen efficiënte beschermingsmaatregelen.” Daarnaast moeten studies identificeren waar bomen kunnen worden geplant. “De bewustwording is op gang maar we moeten ter inzicht krijgen in levende organismen en hun metamorfose met het oog op de klimaatverandering”, vervolgt Nicolas Gilsoul. “De straat en de openbare groenvoorzieningen zijn de smeltkroes van de democratie. Zij moeten onze hoop en ambities voor de toekomst aanwakkeren. De Brusselse burgemeester Nicolas Gilsoul Philippe Close vertelde me dat we de natuur transversaal moesten bekijken en aanpakken. Maar als we beweren dat de natuur overal aanwezig moet zijn, riskeert ze overal te verdwijnen of zich te beperken tot enkele blaadjes peterselie op een zwaar verteerbaar gerecht. Een vleugje groen voor de decoratie, maar helemaal geen mozaïek van levende ecosystemen. Nochtans moet de natuur het fundament worden van onze steden. Wanneer we een stadsontwikkelingsproject voorleggen, vragen de beleidsmensen en de journalisten hoeveel bomen zijn voorzien. Nochtans is dit kwantitatieve aspect minder belangrijk dan een goed evenwicht tussen verscheidene ecologische leefomgevingen. De natuur in de stad beperkt zich niet tot een kleur. Met een goede kennis van het leven in de brede zin van het woord en opgevat als een geheel van dieren en planten, kunnen we in de stad een betere levenskwaliteit bereiken.” Een van de slechte voorbeelden is het Fernand Cocq plein in Elsene. De vroegere gemeentelijke meerderheid heeft het oude plein laten vervangen door een minerale voetgangerszone met enkele nieuwe beplantingen. Ook betreurt Nicolas Gilsoul de slechte keuzes langs de voetgangerszone in het stadscentrum, met heel wat grasveldjes die veel besproeiing vereisen en de 24 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Een blik op de 'Jardin des Senteurs' in Versailles, ontworpen door Nicoals Gilsoul. alomtegenwoordige Japanse esdoorns die, wegens hun gevoeligheid, hun decoratieve rol niet lang zullen vervullen. Er werd onvoldoende nagedacht, waardoor de voorkeur niet ging naar grote bomen, maar aan kleine, sterk vertakte boompjes die gemakkelijk door voorbijgangers worden beschadigd. Nicolas Gilsoul vindt dat “de overheid terughoudend blijft en nog steeds te weinig ambitie aan de dag legt. Ik vind het belangrijk dat de stad wordt gezien als een hybride, natuurlijke omgeving, rijk, complex en levend, waarbij plant en dier elkaar aanvullen. Dit moet dringend gebeuren.” Om deze nieuwe ambities uit te testen, is Brussel op zoek naar pioniers die de logica van de natuur trachten te begrijpen en te integreren in de logica van steden. De Brusselse Staatssecretaris voor Stedenbouw Pascal Smet komt op de proppen met het oude idee van gewaagde architecturale initiatieven. Gedurfde beslissingen rond groenvoorzieningen kunnen inderdaad heel wat impact hebben. Parijs overweegt een vergroening van zijn ‘Périphérique’, ondanks het drukke verkeer en de scheidingslijn die deze ring heeft getrokken tussen steden die elkaar ondertussen negeren. Brussel zou dit gemakkelijker kunnen bereiken op zijn kleine ring tussen de Louizapoort en de Naamse Poort, waar de winkelstraten naar elkaar toegroeien. Beci steunt het project van de wintertuin op meerdere verdiepingen onder koepels, waar bomen en mobiliteit onderdak vinden. In 2003 had Nicolas Gilsoul trouwens al voorgesteld om de auto’s ondergronds te laten rijden, onder een lineair park. ● Ophélie Delarouzée D.R. © Adrien Fouéré Stedenbouw en Immobiliën Een manifest voor de stedelijke fauna In zijn boek Désir de villes verkende Nicolas Gilsoul de veerkrachtstrategieën van de grote metropolen, wereldwijd. In zijn tweede werk, Bêtes de villes, vertelt hij zijn kennismaking met het nieuwe leven van dieren in de steden. Hij beschrijft een ongelooflijke fauna die naar onze steden trekt om te overleven. En op een of andere manier bijdraagt tot ons eigen voortbestaan. um te delen. “Ganzen hebben de oevers van de vijvers in Elsene omgeploegd tot modderige stranden. Moesten we deze oevers nieuw ontwerpen als een natuurlijke omgeving met hoge grassen, dan zouden de wandelaars de nabijheid van het water en van dierlijk leven zeker opnieuw appreciëren.” E r zijn er blijven beweren dat dieren in het wild moeten leven, al worden natuurlijke gebieden bijzonder schaars. Ergens tussen onverschilligheid en hebzucht moet de mensheid nochtans gaan samenleven met allerlei dieren die de stedelijke netwerken zijn binnengedrongen. “Net als voor de bosjes in de stad moeten we de installatie van wilde dieren begeleiden en hun verspreiding in onze steden aanvaarden”, pleit Nicolas Gilsoul. “We moeten ecologische corridors aanleggen, zodat de dieren in de stad kunnen komen vinden wat buiten niet meer bestaat, en daarna even gemakkelijk terugkeren.” In tegenstelling tot Parijs, waar de dichtheid beperkingen oplegt, zijn in Brussel de meeste groene ruimtes toegankelijk voor honden. Onze hoofdstad biedt ook grote beboste gebieden en een groene wandeling die deze natuur onderling verbindt via de rand. Bovendien beschikt Brussel over talrijke parken, naast privétuinen binnen de huizenblokken. “Als we de gewoontes van dieren in onze steden leren kennen, kunnen we onze tuinen en groenvoorzieningen aanpassen en zo de verplaatsingen van de fauna kanaliseren en beveiligen”, stelt hij. “Het is een kwestie van politieke wil, maar iedereen kan lokaal optreden. Waarom zouden we tuinhekken niet verwijderen om egels door te laten? Sommige tuinen zijn open, maar vooral in het zuiden van Brussel zijn de meeste omsloten door hoge muren. Waarom geen openingen voorzien? Waarom de beplantingen niet aanpassen en inspelen op hun dichtheid? Een gras- en kruidentuin kan een paradijs zijn voor zangvogels, maar zal de meeuwen en grote zeemeeuwen die zich ten noorden van het kanaal hebben gevestigd, afschrikken.” De talrijke vossen in onze steden? Gilsoul beveelt de inwoners aan om het instinct van deze dieren ongedeerd te laten. Dit is trouwens in de Amerikaanse stad Detroit gebeurd met de coyotes die er op ratten en muizen jagen. Het gedrag van dieren observeren is nuttig om hun territoriMet mate optreden De Internationale Unie voor het Behoud van de Natuur stelde een lijst op van meer dan 30.000 bedreigde dier- en plantensoorten. Eventuele maatregelen moeten rekening houden met het evenwicht tussen de bevolkingsgroepen. De honingbijen die massaal in steden werden geïntroduceerd, concurreren vandaag met de wilde bijen, die een solitair leven leiden. Deze foutieve ingreep is geen unicum, weet Nicolas Gilsoul: in de jaren '90 werd het lieveheersbeestje als de vriend van de tuinman beschouwd. We hebben dan maar een vraatzuchtig soort lieveheersbeestjes uit Azië ingevoerd. Deze insecten werden al gauw invasief en vernietigden niet alleen onze bladluizen maar ook onze inheemse lieveheersbeestjes. Gilsoul pleit verder voor de introductie van roofdieren om de populaties van schadelijke soorten te reguleren. “In het 10e arrondissement van Parijs circuleert een petitie tegen de introductie van valken. Mensen hadden blijkbaar moeite met het spektakel van duiven die in volle vlucht werden gedood. Dat viel meer op dan de elektriciteitskabels die op de gevels van openbare gebouwen in het geniep de ledematen van deze vogels afsneden. We moeten onze kijk op dieren veranderen en vooral afzien van onze neiging om dieren in ‘goede’ en ‘slechte’ categorieën te verdelen.” Een verplegend paard in de Franse ziekenhuizen, schapen die in Turijn de grasperken maaien, gieren die wilde stortplaatsen in Lima in kaart brengen … Dit zijn allemaal voorbeelden die in het boek aantonen dat onverwachte soorten soms uiterst effectieve bondgenoten kunnen zijn. ● Ophélie Delarouzée ‘Bêtes des villes’, door Nicolas Gilsoul, uitgeverij Fayard. Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 25
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Jacht op automobilisten? Het De Brouckèreplein, nog voor de voetgangerszone: behoort al tot het verleden. De mobiliteit heeft de openbare ruimte volledig ingepalmd. Het asfalt is aan de auto’s te wijten, evenals de luchtvervuiling en voetgangers worden slachtoffers van de zware en te snelle voertuigen op de weg. Al deze auto’s een halt toeroepen, is de logische conclusie. Is het rijk van Koning Auto voorbij? Voetgangerszones: een stap te ver? De Fransen protesteerden met gele hesjes tegen heffingen op brandstof. Velen hebben geen alternatief voor de wagen en elektrische auto’s blijven te duur. Buiten de grote steden dalen de lonen, worden afstanden langer en het openbaar vervoer steeds schaarser. “Frankrijk focust op de metropolen, ten nadele van de talloze B russel bouwde zijn stedelijke snelwegen naar aanleiding van de Expo 58. Dat was toen, met de democratisering van de auto, een schoolvoorbeeld van vooruitgang. Vandaag is de voetgangerszone in het centrum van Brussel de grootste van Europa en het bewijs dat de opvattingen radicaal zijn veranderd. Maar een zo snelle koerswijziging is op zich ook gevaarlijk als je niet precies weet waar je naartoe wil. De gouden generaties van de ontluikende consumptiemaatschappij beschouwden de wagen als de comfortabele oplossing voor mobiliteit, zowel in gezinsverband als alleen. En niemand maakte zich zorgen over het milieu. Vandaag biedt de elektrische mobiliteit zeer lichte voertuigen voor korte afstanden. Een handig steuntje aan de spierenergie, zonder vervuilende koolwaterstoffen, maar nog steeds langs wegen waar allerlei types individuele voertuigen rijden, met inbegrip van zware auto’s voor lange afstanden. Het zou dwaas zijn geen efficiënte recyclingprocessen te ontwikkelen die de verwoestende ontginning van zeldzame metalen ten behoeve van de technologie ietwat zouden afremmen. En omdat binnenkort alles op elektriciteit zal rijden, moet de mix van primaire energiebronnen serieus onder de loep worden genomen en zo schoon mogelijk worden gemaakt. Twee flinke uitdagingen. 26 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 kleine en middelgrote steden”, betreurt Nicolas Gilsoul. “Deze secundaire steden werden aangemoedigd om met voetgangerszones hun centrum aangenaam en gezellig te maken. Vandaag liggen deze stadskernen er totaal verlaten bij, terwijl grote winkelcentra aan de rand van de stad nog aantrekkelijker zijn geworden. Zonder een wagen is het bijvoorbeeld bijzonder moeilijk om naar een stadje in de Creuse te reizen. In België is dit anders, want het land lijkt hoe langer hoe meer op een doorlopende stad.” Omdat Belgen minder afhankelijk zijn van de auto, komen de gele hesjes in ons land op tegen een bredere waaier van sociaaleconomische knelpunten. Toch werd de Brusselse kilometerheffing in Vlaanderen en Wallonië geweigerd. Parijs en Brussel hebben luchtvervuiling met elkaar gemeen, ook al zijn hun openbaar-vervoersnetwerken sterk ontwikkeld en beschikken veel van hun burgers niet eens over een rijbewijs. Deze steden blijven echter afhankelijk van het autoverkeer, vooral wegens pendelaars uit randgebieden. Een te drastische vernauwing van de invalswegen zou extra verkeersoverlast veroorzaken, naast de stagnatie van de luchtvervuiling. “Prioriteit aan wagens, fietsen of voetgangers is niet haalbaar omdat de stad per definitie alle vormen van mobiliteit combineert”, stelt Nicolas Gilsoul. “Des te meer in een reusachtige voetgangerszone zoals die van Brussel. Het doorkruisen van 50 ha te voet is voor sommigen een sportieve uitdaging. Gedeelde ruimtes zijn efficiënter.” Gelukkig zijn er in Brussel vele ‘autoluwe’ zones. Daar krioelt © belgaimage Stedenbouw en Immobiliën het van de fietsen en elektrische steps, naast voorbehouden banen voor het openbaar vervoer, leveringen en zelfs wagens. “Op een of andere manier zullen minibusjes of andere vormen van duurzame mobiliteit in de Brusselse voetgangerszone worden ingezet”, voorspelt socioloog, architect en stedenbouwkundige Pierre Vanderstraeten, als medeontwerper van de gemeenschappelijke ruimte op het Molenbeekse stadsplein. “De binnenstad wordt in de loop der jaren een grote gemeenschappelijke ruimte. Toch zullen er altijd uitzonderingen zijn. Het bestemmingsverkeer moet voorrang krijgen op het doorrijdend verkeer.” “In gedeelde ruimtes moet elke weggebruiker opnieuw waakzaam worden voor zijn eigen veiligheid. Vandaag worden, naast de technische aspecten, ook gedrag onderzocht.” Gefronste wenkbrauwen en een opgestoken hand om het verkeer te doen stoppen: dit is de typische houding van Brusselse voetgangers die overtuigd zijn dat ze met recht oversteken, zelfs als ze geen rekening houden met de voorzichtigheidsbepalingen in het verkeersreglement. Franse kinderen leren goed te kijken voor ze oversteken. Belgische kinderen moeten vooral leren op de zebrapaden over te steken. Het Belgisch Instituut voor Verkeersveiligheid Vias bevestigt dat Franse voetgangers tot de meest ongedisciplineerde in Europa behoren en ook bij rood licht oversteken. In België is meer dan een derde van de automobilisten vooral geïrriteerd door voetgangers die plots over een zebrapad lopen zonder te letten op naderende voertuigen. In Belgische steden gebeurt 60% van de ongevallen met een voetganger op of vlak bij een oversteekplaats. De veralgemening van 30 km/h in Brussel stemt overeen met de aanbevelingen van Vias, maar omdat de wagen door de reactietijd en de remafstand nog 13 tot 15 meter aflegt, adviseert Vias om ook voetgangers aan te leren de tijd te nemen om gezien te worden. Weinig alternatieven voor de auto De vele nieuwe vormen van ‘kleine mobiliteit’ in steden – met inbegrip van kleine auto’s – verhogen de veiligheid van zwakke weggebruikers. Krachtige wagens zijn gevaarlijker, zullen grotendeels afhankelijk blijven van vervuilende brandstoffen en genereren fijne stofdeeltjes wanneer ze remmen. Daarom waardeert Nicolas Gilsoul de maatregelen die Parijs en Brussel hebben genomen om het verkeer evenwichtiger te maken: “Vervuilende voertuigen beperken is positief voor grote steden, des te meer omdat er alternatieven bestaan voor al wie geen milieuvriendelijke wagen kan betalen. De uitbreiding van het fietsnetwerk geeft ook mobiliteit aan vele stedelingen die jong en gezond genoeg zijn om te fietsen.” Het Brusselse Gewest zal bovendien tegen 2030 65.000 bovengrondse parkeerplaatsen afschaffen en de auto’s naar ondergrondse parkeergarages sturen, met inbegrip van parkings van kantoorgebouwen en winkels. Pierre Vanderstraeten vindt dat het de moeite loont: “Laten we naar een betere verdeling streven. In de stad vertonen jongeren niet meer het verlangen om een auto te bezitten.” Nicolas Gilsoul vertelt dat er “in Seoul, een deel van een stadssnelweg werd verwijderd om de onderliggende rivier weer naar de oppervlakte te brengen. En merkwaardig genoeg verliep het verkeer daarna vlotter, dankzij de globale aanpak. Alle beleidsmensen in de stad hebben samen nagedacht over grootschalige initiatieven. In Parijs stralen de openbare vervoersnetwerken en de autosnelwegen vanuit het hart van de stad. Om dit te verhelpen worden momenteel 68 stations in de ‘Grand Paris’ gebouwd. De moeilijkheid in steden is dat één overheid bevoegd is voor vervoer, en een andere voor de openbare ruimte.” Dit is een groot probleem in Brussel, waar geen nieuwe alternatieven In Seoul loopt de rivier Cheonggyecheon opnieuw aan de oppervlakte. De buurt is een populaire wandeling geworden. bestaan voor werkkrachten uit gemeenten en gebieden van de rand. “Het gewestelijk plan voor duurzame ontwikkeling (GPDO) streeft naar een polycentrische stad, waar de dichtheid en de activiteiten zich rond het openbaar vervoer structureren”, aldus Pierre Vanderstraeten. “Met de verspreiding van de woongebieden in Vlaams- en Waals-Brabant, wonen maar weinig mensen in de buurt van haltes van het openbaar vervoer. Vandaar de nood om agglomeratieprojecten met een redelijke dichtheid en mix te ontwikkelen.” Nadenken over de mobiliteit in 2050 moet ook rekening houden met een daling van het aantal elektrische wagens in functie van de ontwikkeling van het openbaar vervoer en kleinere vormen van mobiliteit. ● Ophélie Delarouzée Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 27 © Getty
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Stedenbouw en Immobiliën Brussel, schoolvoorbeeld voor tijdelijke gebruiksprojecten? Ondanks een historische achterstand van Brussel op Berlijn, is tijdelijke stedenbouw nu ook hier in opmars. Sterker nog: de omvang van de projecten maakt van onze hoofdstad een pionier. Focus op het stadsleven in een andere vorm, ver weg van de systematische stedenbouw van technocraten. H eel wat planologen en architecten kunnen zich vinden in een definitie van de stad als omgeving waar plaats is voor verandering, een kweekvijver van mogelijkheden. Tijdelijke stedenbouw of tijdelijk gebruik voldoet aan deze kenmerken. Het concept is trouwens doodsimpel: openbare of private ruimte wordt in afwachting van afbraak of renovatie enkele maanden of jaren ter beschikking gesteld van verenigingen, jonge ondernemers of artiesten. Enerzijds maakt het gebruik van deze sites het mogelijk om de beheerskosten (voor onderhoud of bewaking) te drukken, en beperkt het de risico’s van leegstand (brand, bouwvalligheid, kraakacties). Anderzijds maakt het de omgeving aantrekkelijker door burgers te betrekken bij de bouw van hun stad Een zegen? Voor Benjamin Cadranel, algemeen bestuurder van citydev, is tijdelijk gebruik een zegen die de frustratie over de lange doorlooptijd van vastgoedprojecten en stedenbouwkundige procedures vermindert: “Het is altijd een beetje frustrerend het gevoel te hebben dat er niets gebeurt terwijl onze maatschappij concrete veranderingen verwacht.” In vergelijking met andere Europese steden is het vastgoed in Brussel niet heel duur. Maar wel te duur voor heel wat initiatieven van ondernemers en kunstenaars die daardoor geen locatie vinden. Dat heeft citydev alvast goed begrepen: “Tijdelijk gebruik werkt stimulerend aangezien het mogelijkheden creeert die de reguliere markt niet kan bieden.” Als publieke speler beheert citydev momenteel 88 Brusselse sites die tijdelijk in gebruik zijn. Het meest frappante 28 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Een spectaculair voorbeeld: de 'Velodroom' die het collectief Dallas installeerde in de voormalige Fritz Toussaint kazerne, in Elsene. voorbeeld daarvan is Studio CityGate in Anderlecht, waar zo’n 40 gebruikers dagelijks 22.000 m² met elkaar delen. De site is intussen uitgegroeid tot een creatieve miniatuurstad met 14 artistieke studio’s, een binnen- en openluchtskatepark, een klimzaal, vier schrijnwerkersateliers/smederijen, een chocolatier, een juwelier, repetitiezalen, een concertzaal, een tuin en kantoorruimtes. Een geslaagd stadsinrichtingsproject, dat opnieuw kleur geeft aan deze wijk op een tiental minuten wandelen van het Zuidstation. Stedelijke proeftuinen Voor de Franse architecte en planologe Anne Durand zijn tijdelijke ruimtes laboratoria om ideeën uit te testen en te experimenteren met activiteiten die innovatie in realtime mogelijk maken. Ze tonen wat er leeft bij de plaatselijke gemeenschap, geven een voorproefje van de blijvende stadsprojecten na afloop van het voorlopige experiment, en kunnen die dankzij trial & error zelfs beïnvloeden. In Brussel is See U, momenteel het grootste tijdelijke bezettingsproject van ons land, daarvan een mooi voorbeeld. © Elke-Bruno Stedenbouw en Immobiliën Meer dan 80 innovatieve, culturele en duurzame projecten hebben voor een periode van twee jaar hun intrek genomen op de 25.000 m² van de voormalige Fritz Toussaintkazerne. 80 uiteenlopende Belgische initiatieven van meer dan 300 spelers, ook wel ‘See Users’ genoemd, brengen de nieuwe participatieve omgeving in hartje Elsene tot leven. Daarbij komt nog een vintage bioscoop, een “café-poussette”, een concertzaal, een tentoonstellingshal, een velodroom, ... De projecten krijgen enkel een plek op de site als ze bijdragen aan de zoektocht naar een sociale en duurzame toekomst. Bouwen aan de stad van morgen Het tijdelijke gebruik wordt in goede banen geleid door Creatis, een vennootschap die de ruimte beheert samen met een bestuurscomité. Jonathan Ectors is een van de vier verantwoordelijken voor de site: “Er bestaat geen referentiemodel voor tijdelijk gebruik; er zijn verschillende mogelijkheden. Wij beheren de site tegen een vaste jaarlijkse vergoeding. De gebruikers betalen geen huur aan ons. Dat is een belangrijk punt, want huurgeld opstrijken is vaak de voornaamste motivatie voor tijdelijke gebruiksprojecten. Onze gebruikers hebben het niet over huur, ze betalen een deel van de kosTijdelijk gebruik werkt stimulerend aangezien het mogelijkheden creëert die de reguliere markt niet kan bieden. Benjamin Cadranel (citydev) ten dat overeenkomt met 30 euro per m² per jaar. Daarmee zitten we flink onder de marktprijzen.” Op de site zijn de gebruikers per sector gegroepeerd: gezin, cultuur, makers, playground, maatschappij, ... Jonathan omschrijft de ruimte als een gemengde en globale derde omgeving om samen te bouwen aan de stad van morgen. Het moeilijkst? Een community bij elkaar brengen die verankerd is in de wijk: “Het mag niet gaan om een geïsoleerde bubbel. Een community vormen vergt tijd, het is een uiterst complex mechanisme waarvoor geen magisch recept bestaat, alleen good practices.” Een echte uitdaging voor het team van Creatis, dat eerst en vooral omkadering biedt: “De zaken zelf beheren is goed, maar werkt niet echt... Het moet gezegd dat tijdelijke gebruiksprojecten die goed verlopen veel werk en ook veel geld vragen.” Alle huurgelden en inkomsten uit evenementen worden trouwens automatisch opnieuw geïnvesteerd in het project als geheel. Voor projecten met winstoogmerk wordt het bedrag verdubbeld en in de gemeenschappelijke pot gestort. In Anderlecht delen nagenoeg 40 bewoners de 22.000 m² grote Studio CityGate, mét moestuin. Al lijkt alles rozengeur en maneschijn bij tijdelijk gebruik, toch duiken steeds meer wanpraktijken op, zoals het omzeilen van de klassieke stedenbouw door van iets tijdelijks iets definitiefs te maken. Zo wordt bijvoorbeeld het gebrek aan financiële middelen van de gebruikers uitgebuit: “Je betaalt niet veel, dus je krijgt niets en kom vooral niet klagen want we zetten je buiten wanneer we willen.” Juridisch gezien worden hier steeds meer vragen bij gesteld, maar er bestaat nog geen specifieke wetgeving. Immaterieel erfgoed Jonathan Ectors werkte lang in de eventsector vóór hij startte met tijdelijk gebruik, dat volgens hem synoniem staat voor kansen en dynamiek in de stad, op het kruispunt van allerlei factoren zoals stadsvernieuwing, economische en politieke belangen. In zekere zin fungeert het echt als een hefboom om de zaken op economisch, sociaal en cultureel gebied in beweging te zetten. Nog een slotwoordje van Creatis? “De grote vraag bij tijdeDe zaken zelf beheren is goed, maar werkt niet echt... Het moet gezegd dat tijdelijke gebruiksprojecten die goed verlopen veel werk en ook veel geld vragen. Jonathan Ectors (Creatis) lijk gebruik is wat er daarna gebeurt. Dat vind ik het grote pijnpunt: altijd maar denken aan ‘nadien’. We leven in een gevangenis van baksteen. Terwijl het 'nu' telt! Erfgoed, wat is het nut daarvan? Wij zien vooral sterk immaterieel erfgoed! ● Elisa Brevet Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 29 D.R.
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Stedenbouw en Immobiliën Torengebouwen in zicht Maatregelen zoals de individualisering van sociale rechten om koppels te herenigen, of de strijd tegen de toename van Airbnb’s, kunnen enigszins bijdragen tot de recuperatie van woningen in het huidige gebouwenbestand. Het Gewest wil het vraagstuk grootschalig aanpakken en torengebouwen oprichten. “De wolkenkrabbers in Chicago werden gebouwd langs grote parken om dit uitzicht te bieden aan de inwoners en tegelijk de prijzen van onroerend goed onder controle te houden”, oppert Nicolas Gilsoul. “Stedelijke verdichting moet hoogkwalitatieve openbare ruimten vrijmaken, zonder mensen op te stapelen in volgepropte konijnenkoten. Tegelijk is een verdichting in het centrum en een verdere uitbreiding naar de periferie toe evenmin coherent.” Ook Pierre Vanderstraeten (UCL) stelt zich voorzichtig op: “Woningen moeten aan steeds strengere normen voldoen, wat naast de technische en kritische eisen bijzonder hoge kosten voor torengebouwen met zich meebrengt. Zulke gebouwen zullen zich dus richten op een welgesteld publiek, terwijl de uitdaging erin bestaat de bevolking voldoende betaalbare woningen aan te bieden.” De verkozenen van Brussel-Stad melden trouwens moeilijkheden om de luxeappartementen in de Up-Site toren aan het kanaal verkocht te krijgen. En wat betreft grote woonwijken voor bescheiden inkomens, vergelijkbaar met de Parijse voorsteden, merkt Pierre Vanderstraeten op dat “sociale huisvestingsmaatschappijen die hoogbouw moeten beheren, grote problemen ondervinden wegens de hoge kosten van onderhoud en renovatie. De overdreven anonimiteit in zulke complexen kan ook als gevolg hebben dat bewoners zich niet meer verantwoordelijk voelen voor collectieve onderhoudstaken.” Het Gewest stelt een oplossing voor onder de vorm van wolkenkrabbers voor gemengd gebruik in de Europese wijk. Het Schumanplein zou volledig geplaveid worden en overdekt met een grote grijze schotel tegen de zon, ter vervanging van de groene oase die voor wat koelte zorgt. Een hogere kijk op Brussel Anne Hidalgo heeft het over de ‘Grand Paris’ omdat ze op grootstedelijke schaal de uitdagingen van mobiliteit, huisvesting en sociale mix wil aanpakken. Voor Brussel volgt Pierre Vanderstraeten dezelfde logica, al zou het concept van gedeeld bestuur zeker wat tandengeknars veroorzaken: “De metropool is voorzien in de Staatshervorming, maar hangt af van de goede wil en samenwerking van de gewestelijke regeringen. Omdat de bevolking wellicht zal blijven groeien en nieuwe verkavelingen onvermijdelijk zullen zijn, moet de opvang van deze bevolking in het grootstedelijk gebied worden gepland. Er moet worden nagedacht over een redelijke bevolkingsdichtheid en de ontwikkeling van werkgelegenheid en voorzieningen om te vermijden dat er zogenaamde slaapsteden buiten Brussel ontstaan.” In dit 32 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 In Chicago werden torengebouwen opgericht rond een gordel van parken. opzicht zou trouwens een herziening van de belastingen in de metropool de vlucht van de middenklasse naar de rand kunnen afremmen. “Gezinnen met een laag inkomen verhuizen nu ook naar Vilvoorde en Tubeke’, oordeelt Yves Rouyet. “De sociaal-ruimtelijke verdeling is omgekeerd in vergelijking met Parijs. De meer precaire bevolkingsgroepen bevinden zich in het centrum van de stad, wat op zich niet negatief is, want de nabijheid van diensten en werkgelegenheid is voor hen gunstig.” En wat betreft het onthaal van welgestelde klassen die hun rust willen beschermen, stelt Pierre Vanderstraeten vast dat “de mentaliteit verandert. De zogenaamde Bimby projecten (Build in my backyard) waarbij, zoals in Frankrijk, bestaande woonwijken een verdichting doorstaan op initiatief van de eigenaren, beperken de verstedelijking van nieuwe gebieden. Zulke ingrepen moeten echter plaatsvinden in de buurt van diensten en openbaar vervoer, voor een betere levensvatbaarheid en om geen nieuwe afhankelijkheid van de auto te veroorzaken.” Brussel kenmerkt zich door een sterk communitarisme. Volgens Pierre Vanderstraten “is dit vooral te wijten aan de wil van de welgestelden om zich te verschansen. De andere gemeenschappen hergroeperen zich dan op een meer passieve wijze om voordeel te halen uit wederzijdse hulp en solidariteit. De inclusieve stad berust op het concept van ‘gemeenschap – samenleving’ dat Ferdinand Tönnies in de 19e eeuw ontwikkelde. De anonimiteit van de binnenstad steunt de lokale samenleving en haar openheid voor diversiteit, terwijl de wijken sociale banden smeden. Om zijn plaats in de maatschappij te vinden, moet elke inwoner op deze twee dimensies inspelen. Er zijn in Brussel veel wijken, maar onvoldoende centra voor sociale vermenging.” Vraagstukken als de uitbreiding van de stad, mobiliteit en sociale vermenging wachten op oplossingen via het polycentrisme. ● Ophélie Delarouzée © Getty Stedenbouw en Immobiliën De ontluikende verandering van energienetwerken Energieminister Alain Maron (Ecolo) R eeds in 2007 lanceerde het Brussels Hoofdstedelijk Gewest een oproep tot ‘Voorbeeldgebouwen’, naast stimulansen voor energiezuinige renovatie en passiefbouw met milieuvriendelijke materialen. Sinds 2015 geldt voor nieuwbouw de verplichting van een vrijwel nulenergieverbruik, dat pas in 2021 in de Europese regelgeving van kracht zal worden. “Dankzij de passiefnorm werd Brussel een voorbeeld en konden zijn aannemers technisch meesterschap verwerven”, zegt Alain Maron (Ecolo), de Brusselse minister van Energie. “De uitdaging bestaat er vandaag in om gebouwen die aan het einde van de 19e eeuw werden opgericht, energievriendelijk te maken. Andere Europese stadscentra zitten met hetzelfde probleem, maar de eigenheid van Brussel ligt aan de precaire bevolking in het stadscentrum en het hoge percentage huurders. De Renovatiestrategie die aan het einde van de vorige legislatuur werd goedgekeurd, zal het tempo opvoeren, met een verplicht EPB-certificaat tegen 2025 en de voltooiing van vijf aanbevolen interventies tegen 2050 (één om de vijf jaar, op straffe van sancties die in 2024 worden bepaald). Er wordt ook gewerkt aan uniforme premies voor Renovatie en Energie om het systeem te vereenvoudigen. Verder moeten ook stedenbouwkundige belemmeringen worden opgeheven. Een dak lichtjes verhogen om het te isoleren wordt beschouwd als een verandering van dimensies die een vergunning vereist, als de gemeente de regelgeving strikt toepast.” Warmteverlies en grijze energie Schepen Yves Rouyet buigt zich over de onderliggende technische uitdaging: “Isolatie van buitenaf ontaardt het erfgoed, maar is van binnenuit moeilijk toe te passen. Als overheid moeten we een denkproces over de renovatie van gebouwen aanmoedigen door het organiseren van colloquia en door opdrachtgevers te stimuleren om innovatieve benaderingen aan te durven. Zuinige gebouwen zijn een Het stedelijk energiebeheer volgt nu een nieuw denkproces. Energieverlies wordt niet langer louter economisch bekeken. En de betere circulatie van deze energie is de voorbode van grote veranderingen. alternatief voor het technologisch isoleren van panden. Ze zijn zeker het overwegen waard.” Via zijn richtlijnen spoort hij de architecten aan om van Elsene een laboratorium voor thermische isolatie te maken. Hij pleit voor ecologische materialen met een geringe koolstofvoetafdruk, duurzame bouwplaatsen, renovatie eerder dan afbraak en het ontwerp van modulaire gebouwen. “Het tijdperk van de wegwerpgebouwen is voorbij”, stelt Alain Maron. “De reconversie van voormalige kantoren zorgde voor wat moeilijkheden, maar vandaag ontwerpen architecten modulaire, duurzame gebouwen. Als een pand toch wordt gesloopt, wordt gestreefd naar hergebruik van de materialen om de externe ecologische impact zo klein mogelijk te houden, want de productie van beton en cement vereist heel veel energie.” De lineaire economie wordt geleidelijk aan circulair en de energie begint in lussen te lopen. België behoort tot de Europese kampioenen inzake afvalrecycling. Brussel beschikt trouwens over een bijzonder vlot functionerend inzamelingssysteem, “maar er kan nog veel worden verbeterd”, aldus de minister. “De oranje zak zal geleidelijk worden verplicht om tijdens de volgende legislatuur een biomethaniseringsfabriek in dienst te nemen. We moeten ons eigen afval beginnen te verwerken om het niet meer in heel België of wereldwijd te verspreiden.” Het Gewest vertrouwt op wetenschappelijk onderzoek om de ecologische transitie uit te voeren. Vivaqua ging in Ukkel van start met een pilootproject om de warmte van afvalwater terug te winnen. Van zijn kant ontwikkelt Parijs een ondergronds koelingsnetwerk dankzij de Seine, ter vervanging van airconditioning. En ook een fabriek die, voor bouwprojecten, de ruwe, op de bouwwerf van de toekomstige Grand Paris Express opgegraven aarde zal terugwinnen. “Grote projecten zijn niet kenmerkend voor onze cultuur, maar in Brussel krioelt het van de innovatieve projecten”, besluit Alain Maron. ● Ophélie Delarouzée Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 33
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Dynamiek Opnieuw succesvol na een mislukking In 2018 vroegen 3.102 Brusselse ondernemers het faillissement aan (in heel België ging het om 11.000 bedrijven). Ondanks de hoge aantallen zit dit onderwerp nog in een taboesfeer. Voor die mentaliteitsverandering organiseerde reStart een openhartige avond met Isabelle Arpin. W e weten hoe we met succes moeten omgaan, maar voor een mislukking beschikt niemand over een gebruiksaanwijzing. Toch is mislukken menselijk. Het doet deugd om dat goed te beseffen. Sinds maart 2017 schreven al 160 deelnemers zich in voor het reStartprogramma (zie kaderstukje). Meer dan de helft van hen ging opnieuw aan de slag als ondernemer en/of loontrekkende. Want daar gaat het om: je mislukking leren aanvaarden om met hernieuwde kracht zo snel mogelijk uit het dal te klauteren. De bekende chef Isabelle levert daarvan het Arpin Isabelle Arpin perfecte voorbeeld: “Je kunt op allerlei manieren met een faillissement te maken krijgen. Ik ben 34 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 zelf niet failliet gegaan, maar wel het restaurant waarin ik werkte. Psychologisch was dat voor mij een harde noot om te kraken. Je merkt dat mensen je anders bekijken, je sociale leven lijdt eronder, je zelfvertrouwen krijgt een deuk. Niet gemakkelijk.” Het leven heeft Isabelle Arpin niet gespaard, maar daar is ze sterker uit tevoorschijn gekomen. Zij trok de juiste lessen uit de tegenslag en stond al heel snel weer op eigen benen. Zij vertelt enthousiast: “Ik geloof dat het restaurant op 13 december failliet werd verklaard en op 19 februari ging aan de overkant van de laan al een gloednieuw restaurant open, dat nu ook onze eigendom is.” Toch geeft Isabelle toe dat ze geen geboren onderneemster is. “Ik voelde mij goed waar ik zat, rustte een beetje op mijn lauweren. Maar ik was niet vrij. Ik had veel moed, een beetje geld en kreeg steun van mijn omgeving. En het was een goed idee om heel snel te handelen. Ik had het geluk dat het team mij gevolgd is, mij bijstaat en nu functioneert als een goed geoliede motor!” En Isabelle Arpin is ongetwijfeld de brandstof voor die motor. Op tijd stoppen In alle transparantie over je ervaring praten geeft je het gevoel dat alles mogelijk is, vooral na een faillissement. Welke moeilijkheden ervaren ondernemers die er noodgedwongen het bijltje moeten bij neerleggen? Alle experts zijn het erover eens: wanneer een ondernemer de eerste alarmsignalen krijgt, kan hij geen afstand nemen en werkt hij koppig verder, soms zelfs heel alleen. “Wanneer ondernemers met ons contact opnemen is het in 50% van de gevallen te laat. Het bedrijf heeft dan geen overlevingskansen meer. Terwijl er wel degelijk herstelprocedures bestaan die bedrijven duurzamer maken”, zegt Jean-Pierre Riquet, jurist, fiscalist en expert van het Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden (COm) . Hij is ook bedrijfsleider van een KMO en fungeert een beetje als een tovenaar die niet alleen zijn product door en door kent, maar ook heel diverse vaardigheden beheerst. “Als hij onvoldoende afstand neemt, stopt hij altijd te laat. Hij heeft geen duidelijk beeld van de echte situatie van zijn zaak”, zegt Alain Henderickx, curator en advocaat gespecialiseerd in handels- en vennootschapsrecht. Nochtans volstaat soms een beetje gezond verstand om moeilijkheden te vermijden. Je hebt om te beginnen een goed onderbouwd financieel plan nodig om te starten. Jean-Pierre Riquet © Reporters © Getty © Reporters Dynamiek Dat vermeldt je cashflowbehoefte: hoeveel geld moet je verdienen om geen verlies te boeken ? Dat bevestigt ook Philipp Oosterlincks, consultant, deskundige in ondernemerschap en vrijwillig medewerker bij de Vlaamse zelfstandigenorganisatie Alain Henderickx Dyzo: “Een ondernemer in moeilijkheden hoopt vaak tegen beter weten in. Als ik hem vraag of hij zichzelf nog een loon uitkeert, luidt het antwoord ‘neen’. Dat is een eerste alarmsignaal dat de ondernemer verwaarloost.” Je moet je ook goed omringen, zegt Alain Henderickx: “Als starter moet je terugvallen op een team: je boekhouder, een jurist enz. Te veel ondernemers bekijken hun erelonen als kosten, terwijl het investeringen zijn. Door regelmatig met hen te overleggen krijg je een heldere kijk op je bedrijf en vermijd je ernstige problemen.” Isabelle Arpin is het daarmee eens: “Met enige overdrijving kan ik zeggen dat ik vaker met mijn boekhouder bel dan met mijn moeder. Als ik ergens aan twijfel, bel ik hem. Ik wil zekerheid en nu al rekening houden met momenten waarop het minder goed zal gaan.” Anticiperen op moeilijkheden betekent ook andere oplossingen vinden dan een faillissement. Denk aan het bedrijf overlaten of vereffenen. Elke moeilijkheid biedt kansen Ondernemers die failliet zijn gegaan, houden daar meestal vier trauma’s aan over: zakelijk, financieel, sociaal en persoonlijk. “Maar elk moeilijk moment biedt ook kansen”, benadrukt Jean-Pierre Riquet. “Een programma als reStart legt die kansen bloot en toont concrete uitwegen. Een faillissement is geen mislukking, maar een fase in een proces.” In de Belgische wetgeving zitten trouwens hulpmiddelen voor gefailleerden: de kwijtschelding van schulden en het overbruggingsrecht. Het eerste betekent dat van elke zelfstandige die als natuurlijke persoon zijn activiteit uitoefent en failliet is gegaan, de restschulden worden kwijtgescholden die hij heeft gemaakt voor de goede werking van zijn activiteit. Hij mag dus met een schone lei herbeginnen. Het overbruggingsrecht biedt zelfstandigen die als natuurlijke persoon werken en hun activiteit stopzetten, onder bepaalde voorwaarden gedurende maximaal 12 maanden een sociaal inkomen. Nadat een ondernemer een faillissement heeft aangevraagd, heeft hij de natuurlijke reflex om zich schuldig te voelen, contact met relaties te verbreken en boos te zijn. Maar om dezelfde fouten te vermijden is vooral een scherpzinnige analyse vereist. “Je moet de realiteit onder ogen zien zonder iemand anders de schuld te geven. Wie wil herbeginnen, moet durven analyseren waarom het is misgelopen. Jezelf kritisch bekijken, maar zonder jezelf te pijnigen”, zegt Alain Henderickx. Vervolgens de tijd nemen om een nieuwe activiteit als ondernemer te starten. “Je moet het verleden achter je kunnen laten”, benadrukt Philippe Oosterlincks. “Als je te snel herbegint, zet je je te hard in en riskeer je opnieuw dezelfde fouten te maken.” En om niet in een depressie weg te zinken, heb je de steun van anderen nodig. “Je moet jezelf heruitvinden, persoonlijk en professioneel. Een tijdje voor iemand anders werken kan helpen om afstand te nemen, na te denken over de richting die je wil uitgaan enz.” Elke ondernemer kan vroeg of laat met een faillissement te maken krijgen. Je activiteit stopzetten is menselijk. Dat zegt ook Tarik Hennen, digital consultant bij Beci, die zelf herhaaldelijk dicht bij een faillissement kwam: “Uiteindelijk is een faillissement maar een juridische procedure om mensen te beschermen.” Vergeet niet dat angst om te mislukken gezond is. Dit beseffen en met anderen delen is heilzaam. ● Vinciane Pigarella Het reStart-programma: voor wie en waarom? De doelstelling is dubbel: • Gefailleerden in hun persoonlijk en professioneel leven bijstaan om te herbeginnen met een nieuw project, als ondernemer of loontrekkende. • Door middel van informatiesssies, rondetafelgesprekken en conferenties voor een mentaliteitswijziging bij failliete ondernemers zorgen als het over mislukkingen gaat. Zowel sociaal als economisch. Het programma duurt 5 maanden en staat open voor elke Brusselse ondernemer die minder dan twee jaar geleden met een faillissement te maken kreeg. Een kant-en-klaar nieuw project is niet nodig, wel de wil om constructief in het programma te stappen, bereid om te luisteren en te delen. Contact en info: Eric Vanden Bemden, coördinator • +32 563 68 56 • restart@beci.be • https://go.beci.be/restart Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 35 Philipp Oosterlincks © Reporters © Reporters
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Transitie (Re)lighting is een kunst LED-verlichting boekte in de afgelopen jaren flinke vooruitgang. Op enkele uitzonderingen na is die vandaag de enige geloofwaardige verlichtingstechniek. Om geen blunders te begaan, laat u zich nochtans best bijstaan door een professioneel studiebureau. Light to Light heeft de verlichting van de winkel Absoludanse integraal nieuw ontworpen. F iorenzo Namèche is zaakvoerder van het bureau Light to Light. Hij omschrijft zichzelf als een cursif met een passie voor licht. Om een buitenruimte of een gebouw te verlichten, volgt hij steeds dezelfde stappen: “Eerst ontmoeten we de klant om inzicht te krijgen in zijn behoeften. Daarna bezoeken we de ruimte die relighting vereist. Zo kunnen we de werkelijke behoeften diepgaand analyseren en volledig inventariseren aan de hand van allerlei metingen Alle LEDs niet gelijkwaardig Inzake lichtarmaturen is er nog keuze genoeg bij Europese fabrikanten. Maar wat de lichtbronnen betreft, moeten we toegeven dat bijna alles tegenwoordig in China wordt geproduceerd. Hoe dan ook werken Light to Light en alle serieuze spelers alleen met apparatuur die het ENEC label draagt. Dit is de Europese norm die de nationale normen heeft vervangen (in België bijvoorbeeld het CEBEC-label). Alle Chinese producten zijn niet gelijkwaardig. Als het betrokken label niet op de geleverde apparatuur staat en u een beroep doet op een onbetrouwbare leverancier, riskeert u een serieuze teleurstelling. (luxmeter, fotografie …). We vragen ook om de energiefactuur in te kijken om de kost van de huidige verlichting te bepalen”, vertelt hij. In het studiebureau zet de ingenieur al deze gegevens op papier en ontwerpt hij een voorproject met een voorstel van dimensionering en een studie van de rentabiliteit. Als hieruit blijkt dat de kwaliteit van de verlichting kan worden verbeterd met een lager energieverbruik, stelt Light to Light het bestek en de documenten op waarmee dienstverleners kunnen worden geraadpleegd. “Deze voorbereidende fase is een belangrijke stap voor de klant. Dimensioneringsstudies kunnen namelijk worden gesubsidieerd. Bovendien zijn dergelijke voorafgaandelijke studies een voorwaarde om tijdens de tweede fase recht te hebben op subsidies voor de vervanging van de verlichting als zodanig.” Het studiebureau onderzoekt vervolgens de voorstellen van de verlichtingsleveranciers om na te gaan of de aangehaalde oplossingen wel degelijk overeenstemmen met de behoeften. “Wij checken elk voorstel en letten vooral op aanbiedingen die ons te goedkoop lijken (...) Leveranciers maken soms rekenfouten of vergissen zich in de keuze van de apparatuur.” Wanneer alles geregeld is, kan het werk van start gaan. Naast de werkzaamheden aan de verlichting kan de klant van de gelegenheid gebruik maken om gerelateerde elementen te laten controleren of verbeteren: de noodverlichting, de branddetectie of zelfs de plafonds. Light to Light werkt voor allerlei klanten: “Ik heb bijgedragen tot Lichtvisie, het straatverlichtingsplan van het Vlaamse Gewest. Ik zorgde voor de relighting van het zwembad van Vilvoorde, van de Noorddoorgang tussen de Nieuwstraat en de Adolphe Maxlaan of bijvoorbeeld ook van Absoludanse, een winkel van dansartikelen waarvan de verlichting volledig nieuw werd ontworpen om het comfortabeler te maken voor de klanten en tegelijk energie te besparen.” ● Johan Debière Steun van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest Voorgaand onderzoek: een tussenkomst van 50% in de kosten, met verplichting om het lastenboek ‘verlichtingsaudit’ te volgen. Werkzaamheden: een premie van 30 tot 40% voor KMO’s en sociale organisaties, in het raam van het Energiepakket van Leefmilieu Brussel, met een maximum van € 15.000 per jaar en per aanvrager. 36 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 Entreprendre Starter Macaria: anticiperen om volwaardig te leven en rustig te vertrekken Catherine Roupin lanceerde Macaria in september vorig jaar om iedereen te begeleiden die nadenkt over het einde van zijn of haar leven. De aanpak berust op een soort planning voor zichzelf, maar ook en vooral voor degenen die achterblijven. projecten, verlies van autonomie, voorbereiding van de begrafenis enz. Voor al deze elementen werk ik samen met partners." Ze volgde ook een opleiding euthanasie, zowel aan Franstalige zijde met Forum EOL (End Of Life) als aan Nederlandstalige zijde met LEIF (LevensEinde InformatieForum). M eer dan ooit blijft de dood een taboe in onze samenleving. We worden allemaal geboren maar zullen zeker niet allemaal op dezelfde manier heengaan. Het is daarom ook zinvol om hierop voorbereid te zijn. Voor zichzelf, natuurlijk, maar ook voor degenen die ons zullen overleven. "Dit is een van de grootste zorgen van mensen aan het einde van hun leven", zegt Catherine Roupin, de oprichtster van Macaria. "Ze maken zich vaak meer zorgen over hun geliefden dan over zichzelf. Elk verhaal is persoonlijk en vereist luistervaardigheid, geruststelling en begeleiding.” Catherine Roupin genoot een opleiding als apotheker en werd geboren in een familie van artsen. Haar hele carrière stond in het teken van de patiënt die ziek is en/of op zoek naar welzijn. "De dag voor zijn overlijden, had ik de kans om een prachtig gesprek met mijn vader te voeren”, herinnert ze zich. “Ik kon hem vaarwel zeggen en hem bedanken voor onze jaren samen. Ik heb ook zieke vrienden en patiënten tot het einde begeleid. Ik zag hoe belangrijk maar ook hoe moeilijk het is om te praten en je voor te bereiden op de laatste periode van het leven, tussen nu en de dood. Zo is dit project ontstaan, beetje bij beetje, om mensen die nog gezond zijn te helpen vrijuit over de dood te praten en wat hen zou kunnen helpen om hun levenseinde rustig te beleven zoals zij dat willen, voor zichzelf en voor hun dierbaren.” Catherine verliet daarom geleidelijk aan de apotheek en begon in september vorig jaar een nieuwe activiteit, die zich als volgt definieert: de globale planning van het einde van het leven. “Ik stel een "one-stop-shop"-aanpak voor, die zich uitstrekt van analyse tot planning en hulp bij de uitvoering van acties en oplossingen. Deze initiatieven zijn bedoeld om gemoedsrust te brengen in alle aspecten van deze levensfase: gezondheid, financiën, huisvesting, In de Griekse mythologie is Macaria de dochter van Hades en Persephone, en de godin van de gelukkige, rustige en vredige dood. Met Macaria biedt Catherine Roupin verscheidene begeleidingsformules en à la carte diensten aan. Ook organiseert ze regelmatig workshops en informatiesessies. "België telt momenteel één 67-plusser voor elke 3,8 personen tussen 18 en 66 jaar. In 2070 zal de verhouding één op 2,5 zijn. Bovendien zijn de kinderen van de naoorlogse babyboom nu senioren. Naarmate de levensverwachting toeneemt, zal de samenleving voor de ouderen moeten zorgen en meer aandacht aan hen besteden. Zo worden er bijvoorbeeld levenseinde-therapeuten aangeworven in bejaardentehuizen of ziekenhuizen.” De dood zal in de komende jaren niet lang meer een taboe blijven. Macaria zal hier hoogstwaarschijnlijk actief aan bijdragen. ● Info : www.macaria.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • www.beci.be/starter Catherine Roupin. 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Legal Publicaties in het Belgisch Staatsblad: gedaan met het geknoei Stel u even voor dat een oplichter u aanstelt als bestuurder van een lege vennootschap of dat een malafide persoon zichzelf benoemt tot bestuurder van uw bedrijf. Dat zijn geen verzinsels: dergelijke misdrijven zijn al gepleegd en zijn te wijten aan gebreken in ons systeem van officiële publicaties. De overheid wil dat nu stoppen. Wat moet u weten om vandaag volgens de regels in het Staatsblad te publiceren? D e onregelmatigheden in de bewijsstukken bij publicatie in het Belgisch Staatsblad hebben geleid tot een hervorming van de indieningsprocedure van documenten bij de griffie. Die werd bovendien op nationaal niveau geharmoniseerd. Volgens Paul Dhaeyer, voorzitter van de Ondernemingsrechtbank van Brussel, was de aanscherping van de regels een noodzaak om een einde te maken aan de misbruiken die zich in de afgelopen jaren hebben voorgedaan. De strijd tegen valsheid in geschrifte en fictieve maatschappelijke zetels Zaakvoerders die documenten willen indienen, moeten voortaan hun identiteit bewijzen. Tijdens een interview met de krant L’Echo, gaf Dhaeyer daar onlangs toelichtingen over: “Ik wil er zeker van zijn dat de persoon die naar de griffie stapt, wel degelijk is wie hij of zij zegt te zijn, dat deze persoon bovendien een woonplaats heeft en het bedrijf een maatschappelijke zetel. We gaan die persoon dan ook vragen een document voor te leggen dat de bezetting van het pand bewijst: een huurcontract of een eigendomsakte. Om de veiligheid te waarborgen van degenen die met het bedrijf zullen contracteren, moeten we er zeker van zijn dat de maatschappelijke zetel bestaat, dat ook de aangegeven mandataris bestaat en inderdaad dit mandaat uitoefent, bereikbaar is en eventueel voor de rechtbank kan worden gedagvaard.” Gedaan met tussenpersonen die documenten voor derden indienen Tot voor kort was het gebruikelijk dat een hele resem tussenpersonen de publicatie van documenten in het Belgisch Staatsblad behandelden voor rekening van derden. Ondernemingsloketten, trustees, accountantskantoren of kamers van koophandel boden een dergelijke service. Dat is nu voltooid verleden tijd. Behalve door de mandatarissen van de vennootschap zelf, kan de publicatie in het Belgisch Staatsblad vanaf nu uitsluitend door een notaris worden aangevraagd. Wat is de nieuwe procedure voor het indienen van documenten bij de griffie? 1. Personen die een document willen indienen, moeten een attest invullen met hun identiteitsgegevens. Deze gegevens zullen worden bevestigd door het voorleggen van identiteitsdocumenten en de afgifte van een leesbare kopie van deze documenten. 2. Verder moet de indiener een eensluidend en ondertekend afschrift voorleggen van de notulen van de raad van bestuur of van de algemene vergadering die – krachtens de wet of de statuten van de vennootschap – het in het Belgisch Staatsblad te publiceren besluit hebben vastgelegd. 3. In het geval van een verandering van een bestuurder of van de zaakvoerder, moet de indiener de volgende documenten voorleggen: • een kopie van beide zijden van de identiteitskaart van de bestuurder of zaakvoerder die wordt vervangen. Indien het niet mogelijk blijkt om dit document voor te leggen, moet de reden hiervoor (bv. een ontslagen bestuurder) worden toegelicht aan de hand van een ondertekend document; • een kopie van beide zijden van de identiteitskaart van de bestuurder of zaakvoerder die is aangesteld. 4. In geval van een wijziging van de maatschappelijke zetel, moet de indiener een kopie voorleggen van het document die de bezetting van het pand bewijst (huurcontract, eigendomsakte, overeenkomst …). 5. Als de indiener een mandataris is die een dossier in de plaats van de bevoegde persoon indient, moet voor deze mandataris een gelegaliseerde volmacht worden overhandigd, behalve wanneer deze volmacht uitdrukkelijk wordt vermeld in de in punt 2 genoemde notulen. ● Alexis Bley, juridisch adviseur bij Beci ab@beci.be 38 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 D.R. Management & HR Aanvaardt de werkgever binnenkort een video-CV als sollicitatiebrief 3.0? Kan de werkgever akkoord gaan met een evolutie van de traditionele sollicitatiebrief? Is het video-CV voortaan de nieuwe manier om zichzelf voor te stellen en te solliciteren? Veranderen de nieuwe media en video binnenkort de manier waarop sollicitanten zich bekendmaken? Dat kan, maar dan met enige voorzichtigheid. Een toelichting. (Coproductie) Amélie Alleman E en recruiter spendeert gemiddeld 11 seconden aan een CV. Genoeg om een mentaal beeld te schetsen van de kandidaat en te beslissen of hij of zij al dan niet beantwoordt aan het gezochte profiel. U stelt dagelijks vast dat ondernemingen steeds vaker aanwerven op basis van de soft skills en de persoonlijkheid van de kandidaat, naast de technische vaardigheden, het diploma en de kennis van zaken. Met die soft skills bedoelen we aanpassingsvermogen, aanleg voor management, interpersoonlijke vaardigheden, vlotte communicatie en houding. Stuk voor stuk zeer begeerde bekwaamheden. Hoe kun je dergelijke ‘zachte’ vaardigheden bij een kandidaat ontdekken zonder een interview via video, Skype of face-to-face? Vooral omdat de talloze koersveranderingen in loopbanen, de zogenaamde atypische profielen en de vele arbeidskrachten die op zoek zijn naar een zinvolle en waardevolle job het hele gebeuren bemoeilijken. Hoe geven we een kandidaat de kans om zijn keuzes, zijn verandering van oriëntatie en de relevantie van zijn vaardigheden uit te leggen als deze rode draad niet meteen in het CV opvalt? Het video-CV vertegenwoordigt de bijdrage van nieuwe technologieën en media aan de evoluerende arbeidsmarkt, geloof ik. Trouwens, wie heeft er vandaag geen smartphone met een camera of toegang tot een PC uitgerust met een webcam? Voorzichtig gebruik Je kan het video-CV nog het beste beschouwen als een aanvulling op het klassieke CV. De video schetst een context en onthult de persoonlijkheid, zonder echter het klassieke CV te vervangen. Het geeft een menselijke dimensie en meer betekenis aan een sollicitatie. Bepaalde profielen en beroepen waarbij een vlotte omgang met relaties van belang is, zullen spontaan een video gebruiken. We mogen nochtans meer introverte of cameraschuwe profielen niet discrimineren. Het is dus belangrijk om voorzichtig om te gaan met zulke video's. We mogen niets verplichten. Al kan het wel een handige tool zijn voor profielen die meer ontwikkelde soft skills vereisen, zoals in de communicatie, nieuwe media of de verkoop. Tot slot denk ik dat het video-CV de versie 3.0 van de begeleidende brief kan worden, althans voor bepaalde profielen. Maar er is nog een lange weg te gaan voordat dit de norm wordt. Het video-CV maakt gebruik van nieuwe media en geeft voorrang aan de menselijke dimensie in het rekruteringsproces. Op zich een interessante paradox voor een bedrijf dat zoekt naar talent met hoogontwikkelde soft skills, op een vaak verzadigde arbeidsmarkt. ● Amélie Alleman Fondatrice de Betuned Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 39 D.R. © Getty © Getty
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Community Het Beci nieuws in beeld Beci en de Club van Lotharingen ontvingen de Eerste Minister Sophie Wilmès, die over haar persoonlijke en professionele achtergrond vertelde en vragen van onze leden beantwoordde. “We dromen allemaal van juridische en administratieve vereenvoudiging. Toch zorgen onze complexiteit, ons vermogen om ondanks alles te functioneren en onze aanleg voor consensus voor de internationale erkenning van België”, verklaarde mevrouw Wilmès, de eerste vrouw die deze functie in ons land bekleedt. Sophie Wilmès, naast de de CEO van Belfius Marc Raisière (L.) en de voorzitter van de Club van Lotharingen Herman Craeninckx. Voormalig Eerste Minister Mark Eyskens, naast Evelyn Gessler (Decider’s). In januari ondertekende Beci #GoForBruxelles 2030, de sociaaleconomische strategie van de Brusselse regering. Zie ook onze Woord vooraf. Jan De Brabanter, secretaris-generaal van Beci-VOB. 40 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 © Marie-Noëlle Cruysmans © CESRBC-ESRBHG Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van Catherine Bodson Op 50-jarige leeftijd besloot Catherine Bodson haar levensloop een radicaal andere wending te geven. Ze had een internationale carrière achter de rug, zowel in de privé sector als bij Europese overheden, toen ze aan een ondernemerstraject begon met de oprichting van Pipaillon, een ambachtelijke conservenfabriek in hartje Brussel. Het concept berust op de knowhow van weleer voor de productie van conserven in glazen stopflessen: jams, chutneys, tapenades en kruiderij gemaakt van verse, biologische en lokaal geteelde en gekweekte producten. Als fijnproever, liefhebber van heerlijke producten en verdediger van ambachtelijke kennis, verklapte Catherine Bodson ons haar favoriete adresjes in Brussel. Waar ze graag rondwandelt? Voornamelijk in twee wijken: het voortdurend veranderende stadscentrum waar Pipaillon zijn winkel heeft: de Vlaanderenstraat, Sint-Katelijne, de kades... en de gloednieuwe voedselmarkt Wolf! En verder de wijk Lepoutre-Brugmann, waar ik sinds het vertrek van de kinderen woon: alle winkels liggen op loopafstand, je vindt er een echt stedelijk leven, maar de wijk ligt toch dicht bij mooie parken en bossen, zoals het Terkamerenbos of het Zoniënwoud. De kroeg waar je vrienden ontmoet? Tortue, in de Edith Cavellstraat. Een adres dat alles combineert wat ik leuk vind: een wijnbar met natuurlijke producten, een echt gevoel dat je welkom bent bij Yann en zijn bende, genereuze gerechten, een intieme sfeer en vrolijke klanten. Ondanks een piepkleine keuken serveren ze heerlijke bereidingen. De geroosterde ricotta is een speciale vermelding waard! Een gastronomisch restaurant? Spreekt me minder aan. Ik geef de voorkeur aan een genereuze, gezellige en smaakvolle keuken, zonder poespas, zoals bij Jamil's l'Intemporelle. Ik raad zijn geweldige omega 3-tartaartje aan, een delicatesse! Dit allemaal zonder tralala! Om de dag optimaal te beginnen … Bij Matinal, Franz Merjaystraat. Een minimalistische bakkerij, waar je niets anders vindt dan het hoofdzakelijke en waar je koffie rechtstaand drinkt, op zijn Italiaans. Régis is de enige die me in het weekend uit mijn bed krijgt. De broden, stokbroden en gebakjes zijn allemaal gemaakt van natuurlijk meel. En daarnaast heerlijke boter, room, rauwe melk (donc comma entre room et rauwe melk) en scharreleieren! Een ongewone plek ? De Villa Empain en de Boghossian Stichting die er nu gevestigd is. Ideaal om je in de wereld van de jaren '30 onder te dompelen, om er te lunchen (lekker eten bij Tero!) en er te genieten van de kwaliteit en originaliteit van de tentoonstellingen. Cultuur? Ik bezoek graag het Paleis van Schone Kunsten. De kaart van de Vrienden van de Musea geeft onbeperkt toegang tot de collecties en geeft me het gevoel een permanente gast te zijn. Vaak gaan mensen er alleen naartoe voor een tijdelijke tentoonstelling. Jammer, want de collecties zijn oneindig rijk en het is een waar genoegen om verloren te lopen in de museumzalen. Een voedingszaak? Niet één maar meerdere adressen langs een kleine wandeling in eenzelfde wijk. Begin bij Chez Petré in Ukkel: allerlei gevogelte en een warm welkom. Wat verder vind je vrijdagse biomarkt op het Brugmannplein, met kaashandelaar Jacques Defrenne, slager Stéphane March en de Ferme du Gasi voor groenten en fruit. ● Elisa Brevet Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 41 D.R. D.R.
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Community Kleine verhalen over grote ondernemers Nathan Blecharczyk, Brian Chesky en Joe Gebbia, medeoprichters van Airbnb. Drie jongeren die van nul starten: het zotte verhaal van Airbnb Op enkele jaren tijd heeft Airbnb de wereld van de kortetermijnverhuring grondig door elkaar geschud. Het platform is intussen beschikbaar in 191 landen – wel niet in Iran, Syrië en Noord-Korea – en heeft een geschatte waarde van 30 miljard dollar. Vierdelig verslag van een duizelingwekkend parcours. 1. Het idee: Eind 2007 staat Brian Chesky aan het hoofd van een kleine ontwerpstudio in San Francisco. Zijn huisgenoot Joe Gebbia is werkloos. Wanneer hun huisbaas de huur wil verhogen, zoeken de twee een oplossing. Brian weet dat er binnenkort een conferentie over industrieel design plaatsvindt en dat alle hotels vol zitten. De huisgenoten zien hierin een kans: op 48u tijd ontwikkelen ze een eenvoudige website waarmee ze bij hen thuis een luchtmatras (‘airbed’) inclusief ontbijt aanbieden. Er komen drie gasten logeren, wat hun zo'n 1.000 dollar opbrengt. Waarom niet verder doen? Brian contacteert Nathan Blecharczyk, zijn vroegere huisgenoot en oud-student van Harvard. Brian houdt zich bezig met de strategie en de financiële kant, Nathan met technologie en Joe met design. Het bedrijfje Airbedandbreakfast is geboren. 2. Bedankt, ontbijtgranen! In 2008 stellen Brian, Joe en Nathan hun project voor aan kennissen. De feedback is negatief: de website werkt niet goed en ze hebben geld nodig om hun concept verder uit te werken. Om fondsen te werven, ontwerpen de oprichters dozen voor ontbijtgranen geïnspireerd op de kandidaten voor de Amerikaanse Square Haunting (Francesca Wade) : In het begin van de 20e eeuw verzamelde de artistieke beaumonde van Londen zich in de wijk Bloomsbury. De schrijfster van dit boek zoomt in op Mecklenburgh Square waar op een gegeven moment vijf fascinerende vrouwen woonden, onder wie Virginia Woolf. Faber & Faber 42 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 presidentsverkiezingen: “Obama O’s” en “Cap’n McCains”. In twee maanden verkopen ze 800 dozen voor 40 dollar per stuk. Dankzij dit succes ontmoeten ze Paul Graham, medeoprichter van de incubator Y-Combinator, waar Brian, Joe en Nathan zich in januari 2009 bij aansluiten. Ze krijgen een financiering, veranderen van businessmodel (van luchtmatras naar een concept tussen een hotel en couchsurfing in), en van naam: Airbedandbreakfast wordt Airbnb. 3. In the picture: Toch breken ze niet helemaal door. Paul Graham adviseert hen om in New York enthousiaste gebruikers te gaan ontmoeten. Zo zien ze in dat de advertentiefoto’s van slechte kwaliteit op de website het probleem zijn. Zonder twijfelen kopen ze een fototoestel om zelf de beste kiekjes te nemen. Airbnb neemt daarna een hoge vlucht en haalt 600.000 dollar op bij Sequoia Capital. 4. Het succes: Een paar maanden later wordt het platform uitgebreid naar alle soorten logies. In maart 2009 stond de teller voor Airbnb op 2.500 advertenties en bijna 10.000 gebruikers. ● Elisa Brevet Fatsoen (Cicero): Ze blijven tot de verbeelding spreken, die Romeinen. Duizenden jaren na zijn dood, zijn de geschriften en gedachten van de meester-politicus Cicero nog even sprankelend en actueel. Fatsoen is Cicero’s filosofische testament, in de vorm als een brief aan zijn zoon. Athenaeum On Earth We’re Briefly Gorgeous (Ocean Vung): De kans dat u al een autobiografische poëtische roman hebt gelezen van een Vietnamees-Amerikaanse auteur is eerder klein. Wel, het wordt tijd dat u dat doet. Een buitengewoon gepassioneerd en liefdevol familierelaas. Penguin Press V.R. Community INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN Arizona BVBA, Uilenstraat 123 - 1150 Brussel NACE : 59113 - Productie van films, m.u.v. bioscoop- en televisiefilms Afg. : Eric Vandecasteele Atos Worldline NV, Haachtsesteenweg 1442 - 1130 Brussel NACE : 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer 64922 - Verstrekken van hypothecair krediet - 66199 - Overige ondersteunende activiteiten in verband met financiële diensten, exclusief verzekeringen en pensioenfondsen, n.e.g. Afg. : Vincent Coussement BBuild Constructions BVBA, Keyenbemptstraat 109 - 1180 Brussel NACE : 43999 - Overige gespecialiseerde bouwwerkzaamheden Afg. : Stanislav Birg Bouzamour Dawya , NationaleMaatschappijlaan 24 - 1070 Brussel Afg. : Dawya Bouzamour Butterfly&CO BVBA, Kroninglaan 129 - 1200 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Elise Falmagne CESI - Médecine du Travail VZW Konrad Adenauerlaan 8 - 1200 Brussel Afg. : François Leruth Climact NV, Place de l'Université 16 - 1348 Ottignies Louvain-laNeuve NACE : 58290 - Overige uitgeverijen van software 63110 - Gegevensverwerking, webhosting en aanverwante activiteiten, 64200 - Holdings Afg. : Pascal Vermeulen Cool Beans Foods BVBA, Robert Dalechamplaan 17 - 1200 Brussel Afg. : Diane Noyes Dotstep BVBA, Erfprinslaan 24 - 1200 Brussel NACE : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Laetitia van Wijck DVC - Electronic Design & Manufacturing NV, Korporaal Trésigniesstraat 6 - 1190 Brussel NACE : 29310 - Vervaardiging van elektrische en elektronische benodigdheden voor motorvoertuigen Afg. : Marc Vertongen Elisa Brevet, Koningsveldstraat 51 - 1040 Brussel NACE : 63910 - Persagentschappen, 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Elisa Brevet Fineduc Belgium NV, Koningstraat 192 - 1000 Brussel NACE : 85429 - Hoger onderwijs, n.e.g., 85599 - Overige vormen van onderwijs, 85609 - Overige onderwijsondersteunende dienstverlening Afg. : Marie-Charlotte Schots Félicité Djimtoloum pp, Grootgodshuisstraat 30 - 1000 Brussel Afg. : Felicité Djimtoloum ISIS DiES CVBA, Aalststraat 7-11 - 1000 Brussel Afg. : Gaetan Moyersoen Karim Sebaihi (Colis-Clic. com) pp, Avenue Lamarche 57 - 7160 Chapelle-Lez-Herlaimont NACE : 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet, 62020 - Computerconsultancyactiviteiten Afg. : Karim Sebaihi Laurent Housen pp, Kroonlaan 340 - 1050 Brussel NACE : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Laurent Housen LD Medical Devices / Avisteril , Rue Massart, 13. - 1490 Sart Messire Guillaume. Afg. : Luc De Myttenaere Lemonnier Nathalie pp, Coghenlaan 210 - 1180 Brussel NACE : 85592 - Beroepsopleiding , 85599 - Overige vormen van onderwijs, 86909 - Overige menselijke gezondheidszorg, n.e.g. Afg. : Nathalie Lemonnier Leurquin et Associés BVBA, Tedescolaan 7 - 1160 Brussel NACE : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Emmanuel Jacubowitz Partyhomerent BVBA, SintKatharinastraat 7 box 4 - 3300 Tienen NACE : 56210 - Catering, 7729301 - de verhuur van vaat- en glaswerk, keuken- en tafelgerei, elektrische huishoudap Afg. : Tinne Milis Placs BV, Tomberg 10 - 1930 Zaventem NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Pierre Lorquet Pro-Pay NV, St.-Stevens-Woluweweg 55 - 1130 Brussel NACE : 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren Afg. : Geert Van Hoye Sotrexco International NV, Rue Bruyère St-Jean 81 - 1410 Waterloo NACE : 46494 - Groothandel in niet-elektrische huishoudelijke artikelen, 47592 - Detailhandel in verlichtingsartikelen in gespecialiseerde winkels Afg. : Victor Saragossi YodaCity , Waterloosesteenweg 834 - 1180 Brussel NACE : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten, 63120 - Webportalen, 94994 - Verenigingen op het vlak van milieu en mobiliteit Afg. : Armand Chariot Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 43
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Community 04.06 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) 05.06 Les vendredis de l’actualité sociale (1) VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIE 11.02 Atelier prospection : comment trouver de nouveaux clients ? (1) 13.02 Apprenez à réseauter et franchissez la barrière de l’introversion (1) ICT 13, 20 & 27.02 Lunch digital 5, 12, 19 & 26.03 Lunch digital 2, 9, 16, 23 & 30.04 Lunch digital 7, 14, 21 & 28.05 Lunch digital 4, 11, 18 & 25.06 Lunch digital ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be OPLEIDINGEN OP MAAT U vindt de opleiding niet die u zoekt? Contacteer ons! Ons opleidingsaanbod wordt opgesteld in functie van de vragen die u ons stelt. U wilt uw vaardigheden ontwikkelen, uw medewerkers beter laten presteren, de teamgeest in uw onderneming versterken? ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 05.03 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? (1) 17.03 Remboursement de frais à vos travailleurs (1) 26.03 La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! (1) 02.04 Élections sociales 2020 : autour de la procédure électorale et du jour du vote (1) 23.04 Le trajet de réintégration en pratique dans le secteur public (1) 05.05 La prévention et la gestion des assuétudes : de quels outils dispose l’employeur public ? (1) 28.05 Missions et fonctionnement des organes sociaux (1) 44 ❙ Brussel Metropool - februari 2020 STARTERS & RESTARTERS 17.02 Lunch Starter 4.02 Plan financier, remuneration, rôle du comptable (1) 2, 9, 16, 23 & 30.03 Lunch Starter 3.03 Ce que vous devez savoir avant de vous associer (1) 3.03 Apprenez à lire les comptes de votre entreprise (1) 17.03 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 (1) 17.03 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels (1) 6, 13, 20 & 27.04 Lunch Starter 21.04 Plan financier, remuneration, rôle du comptable (1) 4, 11, 18 & 25.05 Lunch Starter 19.05 Ce que vous devez savoir avant de vous associer (1) 12.06 Actualités « compensation & benefits » (1) 18.06 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht (1) 24.09 Temps et facilités accordés aux représentants syndicaux : la contradiction surmontée ? (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Community 25.05 Apprenez à lire les comptes de votre entreprise (1) 1, 8, 15, 22 & 29.06 Lunch Starter 02.06 Quelles solutions de financement pour votre entreprise - 1819 (1) 02.06 Les solutions de financement de Finance & Invest Brussels (1) ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be 6.03 Export to the US and comply with the Food & Drug Administration ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 13, 20 & 27.02 Beci Welcome Lunch 4, 11, 18 & 25.03 Beci Welcome Breakfast 5, 12, 19 & 26.03 Beci Welcome Lunch 1, 8, 15 & 22.04 Beci Welcome Breakfast 13, 20 & 27.02 Workshop Digichambers 2.0 2, 9, 16 & 23.04 Beci Welcome Lunch (1) Enkel in het Frans (2) De voertaal is Frans maar de documentatie is ook (volledig of gedeeltelijk) in het Nederlands beschikbaar Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN Absoludanse Airbnb Artexpo AUC, L’ Aviato BeCommerce Betuned Boghossian Stichting Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden Club van Lotharingen CIT Blaton Citydev Creatis Daoust Davids, Les Dyzo 36 42 4 22-24 5 5 39 41 34-35 4 ;40 20-21 28-29 28-29 11 20-21 34-35 Echa – Europees agentschap voor chemische stoffen Enterprise Europe Network Ferme du Gasi Google Benelux Interparking JCX Immo Light to Light Matinal MIT Pétré Pipaillon Tero Title Media Tortue UCL Universiteit Parijs XII 18 18 41 16-17 4 20-21 36 Louvain School of Management 10 Macaria 37 41 10 41 41 41 11 41 10 ; 31-32 10 Vias Wolf Y-Combinator Brussels Airport Company Citymesh Mobly Nokia Orange Belgium PwC Strategy& ULB VUB Whyte Corporate Affairs Actiris Brussel Mobiliteit NMBS VDAB 15.04 Welkomsaperitief 6, 13, 20 & 27.05 Beci Welcome Breakfast 7, 14 & 28.05 Beci Welcome Lunch 3, 10 & 17.05 Beci Welcome Breakfast 4, 11 & 18.05 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be 26-27 41 42 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 7-9 ; 12-15 12-15 12-15 12-15 Brussel Metropool - februari 2020 ❙ 45

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TROUVEZ L’AIDE NUMÉRIQUE DONT VOTRE ENTREPRISE A BESOIN À BXL Laissez-vous accompagner et inspirer par des experts digitaux locaux. Comment créer une boutique en ligne ? Qui pour vous créer un nouveau logo ? Voici quelques-unes des questions auxquelles vous pourrez répondre sur accelerationdigitale.be. Vous y rencontrerez des experts indépendants inspirants, et proches de chez vous. Ils vous accompagneront dans toutes vos problématiques digitales : ecommerce, webdesign, emailing, réseaux sociaux ou sécurité. Que vous soyez client Telenet ou pas ! Découvrez maintenant accelerationdigitale.be ! Désiré Dupas Expert digital Plus d’infos et conditions sur accelerationdigitale.be Édito Green Deal : un projet pour l’Europe « Faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone à l’horizon 2050 ! » Le Green Deal présenté en décembre par Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de la Commission certes pas d’ambition. Des esprits chagrins l’ont aussitôt qualifié d’utopie ; d’autres l’ont es nous préférons y croire : l’Union Européenne fait ici preuve de leadership de temporiser, voire reculer. Elle le fait avec cohérence, en définissant multisectorielle, de l’industrie à l’agriculture et au transport, en passant international, les finances, la fiscalité… : une stratégie crédible. Elle objectif intermédiaire à 50 % de réduction des émissions de CO2 en future « loi climat ». Elle le fait résolument, en affirmant sa volonté de vers des politiques durables. En tenant compte des effets de levier, devraient être investis en dix ans via la Banque Européenne d’Investissement climat. Bref, ce Green Deal, assigné à Frans Timmermans, vice-président lourd » européen, n’a rien de cosmétique. Plutôt que de céder à un certain catastrophisme climatique, l’Eur a choisi de s’engager dans la voie d’un projet positif, fédérateur e mobilisateur. Un projet porteur de sens et d’espoir. Mais aussi porteur de progrès et de croissance économique. Car la « révolution verte » qui s’annonce, et qui sera disruptive, représente de nouveaux marchés et de nouveaux emplois. Des exemples ? La redéfinition des normes énergétiques et des normes de pollution induir des développements technologiques dans le domaine des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de la mobilité, de la construction… Cet enjeu est crucial pour les entreprises. Non seulement parce que l’environnement est notre capital commun (et qu’en bons capitalistes, on se doit de protéger le capital si l’on veut en percevoir les dividendes), mais parce qu’il en va de leur business. Les jeunes qui se sont mobilisés en 2019 pour le climat seront demain des consommateurs avertis et des candidats à l’emploi. Plus encore que leurs parents, ils privilégieront les produits durables et les employeurs responsables. Ils le font déjà ! Le changement est à l’œuvre : ce sont des banques qui réorientent leur investissements vers la durabilité, des énergéticiens et des constructeur automobiles qui se tournent vers les renouvelables, des sociétés immobilièr qui pensent la gestion circulaire des matériaux, des initiatives locales qui développent l’agriculture urbaine… Que l’Europe soutienne l’effort des entr en promettant d’y mettre les moyens, c’est une excellente nouvelle. À son échelon, Beci s’est lancée dans la même démarche avec le City Climate Challenge, qui réunit désormais plusieurs dizaines d’entreprises au ser objectif : placer l’économie bruxelloise sur la trajectoire de la neutralité carbone. Soutenir l’effort et continuer le travail entamé : c’est notre « bonne résolution » pour 2020 ! Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 51 – Janvier 2020 Au mois de février : Urbanisme & Immo News 4 6 8 Idées 12 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Alexis Bley, Elisa Brevet, Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Jean-Jacques Deleeuw, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude, Tim Devriese, Tarik Hennen, Ophélie Legast, Frédéric Petitjean et Julien Semninckx. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles Métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Community 35 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 36 38 39 40 40 Petites histoires de grands entrepreneurs L’actualité Beci en photo Bruxelles, dans les pas d’Yves Davin Demandes d'admission Agenda Index 14 15 16 Beci online Podcast : Jean Manuel Farcy Digest Jean-Jacques Deleeuw Rédacteur en chef invité : Rencontre avec Pascal Smet : Bruxelles, marque mal exploitée ? Pour ou contre une écotaxe sur les billets d’avion ? Open Source Comment mieux gérer le marché de l’emploi à Bruxelles ? International 18 L’Europe vue par la commission von der Leyen Get ready for tomorrow 20 22 25 26 28 30 Jean-Jacques Deleeuw : 2020 ne sera pas vain 2020 : une année pleine de changements Six chefs d’entreprise, trois défis, un mot d’ordre : get ready for tommorow ! 2020, l’année de l’écologie de salon ou de l’écologie d’action ? Digitalisation : au milieu du gué Mobilité : les entreprises vont-elles montrer l’exemple ? Entreprendre 32 33 34 Transition : des promoteurs radicaux Starter : Buffl Cookies : la case pré-cochée n’est pas un consentement valable highly ambitious Think big this year, and let us help you achieve your dreams.
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Beci online Social Media Dix minutes pour mesurer l’exposition de votre entreprise aux risques. Faites le test et recevez un diagnostic gratuit et personnalisé : https://go.beci.be/business-test. #BECImember : Vous rêvez de personnaliser votre 4X4 et de l’aménager « sur mesure » ? Ou bien de restaurer un ancêtre ? Adventech est le paradis des aventuriers de la route. Voir www.adventech4x4.com. Faut-il régulariser les sans-papiers qui travaillent dans des métiers en pénurie ? Olivier Willocx, CEO de Beci, participait au débat le 4 décembre dernier dans CQFD, sur l’antenne de la RTBF. You just missed : C’était le 25 novembre dernier chez Beci, l’édition spéciale du Growth Circle consacré à la guerre des talents, avec Stijn Christiaens (Collibra), Giles Daoust (Daoust), Thomas Van Eeckout (Easi) et Jean-Paul Van Damme (Triple A Solutions). Rendez-vous au prochain événement ! Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Beci online Dans vos newsletters de décembre Faut-il impliquer votre personnel dans le recrutement de nouveaux collaborateurs ? Oui, répond Amélie Alleman, et pour six bonnes raisons. À partir de 2020, la déductibilité fiscale des voitures de sociétés diminue (voir aussi p.22). SD Worx, spécialiste HR, vous explique quelles sont les alternatives. Abonnez-vous à nos newsletters sur www.beci.be/newsletter À lire sur notre site web Retrouvez ces articles sur www.beci.be Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 5
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Podcast Un chasseur de tendances devenu artisan cirier Longtemps actif dans le domaine des tendances culinaires, Jean Manuel Farcy a décidé de changer de vie. Cap de la cinquantaine passé, volonté de retour aux sources : ce serial entrepreneur nous raconte pourquoi et comment il a décidé de tout quitter pour travailler de ses mains. Tu es un autodidacte et un serial entrepreneur. Comment ta carrière a-t-elle commencé ? C’est vrai que je suis allé à l’école pendant très longtemps, mais pas très souvent… À 16 ans, j’ai commencé une école hôtelière et travaillé en restauration pendant une dizaine d’années. À 26 ans, j’ai créé ma première société : Grain Noir. On était un peu le « Uber » de la nourriture : on vendait des sandwichs et des zakouskis aux hôtels. J’ai vendu cette société et j’ai relancé Blue Pepper, une entreprise « chasseuse de tendances food ». On distribuait des produits prêts-à-manger innovants. Puis, en juin 2019, j’ai décidé de changer radicalement de vie et de me reconvertir dans l’artisanat. Avant d’amorcer cette reconversion, tu as connu une grande aventure entrepreneuriale. Tu as géré plus d’une centaine de personnes ; comment es-tu parvenu à gérer cette croissance ? Je crois que la frustration crée l’ambition. La frustration de ne pas avoir été reconnu à l’école. Je crois que le fait de ne pas avoir vraiment réussi a suscité chez moi un grand besoin de reconnaissance. J’ai dirigé jusqu’à six entreprises, une centaine de collaborateurs, et il est vrai qu’à la fin, je gérais certainement moins les choses qu’au début. Qu’est-ce qui t’as décidé à te reconvertir ? C’est clairement un passage difficile dans ma vie personnelle qui a déclenché ce besoin de changement. J’ai fait un burnout il y a un peu plus d’un an. Le point de basculement est arrivé quand j’ai pris conscience que l’ambition prenait le pas sur l’individu que j’étais. Le plus compliqué, c’était d’oser l’accepter. Je me suis dit : « J’ai 53 ans, qu’est-ce que je vais faire de ma vie ? ». Avec ma femme qui est à la fois la mère de mes enfants et mon associée, on a décidé de vendre, par choix personnel plutôt que financier. Comment la cire est-elle arrivée dans votre vie ? Après un processus de vente compliqué et émotionnellement intense, on est partis se ressourcer à Paris chez des amis. Lors d’une soirée, j’ai fait une rencontre incroyable. Cette personne m’a demandé ce qu’on allait faire : on ne savait pas ; on n’avait pas de projet, on voulait prendre six mois pour réfléchir. Elle m’a alors parlé d’un copain artisan cirier à Meudon qui voulait arrêter son activité, mais qui ne trouvait pas de repreneur. À 10 heures le lendemain matin, nous étions chez lui. Après 10 minutes de discussion, ma femme a dit : « On est intéressés » ! ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : Plan culinaire. Le saviez-vous ? Notre alimentation raconte notre société, et mieux encore, elle dit beaucoup de choses de vous. Eh oui, c’est fou ce que nos comportements à table et au restaurant peuvent signifier ! Chaque premier vendredi, retrouvez Nora Bouazzouni et Mélissa Bounoua pour des épisodes aussi gourmands qu’intéressants. 6 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 D.R. Comment pouvez-vous faire la différence sur le marché du travail ? Vos collaborateurs ont besoin de plus de flexibilité… mais pas seulement en termes d’horaire de travail… La plupart souhaite également gérer leur propre package salarial. Grâce à My Choice, le plan cafétéria de Partena Professional, vous placez votre collaborateur au centre de l’attention et vous répondez à l’évolution des besoins du marché du travail. Intéressé par un plan cafétéria ? Contactez-nous via innovation@partena.be Plus d’infos sur www. partena-professional.be/mychoice
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News BePark lève 3 millions pour s’assurer une position prépondérante sur le marché de la mobilité européen Be Angels inaugure le hub du financement au sein de BeCentral Be Angels, l’un des réseaux de business angels les plus actifs en Europe, annonce l’ouverture de nouveaux bureaux chez BeCentral, le campus numérique situé dans la gare Centrale de Bruxelles, lieu d’apprentissage technologique, de croissance et d’impact social. Ce nouveau siège d’exploitation, à la localisation idéale, marque la poursuite du développement de la société au cœur de la dynamique digitale du pays et la volonté de Be Angels de faciliter de nouvelles relations avec investisseurs et entrepreneurs. BePark, premier opérateur de parkings privés off-street, se donne les moyens de concrétiser sa vision pour la mobilité intelligente des villes. L’entreprise bruxelloise, lancée en 2011, vient en effet de conclure une levée de fonds de plus de 3 millions d’euros auprès d’un fonds luxembourgeois. Celle-ci a pour but de doter la société des moyens financiers nécessaires pour lui permettre de renforcer et d’étoffer son offre de services de mobilité et son empreinte géographique, s’inscrivant ainsi dans la transition de la mobilité des villes. BePark croit fermement que le parking, point de départ et d’arrivée des trajets domicile-travail, quand il est géré intelligemment, est un levier capital pour améliorer la mobilité. Un parking intelligent est exploité au maximum, connecté, diversifié en matière de choix des véhicules, au centre d’un écosystème de partenaires et enfin, il sert aussi de point de relais pour le stockage et la livraison de colis. L’objectif de BePark est de permettre à tous ses parkings de devenir des ‘hubs de mobilité’ de proximité. Actuellement, une part non négligeable de l’espace public est consacrée au stationnement de véhicules privatifs. Il s’agit là d’une perte d’espace inutile à laquelle s'ajoute une pollution visuelle. Si la voiture restera sans doute importante, sa part de marché par rapport aux autres solutions de mobilité va (et doit) diminuer. La possession propre d’un véhicule, inutilisé à 90 % en moyenne, n’est plus la bonne manière de fonctionner. Il y a là une volonté des pouvoirs publics de diminuer la capacité d’accueil de la voirie pour rendre la ville au citoyen. BePark s’inscrit à 100 % dans l’anticipation de ces changements pour créer et gérer des parkings potentiellement multimodaux. Le secteur de la mobilité est un des principaux enjeux des villes de demain et BePark entend résolument contribuer à la révolution en cours. Info : www.bepark.eu 8 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Be Angels est le premier locataire du nouveau hub dédié au financement à s’installer dans l’écosystème digital, notamment aux côtés de startups.be. Ce hub a notamment pour objectif de se mettre à disposition des entrepreneurs à la recherche de financement, afin d’envisager la participation de business angels au capital. Be Angels, en pleine expansion, a facilité pas moins de 41 levées de fonds dans 39 sociétés en 2018 et l’équipe compte aujourd’hui 8 ETP contre 3 en 2015. Au sujet de l’emménagement, Laurent Hublet, CEO de BeCentral, a déclaré : « Je me réjouis de l'arrivée de Be Angels comme résident permanent sur le campus. La présence d'un réseau de business angels de référence comme Be Angels est une opportunité pour les apprenants et les entrepreneurs de la communauté de BeCentral. De plus, la Be Angels Academy élargit le type de formations proposées. » Claire Munck, CEO de Be Angels ajoute : « Nous sommes très enthousiastes à l'idée de nous intégrer dans l'écosystème de BeCentral, sa dynamique nationale et son ADN dédié à l'entrepreneuriat, l'apprentissage et le digital correspondent parfaitement aux axes de développement de notre réseau. » Info : www.beangels.eu D.R. D.R. News Pierre Vanherck crée les premières cannes à puce intégrée Pierre Vanherck a toujours eu une passion pour le bois. Formé en France par les meilleurs artisans, c’est en 2004 qu’il découvre le monde des cannes et de leurs prestigieux accessoires, se mettant au défi de réaliser sa toute première création. À la fois artiste et créateur, il a développé des techniques qui lui permettent aujourd’hui de créer des œuvres d'art exceptionnelles. Son expertise lui vaut une réputation internationale : ses cannes ont été exposées dans le monde entier. Leur conception continue d'évoluer là où la seule limite est l’imagination : de la première canne diffusant du parfum, en passant par une canne intégrant un stylo-plume ou une poignée sculptée par prototypage 3D. C’est en 2019 que Pierre Vanherck lance finalement les toutes premières cannes connectées. Celles-ci sont munies d’une puce intégrée qui, scannée à l’aide d’un smartphone, affiche le certificat d'authenticité de l'œuvre tout en redirigeant vers le site du créateur. Créateur d'objets exceptionnels, uniques et intemporels, Pierre Vanherck est entouré d’artisans belges passionnés et rigoureux qui travaillent avec un savoir-faire et une maîtrise inégalés, afin de s'assurer que chaque article soit entièrement fait à la main. Chaque canne est d’ailleurs signée par le créateur. « La canne est une vraie œuvre d’art, sa modernité et son exclusivité donnent un nouveau sens au mot "élégance". D'ailleurs, vous pouvez deviner l’esprit d’un homme à la manière dont il porte sa canne », conclut Pierre Vanherck, citant Balzac. Hilaire Hubert, consultant international dans le domaine de la mode, est son ambassadeur et agent pour le Luxembourg, ainsi que pour l'Afrique en partenariat avec Safia Rodriguez Bomboko, et pour le Vietnam en partenariat avec Henri Hubert et l'agence de communication Le Nom. Info : http://pierre-vanherck.com Inspirez-vous sur #MeetAtKinepolis business.kinepolis.be/fr/morning-sessions ALISSON SINÉCHAL De grandes opportunités même en petit comité. Vous cherchez un endroit de grand standing pour un petit groupe ? Kinepolis Business a la solution idéale pour vous : les B2B Morning Sessions. C’est un nouveau forfait pour les entreprises qui recherchent un lieu exceptionnel pour leurs présentations, leurs workshops, leurs brainstormings, leurs lancements de project … Les Morning Sessions sont destinées aux groupes de 15 à 60 personnes et peuvent être réservées en semaine de 9h00 à 13h00. Kinepolis Business Belgium Kinepolis Business Kinepolis Business Belgium B2B-ACCOUNT MANAGER Tél. +32 2474 26 40 asinechal@kinepolis.com Kinepolis Bruxelles, Rue de Centenaire 20, B-1020 Bruxelles Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 9 À partir de €15 pp hors 21% TVA D.R.
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News Test de dépistage contre les MST offert par la startup belge abel.care ! Le nombre de maladies sexuellement transmissibles (MST) est à la hausse. Cependant, le dépistage est toujours perçu comme un fardeau par de nombreuses personnes. La jeune startup bruxelloise Abel.care, incubée par Start it @KBC, cherche à pallier ce problème en lançant une nouvelle plateforme numérique pour le dépistage des MST. Après la Belgique et la France, la plateforme de paiement en ligne iBanFirst s’implante aux Pays-Bas La société iBanFirst – acteur international en services financiers au-delà des frontières bancaires – s’implante désormais chez ses voisins du Nord après avoir réalisé une croissance rapide en Belgique et en France. La scale-up de l’année 2018 a effectivement annoncé aujourd’hui le rachat de son concurrent néerlandais NBWM (de Nederlandsche Betaal- en Wisselmaatschappij), spécialisé dans le change avec plus de mille clients. À la suite de cette opération, iBanFirst traitera un volume de paiements de 5 milliards d’euros par an. Le rachat de NBWM et l’expansion vers les Pays-Bas s’inscrivent dans le cadre d’ambitieux projets d’expansion en Europe de la société iBanFirst depuis sa dernière levée de fonds de 15 millions d’euros, en novembre 2018. La croissance d’iBanFirst à un rythme de 100 % par an repose sur un investissement massif dans le développement de sa plateforme et de ses solutions en ligne. NBWM opérera à l’avenir sous le nom d’iBanFirst et le bureau de NBWM à Amsterdam sera utilisé par iBanFirst jusqu’à la mi-2020. « iBanFirst et Dès maintenant, chacun peut commander un test sur www.abel.care/fr/ et recevoir une trousse d’analyse. Vous prélevez vous-même un échantillon d’urine ou un échantillon vaginal en suivant un livret d’instructions. Vous le déposez dans une boîte aux lettres d’où il sera expédié au laboratoire certifié. Deux jours plus tard, les résultats peuvent être consultés sur votre profil en ligne : facile, discret, rapide et fiable. « Abel.care veut être plus qu’une simple boutique en ligne pour les tests de dépistage des MST. Tout commence par la prévention. Nous évoquons l’importance de la protection sexuelle, nous partageons des informations sur les symptômes possibles, nous expliquons ce qu’est une période d’incubation et nous présentons des astuces pour faciliter la conversation avec d’anciens partenaires sexuels au sujet des MST. Dans ce contexte, nous nous appuyons sur les conseils de Sensoa, le centre spécialisé en santé sexuelle », explique Ella Ameye, avocate et cofondatrice d’Abel.care. Les tests de laboratoires vendus directement au consommateur sont une nouveauté en Belgique, même si des approches similaires ont déjà vu le jour dans d’autres pays. C’est en consultation avec le Ministère de la Santé, l’Ordre des Médecins et des experts en droit médical que l’équipe Abel.care souhaite contribuer ainsi à la hausse du pourcentage des tests de dépistage effectués en Belgique. La startup veut élargir l’offre de tests et atteindre le plus tôt possible d’autres marchés européens. Info : www.abel.care 10 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 NBWM sont parfaitement complémentaires. Les deux sociétés proposent à leurs clients des services personnalisés ainsi qu’une technologie de pointe. Grâce à la plateforme en ligne de premier plan d’iBanFirst, nos clients NBWM pourront bénéficier des dernières évolutions dans le domaine des transactions de paiement. Ils auront en outre accès à un éventail plus large de produits et de services financiers, » explique Jeroen Hoevers, Country Manager, Belgique et Pays-Bas chez iBanFirst. « Notre point commun avec iBanFirst est d’associer la technologie à un service personnalisé et c’est ce qui fait de notre rapprochement une alliance judicieuse », conclut Joost Derks, Directeur général de NBWM. Supportée par des analyses de données en continu et du « machine learning ». « Cette solution permet d’appréhender les enjeux de la transition énergétique tout en réfléchissant à la plus-value s’y attachant. Elle permettra de rassurer au mieux et plus efficacement nos clients et prospects dans leur besoin d’être alimentés en électricité de manière continue », conclut Nicolas Germond, Administrateur de Flexcity. Info : be-fr.ibanfirst.com D.R. D.R. Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Idées Bruxelles, marque mal exploitée ? Les ambitions commerciales du Secrétaire d’État au Commerce Extérieur Pascal Smet (one.brussels) semblent aussi vertigineuses que le gratte-ciel qui héberge son bureau. « Notre rôle, c’est que les gens tombent amoureux de Bruxelles », déclare-t-il. «M es compétences au commerce extérieur ? J’adore ! », s’enthousiasme le Secrétaire d’État, au 12e étage d’une tour de bureaux, dans le Quartier Nord. De là-haut, tout Bruxelles est à ses pieds. Il se laisse emporter par son entrain, visiblement peu affecté par douze journées éprouvantes de mission princière économique en Chine. Il semble même en tirer de l’énergie et des idées nouvelles. « Les tours que vous voyez là-bas n’ont pas le même calibre que celles construites ici », remarquet-il. Apparemment, cela relève du problème de Bruxelles qui, selon lui, manque d’audace et de rayonnement international. La marque Bruxelles est mal positionnée sur le marché, dixit le Secrétaire d’État. « Il faut que Bruxelles ait de la gueule. Entre Bruxelles et Amsterdam, il n’y a pas photo : Amsterdam est branchée et jeune. C’est là que ça se passe. Bruxelles est perçue comme la ville de la politique rébarbative. Ce n’est pas vrai, bien sûr. J’explique souvent aux visiteurs étrangers que notre ville suscite peu de coups de foudre. Oui, nous savons tous que ce genre d’amour est éphémère. Il n’empêche : nous devons nous améliorer pour que les gens tombent amoureux de Bruxelles. » Bref, la métamorphose d’une ville de bureaucrates en une ville d’expériences : ‘Brussels as an experience’. City marketing ! Pascal Smet manie la terminologie du marketing pour expliquer ses compétences : l’expérience, vendre, positionner sur le marché, attirer. La ville en tant que marque, le city marketing : voilà la clef de voûte de sa politique commerciale. « Nous avons vraiment besoin d’une grande campagne d’image » assène-t-il. « Je m’étonne de constater qu’à 30 ans d’âge, la Région de Bruxelles-Capitale ne dispose pas d’une politique de marketing digne de ce nom. » Mais plus Qui est Pascal Smet ? ➜ Né le 30 juillet 1967 à Haasdonk (FlandreOrientale) ➜ Travaille dans différents cabinets à la fin des années 90 ➜ Devient commissaire général aux réfugiés en 2001 ➜ Devient secrétaire d’État bruxellois à la mobilité en 2003 ➜ Devient ministre flamand de l’enseignement en 2009 ➜ Devient ministre bruxellois de la mobilité en 2014 ➜ En tant que membre du SP.A, ne participe pas aux élections, mais lance le mouvement One. Brussels ➜ Devient secrétaire d’État bruxellois à l’urbanisme et au Commerce en 2019 pour très longtemps, que l’on se rassure. Le Secrétaire d’État coordonnera la politique de marketing de la ville, en collaboration avec le Ministre-Président Rudi Vervoort (PS), en charge du tourisme, et le Ministre Sven Gatz (Open VLD), en charge de l’image de Bruxelles. 12 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 © Isopix Idées « Nous avons un sérieux retard à combler, mais je crois que nous ne manquons pas d’opportunités de positionner Bruxelles. J’ai pu le constater au cours de la mission en Chine. Bruxelles y est perçue comme la marque et la voie d’accès non seulement à la Belgique, mais à toute l’Europe. Même le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) est forcé de l’admettre. Je veillerai donc, avec mes collègues, à ce que l’économie, la politique et le tourisme fassent réellement partie d’une politique de marketing intégrée de la ville. » De grandes déclarations, mais encore rien de très concret dans les annonces du Secrétaire d’État. « Nous ne sommes bien sûr qu’au début de la législature », concède-t-il. Qu’importe. Il a le feu sacré, quand il nous parle des atouts de Bruxelles. « C’est une ville internationale ; voilà précisément Bruxelles est une ville ouverte, fief d’innombrables cultures et de créativité. Cela mérite notre soutien. ce qu’il faut faire savoir. Une ville incroyablement cosmopolite, où chacun peut se sentir chez soi, parce qu’il n’y a pas ici une culture qui domine les autres. Voilà notre meilleur argument commercial. » La porte de l’Europe Bruxelles est plurielle. La ville signifie à la fois la Belgique, l’Europe et les institutions européennes. Pascal Smet la considère comme la porte de l’Europe. « C’est bien simple : celui qui cherche l’accès à l’Europe passe par Bruxelles, la ville où, par excellence, se prennent les décisions européennes. Mais c’est aussi une ville ouverte, avec d’innombrables cultures et beaucoup de créativité. C’est ce que nous devons encourager », avance-t-il. L’aéroport constitue un élément essentiel de cette stratégie de soutien. « Brussels Airport fonctionne comme un ouvre-porte », estime Pascal Smet. « J’ai pu le constater en Chine. Un aéroport qui fonctionne bien constitue un atout essentiel pour un climat d’investissement positif. Nous allons renforcer la collaboration avec Brussels Airport. Je le sais : l’aéroport ne se trouve pas sur notre territoire, mais c’est bel et bien notre aéroport. Il contribue au rayonnement de Bruxelles. Nous allons donc aider Brussels Airport dans l’établissement de contacts et la création de nouvelles liaisons directes. » À Shanghai, lors de la récente mission économique en Chine. De gauche à droite : le ministre régional wallon Willy Borsus, Pascal Smet, l'ex-vice-premier ministre Didier Reynders, la princesse Astrid, le ministre fédéral Pieter De Crem et le ministre-président flamand Jan Jambon. Lifestyle La créativité bruxelloise ne se limite pas aux secteurs bien connus dans lesquels la capitale ou la Belgique se distinguent – alimentation et lifestyle, notamment. « Bruxelles, c’est tellement plus que le chocolat ! Nous excellons dans les services, la finance, le bâtiment... Voilà des secteurs qui auraient mérité davantage de promotion, ces dernières années. » Pascal Smet estime toutefois que l’atout principal de la capitale réside dans son secteur créatif. « Bruxelles organise chaque année environ 25.000 activités culturelles. Notre secteur créatif est extrêmement vigoureux. Il fait vraiment la différence. Il est temps de le faire savoir. » Quand bien même le secteur créatif deviendrait un volet essentiel de la politique commerciale extérieure du Secrétaire d’État, les autres chefs d’entreprise n’ont rien à craindre : « Je dis très clairement que je suis au service des entreprises bruxelloises. C’est ma mission. J’apporte donc mon soutien là où il se justifie. Et donc pas seulement à des entreprises étrangères qui voudraient venir s’installer à Bruxelles, mais aussi aux entreprises bruxelloises qui cherchent à se développer à l’étranger. Je me concerte régulièrement avec des chefs d’entreprise. Je les écoute. Je cherche à savoir à quoi je dois veiller d’abord, en fonction de leurs priorités. J’implique l’administration dans chacune de mes démarches. Hub.brussels est une jeune organisation dynamique, qui veut aller de l’avant. Il importe donc qu’elle fasse partie intégrante de l’élan global. » ● Tim Devriese Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 13 © Belga
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Idées Pour ou contre une écotaxe sur les billets d’avion ? Philippe Lamberts (Eurodéputé belge Ecolo) Oui, il faut taxer le transport aérien et bien plus qu’il ne l’est aujourd’hui. Le transport aérien est outrancièrement favorisé fiscalement, puisqu’il ne paie notamment pas de taxe sur le kérosène ou de TVA sur le prix des billets. Le souci, c’est que l’alternative du train est plus chère et que l’offre n’est pas là. Il faut que le produit des taxes sur les transports aériens serve à financer les investissements dans les transports en surface, et plus particulièrement le train. Certes, le ferroviaire constitue un investissement lourd, mais il est durable et utilisable sur des décennies. Maintenant, cela n’a pas de sens que cette taxe soit levée en ordre dispersé par différents pays. L’idéal serait qu’elle soit prise à l’échelon mondial, mais cela me semble impossible. Le mieux serait déjà que les pays de l’UE s’accordent pour taxer le transport aérien. Malheureusement, il y a des réticences. D’abord, il y a la résistance du secteur aérien. Ensuite, au niveau de la société, il reste dans l’inconscient collectif que le vol collectif à bon marché constitue une des dernières conquêtes sociales et qu’on ne souhaite pas que cela redevienne un privilège de riches. Et puis, il y a l’obstacle de l’unanimité des États membres de l’UE, lorsqu’on aborde un point lié à la fiscalité. On pourrait cependant contourner ce souci de l’unanimité avec l’article 116 du traité FUE, qui stipule qu’en cas de décision engendrant une distorsion du marché intérieur, une décision peut se prendre à la majorité. Ce qui sera le cas lorsque la France taxera le kérosène en 2020. De toute façon, il est urgent d’agir. Il est grand temps de taxer le transport aérien. Cela reste un sujet délicat, mais comme on dit à Bruxelles, « ça ne peut pas quand même pas continuer à rester durer ». La France va établir dès 2020 une écotaxe sur les billets d’avion (de 1,5 à 18 € selon la classe et le parcours), dans le sillage du Royaume-Uni, de l'Allemagne, l'Italie, la Suède et la Norvège. En Suède est même né le mouvement ‘flygskam’ (la ‘honte de prendre l'avion’). Alors, faut-il taxer plus le transport aérien ? Assita Kanko, (Eurodéputée belge N-VA) Au sein de la N-VA, nous sommes opposés à une taxe environnementale sur les billets d’avion si celle-ci est purement nationale. Sur le principe, nous sommes favorables aux mesures visant à rendre le transport aérien plus respectueux de l'environnement. Mais cela doit être organisé au niveau européen. Le transport aérien est par définition supranational. Selon une étude de la Commission européenne, seuls sept pays ont mis en place une telle taxe. Si vous comparez, par exemple, avec les États-Unis ou l'Australie, l’échelle de grandeur est importante. L'UE peut également le faire, mais seulement si cela est accepté par tous les États membres. De plus, j’estime qu’une telle taxe ne peut être discutée que si la position concurrentielle des compagnies aériennes ou des agences de voyages n’est pas compromise. Dans la même étude, l'UE a cependant admis qu'une telle taxe pourrait entraîner des pertes d'emplois. Soyez assuré que des compagnies aériennes comme Ryanair n'hésiteront pas à quitter notre pays si elles sont confrontées à une taxe nationale imposée unilatéralement. L'UE veut agir avec force pour notre climat. Mais elle doit le faire avec le réalisme nécessaire, non pas en proclamant « l'état d'urgence pour le climat » ou en prenant des mesures qui perturbent l'équilibre social. À cet égard, j’attends de connaître des dispositions et implications que pourrait avoir le ‘Green Deal’ que nous prépare la présidente Ursula von der Leyen. Au sein de la N-VA, nous interviendrons le cas échéant, comme nous l’avons fait pour empêcher l'UE d'adopter un amendement considérant l'énergie nucléaire comme une source d'énergie médiocre. Pour nous, le nucléaire constitue une solution énergétique durable, à la fois en termes d’approvisionnement et de climat. ● Julien Semninckx 14 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 © Getty Open Source À la recherche de la Smart City La Smart City est plus à la mode que jamais. On ne compte plus le nombre de conférences et de publications qui s’y réfèrent. Ceci étant, si un concept peut être à la fois très répandu et très vague, c’est bien celui de Smart City. des mécanismes pour recueillir cette information. » Dans cette définition, c’est donc la dimension collaborative qui rend la ville intelligente. J’en ai fait l’expérience récemment en posant quelques questions aux participants d’un workshop sur le sujet. Premièrement, quelle est la définition d’une Smart City ? Faites le test : peu savent y répondre clairement. Deuxièmement, pouvez-vous donner un exemple de Smart City ? Silence évocateur. Troisièmement, à défaut de pouvoir définir ou donner un exemple de Smart City, pouvez-vous identifier des ‘Stupid Cities’ ? Rires embarrassés Smart City : à chacun sa définition Certaines définitions de la Smart City sont nébuleuses. Pour la Commission européenne, « Une ville intelligente est un endroit où les réseaux et services traditionnels sont rendus plus efficaces grâce à l'utilisation des technologies numériques et de télécommunications au profit de ses habitants et de ses entreprises. » Et selon le Parlement européen : « Une ville intelligente est une ville cherchant à aborder des problématiques publiques via des solutions basées TIC sur la base d’une multitude de parties prenantes dont le partenariat est basé sur le pouvoir municipal. » Cherchez à comprendre ... La Banque Mondiale a le mérite de proposer deux définitions illustrant des conceptions divergentes. D’une part, une Smart City peut se définir comme « Une ville à forte intensité technologique, avec des capteurs partout et des services publics très performants, grâce à des informations recueillies en temps réel par des milliers de dispositifs interconnectés. » Ce courant donne la primauté à la technologie et réduit en somme la Smart City à une ville connectée. D’autre part, c’est « Une ville qui cultive une meilleure relation entre les citoyens et les gouvernements – grâce à la technologie disponible. Ils comptent sur le retour d’expérience des citoyens pour améliorer la prestation des services et créer Concept de marketing ou processus de changement ? On comprend mieux la Smart City sous l’angle d’un concept de marketing. D’un côté, il s’agit du marketing de nouvelles technologies. Pour certains, le concept serait le résultat de campagnes orchestrées par des multinationales telles que Cisco et IBM (qui a déposé la marque ‘Smarter Cities’ en 2011). D’un autre côté, le concept a également été adopté dans le champ du marketing politique ; que ce soit dans les programmes de partis ou dans le marketing urbain. La Ville de Bruxelles dispose d’ailleurs d’un site dédié, qui cohabite avec celui de la Région, elle-même dotée d’une Smart City Manager. Ces dimensions convergent et ne prennent de la substance que si l’on conçoit la ville intelligente comme un processus de changement plutôt qu’un simple slogan. Soyons lucides. Ni une technologie, ni une ville ne peut être intelligente. Les technologies ne permettent pas, à elles seules, de changement profond. L’enjeu tient Tarik Hennen Digital Strategy Consultant la façon dont elles sont déployées et adoptées dans le cadre de projets et de politiques ‘intelligents’ sous la triple impulsion des pouvoirs publics, des entreprises et des citoyens. Aucun de ces acteurs ne dispose de la clé de la Smart City. En revanche, chacun a un rôle à jouer dans le processus de changement de nos villes. Dans ce contexte, les nouvelles technologies sont nécessaires, mais pas suffisantes. L’innovation technologique est inhérente à la plupart des changements majeurs de société. Et ce n’est pas neuf (souvenons-nous de l'invention de l’impression ou de l'industrialisation). Ceci étant, ce qui a permis à ces innovations d’opérer des révolutions, n’est-ce pas les changements culturels sousjacents ? N’a-t-il pas fallu attendre les Lumières pour que l’imprimerie prenne sa pleine mesure ? En définitive, la Smart City n’est rien d’autre que la ville. Et la ville de demain commence avec les choix d’aujourd’hui. ● Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 15 © Noémie Kreitlow
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Idées Comment mieux gérer le marché de l’emploi à Bruxelles ? Pour réfléchir à cet enjeu majeur, une rencontre s’est tenue entre le ministre Bernard Clerfayt, en charge de l’emploi et de la formation professionnelle, et une vingtaine de grands employeurs de la Région bruxelloise, membres de Beci. Ces échanges ont été préparés par la présentation très éclairante de Steven Vanackere, vice-président du Conseil supérieur de l'emploi et directeur de la Banque Nationale de Belgique. À travers une présentation à la fois pointue et pédagogique, Steven Vanackere a présenté un état des lieux du marché du travail en Belgique et à Bruxelles, basé sur quelques constats marquants tirés du rapport du Conseil supérieur de l’emploi 2019 (voir : www.emploi.belgique.be). D’emblée, Steven Vanackere a globalement validé l’analyse et la déclaration récente du ministre Clerfayt selon laquelle Bruxelles n’a pas besoin de postes d’emploi supplémentaires, mais davantage de Bruxellois en mesure d’occuper ces postes. Le rapport permet d’objectiver et d’observer quantité de phénomènes sur notre marché de l’emploi. Parmi ceuxci, le directeur de la BNB a particulièrement insisté sur la manière de calculer notre taux d’emploi. Calculer le taux d’emploi en équivalents temps-plein Si notre taux d’emploi national reste relativement faible, c’est indéniable, l’on en obtient néanmoins une image un peu différente si on l’exprime en équivalents temps-plein. Dans ce cas, la Belgique se classe mieux que les Pays-Bas. Il faut aussi noter que le temps partiel en Belgique est très largement un temps partiel volontaire de la part de l’employé. Le temps partiel involontaire (non voulu par le travailleur) est chez nous bien inférieur à la moyenne européenne. Pour améliorer notre taux d’emploi, le travail à temps partiel est certainement une solution à promouvoir, étant donné qu’il répond à un souhait de la part des travailleurs. La comparaison du marché belge et bruxellois de l’emploi avec celui de ses voisins, le taux de conversion de croissance économique en croissance de l’emploi, la pénurie de travailleurs qualifiés, le taux de vacance d’emploi, le taux de chômage en fonction de groupes cibles et sur base géographique, le taux d’activité, la population disponible sur le marché du travail à dix ans, les tensions sur le marché du travail, l’inadéquation entre l’offre et la demande, l’amélioration du coin fiscal, les pièges à l’emploi, le coût et la compétitivité salariaux, les conséquences de la digitalisation… : autant de questions, parmi d’autres encore, qui ont été abordées chiffres à l’appui. Le Bruxellois, le Wallon, le Flamand ne se forment pas assez Un autre constat majeur concerne le taux de participation des adultes à la formation continue. En Belgique, avec 8,5 % environ, il s’avère très faible. Par comparaison, il est de plus de 18 % en France, plus de 19 % aux Pays-Bas, plus de 25 % en Finlande. Ce constat est d’autant plus fondamental que, tant le ministre que les employeurs autour de la table ont confirmé l’importance et le défi que représente la formation, non seulement des demandeurs d’emploi mais aussi, de tous les travailleurs au cours de leur vie professionnelle. Pour le ministre Bernard Clerfayt, la formation est incontestablement un défi majeur pour Bruxelles et ses habitants. La question de l’orientation des jeunes en formation et des travailleurs vers des compétences demandées sur le marché 16 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 © Getty Idées de l’emploi a également été abordée par les employeurs présents. Pour le congé-éducation payé, la Flandre s’est orientée vers une meilleure adéquation avec les besoins effectifs du marché. Le ministre Clerfayt, pour sa part, a reconnu le besoin de chercher une meilleure adéquation entre les filières de formation proposées et les emplois disponibles. Formation, formation, formation Parmi les participants à la table ronde se trouvait un secrétaIl faut une meilleure adéquation entre les formations et les emplois disponibles riat social, SD Worx, qui a repris à son compte cette citation d’Alvin Toffler : « Les illettrés du XXIe siècle ne seront pas ceux qui ne savent pas lire ou écrire, mais ceux qui ne savent pas apprendre, désapprendre et réapprendre. » Et Bart Pollentier d’insister sur ce besoin crucial, non seulement pour entrer sur le marché du travail, mais tout simplement pour y rester en maintenant, voire en augmentant son employabilité. Et Michel Croisé, CEO de Sodexo Belgium, abonde : « Nous insistons beaucoup sur les formations et encourageons notre personnel en ce sens. Les travailleurs ne se rendent pas suffisamment compte de l’opportunité, et parfois de la nécessité, que représentent ces formations que nous proposons de suivre. » Constat partagé par Geoffroy Gersdorff, CEO de Carrefour Belgium : « Pour 11.000 travailleurs, nous sommes très soucieux d’améliorer leur employabilité de manière générale. Pour cela, nous organisons beaucoup de formations. Mais il ne suffit pas que le travailleur puisse apprendre à faire autre chose, il doit aussi travailler sa volonté de pouvoir faire autre chose. Cet aspect ne coule pas de source ». Sur le terrain, les employeurs confirment donc et éclairent les chiffres présentés par Steven Vanackere sur le taux de participation des adultes à la formation continue : en Belgique, toutes régions confondues, il est faible. Des possibilités existent, les moyens sont là, les employeurs les encouragent, mais les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. Où le bât blesse-t-il ? Pour SD Worx, il faut penser à des incitants conséquents pour tous ceux qui travaillent à améliorer leurs compétences. Pour Steven Vanackere, il faut également des incitants pour stimuler les filières de formation qui mènent directement à un emploi. Et que disent alors ces filières qui sont prêtes à engager massivement, mais qui ne trouvent pas de candidats, comme le déplore Jean-Christophe Vanderhaegen de Bernard Clerfayt la Confédération Construction ? Pour lui, il faut soutenir des systèmes d’enseignement qui fonctionnent et qui donnent des résultats comme l’EFP – sfpme, le centre de formation de métiers en alternance à Bruxelles, qui connaît des taux d’insertion professionnelle de 80 %. Se former dans des filières qui engagent « Exactement », abonde Olivier Willocx, CEO de Beci : « En Communauté française, il existe des filières qui affichent un taux d’insertion socio-professionnelle d’à peine 4 %. On envoie donc 96 % des gens vers le chômage. Il faut arrêter de former à des métiers qui n’existent plus. Pourquoi ne pas orienter ces moyens vers des filières porteuses, par exemple la construction ? Aujourd’hui, à Bruxelles, il manque des milliers de travailleurs pour rénover les bâtiments résidentiels afin de réaliser les objectifs de transition, conformément aux objectifs climatiques. » « Pour stimuler la formation », rebondit Béatrice de Mahieu, CEO de Co.Station, « j’ai une excellente expérience avec la résolution de cas concrets. En faisant travailler des profils différents sur des cas bien précis, les personnes sont en train de se former sans s’en rendre compte. » Dans ce contexte, la formation n’est pas vue comme une contrainte. La motivation est très élevée ; le contexte de start-ups et d’environnement technologique très à la mode y contribue certainement. En conclusion, tout le monde s’est accordé sur ce constat : la formation, que ce soit pour accéder à un emploi ou continuer à développer ses compétences, est un chantier de la première importance. ● Vincent Delannoy Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 17 © Reporters
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Enterprise Europe Network International Plus verte et plus numérique : l’Europe vue par la commission von der Leyen La nouvelle commission européenne, dirigée par Ursula von der Leyen, a été installée le 1er décembre dernier, pour cinq ans. Quel sera l’impact de sa politique économique pour les entreprises belges ? Ursula von der Leyen I l est certes encore tôt pour évaluer la politique économique de la nouvelle commission européenne. Si l’on analyse le programme porté par sa présidente, on peut toutefois retenir quatre points forts qui indiquent le cap des prochaines années : durabilité, soutien aux PME, numérisation et commerce international. 1 Un « Green Deal » pour l’Europe : L’urgence climatique – mais aussi la croissance durable – a été placée en tête des priorités par Ursula von der Leyen, qui a présenté son « Pacte vert » dix jours à peine après sa prise de fonction. « Faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone à l’horizon 2050 » : l’engagement, affirmé par la nouvelle présidente et repris par le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton, ne manque pas d’ambition, et l’on peut se demander s’il est réaliste à l’aune des développements actuels sur le front climatique. Quoi qu’il en soit, l’Europe de la commission von der Leyen se voit en leader mondial de l’économie circulaire et des technologies propres, et s’engage dans ce but à investir « des montants records » dans la recherche de pointe et dans l’innovation. Quant au financement privé, il faudra lui aussi le « verduriser » pour participer à l’effort. Tous les secteurs sont concernés : transports, énergie, économie circulaire, agriculture, etc. Un accélérateur pour le « green business » européen ? 2 Soutien aux PME : C’est entendu, les petites et moyennes entreprises constituent l’épine dorsale de l’économie européenne ; ce sont elles qui créent la plupart des nouveaux emplois et qui innovent le plus. Les soutenir est, de longue date, un axe fort des politiques économiques européennes et la nouvelle commission n’y déroge pas. Plus que jamais, l’accent sera mis sur le financement de la croissance et de l’innovation, notamment « grâce au parachèvement de l’union des 18 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 3 marchés des capitaux ». La commission promet de travailler à l’allégement des formalités administratives et d’améliorer l’accès des PME aux marchés, mais aussi de créer un fonds public-privé spécialisé dans les introductions en bourse de PME. Transition numérique : La commission von der Leyen le reconnaît implicitement, l’Europe a pris du retard. Les « géants » du numérique sont aujourd’hui américains ou chinois, guère européens (si l’on excepte Spotify ou Deezer). Dans un monde changeant, il reste cependant de l’espace pour reprendre ce destin numérique en main : 5G, blockchain, calcul hautes performances, informatique quantique, exploitation des données… L’ambition est de participer à la définition des normes applicables à cette nouvelle génération de technologies, à l’échelle mondiale. À l’échelon de l’UE, la priorité est de parfaire le « marché unique numérique ». Les chantiers législatifs en cours, sur la vie privée (ePrivacy) et la réforme du droit d’auteur, doivent compléter le GDPR. 4 Un commerce libre et équitable : À l’international, en tant que deuxième puissance économique mondiale (après les États-Unis), l’Europe réaffirme son engagement en faveur d’un commerce « libre et équitable ». Après les accords de « nouvelle génération » signés avec le Canada, le Japon, le Vietnam ou Singapour, la commission affirme sa volonté de conclure rapidement les négociations entamées avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, en attendant d’autres partenariats. La relation désormais délicate avec les États-Unis, passée de la perspective d’un traité à l’application de sanctions, sera forcément au centre des attentions dans les prochains mois. ● © belgaimage Réunir des familles aussi vite que possible ! Anja Paermentier, Digital Channels Manager Rendre la vie de millions de voyageurs plus facile, c’est le job d’Anja chez Brussels Airport Company. En off rant les informations nécessaires pour les voyageurs au bon moment, elle contribue à améliorer l’expérience client à travers les canaux digitaux. Ensemble, réalisons des rêves. Postulez maintenant sur brusselsairport.be/jobs
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2020 ne sera pas vain Get ready for tomorrow Demander à un journaliste de s’adresser au monde économique bruxellois via le magazine de Beci, l’association des entreprises de la capitale, est somme toute assez logique : on reste dans le média ainsi que dans la capitale. Je reconnais que les entreprises ne sont pas toujours bien traitées dans les médias ; leurs soucis se retrouvent bien plus souvent à la une que leurs exploits. Le monde de l’information adore ce qui est disruptif : le grain de sable ou l’incident, mais aussi l’innovation. Nous sommes nombreux dans ce monde cruel des médias à nous intéresser également au journalisme constructif. Même s’il n’est pas question pour autant, de parler de journal des bonnes nouvelles, vieille chimère de ceux qui préfèrent les discours laudateurs au poil à gratter du 4e pouvoir. Les journalistes sont essentiels quand il s’agit de « rapporter », sens premier du terme « reporter ». Rapporter en remettant dans le contexte et en se posant toutes les questions dignes d’une démocratie chérissant la liberté d’entreprendre et la liberté de la presse. La publicité ou la communication restent de bien meilleurs moyens de propagande que les relations avec la presse ! Un média régional comme bx1 se fait le témoin de ce qui se passe et de ce qui se développe en région bruxelloise. Il est un acteur privilégié étant donné sa proximité avec les entrepreneurs de la capitale. Dans ce cadre, il est important de multiplier les rendez-vous qui mettent en valeur les initiatives bruxelloises au travers d’émissions comme par exemple Big Boss1 , After2 ou plus récemment Pitch3 . L’économie et les entreprises sont des sujets d’actualité au même titre que le sport ou la culture. Des défis à relever Faire en sorte de dynamiser notre région, lui donner un nouveau souffle pour y attirer (ou conserver) ses plus grands talents sont des enjeux capitaux et communs aux médias et aux entreprises. Et même si l’ambiance générale est plutôt à la morosité – l’actualité internationale n’allégeant certainement pas cette atmosphère pesante – l’avenir est ce que l’on en fera. Des opportunités se présentent tant 1 20 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 en matière de comportement des consommateurs que dans les pratiques médiatiques. Les « Gafa » et rouleaux compresseurs numériques sont à la fois des concurrents et des marchepieds, tirons-en le meilleur ! Et c’est dans cet état d’esprit que ce numéro de Bruxelles Métropole a été envisagé : quels défis les membres de Beci devront-ils relever en 2020, année charnière entre l’ancien et le nouveau monde ? Que l’on parle de transition numérique ou écologique, de nouvelles pistes de mobilité Big Boss est une émission mensuelle mettant en valeur une entreprise bruxelloise, en collaboration avec L’Écho. 2 After présente chaque semaine trois nouveaux endroits de la Capitale (magasins ou Horeca). 3 Pitch permet aux scientifiques et entrepreneurs de présenter leurs innovations et recherches. © BELGAIMAGE Ancien de la maison RTL, dont il a dirigé différents départements, Jean-Jacques Deleeuw est depuis 2015 le rédacteur en chef de bx1, la chaîne d’information bruxelloise francophone. Présente en télévision et sur le web, bx1 s’est désormais élargie à la radio, avec bx1+. Jean-Jacques Deleeuw a accepté notre invitation à diriger ce dossier Get Ready for Tomorrow pour Bruxelles Métropole. Retrouvez son interview en podcast sur www.beci.be/podcast Get ready for tomorrow ou de mesures administratives qui exigent de s’adapter. Il fallait donc absolument et impérativement faire la liste de ces objectifs 2020, les détailler et les expliquer. Avec l’équipe rédactionnelle, nous y avons aussi ajouté des témoignages d’entrepreneurs de tous types (grosse boîte, PME, indépendant, public, privé) qui éclairent d’une autre lumière ces challenges incontournables. Non, chef (d’entreprise), tu n’es pas tout seul ! Un peu de bonté dans ce monde de brutes Je suis persuadé que 2020 sera une année de profonds changements. Et cette notion de changement ne s’arrête pas à la transition écologique très médiatisée, mais suppose des changements de comportement qui devraient s’imposer : la bienveillance et la correction. La bienveillance, c’est la juste réponse aux tombereaux de haine sur les réseaux sociaux et à la radicalisation des positionnements (végans contre omnivores, auto contre vélo, jeunes contre babyboomers, etc.). Ce n’est pas de la « bisounourserie » pour autant : c’est regarder les problèmes en face et les résoudre par la réflexion et la concertation. La bienveillance n’est pas une valeur surannée, c’est une valeur moderne. C’est l’écoute active et la réaction rapide et proportionnée. C’est reconnaître une erreur ou un échec et s’adapter pour en tirer le meilleur. C’est l’agilité dans le comportement et dans la compréhension de ce que vivent ceux qui nous entourent. La correction (‘fairness’ en anglais) est une pratique qui permet de se regarder dans le miroir avec fierté. C’est à l’exact opposé de l’injustice et du « deux poids, deux mesures », mais c’est aussi l’art de tenter de faire les choses en respectant notre environnement au sens large. Dans mon métier de journaliste, cela correspond à estimer l’impact d’une diffusion médiatique, à approcher l’objectivité, à s’en tenir aux faits et à corriger si besoin est. Je rêve que 2020 soit l’année où faire la juste part entre l’information de qualité et les fake news sera vraiment accessible à tous. On en a trop souffert en 2019. Quelques directions pour l’an neuf Pour les entreprises bruxelloises, à l’aune de ces deux axes, correction et bienveillance, l’année qui vient est un fameux défi : innover pour être en phase avec les objectifs décarbonés, s’inventer de nouvelles procédures pour Autour de Jean-Jacques Deleeuw, en réunion de rédaction, de gauche à droite : Tim Devriese (Communication Executive Beci), Elisa Brevet (journaliste indépendante) et Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci). améliorer les conditions de travail au profit de l’employé et de l’entreprise (le burn-out et l’absentéisme chroniques doivent baisser). Mais aussi découvrir de nouveaux marchés, développer de nouveaux produits, automatiser les tâches les plus ingrates, etc. Les discriminations doivent également laisser la place à l’enrichissement par la différence. Ce numéro de Bruxelles Métropole réalisé par les équipes de Beci permettra sans nul doute d’y voir plus clair dans la jungle de ce qui changera en 2020. Un précieux vade mecum à conserver près de soi. Que chacun, moi le premier, tente de rencontrer le maximum de ces défis dans les 12 mois et cela nous aidera à mieux dormir. 2020, ce sera merveilleux non ? ● Jean-Jacques Deleeuw Directeur de l’Information et Rédacteur en chef de bx1, le média de référence à Bruxelles. Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 21 © Belga © Belga
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Get ready for tomorrow 2020 : une année pleine de changements De la refonte du code et de l'impôt des sociétés, impulsée par le gouvernement Michel, jusqu'aux derniers soubresauts de la 6e réforme de l'État en passant par les impératifs écologiques, les élections sociales et les nouvelles règles du commerce international, l'année 2020 sera celle du renouveau. Des efforts seront cependant nécessaires aux entreprises pour se faire à cette nouvelle donne. S'adapter au code des sociétés Le nouveau code des sociétés et associations, entré en vigueur au 1er mai 2019, vise à la simplification en regroupant en un seul texte les dispositions relatives aux groupements de droit privé et en réduisant la diversité des formes des sociétés. Objectif : rendre la Belgique plus attrayante pour les entreprises. l’organe de gestion puisse s'assurer que la société sera en mesure de s'acquitter de ses dettes sur au moins 12 mois. Ses membres seront solidairement responsables envers la société et les tiers. Si la société a un commissaire, il devra évaluer les données comptables et financières historiques et prospectives du rapport de l'organe de gestion. La possibilité de distribuer des acomptes sur dividendes et le bénéfice de l’exercice en cours permettront cependant une remontée plus rapide des bénéfices. Toutes les sociétés existantes doivent se mettre en conformité avec le nouveau code à la première modification de leurs statuts, au plus tard pour le 1er janvier 2024 (délai prolongé jusqu’au 1er janvier 2029 pour les ASBL). Tant qu'elles resteront dans les limites de la loi de 1921, les ASBL ne pourront pas exercer d'activités lucratives. Cela ne leur sera possible qu'après l'adaptation de leurs statuts, le nouveau code ne faisant plus de distinction entre les sociétés avec et sans but commercial. À partir du 1er janvier, un test d’actif net ne suffira plus à procéder à la distribution de dividendes. Elle devra s’accompagner de tests de solvabilité et de liquidité, afin que Réviser sa fiscalité L'année 2020 (exercice d'imposition 2021) connaîtra la 3e phase d'entrée en vigueur de la loi de décembre 2017, qui réforme l'impôt des sociétés. Le taux général de 33 %, déjà réduit à 29 % l'an dernier, descendra à 25 %. Un taux réduit de 20 % est déjà d’application pour les PME sur la première tranche de 100.000 euros de bénéfices imposables. La contribution de crise, abaissée de 3 à 2 % depuis 2019, sera définitivement supprimée cette année. À compter de 2020, l'amortissement se fera au prorata du nombre de jours de possession de l'investissement. Il ne sera donc plus possible, pour un investissement en fin d'exercice, de déduire les amortissements pour une année complète. Les petites sociétés pourront cependant toujours amortir les frais accessoires en une fois. Si le régime d'amortissements dégressifs sera supprimé en 2020, les investissements effectués avant ce 1er janvier pourront toutefois être poursuivis. Une série de modifications entrent encore en application cette année. Les sociétés disposant de réserves exonérées seront provisoirement encouragées, pendant deux ans, à convertir 22 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 © Getty © Getty Get ready for tomorrow celles-ci en réserves imposables à tarif réduit. La déduction de certaines dépenses sera aussi limitée. Le taux pour les bénéfices dissimulés ne sera plus réduit de moitié lorsque ceux-ci sont réintégrés dans la comptabilité d’un exercice ultérieur, et une amende administrative non déductible sera appliquée. Les frais de transport collectif du personnel entre le domicile et le travail ne seront plus déductibles jusqu'à 120 %. Autre exemple : les amendes administratives ne seront plus déductibles. Les déductions pour le personnel supplémentaire et les stagiaires seront supprimées. Quant aux frais de voiture, la nouvelle limitation de la déduction sera le résultat d'une formule tenant compte d’un coefficient fixé selon le type de carburant et les émissions de CO2 /km. La quotité déductible des frais pour les voitures ne peut être inférieure à 50 % ni supérieure à 100 %. Pour les véhicules qui émettent 200 g CO2 40 %. À partir du 1er déductibles à 75 % suivent le même régime de déductibilité que les autres frais automobiles. Virer au vert Davantage de biocarburants : L'obligation européenne d’augmenter dès ce 1er /km ou plus, elle est fixée forfaitairement à janvier, les frais de carburant jusqu'alors Plus de trajets durables : Les entreprises de plus de 100 travailleurs sur un même site doivent remettre le diagnostic de leur mobilité au plus tard le 30 juin 2020. Durant les mois qui suivent, elles devront élaborer un plan d'action visant à rendre les trajets domicile-travail plus durables, afin d’en réduire l'impact sur l'environnement et la congestion sur les routes. Ces deux documents devront être envoyés à Bruxelles Environnement au plus tard le 31 janvier 2021. Moins de plastique : La distribution et l’usage de plastique à usage unique sont interdits depuis le 1er juillet dernier lors des événements organisés dans l’espace public à Bruxelles-Ville. L'interdiction européenne de toute une série de produits en plastique à usage unique – cotons-tiges, assiettes, couverts… – entrera en vigueur en 2021. Organiser les élections sociales Les prochaines élections sociales auront lieu entre le 11 et le 24 mai 2020. Les intérimaires pourront cette année participer au vote sous certaines conditions. Le conseil d’entreprise, le comité de prévention ou à défaut l’employeur pourront aussi, en accord avec la délégation syndicale, autoriser le vote électronique à partir du poste de travail habituel. janvier à 8,5 % la part de biocarburants dans un litre d'essence ou de diesel, a été transposée en Belgique et portée à 9,6 % (contre 5 % dans l'essence E5 et 7 % dans le diesel B7 auparavant). Cela se traduira par une hausse de 1 à 2 centimes par litre à la pompe. Moins de voitures polluantes : Depuis 2018, toute la Région bruxelloise se trouve en Zone de Basses Emissions (LEZ). À partir de ce 1er diesel Euro 3 (soit ceux immatriculés entre le 1er et le 31 décembre 2005), ne sont plus autorisés. Pendant encore trois mois, les automobilistes en infraction recevront par courrier un simple avertissement. À compter du 1er janvier, les voitures, bus et camionnettes janvier 2001 avril, une amende de 350 euros, réitérable après un délai de trois mois, leur sera infligée. Différentes échéances sont fixées par la législation durant les 150 jours de la procédure électorale. Elles s’articulent autour du jour X (début de la procédure électorale), et du jour Y (jour du vote proprement dit). À noter : la période occulte de protection des candidats commence à X-30, soit entre le 12 et le 25 janvier. Les organisations syndicales doivent déposer la liste des candidats au plus tard à X+35 et celle-ci doit être communiquée par l’employeur au sein de l'entreprise à X+40. Les recours contre ces listes peuvent être introduits entre X+47 et X+61. La liste définitive sera affichée à X+77. L'affichage des résultats des élections est fixé à Y+2 et l’installation des nouveaux élus à Y+45. Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 23 © Getty © Getty
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Get ready for tomorrow Assurer les petits statuts À compter du 1er janvier, le champ de la loi sur les accidents du travail est étendu aux formations. Cela inclut donc les prestations non assujetties à la sécurité sociale, mais exclut toujours les formations organisées en dehors du cadre légal. L’assurance légale contre les accidents du travail devient obligatoire pour la plupart des apprentis et stagiaires, qui sont entièrement couverts. Les personnes qui suivent une formation sans percevoir de salaire, ou seulement un salaire symbolique, bénéficient également d’une couverture limitée. L’employeur a de plus l'obligation d'introduire une déclaration immédiate de l'emploi (Dimona) pour ces petits statuts. Allocations familiales : Bruxelles prend la main Dans le cadre de la 6e réforme de l'État, le nouveau régime bruxellois relatif à la gestion et au paiement des allocations familiales entre en vigueur ce 1er janvier. Il prévoit d'octroyer des allocations familiales pour tout enfant domicilié sur le territoire bruxellois, sans plus de distinction de rang dans la fratrie. Au montant de base de 150 euros par enfant s'ajoutent des suppléments sociaux pour les familles monoparentales et pour celles dont les revenus annuels sont inférieurs à 45.000 euros. Chaque ménage a la garantie que ses allocations seront au moins équivalentes à celles perçues sous l'ancien système. En remplacement de Famifed, la nouvelle caisse bruxelloise Famiris procédera aux premiers versements à partir du 8 février. Commerce international De nouveaux Incoterms : Publiés au début de chaque décennie, les Incoterms qui entrent en vigueur ce 1er janvier visent à la facilité d'utilisation. Cette réglementation de la Chambre de Commerce Internationale (ICC) répartit les frais et les risques liés à l’acheminement des marchandises entre vendeurs et acheteurs. Parmi les ajustements, l’Incoterm DAT (Delivred at Terminal) s’étend pour devenir le DPU (Delivered at Place Unloaded), ce qui permettra de mettre les frais et risques à charge du vendeur jusqu’au déchargement à un point de destination approprié, non plus seulement un terminal. Le FCA (Free Carriage) est doté de l'option Connaissement à Bord (l’acheteur peut donner instruction au transporteur de remettre au vendeur une preuve de chargement à bord). Possibilité est également donnée aux deux parties d'organiser leur propre transport, sans passer nécessairement par un tiers. Si le niveau d'assurance est négociable, le CIF (Cost, Insurance and Freight) et le CIP (Carriage and Insurance Paid to) établissent de nouveaux accords d'assurance standard, proposant respectivement une couverture tous risques ou une couverture minimale. Du libre-échange avec l'Asean : L'accord commercial bilatéral UE-Singapour est entré en vigueur le 21 novembre dernier. Il 24 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 s'agit du premier du genre dans l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est). Un autre, signé avec le Vietnam, doit entrer en vigueur en 2020 après ratification par les assemblées parlementaires des deux parties. Ailleurs en Asie, l'accord de libre-échange avec le Japon est d’application depuis février 2019 et celui avec la Corée du Sud depuis 2015. Ces accords, qui visent à terme à faire tomber 99 % des droits de douanes, renferment un potentiel économique pour l'UE comme pour la Belgique. Singapour (en photo) est le premier partenaire commercial de l’UE dans l’Asean, avec un commerce bilatéral de plus de 53 milliards d’euros de marchandises et 51 milliards d’euros de services. C'est le 11e partenaire commercial de la Belgique en dehors de l'UE, avec plus de 1.400 entreprises belges exportant vers Singapour pour plus de 1,4 milliard d'euros, tandis que la Belgique importe pour 4,3 milliards d'euros depuis Singapour. Pour le Vietnam, ce sont près de 700 entreprises belges, dont 85 % de PME, qui exportent pour 500 millions d'euros, contre 2 milliards d'euros d'importations. Brexit en vue ? Initialement prévue le 29 mars dernier, la sortie du Royaume-Uni de l'UE a été repoussée au 31 janvier. D'ici là, une majorité à la Chambre des communes doit encore adopter l'accord de divorce conclu en octobre à Bruxelles. La période de transition post-Brexit devrait expirer fin 2020. Un calendrier qui semble difficile à tenir étant donné le temps nécessaire à l'élaboration d'un accord de libre-échange. Sans une extension d’un à deux ans, le risque de déboucher sur un accord commercial minimal proche du ‘no deal’ est réel. Un répit serait aussi appréciable pour les entreprises, qui auront besoin d'un peu de temps pour s'adapter. Quoi qu'il en soit, l'année 2020 sera celle de la période de transition, durant laquelle le Royaume-Uni conservera ses droits d'accès au marché unique et continuera à respecter le droit européen. ● Ophélie Delarouzée © Getty Get ready for tomorrow Six chefs d’entreprise, trois défis, un mot d’ordre : get ready for tomorrow ! Comment les entreprises bruxelloises abordent-elles les années 2020 et ces trois défis contemporains que sont la durabilité, la numérisation et la mobilité ? Pour le savoir, nous avons interrogés six « patrons » aux profils bien différents : de l’indépendante au CEO d’une grande entreprise, en passant par trois chefs de PME de différents secteurs et une entreprise publique. Six personnalités bruxelloises qui se préparent à l’avenir. X, elle est un véritable trait d’union entre digital natives et baby-boomers. Une force intergénérationnelle qu’elle met à profit au quotidien dans ses missions. Jean-Michel André : Serial entrepreneur et hôtelier, Jean-Michel a débuté sa carrière dans les chaînes Hilton et Sofitel avant de fonder le White Hotel. Aujourd’hui, il dirige le groupe hôtelier belge Limited Edition, avec des noms qui ne laissent pas indifférents, tels le Jardin Secret, le Jam Hotel, le Berger Jean-Michel André ou encore le Domaine de Ronchines en région namuroise. Benjamin Cadranel : Après des études de droit à l’ULB, Benjamin Cadranel s’inscrit au barreau de Bruxelles. Il devient expert en réformes institutionnelles et rejoint le cabinet du ministreprésident bruxellois Charles Picqué. En 2013, il devient administrateur général de citydev.brussels, un organe public qui a pour objectif de construire la ville de demain en s’adaptant à la réalité et aux besoins des acteurs économiques et des habitants de la Région bruxelloise. Benjamin Cadranel Julie Enez : Graphiste de formation, elle est à la tête de Slide-up, un réseau d’indépendants actifs dans le secteur de la communication. Née en 1980, elle a vu apparaître les premiers sites en flash. Issue de la génération Julie Enez Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 25 Patrick Janssens Thierry Goor : Serial entrepreneur booster d’idées, Thierry Goor a 35 ans d’expérience dans le secteur de la communication et du digital. Il y a deux ans, il prend conscience que 400.000 m² de ‘food markets’ se construisent en Europe. Mais rien à Bruxelles. En décembre 2019, le projet voit le jour en plein cœur de la ville et rassemble 17 restaurants, une micro-brasserie, une chocolaterie bio et un marché bio. Thierry Goor Patrick Janssens : CEO d’Iris Group, Patrick Janssens est à la tête de la société familiale depuis 1995. Fondée en 1946, Iris est d’abord active dans le secteur de la peinture industrielle. Elle est aujourd’hui devenue l’une des sociétés les plus importantes dans le domaine du facility management et des services industriels en Belgique. En 2020, le CEO continue sur sa lancée de digitalisation, mettant en place de nouvelles technologies. Quentin Nickmans : Co-fondateur de eFounders, Quentin Nickmans est à la tête d’un start-up studio qui se focalise sur les entreprises développant des activités SaaS (Software as a Service). Rien qu’en 2018, ses start-ups ont déjà levé 100 millions d’euros. Ni accélérateur ni incubateur, eFounders se présente comme une boîte à idées qui… crée des boîtes. À ce jour, la société revendique le lancement de 22 entreprises. ● Quentin Nickmans Elisa Brevet
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Get ready for tomorrow 2020, l’année de l’écologie de salon ou de l’écologie d’action ? Les entreprises ne se limitent pas à suivre les règles qui s’appliquent à elles en matière environnementale. Les actions qu’elles conduisent volontairement dans ce domaine prennent une part croissante, car elles sont de plus en plus conscientes des conséquences de leurs activités sur l’état des ressources naturelles. une certaine espèce de mésanges et une végétation locale adaptée. Pour cela, l’organe public travaille en étroite collaboration avec Bruxelles Environnement, aussi bien pour des sites d’habitations que pour la gestion du paysage. « Dans le quartier de Tivoli Green City, nous sommes allés jusqu’à intégrer sur les toits certains types de nichoirs. On va jusqu’à ce degré de détail pour préserver les espèces », constate le CEO. E n matière d’environnement, Benjamin Cadranel, administrateur général de citydev.brussels, n’emprunte pas quatre chemins : la place du bâti est centrale. L’enjeu primordial est d’aller chercher l’efficience énergétique au-delà de la norme en utilisant, entre autres, des matériaux durables. Faut-il encore rappeler que la notion de durabilité ne se limite pas à l’aspect « écologie », puisqu’il s’agit davantage d’une approche holistique ? À savoir : il est crucial de prendre en compte la mobilité, la viabilité économique et sociale pour s’inscrire dans cette durabilité. En termes écologiques, il n’y a pas plus catastrophique que d’aller s’installer à la campagne pour transformer une ferme en villa quatre façades avec des allers-retours quotidiens pour travailler en ville. Benjamin Cadranel, CEO de Citydev En 2020, l’un des défis environnementaux de Bruxelles concerne la biodiversité et la présence de végétation urbaine. En effet, il est nécessaire et impératif de préserver un habitat pour la faune et la flore, qui soit aussi durable que possible. L’ère des plantations de palmiers « parce c’est joli » est révolue ; on songe davantage à faire revenir 26 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Une ville plus compacte Un autre challenge pour l’opérateur public est de limiter l’empreinte écologique en faisant en sorte de la rendre la plus compacte possible : « Je comprends que l’être humain a besoin de verdure, mais en termes écologiques, il n’y a pas plus catastrophique que d’aller s’installer à la campagne pour transformer une ferme en villa quatre façades avec une piscine, un grand jardin et des allers-retours quotidiens pour travailler en ville ». Pour Benjamin Cadranel, il est évident qu’en étalant le tissu urbain dans la nature, on la fait disparaître. Alors que faut-il faire ? Permettre à la nature d’être visible en ville ! Un enjeu psychologique important pour tous les êtres humains. Pour ce faire, il faut prévoir des parcs, un accès facilité aux espaces extérieurs, des îlots de fraîcheur ou des jardins communs. « Je prends encore l’exemple de Tivoli Green City : nous avons créé de nombreux îlots ouverts. Quand vous les traversez, vous apercevez les jardins ; on ne peut pas y rentrer, car ils sont clôturés, mais vous les voyez. Quand on se balade dans les rues de Saint-Gilles et d’Ixelles, on a du mal à s’imaginer qu’il s’agit des communes les plus vertes de la région. Pour le voir, il faut les regarder depuis Google Earth. Il faut changer tout cela… » Un food market bruxellois écolo Le marché alimentaire Wolf, qui regroupe non seulement un marché bio, mais aussi 17 restaurants, une micro© Getty Get ready for tomorrow brasserie et une chocolaterie, recycle un maximum de déchets organiques. « On recycle au plus vite tous ces déchets pour cultiver des chicons, des pleurotes… pour pouvoir les vendre sur le marché bio. On va également se servir des drêches de la micro-brasserie pour faire du pain et des biscuits. On veut être totalement circulaires ! », explique Thierry Goor, le fondateur et initiateur du projet. Une coresponsabilité du politique Pour Julie Enez, les habitudes ne changeront pas tant qu’elles ne seront pas facilitées par le politique et l’industrie. Elle pointe du doigt un système où tout va très vite ; dans lequel les progrès à réaliser pour une planète durable demandent un effort quotidien parfois difficile à mettre en place, voire lourd à porter. Certaines décisions devraient On recycle au plus vite tous les déchets pour cultiver des chicons, des pleurotes… pour pouvoir les vendre sur le marché bio. On veut être totalement circulaires ! Thierry Goor (Wolf) venir du politique : « Ça fait des années que je me dis : c’est quand même fou qu’on fasse payer des sacs, alors que les rayons sont pleins de produits emballés dans du plastique. Il faut lutter contre cette grande démesure entre l’industrie qui est établie et ce qu’on nous demande de faire comme effort individuel. » Selon la jeune femme, si l’on veut à tout prix lutter contre « l’aquabonisme » (« Si personne ne le fait, je ne vois pas pourquoi moi je le ferais »), les décisions doivent être collectives, avec la mise en place d’outils concrets et efficaces pour faciliter la démarche au citoyen. Quand le digital prend le pas sur le papier Quentin Nickmans, cofondateur d’eFounders, a quasiment supprimé l’utilisation de papier grâce aux outils qui lui permettent de digitaliser un maximum de communications : « Nous sommes une équipe jeune qui n’utilise plus de papier. À titre d’exemple, nous utilisons Yousign (NB : startup française rachetée par eFounders), un outil spécialisé dans la signature électronique légale et sécurisée qui nous permet de signer et faire signer des documents de tous types (RH, commerciaux, juridiques, etc.) de manière dématérialisée ». Certes, mais qu’en est-il de l’empreinte électronique ellemême ? Et qu’en est-il de « l’effet rebond » des nouvelles technologies ? Vaste débat, quand on sait que l’empreinte environnementale (mondiale) du numérique équivaut à deux ou trois fois celle de la France. Alors, que faire ? Un mail représente 17 à 22 grammes de CO2 dans l’atmosphère. Outre la suppression des mails lus, il serait bon de limiter leur utilisation quand d’autres moyens sont disponibles, mais aussi de fermer les onglets non utilisés sur les moteurs de recherche, d’ajouter aux favoris les sites que l’on consulte le plus, etc. Se digitaliser n’est pas neutre : il convient d’adopter les bons gestes, en se rendant compte que toutes nos activités ont un impact… L’écologie fait débat dans l’hôtellerie Développement durable et écologie sont deux notions qui semblent faire débat dans le secteur hôtelier. JeanMichel André, propriétaire de l’hôtel Jam et du Berger, est le premier concerné : « Il faut savoir qu’on doit respecter des normes écologiques quand on rénove et quand on construit. La plupart du temps, on fait beaucoup plus que ce que l’on nous demande ». Lorsqu’il rénove il y a quelques mois le domaine de Ronchines, Jean-Michel opte pour une chaudière à pellets et des panneaux solaires. On ne lui en demandait pas autant, mais il trouvait ça tout à fait normal. Pour lui, le véritable challenge se situe surtout chez le client : « Beaucoup se disent : j’ai payé, j’ai le droit. Si je veux mettre la vanne thermostatique sur 5 et ouvrir la fenêtre de ma chambre, je peux le faire. Évidemment, il ne le ferait sans doute pas chez lui… » Mais ces comportements n’empêchent pas l’hôtelier de prendre des décisions en la matière : depuis le 1er janvier, le Jam Hotel ne propose plus de bouteilles d’eau minérale dans ses chambres, mais Heureusement, les choses bougent dans notre secteur. Les clients savent que, s’ils laissent leur serviette de bain accrochée, on ne la leur remplace pas. Il faut du temps, mais on observe peu à peu les mentalités changer. Benjamin Cadranel, CEO de Citydev des cruches avec une étiquette, informant le client du fait que l’eau à Bruxelles est totalement potable et que, s’il désire vraiment une bouteille, il doit la demander à la réception : « Je suis curieux de voir les réactions des clients. Heureusement, les choses bougent dans notre secteur : on ne change plus les draps tous les deux jours, mais tous les quatre jours. De plus, les clients savent que, s’ils laissent leur serviette de bain accrochée, on ne la leur remplace pas. Il faut du temps, mais on observe peu à peu les mentalités changer ». ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 27
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Digitalisation : au milieu du gué Numérisation, développement d’applications en interne, CRM et outils collaboratifs pour travailler à distance : tout le monde se digitalise. Les entreprises s’y retrouvent-elles ? L’efficacité estelle au rendez-vous ? © Getty S i, depuis quelques années, les entreprises se digitalisent massivement, cette intégration n’est pas uniforme. En effet, quand certaines sociétés éprouvent encore de la réticence à se mettre au numérique, d’autres n’hésitent pas à y plonger. Pour Jean-Michel André, fondateur de plusieurs hôtels bruxellois (le Jam Hotel, le Berger, le Jardin Secret), le numérique est fondamental : « Le digital en hôtellerie, ça vous permet d’ouvrir un hôtel et d’être rempli trois mois après. Avant, on mettait 3 à 4 années pour arriver aux mêmes résultats. » Chaque jour, Jean-Michel a recours à de nombreux outils digitaux : un channel manager lui permet de mettre automatiquement ses prix à jour sur les dizaines de sites internet où il vend ses chambres. Comme pour les billets d’avion, les prix changent constamment ; il dispose alors d’un autre outil qui lui permet d’évaluer les prix de ses Le digital en hôtellerie, ça vous permet d’ouvrir un hôtel et d’être rempli trois mois après. Avant, on mettait 3 à 4 années pour arriver aux mêmes résultats. » Jean-Michel André, hôtelier concurrents et d’ajuster les siens. En parallèle, il a mis en place plusieurs ‘bots’ pour interagir en temps réel avec les internautes. « Le combat pour un hôtelier, c’est de vendre ses chambres. Booking nous prend 18 % ; c’est beaucoup, mais ça reste un outil fabuleux. On doit donc jouer intelligemment. » Pour ce faire, l’entrepreneur n’a pas recruté un professionnel de l’IT, mais… un licencié en archéologie : « Vous imaginez, c’est le type qui cherche tout le temps la meilleure idée. Une fois par mois, il vient me proposer de nouveaux outils pour innover. Il est très précieux ». Le digital est un point clé de notre concept : nous n’acceptons pas de cash, tous les paiements se font par carte. Thierry Goor (Wolf) Digitaliser le monde du food Le projet du Food Market bruxellois de Thierry Goor est on ne peut plus ambitieux : l’homme s’est lancé le défi de réunir 17 restaurants au cœur de Bruxelles, et ce dans un espace de 2600 m². Aujourd’hui, si le pari est réussi, c’est en grande partie grâce à la numérisation : « Le digital est un point clé de notre concept : nous n’acceptons pas de cash, tous les paiements se font par carte. Nous avons également développé notre propre app, qui permet de commander sur place en évitant les files, de commander de l’extérieur et de commander du take away. » Dès que les plats sont prêts, 28 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Get ready for tomorrow les clients reçoivent un pop-up sur leur téléphone. Pour aller encore plus loin, le Wolf est allé jusqu’à créer son propre système de livraison : « On veut absolument avoir un système qui privilégie un juste prix pour les coursiers. Et puis, on ne veut pas des cowboys de la route qui roulent n’importe comment ». En parallèle, Thierry a décidé de tout miser sur une communication digitale : près de 80 % du budget communication est dédié à Instagram. L’équipe communication du Food Market collabore avec un réseau constitué d’une communauté d’une centaine d’influenceurs bruxellois. Lutter contre l’uniformisation digitale Julie Enez vit et respire digital. Graphiste de formation, elle est aujourd’hui à la tête de Slide-Up, un réseau d’indépendants actifs dans le secteur de la communication numérique : « Il y a eu une période où tout le monde voulait son site internet. Tout le monde l’a eu et, malheureusement, ils se ressemblent un peu tous. Je suis néanmoins ravie de constater que la tendance change : je sens actuellement une forte demande de création d’identité. Ça tombe bien, c’est ma première spécialité ! » Quand on est un professionnel du digital, l’éducation des clients reste un véritable challenge : « Tout évolue tellement vite ! On est tributaires de Google, de ses changements d’algorithmes et de l’évolution constante des technologies. Avoir un site internet ou tout autre support digital, c’est comme avoir un véhicule : on doit l’entretenir et l’alimenter au quotidien si on veut qu’il reste au top. » Avec la digitalisation, on ne peut pas oublier l’humain. Or, je me rends compte que c’est un défi pour les entreprises de combiner cet aspect avec le développement technologique. Julie Enez, graphiste Pour Julie, le digital va connaître le même aboutissement que le print, à savoir le passage du quantitatif au qualitatif : « Avec la digitalisation, on ne peut pas oublier l’humain. Or, je me rends compte que c’est un défi pour les entreprises de combiner cet aspect avec le développement technologique. Mon année 2020 sera donc placée sous le signe des projets créatifs et humains. Il y a cette phrase de Boris Cyrulnik que j’aime beaucoup : ‘Évolution n’est pas synonyme de progrès’. » À bon entendeur… Entretenir l’esprit d’équipe à distance Comment rester proche de ses collègues et de ses chefs malgré les kilomètres en 2020 ? Quentin Nickmans en sait quelque chose : le cofondateur d’eFounders, l’incubateur de start-up digitales présent à Bruxelles et à Paris, doit rester très organisé et compte l’être de plus en plus : « On utilise des outils digitaux qui nous permettent de faire énormément de choses à distance. Avec le télétravail, il faut encore plus de dialogue, en fixant tout de suite des règles précises à respecter ». Nombreux sont les outils qui permettent aux jeunes startuppeurs d’eFounders de fixer des rendez-vous réguliers et de travailler à distance : « On utilise Slack comme messagerie collaborative interne. Des outils comme Zoom.Us, 1Password ou encore Station sont indispensables. Par exemple, ils permettent d’avoir accès aux logiciels et aux mots de passe sans devoir les installer sur son propre laptop. Pour les signatures digitales, on utilise Yousign, qui nous évite de nombreux rendez-vous chronophages ». En matière de télétravail, la transparence, le dialogue et les bons outils numériques seraient donc la clé de tout. Aujourd’hui, nous pouvons garder une traçabilité des prestations effectuées en temps réel, en plus d’une géolocalisation du collaborateur. Cela permet de valoriser le travail effectué tout en facilitant la transparence. Patrick Janssens, CEO d’Iris Group Une app qui révolutionne le secteur des services Avec la numérisation, certains secteurs connaissent une véritable transformation. C’est le cas pour le secteur du facility management et des services industriels. Patrick Janssens, CEO d’Iris Group, investit massivement dans la digitalisation : « Nous sommes en pleine phase de développement de We Work, une application que l’on teste sur 700 collaborateurs. Aujourd’hui, nous pouvons garder une traçabilité des prestations effectuées en temps réel, en plus d’une géolocalisation du collaborateur. Nous pouvons également la documenter avec des photos/vidéos. Cela permet de valoriser le travail effectué tout en facilitant la transparence entre l’entreprise et le client ». Pour le CEO, cette technologie change radicalement le rapport au travail : le collaborateur devient maître de sa prestation, avec un autocontrôle partagé et un client rassuré. En 2020, la société compte augmenter le nombre d’utilisateurs de l’application et configurer un environnement plus convivial et optimal : « Nous sommes en train de vivre une véritable révolution, un moment charnière qui va transformer le secteur en profondeur ». ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 29
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Get ready for tomorrow Mobilité : les entreprises vont-elles montrer l’exemple ? Remise en question pour son poids économique exorbitant et son empreinte écologique désastreuse, la mobilité en Belgique © Getty est l’affaire de tous. Prendre des mesures pour l’améliorer n’est plus une option. Les entreprises ont leur rôle à jouer. P our agréger intelligemment l’ensemble des initiatives publiques et privées en matière de mobilité, une tendance fait peu à peu son chemin dans le paysage belge : le Mobility As A Service (ou MaaS). Considéré comme le futur des déplacements, le système MaaS doit révolutionner la manière dont nous nous déplaçons par le biais d’une offre de transport qui intègre tous les modes de transport et toutes les étapes du voyage : du calcul d’itinéraire au paiement en passant par la réservation. Nous travaillons principalement avec des jeunes qui ont bien intégré les moyens de mobilité douce. C’est presque naturel pour eux de jongler avec un vélo, une trottinette et les transports en commun Quentin Nickmans (eFounders) Startuppeurs biberonnés au MaaS Chez eFounders, la question de la mobilité se pose de moins en moins : « Nous travaillons principalement avec des jeunes qui ont bien intégré les moyens de mobilité douce. C’est presque naturel pour eux de jongler avec un vélo, une trottinette et les transports en commun », nous confie Quentin Nickmans. S’il devait pointer quelque chose de moins évident, ce serait le coût des trajets de Thalys entre Bruxelles et Paris : « Quand on se situe entre les deux villes et qu’on est amenés à faire de nombreux allers et retours, ça peut vite coûter très cher. » 30 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Pour Quentin, le travail à domicile proposé par l’entreprise à tous ses collaborateurs, moyennant quelques règles précises comme le fait de prévenir à l’avance, d’être connecté et joignable toute la journée, est aussi une solution efficace à la mobilité. Il y a dix ans, ç’aurait été invraisemblable pour un hôtel de dire qu’il n’était plus accessible aux voitures. Jean-Michel André, hôtelier Hôtellerie : « Nous, on n’a pas besoin d’avoir des initiatives » L’hôtelier Jean-Michel André est cycliste bruxellois depuis de longues années. Sensibilisé, il a déjà essayé de mettre en place plusieurs initiatives de mobilité douce au sein de ses hôtels : « À chaque fois que j’ai essayé d’acheter et de proposer aux clients des vélos électriques et non électriques, ça n’a pas marché. Actuellement, je suis en train de faire un test avec les trottinettes électriques et les résultats ne sont pas concluants. » Selon Jean-Michel, la raison est simple : il y a tellement de solutions de mobilité qui sont mises en place dans la rue comme Scooty, Uber Jump, Heetch ou encore Lime, que les clients se dirigent vers les grandes enseignes qu’ils connaissent. À l’inverse, l’hôtelier doit être créatif pour ceux qui veulent venir en voiture : « Il y a dix ans, ç’aurait été invraisemblable pour un hôtel de dire qu’il n’était plus accessible aux voitures. Get ready for tomorrow À l’hôtel le Berger, il n’y a plus moyen d’arriver en voiture ; même les taxis ont peur de se prendre une amende et préfèrent laisser les clients cent mètres plus haut. » À la question : est-ce regrettable ? Jean-Michel André répond qu’il n’en sait rien. Ce qu’il sait, c’est qu’il n’a pas ressenti de conséquences dans son taux d’occupation annuel de l’hôtel. De la même façon que le Berger, le Wolf de Thierry Goor, situé rue du Fossé-aux-Loups est difficilement accessible en voiture : « Nous venons de faire la demande à la ville pour un parking vélo de 40 places à l’entrée du Food Market. Il est certain que pour venir jusqu’à nous, il faut privilégier les moyens alternatifs. » La mobilité n’est donc visiblement pas un problème pour le nouveau Food Market bruxellois, qui ne pense pas être impacté par le manque d’accès automobile. Il y a beaucoup de trajets à améliorer. On nous pousse à opter pour d’autres moyens de transport sans nous donner véritablement les moyens de le faire… Julie Enez, graphiste Les flottes de voitures électriques s’agrandissent Patrick Janssens, CEO d’Iris Group a déjà investi dans une flotte d’une vingtaine de voitures électrique. L’agrandir ? Oui, mais pas tout de suite, l’homme préfère attendre les innovations technologiques en termes d’autonomie : « Nous utilisons nos voitures électriques pour des petits trajets, or nous avons des équipes qui couvrent l’entièreté du territoire. » En parallèle, le CEO précise qu’il a pu améliorer sa mobilité grâce à la digitalisation de la société : « Aujourd’hui, nous avons un système de routing couplé avec l’application Waze qui permet à nos chauffeurs d’éviter au maximum les embouteillages. Résultat : ils passent moins de temps sur la route et tout le monde y gagne ». Une solution intéressante, mais qui présente certaines limites. Un dossier du magazine français Society, dédié à Waze, a révélé que le succès de l’application mobile génère quelques effets pervers. En détournant une partie du trafic sur des routes secondaires, elle déplace les nuisances et suscite le mécontentement chez les riverains des villes traversées. À certaines heures de pointe, des voies secondaires peuvent accueillir un flux ininterrompu de véhicules, transformant des rues et quartiers jusqu’ici silencieux en véritables autoroutes urbaines… « Je prends de moins en moins ma voiture » Pour certaines personnes comme Julie Enez, délaisser sa voiture se fait plus par contrainte que par choix : « Je prends de moins en moins ma voiture, car il devient impossible de se garer. Bruxelles est en travaux en permanence et les embouteillages deviennent de plus en plus stressants. » Si Julie délaisse sa voiture pour les transports en commun, elle ne le fait pas non plus avec gaieté de cœur : « J’aimerais laisser ma voiture avec plaisir pour des moyens de mobilité douce, mais il y a beaucoup de trajets à améliorer. On nous pousse à opter pour d’autres moyens de transport sans nous donner véritablement les moyens de le faire… ». Citydev.brussels plaide pour une ville compacte et qualitative Le grand défi de citydev.brussels, organe public de la région en matière de construction, d’expansion économique et de rénovation urbaine, c’est de lutter contre la périurbanisation. Pour le CEO Benjamin Cadranel, l’enjeu à l’intérieur et à l’extérieur de l’agglomération est le même : il faut réduire les besoins de déplacements en permettant aux quartiers de remplir un certain nombre de fonctions qui permettent aux gens de vivre, se nourrir, se divertir, éduquer ses enfants sans devoir faire appel à d’importantes infrastructures de mobilité. Pour y parvenir, l’organe public travaille en étroite collaboration avec Bruxelles Mobilité et la STIB pour concevoir les besoins de déplacements en fonction des développements qu’ils projettent. Il faut se rendre compte que la Gare du Midi est un pôle de communication unique au monde. Ce devrait être un lieu où on a envie d’aller, et non un lieu uniquement pour transiter. Benjamin Cadranel, CEO de citydev.brussels Pour 2020, le principal objectif de citydev.brussels est de s’attaquer aux zones dites « stratégiques » telles que celles de la Gare du Midi, de la Gare de l’Ouest, ou encore la zone du canal : « Il faut se rendre compte que la Gare du Midi est un pôle de communication unique au monde : cette gare TGV relie deux grandes capitales mondiales, Paris et Londres, d’autres capitales européennes comme Amsterdam, des villes avec des fonctions économiques importantes comme Francfort ou Luxembourg. Par ailleurs, en termes de mobilité interne dans Bruxelles, la Gare du Midi est l’un des meilleurs endroits pour rayonner dans la ville. Ce devrait être un lieu où on a envie d’aller, et non un lieu uniquement pour transiter ». Autant dire qu’en matière de mobilité, la ville continuera de se métamorphoser. ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 31
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Transition Profession : promoteurs radicaux Dans la lutte contre le réchauffement climatique, les bâtiments ont un rôle prépondérant à jouer. Bien au-delà de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ils peuvent aussi être l'endroit où se nouent de nouvelles logiques circulaires. L es promoteurs, architectes et consultants du domaine de la construction peuvent jouer un rôle considérable dans le déploiement des logiques circulaires au sein d'un bâtiment, d'un quartier, voire de toute une commune. Mais un BREEAM ou un LEED affiché à l’entrée d’un bâtiment ne suffit évidemment pas. Pour faire la différence, il faut avoir la détermination de faire bouger les lignes encore plus loin, imaginer le futur en sortant parfois des clous et avoir une sacrée capacité à anticiper les évolutions de la société. Ce cocktail, c’est celui que l’on retrouve dans l’association entre le développeur Bopro, la société de gestion des parties prenantes et de processus Common Ground, et la société de consultance Lateral Thinking Company du Bruxellois Steven Beckers, désormais réunis dans Bopro – Advisers – Common Ground1 . C’est en 2016, dans le cadre d’un concours international en région parisienne, que l’architecte bruxellois a fait la connaissance du développeur Peter Garre, avant d'initier avec lui une collaboration avec Bopro. Depuis, les liens se sont renforcés et Steven apporte désormais « à demeure » tout son savoir-faire et sa créativité en économie circulaire à cette structure, née à Gand à la fin des années ’80. « Dans les missions qui lui sont confiées, Bopro fait en sorte de se projeter beaucoup plus loin dans le cycle de vie du bâtiment. Cela permet d’anticiper les mises à jour des certifications. En prenant de l’avance, nous évitons de devoir refaire plusieurs fois le travail pour continuer à respecter les exigences des certifications », explique Steven Beckers. Sur la même ligne, Peter Garre inscrit l'action de Bopro dans le cadre des 17 objectifs de développement durable adoptés par l'ONU avec l'Agenda 2030. 1 Un projet porté par Bopro : le site Triango à Gonesse, près de Paris. Le miracle du Zin Parmi les exemples récents en Région bruxelloise et auxquels Steven a été associé en tant que consultant avec Advisers puis Bopro, on peut évoquer l’impressionnant « Zin », signé Befimmo-51N4E-Jaspers-Eyers & Partners. Ce projet transformera, pour le compte de l’administration flamande, les deux anciennes tours du World Trade Center en un bâtiment où l’intention est de maintenir ou réincorporer sur place, réutiliser ailleurs ou recycler aussi localement que possible près de 95 % des matériaux. Peu de temps avant de voir Steven Beckers et Advisers rejoindre ses rangs, Bopro s'est quant à lui illustré à Bruxelles avec le projet passif Quatuor, développé pour Befimmo. Peter Garre : « Quatuor est équipé d’un chauffage et d’un système de refroidissement par géothermie et de recyclage de l’eau de pluie. On n’est pas ici stricto sensu dans l’économie circulaire, mais le projet vise néanmoins la certification BREEAM Exceptionnelle. » En s’associant à Steven Beckers, l’ingénieur civil Peter Garre a assurément été séduit par l’esprit « respirant » de l’architecte bruxellois. Et Steven par le pragmatisme et la faculté d'anticipation de Peter. Pour rappel, c’est à Steven Beckers que l'on doit l'idée d’une façade « Goretex », permettant aux enveloppes des bâtiments « de s’adapter au climat, mais aussi aux usages ». Tandis qu'en 2011 déjà, Peter se fendait d'un « Making a decision is not doing it. Real Estate sector needs to learn this », lors d'un séminaire organisé par PwC sur la promotion immobilière, intitulé « Adapt or die ». C'est sûr, dans le développement de projets circulaires, ces deux-là vont faire de beaux enfants. ● Johan Debière Bopro a récemment décidé l’acquisition de la société bruxelloise Advisers, cornaquée par Tanguy de Lophem et Jacques Timmerman. Cela lui ouvre des développements intéressants sur le territoire de Bruxelles-Capitale, en particulier pour les demandes de gros clients nationaux et internationaux. 32 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 ©Triango Paris 2019 Starter Buffl : l’innovation clairvoyante Environ trois quarts des produits lancés sur le marché sont un échec. La raison en est simple : les entreprises fabriquent trop de produits dont personne n’a besoin. La scale-up Buffl propose aux entreprises des outils électroniques qui facilitent les études de marché. Les fondateurs de Buffl, de gauche à droite : Seppe Stroo, Dimitri Allaert et Dennis De Clercq. L es entreprises ont du mal à effectuer une bonne étude de marché. Les bureaux spécialisés sont trop chers, ou les réponses obtenues peu pertinentes. Parfois, c’est le groupe-cible qui ne convient pas, ou bien les questions n’ont pas été posées de façon adéquate. Et puis, personne n’aime être dérangé pour participer à une étude de marché. Du coup, les entrepreneurs se fient trop souvent à leur ‘intuition’ pour développer un nouveau produit ou service, constate Dennis De Clercq. C’est pour y remédier qu’il a fondé Buffl, il y a près de deux ans avec quelques amis. « Buffl est un outil en ligne par lequel les entreprises peuvent poser des questions à des profils spécifiques ou aléatoires à propos de leurs suppositions, décisions de développement, problèmes avec le marché-cible ou caractéristiques de produits », explique-t-il. « Il peut s’agir de questions ouvertes ou à choix multiple ou encore d’un classement d’opinions. Il est également possible de demander du feed-back à propos de photos, de petites vidéos, de sites web… Ou de demander aux utilisateurs d’enregistrer les photos et vidéos. Le client voit en temps réel qui a répondu quoi et peut déterminer sur cette base quand l’étude a apporté suffisamment de réponses. » Les réponses proviennent d’un groupe d’environ 10.000 personnes qui ont chargé l’appli Buffl sur leur téléphone. Ce groupe s’étoffe continuellement. « Environ 40 % participent pour obtenir des informations sur les nouveaux produits », confie Dennis. « Ces gens apprécient que leur feed-back soit pris en compte. Environ 30 % participent pour les prix et les bons de valeur qu’ils peuvent obtenir ; c’est de cette façon que Buffl récompense le temps et les efforts investis. Ensuite, il y a un grand groupe qui combine les deux motivations. Et la petite portion restante se compose d’amis et de membres de la famille. » Autant les start-up que les PME et les grandes entreprises ont souvent du mal à intégrer le feed-back des clients dans un processus d’innovation, remarque Dennis. « Buffl est bien utile pour déterminer s’il y a un problème à résoudre. Aussi étrange que cela paraisse, c’est souvent là que cela coince. Les entreprises sont convaincues qu’il y a un ‘potentiel’ au sein du marché, mais ce n’est pas toujours le cas, ou alors dans un groupe-cible restreint. Nous posons les questions que les entreprises rechignent à poser. » Dennis et ses collègues consacrent environ la moitié de leur temps à la collaboration avec les clients sur les études en cours, et l’autre moitié au conseil. « Nous voulons ramener ces activités de consultance à 20 % en 2020. Nous voulons qu’en fin de compte, les entreprises aient tous les outils à disposition et les utilisent de façon autonome. Dès l’instant où l’on considère la validation comme un aspect fondamental de la stratégie d’innovation, l’échec devient beaucoup moins onéreux et le lancement de produits et services inutiles est moins risqué. » Buffl emploie actuellement six personnes. Six autres recrutements sont prévus. « L’étape suivante est l’automatisation du traitement de toutes les données », annonce Dennis. « Cela permet d’éliminer les analystes onéreux et d’aller chercher les résultats directement à la sortie de l’ordinateur. » ● Frédéric Petitjean Info : https://landing.buffl.be/ Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • www.beci.be/starter Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 33 D.R.
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Starter Cookies : la case précochée n’est pas un consentement valable La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a rendu un arrêt remarqué en date du 1er octobre 2019 quant à l’interprétation de la notion de consentement liée aux cookies. Un arrêt qui risque d’avoir des répercussions importantes pour l’avenir du cadre réglementaire applicable en matière de vie privée. U n cookie est un fichier téléchargé sur votre ordinateur ou votre mobile lorsque vous accédez à un site internet. Les cookies permettent à l’éditeur du site web de stocker et récupérer des informations sur les habitudes de navigation de l’internaute ou sur l'équipement à partir duquel celui-ci accède au site. Ces cookies jouent aujourd’hui un rôle-clé, non seulement pour améliorer la navigation des internautes et l’analyse des pages visitées (cookies analytiques ou de premier niveau), mais surtout pour effectuer du ciblage comportemental (cookies tiers, notamment à des fins publicitaires). Le 24 septembre 2013, la société allemande Planet49 avait organisé un jeu promotionnel en ligne, comprenant une case cochée par défaut, supposant l’accord des participants à l'intégration de cookies à des fins publicitaires. Une pratique contestée par les associations de consommateurs devant la Bundesgerichtshof (Cour fédérale de justice), laquelle a ensuite saisi la CJUE. La CJUE a estimé que le consentement de l’internaute, en vue de placer des cookies sur son équipement, ne peut être donné valablement via une case pré-cochée (qu’il faut donc décocher pour refuser son consentement). Sur ce point, la CJUE applique des principes issus du Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui sanctionne la pratique de l’opt-out quant au recueil de données personnelles. La Cour souligne que le consentement doit être spécifique, de telle sorte que le fait, pour un utilisateur, d’activer le bouton de participation au jeu promotionnel ne suffit pas pour considérer 34 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 qu’il a valablement donné son consentement au placement de cookies. En outre, selon la Cour, les informations que le fournisseur de services doit donner à l’utilisateur incluent la durée de fonctionnement des cookies ainsi que la possibilité ou non pour des tiers d’y avoir accès. Un arrêt qui cache mal un vide juridique Par cet arrêt, la CJUE applique le principe du consentement actif non seulement au recueil de données personnelles, mais aussi à l’utilisation de cookies. En effet, selon la Cour de Luxembourg, le fait « que les informations stockées ou consultées dans l’équipement de l’utilisateur constituent ou non des données à caractère personnel n’influe pas sur ce résultat. » Si la CJUE vient, avec cet arrêt, trancher la question du consentement relatif aux cookies, force est de constater qu’aucune législation ne résout ce point de manière claire et précise. C’est d’ailleurs l’un des principaux défauts du RGPD. En guise d’illustration : les géants du web (Facebook, Google…) en font une application plutôt laxiste, considérant que l’utilisation de leurs services vaut, dans une large mesure, acceptation de leur politique de traitement de données, alors que la CJUE défend l’idée d’un choix véritablement libre, évitant à l’utilisateur de devoir renoncer à l’utilisation du service s’il ne souhaite pas partager ses données. La CJUE démontre une nouvelle fois qu’elle est prête à rentrer dans le rapport de force afin d’imposer sa conception de la protection de la vie privée – même si d’aucuns considèrent qu’elle est aux antipodes de la réalité du marketing digital d’aujourd’hui. Ce différend explique d’ailleurs pourquoi le nouveau règlement ‘e-privacy’, censé harmoniser le cadre réglementaire relatif aux services de communications électroniques, peine à voir le jour. Au final, il faut espérer que ce bras de fer ne soit pas facteur d’insécurité juridique à long terme, et qu’un cadre réglementaire clair et transparent puisse être adopté. ● Alexis Bley, conseiller juridique Beci ; +32 473 13 05 18, ab@beci.be © Getty Community Petites histoires de grands entrepreneurs Mary Barra, première femme à la tête de General Motors Sacrée par Fortune comme la femme la plus puissante des milieux économiques, Mary Barra est devenue directrice générale de General Motors en janvier 2014, après 33 ans de maison. Retour sur cette ascension. En plus d’être inspirante, l’histoire est originale : qui eut cru qu’en janvier 2014, la fille d’un ouvrier d’une usine Pontiac, filiale de General Motors, deviendrait la DG du même géant automobile ? L’aventure commence dans cette usine au cœur du Michigan, où son père a travaillé près de 40 ans. C’est là qu’elle a pris ses premières fonctions en tant qu'ingénieur, au sortir du General Motors Institute. Ses qualités ont été vite remarquées par la firme. GM est allée jusqu’à lui accorder une bourse qui lui a permis de décrocher un MBA à Stanford. Diplôme en poche, Mary Barra est devenue l'assistante de Jack Smith, CEO de GM jusqu'en 2000. Un modèle de « leaderships au féminin » Sa volonté et sa force ont permis au géant de Detroit, déclaré failli en 2009, de relever la tête et de renouer avec les profits. Avant de devenir directrice générale du groupe, Mary Barra était responsable du pôle de développement des nouveaux véhicules. Alors à la tête d'un budget de 15 milliards de dollars, elle a pris les bonnes décisions qui ont permis de renouveler les modèles du groupe à partir de Le gang de la clé à molette : Auteur, écolo et militant, Edward Abbey met en scène des personnages aux tempéraments bien trempés. Embarquez pour : road trip désertique dans l'Ouest américain en compagnie de ce gang qui ne pense qu'à une seule chose : le sabotage. Jubilatoire ! Gallmeister 2011. On lui doit en grande partie le succès de la nouvelle Chevrolet Impala et de la Cadillac CTS, deux modèles salués par la presse spécialisée. Dans un milieu de l’automobile très masculinisé, Mary Barra a obtenu une vraie consécration professionnelle. Aujourd’hui désignée dans le top 10 des femmes les plus puissantes selon Forbes, elle est un véritable rôle modèle. La fin du « boys club » ? Selon le Global Gender Gap Report 2018 – un indicateur du Forum Économique Mondial –, les USA occupent la 51e position mondiale en termes d’inégalités hommes-femmes : un rang plutôt moyen. Les chiffres semblent nettement plus favorables aux femmes en termes de pouvoir économique et d’accès aux postes à responsabilité (19e que la Belgique est 49e et la France 63e rang mondial, tandis ). Des chiffres encourageants, même si les comparaisons entre pays doivent toujours être interprétées avec prudence. ● Elisa Brevet Sources : http://reports.weforum.org/global-gender-gap-report-2018/ data-explorer/#economy Cochon de lait : Une autobiographie dédiée à tous les pourlécheurs de babines et amateurs de bonnes choses. Découvrez l’incroyable parcours de Philippe Conticini, reconnu comme l’un des meilleurs pâtissiers du monde : d’où vient-il ? comment s’est-il formé ? Un voyage initiatique à travers le goût de l’enfance. Cherche-Midi Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon : Prix Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois nous offre là un livre magistral : une histoire de famille bondissante, généreuse, oscillant entre gravité et légèreté ! Un ouvrage sur la transmission et l’hérédité, à lire de toute urgence ! Les éditions de l’Olivier
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Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas d’Yves Davin D.R. Depuis dix ans, Yves Davin, fondateur du site lifestyle Brussels Life, sillonne la ville avec son équipe à la recherche des bons plans culturels, gastronomiques et artistiques de la capitale. Un site inspirant et passionnant qui s’adresse à tous les Bruxellois qui habitent et aiment leur ville ! Dénicheur de tendances et de bonnes adresses à Bruxelles, Yves était le parfait candidat pour nous confier ses meilleures adresses bruxelloises : La Mort Subite : Café emblématique de la ville, cet établissement est une véritable institution. Un peu touristique, il n’en reste pas moins un must et un endroit plus qu’agréable. Vous pouvez y boire leur Geuze, la vraie, sur lie, accompagnée d’une traditionnelle tartine au fromage blanc. Arcadi : Brasserie typiquement bruxelloise, elle est ouverte jusqu’à 23h45. C’est le spot idéal pour un repas tardif après une séance au cinéma ou au Théâtre des Galeries. Mention spéciale pour les gaufres, les carbonades et les tartes salées ! The Big Game : C’est le lieu incontournable du centreville pour tous les aficionados de sport. Le bar met à disposition de ses clients pas moins de 25 écrans qui diffusent un nombre incroyable de matchs ! Mig’s World Wines : Véritable caverne d’Ali Baba des vins et spiritueux. Une cave avec une très belle sélection à tous les prix ! Le petit plus : des dégustations et workshops de qualité autour des vins et spiritueux toute l’année. 38 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Chambelland : Considérée comme la première boulangerie et pâtisserie issue de l’agriculture biologique, entièrement et naturellement sans gluten à Bruxelles, elle a déjà séduit de nombreux clients et ouvert deux enseignes ! Bon à savoir : les farines blanches, semi-complètes ou complètes sont réalisées au moulin Chambelland. La Coutellerie du Roi : Nichée au cœur du Passage du Nord, la Coutellerie du Roi, fondée en 1750, est un lieu au savoir-faire hors pair au service de la lame. Des pièces d’exception et de qualité que vous ne trouverez nulle part ailleurs ! Ça vaut le détour, même pour une simple visite… Le Plateau du Berger : « Je ne peux pas. J’ai raclette ! » C’est le concept de soirées afterwork lancé par la fromagerie. Des soirées gourmandes avec de la raclette à volonté ! Pour varier les plaisirs, des formules fondue et tartiflette sont également proposées. Les fromages artisanaux sont choisis parmi les meilleurs producteurs de France et de Suisse. ● Elisa Brevet Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Albert Aniel pp, Rue Coenraets 72 - 1060 Bruxelles del. : Albert Aniel Alterinfo SPRL, Rue de Tubize 4042 - 1460 Ittre Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 62090 - Autres activités informatiques del. : David Desmette Aude Prévot pp, Rue Victor Greyson 19 - 1050 Bruxelles del. : Aude Prévot Aurélie Trigaux pp, Chemin du Clerc 6 - 1402 Nivelles Code Nace : 69101- Activités des avocats del. : Aurélie Trigaux Azur Coaching SPRL, Avenue des Pèlerins 31 - 1380 Maransart Code Nace : 70220- Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a., 85599 - Autres formes d'enseignement del. : Pierre Blanchart BeeBonds SPRL, Cours SaintMichel 30 - 1040 Bruxelles Code Nace : 62020- Conseil informatique, 62030 - Gestion d'installations informatiques, 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes, 63120 - Portails Internet del. : Maxime D'Hondt Cristela Miranda e Silva pp, Avenue Frans van Kalken 14/39 - 1070 Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers, 85599 - Autres formes d'enseignement, 96099 - Autres services personnels del. : Cristela Miranda E Silva Dimitri Marit pp, Lieu-Dit Abbaye de Soleilmont 1a - 6060 Gilly Code Nace : 68311 - Intermédiation en achat, vente et location de biens immobiliers pour compte de tiers, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Dimitri Marit Fidexsa SPRL, Rue Bonne Haie (Graty) 19A - 7830 Silly Code Nace : 69201 - Activités des experts-comptables et des conseils fiscaux, 69202 - Activités des comptables et des comptablesfiscalistes del. : Sandrine Duquenne Frederic Matagne Freelancer srl, Rue De Neck 27 - 1081 Bruxelles Code Nace : 70220- Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Frédéric Matagne Hops SPRL, Rue des Anciens Etangs 40 - 1190 Bruxelles del. : Simon Tougani Joël Ake pp, Rue du Magistrat 33 - 1050 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 63120 - Portails Internet, 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 73110 - Activités des agences de publicité del. : Joël Ake Mecenart SPRL, Avenue Général Dossin de St.Georges 61 - 1050 Bruxelles Code Nace : 68201Location et exploitation de biens immobiliers résidentiels propres ou loués, sauf logements sociaux, 77299 - Location et locationbail d'autres biens personnels et domestiques n.c.a. del. : Victor Hurbain Myriam Van Wesepoel pp, Place du Roi Vainqueur 15 bte 6 - 1040 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 78100 - Activités des agences de placement de maind'oeuvre, 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. - del. : Myriam Van Wesepoel Rebecca-Mayol Mandefu pp, Clos du Sadin 70 - 1420 Braine l'Alleud Code Nace : 93199 - Autres activités sportives n.c.a. del. : Rebecca-Mayol Mandefu Sobasco SPRL, Rue des Colonies 11 - 1000 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 85592 - Formation professionnelle del. : Stéphane Odent Social Seeder SPRL, Schaarbeeklei 647 - 1800 Vilvoorde Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Patrick De Pauw Voyages en Roumanie, Avenue de l'Exposition 434 - 1090 Jette del. : Iuliana Moldovan Xpert Lingua SCS, Avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles Code Nace : 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet, 59120 - Post-production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision, 74300 - Traduction et interprétation, 85592 - Formation professionnelle del. : Gregory Blauwers Bruxelles Métropole - janvier 2020 ❙ 39
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Agenda travailleurs 26.03 STRATÉGIE & GESTION 07.02 Leadership Day 2020: which leaders for tomorrow? ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 06.02 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht** 21.02 Actualités « compensation & benefits » 05.03 Actualités de droit social dans la fonction publique 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? 17.03 Remboursement de frais à vos La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be ENVIRONNEMENT, URBANISME, MOBILITÉ 21.01 Green Afterwork X Irisphere : Transition économique ➜ Events@beci.be Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides à la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: 28.01 Les principes de base de la douane – formation pour start-up et PME ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be (investissement min. = 1.000 €) **En néerlandais uniquement Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be 51N4E INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO 32 CJUE Abel.care Adventech Arcadi Asean Banque Mondiale Be Angels BeCentral Befimmo BePark 8-11 4-5 38 22-24 15 8-11 8-11 32 8-11 Berger, Le 25 ; 26-27 ; 28-29 ; 30-31 Big Game, The Blue Pepper 38 6 BNB Bopro BrightBiz Brussels Airport Brussels Life Bruxelles Mobilité Buffl BX1 Carrefour Belgium Chambelland 16-17 32 4-5 12-13 38 30-31 33 20-21 16-17 38 Citydev.brussels 25 ; 26-27 ; 30-31 40 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Co.station Collibra Common Ground Daoust Deezer 34 16-17 4-5 32 Confédération Construction 16-17 Coutellerie du Roi, La 38 4-5 18 Domaine de Ronchinnes, Le 25 ; 26-27 Easi 4-5 eFounders 25 ; 26-27 ; 28-29 ; 30-31 Enterprise Europe Network General Motors Grain Noir Hilton Hub.brussels iBanFirst International Chamber of Commerce Iris Group Jam Hotel Jardin Secret, Le Jaspers-Eyers KBC 18 35 6 25 12-13 8-11 22-24 25 ; 28-29 ; 30-31 25 ; 26-27 ; 28-29 25 ; 28-29 32 8-11 Lateral Thinking Company Mig’s World Wines Mort Subite, La NBWM Nom, Le Ordre des Médecins Pierre Vanherck Planet49 Pontiac PwC RTBF RTL SD Worx Slide-up Sodexo Sofitel Spotify STIB Triple A Solutions VUB White Hotel Wolf Yousign 15, 22 & 29.01 Beci Welcome Breakfast 16 & 23.01 Beci Welcome Lunch 5, 12, 19 & 26.02 Beci Welcome Breakfast 6, 13, 20 & 27.02 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be 32 38 38 8-11 8-11 8-11 8-11 34 35 32 4-5 20-21 4-5 ; 16-17 25 ; 28-29 16-17 25 18 30-31 4-5 36-37 25 26-27 ; 28-29 ; 30-31 26-27 WISHES YOU A HAPPY AND PRODUCTIVE NEW YEAR WWW.BECI .BE Your Brussels Business and Social Partner
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VIND DE DIGITALE HULP DIE JOU HELPT ONDERNEMEN Laat je bijstaan én inspireren door lokale digitale experts. Hoe zet je die webshop nu concreet op? Wie kan een nieuw logo ontwerpen voor jouw zaak? Met dit soort vragen kan je voortaan terecht op digitaleversnelling.be. Je vindt er onafhankelijke experts uit jouw buurt én inspirerende artikels. Ze helpen jou digitaal ondernemen op de meest uiteenlopende domeinen: van e-commerce over webdesign tot e-mailmarketing, sociale media en IT-security. Telenet Business-klant of niet! Surf nu op digitaleversnelling.be! Désiré Dupas Digitale expert Meer info en voorwaarden op digitaleversnelling.be Woord vooraf Green Deal: een project voor Europa “Europa wordt het eerste koolstofneutrale continent tegen 2050!” Ursula von der Leyen, de nieuwe voorzitster van de Europese Commissie, stelde in december de Green Deal v gezonde ambitie. Een aantal zwartkijkers vond dit project meteen utopisch. Anderen oor blijft. Wij willen erin geloven, want de Europese Unie geeft hier blijk aarzelen, een afwachtende houding aannemen of zelfs achteruit krabbelen. en stippelt een transverse en multisectoriële aanpak uit, in domeinen huisvesting, internationale handel, financiën, fiscaliteit e.a. Kortom, EU kiest voor realisme, met een tussentijdse doelstelling van 50% Dit streefdoel wordt opgenomen in een toekomstige ‘klimaatwet’. werk en verklaart bereid te zijn om een kwart van haar begroting te her Dankzij de hefboomeffecten zou de in een klimaatbank omgezette manier 1000 miljard euro investeren in 10 jaar tijd. De Green Deal w ‘zwaargewicht’: Frans Timmermans, vicevoorzitter van de Commissie. met een zoveelste cosmetische ingreep. Europa wijst de klimaatpsychose af en engageert zich tot verenigend, mobiliserend, zinvol en hoopgevend project. zwengelt de Green Deal de vooruitgang en de economische De ‘groene revolutie’ die op komst is, zal op een disruptieve manier nieuwe markten aanboren en nieuwe banen creëren. Zo zal bijvoorbeeld de herdefiniëring van energiestandaarden en vervuilingsnormen technologische ontwikkelingen aanwakkeren in sectoren als hernieuwbar energie, energie-efficiëntie, mobiliteit, bouw enz. Het klimaatvraagstuk is van cruciaal belang voor de ondernemingen. Het milieu is ons gemeenschappelijk kapitaal – en als goede kapitalisten moeten we dit kapitaal beschermen als we dividend willen ontvangen. Maar er is meer: de bedrijven zelf staan op het spel. De jongeren die in 2019 van zich lieten horen en betoogden voor het klimaat, worden morgen bewuste consumenten en werkzoekenden. Meer nog dan hun ouders zullen ze de voorkeur geven aan duurzame producten en milieubewuste werkgevers. Ze doen het trouwens nu al! De verandering is aan de gang. De banken gaan nu duurzamer investeren. De energiebedrijven en autoconstructeurs schakelen over op hernieuwbare energie. Projectontwikkelaars integreren circulair materiaalbeheer in het bouwproces. Lokale initiatieven ontwikkelen landbouwactiviteiten binnen de stad … En als Europa nu beslist zulke inspanningen van bedrijven te ondersteunen, mét de nodige middelen, w is dit schitterend nieuws! Op zijn niveau koos Beci voor een gelijkaardige aanpak met de City Climate Challenge, die nu tientallen bedrijven samenbrengt rond één duidelijk doel: de Brusselse economie voorbereiden op koolstofneutraliteit. De inspanningen ondersteunen en het begonnen werk voortzetten: dit is ons goed voornemen voor 2020! Marc Decorte, Voorzitter van Beci Brussel Metropool - Januari 2020 1
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inhoud Brussel Metropool Nr 51 – Januari 2020 In februari: Stedenbouw & Immobiliën News 4 6 8 Beci online Gasthoofdredacteur: Podcast : Jean Manuel Farcy Digest Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Alexis Bley, Elisa Brevet, Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Jean-Jacques Deleeuw, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude, Tim Devriese, Tarik Hennen, Ophélie Legast, Frédéric Petitjean en Julien Semninckx. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Ideeën 12 14 15 16 Jean-Jacques Deleeuw Interview met Pascal Smet: Brussel, een onbenut merk? Voor of tegen een ecotaks op vliegtickets? Open Source De Brusselse arbeidsmarkt beter beheren? International 18 Europa, volgens de Commissie von der Leyen Get ready for tomorrow 20 22 25 26 28 30 Jean-Jacques Deleeuw: 2020, niet tevergeefs 2020, een jaar vol verandering Zes bedrijfsleiders, drie uitdagingen, één motto: get ready for tomorrow! 2020, het jaar van ecologische theorie of actie? Digitalisering: ergens halverwege Mobiliteit: komt het voorbeeld morgen van het bedrijfsleven? Dynamiek 32 33 34 Transitie: Radicale projectontwikkelaars Starter: Buffl Cookies: vooraf aangevinkt vakje is geen geldige toestemming Community 35 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 36 38 39 40 40 Kleine verhalen van grote ondernemers Foto’s van het Beci nieuws In de voetsporen van … Yves Davin Toetredingsaanvragen Agenda Index highly ambitious Think big this year, and let us help you achieve your dreams.
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Podcast Van trendjager tot de ambachtelijke productie van was Jean Manuel Farcy was geruime tijd actief in culinaire trends. Hij besliste onlangs een totaal ander leven te gaan leiden. Deze 50-plusser wilde terug naar het essentiële. Als serieondernemer vertelt hij waarom en hoe hij besloot alles achter te laten en een ambacht te beginnen. Je bent tegelijk een autodidact en een serieondernemer. Hoe is je loopbaan begonnen? Ik ben heel lang naar school gegaan, maar niet erg vaak. Op mijn 16e stapte ik naar een hotelschool en werkte een tiental jaar in de cateringsector. Ik heb mijn eerste bedrijf opgericht toen ik 26 was. Het heette Grain Noir. Een soort ‘Uber’ in de food sector. We verkochten broodjes en zakoeski’s aan hotels. Ik heb deze onderneming overgelaten en Blue Pepper opgericht: een food trend hunter. Wij verdeelden eetklare voedingswaren. In juni 2019 besloot ik mijn leven een totaal andere wending te geven en over te stappen naar een ambachtelijk beroep. Vóór deze ingrijpende koersverandering beleefde je wel een groots ondernemersavontuur. Op een bepaald ogenblik beheerde je meer dan 100 werknemers. Hoe ben je er in geslaagd deze groei in goede banen te leiden? Frustratie is een bron van ambitie, geloof ik. Mijn frustratie was dat ik op school niet werd erkend. Omdat ik het daar altijd moeilijk heb gehad, begon ik echt te hunkeren naar erkenning. Ik heb zes ondernemingen geleid en een honderdtal werknemers beheerd. Op het einde deed ik dat waarschijnlijk minder goed dan in het begin. Waarom besliste je naar een totaal ander beroep over te stappen? Een moeilijke periode in mijn privéleven was duidelijk de aanzet. Ik zocht iets anders. Iets meer dan een jaar geleden had ik een burn-out. De switch kwam er toen ik begon te beseffen dat mijn ambitie mezelf als individu overrompelde. Dit aanvaarden was echt niet gemakkelijk. Ik dacht: “Ik ben nu 53. Wat doe ik met de rest van mijn leven?” Met mijn vrouw die tegelijk de moeder van mijn kinderen is en mijn vennoot, besliste ik de zaak te verkopen. Dit was eerder een persoonlijke dan een financiële keuze. Hoe ben je dan in de productie van was beland? Naar een ingewikkeld en emotioneel zwaar verkoopproces zijn we naar Parijs getrokken om bij vrienden de batterijen op te laden. Op een avond deden we daar een ongelooflijke ontmoeting. Iemand vroeg ons wat we gingen doen. Dat wisten we niet. We hadden geen project en waren van plan om daar zes maanden lang over na te denken. Hij vertelde ons toen over een vriend die wasmaker was in Meudon. De man wilde zijn activiteiten stopzetten maar vond geen overnemer. De volgende ochtend stonden we om 10 uur bij hem thuis. De discussie was amper 10 minuten aan de gang toen mijn vrouw zei: “Dit interesseert ons!” ● Elisa Brevet Deze ontmoeting kunt u integraal in de Next Step podcast beluisteren: https://www.beci.be/podcast Podcast inspiratie: Science Rules! With Bill Nye: Bill Nye heeft een missie: de wereld redden. De Amerikaanse wetenschapper-komiek-met-een-strikje, die in de jaren ’90 een wetenschapsprogramma voor kinderen presenteerde, heeft nu een podcast waarin hij zoekt naar manieren om de wetenschap in te schakelen in het dagelijkse leven. Nye legt als geen ander uit hoe wetenschap de wereld kan redden. En en passant, en met een kwinkslag, hoe wij een steentje kunnen bijdragen. Slim! 6 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 D.R. Hoe maakt u het verschil op de werkgeversmarkt? Uw medewerkers snakken naar meer flexibiliteit… Naast hun planning, wensen ze bijvoorbeeld ook hun loonpakket zelf samen te stellen. Met My Choice, het cafetariaplan van Partena Professional, geeft u uw medewerkers controle over de manier waarop ze hun loon ontvangen. Een sterke troef op een krappe arbeidsmarkt! Geïnteresseerd in een cafetaria plan? Neem contact met ons op via innovation@partena.be Meer informatie op www. partena-professional.be/mychoice
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News BePark vergaart € 3 miljoen om een leidende positie op de Europese mobiliteitsmarkt te verwerven VBO-erevoorzitter Pierre Alain De Smedt overleden Het Verbond van Belgische Ondernemingen (VBO) meldt het overlijden van Pierre Alain De Smedt, voorzitter van het VBO in de periode 2011-2014. Pierre Alain De Smedt was managementingenieur, afgestudeerd aan Solvay. Hij bracht een deel van zijn carrière in de automobielsector door, bij de groepen Volkswagen en Renault. Deze voormalige voorzitter van de Deceuninck-groep en gedelegeerd bestuurder van Tractebel was eveneens bestuurder van Belgacom, Avis Europe en Alcopa. BePark is de grootste exploitant van privéparkings buiten de openbare weg. Het bedrijf gunt zich vandaag de middelen om zijn visie van een intelligente stedelijke mobiliteit te concretiseren. BePark werd in 2011 in Brussel opgericht. Het haalt nu € 3 miljoen op via een Luxemburgs fonds om met deze financiële middelen zijn aanbod aan mobiliteitsdiensten en zijn geografische spreiding te versterken. Op die manier wenst bedrijf bij te dragen tot de evolutie van de stedelijke mobiliteit. BePark is er trouwens van overtuigd dat een parking, als vertrek- en aankomstpunt van de pendelverplaatsingen tussen huis en werk, van groot belang is om de mobiliteit vlotter te maken. Een intelligente parkeergarage wordt maximaal benut. Ze is geconnecteerd, aangepast aan verscheidene voertuigtypes, bedient een ecosysteem van partners en dient bovendien als relaispunt voor de opslag en levering van pakketten. BePark wil al zijn parkings laten uitgroeien tot lokale mobiliteitsknooppunten. Een flink deel van de openbare ruimte dient vandaag voor het parkeren van particuliere voertuigen. Dit is een verspilling van ruimte en een visuele vervuiling. De auto zal wellicht een belangrijk vervoermiddel blijven, maar zijn marktaandeel zal (en moet) verminderen. Het bezit van een voertuig, dat gemiddeld 90% van de tijd ongebruikt blijft, valt niet langer te rechtvaardigen. De overheid wil de capaciteit van het wegennet verminderen om de stad terug te geven om de burger. BePark houdt rekening met deze toekomstige veranderingen, via multimodale parkeergarages. De mobiliteitssector is een van de voornaamste uitdagingen voor de toekomst van onze steden. BePark is vastberaden om bij te dragen aan de evolutie die nu aan de gang is. Informatie: www.bepark.eu “Mede in naam van onze voorzitter Bernard Gilliot, de erevoorzitters en alle VBO-medewerkers bied ik onze oprechte deelneming aan aan zijn echtgenote, kinderen en de rest van de familie”, aldus Pieter Timmermans, huidig gedelegeerd bestuurder van het VBO. “Zelf ben ik hem zeer erkentelijk voor de kans die hij me gaf om Rudi Thomaes op te volgen als CEO. Onder zijn impuls sloten de sociale partners een akkoord over het eenheidsstatuut arbeiders-bedienden, het BHV van het sociaal overleg. Na jarenlange discussies bereikten de sociale partners in 2013 dit historische compromis in de lange sociale geschiedenis van ons land. We kunnen alleen maar dankbaar zijn voor de manier waarop hij het sociaal overleg al die tijd verdedigd heeft.” Informatie: www.vbo.be Be Angels opent financieringshub binnen BeCentral Be Angels is een van de meest actieve business angels netwerken in Europa. De organisatie kondigt nu de opening aan van nieuwe kantoren in BeCentral. Deze digitale campus in het station van Brussel-Centraal focust op technologische kennis, groei en sociale impact. De nieuwe vestiging van Be Angels is ideaal gelegen. Ze illustreert de verdere ontwikkeling van het bedrijf rond de digitale dynamiek van ons land en de wil van Be Angels om nieuwe relaties met investeerders en ondernemers te vergemakkelijken. 8 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 News Be Angels is de eerste huurder van de nieuwe hub gewijd aan financiering en installeert zich in het digitaal ecosysteem, naast startups.be. De hub staat ter beschikking van ondernemers op zoek naar financiering, met een eventuele deelname van business angels in het kapitaal. Be Angels is in volle expansie en faciliteerde in 2018 maar liefst 41 fondsenwervingen in 39 bedrijven. Het team stelt vandaag 8 VTE tewerk, tegen 3 in 2015. Laurent Hublet, CEO van BeCentral, verklaarde: “Ik verheug me om de komst van Be Angels en zijn permanente vestiging op de campus. De aanwezigheid van een erkend netwerk van business angels zoals Be Angels is een kans voor de studenten en ondernemers in de BeCentral gemeenschap. Bovendien verbreedt de Be Angels Academy de waaier aan opleidingen die wij hier aanbieden.” Claire Munck, CEO van Be Angels voegt eraan toe: “Wij zijn opgetogen met onze integratie in het ecosysteem van BeCentral. Zijn nationale dynamiek en zijn missie gewijd aan ondernemerschap, leren en digitale technologie sluiten perfect aan bij de ontwikkeling van ons netwerk.” Informatie: www.beangels.eu Pierre Vanherck ontwerpt de eerste wandelstokken met geïntegreerde chip Pierre Vanherck beleefde altijd al een passie voor hout. Hij kreeg in Frankrijk een opleiding door de beste ambachtslieden en ontdekte in 2004 de wereld van de wandelstokken en hun prestigieuze accessoires. Hij daagde zichzelf dan ook uit om zijn allereerste creatie te verwezenlijken. De man is tegelijk kunstenaar en ontwerper. Met de technieken die hij zelf ontwikkelde, is hij vandaag in staat om uitzonderlijk kunstwerken in het leven te roepen. Zijn expertise leverde hem een internationale roem op. Zijn wandelstokken worden trouwens over de hele wereld tentoongesteld. Het ontwerp van deze voorwerpen blijft evolueren alsof de verbeelding van de kunstenaar de enige grens zou zijn. Laat u inspireren via #MeetAtKinepolis business.kinepolis.be/morning-sessions ALISSON SINÉCHAL Zelfs voor kleine groepen hebben we grootse oplossingen. Bent u met een beperkte groep en zijn jullie op zoek naar een locatie met grootse uitstraling? Dan heeft Kinepolis Business de perfecte oplossing voor u: Morning Sessions. Een nieuw servicepakket voor bedrijven die op zoek zijn naar een unieke locatie voor presentaties, workshops, brainstormings, business meetings, kick-off s … Morning Sessions zijn bestemd voor kleine groepen vanaf 15 tot 60 personen en kunnen gereserveerd worden op weekdagen van 9u tot 13u. Kinepolis Business Belgium Kinepolis Business Kinepolis Business Belgium B2B-ACCOUNT MANAGER Tel. +32 2474 26 40 asinechal@kinepolis.com Kinepolis Brussel, Eeuwfeestlaan 20, B-1020 Brussel Vanaf €15 pp excl 21% BTW
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News doe je zelf, aan de hand van de handleiding. Daarna stuur je de kit via de post naar het gecertificeerd labo. Na twee dagen kan je in je online profiel de resultaten bekijken: gemakkelijk, discreet, Hiervan getuigen de eerste wandelstok – die parfum verspreidt – en alle andere, waaronder een wandelstok met ingebouwde vulpen of een waarvan het handvat via 3D prototyping werd ontworpen. Pierre Vanherck lanceerde in 2019 de allereerste geconnecteerde wandelstokken. Wie de ingebouwde chip met een smartphone scant, krijgt toegang tot het certificaat van authenticiteit van het kunstwerk en wordt doorverwezen naar de website van de kunstenaar. Pierre Vanherck bedenkt unieke, tijdloze en uitzonderlijke objecten. Hij omringt zich door gepassioneerde en nauwgezette Belgische ambachtslieden die een ongeëvenaarde expertise en meesterschap aan de dag leggen voor elk voorwerp, dat trouwens volledig met de hand wordt vervaardigd. Elke wandelstok wordt getekend door de kunstenaar. “De wandelstok is een kunstwerk op zich. Zijn moderniteit en exclusief karakter geven een nieuwe betekenis aan het concept van elegantie. Je kunt trouwens aanvoelen hoe verfijnd de geest van een man is aan de manier waarop hij zijn wandelstok draagt”, besluit Pierre Vanherck, met een citaat van Balzac. Hilaire Hubert, een consultant die in het buitenland actief is in de modebranche, is de ambassadeur en agent in Luxemburg, Vietnam en in gans Afrika. In Afrika werkt Hubert samen met Safia Rodriguez Bomboko, in Vietnam met het agentschap Le Nom. Informatie: http://pierre-vanherck.com Thuis testen op SOA’s met Belgische startup abel.care Het aantal seksueel overdraagbare aandoeningen (SOA’s) neemt jaar na jaar toe. Toch blijft de drempel om zich te laten testen voor veel mensen hoog. De jonge Brusselse startup Abel.care, ondersteund door accelerator Start it @KBC, tracht het probleem op te lossen met de lancering van een nieuw digitaal platform voor het opsporen van SOA’s. Op www.abel.care kan je voortaan een SOA-test bestellen. Je krijgt een testkit geleverd. Het urine- of vaginaal staal afnemen snel en betrouwbaar. “Abel.care is meer dan een webshop voor tests,” zegt Ella Ameye, advocate en mede-oprichtster. “Alles begint bij preventie. We praten over het belang van veilige seks, we geven informatie over mogelijke symptomen, we leggen uit wat een incubatieperiode is, we geven tips over hoe je met vorige partners kan praten over SOA’s, enzovoort. Hiervoor kunnen we rekenen op tips van SENSOA, het expertisecentrum dat de algemene seksuele gezondheid wil bevorderen en een gediversifieerd testaanbod ondersteunt.” Direct-to-consumer lab-testing is nieuw in ons land maar bestaat al langer in het buitenland. Het team van Abel.care wil na overleg met het Ministerie van Volksgezondheid, de Orde der Artsen en medische juridische experts bijdragen tot een verhoging van het percentage SOA opsporingstesten in België. De startup wil zijn aanbod aanvullen met andere testen en het platform verder uitbreiden in Europa. Informatie: www.abel.care Na België en Frankrijk vestigt het online betaalplatform iBanFirst zich in Nederland iBanFirst, een internationale speler die grensoverschrijdende financiële diensten aanbiedt, breidt zich nu uit naar onze noorderburen, na een snelle groei in België en Frankrijk. De scaleup van het jaar 2018 kondigt vandaag de overname aan van zijn Nederlandse concurrent NBWM (de Nederlandsche Betaal- en Wisselmaatschappij), een valutaspecialist die meer dan 1000 klanten bedient. Naar aanleiding van deze overname zal iBanFirst jaarlijks een betalingsvolume van 5 miljard euro verwerken. De overname van NBWM en de uitbreiding naar Nederland toe maken deel uit van de ambitieuze groeiplannen van iBanFirst sinds zijn jongste fondsenwerving ter hoogte van 15 miljoen euro, in november 2018. De 100% jaarlijkse groei van iBanFirst berust op een aanzienlijke investering in de ontwikkeling van het online platform en dito oplossingen. NBWM zal voortaan onder de naam iBanFirst werken. De overnemer zal het kantoor van NBWM in Amsterdam tot medio 2020 gebruiken. “iBanFirst en NBWM vullen elkaar perfect aan. Beide bedrijven bieden hun klanten geïndividualiseerde diensten en spitstechnologie. 10 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 News Dankzij het toonaangevende online platform van iBanFirst kunnen onze NBWM klanten alle voordelen genieten van de jongste ontwikkelingen op het vlak van betalingsverkeer. Ze krijgen ook toegang tot een breder scala aan financiële producten en diensten”, vertelt Jeroen Hoevers, Country Manager België en Nederland bij iBanFirst. “Wat beide ondernemingen gemeen hebben is de combinatie van technologie en persoonlijke service. Vandaar de waarde van onze toenadering”, besluit Joost Derks, directeur-generaal van NBWM. Informatie: https://be-nl.ibanfirst.com/ Digitaal voor Doel Doel is en blijft een bijzondere plek met een sterke identiteit, op het snijpunt van haven, polder en natuur. Gemeente Beveren en Google Arts & Culture doken de voorbije maanden in het rijke archief en brachten een selectie van verhalen en beelden van honderden jaren geschiedenis van deze intrigerende plek terug tot leven. Door de unieke samenwerking zijn deze op een leerrijke, digitale manier voor de hele wereld toegankelijk. Hoe is Doel ontstaan en wat heeft de ontstaansgeschiedenis te maken met het typerende stratenpatroon dat je ook in Amerikaanse steden terugvindt? Waarom kwam Koning Leopold I op 9 mei 1833 op bezoek? Michiel Sallaets, communicatieverantwoordelijke Google België: “Google Arts & Culture biedt toegang tot werken van meer dan 1200 musea en partners van over de hele wereld. Op het platform worden kunst en cultuur gratis beschikbaar gemaakt voor iedereen. Ik vind het dan ook fantastisch dat we het unieke verhaal van Doel kunnen delen met alle nieuwsgierigen naar het verhaal achter het dorp. Zo kan je bijvoorbeeld inzoomen op veldslagen en brandstichtingen van ruim 200 jaar geleden.” Ook de Google Street Viewbeelden werden geactualiseerd. Het biedt een unieke momentopname van een dorp op een kantelpunt. De opnames werden te voet, met een 360° camera, gemaakt waardoor ook plaatsen die niet met de auto toegankelijk zijn, zoals steegjes en het bekende wandelpad op de Scheldedijk, in beeld werden gebracht. Op die manier kunnen bezoekers elk plekje van Doel bezoeken zonder hun luie zetel te moeten verlaten. Bijzonder is ook dat je nu via Google Street View een digitaal bezoek kan brengen aan de kerk van Doel en zijn beschermde orgel. Informatie: www.google.com Veolia versterkt zijn aanbod van energiediensten met Flexcity De Veolia Group, een wereldleider in geoptimaliseerd resource management, draagt bij aan de duurzame ontwikkeling van steden en industrieën door hen te helpen hun energieactiva beter te benutten, dankzij Flexcity. Deze oplossing voor elektrische flexibiliteit berust op de knowhow van Actility Energy en optimaliseert het gebruik van de activa inzake elektriciteitsverbruik, productie en opslag. Veolia's industriële, tertiaire en gemeentelijke klanten kunnen voordeel halen uit de compensatie die de netbeheerders aanbieden, hun elektriciteitsrekening optimaliseren op basis van prijsschommelingen en de integratie van hernieuwbare energieën bevorderen. Voor de netbeheerders is de noodzaak om productie en verbruik van elektriciteit in evenwicht te brengen nu van doorslaggevend belang. Dit heeft te maken met de ontwikkeling van hernieuwbare energiebronnen, die per definitie intermitterend zijn en waarvan de productie geen rekening houdt met verbruiksprofielen. Anderzijds heeft de snelle ontwikkeling van elektrische voertuigen gevolgen voor de netwerken. Deze voertuigen zijn ook een extra hulpmiddel op de flexibele markt. Flexcity is in staat om een zeer groot aantal verspreide sites te beheren en heeft een sterke expertise in het modelleren van industriële processen ondersteund door permanente dataanalyse en ‘machine learning’. "Deze oplossing geeft een beter inzicht in de behoeften en het begrip van de energietransitie, terwijl er ook wordt nagedacht over de toegevoegde waarde van deze oplossing. Het zal onze klanten en prospects beter en effectiever bijstaan in hun vraag naar een continu elektriciteitsvoorziening,” aldus Nicolas Germond, directeur van Flexcity. Informatie: www.veolia.com Brussel Metropool - Januari 2020 11
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Iddeën Brussel: een onbenut merk De handelsambities van staatsecretaris voor buitenlandse handel Pascal Smet (one.brussels) reiken tot aan de hemel, net als de toren waar hij kantoor houdt. “We moeten mensen verliefd laten worden op Brussel,” zegt hij. “ W at ik vind van mijn bevoegdheid buitenlandse handel? Schitterend!,” jubelt de staatssecretaris. Hij zit op twaalf hoog van een kantoorgebouw in de Noordwijk. Brussel ligt letterlijk aan zijn voeten. Hij neemt meteen de vlucht vooruit, twaalf intense dagen van een prinselijke handelsmissie in China zitten hem duidelijk niet in de kleren. Meer nog, hij lijkt er energie en ideeën uit te putten. “De torens die je daar ziet, zijn van een ander kaliber dan we hier neerzetten,” zegt hij. En dat is een deel van het Brusselse probleem. Brussel heeft volgens hem te weinig lef, te weinig buitenlandse uitstraling. Het merk Brussel staat niet sterk genoeg in de markt. “We moeten Brussel echt een smoel geven,” zegt hij. “Vergelijk Brussel met Amsterdam. Amsterdam heeft een hip en jong imago, daar gebeurt het. Brussel daarentegen wordt eerder geassocieerd met saaie politiek. En dat klopt natuurlijk niet. Ik zeg vaak tegen mensen uit het buitenland dat Brussel geen stad is waar je op het eerste gezicht verliefd op wordt. Maar we weten allemaal dat liefde op het eerste gezicht niet de liefde is die het langste duurt. We moeten beter worden om mensen verliefd te laten worden op Brussel.” Brussel moet vervellen van een stad van bureaucraten naar een stad die je beleeft. Brussel als een experience. Citymarketing boven Smet spreekt in marketingtermen over zijn bevoegdheden. Experience. Verkopen. In de markt zetten. Aantrekken. De stad als merk, city marketing, wordt het sleutelwoord voor zijn handelsbeleid. “We hebben echt een algemene imagocampagne nodig,” zegt hij. “Ik vind het merkwaardig dat het Brussels Gewest 30 jaar bestaat en er geen noemenswaardig marketingbeleid is.” Maar dat verandert dus. Staatssecretaris Smet zal samen met minister-president Wie is Pascal Smet? ➜ Geboren op 30 juli 1967 in Haasdonk (Oost-Vlaanderen) ➜ Werkt eind jaren ’90 op verschillende kabinetten ➜ Wordt commissaris-generaal voor de Vluchtelingen in 2001 ➜ Wordt Brussels staatssecretaris voor Mobiliteit in 2003 ➜ Wordt Vlaams minister voor Onderwijs in 2009 ➜ Wordt Brussels minister voor Mobiliteit in 2014 ➜ Gaat niet als SP.A’er naar de verkiezingen, maar begint zijn beweging One.Brussels ➜ Wordt Brussels staatssecretaris voor Urbanisme en Handel in 2019 Rudi Vervoort (PS), bevoegd voor toerisme, en minister Sven Gatz (Open VLD), bevoegd voor imago van Brussel, het Brusselse stadsmarketingbeleid coördineren. “We hebben veel achterstand in te halen, maar ik geloof dat er veel ruimte is om Brussel op de kaart te zetten. Ik 12 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 © Isopix Iddeën heb dat gemerkt tijdens de missie in China. Brussel is het merk en de toegangspoort tot niet alleen België maar ook Europa. Zelfs Vlaams minister-president Jan Jambon (N-VA) moet dat toegeven. Daarom zal ik samen met mijn collega’s erop toezien dat economie, politiek en toerisme deel zullen uitmaken van één geïntegreerd stadsmarketingsbeleid.” Het zijn grote woorden, erg concreet wordt de staatsecretaris niet. “Het is nog maar het begin van de legislatuur natuurlijk,” sust hij. Hij laat het niet aan zijn hart komen. Hij spreekt met een heilig vuur over de troeven van Brussel. “Brussel is een internationale stad. We moeten ze zo in de verf zetten. Wat een kosmopolitische stad! Iedereen kan hier thuis zijn, hier is geen één dominante cultuur. Dat is ons beste verkoopargument.” Brussel is een open stad, met erg veel culturen en creativiteit. Dat moeten we ondersteunen. Toegangspoort voor Europa Brussel heeft vele betekenissen. Het is een stad die zowel synoniem staat met België als met Europa en de Europese instellingen. Het is de toegangspoort tot Europa, vindt Smet. “Het is simpel. Als je naar Europa wil komen, dan kom je via Brussel. Brussel is en blijft de stad van de Europese besluitvorming. Maar het is ook een open stad, met erg veel culturen en creativiteit. Dat moeten we ondersteunen,” zegt Smet. De luchthaven is een essentieel onderdeel van die ondersteuningsstrategie. “Brussels Airport opent echt deuren,” zegt Smet. “Dat heb ik gemerkt in China. Een goed draaiende luchthaven is essentieel voor een goed investeringsklimaat. We gaan echt nauwer samenwerken met Brussels Airport. Ook al ligt de luchthaven niet op Brussels grondgebied, het is wel onze luchthaven. De luchthaven is belangrijk voor de uitstraling van Brussel. We zullen Brussels Airport helpen met het leggen van contacten en het vinden van nieuwe, rechtstreekse verbindingen.” Lifestyle De Brusselse creativiteit uit zich niet alleen in de traditionele markten waarin Brussel of België sterk staat, zoals voeding of lifestyle. “Brussel is veel meer dan alleen maar chocolade. We staan sterk op het vlak van de dienstensector, de financiële sector en de bouwsector. Die laatste hebben we de voorbije jaren te weinig gepromoot.” Shanghai, tijdens de laatste economische missie naar China. Van links naar rechts: de Waalse minister Willy Borsus, Pascal Smet, oud-vicepremier Didier Reynders, prinses Astrid, federaal minister Pieter De Crem en de Vlaamse minister-president Jan Jambon. Maar de grootste troef van Brussel, is volgens Pascal Smet de creatieve sector. “In Brussel staan er jaarlijks om en bij de 25.000 culturele activiteiten gepland. We hebben een hele sterke creatieve sector. Daar maken we het verschil. Die moeten we uitdragen.” Ook al zal de creatieve sector een belangrijk onderdeel worden van het buitenlandse handelsbeleid van de staatssecretaris, toch hoeven de andere bedrijfsleiders niets te vrezen. “Mijn boodschap is heel duidelijk: ik sta ten dienste van de Brusselse bedrijven. Dat is mijn rol. Ik ondersteun waar nodig. Niet alleen wanneer buitenlandse bedrijven zich willen vestigen in Brussel, maar ook wanneer Brusselse bedrijven willen uitbreiden naar het buitenland. Ik ga op geregelde tijdstippen overleggen met bedrijfsleiders en ga luisteren. Want ik wil weten welke accenten ik moet leggen, welke prioriteiten zij hebben. Bij alles wat ik doe, betrek ik de administratie trouwens. Hub.brussels is een jonge organisatie die dynamisch is en vooruit wil gaan. Het is belangrijk dat zij mee in het verhaal stappen.” ● Tim Devriese Brussel Metropool - january 2020 ❙ 13 © Belga
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Ideeën Voor of tegen een ecotaks op vliegtickets? Philippe Lamberts (Belgisch lid van het Europees parlement – Écolo) De luchtvaart moet inderdaad veel meer worden belast dan nu het geval is. De sector geniet ongehoorde fiscale voordelen. Hij wordt niet belast op kerosine en er bestaat geen btw op ticketprijzen. Probleem: het alternatief via de trein valt duurder uit en het aanbod is ontoereikend. De opbrengsten van belastingen op de luchtvaart moeten investeringen financieren in het oppervlaktevervoer, vooral de spoorwegen. De trein is weliswaar een zware investering, maar hij is duurzaam en gaat tientallen jaren mee. Het heeft natuurlijk geen zin dat verscheidene landen een dergelijke belasting zonder coördinatie heffen. Dit zou idealiter op wereldschaal moeten gebeuren, maar dit lijkt me niet realistisch. Ik pleit althans voor eensgezindheid tussen de EU-landen om de luchtvaart te belasten. Helaas stellen sommigen zich nogal terughoudend op. Om te beginnen de luchtvaartsector zelf. En daarna ook in de samenleving, want diep in het collectieve onbewuste zit dat goedkope vluchten een van de laatste sociale verworvenheden zijn. De mensen zouden het niet aanvaarden dat vliegen opnieuw een voorrecht van de rijken wordt. Een andere uitdaging is eensgezindheid onder de EU-lidstaten, van zodra er sprake is van fiscale aangelegenheden. Het probleem van de unanimiteit kunnen we echter omzeilen dankzij artikel 116 van de VWEU. Dat bepaalt dat wanneer een besluit de interne markt verstoort, een beslissing met meerderheid van stemmen kan worden genomen. Dit zal namelijk het geval zijn wanneer Frankrijk in 2020 kerosine belast. Het is in ieder geval hoog tijd om actie te nemen. De luchtvaart moet dringend worden belast. Het blijft een delicaat onderwerp, maar zoals ze in Brussel zeggen, « ça ne peut pas quand même pas continuer à rester durer ». In 2020 zal Frankrijk, naar het voorbeeld van het Verenigd Koninkrijk, Duitsland, Italië, Zweden en Noorwegen, een ecotaks op vliegtickets invoeren (van 1,5 tot 18 euro, naargelang van de klassen en het traject). In Zweden ontstond zelfs de ‘flygskam’beweging (de ‘schaamte om te vliegen’). De vraag is of de luchtvaart zwaarder belast moet worden. Assita Kanko, (Belgisch lid van het Europees parlement – N-VA) Binnen de N-VA zijn we tegen een milieubelasting op vliegtickets die zuiver nationaal zou worden geheven. Principieel zijn wij voorstander van maatregelen om het luchtvervoer milieuvriendelijker te maken, maar dit moet op Europees niveau worden georganiseerd. De luchtvaart is trouwens per definitie supranationaal. Volgens een studie van de Europese Commissie hebben slechts zeven landen een dergelijke belasting ingevoerd. Als je dan gaat vergelijken met bijvoorbeeld de Verenigde Staten of Australië, merk je meteen het verschil in schaal. Ook de EU kan dit doen, maar dan alleen als alle lidstaten de heffing aanvaarden. Bovendien ga ik ervan uit dat een dergelijke belasting alleen ter sprake kan komen als de concurrentiepositie van de luchtvaartmaatschappijen of de reisbureaus niet in het gedrang komt. In dezelfde studie geeft de EU echter toe dat deze belasting banenverlies kan teweegbrengen. Wees er zeker van dat luchtvaartmaatschappijen zoals Ryanair niet lang zullen aarzelen om ons land te verlaten als zij een eenzijdig opgelegde nationale belasting moeten betalen. De EU wil krachtig optreden voor het klimaat. OK, maar dan met het nodige realisme, niet door de ‘noodtoestand voor het klimaat’ uit te roepen of door maatregelen te treffen die het sociale evenwicht verstoren. In dit opzicht ben ik benieuwd naar de bepalingen en gevolgen van de ‘Green Deal’ die voorzitster Ursula von der Leyen momenteel voorbereidt. Indien nodig zullen wij als N-VA ingrijpen, zoals wij dat vroeger al hebben gedaan om te voorkomen dat de EU een amendement zou aannemen dat kernenergie als een slechte energiebron beschouwt. Wij vinden trouwens dat kernenergie een duurzame energieoplossing is, zowel voor de energievoorziening als voor het klimaat. ● Julien Semninckx 14 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 © Getty Open Source Op zoek naar de Smart City De Smart City is hip. Talloze voordrachten en publicaties worden eraan besteed. Toch blijft dit concept even wijdverbreid als vaag … Dat heb ik onlangs kunnen vaststellen door enkele vragen aan deelnemers van een workshop over het onderwerp. Eerste vraag: wat is de definitie van een Smart City? Doe de test: weinig mensen geven hierop een duidelijk antwoord. Tweede vraag: geef een voorbeeld van een Smart City. Veelzeggende stilte. Derde vraag: als u geen definitie of een voorbeeld kunt geven van een Smart City, hebt u dan voorbeelden van ‘Stupid Cities’? Beschaamd gelach in de zaal. Ieder zijn definitie Sommige definities van de Smart City zijn op zijn minst vaag. Voor de Europese Commissie is “een slimme stad de plaats waar traditionele netwerken en diensten efficiënter werken dankzij het gebruik van digitale en telecommunicatietechnologieën, ten behoeve van haar inwoners en bedrijven.” Het Europese Parlement komt met een andere definitie op de proppen: “een slimme stad probeert openbare vraagstukke aan te pakken door een beroep te doen op ICT oplossingen die een veelheid van belanghebbenden betrekken waarvan het partnerschap berust op de gemeentelijke overheid.” Wablieft? Marketingconcept of veranderingsproces? De Smart City wordt duidelijker vanuit het perspectief van een marketingconcept. Het zou dus de marketing van nieuwe technologieën zijn. Sommige beweren trouwens dat het concept voortvloeit uit campagnes van multinationals als Cisco en IBM (die trouwens in 2011 het merk ‘Smarter Cities’ registreerde). Toch werd het concept eveneens overgenomen in politieke marketing: de partijprogramma’s of de stedelijke marketing. De Stad Brussel beschikt trouwens over een specifieke website, naast die van het Gewest, dat een eigen Smart City Manager tewerkstelt. Deze invalshoeken vullen elkaar aan en krijgen een betekenis voor zover de slimme stad wordt begrepen als een proces van verandering eerder dan als een holle slagzin. Met een nuchtere kijk moeten we al gauw toegeven dat noch een stad, noch een technologie intelligent kunnen zijn. Technologie alleen geeft geen aanleiding tot ingrijpende veranderingen. Wel is de vraag hoe de technologie wordt ingezet en toegepast in het raam van ‘slimme’ projecten en beleidsmaatregelen, onder de drievoudige impuls van overheden, ondernemingen en Tarik Hennen Digital Strategy Consultant De Wereldbank stelt twee definities voor, die uiteenlopende opvattingen illustreren. Enerzijds kan een Smart City worden begrepen als “een technologie-intensieve stad, met overal sensoren en hoogwaardige openbare diensten, dankzij de informatie die duizenden onderling verbonden toestellen in real time verzamelen.” Hier krijgt de technologie voorrang, maar ze reduceert de Smart City tot een geconnecteerde stad. Anderzijds is er sprake van een “stad die, dankzij de beschikbare technologie, een betere relatie tussen burger en overheden onderhoudt. Ze maakt gebruik van de feedback van de burgers om de dienstverlening te verbeteren en stelsels te creëren die de nodige informatie verzamelen.” In deze definitie is het de samenwerking die de stad intelligent maakt. burgers. Geen van deze spelers heeft controle op de Smart City. Maar ieder van hen heeft een rol te spelen in het veranderingsproces van onze steden. Nieuwe technologieën zijn dus een noodzaak, maar op zich niet voldoende. Technologische innovatie was aanwezig bij de meeste grote maatschappelijke verschuivingen. Het fenomeen is niet nieuw (denk aan de uitvinding van de drukkerij of de industrialisatie). De innovaties hebben revoluties teweeggebracht omdat er onderliggende culturele veranderingen aan het werk waren. Het was trouwens in de tijd van de Verlichting dat de drukpers echt tot bloei kwam. Uiteindelijk is een Smart City gewoon … een stad. De stad van morgen begint weliswaar bij de keuzes die we vandaag maken. ● Tarik Hennen Digital Strategy Consultant Brussel Metropool - Januari 2020 15 © Noémie Kreitlow
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Ideeën Vorming als hoeksteen voor een betere Brusselse arbeidsmarkt Om over dit belangrijke thema na te denken ontmoette Bernard Clerfayt, minister van werkgelegenheid en beroepsopleiding, een twintigtal grote werkgevers uit het Brusselse Gewest die lid zijn van Beci. De gesprekken dankten veel van hun diepgang aan de zeer verhelderende voordracht van Steven Vanackere, vicevoorzitter van de Hoge Raad voor de Werkgelegenheid en directeur van de Nationale Bank van België. V ia een accurate en pedagogisch opgebouwde uiteenzetting presenteerde Steven Vanackere een overzicht van de arbeidsmarkt in België en Brussel. Hij citeerde een aantal opvallende bevindingen uit het verslag van de Hoge Raad voor de Werkgelegenheid 2019 (zie: http://www.werk.belgie.be/home.aspx). Van meet af aan valideerde Steven Vanackere in grote lijnen de recente analyse en verklaring van minister Clerfayt, waarin staat dat Brussel geen extra banen nodig heeft, wél meer Brusselaars die deze functies kunnen invullen. Het verslag onderzoekt en objectiveert heel wat fenomenen op onze arbeidsmarkt. De directeur van de NBB legde bijzondere nadruk op de manier waarop we de werkgelegenheidsgraad moeten berekenen. Een werkgelegenheidsgraad in voltijdsequivalenten Onze nationale werkgelegenheidsgraad ligt onmiskenbaar nogal aan de lage kant. Toch krijgen we een iets ander beeld wanneer deze waarde in voltijdsequivalenten wordt uitgedrukt. In dat geval scoort België beter dan Nederland. Laten we ook melden dat deeltijdswerk in België meestal een vrijwillige keuze is van de werknemer. Ongewild deeltijdswerk (dat de werknemer dus niet heeft gevraagd) ligt bij ons ver onder het Europese gemiddelde. Deeltijdswerk dient als oplossing zeker te worden bevorderd om onze werkgelegenheidsgraad op te krikken, des te meer omdat het beantwoordt aan de wens van werknemers. Talrijke vraagstukken kwamen aan bod, ondersteund door cijfergegevens. Zo bijvoorbeeld de vergelijking van de Belgische en Brusselse arbeidsmarkt met die van de buurlanden, de omzetting van economische groei in een stijging van de werkgelegenheid, het tekort aan geschoolde arbeidskrachten, niet-ingevulde functies, de werkloosheidsgraad in functie van de doelgroep en op geografische basis, de activiteitsgraad, de op de arbeidsmarkt beschikbare bevolking over een tijdspanne van 10 jaar, spanningen op de arbeidsmarkt, de hiaat tussen vraag en aanbod, de verbetering van de fiscale wig, de werkloosheidsvallen, de kost en competitiviteit van lonen, de gevolgen van de digitalisering … De Brusselaar, de Waal en de Vlaming zijn onvoldoende opgeleid Een andere zorgwekkende bevinding is het percentage volwassenen dat deelneemt aan permanente vorming. In België is dit ongeveer 8,5%, een bijzonder zwak cijfer. Ter vergelijking halen Frankrijk op dat vlak 18%, Nederland 19% en Finland meer dan 25%. De Belgische situatie staat in schril contrast met de mening van zowel de minister als de werkgevers om de tafel: zij bevestigden dat vorming van groot belang is en een uitdaging vormt, niet alleen voor werkzoekenden, maar voor alle werknemers gedurende hun loopbaan. Minister Bernard Clerfayt beschouwde vorming als een grote uitdaging voor Brussel en zijn inwoners. De aanwezige werk16 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 © Getty Ideeën gevers bespraken eveneens de oriëntering van jongeren in opleiding en van actieve werknemers naar vaardigheden waar de arbeidsmarkt naar vraagt. Wat betreft betaald educatief verlof is Vlaanderen gaan werken aan een betere afstemming op de werkelijke behoeften van de markt. Minister Clerfayt erkende van zijn kant de noodzaak om een betere aansluiting te bereiken tussen de aangeboden opleidingen en de beschikbare banen. De opleidingen moeten beter aansluiten bij de beschikbare banen. Nooit genoeg vorming Het sociaal secretariaat SD Worx nam deel aan het rondetafelgesprek en citeerde Alvin Toffler: “De analfabeten van de 21e eeuw zullen niet zijn wie niet kan lezen of schrijven, maar degenen die niet kunnen leren, afleren en opnieuw leren.” Bart Pollentier legde de klemtoon op deze cruciale noodzaak, om de arbeidsmarkt te betreden, uiteraard, maar ook om er te blijven en om de inzetbaarheid van de werkkracht te behouden en zelfs te verbeteren. Michel Croisé, CEO van Sodexo Belgium, beaamde dit: “Wij hechten veel belang aan vorming en sporen ons personeel dan ook aan om constant bij te leren. Werknemers zijn zich onvoldoende bewust van de kans – en soms van de noodzaak – die de aangeboden opleidingen betekenen.” Ook Geoffroy Gersdorff, CEO van Carrefour Belgium, was deze mening toegedaan: “Wij stellen 11.000 mensen tewerk en willen graag hun inzetbaarheid globaal verbeteren. Wij organiseren dus heel wat trainingen. Het volstaat echter niet dat de werknemer iets anders leert te doen. Hij moet ook werken aan zijn bereidheid om ander werk te aanvaarden. Dat loopt niet altijd van een leien dakje.” Op het terrein bevestigden en illustreerden de werkgevers de cijfers van Steven Vanackere over de deelname van volwassenen aan bij- en nascholing: in alle Belgische gewesten ligt dit percentage laag. Er bestaan mogelijkheden en middelen, de werkgevers trachten die te promoten, maar de resultaten voldoen niet aan de verwachtingen. Waar wringt het schoentje? SD Worx pleitte voor aanzienlijke incentives voor al wie werkt aan het verbeteren van zijn of haar bekwaamheden. Steven Vanackere oordeelde dat er ook stimulansen nodig zijn om de opleidingen te promoten die rechtstreeks leiden tot werkgelegenheid. En wat was het standpunt van de sectoren die bereid zijn massaal aan te werven, maar geen Bernard Clerfayt kandidaten vinden, zoals Jean-Christophe Vanderhaegen van de Confederatie Bouw tot zijn grote spijt vaststelde? Hij pleitte voor meer steun aan efficiënte en resultaatgerichte onderwijsstelsels, zoals het EFP – sfpme, het Brussels centrum voor alternerend beroepsonderwijs, waarvan 80% van de studenten een baan vindt. Opleidingen voor sectoren die aanwerven “Inderdaad”, zei Olivier Willocx, CEO van Beci: “In de Franse Gemeenschap bestaan er opleidingstrajecten die amper 4% sociaal-professionele integratie bereiken. De resterende 96% wordt dus werkloos. Opleidingen in beroepen die niet meer bestaan, moeten we een halt toeroepen. Deze middelen zouden we veel beter besteden aan opleidingen voor veelbelovende sectoren, zoals de bouw. Vandaag zit Brussel met een tekort aan duizenden arbeiders om residentiële gebouwen te renoveren en de energietransitie te verwezenlijken, in lijn met de klimaatdoelstellingen.” Béatrice de Mahieu, CEO van Co.Station, opperde dat ze “om vorming te stimuleren, heel wat ervaring heeft opgedaan met het oplossen van concrete gevallen. Vraag aan uiteenlopende profielen om aan specifieke projecten te werken, en die mensen worden getraind zonder dat ze het zelf beseffen.” In een dergelijke context wordt de opleiding niet aangevoeld als een verplichting. De mensen zijn bijzonder gemotiveerd, mede dankzij een context van startende activiteit en een technologische omgeving, die zeer in trek is. Eigenlijk was iedereen het eens over deze vaststelling: vorming om toegang te krijgen tot een baan of als verdere ontwikkeling van vaardigheden is en blijft een prioriteit. ● Vincent Delannoy Brussel Metropool - january 2020 ❙ 17 © Reporters
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Enterprise Europe Network Commissie von der Leyen wil een groen en digitaal Europa De nieuwe Europese Commissie, onder leiding van Ursula von der Leyen, is op 1 december vorig jaar aangetreden voor een termijn van vijf jaar. Welke impact zal haar economisch beleid hebben op de Belgische bedrijven? Ursula von der Leyen O 1 m het economisch beleid van de splinternieuwe Commissie te beoordelen, is het wellicht nog te vroeg. Uit het programma van voorzitster von der Leyen halen we echter vier krachtlijnen die de koers voor de komende jaren aangeven. Dit zijn duurzaamheid, steun aan KMO’s, digitalisering en internationale handel. Een ‘Green Deal’ voor Europa: Klimaat en duurzame groei staan bovenaan de agenda van Ursula von der Leyen, die amper 10 dagen na haar aantreden haar ‘Green Deal’ presenteerde. “Europa als eerste koolstofneutraal continent tegen 2050”: de nieuwe voorzitster deelt deze ambitieuze verbintenis met Commissaris voor interne markt Thierry Breton. Maar hoe realistisch is dit in het licht van de huidige ontwikkelingen van het klimaatvraagstuk? Het Europa van de Commissie von der Leyen wil een wereldleider worden op het gebied van circulaire economie en schone technologieën. Vandaar ook de verbintenis om ‘recordbedragen’ te investeren in spitstechnologisch onderzoek en innovatie. Privé financiering moet echter groener worden om aan de inspanningen deel te nemen. Alle sectoren zijn erbij betrokken: transport, energie, circulaire economie, landbouw enz. Komt de Europese ‘green business’ binnenkort in een stroomversnelling? 2 Steun aan KMO’s: Iedereen weet vandaag dat de kleine en middelgrote ondernemingen de ruggengraat vormen van de Europese economie. Zij creëren de meeste nieuwe banen en zijn het meest innovatief. Steun aan KMO’s staat al lang op de agenda van het Europees economisch beleid. De nieuwe Commissie wijkt hier niet van af. Meer dan ooit komt de klemtoon te liggen op de financiering van groei en innovatie, onder meer “door de voltooiing van de eengemaakte kapitaalmarkt”. De Commissie belooft met name te werken aan een 18 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 3 vereenvoudiging van administratieve formaliteiten en aan een betere toegang van KMO’s tot de markten, naast de oprichting van een publiek-privaat fonds specifiek voor de beursgang van KMO’s. Digitale transitie : De Commissie von der Leyen erkent impliciet dat Europa een achterstand heeft opgelopen. De digitale kampioenen zijn tegenwoordig Amerikaans of Chinees. Behalve Spotify en Deezer pronken er weinig Europese namen aan de top. Omdat de wereld zo snel verandert, blijft het gelukkig mogelijk om dit digitale lot weer in handen te nemen, met technologieën als 5G, blockchain, high performance computing, quantum computing, data-exploitatie e.a. Op wereldschaal bijdragen aan de definitie van de normen die op deze nieuwe generatie technologieën van toepassing zullen zijn, wordt de ambitie. Binnen de EU gaat de aandacht echter eerst naar een betere digitale eenheidsmarkt. En op het gebied van de wetgeving zullen de huidige werkzaamheden rond privacy (ePrivacy) en de hervorming van het auteursrecht de AVG komen aanvullen. 4 Een vrije en eerlijke handel: Internationaal is Europa de op een na grootste economie ter wereld (na de Verenigde Staten). De EU bevestigt opnieuw zijn engagement voor een ‘vrije en eerlijke handel’. Naar aanleiding van de ‘nieuwe generatie’ handelsovereenkomsten met Canada, Japan, Vietnam en Singapore, is de Commissie bereid om de onderhandelingen met Australië en Nieuw-Zeeland snel af te ronden, in afwachting van verdere partnerschappen. De nu gevoelige relatie met de Verenigde Staten, waarbij een mogelijk handelsverdrag de plaats ruimde voor sancties, krijgt in de komende maanden uiteraard de nodige aandacht.● Emmanuel Robert © belgaimage Families zo snel mogelijk herenigen! Mogelijk gemaakt door Anja Paermentier - Digital Channels Manager Het leven van duizenden reizigers makkelijker maken. Dat is wat Anja doet bij Brussels Airport Company. Door reizigers de informatie te geven die ze nodig hebben, wanneer ze die nodig hebben. Kortom, een optimale ervaring creëren via alle digitale kanalen. Samen dromen waarmaken. Solliciteer nu op brusselsairport.be/jobs
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2020: niet tevergeefs Get ready for tomorrow Idées Het is ergens logisch dat een journalist wordt gevraagd om het Brusselse bedrijfsleven toe te spreken via het magazine van Beci, de vereniging van onze hoofdstedelijke bedrijven. Het initiatief heeft te maken met de media en met de hoofdstad. Ik moet toegeven dat ondernemingen het soms in de media zwaar te verduren krijgen: hun problemen krijgen veel vaker de aandacht van de voorpagina’s dan hun verdiensten. De informatiesector houdt van alles wat dwars zit: een tegenvaller, een incident, maar ook innovatie. Toch zijn er in de wrede wereld van de media heel wat mensen met voeling voor constructieve journalistiek. Er is hier echter geen sprake van een krant die alleen het goede nieuws zou verkondigen. Dit is een aloude hersenschim van wie liever achter lovende woorden schuilt en terugschrikt voor de scherpe invalshoek van de vierde macht. Journalisten zijn er om ‘verslag uit te brengen’. Dit is de betekenis van de Engelse term ‘reporter’. Dit verslag gaat gepaard met alle vragen die de context oproept, zoals het hoort in een democratie die de vrijheid van ondernemerschap en de persvrijheid koestert. Reclame en communicatie zijn in feite veel sterkere propagandamiddelen dan de relaties met de pers! Een regionaal medium als bx1 treedt op als getuige van wat er gebeurt en zich ontwikkelt in het Brusselse Gewest. Als dusdanig is het een bevoorrechte speler, via contacten met ondernemers in de hoofdstad. Precies daarom is het belangrijk om hier regelmatig Brusselse initiatieven in de kijker te zetten, bijvoorbeeld via programma’s als Big Boss , After of het nieuwe Pitch . De economie en het bedrijfsleven zijn even actueel als sport en cultuur. Uitdagingen Ons Gewest een nieuwe dynamiek en een nieuw leven inblazen om er de betere talenten naartoe te lokken (of ze te behouden): dit zijn vitale uitdagingen die de media en de ondernemingen gemeen hebben. Al is de algemene sfeer nogal somber – en dit is mede te wijten aan het internationale nieuws – toch zal de toekomst zijn wat we ermee zullen doen. Zowel in de gedragingen van de consument als in het beleid 1 20 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 © BELGAIMAGE Jean-Jacques Deleeuw werkte vroeger voor RTL, waar hij aan het hoofd stond van verscheidene afdelingen. Sinds 2015 is hij hoofdredacteur van bx1, de Franstalige Brusselse nieuwszender. Bx1 was tot nu toe aanwezig op televisie en op het web, maar zet nu ook de stap naar radio met bx1+. JeanJacques Deleeuw aanvaardde onze uitnodiging om het dossier Get Ready for Tomorrow te beheren voor Brussel Metropool. Zijn interview vindt u in podcast op www.beci.be/podcast. dat de media voeren, liggen er kansen voor het grijpen. De ‘Gafa’ verpletteren al de rest in de digitale wereld. Ze zijn tegelijk concurrenten en bronnen van uitzichten. Laten we er het beste van maken! In deze geest werd dit nummer van Brussel Metropool opgevat. Voor welke uitdagingen komen de leden van Beci te staan in 2020, het overgangsjaar tussen de oude en de nieuwe wereld? We hebben het hier over de digitale en de ecologische transitie, over nieuwe vormen van mobiliteit of administratieve maatregelen waaraan iedereen zich zal moeten aanpassen. Vandaar het belang om de lijst op te stellen van deze doelstellingen voor 2020, met detailinformatie Big Boss est une émission mensuelle mettant en valeur une entreprise bruxelloise, en collaboration avec L’Écho. 2 After présente chaque semaine trois nouveaux endroits de la Capitale (magasins ou Horeca). 3 Pitch permet aux scientifiques et entrepreneurs de présenter leurs innovations et recherches. Get ready for tomorrow en toelichtingen. Met de redactieraad hebben we er ook getuigenissen aan toegevoegd van allerlei ondernemers (grote bedrijven, KMO’s, zelfstandigen, overheid en privé). Ieder op zijn manier werpen zij een nieuw licht op deze onvermijdelijke uitdagingen. Nee, (bedrijfs)leider, je staat er niet alleen voor! Een tikkeltje vriendelijkheid in een wereld van pestkoppen Ik ben ervan overtuigd dat 2020 een jaar van ingrijpende veranderingen wordt. Het begrip ‘verandering’ beperkt zich niet tot de in de media zeer aanwezige ecologische transitie, maar omvat ook broodnodige gedragsveranderingen: welwillendheid en eerlijkheid. Welwillendheid is de terechte reactie tegen het dumpen van haat op sociale netwerken en de radicalisering van de standpunten (veganisten tegen allesvreters, auto tegen fiets, jongeren tegen babyboomers, noem maar op). Dit heeft niets te maken met rozengeur en maneschijn, maar met problemen onder ogen zien en die via denkwerk en overleg oplossen. Welwillendheid is geen achterhaalde waarde: ze is uiterst modern. Het gaat hier om actief luisteren, om snel maar gematigd reageren. Welwillendheid is ook een fout of een mislukking kunnen erkennen en zich aanpassen om er het beste uit te halen. Het is behendigheid in het gedrag en in het begrip van wat de mensen om ons heen meemaken. Eerlijkheid (‘fairness’ in het Engels) is een houding waarmee je je met trots in de spiegel kunt bekijken. Het is het exacte tegenovergestelde van onrechtvaardigheid en dubbele maatstaven. Het is de kunst om dingen proberen te doen op een manier die eerbied vertoont voor onze omgeving in de brede zin van het woord. In mijn beroep als journalist betekent dit ook het correct inschatten van de impact van al wat we in de media verspreiden. Het is een benadering van de objectiviteit, het vasthouden aan de feiten – en bijsturen, als het moet. Mijn vurige wens is dat 2020 het jaar wordt waarin iedereen het onderscheid kan maken tussen goede informatie en nepnieuws. In 2019 heeft fake news te veel leed veroorzaakt. Enkele richtlijnen voor het nieuwe jaar Eerlijkheid en welwillendheid betekenen voor de Brusselse ondernemingen een geweldige uitdaging. Ze moeten innoveren om aan de koolstofarme doelstellingen te voldoen. Ze moeten nieuwe procedures bedenken om de arbeidsomstandigheden te verbeteren ten voordele van de werknemer en van de werkgever (de statistieken van de burn-out en het ziekteverzuim moeten nu echt gaan Rond Jean-Jacques Deleeuw tijdens de redactievergadering, van links naar rechts: Tim Devriese (Communication Executive Beci), Elisa Brevet (freelance journalist) en Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci). dalen). De bedrijven moeten ook nieuwe markten ontdekken, nieuwe producten ontwikkelen, de meest ondankbare taken automatiseren enzovoort. En discriminatie moet de plaats ruimen voor verrijking door onze onderlinge verschillen. Met dit nummer van Brussel Metropool, dat we aan het team van Beci te danken hebben, krijgen we ongetwijfeld een duidelijker beeld in de doolhof van al wat in 2020 zal veranderen. Het wordt wellicht een waardevol vademecum, dat we best bij de hand houden. Moge iedereen, ik inbegrepen, binnen de 12 komende maanden zoveel mogelijk van deze uitdagingen aangaan. Onze nachten zullen er minder rusteloos van worden. 2020 wordt een prachtig jaar, toch? ● Jean-Jacques Deleeuw Directeur Informatie en Hoofdredacteur van bx1, het medium bij uitstek in Brussel. Brussel Metropool - Januari 2020 21 © Belga © Belga
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Get ready for tomorrow 2020, een jaar vol verandering 2020 wordt het jaar van de vernieuwing. Hiervan getuigen de hervorming van het Wetboek van Vennootschappen en van de vennootschapsbelasting onder impuls van de regering Michel, maar ook de jongste gevolgen van de zesde staatshervorming, de ecologische vereisten, de sociale verkiezingen of nog de nieuwe internationale handelsregels. De ondernemingen zullen zich in elk geval een aantal inspanningen moeten getroosten om zich aan al deze nieuwigheden aan te passen. Leren leven met het nieuwe Wetboek van Vennootschappen Het nieuwe Wetboek van Vennootschappen en Verenigingen werd op 1 mei 2019 van kracht. Het beoogt een vereenvoudiging, door de bepalingen met betrekking tot privaatrechtelijke groepen onder eenzelfde tekst samen te brengen. Zo vermindert de verscheidenheid aan vennootschapsvormen. Bedoeling? België aantrekkelijker te maken als investeringsen ondernemersland. moeten gaan met controles op kredietwaardigheid en liquiditeit, zodat het bestuursorgaan er zeker kan van zijn dat de onderneming haar schulden over een periode van ten minste 12 maanden kan betalen. De bestuursleden zijn hoofdelijk aansprakelijk jegens de vennootschap en derden. Indien de vennootschap over een accountant beschikt, zal deze de historische en prospectieve boekhoudkundige en financiële gegevens in het verslag van het bestuursorgaan moeten beoordelen. De mogelijkheid om tussentijdse voorschotten op de dividenden en op de winst van het lopende jaar uit te keren zal echter een snellere toename van de winst vergemakkelijken. Alle bestaande ondernemingen moeten bij de eerste wijziging van hun statuten, en ten laatste op 1 januari 2024 (1 januari 2029 voor verenigingen), aan het nieuwe Wetboek voldoen. Vzw’s die binnen de grenzen van de wet van 1921 blijven, mogen geen winstgevende activiteiten verrichten. Dit wordt wel mogelijk wanneer ze hun statuten aanpassen aan het nieuwe Wetboek, dat geen onderscheid meer maakt tussen vennootschappen met of zonder winstbejag. Vanaf 1 januari zal een test van het netto-activa niet meer volstaan om dividenden uit te keren. Deze test zal gepaard Een nieuwe fiscale aanpak Het jaar 2020 (aanslagjaar 2021) luidt de derde fase in van de inwerkingtreding van de wet van december 2017, die de vennootschapsbelasting hervormt. Het algemene tarief van 33%, dat vorig jaar al tot 29% werd verlaagd, daalt verder tot 25%. Voor KMO’s geldt nu al een verlaagd tarief van 20% op de eerste 100.000 euro belastbare winst. De crisisbijdrage, die sinds 2019 is verlaagd van 3 naar 2%, wordt in 2020 definitief afgeschaft. Vanaf 2020 wordt de afschrijving pro rata temporis berekend naar gelang van het aantal dagen van feitelijk bezit van de investering. Voor een investering die aan het einde van het boekjaar plaatsvindt, zal het dus niet meer mogelijk zijn om de afschrijvingen voor het volledige jaar in mindering te brengen. Kleine vennootschappen zullen echter nog steeds incidentele kosten in één keer mogen afschrijven. Het degressieve afschrijvingsregime verdwijnt dus in 2020, maar investeringen van voor 1 januari mogen echter worden voortgezet. Nog andere veranderingen worden dit jaar van kracht. 22 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 © Getty © Getty Get ready for tomorrow Ondernemingen met vrijgestelde reserves zullen tijdelijk gedurende twee jaar worden aangemoedigd om deze om te zetten in belastbare reserves tegen een verlaagd tarief. De aftrek van bepaalde uitgaven wordt eveneens beperkt. Het tarief voor verborgen winsten wordt niet langer gehalveerd wanneer ze worden opgenomen in de rekeningen van een volgend boekjaar. Bovendien wordt er een niet-aftrekbare administratieve boete opgelegd. De kosten van collectief vervoer van personeel tussen huis en werk zijn niet langer voor 120% aftrekbaar. Een ander voorbeeld: administratieve boetes zijn niet meer aftrekbaar. Ook kortingen voor extra personeel en stagiairs worden afgeschaft. Inzake voertuigkosten wordt de nieuwe (beperkte) aftrek berekend volgens een formule die rekening houdt met een coëfficiënt vastgesteld volgens het type brandstof en de CO2uitstoot per kilometer. Het aftrekbare deel van de uitgaven voor wagens mag niet minder dan 50% en niet meer dan 100% bedragen. Voor voertuigen die 200 g CO2/km of meer uitstoten, wordt het aftrekbare gedeelte forfaitair vastgesteld op 40%. Vanaf 1 januari zullen de brandstofkosten, die voordien tegen 75% aftrekbaar waren, dezelfde aftrekbaarheidsberekening volgen als de andere autokosten. Groener Meer biobrandstoffen: de Europese verplichting om het aandeel van biobrandstoffen in elke liter benzine of diesel vanaf 1 januari te verhogen tot 8,5% is in de Belgische wetgeving opgenomen, weliswaar met een percentage van 9,6% (tegenover 5% in E5 benzine en 7% in B7 diesel). De prijs per liter zal aan het tankstation met één tot twee cents stijgen. een boete van 350 euro opgelegd, die na drie maanden kan worden herhaald. Duurzamere verplaatsingen: ondernemingen met meer dan 100 werknemers op eenzelfde vestiging moeten uiterlijk op 30 juni 2020 een diagnose van hun mobiliteit indienen. In de daaropvolgende maanden worden ze verondersteld een actieplan te ontwikkelen om het woon-werkverkeer duurzamer te maken en zodoende de impact op het milieu en de verkeersoverlast te verminderen. Beide documenten dienen ten laatste tegen 31 januari 2021 naar Leefmilieu Brussel te worden gestuurd. Minder plastic: de distributie en het gebruik van plastic voorwerpen voor eenmalig gebruik is sinds 1 juli verboden tijdens evenementen die in de openbare ruimte van BrusselStad worden georganiseerd. Het Europese verbod op een lange reeks plastic wegwerpproducten – zoals wattenstaafjes, borden, bestek – wordt in 2021 van kracht. Organisatie van de sociale verkiezingen De volgende sociale verkiezingen zijn gepland tussen 11 en 24 mei 2020. Uitzendkrachten mogen dit jaar deelnemen aan de stemming, onder bepaalde voorwaarden. De ondernemingsraad, het comité voor preventie of, bij gebreke hiervan, de werkgever kan in overleg met de vakbondsafvaardiging ook elektronisch stemmen vanaf de gewone werkplek toelaten. Minder vervuilende wagens: sinds 2018 vormt het ganse Brusselse Gewest een Lage-emissiezone (LEZ). Vanaf 1 januari worden Euro 3 diesel wagens, bussen en bestelwagens (namelijk voertuigen die tussen 1 januari 2001 en 31 december 2005 werden geregistreerd) niet langer toegestaan. Tijdens de eerste drie maanden krijgen overtredende automobilisten een eenvoudige waarschuwing met de post. Vanaf 1 april wordt De wetgeving voorziet tijdens de 150 dagen durende verkiezingsprocedure een aantal termijnen. Die worden bepaald in functie van dag X (begindatum van de verkiezingsprocedure) en dag Y (de eigenlijke stemdag). Let op: de occulte beschermingsperiode voor kandidaten begint op X-30, tussen 12 en 25 januari, dus. De vakbondsorganisaties moeten de lijst van kandidaten ten laatste op X+35 indienen. De werkgever moet deze lijst op X+40 binnen het bedrijf meedelen. Beroep tegen deze lijsten kan tussen X+47 en X+61 worden aangetekend. De finale lijst wordt uitgehangen op X+77. Brussel Metropool - Januari 2020 23 ❙ © Getty © Getty
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Get ready for tomorrow De bekendmaking van de verkiezingsuitslagen is vastgesteld op Y+2. De nieuwe verkozenen treden aan op Y+45. Zorg voor de kleine statuten Vanaf 1 januari wordt de toepassing van de wet op arbeidsongevallen uitgebreid tot opleiding. Dit omvat dus ook activiteiten die niet onder de sociale zekerheid vallen, maar in geen geval opleidingen die buiten het wettelijk kader worden georganiseerd. De wettelijke arbeidsongevallenverzekering wordt verplicht voor de meeste leerlingen en stagiairs, die dan volledig gedekt zijn. Mensen die een opleiding volgen zonder loon of tegen een symbolisch salaris, genieten eveneens een beperkte dekking. De werkgever is bovendien verplicht om een onmiddellijke verklaring van tewerkstelling (Dimona) in te dienen voor deze kleine statuten. Gezinstoelagen: Brussel staat nu aan het roer Als gevolg van de zesde Staatshervorming treedt het nieuwe Brusselse stelsel voor het beheer en de betaling van de kinderbijslag in werking op 1 januari. Het voorziet in de toekenning van kinderbijslag voor elk kind dat op het Brusselse grondgebied woonachtig is, zonder verder onderscheid naar rang tussen broers en zussen. Naast het basisbedrag van 150 euro per kind zijn er sociale toeslagen voor eenoudergezinnen en voor gezinnen met een jaarinkomen van minder dan 45.000 euro. Elk gezin krijgt de garantie dat de uitkeringen ten minste gelijk zijn aan die van het oude stelsel. Famifed wordt vervangen door het nieuwe Brusselse fonds Famiris, dat vanaf 8 februari de eerste betalingen zal doen. Internationale handel Nieuwe Incoterms: Incoterms worden aan het begin van elk decennium gepubliceerd. Degene die op 1 januari van kracht worden, beogen vooral gebruiksgemak. Deze reglementering van de Internationale Kamer van Koophandel verdeelt de kosten en risico’s die voortvloeien uit het verkeer van goederen tussen verkopers en kopers. Enkele nieuwigheden: Incoterm DAT (Delivered at Terminal) wordt uitgebreid tot DPU (Delivered at Place Unloaded), waardoor het mogelijk wordt om de kosten en risico’s aan de verkoper in rekening te brengen tot op het ogenblik van het lossen op een geschikte plaats van bestemming, en niet langer uitsluitend een terminal. De FCA (Free Carriage) voorziet nu de optie on-board vrachtbrief (de koper kan de vervoerder de opdracht geven om de verkoper een bewijs van lading aan boord te leveren). Beide partijen hebben ook de mogelijkheid om hun eigen vervoer te organiseren, zonder noodzakelijkerwijs een beroep te doen op een derde partij. Het niveau van de verzekering is voor onderhandeling vatbaar, maar de CIF (Cost, Insurance and Freight) en de CIP (Carriage and Insurance Paid to) voorzien nieuwe standaardverzekeringsovereenkomsten, die respectievelijk alle risico’s of een minimum dekking bieden. 24 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 Vrijhandel met de Asean: de bilaterale handelsovereenkomst tussen de EU en Singapore trad op 21 november in werking. Dit is de eerste in zijn soort in de Asean (Association of Southeast Asian Nations). Een andere handelsovereenkomst werd met Vietnam ondertekend en zal in 2020 in werking treden, na ratificatie door de parlementen van beide partijen. Ook elders in Azië is de vrijhandelsovereenkomst met Japan sinds februari 2019 van kracht, en die met Zuid-Korea sinds 2015. Deze overeenkomsten, die op termijn de douanerechten met 99% willen verlagen, houden een economisch potentieel in voor zowel de EU als België. Singapore (foto hierboven) is de grootste handelspartner van de EU in de Asean, met een bilaterale handel van meer dan 53 miljard euro aan goederen en 51 miljard euro aan diensten. Het land is de elfde grootste handelspartner van België buiten de EU, met meer dan 1400 Belgische bedrijven die voor meer dan 1,4 miljard euro naar Singapore exporteren, terwijl België voor 4,3 miljard euro uit Singapore importeert. Wat Vietnam betreft, exporteren bijna 700 Belgische bedrijven, waarvan 85% KMO’s, voor 500 miljoen euro, tegenover 2 miljard euro aan invoer. Brexit op komst? De terugtrekking van het Verenigd Koninkrijk uit de EU was oorspronkelijk gepland voor 29 maart 2019, maar is nu uitgesteld tot 31 januari 2020. Tegen dan moet een meerderheid van het Lagerhuis de in oktober in Brussel gesloten echtscheidingsovereenkomst nog goedkeuren. De overgangsperiode na de Brexit zal naar verwachting eind 2020 aflopen. Deze termijn lijkt weinig realistisch, rekening houdend met de tijd die vereist is om een vrijhandelsovereenkomst te ontwikkelen. Zonder een verlenging van één tot twee jaar, bestaat er een reëel risico van een minimalistische handelsovereenkomst die nauwelijks zal verschillen van een ‘no deal’. Ook voor de bedrijven zou uitstel welkom zijn, want ze hebben wat tijd nodig om zich aan te passen. Hoe dan ook wordt 2020 een overgangsjaar, waarin het Verenigd Koninkrijk zijn toegangsrecht tot de interne markt behoudt en de Europese wetgeving blijft naleven. ● Ophélie Delarouzée © Getty Get ready for tomorrow Zes bedrijfsleiders, drie uitdagingen, één motto: get ready for tomorrow ! Hoe bereiden Brusselse bedrijven zich voor op de jaren 2020 en de drie bijzonder actuele uitdagingen van de duurzaamheid, de digitalisering en de mobiliteit? We stelden de vraag aan zes bedrijfsleiders met zeer uiteenlopende profielen: een zelfstandige, een CEO van een grote onderneming, drie KMO-managers uit verscheidene sectoren en een overheidsorganisatie. Alle zes Brusselse persoonlijkheden bereiden zich voor op de toekomst. eerste websites in Flash. Zij behoort tot de X-generatie en legt op die manier de link tussen digital natives en babyboomers. Deze intergenerationele troef gebruikt zijn dagelijks in haar opdrachten. Thierry Goor: Serial entrepreneur en ideeënbooster. Hij heeft 35 jaar ervaring in de communicatie- en digitale sector. Twee jaar geleden kwam hij tot het ean-Michel André: Serial entrepreneur en hotelier. Hij begon zijn carrière bij de hotelketens Hilton en Sofitel en richtte daarna het White Hotel op. Vandaag staat hij aan het roer van de Belgische hotelgroep Limited Edition, met mooie namen als Le Jardin Secret, het Jam Hotel, Le Berger of Le Domaine de Ronchines in de streek van Namen. Jean-Michel André Benjamin Cadranel: Hij studeerde rechten aan de ULB en schreef zich daarna in bij de Balie van Brussel. Hij werd een deskundige in institutionele hervormingen en vervoegde het kabinet van de Brusselse minister-president Charles Picqué. In 2013 werd hij gedelegeerd bestuurder van citydev. brussels. Dit overheidsorgaan bouwt aan de stad van morgen door rekening te houden met de realiteit en de behoeften van de economische spelers en de inwoners van het Brusselse Gewest. Benjamin Cadranel Julie Enez: Deze grafisch ontwerpster staat aan het hoofd van Slide-up, een netwerk van zelfstandigen in de sector van de bedrijfscommunicatie. Zij werd geboren in 1980 en zagt daarom de opkomst van de Julie Enez Brussel Metropool - Januari 2020 25 Patrick Janssens besef dat er in Europa 400.000 m² aan ‘food markets’ in aanbouw waren, maar niet in Brussel. In december 2019 opende zijn eigen project de deuren in het hart van de hoofdstad, met 17 restaurants, een microbrouwerij, een bio chocoladefabriek en een biomarkt. Thierry Goor Patrick Janssens: Hij staat al sinds 1995 als CEO aan het hoofd van dit familiebedrijf. Iris werd in 1946 opgericht en was eerst actief in de sector van industriële schilderwerken. Vandaag is het uitgegroeid tot een van de voornaamste bedrijven in facility management en industriële diensten in België. In 2020 zet de CEO het digitaliseringsproces verder, met de implementatie van nieuwe technologieën. Quentin Nickmans: De medeoprichter van eFounders staat aan het hoofd van een start-up studio gericht op bedrijven die SaaS (Software as a Service)activiteiten ontwikkelen. In 2018 alleen al slaagden de startende ondernemingen die hij overkoepelt erin om 100 miljoen euro op te halen. eFounders is noch een business booster, noch een incubator, wél een bron van ideeën die bedrijven opricht. Tot op vandaag zouden er op die manier 22 bedrijven zijn gecreëerd. ● Elisa Brevet Quentin Nickmans
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Get ready for tomorrow 2020, het jaar van ecologische theorie of actie? Ondernemingen doen meer dan wat de regelgeving oplegt op het vlak van milieubescherming. De vrijwillige initiatieven van de bedrijfswereld op dit gebied nemen in aantal en omvang toe omdat ondernemers zich steeds meer bewust worden van de gevolgen van hun activiteiten op de natuurlijke hulpbronnen. B enjamin Cadranel, gedelegeerd bestuurder van citydev.brussels, spreekt klare taal: gebouwen spelen een centrale rol in dit vraagstuk. Het is nu de uitdaging om een hogere energie-efficiëntie te bereiken dan wat de norm verplicht. En dit gebeurt onder andere met duurzame materialen. Duurzaamheid beperkt zich trouwens niet tot de ecologie: ze heeft meer te maken met een holistische aanpak. Vandaar het cruciale belang om qua duurzaamheid ook rekening te houden met mobiliteit en economische en sociale levensvatbaarheid. Ecologisch bekeken is het rampzalig om naar het platteland te verhuizen, daar een hoeve om te bouwen tot een mooie villa met zwembad en een grote tuin en dagelijks naar de stad te pendelen om te gaan werken Benjamin Cadranel, CEO van Citydev Een van de milieu-uitdagingen voor Brussel in 2020 is biodiversiteit en de aanwezigheid van stedelijke groenvoorzieningen. Het is namelijk noodzakelijk ruimte te voorzien waarin fauna en flora in stand kunnen worden gehouden. Palmbomen planten “omdat die mooi ogen” is nu uit den boze. Er wordt nu eerder nagedacht over de terugkeer van pakweg mezen en van aangepaste lokale bomen en planten. Het overheidsorgaan werkt daarom nauw samen met Leefmilieu Brussel, zowel voor residentiële sites als voor het beheer van landschappen. “In de Tivoli-wijk zijn we zelfs bepaalde nestkasten gaan integreren in de daken. Zo ver gaan we om de fauna te behouden”, stelt de CEO. Een compacte stad Een andere uitdaging voor citydev.brussels is de beperking van de ecologische voetafdruk door deze zo compact mogelijk te houden. “Ik begrijp maar al te goed dat de mens groen nodig heeft, maar ecologisch bekeken is het rampzalig om naar het platteland te verhuizen, daar een hoeve om te bouwen tot een mooie villa met zwembad en een grote tuin en dagelijks naar de stad te pendelen om te gaan werken.” Het stedelijk weefsel in de natuur uitsmeren is de beste manier om die natuur te doen verdwijnen, stelt Benjamin Cadranel. Het alternatief? De natuur zichtbaarder maken in de stad, want dit is psychologisch van belang voor alle inwoners. Dit vereist de aanleg van parken, een vlotte toegang tot buitenruimtes, eilandjes met groenvoorzieningen of gemeenschappelijke tuinen. “In de Tivoli-wijk hebben we meerdere groene eilandjes aangelegd. Wie daarlangs loopt ziet de tuinen. Je kunt er niet binnen omdat ze omheind zijn, maar je ziet ze wel. Nu, als je door de straten van Sint-Gillis en Elsene loopt, kun je je moeilijk inbeelden dat deze gemeenten de groenste van het Gewest zijn. Dit valt alleen op als je ze via Google Earth bekijkt. Daar moet verandering in komen.” Een milieuvriendelijke food market in Brussel De voedingsmarkt Wolf omvat een bio markt, een microbrouwerij en een chocoladezaak. Organisch afval 26 ❙ Brussel Metropool - january 2020 © Getty Get ready for tomorrow wordt maximaal gerecycled. “Wij recyclen al dit afval zo snel mogelijk om witloof en oesterzwammen te kweken, die we dan op de biomarkt verkopen. We zullen ook het bostel, een restproduct van de microbrouwerij, gebruiken om er brood en koekjes mee te maken. We beogen een perfecte kringloop!”, zegt Thierry Goor, de ontwerper en oprichter van het project. De politiek medeverantwoordelijk Julie Enez weet dat gewoontes niet zullen veranderen als de politiek en de industrie geen duwtje in de rug geven. Ze klaagt een systeem aan waarin alles te snel gaat en waarin evolutie naar een meer duurzame planeet dagelijkse inspanningen vereist die moeilijk op gang komen en ook moeilijk worden volgehouden. De politieke wereld zou een Wij recyclen al dit afval zo snel mogelijk om witloof en oesterzwammen te kweken, die we dan op de bio markt verkopen. We beogen een perfecte kringloop! Thierry Goor (Wolf) aantal beslissingen moeten nemen. “Nu al jaren verbaas ik me dat we plastic zakken betalen, terwijl de rekken in de winkels vol zitten met producten verpakt in plastic. We moeten ons verzetten tegen de wanverhouding tussen de gevestigde industrie en wat van ons als individuen wordt gevraagd.” De jonge vrouw vindt dat neerslachtigheid koste wat het kost moet worden bestreden (“Als niemand het doet, waarom ik dan wel?”). Beslissingen moeten collectief worden genomen en efficiënte instrumenten aanbieden om het proces te vergemakkelijken voor de burger. Digitaal in plaats van papier Quentin Nickmans, medeoprichter van eFounders, heeft het gebruik van papier bijna volledig afgeschaft dankzij tools waarmee communicatie zoveel mogelijk digitaal gebeurt: “Ons jong team gebruikt geen papier meer, maar bijvoorbeeld wel Yousign (NB: van een Franse startup die door eFounders werd overgenomen), een instrument voor beveiligde, juridische, elektronische en gedematerialiseerde handtekeningen op allerlei documenten (HR, handelsovereenkomsten, juridische teksten enz.)” Allemaal goed en wel, maar wat is de impact dáárvan? Ook de nieuwe technologieën hebben een ‘rebound effect’. Dit wordt een lang debat want de ecologische voetafdruk van de digitale technologie is op wereldschaal twee of drie keer zo groot als die van Frankrijk. Wat is dan de oplossing? Eén e-mail betekent 17 tot 22 gram CO2-uitstoot. Gelezen e-mails zouden we best wissen. E-mailverkeer zouden we ook moeten beperken als andere middelen beschikbaar zijn. En verder ook ongebruikte tabbladen in zoekmachines sluiten, de meest bezochte websites opnemen in de lijst van de favorieten enzovoort. De digitalisering is zeker niet neutraal voor de omgeving. Vandaar het belang van goede gewoontes en van het besef dat al onze activiteiten een impact hebben. Discussie over ecologie in het hotelwezen Duurzame ontwikkeling en milieuvriendelijkheid komen in de hotelsector vaak ter sprake. Jean-Michel André, eigenaar van de hotels Jam en Le Berger, voelt zich aangesproken: “Bij renovatie en bouw dienen ecologische normen te worden nageleefd. Meestal doen we veel meer dan wat van ons wordt gevraagd.” Toen hij enkele maanden geleden het domein van Ronchines renoveerde, koos Jean-Michel voor een pelletketel en zonnepanelen. Dat werd hem niet gevraagd, maar hij vond het wel volkomen normaal. De werkelijke uitdaging ligt volgens hem vooral bij de klant: “Velen denken dat ze alles mogen omdat ze hebben betaald. De thermostaatkraan op vijf en het raam van de kamer wijd open, dat mag dus. De klant zal dit waarschijnlijk thuis niet doen …” Ondanks dat soort gedrag treft de hotelhouder een aantal maatregelen. Vanaf 1 januari staan er op de Gelukkig komt er verandering in onze sector. De klanten weten dat als ze de handdoeken laten hangen, die niet worden vervangen. Het vergt tijd maar we constateren geleidelijk aan een verandering in mentaliteit Benjamin Cadranel, CEO de Citydev kamers van het Jam Hotel geen flessen mineraalwater meer, maar kruiken met daarop een etiket die de klant informeert dat het water in Brussel perfect drinkbaar is. Als er toch iemand een fles mineraalwater wenst, kan hij die aan de receptie vragen. “Ik vraag me af hoe de klanten zullen reageren. Gelukkig komt er verandering in onze sector. Lakens worden niet meer om de twee maar om de vier dagen vervangen. En de klanten weten bovendien dat als ze de handdoeken laten hangen, die niet worden vervangen. Het vergt tijd maar we constateren geleidelijk aan een verandering in mentaliteit.” ● Elisa Brevet Brussel Metropool - january 2020 ❙ 27
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Get ready for tomorrow Digitalisering: ergens halverwege Interne ontwikkeling van applicaties, CRM en samenwerkingstools om op afstand te werken … Iedereen is volop met digitalisering bezig. Maar beantwoordt dit aan de verwachtingen van de ondernemingen? Is de extra efficiëntie voldoende? © Getty B edrijven zijn zich in de afgelopen jaren massaal gaan digitaliseren, maar het proces verloopt niet uniform. Sommige ondernemingen stellen zich nog steeds terughoudend op terwijl andere er resoluut voor gaan. JeanMichel André, oprichter van meerdere Brusselse hotels (Jam Hotel, Le Berger, Le Jardin Secret), behoort in elk geval tot de tweede categorie: “Dankzij de digitalisering in het hotelwezen kun je een hotel openen dat drie maanden later vol is. Vroeger duurde het 3 tot 4 jaar om hetzelfde resultaat te bereiken.” Dankzij de digitalisering in het hotelwezen kun je een hotel openen dat drie maanden later vol is. Vroeger duurde het 3 tot 4 jaar om hetzelfde resultaat te bereiken.” Jean-Michel André, hoteleigenaar Dagelijks gebruikt Jean-Michel een hele resem digitale tools. Met de channel manager werkt hij zijn prijzen automatisch bij op de tientallen websites waar hij zijn kamers verkoopt. Net als bij vliegtickets veranderen die prijzen constant. Hij beschikt dus over nog een ander instrument om de prijzen van de concurrenten te evalueren en zijn eigen tarieven daar op af te stemmen. Bovendien heeft hij verscheidene ‘bots’ opgezet om in real time met de internetgebruikers te communiceren. “De dagelijkse strijd voor een hoteleigenaar is zijn kamers verkocht krijgen. Booking neemt een marge van 18%. Dat is zwaar, maar het blijft een fantastisch hulpmiddel. Wij moeten alles dus op een vernuftige manier regelen.” Wel, om dit te regelen deed onze ondernemer geen beroep op een IT-professional, maar op een licentiaat archeologie! “Stel je voor: die kerel is constant op zoek naar het beste idee. Eén keer per maand komt hij me opzoeken met nieuwe tools om te innoveren. Een zeer waardevolle medewerker!” Digitaal is de spil van ons concept. Wij aanvaarden geen cash, alleen betalingen met de kaart.” Thierry Goor (Wolf) Foodsector nu ook digitaal Thierry Goors Brussels Food Market project is uitermate ambitieus. De man is de uitdaging aangegaan om 17 restaurants samen te brengen in hartje Brussel, op een oppervlakte van 2600 m². Het welslagen ervan heeft hij ruimschoots te danken aan de digitalisering: “Digitaal is de spil van ons concept. Wij aanvaarden geen cash, alleen betalingen met de kaart. We hebben bovendien onze eigen app ontwikkeld waarmee de klant ter plaatse kan bestellen zonder in de file te moeten aanschuiven. Hiermee kan hij ook van buitenaf bestellen, o.a. take away.” 28 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 Get ready for tomorrow Zodra de gerechten klaar zijn, ontvangt de klant een popup op zijn telefoon. De Food Market Wolf ontwikkelde zelfs zijn eigen bezorgsysteem: “Wij wilden absoluut een systeem dat koeriers op een eerlijke wijze bezoldigt. En wij willen geen waaghalzen op de baan.” Thierry besloot om alles via digitale communicatie te laten gebeuren. Bijna 80% van het communicatiebudget wordt trouwens aan Instagram besteed. Het communicatieteam van de Food Market werkt samen met een netwerk van een honderdtal Brusselse influencers. De strijd tegen digitale standaardisatie Julie Enez is doordrongen van digitale technologie. Deze grafisch ontwerpster staat nu aan het roer van SlideUp, een netwerk van freelancers actief in de digitale communicatiesector. “Een tijd geleden wilde iedereen zijn website. Dit is ondertussen gebeurd en helaas lijken die allemaal een beetje op elkaar. Ik stel echter tevreden vast dat het tij keert. Ik merk een sterke vraag naar identiteitsvorming. Dat komt goed uit: dit is net mijn voornaamste specialiteit!” Als digitale professional zit je met een serieuze uitdaging: de klanten opleiden. “Alles evolueert razendsnel! Wij hangen af van Google, van de veranderingen in zijn algoritmes en de constante evolutie van zijn technologieën. Een website of om het even welk ander digitaal medium bezitten, kan je vergelijken met een voertuig: je moet het dagelijks onderhouden en regelmatig bijtanken als je de wagen in topconditie willen houden.” De menselijke dimensie mag met de digitalisering niet achterwege blijven. Wel stel ik vast dat het voor bedrijven een uitdaging is om dit aspect te verzoenen met technologische ontwikkeling.” Julie Enez, grafisch ontwerpster Julie gelooft dat de digitale technologie dezelfde weg zal volgen als drukwerk, namelijk van kwantitatief naar kwalitatief. “De menselijke dimensie mag met de digitalisering niet achterwege blijven. Wel stel ik vast dat het voor bedrijven een uitdaging is om dit aspect te verzoenen met technologische ontwikkeling. Mijn jaar 2020 wijd ik dus aan creatieve en menselijke projecten. Ik citeer graag deze zin van Boris Cyrulnik: ‘Evolutie is geen synoniem van vooruitgang’. Laten we daar even bij stilstaan.” Teamgeest op afstand Hoe behoud je een hechte band met de collega’s en de leidinggevenden ondanks de kilometers, in 2020? Quentin Nickmans kan er van meepraten. De medeoprichter van eFounders, een soort incubator van digitale starters in Brussel en Parijs, moet goed georganiseerd te werk gaan en wil dat trouwens steeds meer doen: “Dankzij digitale tools kunnen we heel veel op afstand doen, maar met telewerken is de behoefte aan dialoog nog groter, en dan liefst door onmiddellijk duidelijke regels vast te leggen.” De jonge starters van eFounders beschikken over een hele resem tools om regelmatig afspraken te maken en op afstand te werken: “Wij gebruiken Slack voor het intern collaboratief berichtenverkeer. Instrumenten als Zoom.Us, 1Password of Station zijn voor ons van essentieel belang. Ze geven bijvoorbeeld toegang tot software en wachtwoorden zonder dat je die op de eigen laptop hoeft te installeren. Voor digitale handtekeningen gebruiken we Yousign. En zo vermijden we heel wat tijdrovende afspraken.” Bij telewerken zijn transparantie, dialoog en de juiste digitale instrumenten dus van fundamenteel belang. Vandaag kunnen we, naast de geolokalisering van de medewerker, ook de traceerbaarheid van de uitgevoerde taken in real time bijhouden. Op die manier verhogen we de waarde van het verrichte werk en versterken we de transparantie Patrick Janssens, CEO van Iris Group Een app die de dienstensector op zijn kop zet De digitalisering brengt een ware transformatie teweeg in een aantal sectoren. En in elk geval in facility management en industriële dienstverlening. Patrick Janssens, CEO van Iris Group, investeert massaal in digitalisering: “Wij zijn volop We Work aan het ontwikkelen en testen deze app op 700 medewerkers. Vandaag kunnen we, naast geolokalisering van de medewerker, ook de traceerbaarheid van de uitgevoerde taken in real time bijhouden. En we kunnen dit alles documenteren met foto’s of video’s. Op die manier verhogen we de waarde van het verrichte werk en versterken we de transparantie tussen bedrijf en de klant.” De CEO oordeelt dat deze technologie de relatie met het werk radicaal verandert. De medewerker wordt namelijk meester van zijn dienstverlening, voert een gedeelde zelfcontrole uit en stelt de klant gerust. In 2020 is de onderneming van plan het aantal gebruikers van de app te verhogen en een meer gebruiksvriendelijke en optimale omgeving te configureren: “Dit wordt een ware revolutie, een doorslaggevend ogenblik waardoor de sector grondig zal veranderen.” ● Elisa Brevet Brussel Metropool - Januari 2020 29
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Get ready for tomorrow Mobiliteit: komt het voorbeeld morgen van het bedrijfsleven? Het drukke (en vaak stilstaand) verkeer heeft een rampzalige © Getty impact op het milieu en zet een buitensporige druk op de economie. Niemand gaat vrijuit, iedereen staat in het verkeer. De toestand moet rechtgetrokken worden, we hebben geen keuze meer. Ook de bedrijven hebben hier een rol te spelen. M obility As A Service (MaaS): deze trend wint geleidelijk aan terrein in België om alle publieke en private mobiliteitsinitiatieven op een snuggere manier te bundelen. MaaS wordt nu beschouwd als de toekomst van onze verplaatsingen. Het systeem brengt een revolutie teweeg in de manier waarop we ons verplaatsen, en dan wel via een vervoersaanbod dat alle vervoersmodi en alle fasen van de verplaatsing integreert, met inbegrip van routeberekening, betaling en boeking. We werken vooral met jongere mensen die goed vertrouwd zijn met de oplossingen van de zachte mobiliteit. Zij gebruiken bijna spontaan een fiets, een step en het openbaar vervoer.” Quentin Nickmans (eFounders) MaaS evidentie voor startups Bij eFounders verliest het vraagstuk van de mobiliteit geleidelijk aan relevantie: “We werken vooral met jongere mensen die goed vertrouwd zijn met de oplossingen van de zachte mobiliteit. Zij gebruiken bijna spontaan een fiets, een step of het openbaar vervoer”, vertelt Quentin Nickmans. Wat echter minder voor de hand ligt, zijn de Thalys-kosten tussen Brussel en Parijs: “Wie zich tussen deze twee steden bevindt en regelmatig op en af moet reizen, moet al gauw een flink budget voorzien.” Voor Quentin is thuiswerken een goed alternatief. Het bedrijf biedt het aan al zijn werknemers aan, weliswaar met de vraag om een aantal precieze regels in acht te nemen. Zo moeten werknemers het thuiswerk op voorhand aanvragen, de hele werkdag verbonden zijn met het kantoor en ze moeten bereikbaar blijven. Tien jaar geleden was het voor een hotel ondenkbaar om niet toegankelijk te zijn voor wagens. Jean-Michel André, hoteleigenaar Hotelwezen: “Initiatieven overbodig” Hoteleigenaar Jean-Michel André fietst al jaren in Brussel. Hij probeerde al verscheidene zachte mobiliteitsinitiatieven binnen zijn hotels op poten te zetten: “Ik kocht gewone en elektrische fietsen en bood ze aan aan de klanten. Maar dat was telkens een mislukking. Momenteel doe ik een poging met elektrische steps en ook daar overtuigen de resultaten niet.” De reden hiervoor is vrij eenvoudig, oordeelt Jean-Michel: er bestaan zoveel mobiliteitsoplossingen op straat – Scooty, Uber, Jump, Heetch of Lime – dat de klanten de voorkeur geven aan deze bekende merken. Anderzijds moet onze hoteleigenaar zich creatief opstellen tegenover mensen die met de auto willen komen: “Tien jaar geleden was het voor een hotel ondenkbaar om niet meer toegankelijk te zijn voor wagens. Nu is het hotel Le Berger inderdaad niet meer met de auto bereikbaar. Zelfs taxi’s vrezen voor een boete en droppen hun klanten liever honderd meter verderop.” Of dit spijtig is? Daar kan 30 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 Get ready for tomorrow Jean-Michel André niet op antwoorden, maar hij weet dat deze eigenheid geen gevolgen heeft op de jaarlijkse bezettingsgraad van het hotel. Evenals hotel Le Berger, is de Food Market Wolf van Thierry Goor, in de Brusselse Wolvengracht, moeilijk met de wagen bereikbaar. “We hebben de stad net gevraagd om een fietsenstalling met 40 plaatsen aan de ingang van de Food Market te mogen voorzien. Wie ons wil komen bezoeken, geeft inderdaad liefst de voorkeur aan alternatieve vervoersmiddelen.” Mobiliteit is dus duidelijk geen probleem voor de nieuwe Brusselse Food Market, die geen hinder voorziet door de moeilijke bereikbaarheid voor auto’s. Veel routes zijn voor verbetering vatbaar. We worden ertoe aangezet om naar andere vervoermiddelen over te stappen, maar we wachten nog altijd op de alternatieven om dat te doen. Julie Enez, grafisch ontwerpster Elektrisch wagenpark groeit Patrick Janssens, CEO van Iris Group, investeerde al in een vloot van een twintigtal elektrische wagens. Gaat hij verder uitbreiden? Ja, maar op termijn, want hij wacht liever op nieuwe technologische doorbraken op het gebied van autonomie en bereik. “Wij gebruiken onze elektrische wagens voor korte ritten. We hebben echter teams die het hele Belgische grondgebied bestrijken.” De CEO wijst er tegelijk op dat hij de mobiliteit heeft kunnen verbeteren dankzij de digitalisering van het bedrijf. “Vandaag gebruiken we een routing-systeem gekoppeld aan de Waze-app. Hiermee vermijden onze chauffeurs zoveel mogelijk de files. Ze brengen minder tijd door op de baan. Dat is voor iedereen positief.” Zeker een interessante oplossing, maar met mindere kantjes. Het Franse magazine Society besteedde een dossier aan Waze, waarin te lezen stond dat het succes van deze mobiele app een aantal minder prettige gevolgen heeft. Omdat een deel van het verkeer langs secundaire wegen wordt geleid, gaat ook de overlast zich verplaatsen, tot groot ongenoegen van de inwoners van de doorkruiste wijken. Op bepaalde piekuren ondergaan secundaire wegen een ononderbroken stroom van voertuigen. Tot nu toe stille straten en buurten worden op die manier omgetoverd tot stadssnelwegen. “Ik gebruik hoe langer hoe minder mijn wagen” De wagen laten staan is voor mensen als Julie Enez eerder een noodzaak dan een bewuste keuze. “Ik verplaats me hoe langer hoe minder met de auto, want parkeren is haast onmogelijk. In Brussel zijn er continu werkzaamheden aan de openbare weg en de files zorgen voor steeds meer stress.” Julie verplaatst zich dus nu met het openbaar vervoer, maar zonder enthousiasme: “Ik zou graag de voorkeur geven aan zachte mobiliteit, maar veel routes zijn echt voor verbetering vatbaar. We worden ertoe aangezet om naar andere vervoermiddelen over te stappen, maar we wachten nog altijd op de alternatieven om dat te doen.” Citydev.brussels pleit voor een compacte en kwalitatieve stad Citydev.brussels, het gewestelijk overheidsorgaan voor bouw, economische expansie en stedelijke vernieuwing, is tegen de verdere uitdijning van de stad. CEO Benjamin Cadranel oordeelt dat de uitdaging dezelfde is binnen en buiten de stad. Mensen zouden zich minder moeten verplaatsen in de stad, maar zouden meer moeten leven, werken en zich vermaken in hun wijken. Ze moeten dus minder afhankelijk zijn van grote mobiliteitsinfrastructuren. Het overheidsorgaan werkt hieraan samen met Brussel Mobiliteit en de MIVB om de reisbehoeften te bepalen in functie van de geplande ontwikkelingen. In 2020 wil citydev.brussels zich vooral toeleggen Niet iedereen beseft dat het Zuidstation een uniek communicatieknooppunt is. Daarom zou het station een plek moeten zijn waar je graag naartoe wilt, veel meer dus dan een buurt waar je gewoon even langs loopt.” Benjamin Cadranel, CEO van citydev.brussels op de zogenaamde ‘strategische’ gebieden: het Zuidstation, het Weststation en de buurt langs het kanaal. “Niet iedereen beseft dat het Zuidstation een uniek communicatieknooppunt is. Dat HST-station verbindt twee hoofdsteden van wereldformaat – Parijs en Londen –, naast andere Europese hoofdsteden als Amsterdam en steden met een belangrijke economische functie, zoals Frankfurt of Luxemburg. Bovendien is het Zuidstation een van de beste vertrekpunten naar alle andere wijken in de stad. Daarom zou het station een plek moeten zijn waar je graag naartoe wilt, veel meer dus dan een buurt waar je gewoon even langs loopt.” Het staat dus als een paal boven water dat dat Brussel op vlak van mobiliteit nog veel zal veranderen. ● Elisa Brevet Brussel Metropool - Januari 2020 31
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Transitie Radicale projectontwikkelaars Gebouwen kunnen een aanzienlijke rol spelen in de strijd tegen de opwarming van de aarde. Dat beperkt zich niet tot een verminderde uitstoot van broeikasgassen: in gebouwen kunnen ook nieuwe circulaire processen ontstaan. P rojectontwikkelaars, architecten en adviseurs kunnen in de bouwsector de toepassing van circulaire processen in ruime mate vergemakkelijken. Niet alleen in een gebouw, trouwens, maar ook in een wijk of zelfs een hele gemeente. Een BREEAM of LEED plaatje aan de ingang van een gebouw volstaat natuurlijk niet. Wie zich in deze sector wil onderscheiden, moet vastberaden de grenzen blijven verleggen, een aantal taboes opofferen aan de voorbereiding van de toekomst en sterk anticiperen op veranderingen in de samenleving. Een dergelijke cocktail vind je in het partnerschap tussen projectontwikkelaar Bopro, het stakeholder- en processmanagementbedrijf Common Ground en het consultancybedrijf Lateral Thinking Company van Steven Beckers uit Brussel. Deze drie zijn nu verenigd in Bopro – Advisers – Common Ground1 . In 2016 ontmoette de Brusselse architect de projectontwikkelaar Peter Garre in het raam van een internationale wedstrijd in de Parijse regio. Zij zijn daarna binnen Bopro gaan samenwerken. De banden zijn ondertussen aangehaald en Steven stelt nu permanent al zijn kennis van zaken en creativiteit in de circulaire economie ter beschikking van deze structuur die einde van de jaren 80 in Gent werd opgericht. “In alle opdrachten projecteert Bopro zich heel ver in de levenscyclus van het gebouw. Dit is de beste manier om te anticiperen op updates van de certificering. Door de ontwikkelingen steeds voor te zijn, hoeven we het werk niet te herhalen om aan de eisen van de certificering te blijven voldoen”, vertelt Steven Beckers. In dezelfde geest stemt Peter Garre de activiteiten van Bopro af op de 17 doelstellingen voor duurzame ontwikkeling die de VN in zijn agenda 2030 heeft opgenomen. Een project onder leiding van Bopro: de Triango-site, in Gonesse, niet ver van Parijs. Zin, een wonder Een van de recente voorbeelden in het Brusselse Gewest, waarbij Steven als consultant werd betrokken met Advisers en daarna Bopro, is de indrukwekkende ‘Zin’ van Befimmo-51N4E-Jaspers-Eyers & Partners. In opdracht van de Vlaamse overheid zal dit project de twee bestaande torens van het World Trade Center omvormen tot een gebouw, waarbij bijna 95% van de materialen ter plaatse wordt behouden of hergebruikt, elders hergebruikt of zo lokaal mogelijk gerecycled. Kort voor Steven Beckers en Advisers zich bij Bopro aansloten, onderscheidde het bedrijf zich in Brussel met het passiefbouwproject Quatuor, dat voor Befimmo werd ontwikkeld. Peter Garre: “Quatuor is uitgerust met een verwarmingsen koelsysteem dat gebruik maakt van de geothermie en de recycling van regenwater. Strikt genomen kadert dit niet in de kringloopeconomie, maar het project streeft wel naar een Exceptional BREEAM certificering.” Toen hij de krachten bundelde met Steven Beckers, stond burgerlijke ingenieur Peter Garre zeker onder de indruk van de ‘ademende’ aanpak van de Brusselse architect. En Steven bewonderde Peter’s pragmatische ingesteldheid en vooruitziendheid. Aan Steven Beckers danken we trouwens het concept van een ‘Goretex’-gevel, waardoor het omhulsel van gebouwen “zich aanpast aan het klimaat, maar ook aan het gebruik”. Tijdens een door PwC georganiseerd seminar over vastgoedontwikkeling, getiteld ‘Adapt or die’ in 2011, verklaarde Peter al “Making a decision is not doing it. The Real Estate sector needs to learn this.” In de ontwikkeling van kringloopprojecten zullen deze twee mannen ongetwijfeld prachtige verwezenlijkingen op hun naam mogen schrijven. ● Johan Debière 1 Bopro besliste onlangs de Brusselse vennootschap Advisers over te nemen, die onder leiding staat van Tanguy de Lophem en Jacques Timmerman. Dit effent de weg naar interessante http://81.47.175.201/flagship/attachments/Trends_real_state_europe.pdf perspectieven in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest, meer bepaald opdrachten van grote nationale of internationale klanten. (2) 32 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 ©Triango Paris 2019 Starter Buffl : een betere kijk op innoveren Van links naar rechts: Seppe Stroo, Dimitri Allaert en Dennis De Clercq (de oprichters van Buffl). B edrijven worstelen met het uitvoeren van goed marktonderzoek. Marktonderzoeksbureaus zijn te duur of de antwoorden die ze op hun vragen binnenkrijgen zijn niet relevant. Bijvoorbeeld omdat de juiste doelgroep niet werd ondervraagd of omdat de vragen niet op een correcte manier werden gesteld. Bovendien wordt niemand graag lastiggevallen om aan marktonderzoek mee te werken. Bedrijfsleiders doen daarom nog te veel een beroep op het “buikgevoel” wanneer ze aan een nieuw product beginnen of een nieuwe dienst willen ontwikkelen, zegt Dennis De Clercq. Om dat probleem op te lossen, richtte hij bijna twee jaar geleden met enkele vrienden het bedrijf Buffl op. “Buffl is een online tool waarmee bedrijven vragen kunnen stellen aan specifieke of willekeurige profielen over hun veronderstellingen, ontwerpbeslissingen, problemen van hun doelmarkt, producteigenschappen”, legt Dennis uit. “Dat kunnen open of multiple choice-vragen zijn of ze kunnen bijvoorbeeld meningen rangschikken. Het is ook mogelijk om feedback te vragen op foto’s, filmpjes, websites of je kunt gebruikers foto’s en video’s laten opnemen. Een klant kan in real time zien wie wat heeft geantwoord en bepalen wanneer het onderzoek voldoende inzichten heeft gegeven.” De antwoorden komen van een panel van ongeveer 10.000 mensen die de Buffl-app op hun telefoon hebben staan. Dat panel wordt ook voortdurend uitgebreid. “We zien dat ongeveer veertig procent van hen meewerkt om informatie over nieuwe producten te krijgen”, zegt Dennis. “Dat zijn mensen die het fijn vinden om hun feedback over een product ook daadwerkelijk gerealiseerd te zien. Ongeveer dertig procent doet het voor de prijzen en vouchers die ze kunnen krijgen wanneer ze meedoen aan marktonderzoek. Zo beloont Buffl het panel voor hun tijd en inspanning. Dan is er nog een grote groep voor wie het een combinatie van die twee is. De kleine rest zijn vaak vrienden en familieleden.” Ongeveer driekwart van alle producten die op de markt komen, zijn geen succes. Hoe dat komt? Omdat bedrijven veel te vaak iets maken waar niemand op zit te wachten. De scale-up Buffl geeft ondernemingen elektronische tools om gemakkelijker aan marktonderzoek te doen. Zowel bij starters, kleine ondernemingen als grote bedrijven is het vaak lastig om feedback van klanten mee te nemen in een innovatietraject, zegt Dennis. “Buffl is een goede tool om na te gaan of er wel een probleem is dat opgelost moet worden. Het klinkt gek, maar daar loopt het heel vaak al fout. Bedrijven denken dat er iets “leeft” in de markt, al is dat heel vaak niet zo, of slechts bij een kleine doelgroep. Wij stellen de vragen die bedrijven niet meteen durven te stellen.” Momenteel verdelen Dennis en zijn collega’s ongeveer de helft van hun tijd aan het samenwerken met klanten aan onderzoeken en de helft aan consulting. “Die consultingactiviteiten willen we laten dalen naar twintig procent in 2020”, zegt hij. “Wij willen bedrijven op den duur alle tools in handen geven, zodat ze hier zélf mee aan de slag kunnen. Door validatie als een fundamenteel aspect van innovatiestrategie te zien, wordt de kost van falen véél goedkoper en het risico op het lanceren van nutteloze producten en diensten lager.” Buffl heeft momenteel zes mensen in dienst. Zes extra aanwervingen staan gepland voor 2020. “De volgende stap in het proces is dat we ook de verwerking van alle data gaan automatiseren”, zegt Dennis. “Zodat je dure datawetenschappers eruit kunt halen en alle resultaten snel uit de computer rollen.” ● Frédéric Petitjean Info :hhttps://landing.buffl.be/ Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • www.beci.be/starter Brussel Metropool - Januari 2020 33
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Starter Legal Cookies : een vooraf aangevinkt vakje is geen geldige toestemming Het Hof van Justitie van de Europese Unie (HvJ-EU) wees op 1 oktober 2019 een merkwaardig arrest over de interpretatie van het begrip ‘toestemming’ met betrekking tot cookies. De uitspraak kan ingrijpende gevolgen hebben voor de toekomst van het regelgevingskader over de bescherming van het privéleven. E en cookie is een bestandje dat naar uw computer of mobiele telefoon wordt gedownload wanneer u een website raadpleegt. Dankzij cookies kan de webmaster van de site informatie inwinnen en opslaan over uw surfgedrag of over de apparatuur die u gebruikt om de website te bezoeken. Cookies spelen vandaag een belangrijke rol. Ze zijn bedoeld om het browsen en de analyse van de bezochte pagina’s vlotter te laten verlopen met behulp van de zogenaamde analytische of eerstelijnscookies. Maar ze dienen ook om aan gedragsgerichte targeting te doen via cookies van derden, voor reclamedoeleinden. Op 24 september 2013 organiseerde de Duitse firma Planet49 een online promotiespel met een standaard aangevinkt vakje, waarmee het bedrijf er dus van uitging dat de deelnemers akkoord zouden gaan met de opname van cookies voor reclamedoeleinden. De Duitse federatie van consumentenorganisaties betwistte deze praktijk voor het Bundesgerichtshof (het federale Hof van Justitie), dat de zaak vervolgens naar het HvJ-EU verwees. Het HvJ-EU dat de toestemming van de internetgebruiker om cookies op zijn apparatuur te plaatsen niet geldig kan worden gegeven via een vooraf aangevinkt vakje. De gebruiker moet dus het vakje zelf uitvinken om toestemming te weigeren. Het Hvj-EU past hier dus de beginselen toe van de Algemene Verordening Gegevensbescherming (AVG / GDPR) die de praktijk van de opt-out voor het inwinnen van persoonsgegevens bestraft. Het Hof benadrukt dat de toestemming specifiek moet zijn. Het feit dat een gebruiker de knop voor deelname aan het promotie spel activeert, volstaat niet om aan te nemen dat hij 34 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 geldig toestemming heeft gegeven voor het downloaden van cookies. Het Hof oordeelt bovendien dat de informatie die de dienstverlener aan de gebruiker moet verstrekken ook de duur van de werking van de cookies moet vermelden evenals de vraag of derden al dan niet toegang mogen krijgen tot deze cookies. Een uitspraak en een juridisch vacuüm Met dit arrest past het HvJ-EU het beginsel van actieve toestemming niet alleen toe op het inwinnen van persoonlijke gegevens, maar ook op het gebruik van cookies. Het Hof stelt namelijk dat “het feit dat de in de apparatuur van de gebruiker opgeslagen of geraadpleegde informatie al dan niet van persoonlijke aard is, geen invloed heeft op dit resultaat.” Het HvJ-EU spreekt zich dus met dit arrest uit over de kwestie van de toestemming inzake cookies. Toch is het zo dat geen enkele wetgeving dit vraagstuk op een duidelijke en nauwkeurige manier oplost. En hier stuiten we op een van de voornaamste tekortkomingen van de AVG. Hiervan getuigen webgiganten als Facebook of Google, die de regelgeving nogal laks toepassen. Het gebruik van hun diensten staat in ruime mate gelijk aan de aanvaarding van hun beleid inzake gegevensverwerking. Het HvJ-EU pleit evenwel voor een werkelijk vrije keuze, waarbij de gebruiker niet hoeft af te zien van de aangeboden dienst als hij zijn gegevens niet wenst te delen. Het HvJ-EU bewijst met dit arrest opnieuw dat het een machtsevenwicht zoekt om zijn opvatting over de bescherming van de persoonlijke levenssfeer op te dringen. Ook al beweren sommigen dat dat strijdig is met de realiteit van digitale marketing vandaag. Dat meningsverschil verklaart waarom de nieuwe verordening inzake ‘e-privacy’, die het regelgevingskader voor elektronische communicatie diensten moet harmoniseren, moeilijk van de grond raakt. Hopelijk zullen deze spanningen op de lange termijn niet leiden tot rechtsonzekerheid. We wachten op een duidelijk en transparant regelgevend kader.● Alexis Bley, Juridisch Adviseur Beci; +32 473 13 05 18, ab@beci.be © Getty Community Kleine verhalen van grote ondernemers Mary Barra, eerste vrouw aan het hoofd van General Motors Fortune noemde haar de machtigste vrouw in de zakenwereld. Mary Barra werd namelijk CEO van General Motors in januari 2014, na 33 jaar in het bedrijf te hebben gewerkt. Een terugblik op haar carrière. Een inspirerend maar ook ongewoon verhaal: wie had ooit gedacht dat in januari 2014 de dochter van een arbeider van een Pontiac-fabriek, een dochteronderneming van General Motors, de CEO van dezelfde autoreus zou worden? Het avontuur begon in deze fabriek, middenin Michigan, waar haar vader bijna 40 jaar werkte. Daar begon ze eerst als ingenieur, nadat zij afstudeerde aan het General Motors Institute. Haar bekwaamheden vielen al gauw in de gaten. GM kende haar zelfs een beurs toe waarmee ze een MBA aan de Stanford University behaalde. Met dit diploma werd Mary Barra de assistente van Jack Smith, CEO van GM tot in het jaar 2000. Een voorbeeld van een vrouwelijk leiderschap Dankzij haar wilskracht en doorzettingsvermogen kon de reus uit Detroit, na een faillissement in 2009, opleven en weer winst te maken. Voordat ze algemeen directeur van de groep werd, was Mary Barra verantwoordelijk voor de ontwikkeling van nieuwe voertuigen. Ze beheerde toen een budget van 15 miljard dollar, nam de juiste beslissingen en effende de weg naar de vernieuwing van de modellen De vergeten gesprekken met Hitler (19231940): Adolf Hitler was ooit een politicus die au serieux werd genomen. De Franse historicus Eric Branca bundelt in dit boek de zestien belangrijkste vooroorlogse interviews met Hitler en legt de grenzeloze (en soms moedwillige) naïviteit van de journalisten bloot. Polis van de groep vanaf 2011. Aan haar dankt de groep in ruime mate het succes van de nieuwe Chevrolet Impala en de Cadillac CTS, die lovende beoordelingen kregen in de vakpers. In de zeer mannelijke automobielsector geniet Mary Barra unanieme erkenning. Forbes rangschikt ze in de top 10 van de machtigste vrouwen. Ze geldt vandaag als een echt ‘role model’. Het einde van de ‘boys club’? Volgens het Global Gender Gap Report 2018 – een indicator van het World Economic Forum – staan de VS wereldwijd op de 51e plaats wat betreft genderongelijkheid. Een middelmatig resultaat. De cijfers lijken wel gunstiger te zijn voor vrouwen op het vlak van economische macht en toegang tot hogere functies (19e in de wereld, terwijl België en Frankrijk respectievelijk op de 49e en 63e plaats belanden). Dit zijn bemoedigende cijfers, hoewel vergelijkingen tussen landen altijd een voorzichtige interpretatie vereisen. ● Elisa Brevet Sources : http://reports.weforum.org/global-gender-gap-report-2018/ data-explorer/#economy Terug naar Reims: Is Edouard Louis het enfant terrible van de Franse letteren, dan is Didier Eribon zijn intellectuele vader. Net als Louis rekent de homoseksuele denker Eribon af met zijn verleden in het Noorden van Frankrijk. Hij verbindt het complexe klassenprobleem in Frankrijk met zijn eigen leven. Zo las u nog nooit over de gele hesjes. Leesmagazijn Een stralende toekomst: Een pijnlijke geschiedenis ligt nooit in het verleden. Die werkt door. Schrijfster Rebecca Makkai verbindt een door de aids-epidemie gedecimeerde vriendengroep uit 1985 met het leven van Fiona uit 2015. Chicago met Parijs. Verleden en heden. Het is een meeslepend, geëngageerd verhaal. Nieuw Amsterdam Brussel Metropool - Januari 2020 35
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Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van Yves Davin D.R. Yves Davin, de oprichter van de lifestyle website Brussels Life, trekt al 10 jaar met zijn team door de stad, op zoek naar Brusselse culturele, gastronomische en artistieke uitmuntendheid. Deze website is bijzonder inspirerend en boeiend voor alle Brusselaars die hun stad liefhebben! Om trends en goede adresjes op te sporen in Brussel heeft Yves zijn gelijke niet. Hij levert ons een aantal aanraders: La Mort Subite: een iconisch en internationaal beroemd café van onze stad. Redelijk veel toeristen, maar het blijft een ‘must see’ en een bijzonder aangename gelegenheid. Je proeft er de authentieke Geuze des huizes, mét bezinksel, en de klassieke boterham met plattekaas. Arcadi: een typisch Brusselse brasserie. Open tot 23:45 uur. Ideaal voor een late maaltijd na een film of een vertoning in de Théâtre des Galeries. De wafels, karbonade en hartige taarten zijn een speciale vermelding waard! The Big Game: in het centrum van de stad, echt iets voor sportliefhebbers! In deze bar vinden de klanten maar liefst 25 schermen die een ongelooflijk aantal sportwedstrijden uitzenden! Mig’s World Wines: een schatkamer vol wijnen en geestrijke drank. De kelder biedt een prachtige selectie in alle prijscategorieën. Aardig meegenomen: het hele jaar door degustaties en workshops over wijnen en geestrijke drank. Chambelland: wellicht de eerste bakkerij en banketbakkerij die uitsluitend producten uit de biologische landbouw verwerkt, 100% natuurlijk glutenvrij. In Brussel heeft ze al veel klanten overtuigd en twee verkooppunten geopend. Goed om te weten: het wit, halfkoren en volkoren meel is afkomstig van de Chambelland-molen. La Coutellerie du Roi: middenin de Noorddoorgang bevindt zich de in 1750 gestichte Coutellerie du Roi, een tempel van ongeëvenaarde expertise rond al wat snijdt. U bewondert er uitzonderlijke en hoogkwalitatieve voorwerpen die u nergens anders zult vinden! Echt een bezoek waard! Le Plateau du Berger: “Ik kan me niet vrijmaken. Een raclette-avond voorzien!” Dit is het concept van afterwork parties dat de kaaswinkel heeft gelanceerd: fijnproeversavonden met raclette naar believen! Voor nog meer geneugten zijn er ook fondue- en tartifletteformules. De ambachtelijke kazen worden geselecteerd bij de beste producenten in Frankrijk en Zwitserland. ● Elisa Brevet 38 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR Albert Aniel pp, Coenraetsstraat 72 - 1060 Brussel afg. : Albert Aniel Alterinfo SPRL, Rue de Tubize 40-42 - 1460 Ittre NACE : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten, 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer afg. : David Desmette Aude Prévot pp, Victor Greysonstraat 19 - 1050 Brussel afg. : Aude Prévot Aurélie Trigaux pp, Chemin du Clerc 6 - 1402 Nivelles NACE : 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : Aurélie Trigaux Azur Coaching SPRL, avenue des Pèlerins 31 - 1380 Maransart NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g., 85599 - Overige vormen van onderwijs - afg. : Pierre Blanchart BeeBonds SPRL, SintMichielswarande 30 - 1040 Brussel NACE : 62020 - Computerconsultancyactiviteiten, 62030 - Beheer van computerfaciliteiten, 63110 - Gegevensverwerking, webhosting en aanverwante activiteiten, 63120 - Webportalen afg. : Maxime D'Hondt Cristela Miranda e Silva pp, Frans van Kalkenlaan 14/39 - 1070 Brussel NACE : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment, 85599 - Overige vormen van onderwijs, 96099 - Overige persoonlijke diensten afg. : Cristela Miranda E Silva Dimitri Marit pp, Lieu-Dit Abbaye de Soleilmont 1a - 6060 Gilly NACE : 68311 - Bemiddeling bij de aankoop, verkoop en verhuur van onroerend goed voor een vast bedrag of op contractbasis, 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. afg. : Dimitri Marit Fidexsa SPRL, Rue Bonne Haie (Graty) 19A - 7830 Silly NACE : 69201 - Accountants en belastingconsulenten, 69202 - Boekhouders en boekhoudersfiscalisten afg. : Sandrine Duquenne Frederic Matagne Freelancer srl, De Neckstraat 27 - 1081 Brussel NACE : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Frédéric Matagne Hops SPRL, Rue des Anciens Etangs 40 - 1190 Bruxelles afg. : Simon Tougani Joël Ake pp, Wethoudersstraat 33 - 1050 Brussel NACE : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten, 63120 - Webportalen, 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 73110 - Reclamebureaus afg. : Joël Ake Mecenart SPRL, Generaal Dossin de St. Georgeslaan 61 - 1050 Brussel NACE : 68201 - Verhuur en exploitatie van eigen of geleasd residentieel onroerend goed, exclusief sociale woningen, 77299 - Verhuur en lease van andere consulentenartikelen, n.e.g. afg. : Victor Hurbain Myriam Van Wesepoel pp, Koning Overwinnaarsplein 15 bte 6 - 1040 Brussel NACE : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 78100 - Arbeidsbemiddeling, 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. afg. : Myriam Van Wesepoel Rebecca-Mayol Mandefu pp, Clos du Sadin 70 - 1420 Braine l'Alleud NACE : 93199 - Overige sportactiviteiten, n.e.g. afg. : Rebecca-Mayol Mandefu SOBASCO SPRL, Koloniënstraat 11 - 1000 Brussel NACE : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 85592 - Beroepsopleiding afg. : Stéphane Odent Social Seeder SPRL, Schaarbeeklei 647 - 1800 Vilvoorde NACE : 62020 - Computerconsultancyactiviteiten, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Patrick De Pauw Voyages en Roumanie , Tentoonstellingslaan 434 - 1090 Jette afg. : Iuliana Moldovan XPERT LINGUA SCS, Louizalaan 523 - 1050 Brussel NACE : 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet, 59120 - Activiteiten in verband met films en videoen televisieprogramma's na de productie, 74300 - Vertalers en tolken, 85592 - Beroepsopleiding - afg. : Gregory Blauwers Brussel Metropool - Januari 2020 39
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Agenda 17.03 Remboursement de frais à vos travailleurs (1) 26.03 STRATEGIE & BESTUUR 07.02 Leadership Day 2020: which leaders for tomorrow? ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 06.02 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht** 21.02 Actualités « compensation & benefits » (1) 28.01 05.03 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) 12.03 Plan cafétéria : la rémunération à la carte pour tous ? (1) Basisbeginselen van de douane – opleiding voor start-ups en KMO’s ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be **(1) Enkel in het Frans (2) De voertaal is Frans maar de documentatie is ook (volledig of gedeeltelijk) in het Nederlands beschikbaar Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be 51N4E Alcopa Arcadi Asean Avis Europe Wereldbank Be Angels BeCentral Befimmo Belgacom BePark BNB Bopro BrightBiz Brussels Airport Brussels Life Brussel Mobiliteit Buffl BX1 Carrefour Belgium Chambelland INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN 34 32 Abel.care Adventech 8-11 4-5 8-11 38 22-24 8-11 15 8-11 8-11 32 8-11 8-11 Berger, Le 25 ; 26-27 ; 28-29 ; 30-31 Big Game, The Blue Pepper 38 6 16-17 32 4-5 12-13 38 30-31 33 20-21 16-17 38 Citydev.brussels 25 ; 26-27 ; 30-31 40 ❙ Brussel Metropool - Januari 2020 HvJ-EU Co.station Collibra Common Ground Confederatie Bouw Coutellerie du Roi, La Daoust Deezer 16-17 4-5 32 16-17 38 4-5 18 Domaine de Ronchinnes, Le 25 ; 26-27 Easi VBO General Motors Google Grain Noir Hilton Hub.brussels iBanFirst International Chamber of Commerce Iris Group Jam Hotel Jardin Secret, Le Jaspers-Eyers KBC Lateral Thinking Company 4-5 18 eFounders 25 ; 26-27 ; 28-29 ; 30-31 Enterprise Europe Network 8-11 35 8-11 6 25 12-13 8-11 22-24 25 ; 28-29 ; 30-31 25 ; 26-27 ; 28-29 25 ; 28-29 32 8-11 32 Mig’s World Wines Mort Subite, La NBWM Nom, Le Orde der Artsen Pierre Vanherck Planet49 Pontiac PwC Renault RTBF RTL SD Worx Slide-up Sodexo Sofitel Spotify MIVB Triple A Solutions Veolia Volkswagen VUB White Hotel Wolf Yousign MILIEU, STEDENBOUW, MOBILITEIT 21.01 Green Afterwork X Irisphere : Transition économique ➜ Events@beci.be La prime d’innovation : récompensez vos travailleurs créatifs par une prime 100 % nette ! (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be 15, 22 & 29.01 Beci Welcome Breakfast 16 & 23.01 Beci Welcome Lunch 5, 12, 19 & 26.02 Beci Welcome Breakfast 6, 13, 20 & 27.02 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) 38 38 8-11 8-11 8-11 8-11 34 35 32 8-11 4-5 20-21 4-5 ; 16-17 25 ; 28-29 16-17 25 18 30-31 4-5 8-11 8-11 36-37 25 26-27 ; 28-29 ; 30-31 26-27 WISHES YOU A HAPPY AND PRODUCTIVE NEW YEAR WWW.BECI .BE Your Brussels Business and Social Partner
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highly ambitious Think big this year, and let us help you achieve your dreams. Édito Et qu’en pensent les actionnaires ? Décembre est traditionnellement le mois des bons vœux, des rétrospectiv t des messages tournés vers l’avenir. La conjoncture politique, économique, soc paraît instable et incertaine : Brexit, guerres commerciales, tensions internationales taux négatifs, croissance en berne, difficultés budgétaires, réchauffement difficultés de dégager des majorités dans nos démocraties européennes Cela dit, la résilience des entreprises, leur esprit de créativité et d’inno volonté d’apporter des solutions sont autant de signes encourageants pour l’année qui s’annonce. Qu’en est-il de notre situation politique ? Former un gouvernement qui r majorité parlementaire stable est devenu un exercice compliqué dans de nombr pays européens. La Belgique ne fait pas exception. Au niveau des Régions saluer la relative rapidité avec laquelle Bruxelles s’est dotée d’un ex Au niveau fédéral, faisons un exercice. Tout théorique, bien entendu, que comparaison n’est pas raison. Qu’en serait-il si la Belgique était une société anonyme et qu’en penseraient ses actionnaires ? Assur actionnaires s’inquièteraient d’une société sans direction, d’une mise hors d’état de prendre des décisions stratégiques. Certes, la ges quotidienne est assurée, mais cette gestion ne suffit pas. Les urgences tout d’abord. Celles des obligations à assumer. Par ex celle de soumettre à l’Europe un budget 2020. Un État fondateur de l’Union Européenne, qui abrite de surcroît la capitale de l’UE, se doit d’être exemplaire. Le marché serait fébrile, et la cotation de la SA en prendrait un coup. Dans la réalité, l’absence d’une direction de plein exercice coûte déjà très cher au pays. Comment la SA Belgique sera-t-elle en mesure d’assurer son approvisionnement énergétique, en maîtrisant ses coûts et ses obligations ? Comment la SA Belgique fera-t-elle face aux coûts engendrés par le vieillissement de sa population, tout en conservant ses capacités d’investissement ? Comment répondre aux défis de l’emploi et de la formation, dans un contexte de métiers en pénurie ? Comment préserver et stimuler nos exportations ? Voilà, parmi beaucoup d’autres, quelques préoccupations des actionnaires qui restent sans réponses satisfaisantes à l’heure actuelle. En tout cas, les actionnaires auraient convoqué une assemblée, aur société d’une direction capable de prendre des décisions importantes. un ou deux mois de retard peuvent s’avérer une éternité. Que dire de six donc le souhait, largement partagé par le monde économique et la socié il nous faut un gouvernement fédéral de plein exercice. Le plus tôt ser Marc Decorte, Présiden Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 50 – Décembre 2019 Au mois de janvier : Get ready for tomorrow Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Elisa Brevet, Giles Daoust, Nathalie De Cnijf, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude, Séverine Deneubourg, Marie Deronchêne, Tim Devriese, Adrian Hill, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Cédric Lobelle, Kathy Rosseel, Julien Semninckx, Guy Van den Noortgate et Peter Van Dyck. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 4 6 7 Idées 12 14 15 Beci online Podcast : Raphaël de Borman Digest Martine Tempels Rédactrice en chef invitée : City Climate Challenge : l’engagement des entrepreneurs pour le climat Pour ou contre la notation des avocats ? Open Source International 16 17 L’écolabel européen est-il pour vous ? Quel impact des taxes US sur les entreprises bruxelloises ? Gérer les talents 18 « Intégration et flexibilité, les sésames du nouveau monde du travail à Bruxelles » 20 24 27 29 31 32 34 36 37 39 La diversité, clé de la résilience des entreprises Défi digital : « Les entreprises doivent être plus hardies » Les compétences du 21e La validation des compétences, un processus win-win Les avantages de l’externalisation des tâches RH Travailleurs étrangers : vers la simplification grâce au permis unique Le bonheur au travail : le droit de chacun et l’affaire de tous Optimiser la performance des équipes et garder le contrôle Rétention : à chaque génération sa valeur La discussion de carrière, pilier de loyauté Entreprendre 40 42 44 46 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER Community 47 48 49 50 51 52 Index Transition : un curateur pour l’économie productive Réforme du code des sociétés : quelles conséquences ? Marchés publics : loi du 17 juin 2016, où en sommes-nous ? Starter : Space Laser Games L’actualité Beci en photo Bruxelles, dans les pas de Marguerite de Crayencour Petites histoires de grands entrepreneurs Demandes d'admission Agenda siècle : comprendre avant d’utiliser Votre entreprise se développe dans d’autres pays ? Vous avez besoin d’une expertise sociale et fiscale à la pointe pour analyser, mettre en place et optimiser votre processus d’internationalisation ? Avec Tax & Legal Partners, Partena Professional vous propose un service d’accompagnement pour toutes vos démarches légales, sociales et fiscales en cas d’internationalisation du travail. Nos experts réalisent des analyses ciblées, vous fournissent des conseils sur mesure en fonction de votre situation, et ils se chargent aussi concrètement de l’implémentation de la solution. Intéressé par Tax&Legal Partners ? Contactez-nous via innovation@partena.be
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Beci online Social Media 1.000 m² dédiés à la mobilité urbaine : c’est le nouveau Brussels Mobility Store inauguré par Beci et AG Real Estate aux galeries Anspach. Voir aussi nos photos p. 47. #BECImember : Vous envisagez un investissement immobilier ? Vous voulez optimiser votre rendement locatif ? Posez vos questions à notre nouveau membre, Gestion Loc. Voir www.gestionloc.be Préparez-vous à la TVA britannique, faites un ‘Brexit Impact Scan’ et demandez votre numéroe EORI : voilà trois des dix conseils ressortis du séminaire Brexit organisé par Beci. Dix conseils à retrouver sur www.beci.be. Les « members to members », ce sont des rencontres informelles et détendues entre membres de Beci, comme c’était le cas le 8 octobre dernier. Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 Beci online Dans vos newsletters de novembre Six ministres bruxellois partagent leur vision du défi climatique pour Bruxelles et ses entreprises. Un témoignage vidéo à revoir sur notre site web. Un défaut dans la lettre de licenciement ; une motivation insuffisante ; un motif grave contestable : trois cas où le non-respect des obligations légales en cas de licenciement peuvent avoir des conséquences financières pour l’entreprise. Jean-Luc Vannieuwenhuyse (SD Worx) vous explique les pièges à éviter. Abonnez-vous à nos newsletters sur www.beci.be/newsletter À lire sur notre site web Retrouvez ces articles sur www.beci.be Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 5
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Podcast Raphaël de Borman, CEO et co-fondateur de Panora.me Difficile de quitter une société qu’on a fondée et connue pendant plus de 15 ans pour tenter l’aventure start-up. En lançant panora.me, Raphaël de Borman nous prouve que, lorsqu’on ne se sent plus à sa place, il faut savoir prendre le large. Lancée en 2016, la jeune start-up connaît le succès avec une nouvelle technologie : le déclenchement à distance d’un dispositif ultra-zoom pour recevoir son selfie panoramique. Tu es de ceux qui ont commencé leur business en sortant des études. Avec trois amis, tu lances Eventattitude, une société spécialisée dans l’événementiel. C’est un véritable succès ; qu’est-ce qui fait qu’après 15 ans, tu décides de tout arrêter ? Je dois dire qu’après 15 ans, j’étais baigné dans un environnement qui peut être assez usant. On avait une taille assez importante, on était bons, mais on avait forcément des events qui se passaient moins bien. C’est à ce moment-là qu’il faut toujours avoir cette capacité, chaque semaine, à rebondir, solutionner les problèmes et garder les équipes motivées. Tous ces aspects commençaient à me peser : j’étais devenu manager malgré moi. Je pense que, dans ma nature, je suis un entrepreneur, je ne suis pas un bon manager. Quel a été le déclic ? C’est un peu malheureux à dire, mais c’est lorsqu’on a eu un problème de trésorerie. J’ai dû réinjecter de l’argent dans la société, je me suis dit : « Si tu dois remettre de l’argent après 15 ans dans ta boîte, c’est qu’il y a un problème ». Ça a ouvert une porte mentale. Pour la première fois, je me suis autorisé à penser que je pouvais faire autre chose, que je n’avais peut-être pas suffisamment utilisé mon temps et mes compétences de la meilleure façon ces dernières années. Que décides-tu de faire ? Je n’ai pas agi comme j’aurais dû le faire. Quand on est entrepreneur, on est la tête dans le guidon, on ne s’octroie pas de recul. Je suis arrivé à un état de lassitude que je n’aurais sans doute pas eu si j’avais eu la clairvoyance de dire à mes associés : « Écoutez, je trouve que j’ai beaucoup sur les épaules. Je prends trois mois et je reviendrai plus fort, avec des nouvelles idées. » En agissant ainsi, je n’aurais pas quitté Eventattitude. 6 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 Mon ras-le-bol a fait que j’ai pris la première bonne idée que j’ai eue et j’ai dit à mes associés que je n’allais pas avoir le temps de la développer au sein de la société ; il fallait donc que je la quitte et que je me lance… Cette bonne idée, quelle était-elle ? Je suis très méfiant par rapport au mythe de la grande idée. Je ne crois pas en l’entrepreneur qui, tout à coup, a l’idée de génie. En passant du temps sur internet, j’ai vu une action promotionnelle faite par l’office de tourisme australien à destination des touristes asiatiques. La vidéo présentait un principe tout-à-fait ingénieux permettant de déclencher un dispositif photo placé à distance. Quelques secondes après, on recevait depuis son téléphone non pas une photo, mais une vidéo en dézoom. L’idee de Panora.me, ce n’est donc pas moi qui l’ai eue. La vidéo s’est avérée fausse, mais comme j’avais une veille technologique et créative… ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : Émotions vous aide à comprendre pourquoi vous ressentez ce que vous ressentez et vous aide à décrypter vos sentiments. Trac, souffrances, joie, amitiés… Deux fois par mois, Adélie Pojzman-Pontay décortique une émotion avec des experts. Des histoires humaines fortes, qui vous aideront sans doute à mieux vous connaître. D.R. News Décès d’Yvan Huyghebaert, ex-président de Beci Nous avons appris avec tristesse le décès d’Yvan Huyghebaert, ancien président de Beci, survenu le 6 novembre dernier à l’âge de 75 ans. Ingénieur civil, d’origine gantoise, Yvan Huyghebaert avait notamment exercé des fonctions de direction dans la société d’ascenseurs Schindler et la compagnie de cimenterie CBR. Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles (CCIB), de 2001 à 2008, il avait contribué à son rapprochement avec l’Union des Entreprises de Bruxelles (UEB). Il fut le premier président de Beci lorsque les deux organisations choisirent de se placer sous la même coupole, en 2006. « Par son pragmatisme, Yvan Huyghebaert est parvenu à faire aboutir un projet ambitieux mais délicat, lancé longtemps auparavant. Ce qu’est Beci aujourd’hui, c’est un peu à lui que nous le devons », rappelle l’actuel président de Beci, Marc Decorte. Nommé président d’honneur de Beci, Yvan Huyghebaert avait également présidé la Fédération belge des Chambres de Commerce, ainsi que la Communauté Portuaire de Bruxelles. À sa famille et à tous ses proches, Beci présente ses très sincères condoléances. Telenet fournit le Giga internet à Bruxelles Depuis le mois d’octobre, les clients de Telenet peuvent surfer à des vitesses jusqu’à 1 gigabit par seconde (Gbps), soit deux fois plus rapidement qu’avant. C’est le résultat d’un projet d’investissement à grande échelle intitulé « les Grands Travaux du Réseau », démarré il y a cinq ans par Telenet et dans lequel l’entreprise a investi un demi-milliard d’euros pour doubler la largeur du réseau (‘speedboost’). Concrètement, 10 équipes de 30 personnes se sont rendues dans toutes les rues pour remplacer plus de deux millions de composants, opérant ainsi la modification la plus radicale dans toute l’histoire du gestionnaire. Telenet a dès lors pu préparer son réseau à l’augmentation constante du trafic internet des clients et des entreprises (+60 % par an). De plus, les applications innovantes telles que la réalité virtuelle, les véhicules connectés et autonomes ou la chirurgie à distance exigent une vitesse, une qualité et une réactivité que seul un réseau très performant peut fournir. Sans oublier que les images que nous envoyons et visualisons deviennent de plus en plus lourdes. Un réseau de qualité est donc indispensable au progrès numérique. C’est pourquoi Telenet s’affirme comme le moteur de ces innovations et de leur valeur ajoutée sociale et économique pour la Belgique. En étendant le réseau à plus de 3 millions de foyers et d’entreprises connectables à Bruxelles et en Flandre, Telenet crée la plus grande région « Giga internet » d’Europe. Grâce à cette opération à grande échelle, elle permet à Bruxelles d’être en tête de liste des régions disposant de la meilleure infrastructure numérique en Europe et de déjà répondre aux objectifs du plan d’action Digital Belgium, qui stipule que « d’ici 2020, au moins la moitié des connexions de notre pays doit avoir un débit allant jusqu’à 1 Gbps ». « Les réseaux Giga sont une tendance mondiale, mais ce qui nous distingue, c’est que nous avons adapté l’ensemble de notre réseau câblé. C’était une tâche colossale, mais qui nous a procuré une visibilité considérable : ce réseau est unique en Europe. Nous avons plus de cinq ans d’avance sur l’Agenda numérique et nous nous conformons aussi largement aux plans plus ambitieux que la Belgique a présentés. Nous entendons contribuer à l’avenir numérique de Bruxelles. Nous en sommes convaincus : le passage au numérique va changer fondamentalement notre façon de travailler, de faire des affaires et de vivre ensemble. Nous endossons donc un double rôle : celui de moteur pour les innovations numériques et de constructeur de l’infrastructure correspondante », conclut John Porter, CEO de Telenet. Info : www.telenet.be Micha Berger (à gauche) et John Porter, respectivement Chief Technology et Chief Executive Officer de Telenet. Deux Awards pour Bruxelles Métropole et NextStep Les BTOB Awards, remis le 22 octobre dernier, ont doublement récompensé les médias de Beci, avec deux Silver Awards : ‘Best content’ pour le magazine Bruxelles Métropole et ‘Best launch‘ pour le podcast NextStep, dans un concours qui fait référence pour le secteur de la presse et de la communication en Belgique. Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 7 D.R. © Reporters
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News Bruxelles Métropole a été primé pour sa nouvelle formule de « rédacteurs en chef invités ». Parmi eux, se sont notamment succédé ces derniers mois l’architecte Luc Schuiten, le CEO Giles Daoust, Bea Ercolini, ancienne rédactrice en chef d’Elle Belgique, les recteurs de l’ULB et de la VUB, Yvon Englert et Caroline Pauwels, Thierry Geerts, patron de Google Belgique... Une formule d’ouverture, qui a permis de confronter les idées et renouveler les contenus. Bruxelles Métropole avait déjà remporté un Bronze Award en 2018. NextStep, le podcast des entrepreneurs inspirants, a été lance en décembre 2018 par Beci. Il propose à ses auditeurs de partir à la rencontre de personnes passionnées, d’écouter leurs parcours et de s’en inspirer. Parmi les invités des 15 premiers épisodes figuraient Amélie Alleman (Akros Solution, Betuned), Valentin Richard (Menu Next Door, Koudetat), Julie Foulon (Girleek), John Bogaerts (Zoute People, Ecole 19), Haile Abebe (le Cercle des Voyageurs, Toukoul)… Les BTOB Awards sont organisés depuis 2015 par Media Marketing en collaboration avec la fédération WeMedia. Les prix sont scindés en deux catégories : Press (pour la presse professionnelle) et Communication (réservée aux annonceurs, agences et régies). Le grand vainqueur de la soirée, en BTOB Communication, est l'agence Lucy, dont le jury a plébiscité la campagne ‘The Curiosity Click’, réalisée pour Brightfish : Prix spécial du jury, Gold Award Best Use of Direct et Bronze Best Use of Interactive. Lucy a remporté un Bronze supplémentaire avec sa campagne pour De Lift (Best Use of Radio/Audio). Dans la compétition BTOB Press, outre les deux Awards remportés par Beci, le Gold est allé à la newsletter personnalisée du Boerenbond (Best of Diversification). L'association des agriculteurs flamands remporte également un Bronze avec le magazine Boer & Tuinder (Best Relaunch). Info : btobawards.com Les migrations entre les régions belges augmentent Une étude démographique, menée conjointement par les trois instituts régionaux de statistique (l’IBSA, l’IWEPS et Statistiek Vlaanderen) révèle que le nombre de migrations entre les trois régions du pays a fortement augmenté ces 20 dernières années. Cette hausse est surtout importante pour les flux sortants de la Région de Bruxelles-Capitale (RBC) vers les communes environnantes, en particulier vers la Région flamande, mettant en évidence le rôle de la RBC comme moteur d’une périurbanisation. Au cours de l’année 2016, 24.000 habitants ont quitté Bruxelles pour s’installer en Flandre, soit une augmentation de 55 % par rapport à 1997. À noter, la part croissante des ressortissants des pays tiers ou des pays entrés récemment dans l’UE parmi ces migrants. La RBC a toutefois accueilli moins de migrations qu’elle n’en a envoyé vers chacune des régions ; de ce fait, son solde migratoire interrégional est systématiquement négatif. Entre la Flandre et la Wallonie, les échanges migratoires sont moins nombreux et ont été au bénéfice de la Wallonie jusqu’en 2016 où l’on observe une nette hausse de migrations vers la Région flamande, ce qui résulte pour la première fois en un solde migratoire positif pour cette dernière. En d’autres termes, il y a plus de Wallons qui s’installent en Flandre que l’inverse. De manière générale, les causes de ces migrations sont généralement expliquées par le cycle de vie, un événement (décès, séparation, changement d’emploi…), le coût de l’immobilier, mais elles peuvent également être liées à des politiques différentes en matière de logement, d’aménagement du territoire et de mobilité qui sont quelques-unes des compétences régionalisées en Belgique. Info : http://ibsa.brussels 8 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 D.R. © Getty News Un regard atypique sur entrepreneuriat e 10 janvier 2020 sort en librairie emier livre de Giles Daoust, ts d’esprit d’entreprendre. en 1979, Giles Daoust est diplômé de la Solvay Brussels School f Economics and Management. le CEO de l’entreprise de essources humaines Daoust (Entreprise de l’Année 2016), et de la société de production audiovisuelle Title Media. Il est également le metteur en scène de l’Ommegang (spectacle torique sur la Grand Place de Bruxelles) et l’un des partenaires fondateurs de LN24 (première chaîne belge d’information en continu). Giles Daoust est l’auteur de plusieurs scénarios de films et de bandes dessinées, ainsi que de nombreuses chroniques économiques pour le journal L’Echo et notre magazine Bruxelles Métropole, dont il fut cette année l’un des « rédacteurs en chef invités ». Dans Mots d’esprit d’entreprendre, Giles Daoust pose un regard atypique sur l’entrepreneuriat, la créativité et la société au sens large. Parmi les thèmes abordés : Donald Trump, Emmanuel Macron, Mark Zuckerberg, Steve Jobs, l’Amérique, l’esprit d’entreprendre, les médias, l’intelligence artificielle, le transhumanisme, la politique, la mobilité, la flexibilité, l’ego, l’échec, la créativité, la Génération Y, l’esprit d’entreprendre sa carrière, et bien d’autres. Le livre est préfacé par Joan Condijts (L’Echo, LN24) et enrichi d’une illustration de Pierre Kroll. Mots d’esprit d’entreprendre (éditions Marque Belge) est disponible à partir du 10 janvier 2020 dans toutes les bonnes librairies, chez Filigranes, à la Fnac et sur Amazon.fr. Info : www.marquebelge.com Plus de 50 % des travailleurs refuseraient d'échanger leur voiture contre une alternative verte Face au problème de la mobilité, Tempo-Team a réalisé une enquête auprès des salariés belges pour voir s’ils envisagent des alternatives à la voiture pour les déplacements domiciletravail. Or, malgré les embouteillages, l'impact écologique et la croissance du télétravail, les salariés belges restent fidèles à leur véhicule. Ils se justifient par une mauvaise accessibilité de leur entreprise en transports publics (35 %), des services publics pas assez souples (24 %) et un besoin de la voiture pour les déplacements professionnels (23 %). Seule une minorité est disposée à y renoncer au profit d'une alternative plus verte. « L'auto reste le moyen de transport le plus utilisé pour se rendre au travail, car elle combine la rapidité de déplacement, la fiabilité, le confort et la souplesse pour un coût plus avantageux. Un cinquième des salariés est prêt à abandonner sa voiture si son employeur offre de meilleurs équipements pour cyclistes, des vélos de société et un incitant financier pour le deux-roues », explique Sébastien Cosentino, porte-parole de Tempo-Team. Pour résoudre ce problème de mobilité, un rôle important, reviendrait donc aux employeurs ; or la moitié propose déjà une indemnité vélo ou des possibilités de télétravail (48 %). Un sur trois a fait installer des équipements pour cyclistes et un sur quatre fournit des vélos de société et veut diminuer les voitures de société. Enfin, les Belges réclament une amélioration des transports publics et de l'infrastructure pour cyclistes. D'après eux, les autorités publiques devraient surtout investir dans des services plus fiables (36 %), la diminution du prix des billets (29 %) et l'augmentation des autoroutes cyclables (24 %). Info : www.tempo-team.be BDO investit dans une équipe de stratèges douaniers À partir de 2020, les entreprises belges devront se préparer à l’impact numérique de la nouvelle législation douanière européenne qui imposera de nouvelles obligations via le Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 9 © unsplash
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News Code des Douanes (CDU). Les défis qui coïncident avec cette législation n’ont jamais été aussi importants pour les entreprises belges au cours des 25 dernières années. Leur stratégie commerciale risque d’en subir les perturbations. Concrètement, la loi modernise et numérise les procédures douanières : déclarations électroniques, tarifs douaniers adaptés et nouvelles règles. « Presque aucune entreprise belge ne sait exactement comment l’arrivée du CDU va modifier le marché. Ce qui est certain, c’est que la numérisation forcée obligera nos entreprises à investir dans les 3 prochaines années. Sinon, d’un jour à l’autre, elles ne pourront plus importer ni exporter », met en garde Stefaan Amling, Partner Customs Strategy & Customs Transition Strategy chez BDO Belgique. C’est pour aider les entreprises à se conformer aux obligations légales et à identifier les opportunités de cette nouvelle législation douanière que BDO lance une équipe de stratèges douaniers. Le problème aujourd’hui est que tout ce qui a trait aux douanes est fragmenté et non digitalisé. Par conséquent, les entreprises ne savent pas exactement combien elles paient en taxes ni à quel prix mettre leurs produits sur le marché étranger. « Le potentiel d’une stratégie douanière intelligente n’apparaît clairement que lorsque les entreprises voient exactement combien d’euros sont dépensés dans l’ensemble de leurs activités douanières et qu’elles combinent cela avec les opportunités offertes par le CDU. Des exemples pratiques montrent que, dans certaines situations, les entreprises peuvent offrir leurs produits jusqu’à 25 % moins chers », ajoute Stefaan Amling de BDO. Info : www.bdo.be La VUB étudie les électrofuels Dans le cadre du fonds de transition énergétique, le Conseil des ministres fédéral a approuvé début septembre le projet Best. Celui-ci rassemble des experts de cinq universités, dont la VUB, et vise à assurer l’approvisionnement du système énergétique belge en électrofuels durables. Les électrofuels ou électro-carburants sont des carburants synthétiques produits à partir d’énergies renouvelables. Les énergies solaire et éolienne peuvent, en effet, être utilisées pour produire de l’hydrogène par électrolyse. L’hydrogène peut ensuite être associé à d’autres éléments ou molécules, ce qui permet d’obtenir d’autres combustibles tels que le méthane, l’éthanol, le méthanol ou l’ammoniac. Les électrofuels sont un moyen efficace de stocker l’énergie solaire et éolienne à long terme, contrairement aux batteries qui n’offrent qu’une solution à court terme. Ils produisent donc de l’électricité ou de la chaleur plus longtemps (dans des chaudières ou des turbines à gaz). Pour autant que les moteurs soient adaptés, ils peuvent également être utilisés dans les transports. Comme ils sont produits à partir d’énergies renouvelables, ils sont considérés comme des carburants « verts ». Certaines questions se posent encore : quels sont les électrofuels les plus avantageux et comment garantir l’approvisionnement du système énergétique belge ? C’est pour y répondre que les professeurs Francesco Contino et Julien Blondeau du groupe de recherche Burn de la VUBULB étudieront, avec le projet BEST, la production et la consommation potentielle de ces carburants en termes de coût et d’efficacité, et veilleront ainsi à déterminer leur contribution potentielle au système énergétique belge. Avec un budget total de 4 millions d’euros, Best est l’un des deux plus grands projets approuvés par le fonds de transition énergétique. Info : www.vub.be 10 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 D.R. © unsplash News Clap2 pour S.Kool : La boutique-école de City2 accueille dix nouveaux jeunes chercheurs d'emploi S.Kool, la boutique-école de City2, a entamé sa deuxième édition au mois d’octobre. AG Real Estate s’associe à nouveau avec Actiris, Bruxelles Formation et le centre commercial City2 pour un partenariat privé-public au bénéfice de l’emploi des jeunes bruxellois. Dix jeunes ont ainsi été recrutés pour suivre une formation sur mesure de 3 mois. à la fois, l’idéal pour apprendre un métier ! », explique Grégor Chapelle, Directeur Général d’Actiris. Le matin, les dix stagiaires suivent une formation aux techniques de vente, en communication et en néerlandais et l’après-midi, ils ont l’occasion de la mettre en pratique dans le conceptstore créé spécialement pour eux. « Suite au succès de la première édition, Bruxelles Formation est ravi de reconduire ce projet innovant en proposant une formation de vendeur hybride sur mesure ! », se réjouit Olivia P’tito, Directrice Générale de Bruxelles Formation. Dès le début du programme, chaque stagiaire est parrainé et encadré par un commerçant de City2 pour lui offrir une formation complémentaire sur le terrain (FPIE – Formation professionnelle individuelle en entreprise) avec, à la clé, un contrat de travail assuré jusqu’à la fin avril 2020. « Le succès de S.Kool se trouve certes entre les mains des partenaires et des stagiaires mais également des visiteurs de City2. En venant découvrir la boutique-école complètement rénovée et en y effectuant des achats, ils soutiendront l’initiative et participeront à la continuité du projet », conclut Serge Fautré, CEO d’AG Real Estate. « Trouver des solutions innovantes pour mettre à l’emploi des jeunes peu qualifiés est une responsabilité collective. Ici, on leur propose une formation, un stage et un emploi Info : www.bruxellesformation.be Inspirez-vous sur #MeetAtKinepolis business.kinepolis.be/fr/morning-sessions ALISSON SINÉCHAL De grandes opportunités même en petit comité. Vous cherchez un endroit de grand standing pour un petit groupe ? Kinepolis Business a la solution idéale pour vous : les B2B Morning Sessions. C’est un nouveau forfait pour les entreprises qui recherchent un lieu exceptionnel pour leurs présentations, leurs workshops, leurs brainstormings, leurs lancements de project … Les Morning Sessions sont destinées aux groupes de 15 à 60 personnes et peuvent être réservées en semaine de 9h00 à 13h00. Kinepolis Business Belgium Kinepolis Business Kinepolis Business Belgium B2B-ACCOUNT MANAGER Tél. +32 2474 26 40 asinechal@kinepolis.com Kinepolis Bruxelles, Rue de Centenaire 20, B-1020 Bruxelles Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 11 À partir de €15 pp hors 21% TVA D.R.
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Idées La soirée s’est achevée par la remise de la Charte 2030, signée par les premiers partenaires du City Climate Challenge : AG Real Estate, Brussels Airport Company, la Confédération Construction de la Région de Bruxelles-Capitale, Edenred, Engie, Europcar Mobility Group, G.M. Electronics (GME), ING, Interparking, Iris Group, Jeasy, LeasePlan, Micropole, Pasha-Parking, Sibelga, SNCB/NMBS, Sodexo, Solvay, Total, Tractebel, Veolia et VINCI Energies Belgium. City Climate Challenge : l’engagement des entrepreneurs pour le climat Fin juin, une douzaine d’entreprises s’étaient réunies à l’initiative de Beci pour lancer le projet City Climate Challenge 303030. Le défi : réduire de 30 % les émissions de CO2 bruxelloises d’ici 2030, grâce à 30 projets collaboratifs. Trois mois plus tard, plusieurs centaines d’entrepreneurs étaient présents pour la remise de la Charte 2030 aux membres du gouvernement bruxellois – avec désormais une vingtaine de partenaires engagés. «P lus de 600 personnes se sont inscrites pour assister à cette soirée où les entreprises bruxelloises réalisent qu’il faut clairement agir en faveur du climat », entamait Olivier Willocx, CEO de Beci. « Pour nos entreprises, cette initiative privée n’est pas considérée comme une contrainte mais comme une volonté de s’impliquer, de passer à l’action. » Devant le public réuni au Cercle de Lorraine, Peter Wittoeck, chef du service Changements climatiques du SPF Santé Publique, a rappelé les objectifs des Accords de Paris conclus en 2015. Par ceux-ci, 195 pays et l’UE se sont notamment engagés à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, diminuer les émissions de CO2 de 45 % entre 2010 et 2030, et arriver à la neutralité climatique vers 2050. Cela ne pourra se faire que par une action résolue et collective, impliquant les entreprises. Tel est bien le sens du City Climate Challenge lancé par Beci, auquel le bureau CO2logic, spécialisé dans la mesure et la réduction de l’empreinte carbone, apportera son expertise. « On émet chaque année 40 milliards de tonnes de CO2 dans le monde », rappelait son CEO Antoine Geerinckx. « Cela influence non seulement le climat, mais aussi divers secteurs, parmi lesquels l’agriculture. Dont coût : 220 à 417 euros par tonne à la société, selon les estimations. Mais aujourd’hui, personne ne paie ces coûts. Et si personne ne le fait aujourd’hui, ce seront nos enfants et petits-enfants. D’où l’idée de montrer l’exemple au travers de 30 projets. » « Sortir le diesel, le LPG et l’essence de la ville » « Le défi climatique est inscrit dans la politique de mon gouvernement et nous comptons sur la responsabilité des entrepreneurs bruxellois pour nous aider à le mener à bien », abondait le ministre-président Rudi Vervoort, par vidéo interposée, devant la quasi-totalité du gouvernement bruxellois présent sur la scène (seule manquait la secrétaire d’État Nawal Ben Hamou). « Dans cette optique, je félicite évidemment l’initiative 303030. » Dans le débat qui a suivi, les ministres de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) et de la Transition écologique Alain Maron (Écolo) ont défendu l’idée de privilégier les alternatives à la voiture : « Chaque matin, les gens qui viennent travailler 12 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 © Isopix Idées dans Bruxelles sont coincés dans les embouteillages. C’est polluant, c’est embêtant et c’est du stress. Avec 20 % de voitures en moins qui entrent dans la capitale, il n’y a plus d’embouteillages. Pour les véhicules les plus polluants, il existe déjà la zone de basses émissions. On s’est aussi engagés pour la sortie du diesel en 2030 ainsi que la sortie du LPG et de l’essence en 2035. Mais pour cela, il faut que le réseau électrique supporte ces mesures. Il convient notamment d’augmenter le nombre de bornes servant à charger les voitures électriques. Du point de vue fiscal, on doit stimuler l’achat de voitures électriques notamment par des taxes à l’immatriculation plus avantageuses. Par ailleurs, il y a beaucoup trop de stationnements hors voiries qui sont sous-utilisés. Sans oublier qu’il faudra augmenter les parkings de dissuasion aux entrées de la ville. » Mais surtout, Elke Van den Brandt insiste sur les alternatives à la voiture : « Il faut plus de trains qui circulent, augmenter le nombre de bus électriques dans Bruxelles, stimuler l’utilisation du vélo classique ou électrique, agir au niveau des véhicules de livraison… ». Et pour modifier les comportements, la ministre de la Mobilité n’hésite pas à ressortir une idée certes clivante : la taxe kilométrique, qu’elle souhaite voir remplacer le système de taxe de circulation. L’énergie, bientôt un luxe ? Qu’il s’agisse de se déplacer, de s’éclairer ou de produire, dans un monde décarboné, la consommation d’énergie ne risque-t-elle pas de devenir un luxe ? « Oui et non », répond Alain Maron. « À l’unité, il y a fort à penser que cela va coûter de plus en plus cher au kWh. Mais l’enjeu consistera à consommer de moins en moins et à être proche du zéro carbone. Car finalement, l’énergie qu’on ne consomme pas, c’est l’énergie qu’on ne paie pas. » Les procédures et calculs des taxes énergétiques n’iront pas vers la simplification : « Cela deviendra d’autant plus complexe que le prix est notamment fixé en fonction de la disponibilité, du moment de la consommation, de la quantité consommée… » Un défi que les entreprises peuvent tourner à leur avantage : « En emboîtant le pas à ces démarches visant à consommer moins, les entreprises s’offrent des opportunités d’emplois et économiques », estime Barbara Trachte (Écolo), secrétaire d’État chargée de la Transition économique. « Il existe déjà des mesures et des incitants sous forme de primes pour les entreprises qui font l’effort Antoine Geerinckx de réduire leur consommation énergétique. Mais on va encore proposer d’autres incitants, des accompa gnements ainsi des mesures de financement. Et puis, outre les aides publiques, n’oublions pas que des rentrées peuvent venir des ventes et commandes publiques car la Région et les pouvoirs publics sont de gros investisseurs. Et dans les clauses d’attribution de mar chés publics, on peut mettre des critères environnementaux. » Peter Wittoeck Emploi, formation et numérique Des entreprises qui, par ailleurs, regrettent de ne pouvoir trouver suffisamment de candidats compétents pour combler leurs postes vacants. « Bien sûr, je préfère qu’elles embauchent des Bruxellois plutôt que d’autres », a souligné Bernard Clerfayt (Défi), ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. « Nous allons adapter les formations en relation avec les secteurs en carence. Elles doivent correspondre aux demandes des employeurs. Je souhaite aussi poursuivre les formations en alternance qui fonctionnent avec beaucoup de succès dans les pays voisins. » Il a aussi abordé la Transition numérique qui figure dans ses compétences : « Il n’est pas certain que les administrations bruxelloises se soient aussi bien préparées à la digitalisation que nos entreprises. Ce sera l’un de nos objectifs afin de simplifier la vie des citoyens et des entreprises ». Pascal Smet (one.brussels), secrétaire d’État à l’Urbanisme, a embrayé sur le sujet : « Il faut aider les entrepreneurs, notamment dans la délivrance des permis. Pour que cela aille plus vite, on va engager du personnel, digitaliser et automatiser les demandes et procédures. Je me suis récemment rendu à Lisbonne : aujourd’hui, nous sommes dans un monde où la concurrence entre les villes est énorme. Et c’est pour cela qu’il faut aider au mieux les entreprises qui veulent rester ou s’implanter à Bruxelles. » Et Sven Gatz (Open Vld), ministre des Finances, d’y ajouter un plaidoyer pour la 5G : « Il faut que Bruxelles devienne une ville numérique en exploitant la 5G. Sa mise en place doit se faire de la façon la plus sûre, en concertation avec le fédéral et les partenaires privés. » Au terme de ce débat, c’est au président de Beci Marc Decorte qu’est revenue la conclusion : « Le climat n’est pas qu’un défi pour nous, entrepreneurs, mais une opportunité de se montrer créatif et trouver des solutions innovantes. » ● Julien Semninckx Info www.303030.eu Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 13 © Isopix © Isopix
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Idées Pour ou contre la fin des paiements en liquide ? Vincent Coussement, directeur des services aux commerçants chez Worldline Belgique Tout le monde devrait avoir le droit de payer selon le mode de son choix. De nos jours, les consommateurs souhaitent pouvoir payer n’importe où, n’importe quand et de n’importe quelle manière, avec leur carte ou leur smartphone, et ce quel que soit le montant. Chez Worldline, nous constatons que les Belges choisissent de plus en plus le paiement électronique. Une étude menée par Febelfin montre d’ailleurs que 89 % des Belges préfèrent payer de façon digitale. Les atouts de ce mode de paiement sont multiples. Il y a bien sûr l’aspect de la sécurité et de la rapidité, mais encore bien d’autres points. La dimension hygiène n’est pas à dédaigner, notamment dans les commerces alimentaires où la manipulation de billets et de pièces n’est pas très propre. Et puis, il y a le coût : chaque transaction en cash coûte 29 cents en moyenne, car il faut notamment tenir compte de l’alimentation des distributeurs, la collecte, le transport… Le paiement électronique quant à lui représente un coût allant de 11 à 23 cents, selon une étude de l’Observatoire des prix. Outre les paiements électroniques traditionnels par carte, le paiement sans contact se développe également de plus en plus. Cette technologie NFC (Near Field Communication) représente déjà la moitié des transactions électroniques en Europe : surtout en Europe de l’Est (où elle atteint près de 90 % des transactions électroniques en Tchéquie et en Slovaquie), moins en Belgique, où elle n’est que de 12 à 13 % (mais elle a doublé en 6 mois). Dans certains pays, principalement en Scandinavie, il n’y a presque plus de transactions en cash. En Suède, où 85% des paiements se font électroniquement, certaines personnes déclarent ne plus se rappeler de la dernière fois où elles ont payé avec de l’argent liquide. Virements bancaires, achats en ligne, paiements par carte de débit ou de crédit, avec ou sans contact, applis de paiement sur smartphone… Le cash ne cesse de reculer au profit des échanges électroniques. Alors, faut-il supprimer les paiements en espèces ? Antoine Akayyan, président de l’association des commerçants Renouveau Quartier Grand-Place Nous sommes contre la suppression du cash. D’abord au nom de la liberté du mouvement financier et de la confidentialité des transactions personnelles. Cela relève de la protection de la vie privée qui est l’un des droits majeurs de la démocratie et de la liberté. Ensuite, la Belgique, et certainement Bruxelles, perd une part importante du marché du tourisme car les paiements en liquide ne peuvent plus y dépasser les 3.000 euros depuis cinq ans. Contrairement à de nombreux autres pays, même limitrophes, où il n’y a pas de limite pour les paiements en espèce pour les non-résidents extra-européens. C’est surtout le tourisme de luxe qui est impacté : de nombreux touristes, principalement russes et asiatiques, pour qui le cash fait partie de la culture, préfèrent aller faire ces achats dans des pays frontaliers. Cette concurrence déloyale ne devrait pas être de mise en Belgique. Ou alors, il faudrait la même règle partout en Europe. Au niveau des jeunes, le cash est plus utile qu’une carte de crédit pour leur apprendre à gérer leur budget. Il y a déjà le toucher, le geste, le contact. Des billets ont plus de valeur sur le plan psychologique que de simplement composer le montant sur un terminal. Le cash fait prendre conscience de la valeur du travail. Avec le contact physique, en manipulant les billets, on est moins tenté. On est moins dans l’émotionnel. Avec le cash, on reste plus rationnel dans ses comportements d’achat. Et puis, il y a la coutume de l’argent de poche offert par les parents, grands-parents et autres pendant les périodes des fêtes. L’impact est moins fort avec un versement par carte de crédit que la traditionnelle enveloppe avec les billets. ● Julien Semninckx 14 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 © Getty « Lire, lire, lire ! » Open Source Community « Un esprit sain dans un corps sain », dit l’adage. Dans notre société moderne, le corps fait l’objet de toutes les attentions. Il est en effet indispensable d’éduquer la population quant à l’importance d’une activité physique régulière, nous protégeant contre les problèmes cardiovasculaires, l’obésité, les courbatures et autres dangers de la vie moderne. Mais l’esprit, on n’en parle pas assez. Je ne vais pas me lancer dans une critique de la qualité actuelle de l’enseignement car, malgré les nombreux débats, on ne peut faire à ce stade qu’un grand constat d’impuissance. Parlons de l’esprit des adultes. qu’ils n’ont pas le temps de lire, ou plus exactement pas la concentration pour lire lorsqu’ils rentrent chez eux. Bien sûr, mais… si on se réfère au concept de plasticité cérébrale, au plus on lit, au plus notre cerveau développe Giles Daoust, CEO de Daoust et Title Media cette capacité de concentration qui nous manque aujourd’hui. Il faut donc commencer par lire un petit peu, le soir, au lit, le week-end, pour voir rapidement se développer sa capacité à lire. C’est un cercle vertueux. La plasticité cérébrale est un principe important en neurosciences, malheureusement mal connue du grand public. Elle signifie que la capacité de notre cerveau (notre intelligence) n’est pas fixée d’avance, et peut augmenter (ou réduire) avec le temps – ou plutôt avec les bonnes (ou mauvaises) pratiques. Autrement dit, pour développer son intelligence, il faut « entraîner » son cerveau. Bien évidemment, tout commence par une activité professionnelle, qui met la machine cérébrale en marche au quotidien (l’apathie intellectuelle résultant d’un chômage ou d’une retraite inactive, est toxique). Mais il faut se méfier du quotidien, car toute routine suffisamment répétitive nuit au développement du cerveau. Il faut donc « sortir de sa zone de confort intellectuelle », et aborder fréquemment de nouveaux horizons. Dans la sphère professionnelle : un nouveau job, gravir les échelons, un nouveau projet ambitieux... Dans la sphère privée : un nouveau hobby, visiter un pays, apprendre une discipline artistique… Ou tout simplement… lire. Lire, lire, lire. Dans nos vies modernes, la lecture est parfois la seule activité que l’on peut encore « glisser » dans notre planning chargé. Évidemment, nombreux sont ceux qui diront Lire oui, mais lire quoi ? Peu importe ! Avant tout, il faut lire ce qui nous intéresse en ce moment. Bandes dessinées, romans, essais, biographies, ouvrages scientifiques, livres d’art… Si on ne trouve pas l’inspiration, aller se promener dans une librairie ou sur un site de vente en ligne suffit à la trouver rapidement. Il ne faut jamais hésiter à acheter deux ou trois livres qui attirent notre attention, sans forcément savoir si on les lira tout de suite. Et il ne faut jamais se forcer à finir un livre qu’on n’aime pas. La lecture doit rester un plaisir. Personnellement, je suis friand de biographies et d’essais, car ils permettent de découvrir une personnalité ou un sujet, et les réflexions de l’auteur, mais surtout car ils contiennent souvent des références à d’autres livres. Ceci crée une sorte de domino-cascade de lecture, un livre en entraînant un autre, et ainsi de suite. Un véritable voyage de l’esprit. Il faut veiller à éduquer les deux parties de son cerveau : l’hémisphère gauche, en charge des activités rationnelles et logiques ; et l’hémisphère droit, en charge des activités créatives et émotionnelles. Il ne faut pas lire que des livres « sérieux »… ni que des bandes dessinées. Il faut lire de tout, au gré des envies. Et sortir le plus souvent possible de sa zone de confort intellectuelle. Notre cerveau est notre organe le plus puissant. S’il est fort, il nous fera vivre plus longtemps ! ● Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 15 D.R.
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Enterprise Europe Network L’écolabel européen est-il pour vous ? Reconnaissable à sa fleur étoilée, applicable à une trentaine de catégories de produits, l’EU Ecolabel identifie des produits et services qui se distinguent par leur impact réduit sur l’environnement et la santé. Si vous remplissez ses critères, pourquoi ne pas demander le label ? L' histoire de la petite fleur européenne remonte à 1992. À l’époque, il existe déjà des labels écologiques plus ou moins bien établis, mais dont la portée reste souvent nationale : Blauer Engel (Allemagne), NF Environnement (France) ou encore Nordic Swan (Scandinavie). D’autres ne s’appliquent qu’à une catégorie de produits (AB, pour l’agriculture bio). L’objectif de l’écolabel européen est alors d’améliorer l’information et les choix des consommateurs, mais aussi d’encourager les fournisseurs à adopter une démarche durable en leur offrant un écolabel significatif, identifiable partout en Europe et pour un maximum de produits. Aujourd’hui, 28 ans plus tard, plus de 37.000 produits vendus dans l’Union Européenne affichent l’EU Ecolabel. Un label fondé sur la réduction des impacts négatifs de la production et de la consommation sur l'environnement, la santé publique, le climat et les ressources naturelles, à travers une série de critères stricts. Des critères issus d'études scientifiques et d'une vaste concertation avec des ONG environnementales, des associations de consommateurs, des unions professionnelles, des PME et des intermédiaires. Gage d’excellence, l’écolabel européen se veut en outre sélectif, en distinguant les produits les plus performants : les critères sont donc régulièrement revus de sorte que seuls 10 à 20 % des produits mis sur le marché puissent y prétendre, dans un but d’amélioration permanente. La fleur européenne s’applique à une trentaine de catégories de produits répartis en sept groupes : appareils domestiques, nettoyage et hygiène, produits du papier, vêtements, maison et jardin, lubrifiants, et enfin services touristiques. D’autres catégories sont à l’étude : produits financier, alimentation, immeubles de bureaux… La démarche de labellisation est volontaire : l’écolabel n’est pas attribué d’office ; c’est aux producteurs (fabricants, importateurs ou intermédiaires) de le demander. Pour l’obtenir, il faut procéder en trois étapes : 1 Vérifiez s'il existe des critères pour votre produit : L’EU Ecolabel tient compte du cycle de vie complet du produit, depuis le prélèvement des matières premières jusqu'au stade du déchet, ce qui implique des impacts différents, à divers stades du cycle et selon les familles de produits. C’est pourquoi les critères d’attribution varient pour chacune de ces familles. Pour les produits imprimés, par exemple, ils concernent notamment la composition des encres, les produits de lavage des presses, etc. La liste des critères, pour chaque catégorie, se trouve sur le site européen de l'EU Ecolabel. Vous y trouverez aussi un ‘User Manual’ pour vous aider à préparer votre dossier. 2 16 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 Introduisez votre dossier auprès de l'instance nationale compétente : En Belgique, il s’agit du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement. Elle peut être consultée via le site www.ecolabel.be. L’introduction du dossier implique des frais uniques, allant de 200 à 2000 euros selon la taille de l’entreprise, auxquels s’ajoutera une redevance annuelle, soit forfaitaire, soit calculée selon la valeur du produit, mais toujours plafonnée. Les entreprises certifiées EMAS ou ISO 14001 bénéficient de réductions. 3 Faites-vous labelliser : L'instance nationale examine la demande ; si les critères sont respectés, l'EU Ecolabel est attribué et un contrat est établi entre cette instance et le demandeur, qui reçoit aussi un numéro de licence. Les consommateurs, quant à eux, peuvent se référer au catalogue en ligne des produits labellisés, sur http://ec.europa.eu/ecat. ● Emmanuel Robert Info : https://ec.europa.eu/ environment/ecolabel www.ecolabel.be D.R. International Quel impact des taxes US sur les entreprises bruxelloises ? Depuis la mi-octobre, les États-Unis lèvent des taxes d’importation sur de nombreux produits européens. Quel en sera l’impact pour l’économie belge et les entreprises bruxelloises ? Mais d’autres produits, surtout alimentaires, sont concernés. Les liqueurs et sirops produits par ces quatre même pays et l’Irlande se voient taxer de 25 %. Même taux pour les vins français, allemands et espagnols. Également pour le whisky et le textile venant du Royaume-Uni. Pour l’Allemagne, même tarif à 25 %, notamment sur le café torréfié, différents matériels optiques et photographiques, outils et produits industriels. Les livres, biscuits et gaufres venant de ces deux pays seront également taxés à 25 %. Suivent encore d’autres taxes pour l’ensemble des pays de l’UE (ou certains d’entre eux) sur l’huile d’olive, divers fromages, le porc, le yaourt, le beurre, le saumon, les moules et crustacés, différents fruits et jus. L e conflit remonte à 15 ans : en 2004, les États-Unis dénonçaient un accord européen de 1992 sur des subventions dans l’aéronautique. Washington accusait la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne d’accorder des subventions illégales à Airbus, faussant la concurrence avec l’Américain Boeing. Plainte avait été déposée auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), réclamant de pouvoir taxer en compensation des produits européens à concurrence de 11,2 milliards de dollars. À celle-ci succédait une plainte européenne contre les États-Unis pour une aide similaire de 19,1 milliards à Boeing. Pour la première plainte, l’OMC a tranché ce 2 octobre 2019, en faveur des États-Unis. Elle évalue le préjudice à 7,5 milliards de dollars et autorise l’Oncle Sam à lever des droits de douane sur les produits européens à hauteur de ce montant. Décision immédiatement appliquée par Donald Trump : Washington a publié la liste de 150 catégories de produits surtaxés dès le 18 octobre. Certaines taxes américaines visent l’ensemble des pays de l’UE, d’autres spécifiquement la France, l’Allemagne, le RoyaumeUni et/ou l’Espagne. Première taxe à l’importation (de 10 %) : les avions civils fabriqués par ces quatre pays, partenaires d’Airbus. Un impact limité pour la Belgique Quelles implications pour la Belgique ? Très limités : selon le SPF Finances, ces droits supplémentaires ne concernent guère que 0,1 % de nos exportations vers les USA, pour une valeur moyenne de 13,6 millions d'euros par an (les produits belges directement concernés comprenant des fruits et préparations à base de fruits, certains produits laitiers, les mollusques et… les saucisses). Fevia, la fédération de l’industrie alimentaire belge, précise : « Ces sanctions américaines auront des conséquences sur l’exportation d’une série de fromages frais belges, avec un impact estimé à 3 millions d’euros. Une mauvaise nouvelle pour ces entreprises, mais l’impact direct n’est pas trop élevé pour le secteur ». Et d’ajouter : « Dans la liste des produits touchés (…), il est aussi question de la viande de porc. Mais selon la Febev, la fédération de la viande belge, il n’y a plus d’exportations de viande de porc vers les États-Unis depuis 2001. » « Au premier semestre 2019, 17 % des exportations bruxelloises vers les États-Unis concernaient le secteur alimentaire », indique hub.brussels, l’Agence bruxelloise pour l’Accompagnement des Entreprises. « Nous ne voyons pas un seul produit qui tomberait dans la catégorie des produits concernés par les nouveaux droits d’entrée. Cette année, les produits que les sociétés bruxelloises exportent déjà ou désirent exporter vers les États-Unis sont, entre autres, le chocolat, les sauces, les biscuits, les bières, le champagne, le ketchup, les gaufres, l’huile d’olive, les produits pour bébé et le sel naturel. Ces produits ne sont pas concernés par les mesures. » Des taxes qui, en revanche, sont appliquées à d’autres pays pour certains de ces produits. De là à rendre les produits belges et bruxellois plus concurrentiels… Julien Semninckx Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 17 © Getty
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Gérer les talents « Intégration et flexibilité, les sésames du nouveau monde du travail à Bruxelles » Martine Tempels dirige Telenet Business. Elle est aussi, ce mois-ci, la rédactrice en chef invitée de Bruxelles Métropole. Elle estime que les entreprises bruxelloises sont confrontées aux défis RH de l’intégration et de la diversité, sans oublier les aspirations de liberté des jeunes travailleurs dans leur carrière. Quels sont les grands défis d’aujourd’hui, selon vous ? Je constate le recul progressif du chômage à Bruxelles, d’année en année. De nombreuses initiatives positives guident les jeunes vers le marché de l’emploi. Je pense notamment aux formations numériques très accessibles qu’organisent MolenGeek et BeCode, ou encore les initiatives de mise à l’emploi chez Actiris. Le taux d’emploi est monté de 58 % en 2014 à 61 % l’année passée. C’est bon, mais encore trop lent. Un des défis consistera à gérer l’afflux de millennials et leur procurer de la satisfaction professionnelle. Il y a pourtant pénurie sur le marché de l’emploi. Les entreprises se démènent pour attirer les talents. Quelle perception en avez-vous ? Responsabilisons davantage les nouvelles générations, dès le stade du recrutement. À Bruxelles la cosmopolite, on se cramponne encore trop souvent au bilinguisme obligatoire français-néerlandais. Je reverrais ces exigences à la baisse, compte tenu du contexte international et multiculturel de la capitale, avec l’anglais comme ‘lingua franca’ dans de nombreuses entreprises. Je préconise par ailleurs davantage de coaching ‘on the job’ et d’attention pour les compétences des travailleurs. Plus une entreprise opte pour la diversité 18 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 Martine Tempels, directrice de Telenet Business et rédactrice en chef invitée de notre dossier RH, travaille depuis près de 11 ans chez cet opérateur télécom. Elle a créé de nombreuses initiatives, ces dernières années. Citons notamment CoderDojo Belgium. Elle a également été élue ICT Lady of the Year. Martine Tempels est native du Limbourg mais habite à Bruxelles depuis plus de 40 ans. des profils, des intérêts et des qualités, plus elle gagne en intégration, créativité et innovation. Les entreprises bruxelloises s’engagent-elles insuffisamment dans cette voie ? Bruxelles n’exploite pas suffisamment sa belle diversité. Je prends l’exemple de KBC, avec 39 nationalités présentes dans son personnel. Le sait-on suffisamment ? Il a été prouvé que les entreprises qui jouent la carte de l’intégration sont plus performantes. La diversité élargit le champ de vision et ouvre de nouvelles perspectives. Cela stimule l’innovation et améliore les résultats. Nous essayons, au sein de Telenet, d’intégrer totalement la diversité dans notre culture d’entreprise. Nous nous efforçons, à force de formations, de sensibiliser essentiellement les cadres moyens à la plus-value de la diversité. Ils pourront ainsi faire figure d’exemples et de modèles, et diffuser cette attitude au sein de leur équipe. © Belga Gérer les talents La diversité et l’intégration sont donc plus importantes que jamais ? Oui, même si cela ne se fera pas du jour au lendemain. Un management intégré du personnel commence par une bonne gestion des talents. On les attire idéalement avec une politique de recrutement très ouverte. Des partenariats structurels avec des organisations de promotion de la diversité peuvent faciliter la démarche. Sensibilisons aussi les recruteurs à cette dimension. Ou faisons appel à des recruteurs eux-mêmes issus de la diversité, ce qui conduit automatiquement à davantage d’ouverture. Par leur implantation dans la métropole, les entreprises bruxelloises détiennent tous les atouts pour tirer profit de cette situation. Je ne peux que le leur conseiller. D’autant plus que celui qui refuse aujourd’hui la diversité et l’intégration, aura le plus grand mal à survivre dans l’avenir. Mais en soi, cela ne suffira pas à faire la différence ? Non, les modes de travail doivent changer également, avec plus de flexibilité. Une nouvelle génération envahit le marché du travail. Elle veut travailler et gérer son temps de façon télétravail et des bureaux décentralisés, plus proches du domicile. Les start-ups s’alignent sur cette tendance. Elles ont bien compris l’enjeu. Comment voyez-vous évoluer notre mode de travail, sur le plan des ressources humaines ? Je vois surtout du potentiel dans le mode de travail ‘agile’, par lequel l’entreprise affecte des petites équipes multidisciplinaires à des projets spécifiques. C’est ce que nous faiRéunion de rédaction avec, de gauche à droite : Cécile Huylebroeck (Conseillère Emploi Beci), Gaëlle Hoogsteyn (journaliste freelance), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci) et Frédéric Simon (Conseiller Social Beci). plus autonome. On doit donc lui permettre d’harmoniser au mieux la vie privée et le travail. Je vois des gens qui quittent Bruxelles en raison de problèmes de mobilité. Les entreprises doivent davantage s’adapter à la façon dont la nouvelle génération perçoit le monde, faute de quoi, le jeune potentiel risque de leur échapper. Je recommande une culture d’entreprise davantage axée sur l’initiative, ainsi qu’un environnement de travail plus souple, avec du De gauche à droite : Xavier Dehan (Sr Corporate Affairs Manager Telenet), Anaëlle Gokalp (Sr Marketing Manager Telenet), Martine Tempels (VP Telenet) et Peter Van Dyck (journaliste freelance). sons chez Telenet, avec succès d’ailleurs. Du coup, la communication change également ; elle se fait plus concrète. Les collaborateurs reçoivent davantage de liberté et de responsabilités. Ils ont envie de se développer davantage et de rester dans l’entreprise. Voilà où se trouve l’avenir, surtout dans une métropole telle que Bruxelles. Nous avons les atouts. À nous de les exploiter au mieux ! ● Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 19 © Belga © Belga © Belga
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clé La diversité, Bruxelles est la deuxième ville la plus cosmopolite du monde, après Dubaï. À la diversité des langues et des origines se superposent la variété des niveaux de formation et une population qui rajeunit. Cette diversité est l’une des clés de la résilience des entreprises, car elle les prépare à mieux affronter les défis de l’avenir. Malgré tout, les chiffres prouvent que la diversité en entreprise n’est pas encore acquise. Pourquoi ? Et comment faire changer les choses ? C aroline Mancel, Directrice générale adjointe d’Actiris, l’affirme : « Assurer la diversité en matière d’emploi à Bruxelles est essentiel, compte tenu de la réalité de terrain. Il reste beaucoup de chemin à parcourir, car les inégalités sont énormes. » Pour appuyer ses dires, elle se base sur une enquête réalisée par view.brussels (l’Observatoire bruxellois de l’emploi et de la formation)1 : « Le principal constat de cette étude est qu’il est vraiment plus difficile de trouver un emploi quand on est d’origine étrangère, et ce, malgré le fait d’avoir des qualifications. À Bruxelles, 8 chercheurs d’emploi sur 10 sont d’origine étrangère. Si l’on y ajoute le fait d’être une femme, de porter le voile, d’être jeune… la difficulté augmente encore. Plus on combine de facteurs de diversité, plus on est discriminé », explique Caroline Mancel. « Ce sont les jeunes d’origine subsaharienne qui ont le plus de difficultés à trouver un travail malgré leur présence plus importante dans les formations. Le taux de chômage des personnes d’origine de la résilience des entreprises maghrébine et africaine est par ailleurs 3 à 4 fois plus élevé que celui d’un ‘Belgo-Belge’. Enfin, à diplôme égal, les personnes d’origine non-européenne ont plus de difficultés à trouver un emploi. Les femmes sont également globalement plus vulnérables. » Cette discrimination ne concerne pas que l’embauche. Dans les hautes écoles professionnalisantes où un stage est prévu, elle apparaît déjà. Colette Malcorps, directrice-présidente de l’Ephec, confirme : « Certains étudiants issus de la diversité nous rapportent que, lorsqu’ils postulent pour des stages, ce n’est pas toujours simple. J’ai la faiblesse de croire qu’en les préparant au mieux, en leur apprenant les codes de la vie en entreprise, en les mettant dans un projet professionnel durant leurs études, etc., on leur donne par la suite plus de chance de franchir les différentes barrières qui pourraient se présenter. » Même lorsqu’on est bien diplômé, la discrimination sévit. Veronica Rocha, native du Grand-Duché de Luxembourg et originaire des îles du Cap-Vert, en est la preuve. Arrivée en Belgique pour faire ses études, Veronica débute sa carrière dans la communication tout en menant à bien différentes activités journalistiques. Durant 9 ans, elle sera attachée de presse puis coordinatrice de la cellule communication du CNCD (la coupole des ONG). Depuis 2015, elle produit une WebTV et est actuellement administratrice déléguée 1 « Profil et trajectoire des chercheuses et chercheurs d’emploi en Région de Bruxelles-Capitale. Monitoring selon l’origine nationale ». Cette étude est la première qui intègre la nationalité comme variable et la croise avec d’autres éléments tels que genre, âge, niveau d’études, etc. 20 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 © Belga Ensemble, prenons le bien-être au sérieux
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Gérer les talents adjointe de FedeWeb, la Fédération des Webmédias. Un beau parcours, qui a toutefois été semé d’embûches : « Notamment par rapport à mon envie d’être journaliste, le fait d’être une femme de couleur m’a vraiment freinée. Aujourd’hui, on parle de plus en plus de diversité dans les médias, mais à l’époque ce n’était pas le cas. En 2001, la télévision n’était pas vraiment prête à mettre des personnes de couleur à l’antenne. Venant du Luxembourg, ma première impression était que Bruxelles était une ville très multiculturelle où les choses seraient différentes. Toutefois, j’ai vite constaté qu’il y avait encore du chemin à parcourir », raconte-t-elle. Des mesures existent déjà Les chiffres sont là et les problèmes ne sont pas neufs. C’est pourquoi, depuis de nombreuses années, diverses mesures ont été mises en œuvre pour encourager la diversité (de nationalité, mais aussi de genre, d’âge ou de niveau de diplôme) au sein des entreprises. Ainsi, Actiris réalise depuis 2008 des plans de diversité. « 225 plans diversité ont été réalisés, touchant près de 90 000 travailleurs en Région bruxelloise. Toutes les actions qui découlent des plans sont cofinancées par Actiris à concurrence de maximum 10 000 €. Dans la déclaration gouvernementale bruxelloise, on peut lire que les aides publiques pourraient, à l’avenir, être conditionnées à la mise en place d’un plan diversité. Cela pourrait être une belle avancée, mais nécessiterait que l’on nous donne plus de moyens », explique Caroline Mancel. Actiris dispose par ailleurs d’un guichet anti-discrimination, où les chercheurs d’emploi qui s’estiment discriminés peuvent consulter un conseiller. « Nous-mêmes essayons d’être exemplaires en matière de diversité », assure Caroline Mancel. « Actiris compte aujourd’hui 1 582 employés issus de 25 nationalités. Un employé sur deux est d’origine étrangère. Nous employons par ailleurs 66 % de femmes et cellesci sont aussi représentées au sein de la direction. L’une de nos recommandations est d’ailleurs que cette diversité soit accrue au sein des autres institutions publiques pour montrer l’exemple aux entreprises. » Veronica Rocha confirme : Bruxelles-Capitale soutient de nombreuses initiatives pour stimuler l’économie. « Il existe de nombreuses aides financières, notamment pour ceux qui souhaitent lancer leur projet, comme la couveuse d’entreprises. Pour les personnes issues de la diversité qui ne trouvent pas leur place sur le marché de l’emploi parce qu’elles subissent des discriminations, c’est sans aucun doute une piste à suivre. J’invite ces personnes, qui se sentent bloquées ou discriminées, à réfléchir à leurs 22 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 Colette Malcorps (à gauche) et Emmanuelle Havrenne. passions, à leurs talents et à se demander comment en faire quelque chose qui créera de la valeur. Mais j’invite également les employeurs à se demander si le potentiel issu de la diversité doit forcément se traduire en entreprenariat… » Sensibiliser les jeunes, acteurs de demain En dehors de la nationalité, les différents niveaux de formation posent aussi problème à Bruxelles : « Nous sommes une économie tertiaire où le diplôme est important. Mais dès lors que l’on ne peut pas faire reconnaître son diplôme, cela pose problème », explique Caroline Mancel. Actuellement, la reconnaissance d’un diplôme étranger coûte cher et prend du temps, sans garantie de résultat. « Nous plaidons pour la gratuité de la procédure ainsi que pour une validation plus simple. Nos conseillers sont parfois ahuris de voir des médecins spécialisés d’origine étrangère travailler comme veilleurs de nuit, car ils n’arrivent pas à faire reconnaître leur diplôme. » Emmanuelle Havrenne, administratrice déléguée de l’Ephec, partage cet avis : « À Bruxelles, il y a une grande disparité dans le niveau de formation des travailleurs. Dans ce cadre, toutes les formations en promotion sociale organisées dans les établissements scolaires ou par Bruxelles Formation constituent une partie de la solution. Au sein de l’Ephec, nous constatons que la population en promotion sociale tend à rajeunir, ce qui prouve que les jeunes sont de plus en plus désireux de se former, même s’ils ont à un moment donné quitté le système. » Et Kristien Depoortere, directrice de l’Ephec - Promotion sociale, d’ajouter : « Dans nos formations de promotion sociale, je constate que l’intégration de tous se fait naturellement. Les étudiants viennent chacun avec leur vécu, leur culture, leurs croyances. Les compétences acquises permettent de s’insérer ou de se réorienter assez facilement dans le monde professionnel et ceci indépendamment de certains éléments qualifiés de discriminatoires. » D.R. Gérer les talents Les écoles jouent un rôle-clé dans la sensibilisation des futurs travailleurs. Colette Malcorps explique : « À l’Ephec, nous avons une approche volontariste par rapport à la diversité. Ainsi, nous avons ajouté à notre programme des compétences à l’international, y compris l’international ‘at home’. Nous avons un public d’étudiants très diversifié. Dans la pratique, nous faisons en sorte que ces étudiants soient obligés de travailler ensemble, de coopérer, d’écouter d’autres façons de travailler et de réagir. Nous intégrons la notion de diversité comme un élément important d’apprentissage et nous demandons à nos professeurs d’aborder spécifiquement cet aspect durant leurs cours. » Et Emmanuelle Havrenne de poursuivre : « Il faut inculquer l’importance de la diversité dès les études, car d’ici 10 ou 15 ans, ce seront peut-être ces étudiants qui seront amenés à recruter du personnel. On veut éveiller leur conscience et leur faire vivre une vie étudiante où la diversité est importante, ce qui la rendra plus tard beaxucoup plus naturelle au travail. » Les entreprises ont tout à gagner Face à ces différents constats, Caroline Mancel estime qu’Actiris doit agir radicalement et utiliser les accordscadres sectoriels pour renforcer les actions contre la discrimination. « Même si nous avons déjà fait beaucoup, nous devons aller plus loin. En dehors de l’injustice pour les personnes concernées, la discrimination a aussi pour conséquence de ralentir l’économie et d’augmenter le ‘mismatch’ entre l’offre et la demande d’emploi. » De nombreuses offres d’emploi restent en effet vacantes. Pour Caroline Mancel, il faut se demander pourquoi : estce parce que les employeurs sont trop focalisés sur les ‘Belgo-Belges’ ? Ont-ils peur qu’une femme fasse mauvaise impression au client ? « Notre message aux employeurs est que nous sommes là pour les aider à mettre en place un plan diversité », dit-elle. Assurer la diversité en matière d’emploi est essentiel compte tenu de la réalité de terrain. (…) À Bruxelles, 8 chercheurs d’emploi sur 10 sont d’origine étrangère. Par ailleurs, contrairement à Bruxelles, la population en Flandre est vieillissante. Le flux Caroline Mancel (Actiris) Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 23 de navetteurs vers Bruxelles diminue déjà. « Notre souhait est que les trains qui amènent les navetteurs de Flandre et Wallonie à Bruxelles repartent dans l’autre sens remplis de travailleurs », reprend Mme Mancel. « La Flandre a besoin de Bruxelles, mais ce n’est pas facile à faire comprendre aux employeurs, à cause des préjugés et également pour des raisons linguistiques. Mais là aussi, des solutions sont mises en place. » « De manière assez naturelle, l’homme résiste au changement. Pourtant, la diversité est une opportunité pour les entreprises », assure Veronica Rocha. « Les entreprises d’aujourd’hui ont besoin de créer de la valeur dans un monde aux ressources limitées et en pleine mutation. La Les entreprises d’aujourd’hui ont besoin de créer de la valeur dans un monde aux ressources limitées et en pleine mutation. La diversité peut être la clé de leur résilience. diversité peut être la clé de leur résilience car elle est source d’innovation, elle facilite des approches différentes. Par ailleurs, la diversité en entreprise fait vraiment partie des attentes de la nouvelle génération de travailleurs. C’est donc un outil de recrutement et de rétention important. Mais cela ne se fera pas du jour au lendemain. Les entreprises doivent opérer un changement profond en matière de stratégie et de philosophie. » Veronica Rocha Emmanuelle Havrenne conclut : « Le premier principe en matière de ressources humaines est de mettre la bonne personne à la bonne place. Toutefois, dans un monde qui se complexifie et devient plus global, assurer la diversité est primordial. Car elle peut accroître la créativité, l’agilité, la compréhension de certaines problématiques, des attentes des clients, etc. À compétences égales entre deux candidats, il faut se demander ce qui est le plus souhaitable pour l’organisation, en fonction des profils déjà présents au sein de l’entreprise. » ● Gaëlle Hoogsteyn D.R. D.R.
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Gérer les talents « Les entreprises doivent être Défi digital : plus hardies et s’épauler mutuellement » Elles ont une passion et une ambition en commun : rassembler des jeunes et les immerger avec plaisir dans l’univers digital. Martine Tempels, à la tête de Telenet Business et présidente de CoderDojo Belgique, et Karen Boers, dirigeante de BeCode, se sont réunies pour Beci. Virtuellement, par vidéo interposée. « Car, dans un monde bourré de technologie, il est absurde de s’infliger des embouteillages pour une interview parfaitement faisable par voie digitale. » Vous rassembler physiquement était compliqué, à cause de vos agendas respectifs, fort chargés. Heureusement qu’il y a Skype ! Pour vous, cela va de soi. Mais pas pour tout le monde, n’est-cepas ? Martine Tempels : En effet. L’entreprise qui se digitalise sérieusement doit donner l’exemple. Dès l’instant où une conversation est possible via Skype ou Google Hangouts, pourquoi demander aux gens de s’aventurer dans les embouteillages ? La digitalisation sert à rendre les entreprises plus innovantes et efficaces. Karen Boers : Plus cela se concrétise dans l’environnement de travail, plus les atouts deviennent évidents et convaincants pour les entreprises et leur personnel. Mais il subsiste des doutes. Pourquoi les entreprises n’adoptent-elles pas totalement la digitalisation ? Karen : De mon expérience chez BeCode –où nous formons des demandeurs d’emploi gratuitement à la programmation – je retiens que beaucoup d’entreprises 24 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 ‘tentent’ de digitaliser leurs processus d’entreprise, par exemple leur administration RH. Pour le cœur de métier, elles ne progressent guère et ne trouvent pas de solution. Elles se demandent ce que deviennent les services au client dans leur secteur à l’ère digitale. Elles attendent souvent la venue d’un intervenant extérieur (parfois une start-up) qui examine leur secteur sous l’angle de la digitalisation, fournit une solution et puis file avec des clients. Alors que les entreprises auraient pu régler tout cela elles-mêmes. Souvent, elles n’osent pas, tergiversent trop longtemps. Elles devraient y réfléchir de façon plus proactive. Martine : Les entreprises doivent être plus audacieuses sur le plan digital, et oser se réinventer. Chez Telenet Business, nous aidons les indépendants à quitter leur zone de confort digital. Nous les conseillons gratuitement pendant quelques heures sur des sujets qui leur posent problème. Nous les inspirons en mettant en avant des personnes audacieuses en digital, comme ce boucher qui a construit lui-même un frigo pour des colis à enlever. Grâce à un site internet et une application, les gens peuvent commander leurs viandes et charcuteries 24 h sur 24 et aller les chercher dans ce frigo. Entretemps, divers boulangers, poissonniers et fromagers ont commandé ce frigo chez le boucher en question. Ils suivent la nouvelle tendance. Fantastique, cette influence réciproque entre entrepreneurs ! Vous appelez les entreprises à oser la digitalisation ! Karen : Trouvons d’autres manières de suivre la vague digitale. Le secteur du notariat m’a agréablement surprise. La Fédération du Notariat (Fednot) pressent qu’une partie du travail réalisé aujourd’hui encore par les notaires, se fera autrement dans un futur proche. Je pense notamment aux modèles en ligne où les clients enregistrent leurs données et qui rédigent automatiquement les actes et contrats. Le © Getty Gérer les talents notaire n’est plus nécessaire pour ce type d’opération. En revanche, les notaires disposent d’une kyrielle de données valorisables : qui achète quoi et où se trouve l’essentiel du capital, par exemple. Ils expérimentent à présent d’autres moyens d’utiliser ces données pour fournir des services totalement neufs aux entreprises et particuliers. C’est assez intelligent comme démarche ! Martine : Il ne s’agit pas seulement d’oser, mais aussi d’être plus hardi et d’innover avec de nouveaux produits qui vont faire évoluer notre société positivement. Pour cela, il faut oser faire le saut, penser hors du cadre et prendre d’autres chemins. Citons la digitalisation des services de santé : des robots peuvent veiller à ce qu’un patient prenne ses médicaments, tenir la porte ouverte pour des personnes à mobilité réduite ou les aider à se déplacer. Cela ne peut qu’améliorer notre qualité de vie. Mais comment inciter concrètement les entreprises à prendre part à cette révolution digitale ? Martine : Nous avons réalisé une étude auprès de plus de 500 gérants belges. Au moins 66 % des PME belges n’ont pas de programme pour entreprendre par la voie digitale. Cela ne s’explique pas toujours par un manque d’ambition ; plutôt par manque de connaissances et de temps. Elles n’ont pas toujours accès aux entreprises qui peuvent les seconder. Nous avons lancé en 2017 notre projet ‘Accélération Digitale’ : une vingtaine d’experts indépendants se rendaient gratuitement chez des entrepreneurs et PME et les aidaient à promouvoir leur affaire en ligne. Un vrai succès. Nous avons aidé plus de 2.500 entrepreneurs. Telenet Business tentera d’ici 2025 d’aider deux PME sur trois à établir un plan de digitalisation. Karen : Nous devons surtout continuer à sensibiliser et à accompagner les PME, car la digitalisation reste trop vague pour elles. L’accompagnement se ait en partie par des bureaux-conseils, mais les entreprises n’ont souvent pas les budgets requis ou le retour sur investissement est insuffisant et elles n’entreprennent pas la démarche. C’est aux grandes entreprises, à mon sens, de leur montrer la voie dans l’économie digitale. C’est ce que fait Telenet : elle relève le défi et partage une partie de ses connaissances. Martine Tempels (Telenet) On sent de la résistance de la part des travailleurs. Martine : Il manque un modèle de coaching. Les pouvoirs publics et les entreprises devraient collaborer pour introduire ce coaching dans les entreprises et chez les employeurs qui en ont besoin. Certainement à Bruxelles. Notre capitale regorge de petites entreprises digitales ; il faut en tirer parti. Prévoyons des moyens, collaborons, échangeons les savoirs. Ajustons les compétences des employeurs pour qu’ils puissent suivre. Récemment, une entreprise luxembourgeoise a donné à plusieurs de ses responsables financiers une formation en cybersécurité. C’est une façon, pour une entreprise, d’être dans le mouvement. Karen : Il faut également que les entreprises communiquent ouvertement et clairement à leurs employés les raisons des changements digitaux. C’est la seule manière de chasser l’angoisse et l’incertitude. Des entreprises qui ont une culture de communication ouverte, se digitalisent plus facilement. Dans celles qui ne communiquent pas dans la transparence ou qui favorisent le top-down, beaucoup d’employés sont inquiets ou s’en vont. Plus une entreprise est productive dans ce domaine, plus les employés participent au projet de digitalisation. Karen Boers (BeCode) Comment les entreprises bruxelloises peuventelles être digitalement meilleures dans l’avenir ? Martine : Beaucoup d’entreprises bruxelloises qui privilégient la diversité acceptent plus facilement le tournant de la digitalisation. Dans une ville multiculturelle comme Bruxelles, une souplesse envers le bilinguisme obligatoire permettrait d’attirer plus de talents compétents en digitalisation, tout en réduisant la pénurie sur le marché de l’emploi. Karen : La réorientation et la formation des travailleurs et jeunes est cruciale. Je rencontre chez BeCode beaucoup de jeunes gens qui s’estimaient incapables de programmer. Ces personnes avaient souvent de gros problèmes et aucune perspective d’avenir. Il est donc assez émouvant de voir comment, via notre école, ces jeunes réussissent à démarrer une carrière prometteuse. Nous avons démarré BeCode en 2017. Au début, nous n’avions qu’une quarantaine d’étudiants diplômés. À la fin de cette année, nous en comptons déjà 500 ! Cela démontre, une fois de plus, qu’en investissant dans la réorientation digitale des travailleurs, on leur redonne confiance en eux. Ils partent enthousiastes au-devant du monde digital. ● Info : www.accelerationdigitale.be Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 25
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Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles Gérer les talents Comprendre avant d’utiliser « Les entreprises tiennent encore trop peu compte des compétences modernes. Il manque une véritable culture de l’apprentissage. » Guy Tegenbos, expert du STEM, et Caroline Pauwels, rectrice de la VUB, débattent des compétences du 21e siècle. L e journaliste Guy Tegenbos se penche sur les compétences du 21e siècle, en sa qualité de viceprésident de la plate-forme STEM (Science, Technology, Engineering & Mathematics). Cette plate-forme conseille le ministère flamand de l’Enseignement et voudrait remédier à la pénurie de diplômés scientifiques et techniques. « Nous voudrions que, d’ici 2025, chaque jeune acquière des compétences technologiques par l’enseignement », déclare Guy Tegenbos. « La Flandre encourageait jadis la pensée critique et les compétences sociales, dans toutes les matières. Cela n’a pas toujours fonctionné. Réfléchissons donc à la transmission de ces compétences multidisciplinaires. Cela justifie une approche sous l’angle de projets. L’éducation aux médias ? Oui, mais c’est aussi une question de pratique. Nous avons besoin d’autres formes d’apprentissage que le transfert classique de connaissances. » Les jeunes ont une longueur d’avance parce qu’ils sont des digital natives. Ils jonglent avec les TIC, mais manquent souvent d’éducation aux médias. Ce que l’histoire nous enseigne Caroline Pauwels, rectrice de la Vrije Universiteit Brussel, met en garde contre une prépondérance des compétences. Elles sont indissociables de la connaissance et de l’attitude, dit-elle. Elle plaide donc pour la répartition des compétences du 21e siècle en quatre catégories. La première englobe la pensée critique, créative, analytique et axée sur la résolution de problèmes ; en soi la base de toutes les autres compétences. « La pensée créative implique d’apprendre à utiliser son imagination. La connaissance et les compétences s’acquièrent, mais ne servent à rien sans l’imagination. La critique historique est tout aussi indispensable. L’histoire nous aide à démasquer les ‘fake news’. Montrez combien de fois les gens ont déjà été induits en erreur dans le passé : cela nourrira la pensée critique et analytique. L’histoire facilite aussi la résolution de problèmes. Elle nous enseigne que les meilleures solutions sont nées de la volonté de personnes de collaborer. Quant à la pensée analytique, elle s’enrichira par la grammaire. La priorité à l’enseignement des langues – y compris du langage mathématique – ne me pose pas problème, mais il faut bien connaître les règles sous-jacentes des langues pour les comprendre. » Il en va de même pour la deuxième catégorie, celle des compétences numériques. « L’utilisation des technologies digitales implique la compréhension des mécanismes qui les régissent. Lorsque je donne cours, j’explique abondamment la black-box derrière ce qui se voit. Il faut ouvrir cette boîte avant d’utiliser quoi que ce soit. Ce n’est qu’ainsi que la technologie aide vraiment à aller de l’avant. À la VUB, nous avons lancé un ‘DataBuzz’ : nous nous rendons dans des écoles primaires pour inciter les élèves à réfléchir à la vie privée, au temps passé devant les écrans, mais aussi aux possibilités d’utiliser la technologie pour l’analyse de données et pour les sciences de la citoyenneté. Les élèves apprennent à détecter la logique et les algorithmes derrière les appareils et à réfléchir à euxmêmes. Nous devons étendre cette démarche à toutes les tranches d’âge. » Critique des préjugés La troisième catégorie regroupe les compétences socioculturelles requises dans un monde toujours plus Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 27 © Getty
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Gérer les talents globalisé. Caroline Pauwels s’en explique : « Des compétences linguistiques, bien sûr, mais aussi la capacité à critiquer ses propres préjugés. Les interactions socioculturelles sont plus simples quand on comprend le contexte et parfois les traumatismes qui induisent les réactions des gens. Sans cela, pas de dialogue. L’apprentissage de la communication interculturelle reçoit trop peu d’attention. On rencontre au travail des groupes de personnes auxquels on n’est pas forcément confronté dans la vie privée. Il faut pouvoir discuter des différences ethniques, sociales et de genre pour éviter la politique de l’autruche face aux problèmes de la diversité. » La quatrième catégorie, enfin, est celle de l’autorégulation. « On s’attend aujourd’hui à ce que vous réagissiez rapidement aux messages électroniques, mais est-ce toujours le bon réflexe ? Si on vous envoie de la boue, réfléchissez à votre réaction. Vous seriez tenté de répondre dans le même registre, mais vous pourriez décider de ne pas le faire. Notre utilisation des médias sociaux nécessite davantage de contrôle de soi, mais nous sommes encore loin d’y parvenir. » Guy Tegenbos conçoit l’autorégulation comme un apprentissage autodirigé. « Donnons aux jeunes les moyens de développer leurs propres connaissances et compétences, à leur rythme et avec des accents qui leur sont propres. Ils devront de toute façon le faire au cours de leur carrière. Celui qui est manipulé et docile en permanence n’apprend pas l’autorégulation. Des entraîneurs appliquent déjà ce principe dans les clubs de sport, mais dans le système scolaire, beaucoup reste à faire. » Offline, sans remords L’apprentissage des compétences du 21e siècle concerne aussi les travailleurs seniors, par l’apprentissage permanent. Quel est le rôle des entreprises, à cet égard ? Guy Tegenbos cite une étude récente sur les compétences du 21e siècle dans les zones portuaires : Rotterdam, Terneuzen, Vlissingen, Anvers, Gand et Zeebrugge. « L’examen des postes vacants et des critères a révélé que les ports néerlandais mentionnaient en moyenne quatre compétences à détenir, alors qu’en Belgique, il n’y en avait que deux. Les entreprises réfléchissent encore trop peu en termes de compétences modernes. Il n’existe pas de véritable culture de l’apprentissage. Trop peu d’employeurs ont développé une politique de Guy Tegenbos carrière. Ils ne réfléchissent donc pas systématiquement avec le 28 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 personnel au développement des compétences. Des rumeurs circulent chez Microsoft Google selon lesquelles les entreprises ne suivent pas les logiciels les plus récents. Et les travailleurs ne seraient pas suffisamment incités à se former en continu. Les employeurs estiment que les collaborateurs prennent euxmêmes l’initiative de se familiariser avec les dernières versions des programmes Microsoft. » Caroline Pauwels Pas question, pour Caroline Pauwels, de culpabiliser les travailleurs. « Il y a beaucoup d’angoisse et donc aussi de résistance, chez les gens. L’employeur doit savoir qu’une mise à jour des compétences peut être anxiogène. Certaines personnes refusent explicitement de poursuivre dans cette voie, au point de créer un problème. Proximus et les banques en sont un bel exemple : ces entreprises licencient du personnel pour engager d’autres personnes qui détiennent les compétences digitales requises. Peu d’entreprises développent un parcours permettant aux collaborateurs de suivre les développements tout en douceur. » Les entreprises devraient également être attentives aux modes de coopération et d’interaction différents qu’induit l’informatique. « Nous avons une politique e-mail à la VUB. Parfois, il faut être capable de ne pas réagir à de tels stimuli. La communication à distance peut générer des messages mal perçus. Nous constatons l’importance d’un bon équilibre. Depuis que la vie privée et le travail empiètent l’un sur l’autre, il faut être capable de se déconnecter. Cela nécessite également des compétences, pour ne pas se sentir coupable. » Peter Van Dyck Les compétences du 21e siècle selon l’OCDE ➜ la pensée critique ➜ la pensée créative ➜ la réflexion axée sur la résolution de problèmes ➜ la réflexion informatique (comprendre comment la technologie peut résoudre les problèmes) ➜ des compétences en information ➜ des compétences informatiques de base ➜ l’éducation aux médias ➜ la communication ➜ la collaboration ➜ les compétences sociales et culturelles ➜ l’autorégulation D.R. D.R. Gérer les talents La validation des compétences, un processus win-win Marie Deronchêne (à gauche) et Séverine Deneubourg. V aloriser les compétences, c’est investir dans son personnel et dans les talents. En termes de gestion des ressources humaines, cela permet de faire évaluer et certifier vos employés par un organisme externe, d’identifier des besoins en compétences et d’optimiser les parcours de formation, d’améliorer vos processus de recrutement et de mobilité internes et de vous assurer d’une bonne transmission des savoirs et savoir-faire, grâce à des tuteurs en entreprise certifiés. La validation des compétences représente aussi une professionnalisation de votre entreprise et de vos travailleurs. Ce processus permet une amélioration de la performance individuelle et collective, augmente la motivation et la fidélité de vos travailleurs qui se sentent reconnus et soutenus dans leur évolution professionnelle. Cela renforce aussi l’image de marque et la compétitivité de votre entreprise et vous permet de vous positionner comme un employeur attractif. Par ailleurs, la validation des compétences satisfait à des obligations légales propres à votre secteur (certification, hygiène, sécurité…) et peut constituer une preuve de la maîtrise de compétences pour les assurances en cas d’accident. Plus de 50 métiers concernés Concrètement, les épreuves de validation Formations non diplômantes, formations en entreprise, expérience de terrain… Actuellement, de nombreux travailleurs disposent de compétences qui ne sont pas reconnues. La validation des compétences permet d’officialiser ces dernières au travers d’un Titre de Compétence et apporte de nombreux avantages aux acteurs de l’entreprise. peuvent avoir lieu au sein d’un des Centres de validation agréés, ou au sein même de votre entreprise suite à la signature d’une convention avec un Centre agréé. La validation des compétences en entreprise présente de nombreux avantages ; notamment un gain de temps, des épreuves réalisées dans un environnement familier et, dans la mesure du possible, en situation réelle et, enfin, une aide financière de 600 €/ épreuve pour les entreprises ayant un site d’exploitation en Région de Bruxelles-Capitale. Lancée en 2003, la validation des compétences permet de certifier officiellement les compétences professionnelles. Issu d’un accord de coopération entre les trois gouvernements francophones (Région wallonne, Communauté française et Commission communautaire française), et encadré par les partenaires sociaux et les cinq opérateurs publics de formation professionnelle continue, le dispositif est paritaire, fiable et construit sur une démarche qualité. En 2019, plus de 50 métiers (employé administratif, maçon, coiffeur, cuisinier, conducteur de chariot élévateur ou des métiers plus intersectoriels comme le tuteur en entreprise) sont accessibles dans plus de 15 secteurs différents. Plus de 48 000 titres de compétence ont été délivrés ces dix dernières années. Aujourd’hui, la validation des compétences peut être une action personnelle à l’initiative d’un travailleur ou d’un chercheur d’emploi, ou une action initiée et portée par les acteurs de l’entreprise, intégrée à la politique de gestion des ressources humaines, dans une relation gagnant-gagnant employeur-travailleur. Valoriser les talents de vos collaborateurs, c’est investir dans vos talents et dans votre avenir ! ● Séverine Deneubourg et Marie Deronchêne, Chargées de mission pour le Consortium de validation des compétences. Pour aller plus loin Vous souhaitez en savoir plus sur la validation des compétences du personnel en entreprise ? Rendez-vous sur le site du Consortium de validation des compétences ou prenez contact avec Séverine Deneubourg (s.deneubourg@cvdc. be - 0490/52 45 77) et/ou Marie Deronchêne (m.deronchene@cvdc. be - 0475/34 57 48). Voir www.cvdc.be/entreprises Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 29
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BOOST Your Business Développer ses ventes, c’est d’abord toucher un large public. Et adresser le bon message, au bon destinataire, au bon moment. Qu’il s’agisse de renforcer votre marque par une campagne d’image, accroître votre réputation en valorisant votre expertise, faire connaître vos produits ou services… Nos médias vous aident à atteindre l’objectif, en vous donnant accès à un public ciblé de cadres et dirigeants d’entreprise, prescripteurs d’achats, via l’info qui les concerne. Nos lecteurs sont votre cible ! Voyez nos formules on & offline pour les joindre efficacement. Vous êtes membre de Beci ? Vous bénéficiez de tarifs préférentiels et de possibilités exclusives. • B2B Communication • Paper & Digital • À Bruxelles CONTACT Infos et réservations Anne Schmit – Business Relations Advisor - asc@beci.be • T +32 2 563 68 53 BECI AVENUE LOUISE 500 B-1050 BRUXELLES - T. +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28 - www.beci.be Gérer les talents Les avantages de l’externalisation des tâches RH Le service RH est la clé de voûte de l’entreprise. Mois après mois, il assure le calcul des salaires et l’administration du personnel avec exactitude et précision. Mais cet exploit mensuel requiert toujours plus de temps. De ce fait, certains projets stratégiques sont de plus en plus souvent reportés à une date ultérieure. Comment alléger l'agenda de votre équipe RH, sans nuire à la continuité de l’administration du personnel ? (Coproduction) L’externalisation peut offrir une solution Pour nombre d’entreprises, l’externalisation des RH n’a toujours rien d’une évidence. On objecte encore souvent que les résultats sont (généralement) meilleurs lorsque les tâches sont effectuées en interne. Pourtant, l'externalisation présente toute une série d’avantages pour votre société et vos collaborateurs RH. 1 Croissance stratégique : L’externalisation de tâches chronophages et répétitives permet de libérer du temps et des ressources pour les tâches stratégiques essentielles et les projets RH spécifiques à l’entreprise, qui lui apportent une réelle valeur ajoutée. Peut-être votre politique salariale doit-elle être revue ou devez-vous vous concentrer davantage sur la guerre des talents. L'externalisation vous apportera assurément un ballon d'oxygène. 2 Garantie de continuité : Le recours à un consultant RH externe vous permet de garantir la continuité de l’administration du personnel, y compris en cas d’augmentation de la charge de travail, de congés, d’absences pour cause de maladie ou de grossesse, etc. : les renforts se tiennent toujours prêts. 3 De l’expertise en plus : Grâce à l’aide d’un consultant RH, non seulement vous réduisez sensiblement la charge de travail, mais vous pouvez compter sur une expertise supplémentaire. La législation sociale est en constante évolution. Avoir un spécialiste à vos côtés n'est donc pas un luxe. Vous êtes ainsi assuré de respecter chaque mois les nombreuses obligations légales en matière de salaires. Quelles tâches externaliser ? Les tâches RH peuvent être externalisées en tout ou partie. Vous décidez quelles tâches vous souhaitez confier ou non à un spécialiste externe. Certains processus sont plus fréquemment externalisés que d'autres. Curieux de connaître les 4 tâches les plus populaires ? Les voici : 1 Calcul du payroll : Largement en tête des tâches RH les plus externalisées, le versement des salaires en temps et en heure est essentiel pour une bonne entente avec vos collaborateurs. Mais il s'agit également d'une tâche très complexe. 2 Administration du personnel : Qui dit calcul des salaires 3 Administration des congés : Chaque type de congé doit dit administration. Rédaction des contrats de travail, saisie des horaires, enregistrement des heures supplémentaires… Des sous-processus souvent chronophages, complexes et source d’erreurs. être demandé, approuvé et saisi dans le système payroll. En conséquence, des erreurs ont vite fait de se glisser dans le processus. Raison de plus pour faire appel à des spécialistes externes disposant de l’expertise juridique adéquate. 4 Questions de droit social : Elles font peut-être un peu figure d’exception, mais n’en constituent pas moins un processus RH souvent externalisé. Ce qui n’a rien de surprenant : chaque jour, le service du personnel reçoit d’innombrables questions de la part de collaborateurs et de supérieurs hiérarchiques. Et si un manque de connaissance ou d’attention entraîne des erreurs, certaines actions peuvent avoir des conséquences juridiques ou financières. L’externalisation, une bénédiction Vous pouvez externaliser ces quatre processus RH en même temps, mais aussi n’en choisir qu’un ou deux. Car en la matière, la règle d’or est la suivante : c’est vous qui décidez. Vous êtes curieux de découvrir les autres avantages de l’externalisation des tâches RH ? Téléchargez notre e-book et devenez, en un rien de temps, un spécialiste en la matière : www.sdworx.be/ ebookoutsourcing. ● Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 31 © Shutterstock
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Gérer les talents Travailleurs étrangers : vers la simplification grâce au permis unique Vous employez ou souhaitez employer des travailleurs non ressortissants de l’UE ? Vous devrez obtenir pour eux ce que l’on nomme aujourd’hui le « permis unique », à la fois permis de travail et de séjour. Les explications de Martin Laurent et Violette Mouvet, avocats chez Claeys & Engels. Quels sont les grands principes de cette réforme ? V. M. : Le permis unique est une initiative européenne pour la simplification des demandes de séjour et d’occupation des ressortissants issus de pays tiers à l’UE. Auparavant, il y avait deux autorisations différentes à obtenir pour ces travailleurs en Belgique. En premier lieu, l’entreprise devait demander un permis de travail auprès de la région compétente. Une fois celui-ci obtenu, le travailleur devait lui-même demander une autorisation de séjourner en Belgique. Avec le permis unique, il n’y a plus qu’une seule demande et unicité du permis. Quelle est la différence entre un permis unique et un titre unique ? M. L. : Le permis unique est destiné aux personnes qui viennent travailler en Belgique pour une durée supérieure à 90 jours, tandis que le titre unique est destiné aux personnes autorisées à travailler en Belgique en raison d’une situation particulière de séjour. Par exemple les personnes reconnues comme réfugiés, les étudiants étrangers ou des personnes qui bénéficient du regroupement familial. Le public est donc différent et la procédure également. Peut-on parler de simplification ? V M. : Oui, avec toutefois un bémol puisque la durée de la procédure est passée de quelques semaines à 4,5 mois. Travailleurs et employeurs doivent donc s’y prendre bien à l’avance, y compris pour le renouvellement des permis. Par ailleurs, comme la demande est centralisée, il est désormais nécessaire de récolter tous les documents nécessaires en même Violette Mouvet temps. 32 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 Les Régions ont adopté leurs propres règles de fond. Comment Bruxelles se positionne-t-elle ? M. L. : Tout ce qui touche à la migration économique a été régionalisé, mais jusqu’à présent, aucune initiative n’avait été prise. Les Régions ont profité de la réforme du permis unique pour modifier leurs règles de fond. Ainsi, la Flandre et la Wallonie ont mis en œuvre des réformes ambitieuses, notamment pour les métiers en pénurie. Bruxelles, de son côté, a simplifié certaines formalités administratives pour les employeurs, par exemple en permettant aux profils hautement qualifiés d’obtenir une autorisation de travail de trois ans au lieu d’un. En outre, les Régions ont été contraintes de transposer certaines directives européennes relatives notamment aux transferts intra-groupes et aux stagiaires. Martin Laurent Cette régionalisation n’entraîne-t-elle pas un risque de « shopping » ? V. M. : En effet. Légalement, pour déterminer la Région compétente, on tiendra compte en premier lieu de l’unité d’établissement où le travailleur exercera. Si on ne peut pas le déterminer, ce sera la localisation du siège central. Toutefois, une entreprise qui dispose de plusieurs sites pourrait, en quelque sorte, choisir la Région la plus favorable pour l’éligibilité de sa demande. Plus les règles différeront d’une Région à l’autre, plus ce risque de shopping sera important. Veillez tout de même à ce que le lieu de la demande corresponde à la réalité. Comment se passe la transition ? V. M. : Comme pour tout changement, le passage à ce permis unique demande une période de transition. Au sein des communes, par exemple, les employés ne sont pas toujours à l’aise avec cette nouvelle procédure. Au niveau des entreprises, le problème majeur est celui du nouveau délai ; les employeurs se trouvent parfois un peu pris de court. ● Gaëlle Hoogsteyn D.R. D.R. Des travailleurs formés selon vos besoins Avez-vous des difficultés à recruter du personnel qualifié ? Avez-vous déjà songé à la formation en alternance ? Une formation complète, qui allie hard et soft skills, dans le contexte entrepreneurial. Une solution souple et adaptable, qui offre le soutien nécessaire aux entreprises pour former les perles rares dont elles ont besoin, le tout à faible coût. Vous avez tout à y gagner ! La formation en alternance à Bruxelles : un tremplin vers l’emploi La formation en alternance, c’est sans conteste le meilleur apprentissage pour entrer dans la vie active avec un bagage de compétences concrètes. L’alternance se compose d’un temps de formation en centre, mais surtout d’une intégration professionnelle dans une entreprise. Cette articulation des savoirs et des savoir-faire développés dans ces deux pôles offre ainsi la possibilité aux apprentis d’intégrer le monde de l’emploi avec toutes les cartes en main. Mais devenir un vrai professionnel, ce n’est pas simplement maîtriser des compétences techniques, c’est également maîtriser des savoir-être, des soft skills. S’intégrer dans une structure, partager avec ses collaborateurs, prendre du recul sur ses forces et ses faiblesses, tous ces aspects sont au cœur de la formation en alternance. À cela, on peut également ajouter la dimension entrepreneuriale très présente dans la formation en alternance au sein des PME de Bruxelles. La formation en alternance, pour quel profil ? La formation s’ouvre aux jeunes et aux moins jeunes, aux chercheurs d’emploi, aux chercheurs d’emplois, aux personnes en reconversion professionnelle, aux employés ou aux chefs d’entreprises désireux de renforcer leurs compétences. En Région Bruxelloise, plus de 80 métiers sont représentés dans l’offre d’alternances. Plus de 3.000 entreprises partenaires de l’efp et du sfpme, accueillent et forment aujourd’hui des personnes qui ont opté pour l’alternance. Les évolutions qui touchent le monde du travail ont également conduit à proposer chaque année plus de 10 nouvelles formations. Celles-ci visent à proposer aux candidats à l’alternance un apprentissage dans les métiers qui constituent l’avenir du travail à Bruxelles et au-delà : on y compte notamment les nouveaux métiers du numérique ou des professions inscrites dans une logique écoresponsable. La souplesse qui caractérise le système de formation, permet notamment de créer de nouvelles formations très rapidement. Ainsi, l’efp et le sfpme restent à l’écoute des structures innovantes pour adapter en permanence ses offres de formation. L’efp et le sfpme souhaitent étendre leur partenariat avec de nouvelles entreprises Bien que le nombre de 3.000 entreprises partenaires soit important et permette d’offrir une offre de formation en alternance honorable, l’efp et le sfpme restent néanmoins à la recherche de nouvelles entreprises avec qui collaborer. Les grandes absentes du dispositif de formation en alternance restent les grandes entreprises et les grandes institutions. Si des entreprises, de tous secteurs, souhaitent que l’efp et le sfpme créent de nouvelles formations ou qu’ils adaptent les formations existantes pour répondre à un besoin de leur marché, alors qu’elles n’hésitent prendre contact. Le sfpme et l’efp trouveront la meilleure solution pour faire avancer les choses et répondre aux demandes. La formation en alternance, au final, c’est un partenariat profitable tant à l’entreprise qu’aux apprenants, dont les avantages se situent tant au niveau du secteur privé que du secteur public. Franchissez le pas, osez l’alternance ! Info : www.efp.be
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Le bonheur au travail : le droit de chacun et l’affaire de tous Tout le monde veut être heureux, y compris au travail. Après tout, nous y passons la majeure partie de notre temps. Mais qu’est-ce qui fait que nous nous y sentons bien ? Nous avons donné la parole à deux expertes et à quelques travailleurs. C e n’est pas un scoop, le monde du travail devient de plus en plus stressant. Trop de travailleurs subissent trop de pression, ont trop de choses à faire, trop peu de collègues, etc. Le stress est presque permanent et cela peut mener à de vrais problèmes de santé. Les chiffres le prouvent : le taux d’absentéisme lié au stress toxique, au burnout, à la charge mentale… augmente sans cesse. Aujourd’hui, pour Griet Deca, Chief Happiness chez Tryangle, « La loi sur le bien-être au travail ne suffit plus à protéger les travailleurs. » En cause, notamment, l'hyperconnectivité et la disparition de la frontière entre vie privée et vie professionnelle. « On fait un peu de tout en permanence et cela a un effet très néfaste sur notre santé car notre cerveau n’est pas programmé pour être constamment sur-sollicité », explique Stéphanie van de Perre, coach, consultante et formatrice chez Growing Attitude. « Le perfectionnisme ressort aussi fortement comme élément de stress car il est difficilement compatible avec le rythme et la charge de travail imposés aux travailleurs. » Pour Griet Deca, l’une des solutions est d’encourager un maximum d’entreprises à agir préventivement : « Le bonheur au travail doit être une des priorités des entreprises ». Stéphanie van de Perre, qui préfère parler de qualité de vie au travail, abonde : « Les entreprises doivent intervenir avant que les travailleurs se sentent mal. L’entreprise porte une responsabilité : faire en sorte que le collaborateur soit dans un environnement optimal pour mener à bien les tâches qui lui ont été confiées dans un contexte constructif. » Griet Deca (Tryangle) Des entreprises conscientes de leurs responsabilités Nos deux expertes se réjouissent toutefois de voir que les entreprises sont de plus en plus sensibilisées à l’importance du bien-être et du bonheur au travail. « Même si cela va lentement, les mentalités changent », explique Griet Deca. La Semaine du bonheur au travail, organisée en septembre par Tryangle, le prouve : « Énormément d’entreprises ont participé, organisé une action et signé notre manifeste du bonheur au travail. » « De plus en plus d’entreprises investissent dans ce domaine, même si elles ne savent pas toujours par quel bout le prendre », ajoute Stéphanie van de Perre. Les entreprises ont compris les enjeux, mais aussi les bénéfices qu’elles peuvent en tirer. De nombreuses études démontrent le lien existant entre performance et qualité de vie au travail. « Le capital humain doit être valorisé et préservé. Se positionner comme une 34 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 © Getty D.R. Gérer les talents organisation attentive au bien-être de ses travailleurs est aussi un véritable outil de recrutement et de rétention des travailleurs. » Mais qu’est-ce qui influe sur notre bien-être au travail ? Stéphanie van de Perre identifie trois piliers de qualité de vie au travail. D’abord le management, c’est-àdire tout ce qui touche à l’organisation, à la gestion des flux, à la charge de travail, au contenu de la fonction, à la communication et aux méthodes de management. Ensuite l’interpersonnel : l’ambiance entre les collaborateurs et avec la hiérarchie, ainsi que le soutien apporté par celle-ci. Enfin, l’individu lui-même. Le travail qu’il Stéphanie van de Perre (Growing Attitude) réalise a-t-il du sens pour lui ? Est-il en adéquation avec ses valeurs ? Quelles sont ses possibilités d’évolution ? A-t-il un bon équilibre vie privéevie professionnelle ? D’un collaborateur à l’autre, ces piliers peuvent avoir une importance différente. En tant que Chief Happiness, Griet Deca constate que ce qui rend les gens malheureux au travail, c’est d’abord l’impression d’être un numéro, sans aucune vue sur l’ensemble de l’organisation. « Quand on ne trouve pas de sens à son travail, on ne peut pas y trouver de bonheur », explique-t-elle. Autre point important : la communication destructive, entre collègues mais surtout avec son responsable. Notre experte insiste aussi sur l’importance de cultiver l’aspect humain et de ne pas penser uniquement performance et productivité. « Au travail, on doit aussi pouvoir parler de la pluie et du beau temps, de ses vacances et de ses enfants. » Stéphanie van de Perre confirme que la formation des managers aux soft skills est un domaine dans lequel les entreprises devraient encore investir : « Certaines personnes, expertes dans leur domaine, se retrouvent parfois à la tête d’une équipe et responsables du bien-être de celle-ci sans y avoir été formées. Les sensibiliser à l’importance de leur rôle et leur donner des outils pour y parvenir est donc nécessaire. » Trouver le juste milieu Quand on parle de bien-être ou de bonheur au travail, le grand défi est de trouver le juste milieu, tant du côté des entreprises que des travailleurs. On ne vit pas chez les Bisounours ; il y aura toujours des aspects du travail moins roses que les autres. Et Stéphanie van de Perre d’expliquer : « Chaque individu doit avoir une balance positive entre ce qu’on appelle les ‘stresseurs’ (tous les éléments qui lui prennent de l’énergie) et les ‘donneurs’ (tout ce qui donne de l’énergie). » Chacun devrait faire l’exercice de savoir comment il se sent, en prenant aussi en compte sa vie privée. « Si vous avez de gros stresseurs à la maison, cela aura forcément un impact sur le travail et inversement. » Cet exercice peut aussi se faire en entreprise : chaque collaborateur reçoit un bilan personnalisé tandis que la hiérarchie reçoit un reporting anonymisé de l’état énergétique de ses collaborateurs et des points d’attention sur des thématiques spécifiques. « De quoi donner aux organisations et aux travailleurs des pistes pour avancer… », conclut Stéphanie van de Perre. ● Gaëlle Hoogsteyn Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 35 La parole aux travailleurs • Maëlle, 35 ans, organisatrice d'événements : « Je suis heureuse au travail quand on clôture un gros projet et que celui-ci s’est bien passé. Après des semaines de rush et de stress, je me dis que je vais enfin pouvoir souffler. » • Axelle, 27 ans, employée administrative : « Je ne suis pas très heureuse dans mon travail car son contenu n’est pas très valorisant. Par ailleurs, mon responsable sous-estime en permanence le temps que prennent les tâches qu’il me confie et ne comprend pas que je sois si souvent débordée. » • André, 55 ans, responsable logistique : « J’ai toujours aimé mon travail jusqu’à l’arrivée il y a deux ans d’une nouvelle responsable qui, du haut de ses 30 ans, pense tout savoir et nous impose des changements qui n’ont aucune valeur ajoutée. Je suis loin d’être réfractaire au changement, mais j’estime que notre expérience et notre savoir-faire devraient aussi être pris en compte. » • Cassandra, 38 ans, comptable : « Ce que j’apprécie le plus dans mon travail, c’est que mon équilibre vie privée-vie professionnelle soit respecté. Par ailleurs, j’ai une relation de confiance avec mon patron, qui ne va jamais rechigner à m’octroyer une journée de télétravail si, pour des raisons personnelles, je dois rester à la maison. Il sait qu’il peut compter sur moi pour que le travail soit fait. » • Alain, 50 ans, community manager : « Le bonheur au travail dépend de nombreux facteurs. Pour moi, le plus important est une bonne entente et une collaboration collégiale et sincère avec mes collègues directs, la reconnaissance, le respect et la transparence de la hiérarchie, et enfin un travail dans lequel je crois et qui est plaisant. » • Amélie, 42 ans, marketeer : « Les relations avec mes collègues et avec mon management sont très importantes pour moi. Il faut que je trouve un sens dans leur manière de travailler et que je me sente respectée dans nos échanges. J’ai besoin de savoir clairement ce que mon manager attend de moi tout en pouvant également innover en me sentant soutenue par lui. » D.R.
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Gérer les talents Optimiser la performance des équipes et garder le contrôle D’après Gallup, 6 % des salariés se sentent impliqués dans leur travail. Le bien-être au travail en souffre. Ce chiffre interpellant conduit inévitablement à se pencher sur ses causes. (Coproduction) T out d’abord le « management archaïque » ou « command & control », basé sur la performance et le résultat des collaborateurs : ce management-là n’est plus adapté à l’humain, ni à l’éclosion d’une intelligence collective. Un signe : les générations Y et Z représenteront 70 % de la population active en 2030. Leur bien-être au travail passe loin devant leur salaire : 56 % n’envisagent aucune collaboration avec certains employeurs en raison de leur éthique et 49 % ont déjà̀ refusé des missions qui vont à l’encontre de leurs valeurs. Ensuite, la planification organisationnelle : par souci de performance, l’entreprise s’est structurée de manière rationnelle, mais cela coince au niveau du manque d’agilité entre collaborateurs/ départements. Une des causes : l’emailing. L’accumulation instantanée de nouvelles tâches déclenche chez les collaborateurs un sentiment de frustration. Pire : une incapacité à gérer le flux et un sentiment de ne pas être respecté. D’où stress et démotivation, qui peuvent mener à l’absentéisme. Enfin, la peur de l’échec, conséquence ultime de la crainte d’être jugé négativement. Bien que le nombre de coaches en accompagnement individuel ne cesse d’augmenter, les cas de burn-out ont progressé de 39 % en 5 ans en Belgique. Afin de pallier cette spirale négative, le dirigeant d’entreprise est confronté à 36 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 une nuée d’injonctions : il se doit d’être innovant, compréhensif, motivant, encadrant, leader, visionnaire… Adopter un programme spécifique en entreprise peut être porteur, mais l’est-il pour toute l’équipe ? Contribue-t-il au bien-être au travail ? En revanche, « autoriser » son équipe à détecter, analyser et solutionner les problématiques est le summum de l’efficience ! Les 4 piliers de l’intelligence collective 1 S’écouter, s’accepter, s’organiser : Chaque collaborateur doit se sentir en sécurité psychologique et pouvoir exprimer ses émotions. Pour cette raison, il est impératif de fixer ensemble un cadre basé sur la fiabilité (engagement de chacun), la clarté (tâches), la structure (rôles) et l’impact (objectifs). 2 Faire converger les différences : Les forces, faiblesses, compétences de chacun sont acceptées et reconnues car elles sont au service du collectif. 3 Faire émerger les solutions : Quand l’écoute respective est atteinte, le « je » est au service du « nous ». Le « nous » est au service de la vision de l’entreprise et des objectifs. Dans ce cas, mis en œuvre par Henri Ford, les équipes des différents départements sont soucieuses de la fluidité transversale d’exécution. La productivité ne cesse d’augmenter. 4 Laisser la place à l’optimisation des process : Rien n’est jamais figé ! Les KPI définis collectivement doivent permettre de mesurer l’efficacité des process et chacun est en droit de proposer des améliorations. À ce dernier stade, le dirigeant d’entreprise gère une équipe sage et lâche prise. Pour réduire l’absentéisme, remotiver les troupes, assurer la croissance en mode durable, il faut donc permettre aux cerveaux d’aborder les défis ouvertement et collectivement. Cela ne signifie pas que le patron ne dirige plus son entreprise : il ne s’agit pas d’un modèle « libéré ». Il s’inscrit dans l’humilité et garde le contrôle total d’un chemin que chaque collaborateur s’engage à emprunter en toute conscience. Cela dans un cadre de fonctionnement strict, communément accepté, avec pour but de participer à la performance d’une équipe complémentaire, en mission vers une vision commune. Nathalie De Cnijf, facilitatrice en intelligence collective en entreprises nathalie.decnijf@ pinwheelscommunity.com www.pinwheelscommunity.com D.R. Gérer les talents À chaque génération sa valeur Fidéliser le personnel implique de maintenir des défis suffisants, tant pour les plus jeunes que pour les seniors. Chaque génér et continuer à appr L e scénario connu un jeune, finance sa formation, puis le voit filer chez un concurrent qui paie bien mieux. Selon Acerta, un collaborateur sur trois change de job après un an. Comment l’employeur doit-il s’y prendre pour garder des jeunes de la génération Z ? L’entreprise Exellys, qui forme et envoie en mission des consultants techniques, a mené l’enquête auprès de ses collaborateurs âgés de 22 à 28 ans. « Il est essentiel que les jeunes se sentent reconnus et entendus », déclare An Siebens, Talent Development Manager chez Exellys. « Il faut qu’ils fassent partie intégrante de l’entreprise et qu’ils aient voix au chapitre. » Gerrit Sarens, Director Strategic Alliances chez Exellys, estime que les employeurs doivent être disposés à changer de mentalité. « Il est bon que les gens développent leur expérience dans d’autres contextes et d’autres emplois. Le collaborateur qui, à 35 ans, retourne chez un ancien employeur, apporte un fameux bagage. Les changements de Un candidat qui se présente après avoir goûté à de multiples entreprises a bien des atouts à offrir. Ce changement de mentalité reste malheureusement l’exception chez les employeurs. Ils devraient pourtant accueillir de tels candidats à bras ouverts. » Impatients La génération Z est vorace. Ces jeunes veulent apprendre de manière transversale, multidisciplinaire et ultrarapide. Exellys a déjà tâté de leur impatience : « Ils risquent de décrocher après trois ou quatre mois déjà parce qu’ils trouvent que cela ne va pas assez vite », constate Gerrit Sarens. « Il faut y être attentif et réagir de manière appropriée. Les collaborateurs à haut potentiel – que nous visons, précisément – ont empreints de la culture du ‘moi’: what’s in it for me? S’ils sentent que l’apprentissage ralentit ou se tarit, ils ont besoin d’une nouvelle dose de défis. » M. Sarens donne ce conseil pour gérer l’impatience : « Confiez-leur des projets annexes, pour qu’ils puissent goûter d’autres choses à côté de leur job habituel. Impliquez-les activement dans des projets novateurs, en examinant ce qu’ils peuvent apporter. Ils s’en sentiront valorisés, du moins si la hiérarchie s’abstient de peser de tout son poids, ce qui reste trop souvent la norme, surtout dans les grandes entreprises. » Des attentes claires Silke Wagemakers, team manager chez le prestataire de services RH Hays, confirme. Rencontrer les attentes des jeunes requiert une politique de rétention efficace. « Cela débute par des discussions d’évaluation sérieuses qui abordent autant les aspects positifs que ceux qui méritent d’être optimisés. On y rattachera idéalement un plan de formation personnalisé et éventuellement du coaching. Les jeunes apprécient énormément que l’on Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 37 © Getty
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Gérer les talents Les six caractéristiques de la génération Z* 1. Value driven. Le besoin de se sentir connecté aux objectifs et valeurs de l’entreprise. Le besoin de percevoir le job comme une facette de sa propre identité. 2. Global mindset. Être hyper connecté et soucieux d’acquérir une expérience internationale. 3. ME culture. Estimer essentiel le développement de soi. Souhaiter un coaching personnalisé et du feedback fréquent. 4. WE culture. Désirer la connexion aux autres. Vouloir ensemble. 5. Entrepreneurial mindset. Croire que chacun peut innover. Vouloir entreprendre au sein de l’organisation, par exemple via des projets annexes. 6. Blurred lifestyle. Avoir plusieurs passions. Faire preuve de flexibilité dans la combinaison travail/vie privée. * Selon une étude conduite par Exellys auprès de ses consultants âgés de 22 à 28 ans. innover s’intéresse à leur situation personnelle. » Un plan de carrière individualisé qui détaille leur avenir suscite habituellement l’enthousiasme. « Il est bon de s’intéresser aux ambitions personnelles du collaborateur », remarque Silke Wagemakers. « Les attentes varient beaucoup d’une personne à l’autre parce que tout le monde n’a pas le même niveau d’ambition. Il est plus facile de guider les collaborateurs quand on sait clairement à quoi ils aspirent. » Ouverture d’esprit Fidéliser la génération Z, c’est bel et bien, mais il ne faudrait pas oublier les collaborateurs seniors : leur expérience vaut de l’or. Comment l’employeur peut-il faire en sorte que les jeunes autant que les quasi-quinquagénaires se sentent bien au travail ? An Siebens, d’Exellys, constate : « Nos jeunes consultants travaillent souvent chez nos clients avec des collaborateurs plus âgés. Les seniors apprécient l’arrivée de la jeunesse. Dès l’instant où ils s’entendent – notamment en faisant du fitness ensemble à l’heure du midi – c’est positif pour tout le monde. Leurs vécus peuvent être très différents. Il importe donc que chacun fasse un pas vers l’autre. » L’ouverture d’esprit peut faire merveille. Gerrit Sarens (Exellys) : « La confrontation peut être enrichissante pour les aînés. C’est ce qu’on appelle le ‘reverse mentoring’ : les anciens peuvent aussi apprendre des plus jeunes. Faites travailler plusieurs générations sur les mêmes projets. N’oubliez pas que des initiatives plus informelles créent également des liens. Je prends l’exemple de ces clients où tout le monde prend le café ensemble à 10 heures. Cela semble ringard, mais ce ne l’est pas. » Synergie La politique de rétention doit s’adresser à tout le monde, jeune ou 38 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 moins jeune, parce que chacun aime que sa participation soit reconnue. Et chacun veut pouvoir continuer à apprendre. « Les seniors sont devenus des experts par l’expérience, mais je trouve qu’ils doivent aussi pouvoir redécouvrir d’autres talents », estime Silke Wagemakers, chez Hays. « Des formations aux hard skills sont nécessaires pour rester à jour et suivre les nouveautés. Mais les études démontrent qu’il faut aussi entretenir les soft skills, notamment en raison de l’arrivée de la nouvelle génération. Pensons notamment à la création d’empathie envers les jeunes collègues. Sans ouverture d’esprit, pas de synergie. » Silke Wagemakers préconise de tenir compte d’une possible confrontation des générations. « Les jeunes croient tout savoir parce qu’ils viennent de terminer leurs études. Et les aînés s’estiment omniscients en raison de leur expérience. En réalité, ensemble, ils savent encore beaucoup plus. Pour concilier deux générations, il faut reconnaître la valeur de chacune. Il faut aussi que l’une soit disposée à apprendre de l’autre, réciproquement. » Silke Wagemakers travaille surtout dans la distribution, où la synergie comporte bien des atouts. « On voit, dans le secteur des supermarchés, des gens très expérimentés évoluer d’une fonction de vendeur vers celle de manager. Et puis débarquent des jeunes issus d’une école de management et donc bien au courant des nouvelles tendances dans le retail. Et que voit-on ? Le senior expérimenté fait preuve d’ouverture et est disposé à adapter la façon de travailler à laquelle de nombreuses années d’expérience l’ont pourtant habitué. Il accepte de nouveaux concepts. Inversement, les jeunes peuvent apprendre beaucoup de leurs collègues plus âgés en termes de people management. » ● Peter Van Dyck © Getty Gérer les talents La discussion de carrière, pilier de loyauté Une bonne carrière commence par une bonne discussion. Et puisque les carrières changent constamment, autant ne jamais la terminer, cette discussion. Il y a tant de possibles dans l’entreprise quand l’employeur et ses collaborateurs discutent en adultes de leurs attentes et de leurs ambitions ! P areille discussion semble l’évidence même, mais dans bien des entreprises, ce n’est pas le cas. Bien des aspects restent tabous. Et la multitude de non-dits engendre des frustrations, qui sont pourtant assez faciles à éliminer. Parler, c’est efficace. Tant pour le collaborateur que son employeur. Le travailleur qui peut parler ouvertement de ses aspirations professionnelles aide son employeur à mieux tenir compte des souhaits et besoins. Bref, pas une petite papote vite expédiée en fin d’année, mais un échange de vues régulier entre l’employeur et son collaborateur. L’entretien de carrière contribue à la réactivité de l’entreprise. Prenons le cas d’un collaborateur très occupé et souvent en déplacement. Tout se passe bien jusqu’à ce que subitement un membre de sa famille ou un proche ait besoin d’aide, par exemple. Le collaborateur doit prévoir une pause dans sa carrière, mais ne souhaite pas que cela compromette son avenir au sein de la société. Que faire ? Une conversation adulte permet aux interlocuteurs de trouver un terrain d’entente. Une carrière n’a rien de statique et parfois, elle emprunte un chemin de traverse avant de revenir sur la grand-route. Une telle discussion donne aussi au collaborateur le sentiment d’être écouté. L’attention est au rendez-vous. Cela contribue à fidéliser les travailleurs. Des départs qui pourraient être évités La discussion de carrière – et une culture ouverte – sont aujourd’hui fondamentales pour garder les talents. Les entreprises doivent comprendre que les ambitions et attentes des personnes évoluent au fil de leur carrière. Il faut que l’employeur, mais aussi son collaborateur en prennent conscience. Il faut leur donner les outils pour trouver les mots et les approches adéquates afin de débattre correctement des plans de carrière. Bien des départs pourraient être évités en discutant régulièrement avec le collaborateur. Comment peut-il luimême modeler sa carrière, tant en termes de contenu que dans les modalités pratiques ? Quels sont ses compétences actuelles et vers quoi veut-il évoluer ? C’est bénéfique également pour l’employeur, parce qu’il connaît son personnel, sait sur qui il peut compter et qui n’est pas à sa place. Tout le monde y gagne. La professionnalisation d’une culture de la discussion aide l’employeur à mieux exploiter les changements au sein de l’entreprise. Par la même occasion, le personnel perçoit davantage de respect et de confiance. Évidemment, les gens doivent également comprendre qu’une telle discussion ne mène pas forcément à la réalisation de tous les souhaits. Toutes les entreprises sont différentes et certaines permettent plus que d’autres. La discussion est pourtant trop importante pour être négligée. Une culture de la discussion ouverte aidera aussi le collaborateur à admettre que certaines choses ne sont pas possibles à brève échéance, mais plutôt à long terme. C’est du donnant-donnant. Et c’est bon pour la confiance. S’il est vrai que les collaborateurs ont parfois du mal à exprimer leurs ambitions, les employeurs ne sont pas toujours plus clairs quant à leurs objectifs. De nombreux employeurs estiment que les possibilités d’évolution au sein de l’entreprise sont limpides, alors qu’en réalité, ce n’est vraiment pas le cas. En fait, c’est très simple : tout est constamment en mouvement. La société, les entreprises… Et aussi les carrières, qui ne sont plus aussi statiques qu’auparavant. Efforçons-nous tous d’en tirer le meilleur ; ce sera sans aucun doute tout bénéfice pour l’environnement de travail. Kathy Rosseel, Career Management Manager chez Daoust krosseel@daoust.be www.daoust.be Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 39 © Getty
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Transition Un curateur pour l’économie productive L'économie productive renaît à Bruxelles. Au fil des cinq dernières années, elle a connu un véritable essor, avec un nombre croissant de projets et de start-ups. Comment Bruxelles peut-elle soutenir ces entreprises manufacturières innovantes, sans perdre de vue les autres besoins urbains ? L a production est inscrite dans l'ADN de Bruxelles, depuis l'industrie textile médiévale jusqu’à l'apogée de la révolution industrielle au 19e siècle. Après un demi-siècle de déclin, cette économie productive urbaine est de retour : bière, chocolat, voitures sont produits à Bruxelles, sans oublier la construction, les nouvelles technologies ou la gestion des déchets. Le secteur productif crée à nouveau des emplois en ville. Les Bruxellois redécouvrent leur passé industriel et réapprennent à vivre avec des industriels pour voisins. L'intérêt pour l’économie productive s'est accru, grâce à un certain nombre d'initiatives publiques et privées. Bruxelles a été l'une des premières villes à lancer son propre plan en faveur de l'économie circulaire et, plus récemment, en faveur de l'industrie. Cette politique s'est traduite par la croissance du nombre de start-ups et de projets innovants, notamment dans la construction et l'agroalimentaire. L'Abattoir, par exemple, est aujourd'hui l'un des plus grands bâtiments d'Europe à posséder des serres urbaines intégrées, mais aussi une champignonnière souterraine, tout en abritant un micro-incubateur vert et une entreprise qui transforme les légumes invendus en soupes. Greenbizz offre un autre exemple de hub de production. Le succès de l’industrie urbaine crée cependant des tensions avec d'autres fonctions. Logement, parcs, bureaux… : l'espace est rare et les acteurs se le disputent. Selon les recherches de Sarah De Boeck, à la VUB, Bruxelles a perdu environ 16 % des surfaces consacrées à la logistique ou à la production au cours des 18 dernières années. Un curateur pour le territoire Le projet ‘Cities of Making’ identifie comme principal défi l’isolement et le manque de coordination dont souffre le secteur productif. Aujourd'hui, il n'y a pas d’acteur unique mandaté pour le soutenir et accompagner son développement. Pas d’acteur unique qui réunisse les entreprises, fournisse une meilleure infrastructure ou relie l'économie de la connaissance à l'économie de production. Et pas d’acteur unique pour contrarier la gentrification des sites de production et offrir des alternatives afin de réaménager des sites industriels abandonnés. Un tel acteur, un « curateur du territoire », pourrait réunir des « penseurs », des « faiseurs », le secteur public et le privé. C'est un rôle essentiel. Ce curateur pourrait contribuer au développement du secteur productif, mais surtout présenter une vision et des objectifs alignés. Mais comment ? S'agirait-il d'une agence publique, d'une asbl ou d'une entreprise privée ? Voyons à l'étranger. Vienne, la capitale autrichienne, ville pionnière dans la protection de son secteur manufacturier, lancera en janvier 2020 un partenariat public-privé entre l'agence économique publique de Vienne et la Chambre de Commerce d’Autriche. Résultat : les 'Vienna Business Districts', qui divisent la ville en trois zones, chacune avec un directeur commercial. L'asbl londonienne The Guardian of the Arches, fondée après la vente des anciens ponts ferroviaires, contribue à installer de petites entreprises sur les sites les plus accessibles. Les parcs d'activités flamands ont leur propre gestionnaire, avec des résultats intéressants. Et aux USA, l'Urban Manufacturing Alliance fournit soutien et connaissances aux PME. Bruxelles ne doit pas attendre que le secteur productif s'aide lui-même. Les acteurs sont nombreux, mais il nous faut une organisation qui soit investie des intérêts du secteur. Nous devons tirer parti de nos atouts et veiller à ce que l’économie productive participe à construire le Bruxelles du 21e siècle. ● Adrian Hill, Coordinateur de Cities of Making 40 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 © Belga PRÉPAREZ-VOUS POUR LES MARCHÉS DE DEMAIN Des séminaires et formations adaptés aux pros du bâtiment œuvrant en Région de Bruxelles-Capitale. SÉMINAIRES • Bâtiment durable et protection incendie // 0,5 j • L’économie circulaire appliquée aux installations techniques // 1 j • L’analyse des coûts du cycle de vie des bâtiments (LCC) // 0,5 j FORMATIONS • Rénovation bruxelloise HPE // 3 j • Conception circulaire et réversible // 2 j • Matériaux durables // 2 j • Réemploi de matériaux et d’éléments de construction // 1,5 j • Acoustique // 2 j • Energie : principes fondamentaux // 2 j • Agricultures urbaines et bâtiment durable // 2 j • Gestion de l’énergie // 3 j • Pompe à chaleur // 2 j • Ventilation // 2 j • Gestion des eaux pluviales sur la parcelle et dans l’espace public // 2 j + 1 j 50€/JOUR - JAN - JUIN 2020 WWW.ENVIRONNEMENT.BRUSSELS/ FORMATIONSBATIDURABLE © Batex Quai du Hainaut - Architecte : A.M. L’Escaut MSA Grontmij - Photo : Bernard Boccara FACILITATEUR BÂTIMENT DURABLE Un helpdesk d’experts gratuit pour vos projets en Région de Bruxelles-Capitale 0800 85 775 facilitateur@environnement.brussels GUIDE BÂTIMENT DURABLE Outil d’aide à la conception www.guidebatimentdurable.brussels
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Réforme du code des sociétés : quelles conséquences pour les entrepreneurs ? En vigueur depuis le 1er mai, le code des sociétés réformé implique bon nombre de changements pour les (futurs) entrepreneurs. Ainsi, le nombre de formes de sociétés a été réduit, et la constitution de la SRL, qui succède à la SPRL, est facilitée : un administrateur suffit, et il ne faut plus de capital de départ. Au mois d’octobre, Beci organisait une table ronde d’experts pour évoquer les contours et les conséquences de cette réforme. L e nouveau code des sociétés est marqué par trois grandes lignes directrices, selon Paul-Alain Foriers, avocat à la Cour de Cassation et avocat associé chez Simont Braun, qui a été très impliqué dans cette réforme. Modernisation, simplification, flexibilisation La première ligne directrice, c'est une modernisation nécessaire. « Les textes originaux du code des sociétés remontent à 1999, et furent modifiés à plusieurs reprises. Des incohérences sont apparues. Il fallait donc repenser le droit des sociétés, mais aussi celui des associations, devenu assez proche. De plus, il fallait rendre le droit belge sur la création de société concurrentiel par rapport au droit étranger. Ainsi, la nouvelle SRL, sans capital obligatoire, est comparable à d'autres formes de sociétés en Europe. » Ensuite, la réforme portait sur une simplification juridique : « Le nombre de types de sociétés diminue. La définition de la société a également été bouleversée : elle ne doit plus avoir nécessairement et exclusivement un but de lucre, mais peut avoir un but désintéressé, pour autant qu'elle puisse donner quelque chose aux associés. Il y aussi une simplification pratique : les SRL et les SA peuvent être constituées d'un seul associé, sans aucune restriction de nombre. » Mais surtout on assiste à une flexibilisation : « La réforme induit l'existence d'une SRL tout à fait flexible, avec des titres multiples : actions avec droit de vote unique, multiple ou sans droit de vote, plus de limite à la possibilité d'avoir des actions sans droit de vote, des obligations convertibles, avec droit de souscription... On peut avoir très peu de parts dans la redistribution des bénéfices, tout en ayant un très grand nombre de droits de vote. » Responsabilité revue et corrigée La responsabilité des associés est également modifiée avec la SRL, comme l'explique Jean-Pierre Riquet, juriste-fiscaliste, expert auprès du SPF Économie : « La responsabilité des fondateurs demeure, mais avec une différence. Du temps de la SPRL, tous les fondateurs étaient responsables pendant la période de fondation. Avec la SRL, si on a 7, 8 ou 9 fondateurs, certains peuvent avoir la responsabilité, d'autres peuvent être de simples apporteurs de capital, comme dans la SA. » Mais la portée de cette responsabilité change également : la somme maximum dépend du chiffre d'affaires et du bilan de l'entreprise. « Elle varie entre 125.000 et 12 millions € », précise Paul-Alain Foriers. « Pour le reste, cette limitation a perdu un peu de son contenu. En pratique, elle ne s'applique plus qu'à la faute légère occasionnelle, mais à l'exclusion de la faute légère répétitive, la faute lourde et la fraude bien entendu. En revanche, il subsiste l'interdiction d'établir une clause limitative de la responsabilité avec les administrateurs. » 42 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 © Getty Legal La définition de la nature de la faute est laissée à l'appréciation des tribunaux : « Par exemple, le fait de ne pas payer, involontairement ou non, ses cotisations ONSS, la TVA, etc. pendant deux ou trois trimestres, n'est plus considéré comme une faute légère », précise Jean-Pierre Riquet. « On paye d'abord l'État, ensuite les fournisseurs. Or, tout le monde fait l'inverse. Ne pas payer les indemnités de rupture à un travailleur licencié n'est plus une faute légère non plus. Mais avec cette limitation de responsabilité sur les fautes légères, celle de l'administrateur devient un peu plus assurable. » Crédit et plan financier Les représentants du secteur bancaire, pourvoyeur de crédits, ne perçoivent pas cette réforme comme un séisme majeur. « Cela n'a pas changé fondamentalement notre politique crédit », constate Nancy Godfroid, Business & Innovation Banker - Starters, Indépendants et PME, Banque ING. « Au niveau des starters, on est toujours très attentifs au capital apporté, à ce qu'il y ait le minimum nécessaire. L'analyse va se porter sur l'effort propre de l'entrepreneur, sa formation, son historique, ses compétences de gestion. Je mets quand même toujours les starters en garde quant à leurs responsabilités, la logique et la faisabilité de leur activité aujourd'hui en fonction de leur capital de départ. Cela dit, si nous avons constaté énormément d'ouvertures de comptes de nouvelles sociétés, leur création ayant été facilitée, nous n'avons pas encore eu beaucoup de demandes de financement au démarrage. » Les contraintes dans la composition du plan financier ont par contre été renforcées, selon Jean-Pierre Riquet : « Deux nouvelles obligations sont apparues. D'abord, il faut détailler précisément toutes les hypothèses qui ont mené au chiffre d'affaire prévisionnel à 12 et 24 mois, mais il faut aussi détailler les plans de trésorerie après 12 et 24 mois. Beaucoup le faisaient déjà sérieusement, d'autres plus légèrement. Et cela pouvait poser problème quand la faillite intervenait dans la période de fondation. » L'importance des statuts Autre nouveauté du code des sociétés : les apports en industrie et en know-how sont maintenant autorisés dans les SRL. « Cela répond à une vraie demande », analyse Sophie Maquet, Notaire, Associée chez Sophie Maquet & Stijn Joye. « Par exemple, du côté du Bois de la Cambre et de toutes ces sociétés universitaires, où le chercheur apporte ses idées, mais pas vraiment de capital. L'apport en industrie est simplement un engagement, du chercheur en l’occurrence. La question importante est comment obliger cette personne à libérer son apport. On ne parle pas d'argent, mais de bras, de cerveau. Cela doit être clairement indiqué dans les statuts. » Et en cas de conflit ? Il peut se régler via une clause de médiation ou d 'arbitrage, également précisée dans les statuts. « Et de préférence les deux, si la médiation ne fonctionne pas, et si on veut éviter une très longue procédure en justice. La procédure d'arbitrage est normalement bien plus courte », précise Paul-Alain Foriers. La réforme a justement induit une plus grande liberté dans la rédaction des statuts. Même si une chose ne change pas : tout doit y figurer, selon Sophie Maquet. « Environ 80% des sociétés ont des statuts standard. Mais parfois, une personnalisation est nécessaire, par exemple pour les sociétés familiales ou les start-ups. Ainsi, dans le cas où le fondateur veut garder son pouvoir et attirer des investisseurs, on peut renforcer son droit de vote, diminuer celui des investisseurs, donner un droit de veto sur certains investissements... Tout cela doit être précisé dans les statuts. » « Dans le cas contraire, ce sont les règles supplétives qui s'appliqueront », avertit Jean-Pierre Riquet. « Il faut bien réfléchir à rédiger des statuts qui correspondent à son business, et les changer le cas échéant. » Créer une société « en quelques clics » Cette réforme du code des sociétés permet aussi d'accélérer la procédure de constitution, notamment par le biais des publications légales. « Théoriquement, cela va plus vite », confirme Sophie Maquet. « On constitue la société à 9h du matin, et elle est en ligne une heure après. On va aussi dans cette direction pour les modifications des statuts. » La constitution de sociétés qui n'exigent pas d'acte authentique, comme les ASBL, les sociétés en commandite, etc., peut se faire désormais en un seul clic ou presque, via le portail www.e-greffe.be. « Un portail qui gagne à être connu. Mais dès que vous avez besoin d'un acte authentique, par exemple pour une SRL, une AISBL, une fondation, il y a obligation de passer par une étude notariale », rappelle M. Riquet. « Pour compléter la constitution de la société, le site www.startmybusiness.be permet à l'entrepreneur de remplir ses statuts en ligne, avec envoi vers la boite mail du notaire de son choix, qui le convoquera alors pour achever cette création. » ● Cédric Lobelle Contact et info : Alexis Bley, conseiller juridique Beci ; +32 473 13 05 18, ab@beci.be Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 43
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Entreprendre Marchés publics : loi du 17 juin 2016, où en sommes-nous ? Entrée en vigueur le 30 juin 2017, la nouvelle loi sur les marchés publics a apporté de grands changements à une matière déjà complexe. Un peu plus de deux ans plus tard, où en sommes-nous ? Le point avec Christophe Dubois, avocat associé chez Equal Partners. «L’ une des grandes difficultés engendrées par cette nouvelle loi est que les pouvoirs adjudicateurs n’ont pas eu un temps suffisant pour se préparer à son entrée en vigueur, notamment en termes d’exécution du marché », commence Christophe Dubois. En effet, les règles en matière d’exécution du marché n’ont été disponibles que début juin 2017, laissant moins d’un mois aux pouvoirs adjudicateurs pour les assimiler et changer leur façon de procéder. « Ils ont donc été désarçonnés, en particulier par les mesures contre le dumping social en matière de sous-traitance et surtout par les causes de réexamen et par les modifications autorisées. Cela a été très difficile pour eux de s’approprier cette matière. Et deux ans et demi après, c’est toujours le cas. » Aujourd’hui, par exemple, beaucoup de pouvoirs adjudicateurs se contentent de reproduire les clauses de réexamen qui sont prévues dans la réglementation, sans en prévoir certaines qui leur seraient propres. « Il aurait été opportun de produire l’arrêté royal beaucoup plus tôt afin que les pouvoirs adjudicateurs puissent se familiariser avec la matière. » Plus de risques et plus de travail Christophe Dubois cite une deuxième difficulté, celle de devoir inclure des clauses sociales, environnementales et éthiques dans les cahiers des charges. « Les pouvoirs adjudicateurs ne savent pas comment faire et se servent alors en toute bonne foi de modèles qu’ils trouvent sur internet ou qu’on leur a fournis, mais qui contiennent des erreurs. » Enfin, au niveau des clauses d’exclusion, notre 44 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 expert estime que l’on a doublé le travail administratif des pouvoirs adjudicateurs pour les marchés supérieurs au seuil européen. A contrario, rien n’a été prévu pour les tout petits marchés. « En grossissant le trait, même pour acheter un bouquet de fleurs à 30 euros, le pouvoir adjudicateur est censé consulter au moins 3 opérateurs économiques et conserver les preuves », explique Christophe Dubois, qui estime que l’on a poussé le bouchon un peu loin. « Dans ce cadre, la mutualisation de la commande publique est une piste de solution intéressante. » Par ailleurs, à partir de janvier 2020, la dématérialisation totale des marchés publics va obliger les opérateurs économiques (dont les PME) à déposer leur offre par voie électronique. « Cela implique que ces personnes soient outillées et compétentes, et augmente le risque que des offres soient écartées de la sélection à cause d’une éventuelle erreur informatique. » Christophe Dubois Pour Christophe Dubois, cette nouvelle loi inclut une série de mesures pour faciliter l’accès de marchés aux PME, mais qui font courir plus de risques aux pouvoirs adjudicateurs. Citons, par exemple, le fait que le pouvoir adjudicateur doive réfléchir à l’allotissement du marché. « S’il ne le fait pas et que quelqu’un s’en plaint, il court un risque. » Autre exemple, l’examen de la régularité des © Getty D.R. offres, où le pouvoir adjudicateur doit vérifier la conformité des prix. « Fondamentalement, ce n’est pas son rôle et cela lui rend la vie très difficile, voire impossible, tout en augmentant le risque de recours. » Une matière de plus en plus complexe Du côté des soumissionnaires, il y a également des mécontentements. « Eux aussi ont dû s’adapter à la nouvelle loi, mais contrairement aux pouvoirs adjudicateurs, ils ont rarement pu suivre des formations en la matière. Même si des offres existent, il faut avoir le temps et les moyens. » Les petits marchés sont une mine d’or pour les PME, mais la procédure s’est tellement complexifiée qu’il y a une sorte de découragement. Notre expert invite donc les petites entreprises à travailler dans une optique aussi locale que possible et à se faire connaître auprès de leurs pouvoirs adjudicateurs locaux, qui ont beaucoup de marchés à attribuer avec des mesures de passation plus souples. Et Christophe Dubois de conclure : « Assez paradoxalement, les avancées de la nouvelle loi ne profitent pas directement aux marchés publics. Certaines mesures sont bien sûr positives, mais elles n’impactent pas les procédures de passation en tant que telles. Aujourd’hui, tant les pouvoirs adjudicateurs que les soumissionnaires manquent clairement de compétences pour pouvoir répondre à ces nouvelles exigences. La matière s’est tellement complexifiée au fil des ans qu’il n’est pas évident, pour les acteurs de la commande publique, de maîtriser la législation et de suivre la jurisprudence y relative. » ● Gaëlle Hoogsteyn En route vers la facturation électronique Suite à la transposition d’une directive européenne, depuis avril 2019, toutes nos administrations doivent accepter l’e-facturation dans le cadre de leurs marchés publics. Les explications de Brahim Ammar Khodja, chargé de projet chez Easybrussels, l’Agence bruxelloise pour la simplification administrative. Qu’est-ce qu’une facture électronique ? Il s’agit de toute facture émise, transmise et reçue sous une forme électronique structurée (format XML) qui permet son traitement automatique et électronique. Concrètement, ce type de facture passe directement du logiciel comptable du fournisseur vers celui de son client, sans intervention humaine. Les factures scannées ou sous format PDF envoyées par e-mail ne sont donc pas considérées comme des factures électroniques selon cette définition. Brahim Ammar Khodja (Easybrussels) Quels sont les avantages de l’e-facturation pour les entreprises ? Premièrement, c’est une simplification administrative : ce mode de facturation élimine des tâches manuelles en plus de l’encodage de création de la facture. Cela permet donc de réaliser des économies, tant à l’envoi qu’à la réception. L’Agence fédérale pour la simplification administrative a calculé qu’un passage à 100 % de factures électroniques représenterait une économie annuelle de plus de 3 milliards d’euros en Belgique. L’automatisation permet aussi une réduction du délai de paiement, particulièrement appréciable pour les indépendants et les petites entreprises qui ne peuvent pas se permettre d’attendre trop longtemps avant de se faire payer. Enfin, l’e-facturation réduit l’impact négatif sur l’environnement par rapport à la facture sous format papier ou envoyée par e-mail. Est-ce que les entreprises sont obligées d’envoyer des factures électroniques aux administrations ? Il n’existe pas encore d’obligation générale en Belgique, mais certaines administrations l’imposent déjà à leurs fournisseurs, notamment en Flandre. En Région bruxelloise, il y a aussi une volonté d’aller de l’avant dès 2020, tout en mettant en place un accompagnement pour les indépendants et les petites entreprises. Comment les indépendants et les PME qui ne disposent d’aucun outil informatique peuvent-ils envoyer des factures électroniques ? Il existe aujourd’hui des dizaines de solutions pour la gestion comptable qui incluent la possibilité d’envoi de factures électroniques conformes à la réglementation. Il est recommandé aux entreprises non équipées de se renseigner auprès de leur fournisseur actuel ou sur internet. Quelles recommandations adressez-vous aux PME bruxelloises pour la facturation électronique ? Le passage à la facturation électronique est une véritable opportunité de modernisation et d’économie. Je les invite donc à se renseigner dès aujourd’hui et choisir la solution la plus adaptée à leur situation. Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 45 D.R.
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Starter Space Laser Games : événements ludiques et fun Jérôme Desombre propose à Etterbeek un espace polyvalent ouvert tant aux particuliers qu’aux entreprises pour leurs événements, qui vient de s’enrichir d’une nouvelle attraction : Space Team Games. Jérôme Desombre en action A près une carrière dans le monde de la finance, Jérôme Desombre a totalement changé d’activité il y a maintenant deux ans et demi, en ouvrant à Etterbeek le Space Laser Games. C’est à Paris, auprès de connaissances, qu’il découvre cette activité et qu’il décide de tenter l’aventure à Bruxelles, où il est installé depuis quelques années. Depuis son lancement au printemps 2017, Space Laser Games rencontre un succès sans cesse croissant, tant auprès des particuliers que des entreprises. Les premiers étant surtout présents les weekends et les secondes durant la semaine. « Avec un espace polyvalent de quelque 750 m² dont 500 de labyrinthe, nous proposons le plus grand laser game de Bruxelles », confie-til. « L’espace est privatisable et peut être utilisé pour un team building, avec une salle de réunion disponible tant pour le travail que la restauration. » Attraction phare, le laser game est selon Jérôme Desombre « 150 % fun » : « C’est une activité qui permet de déstresser et qui procure du plaisir. On est déconnecté et on s’éclate le temps d’une partie. Les participants choisissent un nom de super-héros de l’espace et sont ensuite plongés dans la pénombre du labyrinthe et dans une ambiance délirante avec des fumigènes, de la musique, etc. On constate que s’il y a parfois des personnes, lors de team buildings notamment, qui ne sont pas intéressées au début, elles mordent très vite au jeu. Et puis, comme j’aime souvent le dire : le laser game est la seule activité qui vous permettra de tirer sur votre chef(fe), sans lui faire de mal et surtout sans vous risquer de vous faire virer ! C’est une activité très prisée par les entreprises, qui est par ailleurs très ludique et favorise les discussions entre les gens quand ils découvrent leurs résultats et comparent leurs feuilles de score ». Dans ce registre, Space Laser Games vient de lancer une toute nouvelle activité dans un espace insolite, baptisée Space Team Games. « C’est une sorte de mini escape game ou Fort Boyard, sans animaux ni sorcier », détaille Jérôme Desombre. « On peut avoir jusqu’à 11 équipes de 2 à 6 personnes, qui doivent réussir une série de 11 épreuves interactives, chronométrées, combinant sport, observation, action et adresse. Ce sont des jeux réels, dynamiques, non-violents, collaboratifs et inclusifs, où chacun peut apporter sa compétence et contribuer à la réussite du groupe. Cette nouvelle activité convient parfaitement pour un team building car elle permet d’améliorer la communication et la cohésion entre les membres d’un groupe. C’est vraiment un travail d’équipe qui est demandé, avec des talents différents et complémentaires. » Avec cette nouvelle activité, le lieu devient Space Fun Games, regroupant Space Laser Games et Space Team Games. Un espace multi-activités pour organiser des événements pour entreprises mais aussi pour des particuliers, par exemple lors d'anniversaires. Devant l’intérêt et le succès croissant que rencontre son espace, Jérôme Desombre songe à décliner le concept ailleurs dans Bruxelles et plus tard dans d’autres villes. Surtout pour le Space Team Games, qui est tout nouveau sur le marché. ● Info : www.space-laser-game.com Guy Van den Noortgate Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • www.beci.be/starter 46 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 D.R. Community L’actualité Beci en photo Former deux millions de Bruxellois et de navetteurs à la mobilité de demain : c’est l’objectif du Brussels Mobility Store, inauguré par Beci et AG Real Estate dans la galerie Anspach, au centre-ville. Multimodalité, durabilité et mobilité intelligente sont au cœur de ce nouvel espace de 1.000 m², qui présente des solutions de mobilité urbaine et offre aussi une piste d’essai. © Reporters Comment aider les femmes à financer leur activité entrepreneuriale à Bruxelles ? À quels freins sont-elles confrontées ? Quelles sont leurs opportunités ? Tel était l’objet d’un séminaire ‘Women & Investment: Key to Success’ organisé par Beci et le réseau Womenpreneur. D.R. Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 47
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Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas de Marguerite de Crayencour Après des études de droit et une année au Barreau de Bruxelles, Marguerite de Crayencour prend conscience qu’elle n’est pas là où elle devrait être. Un court séjour entre amis à la ferme biologique du Bec Hellouin la décide à tout arrêter et à se former pendant près de trois ans en agriculture biologique et plantes aromatiques. Aujourd’hui, elle est à la tête du Jardin des Sens, où elle cultive plus d’une cinquantaine de variétés de fleurs comestibles. Marguerite travaille et collabore avec plusieurs restaurants bruxellois, l’occasion pour nous de l’interroger sur ses bonnes adresses culinaires… Le resto pour voyager : Mumtaz. Franchissez la porte de ce restaurant ixellois (en photo) et, en un clin d’œil, l’Inde et ses saveurs s’invitent à votre table ! Le poulet tikka massala est la spécialité de la maison. Pour les végétariens, je conseille le dhal de lentilles avec le riz royal, une tuerie ! Service rapide et bon rapport qualité/ prix. propose, sur la table, les plats dans la poêle. La carbonara aux asperges et la pasta al ragù font partis des classiques de la maison. La cuisine est juste et savoureuse. Plaisir garanti ! La meilleure ambassadrice : Chloé Roose ! En sept ans, elle a su s’imposer comme la référence food à Bruxelles. Son blog, Brussels Kitchen, répertorie les meilleures adresses où manger à Bruxelles. Elle vient tout juste de publier son deuxième guide papier, à retrouver aux éditions Racine. La boutique branchée : Kure (ci-dessous), un concept store bruxellois parfait pour admirer les vêtements haut de gamme de différentes marques internationales, en stock limité. Difficile de ne pas craquer pour une pièce… ● Elisa Brevet Le resto des copains : Old Boy, sans hésiter ! Pour moi, c’est l’une des meilleures adresses de Bruxelles ! Si vous aimez découvrir de nouvelles saveurs, cette cantine asiatique devrait vous plaire. Le chef a décidé de miser sur une cuisine aux influences variées, et notamment chinoises, à travers une carte courte et efficace. La cantine idéale : l’italien Nuovo Rosso, où l’on vous 48 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 D.R. D.R. D.R. Community Petites histoires de grands entrepreneurs L’incroyable histoire de Daniel Ek : de la Suède ouvrière à Spotify Daniel Ek, le puissant et secret patron suédois de Spotify, vit aujourd’hui son ‘American dream’. Entré en bourse à Wall Street, il est considéré par le magazine Billboard comme « l’homme le plus puissant de la musique » et gagne des milliards de dollars. Itinéraire en quatre temps. Sa première entreprise à 14 ans : À 13 ans, Daniel Ek commence à créer ses premiers sites internet. Sa réputation grandit aux quatre coins du pays et les demandes affluent. À 14 ans, il crée sa première entreprise et gagne jusqu’à 15 000 € par mois. Sa technique ? Casser les prix du marché en proposant des sites à 5000 €, trois fois moins chers que la plupart de ses concurrents. Ek a pour habitude de dire que sa passion pour l’informatique et la musique sont nées lorsqu’il n’avait que cinq ans : quand son père lui a offert une guitare et son tout premier ordinateur. Sa folie des grandeurs : À 23 ans, Tradedoubler, une agence de pub sur internet, fait appel à lui pour développer un programme de gestion de ses clients en ligne. Il vend son CRM pour 2 millions de dollars. Avec l’argent, il se paie un bel appartement à Stockholm et une Ferrari Modena rouge cerise. Jet set et folie des grandeurs finissent par avoir raison de lui. À 24 ans, Ek est en pleine dépression, il vend tout et s’installe dans une cabane au cœur de la forêt. Il passe plusieurs mois seul, à s’interroger sur son avenir et à jouer de la guitare. Pourquoi les spaghetti bolognese n’existent pas ? Un livre idéal pour secouer nos neurones et nos croyances sur la cuisine en près de 700 pourquoi et explications. Chacune des réponses repose sur les études et expériences scientifiques les plus récentes, ponctuées d’une bonne dose d’humour ! Marabout Sa rencontre avec Martin Lorentzon : De passage à Stockholm, Daniel Ek retrouve Martin Lorentzon, le patron de Tradedoubler. Passionnés de musique et de nouvelles technologies, les deux hommes ont la brillante idée d’une plateforme proposant de la musique en ligne, à la demande et en accès illimité. Après plusieurs mois de réflexion, ils s’associent : Lorentzon vend sa société et Daniel Ek investit jusqu’au dernier denier : Spotify est né. Ses menaces de quitter la Suède : Fin 2016, le patron de Spotify signe une lettre ouverte sur le site de Medium. Pour lui, le pays manque cruellement de logements et les prix sont beaucoup trop élevés pour attirer de jeunes ingénieurs. Il ajoute qu’en interdisant les stock options, le système fiscal suédois est trop contraignant. Le patron de Spotify appelle son pays à des réformes libérales sous peine qu’à terme, son entreprise se développe bien plus à l’étranger. Ek nous offre là une vision bien différente d’un modèle scandinave souvent plébiscité. Affaire à suivre. ● Elisa Brevet Glou Guide 2 : Une petite bible du vin naturel qui ne vous quittera plus. Plus de 150 chroniques au ton décalé et 300 vignerons « nature » référencés dans toute la France. Le concept ? 150 bouteilles à 15 € maximum ! Cambourakis Juan Arbelaez – CuisinezPartagez : À 31 ans, l’ancien de « Top Chef » Juan Arbelaez vient de sortir son premier livre : une cuisine de tous les jours, des inspirations culinaires venues des quatre coins du monde. Idéal pour révolutionner son repas de Noël… Marabout Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 49
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Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Abdillahi Fathia pp, avenue du Capricorne 222 - 1200 Bruxelles Del. : Abdillahi Fathia ADS Consult, Rue du Lac 37 - 1000 Bruxelles Code Nace : 69201 - Activités des experts-comptables et des conseils fiscaux Del. : De Staercke Marie Laure Apydel SPRL, Rue de la Chênaie 6 bte A - 7000 Mons Code Nace : 46769 - Commerce de gros d'autres produits intermédiaires n.c.a. Del. : Delvaux Yves Argel International SPRL, Rue du Trône 177 - 1050 Bruxelles Code Nace : 01610 - Activités de soutien aux cultures, 43999 - Autres activités de construction spécialisées, 46442 - Commerce de gros de produits d'entretien, 46610 - Commerce de gros de matériel agricole, 46739 - Commerce de gros d'autres matériaux de construction Del. : Luzolo Arnaud Ben&Art Construct SPRL, Rue SaintDenis 136/7 - 1190 Bruxelles Code Nace : 43320 - Schrijnwerk - Travaux de menuiserie Del. : Challe François CE+T - Constructions Electriques + Telecommunications S.A., Rue du Charbonnage 12 - 4020 Wandre Code Nace : 27110 - Fabrication de moteurs, de génératrices et de transformateurs électriques Del. : Afsarian Vahé ControlCase LLC, Lee Jackson Memorial Highway Suite 520, 12015 - 22030 Fairfax, Virginia Del. : Holsters Karolien d'Otreppe de Bouvette Thierry (Balance Event Design) pp, 49 rue de toulouse - 1040 Bruxelels Code Nace : 77392 - Location et location-bail de tentes, 82300 - Organisation de 50 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 salons professionnels et de congrès, 90022 - Conception et réalisation de décors Del. : d'Otreppe de Bouvette Thierry Dijana Zoric PPE, Avenue de la Renaissance - 1000 Bruxelles Del. Zoric Dijana Earth Avocats Brussels SCRL, Avenue Louise 140 - 1050 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats Del. : Viseur François Engineering-ConstructionConsulting WorldWide SPRL, avenue Daniel Boon 60 - 1160 Bruxelles Code Nace : 41201 - Construction générale de bâtiments résidentiels, 43211 - Travaux d'installation électrotechnique de bâtiment, 71121 - Activités d'ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres Del. : Banu Gabriela HR Intelligence SPRL, avenue Paul De Merten 52 - 1090 Bruxelles Code Nace : 78100 - Activités des agences de placement de main-d'oeuvre Del. : Esgain Anne IMB-Professionals CSC, Rue de la Science 14 / B - 1000 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 73110 - Activités des agences de publicité Del. : Mukenge Emmanuel Kostiuk Inna PPE, avenue des Villas 75 - 1190 Bruxelles Del. : Kostiuk Inna La Passante SPRL, rue de Cotibeau 44 - 5100 Namur Code Nace : 47721 - Commerce de détail de chaussures en magasin spécialisé Del. : Goethals Nathalie Le Monde Après BE SA, Place Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Giannini Maxime Lease Plan Fleetmanagement NV, Excelsiorlaan 8 - 1930 Zaventem Code Nace : 64910 - Crédit-bail, 77110 - Location et location-bail d'automobiles et d'autres véhicules automobiles légers (< 3,5 tonnes) Del. : Portier Johan Mabel SPRL, Place du Champ de Mars 5 - 1050 Bruxelles Code Nace : 53200 - Autres activités de poste et de courrier Del. : Oturan Iris Manymore SPRL, avenue de Broqueville 12 bte Nestwork - 1150 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Stichelmans Patrick Prosonix SPRL, Rue Dieudonné Lefèvre 2 - 1020 Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers, 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, 85592 - Formation professionnelle Del. : Dhen Serge Quentin Gailly - GG Smile pp, Rue N. Anrys 5 - 6280 Gerpinnes Del. : Gailly Quentin Space Refinery BVBA, Da Vincilaan 1 - 1930 Zaventem Code Nace : 41201 - Construction générale de bâtiments résidentiels Del. : Sterken Roel for people SCS, Rue Dodonée77 bte A - 1180 Bruxelles Del. : Dorsimont Fred Tools YoungThinkers ASBL, avenue des Taillis 17 - 1170 Bruxelles Code Nace : 94999 - Autres associations n.c.a. Del. : Poullet Eleonore Community MÉDIATION JURIDIQUE Jusqu’au 04.02.2020 Praktijkworkshops met case studies over bemiddelen en collaboratief onderhandelen** > bMediation +32 2 643 78 47 info@bmediation.eu FISCALITÉ & FINANCES 11.12 LÉGISLATION SOCIALE VENTE, MARKETING & COMMUNICATION Jusqu’au 19.12 Social selling coaching : 4 semaines pour obtenir des leads qualifiés via LinkedIn 17.12 Apprenez à réseauter et franchissez la barrière de la communication 17.12 Social selling : l’efficacité de la prospection ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be FORMATIONS SUR MESURE Vous souhaitez développer vos compétences, accroître la performance de vos collaborateurs, renforcer l’esprit d’équipe de votre entreprise ? Nos formations peuvent se décliner dans votre entreprise. Vous ne trouvez pas la formation que vous cherchez ? Contacteznous ! Notre programme de formations est établi en fonction des demandes que vous nous formulez. ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be 24.01.2020 Les vendredis de l’actualité sociale 06.02.2020 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht** 21.02.2020 Actualités « compensation & benefits » 05.03.2020 Actualités de droit social dans la fonction publique 17.03.2020 Remboursement de frais à vos travailleurs 28.05.2020 Missions et fonctionnement des organes sociaux 04.06.2020 Actualités de droit social dans la fonction publique 05.06.2020 Les vendredis de l’actualité sociale 12.06.2020 Actualités « compensation & benefits » 18.06.2020 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht** 24.09.2020 Temps et facilités accordés aux représentants syndicaux : la contradiction surmontée ? ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Déjeuner-conférence : Aides d’État, pièges et opportunités ➜ Erick Thiry +32 2 643 78 36 eth@beci.be ENVIRONNEMENT, URBANISME, MOBILITÉ 10.12 Green afterwork – mobilité alternative durable ➜ events@beci.be STARTERS & RESTARTERS 10.12 Comment passer de l’échec au succès ? 10.12 Workshop : Oser l’authenticité pour un succès durable 12.12 Apéro Starters et reStarters : venez pitcher votre projet 16, 23 et 30.12 Lunch Starter 19.12 Apéro Starters et reStarters : entreprendre, c’est bon pour la santé ! ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be Bruxelles Métropole - décembre 2019 ❙ 51
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Community ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be 12.12 Quoi de neuf avec les Incoterms 2020 ? ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 10.12 Discovery Meeting 11 & 18.12 Beci Welcome Breakfast 12, 17 & 19.12 Beci Welcome Lunch Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be **En néerlandais uniquement INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO Abattoir 40 Actiris AG Real Estate Airbus 4-5 ; 7-11 ; 12-13 ; 47 17 Akros Solution Amazon Axel Beelen BDO BeCode Betuned Boeing Boerenbond Brightfish CBR Cercle des Voyageurs, Le Chambre de Commerce d’Autriche Claeys & Engels CNCD CO2logic CoderDojo Communauté Portuaire de Bruxelles 7-11 7-11 Association Renouveau Quartier Grand-Place 14 4-5 7-11 18-19 ; 24-25 7-11 17 7-11 7-11 Brussels Airport Company 12-13 Bruxelles Formation 7-11 7-11 7-11 40 32 20-23 12-13 24-25 7-11 Confédération Construction 12-13 Consortium de validation des compétences Daoust Easybrussels École 19 Edenred Engie Enterprise Europe Network Ephec Equal Partners 7-11 ; 15 ; 39 44-45 7-11 12-13 12-13 16 20-23 44-45 52 ❙ Bruxelles Métropole - décembre 2019 29 7-11 ; 20-23 Europcar Mobility Group Eventattitude Exellys FEB Febev 12-13 6 37-38 4-5 17 Fédération belge des Chambres de Commerce 7-11 FedeWeb Fednot Fevia Filigranes Fnac Gallup Gestion Loc. Girleek G.M. Electronics Greenbizz Growing Attitude Guardian of the Arches, The Hays Hub.brussels IBSA ING Interparking Iris Group IWEPS Jardin des Sens Jeasy KBC Koudetat Kure LeasePlan LN24 Lucy Marque Belge Media Marketing Menu Next Door Micropole MolenGeek 20-23 24-25 17 7-11 7-11 36 4-5 7-11 12-13 40 34-35 40 37-38 17 7-11 12-13 ; 42-43 12-13 12-13 7-11 48 12-13 18-19 7-11 48 12-13 7-11 7-11 7-11 7-11 7-11 12-13 18-19 Mumtaz Nuovo Rosso Old Boy OMC Panora.me Pasha-Parking Pinwheels Schindler SD Worx Sibelga Simont Braun SNCB Sodexo Solvay Solvay Brussels School of Economics Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides à la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) 48 48 48 17 6 12-13 36 7-11 4-5 ; 31 12-13 42-43 12-13 12-13 12-13 7-11 Sophie Maquet & Stijn Joye 42-43 Space Laser Games Spotify Statistiek Vlaanderen Telenet Telenet Business Tempo-Team Title Media Total Toukoul Tractebel Tradedoubler Tryangle ULB View.brussels Vinci Energies Belgium VUB WeMedia Womenpreneur Worldline Belgique 46 49 7-11 7-11 18-19 ; 24-25 7-11 7-11 ; 15 12-13 7-11 12-13 49 34-35 7-11 Urban Manufacturing Alliance 40 Veolia 12-13 20-23 12-13 7-11 ; 27-28 ; 40 7-11 47 14 Entreprises en transmission Fiduciaire (cession de parts) CA : < 0,5 Mo € 1 à 10 employés Marketing, études de marché, mystery shopping CA : < 1 Mo € 10 à 20 employés Le Hub Transmission de BECI, première organisation de la Région Bruxelles Capitale en cession/acquisition d’entreprises, publie ses nouvelles offres. > entreprises à remettre / cessions de parts Création, impression de livres pour enfants CA : 2 à 3 Mo € 1 à 10 employés > Pour nos repreneurs-investisseurs, le Hub Transmission recherche > Une entreprise active dans la manutention, le façonnage, l’emballage, l’assemblage Bruxelles Valeur d’acquisition : > 500.000 € > Une société de fabrication, production Bruxelles, Wallonie, Flandre Valeur d’acquisition : > 300.000 € Vous souhaitez céder votre entreprise, en partie ou totalement ? Vous êtes intéressé(e) par l'une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l'un de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • transmission@beci.be
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highly ambitious Think big this year, and let us help you achieve your dreams. Woord vooraf En wat vinden de aandeelhouders ervan? December is de maand van de goede wensen, van even terugblikken het oorbije jaar en van de toekomstgerichte boodschappen. De goede wensen zullen w broodnodig hebben, want de politieke, economische, sociale en financiële is momenteel onstabiel en onzeker. Denk maar aan brexit, de handelsoorlogen en internationale spanningen, de negatieve intrestvoeten, de tr begrotingsproblemen, het klimaatvraagstuk en de moeilijkheden die democratieën ervaren om politieke meerderheden samen te stellen. De veerkracht van onze bedrijven, hun creativiteit, zin voor innovatie om oplossingen aan te dragen, zijn echter bemoedigende tekenen 2020. Op politiek vlak is de vorming van een regering dat op een stabiele meerderheid berust, in vele Europese landen een bijzonder ingewikk geworden. In België is dit niet anders. Op gewestelijk niveau verheugen dat Brussel relatief snel een regering heeft kunnen vormen. Laten we ons even wagen aan een – theoretische en misschien een tikk vergezochte – vergelijking, op federaal niveau. Als België vandaag een naamloze vennootschap was, wa aandeelhouders ervan vinden? Ze zouden zich wellicht zor Stel u voor: een onderneming zonder management en die niet in staa is om strategische beslissingen te nemen! Het dagelijks beheer weliswaar verzekerd, maar dit volstaat niet. We zitten met dringende dossiers en verplichtingen die we moeten nale Zo bijvoorbeeld de begroting voor 2020 die we aan Europa voorleggen. Een Staat die tot de medeoprichters van de Europese behoort en waar bovendien de Europese hoofdstad is gevestigd, moe zich voorbeeldig opstellen. Doet de NV België dat niet, dan ontstaat er onzekerheid op de markt. De beursnotering riskeert serieuze klappen. In feite kost het uitblijven van een volwaardige regering al heel veel geld aan ons land. Hoe kan de NV België haar energiebevoorrading verzekeren en tegelijk haar kosten en verplichtingen onder controle houden? Hoe zal de NV België de kosten van een vergrijzende bevolking kunnen opvangen en ondertussen haar investeringscapaciteit behouden? Hoe kan dit land de uitdagingen inzake werkgelegenheid en opleiding aan, met de huidige lange lijst aan knelpuntberoepen? Hoe beschermen en bevorderen we onz export? Zie daar een greep uit de vele zorgen waar de aandeelhouder momenteel mee zitten, in afwachting van bevredigende antwoorden … Aandeelhouders van een NV zouden in ieder geval al een algemene v bijeen geroepen hebben. En ze zouden ondertussen een management beschikking hebben gesteld, om de belangrijke beslissingen te nemen. twee maanden vertraging is een eeuwigheid voor een NV. En z dan? De economische wereld en het maatschappelijk middenveld delen vurige wens: een volwaardige federale regering! Hoe eerder hoe be Mar Voorzitter Brussel Metropool - december 2019 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 50 – December 2019 In januari: Get ready for tomorrow 14 15 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Elisa Brevet, Giles Daoust, Nathalie De Cnijf, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Nancy Demaude, Séverine Deneubourg, Marie Deronchêne, Tim Devriese, Adrian Hill, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Cédric Lobelle, Kathy Rosseel, Julien Semninckx, Guy Van den Noortgate en Peter Van Dyck. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 4 6 7 Beci online Podcast : Raphaël de Borman Digest Ideeën 12 Gasthoofdredactrice: Martine Tempels City Climate Challenge: ondernemers zetten zich in voor het klimaat Voor of tegen het einde van cash? Open Source Internationaal 16 De EU-Milieukeur iets voor u? 17 Welke gevolgen hebben de komende Amerikaanse taksen? Talentbeheer 18 “Inclusie en flexibiliteit zijn de sleutel tot het nieuwe werken in Brussel” 20 23 25 26 28 29 30 32 33 35 Diversiteit is essentieel voor de veerkracht van bedrijven Vaardigheden van de 21ste gebruiken eeuw: eerst begrijpen, dan Vaardigheden valideren: een win-winproces “Bedrijven moeten digitaal stouter worden” Buitenlandse werknemers: vereenvoudiging via de gecombineerde vergunning Hr-outsourcing: waarom het loont Je gelukkig voelen op je werk is ieders recht en allemans opdracht Betere prestaties van teams en controlebehoud Retentiebeleid: laat elke generatie in haar waarde Een loopbaangesprek als essentieel onderdeel van een retentiebeleid Dynamiek 36 38 40 42 Transitie: een curator voor de productieve economie Het hervormde Wetboek van Vennootschappen: gevolgen voor ondernemers Overheidsopdrachten: waar staan we met de wet van 17 juni 2016? Starter: Space Laser Games 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER Community 43 44 45 46 47 48 Index Foto’s van het Beci nieuws In de voetsporen van … Marguerite de Crayencour Kleine verhalen van grote ondernemers Toetredingsaanvragen Agenda Steekt uw bedrijf de grenzen over? Hebt u nood aan sociale en fiscale expertise om uw proces van internationalisering te analyseren, uit te werken en te optimaliseren? De Tax & Legal Partners van Partena Professional begeleiden u bij alle wettelijke, sociale en fiscale facetten van internationale tewerkstelling. Onze experts maken gerichte analyses, bieden u advies op maat in functie van uw situatie en zorgen voor de concrete invoering van de oplossing. Interesse in Tax & Legal Partners? Contacteer ons via innovation@partena.be
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Podcast Raphaël de Borman, CEO en medeoprichter van Panora.me Het bedrijf verlaten dat je zelf hebt opgericht en 15 jaar lang gerund? Een moeilijke beslissing, ook al stap je over naar een startup-avontuur. Met de lancering van Panora.me bewijst Raphaël de Borman dat je het bestaande moet kunnen verlaten als je je er niet langer op je plaats voelt. De in 2016 opgerichte startup is vandaag succesvol met een nieuwe technologie: de activering op afstand van een ultra zoom apparaat, waarmee de gebruiker een panoramische selfie ontvangt. Jij bent een van de ondernemers die meteen na de studiejaren een bedrijf hebben opgericht. Met drie vrienden lanceerde je toen Eventattitude, een onderneming die evenementen organiseert. Het werd een echt succes. En toch beslis je 15 jaar later om ermee te stoppen. Ik moet toegeven dat ik 15 jaar lang in een omgeving heb gewerkt die soms bijzonder afmattend kan zijn. Wij waren vrij groot, leverden puik werk, maar onvermijdelijk verliepen sommige evenementen minder vlot. Dan moet je steeds kunnen terug stuiteren, problemen oplossen en teams gemotiveerd houden. Ik had daar hoe langer hoe meer moeite mee. Ik was in feite een manager, terwijl ik eerder een ondernemer ben, niet zozeer een goede manager. Waarom heb je deze verrassende beslissing genomen? Spijtig genoeg wanneer we met een cashflow probleem werden geconfronteerd. Ik heb opnieuw geld in het bedrijf moeten steken. Toen dacht ik: “Als je dit na 15 jaar nog moet doen, dan loopt er iets verkeerd.” Deze conclusie opende een soort mentale deur. Voor het eerst aanvaardde ik dat ik ook iets anders zou kunnen doen en dat ik mijn tijd en vaardigheden tijdens de afgelopen jaren misschien niet optimaal had gebruikt. Wat besliste je dan te doen? Mijn houding was wellicht niet de beste. Als ondernemer ben je constant druk bezig en heb je geen tijd om wat afstand te nemen. Persoonlijk was ik enorm vermoeid. Dit zou waarschijnlijk niet zijn gebeurd als ik vooruitziend genoeg was geweest om tegen de collega’s te zeggen: “Kijk, de last wordt mij te zwaar. Ik gun mij drie maanden en kon daarna sterker terug, met nieuwe ideeën”. Op die manier zou ik vandaag nog steeds bij Eventattitude werken. Door mijn frustratie greep 6 ❙ Brussel Metropool - december 2019 ik naar het eerste goede idee dat ik vond en vertelde ik mijn partners dat ik niet de tijd zou vinden om dit binnen het bedrijf te ontwikkelen. Ik moest dus opstappen en aan een nieuw avontuur beginnen. Wat was dit goede idee dan? Ik twijfel heel erg aan de mythe van het geweldige idee. Ik geloof niet dat geniale ideeën plots door het hoofd van ondernemers schieten. Ik heb vele uren op het internet zitten snuffelen en ontdekte daar dat het Australische Bureau voor Toerisme een promotieactie had georganiseerd voor Aziatische toeristen. De video toonde een zeer vernuftig principe voor het activeren van een fototoestel op afstand. Een paar seconden later kregen de toeristen op hun telefoon geen foto, maar een video in unzoom. Het concept van Panora.me heb ik dus niet uitgevonden. De video was fake, maar dankzij de technologische en creatieve bewaking had ik het concept te pakken. ● Elisa Brevet Deze ontmoeting kunt u integraal in de Next Step podcast beluisteren: https://www.beci.be/podcast. Podcast inspiratie In between the ears: Schrik van het onbekende? Dan is deze podcast van BBC3 niets voor u. Elke aflevering gaat iemand op zoek naar een bijzonder verhaal. In een aflevering volgt een radiomaker een autosnelweg, en mijmert hij op het gezoem van auto’s. In een andere gaat een maker op zoek naar haar roots en herontdekt een haast verloren Joods-Europese taal. Vertragen klonk zelden zo mooi. D.R. News We betreuren het overlijden van Yvan Huyghebaert, oud-voorzitter van Beci Met verslagenheid vernemen we het overlijden van Yvan Huyghebaert, oud-voorzitter van Beci. Hij overleed op 6 november laatstleden op 75-jarige leeftijd. Yvan Huyghebaert, een geboren Gentenaar, was burgerlijk ingenieur en zetelde in de directieraden van de liftfabrikant Schindler en van het cementbedrijf CBR. Van 2001 tot 2008 was hij de voorzitter van de Brusselse Kamer van Handel en Nijverheid (KHNB) en heeft actief gewerkt aan de toenadering tot het Verbond van Brusselse Ondernemingen (VOB). Toen de twee organisaties samen één koepel vormden in 2006, werd hij dan ook de eerste voorzitter. "Dankzij zijn pragmatisme is Yvan Huyghebaert erin geslaagd om een ambitieus maar delicaat project te doen slagen, dat al langer in de steigers stond. Dat Beci vandaag bestaat, hebben we mee aan hem te danken," zegt huidig Beci-voorzitter Marc Decorte. Yvan Huyghebaert was erevoorzitter van Beci en zat ook de Belgische federatie van Kamers van Koophandel voor. Hij was ook voorzitter van de Brusselse Havengemeenschap. Beci betuigt haar innige deelneming en wenst de familie en al zijn naasten sterkte toe. Telenet brengt Giga internet naar Brussel Sinds oktober kunnen klanten van Telenet surfen aan snelheden tot 1 gigabit per seconde (Gbps). Dat is meer dan dubbel zo snel als voorheen. De hogere snelheden zijn het resultaat van het grootschalige investeringsproject “De Grote Netwerf” dat vijf jaar geleden van start ging. Het bedrijf investeerde een half miljard euro om de internetsnelweg dubbel zo breed te maken (‘speedboost’). Daarvoor waren dagelijks 10 ploegen van 30 mensen op de been om meer dan 2 miljoen netwerkcomponenten te vervangen. Ze gingen langs in elke straat waar het kabelnetwerk ligt. Het was de meest ingrijpende aanpassing van het netwerk in de geschiedenis van Telenet. De operator stoomde daarmee zijn netwerk klaar voor het steeds toenemende internetverkeer door klanten en bedrijven (+60% per jaar). Innovatieve toepassingen zoals virtual reality, geconnecteerde en zelfrijdende wagens of chirurgie van op afstand vragen allemaal een zekere snelheid, kwaliteit en responsiviteit die alleen een zeer performant netwerk kan leveren. De beelden die we versturen en bekijken worden zwaarder. Een kwalitatief netwerk is een onontbeerlijke voedingsbodem voor digitale innovatie. Telenet wil absoluut de motor zijn voor dergelijke innovaties en de bijhorende sociale en economische meerwaarde voor België. Door het netwerk uit te breiden voor alle meer dan 3 miljoen aansluitbare huizen en bedrijven in Vlaanderen en Brussel, creëert Telenet de grootste GIGA-internetregio in Europa. Door deze grootschalige operatie plaatst Telenet Brussel resoluut bovenaan de lijst van regio's met de beste digitale infrastructuur van Europa. De regio beantwoordt nu al aan de doelstellingen van het actieplan ‘Digitaal België’ waarin gesteld wordt dat “een internetsnelheid tot 1 Gbps verkrijgbaar moet zijn voor minstens de helft van de aansluitingen in ons land tegen 2020”. John Porter, CEO Telenet: “Giga-netwerken zijn een wereldwijde trend. Waar wij ons absoluut in onderscheiden is dat we heel ons kabelnetwerk hebben aangepast. Het was een gigantische onderneming maar we hebben ons ermee op de kaart gezet: dit netwerk is uniek in Europa. We lopen meer dan vijf jaar voor op de ‘Digitale Agenda’ en voldoen ook ruimschoots aan de meer ambitieuze plannen die België voorop heeft gesteld. We willen hiermee onze bijdrage leveren aan de digitale toekomst van Brussel. We geloven dat digitalisering onze manier van werken, ondernemen en samenleven fundamenteel zal veranderen. We zien voor ons dan ook een dubbele rol: een motor voor de digitale innovaties en bouwer van de bijbehorende infrastructuur.” Informatie: www.telenet.be Micha Berger (links) en John Porter, resp. Chief Technology en Chief Executive Officer van Telenet. Brussel Metropool en NextStep in de prijzen Beci heeft twee zilveren prijzen gewonnen op de BtoB-awards, de jaarlijkse prijzen voor media- en marketingcampagnes. Zowel het magazine Brussel Metropool (best content) en de podcast Next Step (best launch) wonnen een award. Brussel Metropool - december 2019 ❙ 7 D.R. © Reporters
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News In de BTOB Press competitie ging de Gold naar de gepersonaliseerde newsletter van de Boerenbond (Best of Diversification). De Vlaamse landbouwersvereniging won ook een Bronze met zijn magazine Boer & Tuinder (Best Relaunch). Informatie : btobawards.com Brussel Metropool, het maandblad van de Brusselse ondernemingen, kreeg de prijs voor de vernieuwde formule van het blad. Elk nummer krijgt namelijk een gastredacteur, een persoonlijkheid die uitblinkt in zijn of haar werkveld. Die krijgt de leiding over een dossier in het blad. Kwamen onder andere aan bod: de architect Luc Schuiten, CEO Giles Daouest, oud-hoofdredactrice van Elle Belgique Bea Ercolini, Yvon Englert (ULB) en Caroline Pauwels (VUB) en Thierry Geerts, de baas van Google België. Die manier van werken zorgt ervoor dat de content steeds vernieuwt en dat we spannende ideeën met elkaar confronteren. Brussel Metropool won vorig jaar al de bronzen plak op de BtoBawards. Beci lanceerde NextStep, de podcast (in het Frans) van en voor inspirerende ondernemers, in december 2018. De bedoeling is om luisteraars te laten kennis maken met gepassioneerde gasten en zich te laten inspireren door hun bijzonder parcours. NextStep belicht in iedere aflevering de ervaring en het opleidingstraject van de gast, maar peilt tegelijk ook naar de mening van de gast over de evoluties in de zakenwereld. Waren onder andere te gast: Amélie Alleman (Akros Solution, Betuned), Valentin Richard (Menu Next Door, Koudetat), Julie Foulon (Girleek), John Bogaerts (Zoute People, Ecole 19), Haile Abebe (le Cercle des Voyageurs, Toukoul) Media Marketing organiseert de BtoB-awards sinds 2015, in samenwerking met de federatie WeMedia. De prijzen zijn opgedeeld in twee categorieën: pers (voor de professionele pers) en communicatie (voor persagentschappen en reclamebureaus) De gala-avond werd gekenmerkt door het succes van Lucy dat als vaakst bekroonde bureau van 2019 een Gold, twee Bronze en een van de twee speciale Juryprijzen mee naar huis kreeg. Laatstgenoemde lauwerde ‘The Curiosity Click’ voor Brightfish, een campagne die ook Gold haalde in Best Use of Direct en Bronze in Best Use of Interactive. Een tweede Bronze viel te beurt aan de campagne voor De Lift (Best Use of Radio/Audio). 8 ❙ Brussel Metropool - december 2019 Migratie tussen Belgische gewesten in stijgende lijn Een demografische studie, uitgevoerd door de drie gewestelijke statistiekorganen (BISA, IWEPS en Statistiek Vlaanderen), wijst op een aanzienlijke toename van het aantal migraties tussen de drie Gewesten van het land, de afgelopen 20 jaar. Vooral de uitstroom uit het Brussels Hoofdstedelijk Gewest (BHG) naar de omliggende gemeenten neemt toe, in het bijzonder naar het Vlaams Gewest. Het BHG is dus een drijvende kracht achter de peri-urbanisatie. In 2016 verlieten 24.000 inwoners Brussel om zich in Vlaanderen te vestigen, een stijging van 55% ten opzichte van 1997. Er zij op gewezen dat het aandeel van onderdanen van derde landen of landen die onlangs tot de EU zijn toegetreden, onder deze migranten toeneemt. Het BHG heeft echter minder migratie ontvangen dan het naar elk Gewest heeft gestuurd. Zijn intergewestelijke netto migratie is dus systematisch negatief. Tussen Vlaanderen en Wallonië zijn de migratie-uitwisselingen minder talrijk en hebben ze Wallonië tot in 2016 bevoordeeld. Toen nam de migratie naar het Vlaamse Gewest sterk toe, wat voor het eerst resulteerde in een positieve nettomigratie voor Vlaanderen. Met andere woorden, vestigen er zich meer Walen in Vlaanderen dan Vlamingen in Wallonië. Oorzaken van deze migraties zijn meestal de levenscyclus: een gebeurtenis (overlijden, scheiding, verandering van werk, enz.), de kost van onroerend goed of verschillende beleidsmaatregelen op het gebied van huisvesting, ruimtelijke ordening en mobiliteit, die nu tot de geregionaliseerde bevoegdheden behoren. Informatie: http://ibsa.brussels D.R. © Getty Samen, omdat welzijn belangrijk is
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News Meer dan 50% van de werknemers zou weigeren hun auto in te ruilen voor een groener alternatief Naar aanleiding van de verkeersoverlast peilde Tempo-Team naar het woon-werkverkeer en de mate waarin Belgische werknemers file- en milieuvriendelijkere alternatieven voor de wagen overwegen. Ondanks het fileleed, de milieu-impact en het groeiende aantal mensen dat mag thuiswerken, blijven Belgische werknemers massaal de auto nemen naar het werk. Ze rechtvaardigen dit door de slechte toegankelijkheid van hun bedrijf met het openbaar vervoer (35%), onvoldoende flexibele openbare diensten (24%) en een behoefte aan de auto voor zakelijke verplaatsingen (23%). Slechts een minderheid is bereid om zijn wagen aan te kant te zetten voor een klimaatvriendelijk alternatief. BDO haalt team douanestrategen aan boord Vanaf 2020 zullen de Belgische bedrijven zich moeten voorbereiden op de digitale impact van de nieuwe Europese douanewetgeving, die via het douanewetboek (UCC) nieuwe verplichtingen zal opleggen. De uitdagingen die voortvloeien uit deze wetgeving zijn de laatste 25 jaar nog nooit zo aanzienlijk geweest voor Belgische bedrijven. Hun bedrijfsstrategie wordt hierdoor waarschijnlijk verstoord. Concreet moderniseert en digitaliseert de wet de douaneprocedures met elektronische aangiften, aangepaste douanetarieven en nieuwe regels. "Nagenoeg geen enkel Belgisch bedrijf weet precies welke impact de komst van het EU-douanewetboek op de markt zal hebben. Wel is het zeker is dat verplichte digitalisering onze bedrijven de komende 3 jaar zal dwingen om te investeren. Anders zullen ze van de ene op de andere dag niet meer kunnen in- of uitvoeren," waarschuwt Stefaan Amling, Partner Customs Strategy & Customs Transition Strategy bij BDO België. "De auto blijft het meest gebruikte vervoermiddel om naar het werk te komen, omdat hij snelheid, betrouwbaarheid, comfort en flexibiliteit combineert tegen lagere kosten. Een vijfde van de werknemers is bereid hun auto op te geven als hun werkgever betere fietsvoorzieningen, bedrijfsfietsen en een financiële stimulans voor tweewielers aanbiedt," zegt Tempo-Team woordvoerder Sébastien Cosentino. Om het mobiliteitsvraagstuk op te lossen, zouden werkgevers dus een belangrijke rol moeten spelen. Nochtans biedt de helft van hen al een fietsvergoeding of mogelijkheden voor telewerken (48%). Een op de drie heeft fietsvoorzieningen laten installeren en een op de vier levert bedrijfsfietsen en wil het aantal bedrijfswagens verminderen. Tot slot roepen de Belgen op tot verbetering van het openbaar vervoer en de fietsinfrastructuur. Volgens hen zou de overheid vooral moeten investeren in betrouwbaardere diensten (36%), lagere ticketprijzen (29%) en een toename van de fietssnelwegen (24%). Informatie: www.tempo-team.be Om bedrijven te helpen aan hun wettelijke verplichtingen te voldoen en kansen te identificeren onder deze nieuwe douanewetgeving, lanceert BDO een team van douanestrategen. Het probleem vandaag is dat alles wat te maken heeft met de douane gefragmenteerd is en niet gedigitaliseerd. Daardoor weten bedrijven niet precies hoeveel heffingen ze betalen of tegen welke prijs ze hun producten op de buitenlandse markt kunnen commercialiseren. "Het potentieel van een intelligente douanestrategie wordt pas duidelijk wanneer bedrijven precies inzien hoeveel geld ze besteden aan al hun douaneactiviteiten en dit gegeven combineren met de mogelijkheden die het UCC biedt. Praktische voorbeelden tonen aan dat bedrijven in sommige situaties hun producten tot 25% goedkoper kunnen aanbieden," aldus nog Stefaan Amling, van BDO. Informatie: www.bdo.be 10 ❙ Brussel Metropool - december 2019 © unsplash News VUB onderzoekt elektrofuels In het kader van het energietransitiefonds keurde de federale ministerraad begin september het project Best goed. Best verzamelt experten van vijf universiteiten (waaronder de VUB) en tracht door middel van hernieuwbare elektrobrandstoffen (electrofuels) de bevoorradingszekerheid van het Belgische energiesysteem te garanderen. Elektrobrandstoffen zijn synthetische brandstoffen die op basis van hernieuwbare energie geproduceerd worden. Zon- of windenergie kunnen via elektrolyse waterstof produceren. De combinatie van waterstof met andere elementen of moleculen produceert andere brandstoffen zoals methaan, ethanol, methanol, ammoniak… Elektrobrandstoffen vormen een efficiënte manier om zonnewindenergie op lange termijn op te slaan. Batterijen kunnen zon- en windenergie hoogstens een paar dagen opslaan. Elektrobrandstoffen kan men wel langer opslaan en inzetten om elektriciteit of warmte te produceren (in ketels of gasturbines). Mits aanpassing van motoren kunnen ze ook in de transportsector ingezet worden. Aangezien elektrobrandstoffen op basis van hernieuwbare energie geproduceerd worden, zijn ze “groen”. De vraag is nu: welke van die elektrobrandstoffen zijn het meest voordelig? Hoe kan de bevoorrading van de Belgische energie-infrastructuur worden gewaarborgd? Professoren Francesco Contino en Julien Blondeau van de VUB-ULB onderzoekgroep Burn zullen met het Best project de productie en het mogelijke verbruik van die brandstoffen onderzoeken naar kost en efficiëntie, evenals hun potentiële bijdrage tot het Belgische energiesysteem bepalen. Met een totale begroting van 4 miljoen euro, is Best is één van de twee grootste projecten die in kader van het energietransitiefonds goedgekeurd werden. Informatie: www.vub.be Laat u inspireren via #MeetAtKinepolis business.kinepolis.be/morning-sessions ALISSON SINÉCHAL Zelfs voor kleine groepen hebben we grootse oplossingen. Bent u met een beperkte groep en zijn jullie op zoek naar een locatie met grootse uitstraling? Dan heeft Kinepolis Business de perfecte oplossing voor u: Morning Sessions. Een nieuw servicepakket voor bedrijven die op zoek zijn naar een unieke locatie voor presentaties, workshops, brainstormings, business meetings, kick-off s … Morning Sessions zijn bestemd voor kleine groepen vanaf 15 tot 60 personen en kunnen gereserveerd worden op weekdagen van 9u tot 13u. Kinepolis Business Belgium Kinepolis Business Kinepolis Business Belgium B2B-ACCOUNT MANAGER Tel. +32 2474 26 40 asinechal@kinepolis.com Kinepolis Brussel, Eeuwfeestlaan 20, B-1020 Brussel Brussel Metropool - december 2019 ❙ 11 Vanaf €15 pp excl 21% BTW © unsplash
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Ideeën De avond werd afgesloten met de overhandiging van het Charter 2030, dat ondertekend werd door de eerste partners van de City Climate Challenge: AG Real Estate, Brussels Airport Company, de Confederatie Bouw van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest, Edenred, Engie, Europcar Mobility Group, G.M. Electronics (GME), ING, Interparking, Iris Group, Jeasy, LeasePlan, Micropole, PashaParking, Sibelga, SNCB/NMBS, Sodexo, Solvay, Total, Tractebel, Veolia en VINCI Energies Belgium. City Climate Challenge: ondernemers zetten zich in voor het klimaat Eind juni lanceerde een tiental bedrijven op initiatief van Beci het project City Climate Challenge 303030. Zij gaan de uitdaging aan om tegen 2030 de CO2 in Brussel met 30% te verminderen, dankzij 30 samenwerkingsprojecten. Drie maanden later waren enkele honderden ondernemers aanwezig bij de overhandiging van het Charter 2030 aan de Brusselse regering, nu in naam van een twintigtal geëngageerde partners. “ M eer dan 600 personen hadden zich voor de 303030-avond aangemeld! De Brusselse bedrijven beseffen heel goed dat er inspanningen nodig zijn voor het klimaat”, aldus Olivier Willocx, CEO van Beci. “Onze bedrijven beschouwen dit privé-initiatief trouwens niet als een verplichting. Zij willen echt de daad bij het woord voegen.” 12 ❙ Brussel Metropool - december 2019 -uitstoot Peter Wittoeck, Diensthoofd Klimaatverandering van de FOD Volksgezondheid, verduidelijkte de doelstellingen van de Akkoorden van Parijs van 2015 voor het talrijke publiek in de Club van Lotharingen. 195 landen en de EU zijn toen de verbintenis aangegaan om de klimaatopwarming te beperken tot 1,5°C, de CO2-uitstoot tussen 2010 en 2030 te verminderen met 45% en klimaatneutraal te zijn tegen 2050. Dit is alleen maar haalbaar door krachtdadig en collectief actie te ondernemen, ook de bedrijven. Daarom lanceerde Beci de City Climate Challenge en rekent het op de expertise van CO2logic, dat gespecialiseerd is in het meten en beperken van de koolstofvoetafdruk. “De hele wereld stoot jaarlijks 40 miljard ton CO2 uit”, zegt de CEO van het bedrijf, Antoine Geerinckx. “Dat heeft niet alleen een impact op het klimaat, maar ook op economische sectoren zoals de landbouw. Aan de uitstoot zijn dus kosten verbonden, 220 tot 417 euro per ton, afhankelijk van de raming. Als nu niemand betaalt, schuiven wij de rekening door naar onze kinderen en kleinkinderen. Daarom willen wij het goede voorbeeld geven aan de hand van 30 projecten.” “Diesel, benzine en LPG uit de stad verbannen” “De klimaatuitdaging maakt deel uit van het beleid van mijn regering en wij rekenen op de verantwoordelijkheidszin van de Brusselse ondernemers om er werk van te maken”, verklaarde minister-president Rudi Vervoort via een videolink. Vrijwel de hele Brusselse regering was op het podium aanwezig (behalve staatssecretaris Nawal Ben Hamou). “In dit verband kan ik het initiatief 303030 alleen maar toejuichen.” In het daaropvolgende debat hielden minister van Mobiliteit Elke Van den Brandt (Groen) en minister van Klimaattransitie Alain Maron (Ecolo) een pleidooi voor alternatieven voor de auto: “Elke ochtend zitten de pendelaars die in Brussel komen © Isopix Ideeën werken vast in de files. En files zijn vervuilend, vervelend en stresserend. Als er 20% minder auto’s richting de hoofdstad rijden, zijn er geen files meer. De meest vervuilende voertuigen worden nu al geweerd uit de Lage Emissie Zone. Tegen 2030 willen wij ook dieselvoertuigen uit de stad verbannen en tegen 2035 LPG en benzine. Maar het elektriciteitsnetwerk moet die maatregelen kunnen opvangen. Wij moeten het aantal laadpalen voor elektrische auto’s verhogen. De aankoop van elektrische voertuigen moet fiscaal gestimuleerd worden door een gunstige verkeersbelasting. Nog te veel parkeermogelijkheden buiten de straten en lanen blijven onbenut. En het aantal P+R randparkings rond de stad moet worden uitgebreid.” Elke Van den Brandt legde vooral de nadruk op alternatieven voor de auto: “Er moeten meer treinen rijden, het aantal elektrische bussen in Brussel moet stijgen, mensen moeten meer de klassieke of elektrische fiets gebruiken, we moeten iets doen aan het grote aantal bestelwagens, …” Om een gedragsverandering tot stand te brengen aarzelde de minister van Mobiliteit niet om een omstreden idee op tafel te leggen: de kilometerheffing. Die zou volgens haar de jaarlijkse forfaitaire verkeersbelasting moeten vervangen. “De technologie om dit in te voeren is er”, beweerde zij. Is energie binnenkort een luxe? Wordt energie verbruiken om je te verplaatsen, iets te verlichten of iets te produceren geen luxe in een koolstofvrije wereld, zowel voor de burger als voor bedrijven? “Ja en neen”, antwoordde Alain Maron. “De kans is inderdaad groot dat de prijs per kWh zal blijven stijgen. Maar dat was eerder ook al het geval. Waar het op aankomt, is om steeds minder te verbruiken en zo dicht mogelijk bij nul koolstofuitstoot te komen. Want uiteindelijk hoef je niets te betalen voor energie die je niet verbruikt.” Bovendien zal het berekenen van de energiebelasting alleen maar complexer worden: “Bij het bepalen van de energieprijs spelen in de toekomst veel factoren een rol: de beschikbaarheid van energie, het moment waarop je verbruikt, de verbruikte hoeveelheid, …”. Bedrijven kunnen hun voordeel doen met die uitdaging: “Door aan te sluiten bij deze inspanningen om minder te verbruiken, creëren bedrijven voor zichzelf economische opportuniteiten en kansen om aan te werven”, meende Barbara Trachte (Ecolo), staatssecretaris belast met Economische Transitie. “Bedrijven die inspanningen leveren om hun energieAntoine Geerinckx verbruik te matigen genieten nu al bepaalde maatregelen en stimulansen in de vorm van premies. Maar er komen nog andere stimulansen, naast flankerende en financieringsmaatregelen. En vergeet niet dat bedrijven niet alleen overheidssteun ontvangen, maar ook inkomsten halen ui overheidsbestellingen en -opdrachten, want het Gewest en de overheden investeren veel. En in de toekenningscriteria van overheidsopdrachten kunnen milieu-eisen worden opgenomen.” Peter Wittoeck Werkgelegenheid, opleiding en de digitale samenleving Anderzijds betreuren veel bedrijven het dat ze niet genoeg gekwalificeerde kandidaten vinden om hun vacatures op te vullen. “Natuurlijk heb ik liever dat ze Brusselaars aanwerven dan elders te gaan zoeken”, benadrukte Bernard Clerfayt (Défi), minister van Werk en Beroepsopleiding. “Wij zullen de opleidingen voor de knelpuntsectoren aanpassen. Ze moeten beter aansluiten bij de behoeften van de werkgevers. Ik wil het alternerend onderwijs ook verder uitbouwen, dat heel succesvol is in onze buurlanden.” Hij had het ook over de Digitalisering, die tot zijn bevoegdheden behoort: “Ik ben er niet zeker van dat de Brusselse administraties al even ver zijn gevorderd met de digitalisering als onze bedrijven. Dit wordt een van onze doelstellingen om het burgers en bedrijven gemakkelijker te maken.” Pascal Smet (one.brussels), staatssecretaris belast met Stedenbouw, sloot zich hierbij aan: “Wij moeten de ondernemers helpen, bijvoorbeeld om vergunningen te verkrijgen. Om één en ander sneller te doen gaan, zullen wij personeel aanwerven, digitaliseren en de aanvraagprocedures automatiseren. Ik ben onlangs in Lissabon geweest: er heerst momenteel een enorme concurrentie tussen steden. Daarom moeten wij bedrijven die in Brussel willen blijven of er zich willen vestigen maximaal steunen.” Sven Gatz (Open Vld), minister van Financiën, hield een pleidooi voor 5G: “Brussel moet een digitale stad worden en daarvoor is 5G noodzakelijk. De invoering ervan moet zo veilig mogelijk gebeuren, in overleg met de federale overheid en private partners.” Aan het einde van dit hoogstaande debat formuleerde de voorzitter van Beci, Marc Decorte, de conclusie: “Het klimaat is voor ons als ondernemers niet alleen een uitdaging, maar biedt ons ook kansen om creatief te zijn en innoverende oplossingen te vinden.” ● Julien Semninckx Info www.303030.eu Bruxelles Métropole - december 2019 ❙ 13 © Isopix © Isopix
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Ideeën Voor of tegen het einde van cash? Vincent Coussement, directeur diensten aan de handelaars, bij Worldline België Iedereen moet kunnen betalen op de manier die hij of zij verkiest. Vandaag wil de consument overal, om het even wanneer en op elke manier kunnen betalen met zijn kaart of smartphone, ongeacht het bedrag. Bij Worldline stellen we vast dat de Belgen steeds duidelijker de voorkeur geven aan elektronisch betalen. Uit een studie van Febelfin blijkt dat 89% van de Belgen liever digitaal betaalt. Deze betaalmethode biedt heel wat voordelen. Veiligheid en snelheid, uiteraard, maar ook andere troeven. Hygiëne is niet te verwaarlozen, zeker in voedingswinkels waar de behandeling van bankbiljetten en munten niet bepaald smakelijk is. Bovendien kost elke cash transactie gemiddeld € 0,29 (bevoorrading van de geldautomaten, inzameling, transport e.d.). Volgens het Prijzenobservatorium kost een elektronische betaling tussen € 0,11 en € 0,23. Naast de klassieke elektronische betalingen met de kaart, neemt ook contactloos betalen steeds meer uitbreiding. De NFC (Near Field Communication) technologie neemt reeds de helft van de elektronische transacties in Europa voor haar rekening. Dit is vooral het geval in Oost-Europa (bijna 90% van de elektronische verrichtingen in Tsjechië en Slowakije). In België zitten we slechts tussen 12 en 13%, maar dit is al dubbel zoveel als zes maanden geleden. In sommige landen, en dan vooral Scandinavië, zijn cash-verrichtingen bijna volledig verdwenen. 85% van de betalingen gebeuren elektronisch in Zweden, waar sommige mensen zich trouwens niet meer herinneren wanneer ze voor het laatst met contant geld hebben betaald. De bankoverschrijvingen, online aankopen, betalingen met een debet- of kredietkaart (al dan niet contactloos) en de betaal-apps op smartphone getuigen ervan: cashbetalingen deinzen terug voor elektronisch geld. Wordt het tijd om contant geld af te schaffen? Antoine Akayyan, voorzitter van de handelaarsvereniging Renouveau Quartier Grand-Place Wij zijn tegen de afschaffing van contant geld. Ten eerste in naam van het vrije financiële verkeer en de vertrouwelijkheid van persoonlijke transacties. Dit is een vorm van bescherming van de privacy, op zich een van de voornaamste rechten in een democratie en een vrij land. Ten tweede verliest België – en voornamelijk Brussel – een flink aandeel van de toeristische markt omdat sinds vijf jaar geen betalingen van meer dan € 3000 in cash meer worden aanvaard. Dit is niet het geval in veel andere landen en zelfs buurlanden, waar er geen beperking geldt op contante betalingen door niet-Europese onderdanen. Vooral het luxetoerisme lijdt hieronder. Veel toeristen, voornamelijk uit Rusland en Azië, voor wie contant geld deel uitmaakt van hun cultuur, gaan liever in de buurlanden winkelen. Een dergelijke oneerlijke concurrentie zou niet mogen bestaan. Of anders moet in gans Europa dezelfde regel worden toegepast. Voor jongeren is contant geld nuttiger dan een kredietkaart om te leren omgaan met een budget. En dan is er ook nog het contact en het gebaar. Bankbriefjes hebben psychologisch meer waarde dan het invoeren van een bedrag op een terminal. Met contant geld worden mensen zich bewust van de waarde van het onderliggende werk. De aanraking en de manuele behandeling van bankbriefjes verminderen de neiging om geld uit te geven. Emoties krijgen minder impact. Met cash geld blijft de consument rationeler in zijn aankoopgedrag. En dan is er ten slotte nog de traditie van het zakgeld dat ouders, grootouders en andere familieleden tijdens de eindejaarsfeesten aan de kinderen schenken. Geef toe dat een betaling met creditcard veel minder impact heeft dan de traditionele enveloppe met een aantal bankbiljetten erin. ● Julien Semninckx 14 ❙ Brussel Metropool - december 2019 © Getty Lees ! Open Source Community “Een gezonde geest in een gezond lichaam”, luidt het gezegde. In onze huidige samenleving staat het lichaam in het middelpunt van de belangstelling. Toegegeven, het is vitaal om de bevolking voor te lichten over het belang van regelmatige lichamelijke beweging die ons beschermt tegen hart- en vaatziekten, zwaarlijvigheid en andere gevaren van onze hedendaagse levenswijze. Maar de geest, die komt onvoldoende aan bod. Ik ga hier geen kritiek leveren op de kwaliteit van het onderwijs vandaag. Debatten hierover zijn er genoeg, naast een sterk gevoel van machteloosheid. Laten we het eerder hebben over de geest van volwassenen. Giles Daoust, CEO de Daoust et Title Media nlassen. Ik hoor velen al tegenwerpen dat ze geen tijd hebben om te lezen, of eerder niet meer voldoende concentratie kunnen opbrengen om te lezen wanneer ze ‘s avonds weer thuis zijn. Alle begrip voor, maar als we even teruggrijpen naar het concept van hersenplasticiteit, dan is bewezen dat hoe meer we lezen, hoe meer onze hersenen het concentratievermogen ontwikkelen dat we vandaag missen. Begin dus met een beetje lezen, ‘s avonds, in bed en tijdens het weekend en je zult De plasticiteit van onze hersenen is een fundamenteel beginsel van de neurowetenschappen, maar helaas nauwelijks bekend bij het grote publiek. Een gevolg van dit principe is dat de capaciteit van onze hersenen (onze intelligentie, dus) niet van tevoren is bepaald. Ze kan in de loop van de tijd toenemen of afnemen, naargelang van de goede of slechte praktijken in ons dagelijks leven. Om je intelligentie te ontwikkelen, moet je met andere woorden je hersenen ‘trainen’. Dit begint uiteraard met een beroepsactiviteit die het brein dagelijks stimuleert. Intellectuele apathie als gevolg van werkloosheid of een doelloos pensioen is trouwens giftig voor onze intelligentie. Wees echter ook op je hoede voor de dagelijkse sleur, want een repetitieve routine belemmert eveneens de ontwikkeling van de hersenen. Verlaat dus gerust je intellectuele comfortzone en stap resoluut en vaak nieuwe uitzichten tegemoet. In het beroepsleven is dit een nieuwe baan, een promotie, een ambitieus nieuw project, noem maar op. In de privésfeer wordt het eerder een nieuwe hobby, de ontdekking van een land, het aanleren van een artistieke discipline of gewoon … lezen. Lezen, heel veel lezen! Wegens ons koortsachtig leven is lezen soms de enige activiteit die we nog ergens in onze drukke agenda kunnen je leesvaardigheid snel ontwikkelen. In feite een positieve spiraal. Wat lezen? Maakt niet veel uit! Vooral waar je belangstelling naar gaat: stripverhalen, romans, essays, biografieën, wetenschappelijke of kunstboeken … Als je aan inspiratie tekortschiet, loop dan even een boekhandel binnen of bezoek een e-bookshop. Daar vind je van alles en nog meer. Aarzel nooit twee of drie boeken te kopen die uw aandacht trekken, ook al is het niet zeker dat je die meteen zult lezen. Voel je nooit verplicht een boek uit te lezen dat je niet aanstaat. Lezen moet een genoegen blijven. Persoonlijk houd ik van biografieën en essays, omdat ik op die manier een persoonlijkheid of een onderwerp ontdekt, naast de beschouwingen van de auteur. En vaak verwijzen deze boeken naar andere. Zo ontstaat er een domino-effect van boek tot boek en begint je geest aan een lange reis. Beide delen van onze hersenen verdienen te worden opgeleid: de linkerhelft, die instaat voor rationele en logische activiteiten, en de rechterhelft, die eerder creatieve en emotionele aangelegenheden voor zijn rekening neemt. Beperk je niet tot ‘serieuze’ boeken. En ook niet tot stripverhalen. Lees van alles, laat je leiden door je wensen. En tracht zo vaak mogelijk je intellectuele comfortzone te verlaten. Onze hersenen zijn ons machtigste orgaan. En sterke hersenen leiden ons door een langer leven! ● Brussel Metropool - december 2019 ❙ 15 D.R.
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Enterprise Europe Network De EU-Milieukeur, iets voor u? De EU-Milieukeur is herkenbaar aan zijn besterde bloem en is van toepassing op een dertigtal productcategorieën. Deze label onderscheidt producten en diensten met een opmerkelijk lage impact op het milieu en de gezondheid. Waarom zou u het label niet aanvragen, als u aan de criteria voldoet? D e geschiedenis van dit klein Europees bloempje loopt terug tot 1992. In die tijd bestonden er al min of meer gevestigde milieukeuren, maar die bleven meestal nationaal van toepassing. Voorbeelden zijn Blauer Engel (Duitsland), NF Environnement (Frankrijk) en Nordic Swan (Scandinavië). Andere hebben slechts betrekking op één productcategorie (AB – biologische landbouw). De Europese Milieukeur heeft dan ook tot doel de informatie en de keuze te verbeteren voor de consument. Anderzijds wil ze de leveranciers aanmoedigen om duurzaam te gaan werken dankzij een waardevolle milieukeur die in gans Europa en voor zoveel mogelijk producten herkenbaar is. 28 jaar later worden er in de EU meer dan 37.000 producten verkocht, voorzien van de EU-Milieukeur. Dat label beoogt een vermindering van de negatieve effecten van productie en consumptie op het milieu, de volksgezondheid, het klimaat en de natuurlijke hulpbronnen. De Milieukeur hanteert hierbij een reeks strenge criteria uit wetenschappelijke studies en uitgebreid overleg met milieuNGO’s, consumentenverenigingen, beroepsverenigingen, KMO’s en tussenpersonen. Als teken van uitmuntendheid werkt de Europese Milieukeur ook selectief. Hij onderscheidt de meest efficiënte producten. Daartoe worden de criteria dan ook regelmatig herzien, zodat slechts 10 tot 20% van de op de markt gebrachte producten er aanspraak op kunnen maken, met het oog op voortdurende verbetering. Het Europese bloempje pronkt op een dertigtal productcategorieën, zelf verdeeld in zeven groepen: huishoudelijke toestellen, schoonmaak en hygiëne, papierproducten, kleding, huis en tuin, smeermiddelen en ten slotte toeristische diensten. Andere categorieën worden momenteel onderzocht. Zo bijvoorbeeld financiële producten, voeding, kantoorgebouwen enz. De Milieukeur moet worden aangevraagd: ze wordt niet automatisch toegekend. De producenten (namelijk fabrikanten, importeurs of tussenpersonen) moeten dus een aanvraag indienen, en dan wel in de volgende drie stappen: 1 Controleer of er criteria bestaan voor uw product: De EU Milieukeur houdt rekening met de gehele levenscyclus van het product. Die begint bij de inzameling van de grondstoffen en eindigt bij het afval. Hierbij horen uiteraard verschillende vormen van impact in elk stadium van de cyclus, afhankelijk van de productfamilies. De gunningscriteria verschillen dus voor elke categorie. Voor drukwerk gaat de aandacht bijvoorbeeld naar de samenstelling van inkten en van de producten waarmee drukpersen worden gereinigd. De lijst met criteria voor elke categorie is te vinden op de Europese website van de EUmilieukeur. U vindt er bovendien een gebruikershandleiding, heel nuttig om het dossier voor te bereiden. 2 16 ❙ Brussel Metropool - december 2019 Dien de aanvraag in bij de bevoegde nationale overheid: in België is dit de FOD Volksgezondheid, Veiligheid van de voedselketen en Leefmilieu. Meer hierover op de website www. ecolabel.be. De indiening van het dossier brengt eenmalige kosten met zich mee, tussen 200 en 2.000 euro, naargelang van de omvang van de onderneming. Hierbij komt nog een jaarlijkse vergoeding: forfaitair of berekend op basis van de waarde van het product, maar steeds beperkt tot een maximumbedrag. EMAS of ISO 14001 gecertificeerde bedrijven genieten kortingen. 3 Verkrijg uw label! De nationale overheid onderzoekt de aanvraag. Als die aan de criteria voldoet, wordt de EU-Milieukeur toegekend. De overheid en de aanvrager sluiten een contract en de onderneming ontvangt een licentienummer. De consumenten kunnen online de catalogus met gekeurde producten raadplegen: http://ec.europa.eu/ecat. ● Emmanuel Robert Info : https://ec.europa.eu/ environment/ecolabel ; www.ecolabel.be/nl D.R. International Welke gevolgen hebben de komende Amerikaanse taksen voor de Brusselse bedrijven? Vanaf 18 oktober verhogen de Verenigde Staten de importheffingen op veel Europese producten. Wat zijn de gevolgen voor de Brusselse bedrijven? D e Wereldhandelsorganisatie (WHO) oordeelde op 2 oktober 2019 dat de Verenigde Staten om extra douanerechten mag heffen op Europese producten. Dat is het gevolg van een geschil over luchtvaartsubsidies. De VS vonden Europese steun aan luchtvaarbouwer Airbus onwettig, en de EU vond omgekeerd dat de Amerikaanse bouwer Boeing illegale staatssteun had gekregen. De VS dienden een klacht in bij de WHO. En de Amerkanen kondigden aan dat zij Europese producten tot 11,2 miljard dollar ter compensatie zouden belasten. De Europese Unie diende daarop klacht in tegen de Verenigde Staten voor een soortgelijke steun van 19,1 miljard aan subsidies voor Boeing De WHO gaf de VS gelijk. De Amerikaanse president Donald Trump besloot daarop de niet-bindende beslissing uit te voeren en tot 7,5 miljard euro aan douanerechten te heffen. Op 3 oktober 2019 publiceerde Washington een lijst van 150 productcategorieën die vanaf 18 oktober hoger zullen worden belast. Sommige Amerikaanse belastingen zijn van toepassing op alle landen van de Europese Unie, andere specifiek op Frankrijk, Duitsland, het Verenigd Koninkrijk en/of Spanje, afhankelijk van het product. Eerste invoerbelasting (10 procent) : vliegtuigen voor de burgerluchtvaart, die die vier Airbus-partnerlanden produceren. Het gaat ook om andere producten, met name levensmiddelen. Likeuren en stropen uit die vier landen en Ierland, worden belast tegen een tarief van 25 procent. Hetzelfde tarief geldt voor Franse, Duitse en Spaanse wijnen. Ook voor whisky en textiel (anorak, truien, truien, truien, lakens) uit het Verenigd Koninkrijk geldt dat tarief. Voor Duitsland: hetzelfde percentage van 25 procent, met name voor gebrande koffie, diverse optische en fotografische apparatuur, gereedschap en industriële producten. Boeken, koekjes en wafels uit deze twee landen zullen ook worden belast tegen 25 procent van hun waarde. Daarna volgen andere belastingen voor alle (of sommige) EU-landen op olijfolie, diverse kazen, varkensvlees, yoghurt, boter, zalm, mosselen en schelpdieren, verschillende soorten fruit en sappen. Een beperkte impact voor België Wat zijn de gevolgen voor België? Volgens de FOD Financiën is die zeer beperkt. De FOD stelt dat de bijkomende invoerrechten in de VS slechts 0,1 procent van onze uitvoer naar de Verenigde Staten dekken, met een gemiddelde waarde van 13,6 miljoen euro per jaar. Belgische producten die rechtstreeks betrokken zijn bij de zaak zijn vruchten- en fruitbereidingen, bepaalde zuivelproducten, weekdieren en worst. “Deze Amerikaanse sancties zullen gevolgen hebben voor de export van een reeks Belgische verse kazen, met een geschatte impact van 3 miljoen euro,” zegt Fevia, de federatie van de Belgische voedingsindustrie. Slecht nieuws voor deze bedrijven, maar de directe impact is niet te groot voor de sector. Hij voegt eraan toe: “De lijst van producten die onder de Amerikaanse invoerbelastingen vallen, bevat ook varkensvlees. Maar volgens Febev, de Belgische vleesfederatie, is er sinds 2001 geen varkensvlees meer geëxporteerd naar de Verenigde Staten.” “In de eerste helft van 2019 lag 17 procent van de Brusselse export naar de Verenigde Staten in de voedingssector,” zegt hub. brussels, het Brussels Agentschap voor Bedrijfsondersteuning. “We zien geen enkel nieuw product die onder de nieuwe invoerrechten zou vallen. In 2018 was er wel een sort jam. Dit jaar exporteren Brusselse bedrijven al producten naar de Verenigde Staten, zoals chocolade, sauzen, koekjes, bier, champagne, ketchup, wafels, olijfolie, babyproducten en natuurlijk zout. Die producten vallen niet onder de maatregelen.” Andere producten van andere landen staan daarentegen wel op die lange lijst. En dat maakt Belgische en Brusselse producten competitiever. Julien Semninckx Brussel Metropool - december 2019 ❙ 17 © Getty
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Talentbeheer “Inclusie en flexibiliteit zijn de sleutel tot het nieuwe werken in Brussel” Martine Tempels, hoofd van Telenet Business, is deze maand gasthoofdredactrice voor Brussel Metropool. Volgens haar zijn de uitdagingen voor het hr-beleid in Brusselse bedrijven: inclusie, diversiteit en tegemoet komen aan de vrijheid die jonge werknemers in hun carrière verwachten. Welke belangrijke uitdagingen zijn er vandaag volgens jou? Wat ik de voorbije jaren vaststel, is dat de werkloosheid in Brussel jaar na jaar daalt. Er zijn heel wat positieve initiatieven opgezet die jongeren op een gerichte manier op de arbeidsmarkt helpen, zoals de laagdrempelige digitale opleidingstrajecten van MolenGeek en BeCode of de activeringsinitiatieven van Actiris. De werkgelegenheidsgraad steeg van 58 procent in 2014 naar 61 procent vorig jaar. Het gaat in de goede richting, maar toch blijft het traag gaan. Vooral de instroom van millennials aankunnen en hen als werknemer tevreden houden, zal een uitdaging worden. Toch is er dat tekort op de arbeidsmarkt. Bedrijven in Brussel vechten om talent. Wat is jouw visie daarop? De generaties van morgen moeten we meer empoweren. En dat begint al bij de rekrutering. Brussel is een internationale omgeving en toch stel ik vast dat er nog te vaak wordt vastgehouden aan die verplichte tweetaligheid van Nederlands en Frans. Ik zou de lat lager leggen zeker omdat we in Brussel in een internationale én multiculturele omgeving zitten waar je ook Engels als voertaal hebt in bedrijven. Daarnaast moet er nog meer on the job gecoacht worden en moet men meer focussen op de competenties van de werknemers. Want hoe meer je als bedrijf inzet op mensen 18 ❙ Brussel Metropool - december 2019 Martine Tempels, hoofd van Telenet Business en gasthoofdredactrice van onze HR-dossier, werkt al bijna elf jaar voor het telecombedrijf. De voorbije jaren stampte ze heel wat initiatieven uit de grond, zoals CoderDojo Belgium en werd ze ook ICT Lady of the Year. Martine Tempels is van oorsprong Limburgse, maar woont al ruim veertig jaar in Brussel. met verschillende profielen, interesses en kwaliteiten, hoe inclusiever, creatiever en innovatiever je wordt. Doen bedrijven in Brussel dat dan niet voldoende? Ik zie dat Brussel haar rijke palet aan diversiteit niet in de verf zet. Kijk bijvoorbeeld naar KBC. Daar werken 39 nationaliteiten, maar weten mensen dat überhaupt? Het is ook bewezen dat inclusievere bedrijven, betere bedrijven zijn. Want diversiteit zorgt voor een brede blik op de zaken en brengt nieuwe inzichten met zich mee, wat innovatie stimuleert en natuurlijk een positieve impact heeft op de resultaten van een bedrijf. Bij Telenet proberen we diversiteit over de hele lijn te verweven met onze bedrijfscultuur. Daarom maken we vooral het middenkader, dankzij opleiding en vorming, nog bewuster van de meerwaarde van diversiteit. Zo kunnen zij als rolmodel het voorbeeld stellen en dat verder uitstralen binnen hun team. © Belga Talentbeheer Diversiteit en inclusie zijn belangrijker dan ooit hoor ik jou zeggen? Absoluut. Maar dat gaat niet van vandaag op morgen. Voor een inclusief personeelsbeleid is een goed talentmanagement primordiaal. Om nieuw talent aan te trekken, zetten bedrijven daarom best in op een rekruteringsbeleid dat een brede instroom bevordert. Je kunt dat doen door structurele partnerships aan te gaan met organisaties die diversiteit centraal stellen. Tegelijkertijd is het ook interessant om recruiters daarover te sensibiliseren én recruiters aan te trekken met een divers profiel, want dat leidt automatisch tot meer openheid en diversiteit in het rekruteringsbeleid zelf. De bedrijven in Brussel hebben alleszins de troeven om daarop in te zetten doordat ze in een metropool zitten. En ik raad het hen ook aan. Want een ding staat vast: wie diversiteit en inclusie niet omarmt, die zal het in de toekomst zeer moeilijk krijgen om te overleven. bedrijfscultuur én een meer flexibele werkomgeving met thuiswerk en satellietkantoren die dichterbij huis liggen. Ik zie dat vooral startups daar goed op inspelen. Die hebben het begrepen. Redactievergadering bij Beci, met van links naar rechts: Cécile Huylebroeck (Adviseur Tewerkstelling Beci), Gaëlle Hoogsteyn (freelance journalist), Emmanuel Robert (Media coördinator Beci) en Frédéric Simon (Sociaal Adviseur Beci). Maar daar alleen op inzetten, zal toch niet het verschil maken? Neen, ook de manier van werken moet gewoon anders. Er moet meer flexibiliteit komen. De arbeidsmarkt wordt overspoeld door een nieuwe generatie die meer autonoom wil werken en hun dag zelf wil kunnen indelen. En daarvoor moeten ze ook de vrijheid krijgen om privé en werk beter op elkaar af te stemmen. Ik zie mensen wegtrekken uit Brussel vanwege de mobiliteitsproblemen. Bedrijven moeten zich meer aanpassen aan het nieuwe wereldbeeld van de jonge generatie. Zo niet dreigen ze hen snel te verliezen. Bedrijven moeten opteren voor een meer ondernemende Van links naar rechts: Xavier Dehan (Sr Corporate Affairs Manager Telenet), Anaëlle Gokalp (Sr Marketing Manager Telenet), Martine Tempels (VP Telenet) en Peter Van Dyck (freelance journalist). Hoe zie jij op hr-vlak onze manier van werken veranderen? Ik zie vooral nog toekomst in agile werken, waarbij je als bedrijf in multidisciplinaire, kleine teams aan een project werken. Dat doen we al bij Telenet en dat loont. De communicatie verandert dan ook, het wordt concreter. Op die manier geef je werknemers meer vrijheid, verantwoordelijkheid en zin om zich nog meer te ontwikkelen en hen in je bedrijf te houden. Dat zal in ieder geval de toekomst worden. Zeker in een metropool als Brussel. De troeven zijn er, nu is het de kunst om ze nog meer uit te spelen! ● Brussel Metropool - december 2019 ❙ 19 © Belga © Belga © Belga
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Talentbeheer Diversiteit, essentieel voor de veerkracht van bedrijven Na Dubai is Brussel de meest kosmopolitische stad ter wereld. De verscheidenheid aan talen en afkomst wordt er overlapt door de variëteit aan onderwijsniveaus en de verjongende bevolking. Diversiteit maakt bedrijven veerkrachtiger, omdat ze beter gewapend zijn voor de toekomstige uitdagingen. Maar uit cijfers blijkt dat de diversiteit in bedrijven nog te wensen overlaat. Waarom is dat? En hoe kan dit veranderen? C aroline Mancel, Adjunct-directeur-generaal van Actiris, is dezelfde mening toegedaan: “Diversiteit in de tewerkstelling in Brussel is essentieel om aansluiting te vinden met de realiteit. Maar er is nog een lange weg af te leggen, want de ongelijkheid is enorm.” Haar overtuiging steunt op een enquête door view.brussels (het Brussels Observatorium voor werkgelegenheid en opleidingen) : “De voornaamste bevinding van deze studie luidt dat iemand van buitenlandse afkomst echt veel moeilijker werk vindt, ook al is hij of zij gekwalificeerd. In Brussel hebben 8 werkzoekenden op 10 een buitenlandse achtergrond. En als je ook nog eens vrouw en jong bent en een hoofddoek draagt, krijg je het nog veel moeilijker. Hoe meer diversiteitsfactoren iemand combineert, hoe sterker de discriminatie”, aldus Caroline Mancel. “Jongeren afkomstig uit landen onder de Sahara ondervinden de grootste moeilijkheden om werk te vinden, ook al zijn ze sterker vertegenwoordigd in de opleidingen. Bij mensen met wortels in de Maghreb en Afrika ligt de werkloosheid 3 tot 4 keer hoger dan bij oorspronkelijke Belgen. Zelfs als 20 ❙ Brussel Metropool - december 2019 ze hetzelfde diploma hebben, vinden mensen van nietEuropese afkomst moeilijker werk. En vrouwen zijn over het algemeen kwetsbaarder.” Je vindt die discriminatie niet alleen op de werkvloer terug. Ze is al aanwezig in hogescholen die voor hun beroepsopleidingen stages organiseren. Dat bevestigt ook Colette Malcorps, directrice-voorzitster van Ephec: “Sommige studenten met een migratieachtergrond komen ons vertellen dat ze moeilijk aan een stageplaats geraken. Ik ben misschien naïef, maar ik denk dat door hen optimaal voor te bereiden op het bedrijfsleven, door hen al tijdens hun studie beroepsgericht te laten werken enz., wij hen meer kansen bieden om vervolgens eventuele hinderpalen te overwinnen.” Maar zelfs iemand met een goed diploma kan ten prooi vallen aan discriminatie. Kijk maar naar Veronica Rocha, die in het Groothertogdom Luxemburg is geboren en wortels op de Kaapverdische Eilanden heeft. Veronica verhuisde naar België om te studeren, begon in de communicatiesector te werken en was betrokken bij allerlei journalistieke projecten. Negen jaar lang was ze persverantwoordelijke en coördinatrice van de communicatiecel van het CNCD, de Franstalige koepel van de Noord-Zuid-beweging. Sinds 2015 is ze producer van een online tv-zender en adjunctgedelegeerd bestuurder van FedeWeb, de federatie van webmedia. Een mooi traject, maar niet zonder valkuilen: 1 “Profiel en traject van de werkzoekenden in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Monitoring volgens origine. Juni 2019”. Deze studie is de eerste met de nationaliteit als variabele, gekruist met elementen zoals gender, leeftijd, studieniveau enz. © Belga Talentbeheer “Dat ik een vrouw met een kleurtje ben, heeft me zeker afgeremd om journaliste te worden. Nu is er in de media steeds meer plaats voor diversiteit, maar dat was toen niet het geval. Mensen met een andere huidskleur op het scherm brengen, dat kon in 2001 echt nog niet. Toen ik uit Luxemburg in Brussel aankwam, had ik eerst de indruk dat dit een heel multiculturele stad was en dat alles hier wel los zou lopen. Maar ik merkte al snel dat er nog veel weg af te leggen was”, vertelt ze. Bestaande maatregelen Cijfers liegen niet en de problemen dateren niet van vandaag. Daarom werden al jaren geleden allerlei maatregelen genomen voor een grotere diversiteit in de bedrijven (inzake nationaliteit, maar ook gender, leeftijd of diplomaniveau). Actiris hanteert bijvoorbeeld al diversiteitsplannen sinds 2008. “Er werden 225 diversiteitsplannen uitgevoerd, met een impact op bijna 90 000 werknemers in het Brusselse Gewest. Alle acties die uit de plannen voortvloeien, worden door Actiris medegefinancierd tot maximaal 10 000 euro. In de Brusselse regeringsverklaring staat dat overheidssteun in de toekomst kan afhangen van de invoering van een diversiteitsplan. Dat zou voor een mooie doorbraak kunnen zorgen, maar dan moeten wij wel meer middelen krijgen”, zegt Caroline Mancel. Actiris beschikt ook over een anti-discriminatieloket, waar werkzoekenden die zich gediscrimineerd voelen met een consulent kunnen praten. “Wij proberen zelf het goede voorbeeld te geven inzake diversiteit”, zegt Caroline Mancel. “Eén werknemer op twee bij Actiris heeft buitenlandse roots en bij onze 1 582 werknemers zijn 25 nationaliteiten vertegenwoordigd. Vrouwen maken 66% uit van ons personeelsbestand, ook in de directie. Waar wachten andere overheidsinstellingen nog op om ook meer in te zetten op diversiteit en aan de bedrijven het goede voorbeeld te geven?” Veronica Rocha bevestigt dat het Brussels Hoofdstedelijk Gewest veel initiatieven steunt die de economie stimuleren. “Er zijn veel financiële steunmaatregelen. Denk aan incubatoren voor wie een eigen zaak wil opzetten. Voor mensen met een diversiteitsachtergrond die door discriminatie moeilijkheden ondervinden op de arbeidsmarkt, kan dit een oplossing zijn. Tegen mensen die zich geblokkeerd of gediscrimineerd voelen, zeg ik: denk na over wat je boeit, over welke talenten je beschikt en hoe je daarmee aan de slag kunt gaan om waarde te creëren. Maar aan de werkgevers vraag ik ook waarom het ondernemerschap de enige uitweg moet zijn voor het diversiteitspotentieel …” Colette Malcorps (links) en Emmanuelle Havrenne Jongeren, de hoop voor morgen Naast de diversiteit in de afkomst van de (potentiële) werknemers, leveren ook de verschillende opleidingsniveaus problemen op in Brussel: “In een tertiaire economie als de onze zijn diploma’s belangrijk. Maar met een diploma dat niet erkend wordt, zit je vast”, zegt Caroline Mancel. Een buitenlands diploma laten erkennen is duur en tijdrovend en het resultaat is niet gegarandeerd. “Maak deze procedure gratis en vereenvoudig ze. Onze consulenten zijn soms verbaasd als ze merken dat artsen-specialisten van buitenlandse afkomst als nachtwaker werken, omdat ze hun diploma niet erkend krijgen.” Emmanuelle Havrenne, gedelegeerd-bestuurder bij Ephec, is het daarmee eens: “De verschillen in opleidingsniveau van de werknemers zijn enorm in Brussel. Het volwassenenonderwijs en de opleidingen van Bruxelles Formation helpen dit probleem minstens gedeeltelijk op te lossen. Bij Ephec stellen wij vast dat de mensen die zich inschrijven in het volwassenonderwijs steeds jonger worden. Ook jongeren die op één of ander ogenblik uit het schoolsysteem zijn gestapt, willen dus een opleiding volgen.” Volgens Kristien Depoortere, directrice van Ephec-Volwassenenonderwijs, verloopt de integratie heel natuurlijk: “Ik merk dat in ons volwassenenonderwijs, waarin iedereen met zijn eigen achtergrond, cultuur en overtuigingen instapt. Met de competenties die zij daar verwerven, veroveren ze vrij gemakkelijk een plaatsje op de arbeidsmarkt of kiezen ze een nieuw beroep, ondanks bepaalde elementen die als discriminerend worden beschouwd.” Scholen zijn cruciaal voor de bewustmaking van de toekomstige werknemers. Colette Malcorps legt uit: “Bij Ephec gaan we proactief om met diversiteit. Zo hebben we internationale vaardigheden aan ons programma toegevoegd, ook met een ‘at home’ dimensie. Onze Brussel Metropool - december 2019 ❙ 21 D.R.
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Talentbeheer studentenpopulatie is heel divers. In onze praktijk zorgen wij ervoor dat onze studenten wel verplicht zijn om samen te werken, naar elkaar te luisteren, kennis te maken met andere werkmethodes en op elkaar te reageren. Diversiteit is een belangrijk onderdeel van ons leerproces en wij vragen onze docenten om dit aspect specifiek te behandelen tijdens hun cursussen.” Emmanuelle Havrenne sluit hierbij aan: “Dat diversiteit belangrijk is, moet al in het onderwijs worden bijgebracht. Over 10 tot 15 jaar zullen deze studenten misschien personeel aanwerven. Daarom willen wij ze nu al laten voelen hoe verrijkend diversiteit voor het studentenleven is, zodat ze er later op de werkvloer als vanzelf voor openstaan.” Bedrijven hebben er alles bij te winnen Caroline Mancel is van mening dat al deze bedenkingen naar één conclusie leiden: Actiris moet radicaal handelen en de sectorale kaderakkoorden gebruiken om discriminatie sterker te bestrijden. “Wij hebben al veel gedaan, maar het kan nog beter. De betrokkenen ervaren discriminatie als een onrecht, vraag en aanbod op de arbeidsmarkt op elkaar afstemmen wordt er moeilijker door en de economische groei vertraagt.” Veel vacatures geraken immers niet ingevuld. Caroline Mancel vindt dat we ons moeten afvragen waarom dat zo is. Omdat werkgevers te veel focussen op ‘oude Belgen’? Zijn ze bang dat een vrouw een slechte indruk zal maken op klanten? “Onze boodschap aan de werkgevers is duidelijk”, zegt ze. “Wij staan klaar om ze te helpen bij het uitwerken van een diversiteitsplan.” Bovendien speelt zich in Vlaanderen de omgekeerde Diversiteit in de tewerkstelling in Brussel is essentieel om aansluiting te vinden met de realiteit. (…) In Brussel hebben 8 werkzoekenden op 10 een buitenlandse achtergrond. Caroline Mancel (Actiris) olutie af: de bevolking veroudert er. De stroom pendelaars naar Brussel begint al af te nemen. “Wij zouden graag zien dat de treinen die nu pendelaars uit Vlaanderen en Wallonië naar Brussel aanvoeren, terugrijden met werknemers uit Brussel aan boord”, aldus Caroline Mancel. “Vlaanderen heeft Brussel nodig, maar het is niet eenvoudig om die boodschap over te brengen op de werkgevers, wegens de vooroordelen en de taalverschillen. Maar ook daar wordt aan gewerkt.” “Zich verzetten tegen verandering is een natuurlijke menselijke reflex. Toch biedt diversiteit de bedrijven heel veel kansen”, zegt Veronica Rocha. “Bedrijven moeten tegenwoordig waarde creëren in een snel veranderende wereld met beperkte grondstoffen. Diversiteit maakt bedrijven weerbaarder, want ze vergemakkelijkt innovatie door andere invalshoeken te stimuleren. De nieuwe generatie werknemers verwacht trouwens dat bedrijven de diversiteit omarmen. Zo’n beleid is bijgevolg nuttig om talent aan te trekken en te behouden. Maar dat gaat zeker niet van vandaag op morgen. Bedrijven moeten hun strategie en filosofie grondig aanpassen.” Bedrijven moeten tegenwoordig waarde creëren in een snel veranderende wereld met beperkte grondstoffen. Diversiteit maakt bedrijven weerbaarder. Veronica Rocha Emmanuelle Havrenne zegt tot besluit: “De juiste persoon op de juiste plaats, is dat geen basisprincipe voor human resources? Daarom is diversiteit cruciaal in een economie die steeds complexer en mondialer wordt. Ze maakt bedrijven immers creatiever en wendbaarder, verhoogt het inzicht in bepaalde problemen, helpt de verwachtingen van klanten begrijpen enz. Als twee kandidaten dezelfde competenties hebben, moet je je afvragen wat het meest wenselijk is voor je organisatie, op basis van de profielen die er al aan de slag zijn.” ● Gaëlle Hoogsteyn 22 ❙ Brussel Metropool - december 2019 D.R. D.R. Talentbeheer Eerst begrijpen, dan gebruiken “In de bedrijfswereld denkt men nog te weinig in termen van moderne skills. Een echte leercultuur blijft achterwege.” STEM-expert Guy Tegenbos en VUB-rector Caroline Pauwels werpen hun licht op de vaardigheden van de 21ste eeuw. J ournalist Guy Tegenbos kijkt door zijn bril als ondervoorzitter van het STEM-platform naar de vaardigheden van de 21ste eeuw. STEM staat voor Science, Technology, Engineering & Mathematics. Het platform, dat advies geeft aan het Vlaams ministerie van onderwijs, wil iets doen aan het grote tekort aan wetenschappelijk en technisch geschoolden. “We willen dat tegen 2025 iedere jongere de technologie-gerelateerde vaardigheden meekrijgt in het onderwijs”, verklaart Guy Tegenbos. “Vroeger werkten we in Vlaanderen met vakoverschrijdende eindtermen zoals kritisch denken en sociale vaardigheden, die in alle vakken ingepast moesten worden. In een aantal scholen was dat een mislukking. Daarom moeten we goed nadenken hoe we de skills, die niet te kristalliseren zijn in één vak, zullen overdragen. Dit vraagt een projectmatige aanpak. Je kunt wel over mediawijsheid doceren, maar uiteindelijk moet je dat inoefenen. We hebben nood aan leervormen die losstaan van de klassieke kennisoverdracht.” Wat jongeren een voorsprong geeft, is dat ze digital natives zijn. Ze tonen zich heel behendig met ICT-toestellen, maar aan mediawijsheid ontbreekt het hen nog te vaak. Van de geschiedenis leren Caroline Pauwels, rector van de Vrije Universiteit Brussel, waarschuwt dat de slinger niet in de richting van de vaardigheden mag doorslaan. Skills vormen in haar ogen een onlosmakelijke driehoek met kennis en attitude. Ze pleit er ook voor de 21ste eeuwse vaardigheden in vier clusters in te delen. De eerste cluster omvat kritisch, creatief, probleemoplossend en analytisch denken en vormt de basis van alle andere skills. “Creatief denken betekent: je verbeeldingskracht leren gebruiken”, zegt ze. “Kennis en vaardigheden kun je verwerven, maar als je de verbeelding niet stimuleert, sta je nergens. Even noodzakelijk is historische kritiek. In het ontwaren van fake news kan de geschiedenis ons helpen. Als je kan aantonen hoe vaak mensen al op het verkeerde pad werden gezet, is dat een voedingsbodem voor kritisch en analytisch denken. Ook met het oog op probleemoplossend denken, is het goed naar de geschiedenis te kijken. Dan zie je dat de beste oplossingen er kwamen wanneer mensen besloten om samen te werken. Wat analytisch denken betreft, zijn we gebaat met grammatica. Een focus op het onderwijs van talen – en in mijn ogen is wiskunde ook een taal – is niet fout, maar je moet de regels achter talen goed kennen om ze te begrijpen.” Dat gaat ook op voor de tweede cluster, zijnde de digitale vaardigheden. “Als je met de digitale technologie aan de slag wil, is het zaak eerst de mechanismen erachter te doorgronden. In mijn lessen geef ik veel uitleg over de black-box die achter alles schuilt. Die moet je eerst openen vooraleer je iets gaat gebruiken. Enkel zo kan je ervoor zorgen dat de technologie je echt vooruithelpt. Met de VUB lanceerden we een ‘DataBuzz’. Bedoeling is dat we langs basisscholen gaan en de leerlingen doen nadenken over privacy, over de tijd die ze voor schermen doorbrengen, maar ook over de mogelijkheden om de technologie in te zetten voor data-analyse en burgerwetenschap. Ze leren de logica en algoritmen achter de toestellen te zien én over zichzelf te reflecteren. Dat moeten we doortrekken naar alle leeftijdsgroepen.” Brussel Metropool - december 2019 ❙ 23
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Talentbeheer Kritisch voor vooroordelen De derde cluster behelst de vereiste socio-culturele skills in een wereld die steeds globaler wordt. Caroline Pauwels: “Daar zijn taalvaardigheden voor nodig, maar ook een kritische houding tegenover je eigen vooroordelen. Bij socio-culturele interacties is het goed te begrijpen vanuit welke context, en soms vanuit welke trauma’s, mensen reageren. Anders heb je geen dialoog. Aan het bijbrengen van interculturele communicatie wordt vooralsnog te weinig aandacht geschonken. Op de werkvloer kom je groepen mensen tegen waar je in de privésfeer misschien niet zo snel mee geconfronteerd wordt. Je moet de verschillen in etniciteit, sociale achtergrond en gender bespreekbaar maken. Je mag je kop niet in het zand steken voor de problemen die met diversiteit gepaard gaan.” Het sluitstuk, de vierde cluster, is de zelfregulering. “De algemene verwachting is tegenwoordig dat je snel reageert op digitale berichten, maar ik betwijfel of dat altijd de juiste reflex is. Als je bagger over je heen krijgt, moet je nadenken hoe je daar best op reageert. De verleiding is groot om met modder terug te gooien, maar je kan er ook voor kiezen om dit net niet te doen. Onze omgang met de social media vraagt om meer zelfregulering, maar zover zijn we nog lang niet.” Guy Tegenbos interpreteert zelfregulering als zelfsturend leren. “Men moet jongeren de kans en de ruimte geven om aan hun eigen kennis en vaardigheden te timmeren, op hun eigen tempo en door eigen klemtonen te leggen. Dat zullen ze later in hun professionele carrière ook moeten doen. Als je heel de tijd gekneed wordt en volgzaam bent, pik je die zelfregulering niet op. Bij sportverenigingen merk je dat trainers dit al toepassen, maar het schoolsysteem is daar nog niet helemaal op afgestemd.” Zonder schuldcomplex offline Ook ouderen moeten zich de 21ste eeuwse vaardigheden toe-eigenen, via levenslang leren. Welke rol is daar weggelegd voor de bedrijven? Guy Tegenbos haalt een recent onderzoek aan naar de 21ste eeuwse vaardigheden in de van moderne skills. Een echte leercultuur blijft achterwege. Te weinig werkgevers houden er een loopbaanpolitiek op na, wat dus betekent dat ze niet systematisch met het personeel meedenken over de ontwikkeling van skills. Bij Microsoft of Google hoor je geluiden dat bedrijven niet mee zijn met de nieuwste softwareprogramma’s. Zij ondervinden dat werknemers niet genoeg gepusht worden om zichzelf voortdurend bij te scholen. Werkgevers gaan er vanuit dat medewerkers er zelf op toezien dat ze de laatste versie van Microsoft-programma’s onder de knie hebben.” Volgens Caroline Pauwels is werknemers een schuldcomplex aanpraten absoluut te vermijden. “Er is veel angst en daardoor veel weerstand bij mensen. Als werkgever moet je je bewust zijn hoe beangstigend reskilling soms kan overkomen. Er zijn mensen die manifest weigeren om er nog mee in te stappen. Dat kan een groot issue worden. Kijk naar Proximus en de banken: zij ontslaan mensen om er anderen, die wél de digitale skills hebben, aan te nemen. Ik zie te weinig organisaties die een parcours opzetten om hun mensen zacht mee te nemen in de ontwikkelingen.” Waar bedrijven ook acht op dienen te slaan, is dat IT andere Caroline Pauwels samenwerkings- en omgangsvormen met zich meebrengt. “Bij de VUB hanteren wij bijvoorbeeld een e-mailpolicy. Bij momenten moet je de prikkels achterwege kunnen laten. Als je op afstand communiceert, kan een mail soms hard binnenkomen. Wij merken bovendien goed hoe belangrijk balans is. Omdat privé en werk zodanig door elkaar lopen, moet je soms kunnen deconnecteren. Daar heb je skills voor nodig. Je mag je niet schuldig voelen wanneer je offline gaat.” Peter Van Dyck Guy Tegenbos havengebieden: Rotterdam, Terneuzen, Vlissingen, Antwerpen, Gent en Zeebrugge. “Men heeft daar de vacatures en de vereisten die daarin vermeld werden onder de loep genomen. Bleek dat men in de Nederlandse havens gemiddeld vier van die skills in de jobomschrijving opsomde, in de Belgische waren dit er slechts twee. In de bedrijfswereld denkt men nog te weinig in termen 24 ❙ Brussel Metropool - december 2019 21st century skills volgens de OESO ➜ Kritisch denken ➜ Creatief denken ➜ Probleemoplossend denken ➜ Computationeel denken (inzien hoe computertechnologie problemen kan oplossen) ➜ Informatievaardigheden ➜ ICT-basisvaardigheden ➜ Mediawijsheid ➜ Communiceren ➜ Samenwerken ➜ Sociale en culturele vaardigheden ➜ Zelfregulering D.R. D.R. Talentbeheer Vaardigheden valideren: een winwin proces Denk even aan de opleidingen zonder diploma, bedrijfsinterne trainingssessies of bijvoorbeeld nog de praktijkervaring. Heel wat werknemers beschikken vandaag over vaardigheden die niet officieel worden erkend. Dit kan nochtans anders, dankzij een Vaardigheidsattest dat heel wat voordelen inhoudt. Marie Deronchêne (links) en Séverine Deneubourg. W ie vaardigheden erkent, investeert in zijn personeel en in talent. Ook op het vlak van HR gaan heel wat deuren open. Ten eerste kan een externe instantie de medewerkers evalueren en certificeren. Ten tweede identificeert u op die manier ook de behoeften aan competenties en weet u hoe de opleidingstrajecten kunnen worden bijgestuurd. Ten derde optimaliseert u de rekrutering en de interne mobiliteit en zorgt u voor een correcte overdracht van kennis en knowhow, dankzij gecertificeerde bedrijfsdocenten. Met de validatie van bekwaamheden professionaliseert u het bedrijf en zijn medewerkers. De individuele en collectieve prestaties verbeteren. Motivatie en loyaliteit zitten eveneens in de lift omdat uw medewerkers zich erkend en gesteund voelen in hun professionele ontplooiing. Ten slotte gaan ook het imago en het concurrentievermogen van de onderneming erop vooruit en positioneert u zich als een aantrekkelijke werkgever. Met de validatie van bekwaamheden voldoet u ook gemakkelijker aan wettelijke verplichtingen in uw sector (certificering, hygiëne, veiligheid enz.). En moest een ongeval zich voordoen, dan kunt u de verzekering bewijzen dat het personeel de vereiste vaardigheden wel degelijk onder de knie heeft. Meer dan 50 beroepen Validatietests kunnen in de praktijk in een van de erkende validatiecentra plaatsvinden, of nog binnen het bedrijf zelf na ondertekening van een overeenkomst met een erkend centrum. De tweede formule heeft tal van voordelen: tijdswinst, een vertrouwde omgeving en, in de mate van het mogelijke, een reële situatie. Bovendien genieten bedrijven met een operationele site in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest 600 euro financiële steun per test. De officiële validatie en certificatie van beroepsvaardigheden liepen in 2003 van stapel. Dit stelsel resulteert uit een samenwerking tussen de drie Franstalige overheden (het Waalse Gewest, de Franse Gemeenschap en de Franse Gemeenschapscommissie (Cocof)). Het geheel staat onder toezicht van de sociale partners en van vijf overheidssectoren actief in voortgezette beroepsopleiding. Het stelsel is paritair opgevat en betrouwbaar. Het berust op een kwaliteitsaanpak. Onder dit systeem vallen in 2019 meer dan 50 beroepen (administratief bediende, metselaar, kapper, kok, heftruckchauffeur of eerder intersectorale beroepen als bedrijfsbegeleider). 15 verschillende sectoren zijn erbij betrokken. In de afgelopen 10 jaar zijn er meer dan 48.000 Vaardigheidsattesten uitgereikt. Vandaag kan de validatie van vaardigheden een persoonlijk initiatief zijn van een werknemer of werkzoekende en uiteraard ook een actie van de bedrijfsspelers, in het raam van het HR-beleid, waardoor een winwin relatie ontstaat tussen werkgever en werknemer. Wie het talent van zijn medewerkers valideert, investeert zowel in dat talent als in zijn eigen toekomst! ● Séverine Deneubourg en Marie Deronchêne, projectverantwoordelijken voor het ‘Consortium de validation des compétences’ Verdere stappen Meer weten over de validatie van personeelsvaardigheden in het bedrijf? Bezoek dan zeker de site Consortium de validation des compétences of contacteer Séverine Deneubourg (s.deneubourg@cvdc.be – 0490/52 45 77) en/of Marie Deronchêne (m.deronchene@cvdc.be – 0475/34 57 48). Ontdek ook foto’s van het getuigenis van actoren in de bouwsector die de vaardigheden van hun medewerkers hebben laten valideren. Brussel Metropool - december 2019 ❙ 25
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Talentbeheer moeten digitaal stouter worden en vooral elkaar versterken” “Bedrijven Ze hebben een gemeenschappelijke passie en ambitie: jonge mensen samenbrengen en hen met goesting onderdompelen in de wereld van digitalisering. Martine Tempels, hoofd van Telenet Business en voorzitster van CoderDojo Belgium, en Karen Boers, topvrouw van BeCode, komen voor Beci samen rond de tafel. Virtueel via video call, weliswaar. “Want in een wereld vol technologie, is het absurd om in de file te staan voor een interview dat perfect digitaal kan.” Jullie fysiek samenbrengen was moeilijk vanwege jullie drukke agenda’s. Gelukkig kunnen we rekenen op moderne communicatiemiddelen zoals Skype. Voor jullie is dat een evidentie. Maar niet voor iedereen, toch? Martine Tempels : Ja, dat is zo. Als je als bedrijf digitalisering serieus neemt, dan moet je natuurlijk zoveel mogelijk het goede voorbeeld geven. Als het haalbaar is, ga je geen mensen in de file laten aanschuiven, als je ook een video call kunt opzetten via Skype of Google Hangouts. Digitalisering moet bedrijven helpen om innovatiever te zijn en efficiënter te werken. Karen Boers : Helemaal mee eens. En hoe meer je dit concreet maakt op de werkvloer en de nuttige kant ervan doet inzien, hoe meer bedrijven en werknemers die digitalisering zullen omarmen. Maar er is nog veel twijfel. Hoe komt het dat bedrijven die digitalisering nog niet ten volle omarmen? Karen : Vanuit mijn ervaring bij BeCode, waar we werkzoekenden een gratis opleiding aanbieden om te leren programmeren, zie ik dat veel bedrijven enkel hun bedrijfsprocessen proberen te digitaliseren, in hun hr-administratie bijvoorbeeld. Maar dat ze in hun corebusiness nog niet ver staan en vaak met hun handen in het haar zitten. Ze struikelen over de vraag: “Wat betekent de dienstverlening naar de klant in mijn sector nu in een digitaal tijdperk?” Ze wachten nog te vaak tot er een speler van buitenaf komt (al dan niet een startup) die met een andere digitale bril naar hun sector kijkt, met een oplossing komt en dan klanten voor hun neus wegkaapt. Terwijl die bedrijven dat net zelf konden doen. Ze durven vaak niet, wachten te lang af en zouden daar juist meer proactief over moeten nadenken. Martine : Ondernemers moeten digitale durvers worden en zichzelf ook durven heruit te vinden. Via Telenet Business helpen we zelfstandigen om hen op digitaal vlak uit hun comfortzone te halen. Dat doen we door hen een aantal uren gratis te adviseren rond onderwerpen waarmee ze worstelen. We inspireren hen ook door die digitale durvers in de kijker te zetten, zoals een slager die zelf een afhaalkoelkast heeft gebouwd. Dankzij een website en app kunnen mensen 24 uur de klok rond vlees en charcuterie bestellen en dit afhalen via die koelcel. Intussen hebben verschillende bakkers, vis- en kaaswinkels zo’n koelkast bij hem besteld, zodat ze mee zijn met die nieuwe wereld. Fantastisch om te zien hoe ondernemers elkaar inspireren! Jullie roepen bedrijven op: durf te digitaliseren! Karen : Je moet nieuwe manieren zoeken om mee te kunnen in deze digitale wereld. Het notariaat is zo’n sector die me aangenaam verrast heeft. De Federatie van het Notariaat (Fednot) voelt al aan dat een deel van het werk dat notarissen vandaag nog doen, in de nabije toekomst vervangen zal worden. Denk bijvoorbeeld aan online templates waar je als cliënt je gegevens invult en die de 26 ❙ Brussel Metropool - december 2019 © Getty Talentbeheer contracten en de aktes automatisch opstellen. Dan heb je geen notaris meer nodig. Maar notarissen beschikken wel over een hoop waardevolle data: wie wat koopt en waar het meeste kapitaal in zit, bijvoorbeeld. Ze experimenteren nu hoe ze aan de slag kunnen met die data en hoe ze een volledig nieuwe dienstverlening kunnen bouwen voor bedrijven en particulieren. Dat is eigenlijk wel slim! Martine : Het gaat niet alleen om durf, maar ook om stouter worden en innoveren met nieuwe producten die onze samenleving op een positieve manier kunnen veranderen. En daarvoor moet je durven springen, out-ofthe-box denken en volledig nieuwe paden bewandelen. Denk bijvoorbeeld aan digitalisering in de zorgsector. Robots kunnen erop toezien dat iemand zijn medicatie neemt, de deur openhouden voor minder mobiele mensen of je helpen bewegen. Dat kan onze levenskwaliteit alleen maar verbeteren. Maar hoe zorg je er concreet voor dat bedrijven op die digitale trein springen? Martine : We hebben een onderzoek laten uitvoeren bij meer dan 500 Belgische zaakvoerders. Daaruit blijkt dat liefst 66% van de Belgische KMO’s geen uitgewerkt plan heeft om digitaal te ondernemen. En dat heeft niet altijd te maken met een gebrek aan ambitie, maar vooral met een gebrek aan kennis en tijd. Ze hebben ook niet altijd de toegang tot bedrijven die hen daarbij kunnen helpen. Daarom zijn we in 2017 gestart met ons project “Digitale Versnelling”* waarbij we met zo’n twintig onafhankelijke experts gratis langs gingen bij ondernemers en KMO’s om hen te helpen hun zaak online te promoten. Een succes, want zo hielpen we al meer dan 2.500 ondernemers. Vanuit Telenet Business hebben we de ambitie om tegen 2025 twee op de drie Belgische KMO’s aan een digitaal plan te helpen. Karen : We moeten vooral kleine en middelgrote organisaties blijven sensibiliseren en begeleiden, ant die digitalisering blijft nog aag voor hen. Die begeleiding zit vandaag voor een stuk in consultancybureaus, maar daar hebben ze vaak geen geld voor of de financiële return blijft onduidelijk, waardoor ze de stap niet zetten. Ik denk dat het aan de grotere bedrijven is om hen Martine Tempels (Telenet) de weg te wijzen in die digitale economie. Dat is wat Telenet doet: de handschoen opnemen en toch een stuk aan kennisdeling doen. Toch voel je ook nog vaak weerstand bij werknemers. Martine : Wat er ontbreekt, is een coachingmodel. De overheid en bedrijven moeten de handen in elkaar slaan om die coaching tot bij de bedrijven en werknemers te brengen die het nodig hebben. En zeker in Brussel. Onze hoofdstad is een mekka van digitale kleine bedrijven en die troef moeten ze uitspelen. Daarvoor is er facilitering, samenwerking en kennisuitwisseling nodig. Tegelijkertijd moet je ook werknemers in hun competenties bijsturen zodat ook zij mee zijn. Onlangs was er een Luxemburgs bedrijf dat een aantal van hun financiële controllers heeft omgeschoold tot cybersecurityspecialisten. Dan ben je als bedrijf echt mee met het verhaal. Karen : Absoluut! Maar tegelijk moeten bedrijven ook nog meer open en duidelijker communiceren naar hun werknemers waarom ze digitale veranderingen doorvoeren. Alleen zo neem je die angst en onzekerheid weg. Bedrijven die een open communicatiecultuur hebben, nemen meestal gemakkelijker die bocht van digitalisering. In bedrijven die niet transparant communiceren of zeer top down zijn, zie je veel mensen onrustig worden of vertrekken. Hoe productiever je daar als bedrijf in bent, hoe meer je werknemers mee op de digitale trein krijgt. Karen Boers (BeCode) Hoe kunnen bedrijven in Brussel in de toekomst digitaal nog sterker in hun schoenen staan? Martine : Ik stel vast dat Brusselse bedrijven die diversiteit hoog op de agenda zetten, ook sneller de omslag naar digitalisering kunnen maken. Diversiteit is een hefboom naar digitalisering. In een multiculturele stad als Brussel, zal je door soepeler om te gaan met de verplichte tweetaligheid ook meer werknemers aantrekken die competent zijn om die digitalisering aan te kunnen én de krapte op de arbeidsmarkt op te lossen. Karen: Het heroriënteren en bijscholen van werknemers en jongeren blijft zo cruciaal. Ik zie bij BeCode veel jonge mensen die zelfs niet wisten dat ze konden leren programmeren. Dat zijn mensen die vaak ook diep zaten, geen toekomstperspectief hadden. Het is dan ook ontroerend om te zien hoe ze via onze school er uiteindelijk wel in slagen een beloftevolle carrière op te starten. Wij zijn in 2017 gestart met BeCode. Toen we startten, hadden we een veertigtal studenten die afstudeerden. Eind dit jaar staat de teller al op vijfhonderd! Het toont nog maar eens aan dat als je investeert in werknemers digitaal te heroriënteren, je hen weer in zichzelf doet geloven. En dat ze zo vol vertrouwen de digitale wereld toejuichen.● Info :wwww.digitaleversnelling.be/nl Brussel Metropool - december 2019 ❙ 27
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Talentbeheer Buitenlandse werknemers: vereenvoudiging via de gecombineerde vergunning Stelt u niet-EU onderdanen te werk of wenst u dit te doen? Zo ja, dan moet u voor hen een zogenaamde ‘gecombineerde vergunning’ aanvragen. Dit is zowel een werk- als een verblijfsvergunning. Uitleg hierover kregen we van Martin Laurent en Violette Mouvet, beiden advocaat bij Claeys & Engels. Wat zijn de voornaamste krachtlijnen van deze hervorming? V. M. : De gecombineerde vergunning is een Europees initiatief. Het wil de verblijfs- en tewerkstellingsaanvragen van onderdanen van landen buiten de EU vereenvoudigen. Voordien moesten voor zulke werknemers in België twee verschillende vergunningen worden aangevraagd. De werkgever moest eerst een werkvergunning aanvragen bij het bevoegde Gewest. Pas nadien moest de werknemer zelf een verblijfsvergunning in België aanvragen. Met de nieuwe gecombineerde vergunning dient slechts één aanvraag te worden ingediend en volstaat één enkele vergunning. Wat is het verschil tussen de gecombineerde vergunning en de gecombineerde titel? M. L.: De gecombineerde vergunning richt zich tot mensen die meer dan 90 dagen in België komen werken, terwijl de gecombineerde titel bestemd is voor personen die in België mogen werken wegens een bijzondere verblijfssituatie. Ik denk hier bijvoorbeeld aan mensen die als vluchteling zijn erkend, buitenlandse studenten of personen die bij een gezinshereniging betrokken zijn. Het gaat hier om een ander publiek en dat geldt eveneens voor de procedure. Is dit wel echt een vereenvoudiging? V. M.: Toch wel, maar met een keerzijde: de duur van de procedure is verlengd van enkele weken tot vier maanden en half. Werknemers en werkgevers moeten daarom ruim van tevoren de nodige stappen zetten, ook voor de verlenging van bestaande vergunningen. Bovendien worden de aanvragen nu gecentraliseerd en is het daarom noodzakelijk om Violette Mouvet alle benodigde documenten gelijktijdig te verkrijgen en in te dienen. 28 ❙ Brussel Metropool - december 2019 De Gewesten hebben hun eigen basisregels vastgelegd. Hoe positioneert Brussel zich op dat vlak? M. L.: Al wat te maken heeft met economische migratie is nu geregionaliseerd, maar tot voor kort waren er nog geen initiatieven genomen. De Gewesten maakten van de hervorming rond de gecombineerde vergunning gebruik om hun eigen basisregels te wijzigen. Vlaanderen en Wallonië hebben ambitieuze hervormingen doorgevoerd, zek wat betreft knelpuntberoepen. Van zijn kant heeft Brussel bepaalde administratieve formaliteiten voor werkgevers vereenvoudigd. Zo kunnen hooggekwalificeerde profielen bijvoorbeeld voortaan een werkvergunning krijgen voor drie jaar in plaats van één jaar. Bovendien zijn de Gewesten verplicht om bepaalde Europese richtlijnen om te zetten, met name wat betreft overplaatsingen binnen de groep en stagiairs. Martin Laurent Ontstaat met deze regionalisering niet het risico dat sommigen gaan ‘winkelen’? V. M.: Inderdaad. Om te bepalen welk Gewest bevoegd is, moet wettelijk gezien eerst de vestiging waar de werknemer actief zal zijn, in aanmerking komen. Als deze vestiging nog niet vaststaat, komt het hoofdkantoor in aanmerking. Een onderneming met meerdere vestigingen zou echter het gunstigste Gewest kunnen kiezen om in aanmerking te komen voor de aanvraag. Hoe meer de regels tussen de Gewesten zullen verschillen, hoe groter het risico dat sommigen gaan ‘winkelen’. Zorg er echter wel voor dat de plaats van aanvraag overeenstemt met de werkelijkheid. Hoe verloopt de overgang? V. M.: Zoals bij elke verandering vergt de invoering van de gecombineerde vergunning een overgangsperiode. Binnen de gemeentebesturen voelen de bedienden zich bijvoorbeeld niet altijd op hun gemak met de nieuwe procedure. En de ondernemingen hebben vooral moeite met de duur van de nieuwe procedure. Ze moeten er veel te lang op voorhand aan beginnen. ● Gaëlle Hoogsteyn D.R. D.R. Telentbeheer Hr-outsourcing: waarom het loont (een deel van) je hr-taken uit te besteden De hr-afdeling is de spil van elke organisatie. Elke maand opnieuw garandeert zij de correcte en nauwkeurige loonberekening en personeelsadministratie. Maar het maandelijkse huzarenstuk vraagt almaar meer tijd, waardoor strategische projecten steeds vaker onderaan de to-dolijst belanden. Hoe garandeer je de continuïteit en kwaliteit van je personeelsadministratie én zorg je voor meer ademruimte in de agenda van je hr-team? (Coproduction) Outsourcing kan hierbij helpen Uitbesteding van hr-taken is voor veel bedrijven (nog steeds) geen evidente stap. Wat je zelf doet, doe je (meestal) beter, blijft nog vaak hét argument tegen. Nochtans levert het voor je bedrijf en hr-medewerkers een pak voordelen op. repetitieve taken uit te besteden creëer je ruimte voor de strategische kerntaken en bedrijfsspecifieke hr-projecten die je bedrijf écht toegevoegde waarde bieden. Misschien is je loonbeleid verouderd of wil je een inhaalrace in de ‘war for talent’ inzetten. Dan biedt outsourcing een uitweg. 2 Garantie op kwalitatieve dienstverlening : Met een externe hr-consultant kun je de continuïteit van je personeelsadministratie garanderen, zelfs met een stijgende workload, vakantie, een uitval door ziekte of zwangerschap… Er staat steeds een back-up voor je klaar. 3 Extra expertise in huis : Een extra paar handen verlicht niet alleen het vele werk, met een hr- consultant haal je de juiste kennis ook letterlijk in huis. De sociale wetgeving verandert voortdurend, dus het is geen overbodige luxe om een specialist aan je zijde te hebben. Zo ben je er zeker van dat je elke maand voldoet aan de talrijke wettelijke verplichtingen rond payroll. Wat outsource je dan? Hr-outsourcing is geen alles-of-niets-keuze. Jij beslist welke taken je wel of niet toevertrouwt aan een externe specialist. Hoe het ook zij: sommige processen worden vaker uitbesteed dan andere. Benieuwd naar de 4 populairste? Dit zijn ze. 1 Payrollberekeningen: Met stip op 1. De tijdige uitbetaling van het loon is cruciaal voor een goede verstandhouding met je medewerkers, maar ook complex. 2 Personeelsadministratie: Geen loonberekening zonder administratie. Arbeidsovereenkomsten opstellen, werkschema’s invoeren, overuren registreren … Dit deelproces is vaak te tijdrovend, complex en foutgevoelig. 3 Verlofadministratie : Elk type verlof moet je aanvragen, goedkeuren en invoeren in het loonsysteem. Het gevolg? Er sluipen al snel fouten in het proces. Reden te meer om een beroep te doen op externe specialisten met de juiste juridische expertise. 1 Tijd om strategisch te groeien Door tijdrovende, 4 Sociaaljuridische vraagstukken : Misschien de vreemde eend in de bijt, maar wel een hr-proces dat vaak deel uitmaakt van een outsourcingverhaal. Dat hoeft ook niet te verbazen: de personeelsdienst krijgt dagelijks talloze vragen van medewerkers én managers te verwerken. Sommige daarvan kunnen zelfs een juridisch of financieel staartje krijgen wanneer een gebrek aan kennis of aandacht fouten veroorzaakt. Payroll- en hr-administratie: to outsource or not to outsource? Deze vier hr-processen kun je allemaal samen outsourcen, maar je kunt er evengoed een of twee uitkiezen. De gouden regel bij hr-outsourcing: jij beslist. Benieuwd naar de andere voordelen van hr-outsourcing? Download ons e-book en word in geen tijd specialist: www.sdworx.be/ ebookoutsourcing. ● Brussel Metropool - december 2019 ❙ 29 © Shutterstock
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Je gelukkig voelen op je werk is ieders recht en allemans opdracht Streven we niet allemaal naar geluk, ook op ons werk? Daar brengen we immers meer tijd door dan thuis. Maar wat bepaalt of we ons er goed voelen? Wij stelden de vraag aan twee experts en enkele werknemers. A ls we zeggen dat de stress op het werk toeneemt, trappen we beslist een open deur in. Te veel werknemers staan onder druk, krijgen te veel opdrachten, hebben te weinig collega’s enz. Zij lopen nog zelden stressvrij rond en dat kan hun gezondheid aantasten. Kijk maar naar de onophoudelijk stijgende cijfers van het absenteïsme wegens toxische stress, het aantal mensen met een burnout of een te hoge mentale belasting. Griet Deca, Chief Happiness bij Tryangle, meent dat “de wet op het welzijn bij de uitvoering van werk de werknemers niet langer voldoende beschermt.” Mogelijke oorzaken hiervoor zijn het feit dat wij steeds online zijn, terwijl de grens tussen werk en privé vervaagt. “Wij doen permanent een beetje van alles en dat heeft een nefaste uitwerking op onze gezondheid. Ons brein is niet geprogrammeerd om de hele tijd overprikkeld te worden”, zegt Stéphanie van de Perre, coach, consultant en trainer bij Growing Attitude. “Ook perfectionisme is een belangrijke bron van stress: hoe verzoen je dat immers met het tempo en de werklast die aan de werknemers worden opgelegd?” Griet Deca meent dat een van de oplossingen erin bestaat om zoveel mogelijk bedrijven aan te moedigen om preventief te handelen: “Werknemers gelukkig maken moet voor bedrijven een prioriteit zijn”. Stéphanie van de Perre is het hiermee eens, maar spreekt liever over levenskwaliteit op de werkvloer: “Bedrijven moeten in actie komen vóór werknemers zich slecht beginnen te voelen. Ze dragen de verantwoordelijkheid om een optimale omgeving te creëren waarin de werknemer zijn taken in een constructieve context kan uitvoeren.” Griet Deca (Tryangle) Bedrijven die beseffen dat ze verantwoordelijk zijn Beide experts zijn blij dat bedrijven steeds beter inzien hoe belangrijk welzijn en geluk op het werk zijn. “De mentaliteitsverandering gaat traag, maar ze is er”, aldus Griet Deca. Dat blijkt ook uit de Week van het Werkgeluk die Tryangle in september organiseerde: “Heel veel bedrijven namen deel, organiseerden acties en ondertekenden ons Manifest van het Werkgeluk.” “Steeds meer bedrijven investeren hier inderdaad in, ook al weten ze niet altijd hoe eraan te beginnen”, meent ook Stéphanie van de Perre. Bedrijven begrijpen voor welke uitdagingen ze staan en wat dit hen kan opleveren. Veel studies tonen het verband aan tussen het prestatieniveau en de levenskwaliteit 30 ❙ Brussel Metropool - december 2019 © Getty D.R. Talentbeheer van werknemers op het werk. “Menselijk kapitaal moet je waarderen en koesteren. Je positioneren als een organisatie met aandacht voor het welzijn van haar medewerkers is ook een instrument om talent aan te trekken en te behouden.” Maar wat bepaalt ons welzijn op het werk? Stéphanie van de Perre ziet drie grote pijlers voor de levenskwaliteit op het werk. De eerste is het management, de manier waarop de workflow, werklast, jobinhoud, communicatie en managementmethodes worden georganiseerd. De intermenselijke relaties vormen de tweede pijler: de sfeer tussen medewerkers, de relaties Stéphanie van de Perre (Growing Attitude) met en de ondersteuning door de hiërarchie. En ten slotte is er het individu zelf. Is het werk zinvol voor hem of haar? In overeenstemming met zijn of haar waarden? Welke evolutiemogelijkheden zijn er? Is er een goed evenwicht tussen werk en privé? Het belang van deze pijlers kan voor elke werknemer verschillend zijn. Als Chief Happiness stelt Griet Deca vast dat mensen vooral ongelukkig op hun werk rondlopen als ze de indruk hebben dat ze slechts een nummer zijn en als het overzicht over de organisatie ontbreekt. “Wie de zin van zijn werk niet inziet, haalt er ook geen voldoening uit”, zegt ze. Ook destructieve communicatie, onder collega’s en met leidinggevenden, speelt een belangrijke rol. Onze experte wijst erop hoe belangrijk het menselijke aspect is en dat niet alleen prestaties en productiviteit een rol mogen spelen. “Op je werk moet je ook kunnen praten over koetjes en kalfjes, over je vakantie en je kinderen.” Stéphanie van de Perre bevestigt dat bedrijven meer moeten investeren in de “soft skills”-opleiding van hun managers: “Sommige managers zijn heel deskundig op hun domein en komen dan plots terecht aan het hoofd van een team, zonder grondige opleiding. Terwijl ze toch verantwoordelijk zijn voor het welzijn van hun mensen. Daarom moeten ze tools aangereikt krijgen om die rol te vervullen.” De gulden middenweg De grootste uitdaging voor bedrijven die het ernstig menen met het welzijn of geluk op het werk is het vinden van de gulden middenweg, zowel voor bedrijven als werknemers. Een bedrijf is geen pretpark, aan elke job kleven minder aangename aspecten. Stéphanie van de Perre legt uit: “Voor elke persoon moet de balans tussen de zogeheten ‘stressoren’ (alles wat energie opslorpt) en de elementen die juist energie geven positief zijn.” Iedereen zou voor zichzelf moeten nagaan hoe hij of zij zich voelt en daarbij ook rekening houden met het privéleven. “Als je thuis veel last hebt van diverse stressoren, heeft dat natuurlijk ook een impact op je werk – en omgekeerd.” Ook in bedrijven is die oefening nuttig: elke medewerker ontvangt een persoonlijke balans, de hiërarchie een geanonimiseerd rapport van de energietoestand van alle medewerkers, met specifieke aanbevelingen. “Genoeg om organisaties en werknemers ideeën te geven om vooruitgang te boeken …”, besluit Stéphanie van de Perre. ● Gaëlle Hoogsteyn Werknemers krijgen het woord • Maëlle, 35 jaar, event organizer: Ik voel mij blij en tevreden op mijn werk als we een groot project succesvol afsluiten. Na wekenlang rushen en stressen kijk ik uit naar een adempauze.” • Axelle, 27 jaar, administratief bediende: “Ik ben niet heel gelukkig op mijn werk, want ik haal weinig voldoening uit mijn jobinhoud. Mijn leidinggevende onderschat voortdurend de tijd die ik nodig heb voor taken en verstaat niet dat ik zo vaak verdrink in het werk.” • André, 55 jaar, logistiek manager: “Ik ging altijd graag werken, tot er twee jaar geleden een nieuwe leidinggevende kwam, die op 30 jaar meent alles te weten en veranderingen oplegt zonder enig nut. Ik sta niet negatief tegenover aanpassingen, maar ik vind dat er ook rekening zou moeten worden gehouden met onze ervaring en knowhow.” • Cassandra, 38 jaar, boekhoudster: “Een van de mooiste aspecten van mijn werk is het goede evenwicht tussen werk en privéleven. Ik heb bovendien een vertrouwensrelatie met mijn baas. Hij twijfelt nooit om mij een dagje te laten telewerken als ik om één of andere persoonlijke reden thuis moet zijn. Hij weet dat hij op mij kan rekenen om het werk altijd op tijd klaar te krijgen.” • Alain, 50 jaar, community manager: “Of je gelukkig bent op je werk hangt van veel factoren af. Wat ik het belangrijkste vind? Een goede verstandhouding en collegiale en eerlijke samenwerking met mijn rechtstreekse collega’s, erkenning, respect en transparantie van de hiërarchie en ten slotte leuk werk dat voor mij zinvol is.” • Amélie, 42 jaar, marketeer: “ De relaties met mijn collega’s en het management zijn voor mij doorslaggevend. Ik moet hun manier van werken zinvol vinden en me gerespecteerd voelen bij elk contact. Ik wil duidelijkheid in wat mijn manager van mij verwacht, maar ik moet ook creatief kunnen innoveren en me daarbij door haar gesteund voelen.” Brussel Metropool - december 2019 ❙ 31 D.R.
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Talentbeheer Betere prestaties van teams en controlebehoud Volgens Gallup voelt 6% van de werknemers zich betrokken bij hun werk. Het welzijn op de werkplek lijdt hieronder. Waarom dit onthutsende resultaat? (Coproductie) E en allereerste reden is "archaïsch management" of "command & control". Een dergelijk management negeert de waardigheid van de mens en belemmert de opkomst van collectieve intelligentie. Tekens die dit bevestigen? De generaties Y en Z zullen in 2030 70% van de beroepsbevolking vertegenwoordigen. Welzijn op het werk is voor hen véél belangrijker dan salaris: 56% weigert elke samenwerking met bepaalde werkgevers vanwege hun ethiek en 49% weigerde reeds missies omdat die indruisen tegen hun waarden. Een andere oorzaak is organisatorische planning: om prestatieredenen structureert het bedrijf zichzelf op een rationele manier. Dit veroorzaakt een gebrek aan wendbaarheid tussen medewerkers/afdelingen. E-mail is hier een van de factoren. De bliksemsnelle opeenstapeling van nieuwe taken wekt bij de werknemers een gevoel van frustratie op, of erger: het onvermogen om een dergelijke stroom het hoofd te bieden, naast het gevoel niet te worden gerespecteerd. Dit alles veroorzaakt stress en demotivatie. En soms absenteïsme. En dan is er nog de angst voor mislukking, een gevolg van de vrees voor een negatieve beoordeling. Hoewel het aantal coaches in individuele begeleiding voortdurend toeneemt, is het aantal burn-outgevallen in België in 5 jaar tijd met 39% gestegen. Om deze negatieve spiraal te doorbreken, dient de bedrijfsleider zich tegelijk innovatief, soepel, motiverend op te stellen. Een specifiek programma op gang brengen kan nuttig zijn, maar is dit zo voor het ganse team? Draagt het bij tot het welzijn op het werk? En dan is er nog "empowerment" van het team om problemen op te sporen, te analyseren en op te lossen. Dit geldt als de ultieme efficiëntie. De 4 pijlers van collectieve intelligentie 1 Naar zichzelf luisteren, zichzelf accepteren, zich organiseren: Iedere medewerker moet zich psychologisch veilig voelen en in staat zijn om zijn emoties te uiten. Vandaar het belang om samen een kader vast te leggen op basis van betrouwbaarheid (betrokkenheid van iedereen), duidelijkheid (taken), structuur (rollen) en impact (doelstellingen). 2 Verschillen op elkaar afstemmen: De sterktes, zwaktes en vaardigheden van elk individu worden geaccepteerd en erkend omdat ze ten dienste staan van het collectief. 3 Oplossingen aandragen: Wanneer wederzijdse luisterbereidheid is bereikt, staat het "ik" ten dienste van het "wij". En het "wij" staat op zijn beurt ten dienste van de visie en doelstellingen van het bedrijf. Bij deze aanpak, toegepast door Henri Ford, zorgen de teams van de verschillende afdelingen voor de transverse vloeibaarheid van de uitvoering. De productiviteit blijft toenemen. 4 Ruimte voor procesoptimalisatie: Niets ligt ooit vast! De gezamenlijk gedefinieerde KPI's dienen om de efficiëntie van de processen te meten. Iedereen heeft het recht om verbeteringen voor te stellen. In deze laatste fase geeft de bedrijfsleider leiding aan een wijs team en treedt hij minder directief op. Om absenteïsme te verminderen, het personeel opnieuw te motiveren en de groei te bestendigen, moeten de breinen de uitdagingen openlijk en collectief kunnen aanpakken. Dit betekent niet dat de baas zijn bedrijf niet meer leidt. We hebben het hier niet over een "bevrijd" model. De bedrijfsleider getuigt echter van nederigheid en behoudt de volledige controle over een weg die elke medewerker zich bewust verbindt te volgen. Dit gebeurt binnen een duidelijk, algemeen aanvaard operationeel kader dat moet bijdragen tot de prestaties van elkaar aanvullende medewerkers die samen gestalte geven aan een gemeenschappelijke visie. Nathalie De Cnijf, Facilitator collectieve intelligentie in bedrijven nathalie.decnijf@ pinwheelscommunity.com www.pinwheelscommunity.com/ 32 ❙ Brussel Metropool - december 2019 D.R. Talentbeheer Laat elke generatie in haar waarde Wie een efficiënt retentiebeleid wil voeren, moet ervoor zorgen dat zowel de jonge als de oude garde van werknemers uitgedaagd blijv haar stem laten hor H et wor bedrijf betaalt voor zijn opleiding en ziet hem later vertrekken naar een concurrent die veel meer geld biedt. Volgens cijfers van Acerta verandert één op de drie werknemers al na één jaar van job. Hoe kan een werkgever ervoor zorgen dat de zogenaamde Generatie Z langer aan boord blijft? Het bedrijf Exellys, dat tech consultants traint en uitstuurt, deed onderzoek bij de 22- tot 28-jarigen die het in dienst heeft. “Het is zeer belangrijk dat jonge mensen zich erkend voelen en gehoord worden”, weet An Siebens, talent development manager bij Exellys. “Het is essentieel dat je hen deel van het bedrijf maakt en een stem geeft.” Volgens Gerrit Sarens, director strategic alliances bij Exellys, moeten werkgevers bereid zijn een mindset shift te maken. “Het is een goede zaak dat mensen ervaring opdoen in andere contexten en jobs. Als iemand dan op zijn 35ste naar zijn vroegere werkgever terugkeert, brengt hij een rijke bagage mee. Jobhoppen heeft misschien ten die geproefd heeft van verschillende bedrijven, dan is dat in jouw voordeel. Die mindset shift zien we nog te weinig bij bedrijven. Eigenlijk moet je zo iemand omarmen.” Ongeduldig Generatie Z is hongerig. Deze jongeren willen transversaal en multidisciplinair leren, en hoe sneller, hoe liever. Bij Exellys ondervinden ze intern ook hoe ongeduldig ze soms zijn. “Na drie à vier maanden heb je al een risico dat ze afhaken, omdat ze vinden dat het niet snel genoeg vooruitgaat”, zegt Gerrit Sarens. “Daar moet je waakzaam voor zijn en er op een gepaste manier op inspelen. Zeker de high potentials, die ook onze doelgroep zijn, hebben een ME cultuur: what’s in it for me? Als ze voelen dat het leerproces vertraagt of opdroogt, dan moet je hen een extra injectie aan uitdagingen geven.” Sarens heeft een concrete tip om met dat ongeduld om te gaan. “Bied hen zijprojecten aan. Laat hen eens parallel aan hun reguliere job van andere dingen proeven. Betrek hen actief bij innovatieprojecten, door naar hun input te peilen. Dat geeft hen een gevoel van waardering. Voorwaarde is natuurlijk dat je minder de hiërarchie doet gelden, terwijl die zeker in grote bedrijven nog grotendeels de norm is.” Duidelijke verwachtingen Silke Wagemakers, teammanager bij hr-dienstverlener Hays, beaamt dat. Om tegemoet te komen aan de verwachtingen van de jonge talenten is een efficiënt retentiebeleid volgens haar onontbeerlijk. “Dat begint bij goede functioneringsgesprekken, die niet enkel de positieve punten, maar ook werkpunten benoemen, zodat deze jonge mensen weten wat ze nog moeten bijschaven. Idealiter koppel je daaraan een persoonlijk opleidingsplan. Je kan er ook bepaalde coaching sessies in opnemen. Jonge werknemers waarderen het enorm dat Brussel Metropool - december 2019 ❙ 33 © Getty
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Talentbeheer De zes karakteristieken van Generatie Z (*) 1. Value driven. Noodzaak om connectie te voelen met de bedrijfsdoelen en -waarden. De job als deel van de eigen identiteit ervaren. 2. Global mindset. Hypergeconnecteerd zijn. Uit zijn op internationale ervaring. 3. ME culture. Zelfontwikkeling als sleutel zien. Verlangen naar persoonlijke coaching en frequente feedback. 4. WE culture. Snakken naar connectie met anderen. Samen willen innoveren. 5. Entrepreneurial mindset. Geloven dat innovatie van iedereen kan komen. Ondernemend willen zijn binnen de organisatie, bijvoorbeeld in zijprojecten. 6. Blurred lifestyle. Meerdere passies koesteren. Flexibel zijn in combinatie werk en privé. (* op basis van onderzoek van Exellys bij haar 22- tot 28-jarige consultants) je naar hun persoonlijke situatie kijkt.” Ook een individuele carrièreplanning, waarin al een plan voor de verdere loopbaan wordt uitgestippeld, verwelkomen ze doorgaans met enthousiasme. “Het is goed in te zoomen op wat iemand persoonlijk ambieert”, weet Silke Wagemakers. “De aspiraties kunnen erg van persoon tot persoon verschillen; uiteraard is niet iedereen even ambitieus. Als je een helder beeld hebt van ieders verwachtingen, wordt het makkelijker om hen te begeleiden.” Open mentaliteit Je retentiebeleid afstemmen op Generatie Z is één ding, maar het is natuurlijk ook zaak om de oudere werknemers, met hun expertise die goud waard is, aan je te binden. Hoe kun je als werkgever bereiken dat zowel de twintigers als de 45-plussers zich thuis voelen op de werkvloer? An Siebens (Exellys): “Onze jonge consultants werken bij de klanten vaak samen met oudere werknemers. De ouderen vinden het best fijn dat die jonge garde hen vervoegt. Vanaf het moment dat je ziet dat ze elkaar vinden – dat kan bijvoorbeeld zijn omdat ze op de middag samen gaan fitnessen – is dat een bonus voor iedereen. Hun leefwerelden kunnen ver uit elkaar liggen. Het is daarom cruciaal dat de twee bereid zijn een stap naar elkaar te zetten.” Als die open mentaliteit een feit is, kan dat wonderen verrichten. Gerrit Sarens (Exellys): “Voor oudere generaties kan de confrontatie heel verrijkend zijn. We noemen dat reverse mentoring: dat wil zeggen dat de ouderen evengoed iets kunnen leren van de jongeren. Laat de verschillende generaties dus gerust samen de tanden zetten in projecten, maar ook eerder informele initiatieven kunnen voor de nodige connectie zorgen. Zo hebben wij klanten waar men traditioneel om tien uur samen koffie drinkt. Dat lijkt misschien oubollig, maar dat is het net niet.” 34 ❙ Brussel Metropool - december 2019 Synergie Een retentiebeleid moet op iedereen gericht zijn. Jong of oud: elke individu apprecieert het gevoel dat zijn participatie erkend wordt en dat hij de kans krijgt om continu te leren. “Oudere werknemers zijn door hun ervaring experts geworden in hun vak, maar het lijkt mij niet onbelangrijk dat zij talenten kunnen herontdekken”, merkt Silke Wagemakers van Hays op. “Het is logisch dat er opleidingen zijn voor de hard skills, omdat je die up-todate moeten houden, sporend met de nieuwste ontwikkelingen. Uit onderzoek is echter gebleken dat je ook de soft skills moet onderhouden, precies door de komst van de nieuwe generatie. Ik denk dan bijvoorbeeld aan het kweken van de vereiste empathie voor de jonge collega’s. Zonder open mindset krijg je geen synergie.” Volgens Silke Wagemakers moet je ernstig rekening houden met de mogelijkheid dat er een generatieclash optreedt. “De jongeren denken dat ze alwetend zijn, omdat ze recht van de schoolbanken komen, en de ouderen omdat ze zoveel expertise bezitten. De waarheid is dat ze samen nog méér weten. Om de twee generaties te verzoenen, moet je ze allebei in hun waarde laten. Ze moeten bereid zijn om van elkaar te leren.” Silke Wagemakers is vooral actief in de retail. Daar merkt ze geregeld dat de synergie waardevol kan zijn. “In de supermarktsector zie je mensen met heel wat kilometers op de teller doorgroeien, van verkoper tot manager. Als er dan starters komen van een management school, die op de hoogte zijn van de laatste nieuwe trends binnen de retail, en de ervaren rot stelt zich open op, dan blijkt die absoluut bereid te zijn om z’n manier van werken, waar hij door de jaren heen aan gewend is geraakt, aan te passen aan de nieuwe inzichten. Omgekeerd kunnen de jonge talenten op het vlak van people management heel wat opsteken van de oudere collega’s.” ● Peter Van Dyck © Getty Talentbeheer Een loopbaangesprek als essentieel onderdeel van een retentiebeleid Een goede loopbaan begint met een goed gesprek. En omdat een loopbaan niet statisch is maar steeds verandert, kan dat gesprek gerust blijven duren. Als werkgevers en werknemers op een mature manier omgaan met verwachtingen en ambities, is er veel mogelijk in een bedrijf. Z o’n gesprek voeren lijkt een evidentie, maar dat is het in veel bedrijven niet. Veel dingen kunnen niet worden besproken op de werkvloer, er blijven veel zaken onuitgesproken. En dat levert frustratie op. Nochtans is die frustratie relatief makkelijk te verhelpen. Door te praten. Want praten werkt. Zowel voor de werknemer als de werkgever. Want als de werknemer openlijk kan spreken over zijn of haar ambities en verwachtingen op de werkvloer, dan kan de werkgever beter inspelen op de wensen en noden van die werkvloer. En dan gaat het niet om een vluchtig gesprek op het einde van het jaar, maar om een regelmatige babbel tussen werkgever en werknemer. Zo’n gesprek heet een loopbaangesprek. Dankzij zo’n loopbaangesprek kan een bedrijf kort op de bal spelen. Stel, je hebt een drukke job en je reist veel. Alles gaat prima, tot plots een familielid of een naaste hulpbehoevend wordt. Je moet er even tussenuit, maar je wil niet dat die pauze een impact zal hebben op je verdere carrière binnen het bedrijf. Wat doe je? Enkel door een volwassen gesprek kunnen de twee gesprekspartners gerust tot een vergelijk komen. We moeten goed beseffen dat een loopbaan geen statisch gegeven is. Soms heb je even een zijspoor nodig, om je daarna opnieuw volledig te geven. Tijdens zo’n gesprek heeft de werknemer dan ook het gevoel dat er naar hem of haar geluisterd wordt. Er is aandacht. En dat kan op zijn beurt weer helpen om werknemers aan boord te houden. Uitstroom kan vermeden worden Zo’n loopbaangesprek en een open gesprekscultuur is ook Brussel Metropool - december 2019 ❙ 35 essentieel in een hedendaags retentiebeleid. Bedrijven moeten bewuster omgaan met het feit dat iemands ambities en verwachtingen kunnen evolueren tijdens zijn of haar loopbaan. Niet alleen de werkgever moet bewust worden van die evolutie, ook de werknemer. Beide partners moeten de tools krijgen om de juiste woorden en manieren te vinden om correct te kunnen spreken over carrièreplannen. Veel uitstroom uit een bedrijf kan echt voorkomen worden. Maar dan moeten werknemers en werkgevers wel regelmatig in gesprek gaan met elkaar. Hoe kan ik zelf mijn loopbaan vormgeven? Zowel inhoudelijk als praktisch. En de werkgever kan zich dan ook de vraag stellen wat de werknemer aankan en waar hij of zij heen wil. Een win-winsituatie. Door de gesprekscultuur te professionaliseren, kan de werkgever veel beter inspelen op de veranderingen binnen zijn of haar bedrijf. Dat zorgt bovendien ook voor een verhoogd gevoel van respect en vertrouwen op de werkvloer. Mensen moeten natuurlijk ook wel beseffen dat zo’n gesprek niet betekent dat elke wens kan ingewilligd worden. Elk bedrijf is anders. In sommige bedrijven is meer mogelijk dan in andere, dat is evident. Maar spreken is te belangrijk om het niet te doen. Dankzij zo’n gesprekscultuur kan de werknemer misschien ook accepteren dat er op korte termijn niet veel manouvreerruimte is, maar op langere termijn wel. Het is geven en nemen. En dat schept een vertrouwen. Niet alleen werknemers vinden niet altijd de woorden om hun ambities te verwoorden, ook wergevers zijn niet altijd even duidelijk in waar ze heen willen. Ik heb gemerkt dat heel wat werkgevers denken dat het heel duidelijk is wat een mogelijk parcours is binnen het bedrijf, maar in de praktijk blijkt dat helemaal niet het geval.” Kijk, het is heel simpel. De maatschappij is in volle beweging. Bedrijven zijn in volle beweging. En loopbanen ook. Die zijn niet meer zo statisch als vroeger. Dan moeten we daar met z’n allen beter op inspelen. Ik ben ervan overtuigd dat we de werkvloer zo een betere plek kunnen maken. Kathy Rosseel, Career Management Manager bij Daoust krosseel@daoust.be www.daoust.be © Getty
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Transitie Een curator voor de productieve economie De productieve economie wordt opnieuw belangrijker voor Brussel. De voorbije vijf jaar heeft de sector een echte boost gekend en komen er steeds meer start-ups en aanverwante projecten bij. Hoe kan Brussel zulke innovatieve productiebedrijven ondersteunen en zonder andere stedelijke noden uit het oog te verliezen? P roductie zit in het DNA van Brussel. Van de lakenindustrie uit de middeleeuwen tot de hoogdagen van de industriële revolutie van de negentiende eeuw. Na een halve eeuw van verval is de productieve economie helemaal terug in Brussel. Er wordt weer geproduceerd in de stad: bier, chocolade, auto’s, gebouwen, nieuwe technologie of afvalbeheer. De productiesector schept opnieuw banen. De Brusselaar herontdekt zijn industriële verleden en leert tegelijk opnieuw leven met fabrikanten als buren. De interesse in de productiesector is vergroot, dankzij enkele publieke en private initiatieven. Brussel is zoveel meer dan de bureaucratische hoofdstad van Europa. Brussel is één van de eerste steden met een eigen plan voor de circulaire economie en sinds kort ook voor de industrie. Die politiek heeft gezorgd voor een groeiend aantal innovatieve startups en projecten, vooral in de bouw- en de voedingssector. Abattoir bijvoorbeeld, vandaag een van Europa’s grootste gebouwen met geïntegreerde stadsserres, een ondergrondse champignonboederij, een micro-greens incubator en een bedrijf dat niet-verkochte groenten verwerkt tot soep. Een andere productiehub is Greenbizz. De populariteit van de sector veroorzaakt wel spanningen met andere activiteiten in de stad. Plaats is schaars en iedereen vecht voor plek voor huisvesting, parken of kantoren. Onderzoek van VUB-onderzoekster Sarah De Boeck wijst uit dat Brussel in de voorbije 18 jaar zo’n 16 procent aan ruimte is verloren die gewijd was aan logistiek of productie. De Brussels productiesector is geïsoleerd en, volgens het project ‘Cities of Making’, is de grootste uitdaging dan ook om die beter te coördineren. Er bestaat vandaag geen enkele speler op de markt die de productieve sector ondersteunt en ontwikkelt, geen enkele die bedrijven met elkaar in contact brengt, voor een betere infrastructuur zorgt of de kenniseconomie met de productie-economie verbindt. Er is bovendien ook geen enkele speler die de gentrificatie van productiesites tegengaat en alternatieven aanbiedt om braakliggende industriële terreinen te herontwikkelen. Een curator voor het grondgebied Zo’n speler, een curator van het grondgebied, zou makers, denkers, de publieke en de private sector kunnen samenbrengen. Het is een essentiële rol. Zo’n curator zou de productieve sector kunnen helpen ontwikkelen, maar zou bovenal een eengemaakte visie en doelstellingen kunnen uitdragen voor de sector. Maar hoe? Wordt het een publiek agentschap, een NGO of een privébedrijf? We kijken even naar het buitenland. De Oostenrijkse hoofdstad Wenen, een stad die al jaren pionier is om zijn productiesector te beschermen, start in januari 2020 met een publiek-private samenwerking tussen het publieke Vienna Business Agency en de Oostenrijkse Kamer van Koophandel. Het resultaat is ‘Vienna Business Districts’, waarbij de stad opgedeeld wordt in drie zones met elk een speciale business manager. De Londense NGO The Guardian of the Arches, werd opgericht nadat de spoorwegbruggen er werden geprivatiseerd en helpt bedrijfjes te starten onder die centrale locaties. Vlaamse bedrijventerreinen hebben eigen managers, met interessante resultaten. En in de VS geeft de Urban Manufacturing Alliance steun en kennis aan kleine bedrijven. Brussel hoeft niet te wachten tot de productiesector zichzelf zal helpen, dat zal niet gebeuren. Er zijn veel spelers op de markt en daarom is er iemand (of een organisatie) nodig die de belangen van de productieve economie ter harte neemt. Brussel moet er zo voor zorgen dat de productieve sector een plek krijgt in de stad van de 21e eeuw. ● Adrian Hill, Coordinator Cities of Making 36 ❙ Brussel Metropool - december 2019 © Belga OM STERK TE STAAN OP DE MARKT VAN MORGEN Seminaries en opleidingen op maat van de bouwprofessional actief in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. SEMINARIES • Duurzame gebouwen en brandbescherming // 0,5d • Circulaire economie toegepast op de technische installaties // 1d • Analyse van de levenscycluskost van gebouwen (LCC) // 0,5d OPLEIDINGEN • Renovatie met een hoge energie-efficiëntie // 3d • Circulair en omkeerbaar ontwerpen // 2d • Duurzame materialen // 2d • Hergebruik van materialen en bouwelementen // 1,5d • Akoestiek // 2d • Energie: basisprincipes // 2d • Stadslandbouw en duurzame gebouwen // 2d • Energiebeheer // 3d • Warmtepomp // 2d • Ventilatie // 2d • Regenwaterbeheer op het perceel en in de openbare ruimte // 2d + 1d 50€/DAG - JAN – JUNI 2020 WWW.LEEFMILIEU.BRUSSELS/ OPLEIDINGENDUBO © Batex Henegouwenkaai - Architect : A.M. L’Escaut MSA Grontmij - Foto : Bernard Boccara FACILITATOR DUURZAME GEBOUWEN Een gratis helpdesk met experten voor uw projecten in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest 0800 85 775 facilitator@leefmilieu.brussels GIDS DUURZAME GEBOUWEN Ontwerphulp voor de professional www.gidsduurzamegebouwen.brussels
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Legal Het hervormde Wetboek van Vennootschappen: gevolgen voor ondernemers Het nieuwe wetboek van vennootschappen is sinds 1 mei van kracht en verandert veel voor (toekomstige) ondernemers. Het aantal vennootschapsvormen vermindert en de oprichting van een BV, die de BVBA vervangt, is nu gemakkelijker: één bestuurder volstaat en er wordt geen startkapitaal meer vereist. In oktober organiseerde Beci een rondetafelgesprek met deskundigen om de krachtlijnen en de gevolgen van deze hervorming te bespreken. D rie grote veranderingen kenmerken het nieuwe Wetboek van Vennootschappen, zegt Paul-Alain Foriers, advocaat bij het Hof van Cassatie en partner bij Simont Braun, die nauw bij deze hervorming werd betrokken. Moderner, eenvoudiger en flexibeler Ten eerste een broodnodige modernisering. “De oorspronkelijke teksten van het Wetboek dateren uit 1999 en ondergingen ettelijke wijzigingen. Hierdoor kwamen tegenstrijdigheden aan het licht. Het vennootschapsrecht, maar ook het vrij gelijkaardige verenigingsrecht, waren dus aan een verjongingskuur toe. Bovendien moest deze Belgische wetgeving zich competitief opstellen ten opzichte van het buitenland. De nieuwe BV zonder verplicht kapitaal is nu vergelijkbaar met andere ondernemingsvormen in Europa.” Ten tweede een vereenvoudiging. “Het aantal vennootschapsvormen neemt af. Ook de definitie van een vennootschap is nu anders: ze hoeft niet langer uitsluitend winst te beogen. Ze kan zelfs een belangeloos doel nastreven, voor zover ze iets kan uitkeren aan de vennoten. Enkele praktische aspecten zijn nu eenvoudiger: BV’s en NV’s kunnen bestaan uit één enkele vennoot, hoewel dit aantal aan geen enkele beperking meer is onderworpen.” En ten derde veel meer flexibiliteit: “Met de hervorming ontstaat een bijzonder flexibele BV, met heel wat mogelijkheden: aandelen met enkelvoudige, meervoudige of geen stemrecht, geen beperking meer op de mogelijkheid om aandelen zonder stemrecht te hebben, converteerbare obligaties, met inschrijvingsrecht … Het is best mogelijk om zeer weinig aandelen te hebben in de herverdeling van de winst en toch een zeer groot aantal stemrechten te bezitten.” Een nieuwe opvatting van aansprakelijkheid Met de BV verandert ook de aansprakelijkheid van de vennoten. Een toelichting van Jean-Pierre Riquet, fiscaal jurist en expert bij de FOD Economie: “De aansprakelijkheid van de oprichters wordt gehandhaafd, maar enigszins veranderd. Ten tijde van de BVBA waren alle oprichters aansprakelijk tijdens de oprichtingsperiode. Vandaag kan in een BV met bijvoorbeeld zeven, acht of negen oprichters, een deel van die oprichters aansprakelijk zijn terwijl anderen eenvoudige kapitaalinbrengers zijn, zoals in de NV.” Ook de omvang van de aansprakelijkheid verandert: het maximumbedrag hangt af van de omzet en de balans van de onderneming. “Het wisselt tussen 125.000 en 12 miljoen euro”, verduidelijkt Paul-Alain Foriers. “Deze beperking is weliswaar inhoudelijk verzwakt. In de praktijk is ze slechts van toepassing op incidentele kleine fouten. Ze geldt niet voor repetitieve kleine fouten, grove nalatigheid en, uiteraard, fraude. Wel blijft het verboden om met de bestuurders een clausule te voorzien die de aansprakelijkheid beperkt.” 38 ❙ Brussel Metropool - december 2019 © Getty Legal Alleen de rechtbanken zijn bevoegd om de aard van de fout te bepalen. “Het al dan niet opzettelijk verzuimen van RSZbijdragen, btw enz. tijdens twee of drie kwartalen wordt bijvoorbeeld niet meer als een kleine fout beschouwd”, weet Jean-Pierre Riquet. “Eerst de Staat wordt betaald, en pas daarna de leveranciers. Nochtans doet iedereen het tegenovergestelde. Het niet uitbetalen van verbrekingsvergoedingen aan een ontslagen werknemer is ook niet langer een kleine fout. De beperking van aansprakelijkheid bij kleine fouten heeft wel het voordeel dat de aansprakelijkheid van de bestuurder gemakkelijker kan worden verzekerd.” Krediet en financieel plan De banksector als kredietverstrekker beschouwt deze hervorming niet als een ingrijpende verschuiving. “Dit verandert niets fundamenteels in ons kredietbeleid”, zegt Nancy Godfroid, Business & Innovation Banker – Starters, Zelstandigen en KMO’s, bij de bank ING. “Voor starters blijven we zeer attent op het ingebrachte kapitaal, dat een minimumwaarde moet bereiken. Onze analyse zal zich toespitsen op de eigen inspanningen van de ondernemer, zijn opleiding, voorgeschiedenis en managementvaardigheden. Ik wijs starters nog steeds op hun aansprakelijkheid, de logica en de haalbaarheid van hun activiteit vandaag, in functie van hun startkapitaal. We hebben de opening van talrijke nieuwe bedrijfsrekeningen vastgesteld, nu de oprichting van een onderneming vlotter verloopt. Toch hebben we nog niet veel verzoeken om startfinanciering ontvangen.” De eisen bij de samenstelling van het financieel plan zijn echter verstrengd, aldus Jean-Pierre Riquet: “Er bestaan nu twee nieuwe verplichtingen. Ten eerste moeten alle hypothesen die hebben geleid tot de verkoopprognose op 12 en 24 maanden in detail worden toegelicht. Ten tweede moeten de cashflowplannen na 12 en 24 maanden ook in detail worden beschreven. Vele ondernemers deden dit al op een nauwgezette manier, maar anderen waren minder zorgvuldig. Dit kon problemen opleveren als een faillissement zich tijdens de oprichtingsperiode voordeed.” Het belang van statuten Ook nieuw in het Wetboek van Vennootschappen: BV’s aanvaarden de inbreng van nijverheid en knowhow. “Dit beantwoordt aan een werkelijke behoefte”, stelt notaris Sophie Maquet, Vennoot bij Sophie Maquet & Stijn Joye. “Ik denk bijvoorbeeld aan de wijk van het Terkamerenbos en aan al de daar gevestigde spin-offs van universiteiten waar de onderzoeker ideeën inbrengt, maar geen echt kapitaal. De inbreng van nijverheid is in feite een verbintenis van de onderzoeker. De vraag is natuurlijk hoe je deze persoon kunt verplichten zijn of haar bijdrage te leveren. Er is hier geen sprake van geld, maar van arbeidskracht en denkwerk. Dit moet duidelijk in de statuten worden vermeld.” Eventuele geschillen kunnen worden geregeld dankzij een bemiddelings- of arbitrageclausule, eveneens in de statuten. “Bij voorkeur worden beide formules voorzien. Voor het geval de bemiddeling geen resultaten oplevert en iedereen toch een zeer lange juridische procedure wil vermijden. De arbitrageprocedure verloopt normaliter veel sneller”, zegt Paul-Alain Foriers. De hervorming zorgde voor meer vrijheid bij het opstellen van de statuten. Wat niet is veranderd, is dat alles in de statuten moet staan. Sophie Maquet: “Zo’n 80% van de ondernemingen heeft standaardstatuten. Soms is maatwerk nochtans vereist. Zo bijvoorbeeld voor familiebedrijven of starters. Als de oprichter bijvoorbeeld zijn macht wil behouden en investeerders wil aantrekken, kunnen de statuten zijn stemrecht versterken, die van investeerders verminderen of een vetorecht instellen op bepaalde investeringen. Dit alles moet in de statuten worden verduidelijkt.” “Zo niet, dan gelden de aanvullende regels”, waarschuwt Jean-Pierre Riquet. “Draag dus de nodige zorg aan het opstellen van statuten die overeenkomen met de onderneming. Desnoods moet u de statuten wijzigen.” Enkele ‘kliks’ om een bedrijf op te richten Met de hervorming van het Wetboek van Vennootschappen kan een oprichtingsprocedure sneller verlopen, onder andere dankzij wettelijke publicaties. “Theoretisch gaat het nu sneller”, bevestigt Sophie Maquet. “Wij richten de vennootschap om 9 uur op en een uur later is die online. Ook bij de wijziging van statuten zal dit binnenkort zo verlopen.” De oprichting van vennootschappen die geen authentieke akte vereisen (vzw’s, commanditaire vennootschappen enz.) kan nu bijna met één enkele klik gebeuren via de portaalsite www.e-greffe.be/evzw/nl_BE/homepage. “Een bijzonder nuttig portaal. Maar als u een authentieke akte nodig hebt, bijvoorbeeld voor een BV, een IVZW of een stichting, dan moet dit via een notariskantoor gebeuren”, vermeldt de heer Riquet. “Om de oprichting van de vennootschap te voltooien, kan de ondernemer via de website www.startmybusiness.be zijn statuten online invullen en versturen naar de mailbox van de notaris van zijn keuze. De notaris zal de ondernemer dan oproepen om de oprichting finaal te voltooien.” ● Cédric Lobelle Contact en info : Alexis Bley, Juridisch Adviseur Beci ; +32 473 13 05 18, ab@beci.bee Brussel Metropool - december 2019 ❙ 39
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Dynamiek Overheidsopdrachten: waar staan we met de wet van 17 juni 2016? De nieuwe wet op overheidsopdrachten trad op 30 juni 2017 in werking en bracht aanzienlijke wijzigingen aan een reeds zeer ingewikkelde materie. Waar staan we, twee jaar later? Een overzicht met Christophe Dubois, advocaat en vennoot bij Equal Partners. «Een van de grootste problemen met deze nieuwe wet is dat aanbestedende machten onvoldoende tijd hebben gehad om zich op de inwerkingtreding voor te bereiden, onder andere wat betreft de uitvoering van opdrachten”, steekt Christophe Dubois van wal. De regels voor de uitvoering van opdrachten werden trouwens pas begin juni 2017 beschikbaar. De aanbestedende machten kregen daardoor minder dan een maand de tijd om de regelgeving te assimileren en hun werkwijze bij te sturen. “Ze waren onthutst, vooral door de maatregelen tegen sociale dumping in onderaanneming, door de herzieningsclausules en de toegestane wijzigingen. Ze hebben de grootste moeite gehad om zich deze nieuwigheden toe te eigenen. Twee en een half jaar later is dit nog steeds het geval.” Tegenwoordig nemen veel aanbestedende machten bijvoorbeeld genoegen met het louter overnemen van de herzieningsclausules die in de reglementering staan, zonder zelf een aantal eigen herzieningsclausules te voorzien. “Spijtig dat het Koninklijk Besluit niet veel vroeger werd uitgebracht. Op die manier hadden de aanbestedende machten zich met de materie vertrouwd kunnen maken.” Meer risico’s en meer werk Christophe Dubois wijst op een tweede moeilijkheid: de opname van sociale, ecologische en ethische clausules in het lastenboek. “Aanbestedende machten weten niet hoe ze daarmee moeten omgaan en gebruiken dus te goeder trouw modellen die ze op het internet vinden of die ze hebben gekregen, maar die weliswaar fouten bevatten.” 40 ❙ Brussel Metropool - december 2019 En inzake uitsluitingsclausules oordeelt onze deskundige dat het administratief werk van de aanbestedende machten in omvang is verdubbeld voor opdrachten die de Europese drempel overschrijden. Anderzijds is er niets voorzien voor zeer kleine opdrachten. “Je zou bijna kunnen stellen dat om een boeketje bloemen van € 30 te kopen, de aanbestedende macht ten minste drie economische spelers moet raadplegen en hiervan de bewijzen bewaren”, schertst Christophe Dubois, die meent dat dit echt te ver gaat. “In dit opzicht biedt de onderlinge verdeling van overheidsopdrachten een interessant alternatief.” Bovendien zal vanaf januari 2020 de totale dematerialisatie van overheidsopdrachten de economische spelers – KMO’s inbegrepen – ertoe verplichten hun offertes elektronisch in te dienen. “Dit betekent dat deze mensen over de nodige uitrusting en vaardigheden moeten beschikken en het verhoogt het risico dat offertes uit de selectie worden geweerd wegens een eventuele computerfout.” Christophe Dubois stelt dat deze nieuwe wet een aantal maatregelen voorziet om KMO’s een gemakkelijker toegang te verschaffen tot overheidsopdrachten, maar die tegelijk de aanbestedende machten blootstellen aan extra risico’s. Een voorbeeld is dat de aanbestedende macht rekening moet houden met de verdeling van de opdracht in percelen. “Doet ze dit niet en er komt een klacht, dan Christophe Dubois © Getty D.R. neemt ze een risico.” Een ander voorbeeld is het onderzoek naar de regelmatigheid van de inschrijvingen, waarbij de aanbestedende macht de conformiteit van de prijzen moet controleren. “In principe is dit niet haar taak. Het maakt haar het leven bovendien erg moeilijk, zo niet onmogelijk, met een hoger risico van verhaal.” Steeds ingewikkelder Ook onder de inschrijvers heerst ongenoegen. “Ze hebben zich eveneens moeten aanpassen aan de nieuwe wetgeving, maar in tegenstelling tot de aanbestedende machten hebben zij in deze materies weinig of geen opleiding kunnen genieten. Er bestaan wel mogelijkheden, maar je moet er de tijd en de middelen voor hebben.” Kleine opdrachten zijn bijzonder aantrekkelijk voor KMO’s, maar de procedure is vandaag zodanig complex dat mensen ontmoedigd geraken. Onze deskundige raadt kleine bedrijven daarom aan om zo lokaal mogelijk te werken en zich bekend te maken bij de lokale aanbestedende machten, die heel wat opdrachten te gunnen hebben onder flexibelere voorwaarden. Christophe Dubois: “Paradoxaal genoeg komt de vooruitgang van de nieuwe wetgeving niet rechtstreeks ten goede aan overheidsopdrachten. Sommige maatregelen zijn uiteraard positief, maar ze hebben geen invloed op de aanbestedingsprocedures als zodanig. De aanbestedende machten én de inschrijvers hebben vandaag duidelijk niet de vereiste vaardigheden om aan deze nieuwe eisen te voldoen. In de loop der jaren is deze regelgeving zo complex geworden dat het voor alle spelers rond overheidsopdrachten uiterst moeilijk is geworden om deze materie te beheersen en de relevante jurisprudentie te volgen.” ● Gaëlle Hoogsteyn Elektronische facturatie op komst Naar aanleiding van de opname van een Europese richtlijn in onze nationale wetgeving moeten al onze administraties sinds april 2019 e-facturatie aanvaarden als onderdeel van hun overheidsopdrachten. Uitleg krijgen we van Brahim Ammar Khodja, project manager bij Easybrussels, het Brusselse Agentschap voor administratieve vereenvoudiging. Wat is een elektronische factuur? Elke factuur die wordt uitgereikt, verzonden en ontvangen in een gestructureerde elektronische vorm (XML-format), waardoor zij automatisch en elektronisch kan worden verwerkt. Concreet vertrekt dit type factuur rechtstreeks van het boekhoudpakket van de leverancier naar een gelijkaardig pakket bij de klant, zonder menselijke tussenkomst. Gescande of PDF-facturen die per e-mail vertrekken worden daarom niet beschouwd als elektronisch. Brahim Ammar Khodja (Easybrussels) Welke voordelen houdt e-facturatie in voor ondernemingen? Om te beginnen een administratieve vereenvoudiging. Elektronische facturatie elimineert manuele taken en de gegevensinput bij het opstellen van de factuur. U bespaart er dus geld mee, zowel bij het verzenden als bij het ontvangen. Het Federaal Agentschap voor Administratieve Vereenvoudiging berekende dat een overschakeling naar 100% elektronische facturatie in België jaarlijks meer dan 3 miljard euro zou besparen. Automatisering gaat ook gepaard met een kortere betalingstermijn, zeker welkom bij zelfstandigen en kleine bedrijven die het zich niet kunnen veroorloven om lang te wachten op betaling. Tot slot vermindert e-facturatie de impact op het milieu ten opzichte van papieren of e-mail facturen. Zijn bedrijven nu verplicht om elektronische facturen naar administraties te sturen? Daartoe bestaat er in België nog geen algemene verplichting. Sommige administraties leggen dit echter al op aan hun leveranciers, vooral in Vlaanderen. Ook het Brusselse Gewest wil hier vanaf 2020 mee opschieten, en voorziet een begeleiding van de zelfstandigen en kleine ondernemingen. Hoe kunnen zelfstandigen en KMO’s die niet over de nodige IT beschikken, elektronische facturen sturen? Er bestaan vandaag tientallen oplossingen voor boekhoudkundig beheer waarmee elektronische facturen volgens de regelgeving kunnen worden verstuurd. Bedrijven die niet zijn uitgerust nemen best contact op met hun huidige leverancier of raadplegen het internet. Wat beveelt u aan inzake elektronische facturatie voor Brusselse KMO’s? De stap naar elektronische facturatie betekent modernisering en besparingen. Ik raad deze bedrijven dan ook aan zich te informeren en de oplossing te kiezen die bij hun situatie past. Brussel Metropool - december 2019 ❙ 41 D.R.
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Starter Space Laser Games : fun events In Etterbeek biedt Jérôme Desombre een veelzijdige ruimte voor particulieren en bedrijven die er evenementen willen organiseren. Het geheel kreeg er onlangs een nieuwe attractie bij: de Space Team Games. Jérôme Desombre in volle actie N a een loopbaan in de financiële sector veranderde Jérôme Desombre tweeënhalf jaar geleden totaal van activiteit, met de opening van de Space Laser Games in Etterbeek. Hij ontdekte deze activiteit dankzij kennissen in Parijs en besloot een gelijkaardig avontuur te wagen in Brussel, waar hij al enkele jaren woonde. Sinds de lancering in het voorjaar van 2017 kent Space Laser Games steeds meer succes, zowel bij particulieren (in het weekend) als in de bedrijfswereld (tijdens de week). “Dankzij onze veelzijdige ruimte van ongeveer 750 m², waarvan het doolhof 500 m² inpalmt, bieden wij de grootste laser game in Brussel”, aldus Desombre. “De ruimte is privatiseerbaar en kan worden gebruikt voor een teambuilding, mét een vergaderruimte voor zowel werk als catering.” De laser game is een geweldige attractie en volgens Jérôme Desombre “150% fun”. “Met deze activiteit speel je je stress kwijt en beleef je plezier. De mensen zijn gedeconnecteerd en leven zich uit. De deelnemers kiezen een naam van een ruimte-superheld en verdwijnen vervolgens de duisternis van het labyrint en een waanzinnige sfeer met rook, muziek enz. Sommige mensen die, tijdens teambuildings, in het begin geen belangstelling hebben, zijn al gauw overtuigd. Zoals ik vaak zeg, is de laser game de enige activiteit waar je je baas mag neerschieten zonder hem of haar pijn te doen en vooral zonder risico om ontslagen te worden! Het is een zeer populaire activiteit in de bedrijfswereld. De ondernemingen moedigen hun mensen trouwens aan onderling hun resultaten en de scorebladen te bespreken en te vergelijken.” Space Laser Games lanceerde onlangs een gloednieuwe activiteit in een zeer ongewone omgeving: de Space Team Games. “Het is een soort mini escape game of Fort Boyard, maar dan zonder dieren of tovenaars”, weet Jérôme Desombre. “We kunnen tot 11 teams van 2 tot 6 personen onthalen, die 11 interactieve, getimede opdrachten moeten voltooien, waarbij sport, observatie, actie en handigheid hand in hand gaan. Het zijn echte, dynamische, geweldloze, collaboratieve en integratieve games, waar iedereen zijn vaardigheden kan inbrengen en zo bijdragen tot het succes van de groep. Deze nieuwe activiteit is ideaal voor een teambuilding omdat het de communicatie en de samenhang tussen de leden van een groep verbetert. Hier is echt teamwerk voor nodig, met verschillende en elkaar aanvullende talenten.” Met deze nieuwe activiteit krijgt de ganse infrastructuur de naam Space Fun Games, met daarin Space Laser Games en Space Team Games. Deze veelzijdige ruimte kan dienen om evenementen te organiseren voor bedrijven, maar ook voor particulieren die bijvoorbeeld een verjaardag vieren. Wegens de groeiende belangstelling en het succes van dit complex, overweegt Jérôme Desombre het concept elders in Brussel en later in andere steden toe te passen. Zeker de Space Team Games, die gloednieuw is op de markt. ● Info : www.space-laser-game.com Guy Van den Noortgate Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • www.beci.be/starter 42 ❙ Brussel Metropool - december 2019 D.R. Community Foto’s van het Beci nieuws Twee miljoen Brusselaars en pendelaars opleiden voor de mobiliteit van de toekomst: dat is de opzet van de Brussels Mobility Store, die Beci en AG Real Estate in de Anspachgalerij, hartje Brussel, hebben ingehuldigd. Multimodaliteit, duurzaamheid en intelligente mobiliteit staan centraal in deze nieuwe 1.000 m² grote ruimte, die oplossingen biedt voor stedelijke mobiliteit … en een testbaan in huis heeft! © Reporters Hoe helpen we vrouwen hun ondernemersactiviteit in Brussel te financieren? Wat zijn de hindernissen? En de kansen? Dit alles kwam aan bod tijdens het seminar ‘Women & Investment: Key to Success’, georganiseerd door Beci en het Womenpreneur netwerk. D.R. Brussel Metropool - december 2019 ❙ 43
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Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van Marguerite de Crayencour Na haar rechtenstudie en een jaar aan de balie van Brussel besefte Marguerite de Crayencour dat ze verkeerd bezig was. Tijdens een kort verblijf met vrienden op de biologische hoeve van de Bec Hellouin in Frankrijk besliste ze alles stop te zetten en bijna drie jaar lang een opleiding te volgen in biologische landbouw en aromatische planten. Vandaag staat ze aan het hoofd van de Jardin des Sens, waar ze meer dan 50 soorten eetbare bloemen kweekt. Marguerite werkt in partnerschap met verscheidene Brusselse restaurants. We polsten dus naar de lekkere adresjes die ze zou kennen … Op reis in een restaurant: Mumtaz. Stap dit Elsense restaurant binnen (foto) en meteen zit u aan tafel met de Indische gastronomie en haar talloze smaken! De tikka massala kip is de specialiteit des huizes. Aan vegetariërs raad ik de linzen-dhal met koningsrijst aan: geweldig! Snelle service en een goede prijs-kwaliteitverhouding. pasta, rechtstreeks op uw tafel. Carbonara met asperges en de pasta al ragù behoren tot de klassiekers van het huis. Een (h)eerlijke en smakelijke keuken, voor genieters! De beste ambassadrice: Chloé Roose ! In zeven jaar tijd werd ze dé food referentie in Brussel. Op haar blog – Brussels Kitchen – geeft ze een overzicht van de smakelijkste eetgelegenheden in Brussel. En ze publiceerde daarnet haar tweede papieren gids, bij uitgever Racine. De trendy boetiek: Kure, een Brusselse concept store waar je topklasse kleding van verschillende internationale merken kan bewonderen. De voorraad is Bezoekers laten zich meestal bekoren … ● beperkt. Elisa Brevet Voor een groep vrienden: Old Boy, zeker en vast! Voor mij is dit een van de beste adressen in Brussel. Wie op nieuwe smaken uit is, moet deze Aziatische kantine resoluut binnenstappen. De chef neemt het beste uit verschillende invloeden – ook Chinese. Het resultaat leest u op een beknopte en efficiënte menukaart. De ideale kantine: het Italiaanse restaurant Nuovo Rosso serveert onder andere in de braadpan gegaarde 44 ❙ Brussel Metropool - december 2019 D.R. D.R. D.R. Community Kleine verhalen van de grote ondernemers De ongelooflijke tocht van Daniel Ek, van zwoegend Zweden tot Spotify Daniel Ek, de machtige maar discrete Zweedse baas van Spotify, beleeft vandaag zijn ‘American Dream’. De man staat nu op Wall Street genoteerd. Het magazine Billboard beschouwt hem als ‘de machtigste mens in de muziekwereld’. Hij verdient trouwens miljarden dollars. Een loopbaan in vier stappen. Een eerste onderneming op veertienjarige leeftijd: Daniel Ek is amper 13 wanneer hij zijn eerste websites begint te maken. De reputatie van zijn activiteit verspreidt zich in gans het land en de vraag neemt toe. Een jaar later richt hij een eerste bedrijf op en verdient hij tot € 15.000 per maand. Om dit te bereiken, ontwikkelt hij websites voor € 5000, drie keer goedkoper dan de meeste concurrenten. Ek vertelt graag dat zijn passie voor computers en muziek al op vijfjarige leeftijd begon, toen zijn vader hem een gitaar en zijn allereerste computer gaf. Grootheidswaanzin: op 23-jarige leeftijd wordt hij benaderd door Tradedoubler, een internet reclamebureau. Het bureau vraagt hem een programma te ontwikkelen om zijn klanten online te beheren. Ek verkoopt zijn CRM voor 2 miljoen dollar. Met dat geld koopt hij een mooi appartement in Stockholm en een kersenrode Ferrari Modena. De jet set en de grootheidswaanzin worden al gauw te veel voor hem en op 24-jarige leeftijd is Ek depressief. Hij verkoopt alles en vestigt zich in een hut, ergens in het woud. Hij brengt daar meerdere maanden alleen door, stelt zich vragen over zijn toekomst en speelt gitaar. Flights Vorig jaar werd in volle #metoocommotie geen Nobelprijs uitgedeeld. Dit jaar kreeg de Poolse Olga Tokarczuk de prijs dan toch meer dan verdiend. Haar roman Flights (in het Engels) staat vol duizelingwekkend poëtisch proza en fantastische reisverhalen. Rusteloos proza van de hoogste kwaliteit. Riverhead Books De ontmoeting met Martin Lorentzon: tijdens een bezoekje aan Stockholm, ontmoet Daniel Ek opnieuw Martin Lorentzon, de baas van Tradedoubler. Beide mannen hebben een passie voor muziek en nieuwe technologieën en komen op het schitterend idee van een platform dat online, on demand en onbeperkte toegang biedt tot muziek. Na maanden denkwerk beslissen ze partners te worden. Lorentzon verkoopt zijn bedrijf en Daniel Ek investeert tot zijn laatste duit. Zo ontstaat Spotify. Dreigementen om Zweden te verlaten: Eind 2016 tekende de baas van Spotify een open brief op de website van Medium. Hij beweert dat het land dringend behoefte heeft aan huisvesting en dat de prijzen veel te hoog liggen om jonge ingenieurs aan te trekken. Hij voegt eraan toe dat het Zweedse belastingstelsel door het verbod op stock options te restrictief is. De topman van Spotify roept op tot liberale hervormingen in zijn land. Anders zou zijn eigen bedrijf zich veel meer in het buitenland dan in eigen land gaan ontwikkelen. Ek levert ons daar een totaal andere kijk op het Scandinavisch model dat zo vaak wordt geprezen. Dit verhaal is niet rond. ● Elisa Brevet De Zomer van 1939 : Ik ga op reis naar Uruguay en ik neem mee naar huis: een Michelin-gids van België uit 1939. Auteurs Marnix Peeters en Jana Wuyts trokken met de gids in de hand door Brussel, Vlaanderen en Wallonië op zoek naar vergeten parels en bijzondere adresjes. Nostalgie aan 100 per uur. Angèle Grand Union: De Britse auteur Zadie Smith is vooral bekend van haar grootse romans Swing Time en On Beauty. Na een verzameling essays, brengt ze nu een verzameling kortverhalen uit. Van spannende vormexperimenten tot aandoenlijke vertelelementen. Hamish Hamilton Brussel Metropool - december 2019 ❙ 45
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Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR Abdillahi Fathia NP, Steenboklaan 222 - 1200 Brussel Afg. : Abdillahi Fathia ADS Consult, Meerstraat 37 - 1000 Brussel Nace : 69201 - Accountants en belastingconsulenten - Afg. : De Staercke Marie Laure Apydel BVBA, Rue de la Chênaie 6 bte A - 7000 Mons Nace : 46769 - Groothandel in andere intermediaire producten, n.e.g. Afg. : Delvaux Yves Argel International BVBA, Troonstraat 177 - 1050 Brussel Nace : 01610 - Ondersteunende activiteiten in verband met de teelt van gewassen , 43999 - Overige gespecialiseerde bouwwerkzaamheden, 46442 - Groothandel in reinigingsmiddelen, 46610 - Groothandel in machines, werktuigen en toebehoren voor de landbouw, 46739 - Groothandel in overige bouwmaterialen Afg. : Luzolo Arnaud Ben&Art Construct BVBA, SintDenijsstraat 136/7 - 1190 Brussel Nace : 43320 - Schrijnwerk Afg. : Challe François CE+T - Constructions Electriques + Telecommunications NV, Rue du Charbonnage 12 - 4020 Wandre Nace : 27110 - Vervaardiging van elektromotoren en van elektrische generatoren en transformatoren Afg. : Afsarian Vahé ControlCase LLC, Lee Jackson Memorial Highway Suite 520, 12015 - 22030 Fairfax, Virginia Afg. : Holsters Karolien d'Otreppe de Bouvette Thierry (Balance Event Design) NP, Toulousestraat 49 - 1040 Brussel Nace : 77392 - Verhuur en lease van tenten, 82300 - Organisatie van congressen en beurzen, 90022 46 ❙ Brussel Metropool - december 2019 - Ontwerp en bouw van podia Afg. : d'Otreppe de Bouvette Thierry Dijana Zoric NP, Renaissancelaan - 1000 Brussel Afg. : Zoric Dijana Earth Avocats Brussels CVBA, Louizalaan 140 - 1050 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Viseur François Hermex NV, Maurice Lemonnierlaan 211 - 1000 Brussel Nace : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment, 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren Afg. : Lefrancq Véronique HR Intelligence BVBA, Paul De Mertenlaan 52 - 1090 Brussel Nace : 78100 - Arbeidsbemiddeling Afg. : Esgain Anne IMB-P r o fessionals CV , Wetenschapsstraat 14 / B - 1000 Brussel Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 73110 - Reclamebureaus Afg. : Mukenge Emmanuel Kostiuk Inna NP, Villalaan 75 - 1190 Brussel Afg. : Kostiuk Inna La Passante BVBA, rue de Cotibeau 44 - 5100 Namur Nace : 47721 - Detailhandel in schoeisel in gespecialiseerde winkels Afg. : Goethals Nathalie Le Monde Après BE NV, SinterGoedeleplein 5 - 1000 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Giannini Maxime Lease Plan Fleetmanagement NV, Excelsiorlaan 8 - 1930 Zaventem Nace : 64910 - Financiële lease, 77110 - Verhuur en lease van personenauto's en lichte bestelwagens (< 3,5 ton) - Afg. : Portier Johan Mabel BVBA, Marsveldplein 5 - 1050 Brussel Nace : 53200 - Overige posterijen en koeriers Afg. : Oturan Iris Manymore BVBA, de Broquevillelaan 12 - 1150 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Patrick Stichelmans Prosonix BVBA, Dieudonné Lefèvrestraat 2 - 1020 Brussel Nace : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering, 85592 - Beroepsopleiding Afg. : Dhen Serge Space Refinery BVBA, Da Vincilaan 1 - 1930 Zaventem Nace : 41201 - Algemene bouw van residentiële gebouwen Afg. : Sterken Roel Stratecom BVBA, Jules Génicotlaan 15 - 1160 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie, 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : De Koninck Damien Tools for people GCV, Dodonéestraat 77 box A - 1180 Brussel Afg. : Dorsimont Fred YoungThinkers VZW, Hakhoutlaan 17 - 1170 Brussel Nace : 94999 - Overige verenigingen, n.e.g. Afg. : Poullet Eleonore Community VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIE Jusqu’au 19.12 Social selling coaching : 4 semaines pour obtenir des leads qualifiés via LinkedIn (1) 17.12 Apprenez à réseauter et franchissez la barrière de la communication (1) 17.12 Social selling : l’efficacité de la prospection (1) ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be OPLEIDINGEN OP MAAT U vindt de opleiding niet die u zoekt? Contacteer ons! Ons opleidingsaanbod wordt opgesteld in functie van de vragen die u ons stelt. U wilt uw vaardigheden ontwikkelen, uw medewerkers beter laten presteren, de teamgeest in uw onderneming versterken? ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 24.01.2020 Les vendredis de l’actualité sociale (1) 06.02.2020 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht 21.02.2020 Actualités « compensation & benefits » (1) 05.03.2020 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) 17.03.2020 Remboursement de frais à vos travailleurs (1) 28.05.2020 Missions et fonctionnement des organes sociaux (1) 04.06.2020 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) 05.06.2020 Les vendredis de l’actualité sociale (1) 12.06.2020 Actualités « compensation & benefits » (1) 18.06.2020 HR-vinger aan de pols: update sociaal recht** 24.09.2020 Temps et facilités accordés aux représentants syndicaux : la contradiction surmontée ? (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be JURIDISCHE BEMIDDELING Van 03.12 tot 04.02.2020 Praktijkworkshops met case studies over bemiddelen en collaboratief onderhandelen > bMediation +32 2 643 78 47 info@bmediation.eu MILIEU, STEDENBOUW, MOBILITEIT 10.12 Green afterwork – alternatieve duurzaame mobiliteit ➜ events@beci.be STARTERS & RESTARTERS 10.12 Comment passer de l’échec au succès ? (1) 10.12 Workshop : Oser l’authenticité pour un succès durable (1) 12.12 Apéro Starters et reStarters : venez pitcher votre projet (1) 16, 23 et 30.12 Lunch Starter 19.12 Apéro Starters et reStarters : entreprendre, c’est bon pour la santé ! (1) ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be 12.12 QWat is er nieuw aan Incoterms 2020? ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 10.12 Discovery Meeting Brussel Metropool - december 2019 ❙ 47
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Community 11 & 18.12 Beci Welcome Breakfast 12, 17 & 19.12 Beci Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be (1) Enkel in het Frans (2) De voertaal is Frans maar de documentatie is ook Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be (volledig of gedeeltelijk) in het Nederlands beschikbaar Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN Abattoir 36 Actiris AG Real Estate Airbus 4-5 ; 7-11 ; 12-13 ; 43 17 Akros Solution Axel Beelen BDO BeCode 7-11 4-5 7-11 18-19 ; 26-27 Belgische federatie van Kamers van Koophandel 7-11 Betuned BISA Boeing Boerenbond Brightfish 7-11 7-11 Brussels Airport Company 12-13 Brusselse Havengemeenschap 7-11 Bruxelles Formation CBR Cercle des Voyageurs, Le Claeys & Engels CNCD CO2logic CoderDojo Confederatie Bouw Consortium de validation des compétences Daoust Easybrussels Ecole 19 Edenred Engie Enterprise Europe Network Ephec Equal Partners Europcar Mobility Group 20-22 12-13 26-27 12-13 25 15 ; 35 40-41 7-11 12-13 12-13 16 20-22 40-41 12-13 48 ❙ Brussel Metropool - december 2019 7-11 7-11 7-11 28 7-11 7-11 17 7-11 ; 20-22 Eventattitude Exellys Febev FedeWeb Fednot Fevia Gallup Gestion Loc. Girleek G.M. Electronics Greenbizz Growing Attitude Guardian of the Arches, The 6 34-35 17 20-22 26-27 17 32 4-5 7-11 12-13 36 30-31 36 Handelaarsvereeniging Renouveau Quartier Grand-Place 14 Hays Hub.brussels ING Interparking Iris Group IWEPS Jardin des Sens Jeasy KBC Koudetat Kure LeasePlan Lucy Media Marketing Menu Next Door Micropole MolenGeek Mumtaz NMBS Nuovo Rosso Old Boy 34-35 17 12-13 ; 38-39 12-13 12-13 7-11 44 12-13 18-19 7-11 44 12-13 7-11 7-11 7-11 12-13 18-19 44 12-13 44 44 Pasha-Parking Pinwheels Schindler SD Worx Sibelga Simont Braun Sodexo Solvay Solvay Brussels School of Economics Oostenrijkse Kamer an Koophandel Panora.me 36 6 12-13 32 7-11 4-5 ; 29 12-13 38-39 12-13 12-13 7-11 Sophie Maquet & Stijn Joye 38-39 Space Laser Games Spotify 42 45 Statistiek Vlaanderen Telenet Telenet Business Tempo-Team Title Media Total Toukoul Tractebel Tradedoubler Tryangle ULB View.brussels Vinci Energies Belgium VOB VUB WeMedia WHO Womenpreneur Worldline Belgique 7-11 7-11 18-19 ; 26-27 7-11 15 12-13 7-11 12-13 45 30-31 7-11 Urban Manufacturing Alliance 36 Veolia 12-13 20-22 12-13 4-5 7-11 ; 23-24 ; 36 7-11 17 43 14 Ondernemingen in overdracht De Transmission Hub van Beci is de grootste organisatie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest voor de overdracht/overname van ondernemingen. Hieronder vindt u de jongste aanbiedingen: > over te laten ondernemingen / overdrachten van aandelen Trustmaatschappij (overdracht van aandelen) Omzet: < 0,5 Milj. € 1 tot 10 werknemers Marketing, marktstudies, mystery shopping Omzet: < 1 Milj. € 10 tot 20 werknemers Ontwerp en druk van kinderboeken Omzet: 2-3 Milj. € 1 tot 10 werknemers > Voor zijn overnemers-investeerders zoekt de Transmission Hub > Een bedrijf actief op het gebied van behandeling, vormgeving, verpakking en assemblage. Brussel Aanschafwaarde: > 500.000 € > Een fabricage- en productiebedrijf Brussel, Wallonië, Vlaanderen Aanschafwaarde: > 300.000 € Wenst u uw onderneming gedeeltelijk of volledig over te laten? Hebt u belangstelling voor een van deze ondernemingen of kent u een over te laten onderneming in een van deze sectoren? De Transmission Hub van Beci begeleidt u doorheen uw overdracht- of overnameproject. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • transmission@beci.be
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Agence ligne 93 KBCMobile Brussels 95 % de vos opérations où que vous soyez. kbcbrussels.be/partout E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles. Édito Pour la croissance des entreprises et du bien-être Pour nous, entrepreneurs, la croissance fait partie de notre ADN. Chaque être qui naît tend à croître et à s’épanouir pleinement. Les entreprises également visent à se développer et à devenir des fleurons, des success stories Les défis qui se présentent à notre société et aux entrepreneur d’opportunités. L’opportunité de trouver des solutions, grâce no l’innovation – qui n’est pas forcément synonyme de grands moy technologie : l’innovation réside d’abord dans un autre regard que son business. L’opportunité de croître aussi dans notre savoir-f d’emploi et de bien-être. Nous avons besoin de croissance. D harmonieuse, maîtrisée, réfléchie. Une croissance au service des cito Cette croissance, nous la souhaitons pour tous ceux et toutes l’ambition de grandir. Pour développer de nouveaux services et améliorer notre vie au quotidien. C’est dans ce cadre que Beci a lancé le Gr Circle, le rendez-vous des entreprises qui veulent croître. Quels sont les principaux défis et les possibilités de croissance présentent aux entreprises ? C’est de cela dont nous discutons Circle avec des acteurs très divers : start-ups, investisseurs, PME entreprises. Cette croissance est fonction d’une série de facteurs comme les talents, les moyens financiers, les nouveaux marchés, les nouv technologies, etc. Pour réussir, il n’existe pas de recette unique, ni de chemin unique. Voilà pourquoi la croissance mérite un cercle : un cercle qui réunit des expériences et des histoires concluantes, un cercle où les enseignements des uns sont utiles aux autres, un cercle où l’itinéraire des uns est la réponse aux questions des autres. Un cercle qui réunit des pairs et des partenaires pour avancer, ensemble, sur le chemin d’une saine croissance. Notre premier rendez-vous, d’après des échos unanimes, s’es révélé à la fois pertinent, stimulant et enthousiasmant. Comment collecter son premier million d’euros ? est la question pratique sur huit intervenants ont apporté leur éclairage particulier. Cette premièr n’est qu’un début. Avec vous et pour vous, nous espérons vous programme qui réponde parfaitement à vos besoins. J’espère avoir le plaisir de vous rencontrer lors de notre prochain Gr Circle, ce 25 novembre. Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 49 – Novembre 2019 Au mois de décembre : Gérer les talents Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Elisa Brevet, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Nancy Demaude, Tim Devriese, Sara Dirkx, Antoine Geerinckx, Gaëlle Hoogsteyn, Yves Kengen, Ophélie Legast, Cédric Lobelle, Filip Michiels, Sybille Motte, Laura Rebreanu, Jean-Pierre Riquet, Julien Semninckx, Stéphane Tondeur, Guy Van den Noortgate, Miguel Van Keirsbilck et Dimitri Van Rossum. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 4 6 7 Idées 11 12 Beci online Podcast : Béatrice de Mahieu Digest Pour ou contre la notation des avocats ? Open Source International 15 18 21 22 23 25 29 30 33 35 Nabil Jijakli : « Le Belge ne peut qu’avoir l’export dans le sang » Exporter, oui mais où ? Chers pays voisins 5 choses à savoir aux Émirats Arabes Unis L’export sous l’œil de l’Agence pour le commerce extérieur Comment vous (ex)portez-vous ? 26 5 Conseils pour éviter les principaux risques à l’exportation 27 Bruxelles vous aide à exporter Traduire pour exporter Prospection digitale : la Chine en ligne Comment s’exporter grâce au réseau EEN : 4 exemples Mieux maîtriser la gestion des frais de déplacement Entreprendre 36 NWOW : quels gains écologiques ? 38 39 40 41 43 46 48 Starter : customer-care.ai De nouveaux subsides pour les entreprises bruxelloises Lancer son activité food : ce qu’il faut savoir Priorités stratégiques : enquête Belgique-Pays-Bas Transmettre son entreprise via la cession des parts sociales Faillite et différences culturelles : petit tour d’horizon Les marchés publics vus par les PME Community 50 51 52 54 55 56 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER Petites histoires de grands entrepreneurs Bruxelles, dans les pas de Thierry Marion L’actualité Beci en photo Demandes d'admission Index Agenda Rédacteur en chef invité : Nabil Jijakli Soyez prêt pour les élections sociales Optez pour une organisation optimale avec Partena Professional ous employez 50 équivalents temps plein (ETP) ou ez-vous accompagner et gagnez un temps écieux dans l’organisation des élections sociales pour mai 2020. Vous serez accompagné de manière professionnelle du début à la fin, sachant que nous vons déjà organisé plus de 1 000 procédures similaires pour de nombreuses entreprises. Vous aurez la certitude que chaque étape sera xécutée correctement. Votre service du personnel aura moins de travail et de soucis. Vous éviterez les discordes sociales et les amendes. aide ou de conseils ? -nous via esv2020@partena.be et découvrez nos formules ena-professional.be/fr/electionssociales2020
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Podcast Béatrice de Mahieu, ambassadrice de l’open innovation à Bruxelles Se retrouver à la tête d’une communauté pour jeunes entreprises innovantes n’est pas une surprise pour Béatrice de Mahieu, devenue il y a peu CEO de Co.Station. Depuis le début de sa carrière, elle a choisi de faire de l’open innovation son cheval de bataille. Vous avez connu de nombreuses expériences dans le secteur de l’innovation et du change management : Co.Station, Microsoft, Telenet… À côté, vous avez un diplôme en œnologie ; vous vous êtes aussi formée en nutrition. Vous êtes une vraie boulimique de la vie ? Il est vrai que je suis née avec énormément d’énergie. Aujourd’hui, c’est plutôt positif car toute cette énergie est valorisée, mais quand j’étais petite, ce n’était pas tellement apprécié. Je n’ai jamais été une enfant qui écoutait tranquillement en restant assise. Cela posait évidemment des difficultés à l’école. Je crois que, si je suis arrivée à des choses dans ma vie, c’est plutôt parce que dès que je ne comprenais pas quelque chose, je devais absolument chercher à le simplifier. Mon penchant pour l’innovation provient certainement de cette manie. Justement, cet intérêt pour l’innovation, vous l’avez perçu dès le début de votre carrière ? S’il y a bien une chose qui m’a passionnée au début de ma carrière, c’est l’arrivée de l’internet. Vous vous souvenez peutêtre d’Alta Vista, ICQ, Netscape, Advalvas… Mon premier job était dans une boîte de production de cinéma. Chaque jour, on faxait les scénarios de publicités et longs-métrages entre Bruxelles et Paris. C’était extrêmement long… Je suis allée trouver le patron en lui disant : « Si on prenait un ordinateur avec internet, on pourrait envoyer les scénarios par mail et ce serait beaucoup plus rapide ». Il m’a répondu : « OK, ton ordinateur aura internet ». À partir de ce moment-là, j’ai compris tout le potentiel d’internet. Très vite, je suis partie de cette boîte pour intégrer une entreprise qui créait des sites web. Après avoir travaillé en tant qu’employée, vous êtes devenue freelance… J’ai toujours rêvé de travailler chez Microsoft. Quand j’ai fini par y décrocher un job, c’était la folie ! Et puis, j’ai eu la naissance de 6 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 ma fille. Je ne sais pas si les hormones y étaient pour quelque chose : j’avais tellement d’énergie que je me suis dit qu’il était temps de me lancer. Je suis devenue indépendante spécialisée en digitalisation et change management. J’optais pour des projets de transition et de transformation, souvent du print vers le web, entre autres pour Elle, Vlan, Psychologie magazine… et ça fonctionnait plutôt bien ! Comment parvient-on à rester à la page pour pouvoir constamment innover ? Selon moi, innover, ce n’est pas forcément trouver et flairer des nouvelles tendances. C’est parfois mettre le point sur une difficulté et la simplifier. Si vous percevez un manque d’harmonie, un dysfonctionnement… ce sont souvent des foyers d’innovation. Après, il ne faut pas oublier que tout le monde n’accueille pas forcément le changement d’une façon positive. C’est là toute la difficulté de mon job. ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : Manger : Notre alimentation raconte notre société. Mieux encore : elle dit beaucoup de choses de vous. Chaque premier vendredi, retrouvez Nora Bouazzouni et Mélissa Bounoua pour des épisodes aussi gourmands qu’intéressants. À retrouver sur Louie Média (en français). D.R. News La corderie Barrois fête ses 100 ans ! Plus qu'une référence en la matière, la corderie Barrois vient de fêter ses 100 ans d'expérience dans la fabrication de câbles, sangles, palans et chaînes sur mesure. Un événement a été organisé, en collaboration avec la Communauté Portuaire de Bruxelles, pour célébrer l’occasion. « Nous avons organisé une visite d'entreprise pour nos membres et certains de nos clients ; c’était très agréable de les rencontrer autour d'un verre. J’ai également profité de l’occasion pour revenir sur l’historique de la société », raconte Vincent Barrois, General Manager de la corderie. Depuis 1919, cette entreprise familiale bruxelloise conseille ses clients en matière de transport de charge, en tenant compte de la portabilité, de la charge de travail maximale et des directives européennes en matière de sécurité. C’est Edouard Barrois qui, à l’époque, créa la société ‘Corderie Ed. Barrois & fils’ (CEBEF) qu’il dirigera jusqu’en 1947 pour ensuite laisser place à la deuxième génération. En 1967, la gamme s’étendra vers toutes sortes d'équipements de levage – un assortiment en constante évolution, toujours dans le respect des normes européennes et des règles de sécurité en vigueur. La corderie Barrois, c’est l’un des rares exemples d'industries familiales qui parviennent à se profiler parmi la concurrence. Pour y parvenir, il est nécessaire de rester en constante évolution ; trouver de nouveaux débouchés et développer des outils modernes pour une gestion plus efficace, tels sont les défis de demain. « La variété des produits et un stock important permettent de combler même les besoins les plus urgents dans les plus brefs délais, car la qualité et le service sur mesure sont depuis toujours les piliers de l’entreprise », conclut Vincent Barrois. Info : www.corderiebarrois.be Le nouveau centre d’affaires Regus Anderlecht City Dox a ouvert ses portes ! Regus, le leader mondial des espaces de travail flexibles, vient d’ouvrir son nouveau centre d’affaires à Anderlecht. Situé en bordure du canal, dans un immeuble éco-efficient, le site de Regus City Dox accueille plus de 2 000 m² d’espaces de travail partagés. Les bureaux et salles de réunion, qui peuvent être loués à l’heure, la journée, la semaine ou à l’année, sont équipés des dernières avancées de la technologie et de tous les services logistiques répondant aux souhaits des travailleurs. Le quartier de City Dox propose une nouvelle manière de « vivre la ville ». Ultra accessible, il accueille des appartements résidentiels, des services et des commerces, le tout entouré d’agréables espaces verts. « Ce projet urbanistique d’avenir se devait de disposer d’espaces de travail confortables et multifonctionnels », a déclaré William Willems, Directeur général de Regus Belgique. Mises à disposition dans chaque ville, à l’échelle internationale, les solutions de travail flexibles de Regus ont le vent en poupe : au cours des trois dernières années, le nombre de centres installés en Belgique est passé de 13 à 33. Bruxelles en compte 12 et en accueillera d’autres dans un avenir proche. Outre un accès au plus grand réseau du monde, les centres Regus offrent de nombreux autres avantages. « En ne louant que l’espace de bureau réellement nécessaire, les entreprises réalisent jusqu’à 60 % d’économies sur leur budget ‘immobilier’. Elles bénéficient aussi d’un espace de travail qui grandit avec elles. Autre avantage, elles sont déchargées de toutes les corvées liées à la gestion de leur bâtiment et peuvent ainsi se concentrer sur leur cœur de métier. Ces multiples atouts expliquent la véritable explosion de la demande pour nos solutions à Bruxelles », conclut William Willems. Info : www.regus.be Start it @ KBC encourage les start-up à franchir la Manche malgré le Brexit L’incertitude persistante autour du Brexit fait peur à de nombreuses entreprises. Toutefois, même après celui-ci, le Royaume-Uni continuera à offrir d’énormes opportunités aux start-up belges, selon Start it @KBC, le plus grand Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 7 D.R. D.R.
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News incubateur de notre pays. « Dès le premier jour, nous mettons tout en œuvre pour que les start-up de notre écosystème puissent travailler au-delà de toute frontière. Or, celles-ci ne misent plus prioritairement sur le RoyaumeUni, malgré sa proximité géographique, laissant ainsi passer leur chance de faire affaire avec la 5e plus grande économie du monde », explique Lode Uytterschaut, fondateur de Start it @KBC. C’est pour cette raison que Start it @KBC unit ses forces à la BLCC (Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise britannique) et à KBC London afin d’aider les jeunes entreprises à franchir la Manche. Elles peuvent compter sur un soutien concret, avec des salles de réunion au cœur de Londres, mais également sur des conseils dans Axiles récolte 2,4 millions pour développer un « pied bionique » Axiles Bionics, une spin-off de la VUB, annonce avoir rassemblé un capital de 2,4 millions d'euros. Ces investissements serviront à la mise au point de prothèses bioniques au profit des personnes amputées du pied. Cette collecte de fonds a été possible grâce à divers investisseurs privés ; principalement des anciens étudiants de la VUB et de l'ULB. En dépit de la demande claire pour de meilleures prothèses chevillepied, les innovations restent rares en raison de l'ingéniosité du corps humain et de la complexité à l'imiter. C’est en s'appuyant sur plus de dix ans de recherches chez BruBotics – le laboratoire de robotique avancée de la VUB – qu’Axiles Bionics a réussi à développer une technologie bionique capable de reproduire la combinaison unique de puissance et de flexibilité d'une cheville humaine. Celle-ci permet aux personnes amputées de retrouver une vie quotidienne presque normale. le domaine de la finance, des RH ou du marketing. Un accompagnement est également disponible afin de franchir les obstacles posés par le Brexit au niveau des formalités douanières. « Grâce à ce partenariat, les start-up bénéficieront d’une caisse de résonance et d’une connaissance approfondie du marché britannique », explique Jason Pratt, Director Corporate Banking chez KBC London. « KBC est active depuis plus de 30 ans à Londres. Nous sommes donc particulièrement bien placés pour les accompagner. » La collaboration entre Start it @KBC, la BLCC et KBC London fonctionne par ailleurs dans les deux sens. Les start-up britanniques qui souhaitent poser un pied sur le continent bénéficient, auprès de Start it @KBC, du même soutien que celui offert par la BLCC et KBC London à leurs collègues belges qui franchissent la Manche. Info : www.kbcbrussels.be 8 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 « Nous sommes très heureux et enthousiastes d'avoir accumulé autant de capitaux privés pour développer notre technologie bionique et la transmettre aux gens », a déclaré Pierre Cherelle, docteur en robotique (VUB) et fondateur d'Axiles Bionics. Le professeur Dirk Lefeber, responsable de BruBotics et promoteur de la recherche, et le professeur Dr. Bram Vanderborght se réjouissent de l'arrivée d'Axiles Bionics. « En tant que chercheurs, nous développons des prototypes très avancés à l’université, mais ils ne deviennent que rarement des produits au service de la société. Nous sommes donc très heureux que, grâce à la persévérance de l’équipe, cette prothèse sorte du laboratoire ». Ils soulignent également le caractère novateur d’Axiles Bionics : « Dans le monde entier, seules 3 sociétés commercialisent de telles prothèses de cheville. C’est donc une grande nouvelle que nous puissions lancer une telle spin-off ici, à Bruxelles. » Info : www.axilesbionics.com © KBC_DemoDay_Leuven23_030518 News Un Effie d’or pour Telenet ! Les Effie Awards récompensent chaque année les campagnes de marketing et de communication les plus réussies en termes d'impact et d'efficacité. Cette année, la cérémonie prestigieuse, qui fêtait son 30e anniversaire, a remis 14 trophées d’or, d’argent et de bronze. L’un des grands gagnants de cette édition est Telenet, qui a décroché un Effie d’Or pour sa campagne exceptionnelle « The Good Flow ». Développée en collaboration avec l’agence TBWA, celle-ci met en exergue le fait que, grâce à un ensemble de technologies bien pensées, Telenet vous permet de surfer ultra rapidement, avec fluidité et sans aucune perturbation, sur tous vos appareils en même temps. Telenet s’adapte ainsi à tous les besoins des familles. Ce n’est pas la première fois qu’on retrouve cette équipe gagnante sur le podium ; déjà en 2018, TBWA et Telenet Business avaient remporté un Silver Award avec la campagne « De digitale versnelling » qui proposait gratuitement aux indépendants un plan digital personnalisé afin de booster leur croissance. Info : www2.telenet.be Inspirez-vous sur #MeetAtKinepolis business.kinepolis.be/fr/morning-sessions ALISSON SINÉCHAL De grandes opportunités même en petit comité. Vous cherchez un endroit de grand standing pour un petit groupe ? Kinepolis Business a la solution idéale pour vous : les B2B Morning Sessions. C’est un nouveau forfait pour les entreprises qui recherchent un lieu exceptionnel pour leurs présentations, leurs workshops, leurs brainstormings, leurs lancements de project … Les Morning Sessions sont destinées aux groupes de 15 à 60 personnes et peuvent être réservées en semaine de 9h00 à 13h00. Kinepolis Business Belgium Kinepolis Business Kinepolis Business Belgium B2B-ACCOUNT MANAGER Tél. +32 2474 26 40 asinechal@kinepolis.com Kinepolis Bruxelles, Rue de Centenaire 20, B-1020 Bruxelles Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 9 À partir de €15 pp hors 21% TVA
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Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles Idées Pour ou contre la notation des avocats ? Xavier Gillot, avocat et fondateur de la plateforme uLaw Tant les avocats que les clients souffrent du manque de transparence de l’avocature. Les études montrent que les clients ne savent pas comment choisir un avocat ni où le trouver. Cela engendre une fracture du marché, avec pour conséquence que certains cabinets ‘connus’ monopolisent les honoraires. La notation permet de rééquilibrer le marché sur la base de critères bien plus légitimes que la réputation. Il s’agit principalement de la confiance et des compétences, qui sont les éléments centraux de la relation avocat-client. Mais cette notation doit rester objective. Il faut encadrer l’évaluation pour éviter les dérives de toutes sortes. En effet, les compétences et le cadre de travail sont souvent inconnus et incompris des clients. Les notations basées sur les contributions financières des notés, le nombre de procès gagnés ou autres critères peu fiables doivent être écartées, car elles faussent l’information. Ces raisons ont notamment mené uLaw à développer un algorithme de notation composite unique, qui garantit l’objectivité au départ d’informations techniques propres à la carrière de l’avocat (volet ‘compétence’) et d’avis des clients sur la base d’un questionnaire axé sur la relation client (volet ‘satisfaction client’), modéré par la plateforme. Un autre argument ’pour’ réside dans le fait que l’avocat n’est pas formé à la relation avec le client. Avec ces évaluations, tant l’avocat que le client bénéficieront des retours d’une notation. Trop d’avocats sont incompris, éloignés de leurs clients, et trop de clients sont mécontents. Les avocats perdent des parts de marchés, se paupérisent, s’isolent. La notation objective amènera les avocats à ‘satisfaire’ leur client et non plus seulement à leur rendre des services juridiques. Qu’on soit pour ou contre, c’est là l’attente des marchés. À l’instar d’un TripAdvisor pour l'horeca, certains sites proposent aujourd’hui de donner une note aux avocats. Pour ou contre des avocats étoilés ? Deux avis au sein du Barreau de Bruxelles… Xavier Van Gils, Président d’Avocats.be Les ‘legal awards’ existent depuis longtemps. De plus en plus de sites permettent d’attribuer des notes à des avocats, mais aussi à des médecins, des notaires et autres professions. Il suffit d’ailleurs de taper le nom d’un avocat ou d’un cabinet d’avocats sur Google pour trouver une note étoilée avec les commentaires d’internautes. On ne peut pas les valider car il n’existe aucun contrôle sur ces notations. Évitons de nous embarquer nous-mêmes dans une forme de certification des sites (sorte de sites de notation qui seraient agréés en fonction d’un certain nombre de critères). De même, il faut éviter de créer nous-mêmes une notation. Le souci, c’est de savoir ce que l’on veut noter. Il est quasi-impossible pour un particulier d’évaluer un avocat sur la compétence juridique de son travail. Quant à un tiers certificateur, il lui faudrait analyser tout le dossier et c’est un travail très complexe. Le client a tendance à donner une note en fonction des honoraires, de la rapidité avec laquelle il a été reçu, de l’accueil, s’il a eu un café… Et puis, surtout, la note va être influencée par le fait qu’il a gagné ou perdu son procès – et chacun se rend compte qu’il y a aussi des bons et des mauvais dossiers, ou des victoires ou des échecs partiels. L’intérêt d’une notation s’avère dès lors très limité. S’opposer aux sites non contrôlés qui existent est excessivement compliqué. Le mieux serait de disposer de critères objectifs et évaluables pour fixer ces notations. À l’époque du numérique, il faut peut-être aussi rebondir et en profiter pour inviter les avocats à s’évaluer ou se faire évaluer par leurs clients, pour ainsi améliorer les qualités de leurs services. Car finalement, nous sommes aussi des entrepreneurs. ● Julien Semninckx Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 11 © Getty
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Action climatique 2.0 Open Source J leurs émissions de CO2 traversée du désert… Heureusement, même dans le désert, on rencontre, comme une oasis, des patrons ou des responsables de départements visionnaires, qui vous font confiance et qui décident de franchir le pas. Des pas importants, car chaque tonne de CO2 émise dans l’atmosphère a un coût : de 220 (selon Stanford University) à 417 dollars (selon la revue Nature) pour la société et les générations futures. Mondialement, ce sont près de 40 milliards de tonnes de CO2 qui sont émises chaque année… Une petite multiplication nous indique que, chaque année, les grands émetteurs de CO2 transfèrent des coûts gigantesques aux générations futures, puisqu’ils ne paient pas le prix réel de leur impact. Or, les coûts du changement climatique commencent à se faire sérieusement sentir. Demandez aux grands réassureurs comme Swiss RE, Munich RE, qui remboursent entre autres les dégâts des catastrophes climatiques… Des coûts que M. et Mme Tout-le-monde devront finalement endosser. Quand les consommateurs en prendront conscience – et ce ne sera plus très long – le temps des belles paroles (qui ne coûtent rien) sera révolu. Nous entrerons dans la phase 2.0 (qui pour certains a déjà commencé) ; la phase de véritable action climatique, sur base de chiffres, de réelles actions mesurées, suivies et contrôlées. C’est là tout l’intérêt du calcul, de la réduction et de la compensation des émissions carbone, vérifiée et labellisée selon des standards reconnus : une réponse holistique au besoin de reconnaissance d’actions réelles à tous niveaux, e me rappellerai toujours mes premiers coups de fils, fin 2006, quand j’appelais des entreprises pour leur proposer de les aider à calculer et réduire . Ces appels finissaient souvent par « C’est gentil, mais je ne pense pas qu’on émet beaucoup de CO2 … ». Ces premières années étaient une sorte de pour se différencier du « blabla » et du « greenwashing ». Une démarche qui oblige l’entreprise à prendre ses responsabilités climatiques. Que l’on soit ‘believer’ ou ‘non-believer’ de l’urgence climatique, nous en payons déjà tous le prix, souvent sans nous en rendre compte. L’exercice-vérité sera sans doute difficile pour beaucoup d’entre elles, dont l’impact climatique est trop élevé par rapport à la valeur qu’elles créent pour la société. Cela les obligera à une remise en question de leurs produits, services et modèles non-durables, mais leur permettra d’anticiper les disruptions auxquelles elles feront face. ‘license to operate’ : les exigences environnementales dans les appels d’offre et politiques d’achats sont déjà là et vont se multiplier à grande vitesse. C’est ce qui devrait nous amener à un « point de bascule » : ce moment où l’action climatique deviendra une véritable source de revenus – en d’autres mots, un business. Dans notre traversée du désert, on nous a parfois reproché de ne pas être une asbl… Comme si, parce qu’on fait quelque chose de bien pour la planète ou l’environnement, on ne devrait pas pouvoir le faire de façon lucrative. C’est le contraire qui est illogique : serait-il normal de pouvoir « gagner sa vie » en détruisant la planète ? Ne serait-il pas plus intéressant pour tout le monde si on pouvait « gagner sa vie » en aidant la planète et l’environnement ? C’est ce modèle qui inspire de plus en plus d’entreprises – et leurs collaborateurs ! – à la recherche de ‘purpose’ pour donner du sens à leurs activités. ● Antoine Geerinckx, fondateur et managing director de CO2logic Il faut désormais voir l’action climatique comme une sorte de 12 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 D.R. BOOSTEZ VOTRE ACTIVITÉ SUR LE WEB À BXL. Laissez-vous accompagner et inspirer par les meilleurs experts digitaux. Comment créer une boutique en ligne ? Qui pour vous créer un nouveau logo ? Voici quelques-unes des questions auxquelles vous pourrez répondre sur accelerationdigitale.be. Vous y rencontrerez des experts indépendants inspirants, et proches de chez vous. Ils vous accompagneront dans toutes vos problématiques digitales : ecommerce, webdesign, emailing ou sécurité. Que vous soyez client Telenet ou pas ! Découvrez maintenant accelerationdigitale.be ! Frederik De Wachter Expert digital Chloë De Bruyn Atelier d’orfèvrerie Claessens Plus d’infos et conditions sur accelerationdigitale.be
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Réunir des familles aussi vite que possible ! Anja Paermentier, Digital Channels Manager Rendre la vie de millions de voyageurs plus facile, c’est le job d’Anja chez Brussels Airport Company. En off rant les informations nécessaires pour les voyageurs au bon moment, elle contribue à améliorer l’expérience client à travers les canaux digitaux. Ensemble, réalisons des rêves. Postulez maintenant sur brusselsairport.be/jobs International « Le Belge ne peut qu’avoir l’export dans le sang » Credendo est le nouveau nom de l’ex-Ducroire, créé en 1921 pour garantir les transactions liées à l’export. Les performances de l’entreprise publique autonome amènent rapidement l’État belge à diversifier les missions de l’institution jusqu’à lui permettre d’occuper aujourd’hui une position réputée sur la scène mondiale des agences d’assurance-crédit et de financement des transactions à l’exportation. Nabil Jijakli, son dynamique Deputy CEO, introduit notre dossier international. Quelles bonnes raisons peuvent pousser une entreprise belge à tenter l’aventure de l’exportation et à quelles régions du monde peutelle utilement s’intéresser ? Petit pays, petit marché intérieur mais grand horizon : le Belge ne peut qu’avoir l’export dans le sang. Dans les faits, nous sommes 13e dans la liste mondiale des pays exportateurs – ce qui est une prouesse – et, avec des exportations qui représentent plus de 85 % du PIB, nous pouvons nous prévaloir d’un degré d’ouverture absolument remarquable. Par nécessité, notre pays est exportateur. Par le talent de ses entrepreneurs, il est bon exportateur. Ce que nous pouvons regretter, c’est que nous nous contentions trop vite d’un commerce intra-européen, concentré de surcroît sur nos voisins immédiats. Or, des marchés plus lointains en forte croissance offrent de très belles opportunités. Que ce soit dans le domaine industriel, dans le domaine des services ou dans des produits de niche, nous avons en Belgique une culture de la maîtrise qui différencie positivement nos produits et les rendent exportables. Aujourd’hui, 70 % de notre commerce extérieur est à destination de l’UE et 30 % dirigé vers le reste du monde ; or, si les pays émergents présentent plus de risques – mais qui peuvent être encadrés – ils proposent aussi des possibilités de développement très importantes. L’Asie, l’Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient sortent du lot et constituent des marchés de croissance particulièrement intéressants. © Reporters Nabil Jijakli, rédacteur en chef invité de ce numéro, est le Deputy CEO de Credendo, l’organe public d’assurance-crédit à l’exportation. Auparavant, il a travaillé à la Banque Nationale et à la Commission européenne. Il a également fait partie de la commission chargée de préparer l’introduction de l’euro en Belgique. Pour quelles raisons sortent-ils du lot ? L’export, c’est du commerce classique, soit la recherche d’une coïncidence d’une offre et d’une demande. Or, la demande est bien plus grande qu’ailleurs dans certains pays ou continents en mutation. En Afrique subsaharienne, deux tiers de la population a moins de 30 ans et la natalité demeure la plus vive au monde, ce qui explique notamment que des besoins d’infrastructures vont encore croître. Or, nous avons une expertise reconnue dans la conception et la construction d’hôpitaux, de routes, d’ouvrages d’art... En Chine, près de 500 millions de personnes ont atteint ou vont atteindre le niveau de la classe moyenne – presque autant que toute la population Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 15
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européenne réunie ! – et partagent un très fort désir de consommation. Les données socio-démographiques sont explicites mais, bien sûr, le contexte politique et le contexte des échanges économiques sont appréciés à leur juste valeur. Ainsi, nous vanterons moins aujourd’hui le potentiel – toutefois réel – de l’Amérique du Sud, depuis divers événements comme la crise de la dette argentine, les tensions au Venezuela, les affaires de corruption au Brésil... L’éloignement, la législation étrangère, la culture différente des affaires… Tout cela ne rend-il pas une tentative de développement international très risquée, et en outre réservée aux seuls grands groupes ? Il n’est pas nécessaire d’être une très grande entreprise pour réussir à l’exportation. Bien sûr, tout n’est pas facile : il faut entrer dans le marché convoité, s’y maintenir et y réussir. Mais notre pays, nos Régions, offrent nombre d’outils ou d’aides performants pour déceler les opportunités commerciales, comprendre les modalités d’export, explorer les filières, nouer des contacts... L’entrepreneur a du bon sens et les organismes évoqués plus haut appuieront concrètement sa réflexion et ses démarches. Quand les choses se concrétisent, un organisme d’intérêt public comme le nôtre apportera son expertise – maintenant presque centenaire – et ses solutions : nos analyses économico-politiques, dont découle un rating par pays, ont un rôle préventif très éclairant. Nous accompagnons ensuite le montage des contrats et y intégrons les éléments qui permettent son assurabilité et/ou son financement et prévoyons même comment « jouer au pompier » en cas d’indemnisation, de récupération de sommes dues, etc. Un risque commercial, cela s’évalue puis s’encadre. Et c’est notre rôle. Actuellement, le contexte politique global est assez troublé et le contexte économique plutôt illisible avec des guerres de taxes, la dévaluation du yuan, de nouveaux traités qui promettent mais sont contestés, quand ils ne sont pas torpillés, etc. L’export devient-il de la navigation à vue ? Les nouveaux traités commerciaux offrent de la clarté et certainement de nouvelles opportunités d’export pour certaines branches d’activités. Pour autant, il est vrai que la remise en cause unilatérale d’accords qui sont par essence multilatéraux est interpellante. Il y a là un fait du prince problématique pour la sérénité du commerce international. Problématiques aussi, les décrets d’embargo, 16 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 En réunion de rédaction, autour de Nabil Jijakli (de dos) : Sybille Motte (International Trade Advisor Beci), Didier Dekeyser (journaliste freelance), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci) et Mehdi Ferron (stagiaire communication Beci). auxquels des États, qui n’ont pas de volonté ou de raisons d’en appliquer un, sont forcés de participer. Bref, les relations internationales ne sont pas un long fleuve tranquille ; mais les aléas du commerce ont toujours existé, ce qui explique d’ailleurs notre rôle... ! Nos rating-pays sont établis sur base d’analyses poussées qui tiennent compte de ces soubresauts. Notons que nous ne pouvons que nous obliger à la performance car nous sommes, en tant qu’organisme de financement et d’assurance-crédit, partie prenante du risque que prend l’entrepreneur. Ceci posé, le risque le plus grand auquel s’expose un candidat exportateur est tout simplement de ne pas envisager le « risque client » à l’exportation et le « risquepays » classique. Certaines PME, pour lesquelles la prise de risque doit être parfaitement couverte sous peine de viabilité en cas de coup dur, s’encadrent mieux que de grandes entreprises pourtant actives dans la grande exportation mais très exposées, par nonchalance ou ignorance de ces risques. C’est dans et pour de tels cas que l’instabilité internationale est réellement à craindre. ● Didier Dekeyser © Reporters DÉCOUVREZ LE MONDE À TRAVERS UNE NOUVELLE CABINE. Faites l’ expérience de notre nouvelle cabine Delta Premium Select : un service et un style d’exception, plus d’espace, un écran vidéo plus grand et un repose-pieds. DELTA.COM Delta Premium Select est disponible sur les vols au départ de Bruxelles vers New York JFK et Atlanta à partir respectivement de janvier ou mars 2020. Consultez la liste de nos vols pour plus d’informations. Vols en partenariat avec Air France-KLM. Toutes les informations sont correctes au moment de la publication © 2019 Delta Air Lines, Inc.
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International Exporter, oui mais où ? Bonne question, car le monde est vaste et les opportunités, de scorer comme de se planter, sont nombreuses. Allemagne, France, Pays-Bas et Royaume-Uni (le quarté de tête dans l’ordre) représentent 53 % de nos exportations dans un continent européen qui en absorbe près de 73 %. Mais les taux de croissance à dix ans indiquent que des opportunités ont été saisies dans des marchés plus lointains, notamment en Afrique subsaharienne, en Asie et au Moyen-Orient. A ux critères de choix trop courants d’affinités de proximité, de langue ou de culture, il importe sans doute de substituer ceux qui relèvent de l’efficacité économique, et donc de se concentrer sur les marchés de croissance où la potentialité d’une profitabilité significative récompensera les efforts et les risques plus importants à assumer. Jan-Pieter Laleman et Raphaël Cecchi, respectivement spécialistes MoyenOrient et Asie chez Credendo, nous donnent leurs points de vue. On imagine aisément que les pays de l’or noir sont riches. Ils ont donc de quoi investir et consommer. Pour autant, ils sont presque exclusivement dépendants de cette ressource – dont nos pays sont inversement de plus en plus indépendants – et assez peu stables. Peut-on raisonnablement conseiller de s’y intéresser ? Jan-Pieter Laleman : La région du monde désignée sous l’appellation Moyen-Orient est vaste et nous ne conseillons pas d’approcher indistinctement tous les pays qui composent ce groupe. L’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, Oman, le Qatar... nous intéressent plus particulièrement. S’il ne faut pas, en effet, négliger les risques dont vous parlez, ces pays présentent tout de même une stabilité politique suffisante comme en témoigne d’ailleurs le nombre de touristes qui s’y rendent. En matière de risques, je préférerais mettre l’accent sur d’autres points qui relèvent de l’économique, comme la tension actuelle sur le marché immobilier, l’importance démesurée du secteur public dans quelques pays – 25 % des Saoudiens travaillent pour l’État ! –, la dépendance excessive au pétrole, etc. Mais ces 18 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 pays ne sont pas dans l’attentisme. Ils ont pris conscience de l’absolue nécessité de s’affranchir de leur dépendance à leur presque unique source de revenus, et de l’importance de ne pas effaroucher les investisseurs étrangers dont ils ont grand besoin pour développer rapidement leur économie, voire de larges pans d’un secteur privé quasiment inexistant. Ils ont une population jeune, à laquelle ils vont devoir offrir des emplois ailleurs que dans un secteur public sursaturé. Jan-Pieter Laleman Diversifier son économie n’est pas si aisé lorsque les ressources naturelles ne le sont pas et il semble que les pays du Moyen-Orient se livrent à une compétition sur les mêmes terrains, ceux du tourisme, du loisir, de l’immobilier et des énergies renouvelables. N’y-a-t-il pas risque d’excès d’offres et de bulle(s) ? Jan-Pieter Laleman : À Dubaï, par exemple, le parc hôtelier a crû récemment de 26 %, plus que la croissance touristique... Donc, en effet, il y a un certain excès, comme il y a une concurrence sur les mêmes terrains. On pourrait dire, cyniquement, que cela multiplie nos possibilités de faire des affaires... Il n’en demeure pas moins que ces pays ne sont qu’au début de leur préparation pour l’ère de l’après-pétrole, qu’ils ont entamée lucidement et volontairement. Or leurs besoins sont gigantesques, tout comme les moyens dont ils disposent. De plus, leur population © Getty D.R. très jeune et plus éduquée va exiger un nouveau type de société lorsqu’elle parviendra sur le marché du travail. Un secteur privé va donc émerger, qui se développera pratiquement de zéro, donc de façon spectaculaire. Le processus est entamé comme l’indiquent, par exemple, des initiatives de réformes législatives à l’attention des investisseurs, le développement des ports, des hubs d’aviation, les projets immobiliers spectaculaires, les tentatives de rayonnement culturel et sportif, etc. Un Orient plus lointain, l’Asie, attire aussi toutes les ambitions. Mais parler de l’Asie c’est parler d’un monde tant elle est vaste. Quels pays faut-il y distinguer ? Raphaël Cecchi : On divise par commodité l’Asie en trois zones : l’Asie de l’Est avec la Chine, le Japon et la Corée ; l’Asie du Sud -Est avec l’Indonésie, la Thaïlande, le Vietnam, la Malaisie... ; puis le sous-continent indien avec l’Inde, le Pakistan, le Sri Lanka, le Bengladesh, etc. Ces trois zones offrent chacune un potentiel de développement d’échanges commerciaux important, possèdent toutes un secteur manufacturier (à la différence du Proche-Orient), même s’il est à moderniser, et jouissent pour la plupart des pays d’une stabilité politique bonne pour les affaires. Stabilité malgré la guerre commerciale Chine-USA, les tensions vives en mer de Chine, l’insurrection à Hong-Kong, la radicalisation religieuse en Indonésie... ? Raphaël Cecchi : Voyez la résilience de pays tels que la Chine : elle est en effet en lutte commerciale contre les États-Unis, elle connaît des troubles politiques avec Hong-Kong (qui ne sont une menace pour elle que vus d’ici...), elle fait face à des problèmes environnementaux, des revendications salariales renchérissent ses coûts de production, etc. Malgré cela, elle tient le cap avec assurance et parvient à maintenir un taux de croissance, certes plus bas qu’autrefois, mais dont beaucoup d’autres pays rêveraient... Par ailleurs, si les pays d’Asie sont de fait confrontés à des défis de taille (tout comme les nôtres, d’ailleurs mais les problèmes ont toujours l’air plus importants ailleurs par un biais de perception qui décourage parfois les entrepreneurs), il est remarquable de voir comment ces défis sont pris à bras le corps : encore très dépendantes du charbon, leurs économies se tournent aujourd’hui massivement vers le gaz et les énergies renouvelables ; confronté au vieillissement de sa population, le Japon se crée des besoins en robotique nouveaux… Le Vietnam, jusqu’ici grand gagnant de la guerre commerciale Chine-USA, attire de nombreuses délocalisations d’entreprises manufacturières voulant échapper aux tarifs américains. Autant d’opportunités économiques supplémentaires, donc. L’historique de nos relations commerciales intenses plaide également en faveur d’un intérêt à porter à l’Asie. Nous nous sommes faits à leurs usages, ils se sont faits aux nôtres. Les ratings à court et moyen terme de la Chine et d’autres pays de ces régions étant bons, en termes de risques politiques et d’environnement des affaires – qui analysent et évaluent notamment le potentiel de croissance économique d’un pays, sa solvabilité, son taux d’endettement, ses réserves en devises, etc. – l’Asie est impérativement à inscrire sur la short-list de prospection du candidat exportateur. Raphael Cecchi Largest percentage increases in Belgian exports - 2008-2018 (among top 50 countries of 2018) 200% 0% Il n’en demeure pas moins que l’on peut faire aussi de très bonnes affaires ailleurs, et même avec des pays ‘mal cotés’. Les pays d’Afrique, par exemple, n’ont en général pas de bons ratings à cause de leurs problèmes de gouvernance et, pour beaucoup, à cause de tous les maux dont souffrent habituellement les pays producteurs de matières premières trop convoitées. Outre leur richesse en matières premières, ils connaissent une poussée démographique spectaculaire qui se traduira pour beaucoup en forte croissance. Il y a clairement des opportunités d’affaires là aussi, et nous ne découragerons nullement celui qui veut y aller, mais le ‘risque pays’ ne doit pas être sous-estimé. Jan-Pieter Laleman : Quant à savoir où exporter, il faut certainement noter en premier lieu : « là où il y a de l’argent », car la rentabilité est bien sûr la nécessité première de l’entreprise. Ensuite, les points cruciaux sont une très bonne préparation en amont, une implication entière dans le projet et un très bon accompagnement du début à la fin, ce que notre pays, la Région et ses institutions offrent et dont il faut tirer parti. ● Didier Dekeyser Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 19 Thailand Canada Mexico Egypt India Poland Bulgaria Brazil Morocco Lithuania Un. Arab Emirates Romania Singapore China Taiwan Marshall Island Nigeria Senegal Serbia D.R.
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International Royaume-Uni 4e client 6e fournisseur 8.778,4 millions 15.230,2 millions Chers pays voisins À l’issue du 1er semestre 2019, 77,3 % des exportations belges sont à destination d’autres pays européens ; c’est dire leur importance. À titre de comparaison avec nos clients hors Europe, l’Asie accueille globalement 9 % de nos exportations et, si l’on prend les pays isolément, les seuls clients dans le top 15 sont les États-Unis (5e avec une part de 6,2 %), l'Inde (10e avec 1,7 %) et la Chine (11e avec 1,7 %). À juin 2019, l’Allemagne, la France et les Pays-Bas représentaient conjointement 44,5 % des exportations. Malgré les incertitudes liées au Brexit, le Royaume-Uni reste un client très important de notre pays, le 4e part de 7,6 %. À 1,8 %, le Luxembourg est notre 9e avec une client. Pays-Bas 3e client 23.641,8 millions fournisseur 33.311,8 millions Allemagne 1er client 2e fournisseur 25.387,2 millions Part dans les exportations belges et sections principales à l’export au 1er France 2e client 3e G.D. Luxembourg fournisseur 18.962,4 millions 9e client 30e fournisseur 856,6 millions 3.527,5 millions 28.378,0 millions • France : 14,2 %. Produits chimiques (17,3 %), métaux communs (11,0 %), machines et appareils (10,4 %) • Pays-Bas : 11,8 %. Produits minéraux (20,0 %), produits chimiques (15,0 %), matériel de transport (10,1 %) • Royaume-Uni : 7,6 %. Matériel de transport (27,8 %), produits chimiques (19,0 %), machines et appareils (9,4 %) • G.D. Luxembourg : 1,8 %. Matériel de transport (22,4 %), produits minéraux (18,6 %), matières plastiques (9,9 %) 37.005,8 millions 1er semestre 2019 • Allemagne : 18,5 %. Produits chimiques (31,4 %), matériel de transport (13,3 %), métaux communs (10,8 %) Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 21
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International 5 choses à savoir pour faire du business aux Émirats Arabes Unis Au mois d’octobre, Beci accompagnait une dizaine d’entreprises bruxelloises en mission économique aux Émirats Arabes Unis (EAU), dans le cadre d’un projet Enterprise Europe Network. Un marché convoité, qui recèle toutefois son lot de subtilités. Quelques enseignements. 1 2 La délégation européenne reçue à la chambre de commerce de Dubaï. Vous n’êtes pas attendus : Dubaï est un marché convoité de tous. Bien que le savoir-faire occidental soit toujours aussi bien perçu aux Émirats, nos entreprises n’y sont plus aussi attendues qu’auparavant. Il faut pouvoir vendre sa particularité. Mais le prestige ou les produits de niche sont particulièrement appréciés. Sachez prendre le temps : La notion du temps est fort différente aux EAU. Cela se ressent dans la prise de rendezvous comme lors des discussions business. Mieux vaut le savoir et bien comprendre la culture locale pour ne pas s’étonner de certaines choses. Ainsi, il est très courant que des rendez-vous, même sollicités de longue date, soient confirmés en dernière minute; ils peuvent tout aussi bien être déplacés, voire annulés. Voyons le bon côté des choses : vous pouvez obtenir des rendez-vous de grande qualité en dernière minute, grâce à la mise en relation d’une personne rencontrée sur place. Dans les négociations, sachez qu’il est normal de rencontrer plusieurs fois la même personne avant d’entrer dans le vif de la discussion. Ne cherchez pas à brûler les étapes, la culture locale veut que l’on crée une relation de confiance en abordant toutes sortes de sujets, avant de parler business. 3 4 Faites appel aux réseaux internationaux : Sollicitez votre attaché économique et commercial via le réseau de Hub.brussels, ici en collaboration avec la représentation wallonne de l’Awex. Par ailleurs, le réseau EEN, dont Beci fait partie, est présent dans plus de 65 pays, au service des PME européennes à l’export. Pensez aux Free Zones… ou pas : Les Free Zones, ou zones franches, sont nombreuses et couvrent une variété de secteurs et d’opérations. Leur discours insiste volontiers sur les avantages fiscaux, administratifs et de recrutement, 22 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 mais il faut garder un esprit critique. Par exemple, si votre intention est de commercialiser des marchandises sur le territoire non exempté de taxes (le ‘mainland‘), s’établir en zone franche ne vous évitera pas les 5 % de TVA sur la vente. Mais la zone franche vous permet de stocker vos marchandises à moindre prix et hors-taxe, avant de les écouler sur le ‘mainland‘ selon la demande. Si vous êtes dans l’import-export, s’établir en zone franche pour transformer vos marchandises et les ré-exporter vers les pays du Golfe (GCC) s’avère intéressant. 5 Il n’y pas que Dubaï : L’Émirat de Dubaï, qui compte plus de 3 millions d’habitants, est indéniablement le centre névralgique des affaires aux EAU. Pour autant, ses voisins ont aussi leurs avantages. En mission, nous avons pu visiter Ras Al Khaïmah, l’un des sept émirats fédérés du pays. Ras Al Khaïmah présente de nombreux avantages pour une TPE/PME européenne qui souhaite s’implanter dans la région. Tout d’abord, c’est un marché beaucoup moins compétitif que Dubaï, où tout le monde se rue. Ici, le marché n’est pas encore submergé : on cherche à attirer l’investisseur étranger. Il est plus facile d’y faire sa place, sur un marché de 400.000 habitants. Il est également moins cher de s’y établir, à 1h30 de route de Dubaï. De nombreuses industries ont fait ce choix ; par exemple Franke, qui distribue tout le marché des EAU à partir de son usine. Ici, c’est l’agence RAKEZ (Ras Al Khaïmah Economic Zone) qui gère l’économie locale. Vous serez plus rapidement en contact avec les décideurs dans cet émirat. ● Sybille Motte, International Trade Advisor Beci, Tél. +32 2 563 68 54 – smo@beci.be © A. Van Battel/Wideshot Photography International L’export sous l’œil de l’Agence pour le commerce extérieur L’Agence pour le commerce extérieur a été créée par un accord de coopération conclu entre l’autorité fédérale et les régions : s’y rencontrent donc les compétences fédérales en matière de politique internationale et les compétences régionales en matière de commerce international, ce qui en fait un bel outil pour tous les entrepreneurs belges. Nous avons rencontré son Directeur Général, Fabienne L’Hoost. Comment se porte notre balance commerciale en 2019 ? Au cours du premier semestre 2019, le surplus global de la balance commerciale belge s’élevait à un peu moins de 6,7 milliards , soit 1,8 milliard de moins par rapport à la même période l’an dernier. Cette baisse s’explique par la forte augmentation des importations de biens en provenance des États-Unis, du Japon et de Suisse. De manière générale, la balance commerciale de la Belgique est surtout positive avec les pays de l’UE. L’Asie reste, hors Europe, le principal partenaire de Belgique avec 9 % de nos exportations et 14,7 % de nos importations. On parle peu de l’Inde qui a pourtant une population aussi importante que celle de la Chine, même si le pouvoir d’achat n’y est pas semblable. Ce pays ne présente-t-il pas d’opportunités majeures ? Ces dernières années, l’économie indienne connaît, en effet, une vraie mutation. Afin de bénéficier des nombreuses opportunités offertes par ce pays, deux missions économiques conjointes belges ont été organisées : l’une en 2010 (170 entreprises, 255 hommes d’affaires et 27 accords conclus) et la plus récente en 2013 (340 participants). En 2017, nos souverains s’y sont également rendus afin de célébrer 70 ans de relations diplomatiques entre les deux pays. Trente-huit contrats ont été signés à cette occasion ! En 2018, la Belgique était, au sein de l’Union Européenne, le deuxième plus grand exportateur de marchandises vers l’Inde avec un montant de 7,9 milliards, soit 17,3 % du total La mission économique organisée en février dernier au Mexique, en collaboration avec les agences régionales du commerce extérieur, peut être qualifiée de grand succès. des exportations européennes. Bien que le diamant reste un des éléments centraux du commerce bilatéral, de nombreux secteurs offrent des perspectives prometteuses. Il en est ainsi des « Machines et appareils », dont les exportations se sont chiffrées à 590 millions en 2018, soit 312,9 millions de plus par rapport à 2013. Ces cinq dernières années, les produits chimiques, principal secteur d’exportation belge, ont également enregistré une belle croissance. Poussées par les ventes importantes de vaccins, les exportations de cette catégorie se sont élevées à 680,9 millions en 2018, en progression de 248,1 millions par rapport à 2014. Pour le commerce de services, on constate entre autres une forte croissance des ventes de services de télécommunication, d’information et informatiques. Leurs exportations sont passées de 31 millions il y a cinq ans à 104 millions fin 2018. Les missions économiques que vous organisez, qui ont l’avantage indéniable d’être appuyée par le Roi ou l’un de ses représentants, connaissent souvent un grand succès, ce qui se traduit Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 23 © Belga
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International concrètement en signature de contrats. L’année 2019 sera-t-elle un bon cru ? Fin 2019, nous aurons organisé deux missions économiques conjointes présidées par SAR la Princesse Astrid, en étroite collaboration avec les trois instances régionales de promotion du commerce extérieur : hub.brussels, l’Awex, le FIT et le SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au développement. La mission au Mexique de février 2019, avec une délégation d’affaires forte de 202 participants, représentait pas moins de 130 entreprises, était près de 2,5 fois plus importante que la dernière mission économique au Mexique de 2009. Au total, 283 personnes y ont pris part. Parmi les entreprises participantes, les secteurs les plus représentés étaient ceux de l’industrie agro-alimentaire, l’industrie des TIC et des télécommunications, l’industrie pharmaceutique, de la biotechnologique et parapharmaceutique, les industries de l’énergie, des énergies renouvelables et cleantech, de la santé et des sciences de la vie. Cette mission au Mexique, quinzième économie mondiale et pays-charnière entre les États-Unis et l’Amérique latine, a d’ailleurs coïncidé avec l’élection d’un nouveau président, Andrés Manuel López Obrador, qui a reçu la délégation officielle belge. Au total, 15 contrats et accords ont été signés. La prochaine mission économique aura lieu en République populaire de Chine, du 17 au 22 novembre. Elle doit être le point d’orgue de l’année 2019, avec une délégation qui doit compter 630 participants représentant 311 entreprises. La Princesse Astrid et les ministres doivent être reçus au plus haut niveau de l’État. Le programme permettra aux entreprises de nouer ou renforcer des liens avec des partenaires locaux. Deux réceptions officielles de grande envergure, avec 1.100 participants prévus, auront lieu à Pékin et Shanghai. Parmi les entreprises participantes, les cinq secteurs les plus représentés seront ceux de l’industrie agro-alimentaire, les entreprises fournissant des services commerciaux, l’industrie chimique, pharmaceutique et des sciences de la vie, l’industrie du luxe, de la mode et du textile, l’industrie de l’énergie, l’environnement et du cleantech. En matière de traités de libre-échange, quels sont ceux qui nous ouvrent le plus de portes et pour quels secteurs en particuliers ? La Commission Européenne négocie des accords commerciaux ayant notamment comme objectif la baisse des tarifs douaniers, afin de faciliter les échanges commerciaux. 24 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 Depuis 2017, les effets de ces accords sont consignés dans un rapport public adressé aux institutions européennes, le Trade Agreement Implementation Report. Les chiffres disponibles, qui portent sur l’année 2017, montrent qu’environ un tiers des exportations des États membres de l’Union Européenne vers des pays tiers sont encadrées par ces accords. Les principaux partenair de l’UE pour ces accords sont Suisse (7 % des échanges avec l’Union européenne), la Turquie, la Norvège et la Corée du Sud. Ces accords de libre-échange ont généré une augmentation des flux commerciaux. Depuis la conclusion de l’accord de libre-échange avec la Corée du Sud en 2011, les exportations ver ce pays ont cru de plus de 55 %. an après l’implémentation de l’accord avec l’Équateur, on y enregistre une hausse de plus de 20 % de nos exportations. Les exportations européennes vers le Canada ont, elles, augmenté de 7 % après l’implémentation partielle du Ceta, il y a deux ans. Il importe de noter que les plus fortes progressions ont, très logiquement, été réalisées dans les secteurs pour lesquels une diminution des tarifs avait été conclue. La Belgique est particulièrement gagnante car elle a augmenté sa part de marché au sein de l’Union Européenne pour les exportations vers le Canada : alors que les exportations belges représentaient 5,5 % du total européen fin juin 2016, cette part a augmenté à 7,8 % fin juin 2019, avec un pic à 8,7 % fin juin 2018. Selon la Commission Européenne, 81,6 % des entreprises belges ont bénéficié de ces tarifs préférentiels ; cette information provient d’une analyse de données émanant de 20 pays ayant conclu des accords avec l’UE. Les exportations belges vers ces pays représentaient plus de 15 milliards d’euros. Les tarifs préférentiels ont permis d’économiser 400 millions de frais douaniers. Ces montants devraient encore augmenter : des accords de libre-échange avec le Japon, Singapour et le Vietnam sont en négociation ; d’autres pays comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande figurent également sur la liste de potentiels partenaires pour ces accords. ● Didier Dekeyser Fabienne L’Hoost, Directeur Général de l’Agence fédérale belge pour le commerce extérieur. International Comment vous (ex)portez-vous ? Les PME bruxelloises sont confrontées à une difficulté qui peut pénaliser leur croissance : l’étroitesse du marché belge. Les perspectives y sont loin d’être égales à celles de la France ou de l’Allemagne ! La solution ? Élargir son horizon. Autrement dit, exporter. © Getty (Coproduction) Les opportunités qu’offrent les marchés étrangers – qu’ils soient proches ou plus lointains – seront d’autant mieux exploitées que vous y serez bien préparés. Hub.brussels, l’Agence bruxelloise pour l’Accompagnement de l’Entreprise, a élaboré quelques conseils à l’attention des exportateurs débutants : 1 Déterminez si vous êtes prêt à l’export : Une analyse SWOT de votre organisation et de vos produits ou services vous y aidera grandement ! 2 Déterminez les produits et/ou les services que vous voulez exporter : De préférence des produits de niche et des produits/services qui vous différencient de vos concurrents. 3 Identifiez votre marché : Vous rêvez du marché chinois… Et si vous commenciez par un pays voisin ? Bruxelles est située dans une des zones les plus riches d’Europe, où les habitudes de business et de consommation sont aussi les plus proches des nôtres. Ensuite, pensez à l’Amérique du Nord, et pourquoi pas à l’Afrique, avec laquelle Bruxelles est bien connectée ? Avant tout, étudiez le marché visé. 4 Identifiez les canaux de vente : Avant d’envisager la vente directe, pensez à un agent ou un distributeur local. Mais prenez vos précautions contractuelles et ne vous lancez pas tête baissée. Il existe de nombreux moyens d’approche. 5 Adaptez-vous à la culture locale : Chaque peuple a ses 6 Recourez à des experts pour les volets légaux et codes, ses habitudes et ses règles. Les respecter, c’est déjà susciter une image favorable. fiscaux : La TVA, les procédés de facturation, les contrats, la logistique… ne s’improvisent pas. Faites-vous aider ! 7 Protégez le savoir-faire de votre entreprise : Brevetez, enregistrez vos produits, marques et modèles pour éviter les mauvaises surprises. 8 Sécurisez les payements de vos ventes : Il n’est pas toujours possible de se faire payer avant livraison. Les crédits documentaires, l’assurance-crédit, le factoring ? Chacun son métier : adressez-vous à un pro ! 9 Valorisez votre succès : Vous avez le savoir-faire ; le faire-savoir est aussi important, c’est votre vitrine pour l’avenir. Consacrez les moyens nécessaires à communiquer. ● 10 Faites-vous accompagner par hub.brussels : c’est gratuit ! L’accompagnement des exportateurs est l’une des missions de hub.brussels, structure publique mise en place par le Gouvernement bruxellois, qui peut s’appuyer sur le vaste réseau de ses Attachés Économiques et Commerciaux basés à l’étranger. Vous souhaitez vous lancer dans l’export ? Les experts de hub.brussels peuvent réaliser votre analyse de faisabilité, sorte de diagnostic de votre potentiel à l’exportation. Pour accéder à ce service, vous devez disposer d’un numéro d’entreprise ou d’une unité d’établissement en RBC, d’un site web et d’une adresse mail professionnelle. Votre produit doit être prêt à la vente ; vous devez disposer des ressources et stocks suffisants pour faire face à un afflux de commandes ; pouvoir compter sur un service commercial et des outils marketing de base et être capable d’expliquer en quoi votre offre est spécifique. Des références commerciales constituent un atout ! Enfin, vous n’êtes éligible que si vous n’avez jamais exporté ou, le cas échéant, jamais hors de l’UE. Ceux qui n’entrent pas dans ces critères sont redirigés vers le service 1819, hébergé par hub.brussels : tél. 1819 ou info@1819.be. Retrouvez ces 10 conseils en détail sur https://hub.brussels/fr/10-conseils-export-2019 Plus d’info ? Contactez Katia Giovanetti, Account Manager tél. 02/800 40 77, kgiovanetti@hub.brussels. Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 25
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International 5 Conseils pour éviter les principaux risques à l’exportation Exporter, c’est bon pour la santé de l’entreprise : augmenter le chiffre d’affaires, booster la croissance et la motivation des employés, réduire la pression concurrentielle. Bien sûr, se lancer à la conquête des marchés étrangers extra-européens est plus risqué que de rester chez soi. Quels sont les principaux pièges à éviter et comment les contrer ? 1 Le risque pays vient d’abord à l’esprit ; à raison, vu les nombreux mouvements actuels dans les relations internationales. Votre entreprise belge peut être confrontée à un fait politique dans le pays de son client, ce qui peut impacter significativement le bon déroulement de vos transactions commerciales : instabilité sociale, conflit, guerre commerciale, expropriation, implantation d’une politique protectionniste, embargo... La liste est longue. Logiquement, on veillera donc à diversifier son business d’exportation, sans trop se disperser pour autant, mais surtout à bien choisir le ou les pays dans lesquels on projette d’exporter. À cette fin, il faut s’aider de ratings pays, comme ceux de Credendo, qui évaluent en permanence les risques politiques et commerciaux des pays d’export . 2 Le risque de résiliation. Après avoir signé son contrat et avant même d’avoir livré ses produits ou services, l’entreprise belge peut être confrontée à l’annulation du contrat causée par la carence de son client, qui ne peut ou ne veut pas payer, soit suite à un fait politique (guerre, événements politiques), soit pour des raisons propres à sa santé financière voire sa mauvaise volonté à honorer le contrat. Ce risque est assurable – c’est recommandé ! – afin d’être indemnisé pour toutes les dépenses effectuées durant l’exécution du contrat. 3 Le risque de non-paiement est de loin la plus grande crainte d’une entreprise : un client indélicat ne s’acquitte pas de ses obligations de paiement aux échéances prévues par le contrat, alors que vous avez honoré toutes les vôtres, notamment la livraison de la marchandise ou la prestation du service. L’origine de ce risque peut être de nature politique (guerre, pénurie de devises, catastrophes naturelles…) ou commerciale (faillite, difficultés financières, dispute…). Une assurance-crédit permet à l’exportateur d’être indemnisé d’une créance impayée. Cette assurance s’adapte aux différentes structures de transactions, payables au comptant voire même combinant un financement octroyé par une banque. 4 La culture locale. Think global, act local : en tant qu’exportateur, il faut à tout moment être au courant des réglementations et procédures internationales et les appliquer dans chaque filiale locale de votre entreprise, en plus des réglementations et procédures locales. S’ajoutent d’autres barrières comme la langue, les symboles ou les mœurs. Ces risques mal cernés, non anticipés ou négligés peuvent avoir des impacts négatifs sur les rapports commerciaux et engendrer des malentendus. Des agents et partenaires internationaux peuvent permettre d’établir des contacts avec des clients internationaux et ainsi faciliter les rapports commerciaux. La Région bruxelloise, par exemple, a des conseillers économiques aux quatre coins du monde qui peuvent apporter une expérience et une aide appréciables. Une autre solution est de recruter des partenaires locaux. 5 Les risques climatiques et éthiques. De nouvelles régulations environnementales et de nouvelles exigences sociales voient le jour. Les investisseurs, clients et la société en général souhaitent plus de transparence et de vigilance de la part des entreprises et ces pressions influencent directement les évaluations tirées des banques et assureurs, quant à l’impact économique des entreprises dans ces domaines. ● Didier Dekeyser 26 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 - octobre 2019 1 www.credendo.com ou via l’application Credendo Risk sur l’App Store ou Google Play © Getty International conseilleront, vous indiqueront qui aller voir, où trouver du soutien et des contacts. C’est gratuit et c’est certainement le premier pas qui vous en fera faire bien d’autres. ❙ Beci, avenue Louise 500, 1050 Bruxelles info@beci.be – Tél. 02 648 50 02 2 Faites-vous accompagner La Région Bruxelloise a récemment regroupé géographiquement et stratégiquement ses moyens sous l’appellation hub.brussels, avec la modeste ambition de « Faire de Bruxelles le territoire européen le plus attractif pour entreprendre et développer son activité économique » ! Bruxelles vous aide à exporter © Getty Aventurier solitaire s’abstenir. Pourquoi d’ailleurs se priver des aides multiples que la Région propose ? La seule excuse que vous pourriez avoir est de ne pas les connaître. Des partenaires privés peuvent vous accompagner aussi comme votre banque, votre chambre de commerce ; ou semi-privés comme l’entreprise autonome Credendo. L’Agence bruxelloise pour l’Accompagnement de l’Entreprise encourage notamment les PME à s’internationaliser. Elle accompagne avec une efficacité reconnue aussi bien le candidat qui fait ses premiers pas que le plus aguerri à la recherche des partenariats internationaux ou à l’assaut de nouveaux marchés. L’agence ne se paie pas de mots et accompagne jusque sur le terrain : sa grande force réside en effet dans ses attachés économiques et commerciaux essaimés aux quatre coins du monde où ils ont développé de longue date des réseaux de contact d’affaire. Ne serait-ce qu’en matière de prospection, leur aide vous fera gagner un temps précieux. Ces attachés peuvent être contactés directement ou rencontrés en face à face, notamment lors des très prisés « Contact days » organisés chaque année à Bruxelles. ❙ Agence bruxelloise pour l’Accompagnement de l’Entreprise, chaussée de Charleroi 110, 1060 Bruxelles Tél. 02 422 00 20 3 1 Un bon conseil, un aiguillage, débroussailler le terrain ? Beci « 966 milliards d’euros d’exportations bruxelloises, 60 km entre Bruxelles et la frontière la plus proche, 10.294 filiales d’entreprises bruxelloises à l’étranger » : la page web dédiée de Beci s’ouvre sur quelques chiffres qui vous suggéreront certainement que, pour vous aussi, il est sans doute temps d’y aller ! Venez parler de votre projet, de son ébauche ou de vos intentions d’internationaliser vos activités avec les experts de la Chambre de Commerce de Bruxelles et d’Enterprise Europe Network Brussels. Ils vous Faites-vous financer Finance.brussels facilite et complète la chaîne de financement des entreprises créatrices de valeur en Région bruxelloise. Comment ? En apportant des solutions concrètes à leurs besoins financiers aux moments-clés de leur existence : création, développement, innovation, internationalisation, transition environnementale, reprisetransmission. Établie en fonction des besoins du marché, l’offre de produits pour les start-ups, scale-ups et PME se résume à cinq instruments financiers qui, au besoin, peuvent être combinés : prise de participation, prêt mezzanine, prêt convertible, cofinancement et garanties. Dans cette optique, invest.brussels propose des financements aux PME bruxelloises qui ont une activité exportatrice ou qui souhaitent exporter ou s'implanter à l'étranger, et s’adresse également à des entreprises Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 27
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International exportatrices désireuses de s’ancrer dans la capitale. En amont d’un éventuel accord de financement décidé en trois mois au plus, le pôle de financement public régional étudiera les informations générales concernant l’entreprise (historique, management, actionnariat, produits et marché, comptes historiques), et parcourra avec attention la description détaillée du projet (plan export ou projet d’implantation à l’étranger) et le plan financier et ce, dans une démarche d’accompagnement et de discussions à l’inverse d’un simple audit. ❙ Finance.brussels, rue de Stassart 32, 1050 Bruxelles info@srib.be – Tél. 02 548 22 11 4 Faites-vous rembourser Superbe coup de pouce offert par la Région, la gamme des aides financières à l’exportation pour les PME et indépendants bruxellois mériterait d’être mieux connue... et plus sollicitée. Des subsides pour 8 types de projets sont prévus et, dans certains cas, jusqu’à 75 % des frais peuvent être remboursés (sous certaines conditions, comme être starters notamment). • Réaliser un support informatif (à l’exception d’un site internet) : remboursement de maximum 75 % des frais si vous faites réaliser un outil promotionnel (brochure, catalogue, film, logo, dépliant, traduction) dans une autre langue que le français ou le néerlandais, en vue d’exporter. • Effectuer un voyage de prospection à l'étranger : remboursement de maximum 50 ou 75 % des frais si vous effectuez un voyage de prospection commerciale hors de l'Union européenne, dans un nouveau marché. Si votre PME a moins de 4 ans, vous pouvez bénéficier de cette prime pour prospecter dans n’importe quel pays étranger (y compris au sein de l’UE et quel que soit le marché ciblé). • Exposer lors d’une foire à l'étranger : remboursement de 50 à 75 % des frais. • Inviter des prospects issus de marchés hors de l'UE : remboursement de maximum 50 % des frais pour les inviter en Région bruxelloise. • Participer à un appel d’offres pour un marché hors de l'UE : remboursement de maximum 50 % des frais. • Louer temporairement un bureau de prospection hors de l’UE (si nouveau marché) : remboursement de 1.500 € par mois. • Se faire conseiller quant au dépôt de marque, à l'enregistrement et à la certification à l'étranger : remboursement de maximum 50 % des frais si vous faites appel à un consultant dans ce cadre. • Recruter dans le cadre d'un projet lié à l'exportation : forfait de 20.000 € pour recruter un travailleur à temps plein en vue de la mise en œuvre d’un projet spécifique lié à l’exportation de ses biens et/ou services. ❙ Aides aux Entreprises, bd du Jardin botanique 20 1035 Bruxelles – 02 800 34 30 5 Faites-vous protéger Credendo-Export Credit Agency bénéficie de la garantie de l’État belge (dont elle ne reçoit cependant pas de subvention) et ses filiales fonctionnent en tant qu’entités privées sous la surveillance des organismes de contrôle des compagnies d’assurance. Un bon mix public-privé et un savoir-faire centenaire qui a fait de l’agence belge un champion européen (toujours en croissance) dans sa catégorie. Au fil des années, l’agence a développé et éprouvé de multiples solutions pour contrecarrer les risques tout aussi multiples que posent les transactions internationales. L’assurance-crédit classique ou globale assure le risque le plus en vue, soit le non-paiement des créances sur les clients nationaux ou étrangers, que ce non-paiement soit dû à leur incapacité ou à leur refus de payer (risque commercial), ou bien encore à des événements survenant à l’étranger (risque politique), voire à une résiliation. Mais elle se décline en de nombreuses variantes : crédit fournisseur qui permet d’accorder sereinement des délais de paiement à un acheteur étranger ; assurance pour couvrir l’utilisation, la dégradation ou la perte de matériel lourd à l’étranger en cas d’événements politiques ; assurance contre l’appel arbitraire de garanties contractuelles émises en faveur de l’acheteur étranger (garantie d’adjudication, de restitution d’acompte ou de bonne fin) ; etc. Par ailleurs, l’agence propose aussi des solutions très pointues, tels que cautionnement, garanties financières en cas de difficultés à obtenir une nouvelle ligne de crédit, voire du financement direct pour des montants allant jusqu’à 5 millions, etc. De ce fait, elle couvre toute la gamme des risques reconnus auxquels sera inévitablement confronté, un jour ou l’autre, un exportateur. Les solutions offertes sont nombreuses et adaptables à la particularité des demandes. Bref, un partenaire qu’il nous semble indispensable de consulter, d’autant plus si vous êtes TPE ou PME. ❙ Rue Montoyer 3, 1000 Brussels, Belgium +32 2 788 88 00 – info-eca@credendo.com. Didier Dekeyser 28 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 International Traduire pour exporter Vous croyez en votre produit et souhaitez l’exporter ! Condition préalable, fournir la documentation sur ce produit dans la langue du marché qu’on veut atteindre. (Coproduction) Luc Van Haute, CEO Ubiqus Belgium V ous avez un accord commercial à signer avec un partenaire s’exprimant dans une autre langue ? Mieux vaut que le document soit bien traduit afin d’éviter tout malentendu qui pourrait être source de rupture de contrat ou même de procès. La traduction d’un document, quel qu’il soit, est à prendre au sérieux. Une traduction aléatoire et peu scrupuleuse donne directement une image désastreuse à votre produit, à votre service, à toute votre entreprise et à vous-même. Comme dans tous les métiers, il y a des experts dans ce domaine. En général, ils travaillent pour des bureaux de traduction qui disposent de spécialistes dans chaque domaine et pour chaque pays. Un médecin ne va pas traduire un contrat pour un accord de distribution, pas plus qu’un juriste ne transcrira dans une autre langue la notice d’un médicament. C’est pourquoi il existe des entreprises qui garantissent un service sur mesure et de qualité. Certains de ces bureaux de traduction comptent des milliers de collaborateurs, experts dans leur métier, répartis sur le globe entier. Ces bureaux exigent non seulement du traducteur une grande expertise dans le domaine à couvrir, mais aussi qu’il réside dans le pays auquel est destiné le texte. Les domaines d’expertise, avec chacun son spécialiste dans sa langue, peuvent être multiples. Rien que pour le secteur juridique, certains bureaux collaborent avec des professionnels en droit du travail, droit social, droit public, contentieux et arbitrage, ‘corporate restructuration’, droit des sociétés... Mais ils s’adjoignent aussi les services d’experts en banque et finance, propriété intellectuelle, immobilier, marché des capitaux, assurances, mais aussi d’ingénieurs et de médecins. Quant aux langues, elles se comptent facilement en dizaines. Rien que pour la Belgique, ce sont déjà trois langues. Pour s’exporter vers quelques pays alentours, on monte vite à 15 langues. Pour couvrir les pays membres de l’Union européenne, cela grimpe à 24 langues. Et que penser encore des marchés russe, asiatiques et africains ? C’est la démarche inverse si on veut importer un produit étranger et le commercialiser dans notre pays : il faut trouver des traducteurs experts pour adapter aux langues du pays le mode d’emploi d’une machine venant de Chine ou la composition d’un médicament ou d’un aliment venant d’une autre partie du monde. Et le coût d’une bonne traduction ? Contrairement à certaines idées ancrées, il n’est guère exorbitant et sans surprise puisqu’il est fixé par mots traduits, entre 0,10 et 0,15 euro le mot – l’écart n’étant pas lié à la complexité du texte, mais à la langue de la traduction. Le coût sera plus élevé pour un texte traduit en allemand que pour un texte traduit en chinois, puisque le traducteur habite dans un pays où le coût de la vie est plus élevé. En termes de délais, un bon traducteur peut rédiger huit pages par jour. Selon les bureaux, cela peut se faire dans l’urgence, le jour même. Dans tous les cas, mieux vaut faire appel à un bon bureau de traduction. Le retour sur investissement est immédiat (notamment pour la traduction de vos pages web) et l’image de marque de votre entreprise ne souffrira pas d’une traduction approximative. ● votre partenaire pour tous vos projets linguistiques Traduction Juridique Professionnelle [Ubiqus], une expérience linguistique d’exception. La garantie d’un service sur mesure et de qualité. L’excellence en traduction juridique qui repose sur la capacité à savoir transposer les concepts légaux et réglementaires. Des traducteurs intervenant uniquement vers leur langue maternelle et attestant d’une solide expérience dans leur domaine. Traductions fidèles au format original. Confidentialité et sécurité des données. Contact : Luc Van Haute, CEO Ubiqus Belgium T. +32.473.746.357 – lvanhaute@ubiqus.com www.ubiqus.be Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 29
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Prospection digitale : la Chine en ligne Il était autrefois difficile pour une PME ou une start-up de réaliser des ventes en Chine. Aujourd’hui, l’e-commerce est une voie d’accès royale à ce qui est devenu la première économie mondiale en parité de pouvoir d’achat , la Chine ayant facilité elle-même l’ouverture afin de favoriser ses propres exportations. Mais comment se faire remarquer dans une toile aux milliards de clics quotidiens ? A vec près de 800 millions d’utilisateurs d’internet, qui y passent plus de 1,5 heure par jour, et des plateformes d’e-commerce qui comptent jusqu’à 500 millions de clients uniques, les standards chinois expliquent l’importance du marketing digital dans les relations commerciales profitables. Mais le candidat exportateur européen, familier des marketplaces d’Amazon et performant sur Twitter, Facebook, Linkedin..., risque d’être surpris s’il se lance sur ce marché avec la même caisse à outils. Contrairement à ce qui se fait chez nous, le consommateur chinois ne passe pas en priorité par un des nombreux moteurs de recherche disponibles (Baidu, Sogou, Soso, Qihoo 360... tout sauf Google !), mais se connecte directement à de gigantesques ‘marketplaces’, véritables institutions Taobao, TMALL, JD, Sunning, DangDang, Sasa, Ymatou... Certaines plateformes revendiquent plus de 500 millions d’utilisateurs. locales pratiquement inconnues chez nous (hormis sous l’appellation Alibaba, qui est la maison-mère des plus performantes), mais qui drainent pourtant des dizaines de millions de consommateurs, lesquels préfèrent explicitement acheter en ligne plutôt qu’en magasin. Taobao, TMALL, JD, Sunning, DangDang, Sasa, Ymatou... Certaines plateformes revendiquent plus de 500 millions d’utilisateurs. Phénoménal ! Mais l’inconvénient de places de marché aussi vastes est que l’on y est, d’entrée de jeu, très peu de chose. Il y aura donc une sérieuse pente à gravir... Étape initiale, la création d’un site internet, en mandarin bien sûr, qui devra être disponible sur les principaux moteurs de recherche chinois (il faut définitivement oublier Google) ; site dont il faudra rapidement assurer un minimum de visibilité en pratiquant un référencement actif pour le faire remonter quelque peu à la surface de l’océan des résultats de recherche. Il faudra construire conjointement, auprès de la cible locale visée, la notoriété de la marque et du produit que l’on souhaite vendre, essentielles dans la culture sociale et commerciale chinoise. Il en résultera idéalement la mise en place d’une identité et d’une image positives, indispensables avant 1 Rapports FMI 2018 et Banque Mondiale 2017 30 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 © Getty International de songer à pousser plus avant leur visibilité globale. Une difficulté à ce stade est que le succès d’une e-réputation ne résulte pas que des contenus diffusés par l’entreprise, mais se crée aussi et surtout à partir des contenus produits en réponse par les internautes sur les réseaux sociaux, les forums, les pages d’avis, etc. Wechat et Weido, Little Red Book entre autres, devront donc être vos amis, mais plus encore les Key Opinion Leaders (KOL) qui y sévissent et qui pourront doper votre visibilité ou... annihiler votre image d’un commentaire assassin Trouver une agence locale Tous ceux qui se sont frottés au digital marketing connaissent sa valeur ajoutée mais savent aussi combien cela consomme de temps. Créer du contenu pertinent, cibler une communauté, la mobiliser en votre faveur grâce à un ‘community management’ suivi, toucher les KOL et les influenceurs, créer un mini ou maxi-buzz à finalité commerciale, perfectionner la qualité de l’image véhiculée par l’entreprise, organiser des campagnes marketing ou publicitaires online, recueillir analyser et utiliser les data..., le tout en mandarin, n’est sans doute pas à la portée du gérant de PME. La solution est sans doute à trouver dans les nombreuses agences locales spécialisées en marketing digital. Reste à connaître leur fiabilité, renseignement utile à glaner auprès des services bruxellois d’aide à l’exportation. ● Didier Dekeyser Top 5 des réseaux sociaux en Chine Wechat Réseau social comptant un milliard d’utilisateurs, offrant la possibilité aux entreprises, via des mini-applications intégrées, de proposer leurs offres et aux utilisateurs d’y répondre sans devoir changer de navigateur ou d’application. Weibo Weibo, « micro-blogging » de 430 millions d’utilisateurs mensuels, est une sorte de Twitter à fonctionnalités étendues sur lequel il est possible de rédiger des posts allant jusqu’à 10.000 caractères, ce qui en fait une source d’information de premier plan pour la société chinoise, mais aussi un lieu de communication essentiel, avec KOL et followers très présents. Zhihu Zhihu est une communauté en ligne qui revendique des membres instruits et au pouvoir d’achat supérieur à celui des communautés des autres plateformes. Little Red Book Communauté en ligne, moteur de recherche dont les résultats sont des posts créés par ses utilisateurs (près de 800 millions de contenus recensés, dont beaucoup sont liés à la consommation : conseils d’achat, tendances, promos, avis...) et plateforme d’ecommerce (les posts peuvent se conclure par un redirection vers un processus d’achat). Douyin – Tiktok Douyin pour les Chinois, TikTok pour les étrangers : 2 produits différents pour des raisons de censure. Apps extrêmement populaires (plus d’un milliard de téléchargement pour les deux) elles offrent un contenu de vidéos créatives. Vaste communauté de KOL dont des célébrités chinoises suivies de leur cohorte de fans. Célèbres pour ses campagnes marketing de grande ampleur. Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 31
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AirPlus Company Account. Un compte pour la gestion centralisée de vos voyages d’aff aires. Vous souhaitez: + Améliorer la gestion de vos frais de déplacement ? + Simplifi er les processus de réservation et de règlement ? + Recevoir des relevés collectifs clairs au lieu de nombreux reçus ? + Clarifi er l’aff ectation des coûts au sein de votre société ? + Obtenir des données exhaustives pour mieux contrôler vos frais de déplacement ? www.airplus.com International Comment s’exporter grâce au réseau EEN : 4 exemples Qu’il s’agisse de trouver des partenaires, nouer des contacts, cibler des salons professionnels, se renseigner sur les régimes de taxes ou les réglementations locales, ou encore explorer des marchés publics internationaux, le réseau Enterprise Europe Network soutient les PME dans le développement de leurs activités internationales. Illustration par quatre exemples. «L a force d’Enterprise Europe Network, ce sont les 3.000 travers le mond Philippe Mergen, responsable chez Beci. « Dans chacun des 65 pays participants, dont les pays de l'UE mais aussi la Chine, le Japon, le Vietnam, les USA, le Mexique ou encore la Turquie, par exemple, nous avons des homologues possédant des contacts directs avec les entreprises de leur région. Ils peuvent aider à approcher le marché local, briefer sur la réglementation, identifier des prospects relais commerciaux pour clients, par le biais d'événements professionnels ou de leur carne d'adresses. Ensuite, EEN, une plateforme de mise en mêmes experts peuvent élaborer des profils de sociétés qui cherchent des partenaires. Bref, EEN fait aussi un travail de matching. » En Région bruxelloise, les experts EEN sont répartis en deux équipes distinctes, mais en contact permanent : l’une chez hub.brussels, pour tout ce qui concerne le soutien à l'innovation, et l’autre chez Beci, spécialisée dans le conseil et les services pour se développer à l’international. « Nous sommes disponibles pour toutes les sociétés qui veulent se lancer à l'international, ou qui y sont déjà actives, mais veulent prospecter de nouveaux marchés », poursuit JeanPhilippe Mergen. Si ce développement passe par celui d’un nouveau produit ou service innovant, le dossier est transmis à hub.brussels : « D’autres dossiers font le chemin inverse. Nous formons un double pôle, un consortium. » « Tout part de la PME bruxelloise, de la définition de sa cible à l'international (des clients ou des partenaires sur place), qu'il faut ensuite identifier avec l'aide des autres experts du réseau. Cela fonctionne dans les deux sens, puisque les experts de Beci font aussi des recherches sur le marché local et informent leurs homologues sur les réglementations belges ou bruxelloises. » emples valant mieux qu’un long oici comment Beci a pu aider tement des entrepreneurs bruxellois : ghen (chaussures de andonnées) : « Trouver des partenaires » Issue de l'Ancienne Maison Dubois, fondée en 1951, Berghen distribue en Belgique les chaussures des marques Sebago, Aigle et Caterpillar Sécurité, notamment. Depuis 25 ans, elle développe aussi sa opre gamme de chaussures de andonnée, sous le nom Berghen. La que a fait son trou au Benelux ; est maintenant de distribuer ghen à plus large échelle, comme roline Bouckaert, Brand & Nous voulons étendre Berghen agne. Ce sont des marchés très attrayants, avec des consommateurs au profil proche du Belge. Nous cherchons des partenaires. Les experts EEN chez Beci nous ont trouvé un référent qui s'occupe de Berghen sur ces deux marchés. Deux profils ont été mis en ligne sur la plateforme de mise en relation, afin de trouver des distributeurs et des agents. » C'est ainsi que Caroline Bouckaert a identifié un important salon professionnel, à Lyon, où elle était présente au mois d’octobre : « L'idée était de trouver des intermédiaires Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 33 © Getty
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International pour le marché français. Notre expert a énormément de réseaux et apporte des idées originales. Concernant l'Allemagne, il a également identifié des éléments indispensables pour conclure des contrats commerciaux dans les règles. Tout cela prend du temps. On espère que ça va bouger, notamment grâce au salon de Lyon. » Domobios (lutte contre les nuisibles) : « Se renseigner sur les formalités et les règlements » Domobios, une spin-off R&D de l’ULB et de l’UCL, crée des pièges « biomimétiques » qui attirent le nuisible et l’élimine sans produit toxique. « Nos produits sont commercialisés via des plateformes online, à l’échelon national, et nous préparons des ventes via des entreprises internationales », précise Anne-Catherine Mailleux, CEO. Anne-Catherine Mailleux (Domobios) Acar’up, le produit-phare de Domobios (contre les acariens des matelas) est déjà vendu en Belgique, en France, en Suisse et aux Pays-Bas. Il arrivera bientôt en Allemagne et en Italie. D’autres produits contre les acariens des paniers pour chiens, les punaises de lit et les cafards seront commercialisés à partir de 2020 en Europe, puis aux USA. Depuis sa création en 2013, Domobios fait régulièrement appel à EEN et à Beci. « Ils nous aident à exporter nos produits vers les USA en nous renseignant sur le régime des taxes, les formalités douanières, les dossiers réglementaires, etc. Nous les sollicitons pour trouver des contacts dans des secteurs bien particuliers. Certains matériaux de nos pièges sont ainsi fabriqués par une entreprise française identifiée par EEN. » Les experts EEN d'Impulse (devenu hub.brussels) ont aussi aidé Domobios lors de complications réglementaires pour la mise sur le marché d'Acar’up. « Et ils ont beaucoup contribué à notre notoriété. » Sophia Group (ingénierie) : « Suivre les marchés publics internationaux » Sophia Group a eu besoin d'une aide ponctuelle. Cette société de conseil et ingénierie propose des services d'assistance et d'audits techniques pour de nouveaux projets et des bâtiments déjà en exploitation. Elle fournit notamment au Parlement Européen une assistance dans la gestion technique du bâtiment. Sophia Group opère aussi comme ‘building help-desk’ pour la Commission Pascal Hendrickx (Sophia Group) Européenne. « Et nous venons de remporter un appel d'offre pour la même mission auprès du Conseil 34 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 Européen. Nous travaillons beaucoup avec les institutions européennes », signale le gérant Pascal Hendrickx. Sophia Group a également travaillé avec Actiris, Belfius, l'ULG, le CHU de Liège... « Nous aimerions atteindre les institutions internationales à Luxembourg et Genève. Nous avons donc fait appel à l'équipe EEN de Beci en septembre, pour nous inscrire sur un site d'appel d'offres de marchés publics en Europe. L'expert a passé quelques heures avec nous afin que nous puissions, entre autres, recevoir des notifications personnalisées quand un appel d'offres susceptible de nous concerner est publié. » Il est cependant trop tôt pour savoir si ce coup de main sera concluant : « Nous sommes dans une activité de niche ; nous n'espérons rien à court terme, mais c'était une démarche à entreprendre, pour laquelle Beci a l’expertise. » Zagapali (sacs à main contemporains) : prendre pied sur les salons Miny Bayot, qui s'est lancée dans la création de mode un peu par hasard, a également profité de l'expertise d'EEN pour mettre à profit un début de notoriété. En 2014, frustrée de ne pas trouver le sac dont elle rêvait, elle a créé sa propre marque, Zagapali, mêlant inspiration africaine et élégance contemporaine. Elle a trouvé de l'aide auprès d'entreprises belges pour les tissus et d’un atelier bulgare pour le travail du cuir. Quatre ans plus tard, Miny Bayot remportait son premier concours au Canada. Et gagnait une visibilité qui lui entrouvrait de nouvelles portes, avec l'aide d'EEN. « Le réseau m’a permis d’entrer en contact avec un salon à Amsterdam, et par la suite de rencontrer une représentante de la Torino Fashion Week. J'ai eu la chance de participer au défilé, mais aussi faire d'autres rencontres qui peuvent se transformer en collaborations et améliorer encore ma visibilité. » Voilà ce qui l'a convaincue de s'ouvrir davantage à l’international, notamment en Afrique. Elle sera également représentée au salon de Lyon, mais pas question d'aller trop vite, ni de faire des compromis avec sa vision : « J’ai été réinvitée à la prochaine Fashion Week à Turin, et j’espère pouvoir présenter une collection dans laquelle on ressentira toujours l’énergie de Zagapali. » ● Cédric Lobelle Info : www.brusselsnetwork.be Contact : Jean-Philippe Mergen, Directeur Internationalisation Enterprise Europe Network Brussels – jpm@beci.be ; +32 2 210 01 77 Miny Bayot (Zagapali) International Voyages d’affaires : mieux maîtriser la gestion des frais de déplacement Le nombre de voyages d’affaires ne cesse d’augmenter, entraînant toujours davantage de coûts. D’où l’importance de bien les évaluer et ainsi maîtriser la gestion des frais liés aux déplacements professionnels. Des solutions existent. (Coproduction) A vec une économie mondiale en croissance constante, les déplacements professionnels se multiplient également et nécessitent de bien gérer les frais afin d’éviter qu’ils explosent. Pour un voyage d’affaires, il convient d’abord de réserver des vols, des hôtels, des trains et/ou des voitures de location. Ensuite, ces réservations doivent être payées. Enfin, les frais doivent être comparés, attribués et évalués. Bref, la personne responsable de la gestion de ceux-ci, qui peut-être selon la taille de l’entreprise le travel manager, le directeur des ressources humaines, le directeur financier, le directeur des achats, voire le patron lui-même, se retrouve souvent devant une pile de tickets, reçus et autres justificatifs (notes de restaurants, taxis, etc.). Sans vision globale de tous ces frais, l’entreprise risque bien d’être confrontée à leur inflation. Pour en garder la maîtrise et AirPlus International propose ses solutions de paiement à plus de 50.000 clients à travers le monde. Des solutions qui permettent de simplifier la gestion des frais de déplacement et de réaliser des économies : Avec AirPlus Company Account, vous maintenez sous contrôle votre gestion de voyages d'affaires. AirPlus Company Account vous offre la possibilité de régler et calculer des tickets de train, d'avion, des chambres d'hôtel et des voitures de location via un compte central. Vous n'avez plus la nécessité de conserver des preuves de paiements individuelles et vous avez à disposition un seul aperçu de paiement global, en toute transparence, qui reprend toutes les informations pertinentes. Il vous est ainsi plus facile d'allouer les frais correctement. De cette manière, vous contrôlez les coûts en continu et vous épargnez temps et argent. De plus, vos collaborateurs sont assurés avec AirPlus Company Account en cas d'accidents et désagréments lors de leurs voyages d'affaires. pouvoir les gérer efficacement, quelques actions utiles vous sont recommandées : • Assurez-vous que votre société dispose d’une bonne de solution de paiement qui fournit les meilleures informations possibles sur les coûts liés aux voyages et déplacements professionnels. Il faut qu’elle englobe l’ensemble des procédures, de la réservation à l’évaluation. • Revoyez régulièrement votre politique de voyage pour déceler d’éventuelles possibilités de réaliser des économies. La meilleure manière de le faire est de simplifier les processus afin d’avoir une vision plus claire et pouvoir ainsi comparer offres et tarifs proposés par les fournisseurs. • Quand le volume de vos voyages et déplacements augmente, n’hésitez pas à examiner à nouveau les accords conclus avec les fournisseurs. • Communiquez. C’est un point essentiel. Il faut conscientiser les voyageurs aux coûts croissants. Il ne s’agit pas de les contrôler en permanence mais bien de les sensibiliser par rapport aux dépenses et de veiller à ce qu’ils utilisent efficacement la solution de paiement proposée. ● Plus d’infos : AirPlus International T : 070 22 30 15 brussels@airplus.com www.airplus.com Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 35 © Getty
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Transition NWOW : quels gains écologiques ? Télétravail, open space, flex desks, bureaux paperless… Les nouveaux modes de travail (NWoW) couvrent une large panoplie de nouvelles pratiques parfois présentées comme la panacée à divers maux contemporains, allant du stress au travail à la réduction de l’impact environnemental de l’entreprise. Qu’en est-il ? T antôt définis comme un concept, tantôt comme un outil, les NWoW sont une notion récente et mouvante. Le Service Public Fédéral belge les définit en insistant sur les critères de confiance accordée aux collaborateurs, de flexibilité du temps et de l’espace de travail et d’utilisation de nouvelles technologies. Ils répondent à différents enjeux économiques, mais aussi sociaux et environnementaux. Prenons l’exemple de la mobilité : en 2017, les automobilistes circulant dans Bruxelles ont passé en moyenne 39 h dans les embouteillages, soit une bonne semaine de travail. Du temps perdu, mais aussi un coût financier et environnemental, qui se traduit également en termes de santé et de bien-être au travail. Les NWoW permettraient-ils d’optimiser le temps de trajet domicile-travail, voire de réduire ces déplacements ? Du bus-bureau au coworking Office on Wheels y apporte sa propre réponse, en proposant aux entreprises un service de bus équipés de tout le nécessaire pour travailler. Il a été créé à l’initiative de la BAAV (Fédération professionnelle des compagnies de bus et autocars) avec le soutien de partenaires dont Keolis. Les entreprises peuvent y souscrire via différentes formules d’abonnement, du bus dédié au bus partagé avec d’autres organisations, selon le nombre de travailleurs intéressés et la zone géographique. Le temps de trajet est pris en compte dans le calcul des heures de travail : il s’agit donc d’une forme de télétravail. Une solution qui bénéficie à tous : au travailleur qui gagne en bien-être et en équilibre professionnel, mais aussi à l’employeur, car des collaborateurs satisfaits sont plus productifs et moins enclins à le quitter. Enfin, la réduction du nombre de véhicules sur les routes et le changement d’attitude par rapport à l’usage de la voiture assurent un gain environnemental. Autre exemple, celui du coworking : les espaces de travail partagé se multiplient à Bruxelles, avec une quinzaine d’ouvertures en 2018. Principale caractéristique de ces lieux, leur flexibilité : on peut y passer une heure ou une semaine, pour une réunion ou pour travailler au calme. Leur taille peut varier, de même que les services proposés. Ainsi, Transforma Bxl, un espace de coworking situé à Evere, dispose également d’un FabLab, d’un espace logistique et de différentes offres d’accompagnement en co-création et innovation. À mi-chemin entre le bureau et le travail à domicile, les espaces de coworking sont intéressants pour les entreprises. Les employés pour qui travailler chez soi n’est pas une option, mais dont la présence au bureau central n’est pas nécessaire tous les jours, peuvent travailler dans un coworking proche de leur domicile. Ils ont les avantages d’un vrai bureau, mais y gagnent en autonomie, flexibilité, responsabilité et qualité de vie. L’entreprise, quant à elle, réduit ses coûts d’infrastructure tout en bénéficiant du gain de productivité souvent associé au télétravail. Avantage supplémentaire, tout comme pour le bus-bureau : la réduction des trajets domicile-travail, grands contributeurs à la congestion urbaine et aux maux associés (nuisances sonores, pollution…). Selon Edouard Cambier, directeur de Seed Factory, le télétravail réduirait de 10 à 20 % les soucis de mobilité en Région bruxelloise. Quand on sait que les trajets domicile-travail représentent 30 à 40 % des déplacements urbains et que la mobilité est responsable à Bruxelles de près de 29 % des émissions de CO2 émissions de dioxyde d’azote (NO2 et 43 % des ), on comprend l’intérêt des NWoW en termes d’impact environnemental. ● Laura Rebreanu Sustainable Development Coordinator Beci lr@beci.be ; T +32 2 643 78 26 36 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 D.R. PACK ÉNERGIE Bénéficiez d’un soutien à l’investissement pour les PME et les TPE Prix de l’énergie à la hausse, impératifs climatiques, attentes de la clientèle... L’heure est plus que jamais à la réduction de la consommation d’énergie. Pour vous aider à investir, la Région de Bruxelles-Capitale a débloqué 1.350.000 €, afin de financer des travaux de réduction de votre consommation d’énergie. Petit tour d’horizon des conditions d’octroi. Pour qui ? Commerces, artisanat, activités libérales, PME, mais aussi maison de repos, entreprise de travail adapté ou centre culturel, par exemple, de la Région Bruxelloise ? Ce soutien à l’investissement vous concerne. Il vient, en effet, compléter le Pack Energie qui, depuis septembre 2018, permet aux PME et au secteur à profit social de bénéficier d’un coaching énergétique gratuit. Ce service vous est proposé par les fédérations UCM et Comeos, pour les petites et moyennes entreprises jusqu’à 250 ETP, et par Bruxeo et Santhea pour le secteur à profit social. Et vous ne devez pas forcément être membre d’une de ces fédérations pour en bénéficier. Pour quels travaux ? Grâce au Pack Energie, vous disposez gratuitement d’un diagnostic et de recommandations de gestion et d’investissements pertinents pour réduire votre consommation d’énergie. Cela peut aller d'un nouvel éclairage à une nouvelle chaudière en passant par des équipements collectifs et industriels. Vous pouvez alors bénéficier, sous conditions, d’un soutien à l’investissement qui couvre de 30 à 40% des montants éligibles, avec un plafond de 15.000 € TTC par an. Concrètement Sur base du diagnostic énergétique de votre local, réalisé ou validé par la fédération de votre secteur, vous adressez à Bruxelles Environnement, avant les travaux, un dossier de demande de promesse de soutien. Une fois votre dossier accepté, Bruxelles Environnement vous adresse une lettre de promesse et vous pouvez commencer les travaux. Vous avez ensuite 18 mois pour les réaliser et demander la liquidation du montant du soutien. Et rapidement, vous voyez votre consommation d’énergie baisser : une très bonne nouvelle pour votre facture et pour l’environnement ! A qui s’adresser ? ➜ Pour le commerce et les services : Comeos - sti@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58 ➜ Pour les TPE/PME, indépendants et professions libérales : UCM – info.energie@ucm.be ● T +32 (0)2 743 83 93 ➜ Pour le secteur à profit social : Bruxeo - energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03 ➜ Pour les institutions de soins de santé : Santhea - contact@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 70 Avec le soutien de BRUXEO
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Starter Customer-care.ai : automatiser le support-client Dans la pratique, l’outil permet de traiter des questions répétitives qui jusqu’à présent nécessitaient l’intervention d’un agent. Grâce aux possibilités du ‘machine learning’, customercare.ai est en mesure d’auto-améliorer ses performances en confrontant des milliers de données intégrées au fur et à mesure dans son algorithme. Les clients pourront alors, pour leurs questions simples, du style « où est mon colis ? », bénéficier d’une réponse beaucoup plus rapide. Un point essentiel dans une époque où l’instantanéité a quasiment force de loi. Philippe Kaivers et Ely Weichsel. Le principe de customer-care.ai est relativement simple : « À chaque tâche effectuée par un agent, l’algorithme intègre la donnée et améliore progressivement la qualité des réponses en confrontant tous les éléments dont il dispose. Grâce à ce cycle vertueux, la justesse des réponses augmente dès lors proportionnellement au nombre d’items intégrés dans l’algorithme. Avec le temps, la justesse des questions/réponses se renforce sans cesse. Et à partir d’un certain seuil de justesse basé sur un pourcentage élevé de tolérance, l’outil customercare.ai reconnaît la question et choisit la réponse la plus appropriée pour l’envoyer automatiquement au client. » Grâce à l’intelligence artificielle, customer-care.ai entend améliorer le service au client ainsi que le travail du personnel des contact centers qui pourra dorénavant se concentrer sur des demandes plus complexes. O n en parle partout, un peu à tort et à travers parfois, mais l’intelligence artificielle est une réalité qui prend forme dans notre vie. Elle se matérialise dans divers projets dont customer-care.ai est un bel exemple. L’outil éponyme qu’elle a développé a pour but d’améliorer la relation des clients avec les entreprises tout en facilitant le travail des agents des contact centers. « Ces derniers pourront alors se concentrer sur des tâches plus complexes et dépasser le cadre de ‘simple’ agent pour devenir en quelque sorte superviseur », explique Ely Weichsel, cofondateur de customer-care.ai avec Philippe Kaivers. Pour les clients, l’automatisation des réponses aux questions les plus couramment posées via e-mail, chat, Messenger, WhatsApp, etc., constitue un indéniable pas en avant dans leur quête d’information. Deux chiffres glanés sur le site de la start-up suffisent à dépeindre la situation de nombre d’entre nous lorsque nous sommes à la recherche d’une réponse : 83 % des clients ont besoin d’assistance pour finaliser une commande et 97 % des consommateurs considèrent la qualité du service client comme un critère important dans le choix d’une marque. 38 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 Parmi ses clients, on peut noter la Stib ou encore de nombreux acteurs du e-commerce. Si, de prime abord, vous pensez que l’intelligence artificielle est réservée aux grandes entreprises, en fonction notamment de la disponibilité de grandes quantités de données pour produire des résultats fiables, détrompezvous. Selon Ely Weichsel, « Les PME peuvent intégrer sans problème l’intelligence artificielle dans leur process. Elles seront d’ailleurs de plus en plus amenées à le faire dans les années qui viennent. Dans cet esprit, nous avons notamment aidé une PME de l’agro-alimentaire à disposer d’une meilleure prédiction de production et ainsi diminuer le nombre d’invendus. » Last but not least, Ely Weichsel tient à rassurer ceux qui s’inquièteraient pour l’emploi : « Le secteur du contact center a le vent en poupe en Europe et souffre d’un manque de personnel. Grâce à cet outil, le métier va être valorisé et attirer des nouveaux talents. » ● Guy Van den Noortgate Info : www.customer-care.ai Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/ D.R. Entreprendre Aides aux entreprises : de nouveaux subsides pour les entreprises bruxelloises Avec la réforme des aides régionales à l’expansion économique entrée en vigueur cette année, de nombreuses primes sont disponibles pour les entreprises. Dont certaines nouvelles. (Coproduction) L' ordonnance relative aux aides pour le développement économique des entreprises du 3 mai 2018 est aujourd’hui effective. Cette refonte totale concerne au final une petite trentaine d’aides (29). L’enveloppe n’a pas varié : entre 30 et 33 millions d’euros sur base annuelle. Quelle que soit la taille de votre entreprise, il y a probablement un subside pour vous. Encore faut-il le savoir. Avant de présenter les différents domaines concernés ainsi que quelques-unes des nouveautés au programme, rappelons quelles entreprises sont éligibles. Les aides et subsides sont destinés aux micro, petites et moyennes entreprises. Une micro-entreprise compte moins de 10 ETP, affiche un CA ou un total du bilan inférieur à 2 millions d’euros. Pour une petite, les critères d’éligibilité sont moins de 50 ETP, moins de 10 millions de CA ou de total du bilan, et pour une moyenne, on ne peut dépasser 250 ETP, 50 millions de CA ou 43 millions de total du bilan. Les grandes entreprises ne sont pas retenues. Les aides ne s’adressent évidemment qu’aux entreprises qui disposent d’un lieu d’activité dans la Région bruxelloise (19 communes) et ne concernent ni les asbl (sauf si activité commerciale), ni les sociétés publiques. Demandez le subside avant tout investissement ! Les aides englobent toute une série de domaines de l’exportation à l’e-commerce, en passant par les investissements généraux ou spécifiques, l’économie circulaire, la formation, la pré-activité ou encore le consulting. Bref, l’éventail est large et peut être consulté sur le site http://werk-economie-emploi.brussels. Point important : il faut impérativement songer aux aides et introduire une demande avant tout investissement, voire tout engagement, car après il est trop tard pour obtenir quelque chose. Pour éviter ce genre de désagréments, un conseil : faites appel à des spécialistes qui vous aideront efficacement à obtenir ce à quoi vous pouvez avoir droit. En ce qui concerne les investissements généraux, les aides concernant les achats immobiliers ainsi que les travaux d’installations (équipement, matériel, machines, etc.) s’adressent à l’ensemble des activités des secteurs secondaire et tertiaire (le primaire est exclu). Parmi les nouveautés, pointons une aide à la reprise d’un fonds de commerce. Pour les aides spécifiques, mentionnons encore un subside pour les entreprises qui acquièrent de nouveaux véhicules plus respectueux de l’environnement en remplacement de véhicules disesel d’une certaine norme Euro. Il y a également quelques primes intéressantes pour les sociétés. Ainsi, notons une prime pour sécuriser son entreprise (alarmes, protection mécanique, vidéosurveillance) : des investissements souvent exigés par les assurances pour certains secteurs. Il y a également une prime pour se conformer aux normes qui s’adresse plus particulièrement à l’horeca (Afsca). Parmi les points positifs de la réforme, il faut souligner qu’entre l’introduction de la demande de subside et la décision d’octroi, les délais ont été significativement raccourcis. En règle générale, il faut compter un mois entre la fin des investissements et la réception de la décision d’octroi. En revanche, certaines aides sont passées à la trappe comme les investissements en matière d’économie d’énergie (isolation des sols et toitures, photovoltaïque, voitures hybrides, etc.). Enfin, l’économie circulaire a été mise à l’honneur avec une prime pour investissements favorisant l’économie de matières premières non renouvelables ou la valorisation d’objets ou de matières résiduelles, ainsi qu’une prime de recrutement pour projet d’économie circulaire. ● Dimitri Van Rossum, Head of Subsidia@KBC Brussels, T. 02 429 81 07 Stéphane Tondeur, Assistant Subsidia@KBC Brussels, T. 02 429 44 71 subsidia@kbcbrussels.be www.kbcbrussels.be/subsidia Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 39 © Getty
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Entreprendre Lancer son activité food : ce qu’il faut savoir Beaucoup d’entre nous ont une âme de marmiton. À force de concocter de bons petits plats à la maison, on se dit ‘pourquoi ne pas proposer mes préparations à autrui ?’. Et l’idée de développer votre propre service traiteur mijote dans votre esprit. Mais de la théorie à la pratique, la recette du succès passe d’abord par des contraintes et des règles multiples, et surtout coûteuses… Sara et Philippe, aux fourneaux du Brussels Food Business Center. (Coproduction) D' abord, le matériel : il faut un bon espace de production et des instruments de cuisine professionnels, au risque de perdre un temps précieux. On n’ira guère loin avec le four domestique, le frigo familial, la petite friteuse et le lave-vaisselle encastrable. Quid des casseroles qui doivent être géantes, des mixeurs, batteurs, laminoirs, sauteuses et tout le petit matériel ? Sans parler du stockage. Le choix du local de production constitue un critère important, surtout en fonction de son coût. Parmi les questions qui se posent, il y a celles du loyer, de la superficie, de l’aménagement, de la localisation, de l’accessibilité… Et bien sûr, de la durée du bail. Gare aux normes Avant d’envoyer ses plats, il y a aussi les démarches administratives en apéritif… Il faut d’abord savoir dans quel type d’activité votre projet s’inscrit, remplir divers formulaires (notamment à l’Unité locale de Contrôle de la province) et s’inscrire auprès de la Banque Carrefour des Entreprises (BCE) pour obtenir un numéro d’entreprise et d’unité d’établissement. Autres contraintes, celles qui réservent souvent les plus mauvaises surprises : les règles et normes en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire, lesquelles s’appliquent à toutes les structures, mêmes pour les chefs privés qui proposent des plats à la vente en ligne. Tant pour une petite structure qu’une activité d’envergure, il est nécessaire en Belgique de s’enregistrer auprès de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) comme ‘traiteur’ ou ‘restaurateur’ (si la consommation a lieu sur place). Dans les deux cas, avant le démarrage de son activité, il faut posséder une autorisation délivrée par l’agence. Mettre sa structure et ses locaux aux normes nécessite beaucoup de temps, d’administratif, et surtout des investissements. Entre ces petites mises en bouche, on peut commencer à 40 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 démarcher des fournisseurs, s’assurer de la publicité et se préparer à l’inauguration. Avec le temps viendront aussi les contrôles de qualité et d’hygiène. Pour s’y préparer, on peut télécharger la brochure ‘En route vers la réussite d’un contrôle Afsca’ : 44 pages pour tout savoir sur les règles à respecter en matière de chaîne du froid, dates sur l’emballage, allergènes, traçabilité… Bref, lancer une activité ‘food’ implique un sérieux investissement personnel et financier. Heureusement, des solutions peuvent vous simplifier le lancement – et réduire les coûts. Dont en bonne place le ‘co-kitchen’ : des cuisines individuelles partagées, sur le modèle du co-working. Avantage : vous bénéficiez d’un espace professionnel aux normes, parfaitement équipé, pour une fraction de l’investissement qui vous aurait été nécessaire si vous aviez démarré seul. De quoi tester votre concept en limitant très nettement les risques. Et si le succès est au rendez-vous, il sera alors temps de penser à s’agrandir, engager du personnel, étendre sa gamme de produits, ouvrir des succursales – ou même envisager l’exportation. ● Sara Dirkx, gérante Brussels Food Business Center Envie de cuisiner comme un pro ? Situé à proximité de Tour & Taxis, le Brussels Food Business Center (BFBC) met à disposition des espaces de cuisine professionnelle partagée : un vaste espace comprenant trois cuisines de tailles différentes, des frigos, trois chambres froides de 12 m² chacune, des lieux de stockage, de plonge, des fours et tout l’équipement professionnel. Contact : bfbc@outlook.be 0495/14.63.29 www.bfbc.be D.R. Priorités stratégiques : les Belges se soucient de la digitalisation, moins du climat Les administrateurs et chefs d’entreprises belges ne se préoccupent pas encore vraiment de priorités telles que la durabilité ou la transition énergétique. Voilà la conclusion quelque peu surprenante que livre une enquête auprès de 120 chefs d’entreprise et administrateurs dans notre pays. On mesure la différence avec les Pays-Bas. L es grandes priorités stratégiques des chefs d’entreprise et administrateurs aux Pays-Bas en 2019 ? C’est la question que le bureau-conseil en organisation Berenschot a posé pour la 10e fois en début d’année à 750 CEO et administrateurs néerlandais. Nouveauté, cette année : Berenschot a mené la même enquête en Belgique. Une première. Cela s’est fait en été, en collaboration avec la Chambre de Commerce néerlandaise pour la Belgique et le Luxembourg (Nederlandse Kamer van Koophandel voor België en Luxemburg – NKVK). Pour certaines thématiques importantes, les résultats belges différaient considérablement de ceux des Pays-Bas ! Gestion durable Conclusion la plus frappante de l’enquête menée en Belgique : comparés à leurs homologues néerlandais, les CEO et administrateurs attachent nettement moins d’importance à la transition énergétique ou à la gestion durable de l’entreprise. En dépit des marches pour le climat et de la rhétorique préélectorale, à peine 16 % des participants belges affirment aborder fréquemment la transition énergétique en conseil d’administration. Et à peine 4 % des entreprises interrogées confirment que le changement climatique influe déjà sur la stratégie d’entreprise. Chez nos voisins du Nord, le climat et la transition énergétique animent les débats du conseil d’administration dans une entreprise sur quatre. La thématique de la durabilité engendre les mêmes écarts importants. Une entreprise néerlandaise sur trois considère la durabilité comme un critère de différenciation majeur vis-à-vis de la concurrence. En Belgique, cela ne concerne que 16 % des entreprises. Les directions belges privilégient toujours la qualité pour faire la différence. « Nous avons tenté d’expliquer ces différences considérables entre les deux pays », déclare Marlon Drent, consultante chez Berenschot. « Nous suspectons une combinaison de facteurs. La population néerlandaise est tout d’abord nettement plus impliquée dans l’écologie, ce qui se répercute sur la culture des entreprises ailleurs, les pouvoirs publics néerlandais Les Pays-Bas ont longtemps considéré la durabilité et la RSE comme des éléments de façade, mais sans réelle portée stratégique. Ce temps-là est révolu. et la politique qu’ils mènent en 2019 sont nettement plus contraignants qu’en Belgique, ce qui influence la façon dont les entreprises gèrent les thématiques de la durabilité et du changement climatique. Le CEO de post.nl en Belgique cite un exemple éloquent : entre Gand et Anvers notamment, les camionnettes doivent se conformer à des Marlon Drent (Berenschot) Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 41 © Getty D.R.
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Entreprendre réglementations locales très différentes, alors qu’aux PaysBas, les règles sont nettement plus uniformes. En Belgique, la réglementation semble plus fractionnée dans certains domaines. Et du coup, les entreprises s’en préoccupent moins. » Ensuite, les entreprises belges se laissent surtout guider par leurs clients en matière de durabilité. Et même si ces clients prétendent accorder de l’importance à cette durabilité, ils ne sont pas forcément disposés à payer davantage pour des produits durables d’un niveau qualitatif équivalent à des alternatives moins durables. Futurologues « Les Pays-Bas ont longtemps considéré la durabilité et la RSE comme des éléments de façade, mais sans réelle portée stratégique », se souvient Marlon Drent. « Ce temps-là est révolu. Aux Pays-Bas, la durabilité et la RSE arrivent aujourd’hui en troisième place après la qualité et l’innovation pour faire la différence sur le marché. » Tom Vansteenkiste, directeur général de la NKVK, souligne à ce propos les différences de culture t de mentalité entre les Belges et les Néerlandais. « Le Belge est pragmatique, alors que le Néerlandais se voit volontiers futurologue, avec une certaine tendance à évangéliser », déclare-t-il. « Cela explique une Tom Vansteenkiste (NKVK) Les chefs d’entreprises belges feraient bien de s’inspirer davantage de l’exemple venu du Nord. plus grande réceptivité du consommateur hollandais visà-vis de thématiques telles que le changement climatique ou la durabilité. Les entreprises belges s’alignent sur la réglementation plutôt que de prendre l’initiative de la durabilité. Je ne suis pas pessimiste : le changement de mentalité est en cours en Belgique et je m’attends à ce que les entreprises emboîtent rapidement le pas dans les années à venir. » Il reste à savoir si les réponses de 120 entreprises belges sont suffisamment représentatives pour en tirer des conclusions aussi tranchées. Marlon Drent nuance : « C’est la première fois que nous interrogeons des CEO et administrateurs belges. 120 participants, ce n’est pas énorme, en effet, mais tous les grands secteurs sont 42 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 représentés dans l’étude belge, ce qui nous autorise à en tirer quelques conclusions. » Digitalisation Les grands thèmes stratégiques qui titillent réellement les entreprises belges ? D’abord et avant tout la digitalisation ! Plus de 70 % des participants à l’enquête ont décerné la palme à la révolution numérique. Ils comprennent à quel point celle-ci peut stimuler la croissance, même si cela nécessite de sérieuses modifications du modèle d’entreprise et de l’organisation. L’impact en matière de ressources humaines retient également l’attention. La digitalisation et la montée en puissance de l’innovation technologique supprimeront de nombreux emplois dans les années à venir ou en changeront radicalement la teneur. Plus de 40 % des participants belges à l’enquête se déclarent souvent préoccupés par la pénurie de compétences numériques sur le marché de l’emploi. Il n’est d’ailleurs pas surprenant que cette thématique figure également au hit-parade des conseils d’administration aux Pays-Bas. « Je constate quasi quotidiennement que la guerre des talents fait rage dans nos deux pays », admet Tom Vansteenkiste. « Les entreprises digitalisent des tâches administratives classiques et cherchent éperdument des collaborateurs disposant de compétences digitales. Dans le même temps, il ne semble guère évident de familiariser le personnel senior à ces nouvelles technologies. » Que retenir de cette enquête et des divergences de préoccupations stratégiques entre les entreprises néerlandaises et belges ? Tom Vansteenkiste : « Ça fait un peu cliché, mais une fois de plus, ce sont les Pays-Bas qui semblent donner l’exemple. Les chefs d’entreprises belges restent plus classiques dans leur démarche et feraient donc bien de s’inspirer davantage de l’exemple venu du Nord. Prenons le cas du service à la clientèle : son importance stratégique est perçue comme bien plus grande en Belgique qu’aux Pays-Bas. Il est vrai qu’un bon service à la clientèle est essentiel, mais c’est un paramètre on ne peut plus conventionnel pour se différencier de la concurrence. D’autres thématiques s’imposent aujourd’hui outre-Moerdijk pour contrer les concurrents : la durabilité, bien sûr, mais notamment aussi l’expérience client ou la rapidité de livraison. Sans doute nos entreprises peuvent-elles s’inspirer quelque peu de ce qui se passe chez nos voisins du Nord, et pas seulement en matière de digitalisation. » ● Filip Michiels D.R. Transmettre son entreprise via la cession des parts sociales : ce qui change Vous envisagez de transmettre votre entreprise via la cession de parts ou d’actions ? Le nouveau Code des Sociétés et des Associations (CSA), en vigueur au 1er janvier 2020, a modifié les règles de cession dans le sens d’un assouplissement. En voici les principaux éléments. « société privée à responsabilité limitée » (SPRL) disparaîtra de notre vocabulaire au profit de la « société à responsabilité limitée » (SRL). Les SPRL actuelles sont automatiquement désignées comme des SRL et devront adapter leurs statuts au plus tard le 1er janvier 2024. Les parts sociales d’une SRL seront dès ce moment appelées « actions ». Y a-t-il aussi des changements au niveau de la cessibilité de ces actions ? À quoi être attentif après la réforme si vous vendez ou rachetez les titres d’une SRL ? O n le sait, il existe principalement deux manières de vendre son entreprise : d’une part, la cession de certains ou de la totalité des actifs ou du fonds de commerce (désormais appelé fonds économique). Dans ce cas, c’est la société qui est partie à la transaction, vend ses actifs à un tiers et en perçoit le prix. D’autre part, la cession des parts sociales ou des actions. Dans ce second cas, ce sont les propriétaires des parts sociales ou des actions qui vendent leurs titres à un tiers, transférant ainsi leur participation dans la société, aussi bien l’actif que le passif. C’est cette seconde situation que nous examinons, à la lumière du nouveau Code des Sociétés et des Associations (CSA), dans le cas, le plus fréquent pour les PME, d’une SPRL. Nouveau cadre légal À partir du 1er janvier 2020, toutes les règles impératives du CSA seront automatiquement applicables aux sociétés, associations et fondations existantes. Dès cette date, la L’ancien Code des sociétés imposait, pour une SPRL, une procédure d’approbation relativement stricte pour la vente de parts sociales à une autre personne qu’un associé, ou au conjoint du cédant ou encore à ses enfants. Sauf dispositions plus restrictives des statuts, les actions ne pouvaient être cédées qu’avec l’agrément de la moitié au moins des associés, possédant ensemble les trois quarts au moins du capital (hors les parts cédées). Ainsi, dans l’exemple d’une SPRL comptant cinq associés, possédant chacun 20 % des parts, la vente des parts d’un associé nécessitait l’accord des titulaires d’au moins 60 % des parts (3/4 de 80 %) et d’au moins trois associés. Certes, on pouvait déroger à cette règle dans les statuts de la SPRL, mais uniquement pour les rendre plus strictes (par exemple exiger l’accord de 4/5e des parts) et pas plus libérales. Une plus grande liberté statutaire Ces règles d’approbation d’une cession d’actions ne s’appliquent désormais que de manière supplétive, c’est-àBruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 43 © Getty
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Entreprendre dire seulement si les parties n’ont rien convenu d’autre. Dès à présent pour les nouvelles SRL, et lors de la modification des statuts pour les SPRL existantes, vous pouvez, comme sous l’ancien code des sociétés, « protéger » davantage votre SRL, mais vous pouvez aussi la rendre plus « ouverte » (par exemple en autorisant des cessions d’actions avec des conditions plus souples). Le candidat acquéreur des actions d’une SRL sera dès lors bien inspiré d’examiner attentivement les statuts publics de la société, mais aussi toutes les conventions privées qui portent sur la cession des actions (conventions d’actionnaires). De même, il importe pour l’acheteur de vérifier que les actions ont été entièrement libérées (le capital souscrit a-t-il été intégralement versé à la société ?), car le nouveau CSA stipule que le cédant et le cessionnaire sont tenus solidairement de la libération, tant envers la société qu’envers les tiers. Le vendeur peut se mettre à l’abri de cette épée de Damoclès en prévoyant, dans la convention de cession des actions, que c’est le repreneur qui endosse exclusivement l’obligation de libération. Ou mieux encore, libérer lui-même les actions et répercuter cet apport dans le prix de vente. Vous achetez les actions d’une SRL ? Veillez à ce que votre convention d’achat ait une date certaine, qu’elle soit inscrite dans le registre des actions, dont vous demanderez un extrait. En effet, selon le CSA, toute personne qui est inscrite dans le registre de titres nominatifs en qualité de titulaire d’un titre est présumée, jusqu’à preuve du contraire, être titulaire des titres pour lesquels elle est inscrite. Une inscription via le registre électronique e-stock est une solution sécurisée. Bien entendu, toutes les précautions d’usage lors d’un rachat d’entreprise restent plus que jamais valables : audit de due diligence, vérifications des litiges en cours ou menaçants, convention de cession juridiquement bétonnée, etc. Enfin, sur le plan fiscal, bonne nouvelle, les plus-values éventuelles réalisées par le vendeur restent en principe exemptées d’impôt sauf dans le cas d’opérations considérées comme spéculatives (auquel cas un taux de taxation 33 % frappera la plus-value). ● Jean-Pierre Riquet, juriste fiscaliste Vous souhaitez céder votre entreprise, en partie ou totalement ? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d'acquisition. Contact : Salima Serouane, + 32 2 643 78 49, transmission@beci.be 44 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 Entreprises en transmission Design, production et vente d’articles de maroquinerie et textile d’ameublement CA : < 1 Mo € 1 à 10 employés Achat et vente de produits bio CA : entre 3 et 5 Mo € 10 à 20 employés Production et vente de pâtisseries (cession de parts) CA : > 1 Mo € 1 à 10 employés Le Hub Transmission de BECI, première organisation de la Région Bruxelles Capitale en cession/acquisition d’entreprises, publie ses nouvelles offres. > entreprises à remettre / cessions de parts Négoce de composants industriels (cession de parts) CA : > 1 Mo € 1 à 10 employés Commerce bio Activités de formation en langues CA : < 100.000 € CA : < 100.000 € Serrurerie, vidéophonie, parlophonie CA : > 150.000 € > Pour nos repreneurs-investisseurs, le Hub Transmission recherche > Une entreprise active dans la manutention, façonnage, emballage, assemblage Bruxelles Valeur d’acquisition : > 500.000 € > Une société de fabrication, production Bruxelles, Wallonie, Flandre Valeur d’acquisition : > 300.000 € Vous souhaitez céder votre entreprise, en partie ou totalement ? Vous êtes intéressé(e) par l'une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l'un de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • transmission@beci.be
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Entreprendre Faillite et différences culturelles : petit tour d’horizon Malgré la mondialisation et une économie de plus en plus transversale, l’image et l’acceptation de l’échec entrepreneurial varient considérablement d’un pays à l'autre, comme l'explique Marco Herreman, expert en intelligence culturelle, auteur d'un article sur le sujet dans le cadre du programme reStart. Selon la culture, la vision de la faillite peut aller de l’étape vers la réussite à un échec définitif. méfiance l’empêchent de se relancer. D epuis toujours, la faillite a été stigmatisée. Dans la Grèce antique déjà, celui qui ne pouvait honorer ses emprunts était condamné à être « esclave par la dette », au service de son créditeur jusqu’à extinction de la dette. C’était malgré tout un statut privilégié, puisqu’il mettait à l’abri des sévices physiques infligés aux autres esclaves. En Asie, sous le règne de Gengis Khan, celui qui tombait en faillite à trois reprises était carrément condamné à mort. De nombreux autres exemples de punition de la faillite et d’humiliation publique du failli existent dans toutes les parties du monde, et à toutes les époques. La culture impacte la vision de la faillite Aujourd’hui encore, dans de nombreux pays, notamment en Europe continentale, la faillite reste associée à quelque chose de honteux, de déshonorant et de méprisable. Dans les pays qui partagent cette vision, tout concourt à culpabiliser le failli : les lois sont plus sévères, les amis prennent leurs distances, les clients et fournisseurs deviennent méfiants... Pour les banques, c’est encore pire : le failli est fiché sur liste noire. Pour lui, c’est un cercle vicieux car toutes ces sanctions et ce sentiment de 46 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 Heureusement, d’autres cultures, États-Unis en tête, considèrent l’échec comme une voie naturelle vers la réussite, à condition toutefois qu’elle permette d’apprendre de ses erreurs. Cette vision favorise le dynamisme économique et permet au failli de mettre plus rapidement ses talents au service d’un nouveau projet. Peu à peu, cette mentalité gagne les autres continents, même si le changement est progressif. Les États-Unis, pionniers du rebond Pourquoi cette différence de vision de la faillite ? Pour comprendre l’attitude des Américains, souvenons-nous d’abord que les États-Unis ont initialement été peuplés de colons européens, débarquant sur la côte Est. Très rapidement, ils sont partis à la conquête de l’Ouest, massacrant les Amérindiens au passage. Ces colons étaient pour la plupart des gens pauvres, prêts à tout pour améliorer leurs conditions de vie. Ceux qui s’élançaient vers l’Ouest et ses promesses de richesse étaient des audacieux, prenant des risques élevés pour aller de l’avant. Parallèlement, le colon devait être capable de se débrouiller seul en toutes circonstances, ce qui a forgé l’esprit d’initiative et d’entrepreneuriat. Des siècles plus tard, cet esprit de conquête et de prise de risque reste central à la culture américaine. Aujourd’hui encore, les USA cultivent l’idée du self-mademan, capable d’atteindre les sommets en partant de rien. Là-bas, on estime qu’un failli s’est enrichi en expérience et qu’il augmente ainsi ses chances de réussite pour ses prochaines tentatives. Le failli n’est pas un pestiféré, mais un gagnant en devenir. Pas question toutefois de répéter les mêmes erreurs, mais bien d’adopter des © Getty approches innovantes. Certains prétendent même qu’un entrepreneur ne réussit vraiment qu’à son troisième essai. La législation, l’accès aux capitaux, les encouragements des proches… Tout contribue à faciliter l’entrepreneuriat et la prise de risque. Le Royaume-Uni a une vision de la faillite et du rebond assez similaire à celle des États-Unis. Tenter, échouer, recommencer, réussir… La subtilité de la vision asiatique De l’Inde au Japon, la perception de la faillite résulte d’un subtil équilibre entre différents traits culturels. En Asie, l’entrepreneuriat a globalement une image très positive. Toutefois, en cas de faillite, les choses se compliquent. En effet, l’entrepreneur a un engagement moral envers ses salariés. Ces derniers se dévouent sans compter pour assurer la prospérité collective. En contrepartie, le chef d’entreprise doit garantir l’emploi. La faillite rompt cet accord tacite et est vécue par le personnel comme une forme de trahison. Autre trait marquant lié à la culture asiatique : l’obsession de ne jamais perdre la face. La faillite est donc considérée comme particulièrement offensante pour le failli, mais aussi pour toute sa famille. L’auto-culpabilisation est ici plus forte que dans d’autres parties du monde, même si la globalisation tend aussi à relativiser ces comportements : le failli japonais se réfugie dans la honte, mais ne fait plus hara-kiri comme le lui dictait autrefois la tradition. Comme partout dans le monde, ce sont les jeunes générations qui incitent à des changements de mentalité, pour tendre vers des modèles observés à l’étranger. La vieille Europe, en route vers le changement ? En Europe, grâce à la mutation de l’Union Européenne, la perception de la faillite évolue vers une vision qui se rapproche progressivement de celle des ÉtatsUnis. Et c’est une nécessité si l’on souhaite éviter une hémorragie de talents européens vers des pays où la prise de risques est mieux perçue et acceptée. Depuis 2007 déjà, la Commission Européenne recommandait aux États membres de mettre en place des mesures pouvant aider les faillis à rebondir. Ces mesures portent notamment sur la valorisation des entrepreneurs de la seconde chance dans les médias, la déstigmatisation de l’échec dans les programmes éducatifs, l’adoption de lois distinguant les faillites frauduleuses de celles qui ne le sont pas, ainsi que sur la mise en place de soutiens financiers, psychologiques et techniques pour aider les entrepreneurs à rebondir. Le rebond, enfin facilité en Belgique La situation en Belgique est en pleine évolution, mais le chemin reste long pour atteindre les scores de rebond anglo-saxons. Au point de vue législatif, la loi sur l’insolvabilité, entrée en vigueur en mai 2018, facilite le rebond. L’ancien système « d’excusabilité » a été remplacé par l’effacement complet du solde de la dette. Le failli de bonne foi peut ainsi rebondir plus facilement et plus rapidement. En 2019, la réforme du code des sociétés allège par ailleurs significativement les formalités et contraintes à la création d’entreprise. La nouvelle SRL (société à responsabilité limitée), qui deviendra la norme, n’impose plus de capital minimal. Les lois progressent donc dans le sens de la deuxième chance. Toutefois, les mentalités doivent encore évoluer pour que le failli ne se sente plus stigmatisé, puisse se recentrer sur un nouveau projet professionnel durable, trouver des sources de financement et mettre ses talents et son expérience à profit. L’échec entrepreneurial reste encore trop souvent associé à la faillite frauduleuse, alors que la majorité de celles-ci résultent plutôt d’un concours de circonstances frappant un entrepreneur honnête mais malchanceux. Comment favoriser le rebond ? Le rebond ne sera possible que si le failli peut effectuer un travail de reconstruction psychologique, analysant les causes de l’échec passé, les conditions permettant d’éviter une récidive, une analyse objective de ses forces et faiblesses, la définition d’objectifs de vie... Le failli peut alors passer à la seconde phase de son rebond : créer un nouvel avenir professionnel. C’est cela qui permettra aux faillis d’aujourd’hui d’être les créateurs d’emploi de demain. ● Gaëlle Hoogsteyn Pour aider les entrepreneurs faillis, de plus en plus de structures d’aide au rebond voient le jour. Chez Beci, en collaboration avec la Région de Bruxelles-Capitale, le programme reStart aide les entrepreneurs en faillite à rebondir. Contact : Eric Vanden Bemden, Conseiller reStart 02 563 68 56 - evb@beci.be Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 47 © Getty
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Entreprendre Les marchés publics vus par les PME M arcel van Meesche, directeur du bureau d’étude 21solutions, répond à des marchés publics depuis 20 ans. « Les marchés publics sont très importants pour nous ; ils représentent 75 à 80 % de notre chiffre d’affaires. » François Macq, administrateur délégué de Macq Electronics, poursuit : « Les marchés publics sont aussi assez importants pour nous : nous en décrochons plusieurs chaque année. Beaucoup de gens pensent que les grosses entreprises ont plus de chance de décrocher des marchés publics que les PME, mais pour moi, les petites entreprises ont aussi leur place. Notre structure légère nous permet notamment d’être beaucoup plus souples et réactifs là où de grosses sociétés doivent parfois attendre longtemps des accords de leur hiérarchie. » À la tête d’Ecores, une société de consultance stratégique en développement durable, Cordelia Orfinger confirme : les trois quarts du chiffre d’affaires de sa société sont issus des marchés publics, dont une grosse partie en procédures négociées. « Pour nous, l’accès aux marchés publics passe essentiellement par le contact. Nous nous faisons connaître auprès des différentes administrations afin d’être sur les listes des entreprises qui vont être sollicitées. Le relationnel est très important. » Lourdeur et complexité Malgré ses nombreuses années d’expérience, Marcel van Meesche le reconnaît : la procédure des marchés publics et surtout la charge de travail ne sont pas toujours évidentes à gérer. « Au niveau de la procédure, nous sommes plutôt bien rodés. Par contre, en fonction de la taille du marché, la charge administrative est parfois très lourde. Dans 48 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 Procédures, accès au marché, opportunités, difficultés, aides utiles ? Que pensent les PME des marchés publics ? Nous sommes allés à la rencontre de trois d’entre elles. le cadre d’une procédure ouverte, par exemple, on arrive vite à des dossiers de 100 à 150 pages. Cela nous prend du temps sans jamais avoir la certitude que nos efforts seront payants », explique-t-il. « Par ailleurs, les exigences en matière de compétences sont de plus en plus élevées. Il n’est pas rare que nous devions mettre 3 ou 4 profils différents autour de la table, voire nous associer avec d’autres partenaires. C’est la même chose pour les seuils de références qui sont de plus en plus élevés. » Marcel van Meesche (21solutions) Au-delà de la lourdeur administrative, François Macq souligne que le temps nécessaire pour répondre correctement à un marché public peut aussi représenter une difficulté. « Pour certains marchés, on a tout le temps de monter notre dossier à notre aise. Mais pour d’autres, les délais sont parfois très courts ou lancés à des périodes où l’on a moins de personnel, comme les grandes vacances ou la période des fêtes. Anticiper est donc primordial. » Pour la directrice d’Ecores, la difficulté se situe plutôt dans la relation entre le pouvoir public et le prestataire. « Depuis 3-4 ans, nous sommes de plus en plus souvent confrontés à des marchés ‘stock’ (et non plus des marchés forfaitaires) où l’on s’engage à prester un service, mais sans savoir quand ni en quelle quantité. Cela implique, d’une part, une grosse incertitude quant aux revenus, mais aussi, d’autre part, de devoir © Getty parfois mobiliser rapidement nos équipes pour faire face à des pics de travail. C’est une culture du marché public qui est en train de se mettre en place, où le prestataire devient vraiment un exécutant ‘tampon’, taillable et corvéable à merci. On a longtemps dit que l’un des avantages des marchés publics était la certitude d’être payés, mais avec ces marchés stock, ce n’est plus du tout le cas. » Pour elle, un autre enjeu des marchés publics est de comprendre la réalité financière des entreprises en leur permettant, par exemple, de recevoir des avances ou de prévoir des tranches de paiement plus régulières. « Par ailleurs nous sommes parfois mis en concurrence avec des structures non assujetties à la TVA. Le prix étant souvent l’élément clé dans l’attribution du marché, nous partons presque perdants avec nos 21 % de TVA en plus. » Des améliorations sont encore possibles À la question « qu’est-ce qui pourrait vous aider à accéder aux marchés publics ? », les idées fusent. Marcel van Meesche souligne par exemple les divergences d’exigences existant entre les différentes administrations publiques. Il souhaiterait que ce qui est demandé aux entreprises par les pouvoirs adjudicateurs soit uniformisé. « Nous avons toutefois beaucoup apprécié que de nombreux pouvoirs adjudicateurs vérifient désormais eux-mêmes la conformité des entreprises aux critères d’exclusion. La charge de la preuve n’est plus de notre ressort. » Autre point positif pour lui : « Les cahiers des charges sont harmonisés au niveau de leur structure, ce qui rend la lecture beaucoup plus simple et réduit le François Macq (Macq Electronics) risque d’oubli. » Cordelia Orfinger constate toutefois que certains cahiers des charges sont déconnectés de la réalité du terrain. « Aussi, nous plaidons pour plus d’échanges entre les administrations et les prestataires éventuels avant la publication du cahier des charges, notamment dans le cadre des procédures négociées, où c’est totalement prévu par la loi. » Nos trois experts sont aussi d’accord sur une chose : il faut investir davantage dans la formation et l’information. « Il existe déjà des tas de choses, mais qui ne sont pas centralisées », explique Marcel van Meesche. Et François Macq d’ajouter : « Il faudrait mettre à disposition des entrepreneurs des guides pratico-pratiques sur les erreurs à ne pas commettre, les pièges à éviter, les bonnes pratiques, et aussi encourager les jeunes sociétés au travers de success stories par exemple. » Lancez-vous ! Malgré les difficultés, nos trois entrepreneurs sont unanimes : se lancer dans les marchés publics vaut la peine, car ils offrent un potentiel de travail et de revenus important. Puis, plus on a l’habitude de répondre à des marchés publics, moins cela semble complexe. Pour Marcel van Meesche, accéder à ces marchés quand on est une PME demande une bonne coordination et beaucoup d’anticipation. « Récemment, nous avons revu nos procédures internes. Désormais, nous demandons par exemple systématiquement des attestations de bonne exécution à nos clients pour éviter de devoir les recontacter par la suite. Être rigoureux permet de gagner beaucoup de temps », explique-t-il. Cordelia Orfinger (Ecores) François Macq, de son côté, conseille aux entrepreneurs qui voudraient se lancer d’être proactifs. « Quand on veut répondre à un marché public, il y a deux façons de fonctionner : soit on attend que les marchés sortent pour remettre une offre, soit on se renseigne en amont sur les projets en cours au sein des administrations. C’est ce que nous faisons depuis plusieurs années et ça marche ! Être au courant permet d’être dans la course dès le début. Cela nous permet de mieux nous préparer en trouvant par exemple déjà des solutions, des partenaires, des produits qui pourraient répondre aux attentes du pouvoir adjudicateur. Et quand le cahier des charges sort, nous sommes quasiment déjà prêts. Plus on s’intéresse tôt à un marché, plus les chances de le décrocher augmentent. » Autre conseil : ne pas hésiter à faire appel à sa fédération sectorielle, notamment pour tout ce qui touche à la classification de marchés. « Pour une société qui se lance, obtenir des références de missions n’est pas forcément évident », ajoute Cordelia Orfinger. « Dans ce cadre, envisager des partenariats peut être une bonne solution pour débuter. Cela permet de se vendre avec l’expertise d’un bureau plus expérimenté ou complémentaire. » Par ailleurs, pour elle, remettre l’humain au cœur d’une procédure qui est très rigide et administrative est primordial. « Quand on reçoit un cahier des charges, la base est de prendre contact avec le client pour bien cerner sa demande. C’est quelque chose que nous faisons systématiquement et qui donne vraiment de bons résultats », conclut-elle. ● Gaëlle Hoogsteyn Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 49
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Community Petites histoires de grands entrepreneurs Meg Whitman, étoile montante de la Silicon Valley Meg Whitman est celle que le magazine Forbes considère comme l’une des femmes les plus puissantes au monde. À la tête de Hewlett Packard pendant plus de 6 ans, elle est aujourd’hui CEO de Quibi, une startup à plus d’un milliard de dollars qui ambitionne de concurrencer Netflix. L’ancienne dirigeante de HP est une redoutable femme d’affaires. Avant de disrupter le marché du PC et de l’imprimante, elle avait fait de la start-up eBay un géant de l’e-commerce avec un chiffre d’affaires de plusieurs milliards de dollars. En arrivant à la tête de HP, elle opère une révolution en recentrant ce géant sur le service aux entreprises. Pour ce faire, l’ancienne PDG du groupe a dû supprimer des dizaines de milliers d’emplois et faire face à de nombreuses représailles. Meg Whitman est également connue pour avoir permis aux femmes de se faire une place dans l’univers très masculin de la Silicon Valley. Aujourd’hui, elle vient de fonder Quibi. La startup est déjà estimée à plus d’un milliard de dollars et ambitionne de devenir le nouveau Netflix de la génération mobile. Son core business ? Offrir un contenu vidéo de haute qualité dans un format dédié aux ‘millennials’, relié directement à un smartphone. L’entreprise est d’ailleurs déjà soutenue par tout le gratin : 21st Century Fox, Viacom, Alibaba ou encore Goldman Sachs… De quoi lui assurer un bel avenir. Si tout semble lui sourire, Whitman est probablement meilleure en affaires qu’en politique. Candidate au poste de gouverneur de Californie en 2010, sa campagne est plombée et se révèle un véritable échec. Elle finira par dire : « La politique d’aujourd’hui est un sport de combat à part entière. C’est violent. Vous devez être un combattant. Et au fond, je n’aime pas le combat ». Visiblement, pour elle, être à la tête des plus grandes sociétés de la Silicon Valley semble un jeu d’enfant… ● La guerre des cartels : Chaque mois, plus de 2500 personnes sont assassinées au Mexique. Pour la première fois, un historien français remonte aux racines du mal, depuis la fin des années 1970 jusqu’à la constitution de cartels organisés en véritables multinationales de la drogue. Une enquête passionnante et instructive. Thierry Noël 50 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 - octobre 2019 Les besoins artificiels : comment sortir du consumérisme : Le capitalisme engendre des besoins artificiels toujours nouveaux. Cet essai soulève une question simple : comment couper court à cette prolifération de besoins artificiels ? Un livre nécessaire et détonnant qui nous pousse à la remise en question. Zones WAX. 500 tissus - 125 ans de création : Saviez-vous que le wax ne viendrait pas d’Afrique, mais d’Indonésie ? Ce tissu, qui n’a jamais autant été à la mode qu’aujourd’hui, recèle une histoire des plus intéressantes. Un véritable carnet d’inspirations et une histoire de la mode et du textile à découvrir sans attendre. Éditions de la Martinière D.R. Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas de Thierry Marion Thierry Marion est le fondateur et CEO de DB Group, une entreprise graphique bruxelloise au savoir-faire reconnu (qui imprime notamment Bruxelles Métropole). Avec un chiffre d’affaires d’environ 4 millions d’euros, la société fêtera ses 15 ans dans quelques jours. L’occasion pour Thierry de démontrer que le papier est loin d’avoir dit son dernier mot. En pleins préparatifs, il nous livre ses bonnes adresses bruxelloises. Le quartier insolite : l’îlot Saint-Géry. J’ai eu l’occasion d’y faire une visite guidée et j’ai pu découvrir que les rues du quartier Saint-Géry sont jalonnées de coquilles de bronze qui symbolisent le pèlerinage de Compostelle, situé à 2200 km de Bruxelles. Ensuite, l’idéal, c’est de s’attabler au Roi des Belges avec une bonne bière. Le resto « gastro » pour un déjeuner d’affaires : Le Cinq à Anderlecht. On y va pour la modernité des assiettes et la fraîcheur des produits. Le chef, Jean-Michel Verzele, signe une cuisine gourmande et innovante. C’est pour moi le gastro idéal, avec un bon rapport qualité-prix, situé à deux pas de l’imprimerie. cuisines du centre qui restent ouvertes jusque tard. Le stop idéal après une pièce de théâtre ou un cinéma ! Le resto familial : Enjoy Brussels. Des produits savoureux, une carte efficace et une cuisine ouverte qui suscite d’emblée l’appétit. En prime, un bon rapport qualité/prix ! Un bistro « cool » avec les copains : La Gazzetta, près de l’avenue Louise. Ils ne prennent pas de réservations. La cuisine est ouverte, les produits sont directement importés d’Italie, les pâtes fraîchement découpées. C’est juste magnifique. Mention spéciale pour la carte des vins ! Le belgo-belge dont on ne se lasse pas : L’Ogenblik, une vraie institution des Galeries royales depuis 1969. Service professionnel, décor à l’ancienne et produits typiques belges. Bon à savoir : c’est une des seules Le meilleur ambassadeur de Bruxelles ? L’ambassadeur parfait pour Bruxelles à l’étranger, c’est Philippe Geluck ! Il est créatif et comique, il réussit à faire passer certains messages à travers ses BD du Chat. Elles sont quasi toutes traduites en plusieurs langues et distribuées à travers le monde. Une dernière en date : La Rumba du Chat, sortie il y a quelques jours. ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 51 D.R. D.R. D.R.
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Community L’actualité Beci en photo © Reporters L’AG a mis à l’honneur nos membres les plus fidèles : ci-dessus Veolia (50 ans d’affiliation), représentée par Nicolas Germond (CEO), Frédérique Meeus (Directrice Communication) et Grégory Sanchez (Chief Commercial Officer), aux côtés du Président de Beci, Marc Decorte. L’Assemblée Générale de Beci, ce 2 octobre : rien que des entrepreneurs et entrepreneuses ! 50 ans d’affiliation également pour Ingevity Holding, en la personne d’Alexandre Castanho (Managing Director EMEA & Brazil). Médalle de bronze (25 ans) remise à Jacques Drèze pour RSM Belgium. Jamil Saade (Saade Trading and Forwarding) reçoit la médaille d’argent Olivier Vitry (Joël Claisse Luc Van Nerom, Directeur de PSI Metals Belgium, reçoit la médaille de bronze. Architecture, 25 ans d’affiliation) Thierry Collard (Eiffage Development), également médaillé de bronze. pour 40 ans d’affiliation. Philémon Wachtelaer (Archi+I, 25 ans d’affiliation). Ilan Zatalovski, CFO de Chemitex, affiliée depuis 40 ans. 52 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 Community Plus de 400 entrepreneurs étaient rassemblés le 14 octobre au Cercle de Lorraine pour découvrir les avancées du City Climate Challenge, en présence de la quasi-totalité du gouvernement bruxellois (seuls manquaient le ministre-président Rudi Vervoort, présent en vidéo, et la secrétaire d’État Nawal Ben Hamou). Objectif : réduire de 30 % les émissions de CO2 bruxelloises d’ici 2030. Peter Wittoeck, chef du service fédéral Climat, et Antoine Geerinckx, directeur général de CO2logic, étaient les orateurs de la soirée. © Isopix Peter Wittoeck Antoine Geerinckx Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 53
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Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Projects SPRL, Avenue Circulaire 136 - 1180 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique 63990 - Autres services d'information n.c.a. Del. : Van Wunnik Martin Aurélie Piel PPE, Rue de la Mutualité 59 - 1180 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique 70210 - Conseil en relations publiques et en communication Del. : Piel Aurélie Ayala Gonzalez Angela / Angie Billion PPE, Chaussée de Huy 263 - 1325 Chaumont-Gistoux Code Nace : 62020 - Conseil informatique 93299 - Autres activités récréatives et de loisirs n.c.a. 96040 - Entretien corporel Del. : Ayala Gonzalez Angela Belgo Foods SPRL, avenue Nestor Plissart 26 - 1040 Bruxelles Del. : Herman Alexandre Bianca Mihalache PPE, Boulevard Lambermont 244 - 1030 Bruxelles Del. : Mihalache Bianca Buffl SPRL, Hombeeksesteenweg 376 - 2800 Mechelen Code Nace : 73200 - Études de marché et sondages d'opinion Del. : De Clercq Dennis Celine Rose David Expertise PPE, Avenue Louise 65 - 1050 Bruxelles Code Nace : 91011 - Gestion des bibliothèques, des médiathèques et des ludothèques 69109 - Autres activités juridiques Del. : David Celine Rose Costume Privé SPRL, avenue de la Ferme Rose 6 - 1180 Bruxelles Code Nace : 4771601 - le commerce de détail de vêtements de dessus, y compris les vêtements de travail Del. : Lausberg Masikini Hugues Delijious SA, avenue Louise 203 - 1050 Bruxelles Code Nace : 56102 - Restauration à service restreint Del. : Duqué Frédéric 54 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 Douze Mai srl, avenue Montjoie 229 - 1180 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Dessaigne Priscilla E - BASE SPRL, Place des Carabiniers 10 - 1030 Bruxelles Code Nace : 47620 - Commerce de détail de journaux et de papeterie en magasin spécialisé 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet Del. : Vanhemelryck Jean G.M. Electronics SPRL, Rue de Termonde 140 - 1083 Bruxelles Code Nace : 47410 - Commerce de détail d'ordinateurs, d'unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé 77330 - Location et location-bail de machines de bureau et de matériel informatique Del. : Jeanmotte Michaël Jean-Denis Paschal PPE, Rue SaintGeorges 2 - 1050 Bruxelles Del. : Paschal Jean-Denis KERN IT SPRL, Rue de Haerne 51 - 1040 Bruxelles Code Nace : 62090 - Autres activités informatiques 82110 - Services administratifs combinés de bureau 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Yagoubi Khalid Koalift ASBL, Cantersteen 12 - 1000 Bruxelles Del. : Carpriau Anthony Lettany Jonathan PPE, Rue Dupré 133 - 1090 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 72110 - Recherche-développement en biotechnologie 74909 - Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques Del. : Lettany Jonathan Limited Consulting SPRL, Avenue du Frêne 10 - 1020 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Doukissis Panayotis Michel Vandevoort SPRL, Place Emilie vandervelde 3 - 5590 Ciney Code Nace : 56101 - Restauration à service complet Del. : Vandevoort Michel On The Wave SPRL, Rue Audrey Hepburn 2 - 1090 Bruxelles Code Nace : 47299 - Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé n.c.a. 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Duez Alain Peter Janik PPE, Chaussée de Charleroi 236 - 1060 Bruxelles Code Nace : Del. : Peter Janik Promo Signs SA, Avenue Reine Astrid 4 - 1440 Wauthier-Braine Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité Del. : Wolters Nicolas Randrianarivelo Razafinjanahary Tina PPE, Van Obberghenstraat 66 - 1830 Machelen Code Nace : 53100 - Activités de poste dans le cadre d'une obligation de service universel Del. : Randrianarivelo Prisca Richez Alain PPE, Rue Guillaume Stocq 34 - 1050 Bruxelles Del. : Richez Alain Scope Invest SA, Rue Defacqz 50 - 1050 Bruxelles Code Nace : 46180 - Intermédiaires spécialisés dans le commerce d'autres produits spécifiques 66199 - Autres activités auxiliaires de services financiers n.c.a., hors assurance et caisses de retraite 70220 -Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Lemal Geneviève Community Serge Van Mol PPE, avenue de la Couronne 150 - 1050 Bruxelles Code Nace : 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet 82300 - Organisation de salons professionnels et de congrès 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Van Mol Serge Strelia SCRL, Rue Royale 145 - 1000 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats Del. : Craeninckx Herman Tagustech SPRL, avenue De Fré 267 - 1180 Bruxelles Code Nace : 62030 - Gestion d'installations informatiques 62090 - Autres activités informatiques Del. : Ndongo Sonia Total Country Services Belgium SA, Rue de l'Industrie 52 - 1040 Bruxelles Code Nace : 64999 - Autres activités des services financiers 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Layon Jean-Luc Ukendi Jessica PPE, Kroonstraat 39 - 1750 Lennik Del. : Ukendi Jessica Wedjara SPRL, Rue des Moines 27 - 1190 Bruxelles Del. : Kuliralo Marie Laure With SPRL, Jan Van Rijswijcklaan 135 - 2018 Antwerpen Code Nace : 62010 Programmation informatique 62090 - Autres activités informatiques 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Kindt Dominique INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO 21solutions Actiris Agence pour le commerce extérieur AirPlus International Archi+I Avocats.be Awex Axiles Bionics BAAV Baidu Barrois Belfius Berenschot BFBC BLCC Cercle de Lorraine Chemitex CHU Liège Cinq, Le Co.Station CO2logic Communauté Portuaire de Bruxelles DangDang DB Group Domobios Douyin 48-49 33-34 23-24 35 52-53 11 22 ; 23-24 7-9 36 30-31 7-9 33-34 41-42 40 7-9 52-53 52-53 33-34 51 6 12; 52-53 7-9 Credendo 15-16 ; 18-19 ; 27-28 Customer-care.ai 33-34 30-31 38 30-31 51 Ecores Eiffage Development Enjoy Brussels Enterprise Europe Network Finance.brussels FIT Franke Gazzetta, La Hewlett-Packard Hub.brussels Ingevity Holding JD KBC Brussels Keolis Lateral Thinking Factory Little Red Box Macq Electronics Microsoft NKVK Office on Wheels Ogenblik, L’ Orange Clignotant Post.nl PSI Metals Belgium Qihoo 360 Quibi 22 ; 27-28 ; 33-34 27-28 23-24 22 51 50 22 ; 23-24 ; 25 ; 27-28 ; 33-34 52-53 Joël Claisse Architecture KBC 30-31 52-53 7-9 39 36 4-5 30-31 48-49 6 41-42 36 51 4-5 41-42 52-53 30-31 50 48-49 52-53 51 Regus Roi des Belges, Le RSM Belgium Saade Trading and Forwarding Sasa Seed Factory Sogou Sophia Group Soso Sunning Taobao TBWA Telenet TMALL Transforma Bxl Ubiqus Belgium UCL ULaw ULB ULG Veolia VUB Wechat Weibo Ymatou Zagapali Zhihu 7-9 51 52-53 52-53 30-31 36 30-31 33-34 30-31 30-31 30-31 7-9 6 ; 7-9 30-31 36 29 33-34 11 7-9 ; 33-34 33-34 52-53 7-9 30-31 30-31 30-31 33-34 30-31 Bruxelles Métropole - novembre 2019 ❙ 55
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Agenda renforcer l’esprit d’équipe de votre entreprise ? Nos formations peuvent se décliner dans votre entreprise. STRATÉGIE & GESTION 20.11 Lunch Experience 06.12 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles 06.12 Lunch Experience 12, 19 & 26.11 Workshop prospection : développez votre business en 3 étapes avec Beci MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 25.11 Growth Circle: HR & Talent 29.11 Garder la tête froide et maintenir son enthousiasme VENTE, MARKETING & COMMUNICATION 12 & 26.11 Social selling : l’efficacité de la prospection 17.12 Social selling : l’efficacité de la prospection 19.11 Google My Business : boostez votre référencement local 19.11 WordPress : comment rédiger un article bien référencé ICT ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be FORMATIONS SUR MESURE Vous souhaitez développer vos compétences, accroître la performance de vos collaborateurs, 56 ❙ Bruxelles Métropole - novembre 2019 Vous ne trouvez pas la formation que vous cherchez ? Contacteznous ! Notre programme de formations est établi en fonction des demandes que vous nous formulez. LÉGISLATION SOCIALE 14.11 Actualités de droit social dans la fonction publique 24.01.2020 Les vendredis de l’actualité sociale 21.02.2020 Actualités « compensation & benefits » 05.03.2020 Actualités de droit social dans la fonction publique 28.05.2020 Missions et fonctionnement des organes sociaux ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be MÉDIATION JURIDIQUE Jusqu’au 21.02.2020 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale > bMediation +32 2 643 78 47 info@bmediation.eu STARTERS & RESTARTERS 12.11 Apéro Starters et reStarters : la raison d’être de votre entreprise 12.11 Workshop : Les composantes d’un branding fort 14.11 Apéro Starters et reStarters : gestion du temps 18 & 25.11 Lunch Starter 19.11 Workshop Sales DNA© : développer votre talent 26.11 Workshop : Comment utiliser le digital pour gagner des clients 02, 09, 16 & 23.12 Lunch Starter 03.12 Workshop : Starter, ce que vous devez savoir avant de vous associer 10.12 Workshop : Oser l’authenticité pour un succès durable 12.12 Apéro Starters et reStarters : venez pitcher votre projet 19.12 Apéro Starters et reStarters : entreprendre, c’est bon pour la santé ! ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be 28.11 Appréhender le risque de corruption dans les relations commerciales de mon entreprise 12, 14, 19, 21, 26 & 28.11 Beci Welcome Lunch 13, 20 & 27.11 Beci Welcome Breakfast 03, 05, 10, 12, 17 & 19.12 Beci Welcome Lunch 04, 11 & 18.12 Beci Welcome Breakfast ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides à la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be **En néerlandais uniquement PUBLIREPORTAGE OÙ TROUVER DES COLLABORATEURS MULTILINGUES QUI ONT DE L’EXPÉRIENCE ? NULLE PART, VOUS LES FORMEZ VOUS-MÊME Tom Rommens est responsable du recrutement chez Securitas. Chaque année, il cherche environ 1300 agents de gardiennage. La liste des conditions auxquelles les candidats doivent répondre n’est pas à sous-estimer : ils doivent être motivés, avoir de l’expérience et aussi être multilingues. Au lieu d’attendre la bonne personne, Tom a commencé à travailler avec Select Actiris pour former lui-même le candidat idéal. Une r « Grâce à Actiris, j’ai suivi une FPI en entreprise, ou formation Tom Rommens, responsable du recrutement chez Securitas, est toujours à la recherche de nouveaux collaborateurs. « Nous sommes une grande entreprise et nous employons beaucoup d’agents de gardiennage. Nos agents sont vraiment partout : ils gardent des bases militaires, des aéroports, ils sont dans les supermarchés ou dans les centres commerciaux, nous travaillons pour des entreprises et des particuliers, tant en journée que pendant la nuit. C’est pourquoi, nous cherchons chaque année environ 1300 personnes, dont la plupart sont des agents de gardiennage. La recherche de l’agent de gardiennage idéal n’est pas si évidente, raconte Tom : « Nous nous trouvons à Bruxelles où il y a beaucoup de chercheurs d’emploi, mais pourtant nous n’avons pas l’embarras du choix au niveau des candidats. » Le candidat idéal « Un agent de gardiennage doit notamment avoir reçu une formation approfondie pour pouvoir débuter en étant bien préparé. En plus, il doit être multilingue, surtout à Bruxelles. Les agents sont souvent la première personne à qui l’on s’adresse. Il est donc important qu’ils puissent s’exprimer en plusieurs langues. » Les profils que Tom recherche ne se trouvent pas facilement sur le marché du travail. « C’est pourquoi nous avons élaboré une collaboration avec Select Actiris. Ils ont sélectionné 150 chercheurs d’emploi motivés que nous avons ensuite formés au gardiennage. En plus de cela, le VDAB a organisé les cours de néerlandais. » Former avantageusement Soufiane Ouzza a été formé de cette manière afin dedevenir un agent parfait. « Cet emploi m’intéressait beaucoup mais je n’avais pas la bonne formation », raconte Soufiane. professionnelle individuelle en entreprise, de quatre mois chez Securitas. » Pendant la formation, Soufiane a suivi un agent de gardiennage expérimenté. « Ainsi, j’ai pu acquérir beaucoup d’expérience avant d’être recruté de façon permanente. » Tom approuve. « Cette FPI en entreprise est en fait la mesure idéale pour nous pour former nos collaborateurs en collaboration avec Select Actiris. Nous pouvons leur proposer de l’expérience sur le terrain à des conditions avantageuses et après ils peuvent tout de suite commencer leur carrière chez nous. Le candidat idéal existe donc bel et bien : nous le formons tout simplement avec Select Actiris. » FAITES CONFIANCE À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS POUR VOS RECRUTEMENTS Comme Tom, vous souhaitez recruter le profil idéal à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible. Select Actiris combine une sélection approfondie à des primes et formations pour vous proposer le candidat qui répond parfaitement à vos besoins. Surfez sur select.actiris.brussels et demandez conseil à votre consultant employeur. Avec le soutien du Fonds Social Européen
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2019.11 Brussel Metropool


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Agentschap lijn 93 KBCMobile Brussels 95% van uw verrichtingen waar u ook bent. kbcbrussels.be/overal V.U. : KBC Group NV, Havenlaan 2, 1080 Brussel, België. BTW BE 0403.227.515, RPR Brussel. Woord vooraf Groei en welzijn van bedrijven Bij ons ondernemers zit groei in de genen gegrift. Elk wezen dat gebor dt tracht te groeien en te bloeien. Ook bedrijven doen dat. Ze streven ernaar zich te ontwikkelen, liefst tot vlaggenschip of success story. De uitdagingen voor onze samenleving en onze ondernemer kansen om oplossingen te vinden. In het bijzonder dankzij innovatie, w se gepaard gaat met aanzienlijke middelen of spitstechnologie. Inno bij de manier waarop we ons eigen bedrijf bekijken. Er schuilt gr in onze expertise, in de werkgelegenheid die we bieden en in he hebben we nodig, maar dan wel evenwichtig, gecontroleerd en door zo staat die ten dienste van de burgers. Wij wensen groei toe aan iedereen die deze ambitie koestert. W er nieuwe producten en diensten en verbetert ons dagelijks leven. In de lanceerde Beci de Growth Circle, het trefpunt voor bedrijven die willen gr Wat zijn de voornaamste uitdagingen en groeimogelijkheden v Die bespreken we binnen de Growth Circle met een breed scala aan belanghebbenden: starters, investeerders, KMO’s en grote ondernemingen. Groei hangt af van factoren als talent, financiële middelen, nieuwe nieuwe technologieën enzovoort. Succes bereik je via vele wegen. Groei verdient dan ook een kring waar ervaringen en meeslepende verhalen worden verteld. Waar wat de ene heeft geleerd ook voor anderen nuttig blijkt te zijn. Waar het parcours van de ene de vragen van anderen beantwoordt. Een kring waar collega’s en partners samenkomen om de weg te bewandelen naar gezonde groei. Uit unanieme feedback vernemen we dat onze eerste bijeenkomst relevant, stimulerend en spannend was. Hoe verzamel je een eerste miljoen euro? Op deze praktische vr kwamen acht sprekers hun mening geven. De eerste editie is nog maar een begin. Samen met u en voor u hopen wij een programma aan te bieden dat perfect aansluit bij uw behoeften. Ik kijk er naar uit u te mogen ontmoeten op onze volgende Grow 25 november. Mar Voorzitter an Beci Brussel Metropool - november 2019 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 49 – November 2019 In november: Talentenbeheer 4 6 7 Beci online Podcast : Béatrice de Mahieu Digest Ideeën 11 12 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Elisa Brevet, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Nancy Demaude, Tim Devriese, Sara Dirkx, Antoine Geerinckx, Gaëlle Hoogsteyn, Yves Kengen, Ophélie Legast, Cédric Lobelle, Filip Michiels, Sybille Motte, Laura Rebreanu, Jean-Pierre Riquet, Julien Semninckx, Stéphane Tondeur, Guy Van den Noortgate, Miguel Van Keirsbilck en Dimitri Van Rossum. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 46 48 Voor of tegen een rating van advocaten? Open Source Internationaal 15 18 Nabil Jijakli : “Exporteren is voor Belgen een tweede natuur” Exporteren, oké, maar naar waar? 21 Waarde buurlanden 22 5 weetjes over zakendoen in de Verenigde Arabische Emiraten 23 25 26 27 29 30 33 35 Het Agentschap voor Buitenlandse Handel waakt over uw export Alles goed met de export? 5 tips om de belangrijkste exportrisico’s te vermijden Brussel helpt u exporteren Vertalen om te exporteren Digitale prospectie: China Online Netwerk EEN helpt bedrijven exporteren: 4 voorbeelden Beter beheerde zakenreiskosten Dynamiek 36 38 39 40 41 43 Nieuwe subsidies voor Brusselse bedrijven Starter: customer-care.ai Nieuwe subsidies voor Brusselse bedrijven Starter in de foodsector: wat u moet weten Strategische prioriteiten: België vs. Nederland Een onderneming overlaten door de overdracht van aandelen Hoe de wereld aankijkt tegen faillissementen - een overzicht Overheidsopdrachten door de bril van de KMO Community 50 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 51 52 54 55 56 Kleine verhalen van grote ondernemers In de voetsporen van … Thierry Marion Foto’s van het Beci nieuws Toetredingsaanvragen Index Agenda Gasthoofdredacteur: Nabil Jijakli Wees klaar voor de sociale verkiezingen ies voor een optimale organisatie met Partena Professional elt uw bedrijf minstens 50 voltijdse werknemers? t u begeleiden en bespaar kostbare tijd bij het ganiseren van de sociale verkiezingen tegen mei U wordt van begin tot einde professioneel begeleid, o hebben we voor talrijke ondernemingen al meer dan 1000 gelijkaardige procedures georganiseerd U bent er zeker van dat elke stap correct zal worden uitgevoerd Uw personeelsdienst zal minder werk en zorgen hebben U ontwijkt sociale onenigheid en boetes ulp of advies nodig? eer ons via ESV2020@partena.be en ontdek onze formules ena-professional.be/socialeverkiezingen2020
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Podcast Béatrice de Mahieu, ambassadeur voor open innovatie in Brussel Aan het hoofd staan van een gemeenschap van jonge innovatieve bedrijven voelt niet onwennig aan voor Béatrice de Mahieu, die onlangs CEO werd van Co.Station. Sinds het begin van haar carrière kiest ze voor open innovatie als voornaamste focus. U hebt veel ervaring met innovatie en veranderingsmanagement. Hiervan getuigen Co.Station, Microsoft, Telenet ... Daarnaast sleepte u een diploma in oenologie in de wacht en volgde u een opleiding in voeding. Intens leven, daar houdt u blijkbaar van! Sinds mijn kinderjaren zit ik boordevol energie. Vandaag is dit een troef omdat al deze energie wordt gewaardeerd. Toen ik een kind was, viel dat minder in de smaak. Ik kon niet rustig luisteren en stilzitten. Dit zorgde op school voor moeilijkheden. Als ik dingen in mijn leven heb kunnen waarmaken, dan is dat waarschijnlijk te danken aan mijn drang naar vereenvoudiging van alles wat ik niet meteen begrijp. Mijn voorliefde voor innovatie vloeit zeker voort uit deze obsessie. Precies die interesse in innovatie, was die er al vanaf het begin van uw carrière? Wat mij aan het begin van mijn carrière fascineerde, was de komst van het internet. U herinnert zich misschien nog Alta Vista, ICQ, Netscape, Advalvas ... Ik vond een eerste baan in een filmproductiebedrijf. Elke dag faxten we reclame- en speelfilmscripts tussen Brussel en Parijs. Het was enorm tijdrovend. Ik stapte naar de baas en zei: "Als we een computer met internet hadden, zouden we de scenario's per e-mail versturen en dat zou veel sneller gaan". "Oké”, luidde zijn antwoord, “jouw computer krijgt toegang tot het internet.” Toen ben ik het volledige potentieel van het internet gaan inzien. Al snel verliet ik deze werkgever en vond een job in een bedrijf dat websites maakte. U werkte eerst als loontrekkende en werd daarna freelancer … Ik droomde ervan bij Microsoft te werken. Toen ik daar 6 ❙ Brussel Metropool - november 2019 eindelijk in slaagde, was dit gewoon te gek! Mijn dochter werd dan geboren. Ik weet niet of de hormonen er iets mee te maken hadden, maar ik had zoveel energie dat ik de tijd rijp vond om een eigen activiteit op gang te brengen. Ik werd een zelfstandige specialiste in digitalisering en changemanagement. Ik werkte aan overgangs- en transformatieprojecten, vaak van print naar web, onder andere voor Elle, Vlan, Psychologie magazine ... Dat lukte mij aardig! Hoe bleef u op de hoogte om voortdurend te kunnen innoveren? Innovatie beperk ik niet tot het opsporen van nieuwe trends. Soms betekent innoveren een probleem aanstippen en het vereenvoudigen. Als je ergens een gebrek aan harmonie opvangt, of iets dat stroef verloopt, dan zijn dat vaak bronnen van innovatie. Vergeet echter niet dat niet iedereen positief staat tegenover verandering. Dat is het uitdagende in mijn werk. ● Elisa Brevet Deze ontmoeting kunt u integraal in de Next Step podcast beluisteren: https://www.beci.be/podcast. De podcast inspiratie: Eten: Onze voeding spreekt boekdelen over onze samenleving. En over onszelf. Elke eerste vrijdag van de maand leveren Nora Bouazzouni en Mélissa Bounoua u boeiende en smakelijke afleveringen op Louie Média (in het Frans). D.R. News De touwfabriek Barrois viert haar 100ste verjaardag! De touwfabriek Barrois is meer dan een referentie in haar sector en vierde onlangs haar 100 jaar ervaring in de productie van op maat gemaakte kabels, banden, riemen en kettingen. In samenwerking met de Havengemeenschap van Brussel werd een evenement georganiseerd om deze mijlpaal te vieren. "We organiseerden een bedrijfsbezoek voor onze leden en enkele van onze klanten. Het was erg leuk om hen te ontmoeten onder het genot van een drankje. Ik heb ook van de gelegenheid gebruik gemaakt om de geschiedenis van het bedrijf te schetsen", zegt Vincent Barrois, General Manager van de touwfabriek. Sinds 1919 adviseert dit Brusselse familiebedrijf zijn klanten over het vervoer van ladingen, rekening houdend met de draagbaarheid, de maximale werklast en de Europese veiligheidsrichtlijnen. Het was Edouard Barrois die in die tijd het bedrijf ‘Corderie Ed. Barrois & fils’ (CEBEF) oprichtte. Hij stond ervan aan de leiding tot 1947 en maakte vervolgens plaats voor de tweede generatie. In 1967 werd het assortiment uitgebreid tot alle soorten hefwerktuigen – een voortdurend evoluerend gamma, steeds in overeenstemming met de Europese normen en de huidige veiligheidsvoorschriften. De touwfabriek Barrois is een van de weinige voorbeelden van familiebedrijven die zich blijven onderscheiden van de concurrentie. Dit vereist voortdurend in beweging blijven, nieuwe mogelijkheden vinden en moderne instrumenten ontwikkelen voor een effectiever beheer. Dit blijven dan ook de uitdagingen voor morgen. "De verscheidenheid aan producten en een grote voorraad maken het mogelijk om zo snel mogelijk aan zelfs de meest dringende behoeften te voldoen, want kwaliteit en service op maat zijn altijd de pijlers van het bedrijf geweest", besluit Vincent Barrois. Informatie : www.corderiebarrois.be Regus opent een business center in City Dox in Anderlecht Regus, de wereldleider in flexibele werkplekken, opende zopas in Anderlecht een nieuw zakencentrum. De aan het kanaal in een eco-efficiënt gebouw gelegen Regus City Dox-site biedt meer dan 2.000 m² gemeenschappelijke werkruimtes. De kantoren en vergaderzalen, die per uur, dag, week of jaar gehuurd kunnen worden, zijn uitgerust met de jongste technologische snufjes en alle logistieke diensten die werknemers nodig hebben. De wijk City Dox biedt een nieuwe manier om ‘de stad te beleven’. Ze is zeer toegankelijk en combineert residentiële appartementen, diensten en winkels, allemaal omgeven door aangename groenvoorzieningen. "Dit toekomstgerichte stedenbouwkundige project had comfortabele en multifunctionele werkplekken nodig", aldus William Willems, Algemeen Directeur van Regus Belgium. De flexibele werkoplossingen van Regus, in alle steden ter wereld beschikbaar, verspreiden zich snel: de afgelopen drie jaar is het aantal centra in België gestegen van 13 naar 33. Brussel telt er 12 en zal er in de nabije toekomst nog meer verwelkomen. Naast toegang tot het grootste netwerk ter wereld, bieden de Regus-centra nog vele andere voordelen. “Door alleen de echt noodzakelijke kantoorruimte te huren, besparen bedrijven tot 60% op hun vastgoedbudget. Zij profiteren ook van een werkruimte die met hen meegroeit. Een ander voordeel is dat zij ontlast worden van alle taken die verband houden met het beheer van hun gebouw en zich dus kunnen concentreren op hun kernactiviteiten. Deze talrijke troeven verklaren de reële explosie van de vraag naar onze oplossingen in Brussel", besluit William Willems. Informatie : www.regus.be Start it @ KBC helpt startende ondernemers het Kanaal over te steken, ondanks Brexit De aanhoudende onzekerheid rond Brexit schrikt veel bedrijven af. Toch zal ook daarna het Verenigd Koninkrijk enorme kansen blijven bieden voor Belgische startups, aldus Start it @KBC, de grootste incubator van ons land. Brussel Metropool - november 2019 ❙ 7 D.R. D.R.
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News "Vanaf de eerste dag doen we er alles aan om startende bedrijven in ons ecosysteem grensoverschrijdend te laten werken. Nochtans focussen deze ondernemingen zich niet meer op het Verenigd Koninkrijk, ondanks de geografische nabijheid. Daardoor missen ze de kans om zaken te doen met de 5de grootste economie ter wereld," verklaart Lode Uytterschaut, stichter van Start it @KBC. Start it @KBC bundelt dus zijn krachten met de BLCC (de Britse Belgisch-Luxemburgse Kamer van Koophandel) en KBC London en helpt jonge bedrijven het Kanaal over te steken. Zij kunnen rekenen op praktische ondersteuning, met vergaderruimtes in het hart van Londen, maar ook op advies op het gebied van financiën, HR of marketing. Er is bovendien hulp voorhanden om de hindernissen te overwinnen die Brexit opwerpt inzake douaneformaliteiten. Axiles haalt € 2,4 miljoen op voor de ontwikkeling van een ‘bionische voet’ Axiles Bionics, een spin-off van de VUB, kondigt aan een kapitaal van € 2,4 miljoen te hebben vergaard. Hiermee zal worden geïnvesteerd in de ontwikkeling van enkelvoetprothesen ten behoeve van geamputeerden. Deze kapitaalronde gebeurde dankzij privé investeerders, voornamelijk VUB en ULB alumni. Ondanks de duidelijke vraag van geamputeerden naar betere enkelvoet prothesen, blijven innovaties schaars omwille van het vernuft van het menselijk lichaam en de complexiteit om dit na te bootsen. Op basis van meer dan 10 jaar onderzoek bij BruBotics, het geavanceerde roboticalab van de VUB, ontwikkelt Axiles Bionics technologie die in staat is om de unieke combinatie van kracht en flexibiliteit van een menselijke enkel na te bootsen. Dit stelt geamputeerden in staat om terug op een normale manier "Deze samenwerking zal startende ondernemingen een klankbord en diepgaande kennis van de Britse markt bieden", aldus Jason Pratt, Director Corporate Banking bij KBC London. "KBC is al meer dan 30 jaar actief in Londen. Daarom zijn wij bijzonder goed geplaatst om hen te steunen.” Het partnerschap tussen Start it @KBC, de BLCC en KBC London werkt trouwens in beide richtingen. Britse startups die voet aan de grond willen krijgen op het continent, genieten dezelfde ondersteuning van Start it @KBC als die van BLCC en KBC London aan hun Belgische collega's die het Kanaal oversteken. Informatie : www.kbcbrussels.be te stappen in hun dagelijks leven. “We zijn ontzettend blij en enthousiast zoveel privé kapitaal te hebben verzameld om onze bionische technologie verder te ontwikkelen en naar de mensen te brengen.” vertelt Pierre Cherelle, Doctor in Robotica (VUB) en oprichter van Axiles Bionics. Professor Dirk Lefeber, hoofd van BruBotics en promotor van het onderzoek, en Prof. Bram Vanderborght zijn verheugd met de komst van Axiles Bionics. “Als onderzoekers ontwikkelen we aan een universiteit zeer geavanceerde prototypes, maar zelden worden die nadien producten die ten dienste zijn van de maatschappij. We zijn dus zeer blij dat door het doorzettingsvermogen van het team deze prothese uit het labo komt”. Ze benadrukken ook het innovatieve karakter van Axiles Bionics: “Wereldwijd zijn er slechts een 3-tal bedrijven die dergelijke geavanceerde enkelprothesen op de markt brengen. Het is dan ook groot nieuws dat we hier in Brussel een dergelijke spin-off kunnen starten.” Informatie : www.axilesbionics.com 8 ❙ Brussel Metropool - november 2019 © KBC_DemoDay_Leuven23_030518 News Effie Gold Award voor Telenet De Effie Awards bekronen elk jaar de meest succesvolle marketing- en communicatiecampagnes op het vlak van impact en effectiviteit. Dit jaar kende de Effiejury een Gold, Silver of Bronze award toe aan 14 van de ingeschreven cases tijdens een feesteditie. De Effie Awards blazen immers 30 kaarsjes uit. Een van de grote winnaars van deze editie is Telenet, die een Gouden Effie won voor zijn merkwaardige campagne "The Good Flow". De campagne ontstond in samenwerking met het bureau TBWA en benadrukt dat Telenet u dankzij een aantal goed doordachte technologieën in staat stelt om ultrasnel, soepel en ongestoord te surfen op al uw apparaten tegelijk. Telenet past zich dus aan alle behoeften van het gezin aan. Het is niet de eerste keer dat dit winnende team op het podium staat: al in 2018 wonnen TBWA en Telenet Business een Silver Award met de campagne "De digitale versnelling", die zelfstandigen een gratis gepersonaliseerd digitaal plan bood om hun groei te stimuleren. Informatie : www2.telenet.be Laat u inspireren via #MeetAtKinepolis business.kinepolis.be/morning-sessions ALISSON SINÉCHAL Zelfs voor kleine groepen hebben we grootse oplossingen. Bent u met een beperkte groep en zijn jullie op zoek naar een locatie met grootse uitstraling? Dan heeft Kinepolis Business de perfecte oplossing voor u: Morning Sessions. Een nieuw servicepakket voor bedrijven die op zoek zijn naar een unieke locatie voor presentaties, workshops, brainstormings, business meetings, kick-off s … Morning Sessions zijn bestemd voor kleine groepen vanaf 15 tot 60 personen en kunnen gereserveerd worden op weekdagen van 9u tot 13u. Kinepolis Business Belgium Kinepolis Business Kinepolis Business Belgium B2B-ACCOUNT MANAGER Tel. +32 2474 26 40 asinechal@kinepolis.com Kinepolis Brussel, Eeuwfeestlaan 20, B-1020 Brussel Brussel Metropool - november 2019 ❙ 9 Vanaf €15 pp excl 21% BTW
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Deze rating moet echter objectief blijven. Wij pleiten voor een evaluatie onder toezicht, om elke vorm van afdwaling te voorkomen. De cliënten kennen de vaardigheden en de werkomgeving meestal niet, of ze begrijpen ze verkeerd. Beoordelingen op basis van honoraria, het aantal gewonnen zaken of andere onbetrouwbare criteria mogen wij niet in beschouwing nemen, omdat zij de informatie verstoren. Deze redenen hebben uLaw ertoe geleid een uniek samengesteld ratingalgoritme te ontwikkelen. Het waarborgt objectiviteit dankzij enerzijds technische informatie die eigen is aan de carrière van de advocaat (onderdeel 'competentie') en anderzijds de mening van de cliënt, via een vragenlijst over de relatie met deze cliënt (onderdeel 'cliënttevredenheid'). Dit alles wordt bovendien gemodereerd door het platform. Een ander argument is dat de advocaat geen opleiding clientrelatie heeft genoten. Met deze evaluaties zullen zowel de advocaat als de cliënt profiteren van de feedback van een rating. Te veel advocaten worden verkeerd begrepen en staan ver van hun cliënten. En te veel cliënten zijn ontevreden. Zulke advocaten verliezen marktaandeel, worden armer en isoleren zich. Een objectieve beoordeling zal advocaten helpen hun cliënten ‘tevreden’ te stellen. Dit reikt verder dan het louter verlenen van juridische diensten. Of we er nu vóór of tegen zijn, dat is de verwachting van de markten! Net als TripAdvisor voor de horeca, bieden sommige sites nu de mogelijkheid om advocaten te beoordelen. Vóór of tegen advocaten met een sterren-ranking? Twee meningen binnen de Balie van Brussel ... Xavier Van Gils, Voorzitter van Avocats.be ‘Legal awards’ bestaan al lang. Steeds meer sites bieden de mogelijkheid om advocaten, maar ook artsen, notarissen en andere beroepen te beoordelen. Het volstaat de naam van een advocaat of advocatenkantoor in te typen op Google om een sterrenranking te vinden met opmerkingen van internetgebruikers. Deze gegevens kunnen echter niet worden gevalideerd omdat er geen controle bestaat over zulke beoordelingen. We vermijden best elke vorm van certificering van dergelijke sites (beoordelingssites die aan de hand van een aantal criteria zouden worden goedgekeurd). Evenzo moeten ook wij geen ratings creëren. Het is namelijk onduidelijk wat precies dient te worden beoordeeld. Voor een persoon is het bijna onmogelijk om een advocaat te evalueren op zijn of haar juridische competentie. Een externe certificeerder zou het hele dossier moeten doorlichten, op zich een zeer complexe klus. De cliënt heeft de neiging om een rating te geven op basis van het honorarium, de snelheid waarmee hij werd ontvangen, het onthaal, een eventueel kopje koffie ... En bovenal zal de beoordeling worden beïnvloed door het al dan niet winnen van de rechtszaak. Iedereen beseft nochtans dat er goede en slechte dossiers bestaan, naast gedeeltelijke successen en mislukkingen. De waarde van een rating is dus zeer beperkt. Het bestrijden van bestaande ongecontroleerde rating websites is nagenoeg onbegonnen werk. Idealiter zouden we over objectieve en beoordeelbare criteria moesten beschikken om beoordelingen te structureren. In het digitale tijdperk zouden we van de gelegenheid gebruik kunnen maken om advocaten aan te zetten om zichzelf te evalueren of door hun cliënten te worden beoordeeld. Zo zouden ze de kwaliteit van hun dienstverlening kunnen verbeteren. Want uiteindelijk zijn ook wij ondernemers. ● Julien Semninckx Brussel Metropool - november 2019 ❙ 11 © Getty
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Klimaatactie 2.0 Open Source I k herinner me nog mijn eerste telefoontjes, eind 2006. Toen belde ik bedrijven op. Ik bood hulp aan bij het berekenen en verminderen van hun CO2-uitstoot. Zulke gesprekken eindigden vaak met “Hartelijk dank, maar ik denk niet dat we veel CO2 uitstoten…” Die eerste jaren hadden iets weg van een tocht door de woestijn… Gelukkig ontmoet je middenin de woestijn nu en dan eens een oase: visionaire bedrijfsleiders of afdelingshoofden die op je vertrouwen en besluiten de sprong te wagen. Dit zijn nochtans belangrijke stappen, want elke ton CO2 die in de atmosfeer terechtkomt, kost de samenleving en de toekomstige generaties tussen $ 220 (volgens Stanford University) en $ 417 (volgens het magazine Nature). Wereldwijd gaan jaarlijks bijna 40 miljard ton CO2 de lucht in. Een eenvoudige vermenigvuldiging toont aan dat de grote uitstoters van CO2 gigantische kosten opleggen aan de toekomstige generaties, omdat ze zelf niet de werkelijke kost dragen van hun impact op het milieu. De kost van de klimaatverandering is al lang niet meer anekdotisch. Stel de vraag aan grote herverzekeraars als Swiss RE of Munich RE, die onder andere de kosten van klimaatrampen vergoeden. Deze kosten zullen wij allen uiteindelijk toch moeten dragen. pen op alle niveaus te erkennen, los van al het geleuter en de ‘greenwashing’. Deze aanpak vereist weliswaar dat bedrijven hun verantwoordelijkheid opnemen voor het klimaat. De confrontatie met de waarheid zal voor veel Of je nu wel of niet gelooft in de klimaatverandering, wij betalen er nu al allen een prijs voor, vaak zonder het te beseffen. ondernemingen waarschijnlijk har aankomen, zeker als hun impact op het klimaat zwaarder doorweegt dan de waarde die zij voor de samenleving creëren. Ze zullen dan producten, diensten en modellen op de korrel moeten nemen die niet duurzaam zijn. Op die manier bereiden ze zich voor op de disrupties die hen te wachten staan. Antoine Geerinckx, oprichter en managing director van CO2logic Klimaatactie moet nu als een soort ‘license to operate’ wordt beschouwd. Milieueisen zijn nu al aanwezig in aanbestedingen en in het aankoopbeleid van organisaties. Die zullen zich wellicht in hoog tempo veralgemenen. Wanneer consumenten zich hiervan bewust zullen worden – binnen afzienbare tijd, wees gerust – zal de tijd voor steriel kletsen voorbij zijn. Dan begint fase 2.0 (waarvan sommigen beweren dat die al aan de gang is). Dit luidt het tijdperk in van echte klimaatactie aan de hand van concrete gegevens en werkelijke ingrepen, onder nauwgezette controle. Hieruit blijkt hoe nuttig de berekening, vermindering en compensatie van koolstofemissies wel zijn, althans wanneer ze gebeuren volgens erkende labels en normen. Zie daar een holistisch antwoord op de noodzaak om werkelijke ingreOp dat ogenblik bereiken we een ‘kantelpunt’. Vanaf dan wordt klimaatactie een echte bron van inkomsten, dus een business op zich. In onze prille jaren kregen we soms het verwijt dat we geen vzw waren. Als je iets goeds doet voor de planeet of het milieu, mag dat dan niet op een winstgevende manier? Het tegendeel is onlogisch: zou het normaal zijn ‘de kost te verdienen’ door de planeet af te takelen? Wellicht is het voor iedereen interessanter om een inkomen te genereren uit steun aan de planeet en het milieu. Dit model inspireert steeds meer ondernemingen en hun medewerkers, in de zoektocht naar een doel dat hun activiteiten opnieuw zinvol zou maken. ● 12 ❙ Brussel Metropool - november 2019 D.R. GEEF UW ZAAK EEN DIGITALE BOOST IN BRUSSEL Laat u bijstaan én inspireren door de beste digitale experts. Hoe zet u die webshop nu concreet op? Wie kan een nieuw logo ontwerpen voor uw zaak? Met dit soort vragen kan u voortaan terecht op digitaleversnelling.be. U vindt er onafhankelijke experts uit uw buurt én inspirerende artikels. Ze helpen u digitaal ondernemen op de meest uiteenlopende domeinen: van e-commerce over webdesign tot e-mailmarketing en IT-security. Telenet Business-klant of niet! Surf nu op digitaleversnelling.be! Frederik De Wachter Digitaal expert Chloë De Bruyn Goudsmidatelier Claessens Meer info en voorwaarden op digitaleversnelling.be
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Families zo snel mogelijk herenigen! Mogelijk gemaakt door Anja Paermentier - Digital Channels Manager Het leven van duizenden reizigers makkelijker maken. Dat is wat Anja doet bij Brussels Airport Company. Door reizigers de informatie te geven die ze nodig hebben, wanneer ze die nodig hebben. Kortom, een optimale ervaring creëren via alle digitale kanalen. Samen dromen waarmaken. Solliciteer nu op brusselsairport.be/jobs Internationaal “Exporteren is voor Belgen een tweede natuur” De vroegere Delcrederedienst, die nu al een tijdje Credendo heet, werd in 1921 opgericht om exportgebonden transacties in te dekken. De autonome overheidsinstelling bleek zo nuttig, dat de Belgische Staat al snel besloot om de opdrachten ervan te verruimen. Daardoor geniet de instelling momenteel wereldwijd een uitstekende reputatie bij de exportkredietagentschappen en andere kredietverzekeringsorganisaties. Nabil Jijakli, de dynamische Deputy CEO van Credendo, opent voor ons een deur op de wereld. Waarom zou een Belgisch bedrijf zich aan een exportavontuur wagen en welke regio’s komen daarvoor het meest in aanmerking? België is een klein landje, met een kleine binnenlandse markt, maar heel veel buitenland. Dat exporteren voor Belgen een tweede natuur is, hoeft dus niet te verbazen. Wij staan op de dertiende plaats van de wereldranglijst van exportlanden, een krachttoer! Wij mogen gerust trots zijn op de absoluut opmerkelijke openstelling van onze markt: export vertegenwoordigt ruim 85% van ons BBP. Wij zijn een exportland uit noodzaak. En door het talent van onze ondernemers ook een voorbeeldig exportland. Enig minpuntje: wij beperken ons te vaak tot handel binnen Europa en bovendien kijken wij vaak niet verder dan onze naaste buurlanden. Terwijl sterk groeiende markten verderop juist mooie kansen bieden. De voortreffelijkheids cultuur die in België heerst, zowel industrieel als qua diensten of nicheproducten, maakt van onze producten gegeerde uitblinkers die goed te exporteren zijn. Momenteel is 70% van onze buitenlandse handel op de EU gericht en dus 30% op de rest van de wereld. Enerzijds leveren opkomende markten meer risico’s op (die echter goed te beheersen zijn), maar anderzijds ook grotere ontwikkelingskansen. Vooral Azië, Afrika ten zuiden van de Sahara en het Midden-Oosten vallen op als bijzonder beloftevolle groeimarkten. © Reporters Nabil Jijakli, de gastredacteur van dit nummer, is Deputy CEO van Credendo, de openbare kredietverzekeringsinstelling voor de export. Hij heeft voordien gewerkt bij de Nationale Bank en de Europese Commissie. Hij maakte ook deel uit van de commissie die belast was met de voorbereiding van ons land voor de invoering van de euro. Waarom zijn ze zo beloftevol? Exporteren is handel drijven in de klassieke zin van het woord: zoeken naar kansen waarbij vraag en aanbod samenvallen. En er zijn landen en continenten in volle ontwikkeling waar de vraag groter is dan elders. In Sub-Saharaans Afrika is twee derde van de bevolking jonger dan 30 jaar en het geboortecijfer blijft er zeer hoog, zodat de behoeften aan infrastructuurwerken alleen maar zullen toenemen. Voor ons is dat een buitenkans, want onze expertise inzake het ontwikkelen en bouwen van ziekenhuizen, wegen, bruggen, tunnels … wordt algemeen erkend. In China zijn 500 miljoen mensen toegetreden tot de middenklasse of staan op het punt om dit te doen – bijna evenveel als de totale Europese bevolking! En zij willen zo graag meer consumeren. Brussel Metropool - november 2019 ❙ 15
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Internationaal Deze sociaal-demografische gegevens liegen niet, maar ook de politieke context en het karakter van de economische uitwisseling spelen een niet te onderschatten rol. Daarom zijn wij momenteel minder enthousiast over het nochtans zeer reële potentieel van Zuid-Amerika: ontwikkelingen zoals de Argentijnse schuldcrisis, spanningen in Venezuela of corruptie in Brazilië gooien roet in het eten. Houden factoren als de afstand, buitenlandse wetgeving, verschillen in zakencultuur … geen grote risico’s in voor elke poging tot internationale uitbreiding, die bovendien alleen voor grote groepen is weggelegd? Een bedrijf hoeft echt niet heel groot te zijn om succesvol te exporteren. Wel zijn er obstakels te overwinnen: een plaatsje veroveren op een markt die er aanlokkelijk uitziet, daar standhouden en succes boeken. Maar zowel federaal als op gewestniveau biedt ons land exportgerichte bedrijven talrijke effectieve instrumenten en ondersteuning om zakelijke kansen op te sporen, inzicht te krijgen in de exportmodaliteiten, sectoren te verkennen, contacten te leggen … De hierboven vermelde organisaties zullen het denken en handelen van elke ondernemer met gezond verstand praktisch ondersteunen. Zodra de plannen concreter worden, zal Credendo als openbare instelling graag haar expertise – opgebouwd tijdens bijna honderd jaar – en oplossingen ter beschikking stellen. Vooral onze economische en politieke analyses, die een rating per land opleveren, zijn zeer verhelderende preventieve instrumenten. Wij helpen ook bij het opstellen van contracten, zodat ze verzekerbaar en/of financierbaar zijn, en wij houden zelfs rekening met eventuele “noodhulp”, bij het uitkeren van een schadeloosstelling, het innen van achterstallige betalingen enz. Want precies dat is onze rol: commerciële risico’s eerst inschatten en dan inperken. Wereldwijd is de politieke situatie nu vrij onstabiel en de economische context nogal onleesbaar. Kijk maar naar de invoerrechtenoorlogen, de devaluatie van de yuan, nieuwe en veelbelovende, maar betwiste of zelfs gekelderde verdragen enz. Wordt exporteren op goed geluk varen? De nieuwe handelsverdragen bieden meer duidelijkheid en houden beslist nieuwe exportkansen in voor bepaalde sectoren. Maar het is ook waar dat we voor grote uitdagingen staan wanneer verdragen die bij uitstek multilateraal zijn, unilateraal op de helling worden gezet. De sereniteit van de wereldhandel komt in het gedrang door dergelijke voldongen feiten. Ook opgelegde embargo’s zijn problematisch als landen die geen enkele reden heb16 ❙ Brussel Metropool - november 2019 Tijdens de redactievergadering met Nabil Jijakli (van achteren gezien): Sybille Motte (International Trade Advisor Beci), Didier Dekeyser (freelance journalist), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci) en Mehdi Ferron (stagiair communicatie bij Beci). ben om ze toe te passen, daartoe toch worden gedwongen. Internationale betrekkingen hebben inderdaad vaak iets van een rollercoaster. Maar in de handel waren er altijd al risico’s – wat zou onze rol anders zijn? Onze landenratings steunen op geavanceerde analyses die rekening houden met al deze bokkensprongen. Verlies daarbij niet uit het oog dat wij wel uitstekend moeten presteren, want als financierings- en kredietverzekeringsorganisatie dragen wij mee het risico dat de ondernemer neemt. Los van deze bedenkingen blijft het een feit dat de grootste risico’s voor de kandidaat-exporteur nog altijd het “klantenrisico” en het klassieke “landenrisico” zijn. Daarbij valt het op dat sommige KMO’s, die hun risico’s perfect moeten afdekken omdat ze bij een zware tegenslag kopje-onder dreigen te gaan, meer voorzorgen nemen dat sommige grote bedrijven die veel meer en veel verder exporteren, maar uit nonchalance of door onbekendheid met de risico’s meer gevaar lopen. Voor hen betekent de internationale instabiliteit pas een echte dreiging. ● Didier Dekeyser © Reporters BEKIJK DE WERELD VANUIT EEN NIEUWE CABINE. Ervaar onze nieuwe Delta Premium Select cabine: een uitmuntende service met meer ruimte, een groter beeldscherm en een voetensteun. DELTA.COM Delta Premium Select is met ingang van januari of maart 2020 respectievelijk beschikbaar voor vluchten van Brussel naar New York JFK en Atlanta. Controleer de vluchtgegevens en delta.com/premiumselect voor meer informatie. Vluchten in partnerschap met AirFrance-KLM. Informatie correct op het moment van publicatie. © 2019 Delta Air Lines, Inc.
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Internationaal Exporteren, oké, maar naar waar? Een terechte vraag, want de wereld is groot en biedt veel kansen, zowel om te slagen als om glansrijk te mislukken. Liefst 53% van onze export gaat naar Duitsland, Frankrijk, Nederland en het Verenigd Koninkrijk (in volgorde van belangrijkheid), terwijl het Europese continent goed is voor 73%. De exportgroei van de voorbije tien jaar laat zien dat ook elders kansen werden gegrepen, bijvoorbeeld in Afrika ten zuiden van de Sahara, Azië en het Midden-Oosten. B ij export krijgen sommige criteria (te gemakkelijk) voorrang, zoals afstand, taal of cultuur. Maar hoe zit het dan met de economische efficiëntie? Is het niet lonender om zich te concentreren op groeimarkten, waar kansen op aanzienlijke winstmarges de hogere risico’s en grotere inspanningen compenseren? Jan-Pieter Laleman en Raphaël Cecchi, die zich bij Credendo respectievelijk hebben gespecialiseerd in het Midden-Oosten en Azië, geven ons hun standpunten. Wij gaan er gemakshalve van uit dat de landen met het zwarte goud rijk zijn. Investeren en consumeren zijn voor hen dus geen probleem. Maar tegelijk zijn zij ook vrijwel exclusief afhankelijk van deze grondstof, die ónze landen steeds meer links laten liggen, en daardoor weinig stabiel. Is het dan wel verstandig om bedrijven te adviseren ernaar te exporteren? Jan-Pieter Laleman: De regio die wij het Midden-Oosten noemen, is groot en divers. Een verschillende benadering van de landen in deze groep dringt zich dus op. Onze interesse gaat vooral uit naar Saudi-Arabië, de Verenigde Arabische Emiraten, Oman, Qatar … De risico’s die u aanhaalt, zijn inderdaad niet te verwaarlozen. Toch vertonen deze landen voldoende politieke stabiliteit, zoals blijkt uit de talrijke toeristen die ernaartoe trekken. Ik denk dat de risico’s er vooral van economische aard zijn, zoals de huidige spanningen op de vastgoedmarkt, de overmatige afhankelijkheid van aardolie en het te grote overheidsbeslag in sommige landen - 25% van de Saudi’s werkt voor de Staat! Maar deze landen blijven niet bij de pakken zitten. Zij hebben begrepen dat het absoluut noodzakelijk is om minder afhankelijk te worden van wat nu vrijwel hun enige inkomstenbron is en om buitenlandse investeerders niet af te schrikken. Die hebben zij immers hard nodig om hun economie snel te ontwikkelen of zelfs om de privésector grotendeels vanaf nul op te bouwen. Zij hebben een jonge bevolking, die werk moet kunnen vinden in andere sectoren dan de al oververzadigde overheid. Jan-Pieter Laleman Je economie diversifiëren is niet gemakkelijk als je maar één grondstof hebt en het ziet ernaar uit dat de landen van het Midden-Oosten elkaar op dezelfde domeinen beconcurreren: toerisme, ontspanning, vastgoed en hernieuwbare energiebronnen. Voedt dat niet de risico’s op een te groot aanbod en het creëren van luchtbellen? Jan-Pieter Laleman: Een voorbeeld: in Dubai is het hotelbestand recent met 26% gegroeid en dat is meer dan de toename van het toerisme. Er doen zich dus inderdaad excessen voor, net zoals iedereen op dezelfde domeinen probeert te scoren. Als je het cynisch bekijkt, zou je kunnen zeggen dat dit ons net meer kansen biedt om zaken te doen. Maar vergeet niet dat deze landen nog maar net begonnen zijn met de voorbereiding van het tijdperk na de aardolie en dat ze dit lucide en krachtdadig aanpakken. Hun behoeften zijn gigantisch, hun 18 ❙ Brussel Metropool - november 2019 © Getty D.R. Internationaal middelen ook. Bovendien zal hun bijzonder jonge en beter opgeleide bevolking een nieuw type samenleving eisen wanneer zij op de arbeidsmarkt komen. Daardoor zal de privésector zich spectaculair ontwikkelen, vrijwel uit het niets. Dat dit proces al op gang is gekomen, blijkt onder andere uit initiatieven ¬om de wetgeving voor investeerders te hervormen, de ontwikkeling van havens, luchtvaarthubs, spectaculaire vastgoedprojecten, pogingen om cultureel en sportief mee te tellen enz. Nog meer naar het oosten ligt een veelbelovend continent: Azië. Maar het is dichtbevolkt en uitgestrekt. Welke landen lonen de moeite? Raphaël Cecchi: Voor het gemak onderscheiden wij drie zones: Oost-Azië met China, Japan en Korea; Zuidoost-Azië met Indonesië, Thailand, Vietnam, Maleisië … en ten slotte het Indische continent met India, Pakistan, Sri Lanka, Bangladesh enz. Het commerciële ontwikkelingspotentieel van de drie zones is aanzienlijk. Ze beschikken ook alle drie over een goed ontwikkelde, maar soms te moderniseren maakindustrie (die in het Midden-Oosten ontbreekt). De politieke stabiliteit van de meeste landen is gunstig voor de handel. Maar hoe stabiel is die regio? Denk aan de handelsoorlog China-VS, de spanningen in de Chinese Zee, de opstand in Hongkong, de godsdienstradicalisering in Indonesië … Raphaël Cecchi: Onderschat de veerkracht van landen als China niet, dat inderdaad commercieel de strijd heeft aangebonden met de VS, politieke onrust kent in Hongkong (maar dat vormt alleen in onze ogen een bedreiging …), het hoofd moet bieden aan milieuproblemen en aan looneisen die de productiekosten opdrijven enz. En toch bewaart het land zelfverzekerd zijn koers en haalt het nog steeds een economische groei die weliswaar lager ligt dan vroeger, maar waar veel landen alleen maar van kunnen dromen … Hoe groot de uitdagingen voor de Aziatische landen ook zijn, ze worden wel vastberaden aangepakt. Zo zijn die landen nog sterk afhankelijk van steenkool, maar schakelen hun economieën nu massaal over op gas en hernieuwbare energiebronnen. Japan heeft af te rekenen met een sterk verouderende bevolking, maar creëert nu nieuwe mogelijkheden voor robotica … Vietnam, tot nu toe de lachende derde in de handelsoorlog tussen China en de VS, trekt veel productiebedrijven aan die delokaliseren om aan de Amerikaanse importtarieven te ontsnappen. Stuk voor stuk economische kansen! Trouwens, onze problemen zijn ook niet te onderschatten, maar in de perceptie lijken problemen in verre landen altijd groter. Onze ondernemers mogen zich daardoor niet laten afschrikken. Onze voorgeschiedenis van intense commerciële relaties is nog een argument om belangstelling te tonen voor Azië. Wij kennen hun gewoonten, zij die van ons. Als wij landen een rating geven, analyseren en evalueren wij onder andere hun economisch groeipotentieel, solvabiliteit, schuldgraad en deviezenreserves. En aangezien de ratings van China en andere landen uit deze regio op korte en middellange termijn goed zijn, zowel inzake politieke als zakelijke risico’s, mag Azië niet ontbreken op de prospectieshortlist van kandidaat-exporteurs. Dit alles neemt niet weg dat het ook elders interessant kan zijn Raphael Cecchi Largest percentage increases in Belgian exports - 2008-2018 (among top 50 countries of 2018) 200% 0% om zaken te doen, zelfs in landen die minder goed staan aangeschreven. Zo hebben de Afrikaanse landen over het algemeen een slechtere rating door governance-problemen. Vaak zijn die te wijten aan de hebzucht die wordt opgewekt door hun kostbare grondstoffen. De spectaculaire demografische druk vormt in veel landen de basis voor een sterke groei. Er liggen dus zeker kansen voor het oprapen en wij zullen iemand die het erop waagt zeker niet ontmoedigen, maar het “landenrisico” mag niet worden onderschat. Jan-Pieter Laleman: En op de eerste vraag – naar waar exporteren? – luidt het antwoord: “waar er geld zit”. Want rentabiliteit blijft natuurlijk de belangrijkste vereiste voor een bedrijf. Andere cruciale punten zijn een goede voorbereiding, voldoende middelen voor het project vrijmaken en een goede begeleiding van begin tot eind. Dat laatste is volop aanwezig in allerlei instellingen in ons land en in de Gewesten. Het zou zonde zijn om er geen gebruik van te maken. ● Didier Dekeyser Brussel Metropool - november 2019 ❙ 19 Thailand Canada Mexico Egypt India Poland Bulgaria Brazil Morocco Lithuania Un. Arab Emirates Romania Singapore China Taiwan Marshall Island Nigeria Senegal Serbia D.R.
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Internationaal Verenigd Koninkrijk 4e klant 6e leverancier 8.778,4 miljoen 15.230,2 miljoen Eind juni 2019 vertrok 77,3% van de Belgische export naar andere Europese landen. Een flink aandeel dus. Buiten Europa gaat 9% van onze export naar Azië. Als we de landen afzonderlijk nemen, zijn de enige niet-Europese klanten in de top 15 de Verenigde Staten (vijfde, met een aandeel van 6,2%), India (tiende met 1,7%) en China (elfde met 1,7%). Op hetzelfde tijdstip waren Duitsland, Frankrijk en Nederland samen goed voor 44,5% van onze export. Ondanks de onzekerheden rond brexit blijft het Verenigd Koninkrijk een zeer belangrijke klant voor ons, namelijk de vierde grootste, met een aandeel van 7,6%. Luxemburg is met 1,8% onze negende klant. Didier Dekeyser Nederland 3e klant 23.641,8 miljoen leverancier 33.311,8 miljoen Duitsland 1e klant 2e leverancier 25.387,2 miljoen Aandeel in de Belgische export en belangrijkste exportsecties tijdens het 1e semester Frankrijk 2e klant 3e GH Luxemburg leverancier 18.962,4 miljoen 9e klant 30e leverancier 856,6 miljoen 3.527,5 miljoen 28.378,0 miljoen van 2019 • Duitsland: 18,5%. Chemie (31,4%), transportmaterieel (13,3%), onedele metalen (10,8%) • Frankrijk: 14,2%. Chemie (17,3%), onedele metalen (11,0%), machines en uitrusting (10,4%) • Nederland: 11,8%. Minerale producten (20,0%), chemie (15,0%), transportmaterieel (10,1%) • Verenigd Koninkrijk: 7,6%. Transportmaterieel (27,8%), chemie (19,0%), machines en uitrusting (9,4%) • GH Luxemburg: 1,8%. Transportmaterieel (22,4%), minerale producten (18,6%), kunststoffen (9,9%) 37.005,8 miljoen 1e Waarde buurlanden Brussel Metropool - november 2019 ❙ 21
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Internationaal 5 weetjes over zakendoen in de Verenigde Arabische Emiraten In oktober begeleidde Beci een tiental Brusselse bedrijven tijdens een economische missie in de Verenigde Arabische Emiraten (VAE). Dit gebeurde in het raam van een Enterprise Europe Network project. De VAE zijn een bijzonder begeerde markt, maar u moet er wel de subtiliteiten van vatten. Hieronder een aantal weetjes. 1 2 De Europese delegatie werd ontvangen door de Kamer van Koophandel van Dubai. U wordt niet verwacht. Iedereen begeert Dubai als afzetmarkt. De Emiraten waarderen de westerse vaardigheden maar kijken minder ongeduldig naar onze komst. Vandaag moet u er echt de bijzonderheden van uw producten of diensten verkopen. Vooral voor prestige of nicheproducten blijven de VAE zeer gevoelig. Niet gehaast. De Emiraten hebben een andere opvatting van de tijd. Ook tijdens het vastleggen van afspraken en in zakelijke gesprekken. Hou daar dus rekening mee. Tracht de lokale cultuur te doorgronden om u niet te laten verrassen. Zo is het gebruikelijk dat afspraken op het allerlaatste nippertje worden bevestigd, ook al hebt u ze weken geleden aangevraagd. En die afspraken kunnen net zo gemakkelijk wordt uitgesteld of geannuleerd. Positief is wel dat u op het laatste moment toch nog afspraken op hoog niveau kunt vastkrijgen, via een persoon die u ter plaatse hebt ontmoet. Tijdens onderhandelingen is het normaal dezelfde persoon meerdere malen te ontmoeten voordat de kern van de zaak ter sprake komt. Probeer deze stappen niet over te slaan. Volgens de lokale cultuur moet u eerst een vertrouwensrelatie creëren door allerlei onderwerpen aan te kaarten. Pas daarna wordt over zaken gepraat. 3 4 Doe een beroep op internationale netwerken. Neem contact op met uw economisch en commercieel attaché via het Hub.brussels netwerk, dat in dit geval samenwerkt met de Waalse vertegenwoordiging Awex. Het EEN-netwerk, waar Beci lid van is, is in meer dan 65 landen aanwezig om KMO’s te helpen exporteren. Denk aan de Free Zones … of misschien net niet. Free Zones – vrije zones dus – zijn talrijk in de VAE. Ze bestrijken verscheidene sectoren en activiteiten. Hun positionering 22 ❙ Brussel Metropool - november 2019 is bijzonder commercieel en aantrekkelijk. Ze leggen de nadruk op fiscale, administratieve en HR-voordelen. Toch behoudt u best een kritische kijk. Als u bv. van plan bent goederen op de markt te brengen buiten dergelijke tax-free zones (op het zogenaamde ‘mainland’ dus), zult u met een vestiging in een vrije zone de 5% btw op de verkoop niet ontlopen. Wel kunt u in een vrije zone goederen tegen een lagere prijs en belastingvrij opslaan, alvorens ze op het ‘mainland’ te verkopen, naargelang van de vraag. Als u echter in de import-export actief bent, is het voordelig om u in een Free Zone te vestigen voor de verwerking van de goederen en hun wederuitvoer naar de Golfstaten. 5 Beperk u niet tot Dubai. Het Emiraat Dubai en zijn ruim 3 miljoen inwoners vormen het hart van het bedrijfsleven in de VAE. Toch bieden ook zijn buurlanden specifieke voordelen. Tijdens de missie konden we Ras Al Khaïmah bezoeken, een van de zeven gefedereerde emiraten van het land. Voor Europese ZKO’s en KMO’s die zich in de regio willen vestigen, biedt Ras Al Khaïmah een pak voordelen. Deze markt is veel minder concurrentiel dan Dubai, waar iedereen naartoe stroomt. In Ras Al Khaïmah is de markt nog niet verzadigd en de buitenlandse investeerder van harte welkom. Bedrijven vestigen er zich gemakkelijker en goedkoper, op een markt van de 400.000 inwoners. Dubai ligt op anderhalf uur rijden. Heel wat industrieën hebben deze keuze gemaakt. Dit is onder andere het geval van Franke, dat we hebben bezocht en dat vanuit een fabriek de hele VAE-markt bestrijkt. Het agentschap RAKEZ (Ras Al Khaïmah Economic Zone) beheert daar de lokale economie. In dit emiraat komt u sneller in contact met beleidsmakers. ● Sybille Motte, International Trade Advisor Beci, Tel. +32 2 563 68 54 – smo@beci.be © A. Van Battel/Wideshot Photography Internationaal Het Agentschap voor Buitenlandse Handel waakt over uw export Het Agentschap voor Buitenlandse Handel is het resultaat van een samenwerkingsakkoord tussen de federale overheid en de gewesten. Het bundelt bijgevolg de federale bevoegdheden inzake internationale politiek met de gewestbevoegdheden inzake internationale handel. Kunnen Belgische ondernemers die (willen) exporteren zich een beter instrument dromen? Wij spraken met Fabienne L’Hoost, Directeur-generaal. Hoe gezond is onze handelsbalans in 2019? In het eerste semester van 2019 bedroeg het globaal overschot op de Belgische handelsbalans iets minder dan 6,7 miljard1 . Dit is 1,8 miljard minder dan in dezelfde periode van vorig jaar. De daling is vooral het gevolg van de sterke stijging van onze import van goederen uit de Verenigde Staten, Japan en Zwitserland. De Belgische handelsbalans is over het algemeen vooral positief ten opzichte van de EUlanden. Buiten Europa blijft Azië onze belangrijkste partner, met 9% van onze export en 14,7% van onze import. India komt weinig aan bod en toch heeft het land vrijwel evenveel inwoners als China (weliswaar met een lagere koopkracht). Biedt India dan geen aantrekkelijke mogelijkheden? Het klopt dat de economie in India de laatste jaren in hoog tempo evolueert. Om de talrijke opportuniteiten in dit land aan te grijpen heeft België recent twee gezamenlijke economische missies georganiseerd: in 2010 (170 bedrijven, 255 ondernemers en 27 afgesloten akkoorden) en in 2013 (340 deelnemers). In 2017 zijn onze vorsten er op bezoek geweest om 70 jaar diplomatieke relaties tussen beide landen te vieren. Toen werden er achtendertig contracten gesloten! In 2018 was België binnen de Europese Unie de op één na grootste goederenexporteur naar India, voor een bedrag van 7,9 miljard of 17,3% van de totale Europese uitvoer. Diamant blijft weliswaar één van de centrale elementen van de bilaterale handel, maar talrijke andere sectoren bieden veelbelovende vooruitzichten. Denk aan “Machines en apparaten”, waarvan in 2018 voor 590 miljoen werd 1 Alle geciteerde cijfers in euro Brussel Metropool - november 2019 ❙ 23 De economische missie naar Mexico van februari 2019, die plaatsvond in samenwerking met de agentschappen voor buitenlandse handel van de gewesten, kan als zeer succesvol worden bestempeld. uitgevoerd, of 312,9 miljoen meer dan in 2013. De laatste vijf jaar zitten ook de chemische producten sterk in de lift. Dit is trouwens de belangrijkste Belgische exportsector. Door de aanzienlijke verkoop van vaccins liep de export in deze categorie op tot 680,9 miljoen in 2018, een stijging met 248,1 miljoen in vergelijking met 2014. In de dienstensector valt vooral een forse groei op bij de verkoop van telecommunicatie-, informatie- en IT-diensten. Eind 2018 bedroeg de export ervan 104 miljoen, vijf jaar eerder nog maar 31 miljoen. De economische missies die u organiseert, zijn vaak heel succesvol en leveren talrijke contracten op. De steun van de Koning of één van zijn vertegenwoordigers is daarbij onmiskenbaar een voordeel. Wordt ook 2019 weer een vruchtbaar jaar? Eind 2019 zullen wij twee gezamenlijke economische missies hebben georganiseerd onder het voorzitterschap van H.K.H. Prinses Astrid. Wij werken daarbij nauw samen © Belga
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Internationaal met de drie gewestelijke instanties die de buitenlandse handel bevorderen – hub.brussels, Awex en FIT – en met de FOD Buitenlandse Zaken, Buitenlandse Handel en Ontwikkelingssamenwerking. Niet minder dan 130 bedrijven hebben 202 deelnemers afgevaardigd voor onze missie naar Mexico in februari 2019. Zij waren 2,5 keer talrijker dan bij de vorige economische missie naar Mexico, in 2009. In 2019 waren de deelnemers in totaal zelfs met 283. De sectoren met de sterkste vertegenwoordiging waren de voedingsmiddelenindustrie, ICT en telecommunicatie, de farmaceutische, parafarmaceutische en biotechnologische sector, de energie- en cleantechbedrijven, de specialisten in hernieuwbare energie en ten slotte de gezondheids- en lifesciences-bedrijven. Mexico bekleedt de vijftiende plaats op de wereldranglijst van de grootste economieën en het is een scharnierland tussen de Verenigde Staten en Latijns-Amerika. Onze missie viel samen met de verkiezing van een nieuwe president, Andrés Manuel López Obrador, die de officiële Belgische delegatie heeft ontvangen. Er werden in totaal 15 contracten ondertekend. De volgende economische missie, van 17 tot 22 november, zal de steven richten naar de Chinese Volksrepubliek. Ze zou het hoogtepunt van het jaar 2019 moeten worden, met een delegatie van 630 deelnemers, die 311 bedrijven vertegenwoordigen. Prinses Astrid en de ministers zouden door het allerhoogste staatsniveau ontvangen moeten worden. Het programma stelt de bedrijven in staat om banden aan te knopen met lokale partners of die te versterken. In Peking en Sjanghai is telkens een grootschalige officiële receptie gepland, met zo’n 1.100 deelnemers. De vijf meest vertegenwoordigde sectoren voor wat het aantal bedrijven betreft, zijn de voedingsmiddelensector, bedrijven die commerciële diensten leveren, de chemische, farmaceutische en lifesciences-sector, de luxenijverheid, mode en textiel, de energie-, milieu- en cleantechsector. Welke vrijhandelsakkoorden laten de meeste deuren openzwaaien voor onze bedrijven en in welke sectoren is dat vooral het geval? De Europese Commissie sluit handelsakkoorden af die onder andere tot doel hebben om de douanetarieven te doen dalen, zodat handel drijven gemakkelijker wordt. De impact van deze akkoorden wordt sinds 2017 opgetekend in een openbaar rapport voor de Europese instellingen, het Trade Agreement Implementation Report. De meest recente beschikbare cijfers (over 2017) laten zien dat dergelijke akkoorden gevolgen hebben voor ongeveer één derde van de export van de lidstaten van de Europese Unie naar derde landen. De belangrijkste partners met wie de EU deze akkoorden sluit, zijn Zwitserland (7% van alle handelsstromen met de Europese Unie), Turkije, Noorwegen en Zuid-Korea. Deze vrijhandelsovereenkomsten hebben geleid tot een toe van de handelsstromen. Een voorbeeld: sinds in 2011 een vrijhandelsovereenkomst met Zuid-Korea werd gesloten, is de export naar dit land met meer dan 55% toegenomen. Een jaar na de implementatie van het akkoord met Ecuador steeg onze export naar dat land met meer dan 20%. Nadat het CETA-handelsverdrag t jaar geleden gedeeltelijk in werking is getreden, steeg de Europese export naar Canada met 7%. De sterkste stijging deed zich daarbij uiteraard voor in sectoren waarvoor een tariefverlaging was overeengekomen. België heeft er opvallend veel baat bij, want het heeft zijn marktaandeel binnen de Europese Unie voor de export naar Canada flink kunnen optrekken: terwijl de Belgische export eind juni 2016 5,5% van het Europese totaal vertegenwoordigde, steeg dit aandeel tot 7,8% eind juni 2019, met een piek van 8,7% eind juni 2018. Fabienne L’Hoost, Directeur-generaal van het Agentschap voor Buitenlandse Handel Volgens de Europese Commissie heeft 81,6% van de Belgische ondernemingen van deze preferentiële tarieven geprofiteerd. Dit blijkt uit een analyse van de gegevens van 20 landen die overeenkomsten met de EU hebben gesloten. De Belgische export naar deze landen vertegenwoordigt 15 miljard euro. De preferentiële tarieven leverden een besparing van 400 miljoen aan douanerechten op. Deze bedragen zullen naar verwachting verder stijgen: er wordt over vrijhandelsovereenkomsten onderhandeld met Japan, Singapore en Vietnam. Nog andere landen, zoals Australië en Nieuw-Zeeland, staan ook op de lijst van potentiële partners voor deze overeenkomsten. ● Didier Dekeyser 24 ❙ Brussel Metropool - november 2019 Internationaal Alles goed met de export? Brusselse KMO’s kampen met de beperkte omvang van de Belgische markt. Dit kan hun groei afremmen. De uitzichten binnen onze landsgrenzen kun je dus echt niet gaan vergelijken met die van Frankrijk of Duitsland! De horizon verbreden is wellicht de oplossing. Exporteren, dus. © Getty De afzetmogelijkheden op buitenlandse markten – zowel in de buurlanden als veel verder – zult u veel beter benutten als u goed voorbereid bent. Hub.brussels, het Brussels Agentschap voor Bedrijfsondersteuning, schreef een aantal tips voor beginnende exporteurs: 1 Bepaal of u klaar bent voor de export: een SWOT analyse van uw organisatie en uw producten of diensten kan bijzonder verhelderend zijn! 2 Bepaal welke producten en/of diensten u overweegt te exporteren: geef de voorkeur aan nicheproducten en producten/diensten waarmee u zich echt onderscheidt van de concurrentie. 3 Identificeer de markt: droomt u van de Chinese markt? Misschien begint u best toch maar met een buurland. Brussel ligt in een van de rijkste gebieden van Europa, met het voordeel dat de gewoonten van bedrijven en consumenten dicht aanleunen bij de onze. Overweeg misschien ook Noord-Amerika en zelfs Afrika, waarmee goede verbindingen bestaan. Hoe dan ook, bestudeer aandachtig de doelmarkt. 4 Bepaal de verkoopkanalen: nog voor u aan directe verkoop begint, overweegt u best een lokale agent of distributeur. Neem zeker contractuele voorzorgsmaatregelen en vermijd alle haast. Er bestaan heel wat manieren om zulke kanalen te benaderen. 5 Hou rekening met de lokale cultuur: elk volk heeft eigen 6 Doe een beroep op deskundigen voor de juridische en regels en gewoonten. Als u die respecteert, bevordert u uw eigen imago. fiscale aangelegenheden: improvisatie is uit den boze met btw, facturatieprocedures, contracten of logistiek. Laat u bijstaan! 7 Bescherm de expertise van uw onderneming: vraag octrooien aan, registreer uw producten, merken en ontwerpen. Zo vermijdt u onaangename verrassingen. 8 Beveilig de betalingen wanneer u verkoopt: een betaling nog vóór de levering is soms niet mogelijk. Overweegt u documentaire kredieten, een (Coproductie) kredietverzekering of factoring? Ieder zijn vak: richt u tot een professional! 9 Uw succes mag gezien worden: kennis van zaken verdient bekendheid. Ze is uw visitekaartje voor de toekomst. Besteed de nodige middelen aan communicatie. ● 10 Laat u begeleiden door hub. brussels – het is trouwens gratis! De ondersteuning van exporteurs behoort tot het takenpakket van hub.brussels, een overheidsorganisatie die door de Brusselse regering in het leven werd geroepen. Ze kan rekenen op het uitgebreide netwerk van economische en commerciële attachés in het buitenland. Wilt u gaan exporteren? Zo ja, dan kunnen de deskundigen van hub.brussels voor u een haalbaarheidsanalyse uitvoeren. Hiermee krijgt u een soort diagnose van uw exportpotentieel. Om hiervan gebruik te maken, moet u beschikken over een ondernemingsnummer of een vestiging in het BHG, naast een website en een professioneel e-mailadres. Uw product moet ook klaar zijn voor verkoop. U dient over voldoende middelen en voorraden te beschikken om een stroom van bestellingen op te vangen. U moet bovendien kunnen vertrouwen op een verkoopafdeling en elementaire marketing tools en kunnen uitleggen waarom uw aanbod specifiek is. Handelsreferenties zijn een troef! Tot slot komt u alleen in aanmerking als u nooit hebt geëxporteerd of, desgevallend, nooit buiten de EU. Wie niet aan deze criteria voldoet, wordt doorverwezen naar de dienst 1819, ook bij hub.brussels: tel. 1819 of info@1819.be. Details over deze 10 tips vindt u op https://hub.brussels/ nl/10-tips-export-2019. Voor meer informatie neemt u contact op met Katia Giovanetti, Account Manager – tel. 02/800 40 77, kgiovanetti@hub.brussels. Brussel Metropool - november 2019 ❙ 25
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Internationaal 5 tips om de belangrijkste exportrisico’s te vermijden Exporteren houdt een onderneming gezond: de omzet stijgt, de groei zwelt aan, medewerkers zijn meer gemotiveerd, de concurrentiedruk daalt. Maar markten buiten Europa proberen te veroveren houdt natuurlijk ook risico’s in, meer dan wanneer u op uw thuismarkt blijft. Welke valkuilen moet u vermijden? En hoe dekt u zich in? 1 Het landenrisico is het eerste gevaar waar een exporteur spontaan aan denkt. En terecht, want tegenwoordig lijken de internationale relaties minder stabiel dan een tijd geleden. Als Belgisch bedrijf kunt u te maken krijgen met politieke ontwikkelingen in het land van uw klant die het goede verloop van uw commerciële transacties ernstig in het gedrang brengen. Denk aan sociale onrust, conflicten, handelsoorlogen, onteigeningen, de invoering van een protectionistisch beleid, een embargo … De lijst is lang. Exporteren wordt veiliger door te diversifiëren, maar let op voor een te grote versnippering van uw inspanningen. Kies vooral uiterst zorgvuldig uw exportland(en). Landenratings, bijvoorbeeld die van Credendo, zijn daarvoor nuttig: ze evalueren permanent de politieke en commerciële risico’s van exportlanden . 2 Het opzeggingsrisico. Een Belgisch bedrijf dat een leveringscontract heeft gesloten, kan nog vóór het één product of dienst heeft geleverd, geconfronteerd worden met de annulering van het contract door de klant. Misschien kan of wil die niet betalen, doen er zich politieke feiten voor (oorlog, politieke gebeurtenissen), komt de financiële gezondheid van de klant in het gedrang of is hij gewoon van slechte wil. Dit risico is te verzekeren (sterk aanbevolen!) om vergoed te worden voor alle uitgaven tijdens de uitvoering van het contract. 3 Het risico op wanbetaling jaagt bedrijven het meeste schrik aan: een oneerlijke klant komt zijn verplichtingen niet na op de vervaldag die in het contract is bepaald, terwijl u toch stipt de goederen of diensten hebt geleverd die waren overeengekomen. Ook hier kan de oorzaak politiek van aard zijn (oorlog, deviezentekort, natuurramp, …) of commercieel (faillissement, financiele moeilijkheden, geschil, …). Een exporteur die een kredietverzekering heeft gesloten, kan vergoed worden voor openstaande schuldvorderingen. Deze verzekering past zich flexibel aan verschillende transactiestructuren aan en geldt zowel bij contante betaling als in combinatie met een bankfinanciering. 4 De lokale cultuur. Think global, act local: als exporteur moet u steeds op de hoogte zijn van de internationale reglementeringen en procedures. U dient die ook toe te passen in elk lokaal filiaal van uw bedrijf en de lokale reglementeringen en procedures komen daar nog eens bovenop. Andere mogelijke obstakels zijn de taal, symbolen of gewoonten. Wie deze risico’s slecht inschat, verwaarloost of er niet op anticipeert, loopt het risico op misverstanden of een negatieve impact op de commerciële relaties. Handelsagenten en internationale partners kunnen helpen om contacten te leggen met buitenlandse klanten en commerciële relaties aan te knopen. Het Brussels Gewest beschikt bijvoorbeeld over economische adviseurs in alle windstreken, die met hun ervaring het verschil kunnen maken. Een andere oplossing bestaat erin om via lokale partners te werken. 5 Ethische en klimaatrisico’s. Het is belangrijk om rekening te houden met nieuwe milieureglementeringen en nieuwe sociale eisen. Investeerders, klanten en de hele samenleving vragen dat bedrijven transparanter en oplettender zouden zijn. De druk die zij uitoefenen, beïnvloedt rechtstreeks de evaluaties van banken en verzekeraars van de economische impact van de bedrijven op deze domeinen. ● Didier Dekeyser 26 ❙ Brussel Metropool - november 2019 1 www.credendo.com of via de app Credendo Risk in de App Store of op Google Play © Getty Internationaal Network Brussels staan voor u klaar. U krijgt advies, interessante doorverwijzingen en contacten voor steun. Dit is allemaal gratis en beslist een eerste stap waarop er nog heel veel zullen volgen. ❙ Beci, avenue Louise 500, 1050 Bruxelles info@beci.be – Tel. 02 648 50 02 2 Brussel helpt u exporteren © Getty Avonturiers die het er alleen op willen wagen, kunnen dit beter niet lezen. Want waarom zou u de talrijke steunmaatregelen van het Gewest afwijzen? Omdat u ze niet kent? Breng daar snel verandering in en laat u begeleiden door privépartners als uw bank of de Kamer van Koophandel, of door Credendo, een autonoom overheidsbedrijf. Laat u begeleiden Het Brussels Gewest heeft onlangs zijn middelen geografisch en strategisch gehergroepeerd in hub. brussels, met deze bescheiden doelstelling: “van Brussel de aantrekkelijkste plek in Europa maken om te ondernemen en economische activiteiten te ontwikkelen!” Het Brussels Agentschap voor Bedrijfsondersteuning moedigt onder andere KMO’s aan om over onze landsgrenzen te kijken. De efficiëntie waarmee het agentschap bedrijven begeleidt, wordt algemeen erkend. Zowel kandidaten die hun eerste stappen zetten als ervaren ondernemers op zoek naar internationale partners en nieuwe markten kunnen er terecht. Begeleiding is er geen vage term, maar een praktijkgerichte aanpak. Het agentschap haalt zijn kracht immers vooral uit zijn economische en commerciële attachés in alle windstreken, met wie het al vele jaren zakelijke contacten onderhoudt. Alleen al bij de prospectie laten zij (kandidaat-)exporteurs kostbare tijd winnen. Deze attachés zijn rechtstreeks te bereiken of zelfs te ontmoeten, bijvoorbeeld tijdens de populaire “Contact Days” die elk jaar in Brussel worden georganiseerd. ❙ Brussels Agentschap voor Bedrijfsondersteuning, Charleroisesteenweg 110, 1060 Brussel Tel. 02 422 00 200 3 1 Op zoek naar advies, de juiste richting, een geëffend pad? Beci “Voor 966 miljard euro aan Brusselse export, slechts 60 km tussen Brussel en de dichtstbijzijnde grens, 10.294 filialen van Brusselse bedrijven in het buitenland”: deze cijfers op de webpagina van Beci over buitenlandse handel verkondigen onmiskenbaar deze boodschap: waar wacht u nog op? Kom met ons praten over uw project, uw nog vage plannen of ideeën om uw activiteiten een internationale dimensie te geven. De experts van de Kamer van Koophandel van Brussel en het Enterprise Europe Laat u financieren Finance.brussels helpt bedrijven die in het Brussels Gewest waarde creëren met aanvullende financiering. Hoe het dat doet? Met concrete oplossingen voor hun financieringsbehoeften op scharniermomenten in hun ontwikkeling: bij oprichting, uitbreiding, innovatie, internationalisering, milieutransitie, overname of overdracht. Het aanbod aan financiële instrumenten voor startups, scale-ups en KMO’s is samengesteld op basis van de vastgestelde behoeften en omvat het nemen van participaties, mezzanine-leningen, converteerbare leningen, cofinanciering en waarborgen. Deze vijf instrumenten kunnen ook worden gecombineerd. In deze context biedt finance&invest.brussels financieringen aan Brusselse KMO’s met exportactiviteiten of bedrijven Brussel Metropool - november 2019 ❙ 27
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Internationaal die willen exporteren of een buitenlands filiaal oprichten. Omgekeerd kunnen ook buitenlandse exporteurs die zich in de hoofdstad willen vestigen er terecht. Vóór de eventuele financieringsovereenkomst, waartoe binnen maximaal drie maanden wordt besloten, bestudeert de gewestinstelling voor overheidsfinanciering algemene informatie over het bedrijf (geschiedenis, management, aandeelhouders, producten, markt, rekeningen vroeger en nu). Het financieel plan en de detailbeschrijving van het project worden onder de loep genomen (voor export of vestiging in het buitenland). Veel meer dan een audit, is dit een proces van ondersteuning en overleg. ❙ Finance.brussels, Stassartstraat 32, 1050 Brussel info@srib.be – Tel. 02 548 22 11 4 Laat u terugbetalen Voor veel KMO’s en zelfstandigen in Brussel is de waaier aan financiële exportsteun die het Gewest verleent een geweldige stimulans, die meer bekendheid en … aanvragen verdient. Er zijn subsidies voor 8 soorten projecten en in sommige gevallen kan tot 75% van de kosten worden terugbetaald. Er gelden wel voorwaarden: voor bepaalde terugbetalingen moet je bijvoorbeeld een starter zijn. • Een informatiedrager aanmaken (met uitzondering van een website): terugbetaling van maximaal 75% van de kosten als u exportbevorderend promotiemateriaal (brochures, catalogi, films, logo’s, folders, vertalingen) maakt in een andere taal dan het Nederlands of het Frans. • Een prospectiereis in het buitenland maken: terugbetaling van maximaal 50% of 75% van de kosten als u een handelsprospectiereis onderneemt voor een nieuwe markt buiten de Europese Unie. Is uw KMO jonger dan vier jaar? Dan kunt u de premie krijgen om te prospecteren in elk land (inclusief binnen de EU en ongeacht de doelmarkt). • Als exposant deelnemen aan een beurs in het buitenland: terugbetaling van 50% tot 75% van de kosten. • Prospects uitnodigen uit landen buiten de EU: terugbetaling van maximaal 50% van de kosten om iemand naar het Brussels Gewest uit te nodigen. • Deelnemen aan een offerteoproep buiten de EU: terugbetaling van maximaal 50% van de kosten. • Tijdelijk een prospectiekantoor buiten de EU huren (als het om een nieuwe markt gaat): terugbetaling van € 1.500 per maand. • Advies aanvragen voor het deponeren van een merk, een registratie of certificering in het buitenland: terugbetaling van maximaal 50% van de kosten als u een beroep doet op een consultant. 28 ❙ Brussel Metropool - november 2019 • Iemand aanwerven in het kader van een exportproject: forfait van € 20.000 om een werknemer voltijds in dienst te nemen voor de uitvoering van een project dat specifiek gericht is op de export van goederen en/of diensten. ❙ Steun aan Ondernemingen, Kruidtuinlaan 20, 1035 Brussel - Tel. 02 800 34 30 5 Laat u beschermen Credendo-Export Credit Agency geniet een Belgische staatsgarantie (maar ontvangt geen subsidies). De filialen van het Agentschap functioneren als privéentiteiten onder toezicht van de controleorganismen van de verzekeringsmaatschappijen. Omdat het om een gemengd privé- en overheidsinitiatief gaat en dankzij de sinds honderd jaar opgebouwde deskundigheid is het (nog steeds groeiende) agentschap toonaangevend in Europa. Het agentschap heeft talrijke beproefde oplossingen ontwikkeld voor de even talrijke risico’s die gepaard gaan met internationale transacties. De klassieke of globale kredietverzekering verzekert het meest voor de hand liggende risico: schuldvorderingen op nationale of buitenlandse klanten die onbetaald blijven, ongeacht of dit te wijten is aan hun overmogen of weigering om te betalen (handelsrisico), aan gebeurtenissen in het buitenland (politieke risico’s) of aan een contractverbreking. Er bestaan echter heel wat varianten op een dergelijke kredietverzekering: een leverancierskrediet om in alle gemoedsrust betaaltermijnen toe te staan aan een buitenlandse koper; de dekking van het gebruik, de beschadiging of het verlies van zwaar materiaal in het buitenland bij politieke ontwikkelingen; een verzekering tegen het willekeurig inroepen van contractuele waarborgen ten gunste van de buitenlandse koper (bij aanbesteding, vooruitbetaling of uitvoeringsgarantie) enz. Het agentschap biedt bovendien ook zeer geavanceerde oplossingen, zoals borgstelling, financiële garanties bij moeilijkheden om een nieuwe kredietlijn te verkrijgen, zelfs directe financiering met bedragen tot 5 miljoen euro enz. Het agentschap bestrijkt op die manier de hele waaier aan erkende risico’s waar elke exporteur vroeg of laat mee te maken krijgt. De talrijke oplossingen zijn bovendien soepel aan de specificiteit van elke aanvraag aan te passen. Dit is ongetwijfeld een partner die elke onderneming zou moeten raadplegen en al zeker een KMO of micro-onderneming. ❙ Montoyerstraat 3, 1000 Brussel Tel. +32 2 788 88 00 – info-eca@credendo.com. Didier Dekeyser Internationaal Vertalen om te exporteren U gelooft in uw product en u wilt het exporteren! Eerste vereiste: de documentatie over dit product moet beschikbaar zijn in de taal van de markt die u wilt bereiken. (Coproductie) H eeft u een commerciële overeenkomst die u moet ondertekenen met een partner die een andere taal spreekt? Dan doet u er goed aan het document correct te laten vertalen om zo elk misverstand te vermijden dat kan leiden tot contractbreuk of zelfs tot een proces. Elke vertaling moet ernstig worden genomen. Een middelmatige, onnauwkeurige vertaling plaatst uw product, uw dienst, uw hele onderneming en uzelf in een slecht daglicht. Zoals bij alle beroepen bestaan er experts in dit domein. In het algemeen werken ze voor vertaalbureaus die beschikken over specialisten in elk domein en voor elk land. Een arts kan geen contract voor een distributieovereenkomst vertalen, evenmin als een jurist de bijsluiter van een geneesmiddel kan overschrijven in een andere taal. Daarom zijn er ondernemingen die een service op maat en van kwaliteit garanderen. Sommige van deze vertaalbureaus hebben duizenden medewerkers, experts in hun vak, verspreid over de hele wereld. Deze bureaus vereisen niet alleen een grote expertise van de vertaler in het desbetreffende domein, maar ook dat hij woont in het land waarvoor de tekst is bestemd. Er bestaan tal van uiteenlopende expertisedomeinen, met elk een specialist in zijn moedertaal. Alleen al in de juridische sector werken sommige vertaalbureaus samen met professionals in arbeidsrecht, sociaal recht, publiekrecht, contentieuze rechtspraak en arbitrage, ‘corporate restructuration’, vennootschapsrecht enz. Maar ze doen ook een beroep op experts op het vlak van banken en financiën, intellectuele eigendom, vastgoed, kapitaalmarkt, verzekeringen, maar ook op ingenieurs en artsen. Ook het aantal talen is niet op de vingers te tellen. Alleen al voor België zijn er drie talen. Om naar enkele buurlanden te exporteren, moet u al snel vijftien talen kennen. Om de lidstaten van de Europese Unie te dekken, neemt het aantal talen toe tot 24. En hoe zit het met de Russische, Aziatische en Afrikaanse markten? Het omgekeerde is het geval als we een buitenlands product willen importeren en op de markt willen brengen in ons land: we moeten deskundige vertalers vinden om de handleiding van een machine uit China of de samenstelling van een geneesmiddel Luc Van Haute, CEO Ubiqus Belgium of voedingsmiddel uit een ander deel van de wereld aan te passen aan onze landstalen. En de kostprijs van een goede vertaling? In tegenstelling tot bepaalde verankerde ideeën is die niet buitensporig en zonder verrassingen. Hij wordt namelijk bepaald op basis van het aantal vertaalde woorden, tussen € 0,10 en € 0,15 per woord. Het verschil ligt niet in de complexiteit van de tekst, maar in de taal van de vertaling. De kosten zullen hoger zijn voor een in het Duits vertaalde tekst dan voor een in het Chinees vertaalde tekst, aangezien de vertaler in een land woont waar de kosten van levensonderhoud hoger zijn. Wat deadlines betreft, kan een goede vertaler acht pagina’s per dag vertalen. Afhankelijk van het vertaalbureau kan dit dringend, op de dag zelf. In elk geval doet u best een beroep op een goed vertaalbureau. De return on investment is onmiddellijk (met name voor de vertaling van uw webpagina’s) en het merkimago van uw onderneming zal niet lijden onder een benaderende vertaling. ● uw partner voor al uw taalprojecten Juridische beroepsvertaling [Ubiqus], een uitzonderlijke taalervaring. De garantie voor een service op maat en kwaliteit. Uitmuntende juridische vertalingen door vertalers die bekwaam zijn om wettelijke en reglementaire concepten correct om te zetten. Vertalers die enkel in hun moedertaal vertalen en blijk geven van een gedegen ervaring in hun vakgebied. Trouwe vertalingen in origineel formaat. Vertrouwelijkheid en veiligheid van uw gegevens. Contact: Luc Van Haute, CEO Ubiqus Belgium T. +32 473 746 357 – lvanhaute@ubiqus.com www.ubiqus.be Brussel Metropool - november 2019 ❙ 29
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Internationaal Digitale prospectie: China Online Destijds was het voor een KMO of een starter echt niet gemakkelijk om in China te gaan verkopen. Vandaag geldt e-commerce als een belangrijke toegangspoort tot wat ondertussen de grootste economie ter wereld is geworden in termen van koopkrachtpariteit . China sleutelde trouwens zelf aan een open economie om zijn eigen export te vergemakkelijken. Vraag is hoe je kunt opvallen in een web met miljarden kliks per dag? B ijna 800 miljoen internetgebruikers die er dagelijks meer dan anderhalf uur aan besteden ... E-commerce platforms met soms 500 miljoen unieke klanten … De Chinese standaarden verklaren het belang van digitale marketing in winstgevende zakelijke relaties. De Europese kandidaat exporteur, die bekend is met de markten van Amazon en die vlot omgaat met Twitter, Facebook, LinkedIn …, riskeert echter een ontnuchterende verrassing als hij de Chinese markt met dezelfde tools tracht te betreden. In tegenstelling tot wat wij hier gewoon zijn, grijpt de Chinese consument niet eerst naar een van de talloze zoekmachines (Baidu, Sogou, Soso, Qihoo 360 ... alles behalve Google !). Hij logt meteen in op gigantische ‘marketplaces’, lokaal heel beroemd en in onze Taobao, TMALL, JD, Sunning, DangDang, Sasa, Ymatou. Sommige van die platforms claimen meer dan 500 miljoen gebruikers. landen nagenoeg onbekend (behalve misschien de benaming Alibaba, de moedermaatschappij van de meest efficiënte Chinese zoekmachines). Deze marktplaatsen lokken tientallen miljoenen consumenten aan, die uitdrukkelijk eerder online kopen dan in winkels. Taobao, TMALL, JD, Sunning, DangDang, Sasa, Ymatou ... Sommige van die platforms claimen meer dan 500 miljoen gebruikers. Dit fenomenaal gegeven heeft ook een mindere kant: op zulke uitgestrekte marktplaatsen is een nieuwe aanbieder automatisch onbenullig. Er wacht hem een lange en steile weg! Een eerste stap is de creatie van een website, uiteraard in het Mandarijn, die via de voornaamste Chinese zoekmachines toegankelijk zal moeten zijn (vergeet Google). Deze website moet snel een minimum aan zichtbaarheid krijgen via actieve SEO, om hem toch iets beter te laten scoren in de zee van zoekresultaten. Tegelijk moet de bekendheid van het merk en het product bij de lokale doelgroep worden opgekrikt. Dit is van groot belang, in de Chinese sociale en handelscultuur. Zo creëert u idealiter een identiteit en een imago, beide positief en van fundamenteel belang om de algemene zichtbaarheid verder 1 IMF verslagen 2018 en verslagen van de Nationale Bank 2017 30 ❙ Brussel Metropool - november 2019 © Getty te ontwikkelen. Nu is het zo dat een succesvolle e-reputation niet zozeer voortvloeit uit de inhoud die het bedrijf verspreidt, maar ook en vooral uit de reacties van internetgebruikers op sociale netwerken, fora, opiniepagina’s enz. Onder andere Wechat, Weido, Little Red Book zullen dus uw vrienden moeten zijn. Dit geldt nog meer voor de Key Opinion Leaders (KOL) die daar actief zijn en die de zichtbaarheid kunnen vergroten … of het imago verbrijzelen met vernederende commentaar. Al wie met digitale marketing te maken heeft, kent de toegevoegde waarde ervan, maar weet ook hoe tijdrovend deze discipline is. Relevante content creëren, een community benaderen en overtuigen dankzij ‘community management’, KOL’s (Key Opinion Leaders) en influencers bereiken, een kleine of grote ‘buzz’ doen ontstaan voor commerciële doeleinden, het imago van het bedrijf verbeteren, online marketing- of reclamecampagnes inrichten, data inzamelen, onderzoeken en gebruiken … en dit alles bovendien in het mandarijn, wel ja dit ligt waarschijnlijk buiten bereik van de doorsnee KMO bedrijfsleider. De vele lokale bureaus gespecialiseerd in digitale marketing bieden wellicht een oplossing. Toch controleert u best hoe betrouwbaar die zijn. Deze nuttige informatie vindt u bij de Brusselse diensten die export ondersteunen. ● Didier Dekeyser Top 5 van de sociale netwerken in china Wechat Een sociaal netwerk met 1 miljard gebruikers. Helpt bedrijven hun aanbod voor te stellen via geïntegreerde minitoepassingen. Laat gebruikers daarop reageren zonder van browser of applicatie te hoeven veranderen. Weibo Weibo, een "micro-blogging" van 430 miljoen maandelijkse gebruikers, is een soort Twitter. Dankzij uitgebreide functies is het mogelijk om berichten tot 10.000 karakters te schrijven. Vertegenwoordigt dus een belangrijke bron van informatie voor de Chinese samenleving, maar ook een essentieel communicatieplatform, waarop KOL’s en volgers zeer aanwezig zijn. Zhihu Zhihu is een online community die focust op geleerde leden met meer koopkracht dan communities op andere platforms. Little Red Book Online community. Ook een zoekmachine waarvan de resultaten bestaan uit posts van gebruikers (bijna 800 miljoen geïdentificeerde inhoud-items, waarvan een groot deel te maken heeft met consumptie: aankooptips, trends, promoties, meningen...). En ten slotte een e-commerce platform (berichten kunnen worden afgesloten met een doorverwijzing naar een aankoopproces). Douyin – Tiktok Douyin voor Chinezen, TikTok voor buitenlanders. Twee verschillende producten wegens de censuur. Zeer populaire apps (meer dan 1 miljard downloads voor beide), die creatieve videocontent aanbieden. Grote KOL gemeenschap, waaronder Chinese beroemdheden, gevolgd door hun talloze fans. Beroemd om zijn grootschalige marketingcampagnes. Brussel Metropool - november 2019 ❙ 31
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AirPlus Company Account. De gecentraliseerde oplossing voor uw zakenreismanagement. Wilt u: + Uw reiskosten effi ciënter beheren? + Boekings en vereff eningsprocedures vereenvoudigen? + Een duidelijk gezamenlijk overzicht ontvangen in plaats van stapels facturen bijhouden? + Eenvoudiger bedragen toewijzen binnen uw bedrijf? + Over alle gegevens beschikken om uw reisuitgaven optimaal op te volgen? www.airplus.com Internationaal Netwerk EEN helpt bedrijven exporteren: 4 voorbeelden Op zoek naar partners? Wilt u contacten leggen of aan vakbeurzen deelnemen? Hebt u informatie nodig over lokale belastingstelsels of reglementeringen? Wenst u mee te dingen naar internationale overheidsopdrachten? Enterprise Europe Network steunt KMO’s die zich internationaal willen ontplooien. Deze vier voorbeelden spreken boekdelen. groeien door en nieuwe product of een innoverende dienst te ontwikkelen, dan komt het dossier bij hub.brussels terecht: “Andere dossiers leggen de omgekeerde weg af. De twee EEN-teams werken dus volledig complementair.” “Brusselse KMO’s en hun internationale doelstellingen zijn altijd ons uitgangspunt en samen met de experts van het netwerk in andere landen zoeken wij naar klanten of partners ter plaatse. Het systeem werkt in beide richtingen, want experts bij Beci speuren de lokale markt af en informeren hun collega’s in het buitenland over de reglementeringen in België of Brussel.” Aangezien vier voorbeelden meer duidelijk maken dan een leest u hier hoe Beci Brusselse s concreet heeft geholpen: "D e kracht van Enterprise Europe Network schuilt in hun 3.000 experts over de hele wereld”, meent JeanPhilippe Mergen, die bij Beci verantwoordelijk is voor het EEN-netwerk. “In de 65 deelnemende landen – daar zitten de EU-landen bij, maar ook China, Japan, Vietnam, de VS, Mexico en Turkije, om er maar enkele te noemen – staan de experts rechtstreeks in contact m de bedrijven in hun regio. Zij kunnen helpen om de lokale te benaderen, de reglementering uit te leggen of prospects en c contacten voor onze klanten voor te stellen. Zij organiseren daarvoor zakelijke evenementen of stellen hun adresboekje ter beschikking. EEN is ook een platform om contacten te leggen: de experts stellen er profielen van bedrijven op die partners zoeken. EEN probeert dus om bedrijven met elkaar te matchen.” In het Brussels Gewest werken de EEN-experts in twee teams, die de hele tijd in contact met elkaar staan: één team is bij hub.brussels aan de slag en werkt er rond innovatiesteun, het andere heeft zich bij Beci gespecialiseerd in advies en diensten voor internationale ontwikkeling. “Wij staan ter beschikking van alle bedrijven met internationale ambities of die al in het buitenland actief zijn en die aan prospectie op nieuwe markten willen doen”, aldus Jean-Philippe Mergen. Als een bedrijf wil ghen (wandelschoenen): tners vinden” ghen is de voortzetting van het Ancienne Maison Dubois, dat in 1951 werd opgericht. Het verdeelt in België onder andere schoenen van de merken Sebago, Aigle en Caterpillar Safety. Het bedrijf zet ook al 25 jaar een eigen assortiment andelschoenen in de markt, onder de merknaam Berghen. In de Benelux staat het bedrijf stevig in zijn schoenen, nu komt het erop aan de schaal te vergroten. Caroline Bouckaert, Product Manager: “Wij willen ghen ook in Frankrijk en Duitsland ond krijgen. Dit zijn heel aantrekkelijke markten, met consumenten die vrijwel hetzelfde profiel hebben als in België. Daarom zoeken wij er partners. De EEN-experts bij Beci hebben voor ons een aanspreekpunt gevonden dat Berghen op beide markten vertegenwoordigt. Op het online contactplatform werden twee profielen geplaatst, voor distributeurs en agenten.” Caroline Bouckaert is op die manier op het spoor gekomen van een belangrijke vakbeurs in Lyon. In oktober heeft ze eraan deelgenomen: “Wij waren op zoek naar tussenpersonen voor Frankrijk. Onze expert kan terugvallen op zijn uitgebreide netwerken en hij brengt originele ideeën aan. Ook voor Duitsland heeft hij ons geholpen om te bepalen welke elementen onmisbaar zijn om handelscontracten te sluiten Brussel Metropool - november 2019 ❙ 33 © Getty
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Internationaal volgens het boekje. Dat vraagt veel tijd. Wij hopen dat nu één en ander in beweging komt, onder andere dankzij de beurs in Lyon.” Anne-Catherine Mailleux (Domobios) Domobios (bestrijding van ongedierte): “Je moet de formaliteiten en regels kennen” Domobios, een R&D spin-off van ULB en UCL, maakt “biomimetische” vallen die schadelijke dieren aantrekken en elimineren, zonder toxische producten. “In eigen land verkopen wij onze producten via online platforms en wij werken momenteel aan de verkoop via internationale bedrijven”, zegt CEO Anne-Catherine Mailleux. Het belangrijkste product van Domobios is Acar’up, tegen huisstofmijten. Het wordt al verkocht in België, Frankrijk, Zwitserland en Nederland en binnenkort ook in Duitsland en Italië. Tegen 2020 zullen in Europa en vervolgens in de VS ook andere producten worden verkocht, tegen mijten in hondenmanden, bedwantsen en kakkerlakken. Al van bij zijn oprichting in 2013 doet Domobios regelmatig een beroep op EEN en Beci. “Zij helpen ons om onze producten naar de VS te exporteren, met informatie over het belastingstelsel, de douaneformaliteiten, de reglementeringen enz. Wij vragen hen ook naar contactpersonen in specifieke sectoren. Zo worden sommige materialen van onze vallen voor schadelijke dieren nu door een Frans bedrijf gemaakt dat EEN voor ons gevonden heeft.” De EEN-experts van Impulse (dat nu hub.brussels heet) hebben Domobios ook geholpen toen bepaalde regels het op de markt brengen van Acar’up bemoeilijkten. “En onze naamsbekendheid hebben wij voor een flink stuk aan hen te danken.” Sophia Group (engineering): “Follow-up van internationale overheidsopdrachten” Sophia Group had op één bepaald ogenblik in zijn ontwikkeling hulp nodig. Deze consultingen engineeringgroep biedt technische ondersteuning en audits voor nieuwe projecten en bestaande gebouwen. Sophia Group levert bijvoorbeeld aan het Europees Parlement bijstand voor het technisch gebouwenbeheer en fungeert als ‘building helpdesk’ voor de Europese Commissie. “En Pascal Hendrickx (Sophia Group) recent hebben wij bij de Europese Raad een aanbesteding gewonnen voor dezelfde opdracht. De Europese 34 ❙ Brussel Metropool - november 2019 instellingen zijn voor ons een belangrijk werkterrein”, benadrukt zaakvoerder Pascal Hendrickx. Sophia Group heeft ook al gewerkt voor Actiris, Belfius, de ULG, het CHU van Luik, ... “Wij willen ook graag de internationale instellingen in Luxemburg en Genève bereiken. Daarom hebben wij in september een beroep gedaan op het EEN-team bij Beci om ons in te schrijven op een website voor Europese overheidsaanbestedingen. De expert heeft enkele uren met ons samengewerkt, onder andere om ervoor te zorgen dat wij een bericht ontvangen wanneer een aanbesteding wordt gepubliceerd die ons zou kunnen interesseren.” Het is nog te vroeg om te zeggen of die hulp ook resultaten zal opleveren: “Wij zijn actief in een niche, dus op korte termijn verwachten wij niets. Maar dit was voor ons een noodzakelijke stap en Beci beschikt over de expertise die wij zochten.” Zagapali (hedendaagse handtassen) : als de catwalk lonkt Miny Bayot, die een beetje bij toeval in het modeontwerpen is terechtgekomen, kon eveneens putten uit de expertise van EEN om haar ontluikende naamsbekendheid te verzilveren. In 2014 was ze ontgoocheld omdat ze haar gedroomde handtas nergens kon kopen. Ze creëerde toen haar eigen merk, Zagapali, van hedendaags elegante handtassen met Afrika als inspiratiebron. Ze kon terecht bij Belgische bedrijven voor de stoffen en in een Bulgaars atelier voor de lederbewerking. Na vier jaar won Miny Bayot haar eerste wedstrijd in Canada. Dat leverde haar van alle kanten belangstelling op en met de Miny Bayot (Zagapali) hulp van EEN gingen allerlei deuren voor haar open. “Via het netwerk kwam ik in contact met een beurs in Amsterdam en daar ontmoette ik dan weer een vertegenwoordigster van de Torino Fashion Week, waar ik de kans kreeg om aan een modeshow deel te nemen. Ik legde er ook andere contacten, die tot een nieuwe samenwerking kunnen leiden en mijn visibility nog zullen vergroten.” Door deze evolutie voelt ze zich aangespoord om nog internationaler te gaan werken, onder andere in Afrika. Ze zal ook deelnemen aan de beurs van Lyon. Tegelijk wil ze niet te snel gaan en haar visie coherent houden. “Ik heb een uitnodiging gekregen om aan de volgende Fashion Week in Turijn deel te nemen en ik hoop daar een collectie te kunnen tonen die de energie van Zagapali blijft uitstralen.” ● Cédric Lobelle Info : www.brusselsnetwork.be Contact : Jean-Philippe Mergen, Directeur Internationalisation Enterprise Europe Network Brussels jpm@beci.be ; +32 2 210 01 77 Internationaal Beter beheerde zakenreiskosten Het aantal zakenreizen blijft toenemen, en de kosten volgen. Vandaar het belang om deze kosten correct in te schatten en onder controle te houden. Daarvoor bestaan oplossingen. (Coproduction) D e wereldeconomie groeit constant en de zakenreizen volgen de trend. De kosten hiervan verdienen een nauwgezet beheer om wildgroei te vermijden. Een zakenreis vereist de boeking van vluchten, hotels, trein en/of huurwagens. Daarop volgt dan de betaling en ten slotte de vergelijking, toewijzing en evaluatie van deze kosten. Naargelang de omvang van de onderneming is dit de taak van de travel manager, de HR verantwoordelijke, de financieel directeur, de inkoper of zelfs de baas. En daar zit je dan voor een hoop tickets, ontvangstbewijzen en andere documenten (rekeningen van restaurants, taxikosten enz.) Zonder een globale visie op al deze kosten, zal het bedrijf waarschijnlijk worden geconfronteerd met inflatie. Om de AirPlus International biedt zijn betaaloplossingen aan meer dan 50.000 klanten wereldwijd. Die oplossingen vereenvoudigen het beheer van reiskosten en zorgen voor besparingen. Avec AirPlus Company Account Met de AirPlus Company Account houdt u uw zakenreismanagement onder controle. De AirPlus Company Account laat u vlieg- en treintickets, hotelkamers en huurauto’s betalen en verrekenen via een centrale account. U hoeft geen afzonderlijke betalingsbewijzen meer bij te houden en krijgt één enkele transparant betaaloverzicht met alle relevante informatie. Zo kunt u alle uitgaven eenvoudig toewijzen. Daardoor controleert u actief uw reiskosten en bespaart u tijd en geld. Bovendien zijn uw medewerkers met de AirPlus Company Account verzekerd tegen ongevallen en ongemakken op zakenreis. controle te behouden en effectief te beheren, worden enkele nuttige acties aanbevolen: • Uw onderneming moet over een goede betaaltool beschikken. Hiermee verkrijgt u de best mogelijke informatie over al deze kosten. De tool moet alle procedures dekken, van reservatie tot evaluatie. • Herzie uw reisbeleid regelmatig om mogelijke besparingen op te sporen. Vereenvoudig de processen om een beter inzicht te krijgen en de aanbiedingen en prijzen van leveranciers te kunnen vergelijken. • Wanneer het aantal reizen toeneemt, bekijk dan de overeenkomsten met de leveranciers opnieuw. • Communiceren is belangrijk. Reizigers moeten beseffen dat de kosten stijgen. Het is niet de bedoeling die mensen constant te controleren, maar ze moeten zich bewust worden van de uitgaven en de voorgestelde betaaloplossing efficiënt gebruiken. ● Meer informatie: AirPlus International T : 070 22 30 15 brussels@airplus.com www.airplus.com Brussel Metropool - november 2019 ❙ 35 © Getty
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Transitie Ecologische voordelen met de NWoW? Denk maar aan telewerken, open ruimtes, flex desks of papierloze kantoren … De New Ways of Work (NWoW) bestrijken een hele resem nieuwe praktijken. Ze worden soms voorgesteld als een wondermiddel tegen allerlei hedendaagse kwalen: stress op het werk, de ecologische voetafdruk van de onderneming enz. Wat hiervan is de waarheid? D e NWoW? Nu eens een concept, dan weer een hulpmiddel. Maar hoe dan ook een recent en sterk veranderlijk gegeven. De Belgische Federale Overheidsdienst definieert ze volgens criteria van vertrouwen in de werknemers, flexibiliteit in de tijd en de werkomgeving en het gebruik van nieuwe technologieën. De NWoW beantwoordt dus aan verscheidene economische, sociale en ecologische uitdagingen. Neem nu mobiliteit: in 2017 stonden automobilisten in Brussel gemiddeld 39 uur in de file. Een volledige werkweek. Dit is meer dan tijdverspilling: ook een financiële kost en een impact op het milieu, met gevolgen op de gezondheid en het welzijn op het werk. Vraag is of de NWoW de dagelijkse pendeltijd zouden kunnen optimaliseren of zelfs inkorten? Kantoorbus en coworking Office on Wheels komt met een eigen antwoord opdagen: een busdienst voor bedrijven, maar dan wel voertuigen uitgerust met al het nodige om te werken en dus niet langer de tijd onderweg te verkwisten. Deze dienst is een initiatief van BAAV (de beroepsvereniging van autobus- en autocarondernemers), met de steun van partners als Keolis. Er bestaan verscheidene abonnementformules: een bus voor een specifiek bedrijf, of gedeeld door meerdere ondernemingen, allemaal in functie van het aantal belangstellende werknemers en de regio. De reistijd wordt beschouwd als werkuren. Een soort telewerken, dus. De oplossing komt iedereen ten goede: meer welzijn en professioneel evenwicht voor de werknemer, en voor de werkgever: tevreden arbeidskrachten, meer productiviteit en minder mensen die geneigd zijn om van baan te veranderen. Bovendien vermindert de oplossing het aantal voertuigen op de weg. Ze verandert de houding ten opzichte van de auto. En ze vermindert de impact op het milieu. Coworking is een ander voorbeeld. De gemeenschappelijke werkplekken worden steeds talrijker in Brussel. In 2018 kwamen er een vijftiental bij. Ze onderscheiden zich vooral door hun flexibiliteit. Je kunt er een uur of een week doorbrengen, er even vergaderen of er in alle rust werken. Omvang en aangeboden diensten variëren. Zo bijvoorbeeld Transforma Bxl, in Evere: deze coworking beschikt ook over een FabLab, logistieke ruimte en verscheidene ondersteuningsmogelijkheden in cocreatie en innovatie. Halverwege tussen kantoor en thuiswerk bieden coworking spaces een aantal troeven. Werknemers die niet thuis kunnen werken maar die ook niet alle dagen op het hoofdkantoor aanwezig hoeven te zijn, stappen dan naar een coworking dicht bij huis. Daar vinden ze de voordelen van een echt kantoor, maar met extra autonomie, flexibiliteit, verantwoordelijkheid en levenskwaliteit. De werkgever bespaart op infrastructuurkosten en profiteert van de productiviteitswinst die vaak gepaard gaat met telewerken. Net als met de kantoorbus biedt ook deze formule een extra troef: minder woon-werkverkeer en dus minder verkeersoverlast en daarmee samenhangende problemen (geluidsoverlast, vervuiling enz.). Edouard Cambier, directeur van Seed Factory, oordeelt dat telewerken de mobiliteitsproblemen in het Brusselse Gewest met 10-20% zou verminderen. Het is namelijk zo dat het pendelverkeer 30-40% van het stedelijk verkeer vertegenwoordigt. Bovendien is de mobiliteit in Brussel verantwoordelijk voor bijna 29% van de CO2-uitstoot en 43% van de stikstofdioxide-uitstoot (NO2). Het belang van de NWoW voor het milieu wordt dan meteen duidelijk. ● Laura Rebreanu Sustainable Development Coordinator Beci lr@beci.be; T +32 2 643 78 26 36 ❙ Brussel Metropool - november 2019 D.R. ENERGIE PACK Maak gebruik van investeringssteun voor de kmo’s en zko’s Stijgende energieprijzen, klimaatdoelstellingen, verwachtingen van de klanten,... Dit is meer dan ooit het moment om het energieverbruik te verminderen! Om u te helpen investeren, heeft het Brussels Hoofdstedelijk Gewest € 1.350.000 vrijgemaakt om de werken voor de vermindering van uw energieverbruik te financieren. Een overzicht van de toekenningsvoorwaarden. Voor wie? U bent handelaar, ambachtsman, een vrij beroep, een kmo, een rusthuis, een maatwerkbedrijf of een cultureel centrum in het Brussels Gewest? Deze investeringssteun is er voor u! Het is een aanvulling op het Energie Pack dat sinds september 2018 de kmo’s en social profit sector de kans biedt gebruik te maken van een gratis energiecoaching. Deze dienst wordt u voorgesteld door de federaties UCM en Comeos voor de kleine en middelgrote ondernemingen tot 250 VTE’s en door Bruxeo en Santhea voor de social profit sector. Bovendien hoeft u geen lid te zijn van een van deze federaties om er gebruik van te maken. Voor welke werkzaamheden? Dankzij Energie Pack beschikt u gratis over een diagnose en relevante aanbevelingen om uw energieverbruik te verminderen. Dit kan gaan van een nieuwe verlichting tot een verwarmingsketel of collectieve of industriële uitrusting. U kan onder bepaalde voorwaarden gebruikmaken van investeringssteun die 30% tot 40% van de in aanmerking komende bedragen dekt, met een plafond van € 15.000 btwi per jaar. Concreet Op basis van de energiediagnose, die werd uitgevoerd of gevalideerd door de federatie van uw sector, bezorgt u Leefmilieu Brussel vóór de werkzaamheden een aanvraag tot steunbelofte. Eens uw dossier is aanvaard, bezorgt Leefmilieu Brussel u een beloftebrief en kan u de werkzaamheden beginnen. U hebt vervolgens 18 maanden om de werken uit te voeren en de vereffening van de financiële steun te vragen. U zal uw energieverbruik snel zien dalen: zeer goed nieuws voor uw factuur en voor het leefmilieu! Bij wie kan men terecht? ➜ Voor de handel en diensten: Comeos - sti@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58 ➜ Voor de zko’s/kmo’s, zelfstandigen en vrije beroepen: UCM – info.energie@ucm.be ● T +32 (0)2 743 83 93 ➜ Voor de social profit sector: Bruxeo - energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03 ➜ Voor de instellingen voor gezondheidszorg: Santhea - contact@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 70 Met de steun van BRUXEO
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Starter Customer-care.ai : automatische klantenondersteuning Philippe Kaivers en Ely Weichsel. Via kunstmatige intelligentie wil customer-care.ai de service aan de klant verbeteren en het werk van medewerkers in contact centers vergemakkelijken. Hiermee komt tijd vrij voor complexere vragen. I edereen heeft er de mond van vol, niet steeds met de nodige kennis van zaken, maar het is een feit: kunstmatige intelligentie ruimt zich een plaats in ons dagelijks leven. En zo ook in diverse projecten waarvan customer-care.ai een mooi voorbeeld is. Het gelijknamige instrument dat deze startup ontwikkelde wil de relatie tussen klant en bedrijf verbeteren en tegelijk het werk in contact centers vlotter laten verlopen. “Het personeel van deze contact centers kan zich dan beter concentreren op complexere taken. De eenvoudige ‘agent’ wordt op die manier een soort supervisor”, weet Ely Weichsel, die met Philippe Kaivers customer-care.ai heeft opgericht. Klanten beschouwen automatische antwoorden op de meest gestelde vragen via e-mail, chat, Messenger, WhatsApp enz. als een onmiskenbare stap voorwaarts in de zoektocht naar informatie. Twee cijfers op de website van de starter bevestigen dit: 83% van de klanten heeft hulp nodig om een bestelling af te ronden terwijl 97% van de consumenten de kwaliteit van de klantenservice als een belangrijk criterium beschouwt bij de keuze van een merk. De tool behandelt vaak terugkerende vragen die anders 38 ❙ Brussel Metropool - november 2019 de tussenkomst van een agent vereisen. Dankzij ‘machine learning’ verbetert customer-care.ai zelf zijn prestaties door de vergelijking van duizenden gegevens die hij in het algoritme integreert. Klanten zullen dan, op eenvoudige vragen zoals “waar bevindt zich mijn pakket?” veel sneller een antwoord krijgen. Dit is wel belangrijk in ons tijdperk van instantiteit. Het principe van customer-care.ai is vrij eenvoudig: “Bij elke taak die een agent uitvoert, integreert het algoritme de gegevens. Het verbetert geleidelijk de kwaliteit van de antwoorden via een vergelijking van de beschikbare elementen. Kortom, een positieve spiraal waarbij de nauwkeurigheid van de antwoorden toeneemt in verhouding tot het aantal elementen in het algoritme. Na verloop van tijd verbetert de nauwkeurigheid van de vragen/antwoorden gevoelig. Boven een bepaalde nauwkeurigheidsdrempel en dankzij een hoog tolerantiepercentage, herkent customercare.ai de vraag en stuurt het daarna het meest geschikte antwoord automatisch naar de klant.” Klanten van dit systeem zijn onder andere de MIVB en talrijke e-commerce zaken. Misschien denkt u dat kunstmatige intelligentie voorbehouden is aan grote ondernemingen, waar grote hoeveelheden gegevens beschikbaar zijn om betrouwbare resultaten op te leveren. Maar u vergist zich. Ely Weichsel: “Ook KMO’s kunnen gemakkelijk kunstmatige intelligentie in hun processen integreren. Dat gaan zij in de komende jaren trouwens steeds meer moeten doen. We hebben bijvoorbeeld een KMO van de agrovoedingssector geholpen bij nauwkeuriger productievoorspellingen. En kijk: die is erin geslaagd het aantal onverkochte producten te verminderen.” En ten slotte stelt Ely Weichsel al wie zich zorgen maakt om de werkgelegenheid gerust: “De sector van de contactcenters is in volle bloei in Europa en kampt in feite met een gebrek aan personeel. Dankzij onze tool wordt dit beroep opgewaardeerd en zal het nieuw talent aantrekken.” ● Guy Van den Noortgate Informatie: : www.customer-care.ai Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen!! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • https://starters.beci.be/ D.R. Dynamiek Nieuwe subsidies voor Brusselse bedrijven Een pak premies ligt voor het grijpen sinds de hervormde gewestelijke steun aan de economische expansie dit jaar van kracht werd. Er zijn ook nieuwkomers. (Coproductie) D e verordening van 3 mei 2018 regelt de steun aan de economische ontwikkeling van ondernemingen. Ze is nu van kracht. De hervorming betreft uiteindelijk 29 steunmaatregelen. Het budget blijft gehandhaafd: tussen de 30 en 33 miljoen euro op jaarbasis. Ongeacht zijn omvang heeft uw bedrijf waarschijnlijk recht op een of ander subsidie. Maar dan moet u hiervan wel op de hoogte zijn. Laten we beginnen met een overzichtje: de bedrijven die in aanmerking komen. De steunmaatregelen en subsidies zijn bedoeld voor micro-, kleine en middelgrote ondernemingen. Een microonderneming stelt minder dan 10 VTE’s tewerk en haar omzet of balanstotaal blijft onder de 2 miljoen euro. Een kleine onderneming komt in aanmerking als ze onder de 50 VTE’s en 10 miljoen omzet of balanstotaal blijft. Voor een middelgrote onderneming liggen de maximumwaarden respectievelijk op 250 VTE's, 50 miljoen omzet of 43 miljoen balanstotaal. Grote bedrijven, vzw’s (behalve mét commerciële activiteiten) en overheidsbedrijven hebben geen recht op steunmaatregelen en subsidies. De premies zijn bovendien voorbehouden voor bedrijven die een vestiging hebben in het Brusselse Gewest (19 gemeenten). Eerst de subsidie aanvragen, dan pas investeren! De steun bestrijkt een breed scala aan sectoren: export, e-commerce, algemene of specifieke investeringen, circulaire economie, vorming, pre-activiteit, consultancy … U vindt ze allemaal op http://werk-economie-emploi. brussels/nl/home. Belangrijk: overweeg subsidiëring en dien een aanvraag in vooraleer u investeert of zelfs een verbintenis aangaat! Daarna is het te laat. U voorkomt dergelijke tegenslag als u een beroep doet op deskundigen: onder hun begeleiding verkrijgt u waar u recht op hebt. Algemene investeringen? De steun bij aankoop van onroerende goederen en voor werkzaamheden aan installaties (uitrusting, materiaal, machines, enz.) richt zich op alle activiteiten in de secundaire en tertiaire sector. De primaire sector heeft hier geen recht op. Bij de nieuwigheden hoort bv. hulp bij de overname van een bedrijf. Of specifieker: een subsidie voor bedrijven die dieselvoertuigen van een bepaalde Euro-norm vervangen door nieuwe, milieuvriendelijkere voertuigen. Andere interessante stimulansen voor bedrijven zijn o.a. een premie voor de beveiliging van een bedrijf (alarm, mechanische beveiliging, videobewaking). Verzekeringsmaatschappijen eisen trouwens dergelijke investeringen in bepaalde sectoren. Er bestaat ook een premie om te voldoen aan de specifieke normen in de horeca (t.o.v. het FAVV). Positief bij deze hervorming is dat de tijd tussen de subsidieaanvraag en het subsidiebesluit aanzienlijk is verkort. Reken ongeveer één maand tussen het einde van de investeringen en de ontvangst van het subsidiebesluit. Let wel: sommige subsidies zijn afgeschaft. Dit geldt o.a. voor investeringen in energiebesparing (isolatie van vloeren en daken, fotovoltaïsche energie, hybride auto’s enz.). Ten slotte ontvangt de circulaire economie een investeringspremie. Die richt zich tot al wie niet-hernieuwbare grondstoffen wil besparen of voorwerpen en restmaterialen wil terugwinnen. Er bestaat bovendien een subsidie om te rekruteren voor een project in de circulaire economie. ● Dimitri Van Rossum, Head of Subsidia@KBC Brussels, T. 02 429 81 07 Stéphane Tondeur, Assistant Subsidia@KBC Brussels, T. 02 429 44 71 subsidia@kbcbrussels.be www.kbcbrussels.be/subsidia Brussel Metropool - november 2019 ❙ 39 © Getty
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Dynamiek Starter in de foodsector: wat u moet weten Velen van ons koken graag. En zou u die thuis bereide lekkere gerechten ook niet aan andere mensen aanbieden? Plots laat het idee om een eigen cateringservice op te zetten u niet meer los. Nu, tussen theorie, praktijk en succes zitten veel en vooral dure eisen en regels. (Coproductie) T en eerste de apparatuur. U hebt een goede productieruimte en professioneel keukengerei nodig. Anders verspilt u kostbare tijd. De oven van thuis, de koelkast van het gezin, de kleine frietketel en de ingebouwde vaatwasser kunnen de taak niet aan. Denk aan kookpotten en -pannen in XXL formaat, mixers, een walsmachine, braadpannen en al het kleine materiaal. En uiteraard ook opslagruimte. De keuze van de productieruimte is belangrijk, vooral omwille van de kost. U moet oplossingen vinden voor o.a. de huur, de oppervlakte, de inrichting, de locatie, de bereikbaarheid, het laden en lossen en de parkeergelegenheid. Houd ook rekening met de duur van de huurovereenkomst. Opletten voor normen Nog vóór u begint te koken, krijgt u administratieve procedures als aperitief geserveerd. Eerst moet u bepalen van welk type activiteit uw project deel uitmaakt, allerlei formulieren invullen (ook voor de lokale controle-eenheid van de provincie) en u inschrijven bij de Kruispuntbank van Ondernemingen (KBO) om een bedrijfs- en vestigingsnummer te verkrijgen. Andere beperkingen (en vaak pijnlijke verrassingen): de regels en normen inzake hygiëne en voedselveiligheid. Die zijn van toepassing op alle structuren, zelfs voor particuliere chefkoks die online gerechten te koop aanbieden. Voor zowel een kleine structuur als een grootschalige activiteit is het in België verplicht om zich in te schrijven bij het Federaal Agentschap voor de Veiligheid van de Voedselketen (FAVV), hetzij als 'cateraar' (traiteur), hetzij als 'restauranthouder' (indien de gerechten ter plaatse worden verbruikt). In beide gevallen moet u, voordat u met uw activiteit begint, beschikken over een vergunning van het agentschap. Uw structuur en pand conform maken met de geldende normen vergt veel tijd, administratie en vooral investeringen. Tussen deze voorsmaakjes door kunt u leveranciers gaan benaderen, zorgen voor reclame en u voorbereiden op de Sara en Philippe staan achter het fornuis van het Brussels Food Business Center. inauguratie. Na verloop van tijd ondergaat u kwaliteits- en hygiënecontroles. Om u hierop voor te bereiden, downloadt u de brochure "De weg naar een feilloze FAVV-controle": 44 pagina's om alles te weten te komen over de regels op het gebied van koudeketen, data op de verpakkingen, allergenen, traceerbaarheid enz. Het starten van een ‘food’-bedrijf brengt aanzienlijke persoonlijke en financiële investeringen met zich mee. Gelukkig zijn er oplossingen die de lancering vereenvoudigen – en de kosten verlagen. Een hiervan is de co-kitchen: gedeelde individuele keukens, volgens dezelfde formule als co-working. Voordeel: u profiteert van een professionele ruimte die voldoet aan de normen en die perfect is uitgerust, voor een fractie van de investering die u nodig zou hebben als u alleen was begonnen. Genoeg om uw concept te testen en tegelijk de risico's duidelijk te beperken. Oogst uw zaak succes? Denk dan na over schaalvergroting, aanwerving van personeel, uitbreiding van uw productlijn, opening van filialen – of zelfs export. ● Sara Dirkx, Zaakvoerster Brussels Food Business Center Wilt u koken als een professional? Het Brussels Food Business Center (BFBC) biedt in de buurt van Tour & Taxis gemeenschappelijke professionele keukenruimtes: een grote ruimte met drie keukens van verschillende afmetingen, koelkasten, drie koelkamers van 12 m² elk, opslagruimtes, afwasruimtes, ovens en al de professionele apparatuur. Contact: bfbc@outlook.be 0495/14.63.29 www.bfbc.be 40 ❙ Brussel Metropool - november 2019 D.R. Dynamiek Strategische prioriteiten: Belgische bedrijfsleiders liggen wakker van de digitalisering, niet van het klimaat Belgische bestuurders en bedrijfsleiders liggen voorlopig nog niet echt wakker van actuele hot topics zoals duurzaamheid of de energietransitie. Dat is de toch enigszins verrassende conclusie van een bevraging bij 120 bedrijfsleiders en bestuurders in ons land. De verschillen met Nederland zijn frappant. W at zijn anno 2019 de belangrijkste strategische prioriteiten voor Nederlandse bedrijfsleiders en bestuurders? Het organisatie-adviesbureau Berenschot bevroeg begin dit jaar al voor de tiende keer 750 Nederlandse ceo’s en bestuurders rond de thema’s die bij onze noorderburen het sterkst leven in de boardroom. Afgelopen zomermaanden deed Berenschot die bevraging voor het eerst ook over in België, in samenwerking met de Nederlandse Kamer van Koophandel voor België en Luxemburg (NKVK). Opmerkelijk genoeg weken de onderzoeksresultaten in België in enkele belangrijke domeinen behoorlijk af van die in Nederland. Duurzame bedrijfsaanpak De meest opvallende conclusie uit de bevraging van Belgische ceo’s en bestuurders was alvast dat zij een heel stuk minder wakker liggen van de energietransitie of van een duurzame bedrijfsaanpak dan hun Nederlandse collega’s. Ondanks alle klimaatmarsen en verkiezingsretoriek daarover, geeft amper 16 procent van de Belgische respondenten aan dat de energietransitie bij hen een vaak terugkerend thema is binnen de boardroom. Sterker nog: niet meer dan vier procent van de bevraagde bedrijven bevestigt dat de klimaatransitie vandaag al daadwerkelijk impact heeft op de bedrijfsstrategie. Bij onze noorderburen blijken het klimaat en de energietransitie al bij één bedrijf op vier regelmatig aan bod te komen in de boardroom. Die grote verschillen zetten zich ook door in het thema duurzaamheid: terwijl bijna één op drie van de Nederlandse bedrijven aangeeft dat duurzaamheid voor hen een belangrijk criterium is om zich te onderscheiden van de concurrentie, blijkt dat in België maar bij 16 procent van de bedrijven mee te spelen. Belgische bedrijfsleiders zweren nog altijd in eerste instantie bij kwaliteit als onderscheidend criterium om het verschil te maken. “We zijn zelf op ook op zoek gegaan naar mogelijke verklaringen voor dat toch wel heel opvallende verschil tussen België en Nederland,” klinkt het bij Marlon Drent, consultant bij Berenschot. “We vermoeden dat er hier een combinatie van een aantal factoren speelt. In de eerste plaats is de Nederlandse samenleving sowieso al een stuk meer doordrongen van de groene gedachte, wat dus ook resulteert in een groenere bedrijfscultuur. Daarnaast zijn de Nederlandse overheid én het beleidskader anno 2019 op dit vlak ook al een stuk dwingender dan het Belgische. Die meer sturende “In Nederland werden duurzaamheid en MVO door bedrijven lang tijd beschouwd als beleidscriteria die vooral voor de buitenwacht van belang waren, maar weinig of geen strategische waarde hadden. Dit is nu echt voltooid verleden tijd” aanpak heeft uiteraard ook een stevige impact op de wijze waarop bedrijven met thema’s als duurzaamheid en klimaattransitie omgaan. De ceo van post.nl in België illustreerde ons dit verschil ook met een sprekend voorbeeld: terwijl hun bestelwagens in pakweg Gent en Antwerpen met een heel andere lokale regelgeving af te rekenen krijgen om de stad in te rijden, zijn de regels in Marlon Drent (Berenschot) Brussel Metropool - november 2019 ❙ 41 © Getty D.R.
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Dynamiek Nederland veel uniformer. Op heel wat vlakken is het beleid in België nog een stuk meer versnipperd, waardoor bedrijven er dus blijkbaar ook minder mee bezig zijn.” Wat ook opvalt, is dat Belgische bedrijven zich in hun duurzaamheidsaanpak in eerste instantie laten leiden door de klant. Die klant mag dan al aangeven duurzaamheid belangrijk te vinden, hij blijkt in ons land vooralsnog niet bereid om desnoods ook meer te betalen voor duurzame producten die kwalitatief op hetzelfde niveau staan als minder duurzame alternatieven. Plannenmakers “Ook in Nederland werden duurzaamheid en MVO door bedrijven lang tijd beschouwd als beleidscriteria die vooral voor de buitenwacht van belang waren, maar weinig of geen strategische waarde hadden,” geeft Marlon Drent nog aan. “Dit is nu echt voltooid verleden tijd: na kwaliteit en innovatie komen duurzaamheid en MVO dit jaar in Nederland op de derde plaats als het om het onderscheidend vermogen van bedrijven gaat.” Tom Vansteenkiste, algemeen directeur van de NKVK, wijst in deze ook op het bredere cultuur- en mentaliteitsverschil tussen Belgen en Nederlanders. “Een Belg is pragmatischer, terwijl Nederlanders altijd al meer plannenmakers zijn geweest, met een Belgische bedrijfsleiders zijn vaak nog wat Tom Vansteenkiste (NKVK) klassieker in hun insteek en aanpak en zouden er dus goed aan doen om wat meer oog te hebben voor het Nederlandse voorbeeld. zekere missioneringsdrang,” stelt hij. “Dit vertaalt zich ook in de al wat grotere gevoeligheid voor thema’s zoals klimaattransitie of duurzaamheid bij Nederlandse consumenten, terwijl Belgische bedrijven zich eerder zullen schikken naar de regelgeving dan zelf al het initiatief te nemen om duurzamer uit de hoek te komen. Toch wil ik daar ook niet al te pessimistisch over zijn: ook in België zijn we de omslag volop aan het maken en ik vermoed dat Belgische bedrijven de komende jaren dan ook heel snel de bocht zullen inzetten.” Vraag is natuurlijk in hoeverre een bevraging bij 120 Belgische bedrijven nu ook voldoende representatief is om daar verregaande conclusies uit te trekken. Marlon Drent: “Dit was de allereerste keer dat we ook Belgische ceo’s en bestuurders bevroegen. Het klopt dat 120 deelnemers nog niet meteen overweldigend veel is, maar daar staat tegenover dat alle 42 ❙ Brussel Metropool - november 2019 belangrijke sectoren wel degelijk vertegenwoordigd zijn in het Belgische onderzoek. In die zin kan je uit deze bevraging toch een en ander afleiden.” Digitalisering Gaan we op zoek naar de grote strategische thema’s waarvan Belgische bedrijven wél echt wakker liggen, dan steekt de digitalisering daar met kop en schouders boven uit. Ruim zeventig procent van de Belgische bedrijven stipten die digitale revolutie als een topprioriteit aan. Ze beseffen dat de digitalisering hun groei kan versnellen, maar geven tegelijk ook aan dat ze hierdoor ook hun businessmodel en organisatie stevig zullen moeten aanpassen. Ook de impact hiervan op het personeelsbeleid lijkt in ons land een belangrijk aandachtspunt. Door die voortschrijdende digitalisering en de sterkere focus op technologische innovatie zullen heel wat functies de komende jaren verdwijnen of radicaal anders moeten worden ingevuld. Ruim veertig procent van de Belgische ondervraagden geeft dan ook aan zich regelmatig zorgen te maken over het beperkte aanbod aan mensen met digitale skills op de arbeidsmarkt. Niet geheel verrassend blijkt dit thema ook in Nederland met stip op één te staan in de boardrooms. “Ik merk haast dagelijks dat de ‘war for talent’ zowel hier als in Nederland in alle hevigheid woedt,” geeft Tom Vansteenkiste aan. “Bedrijven digitaliseren klassieke administratieve jobs en zijn wanhopig op zoek naar digitaal sterk onderlegde mensen. Tegelijk blijkt het vaak niet zo eenvoudig om de wat oudere generatie op de werkvloer op dit vlak voldoende bij te spijkeren.” Wat moeten we nu vooral onthouden van dit onderzoek, en wat leren de nog stevig uiteenlopende strategische bezorgdheden in het Nederlandse en Belgische bedrijfsleven ons dan? Tom Vansteenkiste: “Het is een cliché, maar ook nu weer blijkt Nederland op heel wat vlakken toch een soort van gidsland te zijn. Belgische bedrijfsleiders zijn vaak nog wat klassieker in hun insteek en aanpak en zouden er dus goed aan doen om wat meer oog te hebben voor het Nederlandse voorbeeld. Neem nu een thema als klantenservice: het strategische belang hiervan wordt in België nog opvallend hoger ingeschat dan in Nederland. Nu is een goede klantenservice natuurlijk ook bijzonder belangrijk, maar tegelijk blijft het wel een oerklassiek criterium om je te onderscheiden van de concurrentie. Over de Moerdijk spelen vandaag al heel andere thema’s een belangrijke rol in die concurrentiestrijd: duurzaamheid, jazeker, maar bijvoorbeeld ook klantenbeleving of een snelle levertijd. Ik denk dus onze bedrijven inderdaad wel wat kunnen opsteken van de Nederlandse, niet in het minst op digitaal vlak.” ● Filip Michiels D.R. Dynamiek Een onderneming overlaten via de overdracht van aandelen: nieuwigheden Bent u van plan om uw onderneming over te dragen via de verkoop van aandelen? Het nieuwe Wetboek van Vennootschappen en Verenigingen (WVV), dat op 1 januari 2020 van kracht wordt, zorgt voor soepeler overdrachtsregels. We zetten de belangrijkste elementen op een rijtje. D e twee voornaamste manieren om uw bedrijf te verkopen? Enerzijds, de verkoop van sommige of alle activa of die van het handelsfonds. In dit geval is de onderneming partij bij de transactie. Ze verkoopt haar activa aan een derde en ontvangt er de prijs voor. Anderzijds, de overdracht van aandelen. In dat geval verkopen de eigenaars hun aandelen aan een derde en dragen ook hun participatie in de vennootschap over, zowel de activa als de passiva trouwens. Deze tweede situatie gaan we, in het kader van het nieuwe Wetboek van Vennootschappen en Verenigingen (WVV), onderzoeken in het geval van een BVBA, de meest voorkomende rechtsvorm onder KMO’s. Nieuw wettelijk kader Vanaf 1 januari 2020 zijn alle verplichte WVVregels automatisch van toepassing op bestaande vennootschappen, verenigingen en stichtingen. Vanaf die datum verdwijnt de "besloten vennootschap met beperkte aansprakelijkheid" (BVBA) uit onze woordenschat, ten gunste van de "besloten vennootschap” (BV). De huidige BVBA's worden automatisch als BV’s beschouwd en moeten uiterlijk op 1 januari 2024 hun statuten aanpassen. Verandert ook de overdraagbaarheid van deze aandelen? Waarop moet u na de hervorming letten als u de aandelen van een BV verkoopt of aankoopt? Het vroegere Wetboek van Vennootschappen voorzag, voor een vennootschap met beperkte aansprakelijkheid, een relatief strikte goedkeuringsprocedure voor de verkoop van aandelen aan een andere persoon dan een vennoot, of aan de echtgeno(o)t(e) van de overdrager of zijn kinderen. Tenzij de statuten strengere bepalingen bevatten, mochten aandelen slechts worden verkocht met goedkeuring van ten minste de helft van de vennoten, die samen ten minste driekwart van het kapitaal (exclusief de verkochte aandelen) bezitten. In het voorbeeld van een BVBA met vijf vennoten die elk 20% van de aandelen in hun bezit hebben, vereiste de verkoop van de aandelen van een vennoot de instemming van de houders van ten minste 60% van de aandelen (3/4 van 80%) en ten minste drie vennoten. Weliswaar kan in de statuten van de BVBA van deze regel worden afgeweken, maar alleen om deze regel aan te scherpen (bijvoorbeeld door de goedkeuring van 4/5de van de vennoten te eisen). En dus niet om hem liberaler te maken. Brussel Metropool - november 2019 ❙ 43 © Getty
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Dynamiek Meer statutaire vrijheid Deze regels voor het goedkeuren van een overdracht van aandelen zijn nu alleen nog aanvullend van toepassing, d.w.z. alleen als de partijen niet anders zijn overeengekomen. Vanaf nu voor nieuwe BV’s, en bij een statutenwijziging van bestaande BVBA’s, kunt u, net als onder het oude Wetboek van Vennootschappen, uw BV beter "beschermen", maar ook "opentrekken" (bijvoorbeeld door overdrachten van aandelen onder meer flexibele voorwaarden toe te staan). De kandidaat-verwerver van de aandelen van een BV zou er daarom goed aan doen om de openbare statuten van de onderneming, maar ook alle particuliere overeenkomsten aangaande de overdracht van aandelen (aandeelhoudersovereenkomsten) zorgvuldig te onderzoeken. Ook is het van belang dat de koper nagaat of de aandelen volstort zijn (is het geplaatste kapitaal volledig gestort aan de vennootschap?). Het nieuwe WVV bepaalt namelijk dat de overdrager en de verkrijger gezamenlijk en hoofdelijk aansprakelijk zijn voor de betaling, zowel aan de vennootschap als aan derden. De verkoper kan zich tegen deze bedreiging beschermen door in de overeenkomst tot overdracht van de aandelen te bepalen dat de koper uitsluitend de verplichting tot storting op zich neemt. Of, beter nog, hij kan zelf deze aandelen storten en met deze inbreng rekening houden in de verkoopprijs. Koopt u de aandelen van een BV? Zorg ervoor dat uw koopovereenkomst een duidelijke datum vermeldt en dat ze wordt geregistreerd in het aandelenregister, waar u een uittreksel van aanvraagt. Volgens het WVV wordt immers elke persoon die als houder van een effect op naam is ingeschreven in het register van effecten, bij gebrek aan bewijs van het tegendeel, geacht de houder te zijn van de effecten waarvoor hij/zij is ingeschreven. Registratie via het elektronisch register van de e-stock is een veilige oplossing. Uiteraard blijven alle gebruikelijke voorzorgsmaatregelen bij de aankoop van een bedrijf meer dan ooit van toepassing: due diligence-audit, verificatie van lopende of dreigende geschillen, juridisch bindende overdrachtsovereenkomst, enz. Ten slotte is het fiscaal gezien goed nieuws dat de door de verkoper gerealiseerde meerwaarden in principe vrijgesteld blijven van belasting, behalve in het geval van transacties die als speculatief worden beschouwd (in dat geval zal een belastingtarief van 33% van toepassing zijn op de meerwaarden). ● Jean Pierre Riquet, belastingadviseur Wil u uw bedrijf gedeeltelijk of volledig overlaten? De Transmissie Hub van Beci helpt u in dat proces, zowel van verkoop of aankoop. Contact : Salima Serouane, + 32 2 643 78 49, transmission@beci.be 44 ❙ Brussel Metropool - november 2019 Ondernemingen in overdracht Ontwerp, productie en verkoop van lederwaren en meubelstoffen Omzet: < 1 Milj. € 1 tot 10 werknemers Aankoop en verkoop van bio producten Omzet: tussen 3 en 5 Milj. € 10 tot 20 werknemers Productie en verkoop van gebakjes (verkoop van aandelen) Omzet: > 1 Milj. € 1 tot 10 werknemers De Transmission Hub van Beci is de grootste organisatie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest voor de overdracht/overname van ondernemingen. Hieronder vindt u de jongste aanbiedingen: > Over te laten ondernemingen / overdrachten van aandelen Handel in industriële componenten (verkoop van aandelen) Omzet: > 1 Milj. € 1 tot 10 werknemers Handel van bio producten Omzet: < 100.000 € Taaltrainingsactiviteiten Omzet: < 100.000 € Slotenmakerij, videofonie, deurtelefonie Omzet: > 150.000 € > Voor zijn overnemers-investeerders zoekt de Transmission Hub > Een bedrijf actief op het gebied van behandeling, vormgeving, verpakking en assemblage. Brussel Aanschafwaarde: > 500.000 € > Een fabricage- en productiebedrijf Brussel, Wallonië, Vlaanderen Aanschafwaarde: > 300.000 € Wenst u uw onderneming gedeeltelijk of volledig over te laten? Hebt u belangstelling voor een van deze ondernemingen of kent u een over te laten onderneming in een van deze sectoren? De Transmission Hub van Beci begeleidt u doorheen uw overdracht- of overnameproject. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • transmission@beci.be
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Dynamiek Hoe de wereld aankijkt tegen faillissementen - een overzicht Ondanks de mondialisering en een steeds meer transverse economie, verschillen het imago en de aanvaarding van falend ondernemerschap aanzienlijk van land tot land. Dat zegt Marco Herreman, expert in culturele intelligentie. Hij schreef er een artikel over in het kader van het programma reStart. Blijkbaar bepaalt je cultuur of je vindt dat een faillissement een stap naar het succes is, dan wel een definitieve mislukking. Gelukkig zijn er ook culturen, zoals in de Verenigde Staten, die mislukken als een natuurlijke stap op de weg naar het succes beschouwen, op één voorwaarde: je moet wel leren van je fouten. Deze visie versterkt de economische dynamiek en de gefailleerde kan met zijn talenten sneller een nieuw project starten. Deze mentaliteit verovert stilaan ook de andere continenten, maar de evolutie verloopt traag. E en gefailleerde werd altijd al aan de schandpaal genageld. Wie in het oude Griekenland zijn leningen niet kon terugbetalen, kon rekenen op een veroordeling tot “schuldslaaf”. Hij bleef in dienst van zijn schuldeiser tot de hele schuld was afgelost. Daarmee zat hij nog altijd in een bevoorrechte positie in vergelijking met de andere slaven, die het fysiek vaak zwaar te verduren kregen. Wie in Azië onder Djenghis Khan drie keer failliet ging, werd ter dood veroordeeld. Vrijwel in alle delen van de wereld en in alle periodes leidt een faillissement tot bestraffing en wordt de gefailleerde openbaar vernederd. Een kwestie van cultuur In veel landen en meer bepaald op het Europese vasteland is een faillissement ook vandaag nog iets om beschaamd over te zijn, een oneervolle en verwerpelijke toestand. In de landen die deze visie aanhangen, is alles erop gericht om de gefailleerde een schuldgevoel te geven: de wetten zijn er strenger, vrienden trekken zich terug, klanten en leveranciers worden wantrouwig … De banken oordelen nog strenger: de gefailleerde komt op een zwarte lijst terecht. Zo ontstaat een vicieuze cirkel, want de sancties en het wantrouwen maken herstarten moeilijk. 46 ❙ Brussel Metropool - november 2019 De Verenigde Staten, pioniers van de nieuwe kans Vanwaar komt dit verschil in visie op faillissementen? De wat aparte mening van de Amerikanen wordt plots veel duidelijker als we bedenken dat de Verenigde Staten oorspronkelijk werden bevolkt door Europese kolonisten, die aan de oostkust aan land gingen. Van daaruit begonnen ze al snel naar het westen op te trekken. De Indianen die hen daarbij voor de voeten liepen, moesten het ontgelden. De kolonisten waren meestal arm en bereid om alles te doen, als hun levenspeil er maar op vooruitging. Het waren de durvers die naar het westen trokken, op zoek naar een beter leven, en die daarbij grote risico’s namen. Kolonisten moesten in hun eentje in staat zijn om alle moeilijkheden te overwinnen. Ondernemende mensen met veel zin voor initiatief slaagden daarin. Eeuwen later staat die veroveringsdrang en risicobereidheid nog altijd centraal in de Amerikaanse cultuur. Het droombeeld van de selfmade man die vanuit het niets een fortuin opbouwt, heeft in de VS nog niets aan kracht ingeboet. Zij vinden ook dat je door een faillissement waardevolle ervaring opdoet en sterker staat bij een volgende poging. Een gefailleerde is in de VS geen pestlijder, maar een potentiële winnaar. Op één voorwaarde: hij mag niet in dezelfde fouten vervallen en moet innoveren in zijn aanpak. Sommigen beweren zelfs dat een ondernemer alleen maar kan slagen bij zijn derde poging. Ook de © Getty wetgeving moedigt het ondernemerschap aan. Wie risico’s neemt, krijgt eenvoudiger toegang tot kapitaal en mag rekenen op de aanmoedigingen van zijn omgeving. Het Verenigd Koninkrijk huldigt een vergelijkbare visie op faillissementen en nieuwe kansen. Proberen, falen, herbeginnen, slagen … Subtiele perceptie in Azië Van India tot Japan vloeit de houding tegenover een faillissement voort uit een subtiel evenwicht tussen diverse culturele krachtlijnen. Over het algemeen staat Azië heel positief ten opzichte van het ondernemerschap. Maar bij een faillissement beginnen andere gevoelens te spelen. Een ondernemer heeft er immers morele verplichtingen ten opzichte van zijn werknemers, die zich onvoorwaardelijk hebben ingezet voor het collectieve welzijn. De bedrijfsleider moet bijgevolg hun werkzekerheid garanderen. Een faillissement verbreekt die stilzwijgende afspraak en komt neer op verraad aan het personeel. Een ander opvallend kenmerk van de Aziatische cultuur is de obsessie om nooit gezichtsverlies te lijden. Een ondernemer die tekortschiet, maakt niet alleen zichzelf, maar zijn hele familie te schande. De neiging tot zelfbeschuldiging is hier veel sterker dan in andere werelddelen, hoewel de mondialisering matigend werkt: een Japanse gefailleerde schaamt zich diep, maar pleegt geen harakiri meer, zoals de traditie het vroeger voorschreef. En hier zoals elders zijn het de jonge generaties die op een mentaliteitswijziging aansturen, op basis van modellen die ze in het buitenland hebben opgepikt. Zit het oude Europa in een overgangsfase? Door de evoluties die de Europese Unie met zich heeft meegebracht, evolueert de perceptie van het faillissement op ons continent stilaan in de Amerikaanse richting. Dat is ook nodig om te vermijden dat talentvolle Europeanen afvloeien naar landen met een positievere risicoperceptie. Al in 2007 adviseerde de Europese Commissie dat de lidstaten maatregelen zouden nemen om gefailleerden te helpen weer recht te krabbelen. Enkele van de voorgestelde maatregelen: in de media een positiever beeld schetsen van ondernemers die een tweede kans krijgen, mislukken niet stigmatiseren in de onderwijsprogramma’s, wetten goedkeuren die een onderscheid maken tussen frauduleus bankroet en andere faillissementen en de invoering van financiële, psychologische en technische ondersteuning van ondernemers die er opnieuw voor gaan. Herstarten eindelijk ook gemakkelijker in België De situatie in België evolueert volop, maar de weg naar herstartersscores zoals in de Angelsaksische landen is nog lang. Op wetgevend gebied maakt de wet op de insolventie, die in mei 2018 van kracht is geworden, herstarten gemakkelijker. Het vroegere systeem van de “verschoonbaarheid” is vervangen door de volledige kwijtschelding van het schuldsaldo. Daardoor kan een gefailleerde die te goeder trouw is gemakkelijker en sneller herstarten. In 2019 vereenvoudigde de hervorming van het Wetboek van Vennootschappen aanzienlijk de formaliteiten en verplichtingen bij de oprichting van een onderneming. Voor de nieuwe BV (besloten vennootschap), die de norm zal worden, is geen minimumkapitaal meer vereist. De wetgever staat dus positiever tegenover een tweede kans. Maar er is nog een mentaliteitswijziging nodig, zodat een gefailleerde niet langer gestigmatiseerd wordt, zich opnieuw kan richten op een duurzaam ondernemingsplan, financieringsbronnen kan vinden en zijn of haar talenten en ervaring goed kan benutten. Een ondernemer die mislukt, wordt nog te snel weggezet in de hoek van het frauduleuze bankroet, terwijl het meestal gaat om een ongelukkige samenloop van omstandigheden en een eerlijke ondernemer die pech had. Hoe herstarten vergemakkelijken? Succesvol opnieuw beginnen is alleen mogelijk als de failliete persoon een psychologisch louteringsproces doorloopt, met een analyse van de oorzaken en de voorwaarden om hervallen te voorkomen, een objectieve analyse van zijn sterke en zwakke punten, het afbakenen van zijn levensdoelstellingen … Pas daarna kan hij aan de tweede fase beginnen: een nieuwe professionele toekomst creëren. Op die manier kan de gefailleerde van nu morgen banen scheppen.● Gaëlle Hoogsteyn Om ondernemers te helpen na een faillissement, ontstaan er steeds meer ondersteunende structuren voor een nieuwe start. Beci biedt samen met het Brussels Hoofdstedelijk Gewest het reSTARTprogramma aan om failliete ondernemers er weer bovenop te helpen. Contact : Eric Vanden Bemden, Adviseur reStart – 02 563 68 56 – evb@beci.be Brussel Metropool - november 2019 ❙ 47 © Getty
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Dynamiek Overheidsopdrachten door de bril van de KMO M arcel van Meesche, directeur van studiebureau 21solutions, dingt al 20 jaar mee naar overheidsbestellingen. “Overheidsopdrachten zijn voor ons uiterst belangrijk, ze vertegenwoordigen 75 tot 80% van onze omzet.” François Macq, gedelegeerd bestuurder van Macq Electronics, sluit zich hierbij aan: “Ook voor ons zijn overheidsopdrachten vrij belangrijk: elk jaar halen wij er meerdere binnen. Er wordt vaak gedacht dat grote ondernemingen meer kans maken om een overheidsopdracht uit te voeren dan een KMO, maar volgens mij is er ook een plaats weggelegd voor kleine bedrijven. Door onze lichte structuur kunnen wij flexibeler en sneller reageren, terwijl grote ondernemingen soms lang moeten wachten op toestemming van de hogere beslissingsniveaus.” Cordelia Orfinger, die aan het hoofd staat van Ecores, dat strategische adviezen inzake duurzame ontwikkeling verleent, bevestigt dat ook bij hen drie vierde van de omzet afkomstig is van overheidsopdrachten, vaak met een onderhandelingsprocedure. “Voor ons zijn vooral onze contacten doorslaggevend om toegang te krijgen tot overheidsopdrachten. Wij moeten ervoor zorgen dat allerlei administraties onze naam kennen en dat wij voorkomen op de lijsten van ondernemingen die worden aangesproken. Relationele aspecten zijn daarbij heel belangrijk.” Zware en complexe procedures Hoewel Marcel van Meesche veel jaren ervaring heeft, moet ook hij erkennen dat de procedures van overheidsopdrachten veel werk vragen en dat het niet altijd een48 ❙ Brussel Metropool - november 2019 Procedures, markttoegang, kansen, moeilijkheden, steunmaatregelen … Wat denken KMO’s echt over overheidsopdrachten? Wij vroegen het aan drie onder hen. voudig is om ze tot een goed einde te brengen. “Ik mag zeggen dat wij de procedures zelf nu vrij goed onder de knie hebben. Maar, afhankelijk van de omvang van de opdracht, is de administratieve rompslomp soms zwaar om te verteren. Bij een open procedure kom je al snel aan een dossier van 100 tot 150 pagina’s. Daar kruipt veel tijd in, terwijl we nooit zeker zijn dat onze inspanningen iets zullen opleveren”, legt hij uit. “Bovendien worden er steeds meer competenties van ons geëist. Het gebeurt vaak dat wij specialisten uit 3 of disciplines moeten samenbrengen of moeten samenwerken met partners. Ook de referentiedrempels komen steeds hoger te liggen.” François Macq onderstreept dat niet alleen administratieve eisen hen parten spelen, maar ook de tijd die ze krijgen om mee te dingen naar een overheidsopdracht. “Bij sommige opdrachten krijgen wij ruim de tijd om zorgvuldig een dossier op te bouwen. Maar bij andere zijn de termijnen soms erg kort of ontvangen wij de vraag net wanneer er minder personeel aan de slag is, tijdens de zomervakantie of rond Kerstmis en Nieuwjaar. Anticiperen is dus essentieel.” Voor de directrice van Ecores liggen de grootste moeilijkheden op een ander niveau: de relaties tussen de overheid en de dienstverlener. “Sinds een jaar of 3, 4 krijgen we steeds meer te maken met zogeheten ‘stock’-op-drachten Marcel van Meesche (21solutions) © Getty of opdrachten op afroep (in plaats van forfaitaire opdrachten): je levert diensten, maar weet niet wanneer of hoeveel. Enerzijds blijft het onzeker hoeveel inkomsten dit zal opleveren, anderzijds moet je op piekmomenten op heel korte termijn teams kunnen inschakelen. Er komt een andere cultuur tot stand, waarbij de dienstverlener bij overheidsopdrachten een bufferfunctie vervult: hij mag naar hartenlust uitgeknepen worden. Je hoorde vroeger vaak dat je bij een overheidsopdracht tenminste de zekerheid had dat je betaald werd, maar met die stock-opdrachten is dat lang niet meer het geval.” Zij ziet nog een andere uitdaging: de opdrachten houden onvoldoende rekening met de financiële realiteit van de bedrijven. Die moeten voorschotten kunnen ontvangen of in regelmatige schijven betaald worden. “Soms moeten wij het opnemen tegen structuren die niet btw-plichtig zijn. Omdat de prijs vaak doorslaggevend is bij de toekenning van een opdracht, vertrekken wij vanuit een ongunstige startpositie als wij 21% btw moeten betalen.” Er zijn nog verbeteringen mogelijk Op onze vraag “Wat zou je kunnen helpen om toegang te krijgen tot overheidsopdrachten?” volgt een stortvloed aan ideeën. Marcel van Meesche wijst er bijvoorbeeld op dat verschillende administraties nu verschillende eisen opleggen aan bedrijven. Meer uniformiteit in de eisen en criteria van de aanbestedende overheden is volgens hem wenselijk. “Anderzijds stellen wij het zeer op prijs dat veel aanbestedenFrançois Macq (Macq Electronics) de overheden nu zelf nagaan of bedrijven voldoen aan de uitsluitingscriteria. Wij hoeven dan niet langer de bewijslast te dragen.” Hij ziet nog een positief punt: “De structuur van de bestekken is geharmoniseerd, zodat ze gemakkelijker te begrijpen zijn en we minder snel iets vergeten.” Maar Cordelia Orfinger stelt vast dat sommige bestekken niet erg realistisch zijn. “Wij pleiten voor een gedachtewisseling tussen de administraties en de eventuele dienstverleners vóór een bestek wordt gepubliceerd, bijvoorbeeld bij onderhandelde procedures, waar de wet dit zelfs voorschrijft.” Over één zaak zijn onze drie experts het eens: er zijn meer investeringen in opleiding en informatieverstrekking nodig. “Er bestaat nu al heel wat, maar de initiatieven zijn versnipperd”, zegt Marcel van Meesche. En François Macq voegt nog dit toe: “Ondernemers hebben eenvoudige, praktische gidsen nodig: welke fouten en valkuilen moet je vermijden, welke best practices zijn er, welke succesverhalen kunnen jonge bedrijven aanmoedigen?” Zet de stap! Ondanks alle moeilijkheden vinden de drie ondernemers dat het de moeite loont om deel te nemen aan overheidsopdrachten, die aanzienlijke mogelijkheden voor werk en inkomsten bieden. En hoe vaker je meedingt naar een overheidsopdracht, hoe eenvoudiger het wordt. Marcel van Meesche meent dat je als KMO vooral goed moet anticiperen en je werk coördineren. “Wij hebben onlangs onze interne procedures herwerkt. Zo vragen wij nu altijd meteen een attest van goede uitvoering aan onze klanten, zodat wij achteraf niet opnieuw contact moeten opnemen. Je wint veel tijd met een efficiënte aanpak”, zegt hij. François Macq raadt ondernemers aan om proactief te zijn. “Eigenlijk kun je op twee manieren meedingen naar overheidsopdrachten: ofwel wacht je tot de opdrachten gepubliceerd worden en dien je dan een offerte in, ofwel probeer je al eerder informatie te krijgen bij de administraties. Dat laatste doen wij al een aantal jaren en het werkt! Op die manier zijn wij meteen mee en kunnen wij ons beter voorbereiden. Wij zoeken op voorhand naar oplossingen, partners en producten die zouden kunnen voorzien in de behoeften van de aanbestedende overheid. En wanneer dan het bestek gepubliceerd wordt, zijn wij al bijna klaar. Hoe sneller je belangstelling toont voor een opdracht, hoe groter je kansen om die ook binnen te halen.” Nog een tip: aarzel niet om een beroep te doen op je sectorfederatie, onder andere voor wat de opdrachtenCordelia Orfinger (Ecores) classificatie betreft. “Voor een starter is het niet eenvoudig om de juiste referenties te geven”, aldus Cordelia Orfinger. “Samenwerken met partners is in dat geval een goed idee. Je steunt dan immers op de expertise van een bureau met meer ervaring of complementaire knowhow.” Zij vindt bovendien dat het menselijke aspect voldoende gewicht moet krijgen bij de veeleisende, strak gereglementeerde en administratieve procedures. “Als je een bestek ontvangt, luidt de gouden regel dat je contact opneemt met de klant om zijn vraag zorgvuldig te omschrijven. Wij doen dat systematisch en boeken er goede resultaten mee”, besluit zij. ● Gaëlle Hoogsteyn Brussel Metropool - november 2019 ❙ 49
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Community Kleine verhalen van grote ondernemers Meg Whitman, de rijzende ster van de Silicon Valley Volgens het magazine Forbes behoort Meg Whitman tot de machtigste vrouwen ter wereld. Ze stond meer dan 6 jaar lang aan het roer van Hewlett Packard en is nu CEO van Quibi, een startup van ruim een miljard dollar die tegen Netflix wil concurreren. De voormalige CEO van HP is een geduchte zakenvrouw. Voordat ze de pc- en printermarkt verstoorde (disruptie heet dat), maakte ze van de startup eBay een e-commerce-gigant met een omzet van meerdere miljarden dollars. Toen ze bij HP terechtkwam, bracht ze een revolutie teweeg door deze reus te richten op zakelijke diensten. Om dit te bereiken, moest de voormalige CEO van de groep tienduizenden banen schrappen en onderging ze talrijke represailles. Van Meg Whitman wordt ook gezegd dat zij vrouwen heeft geholpen zich een weg te banen in de zeer mannelijke Silicon Valley. Vandaag heeft ze net Quibi opgericht. De startup wordt nu al geschat op meer dan een miljard dollar en wil de nieuwe Netflix van de mobiele generatie worden. De core business focust op hoge-kwaliteitsvideo-inhoud in een formaat voor ‘millennials’ en hun niet weg te denken smartphone. Het bedrijf geniet nu al steun van grote namen als de 21st Century Fox, Viacom, Alibaba, Goldman Sachs ... Quibi gaat blijkbaar een mooie toekomst tegemoet. Een vlotte carrière voor Whitman, maar zij scoort duidelijk beter in het bedrijfsleven dan in de politiek. Toen zij zich in 2010 kandidaat stelde voor de functie van gouverneur van Californië, liep haar campagne in het honderd. Haar commentaar: "Vandaag is de politiek een vechtsport op zich. Het is gewelddadig. Je moet zelf een vechter zijn. In feite hou ik niet van vechten.” Anderzijds lijkt het voor haar kinderspel om aan het hoofd te staan van de grootste bedrijven in Silicon Valley ... ● Wit: Bret Easton Ellis doorzoekt eens te meer het Amerika van vandaag. Daarin blinkt hij uit, dankzij zijn zure pen en heerlijke wreedheid. Wit ontziet niets en niemand, van het sociale model dat individuen afstompt, tot het economisch stelsel dat hen verderft. Spannend! Ambo|Anthos 50 ❙ Brussel Metropool - november 2019 De testamenten: Margaret Atwood's dystopisch meesterwerk, The Handmaid’s Tale, is een hedendaagse klassieker geworden. Bijna 35 jaar later besloot de auteur eindelijk het verhaal te beëindigen voor haar lezers. Een spectaculaire en duizelingwekkende conclusie. Prometheus La guerre des cartels: Elke maand worden er meer dan 2500 mensen vermoord in Mexico. Voor het eerst grijpt een Franse geschiedkundige terug naar de wortels van het kwaad, vanaf het einde van de jaren zeventig tot de oprichting van kartels, georganiseerd als echte drugmultinationals. Een noodzakelijk en leerijk onderzoek. Thierry Noël (in het Frans) Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van Thierry Marion Thierry Marion is de oprichter en CEO van DB Group, een welbekende grafische onderneming in Brussel. Zij drukt onder andere Brussel Metropool. De zaak haalt ongeveer vier miljoen euro omzet en viert eerstdaags zijn 15-jarig bestaan. Thierry neemt de gelegenheid te baat om aan te tonen dat drukwerk nog lang zijn laatste woord niet heeft gezegd. Ondanks de voorbereiding van de viering verklapt hij ons enkele goede adresjes in Brussel. Een ongewone buurt: de Sint-Gorikswijk. Ooit volgde Thierry daar een rondleiding en ontdekte dat de straten van de wijk bezaaid zijn met bronzen schelpen, die verwijzen naar de bedevaart naar Compostela, op 2200 km van Brussel. In de Sint-Gorikswijk stapt hij graag binnen bij de Roi des Belges, voor een lekker biertje. Het gastronomisch restaurant voor een zakenlunch: Le Cinq in Anderlecht. Moderne gerechten en verse producten. De chef Jean-Michel Verzele ontwikkelt er een gastronomische en innovatieve keuken. Voor Thierry is dit het neusje van de zalm van de gastronomische restaurants, met een goede prijs-kwaliteitverhouding, op een steenworp van zijn drukkerij. 1969. Professionele service, decoratie zoals in de goeie ouwe tijd en typisch Belgische producten. Het is ook een van de weinige keukens in het centrum die laat openblijven. Daar moet je naartoe na een toneelstuk of een film! Een ‘coole’ bistro voor een gezellig onderonsje met vrienden : La Gazzetta, vlakbij de Louizalaan. Reserveren is het niet mogelijk. Een open keuken die direct uit Italië geïmporteerde producten verwerkt. De pasta wordt er vers versneden. Gewoon prachtig. En de wijnkaart verdient een pluim! Het familierestaurant : Enjoy Brussels. Smakelijke producten, een efficiënt menu en een open keuken die meteen de eetlust opwekt. En bovendien een goede kwaliteit/ prijsverhouding. 100% Belgisch waar je niet genoeg van krijgt: L’Ogenblik, Een beroemde plek in de Koningsgalerij sinds De beste ambassadeur van Brussel? In het buitenland is dit natuurlijk Philippe Geluck! Deze creatieve humorist slaagt erin om via de strips van Le Chat een aantal boodschappen aan de lezer voor te schotelen. Nagenoeg al zijn stripverhalen zijn in meerdere talen vertaald en over de hele wereld verspreid. De jongste hiervan – La Rumba du Chat – verscheen een paar dagen geleden.● Elisa Brevet Brussel Metropool - november 2019 ❙ 51
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Community Beci nieuws in beeld © Reporters De Algemene Vergadering eerde onze meest trouwe leden: hierboven Veolia (50 jaar lidmaatschap), vertegenwoordigd door Nicolas Germond (CEO), Frédérique Meeus (Communication Director) en Grégory Sanchez (Chief Commercial Officer), naast Beci Voorzitter Marc Decorte. De Algemene Vergadering van Beci, op 2 oktober: niets dan ondernemers en onderneemsters! Eveneens 50 jaar lidmaatschap voor Ingevity Holding, vertegenwoordigd door Alexandre Castanho (Managing Director EMEA & Brazil). Een bronzen medaille (25 jaar lidmaatschap), uitgereikt aan Jacques Drèze, van RSM Belgium. Luc Van Nerom, Directeur van PSI Metals Belgium, neemt de bronzen medaille in ontvangst. Olivier Vitry (Joël Claisse Architecture, 25 jaar lidmaatschap) Thierry Collard (Eiffage Development), eveneens een bronzen medaille. Jamil Saade (Saade Trading and Forwarding) ontvangt de zilveren medaille voor 40 jaar lidmaatschap. Philémon Wachtelaer (Archi+I, 25 jaar lidmaatschap). Ilan Zatalovski, CFO van Chemitex, al 40 jaar lid. 52 ❙ Brussel Metropool - november 2019 Community Meer dan 400 ondernemers kwamen op 16 oktober samen in de Club van Lotharingen om de pols te nemen van het City Climate Challenge project. Dit gebeurde in aanwezigheid van de bijna volledige Brusselse regering. Alleen minister-president Rudi Vervoort, aanwezig op video, en staatssecretaris Nawal Ben Hamou waren er niet bij. Het project beoogt 30% minder CO2-uitstoot in Brussel tegen 2030. Peter Wittoeck, hoofd van de federale klimaatdienst, en Antoine Geerinckx, directeur van CO2logic, waren de sprekers voor de avond. © Isopix Peter Wittoeck Antoine Geerinckx Brussel Metropool - november 2019 ❙ 53
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Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR Arsima Projects BVBA, Ringlaan 136 - 1180 Brussel Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 63990 - Overige dienstverlenende activiteiten op het gebied van informatie, n.e. g. Afg. : Van Wunnik Martin Aurélie Piel NP, Onderlinge Bijstandstraat 59 - 1180 Brussel Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Piel Aurélie Ayala Gonzalez Angela / Angie Billion NP, Chaussée de Huy 263 - 1325 ChaumontGistoux Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 93299 - Overige recreatie- en ontspanningsactiviteiten, n.e.g. 96040 - Sauna's, solaria, baden enz. Afg. : Ayala Gonzalez Angela Belgo Foods BVBA, Nestor Plissartlaan 26 - 1040 Brussel Afg. : Herman Alexandre Bianca Mihalache NP, Lambermontlaan 244 - 1030 Brussel Afg. : Mihalache Bianca Buffl BVBA, Hombeeksesteenweg 376 - 2800 Mechelen Nace : 73200 - Markt- en opinieonderzoekbureaus Afg. : De Clercq Dennis Celine Rose David Expertise NP, Louizalaan 65 - 1050 Brussel Nace : 91011 - Bibliotheken,mediatheken en ludotheken 69109 - Overige rechtskundige dienstverlening Afg. : David Celine Rose Costume Privé BVBA, Roze Hoevelaan 6 - 1180 Brussel Nace : 4771601 - de kleinhandel in bovenkleding (inclusief werkkleding,sportkleding en ceremonie) Afg. : Lausberg Masikini Hugues 54 ❙ Brussel Metropool - november 2019 Delijious NV, Louizalaan 203 - 1050 Brussel Nace : 56102 - Eetgelegenheden met beperkte bediening Afg. : Duqué Frédéric Douze Mai BV, Montjoielaan 229 - 1180 Brussel Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Dessaigne Priscilla E - BASE BVBA, Karabiniersplein 10 - 1030 Brussel Nace : 47620 - Detailhandel in kranten en kantoorbehoeften in gespecialiseerde winkels 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet Afg. : Vanhemelryck Jean G.M.Electronics BVBA, Dendermondestraat 140 - 1083 Brussel Nace : 47410 - Detailhandel in computers, randapparatuur en software in gespecialiseerde winkels 77330 - Verhuur en lease van kantoormachines, inclusief computers Afg. : Jeanmotte Michaël Jean-Denis Paschal NP, SintJorisstraat 2 - 1050 Brussel Afg. : Paschal Jean-Denis KERN IT BVBA, de Haernestraat 51 - 1040 Brussel Nace : 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Yagoubi Khalid Koalift VZW, Kantersteen 12 - 1000 Brussel Afg. : Carpriau Anthony Lettany Jonathan NP, Dupréstraat 133 - 1090 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 72110 - Speur- en ontwikkelingswerk op biotechnologisch gebied 74909 - Overige gespecialiseerde wetenschappelijke en technische activiteiten Afg. : Lettany Jonathan Limited Consulting BVBA, Eslaan 10 - 1020 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Doukissis Panayotis Michel Vandevoort BVBA, Place Emilie vandervelde 3 - 5590 Ciney Nace : 56101 - Eetgelegenheden met volledige bediening Afg. : Vandevoort Michel On The Wave BVBA, Audrey Hepburnstraat 2 - 1090 Brussel Nace : 47299 - Overige detailhandel in voedingsmiddelen in gespecialiseerde winkels, n.e.g. 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Duez Alain Peter Janik NP, Charleroise Steenweg 236 - 1060 Brussel Afg. : Peter Janik Promo Signs NV, Avenue Reine Astrid 4 - 1440 Wauthier-Braine Nace : 73110 - Reclamebureaus Afg. : Wolters Nicolas Randrianarivelo Razafinjanahary Tina NP, Van Obberghenstraat 66 - 1830 Machelen Nace : 53100 - Postdiensten in het kader van de universele dienstverplichting Afg. : Randrianarivelo Prisca Richez Alain NP, Guillaume Stocqstraat 34 - 1050 Brussel Afg. : Richez Alain Scope Invest NV, Defacqzstraat 50 - 1050 Brussel Nace : 46180 - Handelsbemiddeling gespecialiseerd in andere goederen Community 66199 - Overige ondersteunende activiteiten in verband met financiële diensten, exclusief verzekeringen en pensioenfondsen, n.e.g. 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbehe Afg. : Lemal Geneviève Serge Van Mol NP, Kroonlaan 150 - 1050 Brussel Nace : 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet 82300 - Organisatie van congressen en beurzen 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Van Mol Serge Strelia CVBA, Koningsstraat 145 - 1000 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Craeninckx Herman Tagustech BVBA, De Frélaan 267 - 1180 Brussel Nace : 62030 - Beheer van computerfaciliteiten 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer Afg. : Ndongo Sonia Total Country Services Belgium NV, Nijverheidsstraat 52 - 1040 Brussel Nace : 64999 - Overige financiële dienstverlening 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Layon Jean-Luc Ukendi Jessica NP, Kroonstraat 39 - 1750 Lennik Afg. : Ukendi Jessica Wedjara BVBA, Monnikenstraat 27 - 1190 Brussel Afg. : Kuliralo Marie Laure With BVBA, Jan Van Rijswijcklaan 135 - 2018 Antwerpen Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Kindt Dominique INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN 21solutions Actiris AirPlus International Archi+I Avocats.be Awex Axiles Bionics BAAV Baidu Barrois Belfius Berenschot BFBC BLCC Chemitex CHU Liège Cinq, Le Club van Lotharingen Co.Station CO2logic DangDang DB Group Domobios Douyin Ecores Eiffage Development 48-49 33-34 Agentschap voor Buitenlandse Handel 23-24 35 52-53 11 22 ; 23-24 7-9 36 30-31 7-9 33-34 41-42 40 7-9 52-53 33-34 51 52-53 6 12 ; 52-53 Credendo 15-16 ; 18-19 ; 27-28 Customer-care.ai 33-34 30-31 48-49 52-53 38 30-31 51 Enjoy Brussels Enterprise Europe Network Finance.brussels FIT Franke Gazzetta, La 22 ; 27-28 ; 33-34 27-28 23-24 22 51 Havengemeenschap van Brussel 7-9 Hewlett-Packard 50 Hub.brussels 22 ; 23-24 ; 25 ; 27-28 ; 33-34 Ingevity Holding JD Joël Claisse Architecture KBC Brussels KBC Keolis Lateral Thinking Factory Little Red Box Macq Electronics Microsoft NKVK Office on Wheels Ogenblik, L’ Orange Clignotant Post.nl PSI Metals Belgium Qihoo 360 Quibi Regus 52-53 30-31 52-53 39 7-9 36 4-5 30-31 48-49 6 41-42 36 51 4-5 41-42 52-53 30-31 50 7-9 51 Roi des Belges, Le RSM Belgium 51 52-53 Saade Trading and Forwarding Sasa Seed Factory Sogou Sophia Group Soso Sunning Taobao TBWA Telenet TMALL Transforma Bxl Ubiqus Belgium UCL ULaw ULB ULG Veolia VUB Wechat Weibo Ymatou Zagapali Zhihu 52-53 30-31 36 30-31 33-34 30-31 30-31 30-31 7-9 6 ; 7-9 30-31 36 29 33-34 11 7-9 ; 33-34 33-34 52-53 7-9 30-31 30-31 30-31 33-34 30-31 Brussel Metropool - november 2019 ❙ 55
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Agenda beter laten presteren, de teamgeest in uw onderneming versterken? ➜ Caroline Coutelier STRATEGIE & BESTUUR 20.11 Lunch Experience (1) 06.12 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (1) 06.12 Lunch Experience (1) 12, 19 & 26.11 Workshop prospection : développez votre business en 3 étapes avec Beci (1) MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 25.11 Growth Circle: HR & Talent 29.11 Garder la tête froide et maintenir son enthousiasme (1) VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIE 12 & 26.11 Social selling : l’efficacité de la prospection (1) 17.12 Social selling : l’efficacité de la prospection (1) 19.11 Google My Business : boostez votre référencement local (1) 19.11 WordPress : comment rédiger un article bien référencé (1) OPLEIDINGEN OP MAAT U vindt de opleiding niet die u zoekt? Contacteer ons! Ons opleidingsaanbod wordt opgesteld in functie van de vragen die u ons stelt. U wilt uw vaardigheden ontwikkelen, uw medewerkers 56 ❙ Brussel Metropool - november 2019 Tot 21.02.2020 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale (1) Van 03.12 tot 04.02.2020 Praktijkworkshops met case studies over bemiddelen en collaboratief onderhandelen > bMediation +32 2 643 78 47 info@bmediation.eu STARTERS & RESTARTERS 12.11 Apéro Starters et reStarters : la raison d’être de votre entreprise (1) 12.11 Workshop : Les composantes d’un branding fort (1) 14.11 Apéro Starters et reStarters : gestion du temps (1) 18 & 25.11 Lunch Starter Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 14.11 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) 24.01.2020 Les vendredis de l’actualité sociale (1) 21.02.2020 Actualités « compensation & benefits » (1) 05.03.2020 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) 28.05.2020 Missions et fonctionnement des organes sociaux (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be JURIDISCHE BEMIDDELING 28.11 Risico’s van corruptie in zakelijke relaties: hoe beschermt u uw bedrijf? 12, 14, 19, 21, 26 & 28.11 Beci Welcome Lunch 13, 20 & 27.11 Beci Welcome Breakfast 03, 05, 10, 12, 17 & 19.12 Beci Welcome Lunch 04, 11 & 18.12 Beci Welcome Breakfast ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) (1) Enkel in het Frans (2) De voertaal is Frans maar de documentatie is ook (volledig of gedeeltelijk) in het Nederlands beschikbaar 19.11 Workshop Sales DNA© : développer votre talent (1) 26.11 Workshop : Comment utiliser le digital pour gagner des clients (1) 02, 09, 16 & 23.12 Lunch Starter 03.12 Workshop : Starter, ce que vous devez savoir avant de vous associer (1) 10.12 Workshop : Oser l’authenticité pour un succès durable (1) 12.12 Apéro Starters et reStarters : venez pitcher votre projet (1) 19.12 Apéro Starters et reStarters : entreprendre, c’est bon pour la santé ! (1) ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be ADVERTORIAL WAAR VIND JE MEERTALIGE MEDEWERKERS MET ERVARING? NERGENS, JE VORMT HEN ZELF. Tom Rommens is recruitmentmanager bij Securitas. Jaarlijks zoekt hij zo’n 1300 bewakingsagenten. De checklist aan voorwaarden waaraan de kandidaten moeten voldoen, is niet min: ze moeten gemotiveerd zijn, ervaring hebben en bovendien ook meertalig zijn. In plaats van te wachten op een match, ging Tom aan de slag met Select Actiris om de ideale kandidaat gewoon zelf te maken. Altijd op zoek Tom Rommens is als recruitmentmanager bij Securitas permanent op zoek naar nieuwe werknemers. “We zijn een groot bedrijf, en hebben heel wat bewakingsagenten in dienst. Onze agenten vind je echt overal: ze bewaken militaire basissen, de luchthaven, ze staan in supermarkten of shoppingcentra, we werken voor bedrijven en particulieren, zowel overdag als ’s nachts. Jaarlijks zoeken we dan ook zo’n 1300 mensen, waarvan het merendeel bewakingsagenten zijn.” De zoektocht naar de ideale bewakingsagent is niet te onderschatten, vertelt Tom: “We zijn hier in Brussel, waar er heel veel werkzoekenden zijn, maar toch hebben we de kandidaten niet voor het uitkiezen.” De ideale kandidaat “Een bewakingsagent moet namelijk een grondige opleiding gekregen hebben om goed voorbereid in het vak te kunnen stappen. Bovendien moet hij, zeker hier in Brussel, meertalig zijn. De agenten zijn vaak het eerste aanspreekpunt voor mensen, dus het is belangrijk dat ze zich vlot kunnen uitdrukken in meerdere talen.” De profielen die Tom zoekt, zijn niet zomaar beschikbaar op de arbeidsmarkt. “Daarom hebben we een samenwerking op poten gezet met Select Actiris. Zij selecteerden 150 gemotiveerde wekzoekenden, die we vervolgens hebben opgeleid tot bewakingsagent. Daarnaast zorgde de VDAB voor een taalopleiding Nederlands.” V Ook Soufiane Ouzza werd zo opgeleid tot de perfecte agent. “Ik was heel erg geïnteresseerd in de job, maar had niet de juiste opleiding,” vertelt Soufiane. Met de steun van het Europees sociaal fonds VERTROUW OP DE EXPERTISE VAN SELECT ACTIRIS OM TE REKRUTEREN Net als Tom het ideale profiel rekruteren in Brussel? Perfect mogelijk met Select Actiris. Select Actiris combineert een grondige selectie met opleidingen en premies om ook voor jouw vacature de ideale kandidaat te vinden. Surf snel naar select.actiris.brussels en vraag raad aan je persoonlijke werkgeversconsultant. “Dankzij Actiris heb ik dan een FPIe, of formation professionelle individuelle en entreprise, gevolgd, een beroepsopleiding van vier maanden bij Securitas.” Tijdens zijn opleiding volgde Soufiane een ervaren bewakingsagent. “Daardoor heb ik veel ervaring kunnen opdoen voor ik vast in dienst werd aangenomen.” Tom beaamt. “Die FPIe is voor ons eigenlijk de ideale maatregel om met Select Actiris onze mensen op te leiden. We kunnen hen aan voordelige voorwaarden ervaring op het terrein aanbieden, en daarna kunnen ze meteen hun carrière bij ons starten. De ideale kandidaat, die bestaat dus wel: we maken hem gewoon samen met Select Actiris.”
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Sommaire Bruxelles métropole N° 48 – Octobre 2019 Au mois de novembre : International News 4 6 8 Idées 10 11 13 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Géry Brusselmans, Elisa Brevet, Giles Daoust, Marc Decorte, Nancy Demaude, Thierry Geerts, David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Olivier Kahn, Ophélie Legast, Frédéric Petitjean, Pierre Rode, Julien Semninckx, Guy Van den Noortgate, Peter Van Dyck et Beatriz Vilchez-Silva. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles Métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Beci online Podcast : Jérémy Foucray Digest Open Source Bâches publicitaires : quel est le pouvoir d’une commune ? Pour ou contre la limitation de l’affichage publicitaire en ville ? 14 MO, vitrine de toutes les mobilités International 16 Smart Cities 20 23 25 26 27 28 30 31 32 EEN : un réseau pour doper votre croissance à l’international 18 « La Belgique et la RDC ont encore bien des choses à faire ensemble ! » Thierry Geerts : Réinventons Bruxelles, au cœur de Digitalis City of Things, à Anvers Toronto accueillera la ville de demain Législation : trouver l’équilibre entre vie privée et utilisation des données Mobilité : des applis pour désengorger la ville « Le citoyen peut améliorer la propreté de Bruxelles » Administration : succès croissant pour le guichet Irisbox Santé : le digital au service du patient Société : « 4 citoyens sur 10 risquent l’exclusion numérique » Entreprendre 33 34 36 37 39 40 42 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 44 45 46 47 48 Responsabilité d’entreprise : de la raison d’être au droit d’exister L’économie circulaire au service de votre entreprise ? Quelle place pour l’humain en cas de faillite ? Les affaires marchent ? Prenez quand même le temps de vérifier… Transmission : préparez-vous à temps Marchés publics et recours : y a-t-il des abus ? Starter : Coucou Community 43 Bruxelles, dans les pas de Pierre-Yves Bossard Petites histoires de grands entrepreneurs L’actualité Beci en photo Demandes d'admission Index Agenda Thierry Geerts Rédacteur en chef invité : fête ses 65 ans et 1.000.000 de Daoustiens ! Rejoignez la grande famille des travailleurs Daoust ! INTERIM • SELECTION • OUTPLACEMENT • COACHING • PUBLIC SECTOR • TITRES-SERVICES Depuis 1954, Daoust a aidé plus d’un million de personnes à trouver un job, un collaborateur ou une aide-ménagère. Rejoignez notre grande famille dans l’un de nos 50 JobCenters ou sur Daoust.be Agréments: Wallonie: W.INT/SO/RS/RE.22, Flandre: VG.163.BUOP, Bruxelles: 00391. Agréments Titres-Services: Bruxelles: B40063, Wallonie: W40063, Flandre: V40063.
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Beci online Social Media Plus de 85 % des certificats d’origine belges passent par Digichambers, la plateforme développée par les chambres de commerce belges. Encore plus pratique, la version 2.0 a été présentée le mois dernier. #BECImember : Magazine, site web, newsletters, études, événements… Media Marketing est la référence du secteur de la communication et du marketing en Belgique. Voir www.mm.be. Nous vous en parlions le mois dernier dans nos pages : Beci soutient le projet « Demain Egmont », porté par les acteurs économiques des quartiers Louise et Toison d’Or. Le débat s’est poursuivi sur les réseaux sociaux. C’était le 16 septembre dernier au Cercle de Lorraine : un lunch autour des priorités des entreprises bruxelloises, en regard du programme du nouveau gouvernement régional. Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 Beci online Dans vos newsletters de septembre À ne pas manquer, le 16 octobre prochain : l’événement Brussels Meets Brussels, consacré aux opportunités du défi climatique, avec les décideurs économiques et politiques bruxellois. Voir agenda.beci.be/brussels-meets-brussels. Quand faut-il informer les travailleurs en cas d’implantation d’une nouvelle technologie ? À quelles conditions peut-on utiliser l’intelligence artificielle dans le processus de recrutement ? À quand une personnalité juridique pour les robots ? Réponses avec l’avocat Christophe Delmarcelle. À lire sur notre site web Retrouvez ces articles sur www.beci.be Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 5
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Podcast Jérémy Foucray, 25 ans, entrepreneur et chasseur d’outils digitaux Mercury, Rising Lab, Zetoolbox : avec trois sociétés à son actif à seulement 25 ans, Jérémy Foucray est déjà un « serial entrepreneur ». Rencontre avec celui pour qui « Le travail, c’est toute (ma) vie et c’est surtout une passion ». L’entrepreneuriat constituait une voie évidente pour toi ? Tout a commencé par une frustration : j’ai toujours adoré travailler. Depuis mes 16 ans, j’ai enchaîné plein de petits boulots, dans le nettoyage, dans des grandes surfaces… Puis, je suis entré dans une école de marketing et de médias. J’ai réalisé mon premier stage dans l’événementiel et les relations publiques. La deuxième année, je me suis retrouvé dans le milieu du recrutement et des chasseurs de têtes. Un environnement extrêmement puissant où il fallait travailler beaucoup. Je me suis dit : « Dans un environnement comme celui-ci, on te demande beaucoup sans vraiment te le rendre. Alors, quitte à bosser comme un dingue, autant le faire pour moi. » C’est ce déclic qui t’a poussé à créer Mercury ? À ce moment-là, je suis fasciné par les réseaux et par leur capacité à capter l’attention des gens. J’ai songé à créer du contenu pour des ‘grands’, en tant qu’étudiants. Je suis allé voir la directrice de mon école et, quelques semaines plus tard, on disposait d’un local, du réseau de l’école et on était motivés comme jamais. On se disait : « Puisque les diplômes ont l’air de ne servir à rien et qu’avec un diplôme, tout le monde fait la même chose, il ne nous reste plus qu’à travailler. C’est notre expérience qui fera la différence… ». On a fini par décrocher des petits contrats pour Guerlain, Qatar Airways… c’était passionnant ! Aujourd’hui, tu es diplômé de l’ECS et tu as quitté Mercury pour voguer vers de nouvelles aventures… Lorsque j’étais étudiant, j’ai compris que l’éducation était fondamentale et que ça pouvait tout à fait se ‘scaler’ (sic)1 . NDLR : capacité d’adapter un produit à un changement d’ordre de grandeur de la demande. 6 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 J’en suis arrivé à me dire qu’il fallait absolument faire comprendre aux entreprises que produire du contenu pour les réseaux sociaux, ce n’est pas juste faire des photos et des vidéos. Il faut créer une culture avec ce même contenu. Les boîtes oublient parfois qu’il peut également être produit en interne et que ça ne doit pas forcément coûter. Tout ça, c’est souvent une question d’outils… D.R. Tu es en train de nous raconter la genèse de Zetoolbox, ta nouvelle société ? On est partis de ce constat : à chaque époque, on a disposé d’outils. Le problème est qu’aujourd’hui, les gens ont du mal à accepter les outils digitaux de l’ère dans laquelle on vit. Pourtant, de plus en plus de choses sont possibles grâce aux logiciels. Zetoolbox, c’est notre manière d’essayer de changer ça. Nous voulons faire découvrir des outils et permettre aux gens qui les utilisent de les comprendre. Souvent, de simples usages qui fonctionnent particulièrement bien vous permettent d’arriver très vite à des résultats ! ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : How I built this : (en anglais) : Si vous êtes fasciné par les grands entrepreneurs qui ont révolutionné le monde, ce podcast est pour vous. À chaque épisode, Guy Raz rencontre les plus grands, d’Instagram à Airbnb (un coup de cœur pour l’épisode consacré à Joe Gebbia), en passant par Linkedin ou Buzzfeed. Agence bloc 3 KBCRDV Brussels Donnez-nous RDV où vous voulez. kbcbrussels.be/partout E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles.
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News Abattoir choisit Baukunst pour le projet Manufakture D’ici à janvier 2023, un nouveau bâtiment d’une superficie d’environ 6.000 m² va faire son apparition sur le site d’Abattoir à Anderlecht. La Manufakture, cofinancée par la Région bruxelloise et le Fonds européen Feder, combinera diverses fonctions. Un concours d’architecture pour sa conception avait été lancé l’année dernière en collaboration avec le Maître-Architecte bruxellois. Abattoir a finalement porté son choix sur Baukunst et son architecte Adrien Verschuere. Baukunst a décidé de jouer sur les challenges spatiaux : de par sa position sur le site, la Manufakture permet la création d’un nouvel espace public et dialogue directement avec la halle historique. Ce qui fait la singularité du projet de Baukunst, c’est son extrême neutralité en termes de contenu, ce qui permet une incroyable flexibilité. Avec ce bâtiment, Abattoir entend continuer à miser sur la durabilité. Ceci signifie non seulement miser sur une production neutre en CO₂, mais aussi opérer un choix responsable en termes de matériaux, préparer dès aujourd’hui la flexibilité d’affectation du bâtiment et continuer à stimuler le mix des activités sur le site. Le bâtiment en lui-même est formé de deux duplex empilés d’une hauteur de 16 mètres. Deux grandes loggias, côté nord, organiseront la circulation verticale. L’avant, orienté vers la halle classée et qui accueillera par la suite une grande esplanade urbaine, prendra la forme d’une façade activée permettant des échanges avec les visiteurs du site. et englobera un mix d’espaces commerciaux ainsi que des logements étudiants et des flats. Info : www.abattoir.be Uber lance Bike Lane Alerts Pour célébrer la Semaine de la Mobilité, Uber a lancé au mois de septembre Bike Lane Alerts en Belgique. Une nouvelle fonctionnalité de sécurité qui utilise les données cartographiques disponibles pour déterminer la présence d'aménagements cyclables séparés, ou la nécessité pour les cyclistes de partager la route avec les automobilistes. Tout passager pris en charge ou déposé à proximité ou le long d'une piste cyclable recevra ainsi une notification lui rappelant d'être attentif aux cyclistes lorsqu'il ouvre la portière. Cette fonction est déjà proposée aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni et en France. Elle vise à éviter les situations dangereuses lorsque l'utilisateur monte ou quitte le véhicule. © Getty ©Baukunst Le rez-de-chaussée accueillera des ateliers de découpe de viande ou d’autres activités de production alimentaire. Audessus des ateliers, deux étages seront occupés par un parking public d’environ 420 places, destiné aux visiteurs du marché le week-end. En semaine, il servira à d’autres utilisateurs du site ou des environs immédiats, comme l’Erasmushogeschool Brussel. L'investissement total est estimé à environ 18 millions d'euros. Abattoir SA prévoit également la réalisation du Kotmet vers 2022. Ce projet immobilier prendra place aux côtés du Foodmet 8 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 Le porte-parole d'Uber confirme : « Bike Lane Alerts est la dernière fonctionnalité d'Uber dans le domaine de la sécurité routière. Il s'agit d'un bel exemple de contribution positive de la technologie à plus de sécurité sur nos routes. La Belgique compte de très de nombreux cyclistes qui risquent éventuellement d'être blessés par des personnes qui ouvrent imprudemment une portière. Ces alertes aideront les passagers à être plus attentifs. » Bike Lane Alerts est la dernière fonctionnalité intégrée à l'application Uber, qui vise plus de sécurité routière. Elle complète une gamme de fonctionnalités de sécurité toujours plus large. Plus tôt cet été, Uber a ainsi lancé Check Your Ride, une fonction permettant à l'utilisateur de vérifier qu'il monte dans le bon véhicule. Depuis novembre dernier, Uber propose également plusieurs autres fonctionnalités comme les « contacts de confiance » (la possibilité de partager son trajet avec des membres de la famille ou des amis), l'anonymisation des données de contact entre le chauffeur et le passager et un bouton d'urgence en cas de besoin. Info : www.uber.com News Les entrepreneurs manquent de temps pour se digitaliser L'économie digitale belge est à la traîne. Selon les derniers chiffres du DESI de l'Union européenne, ce sont les PME qui détiennent la clé de la poursuite de notre transformation numérique. Telenet Business veut contribuer à faire changer les choses. À travers son programme « Accélération Digitale », lancé en 2017, l'entreprise investit plus d'un demi-million d'euros dans une plateforme en ligne sur laquelle les entrepreneurs peuvent trouver des experts digitaux dans différents domaines, et dont la version 2.0 vient d’être présentée. Créer un site web ou une boutique en ligne solide, gérer un profil sur les médias sociaux, faire de la publicité en ligne... : pour de nombreuses entreprises, ce n'est pas encore une évidence. Grâce à « L'Accélération Digitale », les entrepreneurs pouvaient déjà compter sur l'assistance d'un expert digital indépendant pendant deux heures. Près de 3 000 entreprises ont profité de cette opportunité – grâce à quoi, 6 entrepreneurs sur 10 ont vu leur clientèle s'accroître. Les entreprises qui n’ont pas progressé estiment que c’est par manque de temps (29 %) ou par besoin d'aide supplémentaire (23 %). 85 % des entrepreneurs ont affirmé encore vouloir continuer à travailler avec un expert du digital. Telenet Business veut répondre à ces besoins avec une version 2.0 de « L’Accélération Digitale ». La société est continuellement à la recherche d'experts digitaux indépendants : médias sociaux, branding, publicité en ligne, outils en ligne, sécurité numérique… Les experts partagent des tendances et des trucs et astuces sur la plate-forme www.accelerationdigitale.be. Les entreprises qui le souhaitent peuvent choisir parmi un certain nombre d'experts locaux indépendants. Ensuite, l'entrepreneur et l'expert digital déterminent une collaboration sur mesure. « L'entrepreneuriat digital offre plus d'avantages que le simple fait d'atteindre plus de clients ou de les servir plus facilement », déclare Martine Tempels, vice-présidente de Telenet Business. « Il permet également aux entreprises d'améliorer leur efficacité et leur service à la clientèle. En mettant simplement les entreprises en contact avec des experts du digital, ils peuvent passer à la vitesse supérieure. » Info : www.accelerationdigitale.be Ahooga propose une édition limitée « réfléchissante » de son Modular Bike Ahooga Bike, start-up bruxelloise reconnue pour ses vélos électriques pratiques et ultralégers, prend au sérieux la sécurité à vélo et la visibilité des cyclistes en faible luminosité, avec une édition limitée de son Modular Bike. Le modèle a été révélé au public durant Bike Brussels, le mois dernier à Tour & Taxis. Voici un an, Ahooga annonçait la sortie de son Modular Bike : un vélo électrique léger, adaptatif, cargo compact. À seulement 16 kg, il offre une surprenante capacité de charge (155 kg), qui en fait le compagnon idéal de la vie moderne pour transporter les courses de la semaine, du matériel pour le travail et / ou déposer les enfants à l’école. Son poids plume et sa fonction « gain de place » le rendent compatible avec des espaces de rangement étriqués comme un couloir, studio ou garage. Son nom lui vient également des nombreuses options de configuration disponibles : courroie, boîtier de vitesses automatique, guidon sport ou confort... Avec cette édition limitée, Ahooga introduit quelques nouveautés : une peinture aux propriétés réfléchissantes afin d’accroître la visibilité du vélo, surtout en hiver ; un cadre ‘Low Step’ ou enjambement bas, qui permet de porter la jupe ou de pédaler avec une souplesse musculaire réduite ; et en option, un cadenas électronique permettant de faciliter le prêt ou la location de vélo en entreprise. Cette édition limitée produite à 300 exemplaires est disponible pour un prix concurrentiel de 1995 €. Fondée en 2015, Ahooga Bike a déjà commercialisé près de 4500 vélos. En 2018, l’entreprise a atteint un chiffre d’affaires de 2,2 millions d’euros. La société bruxelloise Ahooga s’est, dans un premier temps, spécialisée dans une offre de solutions intermodales, proposant des vélos pliants, performants, électriques et hyper légers, qui répondent aux barrières ralentissant l’adoption du vélo comme le relief, la transpiration, le vol, la pluie ou les longues distances. Info : www.ahooga.bike Kobe Verdonck devient CEO de SD Worx Group Kobe Verdonck, jusqu’alors membre du conseil d’administration de SD Worx Holding SA, conseiller stratégique et membre du management team de SD Worx Holding, a succédé le mois dernier à Steven Van Hoorebeke au poste de CEO de SD Worx Group SA. Né à Gand en 1971, Kobe Verdonck est titulaire d’une maîtrise en droit (UGent) et en gestion d’entreprise (UCL). Tout au long de sa brillante carrière, il a occupé divers postes à responsabilité au sein d’entreprises internationales de paie et RH dans plusieurs pays, dont, tout récemment, celui de CEO de Raet (2014-2018) et, auparavant, celui de directeur général des ventes et de directeur exécutif de Northgate Arinso pour l’Europe et l’Amérique latine (2007-2014). Info : www.sdworx.com Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 9
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Le piège des hommes Open Source O n le sait, énormément d’entreprises ont démarré leur transformation digitale. Dans les pires des cas, cela se traduit par un bain de sang social. Dans d’autres cas, et souvent dans les plus petites entreprises, la transformation digitale peut se faire en douceur, sur un plus long terme, et avec moins, voire peu de conséquences sociales négatives. Qu’en est-il de l’État et de ses multiples subdivisions (régions, communes, ministères, parastataux…) ? Pour l’instant, il n’en est (presque) rien. Le fonctionnement de l’appareil de l’État dépend toujours, et à 99 %, d’armées de fonctionnaires qui gèrent avec bienveillance l’application des milliers de lois, règles, exceptions, subsides et taxes. Le taux de digitalisation des pouvoirs publics est très faible. Or, il est inutile de répéter une énième fois que les dépenses de l’État doivent diminuer. Le taux de taxation, qui dépasse très largement les 50 %, ne pourrait plus augmenter. Une manière de réduire ces dépenses serait d’automatiser ou digitaliser toute une série d’opérations réalisées actuellement par des humains. Évidemment, ceci reviendrait à diminuer le nombre de fonctionnaires ou devoir les réaffecter à autre chose. Supprimer des fonctionnaires serait une mesure extrêmement impopulaire (n’oublions pas qu’il s’agit d’une partie importante de l’électorat), et de toute manière, le statut de fonctionnaire nommé à vie est encore bien présent dans de nombreux organismes publics. Reste alors la possibilité de former ces fonctionnaires à d’autres métiers si le leur venait à être digitalisé. Malheureusement, comme d’ailleurs dans beaucoup d’entreprises, l’inertie sociale rend ceci difficile, car on reste encore trop souvent dans un rêve d’emploi à vie, où tout changement majeur est vu comme une menace. Ce problème est-il sans issue, et l’État condamné à devenir de moins en moins compétitif en comparaison avec le fonctionnement de plus en plus optimisé des entreprises ? Que ce soit dans le public ou dans le privé, la vraie solution pour éviter soit le bain de sang social, soit l’inéluctable perte en efficacité, est de se projeter à dix ans (allez, au moins cinq !) et d’imaginer le fonctionnement de demain, digitalisé et optimisé. L’idéal serait que les dirigeants (publics ou privés) parviennent à se mettre à table avec les travailleurs pour expliquer leur vision du futur, en proposant un plan qui amènerait les changements en douceur et de manière progressive. Malheureusement, et certainement dans les grands organismes (publics et privés), ceci est rendu impossible par la teneur des relations entre dirigeants et syndicats, qui a souvent des allures de pièce de théâtre. Giles Daoust, CEO de Daoust Comme le conseillent depuis des années les articles du type Harvard Business Review aux grandes entreprises : pour éviter de se faire disrupter, il faut se disrupter soimême. Le problème – et il est mondial – est que ce qui va se faire disrupter dans les prochaines décennies… c’est l’humain. Toute résistance est futile : il ne faut pas résister, il faut évoluer. Or, les crises politiques à rallonge et à répétition, et les oppositions patrons / syndicats qui commencent à dater d’un autre temps, sont autant d’obstacles majeurs à toute évolution significative de notre société. Si les humains ne s’entendent jamais entre eux, comment pourraient-ils survivre face à la machine ? C’est ça, le « piège des hommes » évoqué dans mon titre, et il est grand temps de nous serrer les coudes pour nous en sortir ensemble. ● 10 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 D.R. Idées Une publicité qui a fait parler d’elle : cet été, la commune d’Ixelles a voulu faire enlever une bâche Martini, malgré le permis d’urbanisme, en raison de son contenu. Bâches publicitaires : quel est le pouvoir d’une commune ? Une commune peut-elle faire retirer une bâche au seul motif de son contenu ? Et selon quels critères ? Le débat est ouvert depuis que le nouveau collège d’Ixelles a ordonné le retrait d’une publicité pour une marque d’alcool. À l’issue des élections communales d’octobre 2018, de nouvelles majorités se sont mises en place dans les différentes communes de Bruxelles et du royaume. Dans sa déclaration de politique générale, le nouveau collège des bourgmestre et échevins d’Ixelles (Écolo-PS) a notamment marqué sa volonté de promouvoir « un espace public non soumis à l’emprise publicitaire ». Parmi ses priorités, « réduire progressivement la publicité dans l’espace public lors du renouvellement des marchés de mobilier urbain, ne plus accepter de nouvelles installations publicitaires, imposer l’interdiction de toute publicité sur écran animé, sonore, odorante ou intégrant une caméra, ainsi qu’analyser la façon la plus pertinente d’éviter toute publicité en contradiction avec les valeurs défendues par la commune (dont, par exemple, le sexisme, la malbouffe, ou encore la publicité en contradiction avec les objectifs de lutte contre le changement climatique) ». Permis d’urbanisme délivré Des points qui, aujourd’hui, font particulièrement débat depuis que la commune d’Ixelles a décidé de les mettre en application. Début juillet, elle a ordonné à un annonceur, Martini, d’enlever sa large bâche publicitaire couvrant un immeuble en rénovation situé sur la place Flagey. Or, un permis d’urbanisme avait préalablement été délivré pour son installation. Une bâche qui permettait au propriétaire de partiellement financer les travaux de rénovation et, accessoirement, à la commune de percevoir une taxe. L’entreprise ayant placé la bâche ne s’en est pas laissé conter. « La Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 11 D.R.
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Idées d’urbanisme, mais sous conditions. La principale étant celle du contenu, qui ne pouvait promouvoir la ‘malbouffe’ (ou plus précisément une ‘ongezonde voeding’, puisque le permis était rédigé en néerlandais). Ainsi, le permis délivré prévoyait que le contenu de la publicité devait être approuvé ultérieurement par la commune. Frédéric van den Bosch, avocat (cabinet Janssens) D.R. A priori, la réglementation de la publicité pour le secteur spécifique de l’alcool ne relève pas de la compétence communale et encore moins de la police administrative de l’urbanisme. commune nous a délivré le permis d’urbanisme, et maintenant que la bâche est placée, elle nous demande de la retirer sous le seul motif qu’elle prône la consommation d’alcool », s’offusque Martijn Stefels, directeur de la société Blow Up, installée à Anvers. « D’abord, la publicité pour de l’alcool n’est pas interdite en Belgique. Ensuite, se prononcer sur le contenu inapproprié d’une pub n’est pas de la compétence de la commune ». Et d’ajouter : « On n’y comprend rien d’autant qu’à d’autres endroits de la commune, on a placé de la publicité pour de l’alcool sans que cela suscite une réaction. Et cela vaut dans d’autres communes et pour d’autres confrères. C’est la première fois qu’on rencontre ce genre de situation et on a décidé de se défendre ». La campagne Martini est à présent terminée. Du côté de la commune, on reconnaît avoir délivré le permis 12 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 Éléments subjectifs Mais qu’en est-il du point de vue légal ? Si la pose d’une bâche publicitaire sur un immeuble en cours de rénovation est effectivement soumise à l’obtention préalable d’un permis d’urbanisme délivré par la commune, ses règles générales sont cependant définies par la Région (article 14 du titre VI du Règlement régional d’urbanisme ou RRU). Et pour ce qui concerne le contenu de la pub, cette disposition ne vise que son caractère esthétique. Dès lors, qu’en est-il des conditions imposées par la commune ? « À mon sens, ces conditions sont illégales, dans la mesure où un permis doit être exécutoire (pouvoir être mis en œuvre), lorsqu’il est délivré », indique Frédéric van den Bosch, avocat spécialisé en droit immobilier et en droit de l’urbanisme (cabinet Janssens). « Or, les conditions fixées par la commune d’Ixelles impliquent qu’après la délivrance du permis, le bénéficiaire devrait obtenir une nouvelle autorisation quant à la validation du contenu de la publicité. De plus, la jurisprudence du Conseil d’État a rappelé à de multiples reprises que les conditions d’un permis doivent être précises et ne peuvent se référer à un événement futur ou incertain. Ici, les conditions sont imprécises puisque l’appréciation de la conformité de la publicité aux valeurs défendues par la commune relève de son pouvoir discrétionnaire. » Compétence communale ? Et si une commune venait à demander préalablement un descriptif du visuel ? « A priori, la réglementation de la publicité pour le secteur spécifique de l’alcool ne relève pas de la compétence communale et encore moins de la police administrative de l’urbanisme », précise Maître van den Bosch. « La Commune devrait donc invoquer ses compétences de police générale, en matière de ‘tranquillité, salubrité, sécurité et propreté’ qui lui permettent, par exemple, d’imposer des horaires d’ouverture et de fermeture des débits de boissons. Pour ce faire, elle devrait démontrer que l’affichage de D.R. Martijn Stefels (Blow Up) On n’y comprend rien d’autant qu’à d’autres endroits de la commune, on a placé de la publicité pour de l’alcool sans que cela suscite une réaction. Et cela vaut dans d’autres communes et pour d’autres confrères. publicités visant une marque d’alcool serait en contrariété avec ces impératifs sur le domaine public de la commune. La tâche me semble malaisée dans la mesure où, en tant que telle, la publicité pour l’alcool n’est pas interdite. » ● Julien Semninckx Idées Média efficace et économiquement utile, ou vecteur de « pollution visuelle » ? L’affichage publicitaire fait débat et certains pouvoirs locaux aimeraient réduire son emprise dans la ville. Deux avis de professionnels. © Getty Jérôme Blanchevoye, Directeur Général adjoint chez JC Decaux Belux À Bruxelles, une meilleure concertation entre la Région, les 19 communes, la Stib et les différents acteurs de la publicité, permettrait de diminuer la pression publicitaire, tout en garantissant à l’ensembles des acteurs un maintien voire une hausse de leur niveau de service ou de revenu. Prenons le nouveau projet de RRU, qui entend limiter le nombre de dispositifs publicitaires sur la voie publique – ce que je trouve une bonne chose. Ce règlement régional s’avérera cependant inopérant si les communes y dérogent et si aucune ressource n’est donnée à l’administration pour en vérifier l’application. Or, c’est le cas aujourd’hui. Par ailleurs, en délimitant des zones et des formats arbitrairement, ce projet de RRU génère un risque de voir le niveau de revenu baisser (redevances, taxes) ou de voir des services associés (Villo, abribus…) se retrouver sans financement. Ce serait d’autant plus dommage que l’argent s’investira dans d’autres médias, dont certains ne redistribuent pas un euro à l’État belge. L’affichage local est vertueux pour la ville ; c’est le plus ancien média du monde. C’est un outil de communication efficace, offert aux acteurs économiques et culturels. Il crée de l’emploi local, il dynamise l’économie locale et il finance les services aux citoyens. Oui, nous sommes favorables à la limitation de l’affichage en ville, mais de façon intelligente et harmonieuse. C’est un des médias les plus apprécié de la jeune génération qui le perçoit comme sympathique, créatif et dynamique. Je suis convaincu qu’avec la Région, la Stib et les communes, nous pouvons être plus ambitieux afin de permettre une meilleure intégration de la publicité en ville tout en préservant la qualité de vie des citoyens et les bénéfices qu’apporte ce média à la communauté. Charles Dejean, Administrateur chez Belgian Posters On est contre la limitation de l’affichage publicitaire, mais de façon nuancée. La Région bruxelloise souhaite faire voter un nouveau texte réglementant la publicité. Mais ce RRU, dans sa première mouture, n’est pas très rassurant pour des sociétés comme la nôtre. Il est beaucoup trop drastique et ne permet pas le maintien de beaucoup de dispositifs dans la capitale. Proportionnellement, sur 100 panneaux, on ne pourrait en garder qu’une quinzaine. Ce n’est pas acceptable ! Notre recommandation est de laisser un espace de liberté aux afficheurs afin qu’ils s’adaptent à de nouvelles donnes. Comme autrefois, où il a fallu réduire la quantité de panneaux qui étaient alors certes trop nombreux. Mais ici, il n’y a quasiment pas de concertation. Les afficheurs n’ont pas été invités à la table des négociations. Cette réglementation risque d’occasionner de nombreuses pertes. L’affichage rapporte beaucoup d’argent : pas tellement à l’afficheur, mais surtout aux communes (dont les taxes sont très élevées) ou encore à la SNCB (qui perçoit des loyers importants pour la location de ses talus de chemins de fer). De plus, on estime que le chiffre d’affaires réalisé par l’affichage est réinjecté à 80 % dans l’économie locale, contrairement à d’autres médias, dont l’internet. La disparition de nos dispositifs sera synonyme de pertes d’emplois, souvent peu qualifiés et géographiquement dépendants de nos périmètres d’activité, mais également de pertes de revenus pour la Région, pour les communes et le secteur public, Stib et SNCB. Pour toutes ces raisons, une concertation entre les autorités et le secteur est très souhaitable. Il serait bon qu’on nous invite au débat, qu’on nous écoute et qu’on nous laisse du temps afin de pouvoir nous adapter. ● Julien Semninckx Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 13
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Idées MO, vitrine de toutes les mobilités Inauguré en mars 2018 chez Beci, le pop-up MO, dédié à la mobilité urbaine, va s’installer pour quelques mois au Centre Anspach. Soyons de bon compte : la mobilité à Bruxelles, c’est un sac de nœuds. Trop de voitures dans la ville, une infrastructure insuffisamment développée et des formules alternatives mal assorties. De plus en plus d’intervenants se rendent compte, heureusement, que ce n’est pas une fatalité et qu’il faut changer. Beci y apporte sa contribution en inaugurant un nouveau grand ‘Mobility Shop’ au Centre Anspach. P as étonnant que la mobilité compte tellement pour Beci, déclare son Conseiller Mobilité Ischa Lambrechts. « Cela fait bien cinq ans que le sujet figure à l’agenda de Beci. Et pour cause : la mobilité est un paramètre économique important. Notre baromètre politique semestriel interroge les entrepreneurs bruxellois quant aux conditions d’une économie saine. La réponse ‘une bonne mobilité’ se renforce d’année en année. » 14 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 Think tank Beci a créé un ‘Mobility Hub’ en 2015 déjà. Ce ‘think tank’ pour une meilleure mobilité à Bruxelles a notamment produit un ‘Livre blanc de la Mobilité’ et une toolbox pleine de solutions. « Nous avons compris, début 2018, que nous ne pouvions pas en rester là », explique M. Lambrechts. « Puisque les problèmes sont connus, il est temps de les résoudre. Trop de discussions sur la mobilité s’enlisent sur qui fait quoi. Passons d’un ‘think tank’ à un ‘do tank’. » Et Beci créa ‘MO’ (comprenez ‘Mobility/Movement’). La collaboration avec 30 partenaires privés et publics a donné le jour à un pop up-store dans les bureaux de Beci, à l’avenue Louise. L’endroit présente et promeut toutes les solutions possibles aux problèmes de la mobilité bruxelloise. « De nombreux entrepreneurs étaient déroutés », raconte Ischa Lambrechts. « Il y a en Belgique plus de 500 produits et services axés sur la mobilité : voitures partagées, applis de parking, trottinettes, taxis, transports en commun et j’en passe. MO s’est efforcé de rassembler un maximum d’acteurs dans une communauté de la mobilité. » Le pop up-store visait aussi la mise en contact des divers partenaires et les fertilisations croisées. « Pourquoi pas un partenariat entre un loueur de voitures et une société qui propose des vélos en leasing ? Pas besoin qu’ils soient concurrents, de nos jours. C’est de la co-création entre des organisations publiques et privées ou entre entreprises privées que surgissent les meilleures idées », déclare M. Lambrechts 1.000 m² MO a connu un vif succès et suscité beaucoup d’intérêt de la part des entrepreneurs et décideurs bruxellois. Beci a bien vite réalisé que le concept méritait davantage de développement et de promotion encore. C’est ainsi qu’est né MO 2.0, un espace de 1000 m² qui s’ouvrira le 24 octobre au Centre Anspach, au cœur de Bruxelles. Là encore, de nombreux partenaires ont été invités à soutenir le projet : non seulement la FEB et le Voka, mais aussi AG Real Estate (qui met l’espace à disposition) et l’organisation MaestroMobile. Le nouveau MO sera ouvert jusqu’au 9 janvier 2020. ©AG Real Estate Idées « Le premier projet s’adressait surtout aux entreprises. Le nouveau MO est destiné à un public beaucoup plus vaste », confie M. Lambrechts. « D’où le choix du site. Le Centre Anspach voit passer quelque 6 millions de personnes par an. Pas besoin de rendez-vous pour visiter cet espace. Chacun entre et sort en toute liberté. Il y aura un préposé en permanence pour répondre aux questions et guider les visiteurs. » Le MO nouvelle mouture doit devenir une vitrine de toutes les possibilités de mobilité à Bruxelles. Il doit aussi convaincre les visiteurs que la mobilité ne se limite pas à un déplacement d’un point à un autre : elle influence aussi directement l’économie urbaine, l’emploi et le bien-être dans la ville, sans oublier l’impact sur onnement et la santé publique. Tous ces aspec ts feront l’objet d’explications aux comptoirs d’information, XavierTackoen ans les salles de cours et lors d’ateliers. On abordera évidemment les aspects concrets du transport. Sans oublier des démos, notamment de trottinettes et de vélos électriques, qui pourront être essayés sur un circuit indoor. La ‘gamification’ et la réalité virtuelle guideront les visiteurs dans le dédale des solutions de mobilité. Signalons encore le ‘Mobility Passport’, une expérience d’une durée de trois semaines qui permettra à 400 personnes de tester tous les moyens de transport à Bruxelles. Une appli suivra ceux qui testeront le maximum de modes de transport et qui obtiendront dès lors le plus de points. Le gagnant remportera un beau prix. Une bonne gestion du trafic et de la mobilité ne contribue pas seulement à rendre notre ville plus vivable : elle sert aussi à freiner le réchauffement climatique. « L’espace MO sera donc aussi une vitrine de notre projet 30-3030 », poursuit Ischa Lambrechts. « Ce projet veut contribuer aux objectifs climatiques bruxellois. Il s’agit d’un ensemble de 30 projets qui veulent réduire de 30 % les rejets de CO₂ d’ici 2030. Hasard des chiffres ? Ce sont aussi 30 % des rejets totaux de CO₂ dans la capitale qui sont imputables au transport et à la mobilité. » Ce que coûte un bon cadenas MaestroMobile installera dans l’espace sa ‘Mobiline’, une plateforme d’information qui répond à toutes les questions possibles en matière de transport à Bruxelles. « Ce service n’est normalement accessible que par téléphone, e-mail, WhatsApp et Facebook Messenger », nous dit Xavier Tackoen, de MaestroMobile, « mais nous allons aussi installer un point de contact physique, spécifiquement pour MO. Les questions les plus diverses et trouveront réponse. Du style ‘Que coûte un bon cadenas pour un vélo ?’ ou ‘Quel train doisje prendre pour aller de A à B ?’, ou même des questions sur les incitants fiscaux liés à certains modes de transport. » Beci et MaestroMobile se connaissent bien, explique M. Tackoen. Ils collaborent depuis un moment déjà sur la problématique de la mobilité. « Sans doute sommes-nous un partenaire évident du MO en raison de l’expertise appréciable que nous avons développée en matière de mobilité. Notre plate-forme est un instrument axé sur la pratique pour surmonter les réticences tant physiques que psychologiques qui empêchent les gens d’utiliser des modes de transport alternatifs. » Xavier Tackoen estime qu’en termes de mobilité, Brux elles a effectué un fameux parcours en une décennie, mêm si les défis restent considérables. « Il y a dix ans, il n’y avait, entre les divers intervenants, pas de consensus quant à la façon d’aborder les problèmes. Aujourd’hui, les opinions convergent. Il faut plus de transport en commun. Il faut réaménager l’espace public et donner la priorité aux usagers faibles. Il faut encourager le vélo. Tout le monde est aujourd’hui d’accord sur ce type de solutions. Nous avons aujourd’hui atteint à Bruxelles le stade où se trouvait Copenhague il y a 15 ans. Mais je suis convaincu que nous rattraperons rapidement ce retard. » Ville et périphérie Le grand défi consiste à présent à mettre en œuvre ces solutions et à effectuer la transition. « Beaucoup de gens ne sont pas encore prêts », déplore M. Tackoen. « La tentation reste grande de prendre la voiture. L’évolution n’est pas encore suffisamment visible, mais je suis convaincu qu’elle finira par s’imposer, si nous lui en laissons le temps. Je suis franchement optimiste en ce qui concerne le Grand Bruxelles. Mais pour la périphérie, il subsiste de grands défis. Nous devons éviter une fracture entre la ville et la campagne. Si la ville évolue beaucoup plus vite, on n’obtient rien d’autre qu’un déplacement des problèmes. Il y a donc encore du pain sur la planche. » ● Frédéric Petitjean Ischa Lambrechts Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 15 © Reporters © Reporters
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Enterprise Europe Network EEN : un réseau pour doper votre croissance à l’international © Getty Comment exploiter au mieux les possibilités du marché unique européen ? Quelles sont les normes applicables à l’exportation chez nos voisins ? Où trouver du soutien pour prospecter à l’étranger ? Autant de questions auxquelles Enterprise Europe Network vous aide à répondre. publics internationaux, l’identification des opportunités sur ces marchés publics transfrontaliers et européens et l’aide dans la soumission aux appels d’offre. Un autre volet concerne les droits de propriété intellectuelle (IPR), l’aide à la protection et à l’extension de ces droits et au développement de stratégies d’exploitation de brevets. 2 M ême si les frontières sont tombées depuis longtemps au sein du marché unique européen, trop d’entreprises – et surtout de PME – hésitent encore à s’aventurer hors de leurs frontières nationales. C’est encore plus vrai quand il s’agit de sortir des frontières de l’UE. Il est vrai aussi que s’exporter n’est pas facile pour une PME : il faut du temps et des moyens pour étudier les marchés, prospecter, s’informer sur les réglementations locales, développer un réseau de distribution… Du temps dont manquent bien souvent les PME. Mais c’est pourtant dans l’exportation que résident, pour beaucoup d’entreprises, les meilleures perspectives de croissance. C’est pour les accompagner dans ce parcours qu’a été fondé en 2008 le réseau Enterprise Europe Network (EEN). Cofinancé par la Commission européenne, le réseau groupe plus de 3000 experts liés à 600 organisations (dont de nombreuses chambres de commerce, agences locales de développement, etc.), actives dans plus de 60 pays, jusqu’en Chine ou au Qatar. En dix ans, le réseau a déjà accompagné près de 3 millions d’entreprises. Beci en fait partie en tant que point de contact EEN à Bruxelles, en consortium avec hub.brussels. Les services offerts aux PME par le réseau EEN s’articulent principalement sur trois axes : 1 L’accès aux marchés internationaux : en aidant les entreprises à identifier des marchés appropriés pour leur croissance et en les conseillant sur les conditions de marchés locales, mais aussi en les mettant en relation avec des partenaires étrangers adéquats. Cette assistance concerne également l’accès aux marchés 16 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 3 L'accès aux financements : il s’agit d’identifier les sources de financement disponibles et de s’assurer que l’entreprise est prête pour bénéficier d’investissements. Cela concerne bien entendu les sources de financement privées et publiques, mais singulièrement les programmes européens (COSME, Horizon Europe, etc.), ainsi que le conseil pour la soumission. Le conseil en réglementation européenne : afin d’aider les entreprises à appliquer les réglementations européennes et les normes, par exemple le marquage CE, la réglementation sur le détachement de travailleurs, les règles environnementales, la TVA intracommunautaire… ● Info : www.brusselsnetwork.be Contact : Jean-Philippe Mergen, Directeur Internationalisation EEN Brussels – jpm@beci.be ; +32 2 210 01 77. L’accompagnement EEN • Prise de connaissance de votre activité et de votre projet de développement à l’international ; • Check-up internationalisation et support à l’élaboration d’un business plan à l’international ; • Définition de l’objectif à atteindre sur un à trois ans pour développer la croissance de votre entreprise à l’international et identification de vos besoins ; • Accompagnement et conseils adaptés aux besoins de votre entreprise et définition de l’impact espéré sur le développement de votre entreprise ; • État d’avancement et adaptation éventuelle tous les 3 à 6 mois. Avenir Entreprises Emploi Riverains Mobilité Brussels Airport où se croisent des millions de vies Un aéroport off rant du travail à près de 120.000 personnes, soit deux fois plus qu’à l’heure actuelle. Un lieu de rencontre entre personnes et entreprises propice au développement de nouveaux services.Brussels Airport joue ainsi un rôle de premier plan dans la croissance économique de notre pays. Voilà la vision stratégique de Brussels Airport à l’horizon 2040. Elle ne pourra être un succès qu’en étant à l’écoute des besoins de chacun tout en veillant à maintenir un équilibre entre croissance et durabilité.
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16.10.2019 Brussels Meets Brussels LE rendez-vous des entrepreneurs. Avec les CEO et décideurs économiques de la Région, ainsi que les membres du gouvernement bruxellois et les décideurs politiques. Sur le thème : Initiatives et préoccupations des entreprises concernant les défis climatiques. Posez vos questions directement aux ministres. 303030.eu Une initiave de Beci Quand : 16 octobre 2019, 18h00 Où : Cercle de Lorraine 6, Place Poelaert à Bruxelles Inscriptions : events@beci.be International « La Belgique et la RDC ont encore bien des choses à faire ensemble ! » Mi-septembre, en marge de la visite officielle du président congolais Félix Tshisekedi, Beci recevait une délégation congolaise d’une douzaine d’entrepreneurs emmenée par le Président de la Fédération des Entreprises du Congo – et président du CA de la Gécamines –, Albert Yuma. Vous l'avez vous-même déclaré, l'entrepreneuriat congolais actuel reste méconnu. Cette visite aurait-elle pour but de corriger cette impression ? En effet. Concédons-le, les rapports entre la Belgique et la République Démocratique du Congo se sont distendus avec le temps, pour des raisons que chacun peut imaginer. Or, l'entrepreneuriat congolais est actif, les Congolais sont de vrais entrepreneurs ! Mais voilà, le monde et les relations économiques évoluent : les investissements ne peuvent forcément plus être les mêmes aujourd'hui qu'hier ; raison pour laquelle nous sommes venus voir quels secteurs pourraient à la fois intéresser la Belgique et être utiles pour nous. Et puis, c'est peut-être le moment de mesurer quels sont les capitaux belges qui peuvent être investis au Congo. Vous semblez croire à un futur radieux entre la Belgique et la RDC ? Oui, cela doit nécessairement s'envisager. Désormais, le capitalisme est planétaire. De nouveaux domaines prennent de l'importance, avec de nouveaux partenaires et de nouveaux besoins. Les secteurs porteurs sont nombreux : du numérique au bois en passant notamment par l'alimentaire, via la diversification de l'agriculture. On continue donc de s'éloigner de nos relations historiques, basées essentiellement sur le secteur minier. Concrètement, qu'attendez-vous de cette visite ? D'abord, que la perception de la RDC et de ses hommes d'affaires change. Car je suis navré de le dire, mais il subsiste une ‘mauvaise propagande’ autour de notre pays, et les véritables informations sur ce qu'il s'y passe ne circulent pas. Certes, il y a des vérités à dire ; nous-mêmes nous plaignons parfois du climat des affaires ou de relations © Belga Albert Yuma difficiles avec le partenaires-État, mais la situation est souvent exagérée. Notre but premier est donc de véhiculer un message plus réel, plus positif donc, tout en observant les domaines pouvant être intéressants de part et d'autre. Car il y a encore bien des choses à faire ensemble ! Tout en trouvant un juste équilibre dans nos façons de voir les choses? Absolument. Même si l'expression de win-win est parfois galvaudée, elle me semble tout à fait réalisable. Nous ne voulons plus de relations avec des partenaires où le Congo ne serait pas gagnant. On a envie de créer des choses où chacun puisse tirer profit de l'autre, ce qui n'est pas toujours été le cas. Pour moi qui ai été formé en Belgique, je sais que votre pays garde une culture d'excellence, et elle n'est pas à négliger. Et puis, toujours pour parler d'économie, on souhaiterait le retour d'une coopération dans les domaines de la formation et de l'éducation. C'est pour moi là aussi quelque chose d'essentiel. ● David Hainaut Contact Club Afrique Beci : Jean-Philippe Mergen jpm@beci.be ; +32 2 210 01 77. Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 19
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Smart Cities Réinventons Bruxelles, au cœur de Digitalis Vous pensez habiter à Bruxelles ou en Belgique, mais vous êtes en fait tous citoyens de Digitalis, un pays de 4 milliards d'habitants reliés entre eux grâce à internet. Bruxelles n’est qu’un maillon dans cette nouvelle communauté humaine. D.R. 20 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 Smart Cities D e la même manière que chaque Bruxellois est connecté avec 4 milliards d’autres terriens, chaque habitant est aussi connecté à sa ville et la ville se connecte aux citoyens grâce à la technologie digitale. La digitalisation permet – enfin – de faire face aux défis majeurs en matière de santé, de bien-être, d'éducation ou de mobilité que Bruxelles connaît comme bien d’autres villes. Tout comme la technologie digitale change notre vie de tous les jours, elle transforme les villes où nous vivons. On parle aujourd’hui de smart cities ou villes intelligentes. Il s’agit de villes où la technologie de l’information et l’internet des objets sont utilisés pour la gestion urbaine, tant au niveau de l’administration que des infrastructures comme les bibliothèques, les hôpitaux, les transports et les services d’utilité publique. L’objectif est de la rendre plus durable, inclusive et meilleure à vivre en l’organisant plus efficacement et en rapprochant les habitants de l’administration. Cloud computing et big data Deux évolutions technologiques permettent de réaliser le rêve d’une ville plus humaine et personnalisée, impensable il y a peu : le ‘cloud computing’, qui permet de traiter des quantités immenses de données (‘big data’) et les appareils connectés, tel que votre smartphone, qui devient votre ‘commande à distance’ de votre ville. Cependant, nos villes datent du Moyen Âge et ont connu leur boom pendant l'ère industrielle. Il faut donc les repenser avec les possibilités de l'ère digitale. Une ville intelligente possède une parfaite vision du nombre de places de stationnement occupées et envoie à ses résidents et aux navetteurs une notification sur leur smartphone, les avertissant de l’endroit où ils peuvent se garer. Les feux de signalisation sont commandés automatiquement pour optimiser le trafic, ou passent au vert à l’approche d’une ambulance ou des transports en commun. Une ville intelligente enregistre également quand la demande en eau ou en énergie se fait plus forte ou plus faible, en vue d’adapter la fourniture en conséquence. Cela permet de gérer la production décentralisée, les foyers et les entreprises ayant des panneaux solaires sur leur toit ou des éoliennes qui leur permettent de produire leur propre énergie. À Toronto, Alphabet (la société mère de Google) développe en collaboration avec la ville un tout nouveau quartier totalement connecté, via sa filiale Sidewalk Labs. Une sorte de laboratoire de ville moderne avec pour but de prouver la faisabilité et la pertinence d’une ville high-tech, développée en étroite collaboration avec les habitants et avec des règles très strictes au niveau sécurité et respect de la vie privée. Il y aura des voitures autonomes, du wifi omniprésent, des solutions de soins à domicile et de santé préventive, une gestion optimale de l’énergie, de l’éclairage public, de l’eau, et des bâtiments passifs au niveau énergétique. La mobilité en exemple La numérisation offre également des opportunités uniques au niveau mobilité. En effet, le terme mobilité a en fait perdu tout son sens à Bruxelles, et la solution ne réside plus dans une multiplication ou un élargissement des voies rapides. Ce qu’il nous faut, c’est réinventer la mobilité avec la technologie dont nous disposons actuellement. Les voitures autonomes ne sont plus un gadget futuriste : Waymo, filiale d’Alphabet, en a déjà 600 qui parcourent les routes américaines et nul doute qu’elles se généraliseront chez nous d’ici cinq à dix ans. Il y a déjà une Lexus autonome qui circule dans le quartier européen depuis l’été, et ce n’est qu’un début. © Reporters Thierry Geerts, directeur de Google Belgique, est aussi l’auteur de « Digitalis » (éd. Racine), un ouvrage où il explore l’avenir de notre monde connecté. C’est à ce double titre que nous l’avons invité à diriger la rédaction de notre dossier Smart Cities. La révolution numérique ? « On en est au début du commencement », dit-il. Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 21
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Smart Cities évités grâce à la vidéoconférence ou au cloud computing. Une connexion internet et un appareil mobile tels qu'un smartphone, une tablette ou un laptop suffisent pour organiser depuis chez soi une réunion avec des collègues se trouvant à Gand, Liège ou Shanghai. Nous pourrions, dès aujourd’hui, réduire le nombre de navetteurs de l’ordre de 10 à 20 %, uniquement en généralisant le télétravail, à la maison ou dans des bureaux satellites. © Reporters Autour de la table, de gauche à droite : Tarik Hennen (Digital Strategy Consultant), Aline Gilson (Lewis PR), Thierry Geerts, Vincent Delannoy (Conseiller Economie et Politique générale Beci), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci) et Géry Brusselmans (journaliste freelance). Quand le déplacement s’impose, de nouvelles formes de transports partagés tels que Villo, Scooty, Felix, Jump, Lime et autres font leur apparition. Même s’ils souffrent encore de maladies de jeunesse, ils participent activement à la réduction du nombre de voitures individuelles en mouvement dans Bruxelles. Bruxelles a tout intérêt à prendre les devants sur le thème ‘smart city’. Pour régler des problèmes essentiels tels que la Dans un premier temps, elles rendront surtout la conduite plus agréable tout en optimisant le flux du trafic. Mais les voitures autonomes vont rendre superflue la possession d’un véhicule personnel. C’est ainsi que s’ouvrira une ère où il ne sera plus nécessaire de s’acheter une voiture, mais où une simple appli permettra d’en avoir toujours une à disposition. Comme les voitures autonomes vous déposent où vous devez être et continuent leur route, plus besoin de parkings dans Bruxelles. Imaginez notre ville sans aucune voiture parquée ! Ainsi, les grands parkings pourront être transformés en cultures urbaines de légumes et assurer l’approvisionnement en circuit court. La numérisation est déjà là La numérisation nous offre dès à présent nombre de solutions : de nombreux déplacements peuvent être 22 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 mobilité, la pollution ou l’inclusion. Mais aussi pour rester à la page et mériter sa vocation de capitale européenne. Pas uniquement parce que les institutions s’y trouvent, mais par son caractère innovant et à la pointe du progrès. Nous avons toujours été en tête lors des bouleversements économiques et sociaux précédents (de la révolution industrielle à l'invention d'internet). Il est temps de reprendre la main de la révolution digitale actuelle. ● Thierry Geerts Si cet article vous a intéressé, vous pouvez en lire plus dans « Digitalis, Comment réinventer le monde », paru chez Racine en 2018. D.R. L’expérimentation conjointe par des chercheurs, des entreprises, © Getty les pouvoirs publics et des citoyens contribue rapidement à la City of Things, à Anvers N ous rencontrons Claude Marinower, échevin anversois de la digitalisation et de l’innovation, et Jan Adriaenssens, chef de projet City of Things chez imec. Rendez-vous à ‘The Beacon’, le tout nouveau hub d’innovation pour l’Internet des objets (IoT) et l’intelligence artificielle (AI), à deux pas de l’Escaut. « Anvers a vu l’émergence d’un puissant écosystème alliant innovation numérique et économie, ce qui a induit une croissance spectaculaire du nombre de start-up en scale-up », annonce d’emblée l’échevin Marinower. « La ville d’Anvers veut se hisser dans le top 10 international. » Le centre de recherche technologique imec a perçu cette ambition D.R. Claude Marinower et a déployé son très stratégique programme City of Things à Anvers. La ville dispose ainsi depuis 2017 du plus grand labo de technologie intelligente de Flandre. Banc d’essai Imec coordonne depuis le centre interdisciplinaire The Beacon ses initiatives smart city pour toute la Flandre. Comme le dit Jan Adriaenssens, « Nous combinons recherche et banc d’essai création d’une ville intelligente. En témoigne City of Things, le labo smart city d’Anvers. de solutions smart city. Nous commençons même souvent par un ‘proof of concept’ dont le feedback guide nos chercheurs. Cela nous renseigne rapidement sur ce dont on a besoin sur le terrain. » City of Things aborde aujourd’hui les domaines de l’être humain, de la mobilité, du lieu de vie et de l’architecture technique. Jan Adriaenssens insiste d’ailleurs sur l’interopérabilité de cette architecture : pas de problème si les systèmes intelligents proviennent de plusieurs constructeurs, tant qu’ils se laissent interconnecter facilement. « L’interopérabilité n’est pas évidente. D’où l’importance d’un banc d’essai à Anvers. » Ils donnent leur avis Premier proof of concept, la ‘Smart Zone’, vitrine de la smart city, est implantée dans le quartier populaire Sint-Andries d’Anvers. « Pas simple à lancer », admet M. Marinower. « Les habitants de Sint-Andries sont connus pour leur curiosité et leur franc-parler. Imec a pourtant répondu à chacune de leurs questions. » Toutes ces caméras dans les rues ont suscité des questions sur la vie privée des citoyens. Imec a expliqué qu’un abus des données était impossible et a créé le groupe d’experts Privacy Ethics Trust & Security (PETS) pour y veiller. Les habitants du quartier se révèlent finalement d’excellents partenaires, conscients des atouts de la Smart Zone pour leur propre développement et celui du quartier. Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 23
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Smart Cities Claude Marinower cite ce dicton africain: « Si tu veux avancer vite, marche seul. Si tu veux aller loin, marche en groupe. » M. Adriaenssens est conscient du risque d’essoufflement du projet. Il explique sa vision de l’implication : « Imec utilise une méthodologie de ‘living lab’, qui implique l’utilisateur final (le citoyen) dans les tests, la création et l’évaluation qui ponctuent le processus d’innovation. Du concept jusqu’à l’interface utilisateur, nous privilégions le dialogue à chaque phase. Il faut même aller un rien plus loin dans le cas d’un projet smart city, puisqu’il concerne aussi les citoyens. Dans le contexte international, les ‘hackable cities’ émergent et donnent aux citoyens la possibilité de s’approprier la ville. On voit des gens qui achètent de la technologie pour installer des stations météo dans leur jardin. Notre architecture smart city doit pouvoir soutenir ce type d’initiatives citoyennes. » Éclairage public flexible Les capteurs sensibles et gateways sans fil de la Smart Zone permettent notamment un éclairage intelligent de la place Sint-Andries. M. Adriaenssens explique : « Nous pilotons l’éclairage public via diverses données en temps réel, tels que le nombre de passants, les conditions météo et les activités sur place. Si le terrain de basket est occupé, par exemple, l’éclairage doit être un peu plus puissant. » Autre application : le carrefour compliqué à cinq branches sur la Nationalestraat, à hauteur de l’Institut de Médecine Tropicale. Les trams y côtoient un trafic dense. « Nous avons d’abord analysé le comportement de traversée à hauteur d’un passage pour piétons. Ensuite, nous avons stimulé un changement de comportement via du ‘nudging’ – par exemple un quiz ou un écran qui informe sur les comportements de traversée », explique Jan Adriaenssens. « Un passage intelligent pour piétons peut être utile à proximité d’écoles ou de pôles d’attraction touristiques. » L’union fait la force L’idée d’une Smart Zone digitale a surgi lorsqu’il y a un an et demi, les chercheurs s’efforçaient de trouver des moyens d’accélérer les tests. C’est ce qui a donné naissance à Digital Twin, un modèle en 3D de la ville d’Anvers tout entière. « Nous pouvons y visualiser des modèles et appliquer des scénarios de conditions particulières », raconte M. Adriaenssens. « Qu’en est-il de la qualité de l’air ou des nuisances sonores quand on réduit la vitesse ou ferme une rue ? Nous avons monté des capteurs sur des camionnettes bpost qui mesurent pour nous la qualité de l’air. Le couplage de ces données à celles de la mobilité est particulièrement instructif. » City of Things stimule les entreprises et les organisations. Les pompiers d’Anvers ont notamment décidé avec des partenaires 24 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 de résoudre un problème opérationnel (le manque de données détaillées sur les inondations). Les entreprises peuvent tirer avantage du scanning des piétons et des capteurs sonores installés dans les rues. M. Adriaenssens s’en explique : « L’entreprise qui participe au programme doit pouvoir partager ses données sur la Smart Zone avec d’autres intervenants. Exemple : le commerce de détail utilise de nombreux scanners bluetooth et wifi, alors que sur la route, on rencontre de nombreuses caméras ANPR. Tous ces systèmes produisent leurs propres données. Via la plate-forme CityFlows, nous voulons les combiner pour en extraire un seul modèle. Les entreprises constateront avec intérê combien les données peuvent contri buer à un système plus perfectionné, qui leur permet d’optimiser leurs services. Cette convergence des données ouvre des perspectives en termes de mobilité, de planification des services d’urgence, d’activités touristiques et de commerce de détail. » Jan Adriaenssens D.R. Par-delà la frontière Les expériences à Anvers peuvent-elles profiter à Bruxelles ? Selon M. Adriaenssens, « la complexité de Bruxelles pourrait bénéficier d’une interopérabilité des flux de données. Même si les communes font appel à des prestataires différents, cela ne pose pas problème tant que le marché public impose la conformité aux mêmes normes. Ce serait un grand pas en avant. » « Certains quartiers de Schaerbeek pourraient utiliser les passages intelligents pour piétons », dit M. Marinower. « Si vous souhaitez traverser des rails de tram à Amsterdam et qu’un tram arrive à ce moment-là, un signal d’alarme s’enclenche. De nombreux accidents tragiques sont évitables avec un peu de technologie. » « En Flandre, nous regardons aussi par-delà les frontières », ajoute M. Adriaenssens. « Il y a quelque temps, les Pays-Bas ont lancé le programme Talking Traffic, avec notamment des feux de circulation intelligents. Nous en avons repris les éléments intéressants dans le programme Mobilidata flamand. Le but est de concevoir un système qui peut être connecté à son homologue néerlandais. J’invite donc aussi la Région de Bruxelles-Capitale à s’inspirer de ce qui se passe en Flandre. » ● Géry Brusselmans Les partenaires structurels d’imec et de la ville d’Anvers dans le projet City of Things sont notamment Telenet, Robovision, Orange et TNO. Smart Cities Toronto accueillera la ville de demain Sidewalk Labs, filiale de Google, planche sur la construction à Toronto d’un prototype de ville durable et connectée. P our connaître le visage de Bruxelles dans 30 ans, il faudra s’envoler… du côté de Toronto. C’est dans la métropole canadienne de 3 millions d’habitants que la direction de Sidewalk Labs, le département de recherches d’Alphabet, maison mère de Google, a choisi d’implanter son siège social canadien. Les infrastructures devraient surtout donner un bon exemple de ce que seront les villes du futur. Parmi les innovations technologiques, citons la construction de routes bordées de capteurs pour accueillir des voitures connectées, des rues chauffées pour éviter le traitement du verglas et de la neige en hiver, ou encore des galeries souterraines destinées à optimiser les livraisons. Parmi les innovations durables, citons le chauffage grâce au compost, des bâtiments entièrement en bois et en matériaux renouvelables, ou encore le placement de panneaux photovoltaïques. À terme, Sidewalk Labs entend réduire sa facture énergétique de 85 % par rapport aux infrastructures classiques, promet d’être « zéro émission CO2 » et compte en parallèle dérouler le tapis rouge à la mobilité douce en favorisant les voies pour piétons, trottinettes ou vélos. « Ce projet devrait avoir un impact considérable sur la vie urbaine », se félicitait récemment Dan Doctoroff, patron de Sidewalk Labs et coordinateur du projet. Ce n’est plus un secret : les revenus de Google, en grande partie générés grâce aux rentrées publicitaires sur internet, sont réinvestis dans les filiales de recherche et développement. Le siège national de Google à Toronto devrait ainsi s’inscrire comme un condensé de toutes les innovations actuellement développées en interne par Google. Des logements 40 % moins chers que le prix du marché À l’heure où vous lisez ces lignes, aucun bâtiment n’est encore sorti de terre. Sidewalk Labs a cependant déjà franchi un premier pas, en remportant en 2017 l’appel à projet lancé par Toronto pour occuper le quartier de Quayside, une friche industrielle située aux abords du lac Ontario. C’est sur cette friche de près de 5 hectares que seront construits D.R. différents bâtiments destinés à accueillir plusieurs milliers de personnes. Dans le meilleur des cas, le premier coup de pelle devrait être donné en 2021. Un dossier de pas moins de 1500 pages a été rendu public en juin dernier. Il donne un aperçu des contours du projet, mais affronte encore une certaine réticence populaire. Selon certaines associations d’habitants, ce projet urbain futuriste pourrait mettre en péril l’écosystème immobilier de la ville, alors que pour d’autres, le projet porterait atteinte à la protection des données privées. « Nous continuons à croire que les données ont un énorme rôle à jouer dans la manière d’améliorer la qualité de vie des personnes », s’est récemment défendu Dan Doctoroff. Des réponses optimistes sont même données aux habitants de Toronto. Sidewalk Labs promet en effet de développer l’inclusion : le prix des logements sont annoncés à un tarif inférieur à 40 % du prix moyen à Toronto, et les infrastructures ne seront pas uniquement dédiées aux employés de Google. Le projet s’annonce mixte, comportant à la fois des bureaux, des commerces et des logements. Une seule certitude : la construction de cette ville intelligente se fera par étapes. Dans un premier temps, la direction de Sidewalk Labs planche sur la construction d’un site de dix bâtiments, dont le plus haut mesurerait 30 mètres. L’infrastructure pourrait accueillir 4500 habitants et 3900 employés, pour un coût total estimé à 3 milliards de dollars US. La direction de Sidewalk Labs espère, d’ici 2040, étendre la construction du quartier Quayside à un plus large territoire et ainsi promettre la création de 44 000 emplois directs. ● Géry Brusselmans Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 25
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Smart Cities Législation : trouver l’équilibre entre vie privée et utilisation des données Jean-François Henrotte (Lexing Belgium), avocat spécialisé dans les questions relatives à la protection des données, explique que la 'smart city' ne pourra être développée qu’en respectant le RGPD. Le RGPD, règlement européen qui protège les données personnelles, est en vigueur depuis mai 2018. Pourriezvous nous rappeler les grands principes ? « La Commission européenne a mis en place le RGPD pour donner plus d’importance à la protection des données tout en tenant compte du développement des technologies, dont l’arrivée de sociétés comme Google ou Amazon. Le principe de base du RGPD est de protéger les données d’une personne physique identifiée ou identifiable : une personne physique a droit à un encadrement protecteur de tout traitement de ses données. Une plaque d’immatriculation est par exemple liée à une personne identifiable et son traitement est donc encadré par le règlement. » Les entreprises désireuses de développer des applications utilisant les données sont-elles limitées ? « Le RGPD, applicable dans les 28 états membres de l’UE, encadre mais interdit peu. En pratique, une entreprise doit désormais mettre en place un registre qui indique les conditions dans lesquelles les données sont traitées : leur type, la durée de conservation… Il impose également la communication d’informations préalables au traitement dans une politique de confidentialité, ou parfois la désignation d’un délégué à la protection des données. Avec la mise en place de l’Autorité de protection des données depuis mai dernier, les contrôles se sont intensifiés et de premières sanctions vont tomber. Une entreprise peut se voir condamner à une amende jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaire mondial mais, dans la réalité, les amendes sont graduées. » Y a-t-il des applications smartphone qui ne respectent pas le RGPD ? « Pour que les applications respectent le RGPD, il faut entre autres que la politique de protection des données soit assez claire pour que les personnes concernées puissent comprendre le traitement et parfois donner leur accord. Pour prendre l’exemple de la politique de Facebook, certains paragraphes sont tellement longs et incompréhensibles que c’est problématique. Il se pourrait que certaines politiques doivent être clarifiées. » 26 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 D.R. Jean-François Henrotte Entre respect de la vie privée et utilisation des données, comment la situation évoluera-t-elle ? « Les applications développées dans le cadre d’une 'smart city' se nourrissent des données personnelles, et les gens ne prennent pas toujours conscience de leur utilisation. Étant donné que ces applications sont amenées à se développer, il faudra trouver une sorte d’équilibre afin de permettre un développement sans dépasser les bornes. Il existe des interdictions : les données médicales ou pénales ne peuvent par exemple pas être utilisées par n’importe quelle entreprise, ce qui donne des balises. » ● Géry Brusselmans Les données pseudonymisées offrent une protection « Le risque de parvenir à identifier des personnes suite à l’utilisation des données est relativement faible si le RGPD est respecté », estime Nicolas Roland (Younity), avocat spécialisé dans les questions liées à l’utilisation des données personnelles. « Ce règlement a défini trois types de données : les données personnelles, les données anonymes et les données pseudonymisées, qui se situent à mi-chemin entre les deux premières. Il s’agit de données codées pour lesquelles l’identification des personnes concernées est rendue compliquée mais pas impossible, contrairement aux données anonymes. Le RGPD encourage en fait leur utilisation plutôt que des données personnelles facilement accessibles ‘en clair’. Un concepteur de programme doit également appliquer ce qu’on appelle le principe de ‘privacy by design’. Cela impose de s’interroger sur la manière dont les données sont collectées et traitées. Le RGPD, en tant que tel, n’empêche donc pas l’innovation. » Mobilité : des applis pour désengorger la ville Les voitures partagées et trottinettes électriques facilitent la mobilité dans la capitale, mais il reste à faire évoluer les mentalités des Bruxellois, estiment certains spécialistes. D.R. E t si les embouteillages pouvaient être évités grâce au digital ? L’hypothèse devient chaque mois un peu plus réelle, grâce aux nouvelles applications de 'smart mobility'. En 2017, l’importateur et distributeur automobile D’Ieteren appuyait sur l’accélérateur en créant Lab Box, un ‘start-up studio’ dédié à la mobilité connectée. « Le start-up studio est une sorte de laboratoire, dans lequel une équipe en interne développe des projets d’application destinés à faciliter la mobilité dans les villes », explique Michaël Grandfils, responsable de Lab Box. Six projets sont actuellement en développement, dont le plus connu est probablement Poppy, remplaçant de Zipcar, autour des voitures partagées. Citons également Skipr (photo cidessus), service qui offre différentes solutions (métro, voiture, trottinettes…) pour aller d’un point A à un point B, ou encore MyMove, qui propose aux employés d’une entreprise une alternative à la voiture de société. Lab Box n’est pas la seule initiative en matière de mobilité connectée. Il y a évidemment le MO, promu par Beci, espace destiné à promouvoir les initiatives 2.0 en termes de mobilité, mais également Bruxelles Mobilité, service public de la région bruxelloise. « L’idée de Bruxelles Mobilité est surtout d’utiliser la technologie pour gérer des services, dont les feux de signalisation, la coordination des chantiers ou l’intensité des lumières dans la ville », précise Camille Thiry, responsable communication chez Bruxelles Mobilité. « En parallèle, nous partageons des open data, telles que les endroits où sont situées les zones 30 ou les infrastructures cyclables, afin d’aider les start-up à développer leurs propres applications. » Il est clair que la mobilité n’est pas le point fort à Bruxelles mais les lignes bougent, notamment grâce à l’adoption en mars dernier du budget mobilité, dont l’idée générale est de proposer aux employés une alternative à la voiture de société. Bruxelles peut s’inspirer de Madrid, Lyon ou Vienne Il reste des freins au développement de la 'smart mobility', estime Michaël Grandfils : « À Bruxelles, l’utilisateur a accès à la plupart des applications existantes ailleurs en Europe, que cela soit les trottinettes, les vélos électriques partagés ou les services de déplacement multimodal. Une étude a toutefois révélé que la Belgique était parmi les pays où il est le plus difficile d’implanter une application mobile. Les Belges, donc aussi les Bruxellois, sont encore fort attachés à leur voiture et ne sont pas tous forcément ouverts aux nouvelles applications de mobilité partagée. Il faut encore faire évoluer les mentalités, notamment en parvenant à convaincre les secrétariats sociaux et les responsables des ressources humaines, en expliquant l’intérêt de la mobilité connectée. » Pour changer la mobilité, les experts n’hésitent pas à s’inspirer de tendances à l’œuvre dans d’autres villes européennes. « Des métropoles comme Madrid ou Moscou font déjà office d’exemples », observe Michaël Grandfils. « Par ailleurs, des applications peuvent encore arriver à Bruxelles, dont par exemple la start-up ViaVan, service de transport en commun en voiture ou en van. » Du côté de Bruxelles Mobilité, Camille Thiry explique que la Région bruxelloise « travaille surtout sur la connectivité de la ville en essayant d’accentuer la coordination des feux de signalisation ou des zones de chantier grâce au numérique. Nous regardons également les initiatives réalisées dans des villes à la structure relativement similaire à Bruxelles, comme Vienne ou Lyon. Nous avons notamment fait cet exercice dans le cadre de Good Move, le plan régional de mobilité, qui s’inscrit dans une démarche dynamique et participative. » ● Géry Brusselmans Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 27
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Smart Cities « Le citoyen peut améliorer la propreté de Bruxelles » L’application Fix My Street, qui permet aux citoyens de dénoncer certaines infractions publiques, est un exemple en termes de citoyenneté responsable. V ous êtes tombé sur un tas d’immondices sur le pas de votre porte ? Grâce à l’application mobile et au site web Fix My Street, développés par le CIRB, Centre informatique de la Région de Bruxelles-Capitale, vous pouvez signaler cette incivilité en postant une photo et un commentaire, qui alerte ainsi Bruxelles Propreté. « Fix My Street a été créée en 2013 par Bruxelles Mobilité à l’initiative de la ministre Brigitte Grouwels, qui gérait à l’époque les dossiers mobilité et informatique », explique Michaël Timmermans, coordinateur de l’application Fix My Street. « Elle a été créée pour dénoncer les problèmes sur les voiries. Des modifications ont été régulièrement apportées et nous avons surtout ouvert en 2017 l’application aux services liés à Bruxelles Propreté. » C’est d’ailleurs depuis cette année que l’application connaît un vrai boom d’utilisation. « En 2018, nous comptabilisions 40 000 infractions dénoncées via Fix My Street et, ce mois de septembre 2019, nous avons déjà dépassé les 40 000 infractions. Chaque mois, le nombre d’utilisateurs augmente. Parmi ces 40 000 infractions dénoncées, 17 000 incidents sont liés aux déchets, c’est la thématique n° 1. » D’autres infractions peuvent être signalées via l’application, dont celles liées au marquage au sol (passages piétons, avertissement pour un carrefour etc.), à la signalisation, à l’éclairage ou encore au mobilier urbain. « L’application est utilisée par les citoyens mais également de plus en plus de professionnels », poursuit M. Timmermans. « Depuis 2018, 65 % des utilisateurs sont des citoyens et 35 % sont des professionnels, notamment des gardiens de la paix, des agents communaux et des agents de police. Nous tentons régulièrement de les convaincre les professionnels de l’utiliser. » Une plateforme de vidéosurveillance par le citoyen Fix My Street est la preuve qu’un habitant peut s’impliquer dans sa ville, grâce à la 'smart city'. D’autres exemples d’applications citoyennes, dont certaines ne sont pas encore opérationnelles sur le territoire, peuvent améliorer d’autres domaines d’intérêt général, à l’instar de la sécurité. La startD.R. Un cas concret tiré de l’appli : un dépôt clandestin signalé par cette photo, Quai aux Briques. Résolu. up israélienne Carbyne a ainsi développé l’application c-Now, destinée à avertir les services d’ordre lors de délits. Si vous assistez par exemple à une agression dans un métro, vous pouvez filmer une vidéo avec votre smartphone, enregistrer un son ou envoyer un SMS. Ces informations sont ensuite envoyées sur la plateforme c-Now, connectée aux services de sécurité de la ville. Un responsable de la start-up souligne que « cette application réduit à 50 secondes en moyenne le temps qu’il faut à un opérateur de centre d’urgence pour décider d’intervenir. » Déjà activée dans des pays comme les États-Unis ou Israël, l’application fait débat. Certaines associations parlent d’une atteinte aux libertés. Un citoyen anonyme peut-il ainsi dénoncer un fait qu’il considère lui-même comme dangereux, sans jugement préalable de la police ? Qu’en est-il des citoyens filmés à leur insu dans un lieu privé ? En 2018, soit deux ans après les attentats de Nice, le maire Christian Estrosi avait lancé une phase-test, en proposant à 2000 volontaires d’essayer l’application. « Chacun d’entre nous doit devenir un citoyen engagé, acteur de sa propre sécurité et donc de sa sécurité collective », avait-il défendu à l’époque. « Lorsque les nouvelles technologies le permettent, pourquoi s’en priver ? » Deux mois plus tard, la phase-test était toutefois interrompue par la Cnil, sorte de gendarme du numérique en France, considérant l’implication comme intrusive. Selon nos informations, l’arrivée d’une application de ce type n’est pas à l’ordre du jour en région bruxelloise.● Géry Brusselmans 28 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 BRUXELLES A DE L’OR PLEIN LES TOITS ! Combien pourraient rapporter des panneaux solaires sur votre toit ? Faites le test sur cartesolaire.brussels
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Smart Cities Administration : succès croissant pour le guichet Irisbox Depuis 2006, le guichet électronique Irisbox facilite les démarches administratives en Région de Bruxelles-Capitale. La plateforme devrait atteindre 280 000 demandes pour la fin de l’année 2019. D.R. I l n’est plus forcément nécessaire de prendre une demi-journée de congé pour obtenir un document à la commune. En quelques clics, vous pouvez télécharger via Irisbox votre composition de ménage, un certificat de naissance ou une carte de riverain. Plus de 300 documents communaux et régionaux sont disponibles via l’application et le site internet. Ce service, lancé en 2006, connaît un succès croissant. « L’année du lancement du guichet électronique, nous recensions 131 demandes de documents », avance Céline Vanderborght, Smart City Manager au CIRB, Centre d’informatique pour la région bruxelloise. « Fin juillet 2019, nous avons dépassé le nombre de demandes établies sur toute l’année en 2018, soit 162 000. Nous avions déjà connu une augmentation de 50 % entre 2017 et 2018 et nous tablons sur un total de 280 000 demandes pour 2019. » Les principaux utilisateurs sont les citoyens, mais également les entreprises. « Les demandes qui connaissent une belle croissance sont les cartes de stationnement, les demandes pour les occupations temporaires de voirie (déménagement, tournage de film, etc.), mais également les changements d’adresse », poursuit Céline Vanderborght. « Nous apportons régulièrement des évolutions à l’application. Nous avons dernièrement implémenté des formulaires intelligents, des nouveaux systèmes d’authentification et nous tentons d’accentuer les collaborations avec les communes : la plateforme est une porte d’entrée unique pour les demandes de documents régionaux et communaux. » Le défi sera surtout « de continuer à faciliter la compréhension des documents administratifs. » Easy.brussels simplifie les démarches administratives Fin 2015, une administration bruxelloise a même été créée pour simplifier ces démarches. Son nom ? Easy.brussels. 30 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 « Le rôle d’Easy.brussels est de créer un réseau pour que tous les fonctionnaires dirigeants des administrations se parlent », évoque Cathy Marcus, directrice d’Easy.brussels. « Nous organisons ainsi des comités de pilotage tous les deux mois avec les représentants de toutes les administrations. Certains responsables nous font part de leurs besoins de simplification. Un processus administratif dit ‘compliqué’ s’analyse sur la base de deux critères : le nombre de démarches à effectuer pour un citoyen et le nombre d’administrations par lesquelles transite un seul document. Une fois le besoin établi, nous lançons alors une étude de mesures de charges administratives, afin de voir comment simplifier. » Easy.brussels, dont le rôle s’étend également aux communes bruxelloises, passe ensuite la main aux administrations concernées pour appliquer la méthode la plus adéquate. Concrètement, Easy.brussels a déjà mise en œuvre au niveau régional certaines règles européennes (marchés publics, e-facturation, etc.) et facilité certaines démarches administratives pour le compte d’Actiris, Bruxelles Environnement et dernièrement le Siamu (Service d’Incendie et d’Aide Médicale Urgente). Grâce à la nouvelle ordonnance Once only, prochainement en vigueur en Région bruxelloise, cette démarche de simplification devrait s’intensifier. « L’idée de l’ordonnance est qu’une personne ne doive plus passer que par une seule administration pour remplir les données d’un document », souligne Cathy Marcus. « Une administration sera ainsi chargée de compléter des données demandées par d’autres administrations bruxelloises. » Selon une étude d’Easy.brussels, les Bruxellois effectueraient en moyenne 2,3 démarches administratives par an – et 71 % des Bruxellois n’aimeraient pas envoyer les mêmes renseignements pour différents documents. Attention toutefois : 69 % des Bruxellois aimeraient préserver le guichet « physique ». ● Géry Brusselmans Smart Cities Santé : le digital au service du patient Avec le vieillissement de la population et la croissance de l’hospitalisation à domicile, le développement de la santé digitale devient une nécessité à Bruxelles. D.R. U n patient immobilisé sur un lit d’hôpital peut chuter sans que le personnel soignant ne soit au courant. « Or, pour un infirmier ou un médecin, il est indispensable savoir quand un patient chute, même s’il se relève de lui-même », observe Jérôme Laurent-Michel, l’un des fondateurs de la start-up bruxelloise MintT. Cet ancien infirmier a développé à Bruxelles, avec une petite équipe, une solution de détection de chutes (photo ci-dessus). Via un capteur 3D installé dans le coin de la chambre du patient, il est ainsi possible de connaître les moments et la fréquence des chutes d’un patient. « Détecter le nombre de chutes permet de connaître l’état de fragilité d’un patient et donc de prodiguer les meilleurs soins », poursuit-il. En commercialisation depuis janvier 2019, l’application MintT est notamment utilisée par l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles et le centre hospitalier de Wallonie picarde à Tournai (CHWapi). « Nous avons déjà une centaine de chambres connectées et nous développons le marché en Belgique et en France », s’enthousiasme Eric Krzeslo, CEO. Le service développé par MintT est une des concrétisations des nombreuses start-up actives dans ce qu’on appelle l’e-santé, autrement dit la « santé digitale ». Certaines se sont même déjà fait un nom à l’étranger, à l’instar de LindaCare, qui développe un système de surveillance cardiaque des patients à distance, ou encore MoveUp, application qui permet aux patients de suivre des exercices de réhabilitation à la maison. Un cluster, autrement dit un centre dédié à fédérer et développer les initiatives, a même été créé en 2013 dans le domaine de l’e-santé en Région bruxelloise. « Quand nous avons commencé voici six ans, nous comptions une dizaine d’entreprises actives dans l’e-santé. Il y en 55 aujourd’hui », note Azèle Mathieu, coordinatrice du cluster Lifetech.brussels. « Bruxelles est assez ouverte aux start-up de l’e-santé » La majorité des experts l’affirment : la santé digitale est vouée naturellement à la croissance, notamment car le volume de données à traiter ne peut plus être pris en charge par des humains. Même à l’échelle belge, quelques indicateurs permettent de dire que l’e-santé a un bel avenir devant elle. La société belge est en effet vieillissante et le fédéral, sous l’impulsion de Maggie De Block, pousse à l’hospitalisation à domicile pour désengorger les hôpitaux. « Les soins à domicile sont en effet amenés à croître ces prochaines années », estime Azèle Mathieu. « D’abord pour une raison politique, mais également parce qu’on observe un développement des maladies chroniques et des malades de plus longue durée. Les gens n’ont pas toujours envie d’être hospitalisés, raison pour laquelle la technologie a un rôle à jouer pour faciliter l’hospitalisation à la maison. » La Région bruxelloise est-elle toutefois pionnière en matière d’esanté ? « On ne peut pas dire que Bruxelles soit précurseur mais elle se positionne relativement bien à l’échelle européenne », relève Azèle Mathieu. « Nous sommes sollicités par d’autres hubs européens pour participer à des échanges d’idées et notre écosystème est vivant et dynamique. Il y a une ouverture à des financements publics et nous attirons aussi des start-up étrangères. Bruxelles est par ailleurs au top au niveau de l’échange de données sécurisées. » Eric Krzeslo, CEO de MintT, estime quant à lui que la Belgique est une bonne terre d’accueil. « On pourrait penser que la Belgique, petite et régionalisée, n’est pas forcément le meilleur endroit pour développer une start-up dans l’e-santé. Or, quand on observe l’écosystème, pas mal de start-up se développent et connaissent un certain succès. De plus, ces start-up peuvent bénéficier de soutiens financiers publics. » ● Géry Brusselmans Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 31
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Smart Cities Société : « 4 citoyens sur 10 risquent l’exclusion numérique » Coordinatrice de l’inclusion numérique pour la Région de Bruxelles-Capitale, Tania Maamary a le rôle de donner accès au numérique à tous les publics. Vous êtes la première coordinatrice pour l’inclusion numérique en Région de BruxellesCapitale. En quoi consiste votre rôle ? « En décembre 2018, le gouvernement bruxellois a approuvé un plan d’action destiné à l’inclusion numérique, à savoir offrir l’accès au digital aux personnes en ‘fracture numérique’. Ce plan comporte quatre axes majeurs : le développement d’actions au niveau de la Région, la recommandation au niveau des communes, la structuration des EPN, à savoir les Espaces Publics Numériques, et la communication autour de toutes ces actions. En tant que coordinatrice de l’inclusion numérique, poste qui a été créé en février dernier, je suis chargée de mettre en place ces quatre axes. » D.R. Tania Maamary, coordinatrice pour l’inclusion numérique. Comment définit-on la fracture numérique ? « Le terme est utilisé pour rendre compte des inégalités concernant l’accès aux technologies numériques (accès à un ordinateur, à une connexion internet de qualité...), leur utilisation et la capacité des personnes à comprendre ces usages. Même si la part des ménages équipés d’une connexion internet tend à augmenter significativement, la maîtrise de l’outil informatique reste problématique pour une partie de la population. Il existe plusieurs types de publics potentiellement en fracture numérique selon l’âge, le genre, le niveau d’éducation, le niveau de revenus... Une personne isolée de plus de 65 ans risque par exemple d’y être plus exposée, tout comme des personnes aux revenus bas ou avec un faible niveau d’études. » Existe-t-il des statistiques sur l’inclusion numérique à Bruxelles ? « Récemment, l’IBSA (perspective.brussels) a publié des chiffres sur l’accès aux TIC et leur utilisation par les Bruxellois. Selon cette étude, en 2018, 8 ménages sur 10 bénéficient en Région bruxelloise d’une connexion internet à large bande. Une étude publiée par la Fondation Roi Baudouin annonce 32 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 par ailleurs que 4 personnes sur 10 risquent l’exclusion numérique et que 12 % des Belges n’ont pas de compétences ou ne sont pas utilisateurs d’internet. » Quels sont les objectifs 2019 pour l’inclusion numérique à Bruxelles ? « L’idée est de toucher les publics les plus fragilisés, notamment pour leur donner accès aux démarches administratives en ligne. Cela passera par le développement des EPN, les Espaces Publics Numériques : des centres où des ordinateurs sont mis à disposition gratuitement ou à un tarif socialement acceptable, et où des formateurs peuvent dispenser des conseils. Nous avons établi une charte qui permet de labelliser les EPN répondant à des critères de qualité. Il y a actuellement une dizaine d’EPN labellisés par la Région et nous aimerions en créer 25 pour la fin 2019. Citons également le développement de Caban, le Collectif des Acteurs Bruxellois de l’Accessibilité Numérique, qui référence les EPN, ou encore les possibilités de formations liées au numérique. Nous développons également une partie communication afin de faire connaître les services à tous les acteurs intéressés : homes, écoles, Actiris, CPAS ou encore Bruxelles Formation. » ● Géry Brusselmans Molenbeek, commune la plus fragile Fin 2017, trois chercheuses de l’ULB ont livré une analyse sur la fracture numérique en Région de Bruxelles-Capitale. Elles ont notamment établi pour chacune des 19 communes bruxelloises un score de « vulnérabilité numérique ». Sur la base de critères tels que l’âge, le niveau d’instruction, le taux de chômage ou encore la part de logements sociaux, cette étude livre des cotes de 1 à 5 (5 correspondant à la plus grande vulnérabilité numérique). Il est apparu que les communes les plus exposées étaient Molenbeek (4,3/5) et Saint-Josse (4,1) ; les moins vulnérables étant Ixelles (2,1) et Woluwe-Saint-Pierre (1,9). Entreprendre Responsabilité d’entreprise : de la raison d’être au droit d’exister D.R. Réaliser des profits suffit-il pour justifier la raison d’être d’une entreprise ? De moins en moins. Aux humains de la planète, aux citoyens, à ses clients, salariés ou actionnaires, l’entreprise doit désormais apporter les preuves des transformations qu’elle opère pour enrayer l’accélération des changements climatiques et sociétaux1 . Alors tout le monde se jette à l’eau pour définir sa « nouvelle raison d’être », avec plus ou moins de succès. [Coproduction] Q 1 uelques études et statistiques2 récentes suffisent à se convaincre que l’avenir appartient à celles et ceux qui endossent leur part de responsabilité, à titre individuel et collectif, dans une transformation de l’économie compatible avec l’urgence climatique. Cette conviction est partagée par des acteurs économiques à tous niveaux, comme en témoigne l’intérêt grandissant pour la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE ou CSR pour ‘Corporate Social Responsibility’). Parmi les derniers à sortir du bois, le Medef (syndicat patronal français), très fier d’« agir pour une croissance responsable »… avec un taux de crédibilité qui paraît assez faible, non ? D’autant que la rhétorique paraîtra suspecte à ceux pour qui la « croissance » devrait au moins être redéfinie. On ne peut pas tricher Le green washing ne passe plus. On a galvaudé les valeurs en les rendant insignifiantes, noyé la RSE dans une littérature pléthorique et souvent pauvre en preuves, mais, sur cette question de « raison d’être », il y a blocage : on ne peut pas tricher. À ce jeu-là, de nombreuses marques vacillent. Adidas aux États-Unis frôle ainsi la catastrophe depuis que le New York Times a fait émerger, en juillet 2019, l’idée d’une discrimination raciale au sein de l’entreprise, alors qu’elle a axé sa communication sur les leaders d’opinion de la communauté noire. Emmanuel Faber, directeur général de Danone, a lui aussi senti le vent du boulet à travers un boycott de la marque au Maroc. Il prêche aujourd’hui la responsabilité des marques : « Lorsqu’une entreprise comme Danone abandonne les OGM, assène-t-il, on parle de millions d’hectares concernés ». La marque est un repère, et on voit celles qui dérivent, mais quand l’une d’elles va dans le bon sens, elle a tout à y gagner. La « raison d’être » n’est pas une promesse de plus. Elle engage pleinement la marque en expliquant ce qu’elle porte, au sens propre. Elle l’engage mais aussi la défend, dès lors qu’elle est en cohérence avec son fonctionnement, ses projets et ambitions. Si la formulation d’une nouvelle raison d’être, adaptée aux crises dérivées du contexte climatique, relève au premier regard de la communication, celle-ci exige une réflexion bien plus profonde : il s’agit d’un véritable projet d’entreprise. Un enjeu passionnant, qui exige du courage pour affronter une remise en question et un repositionnement en profondeur. ● Dernier Rapport du GIEC : en moyenne, la planète s’est réchauffée de 0,87°C. Donnée obtenue en comparant la période 1850-1900 à 2006-2015. Sur la période de référence, les continents ont vu leur température de surface croître de 1,53°C en moyenne. 2 2015 The Sustainable Imperative Nielsen & 2017 Edelman Earned Brand : 66 % des consommateurs sont prêts à payer plus cher pour des marques durables, et 67 % achètent une marque pour la 1re fois parce qu'ils sont d'accord avec leur prise de position sur un sujet. 2016 Deloitte Millennial Survey : sur un échantillon de 7 700 “millenials” interrogés dans 29 pays, 88 % des “millenials” qui prévoient de rester au moins 5 ans dans leurs organisations déclarent que celle-ci a une raison d’être. 2016 Purpose at Work, LinkedIn : sur un échantillon de 26 151 membres interrogés dans 40 pays, 73% des personnes 'purpose oriented' sont satisfaites de leur travail. Beatriz Vilchez-Silva et Pierre Rode - La Colmena hi@la-colmena.eu https://la-colmena.eu/en/ +32 487 96 07 82 Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 33
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Transition L’économie circulaire au service de votre entreprise ? Modèle économique à vision systémique, l’économie circulaire a le vent en poupe. S’inspirant du cycle de la nature où tout est réutilisé, elle vise à réintroduire les déchets dans le cycle de production, les transformant ainsi en véritable ressource. Elle a déjà permis à de nombreuses entreprises de faire des économies et de créer de l’emploi. Alors, pourquoi pas vous ? C ette philosophie du zéro déchet, cela fait déjà 35 ans que la Ferme Nos Pilifs la met en pratique. Ces 5 ha de nature situés au nord de Bruxelles regorgent de projets pilotes en matière d’écologie, de recyclage, d’alimentation durable et d’éco-jardinage. Entreprise de travail adaptée, assurant un emploi à 145 travailleurs handicapés, cette ferme urbaine ne cesse d’innover. Bout2Bois, lauréat BeCircular 2016 « En 2017, Nos Pilifs a lancé Bout2Bois. Ce projet s’inscrit pleinement dans l’économie circulaire puisqu’il est entièrement basé sur la récupération de bois voué à être détruit pour créer de nouveaux objets. Ceux-ci sont soit revendus à la jardinerie, soit créés sur mesure à la demande d’entreprises dans le cadre de projets B2B », explique Éric Frère, l’un des initiateurs du projet. Élu lauréat BeCircular 2016 par Bruxelles Environnement, le projet Bout2Bois part du constat que trop souvent, les déchets de jardin, de construction ou de conditionnement finissent au container alors qu’ils n’attendent que d’être revalorisés. « L’idée de base était de recycler les déchets de jardinage qui atterrissaient chaque jour à la ferme. Mais on s’est très vite rendu compte que, pour être efficace au niveau de la production, il fallait étendre le projet à des partenariats extérieurs. » La Ferme Nos Pilifs entreprend alors des démarches auprès des chantiers bruxellois et des entreprises de transport dont l’activité produit des déchets de bois, auxquels elle redonnera une deuxième vie. « Nous récupérons gratuitement du bois, tandis que les entreprises réduisent leurs coûts de traitement des déchets. Afin que le bois récupéré ne devienne pas à son tour un déchet, nous utilisons le bois de meilleure qualité pour créer des objets ‘made in Pilifs’, comme des nichoirs, tandis que les chutes sont fendues pour en faire du bois d’allumage, des copeaux de litières ou encore de la sciure pour le nettoyage des chantiers. La boucle est donc bien bouclée. » 34 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 D.R. Nos Pilifs récupère des déchets de bois pour les transformer en nouveaux objets, comme ce nichoir. Cette logique circulaire nous invite à repenser notre système économique pour le sortir de sa trame linéaire, « extraireproduire-consommer-jeter ». À l’heure ou l’économie et les ménages belges produisent un peu plus de 63 millions de tonnes de déchets par an, le politique et les institutions financières ont pris conscience de la nécessité d’un changement. C’est pourquoi on voit fleurir les financements alloués à des projets qui favorisent cette économie repensée. La Commission européenne, pour sa part, a défini cinq secteurs prioritaires pour accélérer la transition : matières plastiques, déchets alimentaires, matières premières critiques, construction, biomasse et biomatériaux. « Grâce à l’enthousiasme suscité par le projet Bout2Bois, c’est déjà 13 tonnes de bois qui ont pu être revalorisées et 5 emplois créés. En plus, nous vous proposons probablement les objets en bois à la plus faible incidence carbone de Bruxelles. » C’est sourire aux lèvres qu’Éric achève la visite dans une odeur de sciure fraîche, à l’intérieur du cabanon que lui et Joël, le menuisier de la ferme, ont réaménagé en menuiserie deux ans plus tôt. ● Nancy Demaude Où trouver des financements ? • Auprès de la Région bruxelloise, en soumettant votre projet : jusqu’à 50 % de financement et 80.000 €. Plus d’info sur www.circulareconomy.brussels • Auprès des banques : certaines banques comme Belfius ont créé des lignes de crédit dédiées aux projets liés à l’économie circulaire. • Auprès des programme LIFE et Horizon 2020 de la Commission européenne. C’est logique. Trier les PMC au travail, aussi. Trier les PMC, c’est facile, bon pour l’environnement et surtout, obligatoire. Le lieu de travail possède sa propre logique. Mais le plus logique, c’est d’y trier les PMC, comme à la maison. Alors mettez-vous au tri et bénéficiez d’une prime de bienvenue. Plus d’infos et conditions sur laboutiquedetri.be
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Rebondir Quelle place pour l’humain en cas de faillite ? Pour l’entrepreneur, faire faillite est à la fois un échec professionnel et personnel. Pourtant, ce qu’on en retient, ce sont souvent les chiffres, les dettes, les pertes. Quelle place accorde-t-on au facteur humain dans les procédures de faillite ? Nicolas Keszei, journaliste pour le quotidien financier L’Écho, nous donne son point de vue. D.R. F ort de nombreuses heures passées au Tribunal de l’Entreprise, Nicolas Keszei a assisté à beaucoup de procédures de faillite. Pour lui, la question de la place de l’humain au cœur de cette procédure est assez ambiguë. « Les juges sont en général des personnes très humaines et à l’écoute, mais au tribunal, il n’y a pas vraiment de place pour les sentiments dans les déclarations de faillite. Une procédure de faillite, ça ne dure que 5 minutes : l’entrepreneur fait aveu de faillite et celle-ci est prononcée dans la foulée. » Donner la parole aux personnes concernées Par contre, là où pour lui le facteur humain est énorme, c’est dans les procédures de réorganisation judiciaire (PRJ). « Autrefois, la PRJ (appelée ‘concordat’ à cette époque) était considérée comme l’antichambre de la faillite. Aujourd’hui, les choses ont bien changé et les PRJ ont vraiment pour objectif de sauver les entrepreneurs en difficulté, de maintenir l’activité et l’emploi. » Une PRJ bien introduite et à temps a énormément de chances de succès. En réduisant les créances des entreprises jusqu’à 15 % de leur valeur initiale, l’entreprise a de fortes chances d’être sauvée. « Ce qui est délicat, c’est que bien souvent ce sont les petits fournisseurs de ces entreprises qui en font les frais et se retrouvent à leur tour en difficulté à cause d’une perte sèche parfois très élevée », nuance Nicolas Keszei. « Lors d’une PRJ, les juges donnent la parole à tous ces fournisseurs ou aux employés de l’entreprise. Même si, au final, le tribunal tranchera en se basant, par exemple, sur ce qui permettra de sauvegarder un maximum d’emplois ou ce qui comblera le plus de passif de l’entreprise en PRJ, c’est tout de même appréciable de permettre aux personnes concernées de prendre la parole, de faire part de leurs craintes, etc. » 36 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 Un problème culturel et générationnel De façon générale, Nicolas Keszei constate que l’image de la faillite dans la société reste excessivement négative. « La faillite est considérée comme un échec et personnellement je ne suis pas du tout d’accord avec cette vision. Pour moi, la faillite fait partie d’un parcours professionnel au cours duquel tout le monde peut trébucher. Il faut arrêter de tirer à boulets rouges sur les entrepreneurs qui ont fait faillite. » Il se réjouit toutefois de voir que les mentalités évoluent, en particulier du côté du monde politique et judiciaire. « Il y a une bonne volonté évidente d’aider les entrepreneurs en faillite et de leur permettre de relancer une nouvelle activité. La nouvelle directive européenne et la loi sur la seconde chance en sont la preuve. » Ce changement de mentalités se fait cependant très lentement. « Le problème est culturel et générationnel. Je pense que l’une des clés du changement dépendra de la nouvelle génération, qui a une vision beaucoup moins linéaire des carrières et travaille plus par projets. Ces jeunes entrepreneurs développent une activité, lancent une start-up, essayent et recommencent autre chose si ça ne marche pas. Dans le domaine des nouvelles technologies par exemple, il y a beaucoup plus d’échecs, mais qui sont mieux acceptés. » Des programmes comme reStart visent notamment à la sensibilisation et au changement de mentalités. « Cela prendra du temps, mais il faut y croire. Il y a cent ans, les mères célibataires étaient traînées dans la boue ; ce n’est plus le cas aujourd’hui. On peut donc espérer que cela ira dans ce sens aussi pour les entrepreneurs faillis. Ce que je vois aujourd’hui au tribunal est déjà très encourageant. » ● Gaëlle Hoogsteyn Info : Eric Vanden Bemden, Conseiller reStart ; 02 563 68 56 - evb@beci.bem Entreprises en difficulté Vos affaires tournent à peine moins bien que d’habitude, votre trésorerie est peut-être un peu plus tendue, mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter ? Voire… Comme pour une grippe, les premiers symptômes de la « maladie d’entreprise » ne sont pas forcément criants. Pour vous aider à détecter le danger, le CEd (Centre pour Entreprises en difficulté), soutenu par la Région de Bruxelles-Capitale et par Beci, a élaboré un diagnostic préventif des risques. Pour pouvoir réagir à temps ! Les affaires marchent ? Prenez quand même le temps de vérifier… S ix mois : selon les experts du CEd, ce délai suffit pour redresser une situation compromise, ou pour que celleci se dégrade au point d’entraîner la perte de l’entreprise. Mais ces mêmes experts sont formels : si les entrepreneurs réagissaient plus vite aux premières turbulences, 80 % des problèmes pourraient être résolus. Il suffit donc de consacrer régulièrement de petits moments à faire le point, et d’éventuellement prendre un avis extérieur. Cela permet de confirmer certaines choses, d’en découvrir d’autres et surtout de poser un regard différent, critique, neutre sur une situation. De nombreuses idées ressortent souvent de ces rencontres, outre le fait de redonner de l’énergie aux équipes. 6 mois suffisent pour redresser une situation compromise ou pour entraîner la perte de l’entreprise. © Getty aller chez le médecin si je ne suis pas malade ? La réponse est simple : pour éviter de le devenir ! Pour faire le point efficacement, la première étape est de se poser, seul, les bonnes questions, ou de parcourir celles qui ont été pensées par des professionnels. Et d’y apporter des réponses franches. Ensuite, l’intérêt est de comparer les réponses et résultats dégagés avec l’équipe, ou avec un conseiller externe. Les mêmes questions posées à celui-ci permettront de générer des réponses peut-être semblables, mais qui parfois peuvent se révéler différentes. Et de lancer une réflexion, un débat, de nouvelles solutions. Pourquoi faire le point quand tout va bien ? C’est la question que se posent (ou non) nombre d’entrepreneurs… Or, les observations sont malheureusement précises : on ne le fait certainement pas quand tout va bien et très rarement quand cela ne fonctionne plus. On tente plutôt d’activer des mesures d'urgence, souvent sur de faux problèmes. Le parallèle avec la santé est évident : pourquoi Refaire le diagnostic au fil du temps, par exemple annuellement, est tout aussi intéressant pour mesurer les évolutions. Aussi, comparé aux autres entreprises du secteur, de votre région, de votre taille, le diagnostic réalisé prendra une nouvelle dimension. Bref, prendre le temps de faire le point, c’est assurer son avenir, anticiper les soucis et trouver, sans pression, les meilleures pistes pour restructurer ou développer sa boîte. Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 37
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Entreprises en difficulté Quels indicateurs ? Le diagnostic aura tout intérêt à être transversal et mesurer des indicateurs tant financiers que logistiques, stratégiques ou de management. Les aspects légaux sont également visés. Les symptômes visibles pourront être expliqués et de vraies solutions pourront être trouvées. Des solutions axées sur les causes des difficultés ou sur les risques réels. Les indicateurs à contrôler dépendent du profil de l’entreprise : un commerce, une PME en B-to-B ou une petite entreprise en artisanat méritent une attention particulière et différenciée. Parmi les paramètres à checker, citons : la vision, la force de l’équipe, les difficultés à s’adapter, les conflits latents entre associés, la part du chiffre d’affaires représentée par de nouveaux produits, le poids des clients ou des fournisseurs, la position à l’égard de la concurrence, la rentabilité, l’évolution des ressources, la mouvance des dispositions légales, les effets de la mobilité... Diagnostic « flash » ou approfondi Grâce aux subsides de la Région de Bruxelles-Capitale et aux ressources de Beci, un diagnostic préventif a pu être élaboré à destination de tous les entrepreneurs de la Région. Organisé en plusieurs versions, il permet de faire le point en 15 questions « flash » ou plus, pour la version approfondie. Il propose des recommandations selon les résultats et guide l’entrepreneur vers une multitude de solutions, événements ou partenaires. Le diagnostic a pu être réalisé grâce à l’observation au quotidien des entrepreneurs au sein du CEd. Plusieurs milliers d’entre eux y apportent, depuis bientôt 15 ans, leurs expériences, difficultés, défis, questionnements… pour y trouver des solutions adaptées. Au quotidien aussi, Beci veille sur les tendances, les dangers, les opportunités et a pu détecter les facteurs-clés pour réussir demain. Le diagnostic est amené à évoluer avec le temps, les nouveaux mouvements, les expériences qui seront partagées, les nouvelles contributions d’experts. Les premiers tests sont concluants. L’ajustement de la couverture de risques, le renforcement de la proposition de valeur, l’intégration du digital et des nouvelles technologies, l’élaboration de tableaux de bord simples et pratiques, la création d’effets d’échelle, la mise en place d’une logistique agile, la révision des canaux de distribution, le rééquilibrage du portefeuille de produits, la révision des coûts de production… sont des exemples de résultats obtenus avec les entrepreneurs suite à une démarche de diagnostic. Prenez-le temps de faire le point. Cela ne coûte rien et peut rapporter gros ! ● Olivier Kahn, coordinateur du Centre pour Entreprises en difficulté Les observations du CEd ➜ 80% des problèmes pourraient trouver des solutions optimales s’ils avaient été anticipés ; ➜ Il n’y a plus de secteurs « pépères » : tous les métiers sont en mouvement, de plus en plus rapides ; ➜ Faire le point semble inutile : « On sait ce qui va et qui ne va pas ». Or, les résultats démontrent qu’il y a toujours un intérêt à y consacrer un peu de temps ; ➜ Les forces, les faiblesses, les leviers sont mal identifiés ; ➜ Le temps est le premier allié des entrepreneurs ; tant pour la résolution de problèmes que pour le développement d’activité ; ➜ Trop d’ouvertures sont laissées aux concurrents par excès d’optimisme ou par déni ; ➜ Le digital reste balbutiant dans les TPE (et PME) alors qu’il permet de décupler les forces ; ➜ Les entrepreneurs considèrent encore peu les effets de la mobilité sur leur activité ; ➜ La réaction face à un chantier (travaux urbains) est souvent tardive, après plusieurs semaines ou mois dans des situations extrêmes ; ➜ Les TPE/PME ne contrôlent pas leurs coûts : les entrepreneurs de petites entreprises ont tendance à se baser sur des indicateurs superficiels et faciles d’accès : l’état de leurs comptes bancaires, leur chiffre d’affaires... La comptabilité n’est pas lisible pour beaucoup et n’est pas suffisamment axée sur le futur. Peu d’entreprises présentent une comptabilité analytique ne fût-ce que sommaire ; ➜ Les formalités administratives, financières ou sociales sont souvent traitées au second plan, les dirigeants privilégiant leur activité de base sans penser aux conséquences que cela engendrera (refus de permis…) ; ➜ Beaucoup d’entrepreneurs ignorent encore toute l’offre offerte par la Région, dont les subsides auxquels ils peuvent prétendre ; Pour aller plus loin : Un nouvel outil de diagnostic est mis gratuitement à votre disposition (www.beci.be/business-test). Il peut constituer la première étape d’une belle réflexion en équipe, avec vos experts habituels ou avec les conseillers de BECI et du CEd. Contacter le CEd : Jacqueline Suain, js@beci.be - 02 643 78 48 38 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 Entreprendre Transmission : préparez-vous à temps D.R. Jean-François Puissant Q uelle que soit la raison qui amène le chef d’entreprise à envisager la cession de son activité, il est important de se poser la question de la transmission à temps. Il semblerait que l’idéal soit de le faire entre 55 et 60 ans. Y songer quand on n’est pas dans l’urgence permet de bien préparer ce passage de témoin qui ne concerne pas que le chef d’entreprise, mais également le (ou les) actionnaire(s), les collaborateurs, les clients ou encore les fournisseurs. C’est justement à l’âge de 55 ans, en 2015, que Jean-François Puissant-Baeyens s’est interrogé sur une cession de la société dont il était alors administrateur délégué, Building Management. « Building Management était une société constituée de 5 personnes », explique-t-il. « Elle s’occupait de chantiers importants où nous accompagnions les maîtres d’ouvrages dans la gestion de leur projet. Avec l’évolution du secteur, il est apparu que notre structure était trop petite pour continuer dans le métier. Non seulement, nous devions nous occuper des chantiers mais également mener de la prospection commerciale pour en décrocher de nouveaux. De plus, vu notre taille, nous ne pouvions pas candidater pour certains dossiers importants. La réflexion s’est alors imposée de savoir ce que nous allions faire. Pour ma part, j’ai estimé qu’il convenait que nous vendions l’entreprise. » Encore fallait-il convaincre ses collègues, dont certains étaient également actionnaires, sans oublier deux actionnaires non actifs. Jean-François Puissant-Baeyens s’est tourné vers le Hub Transmission : « Leur rôle a été précieux, notamment pour régler les questions entre actionnaires et la répartition des parts. De plus, avoir un œil externe et neutre nous a été profitable lorsqu’il s’est agi de valoriser l’entreprise. Enfin, grâce au Hub, nous avons bénéficié d’une bonne préparation pour la négociation de la reprise de la société. » Comme le souligne Jean-François Puissant-Baeyens qui a cédé Building Management en 2018, il est important de bien préparer la transmission et de se faire accompagner par des spécialistes. Un plus grand navire Building Management a été acquise en 2018 par la société Advisers, active dans le même domaine mais d’une taille plus importante. « La négociation en tant que telle a duré un peu plus d’un an et a permis de mettre en ordre les choses d’un point de vue administratif. Cela a pris finalement peu de temps et nous avons pu finaliser rapidement l’opération. Il est vrai que nos comptes étaient clairs et je connaissais déjà le futur acheteur, avec qui nous avions déjà collaboré par le passé. Le secteur immobilier est un petit monde. La cession s’est aussi bien déroulée car les deux entités sont actives dans le même métier technique. » Les cinq associés actifs ont alors intégré une plus grande équipe qui était de 23 personnes en 2018 et qui est montée à 75 aujourd'hui, depuis qu’Advisers a ellemême intégré il y a quelques mois le groupe flamand Bopro. Au final, l’intégration de Building Management au sein d’Advisers se révèle un succès. D’autant que tous les collaborateurs poursuivent l’aventure sur un plus grand navire, qui leur ouvre de nouvelles perspectives professionnelles. « Nous pouvons dorénavant travailler sur des projets de plus grande envergure, comme les Cliniques Saint-Luc, chose qui était impossible lorsque nous n’étions que cinq. Au sein d’Advisers, nous disposons d’une plus large palette de compétences, bien utile dans un secteur qui se complexifie sans cesse », analyse Jean-François Puissant-Baeyens. En se posant les bonnes questions, ce dernier a pu anticiper positivement la question de la transmission, assurer la pérennité de l’entreprise et surtout de l’équipe qui la composait. Conclusion : une bonne réflexion au bon moment, suivie d’une bonne préparation avec des experts, constituent les clés essentielles pour une transmission réussie. ● Guy Van den Noortgate Contact : Salima Serouane, Hub Transmission transmission@beci.be, 02 643 78 49m Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 39
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Entreprendre Marchés publics et recours : y a-t-il des abus ? Cahiers de charges laissant trop de place à l’interprétation, suspicion de favoritisme, attribution insuffisamment motivée… Toute entreprise qui s’estime lésée dans l’attribution d’un marché public peut introduire un recours. Des recours qui retardent l’avancée des projets, parfois au détriment de l’intérêt collectif. Comment trouver le juste équilibre entre le droit de chacun et le bien commun ? © Getty «L a problématique des recours dans le domaine des marchés publics s’inscrit dans celle, plus générale, des recours contre tout acte administratif », commence Stéphan Sonneville, CEO chez Atenor. Dans une approche démocratique, il est tout à fait légitime de pouvoir défendre des intérêts individuels, fessionnels ou privés. L’origine de ce oit de recours ne doit donc pas, selon lui, être remise en cause. Si l’on constate un recul des recours en suspension, certains recours en annulation ont fait les gros titres au cours des mois écoulés et pas toujours dans le sens des pouvoirs adjudicateurs. Stephan Sonneville (Atenor) Dans le cadre d’une procédure de marché public, il arrive que des autorités publiques utilisent des raccourcis afin d’octroyer le marché à une entreprise en particulier », avance Stéphan Sonneville. « Le pouvoir adjudicateur peut par exemple rédiger le cahier des charges de sorte que seule l’entreprise de son choix soit à même d’y répondre, ou encore diffuser l’appel d’offres à un moment où tout le monde est ‘endormi’. Dès lors, on ne peut pas reprocher aux autres acteurs qui concouraient de dénoncer ces tentatives de favoritisme. Quand il y a un vice de forme manifeste, il est de bon aloi de recommencer la procédure. » De fait, lors de certains recours en annulation, lorsque la procédure est reprise depuis le début, les attributions de marché peuvent changer : c’est bien la preuve que certains 40 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 recours sont fondés. Frédéric Loriaux, président du conseil d’administration de l’ADEB (Association des entrepreneurs belges de grands travaux) et administrateur-directeur de CIT Blaton, ajoute : « Répondre à un appel d’offres demande énormément de temps et les coûts d’étude sont parfois importants. Aussi, quand cela a coûté cher et qu’on estime que l’attribution n’est pas celle qu’elle aurait dû être, on ne peut pas reprocher aux entreprises d’introduire un recours. » Il n’a toutefois pas l’impression qu’il y ait une utilisation abusive des recours, en tout cas pas au sein des membres de l’ADEB. « Il y a eu une période où l’on a vu beaucoup de recours de suspension, mais ceux-ci sont plutôt en baisse ces derniers mois. Ces recours ont pour effet de retarder les projets, conduisent à un report de l’activité dans sa globalité et diminuent les chiffres d’affaires des entreprises du secteur : cela ne donne évidemment pas un blanc-seing aux pouvoirs adjudicateurs quant aux justes motivations d’attribution auxquelles ils doivent se soumettre. » Des recours au détriment du bien commun Serge Fautré, CEO d’AG Real Estate, a une vision un peu différente de la problématique et se dit frappé par le caractère répétitif et abusif de certains recours : « La législation sur les marchés publics devient de plus en plus complexe. Rien que la publication de ces offres dans les deux langues constitue parfois une difficulté énorme. Et certaines entreprises profitent de la complexité liée à la rédaction et à la gestion Frédéric Loriaux (CIT Blaton) D.R. D.R. Entreprendre de ces marchés publics pour introduire des recours. Leur objectif : faire rouvrir le marché pour obtenir une deuxième chance ou parfois bloquer des dossiers par pure déception de ne pas avoir été l’adjudicataire. » Tout comme les prisons ne seront jamais vides, il y aura toujours des recours abusifs. Pour Stéphan Sonneville, l’important est de veiller à ce que ces écarts ne soient pas intempestifs et ne contrarient pas l’évolution d’un pays, d’une région ou d’une ville. Serge Fautré partage son opinion : « Introduire des recours freine l’avancement de ces marchés qui sont censés bénéficier à l’entièreté de la population, par exemple dans le domaine de la voirie, des hôpitaux, des écoles, etc. Dans un certain nombre de cas, on oublie le bien commun ou l’intérêt de l’Etat. » Se prémunir des recours abusifs Pour nos experts, il existe heureusement des moyens pour se prémunir contre les recours abusifs. « D’une part, il faut sensibiliser les personnes qui introduisent un recours aux conséquences pour l’ensemble de la population si le projet est retardé, et prévoir des sanctions en cas de recours infondés », avance Stéphan Sonneville. D’autre part, il faudrait revoir les procédures de recours qui actuellement sont plutôt bon marché pour les entreprises qui les introduisent, mais dont le traitement demande beaucoup de temps. « Dans nos économies occidentales un peu en panne de croissance, l’hyperbureaucratie est un vrai danger car elle freine la croissance. Au final, on risque de se retrouver dans une économie sclérosée où 1 % de croissance est rapidement perdu de ce fait. Il faut donc saisir le gouvernement fédéral pour qu’il mette la problématique des recours à l’agenda, avec un souci de ne pas freiner la croissance. Bien sûr, on doit veiller au respect des droits démocratiques, mais en fluidifiant l’économie et l’évolution du monde dans lequel on vit. » Une autre piste serait qu’une juridiction indépendante puisse juger en amont si le recours est fondé ou non : « Une sorte de filtre pour faire le tri avant d’entamer une procédure judiciaire ». Pour Serge Fautré, les pouvoirs adjudicateurs ont eux aussi un rôle à jouer dans la diminution du nombre de recours : « La grande difficulté, dans des marchés publics complexes, c’est que la rédaction du cahier des charges ne permet pas toujours d’anticiper tout ce qui va se passer ni les différentes propositions qui pourraient être faites. » Pour lui, le formalisme des marchés publics, qui laisse peu de place à l’imagination, établit un cadre qui n’est pas toujours adapté. « Quand on rédige un cahier des charges, il est facile d’oublier l’une ou l’autre petite chose et beaucoup de marchés publics sont cassés pour des raisons de forme davantage que pour des raisons de fond. L’une des urgences est donc de recruter du personnel qualifié afin de rédiger des offres aussi professionnelles que possible. » Frédéric Loriaux abonde : « constate en effet que les dossiers sont de moins en moins bien construits et laissent libre cours à une série d’éléments qui peuvent conduire à des interprétations différentes. Si les autorités veulent éviter les recours, il faut que les critères d’attribution soient plus précis et laissent moins de place à l’arbitraire, de sorte que ceux qui répondent à l’offre sachent exactement comment ils vont être jugés. Chaque partie prenante doit prendre ses responsabilités. » ● Serge Fautré (AG Real Estate) Gaëlle Hoogsteyn Que dit la loi ? La loi « recours » fixe les règles en matière de motivation et d’information des candidats et soumissionnaires et encadre les voies de recours dans les marchés publics. ➜ Le recours en annulation peut être introduit par toute personne estimant avoir été lésée dans l’attribution motivée du marché public. La section du contentieux administratif du Conseil d’État peut alors annuler les décisions prises par les autorités adjudicatrices. Le délai pour introduire la procédure en annulation est de 60 jours, à compter de la publication, de la communication ou de la prise de connaissance de l’acte, selon le cas. ➜ Le recours en suspension est possible dans les mêmes conditions que l’annulation, à la différence que le délai de recours est de 15 jours. Le Conseil d’État va pouvoir, en présence d’un moyen sérieux ou d’une apparente illégalité, suspendre l’exécution des décisions. Ce n’est cependant pas automatique : l’instance de recours peut décider de ne pas accorder la suspension d’exécution de la décision, ou les mesures provisoires, lorsque leurs conséquences négatives pourraient l’emporter sur leurs avantages, notamment quant à l’intérêt collectif. Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 41 D.R.
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Transition Coucou : dressing de rêve et durable Avec Coucou, plus de 800 vêtements sont disponibles pour habiller les femmes à l’occasion d’un événement ou d’une soirée chic, le temps d’une location. Isabelle d'Otreppe et Marie Berlier C' est la question qui hante chaque femme qui doit s’habiller pour un événement (mariage, soirée, bal, etc.) : « que vais-je mettre ce soir ? ». Coucou y apporte une réponse ou plus précisément une multitude de réponses qui s’exposent à la boutique sise place du Châtelain, à Ixelles. « Coucou », comme l’expliquent Isabelle d’Otreppe et Marie Berlier, cofondatrices, « c’est une histoire de copines qui aiment la mode, les bons plans et la planète. Quand on sait que chaque vêtement contribue à hauteur de 20 fois son poids en gaz à effet de serre, on se dit que revoir son mode de fonctionnement ne serait pas du luxe. L’idée de Coucou, c’est de mettre en commun les jolies robes qui dorment dans les dressings, pour pouvoir louer à petit prix des tenues différentes pour chaque occasion, et investir dans de belles pièces durables pour tous les jours. » Une idée dans l’air du temps circulaire, qui rencontre un succès grandissant. Née en 2015 dans une cave, Coucou jouit aujourd’hui d’un bel espace lumineux où l’on peut trouver son bonheur parmi un peu plus de 800 vêtements, dont 80 % de seconde main. « Le solde est constitué d’une part de tailles – petites ou grandes – qui sont plus difficiles à dénicher, et d’autre part quelques marques qui marchent bien », précise Isabelle. L’offre de Coucou ne se limite pas aux robes, on peut également y trouver divers accessoires tels que chaussures, chapeaux, headbands, etc. « On peut s’habiller des pieds à la tête en passant chez nous. En outre, certains accessoires comme des bijoux, des cosmétiques ou encore des headbands sont aussi disponibles à l’achat. Pour ces produits, nous privilégions des producteurs locaux, bio et éthiques. » Et les hommes ne sont pas oubliés avec trois accessoires disponibles chez Coucou : nœuds papillon, cravates et bretelles. En l’espace de quatre ans, la boutique a régulièrement augmenté sa clientèle, qui provient à 75 % de la région bruxelloise. Coucou habille grosso modo de 16 à 77 ans, même si la majorité des ‘aficionadas’ se recrute dans la 42 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 tranche 25-45 ans. Le succès a contribué à étoffer l’effectif : aux côtés des deux fondatrices, on compte déjà une petite demi-douzaine de collaboratrices. Une réussite qui s’explique d’abord par le bouche à oreille, auquel il convient d’ajouter les réseaux sociaux qui jouent à plein leur rôle. Coucou compte ainsi déjà plus de 15.000 followers sur Facebook et 10.000 sur Instagram, sans oublier son site web. Parmi les objectifs fixés pour 2020 figure en première place le lancement d’un e-shop avec un catalogue en ligne. « On nous a demandé de dupliquer le concept dans d’autres villes belges, mais cela n’a guère de sens puisqu’il faudrait refaire un magasin et reconstituer un stock », poursuit Isabelle d’Otreppe. « Nous préférons lancer un site d’e-commerce sur lequel les clientes pourront venir choisir leur tenue, qui sera ensuite livrée chez eux. À cette fin, nous sommes actuellement en train de finaliser une levée de fonds qui va nous permettre de réaliser ce projet dans le courant de l’année prochaine. » Avec un concept qui s’inscrit clairement dans l’économie circulaire et qui répond à un réel besoin, Coucou a toutes les cartes en main pour poursuivre une croissance solide et durable. ● Guy Van den Noortgate Info : www.coucoushop.be Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/ D.R. Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas de Pierre-Yves Bossard D.R. Pierre-Yves Bossard est co-fondateur d’Eventer, l’application belge qui permet de partager des contenus d’événements en direct, sur une seule et même plateforme. Avec 2000 nouveaux utilisateurs par mois, Eventer a le vent en poupe et Pierre-Yves n’a pas le temps de chômer. Entre deux événements, il nous a livré ses bonnes adresses. Le gastro : Origine, situé tout près de la place Jourdan, ravira les gastronomes qui apprécient une touche de créativité dans l’assiette. À l’arrivée, les plats se présentent en 4 services efficaces et lisibles : froid, tiède, chaud et doux. Que vous soyez terre ou mer, vous trouverez votre bonheur avec, en prime, un rapport qualité-prix garanti ! Entre potes : Holy Smoke à Saint-Gilles, LE spécialiste du Texas BBQ à Bruxelles ! Bistro : le Charlotte Café, à Uccle. Il a tout du bistro de quartier convivial et idéal : une cuisine ouverte, des produits frais et de saison et ce petit twist d’originalité qui fait qu’on est toujours agréablement surpris. Une belle revisite des classiques de la cuisine belge et une terrasse qui vaut le détour (bien exposée, c’est un plus) ! Le spot idéal pour boire un verre : le Café Pastel, situé en plein cœur du Sablon. L’endroit idéal pour boire un verre, se restaurer et danser ! Un combo assez rare à Bruxelles. Avec un peu de chance, vous découvrirez le talentueux Simon LeSaint aux platines. DJ et producteur, il est l’ancien collaborateur de Stromae. Pour les friands de digestifs, vous trouverez du génépi et de la chartreuse à la carte. Une balade insolite : Partir sur les traces de la Senne et des anciens canaux de Bruxelles. On l’oublie parfois, mais Bruxelles s’est construite autour d’une rivière. Si vous voulez partir à sa recherche, je vous conseille de commencer par la cour du restaurant O Lion d'Or. Vous y découvrirez un ancien bras de la Senne, insolite à coup sûr. Pour les viandards, c’est le spot idéal made in USA. La viande cuit à basse température pendant des heures (de 4 à 20 h selon les pièces de viande), dans un fumoir appelé « pit ». À ne pas rater : le délicieux bœuf black angus et la belle sélection de bourbons à la carte (72 références). La routine dominicale : Dans la famille, le dimanche rime souvent avec une balade dans le parc Tenbosch, le plus beau parc de la ville. Ensuite, on prend la direction du Garage à manger, le resto du Pêle-Mêle, pour se restaurer avant de flâner dans les rayons de la meilleure librairie de seconde main de Bruxelles. Bien entendu, il est difficile de repartir sans un livre (ou deux…). ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 43
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Community Petites histoires de grands entrepreneurs Ursula Burns : la première PDG afroaméricaine aux commandes d’une multinationale © Belga Coup de projecteur sur une des plus grandes success-stories des USA : Ursula Burns a commencé sa carrière en tant que stagiaire chez Xerox Corp. pour devenir la première PDG afro-américaine à la tête d’une société Fortune 500. Connue pour sa détermination et son franc-parler, Ursula Burns s’est donné pour mission d’emmener le géant des photocopieurs au plus haut. Entrée comme stagiaire dans la société en 1980, elle était sans doute loin de se douter que, trente ans plus tard, elle en prendrait la tête. Selon Forbes, elle figure aujourd’hui dans le top 20 des femmes les plus puissantes de la planète. Contrairement à Michelle Obama ou Oprah Winfrey, inutile de l’interroger sur le symbole qu’elle représente pour la communauté afro-américaine : « L’essentiel n’est pas de savoir si je suis noire ou blanche, c’est que je sois à la hauteur de la tâche », répond-elle continuellement aux journalistes qui lui posent la question. Comment cette femme issue des quartiers défavorisés du Lower East Side a-t-elle pu se hisser aussi haut ? En évoluant discrètement jusqu’à ce jour de 1990, où elle se fait remarquer en participant à un groupe de travail… sur le thème de la diversité. À la fin de la réunion, elle manifeste promptement son désaccord envers la façon dont un dirigeant de Xerox, Wayland Hicks, a répondu à ses questions. Séduit par son audace, il en fait son assistante. Quelques mois plus tard, elle interpelle cette fois le PDG de Xerox en personne, Paul Allaire, qui lui proposera lui aussi de travailler à ses côtés. De poste en poste, Ursula Burns parviendra jusqu’au conseil d’administration. Nommée CEO, Ursula enchaîne ensuite les coups gagnants, en se donnant pour mission de repositionner la société. À l’image d’IBM ou de HewlettPackard, Xerox s’éloigne de la vente au profit des services, qui représentent désormais plus de la moitié du chiffre d’affaires. Cela, c’est l’héritage laissé par Ursula Burns, qui a quitté Xerox l’an dernier pour un nouveau défi aux commandes de Veon, l’un des plus grands opérateurs de réseaux mobiles. ● Elisa Brevet Frichti Découvrez les recettes de Frichti, la start-up française spécialisée dans la livraison à domicile de plats faits maison et sains ! En 3 ans, Frichti a créé plus de 300 emplois et décide (enfin) de dévoiler ses secrets. Marabout Vigneronnes Un livre passionnant pour en découdre avec les clichés sur les femmes et le vin. Caviste et journaliste belge, Sandrine Goeyvaerts tire le portrait de 100 femmes qui font aujourd’hui la différence dans les vignes et les chais français. Parcours étonnants, force et ténacité sont au rendez-vous ! Nouriturfu Rouge impératrice Nouveau coup de coeur de la rentrée littéraire, nous sommes en 2100 à Katiopa. Le continent africain est prospère, presque entièrement unifié à l’image des futurs « États-Unis d’Afrique ». La « vieille Europe » s’est effondrée et une histoire d’amour interdite est en route. Un livre miroir particulièrement captivant ! Grasset Community L’actualité Beci en photo C’était le 5 septembre dernier : l’Afterwork Beci accueilli chez Spaces, rue Belliard. Un espace événementiel et de coworking au cœur du quartier européen. © Isopix En marge de la visite officielle du président Tshisekedi, Beci a reçu au mois de septembre une délégation de la Fédération des Entreprises du Congo. Lire aussi notre entretien avec Albert Yuma, président de la FEC, p. 19. © Belga Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 45
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Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Aeronautica SPRL, Rue Walcourt 150 - 1070 Bruxelles Code Nace : 35140 - Commerce d'électricité 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Nakhle Dany Alpes d'Or SPRL, Bahnhofstrasse 21 - 6300 Zug - Suisse Del. : O'Donovan Michael Andrisse Samuel PPE, Fabriekstraat 67 - 1601 Ruisbroek Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers 46900 - Commerce de gros non spécialisé 49320 - Transports de voyageurs par taxis Del. : Andrisse Samuel Gerson Auyan Team SPRL, Chaussée d'Alsemberg 1031 - 1180 Bruxelles Code Nace : 71121 - Activités d'ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres 72190 - Recherchedéveloppement en autres sciences physiques et naturelles 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Borges Carrizales Fabricio Bechtold SCS, Avenue Coghen 53 - 1180 Bruxelles Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Bechtold Birgitta BeCommerce ASBL, Place SainteGudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace : 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet Del. : Geeroms Sofie Beelen Axel PPE, Avenue Huart Hamoir 44 - 1030 Bruxelles Code Nace : 63120 - Portails Internet 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Beelen Axel Catamini SPRL, Avenue Dr. Decroly 47 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : de Mahieu Sophie Cercle de Lorraine ASBL, Place Poelaert 6 - 1000 Bruxelles Del. : Simon Isabelle 46 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 Christophe Sanglier PPE, Boulevard Auguste Reyers 70 - 1030 Bruxelles Del. : Sanglier Christophe Cricket & Co - Allona Belgium SPRL, Avenue Edison 17 - 1300 Wavre Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers 46422 - Commerce de gros de sous-vêtements 4771601 - le commerce de détail de vêtements de dessus, y compris les vêtements de travail Del. : Türköz Mehmet David Urbain PPE, Rue Gratès 17 - 1170 Bruxelles Del. : Urbain David De Henau Sophie PPE, Rue Joseph Bens 126 - 1180 Bruxelles Code Nace : 63990 - Autres services d'information n.c.a. 74201 - Production photographique, sauf activités des photographes de presse 86909 - Autres activités pour la santé humaine n.c.a. Del. : De Henau Sophie Dinali Trade SPRL, Rue des Anciens Etangs 40 - 1190 Bruxelles Code Nace : 46180 - Intermédiaires spécialisés dans le commerce d'autres produits spécifiques Del. : Jebabli Salah Enez Julie PPE, Rue Vanderkindere 566 - 1180 Bruxelles Code Nace : 58110 - Édition de livres 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 90031 - Création artistique, sauf activités de soutien Del. : Enez Julie EVC IT Solutions PPE, Rue Sainte Catherine 3 - 1341 OttigniesLouvain-la-Neuve Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion d'installations informatiques Del. : Van Cangh Eric Exprom PPE, Avenue de la Héronnière 90 - 1170 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. 85592 - Formation professionnelle Del. : Azzam Rafic Fabiano Silva Gislaine PPE, Dr. Emile Gallemaertstraat 9 - 1500 Halle Code Nace : 88911 - Activités des crèches et des garderies d'enfants 96040 - Entretien corporel Del. : Fabiano Silva Gislaine Frizby SPRL, Avenue van der Meerschen 93 - 1150 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Boribon Sam Gasarabwe Oscar PPE, Rue Cesar de Paepe 9 - 1060 Bruxelles Del. : Gasarabwe Oscar Gilardi Nsele Bangwala PPE, Salaartsbos 16 - 9300 Alost Del. : Nsele Bangwala Gilardi Guillaume Houssay PPE, Avenue Louise 65 - 1050 Bruxelles Del. : Houssay Guillaume Lawal Groupe Industrie - Europe SPRL, Chaussée du RisquonsTout 75 - 7700 Mouscron Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers 46349 - Commerce de gros de boissons, assortiment général 46441 - Commerce de gros de porcelaine et de verrerie Del. : Lawal Amada Youssouf Light To Light SPRL, Boulevard des Invalides 253 - 1160 Bruxelles Code Nace : 71121 - Activités d'ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres Del. : Nameche Florenzo Mabo SPRL, Nieuwe Gentsesteenweg 21 - 1702 Dilbeek Code Nace : 47112 - Commerce de détail en magasin non spécialisé à prédominance alimentaire (surface de vente < 100m²) 53200 - Autres activités de poste et de courrier Del. : Mangunza Bobongo Yael Community ManShine SPRL, Rue de Savoie 31 - 1060 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Balbaert Michaël Marie-Agnes Djate PPE, Rue Anoul 10 - 1050 Bruxelles Del. : Djate Marie-Agnès Ruta&Baga SPRL, Clos du chemin creux 4 - 1030 Schaarbeek Del. : Verschueren Wim Sarah Tshikuna Mbuyi PPE, Stoofstraat 3 - 1785 Mechelen Del. : Tshikuna Mbuyi Sarah Schidlowsky Maxime PPE, Avenue Louise 367 - 1050 Bruxelles Del. : Schidlowsky Maxime Sen Sarbani PPE, Avenue Montana 29 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Sen Sarbani ThePlugIn Company SPRL, Avenue Jules Bordet 13 - 1140 Bruxelles Code Nace : 46693 Commerce de gros de matériel électrique, y compris le matériel d'installation 46699 - Commerce de gros d'autres machines et équipements n.c.a. Del. : Stubbe Jonathan Wethinkbeautiful SPRL, Rue de Livourne 36 - 1000 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 70210 - Conseil en relations publique Del. : Froment Fabrice White-Stone Group SPRL, Rue Henri Marichal 28 - 1050 Bruxelles Code Nace : 68311 - Intermédiation en achat, vente et location de biens immobiliers pour compte de tiers 68312 - Estimation et évaluation de biens immobiliers pour compte de tiers Del. : Daxhelet Patrick Your Brand Story SPRL, Boulevard Général Jacques 34 - 1050 Bruxelles Del. : Martinez Dorr Maria Zetoolbox SA, Rue De Penthievre 10 - 75008 Paris - France Del. : Foucray Jeremy INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO 30 Abattoir Actiris ADEB Adidas Advisers AG Real Estate Ahooga Alphabet Atenor Baukunst Belgian Posters Blow Up Bopro Bruxelles Environnement Bruxelles Formation Bruxelles Mobilité Building Management Caban Café Pastel Carbyne Centre pour Entreprises en difficulté Cercle de Loraine Charlotte Café CHU Saint-Pierre CHWapi CIRB CIT Blaton Cliniques Saint-Luc Coucou D’Ieteren Danone Daoust 8-9 30 ; 32 40-41 33 39 14-15 ; 40-41 8-9 20-22 40-41 8-9 13 11-12 39 30 ; 34 32 27 39 32 43 28 37-38 4-5 43 31 31 28 ; 30 40-41 39 42 27 33 10 Easy.brussels Enterprise Europe Network Erasmushogeschool Brussel FEB Fédération des Entreprises du Congo Felix Fondation Roi Baudouin Garage à manger Gécamines Google Guerlain Holy Smoke Imec Janssens JC Decaux Belux Jump L’Écho La Colmena Lab Box Lateral Thinking Factory Lewis PR Lexing Belgium Lifetech.brussels Lime LindaCare MaestroMobile Martini Media Marketing Mercury MintT MoveUp Northgate Arinso 16 8-9 14-15 19 ; 45 20-22 32 43 19 20-22 ; 25 6 43 23-24 11-12 13 20-22 36 33 27 4-5 20-22 26 31 20-22 31 14-15 11-12 4-5 6 31 31 8-9 Nos Pilifs O Lion d’Or Orange Origine Pêle-Mêle Perspective.brussels Poppy Qatar Airways Raet Rising Lab Robovision Scooty SD Worx Siamu Sidewalk Labs Skipr Spaces Stib Telenet TNO Uber ULB Veon ViaVan Ville d’Anvers Voka Waymo Xerox Corp. Younity Zetoolbox Zipcar 34 43 23-24 43 43 32 27 6 8-9 6 23-24 20-22 8-9 30 25 27 45 4-5 23-24 ; 8-9 23-24 8-9 32 44 27 23-24 14-15 20-22 44 26 6 27 Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 47
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Agenda STRATÉGIE & GESTION 08.11 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles 06.12 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles VENTE, MARKETING & COMMUNICATION 10.10 Instagram** 21.10 Smartphone film academy** 22.10 Social media strategie** 23.10 Social selling : l’efficacité de la prospection 24.10 Google my business: maak je vindbaar voor je (potentiële) klanten!** 24.10 Réussir son projet CRM en 5 étapes 05.11 E-mailmarketing** 07.11 Formation Facebook & Instagram 12 & 26.11 Social selling : l’efficacité de la prospection 14.11 Google optimalisaties (SEO & SEA)** 19.11 Netwerk slimmer met LinkedIn!** 21.11 Instagram** 17.12 Social selling : l’efficacité de la prospection ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 10.10 Congé parental, congé pour assistance médicale et congé palliatif : principes et nouveautés 48 ❙ Bruxelles Métropole - octobre 2019 04, 11, 18 & 25.1 Lunch Starter 02, 09, 16 & 23.12 Lunch Starter ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be 11.10 Statut et contrat de travail dans le secteur public – cycle de 3 formations : le régime disciplinaire et la rupture de la relation de travail 14.10 Inspection sociale : doit-on en avoir peur ? 17.10 au 14.11 Cycle : l’essentiel du droit du travail 18.10 Actualités « compensation & benefits » 22.10 Élections sociales 2020 et mise en place des organes sociaux 22.10 Élections sociales 2020 : tout savoir sur le processus électoral 14.11 Actualités de droit social dans la fonction publique ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be DROIT COMMERCIAL 11.10 Le bail commercial : nouveautés et conseils ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be MÉDIATION JURIDIQUE Jusqu’au 21.02.2020 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale ➜ bMediation +32 2 643 78 47 – info@bmediation.eu WORKSHOPS GRATUITS STARTERS & RESTARTERS 14, 21 & 28.10 Lunch Starter Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) **En néerlandais uniquement Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be 16.10 Brussels Meets Brussels / City Climate Challenge 16, 23 & 30.10 Beci Welcome Breakfast 06, 13, 20 & 27.11 Beci Welcome Breakfast 04, 11 & 18.12 Beci Welcome Breakfast ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci. be 14.10 B2B matchmaking : BioXpo VitaSana, the trade fair for the organic sector, Brussels 17.10 Forum Douanes Bruxelles 18.10 B2B meeting avec des agents commerciaux en France 21.10 Brexit or not Brexit, quels impacts sur votre business ? Atelier pratique 28.11 Appréhender le risque de corruption dans les relations commerciales de mon entreprise ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be Entreprises et transmission > 3 entreprises à remettre Encadrement, restauration d’œuvres, vente de mobilier d’exception CA : < 1 Mo € 1 à 10 employés Imprimerie digitale CA : 2 à 3 Mo € 10 à 20 employés Agence d’études de marché, de mystery shopping et marketing CA : < 1 Mo € 1 à 10 employés > Pour nos repreneurs-investisseurs, le Hub Transmission recherche Une entreprise active dans le marketing, communication, production Bruxelles, Wallonie, Flandre Valeur d’acquisition : 500.000 € max. > Une entreprise B2B active dans la distribution ou l’agro-alimentaire ou les soins de santé Bruxelles, Wallonie, Flandre Valeur d’acquisition : 2.000.000 € min Note : Le repreneur investit en fonds propres et souhaite s’impliquer dans la gestion journalière de l’entreprise. Le Hub Transmission de BECI, première organisation de la Région Bruxelles Capitale en cession/acquisition d’entreprises, publie ses nouvelles offres. Vous souhaitez céder votre entreprise, en partie ou totalement ? Vous êtes intéressé(e) par l'une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l'un de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 ● transmission@beci.be

2019.10 Brussel Metropool


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inhoud Brussel Metropool Nr 48 – Oktober 2019 In november: International News 4 6 8 Beci online Podcast : Jérémy Foucray Digest Ideeën 10 11 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Géry Brusselmans, Elisa Brevet, Giles Daoust, Marc Decorte, Nancy Demaude, Thierry Geerts, David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Olivier Kahn, Ophélie Legast, Frédéric Petitjean, Pierre Rode, Julien Semninckx, Guy Van den Noortgate, Peter Van Dyck en Beatriz Vilchez-Silva. Opmaak db Studio.be Druk DB Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 13 14 Open Source Reclamezeilen: hoe ver reikt de bevoegdheid van een gemeente? Voor of tegen minder reclameborden in de stad? MO: een vitrine voor alle mobiliteitsoplossingen International 16 19 Smart Cities 20 23 25 27 28 30 31 32 EEN: een netwerk om uw internationale groei te stimuleren "België en de DRC hebben een gezamenlijke toekomst!” Thierry Geerts: Brussel opnieuw uitvinden, in hartje Digitalis... City of Things in Antwerpen Toronto wordt de stad van morgen 26 Wetgeving: het evenwicht vinden tussen privacy en gegevensgebruik Mobiliteit: apps om de stad te ontlasten “Ook de burger kan helpen, Brussel properder te maken” Administratie: groeiend succes voor het Irisbox-loket Gezondheid: technologie ten dienste van de patiënt Sociaal: “4 burgers op 10 lopen risico op digitale uitsluiting” Dynamiek 33 MVO: van bestaansreden tot bestaansrecht 34 36 39 40 42 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 44 45 46 47 48 Overdracht: bereid je op tijd voor Verhaal bij overheidsopdrachten: zijn er misbruiken? Starter: Coucou Community 43 Index Agenda In de voetsporen van … Pierre-Yves Bossard Kleine verhalen van grote ondernemers Foto’s van het Beci nieuws Toetredingsaanvragen Gasthoofdredacteur: Thierry Geerts Hoe nuttig is de circulaire economie voor uw bedrijf? Plaats voor de mens in een faillissement? 37 Uw zaak draait vlotjes? Neem toch even de tijd om dit te controleren ... viert zijn 65-jarig bestaan en 1.000.000 Daoustianen! Sluit je aan bij de grote werknemersfamilie van Daoust! INTERIM • SELECTION • OUTPLACEMENT • COACHING • PUBLIC SECTOR • DIENSTENCHEQUES Sinds 1954 heeft Daoust meer dan 1.000.000 mensen geholpen om een baan, een collega of een huishoudhulp te vinden. Sluit je aan bij onze grote familie in één van onze 50 JobCenters of op Daoust.be Erkenningen: Brussel: 00391, Vlaanderen: VG.163.BUOP, Wallonië: W.INT/SO/RS/RE.22. Erkenning Dienstencheques: Brussel: B40063, Vlaanderen: V40063, Wallonië: W40063.
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Beci online Social Media Meer dan 85% van de Belgische certificaten van oorsprong wordt uitgereikt via Digichambers, het platform ontwikkeld door de Belgische Kamers van Koophandel. Vorige maand werd hiervan versie 2.0 geïntroduceerd: nog handiger! #BECImember : Tijdschrift, website, nieuwsbrieven, studies, evenementen ... Media Marketing is dé referentie in de communicatie- en marketingsector in België. Meer op www.mm.be. We hadden het er vorige maand al in onze pagina's over: Beci steunt het project "Morgen Egmont", geleid door de economische actoren van de wijken Louiza en Gulden Vlies. Het debat werd via de sociale netwerken voortgezet. 16 september in de Club van Lotharingen: een lunch over de prioriteiten van de Brusselse bedrijven, in het raam van het programma van de nieuwe gewestelijke regering. Volg ons op Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 Beci online In onze nieuwsbrieven van september Een niet te missen evenement, op 16 oktober: Brussels meets Brussels, gewijd aan de kansen die met de klimaatverandering gepaard gaan. Een debat met de economische en politieke besluitvormers van Brussel. Meer op https://agenda.beci.be/brusselsmeets-brussels-nl-city-climate-challenge-303030. Wanneer moeten werknemers op de hoogte worden gebracht van de introductie van een nieuwe technologie? Onder welke voorwaarden kan kunstmatige intelligentie worden ingezet in het rekruteringsproces? Wanneer komt er een rechtspersoonlijkheid voor robots? Antwoorden met advocaat Christophe Delmarcelle. Dit leest u op onze website U vindt deze artikelen op www.beci.be Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 5
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Podcast Jérémy Foucray, amper 25, ondernemer en digitaal gereedschapsjager Mercury, Rising Lab, Zetoolbox: met die drie bedrijven is Jérémy Foucray op zijn 25e al een "seriële ondernemer". Een ontmoeting met degene voor wie "het werk heel (mijn) leven is, en vooral een passie". kwam tot de conclusie dat bedrijven absoluut moesten inzien dat content voor sociale netwerken zich niet beperkt tot foto's en video's. We moeten een cultuur creëren rond deze inhoud. De bedrijven vergeten soms dat dit alles ook intern geproduceerd kan worden en niet noodzakelijkerwijs duur hoeft te zijn. Het is vaak een kwestie van hulpmiddelen ... Was ondernemerschap voor jou een evidentie? Het begon allemaal met een frustratie: ik heb altijd graag gewerkt. Sinds mijn 16e heb ik heel wat klusjes gedaan, in de schoonmaak, in supermarkten ... Toen ben ik naar een marketingen mediaschool gestapt. Mijn eerste stage deed ik in eventmanagement en public relations. Het tweede jaar zat ik in de rekruterings- en headhuntingbranche. Een zeer intensieve omgeving waar je hard moet werken. Toen dacht ik bij mezelf: "In een omgeving als deze wordt van jou veel verwacht en krijg je weinig in ruil. Als je dan toch zo hard moet werken, doe het dan voor jezelf.” Is dat wat je ertoe aanzette om Mercury op te richten? Ik stond toen vol bewondering voor de netwerken en hun vermogen om de aandacht van mensen te trekken. Als student overwoog ik de productie van inhoud voor 'volwassenen'. Ik besprak dit met de directrice van mijn school en een paar weken later hadden we een ruimte, toegang tot het netwerk van de school en een geweldige motivatie. We dachten: "Aangezien diploma's nutteloos lijken en iedereen met een diploma hetzelfde doet, blijft er niets anders over dan werken. Onze ervaring zal ons onderscheiden …” Uiteindelijk kregen we kleine contracten voor Guerlain, Qatar Airways ... Boeiend! Vandaag studeerde je af aan de ECS en verliet je Mercury, op weg naar nieuwe avonturen ... Als student begreep ik dat onderwijs fundamenteel was en dat het behoorlijk ‘gescaled’1 kon worden. Ik 1 NVDR: vermogen om een product aan te passen aan een verandering in de orde van grootte van de vraag. 6 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 V.R Dit is het ontstaan van Zetoolbox, je nieuwe onderneming, nietwaar? We staken van wal vanuit deze vaststelling: in elk tijdperk beschikte de mens over hulpmiddelen. Het probleem is dat mensen vandaag moeite hebben met de digitale instrumenten. Nochtans worden steeds meer dingen mogelijk dankzij software. Zetoolbox is onze manier om dit enigszins recht te trekken. We willen hulpmiddelen introduceren en de gebruikers helpen ze te begrijpen. Vaak kunt u met eenvoudige toepassingen die bijzonder goed werken, zeer snel resultaten bereiken! ● Elisa Brevet Beluister deze ontmoeting in de Next Step podcast: www.beci.be/podcast podcast inspiratie: How I built this : (in het Engels): Boeit u zich voor de grote ondernemers die de wereld hebben gerevolutioneerd? Dan is deze podcast iets voor u. In elke aflevering ontmoet Guy Raz de grootste namen, van Instagram tot Airbnb (de aflevering over Joe Gebbia is een favoriet), via LinkedIn of Buzzfeed. Agentschap blok 3 KBCAfspraak Brussels Maak een afspraak met ons waar u wil. kbcbrussels.be/overal V.U. : KBC Group NV, Havenlaan 2, 1080 Brussel, België. BTW BE 0403.227.515, RPR Brussel.
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News Abattoir betrekt Baukunst bij het Manufakture project Tegen januari 2023 verschijnt op de site van Abattoir te Anderlecht een nieuwbouw van ongeveer 6.000m² oppervlakte. ‘De Manufakture’ zal diverse functies weten te combineren. Ze is medegefinancierd door het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en het EFRO. Voor het ontwerp werd vorig jaar, samen met de Brusselse Bouwmeester een architectuurwedstrijd gelanceerd. Abattoir koos uiteindelijk voor Baukunst en zijn architect Adrien Verschuere. Baukunst besloot in te spelen op de ruimtelijke uitdagingen: door zijn positie op de site maakt Manufakture het mogelijk om een nieuwe openbare ruimte te creëren en rechtstreeks met de historische hal in dialoog te treden. Wat het ontwerp van Baukunst ook zo uniek maakt, is zijn extreme neutraliteit ten opzichte van de invulling, wat een ongelofelijke flexibiliteit toelaat. Abattoir wenst met dit gebouw verder in te zetten op duurzaamheid. Dit betekent niet enkel inzetten op CO2-neutraal produceren, maar ook een bewuste keuze maken van materialen, de flexibele invulling van het gebouw nu al voorbereiden en de mix van activiteiten op de site verder stimuleren. Het gebouw zelf bestaat uit twee gestapelde duplexen van 16 meter hoog. Aan de noordzijde van het gebouw zijn twee grote loggia’s geplaatst. Ze bieden ruimte voor verticaal verkeer. De voorkant, die dus gericht is naar de geklasseerde markthal, en waar later ook een groot stedelijk plein rond komt, wordt een geactiveerde gevel die uitwisselingen met de bezoekers van de site mogelijk maakt. Abattoir SA is ook van plan om rond 2022 de Kotmet te bouwen. Dit vastgoedproject vindt plaats naast de Foodmet en omvat een mix van commerciële ruimtes, studentenhuisvesting en flats. Informatie : www.abattoir.be Uber lanceert Bike Lane Alerts Naar aanleiding van de Week van de Mobiliteitsweek lanceerde Uber in september Bike Lane Alerts in België. Deze nieuwe veiligheidsfunctie maakt gebruik van beschikbare kaartgegevens om de aanwezigheid van afzonderlijke fietsvoorzieningen aan te geven – of de noodzaak voor fietsers om de weg te delen met automobilisten. Elke passagier die wordt opgehaald of afgezet in de buurt van of langs een fietspad krijgt dus een melding dat hij of zij bij het openen van de autodeur moet letten op eventuele fietsers. Deze functie is al beschikbaar in de Verenigde Staten, Canada, het Verenigd Koninkrijk en Frankrijk. Ze is bedoeld om gevaarlijke situaties te vermijden wanneer de gebruiker in of uit het voertuig stapt. © Getty ©Baukunst Op de benedenverdieping komen ateliers voor vleesversnijding of andere voeding gerelateerde productieve activiteiten. Boven de ateliers zullen twee verdiepingen ingevuld worden met een publieke parking van ongeveer 420 plaatsen voor de marktbezoekers tijdens het weekend. Tijdens de week is de parking nuttig voor andere gebruikers van de site of erbuiten, zoals de Erasmushogeschool bijvoorbeeld. De totale investering wordt geraamd op circa 18 miljoen euro. 8 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 Dit bevestigt de woordvoerder van Uber: "Bike Lane Alerts is Uber's nieuwste functie op het gebied van verkeersveiligheid. In elk geval een mooi voorbeeld van hoe technologie een positieve bijdrage kan leveren aan meer veiligheid op onze wegen. België telt een groot aantal fietsers. Die lopen het risico om gewond te raken door mensen die onzorgvuldig de deur van een voertuig openen. Deze waarschuwingen zullen autopassagiers helpen om beter op te letten.” Bike Lane Alerts is de nieuwste functie die geïntegreerd is in de Uber-toepassing, met als doel de verkeersveiligheid te verbeteren. Het vervolledigt een steeds uitgebreider scala aan veiligheidstools. Eerder deze zomer lanceerde Uber Check Your Ride. Met deze functie controleert de gebruiker of hij in het juiste voertuig stapt. Sinds november vorig jaar biedt Uber nog een aantal andere functies zoals "vertrouwde contacten" (de mogelijkheid om uw verplaatsing te delen met familie of vrienden), anonimisering van de contactgegevens tussen bestuurder en passagier en een noodknop in geval van nood. Info : www.uber.com News Gebrek aan tijd grootste knelpunt om digitaal te ondernemen De Belgische digitale economie hinkt achterop. De sleutel tot verdere digitalisering van de Belgische economie ligt bij KMO’s, zo blijkt uit de recentste DESI-cijfers van de Europese Unie. Telenet Business wil daar mee zijn schouders onder zetten. Via zijn vernieuwd programma “De Digitale Versnelling” dat in 2017 van stapel liep, investeert het bedrijf meer dan een half miljoen euro in een online platform waar ondernemers digitale experts in verschillende vakgebieden kunnen vinden. Versie 2.0 werd onlangs voorgesteld. Een sterke website of webshop maken, een profiel beheren op sociale media, online adverteren … voor veel bedrijven is het nog steeds allemaal niet vanzelfsprekend. Dankzij de ‘Digitale Versnelling’ konden ondernemers zich gedurende twee uur laten bijstaan door een onafhankelijk digitale expert. Bijna 3000 bedrijven maakten hiervan handig gebruik. 6 op 10 ondernemers zag nadien hun klantenbestand groeien. Bij wie geen vooruitgang boekte, bleken tijd (29%) en nood aan extra hulp (23%) de voornaamste knelpunten. 85% van de ondernemers gaf aan verder te willen werken met een digitale expert. Telenet Business wil verder inspelen op deze inzichten met een 2.0 versie van de ‘Digitale Versnelling’. Het bedrijf blijft zoeken naar nog meer onafhankelijke digitale experts voor verschillende vakgebieden: sociale media, merk versterken, online adverteren, online tools, online veiligheid … De experts delen interessante trends en handige tips & tricks op het platform digitaleversnelling.be. Bedrijven die dit wensen, kunnen kiezen uit een aantal lokale onafhankelijke experts. Dan bepalen de ondernemer en digitale expert een samenwerking op maat. “Digitaal ondernemen biedt uiteraard meer voordelen dan alleen meer klanten bereiken of hen gemakkelijker bedienen”, stelt Martine Tempels, Vice-President bij Telenet Business. “Bedrijven kunnen hiermee ook hun efficiëntie en klantenservice verbeteren. Door bedrijven eenvoudig in contact te brengen met digitale experts kunnen ze een digitale versnelling hoger schakelen.” Info : www.accelerationdigitale.be Ahooga lanceert een beperkte reeks ‘lichtreflecterende’ Modular Bikes Ahooga Bike, een Brusselse starter die bekend staat om zijn praktische en ultralichte elektrische fietsen, neemt de fietsveiligheid en de zichtbaarheid van fietsers serieus, ook in het donker. Hiervan getuigt een beperkte oplage van zijn Modular Bike. Het model werd vorige maand tijdens Bike Brussels in Tour & Taxis aan het publiek onthuld. Een jaar geleden kondigde Ahooga de release van zijn Modular Bike aan: een lichtgewicht, adaptieve en compacte elektrische vrachtfiets. Ondanks zijn gewicht van amper 16 kg biedt hij een verrassend draagvermogen (155 kg). Kortom, het ideale voertuig voor het moderne leven. Denk maar aan de wekelijkse boodschappen, materiaal voor het werk en/of de kinderen die je naar school moet brengen. Dankzij zijn licht gewicht en zijn ruimtebesparende functie vindt hij een plaatsje in krappe opbergruimtes zoals gangen, studio's of garages. Zijn naam heeft hij te danken aan de vele configuratiemogelijkheden: riemaandrijving, automatische versnellingsbak, sport- of comfortstuur... Met deze beperkte editie introduceert Ahooga enkele nieuwigheden: een verf met reflecterende eigenschappen voor een betere zichtbaarheid van de fiets, vooral in de winter; een "Low Step"-frame waarmee de jurk of rok kan worden gedragen en ook mensen met verminderde spierflexibiliteit op de fiets kunnen; en, als optie, een elektronisch hangslot om het uitlenen of huren van een fiets in een bedrijf te vergemakkelijken. Deze beperkte reeks van 300 exemplaren is verkrijgbaar voor een scherpe prijs van 1995 €. Ahooga Bike werd opgericht in 2015 en heeft ondertussen al bijna 4500 fietsen op de markt gebracht. In 2018 behaalde de onderneming een omzet van 2,2 miljoen euro. Het Brusselse bedrijf Ahooga specialiseerde zich in eerste instantie in intermodale oplossingen, met elektrische en ultralichte vouwfietsen die hoge prestaties leverden. Die waren bedoeld om in te grijpen tegen al wat de adoptie van de fiets kan vertragen: heuvelachtig terrein, transpiratie, diefstal, regen of lange afstanden. Info : www.ahooga.bike Kobe Verdonck benoemd tot CEO van SD Worx Group Kobe Verdonck, tot voor kort bestuurslid van SD Worx Holding NV, strategisch adviseur en lid van het managementteam van SD Worx Holding, volgde in september Steven Van Hoorebeke op als Chief Executive Officer van SD Worx Group NV. Kobe is geboren in Gent (België) in 1971 en heeft een masterdiploma in de rechten (Universiteit Gent) en bedrijfskunde (Université Catholique de Louvain). Tijdens zijn bijzonder succesvolle carrière heeft Kobe senior leidinggevende functies opgenomen met toenemende verantwoordelijkheid in internationale bedrijven actief in HR en payroll, in meerdere landen. Zo was hij Chief Executive Officer voor Raet van 2014 tot 2018 en was hij tussen 2007 en 2014 Chief Sales Officer en Executive Director Europe & Latin America bij Northgate Arinso. Informatie : www.sdworx.com Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 9
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De menselijke valstrik Open Source H eel veel bedrijven zijn aan hun digitale omwenteling beginnen sleutelen. In het ergste geval mondt dit uit in een sociaal bloedbad. In andere gevallen, en vaak ook in kleinere bedrijven, verloopt de digitale transformatie soepel, over een langere periode en met minder of bijna geen negatieve sociale gevolgen. Hoe zit het met de Staat en zijn niet meer te volgen versplintering (in gewesten, gemeenten, ministeries, parastatalen, noem maar op)? Voorlopig valt er nog (bijna) niets te melden. De werking van het staatsapparaat hangt nog steeds voor 99% af van legioenen ambtenaren die welwillend toezien op de toepassing van duizenden wetten, regels, uitzonderingen, subsidies en belastingen. Het digitaliseringspercentage van de overheid ligt uiterst laag. Maar heeft het nog zin om voor de zoveelste keer te herhalen dat de overheidsuitgaven naar beneden moeten? Het belastingtarief, dat ver boven de 50% ligt, kan niet meer hoger. Er bestaat nochtans een manier om deze kosten klein te krijgen: de automatisering of digitalisering van een hele resem handelingen die momenteel door mensen worden uitgevoerd. Dit zou uiteraard gepaard gaan met een vermindering van het aantal ambtenaren of hun overplaatsing naar andere functies. De afschaffing van ambtenaren zou als maatregel uiterst impopulair overkomen. Zij vormen trouwens een belangrijk deel van het electoraat. Hoe dan ook, het statuut van levenslange ambtenaar is nog steeds zeer levendig in veel overheidsinstellingen. De uitweg? Deze ambtenaren opleiden in andere beroepen, als hun taak gedigitaliseerd wordt. Wegens de sociale inertie wordt dit, zowel aan de Staat als in veel bedrijven, bijzonder moeilijk. De droom van een levenslange baan blijft hardnekkig hangen, waarbij elke grote verandering als een bedreiging wordt waargenomen. Is er dan echt geen uitweg? Zal de overheid sowieso aan competitiviteit verliezen terwijl de bedrijfswereld steeds beter functioneert? Overheid of privé, het maakt niet uit: de oplossing die een sociaal bloedbad of een logisch verlies aan efficiëntie zal vermijden, is een prognose over tien jaar (of liever vijf!) om een beeld te krijgen van de manier van werken in de toekomst, na de digitalisering en optimalisatie. Idealiter zouden organisatieleiders (zowel overheid als privé) hun visie op de toekomst moeten uitleggen aan de werknemers en een plan voorstellen voor een vlotte en geleidelijke verandering. De stroeve verstandhouding tussen werkgevers en vakbonden, die veel wegheeft van een toneelstuk, zal dit helaas belemmeren, zeker in grotere organisaties. Giles Daoust, CEO van Daoust Artikelen zoals die van de Harvard Business Review hameren al jaren op deze aanbeveling aan grote ondernemingen: om geen disruptie te ondergaan moet je die zelf veroorzaken. Het – trouwens wereldwijd – probleem is dat disruptie in de komende decennia vooral de mens zal treffen. Tegenstribbelen is zinloos: evolutie is constructiever dan verzet. De langdurige en herhaalde politieke crises en de spanningen tussen werkgevers en vakbonden (iets dat in ons tijdperk hoe langer hoe meer voorbijgestreefd overkomt) belemmeren echter een noemenswaardige evolutie van onze samenleving. Als mensen nooit met elkaar overweg kunnen, hoe gaan ze dan de opkomst van de machine overleven? Zie daar de "menselijke valstrik" waar ik in de titel naar verwijs. Hoog tijd dus voor solidariteit om samen de uitweg te vinden. ● 10 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 V.R Ideeën Reclame die veel ophef maakte: in de zomer wilde de gemeente Elsene een Martini reclamezeil laten weghalen omwille van de publicitaire boodschap erop, en ondanks de stedenbouwkundige vergunning. Reclamezeilen: hoe ver reikt de bevoegdheid van een gemeente? Kan een gemeente een zeildoek laten verwijderen enkel en alleen omwille van het beeld erop? Zo ja, volgens welke criteria? Het debat loopt sinds het nieuwe college in Elsene vroeg om de verwijdering van een dekzeil met reclame voor een alcoholmerk. N a de gemeenteraadsverkiezingen van oktober 2018 werden in de gemeenten van onze hoofdstad en van het Koninkrijk nieuwe meerderheden in het leven geroepen. In zijn algemene beleidsverklaring pleitte het nieuwe college van burgemeester en schepenen van Elsene (Écolo-PS) voor "een openbare ruimte die niet aan reclame is onderworpen". Een van de prioriteiten is "het geleidelijk afbouwen van reclame in de openbare ruimte bij de vernieuwing van straatmeubilair, het niet langer aanvaarden van nieuwe reclame-installaties, het verbieden van alle reclame op animatieschermen, via geluid, geur en camera's en de analyse van de meest geschikte manier om reclame te vermijden die in strijd is met de door de gemeente verdedigde waarden (weigering van seksisme, junkfood of reclame die niet te rijmen valt met de doelstellingen van de strijd tegen de klimaatverandering)". Afgifte van een stedenbouwkundige vergunning Deze standpunten geven aanleiding tot discussies sinds de gemeente Elsene besloot ze in te voeren. Begin juli beval zij een adverteerder (Martini) een groot reclamedoek te verwijderen op een gebouw dat momenteel aan het Flageyplein renovatie ondergaat. Eerder was echter al een stedenbouwkundige vergunning uitgereikt voor de installatie van dit zeildoek, waarmee de eigenaar de renovatiewerkzaamheden gedeeltelijk financiert en, overigens, de gemeente een belasting kan innen. Bij het bedrijf dat het zeildoek had geplaatst, schoot dit bevel in het verkeerde keelgat. "De gemeente Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 11 V.R
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Ideeën De belangrijkste is die van de inhoud, die geen 'junk food' mocht promoten (of meer bepaald 'ongezonde voeding', zoals vermeld in de in het Nederlands opgestelde vergunning). In de afgegeven vergunning stond te lezen dat de inhoud van de reclame later door de gemeente moest worden goedgekeurd. Frédéric van den Bosch, advocaat (advocatenkantoor Janssens) V.R A priori valt de regulering van de reclame voor de specifieke alcoholsector niet onder de bevoegdheid van de gemeente en nog minder onder die van de administratieve politie van de stedenbouw." heeft ons de stedenbouwkundige vergunning verleend en nu het zeildoek er hangt, vraagt ze ons om het weg te halen op de enkele grond dat de reclame alcoholgebruik promoot", zegt Martijn Stefels, directeur van het Antwerpse firma Blow Up. "Ten eerste is reclame voor alcohol in België niet verboden. Ten tweede valt de beslissing over de ongepaste inhoud van reclame niet onder de bevoegdheid van de gemeente. We begrijpen er niets van, vooral omdat er in andere delen van de gemeente alcoholreclame hangt, zonder een reactie uit te lokken. En dat geldt ook voor andere gemeenten en voor andere collega's. Dit is de eerste keer dat we dit soort situatie tegenkomen en we hebben besloten ons te verdedigen.” De Martini campagne is nu voorbij. De gemeente erkent dat de stedenbouwkundige vergunning is afgegeven, maar onder voorwaarden. 12 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 Subjectieve elementen Maar hoe zit dit op juridisch vlak? De plaatsing van een reclamedekzeil op een gebouw in renovatie vereist inderdaad een stedenbouwkundige vergunning van de gemeente, maar het Gewest stelt hiervan de algemene regels vast (artikel 14 van hoofdstuk VI van de Gewestelijke Stedenbouwkundige Verordening – GSV). Wat de inhoud van de reclame betreft, verwijst deze bepaling alleen maar naar het esthetische karakter ervan. Hoe zit het dan met de voorwaarden die de gemeente oplegt? "Ik ben van mening dat deze voorwaarden onwettig zijn, voor zover een vergunning bij afgifte uitvoerbaar (afdwingbaar) moet zijn", zegt Frédéric van den Bosch, een advocaat gespecialiseerd in onroerend goed en stedenbouwkundig recht (advocatenkantoor Janssens). "De door de gemeente Elsene gestelde voorwaarden houden echter in dat de begunstigde na de afgifte van de vergunning een nieuwe vergunning moet krijgen ter validatie van de inhoud van de reclame. Bovendien heeft de rechtspraak van de Raad van State er herhaaldelijk op gewezen dat de voorwaarden van een vergunning nauwkeurig moeten zijn en niet kunnen verwijzen naar een toekomstige of onzekere gebeurtenis. Hier zijn de voorwaarden onduidelijk, aangezien de beoordeling van de conformiteit van de reclame met de door de gemeente verdedigde waarden naar eigen goeddunken gebeurt.” Een gemeentelijke bevoegdheid? Wat als een gemeente vooraf om een beschrijving van het beeld zou vragen? "A priori valt de regulering van de reclame voor de specifieke alcoholsector niet onder de bevoegdheid van de gemeente en nog minder onder die van de administratieve politie van de stedenbouw", aldus Meester van den Bosch. "De gemeente zou dus een beroep moeten doen op haar algemene politiële bevoegdheden op het gebied van ‘rust, gezondheid, veiligheid en netheid’, die haar bijvoorbeeld in staat stellen om openings- en sluitingsuren op te leggen voor drinkgelegenheden. V.R Martijn Stefels (Blow Up) We begrijpen er niets van, vooral omdat er in andere delen van de gemeente alcoholreclame hangt, zonder een reactie uit te lokken. En dat geldt ook voor andere gemeenten en voor andere collega's Daartoe zou zij moeten aantonen dat het tonen van reclame voor een alcoholmerk in strijd zou zijn met deze eisen op het publieke domein van de gemeente. Dit lijkt me een moeilijke opdracht, omdat reclame voor alcohol niet verboden is.” ● Julien Semninckx Ideeën Een efficiënt en economisch nuttig medium of eerder een bron van "visuele vervuiling"? Reclameborden zorgen voor felle debatten. Sommige lokale overheden willen de impact ervan op de stad verminderen. Twee meningen van beroepsmensen. © Getty Jérôme Blanchevoye, Adjunct-directeur generaal bij JC Decaux Belux In Brussel zou een beter overleg tussen het Gewest, de 19 gemeenten, de MIVB en de verschillende spelers van de reclamesector de alomtegenwoordigheid van reclame kunnen verminderen. En het zou tegelijk alle belanghebbenden een zelfde of zelfs hoger niveau van dienstverlening of inkomsten kunnen garanderen. Het nieuwe project van de gewestelijke stedenbouwkundige verordening (GSV) wil het aantal reclamevoorwerpen op de openbare weg beperken – op zich een goede zaak. Deze verordening zal echter haar doel missen als de gemeenten ervan afwijken en de administratie geen middelen krijgt om de naleving ervan te controleren. Dat is nu het geval. Bovendien brengt dit GSV-project, door de willekeurige afbakening van zones en formaten, het risico met zich mee dat het niveau van de inkomens (bijdragen, belastingen) gaat dalen of dat de daarvan afhangende diensten (Villo, bushokjes, enz.) zonder financiering komen te zitten. Dit zou spijtig zijn, ook omdat het geld dan naar andere media zou vloeien, waarvan sommige geen enkele euro aan de Belgische Staat herverdelen. Plaatselijke affichage is positief voor de stad. Het oudste medium ter wereld is bovendien een effectief communicatiemiddel, zowel voor economische als culturele actoren. Het creëert lokale werkgelegenheid, stimuleert de lokale economie en financiert diensten voor burgers. Ja, wij zijn voorstander van minder reclameborden in de stad, maar op een intelligente en harmonieuze manier. Het is een van de meest gewaardeerde media voor de jongere generatie, die het als vriendelijk, creatief en dynamisch beschouwt. Ik ben ervan overtuigd dat we met het Gewest, de MIVB en de gemeenten ambitieuzer kunnen werken aan een betere integratie van de reclame in de stad, met behoud van de levenskwaliteit van de burgers en de voordelen die dit medium voor de gemeenschap oplevert. Charles Dejean, Bestuurder bij Belgian Posters Wij zijn tegen het beperken van de reclameborden, maar op een genuanceerde manier. Het Brussels Gewest wenst een nieuwe GSV te stemmen die de reclame regelt. Maar die is in haar eerste versie niet erg geruststellend voor ondernemingen als het onze. Ze is veel te ingrijpend en bedreigt het behoud van veel borden in de hoofdstad. Verhoudingsgewijs zouden er op 100 panelen amper een vijftiental worden behouden. Onaanvaardbaar! Geef de adverteerders wat speelruimte, zodat ze zich kunnen aanpassen aan de nieuwe regels. Net als in het verleden trouwens, toen het nodig bleek om het (overdreven) aantal borden te verminderen. Maar vandaag wordt nagenoeg geen overleg gepleegd. De bedrijven die instaan voor de reclameborden worden niet aan de onderhandelingstafel uitgenodigd. Deze verordening zal waarschijnlijk veel verlies teweegbrengen. Reclameborden brengen veel geld op: niet zozeer voor de exploitant van het bord, maar vooral voor de gemeenten (het belastingtarief ligt zeer hoog) of voor de NMBS (die aanzienlijke huurgelden int voor de huur van haar spoordijken). Bovendien wordt naar schatting 80% van de reclameomzet opnieuw in de lokale economie geïnvesteerd, in tegenstelling tot andere media, waaronder het internet. Het verdwijnen van onze systemen zal leiden tot banenverlies, vaak van laaggeschoolden die geografisch afhankelijk zijn van ons werkgebied, naast inkomensverlies voor het Gewest, de gemeenten, de overheid, de MIVB en de NMBS. Om al deze redenen is overleg tussen de overheid en de sector zeer wenselijk. Het zou goed zijn als we werden uitgenodigd voor overleg, als naar ons werd geluisterd en we de tijd kregen om ons aan te passen. ● Gaëlle Hoogsteyn Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 13
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Ideeën MO, een vitrine voor alle mobiliteitsoplossingen De in maart 2018 bij Beci ingehuldigde MO pop-up, gewijd aan stedelijke mobiliteit, zal zich een paar manden lang in het Anspach Center vestigen. Laten we eerlijk zijn: mobiliteit in Brussel is geen eenvoudige kwestie. Er rijden (te) veel auto’s rond in de stad, de infrastructuur is nog onvoldoende uitgebouwd en de verschillende alternatieve vervoersmiddelen zijn niet genoeg op elkaar afgestemd. Tegelijkertijd beseffen steeds meer actoren dat het anders kan én moet. Beci wil zijn steentje bijdragen door dit najaar een nieuwe, grote “Mobility Shop” te openen in het Anspach Center. Denktank In 2015 al richtte Beci een ‘Mobility Hub’ op, een soort denktank voor een betere mobiliteit in Brussel. Uit die denktank kwamen onder meer een ‘Witboek Mobiliteit’ en een toolbox met mogelijk oplossingen. “Begin 2018 werd echter duidelijk dat we meer moesten doen”, vertelt Lambrechts. “We kennen de problemen, het was tijd om zelf in actie te schieten. Veel debatten over mobiliteit verzanden immers in oeverloze discussies over wie wat moet doen. We wilden overstappen van een denktank naar een doe-tank.” D at mobiliteit Beci nauw aan het hart ligt, hoeft niet te verbazen, zegt Adviseur Mobiliteit Ischa Lambrechts. “Sinds een jaar of vijf staat mobiliteit hoog op de agenda bij Beci. De reden daarvoor is eenvoudig: mobiliteit wordt een belangrijke parameter in onze economie. In onze halfjaarlijkse politieke barometer peilen we bijvoorbeeld bij Brusselse ondernemers naar wat voor hen een gezonde economie uitmaakt. Het antwoord 'Een goede mobiliteit' scoort daar jaar na jaar hoger.” Beci kwam daarom op de proppen met “MO”, wat staat voor Mobility/ Movement. In samenwerking met dertig private en publieke partners werd in de Beci-kantoren op de Louizalaan een pop up-store opgericht. Daar werden alle mogelijke oplossingen voor de Brusselse mobiliteitsknoop voorgesteld en gepromoot. “Het probleem was dat veel ondernemers door de bomen het bos niet meer zagen”, zegt Lambrechts. “Er zijn in België zeker 500 producten en diensten beschikbaar die zich op mobiliteit richten, van deelauto’s en parkeer-apps over steps tot taxidiensten en openbaar vervoer. MO wou zoveel mogelijk van die actoren verzamelen en een soort ‘community’ opzetten rond mobiliteit.” Een tweede beoogd effect van de pop up-store was het in contact brengen van de verschillende partners en kruisbestuivingen opzetten. Lambrechts: “Waarom zouden er bijvoorbeeld geen partnerships kunnen ontstaan tussen een autoverhuurder en een bedrijf dat fietsen leaset? Tegenwoordig hoeven dat geen concurrenten meer te zijn. In de co-creatie tussen private en publieke ondernemingen en private ondernemingen onderling worden vaak de beste ideeën geboren.” 1.000 vierkante meter MO werd meteen een topper en mocht zich op grote belangstelling van de Brusselse ondernemers en beleidsmakers verheugen. Bij Beci drong al snel het besef door dat het de moeite waard zou zijn om dit concept nog verder te pushen en uit te werken. En zo werd als het ware MO 2.0 geboren, een 1.000 vierkante meter grote ruimte die op 24 oktober opengaat in het Anspach Center, in het hart van Brussel. Ook nu werden weer heel wat partners aangetrokken om het project mee te helpen trekken: het VBO en VOKA zijn betrokken, maar ook bijvoorbeeld AG Real Estate 14 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 ©AG Real Estate Ideeën (dat de ruimte ter beschikking stelt) en mobiliteitsorganisatie MaestroMobile. De nieuwe MO blijft tot 9 januari 2020 open. “Het eerste project was vooral gericht op bedrijven. Met de nieuwe MO willen een nog veel groter publiek aanspreken”, legt Lambrechts uit. “Dat blijkt ook uit de locatie: in het Anspach Center passeren elk jaar zowat zes miljoen mensen. Er moet ook geen afspraak of zo gemaakt worden om de ruimte te kunnen bezoeken. Iedereen kan er vrij binnenen buitenlopen. Er zal ook permanent iemand aanwezig zijn, om vragen te beantwoorden of de bezoekers wegwijs te maken.” De nieuwe versie van MO moet een soort ‘vitrine’ worden die een blik geeft op alle mogelijkheden in Brussel qua mobiliteit. Het moet de bezoekers ook duidelijk maken dat mobiliteit meer is dan enkel een manier om je te verplaatsen van naar B. Mobiliteit speelt onmiddellijk in op XavierTackoen de stedelijke economie, heeft invloed op de werkgelegenheid en het welzijn in de stad en uiteraard ook een impact op het milieu en de volksgezondheid. Al deze aspecten worden uitgelegd aan infobalies, opleidingsruimten en workshops. Uiteraard zal het ook concreet over vervoer gaan. Er komen demo’s van bijvoorbeeld elektrische steps en fietsen. Die zullen ook op een indoor circuit uitgeprobeerd kunnen worden. Via gamification en VR worden bezoekers dan weer wegwijs gemaakt in verschillende mobiliteitsoplossingen. Eveneens het vermelden waard is het ‘Mobility Passport’, een experiment dat drie weken zal duren en waarbij 400 mensen alle mogelijke vervoersmiddelen in Brussel zullen mogen uittesten. Via een app wordt bijgehouden wie de meeste middelen uitprobeert en dus de meeste punten scoort. De winnaar krijgt daarna een mooie prijs. Een deugdelijk verkeers- en mobiliteitsbeleid helpt niet alleen de leefbaarheid in de stad vergroten, het is ook een instrument om de opwarming van onze aarde in te perken. “De MO-ruimte wordt daarom ook een uithangbord van ons project 30-3030”, zegt Lambrechts. “Dat project wil de Brusselse klimaatdoelstellingen mee concretiseren. Het zijn in totaal dertig projecten die de CO2-uitstoot tegen 2030 met dertig procent moeten helpen terugdringen. Toevallig, of misschien net niet: dertig procent van de totale CO2uitstoot in de hoofdstad komt ook van transport en mobiliteit.” Wat kost een goed fietsslot? MaestroMobile zal in de ruimte ook de ‘Mobiline’ opzetten, een informatieplatform waarin alle mogelijke vragen over vervoer in Brussel beantwoord zullen worden. “Normaliter is deze dienst enkel via telefoon, mail, WhatsApp en Facebook Messenger te bereiken”, zegt Xavier Tackoen van MaestroMobile, “maar voor MO gaan we uitzonderlijk ook een fysiek contactpunt installeren. De meest uiteenlopende vragen kunnen we daar beantwoorden: van ‘Wat kost een goed fietsslot?’ over ’Welke trein moet ik nemen om van A naar B te komen?’ tot zelfs vragen over de fiscale stimuli van bepaalde vervoermiddelen.” Beci en MaestroMobile zijn geen onbekenden van elkaar, zegt Tackoen en werken al langer samen rond het mobiliteitsvraagstuk. “Ik denk dat wij een natuurlijke partner voor MO zijn omdat wij al heel wat expertise rond mobiliteit hebben opgebouwd. Ons platform is een heel concrete tool om zowel de fysieke als psychologische drempels op te lossen die mensen vaak hebben om van alternatieve vervoersmiddelen gebruik te maken.” Ischa Lambrechts Wat mobiliteit betreft staat Brussel vandaag alvast heel wat verder dan pakweg tien jaar geleden, meent Tackoen. Al blijven de uitdagingen groot. “Tien jaar geleden was er onder de verschillende actoren geen eensgezindheid over hoe we de problemen moesten oplossen. Tegenwoordig is die er wél. Er moet meer openbaar vervoer komen. We moeten de openbare ruimte herinrichten en voorrang geven aan zwakke weggebruikers. En we moeten het fietsen stimuleren. Over dat soort oplossingen is tegenwoordig iedereen het wel eens. We staan in Brussel vandaag waar Kopenhagen vijftien jaar geleden stond. Maar ik ben er zeker van dat we heel snel een inhaalbeweging kunnen maken.” Stad versus rand De grote uitdaging daarbij is om die oplossingen nu ook daadwerkelijk uit te voeren en de omslag te maken. “Veel mensen zijn er nog niet klaar voor”, zegt Tackoen. “De neiging is nog altijd groot om de auto te nemen. We zien de vooruitgang ook nog altijd niet genoeg. Maar ik ben ervan overtuigd dat dat wel zal komen, als we het nog wat tijd geven. Wat groot Brussel betreft, ben ik zelfs echt optimistisch. Wat de rand betreft, zijn er nog wel grote uitdagingen. We mogen niet naar een dualiteit evolueren tussen de stad en het platteland, waarbij de stad veel sneller evolueert, want dan verplaats je de problemen alleen maar. Daar blijft dus nog veel werk aan de winkel.” ● Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 15 © Reporters © Reporters
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Enterprise Europe Network EEN : een netwerk om uw internationale groei te stimuleren © Getty Hoe benutten we optimaal de mogelijkheden van de Europese interne markt? Welke normen zijn van toepassing op de export naar onze buurlanden? Waar kan ik ondersteuning vinden om in het buitenland te prospecteren? Dit zijn de vragen die Enterprise Europe Network u helpt te beantwoorden. Europese overheidsmarkten en hulp bij het indienen van inschrijvingen. Een ander aspect betreft de intellectueleeigendomsrechten (IPR), hulp bij de bescherming en uitbreiding van deze rechten en de ontwikkeling van strategieën voor de uitbating van octrooien. 2 O ok al zijn de grenzen binnen de Europese interne markt al lang verdwenen, toch aarzelen nog steeds te veel bedrijven – voornamelijk KMO’s – om zich buiten hun nationale grenzen te wagen, en des te meer buiten de EU. Toegegeven: exporteren is niet gemakkelijk voor een KMO. Het kost tijd en middelen om markten te bestuderen, te prospecteren, kennis te nemen van lokale regelgeving, een distributienetwerk te ontwikkelen ... Die tijd hebben KMO's vaak niet. Toch zitten voor veel bedrijven de beste groeivooruitzichten in de export. Het Enterprise Europe Network (EEN) werd in 2008 opgericht om ondernemingen in dit proces te ondersteunen. Het netwerk wordt medegefinancierd door de Europese Commissie. Het bestaat uit meer dan 3000 deskundigen uit 600 organisaties (waaronder veel kamers van koophandel, lokale ontwikkelingsagentschappen, enz.) die actief zijn in meer dan 60 landen, waaronder China en Qatar. In tien jaar tijd heeft het netwerk naar schatting al bijna 3 miljoen bedrijven begeleid. Beci maakt er deel van uit en vormt, in consortium met hub.brussels, het EEN-contactpunt in Brussel. De diensten die het EEN-netwerk aan KMO’s aanbiedt, berusten hoofdzakelijk op drie pijlers: 1 Toegang tot internationale markten: EEN helpt bedrijven bij het identificeren van markten die geschikt zijn voor hun groei, adviseert over de lokale marktomstandigheden en brengt de bedrijven in contact met geschikte buitenlandse partners. Deze bijstand betreft ook de toegang tot internationale overheidsopdrachten, de identificatie van mogelijkheden op deze grensoverschrijdende en 16 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 3 Toegang tot financiering: de identificatie van de beschikbare financieringsbronnen en ervoor zorgen dat de onderneming klaar is om investeringen te genieten. Het gaat hier uiteraard om privé en openbare financieringsbronnen, maar vooral om Europese programma's (COSME, Horizon Europe, enz.), en om advies over de indiening. Advies over de Europese regelgeving: hulp aan bedrijven bij de toepassing van Europese regelgeving en normen, bijvoorbeeld CE-markering, regels voor de detachering van werknemers, milieuregels, intracommunautaire BTW, enz. ● Informatie: www.brusselsnetwork.be Contactpersoon : Jean-Philippe Mergen, Directeur Internationalisation EEN Brussels – jpm@beci.be ; +32 2 210 01 77. De begeleiding die EEN biedt • Kennismaken met de activiteit en het internationaal ontwikkelingsproject; • Controle op de internationalisering en ondersteuning bij de ontwikkeling van een internationaal businessplan; • Bepaling van het streefdoel dat over een tot drie jaar moet worden bereikt om de internationale groei van het bedrijf te ondersteunen en de behoeften te identificeren; • Ondersteuning en advies aangepast aan de behoeften van het bedrijf, naast de bepaling van de gewenste impact op de ontwikkeling van de onderneming; • Vooruitgang en eventuele bijsturing om de 3 tot 6 maanden. Toekomst Bedrijven Jobs Omwonenden Mobiliteit Brussels Airport waar miljoenen levens elkaar kruisen Brussels Airport kan 120.000 mensen een job bieden, het dubbele van vandaag. Zo wordt de luchthaven nog meer een ontmoetingsplaats voor mensen en bedrijven, een kruispunt waar innovatieve ideeën kunnen groeien. Brussels Airport is op die manier van strategisch belang voor de economische groei van ons land. Dat is de strategische visie van de luchthaven op weg naar 2040. Deze strategie wordt pas een succes als alle betrokken partijen worden gehoord en als het evenwicht tussen groei en duurzaamheid wordt bewaard.
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16.10.2019 Brussels Meets Brussels DE afspraak voor de ondernemers. Met de CEOs en de economische besluitvormers van het Gewest, de vertegenwoordigers van de Brusselse regering en de politieke beleidsmakers. Over het thema : Initiatieven en bezorgdheden van de bedrijfsleiders omtrent de klimaatuitdagingen. Stel uw vragen rechtstreeks aan de ministers. 303030.eu Een initiatief van Beci Wanneer : 16 oktober 2019, 18.00u Waar : Club van Lotharingen Poelaertplein 6 te Brussel Inschrijvingen : events@beci.be International " België en de DRC hebben een gezamenlijke toekomst! ” Medio september ontving Beci, aan de zijlijn van het officiële bezoek van de Congolese president Félix Tshisekedi, een Congolese delegatie van een twaalftal ondernemers onder leiding van de voorzitter van het Verbond van Congolese Ondernemingen – en tevens voorzitter van de raad van bestuur van Gécamines –, Albert Yuma. Zoals u zelf al zei, geniet de huidige Congolese ondernemersgemeenschap nog steeds weinig erkenning. Is dit bezoek bedoeld om deze indruk te recht te trekken? © Belga Inderdaad. Laten we eerlijk zijn, de betrekkingen tussen België en de Democratische Republiek Congo zijn in de loop der tijd verzwakt, om redenen die iedereen zich kan voorstellen. Het Congolese ondernemerschap is echter actief. Congolezen zijn echte ondernemers! Maar ondertussen zijn de wereld en de economische verhoudingen aan het veranderen. Investeringen kunnen niet meer dezelfde zijn als in het verleden. Daarom zijn we komen kijken welke sectoren interessant kunnen zijn voor België en tegelijk nuttig voor ons. Misschien moeten we nu ook nagaan hoeveel Belgisch kapitaal in Congo kan worden geïnvesteerd. Gelooft u in een mooie toekomst tussen België en de DRC? Ja, dit moet worden overwogen. Het kapitalisme is voortaan wereldwijd. Nieuwe domeinen winnen aan belang, met nieuwe partners en nieuwe behoeften. Veelbelovende sectoren zijn er genoeg: van digitaal tot hout, naast voeding, via diversificatie in de landbouw. We blijven dus afzien van onze vroegere betrekkingen, die in wezen gebaseerd waren op de mijnbouw. Concreet: wat verwacht u van dit bezoek? Ten eerste, dat de perceptie van de DRC en van haar zakenlieden verandert. Het spijt me dit te moeten zeggen, maar er heerst nog steeds "slechte propaganda" over ons land, en de echte informatie over wat er werkelijk gebeurt, wordt niet verspreid. Natuurlijk moeten bepaalde Albert Yuma waarheden aan het licht worden gebracht. Wij klagen zelf soms over het ondernemingsklimaat of de moeilijke relaties met de Staat, als partner. Maar de situatie wordt vaak overdreven. Ons eerste doel is dan ook om een reëlere en positievere boodschap over te brengen, met inachtneming van de gebieden die voor beide partijen van belang kunnen zijn. Want er is nog veel te doen, samen! Terwijl we de juiste balans vinden in onze kijk op zaken? Absoluut. Ook al wordt de uitdrukking "win-win" soms ten onrechte gebruikt, toch lijkt een dergelijke situatie me best haalbaar. We willen geen betrekkingen meer met partners indien Congo daar geen voordeel uithaalt. We willen dingen creëren waar iedereen bij gebaat is, wat niet altijd het geval is geweest. Ik die in België werd opgeleid, weet ik dat uw land op een cultuur van uitmuntendheid berust. Dat mogen we zeker niet verwaarlozen. En eveneens op economisch gebied willen wij graag de samenwerking inzake opleiding en onderwijs hervatten. Voor mij is dit essentieel. ● David Hainaut Contact Afrikaclub Beci : Jean-Philippe Mergen jpm@beci.be ; +32 2 210 01 77. Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 19
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Smart Cities Brussel opnieuw uitvinden in hartje Digitalis... U gelooft dat u in Brussel of België woont. In feite bent u zoals iedereen burger van Digitalis, een land met 4 miljard via het internet met elkaar verbonden inwoners. Brussel is niet meer dan één schakel in deze nieuwe menselijke gemeenschap. V.R Smart Cities E lke Brusselaar is dus verbonden met 4 miljard andere inwoners. Op dezelfde manier is elke inwoner ook verbonden met zijn of haar stad. En die verbindt zich met haar burgers dankzij de digitale technologie. Eindelijk slagen we er dankzij de digitalisering in om grote uitdagingen inzake gezondheidszorg, welzijn, onderwijs en mobiliteit het hoofd te bieden. Allemaal vraagstukken waarmee Brussel, net als vele andere steden, wordt geconfronteerd. De digitale technologie verandert geleidelijk ons dagelijks leven … en de steden waar we wonen. Vandaag hebben we het over smart cities, slimme steden, dus. Daar leveren de informatietechnologie en het internet van de dingen hun bijdrage aan het stedelijk beheer, zijn administratie en zijn infrastructuur (bibliotheken, ziekenhuizen, vervoer, nutsbedrijven). Het doel is duidelijk: het beheer duurzamer, inclusiever en levensvriendelijker maken dankzij een vlottere organisatie, die de mensen bovendien dichter bij de overheid brengt. Cloud computing en Big Data Met deze twee technologische evoluties komt de droom van een meer humane en gepersonaliseerde stad, tot voor kort nog utopisch, binnen handbereik. En dan wel dankzij cloud computing, die grote hoeveelheden data ('big data') verwerkt, en de smartphone, die als 'afstandsbediening' van de stad fungeert. Onze steden dateren echter uit de Middeleeuwen en beleefden hun bloei tijdens het industriële tijdperk. Ze zijn dus aan een nieuw concept toe, met de mogelijkheden van het digitale tijdvak. Een smart city weet perfect hoeveel parkeerplaatsen bezet zijn en stuurt een melding naar de smartphones van haar bewoners en pendelaars. Zo weten die waar ze kunnen parkeren. Verkeerslichten zijn automatisch gestuurd voor een vlotter verkeer. Ze springen op groen wanneer een ziekenwagen of openbaar vervoer nadert. Een slimme stad registreert de schommelingen in de vraag naar water of energie, om het aanbod daarop af te stemmen. Dit effent de weg naar een goed beheerde gedecentraliseerde productie, waarbij huishoudens en bedrijven over zonnepanelen op hun dak beschikken of windturbines inzetten om hun eigen energie te produceren. In Toronto sleutelt Alphabet (het moederbedrijf van Google) via haar dochteronderneming Sidewalk Labs – en samen met de stad – aan de ontwikkeling van een gloednieuwe, volledig verbonden wijk. Een soort modern stadslaboratorium, bedoeld om de haalbaarheid en relevantie van een hightechstad aan te tonen. De wijk wordt ontwikkeld in nauwe samenwerking met de bewoners en leeft zeer strenge regels na op het vlak van veiligheid en privacy. Er komen autonome auto's, alomtegenwoordige wifi, thuiszorg en preventieve gezondheidsoplossingen, naast een optimaal beheer van energie, straatverlichting, water en passiefbouw. Mobiliteit als voorbeeld Digitalisering biedt ook uitwegen voor mobiliteit. Het woord ‘mobiliteit’ is in Brussel eigenlijk zijn betekenis kwijt. De oplossing ligt duidelijk niet meer in een vermenigvuldiging of verbreding van de snelwegen. Laten we dus de mobiliteit nieuw uitvinden, met de technologie van nu. Autonome auto's zijn niet langer een futuristisch gadget. Neem nu Waymo, een dochteronderneming van Alphabet: die heeft al 600 auto's op de Amerikaanse wegen rijden. Over vijf tot tien jaar worden die op grote schaal ingezet. Dat lijdt geen twijfel. Wist u trouwens dat er sinds de zomer al een autonome Lexus in de Europese wijk rondrijdt? Dit is nog maar het begin. © Reporters Thierry Geerts, directeur van Google België, is ook de auteur van "Digitalis" (uitg. Lannoo), een boek waarin hij de toekomst van onze verbonden wereld verkent. We hebben hem in deze dubbele hoedanigheid uitgenodigd om op te treden als gasthoofdredacteur van ons Smart Cities dossier. De digitale revolutie? "We staan aan het begin van het begin", zegt hij. Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 21
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Smart Cities zoals een smartphone, tablet of laptop volstaan om thuis een vergadering te organiseren met collega's in Gent, Luik of Shanghai. We zouden, nu al, het aantal pendelaars met 10 tot 20% kunnen verminderen, eenvoudigweg door het telewerken, thuis of in satellietkantoren, te veralgemenen. © Reporters Rond de tafel, van links naar rechts: Tarik Hennen (Digital Strategy Consultant), Aline Gilson (Lewis PR), Thierry Geerts, Vincent Delannoy (Beci Adviseur Economie en Algemeen Beleid), Emmanuel Robert (Beci Media Coördinator) en Géry Brusselmans (freelance journalist). In eerste instantie zullen zulke wagens vooral het rijden aangenamer maken en tegelijkertijd de doorstroming van het verkeer verbeteren. Bovendien hebt u met autonome auto’s geen behoefte meer aan een eigen wagen. We betreden een tijdperk waarin u niet langer een auto hoeft te kopen omdat een eenvoudige app ervoor zorgt dat er altijd een voor u beschikbaar is. Autonome auto’s zetten u af waar u moet zijn en rijden daarna gewoon verder. Hierdoor verdwijnt de noodzaak om in Brussel te parkeren. Stel u even onze stad voor, zonder geparkeerde auto's! Zo kunnen grote parkings worden gebruikt voor stedelijke groenteteelt, met korte voorzieningsketens. De digitalisering is er al... Digitalisering biedt ons al oplossingen: veel verplaatsingen zijn nu overbodig dankzij videoconferencing of cloud computing. Een internetverbinding en een mobiel toestel 22 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 Voor wie zich toch moet verplaatsen, bestaan er voortaan nieuwe vormen van gedeeld vervoer zoals Villo!, Scooty, Felix, Jump, Lime en andere. Ook al hebben die nog steeds last van kinderziekten, ze dragen al bij tot een daling van het aantal individuele auto’s die in Brussel rondrijden. Brussel heeft er alle belang bij om het voortouw te nemen inzake smart cities. De technologie biedt oplossingen voor netelige vraagstukken als mobiliteit, vervuiling of integratie. Ze helpt de stad op de weg naar de toekomst en verstevigt haar roeping als Europese hoofdstad. Niet alleen omdat de Europese instellingen zich hier bevinden, maar ook omdat technologie innovatie aanwakkert, aan de spits van het menselijk kunnen. Wij zijn altijd koplopers geweest bij eerdere economische en sociale omwentelingen (van de industriële revolutie tot de uitvinding van het internet). Het is tijd om de huidige digitale revolutie serieus aan te pakken. ● Thierry Geerts Als dit artikel u heeft aangesproken, kunt u hier meer over lezen in “Digitalis, Hoe we onze wereld kunnen heruitvinden”, verschenen bij Lannoo in 2018. Wanneer onderzoekers, bedrijven, overheden en burgers samen experimenteren, kan een stad relatief snel slimmer worden. Dat bewijst City of Things, de Smart City-proeftuin in Antwerpen. © Getty V.R City of Things in Antwerpen W V.R e drukken Claude Marinower, Antwerps schepen van digitalisering en innovatie, en Jan Adriaenssens, die het City of Things-project van imec leidt, de hand in The Beacon, de vlakbij de Schelde gelegen, gloednieuwe innovatiehub voor Internet of Things (IoT) en Artificial Intelligence (AI). “De voorbije jaren ontstond in Antwerpen een sterk ecosysteem rond digitale innovatie en economie, wat gepaard ging met een spectaculaire groei van het aantal startups en scale-ups”, steekt schepen Marinower van wal. “Het is de ambitie van het Antwerpse bestuur om daarin internationaal de top 10 te halen.” Het technologische onderzoekscentrum imec voelde die ambitie en Claude Marinower ontrolde daar – zeer strategisch - het programma City of Things. De stad beschikt dus sinds 2017 over de grootste Vlaamse proeftuin voor slimme technologie. Testbed The Beacon is het interdisciplinaire hart van waaruit imec zijn Smart City-initiatieven voor heel Vlaanderen coördineert. Jan Adriaenssens: “We doen hier aan onderzoek, maar zijn tegelijk een testbed voor Smart City-oplossingen. Vaak beginnen we zelfs met een ‘proof of concept’. De feedback stuurt onze onderzoekers vervolgens weer aan. Zo krijg je sneller zicht op wat je op het terrein nodig hebt.” City of Things focust zich momenteel op vier domeinen: mensen, mobiliteit, leefomgeving en technische architectuur. Wat dat laatste betreft, hamert Jan Adriaenssens op de interoperabiliteit: slimme systemen mogen gerust van verschillende fabrikanten komen, maar ze moeten wél vlot aan elkaar te linken zijn. “Interoperabiliteit is niet vanzelfsprekend. Vandaar het belang van een testbed in Antwerpen.” Mondige burgers Een eerste proof of concept is de Smart Zone, zeg maar het uitstalraam van de Smart City, gevestigd in de Antwerpse volkswijk Sint-Andries. “Evident was de opstart niet”, getuigt schepen Marinower. “De buurtbewoners van Sint-Andries staan bekend om hun nieuwsgierigheid en mondigheid. Toch heeft imec in de mate van het mogelijke op elke vraag een antwoord gegeven.” Met al die camera’s in de straten hadden de burgers vragen bij de privacy. Imec legde uit dat misbruik van de data uitgesloten was en richtte daar de expertengroep Privacy Ethics Trust & Security (PETS) voor op. De buurtbewoners ontpopten zich uiteindelijk als echte Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 23
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Smart Cities partners, vanuit het besef dat de Smart Zone goed voor hun eigen ontwikkeling en die van de wijk was. Claude Marinower gooit er een Afrikaans gezegde tegenaan: ‘Als je snel wil gaan, dan ga je alleen. Als je ver wil komen, dan ga je samen’. Adriaenssens beseft het gevaar dat je onderweg je draagvlak kan verliezen. Hij licht zijn visie op betrokkenheid toe: “We gebruiken bij imec een living lab-methodologie: in je innovatieproces betrek je de eindgebruiker – de burger – bij het testen, creëren en evalueren. Van concept tot userinterface: bij elke fase gaan we in dialoog. Bij een Smart City-project moet je daarin nog iets verder gaan, want die slimme stad moet er ook voor de burgers zijn. Zeker in de internationale context zijn de ‘hackable cities’ in opmars, waarbij de burger de kans krijgt om zich de stad eigen te maken. Je ziet bijvoorbeeld dat mensen technologie kopen om weerstations in hun tuin te installeren. Met onze Smart City-architectuur moeten we dat soort burgerinitiatieven kunnen ondersteunen.” Flexibel straatlicht Een van de eerste toepassingen van slimme sensoren en draadloze gateways in de Smart Zone is de slimme verlichting op de Sint-Andriesplaats. Adriaenssens: “We sturen de straatverlichting aan op basis van diverse real time data, zoals het aantal mensen dat er passeert, de weersomstandigheden en het soort activiteiten dat er plaatsvindt. Als er bijvoorbeeld gespeeld wordt op het basketbalterrein mogen de lichten wat feller schijnen.” Een tweede toepassing kwam er op het complexe vijfarmenkruispunt van de Nationalestraat ter hoogte van het Instituut voor Tropische Geneeskunde. Daar doorkruisen de trams het drukke autoverkeer. “Aan één bepaald zebrapad hebben we eerst het oversteekgedrag geanalyseerd. Vervolgens stimuleerden we via nudging – bijvoorbeeld een quiz of een infoscherm met data over het oversteekgedrag – een gedragsverandering”, vertelt Jan Adriaenssens. “Een slimme oversteekplaats kan ook perspectieven bieden in de nabijheid van scholen of toeristische trekpleisters.” Samen sterker Toen de onderzoekers anderhalf jaar geleden de hersenen pijnigden over mogelijkheden om nog sneller te testen, rees het idee van een digitale Smart Zone. Zo ontstond de Digital Twin, een 3D-model van heel Antwerpen. “Daar kunnen we modellen op visualiseren en ‘wat als’-scenario’s op toepassen”, legt Adriaenssens uit. “Wat gebeurt er met de luchtkwaliteit of de geluidsoverlast als je de snelheid verlaagt of een straat afsluit? We installeerden sensoren op bestelwagens van Bpost die voor ons de luchtkwaliteit meten. Als we die data dan koppelen aan mobiliteitsdata, kom je tot interessante inzichten.” Bedrijven en organisaties krijgen door City of Things een duw in de rug. Zo besloot de brandweerzone Antwerpen met de 24 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 andere partners een hiaat in hun werking (een gebrek aan fijnmazige data over wateroverlast) aan te pakken. Bedrijven kunnen hun profijt doen met de passantenscanning en (geluids) sensoren die nu in de straten zijn aangebracht. Adriaenssens: “Als je als bedrijf inschrijft op het programma moet je de data die je hebt over de Smart Zone ook delen met anderen. De retailsector maakt vaak gebruik v Bluetooth en WiFi scanners en op baan heb je vaak ANPR-camera’s: allemaal systemen die hun eigen datasets opleveren. Op het platform CityFlows willen we nu al die data combineren om er één model uit te distilleren. Voor bedrijven is het heel interessant om te zien hoe die data kunnen bijdragen tot een verfijnder systeem, waardoor ze hun diensten kunnen verbeteren. Die databundeling levert inzichten op die de mobiliteit, de noodplanning, maar ook de toeristische dienst en de retail ten goede kunnen komen.” Jan Adriaenssens V.R Over grens kijken Wat kan Brussel leren van de experimenten in Antwerpen? Adriaenssens: “Gezien de complexe structuur van Brussel lijkt het mij een goed idee om op de interoperabiliteit van de datastromen in te zetten. Ook al gaan gemeenten met verschillende providers in zee, als je bij je aanbesteding oplegt dat ze aan dezelfde standaarden moeten beantwoorden, maakt dat niet uit. Dat zou een cruciale stap vooruit zijn.” Marinower: “Ik denk dat men in delen van Schaarbeek bijvoorbeeld goed gebruik zou kunnen maken van de slimme oversteekplaatsen. Als je in Amsterdam tramsporen wil oversteken en er is een tram in aantocht, dan gaat er automatisch een alarm af. Er zijn zoveel tragische ongevallen die je met een kleine technologische ingreep kan vermijden.” Adriaenssens: “In Vlaanderen kijken we ook over de grenzen. Een tijdje geleden heeft Nederland het Talking Traffic-programma gelanceerd, met onder meer slimme verkeerslichten. De goede elementen daarvan hebben we overgenomen in het Vlaamse Mobilidata-programma. We willen daarmee een systeem bouwen dat geconnecteerd kan worden met het Nederlandse systeem. Op dezelfde manier nodig ik het Brussels Hoofdstedelijk Gewest uit om te kijken naar wat het Vlaams Gewest al doet.” ● Géry Brusselmans Structurele partners van imec en de stad Antwerpen in City of Things zijn onder meer Telenet, Robovision, Orange en TNO. Smart Cities Toronto wordt de stad van morgen Sidewalk Labs, een dochteronderneming van Google, werkt aan een prototype van een duurzame en verbonden stad in Toronto. O m te weten hoe Brussel er in 30 jaar uitziet, moet u naar... Toronto. Het management van Sidewalk Labs, de onderzoeksafdeling van Alphabet (het moederbedrijf van Google) koos immers deze Canadese metropool van 3 miljoen mensen uit als Canadees hoofdkantoor. De infrastructuur moet vooral een goed voorbeeld zijn van de stad van de toekomst.. De technologische innovaties omvatten onder meer de aanleg van met sensoren uitgeruste wegen voor verbonden auto's, verwarmde straten om ijs- en sneeuwbestrijding in de winter te vermijden en ondergrondse galerijen om de leveringen te optimaliseren. Bij de duurzame innovaties gaat het om verwarming met compost, gebouwen die volledig uit hout en hernieuwbare materialen bestaan en zonnepanelen. Op lange termijn wil Sidewalk Labs zijn energiefactuur met 85% verlagen ten opzichte van conventionele infrastructuren, belooft het “CO2-neutraal” te zijn en is het van plan voorrang te geven aan de zachte mobiliteit door te kiezen voor voetgangers-, steps- of fietspaden. “Dit project zou een belangrijke impact moeten hebben op het stedelijke leven,” glunderde Dan Doctoroff, hoofd van Sidewalk Labs en projectcoördinator. Het is een publiek geheim: de inkomsten van Google, grotendeels gegenereerd door reclame op het internet, worden opnieuw geïnvesteerd in dochterondernemingen voor onderzoek en ontwikkeling. Het nationale hoofdkantoor van Google in Toronto zou daarom een toonbeeld moeten zijn van alle innovaties die momenteel intern door Google worden ontwikkeld. Huisvesting 40% goedkoper dan de marktprijs Wanneer u dit leest, is de eerste steen nog niet gelegd. Sidewalk Labs heeft echter al een eerste stap gezet door in 2017 de projectoproep van Toronto te winnen voor de wijk Quayside, een industrieel braakliggend terrein aan de oevers van het Ontario-meer. Op deze oppervlakte V.R van bijna 5 hectare komen verschillende gebouwen voor enkele duizenden mensen. In het beste geval begint de bouw in 2021. Afgelopen juni werd een dossier van maar liefst 1500 pagina's met een overzicht van de grote lijnen van het project openbaar gemaakt. De bevolking is enigszins terughoudend: volgens sommige bewonersverenigingen kan dit futuristische stadsproject het vastgoedecosysteem van de stad in gevaar brengen, terwijl het voor anderen de bescherming van privégegevens zou ondermijnen. “We geloven nog steeds dat data een grote rol te spelen heeft in het verbeteren van de levenskwaliteit,” verdedigde Dan Doctoroff onlangs. De inwoners van Toronto krijgen zelfs optimistische vooruitzichten. Zo belooft Sidewalk Labs meer inclusie: de huisvestingsprijzen zouden 40% lager liggen dan het gemiddelde in Toronto, en de infrastructuur is niet enkel voorbehouden voor Google-medewerkers. Het wordt naar verwachting een gemengd project, bestaande uit kantoren, winkels en woningen. Eén ding is zeker: de bouw van deze intelligente stad zal in fases gebeuren. Eerst werkt het management van Sidewalk Labs aan een tiental gebouwen, waarvan het grootste 30 meter hoog zou worden. De infrastructuur zou plaats kunnen bieden aan 4.500 inwoners en 3.900 werknemers, tegen een geschatte totale kostprijs van 3 miljard dollar. Sidewalk Labs hoopt tegen 2040 de bouw van Quayside uit te breiden naar een groter gebied en belooft daarmee 44.000 rechtstreekse arbeidsplaatsen te scheppen. ● Géry Brusselmans Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 25
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Smart Cities Wetgeving : het evenwicht vinden tussen privacy en gegevensgebruik Jean-François Henrotte (Lexing Belgium) is advocaat gespecialiseerd in gegevensbescherming. Hij legt uit dat de Smart City enkel ontwikkeld kan worden wanneer de AVG gerespecteerd wordt. De AVG, de Europese Algemene Verordening Gegevensbescherming (GDPR in het Engels), is in mei 2018 in werking getreden. Kunt u voor ons de grote lijnen nog eens herhalen? “De Europese Commissie heeft de AVG in het leven geroepen om meer belang te hechten aan gegevensbescherming, rekening houdend met de ontwikkeling van technologieën en de opkomst van bedrijven als Google en Amazon. Het basisprincipe van de AVG is om de gegevens van een geïdentificeerd of identificeerbaar natuurlijk persoon te beschermen: deze persoon heeft recht op een beschermend kader voor de behandeling van zijn gegevens. Een nummerplaat wordt bijvoorbeeld gelinkt aan een identificeerbaar persoon. De verordening omkadert daar dus de behandeling van.” Worden bedrijven beperkt als ze applicaties willen ontwikkelen om gegevens te gebruiken? “De AVG is van toepassing in de 28 Lidstaten van de EU. Ze omkadert, maar verbiedt weinig. In de praktijk moet een bedrijf voortaan een register opmaken dat de voorwaarden aanduidt volgens welke de gegevens behandeld worden: hun vorm, de duur van gegevensbewaring, ... De verordening verplicht ook een privacy-beleid dat vooraf informatie verstrekt over de gegevensbehandeling. In sommige gevallen wordt er een zelfs een verantwoordelijke gegevensbescherming aangeduid. Met de invoering van de Gegevensbeschermingsautoriteit sinds mei van dit jaar, worden er meer controles uitgevoerd en zullen de eerste sancties gegeven worden. Een bedrijf kan veroordeeld worden tot een boete die kan oplopen tot 4% van zijn wereldwijde omzet, maar in de werkelijkheid zijn de boetes gradueel.” Zijn er smartphone apps die de AVG niet naleven? “Applicaties respecteren de AVG onder andere als hun beleid inzake gegevensbescherming redelijk duidelijk is. Zo kunnen de betrokken personen begrijpen hoe hun gegevens behandeld worden en kunnen ze indien nodig hun akkoord geven. We nemen het Facebook-beleid als voorbeeld: sommige alinea’s zijn zo lang en nauwelijks te begrijpen dat 26 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 V.R Jean-François Henrotte het geheel problematisch genoemd mag worden. In sommige gevallen dringt een verheldering zich echt op.” Hoe zal de situatie tussen respect voor de privacy en gegevensgebruik evolueren? “De applicaties die in het kader van een Smart City ontwikkeld worden, voeden zich met persoonlijke gegevens. Mensen zijn er zich niet altijd van bewust dat hun gegevens gebruikt worden. Aangezien die applicaties in volle ontwikkeling zijn, moet er gezocht worden naar een evenwicht zodat dit niet de spuigaten uitloopt. Zo is het bijvoorbeeld voor elk bedrijf verboden om medische of strafrechtelijke gegevens te gebruiken. Op die manier worden er bakens opgezet.” ● Géry Brusselmans Gepseudonimiseerde gegevens bieden bescherming “Het risico om mensen te identificeren door het gebruik van gegevens is relatief klein als de AVG gerespecteerd wordt”, meent Nicolas Roland (Younity), advocaat gespecialiseerd in het gebruik van persoonsgegevens. “Deze verordening definieerde drie soorten gegevens: persoonlijke gegevens, anonieme gegevens en gepseudonimiseerde gegevens, die zich halfweg tussen de eerste twee bevinden. Het gaat om gecodeerde gegevens waarvan het moeilijk is om de betrokken personen te identificeren (maar niet onmogelijk), in tegenstelling tot anonieme gegevens. De AVG moedigt eigenlijk hun gebruik aan, in plaats van persoonlijke gegevens die ‘ongecodeerd’ gemakkelijk toegankelijk zijn. Een programmaontwikkelaar moet ook het ‘privacy by design’principe toepassen. Dat houdt in dat men moet nadenken over de manier waarop de gegevens verzameld en behandeld worden. De AVG als zodanig staat innovatie dus niet in de weg.” Mobiliteit : apps om de stad te ontlasten Deelauto's en elektrische steps vergemakkelijken de mobiliteit in de hoofdstad, maar volgens sommige specialisten moet de Brusselaar nog steeds een mentaliteitswijziging doorstaan. V.R W at als u dankzij de digitale technologie files kon vermijden? Dankzij de nieuwe ‘Smart Mobility’ wordt die hypothese elke maand ietwat reëler. In 2017 schakelde auto-importeur en -distributeur D'Ieteren een versnelling hoger door Lab Box te lanceren, een ‘start-studio’ gewijd aan de verbonden mobiliteit. “De start-studio is een soort laboratorium waarin een intern team apps ontwikkelt om de mobiliteit in de steden te vergemakkelijken,” vertelt Michaël Grandfils, hoofd van Lab Box. Momenteel werken ze aan zes toepassingen, waarvan de bekendste waarschijnlijk Poppy is, als vervanging van deelauto Zipcar. Laten we ook Skipr (foto hiernaast) niet vergeten, een dienst die verschillende oplossingen biedt (metro, auto, scooter...) om van punt A naar punt B te gaan, of MyMove, dat werknemers van een bedrijf een alternatief biedt voor bedrijfswagens. Lab Box is niet het enige initiatief rond verbonden mobiliteit. Uiteraard vermelden we hier ook MO, een ruimte die bedoeld is voor 2.0-initiatieven op vlak van mobiliteit, en dat Beci promoot. Daarnaast werkt ook Brussel Mobiliteit, een openbare dienst van het Brusselse Gewest, aan dit thema. “Het idee van Brussel Mobiliteit is vooral gebruik maken van technologie om diensten te beheren, zoals de verkeerslichten, coördinatie van de werven of de intensiteit van verlichting in de stad,” zegt Camille Thiry, communicatieverantwoordelijke bij Brussel Mobiliteit. “Tegelijkertijd delen we open data, zoals over de ligging van de zones 30 of de fietsinfrastructuur, om zo startende bedrijven te helpen hun eigen toepassingen te ontwikkelen.” Het is duidelijk dat mobiliteit niet de grootste troef is van Brussel. Toch zit er beweging in, vooral dankzij de goedkeuring in maart van het mobiliteitsbudget, dat werknemers een alternatief wil bieden voor de bedrijfswagen. Brussel inspiratie putten in Madrid, Lyon of Wenen. Er bestaan nog steeds obstakels voor de ontwikkeling van Smart Mobility, zegt Michaël Grandfils: “In Brussel heeft de gebruiker toegang tot de meeste toepassingen die ook elders in Europa bestaan – scooters, gedeelde elektrische fietsen of multimodale verplaatsingsdiensten. Uit een studie is echter gebleken dat België een van moeilijkste landen is om een mobiele applicatie te implementeren. De Belgen, en dus ook de Brusselaars, zijn nog steeds zeer gehecht aan hun auto en staan niet allemaal open voor nieuwe gedeelde mobiliteitstoepassingen. Er is een mentaliteitswijziging nodig, met name door sociale secretariaten en hr-managers te overtuigen en de voordelen van de daarmee samenhangende mobiliteit uit te leggen.” Deskundigen kijken qua mobiliteit graag naar de trends in andere Europese steden. “Metropolen als Madrid of Moskou geven al het goede voorbeeld,” zegt Michael Grandfils. “Daarnaast zijn nieuwe apps in Brussel steeds mogelijk. Denk maar aan de starter ViaVan, een openbaarvervoerdienst met de auto of bestelwagen.” Wat Brussel Mobiliteit betreft, legt Camille Thiry uit dat het Brussels Gewest “vooral werkt aan de connectiviteit van de stad door in te zetten op een betere coördinatie van de verkeerslichten of wervenzones dankzij de digitale technologie. We kijken ook naar initiatieven in steden met een relatief gelijkaardige structuur als Brussel, zoals Wenen of Lyon. We hebben deze oefening met name uitgevoerd in het kader van Good Move, het Gewestelijk Mobiliteitsplan, dat deel uitmaakt van een dynamische en participatieve aanpak.” ● Géry Brusselmans Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 27
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Smart Cities “Ook de burger kan helpen, Brussel properder te maken” De burger kan via de app Fix My Street bepaalde openbare overtredingen melden. Een voorbeeld van verantwoordelijk burgerschap. H ebt u een hoop vuilnis op uw stoep gevonden? U kunt dit melden dankzij de mobiele toepassing en de website Fix My Street. De app werd ontwikkeld door het Centrum voor Informatica voor het Brusselse Gewest (CIBG). U plaatst een foto en commentaar en Net Brussel krijgt hier een melding over. “Brussel Mobiliteit lanceerde Fix My Street in 2013, op initiatief van minister Brigitte Grouwels, die destijds bevoegd was voor mobiliteit en informatica”, verklaart Michaël Timmermans, coördinator van de Fix My Streettoepassing. “De app is bedoeld om problemen op de weg aan de kaak te stellen. Er zijn ondertussen regelmatig wijzigingen aangebracht, en in 2017 hebben we de toepassing opengesteld voor diensten die verband houden met Net Brussel.” Dit jaar ging de toepassing echt boomen. “In 2018 kreeg Fix My Street in totaal 40.000 meldingen van overtredingen. Alleen voor de maand september 2019 hebben we er al meer. Het aantal gebruikers neemt elke maand toe. Van deze 40.000 gemelde overtredingen hebben 17.000 te maken met afval. Duidelijk de voornaamste bron van problemen.” Gebruikers kunnen ook andere overtredingen via de app melden. Zo bijvoorbeeld problemen met wegmarkeringen (voetgangersoversteekplaatsen, waarschuwing voor een kruispunt, enz.), bewegwijzering, verlichting of straatmeubilair. “Burgers, maar ook steeds vaker professionals gebruiken de toepassing,” vervolgt Timmermans. “Sinds 2018 is 65% van de gebruikers burgers, naast 35% professionals, waaronder gemeenschapswachten, gemeentelijke ambtenaren en politieagenten. We proberen hen er regelmatig van te overtuigen om de app te gebruiken.” Een platform voor videobewaking door de burger Fix My Street is het bewijs dat een inwoner dankzij Smart City betrokken kan raken bij zijn stad. Ook andere toepassingen waarin de burger een rol speelt kunnen een verbetering teweegbrengen op andere gebieden van algemeen belang, zoals de veiligheid. Deze toepassingen zijn echter nog niet allemaal operationeel op ons grondgebied. De Israëlische 28 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 V.R Een concreet voorbeeld uit de app: sluikstorten gemeld via deze foto, Baksteenkaai. Opgelost. starter Carbyne ontwikkelde bijvoorbeeld c-Now. Deze app is bedoeld om de politie te waarschuwen als er misdrijven plaatsvinden. Als u bijvoorbeeld getuige bent van agressie in de metro, kunt u dit met uw smartphone filmen, een geluidopname maken of een sms sturen. Deze informatie wordt vervolgens doorgestuurd naar c-Now, verbonden met de veiligheidsdiensten van de stad. Een verantwoordelijke van Carbyne wijst er op dat “deze toepassing de tijd die een operator van een alarmcentrale nodig heeft om in te grijpen, verkort tot een gemiddelde van 50 seconden.” De toepassing is al in gebruik in landen als de Verenigde Staten of Israël, maar blijft controversieel. Sommige verenigingen spreken van een inbreuk op de vrijheid. Kan een anonieme burger feiten aanklagen die hij zelf als gevaarlijk beschouwt, zonder voorafgaande beoordeling door de politie? Hoe zit het met burgers die zonder hun medeweten gefilmd worden op een privéplek? In 2018, twee jaar na de aanslagen van Nice, startte burgemeester Christian Estrosi een testfase, waarbij 2000 vrijwilligers de app konden uitproberen. “Ieder van ons moet een geëngageerd burger worden, een acteur van onze eigen veiligheid en dus van onze collectieve veiligheid”, verklaarde hij destijds. “De technologie maakt het mogelijk, waarom zouden we het ons dan ontzeggen?” Twee maanden later onderbrak de Cnil, de ‘politie’ van de digitale technologie in Frankrijk, de testfase. Ze beschouwde de toepassing als te opdringend. Volgens onze informatie is de komst van een dergelijke app niet voorzien in het Brusselse Gewest.● Géry Brusselmans JE DAK IS GOUD WAARD IN BRUSSEL! Ontdek hoeveel je dak kan opbrengen met zonnepanelen. Doe de test op zonnekaart.brussels
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Smart Cities Administratie: groeiend succes voor het Irisbox-loket Sinds 2006 maakt het online loket Irisbox administratieve stappen in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest makkelijker. Tegen het einde van 2019 zou het platform 280.000 aanvragen bereikt moeten hebben. V.R E en halve dag vrijaf om een document bij de gemeente af te halen? Dat hoeft niet meer. Via Irisbox kunt u met enkele muisklikken uw gezinssamenstelling, geboorteakte of bewonerskaart downloaden. Meer dan 300 documenten van de gemeenten en gewesten zijn via de applicatie en website beschikbaar. De dienst werd in 2006 opgericht en kent een groeiend succes. “Het jaar waarin het elektronisch loket ontstaan is, telden we 131 documentaanvragen”, vertelt Céline Vanderborght, Smart City Manager bij het Centrum voor Informatica voor het Brusselse Gewest (CIBG). “Eind juli 2019 hebben we het aantal aanvragen van heel 2018 al overschreden, namelijk 162.000. Tussen 2017 en 2018 kenden we al een stijging van 50% en voor 2019 rekenen we op een totaal van 280.000 aanvragen.” De voornaamste gebruikers zijn burgers, maar eveneens bedrijven. “Parkeerkaarten, aanvragen voor tijdelijke bezetting van de openbare weg (verhuizing, filmopname, etc.), maar eveneens adreswijzigingen worden steeds vaker aangevraagd”, gaat Céline Vanderborght verder. “De applicatie wordt regelmatig geüpdatet. Onlangs hebben we slimme formulieren en nieuwe authentificatiesystemen ingevoerd en we proberen de samenwerkingen met de gemeenten te benadrukken: het platform biedt een unieke toegang voor de aanvragen van gewestelijke en gemeentelijke documenten.” Het zal vooral een uitdaging zijn “om de begrijpelijkheid van administratieve documenten te blijven verbeteren.” Easy.brussels vereenvoudigt administratieve stappen Eind 2015 werd er zelfs een Brussels agentschap opgericht om die administratieve stappen te vereenvoudigen: Easy. brussels. “Het is de taak van Easy.brussels om een netwerk te creëren opdat alle leidende ambtenaren van de besturen 30 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 met elkaar zouden gaan praten” verduidelijkt Cathy Marcus, directrice van Easy.brussels. “Zo organiseren we ook om de twee maanden stuurcomités met de vertegenwoordigers van alle besturen. Bepaalde verantwoordelijken delen ons mee dat er nood is aan vereenvoudiging. Een zogenaamd ‘complex’ administratief proces wordt op basis van twee criteria geanalyseerd: het aantal stappen dat een burger moet ondernemen en het aantal overheidsdiensten dat een document doorloopt. Eens de nood vastgesteld is, starten we een onderzoek naar maatregelen voor administratieve lasten om te zien hoe we dit kunnen vereenvoudigen.” Easy.brussels, wiens rol zich ook uitstrekt tot de Brusselse gemeenten, laat vervolgens de betrokken gemeenten de meest geschikte methode toepassen. Concreet heeft Easy.brussels op gewestelijk niveau al enkele Europese regels aangewend (overheidsopdrachten, elektronische facturatie, enz.) en vereenvoudigt het agentschap een aantal administratieve stappen in opdracht van Actiris, Leefmilieu Brussel en onlangs nog DBDMH, de Dienst voor Brandbestrijding en Dringende Medische Hulp. Dankzij de nieuwe Once onlyordonnantie, die binnenkort in werking treedt in het Brussels Gewest, zou die vereenvoudigingsprocedure moeten uitgebreid worden. “Het idee van de ordonnantie is dat een persoon maar naar één bestuur moet om documentgegevens in te vullen”, benadrukt Cathy Marcus. “Het bestuur zal zo de gegevens moeten aanvullen die opgevraagd worden door andere Brusselse besturen.” Volgens een studie van Easy.brussels zouden Brusselaars gemiddeld 2,3 administratieve stappen per jaar ondernemen. En 71% van de Brusselaars wil niet meer steeds dezelfde informatie voor verschillende documenten opsturen. Maar opgelet: 69% van de Brusselaars zou de fysieke loketten willen behouden. ● Géry Brusselmans Smart Cities Gezondheid: technologie ten dienste van de patiënt De vergrijzing van de bevolking en de groei van de thuishospitalisatie vereisen de verdere ontwikkeling van de digitale gezondheid in Brussel. V.R E en geïmmobiliseerde patiënt kan van zijn ziekenhuisbed vallen zonder dat de zorgverleners zich daarvan bewust zijn. “Een verpleegkundige of arts moet echter weten wanneer een patiënt valt, zelfs als deze zelf opnieuw rechtstaat,” vertelt Jérôme Laurent-Michel, een van de oprichters van de Brusselse starter MintT. Deze voormalige verpleger ontwikkelde in Brussel samen met een klein team een valdetector (foto hierboven). Via een 3D-sensor in de hoek van de kamer van de patiënt kunnen de valtijden en -frequentie van een patiënt opgevolgd worden. “Weten hoe vaak een patiënt valt laat toe om zijn kwetsbaarheid in te schatten en zo de beste zorg te verlenen,” vervolgt hij. MintT wordt sinds zijn commercialisering in januari 2009 onder meer gebruikt door het SintPietersziekenhuis in Brussel en het Centre Hospitalier de Wallonie Picarde in Doornik (CHWapi). “Er zijn al een honderdtal kamers aangesloten en we ontwikkelen de markt in België en Frankrijk,” aldus de enthousiaste Eric Krzeslo, CEO. De dienst die MintT mee ontwikkelde is een van de concrete uitwerkingen van de vele startersups die actief zijn rond e-health, of ‘digitale gezondheid’. Sommigen zijn zelfs al bekend in het buitenland, zoals LindaCare, een hartmonitoringsysteem voor patiënten op afstand, of MoveUp, waarmee patiënten thuis revalidatieoefeningen doen. In 2013 werd er op het gebied van e-gezondheidszorg in het Brusselse Gewest zelfs een cluster gelanceerd. Dat bundelt en ontwikkelt initiatieven. “Toen we zes jaar geleden begonnen, waren er een tiental bedrijven actief in de e-gezondheidszorg. Vandaag zijn het er 55,” weet Azèle Mathieu, coördinator van de cluster Lifetech. brussels. "Brussel staat open voor starters rond e-gezondheid" De meeste deskundigen zijn het erover eens: digitale gezondheid kan enkel groeien, vooral omdat de mens de hoeveelheid gegevens niet langer kan verwerken. Zelfs op Belgische schaal wijzen enkele indicatoren erop dat e-gezondheidszorg een mooie toekomst tegemoet gaat. De Belgische samenleving vergrijst inderdaad en onder impuls van Maggie De Block zet de federale regering zich in voor thuishospitalisatie, om de ziekenhuizen te ontlasten. “Thuiszorg zal de komende jaren waarschijnlijk groeien,” zegt Azèle Mathieu. "In de eerste plaats om politieke redenen, maar ook omdat er een toename is van chronische ziekten en langdurige patiënten. Mensen willen niet altijd in het ziekenhuis opgenomen worden. Daarom speelt technologie een rol bij het faciliteren van thuishospitalisatie.” Maar is het Brusselse Gewest een pionier op het gebied van e-gezondheidszorg? “We kunnen niet echt beweren dat Brussel een voorloper is, maar het staat op Europees vlak relatief sterk,” merkt Azèle Mathieu op. “Andere Europese hubs vragen ons om mee deel te nemen aan gedachtewisselingen. Ons ecosysteem is levend en dynamisch. Financiering door de overheid is toegankelijk en we trekken ook buitenlandse starters aan. Op het vlak van veilige gegevensuitwisseling staat bovendien Brussel aan de top.” Eric Krzeslo, CEO van MintT, gelooft dat België een goed gastland is. “Je zou kunnen denken dat het kleine en geregionaliseerde België niet meteen de beste plaats is om een starter rond e-gezondheid te ontwikkelen. In de praktijk ontstaan echter vele starters in dit ecosysteem – en kennen ze een zeker succes. Bovendien kunnen deze startende ondernemingen financiële steun van de overheid genieten.” ● Géry Brusselmans Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 31
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Smart Cities Sociaal : "4 burgers op 10 lopen risico op digitale uitsluiting" Het is de taak van Tania Maamary, coördinator digitale inclusie voor het Brussels Hoofdstedelijk Gewest, om iedereen toegang te bieden tot de digitale wereld. U bent de eerste coördinator digitale inclusie voor het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Waaruit bestaat uw taak? “In december 2018 heeft de Brusselse regering een actieplan goedgekeurd bestemd voor digitale inclusie, namelijk mensen uit de digitale kloof toegang bieden tot het digitale. Dit plan bestaat uit vier pijlers: acties ontwikkelen op gewestelijk vlak, aanbevelingen op het vlak van de gemeenten, het structureren van de OCR’s, de Openbare Computerruimtes, en de communicatie daarrond beheren. Als coördinator digitale inclusie, een functie die dit jaar in februari in het leven is geroepen, heb ik tot taak om die vier pijlers te implementeren. ” V.R Tania Maamary, coördinator digitale inclusie Hoe definieert u de digitale kloof? “De term wordt gebruikt om de ongelijkheden aan te duiden wat betreft de toegang tot digitale technologieën (toegang tot een computer, een kwaliteitsvolle internetverbinding, ...), het gebruik ervan en het vermogen van de personen om het gebruik te begrijpen. Ook al stijgt het aantal gezinnen met internettoegang beduidend, toch blijft voor een deel van de bevolking de kennis van IT-hulpmiddelen problematisch. Naargelang leeftijd, geslacht, opleidingsniveau, inkomensniveau enz. bestaan er verschillende groepen die zich in die digitale kloof bevinden. Een alleenstaande 65-plusser loopt meer risico, net zoals mensen met een lager inkomen of een lager opleidingsniveau.” Bestaan er statistieken over de digitale inclusie in Brussel? “Onlangs heeft het BISA (perspective.brussels) cijfers gepubliceerd over de toegang tot ICT en het gebruik ervan door Brusselaars. Volgens die studie hadden in 2018, 8 huishoudens op 10 in het Brussels Gewest een breedbandconnectie. Een studie die gepubliceerd werd door de Koning Boudewijnstichting toont anderzijds dat 4 op de 10 personen risico lopen op digitale uitsluiting en dat 12% 32 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 van de Belgen geen vaardigheden bezit of geen gebruiker van het internet is.” Wat zijn de doelstellingen voor 2019 in verband met de digitale inclusie in Brussel? “Het idee is om de meest kwetsbare groepen te bereiken, om hen in het bijzonder toegang te geven tot de online administratieve stappen. Dat wordt mogelijk gemaakt door de ontwikkeling van OCR’s, de Open Computerruimtes. Dat zijn centra waar gratis of tegen een sociaal aanvaardbaar tarief gebruik kan gemaakt worden van computers en waar begeleiders klaarstaan met advies. Wij hebben een charter opgesteld waardoor we de OCR’s kunnen voorzien van een kwaliteitslabel doordat ze aan kwaliteitscriteria voldoen. Op dit moment zijn er een tiental OCR’s met een kwaliteitslabel maar we streven naar 25 voor eind 2019. Laten we ook CABAN, Brusselse actoren voor Digitale Geletterdheid, niet vergeten, die OCR’s en de opleidingsmogelijkheden met betrekking tot ICT optimaliseert. We zorgen eveneens voor een gedeelte communicatie om alle belanghebbende actoren te laten kennismaken met de diensten: tehuizen, scholen, Actiris, OCMW en Bruxelles Formation.” ● Géry Brusselmans Molenbeek, de meest kwetsbare gemeente Eind 2017 hebben drie onderzoeksters van de ULB een analyse geleverd van de digitale kloof in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Ze hebben alle 19 Brusselse gemeentes een “digitale kwetsbaarheidsscore” gegeven. Op basis van criteria als leeftijd, opleidingsniveau, werkloosheidsgraad of sociale huisvesting kent de studie scores van 1 tot 5 toe (5 komt overeen met de grootste digitale kwetsbaarheid). Het blijkt dat Molenbeek (4,3/5) en Sint-Joost (4,1) de meest kwetsbare gemeenten zijn; de minst kwetsbare gemeenten zijn Elsene (2,1) en Sint-Pieters-Woluwe (1,9). Dynamiek MVO: van bestaansreden tot bestaansrecht V.R Is winst genoeg om het bestaan van een bedrijf te rechtvaardigen? Steeds minder. Aan de werelden medeburgers, aan de klanten, werknemers en aandeelhouders moet het bedrijf nu aantonen dat het zich betert om de versnelling van de klimaat- en sociale veranderingen een halt toe te roepen . Iedereen tracht nu zijn "nieuwe reden van bestaan" te definiëren, met wisselend succes1 . [Coproductie] E nkele recente studies en statistieken2 bewijzen dat de toekomst er milder uitziet voor degenen die hun deel van de verantwoordelijkheid opnemen, zowel individueel als collectief, om de economie aan te passen aan de klimaatnood. Economische actoren op alle niveaus zijn hiervan overtuigd. Dit blijkt uit de groeiende belangstelling voor maatschappelijk verantwoord ondernemen (MVO of CSR voor "Corporate Social Responsibility"). Een van de laatste die deze richting kozen, was de Medef (de Franse werkgeversorganisatie), die heel trots "optreedt voor een verantwoorde groei" ... Geloofwaardig? Deze retoriek zal verdacht lijken voor al wie vindt dat "groei" op zijn minst opnieuw moet worden gedefinieerd. Vals spelen niet meer mogelijk Green washing kan niet langer door de beugel. Waarden zijn overmatig gehanteerd en onbenullig geworden. MVO is verdronken in een overvloed aan literatuur en schraal bewijsmateriaal. Maar tegenover de kwestie van de "reden van bestaan" staan we met de mond vol tanden: van vals spelen kan hier geen sprake zijn. Als merken dat toch doen, riskeren ze te struikelen. Adidas in de Verenigde Staten staat op de rand van de afgrond sinds de New York Times in juli 2019 het concept van rassendiscriminatie binnen het bedrijf aan het licht bracht, terwijl Adidas zijn communicatie afstemt op opinieleiders in de zwarte gemeenschap. Ook Emmanuel Faber, CEO van Danone, had het benauwd toen Marokko het merk ging boycotten. Tegenwoordig pleit hij voor de verantwoordelijkheid van de merken in de aanpak van de uitdagingen van de mensheid. "Als een bedrijf als Danone GGO's laat vallen", stelt hij, "dan heeft dit een impact op miljoenen hectares.” Een merk is een referentie. Degene die mislopen vallen op. Maar een merk dat de goede richting volgt, heeft er veel bij te winnen. 1 Laatste IPCC-rapport: de planeet is gemiddeld 0,87°C warmer geworden. Gegevens verkregen door vergelijking van de perioden 1850-1900 en 2006-2015. Tijdens de referentieperiode zijn de oppervlaktetemperaturen van de continenten gemiddeld met 1,53°C gestegen. 2 2015 The Sustainable Imperative Nielsen & 2017 Edelman Earned Brand: 66% van de consumenten is bereid meer te betalen voor duurzame merken en 67% koopt voor het eerst een merk omdat de positionering ervan overeenstemt met hun standpunt als consument. 2016 Deloitte Millennial Survey: Van de 7.700 "millenials" die in 29 landen zijn ondervraagd, zegt 88% van de "millenials" die minstens 5 jaar in hun organisatie wensen te blijven, dat hun organisatie een reden van bestaan heeft. 2016 Purpose at Work, LinkedIn: op een steekproef van 26.151 leden in 40 landen is 73% van de doelgerichte mensen tevreden met hun werk. De "reden van bestaan" is niet zomaar een andere belofte. De reden van bestaan wordt volledig betrokken bij het merk door uit te leggen wat dit merk echt vertegenwoordigt. De reden van bestaan engageert het merk, maar verdedigt het ook, zolang het overeenstemt met zijn werking, zijn projecten en ambities. Het ontstaan van een nieuwe reden van bestaan, afgestemd op de crisissituaties die voortvloeien uit het klimaatvraagstuk, heeft op het eerste gezicht te maken met communicatie. Toch vereist dit een veel dieper denkproces: het gaat hier om een echt bedrijfsproject. Het is een boeiende uitdaging, die moed vereist voor een diepgaande herpositionering. ● Beatriz Vilchez-Silva en Pierre Rode – La Colmena hi@la-colmena.eu https://la-colmena.eu/en/ +32 487 96 07 82 Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 33
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Transitie Hoe nuttig is de circulaire economie voor uw bedrijf? Als economisch model met een systeemvisie zit de circulaire economie de laatste jaren in de lift. Met als grote voorbeeld de natuur (die alles hergebruikt) wil deze discipline afval opnieuw in de productiecyclus brengen, als een echte grondstof. Veel bedrijven konden op die manier al besparen en werkgelegenheid creëren. U binnenkort ook? “Z ero waste” is geen slogan, maar al 35 jaar de realiteit in La Ferme Nos Pilifs, een maatwerkbedrijf aan de noordrand van Brussel. 145 werknemers met een handicap voeren er in een natuurdomein van 5 ha talloze proefprojecten uit inzake ecologie, recyclage, duurzame voeding en ecologisch tuinieren. Zij voeren onafgebroken innovatie hoog in het vaandel. Bout2Bois, laureaat BeCircular 2016 “In 2017 lanceerde Nos Pilifs het project Bout2Bois. Het past perfect in de circulaire economie, want met recuperatiehout dat anders toch maar vernietigd zou worden, creëert het nieuwe voorwerpen. Die worden verkocht in ons tuincentrum of op maat gemaakt voor bedrijven in het kader van B2B-projecten”, zegt Éric Frère, een van de initiatiefnemers van het project. Het project Bout2Bois werd door Leefmilieu Brussel uitgeroepen tot laureaat van BeCircular 2016. Het vertrok van de vaststelling dat tuin-, bouw- of verpakkingsafval nog te vaak in een container terechtkomt, terwijl recyclage perfect mogelijk is. “Oorspronkelijk wilden wij het tuinafval recycleren dat de boerderij elke dag produceert. Maar wij merkten al snel dat een efficiënte productie alleen maar mogelijk was door bij het project ook externe partners te betrekken.” La Ferme Nos Pilifs nam vervolgens contact op met Brusselse bouw- en transportbedrijven en geeft nu een tweede leven aan hun houtafval. “Wij recupereren gratis hun hout, zodat de bedrijven minder moeten uitgeven voor hun afvalverwerking. Om te verhinderen dat het recuperatiehout zelf afval zou worden, gebruiken wij het hout van de beste kwaliteit om objecten ‘made in Pilifs’ te maken, zoals nestkastjes. Wat overblijft wordt gekliefd om er aanmaakhout van te maken, kattenbakvulling of zaagsel om werkplaatsen te reinigen. En zo is de cirkel helemaal rond.” 34 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 V.R Nos Pilifs gebruikt recuperatiehout om nieuwe voorwerpen te creëren, zoals dit netskastje. Deze circulaire logica helpt ons om de lineaire aanpak van ons economisch systeem (ontginnen-produceren-consumerenwegwerpen) te doorbreken. De Belgische bedrijven en gezinnen produceren momenteel iets meer dan 63 miljoen ton afval per jaar. De politiek en de financiële instellingen beseffen dat dit moet veranderen. Daarom wordt er steeds gemakkelijker financiering verleend aan projecten met een andere kijk op de economie. De Europese Commissie heeft dan weer vijf prioritaire sectoren voor een snellere transitie afgebakend: kunststoffen, voedingsafval, kritische grondstoffen, bouwafval, biomassa en biomaterialen. Eric: “Door het grote enthousiasme voor het project Bout2Bois kon al 13 ton hout worden opgewaardeerd en vonden 5 mensen een baan. Bovendien kunnen wij u houten objecten te koop aanbieden met waarschijnlijk de laagste koolstofafdruk van Brussel.” Met deze hoopvolle boodschap eindigt ons bezoek aan het grote tuinhuis dat Eric en Joël, de schrijnwerker van de boerderij, twee jaar geleden hebben verbouwd tot een timmerwerkplaats. En de geur van vers zaagsel blijft ons nog lang achtervolgen …● Nancy Demaude Waar financiering vinden? • Bij het Brussels Gewest, wanneer u uw project indient: tot 50% financiering, voor maximaal € 80.000. Meer informatie op www.circulareconomy.brussels • Bij de banken : sommige banken, zoals Belfius, beschikken over specifieke kredietlijnen voor projecten in verband met de circulaire economie. • Bij de LIFE- en Horizon 2020-programma’s van de Europese Commissie. Da’s logisch. g PMD sorteren op het werk ook. PMD sorteren is makkelijk, goed voor het milieu en bovendien verplicht. De werkvloer heeft een eigen logica. Maar het meest logische is PMD sorteren, net zoals thuis. Begin ermee en krijg een welkomstpremie. Meer info en voorwaarden op desorteerwinkel.be
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Restart Plaats voor de mens in een faillissement? Voor de ondernemer betekent een faillissement zowel een professionele als een persoonlijke mislukking. Meestal gaat de aandacht echter alleen naar de cijfers, de schulden en de verliezen. Welke plaats krijgt de menselijke factor in faillissementsprocedures? Nicolas Keszei, journalist voor het financiële dagblad L'Écho, geeft zijn standpunt. V.R N a vele uren bij de Ondernemingsrechtbank te hebben doorgebracht, heeft Nicolas Keszei heel wat faillissementsprocedures bijgewoond. Hij vindt de plaats van de mens in deze procedure nogal dubbelzinnig. "Rechters zijn meestal zeer humane en attente mensen, maar in de rechtszaal is er niet echt ruimte voor gevoelens bij faillissementsverklaringen. De procedure duurt amper 5 minuten: de ondernemer bekent het faillissement, dat onmiddellijk daarna wordt uitgesproken." De betrokkenen mondig maken Anderzijds neemt de menselijke factor volgens hem een enorme plaats in gerechtelijke reorganisatieprocedures (GR). "Vroeger werd de GR (toen 'concordaat' genoemd) beschouwd als de voorhoede van het faillissement. Tegenwoordig is er veel veranderd en zijn GR’s er echt op gericht om ondernemers in moeilijkheden te redden, om activiteit en werkgelegenheid te behouden." Een goed en tijdig ingediende GR leidt vaak tot succes. Door de vorderingen terug te brengen tot 15% van hun initiële waarde, kan het bedrijf meestal worden gered. “Nadeel is dat heel vaak de kleine leveranciers van dit bedrijf die last moeten dragen en op hun beurt in moeilijkheden verzeilen door een soms torenhoog verlies", weet Nicolas Keszei. "Tijdens een GRP geven de rechters het woord aan al deze leveranciers of aan de werknemers van het bedrijf. Ook al zal de rechtbank uiteindelijk een besluit nemen om bijvoorbeeld zoveel mogelijk banen veilig te stellen of om het passief van de failliete onderneming maximaal te dichten, toch krijgen de betrokken personen de kans om hun stem te laten horen, hun angsten te uiten, enz.” Een cultuur- en generatieprobleem Nicolas Keszei stelt vast dat de perceptie van een 36 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 faillissement in de samenleving uiterst negatief blijft. "Een faillissement wordt beschouwd als een mislukking. Persoonlijk ben ik het met deze visie helemaal niet eens. Voor mij maakt een faillissement deel uit van een carrièrepad waarin iedereen kan struikelen. We moeten de agressieve verwerping van ondernemers die failliet zijn gegaan, een halt toeroepen." Hij verheugt zich echter een mentaliteitsverandering, vooral op politiek en gerechtelijk vlak. "Er is duidelijk bereidheid om failliete ondernemers te helpen en hen in staat te stellen een nieuwe activiteit van stapel te laten lopen. De nieuwe Europese richtlijn en de wet op de tweede kans leveren hiervan het bewijs." Deze mentaliteitsverandering verloopt echter zeer langzaam. "Het is een cultuur- en generatieprobleem. Ik geloof dat verandering gedeeltelijk zal afhangen van de nieuwe generatie, die een veel minder lineaire kijk op carrières heeft en meer projectgericht werkt. Deze jonge ondernemers ontwikkelen een activiteit, richten een starter op en beginnen aan iets anders als het vorige niet werkt. De sector van de nieuwe technologieën ondergaat bijvoorbeeld veel meer mislukkingen, maar die worden daar beter aanvaard.” Programma's zoals reStart zijn o.a. gericht op bewustmaking en mentaliteitsverandering. "Een tijdrovend proces, maar je moet er in geloven. Honderd jaar geleden werden alleenstaande moeders door het slijk gehaald. Dat is nu niet meer het geval. Laten we hopen dat dit ook zo zal zijn voor gefailleerde ondernemers. Wat ik vandaag in de rechtbank zie, is al zeer bemoedigend.” ● Gaëlle Hoogsteyn Contact : Eric Vanden Bemden, Conseiller reStart ; 02 563 68 56 - evb@beci.bem Bedrijven in moeilijkheden Uw bedrijf draait iets minder vlot dan gewoonlijk. De cashflow is misschien wat krapper, maar, och, niets om zich zorgen over te maken, nietwaar? Tja … Net als bij de griep, vallen de eerste symptomen van "bedrijfsziekte" niet altijd op. Om u te helpen gevaar op te sporen, stelde het COm (Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden), met steun van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en Beci, een preventieve risicoanalyse op. Op tijd reageren is de boodschap! Uw zaak draait vlotjes? Neem toch even de tijd om dit te controleren ... Z es maanden! Volgens de deskundigen van het COm volstaat een half jaar om een gecompromitteerde situatie te recht te trekken – of de situatie te laten verslechteren tot wanneer het bedrijf het onderspit delft. Maar diezelfde experts stellen duidelijk dat als ondernemers sneller reageren op de eerste turbulentie, 80% van de problemen kunnen worden verholpen. Besteed daarom regelmatig kleine momenten aan een tussentijdse balans en vraag eventueel een extern oordeel. Zo kunt u bepaalde elementen of vermoedens bevestigen, andere dingen ontdekken en vooral een andere, kritische en neutrale blik werpen op de situatie. Veel ideeën ontstaan uit bijeenkomsten met andere en/of externe waarnemers, naast het inboezemen van nieuwe energie aan de teams. Waarom een balans als alles goed gaat? Dat vragen veel ondernemers zich af (of net niet). Maar wat stellen we helaas vast? Ze doen het zeker niet wanneer alles goed gaat en zeer zelden wanneer ze op de klippen riskeren te lopen. Ze geven dan de voorkeur aan noodmaatregelen die niet op de werkelijke problemen zijn gericht. Dit valt best te vergelijken met gezondheid en ziekte: waarom zou je naar de dokter stappen als je niet ziek bent? Wel, precies: om ziekte te voorkomen! 6 maanden volstaan om een gecompromitteerde situatie recht te zetten of het bedrijf te zien kapseizen. Om effectief de balans op te maken, begin je best met jezelf (op je eentje) de juiste vragen te stellen, of de vragen die professionals hebben bedacht. Beantwoord die openhartig. Vergelijk vervolgens de antwoorden en resultaten met die van het team, of van een externe adviseur. Dezelfde vragen die aan hem worden gesteld, zullen misschien gelijkaardige antwoorden opleveren, maar – wie weet? – eventueel ook een andere kijk op zaken. In elk geval stof genoeg om een denkproces, een debat of nieuwe oplossingen op gang te brengen. Herhaal de diagnose, bijvoorbeeld jaarlijks. Dit is bijzonder leerrijk om veranderingen te meten. Een vergelijking met andere bedrijven van ongeveer dezelfde omvang in uw sector en uw regio zal de diagnose bovendien een nieuwe dimensie geven. Neem dus de tijd om de balans op te maken. Zo stelt u uw toekomst veilig, anticipeert u op zorgen en vindt u, zonder druk, de beste manieren om uw bedrijf te herstructureren of te ontwikkelen. Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 37 © Getty
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Bedrijven in moeilijkheden Welke indicatoren? Kies voor een transverse diagnose die financiële, logistieke, strategische of managementindicatoren meet. Ook juridische aspecten laat u best aan bod komen. Zo krijgen de zichtbare symptomen een verklaring en gaat u meteen voor de echte oplossingen: gericht op de oorzaken van de moeilijkheden of op de werkelijke risico's. De te controleren indicatoren hangen natuurlijk af van het profiel van de onderneming: een handelszaak, een B2B KMO en een kleine ambachtelijke onderneming verdienen elk bijzondere en specifieke aandacht. Voorbeelden van te controleren parameters: visie, teamsterkte, aanpassingsmoeilijkheden, latente conflicten tussen partners, het aandeel van nieuwe producten in de omzet, het gewicht van de klanten of leveranciers, de positie ten opzichte van de concurrentie, de winstgevendheid, de evolutie van de middelen, de evolutie van de wettelijke bepalingen, de weerslag van de mobiliteit ... Oppervlakkige of diepgaande diagnose Dankzij de subsidies van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en de inbreng van Beci werd een preventieve diagnose ontwikkeld, voor alle ondernemers in het Gewest. De diagnose bestaat in verschillende versies. Aan de hand van 15 "flash"-vragen (méér in de uitgebreide versie) kunt u de balans opmaken van de situatie. U krijgt als ondernemer aanbevelingen op basis van de resultaten en u wordt verwezen naar een veelheid aan oplossingen, evenementen of partners. Deze diagnose berust op de dagelijkse observatie van ondernemers binnen het COm. Nu al bijna 15 jaar lang hebben enkele duizenden van hen hun ervaringen, moeilijkheden, uitdagingen, vragen aan het COm voorgelegd... om passende oplossingen te vinden. Ook Beci volgt dagelijks de trends, gevaren en kansen op de voet en kon op die manier de voornaamste factoren voor succes in de toekomst identificeren. De diagnose zal zich waarschijnlijk verfijnen, met al wat de tijd ons zal brengen aan nieuwigheden, gedeelde ervaringen en nieuwe bijdragen van deskundigen. De eerste tests zijn overtuigend. Een aangepaste risicodekking, een sterkere waardepropositie, de integratie van digitale en nieuwe technologieën, de ontwikkeling van eenvoudige en praktische dashboards, het inzetten van schaaleffecten, het beroep op een flexibele logistiek, de herziening van distributiekanalen, een beter evenwicht in het productportfolio, een nieuwe benadering van de productiekosten … Zie daar enkele resultaten die ondernemers behalen na een diagnose. Neem de tijd om de balans op te maken. Het kost niets en kan zeer winstgevend zijn! ● Olivier Kahn, coördinator van het Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden 38 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 Wat het COm vaststelt ➜ 80% van de problemen zou optimale oplossingen vinden als ze waren voorspeld. ➜ Er bestaan geen rustige sectoren meer: alle beroepen ondergaan omwentelingen – en bovendien steeds sneller. ➜ Het lijkt zinloos om de balans op te maken: "Wij weten wat goed gaat en wat niet". Uit de resultaten blijkt echter dat het altijd loont om daar enige tijd aan te besteden. ➜ Troeven, kwetsbaarheden en hefbomen zijn slecht geïdentificeerd. ➜ Tijd is de beste bondgenoot van ondernemers, zowel voor oplossing van problemen als voor de ontwikkeling van het bedrijf. ➜ Te veel kansen worden overgelaten aan concurrenten vanwege overdreven optimisme of ontkenning. ➜ De digitale technologie staat nog in de kinderschoenen bij zeer kleine bedrijven (en KMO’s), terwijl ze de krachten kan vertienvoudigen. ➜ Ondernemers besteden nog steeds weinig aandacht aan de impact van mobiliteit op hun bedrijf. ➜ Reactie op (stedelijke) werken komt vaak laat, na weken of maanden in extreem moeilijke situaties. ➜ ZKO’s/KMO's hebben hun kosten niet in de hand. Kleine ondernemers zijn geneigd te vertrouwen op oppervlakkige en gemakkelijk toegankelijke indicatoren: de staat van hun bankrekeningen, hun omzet ... De boekhouding is voor velen niet leesbaar en onvoldoende toekomstgericht. Weinig bedrijven beschikken over een analytische boekhouding, zelfs in beknopte vorm. ➜ Administratieve, financiële of sociale formaliteiten krijgen vaak minder aandacht. Zaakvoerders richten zich op hun kernactiviteiten zonder na te denken over de gevolgen (weigering van vergunningen, enz.); ➜ Veel ondernemers zijn nog steeds niet op de hoogte van het volledige aanbod van het Gewest, inclusief de subsidies waarop zij recht hebben. Verdere stappen : Een nieuwe diagnose-tool is gratis beschikbaar (www.beci.be). Wellicht een eerste stap in een denkproces met de leden van het team, uw gebruikelijke experts of met de adviseurs van Beci en het COm. . Neem contact op met het COm: Jacqueline Suain, js@beci.be – 02 643 78 48 48. Dynamiek Overdracht: bereid je op tijd voor V.R Jean-François Puissant Jean-François Puissant-Baeyens, die in 2018 Building Management overliet, onderstreept het belang van een goed voorbereide overdracht en van begeleiding door specialisten. O ngeacht de reden waarom de ondernemer de verkoop van zijn bedrijf overweegt, de kwestie van een tijdige overdracht verdient alle aandacht. Het lijkt erop dat de ideale leeftijd rond 55-60 jaar schommelt. Er zonder haast over nadenken vergemakkelijkt de voorbereiding van het proces. Niet alleen voor de bedrijfsleider trouwens, maar ook voor de aandeelhouder(s), werknemers, klanten of zelfs leveranciers. Precies op 55-jarige leeftijd, in 2015, vroeg Jean-François Puissant-Baeyens, toen gedelegeerd bestuurder van Building Management, zich dus af of hij het bedrijf al dan niet zou overdragen. "Building Management was een bedrijf van 5 personen", legt hij uit. "Het was betrokken bij grote werven waarbij we de bouwmeesters ondersteunden bij het beheer van hun project. Met de evolutie van de sector bleek dat onze structuur te klein was om verder te gaan. We moesten bouwwerven beheren en gelijktijdig aan commerciële prospectie doen om nieuwe projecten toevertrouwd te krijgen. Bovendien konden we, gezien onze beperkte omvang, onze diensten niet aanbieden voor grotere projecten. De tijd was dus rijp om zich af te vragen wat we voor de toekomst zouden voorzien. Wat mij betreft, vond ik het gepast om het bedrijf te verkopen.” De collega’s moesten worden overtuigd. Sommigen waren aandeelhouders. Er waren ook twee niet-actieve aandeelhouders. Jean-François Puissant-Baeyens wendde zich tot de Transmission Hub: "Hun inbreng bleek van onschatbare waarde, onder andere bij het regelen van bepaalde situaties tussen aandeelhouders en bij de verdeling van aandelen. Daarnaast was deze externe en neutrale kijk nuttig om de waarde van de onderneming op te krikken. Tot slot werden we, dankzij de Hub, goed voorbereid op de onderhandelingen over de overname van het bedrijf.” Een ruimer schip Building Management werd in 2018 overgenomen door Advisers, een bedrijf uit dezelfde sector, maar met een grotere omvang. "De onderhandelingen duurden iets meer dan een jaar en hielpen om administratief orde op zaken te stellen. Het heeft uiteindelijk weinig tijd gekost en we hebben de zaak snel kunnen afronden. Weliswaar was onze boekhouding transparant en kende ik de toekomstige koper al: we hadden met hem al samengewerkt in het verleden. De vastgoedsector is een kleine wereld, hoor. De verkoop verliep vlot omdat beide entiteiten in dezelfde technische business actief waren." De vijf actieve partners sloten zich in 2018 aan bij een groter team van 23 mensen. Dit is vandaag uitgegroeid tot 75, sinds Advisers zelf enkele maanden geleden deel ging uitmaken van de Vlaamse Bopro-groep. Uiteindelijk was de integratie van Building Management in Advisers een succes. Vooral omdat alle medewerkers het avontuur nu op een ruimer schip voortzetten, wat nieuwe professionele uitzichten opent. "We kunnen nu werken aan grotere projecten, zoals de Cliniques Saint-Luc, wat niet mogelijk was toen we nog maar met z'n vijven waren. Binnen Advisers beschikken we over een breder scala aan vaardigheden, wat zeer nuttig is in een sector die steeds complexer wordt", oordeelt Jean-François Puissant-Baeyens. Door zich de juiste vragen te stellen, kon hij positief anticiperen op de overdracht en de duurzaamheid waarborgen van het bedrijf en vooral van het team. Conclusie: een goed denkproces op het juiste moment en daarna een goede voorbereiding met deskundigen: dat zijn de voorwaarden van een succesvolle overdracht. ● Guy Van den Noortgate Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 39
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Dynamiek Verhaal bij overheidsopdrachten: zijn er misbruiken? Bestekken die te veel ruimte voor interpretatie laten, vermoedens van bevoordeling van sommigen, onvoldoende gemotiveerde toekenning van een opdracht … Elk bedrijf dat zich benadeeld voelt bij de toekenning van een overheidsopdracht kan bezwaar aantekenen. Dergelijke rechtsmiddelen vertragen projecten, soms ten koste van het algemeen belang. Waar ligt het evenwicht tussen de rechten van de burger en het algemeen welzijn? «D e kwestie van het verhaal bij overheidsopdrachten maakt deel uit van een ruimere problematiek, met name de mogelijkheid om beroep aan te tekenen tegen elke administratieve handeling”, zegt Stéphan Sonneville, CEO van Atenor. Vanuit democratisch standpunt is de verdediging van individuele, professionele f privérechten volledig verantwoord. Het rincipe van het verhaalrecht mag dus olgens hem niet op de helling worden gezet. Hoewel het aantal vorderingen tot schorsing daalt, was er de voorbije maanden veel aandacht voor sommige vorderingen tot vernietiging. Daarbij lagen de aanbestedende verheden soms onder vuur. “Bij een Stephan Sonneville (Atenor) overheidsopdracht gebeurt het dat een overheid een achterpoortje zoekt om de opdracht aan een bepaalde onderneming toe te kennen”, aldus Stéphan Sonneville. “Een aanbestedende overheid kan het bestek bijvoorbeeld zo opstellen dat alleen het bedrijf dat zij op het oog heeft eraan kan voldoen. Of ze kan de aanbesteding tersluiks lanceren wanneer iedereen net de andere kant opkijkt. In die gevallen kun je de andere spelers alleen maar gelijk geven dat ze zich verzetten tegen pogingen tot bevoordeling van één partij. Bij een overduidelijke vormfout past het om de procedure over te doen.” Wanneer de procedure vanaf het begin wordt overgedaan bij bepaalde vorderingen tot vernietiging gebeurt het dat de opdracht uiteindelijk aan een ander bedrijf worden toegewezen. Dat bewijst meteen ook dat het beroep gefundeerd was. 40 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 © Getty Frédéric Loriaux, voorzitter van de Raad van Bestuur van VBA, de Vereniging van Belgische Aannemers van Werken, en bestuurder-directeur van CIT Blaton, voegt hieraan toe: “Het vraagt enorm veel tijd om op een aanbesteding in te gaan en zo’n studie gaat soms gepaard met hoge kosten. Je kunt het dus bedrijven niet kwalijk nemen dat ze verhaal zoeken als ze veel geld hebben uitgegeven en ervan overtuigd zijn dat de toekenning niet fair is verlopen.” Maar hij heeft niet de indruk dat er misbruik wordt gemaakt van het recht om verzet aan te tekenen, toch niet bij de VBA-leden. “Er is wel een periode met veel vorderingen tot schorsing geweest, maar de jongste maanden daalt dit aantal weer. Elke procedure leidt tot vertraging in de projecten of uitstel van de hele activiteit, terwijl de omzet van de bedrijven in de sector daalt. Maar dit ontslaat de aanbestedende overheden natuurlijk niet van de plicht om de toekenning correct te motiveren.” Procedures die het algemeen belang schaden Serge Fautré, CEO van AG Real Estate, heeft een iets andere kijk op de problematiek. Hem is het vooral opgevallen dat bepaalde procedures zeer frequent en ten onrechte worden opgestart: “De wetgeving op de overheidsopdrachten wordt steeds complexer. Alleen al de verplichting om offertes in de beide landstalen te publiceren is soms een flink obstakel. Offertes voor overheidsopdrachten opstellen en beheren is heel complex geworden en sommige bedrijven profiteren daarvan om verhaal te zoeken. Wat zij daarmee willen Frédéric Loriaux (CIT Blaton) V.R V.R Dynamiek bereiken? Een tweede kans krijgen om de opdracht alsnog binnen te halen of soms gewoon het dossier blokkeren uit ontgoocheling dat zij niet werden geselecteerd.” Net zoals er altijd wel iemand in de gevangenis zal zitten, zal er ook wel altijd iemand de beroepsprocedure misbruiken. Volgens Stéphan Sonneville moet je er vooral op toezien dat er niet al te veel tijd wordt verloren en dat de evolutie van een land, een regio of een stad niet wordt gehinderd. Daar is Serge Fautré het mee eens: “Een beroepsprocedure zet een rem op een overheidsopdracht die de hele bevolking ten goede moet komen, bijvoorbeeld door de aanleg van wegen of het bouwen van scholen, ziekenhuizen enz. Soms worden het gemeenschappelijk goed of de belangen van de staat over het hoofd gezien.” Zich wapenen tegen misbruiken Gelukkig zijn onze experts ervan overtuigd dat het mogelijk is om je te wapenen tegen misbruiken. ‘Enerzijds moet je mensen die rechtsmiddelen aanwenden wijzen op de gevolgen voor de hele bevolking als het project vertraging oploopt. Bij een ongegronde procedure moeten sancties mogelijk zijn”, meent Stéphan Sonneville. Anderzijds dringt een herziening van de beroepsprocedures zich op. Die zijn nu vrij goedkoop voor de bedrijven die ze opstarten, maar de verwerking ervan vraagt veel tijd. “Overdreven bureaucratie betekent een gevaar voor onze westerse economieën met slabakkende groei, omdat ze de groei net afremt. Uiteindelijk riskeren we in een vermolmde economie te belanden die minstens 1% groei aan bureaucratie opoffert. Wij moeten dus de federale regering aansporen om de problematiek van de beroepsprocedures op de agenda te zetten, precies om de groei niet te hinderen. Natuurlijk moeten de democratische rechten worden gevrijwaard, maar tegelijk moeten onze economie en de evolutie van onze samenleving vlot getrokken worden.” Een onafhankelijke rechtsmacht die zich in een eerdere fase kan uitspreken over de gegrondheid van een beroepsprocedure biedt misschien een andere uitweg: “Een soort filter die de gegronde zaken van de andere scheidt nog vóór de gerechtsprocedure wordt opgestart”. Serge Fautré meent dat ook de aanbestedende overheden hun steentje kunnen bijdragen: “Bij complexe overheidsopdrachten is het heel moeilijk om bij het opstellen van een bestek te anticiperen op alles wat er kan gebeuren of op alle voorstellen die zouden kunnen worden gedaan.” De strakke vormvoorschriften van overheidsopdrachten laten weinig ruimte voor de verbeelding en leggen vaak een te strak keurslijf op. “Het is zo gemakkelijk om bij het opstellen van een bestek één of ander detail te vergeten. De redenen waarom een overheidsopdracht struikelt, zijn eerder formeel van aard en gaan minder over de inhoud. Eén van de dringendste taken is daarom gekwalificeerd personeel aantrekken zo professioneel mogelijk offertes kan opstellen.” Frédéric Loriaux is het daarmee roerend eens: “Je merkt inderdaad dat dossiers steeds minder grondig worden opgesteld. Ze laten vrij spel aan een reeks elementen die ruimte bieden voor uiteenlopende interpretaties. Overheden die beroepsprocedures willen vermijden, moeten nauwkeurige toekenningscriteria hanteren en willekeur zoveel mogelijk uitsluiten, zodat inschrijvers precies weten hoe ze zullen worden beoordeeld. Elke stakeholder draagt een zekere verantwoordelijkheid.” ● Gaëlle Hoogsteyn Wat zegt de wet? De zogeheten “rechtsmiddelenwet” bepaalt de regels betreffende de motivering en het informeren van kandidaten en inschrijvers en bakent de rechtsmiddelen bij overheidsopdrachten af. ➜ Het beroep tot vernietiging kan worden aangespannen door iedereen die meent dat hij bij de gemotiveerde gunning van een overheidsopdracht werd benadeeld. De afdeling bestuursrechtspraak van de Raad van State kan dan de beslissingen van de aanbestedende instantie annuleren. De termijn voor het indienen van een beroep tot vernietiging bedraagt 60 dagen vanaf de publicatie, de mededeling of de kennisneming van de beslissing, afhankelijk van het geval. ➜ Het beroep tot schorsing is mogelijk in dezelfde omstandigheden als de vernietiging, maar met dit verschil dat de termijn 15 dagen bedraagt. Bij ernstige argumenten of klaarblijkelijke onwettigheid zal de Raad van State de uitvoering van de beslissingen kunnen schorsen. Maar dit gaat niet automatisch: de beroepsinstantie mag beslissen om de schorsing van de uitvoering van de beslissing of voorlopige maatregelen niet toe te staan indien de negatieve gevolgen ervan groter zouden zijn dan de voordelen, meer bepaald in het licht van het algemeen belang. Serge Fautré (AG Real Estate) Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 41 V.R
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Starter Coucou, de duurzame kleedkamer van uw dromen Bij Coucou hangen meer dan 800 kledingstukken te huur om dames voor de duur van een chique evenement of een avond, bijzonder elegant uit te dossen. D e vraag die elke vrouw achtervolgt wanneer ze zich moet kleden voor een evenement (bruiloft, feest, bal enz.) luidt vanzelfsprekend: "Wat zal ik vanavond dragen? ». Coucou heeft een antwoord, of beter gezegd, een veelvoud aan antwoorden. Die vindt u in de boetiek op het Kasteleinplein, in Elsene. "Coucou is een avontuur van vriendinnen die van mode, tips & tricks en de planeet houden”, verklappen de medeoprichtsters Isabelle d'Otreppe en Marie Berlier. "Als je beseft dat de productie van elk kledingstuk 20 keer zijn gewicht aan broeikasgassen in de atmosfeer stuurt, dan is het geen luxe is om een alternatief uit te werken. Het idee van Coucou is om de mooie jurken te delen die anders in kleerkasten slapen, zodat mensen tegen lage prijzen allerlei outfits kunnen huren voor elke gelegenheid en hun geld eerder investeren in mooie en duurzame kleding voor dagelijks gebruik.” Kortom, een concept dat volledig beantwoordt aan het circulaire tijdperk en dat steeds meer succes oogst. Coucou werd in 2015 in een kelder geboren, maar geniet ondertussen van een mooie en lichte ruimte waar u uw gading zult vinden tussen iets meer dan 800 kledingstukken, waarvan 80% tweedehands. "De rest bestaat uit moeilijk te vinden maten – klein of groot – en enkele succesvolle merken", zegt Isabelle. Het aanbod van Coucou beperkt zich niet tot jurken. U vindt er ook diverse accessoires zoals schoenen, hoeden, hoofdbanden enz. "U kunt zich van top tot teen aankleden als u hier langs komt. Wij verkopen bovendien bepaalde accessoires zoals juwelen, cosmetica en hoofdbanden. Voor deze producten geven wij de voorkeur aan lokale, biologische en ethische producenten." De mannen worden niet vergeten, met drie accessoires die bij Coucou verkrijgbaar zijn: vlinderdassen, stropdassen en bretels. In vier jaar tijd heeft de winkel zijn klantenbestand gestaag uitgebreid, waarvan 75% afkomstig is uit de Brusselse regio. Coucou kleedt dames van 16 tot 77 jaar ongeveer, al behoren de meeste "aficionadas" tot de leeftijdsgroep van 25 tot 45 42 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 Isabelle d'Otreppe en Marie Berlier jaar. Het succes zorgde voor een toename van het aantal werknemers: naast de twee oprichtsters dus, ondertussen al bijna een half dozijn vrouwelijke medewerkers. Dit succes is vooral te danken aan mond-tot-mondreclame en de sociale netwerken. Coucou heeft al meer dan 15.000 volgers op Facebook en 10.000 op Instagram, om nog maar te zwijgen van de website. Een van de doelstellingen voor 2020 is de lancering van een e-shop met een onlinecatalogus. "Er werd ons gevraagd om het concept in andere Belgische steden te dupliceren, maar dit heeft weinig zin omdat we daar een winkel zouden moeten inrichten en een nieuwe voorraad samenstellen", vervolgt Isabelle d'Otreppe. "Wij geven de voorkeur aan een e-commerce site waar klanten hun outfit kunnen kiezen, die vervolgens bij hen thuis wordt afgeleverd. Daarom ronden we momenteel een fondsenwervingscampagne af waarmee we dit project het komende jaar wensen uit te voeren.” Het concept past duidelijk past in de circulaire economie en komt tegemoet aan een reële behoefte. Coucou heeft dus alle kaarten in handen om een solide en duurzame groei na te streven. ● Guy Van den Noortgate Informatie : www.coucoushop.be Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen!! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • https://starters.beci.be/ V.R Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van Pierre-Yves Bossard V.R Pierre-Yves Bossard is medeoprichter van Eventer, de Belgische app waarmee u inhoud van evenementen live kunt delen op één platform. Met zijn 2000 nieuwe gebruikers per maand heeft Eventer de wind in de zeilen. En Pierre-Yves werk genoeg. Tussen twee happenings door vond hij toch de tijd om ons zijn goede adresjes te verklappen. Gastronomie, het restaurant Origine, in de buurt van het Jourdanplein, zal de lekkerbekken die een vleugje creativiteit op het bord waarderen, in vervoering brengen. De gerechten organiseren zich in 4 efficiënte en duidelijke gangen: koud, lauw, warm en zoet. Liever vis of vlees? U vindt er uw gading met, als bonus, een gegarandeerde kwaliteit/prijsverhouding! Bistro: Charlotte Café, in Ukkel. Die heeft alles van fijne en gezellige buurtbistro: een open keuken, verse en seizoensgebonden producten en een vleugje originaliteit dat ons altijd aangenaam verrast. Een mooie terugblik op de klassiekers van de Belgische keuken en een terras dat een bezoekje waard is (goed gelegen)! De ideale plek voor een drankje: Café Pastel, middenin de Zavel. De perfecte plek om iets te drinken, te eten en te dansen! Een vrij zeldzame combinatie in Brussel, trouwens. Met een beetje geluk ontdekt u de begaafde Simon LeSaint aan de draaitafels. Deze DJ en producer was ooit een medewerker van Stromae. En als u van een borrel houdt, vindt u daar Génépi en Chartreuse à la carte. Een ongewone wandeling: Volg de Zenne en de oude grachten van Brussel. We vergeten soms dat Brussel zich rond een rivier ontwikkelde. Als u de oude Zenne wilt gaan opzoeken, begin dan met de binnenplaats van het restaurant O Lion d’Or. Daar schuilt nog een oude arm van de Zenne. Verrassend. Met vrienden: Holy Smoke in Sint-Gillis, DE Texas BBQspecialist in Brussel! Voor vleesliefhebbers is dit de ideale plek op zijn Amerikaans. Het vlees wordt urenlang op lage temperatuur gegaard (van 4 tot 20 uur, afhankelijk van de stukken vlees) in een rokerij (de zgn. "pit"). Niet te missen: het heerlijke Black Angus rundvlees en de fijne selectie à la carte bourbons (72 referenties). Zondagroutine: In de familie gaan we op zondag vaak wandelen in het Tenboschpark, wellicht het mooiste van de stad. Daarna stappen we naar de Garage à manger, het restaurant van Pêle-Mêle, voor een hapje, voordat we door de rekken van de beste tweedehands boekhandel van Brussel slenteren. Het is natuurlijk moeilijk om zonder een boek (of twee...) te vertrekken. ● Elisa Brevet Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 43
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Community Verhalen van grote ondernemers Ursula Burns : eerste Afro-Amerikaanse CEO aan het roer van een multinational © Belga Voor het voetlicht, een van de grootste succesverhalen in de Verenigde Staten: Ursula Burns begon haar carrière als stagiaire bij Xerox Corp. en werd de eerste Afro-Amerikaanse CEO aan het hoofd van een Fortune 500 bedrijf. Ze staat bekend om haar vastberadenheid en openhartigheid. Ursula Burns stelde zich tot doel om de gigant van de copiertechnologie naar de top te brengen. Toen ze in 1980 als stagiaire bij het bedrijf in dienst trad, vermoedde ze waarschijnlijk niet dat ze er dertig jaar later de leiding van zou overnemen. Volgens Forbes behoort ze nu tot de top 20 van machtigste vrouwen ter wereld. In tegenstelling tot Michelle Obama of Oprah Winfrey hoef je haar niet te vragen naar het symbool dat ze vertegenwoordigt voor de Afro-Amerikaanse gemeenschap: "Wat belangrijk is om te weten, is niet of ik zwart of blank ben, maar bekwaam voor mijn taak", antwoordt ze stelselmatig aan de journalisten die haar de vraag stellen. Hoe kan deze vrouw uit de minst bedeelde wijken van de Lower East Side het zo ver hebben gebracht? Ze baande discreet haar weg tot op een dag in 1990, toen ze van zich liet horen in een werkgroep ... over het thema diversiteit. Aan het einde van de vergadering verzette ze zich onmiddellijk tegen de manier waarop Wayland Hicks, een van de Xerox-topmensen, haar vragen beantwoordde. De man stond onder de indruk van haar stoutmoedigheid en maakte haar zijn assistente. Een paar maanden later interpelleerde ze Xerox CEO Paul Allaire, die haar op zijn beurt aanbood om met hem te werken. Stap na stap bereikte Ursula Burns de Raad van Bestuur. Ze werd ten slotte CEO en boekte een hele reeks successen, met de wil om het bedrijf te herpositioneren. Net als IBM of Hewlett-Packard, verschoof Xerox van verkoop naar diensten, die nu goed zijn voor meer dan de helft van de omzet. Dit is de erfenis van Ursula Burns, die Xerox vorig jaar verliet voor een nieuwe uitdaging aan het roer van Veon, een van 's werelds grootste mobiele netwerkoperatoren. ● Elisa Brevet Nog eenvoudiger met 4 ingrediënten Pascale Naessens staat bekend om haar eenvoudige en gezonde keuken. Vandaag zet ze een stap verder met recepten die maximaal 4 ingrediënten bevatten. Evenwichtig, eenvoudig en lekker. De perfecte combinatie! Lannoo 44 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 Simpel Yotam Ottolenghi is een geniale chef-kok die over de hele wereld wordt vereerd. Hij put inspiratie uit de culinaire tradities van het Midden-Oosten. Van zijn boek ‘Simpel’ werden ondertussen meerdere honderdduizenden exemplaren verkocht. U vindt er gezonde, eenvoudige gerechten die u in hooguit 30 minuten en met maximaal 10 ingrediënten bereidt. Fontein Uitgevers Vigneronnes Een spannend boek om komaf te maken met de clichés over vrouwen en wijn. De Belgische keldermeester en journaliste Sandrine Goeyvaerts portretteert 100 vrouwen die het nu voor het zeggen hebben in de Franse wijngaarden en kelders. Een reeks verbazingwekkende parcours, dankzij doorzettingsvermogen en vastberadenheid! In het Frans. Nouriturfu Community Beci nieuws in beeld Afgelopen 5 september: de Beci Afterwork werd verwelkomd in Spaces, in de Belliardstraat. Spaces is een evenementen- en coworkingruimte in het hart van de Europese wijk. © Isopix Naar aanleiding van het officiële bezoek van president Tshisekedi ontving Beci in september een delegatie van het Verbond van Congolese Ondernemingen (Fédération des Entreprises du Congo – FEC). Zie ook ons interview met Albert Yuma, voorzitter van de FEC, op blz. 19. © Belga Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 45
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Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR Aeronautica BVBA, Walcourtstraat 150 - 1070 Brussel Nace : 35140 - Handel in elektriciteit 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Nakhle Dany Alpes d'Or BVBA, Bahnhofstrasse 21 - 6300 Zug - Zwitserland Afg. : O'Donovan Michael Andrisse Samuel NP, Fabriekstraat 67 - 1601 Ruisbroek Nace : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment 46900 - Nietgespecialiseerde groothandel 49320 - Exploitatie van taxi's Afg. : Andrisse Samuel Gerson Auyan Team BVBA, Alsembergse Steenweg 1031 - 1180 Brussel Nace : 71121 - Ingenieurs en aanverwante technische adviseurs, exclusief landmeters 72190 - Overig speur- en ontwikkelingswerk op natuurwetenschappelijk gebied 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Borges Carrizales Fabricio Bechtold GCV, Coghenlaan 53 - 1180 Brussel Nace : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Bechtold Birgitta BeCommerce VZW, SinterGoedeleplein 5 - 1000 Brussel Nace : 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet Afg. : Geeroms Sofie Beelen Axel NP, Huart Hamoirlaan 44 - 1030 Brussel Nace : 63120 - Webportalen 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Beelen Axel Catamini BVBA, Dr. Decrolylaan 47 - 1180 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : de Mahieu Sophie Club van Lotharingen VZW, Poelaertplein 6 - 1000 Brussel Afg. : Simon Isabelle Christophe Sanglier NP, Auguste Reyerslaan 70 - 1030 Brussel Afg. : Sanglier Christophe 46 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 Cricket & Co - Allona Belgium BVBA, Avenue Edison 17 - 1300 Wavre Nace : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment 46422 - Groothandel in onderkleding 4771601 - de kleinhandel in bovenkleding (inclusief werkkleding,sportkleding en ceremonie) Afg. : Türköz Mehmet David Urbain NP, Gratèsstraat 17 - 1170 Brussel Afg. : Urbain David De Henau Sophie NP, Joseph Bensstraat 126 - 1180 Brussel Nace : 63990 - Overige dienstverlenende activiteiten op het gebied van informatie, n.e. g. 74201 - Activiteiten van fotografen, met uitzondering van persfotografen 86909 - Overige menselijke gezondheidszorg, n.e.g. Afg. : De Henau Sophie Dinali Trade BVBA, Oude Vijversstraat 40 - 1190 Brussel Nace : 46180 - Handelsbemiddeling gespecialiseerd in andere goederen Afg. : Jebabli Salah Enez Julie NP, Vanderkinderestraat 566 - 1180 Brussel Nace : 58110 - Uitgeverijen van boeken 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 90031 - Scheppende kunsten, m.u.v. ondersteunende diensten Afg. : Enez Julie EVC IT Solutions NP, Rue Sainte Catherine 3 - 1341 OttigniesLouvain-la-Neuve Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 62020 - Computerconsultancyactiviteiten 62030 - Beheer van computerfaciliteiten Afg. : Van Cangh Eric Exprom NP, Reigerboslaan 90 - 1170 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. 85592 - Beroepsopleiding Afg. : Azzam Rafic Fabiano Silva Gislaine NP, Dr. Emile Gallemaertstraat 9 - 1500 Halle Nace : 88911 - Kinderdagverblijven en crèches 96040 - Sauna's, solaria, baden enz. Afg. : Fabiano Silva Gislaine Frizby BVBA, Van der Meerschenlaan 93 - 1150 Brussel Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Boribon Sam Gasarabwe Oscar NP, César De Paepestraat 9 - 1060 Brussel Afg. : Gasarabwe Oscar Gilardi Nsele Bangwala NP, Salaartsbos 16 - 9300 Aalst Afg. : Nsele Bangwala Gilardi Guillaume Houssay NP, Louizalaan 65 - 1050 Brussel Afg. : Houssay Guillaume Lawal Groupe Industrie - Europe BVBA, Chaussée du Risquons-Tout 75 - 7700 Mouscron Nace : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment 46349 - Groothandel in dranken, algemeen assortiment 46441 - Groothandel in porselein en glaswerk Afg. : Lawal Amada Youssouf Light To Light BVBA, Invalidenlaan 253 - 1160 Brussel Nace : 71121 - Ingenieurs en aanverwante technische adviseurs, exclusief landmeters Afg. : Nameche Florenzo Mabo BVBA, Nieuwe Gentsesteenweg 21 - 1702 Dilbeek Nace : 47112 - Detailhandel in niet-gespecialiseerde winkels waarbij voedings- en genotmiddelen overheersen (verkoopsoppervlakte < 100 m²) 53200 - Overige posterijen en koeriers Afg. : Mangunza Bobongo Yael ManShine BVBA, Savoiestraat 31 - 1060 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Balbaert Michaël Community Marie-Agnes Djate NP, Anoulstraat 10 - 1050 Brussel Afg. : Djate Marie-Agnès Ruta&Baga BVBA, Holleweggaarde 4 - 1030 Schaarbeek Afg. : Verschueren Wim Sarah Tshikuna Mbuyi NP, Stoofstraat 3 - 1785 Mechelen Afg. : Tshikuna Mbuyi Sarah Schidlowsky Maxime NP, Louizalaan 367 - 1050 Brussel Afg. : Schidlowsky Maxime Sen Sarbani NP, Montanalaan 29 - 1180 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Sen Sarbani ThePlugIn Company BVBA, Jules Bordetlaan 13 - 1140 Brussel Nace : 46693 - Groothandel in elektrisch materiaal, inclusief installatiemateriaal 46699 - Groothandel in andere machines en werktuigen, n.e.g. Afg. : Stubbe Jonathan Wethinkbeautiful BVBA, Livornostraat 36 - 1000 Brussel Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Froment Fabrice White-Stone Group BVBA, Henri Marichalstraat 28 - 1050 Brussel Nace : 68311 - Bemiddeling bij de aankoop, verkoop en verhuur van onroerend goed voor een vast bedrag of op contractbasis 68312 - Schatten en evalueren van onroerend goed voor een vast bedrag of op contractbasis 68321 - Beheer van residentieel onroerend goed voor een vast bedrag of op contractbasis Afg. : Daxhelet Patrick Your Brand Story BVBA, Generaal Jacqueslaan 34 - 1050 Brussel Afg. : Martinez Dorr Maria Zetoolbox NV, Rue De Penthievre 10 - 75008 Paris - France Afg. : Foucray Jeremy INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN O Lion d’Or Abattoir Actiris VBA Adidas Advisers AG Real Estate Ahooga Alphabet Atenor Baukunst Belgian Posters Blow Up Bopro Leefmilieu Brussel Bruxelles Formation Brussel Mobiliteit Building Management Caban Café Pastel Carbyne Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden Club van Lotharingen Charlotte Café Sint-Pietersziekenhuis CHWapi CIBG CIT Blaton Cliniques Saint-Luc Coucou D’Ieteren Danone Daoust 8-9 30 ; 32 40-41 33 39 14-15 ; 40-41 8-9 20-22 40-41 8-9 13 11-12 39 30 ; 34 32 27 39 32 43 28 37-38 4-5 43 31 31 28 ; 30 40-41 39 42 27 33 10 Easy.brussels Enterprise Europe Network Erasmushogeschool Brussel VBO Fédération des Entreprises du Congo Felix Koning Boudewijnstichting Garage à manger Gécamines Google Holy Smoke Imec Janssens JC Decaux Belux Jump L’Écho La Colmena Lab Box Lateral Thinking Factory Lewis PR Lexing Belgium Lifetech.brussels Lime LindaCare MaestroMobile Martini Media Marketing Mercury MintT MoveUp Northgate Arinso Nos Pilifs 30 16 8-9 14-15 19 ; 45 20-22 32 43 19 20-22 ; 25 43 23-24 11-12 13 20-22 36 33 27 4-5 20-22 26 31 20-22 31 14-15 11-12 4-5 6 31 31 8-9 34 43 Orange Origine Pêle-Mêle Perspective.brussels Poppy Raet Rising Lab Robovision Scooty SD Worx Siamu Sidewalk Labs Skipr Spaces MIVB Telenet TNO Uber ULB Veon ViaVan Stad Antwerpen Voka Waymo Xerox Corp. Younity Zetoolbox Zipcar 23-24 43 43 32 27 8-9 6 23-24 20-22 8-9 30 25 27 45 4-5 23-24 ; 8-9 23-24 8-9 32 44 27 23-24 14-15 20-22 44 26 6 27 Brussel Metropool - oktober 2019 ❙ 47
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Agenda STRATEGIE & BESTUUR 08.11 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (1) 06.12 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (1) VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIE 10.10 Instagram 21.10 Smartphone film academy 22.10 Social media strategie 23.10 Social selling : l’efficacité de la prospection (1) 24.10 Google my business: maak je vindbaar voor je (potentiële) klanten! 24.10 Réussir son projet CRM en 5 étapes (1) 05.11 E-mailmarketing 07.11 Formation Facebook & Instagram (1) 12 & 26.11 Social selling : l’efficacité de la prospection (1) 14.11 Google optimalisaties (SEO & SEA) 19.11 Netwerk slimmer met LinkedIn! 21.11 Instagram 17.12 Social selling : l’efficacité de la prospection (1) ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 10.10 Congé parental, congé pour assistance médicale et congé palliatif : principes et nouveautés (1) 48 ❙ Brussel Metropool - oktober 2019 11.10 Statut et contrat de travail dans le secteur public – cycle de 3 formations : le régime disciplinaire et la rupture de la relation de travail (1) 14.10 Inspection sociale : doit-on en avoir peur ? (1) 17.10 au 14.11 Cycle : l’essentiel du droit du travail (1) 18.10 Actualités «compensation & benefits» (1) 22.10 Élections sociales 2020 et mise en place des organes sociaux (1) 22.10 Élections sociales 2020 : tout savoir sur le processus électoral (1) 14.11 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be HANDELSRECHT 11.10 Le bail commercial : nouveautés et conseils (1) ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be JURIDISCHE BEMIDDELING Jusqu’au 21.02.2020 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale (1) ➜ bMediation +32 2 643 78 47 – info@bmediation.eu GRATIS WORKSHOPS STARTERS & RESTARTERS 14, 21 & 28.10 Lunch Starter 04, 11, 18 & 25.1 Lunch Starter 02, 09, 16 & 23.12 Lunch Starter ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be 16.10 Brussels Meets Brussels / City Climate Challenge 16, 23 & 30.10 Beci Welcome Breakfast 06, 13, 20 & 27.11 Beci Welcome Breakfast 04, 11 & 18.12 Beci Welcome Breakfast ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMOportefeuille (min. projectbedrag: 100 €) (1) Enkel in het Frans Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be 14.10 B2B matchmaking : BioXpo VitaSana, the trade fair for the organic sector, Brussels 17.10 Douaneforum Brussel 18.10 B2B meeting met handelsagenten in Frankrijk 21.10 Brexit or not Brexit, quels impacts sur votre business ? Atelier pratique (1) 28.11 Appréhender le risque de corruption dans les relations commerciales de mon entreprise (1) ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be Ondernemingen in overdracht Inlijstingen, restauratie van kunstwerken, verkoop van uitzonderlijke meubels Omzet: < 1 Milj. € 1 tot 10 werknemers > Voor zijn overnemers-investeerders zoekt de Transmission Hub > Een onderneming actief in marketing, communicatie, productie Brussel, Wallonië, Vlaanderen Aanschafwaarde: max. 500.000 € > Een B2B onderneming actief in distributie, agro-voeding of gezondheidszorg Brussel, Wallonië, Vlaanderen Aanschafwaarde: min. 2.000.000 € Opmerking: de overnemer investeert eigen middelen en wenst deel te nemen aan het dagelijkse beheer van de onderneming. Digitale drukkerij Omzet: 2 tot 3 Milj. € 10 tot 20 werknemers De Transmission Hub van Beci is de grootste organisatie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest voor de overdracht/overname van ondernemingen. Hieronder vindt u de jongste aanbiedingen: > 3 over te dragen ondernemingen Marktonderzoek-, mystery shopping- en marketingbureau Omzet: < 1 Milj. € 10 tot 20 werknemers Wenst u uw onderneming gedeeltelijk of volledig over te laten? Hebt u belangstelling voor een van deze ondernemingen of kent u een over te laten onderneming in een van deze sectoren? De Transmission Hub van Beci begeleidt u doorheen uw overdracht- of overnameproject. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • transmission@beci.be

2019.09 Bruxelles Métropole


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BRISEZ LES LIMITES DE VOTRE BUSINESS. OPTEZ POUR L’ESPRIT LIBRE DE JEEP® OFFRE FLEET SUR MESURE. PLUS D’INFOS SUR JEEP.BE 6,2-10,3 L / 100 KM • 163-270 G / KM CO2 (WLTP) Contactez votre concessionnaire pour toute information relative à la fiscalité de votre véhicule. (1) Offre Renting financier avec option d’achat de 20% sur une durée de 60 mois sur Jeep® Compass Limited 1.4 MultiAir 140 ch 4x2. Prix catalogue du véhicule 27.396,69 € (HTVA), acompte de 4.836,5 € (HTVA), réduction Fleet déduite. Offre valable du 01/08/19 au 30/09/19, valable uniquement à des fins professionnelles. Sous réserve d’acceptation de votre dossier par FCA Bank, succursale belge de FCA Bank S.p.A., bailleur, 8-10 rue Jules Cockx à 1160 Bruxelles ayant son siège social Corso Agnelli 200, 10135 Torino - Italie. RPM: Bruxelles. BCE: 0699.630.712. Contactez votre concessionnaire pour plus d’informations et une offre sur mesure. Le prix mentionné est hors TVA. Le véhicule illustré ne correspond pas à la version, ni au prix décrits. www.jeep.be. E.R. : Yann Chabert. Annonceur : FCA Belgium S.A., Rue Jules Cockx 12a - 1160 Bruxelles. RPM : Bruxelles. BCE 0400.354.731. IBAN FCAB : BE 86 4829 0250 6150. Informations environnementales [AR 19/03/2004] : www.jeep.be. COMPASS. POUR UNE JEEP® COMPASS LIMITED: RENTING FINANCIER À PARTIR DE € 249/MOIS HTVA(1) DONNEZ A VOTRE BUSINESS LA BONNE DIRECTION. CONTACTEZ VOTRE BUSINESS CENTER JEEP® Édito C’est la rentrée : au travail ! On ne peut que s’en réjouir : Bruxelles a été la première entité du à doter d’un gouvernement après les élections du 26 mai – là où certains décrire la Région bruxelloise comme « ingouvernable », voilà plutô bon fonctionnement. L’équipe « Vervoort III » a donc cinq ans pour mettre en œuvre l’accor 17 juillet. Un accord qui, remarquons-le, intègre de nombreux éléments par Beci dans son mémorandum, puis lors des rencontres organisées responsables politiques en prélude aux élections. C’est tout spécialement pour les matières relatives à la formation et à l’emploi : accompagnement entrepreneurs, encouragement à la digitalisation, soutien au international, place accordée aux activités productives en ville... pour différents projets liés à la mobilité, dont la réalisation confirmée de métro 3, le développement de l’offre ferroviaire intra-bruxelloise, de la voie d’eau, l’instauration d’une taxe kilométrique intelligente… durabilité, on soulignera le soutien affirmé à l’économie circulaire, matière d’urbanisme, la transparence sur l’utilisation des charges Autant de chapitres où les intentions affichées par le nouveau gouv rejoignent les attentes exprimées par les entrepreneurs et relayées Osons l’affirmer : l’équipe Beci et ses administrateurs ont fait un e travail de fond, d’échange et de proposition pour porter la v entrepreneurs, avec conviction et légitimité. Comme nous l’av fait, conjointement avec nos confrères de la FEB, de l’UWE e Voka, dans une démarche sans précédent, pour faire valoir l’avis des entrepreneurs de tout le pays, aux niveaux de l’État fédéral comme des trois Régions. L’heure est à présent à la concrétisation des projets, au financement des mesures et à la concertation nécessaire pour les mettre en œuvre. À Bruxelles, nous sommes convaincus que toutes les forces seront nécessaires pour relever les défis qui nous attendent. En tant que représentant des employeurs, partenaire social et organe de la socié civile, Beci demande à être associée aux décisions qui doivent assur prospérité de Bruxelles, de ses entreprises et de ses habitants. A expertise et l’appui de nos membres, nous sommes au service de ce pr C’est dans cet esprit que nous voulons travailler dans les cinq prochaines années. Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 47 – Septembre 2019 Au mois d'octobre : Smart Cities Idées 14 15 Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Didier Béclard, Géry Brusselmans, Elisa Brevet, Marc Decorte, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Ronald Litvine, Julien Semninckx, Xavier Tackoen, Guy Van den Noortgate et Peter Van Dyck. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles Métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Pour ou contre les trottinettes électriques en free floating ? Open Source International 16 17 Cinq conseils pour se préparer au Brexit Connects remplace be.connected et vous ouvre un monde d’affaires Mobilité & logistique 18 21 22 28 32 33 34 35 36 Xavier Tackoen : « Seule une politique transverse peut fonctionner » Good Move : citoyens et parties prenantes ont été entendus Six axes pour changer la mobilité bruxelloise Demain Egmont : contacts et ambiance Plan cafétéria : Acerta ne veut pas tout régenter L’approche transversale de Sodexo AG Real Estate prône l’amélioration continue Le RER genevois connecte 1 million de personnes Mulhouse : une clé conviviale pour toutes les mobilités 37 Walthamstow Forest : la revanche des cyclistes et piétons Entreprendre 38 40 41 42 43 45 47 Starter : Velopakk Optimisez vos chances de décrocher un marché public Ouvrir les marchés publics aux PME Le nouveau quartier général de Solvay sera plus « vert » Duoday 2019 : intégrer le handicap La franchise, un bon moyen de se lancer ? 5 préjugés sur la faillite Community 49 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 50 53 54 58 59 Petites histoires de grands entrepreneurs L’actualité Beci en photo Les bonnes adresses de Dominique Monami Demandes d'admission Index Agenda News 4 6 8 Beci online Podcast : Edouard Cambier Digest XavierTackoen Rédacteur en chef invité : BOOSTEZ VOTRE BUSINESS, ON S’OCCUPE DE VOTRE INTERNET. En tant qu’entrepreneur ou indépendant à Bruxelles, nous savons que vous n’avez pas de temps à perdre. Encore une bonne raison de faire connaissance avec notre internet ultrarapide, avec un forfait personnalisé. Profi tez dès maintenant de notre off re spéciale BXL. Vous avez des questions ? Prenez rendez-vous avec l’un de nos chargés de clientèle à Bruxelles. Surfez vite sur telenet.be/BXLBusiness OFFRE BXL DÈS 30€ /MOIS Vally Account Manager Telenet Business à Bruxelles
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Podcast Edouard Cambier serial entrepreneur et ambassadeur des New Ways of Working Précurseur du coworking à Bruxelles, Édouard Cambier est l’un des premiers à percevoir l’arrivée des « New Ways of Working », les NWOW. Serial entrepreneur, son expérience dans le monde des médias et de la pub lui a permis d’acquérir cette capacité à penser le monde comme un écosystème. Ton expérience chez Roularta dans les années 90 a-t-elle été déterminante pour la suite de tes aventures entrepreneuriales ? Je me suis bien amusé pendant une petite dizaine d’années chez Roularta, sauf que, dans les grands groupes, il faut passer plus de temps à l’intérieur pour se faire connaître qu’à l’extérieur et ça m’embêtait un petit peu. J’ai préféré entreprendre au sein de Roularta et lancer différentes initiatives. Au départ, j’avais été engagé pour vendre de la pub et, très vite, on m’a demandé de développer la partie online. Dans les années 97-98, on a lancé la première régie publicitaire en ligne de Belgique. Comme c’était très neuf, on n’a pas osé le faire seuls, on a demandé à nos amis concurrents, dont L’Écho, Promédia, De Tijd… de se regrouper dans une régie multimédia. Le résultat était très concluant : quatre ans après, chaque éditeur a repris ses billes et a développé sa propre régie. Comment es-tu arrivé chez Seed Factory, le précurseur du coworking ? J’y suis arrivé comme locataire : j’ai d’abord loué un bureau. Quelque temps après, on m’a proposé d’acheter les parts d’actionnaires vieillissants qui ont quitté la structure. Je l’ai fait sans hésiter : ce hub de Seed Factory, qui était une sorte de coworking avant l’heure, me correspondait parfaitement. J’ai passé les vingt dernières années à augmenter la visibilité de ce hub physique, en étant très présent sur les réseaux sociaux, en TV, en radio, en affichage et en point de vente. Au quotidien, qu’est-ce qui est le plus galvanisant ? Je m’amuse depuis vingt ans parce que je suis entouré d’entrepreneurs qui me nourrissent. Ce qui est formidable dans un hub, c’est qu’on ne doit pas aller chercher l’information : c’est elle qui vient à vous. Dès que Salesforce développe une nouvelle application, dès que le GDPR sur Facebook change, ce sont les 150 entrepreneurs de Seed Factory qui m’en informent. Seed Factory porte bien son nom, tu sèmes des petites graines pour faire naître des projets... Ce qui m’intéresse le plus, c’est de voir quels sont les besoins des entrepreneurs. Un exemple : quand Jean-Louis Van Houwe est arrivé, il avait 35 ans, un bon poste chez PWC, une grosse voiture, mais il s’embêtait dans sa boîte. Il a commencé par venir un jour par semaine au coworking. Il n’a pas osé ‘jumper’ tout de suite de chez PWC vers l’entrepreneuriat. Quelques mois plus tard, il a rencontré Christian, ancien patron d’IBM, et ensemble ils ont démarré Monizze dans les bureaux de Seed. Aujourd’hui, cette jolie fintech connaît un beau succès. Ils ne sont plus chez nous, mais c’est ça l’objectif d’un hub : un lieu pour se rencontrer et développer des projets ! ● Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. L’inspiration podcast : The Moment : Brian Koppelman, accessoirement scénariste, réalisateur et producteur, prend ici le micro au sein du média américain Slate pour interviewer des personnalités culturelles, écrivains, scénaristes, artistes, et les questionne sur un moment-clé de leur processus créatif. À retrouver sur Slate (en anglais). 6 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 D.R. Agence ligne 93 KBCMobile Brussels 95 % de vos opérations où que vous soyez. kbcbrussels.be/partout E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles.
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News Ania Barbé D.R. Dhaxley Translations rejoint le Groupe Ubiqus Dhaxley Translations, une agence de traduction située à Louvain, a rejoint le groupe Ubiqus. C’est la deuxième acquisition du groupe en Belgique, après celle de Data Translations (devenue Ubiqus Belgium) en 2012. Elle consolide la position du groupe comme l'un des trois plus grands fournisseurs de services linguistiques en Europe occidentale. Fondée en 1989, Dhaxley Translations est notamment spécialisée dans les services de traduction destinés aux secteurs automobile, médical et technique. Le groupe Ubiqus est lui-même un acteur déjà bien établi sur le marché de la traduction, dans les domaines du marketing et de la communication, du droit, de la finance, ainsi que dans le secteur médical. L'agence Dhaxley, certifiée ISO depuis 1999 et détentrice des certificats ISO 9001:2015 et ISO 17100:2015, revendique une place parmi les dix premières agences de traduction en Belgique. Ania Barbé, CEO d’Ubiqus Belgium, assure désormais également la direction de Dhaxley Translations. © Getty Info : www.ubiqus.be The Shift : David Leyssens passe le flambeau à Marie Delvaulx David Leyssens, directeur du réseau The Shift, qui réunit 350 entreprises et organisations autour de la thématique de la durabilité, passe la main. Il quitte la Belgique pour une nouvelle aventure en Afrique. C’est Marie Delvaulx, jusqu’alors Sustainability Manager de Delhaize, qui lui succède. Marie Delvaulx : « Je me réjouis de démarrer cette nouvelle aventure, de reprendre les rênes de ce réseau remarquable et d'aider les membres dans l'accomplissement de leur mission vers plus de durabilité ! » David Leyssens avait été le rédacteur en chef invité de Bruxelles Métropole dans son numéro ‘Green’ de juin dernier. Info : https://theshift.be Le taux de chômage est mesuré sur la base de la population active calculée à partir des données de la Banque nationale et de l’Enquête sur les Forces de Travail du SPF Économie. Le croisement de ces données nous indique que la population active occupée a, en Région bruxelloise, augmenté en 2017 de 2,0 % par rapport à l’année précédente (+1,3 % pour l’ensemble de la Belgique). Info : www.actiris.be Six employeurs sur dix sont prêts à introduire un budget mobilité Le budget mobilité suscite bel et bien l’enthousiasme. C’est la conclusion que tire l’entreprise de services RH Acerta, en se fondant sur une enquête récente effectuée auprès des employeurs au printemps 2019 et une autre faite auprès des travailleurs l’an dernier. Il en ressort que 60 % des employeurs prévoient de proposer un budget mobilité à leur personnel. Plus de la moitié des 8 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Bruxelles : en 6 ans de baisse continue, le chômage des jeunes a été divisé par deux Le chômage des jeunes, en baisse continue depuis 74 mois, passe pour la première fois sous la barre des 7000 jeunes. Il atteint un taux de 18,2 %. Depuis 2013, le nombre de jeunes chercheurs d’emploi a été divisé par deux puisqu’il a baissé de 50,2 % (-7.034). Bruxelles compte 6.971 jeunes chercheurs d’emploi, soit 922 de moins que l’an dernier (-11,7 %). Bruxelles compte au total 87.735 chercheurs d’emploi, soit un taux de chômage de 15,6 %. Cette 57e baisse successive du chômage correspond à une diminution de 2.938 personnes par rapport à 2018 (-3,2 %). En comparaison avec le mois de juillet 2013, le nombre de chercheurs d’emploi a diminué de 23.477 unités, soit une baisse de 21,1 % en 6 ans. Fin juillet 2019, le taux de chômage en Région bruxelloise s’établissait à 15,6 % (14,8 % pour les hommes et 16,6 % pour les femmes). En juillet 2018, le taux de chômage s’établissait à 16,2 %. Découvrez le Palmarès de la 14ème édition du Prix belge de l’energie et de l’environnement En partenariat avec Luminus Le Prix belge de l’Energie et de l’Environnement met à l’honneur tous les belges qui, à titre individuel ou via leur organisme, contribuent au travers de leur projet ou réalisation, à la construction d’un avenir durable à l’échelle locale, régionale et nationale. Depuis 2006, plus de 2.400 dossiers ont été soumis à un jury d’experts et plus de 150 lauréats ont été récompensés. Un succès pour une démarche visant avant tout à faire connaître les « success stories » et à stimuler les initiatives positives et reproductibles. un Prix ouvert à tous Le concours national est ouvert à toutes les catégories d’acteurs actifs et innovateurs en matière de développement durable : citoyens, entreprises, écoles et universités, villes et communes, associations,... La prestigieuse cérémonie La cérémonie de remise des awards 2019, s’est déroulée ce 6 juin au BeL (Site de Tour & Taxis) en présence de marieChristine marghem, Ministre de l’Energie, de l’Environnement et du Développement durable, des représentantes de Céline Frémault, Ministre bruxelloise du Logement, de la Qualité de vie, de l’Environnement, de l’Énergie, de l’Aide aux personnes et des Personnes handicapées et de Jean-Luc Crucke, Ministre du Budget, des Finances, de l’ Energie, du Climat et des Aéroports ainsi que de personnalités du monde scientifique, économique et associatif. Une soirée riche en émotions pour les lauréats et nominés ainsi que pour le large public venu les applaudir. La cérémonie était précédée de deux conférences. L’une était animée par le charismatique nic Balthazar, réalisateur belge, visage populaire de la radio et de la télévision et « activiste climatique » et l’autre par le Professeur Joseph smitz, Affiliate Professor, HEC-Liège. Le Prix belge de l’Energie et de l’Environnement 2017 bénéficie du partenariat de Luminus, de Bruxelles Environnement - IBGE, PEFC Belgium, de la Ministre de l’Energie, de l’Environnement et du Développement durable, du Ministre du Budget, des Finances, de l’Energie, du Climat et des Aéroports et de Co2 Logic. Il est également soutenu par IPM Group, de nombreux partenaires presse et plus de 120 organisations dont la Fondation Polaire Internationale. Les projets gagnants de l’édition 2019 Les 6 Catégories CirCuLar eConomY aWarD Lauréates ex-aequo : Usitoo - Anderlecht et CRM Group - Liège Nominée : LaverVert - Namur Nominée : BIGH « La Ferme Abattoir » - Anderlecht sustainaBLe BuiLDing aWarD Lauréat : Thomas & Piron Bâtiment– Wierde Nominé : Le projet « Utopia » de la ville d’Alost Nominé : Galileo Integrated Logistics Support Centre IDELUX – AIVE - Arlon sustainaBLe eDuCation aWarD Lauréate : La ville de Gand Nominée : La Ferme Pédagogique Maximilien - Bruxelles Nominé : Le projet « la Technosphère » du Département Enseignement-Formation de la Province de Liège infos : anne-Julie Lambion 0499 40 10 86 · info@eeaward.be Premium Partner sustainaBLe energY aWarD Lauréate : A GC Glass Europe - Louvain-la -Neuve Nominée : Sink Float Solutions Europe - Fleurus Nominé : Walvert - Thuin Partners Référence Média Creative Events sustainaBLe FooD aWarD Lauréate : Too Good To Go - Gand Nominée : enVie - Anderlecht Nominée : Sodexo - Bruxelles sustainaBLe moBiLitY aWarD Lauréate : Brabo représentée par Koen De Groof – Anvers Les Prix sPéCiaux Luminus Premium aWarD Lauréate : LaverVert - Namur internationaL PoLar FounDation aWarD Lauréat : Le projet « Bout2Bois » de la menuiserie de la Ferme Nos Pilifs - Bruxelles sPeCiaL JurY aWarD Lauréate : BIGH « La Ferme Abattoir » - Anderlecht Premium Partner aWarD iPm grouP Lauréates ex-aequo : Sea2see Eyewear et Sodexo - Bruxelles MAGAZINE retrouvez le palmarès, les résumés des projets gagnants et les photos de la cérémonie sur www.eeaward.be
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L’eau amène la vie Brussels Airport épure elle-même ses eaux usagées avant de les rejeter dans le bassin du ruisseau le Barebeek. Ainsi, l’aéroport améliore-t-elle la qualité de l’eau de ce ruisseau. Des rapports de la Vlaamse Milieumaatschapij (Société flamande de l’Environnement) démontrent que le niveau d’oxygène dans le ruisseau augment, ravivant l’écosystème. On y retrouve de plus en plus d’invertébrés et de poissons, comme l’épinoche et la tanche qui font leur retour dans le Barebeek. News travailleurs sont prêts à échanger leur voiture contre de l’argent ou une autre alternative. Les employeurs semblent plus enthousiastes vis-à-vis du budget mobilité dans les cas où l’occupation du travailleur requiert une voiture, et où celle-ci est donc moins considérée comme purement « salariale ». Néanmoins, lorsque la voiture fait clairement partie de la politique salariale, 56 % des employeurs estiment encore que le budget mobilité est une solution alternative pertinente à proposer. En 2018, Acerta avait déjà sondé la disposition des travailleurs bénéficiant d’une voiture salariale à échanger celle-ci. La moitié d’entre eux n’étaient pas vraiment attachés à leur « voituresalaire ». La compensation en argent obtenait un bon score (57 %), mais de nombreux travailleurs émettaient également un avis positif quant à une plus petite voiture (54 %). 52 % des travailleurs ne disaient pas non à une compensation en jours de congé supplémentaires. Détail intéressant : les employeurs sous-estiment les chances que leurs travailleurs troquent effectivement leur « voiture salariale ». Seuls 10 % des employeurs sont convaincus qu’une majorité de travailleurs seront intéressés. Il reste donc du chemin entre la théorie et la pratique. Olivier Marcq, juriste chez Acerta : « Vous accrocher à ce que vous avez est plus facile. Se détacher de la voiture salariale © Getty demande un effort de la part de toutes les parties : l’employeur doit gérer l’aspect administratif et les travailleurs doivent déterminer comment régler leur mobilité. Il faut peser le pour et le contre, ce qui demande du temps et de la motivation. Nous savons qu’il existe des seuils, car l’employeur ne sait pas toujours bien comment implémenter le budget mobilité. Informer et faciliter sont des éléments-clés. » Info : www.acerta.be DÉVELOPPEZ VOS TALENTS Management – Stratégie Finance - Contrôle Fiscalité – Droit Marketing – Communication RH – People Management Entrepreneuriat – PME Secteur Public www.ichecformationcontinue.be
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News Oracle et l'accélérateur Start It @KBC unissent leurs forces D.R. Oracle rejoint les partenaires de Start it @KBC, le plus grand accélérateur de start-up de Belgique. L'entreprise technologique souhaite ainsi poursuivre l'ancrage local de son programme global destiné aux start-up. De son côté, Start it @KBC peaufine une expertise technologique dont les start-up de la communauté peuvent profiter pleinement. Premier fournisseur mondial de logiciels d'entreprise, Oracle propose une large gamme de solutions pour les sociétés de toutes tailles. Oracle investit par ailleurs massivement dans le soutien aux start-up afin de stimuler l'innovation. Au travers du programme 'Oracle for Startups', la multinationale construit son propre écosystème global de start-up technologiques. Le partenariat avec Start it @KBC s'intègre parfaitement dans cet écosystème, comme l'explique Jan Ronsse, Managing Director d'Oracle Belgique : « Nous recevons plusieurs candidatures pour une place à pourvoir au sein de notre programme. Nous avons donc élargi celui-ci et sommes à la recherche des bons partenaires locaux. Start it @KBC et Oracle travaillent de manière similaire. Comme Start it @KBC, Oracle ne prend aucune participation dans les start-up qu’elle accompagne. Nous leur offrons uniquement nos ressources. Nous partageons également une même vision : la contribution des start-up à l'innovation est énorme. » « La collaboration avec Oracle est une formule gagnantgagnant-gagnant », confirme Lode Uytterschaut, Fondateur de Start it @KBC. « Les start-up bénéficient d'opportunités de croissance et d'évolution plus nombreuses. En unissant nos forces, nous encourageons le développement de technologies innovantes qui facilitent la vie et ont un impact sociétal plus fort. » Les experts d'Oracle animeront des ateliers destinés aux start-up de la communauté Start it @KBC. Les thématiques concerneront la haute technologie mais aussi la vente ou le développement commercial. Autre plus-value majeure : les start-up pourront tirer parti du réseau d'Oracle. Info : www.startit.be 12 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Baticrea et Jaimy by Belfius s’unissent pour aider les jeunes professionnels à Bruxelles à développer leur activité Remplacer un robinet qui coule, isoler un grenier ou rafraîchir la peinture dans le séjour ? Pour les particuliers, trouver un professionnel compétent et disponible, à un prix abordable, n’est pas toujours évident. Alors que paradoxalement, de jeunes entrepreneurs peinent à se faire connaître et à trouver leurs premiers clients… C’est pour aider les uns et les autres que la plateforme en ligne Jaimy by Belfius et la coopérative d’activités bruxelloise JobYourself Baticrea ont décidé d’unir leurs forces. « Cette collaboration est la logique même », explique Filip Monbaliu, coach entrepreneurial chez Baticrea. « Baticrea se charge de la formation et de l’accompagnement des entrepreneurs débutants. Et Jaimy va leur donner accès à des clients qui cherchent un professionnel qualifié dans leur domaine. Toutes les parties y gagnent ! » Via Jaimy, Belfius aidera ces jeunes entrepreneurs à se bâtir une réputation et leur offrira une visibilité en ligne. Les clients aussi y trouveront leur compte : « De nombreux particuliers éprouvent des difficultés à trouver un professionnel », indique Christophe Nottebaert (CEO Jaimy). « En particulier lorsqu’il s’agit de petits travaux ou d’une urgence. Avec Jaimy, les personnes intéressées postent gratuitement leur demande sur notre plateforme et nous nous chargeons de chercher le professionnel le plus qualifié dans notre base de données. » © Getty Depuis près de cinq ans, Baticrea s’investit dans l’aide aux entrepreneurs débutants en construction et rénovation, de la formation technique à la comptabilité, l’administration, la communication et le marketing. « Ce dernier point surtout est un sérieux obstacle pour de nombreux starters. Trouver des clients requiert des connaissances ou des investissements supplémentaires, ce qui fait que beaucoup de starters jettent l’éponge », pointe Filip Monbaliu. Jaimy est une application en ligne développée par Belfius Banque & Assurances : le professionnel s’inscrit, fixe ses préférences (région, spécialité, …) et peut ensuite consulter les demandes de clients dans sa région. Si une mission l’intéresse, il paie une somme modique pour obtenir les coordonnées du client. Info : www.jaimy.be News Les chiffres de l’industrie alimentaire belge : the Good, the Bad and the Ugly Les derniers chiffres économiques de l’industrie alimentaire belge reflètent un scénario du type « the Good, the Bad and the Ugly », selon la fédération sectorielle Fevia. « La bonne nouvelle est que nous créons des emplois supplémentaires. Le revers de la médaille est que notre moteur de croissance, à savoir les exportations, commence à s'essouffler. De plus, ces exportations ne compensent plus les ventes sur le marché intérieur, qui continuent à se dégrader », explique Bart Buysse, CEO de Fevia. « En outre, nous constatons une diminution des investissements. Il est donc temps d’agir ! Fevia lance un appel urgent aux futurs gouvernements du pays : ‘less taxation, more value creation’. » La bonne nouvelle est que l’an dernier, les entreprises alimentaires belges ont créé plus de 2000 emplois (+2,2 %). Deuxième lueur d’espoir : les exportations 2018 s’élevaient à 27,6 milliards d’euros (+3,5 %). « Avec une balance commerciale positive de 5,5 milliards d’euros, nous sommes clairement un maillon socio-économique fort », déclare Jan Vander Stichele, président de Fevia. « Mais pour maintenir cette position, nous devons nous attaquer à certains obstacles : les coûts salariaux et énergétiques élevés et la pénurie sur le marché de l’emploi. » La croissance des exportations n’est cependant plus aussi forte que par le passé. Et le chiffre d’affaires global de l’industrie alimentaire diminue pour la première fois depuis des années, à 51,8 milliards d’euros (-0,8 %). Après deux années record, les investissements dans les entreprises alimentaires ont diminué de 6,7 %. Assemblée générale BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise à 1050 Bruxelles (salles de réunion) le mercredi 2 octobre 2019 à 16h. Ordre du jour • Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 3 octobre 2018 • Rapport du Conseil d'Administration • Rapport du Commissaire-réviseur • Approbation des comptes pour l'exercice 2018-2019 • Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2019-2020 • Décharge aux Administrateurs et Commissaire-réviseur • Conseil d’Administration : nominations et démissions • Allocution du Président • Attribution de la Médaille de BECI – Chambre de Commerce de Bruxelles Marc Decorte, Président Jan Vander Stichele La fragilité sur le marché intérieur préoccupe Fevia. « Notre chiffre d'affaires sur le marché belge a diminué de 5,3%. Nous appelons les futurs gouvernements à mettre un terme à ce millefeuille typiquement belge d’accises, taxes et redevances (qui) rendent nos produits trop coûteux et encouragent les achats transfrontaliers. Nous sommes tous perdants ! », souligne Jan Vander Stichele. Autre préoccupation : la pénurie sur le marché de l’emploi. « Nos entreprises peinent à attirer les profils adéquats, souvent techniques. Nous avons besoin d’un plus grand afflux de talents via l’enseignement, la reconversion et l’activation. Il incombe aux responsables politiques de définir le cadre adéquat. En tant que secteur, nous prenons notre responsabilité de formation, avec notre fonds sectoriel Alimento », explique Bart Buysse. Info : www.fevia.be Assemblée générale BECI – Union des Entreprises de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI – Union des Entreprises de Bruxelles qui se tiendra dans les salles de réunion du 500, Avenue Louise à 1050 Bruxelles le mercredi 2 octobre 2019 à 16h30. Ordre du jour • Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 3 octobre 2018 • Rapport du Conseil d'Administration • Rapport du Commissaire-réviseur • Approbation des comptes pour l'exercice 2018-2019 • Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2019-2020 • Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur • Conseil d’Administration : nominations et démissions • Allocution du Président Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 13 Marc Decorte, Président
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Idées Pour ou contre Les trottinettes électriques envahissent la capitale. Rapidement adoptée par un large public, cette solution de mobilité semble répondre à une véritable attente. Elle pose aussi son lot de problèmes. Alors, une solution de mobilité pas si douce ? Lorenzo Stefani, Public Relations Manager & Spokesman chez Touring La micromobilité existe de longue date aux États-Unis et est progressivement arrivée en Europe, en particulier dans les villes où l’indice de mobilité est mauvais, comme Bruxelles. Cette micromobilité douce est essentielle pour diminuer le bruit, la pollution, etc. Le problème est qu’en raison de la lourdeur administrative et de la fragmentation des compétences, elle s’est installée de façon sauvage, sans cadres légaux, infrastructures etc. On se trouve dans une situation où le secteur privé, sans même faire appel au public, met en place des solutions. Il y a une véritable incompétence à gérer la mobilité à Bruxelles. Selon Touring, il faudrait créer une commission fédérale qui prenne en main tout ce qui touche à la mobilité. La micromobilité existe déjà pour les livraisons (alimentation, poste, DHL…) et cela marche très bien. Pourquoi pas pour les particuliers ? S’il y avait une vraie réflexion stratégique en amont, ces trottinettes électriques pourraient faire partie de la solution mobilité. Il faudrait par exemple créer des plateformes multimodales regroupant tous les transports publics, partagés et privés, avec un système de paiement unique et une assurance unique. Ces plateformes pourraient guider l’automobiliste vers le parking de délestage le plus proche, le transport en commun le plus rapide et enfin la trottinette électrique pour les derniers kilomètres. Le cadre légal doit s’adapter, et rapidement. Les trottinettes sont là, de plus en plus nombreuses. D’après les derniers chiffres, pas moins de 4 000 sont déjà en circulation. Dans des villes comme Lyon, Bordeaux ou Copenhague, qui disposent d’une commission fédérale de la mobilité, ces modes de transport sont un succès, car ils sont intégrés dans une stratégie. Pourquoi pas à Bruxelles ? 14 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 les trottinettes électriques en free floating ? © Belga Boris Dilliès, Bourgmestre d’Uccle Actuellement, à Uccle, notre bilan concernant les trottinettes électriques est plutôt mitigé, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que, contrairement au vélo, elles ne constituent pas une alternative à la voiture. Elles sont majoritairement utilisées par des piétons qui faisaient auparavant les mêmes trajets à pied. Seuls 3 % des utilisateurs emploient les trottinettes comme alternative à leur voiture. Si elles peuvent faire partie d’une solution mobilité globale, elles ne vont pas à elles seules résoudre le problème de l’engorgement bruxellois. La désorganisation et le désordre complet au niveau de l’espace public sont un autre problème. On retrouve ces trottinettes un peu n’importe. Elles peuvent constituer des obstacles dangereux pour les piétons et les personnes à mobilité réduite. Dans ce cadre, nous avons eu plusieurs réunions avec les différentes sociétés pour les inviter à bien stationner elles-mêmes leur flotte et donner ainsi le bon exemple aux usagers. On leur a aussi indiqué des zones de dépôt et cela va déjà mieux, il faut le reconnaître. Il faut aussi que la Région définisse des règles de circulation. Actuellement, nos agents de police ne sont pas habilités à verbaliser les utilisateurs qui ne respectent pas les règles, tout simplement parce qu’il n’y en a pas. Il y a un vrai problème de sécurité. Les services d’urgence des hôpitaux soignent de plus en plus de victimes d’accidents de trottinette. Ce système de trottinettes, aussi sympathique soit-il, est selon moi une fausse bonne idée. Il ne faut pas l’interdire, mais l’encadrer, pour une organisation harmonieuse des différents moyens de transport. ● Gaëlle Hoogsteyn une opportunité pour se former ? Open Source Et si la digitalisation était L es nouvelles technologies et la digitalisation ont un impact considérable sur notre société, changeant nos habitudes de consommation et nos comportements. Avec l’usage des smartphones, prolongement de notre main, tout est devenu accessible à portée de clic. En effet, en plus de communiquer, de faire nos courses en ligne, ou encore de réserver une baby-sitter pour garder nos enfants, il est même devenu possible, grâce à la réalité augmentée, de choisir notre nouvelle couleur de cheveux avant d’aller chez le coiffeur. Et les grandes entreprises l’ont compris. Face à la digitalisation, pour gagner des parts de marché et survivre dans ce monde connecté, elles n’ont pas eu d’autre choix que de s’adapter et d’intégrer dans leurs modèles l’automatisation des processus, la robotisation ou encore de l’intelligence artificielle. Les entreprises sont donc à la recherche de compétences numériques rares sur le marché, parce que les universités et autres écoles ne produisent pas assez d’étudiants qualifiés. Elles se tournent alors vers l’étranger pour ‘outsourcer’ leurs projets ou encore pour recruter les talents. Les besoins en termes de compétences tech augmentent toujours plus vite, sur un marché en pénurie. Et si la solution pour y pallier était la formation continue ? Le sujet n'est pas nouveau, et pourtant, malgré l'urgence de la situation et des besoins, les petites et moyennes entreprises continuent de sous-estimer la transition numérique, par manque de moyens financiers suffisants, par incompréhension des nouveaux modes de consommation de leurs clients et méconnaissance des mécanismes qui relèvent du marketing digital, allant du référencement aux réseaux sociaux en passant par la création de contenus originaux. L’upskilling est primordial Ces entreprises résistent encore et continuent à ne pas investir dans leur transition numérique, dans le marketing digital et dans la formation continue ou ‘upskilling’ de leurs employés. Primordial dans un monde en perpétuel changement l’upskilling permet aux employés d’une entreprise d’acquérir de nouvelles compétences digitales afin de faire évoluer leur travail, de rester opérationnels et de contribuer à la croissance de l’entreprise. Cette formation continue permet également aux collaborateurs de s’épanouir et de mieux se préparer à un avenir qui n’offre plus la possibilité d’avoir une vision stratégique à long terme, à cause des évolutions trop rapides de la société. Julie Foulon CEO, Girleek Malgré l'urgence, les petites et moyennes entreprises continuent de sous-estimer la transition numérique. Aujourd’hui, l’acquisition de nouvelles compétences est devenue un enjeu majeur parce que, si les travailleurs n'améliorent pas leurs compétences pour booster leur carrière, ils risquent de se sentir ‘hors jeu’, de n’être plus productifs et, à terme, de perdre leur emploi. Il n’y a pas d’âge pour se perfectionner ; pas besoin non plus de prérequis techniques pour comprendre les mécanismes sous-jacents du digital marketing. Et enfin, des petites formations de quelques heures permettent parfois de débloquer des situations dans des entreprises. Pourquoi attendre ? Il en va de la survie de votre entreprise. ● Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 15 D.R.
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Enterprise Europe Network Cinq conseils pour se préparer au Brexit Le Brexit est certes reporté à la fin du mois d’octobre au plus tard, mais les entreprises ne doivent pas perdre de temps pour déjà en tenir compte et se préparer à faire face à cette échéance. L 1 e nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson, a promis le retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne au plus tard le 31 octobre 2019, avec ou sans accord. Cette décision implique des conséquences pour toutes les entreprises qui ont des échanges commerciaux avec la Grande-Bretagne. En effet, faute d'accord, c'est une nouvelle frontière qui va se dresser pour ces entreprises. Par exemple, une société qui distribue chez nous des produits d'origine britannique devra à ce moment les importer, avec des responsabilités supplémentaires : notamment avoir une déclaration de conformité et indiquer une adresse sur les produits. Premier conseil donc, anticiper. Les formalités douanières prennent effet du temps et demande des moyens. « Nous nous attendons à des embouteillages à Douvres, pour les ferries qui transportent les voitures », explique Tom De Ridder, Expert Douane et Accises chez Audi Brussels. Pour se faire une idée, à Zeebruges, 60 % des opérations de trafic concernent le RoyaumeUni, et à Gand 10 %. Zeebruges est le plus grand centre de distribution de Grande-Bretagne pour l’alimentation, les boissons, les vêtements, les voitures. 2 3 4 Autre conseil : il est impératif de demander aux douanes un numéro EORI (Economic Operator Registration and Identification), que la Commission européenne impose aux opérateurs économiques traitant avec les autorités douanières. Il peut être très utile d'effectuer le scan Impact Brexit. Grâce à cet outil en ligne, vous pouvez, à partir d’un questionnaire détaillé, obtenir une analyse sur mesure de l’impact du Brexit et évaluer les conséquences d’un Brexit ‘no deal’ afin de réduire cet impact sur votre activité. Quatrième conseil : vérifier si l'entreprise propose ou utilise des produits certifiés par des organismes en Grande-Bretagne, parce que les organismes notifiés au Royaume-Uni vont perdre leur statut par rapport à la législation européenne. 16 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 5 Enfin, les entreprises ne doivent pas hésiter à prendre contact avec l’Administration générale des Douanes et Accises. Si elle a longtemps été synonyme de contrainte, elle aide à présent les entreprises à faciliter autant que possible leurs importations et exportations. Cette administration connaît bien les procédures pour les pays extérieurs à l'Union européenne - ce qui sera le cas de la Grande-Bretagne dans l’hypothèse d’un Brexit sans accord. Elle peut également, par exemple, informer les entreprises sur des accords commerciaux avec l’UE et l’impact sur les formalités et tarifs douaniers. « Il est clair que cette décision va complexifier les choses », ajoute Tom De Ridder. « Les douanes vont également effectuer plus de contrôles à la gare du Midi. » Par ailleurs, Audi Brussels n'a pas pris de mesures spécifiques pour faire face au Brexit : c'est la maison mère allemande qui gère cette problématique. Difficulté particulière pour l'entreprise, certains de ses fournisseurs sont établis en Irlande et les marchandises transitent par le Royaume-Uni. À l'avenir, elle souhaiterait éviter cela pour épargner des coûts et des formalités douanières. ● Didier Béclard Voir aussi : https://brexit-impact-scan.be Pour aller plus loin À votre agenda le 17 octobre : Forum régional douanes Bruxelles, avec au programme une session d’info sur Tarbel, nouvelle application sur les tarifs douaniers, le point sur le Brexit et des rencontres avec les attachés douaniers en poste au Brésil, en Inde, en Chine, en Russie et en Indonésie. Contact : Jean-Philippe Mergen, Director Internationalisation EEN Brussels Tél. 02 210 01 77 ; jpm@beci.be. International Connects remplace be.connected et vous ouvre un monde d’affaires Vous connaissiez be.connected ? Bienvenue sur Connects ! Ce 29 juillet, votre réseau de relations business a changé de nom et élargi ses frontières. Jusqu’alors centré sur l’Europe continentale, il s’étend désormais à 11 millions d’entreprises sur les 5 continents. Mais sa principale fonctionnalité demeure : trouver des partenaires et faire des affaires – et pour les membres de Beci, l’accès est gratuit ! R ésultat d’une fusion entre be.connected et son homologue anglo-saxonne CobCoe Connects, la nouvelle plateforme « Connects » ouvre aux entrepreneurs des horizons plus vastes que jamais. Si vous étiez inscrits sur la première, vous l’êtes automatiquement sur la seconde. Les acteurs restent les mêmes : ce sont des chambres de commerces internationales qui gèrent la plateforme en tiers de confiance. Les fonctionnalités demeurent, de même que les objectifs : mettre les entreprises en relation et les aider à développer leurs affaires au sein d’un réseau international. Mais Connects offre davantage de partenaires et contacts potentiels : le réseau s’étend désormais à 11.000 membres, auxquels il faut ajouter une banque de données de près de 11 millions d’entreprises. Une solution facile, pratique et sûre de rechercher de nouvelles opportunités commerciales, en Belgique et à l’étranger. Et les exemples sont légion : cela peut être une start-up bruxelloise cherchant des distributeurs de son produit dans d’autres pays ; une entreprise italienne souhaitant étendre ses ventes en Belgique ou dans des pays de l’Est ; ou encore une société qui veut faire découvrir ses services à prix particulièrement concurrentiel. Confiance, efficacité et visibilité Cette recherche de clients, fournisseurs et autres distributeurs offre surtout l’avantage de s’inscrire dans un cadre de confiance, d’efficacité et de visibilité. De confiance, car les entreprises membres de la plateforme ont pignon sur rue et leur identité est préalablement vérifiée par les chambres de commerce partenaires. D’efficacité, car toutes les recherches se font sur une seule et même plateforme, qui dispose en outre d’une base de données parmi les plus vastes à l’échelle mondiale. Enfin, visible, car la plateforme Connects est ouverte aux membres de plusieurs dizaines de chambres de commerce dans le monde – et ce nombre ne cesse d’augmenter. © Getty Gratuit pour les membres Beci Cette visibilité accrue, c’est d’ailleurs le principal changement de la nouvelle plateforme Connects, puisqu’elle franchit les frontières de l’Europe pour s’étendre aux autres continents, jusqu’en Amérique du Sud (Brésil, Chili…), en Afrique (Nigéria, Afrique du Sud…) et même en Asie via la banque de données. Son utilisation reste gratuite pour les membres de Beci. La plateforme Connects s’ajoute à la gamme de services qui leur sont proposés à l’export : mise en relation via le réseau international des chambres de commerce et le réseau Enterprise Europe Network ; accès au réseau des attachés économique et commerciaux ; sans oublier le guichet Beci Customs pour les formalités internationales. Si vous aviez l’habitude vous connecter à be.connected, pas de souci : le transfert est automatique vers Connects. Et si le nom et le logo ont changé, votre identifiant et votre mot de passe, eux, restent identiques. Une plateforme qui, à terme, disposera de nouvelles fonctionnalités. ● Julien Semninckx Pour aller plus loin : Plus d’info sur www.beci.be/service/prospecter Contact : Sandra Moyo, Chargée de Relations d’Affaires Beci, smo@beci.be Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 17
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Mobilité & logistique Xavier Tackoen (Espaces-Mobilités) : « Seule une politique transverse peut fonctionner » Xavier Tackoen, managing director d'Espaces-Mobilités – et rédacteur en chef invité de ce dossier -, affirme que nous devons passer de la planification actuelle à une ‘pactification’. Il développe depuis 2011 des stratégies de mobilité pour Bruxelles, la Belgique et l’Europe. «L es plans de mobilité sont conçus à long terme, mais la numérisation modifie l’activité humaine à toute vitesse », explique Xavier Tackoen. « La planification à long terme développée de manière unilatérale par les pouvoirs publics reste nécessaire, mais ne suffit plus, car le monde économique est devenu un acteur prépondérant de la mobilité. D’où la nécessité de pactes : des accords entre les pouvoirs publics, les entreprises et les citoyens sur ce qui peut être réalisé rapidement. Des efforts collectifs, donc. Le nouveau plan de mobilité bruxellois Good Move a montré qu’on peut réunir toutes les parties prenantes, mais au prix d’une concertation permanente. Il est temps de prendre des mesures concrètes. Les entreprises, mais aussi les communes devront collaborer. » Comment fonctionne cette ‘pactification’ ? « Il y a une relative unanimité sur la feuille de route du plan régional de mobilité GoodMove. Certaines actions sont claires et sans risques majeurs, d'autres sont plus innovantes. Je pense aux programmes ‘heures de pointe’, qui étalent les arrivées des employés au bureau. Certains pourraient arriver avant 8 h, d'autres après 9 h. Cela exige un pacte entre les pouvoirs publics et les entreprises. L'innovation est difficile, le risque d'échec est réel, mais il faut oser de nouvelles initiatives. » D'autres idées novatrices ? « Investir davantage dans la gestion de la demande. La mobilité du futur existe déjà : voitures, vélos, trottinettes partagés... Il y a des plateformes pour à peu près tout, mais les gens ne sont pas assez au courant. Nous devons les guider vers les solutions. C'est du coaching personnel. Beaucoup d'entreprises forment aux soft skills, mais trop peu à la mobilité. » © Reporters Expert de la mobilité urbaine, Xavier Tackoen est l’administrateur-délégué du bureau d’études EspacesMobilités. Sur l’autre versant de sa vie professionnelle, il a fondé la plateforme Maestromobile, qui regroupe plusieurs partenaires afin de proposer des concepts et expériences de mobilité. Xavier Tackoen est le rédacteur en chef invité de ce numéro. Que peuvent faire les entreprises dans la pratique ? « Les chefs d’entreprise qui donnent l'exemple sont la meilleure forme de communication. Vous évitez alors les réactions à la ‘le patron a beau dire, il ne lâche pas sa voiture de société’. Les chefs d'entreprise invoquent souvent le manque de temps, alors qu’ils peuvent en gagner en se déplaçant autrement. Le CEO et le responsable mobilité qui, ensemble, 18 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Mobilité & logistique En réunion de rédaction, de gauche à droite : Ischa Lambrechts (Conseiller Mobilité Beci), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci), Xavier Tackoen et Peter Van Dyck (journaliste freelance). entraînent le reste de l'entreprise : voilà ce en quoi je crois. Les entreprises devraient davantage analyser leurs dépenses en matière de mobilité. L'entretien et la location de parkings, la gestion du parc automobile : tout cela coûte. Cherchons à optimiser ce budget de X millions d'euros. Faites venir 200 personnes à vélo : vous réduirez radicalement les frais de parking. » territoire, numérisation, fiscalité, logement...Plutôt que des plans distincts, il nous faut une politique transverse avec un impact positif sur la mobilité. Cela s'applique aussi aux entreprises. Le gestionnaire de mobilité ne coopère pas suffisamment avec les responsables des ressources humaines, des finances et de l'infrastructure. Il n'y a pas de changement de paradigme. Nous devons encourager les gens à utiliser les nouveaux services de mobilité pour réduire autant que possible la voiture en ville. La mobilité en tant que service (MaaS) évolue positivement dans les villes, mais dans les zones rurales, faute de masse critique, les nouveaux services ne se développent pas. Les entreprises privées n'investiront jamais dans les MaaS là-bas, par manque de demande. Hors des villes, la voiture est toujours reine. » Les chefs d’entreprise qui donnent l'exemple sont la meilleure forme de communication. Quelle est l'importance de l'outil Mobility Passport, développé par le labo MaestroMobile d'Espaces-Mobilités en collaboration avec Beci et la RBC pour tester tous les services de transport ? « C'est prometteur. Nous avons eu 300 participants dont la moitié a été très active. Il est difficile de suivre, d'encourager et de conseiller chacun. Ceux qui utilisent vraiment notre plateforme sont enthousiastes. Nous devons également permettre la mise en œuvre du Mobility Passport en entreprise. Tous les travailleurs peuvent en tirer des enseignements, même s'ils ne modifient pas d’office leurs modes de transport. Pourquoi les entreprises ne peuvent-elles pas obtenir de subventions pour des initiatives de mobilité, comme pour les programmes environnementaux ? Des campagnes de sensibilisation sur les transports publics et le vélo existent déjà, mais sans subventions. Trop peu d'entreprises sont disposées à injecter de l'argent dans leur politique de mobilité. Elles ont besoin de stimuli. » Vous croyez en une approche holistique. Pourquoi ? « Nous ne résoudrons jamais les problèmes en nous concentrant uniquement sur la mobilité. Beaucoup d’aspects interviennent : emploi, enseignement, aménagement du Quelle solution ? « L’aménagement du territoire. Beaucoup de gens ont encore une maison au milieu de nulle part. Nous devrons construire de nouveaux quartiers durables. Les villas existantes éloignées des transports publics et des grands axes cyclables posent un problème insoluble. La tension entre zones urbaines et rurales va augmenter. Pas au niveau politique, mais entre les citoyens. Ceux qui dépendent de leur voiture pour se rendre au bureau seront en conflit avec leurs collègues cyclistes. Dans les villes, tout le monde reconnaît qu'il faut investir dans les pistes cyclables et les transports publics. La tension se fera également sentir dans le monde économique, car les entreprises qui quittent Bruxelles sont plus nombreuses que celles qui viennent s'y établir. Il nous reste donc encore de nombreux défis. Seule une politique transverse peut y répondre. » ● Peter Van Dyck © Reporters Xavier Tackoen s’est prêté au jeu de l’interview radio dans le studio Beci. Un entretien à écouter sur www.beci.be/podcast/bruxelles-metropole. 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Mobilité & logistique Good Move : citoyens et parties prenantes ont été entendus Un plan de plus, concocté dans une tour d'ivoire ou loin de la réalité ? Pas question, dans le cas de Good Move ! Jean-Rodolphe Dussart, responsable de la planification chez Bruxelles Mobilité, raconte la gestation inédite du nouveau plan de mobilité régional. «G Jean-Rodolphe Dussart ood Move ne pouvait pas être une élucubration de l'administration, imposée aux usagers et aux parties prenantes », déclare JeanRodolphe Dussart. « La Région de Bruxelles-Capitale a demandé l’aide des habitants et des opérateurs responsables de la mise en œuvre du plan. Que de bonnes volontés ! Nous organisons depuis octobre 2016 de nombreux ateliers bilatéraux en petits comités, ainsi que de grands colloques. Tout cela pour identifier les problèmes de mobilité, les objectifs et les pistes possibles. » M. Dussart évoque les trois atouts de la procédure. Tout d'abord, le panel citoyen : « Nous avons invité 40 citoyens, un bon mix d’âges, de genres et de diversité socio-économique. Ces personnes sont venues au Parlement bruxellois trois weekends d’affilée. Des experts en mobilité les ont encadrées pour mieux comprendre la situation. Le panel de citoyens a rédigé, avec beaucoup de bon sens, une résolution en cinq pages, qui a ensuite été examinée par le Parlement bruxellois. Gros avantage : l'intérêt personnel n'y avait pas sa place. Le panel était tenu d'adopter une approche globale. » Deuxième atout : l'excellente coopération avec les parties prenantes, parmi lesquelles des opérateurs importants tels que la Stib et Bruxelles Environnement (pour évaluer des aspects tels que la pollution atmosphérique et sonore), sans oublier les bourgmestres qui s’étaient impliqués. Tous se sont rassemblés pour réfléchir. « Le troisième atout était une prise de conscience : la mobilité est plus qu’un problème ou la congestion dans le tunnel Léopold II. Elle comporte aussi de nombreux éléments positifs. Nous avons énuméré une cinquantaine d'initiatives utiles aux piétons, aux cyclistes et aux transports publics. » Des quartiers attrayants Malgré les discussions, le travail fluide a rapidement abouti à un accord sur les objectifs. Toutes les propositions ont été consignées dans un document unique. « Tant les associations de défense de l'environnement que les entreprises ont qualifié le texte de cohérent et d'ambitieux. Le gouvernement bruxellois n'a pas voulu le modifier, ce qui témoigne de la légitimité et de la crédibilité du document. Contrairement à l'ancien plan de mobilité Iris 2, Good Move est une co-création. Les gens ont vraiment été entendus et leurs souhaits se retrouvent dans le plan. Et l’implication des opérateurs ouvre des perspectives de concrétisation du plan. » Pour Jean-Rodolphe Dussart, Good Move repose sur deux principes fondamentaux. « Primo, la qualité de vie, pour rendre la ville plus attrayante pour ses habitants et ses entrepreneurs. L'idée consiste à diviser la zone urbaine en 50 quartiers dont nous réduisons considérablement le trafic de transit au moyen d'un plan de circulation. Nous y créons de nouveaux espaces publics, avec des zones de promenade, au cœur des quartiers. Le quartier autour de la chaussée d'Ixelles, de la Porte de Namur à la place Fernand Cocq, a déjà été repensé de cette manière, et avec succès. Le deuxième fondement de Good Move est la mobilité en tant que service (MaaS), pour laquelle la Région doit définir un cadre. Des entreprises comme Uber et Google préparent déjà une telle MaaS, mais elles privilégient leurs propres intérêts : elles veulent évidemment tirer d’abord profit de leurs services. Uber, par exemple, est plutôt orienté voiture, alors que nous voudrions que l’auto disparaisse du paysage urbain autant que possible. Aujourd'hui, les opérateurs sont toujours en concurrence et incompatibles. Or, la MaaS devrait assurer l'intégration de tous les modes de transport. » ● Peter Van Dyck Good Move à l’enquête publique Good Move est le projet de plan régional de mobilité, lancé fin 2016 pour redéfinir la mobilité bruxelloise à l’horizon 2030. Son élaboration a impliqué de nombreuses parties prenantes, des citoyens jusqu’aux experts. Beci a pris part à cette concertation, notamment via le Conseil économique et social bruxellois (CESRBC) et via la Commission régionale de la mobilité. Le projet, approuvé au mois d’avril par le gouvernement bruxellois, est à l’enquête publique jusqu’au 17 octobre. Voir : https://goodmove.brussels/fr/ D.R.
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Mobilité & logistique Six axes pour changer la mobilité bruxelloise Brussels Good Move, le nouveau plan de mobilité bruxellois, est à l’enquête publique jusqu’au 17 octobre (on vous en parle par ailleurs, p. 21). Dans le cadre de son élaboration, des ateliers de réflexion ont été organisés sur six axes : Good Choice, Good Partner, Good Knowledge, Good Neighbourhood, Good Network et Good Service. Six leviers pour agir sur la mobilité bruxelloise, que nous illustrons par six exemples inspirants. 1. GOOD CHOICE : Une boutique de transports publics Un espace élégant de 400 m² au rez-de-chaussée de la gare de Rennes, en Bretagne. Les murs et sièges jaunes vous invitent à entrer… et à sourire. Bienvenue à l’Espace KorriGo, sorte de boutique de la mobilité aux heures d'ouverture généreuses (même le dimanche entre 13 et 20 h !). Ce ‘magasin’ se situe depuis l'été 2018 en un point stratégique de la gare, où se croisent les passagers des trains, bus et métro. Quelque 60.000 personnes s’y rendent chaque jour… ou dans une salle similaire au niveau -1, où de nombreux terminaux automatiques permettent à l'utilisateur d'acheter ou de recharger rapidement sa carte KorriGo Services. Cette carte, valable quatre ans, offre des transports publics à des tarifs avantageux : les bus et métro, mais aussi le TER (Train Express Régional) qui relie entre elles les villes de Bretagne. Le téléphérique de Brest fait partie de l’offre. La carte permet de réserver des trajets longue distance (notamment FlixBus) et d’avoir recours aux moyens de transport partagés et au covoiturage. Les deux Espaces KorriGo vous informent sur tous les services et le réseau. Ils vous aident en cas de problèmes avec votre carte. Population étudiante : Ville relativement petite, Rennes a été la première en France à se doter d'un réseau de métro entièrement automatique, en 2002. Ses plus de 65.000 étudiants en font pourtant la deuxième ville universitaire de France. Bien que 600.000 Bretons disposent déjà d’une carte KorriGo Services, celle-ci était, au début, surtout destinée à la population étudiante. Voilà pourquoi la carte donne non seulement accès aux services de transport, mais aussi aux restaurants universitaires, aux bibliothèques et aux piscines. Des parkings et des bornes de recharge pour véhicules électriques y seront intégrés prochainement. 2. GOOD PARTNER : Vers un cadre juridique européen Tous les États membres de l'Union européenne disposent d'une organisation de systèmes de transport intelligents (STI). Ils créent ensemble un cadre législatif et technique européen pour les multiples services de mobilité qui poussent comme des champignons. L’organisation belge ITS.be a défini quatre domaines prioritaires : la MaaS, la gestion de la mobilité multimodale par les pouvoirs publics, ACE (Autonomous, Co-Operative and Electric driving) et la redevance kilométrique intelligente. 22 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Le transport fluvial comme alternative durable au transport routier Le Port de Bruxelles joue un rôle non négligeable dans l’approvisionnement de sa ville, que ce soit en matériaux de construction, produits pétroliers, métaux, denrées alimentaires, ... Grâce au transport fluvial, quelques 2 000 camions sont ainsi évités chaque jour sur nos routes. Une des missions majeures du Port est de favoriser le report modal du transport de marchandises vers la voie d’eau et le rail, sachant que le canal peut encore accueillir de nombreux trafics supplémentaires, sans aucun investissement. Cela permet aussi de réduire considérablement les problèmes engendrés par le transport routier, tels que les embouteillages, les dégradations des voiries et la pollution. Le transport fluvial est en effet le mode de transport le plus respectueux de l’environnement : les sept millions de tonnes de marchandises transportées par bateau en une année représentent une économie de 2 000 camions par jour dans et autour de la capitale, et de 106 000 tonnes de CO2 par année. Le transport de palettes par voie d’eau, dont le Port de Bruxelles est un des pionniers, se montre d’ailleurs plutôt prometteur avec plusieurs clients qui ont choisi d’acheminer blocs de béton, sacs de sable ou encore parpaings de cette manière. Concrètement, le Port a lancé un réseau de plateformes de transbordement le long du canal pour assurer la livraison de marchandises au plus près de l’utilisateur final, et réduire les coûts du « last mile ». Des marchandises arrivées par voie d’eau au centre-ville peuvent ainsi être déchargées sur ces plateformes, éventuellement reconditionnées, puis amenées jusqu’à leur destination par camionnette ou petit véhicule électrique. Le rôle du Port en tant qu’acteur de la distribution urbaine se veut donc croissant dans les années à venir. Les terres provenant des chantiers de construction à proximité du canal sont par exemple elles aussi de plus en plus souvent évacuées par bateau. En menant une réflexion toujours plus innovante et créative sur les possibilités logistiques intégrant la voie d’eau, le Port se met au service de la mobilité et, audelà, de sa ville. Vous envisagez une approche multimodale pour vos transports à Bruxelles ? Contactez nos experts en transport et logistique à l’adresse bdo@port.brussels. www.port.brussels
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Mobilité & logistique 3. GOOD KNOWLEDGE : Big data pour une mobilité urbaine sur mesure © Getty En tant qu'organisation à but non lucratif publiqueprivée, ITS.be considère la collaboration des secteurs public et privé comme une évidence. « Non seulement pour la coordination nécessaire entre les divers niveaux des politiques publiques et l'expertise privée, mais aussi parce qu’un bon fonctionnement du marché sous la houlette des pouvoirs publics est indispensable à une mobilité durable », déclare Peter Van der Perre, directeur général. « Cela crée des cadres juridiques et techniques qu’il vaut mieux développer par le dialogue public-privé et le partage des connaissances, par-delà les frontières des régions. Les modèles de licence pour la mobilité partagée (tels que les vélos, voitures et trottinettes partagés, dans lesquels la Région de Bruxelles-Capitale et Brussels Mobility jouent également un rôle pionnier) en sont un exemple. » Normes pour l'information en temps réel : Le partenariat est le concept-clé d’ITS.be. Ses projets et ateliers coopératifs diffusent un maximum d'informations sur les bonnes pratiques qui émergent partout, aux niveaux régional, fédéral et européen. L’organisation suit de près la création de normes européennes pour la publication d'informations en temps réel sur tous les modes de transport. ITS.be s’implique actuellement dans des développements ‘C-ITS’ de conduite coopérative. Grâce à C-ITS, les véhicules communiquent en temps réel entre eux et avec l'infrastructure (notamment les feux de signalisation). Cette technologie est importante pour les voitures et les navettes autonomes de l'avenir. Comme dans d'autres pays européens, ITS.be a mis en place une alliance MaaS couvrant le cadre juridique requis, le soutien aux modèles économiques, l'information des utilisateurs et l'opérabilité technique. 24 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Micropole Belgium, cabinet de conseil et d'ingénierie spécialisé dans la ‘business intelligence’, l'analyse avancée et la gestion des données, affirme que le big data peut faciliter la mobilité urbaine. Movin' City, le concept proposé par Micropole, repose sur deux principes. Le premier est la mobilité numérique, multimodale et intermodale, qui vise la personnalisation des services tout en respectant la vie privée de l'utilisateur. Grâce à son portable ou à son ordinateur, il peut explorer les possibilités des réseaux de transport et consulter les itinéraires et les informations routières. Le deuxième principe est la mise à niveau du territoire. Le développement du tourisme urbain requiert de comprendre le comportement des consommateurs. Le secteur touristique et les organisateurs d'événements peuvent proposer par la voie numérique des itinéraires et des lieux d'intérêt qui répondent aux attentes des usagers. La métropole moderne est en pleine évolution et de plus en plus de modes de transport émergent. Micropole estime que ce contexte complexe ne facilite pas l’élaboration d’une MaaS. À ce stade, les opérateurs protègent leurs données, ce qui en limite l’accès. En conséquence, les services offerts sont loin d'être uniformes. © Getty Échange fluide : Micropole préconise une approche analytique. Le partage et le traitement des données permettent d'évaluer le comportement et les expériences de l'usager et d'améliorer sa satisfaction. Il importe également de développer des services en temps réel, de créer des partenariats et d'orienter les investissements. À titre d'exemple, MicroMobilité & logistique pole cite la plate-forme OnlyMoov de Lyon, qui connecte un calculateur multimodal au GPS et consolide les 20 millions de données disponibles par jour. Autre exemple : la carte OùRA à Chambéry, qui permet de passer facilement d'un moyen de transport à un autre. Le système relie différents systèmes de tickets, assure un bon échange d'informations entre les réseaux et opte pour une tarification multimodale et zonale. 4. GOOD NEIGHBOURHOOD : Le code de la route protège les usagers faibles Strasbourg dispose du plus grand réseau de tramway de France (55 km de voies) mais ne se repose pas sur ses lauriers. Le plan d'actions des mobilités actives (PAMA), pas de géant s’il en est, résulte de nombreux échanges avec tous les maires des municipalités de l'Eurométropole Un plan de circulation et quelques modifications mineures de l'infrastructure pour réduire les nuisances autant que possible ont permis de créer des quartiers agréables et à faible trafic. Une véritable culture cycliste : La ville alsacienne fait beaucoup pour faciliter la vie des cyclistes. Les vélos partagés de Vélhop sont inclus dans le PassMobilité (qui donne également accès au tramway, au bus et au covoiturage). L'appli StrasMap permet de vérifier en temps réel où se trouvent les stations Vélhop. Et les pouvoirs publics organisent des ateliers pour apprendre à entretenir un vélo. Strasbourg entend créer une véritable culture cycliste. Au niveau logistique, des espaces exclusifs sont mis en place pour le stockage et le transbordement des marchandises des 'vélos-cargos'. En 1988, les voitures représentaient encore 50 % du trafic à Strasbourg, mais d'ici 2030, ce pourcentage devrait retomber à 30 %. La proportion de piétons devrait passer de 33 à 37 % et le nombre de cyclistes de 10 à 16 % sur la même période. Un plan ambitieux. 5. GOOD NETWORK : Un tramway pour Neder-Over-Heembeek Neder-Over-Heembeek souffre depuis toujours de transports publics mal reliés au reste de la Région de Bruxelles-Capitale. Ses nombreux habitants qui se rendent quotidiennement au centre-ville doivent se contenter de lignes de bus complètement saturées et insuffisantes. Les plaintes abondent. Une ligne de tramway s’impose. © Belga de Strasbourg. Le bureau conseil danois Copenhagenize Design Co, très en vue, contribue directement aux projets. Strasbourg est la quatrième plus grande ville cyclable au monde, mais elle souhaite améliorer encore le réseau cyclable VéloStras avec l'aide de ces consultants. La ville souhaite tellement encourager les trajets ‘actifs’ qu’elle s’est mise à l’écoute de personnes qui ne se déplacent jamais à pied ou à vélo, pour mieux comprendre leurs réticences. Le PAMA comprend un code de la route favorable aux piétons, avec des règles qui protègent ceux qui se déplacent à pied. Le code s’appuie sur le concept de ‘perméabilité filtrée’, grâce auquel certaines rues du centre historique de la ville n'accueillent que les usagers ‘faibles’. L'espace public est conçu pour appartenir aux promeneurs. L'Hôpital Militaire Reine Astrid devrait être relié par un tramway à l’horizon 2025. Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 25 © Belga
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Mobilité & logistique La STIB a d’ailleurs lancé une étude participative en collaboration avec Bruxelles Mobilité et la Ville de Bruxelles. Cette étude d’impact doit définir les tracés optimaux pour la nouvelle ligne afin de les présenter au nouveau gouvernement bruxellois d’ici fin 2019. Une page web sera prochainement créée pour informer sur le projet et une réunion a eu lieu début septembre avec les entreprises de la zone. La demande des organisations : L'un des tracés envisagés partirait du métro en sous-sol à Rogier (comme l'actuelle ligne 3). Il passerait ensuite par Bruxelles-Nord jusqu'à Van Praet en empruntant les voies existantes. Une nouvelle section serait construite à partir de l’avenue des Croix de Guerre. Le tram passerait certainement par le centre de tri bpost, le nouveau site Solvay et ferait son terminus à l'Hôpital Militaire. Cela semble logique, car les grandes entreprises et organisations de la zone du canal demandent ce tram. La nouvelle commande que la STIB a récemment passée auprès de la société canadienne Bombardier pour 30 tramways (du type Tram New Generation, dont l'intérieur a été conçu par le célèbre designer Axel Enthoven) tient déjà compte des extensions de réseau annoncées, dont la nouvelle ligne de tram vers Neder-Over-Heembeek. Le coût de l'ensemble de l'opération se situerait entre 65 et 70 millions d'euros. Si tout va bien, le tram roulera en 2025. 6. GOOD SERVICE : Des applications qui regroupent des solutions de mobilité Choisir à tout moment le meilleur itinéraire pour les transports publics, éventuellement complété d’un parcours à vélo ou à pied : voilà le Smart Mobility Planner (SMOP). Ce calculateur d'itinéraires intermodaux est une réalisation signée nextmoov, un studio numérique spécialisé dans la mobilité, en collaboration avec les TEC, la SNCB, la STIB et De Lijn. Le concept des quatre sociétés de transport a remporté en août 2018 l'appel à projets Smart Mobility Belgium, un appel fédéral pour une mobilité intelligente. Le SMOP intègre sur une plate-forme open source les données en temps réel de l'offre des quatre opérateurs participants. Le grand avantage par rapport au planificateur d'itinéraire Google Maps bien connu est que vous y trouverez de plus les vélos partagés de Villo, que les données sont plus précises et que vous pourrez acheter immédiatement des billets pour la solution de mobilité de votre choix. Il y a quelques mois, un peu plus de 3.000 ambassadeurs ont testé la 26 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 qualité et la convivialité d'une version alpha du SMOP. La fonction de recherche, la carte et la navigation ont été affinées sur la base du feedback. Tout doit être optimisé d'ici la fin de novembre, date à laquelle les entreprises de transport pourront commencer à utiliser cette technologie. Aussi pour les entreprises : Lab Box, une start-up issue de D'Ieteren Auto il y a deux ans, travaille sur une autre expérience MaaS prometteuse, développant et promouvant de manière totalement autonome de nouvelles solutions de mobilité complémentaires à la voiture. Lab Box a déjà en portefeuille les services My Move (gestion de flotte flexible et verte), Lizy (plateforme de leasing numérique), Ush (service de navette partagée, électrique et autonome) et Poppy (voitures partagées, ci-dessous). Au début de cette année, CarASAP s’y est ajoutée : une plateforme où les entreprises peuvent réserver une voiture avec chauffeur. Le dernier élément est Skipr, l'application de mobilité flexible de Lab Box, qui permet de planifier, réserver et payer différents modes de transport. « En tant que solution MaaS, elle se distingue par une approche holistique. Elle s’efforce de connecter efficacement des solutions de mobilité, de manière intégrée et intelligente, en tenant compte de l'individu et de ses attentes personnelles », déclare Michaël Grandfils, CEO. ● Peter Van Dyck D.R. PRIMES ENERGIE 2019 : un régime stable et quelques nouveautés Vous consacrez une part importante de votre budget à votre consommation d’énergie et cette année vous avez décidé d’y remédier ? Les Primes Energie de la Région de Bruxelles-Capitale vous aident fi nancièrement à opter pour les techniques et appareils les plus performants. Adopté par le Gouvernement bruxellois le 27 septembre 2018, le régime des primes 2019 est fi xé à hauteur de 18 millions d’euros, pour vous soutenir dans vos investissements. Comme annoncé en 2016, la stabilité du régime vous permet de programmer la rénovation énergétique de votre bien immobilier, en ajoutant en 2019 quelques nouveautés, à découvrir dans les colonnes ci-dessous. Depuis 2016, le régime des Primes Energie a permis d’optimiser l’effi cience des moyens disponibles et de simplifi er les procédures de demande et d’octroi. Il a également permis à un plus grand nombre d’en bénéfi cier, via l’extension de la catégorie faibles revenus à de nouveaux publics (propriétaires bailleurs, copropriétés, écoles, crèches, universités et hautes écoles, …). Le régime des Primes Energie 2019 mise sur la stabilité annoncée et reste cette année encore axé sur les 3 domaines les plus effi caces : études et audits – isolation et ventilation – chaleur. Un régime stable ne veut pas dire un régime inchangé et, en 2019, un certain nombre d’améliorations voient le jour. Création d’une nouvelle prime pour le contrôle périodique PEB des appareils au gaz Cette nouvelle prime de la catégorie « chaleur » est à destination des ménages précaires (ménages en catégorie C) et s'inscrit notamment dans le cadre de la conversion du réseau bruxellois du gaz pauvre vers le gaz riche, nécessitant de contrôler si les installations sont compatibles avec le gaz riche. La prime C8 – contrôle périodique sera octroyée aux ménages eff ectuant le contrôle PEB de leur chaudière ou chauff e-eau au gaz, et ce à hauteur de 100 € par attestation de contrôle périodique PEB. Hausse du montant des primes pour les chaudières et l’isolation des murs par l’extérieur En janvier 2018, il avait été décidé d’augmenter le montant de la prime isolation du toit, qui est souvent le premier investissement pour débuter une rénovation. En 2019, et toujours dans l’objectif d’optimiser les moyens disponibles en rendant les Primes Energie encore plus attractives, c’est au PRIMES ENERGIE 2019 PRIMES ENERGIE 2019 tour des primes « chaudières à condensation » et « isolation des murs » d’être augmentées. La prime pour le placement d’une chaudière à condensation permet à tout demandeur de considérer sérieusement l’abandon de sa chaudière à mazout ou d’opter pour une chaudière au gaz plus performante. De plus, elle est complémentaire à la nouvelle prime C8 dans le cas où le contrôle périodique de l’installation actuelle révèlerait que l’appareil au gaz nécessite d’être remplacé dans le cadre de la conversion du réseau gazier. En 2019, les montants sont revus à la hausse comme suit : ➜ Catégorie A : 700 € (au lieu de 500 € en 2018) ➜ Catégorie B : 800 € (au lieu de 600 € en 2018) ➜ Catégorie C : 1200 € (au lieu de 700 € en 2018). Comme pour la prime chaudière, la prime isolation des murs par l’extérieur est également revue en 2019 et voit donc ses montants augmentés comme suit : ➜ Catégorie A : 55 €/m² (au lieu de 40 € en 2018) ➜ Catégorie B : 65 €/m² (au lieu de 45 € en 2018) ➜ Catégorie C : 75 €/m² (au lieu de 50 € en 2018). Accessibilité des primes améliorée Dans l’optique d’une amélioration constante du régime de primes, deux changements d’ordres technique et administratif sont également mis en place en 2019 : ➜ la simplifi cation des conditions administratives entre primes à la rénovation et Primes Energie en alignant les catégories de revenus entre les deux systèmes ; ➜ l’élargissement de l’accès des Primes Energie pour les extensions dans le cadre d’une rénovation lourde, comme ce fut le cas pour les rénovations simples en 2018. 1 PLUS D’INFO : www.environnement.brussels voir la partie « Les Primes Energie en 2019 » info@environnement.brussels ou 02/775 75 75
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Mobilité & logistique Demain Egmont : contacts et ambiance D.R. C’est à Pierre Lallemand, architecte réputé, que l’on doit Demain Egmont, un plan ambitieux de réaménagement du boulevard de Waterloo et de l’avenue de la Toison d’Or. L’architecte considère que le parc entre les deux rives commerciales de cette double artère n’est qu’un premier pas. « Un tel projet urbanistique est appelé à évoluer en continu. » «C Pierre Lallemand propose de connecter les deux rives de l’avenue de la Toison d’Or et du boulevard de Waterloo par une promenade suspendue. e n’est pas ainsi que vous conceviez un bureau d’architectes, n’est-ce pas ? », nous demande, tout sourire, Pierre Lallemand qui nous accueille dans son bureau bruxellois. Çà et là quelques maquettes et des plans, bien sûr, mais surtout un vélo design fixé à la fenêtre et des œuvres d’art aux murs. Non content d’être architecte, Pierre Lallemand est aussi designer et artiste. De cette polyvalence naît tout l’intérêt de son plan pour la Toison d’Or : une esthétique réfléchie Demain Egmont a reçu l’appui : • des commerçants du boulevard de Waterloo et de l’avenue de la Toison d’Or • des commerçants de la rue de Namur, du Goulet Louise (le début de l’avenue Louise) et de la place Louise • des acteurs économiques de ces zones (dont l’Hôtel Sofitel) • de l’association de commerçants Brussels Uptown et du réseau d’artisans BEL (Brussels Exclusive Label) • des propriétaires et investisseurs immobiliers du quartier • de Beci • de la Fédération Belge du Stationnement • de nombreux résidents 28 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 out-of-the-box et pourtant fondée sur une vision claire du développement urbain et de la mobilité. Pierre Lallemand a créé sur le papier une alternative aux plans des bureaux Polo, Arcadis et Bruno Fortier, proposés par l’ancien ministre de la mobilité Pascal Smet et critiqués par maints intervenants. M. Lallemand estime que son plan fait table rase. Ce plan relie le quartier commercial et le parc d’Egmont tout proche (d’où le nom). « Je me suis demandé quelle ville nous voulions. Pour moi, la ville est le lieu de tous les possibles, une concentration de libertés et d’idées, accessible à tous et synonyme de plaisir. » « Ce quartier très particulier se compare à La Rambla de Barcelone, au Meir anversois et aux Champs Elysées de Paris. Il est presque miraculeux que des commerces subsistent dans de pareilles dimensions : l’artère fait 75 m de large ! Cela ressemble à la Côte belge, avec d’un côté de hauts bâtiments et de l’autre, Pierre Lallemand, architecte Pour moi, la ville est le lieu de tous les possibles, une concentration de libertés et d’idées, accessible à tous et synonyme de plaisir. la mer. Sauf qu’à la Toison d’Or, ce sont des marées de voitures. Pour éliminer ce flux, j’ai pensé à créer une liaison entre les deux rives commerciales. Mais le projet ne s’arrête pas là. Ce n’est qu’un premier pas. Un tel concept doit évoluer en continu. D’autant plus que le quartier résulte de la démolition des murs d’enceinte de Bruxelles, laissant derrière eux un no man’s land sans âme. Tout cela devient plus gérable en créant au centre un îlot vert, qui donnera du caractère à l’ensemble et en fera une icône de la ville. » D.R. Formez vos travailleurs 20 samedis de perfectionnement sur un cycle de 2 ans pour les travailleurs du secteur de la construction infos & inscriptions Maryse Torez 02 247 04 42 Eric Spinnoy 0472 19 16 03 En collaboration avec Constructiv bruxellesformation.brussels Séance d’information et de tests le samedi 21 septembre 2019 à 8h à BF construction, chaussée de Vilvoorde, 68 à 1120 Bruxelles Le cycle de formation débutera le 5 octobre → Méthode de construction et aspects énergétiques → Lecture de plans Niveau 1 (introduction) → Lecture de plans Niveau 2 (perfectionnement) → Topographie → Organisation et préparation travaux → Internet pour la construction et prévention → Communication sur chantier → Aperçu du métier de conducteur de travaux → Technologie du béton Éditrice responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles - juin 2019
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Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles Mobilité & logistique Vous affirmez bénéficier du soutien de tous les acteurs économiques locaux. Vous êtes-vous concerté avec eux ? « Non. Je leur ai présenté mon plan, qui a suscité un certain enthousiasme. Ce projet est unique. Et l’initiative émane des riverains et des commerçants. » L’association de commerçants Brussels Uptown et l’entreprise de parking vous ont pourtant fait part de leurs inquiétudes, face au rétrécissement des bandes de circulation et à la réduction des espaces de stationnement ? « Les 350 espaces de stationnement actuels seraient ramenés à une centaine, mais ce nombre peut encore être modifié. Si 100 espaces de stationnement étaient perçus comme un drame et que l’on estime qu’il en faut au moins 150, que l’on prenne pareille décision. Dans l’intervalle, il va de soi que nos villes doivent être plus propres et plus vertes. Les modes de transport et le rôle de la voiture changent, tout comme les mentalités d’ailleurs. Personne ne sait comment cela finira. C’est pourquoi ce projet ouvre un vaste éventail de possibilités pour l’avenir. Le plan est flexible. Il entend soutenir l’économie tout en tenant compte du logement, de la convivialité, du plaisir et de la culture. L’ensemble de ces éléments constitue une ville. » Croyez-vous en une diminution du trafic automobile ? « Pas vraiment. À nous de le gérer, donc. Nous voulons un quartier attrayant, où les piétons se sentent bien. Il y a une vingtaine d’années, j’ai écrit un livre sur la ville, intitulé Tchatche Urbaine. Il contient l’interview de plusieurs acteurs, dont le sculpteur Vincent Strebelle. Il a évoqué la théorie de la roue de vélo. Placez une telle roue entre deux personnes et faitesla tourner rapidement. Les rayons finiront par occulter la vue. De même, en cas d’embouteillage, il est facile de traverser un boulevard. Mais dès que les véhicules sont en mouvement, cela devient presque impossible. Le concept consiste donc à réguler la vitesse pour instaurer un flux dans le trafic. Je plaide pour une limitation à 30 km/h du trafic de transit entre la Place Louise et la Porte de Namur, sur deux bandes de circulation d’une largeur totale de 10 m, permettant le passage aisé des services de secours. Il faut tenir compte de l’accès des camions de déménagement et de livraison. En revanche, la création de voies distinctes pour chaque type de trafic élimine toute confrontation, tout dialogue et donc aussi toute vie. Ce n’est pas l’objectif. Outre quatre allées cyclistes, nous prévoyons une zone ‘douce’ partagée pour les taxis, les chargement et déchargement, le stationnement de courte durée, etc. » Vous avez prévu cinq coupoles dans l’espace de verdure central. À quoi doivent-elles servir ? « Aux activités qui complètent la dimension commerciale. Nous prévoyons une sorte de jardin botanique, où l’association des commerçants ou une institution culturelle peut organiser toutes sortes d’initiatives : un défilé de mode, des présentations de produits ou des concerts. On pourrait y prévoir un petit espace horeca, une bibliothèque en plein air… Bref, un outil de vie. Ceux qui travaillent dans le quartier pourraient venir se délasser un moment en écoutant de la musique classique. Ce serait fabuleux, non ? Et puis, comme je l’ai dit, cela créerait du lien entre les deux rives. Que de possibilités ! On pourrait créer une exposition au Grand Sablon, qui se poursuivrait via Demain Egmont jusqu’au boulevard de Waterloo. Sur le parcours, tous les antiquaires ouvriraient leurs portes. C’est dans cette perspective que nous avons évoqué la possibilité de navettes électriques qui parcourraient la zone en continu. Voilà comment le no man’s land peut devenir un pôle majeur de la ville. » Le projet prévoit en surface une « zone douce » de mobilité partagée. D.R. La dénomination Demain Egmont ferait allusion à Demain, un film sur la transition ? « Ce n’est pas faux. Pareille initiative citoyenne aurait été impensable, il y a 10 ans. La mentalité a totalement changé, avec une prise de conscience et une volonté de s’engager. Les citoyens ne sont plus des spectateurs critiques tenus à l’écart. Ce qui me passionne dans ce projet, ce sont les gens qui prennent leur destin en main. » Quand débuteraient les travaux ? « Aucune idée. Tout dépend de l’entente entre les acteurs économiques et les autorités régionales. Je constate que les commerçants prennent des risques. Ils ont investi du temps et de l’argent dans des études et le développement d’idées. Je pense qu’ils auront l’écoute de leurs partenaires et que le permis de bâtir suivre. J’ai donné ma contribution quant à ce qui me semble important pour une ville. Ce qui va se passer ensuite ? Ce n’est pas de mon ressort. » ● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 31
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Mobilité & logistique Plan cafétéria : Acerta ne veut pas tout régenter Pour les employeurs, le temps de la formule mobilité unique est révolu. Acerta trouve la solution dans le plan cafétéria. « Chacun a son propre incitant. » « Quatre ans plus tard, nous avons 147 collaborateurs avec une voiture ‘cafétéria’ », dit M. Gilles. « 92 viennent au boulot en voiture, 27 prennent le train, 4 le bus et 24 le vélo en dépit de leur contribution pour une voiture privée. » L' i ndividualisation et la flexibilisation gagnent désormais la mobilité : voilà une des conclusions des recherches menées par Acerta en tant que prestataire de services RH. « Davantage de gens vont au boulot à vélo : 26 % en 2018, soit 9 % de plus que l’année précédente », explique Chris Wuytens, managing director d’Acerta Consult. « La voiture de société se maintient, mais 11 % des gens combinent auto et vélo. » La flexibilité du plan cafétéria permet aux entreprises de s’aligner sur cette tendance. « Les complexités juridiques ont longtemps freiné l’instauration d’un plan cafétéria », se souvient Chris Wuytens. « Mais les réticences diminuent. Les préjugés contre les paperasseries administratives reculent devant le nombre croissant d’organisations qui prennent le risque. Les plans cafétéria vont sans doute se multiplier. » D.R. Raf Gilles Individualisation Acerta a son propre plan cafétéria par lequel les collaborateurs peuvent choisir entre diverses options de mobilité : voiture, vélo, abonnement de train… « Nous nous préoccupions déjà de la mobilité avant ce plan », raconte Raf Gilles, director reward chez Acerta. « La proximité des transports en commun influence depuis longtemps nos choix quand nous cherchons de nouveaux bureaux. » Un petit plan cafétéria existait déjà chez Acerta en 2014, pour offrir des alternatives à la voiture de société. « Celui qui acceptait une voiture plus modeste recevait en plus un abonnement de train. Du donnant-donnant : échanger un avantage contre un autre. » Acerta a pris deux décisions. Primo : la voiture de société, à usage privé ou professionnel, doit être fiable, économique et écologique. Secundo : pas de carte carburant pour le véhicule. 32 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Acerta a produit des brochures informatives sur le plan cafétéria, la mobilité et le télétravail. « L’employeur doit communiquer clairement à ce sujet et laisser au personnel le temps de s’habituer aux nouvelles formules », affirme Raf Gilles. « Un bon plan mobilité génère toujours du bouche-à-oreille. » Chris Wuytens Chris Wuytens confirme : « L’individualisation augmente les chances de réussite. Plus personne ne veut de mesures généralisées. Lorsqu’un pont défectueux m’a obligé à faire un grand détour en voiture pour arriver au boulot, j’ai opté pour le vélo. Chacun a son propre incitant. Les gens changent de comportement lorsque les circonstances les y obligent. » Acerta présente donc une grande diversité en termes de leasing vélo : des vélos électriques, mais aussi des vélos de course ou pliants. « Privilégiez une gestion hétérogène plutôt qu’homogène. Trop d’organisations veulent encore tout régenter. Il vaut mieux proposer une diversité de choix. » Acerta y voit une situation win-win, qui facilite par ailleurs le recrutement de nouvelles compétences. Comme le dit M. Wuytens : « Nous sommes une grande entreprise, mais nous démocratisons le plan cafétéria pour des entreprises plus petites qui sont clientes chez nous. Les PME aussi peuvent se différencier avec ce type d’avantages. » 60 % des employeurs envisagent un budget mobilité, mais sans démarches concrètes à ce stade. Acerta souhaite intégrer le système dans le plan cafétéria, mais patiente pour le moment. « La charge administrative est lourde pour le département RH », estime Raf Gilles. « J’attends des prestataires pour soutenir les organisations dans ce domaine. Ils vont sûrement émerger. Je pense qu’à terme, le budget mobilité deviendra la norme. » ● Peter Van Dyck D.R. Mobilité & logistique L’approche transversale de Sodexo Sodexo Benelux a intégré sa politique de mobilité dans celle, plus large, de la Corporate Responsibility. L’engouement est au rendez-vous. « Nos CEO nous inspirent. » L a politique de mobilité de Sodexo Benelux relève directement de la direction générale et d’une coordination transversale entre les départements Sales, HR, Facilities, Finances, Corporate Responsibility, Health et Quality & Safety. Le champ d’action est donc particulièrement large. Quelques exemples : l’impact des navetteurs sur l’environnement (gaz à effet de serre), une indemnité éventuelle pour les transports en commun ou la mobilité douce utilisés en complément de la voiture de société, le budget mobilité, la réduction des places de parking au siège central, l’infrastructure pour véhicules électriques et hybrides (déjà plus de 30 bornes au siège et au domicile de collaborateurs), l’encouragement des visiteurs à utiliser autant que possible des modes de transport alternatifs, etc. Les arguments écologiques côtoient ceux en faveur de la sécurité des collaborateurs, notamment au travers de formations à l’eco-driving et à la sécurité routière. Michel Croisé, président de Sodexo Benelux, et Jerôme Lemouchoux, CEO de Sodexo Benefits & Rewards, s’efforcent ensemble de faire de l’entreprise une référence en matière de mobilité responsable. C’est pourquoi Sodexo a décidé en 2014 de réunir ses 400 collaborateurs dans des bureaux en centre-ville, à la jonction de diverses lignes de train, de tram, de bus et de pistes cyclables sécurisées. La direction prend volontairement l’initiative. « Par-delà une volonté de bon leadership, il s’agit aussi de montrer que l’entreprise peut supporter ces initiatives sur le plan financier », explique le CSR manager Greg Renders. « Certaines dispositions ont un impact positif sur le bilan financier de l’entreprise. C’est le cas des cours d’eco-driving, qui réduisent la consommation de carburant et le nombre d’accidents de la route. D’autres génèrent des coûts. Notamment les assurances complémentaires et le remboursement d’abonnements pour des modes de transport alternatifs. Dans les deux cas de figure, l’inspiration qui émane de nos CEO est particulièrement positive. Un d’entre eux vient tous les jours au bureau à vélo, été comme hiver. L’autre est un exemple de multimodalité : il alterne vélo pliant, métro, trottinette partagée et de temps à autre sa voiture électrique. » Impliquer les collaborateurs Sodexo développe actuellement un nouveau plan de mobilité, mais ne peut pas encore en parler au moment où nous écrivons, dans la mesure où l’entreprise souhaite d’abord en débattre avec ses collaborateurs. C’est d’ailleurs une tradition chez elle. Antérieurement, les collaborateurs ont également été impliqués dans les plans du transfert du siège social d’Auderghem vers Ixelles. Ils ont notamment pu voter pour l’emplacement définitif du siège et l’aménagement des bâtiments. Aujourd’hui, les collaborateurs du siège sont conviés au groupe de travail Stratégie de Mobilité, dont Jérôme Lemouchoux et Michel Croisé s’érigent en ardents promoteurs. Les ateliers aborderont les moyens requis pour concrétiser l’ambition du siège conformément au plan Horizon 2030. Les débats porteront notamment sur le budget mobilité, le soutien à la mobilité alternative, la car policy, les assurances, les incidents requis, le parc automobile partagé, le télétravail, la mobilité des callcenters, la conscience des enjeux de sécurité, les espaces de coworking décentralisés etc. Il est par ailleurs question de se mettre d’accord sur les moyens de mesure des progrès accomplis. Le groupe de travail se chargera notamment d’examiner l’évaluation des rejets de gaz à effet de serre, effectuée en collaboration avec le partenaire CO2Logic. ● Greg Renders, D.R. CSR Manager de Sodexo Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 33
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Mobilité & logistique AG Real Estate prône l’amélioration continue La mobilité durable, fondée sur les modes de transport alternatifs et la mobilité douce, s’inscrit dans les gènes d’AG Real Estate, la filiale immobilière d’AG Insurance. L’entreprise prône depuis 2007 une approche plus respectueuse de l’environnement, qui incite les collaborateurs à utiliser des moyens de transport plus écologiques pour diminuer la pression automobile. D.R. L' échange d’une place de stationnement contre un abonnement aux transports en commun ou la mise à disposition d’une flotte de véhicules pour des petits déplacements : voilà quelques exemples d’initiatives déjà prises par AG Real Estate. Le siège central favorise la mobilité douce en proposant des parkings à vélo, des armoires verrouillables et des douches pour les cyclistes. Lors de chaque recrutement, les HR Business Partners analysent avec les candidats les diverses options de mobilité pour atteindre le lieu de travail. En quête d’amélioration constante et de solutions aux défis sociétaux, AG Real Estate revoit continuellement sa politique de mobilité. « Nous visons une offre responsable qui réponde aux besoins des collaborateurs », déclare Véronique Mathonet, chief HR & communication officer. La plateforme Commuty AG Real Estate a quitté en 2015 le Botanic Building du boulevard Saint-Lazare pour rejoindre l’avenue des Arts. D.R. Véronique Mathonet Le Botanic Building était bien situé, près de Bruxelles-Nord, mais l’entreprise avait vraiment besoin d’un environnement de travail plus agréable. Elle a donc profité du déménagement pour étudier les déplacements de ses collaborateurs. « Nous avons organisé une enquête mobilité, élaboré un manuel de 34 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 mobilité et proposé une concertation personnalisée à chaque employé qui cherchait la façon la plus aisée de rejoindre son nouveau lieu de travail », raconte Véronique Mathonet. Peu après le déménagement, l’entreprise a ajouté des scooters électriques à la flotte de véhicules. AG Real Estate introduisit en 2016 la plateforme Commuty pour plus de fluidité de stationnement au siège, plus de voitures partagées et une automatisation des réservations de véhicules. 2018 vit l’arrivée d’un nouveau volet du plan Flex Income, avec des avantages mobilité tels que le leasing de vélos, le remboursement des frais de parking à la gare de départ, la conversion vers un abonnement de train de première classe ou encore le passeport Railease (pour combiner voiture de société et train). En 2019, l’entreprise remplaça sa Car Policy par une Mobility Policy. Les collaborateurs ont eu la possibilité d’opter pour un véhicule écologique plus propre ou d’échanger leur véhicule contre d’autres avantages via cash for car ou une prime mobilité. AG Real Estate peut difficilement donner des chiffres généraux quant à l’évolution des déplacements. Entre la première et la dernière enquêtes (2015 et 2018), l’entreprise a récupéré la gestion des centres commerciaux. Les collaborateurs de ces centres n’avaient pas forcément un accès facile aux transports en commun. Toute comparaison serait donc faussée. « Nous pouvons dire en revanche qu’avec la nouvelle politique de mobilité de début 2019, un tiers des collaborateurs a opté pour un véhicule plus propre qui émet moins de CO2 , en échange d’autres avantages extra-légaux », confie Véronique Mathonet. « Depuis quelques années, nous avons de plus en plus de collaborateurs qui effectuent les trajets entre le domicile et le lieu de travail en transports en commun ou à vélo. Nous sommes convaincus des atouts d’une bonne communication, de la concertation sur la mobilité et des efforts conjoints des entreprises et des pouvoirs publics pour développer des solutions de mobilité alternatives et flexibles, au bénéfice du bien-être commun. » ● Peter Van Dyck Mobilité & logistique Le RER genevois connecte 1 million de personnes © Getty Les plans Good Move de Bruxelles pourraient s’inspirer de villes étrangères. Comme Bruxelles, Genève est engorgée par sa croissance démographique et le nombre de ses navetteurs. Face aux discussions entre les 19 communes bruxelloises, on imagine le tour de force qu’il a fallu pour convaincre les 45 communes de l’agglomération genevoise de participer à une organisation transfrontalière et à la gestion des transports en commun. Genève a pourtant réussi à centraliser la gestion des trains, trams et bus ! L' agglomération suisse a décidé en 2014 d’éliminer une fois pour toutes le fractionnement de ses transports en commun et d’opter pour une approche différente. « Nous avons voulu resserrer les liens entre les diverses autorités, les administrations et la population », explique David Favre, directeur général de l’Office Cantonal des Transports Publics de Genève. 2017 a vu la création de la Direction Générale des Transports (DGT) : une seule compagnie pour l’ensemble du canton, en concertation avec les organisations coopératives locales. Deux comités ont vu le jour : un pour toutes les parties prenantes et le second pour tous les partenaires professionnels privés. Une enquête auprès de 12.000 citoyens a permis à la population de s’exprimer. Doubler la capacité L’union des forces a conduit à une vision stratégique pour 2030. « Elle ne se limite pas à améliorer la mobilité », indique David Favre. « Nous voulons évoluer vers une agglomération plus verte. » Le Forum Mobilité 2030 a constitué une première avancée, avec l’approbation du plan par les 150 participants. Principe important, les moyens de transport qui nécessitent peu d’espace public sont désormais privilégiés. Et la capacité des transports publics devrait doubler d’ici 2030. « La priorité va aux transports en commun, sans pour autant oublier la mobilité douce », explique M. Favre. Ainsi, les adeptes de la marche bénéficieront par exemple de feux de signalisation intelligents à hauteur des passages pour piétons (via des capteurs qui détectent la chaleur corporelle). Et les cyclistes apprécieront l’extension du réseau cyclable. Genève a édicté une loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE). Elle contient une centaine de mesures, approuvées à 68 % des voix. La majorité souhaite davantage de mobilité de proximité, plus de parkings en périphérie, la limitation généralisée à 30 km/h dans le centre-ville et davantage de nouveaux services tels que des scooters et vélos partagés. Il est frappant de constater que certaines mesures profitent davantage aux résidents qu’aux usagers de la route. Genève souhaite 20 % de transports en commun en plus d’ici 2024. Le Léman Express mis en service récemment joue d’ailleurs un rôle crucial dans cette transition. Ce RER qui dessert 45 gares et 23 km de lignes connecte 1 million de personnes. Aujourd’hui, 80 % des habitants et 86 % des navetteurs se trouvent dans un rayon de 1,5 km du réseau. Il n’existe qu’un seul ticket pour toutes les lignes. Les tarifs sont multimodaux et avantageux. La concrétisation de ces plans particulièrement ambitieux nécessite des travaux de grande ampleur aux infrastructures routière et ferroviaire. 50 grands chantiers sont actuellement en cours, dans le canton. David Favre admet qu’il doit solliciter la patience de la population. Pourtant, quand on explique que tout cela a pour objectif de fluidifier le trafic et de rendre les déplacements plus efficaces, les gens se montrent particulièrement compréhensifs. Par ailleurs, une plate-forme en ligne coordonne les chantiers, communique à leur propos et s’efforce de réduire autant que possible les désagréments pour les citoyens. Un autre atout est la certitude que les initiatives porteront leurs fruits. Les mesures déjà concrétisées ont conduit, à ce stade, à une réduction de 14 % du trafic de navetteurs aux entrées de la ville. ● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 35 D.R.
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Mobilité & logistique Mulhouse : une clé conviviale pour toutes les mobilités © Belga Mulhouse, deuxième ville d’Alsace, se positionne en précurseur en lançant le compte mobilité, une primeur en Europe et la première Mobility as a Service (MaaS) en France. Jadis réputée pour son industrie textile, cette agglomération de plus de 100.000 habitants s’est muée en une authentique ville intelligente. L e déclic date de 2015. Le trafic saturait Mulhouse, rendant une transition inéluctable. « Chaque mode de transport se cramponnait à ses règles, tarifs et accès exclusifs, de quoi dissuader les usagers occasionnels », se souvient Denis Rambaud, vice-président de Transports et Mobilités Mulhouse. La solution lui semblait évidente : une seule et même clé conviviale pour accéder à tous les services de mobilité urbains. Le compte mobilité devait devenir une plateforme où chacun pourrait trouver facilement et en temps réel la meilleure formule de mobilité. L’appli du compte mobilité offre par smartphone interposé l’accès à l’ensemble des services de mobilité de la ville : les transports en commun, les taxis, les vélos en location, les autos et vélos partagés (électriques ou non) et même les parkings. L’appli calcule la proximité des stations, informe sur les tarifs et la disponibilité de tous les moyens de transport et compare diverses combinaisons pour un même trajet. L’automobiliste peut, pour sa part, utiliser l’appli pour savoir où garer son véhicule. L’usager paie en fin de mois les services utilisés. Il reçoit une facture détaillée, calculée selon les tarifs les plus avantageux. Un exemple : si vous louez un vélo Vélocité, vous ne paierez qu’un euro par mois si chaque trajet dure moins d’une demiheure. L’appli peut aussi conserver un récapitulatif de tous vos déplacements. Vous pouvez définir un budget et être averti automatiquement lorsque vous atteignez le maximum prévu. Logique de complémentarité Cette fonction de plafond budgétaire est une des nombreuses suggestions émanant des usagers eux-mêmes. Denis Rambaud souligne la dimension coopérative du compte mobilité : les usagers sont intervenus dans sa mise en œuvre. En 2016, une table ronde a réuni tous les intéressés pour examiner les conditions nécessaires à la réussite du projet. Des modèles ont été présentés un an plus tard et les citoyens ont pu valider le processus proposé. Une période d’essai avec une cinquantaine de ‘cobayes’ a eu lieu avant le lancement officiel, entre mars et juin 2018. « Ces gens sont devenus nos meilleurs ambassadeurs », se réjouit M. Rambaud, en mentionnant le partenariat équilibré entre tous les acteurs. Chaque prestataire de services a signé une convention avec la ville tout en restant responsable de son propre fonctionnement. Les diverses organisations de transport en commun participantes ont d’ailleurs témoigné dans Le Monde de la révolution que le compte mobilité a induite dans leur profession. Autrefois, chacun se cantonnait à son domaine. Aujourd’hui, toutes les parties s’inscrivent dans une logique de complémentarité. L’initiative a rencontré un réel succès. L’appli a été téléchargée 3130 fois, à ce stade. « Il y a deux façons de faire de l’écologie et de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre : le bâton ou la carotte », dit M. Rambaud à propos de la philosophie du projet. « Nous avons choisi la deuxième option. Elle invite les gens à transgresser leurs habitudes de déplacement. Nous supprimons les barrières pour garantir une même fluidité que si vous preniez la voiture devant votre porte. » ● Peter Van Dyck 36 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Mobilité & logistique Walthamstow Forest : la revanche des cyclistes et piétons Quand on pense aux manifestations devant des écoles bruxelloises pour une meilleure qualité de l’air et un trafic plus sûr, on mesure combien est intéressante et inspirante l’initiative prise par Walthamstow Forest, une des communes de Londres. © Dun.can W althamstow Forest est l’un des 18 boroughs (communes) de la capitale britannique. Son Queen Elizabeth Olympic Park lui a conféré un rôle majeur durant les Jeux Olympiques de 2012. Les Jeux ont d’ailleurs redynamisé cette zone urbaine en manque d’investissements et saturée de trafic. Les 280.000 habitants actuels voient leur nombre croître et les pouvoirs publics étudient la façon de rendre cette croissance durable. Les édiles ont immédiatement incité les habitants à se déplacer davantage à pied et à vélo, histoire de profiter de l’environnement verdoyant. Comme le dit Clyde Loakes, échevin de Walthamstow Forest : « Nous voulions une transition rapide, pour le bien de nos enfants. » Walthamstow a participé en 2013 à un concours entre boroughs londoniens. Son programme dénommé MiniHolland comprenait un réseau cyclable bien fléché pour relier entre elles les zones résidentielles. Il a terminé parmi les trois gagnants du concours. Et ce plan a fonctionné, au vu des 20.000 cyclistes que Walthamstow Forest accueille quotidiennement. Les aléas de l’opinion L’administration a immédiatement demandé à la population locale ce qu’elle voulait et refusait. Cette base a servi à l’élaboration des premiers plans, à nouveau soumis aux citoyens et aux organisations (y compris les écoles locales). Les réactions étaient parfois contrastées, admet Clyde Loakes. « Les commerçants exigeaient davantage de stationnement, alors que les clients voulaient moins de trafic et plus de sécurité en traversant la rue. » Sans surprise, les concepteurs du projet ont été plus réceptifs aux aspirations des seconds. L’automobile perdait sa priorité, au bénéfice d’espaces verts paisibles. De nouveaux espaces publics sont apparus et une limitation à 30 km/h a été instaurée partout. Au Royaume-Uni, le lobby automobile a toujours tenté de semer la zizanie entre les piétons et cyclistes. « Or, nos consultations ont démontré que ces deux groupes ont plus en commun qu’on ne le pense », rétorque M. Loakes. Une période d’essai a provoqué quelques remous. Les citoyens avaient la possibilité de formuler leur opinion nuancée via une plateforme en ligne. M. Loakes reconnaît que la consultation des habitants peut engendrer quelques péripéties. En témoigne cette manifestation émotionnelle de 500 personnes contre la décision de fermer dix rues au trafic automobile, face au soutien de nombreux adeptes. Les enfants notamment étaient heureux de pouvoir à nouveau jouer dans la rue. Au vu des résultats, les sceptiques se sont tus. 43 rues ont été fermées au trafic automobile en cinq ans et 350 arbres ont été plantés. Les artères commerçantes sont plus fréquentées que dans le passé. Les gens viennent même du centre de Londres pour découvrir ce quartier commerçant tellement agréable. Clyde Loakes et le consultant Jon Little imputent aussi le succès à des mesures annexes, telles que les leçons de vélo gratuites et la location de vélos dans les gares. Les chercheurs de l’université de Westminster ont eu du mal à croire leur propre étude, qui faisait état d’une augmentation spectaculaire du nombre de piétons et de cyclistes après à peine un an. Aujourd’hui, les habitants de Walthamstow Forest s’adonnent à plus d’activité physique que ceux de tous les autres boroughs de Londres. La qualité de l’air s’améliore : en 2007, 58.000 maisons rejetaient plus de NO2 que ne l’autorisait la norme européenne. Aujourd’hui, seules 6300 maisons sont encore dans le cas. « C’est toujours trop, mais ce progrès significatif prouve que nous sommes sur la bonne voie », conclut Clyde Loakes.● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 37
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Starter Velopakk : livraison via vélo-cargo Avec Velopakk, Arnaldo Vargas propose une solution logistique urbaine qui complète l’offre express et assure la livraison écologique et économique de fret en grand volume. "L a révolution, c'est comme une bicyclette : quand elle n'avance pas, elle tombe », dixit Che Guevara. Arnaldo n’est pas argentin d’origine mais vénézuélien, et la révolution dans laquelle il s’inscrit pleinement est celle de la mobilité et avance évidemment sur un vélo. Plus précisément un vélo-cargo. Après une quinzaine d’années dans l’informatique, cet adepte de la petite reine s’est interrogé sur ce qu’il pouvait apporter au labo bruxellois de la mobilité. Dans ce cadre, il a effectué une étude de marché sur le transport via vélo et il en est ressorti un constat : celui-ci ne se limite pas au courrier express. « Il existe une opportunité pour du transport de produits qui sont plus volumineux et/ou lourds que du courrier et qui ne nécessitent pas d’être livrés dans l’heure », explique-t-il. « Je songe, par exemple, à de l’alimentation ou de l’électroménager. C’est une fausse croyance que tout doit être fourni immédiatement. De nombreuses marchandises peuvent être livrées durant les heures creuses. Il suffit de mettre sur pied une logistique efficace afin de bien organiser les livraisons. Ce mode de transport est vraiment pertinent pour le ‘last mile delivery’. » Le ‘last mile delivery’ ou livraison sur le dernier kilomètre constitue le défi et le point d’achoppement de nombreuses entreprises de livraisons. « Souvent, ce dernier kilomètre est effectué par une camionnette », poursuit Arnaldo Vargas. « Parfois même un camion. Et il n’est pas rare qu’il n’y ait que quelques colis à livrer. En outre, certains accès sont difficiles ou impossibles à atteindre à certaines heures pour ces véhicules. Ce n’est pas le cas avec un vélo-cargo. » Encore fallait-il le trouver. C’est ce qu’il a fait avec son partenaire suédois Velove. Ce dernier a notamment développé un vélo-cargo électrique baptisé Armadillo, que le Berliner Morgenpost a décrit comme « un mélange de go-kart, de vélo et de fourgonnette », qui peut sans problème transporter quelque 350 kilos et se déplacer à 25 km/h. Arnaldo Vargas est en phase test depuis le début de cette année : « Il s’agit ici de contacter nos cibles potentielles, d’évaluer combien elles sont disposées à payer 38 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 en fonction du nombre de commandes. Pour le moment, nous communiquons beaucoup et l’accueil est favorable surtout de la part des gens qui font du vélo et/ou ont déjà fait appel à des services similaires. » À terme, il souhaite couvrir les 19 communes bruxelloises en s’appuyant sur une équipe de 10 à 15 personnes. « Velopakk s’inscrit vraiment dans le concept de la mobilité douce », enchaîne-t-il. « Nos vélo-cargos peuvent, en outre, passer à des endroits difficiles, voire inaccessibles, pour des voitures, camionnettes ou camions ». Pas encore constitué en société, Velopakk est un projet qui prend doucement forme et bénéficie du soutien de Beci et plus spécifiquement de Mo, l’espace dédié à la mobilité lancé il y un an et demi et implanté au rez-dechaussée du siège de Beci. Les idées fusent et certaines d’entre elles commencent à prendre forme, comme le développement d’une solution dédiée au site Tour & Taxis pour des livraisons en interne. Velopakk a également suscité l’intérêt de microbrasseries bruxelloises qui voient là un bon moyen de fournir leurs clients dans la capitale. Gageons que ce n’est là que le début de l’aventure. ● Guy Van den Noortgate Info : www.velopakk.com Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/ D.R. PUBLIREPORTAGE CHERCHONS : JEUNE MOTIVÉ SANS EXPÉRIENCE Pourquoi l’expérience n’est plus une condition grâce au Stage First Joëlle De Grox est la responsable RH chez Auto5. Comme bien d'autres employeurs, elle s’imagine un candidat idéal quand elle recrute : un jeune motivé avec de l’expérience pratique. Or, il est impossible pour les jeunes qui sortent de l’école d’avoir de l’expérience. Grâce à Select Actiris, elle a trouvé une solution à ce grand écart perpétuel. Jeune et inexpérimenté « Soyons honnête », raconte Joëlle. « Tout le monde veut engager des collaborateurs avec de l’expérience. Ainsi, vous savez que les collaborateurs peuvent tout de suite être mis au travail. » Mohamed Oufkir, 21 ans et jeune mécanicien fraîchement engagé chez Auto5, reconnait le problème : « Je venais juste de quitter l’école ! Il était donc impossible d’avoir de l’expérience. » C'est Select Actiris qui a apporté la solution. « Select Actiris est notre partenaire privilégié quand nous recrutons », raconte Joëlle. « Parfois nous cherchons avec eux à très court terme un grand nombre de personnes qui peuvent tout de suite commencer à travailler. Par exemple, juste avant les vacances d’été, quand les gens veulent faire contrôler une dernière fois leur voiture avant le long trajet vers leur destination de vacances. » Du temps pour mûrir « Lorsque nous cherchons de nouveaux collaborateurs pour un engagement à long terme, Select Actiris a une autre mesure grâce à laquelle nous pouvons recruter : le Stage First. C’est ainsi que Mohamed est arrivé chez nous. » Ce Stage First apparaît comme la façon idéale pour Joëlle pour renforcer durablement l’équipe. « Grâce au Stage First, nous pouvons engager des personnes avec peu d’expérience et les former selon notre méthode de travail chez Auto5. En plus, lors d’un tel Stage First, les coûts salariaux sont limités, pour que les jeunes aient le temps de s'intégrer et d’assimiler le métier. » Lancer la carrièr « Grâce à ce Stage First, ma carrière a été lancée », raconte Mohamed. « Après mes études, j'ai pu acquérir de l’expérience et ensuite j’ai été recruté de façon permanente. » Joëlle aussi est satisfaite : « Maintenant nous avons un nouveau jeune collaborateur motivé avec l’expérience pratique que nous recherchons. » FAITES CONFIANCE À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS POUR VOS RECRUTEMENTS Comme Joëlle, vous souhaitez recruter le profil idéal à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible. Select Actiris combine une sélection approfondie à des primes et formations pour vous proposer le candidat qui répond parfaitement à vos besoins. Surfez sur select.actiris.brussels et demandez conseil à votre consultant employeur. Avec le soutien du Fonds Social Européen
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Entreprendre de décrocher un marché public Optimisez vos chances Passer des marchés publics n’est pas toujours simple ! Pour traiter certaines questions, l’aide de services spécialisés peut s’avérer particulièrement utile. C’est ce que propose l’Observatoire des prix de référence dans les marchés publics. N é du constat des interlocuteurs sociaux de la nécessité de lutter contre la concurrence déloyale et le travail au noir dans la commande publique, l’Observatoire a été créé au sein du Conseil économique et social de la Région de Bruxelles-Capitale par l’ordonnance du 3 avril 2014. L’Observatoire a principalement pour but d’apporter une aide aux acheteurs publics régionaux dans le cadre de leurs marchés, en fournissant notamment des résultats d’analyse sur les prix soupçonnés d’être anormalement bas. Bien qu’élaborant des outils principalement destinés aux acheteurs publics, l’Observatoire développe aussi ses missions à l’attention des entreprises, notamment via la création d’un répertoire d’entreprises en ligne. Les marchés publics représentent un potentiel d’activités important pour les entreprises. Pour optimiser vos chances de décrocher des marchés, l’Observatoire vous livre quelques conseils : 1 Assurez une veille des marchés : La plateforme e-Procurement permet aux acheteurs publics de publier leurs marchés en ligne. Les entreprises peuvent retrouver les marchés passés dans leur secteur d’activités en s’y inscrivant (gratuitement). Elles peuvent également y créer un profil pour recevoir la liste des publications correspondant à leurs profils de recherche. Pour cela, rendez-vous sur www.publicprocurement.be. 2 Faites-vous connaître auprès des acheteurs publics : De nombreux « petits marchés » ne font pas l’objet d’une publication en raison de leur montant peu élevé. Pour optimiser vos chances d’y participer, faites-vous connaître auprès des acheteurs publics grâce à un nouvel outil : le répertoire d’entreprises ! Créé pour les acheteurs publics et les entreprises, ce répertoire vous permet notamment de consulter une liste d’acheteurs publics complétée des 40 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 types de marchés qu’ils passent et d’entrer plus facilement en contact avec eux. Inscrivez-vous via https://ces.irisnet. be/fr/observatory/presentation#5. 3 4 Préparez-vous à la dématérialisation des marchés : La passation des marchés publics tend à s’informatiser. Pour s’adapter à cette évolution, les entreprises ont intérêt à se familiariser avec les outils informatiques existants, en particulier avec les applications de la plateforme e-Procurement. Des manuels spécifiques, dédiés aux entreprises, sont accessibles sur www.publicprocurement.be. Prenez bien connaissance des critères de sélection qualitative et des spécifications techniques : pour élaborer votre offre, lisez attentivement les documents du marché, notamment les critères de sélection qualitative et les spécifications techniques. Une offre doit en effet être conforme à toutes les exigences établies dans ces documents sous peine d’être écartée. Prenez part à la visite des lieux, en particulier lorsque celle-ci a été rendue obligatoire dans les documents du marché. Comme le rappelle le « Guide des bonnes pratiques dans les marchés publics » publié par l’Observatoire sur ses pages web, dans la rubrique « Publications et documents utiles », votre entreprise risquerait d’être exclue du marché si elle ne fournissait pas, dans l’offre, une attestation de visite. 5 Respectez les délais de remise des offres : sous peine de voir votre offre rejetée, vous devez impérativement veiller à remettre votre offre avant la date butoir définie par l’acheteur public. ● Info : https://ces.irisnet.be/fr/observatory observatoire@ces.brussels D.R. Entreprendre Ouvrir les marchés publics aux PME Début de l'année dernières, l'autorité fédérale a présenté une charte composée de 13 principes dont l'objectif central est d’augmenter le nombre de PME qui participent aux marchés publics. E n 2018, les autorités fédérales ont établi une charte pour faciliter l'accès des PME aux marchés publics. Un déséquilibre a en effet été constaté dans l'accès aux marchés publics entre les grandes entreprises et les PME (moins de 50 travailleurs). La charte entend offrir les mêmes chances d'accès à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Elle vise particulièrement à stimuler les PME à participer à des marchés publics afin d'encourager ces acteurs économiques qui présentent un haut potentiel en matière de création d'emplois, de croissance et d'innovation. Les grandes entreprises ont manifestement plus facilement accès aux marchés publics ayant une valeur contractuelle élevée. On constate également que les autorités locales ont le moins recours à des PME pour réaliser leurs marchés publics. Enfin, les entreprises nouvellement créées, les start-up, sont sous-représentées en tant que participants directs à des marchés publics en regard de la place qu'elles prennent dans l'ensemble des PME en Belgique. Cette charte est destinée aux pouvoirs adjudicateurs afin qu'ils permettent une meilleure accessibilité aux PME aux marchés publics. Elle contient 13 principes dont la division des lots pour des marchés supérieurs à 144.000 euros, l’utilisation accrue des moyens électroniques, l'utilisation de variantes (mode alternatif de conception ou d'exécution), la sélection qualitative, l'attribution à l'offre économiquement la plus avantageuse (évaluée sur base du prix, du coût du cycle de vie et du rapport qualité/prix). La charte prévoit également la possibilité de recourir à des avis de préinformation ou l'organisation de séances d'information afin de permettre aux entreprises de se préparer à la participation éventuelle à un marché public. En ce qui concerne les procédures négociées qui ne sont soumises à aucune forme de publication, la charte enjoint aux adjudicateurs d'assurer une concurrence effective, en prenant notamment en compte les offres reçues spontanément et en envisageant des possibilités de publication complémentaires pour le marché. La charte contient aussi un principe qui recommande le retour d'information, sans délai, vers les soumissionnaires © Getty non retenus, leur indiquant les motifs qui ont présidé à cette décision mais aussi les voies de recours, les délais et les instances compétentes. La charte introduit également un monitoring en vue d’objectiver l'accessibilité des PME aux marchés publics. Le réseau de concertation stratégique des achats fédéraux (CSAF) mettra en œuvre une politique générale concernant le taux de participation des PME en tenant compte d'objectifs et d'indicateurs fixés annuellement. Mais la participation accrue des PME aux marchés publics doit également passer par une prise de conscience du problème afin d'éviter une discrimination sur base de la taille de l'entreprise. Des pistes supplémentaires En juin dernier, l'Union des Villes et Communes Wallonnes a émis un avis considérant que cette charte constitue « un bon document de synthèse de la réglementation des marchés publics ». Toutefois, elle recommande d'autres pistes pour faciliter l'accès des PME aux marchés publics. Ainsi, le développement de missions de formation, de coaching et d’accompagnement exercées par certaines intercommunales de développement économique ou agences de développement local. Autre piste : la simplification administrative en général, et particulièrement la simplification liée aux formalités de paiement au sein des pouvoirs locaux (qui relève de la compétence de l’autorité régionale). Bref, même si elle n'est pas contraignante, cette charte a le mérite de mettre en lumière la problématique de l'accès des PME aux marchés publics, en espérant qu'elle inspire des changements de comportement des pouvoirs adjudicateurs. ● Didier Béclard Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 41
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Entreprendre Le nouveau quartier général de Solvay sera plus « vert » Le futur quartier général de Solvay à Neder-Over-Heembeek, qui verra le jour en 2023, est pensé de manière durable. I maginez un site de 22 ha où les collaborateurs circulent à pied, à vélo ou au volant de voitures électriques dans un espace vert bordé d’arbres et de végétation. C’est l’ambiance qui règnera dans le futur quartier général de Solvay, sur le campus de Neder-Over-Heembeek. La pierre angulaire de ce QG se concrétisera avec la sortie de terre d’un bâtiment qui abritera les 1200 employés du siège. Ingénieurs, chercheurs, dirigeants, responsables des ressources humaines, du support légal ou encore de la communication seront réunis en un seul et même bâtiment moderne, épuré et pensé de manière durable. « Premièrement, dans la prolongation de nos ambitions de durabilité, il sera très proche du zéro émission de carbone », avance Christiane Malcorps, country manager Belgium chez Solvay, groupe mondial spécialisé dans les matériaux avancés et la chimie de spécialité. « Nous avons prévu d’installer des panneaux solaires sur les toits et les parkings. Le bâtiment utilisera la géothermie, technologie qui utilise l’énergie du sous-sol et des eaux souterraines pour le chauffage et le rafraîchissement des locaux. Nous devrions ainsi réduire notre facture énergétique de 40 %. » Plus que la géothermie, le bâtiment profitera des ressources naturelles du site. Citons notamment un système de récupération des eaux de pluie et un système de ventilation naturelle. Imaginé par le cabinet d'architecture danois Schmidt Hammer Lassen, pionnier en matière de durabilité, le bâtiment s’ouvrira sur un atrium baigné de lumière, accueillera un toit végétal et des terrasses sur différents niveaux. La rivière qui coule actuellement au-dessous du site sera même remise à ciel ouvert pour stimuler la biodiversité. Un modèle pour les autres sites Solvay dans le monde Ce bâtiment unique est surtout destiné à offrir aux collaborateurs Solvay un espace de travail agréable et convivial. « La philosophie de Solvay est de faire en sorte que cette transformation aille de pair avec une nouvelle forme 42 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 de travail et de management », poursuit Mme Malcorps. « Nous avons déjà supprimé les bureaux hiérarchiques. Nous faisons évoluer petit à petit les open spaces classiques vers des environnements flexibles et dynamiques où les différents membres du personnel peuvent se croiser. Il n’y aura plus de bureaux attitrés, le personnel pourra travailler dans différents espaces en fonction de son profil et de ses besoins ». Ce nouveau bâtiment sera aussi « connecté » grâce à des capteurs destinés à assurer la maintenance et à optimiser les dépenses en énergie. Ce bâtiment durable et connecté est le pilier d’un long chantier pour le groupe Solvay. L’actuel campus dispose d’une vingtaine de bâtiments… dont certains remontent aux années cinquante ! L’ambition à terme est d’accueillir, dans la partie sud du campus, des entreprises, PME et équipes de recherche mixtes (industrie, universités, start-up). « Nous aimerions accueillir dans les autres bâtiments des start-up actives dans la durabilité, en particulier dans le domaine des batteries et des matériaux légers. Certaines entreprises, à l’instar d’Ineos ou Corden Pharma, dont certaines activités ont appartenu à Solvay, sont déjà implantées sur le site. Citons également Sarolea, start-up qui conçoit des motos électriques, déjà présente sur notre site. Un incubateur de start-up chapeautera le tout d’ici l’automne. Le chantier de ce qu’on appelle la partie sud du campus devrait atteindre son plein potentiel d’ici vingt ans. » Le groupe Solvay possède pas moins de 115 sites dans le monde, où travaillent 24 500 employés. Le quartier général est destiné à servir de modèle et même de laboratoire pour, dans les années à venir, inspirer les autres sites à s’orienter vers ces nouvelles façons de travailler. ● Géry Brusselmans. D.R. Diversité Pour la 10e année consécutive, des « Duodays » ont été organisés dans diverses entreprises au mois de mai, pour encourager la mise à l’emploi des personnes handicapées. Cette année, près de 500 entreprises belges ont ouvert leurs portes à des chercheurs d’emploi en situation de handicap pour un stage de découverte professionnelle. Zoom arrière sur une expérience pas comme les autres. C Duoday 2019 : intégrer le handicap et inactives, bon nombre disposent d’aptitudes et de qualifications pour s’insérer dans le monde du travail. Les situations de handicap vécues par les stagiaires sont de natures très diverses : physiques, sensorielles, mentales et maladies invalidantes. Mais en dehors de cela, ils montrent une large palette de compétences et d’aspirations professionnelles ! omme chaque année, le mois de mai a été celui du « Duoday » en faveur de l’emploi des personnes handicapées. Le principe : constituer des duos entre un travailleur et un stagiaire en situation de handicap. L’employé de l’entreprise s’engage à faire découvrir au stagiaire son métier. Le stagiaire est aussi amené à contribuer à certaines tâches pour prendre le pouls des réalités du terrain et du métier dans lequel il souhaite s’engager. Une sensibilisation qui progresse L’action poursuit deux grands objectifs : sensibiliser les entreprises à l’emploi des personnes handicapées et permettre à des stagiaires handicapés de découvrir un métier correspondant à leurs qualifications, au fil d’un parcours de découverte de 1 à 20 jours. C’est court, mais pour le stagiaire, c’est un précieux pas dans un parcours d’intégration souvent sinueux. L’entreprise vit, quant à elle, une expérience positive de la différence et contribue plus globalement à un défi social majeur. Initiée en Belgique, l’opération a pris ces dernières années une dimension internationale avec l’implication de 11 pays. Cette année, près de 500 entreprises belges ont participé au projet. Une occasion unique pour ces sociétés de rapprocher les univers du handicap et de l’emploi. En effet, en Belgique, emploi et handicap ne font pas bon ménage : si les personnes concernées par le handicap représentent 15 % de la population en âge actif, seuls 35 à 40 % d’entre elles ont un emploi. Or, parmi les personnes handicapées L’ASBL DiversiCom a participé activement à l’opération en facilitant 49 stages pour ses chercheurs d’emploi handicapés dans 23 entreprises partenaires. « Nous avons suivi leur recrutement de A à Z : premier matching avec l’entreprise, suivi administratif, aménagements, préparation des tuteurs et évaluation du stage », explique Marie-Laure Jonet, directrice de l’ASBL. DiversiCom a ainsi collaboré avec 14 entreprises publiques, dont la Police fédérale (qui Marie-Laure Jonnet (DiversiCom) Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 43
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Diversité Témoignages a accueilli 7 stagiaires dans divers départements, depuis le magasin des uniformes jusqu’aux RH), Bruxelles Propreté (4 stagiaires) et 5 administrations communales bruxelloises (Anderlecht, Jette, Koekelberg, Saint-Gilles et Woluwe-Saint-Lambert ), qui ont offert 6 stages. 9 entreprises privées ont aussi répondu à l’appel de DiversiCom, dont Solvay, EKO Services et GSK. « Nous sommes heureux de constater que, chaque année, de plus en plus d’entreprises participent au Duoday. Elles sont très demandeuses, se rendant bien compte que c’est souvent le premier pas pour sensibiliser les collègues en interne », commente Mme Jonet. L’étape suivante : la mise au travail Alors que les stages sont terminés, le travail se poursuit : « Nous sommes en train de voir quels stages pourraient déboucher sur des projets de plus longue durée. » L’étape suivante, pour les entreprises, est en effet de faire le pas d’engager un travailleur handicapé. « Chaque année, des stages initiés par l’opération Duoday débouchent sur des contrats à plus long terme. Certaines entreprises nous ont déjà signalé leur souhait et des opportunités pour prolonger l’expérience des stagiaires accueillis », se réjouit Marie-Laure Jonet. Ainsi, parmi les 24 stagiaires accompagnés par DiversiCom lors du Duoday 2018, 13 ont décroché un projet professionnel de plus longue durée, ou continué ou repris une formation qualifiante dans l’année. ● Géry Brusselmans. Christian de Strycker, STIB : « En tant qu’opérateur public, la STIB accorde beaucoup d’importance à la diversité. Participer au Duoday était donc une évidence. Compte tenu des spécificités du candidat autiste Asperger, la STIB cherchait à définir ce qu’elle pourrait raisonnablement aménager pour permettre son intégration sans l’attacher directement à une fonction spécifique. Au-delà d’une rencontre riche et humaine, le Duoday a permis de cerner les compétences du stagiaire et d’évaluer les divers risques liés à son éventuelle mise à l’emploi. Après cette première rencontre, l’entreprise démarrera un processus afin de voir s’il est possible de définir un profil de fonction adapté. Si une intégration se met en place, il ne faudra pas oublier l’accompagnement des équipes internes afin que toutes les parties y trouvent leur intérêt. » Adeline Fontaine, HR Manager chez Solvay : « Nous collaborons avec DiversiCom depuis plusieurs années et pour nous, cette action était une nouvelle opportunité de sensibiliser notre personnel aux situations de handicap et dépasser les préjugés. C’est l’occasion pour nous — professionnels RH, managers, collègues — de nous interroger sur notre capacité à intégrer un travailleur en situation de handicap au sein de l’entreprise. Nous avons accueilli des stagiaires au sein du service SIPP, service médico-social et ressources humaines. L’expérience, riche en échanges, s’est une nouvelle fois très bien passée et nous renouvellerons notre participation l’année prochaine. Les stagiaires étaient très enthousiastes, volontaires et curieux de découvrir/redécouvrir le monde de l’entreprise. Et c’est aussi très valorisant pour les salariés de partager leur expérience. » Clarisse Lukuamusu, Directeur Pharmacy Operations and Regulatory chez Pfizer : « Notre entreprise lutte contre toute forme de discrimination de sexe, religion, handicap… Il était donc évident de participer à un projet comme le Duoday. Ainsi, notre stagiaire, diplômé assistant en pharmacie, a été accueilli chaleureusement au sein du département pharmacie de l’unité de recherche clinique. Les collègues ont veillé à ce qu’il se sente le plus à l’aise possible, en lui laissant le temps d’assimiler les informations-clés pour la compréhension de nos activités. L’équipe en charge du stagiaire a trouvé l’expérience tout simplement enrichissante ! Cette expérience nous a apporté beaucoup au niveau humain et nous serions prêts à la renouveler. Nous espérons surtout que ce stage a permis à notre stagiaire de découvrir une autre facette du travail de l’assistant en pharmacie et que des opportunités se présenteront à lui. » Sophie Veys, Collaboratrice RH en charge de la Diversité à l’ULB : « En quelques jours, un programme a pu être mis en place avec le soutien de quelques interlocuteurs issus de différents départements et facultés, tous curieux et intéressés par le projet. Le programme établi tenait compte, outre les objectifs de découverte de l’ULB, de son fonctionnement et des métiers, des études réalisées par notre jeune ‘stagiaire’, porteuse d’un handicap auditif, et de son souhait de s’orienter vers un emploi lié aux statistiques et à la recherche. Ces trois journées ont permis à la stagiaire de découvrir une entreprise et d’approcher des métiers en phase avec ses aspirations. Elles ont aussi été riches en enseignements pour nous, qu’il s’agisse d’entrevoir les synergies possibles dans l’institution, d’observer les réactions de collaborateurs face à la mise en place d’un tel projet, ou de mieux cerner le temps nécessaire pour lancer un réel processus d’intégration de personnes en situation de handicap. En quelques mots : une expérience intéressante, réussie, et qui, surtout, conforte dans l’envie d’aller plus loin. » Gaëlle Hoogsteyn 44 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Entreprendre La franchise, un bon moyen de se lancer ? McDonald's, Exki, Burger King, Quick, Domino's Pizza, Bagel Corner, Brico, Carrefour Express, Delhaize Fresh Atelier, Spar, Troc.com, Cash Converters, Leonidas, Engel & Völkers, dietplus, sont sans doute quelques enseignes qui vous sont familières, mais vous ignorez peut-être que la majorité d'entre elles sont gérées par des franchisés. © Getty S i la franchise, modèle pérenne, est un des moyens de se lancer dans la vie active, est-elle aussi un vecteur de reconversion professionnelle ? Elle s'adresse à tous les profils de candidats en proposant un large panel d'activités réclamant plus ou moins de ressources financières. Aujourd'hui, le porteur de projet n'a que l'embarras du choix pour se lancer. Mais qu'est-ce qu'est la franchise ? Commençons par une définition de ce concept pour vous éclairer : la franchise est un mode de collaboration entre deux partenaires indépendants juridiquement et financièrement (le franchiseur et le franchisé), qui se distingue par trois principes fondamentaux. Tout d'abord, la mise à disposition d'une marque et d'une enseigne, d'un concept architectural, et d'une identité visuelle. Ensuite, la transmission par le franchiseur d’un savoir-faire : il s'agit d'un ensemble de méthodes commerciales, techniques, logistiques ou encore informatiques mises en place par le franchiseur. Transmis grâce à la formation initiale dispensées par le franchiseur, le savoir-faire se trouve dans des manuels opératoires. Enfin, le franchiseur doit apporter au cours de la durée du contrat une assistance commerciale et technique. Cet accompagnement offre la possibilité au franchiseur de vérifier la duplication conforme du concept. Par ailleurs, il permet au franchisé d'appliquer au mieux le savoir-faire et ses évolutions et de développer plus rapidement et de manière pérenne son entreprise. La franchise : un contrat gagnant-gagnant Pour définir une collaboration pérenne et détailler les relations entre les parties, le franchiseur doit établir un contrat écrit qui énonce de façon complète tous les droits, obligations et responsabilités de chacune des parties. On se réfère à un contrat gagnant-gagnant suivant l'expression anglo-saxonne win-win. Ce contrat traduit toute la stratégie du réseau de franchise et détaille les moyens nécessaires à la mise en place du concept de l'enseigne. Dans les faits, la durée du contrat, qui peut varier de 3 à 9 ans, doit permettre au franchisé de rentabiliser son investissement et de rembourser, le cas échéant, les emprunts qu'il aurait souscrits. Êtes-vous prêt pour la franchise ? Avant de se lancer dans le monde de la franchise, il convient de se poser quelques questions importantes, valables pour toute personne qui souhaite devenir entrepreneur et franchisé : ➜ Suis-je prêt à ne pas compter mes heures et à prendre certains risques ? ➜ Suis-je prêt à jouer le jeu de la franchise ? À suivre un concept mis au point par un autre, à payer des fees dans ce cas, à suivre des conseils du franchiseur et à supporter des contrôles ? ➜ Ai-je les compétences pour gérer une entreprise et suivre une formation pour ce faire si nécessaire ? ➜ Ai-je l'instinct du commerce, le sens du contact et de la communication, du marketing, du merchandising ? ➜ Ai-je la capacité de manager et d'animer une petite équipe (tout dépend du choix de la franchise) ? ➜ Ai-je choisi un concept qui me plaît, où je serai à l'aise, un produit que j'ai envie de vendre ? ➜ Sur le plan personnel, ma famille et mes proches encouragent-ils mon projet ? Sont-ils prêts à me voir moins souvent et à m'assister financièrement si nécessaire ? ➜ Ma famille acceptera-t-elle dans un premier temps des revenus inférieurs dans le cas d'une reconversion professionnelle ? Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 45
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Entreprendre © Belga Combien de franchisés parmi ces enseignes ? Avant la signature du contrat, le franchisé doit avoir reçu au moins un mois avant la signature du contrat, un Document d'Information Précontractuelle (DIP), conformément à la loi du 02.04.2014. Le projet de contrat devra être joint à ce document qui mentionne des informations concernant le franchiseur, le concept, les résultats, les données du marché, etc. L'aspect financier ne peut être négligé Il est évident que se lancer dans la franchise implique certains moyens financiers qui dépendent bien sûr de l'enseigne choisie. On parle d'un investissement initial de quelques dizaines de milliers d'euros pour les moins Où se renseigner sur la franchise ? Il est bien entendu indispensable de se renseigner préalablement sur tous les aspects de la franchise. Les outils à utiliser et médias à consulter pour vous aider dans votre choix sont nombreux : ➜ La Fédération Belge de la Franchise (FBF), dont le siège est basé à Bruxelles, propose de la documentation, une newsletter bilingue et gratuite, FranchisingBelgium.be, ainsi que des séminaires et formations, dont un séminaire plus particulièrement destiné à l'attention des candidats franchisés, « Se lancer en franchise », qui se déroule deux fois par an en français et néerlandais. ➜ Les salons belges de la franchise «Franchising Belgium Day» organisés par la FBF (prochain édition ce 10 octobre à Liège); le salon «Franchise Expo Paris», le plus grand salon européen avec plus de 500 exposants qui se tient chaque année en mars. ➜ Se rendre directement dans les magasins des enseignes qui vous intéressent, en conversant avec les gérants et/ou franchisés des points de vente. Un moyen de se forger une idée plus précise de l'activité sur le terrain. ➜ Les experts et les bureaux d'avocats spécialisés dans le secteur de la franchise, la plupart d'entre eux sont répertoriés sur le site de la FBF ou sur Franchising Belgium. 46 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 onéreuses, mais qui peut facilement dépasser le million d'euros, pour les chaînes internationales de fast food par exemple. Avez-vous les moyens financiers de vos ambitions ? Connaissez-vous les exigences financières des franchiseurs qui vous intéressent ? Avez-vous l'apport personnel, les fonds propres (économie, support familial) exigés par le franchiseur ? Êtes-vous prêt à faire quelques sacrifices, en vendant par exemple certains biens mobiliers ou immobiliers si vous en disposez, pour vous lancer dans l'aventure ? Il est bien connu que les banques de nos jours sont frileuses vis-à-vis des candidats entrepreneurs. Les franchisés ne font pas exception, mais il faut savoir que des banques comme ING et KBC Brussels ont chacune à Bruxelles un département spécialisé dans le financement de la franchise. Certaines aides financières peuvent être obtenues auprès des régions bruxelloise ou wallonne, selon le domicile du demandeur. Le coût d'une franchise Si les frais relatifs à un contrat de franchise varient en fonction de la formule de franchise choisie, on distingue de manière générale les frais d'adhésion (entry fees : montant unique payable à la signature du contrat et couvrant les investissements réalisés par le franchiseur pour le développement du concept et le recrutement des candidats potentiels) ; les redevances (royalties : sommes à verser régulièrement par le franchisé en rémunération des services apportés par le franchiseur, souvent basées sur le chiffre d'affaires ou un montant fixe mensuel. Elles sont parfois nulles quand le franchiseur perçoit sa rémunération sur la seule marge des produits fournis) ; enfin, une contribution pour les frais de marketing, parfois incluse dans les redevances mais souvent facturée séparément. Autres types de contrats Si la franchise vous permet de développer votre entreprise, accompagné par votre franchiseur, d'autres types de contrats, proches du contrat de franchise, vous permettent également comme porteur de projet de vous lancer dans l'entrepreneuriat tout en étant soutenu par la force d'un réseau. Ceux dont vous entendrez parler le plus souvent sont la concession, la licence de marque, la coopérative, le partenariat et la commission-affiliation. Cette dernière est plus particulièrement adaptée au secteur du textile où la gestion des stocks demeure la propriété du franchiseur. Nous ne nous étendrons pas à ce stade à ces différents contrats.● Ronald Litvine Entreprendre 5 préjugés sur la faillite La faillite fait peur. Parce que c’est un échec bien sûr, mais aussi à cause de toutes ses conséquences à long terme. Pourtant, ces dernières années, diverses lois ont été réformées pour aider les entrepreneurs faillis. Nicholas Ouchinsky, avocat chez Lexlitis Brussels, démêle pour nous le vrai du faux et nous parle de la nouvelle directive européenne sur l’insolvabilité et la seconde chance. © Getty «l e droit de l’insolvabilité des entreprises a été réformé à la faveur d’une loi du 11 août 2017, entrée en vigueur le 1er mai 2018, qui a inséré un livre XX dans le code de droit économique. À la suite de cette réforme, on a adopté une série de dispositions tout à fait nouvelles concernant la faillite des personnes physiques en particulier », commence Nicholas Ouchinsky. Par ailleurs, une réflexion est aussi menée au niveau européen. La directive de l’UE sur l’insolvabilité des entreprises vise à offrir une seconde chance aux entrepreneurs faillis dignes de confiance. Afin de prévenir leur insolvabilité, la directive vise aussi à faciliter, à un stade précoce, l’accès des entreprises viables en difficultés financières à des plans préventifs de restructuration. Le Parlement de l’UE, a approuvé le texte convenu le 28 mars 2019. Les États membres disposeront de deux ans, à compter du jour où le projet de texte sera publié au Journal officiel de l’UE pour transposer les nouvelles règles dans leur législation nationale. « Mais entretemps, au niveau national, de nombreuses mesures ont déjà été mises en place pour aider les entrepreneurs à rebondir et également à faire tomber de nombreux préjugés », poursuit-il. 1 « Je vais me retrouver sans rien » « L’une des grandes mesures de la loi du 11 août 2017 est d’avoir séparé la situation passée du failli de sa situation future. En termes juridiques, on a atténué ce que l’on appelle l’effet de dessaisissement de la faillite. Auparavant, cet effet était quasiment absolu : à partir du jugement déclaratif de faillite et jusqu’à la clôture de celle-ci, le failli ne pouvait plus prendre d’actes de disposition sur son patrimoine. Tout passait par le curateur qui le remplaçait dans la gestion de ses affaires avec pour seule limite les biens meubles et les revenus désignés comme insaisissables par le code judiciaire. L’image que l’on voit dans les films du failli qui perd tout, qui se retrouve à la rue ou dans une maison vide affichée à vendre n’est pas du tout en adéquation avec la réalité. Les personnes et leurs familles sont protégées. Il est même possible, par exemple, et en s’y prenant à temps, de faire reconnaître son domicile comme insaisissable. » 2 « Tout ce que je vais gagner dans le futur servira à rembourser mes dettes » « Avec la nouvelle loi, ce principe du dessaisissement a été atténué et n’a plus d’effet que pour les dettes et les actifs passés. Désormais, tous les biens et les revenus qui échoient dans le patrimoine du failli après son jugement déclaratif de faillite, pour une cause postérieure à celle-ci (s’il reprend une nouvelle activité par exemple), ne sont plus saisissables et ne doivent plus être rétrocédés au curateur pour le paiement de ses dettes. Ils appartiennent à 100 % à l’entrepreneur. Ceci doit lui permettre de tourner la page et de pouvoir, à un moment donné, faire table rase du passé. » 3 « Je serai toujours considéré comme coupable de ma faillite » « Le deuxième point important de la réforme de la loi est la suppression du principe de l’excusabilité. Le simple terme était suranné puisqu’il faisait encore référence à cette vision © Getty Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 47
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Entreprendre Nicholas Ouchinsky infamante de la faillite héritée de l’Antiquité, suivant laquelle quelqu’un qui tombe en faillite avait fait quelque chose de mal dont il devait s’excuser, devait être excommunié, châtié, voire aller en prison. Aujourd’hui, même si nous ne sommes plus dans l’Antiquité, les faillis subissaient tout de même une série de désagréments et devaient obtenir une excuse à leur faillite par décision de justice. Ce qui était un non-sens puisque la plupart du temps les faillites sont liées à un problème de santé de l’entrepreneur, à un problème familial, à des événements exceptionnels comme la crise de 2008, ou les attentats, ou simplement à une mauvaise conjoncture économique. L’entrepreneur en faillite subit déjà un gros échec, très dur psychologiquement et qui se répercute souvent sur sa santé et sur sa famille. Lui demander en plus d’aller s’excuser presque à genoux n’avait vraiment aucun sens. Aujourd’hui, et c’est une belle avancée, on ne parle donc plus d’excusabilité, mais d’effacement. » 4 « Je n’aurai plus jamais accès au crédit pour créer une nouvelle affaire » « Le livre XX vise à encourager les tribunaux à statuer plus rapidement sur l’effacement. Quand vous obtenez un effacement de vos dettes, selon le régime légal actuel, l’entrepreneur peut demander à être réhabilité auprès de la Banque Nationale un an après le jugement d’effacement. Si l’entrepreneur a été fiché à la suite de la dénonciation d’un crédit, il peut également demander à être défiché. L’effacement a un impact positif dans le sens où il va accélérer la réhabilitation de l’entrepreneur. Lorsqu’il obtient l’effacement, il peut véritablement se relancer sur la base d’une page blanche. » « Il y a toutefois un débat à ce sujet, car certains pensent que si l’on efface trop ‘facilement’ les dettes d’un failli, les banques seront finalement moins enclines à octroyer des prêts. Personnellement, je ne pense pas que cela soit vrai. La loi a prévu des garde-fous. Elle permet désormais à tout tiers intéressé de se manifester et d’intervenir dans le cadre de la procédure s’il n’est pas d’accord avec l’effacement, s’il estime par exemple que l’entrepreneur a mal géré ses affaires, a organisé son insolvabilité, a travaillé au noir, etc. Il y a donc des moyens de se prémunir des abus. En mettant ces moyens en place, on peut arriver à un système équilibré qui favorise à la fois le nouveau départ des entrepreneurs honnêtes, qui ont été victimes de mauvaises circonstances indépendantes de leur volonté, tout en permettant la sanction des personnes qui ont fraudé. » 48 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 5 « Je ne pourrai plus jamais relancer mon activité » « Le fait d’être déclaré en faillite par un tribunal n’entraîne pas automatiquement l’interdiction d’être partie prenante d’une entreprise. Pour que ce soit le cas, il faut que le tribunal soit saisi de cette demande par des personnes habilitées et qu’il statue sur celle-ci. Un entrepreneur déclaré en faillite peut reprendre son activité (ou une autre) dès le lendemain s’il le souhaite, à certaines conditions, bien sûr. Par exemple, il ne peut pas utiliser le matériel de la société déclarée en faillite ni en détourner les clients. Il ne peut pas entreprendre des actes qui empêcheraient le curateur de liquider le patrimoine de l’entreprise. Sous réserve de cela, il peut reprendre son activité, c’est le principe du ‘fresh start’ promu par la Commission Européenne et par le Parlement Européen. Il y a toutefois un frein que le législateur n’a pas pris en compte : les personnes physiques possèdent un numéro d’entreprise qui est lié à leur numéro de registre national. Ce numéro est unique et une personne déclarée en faillite ne peut pas disposer d’un autre numéro d’entreprise tant que sa faillite est ouverte. Pour se relancer, l’entrepreneur devra avoir recours à une personne morale distincte ou encore à une structure légère comme celle de la société simple. » © Getty « Tant la loi belge que la directive européenne ont pour buts d’accélérer les processus de faillite, de favoriser le processus d’effacement des dettes des entrepreneurs de bonne foi et de soutenir le fresh start. L’objectif final : réinsérer ces entrepreneurs dans le tissu économique officiel et éviter les marchés parallèles et la clandestinité. » ● Gaëlle Hoogsteyn CONTACT : Eric Vanden Bemden, Conseiller reStart 02 563 68 56 - evb@beci.be Community 4 leçons de communication à retenir de Xavier Niel Petites histoires de grands entrepreneurs Devenu milliardaire en quinze ans, Xavier Niel se caractérise par un sens des affaires inné ! Connu pour avoir dynamité le marché français des télécoms et de l’internet illimité, le fondateur de Free s’attaque aujourd’hui à l’éducation en créant l’École 42 : une école 100 % geek dédiée au code. Miser sur des expressions choc : Le forfait RSA à 10 euros ? « Nous appelons ça le forfait racket super arnaque ». Le téléphone vendu avec le forfait ? « C’est la recette ‘couscous boulettes’ : on mélange tout et on ne sait plus combien ça coûte ». Ces formules choc sont courantes chez Xavier Niel. Bien évidemment, elles sont longuement préparées par les équipes communication de l’entrepreneur. Et ces punchlines destinées à brocarder les concurrents fonctionnent ! Faire preuve d’humilité : Se confondre en excuses ? Très peu pour Xavier Niel, qui préfère anticiper. Sur plusieurs chaînes de télé françaises, il n’hésite pas à parler de « catastrophe » quand on l’interroge sur le plantage des réservations de son site ou l’impossibilité de joindre un téléconseiller. À la radio, avant même d’être mis en difficulté sur ce sujet, il prenait les devants en reconnaissant d’emblée qu’il n’avait pas « tenu sa promesse », car des abonnements n’avaient pas été souscrits en raison des dysfonctionnements techniques. Susciter le débat de société : Xavier Niel a l’habitude de recourir au débat de société. Comment ? En faisant appel au sacro-saint « pouvoir d’achat » des citoyens. On se rappellera sa bataille pour obtenir la quatrième licence mobile. Son coup de génie aura été d’en faire un sujet d’intérêt général auprès des Français. Miser sur l’émotion : À l’instar des grand-messes d’Apple, Niel mise sur les grands shows de lancement de Free et appuie sur l’émotion, avec une voix serrée et des trémolos. On peut se poser la question de la sincérité… Trac, fatigue ou coup de communication ? À chaque fois, cela semble faire mouche dans la presse ! ● Elisa Brevet Une bête au paradis Un roman incroyable signé Cécile Coulon. Coup de cœur de cette rentrée littéraire, Cécile conte l’histoire d’une lignée de femmes qui renoncent à leur vie pour une terre, celle de la ferme du Paradis, comme une malédiction qui s’abat sur la famille. Un conte intemporel, une tension qui ne cesse d’augmenter sous la forme d’un huis clos ! L’iconoclaste Journal d’un amour perdu « Maman est morte ce matin et c’est la première fois qu’elle me fait de la peine. » Pendant deux ans, EricEmmanuel Schmitt tente d’apprivoiser l’inacceptable : la disparition de sa mère. Ce journal raconte son devoir de bonheur : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Un livre fort et lumineux ! Albin Michel Nous étions nés pour être heureux Lionel Duroy s’attaque à la famille, la sienne. Dans ce roman il questionne une rupture de vingt ans avec ses frères et sœurs qui n’ont pas accepté que leur enfance soit racontée et lisible par tous. Un texte de retrouvailles passionnant ! Éditions Julliard Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 49
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Community © Reporters Orateur du jour : Karel Verhoeven, rédacteur en chef du « Standaard ». À la fois épicerie fine et restaurant, le concept-store Gaster accueillait au mois de mai un Zinner Circle, pour les membres néerlandophones de Beci. De gauche à droite : Guy Vanhengel (Open VLD), Jan De Brabanter (Beci) et Cieltje Van Achter (N-VA). Une croisière à Bruxelles ? C’est possible ! C’était le 18 juin à bord du « Verdi », pour une promenade au fil du canal, organisée en partenariat avec Wallonie Belgique Tourisme. © Studio Dann 52 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Community Le Bruxelles des entrepreneurs Les bonnes adresses de Dominique Monami Première joueuse belge à avoir atteint le top 10 mondial (en 1998), médaillée de bronze aux JO 2000 à Sydney (en double, avec Els Callens), Dominique Monami met désormais ses nerfs d’acier au service des entreprises : elle est devenue coach mental. Et si ses racines sont à Verviers, elle a aussi son carnet d’adresses à Bruxelles, qu’elle a bien voulu partager avec nous. D ominique fait partie de ceux pour qui Bruxelles évoque avant tout la notion de double capitale : de Belgique et d’Europe. Elle l’associe à une ville cosmopolite où il fait bon vivre – et où elle fut l’organisatrice d’un tournoi international WTA, en partenariat avec la ville : le Brussels Open. « C’était une expérience incroyable ». Un lieu mythique : Il y a plein de quartiers pittoresques, mais la Grand-Place reste pour moi un lieu mythique. Chaque année, je viens participer au Mérite Sportif national et nous nous réunissons avec les membres du jury dans le bureau du bourgmestre. C’est à chaque fois aussi beau et saisissant ! Le resto incontournable : Les Larmes du Tigre. C’est de loin le meilleur restaurant thaïlandais de Belgique et c’est une véritable institution à Bruxelles. Pour un lunch, je vous conseille La Gazzetta. Et si vous voulez vraiment épater la galerie, je dirais le Comme chez soi, où j’ai eu l’occasion de faire des carbonnades à la « liégeoise », chez Pierre, pour une émission télé. Une journée shopping : Quand ma fille était petite, j’allais souvent chez Serneels (photo), où l’on trouve de magnifiques jouets. D.R. Et puis Marcolini, pour les délicieux chocolats ; les pâtisseries à se lécher les doigts chez Wittamer ; pour les chaussures, Fratelli Rossetti chez mon ami Pino, et puis toutes les petites boutiques du côté de Dansaert. J’aime bien aussi la Vaisselle au Kilo des Marolles, pour acheter un service sympa et pas trop cher ! Le lieu idéal où faire du sport : J’allais souvent m’entraîner à l’Aspria, mais courir dans le parc en plein air à côté du Palais royal, ce n’est pas mal non plus. Un souvenir : Il y a deux ans, j’ai gagné un repas pour deux personnes à la Tram Experience, où un chef étoilé cuisinait, tandis que nous faisions le tour de Bruxelles en tram. J’ai trouvé l’expérience unique ; c’est une manière très originale de découvrir Bruxelles, le soir, en dégustant un délicieux repas ! ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 53
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Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Ade Consulting SCRI, Avenue Louis Piérard 59 - 1140 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 73110 - Activités des agences de publicité 73200 - Études de marché et sondages d’opinion Del. : Descheemaeker Anita Agence Pridam SPRL, Avenue Louise 505 bte 17 - 1050 Bruxelles Del. : Nzavugambonyimana Bonaventure Ahmad Nasrallah PPE, Rue du Korenbeek 197 bte 19 - 1080 Bruxelles Del. : Nasrallah Ahmad AKKA Belgium SA, Avenue Jules Bordet 168 - 1140 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 71121 - Activités d’ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres Del. : Schidlowsky Maxime Alert Management Consultants SPRL, Eikelenbergstraat 20 - 1700 Dilbeek Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 78100 - Activités des agences de placement de main-d’oeuvre Del. : Cornelis Livinus Alternative Technical Solutions SPRL, Avenue du Laerbeek 72c - 1090 Bruxelles Code Nace : 43211 - Travaux d’installation électrotechnique de bâtiment Del. : Meerschman Frédéric Altian SCS, Avenue Henri Liebrecht 74 bte 32 - 1090 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 85599 -Autres formes d’enseignement Del. : Deglain Christian Altimis Consulting SPRL, Zonienboslaan 20 - 3090 Overijse Code Nace : 64200 - Activités des sociétés holding 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Prezerowitz Raphaël 54 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 André Yinda PPE, Avenue albert 1er 29 - 6032 Mont-sur-Marchienne Del. : Yinda André Athanassopoulos Georges PPE, avenue Molière 510 - 1050 Bruxelles Code Nace : 55204 - Chambres d’hôtes 56101 - Restauration à service complet 56301 - Cafés et bars Del. : Athanassopoulos Georges Aux Armes de Bruxelles SPRL, Rue des Bouchers 13 - 1000 Bruxelles Code Nace : 56101 - Restauration à service complet Del. : Kingsley Ignacio AX Compagny SPRL, Chaussée de Mons 1229 - 1070 Bruxelles Code Nace : 41201 - Construction générale de bâtiments résidentiels Del. : Axinte Cristinel Azelio Fulmini PPE, Chaussée d’Ixelles 202 - 1050 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats Del. : Fulmini Azelio Aztrix SA, Rue Groeselenberg 180 - 1180 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62090 - Autres activités informatiques 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes Del. : Ribbens Karel Baptista Joao PPE, Avenue du Pois de Senteur 27 - 1020 Bruxelles Del. : Baptista Joao Batubenga Tshiadinabakulu PPE, Gaston Burssenslaan 39 - 2050 Anvers Del. : Batubenga Tshiadinabakulu Bayot Miny PPE, Rue Joseph Verhasselt 30 - 1083 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 85599 - Autres formes d’enseignement 90031 - Création artistique, sauf activités de soutien Del. : Bayot Miny Bebyte SPRL, Avenue Oscar Van Goidtsnoven 45B - 1180 Bruxelles Code Nace : 58290 - Édition d’autres logiciels 62010 - Programmation informatique 62090 - Autres activités informatiques Del. : Vander Linden Patrick Benoit Beck consulting PPE, Rue des Chevaliers 14 - 1000 Bruxelles Del. : Beck Benoit Bernard Julemont Design SPRL, Avenue Kersbeek 308 - 1180 Bruxelles Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Julémont Bernard Betuned SPRL, Rue des Deux Auvelais 13 - 5060 Sambreville Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 78100 - Activités des agences de placement de maind’oeuvre Del. : Alleman Amélie Blaise Giris PPE, Avenue Louise 248 - 1050 Bruxelles Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité Del. : Giris Blaise Blue Queen SCS, Avenue de Tervueren 320 bte 13 - 1150 Bruxelles Code Nace : 74300 - Traduction et interprétation 82110 - Services administratifs combinés de bureau 93299 - Autres activités récréatives et de loisirs n.c.a. Del. : Minner Nathalie Blue Trading Company SA, Avenue René Gobert 101 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 73200 - Études de marché et sondages d’opinion Del. : Szwarcburt Marcy Boon Dominique SPRL, Rue de la Croix de Pierre 15 bte 10 - 1060 Bruxelles Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité Del. : Boon Dominique Community Brigitte Lipschutz PPE, avenue Albert 176 - 1190 Bruxelles Del. : Lipschutz Brigitte BSMD Consulting SPRL, Quai des Ardennes 134 - 4031 Angleur Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Sulaj Idriz Buysse-Geraerts SNC, Stokerijstraat 17 - 2110 Wijnegem Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Buysse Pia Camará Iancuba PPE, Avenue des Croix de Guerre 221 bte 29 - 1120 Bruxelles Code Nace : 46180 - Intermédiaires spécialisés dans le commerce d’autres produits spécifiques 49390 - Autres transports terrestres de voyageurs n.c.a. Del. : Iancuba Camara Carion Consulting SPRL, Rue Henri Werrie 14 - 1090 Bruxelles Code Nace : 73200 - Études de marché et sondages d’opinion 82110 - Services administratifs combinés de bureau 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Carion Sebastien Caroline Bachot Coaching & Management (CBCM) SPRL, Rue de l’Hospice Communal 1 - 1170 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. 85592 - Formation professionnelle Del. : Bachot Caroline Challenge 2 GROW - CG De Rore SCS, Rue des Déportés 6 bte a - 1480 Clabecq Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : De Rore Patrick Cols Nikita PPE, Rue Borrens 23 - 1050 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Cols Nikita Connext SA, Rue Jean Paquot 15 - 1050 Brussel Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Wijnants Uschi Culture Kids SPRL, Brusselsesteenweg 624 - 3090 Overijse Code Nace : 85599 - Autres formes d’enseignement 93299 - Autres activités récréatives et de loisirs n.c.a. Del. : Croonenberghs Pascale Daro Nadine SPRL, Avenue Albertine 31 - 1330 Rixensart Code Nace : 74109 - Autres activités spécialisées de design Del. : Daro Nadine Defi Line SPRL, Avenue Paul Hymans 125 bte 8 - 1200 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 73200 - Études de marché et sondages d’opinion 82190 - Photocopie, préparation de documents et autres activités spécialisées de soutien de bureau Del. : Fiten Chantal Devcom-Media SPRL, Avenue des Volontaires 19 - 1160 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 62090 - Autres activités informatiques Del. : Amri Yahya DSLX SPRL, Boulevard Auguste Reyers 31 - 1030 Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers 71121 - Activités d’ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres Del. : Lacroix Sébastien E.V.A. Electric & Security Systems SPRL, Boulevard Louis Schmidt 119 bte 3 - 1040 Bruxelles Code Nace : 43211 - Travaux d’installation électrotechnique de bâtiment 43320 - Travaux de menuiserie 43999 - Autres activités de construction spécialisées Del. : Aerts Vincent El Jaouhari Najia PPE, Rue Vandenboogaerde 71 - 1080 Bruxelles Code Nace : 20420 - Fabrication de parfums et de produits de toilette 47750 - Commerce de détail de parfumerie et de produits de beauté en magasin spécialisé 47910 Commerce de détail par correspondance ou par Internet Del. : El Jaouhari Najia Ellissa Clean SCS SCS, Avenue de la Chasse 135 - 1040 Bruxelles Code Nace : 81210 - Nettoyage courant des bâtiments 81220 - Autres activités de nettoyage des bâtiments; nettoyage industriel 81290 - Autres activités de nettoyage Del. : Saidi Mohamed Erissare SPRL, Rue Jacques Bassem 80 - 1160 Bruxelles Code Nace : 46180 - Intermédiaires spécialisés dans le commerce d’autres produits spécifiques 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Poelemans Eric Ethiquable Benelux Fair Trade Fair Taste SCRL, Rue Chaudin 237 - 5300 Andenne Code Nace : 46211 - Commerce de gros de céréales et de semences 46360 - Commerce de gros de sucre, de chocolat et de confiserie 46370 - Commerce de gros de café, de thé, de cacao et d’épices Del. : Suberville Antoine Eurofiber SA, Belgicastraat 5 - 1930 Zaventem Code Nace : 61200 - Télécommunications sans fil 61900 - Autres activités de télécommunication Del. : Witdouck Hans Evimeria PPE, Avenue de l’Indépendance Belge 120 - 1081 Bruxelles Del. : Coussement Elaine Feedback ASBL, Waterpoel 94 - 1652 Beersel Del. : Defontaine Sylvie Finpay SCS, Rue de la Prospérité 51 - 1080 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication Del. : Taghla Leila Fouya Production SPRL, avenue Besme 107 - 1190 Bruxelles Code Nace : 68311 - Intermédiation en achat, vente et location de biens immobiliers pour compte de tiers Del. : Van Ausloos Laurent From Seed to Tree SPRL, Rue des Boers 95 - 1040 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 55
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Community gestion 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Radermacher Françoise FX2R Management & Services SPRL, Jan Ruusbroecstraat 25 - 1601 Ruisbroek Code Nace : 66199 - Autres activités auxiliaires de services financiers n.c.a., hors assurance et caisses de retraite Del. : Fischer Yvon Gauthier Françoise PPE, Driesbos 51 - 1640 Sint-Genesius-Rode Code Nace : 47299 - Autres commerces de détail alimentaires en magasin spécialisé n.c.a. Del. : Gauthier Françoise Gendive Matteo Anthony PPE, Brusselssteenweg 345 - 9402 Ninove Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Gendive Matteo Anthony Gomez Junior PPE, Brusselsstraat 6 - 1760 Pamel Del. : Gomez Junior Greenfarmerz SPRL, Rue Pierre Decoster 96 bte 1 - 1190 Bruxelles Code Nace : 46211 - Commerce de gros de céréales et de semences 46214 - Commerce de gros d’autres produits agricoles 46220 - Commerce de gros de fleurs et de plantes Del. : Kaïd Nahim-Hassan Gringoire Dominique PPE, Rue Emile Feron 70 - 1060 Bruxelles Code Nace : 82110 - Services administratifs combinés de bureau Del. : Gringoire Dominique Hertz Nicolas PPE, Quai Fernand Demets 23 - 1070 Bruxelles Del. : Hertz Nicolas Hour, Day & Eternity SPRL, avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles Del. : Gaye Grégory Image Plus SPRL, avenue des Volontaires 19 - 1160 Bruxelles Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité Del. : Weichsel Ely Internove Europe SPRL, avenue Jules de Trooz 51 - 1050 Bruxelles Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Martin Frederic 56 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 IRIS-Hôpitaux ETSPU, Rue Dejoncker 46 - 1060 Bruxelles Code Nace : 84115 - Centres Publics d’Action Sociale (C.P.A.S.) 86109 - Autres activités hospitalières Del. : Wéry Etienne Jean Dopavogui PPE, Rue Berthelot 89 - 1190 Bruxelles Del. : Dopavogui Jean Foromo Kikunga Kapanga PPE, Rue Adolphe Willemyns 39 - 1070 Bruxelles Code Nace : 18130 - Activités de prépresse 70210 - Conseil en relations publiques et en communication Del. : Kikunga Justin Kinepolis Mega SA, Boulevard du Centenaire 20 - 1020 Bruxelles Code Nace : 56101 - Restauration à service complet 56301 - Cafés et bars 90041 - Gestion de salles de théâtre, de concerts et similaires Del. : Sinéchal Alisson Konligo SPRL, Rue Dieudonné Lefèvre 17 - 1020 Bruxelles Code Nace : 31020 - Fabrication de meubles de cuisine 32400 - Fabrication de jeux et de jouets 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers Del. : Koumar Aushim Laura Vigot PPE, avenue Brugmann 147 - 1190 Bruxelles Del. : Vigot Laura Laurence Dierick PPE, Rue de l’Arbre Bénit 9 - 1050 Bruxelles Del. : Dierick Laurence Le frigo PPE, Rue Walthère Jamar 107 - 4430 Ans Del. : Cooper Eric Lejeune Xavier PPE, avenue Dailly 51 bte 3 - 1030 Bruxelles Code Nace : 74202 - Activités des photographes de presse 74209 - Autres activités photographiques Del. : Lejeune Xavier Lesent Catherine PPE, Rue du Roseau 19 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 78100 - Activités des agences de placement de main-d’oeuvre 82190 - Photocopie, préparation de documents et autres activités spécialisées de soutien de bureau Del. : Lesent Catherine M Concept (Maisons Clothes) SA, avenue des Volontaires 19 - 1160 Bruxelles Code Nace : 18130 - Prepress- en premediadiensten - Activités de prépresse 73110 - Reclamebureaus - Activités des agences de publicité Del. : Carette Philippe-Antoine Marguerite Cleenewerck de Crayencour PPE, avenue du Couronnement 113 - 1200 Bruxelles Del. : de Crayencour Marguerite Mario Ricardo Ruscitto PPE, avenue de Tervueren 66 bte A13 - 1040 Bruxelles Del. : Ruscitto Mario Mobly SA, Posthofbrug 6-8 - 2600 Berchem Code Nace : 66220 - Activités des agents et courtiers d’assurances 66290 - Autres activités auxiliaires d’assurance et de caisses de retraite 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Nollet Gerrit Moctezuma SPRL, Buitenland 23 - 2880 Bornem Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers 68100 - Activités des marchands de biens immobiliers 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : De Ceuster Lisa Moulaert Patrick PPE, avenue Fond’Roy 147 - 1180 Bruxelles Del. : Moulaert Patrick Nestore SPRL, Parvis Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace : 52100 - Entreposage et stockage, y compris frigorifique 68203 - Location et exploitation de biens immobiliers non résidentiels propres ou loués, sauf terrains Del. : De Bassompierre Thomas Nouvelle Terre PPE, avenue Air Marshal Coningham 5 bte 9 - 1000 Bruxelles Del. : Gilmont Nathalie Omrani Feyrouze PPE, avenue de Cortenbergh 66 - 1000 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats Del. : Omrani Feyrouze Community Osmozing SPRL, Rue de Genval 33 - 1331 Rosières Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 85592 - Formation professionnelle Del. : Verhaeghe de Naeyer Jean-Louis Pangea Worldwide PPE, Rond-point Robert Schuman 2 - 4 - 1040 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Shah Murtaza Pavupapri SPRL, avenue Armand Scheitler 58 - 1150 Bruxelles Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité Del. : Janssen Emmanuel Piron Marjorie PPE, avenue Georges Eekhoud 7 - 1030 Bruxelles Del. : Piron Marjorie Powerdale SA, avenue Herbert Hoover 233 - 1200 Bruxelles Code Nace : 47410 - Commerce de détail d’ordinateurs, d’unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé 62020 - Conseil informatique Del. : Van Paemel Geert Province de Luxembourg - Service Provincial du Tourisme AP, Quai de l’Ourthe 9 - 6980 La Rocheen-Ardenne Code Nace : 79901 - Services d’information touristique Del. : Denis Maryse Ramji Hamid PPE, Rue Scailquin 35 bte C10 - 1210 Bruxelles Code Nace : 46140 - Intermédiaires du commerce en machines, équipements industriels, navires et avions 46431 - Commerce de gros d’appareils électroménagers et audio-vidéo 47592 - Commerce de détail d’appareils d’éclairage en magasin spécialisé Del. : Ramji Hamid Rasu IT SPRL, Place du Champ de Mars 5 - 1050 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique Del. : Chuttoo Prema Refundit SPRL, Square de Meeus 35 - 1000 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes Del. : Tirosh Ziv Robert Banziziki Muhire PPE, Rue Général Thys 18 - 1050 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion d’installations informatiques Del. : Banziziki Muhire Robert Roger Dushimé PPE, Rue Eugène Toussaint 33 - 1083 Bruxelles Del. : Dushime Roger Ronald Litvine PPE, Avenue Molière 257 bte 1 - 1050 Bruxelles Del. : Litvine Ronald Roupin Catherine PPE, Eenenboomlaan 13 - 1932 SintStevens-Woluwe Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Roupin Catherine Safe Consulting Services SCS, Rue Belliard 157 - 1040 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 63120 - Portails Internet Del. : Simba Bombeka Ornella Safran du Sud SPRL, Rue Ranson 54 - 1130 Bruxelles Code Nace : 46170 - Intermédiaires du commerce en denrées, boissons et tabac Del. : Ouali Soufian Sarikaya Yavuz PPE, Rue des Tanneurs 60 A - 1000 Bruxelles Code Nace : 32121 - Travail du diamant 46110 - Intermédiaires du commerce en matières premières agricoles, animaux vivants, matières premières textiles et produits semifinis 46130 - Intermédiaires du commerce en bois et matériaux de construction Del. : Yavuz Sarikaya Seltec - 2unchain SPRL, Albert Woutersstraat 94 - 3012 Wilsele Code Nace : 58290 - Édition d’autres logiciels 62020 - Conseil informatique 73200 - Études de marché et sondages d’opinion Del. : Stevens Willem Shayp SA, Rue des Pères Blancs 4 - 1040 Bruxelles Code Nace : 26510 - Fabrication d’instruments et d’appareils de mesure, d’essai et de navigation 46520 - Commerce de gros de composants et d’équipements électroniques et de télécommunication Del. : de Hemptinne Grégoire Sine Metu SPRL, Rue de l’Union 46 - 1210 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Berger Pierre SMT Africa SA, Avenue Arnaud Fraiteur 15-23 - 1050 Bruxelles Code Nace : 45111 - Commerce de gros d’automobiles et d’autres véhicules automobiles légers ( = 3,5 tonnes ) Del. : Barioz Jérôme Socialsky SPRL, Mechelsesteenweg 455 - 1950 Kraainem Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité 73120 - Régie publicitaire de médias Del. : Havaux Jérôme Spreds SA, Place Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique 64999 - Autres activités des services financiers Del. : de Radzitzky Charles-Albert Steffie Pardaens PPE, avenue Montjoie 62 - 1180 Bruxelles Del. : Pardaens Steffie Theisman Laura PPE, avenue Dr. Decroly 3 - 1180 Bruxelles Code Nace : 71112 - Activités d’architecture d’intérieur Del. : Theisman Laura Trading in Commodities SPRL, Kaudenaardestraat 151 - 1700 Dilbeek Code Nace : 46150 - Intermédiaires du commerce en meubles, articles de ménage et quincaillerie 46160 - Intermédiaires du commerce en textiles, habillement, fourrures, chaussures et articles en cuir 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers Del. : Butt Raza Tryphene Billot PPE, avenue Raymond Foucart 23 - 1030 Bruxelles Code Nace : Del. : Billot Tryphene Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 57
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Community uLaw SPRL, Chaussée de la Hulpe 185 - 1170 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats Del. : Gillot Xavier Van den Hove d’Ertsenryck Gaëtan PPE, Oaselaan 3 - 3090 Overijse Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 85592 - Formation professionnelle Del. : van den Hove d’Ertsenryck Gaëtan Vicitra SPRL, avenue Louise 200 - 1050 Bruxelles Code Nace : 85510 - Enseignement de disciplines sportives et d’activités de loisirs 86909 - Autres activités pour la santé humaine n.c.a. 96040 - Entretien corporel Del. : Beuvain Marc VX Consulting SPRL, Rue de la Tourelle 70 - 1040 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion Del. : Brimont Olivier Welkin and Meraki SPRL, avenue des Arts 6 - 1210 Bruxelles Code Nace : 81100 - Activités combinées de soutien lié aux bâtiments 82110 - Services administratifs combinés de bureau 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. Del. : Brossé Alain Womenpreneur ASBL, avenue Louise 366 - 1050 Bruxelles Del. : Afouaiz Sana Yannick Crémer PPE, avenue du Globe 29 bte 81 - 1190 Bruxelles Del. : Crémer Yannick Yannick Kornwolf PPE, Chaussée de Boondael 92 - 1050 Bruxelles Del. : Kornwolf Yannick Zerrouk Mohamed PPE, Rue Jean Van Volsem 57 - 1050 Bruxelles Del. : Zerrouk Mohamed Zone d’influence PPE, Rue Major René Dubreucq 29 - 1050 Bruxelles Del. : Lucu Sebastien INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO Oracle Belgique Police fédérale PWC Acerta Actiris AG Real Estate Arcadis Aspria Audi Brussels Bagel Corner Baticrea Be-Here Belfius Brico Brussels Ceremony Brussels Exclusive Label Bruxelles Environment Bruxelles Mobilité Bruxelles Propreté Burger King Carrefour Express Cash Converters Cercle de Lorraine CESRBC CO2logic Comme chez soi Copenhagenize Design Corden Pharma Credendo D'Ieteren Auto Data Translations De Lijn Delhaize Fresh Atelier Delhaize Dhaxley Translations DHL Dietplus DiversiCom Domino’s Pizza 8-13 ; 32 8-13 34 28-31 53 16 45-46 8-13 50-52 8-13 45-46 4-5 28-31 21 21 43-44 45-46 45-46 45-46 4-5 ; 50-52 21 ; 40 33 53 22-26 42 4-5 22-26 8-13 22-26 45-46 8-13 8-13 14 45-46 43-44 45-46 58 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 DS Automobiles Belux Ecole 42 Engel & Völkers Enterprise Europe Network Espaces-Mobilités Exellys Exki Facebook FEB Fédération Belge de la Franchise Fédération Belge du Stationnement Fevia Fratelli Rossetti Free Gaster Gazzetta, La Girleek Google IBM Ineos ING ITS.be JobYourself KBC KBC Brussels Lab Box Larmes du Tigre, Les Leonidas Lexlitis Brussels Maestromobile Marcolini McDonald’s Micropole Belgium Office Cantonal des Transports Publics 50-52 49 45-46 16 18-19 4-5 45-46 6 1 45-46 28-31 8-13 53 49 50-52 53 15 21 6 42 45-46 22-26 8-13 8-13 45-46 22-26 53 45-46 47-48 18-19 53 45-46 22-26 35 Pfizer Polo Quick Roularta Salesforce Sarolea Schmidt Hammer Lassen Seed Factory Serneels Shift, The SNCB Sodexo Benelux Sofitel Solvay Spar Stib TEC Touring Transports et Mobilités Mulhouse Treenity Solutions Troc.com Uber Ubiqus ULB Union des Villes et Communes Wallonnes UWE Vaisselle au Kilo, La Velopakk Voka WTA 8-13 43-44 43-44 28-31 6 45-46 6 6 42 42 6 53 8-13 22-26 33 28-31 22-26 ; 42 ; 43-44 45-46 21 ; 22-26 ; 43-44 22-26 14 35 4-5 45-46 21 8-13 43-44 41 1 53 4-5 ; 38 1 Wallonie Belgique Tourisme 50-52 Wittamer 53 53 Agenda 03.10 STRATÉGIE & GESTION 04.10 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles 08.11 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles 06.12 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 13.09 Busy is the new stupid VENTE, MARKETING & COMMUNICATION 12, 19 & 26.09 Digital lunch – powered by Telenet business 12.09 Visual Storytelling : l’image comme vecteur de communication 19.09 Visual facilitation : abordez visuellement les sujets de vos meetings 19.09 Social media strategie** 24.09 E-mailmarketing** 26.09 Google my business: maak je vindbaar voor je (potentiële) klanten!** 01 & 23.10 Social selling : l’efficacité de la prospection 01.10 Social media advertising (Facebook, LinkedIn, Instagram)** Digital lunch powered by Telenet business 03.10 Google optimalisaties (SEO & SEA)** 08.10 Netwerk slimmer met LinkedIn!** 10.10 Instagram** 21.10 Smartphone film academy** 22.10 Social media strategie** 24.10 Google my business: maak je vindbaar voor je (potentiële) klanten!** 24.10 Réussir son projet CRM en 5 étapes 12 & 26.11 Social selling : l’efficacité de la prospection 17.12 Social selling : l’efficacité de la prospection ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be FORMATIONS SUR MESURE Vous souhaitez développer vos compétences, accroître la performance de vos collaborateurs, renforcer l’esprit d’équipe de votre entreprise ? Nos formations peuvent se décliner dans votre entreprise. Vous ne trouvez pas la formation que vous cherchez ? Contacteznous ! Notre programme de formations est établi en fonction des demandes que vous nous form. ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 19.09 Les sociétés de management : intérêts, risques et impact du nouveau Code des Sociétés 23.09 Occupation de travailleurs noneuropéens : comment s’adapter au « permis unique » et aux nouvelles règles régionales ? 26.09 Statut et contrat de travail dans le secteur public – cycle de 3 formations : l’engagement des agents contractuels et statutaires 03.10 Statut et contrat de travail dans le secteur public – cycle de 3 formations : les obligations des parties et la flexibilité 04.10 Les vendredis de l’actualité sociale 11.10 Statut et contrat de travail dans le secteur public – cycle de 3 formations : le régime disciplinaire et la rupture de la relation de travail 14.10 Inspection sociale : doit-on en avoir peur ? 18.10 Actualités « compensation & benefits » 22.10 Élections sociales 2020 et mise en place des organes sociaux 22.10 Élections sociales 2020 : tout savoir sur le processus électoral 14.11 Actualités de droit social dans la fonction publique ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Bruxelles Métropole - septembre 2019 ❙ 59
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Agenda DROIT COMMERCIAL 04.10 Le bail commercial : nouveautés et conseils ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be MÉDIATION JURIDIQUE 26.09 au 21.02.2020 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale ➜ bMediation +32 2 643 78 47 – info@bmediation.eu 10, 17 & 24.09 Beci Welcome Lunch 11, 18 & 25.09 Beci Welcome Breakfast 16.09 Soirée découverte du Théâtre National 17.09 Seminar: Cultuurverschillen in Zakendoen België – Nederland** 01.10 Beci Welcome Lunch 02, 09, 16, 23 & 30.10 Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) **En néerlandais uniquement Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be 18.09 Netwerk- en inspiratiesessie met Sligro België en Aqualiner** 30.09 au 04.10 Mission économique : Dubaï 18.10 B2B meeting avec des agents commerciaux en France ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be Beci Welcome Breakfast 06, 13, 20 & 27.11 Beci Welcome Breakfast 04, 11 & 18.12 Beci Welcome Breakfast ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be 60 ❙ Bruxelles Métropole - septembre 2019 Entreprises et transmission > 3 entreprises à remettre Conception et production de films 3D CA : < 1 Mo € 1 à 10 employés Distribution d’alcools et spiritueux CA : 20 à 30 Mo € 10 à 20 employés Entreprise active dans le secteur de la construction CA : 10 à 20 Mo € 40 à 50 employés > Pour un client repreneur, le Hub Transmission recherche Entreprise active dans le secteur alimentaire (matières premières, ingrédients, produits finis) ou le trading international Bruxelles, Wallonie, Flandre Valeur d’acquisition : à discuter Le Hub Transmission de BECI, première organisation de la Région Bruxelles Capitale en cession/acquisition d’entreprises, publie ses nouvelles offres. Vous souhaitez céder votre entreprise, en partie ou totalement ? Vous êtes intéressé(e) par l'une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l'un de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • Erick Thiry +32 2 643 78 36 • transmission@beci.be
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2019.09 Brussel Metropool


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Inhoud Brussel Metropool Nr 47 – September 2019 In oktober: Smart Cities News 4 6 8 Beci online Podcast : Edouard Cambier Digest Ideeën 14 15 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Didier Béclard, Géry Brusselmans, Elisa Brevet, Marc Decorte, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Ronald Litvine, Julien Semninckx, Xavier Tackoen, Guy Van den Noortgate en Peter Van Dyck. Productie Opmaak db Studio.be Druk db Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Gasthoofdredacteur: XavierTackoen Voor of tegen de free floating elektrische steps? Open Source International 16 17 Vijf tips om zich voor te bereiden op Brexit Connects vervangt be.connected en ontluikt een zaken … wereld Mobilité & logistique 18 21 22 28 30 31 32 33 34 Xavier Tackoen (Espaces-Mobilités): “Enkel een transversaal beleid kan werken” Good Move: burgers en belanghebbenden werden gehoord. Zes invalshoeken om de mobiliteit in Brussel te veranderen Morgen Egmont zorgt voor verbinding en sfeer Acerta gelooft niet in regelitis Sodexo trekt de transversale kaart AG Real Estate wil continu verbeteren Genève: RER connecteert een miljoen mensen Mulhouse : één gebruiksvriendelijke sleutel tot alle mobiliteitsdiensten 35 Walthamstow Forest : fietsers en voetgangers nemen de overhand Dynamiek 36 38 39 40 41 43 Starter : Velopakk Vergroot uw kansen op een overheidsopdracht Overheidsopdrachten ook voor KMO’s Een “groenere” nieuwe hoofdzetel voor Solvay Franchise, een goede manier om te starten? Het faillissement in 5 vooroordelen Community 45 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 46 49 50 54 55 4 communicatielessen van grote ondernemers Foto's van het Beci nieuws De goede adresjes van Dominique Monami Toetredingsaanvragen Index Agenda BOOST U MAAR UW BUSINESS, WIJ BOOSTEN UW INTERNET. Ondernemer of zelfstandige in Brussel? We weten dat u geen tijd te verliezen hebt. Een reden te meer om kennis te maken met ons supersnel internet. In een bundel op maat. Geniet nu van ons speciaal BXL-aanbod. Graag meer uitleg? Maak meteen een afspraak met een van onze Brusselse accountmanagers. Surf snel naar telenet.be/BXLBusiness BXL-AANBOD VANAF €30 /MAAND Vally Accountmanager Telenet Business in Brussel
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Beci online Social Media Naar welke bestemming exporteert u best? Deze vraag trachten we in het dossier ‘internationale handel’ van ons november magazine te beantwoorden met onze gasthoofdredacteur Nabil Jijakli (Credendo). #BECImember : Treenity Solutions, ons nieuw lid van de maand, biedt advies, ontwikkeling en IT-integratie. Meer hierover op www.treenitysolutions.com. De Garden Party van Beci op 4 juli in de Club van Lotharingen onthaalde meer dan 300 gasten. Foto’s hiervan vindt u op blz. 47. De Beci Business Challenge ligt achter de rug. Zes weken intensieve begeleiding en masterclasses werden afgerond met de presentatie van de verscheidene projecten aan een business jury. U ontdekt een van de deelnemers, namelijk Velopakk, op blz. 36. Volg ons op Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Brussel Metropool - september 2019 Beci online In uw nieuwsbrief van juli Wanneer u begrijpt welke criteria uw bankier hanteert bij het analyseren van uw dossier, maakt u ook een grotere kans om het krediet te krijgen dat u nodig hebt. Op onze website leest u drie tips aan ‘starters’ in dit verband. Meer informatie op www.beci.be/nl/tag/financiering/. De Big Data, het internet of things en de kunstmatige intelligentie getuigen ervan: de vierde industriële revolutie is volop aan de gang. Om inzicht te krijgen in de grote krachtlijnen ervan downloadt u best het dossier van onze partner Exellys: https://whitepaper.exellys.com. Aanraders op onze website U vindt deze artikelen op www.beci.be Brussel Metropool - september 2019 ❙ 5
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Podcast Edouard Cambier serie-ondernemer en ambassadeur van het Nieuwe Werken Als pionier van de coworking in Brussel was Édouard Cambier een van de eersten die de opkomst van de "New Ways of Working" (NWOW) waarnam. Deze serial entrepreneur maakte dankbaar gebruik van zijn ervaring in de sector van media en reclame om de wereld als een ecosysteem op te vatten. Was jouw ervaring bij Roularta in de jaren 90 doorslaggevend voor je latere avonturen als ondernemer? Ik heb me een tiental jaar goed geamuseerd bij Roularta, al moet je in grote groepen meer tijd binnen dan buiten doorbrengen om bekendheid te verwerven. Dat stoorde me een beetje. Ik heb dus besloten om binnen Roularta te ondernemen en verschillende initiatieven te lanceren. Aanvankelijk werd ik ingehuurd om reclame te verkopen. Al snel werd ik belast met de ontwikkeling van het online gedeelte. In de jaren 97-98 lanceerden wij het eerste online advertentienetwerk in België. Dat was toen iets heel nieuws, dat we niet alleen aandurfden. We hebben onze concullega’s van o.m. L'Écho, Promédia en De Tijd erbij geroepen om samen een multimedia regie op te richten. Het resultaat was bijzonder overtuigend: vier jaar later nam elke uitgever zijn aandelen terug om een eigen regie te ontwikkelen. Hoe kwam je terecht bij Seed Factory, de voorloper van coworking? Eerst als huurder van een kantoor. Enige tijd later kreeg ik een aanbod om de aandelen te kopen van oudere aandeelhouders die de structuur hadden verlaten. Ik aarzelde niet: de hub van de Seed Factory, een soort coworking ‘avant la lettre’, was perfect voor mij. Ik heb de afgelopen twintig jaar de zichtbaarheid van dit fysieke knooppunt vergroot, door zeer aanwezig te zijn op sociale netwerken, tv, radio, affiches en verkooppunten. Wat is dagelijks het meest stimulerend? Ik vermaak me al twintig jaar omdat ik omringd ben door ondernemers die me voeden. Het mooie van een hub is dat je de informatie niet hoeft op te halen: ze komt naar je toe. Zodra Salesforce een nieuwe applicatie ontwikkelt, zodra het GDPR op Facebook verandert, informeren de 150 ondernemers van Seed Factory mij hiervan. Seed Factory … je zaait dus kleine zaadjes om projecten te creëren ... Ik heb vooral belangstelling voor de behoeften van ondernemers. Een voorbeeld: toen Jean-Louis Van Houwe erbij kwam, was hij 35. Hij had een goede baan bij PwC, een grote auto, maar verveelde zich in dat bedrijf. In het begin kwam hij één dag per week coworken. Hij durfde niet meteen van PwC naar het ondernemerschap overstappen. Een paar maanden later ontmoette hij Christian, voormalig IBM topman, en samen richtten ze Monizze op in de kantoren van Seed. Vandaag is deze mooie fintech een ware treffer. Ze zijn niet meer bij ons, maar dat is het doel van een hub: een plek om elkaar te ontmoeten en projecten te ontwikkelen ! ● Het volledige gesprek kunt u beluisteren in onze Next Step podcast: https://www.beci.be/podcast. Podcast inspiratie : The Moment : Brian Koppelman, overigens scenarioschrijver, regisseur en producent, neemt de microfoon van het Amerikaanse medium Slate om culturele persoonlijkheden, schrijvers, scenarioschrijvers en kunstenaars te interviewen en hen te bevragen over een belangrijk moment in hun creatieve proces. Afspraak op Slate (in het Engels). 6 ❙ Brussel Metropool - september 2019 D.R. Agentschap lijn 93 KBCMobile Brussels 95% van uw verrichtingen waar u ook bent. kbcbrussels.be/overal V.U. : KBC Group NV, Havenlaan 2, 1080 Brussel, België. BTW BE 0403.227.515, RPR Brussel.
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News Dhaxley Translations nu ook in de Ubiqus Group Het in Herentals en Leuven gevestigde vertaalbureau Dhaxley Translations maakt voortaan deel uit van de Ubiqus groep. Dit is de tweede overname die de groep in België verricht, na die van Data Translations (nu Ubiqus Belgium) in 2012. Hiermee versterkt de groep zijn positie als een van de drie grootste taaldienstverleners in West-Europa. Dhaxley Translations werd opgericht in 1989. Het bureau focust op vertaaldiensten voor de automobiel-, medische en technische sector. De Ubiqus Group is eveneens een gevestigde speler, niet louter op de vertaalmarkt trouwens, maar ook in de sectoren marketing en communicatie, recht, financiën en gezondheidszorg. Het bureau Dhaxley is ISO-gecertificeerd sinds 1999 en houder van ISO 9001:2015 en ISO 17100:2015 certificaten. Het behoort tot de top tien van vertaalbureaus in België. Brussel: jongerenwerkloosheid gehalveerd na meer dan 6 jaren ononderbroken daling D.R. Ania Barbé Ania Barbé, CEO van Ubiqus Belgium, is nu eveneens verantwoordelijk voor Dhaxley Translations. Informatie: www.ubiqus.be The Shift: David Leyssens geeft de fakkel door aan Marie Delvaulx David Leyssens, directeur van het netwerk The Shift dat 350 bedrijven en organisaties rond het thema duurzaamheid samenbrengt, geeft het roer over. Hij verlaat België voor een nieuw avontuur in Afrika. Marie Delvaulx, voorheen Sustainability Manager bij Delhaize, volgt hem op en verklaart: "Ik verheug me om dit nieuwe avontuur, waarbij ik de teugels van dit geweldige netwerk overneem en de leden zal helpen in hun streven naar meer duurzaamheid!”David Leyssens was gasthoofdredacteur van het juninummer van Brussel Metropool rond het thema 'Green'. Informatie: https://theshift.be 8 ❙ Brussel Metropool - september 2019 De jeugdwerkloosheid daalt voor de 74e maand op rij in Brussel. Ze duikt daarmee voor het eerst onder de symbolische grens van 7.000 jongeren. De jeugdwerkloosheidsgraad bedraagt 18,2%. In 6 jaar tijd is het aantal jonge Brusselse werkzoekenden gehalveerd: het gaat om een daling van 50,2% (-7.034). Er zijn 6.971 jonge werkzoekenden in Brussel, 922 minder dan vorig jaar (-11,7%). In totaal telt het Brussels Gewest 87.735 werkzoekenden, wat overeenkomt met een werkloosheidsgraad van 15,6%. Deze 57e opeenvolgende daling van de Brusselse werkloosheid betekent een daling van 2.938 personen ten opzichte van 2018 (-3,2%). In vergelijking met juli 2013 is het aantal werkzoekenden met 23.477 personen gedaald, een verschil van 21,1% in 6 jaar tijd. Eind juli 2019 bedraagt de werkloosheidsgraad in het Brussels Gewest 15,6% (14,8% voor de mannen en 16,6% voor de vrouwen). In juli 2018 bedroeg de werkloosheidsgraad 16,2%. De werkloosheidsgraad is gemeten op basis van de beroepsbevolking, die wordt berekend aan de hand van de gegevens van de Nationale Bank en van de Enquête naar de arbeidskrachten van de FOD Economie. Op basis van een kruising van deze gegevens stellen we een stijging vast van de werkende beroepsbevolking in 2017 van 2,0% ten opzichte van het jaar daarvoor (+1,3% voor België in het geheel). Informatie: www.actiris.be Palmares van de 14de editie van de Belgische energie-en milieuprijs een nationale Prijs voor iedereen De prestigieuze ceremonie Samen met Luminus Sinds 2006 heeft de Prijs hulde gebracht aan alle Belgen, die alleen of via hun organisaties op een uitzonderlijke manier hebben bijgedragen aan de bouw van een duurzame toekomst op lokaal, regionaal en nationaal niveau. Antoine Geerinck (CO2 Logic) met CVBA Brabo (Antwerpen) Deze Prijs beloont initiatieven waarbij duurzame ontwikkeling centraal staat. Verenigingen, burgers, ondernemingen, scholen en universiteiten komen in aanmerking voor deze prijzen die uitmuntendheid willen belonen. Nic Balthazar met To Good To Go (Gent) meer dan 2500 dossiers werden al voorgelegd aan de jury van deskundigen en meer dan 150 laureaten werden beloond. De winnende projecten van de editie 2019 Sodexo : Premium Media Partner Award De 6 categorieën circuLar economY aWarD Laureaat : Usitoo Laureaat ex-aequo : CRM Group Genomineerd : LaverVert Genomineerd : BIGH « La Ferme Abattoir » SuStainaBLe BuiLDing aWarD Laureaat : Thomas & Piron Bâtiment Genomineerd : Utopia - Stad Aalst Genomineerd : Galileo Integrated Logistics Support Centre - IDELUX - AIVE SuStainaBLe eDucation aWarD Laureaat : Stad Gent Genomineerd : La Ferme Pédagogique Maximilien Genomineerd : De Technosphère - Dpt Enseignement - Formation - Provincie Luik infos : anne-Julie Lambion 0499 40 10 86 · info@eeaward.be Premium Partner SuStainaBLe energY aWarD Laureaat : A GC Glass Europe Genomineerd : Sink Float Solutions Europe Genomineerd : Walvert PartnerS Référence Média Creative Events SuStainaBLe FooD aWarD Laureat : Too Good To Go Genomineerd : enVie Genomineerd : Sodexo SuStainaBLe moBiLitY aWarD Laureat : CVBA Brabo SPeciaLe PriJzen LuminuS Premium aWarD Laureaat : LaverVert internationaL PoLar FounDation aWarD Laureat : Bout2Bois – De timmerwerkplaats van la Ferme Nos Pilifs SPeciaL JurY aWarD Laureaat : BIGH « La Ferme Abattoir » Premium Partner aWarD iPm grouP Laureat : Sea2see Eyewear Laureaat ex-aequo : Sodexo steden en gemeenten, Eregast van deze 14e editie, de charismatische nic Balthazar gaf als inleiding tot de ceremonie een uitzonderlijke conferentie over het klimaat : « Een betere wereld ». De prijsuitreiking vond plaats op Het BeL (Tour & Taxis) in aanwezigheid van talrijke prominenten uit de politieke, wetenschappelijke, verenigingsen economische wereld. Een avond vol emoties voor de laureaten en genomineerden en voor het brede publiek kwam hen toejuichen. TUINMAGAZINE Vind alle photos, resultaten en samenvattingen van de winnende projecten op www.eeaward.be
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Water brengt leven Brussels Airport zuivert zelf haar afvalwater vooraleer het te lozen in het bekken van de Barebeek. Zo helpt de luchthaven mee de waterkwaliteit van deze beek te verbeteren. Waarnemingen van de Vlaamse Milieumaatschappij bevestigen dat het zuurstofgehalte in de beek stijgt, wat ook het leven in de beek herstelt. Er leven meer ongewervelde diertjes in de beek, maar ook vissen zoals de stekelbaars en de zeelt vinden hun weg naar de Barebeek terug. News 6 op de 10 werkgevers bereid mobiliteitsbudget in te voeren Er is wel degelijk animo voor het mobiliteitsbudget. Tot die conclusie komt hr-dienstenbedrijf Acerta. Het baseert zich daarvoor op een recent onderzoek bij werkgevers in het voorjaar van 2019 en een onderzoek bij werknemers het voorbije jaar. Daaruit blijkt dat 60% van de werkgevers van plan is om het mobiliteitsbudget aan zijn personeel aan te bieden. Meer dan de helft van de werknemers is bereid de auto in te ruilen voor cash of een andere formule. © Getty Werkgevers zijn blijkbaar het meest enthousiast over het mobiliteitsbudget voor die gevallen waar de wagen vereist is voor de job en dus het minst een pure salariswagen is. Maar ook in de gevallen waar de auto duidelijk een onderdeel van de verloningspolitiek is, acht 56% het mobiliteitsbudget nog altijd een relevant alternatief om aan te bieden. Al in 2018 vroeg Acerta werknemers met een salariswagen naar hun bereidheid om die salariswagen in te wisselen. Wat bleek? Meer dan de helft van de werknemers met een salariswagen was daar niet strikt aan gehecht. Een compensatie in geld scoorde goed (57%), maar een milieuvriendelijkere kleinere auto vonden velen (54%) ook een goede optie. En het onderwerp mobiliteit/verloning opentrekken naar extra vrije dagen zou 52% ook wel zien zitten. Pittig detail: werkgevers schatten de kans dat hun werknemers de salariswagen ook effectief loslaten minder hoog in dan de werknemers zelf aangeven: amper 10% van de werkgevers gelooft dat een meerderheid van werknemers hiervoor interesse zal vertonen. Tussen theorie en praktijk ligt dus nog een lange weg. Olivier Marcq, jurist bij Acerta: “Houden wat je hebt, is het gemakkelijkste. Een evolutie weg van de salariswagen vraagt een inspanning van alle partijen: de werkgever moet het administratief rondkrijgen en werknemers moeten voor zichzelf uitzoeken hoe ze hun mobiliteit regelen. Dat wordt wikken en wegen en dat vraagt motivatie en tijd. We weten dat er drempels zijn omdat het niet altijd duidelijk is voor de werkgever hoe te implementeren. Informeren en faciliteren is cruciaal.” Informatie: www.acerta.be Oracle en accelerator Start it @KBC bundelen de krachten Oracle sluit zich aan als partner bij Start it @KBC, de grootste Belgische accelerator voor startups. Oracle wil op die manier zijn wereldwijde startup programma lokaal verder verankeren. Tegelijkertijd haalt Start it @KBC nog meer technologische expertise aan boord waar startende bedrijven volop van kunnen profiteren. Oracle is de nummer 1 wereldwijde leverancier van bedrijfssoftware, met een breed scala aan oplossingen voor bedrijven van elke omvang. Om innovatie aan te zwengelen, investeert Oracle ook sterk in het ondersteunen van startups. Met het ‘Oracle for Startups’-programma heeft de multinational een eigen globaal ecosysteem uitgebouwd voor technologische startups. Het partnerschap met Start it @KBC past perfect binnen dat grotere ecosysteem, legt Jan Ronsse, Managing Director voor Oracle België uit. “We kregen wereldwijd veel aanvragen voor een plek in ons programma. Daarom hebben we dit uitgebreid en zijn we beginnen zoeken naar de beste lokale partners. Start it @KBC en Oracle zijn een perfecte match op meerdere vlakken. Oracle neemt net als Start it @KBC geen aandelen in de startups die we begeleiden, we bieden alleen onze expertise en technologie aan. We delen dezelfde visie op startups: we geloven allebei dat ze een belangrijke bijdrage leveren in het aandrijven van innovatie.” D.R. “De samenwerking met Oracle is een win-win-win”, zegt Lode Uytterschaut, oprichter van Start it @KBC. “Startups krijgen meer kansen om te groeien en te schalen. Door de krachten te bundelen, kunnen we samen innovatieve technologieën aanzwengelen die ons het leven gemakkelijker maken en een grotere maatschappelijke impact hebben.” De experts van Oracle zullen workshops geven aan de startups in de Start it @KBC community over high level technologie, maar evengoed over sales en business development. De startups kunnen ook gebruik maken van het netwerk van Oracle. Informatie: www.startit.be Brussel Metropool - september 2019 ❙ 11
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News Baticrea en Jaimy by Belfius helpen samen startende vaklui professioneel te groeien Nieuwe cijfers Belgische voedingsindustrie: the Good, the Bad and the Ugly De nieuwe economische cijfers over de evolutie van de Belgische voedingsindustrie geven een ‘The Good, the Bad and the Ugly’-scenario weer. “Het goede nieuws is dat we extra jobs creëren. De keerzijde van de medaille is dat onze groeimotor, die export toch is, begint te sputteren. Bovendien compenseert die export niet langer de verkoop op de binnenlandse markt, Een lekkende kraan vervangen, een zolder isoleren of een fris likje verf in de woonkamer? Een goede vakman of -vrouw die snel en voor een redelijke prijs kan langskomen voor een herstelling of renovatie, is niet altijd gemakkelijk te vinden voor een particulier. En dat terwijl er – soms naast de deur – pas opgeleide jonge ondernemers staan te trappelen om aan de bak te komen… Om hen op weg te helpen, slaan Jaimy by Belfius en de Brusselse activiteitencoöperatie Baticrea de handen in elkaar. “Deze samenwerking is de logica zelve”, zegt Filip Monbaliu, ondernemingscoach bij Baticrea. “Baticrea zorgt voor de nodige opleiding en begeleiding van de beginnende stielman of -vrouw. En Jaimy brengt hen in virtueel contact met klanten die op zoek zijn naar een gekwalificeerde professional. Een duidelijke winwinsituatie voor iedereen!” Door de werken die via Jaimy werden uitgevoerd, helpt Belfius die jonge ondernemers aan naamsbekendheid en onlineherkenning op zijn platform. Maar ook de klanten varen er wel bij. “Veel particulieren vinden moeilijk een gediplomeerd en erkend vakman voor een herstelling of renovatie in hun huis of appartement”, aldus Christophe Nottebaert (CEO van Jaimy). “Zeker als het een kleine of dringende opdracht betreft. Dankzij Jaimy posten mensen posten hun aanvraag gratis op ons platform en wij gaan meteen op zoek naar de meest geschikte stielman in onze database met aangesloten vaklui.” Sinds een vijftal jaar zet Baticrea volop in op ondersteuning van startende ondernemers in de bouw- en renovatiesector: technische opleiding, boekhouding, administratie, communicatie en marketing. “Vooral dat laatste is voor veel starters een ernstige hinderpaal. Klanten werven vereist specifieke kennis en/of extra investeringen, waardoor veel starters er na een tijdje de brui aan geven”, zegt Filip Monbaliu. Belfius Bank & Verzekeringen heeft het onlineplatform Jaimy ontwikkeld. De stielman of -vrouw schrijft zich in, stelt zijn voorkeuren in (regio, specialiteit, …) en kan vrijwel meteen opdrachten van klanten in zijn/haar regio bekijken. Als hij/zij een klantenopdracht interessant vinden, betaalt hij/zij een kleine som om de contactgegevens van de klant op te halen. Informatie: www.jaimy.be 12 ❙ Brussel Metropool - september 2019 die nog verder afneemt”, aldus Bart Buysse, CEO van Fevia. “Daarenboven zien we nu ook de investeringen dalen. Tijd voor actie dus! We doen vanuit Fevia dan ook een dringende oproep naar de toekomstige regeringen in ons land: less taxation, more value creation.” Eerst het goede nieuws: vorig jaar creëerden voedingsbedrijven in ons land liefst 2000 nieuwe jobs, een stijging van de tewerkstelling in de sector met 2,2%. Het tweede lichtpunt: in 2018 bedroeg de export 27,6 miljard euro, een stijging met 3,5% op één jaar tijd. “Met een positieve handelsbalans van 5,5 miljard euro, zijn we duidelijk een sociaaleconomische sterkhouder”, zegt Jan Vander Stichele, voorzitter van Fevia. “Willen we dat blijven, dan moeten we in eigen land een paar handicaps verder aanpakken: de hoge loon- en energiekosten en de krapte op de arbeidsmarkt.” De uitvoer stijgt niet zo hard als de voorbije jaren. En de Jan Vander Stichele globale omzet van de voedingsindustrie ondergaat voor het eerst in jaren een lichte daling tot 51,8 miljard euro (-0,8%). Na twee recordjaren liepen in 2018 de investeringen bij voedingsbedrijven terug met 6,7%. De terugval op de binnenlandse markt vindt Fevia zorgwekkend. “De omzet op de Belgische markt daalde met 5,3%. We roepen toekomstige regeringen dan ook op om komaf te maken met die typische Belgische lasagne aan accijnzen, taksen en heffingen op voeding. Die maken onze producten te duur en stimuleren grensaankopen. Daarbij verliezen we allemaal!”, waarschuwt Jan Vander Stichele. Een tweede kopzorg is de krapte op de arbeidsmarkt. “Onze bedrijven hebben het steeds moeilijker om de geschikte, vaak technische profielen aan te trekken. We hebben nood aan meer instroom van het talent via onderwijs, omscholing News en activering. Het is aan de beleidsmakers om hiervoor het juiste kader uit te werken. Als sector nemen wij in elk geval onze verantwoordelijkheid op rond opleiding, samen met ons sectoraal fonds Alimento”, aldus Bart Buysse. Informatie: www.fevia.be Gebrek aan kennis van lokale wetgeving: een uitdaging voor correcte loonberekening bij internationale bedrijven Het gebrek aan kennis van de lokale wetgeving is de grootste uitdaging voor wereldwijde payrollafdelingen. Dat blijkt uit onderzoek door de Global Payroll Association en HRdienstenleverancier SD Worx. Payrollafdelingen die in meerdere landen actief zijn, botsen vaak op een gebrek aan kennis over de nationale regels in arbeidsrecht, sociale zekerheidsrecht en fiscaliteit. Liefst 39% van de respondenten vindt dit vandaag ook de grootste uitdaging bij het rekruteren. "De globalisering van bedrijven brengt nieuwe uitdagingen mee voor hun payrolladministratie en -beheer", zegt Els Hanssens, International Sales Director SD Worx Global Solutions. De kenniskloof zorgt niet alleen voor uitdagingen inzake rekrutering, maar leidt ook tot het maken van fouten. Daarom is bijkomende opleiding in payrollafdelingen nodig, zodat werknemers over de juiste kennis en vaardigheden beschikken om correct en nauwkeurig te werken. “Naast opbouw van lokale kennis vergt een efficiënt internationaal payroll beheer de inzet van de adequate tools. Deze dragen bij tot een gestroomlijnd payroll & HR beleid over de landen heen, in combinatie met een goed evenwicht tussen lokaal en centraal gestuurde verantwoordelijkheden. Dit betekent vaak een zoektocht naar een operationeel model dat past bij de land- en bedrijfsspecifieke noden, rekening houdend met lokale gebruiken, het jargon en met de administratieve en fiscale complexiteit waar je niet omheen kan.” Mike Dautzenberg, HR Director van logistieke dienstverlener H.Essers – actief in 17 landen met 6560 medewerkers: “In landen waar we met meer dan 60 à 80 mensen zijn, werken we met een lokale payroll afdeling, met 1 à 2 lokale medewerkers die we opleiden; in landen waar we met 15 à 20 mensen zijn, werken we met een gespecialiseerde partner, omdat dit de garantie is om juridisch helemaal in orde te zijn. Bovendien willen we een uniforme rapportering richting het hoofdkantoor, waarbij bv. loon- en ziektekosten op dezelfde manier zijn gedefinieerd zijn, want ook daarin gelden per land andere spelregels.” Informatie: www.sdworx.com Algemene Vergadering BECI - Kamer van Koophandel Brussel vzw Onze leden worden uitgenodigd tot het bijwonen van de gewone algemene vergadering van BECI - Kamer van Koophandel Brussel die zal plaatsvinden in de vergaderzalen van de Louizalaan 500, 1050 Brussel op woensdag 2 oktober 2019 om 16.00 uur. Agenda • Goedkeuring van de notulen van de Gewone Algemene Vergadering van 3 oktober 2018 • Verslag van de Raad van Bestuur • Verslag van de Commissarisrevisor • Goedkeuring van de rekeningen van het boekjaar 2018-2019 • Goedkeuring van de ontwerpbegroting en vaststelling van het bedrag van het lidgeld voor het boekjaar 2019-2020 • Kwijting aan de Bestuurders en Commissarisrevisor • Raad van Bestuur : benoemingen en ontslagen • Toespraak van de Voorzitter • Uitreiking van de Medaille van BECI – Kamer van Koophandel Brussel Marc Decorte, Voorzitter Algemene Vergadering BECI - Verbond van Ondernemingen te Brussel vzw Onze leden worden uitgenodigd tot het bijwonen van de gewone algemene vergadering van BECI – Verbond van Ondernemingen te Brussel die zal plaatsvinden in de vergaderzalen van de Louizalaan 500, 1050 Brussel op woensdag 2 oktober 2019 om 16.30 uur. Agenda • Goedkeuring van de notulen van de Gewone Algemene Vergadering van 3 oktober 2018 • Verslag van de Raad van Bestuur • Verslag van de Commissarisrevisor • Goedkeuring van de rekeningen van het boekjaar 2018-2019 • Goedkeuring van de ontwerpbegroting en vaststelling van het bedrag van het lidgeld voor het boekjaar 2019-2020 • Kwijting aan de Bestuurders en Commissarisrevisor • Raad van Bestuur : benoemingen en ontslagen • Toespraak van de Voorzitter Brussel Metropool - september 2019 ❙ 13 Marc Decorte, Voorzitter
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Ideeën Voor of tegen Sinds enkele maanden palmen de elektrische steps de hele stad in. Deze mobiliteitsoplossing die snel door het grote publiek aangenomen werd, lijkt een grote verwachting in te lossen. Maar ze brengt ook problemen met zich mee. Misschien toch niet de ideale oplossing? Lorenzo Stefani, Public Relations Manager & Woordvoerder bij Touring Micromobiliteit bestaat al lang in de Verenigde Staten en heeft geleidelijk Europa bereikt, vooral in steden waar de mobiliteitsindex slecht is, zoals Brussel. Die zachte micromobiliteit is noodzakelijk om geluidshinder, de vervuiling e.a. te bestrijden. Problematisch is wel dat deze mobiliteit door de administratieve rompslomp en de versplinterde bevoegdheden, zonder wettelijk kader noch infrastructuur het daglicht heeft gezien. De privésector biedt oplossingen aan zonder een beroep te doen op de overheid. Er heerst een echte onbekwaamheid om de mobiliteit in Brussel te beheren. Volgens Touring zou er een federale commissie moeten komen, bevoegd voor alles wat met mobiliteit te maken heeft. Micromobiliteit bestaat al voor leveringen (voeding post, DHL ...) en dat werkt zeer goed. Waarom dan niet voor particulieren? Met wat strategisch denkwerk kunnen deze steps deel uitmaken van de mobiliteitsoplossing waar we naarstig naar op zoek zijn. Er zouden bijvoorbeeld multimodale platforms gecreëerd kunnen worden rond alle openbare, gedeelde en privé vervoersmiddelen, met één betalingssysteem en één verzekering. Op deze platforms zou een automobilist dan de dichtstbijzijnde P+R parking kunnen vinden, het meest efficiënte openbaar vervoer en uiteindelijk een elektrische step voor de laatste kilometers. Het wettelijk kader moet hier snel aan aangepast worden. De steps zijn in opmars en er komen er nog altijd bij. Volgens de laatste cijfers rijden er maar liefst al 4000 steps rond. In steden zoals Lyon, Bordeaux of Kopenhagen, die een federale mobiliteitscommissie hebben, zijn de steps een waar succes. Ze maken namelijk deel uit van een strategie. Waarom dan niet in Brussel? 14 ❙ Brussel Metropool - september 2019 de free floating elektrische steps? © Belga Boris Dilliès, Burgemeester van Ukkel Op dit moment worden de steps maar matig gewaardeerd in Ukkel, om verschillende redenen. Eerst en vooral omdat de elektronische step, in tegenstelling tot de fiets, geen alternatief is voor de wagen. Hij wordt hoofdzakelijk gebruikt door voetgangers die voordien hetzelfde traject te voet deden. Slechts 3% gebruikt de step als alternatief voor hun wagen. Ook al zou de step deel uitmaken van een globale mobiliteitsoplossing, op zijn eentje kan hij het fileprobleem in Brussel niet oplossen. Het ongeorganiseerd karakter en de complete wanorde in de openbare ruimte vormen een ander probleem. De tweewielertjes zijn overal terug te vinden en kunnen gevaarlijke hindernissen voor voetgangers en minder mobiele mensen vormen. Daarom organiseerden we al enkele overlegmomenten met de verschillende maatschappijen. We vroegen hen zelf hun vloot beter te parkeren op aangeduide stallingsplaatsen en zo het goede voorbeeld te geven aan de gebruikers. En het loont. Het Gewest moet ook verkeersregels vastleggen. Onze politieagenten zijn nu niet bevoegd om de gebruikers die de regels niet respecteren, te verbaliseren. Doodeenvoudig omdat er geen regels zijn. Er bestaat een waar veiligheidsprobleem. De spoedafdelingen moeten meer en meer mensen opnemen die het slachtoffer werden van een ongeluk met een step. Hoe leuk het systeem van de steps er ook uitziet, het is volgens mij geen goed idee. Verbieden is geen optie, maar men moet wel zorgen voor een duidelijke omkadering zodat de verschillende transportmiddelen op een harmonieuze manier kunnen functioneren. ● Gaëlle Hoogsteyn Open Source Digitalisering een kans om bij te leren? D e nieuwe technologieën en de digitalisering hebben een diepgaande invloed op onze samenleving, met als gevolg dat onze consumptiegewoonten en -gedrag veranderen. Smartphones zijn een verlengstuk van onze hand. Hiermee is alles met één druk op de knop toegankelijk geworden. Communiceren, uiteraard, maar ook online winkelen of het reserveren van een babysitter. En met de augmented reality kiezen we zelfs onze nieuwe haarkleur nog voor we naar de kapper stappen. Ondernemingen zijn daarom gretig op zoek naar digitale vaardigheden die helaas zeldzaam zijn op de markt, omdat universiteiten en andere scholen niet voldoende gekwalificeerde gediplomeerden produceren. Deze bedrijven wenden zich dan tot het buitenland, waar ze hun projecten uitbesteden of talent gaan werven. De behoefte aan technische vaardigheden groeit steeds sneller, terwijl de markt met een tekort aan talent kampt. Misschien schuilt de oplossing in permanente vorming. Dit onderwerp is niet nieuw, en toch blijven kleine en middelgrote ondernemingen, ondanks de noodsituatie en de prangende behoeften, de digitale overgang onderschatten, wegens onvoldoende financiële middelen, een gebrek aan inzicht in de nieuwe consumptiepatronen van hun klanten en onbegrip van de mechanismen die een rol spelen bij digitale marketing: SEO, sociale netwerken, creatie van originele inhoud … Ondanks de urgentie blijft de kleine en middelgrote onderneming de digitale transitie onderschatten. Upskilling is essentieel Deze bedrijven verzetten zich nog steeds tegen hun digitale transitie en weigeren te investeren in digitale marketing en in de manente vorming (upskilling) van hun werknemers. In een voortdurend veranderende wereld verwerven werknemers dankzij upskilling nochtans de nieuwe digitale vaardigheden waarmee ze hun taak kunnen doen evolueren, operationeel blijven en bijdragen aan de groei van he bedrijf. Deze continue opleiding biedt de medewerkers een kans tot zelfontplooiing en een betere voorbereiding op een toekomst zonder strategische visie op lange termijn, vanwege de snelle veranderingen in de onderneming. Vandaag is het verwerven van nieuwe vaardigheden een ware uitdaging geworden. Als werknemers hun vaardigheden niet verbeteren om hun carrière een boost te geven, hinken ze al gauw achterop, verlieJulie Foulon CEO, Girleek zen ze hun productiviteit en uiteindelijk hun baan. Er bestaat geen leeftijdsgrens om vaardigheden aan te vullen. Er zijn geen technische voorwaarden om de onderliggende mechanismen van digitale marketing te begrijpen. En tot slot volstaan kleine opleidingen van enkele uren soms om probleemsituaties recht te trekken. Waarom wachten? Het voortbestaan van uw bedrijf hangt ervan af. ● Brussel Metropool - september 2019 ❙ 15 D.R.
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Enterprise Europe Network Vijf tips om zich voor te bereiden op Brexit Brexit wordt uitgesteld tot uiterlijk eind oktober, maar bedrijven houden daar best meteen rekening mee om zich zonder verwijl voor te bereiden. D 1 2 3 4 e nieuwe Britse premier Boris Johnson beloofde dat het Verenigd Koninkrijk zich vóór 31 oktober 2019 uit de Europese Unie zou terugtrekken, met of zonder overeenkomst. Deze beslissing heeft gevolgen voor alle bedrijven die handel drijven met Groot-Brittannië. Als er geen akkoord wordt bereikt, zal voor deze ondernemingen een nieuwe grens ontstaan. Een bedrijf dat bijvoorbeeld producten van Britse oorsprong bij ons distribueert, zal deze dan letterlijk moeten importeren. De onderneming zal namelijk over een conformiteitsverklaring moeten beschikken en een adres op de producten moeten vermelden. Een eerste tip: anticipeer! Douaneformaliteiten zijn tijdrovend en vereisen middelen. "We verwachten files in Dover voor de ferries die auto's vervoeren", zegt Tom De Ridder, douane- en accijnsexpert bij Audi Brussels. Om u een idee te geven: 60% van het verkeer in Zeebrugge komt uit of vaart naar het Verenigd Koninkrijk. In Gent is dit 10%. Zeebrugge is het grootste distributiecentrum van Groot-Brittannië voor voeding, dranken, kleding en auto's. Een andere tip: vraag de douane in elk geval om een verplicht EORI-nummer (Economic Operator Registration and Identification), dat de Europese Commissie oplegt aan economische spelers die met de douaneautoriteiten te maken hebben. Het kan zeer nuttig zijn om de Brexit Impact-scan uit te voeren. Dankzij deze online tool maakt u aan de hand van een gedetailleerde vragenlijst een analyse op maat van de impact van Brexit en evalueert u de gevolgen van een 'no deal' Brexit, om deze impact op uw bedrijf te verminderen. Vierde aanbeveling: controleer of het bedrijf producten aanbiedt of gebruikt die door instanties in Groot-Brittannië zijn gecertificeerd. In het het VK aangemelde instanties zullen hun statuut ten opzichte van de Europese wetgeving namelijk verliezen. 5 Tot slot mogen bedrijven niet aarzelen om contact op te nemen met de Algemene Administratie van de Douane en Accijnzen. Ondanks zijn reputatie helpt dit bestuur bedrijven nu om hun import en export zo veel mogelijk te vergemakkelijken. Dit orgaan is op de hoogte van de procedures voor landen buiten de Europese Unie – wat voor Groot-Brittannië het geval zal zijn als geen Brexit-deal wordt bereikt. Het kan bijvoorbeeld ook bedrijven informeren over handelsovereenkomsten met de EU en de gevolgen voor de douaneformaliteiten en -tarieven. "Het is duidelijk dat deze beslissing de zaken ingewikkelder zal maken", betreurt Tom De Ridder. "De douane zal ook meer controles uitvoeren aan het station Brussel-Zuid.” Audi Brussels heeft geen specifieke maatregelen genomen om Brexit aan te pakken: de Duitse moedermaatschappij beheert dit vraagstuk. Een bijzonder probleem voor de onderneming is dat een aantal van haar leveranciers in Ierland is gevestigd en dat de goederen het Verenigd Koninkrijk doorkruisen. In de toekomst wil de onderneming dit vermijden om kosten en douaneformaliteiten te besparen. ● Didier Béclard Zie ook: https://brexit-impact-scan.be Verdere stappen In uw agenda van 17 oktober: het Brussels Gewestelijk Douaneforum, met een informatiesessie over Tarbel, een nieuwe toepassing voor douanetarieven, een update over Brexit en ontmoetingen met douaneattachés die actief zijn in Brazilië, India, China, Rusland en Indonesië.. Contactpersoon: Jean-Philippe Mergen, directeur Internationalisering EEN Brussel Tel. 02 210 01 77; jpm@beci.be 16 ❙ Brussel Metropool - september 2019 International Connects vervangt be.connected en ontluikt een zaken … wereld Kent u be.connected? Welkom bij Connects! Op 29 juli veranderde uw zakelijk netwerk van naam en breidde zijn grenzen uit. Het was voorheen gericht op Europa. Vandaag strekt het zich uit tot 11 miljoen bedrijven in alle vijf werelddelen! De voornaamste functionaliteit blijft: partners vinden en zaken doen. En voor Beci-leden is en blijft de toegang gratis! H et resultaat van de fusie tussen be.connected en zijn Angelsaksische tegenhanger CobCoe Connects heet "Connects". Dit platform opent bredere uitzichten voor ondernemers dan ooit tevoren. Als u op het eerste geregistreerd stond, wordt u automatisch geregistreerd op het tweede. Mét dezelfde spelers: internationale Kamers van Koophandel beheren het platform als betrouwbare derden. De functionaliteiten blijven bestaan, evenals de doelstellingen trouwens: bedrijven met elkaar in contact brengen en ze bijstaan bij de ontwikkeling van hun activiteiten binnen een internationaal netwerk. Het verschil? Connects biedt meer potentiële partners en contacten: het netwerk strekt zich nu uit tot 11.000 leden, met daarbij een database van bijna 11 miljoen bedrijven. Kortom, een eenvoudige, praktische en veilige oplossing om nieuwe zakelijke uitzichten op te zoeken, zowel in België als in het buitenland. Voorbeelden genoeg: een Brusselse startende onderneming die op zoek is naar distributeurs voor haar product in andere landen, een Italiaanse onderneming die haar verkoop in België of Oost-Europa wil aanzwengelen, of een onderneming die haar diensten tegen een bijzonder concurrerende prijs wil introduceren. Vertrouwen, efficiëntie en zichtbaarheid Deze zoektocht naar klanten, leveranciers en andere distributeurs biedt een grote troef: ze berust op vertrouwen, efficiëntie en zichtbaarheid. Vertrouwen, omdat de bedrijven die lid zijn van het platform te goeder naam en faam bekendstaan en hun identiteit eerst wordt gecontroleerd door de kamers van koophandel van het partnerschap. Efficiëntie, omdat alle zoekopdrachten worden uitgevoerd op één enkel platform, dat ook over een van de grootste databases ter wereld beschikt. En ten slotte zichtbaarheid, omdat het Connects platform openstaat voor leden van tientallen kamers van koophandel over de hele wereld – een aantal dat voortdurend toeneemt. © Getty Gratis voor Beci-leden Deze grotere zichtbaarheid is de belangrijkste verandering van het nieuwe Connects platform, aangezien het de grenzen van Europa overschrijdt naar andere continenten toe, tot in Zuid-Amerika (Brazilië, Chili...), Afrika (Nigeria, Zuid-Afrika...) en zelfs Azië, via de database. Het gebruik ervan blijft gratis voor Beci-leden. Het Connects platform vult het dienstenaanbod voor de export aan: contacten via het internationale netwerk van kamers van koophandel en het Enterprise Europe Network; toegang tot het netwerk van economische en handelsattachés; en uiteraard het Beci Customs loket voor internationale formaliteiten. Als u vroeger gebruik maakte van be.connected, maak u maar geen zorgen: u wordt automatisch overgeschakeld naar Connects. De naam en het logo zijn veranderd, maar uw gebruikersnaam en wachtwoord blijven ongewijzigd. Dit platform zal op termijn nieuwe functionaliteiten aanbieden.● Julien Semninckx Verdere stappen : Meer informatie vindt u op https://www.beci.be/nl/ service/prospectie/ Contactpersoon: Sandra Moyo, Beci Business Relations Officer – smo@beci.be Brussel Metropool - september 2019 ❙ 17
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Mobiliteit & logistiek Xavier Tackoen (Espaces-Mobilités): “Enkel een transversaal beleid kan werken” Van de huidige planification moeten we naar een pactification evolueren, beweert Xavier Tackoen, managing director van Espaces-Mobilités – en gasthoofdredacteur voor dit dossier. Al sinds 2011 ontwikkelt hij strategieën voor een betere mobiliteit op Brussels, Belgisch en Europees niveau. "M obiliteitsplannen houden steevast de lange termijn voor ogen, maar door de digitalisering veranderen sectoren aan een hoog tempo”, meent Xavier Tackoen. “Het langetermijndenken dat de overheid unilateraal ontwikkelde blijft noodzakelijk maar is niet langer toereikend, omdat de economische wereld een vooraanstaande speler van de mobiliteit is geworden. Vandaar mijn pleidooi voor een pactification: de overheid, de bedrijfswereld en de burgers moeten akkoorden sluiten over wat snel realiseerbaar is. Er is nood aan collectieve inspanningen. Het nieuwe Brusselse mobiliteitsplan Good Move heeft aangetoond dat je met succes alle stakeholders kan samenbrengen, maar het overleg moet permanent zijn. De tijd is gekomen om concrete acties te ondernemen. Bedrijven, maar ook gemeenten zullen intensief moeten samenwerken.” Hoe gaat zo’n pactification in zijn werk? “We hebben al het stappenplan van het gewestelijke mobiliteitsplan GoodMove, waarover iedereen het min of meer eens is. Enkele acties zijn duidelijk en houden geen grote risico’s in, andere zijn eerder innovatief. Ik denk aan de piekurenprogramma’s, die toelaten dat niet alle werknemers tussen 8 en 9 uur op kantoor arriveren. Sommige medewerkers zullen wat vroeger komen, andere wat later. Zoiets vraagt om een pact tussen de overheid en de bedrijfswereld. Innovatie is moeilijk, de kans om te falen is reëel, maar we moeten nieuwe initiatieven aandurven.” Kunt u nog van die innovatieve ideeën noemen? “Meer investeren in het beheer van de vraag. Het aanbod © Reporters Xavier Tackoen is deskundige stedelijke mobiliteit en gedelegeerd bestuurder van het studiebureau Espaces-Mobilités. In een tweede dimensie van zijn beroepsleven richtte hij het Maestromobile platform op, dat verschillende partners samenbrengt om mobiliteitsconcepten en -ervaringen aan te bieden. Xavier Tackoen is de gasthoofdredacteur van dit nummer. voor de mobiliteit van de toekomst bestaat al: deelsystemen voor auto’s, fietsen, e-steps… Er zijn platformen voor zowat alles maar de mensen kennen dat aanbod onvoldoende. We moeten hen begeleiden naar de oplossing die hun past. Het komt op persoonlijke coaching neer. Vele bedrijven coachen soft skills, maar qua mobiliteit gebeurt er nog te weinig.” Wat kunnen bedrijven concreet doen? “Bedrijfsleiders die het goede voorbeeld geven, dat is de beste communicatiecampagne. Als de CEO toont hoe het kan, ontmijn je de veelgehoorde reactie ‘onze baas heeft makkelijk praten, hij rijdt lekker met zijn bedrijfswagen rond’. Bedrijfsleiders schermen vaak met het argument dat ze weinig tijd hebben, 18 ❙ Brussel Metropool - september 2019 Mobiliteit & logistiek Tijdens de redactievergadering, vlnr: Ischa Lambrechts (Adviseur Mobiliteit Beci), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci), Xavier Tackoen en Peter Van Dyck (freelance journalist). terwijl je net tijd kan winnen door je je op een andere manier te verplaatsen. De CEO en de mobiliteitsmanager die samen de rest van het bedrijf op sleeptouw nemen: daar geloof ik echt in. Bedrijven moeten ook hun uitgaven rond mobiliteit beter analyseren. Het onderhoud en de huur van parkings, het beheer van de bedrijfsvloot: dat kost allemaal veel geld. Ze moeten zich de vraag stellen of ze het budget van bv. acht miljoen euro niet kunnen optimaliseren. Als je 200 mensen zo ver krijgt dat ze met de fiets komen, heb je meteen veel minder parkeerkosten.” fiscaliteit, huisvesting… In plaats van aparte plannen hebben we behoefte aan een transversaal beleid dat een positieve impact op mobiliteit heeft. Dat geldt zeker ook voor bedrijven. De mobiliteitsmanager werkt onvoldoende samen met de verantwoordelijken voor hr, financiën en infrastructuur. Er is geen shift in paradigma. We moeten mensen aansporen om een beroep te doen op de nieuwe mobiliteitsdiensten, om de auto’s zo veel mogelijk uit de steden te weren. Mobility as a Service evolueert in de goede richting voor de steden, maar op het platteland is er geen kritische massa, zodat de nieuwe diensten zich op die plekken niet ontwikkelen. De privébedrijven gaan daar nooit in een MaaS investeren, omdat er te weinig vraag is. Buiten de steden is de auto nog altijd koning.” Is daar dan geen oplossing voor? “Ruimtelijke ordening. Vele mensen hebben nog steeds een Bedrijfsleiders die het goede voorbeeld geven, dat is de beste communicatiecampagne. Hoe belangrijk is de tool Mobility Passport, die in samenwerking met Beci en het BHG door het MaestroMobile lab van Espaces-Mobilités is ontwikkeld, en waarmee mensen alle vervoersdiensten kunnen uittesten? “Dat is veelbelovend, we hebben nu al 300 deelnemers, van wie de helft heel actief is. Het is moeilijk om iedereen op te volgen, aan te moedigen en persoonlijk advies te geven. Wie echt met ons platform aan de slag gaat, is er enthousiast over. We moeten het ook mogelijk maken om het Mobility Passport binnen bedrijven te implementeren. Alle werknemers kunnen er iets van leren, ook al veranderen zij niet direct hun vervoerspatroon. Waarom kunnen ondernemingen geen subsidies voor mobiliteitsinitiatieven krijgen, zoals dat met milieuprogramma’s gebeurt? Bewustmakingscampagnes rond openbaar vervoer en fietsbeleid bestaan al, maar premies blijven voorlopig uit. Te weinig bedrijven zijn al bereid om geld in hun mobiliteitsbeleid te pompen. Ze hebben stimuli nodig.” U gelooft in een holistische aanpak. Waarom? “We gaan nooit de problemen oplossen als we ons enkel op de mobiliteit focussen. Veel zaken beïnvloeden de mobiliteit: tewerkstelling, onderwijs, ruimtelijke ordening, digitalisering, huis in the middle of nowhere. We zullen nieuwe duurzame wijken moeten bouwen. Voor bestaande villa’s ver van openbaar vervoer en fietssnelwegen zijn er geen oplossingen. De spanning tussen stad en platteland zal toenemen. Niet op beleidsniveau, maar tussen de burgers onderling. Zij die afhankelijk zijn van hun auto om naar kantoor te komen, raken in conflict met hun fietsende collega’s. In de steden geeft iedereen toe dat er vooral in fietspaden en openbaar vervoer geïnvesteerd moet worden. De spanning zal ook in de bedrijfswereld merkbaar zijn, want er zijn nog altijd méér bedrijven die Brussel verlaten dan die er zich komen vestigen. Er wachten ons dus nog vele uitdagingen. Enkel een transversaal beleid kan daaraan tegemoet komen.” ● Peter Van Dyck © Reporters Xavier Tackoen aanvaardde een radio-interview in de studio van Beci. Dit interview kunt u beluisteren op www.beci.be/podcast/bruxelles-metropole. Brussel Metropool - september 2019 ❙ 19 © Reporters
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Mobiliteit & logistiek Good Move : burgers en belanghebbenden werden gehoord. Het nieuwe gewestelijke mobiliteitsplan Good Move heeft de fase van het openbaar onderzoek bereikt. Weeral zo’n initiatief verzonnen in een ivoren toren, los van de werkelijkheid? Echt niet! Jean-Rodolphe Dussart, hoofd planning bij Brussel Mobiliteit, vertelt ons over de baanbrekende ontwikkeling ervan. "G Jean-Rodolphe Dussart ood Move mocht in geen geval een plan zijn dat door de administratie is bedacht en dat je vervolgens aan de gebruikers en stakeholders oplegt”, steekt Jean-Rodolphe Dussart van wal. “Vanuit het Brussels Gewest zochten we de steun van de inwoners én van de operatoren die het plan in uitvoering moeten brengen. We merkten een grote bereidwilligheid. Vanaf oktober 2016 hebben we twee jaar lang talrijke bilaterale workshops in kleine comités en ateliers, maar ook grote colloquia georganiseerd. Bedoeling was om de mobiliteitsproblemen te benoemen en de doelen en mogelijke pistes te identificeren.” Jean-Rodolphe Dussart haalt drie sterke punten van de procedure aan. Ten eerste het burgerpanel. “We nodigden 40 burgers uit, een goede mix van jong en oud, van mannen en vrouwen en van sociaaleconomische variatie. Gedurende drie weekends zijn die mensen naar het Brussels parlement gekomen. Mobiliteitsexperten stonden hen bij om inzichten te verwerven. Zo stelde het burgerpanel met veel gezond verstand een resolutie van vijf pagina’s op, die nadien door het Brussels parlement is besproken. Het voordeel was dat er niet naar het eigenbelang werd gekeken; de panelleden werden tot een globale aanpak gedwongen.” Tweede steunpilaar was de uitstekende samenwerking met de stakeholders: belangrijke operatoren zoals de MIVB, maar bv. ook Leefmilieu Brussel (om aspecten te beoordelen als luchtvervuiling en geluidshinder). Ook burgemeesters waren betrokken. In een atelier staken deze stakeholders de koppen bij elkaar. “Een derde belangrijk fundament was het besef dat mobiliteit niet enkel een probleem is. Het gaat om méér dan de congestie in de Leopold II-tunnel. Mobiliteit omvat ook veel positieve elementen. We hebben een 50-tal acties opgelijst die de voetgangers, de fietsers en het openbaar vervoer ten goede komen.” Attractieve kwartieren Ondanks discussies verliep de procedure verbazend vlot. Men raakte het snel eens over de doelstellingen. Alle voorstellen werden in één document gegoten. “Zowel milieuverenigingen als bedrijven noemden het document coherent en ambitieus en valoriseerden het. De Brusselse regering wilde er niets aan veranderen, wat betekent dat het een heel legitiem en geloofwaardig document is. In tegenstelling tot het vorige mobiliteitsplan Iris 2 is Good Move echt een co-creatie. De mensen zijn werkelijk gehoord en vinden hun wensen terug in het plan. En omdat de operatoren mee de pen hebben vastgehouden, biedt het ook perspectieven voor de realisatie van het plan.” Good Move rust volgens Jean-Rodolphe Dussart op twee fundamentele principes. “Het eerste is de levenskwaliteit: de stad attractiever maken voor de inwoners en ondernemers. Het idee is om het stedelijke gebied in 50 kwartieren in te delen. Binnen die stadsdelen verminderen we heel sterk het doorgaand verkeer via een circulatieplan. Daar bovenop richten we nieuwe publieke ruimten in, met wandelzones, in het hart van de kwartieren. Het kwartier rond de Elsenesteenweg, van de Naamsepoort tot het Fernand Cocqplein, hebben we al op die manier aangepakt, en met succes. Tweede fundament van Good Move is Mobility as a Service (MaaS). Het Gewest moet hiervoor een kader schetsen. Bedrijven als Uber en Google bereiden al zo’n MaaS voor, maar zij zullen naar hun eigenbelang kijken – zij willen uiteraard in de eerste plaats hun eigen diensten verzilveren. Uber is bijvoorbeeld nogal autogericht, terwijl wij de wagen liefst zo veel mogelijk uit het stadsbeeld zien verdwijnen. Vandaag zijn de operatoren nog concurrenten van elkaar en niet compatibel. MaaS moet voor de integratie van alle vervoersmodi zorgen.” ● Peter Van Dyck Good Move ondergaat openbaar onderzoek Het project Good Move beoogt een gewestelijk mobiliteitsplan. Het werd eind 2016 gelanceerd om de mobiliteit in Brussel tegen 2030 een nieuwe draai te geven. Veel belanghebbenden, van burgers tot deskundigen, werden betrokken bij de ontwikkeling. Beci nam deel aan het overleg, met name via de Brusselse Economische en Sociale Raad (ESRBHG) en de regionale Mobiliteitscommissie. Het project, dat de Brusselse regering in april goedkeurde, ondergaat tot 17 oktober een openbaar onderzoek. Info: https://goodmove.brussels/nl/ Brussel Metropool - september 2019 ❙ 21 D.R.
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Mobiliteit & logistiek Zes invalshoeken om de mobiliteit in Brussel te veranderen Brussels Good Move, het nieuwe Brusselse mobiliteitsplan, ondergaat tot 17 oktober een openbaar onderzoek (meer hierover op blz. 21). De ontwikkeling van het plan berustte gedeeltelijk op workshops rond zes invalshoeken: Good Choice, Good Partner, Good Knowledge, Good Neighbourhood, Good Network en Good Service. Kortom, zes hefbomen om de mobiliteit in Brussel gunstig te beïnvloeden. Dat illustreren we aan de hand van zes inspirerende voorbeelden. 1. GOOD CHOICE : Een shop voor openbaar vervoer Een stijlvolle ruimte van 400 m² op het gelijkvloers van het station van Rennes in Bretagne, met gele muren en dito stoelen die uitnodigen om met een lach binnen te stappen. Dat is Espace KorriGo. Je zou het een shop voor mobiliteit kunnen noemen met ruime openingsuren (zelfs op zondag tussen 13 en 20 uur kun je er terecht). Sinds de zomer van 2018 is deze ‘winkel’ op een strategisch punt in het station gevestigd, op een plaats waar trein-, bus- en metroreizigers elkaar kruisen. Dagelijks bezoeken zo’n 60.000 mensen dit agentschap of de soortgelijke ruimte op niveau -1 waar de vele (geld)automaten de gebruiker de kans bieden om op een snelle manier een KorriGo Services-kaart te kopen of te herladen. Met deze kaart, die vier jaar geldig blijft, kun je tegen voordelige tarieven een beroep doen op het openbaar vervoer. Bus en metro, maar ook het regionale exprestreinsysteem (TER) dat de Bretonse steden met elkaar verbindt. Ook de kabelbaan van Brest is inbegrepen. Bovendien kun je er langeafstandsbusreizen (zoals FlixBus) mee boeken en gebruik maken van deelsystemen voor fiets en carpooling. In de twee Espaces KorriGo kun je uiteraard ook terecht als je meer informatie wenst over alle diensten en het netwerk en als je problemen ondervindt met je kaart. Studentenpopulatie: Als relatief kleine stad was Rennes de eerste in Frankrijk om in 2002 een metronetwerk uit te bouwen waar volautomatische treinen op rijden. Belangrijk om te weten, is dat Rennes met meer dan 65.000 studenten de tweede belangrijkste universiteitsstad van Frankrijk is. Al hebben vandaag liefst 600.000 Bretoenen al een KorriGo Services-kaart op zak, in het begin mikte men vooral op de studentenpopulatie. Dat is de reden waarom je met de KorriGo Services-kaart niet alleen toegang hebt tot vervoerdiensten, maar ook tot universiteitsrestaurants, bibliotheken en zwembaden. In de toekomst zullen ook parkings en oplaadpunten voor elektrische voertuigen geïntegreerd worden. 2. 22 ❙ Brussel Metropool - september 2019 GOOD PARTNER : Naar een Europees wettelijk kader Alle Europese lidstaten hebben een Intelligent Transport Systems-organisatie (ITS). Met vereende krachten timmeren zij aan een Europees wetgevend en technisch kader voor de mobiliteitsdiensten die als paddenstoelen uit de grond rijzen. De Belgische speler ITS.be heeft vier De waterweg als duurzaam alternatief voor transport De Haven van Brussel speelt een belangrijke rol in de bevoorrading van de stad met bouwmaterialen, olieproducten, metalen, voedingswaren, enz. Dankzij de waterweg rijden er elk jaar immers 2 000 vrachtwagens minder rond op onze wegen. Een van de belangrijkste opdrachten van de Haven bestaat in het bevorderen van de modal shift van goederentransport over de weg naar de waterweg en de spoorweg. Het kanaal kan immers nog meer trafieken aan, zonder dat daarvoor investeringen nodig zijn. Bovendien kunnen zo heel wat typische problemen van wegtransport vermeden worden, zoals files, schade aan de wegen en vervuiling. Transport over de waterweg is ook de meest milieuvriendelijke transportwijze: dankzij de zeven miljoen ton goederen die jaarlijks per schip getransporteerd worden, kunnen er dagelijks 2 000 vrachtwagens vermeden worden in en rond de hoofdstad, en wordt er jaarlijks 106 000 ton CO2 uitgespaard. Het gepalettiseerd transport over de waterweg, waarvan de Haven van Brussel een pionier is, neemt trouwens almaar toe doordat verschillende klanten beslist hebben om ook betonblokken, zandzakken en betonnen snelbouwstenen over het water te vervoeren. Overweegt u ook een multimodale aanpak van uw transport in Brussel? Neem dan contact op met onze logistiek - en transportdeskundigen via bdo@port.brussels. Concreet heeft de Haven langs het kanaal een netwerk van overslagplatformen gecreëerd om goederen zo dicht mogelijk bij de eindgebruiker te kunnen leveren en de kosten van de ‘last mile’ te beperken. Zo kunnen goederen die via de waterweg het stadscentrum binnenkomen gelost worden op de platformen, eventueel ompakt worden en per bestelwagen of klein elektrisch voertuig naar hun eindbestemming gebracht worden. Kortom, de Haven heeft de komende jaren een steeds belangrijkere rol te spelen op het vlak van stadsdistributie. Ook de grond die afkomstig is van bouwwerven nabij het kanaal wordt steeds vaker per boot vervoerd. Door innovatief en creatief na te denken over logistieke oplossingen, zorgt de Haven dus voor een betere mobiliteit en een meer leefbare stad. www.port.brussels
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Mobiliteit & logistiek en shuttles van de toekomst. Net als in andere Europese landen is gebeurd, zette ITS.be ook een MaaS alliantie op waarin het vereiste wettelijke kader, ondersteuning voor zakelijke modellen, het informeren van gebruikers en technische operabiliteit aan bod komen. 3. © Getty GOOD KNOWLEDGE : Big data voor stadsmobiliteit op maat prioritaire domeinen vooropgesteld: MaaS, multimodaal mobiliteitsmanagement door overheden, ACE (Autonoom, Co-operatief en Elektrisch rijden) en de intelligente kilometerheffing. Als publiek-private non-profit organisatie acht ITS.be het evident dat overheid en privésector samenwerken. “Niet alleen voor de noodzakelijke afstemming tussen de verschillende publieke beleidsniveaus en de private expertise, maar ook omdat correcte marktwerking onder regie van de overheid nodig is om tot duurzame mobiliteit te komen”, meent managing director Peter Van der Perre. “Daarbij ontstaan juridische en technische kaders die best ontwikkeld worden in publiek-private dialoog en met kennisdeling over de grenzen van de gewesten heen. Een voorbeeld hiervan zijn de licentiemodellen voor gedeelde mobiliteit, zoals fiets-, auto- en stepdelen, waarbij het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en Brussel Mobiliteit overigens een voortrekkersrol spelen.” Standaarden voor realtime-info: Partnership staat centraal bij ITS.be. Via co-operatieve projecten en workshops laat het maximaal informatie doorstromen over de ‘best practices’ die overal ontstaan, op gewestelijk, federaal en Europees niveau. Zo volgt het de creatie van Europese standaarden op de voet die toelaten om realtime-informatie te publiceren over alle vervoersmodi. Projecten waarbij ITS.be momenteel betrokken is, zijn zogenaamde C-ITS ontwikkelingen of co-operatief rijden. Bij C-ITS communiceren voertuigen in real time met elkaar en met de infrastructuur (zoals verkeerslichten). Dat is een belangrijke bouwsteen voor de autonome wagens 24 ❙ Brussel Metropool - september 2019 Volgens Micropole Belgium, een consultancy- en engineeringbureau gespecialiseerd in business intelligence, advanced analytics en data management, kunnen big data de stadsmobiliteit vooruithelpen. Movin’ City, het concept dat Micropole aandraagt, steunt op twee principes. Het eerste is een digitale mobiliteit die multimodaal en intermodaal is en gericht op het personaliseren van de services, met respect voor de privacy van de gebruiker. Via zijn mobiele telefoon of desktop kan deze de mogelijkheden van de transportnetwerken exploreren en trajecten en verkeersinfo checken. Tweede principe is de opwaardering van het grondgebied. Voor het ontwikkelen van het stedelijk toerisme is het zaak het consumentengedrag te doorgronden. De toeristische sector en de organisatoren van evenementen kunnen via de digitale snelweg trajecten en bezienswaardigheden suggereren die beantwoorden aan de verwachtingen van de gebruiker. © Getty Vermits de moderne metropool in volle evolutie is en er steeds meer vervoersmodi bijkomen, is het volgens Micropole in die complexe context niet simpel om een MaaS uit de grond te stampen. Tot nu toe beschermen de operatoren hun eigen data, waardoor er onvoldoende toegang toe is, en zijn de aangeboden diensten absoluut niet uniform. Mobiliteit & logistiek Goede uitwisseling: Micropole pleit voor een analytische aanpak. Het delen en verwerken van data maakt het mogelijk het gedrag en de ervaringen van de gebruiker te evalueren en vervolgens zijn tevredenheid te verbeteren. Het is ook belangrijk realtimediensten te ontwikkelen, partnerships te creëren en de investeringen te sturen. Als voorbeeld haalt Micropole het platform OnlyMoov van Lyon aan, dat een multimodale calculator aan de gps koppelt en de 20 miljoen data die per dag beschikbaar zijn consolideert. Een ander voorbeeld is de OùRA!-kaart in Chambéry waarmee je makkelijk van het ene transportmiddel naar het andere kan switchen. Het systeem linkt verschillende ticketsystemen aan elkaar, verzekert een goede uitwisseling van informatie tussen de netwerken en kiest voor een multimodale en zonale tarifering. 4. GOOD NEIGHBOURHOOD : Verkeerscode beschermt zwakke weggebruikers wat wil zeggen dat de verkeersregels wie te voet gaat beschermen. In de code staat het concept ‘gefilterde doorlaatbaarheid’. Dit wijst erop dat bepaalde straten in het historische stadcentrum enkel zwakke weggebruikers toelaten. De inrichting van de publieke ruimte is er zo op gericht dat die de wandelaars toekomt. Via een circulatieplan en kleine ingrepen in de infrastructuur, die de hinder zo veel mogelijk beperken, creëert men aangename en verkeersluwe wijken. Een heuse fietscultuur: De Franse stad gaat zeer ver in het faciliteren van de fietsers. De deelfietsen van Vélhop zijn mee opgenomen in Le PassMobilité (de mobiliteitspas die ook toegang geeft tot tram, bus en autodelen), met de app StrasMap kun je in real time checken waar zich Vélhop-stations bevinden en de overheid organiseert workshops over hoe je autonoom je fiets kan onderhouden. Straatsburg wil een echte fietscultuur tot stand brengen. Op logistiek niveau richt men exclusieve ruimten in voor de stockage en de overslag van goederen van ‘vélos-cargos’. Stonden de auto’s in 1988 nog voor 50% van het verkeer in Straatsburg in, tegen 2030 moet dit percentage tot 30% teruggebracht worden. Het aandeel voetgangers moet in diezelfde periode evolueren van 33% tot 37%, het aantal fietsers van 10% tot 16%. Een ambitieus plan. 5. © Belga Hoewel Straatsburg reeds het grootste tramnetwerk van Frankrijk bezit (55 km aan sporen), weigert het op de lauweren te rusten. Het ‘plan d’actions des mobilités actives’ (PAMA), een forse sprong voorwaarts, is de vrucht van talloze uitwisselingsmomenten met alle burgemeesters van de gemeenten die deel uitmaken van de Eurométropole de Strasbourg. Wie ook mee aan tafel zit, is het Deense toonaangevende adviesbureau Copenhagenize Design Co. Hoewel Straatsburg nu al de vierde stek bekleedt in de wereldtop van fietsvriendelijke steden, wil het met de hulp van de consultants het fietsnetwerk VéloStras nog verbeteren. De stad wil zo resoluut alle ‘actieve’ verplaatsingen aanmoedigen dat het geregeld zijn oor te luisteren legt bij focusgroepen van mensen die nooit te voet gaan of de fiets nemen, om zo hun terughoudendheid beter te begrijpen. Het PAMA bevat een wandelaarsvriendelijke verkeerscode, GOOD NETWORK : Een tram voor Neder-Over-Heembeek Neder-Over-Heembeek kampt al sinds mensenheugenis met openbaar vervoer dat slecht verbonden is met de rest van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Voor de Het Militair Ziekenhuis Koningin Astrid moet tegen 2025 met een tramlijn bereikbaar zijn. Brussel Metropool - september 2019 ❙ 25 © Belga
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Mobiliteit & logistiek vele inwoners die dagelijks pendelen naar het centrum zijn er enkel buslijnen die volledig gesatureerd en dus ontoereikend zijn. De klachten hierover zijn legio. Een oplossing met een tramlijn dringt zich op. De MIVB heeft hierover trouwens een participatieve studie op gang gebracht, in samenwerking met Brussel Mobiliteit en de Stad Brussel. Deze impactstudie is bedoeld om optimale trajecten voor de nieuwe lijn uit te stippelen, die dan tegen eind 2019 aan de kersverse Brusselse regering zouden worden voorgelegd. Er komt eerstdaags een webpagina met informatie over het project. En begin september kwamen de bedrijven van het betrokken gebied over dit project bijeen. Organisaties zijn vragende partij: Een van de voorgestelde routes zou ondergronds vertrekken aan het Rogierplein (zoals de huidige lijn 3). Vervolgens zou hij via Noord naar Van Praet gaan over bestaande sporen. Vanaf de Oorlogskruisenlaan zou een nieuw stuk aangelegd worden. De tram zou zeker passeren aan het sorteercentrum van Bpost, de nieuwe Solvay-site en eindigen aan het Militair Hospitaal. Dat lijkt logisch, want de grote bedrijven en organisaties in de kanaalzone zijn vragende partij voor de tram. Bij de nieuwe bestelling die MIVB onlangs plaatste bij het Canadese bedrijf Bombardier voor 30 tramstellen (type Tram New Generation, waarvoor de bekende designer Axel Enthoven het interieur ontwierp) is al rekening gehouden met de komst met de aangekondigde netuitbreidingen, waaronder de nieuwe tramlijn naar Neder-Over-Heembeek. Aan de volledige operatie zou een kostenplaatje van 65 tot 70 miljoen euro hangen. Als alles vlot verloopt, zou de tramlijn er tegen 2025 kunnen liggen. 6. GOOD SERVICE : Apps die mobiliteitsoplossingen samenbrengen Op gelijk welk moment de beste route selecteren voor openbaar vervoer, eventueel aangevuld met een traject met de fiets of te voet: dat zal de Smart Mobility Planner (SMOP) mogelijk maken. Deze intermodale routeplanner is ontwikkeld door nextmoov, een digitale studio gespecialiseerd in mobiliteit, in samenwerking met TEC, NMBS, MIVB en De Lijn. Het concept van de vier vervoersmaatschappijen was in augustus 2018 laureaat van Smart Mobility Belgium, een federale oproep voor slimme mobiliteitsprojecten. De SMOP integreert de realtimegegevens van het aanbod van de vier deelnemende operatoren op een open source platform. De grote voordelen tegenover de 26 ❙ Brussel Metropool - september 2019 veel geraadpleegde routeplanner van Google Maps is dat je er ook terecht kunt voor deelfietsen van Villo, dat de data accurater zullen zijn en je meteen tickets voor de mobiliteitsoplossing van je keuze kan kopen. Iets meer dan 3000 ambassadeurs testten enkele maanden geleden de kwaliteit en gebruiksvriendelijkheid van een alphaversie van de SMOP, waarna op basis van de feedback de zoekfunctie, de kaart en de navigatie nog werden verfijnd. Eind november moet alles gefinetuned zijn en kunnen de vervoersmaatschappijen de technologie gaan gebruiken. Ook voor bedrijven: Aan een ander veelbelovend MaaSexperiment sleutelt Lab Box, een startup studio die twee jaar geleden uit D’Ieteren Auto is voortgevloeid en volledig autonoom nieuwe mobiliteitsoplossingen die complementair zijn met de wagen ontwikkelt en promoot. De diensten die Lab Box momenteel al in zijn portfolio heeft, zijn My Move (flexibel en groen fleet management), Lizy (digitaal leasing platform), Ush (gedeelde, elektrische en autonome shuttledienst) en Poppy (deelwagens). Begin dit jaar kwam daar nog CarASAP bij, een platform waar ondernemingen een wagen met chauffeur kunnen boeken. Het sluitstuk is Skipr, de flexibele mobiliteitsapp van Lab Box die het mogelijk maakt verschillende vervoersmodi te plannen, reserveren en betalen. “Als MaaS-oplossing heeft dit een holistische aanpak. Het wil niet alleen efficiënt mobiliteitsoplossingen met elkaar verbinden, maar dit ook op een geïntegreerde en intelligente manier doen, rekening houdend met het individu en zijn persoonlijke verwachtingen”, zegt CEO Michaël Grandfils.● Peter Van Dyck D.R. ENERGIEPREMIES 2019: een effi ciënt stelsel met enkele nieuwigheden Besteedt u een belangrijk deel van uw budget aan uw energieverbruik en hebt u dit jaar besloten hier iets aan te doen? De energiepremies van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest helpen u fi nancieel om te kiezen voor de meest effi ciënte technieken en apparaten. Op 27 september 2018 heeft de Brusselse Hoofdstedelijke Regering het energiepremiestelsel 2019 goedgekeurd. Het totale budget is vastgelegd op 18 miljoen euro om u te ondersteunen bij uw investeringen. Zoals aangekondigd in 2016 laat de stabiliteit van het stelsel u toe de energierenovatie van uw vastgoed te plannen, terwijl in 2019 sommige belangrijke nieuwigheden worden toegevoegd. Sinds 2016 heeft het stelsel van de energiepremies het mogelijk gemaakt om de beschikbare middelen te optimaliseren en de procedures voor het aanvragen en toekennen van de premies te vereenvoudigen. Zo konden ook meer mensen van de premies gebruikmaken via de uitbreiding van de categorie van lage inkomens met nieuwe doelgroepen (eigenaars-verhuurders, mede-eigendommen, scholen, crèches, universiteiten en hogescholen, …). Het stelsel van de Energiepremies 2019 zet in op de stabiliteit die in 2016 werd aangekondigd: de nadruk ligt dit jaar nog steeds op de 3 effi ciëntste domeinen: studies en audits - isolatie en ventilatie - verwarming. Een stabiel stelsel betekent niet automatisch een ongewijzigd stelsel en in 2019 zullen een aantal verbeteringen het daglicht zien. Invoering van een nieuwe premie voor de periodieke EPB-controle van toestellen op gas Deze nieuwe premie van de categorie “verwarming” is bestemd voor kwetsbare gezinnen (gezinnen in categorie C) en past in het kader van de omschakeling van het Brussels netwerk van arm gas naar rijk gas, waarbij het nodig is te controleren of de installaties compatibel zijn met rijk gas. De premie C8 - periodieke controle zal worden toegekend aan gezinnen die de EPB-controle van hun verwarmingsketel of gasboiler laten uitvoeren en zal 100 euro per attest voor periodieke EPB-controle bedragen. Verhoging van het bedrag van de premies voor de verwarmingsketels en isolatie van de muren aan de buitenkant In januari 2018 werd besloten het bedrag van de premie voor de dakisolatie, dikwijls de eerste investering om een renovatie ENERGIEPREMIES 2019 ENERGIEPREMIES 2019 te starten, te verhogen. Om de beschikbare middelen te optimaliseren door de energiepremies nog aantrekkelijker te maken, werden in 2019 de premies voor “condensatieketels” en de “isolatie van muren” verhoogd. De premie voor de plaatsing van een condensatieketel biedt elke aanvrager de kans ernstig te overwegen om zijn stookolieketel op te geven of te kiezen voor een meer effi ciënte gasketel. Bovendien is de premie complementair met de nieuwe premie C8 als uit de periodieke controle van de huidige installatie zou blijken dat het gastoestel moet worden vervangen in het kader van de omschakeling van het gasnet. In 2019 worden de bedragen als volgt verhoogd: ➜ Categorie A: 700 € (in plaats van 500 € in 2018) ➜ Categorie B : 800 € (in plaats van 600 € in 2018) ➜ Categorie C : 1200 € (in plaats van 700 € in 2018). Net als de premie voor de verwarmingsketels wordt de premie voor de isolatie van de muren aan de buitenkant ook verhoogd in 2019. Dit zijn de nieuwe bedragen: ➜ Categorie A: 55 €/m² (in plaats van 40 € in 2018) ➜ Categorie B : 65 €/m² (in plaats van 45 € in 2018) ➜ Categorie C : 75 €/m² (in plaats van 50 € in 2018). Verbetering van de toegankelijkheid Met het oog op een voortdurende verbetering van het premiestelsel worden in 2019 ook twee technische en administratieve wijzigingen ingevoerd: ➜ de vereenvoudiging van de administratieve voorwaarden tussen renovatiepremies en energiepremies door de inkomenscategorieën van de twee systemen op elkaar af te stemmen; ➜ de uitbreiding van de toegang tot de energiepremies voor de uitbreidingen in het kader van een zware renovatie, zoals het geval was voor de eenvoudige renovaties in 2018. 1 MEER INFO : www.leefmilieu.brussels – Zie “Energiepremies in 2019” info@leefmilieu.brussels • 02/775 75 75
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Mobiliteit & logistiek Morgen Egmont zorgt voor verbinding en sfeer De befaamde architect Pierre Lallemand tekende met Morgen Egmont een ambitieus plan voor de heraanleg van de Waterloo- en de Gulden-Vlieslaan, met een plantentuin tussen twee commerciële oevers. Volgens de architect slechts een eerste stap. “Een urbanistisch project als dit moet blijven evolueren.” Pierre Lallemand stelt voor om de oevers van de Guldenvlieslaan en van de Waterloolaan via een soort zwevende wandelzone met elkaar te verbinden. van de bureaus van Bruno Fortier, Polo en Arcadis. Lallemand zegt dat zijn plan, dat een link legt tussen de handelszone en het nabijgelegen Egmontpark (vandaar de naam), tabula rasa heeft gemaakt. “Mijn uitgangspunt was: welke stad wensen we ons? Voor mij is de stad vooral een plek waar alles mogelijk is. Een plek van vrijheden en ideeën, open voor alle mensen. Ze moet plezier uitstralen.” "N iet meteen wat je verwacht van een architectenbureau, hè?” Pierre Lallemand glimlacht als hij ons welkom heet in zijn Brusselse kantoor. We merken wel wat maquettes en plannen op, maar vooral de designfiets tegen het raam en de kunstwerken tegen de muren trekken de aandacht. Pierre Lallemand is méér dan een architect, hij is ook designer en artiest. Die veelzijdigheid maakt het plan dat hij uittekende voor GuldenVlies zo interessant. Dit toonbeeld van esthetiek denkt tegelijk out-of-the-box en berust op een duidelijke visie op stadsontwikkeling en mobiliteit. Pierre Lallemand toverde op papier een alternatief voor het eerder door toenmalig minister van mobiliteit Pascal Smet voorgestelde en hier en daar afgeketste plan Morgen Egmont geniet de steun van: • De handelaars van de Waterloo- en de Gulden-Vlieslaan • De handelaars van de Naamsestraat, de Goulet Louise (stukje Louizalaan) en het Louizaplein • De economische spelers van deze zones (onder meer Hôtel Sofitel) • Handelaarsvereniging Brussels Uptown en het netwerk van ambachtslui BEL (Brussels Exclusive Label) • De immobiliëneigenaars en -investeerders van het kwartier • Beci • De Belgische Parkeerfederatie • Talloze omwonenden 28 ❙ Brussel Metropool - september 2019 Voor mij is de stad vooral een plek waar alles mogelijk is. Een plek van vrijheden en ideeën, open voor alle mensen. Ze moet plezier uitstralen “Dit kwartier is heel bijzonder. De situatie is er vergelijkbaar met La Rambla in Barcelona, de Meir in Antwerpen en Les Champs Elysées in Parijs. Het is bijna een mirakel dat handelszaken in die dimensies – 75 meter tussen de twee straatkanten – kunnen bestaan. Het is bijna alsof je aan de Belgische kust bent, met aan één kant hoge blokken en aan de andere de zee. Met dit verschil dat je op de GuldenVlieslaan een zee van auto’s hebt. Je moet Architect Pierre Lallemand die autostroom opheffen. Vandaar het idee om een verbindingspunt te creëren tussen de twee commerciële oevers. Het project stopt daar echter niet bij. Dit is een eerste stap. Een project als dit moet blijven evolueren. De wijk is eigenlijk het resultaat van de afbraak van de Brusselse omwalling. Een no man’s land dat sfeer ontbeert. Door centraal dat groene eilandje te scheppen, maak je het meer beheersbaar en kan het een plek met een eigen karakter worden. Een uithangbord van de stad.” U gaat er prat op dat u de steun geniet van alle plaatselijke economische spelers. Hebt u overleg met hen gepleegd? “Nee. Ik heb gewoon mijn plan gepresenteerd en dat heeft een zeker enthousiasme opgewekt. Dit project is uniek. Het initiatief is uitgegaan van de omwonenden en de handelaars.” D.R. Mobiliteit & logistiek Toch lieten de handelaarsvereniging Brussels Uptown en het parkeerbedrijf enkele maanden geleden nog weten ongerust te zijn. Is hun vrees voor versmalde rijstroken en minder parkeerplaatsen ongegrond? “Van de 350 huidige parkeerplaatsen zouden er een honderdtal overblijven, maar dat kan nog gemoduleerd worden door de handelaarsvereniging. Dat is hun verantwoordelijkheid. Als men 100 parkeerplaatsen een drama vindt en oordeelt dat het pas kan functioneren met 150, dan moet men die beslissing nemen. Dat onze steden schoner en groener moeten worden, is een evidentie. De vervoersmodi en de rol van de auto veranderen, net als de mentaliteit. We weten niet waar dit zal eindigen. Om die reden biedt dit project een breed palet aan mogelijkheden voor morgen. Het plan is flexibel. Het wil de economie steunen, maar heeft ook oog voor het woonaspect, de gezelligheid, het plezier en de cultuur. Al die elementen samen maken een stad.” Gelooft u dat het autoverkeer gaat afnemen? “Niet echt, maar we moeten het wél in goede banen leiden. We willen het kwartier aantrekkelijk maken voor de voetgangers; zij moeten zich er echt goed voelen. Ik heb zo’n 20 jaar geleden een boek over de stad geschreven, getiteld Tchatche Urbaine. Ik heb daar een hele reeks actoren voor geïnterviewd, onder wie de beeldhouwer Vincent Strebelle. Hij sprak over de theorie van het fietswiel. Als je een wiel tussen twee mensen plaatst en je laat het snel draaien, kun je elkaar niet meer zien door de spaken. Bij een verkeersopstopping kun je zonder probleem een boulevard oversteken, maar vanaf het moment dat die auto’s in beweging zijn, is er bijna geen doorkomen meer aan. Het idee is dus dat je de snelheid gaat reguleren om een flow in het verkeer te krijgen. Voor het doorgaand verkeer tussen het Louizaplein en de Naamsepoort pleit ik voor een snelheidsbeperking tot 30 km/ uur. Ik zou twee stroken voor de circulatie behouden. Samen zijn ze tien meter breed, zodat de hulpdiensten makkelijk kunnen passeren. We moeten rekening houden met toegang voor verhuiswagens en vrachtwagens die goederen komen leveren. Als je aparte banen maakt voor alle soorten vervoer, dan ga je elke confrontatie, elke dialoog en dus alle leven uit de weg. Dat kan niet de bedoeling zijn. Naast vier fietsstroken voorzien we een gedeelde ‘zachte’ zone voor taxi’s, laden en lossen, kortstondig parkeren, steps enzovoort.” Voor de groene middenstrook ontwierp u vijf koepels. Welke functie hebben die? “Zij zijn ontworpen voor activiteiten die het commerciële gebeuren aanvullen. We leggen er een plantentuin aan. Op die plaats kan de handelaarsvereniging of een culturele instelling van alles organiseren. Ik denk aan een modedefilé, productvoorstellingen of concerten door conservatoriumstudenten. Je kan er een kleine eetgelegenheid neerzetten, een bibliotheek in openlucht, een tijdelijke tentoonstelling van beelden. Ik zie het als een instrument om te leven. Als je in dit kwartier werkt, kun je er even komen verpozen bij klassieke muziek. Dat is toch magnifiek? En, zoals gezegd, het zorgt ook voor een verbinding tussen de twee oevers. Ik zie heel wat mogelijkheden. Je zou een tentoonstelling kunnen starten op de Grote Zavel en het via Morgen Egmont tot de Waterloolaan kunnen laten doorlopen. Voor de gelegenheid zouden alle antiquairs op dat traject hun deuren kunnen openzwaaien. In die geest hebben we de mogelijkheid van elektrische shuttlediensten toegevoegd die permanent een toer maken. Zo maken we van dat no man’s land een stevige scharnier van de stad.” Aan de oppervlakte voorziet het project een zgn. 'zachte zone' voor gedeelde mobiliteit. Blijkbaar is de naam Morgen Egmont een knipoog naar Demain, een film over transitie? “Een beetje wel. Tien jaar geleden was een burgerinitiatief als dit nog ondenkbaar. De mentaliteit is drastisch gewijzigd. De bewustwording en de bereidwilligheid zijn toegenomen. Burgers zijn niet langer louter toeschouwers die aan de zijlijn kritiek uiten. Dat mensen hun lot in eigen handen nemen, is wat mij zo aantrekt tot dit project.” Wanneer zouden de werken kunnen beginnen? “Daar kan ik onmogelijk op antwoorden. Het hangt het ervan af hoe de economische spelers en de regionale overheid elkaar vinden. Ik stel wel vast dat de handelaars risico’s nemen: ze hebben geld en tijd geïnvesteerd in studies en in het uitwerken van ideeën. Ik denk wel dat ze een luisterend oor vinden aan de andere kant van de tafel en dat we een bouwvergunning zullen krijgen. Ik heb mijn input gegeven over wat in mijn ogen belangrijk is in een stad. Wat er nu verder mee gebeurt, ligt niet in mijn handen.” ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - september 2019 ❙ 29
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Mobiliteit & logistiek Acerta gelooft niet in regelitis De tijd dat werknemers voor één mobiliteitsformule kiezen, is voorgoed voorbij. Volgens Acerta kan het cafetariaplan een goed antwoord zijn. “Ieder heeft zijn eigen trigger.” D e trend naar meer individualisering en flexibilisering zet zich ook in de mobiliteit door. Dat leidt Acerta af van het onderzoek dat het als hr-dienstverlener doet. “Werknemers gaan vaker met de fiets naar het werk – in 2018 was dat 26% van hen, 9% meer dan het jaar voordien”, vertelt Chris Wuytens, managing director Acerta Consult. “De bedrijfswagen blijft stabiel, maar 11% combineert auto en fiets.” Via het flexibelere loonbeleid van een cafetariaplan kunnen bedrijven inhaken op deze trend. “Lang belemmerde de juridische constructie de invoering van een cafetariaplan”, weet Chris Wuytens. “De koudwatervrees neemt nu af. Hoe meer organisaties er zich aan wagen, hoe meer de vooroordelen tegenover de administratieve rompslomp afbrokkelen. Waarschijnlijk komen er meer cafetariaplannen.” Individualisering Acerta heeft zelf sinds vier jaar een cafetariaplan waarmee de werknemers uit verschillende mobiliteitsopties kunnen D.R. kiezen: auto, fiets, upgrade van treinabonnementen… “Ook voordien was mobiliteit voor ons al een issue”, zegt Raf Gilles, director reward van Acerta. “Daarom speelt de nabijheid van openbaar vervoer al lang een grote rol als we uitkijken naar nieuwe kantoorgebouwen.” In 2014 had Acerta al een klein cafetariaplan waarmee medewerkers alternatieven voor de bedrijfswagen konden zoeken. Raf Gilles: “Als je akkoord ging met een kleinere wagen, kreeg je er een treinabonnement bovenop. Je kon dus het ene voordeel voor het andere ruilen. Het principe van geven en nemen.” Toen maakte Acerta twee principiële keuzes. Één: functiewagen of een Raf Gilles 30 ❙ Brussel Metropool - september 2019 wagen voor privégebruik, het moest een degelijke, betrouwbare en zuinige (groene) auto zijn. Twee: tankkaart niet inbegrepen. “Na 4 jaar tellen we 147 medewerkers met een cafetariawagen”, vertelt Gilles. “92 komen effectief met de wagen naar het werk. 27 blijven de trein nemen, 4 de bus en 24 de fiets, ondanks het ingeleverde geld voor een private auto.” Over het cafetariaplan, mobiliteit en thuiswerk stelde Acerta heel duidelijke brochures op. “Als werkgever moet je daar goed over communiceren … en werknemers ook de tijd gunnen om aan nieuwe formules te wennen”, meent Raf Gilles. “Als een mobiliteitsplan deugt, doet de mond-totmondreclame haar werk.” Chris Wuytens beaamt dit. “Individualisering vergroot de kans op succes. Globale maatregelen wil men niet meer. Toen ik op weg naar kantoor een enorme omweg moest afleggen met de auto omdat een brug kapot was, ben ik beginnen te fietsen. Ieder heeft zijn eigen trigger. Mensen veranderen hun gedrag wanneer de omstandigheden hen daartoe dwingen.” Qua fietsleasing ziet Acerta in eigen huis een grote variatie: elektrische fietsen, maar ook racefietsen of plooifietsen. “Zet in op heterogeen in plaats van homogeen beleid”, luidt de boodschap. “Vele organisaties zijn nog altijd geneigd om te regelen. Het is beter een diversiteit aan keuzes aan te bieden.” Bij Acerta noemen ze het een win-winsituatie die ook het Chris Wuytens aantrekken van nieuw talent vergemakkelijkt. Wuytens: “Zelf zijn we een groot bedrijf, maar we democratiseren het cafetariaplan ook voor kleinere bedrijven die klant zijn bij ons. KMO’s kunnen evengoed competitief zijn met dit soort voordelen.” Liefst 60% van de werkgevers wil het mobiliteitsbudget introduceren, maar zet voorlopig nog geen concrete stappen. Acerta wil het systeem in het cafetariaplan integreren, maar kijkt ook nog even de kat uit de boom. “De administratieve last is zwaar voor een personeelsdienst”, oordeelt Raf Gilles. “Ik wacht op dienstverleners die organisaties op dat vlak gaan ontzorgen. Die gaan er zeker komen. Ik denk dat het mobiliteitsbudget op termijn wel de norm wordt.”● Peter Van Dyck D.R. Mobiliteit & logistiek Sodexo trekt de transversale kaart Bij Sodexo Benelux maakt het mobiliteitsbeleid deel uit van de Corporate Responsibility politiek en wordt het zeer breed gedragen. “Onze CEO’s inspireren ons.” H et mobiliteitsbeleid bij Sodexo Benelux staat onder de directe leiding van de algemene directie en wordt transvers gecoördineerd door Sales, HR, Facilities, Finances, Corporate Responsibility, Health, Quality & Safety. Dit beleid beslaat dus een breed spectrum. Aandachtspunten zijn o.a. de impact van pendelende medewerkers op het milieu (de uitstoot van broeikasgassen), een mogelijke tegemoetkoming voor het gebruik van openbaar vervoer of zachte mobiliteit bovenop de bedrijfswagen, het mobiliteitsbudget, minder parkeerplaatsen bij de hoofdzetel, de nodige uitrusting voor elektrische auto’s en hybriden (al ruim 30 laadpalen op het hoofdkantoor + aan de woonplaatsen van werknemers), de aanbevelingen aan bezoekers om zo veel mogelijk alternatieve vervoersmodi te gebruiken, enz. Er spelen overigens niet alleen ecologische motieven; ook de veiligheid van de medewerkers is een aandachtspunt, wat zich onder meer uit in cursussen eco-driving en lessen verkeersveiligheid. Michel Croisé, voorzitter van Sodexo Benelux, en Jerôme Lemouchoux, CEO van Sodexo Benefits & Rewards, werken nauw samen om van het bedrijf een referentie te maken op het vlak van verantwoorde mobiliteit. Het is trouwens vanuit die optiek dat Sodexo in 2014 besloot om zijn 400 werknemers onder te brengen in een kantoor in het hart van de stad, op een knooppunt waar verschillende trein-, tram- en buslijnen en veilige fietspaden elkaar kruisen. Het management neemt heel bewust het voortouw. “Niet alleen vanuit het idee van goed leiderschap, maar evengoed om te laten zien dat de initiatieven ook financieel door het bedrijf gedragen worden”, licht CSRmanager Greg Renders toe. “Bepaalde maatregelen hebben een positief effect op de financiële balans van een bedrijf – de cursussen eco-driving brengen bv. op omdat ze het brandstofverbruik én de verkeersongelukken verminderen. Andere genereren kosten: bijkomende verzekeringen en de terugbetaling van abonnementen voor alternatieve vervoersmodi. In beide gevallen is de inspiratie die uitgaat van onze CEO’s zeer overtuigend. Een van onze CEO’s komt dagelijks met de fiets naar het kantoor, zomer én winter. Een andere is zowat het toonbeeld van multimodaliteit: de ene dag neemt hij een vouwfiets, de volgende de metro, nog een andere dag een deelstep en zo nu en dan zijn elektrische wagen.” Medewerkers betrekken Sodexo tekent een nieuw mobiliteitsplan uit, maar kan er op het moment van schrijven nog niet dieper op ingaan, omdat het de ideeën wil afstemmen met de medewerkers. Dat is een traditie binnen de onderneming. Zo werden de werknemers in het verleden ook al betrokken bij de plannen om het hoofdkantoor van Oudergem naar Elsene te verhuizen – zij hebben toen onder meer mee kunnen stemmen over de definitieve locatie en de inrichting. Nu worden de werknemers van het hoofdkantoor uitgenodigd om deel uit te maken van de werkgroep Mobiliteitsstrategie waarvan Jérôme Lemouchoux en Michel Croisé de drijvende kracht zijn. Workshops zullen zich buigen over de middelen die nodig zijn om de ambitie van de hoofdzetel, in lijn met het plan Horizon 2030, te realiseren. Op tafel liggen onder meer het mobiliteitsbudget, het ondersteunen van alternatieve mobiliteit, de car policy, verzekeringen, de vereiste stimuli, een gedeeld wagenpark, het telewerken, de mobiliteit van callcenters, het veiligheidsbewustzijn, gedecentraliseerde co-werkplekken enzovoort. Voorts is het de bedoeling afspraken te maken over de meetinstrumenten die de vorderingen opvolgen. Zo zal de werkgroep ook de evaluatie van de uitstoot van broeikasgassen, die samen met partner CO2Logic loopt, onder de loep nemen. ● Greg Renders, CSR Manager de Sodexo Peter Van Dyck Brussel Metropool - september 2019 ❙ 31
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Mobiliteit & logistiek AG Real Estate wil continu verbeteren Duurzame mobiliteit – met de nadruk op alternatieve vervoersmodi en de zachte mobiliteit – zit in het DNA van AG Real Estate, de immobiliëndochteronderneming van AG Insurance. Sinds 2007 kiest het bedrijf voor een milieuvriendelijke aanpak die medewerkers aanspoort om meer ecologische transportmiddelen te kiezen en het autoverkeer te ontlasten. D.R. D D.R. e mogelijkheden om een parkeerplaats in te ruilen tegen abonnementen op het openbaar vervoer en om voor korte verplaatsingen gebruik te maken van een pool van wagens zijn voorbeelden van acties die AG Real Estate al ondernam. Om de zachte mobiliteit te faciliteren, stelt het hoofdkantoor fietsrekken, opbergkluizen en douches voor de fietsers ter beschikking. Bij elke aanwerving analyseren de HR Business Partners samen met de kandidaten de verschillende mobiliteitsopties om op hun toekomstige werkplek te geraken. Om continu te verbeteren en om een antwoord te blijven formuleren op maatschappelijke besognes herziet AG Real Estate voortdurend zijn mobiliteitspolitiek. “Het ultieme doel is een verantwoord aanbod dat aansluit bij de behoeften van de medewerkers”, zegt Véronique Mathonet, chief HR & communication officer. Véronique Mathonet naar de nieuwe werkplek wou zoeken gepersonaliseerde overlegmomenten aan”, vertelt Véronique Mathonet. Kort na de verhuizing voegde het bedrijf nog elektrische scooters aan de pool van wagens toe. In 2016 introduceerde AG Real Estate het platform Commuty dat toeliet om de parking van het hoofdkantoor te flexibiliseren, het autodelen te bevorderen en de reservatie van voertuigen uit de pool te automatiseren. In 2018 voegde men een belangrijk luik aan het Flex Income Plan toe, gewijd aan mobiliteitsvoordelen zoals fietsleasing, de terugbetaling van een parkeerplaats aan het station van vertrek, de overstap naar een treinabonnement in eerste klasse, de Railease pas (voor wie bedrijfswagen en trein wil combineren)… Begin 2019 introduceerde de onderneming een Mobility Policy ter vervanging van de Car Policy. Voortaan kregen medewerkers de kans om voor een ecologische, ‘propere’ wagen te gaan of zelfs afstand te doen van hun bedrijfswagen in ruil voor andere voordelen via cash for car of een mobiliteitstoelage. Voor AG Real Estate is het moeilijk om globale cijfers te geven over de evolutie van de verplaatsingen. Tussen de eerste enquête (in 2015) en de laatste (in 2018) nam het immers het beheer van de commerciële centra terug in eigen handen. De medewerkers van die centra zijn op locaties actief die niet noodzakelijk een goede verbinding hebben met openbaar Platform Commuty In 2015 verhuisde AG Real Estate van de Botanic Building in de Sint-Lazaruslaan naar de Kunstlaan. De ligging van de Botanic Building was wel gunstig, in de nabijheid van het Noordstation, maar de honger naar een aangenamer werkkader was groot. Het bedrijf maakte meteen van de gelegenheid gebruik om de verplaatsingen van de medewerkers te bestuderen. “We hielden toen een mobiliteitsenquête, redigeerden een mobiliteitshandleiding en boden elke werknemer die de vlotste verplaatsing 32 ❙ Brussel Metropool - september 2019 vervoer; vergelijking zou dus een vertekend beeld opleveren. “Wat we wél kunnen zeggen, is dat bij de nieuwe mobiliteitspolitiek begin 2019 een derde van de werknemers voor een ‘properdere’ wagen, met minder CO2-emissies, koos in ruil voor andere extralegale voordelen”, verklapt Véronique Mathonet. “Sinds enkele jaren gebruiken ook steeds meer medewerkers voor het openbaar vervoer of de fiets voor het woon-werkverkeer. We geloven dan ook in het deugdzame effect van goede communicatie en overleg over mobiliteit én van de gemeenschappelijke inspanningen van bedrijven en de overheid om alternatieve en flexibele mobiliteitsoplossingen te ontwikkelen, ten voordele van ieders welzijn.” ● Peter Van Dyck Mobiliteit & logistiek Genève: RER connecteert een miljoen mensen Brussel kan voor zijn Good Move plannen veel leren van de buitenlandse steden. In Genève bijvoorbeeld zorgen, net als in Brussel, de aangroeiende bevolking en het grote aantal pendelaars samen voor verkeersknopen. Als je bedenkt dat de 19 gemeenten van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest al veel stof voor discussie leveren, dan kun je je inbeelden welke krachttoer het was om de 45 gemeenten van de agglomeratie Genève tot een grensoverschrijdende organisatie en aansturing van het openbaar vervoer te bewegen. Toch is Genève erin geslaagd het beheer van trein, tram en bus te centraliseren. I n 2014 besloot de Zwitserse agglomeratie om een einde te maken aan de versnippering van het openbaar vervoer en de aansturing over een totaal andere boeg te gooien. “We wilden de band versterken tussen de verschillende autoriteiten, de administraties en de bevolking”, vertelt David Favre, directeur-generaal Office Cantonal des Transports Publics van Genève. In 2017 werd met de Direction Générale des Transports (DGT) één gemeenschappelijke maatschappij voor het ganse kanton opgericht, die in dialoog en overleg ging met lokale co-operatieve organisaties. Twee comités zagen het licht: één dat alle stakeholders bij elkaar bracht en één dat alle professionele private partners verzamelde. Om inspraak van de gebruikers te realiseren, hield men een enquête bij 12.000 burgers. Capaciteit verdubbelen De vereende krachten stippelden een strategische visie voor 2030 uit. “Dit gaat verder dan enkel een betere mobiliteit”, legt David Favre uit. “Onze ambitie is om naar een groenere agglomeratie te evolueren.” De eerste stap voorwaarts was het Forum Mobilité 2030, waar 150 deelnemers het plan hun zegen gaven. Een belangrijk principe: vervoermiddelen die weinig publieke ruimte innemen krijgen voortaan privileges. En tegen 2030 wil men de capaciteit van het openbaar vervoer verdubbelen. “De focus ligt op het openbaar vervoer, maar we willen ook de ‘zachte mobiliteit’ niet vergeten”, zegt Favre. Een van de maatregelen voor de voetgangers betreft het installeren van slimme verkeerslichten aan zebrapaden (uitgerust met sensoren die lichaamswarmte lokaliseren). Tweewielers krijgen een betere ontsluiting van het fietsnetwerk. Genève maakte een wet voor een coherente en evenwichtige mobiliteit (LMCE). Die bevat liefst 100 maatregelen die met 68% van de stemmen goedgekeurd zijn. De meerderheid wil meer nabije mobiliteit, meer parkings in de periferie, een algemene snelheidsbeperking tot 30 km/uur in het centrum en meer nieuwe diensten zoals gedeelde scooters en fietsen. Wat opvalt, is dat sommige maatregelen eerder de inwoners ten goede komen dan de weggebruikers. Tegen 2024 wil Genève 20% meer openbaar vervoer. Een cruciale rol in de transitie speelt de intussen in gebruik genomen Léman Express. Dit regionaal treinennetwerk (RER), met 45 stations en 23 km aan lijnen connecteert één miljoen mensen. Vandaag bevindt 80% van de inwoners en 86% van de pendelaars zich binnen een straal van 1,5 km van het netwerk. Voor alle lijnen geldt slechts één ticket, met multimodale en gunstige tarieven. De realisatie van de extreem ambitieuze plannen gaat uiteraard ook gepaard met grote wegen- en spoorinfrastructuurwerken. Dit jaar alleen al zijn er 50 belangrijke werven in het kanton. David Favre geeft toe dat hij de inwoners soms om geduld moet vragen. Maar als je goed uitlegt dat een betere doorstroming van het verkeer en het efficiënter maken van alle verplaatsingen het einddoel is, kun je op veel begrip rekenen. Een online-platform dat de werven coördineert en erover communiceert, beperkt zoveel mogelijk de hinder voor de burgers. En wat ook helpt: de wetenschap dat de initiatieven lonen. De reeds uitgevoerde maatregelen hebben al tot een vermindering met 14% van het pendelverkeer aan de grenzen van de stad geleid. ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - september 2019 ❙ 33 D.R.
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Mobiliteit & logistiek Mulhouse : eén gebruiksvriendelijke sleutel tot alle mobiliteitsdiensten Mulhouse is een trendsetter. De op één na grootste stad van de Elzas heeft de mobiliteitsrekening geïntroduceerd, een primeur in Europa. Het is ook de eerste Mobility as a Service (MaaS) in Frankrijk. Lang geleden vermaard om zijn textielindustrie, is de stad met meer dan 100.000 inwoners getransformeerd tot een Smart City die naam waardig. D e déclic kwam er in 2015. Mulhouse zag zich geconfronteerd met een enorme verkeersverzadiging. Een transitie drong zich op. “We stelden vast dat elke vervoersmodus zich vasthield aan zijn eigen regels, tarieven en een exclusieve toegang. Dit schrok occasionele gebruikers af”, vertelt Denis Rambaud, vice-voorzitter van Transports et Mobilités Mulhouse. De oplossing lag volgens hem voor de hand: één gebruiksvriendelijke sleutel tot alle stedelijke mobiliteitsdiensten. De mobiliteitsrekening moest een platform worden waar je op een eenvoudige manier in real-time de beste vervoersoplossing kan checken. Dankzij de app van de mobiliteitsrekening hebben mensen via hun de smartphone toegang tot het totale aanbod van mobiliteitsdiensten binnen de agglomeratie: openbaar vervoer, taxi’s, huurfietsen, (al dan niet elektrische) deelfietsen en -auto’s, zelfs parkings… Je kunt de nabijheid van stations natrekken, de tarieven en de beschikbaarheid van alle verplaatsingsmiddelen napluizen en ook de verschillende combinaties voor één traject met elkaar vergelijken. Als je je met de wagen verplaatst, helpt de app je ook te verifiëren waar je mag parkeren. Pas op het einde van de maand betaalt de gebruiker voor de diensten waarop hij een beroep heeft gedaan. Hij ontvangt één overzichtelijke factuur op basis van de meest voordelige tarieven. Om een voorbeeld van de gunstige prijzen te geven: als je bij Vélocité een fiets huurt, moet je slechts één euro per maand betalen, op voorwaarde dat elk traject binnen het halfuur 34 ❙ Brussel Metropool - september 2019 is afgelegd. Het is ook mogelijk om via de app het overzicht over al je verplaatsingen te behouden. Je kan een specifiek budget vooropstellen. Wanneer je het voorziene plafond bereikt, krijg je automatisch een waarschuwing. Complementaire logica Die laatste functie – het instellen van een budgettair plafond – is een van de vele suggesties die van de gebruikers zelf afkomstig was. Denis Rambaud onderstreept het co-operatieve aspect van de mobiliteitsrekening: de gebruikers hadden hun inbreng in de totstandkoming. In 2016 was er een ronde tafel met alle geïnteresseerden, waarbij gepeild werd naar de vereisten om het project te doen slagen. Een jaar later volgde de voorstelling van de maquettes en konden de burgers het uitgetekende parcours valideren. Vóór de officiële lancering was er tussen maart en juni 2018 eerst een testperiode met een 50-tal proefpersonen. “Die mensen zijn onze gedroomde ambassadeurs geworden”, lacht Rambaud. Hij spreekt van een evenwichtig partnerschap tussen alle actoren. Iedere dienstverlener ondertekende een conventie met de stad en blijft verantwoordelijk voor zijn eigen functioneren. De deelnemende vervoersorganisaties getuigden in Le Monde dat de mobiliteitsrekening voor een revolutie in hun métier heeft gezorgd. Vroeger bleef iedereen veilig binnen zijn domein. Vandaag hebben alle partijen zich in een complementaire logica ingeschreven. Het initiatief mag gerust een succes genoemd worden. De app is al 3130 keer gedownload. “Je kan op twee manieren de kaart van de ecologie trekken en de uitstoot van broeikasgassen drastisch reduceren: op een bestraffende manier of op een positieve manier”, weidt Rambaud uit over de filosofie achter het project. “Wij gingen voor de tweede optie. Ze daagt mensen uit om niet langer de gevangene te zijn van hun traditionele manier om zich te verplaatsen. Door barrières weg te nemen, willen we dezelfde soepelheid garanderen die je hebt als je de auto die voor je deur staat zou nemen.” ● Peter Van Dyck Mobiliteit & logistiek Walthamstow Forest : Fietsers en voetgangers nemen de overhand De acties aan Brusselse scholen van het voorbije jaar indachtig, waarbij kinderen én ouders om een buurt met betere luchtkwaliteit en veiliger verkeer smeekten, is het initiatief van Walthamstow Forest, een stadsdeel van Londen, om wijken verkeersluw te maken hoogst interessant en inspirerend. © Dun.can W althamstow Forest is een van de 18 boroughs of stadsdelen van de Britse hoofdstad. De borough speelde met zijn Queen Elizabeth Olympic Park een belangrijke rol tijdens de Olympische Spelen van 2012. De Spelen gaven een boost aan een stadsdeel dat lang gebukt ging onder een gebrek aan investeringen en veel verkeersproblemen. Het aantal inwoners – zo’n 280.000 – neemt gestaag toe en de bestuurders zijn al vele jaren bezig met de vraag hoe ze de groei duurzaam kunnen maken. Ze hebben van meet af aan de inwoners aangemoedigd om meer te wandelen en te fietsen. Om meer te genieten van de groene omgeving. Clyde Loakes, wethouder van Walthamstow Forest: “We wilden heel bewust een snelle transitie, omdat we aan onze kinderen denken.” In 2013 nam Walthamstow deel aan een wedstrijd onder de Londense boroughs. Hun programma, dat mini-Holland heette en een duidelijk bewegwijzerd fietsnetwerk omvatte dat de woongebieden beter met elkaar verbond, kwam als een van de drie winnaars uit de bus. Het plan werkte, want vandaag noteert Walthamstow Forest 20.000 fietsers per dag. Inspraak met scherpe randjes Het bestuur betrok van dag één de plaatselijke bevolking bij het ontwerpproces. Het peilde bij de mensen naar wat ze graag wél en niet in hun omgeving hadden. Op basis daarvan maakte men de eerste plannen op, die vervolgens opnieuw aan de burgers en organisaties (ook lokale scholen) werden voorgelegd. Er waren best tegenstrijdige geluiden te horen, zegt Clyde Loakes. “De handelaars hamerden erop dat er meer parkeermogelijkheden nodig waren, terwijl de shoppers minder verkeer verlangden en veilig de straat wilden oversteken.” Het hoeft niet te verbazen dat de ontwikkelaars méér oor hadden naar de verzuchtingen van deze laatsten. Met de auto niet langer als prioriteit, vormden rustige groene ruimtes het hart van het ontwerp. Naast nieuwe publieke ruimte kwam er een algemene snelheidsbeperking van 30 km/uur. In het VK heeft de autolobby steeds geprobeerd om verdeeldheid te zaaien tussen voetgangers en fietsers. “Onze consultatierondes hebben aangetoond dat de twee méér gemeen hebben dan we denken”, ontkracht Loakes die these. Een periode met testopstellingen verliep niet geheel vlekkeloos. Op een online-platform konden burgers hun genuanceerde mening geven over de ingrepen. Loakes geef toe dat het consulteren van de gemeenschap z’n scherpe kantjes had. Er was een emotionele protestmars van 500 man tegen de beslissing om tien straten autovrij te maken, maar anderzijds kwam er ook véél steun. Kinderen waren blij dat ze weer op straat konden spelen. Intussen is de scepsis verstomd. De resultaten spreken voor zich. In vijf jaar tijd zijn 43 straten gesloten voor het autoverkeer en zijn er 350 bomen bij gekomen. De winkelstraten trekken vandaag méér volk dan vroeger; er komen zelfs mensen vanuit Londen-centrum naartoe omdat het er zo aangenaam shoppen is. Volgens Clyde Loakes en consultant Jon Little is het succes mede te danken aan flankerende maatregelen, zoals gratis fietslessen en fietsverhuur aan stations. Onderzoekers van de Universiteit van Westminster konden zelf nauwelijks geloven dat uit hun studie bleek dat al na één jaar het aantal voetgangers en fietsers spectaculair was toegenomen. Momenteel hebben de inwoners van Walthawstow Forest van alle boroughs van Londen de meeste lichaamsbeweging. De luchtkwaliteit wint erbij: in 2007 viel er aan 58.000 huizen nog een NO2-uitstoot te bespeuren die boven de EU-norm lag, nu zijn dat er 6300. “Dat is nog altijd te veel, maar de significante vooruitgang wijst er wel op dat we op de goede weg zijn”, besluit Clyde Loakes. ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - september 2019 ❙ 35
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Starter Velopakk : levering per vrachtfiets Met Velopakk biedt Arnaldo Vargas een stedelijke logistieke oplossing die het express delivery aanbod aanvult en voor de milieuvriendelijke en economische levering van grotere hoeveelheden goederen zorgt. "R evolutie is als een fiets: als hij niet vooruit gaat, valt hij," placht Che Guevara te zeggen. Arnaldo is van oorsprong niet Argentijns maar Venezolaans. En de revolutie waar hij volledig bij betrokken is, is die van de mobiliteit, met een duidelijke voorkeur voor de fiets. Meer bepaald de vrachtfiets. Na een jaar of vijftien in de IT, vroeg deze fietsliefhebber zich af hoe hij zou kunnen bijdragen tot het streven naar een betere mobiliteit in Brussel. In dit verband verrichtte hij een marktonderzoek naar het vervoer per fiets en stelde hij vast dat dit type vervoer zich helemaal niet tot expreskoerier beperkt. "Er zijn mogelijkheden voor het vervoer van producten die groter en/of zwaarder zijn dan post en die niet binnen het uur moeten worden geleverd", legt hij uit. "Ik denk bijvoorbeeld aan voedingswaren of huishoudelijke apparaten. Het klopt niet dat alles onmiddellijk moet worden geleverd. Veel goederen kunnen tijdens daluren ter bestemming worden gebracht. Het volstaat dat u een efficiënte logistiek opzet voor de goede organisatie van de leveringen. Deze vorm van transport is echt aangewezen voor 'last mile delivery'". De beruchte ‘last mile’ is een uitdaging en een struikelblok voor veel bezorgers. "Vaak wordt deze laatste kilometer met een bestelwagen gereden”, zegt Arnaldo Vargas. "Soms zelfs een vrachtwagen. Ook al zijn er slechts een paar pakketten te leveren. Bovendien zijn sommige plekken voor zulke voertuigen op bepaalde tijdstippen moeilijk of onmogelijk te bereiken. Dit is niet het geval bij een vrachtfiets.” Ja, maar vind je een dergelijk voertuig? Wel, bij Arnaldo’s Zweedse partner Velove. Dit bedrijf heeft met name een elektrische vrachtfiets ontwikkeld, Armadillo genaamd, die de Berliner Morgenpost omschreef als "een hybride tussen een go-kart, en fiets en een bestelwagen". Het tuig vervoert gemakkelijk 350 kilo en behaalt een snelheid van 25 km/u. Arnaldo Vargas bevindt zich sinds begin dit jaar in de testfase: "Wij nemen contact op met mogelijke targets, om te beoordelen hoeveel ze bereid zijn te betalen op basis van het aantal bestellingen. Voorlopig 36 ❙ Brussel Metropool - september 2019 communiceren we veel. We worden goed onthaald, vooral door mensen die zelf fietsen en/of reeds gebruik hebben gemaakt van gelijkaardige diensten.” Op lange termijn wil Vargas de 19 Brusselse gemeenten bestrijken met een team van 10 tot 15 personen. "Velopakk stemt echt overeen met het concept van zachte mobiliteit. Onze vrachtfietsen bereiken ook bestemmingen die voor auto's, bestelwagens of vrachtwagens moeilijk of niet toegankelijk zijn.” Velopakk is een project dat langzaam maar zeker vorm begint te krijgen en steun geniet van Beci en meer bepaald Mo, de mobiliteitsruimte die anderhalf jaar geleden op de begane grond van het gebouw van Beci werd gelanceerd. Ideeën ontstaan en sommige ervan nemen stilaan gestalte. Zo bijvoorbeeld een oplossing voor de site van Tour & Taxis, meer bepaald voor interne leveringen. Velopakk kreeg ook belangstelling van de Brusselse microbrouwerijen, die het een goede manier vinden om hun klanten in de hoofdstad te bevoorraden. Wedden dat dit slechts het begin van het avontuur is. Guy Van den Noortgate Info : www.velopakk.com Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • https://starters.beci.be/ D.R. ADVERTORIAL GEZOCHT: GEMOTIVEERDE JONGERE ZONDER ERVARING Waarom ervaring geen vereiste meer is dankzij de First Stage Joëlle De Grox is HR-verantwoordelijke bij Auto5. Net als veel andere werkgevers heeft ook zij de droomkandidaat voor ogen wanneer ze rekruteert: een gemotiveerde jongere met praktijkervaring. Al is het voor schoolverlaters onmogelijk om ervaring te hebben. Dankzij Select Actiris vond ze een oplossing voor die eeuwige spreidstand. Jong en onervar “Laten we eerlijk zijn,” vertelt Joëlle. “Iedereen wil mensen met ervaring aannemen. Zo weet je dat je nieuwe werkkrachten meteen inzetbaar zijn.” Mohamed Oufkir, 21 jaar en kersvers automechanieker bij Auto5, herkent het probleem: “Terwijl ik net van school kwam! Ik kon dus helemaal geen ervaring hebben.” De oplossing kwam er dankzij Select Actiris. “Select Actiris is een vaste partner voor ons wanneer we rekruteren,” vertelt Joëlle. “Soms zoeken we met hen op korte tijd heel wat mensen die meteen inzetbaar zijn. Net voor de grote vakantie bijvoorbeeld, wanneer mensen hun auto nog eens willen laten onderhouden voor de lange rit naar hun vakantiebestemming.” Tijd om te rijpen “Maar wanneer we nieuwe werknemers zoeken die we op lange termijn kunnen inzetten, heeft Select Actiris een andere maatregel waarmee we kunnen rekruteren: de First Stage. Zo is ook Mohamed bij ons terechtgekomen.” Die First Stage blijkt de ideale manier voor Joëlle om de ploeg duurzaam te versterken. “Met de First Stage kunnen we jonge mensen met weinig ervaring aannemen, die we dan helemaal kunnen vormen naar onze manier van werken bij Auto5. De loonkosten tijdens zo’n First Stage zijn bovendien beperkt, zodat de jongeren de tijd krijgen om zich te integreren en zich het vak eigen te maken.” Carrièr “Dankzij die First Stage was mijn carrière gelanceerd,” vertelt Mohamed. “Ik kon zes maanden ervaring opdoen nadat ik afstudeerde, en daarna werd ik meteen vast aangenomen.” Ook Joëlle blikt tevreden terug: “En zo hebben wij een jonge, gemotiveerde werknemer erbij met de praktijkervaring die we zoeken!” VERTROUW OP DE EXPERTISE VAN SELECT ACTIRIS OM TE REKRUTEREN Net als Joëlle het ideale profiel rekruteren in Brussel? Perfect mogelijk met Select Actiris. Select Actiris combineert een grondige selectie met opleidingen en premies om ook voor jouw vacature de ideale kandidaat te vinden. Surf snel naar select.actiris.brussels en vraag raad aan je persoonlijke werkgeversconsultant. Met de steun van het Europees sociaal fonds
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Dynamiek Vergroot uw kansen op een overheidsopdracht Een overheidsopdracht binnenhalen is geen lachertje. Voor bepaalde vragen kan de hulp van een gespecialiseerde dienst bijzonder nuttig blijken. Dat is net wat het Observatorium van de referentieprijzen voor de overheidsopdrachten voorstelt. T oen de sociale partners vaststelden dat de strijd tegen de oneerlijke concurrentie en zwartwerk ook bij overheidsopdrachten moest worden gevoerd, werd het Observatorium opgericht binnen de Economische en Sociale Raad van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest, bij ordonnantie van 3 april 2014. Het Observatorium heeft als voornaamste taak de gewestelijke aanbestedende diensten bij te staan in het raam van hun contracten, met name door prijzen te analyseren waarvan het vermoeden bestaat dat ze abnormaal laag zijn. Hoewel het Observatorium instrumenten ontwikkelt die hoofdzakelijk bestemd zijn voor overheidsaankopers, is het ook actief voor bedrijven. Zo voorzag het bijvoorbeeld in een online bedrijvengids. Overheidsopdrachten vormen voor bedrijven een belangrijk zakelijk potentieel. Om uw kansen op zo’n opdracht te vergroten, geeft het Observatorium u enkele tips: 1 Blijf op de hoogte van de opdrachten: op het platform e-Procurement publiceren overheidsaankopers hun opdrachten online. Bedrijven kunnen de gegunde opdrachten in hun sector vinden door zich (gratis) te registreren. Ze kunnen ook een profiel aanmaken om een lijst van publicaties te ontvangen die overeenkomt met hun profiel. Neem een kijkje op www.publicprocurement.be 2 Maak jezelf bekend bij publieke aankopers: vele “kleine contracten” worden niet gepubliceerd vanwege hun geringe waarde. Om uw kansen op deelname te optimaliseren kunt u zich bij publieke aankopers bekend maken via een nieuwe tool: de bedrijvengids! Deze gids kwam er voor publieke aankopers en bedrijven. In deze gids vindt u o.a. een lijst publieke aankopers, inclusief het soort opdracht dat zij gunnen. Zo kunt u gemakkelijker met 1 hen in contact komen. Inschrijven via https://ces.irisnet.be/ nl/observatory/presentation#5. 3 4 Bereid u voor op de dematerialisatie van aanbestedingen: overheidsopdrachten worden steeds meer geautomatiseerd1 . Om zich aan deze evolutie aan te passen, moeten bedrijven zich vertrouwd maken met de bestaande IT-tools, in het bijzonder met de toepassingen van e-Procurement. Specifieke handleidingen voor bedrijven vindt u op www.publicprocurement.be. Ken de kwalitatieve selectiecriteria en technische specificaties: lees voor het opstellen van uw offerte zorgvuldig de aanbestedingsdocumenten, inclusief de kwalitatieve selectiecriteria en technische specificaties. Een offerte moet voldoen aan alle eisen die in deze documenten worden gesteld. Anders wordt ze afgewezen. Neem deel aan het bezoek ter plaatse, vooral wanneer dit in de contractdocumenten verplicht is. Zoals vermeld in de “Gids voor goede praktijken in overheidsopdrachten” die door het Observatorium op zijn webpagina's is gepubliceerd onder de rubriek “Nuttige publicaties en documenten”, kan uw bedrijf worden uitgesloten indien het in de offerte geen bezoekbewijs heeft opgenomen. 5 Respecteer de termijnen voor het indienen van een offerte: zorg ervoor dat u uw offerte binnen de door de publieke aankoper gestelde termijn indient als u niet wilt dat ze wordt afgewezen.● Meer informatie: https://esr.irisnet.be/nl/observatory/ observatorium@esr.brussels 38 ❙ Brussel Metropool - september 2019 Overheidsopdrachten onder de Europese bekendmakingsdrempels zijn vanaf 1 januari 2020 onderworpen aan de dematerialisatieverplichting. Dit is al verplicht sinds 18 oktober 2018 voor opdrachten met een geraamde waarde gelijk aan of hoger dan de Europese bekendmakingsdrempels. Dynamiek Overheidsopdrachten ook voor KMO’s Begin vorig jaar stelde de federale overheid een handvest voor waarvan de 13 beginselen vooral zijn bedoeld om meer KMO’s te laten deelnemen aan overheidsopdrachten. I n 2018 stelde de federale overheid een handvest op om de toegang van KMO's tot overheidsopdrachten te vergemakkelijken. In de toegang tot zulke opdrachten werd namelijk tussen grote ondernemingen en KMO’s (minder dan 50 werknemers) een onevenwichtigheid vastgesteld. Het charter wil alle bedrijven, ongeacht hun omvang, dezelfde toegangsmogelijkheden bieden. Het is er dan ook op gericht KMO’s aan te moedigen om deel te nemen aan openbare aanbestedingen. Deze economische actoren bieden namelijk een aanzienlijk potentieel voor de creatie van extra werkgelegenheid, groei en innovatie. Het is duidelijk dat grote ondernemingen gemakkelijker toegang krijgen tot overheidsopdrachten met een hoge contractuele waarde. En vooral lokale overheden doen zelden een beroep op KMO’s. Ten slotte zijn starters ondervertegenwoordigd als directe deelnemers aan overheidsopdrachten, ondanks hun sterke aanwezigheid onder de KMO's in België. Dit handvest richt zich tot de aanbestedende diensten, opdat zij overheidsopdrachten toegankelijker zouden maken voor KMO’s. Het document bevat 13 principes, waaronder de verdeling van de percelen voor opdrachten boven 144.000 euro, meer gebruik van elektronische middelen, het aanvaarden van varianten (alternatieve ontwerp- of uitvoeringsmethode), kwalitatieve selectie, gunning aan de economisch voordeligste inschrijving (beoordeeld aan de hand van prijs, levenscycluskosten en kwaliteit/prijsverhouding). Het charter voorziet ook in de mogelijkheid van vooraankondigingen of informatiesessies om bedrijven te helpen zich voor te bereiden op een eventuele deelname aan een overheidsopdracht. Wat betreft de procedures van gunning via onderhandelingen die aan geen enkele vorm van bekendmaking zijn onderworpen, verplicht het handvest de aanbestedende diensten ertoe een daadwerkelijke mededinging te waarborgen, namelijk door rekening te houden met spontaan ontvangen inschrijvingen en door aanvullende mogelijkheden voor de bekendmaking van de opdracht in overweging te nemen. Het handvest bevat ook een beginsel dat aanbeveelt om de afgewezen inschrijvers onverwijld feedback te geven, met © Getty vermelding van de redenen voor dit besluit, maar ook van de middelen om hiertegen in beroep te gaan, de termijnen en de bevoegde instanties. Het handvest voorziet in toezicht om de toegang van KMO’s tot overheidsopdrachten te objectiveren. Het Strategisch Federaal Aankoopoverleg (SFA) netwerk zal een algemeen beleid betreffende de participatiegraad van KMO’s ten uitvoer leggen, rekening houdend met jaarlijks vastgestelde doelstellingen en indicatoren. Maar de toegenomen deelname van KMO’s aan overheidsopdrachten moet ook berusten op een bewustwording van het probleem. Het is namelijk de bedoeling om discriminatie op grond van de omvang van de onderneming te voorkomen. Extra mogelijkheden De Union des Villes et Communes Wallonnes heeft in juni jl. een advies uitgebracht waarin zij van mening was dat dit handvest "een goed samenvattend document van de regelgeving inzake overheidsopdrachten" is. Er worden echter andere manieren aanbevolen om de toegang van KMO’s tot overheidsopdrachten te vergemakkelijken. Zo bijvoorbeeld de ontwikkeling van opleidings-, begeleidings- en ondersteuningstrajecten bij bepaalde intercommunales voor economische ontwikkeling, of lokale ontwikkelingsagentschappen. Een andere mogelijkheid is een algemene administratieve vereenvoudiging, en in het bijzonder de vereenvoudiging van betalingsformaliteiten binnen de lokale overheden (die onder de bevoegdheid van de regionale overheid valt). Kortom, ook al is dit handvest niet bindend, het vestigt tenminste de aandacht op het probleem van de toegang van KMO's tot overheidsopdrachten. Hopelijk leidt dit tot veranderingen in het gedrag van de aanbestedende diensten.● Didier Béclard Brussel Metropool - september 2019 ❙ 39
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Dynamiek Transitie Een “groenere” nieuwe hoofdzetel voor Solvay De toekomstige hoofdzetel van Solvay in Neder-Over-Heembeek, gepland voor 2023, wordt duurzaam. S telt u zich een terrein van 22 hectare voor waar medewerkers zich te voet, met de fiets of met de elektrische auto verplaatsen in een groene ruimte met bomen en natuur. Dat is de visie voor de toekomstige zetel van Solvay, op de campus van NederOver-Heembeek. De hoeksteen wordt het hoofdgebouw voor de 1200 medewerkers: de ingenieurs, onderzoekers, managers, human resources managers, juristen en communicatiemanagers worden samengebracht in één modern, strak en duurzaam gebouw. Solvay spitst zich als wereldwijde groep toe op geavanceerde materialen en gespecialiseerde chemicaliën. Christiane Malcorps, country manager België bij Solvay, licht het nieuw bouwproject toe: “Ten eerste wordt in het verlengde van onze duurzaamheidsambities de CO2-uitstoot tot bijna nul herleid. We zijn van plan om zonnepanelen op de daken en parkeergarages te plaatsen en het gebouw zal gebruik maken van geothermische energie, een technologie die gebruik maakt van energie uit de bodem en het grondwater voor ruimteverwarming en -koeling. Zo kunnen we onze energiefactuur met 40% verlagen.” Naast geothermische energie zal het gebouw ook voordeel halen uit de natuurlijke hulpbronnen van het terrein: een regenwateropvangsysteem en een natuurlijk ventilatiesysteem. Het gebouw is ontworpen door het Deense architectenbureau Schmidt Hammer Lassen, een pionier op het gebied van duurzaamheid. Het zal uitgeven op een zonovergoten atrium, met een groen dak en terrassen op meerdere niveaus. De rivier die nu onder het terrein stroomt, komt zelfs weer bovengronds om de biodiversiteit te stimuleren. Een model voor andere Solvay-vestigingen over de hele wereld Dit unieke gebouw is vooral bedoeld om de Solvaymedewerkers een aangename en mensvriendelijke werkomgeving te bieden. “Solvay wil deze transformatie hand in hand laten gaan met een nieuwe vorm van werk en management”, zegt Malcorps. “We hebben de 40 ❙ Brussel Metropool - september 2019 hiërarchische bureaus al afgeschaft en gaan geleidelijk over van traditionele open ruimtes naar flexibele en dynamische omgevingen waar medewerkers elkaar kunnen ontmoeten. Er zullen geen persoonlijke kantoren meer bestaan. Het personeel zal volgens eigen profiel en behoeften in verscheidene ruimtes kunnen werken.” Dit nieuwe gebouw wordt ook “verbonden” via sensoren, met de bedoeling om het onderhoud te verzekeren en de energiekosten te optimaliseren. Dit duurzame en verbonden gebouw is de hoeksteen van een langdurig project voor de Solvay-groep. De huidige campus bestaat uit een twintigtal gebouwen, sommige nog uit de jaren vijftig! De ambitie op lange termijn is om bedrijven, kmo's en gemengde onderzoeksteams (industrie, universiteiten, startups) in het zuidelijke deel van de Campus plaats te bieden. “In de andere gebouwen willen we startende bedrijven verwelkomen die actief zijn op het gebied van duurzaamheid, in het bijzonder op het gebied van batterijen en lichte materialen. Enkele bedrijven, zoals Ineos of Corden Pharma, waarvan sommige activiteiten vroeger tot Solvay behoorden, zijn reeds gevestigd op de site. Laten we ook Sarolea noemen, een startende onderneming die elektrische motorfietsen ontwerpt, die al op onze site aanwezig is. In de herfst komt er een startupincubator bij. De werf van het zogenaamde zuidelijke deel van de campus zal naar verwachting binnen twintig jaar zijn volle potentieel bereiken.” De Solvay-groep beschikt wereldwijd over maar liefst 115 vestigingen en 24.500 medewerkers. De hoofdzetel wil de komende jaren fungeren als model en zelfs laboratorium om andere locaties te inspireren tot deze nieuwe manier van werken. ● Géry Brusselmans. D.R. Dynamiek Franchise een goede manier om te starten? McDonald’s, Exki, Burger King, Quick, Domino’s Pizza, Bagel Corner, Brico, Carrefour Express, Delhaize Fresh Atelier, Spar, Troc.com, Cash Converters, Leonidas, Engel & Völkers, dietplus: de namen van deze firma’s klinken zeker niet onbekend, maar misschien wist u niet dat de meeste worden beheerd door franchisenemers. © Getty F ranchise, een duurzaam model, is weliswaar een van de manieren om zijn intrede te doen in het beroepsleven, maar is het ook een vector om van loopbaan te veranderen? Het systeem staat open voor alle kandidaatsprofielen omdat het een brede waaier aan activiteiten omvat waarvoor een kleinere of grotere financiële inbreng nodig is. De initiatiefnemer van het project heeft vandaag de dag keuze te over om te starten. Maar wat is franchise eigenlijk? Laten we wat duidelijkheid scheppen door te beginnen met een definitie van dit concept: franchise is een samenwerkingsmodel tussen twee juridisch en financieel onafhankelijke partners (de franchisegever en de franchisenemer), met drie typische basisprincipes. Ten eerste wordt er een merk en een firmanaam, een architectuurconcept en een visuele identiteit ter beschikking gesteld. Dan geeft de franchisegever knowhow door: die omvat een geheel van commerciële, technische en logistieke methodes, of ook nog informaticasystemen waarin de franchisegever voorziet. De franchisegever biedt een basisopleiding aan waarin hij de knowhow doorgeeft die in franchisehandboeken staat. Tot slot moet de franchisegever de volledige duur van de overeenkomst commerciële en technische ondersteuning verlenen. Via die begeleiding kan de franchisegever nagaan of het concept correct wordt gevolgd. Bovendien stelt het de franchisenemer in staat om de knowhow en de evolutie ervan zo goed mogelijk toe te passen en zijn bedrijf sneller en duurzaam te ontwikkelen. Franchise: een win-winsituatie Om een duurzame samenwerking te definiëren en de relaties tussen de partijen te beschrijven, moet de franchisegever een schriftelijke overeenkomst opstellen waarin alle rechten, plichten en verantwoordelijkheden van elke partij nauwkeurig vermeld staan. Dit is, om het met een Angelsaksische term te zeggen, een win-winsituatie. De overeenkomst beschrijft de volledige strategie van het franchisenetwerk en somt de middelen op die nodig zijn om het concept van het merk toe te passen. In de praktijk moet de duur van de overeenkomst, die kan gaan van drie tot negen jaar, de franchisenemer in staat stellen om zijn investering rendabel te maken en eventuele aangegane leningen af te lossen. Bent u klaar voor franchise? Vooraleer u de wereld van de franchise binnentreedt, moet u zich enkele belangrijke vragen stellen die nuttig zijn voor iedereen die ondernemer en franchisenemer wil worden: ➜ Ben ik bereid om lange dagen te maken en bepaalde risico’s te nemen? ➜ Ben ik bereid om de franchiseregels te volgen? Om een concept toe te passen dat is ontworpen door iemand anders, in dat geval fees te betalen, het advies van de franchisegever op te volgen en gecontroleerd te worden? ➜ Beschik ik over de competenties om een bedrijf te runnen en, indien nodig, hiervoor een opleiding te volgen? ➜ Heb ik commerciële flair, leg ik vlot contact en ben ik goed in communicatie, marketing, merchandising? ➜ Ben ik in staat om een klein team aan te sturen en te motiveren (afhankelijk van de gekozen franchise)? ➜ Bevalt het concept dat ik heb gekozen me, voel ik me er goed bij, heb ik zin om die producten te verkopen? ➜ Op persoonlijk vlak: staan mijn gezin en mijn naasten achter mijn project? Zijn ze bereid om me minder vaak te zien en mij financieel te helpen als dat nodig zou zijn? ➜ Gaat mijn gezin ermee akkoord dat ik aanvankelijk minder zal verdienen als het om een verandering van loopbaan gaat? Brussel Metropool - september 2019 ❙ 41
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Dynamiek © Belga Hoeveel franchisenemers zijn er onder deze borden? Minstens een maand voor de ondertekening van de overeenkomst moet de franchisenemer een precontractueel informatiedocument (PID) krijgen overeenkomstig de wet van 02/04/2014. Het ontwerp van overeenkomst moet worden toegevoegd aan dit document, dat informatie bevat over de franchisegever, het concept, de resultaten, de marktgegevens enz. Het financiële aspect niet verwaarlozen Uiteraard moet wie een franchise wil aangaan, beschikken over bepaalde financiële middelen die natuurlijk afhangen van het gekozen merk. Het gaat in het goedkoopste Waar vind ik informatie over franchise? U moet zich uiteraard vooraf informeren over alle aspecten van franchise. Er zijn heel wat tools die u kunt gebruiken en media die u kunt raadplegen om u te helpen bij uw keuze: ➜ De Belgische Franchise Federatie (BFF), waarvan het hoofdkantoor zich in Brussel bevindt, biedt documentatie en een gratis tweetalige newsletter, FranchisingBelgium.be, aan en verder nog seminaries en opleidingen, onder andere het seminarie ‘Starten met franchising’ dat zich meer bepaald richt tot kandidaat-franchisenemers en twee keer per jaar wordt georganiseerd in het Nederlands en het Frans. ➜ De Belgische franchisebeurzen ‘Franchising Belgium Day’, georganiseerd door de BFF (volgende editie op 10 oktober in Luik), de beurs ‘Franchise Expo Paris’, de grootste Europese beurs met meer dan vijfhonderd exposanten die elk jaar in maart plaatsvindt. ➜ Ga naar de winkels van de merken die u interesseren en spreek met de zaakvoerders en/of franchisenemers van de verkooppunten. Zo krijgt u een beter idee van de activiteit in de praktijk. ➜ Experts en advocatenkantoren die gespecialiseerd zijn in de franchisesector. De meeste staan vermeld op de site van de BFF of op Franchising Belgium. 42 ❙ Brussel Metropool - september 2019 geval om een initieel investeringsbedrag van een paar tienduizend euro, maar dat kan gemakkelijk oplopen tot meer dan een miljoen euro, bijvoorbeeld voor internationale fastfoodketens. Beschikt u over de financiële middelen om uw droom waar te maken? Weet u hoeveel de financiële inbreng bedraagt voor de franchisegevers waarin u geïnteresseerd bent? Beschikt u over de persoonlijke inbreng, de eigen middelen (spaargeld, hulp van familie) die de franchisegever vraagt? Bent u bereid iets op te offeren om u in dit avontuur te kunnen storten, bijvoorbeeld door bepaalde roerende of onroerende goederen te verkopen als u die heeft? We weten allemaal dat de banken momenteel niet staan te springen om kandidaat-ondernemers geld te lenen. Dat geldt ook voor franchisenemers, maar denk eraan dat sommige banken, zoals ING en KBC, in Brussel een afdeling hebben die gespecialiseerd is in de financiering van franchise. U kunt ook financiële ondersteuning aanvragen bij het Brussels of het Waals Gewest, afhankelijk van waar u gedomicilieerd bent. Prijskaartje van een franchise De kosten die gepaard gaan met een franchiseovereenkomst verschillen naargelang de gekozen franchiseformule, maar algemeen zijn er de instapkosten (entry fees: een eenmalig bedrag, te betalen bij de ondertekening, dat de investeringen dekt die de franchisegever heeft gedaan voor de ontwikkeling van het concept en de rekrutering van potentiële kandidaten); het aandeel in de opbrengst (de royalties: sommen die de franchisenemer regelmatig moet overmaken als vergoeding voor de diensten die de franchisegever verleent; vaak gebaseerd op de omzet of een vast maandelijks bedrag. Soms vallen ze weg als de vergoeding van de franchisegever enkel bestaat uit de marge op de geleverde goederen); tot slot een bijdrage in de marketinguitgaven: soms inbegrepen bij de royalties, maar vaak apart gefactureerd. Andere soorten overeenkomsten Met een franchise kunt u uw bedrijf uitbouwen met hulp van uw franchisegever, maar er bestaan nog andere soorten overeenkomsten die nauw aanleunen bij de franchiseovereenkomst en waarmee u ook als initiatiefnemer van het project in het ondernemerschap kunt stappen en toch kunt rekenen op de kracht van een netwerk. De bekendste zijn concessie, merklicentie, coöperatieve, partnerschap en inschrijvingscommissie. Die laatste is meer bepaald geschikt voor de textielsector en in die formule blijft de voorraad eigendom van de franchisegever. Voor het ogenblik zullen we niet dieper ingaan op de verschillende overeenkomsten. ● Ronald Litvine Dynamiek Het faillissement in Failliet gaan schrikt af. Het is niet alleen een mislukking, het heeft ook gevolgen op lange termijn. Toch zijn de afgelopen jaren verschillende wetten hervormd om failliete ondernemers te helpen. Nicholas Ouchinsky, advocaat bij Lexlitis Brussels, ontrafelt de waarheid voor ons en vertelt over de nieuwe Europese richtlijn inzake insolventie en tweedekansbeleid. © Getty "D e wet van 11 augustus 2017, die op 1 mei 2018 in werking is getreden, heeft het insolventierecht voor ondernemingen hervormd en boek XX in het wetboek van economisch recht opgenomen. Deze hervorming leidde tot een geheel nieuwe reeks bepalingen rond het faillissement, meer bepaald van natuurlijke personen”, begint Nicholas Ouchinsky. Daarnaast verandert er ook wat op Europees niveau: de EU-richtlijn over de insolventie van ondernemingen heeft tot doel betrouwbare ondernemers die failliet zijn gegaan een tweede kans te bieden. Om te voorkomen dat ze failliet zouden gaan, wil de richtlijn in een vroeg stadium ook de toegang vergemakkelijken tot preventieve herstructureringsplannen voor levensvatbare ondernemingen in financiële moeilijkheden. Het Europees Parlement keurde op 28 maart 2019 de overeengekomen tekst goed. De lidstaten hebben vanaf de dag van publicatie van de ontwerptekst in het publicatieblad van de EU twee jaar de tijd om de nieuwe regels in hun nationale wetgeving om te zetten. “In de tussentijd zijn er op nationaal niveau al wel veel maatregelen genomen om ondernemers te helpen zich recht te trekken en ook om veel vooroordelen weg te nemen,” vervolgt hij. 1 : “Ik ga alles verliezen" “Een van de belangrijkste maatregelen voorzien in de wet van 11 augustus 2017 is de scheiding tussen de vroegere en de toekomstige situatie van de failliete onderneming. Juridisch gezien is het zogenaamde ontnemingseffect van een faillissement afgezwakt. Vroeger was dit effect bijna absoluut: vanaf het moment van de faillietverklaring tot aan de sluiting ervan kon de gefailleerde geen beschikkingshandelingen meer verrichten. Alles verliep via de curator die hem verving in het beheer van zijn zaken. Daarbij was de enige beperking de roerende goederen en de inkomsten die door het gerechtelijk wetboek als niet voor beslag vatbaar waren bepaald. Het beeld dat we kennen uit films van de gefailleerde die alles verliest, op straat of in een leegstaand huis staat dat te koop wordt aangeboden, klopt dan ook niet. Individuen en hun families zijn beschermd. Als je dat op tijd doet, kan je er zelfs voor zorgen dat je huis als niet voor beslag vatbaar wordt erkend.” 2 “Alles wat ik vanaf nu verdien zal enkel dienen om mijn schulden af te betalen.” “De nieuwe wet vermindert dit principe van ontneming. Het geldt nu alleen nog maar voor schulden en activa uit het verleden. Voortaan zijn alle goederen en inkomsten die na het faillissementsarrest zijn verworven via een activiteit die volgt op dat vonnis (als de gefailleerde bijvoorbeeld een nieuwe activiteit begint), niet meer vatbaar voor beslag en moeten ze niet meer worden teruggegeven aan de curator voor de betaling van de schulden. Ze zijn voor 100% eigendom van de ondernemer. Dit moet hem de kans geven aan een nieuw hoofdstuk te beginnen, met een schone lei.” 3 “Ik zal altijd schuldig worden geacht aan mijn faillissement." “Het tweede belangrijke punt van de wetshervorming is het schrappen van het principe van de verschoonbaarheid. 5 vooroordelen © Getty Brussel Metropool - september 2019 ❙ 43
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Dynamiek Nicholas Ouchinsky De term zelf was achterhaald omdat hij nog steeds verwees naar die beruchte faillissementsvisie uit de oudheid. Volgens die visie had iemand die failliet ging iets verkeerds gedaan, waarvoor hij zich moest verontschuldigen, moest worden geëxcommuniceerd, gestraft, of zelfs naar de gevangenis moest gaan. Ook al ligt de oudheid ver achter ons, toch hebben gefailleerden vandaag nog steeds te lijden onder een reeks ongemakken en moesten zij door middel van een rechterlijke uitspraak een verschoning krijgen voor hun faillissement. Dit was onzin, aangezien faillissementen meestal verband houden met een gezondheidsprobleem van de ondernemer, een gezinsprobleem, uitzonderlijke gebeurtenissen zoals de crisis van 2008 of de aanslagen, of gewoon een slechte economische situatie. De failliete ondernemer lijdt sowieso al onder de grote mislukking. Dit ligt is psychologisch erg moeilijk en het heeft vaak gevolgen voor zijn gezondheid en zijn gezin. Hem vragen om zich – bijna op zijn knieën – te verschonen, had geen enkele zin. De grote stap vooruit is dat we het vandaag niet langer over verschoonbaarheid hebben, maar over kwijtschelding.” 4 “Ik krijg nooit meer toegang tot een lening om een nieuw bedrijf op te richten.” “Boek XX wil rechtbanken aanmoedigen om sneller te beslissen over kwijtschelding. Wanneer de ondernemer onder het huidige wettelijke regime een kwijtschelding van zijn schulden verkrijgt, kan hij een jaar na die kwijtschelding verzoeken om bij de Nationale Bank te worden hersteld. Indien de ondernemer als gefailleerde is opgelijst na de opzegging van een lening, kan hij ook verzoeken om van de lijst te worden gehaald. De kwijtschelding werkt positief: het versnelt de rehabilitatie van de ondernemer. Een kwijtschelding krijgen betekent echt opnieuw met een blanco blad kunnen starten.” “Iedereen is het hier echter niet over eens. Sommigen zijn van mening dat als de schulden van een failliete onderneming te 'gemakkelijk' worden kwijtgescholden, de banken uiteindelijk minder geneigd zullen zijn om leningen te verstrekken. Persoonlijk denk ik niet dat dit klopt. De wet voorziet in waarborgen. Elke belanghebbende derde partij kan zich tijdens de procedure melden en tussenkomen als zij het niet eens zijn met de kwijtschelding; bijvoorbeeld omdat zij van mening zijn dat de ondernemer zijn bedrijf verkeerd heeft beheerd, zijn insolventie heeft georganiseerd, in het zwart heeft gewerkt, enz. Er bestaan dus manieren om misbruik te voorkomen. Dankzij de inzet van deze middelen kunnen we 44 ❙ Brussel Metropool - september 2019 komen tot een evenwichtig systeem. Enerzijds bevordert het de nieuwe start van de eerlijke ondernemers die het slachtoffer zijn geworden van slechte omstandigheden waarop ze geen vat hebben, terwijl het anderzijds de bestraffing mogelijk maakt van degenen die hebben gefraudeerd.” 5 “Ik zal nooit meer een bedrijf kunnen oprichten.” “Dat je door de rechter failliet wordt verklaard, weerhoudt je er niet van om een stakeholder te zijn in een bedrijf. Daartoe moeten bevoegde personen een verzoek bij het gerecht indienen, en moet deze laatste hier een uitspraak over doen. Een ondernemer die failliet is verklaard kan, als hij dat wenst, de volgende dag zijn activiteiten (naar keuze) hervatten. Er gelden wel bepaalde voorwaarden. Zo mag hij bijvoorbeeld geen gebruik maken van de apparatuur van het failliete bedrijf of klanten ervan weglokken. Hij mag ook geen enkele actie ondernemen die de curator zou verhinderen de activa van de onderneming te vereffenen. Onder die voorwaarden mag hij zijn activiteit hervatten. Dit is het principe van de ‘fresh start’ die de Europese Commissie en het Europees Parlement promoten. Er bestaat echter één belemmering waarmee de wetgever geen rekening heeft gehouden: natuurlijke personen hebben een ondernemingsnummer dat gekoppeld is aan hun rijksregisternummer. Dit nummer is uniek en een persoon die failliet wordt verklaard krijgt geen ander ondernemingsnummer © Getty zolang zijn faillissement nog open staat. Voor de nieuwe start zal de ondernemer gebruik moeten maken van een aparte rechtspersoon of een lichte structuur, zoals die van de maatschap.” “Zowel het Belgische recht als de Europese richtlijn willen de faillissementsprocedures versnellen, de kwijtscheldingsproces van de schulden van bonafide ondernemers bevorderen en een nieuwe start ondersteunen. Het uiteindelijke doel: deze ondernemers opnieuw in het officiële economische weefsel integreren en parallelle markten en clandestiniteit vermijden.” ● Gaëlle Hoogsteyn Community 4 communicatielessen Xavier Niel, die in vijftien jaar tijd miljardair is geworden, staat bekend voor zijn aangeboren zakelijk inzicht. De oprichter van Free heeft de Franse telecom- en onbeperkte-internetmarkt op zijn kop gezet en pakt nu het onderwijs kordaat aan met de oprichting van de École 42: 100% voorbehouden aan geeks en codering. De kracht van impactvolle uitdrukkingen: Het Franse RSA-pakket voor 10 euro ? "Nous appelons ça le forfait racket super arnaque." (een super afpersingpakketje). Telefoon en forfait samen verkopen ? "Het recept van de 'couscous boulettes': alles door elkaar gemengd zodat niemand nog weet hoeveel het kost". Zulke schokformules zijn gebruikelijk bij Xavier Niel. Uiteraard worden ze zorgvuldig voorbereid door de communicatieteams van de ondernemer. En de punchlines ontworpen om concurrenten te bespotten zijn meestal een schot in de roos! Nederigheid: Zich verontschuldigen? Xavier Niel anticipeert liever. Op verschillende Franse TV-zenders heeft hij het over een ‘catastrofe’ wanneer hem wordt gevraagd naar de crash van de reserveringen op zijn website of de onmogelijkheid om een callcenteragent te bereiken. Op de radio nam hij, nog voor hij op dit punt werd aangevallen, het initiatief door onmiddellijk te erkennen dat hij zijn belofte niet had ingevuld, omdat abonnementen verloren waren gegaan wegens technische storingen. van grote ondernemers Kleine verhalen van grote ondernemers Het maatschappelijk debat aanwakkeren: Xavier Niel is gewend om het maatschappelijk debat in te schakelen. Daarvoor doet hij een beroep op de onaantastbare koopkracht van de burgers. We zullen zijn strijd om de vierde mobiele licentie niet vergeten. Zijn geniale zet? Hij maakte er een onderwerp van algemeen belang voor de Fransen van. Focus op emotie: Net als bij Apple’s grootschalige events vertrouwt Niel op de grote lanceringsshows van Free, op emotie, ontroering en tremolo’s in de stem. Hoe oprecht is dit alles? ... Plankenkoorts, vermoeidheid of communicatiestunt ? Elke keer lijkt dit de spijker op de kop te slaan in de media! ● Elisa Brevet Oostende & Company Wat James Ensor, Marvin Gaye, Michel de Ghelderode, maar ook Napoleon, Gogol en James Joyce gemeen hebben? Oostende! In dit boek, aangeboden als geschenk aan zijn makker Arno, biedt cultuurjournalist Claude Blondeel ons 60 portretten aan van persoonlijkheden die de ‘koningin der badsteden’ hebben bezocht. Een licht nostalgische ode voor een late zomer. Lannoo Flessenpost uit Reykjavik Laura Broekhuysen deelt haar ervaringen uit de eerste hand als immigrant. In IJsland, in een land waarvan de cultuur haar vreemd is, waarvan ze de taal niet spreekt, in verbluffende landschappen ... Wat doe je met je identiteit als je elders woont? Querido Een daad van barmhartigheid. Toni Morrison, de enige Amerikaanse auteur van Afrikaanse afkomst die de Nobelprijs voor de Literatuur ontving, is in augustus overleden. Reden te meer om haar werk opnieuw te ontdekken. Bijvoorbeeld met deze roman die de erfzonden van Amerika blootlegt: de slavernij en de uitroeiing van de "Indianen". De Bezige Bij. Brussel Metropool - september 2019 ❙ 45
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Community © Reporters Spreker van de dag was Karel Verhoeven, hoofdredacteur van De Standaard. Een delicatessenzaak en tegelijk een restaurant: de concept-store Gaster onthaalde in mei een Zinner Circle, voor de Nederlandstalige leden van Beci. Van links naar rechts: Guy Vanhengel (Open VLD), Jan De Brabanter (Beci) en Cieltje Van Achter (N-VA). Een cruise in Brussel? Ja hoor! Dit gebeurde op 18 juni, aan boord van de ‘Verdi’, voor een reisje op en af het kanaal, georganiseerd in samenwerking met Wallonie Belgique Tourisme. 48 ❙ Brussel Metropool - september 2019 Community Brussel van de ondernemers De goede adresjes van Dominique Monami Dominique Monami was de eerste Belgische tennisspeelster die de wereldtop 10 bereikte, in 1998. In 2000 behaalde ze een bronzen medaille op de Olympische Spelen in Sydney (tijdens een dubbel tennisspel met Els Callens). Vandaag stelt ze haar stalen zenuwen ten dienste van de bedrijven, als mental coach. Haar roots liggen in Verviers. Toch heeft ze ook voor Brussel een adressenboekje, dat ze vriendelijk met ons deelde. D ominique beschouwt Brussel vooral als een dubbele hoofdstad: van België en van Europa. Ze waardeert de kosmopolitische dimensie en het gezellige leven in de stad waar ze ooit organisator was van een internationaal WTA-toernooi, de Brussels Open, in samenwerking met het stadsbestuur: "Het was een ongelooflijke ervaring.” Een mythische plek: Er zijn pittoreske wijken in overvloed, maar de Grote Markt blijft voor mij een mythische plek. Elk jaar kom ik om deel te nemen aan de uitreiking van de nationale trofee der sportverdienste en we ontmoeten de juryleden op het kantoor van de burgemeester. Ik vind dit telkens even mooi en verbluffend! Het restaurant dat je niet mag missen: Les Larmes du Tigre. Het is veruit het beste Thaise restaurant in België en in Brussel echt beroemd. Voor een lunch raad ik La Gazzetta aan. En als je echt indruk wilt maken, zou ik zeggen Comme Chez Soi , waar ik de kans heb gehad om met Pierre karbonades ‘à la Liégeoise’ te bereiden voor een tv-programma. Een dagje winkelen: Toen mijn dochter klein was, ging ik vaak naar Serneels (foto hieronder), waar je mooi speelgoed vindt. En dan Marcolini, voor de D.R. heerlijke chocolaatjes. Voor gebakjes om je vingers bij te likken, moet je bij Wittamer zijn. Voor schoenen stap ik naar Fratelli Rossetti bij mijn vriend Pino. En dan zijn er nog alle winkeltjes in de Dansaertwijk. Ik hou ook van La Vaisselle au Kilo in de Marollen, om een mooi en niet te duur servies te kopen! De ideale plek om te sporten: ik ben vaak in de Aspria gaan trainen, maar ook het park naast het Koninklijk Paleis beveel ik aan om in de open lucht aan sport te doen. Een souvenir: Twee jaar geleden won ik een maaltijd voor twee op de Tram Experience, waar een sterrenkok kookte, terwijl we met de tram door Brussel reisden. Ik vond de ervaring uniek; het is een zeer originele manier om Brussel 's avonds te ontdekken terwijl je geniet van een heerlijke maaltijd! ● Elisa Brevet Brussel Metropool - september 2019 ❙ 49
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Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR Ade Consulting CVOHA, Louis Piérardlaan 59 - 1140 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 73110 - Reclamebureaus 73200 - Markt- en opinieonderzoekbureaus Afg. : Descheemaeker Anita Agence PRIDAM BVBA, Louizalaan 505 bus 17 - 1050 Brussel Afg. : Nzavugambonyimana Bonaventure Ahmad Nasrallah NP, Korenbeekstraat 197 bus 19 - 1080 Brussel Afg. : Nasrallah Ahmad AKKA Belgium NV, Jules Bordetlaan 168 - 1140 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 71121 - Ingenieurs en aanverwante technische adviseurs, exclusief landmeters Afg. : Schidlowsky Maxime Alert Management Consultants BVBA, Eikelenbergstraat 20 - 1700 Dilbeek Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 78100 - Arbeidsbemiddeling Afg. : Cornelis Livinus Alternative Technical Solutions BVBA, Laarbeeklaan 72c - 1090 Brussel Nace : 43211 - Elektrotechnische installatiewerken aan gebouwen Afg. : Meerschman Frédéric Altian GCV, Henri Liebrechtlaan 74 bus 32 - 1090 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 85599 - Overige vormen van onderwijs Afg. : Deglain Christian Altimis Consulting BVBA, Zonienboslaan 20 - 3090 Overijse Nace : 64200 - Holdings 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Prezerowitz Raphaël André Yinda NP, avenue Albert 1er 29 - 6032 Mont-sur-Marchienne Afg. : Yinda André 50 ❙ Brussel Metropool - september 2019 Athanassopoulos Georges NP, Molièrelaan 510 - 1050 Brussel Nace : 55204 - Gastenkamers 56101 - Eetgelegenheden met volledige bediening 56301 - Cafés en bars Afg. : Athanassopoulos Georges Aux Armes de Bruxelles BVBA, Beenhouwersstraat 13 - 1000 Brussel Nace : 56101 - Eetgelegenheden met volledige bediening Afg. : Kingsley Ignacio AX Compagny BVBA, Bergense Steenweg 1229 - 1070 Brussel Nace : 41201 - Algemene bouw van residentiële gebouwen Afg. : Axinte Cristinel Azelio Fulmini NP, Elsense Steenweg 202 - 1050 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Fulmini Azelio Aztrix NV, Groeselenbergstraat 180 - 1180 Brussel Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer 63110 - Gegevensverwerking, webhosting en aanverwante activiteiten Afg. : Ribbens Karel Baptista Joao NP, Pronkerwtlaan 27 - 1020 Brussel Afg. : Baptista Joao Batubenga Tshiadinabakulu NP, Gaston Burssenslaan 39 - 2050 Antwerpen Afg. : Batubenga Tshiadinabakulu Bayot Miny NP, Joseph Verhasseltstraat 30 - 1083 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 85599 - Overige vormen van onderwijs 90031 - Scheppende kunsten, m.u.v. ondersteunende diensten Afg. : Bayot Miny Bebyte BVBA, Oscar Van Goidtsnovenlaan 45B - 1180 Brussel Nace : 58290 - Overige uitgeverijen van software 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer Afg. : Vander Linden Patrick Benoit Beck consulting NP, Riddersstraat 14 - 1000 Brussel Afg. : Beck Benoit Bernard Julemont Design BVBA, Kersbeeklaan 308 - 1180 Brussel Nace : 73110 - Reclamebureaus 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Julémont Bernard Betuned BVBA, Rue des Deux Auvelais 13 - 5060 Sambreville Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 78100 - Arbeidsbemiddeling Afg. : Alleman Amélie Blaise Giris NP, Louizalaan 248 - 1050 Brussel Nace : 73110 - Reclamebureaus Afg. : Giris Blaise Blue Queen GCV, Tervurenlaan 320 bus 13 - 1150 Brussel Nace : 74300 - Vertalers en tolken 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren 93299 - Overige recreatie- en ontspanningsactiviteiten, n.e.g. Afg. : Minner Nathalie Blue Trading Company NV, René Gobertlaan 101 - 1180 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 73200 - Markt- en opinieonderzoekbureaus Afg. : Szwarcburt Marcy Boon Dominique BVBA, StenenKruisstraat 15 bus 10 - 1060 Brussel Nace : 73110 - Reclamebureaus Afg. : Boon Dominique Brigitte Lipschutz NP, Albertlaan 176 - 1190 Brussel Afg. : Lipschutz Brigitte BSMD Consulting BVBA, Quai des Ardennes 134 - 4031 Angleur Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van Community bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Sulaj Idriz Buysse-Geraerts VOF, Stokerijstraat 17 - 2110 Wijnegem Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Buysse Pia Camará Iancuba NP, Oorlogskruisenlaan 221 bus 29 - 1120 Brussel Nace : 46180 - Handelsbemiddeling gespecialiseerd in andere goederen 49390 - Overig personenvervoer te land, n.e.g. Afg. : Iancuba Camara Carion Consulting BVBA, Henri Werriestraat 14 - 1090 Brussel Nace : 73200 - Markt- en opinieonderzoekbureaus 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Carion Sebastien Caroline Bachot Coaching & Management (CBCM) BVBA, Gemeentelijke Godshuisstraat 1 - 1170 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. 85592 - Beroepsopleiding Afg. : Bachot Caroline Challenge 2 GROW - CG De Rore GCV, Rue des Déportés 6 bte a - 1480 Clabecq Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : De Rore Patrick Cols Nikita NP, Borrensstraat 23 - 1050 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Cols Nikita Connext NV, Jean Paquotstraat 15 - 1050 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Wijnants Uschi Culture Kids BVBA, Brusselsesteenweg 624 - 3090 Overijse Nace : 85599 - Overige vormen van onderwijs 93299 - Overige recreatie- en ontspanningsactiviteiten, n.e.g. Afg. : Croonenberghs Pascale Daro Nadine BVBA, Avenue Albertine 31 - 1330 Rixensart Nace : 74109 - Overige activiteiten van gespecialiseerde designers Afg. : Daro Nadine Defi Line BVBA, Paul Hymanslaan 125 bus 8 - 1200 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 73200 - Markten opinieonderzoekbureaus 82190 - Fotokopiëren, documentvoorbereiding en andere gespecialiseerde ondersteunende activiteiten ten behoeve van kantoren Afg. : Fiten Chantal Devcom-Media BVBA, Vrijwilligerslaan 19 - 1160 Brussel Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer Afg. : Amri Yahya DSLX BVBA, Auguste Reyerslaan 31 - 1030 Brussel Nace : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment 71121 - Ingenieurs en aanverwante technische adviseurs, exclusief landmeters Afg. : Lacroix Sébastien E.V.A. Electric & Security Systems BVBA, Louis Schmidtlaan 119 bus 3 - 1040 Brussel Nace : 43211 - Elektrotechnische installatiewerken aan gebouwen 43320 - Schrijnwerk 43999 - Overige gespecialiseerde bouwwerkzaamheden Afg. : Aerts Vincent El Jaouhari Najia NP, Vandenboogaerdestraat 71 - 1080 Brussel Nace : 20420 - Vervaardiging van parfums en toiletartikelen 47750 - Detailhandel in cosmetica en toiletartikelen in gespecialiseerde winkels 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet Afg. : El Jaouhari Najia Ellissa Clean SCS GCV, Jachtlaan 135 - 1040 Brussel Nace : 81210 - Algemene reiniging van gebouwen 81220 - Overige reiniging van gebouwen; industriële reiniging 81290 - Andere reinigingsactiviteiten Afg. : Saidi Mohamed Erissare BVBA, Jacques Bassemstraat 80 - 1160 Brussel Nace : 46180 - Handelsbemiddeling gespecialiseerd in andere goederen 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Poelemans Eric Ethiquable Benelux Fair Trade Fair Taste BVBA, Rue Chaudin 237 - 5300 Andenne Nace : 46211 - Groothandel in granen en zaden 46360 - Groothandel in suiker, chocolade en suikerwerk 46370 - Groothandel in koffie, thee, cacao en specerijen Afg. : Suberville Antoine Eurofiber NV, Belgicastraat 5 - 1930 Zaventem Nace : 61200 - Draadloze telecommunicatie 61900 - Overige telecommunicatie Afg. : Witdouck Hans Evimeria NP, Belg. Onafhankelijkheidslaan 120 - 1081 Brussel Afg. : Coussement Elaine Feedback VZW, Engelandstraat 94 - 1652 Brussel Afg. : Defontaine Sylvie Finpay GCV, Voorspoedstraat 51 - 1080 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Taghla Leila Fouya Production BVBA, Besmelaan 107 - 1190 Brussel Nace : 68311 - Bemiddeling bij de aankoop, verkoop en verhuur van onroerend goed voor een vast bedrag of op contractbasis Afg. : Van Ausloos Laurent From Seed to Tree BVBA, Boerenstraat 95 - 1040 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Radermacher Françoise Brussel Metropool - september 2019 ❙ 51
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Community FX2R Management & Services BVBA, Jan Ruusbroecstraat 25 - 1601 Ruisbroek Nace : 66199 - Overige ondersteunende activiteiten in verband met financiële diensten, exclusief verzekeringen en pensioenfondsen, n.e.g. Afg. : Fischer Yvon Gauthier Françoise NP, Driesbos 51 - 1640 Sint-GenesiusRode Nace : 47299 - Overige detailhandel in voedingsmiddelen in gespecialiseerde winkels, n.e.g. Afg. : Gauthier Françoise Gendive Matteo Anthony NP, Brusselssteenweg 345 - 9402 Ninove Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Gendive Matteo Anthony Gomez Junior NP, Brusselsstraat 6 - 1760 Pamel Afg. : Gomez Junior Greenfarmerz BVBA, Pierre Decosterstraat 96 bus 1 - 1190 Brussel Nace : 46211 - Groothandel in granen en zaden 46214 - Groothandel in andere akkerbouwproducten 46220 - Groothandel in bloemen en planten Afg. : Kaïd Nahim-Hassan Gringoire Dominique NP, Emile Feronstraat 70 - 1060 Brussel Nace : 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren Afg. : Gringoire Dominique Hertz Nicolas NP, Fernand Demetskaai 23 - 1070 Brussel Afg. : Hertz Nicolas Hour, Day & Eternity BVBA, Louizalaan 523 - 1050 Brussel Afg. : Gaye Grégory Image Plus BVBA, Vrijwilligerslaan 19 - 1160 Brussel Nace : 73110 - Reclamebureaus Afg. : Weichsel Ely Internove Europe BVBA, Jules de Troozlaan 51 - 1050 Brussel Nace : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Martin Frederic 52 ❙ Brussel Metropool - september 2019 IRIS-Hôpitaux ION, Dejoncker straat 46 - 1060 Brussel Nace : 84115 - Openbare Centra voor Maatschappelijk Welzijn (O.C.M.W.) 86109 - Overige hospitalisatiediensten Afg. : Wéry Etienne Jean Dopavogui NP, Berthelotstraat 89 - 1190 Brussel Afg. : Dopavogui Jean Foromo Kikunga Kapanga NP, Adolphe Willemynsstraat 39 - 1070 Brussel Nace : 18130 - Prepressen premediadiensten 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie Afg. : Kikunga Justin Kinepolis Mega NV, Eeuwfeestlaan 20 - 1020 Brussel Nace : 56101 - Eetgelegenheden met volledige bediening 56301 - Cafés en bars 90041 - Exploitatie van schouwburgen, concertzalen en dergelijke Afg. : Sinéchal Alisson Konligo BVBA, Dieudonné Lefèvrestraat 17 - 1020 Brussel Nace : 31020 - Vervaardiging van keukenmeubelen 32400 - Vervaardiging van spellen en speelgoed 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment Afg. : Koumar Aushim Laura Vigot NP, Brugmannlaan 174 - 1190 Brussel Afg. : Vigot Laura Laurence Dierick NP, GewijdeBoomstraat 9 - 1050 Brussel Afg. : Dierick Laurence Le frigo NP, Rue Walthère Jamar 107 - 4430 Ans Afg. : Cooper Eric Lejeune Xavier NP, Daillylaan 51 bus 3 - 1030 Brussel Nace : 74202 - Activiteiten van persfotografen 74209 - Overige fotografische activiteiten Afg. : Lejeune Xavier Lesent Catherine NP, Rietstraat 19 - 1180 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 78100 - Arbeidsbemiddeling 82190 - Fotokopiëren, documentvoorbereiding en andere gespecialiseerde ondersteunende activiteiten ten behoeve van Afg. : Lesent Catherine M Concept (Maisons Clothes) NV, Vrijwilligerslaan 19 - 1160 Brussel Nace : 18130 - Prepressen premediadiensten 73110 - Reclamebureaus Afg. : Carette Philippe-Antoine Marguerite Cleenewerck de Crayencour NP, Kroninglaan 113 - 1200 Brussel Afg. : de Crayencour Marguerite Mario Ricardo Ruscitto NP, Tervurenlaan 66 bus A13 - 1040 Brussel Afg. : Ruscitto Mario Mobly NV, Posthofbrug 6-8 - 2600 Berchem Nace : 66220 - Verzekeringsagenten en -makelaars 66290 - Overige ondersteunende activiteiten in verband met verzekeringen en pensioenfondsen 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Nollet Gerrit Moctezuma BVBA, Buitenland(BOR) 23 - 2880 Bornem Nace : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment 68100 - Handel in eigen onroerend goed 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : De Ceuster Lisa Moulaert Patrick NP, Vronerodelaan 147 - 1180 Brussel Afg. : Moulaert Patrick Nestore BVBA, SinterGoedelevoorplein 5 - 1000 Brussel Nace : 52100 - Opslag in koelpakhuizen en overige opslag 68203 - Verhuur en exploitatie van eigen of geleasd niet-residentieel onroerend goed, exclusief terreinen Afg. : De Bassompierre Thomas Nouvelle Terre NP, Air Marshal Coninghamlaan 5 bus 9 - 1000 Brussel Afg. : Gilmont Nathalie Omrani Feyrouze NP, Kortenberglaan 66 - 1000 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Omrani Feyrouze Osmozing BVBA, Rue de Genval 33 - 1331 Rosières Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige Community adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 85592 - Beroepsopleiding Afg. : Verhaeghe de Naeyer Jean-Louis Pangea Worldwide NP, Robert Schumanplein 2 - 4 - 1040 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Shah Murtaza Pavupapri BVBA, Armand Scheitlerlaan 58 - 1150 Brussel Nace : 73110 - Reclamebureaus Afg. : Janssen Emmanuel Piron Marjorie NP, Georges Eekhoudlaan 7 - 1030 Brussel Afg. : Piron Marjorie Powerdale NV, Herbert Hooverlaan 233 - 1200 Brussel Nace : 47410 - Detailhandel in computers, randapparatuur en software in gespecialiseerde winkels 62020 - Computerconsultancy-activiteiten Afg. : Van Paemel Geert Province de Luxembourg - Service Provincial du Tourisme PO, Quai de l’Ourthe 9 - 6980 La Roche-enArdenne Nace : 79901 - Toeristische informatiediensten Afg. : Denis Maryse Ramji Hamid NP, Scailquinstraat 35 bus C10 - 1210 Brussel Nace : 46140 - Handelsbemiddeling in machines, apparaten en werktuigen voor de industrie en in schepen en luchtvaartuigen 46431 - Groothandel in elektrische huishoudelijke apparaten en audio- en videoapparatuur 47592 - Detailhandel in verlichtingsartikelen in Afg. : Ramji Hamid Rasu IT BVBA, Marsveldplein 5 - 1050 Brussel Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten Afg. : Chuttoo Prema Refundit BVBA, de Meeussquare 35 - 1000 Brussel Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s 63110 - Gegevensverwerking, webhosting en aanverwante activiteiten Afg. : Tirosh Ziv Robert Banziziki Muhire NP, Generaal Thysstraat 18 - 1050 Brussel Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s 62020 - Computerconsultancyactiviteiten 62030 - Beheer van computerfaciliteiten Afg. : Banziziki Muhire Robert Roger Dushimé NP, Eugène Toussaintstraat 33 - 1083 Brussel Afg. : Dushimé Roger Ronald Litvine NP, Molièrelaan 257 bus 1 - 1050 Brussel Afg. : Litvine Ronald Roupin Catherine NP, Eenenboomlaan 13 - 1932 SintStevens-Woluwe Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Roupin Catherine Safe Consulting Services GCV, Belliardstraat 157 - 1040 Brussel Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 63120 - Webportalen Afg. : Simba Bombeka Ornella Safran du Sud BVBA, Ransonstraat 54 - 1130 Brussel Nace : 46170 - Handelsbemiddeling in voedings- en genotmiddelen Afg. : Ouali Soufian Sarikaya Yavuz NP, Huidevettersstraat 60 A - 1000 Brussel Nace : 32121 - Bewerken van diamant 46110 - Handelsbemiddeling in landbouwproducten, levende dieren en textielgrondstoffen en halffabrikaten 46130 - Handelsbemiddeling in hout en bouwmaterialen Afg. : Yavuz Sarikaya Seltec - 2unchain BVBA, Albert Woutersstraat 94 - 3012 Wilsele Nace : 58290 - Overige uitgeverijen van software 62020 - Computerconsultancyactiviteiten 73200 - Markt- en opinieonderzoekbureaus Afg. : Stevens Willem Shayp NV, Witte Patersstraat 4 - 1040 Brussel Nace : 26510 - Vervaardiging van meet-, controle- en navigatieinstrumenten en -apparatuur 46520 - Groothandel in elektronische en telecommunicatieapparatuur en delen daarvan Afg. : de Hemptinne Grégoire Sine Metu BVBA, Uniestraat 46 - 1210 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Berger Pierre SMT Africa NV, Arnaud Fraiteurlaan 15-23 - 1050 Brussel Nace : 45111 - Groothandel in auto’s en lichte bestelwagens (tot 3,5 ton) Afg. : Barioz Jérôme Socialsky BVBA, Mechelsesteenweg 455 - 1950 Kraainem Nace : 73110 - Reclamebureaus 73120 - Mediarepresentatie Afg. : Havaux Jérôme Spreds NV, Sinter-Goedeleplein 5 - 1000 Brussel Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 64999 - Overige financiële dienstverlening Afg. : de Radzitzky Charles-Albert Steffie Pardaens NP, Montjoielaan 62 - 1180 Brussel Afg. : Pardaens Steffie Theisman Laura NP, Dr. Decrolylaan 3 - 1180 Brussel Nace : 71112 - Interieurarchitecten Afg. : Theisman Laura Trading in Commodities BVBA, Kaudenaardestraat 151 - 1700 Dilbeek Nace : 46150 - Handelsbemiddeling in meubelen, huishoudelijke artikelen en ijzerwaren 46160 - Handelsbemiddeling in textiel, kleding, bont, schoeisel en lederwaren 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment Afg. : Butt Raza Tryphene Billot NP, Raymond Foucartlaan 23 - 1030 Brussel Afg. : Billot Tryphene uLaw BVBA, Terhulpsesteenweg 185 - 1170 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten Afg. : Gillot Xavier Brussel Metropool - september 2019 ❙ 53
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Community Van den Hove d’Ertsenryck Gaëtan NP, Oaselaan 3 - 3090 Overijse Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma’s 62020 - Computerconsultancy-activiteiten -85592 - Beroepsopleiding Afg. : van den Hove d’Ertsenryck Gaëtan Vicitra BVBA, Louizalaan 200 - 1050 Brussel Nace : 85510 - Sporten recreatieonderwijs 86909 - Overige menselijke gezondheidszorg, n.e.g. 96040 - Sauna’s, solaria, baden enz. Afg. : Beuvain Marc VX Consulting BVBA, Torekenstraat 70 - 1040 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering Afg. : Brimont Olivier Welkin and Meraki BVBA, Kunstlaan 6 - 1210 Brussel Nace : 81100 - Diverse ondersteunende activiteiten ten behoeve van voorzieningen 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. Afg. : Brossé Alain Womenpreneur VZW, Louizalaan 366 - 1050 Brussel Afg. : Afouaiz Sana Yannick Crémer NP, Globelaan 29 bus 81 - 1190 Brussel Afg. : Crémer Yannick Yannick Kornwolf NP, Boondaalse Steenweg 92 - 1050 Brussel Afg. : Kornwolf Yannick Zerrouk Mohamed NP, Jean Van Volsemstraat 57 - 1050 Brussel Afg. : Zerrouk Mohamed Zone d’influence NP, Majoor René Dubreucqstraat 29 - 1050 Brussel Afg. : Lucu Sebastien INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN Polo Acerta Actiris AG Real Estate Arcadis Aspria Audi Brussels Bagel Corner Baticrea Be-Here Belfius 8-13 ; 32 8-13 32 28-29 49 16 41-42 8-13 47-48 8-13 Belgische Franchise Federatie 41-42 Belgische Parkeerfederatie 28-29 Brico Brussels Ceremony Brussels Exclusive Label Bruxelles Mobiliteit Burger King Carrefour Express Cash Converters Comme chez soi Copenhagenize Design Corden Pharma Credendo D'Ieteren Auto Data Translations De Lijn Delhaize Delhaize Fresh Atelier Dhaxley Translations DHL Dietplus Domino’s Pizza DS Automobiles Belux Ecole 42 28-29 21 41-42 41-42 41-42 Club van Lotharingen 4-5 ; 47-48 CO2logic 31 49 22-26 40 4-5 22-26 8-13 22-26 8-13 41-42 8-13 14 41-42 41-42 47-48 45 54 ❙ Brussel Metropool - september 2019 41-42 4-5 Engel & Völkers Enterprise Europe Network Espaces-Mobilités ESRBHG Exellys Exki Facebook Fevia Fratelli Rossetti Free Gaster Gazzetta, La Girleek Google H.Essers IBM Ineos ING ITS.be JobYourself KBC KBC Brussels Lab Box Larmes du Tigre, Les Leefmilieu Brussel Leonidas Lexlitis Brussels Maestromobile Marcolini McDonald’s Micropole Belgium MIVB NMBS Office Cantonal des Transports Publics Oracle Belgique 41-42 16 18-19 21 ; 38 4-5 41-42 6 8-13 49 45 47-48 49 15 21 8-13 6 40 41-42 22-26 8-13 8-13 41-42 22-26 49 21 41-42 43-44 18-19 49 41-42 22-26 21 ; 22-26 22-26 33 8-13 PWC Quick Roularta Salesforce Sarolea Schmidt Hammer Lassen SD Worx Seed Factory Serneels Shift, The Sodexo Benelux Sofitel Solvay TEC Touring Troc.com Uber Ubiqus Union des Villes et Communes Wallonnes UWE Vaisselle au Kilo, La VBO Velopakk Voka WTA 28-29 6 41-42 6 6 40 40 8-13 6 49 8-13 31 28-29 22-26 ; 40 ; 41-42 22-26 14 Transports et Mobilités Mulhouse 34 Treenity Solutions 4-5 41-42 21 8-13 39 1 49 1 4-5 ; 36 1 Wallonie Belgique Tourisme 47-48 Wittamer 49 49 Agenda 03.10 STRATEGIE & BESTUUR 04.10 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (1) 08.11 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (1) 06.12 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (1) MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 13.09 Busy is the new stupid (1) VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIE 12, 19 & 26.09 Digital lunch – powered by Telenet business (1) 12.09 Visual Storytelling : l’image comme vecteur de communication (1) 19.09 Visual facilitation : abordez visuellement les sujets de vos meetings (1) 19.09 Social media strategie 24.09 E-mailmarketing 26.09 Google my business: maak je vindbaar voor je (potentiële) klanten! 01 & 23.10 Social selling : l’efficacité de la prospection (1) 01.10 Social media advertising (Facebook, LinkedIn, Instagram) Digital lunch powered by Telenet business (1) 03.10 Google optimalisaties (SEO & SEA) 08.10 Netwerk slimmer met LinkedIn! 10.10 Instagram 21.10 Smartphone film academy 22.10 Social media strategie 24.10 Google my business: maak je vindbaar voor je (potentiële) klanten! 24.10 Réussir son projet CRM en 5 étapes (1) 12 & 26.11 Social selling : l’efficacité de la prospection (1) 17.12 Social selling : l’efficacité de la prospection (1) ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be OPLEIDINGEN OP MAAT U vindt de opleiding niet die u zoekt? Contacteer ons! Ons opleidingsaanbod wordt opgesteld in functie van de vragen die u ons stelt. U wilt uw vaardigheden ontwikkelen, uw medewerkers beter laten presteren, de teamgeest in uw onderneming versterken? ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 19.09 Les sociétés de management : intérêts, risques et impact du nouveau Code des Sociétés (1) 23.09 Occupation de travailleurs noneuropéens : comment s’adapter au « permis unique » et aux nouvelles règles régionales ? (1) 26.09 Statut et contrat de travail dans le secteur public – cycle de 3 formations : l’engagement des agents contractuels et statutaires (1) 03.10 Statut et contrat de travail dans le secteur public – cycle de 3 formations : les obligations des parties et la flexibilité (1) 04.10 Les vendredis de l’actualité sociale (1) 11.10 Statut et contrat de travail dans le secteur public – cycle de 3 formations : le régime disciplinaire et la rupture de la relation de travail (1) 14.10 Inspection sociale : doit-on en avoir peur ? (1) 18.10 Actualités « compensation & benefits » (1) 22.10 Élections sociales 2020 et mise en place des organes sociaux (1) 22.10 Élections sociales 2020 : tout savoir sur le processus électoral (1) 14.11 Actualités de droit social dans la fonction publique (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Brussel Metropool - september 2019 ❙ 55
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Agenda HANDELSRECHT 04.10 Le bail commercial : nouveautés et conseils (1) ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be JURIDISCHE BEMIDDELING 26.09 au 21.02.2020 Cycle de formation de base et spécifique à la médiation civile et commerciale (1) ➜ bMediation +32 2 643 78 47 – info@bmediation.eu 10, 17 & 24.09 Beci Welcome Lunch 11, 18 & 25.09 Beci Welcome Breakfast 16.09 Ontdek het Théâtre National 01.10 Beci Welcome Lunch 17.09 Seminar: Cultuurverschillen in Zakendoen België – Nederland 02, 09, 16, 23 & 30.10 Beci Welcome Breakfast (1) Enkel in het Frans (2) De voertaal is Frans maar de documentatie is ook (volledig of gedeeltelijk) in het Nederlands beschikbaar Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be 18.09 Netwerk- en inspiratiesessie met Sligro België en Aqualiner 30.09 au 04.10 Handelsmissie Dubaï 18.10 B2B meeting met handelsagenten in Frankrijk ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 06, 13, 20 & 27.11 Beci Welcome Breakfast 04, 11 & 18.12 Beci Welcome Breakfast ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €)) 56 ❙ Brussel Metropool - september 2019 Ondernemingen in overdracht Ontwerp en productie van 3D films Omzet: > 1 Milj. € 1 tot 10 werknemers Distributie van alcoholhoudende en geestrijke dranken Omzet: < 20 tot 30 Milj. € 10 tot 20 werknemers De Transmission Hub van Beci is de grootste organisatie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest voor de overdracht/overname van ondernemingen. Hieronder vindt u de jongste aanbiedingen: > 3 over te nemen ondernemingen Onderneming actief in de bouwsector Omzet: 10 tot 20 Milj. € 40 tot 50 werknemers > Voor een klant overnemer zoekt de Transmission Hub Onderneming actief in de voedingssector (grondstoffen, ingrediënten, afgewerkte producten) of in internationale trading Brussel, Wallonië, Vlaanderen Aanschafwaarde: te bespreken Wenst u uw onderneming gedeeltelijk of volledig over te laten? Hebt u belangstelling voor een van deze ondernemingen of kent u een over te laten onderneming in een van deze sectoren? De Transmission Hub van Beci begeleidt u doorheen uw overdracht- of overnameproject. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • Erick Thiry +32 2 643 78 36 • transmission@beci.be
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2019 RAPAN FR


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Chambre de commerce Brussels Kamer van Koophandel Rapport d’activité Beci 2018-2019 Editeur responsable Olivier Willocx ow@beci.be Avenue Louise 500 — 1050 Bruxelles T +32 2 648 50 02 — F +32 2 640 93 28 www.beci.be Rédaction Media Coordinator - Emmanuel Robert er@beci.be - T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à cette publication : Géry Brusselmans, Elisa Brevet, Vincent Delannoy, Mehdi Ferron, Gaëlle Hoogsteyn, Cécile Huylebroeck, Ischa Lambrechts, Ophélie Legast, Peter Van Dyck et Matthias Vanheerentals. Production Graphisme : Isabelle André Design couverture : Zsofi Lang Impression : DB Print Traduction : Litteris Publicité Anne Schmit asc@beci.be - T +32 2 563 68 53 Membership Catherine Tricot T +32 475 49 65 72 - ctr@beci.be Cette publication est également disponible en néerlandais. BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 5 8 10 18 22 25 26 29 Sommaire Rapport d’activité Beci 2018-2019 Marc Decorte, président de Beci : « Une chambre digitale, commerciale et internationale » Élections : un travail de fond Jan De Brabanter : « Bruxelles doit être plus ambitieuse » 12 Baromètre : des entrepreneurs confiants et volontaires 16 CVO Semper, l’école axée sur l’entreprise Population, économie, emploi : Bruxelles en chiffres 2019, les leçons de la digitalisation Bruxelles Métropole, magazine partagé City Climate Challenge Projet 30/30/30 : réduire l’impact CO2 d’ici 2030 Bruno Colmant : « La durabilité offre un retour sur investissement » 30 L’intelligence collective au service des défis sociaux 31 32 33 34 35 Conseil, info, événements, formations : un an auprès des entrepreneurs Starters : le lancement d’entreprise est en de bonnes mains Formations : les nouveaux défis appellent de nouvelles compétences Commerce international : connecter les entreprises dans un réseau d’affaires mondial 37 Entreprises en difficulté : une aide gratuite, unique en Belgique 38 ReStart : « Il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs » (Marcel Proust) 39 LEEF MILIE U BRUSSEL 40 10-32-2225 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 2018-2019 : un an d’actualité Beci en photos Hub Transmission : démythifier la cession et l’acquisition d’entreprises Leo Exter : « La méthode collaborative amènera des résultats » Entreprise 2 | Beci Rapport d'activités 2019 © Bolivar Pereira
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4 | Beci Rapport d'activités 2019 « Une chambre digitale, commerciale et internationale, voilà ce que je souhaite laisser en héritage » Si une chambre ne se numérise pas elle-même, comment peut-elle motiver ses membres à le faire ? Marc Decorte, président de Beci Voici déjà deux ans bientôt que Marc Decorte a été élu à la présidence de Beci. Il dresse pour nous un bilan de mi-mandat et nous parle de ses priorités pour la suite, en particulier le projet 30/30/30 qui sera au cœur des prochaines actions de Beci. Gaëlle Hoogsteyn «L orsque j’ai pris la présidence de Beci en 2017, l’une de mes priorités était la digitalisation de la chambre de commerce », commence Marc Decorte. « Pourquoi ? Parce que si une chambre ne se numérise pas elle-même, comment peut-elle motiver ses membres à le faire ? Beaucoup de gens voient le digital comme un moyen de réduire les coûts ou le personnel. Personnellement, je le considère plutôt comme un moyen de booster l’organisation et de faire plus pour nos membres. » « Fier du chemin parcouru par nos équipes » Cette numérisation se concrétise à travers le projet The Cham, lancé il y a deux ans et qui a formidablement bien avancé. « The Cham, c’est un véritable iceberg. La partie visible est constituée par les changements dans notre bâtiment, par notre nouveau site web, par la plateforme be.connected, etc. Ce qui fait déjà beaucoup. Mais la partie cachée de l’iceberg est encore bien plus importante : c’est la façon dont on travaille et dont on s’adapte. En automatisant certaines tâches, notre personnel gagne du temps qu’il peut consacrer à des tâches à plus forte valeur ajoutée ou à des missions plus commerciales. Le digital peut alors devenir une source de nouveaux revenus. Je suis vraiment très fier du chemin parcouru, car l’équipe a répondu d’une manière très positive. Il y a eu des moments de doute, mais le doute est humain et positif, car il permet de protéger l’existant. Bien sûr, nous ne sommes pas au bout du projet. La digitalisation n’est pas un processus qui va s’arrêter à un moment donné. Je souhaite donc, pour les deux ans à venir, continuer à investir dans le projet, surtout au niveau de l’humain. Quand on met de nouveaux outils en place, les frontières traditionnelles entre les équipes changent. Nous comptons déjà d’excellents joueurs dans nos équipes internes et externes. Ce que je désire, c’est les faire jouer encore mieux ensemble, dans une super équipe qui puisse viser encore plus haut. » « Il faut clairement voir plus grand » Un autre point tenait à cœur à Marc Decorte, qui a réalisé la plus grande partie de sa carrière à l’étranger : l’internationalisation de la chambre. « Nos membres sont Beci Rapport d'activités 2019 | 5 © Reporters
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Assemblée générale de Beci, le 3 octobre 2018. des entreprises bruxelloises, mais notre marché ne se limite pas à la capitale. Dans ce cadre, nous avons beaucoup investi dans le développement de notre service international, que ce soit via notre plateforme be.connected, nos missions à l’étranger, nos rapports avec les autres chambres de commerce et les ambassades, etc. » Pour la suite de son mandat, Marc Decorte souhaite continuer dans ce sens afin que la chambre de commerce puisse être une porte encore plus ouverte sur le monde. Cela se fera en continuant à investir dans be.connected, mais aussi au travers d’activités telles que la mission prévue à Dubaï à la rentrée. « Le marché belge est petit et il faut clairement que les entreprises voient plus grand. Je suis parfois étonné de voir que des petites startups pensent tout de suite à lancer leurs produits au niveau international alors que ce n’est pas nécessairement le cas de PME pourtant déjà bien établies. » « Ensemble, on est plus forts » Outre ces deux grands projets, et dans le contexte des récentes élections, Beci a aussi travaillé sur plusieurs gros dossiers au cœur des préoccupations des entreprises bruxelloises : mobilité, économie circulaire, formation, durabilité… « Nous avons fait un immense travail de lobbying et de préparation pour que le point de vue des entrepreneurs soit pris en compte. Je suis heureux que nous 6 | Beci Rapport d'activités 2019 ayons pu travailler main dans la main avec l’UWE, le Voka et la FEB. En effet, au-delà des différences régionales, les préoccupations des entreprises sont communes. Pendant la période pré- et postélectorale, avoir pu distiller ensemble des messages-clés aux différents partis politiques leur a donné plus d’impact. Ensemble, on est plus forts. » Parmi les grands sujets mis sur la table, on retrouve bien sûr la mobilité. « Depuis de nombreuses années, elle est au cœur du débat. Personnellement, plutôt que de voir la mobilité comme un problème, je la vois comme un challenge. Oui, Bruxelles est congestionnée. Oui, il y a des travaux. Mais cela veut aussi dire que Bruxelles attire du monde, et cela, il faut en être fiers. » Bien sûr, cela reste un défi, mais pour Marc Decorte, plus aucune entreprise, ni aucune institution publique ne pourra le relever seule. « La solution réside dans la création d’un écosystème, dans la mise en commun de compétences pour mettre en œuvre une vision globale de la mobilité, notamment via la création de plateformes multimodales. Beaucoup de solutions intéressantes voient le jour ; la nécessité aujourd’hui est de les organiser et de les connecter les unes aux autres. Le MO, lancé par Beci, est un bel exemple du type d’initiatives qui peuvent être mises en œuvre. » Le marché belge est petit et il faut clairement que les entreprises voient plus grand. Je suis parfois étonné de voir que des petites start-ups pensent tout de suite à lancer leurs produits au niveau international alors que ce n’est pas nécessairement le cas de PME pourtant déjà bien établies. « Mon focus : le projet 30/30/30 » « Toutes ces réussites me donnent envie de mettre la barre encore plus haut », commente Marc Decorte. Dans ce cadre, le projet 30/30/30 — qui vise à réduire de 30 % les émissions de CO2 d’ici 2030 au travers de 30 entreprises/projets — sera au cœur des actions de Beci. « La durabilité, c’est un peu comme la digitalisation : on peut en avoir peur ou décider d’en faire la source de nouveaux challenges. Pour moi, la durabilité offrira plus de jobs et de nouvelles opportunités que les révolutions industrielles passées. Les défis sont énormes. Toute entreprise doit bien sûr être attentive à l’impact de ses activités sur l’environnement. Dans nos pays, ce volet ‘planet’ est accepté par la majorité d’entre elles. Ce qu’elles ne voient pas encore, c’est le volet ‘profit’. D’un côté, on a peur que travailler de façon durable coûte plus cher, mais d’un autre côté, les opportunités qui vont apparaître restent méconnues. Dans les années à venir, de nouveaux business vont se créer. Les déchets produits par les uns pourront devenir les matières premières des autres. Les entreprises qui sont capables de se projeter à long terme dans le business du futur auront accès à des opportunités gigantesques. Enfin, au niveau ‘people’, de plus en plus de jeunes sont attentifs à la politique CSR des entreprises dans le choix de leur employeur : investir dans la durabilité est donc un atout pour attirer et garder les meilleurs talents dans un marché de l’emploi tendu. Les clients, eux aussi, sont de plus en plus nombreux à faire des choix très clairs liés à la durabilité. Le client est-il prêt à payer un peu plus cher parce que les produits et services dont il a besoin sont durables ? La réponse est bien souvent oui. D’autant que, s’il y a parfois une différence de prix au début, celle-ci s’efface dès que l’on automatise certaines parties du procédé. Ce critère de coûts est donc vraiment temporaire et ne devrait pas constituer un frein. » En bref, allier durabilité et profit, c’est possible. Et c’est ce que Beci veut prouver avec le City Climate Challenge. « Le projet 30/30/30 est un premier grand Nous avons fait un immense travail de lobbying et de préparation pour que le point de vue des entrepreneurs soit pris en compte. Je suis heureux que nous ayons pu travailler main dans la main avec l’UWE, le Voka et la FEB. Ensemble, on est plus forts. pas soutenu par notre conseil d’administration pour voir comment on peut, en tant que chambre de commerce, aider les entreprises à faire la différence. » « Renforcer la formation des entrepreneurs » La formation est aussi un enjeu qui va prendre plus de place dans les objectifs du président de Beci. « Lorsque j’ai entamé mon mandat, je ne me rendais pas compte que Beci était l’un des plus gros acteurs de l’éducation pour adultes, que ce soit pour les gens qui veulent (ré) entrer sur le marché du travail ou développer leurs compétences pour pouvoir évoluer. Mais cela a vraiment du sens. Le marché du travail est tendu et les entreprises cherchent des employés de plus en plus qualifiés ou spécialisés. Par ailleurs, les compétences évoluent sans cesse. Si cet aspect formation n’était pas encore aussi clair dans ma vision initiale, je suis aujourd’hui persuadé que c’est un domaine dans lequel il faut vraiment investir. Dans les mois qui viennent, nous allons notamment nous pencher sur des formations innovantes pour les métiers en forte demande. » « Des objectifs, mais aussi un héritage » Ces dernières années, le monde est en perpétuelle transformation et celle-ci ne fera que s’accélérer. « La digitalisation, l’intelligence artificielle, la durabilité… Il y a des vagues de fond que l’on ne peut pas arrêter. Et quand je dis ‘vagues’, ce seraient plutôt des tsunamis. Aux entreprises de choisir si elles veulent rester en tongs sur la plage et se noyer, ou si elles se donnent à temps les moyens de surfer sur ces vagues. En tant que chambre de commerce, notre rôle est de les aider à s’y préparer au mieux. Mon souhait, d’ici deux ans, est que la chambre soit devenue plus digitale, plus commerciale et plus internationale », conclut-il. « Le chemin parcouru ces deux dernières années me donne toute confiance dans l’idée que nos équipes peuvent y arriver. » • La durabilité, c’est un peu comme la digitalisation : on peut en avoir peur ou décider d’en faire la source de nouveaux challenges. Pour moi, la durabilité offrira plus de jobs et de nouvelles opportunités que les révolutions industrielles passées. Beci Rapport d'activités 2019 | 7 © Reporters
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Élections : un travail de fond Si, de manière habituelle, les experts de Beci produisent de nombreux avis et recommandations en défense des employeurs et des entrepreneurs bruxellois, leur travail redouble d’intensité en période préélectorale, électorale et postélectorale. Nous passons ici en revue quelques-unes des principales actions qui ont été menées ces derniers mois. Vincent Delannoy P our peser sur les débats, il importe de s’y prendre à temps, afin de présenter des propositions claires, bien documentées, portées ensemble par les fédérations sectorielles et les entrepreneurs. Autour de thèmes majeurs, les experts du Centre de Connaissance (CDC) ont préparé quatre mémorandums présentant 91 mesures à mettre en œuvre : les mémorandums Mobilité, Cité du Futur, Vers le plein emploi et Financer ses ambitions. Dès le 2 octobre 2018, ces documents étaient remis en mains propres au ministre-président Vervoort, aux ministres Vanhengel et Gosuin, et à la secrétaire d’État au Commerce Extérieur, Cécile Jodogne en présence de 250 entrepreneurs. L’accueil réservé par les ministres à ces propositions fut très positif et le ministre-président souligna, à cette occasion, que Beci était la première organisation à lui remettre son mémorandum. Les ministres ont lu nos propositions et, à différentes occasions, nous en avons débattu directement avec eux en présence de nos membres : CEO et fédérations sectorielles. À partir du mois de mai 2018, avec le mémorandum Mobilité, les propositions Beci ont largement circulé à travers différents canaux. Notre mensuel Bruxelles Métropole (14.000 exemplaires, hors audience online), a approfondi dans chacun des dix numéros qui ont précédé les élections, une mesure particulière du mémorandum de Beci. L’importance des communes Bien avant la tenue du scrutin communal, Beci a pris contact avec les échevins en charge des matières socio-économiques : commerce, classes moyennes, innovation. Nous leur avons soumis notre Charte communale 2018-2024 intitulée : Les entreprises au cœur du développement communal. La Charte a aussi été envoyée aux sections locales des partis avec lesquelles nous avons eu l’occasion de dialoguer. Rencontre avec le ministre-président Rudi Vervoort (PS). En janvier 2019, les entrepreneurs déjeunent avec Pascal Smet (SP.A), ministre bruxellois de la Mobilité. 8 | Beci Rapport d'activités 2019 En février, les membres de Beci rencontrent successivement le ministre bruxellois des Finances, Guy Vanhengel (Open VLD)… … et son homologue de l’Énergie et de l’Environnement Céline Fremault (cdH) La perspective du scrutin a été une excellente opportunité pour nos experts et pour les membres de Beci de rencontrer les candidats et de débattre avec eux de manière très concrète sur les programmes et les enjeux, spécialement sur le thème de la place des entreprises dans leur commune. Nous avons ainsi pu rencontrer Boris Dilliès, Benoît Cerexhe, Christos Doulkeridis, Johan Van den Driessche, Olivier Maingain et Rudi Vervoort. Rencontres avec les ministres et les têtes de listes régionales Sur la base des mémorandums Beci, nos experts et certains de nos membres ont eu l’occasion de dialoguer avec les ministres en exercice et des têtes de liste au cours de tables rondes thématiques. Au total, une douzaine de rencontres ont été organisées, avec des débats et échanges très qualitatifs en présence de Rudi Vervoort, Guy Vanhengel, Bianca Debaets, Céline Fremault, Pascal Smet, Didier Gosuin, Cécile Jodogne, Alexander De Croo, Alain Maron, Elke Van den Brandt, Cieltje Van Achter, Françoise Schepmans et Bernard Clerfayt. Une démarche inédite Beci-Voka-UWE Dans une démarche inédite et remarquée, les représentants patronaux des trois Régions ont uni leurs forces pour porter un message commun auprès des exécutifs des trois Régions et du gouvernement fédéral. Ainsi Beci, l’UWE et Voka ont rencontré le mardi 7 mai Charles Michel, Rudi Vervoort, Geert Bourgeois et Willy Borsus pour discuter des priorités des employeurs et leur remettre en mains propres un document intitulé : 12 priorités pour les prochaines coalitions régionales et fédérale. Début mai, Beci, Voka et UWE rencontrent ensemble le premier ministre et les trois ministres-présidents régionaux. Dans ce document, les trois représentants patronaux régionaux expriment un message identique : il existe 6 domaines socio-économiques importants dans lesquels des interventions fondamentales sont nécessaires de toute urgence pour élever le niveau de l’économie et de la société dans chaque région, à savoir la mobilité, l’enseignement, le marché du travail, les pouvoirs publics, l’énergie, l’innovation. Parlement, accord de gouvernement et nouvel exécutif Dès l’installation des nouveaux élus au parlement bruxellois, Beci les a félicités et leur a envoyé l’information relative à ses mémorandums. Durant les négociations, les dirigeants de Beci ont été reçus par les formateurs afin de porter le message des employeurs bruxellois. Quant à l’accord de gouvernement, l’heure de vérité viendra au moment de dessiner le contour concret des projets et de procéder au vote des budgets. Quoi qu’il en soit, de nombreux points et mesures défendus par Beci s’y retrouvent explicitement, spécialement dans les matières liées à l’emploi et à la formation. La mise en œuvre de projets Blockchain, la transparence sur l’utilisation des charges d’urbanisme, la confirmation de la réalisation de la ligne de métro 3, le développement de l’offre ferroviaire intra-bruxelloise, la promotion de la voie d’eau, l’instauration d’une taxe kilométrique intelligente, le soutien à l’économie circulaire, le maintien d’activités productives en ville sont autant de points sur lesquels Beci a insisté et qui se retrouvent dans l’accord. La conviction de Beci est que les solutions aux défis de Bruxelles ne pourront être trouvées qu’en concertation avec les entreprises et entrepreneurs bruxellois. Avec son expertise et celle de tous ses membres, Beci souhaite dialoguer avec chaque ministre pour travailler au mieux au développement de Bruxelles, avec l’appui de tous ses membres. • Les rencontres se poursuivent avec les verts, Elke Van den Olivier Willocx remet Brandt (Groen) et Alain Maron (Écolo). le mémorandum Beci à la candidate N-VA Cieltje Van Achter. Rencontre avec Françoise Schepmans (MR). Le cycle se clôture avec les représentants de Défi : Cécile Jodogne et Bernard Clerfayt. Beci Rapport d'activités 2019 | 9 © Belga © Reporters
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« Bruxelles doit être plus ambitieuse et coopérer Le poids des trois organisations patronales régionales a augmenté considérablement. Beci, UWE et Voka ont notamment élaboré un mémorandum commun en vue des élections de mai 2019. Jan De Brabanter, secrétaire général de l'UEB La Région de BruxellesCapitale doit davantage s’accorder avec la Flandre et la Wallonie sur la mobilité, l'emploi et l'environnement. Et un peu plus d'enthousiasme pour les opportunités qu’offre Bruxelles serait bénéfique à tous les entrepreneurs – même au-delà des limites bruxelloises. Dixit Jan De Brabanter, secrétaire général de l’Union des Entreprises de Bruxelles (Beci). Matthias Vanheerentals L a 6e réforme de l'État a transféré de nombreuses compétences aux régions. D'ici 2025, la Région bruxelloise devrait jouir d'une autonomie fiscale totale. Jan De Brabanter estime que les entrepreneurs – même actifs hors de Bruxelles – devraient s’intéresser davantage à ce qui se passe en RBC. « Beci seulement au service des PME dans les 19 communes ? Pas du tout ! Bien des entreprises ont leur siège, leurs activités ou leur production à l’extérieur de Bruxelles, mais y réalisent (une partie de) leur chiffre d'affaires ! » Petite, la Région n'en est pas moins d’une grande importance économique ; l’entreprise qui poursuit une vision à long terme ferait donc bien de s’intéresser à ce qui se passe à Bruxelles. La meilleure façon d'y parvenir, c’est de s’affilier à l'organisation d'employeurs la plus représentative et la plus efficace, avec un impact sur la vie politique et socio-économique. Beci, donc. Avant et après les Réformes de l'État « Avant, c'était plus facile », confesse le secrétaire général de l’UEB. L’entreprise adhérait à une fédération sectorielle, 10 | Beci Rapport d'activités 2019 elle-même membre de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB). Et la FEB représentait l'économie belge en Europe et ailleurs. Mais les réformes de l'État successives ont brouillé les cartes. La 6e du nom a transféré de nouvelles compétences aux communautés et régions : allocations familiales, soins de santé, marché du travail, droit locatif, formation des conducteurs, dépenses fiscales (prêts hypothécaires), etc. « C'est surtout à partir de 2011 que la défense des intérêts d'un entrepreneur s’est compliquée », déplore M. De Brabanter. « Les organisations sectorielles se sont adaptées. Elles ont créé un département flamand et un wallon, mais Bruxelles est souvent restée ‘quantité négligeable’. » Entretemps, la structure de l'État est devenue si complexe qu'on pardonnera à quiconque – y compris au chef d’entreprise – de mélanger les compétences fédérales, bicommunautaires, communautaires ou régionales. Combien de gouvernements avons-nous ? Et que font réellement la Cocof, la Cocom, la VGC, la Fédération avec les autres régions » © Reporters Wallonie-Bruxelles et consorts ? On serait déboussolé pour moins que ça ! Des groupes d'intérêts rivaux ? Heureusement, le paysage entrepreneurial avait déjà été rationalisé : le Voka est né en 2002 de la fusion des Chambres de Commerce flamandes et du Vlaams Economisch Verbond (VEV). À Bruxelles, l’Union des Entreprises et la Chambre de Commerce et d'Industrie ont fusionné pour former Beci. En Wallonie, l'Union Wallonne des Entreprises et les Chambres de Commerce n’en sont pas encore là, mais les discussions progressent. Contrairement à certaines rumeurs, Beci collabore étroitement avec les autres organisations patronales, Voka en Flandre et UWE en Wallonie. « Il y a plus de cohérence, de coopération et de concertation que de concurrence entre nous », déclare Jan De Brabanter. « Nous sommes tous à l'écoute des préoccupations des autres régions. Si la Flandre ou la Wallonie prennent des mesures qui impactent l'économie bruxelloise, nous en discutons avec le Voka ou l'UWE. » Au niveau fédéral, la concertation implique la FEB, le Voka, l'UWE et souvent d'autres groupes de pression : Boerenbond, Unizo, UCM et le non-marchand. « Peu d'entreprises connaissent le comité de contact fédéral. Le poids des trois organisations patronales régionales a augmenté considérablement. Beci, UWE et Voka ont notamment élaboré un mémorandum commun en vue des élections de mai 2019. Nos trois CEO ont soumis 12 priorités au Premier ministre et aux trois ministres-présidents régionaux. L'économie ne s'arrête pas aux frontières régionales, n’est-ce pas ? » Beci et le gouvernement bruxellois « Beci s’implique dans les décisions du gouvernement bruxellois. Nous savons mieux que quiconque ce qui se passe dans la capitale. » Beci siège dans plusieurs organisations ou institutions régionales qui facilitent (ou compliquent) la vie des entrepreneurs : le Conseil économique et Beci est en première ligne lorsqu'un cabinet, un ministre ou un gouvernement prépare de nouvelles réglementations. Nous parvenons généralement à protéger les intérêts de nos entrepreneurs à un stade précoce du processus décisionnel. té. « Nous devons être encore plus proactifs. L'ancien gouvernement bruxellois a trop attendu ce qui se décidait aux niveaux fédéral, flamand et wallon. Il a manqué d'ambition. Lorsqu’il a décidé de réduire le nombre de voies de l’E40, nous avons proposé de réserver une voie au covoiturage. Bruxelles y était favorable, mais s'est heurté à un ‘neen’ de la Flandre. » social (CESRBC), Actiris et le VDAB Brussel, Citydev, Finance.Brussels, Hub.Brussels, Bruxelles Formation, Tracé, le Port de Bruxelles, etc. « Beci est en première ligne lorsqu'un cabinet, un ministre ou un gouvernement prépare de nouvelles réglementations. Si quelque chose se trame, j’en suis le premier informé, en tant que président du CESRBC. Avec l'avis du Centre de Connaissances de Beci et les conseils des partenaires sociaux, nous parvenons généralement à protéger les intérêts de nos entrepreneurs à un stade précoce du processus décisionnel. Nous interrogeons toujours nos entreprises et nos organisations sectorielles. Et si nous réussissons, avec les syndicats, à conseiller le gouvernement bruxellois, nous sommes plus forts. » Beci a présenté les priorités des entreprises aux formateurs au lendemain des élections du 26 mai 2019. « Nous avons de l'influence sur le gouvernement, nous osons taper sur la table s’il le faut. Mais nous adoptons toujours une attitude constructive. Beci veut le meilleur pour Bruxelles, sans perdre de vue l'intérêt général. Nous espérons par exemple que le nouveau gouvernement bruxellois lancera bientôt la 5G ; il y a déjà eu un accord de principe avec le gouvernement précédent. La 5G est importante pour l'économie et la population bruxelloises. L'internet sans fil rapide crée de la richesse et des emplois. Et il stimule l'esprit d'entreprise. » M. De Brabanter appelle le gouvernement bruxellois à consulter davantage les autres régions sur les grands thèmes de la mobiliBeci demande des accords plus clairs entre les régions. Les grandes options politiques doivent être examinées immédiatement au niveau interrégional, dans l'intérêt de toutes les régions. Il doit y avoir une vision commune, à laquelle chaque région donne ensuite sa propre interprétation. Emploi et environnement Comme l'économie, l'emploi ne s'arrête pas aux frontières des 19 communes. « Le taux d'emploi de la population active bruxelloise doit être maximal, mais pas limité aux frontières de la Région. Prenons la zone aéroportuaire. Nous sommes partenaires de l'asbl Aviato, le pôle emploi de l’aéroport. En collaboration avec Actiris, le VDAB et nos collègues du Voka VlaamsBrabant, nous nous efforçons d’augmenter le flux de demandeurs d'emploi bruxellois. Dans le même temps, nous devons faire le maximum pour préserver l’attractivité des emplois à Bruxelles. Il devient de plus en plus difficile d'attirer des entreprises dans la capitale en raison d'une pénurie de profils adaptés sur le marché du travail local. » Jan De Brabanter se réjouit des plans d'action que les entreprises bruxelloises développent pour l'environnement : « Nous voulons donner toutes les chances de succès au ‘City Climate Challenge’ pour Bruxelles : 30 projets pour réduire les émissions de CO2 de 30 % d'ici 2030. Le projet 30/30/30 de Beci est plus qu'une goutte d'eau dans l'océan. Nous sommes convaincus que des objectifs économiques respectueux du climat aideront Bruxelles à aller de l'avant. Cela devrait également susciter de la reconnaissance à l'étranger et améliorer considérablement le climat d'investissement à Bruxelles. » • Beci Rapport d'activités 2019 | 11
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Baromètre : des entrepreneurs confiants et volontaires Comme nous le faisons régulièrement, nous avons sondé les membres et sympathisants de Beci au mois de juillet1 . Un baromètre élargi, au-delà des questions politiques, aux enjeux entrepreneuriaux de l’heure : ressources humaines, environnement, cybersécurité... Une consultation qui brosse le portrait d’entrepreneurs plutôt confiants et volontaires. Emmanuel Robert 1. Politique : Vervoort III devra convaincre Quel est votre degré de confiance vis-à-vis du gouvernement bruxellois ? 3% Confiance totale Plutôt confiant Neutre Peu confiant 18% Pas du tout confiant 36% 22% 21% Êtes-vous favorable à une réorganisation des compétences entre région et communes bruxelloises? Oui Non 85,31% 14,69% Notre sondage ayant été réalisé pendant la formation du gouvernement régional (du 9 au 30/7, alors que l’accord de majorité a été présenté le 17), il ne pouvait être question de dresser un hit-parade des nouveaux ministres bruxellois. L’appréciation collective est, elle aussi, à prendre avec circonspection. Tout juste peut-on dire que le gouvernement Vervoort III devra convaincre les entrepreneurs : ils ne sont que 24 % à lui faire « plutôt » ou « totalement » confiance. Une cote sans doute liée aux incertitudes du moment. 12 | Beci Rapport d'activités 2019 S’il fallait une réforme institutionnelle bruxelloise, les chefs d’entreprise voteraient pour la rationalisation : ils sont 85 % à se prononcer en faveur d’une réorganisation des compétences entre les niveaux régional et communal. Le débat pour une meilleure efficacité mérite d’être ouvert entre Bruxellois, sans tabous et dans toutes les langues ! 1.Enquête en ligne réalisée entre le 9 et le 30.07.2019 auprès des membres et sympathisants de Beci. 392 réponses. 2. Rééquilibrer les compétences entre Région et communes ? 3. Les acteurs régionaux Parmi les administrations bruxelloises, c’est Hub.brussels (fusion d’Impulse, Atrium et Brussels Invest & Export) qui obtient la meilleure cote auprès des entrepreneurs ; une position qui était déjà celle d’Impulse dans nos précédents sondages. Cette fusion, les entrepreneurs n’en perçoivent toutefois pas (encore ?) les avantages : 72 % d’entre eux sont « sans avis » quant à l’amélioration du service apporté – le seul effet sensible ayant été l’augmentation globale des frais de personnel de la nouvelle entité. Derrière Hub.brussels, le podium est complété Citydev et par le VDAB, dont on remarque la progression, tandis que Bruxelles Mobilité ferme (toujours) la marche. Hub.brussels (Impulse/Brussels Invest Export/Atrium) Citydev (SDRB) VDAB Innoviris Finance.brussels (SRIB) STIB Actiris Bruxelles Environnement Bruxelles Formation Bruxelles Mobilité 3,36 2,89 2,84 2,82 2,79 2,74 2,73 2,72 2,64 2,53 4. Les entrepreneurs restent confiants Envisageriez-vous de déplacer une partie de vos activités ? 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% nov 2016 > juil 2019 Oui, dans la RBC Oui, en flandre Non Oui, en wallonie Oui, hors de la Belgique Faut-il quitter Bruxelles ? Apparemment non, pour 73 % des entrepreneurs bruxellois qui n’envisagent pas de déplacer leurs activités (59 %), si ce n’est au sein de la Région (14 %). Ceux qui songent à délocaliser resteraient plutôt en Belgique (17 %, à parts égales vers la Flandre ou la Wallonie), alors que l’étranger ne séduit plus que 10 % d’entre eux. L’effet des incertitudes au plan international ? Ou bien la preuve que la qualité de vie promise à Bruxelles n’est pas incompatible avec la rétention des entreprises, à moyen terme ? Envisagez-vous de recruter ou d'investir dans les 12 mois ? 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Je ne sais pas Oui nov 2016 > juil 2019 Non Les intentions d’investissement sont quant à elles au plus haut : 58 % - un record ! Faute de véritable embellie économique, faut-il y voir l’effet des mesures prises par le gouvernement fédéral sortant ? L’enthousiasme semble du moins présent, même si la confiance dans le politique (voir point 1) reste fragile. Beci Rapport d'activités 2019 | 13
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5. Mobilité, pression fiscale et simplification administrative : les priorités des entrepreneurs 10 20 30 40 50 60 70 80 0 6. Mobilité : c’est aussi l’affaire des entreprises La mobilité (domicile-travail) est aussi une responsabilité des employeurs 7,14% Tout à fait d’accord D’accord Neutre Pas d’accord Pas du tout d’accord 19,90% 18,88% Plus de 10% 37,50% 16,58% Entre 5 et 10% Entre 0 et 5% Quel pourcentage de vos employés pratique-t-il le covoiturage ? 6,43% 10,89% 2016>2019 Mobilité Diminution de la fiscalité régionale et communale Simplification des procédures administratives Propreté Image de Bruxelles comme centre d'affaires Transformation digitale Aide à l'investissement Interrogés sur les priorités qu’ils assignent au gouvernement bruxellois, les entrepreneurs citent toujours la mobilité en tête (à 68 %, mais ce pourcentage recule), devant la diminution de la fiscalité (35 %, en hausse) et la simplification des procédures administratives (27 %). Suivent la propreté (22 %), et l’image de Bruxelles comme centre d’affaires (18 %). On remarque que l’aide à l’investissement (16 %) remonte de quelques rangs, à égalité avec la transformation digitale. 82,68% Notre sondage l’indique : les entrepreneurs sont prêts à s’impliquer pour améliorer la mobilité bruxelloise. 57 % des employeurs sont « d’accord » ou « tout à fait d’accord » pour affirmer que la mobilité domicile-travail est (aussi) de leur responsabilité. 86 % se déclarent (« tout à fait », « probablement » ou « à certaines conditions ») ouverts à l’adaptation des horaires de travail. De même, 55 % seraient prêts à payer (5 à 8 €/trajet) pour un « train-bureau », si la SNCB mettait ce service à disposition des travailleurs. Et 83 % pourraient, dès lors, à considérer ce temps de trajet comme une prestation. 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Une idée intéressante 14 | Beci Rapport d'activités 2019 juil 2017 > juil 2019 Une idée inacceptable Je ne sais pas En revanche, il reste du chemin à faire pour que le covoiturage s’impose : à en croire notre consultation, la pratique reste marginale (0 à 5 % des employés) dans une très grande majorité d’entreprises (83 %). Peut-être parce que le personnel privilégie d’autres transports alternatifs ? Comment considérez-vous la création d'une taxe kilométrique intelligente ? Quant à instaurer une taxe kilométrique, fût-elle intelligente, les opinions restent très divisées : 46 % d’opinions favorables, contre 39 % d’opinions défavorables. Voilà ce qu’on appelle une idée clivante. 7. Cybersécurité : des entreprises vulnérables Dans quelle mesure jugez-vous votre entreprise préparée à faire face à une cyber-attaque ? Seules 3 entreprises bruxelloises sur 20 (14 % de nos sondés) avouent avoir déjà subi une cyberattaque avec dommages financiers – mais on peut se demander si ce chiffre reflète la réalité des faits ou plutôt l’absence de communication à leur sujet. Or, près de la moitié des entrepreneurs que nous avons interrogés s’avouent encore « peu ou pas du tout préparés » face à cette menace. Interpellant. Votre entreprise a-telle un conseiller environnement ou fonction équivalente ? C’est sans doute le reflet des préoccupation environnementales : un bon quart des entreprises sondées (28 %) déclarent s’être adjoint un conseiller environnement (ou fonction équivalente). Oui Non 27,65% 72,35% 9. Multilinguisme, nouvelles technologies, rétention : les trois défis des RH Quels sont les trois défis majeurs de votre politique RH ? Trouver des collaborateurs multilingues Trouver des collaborateurs suffisamment formés aux nouvelles technologies Garder nos collaborateurs Satisfaire les aspirations à la conciliation vie privée/professionnelle Encadrer et stimuler la formation continue 0 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 18% 20% Trouver des collaborateurs multilingues (19 % des sondés), des collaborateurs formés aux nouvelles technologies (18 %) – et retenir les talents (15 %) : telles sont les trois priorités RH des entrepreneurs bruxellois. À l’inverse, la gestion du « gap générationnel » ou celle de la diversité (4 %) ne semblent guère les préoccuper, du moins spécifiquement. Une hypothèse : peut-être ces questions relèvent-elles plus globalement des politiques de rétention des talents ou de l’équilibre entre vie privée et professionnelle, qui figurent au top 5. Sur quels objectifs de diversité se focalise votre plan ? Autre Handicap Origine Genre Âge En volume horaire, quel pourcentage de prestations représente le télétravail dans votre entreprise ? Si la diversité n’apparaît guère comme un souci, c’est peut-être parce que les entreprises bruxelloises y sont déjà sensibilisées. En tout cas, près d’un tiers des employeurs affirment mettre en place un « plan diversité » ou des actions équivalentes, avec une attention particulière pour la diversité des origines (un objectif cité pour 37 % des plans) et l’égalité de genre (33 %). 0% plus de 15% entre 0 et 5% entre 5 et 15% 2,57% Parfaitement prépaprée Bien préparée Préparée Peu préparée Pas du tout préparée 8. L’environnement prend du poids 10,80% 18,25% 36,25% 32,13% Enfin, le télétravail convainc désormais une majorité d’entreprises : 60 % de nos sondés affirment qu’il représente 5 à 15 % – et plus ! – des prestations de leur personnel. Un autre chiffre conforte cet essor : plus de la moitié des employeurs se disent prêts à augmenter encore la part du télétravail. Beci Rapport d'activités 2019 | 15
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CVO Semper, l’école axée sur Joëlle Evenepoel, secrétaire général de Beci l’entreprise L a fusion des CVO résulte du nouveau décret du gouvernement flamand concernant l’enseignement pour Beci dispose du plus grand centre néerlandophone d’enseignement pour adultes (Centrum voor Volwassenonderwijs – CVO) de tout Bruxelles et de sa périphérie nord. C’est du moins ce dont la Chambre de Commerce de Bruxelles peut s’enorgueillir depuis la fusion récente de quatre CVO, à savoir Brussels Education Center, Meise-Jette, Strombeek et Vilvoorde, pour former CVO Semper, dont l’importance stratégique est appréciable. Le changement d’envergure profite à l’objectif de l’école : aider les gens à accéder à l’emploi, tout en guidant les employeurs vers ces talents. CVO Semper entend focaliser davantage encore ses formations professionnelles sur les métiers en pénurie dans la région. Matthias Vanheerentals et Peter Van Dyck adultes. Ce texte définit des normes de taille minimale plus strictes pour les CVO. La dénomination ‘Semper’ (‘toujours’ en latin) fait référence à la formation continue et au développement tout au long de la vie. Cette formation permanente joue un rôle essentiel dans la mission de Beci : elle combat le chômage et aide les employeurs à trouver les compétences qu’ils cherchent. CVO Semper se spécialise dans l’enseignement de la seconde chance, les formations professionnelles, les cours informatiques et les cours de langue, notamment de néerlandais pour locuteurs non natifs. La fusion a considérablement enrichi l’offre et permettra plus que jamais d’offrir un service sur mesure. « Le nombre de langues enseignées passera de 6 à 13 », se réjouit Joëlle Evenepoel, secrétaire-général de Beci. « L’accroissement des formations linguistiques répond à une nécessité. Les entreprises accordent toujours plus d'importance à une bonne maîtrise des langues et notamment à celle du néerlandais. Il est par ailleurs utile d’enseigner le néerlandais aux primoarrivants pour faciliter leur intégration sur le marché de l’emploi. » 16 | Beci Rapport d'activités 2019 © Reporters Quelques chiffres Des compétences pour le marché de l’emploi L’école étoffe en outre ses formations professionnelles aux métiers en pénurie : électromécaniciens, installateurs industriels électrotechniques, informaticiens, aides-soignants ou spécialistes en transport et logistique. Dans la périphérie nord, l’enseignement de la seconde chance est également orienté sur ce type de spécialités en pénurie. « Les jeunes et moins jeunes qui, pour toutes sortes de raisons, n’ont pas pu terminer D.R. l’enseignement secondaire, peuvent y décrocher ce diplôme », explique Mme Evenepoel. « Nous offrons les formations grâce auxquels ces gens pourront demain aborder avec succès le marché de l’emploi et trouver un job. Les cours sont axés sur la pratique et l’interactivité. Nous proposons aussi des stages en entreprise dans une langue encore insuffisamment maîtrisée, de quoi apprendre par la pratique à la fois un métier et une langue. » La collaboration étroite que Beci a instaurée avec Actiris, le VDAB et la Huis van het Nederlands tisse des liens entre les chercheurs d’emploi en formation et les employeurs à Bruxelles et en périphérie. Comme le dit Joëlle Evenepoel, « les formations doivent répondre aux exigences de la vie des entreprises. Ce projet est donc vital. Nous abordons la problématique sous un angle clairement économique, qui est le propre d’une chambre de commerce. Quasi toutes les formations sont conçues dans la perspective d’un emploi à venir. L’école se veut novatrice et aligne son offre sur les attentes du marché de l’emploi. Cela signifie qu’au terme de leur formation, les étudiants ont une réelle chance de trouver du travail. » Améliorer la communication Beci opte intentionnellement pour une approche métropolitaine dans la mise en relation des chercheurs d’emploi et des entreprises. « L’emploi ne s’arrête pas aux limites de la Région de Bruxelles-Capitale. Un bel exemple en est la zone de l’aéroport. Grâce à notre collaboration étroite avec Aviato, le pôle emploi de Brussels CVO Semper dispose d’une équipe dynamique de 360 enseignants diplômés expérimentés pour organiser à partir de septembre des formations sur 46 sites à Bruxelles et en périphérie nord. Ses 15.000 étudiants en provenance de 143 pays positionnent CVO Semper comme un acteur de premier plan de l’enseignement néerlandophone pour adultes, à Bruxelles et en périphérie flamande. CVO Semper et Beci s’efforcent ainsi de réduire de 10 à 15 % le chômage en Région de Bruxelles-Capitale. Outre cette école néerlandophone, la Chambre de Commerce de Bruxelles gère une école francophone dénommée EPFC. Elle accueille 17.000 étudiants et bénéficie d’une gestion partagée avec l’ULB. Il y a peu, l’école a été relocalisée dans le quartier Madou, juste à côté d’Actiris, pour les raisons que l’on devine. https://www.cvosemper.be/ Airport, nous visons des emplois qualitatifs et durables à l’aéroport, tant pour les chercheurs d’emploi que pour les employeurs. Qu’il s’agisse d’habitants du Brabant flamand désireux de travailler à Bruxelles ou de Bruxellois qui cherchent un job en périphérie flamande, tous sont les bienvenus chez nous. » Joëlle Evenepoel admet que beaucoup reste à faire en termes de communication et de diffusion d’information sur cette forme d’enseignement. Trop d’entreprises ignorent l’existence de CVO Semper et ne savent donc pas non plus qu’il s’agit d’une initiative de la Chambre de Commerce. Inversement, il y a moyen d’améliorer l’information aux étudiants en matière de postes à pourvoir. « Nous devons rapprocher les entrepreneurs de nos écoles. Les entreprises doivent savoir que des diplômés de notre école sont susceptibles de leur envoyer une candidature. CVO Semper veut devenir un outil utile au service des entreprises dans leur quête de compétences et de talents. » Professeurs détachés Le rapprochement peut se faire dans les deux sens : l’enseignement veut faire un pas vers les entreprises. « Les employeurs bruxellois peuvent bien entendu nous envoyer des collaborateurs pour une formation », nous dit Joëlle Evenepoel. « Et nous sommes disposés à organiser à l’avenir des cours de langues au sein même des entreprises. Nous sommes d’accord de détacher des professeurs sur place. Et nous sommes ouverts à une réflexion sur l’enseignement à distance et les formations d’été. C’est ce que nous faisons d’ailleurs en organisant des tables de conversation pour notre propre personnel. » Bref, CVO Semper privilégie clairement une approche pragmatique, axée sur les entreprises. • Beci Rapport d'activités 2019 | 17
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Population, économie, emploi : Bruxelles en chiffres L'Institut bruxellois de statistique et d'analyse (IBSA) recueille de nombreuses données intéressantes, parmi lesquelles nous avons sélectionné quelques chiffres reflétant les tendances actuelles en matière de démographie, d’économie et d’emploi. Matthias Vanheerentals et Emmanuel Robert Population : +26,6 % en vingt ans Au 1er janvier 2018, la Région de Bruxelles-Capitale (RBC) comptait 1.198.726 habitants. Jamais auparavant la Région n'a été aussi peuplée. Au cours des 20 dernières années, la population bruxelloise a crû de 1,19 % en moyenne annuelle, soit deux fois plus vite que la moyenne nationale (0,56 %). Elle devrait continuer à augmenter dans un avenir prévisible. 1500000 Région de Bruxelles-Capitale Brabant flamand Brabant wallon 1200000 900000 600000 300000 0 1999 2005 2010 2015 2019 (Source : IBSA & Statbel) Baromètre démographique : composantes du mouvement de la population en RBC Solde migratoire interne Solde naturel L'équilibre naturel, qui reste élevé et stable depuis plusieurs années, est l'une des raisons de l'augmentation de la population, avec le solde migratoire international. Mais, bien que la population augmente, la Région de Bruxelles-Capitale perd beaucoup d'habitants au profit du reste du pays, en raison d'un très fort solde migratoire interne négatif. 40000 30000 20000 10000 -10000 0 -20000 2000 2004 2008 2012 2017 Solde migratoire international Solde total (Source : IBSA Focus n° 28 : Baromètre démographique de la Région de Bruxelles-Capitale 2018) 18 | Beci Rapport d'activités 2019 Produit Intérieur Brut : en faible croissance Sur la base des données les plus récentes des comptes régionaux, le PIB bruxellois s’est élevé à 77,7 milliards d'euros en 2017. Par rapport à l'année précédente, le volume de l'activité économique en RBC a augmenté de 0,8 % (contre une augmentation de 1,7 % au niveau belge). La reprise du PIB bruxellois, observée depuis 2015, intervient donc plus tard et est également plus faible que la tendance au niveau national. Pour l'ensemble de la période 2018-2024, le PIB bruxellois devrait croître à un taux moyen de 0,9 % par an (1,3 % pour la Belgique). Quant aux investissements, ils devraient augmenter en moyenne de 2,0 % par an en RBC, contre 2,3 % pour la Belgique. La croissance attendue de l'investissement bruxellois au cours de cette période diminuerait par rapport aux performances enregistrées entre 2013 et 2016 (+ 4,0 % par an). Toutefois, la tendance reste positive et confirme le rattrapage entamé après une longue période de baisse des investissements entre 2009 et 2012, au lendemain de la crise financière. RBC : PIB à prix courants (2005-2017), en millions € 40000 50000 60000 70000 80000 90000 30000 10000 20000 0 2005 2008 2011 2014 2017 (Source : ICN) Démographie des entreprises : un taux de réation toujours soutenu, mais les faillites augmentent Nombre d'entreprises assujetties à la TVA en RBC 2008-2017 La Région de Bruxelles-Capitale se caractérise généralement par un plus grand dynamisme entrepreneurial que le reste du pays, ce qui se traduit à la fois par des taux de création et de cessation d’activité plus élevés que dans les deux autres régions. Au 31 décembre 2017, 104.705 entreprises assujetties à la TVA opéraient en RBC, représentant 11 % de l'ensemble des entreprises en Belgique. Par rapport à 2016, il y avait 3 574 entreprises de plus, soit une augmentation de 3,5 %. Démographie des entreprises en RBC : 2008-2017 4000 6000 8000 10000 12000 14000 2000 0 2008 2010 Création (Source : IBSA & Statbel) Beci Rapport d'activités 2019 | 19 2012 Cessations 2014 Faillites 2017 40000 60000 80000 100000 20000 0 2008 2011 2014 2017 (Source : IBSA & Statbel) En 2017, 12.273 entreprises assujetties à la TVA ont été créées à Bruxelles. Après deux années consécutives de baisse, le nombre de cessations d’activité est reparti à la hausse, passant de 7.383 à 7.979 (chiffre proche du record de 7.984, enregistré en 2014). Le nombre des faillites est lui aussi en augmentation : 2.639 cas en 2017 et 3.033 faillites enregistrées en 2018 (hors graphique), soit une hausse annuelle de 15 % ces deux dernières années. N.B. : Les chiffres de création pour l'année 2014 sont exceptionnellement élevés en raison d’un changement de législation qui soumet depuis janvier 2014 les prestations des avocats à la TVA. Ces assujettissements destinés à se conformer aux nouvelles règles ne correspondent pas à des créations d'entreprises. De même en 2016, de nouvelles dispositions réglementaires, concernant cette fois les prestations de chirurgie esthétique et les administrateurs de société, sont responsables d'une partie de l'augmentation du nombre d'assujettissements à la TVA.
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Bruxelles, capitale des services RBC : Valeur ajoutée brute aux prix de base à prix courants par branche d'activité (2017) Agriculture, sylviculture et pêche Industries extractives Industrie manufacturière Production et distribution d'électricité, de gaz,de vapeur et d’air conditionné Production et distribution d'eau ; assainissement, gestion des déchets et dépollution Construction Commerce ; réparation de véhicules automobiles et de motocycles Transports et entreposage Hébergement et restauration Information et communication Activités financières et d'assurance Activités immobilières Activités spécialisées, scientifiques et techniques Activités de services administratifs et de soutien Administration publique (Administration publique et défense; sécurité sociale olbligatoire) Enseignement Santé humaine et action sociale Arts, spectacles et activités récréatives Autres activités de services Activités des ménages en tant qu'employeurs ; activités indifférentiées des ménages en tant que producteurs de biens et services pour usage propre 0 2000 4000 6000 8000 10000 12000 14000 (Source : ICN) Le secteur tertiaire a un poids considérable dans la structure d'activité de l'économie bruxelloise, tant en termes de valeur ajoutée (92 % du total en 2017) que d'emploi (93 %). À titre de comparaison, le poids des activités tertiaires dans l'économie nationale est nettement inférieur, représentant respectivement 77 % de la valeur ajoutée et 81 % du total de l’emploi en 2017. En termes de valeur ajoutée, la plus grande différence par rapport à l'ensemble du pays réside dans la part du secteur « activités financières et d’assurance », beaucoup plus importante en Région bruxelloise. Avec 17 % de l'activité économique générée par cette branche, Bruxelles est en effet le centre des services financiers en Belgique. Inversement et logiquement, l'industrie est beaucoup moins présente à Bruxelles. La valeur ajoutée bruxelloise a augmenté de 0,9 % en 2017 (contre 1,7 % en Belgique). 20 | Beci Rapport d'activités 2019 Emploi en hausse, chômage en baisse Emploi intérieur en RBC 620000 640000 660000 680000 700000 720000 600000 2004 2008 2012 2016 2020 2023 (Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen sur la base des comptes régionaux en SEC 2010 (ICN)) La croissance de l’emploi intérieur (soit l’emploi au lieu de travail) devrait s’essouffler graduellement dans les trois régions. En moyenne, sur la période 2018-2024, l’emploi augmenterait de 0,4 % par an à Bruxelles, un rythme sensiblement inférieur à ceux attendus en Wallonie (0,7 %) et en Flandre (0,9 %). Ces taux correspondent à une création nette de 3 000 emplois en moyenne par an en Région bruxelloise. 350000 400000 450000 500000 550000 300000 2004 2008 2012 2016 2020 2023 (Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen sur la base de données ICN, DGSIE, ACTIRIS, VDAB, FOREM, ONSS et ONEM) Entre 2018 et 2024, la croissance de la population active occupée (soit l’emploi au lieu de domicile) serait, par contre, nettement plus dynamique à Bruxelles (1,2 % par an en moyenne) qu’en Flandre (0,8 %) et en Wallonie (0,7 %). La Région bruxelloise devrait en effet continuer à bénéficier d’une progression soutenue du nombre de navetteurs sortants vers les deux autres régions, comme c’est le cas depuis une quinzaine d’années. La croissance de l’offre de travail (soit la population active) ralentirait dans les trois régions. Du côté bruxellois, ce sont les impulsions démographiques qui continueraient de soutenir la croissance de l’offre de travail. Taux de chômage (concept BFP) 10 15 20 25 5 0 2004 2008 2012 2016 2020 2023 (Source : Calculs BFP, IBSA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen sur la base de données ICN, DGSIE, ACTIRIS, VDAB, FOREM, ONSS et ONEM) Ces évolutions de l’offre de travail et de la population active occupée se traduisent par un taux de chômage en baisse continue. Il passerait ainsi de 16,5 % en 2018 à 12,9 % en 2024 en Région bruxelloise, de 13,2 % à 10,7 % en Région wallonne et de 6,5 % à 4,7 % en Région flamande. Ces taux sont inédits dans l’ensemble des régions depuis les années 1980. La baisse importante et rapide des taux de chômage pourrait s’accompagner de risques, et notamment celui d’une pénurie (accrue) de main-d’œuvre dans certains segments du marché du travail. 14000 18000 16000 12000 10000 8000 6000 4000 2000 0 2010 2012 2014 2016 2018 (Source : IBSA) En 2018, le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans à Bruxelles était de 23,4 %. Demandeurs d'emploi inoccupés de moins de 25 ans en RBC (2010-2018) Population active occupée Beci Rapport d'activités 2019 | 21
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2019, les leçons de la digitalisation L’heure de la digitalisation a sonné ! Un an après avoir débuté sa transformation numérique, la chambre semble avoir activé les bons leviers. Retour sur les leçons à tirer d’une année d’expérimentations, de tâtonnements et de succès. Elisa Brevet Olivier Willocx, CEO de Beci Traditionnellement, une chambre de commerce travaille surtout en C rapport avec des entreprises, mais on s’est rendu compte qu’en 2019, c’était indispensable d’avoir une relation privilégiée, liée et centrée sur l’individu. ette année, Beci a poursuivi sa marche vers la digitalisation. Une équipe de spécialistes a travaillé d’arrache-pied pour permettre une numérisation globale et efficiente de la chambre. Et pour cause, la transition n’a rien laissé au hasard : « En changeant notre CRM, on a basculé dans un nouvel univers où l’on privilégie la relation individuelle plutôt que la relation avec l’entreprise. » Une petite révolution copernicienne pour Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci. « Traditionnellement, une chambre de commerce travaille surtout en rapport avec des entreprises, mais on s’est rendu compte qu’en 2019, c’était indispensable d’avoir une relation privilégiée intégrant les réseaux sociaux, liée et centrée sur l’individu. » Grâce à son nouveau CRM, Beci est aujourd’hui capable de mieux cibler et de mieux comprendre ses membres. En parallèle, le nouveau site web, devenu une vitrine et un catalogue de solutions pour les entreprises bruxelloises, s’est vu largement optimisé en termes de référencement et de SEO. La récurrence, un modèle gagnant Le lifting digital semble porter ses fruits, puisque la chambre a connu une augmentation spectaculaire des affiliations ces derniers mois. Une hausse qui s’expliquerait, selon Olivier Willocx, par la mise en place de services mieux compris par les membres : « On a retravaillé nos produits avec des modèles qui tiennent davantage à la récurrence. Aujourd’hui, à la question : en quoi est-ce intéressant d’être membre 22 | Beci Rapport d'activités 2019 © Reporters de la chambre ? la réponse est très claire pour tout le monde. Nous sommes en chemin de comprendre la digitalisation ». Podcast : l’inspiration Next Step Chaque semaine, des produits sont déclinés pour toutes les entreprises et dans les domaines les plus impactants tels que la digitalisation (atelier digital, atelier vidéo…). « On a vu que le schéma d’atelier plaisait aux membres. C’est un modèle concret et totalement gratuit, donc pas forcément intéressé du point de vue financier, mais un précieux vecteur de communauté. Chaque semaine, nos membres savent qu’ils peuvent se former et, s’iIs le veulent, ils peuvent revenir la semaine suivante. » Le bilan paraît mitigé quant aux formations : « Le monde de la formation est en train de complètement changer. Aujourd’hui, quand on a un problème, on consulte Google ; on ne se déplace plus. La nature même des formations est à repenser. Nous ne sommes pas les seuls à chercher. On finira bien par trouver un nouveau modèle qui convienne à tous… ». Le studio, laboratoire digital de Beci Pour accompagner sa révolution digitale, Beci s’est équipée de son propre studio audiovisuel, destiné aussi bien aux équipes internes qu’aux membres. Véritable laboratoire, il a permis d’innover et de lancer deux premiers podcasts natifs. Depuis leur lancement en décembre, Métropole et Next Step comptabilisent plus de 3000 écoutes pour une quinzaine d’épisodes (aujourd’hui en français, mais la prochaine étape sera de développer le programme en néerlandais). Une audience de niche, fidèle aux trente minutes hebdomadaires s’est peu à peu créée. « Beci essaie de comprendre comment on peut faire des podcasts qui ont du sens. Les audiences sont intéressantes, puisque c’est à la fois beaucoup et pas beaucoup : c’est beaucoup de parler à 300 auditeurs D.R. En studio : Tarik, Elisa et leur invité Haile Abebe, ingénieur devenu entrepreneur horeca. Pour une dose d’écoute stimulante, Beci vous propose Next Step, le podcast des entrepreneurs inspirants qui vous aide à passer à l’étape suivante. À chaque épisode, Tarik et Elisa partent à la rencontre de personnes passionnées, à la découverte d’idées à partager. Le top 3 des épisodes les plus écoutés : • Philippe de Halloy : ma carrière a commencé par un holdup. Qui a dit que les banquiers d’affaires ne pouvaient pas avoir à la fois vécu un hold-up et fait un aller-retour dans le business du tourisme ? Laissez-vous porter par le parcours hors du commun et inspirant de Philippe de Halloy, banquier d’affaires chez Degroof Petercam. • Julien Hannequart : vigneron et juriste dans une multinationale c’est possible ! « Aujourd’hui, on vit dans un monde où on ne suscite plus assez les passions. » Tel est le constat de Julien Hannequart, juriste dans une multinationale américaine, qui décide du jour au lendemain de négocier un crédit-temps pour pouvoir devenir vigneron. • Hanna Bonnier : des institutions européennes au premier coworking-café bruxellois. Quitter un job de rêve au sein des institutions européennes pour fonder, à 26 ans à peine, le premier coworking-café bruxellois, c’est possible ! Comment oser quitter un job confortable et bien payé ? Comment networker et s’entourer, dans une ville que l’on ne connaît pas (Hanna est française) ? Et si c’était à refaire ? Plus d’info : www.beci.be/podcast Beci Rapport d'activités 2019 | 23
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pendant 30 minutes… et c’est peu. Il faudra un peu de temps pour que les gens s’habituent à ce nouveau médium », observe Olivier Willocx. L’objectif principal du studio ? Permettre aux membres de la chambre de se tester, d’expérimenter de nouvelles manières de communiquer. La question de la vidéo est plus sensible encore. De nombreuses personnes veulent à tout prix créer, sans se poser les bonnes questions. Pour Olivier Willocx, il faut se rendre compte des difficultés des gens à communiquer aujourd’hui : « Ce n’est pas tout de décider de faire une vidéo, il faut en plus qu’elle soit réussie, pertinente et inspirante pour les spectateurs. Elle doit avoir du sens et marquer de l’engagement. Les gens doivent arrêter de parler d’eux pour parler de leurs clients. C’est probablement là que l’on peut aller chercher de l’audience. » Pour aider ses membres dans la création de contenu audiovisuel pertinent, Beci proposera dès la rentrée un atelier dédié à la vidéo. • Des newsletters plus variées, plus ciblées L’info digitale, en 2019, est taillée sur mesure. En fonction des intérêts de ses membres, Beci a élargi l’éventail de ses lettres d’info électroniques. À la newsletter générale, Bruxelles Métropole Online, qui traite toujours de l’actualité entrepreneuriale bruxelloise dans son ensemble, sont venues s’ajouter quatre nouvelles infolettres ciblées : • HR & Social : toutes les questions de droit social et ressources humaines. Des informations concrètes et actuelles, mais également les partages d’expériences de professionnels, des enquêtes et d’autres contenus qui permettront aux responsables HR & Social d’aborder les défis à venir, dans un métier appelé à évoluer très rapidement. • Green : une newsletter entièrement dédiée aux thématiques liées à l’environnement. Vous y découvrirez de l’information concrète et d’actualité, ainsi que des bonnes pratiques d’autres entreprises, petites et grandes, nouvelles ou bien ancrées. • Mobility : tout ce qui bouge dans le paysage de la mobilité à Bruxelles. La newsletter « mobilité » de Beci vous tient au courant de tout ce qui se passe dans le paysage de la mobilité à Bruxelles : nouvelles législations, les solutions de mobilité en entreprise, les actions et activités organisées par Beci et ses partenaires pour améliorer la mobilité à Bruxelles. • Executive News : des infos brèves et pertinentes sur les affaires et la politique bruxelloise. Pour rester informé, en un clin d’œil, des dossiers économiques et politiques bruxellois sur lesquels travaillent l’UEB et son équipe du centre de connaissances en faveur de ses membres et au bénéfice de l’activité économique à Bruxelles. D.R. Plus d’info : www.beci.be/newsletter 24 | Beci Rapport d'activités 2019 Bruxelles Métropole, magazine partagé Bruxelles Métropole, le magazine « papier » de Beci, poursuit son évolution en s’ouvrant plus que jamais à ses parties prenantes. Chaque numéro est désormais confié à un « rédacteur en chef invité ». Elisa Brevet L ancé en 2015, Bruxelles Métropole est passé en janvier à la version « 2.0 ». Il a changé d’aspect, adoptant un format plus petit, une nouvelle maquette, plus proche du nouveau site web de Beci, et un autre papier, En podcast à l’aspect plus naturel. Mais surtout, le magazine a connu une petite révolution en confiant sa rédaction en chef à une personnalité différente dans chaque numéro. L’invité, entrepreneur ou figure bruxelloise, participe au choix des sujets d’articles, des angles et des personnes interviewées. « Cela a profondément renouvelé le magazine », témoigne le rédacteur en chef (permanent), Emmanuel Robert. « Chaque invité nous apporte un regard extérieur, des idées que nous n’aurions sans doute pas eues, des contacts… » « Tous se sont investis avec beaucoup d’enthousiasme : Emmanuel Goedseels (pour le dossier « Get ready for tomorrow » de janvier), nous a ouvert son carnet d’adresses et a écrit l’intro ; l’architecte Luc Schuiten (dossier « Urbanisme » de février) nous a dessiné une magnifique couverture et a lui-même mis en page le dossier ; Giles Daoust (dossier « Grow your business » de mars) a choisi les entrepreneurs dont il voulait faire le portrait, et c’est lui qui a confié les illustrations à Pierre Kroll ; Bea Ercolini (« Sprout to be Brussels », en avril) a voulu mettre en valeur les jeunes créateurs bruxellois ; Yvon Englert et Caroline Pauwels (recteurs de l’ULB et de la VUB, pour le dossier « Emploi et Formation » du mois de mai) ont orienté leur dossier vers l’éducation permanente et les enjeux des relations écoles-entreprises ; enfin, David Leyssens (dossier « Green » de juin) est venu avec cette idée formidable de faire dialoguer des entrepreneurs et leurs enfants sur la question climatique… » « Leur apport a été déterminant : aucun de nos dossiers n’aurait été le même sans eux. C’est très stimulant et enrichissant. » Plus d’info : www.beci.be/magazine/ 19.473 Lancé à l’été 2018, le nouveau site web de Beci enregistre 19.473 visites par mois. L’article le plus lu a été consulté plus de 13.000 fois ! Les différentes newsletters totalisent 36.115 destinataires mensuels, avec un taux d’ouverture moyen de 15 à 25 %. Enfin, les 21 podcasts ont enregistré à ce jour 3205 écoutes. Chaque fois que les agendas le permettaient, la réunion de rédaction a été prolongée par un podcast dans le studio de Beci. Une manière d’approfondir la rencontre, mais aussi de combiner le papier et le web : les podcasts et tous les articles du magazine sont désormais diffusés sur le site de Beci. À écouter : nos premiers rédac’chef invités • Emmanuel Goedseels (Whyte Corporate Affairs) a été journaliste à France Inter et au journal Le Soir. Un invité idéal pour parler des nouveaux challenges de la communication : des fake news à la communication corporate, aux enjeux de l’e-réputation. • Giles Daoust (Daoust). Connu comme CEO de la société Daoust, Giles Daoust est un polyentrepreneur : producteur de cinéma, scénariste de BD, chroniqueur et metteur en scène de l’Ommegang. Il nous parle - entre autres - du rapport entre la créativité et l’entrepreneuriat. • Béa Ercolini (Beabee). Journaliste, féministe, entrepreneuse, Bea Ercolini a été rédactrice en chef du magazine Elle Belgique, avant de fonder le cercle d’affaires féminin Beabee. Elle a pris les commandes du dossier « Sprout to be Brussels » d’avril. • David Leyssens (The Shift). Dans la foulée d’une actualité marquée par la question climatique, nous avons rencontré David Leyssens, directeur du réseau The Shift, qui rassemble 350 entreprises et organisations autour de la durabilité. Notre premier podcast en néerlandais. Plus d’info : www.beci.be/podcast Beci Rapport d'activités 2019 | 25 D.R.
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Projet 30/30/30 : réduire l’impact CO2 d’ici 2030 Une dizaine de responsables d’entreprises bruxelloises ont jeté les bases d’un projet baptisé 30/30/30. D’ici 2030, 30 initiatives inédites pour la capitale auront pour objectif de réduire de 30 % les émissions de CO2 . Géry Brusselmans 26 | Beci Rapport d'activités 2019 Kick-off meeting du projet 30/30/30, le 26 juin au Cercle de Lorraine. F in juin au Cercle de Lorraine, une dizaine de responsables d’entreprises et hauts managers jetaient les bases d’un projet imaginé et piloté par Beci. Son nom ? 30/30/30. Ce titre résume les trois défis que tenteront de remplir divers acteurs bruxellois : réduire de 30 % les émissions de CO2 grâce à 30 projets inédits. « Lors des élections communales et plus récemment régionales et fédérales, nous avons rencontré de nombreux élus », explique Olivier Willocx, CEO de Beci. « Nombre d’entre eux nous ont fait part de leur souhait d’agir sur le changement climatique, plus directement sur les émissions de CO2 au niveau régional et communal. Or, ils n’ont pas toujours les solutions adéquates. Nous avons pris l’initiative de rassembler autour d’une table de nombreux décideurs du secteur privé, afin de concrétiser des idées, sans que le pouvoir politique ne vienne s’immiscer dans la discussion, en tout cas pas avant que les projets n’aient pris forme. » Certes, de nombreuses entreprises, en interne ou pour leurs clients, ont déjà mis en place une forme de transition durable : économies d’énergie via des panneaux d’ici 2030 photovoltaïques, promotion de la mobilité douce ou encore développement d’espaces verts sur le toit. Le projet 30/30/30 entend surtout apporter sa pierre à l’édifice en développant des actions inédites à Bruxelles, pourquoi pas inspirées de projets étrangers, grâce à des synergies entre les différents acteurs. C’est la raison d’être de cette première réunion au Cercle de Lorraine : connaître les diverses positions, actions et volontés des acteurs bruxellois réunis. Parmi les entreprises présentes, citons Interparking, Vinci Facilities, Vivaqua, Tractebel, Engie, Sibelga ou encore Proximus. Des personnalités comme Laurent Willaert (Febiac), Martine Tempels (Telenet), Patrick Vandenhoeke (Solvay), Bruno Colmant (Degroof Petercam) ou encore de Sven Hebbelinck (UZ Brussels) ont également manifesté leur soutien et participeront d’une manière ou d’une autre aux étapes de concrétisation du projet. Une approche collaborative Le défi de ces prochains mois sera surtout de faire collaborer des entreprises qui n’ont pas forcément les mêmes conceptions, les mêmes types de services, la même taille ou la même vision de la durabilité. « La mise en commun des idées, en l’occurrence les synergies, Olivier Willocx (CEO Beci, à gauche) et Patrick De Visscher (Vinci Facilities) De gauche à droite : Vincent Detemmerman (Confédération Construction) Daphné Benzennou (Sibelga) et Aart Geens (Engie). Christiane Malcorps (Solvay) Beci Rapport d'activités 2019 | 27 © Reporters
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Christophe Widart (Nexans) La mise en commun des idées, en l’occurrence les synergies, sera un point fort du projet 30/30/30. L’idée est surtout de penser ‘out of the box’, hors des sentiers battus, et de collaborer plutôt que de penser en termes de compétition. De gauche à droite : Juan Philippe De Groote (Eole Engineering), Mikaël Angé (Tractebel), Leo Exter (Hack Belgium) et Christophe Widart (Nexans). sera un point fort du projet 30/30/30 », estime Olivier Willocx. « L’idée est surtout de penser ‘out of the box’, hors des sentiers battus, et de collaborer plutôt que de penser en termes de compétition. » Lors de cette première réunion, les responsables des entreprises ont tracé Alain Delombaert (Vivaqua) quelques pistes de réflexion, tels les enjeux de la mobilité électrique, amenée à se développer ces prochains mois à Bruxelles. On évoque beaucoup ses avantages en termes de réduction des émissions de CO2 mais peu conçoivent les Nele Van Malderen (Proximus) adaptations nécessaires au niveau des infrastructures. Il faudrait dès aujourd’hui envisager la manière d’amener l’électricité dans les parkings et développer des normes de sécurité en cas d’incendie lié à une batterie. L’un des autres enjeux évoqués concerne la formation : « Si on ne forme pas des personnes à cette transition, le risque sera de passer à côté », explique un responsable autour de la table. Citons également le télétravail qui, s’il est positif en termes de mobilité, n’en est pas moins énergivore : la consommation de chauffage d’une journée d’hiver, dans la maison d’un particulier, entraîne indéniablement un impact CO2 Fin de la première phase en décembre 2019 Par ailleurs, la durabilité doit passer par un investissement technologique et par la récolte de données, inexistantes dans certains domaines, pour analyser les besoins. Une longue liste d’idées a déjà pu être bouclée, qui permettra de sélectionner des projets porteurs. Les idées dont l’impact est inférieur à une réduction de 0,3 % des émissions ne seront pas prises en considération dans le projet 30/30/30. supérieur au déplacement d’une voiture d’un point A à un point B pour se rendre au bureau. Rappelons d’ailleurs qu’à Bruxelles, c’est le chauffage des bâtiments dans son ensemble qui est le plus grand émetteur de CO2 (61 %), loin devant le transport (29 %). Roland Cracco (Interparking) 28 | Beci Rapport d'activités 2019 La première phase, dont le budget total est estimé à 100 000 euros, sera bouclée en décembre 2019. Elle permettra d’établir la « short list » des 30 idées portées par les différentes entreprises bruxelloises impliquées. Une seconde phase, planifiée pour l’année 2020, doit permettre de concrétiser les idées retenues en partenariat avec les entreprises et les politiques. Une communication ainsi qu’une sensibilisation auprès du grand public seront également mises en place lors de la dernière phase du projet. « L’idée première, même si les projets doivent apporter un profit, est surtout de mettre en commun des idées et pouvoir situer Bruxelles sur une carte », conclut Olivier Willocx. Les entreprises qui pensent pouvoir encore apporter leur pierre à l’édifice peuvent grimper dans le train en marche et contacter Beci. Il n’est jamais trop tard pour embarquer dans la durabilité ! • Bruno Colmant : « La durabilité offre un retour sur investissement » Ancien président de la Bourse de Bruxelles et actuel chef du service économique de la banque Degroof Petercam, Bruno Colmant défend l’importance de la durabilité pour l’entreprise. Géry Brusselmans Estimez-vous qu’une entreprise soit obligée d’envisager une transition durable ? Il a fallu attendre de nombreuses études scientifiques pour prouver l’urgence climatique. Aujourd’hui, tout le monde en a pris conscience. Les entreprises ont un rôle plus important que les particuliers. D’abord parce que les messages de l’entreprise passent de manière transversale, ils jouent un vrai rôle sociétal, ils font le pont entre l’individu et l’économie de marché. Les entreprises ont un rapport au temps différent : les actions sont beaucoup plus longues à mettre en place par rapport à un individu. N’oublions pas l’importance de la notion de multiplicateur social : des comportements vertueux entraînent d’autres comportements vertueux ; la durabilité va donc être amenée à se développer. La ville de Bruxelles est-elle en retard dans sa transition écologique ? Bruxelles, mais plutôt la Belgique dans son ensemble, est relativement en retard. D’abord, la Belgique n’a pas rempli ses objectifs européens ; ensuite, il suffit de l’observer, la situation est catastrophique. Aucun acteur public ne s’est occupé de la durabilité. La durabilité exige de mettre en place des projets à long terme et certains décideurs politiques pensaient que l’économie de marché allait tout régler. Or, le temps du pouvoir public est encore plus long que celui de l’entreprise. Je pense qu’arriver à régler la situation en 2030 est très optimiste, mais il faut aller de l’avant. Sur quelles priorités miseriez-vous ? La principale source de réduction d’émissions de CO2 un habitat moins cher et plus agréable. On ne peut pas imaginer un service public qui n’est pas à la hauteur. La durabilité peut-elle offrir un retour sur investissement ? Il faut que la durabilité offre une certaine rentabilité. Je ne crois pas au fait d’opérer une transition durable pour n’avoir qu’un impact sur son image. Une entreprise peut investir dans un impact socialement responsable avec des objectifs en matière d’émission CO2 , même si ce n’est est très certainement la mobilité. C’est l’axe principal dénoncé par les entreprises, qui doivent se battre pour attirer des gens à Bruxelles. La situation est censée s’améliorer mais c’est de plus en plus compliqué, il n’y a pas d’investissement naturel. À Bruxelles, beaucoup de gens seraient très contents de disposer d’un RER. Un RER contribuera à l’utilisation des transports en commun, à offrir pas rentable dans un premier temps. Une entreprise qui prend de l’avance peut être gagnante par la suite. Quand on se singularise, on se place à l’avant-poste. Chez Degroof Petercam, nous n’avons jamais connu autant de personnes qui investissent dans la responsabilité. Elles estiment qu’il vaut mieux investir dans ces produits, qui ne sont au passage pas moins rentables, car ils améliorent notre planète et engagent une certaine responsabilité. Nos clients veulent miser sur un avenir à long terme. • Beci Rapport d'activités 2019 | 29 © Belga
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L’intelligence collective au service des défis sociaux Le manque de collaboration entrave sérieusement l’élaboration de réponses aux défis sociaux. Il n’est plus possible de faire face à la complexité actuelle si chacun travaille de son côté. L’intelligence collective est source de solutions pour un monde complexe où les réponses simples ne suffisent plus et dont personne ne détient la connaissance ou une vision complète. Cécile Huylebroeck, Conseiller Emploi Beci Ischa Lambrechts, Conseiller Mobilité Beci De janvier à juillet 2019, cinq ateliers collaboratifs ont élaboré des solutions de mobilité pour la zone de Tour & Taxis. Ci-dessus : Ischa Lambrechts. À l’opposé de la logique d’appropriation, l’intelligence collective se distingue par l’ouverture, l’échange de connaissances et une participation active, mais bénévole. Chacun décide de s’investir ou non dans ce mouvement fondamental qui se généralise à toutes les strates de la communauté humaine. La méthode fait de nous des acteurs de toutes les décisions sociétales, dans des domaines tels que l’environnement, le climat, la mobilité, l’économie circulaire et l’emploi. C’est donc aussi la manière dont le Centre de Connaissances de Beci entend répondre aux défis de société à Bruxelles. Un premier projet visait, ces derniers mois, l’élaboration de solutions de mobilité pour la zone de Tour & Taxis. Elles ont pris la forme d’un Smart Mobility Hub. « La fragmentation est le pire ennemi de l’innovation », pose Ischa Lambrechts, Conseiller Mobilité chez Beci. « Un Mobility Hub n’est autre qu’un point-nœud multimodal où divers modes de transport se greffent les uns sur les autres dans une zone qui concentre l’emploi, l’habitat, le commerce et les loisirs. Le défi consiste à appréhen30 | Beci Rapport d'activités 2019 der tous ces éléments comme un tout. Nous avons donc collaboré avec Extensa (le promoteur du site) et une quarantaine d’entreprises, d’acteurs logistiques, de navetteurs, d’habitants et d’acteurs de la mobilité. » De janvier à juillet 2019, les cinq ateliers d’un living lab ont ainsi formulé des solutions selon la méthode du design thinking. Vu la prépondérance de l’expérience usager, la réflexion s’est complétée d’une série de tests sur le terrain. Dénommés Critical MaaS, ceux-ci consistaient en une sorte de ‘gamification’ sur la thématique de la mobilité. Beci collabore sur le même mode à un projet participatif concernant les défis climatiques, devenus impossibles à appréhender par une approche unique. Les tentatives d’assimiler la question climatique à une responsabilité partagée des citoyens, des entreprises et des pouvoirs publics se limitent trop souvent aux projets participatifs classiques. Beci lance donc le City Climate Challenge 30/30/30, une initiative des entreprises bruxelloises avec l’ambition d’obtenir d’ici 2030 une réduction de 30 % des émissions de CO2 par le biais de 30 projets collaboratifs. Pour y parvenir, Beci appelle à l’union des forces. « Tous les acteurs sociétaux et socio-économiques ont intérêt à faire preuve de suffisamment d’ambition et à s’engager efficacement dans une réduction des émissions de CO2 . Un agenda climatique commun ouvre des perspectives de création d’emplois, de compétitivité et de croissance économique », déclare Cécile Huylebroeck, responsable du projet 30/30/30 chez Beci. « Le nouveau paysage politique favorise d’ailleurs l’obtention de résultats concrets, sous la forme de nouvelles collaborations entre les pouvoirs publics, le monde académique, les citoyens et les entreprises. » Beci utilisera, pour concrétiser le projet 30/30/30, des méthodes participatives de fixation des objectifs communs, à réaliser par la suite. Des gestionnaires appartenant à divers secteurs des pouvoirs publics et du monde des entreprises s’attaqueront sans tabou et de manière innovante à un défi essentiel pour l’avenir de la capitale. • © Reporters Leo Exter : « La méthode collaborative amènera des résultats » L’un des défis du projet 30/30/30 sera d’arriver à faire converger des idées parmi les acteurs bruxellois autour de la table. C’est le rôle de Leo Exter, expert en ‘open innovation’ et co-création chez Hack Belgium. Géry Brusselmans D.R. Quelle est votre implication dans le projet 30/30/30 ? Je suis en quelque sorte facilitateur et conseiller pour la méthodologie appliquée durant le projet. J’interviendrai autant dans la conception de l’idée que dans son exécution. Je suis un des cofondateurs de Hack Belgium, organisation composée ici en Belgique de 10 personnes, dont le rôle est de créer des interactions. Nous avons un réseau à Bruxelles, mais aussi en Flandre et en Wallonie. J’ai été impliqué dès les premières discussions chez Beci, où Cécile Huylebroeck porte le projet en interne. Avant la réunion avec les responsables d’entreprises, fin juin 2019, nous avons déterminé les contours du projet afin de baliser le terrain. Comment imaginez-vous le processus de création d’idées ? Nous aimerions notamment organiser des sessions d’idéation. Pour un groupe de 20 à 30 participants, nous formons des équipes de 4 à 5 personnes. Après avoir tracé le contexte, nous essayons de faire émerger des idées à travers les discussions de l’équipe. Le processus paraît simple mais il existe pas mal de techniques destinées à faire émerger les idées. Pour obtenir des résultats, il est important que les personnes qui participent aux sessions d’idéation aient une certaine expertise et développent leur créativité. L’autre aspect essentiel pour obtenir des résultats est de pouvoir créer dans chaque groupe une certaine mixité dans les perspectives, les contextes et les connaissances. Dans le cas du projet 30/30/30, l’idée serait de mélanger les idées de sociétés importantes comme Proximus ou Interparking avec des acteurs plus techniques et technologiques, pourquoi pas des start-up. L’un des défis sera probablement de concilier les agendas des responsables de sociétés impliquées dans le projet. Y aura-t-il des échanges d’idées via internet ? Il existe quelques outils propres à internet, dont certaines plateformes belges, qui permettent de mettre des idées en commun, mais au-delà, des rencontres physiques permettront d’être plus efficaces. Au plus nous obtenons la participation de hauts responsables et de personnes pertinentes, au mieux nous arriverons à dégager des idées. Une autre forme de co-création que nous mettrons probablement en place est le ‘design sprint’. Il s’agit d’une session de 3 à 5 jours destinée à passer de l’idée au projet. On peut déjà obtenir des résultats concrets après cette session. Le but est de cadrer certaines idées pour se concentrer sur l’essentiel. Quand estimez-vous que les premières idées du projet 30/30/30 seront appliquées ? Certaines idées pourraient être appliquées en quelques mois. Je pense par exemple, comme certains responsables d’entreprises l’ont déjà évoqué, à mentionner la charge environnementale sur une facture de gaz ou d’électricité. Certaines idées peuvent par contre n’aboutir qu’après 3 ou 5 ans. Il ne faut pas négliger les étapes préalables à la concrétisation. L’une des questions sera de savoir s’il faut récolter des données et surtout comment récolter ces données. Avant de déterminer le projet qui aura le meilleur impact, il faut connaître l’environnement, ce qui impliquera par exemple de placer des capteurs pour récolter et analyser des données. • Beci Rapport d'activités 2019 | 31
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Conseil, info, événements, formations : un an auprès des entrepreneurs Droit des sociétés, accords de libre-échange, GDPR, digitalisation, SEO, réforme des subsides bruxellois : l’actualité, les évolutions légales, les tendances de société, les transformations technologiques dictent leur tempo, auquel les entreprises doivent constamment s’adapter. Les accompagner par le conseil, la formation et l’information, c’est la mission de Beci. Extraits Droit du travail Value Coaching Compensation & benefits JEFTA Brexit Fonds européens Marchés publics GDPR Subsides Intelligence artificielle Blockchain Gestion des risques Réforme fiscale Droit d’auteur Gamification Visual storytelling People Management Bail commercial Industrie 4.0 Recouvrements de créances Détachement des travailleurs Digital analytics e-commerce Registre UBO Économie circulaire Droit des sociétés SEO Google my business CCT d’entreprise Médiation juridique Insolvabilité Prospection digitale Élections sociales Chatbot Réseaux sociaux Formalités douanières • C’était la réforme de l’année : le nouveau code des sociétés est entré en vigueur le 1er mai : simplification drastique des formes de sociétés, fin de l’obligation de disposer d’un capital de départ, un seul administrateur nécessaire pour une SRL... La réforme valait bien une série d’articles et un cycle de séminaires. • Depuis le 1er février, l’Union européenne et le Japon sont liées par un accord de partenariat économique dit de « nouvelle génération » : le JEFTA. Une opportunité de développement pour nos entreprises, à laquelle nous avons accordé une large attention. • Numérisation, robotisation, intelligence artificielle vont (non, pardon : sont en train de) révolutionner le monde du travail. Comment intégrer ces bouleversements ? Quel profit pouvons-nous en tirer ? Et comment se positionne Bruxelles ? Des questions auxquelles nous avons tenté de répondre sur notre site web, dans nos publications et lors d’événements. 32 | Beci Rapport d'activités 2019 • Le règlement général sur la protection des données (RGPD, ou GDPR en anglais) est d’application depuis mai 2018. Cependant, seules 5 % des entreprises sondées par Beci fin 2018 se sont déclarées « totalement prêtes » à l’appliquer. Et les contrôles ont commencé en juin 2019. Beci a encore organisé ces derniers mois des ateliers pour aider les entreprises à s’y conformer. • L’économie circulaire est l’un des chapitres du Mémorandum publié par Beci en prélude aux dernières élections. C’est aussi un engagement de Beci, à travers des outils de diagnostic et des conseils aux entrepreneurs, pour les aider à mettre les principes circulaires en pratique. • Les aides aux entreprises bruxelloises ont subi une importante réforme : numérisation, rationalisation, réallocation…. Les subsides étaient au cœur d’une rencontre organisée avec le ministre de l’Économie Didier Gosuin. Ils ont aussi fait l’objet d’un guide, publié en partenariat avec KBC Brussels. • Être présent sur internet, c’est bien. Être vu sur internet, c’est encore mieux. En septembre 2018, Beci accueillait le tout premier « SEO Camp Day » organisé à Bruxelles : une conférence consacrée à l’optimisation pour moteurs de recherche (Search Engine Optimisation, ou SEO). • La Belgique dispose d’une fiscalité favorable sur les revenus de droits d’auteur perçus par les personnes physiques. Des droits d’auteur qui ont fait l’objet d’une séance d’information en 2019 chez Beci. • Le registre UBO, qui doit permettre de prévenir le blanchiment de capitaux, s’impose désormais à toutes les sociétés belges (jusqu’aux ASBL et fondations). Dernier délai de mise en conformité : le 30 septembre prochain. • Starters : le lancement d’entreprise est en de bonnes mains Accompagner les entrepreneurs dans le lancement de leur activité, c’est la mission unique mais ambitieuse du programme starters. Pour la 7e année du programme, toutes les ressources ont été mobilisées pour concrétiser, propulser et parfois canaliser ce bouillonnement d’idées propre aux entrepreneurs bruxellois ! Mehdi Ferron Un accompagnement à la fois pro et convivial : Structurer son projet, remettre en question son business model, peaufiner son pitch et son dossier de financement… Pourquoi ne pas préparer toutes ces démarches autour d’un repas ? Voilà le pari (réussi !) d’Emmanuelle Einhorn, qui organise chaque lundi le Lunch Starter. « Tous les lundis, ce sont des profils variés qui échangent chez Beci autour d’un lunch. L’idée est de capitaliser sur la valeur du collectif et la richesse du partage d’expérience. » Des projets ambitieux pour les starters : Un nouveau concept a vu le jour, le Beci Business Challenge. « 6 semaines pour 6 fois plus de chances de réussir » : un programme de formations et une mise à l’épreuve sous forme de présentation des projets devant un jury composé de Pierre Hermant (Finance.brussels) et Olivier Willocx (Beci). Des partenaires qui apportent une réelle plus-value : L’accompagnement des starters s’est également enrichi de l’expertise de partenaires. BNP Paribas Fortis et Finance.brussels pour le financement, Partena pour les démarches de la création d’entreprise ou encore le CEd pour les questions de prévention. Un contact avec des professionnels qui a notamment participé à démystifier le regard porté sur les organismes qu’ils devront fréquenter. • 1250 Ils étaient cette année 1250 à participer à notre cycle de formation starter, de la définition du projet aux ateliers dédiés à la recherche de financements. Les lunchs starters ont quant à eux réuni 500 participants, tandis que les conférences, à l’image de WomenPreneur, ont fait salle pleine. TÉMOIGNAGE Arnaldo Vargas (Velopakk) « Avant de lancer Velopakk, je travaillais dans l’IT. J’ai enchaîné les emplois dans toute l’Europe, puis je suis revenu à Bruxelles il y a trois ans, mais je n’avais plus envie de bosser dans l’IT. Le secteur avait changé, et moi aussi. La seule chose qui était restée la même, c’était ma passion pour le vélo et mon engagement pour les problématiques de mobilité. J’étais convaincu qu’il y avait quelque chose à faire dans la logistique urbaine à vélo, au-delà des livraisons uberisées que l’on connaît. J’ai poussé la porte de la Chambre de Commerce parce que je ne savais pas par où commencer et car je savais qu’ils agissaient pour faire avancer la mobilité bruxelloise. J’avais aussi besoin de confronter mes idées hors du milieu des coursiers que je fréquentais, ou de mon cercle proche. Eric et Emmanuelle, responsables du programme starter, m’ont proposé le Beci Business Challenge. On m’a attribué un parrain, Ischa Lambrechts, conseiller mobilité de Beci, et on m’a présenté l’objectif : faire mûrir puis lancer son projet en 6 semaines, jusqu’à la présentation devant Finance. brussels. On m’a rapidement sorti de ma zone de confort : comment vas-tu rentabiliser tes activités ? quels sont tes partenaires ? combien ça coute ? … On ne m’a pas demandé de parler de mon idée, on m’a incité à prouver que mon projet était rentable. Et ça, ça implique de cogiter autrement. Après les premiers doutes, et à force de trouver réponses à toutes ces questions, l’idée devient de plus en plus tangible. À la fin, tu ne défends plus ton idée, tu défends ton business. Je peux dire qu’on nous a vraiment éprouvé, mais pour le meilleur ! Aujourd’hui, on met en place notre communication et on développe nos premiers contrats. Grâce à Ischa, j’ai pu côtoyer les acteurs de la mobilité bruxelloise. Parmi les projets d’actualité : développer les possibilités de micro-mobilité avec Tour & Taxis, ou mettre sur pied un pop-up de la mobilité dans le centre-ville. » D.R. Beci Rapport d'activités 2019 | 33
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Formations : les nouveaux défis appellent de nouvelles compétences Les formations et workshops occupent une grande partie de l’agenda de Beci. Cela tient tant à la volonté d’apprendre des entrepreneurs bruxellois, qu’à l’émergence de nouvelles compétences à acquérir pour s’inscrire dans le monde du travail d’aujourd’hui. D.R. Mehdi Ferron TÉMOIGNAGE Une année de séminaires et formations rythmée par l’actualité : Réforme du droit des sociétés, RGPD, bail commercial de courte durée, législation sociale… L’actualité a peut-être plus que n’importe quelle autre année rythmé le calendrier des séminaires et formations chez Beci. Un véritable intérêt pour ces sujets s’est fait ressentir parmi les entrepreneurs : ils étaient notamment près de 170 à participer à notre triptyque consacré à la réforme du Code des Sociétés. Digital Track : aller plus loin dans l’accompagnement. Ce qui n’était encore qu’un projet il y a un an est devenu un édifice aux fondements solides. Le choix d’une approche démystificatrice de la digitalisation a par ailleurs su répondre à un réel besoin. Un participant au Lunch Digital nous confie avoir apprécié « la découverte d’un monde qui paraissait inaccessible, pour nous, les plus âgés ». C’est justement la philosophie que veut développer Tarik Hennen, Digital Strategy Consultant : « Les entrepreneurs sont trop souvent démunis car ils ne savent pas comment implémenter leur stratégie digitale. Ils sont focalisés sur le ‘comment’, mais n’affrontent jamais le ‘pourquoi’. Or, quand on a compris pourquoi chacun, dans son cas précis, a besoin du digital pour son business, on est capable de se l’approprier ou de le déléguer. » Les événements Beci : créer du lien. Prendre part à des formations ou des séminaires, c’est aussi faire des rencontres entre participants. Tout au long de l’année, Beci propose des rendez-vous événementiels, Afterworks, Garden Party, Zinner Circles… Autant d’occasions de renforcer les liens au sein de la communauté des entrepreneurs bruxellois. • 34 | Beci Rapport d'activités 2019 Philippe Patte (Think & Do Consulting, Président du Brussels Business Club) « Je suis consultant en gestion stratégique et financière d’entreprise et en développement d’affaires. Ma mission va souvent plus loin que celle de l’accompagnement des chefs d’entreprise : je suis amené à négocier leurs contrats, je participe activement aux conseils d’administration, et je me positionne partout où mon client considère que je peux apporter une valeur ajoutée pour son business. Quand on occupe une telle fonction, on a une obligation de se tenir au courant. Les formations et événements de Beci permettent une bonne introduction à de nombreux sujets d’actualité. J’ai notamment participé au cycle de formation sur le nouveau Code des Sociétés. Après les conférences, complétées par les slides du formateur qui nous sont systématiquement envoyées, on est capable de se poser les bonnes questions : faut-il garder nos statuts actuels ? Vaut-il mieux les changer ? Ne gagnerais-je pas à créer une nouvelle société ? Dans ma mission, se poser les bonnes questions au regard de l’actualité est indispensable. Ce que j’apprécie également chez Beci, c’est que c’est une véritable plateforme d’événements, de formations, et de networking. Les séminaires sont d’excellentes occasions de rencontrer d’autres personnes, intéressées par les mêmes thématiques. Les échanges entre participants, qui peuvent se transformer en collaborations futures, apportent une vraie valeur ajoutée. On échange nos cartes de visite, et on est souvent amené à revoir les personnes présentes lors d’autres événements... J’accorde beaucoup d’importance à ce réseautage, et les nouveaux modèles de formation comme l’e-learning ne pourront jamais remplacer ces contacts humains. » 4637 3076 personnes ont pris part cette année aux événements Beci (Afterworks, Zinner Circles, etc.), hors Garden Party. S’y ajoutent 1561 participants à nos séminaires et formations, soit 4637 personnes. Commerce international : connecter les entreprises dans un réseau d’affaires mondial © Getty À un an de l’expo Dubaï 2020, Beci coorganise cet automne une mission aux Émirats. Bruxelles a attiré cette année tous les regards en organisant le départ du Tour de France. Mais ses entreprises n’ont pas attendu cette opportunité pour rayonner à l’international. La mission de Beci : conseiller et accompagner les entreprises dans leurs projets de développement au-delà de nos frontières, dans un contexte de mutation du commerce international. Mehdi Ferron 153 Saisir les opportunités internationales : Dans un monde en mouvement, Beci se doit d’accompagner les entrepreneurs dans les transformations du commerce international. Cette année, l’actualité du Brexit a suscité de nombreuses interrogations, et Beci a affirmé son rôle de plateforme de conseil afin de préparer les exportateurs aux conséquences commerciales et douanières du retrait du Royaume-Uni. Mais des opportunités commerciales prometteuses ont également dessiné des perspectives intéressantes pour les entreprises bruxelloises : des possibilités d’affaires aux États-Unis jusqu’à l’accord de partenariat économique conclu récemment entre l’UE et le Japon (Jefta), Beci a parcouru un grand ensemble de sujets susceptibles d’ouvrir le champ des possibles pour les entreprises. Beci et le réseau Enterprise Europe Network (EEN) ont mis en relation 153 entreprises bruxelloises avec des sociétés étrangères, notamment grâce à la plateforme d’opportunités d’affaires en ligne et des évènements de matchmaking. 114 PME ont également pu bénéficier de conseils pour répondre à leur volonté d’internationalisation, tandis que 40 accompagnements personnalisés ont été réalisés (accès aux marchés étrangers, réglementations au sein du Marché Unique européen, marchés publics européens, …). Ce sont également quelques 16.719 certificats d’origine et 353 carnets ATA qui ont été délivrés par le service Formalités à l’Export de Beci. Beci Rapport d'activités 2019 | 35
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D.R. TÉMOIGNAGE Miny Bayot (Zagapali) « Je me suis lancée dans la création de mode un peu par hasard, après une formation d’économiste. Avec du recul, je me dis que l’aspect créatif de ma personnalité avait besoin de s’exprimer ; l’occasion s’est présentée lors d’un épisode de ma vie où je me suis sentie frustrée de ne pas trouver le sac que je cherchais. L’aventure a commencé en 2014 : apprentissage du métier, recherche du bon tissu, du bon atelier, ancrage de l’identité de la marque… Je désirais créer un sac qui trouve son inspiration en Afrique, tout en dégageant une élégance contemporaine qui donne du peps à la tenue ; et surtout, je voulais que mes sacs concentrent en eux une véritable histoire. J’ai trouvé en Belgique des entreprises qui ont su donner vie aux tissus et aux motifs que j’imaginais. Mais aucun atelier autour de moi ne pouvait travailler le cuir, et c’était vraiment important pour moi. La tannerie italienne s’est imposée comme une évidence. Mes recherches m’ont amenée à collaborer avec un atelier bulgare qui pouvait donner vie à mes dessins. Je travaille avec eux depuis le premier prototype, que je porte encore aujourd’hui. Après quatre années de travail, d’apprentissage, de rencontres aussi, je remporte à ma grande surprise mon premier concours au Canada, lequel récompensait plusieurs entrepreneurs issus de la diaspora africaine. C’est à partir de ce premier gain de visibilité qu’on m’a mis en contact avec Beci et le réseau EEN – Enterprise Europe Network. Le réseau m’a permis d’entrer facilement en contact avec un salon organisé à Amsterdam, où l’on m’a présenté différentes opportunités, et de bons profils B2B. Et ce salon a justement ouvert la voie à de belles rencontres, notamment avec une représentante de la Torino Fashion Week, qui m’a donné la chance de participer au défilé. Entrer dans ce monde via le réseau EEN m’a d’ailleurs permis d’être partie prenante de la dimension entrepreneuriale du défilé. Lors de ces évènements, on peut rencontrer d’autres personnes venant de tous horizons, envisager des collaborations et avoir une bonne visibilité. Mes projets pour la suite de l’aventure : m’ouvrir encore plus à l’international, et notamment en Afrique. Mais je veux en même temps ne pas aller trop vite, garder une cohérence dans ma marque et une passion dans mes réalisations. J’ai d’ailleurs été déjà réinvitée pour la prochaine Fashion Week à Turin, et j’espère pouvoir présenter une collection dans laquelle on ressentira toujours l’énergie de Zagapali. » L’ouverture du marché chinois aux investissements étrangers a également fait l’objet d’une grande attention, et a donné lieu à une intervention de la Chambre de Commerce Belgo-Chinoise auprès du public de Beci. Les participants ont pu découvrir les possibilités qui s’ouvraient à eux pour développer leurs activités en Chine. Autre mission ambitieuse : positionner les entreprises bruxelloises sur les nouveaux marchés qui seront demain les hauts lieux du commerce international. Pour conclure cette année en beauté, c’est Dubaï qui fait l’objet de la prochaine mission économique coorganisée par Beci. Une belle occasion de découvrir le cœur économique de la région du Golfe, et y conclure de nouveaux partenariats. S’affirmer comme experts des questions douanières : Le développement international des entreprises bruxelloises implique des besoins en hausse d’accompagnement sur les questions douanières. Force est de constater que la matière est complexe, notamment pour les néo- exportateurs. Si l’on ajoute les spécificités intracommunautaires, les différents traités de libre-échange, la question du Brexit, ou les exigences particulières de certains États, il y a de nombreuses raisons d’être perdu. Beci réaffirme son rôle d’expert en matière de spécificités douanières, et accompagne individuellement ou collectivement, lors de séances d’information, les entreprises souhaitant développer leurs activités d’exportation ou d’importation. Faciliter les formalités à l’export : En tant que Chambre de Commerce, Beci est la seule institution habilitée à réaliser un certain nombre de formalités à l’export en Région bruxelloise. Parmi celles-ci, la délivrance des Certificats d’origine (CO) et des Carnets ATA, documents satisfaisants aux exigences des autorités douanières ou commerciales. Les chiffres le démontrent : les entreprises bruxelloises s’ouvrent sur le monde. Leur chiffre d’affaires sur le marché asiatique a augmenté de 150 % en dix ans ; en Amérique du Sud, c’est 400 % ! Ces nouvelles opportunités qui se dessinent sur les marchés émergents nous amènent à rappeler fréquemment pourquoi il est primordial de réaliser ces formalités en amont : il s’agit de répondre aux exigences de traçabilité des pays ou des clients, bénéficier d’un dédouanement de la marchandise lors des exportations temporaires, gagner du temps lors du passage en douane… Afin de permettre à l’ensemble des exportateurs de réaliser ces formalités de façon fluide, Beci s’appuie également sur la plateforme en ligne DigiChambers. Les entrepreneurs peuvent y obtenir leurs documents, faire viser leurs factures, etc. Ce sont ainsi 12.800 certificats d’origines qui ont été délivrés par Beci via ce service digitalisé. Pour les années à venir, la plateforme entend miser sur l’expérience utilisateur, en déployant DigiChambers 2.0 en ce mois de septembre. Les exportateurs bénéficieront ainsi de fonctionnalités supplémentaires, réaliser en toute simplicité leurs démarches via leur smartphone, ou encore se tourner plus facilement vers un conseiller. • 36 | Beci Rapport d'activités 2019 Entreprises en difficulté : 7 Cette année, le Centre pour Entreprises en difficultés a réalisé 2296 entretiens, en présentiel ou à distance. Les 4051 échanges téléphoniques ont abouti à 963 consultations. Au total, le CEd a ainsi traité quelques 7 cas par jour. Dans l’ordre des besoins les plus exprimés, on compte l’assistance juridique, puis comptable, et enfin financière. © Getty une aide gratuite, unique en Belgique Les entrepreneurs peuvent faire face à des difficultés de plusieurs ordres, et à différents moments de leur parcours. Le Centre pour Entreprises en difficulté (CEd) joue alors le rôle de plateforme pourvoyeuse de solutions pour les indépendants et chefs d’entreprises, et ce dans l’ensemble de la Région bruxelloise. Mehdi Ferron Un réseau de professionnels : Le CEd s’est progressivement positionné au cœur d’un réseau d’acteurs publics et privés, dans le but d’apporter des solutions concrètes aux entrepreneurs. Ceux d’entre eux qui rencontrent des difficultés sont réorientés vers le CEd via une étroite collaboration entre différentes institutions : le tribunal de l’entreprise, le Bureau d’aide juridique, Hub.Brussels, l’infopoint 1819, les guichets d’économie locale, ILES, Test-Achats, le Centre Dansaert, des CPAS, l’ASBL Question Santé, Crédal, ou encore le Cabinet du Roi. TÉMOIGNAGE Julia (prénom d’emprunt) Le CEd et ses experts aident les entrepreneurs à anticiper l’avenir de leur business. Certaines situations demandant un support technique que le CEd peut également proposer, notamment pour mettre fin totalement ou partiellement à une activité. De concert avec le Hub Transmission de Beci, le CEd favorise également la cession et la reprise d’entreprises en difficulté. Pour mener ces missions, le CEd s’appuie sur des consultants représentant un large spectre d’expertise : juristes, experts comptables, fiscalistes, experts en marketing ou en subsides, etc. Le CEd travaille également avec l’Ordre des avocats pour apporter une assistance juridique performante. Jouer un rôle préventif : Le CEd s’affirme également comme acteur de prévention des risques. À ce titre, tant les entrepreneurs actifs que les starters peuvent profiter des services des consultants, ou participer aux différentes formations proposées. Afin d’être toujours plus à l’écoute des problématiques entrepreneuriales, le CEd veille à organiser fréquemment des groupes d’échanges avec des acteurs de tous milieux, pour ajuster son offre de conseil. • « Je suis opticienne de formation, et ai exercé ce métier pendant 25 ans. Durant ces années, je suis passée du salariat à l’entrepreneuriat, en explorant de nouvelles pratiques comme les services optiques à domicile. Au bout d’un certain temps, j’ai compris que mon aide comptable ne remplissait pas sa mission comme on aurait pu l’attendre. Il y avait des failles dans la constitution de mon entreprise et quelques autres problèmes à propos desquels mon comptable ne m’a pas alarmée. J’espérais que cette situation soit rattrapable, mais il était manifestement trop tard. Dans la foule de renseignements que j’ai cherchés, on m’a conseillé le CEd. Le premier contact était vraiment agréable, j’ai senti qu’on était à l’écoute de mes problèmes. On m’a alors mise en contact avec un conseiller juridique et fiscal qui m’a très vite donné tous les renseignements dont j’avais besoin. En deux rendez-vous, il a démontré son professionnalisme et presque joué un rôle de guide. On m’a conseillé de faire un aveu de faillite, ce qui est difficile psychologiquement. Mais j’ai pu, grâce à cet aveu et aux conseils donnés, prendre la main sur ma faillite et contrôler un peu l’atterrissage. Je vois la suite d’un bon œil car on m’y a bien préparé : je vais assainir ma situation, et passer à autre chose. J’ai redessiné mes projets professionnels : je vais épauler une amie qui a lancé une offre de cupcakes avec succès. J’ai suivi une formation de conseil en nutrition, et je vais également mettre mon expérience d’entrepreneuse au service d’un beau projet. » Beci Rapport d'activités 2019 | 37
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ReStart : « Il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs » (Marcel Proust) La philosophie qui anime le programme reStart de Beci, dédié au rebond, est d’accompagner ceux qui ont connu un échec entrepreneurial, quelle qu’en soit la forme, et de transformer l’expérience passée en un moteur de réussite future. Mehdi Ferron Le tabou de la faillite en passe d’être brisé ? On a longtemps passé sous silence l’échec entrepreneurial. Pourtant, la hausse du nombre de faillites à Bruxelles (1.645 au premier semestre 2019) devrait participer à déstigmatiser cette question. « L’échec est encore un tabou, alors même que l’on constate que les entrepreneurs qui rebondissent réussissent mieux que la moyenne », déclare Eric Vanden Bemden, coordinateur du programme reStart. Cet engagement a d’ailleurs reçu cette année un relais appréciable dans les médias. Un programme qui a fait ses preuves : Depuis 2017, reStart a accueilli 9 promotions. Le programme, d’une durée de 5 mois, répond aux réels besoins des entrepreneurs en rebond : accepter la réalité de leur échec, renforcer leur confiance et leur estime de soi, tourner la page pour en écrire une nouvelle. Une partie des reStarters a choisi de se diriger vers le salariat, tandis que d’autres ont relancé une nouvelle activité entrepreneuriale. Une aventure humaine : Pour faire ressortir le meilleur de ces entrepreneurs, le programme laisse la part belle à la dynamique de groupe et au partage d’expérience. « ReStart est nourri par la bienveillance et le respect, ce qui ne peut qu’être utile pour retrouver l’espoir, (re)devenir persévérant, oublier les doutes et les questionnements », confie Olivier G. Il est fantastique de voir qu’à chaque séance de clôture, une grande émotion gagne les participants, prêts à envisager l’avenir avec enthousiasme. Ils pourront d’ailleurs compter sur le soutien de leurs pairs, devenus pour certains une véritable famille. • 130 Un temps fort : la présentation chez Beci de l’ASBL ABA, lancée par deux reStarters. Depuis le lancement du programme en mars 2017, nous avons accompagné 130 reStarters. Aujourd’hui, 47 % ont retrouvé un job et 53 % ont lancé un nouveau projet entrepreneurial ou sont en cours de finalisation. En 2019 (estimation après 9 mois), 514 participants ont suivi nos ateliers et formations reStart. TÉMOIGNAGE Isabelle (prénom d’emprunt) « Je suis pharmacienne, et j’ai travaillé pendant 25 ans dans ce domaine. En 2014, j’ai repris une officine à Bruxelles pour être mon propre patron. En 2017, ma rue a été bloquée par de gros travaux et, du jour au lendemain, j’ai perdu une grande partie de mes clients. J’ai dû fermer en janvier 2018 car je ne pouvais plus payer mes fournisseurs. La faillite de la pharmacie a été actée en septembre de la même année. Sur recommandation du curateur, j’ai rejoint le programme reStart qui m’a vraiment aidée à déculpabiliser de cette faillite. Et surtout, j’ai été amenée à tirer un enseignement de mon expérience et à réfléchir sur ce que je voulais réaliser à l’avenir. Ce n’est pas un enseignement technique ou de gestion, c’est avant tout un enseignement humain. Je sais désormais que je veux continuer à travailler dans la santé, car j’aime écouter et aider les gens. Mais je le ferai dans un cadre qui corresponde cette fois-ci davantage à ce que je suis. Si la faillite est souvent une forme de destruction de soi-même, de l’égo, parfois même de la santé, reStart, c’est la reconstruction. Nous continuons à garder le contact avec l’ensemble de la promotion, et on se revoit au moins une fois par mois. Lorsque l’un de nous rencontre un problème, nous en parlons avec les autres et nous cherchons des solutions. Pour la suite, je vais lancer mon activité en tant qu’indépendante, et peut-être tirer parti du programme starters de Beci pour m’enrichir de la dynamique de groupe. » 38 | Beci Rapport d'activités 2019 © Reporters Hub Transmission : démythifier la cession et l’acquisition d’entreprises Voici 4 ans que le Hub Transmission sensibilise et accompagne les entrepreneurs dans leurs projets de cession et d’acquisition d’entreprises. Perpétuer le savoir-faire des entreprises bruxelloises, favoriser des modèles de transmission adaptés aux besoins des entrepreneurs, donner à voir des pratiques de transmission innovantes : telle est la philosophie qui anime les experts du Hub. Mehdi Ferron 223 223 personnes se sont inscrites aux événements du Hub Transmission durant l’année 2018-2019. Ces petits-déjeuners, conférences et panels de discussion réunissent cédants, acquéreurs et professionnels de la transmission. D.R. TÉMOIGNAGE Jean-François Puissant-Baeyens (Building Management) La transmission, enjeu de taille pour l’économie bruxelloise. 30.000 entreprises par an font l’objet d’une transmission en Belgique, selon une étude réalisée par notre partenaire Actoria. Sensibiliser les chefs d’entreprises à cet enjeu reste une nécessité : plus de 100.000 emplois seraient menacés pour cause d’impréparation à la cession, rien qu’à Bruxelles. Le Hub Transmission de Beci s’est engagé à jouer ce rôle, en se positionnant sur tous les fronts : mise en place d’événements consacrés à différentes thématiques de la transmission, action médiatique sur la question du « repreneuriat », mobilisation autour des acteurs économiques, financiers ou juridiques opérant dans le domaine de la transmission. Innover en transmission d’entreprise : La position du Hub Transmission permet de donner la part belle à la réflexion sur les pratiques innovantes en matière de transmission. Le nouveau Code des Sociétés ou la digitalisation des process ont par ailleurs ouvert de nouvelles perspectives, notamment en offrant plus de souplesse et de vision aux dirigeants. Dans certaines entreprises, on note également une tendance grandissante à la transmission aux salariés. Le Hub Transmission souhaite affirmer son engagement d’accompagnement dans ces démarches. • « L’obtention de mon diplôme d’architecte date de 1985, et mes premières expériences m’ont toujours amené à travailler seul sur les projets. Puis, vers la quarantaine, j’ai eu ce désir de m’associer pour entreprendre des missions plus ambitieuses. J’ai alors été amené à collaborer avec une société qui s’appelait Building Management, et qui est passée, au fil du temps, de 3 à 7 personnes. La croissance s’est poursuivie en reprenant une entreprise du même secteur. Je me suis retrouvé alors, par la force des choses, administrateur délégué, sans avoir réellement une grande expérience dans la gestion. Lorsqu’on a 55 ans, que l’on est responsable du destin d’une entreprise, se poser la question de la transmission est une nécessité raisonnable. Toutefois, des problèmes de gestion interne, impliquant la répartition des parts, rendaient la situation difficile à appréhender seul. C’est là que j’ai eu mon premier contact avec le Hub Transmission, qui a su réaliser un vrai travail de fond sur l’analyse de notre société et de son fonctionnement. Ils ont mis en place des outils de diagnostic, ont facilité l’instauration de règles internes avec mes associés qui bénéficiaient de parts. J’ai moi-même pu découvrir qu’un confrère d’une autre société cherchait à s’agrandir. Beci, en tant qu’acteur neutre, nous a permis de nous procurer des données fiables sur la valorisation de l’entreprise, et nous a donné les clés pour disposer d’une base de négociation. On a ainsi pu aboutir à une proposition de l’entreprise acheteuse, et à un consensus entre tous les associés de Building Management. Autre point positif, l’assistance pour de nombreux aspects techniques. Le repreneur a ainsi racheté 100% des parts de la société, tout en maintenant l’emploi des 5 personnes présentes. Nous y travaillons tous aujourd’hui comme indépendants. » Beci Rapport d'activités 2019 | 39
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02.08.2018 u 06.09.2018 u Au mois d’août 2018, Beci recevait une délégation d’entreprises pakistanaises. À huit mois du scrutin régional et fédéral, le politologue Dave Sinardet ouvrait notre cycle de rencontres préélectorales, au Cercle de Lorraine. t 19.10.2018 t 02.10.2018 Emmanuel Goedseels (Whyte Corporate) est le premier rédacteur en chef invité de notre magazine Bruxelles Métropole. L’entrepreneuriat durable à l’international était au cœur d’un séminaire le 2 octobre, avec la secrétaire d’État régionale Cécile Jodogne. 26.10.2018 u 12.11.2018 u Première séquence du Smart Mobility Hub, initié par Beci et Extensa, pour repenser la mobilité dans et autour du site de Tour & Taxis. Le 12 novembre dernier, une délégation de reStarters emmenée par Beci rencontre le Ministre bruxellois de l’Économie, Didier Gosuin. t 21.05.2019 t 27.03.2019 L’épicerie fine Gaster était au mois de mai le cadre épicurien d’un Zinner Circle. Un monde entrepreneurial où la complémentarité prime sur le genre : Beci et ses membres en ont débattu dans le cadre de l’initiative Business in Harmony. 18.06.2019 u 25.06.2019 u Par un beau jour de juin, Beci et Wallonie Belgique Tourisme vous ont emmené en croisière sur les eaux du canal. Le DS Store de Tour & Taxis accueillait en juin un afterwork dédié à l’avenir de la voiture électrique. 40 | Beci Rapport d'activités 2019 06.09.2018 u 11.09.2018 u Beci Golf Trophy : une journée de networking tout en détente et au grand air, au golf de Pierpont. Zinner Circle pour les entrepreneurs néerlandophones de Bruxelles, au Cinéma Palace. t 02.10.2018 t 20.09.2018 2 octobre 2018 : le mémorandum Beci est remis aux ministres bruxellois lors de l’événement Brussels Meets Brussels, au Cercle de Lorraine. Les Halles Saint-Géry accueillent l’afterwork ‘Sprout to Move for Brussels’, en présence des ministres de la Mobilité François Bellot (fédéral) et Pascal Smet (Région bruxelloise). 29.11.2018 u 04.02.2019 u L’économie circulaire et sa mise en pratique étaient au cœur d’un Afterwork organisé au MAD Brussels. Thierry Geerts, CEO de Google Belgium, était l’invité d’honneur de notre premier Zinner Circle 2019, chez Belfius. t 21.02.2019 t 08.02.2019 Racontez-nous votre plus gros échec, et tirons-en les leçons : dans le cadre du programme reStart, Beci et le réseau Womenpreneur invitaient quatre entrepreneurs à se confier. Hack & Cheese : un exercice de réflexion collective autour de la mobilité – et d’une plateau de fromages – en partenariat avec Hack Belgium. 26.06.2019 u 04.07.2019 u Green Afterwork chez Be-Here, nouveau pôle d’activités économiques urbaines, implanté dans l’ancien bâtiment Byrrh. Rendez-vous de l’été, la Garden Party de Beci était placée sous le thème « Best of Belgium ». Beci Rapport d'activités 2019 | 41

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Chambre de commerce Brussels Kamer van Koophandel Beci activiteitenverslag 2018-2019 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx ow@beci.be Louizalaan 500 - 1050 Brussel T +32 2 648 50 02 — F +32 2 640 93 28 www.beci.be Redactie Media Coordinator - Emmanuel Robert er@beci.be - T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan deze publicatie: Géry Brusselmans, Elisa Ischa Brevet, Vincent Delannoy, Mehdi Ferron, Gaëlle Hoogsteyn, Cécile Huylebroeck, Lambrechts, Ophélie Legast, Peter Van Dyck en Matthias Vanheerentals. Productie Opmaak: Isabelle André Cover design: Zsofi Lang Druk: DB Print Vertalingen: Litteris Publiciteit Anne Schmit asc@beci.be - T +32 2 563 68 53 Membership Catherine Tricot T +32 475 49 65 72 - ctr@beci.be Deze publicatie bestaat ook in het Frans. BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 26 29 30 31 32 33 34 37 39 LEEF MILIE U BRUSSEL 40 10-32-2225 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 2018-2019: een jaar Beci-nieuws in beeld 5 8 10 12 16 18 22 25 Inhoud Beci activiteitenverslag 2018-2019 Marc Decorte, voorzitter van Beci: “Een Kamer die digitaal, commercieel en internationaal is” Verkiezingen: titanenwerk Jan De Brabanter : “Brussel moet meer ambitie tonen” De barometer: zelfverzekerde en werklustige ondernemers CVO Semper: een school die ondernemingsgericht is Bevolking, economie, werkgelegenheid: cijfers over Brussel 2019, de lessen uit de digitalisering Brussel Metropool, een gedeeld tijdschrift City Climate Challenge Het project 30/30/30: de CO2 -impact tegen 2030 doen afnemen Bruno Colmant : “Duurzaamheid biedt return on investment” Collectieve intelligentie ten dienste van maatschappelijke uitdagingen Leo Exter : “De collaboratieve methode leidt tot resultaten” Ondernemen Advies, informatie, evenementen, vorming: één jaar steun aan ondernemers Starters: vakkundig een bedrijf oprichten Opleiding: nieuwe uitdagingen vereisen nieuwe vaardigheden 35 Internationale handel: bedrijven met elkaar verbinden in een wereldwijd netwerk Ondernemingen in moeilijkheden: gratis steun, uniek in België 38 ReStart: “Makkelijke successen of definitieve mislukkingen bestaan niet” (Marcel Proust) Hub Transmission : demystificeren van bedrijfsoverdracht en -overname 2 | Beci Activiteitenverslag 2019 © Bolivar Pereira
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4 | Beci Activiteitenverslag 2019 “Een Kamer die digitaal, commercieel en internationaal leeft, die erfenis wil ik nalaten” Hoe kan een Kamer die zelf niet de weg van de digitalisering opgaat, haar leden motiveren om dat wel te doen? Marc Decorte, voorzitter van Beci Het is al bijna twee jaar geleden dat Marc Decorte tot voorzitter van Beci werd verkozen. Halverwege van zijn mandaat maakt hij voor ons de balans op en schetst zijn verdere prioriteiten. Vooral project 30/30/30 zal centraal staan in de volgende acties van Beci. Gaëlle Hoogsteyn “T oen ik in 2017 voorzitter van Beci werd, vond ik dat de digitalisering van de Kamer van Koophandel één van de prioriteiten moest zijn”, aldus Marc Decorte. “Waarom? Hoe kan een Kamer die zelf niet de weg van de digitalisering opgaat, haar leden motiveren om dat wel te doen? Voor veel mensen is een digitale aanpak een middel om de kosten te drukken of het personeel in te krimpen. Ik zie het meer als een manier om de organisatie een boost te geven en meer te doen voor onze leden.” “Trots op de weg die onze teams hebben afgelegd” De digitalisering kreeg concreet gestalte in het project The Cham, dat twee jaar geleden werd gelanceerd en sindsdien grote vorderingen heeft gemaakt. “The Cham is als een ijsberg. Alle wijzigingen aan ons gebouw, onze nieuwe website, het platform be.connected enz. zijn alleen maar het zichtbare topje. En dat is al heel wat. Maar het deel onder water is veel uitgebreider en belangrijker: de manier waarop wij werken en ons aanpassen. De automatisering van bepaalde taken geeft ons personeel meer tijd voor taken met een hogere toegevoegde waarde of meer commerciële opdrachten. Digitale systemen worden dan zelf een bron van nieuwe inkomsten. Ik ben echt heel trots op de afgelegde weg, want ons team heeft positief gereageerd op het project. Uiteraard waren er momenten van twijfel. Dat is alleen maar menselijk en positief, als bescherming van het bestaande. En het project is natuurlijk nog niet klaar. Eigenlijk stopt de evolutie naar verdere digitalisering nooit. Daarom wil ik ook de volgende twee jaar blijven investeren in dit project, vooral op het niveau van de mensen. Als je nieuwe instrumenten in gebruik neemt, verschuiven de traditionele grenzen tussen de teams. In onze interne en externe teams zitten al talrijke uitstekende spelers. Die wil ik nu nog beter laten samenspelen, in één hecht superteam dat nog hoger kan mikken.” “Wij moeten onze blik verruimen” Nog een ander idee is een troetelkind van Marc Decorte, van wie de loopbaan zich grotendeels in het buitenland heeft afgespeeld: de internationalisatie van de Kamer. “Onze leden zijn Brusselse ondernemingen, maar onze markt is veel Beci Activiteitenverslag 2019 | 5 © Reporters
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Algemene vergadering van Beci, op 3 oktober 2018. groter dan de hoofdstad. Daarom hebben wij sterk geïnvesteerd in de ontwikkeling van onze internationale dienstverlening, op allerlei manieren: via ons platform be.connected, onze missies in het buitenland, onze contacten met andere Kamers van Koophandel en ambassades enz.” Tijdens de rest van zijn mandaat wil Marc Decorte hier blijven aan werken om van de Kamer van Koophandel nog meer een doorgeefluik naar de rest van de wereld te maken. Dat kan door te blijven investeren in be.connected, maar ook via activiteiten zoals de missie naar Dubai in de herfst. “België is een kleine markt en bedrijven moeten hun blik verruimen. Het verbaast mij soms dat kleine startups hun producten meteen internationaal willen lanceren, terwijl KMO’s met een rijk verleden daar niet altijd aan denken.” “Samen staan wij sterker” Beci heeft niet alleen aan deze twee grote projecten aandacht besteed, maar met het oog op de recente verkiezingen ook andere grote dossiers ter harte genomen die de Brusselse bedrijven belangrijk vinden: mobiliteit, circulaire economie, opleiding, duurzaamheid, … “Wij hebben intensief gelobbyd en ons grondig voorbereid om het standpunt van de ondernemers te laten doorwegen. Ik ben blij dat wij goed konden samenwerken met 6 | Beci Activiteitenverslag 2019 UWE, Voka en het VBO. Er zijn weliswaar verschillen tussen de Gewesten, maar de ondernemingen hebben gemeenschappelijke zorgen. Omdat zij vóór en na de verkiezingen samen hun kernboodschappen aan de politieke partijen konden meedelen, kregen die meer impact. Samen staan wij sterker.” Mobiliteit is natuurlijk een van de grote thema’s die ter sprake kwamen. “Een thema dat nu al vele jaren centraal staat. Ik beschouw mobiliteit niet zozeer als een probleem, wel als een uitdaging. Het klopt dat de filedruk in Brussel groot is. En ja, er zijn veel werken. Maar het betekent ook dat Brussel veel volk aantrekt en daar mogen wij trots op zijn.” Mobiliteit blijft een uitdaging, maar Marc Decorte meent dat geen enkele onderneming en geen enkele overheidsinstelling die knoop alleen kan ontwarren. “De oplossing kan alleen maar komen van een op te richten ecosysteem, waarin wij al onze competenties bundelen om een globale visie op mobiliteit tot stand te brengen, onder andere via multimodale platformen. Allerlei interessante initiatieven steken voortdurend de kop op. Nu komt het erop aan om ze te organiseren en met elkaar te verbinden. De MO-ruimte die Beci heeft geopend, is een mooi voorbeeld van het soort initiatieven dat kan worden ontwikkeld.” België is een kleine markt en bedrijven moeten hun blik verruimen. Het verbaast mij soms dat kleine startups hun producten meteen internationaal willen lanceren, terwijl KMO’s met een rijk verleden daar niet altijd aan denken.” “Mijn focus: het project 30/30/30” “Al deze successen sporen mij aan om de lat nog hoger te leggen”, zegt Marc Decorte. In dit verband zal het project 30/30/30 – om de CO2 -uitstoot tegen 2030 met 30% te verminderen via 30 bedrijven/projecten – centraal staan in de acties van Beci. “Duurzaamheid is een beetje als de digitalisering: ofwel ben je er bang voor, ofwel beslis je om er een bron van nieuwe kansen van te maken. Ik denk dat duurzaamheid meer banen zal creëren en meer opportuniteiten zal bieden dan eerdere industriële revoluties. De uitdagingen zijn enorm. Natuurlijk moet elke onderneming aandacht hebben voor de impact van haar activiteiten op het milieu. Over het aspect ‘planet’ zijn de meeste bedrijven het in onze landen eens. Maar het aspect ‘profit’ blijft nog te vaak onderbelicht. Enerzijds is men bang dat duurzaam werken duurder zal zijn, anderzijds is er te weinig bekend over de opportuniteiten. De volgende jaren zullen er nieuwe bedrijven ontstaan. Het afval van het ene bedrijf wordt de grondstof voor het andere. Ondernemingen met voldoende verbeelding om hun toekomst op lange termijn uit te tekenen, krijgen toegang tot gigantische opportuniteiten. Verlies ook het aspect ‘people’ niet uit het oog: steeds meer jongeren laten het maatschappelijk verantwoord beleid van de onderneming meetellen bij hun keuze voor een werkgever. Investeren in duurzaamheid is dus een troef om het beste talent aan te trekken en te behouden in een krappe arbeidsmarkt. Ook steeds meer klanten laten duurzaamheid doorwegen. Is een klant bereid om iets meer te betalen voor de producten en diensten die hij nodig heeft als ze duurzaam zijn? Vaak luidt het antwoord ‘ja’. Vooral omdat er weliswaar in het begin een prijsverschil is, maar dat verdwijnt naarmate het procedé geleidelijk wordt geautomatiseerd. Het kostenaspect is dus tijdelijk en mag niet remmend werken.” Kortom, het is mogelijk om duurzaamheid en winst hand in hand te laten gaan. Dat wil Beci bewijzen met de City Climate Challenge. “Met project 30/30/30 zetWij hebben intensief gelobbyd en ons grondig voorbereid om het standpunt van de ondernemers te laten doorwegen. Ik ben blij dat wij goed konden samenwerken met UWE, Voka en het VBO. Samen staan wij sterker. ten wij, gesteund door onze Raad van Bestuur, een eerste grote stap om na te gaan hoe wij als Kamer van Koophandel ondernemingen kunnen helpen om het verschil te maken.” “Ondernemers nog beter opleiden” De voorzitter van Beci wil in zijn doelstellingen ook meer plaats inruimen voor opleiding. “Aan het begin van mijn mandaat besefte ik niet dat Beci in het volwassenenonderwijs één van de grootste spelers is, zowel voor mensen die (opnieuw) op de arbeidsmarkt terechtkomen als voor wie zijn competenties wil aanscherpen om verder te evolueren. Maar toch is onze rol logisch. Er heerst krapte op de arbeidsmarkt en bedrijven zoeken steeds meer (hoog)geschoolde of gespecialiseerde krachten. En de competenties evolueren ook voortdurend. In mijn oorspronkelijke visie nam opleiding nog niet de plaats in die ze verdient, maar nu ben ik ervan overtuigd dat wij ook op dit domein moeten investeren. De volgende maanden zullen wij ons onder andere buigen over innoverende opleidingen voor beroepen waar veel vraag naar is.” “ Doelstellingen, maar ook een erfenis” De laatste jaren evolueert de wereld sneller dan ooit en het tempo zal nog toenemen. “Digitalisering, artificiële intelligentie, duurzaamheid, … Deze onderstromen hou je niet tegen. En met ‘stromen’ bedoel ik tsunami’s. Bedrijven moeten voor zichzelf uitmaken of ze op slippers op het strand willen blijven en verdrinken, ofwel leren meesurfen met de vernieuwingen. Als Kamer van Koophandel is het onze taak om ze zo goed mogelijk voor te bereiden. Daarom wens ik dat de Kamer over twee jaar digitaler, commerciëler en internationaler zal geworden zijn”, zo besluit hij. “De weg die wij de voorbije twee jaar hebben afgelegd, sterkt mij in de overtuiging dat onze teams dit aankunnen.” • Duurzaamheid is een beetje als de digitalisering: ofwel ben je er bang voor, ofwel beslis je om er een bron van nieuwe kansen van te maken. Ik denk dat duurzaamheid meer banen zal creëren en meer opportuniteiten zal bieden dan eerdere industriële revoluties. Beci Activiteitenverslag 2019 | 7 © Reporters
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Verkiezingen: titanenwerk De deskundigen van Beci formuleren gewoonlijk vele adviezen en aanbevelingen ten gunste van Brusselse werkgevers en ondernemers. Voor, tijdens en na de verkiezingen verdubbelt hun werk. Dit artikel gaat over enkele van de belangrijkste ondernomen acties van de afgelopen maanden. Vincent Delannoy O m op de debatten te wegen moet je tijdig beginnen. Alleen zo kan je duidelijke en goed onderbouwde voorstellen voorleggen, met de steun van de sectorfederaties en ondernemers. De deskundigen van het Kenniscentrum hebben rond enkele belangrijke thema’s vier memoranda uitgewerkt, waarin 91 te nemen maatregelen staan: Mobiliteit, de Stad van de Toekomst, Missie Volledige Tewerkstelling en Ambities financieren. Vanaf 2 oktober 2018 werden die documenten in het bijzijn van 250 ondernemers persoonlijk overhandigd aan minister-president Vervoort, aan de ministers Vanhengel en Gosuin en aan Staatssecretaris van Buitenlandse Handel Cécile Jodogne. De voorstellen werden zeer positief onthaald door de ministers. De minister-president benadrukte zelfs dat Beci de eerste organisatie was die hem haar memorandum overhandigd had. De ministers hebben onze voorstellen gelezen en op verschillende gelegenheden hebben we er in het bijzijn van onze leden, CEO’s en sectorfederaties over gesproken. Sinds het Mobiliteitsmemorandum in mei 2018 zijn de voorstellen van Beci via verschillende kanalen verspreid geraakt. In ons maandblad Brussel Metropool (14.000 exemplaren buiten de online editie) werd in de tien nummers voorafgaand aan de verkiezingen telkens een bepaalde maatregel van een Beci-memorandum uitgediept. Het belang van de gemeenten Voordat we naar de stembus moesten, heeft Beci contact opgenomen met de schepenen belast met sociaaleconomische zaken: handel, middenstand, innovatie. We hebben hen ons Gemeentelijk Handvest 2018-2024 voorgelegd met als titel: De ondernemingen in het hartje van de gemeentelijke ontwikkeling. We bezorgden het Handvest ook aan de lokale afdelingen van de partijen met wie we gesproken hebben. Met de verkiezingen in het vooruitzicht was het voor onze deskundigen en leden een ideaal moment om de kandidaten te ontmoeten. Het was eveneens een kans om met hen concreet te debatteren over de Ontmoetingen met de minister-president Rudi Vervoort (PS). Ondernemers lunchen in januari 2019 met Pascal Smet (SP.A), Brussels minister van Mobiliteit. 8 | Beci Activiteitenverslag 2019 In februari ontmoeten de Beci-leden Brussels minister van Financiën Guy Vanhengel (Open VLD)… … en zijn collegaminister van Energie en Leefmilieu Céline Fremault (cdH). programma’s en uitdagingen en in het bijzonder over de plaats van ondernemingen in hun gemeente. Zo hebben we Boris Dilliès, Benoît Cerexhe, Christos Doulkeridis, Johan Van den Driessche, Olivier Maingain en Rudi Vervoort ontmoet. Ontmoetingen met ministers en regionale lijsttrekkers Door de Beci-memoranda zijn onze deskundigen en enkele van onze leden tijdens thematische rondetafelgesprekken in dialoog kunnen treden met de bevoegde ministers en lijsttrekkers. In totaal werden een twaalftal ontmoetingen georganiseerd. Aan de debatten en nuttige uitwisselingen namen Rudi Vervoort, Guy Vanhengel, Bianca Debaets, Céline Fremault, Pascal Smet, Didier Gosuin, Cécile Jodogne, Alexander De Croo, Alain Maron, Elke Van den Brandt, Cieltje Van Achter, Françoise Schepmans en Bernard Clerfayt deel. Een ongeziene stap vooruit: Beci-Voka-UWE In een ongeziene en opmerkelijke ontwikkeling hebben de werkgeversvertegenwoordigers van de drie gewesten de krachten gebundeld. Zo wilden ze een gemeenschappelijke boodschap uitdragen gericht aan de uitvoerende macht van de drie gewesten en de federale regering. Beci, UWE en Voka hebben op 7 mei Charles Michel, Rudi Vervoort, Geert Bourgeois en Willy Borsus ontmoet om met hen de hoofdpunten voor werkgevers te bespreken en hen persoonlijk een document te overhandigen: 12 prioriteiten voor de toekomstige gewestelijke en federale coalities. Begin mei ontmoeten Beci, Voka en UWE samen de eerste minister en de minister-presidenten van de drie gewesten. In dit document drukken de drie gewestelijke werkgeversvertegenwoordigers eenzelfde boodschap uit: er zijn zes belangrijke sociaaleconomische domeinen, met name mobiliteit, onderwijs, arbeidsmarkt, overheid, energie en innovatie. In die domeinen moet er dringend structureel ingegrepen worden voor een betere economie en samenleving in elk gewest. Parlement, regeerakkoord en nieuwe uitvoerende macht Vanaf hun aanstelling heeft Beci de pas verkozenen in het Brussels parlement gefeliciteerd en hen de informatie over haar memoranda bezorgd. De Beci-bestuurders werden tijdens de onderhandelingen ontvangen door de formateurs om de boodschap van de Brusselse werkgevers over te brengen. Het moment van de waarheid komt voor het regeerakkoord wanneer de lijnen van concrete projecten worden uitgetekend en er over de budgetten wordt gestemd. Hoe dan ook, heel wat punten en maatregelen – in het bijzonder gelinkt aan werkgelegenheid en onderwijs – die door Beci verdedigd worden, zijn er expliciet in opgenomen. Enkele van de aspecten waarop Beci aangedrongen heeft en die in het akkoord staan, zijn: de verwezenlijking van Blockchain-projecten, transparantie over stedenbouwkundige lasten, de uiteindelijke realisatie van metrolijn 3, een ruimer treinaanbod in Brussel, waterwegen promoten, een slimme kilometerheffing invoeren, circulaire economie en productieve activiteiten in de stad steunen. Beci is ervan overtuigd dat er enkel in samenspraak met de Brusselse bedrijven en ondernemers oplossingen gevonden kunnen worden voor de uitdagingen. Beci wil met alle deskundigheid die zij en haar leden in huis hebben met elke minister in dialoog treden. Zo kan er beter aan de ontwikkeling van Brussel getimmerd worden. • Ontmoetingen met kandidaten Elke Van den Brandt (Groen) en Alain Maron (Ecolo). Olivier Willocx overhandigt het Ontmoeting met Beci-memorandum aan N-VA-kandidate Cieltje Van Achter. Françoise Schepmans (MR). De cyclus wordt afgesloten door de vertegenwoordigers van Défi: Cécile Jodogne en Bernard Clerfayt. Beci Activiteitenverslag 2019 | 9 © Belga © Reporters
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“Brussel moet meer ambitie tonen en samenwerHet gewicht van de drie gewestelijke werkgeversorganisaties is aanzienlijk toegenomen. Zo stelden Beci, UWE en Voka een gemeenschappelijk memorandum op in de aanloop naar de verkiezingen van mei 2019. Jan De Brabanter, Secretaris-Generaal van het VOB. Het Brussels Gewest moet meer afstemmen met Vlaanderen en Wallonië, over mobiliteit, tewerkstelling en milieu. En wat meer interesse voor de kansen die Brussel biedt, zou nuttig zijn voor alle ondernemers – ook buiten Brussel. Dat zegt Jan De Brabanter, Secretaris-Generaal van het Verbond van Ondernemingen te Brussel (Beci). Matthias Vanheerentals D e zesde staatshervorming verschoof talrijke bevoegdheden naar de gewesten. Tegen 2025 moet het Brussels Gewest zelfs fiscaal volledig autonoom zijn. Jan De Brabanter vindt dat ondernemers – ook als ze buiten Brussel actief zijn – meer oog moeten hebben voor wat er in het BHG leeft. “Het is een misvatting dat Beci alleen ten dienste staat van de kleine en grote bedrijven uit de 19 gemeenten. Veel bedrijven hebben hun hoofdkantoor, exploitatie of productie buiten Brussel, maar boeken hier (een deel van) hun omzet.” In oppervlakte is het Gewest misschien niet zo groot, het economisch belang ervan is dat wel. Een onderneming met een langetermijnvisie volgt dus liefst wat er in Brussel gebeurt. En hoe kan dat beter dan als lid van de meest representatieve en efficiëntste werkgeversorganisatie mét invloed op het politieke en sociaaleconomische leven: Beci? Voor en na de staatshervormingen “Vroeger was het eenvoudiger”, beweert de secretaris-generaal van het VOB. Een be10 | Beci Activiteitenverslag 2019 drijf hoefde slechts aansluiting te zoeken bij een sectorfederatie, die op haar beurt lid was van het Verbond van Belgische Ondernemingen (VBO). En het VBO vertegenwoordigde de Belgische economie in Europa en elders. Maar de opeenvolgende staatshervormingen hebben de kaarten door elkaar geschud. De recente 6e in de reeks heeft opnieuw bevoegdheden naar de gemeenschappen en gewesten overgeheveld: gezinsbijslag, gezondheidszorg, arbeidsmarkt, huurwet, rijopleiding, fiscale uitgaven (hypothecaire lening) enz. “Vooral vanaf 2011 werd de belangenbehartiging voor een ondernemer complexer”, aldus De Brabanter. “De sectororganisaties pasten zich weliswaar aan en richtten een Vlaamse en Waalse afdeling op, maar Brussel bleef meestal ‘quantité négligeable’.” Ondertussen is de staatsstructuur zo complex geworden, dat je het iedereen vergeeft – ook de bedrijfsleider – die de federale, bicommunautaire, gemeenschaps- of gewestbevoegdheden door elkaar haalt. Hoeken met andere gewesten” © Reporters Beci staat op de eerste rij wanneer een politiek veel regeringen hebben wij? En wat doen de Cocof, Cocom, VGC, Waals-Brusselse Federatie enz. eigenlijk? Je zou van minder het noorden verliezen! Rivaliserende belangenorganisaties? Gelukkig was het ondernemerslandschap al gerationaliseerd. Zo ontstond Voka in 2002 uit de fusie van de Vlaamse Kamers van Koophandel en het Vlaams Economisch Verbond. In Brussel smolten het Verbond van Ondernemingen en de Kamer van Handel en Nijverheid samen tot Beci. In Wallonië zitten de “Union des Entreprises de Wallonie” en de “Chambres de Commerce” nog niet onder één dak, maar de gesprekken verlopen positief. In tegenstelling tot wat sommigen denken, werkt Beci goed samen met de andere patronale organisaties: Voka in Vlaanderen en UWE in Wallonië. “Er is meer sprake van coherentie, samenwerking en overleg dan van concurrentie”, zegt Jan De Brabanter. “Wij hebben oog voor de zorgen van andere regio’s en omgekeerd. Als Vlaanderen of Wallonië maatregelen nemen die impact hebben op de Brusselse economie, dan praten we met Voka of UWE.” Federaal is er overleg met het VBO, Voka en UWE, vaak samen met andere belangenorganisaties: Boerenbond, Unizo, UCM en de Non-Profit. “Weinig bedrijven kennen het federaal contactcomité. Het gewicht van de drie gewestelijke werkgeversorganisaties is aanzienlijk toegenomen. Zo stelden Beci, UWE en Voka een gemeenschappelijk memorandum op in de aanloop naar de verkiezingen van mei 2019. Onze 3 CEO’s zijn met 12 prioriteiten zowel naar de Premier als naar de 3 regionale minister-presidenten gestapt. Want de economie stopt niet aan de gewestgrenzen.” Beci en de Brusselse regering “Beci staat dicht bij de besluitvorming van de Brusselse regering. Wij weten als geen ander wat er leeft en beweegt in de hoofdstad.” Beci zetelt in tal van beleidsvormende gewestorganisaties of instellingen die kabinet, minister of regering nieuwe regelgeving voorbereiden. Wij kunnen meestal in een vroeg stadium van de besluitvorming de belangen van onze ondernemers veilig stellen. overlegt over belangrijke mobiliteitsdossiers. “We moeten nog pro-actiever zijn. De vorige Brusselse regering wachtte te veel af wat er beslist wordt op federaal, Vlaams en Waals niveau. Ze toonde te weinig ambitie. Toen de Brusselse regering besliste om het aantal rijstroken van de E40 te verminderen, hebben wij voorgesteld om een rijstrook voor te behouden voor carpoolers. Brussel was voor, maar botste op een ‘neen’ van Vlaanderen.” het ondernemers gemakkelijker of moeilijker kunnen maken: de Economische en Sociale Raad (ESRBHG), Actiris en VDAB Brussel, Citydev, Finance.Brussels, Hub. Brussels, Bruxelles Formation, Tracé, de Haven van Brussel enz. “Beci staat op de eerste rij wanneer een politiek kabinet, minister of regering nieuwe regelgeving voorbereiden. Als er iets broeit, dan word ik als voorzitter van de ESRBHG als eerste ingelicht. Via de standpunten van het Beci-Kenniscentrum en de adviezen van de sociale partners kunnen wij meestal in een vroeg stadium van de besluitvorming de belangen van onze ondernemers veilig stellen. Wij bevragen daarbij steeds onze bedrijven en sectororganisaties. En als we erin slagen om samen met de vakbonden een advies te geven aan de Brusselse regering, dan staan we sterker.” Onmiddellijk na de verkiezingen van 26 mei 2019 presenteerde Beci de prioriteiten van de ondernemingen aan de formateurs. “We hebben invloed op de regering, we durven indien nodig een vuist te maken. Maar we stellen ons ook altijd heel constructief op. Beci wil het beste voor Brussel en verliest het algemeen belang niet uit het oog. Zo hopen we dat de nieuwe Brusselse regering snel 5G opstart. Er bestaat al een principeakkoord met de vorige regering. De komst van 5G is belangrijk voor de hele Brusselse economie en samenleving. Snel draadloos internet creëert welvaart en jobs en stimuleert het ondernemerschap in de hoofdstad.” De heer De Brabanter wil dat de Brusselse regering met de andere gewesten meer Beci pleit voor duidelijkere afspraken tussen de gewesten. Grote beleidsopties moeten meteen interregionaal besproken worden, in het belang van alle gewesten. Er moet een gemeenschappelijke visie zijn, waaraan elk gewest vervolgens zijn eigen invulling geeft. Tewerkstelling en milieu Net zoals de economie stopt de tewerkstelling niet aan de grenzen van de 19 gemeenten. “De tewerkstellingsgraad van de Brusselse actieve bevolking moet maximaal zijn, maar niet noodzakelijk binnen de grenzen van het Gewest. Denk aan de luchthavenregio. We zijn een partner van Aviato vzw, het tewerkstellingspunt op de luchthaven. Samen met Actiris, VDAB en onze collega’s van Voka Vlaams-Brabant ijveren wij voor meer instroom van Brusselse werkzoekenden. Tegelijk moeten we er alles aan doen om de jobs in Brussel zo aantrekkelijk mogelijk te houden. Het wordt steeds moeilijker om bedrijven naar de hoofdstad te halen bij gebrek aan geschikte profielen op de eigen lokale arbeidsmarkt.” Jan De Brabanter is tevreden dat de Brusselse bedrijven actieplannen voor het milieu ontwikkelen. “Wij willen een Climate Challenge-project voor Brussel alle kansen op slagen geven. 30 projecten om tegen 2030 voor een CO2 -daling met 30% te zorgen. Het 303030-project van Beci is meer dan een druppel op een hete plaat. We geloven sterk dat klimaatvriendelijke economische doelstellingen Brussel vooruithelpen. Dat moet ook in het buitenland voor erkenning zorgen en het investeringsklimaat in Brussel sterk verbeteren.” • Beci Activiteitenverslag 2019 | 11
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De barometer: zelfverzekerde en werklustige ondernemers Naar goede (en jaarlijkse) gewoonte hebben we in juli de Beci-leden en -sympathisanten ondervraagd1 . Deze barometer reikt verder dan politieke aangelegenheden en omvat ook actuele aandachtpunten voor ondernemers: hr, milieu, cyberveiligheid, enz. De enquête levert een beeld van vrij zelfverzekerde en werklustige ondernemers. Emmanuel Robert 1. Politiek: Vervoort III zal moeten overtuigen Wat is uw graad van vertrouwen in het Brusselse regering? 3% Totaal vertrouwen Licht vertrouwen Neutraal Weinig vertrouwen Geen vertrouwen 22% 21% Bent u voorstander van een herverdeling van de bevoegdheden tussen het Gewest en de Brusselse gemeenten? 18% 36% Nee Ja 14,69% Omdat onze enquête werd uitgevoerd tijdens bij de vorming van de gewestelijke regering (van 9 tot 30/7, terwijl het meerderheidsakkoord pas werd voorgesteld op 17/7), is er hier geen sprake van een hitparade van de nieuwe Brusselse ministers. Ook de collectieve waardering moet met enige voorzichtigheid worden geïnterpreteerd. Wel kunnen we stellen dat de regering Vervoort III de ondernemers zal moeten overtuigen: slechts 24% van hen vertoont een ‘zeker’ of ‘volledig’ vertrouwen. Deze rating heeft waarschijnlijk te maken met de huidige onzekerheden. 12 | Beci Activiteitenverslag 2019 Ingeval van een institutionele hervorming in Brussel, zouden de bedrijfsleiders voor rationalisatie stemmen: 85% van hen is voorstander van een reorganisatie van de bevoegdheden tussen het gewestelijke en het gemeentelijke niveau. Een debat voor meer efficiëntie, zonder taboes en in alle talen, mag er voor de Brusselaars zeker zijn! 1. Online onderzoek uitgevoerd tussen 9 en 30.07.2019 onder Beci-leden en -sympathisanten. 392 antwoorden. 85,31% 2. Herverdeling van de bevoegdheden tussen het Gewest en de gemeenten? 3. Regionale actoren Hub.brussels (Impulse/Brussels Invest Export/Atrium) Onder de Brusselse administraties behaalt Hub.brussels (fusie van Impulse, Atrium en Brussels Invest & Export) de hoogste waardering onder de ondernemers – een positie die al in onze vorige peilingen werd ingenomen door Impulse. Ondernemers zien echter (nog?) niet de voordelen van deze fusie in: 72% van hen is ‘zonder mening’ over de verbetering van de dienstverlening. Het enige significante effect is de algemene stijging van de personeelskosten van de nieuwe entiteit. Achter Hub.brussels wordt het podium vervolledigd door Citydev en de VDAB, die vooruitgang boeken, terwijl Brussel Mobiliteit (nog steeds) als laatste eindigt. Citydev (GOMB) VDAB Innoviris Finance.brussels (GIMB) MIVB Actiris Leefmilieu Brussel Bruxelles Formation Brussel Mobiliteit 3,36 2,89 2,84 2,82 2,79 2,74 2,73 2,72 2,64 2,53 4. Ondernemers blijven vertrouwen hebben Overweegt u om uw activiteiten te verhuizen of delocaliseren? 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% nov 2016 > jul 2019 Ja in het Brussels gewest Ja, in Vlaanderen Ja, in Wallonië Ja, buiten België Nee Zal u gedurende de volgende 12 maanden investeren en/of recruteren? 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Ik weet het niet Ja nov 2016 > jul 2019 Nee Brussel verlaten? Blijkbaar niet voor 73% van de Brusselse ondernemers. Zij zijn niet van plan hun activiteiten te verplaatsen (59%), behalve misschien binnen het Gewest (14%). Wie toch een verhuizing overweegt, blijft liever in België (17%, evenzeer naar Vlaanderen als naar Wallonië), terwijl slechts 10% aan het buitenland denkt. Is dit het gevolg van internationale onzekerheden? Of eerder een bewijs dat de in Brussel beloofde levenskwaliteit niet onverenigbaar is met het behoud van ondernemingen op middellange termijn? De investeringsintenties bereiken hun hoogste niveau: 58% – een record! Is dit het effect van de maatregelen van de ontslagnemende federale regering, bij gebrek aan een reële economische opleving? Er lijkt tenminste enthousiasme aanwezig te zijn, ook al blijft het vertrouwen in de politiek (zie punt 1) broos. Beci Activiteitenverslag 2019 | 13
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5. Mobiliteit, belastingdruk en administratieve vereenvoudiging: de prioriteiten van ondernemers 10 20 30 40 50 60 70 80 0 6. Mobiliteit: ook iets voor bedrijven Mobiliteit (woon-werkverkeer) is ook een verantwoordelijkheid van de werkgevers 7,14% Helemaal akkoord Akkoord Neutraal Niet akkoord Helemaal niet akkoord 19,90% 18,88% Meer dan 10% 37,50% 16,58% Tussen 5 en 10% Tussen 0 en 5% Hoeveel procent van uw werknemers doen aan carpooling? 6,43% 10,89% 2016>2019 Mobiliteit Verlaging van de regionale en lokale fiscaliteit Vereenvoudiging van de administratieve procedures Netheid Imago van Brussel als handelscentrum Digitale transformatie Hulp bij investeringen Wat betreft de prioriteiten die ondernemers van de Brusselse regering verwachten, staat mobiliteit nog steeds bovenaan de lijst (68%, maar dit percentage daalt), gevolgd door belastingverlaging (35%, stijgt) en de vereenvoudiging van administratieve procedures (27%). Daarna volgt de netheid (22%) en het imago van Brussel als zakencentrum (18%). Steun aan investeringen (16%) is enkele plaatsen gestegen en behaalt nu dezelfde score als digitale transformatie. 82,68% Uit onze enquête blijkt dat ondernemers bereid zijn zich in te zetten voor een betere mobiliteit in Brussel. 57% van de werkgevers is het er ‘mee eens’ of ‘helemaal mee eens’ dat mobiliteit tussen huis en werk (ook) hun verantwoordelijkheid is. 86% zegt dat ze (‘volledig’, ‘waarschijnlijk’ of ‘onder bepaalde voorwaarden’) openstaan voor aanpassing van de werktijden. Evenzo zou 55% bereid zijn te betalen (5 tot 8 euro per rit) voor een ‘kantoortrein’ als de NMBS een dergelijke dienst ter beschikking zou stellen. En 83% zou deze reistijd dus als effectief werk kunnen beschouwen. 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Een interessant idee 14 | Beci Activiteitenverslag 2019 jul 2017 > jul 2019 Een onaanvaardbaar idee Ik weet het niet Aan de andere kant is er nog een lange weg te gaan voordat carpoolen doorbreekt: volgens onze enquête blijft de praktijk marginaal (0 tot 5% van de werknemers) in de overgrote meerderheid van de bedrijven (83%). Misschien omdat het personeel de voorkeur geeft aan ander alternatief vervoer? Hoe beoordeelt u de invoering van een intelligente kilometerheffing? Wat de invoering van een (al dan niet slimme) kilometerheffing betreft, blijven de meningen zeer verdeeld: 46 % voor, 39 % tegen. Onenigheid, dus. 7. Cybersecurity: kwetsbare bedrijven In welke mate schat u uw bedrijf in voorbereid te zijn op een cyberaanval? Slechts 3 van de 20 Brusselse bedrijven (14% van onze respondenten) geeft toe dat ze al een cyberaanval met financiële schade hebben meegemaakt. We vragen ons af of dit cijfer de werkelijkheid weerspiegelt of eerder een gebrek aan communicatie over deze onderwerpen. Bijna de helft van de geïnterviewde ondernemers geeft echter nog steeds toe ‘weinig of niet voorbereid’ te zijn op deze dreiging. Dit is verontrustend. 8. Het milieu wint aan belang Heeft uw bedrijf een adviseur milieu of een gelijkaardige functie? Dit weerspiegelt waarschijnlijk de algemene bezorgdheid over het milieu: ruim een kwart van de ondervraagde bedrijven (28%) zegt een milieuadviseur (of een gelijkwaardige functie) te hebben ingehuurd. Ja Nee 27,65% 72,35% 9. Meertaligheid, nieuwe technologieën, retentie: de drie uitdagingen van HR Wat zijn de drie grootste uitdagingen in uw HR-beleid? Het vinden van meertalige medewerkers Het vinden van medewerkers die voldoende geschoold zijn in nieuwe technologieën Het behouden van onze medewerkers Voldoen aan de werk-privébalans Kaderen en stimuleren van constante opleiding 0 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 18% 20% Meertalige werknemers vinden (19% van de respondenten) evenals werknemers die zijn opgeleid in nieuwe technologieën (18%) en bovendien talent behouden (15%): dit zijn de drie HR-prioriteiten van Brusselse ondernemers. Anderzijds lijkt het beheer van de ‘generatiekloof’ of van de diversiteit (4%) niet veel aandacht te krijgen, of althans niet specifiek. Misschien hebben deze vraagstukken globaal meer betrekking op het beleid om talent te behouden of op het evenwicht tussen privé- en beroepsleven, die tot de top 5 behoren. Op welke prioriteit legt uw diversiteitsplan de nadruk? Andere Handicap Afkomst Gender Leeftijd Globaal genomen, hoeveel procent van geleverde prestaties in uw bedrijf wordt uitgevoerd via telewerk? Diversiteit is misschien geen punt van zorg is omdat de Brusselse bedrijven zich er al bewust van zijn. In ieder geval beweert bijna een derde van de werkgevers dat zij een ‘diversiteitsplan’ of gelijkwaardige acties inrichten, met bijzondere aandacht voor de diversiteit van herkomst (een doelstelling die in 37% van de plannen wordt genoemd) en de gelijkheid van mannen en vrouwen (33%). 0% meer dan 15% tussen 0 en 5% tussen 5 en 15% 2,57% Helemaal voorbereid Goed voorbereid Voorbereid Weinig voorbereid Helemaal niet voorbereid 10,80% 18,25% 36,25% 32,13% Tot slot overtuigt telewerken nu een meerderheid van de bedrijven: 60% van onze respondenten zegt dat dit 5 tot 15% – of meer! – van het werk van hun personeel inpalmt. Een ander cijfer bevestigt deze groei: meer dan de helft van de werkgevers zegt bereid te zijn het aandeel van telewerk verder te verhogen. Beci Activiteitenverslag 2019 | 15
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CVO Semper, een school die ondernemingsgericht is Joëlle Evenepoel, secretaris-generaal van Beci. D Beci runt het grootste Centrum voor Volwassenonderwijs (CVO) in Brussel en de Noordrand. Dit mag de Kamer van Koophandel Brussel met trots zeggen, sinds de recente fusie van vier CVO’s – Brussels Education Center, Meise-Jette, Strombeek en Vilvoorde – tot CVO Semper. Het strategisch belang hiervan is niet te onderschatten. De schaalvergroting staat ten dienste van het doel dat Beci voor ogen heeft met haar school: mensen aan het werk en werkgevers aan vers talent helpen. De nieuwe school maakt zich sterk dat ze haar beroepsopleidingen voortaan nog beter kan afstemmen op de knelpuntberoepen in de regio. Matthias Vanheerentals en Peter Van Dyck e fusie is een logisch gevolg van het nieuwe decreet volwassenenonderwijs van de Vlaamse overheid dat strengere normen heeft vastgelegd voor de minimale grootte van de CVO’s. De naam Semper komt van het Latijnse woord voor ‘altijd’ en verwijst naar continu leren en levenslange groei en ontwikkeling. Permanente vorming en opleiding spelen een cruciale rol in de missie van Beci om de werkloosheid te doen dalen en ervoor te zorgen dat werkgevers de geschikte talenten vinden. CVO Semper legt zich toe op tweedekansonderwijs, beroepsopleidingen, ICTlessen en taalcursussen, waaronder Nederlands voor anderstaligen. Dankzij de fusie kende het aanbod een serieuze upgrade en zal het mogelijk zijn om meer dan ooit op maat te werken. “Zo wordt het talenaanbod fors uitgebreid, van 6 tot 13 talen”, legt Joëlle Evenepoel, secretaris-generaal van Beci, uit. “Meer taalopleidingen zijn immers nodig. Uit de taalbarometer blijkt dat bedrijven steeds meer belang hechten aan een goede talenkennis en niet in het minst van het Nederlands. Het loont ook de moeite om nieuwkomers Nederlands aan te leren met het oog op een snellere integratie op de arbeidsmarkt.” 16 | Beci Activiteitenverslag 2019 © Reporters De cijfers Competenties voor de arbeidsmarkt De school zet voorts extra in op opleidingen voor de knelpuntberoepen die heel moeilijk ingevuld geraken. Denken we aan onder meer elektro-mecanicien, industrieel elektrotechnisch installateur, ICT, zorgkundige, transport en logistiek medewerker. Ook het tweedekansonderwijs in de Noordrand is op dat soort vacatures gericht. “Jonge en minder jonge mensen die om uiteenlopende redenen hun middelbaar niet konden afwerken kunnen daar alsnog hun diploma secundair onderwijs halen”, vertelt Joëlle Evenepoel. “We bieden opleidingen aan waarmee mensen met de nodige competenties morgen met succes de stap naar de arbeidsmarkt kunnen zetten en een job vinden. De lessen zijn praktijkgericht en interactief. We bieden ook de mogelijkheid om een stage te lopen in een bedrijf in een taal die men nog onvoldoende beheerst. Zo leer je op een praktische manier een beroep samen met een taal.” De nauwe samenwerking die Beci op poten heeft gezet met Actiris, VDAB en het Huis van het Nederlands bouwt bruggen tussen de werkzoekenden in opleiding en de werkgevers in Brussel en de Rand. Joëlle Evenepoel: “De gevolgde opleidingen moeten voldoen aan de eisen van het bedrijfsleven. Dit project is meer dan ooit nodig. We hebben een economische insteek die zeer specifiek is en eigen aan een Kamer van Koophandel. Zo goed als alle opleidingen zijn in functie van toekomstige tewerkstelling. De school is innovatief en speelt met haar aanbod in op de vraag van de arbeidsmarkt. Dit betekent ook dat de cursisten na het voltooien van hun opleiding een reële kans op een baan hebben.” Beter communiceren In het koppelen van bedrijven aan werkzoekenden kiest Beci heel bewust voor een metropolitaanse benadering. “De tewerkstelling stopt niet aan de grenzen van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Ik denk bijvoorbeeld aan de luchthavenregio. Onze doorgedreven samenwerking met D.R. Met een dynamisch team van maar liefst 360 gediplomeerde en ervaren leerkrachten zal CVO Semper vanaf september op 46 plaatsen in Brussel en de Noordrand lessen voorzien. Met meer dan 15.000 cursisten uit 143 verschillende landen is CVO Semper een belangrijke speler in het Nederlandstalige volwassenenonderwijs in Brussel en de Vlaamse Rand. Zodoende willen CVO Semper en Beci de werkloosheid in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest met 10 tot 15 procent doen dalen. De Kamer van Koophandel Brussel heeft naast deze Nederlandstalige school ook een Franstalige school: de EPFC. Deze school, die 17.000 studenten telt, wordt mee uitgebaat door de ULB. De school is recent naar Madou verhuisd, niet toevallig naast ACTIRIS. https://www.cvosemper.be/ Aviato, het tewerkstellingscentrum van Brussels Airport, streeft naar een werkgelegenheid op de luchthaven die zowel voor de werkzoekenden als voor de werkgevers kwaliteitsvol en duurzaam is. Maar evengoed mensen die in Vlaams-Brabant wonen, maar in Brussel willen werken of andersom, kunnen bij ons terecht.” Joëlle Evenepoel beseft dat er op het vlak van communicatie en informatiedoorstroming over het onderwijsproject nog werk op de plank ligt. Te veel bedrijven kennen CVO Semper nog niet en weten bijgevolg ook niet dat de school een initiatief van hun Kamer van Koophandel is. Omgekeerd is er zeker ook nog ruimte om openstaande vacatures beter kenbaar te maken bij de studenten. “We moeten de ondernemers dichter bij onze scholen brengen. Bedrijven moeten weten dat gediplomeerden van onze school bij hen kunnen komen solliciteren. CVO Semper wil zich echt tot een nuttig instrument ontwikkelen dat onze ondernemingen kunnen gebruiken in hun zoektocht naar competenties en talenten.” Leerkrachten uitsturen De toenadering moet in de twee richtingen gebeuren. Het onderwijsproject wil ook een stap in de richting van de bedrijven zetten. “Het is uiteraard ook mogelijk dat Brusselse bedrijven hun werknemers naar ons sturen voor een opleiding”, zegt Joëlle Evenepoel. “We willen in de toekomst eveneens in de bedrijven taallessen organiseren. We willen onze leerkrachten naar de ondernemingen uitzenden. Het lijkt ons ook een goed idee om na te denken over afstandsonderwijs en zomeronderwijs. Wij doen dit trouwens ook door conversatietafels te organiseren voor ons eigen personeel.” De conclusie? CVO Semper gaat voor een benadering die pragmatisch en ondernemingsgericht is. • Beci Activiteitenverslag 2019 | 17
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Bevolking, economie, werkgelegenheid: cijfers over Brussel Het Brussels Instituut voor Statistiek en Analyse (BISA) verzamelt veel interessante gegevens. Hieruit hebben we enkele cijfers geselecteerd die de huidige demografische, economische en werkgelegenheidstrends weergeven. Matthias Vanheerentals en Emmanuel Robert Bevolking: +26,6% in twintig jaar tijd Op 1 januari 2018 telde het Brussels Hoofdstedelijk Gewest (BHG) 1.198.726 inwoners. Nooit was het Gewest zo dicht bevolkt. In de afgelopen 20 jaar is de Brusselse bevolking gemiddeld met 1,19% per jaar toegenomen, twee keer zo snel als het nationale gemiddelde (0,56%). Verwacht wordt dat het in de nabije toekomst verder zal toenemen. 1500000 Brussels Hoofdstedelijk Gewest Vlaams-Brabant Waals-Brabant 1200000 900000 600000 300000 0 1999 2005 2010 2015 2019 (Bron: BISA & Statbel) Demografische barometer: componenten van de bevolkingsstromen in het BHG Het natuurlijke evenwicht, dat al enkele jaren hoog en stabiel is, is een van de redenen waarom de bevolking toeneemt, naast de netto internationale migratie. Ondanks deze bevolkingsgroei verliest het Brussels Hoofdstedelijk Gewest veel inwoners ten opzichte van de rest van het land. Dit is te wijten aan een zeer hoog negatief intern migratiesaldo. 40000 30000 20000 10000 -10000 0 -20000 2000 2004 2008 2012 2017 Intern migratiesaldo Natuurlijk saldo Internationaal migratiesaldo Totaal saldo (Bron: BISA Focus nr. 28: demografische barometer van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest 2018) 18 | Beci Activiteitenverslag 2019 Bruto Binnenlands Product: langzame groei Op basis van de meest recente gegevens van de gewestelijke rekeningen bedroeg het BBP van Brussel in 2017 77,7 miljard euro. In vergelijking met vorig jaar steeg het volume van de economische activiteit in het BHG met 0,8% (tegenover een stijging van 1,7% op Belgisch niveau). Het herstel van het BBP van Brussel, dat sinds 2015 wordt waargenomen, komt dus later en is ook zwakker dan de trend op nationaal niveau. Voor de hele periode 2018-2024 wordt een gemiddelde groei van het Brusselse BBP verwacht van 0,9% per jaar (1,3% voor België). Verwacht wordt dat de investeringen in het BHG met gemiddeld 2,0% per jaar zullen toenemen, vergeleken met 2,3% in België. De verwachte groei van de investeringen in Brussel over deze periode zal naar verwachting afnemen ten opzichte van de prestaties tussen 2013 en 2016 (+4,0% per jaar). De trend blijft echter positief en bevestigt het inhaalproces dat begon na een lange periode van dalende investeringen tussen 2009 en 2012, in de nasleep van de financiële crisis. BHG: BBP tegen lopende prijzen (2005-2017), in miljoenen € 40000 50000 60000 70000 80000 90000 30000 10000 20000 0 2005 2008 2011 2014 2017 (Bron: ICN) Demografie van de bedrijven: een aanhoudende groei, maar het aantal faillissementen neemt toe Het Brussels Hoofdstedelijk Gewest kenmerkt zich meestal door een grotere ondernemingsdynamiek dan de rest van het land. Dit vertaalt zich in zowel hogere oprichtings- als stopzettingspercentages dan in de andere twee gewesten. Op 31 december 2017 waren 104.705 btw-plichtige ondernemingen actief in het BHG, wat neerkomt op 11% van alle ondernemingen in België. Ten opzichte van 2016 waren er 3.574 meer bedrijven, een stijging van 3,5%. Aantal btw-plichtige ondernemingen in BHG: 2008-2017 40000 60000 80000 100000 20000 0 Demografisch verloop van de ondernemingen in BHG: 2008-2017 4000 6000 8000 10000 12000 14000 2000 0 2008 2010 Oprichtingen (Bron: BISA & Statbel) Beci Activiteitenverslag 2019 | 19 2012 Stopzettingen 2014 2017 Faillissementen 2008 2011 2014 2017 (Bron: BISA & Statbel) In 2017 werden in Brussel 12.273 btw-plichtige bedrijven opgericht. Na twee opeenvolgende jaren van achteruitgang steeg het aantal stopzettingen van activiteit opnieuw van 7.383 naar 7.979 (bijna het record van 7.984 in 2014). Het aantal faillissementen neemt eveneens toe: 2.639 in 2017 en 3.033 in 2018 (niet op de grafiek), een jaarlijkse stijging van 15% over de jongste twee jaar. N.B.: De oprichtingscijfers voor 2014 zijn uitzonderlijk hoog als gevolg van een wijziging in de wetgeving. Hierdoor zijn de diensten van advocaten sinds januari 2014 aan de btw onderworpen. Deze nieuwe btw-plichten, die bedoeld zijn om aan de nieuwe regels te voldoen, gaan echter niet gepaard met de oprichting van ondernemingen. Ook in 2016 hebben nieuwe reglementaire bepalingen, ditmaal betreffende cosmetische chirurgie en vennootschapsbestuurders, bijgedragen tot een toename van het aantal btw-plichtigen.
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Brussel, hoofdstad van diensten BHG: Bruto toegevoegde waarde tegen basisprijzen in lopende prijzen naar bedrijfstak (2017) Landbouw, bosbouw en visserij Winning van delfstoffen Industrie Productie en distributie van elektriciteit, gas, stoom en gekoelde lucht Distributie van water; afval- en afvalwaterbeheer en sanering Bouwnijverheid Groot- en detailhandel; reparatie van auto's en motorfietsen Vervoer en opslag Verschaffen van accommodatie en maaltijden Informatie en communicatie Financiële activiteiten en verzekeringen Exploitatie van en handel in onroerend goed Vrije beroepen en wetenschappelijke en technische activiteiten Administratieve en ondersteunende diensten Openbaar bestuur en defensie; verplichte sociale verzekeringen Onderwijs Menselijke gezondheidszorg en maatschappelijke dienstverlening Kunst, amusement en recreatie Overige diensten Huishoudens als werkgever; niet-gedifferentieerde productie van goederen en diensten door huishoudens voor eigen gebruik 0 2000 4000 6000 8000 10000 12000 14000 (Bron: ICN) De tertiaire sector weegt zwaar door in de activiteitenstructuur van de Brusselse economie, zowel in termen van toegevoegde waarde (92% van het totaal in 2017) als van werkgelegenheid (93%). Ter vergelijking: het gewicht van de tertiaire activiteiten in de nationale economie is veel geringer: in 2017 vertegenwoordigden zij respectievelijk 77% van de toegevoegde waarde en 81% van de totale werkgelegenheid. Wat de toegevoegde waarde betreft, ligt het grootste verschil met het land als geheel in het aandeel van de sector ‘financiële en verzekeringsactiviteiten’, dat aanzienlijk groter is in het Brusselse Gewest. Omdat deze sector 17% van de economische activiteit voor zijn rekening neemt, is Brussel het centrum van de financiële dienstverlening in België. Omgekeerd en logischerwijze is de industrie veel minder aanwezig in Brussel. De Brusselse toegevoegde waarde steeg in 2017 met 0,9% (tegenover 1,7% in België). 20 | Beci Activiteitenverslag 2019 Stijgende werkgelegenheid, dalende werkloosheid Totale binnenlandse werkgelegenheid in BHG 620000 640000 660000 680000 700000 720000 600000 2004 2008 2012 2016 2020 2023 (Bron: Berekeningen door FPB, BISA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen op basis van gewestelijke rekeningen in ESR 2010 (INR)) Verwacht wordt dat de groei van de binnenlandse werkgelegenheid (d.w.z. de werkgelegenheid op de werkplek) in alle drie de gewesten geleidelijk zal vertragen. In de periode 2018-2024 zal de werkgelegenheid in Brussel naar verwachting gemiddeld met 0,4% per jaar toenemen, wat aanzienlijk lager ligt dan de verwachte groei in Wallonië (0,7%) en Vlaanderen (0,9%). Deze percentages komen overeen met een netto creatie van gemiddeld 3.000 banen per jaar in het Brussels Gewest. 350000 400000 450000 500000 550000 300000 2004 2008 2012 2016 2020 2023 (Bron: Berekeningen door FPB, BISA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen op basis van gegevens van INR, ADS, ACTIRIS, VDAB, FOREM, RSZ en ONEM) Tussen 2018 en 2024 zou de groei van de bezette beroepsbevolking (d.w.z. de werkgelegenheid t.o.v. de woonplaats) in Brussel echter veel dynamischer zijn (gemiddeld 1,2% per jaar) dan in Vlaanderen (0,8%) en in Wallonië (0,7%). Het Brussels Hoofdstedelijk Gewest zou inderdaad moeten kunnen blijven profiteren van een gestage toename van het aantal Brusselse pendelaars die in de andere twee gewesten gaan werken, zoals de afgelopen vijftien jaar het geval was. De groei van het arbeidsaanbod (d.w.z. de beroepsbevolking) zal naar verwachting in alle drie de gewesten vertragen. Aan Brusselse zijde zouden de demografische impulsen de groei van het arbeidsaanbod blijven ondersteunen. Werkloosheidsgraad (concept FPB) 10 15 20 25 5 0 2004 2008 2012 2016 2020 2023 (Bron: Berekeningen door FPB, BISA, IWEPS, Statistiek Vlaanderen op basis van gegevens van INR, ADS, ACTIRIS, VDAB, FOREM, RSZ en ONEM) Deze veranderingen in het arbeidsaanbod en de beroepsbevolking hebben een voortdurend dalende werkloosheid als gevolg. De werkloosheid zou dus dalen van 16,5% in 2018 tot 12,9% in 2024 in het Brusselse Gewest, van 13,2% tot 10,7% in het Waalse Gewest en van 6,5% tot 4,7% in het Vlaamse Gewest. Sinds de jaren tachtig van de vorige eeuw zijn zulke percentages in alle gewesten niet meer te zien geweest. De aanzienlijke en snelle daling van de werkloosheidscijfers kan gepaard gaan met risico's, zoals (grotere) tekorten aan arbeidskrachten in sommige segmenten van de arbeidsmarkt. 14000 18000 16000 12000 10000 8000 6000 4000 2000 0 2010 2012 2014 2016 2018 (Bron: IBSA) In 2018 bedroeg de werkloosheid van jongeren onder de 25 jaar in Brussel 23,4%. Niet-werkende werkzoekenden jonger dan 25 jaar in BHG (2010-2018) Werkende bevolking Beci Activiteitenverslag 2019 | 21
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2019, de lessen uit de digitalisering De tijd van de digitalisering is aangebroken. Een jaar na het begin van de digitale transformatie lijkt de Kamer de juiste weg te zijn ingeslagen. Een terugblik op de lessen die we kunnen trekken uit een jaar experimenteren, trial and error en succes. Elisa Brevet Olivier Willocx, CEO van Beci. Traditioneel werkt een kamer van koophandel voornamelijk met B bedrijven. We beseften echter dat het in 2019 essentieel was om met het individu een geprivilegieerde, gerichte relatie te hebben die de sociale netwerken daarbij integreert. eci blijft aan zijn digitalisering sleutelen. Een team van specialisten werkte hard om een globale en efficiënte digitalisering mogelijk te maken. Er werd uiteraard niets aan het toeval overgelaten. “Door onze CRM te veranderen zijn we in een nieuwe wereld terechtgekomen waarin we ons meer richten op individuele relaties dan op de relatie met het bedrijf.” Het is een kleine Copernicaanse revolutie Dankzij zijn nieuwe CRM bereikt en begrijpt Beci nu zijn leden beter. Tegelijkertijd werd de nieuwe website – ondertussen een waar oplossingencatalogus voor Brusselse bedrijven – grotendeels geoptimaliseerd op het vlak van referencering en SEO. voor Olivier Willocx, Gedelegeerd Bestuurder van Beci. “Traditioneel werkt een kamer van koophandel voornamelijk met bedrijven. We beseften echter dat het in 2019 essentieel was om met het individu een geprivilegieerde, gerichte relatie te hebben die de sociale netwerken daarbij integreert.” Regelmaat: het winnende model De digitale facelift lijkt vruchten af te werpen, aangezien het aantal leden de afgelopen maanden aanzienlijk is toegenomen. Volgens Olivier Willocx is deze toename te verklaren door de lancering van diensten die de leden beter begrijpen: “We hebben onze producten herwerkt en zetten nu meer in op regelmaat en herhaling. Vandaag luidt de vraag: waarom is het interessant om lid te zijn uitstalraam en 22 | Beci Activiteitenverslag 2019 © Reporters van de Kamer? Het antwoord is voor iedereen duidelijk. We begrijpen de digitalisering steeds beter.” Podcast: inspirerende Next Step Wekelijks biedt Beci oplossingen aan voor alle bedrijven, in de meest impactvolle domeinen zoals de digitalisering (digitale werkplaats, videoworkshop, ...). “We merkten dat de workshops in de smaak vielen bij onze leden. Het is een concreet en volledig gratis concept, dus ergens zonder winstbejag, maar een waardevolle gemeenschapsbouwer. Onze leden weten dat ze elke week wat kunnen bijleren en, indien gewenst, de week erna terugkomen.” Voor de opleidingen zijn de resultaten echter verdeeld: “Opleidingen zijn volledig aan het veranderen. Als je vandaag een probleem hebt, dan ga je dit op Google opzoeken; je verplaatst je niet meer. De aard zelf van de opleidingen moet opnieuw worden bekeken. Ook anderen zoeken. We vinden uiteindelijk wel een nieuw model dat voor iedereen bruikbaar is.” De studio, Beci's digitale laboratorium Om de digitale revolutie kracht bij te zetten richtte Beci een eigen audiovisuele studio op. Die is ontworpen voor zowel interne teams als de leden. Dit echt innovatieve laboratorium produceerde al twee eerste podcasts. Sinds hun lancering in december werden Métropole en Next Step meer dan 3000 keer beluisterd over een 15-tal afleveringen (nu nog in het Frans, de ontwikkeling in het Nederlands volgt). Er ontstond geleidelijk aan een trouw nichepubliek voor de dertig wekelijkse minuten. “Beci probeert te achterhalen hoe je zinvolle podcasts kunt maken. Het is zowel veel als weinig: het is veel om 30 minuten lang voor 300 luisteraars te praten... en ook weinig. Het duurt nog even voordat mensen aan dit nieuwe medium gewend zijn”, merkt Olivier Willocx op. D.R. In de studio: Tarik, Elisa en hun gast Haile Abebe, een ingenieur die horeca-uitbater is geworden. Voor een stimulerende luisterervaring biedt Beci ‘Next Step’ aan: de podcast die u inspirerende ondernemers voorstelt om u naar de volgende stap te helpen. Tarik en Elisa spreken in elke aflevering met gepassioneerde mensen en delen hun ideeën. De drie meest beluisterde afleveringen: • Philippe de Halloy : Mijn carrière begon met een overval. Waarom zouden investeringsbankiers niet zowel een overval hebben kunnen meemaken als even in de toeristische sector zijn geland? Laat u meeslepen door de buitengewone en inspirerende carrière van Philippe de Halloy, investeringsbankier bij Degroof Petercam. • Julien Hannequart: wijnbouwer én jurist in een multinationaal bedrijf! “We leven vandaag in een wereld met te weinig passie.” Dat stelt Julien Hannequart vast. Deze jurist in een Amerikaanse multinational besloot van de ene dag op de andere een tijdskrediet te onderhandelen en wijnbouwer te worden. • Hanna Bonnier: van de Europese instellingen tot het eerste Brusselse coworking-café. Een droombaan bij de Europese instellingen opgeven om op 26-jarige leeftijd aan het eerste Brusselse coworking-café te beginnen? Dat kan! Hoe durf je een comfortabele en goedbetaalde baan op te zeggen? Hoe kan je netwerken en een sociaal leven opbouwen in een stad die je niet kent (Hanna is Franse)? Zou u dit overwegen? Meer informatie: www.beci.be/podcast Beci Activiteitenverslag 2019 | 23
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Het hoofddoel van de studio? De leden de kans bieden zichzelf te testen en te experimenteren met nieuwe communicatiemiddelen. Video ligt nog gevoeliger. Veel mensen willen kost wat kost creëren, zonder zichzelf de juiste vragen te stellen. Voor Olivier Willocx moeten we ons bewust zijn van de moeilijkheden die mensen vandaag ervaren als ze communiceren: “Het volstaat niet te beslissen dat je een video maakt. Ze moet ook geslaagd, relevant en inspirerend zijn voor het publiek. Betekenis hebben en betrokkenheid tonen. Mensen moeten ophouden over zichzelf te praten en het over hun klanten hebben. Daar kan je waarschijnlijk je publiek vinden.” Om de leden te helpen relevante audiovisuele content te produceren, biedt Beci vanaf het begin van het schooljaar een videoworkshop. • Meer gevarieerde en doelgerichte nieuwsbrieven De digitale informatie van 2019 is op maat gemaakt. In lijn met de belangen van haar leden breidde Beci het aanbod van haar elektronische nieuwsbrieven uit. Aan de algemene nieuwsbrief, Brussel Metropool Online, die nog steeds het Brusselse zakennieuws in zijn geheel behandelt, zijn er vier nieuwe gerichte nieuwsbrieven toegevoegd: : • HR & Social: alle vragen over sociaal recht en human resources. Concrete en actuele informatie, maar ook uitwisselingen rond professionele ervaringen, enquêtes en andere inhoud die HR & Social managers in staat stellen om toekomstige uitdagingen in een snel evoluerend beroep aan te gaan. • Green: een nieuwsbrief die volledig gewijd is aan milieukwesties. U ontdekt er concrete en actuele informatie, maar ook best practices van andere, kleine en grote, nieuwe of gevestigde bedrijven. • Mobility: alles over het Brusselse mobiliteitslandschap. Nieuwe wetgeving, mobiliteitsoplossingen voor bedrijven, acties en activiteiten georganiseerd door Beci en zijn partners om de mobiliteit in Brussel te verbeteren. • Executive News: beknopte en relevante informatie over het Brusselse bedrijfsleven en de Brusselse politiek. In één oogopslag op de hoogte blijven van de economische en politieke kwesties in Brussel waaraan het VOB en zijn team in het Kenniscentrum werken ten voordele van zijn leden en van de economische activiteit in Brussel. Meer informatie: https://www.beci.be/nl/newsletter/ D.R. 24 | Beci Activiteitenverslag 2019 Brussel Metropool, een gedeeld tijdschrift Brussel Metropool, het ‘papieren’ magazine van Beci, blijft evolueren en zich meer dan ooit open te stellen voor zijn stakeholders. Elk nummer krijgt nu een ‘gasthoofdredacteur’. Elisa Brevet russel Metropool liep in 2015 van stapel en schakelde in januari op versie 2.0 over. Het blad veranderde toen van uitzicht, met een kleiner formaat, een nieuwe lay-out die dichter aanleunt bij de nieuw ontworpen Beci website, en een ander papiersoort, met een meer natuurlijke uitstraling. In podcast Wanneer mogelijk werd de redactievergadering aangevuld met een podcast in de studio van Beci. Ideaal om de bijeenkomst te verdiepen, uiteraard, maar ook om papier en het web te combineren. De podcasts en alle artikelen van het magazine staan nu op Beci's website. "Ze hebben zich allen met veel enthousiasme ingezet. Emmanuel Goedseels (voor het dossier ‘Get ready for tomorrow’ in januari) opende zijn adresboekje voor ons en schreef de inleiding. De architect Luc Schuiten (dossier ‘Stedenbouw’ in februari) creëerde een prachtige cover voor het magazine en zorgde zelf voor de opmaak van het dossier. Giles Daoust (dossier ‘Grow your Business’ van maart) koos de ondernemers die hij wilde voorstellen, en hij was het die de illustraties aan Pierre Kroll toevertrouwde. Bea Ercolini (‘Sprout to be Brussels’, in april) wilde de aandacht vestigen op jonge Brusselse ontwerpers. Yvon Englert en Caroline Pauwels (rectoren van de ULB en de VUB, voor het dossier ‘Werkgelegenheid en Opleiding’ in mei) richtten hun dossier op levenslang leren en de uitdagingen van de school-bedrijfsrelaties. En tot slot kwam David Leyssens (‘Green’ dossier in juni) met dit prachtige idee om ondernemers en hun kinderen te laten discussiëren over de klimaatproblematiek ...". "Hun bijdrage was beslissend: geen van onze dossiers zou zonder hen hetzelfde zijn geweest. Het is zeer stimulerend en verrijkend.” Meer informatie: https://www.beci.be/nl/magazine/ 19.473 De nieuwe website van Beci, in de zomer van 2018 gelanceerd, ontvangt maandelijks 19.473 bezoekers. Het meest gelezen artikel werd meer dan 13.000 keer bekeken! De verschillende nieuwsbrieven hebben in totaal 36.115 ontvangers per maand, met een gemiddeld openingspercentage van 15 tot 25%. Tot slot werden de 21 podcasts tot nu toe meer dan 3000 keer beluisterd. Om naar te luisteren: onze eerste gasthoofdredacteurs • Emmanuel Goedseels (Whyte Corporate Affairs) was journalist voor France Inter en Le Soir. Een ideale gast om te praten over de nieuwe uitdagingen van communicatie: van nepnieuws tot bedrijfscommunicatie en de uitdagingen van e-reputatie. • Giles Daoust (Daoust). De CEO van Daoust is in feite een multi-ondernemer: filmproducent, scenarioschrijver van stripverhalen, columnist en regisseur van de Ommegang. Hij praat met ons – onder andere – over de relatie tussen creativiteit en ondernemerschap. • Béa Ercolini (Beabee). Deze journaliste, feministe, onderneemster was hoofdredacteur van het tijdschrift Elle Belgique, vóór de oprichting van de vrouwelijke zakenclub Beabee. In april runde ze voor ons het dossier ‘Sprout to be Brussels’.. • David Leyssens (The Shift). In het kielzog van het klimaatprobleem, ontmoetten we David Leyssens, directeur van het netwerk The Shift, dat 350 bedrijven en organisaties rond duurzaamheid samenbrengt. Dit werd onze eerste podcast in het Nederlands. Meer informatie: www.beci.be/podcast Beci Activiteitenverslag 2019 | 25 B Bovenal onderging het tijdschrift een kleine revolutie door de hoofdredactie in elk nummer aan een andere persoonlijkheid toe te vertrouwen: een ondernemer of Brusselse figuur. Hij of zij neemt deel aan de keuze van de onderwerpen, invalshoeken en geïnterviewden. "Dit vernieuwde het tijdschrift ingrijpend", zegt Emmanuel Robert, de (permanente) hoofdredacteur. "Elke gast brengt ons een kijk op zaken van buitenaf, ideeën die we waarschijnlijk niet zouden hebben gehad, en contacten ..." D.R.
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Het project 30/30/30: de CO2 ­impact tegen 2030 doen afnemen Een tiental leidinggevenden van Brusselse bedrijven hebben de grondslag gelegd voor een project dat de benaming 30/30/30 kreeg. Tegen 2030 willen 30 gloednieuwe initiatieven de CO2 -uitstoot in de hoofdstad met 30% doen afnemen. Géry Brusselmans 26 | Beci Activiteitenverslag 2019 Kick-off meeting van 30/30/30, op 26 juni in de Club van Lotharingen. E ind juni hebben een tiental leidinggevenden en topmanagers in de Club van Lotharingen de grondslag gelegd voor een pilootproject bedacht door Beci. De naam 30/30/30 verwijst naar de drie uitdagingen die verscheidene Brusselse actoren proberen te vervullen: de CO2 -uitstoot tegen 2030 met 30% terugdringen aan de hand van 30 ongeziene projecten. “Tijdens de gemeenteraadsverkiezingen en de recente gewestelijke en federale verkiezingen hebben wij met heel wat verkozenen gesproken”, legt Olivier Willocx, CEO van Beci uit. “Veel van hen hebben ons verteld dat ze iets willen doen voor het klimaat, en meer in het bijzonder tegen de CO2 gewestelijke en gemeentelijke niveau. Maar ze hebben er niet altijd de gepaste oplossingen voor. Wij hebben heel wat beleidsmakers van de privésector bij elkaar gebracht. Zo konden ze concrete ideeën op tafel leggen zonder dat de politiek zich zou kunnen mengen alvorens de projecten vorm kregen." Uiteraard zitten heel wat ondernemingen al in een duurzame overgangsfase, -uitstoot op het hetzij intern, hetzij voor hun klanten: energie besparen door zonnepanelen, zachte mobiliteit promoten of groendaken aanleggen. Het project 30/30/30 wil graag zijn steentje bijdragen door nieuwe acties in Brussel te ondernemen. Waarom ons dus niet laten inspireren door buitenlandse projecten dankzij synergiën tussen de verschillende actoren? Dat was ook het doel van de eerste bijeenkomst in de Club van Lotharingen: de diverse standpunten, acties en wensen van de Brusselse actoren kennen. Enkele van de aanwezige bedrijven waren Interparking, Vinci Facilities, Vivaqua, Tractebel, Engie, Sibelga en Proximus. Zo hebben ook Laurent Willaert (Febiac), Martine Tempels (Telenet), Patrick Vandenhoeke (Solvay), Bruno Colmant (Degroof Petercam) en Sven Hebbelinck (UZ Brussel) te kennen gegeven dat ze hun steun verlenen en willen meewerken aan de concretiseringsfases van het project. Een gezamenlijke aanpak Tijdens de komende maanden zal het een uitdaging worden om bedrijven te laten samenwerken die niet per definitie dezelfde opvattingen hebben, dezelfde diensten aanbieden, van deOlivier Willocx (CEO Beci, links) en Patrick De Visscher (Vinci Facilities) Van links naar rechts: Vincent Detemmerman (Confederatie Bouw) Daphné Benzennou (Sibelga) en Aart Geens (Engie). Christiane Malcorps (Solvay) Beci Activiteitenverslag 2019 | 27 © Reporters
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Christophe Widart (Nexans) Het samenbrengen van ideeën, en in dit geval het ontstaan van synergiën zal een troef van het project 30/30/30 zijn. Het idee is om ‘out of the box’ te denken, buiten de platgetreden paden en eerder samen te werken dan te concurreren. Van links naar rechts: Juan Philippe De Groote (Eole Engineering), Mikaël Angé (Tractebel), Leo Exter (Hack Belgium) en Christophe Widart (Nexans). zelfde grootorde zijn of dezelfde visie op duurzaamheid hebben. “Het samenbrengen van ideeën, en in dit geval het ontstaan van synergiën zal een troef van het project 30/30/30 zijn”, meent Olivier Willocx. “Het idee is om ‘out of the box’ te denken, buiten de platgetreden paden en eerder samen te werken dan te concurreren.” Alain Delombaert (Vivaqua) Tijdens de eerste bijeenkomst hebben de leidinggevenden over enkele mogelijke pistes nagedacht. Zo bijvoorbeeld de uitdagingen gelinkt aan de elektrische mobiliteit, die de komende maanden in Brussel zal toenemen. Men heeft het vooral over de voordelen ervan: minder CO2 -uitstoot. Maar weinigen Nele Van Malderen (Proximus) beseffen in welke mate de infrastructuur aangepast moet worden. Vanaf nu moeten we gaan nadenken over elektriciteitstoevoer in parkings en veiligheidsnormen ontwikkelen in geval van brand door een batterij. Een andere uitdaging is de ondersteuning: “Als mensen niet begeleid worden bij deze overgang, kan die op een sisser aflopen”, legt een aanwezige verantwoordelijke uit. Laten we het ook eens over telewerk hebben. Op het vlak van mobiliteit is dat een goede zaak. Maar het is ook energieverslindend. De CO2 -impact zal Roland Cracco (Interparking) 28 | Beci Activiteitenverslag 2019 hoger liggen voor het verwarmen van het huis van een particulier op een winterdag dan voor de verplaatsing met de wagen van thuis naar het werk. In Brussel is het verwarmen van gebouwen een grotere CO2-uitstoter (61%) dan het vervoer (29%). December 2019: einde eerste fase Duurzaamheid moet bovendien gepaard gaan met technologische investeringen en gegevensverzameling – wat in sommige domeinen onbestaande is – om zo de behoeften te kunnen analyseren. Er werd al een lijst met ideeën opgesteld waaruit veelbelovende projecten gekozen kunnen worden. In het 30/30/30-project zullen er geen ideeën opgenomen die minder dan 0,3% uitstootvermindering zouden opleveren. De eerste fase, waarvoor het budget op 100.000 euro wordt geschat, zal in december 2019 aflopen. Zo kan er een short list van 30 ideeën opgesteld worden, aangebracht door de verschillende betrokken Brusselse bedrijven. Tijdens de tweede fase, die in 2020 gepland is, moeten de weerhouden concepten geconcretiseerd worden in samenspraak met de bedrijven en het politieke beleid. In de laatste fase van het project komt er een communicatie- en sensibiliseringscampagne voor het grote publiek. “Zelfs al moeten de projecten een voordeel opleveren, het belangrijkste doel is dat ideeën worden samengebracht en dat Brussel op de kaart gezet wordt”, besluit Olivier Willocx. Bedrijven die hun steentje willen bijdragen, kunnen nog op de trein springen en Beci contacteren. Het is nooit de laat voor duurzaamheid! • Bruno Colmant : “Duurzaamheid biedt return on investment” Bruno Colmant, oud-voorzitter van de beurs van Brussel en huidig hoofd van de economische dienst van de bank Degroof Petercam, verdedigt het belang van duurzaamheid voor bedrijven. Géry Brusselmans Bent u van mening dat een duurzame overgang verplicht is voor bedrijven? Vele wetenschappelijke studies waren vereist om de dringendheid van het klimaatvraagstuk te bewijzen. Nu is iedereen er zich van bewust. Bedrijven spelen een nog belangrijkere rol dan particulieren. Eerst en vooral omdat bedrijven de boodschap transversaal overbrengen. Ze spelen een ware maatschappelijke rol en ze slaan een brug tussen het individu en de markteconomie. De tijdsverhouding bij bedrijven ligt anders: het kost hen meer tijd om actie te ondernemen dan een individu. Laten we het belang van de notie ‘sociale multiplicator’ niet vergeten: goed gedrag zet aan tot goed gedrag. Duurzaamheid zal zich dus blijven ontwikkelen. Loopt Brussel achter wat de ecologische overgang betreft? Brussel, maar vooral heel België, hinkt achterop. Eerst en vooral heeft België zijn Europese doelstellingen niet behaald. De situatie is rampzalig. Dat valt op. Geen enkele publieke speler heeft zich met duurzaamheid beziggehouden. Duurzaamheid vereist projecten op lange termijn en enkele politieke beleids makers dachten dat de markteconomie alles zou oplossen. De overheid heeft nog een langere weg af te leggen dan de bedrijven. Ik denk dat het vrij optimistisch is om de situatie tegen 2030 te regelen, maar we moeten actie ondernemen. Op welke prioriteiten zet u in? Mobiliteit is zeker en vast het belangrijkste doelwit om de CO2 minder dure en aangenamere woonomgeving tot gevolg. We kunnen ons geen overheid veroorloven die niet opgewassen is tegen de situatie. Kan duurzaamheid een return on investment bieden? Duurzaamheid moet een zekere rentabiliteit bieden. Ik geloof niet in een duurzame overgang enkel en alleen voor het imago. Een bedrijf kan investeren in een maatschappelijk verantwoorde impact met CO2 -uitstoot te doen dalen. Het is het voornaamste probleem dat bedrijven aan de kaak stellen. Zij moeten knokken om mensen in Brussel aan te trekken. De situatie zou moeten verbeteren, maar het wordt steeds moeilijker. Er wordt niet spontaan geïnvesteerd. Er zouden in Brussel heel wat mensen tevreden zijn met een GEN. Zo zouden ze meer gebruik kunnen maken van het openbaar vervoer, met een -doeleinden zonder in het begin rendabel te zijn. Een bedrijf dat innovatief is en zich onderscheidt, creëert een voorsprong en kan vervolgens heel wat winnen. Bij Degroof Petercam zijn er nog nooit zoveel mensen geweest die investeren in duurzaamheid. Ze menen dat het beter is om in die producten te investeren – die op termijn niet minder rendabel zijn – want ze zorgen voor een betere planeet en creëren een zekere verantwoordelijkheidszin. Onze klanten willen inzetten op een lange-termijntoekomst. • Beci Activiteitenverslag 2019 | 29 © Belga
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Collectieve intelligentie ten dienste van maatschappelijke uitdagingen Het gebrek aan samenwerking vormt een groot obstakel in het formuleren van antwoorden op maatschappelijke uitdagingen. Werken in silo’s biedt niet langer het antwoord op de uitdagingen van de complexiteit van vandaag. Collectieve intelligentie kan een antwoord bieden op een complexe wereld, waarin niet langer een eenvoudig antwoord volstaat, en waarin niemand de kennis of de visie van het hele systeem in handen heeft. Van januari tot juli 2019 ontwikkelden vijf collaboratieve workshops mobiliteitsoplossingen voor Tour & Taxis en zijn omgeving. Hierboven: Ischa Lambrechts. Cécile Huylebroeck, Tewerkstellingsadviseur Beci Ischa Lambrechts, Mobiliteitsadviseur Beci I n tegenstelling tot de logica van toe-eigening, kenmerkt collectieve intelligentie zich door openheid, kennisuitwisseling en actieve maar vrijwillige participatie. Het is aan ieder op zich om te beslissen of men zich engageert in deze fundamentele beweging, die zich in alle geledingen van de samenleving uitbreidt. Het is een methode om een actor te worden in maatschappelijke beslissingen op terreinen zoals milieu, klimaat, mobiliteit, circulaire economie en werk. Dit is ook de manier waarop het kenniscentrum van Beci een antwoord wil formuleren op de Brusselse maatschappelijke uitdagingen. Een eerste project betrof het gezamenlijk formuleren van oplossingen omtrent de mobiliteitsproblematiek op en rond de site van Tour & Taxis, onder de vorm van een Smart Mobility Hub. “Fragmentatie is de ergste vijand van innovatie”, stelt Ischa Lambrechts, adviseur mobiliteit bij Beci. “Een mobiliteitshub is een multimodaal knooppunt waar verschillende vervoerswijzen naadloos samenkomen en waar er een intensieve concentratie is van werken, wonen, winkelen en vrijetijdsbesteding. De uitdaging bestond er dan ook in om al deze elementen als een 30 | Beci Activiteitenverslag 2019 geheel te benaderen. Hiervoor werd samengewerkt met Extensa, de ontwikkelaar van de site, en een 40-tal bedrijven, logistieke spelers, pendelaars, bewoners en mobiliteitsactoren”, legt Ischa Lambrechts verder uit. Gedurende een half jaar (van januari tot juli 2019) werd er een living lab opgericht waarbij in 5 workshops oplossingen werden geformuleerd op basis van de design thinking methode. Aangezien de gebruikerservaring centraal ligt in het gehele proces, werd er bovenop de denkoefening ook ruimte gemaakt voor het testen van deze oplossingen op het terrein. Die testen gebeurden via het experiment Critical MaaS, een vorm van gamification rond mobiliteit. Op soortgelijke wijze werkt Beci ook aan een participatief project rond de klimaatuitdagingen. De klimaatverandering laat zich niet langer vanuit één perspectief aansturen. Pogingen om van het klimaat een gedeelde verantwoordelijkheid te maken tussen burgers, bedrijven en overheden, blijven vaak beperkt tot de gangbare participatietrajecten. Daarom lanceert Beci de City Climate Challenge 303030: een initiatief van de Brusselse bedrijven, met als bedoeling om tegen 2030, 30% minder CO2 uitstoot te behalen door middel van 30 collaboratieve projecten. Om deze projecten waar te maken, roept Beci op om de krachten te bundelen. “Alle maatschappelijke en sociaaleconomische spelers hebben er belang bij om samen voldoende ambitieus te zijn en effectieve actie te ondernemen tegen de CO2 uitstoot. Dankzij een gemeenschappelijke klimaatagenda, ontstaan er mogelijkheden op het gebied van jobcreatie, competitiviteit en economische groei”, duidt Cécile Huylebroeck, projectverantwoordelijke 303030 bij Beci. “Het nieuwe politieke landschap biedt overigens een opportuniteit om concrete resultaten te boeken”, aldus Cécile Huylebroeck, “en dit onder nieuwe vormen van samenwerking tussen overheden, de academische sector, burgers en bedrijven”. Om het routeplan 303030 waar te maken, zal Beci via participatieve methodes de gemeenschappelijke doelstellingen helpen definiëren, die vervolgens worden omgezet in concrete acties. Beleidsmakers uit verscheidene sectoren van de overheid en het bedrijfsleven zullen zonder taboes en op een innoverende manier een belangrijk vraagstuk voor de toekomst van de hoofdstad aanpakken. • © Reporters Leo Exter : “De collaboratieve methode leidt tot resultaten” Een van de uitdagingen van het 30/30/30-project zal zijn om de ideeën van de Brusselse actoren rond de tafel te laten samensmelten. Dat is de sleutelrol van Léo Exter, deskundige op het vlak van ‘open innovation’ en co-creatie bij Hack Belgium. Géry Brusselmans D.R. Hoe bent u betrokken bij het 30/30/30-project? Ik ben een soort facilitator en raadgever voor de gebruikte methodologie tijdens het project en zal zowel bij de vormgeving als de uitvoering van het idee betrokken zijn. Ik ben een van de medeoprichters van Hack Belgium, een Belgische organisatie met 10 medewerkers die een wisselwerking tot stand brengt. Zowel in Brussel als in Vlaanderen en Wallonië beschikken wij over een netwerk. Zelf was ik vanaf de eerste gesprekken bij Beci aanwezig, waar Cécile Huylebroeck intern verantwoordelijk is voor het project. Om het pad te effenen hebben we voor de bijeenkomst met de bedrijfsleiders eind juni de grote lijnen van het project uitgetekend. Hoe komen volgens u ideeën tot stand? Wij zouden graag ideeënvormingssessies organiseren. In een groep van 20 à 30 deelnemers vormen we dan groepjes van 4 à 5 mensen. Alvorens de context te schetsen proberen we tijdens groepsdiscussies ideeën te laten rijpen. Het lijkt Een van de uitdagingen bestaat er in de agenda’s van de betrokken bedrijfsleiders op elkaar af te stemmen. Zullen er ideeën uitgewisseld worden via internet? Er waaronder ook een aantal platformen, waar eenvoudig maar toch bestaan er heel wat technieken voor. Om tot goede resultaten te komen, is het belangrijk dat de deelnemers een zekere deskundigheid bezitten en hun creativiteit kunnen benutten. Een ander essentieel aspect is om heterogeniteit in de groep te verwerken op het vlak van perspectieven, context en kennis. Het concept bij 30/30/30 is om ideeën van grote bedrijven zoals Proximus of Interparking te combineren met die van meer technische en technologische actoren, waaronder startups. zelfs len. Een andere vorm van co-creatie die we waarschijnlijk zullen gebruiken is ‘design sprint’. Het is een sessie van 3 tot 5 dagen waarin we van een idee naar een project evolueren. Na die sessie kunnen er al concrete resultaten zijn. Het doel: enkele ideeën kaderen om zich zo op het belangrijkste te focussen. bestaan enkele internettools, Belgische ideeën samengebracht kunnen worden. Toch blijven face-to-face ontmoetingen efficiënter. Hoe meer hooggeplaatsten en mensen met kennis van zaken deelnemen, des te meer ideeën we kunnen ontwikkeWanneer denkt u de eerste ideeën van het 30/30/30-project te zullen toepassen? Een aantal ideeën zouden in enkele maanden toegepast kunnen worden. Ik denk bijvoorbeeld aan het vermelden van de milieulast op gas- of elektriciteitsfacturen, waartoe al enkele bedrijven opgeroepen hebben. Andere ideeën zijn pas na 3 of 5 jaar rijp. Men mag de fases voor de concretisering niet vergeten. Een van de vragen zal zijn of er gegevens verzameld moeten worden en vooral hoe die gegevens te verzamelen. Voordat het project met de beste impact gekozen kan worden, moet er meer geweten zijn over het milieu en daarvoor moeten data verzameld en geanalyseerd worden aan de hand van sensoren. • Beci Activiteitenverslag 2019 | 31
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Advies, informatie, evenementen, vorming: Vennootschapsrecht, vrijhandelsakkoorden, GDPR, digitalisering, SEO, hervorming van de Brusselse subsidies … De actualiteit, de juridische ontwikkelingen, de sociale trends en de technologische veranderingen geven het tempo aan. En de bedrijven moeten zich daar maar aan aanpassen. De missie van Beci? Hen ondersteunen met advies, training en informatie. Enkele staaltjes hieruit. één jaar steun aan ondernemers Brexit Kunstmatige intelligentie Circulaire economie Compensation & benefits JEFTA Europese fondsen Overheidsopdrachten Risicobeheer Sociale netwerken Arbeidsrecht SEO UBO-register Insolventie Marketingautomatisering Chatbot Visual storytelling Auteursrecht CAO People Management Industrie 4.0 Gamification Subsidies • Dé hervorming van het jaar: het nieuwe Wetboek van Vennootschappen werd op 1 mei van kracht. Met als gevolg een drastische vereenvoudiging van de vennootschapsvormen, het einde van het verplicht startkapitaal, de mogelijkheid van een BV met slechts één bestuurder … Deze hervorming gaf aanleiding tot een reeks artikelen en seminars. • Sinds 1 februari zijn de Europese Unie en Japan verbonden door een economische partnerschapsovereenkomst van de zogenaamde ‘nieuwe generatie’: JEFTA. Meteen nieuwe ontwikkelingsuitzichten voor onze bedrijven, waaraan we veel aandacht hebben besteed. • Digitalisering, robotisering en kunstmatige intelligentie zullen een revolutie teweegbrengen in de manier van werken. (In feite is die al volop aan de gang.) Hoe integreren we zulke omwentelingen? Welk voordeel halen we er uit? En hoe positioneert Brussel zich in dit opzicht? Op deze vragen hebben 32 | Beci Activiteitenverslag 2019 we getracht antwoorden te geven via onze website, in onze publicaties en tijdens evenementen. • De Algemene Verordening Gegevensbescherming (AVG of GDPR) is sinds mei 2018 van kracht. Slechts 5% van de bedrijven die Beci hierover eind 2018 aansprak, beweerde echter ‘volledig klaar’ te zijn om de AVG toe te passen. De controles begonnen nochtans in juni 2019. Beci organiseerde de afgelopen maanden opnieuw workshops om bedrijven te helpen zich aan de regels te houden. • Een van de hoofdstukken van het memorandum dat Beci in de aanloop naar de laatste verkiezingen publiceerde, focust op de circulaire economie. Beci verbindt er zich trouwens toe, via diagnostische instrumenten en advies aan ondernemers, hen te helpen de beginselen van de circulaire economie in de praktijk toe te passen. • De steun aan de Brusselse ondernemingen onderging een belangrijke hervorming: digitalisering, rationalisering, herverdeling, enz. De subsidies stonden centraal tijdens een ont moeting met de minister van Economie Didier Gosuin. Ze zijn ook het onderwerp van een handleiding, gepubliceerd in samenwerking met KBC Brussels. • Op het internet aanwezig zijn, is prima. Maar op het internet gezien worden, is nog beter. In september 2018 organiseerde Beci de allereerste "SEO Camp Day" in Brussel: een conferentie gewijd aan zoekmachine optimalisatie (Search Engine Optimisation – SEO). • België kent een gunstig fiscaal regime voor de inkomsten uit auteursrechten die door natuurlijke personen worden ontvangen. Het auteursrecht werd het onderwerp van een informatie sessie in 2019 bij Beci. • Het UBO-register, bedoeld om het witwassen van geld te voorkomen, is nu verplicht voor alle Belgische ondernemingen (met inbegrip van VZW’s en stichtingen). Laatste termijn voor naleving: 30 september aanstaande. • Vennootschapsrecht Value Coaching Douaneformaliteiten Inning van vorderingen Digitale prospectie e-commerce Juridische bemiddeling GDPR (AVG) Google my business Blockchain Detachering van werknemers Digital analytics Belastinghervorming Personeelsbeheer Handelshuurovereenkomst Sociale verkiezingen Starters: vakkundig een bedrijf oprichten D.R. Ondernemers steunen bij de opstart van hun bedrijf is de enige maar ambitieuze opdracht van Starters. Voor het zevende jaar van het programma zijn alle middelen ingezet om de bruisende Brusselse ondernemersideeën te concretiseren, aan te wakkeren en soms bij te sturen. Mehdi Ferron DE GETUIGE Arnaldo Vargas (Velopakk) Professionele en vriendelijke ondersteuning: Structuur geven aan uw project, het bedrijfsmodel in vraag stellen, de pitch en het financieringsdossier verfijnen... En waarom niet rond een gezellige maaltijd? Dat werd Emmanuelle Einhorn's (succesvolle!) uitdaging. Zij organiseert wekelijks de Starter Lunch. “Elke maandag bespreken allerlei profielen bij Beci hun projecten tijdens een lunch. Het is de bedoeling om samen ervaringen te delen.” Ambitieuze projecten voor starters: De Beci Business Challenge is een nieuw concept. “6 weken voor 6 keer meer slaagkansen” is een opleidingsprogramma met daarna een test in de vorm van een projectpresentatie voor een jury bestaande uit Pierre Hermant (Finance.brussels) en Olivier Willocx (Beci). Partners met een echte toegevoegde waarde: Ook de expertise van partners helpt startende ondernemingen te ondersteunen. BNP Paribas Fortis en Finance. brussels voor de financiering, Partena voor initiatieven rond de oprichting van bedrijven en het COm voor preventie. Dit contact met professionals helpt om vooroordelen t.o.v. de instellingen waarmee gesprekken zullen worden gevoerd, te ontrafelen. • 1250 Met zovelen namen ze dit jaar deel aan onze Starterstrainingscyclus, van projectdefinitie tot workshops over financieringsmogelijkheden. De starterslunches brachten 500 deelnemers samen. Ook de conferenties, o.a. WomenPreneur, waren volgeboekt. “Vooraleer ik Velopakk lanceerde was ik in IT actief. Ik werkte in heel Europa en kwam drie jaar geleden terug naar Brussel. Ik was IT echter beu. De sector was veranderd, en ik ook. Enkel mijn passie voor fietsen en mijn inzet voor mobiliteitskwesties was ongedeerd. Ik was ervan overtuigd dat er met de fiets nog veel te doen was op het gebied van stedelijke logistiek, naast de leveringsmodellen à la Uber die we kennen. Omdat ik geen idee had waar ik moest beginnen, stapte ik de Kamer van Koophandel binnen. Ik wist dat Beci de mobiliteit in Brussel bevordert. Ik voelde de drang om mijn ideeën ook buiten mijn vertrouwde kring van fietskoeriers en naasten af te toetsen. Eric en Emmanuelle, verantwoordelijk voor het Startersprogramma, stelden me de Beci Business Challenge voor. Ik kreeg een peter toegewezen, Ischa Lambrechts, Beci’s mobiliteitsadviseur. Mijn doelstelling: mijn project laten rijpen en vervolgens in zes weken lanceren, tot de presentatie voor Finance.brussels. Ik werd snel uit mijn comfortzone gehaald: hoe zorg je ervoor dat je activiteiten rendabel worden, wie zijn je partners, hoeveel kost het? Het ging niet over mijn idee, ik moest bewijzen dat mijn project rendabel was. Dan moet je anders gaan denken. Na wat twijfels, en naarmate ik op al deze vragen antwoorden vond, werd het idee steeds tastbaarder. Uiteindelijk verdedig je je idee niet meer, maar wel je bedrijf. Het was een harde test, en gelukkig maar! Vandaag werken we aan onze communicatie en onze eerste contracten. Dankzij Ischa heb ik kennis kunnen maken met de actoren van de Brusselse mobiliteit. De huidige projecten omvatten de ontwikkeling van micro-mobiliteitsformules met Tour & Taxis en de oprichting van een mobiliteitspop-up in het stadscentrum.” Beci Activiteitenverslag 2019 | 33
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Opleiding: nieuwe uitdagingen vereisen nieuwe vaardigheden Een flink deel van Beci's agenda bestaat uit opleidingen en workshops. Dit is zowel te danken aan de wil van de Brusselse ondernemers om te (blijven) leren als aan de opkomst van nieuwe vaardigheden die voortaan nodig zijn om de arbeidswereld te betreden. D.R. Mehdi Ferron DE GETUIGE Een jaar seminars en opleidingen met de actualiteit als uitgangspunt: hervorming van het vennootschapsrecht, AVG, korte-termijnhandelshuurcontracten, sociale wetgeving ... Wellicht meer dan ooit voordien beïnvloedde het nieuws de seminar- en opleidingskalender van Beci. De ondernemers vertoonden veel belangstelling voor deze onderwerpen: bijna 170 mensen namen deel aan ons drieluik over de hervorming van het Wetboek van Vennootschappen. Digital Track: verdere stappen in de begeleiding. Nog maar een jaar geleden wat dit een project. Vandaag een vlot lopend programma! De demystificerende aanpak van de digitalisering kwam tegemoet aan een reële behoefte. Een deelnemer aan de Digital Lunch uitte zijn waardering voor "de ontdekking van een wereld die voor ons, de oudere generatie, ontoegankelijk leek". Dit is precies de filosofie die Tarik Hennen, Digital Strategy Consultant, wil ontwikkelen: "Ondernemers voelen zich vaak machteloos omdat ze niet weten hoe ze hun digitale strategie moeten implementeren. Ze richten zich op het 'hoe', maar nooit op het 'waarom'. Maar van zodra we begrijpen waarom iedereen in zijn eigen specifiek geval digitaal nodig heeft voor zijn bedrijf, kunnen we ons dat toe-eigenen of althans delegeren.” Beci events: links creëren. Wie deelneemt aan trainingen of seminars ontmoet uiteraard ook de andere deelnemers. Het hele jaar door organiseert Beci evenementen, afterworks, de Garden Party, bijeenkomsten van de Zinner Circle... Allemaal mogelijkheden om de banden binnen de Brusselse ondernemersgemeenschap te versterken. • 34 | Beci Activiteitenverslag 2019 Philippe Patte (Think & Do Consulting, voorzitter van de Brussels Business Club) "Ik ben adviseur in strategisch en financieel management en bedrijfsontwikkeling. Mijn missie reikt vaak verder dan de begeleiding van bedrijfsleiders: ik onderhandel over hun contracten, ik neem actief deel aan de raden van bestuur en ik positioneer me overal waar mijn klant denkt dat ik een toegevoegde waarde voor zijn bedrijf kan betekenen. In een dergelijke functie ben je verplicht om op de hoogte te blijven. Beci's trainingen en evenementen bieden een goede inleiding tot veel actuele onderwerpen. Ik heb namelijk deelgenomen aan de opleiding over het nieuwe Wetboek van Vennootschappen. Na de voordrachten, aangevuld met de slides van de trainer die ons systematisch worden toegestuurd, stellen we ons de juiste vragen: moeten we ons aan onze huidige statuten houden? Is het beter om ze te veranderen? Zou ik er niet bij gebaat zijn om een nieuw bedrijf op te richten? In mijn missie is het van fundamenteel belang om de juiste vragen te stellen in het licht van de actualiteit. Wat ik ook waardeer aan Beci is zijn werking als echt platform voor evenementen, trainingen en netwerken. Seminars zijn uitstekende gelegenheden om andere mensen te ontmoeten die geïnteresseerd zijn in dezelfde onderwerpen. Uitwisselingen tussen deelnemers kunnen uitmonden in toekomstige samenwerkingen. Ze leveren een echte toegevoegde waarde op. We wisselen onze visitekaartjes uit en ontmoeten dikwijls mensen die ook op andere evenementen aanwezig waren ... Ik hecht veel belang aan dit netwerk. Vooral omdat nieuwe opleidingsmodellen als e­learning deze menselijke contacten nooit zullen vervangen.” 4637 3076 mensen namen dit jaar deel aan Beci evenementen (Afterworks, Zinner Circles, etc.), exclusief de Garden Party. Daarnaast volgden 1561 deelnemers onze seminars en trainingen. Samen dus 4637 mensen. Internationale handel: bedrijven met elkaar verbinden in een wereldwijd netwerk © Getty Eén jaar vóór de Expo Dubai 2020 organiseert Beci deze herfst een missie naar de Emiraten. Dit jaar waren alle ogen op Brussel gericht, dat de Grand Départ van de Ronde van Frankrijk organiseerde. Maar bedrijven uit de hoofdstad hebben hier niet op gewacht om hun vleugels internationaal uit te slaan. Beci heeft als missie om ze te adviseren en te begeleiden bij hun ontwikkeling buiten onze landsgrenzen, nu de context van de internationale handel snel wijzigt. Mehdi Ferron 153 Internationaal kansen grijpen: De wereld verandert snel en Beci ziet het als zijn taak om ondernemers te begeleiden bij de evolutie in de internationale handel. Terwijl de berichtgeving over de Brexit dit jaar tot veel ongerustheid leidde, bevestigt Beci zijn rol als adviesplatform om exporteurs voor te bereiden op de gevolgen van de terugtrekking van het Verenigd Koninkrijk, namelijk voor de handel en de douaneverplichtingen. Anderzijds boden veelbelovende commerciële opportuniteiten interessante perspectieven voor Brusselse bedrijven. Beci behandelde een groot aantal thema’s die de mogelijkheden voor de bedrijven kunnen verruimen, van zakelijke kansen in de Verenigde Staten tot de economische partnershipsovereenkomst die onlangs werd gesloten tussen de EU en Japan (Jefta). Beci en het Enterprise Europe Network (EEN) brachten 153 Brusselse bedrijven in contact met buitenlandse bedrijven, onder andere via een online platform voor commerciële opportuniteiten en matchmaking-evenementen. Ook 114 KMO’s kregen advies bij hun streven naar een meer internationale dimensie, terwijl 40 projecten een begeleiding op maat kregen (toegang tot buitenlandse markten, reglementeringen in de interne Europese markt, Europese overheidsopdrachten, …). De dienst Exportformaliteiten van Beci reikte ook 16.719 certificaten van oorsprong en 353 ATA-carnets uit. Beci Activiteitenverslag 2019 | 35
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D.R. DE GETUIGE Miny Bayot (Zagapali) “Ik ben een beetje bij toeval in het modeontwerpen terechtgekomen, na een economische opleiding. Achteraf stel ik vast dat de creatieve kant van mijn persoonlijkheid naar een uitweg zocht. Die kwam er in een periode van mijn leven waarin ik telkens ontgoocheld was, omdat ik niet de handtas vond die ik zocht. Het avontuur begon in 2014: eerst moest ik het vak leren, de juiste stoffen zoeken, een goed atelier vinden, de identiteit van het merk verankeren, … Ik wou een handtas creëren met Afrika als inspiratiebron. Ze moest ook hedendaags elegant zijn en iemands outfit oppeppen. En ik wou vooral dat mijn handtassen een boeiend verhaal zouden vertellen. Ik vond in België bedrijven die de stoffen en motieven die ik voor ogen had tot leven konden wekken. Maar geen enkel atelier dat ik kende, kon ook leer bewerken en dat was voor mij net heel belangrijk. Ik kwam haast vanzelf bij Italiaanse leerlooierijen uit. Uiteindelijk begon ik na lang zoeken samen te werken met een Bulgaars atelier dat mijn tekeningen in producten kon omzetten. Ik werk nu al sinds het eerste prototype met hen samen, een tas die ik nog steeds draag. Na vier jaar hard werken, een leerproces doormaken en veel mensen ontmoeten, won ik tot mijn grote verrassing voor het eerst een wedstrijd, die in Canada ondernemers onderscheidt die uit de Afrikaanse diaspora afkomstig zijn. Zo verwierf ik voor het eerst ook meer zichtbaarheid en kwam ik in contact met Beci en het EEN­netwerk (Enterprise Europe Network). Hierdoor kreeg ik vervolgens gemakkelijker toegang tot een beurs in Amsterdam, die dan weer allerlei opportuniteiten en goede B2B­profielen opleverde. De beurs was voor mij ook een plek voor interessante ontmoetingen, onder andere met een vertegenwoordigster van de Torino Fashion Week, waar ik de kans kreeg om aan een modeshow deel te nemen. Omdat ik via het EEN­netwerk in deze wereld was terechtgekomen, werd ik ook betrokken bij de ondernemingsdimensie van de show. Bij dergelijke evenementen ontmoet je personen met heel diverse achtergronden, kun je nieuwe samenwerkingen opzetten en verwerf je een goede zichtbaarheid. Mijn plannen voor het vervolg van dit avontuur? Nog internationaler gaan werken, onder andere in Afrika. Maar tegelijk wil ik niet te snel gaan, de coherentie van mijn merk behouden en ervoor zorgen dat uit al mijn realisaties passie blijft spreken. Ik ben trouwens al opnieuw uitgenodigd voor de volgende Fashion Week in Turijn en ik hoop een collectie te kunnen tonen die de energie van Zagapali blijft uitstralen.” 36 | Beci Activiteitenverslag 2019 Er was ook veel aandacht voor de openstelling van de Chinese markt voor buitenlandse investeringen. De Belgisch-Chinese Kamer van Koophandel richtte zich in dit verband tot het Beci-publiek. De deelnemers ontdekten welke mogelijkheden er voor hen ontstaan om hun activiteiten in China te ontplooien. Een andere ambitieuze missie is het positioneren van Brusselse bedrijven op nieuwe markten die in de toekomst toonaangevend zullen zijn voor de internationale handel. Om het jaar in schoonheid af te sluiten zal Dubai de bestemming zijn van de volgende economische missie, met Beci als medeorganisator. Een mooie kans om het economische hart van de Golfregio te ontdekken en er nieuwe partnerships te ontwikkelen. Erkende experts in douane-aangelegenheden: Naarmate de Brusselse bedrijven internationaal sterker staan, stijgen ook hun behoeften aan begeleiding inzake douanekwesties. Men kan er niet omheen: dit is een complexe materie, zeker voor beginnende exporteurs. Het is echt geen kunst om het noorden kwijt te geraken tussen alle intracommunautaire eigenaardigheden, vrijhandelsakkoorden, Brexit-kwesties of specifieke eisen van bepaalde staten. Beci wil zijn rol als expert in douane-aangelegenheden nog versterken voor bedrijven die hun export- of importactiviteiten wensen te ontwikkelen, met individuele of collectieve begeleiding of tijdens informatiesessies. Exportformaliteiten faciliteren: Als Kamer van Koophandel is Beci in het Brussels Gewest de enige instelling die gemachtigd is om een aantal exportformaliteiten te vervullen. Denk aan het afleveren van Certificaten van Oorsprong (CO) of ATA-carnets, documenten die voldoen aan de voorschriften van de douane- of handelsautoriteiten. Uit de cijfers blijkt duidelijk dat Brusselse bedrijven de wereld tegemoet gaan: op de Aziatische markt is hun omzet de voorbije tien jaar met 150% gestegen en in Zuid-Amerika zelfs met 400%! Door deze nieuwe opportuniteiten op de opkomende markten is het essentieel om tijdig deze formaliteiten te vervullen, zoals wij zo vaak herhalen. Ze zijn immers nodig om te voldoen aan de eisen inzake traceerbaarheid van landen of klanten, om goederen uit te klaren bij tijdelijke export, om te verkrijgen dat goederen sneller door de douane worden vrijgegeven … Om alle exporteurs in staat te stellen om deze formaliteiten zo vlot mogelijk uit te voeren, maakt Beci ook gebruik van het online platform DigiChambers. Ondernemers kunnen er hun documenten aanvragen, facturen van een visum laten voorzien enz. Beci heeft via deze digitale service al 12.800 certificaten van oorsprong afgeleverd. De komende jaren wil het platform vooral inzetten op een betere gebruikerservaring. In dit verband wordt in september DigiChambers 2.0 in gebruik genomen. Exporteurs krijgen extra functies ter beschikking, kunnen heel eenvoudig handelingen verrichten via hun smartphone of gemakkelijker contact opnemen met een adviseur. • 7 Dit jaar heeft het Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden 2296 gesprekken gevoerd, in persoon of op afstand. De 4051 telefoongesprekken hebben geleid tot 963 raadplegingen. In totaal behandelde het COm ongeveer 7 zaken per dag. De meest voorkomende behoeften zijn (in die volgorde): juridische bijstand, boekhoudkundige steun en ten slotte financieel advies. © Getty Ondernemingen in moeilijkheden: gratis steun, uniek in België Ondernemers kunnen te maken krijgen met allerlei moeilijkheden, op verschillende tijdstippen van het parcours. Het Centrum voor Ondernemingen in moeilijkheden (COm) treedt dan op als van een platform dat oplossingen biedt voor zelfstandigen en bedrijfsleiders, in het ganse Brusselse Gewest. Mehdi Ferron Een netwerk van professionals: het COm heeft zich geleidelijk aan gepositioneerd in een netwerk van publieke en privé actoren, met als doel concrete oplossingen te bieden aan ondernemers. Wie problemen ondervindt, wordt doorverwezen naar het COm dankzij een nauwe samenwerking tussen verscheidene instellingen: de ondernemingsrechtbank, het Bureau voor Rechtsbijstand, Hub.Brussels, het Infopunt 1819, de lokale economische loketten, ILES, Test-Aankoop, het Dansaertcentrum, de OCMW's, de VZW Question Santé, Crédal of het Kabinet van de Koning. Het COm en zijn deskundigen helpen ondernemers om vooruitziend de toekomst van hun bedrijf voor te bereiden. Bepaalde situaties vereisen technische ondersteuning die het COm kan bieden, met name om een activiteit geheel of gedeeltelijk te beëindigen. Samen met Beci's Transmission Hub bevordert het COm ook de overdracht en overname van bedrijven in moeilijkheden. Voor de uitvoering van deze opdrachten doet het COm een beroep op verschillende adviseurs: advocaten, accountants, fiscalisten, marketing- of subsidie-experts, enz. Het COm werkt ook samen met de Orde van Advocaten om effectieve juridische bijstand te verlenen. Een preventieve rol: het COm richt zich op risicopreventie. Zowel actieve ondernemers als starters kunnen voordeel halen uit de diensten van adviseurs of deelnemen aan de verscheidene aangeboden opleidingen. Om steeds meer oor te hebben voor de problemen van ondernemers organiseert het COm regelmatig discussiegroepen met belanghebbenden uit alle sectoren. Op die manier past het centrum zijn adviesdiensten constant aan. • DE GETUIGE Julia (leennaam) "Ik ben een opticien van opleiding, en zat al 25 jaar in dit beroep. In de loop van deze jaren ben ik van een baan als loontrekkende overgestapt naar ondernemerschap. Zo heb ik nieuwe werkwijzen verkend, zoals optische diensten aan huis. Na verloop van tijd kwam ik tot het besef dat mijn boekhoudassistent zijn missie niet naar behoren vervulde. Er zaten tekortkomingen in de samenstelling van mijn bedrijf en voor een aantal andere problemen had mijn accountant mij niet gewaarschuwd. Ik hoopte dat deze situatie kon worden goedgemaakt, maar het was duidelijk te laat. In mijn zoektocht naar een heleboel informatie werd ik doorverwezen nar het COm. Het eerste contact was erg aangenaam. Ik had het gevoel dat ze naar mijn problemen luisterden. Vervolgens werd ik in contact gebracht met een juridisch en fiscaal adviseur die mij zeer snel alle informatie gaf die ik nodig had. In twee afspraken bewees hij zijn professionaliteit en speelde hij een nagenoeg begeleidende rol. Ik werd geadviseerd om een faillissement te bekennen, wat psychologisch moeilijk lag. Maar hierdoor en dankzij en het verkregen advies hield ik mijn faillissement onder controle en kon ik een te harde landing vermijden. Ik zie de toekomst met vertrouwen tegemoet, want ik ben er goed op voorbereid: ik zal mijn situatie saneren en aan iets anders beginnen. Ik heb nieuwe beroepsprojecten: ik ga een vriendin helpen die met succes een cupcake aanbod heeft gelanceerd. Ik heb een opleiding als voedingsconsulent gevolgd en ga nu mijn ervaring als ondernemer inzetten om aan een mooi project te werken." Beci Activiteitenverslag 2019 | 37
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ReStart : “Makkelijke successen of definitieve mislukkingen bestaan niet” (Marcel Proust) Beci’s reStart-programma is gewijd aan de opleving en wil ondernemers steunen die een faling hebben ondergaan, in welke vorm dan ook. Het is de bedoeling dat ervaringen uit het verleden de drijvende kracht worden achter een toekomstig succes. Mehdi Ferron 130 Breekt het taboe van het faillissement? Falend ondernemerschap werd lang genegeerd. De toename van het aantal faillissementen in Brussel (1645 in de eerste helft van 2019) zou nochtans moeten bijdragen tot een destigmatisering. “Falen is nog steeds een taboe, ook al zien we dat ondernemers die terugveren beter slagen dan gemiddeld”, zegt Eric Vanden Bemden, coördinator van het reStart-programma. Het initiatief kreeg dit jaar veel media-aandacht. De communicatie van het programma is weliswaar in goede handen: Marie-Ange Gérard, zelf een reStarter, zorgt nu voor het communicatiebeleid en de zichtbaarheid van reStart. Een programma dat werkt: sinds 2017 vonden er negen reStart-cycli plaats. Het programma richt zich vijf maanden lang op de werkelijke behoeften van oplevende ondernemers: de faling aanvaarden, het zelfvertrouwen en de eigenwaarde opbouwen, het verleden de rug toekeren en een frisse start nemen. Sommige reStarters kozen ervoor om in loondienst te werken, terwijl anderen gingen voor een nieuwe ondernemersactiviteit. Een menselijk avontuur: Om het beste in deze ondernemers naar boven te halen, stoelt het programma op groepsdynamiek en uitwisselingen. “ReStart steunt op vriendelijkheid en respect, wat zeer nuttig kan zijn om hoop terug te winnen, om (opnieuw) doorzettingsvermogen te kweken, om twijfels en vragen te vergeten”, zegt Olivier G. Voelen hoe emotioneel de deelnemers bij elke afsluitende sessie zijn, is fantastisch. Ze kijken enthousiast naar de toekomst en kunnen daarbij rekenen op de steun van hun collega's, voor wie sommigen ondertussen een echte familie zijn geworden. • 38 | Beci Activiteitenverslag 2019 Een hoogtepunt: de presentatie bij Beci van de vzw ABA, gelanceerd door twee reStarters. Sinds de lancering van het programma in maart 2017 hebben we 130 reStarters ondersteund. 47% heeft vandaag opnieuw een baan en 53% heeft een nieuw ondernemersproject opgestart of legt er de laatste hand aan. In 2019 (schatting na 9 maanden) woonden 514 deelnemers onze reStart workshops en opleidingen bij. DE GETUIGE Isabelle (pseudoniem) “Ik ben apotheker, en ik heb 25 jaar in deze sector gewerkt. In 2014 nam ik een apotheek over in Brussel om mijn eigen baas te worden. In 2017 verloor ik een groot deel van mijn klanten door wegenwerken in mijn straat. Ik moest in januari 2018 sluiten omdat ik mijn leveranciers niet meer kon betalen. Het faillissement van de apotheek werd in september van datzelfde jaar uitgesproken. Op aanbeveling van de curator heb ik me aangesloten bij het reStart programma, wat me echt geholpen heeft om me minder schuldig te voelen over dit faillissement. Ik werd er vooral toe aangezet uit mijn ervaring te leren en na te denken over wat ik in de toekomst wilde bereiken. Het is geen technische of managementopleiding, maar eerder en vooral een menselijke ervaring. Ik weet nu dat ik in de gezondheidssector wil blijven werken omdat ik graag luister en mensen help. Wel zal ik dat nu doen in een kader dat meer overeenstemt met wie ik ben. Terwijl een faillissement vaak jezelf, je ego en soms zelfs je gezondheid afbreekt, is reStart de wederopbouw. Wij blijven met onze reStart­groep in contact en komen minstens één keer per maand bij elkaar. Als een van ons op een probleem stoot, praten we er met de anderen over en zoeken we naar oplossingen. In de toekomst start ik mijn activiteit als zelfstandige, en maak wellicht gebruik van Beci's Startersprogramma om te leren uit de groepsdynamiek.” © Reporters Hub Transmission: demystificeren van bedrijfsoverdracht en ­overname Nu al 4 jaar lang zorgt de Transmission Hub voor een betere bewustwording en ondersteuning van ondernemers bij hun bedrijfsoverdracht- en -overnameprojecten. De knowhow van de Brusselse bedrijven in stand houden, relevante overdrachtsmodellen promoten, innoverende overdrachtspraktijken tonen: zie daar de filosofie die de experts van de Hub drijft. Mehdi Ferron Overdracht, een grote uitdaging voor de Brusselse economie. Volgens een studie van onze partner Actoria worden in België jaarlijks 30.000 bedrijven overgedragen. Het blijft een noodzaak om de bedrijfsleiders hiervan bewust te maken: alleen in Brussel zouden meer dan 100.000 banen op de helling staan wegens een slecht of niet voorbereide overdracht. De Beci Transmission Hub neemt deze taak op zich en positioneert zich op alle fronten, met evenementen rond de verschillende deelaspecten van een overdracht, media-actie rond het thema ‘overname’, mobilisatie rond economische, financiële of juridische actoren actief op het gebied van bedrijfsoverdracht, noem maar op. Innoveren in bedrijfsoverdrachten. Door zijn positie geeft de Transmission Hub een hoge prioriteit aan denkwerk over innovatieve praktijken inzake bedrijfsoverdracht. Het nieuwe Wetboek van Vennootschappen en de digitalisering van processen creëerden ook nieuwe mogelijkheden, o.a. door managers meer flexibiliteit en visie te bieden. In sommige bedrijven leeft er bovendien een groeiende trend naar overdracht aan werknemers. The Transmission Hub bevestigt haar engagement om zulke initiatieven te ondersteunen. • "Mijn diploma als architect behaalde ik in 1985. In mijn prille carrière werkte ik altijd alleen aan projecten. Wat later voelde ik als jonge veertiger de drang om krachten te bundelen en ambitieuzere opdrachten te aanvaarden. Zo ben ik beginnen samenwerken met een bedrijf genaamd Building Management, dat in de loop der tijd is gegroeid van 3 naar 7 mensen. De groei zette zich voort met de overname van een bedrijf uit dezelfde sector. Door de gang van zaken belandde ik uiteindelijk op de stoel van gedelegeerd bestuurder, zonder echt veel ervaring te hebben in management. Als 55­jarige verantwoordelijke voor het lot van een bedrijf, ga je je redelijkerwijs vragen stellen over bedrijfsoverdracht. Interne beheerproblemen, met betrekking tot de toewijzing van aandelen, maakten het echter moeilijk om de situatie op eigen houtje aan te pakken. Toen nam ik voor het eerst contact met de Transmission Hub, die een echte diepgaande analyse uitvoerde van ons bedrijf en zijn werking. De Hub stelde diagnosetools in en vergemakkelijkte de invoering van interne regels met mijn partners die over aandelen beschikten. Ik ontdekte zelf dat een confrater van een ander bedrijf op zoek was naar uitbreiding. Als neutrale speler gaf Beci ons toegang tot betrouwbare gegevens over de waardering van het bedrijf, en wat we nodig hadden voor een gezonde onderhandelingsbasis. Dit resulteerde in een voorstel van de kandidaat overnemer en een consensus tussen alle partners van Building Management. Ook de hulp bij veel technische aspecten was bijzonder waardevol. De koper verwierf zo 100% van de aandelen van de onderneming, met behoud van de baan van de 5 werkkrachten. We werken er vandaag allemaal als zelfstandigen.” Beci Activiteitenverslag 2019 | 39 223 223 mensen hebben zich ingeschreven voor de Transmission Hub evenementen in 2018-2019. Deze ontbijten, conferenties en discussiepanels brengen overdragers, overnemers en overdrachtsprofessionals samen. D.R. DE GETUIGE Jean-François Puissant-Baeyens (Building Management)
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02.08.2018 u 06.09.2018 u In augustus 2018 ontving Beci een delegatie van Pakistaanse bedrijven. Acht maanden voor de gewestelijke en federale verkiezingen leidde politicoloog Dave Sinardet onze cyclus in van pre-electorale samenkomsten, in de Club van Lotharingen. t 19.10.2018 Emmanuel Goedseels (Whyte Corporate) wordt de eerste gasthoofdredacteur van ons magazine Brussel Metropool. t 02.10.2018 Duurzaam internationaal ondernemen stond centraal tijdens een seminar op 2 oktober, in het bijzijn van staatssecretaris Cécile Jodogne. 26.10.2018 u 12.11.2018 u Eerste sessie van de Smart Mobility Hub, een initiatief van Beci en Extensa, om de mobiliteit in en rond de site van Tour & Taxis nieuw uit te denken. Op 12 november had een delegatie van reStarters onder leiding van Beci een ontmoeting met de Brusselse minister van Economie Didier Gosuin. t 21.05.2019 t 27.03.2019 In mei werd de delicatessenzaak Gaster de epicuristische setting van een Zinner Circle. Een ondernemerswereld waarin complementariteit primeert op gender: Beci en zijn leden bespraken dit thema in het raam van het initiatief Business in Harmony. 18.06.2019 u 25.06.2019 u Op een mooie dag in juni namen Beci en Wallonie Belgique Tourisme u mee op een cruise op het kanaal. In juni organiseerde de DS Store van Tour & Taxis een afterwork gewijd aan de toekomst van elektrische auto's. 40 | Beci Activiteitenverslag 2019 06.09.2018 u 11.09.2018 u Beci Golf Trophy: een dagje ontspannen netwerken in de open lucht, op de golfbaan van Pierpont. Zinner Circle voor Nederlandstalige ondernemers in Brussel, in de Cinéma Palace. t 02.10.2018 t 20.09.2018 2 oktober 2018: het Beci-memorandum wordt aan de Brusselse ministers overhandigd op het Brussels Meets Brussels event in de Club van Lotharingen. De Sint-Gorikshallen onthalen de afterwork ‘Sprout to Move for Brussels’, in aanwezigheid van de ministers van Mobiliteit François Bellot (federaal) en Pascal Smet (Brussels Gewest). 29.11.2018 u 04.02.2019 u De circulaire economie en de praktische toepassing ervan vormden de kern van een afterwork georganiseerd in de MAD Brussels. Thierry Geerts, CEO van Google Belgium, was eregast van onze eerste Zinner Circle 2019 bij Belfius. t 21.02.2019 t 08.02.2019 Vertel ons over je grootste mislukking, zodat anderen ervan leren. Als onderdeel van het reStart-programma nodigden Beci en het netwerk Womenpreneur vier ondernemers uit om hun ervaringen te delen. 26.06.2019 u Green Afterwork bij Be-Here, een nieuw centrum voor stedelijke economische activiteit, gevestigd in het vroegere Byrrh-gebouw. 04.07.2019 u ‘The place to be’ van de zomer: de Garden Party van Beci stond dit jaar onder het thema ‘Best of Belgium’. Hack & Cheese: een collectieve denksessie over mobiliteit – rond een kaasschotel – in samenwerking met Hack Belgium. Beci Activiteitenverslag 2019 | 41

2019.06 Bruxelles Métropole


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Édito Les technologies sont la solution, pas le problème N’y allons pas par quatre chemins : dans un contexte budgétaire xigeant une croissance économique faible, avec la perspective de guerres avec le financement des soins de santé et du vieillissement de la population, les frais d’infrastructures induits par la croissance démographique avec une facture énergétique qui doit rester sous contrôle… les dé les nouveaux exécutifs issus des élections sont nombreux. À Bruxelles, les marges pour financer de nouvelles politiques énormes. Toutefois, des gains importants peuvent être réalisés déploiement d’outils technologiques de nature à améliorer la qualité et leur performance. Par exemple, l’optimisation des processus, également les services au public et aux entreprises, permet de faire plus avec moins – e dégager des ressources pour d’autres missions. Mais ce n’est qu’un question technologique. Bruxelles peut créer un écosystème propice au développement City digne de ce nom. Et pour ce faire, le déploiement de la 5G sable. Bruxelles, capitale de l’Europe, doit être une ville pilote en Mais, campagne oblige, face à certaines peurs irrationnelles, le ment bruxellois sortant a botté ce dossier en touche. Il est à présent d’adopter des normes d’émissions raisonnables, alignées sur l’OMS. Sans l’aide de la technologie, la ville durable est un leurre. C’est la nologie qui va permettre à Bruxelles de faire mieux, notamment le plan écologique. Mieux en termes de gestion des flux de tra fic, grâce à une politique d’open data ; en termes d’optimisation énergétique, avec des compteurs et des bâtiments intelligents ; en termes de propreté, avec des poubelles intelligentes. Mieux en termes de parking, avec l’intégration en direct des données des opérateurs et grâce au téléjalonnement. Mieux en termes de sécurité routière, avec un meilleur contrôle. Et que dire de l’introduction d’une taxe kilométrique intelligente pour mieux gérer la mobilité à Bruxelles ? Les applications sont innombrables… Pour obtenir une prime à la rénovation, pour améliorer la performance énergétique des bâtiments (PEB), les démarches restent trop aussi, la digitalisation, la mise en ligne, le recours à la blockchain générer des gains considérables. Le temps est venu de miser sur la technologie à Brux D’autant plus qu’elle est l’alliée de l’environnement Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 46 – Juin 2019 Au mois de septembre : Mobilité Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Giles Daoust, Johan Debière, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Vincent Delannoy, Mehdi Ferron, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, David Leyssens, Cédric Lobelle, Laura Rebreanu, Guy Van den Noortgate, Matthias Vanheerentals et Peter Van Dyck. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles Métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 News 4 6 8 Idées 12 13 17 Beci online Podcast : Haile Abebe Digest David Leyssens Rédacteurs en chef invités : Pour ou contre la rémunération obligatoire des stagiaires ? Smart Mobility à Tour & Taxis : l'intelligence collective en marche Open Source International 18 Green 20 22 24 26 28 30 31 32 34 36 38 41 43 10 conseils pour gagner des marchés publics européens David Leyssens : « Sign for my future ? Une belle opportunité ! » Question climatique : une affaire de famille Thomas et Alexia Leysen : s’inspirer mutuellement Koen et Cecile Verwee : « Tout le monde doit se mouiller » Olivia et Steven Beckers : « On peut faire plus pour le climat » Robert et Alice Fontaine : « Se donner jusqu'à 2030, c’est trop tard » Isabelle et Elodie Chaput : « Où sont les spécialistes ? » Egbert et Mathilde Buursink : « Les mots ne suffisent pas » Gérer le risque climatique : un enjeu économique pour les villes Un Green Deal pour la logistique urbaine Brussels Airport : champion économique, champion écologique Construction circulaire : des ressources et des emplois en plus Bruxelles soutient votre projet en économie circulaire Entreprendre 44 46 47 Community 48 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 49 50 51 52 55 56 Répondre aux marchés publics : quelques recommandations Starter : Beef Take La SPRL est morte, vive la SRL ! Petites histoires de grands entrepreneurs Une promenade verte avec Augustin Nourissier L’actualité Beci en photo Le Palais de Justice de Bruxelles, trésor négligé Demandes d'admission Agenda Index Acheter son bureau ou investir dans des studios ? En voilà une bonne question pour nos experts immo Contactez les experts de KBC Brussels Live au 02 303 31 60 du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 9h à 17h. E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles.
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Podcast Haile Abebe : d’ingénieur à serial entrepreneur ‘food’ Haile Abebe est le fondateur du restaurant Toukoul et de trois autres établissements mêlant culture et nourriture : le Cercle des Voyageurs, le Café Begin et le Loft 58, la cafétéria de l’Ihecs. Ingénieur de formation, il s’est reconverti pour accomplir un vieux rêve : apporter à Bruxelles l’exotisme de la cuisine de son pays d’origine, l’Éthiopie. De gauche à droite : Tarik Hennen, Elisa Brevet et Haile Abebe lors de l’enregistrement du podcast. À quel moment de sa carrière un ingénieur décide-t-il de tout lâcher pour ouvrir son premier restaurant ? Ça se passe au moment où on se rend compte qu’en tant qu’ingénieur, on ne fait plus que de la gestion de projet. En ce qui me concerne, je n’étais plus du tout dans la technique. J’avais toujours ce rêve de me mettre à mon compte. C’est important de comprendre que, quand on a longtemps travaillé pour quelqu’un, on se dit : « Bah tiens, tant qu’à faire ce que je fais, autant le faire pour moi-même ». Tu es Éthiopien d’origine. C’était une volonté de faire connaître l’histoire et la culture de ton pays ? J’ai vécu assez longtemps à Bruxelles pour comprendre que les gens ne connaissaient pas bien l’Éthiopie. J’ai souffert un peu de cela parce qu’évidemment, je viens d’un pays avec une longue histoire. Je pense à la famine et à tout ce qui s’est passé dans les années 80. J’ai eu ce besoin de faire connaître ce pays. Tu t’es lancé en sachant qu’il y aurait cet engouement pour la cuisine éthiopienne ? On ne fait jamais rien sans savoir. À l’époque, avec ma famille et des amis éthiopiens, on a créé la Belgo Ethiopian Association, une ASBL qui existe encore aujourd’hui. La structure nous a permis d’organiser des événements où on testait le concept. Cela marchait très bien. Tous ceux qui connaissaient la cuisine rêvaient d’avoir un restaurant éthiopien en ville. Après ton premier restaurant, le Kokob, tu as créé un deuxième concept : le Cercle des Voyageurs. Tout à fait ! C’était un projet encore différent : ce qui m’intéressait énormément, c’était la possibilité d’amener de la culture. Il est évident que je ne pouvais pas simplement faire de la restauration et du business. Si je voulais aussi faire passer un message, il fallait créer quelque chose d’autre. Je pense que, pour que les gens s’ouvrent à différentes cultures, il faut présenter ces cultures à travers différents médias. Que ce soit par la présentation de livres, la projection de films, des expositions, des concerts, etc. C’était un beau challenge à relever... Tous ces projets, tu les as entrepris seul ? Tout cela se décide en fonction de la taille et de l’envergure des projets. Entreprendre seul, c’est un idéal qui est difficilement atteignable. C’est un secteur difficile… ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. Les podcasts à écouter… Serial : si vous voulez jouer les enquêteurs en herbe, ce podcast américain est pour vous ! Produit par Sarah Koenig, l’enquête sur le meurtre de Hae Min Le en 1999 se déroule au fil des épisodes. Un podcast passionnant et haletant. 6 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 D.R. L’INTERNET LE PLUS RAPIDE ? ON VOUS LE PRÉSENTE SANS BLABLA. En tant qu’entrepreneur, vous n’avez pas de temps à perdre ! Alors, inscrivez-vous pour une visite ultra rapide 1 de l’un de nos Account Managers bruxellois Telenet Business pour un contrôle de votre connectivité. Et ensuite, vous pourrez tester gratuitement notre internet le plus rapide 2 . Surfez sur telenet.be/BxLBusiness PRENEZ RENDEZ-VOUS MAINTENANT Tawfi k Account Manager Telenet Business à Bruxelles 1 Naturellement, nous prolongerons volontiers la visite pour répondre à toutes vos questions si vous le souhaitez. 2 Basé sur une analyse par Ookla® des données Speedtest Intelligence® pendant la période Q2-Q3 2018. Plus d’infos sur http://www.speedtest.net/awards/belgium. Les marques commerciales Ookla sont utilisées sous licence.
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News Beci-UWE-Voka rencontrent Charles Michel et les ministres-présidents Le 7 mai dernier, les représentants patronaux régionaux Olivier Willocx (Beci), Olivier de Wasseige (UWE) et Hans Maertens (Voka) ont rencontré le premier ministre Charles Michel ainsi que les ministres-présidents flamand, bruxellois et wallon. BeciUWE-Voka ont porté un message commun pour les nouvelles coalitions régionales et fédérale, à travers un document intitulé 12 priorités pour les prochaines coalitions régionales et fédérale. Dans une Belgique aux compétences économiques largement régionalisées, les trois représentants patronaux régionaux partagent cette vision commune : il existe 6 domaines socioéconomiques importants dans lesquels des interventions fondamentales sont nécessaires de toute urgence pour élever le niveau de l’économie et de la société dans chaque région, à savoir la mobilité, l’enseignement, le marché du travail, les pouvoirs publics, l’énergie, l’innovation. Beci-UWE-Voka partagent ce constat : nous ne devons pas nous satisfaire de la bonne situation économique de ces dernières années. Le climat conjoncturel s’inverse progressivement et les défis structurels sont plus importants que jamais. « Au cours de la prochaine législature, plusieurs grands changements économiques et sociaux, amorcés depuis longtemps déjà, se concrétiseront pleinement. Dans ce contexte, les pouvoirs publics peuvent compter sur les entrepreneurs qui continueront à œuvrer en faveur de l’innovation, de l’excellence, du bien-être et de l’emploi », analyse Hans Maertens (Voka). devons aussi donner l’exemple. Début avril, on s’exprimait ensemble sur Bruxelles, maintenant, nous partageons notre vision commune pour l’ensemble du pays », conclut Olivier Willocx (Beci). Info : www.beci.be/white-papers Angélique Karekezi, ambassadrice du café équitable À l’occasion de la journée mondiale du commerce équitable, le 9 mai dernier, Fairtrade Belgium avait invité Angélique Karekezi, directrice de Rwashoscco, une organisation rwandaise représentant 6 coopératives productrices de café, dont 5 certifiées Fairtrade. « L’agenda des entreprises est clair, il permettra d’élever le niveau de chaque région. Nous souhaitons que les prochaines coalitions le concrétisent. Pour ce faire, elles peuvent d’ores et déjà compter sur notre collaboration », martèle pour sa part Olivier de Wasseige (UWE). Avec cette action commune, les employeurs des trois régions veulent envoyer un signal fort : « Les grands défis tels que la mobilité, un meilleur taux d’activité ou l’application effective d’un pacte énergétique ne s’arrêtent pas aux frontières régionales. Nous demandons aux mandataires de mener des politiques qui soient bonnes pour nos entreprises, toutes régions et compétences ministérielles confondues. En ce sens, nous 8 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 Il y a quelques années Rwashoscco a fait le choix de lancer un vaste projet visant à renforcer l’autonomisation des femmes productrices de café. Au départ de l’engagement d’Angélique, sa propre expérience : « J’ai grandi dans une société qui n’offrait pas les mêmes chances aux hommes qu’aux femmes », raconte-t-elle. « Angelique’s finest », a été lancé pour donner un coup d’accélérateur à ce projet. Cette marque, qui n’est pas encore commercialisée en Belgique, est le fruit de son engagement et de son imagination. Pour ce café 100 % féminin de haute qualité, près de 200 femmes sont engagées, de la culture des baies au packaging, jusqu’à la mise en vente. Elles sont présentes dans toutes les étapes de la chaîne de production. Avant tout, ce produit est la manifestation concrète de la réalisation du rêve d’Angélique de voir des femmes rwandaises prendre le pouvoir dans le business du café ! Aujourd’hui, cependant, avec des prix de marché historiquement bas, la marge du cultivateur de café est quasiment nulle. Fairtrade Belgium appelle les entreprises à prendre leurs responsabilités et à payer un prix supérieur, et les consommateurs à choisir un café qui couvre au moins les coûts de la production durable. Au-delà de cette démarche, le programme Fairtrade@work permet de s’engager officiellement et à plusieurs niveaux pour une société plus durable, plus responsable et respectueuse de l’humanité et de l’environnement. Les organisations les plus engagées reçoivent en récompense un « Fairtrade Award » certifiant leur engagement. Info : www.fairtradebelgium.be News Ahooga donne une seconde vie aux batteries de ses vélos électriques hybrides Ahooga Bike, start-up bruxelloise reconnue pour ses vélos électriques, propose désormais un service de reconditionnement des batteries li-ion de ses vélos. Convaincue que le vélo électrique peut jouer un rôle d’accélérateur dans la transformation des villes, Ahooga est cependant consciente que les batteries lithium-ion ont un impact certain sur l’environnement : le processus d’extraction du métal consomme énormément d’eau et des fuites toxiques se sont répétées depuis le début du 21e siècle ; à quoi s’ajoute la pollution des sols et cours d’eau liée au mauvais traitement des batteries usagées. En proposant un service de reconditionnement de batteries, Ahooga souhaite conscientiser son public et fait un pas de plus vers des produits et services aussi durables que possible. Ce service propose de récupérer tous les composants d’une batterie usagée, en extraire les cellules arrivées en fin de vie et les remplacer par de nouvelles. Le tout pour un prix jusqu’à 50 % moins cher qu’une batterie neuve. Par ailleurs, après une campagne de lancement concluante pour son nouveau modèle, le Modular Bike, Ahooga s’apprête à livrer les premiers clients. Il s’agit d’un vélo électrique léger, adaptatif, cargo compact. À seulement 16 kg, il offre une surprenante capacité de charge (155 kg), incluant la possibilité de transporter des enfants. Son poids plume et sa fonction « gain de place » le rendent compatible avec des espaces de rangement étriqués comme un couloir, studio ou garage. Son nom lui vient également des nombreuses options de configuration : courroie, boîtier de vitesse automatique, autorecharge, guidon sport ou confort... À l’heure actuelle, Ahooga conçoit ses propres cadres à Bruxelles, achète l’aluminium à une société belge et soude et assemble ses vélos en Europe de l’est. Pour les 250 premiers exemplaires de ce nouveau modèle, la société bruxelloise transforme ses locaux en ‘micro factory’ urbaine. L’idée est d’expérimenter, business case à l’appui, un assemblage 100 % bruxellois. Info : https://ahooga.bike Febiac, Renta et le GDA s’allient et rappellent le rôle du secteur automobile en Belgique La Fédération de l’automobile et du cycle (Febiac), la Fédération belge des loueurs de véhicules (Renta) et le Groupement des distributeurs de marques automobiles (GDA-Traxio) s’associent pour œuvrer de concert afin de renforcer la cohésion et l’impact de leurs actions en faveur du secteur automobile, de ses travailleurs, mais surtout des utilisateurs de leurs produits et services : les citoyens et les entreprises. Affaires légales, communication transversale, data, fiscalité, formation et mobilité sont autant de piliers autour desquels s’articule la synergie entérinée par la signature de cette coupole de coopération. « L’importance grandissante de la mobilité pour la prospérité sociétale et le bien-être individuel, le développement croissant du transport de biens et de marchandises par la route mais aussi la nécessité grandissante de la multimodalité associée à l’émergence d’engins de déplacement dits ‘du dernier kilomètre’ sont autant d’éléments qui ont forgé l’accord de collaboration » explique Denis Gorteman, Vice-Président de Febiac. « L’action de la coupole créée par l’association de nos compétences portera sur la promotion de la prospérité et le bien-être par le biais des solutions développées et apportées par le secteur automobile et par ses professions, produits et services », poursuit Peter Daeninck, vice-président de Traxio et président du GDA. Parallèlement à la signature de cet accord, les trois acteurs souhaitent rappeler le rôle du secteur automobile dans notre pays. Les trois niveaux d’activités représentés par Febiac, Renta et GDA-Traxio totalisent 120.000 emplois sur le sol belge et contribuent à concurrence de 20 milliards d’euros par an au budget de l’état en matière de productivité fiscale. De gauche à droite : Miel Horsten, Denis Gorteman et Peter Daeninck. Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 9
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News Sensibles aux questions relatives à la mobilité et au verdissement du parc roulant, les trois associations souhaitent insister sur les efforts déployés par le secteur pour introduire sur le marché des véhicules et des services toujours plus respectueux de l’environnement et rappellent qu’elles accueilleraient positivement toute mesure fiscale incitative visant un verdissement du parc roulant et la promotion des nouveaux services de mobilité. « Febiac, Renta et GDA-Traxio souhaitent que revienne la sérénité dans le débat qui entoure l’automobile en général et la voiture de société en particulier. Nos trois associations plaident pour l’adoption d’une vision à long terme assortie d’une fiscalité incitative positive », conclut Miel Horsten, Président de Renta. Info : www.febiac.be ; www.renta.be ; www.traxio.be La nouvelle association de commerce de Bruxelles s’appelle Shopera La nouvelle association commerçante Shopera entend redynamiser la zone entre la Bourse et la place Rogier pour qu’elle devienne le principal centre de commerce de Bruxelles et de la Belgique. Lancée le 3 mai dernier, Shopera est une initiative des fédérations du commerce Comeos, Beci et UCM. Quentin Huet, le manager de Shopera, énumère les trois objectifs de la nouvelle association de commerçants : « Nous allons en premier lieu veiller à ce que la zone soit propre et Assemblée générale BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise à 1050 Bruxelles (salles de réunion) le mercredi 2 octobre 2019 à 16h. Ordre du jour • Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 3 octobre 2018 • Rapport du Conseil d'Administration • Rapport du Commissaire-réviseur • Approbation des comptes pour l'exercice 2018-2019 • Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2019-2020 • Décharge aux Administrateurs et Commissaire-réviseur • Conseil d’Administration : nominations et démissions • Allocution du Président • Attribution de la Médaille de BECI – Chambre de Commerce de Bruxelles Marc Decorte, Président 10 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 ensuite à ce que les clients s’y sentent en sécurité à chaque instant de la journée, et enfin, nous allons organiser toute une série d’activités pour redynamiser la zone. Pour réaliser ces objectifs, nous allons travailler en étroite collaboration avec la ville de Bruxelles. » Le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close se montre très satisfait : « La Ville de Bruxelles soutient cette initiative qui nous permettra d’échanger davantage avec les commerçants de la ’Zone Shopera’ sur les problématiques existantes. L’association a pour mission de dynamiser la zone entre la Bourse et Rogier, dont font partie : la Rue Neuve, la Place de la Monnaie, le Boulevard Anspach… et nous avons à cœur de soutenir les projets qui ont pour but d’offrir une meilleure expérience aux bruxellois et aux visiteurs du centre-ville. » Shopera va également proposer des services aux commerçants comme des formations gratuites et une app leur permettant de communiquer directement avec leurs collègues. Info : www.beci.be Assemblée générale BECI – Union des Entreprises de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI – Union des Entreprises de Bruxelles qui se tiendra dans les salles de réunion du 500, Avenue Louise à 1050 Bruxelles le mercredi 2 octobre 2019 à 16h30. Ordre du jour • Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 3 octobre 2018 • Rapport du Conseil d'Administration • Rapport du Commissaire-réviseur • Approbation des comptes pour l'exercice 2018-2019 • Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2019-2020 • Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur • Conseil d’Administration : nominations et démissions • Allocution du Président Marc Decorte, Président BUREAUX A VENDRE eshop VENDU CV DES OPPORTUNITÉS POUR LES INDÉPENDANTS ET PME À BRUXELLES PROFITEZ DE NOMBREUSES PRIMES POUR BOOSTER VOS ACTIVITÉS! DÉCOUVREZ LES NOUVEAUTÉS SUR WWW.PRIMESPME.BRUSSELS
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Idées Pour ou contre la rémunération obligatoire des stagiaires ? En mars dernier, au Québec, plus de 40000 étudiants sont descendus dans les rues pour demander la rémunération de tous les stages. Le débat trouve également sa place en Belgique. Angela Sciacchitano, Secrétaire Générale des Jeunes FGTB La rémunération des stagiaires relève pour nous de l’évidence. Du moment où le stagiaire s’inscrit dans la production de richesse au sein de l’entreprise, il devrait être payé. C’est pourquoi nous insistons pour obtenir la généralisation de la convention d’immersion professionnelle lors des stages. Cette convention permet de rétribuer le stagiaire à hauteur de 796 € par mois et contraint l’employeur à l’assurer en cas d’accident de travail. C’est là une juste rémunération qui s’adapte à la réalité des stages, qui se composent en partie d’un apprentissage, lié aux études, mais également d’une réelle contribution professionnelle. Le fait est, par ailleurs, que l’on constate une surqualification des stagiaires. On le voit notamment à Bruxelles, où les lobbys européens recrutent souvent des stagiaires au niveau académique et professionnel impressionnant. Auréolés de leur ancrage dans le quartier européen, ces organisations abusent en réalité de jeunes très bien formés, et utilisés pour réaliser un travail purement productif. Les écoles sont parfois même complices, en incitant, voire en obligeant leurs étudiants à réaliser aveuglément des stages dans l’optique de valider leurs années. On se retrouve alors avec des étudiants dont le CV démontre de compétences réelles, et qui enchaînent les stages non-rémunérés pour parfaire aux injonctions universitaires. Rappelons seulement aux entreprises que réaliser un stage, cela représente un coût réel pour l’étudiant (logement, transports, tenue professionnelle…). On remarque également que les étudiants, qui comptent bien souvent sur un job étudiant pour satisfaire à leurs besoins élémentaires, n’ont plus ni le temps ni l’énergie d’assumer à la fois un stage et un petit boulot. Joris Vandersteene, Senior Manager HR Projects, FEB La décision d’accorder ou non une rémunération au stagiaire doit relever du choix de l’employeur, et en aucun cas être imposée. Les stages revêtent une grande diversité, du stage d’observation jusqu’au stage de fin d’études. Un stage a deux composantes : l’apprentissage au sein de l’organisme d’accueil, et l’intégration du stagiaire dans la chaîne de création de valeur de l’entreprise. Mais force est de constater que, selon la durée du stage ou encore le niveau de formation du stagiaire, la balance penchera plutôt d’un côté ou de l’autre. Plus encore, les stages s’inscrivent en grande majorité dans le parcours académique des étudiants. L’accueil d’un ou de plusieurs stagiaires par une entreprise est un complément nécessaire à l’enseignement pur, qui ne peut à lui seul suffire pour intégrer au mieux les jeunes dans le paysage professionnel bruxellois. Le stagiaire doit ainsi trouver en l’expérience qu’il acquiert en entreprise une forme de rémunération, dans la consolidation de son bagage de connaissances théoriques et techniques. Contraindre les entreprises à accorder en toutes circonstances une rémunération aux stagiaires, c’est à la fois limiter la capacité des entreprises d’accueillir et de former des étudiants, et réduire le champ des possibilités de ces derniers pour avoir une première ou seconde expérience professionnelle. Enfin, cette obligation de rémunération toucherait indéniablement les PME ou les start-ups. Or, c’est au sein de celles-ci que l’esprit d’entrepreneuriat est le plus prégnant. L’occasion y est donnée aux jeunes d’être pleinement intégrés dans la dimension stratégique qui constitue le corps de ces entreprises. Nous avons besoin de cultiver l’esprit d’entrepreneuriat à Bruxelles, et cela se fera par l’émulation et l’inspiration, et non pas en imposant toujours plus de contraintes aux entreprises. ● Mehdi Ferron (st.) 12 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 © Getty Mobilité Smart Mobility à Tour & Taxis : l'intelligence collective en marche Comment résoudre les problèmes de mobilité, et notamment de mobilité douce ? C'est l'objet d'une série d'ateliers organisés dans le cadre du « Smart Mobility Hub », fruit d'une collaboration entre Extensa, propriétaire de Tour & Taxis, et Beci. F in avril se déroulait le troisième workshop organisé par le Smart Mobility Hub autour des problèmes de mobilité rencontrés sur le site de Tour & Taxis et alentour, dans le cadre de son développement futur – un projet pilote dont on espère tirer des leçons qui seront aussi pertinentes ailleurs à Bruxelles. Les grandes problématiques ayant été cernées lors des deux premiers ateliers (lire nos magazines de décembre et d'avril), l'heure était venue d'attaquer cette thématique sous un jour plus concret, mais toujours collectif et participatif. Tour & Taxis accueille une centaine d'entreprises, mais aussi les administrations de Bruxelles Environnement et de la Communauté Flamande. À terme, quand la rénovation et le développement envisagés par Extensa seront réalisés (avec des immeubles de logements), on comptera au bas mot 6.000 travailleurs et 3.000 résidents, sans oublier tous les visiteurs pour les événements, les fournisseurs, les promeneurs, etc. Intelligence collective « Les deux premiers workshops ont servi à analyser la situation et à interroger les usagers sur leurs habitudes, leurs sentiments sur la mobilité dans et autour du site », résume Ischa Lambrechts, Conseiller Mobilité de Beci. « Le troisième doit servir à dessiner quelques priorités concrètes issues de la création de profils spécifiques d'utilisateurs, imaginées par les entrepreneurs participants à cet atelier. » Cécile Huylebroeck, Conseillère Emploi chez Beci, aux commandes de ce workshop : « C'est le fameux ‘last mile’ qui pose principalement problème. Tour & Taxis est difficile d’accès, tout spécialement par le biais de la mobilité douce (vélo, trottinette, scooter, etc.). Nous privilégions l'intelligence collective pour trouver des solutions au-delà de la seule voiture (ndlr : le site comporte déjà 3.500 places de parking, et devrait bénéficier de 900 places supplémentaires, en souterrain, liées aux logements). C'est l'aspect multimodal que nous voulons mettre en avant. De plus, tel un laboratoire, on pourra s'inspirer des idées issues de ce Smart Mobility Hub pour les appliquer plus généralement à Bruxelles, afin d'éviter de la voir se vider de ses entreprises. » Les points qui fâchent La première partie de l'atelier du jour a permis de prendre connaissance des principales problématiques observées lors des réunions précédentes et d'une enquête réalisée auprès de 88 usagers de Tour & Taxis : • La signalétique, absente et/ou imprécise. Il manque un plan d'accès et une signalétique précise pour les parkings deux-roues et voitures, mais aussi d'indications pour trouver telle entreprise ou tel bâtiment. La présence de stewards est par contre très appréciée. • La connectivité et le ‘last mile’ : Si les trams, trains et métros (stations Yser/Ribaucourt) permettent d'arriver aux alentours du site, les deux derniers kilomètres sont problématiques, même à pied, vélo, trottinette, etc. À l'inverse, la navette reliant la gare du Nord à Tour & Taxis est un vrai bonus. • L'insécurité, si elle n'est pas problématique en journée, se ressent davantage le soir. Le sentiment d'insécurité est présent autour de la gare, du métro ou dans le parc. Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 13 © Reporters
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Mobilité • Olivier, aveugle, se rend en train à un workshop à T&T, accompagné de son chien. Mais ce dernier l'a emmené dans une mauvaise direction et les pavés ajoutent aux difficultés. Vu le manque d’infrastructures et de signalétique spécifiques pour les porteurs de handicap, comment parvenir à destination en toute autonomie, sécurité et confiance ? Le parcours de Julio, le visiteur anversois. • La sécurité routière et le confort : Il n'y a pas grand-chose de prévu pour faciliter l'usage de moyens de déplacement spécifiques. Vélos, trottinettes et voitures se retrouvent sur les mêmes voiries. Le traçage est insuffisant, les PMR sont en difficulté, les pavés posent problème, les parkings deux-roues manquent. Quatre problèmes, quatre solutions À partir de là, la trentaine de participants, principalement des responsables de sociétés présentes à Tour & Taxis, ont été invités à se regrouper autour de quatre tables, en usant de la méthode ‘Diamond Design Thinking’ – une méthode collaborative en plusieurs étapes : découverte d'une situation, définition d'un problème, développement d'une solution, et livraison de cette dernière, en élargissant puis en ciblant chaque fois le champ de réflexions. « L'idée est d'abord de bien cibler les problèmes, pas d'aller trop vite aux solutions », précise Isabelle Casteleyn, consultante. Cette dernière a invité les quatre tablées à construire trois « personas », des profils fictifs représentant autant de groupes-cibles, devant se rendre sur le site de Tour & Taxis, dresser leurs traits de personnalité, leurs usages en termes de mobilité. Puis d'en sélectionner un pour le présenter à l'assemblée. Quatre profils ont ainsi émergé. 14 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 Étape suivante : chaque groupe a approfondi les besoins de son « persona » pour arriver à destination, en imaginant les problèmes rencontrés sur le trajet final (le ‘last mile’), mais aussi ses (inter)actions et ses décisions, et en les associant à une humeur. « L'objectif est de confronter chaque persona aux zones d'opportunité : imaginer ce qui pourrait améliorer son parcours et donc son état d'esprit, mais aussi les barrières qu'il rencontre », reprend Isabelle Casteleyn. « À partir de là, chaque groupe choisit un problème en particulier qui entrave son persona dans son cheminement. » Nous pouvons ainsi vous présenter : • Eva, automobiliste de Wavre. Elle est victime des embouteillages, notamment sur l'Avenue du Port et à l'entrée 86C de T&T, où elle travaille. Elle doit également trouver une place de parking. Elle commence donc sa journée assez stressée. Comment l'aider à parvenir à destination en toute tranquillité et à se sentir plus apaisée au travail ? • Thierry est livreur à vélo pour financer ses études. Il perd du temps à T&T pour trouver son client, vu la signalétique défaillante, ce qui retarde la livraison suivante. Comment l'aider à s'y retrouver dans ce quartier où les entreprises fourmillent, au contraire des panneaux indicateurs, pour une livraison rapide qui améliorera son ‘rating’ ? • Julio, Anversois, veut visiter une expo à T&T. Près de la gare du Nord, il trouve un scooter partagé. Mais une fois sur le site, il ne sait pas trop où aller, ni où garer son véhicule. Faute de signalétique claire et d’emplacement spécifique pour les deux-roues partagés, comment lui permettre se garer à proximité de ses activités ? Avec les partenaires « mobilité » de T&T À la fin de l'atelier, Cécile Huylebroeck se montrait plutôt satisfaite : « Nous sommes arrivés au résultat voulu : que chaque groupe isole un problème spécifique sur lequel il se penchera lors des deux derniers workshops, afin de proposer, enfin, des solutions collectives. Elles deviendront ensuite des projets concrets qui devront être testés sur le terrain. » Avec, néanmoins des contraintes réelles : Extensa, propriétaire de Tour & Taxis, doit s'y retrouver en termes de solutions, afin de les intégrer dans ses projets de développement et de rénovation. « De plus, les fournisseurs de services parmi les participants, ainsi que les acteurs de la mobilité qui travaillent déjà avec Tour & Taxis, doivent pouvoir présenter leurs services et se positionner comme fournisseurs de solutions possibles. Des solutions collectives, avec une cohérence entre les différents projets, au sein de ce Smart Mobility Hub. » Rendez-vous donc les 17 mai et 14 juin pour les deux derniers ateliers. ● Cédric Lobelle © C. Lobelle Brussels Enterprises Commerce and Industry 04.07.2019 Best Of Belgium events@beci.be https://www.beci.be/events/garden-party-best-of-belgium Garden Party
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www.beci.be « La génération qui court » Open Source L a Génération Y est pleine de contradictions. Hyper à cheval sur l’équilibre vie privée/ vie professionnelle, elle sait aussi être hyper ambitieuse, parfois à l’excès. Une contradiction qui entraîne parfois son lot de difficultés... Partons d’un cliché bien connu, celui du recruteur qui interviewe un jeune candidat pour son premier job, et lui demande où il se voit dans deux ans. Réponse : « J’aimerais devenir manager de mon équipe ». On le sait, l’ambition de la Génération Y n’est plus de mener une longue carrière dans la même entreprise ou le même département, en gravissant les échelons un à un. La « Gen Y » veut des avancées de carrière plus rapides, plus marquées, plus… spectaculaires. C’est peut-être aussi le reflet d’une époque façonnée par Facebook et les successeurs de la Star Academy : si tu n’as pas quelque chose d’intéressant à poster tous les jours, et si tu n’as pas « réussi » à 30 ans, tu es un raté. Le problème, c’est la contradiction majeure qu’il y a entre cet excès d’ambition (voire d’ego) et l’importance donnée par la Gen Y au sacro-saint équilibre vie privée/ vie professionnelle. On a donc non seulement une ambition débordante, mais en plus on essaie de tout faire rentrer dans les traditionnelles 38 heures/semaine. Ceci produit une « génération qui court », mais qui confond parfois le sprint et le marathon. En conséquence, on assiste à une certaine forme de procrastination, avec des jeunes gens ambitieux, qui travaillent très vite et sans regarder derrière eux, mais qui oublient parfois de faire leur bilan de compétences. On crâne plutôt que de reconnaître ses limites. On fonce plutôt que de prendre le temps de se former. Du coup, on va trop vite, on brûle des étapes. Parfois, on se brûle soi-même. De nombreux burnouts sont provoqués par le travailleur lui-même, à cause de la pression qu’il se met et de l’incapacité qu’il rencontre à identifier ses limites et à y remédier. Je suis le premier à encourager les comportements ambitieux. Mais je voudrais faire un plaidoyer pour l’humilité. Votre ego est votre pire ennemi ! Si vous avez encore des choses apprendre, c’est tout à votre honneur de le reconnaître. Plutôt que de faire semblant de tout savoir, il vaut mieux identifier ce qu’on ne sait pas, et investir un peu de son temps libre dans l’apprentissage, via tous les canaux qui sont à notre disposition. Giles Daoust, CEO de Daoust Nous vivons un âge d’or de la connaissance. Aucune génération passée n’a eu accès à autant d’informations, que ce soit via le web, les livres du monde entier disponibles sur Amazon, les MOOC, les formations gratuites ou payantes proposées par divers organismes privés et publics. En échange, il est de notre responsabilité de lire, nous documenter, nous former en continu. Non, on ne peut pas tout apprendre « on the job ». Non, l’entreprise n’a pas à elle seule la responsabilité de former les jeunes aux compétences dont ils auront besoin pour se développer. Pour entreprendre sa carrière, il faut en permanence se remettre en question. Lire, se documenter, se former. Savoir reconnaître ses erreurs, et en tirer des leçons. Et ne jamais croire qu’on sait tout. Je conclurai en citant Nietzsche : « Celui qui un jour veut apprendre à voler, celui-là doit d’abord apprendre à se tenir debout et à marcher et à courir, grimper, danser – ce n’est pas du premier coup d’aile que l’on conquiert l’envol ». ● Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 17 D.R.
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Enterprise Europe Network 2 Préparez-vous en dressant une check-list et un rétroplanning strict, en prévoyant un peu de marge par rapport à la date limite de remise des offres. Toute offre introduite après les date et heure limites est automatiquement rejetée. 3 Lisez attentivement le cahier de charges (TOR – Terms of reference) et demandez des clarifications si nécessaire. © Getty 10 conseils pour gagner des marchés publics européens Plus de 460.000 marchés publics européens sont publiés chaque année pour une valeur d’environ 420 milliards d’euros. Des marchés de toutes tailles, dans tous les domaines, qui représentent une vraie manne d’activités pour les entreprises. Mais comment sélectionner les appels d’offre qui vous intéressent et maximiser vos chances de remporter un marché ? L es marchés publics européens, ce ne sont pas seulement ceux qui émanent d’une institution européenne comme la Commission, le Parlement, le Conseil, la Cour Européenne de Justice, le Comité des Régions, ou d’autres encore. Il peut aussi s’agir de marchés émis au niveau national ou régional par des ministères, collectivités et autres agents publics. Dès lors qu’ils dépassent certains montants, variables selon le type de marché, ils doivent eux aussi être publiés au Journal officiel de l'UE. Ainsi, des avis de marché publiés, par exemple, par la Ville de Paris ou le Land de Bavière peuvent être accessibles à des entreprises belges. Chaque jour, ce sont plusieurs centaines d’appels d’offre qui sont publiés par ces organismes en Europe, pour l’achat de fournitures, de travaux ou de services. Comment y répondre et les remporter ? Voici dix conseils d’expert : 1 Identifiez les opportunités en sélectionnant les avis de marché. Tous les marchés publics en Europe sont diffusés sur le site européen Tenders Electronic Daily (TED) : la plateforme permet de déterminer des critères de sélection relatifs aux donneurs d’ordre (pouvoirs adjudicateurs), aux pays, et aux secteurs ou produits concernés. 18 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 4 Déterminez ce que les évaluateurs recherchent. Lisez attentivement les critères d’évaluation des offres. 5 Pensez transnational : peut-être possédez-vous une expertise spécifique qui permettrait à un acteur local de remporter un marché avec vous ? Ou au contraire, un partenaire européen peut-il vous apporter la compétence technique qui vous manque ? Former un consortium pourrait être une bonne idée. La plateforme Business Opportunities Database d’Enterprise Europe Network peut vous aider à trouver le partenaire idéal. 6 Rassemblez les documents demandés (par ex. comptes audités, statuts…). 7 Confiez la rédaction de l’offre à un expert, soit en interne soit à travers une collaboration avec un consultant externe. 8 Répondez uniquement au cahier de charges et/ou aux termes de référence. Évitez d’ajouter des éléments qui ne sont pas demandés. 9 Mettez en avant vos atouts, expertises et expériences pertinentes par rapport à ce qui est demandé dans l’appel d’offre. 10 Vérifiez et relisez votre proposition. Emmanuel Robert Info : Jean-Philippe Mergen - Tél. 02 210 01 77 - jpm@beci.be Tenders Electronic Daily : http://ted.europa.eu Business Opportunities Database : www.brusselsnetwork.be/fr/ search-for-partnerships Encore 2 recommandations • Lisez notre article consacré aux marchés publics en page 42 Les conseils que nous y donnons pour les marchés belges valent aussi pour les marchés publics européens. • Contactez-nous pour personnaliser votre profil de recherche sur le TED afin de recevoir par mail les appels d’offre ciblés qui vous intéressent et bénéficier de conseils pratiques pour optimiser vos chances d’emporter un marché. LES SEMAINES DU 1819
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Green David Leyssens : « Sign for my future ? Une belle opportunité pour les acteurs économiques » Après des années d'ignorance suivies d’années d'insouciance et d'immobilisme, le monde économique s'est mis en marche pour le climat, quasi simultanément aux marches pour le climat qui ont amené la jeunesse dans les rues. © Reporters David Leyssens est le directeur du réseau The Shift, qui promeut la durabilité auprès des entreprises et organisations, et qui a largement soutenu l’initative Sign for my Future. Il est aussi notre rédacteur en chef invité pour ce dossier « Green ». P lusieurs signes l’attestent : le monde économique est aujourd'hui conscient de la nécessité de faire quelque chose pour le climat. Événement inédit, de nombreux patrons sont allés jusqu'à se mobiliser ensemble et publiquement pour appeler le politique à bouger dans le même sens : celui d'actes concrets et d'un engagement dans une stratégie de long terme pour relever les immenses défis posés par le réchauffement climatique. Ce n'est évidemment pas David Leyssens, le jeune responsable de l'association The Shift, qui va s'en plaindre. Par un concours de circonstances qui ne doit rien au hasard, nous clôturons cet article le jeudi 15 mai, le jour même où Lidl Belgium voit ses objectifs CO₂ validés par la Science Based Targets Initative (voir encadré). Lidl est le premier acteur de la grande distribution en Belgique, et le dixième dans le monde, à prendre de tels engagements. De quoi faire sourire notre rédacteur en chef invité. En réunion de rédaction, de gauche à droite : Laurie Verheyen (Events Planner Beci), Johan Debière (journaliste indépendant), David Leyssens (The Shift), Matthias Vanheerentals (journaliste indépendant), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci) et Fiona Craddock (Conseiller Environnement Beci). 20 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 De Raeren à Anvers, tout le monde s'y met À la tête de The Shift, David se souvient de ce jour où il avait organisé une séance d'information à propos des Science Based Targets (SBT). Sa réunion n'avait rassemblé que... deux personnes. Aujourd'hui, les rencontres qu'il organise sur la thématique SBT font le plein. Autre secteur, autre lieu. En région liégeoise cette fois, et plus précisément à Engis, sur le toit du bâtiment occupé par la firme Knauf. Comme chez Lidl, c'est en partie grâce au solaire que l'on entend réduire les émissions de gaz à effet de serre : pas moins de 6.000 panneaux photovoltaïques qui produiront 1.700 MWh/an, soit 790 tonnes de CO₂ évitées chaque année. À quelques centaines de mètres de là, Prayon, un autre industriel liégeois, mise également sur le photovoltaïque pour réduire en partie son impact climatique. Tandis que sur son site de Puurs, près d'Anvers, c'est dans la cogénération que Prayon a investi pour optimiser sa consommation. On pourrait également citer Armacelle Benelux à Thimister, Sapa Extrusion à Raeren, le port d'Anvers ou encore le fabricant de briques Wienerberger à Aalkbeke : tout le monde semble sur le pont dans le pays. Green 400 capitaines d'industrie Et à Bruxelles ? Les exemples y sont peut-être encore plus nombreux qu'ailleurs en Belgique, en tout cas en termes de densité : en nous concentrant sur les seules installations photovoltaïques, citons Mabru à Laeken, Sibelga à Schaerbeek, le centre logistique Montea à Forest, l'entreprise de travail adapté Travail & Vie à Anderlecht... Tous ces exemples ravissent David Leyssens et décuplent son enthousiasme : « Tout comme ont pu le faire les marches des jeunes pour le climat, l'initiative ‘Sign for my future’ montre qu'il existe bel et bien un élan et un soutien énormes pour une politique climatique ambitieuse dans notre pays. Pas moins de 300.000 citoyens et une coalition composée de 400 capitaines de la société y ont adhéré, dont des directeurs d'ONG, mais aussi des CEO d'entreprises belges, des recteurs d'universités… ». Il y a quelques semaines, un sondage Beci a permis d'identifier quelques responsables économiques. Nous avons interrogé certains d'entre eux sur cette thématique, aux côtés de leurs enfants – curieusement, seules leurs filles Science Based Targets Intiative : kesako ? Les Science Based Targets (SBT), c’est en quelque sorte un guide à l’usage des entreprises pour se fixer et surtout atteindre des objectifs bas carbone à long terme. Une méthode pour les aider à s’inscrire dans la lutte contre le réchauffement climatique et son maintien sous la barre des 2° C, conformément aux engagements de Paris. La démarche est volontaire et repose sur un cadre scientifique. Les efforts à réaliser pour atteindre les objectifs sont ensuite portés à la connaissance des différents secteurs et des différentes organisations dans les pays affilés à cette initiative. Plusieurs voies sont possibles pour y parvenir, comme la SDA (Sectoral Decarbonization Approach). Le ressort des SBT, c’est le principe de la masse critique : seule, une entreprise peut certes apporter sa contribution, mais c’est le nombre qui permet de faire bouger concrètement les choses. Sans rentrer dans les détails, sachez que trois étapes jalonnent le parcours d'une entreprise qui déciderait de s'engager dans les SBT : 1 L'entreprise établit son propre business case, en s'assurant de bien comprendre les méthodes utilisables ; 2 Elle fixe ses propres SBT, après avoir choisi la méthode et en se fixant un but à atteindre ; 3 Elle annonce son objectif et l’exécute en obtenant un soutien interne, en communiquant et en rendant compte des évolutions. Info : https://sciencebasedtargets.org/ Écoutez aussi l’interview de David Leyssens en podcast (en néerlandais) : www.beci.be/nl/podcast Un David Leyssens particulièrement exigeant et qui, par les bonnes pratiques et les initiatives vertueuses des entreprises citées en exemple, en viendrait presque à donner des complexes à la classe politique. Notre rédac’ chef invité se refuse toutefois à stigmatiser quelque responsable que ce soit. Son truc à lui, c'est au contraire la politique de la main tendue et de la collaboration : « Sign for my future offre son soutien aux différents gouvernements afin de les aider à relever les défis gigantesques qui nous attendent. Les entreprises voient aussi dans cette transition les opportunités économiques liés à la neutralité climatique. Dans ce contexte et face aux défis, le potentiel d'innovation est énorme, mais il faut un plan d'investissement stable du gouvernement ». Johan Debière Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 21 semblent avoir répondu... Et vous le verrez à la lecture de nos doubles interviews, les réponses sont plutôt de nature à réconforter David Leyssens. En termes de mobilisation, dans les familles des patrons, la relève est bien là. Politique de la main tendue Au-delà de cette mobilisation, c'est au mandat confié au politique par les dernières élections que songe David Leyssens, lorsqu'il considère le succès des manifestations pour le climat : « Ce vaste ensemble envoie un message puissant au politique, pour prendre les décisions courageuses qui nous aideront à évoluer vers une politique climatique neutre d'ici à 2050 (...). Maintenant, le nouveau gouvernement doit se mettre au travail avec ce mandat ». Loin d'être naïf, il attend plus que des déclarations de bonnes intentions. Il ne suffit pas de parler de projets pour le climat ; encore faut-il agir efficacement pour faire changer les choses : « L'ambition d'atteindre la neutralité CO₂ d'ici à 2050 doit être ancrée dans des lois et des décrets. Dans le nouvel accord de gouvernement, un plan d'investissement ambitieux doit permettre au paquebot de changer de cap ».
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Génération(s) climat Question climatique : une affaire de famille La multiplication des manifestations pour le climat, dont certaines d’ampleur historique, témoignent d’une volonté générale de dessiner un meilleur avenir. En tête de file, les jeunes clament leur volonté de faire avancer les choses au niveau politique. Nous avons cherché à sonder les relations qu’entretiennent les cadres et dirigeants avec l’engagement (ou non) de leurs enfants pour les enjeux environnementaux au travers de 4 questions1 . Les problématiques environnementales : un enjeu qui a trouvé sa place dans tous les foyers À notre première question Parlez-vous avec vos enfants du changement climatique et/ou des enjeux environnementaux ?, c’est l’affirmative qui récolte tous les suffrages. 61 % des personnes interrogées, ayant des enfants en âge de scolarité dans le secondaire ont répondu qu’ils en parlaient souvent, et 39 % parfois. 0.0% 1. Parlez-vous avec vos enfants du changement climatique et/ou des enjeux environnementaux ? 38.9% 61.1% Souvent Parfois Rarement Jamais L’engagement des enfants d’entrepreneurs est également prononcé. 57 % ont participé à au moins une marche pour le climat, et 13 % ont exprimé leur soutien sous une autre forme (pétition, courrier ou une autre action de terrain). Un petit tiers (29 %) n’a cependant pris part à aucune manifestation ou aucune autre action. 1 Sondage en ligne réalisé entre le 26.03 et le 10.04.2018 ; 105 réponses. 22 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 2. Vos enfants ont-ils, ces derniers mois, pris part à une action en faveur de l’environnement et/ou du climat ? 29,6 % 7.4% 57.4% 5.6% D’aucuns diront que l’engagement se fait plus facilement lorsque l’occasion est donnée de brosser les cours pour manifester ! Toutefois, on peut y voir le résultat d’un travail de sensibilisation s’inscrivant sur le temps long, et ayant mobilisé différents acteurs : les milieux associatifs (y compris des associations entrepreneuriales, telle The Shift), mais également les communes ou des institutions comme Bruxelles Environnement ou Bruxelles Propreté. L’engagement de ces acteurs auprès de la jeunesse et au sein des écoles prend en effet racine dans le courant des années 2000, à la suite de projets d’éducation à l’environnement. Un travail qui semble avoir porté ses fruits, du Oui, ils ont participé à une ou plusieurs marches Oui, ils ont signé une pétition Oui, sous une autre forme (courriers, actions de terrain…) Non © Belga Génération(s) climat moins en permettant à chacun de s’approprier un avis sur la question ! Dans sa volonté de porter plus loin encore ce travail de sensibilisation des acteurs de la communauté scolaire, Bruxelles Environnement renouvelle son offre pédagogique pour la prochaine année scolaire. Les entreprises, sources à la fois de problèmes et de solutions pour les étudiants C’est du moins cette réponse mesurée qui a émergé à 72 % à la question Comment vos enfants perçoivent-ils le rôle des entreprises dans les enjeux environnementaux ?, tandis qu’ils ne sont que 7 % à considérer que les entreprises sont une source de problèmes environnementaux, et 9 % une source de solutions. 0,0% 3. Comment vos enfants perçoivent-ils le rôle des entreprises dans les enjeux environnementaux ? 7.4% 11.1% 9.3% Les entreprises sont une source de problèmes environnementaux Les entreprises sont une source de solutions aux problèmes environnementaux Les entreprises sont à la fois une source de problèmes et de solutions 72.2% Autre Pas de réponse Les répondants étaient invités à commenter le point de vue de leurs enfants. Il en ressort que des mesures contraignantes au niveau individuel comme au niveau de l’entreprise constituent une nécessité pour faire avancer les choses. La diminution des déchets et leur meilleure gestion, la diminution de la pollution à travers de nouvelles pratiques touchant à la mobilité ou à l’écologie, tout ceci est à la portée de chacun. D’aucuns déplorent néanmoins l’implémentation complexe de pratiques vertueuses, du fait d’une action jugée insuffisante du côté du politique. « Beaucoup de PME et TPE seraient prêtes à contribuer directement à l'effort si les outils mis à disposition par les pouvoirs publics étaient mieux connus et surtout beaucoup moins complexes et chronophages », commente l’un de nos sondés. Sont également reprochés certains discours portés par des politiques, et leurs relais dans les médias (plusieurs commentaires évoquent à cet égard une « hypermédiatisation »), pour leur caractère moralisateur et irréaliste – certains commentaires tirant même vers le climato-scepticisme. Si les cadres et dirigeants approuvent les formes d’action de leurs enfants, les commentaires laissent transparaître des doutes quant aux résultats que les manifestations peuvent apporter. C’est même une forme de pessimisme qui point, notamment concernant les mesures que prendront les pouvoirs publics. D’autres vont plus loin en avançant que cet élan sincère de la jeunesse risque d’être détourné à des fins de politique politicienne par certains partis. Il ressort également des commentaires que la manifestation n’est pas une fin en soi. Et si la jeunesse développe de nouvelles pratiques responsables, pouvant même se concrétiser dans un engagement associatif ou professionnel pour répondre aux enjeux environnementaux, certains commentaires soulignent la déconnexion entre les propositions que les jeunes avancent pour la société tout entière et leurs propres modes de consommation au niveau individuel : « L'engagement est favorable, mais je constate qu'il y a encore trop de décalage entre la philosophie et la pratique de vie », observe une répondante. Toutefois, la maturité et la responsabilité de la jeunesse, désireuse de faire évoluer les institutions et d’avoir une influence au niveau du politique, sont tout autant saluées par leurs parents.● Mehdi Ferron 27.8% Un engagement favorablement perçu, mais qui attend de dépasser le simple cadre de la manifestation La dernière question de notre sondage, Comment percevez-vous la mobilisation de vos enfants en faveur de l’environnement ?, témoigne dans l’ensemble d’un soutien à l’engagement de la nouvelle génération : 72 % des sondés affirment qu’ils perçoivent cette mobilisation favorablement ou très favorablement. Ils sont toutefois 9 % à considérer cet engagement défavorablement, et 3 % très défavorablement. 4. Comment percevez-vous la mobilisation de vos enfants en faveur de l’environnement ? 14.8% 3.7% Très favorablement Favorablement Défavorablement Très défavorablement Pas d'avis/mes enfants ne sont pas mobilisés 44.4% Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 23
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Génération(s) climat Thomas et Alexia Leysen : s’inspirer mutuellement Thomas Leysen est président de la KBC, d’Umicore et de Mediahuis. Cet entrepreneur s’illustre aussi comme fervent défenseur de l’économie durable. On serait tenté de croire que les enfants d’un père comme lui seraient d’office des inconditionnels de l’écologie. Ce serait faire peu de cas des mérites personnels de ses quatre enfants Christophe, Stéphanie, Alexia et Philippe. G reenpeace déboule en 1971 avec une première opération. Un an plus tard, le Club de Rome publie « Halte à la croissance ? », un rapport alarmant. Thomas Leysen, écolier à l’époque, s’imprègne de l’ambiance du moment et décide de s’impliquer pour l’environnement. Devenu entrepreneur, il poursuit son engagement en faveur d’un monde durable. Sous sa direction, la très polluante Union Minière se métamorphose en Umicore, un des joyaux de l’économie verte. Dans l’intervalle, Thomas Leysen multiplie les conférences pour faire connaître sa vision de l’économie durable. Je suis adepte d’une taxe CO₂, en dépit des multiples résistances. « Il en parlait à la maison, mais je ne me sentais pas vraiment concernée », confesse sa fille Alexia (30 ans). « C’est vers 18 ans que j’ai pris conscience de l’impact de notre mode de vie sur l’environnement, le climat et la biodiversité. Des lectures m’ont fait comprendre comment le dérèglement de l’écosystème conduit à une planète invivable. J’ai entrevu que les personnes les moins favorisées seraient aussi les principales victimes du réchauffement climatique avec, à la clé, un renforcement des inégalités. J’ai réellement commencé à me faire du souci quand j’ai saisi que nos problèmes ne feraient que s’accroître si nous continuions à saccager l’environnement. » Le papa a-t-il imposé ses conceptions aux enfants ? Thomas Leysen s’amuse de la question. « J’ai essayé de donner le bon exemple et d’expliquer l’une ou l’autre chose. Mais en fin de compte, les enfants font leurs propres choix. J’ai semé des graines ci et là, certes, mais jamais je n’ai voulu imposer mes convictions personnelles. » Alexia se dit que « pour de jeunes parents, il peut être intéressant d’intégrer la dimension climatique à l’éducation des enfants. Ceux qui grandiront avec des conceptions de vie durables considéreront cela comme allant de soi. » C’est LA mesure qui peut induire un changement de comportement. Thomas Leysen Influencer la famille Alexia estime que tous les membres de la famille sont plus ou moins sur la même longueur d’onde. « Nous sommes tous conscients de l’ampleur du problème climatique et nous prenons les scientifiques au sérieux. Mais chacun gère cela à sa façon au quotidien. Il y a sept ans, les médias y étaient moins attentifs, mais je réduisais déjà la consommation de viande, l’utilisation de plastique et les déplacements en auto et en avion. J’ai défendu ces principes au sein de la famille et les autres m’ont suivie. Ne dites jamais aux autres qu’ils font fausse route : ils vous laisseront tomber. J’ai appris à éviter ce piège. Il est plus utile de 24 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 D.R. Génération(s) climat s’inspirer mutuellement en proposant des alternatives ou en s’échangeant par exemple de délicieuses recettes végétariennes. » Journées Sans Viande Thomas admet se laisser influencer par ses enfants. « Lorsque Alexia a entamé sa campagne Journées Sans Viande, elle s’est d’abord tournée vers la famille et les amis. Résultat : nous nous efforçons de réduire la consommation de viande tout au long de l’année. Nos deux filles sont très sensibilisées à la pollution par le plastique, avec une fois de plus, un impact sur le reste du clan. » C’est en 2011 qu’Alexia débarque avec l’opération Journées Sans Viande. « Nous, les parents, nous avons immédiatement encouragé l’initiative », se rappelle Thomas. Alexia l’a bien perçu. « J’avais passé une nuit à taper le concept sur mon ordinateur. Je l’ai montré à ma famille et tout le monde s’y est rallié. Les membres de la famille ont été les premiers consultés. Leur opinion comptait beaucoup. » « J’ai été sollicité pour la gestion de la campagne media de Journées Sans Viande », raconte Thomas. « Et nous avons apporté notre soutien lors des inévitables moments de doute. » Alexia se souvient du suspense après avoir décidé de publier un livre de recettes « Journées Sans Viande ». « Le délai était très serré et j’ai pris peur. Mon père inspire toujours confiance à ces moments-là. » « Je pense que le politique a été à la fois surpris et déconcerté par l’ampleur des marches », intervient Thomas. « Certains se sont crispés. Dommage, mais l’essentiel, c’est que le signal soit passé. Les citoyens et les entrepreneurs qui se sont mobilisés en masse pour une campagne telle que ‘L’Affaire Climat’ ont démontré qu’ils ne constituent pas une minorité négligeable. » Ne dites jamais aux autres qu’ils font fausse route : ils vous laisseront tomber. Il est plus utile de s’inspirer mutuellement. Alexia Leysen Le repentir du pollueur Thomas estime qu’il est temps de faire preuve de courage et d’imposer une série de mesures. « Je suis adepte d’une taxe CO₂, en dépit des multiples résistances. C’est LA mesure qui peut induire un changement de comportement. Une telle taxe doit se compléter de conditions annexes. De multiples études en ont déjà défini la configuration. Elle doit par exemple s’intégrer à un tax shift pour ne pas se limiter à une simple majoration d’impôt. Et l’instauration doit s’effectuer sur plusieurs années. » Belle unanimité du père et de la fille Admirable jeunesse Christophe est le cadet. Il a 19 ans et est à l’université. Il ne participe pas systématiquement aux marches pour le climat mais soutient pleinement les adolescents de Youth For Climate. « Je suis ravie de voir combien ces marches ont su capter l’attention du public et du politique », commente Alexia. « Christophe était bien au courant de la question climatique, mais ne s’en préoccupait pas trop. Mais depuis que les manifestations sont organisées par des jeunes qui clament haut et fort que c’est leur avenir qui est en jeu, beaucoup de gens se sont réveillés, y compris Christophe. » Alexia dénonce le discours moralisateur de certains observateurs. Les sceptiques se sont demandé si ces jeunes manifestants vivaient totalement selon les préceptes de l’écologie et de la durabilité. « Quel cynisme, quand on voit ce que ces jeunes ont déjà atteint », s’insurge Alexia. « Le maintien constant de l’attention sur la question climatique a amplifié considérablement la portée des exigences de changement, au cours des mois écoulés. » quant à ce que doivent faire les entreprises : recevoir et se donner les moyens de développer leurs propres initiatives sous la forme d’avantages compétitifs. Umicore en est un bel exemple, en changeant radicalement de stratégie en 15 ans de temps. Les entreprises qui s’investissent le plus dans cette problématique et qui jouent aujourd’hui un rôle pionnier seront les plus prospères à moyen terme. Et elles seront des employeurs attractifs pour la nouvelle génération. « Sur le marché de l’emploi étriqué que nous connaissons, les travailleurs les plus prometteurs optent pour les entreprises dont ils partagent les valeurs », explique Thomas. Alexia conclut sur une note optimiste. « Pas besoin d’être pétri d’écologie depuis le berceau pour se joindre aujourd’hui au mouvement toujours plus puissant qui réclame du changement. Plusieurs générations se font entendre : des enfants, des grands-parents et toutes les tranches d’âge intermédiaires. Bien des gens disent avoir pris conscience et vouloir agir. Chacun, y compris le pire des pollueurs, peut décider de changer. Je lis des témoignages d’entrepreneurs, jadis pollueurs, qui ont changé de conceptions et qui se sont engagés dans une tout autre voie. Cela fait chaud au cœur. Évitons les conceptions binaires avec les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Tout le monde peut sauter dans le train en marche quand il arrive à la conclusion qu’il faut changer. » ● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 25
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Génération(s) climat Koen et Cecile Verwee : « Tout le monde doit se mouiller » Koen Verwee, l’ancien CEO de De Persgroep, est aujourd’hui conseiller en transformation numérique, à la tête de sa propre entreprise Eiferman. Sa famille se préoccupe beaucoup du climat. Son épouse Barbara et lui ont eu trois enfants : Ambroos (20), Jeanne (18) et Cecile (14). Les deux aînés militent activement. D.R. «M on frère et ma sœur m’ont convaincue de devenir végétarienne », raconte Cecile. « Ils m’ont sensibilisée à l’environnement. Et du coup, je me déplace à vélo et j’achète surtout des vêtements de seconde main. J’évite d’acheter des produits non européens et je privilégie les fruits et légumes locaux et de saison. » Il y a deux ans et demi, Koen Verwee et Guy Weyns, directeur de De Lijn, ont conçu Sign For My Future, une initiative citoyenne qui exige une loi climat, un plan d’investissement et un conseil chargé des matières climatiques. Koen dit avoir été mu par l’engagement de ses enfants. « Guy et moi avons réfléchi à ce que nous pouvions faire, en tant qu’entrepreneurs. » Koen admet que Sign For My Future a été stimulée par les marches des jeunes : « Anuna De Wever et les autres ont entamé les marches du jeudi quelques semaines avant le lancement de Sign For My Future. En réalité, Guy et moi avions déjà envisagé que quelques jeunes se manifestent et prennent la parole. Anuna & Co l’ont fait avec brio. Nous étions donc particulièrement ravis. Notre contribution au débat est d’avoir montré que non seulement les adolescents, mais aussi de nombreux chefs d’entreprise se soucient du climat. Des entreprises, le monde de l’enseignement, les classes moyennes, les citoyens... En fait, tout le monde réclame la même chose. » Cecile essaie de participer autant que possible aux marches du jeudi : « Il est important que nous nous fassions entendre. La première fois, nous étions trois de ma classe. La deuxième, tout le monde était là. J’incite mes copines à se préoccuper de l’environnement et elles adaptent réellement leurs habitudes. L’école y accorde aussi beaucoup plus d’importance pendant les cours. » Koen : « Vu les enjeux climatiques, nous ne pouvions pas, en tant que parents, nous opposer à sa participation à la manifestation. Dommage qu’elle manque les cours, mais nous savons que Cecile fait le nécessaire pour se mettre à jour. » L’impact du manifeste Les enfants ont suivi de près le lancement de Sign For My Future. Le thème de la transition s’est donc imposé naturellement comme sujet de discussion chez les Verwee. « Lorsque les enfants déclarent que le pollueur doit être le payeur, je m’efforce d’apporter des nuances », dit Koen. « La transition doit s’effectuer de manière socialement responsable, tout en permettant à nos entreprises de rester compétitives. » « Il faut s’attaquer à la pollution industrielle », répond Cecile, « mais je crois que les entreprises peuvent aider à instaurer les changements nécessaires. Elles détiennent beaucoup de pouvoir. Autant les avoir de notre côté. » Koen apprécie ce genre de discours, qui est aussi le message de Sign For My Future: il faut y parvenir ensemble. « Tout le monde doit se mouiller. 365 chefs d’entreprise se sont déjà joints à notre campagne. Voilà qui fait bouger les choses. Un CEO me racontait qu’après avoir signé notre manifeste, son personnel lui a fait remarquer l’incompatibilité de la ‘car policy’ avec cet engagement. Je pense aussi à une banque qui, au moment de signer, a décidé d’examiner quand elle pourrait retirer de son portefeuille les investissements en énergies fossiles. Elle a décidé dans l’intervalle de le faire d’ici 2020. Les signataires devront prendre leurs responsabilités face à l’engagement. » ● Peter Van Dyck 26 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 PRÉPAREZ-VOUS POUR LES MARCHÉS DE DEMAIN Des séminaires et formations adaptés aux pros du bâtiment œuvrant en Région de Bruxelles-Capitale. SÉMINAIRES • Qualité de l’air intérieur // 1 j • Rénovation des tours // 1 j • Bâtiment durable et mobilité // 1 j FORMATIONS • Diagnostic pour la rénovation // 2 j • Rénovation partielle et par phase // 2 j • Chauffage et ECS // 4 j • Éclairage // 2 j • Réemploi de matériaux et d’éléments de construction // 2 j • Gestion de l’énergie // 3 j • Construction bois // 2 j • Energie : principes fondamentaux // 2 j • Agricultures urbaines et bâtiment durable // 2 j 50€/JOUR - SEPT - DEC 2019 WWW.ENVIRONNEMENT.BRUSSELS/ FORMATIONSBATIDURABLE © Batex Rue Simons - Architecte : A2M - Photo : Bernard Boccara FACILITATEUR BÂTIMENT DURABLE Un helpdesk d’experts gratuit pour vos projets en Région bruxelloise 0800 85 775 facilitateur@environnement.brussels GUIDE BÂTIMENT DURABLE Outil d’aide à la conception www.guidebatimentdurable.brussels
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Génération(s) climat Olivia et Steven Beckers : « On peut et on doit vraiment faire plus pour le climat » On ne présente plus Steven Beckers. Occupé dans Art&Build jusqu'en 2011, Steven l’architecte a créé Lateral Thinking Factory. Il est ainsi un peu devenu Steven l’agriculteur, le précurseur des fermes urbaines. Visiblement, les gênes sont passés chez sa fille : à 19 ans, Olivia est végétarienne, étudiante au Middelburg Liberal Art&Science et pétrie de valeurs durables. N otre société est-elle capable, aujourd’hui plus qu’hier, d’évoluer radicalement sur la thématique du climat ? Et plus particulièrement si l’on se réfère à la décevante COP15 de Copenhague, voici dix ans ? À cette question, Olivia et Steven Beckers évoquent tous deux un « saut générationnel » : « Une des grandes différences entre 2009 et maintenant, c’est le changement de génération. La génération qui en 2009 était trop jeune est aujourd'hui en âge de changer les choses, peut-être à plus grande échelle. C’est une génération conscientisée depuis le plus jeune âge, qui comprend bien tous les enjeux climatiques. Il y a aussi un changement de valeurs vers plus de partage et de communauté, moins d'individualisme. » À cet égard, Olivia souligne l'importance des réseaux sociaux : « Ceux-ci sont un outil extraordinaire de mobilisation et de partage de l'information ». Elle témoigne aussi d'un beau sens critique et d'une réactivité bien marquée lorsqu'elle évoque le « foutage de gueule » (sic) de la COP21 de Paris. Visiblement, si les nouvelles générations ont changé en bien, on ne peut pas en dire autant des grand-messes climatiques... Clivage social ? Sur la question générationnelle, Steven Beckers se montre peut-être un peu plus nuancé, en particulier lorsqu'il 28 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 évoque les milieux sociaux différents : « La mobilité des jeunes est extraordinaire dans les milieux aisés ; elle diffuse cette conscience. Nos enfants sont beaucoup plus dans le ‘bon sens’ et actifs. Il est difficile de juger de ce phénomène dans des milieux moins favorisés, qui risquent de rester sur le côté, sauf pour le mouvement des jeunes pour le climat, très largement suivi. Les COP sont très loin de la population et assez stériles en communication ». Et Steven, tout comme Olivia, d'évoquer « les grandes réunions entre convaincus, qui accouchent de souris (...) depuis le sommet de la terre de 1992 à Rio ». Bref, pour reprendre mot pour mot la formule de Steven, « près de 30 ans pour montrer que le développement durable est mort ». Steven croit bien davantage dans l’économie circuliare, depuis qu'il a rencontré ses inventeurs Mc Donough et Braungart. Changeons-nous assez vite ? Quant à savoir si le rythme des évolutions positives est assez rapide, Olivia et Steven répondent un grand « non » à l'unisson. Olivia Beckers : « On doit faire beaucoup plus. Une prise de conscience collective est nécessaire, tant au niveau international, chez les grands industriels, qu'au niveau individuel. On doit aussi faire des efforts D.R. Génération(s) climat personnels et arrêter de penser qu'on est seul à le faire. C'est plus encourageant ; c’est comme une goutte d'eau qui fait des ondes. S’il y a un plus grand mouvement citoyen, les multinationales seront obligées de suivre ». À l'égard du rôle que peuvent jouer les gros acteurs économiques, Steven Beckers évoque l'exemple des GAFA qui devraient, selon lui, « non pas payer des impôts locaux, mais être obligés d'investir dans des business rentables régénérateurs et à impacts positifs sur les plans environnemental et sociétal », signant ainsi l'arrêt du greenwashing et mettant un terme à « l’obscure utilisation des taxes ». « Ne pas attendre le changement, mais être le changement » Le changement peut-il, doit-il passer par le politique ? À nouveau, père et fille font le même constat : « Jusqu'ici, les politiques n'ont pas fait grand-chose », constate Olivia. À ses yeux, « c'est la demande citoyenne qui doit montrer le chemin au politique ». Dans le même temps, Olivia admet que le citoyen « a tendance à attendre que ‘quelqu'un’ fasse le boulot – qu'il s'agisse de l'Europe ou de l'État – au lieu d'agir lui-même directement ». Or, elle estime que le citoyen a beaucoup plus d'impact qu'il ne le croit : « Il ne faut pas attendre le changement, mais être le changement ». À cette analyse, Steven souligne le courttermisme du politique : pour bien faire les choses, il s'agit pour celui-ci de « proposer une feuille de route, avec l’aide de la concertation et de la participation citoyenne ». Pour l'architecte, il faut fixer des objectifs forts et développer une vision à long terme : « Si certains passages sont parfois impopulaires, la vision, elle, reste comprise ». Une mobilisation qui fait plaisir à voir À la question de savoir si les choses ont évolué depuis l'organisation des fameuses marches climatiques, Olivia Beckers a le sentiment que le politique « n'a que peu réagi ». Elle se console toutefois par la prise de conscience collective qui, elle, a grandi. Visiblement, Olivia s'accommode mal de la langue de bois politique. Son papa souligne qu'elle s'étrangle littéralement en visionnant cette interview dans laquelle la ministre fédérale de l’Environnement Marie-Christine Marghem et sa collègue régionale Joke Schauvliege pointent du doigt la nécessaire conscientisation des étudiants... De son côté, Steven se dit enthousiasmé à la vue de la mobilisation des jeunes. « Je n'avais plus vu tel mouvement depuis ces fameuses manifestations contre la décision de l'État belge d'investir 30 milliards de francs belges dans de nouveaux avions de chasse. » De nombreux exemples inspirants, mais... Lorsqu'on verse dans la sphère économique, Olivia et Steven n'éprouvent aucune difficulté à trouver des exemples d'entreprises inspirantes dans leur manière de s’engager dans la lutte nécessaire contre le réchauffement. Olivia d'évoquer Fairphone, Ecosia ou Ocean Cleanup, et Steven de compléter avec les exemples de Desso, Delta Development (park 2020), Bigh, Mercato Metropolitano et Bioorg. Quant aux personnalités, c'est à Boyan Slat, l'initiateur d'Ocean Cleanup, qu'Olivia songe directement. Avec Tesla et Space X, Elon Musk est évoqué également, mais Steven est d'avis qu'il s'agit là de « pur business » et que, même si c'est visionnaire, « fuir la terre n'est pas une solution ». Olivia applaudit des deux mains cette pratique qui amène les entrepreneurs à partager la technologie pour améliorer les choses. Elle souligne la personnalité de Greta Thunberg, qu’elle considère comme une source d'espoir : « Même si cela ne dure pas, elle peut être une personnalité phare pour l’avenir ». Du côté de Steven, c'est Michael Braungart, Nicolas Hulot, Ellen MacArthur, Arnold Schwarzenegger et le couple Al et Tippa Gore qui émergent, mais aucun grand leader qui puisse véritablement faire bouger les lignes. « Peut-être parce qu'ils sont rares et fragiles ? » avance Steven, en pensant à des gens comme Alain Hubert ou Nicolas Hulot, qui ont pris pas mal de coups. « Et vous, Steven et Olivia, que faites-vous pour le climat ? » Olivia, végétarienne, tend vers le « zéro déchet » dans son appartement. Elle préfère le train à l'avion lorsqu'elle voyage et emprunte les transports en commun, mais elle mange aussi local, s'achète des vêtements et des meubles en seconde main, marche pour le climat, soutient les ONG comme Ocean Cleanup et 4Ocean, ramasse les déchets autant dans la ville qu'en pleine nature (Clean Walker) et conscientise les jeunes scouts... Ouf ! Du côté de papa, l'action passe évidemment par la vie professionnelle et par les actes posés dans la vie de tous les jours : comme Olivia, il prend le train plutôt que l'avion, réduit le plastique, trie parfaitement et tend lui aussi vers le « zéro déchet » sous l'influence de sa fille. Dans l'attente de la voiture à hydrogène, il continue à rouler dans sa bonne vieille Saab de 14 ans. Il gère aussi l'ONG Local Solutions Development Group en Éthiopie, donne des conférences et, enfin, aime jouer au guide pour les écoles sur sa fameuse ferme urbaine à Bruxelles.● Johan Debière Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 29
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Génération(s) climat Robert et Alice Fontaine : « Se donner jusqu'à 2030 pour agir, c’est trop tard » Le père, sensible aux évolutions technologiques qui font bouger le monde dans le bon sens, est impatient du rythme trop lent des changements. Sa fille est encore dix fois plus impatiente : voici le portrait de Robert Fontaine, Manager Strategic Planning et CSR à la Stib, et de sa fille Alice. chez les fabricants et les opérateurs de trottinettes ou de vélos électriques par exemple : « Ils n’ont pas un business à défendre, donc ils peuvent aller franchement vers des business models novateurs. » «J e vois davantage de mobilisation de certains publics, l’adoption de certaines technologies comme la voiture et les vélos électriques, et de pratiques comme la diminution de la viande ou le bio, mais le rythme s’est-il vraiment accéléré ? », s’interroge Robert Fontaine. « On freine certes certaines pratiques nuisibles à l’environnement (voitures diesel, huile de palme…), mais on est loin des mesures drastiques nécessaires. » À ses yeux, se donner jusqu'à 2030 voire 2050 pour les échéances les plus urgentes est clairement insatisfaisant. Pour Robert, il est capital d'accompagner le citoyen dans les changements, sans quoi « nous prenons le risque de ne pas pouvoir atteindre les objectifs ». Quant à savoir sur quelle cible se fixer en priorité, sa fille Alice (16 ans) évoque les grandes multinationales qui « doivent changer les premières, car elles ont à la rigueur plus d'impact que les politiques ». Les marches pour le climat ont-elles permis de faire bouger les choses ? Robert ne le pense pas, même si elles ont pu contribuer à « faire remonter le sujet de quelques places ». De son côté, Alice estime qu’elles ont au moins permis de prouver que les jeunes sont massivement sensibilisés à la thématique climatique, avec un effet ricochet sur la politique : « Comme ce sont les électeurs de demain, je pense que cela a un impact ». Comme son papa, Alice pense que cela s'est constaté dans la campagne électorale. S’il est un acteur économique à mettre en évidence, Robert cite l’exemple de Colruyt, « qui innove pas mal avec ses éoliennes, ses panneaux photovoltaïques et ses tests de propulsion à hydrogène ». Bien placé pour parler des évolutions dans les transports publics, il évoque aussi l'électrification des bus, qui est à ses yeux un changement majeur. Mais les évolutions les plus fortes, c'est du côté des start-up et des petites entreprises qu’il les observe, Alice D.R. Robert Fontaine à droite (Stib) D.R. Pas si facile de voyager durable... Robert tend aussi à limiter sa consommation de viande. Sans l’avoir complètement bannie, il a pris le pli d'en manger moins souvent, mais de meilleure qualité. « J'achète bio systématiquement et fair trade quand c’est possible. » Alice se déplace elle aussi à pied et en transports en commun. Avec un papa qui a des responsabilités à la Stib, ça tombe sous le sens. Alice pousse plus loin son effort puisqu'elle ne mange plus du tout de viande. Son prochain camp guide sera « zéro déchet », avec des achats en vrac, la fabrication de t-shirts avec de la deuxième main, du savon et du shampooing écologiques… Et puis, Alice a aussi participé à plusieurs marches pour le climat, mais ça, vous vous en doutiez un peu... ● Johan Debière 30 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 Concrètement, que font Robert et Alice pour apporter leur pierre à l'édifice ? « Je me rends au bureau à vélo ; j'équipe ma maison de vannes intelligentes afin d'optimiser le chauffage ; j'évite les produits qui ne sont pas de saison et/ou qui viennent de loin ; je recycle aussi l’eau de pluie ; je privilégie le train et je bannis l’avion des voyages effectués en Europe ». Robert évoque ainsi ce périple que lui et sa famille voulaient effectuer jusqu'à Venise en train de nuit : « La veille, nous avons appris que les grèves SNCF nous priveraient de ce voyage. En dernière minute nous avons, à regret, pris des billets d’avion ». Génération(s) climat Sibylle, Pierre, Isabelle, Elodie et Stéphane Moulin en Bolivie, sans trucage. Isabelle et Elodie Chaput : « Où sont les spécialistes ? » Après de nombreuses années passées à travailler pour des fédérations en tant que spécialiste du climat et de l'environnement, notamment à la FEB et chez Febeliec, Isabelle Chaput était particulièrement légitime pour nous livrer son regard sur les manifs. D'autant qu'Elodie, sa fille de 17 ans, y était. A vec son expérience dans le domaine climatique (elle a assisté à de nombreux sommets et évolué au plus près des négociations), Isabelle Chaput porte un avis autorisé : « Les chose changent beaucoup plus vite qu'avant. Il y a désormais une masse critique qui est plus au courant des choses. Les manifestations constituent un signe très clair de cette évolution ». Et de souligner qu'en 1990, absolument personne ne parlait des COP : « Cela n'a commencé à émerger qu'à partir des COP de Copenhague et de Paris. Or, en 2020, nous en seront déjà presque à la 26e COP... ». Aussi, quand sa fille Elodie a pris part à la deuxième manif pour le climat, Isabelle a applaudi des deux mains : « J'avais besoin de montrer que j'étais là et qu'il est temps que l'on mette des choses en place pour que l'environnement soit plus sain », résume sa fille Elodie. Ce qui frappe avant tout Isabelle lorsqu'elle observe la société, c'est ce grand contraste qui apparaît entre la jeunesse et la classe politique : « Les jeunes s'intéressent beaucoup plus à la politique qu'avant. Face à eux, je relève que la plus grosse faiblesse des politiques, c'est leur manque d'expertise ». Pour inverser le cours des choses, en particulier sur la thématique climatique, et pour attirer ceux qui disposent de l’expertise nécessaire au sein des cabinets, « il est important d'avoir des personnages charismatiques », souligne-t-elle. « Mais où sont-ils ? » Sur un plan organisationnel, Isabelle se réjouit du fait que ses trois enfants fréquentent le lycée Mater Dei à WoluweSaint-Pierre : « C'est à 1,5 km de la maison. Le trajet quotidien à vélo ne leur pose aucun problème ». La voiture ? Elle sort peu et, quand elle sort, elle est souvent pleine : « C'est une voiture familiale avec laquelle nous covoiturons beaucoup, notamment pour les activités sportives ». L’été, la famille enfourne le matériel de camping dans l'auto avant de partir en virée. Le choix d'habiter Bruxelles et d’ailleurs pour eux une source de joie : « Il nous suffit de traverser l'avenue de Tervueren pour aller nous promener dans les bois. Et pour aller travailler dans Bruxelles, les déplacements en transports en commun sont vraiment très faciles. C'est une vraie qualité de vie, une grande satisfaction pour moi de ne pas être coincée dans les embouteillages comme tous ces gens qui pensent avoir fait le bon choix en s'installant à la campagne », souligne-t-elle. Bottom-up plutôt que top-down Quelle approche développer ? Isabelle est plutôt disciple du bottom-up et des discours positifs : « Pendant des années, j'ai travaillé sur des approches top-down, mais je suis désormais d'avis qu'il faut réconcilier le local avec l'action engagée au niveau international. Autre observation : je ne conseille pas les approches catastrophistes comme celle de de JeanPascal van Ypersele ou de Roland Moreau (ndlr : ancien industriel puis directeur de Greenpeace, passé ensuite au SPF Environnement ; aujourd'hui retraité actif). Je suis persuadée de la force de mon business model qui consiste à faire des projets, à en montrer les bénéfices, à communiquer ». Un peu sur le modèle d'un Bebat, que sa fille Elodie s'empresse d'évoquer lorsqu'on lui demande de citer une entreprise qui lui semble incarner cette capacité à changer la société. En tout état de cause, à Mater Dei, le changement, c'est déjà maintenant : « À l'école, je remarque qu'il y a moins de déchets, que l'on trie plus et que l'on porte une plus grande attention à la problématique climatique ». ● Johan Debière Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 31 D.R.
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Génération(s) climat out to be Brussels D.R. De gauche à droite : Emil, Mathilde, Egbert, Peter et Charlotte (Frederik était absent). Egbert et Mathilde Buursink : « Les mots ne suffisent pas » La famille d’Egbert Buursink a la fibre écologique. Le General Manager de The Hotel Brussels a quatre enfants âgés de 11 à 19 ans. L’aîné, Emil, fait des études d’ingénieur à la TU Delft et veut développer plus tard des solutions pour le climat. Sa sœur Mathilde (17) et son frère Frederik (15) ont déjà participé à des marches pour le climat. Peter, le cadet, est encore un peu trop jeune. M athilde étudie la photographie. C’est elle qui s’implique le plus pour l’environnement. Elle trouve les manifestations moins importantes que sa contribution personnelle à la lutte contre le réchauffement. Mieux vaut des actes que des paroles : « Lorsque nous abordons le climat à la maison, nous discutons de ce que les jeunes cherchent à obtenir avec ces marches. Et puis surtout, ce qu’il y a moyen d’améliorer. » Egbert confirme que les initiatives personnelles en faveur de l’environnement animent souvent les discussions. « Mathilde est végan et veut nous convaincre de réduire ou supprimer la consommation de viande. Les débats restent sereins. Mon épouse est végétarienne et moi, je réduis autant que possible la nourriture carnée. Mathilde aime les concerts. Nous avons une voiture, mais cherchons parfois ensemble la manière la moins polluante de nous rendre sur place. À vélo, en transports en commun... Mathilde et Emil ne souhaitent d’ailleurs pas obtenir un permis de conduire. » Mathilde : « Frederik a pris part à presque toutes les marches de jeunes. Moi, moins souvent, mais je le fais quand c’est possible. Je trouve essentiel de montrer que les jeunes se préoccupent du réchauffement climatique. Je voudrais que les gens prennent davantage conscience de leur impact sur l’environnement. Nous devrions mieux réfléchir à la consommation de viande, à la pollution par le plastique et à notre habitude de tout jeter à la poubelle. » Quelques doutes Egbert se réjouit de l’implication de ses enfants, mais il insiste sur l’importance d’un rôle actif. « Je me suis d’abord demandé si leur participation aux marches pour le climat était nécessaire. 32 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 J’accepte que Mathilde y prenne part, parce qu’elle s’efforce elle-même de donner le bon exemple. J’ai eu quelques doutes à l’égard de Frederik. Pour moi, l’école est non seulement une obligation, mais aussi un privilège. Manifester est une raison trop facile pour brosser les cours. Je veux bien ne pas contester les motifs de Frederik, mais les mots ne suffisent pas. Mathilde l’a déjà mis au défi de se passer de viande pendant une semaine. Et il l’a fait. » Le père a une tout autre approche de la question climatique que ses enfants : « Je suis plus attentif aux conséquences économiques de certaines mesures climatiques parce que j’évolue dans le monde de l’entreprise. En famille, nous ne partons jamais en vacances en avion. D’un point de vue entrepreneurial, je reconnais toutefois l’importance économique de l’aviation. » Egbert estime pourtant que les entreprises font beaucoup trop peu pour le climat. « Nous devons sensibiliser nos collaborateurs, fournisseurs et clients et insister sur notre responsabilité à tous. L’entreprise qui veut garder une raison d’exister à long terme, ne peut faire l’économie d’une politique climatique active. Je plaide pour la formation du personnel en ce sens. » Mathilde a du mal à évaluer les initiatives des entreprises en faveur du climat. Elle est en revanche convaincue du pouvoir qu’a le consommateur de forcer les marques au changement. « Je préfère acheter un article un peu plus cher qui dure plus longtemps, qu’un produit bon marché qui finira vite à la poubelle. Au supermarché, nous évitons les fruits et légumes importés d’un pays lointain. Et quand je vais faire des courses avec maman, je lui demande de choisir des produits sans emballage plastique inutile. » ● Peter Van Dyck Beaucoup c'est bien, mais trop is te veel Aussi petite soit-elle, la Belgique montre souvent la voie quand il s'agit de recyclage. Notre pays figure parmi les meilleurs élèves de la classe au niveau européen. Et nous sommes souvent pris en exemple, entre autres par nos voisins français, en matière de Responsabilité Élargie du Producteur (REP) appliquée aux emballages industriels. Cette habitude d'être le bon élève et de relever les défis a toujours été inscrite dans l'ADN de Valipac. Récemment, de nouvelles initiatives ont d'ailleurs été prises qui permettent aux producteurs de déchets d'emballages industriels d'aller plus loin encore, en jouant résolument la carte de l'économie circulaire, notamment avec un partenariat noué entre le producteur de briques Wienerberger, Total, Rymoplast et Oerlemans avec le concours de la FEMA et de Go4Circle. Ensemble, ces acteurs ont en effet décidé de rendre possible la fabrication et l'utilisation de housses en plastique fabriquées à partir de 50% de matière recyclée produite par Rymoplast. Résultat : une fois utilisés, les films plastique sont récupérés et réintroduits dans la production pour donner de nouvelles housses. Beaucoup, c'est parfois aussi trop À n'en pas douter, d'autres initiatives suivront. Inspirés par cet exemple, des industriels désireux de s'inscrire dans une gestion circulaire de leurs emballages leur emboîteront le pas. Et Valipac aura toujours à cœur de les assister dans ces progrès. Très bien, mais les nouvelles exigences pour les taux de recyclage placent la barre très haut... La transposition des objectifs européens au niveau belge ne manque pas d’ambition : selon les propositions, le taux de recyclage des emballages en plastique passera à 65 % d’ici 2030. Cette fois, selon Valipac, ces exigences risquent vraiment d'être improductives, d'autant que les répercussions pour l’industrie belge n’ont pas été examinées. Pour être réaliste, la révision des taux de recyclage doit faire l’objet d’une analyse objective en concertation avec le secteur. Se concentrer sur son métier pour être efficace C'est une véritable responsabilité qui pèse sur les épaules des producteurs et sur ceux de Valipac. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'elle est dite « élargie » (on parle en effet de REP). Cela en dit long sur la charge de travail que représente la gestion des emballages une fois les produits déballés... Ce travail, Valipac veut pouvoir l'assumer parfaitement afin de mettre toutes les chances de son côté pour parvenir à une économie qui soit réellement circulaire. L'association estime donc prudent de pouvoir se concentrer sur le cœur de son activité, à savoir, continuer à intensifier les collectes sélectives et le recyclage des déchets d’emballages industriels auprès des entreprises. Parallèlement, Valipac mise, par des actions de terrain, sur la sensibilisation de ses partenaires à l’écoconception et à l’intégration de contenu recyclé dans la fabrication de nouveaux produits. www.valipac.be Les housses en plastique utilisées par Wienerberger pour filmer ses palettes de briques incorporent 50 % de matière recyclée.
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Green Gérer le risque climatique : un enjeu économique pour les villes C’ est une étude réalisée par Lloyd’s, LA référence en matière actuarielle, qui l’a révélé en 2018 : le plus gros risque auquel Bruxelles est exposée, au même titre que plusieurs autres grosses villes européennes d’ailleurs, ce n’est pas du côté des crises financières qu’il faut le chercher, ni même du côté des pandémies, comme l’épisode H5N1 ou celui, plus récent, lié à la résurgence de maladies comme la rougeole ou la tuberculose, mais du côté des... inondations, et plus largement des manifestations liées aux dérèglements climatiques. Dérèglements que les assureurs intègrent désormais dans la gestion des risques, comme nous le confiait voici quelques mois le CEO d’Ageas. En 2018, Lloyd’s avait estimé à près de 250 millions de dollars les risques liés aux inondations, laissant à distance les risques financiers (230 millions de dollars) et plus loin encore, à 210 millions de dollars, le coût lié aux cyberattaques dont on parle pourtant beaucoup. Dans quelques semaines, avec la publication du nouvel index de Lloyd’s, nous verrons dans quelle mesure la situation a évolué ou... s’est dégradée. Quoi qu’il en soit, à bien consi34 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 Bruxelles connaît régulièrement des épisodes d’inondation, comme ici à Woluwe, en 2016. © Belga dérer le nombre de soucis rencontrés récemment lorsque les éléments se déchaînent, il y a visiblement encore beaucoup de pain sur la planche. Carte des zones inondables À Bruxelles, le politique a pris conscience de la nécessité de bien appréhender ces phénomènes extrêmes, faute de pouvoir les prévenir. « Nous avons établi une carte des zones inondables », expliquet-on à Bruxelles Environnement. « Il s’agit d’une sorte de cadastre qui détermine les zones où des inondations sont susceptibles de se produire, en fonction de renseignements établis sur une base scientifique, d’une part, et d’autre part selon des observations rassemblées par le Service d’Incendie et d’Aide Médicale Urgente de la Région (SIAMU), par le Fonds des Calamités et par Vivaqua. » Un peu plus en amont, du côté du réseau d’égouttage, la situation n’est guère brillante : l’état des 2.000 km d’égouts est assez mal connu, l’égouttage double séparant eaux pluviales et eaux usées quasiment inexistant et l’étanchéité des conduites souvent très relative. Outre les effondrements qui se sont multipliés au cours des dernières années, le mauvais état du réseau de conduites peut contribuer Les conséquences du dérèglement climatique constituent désormais une menace sérieuse pour les villes et leurs entreprises, plus encore que le coût lié aux cyberattaques ou les risques liés aux pandémies comme celle du H5N1, en 2004... à accentuer les conséquences de précipitations inhabituelles. Avec les conséquences que l’on sait. Plan Pluie Dès 2008, la Région a agi de manière conséquente en actionnant le Plan Pluie, plan complété par la mise en place de la plateforme de coordination réunissant les différents opérateurs et acteurs de l’eau de la Région. Un peu plus tôt, en 2006, le placement des citernes d’eau de pluie avait même été rendu obligatoire pour toute nouvelle construction. En plus du double égouttage auquel la Région accorde désormais beaucoup d’importance, d’autres actions efficaces sont désormais engagées, encore en aval, mais aussi de plus en plus souvent en amont. Ainsi, l’installation de toitures vertes est encouragée par des primes, de même que l’aménagement de surfaces perméables sur les zones de parking. Il y a urgence : entre 1955 et 2006, le taux d’imperméabilisation des sols n’a cessé de grimper, passant de 27 à 47 %. Aujourd’hui, un mouvement s’est engagé en sens contraire et la tendance au bétonnage cède peu à peu la place à la perméabilisation. Par ailleurs, la Région cherche à réconcilier les Bruxellois avec les cours d’eau. Encore très présents il y a un siècle, ceux-ci sont revenus comme par enchantement : « C’est ce maillage bleu qui nous permettra peu à peu de mieux gérer les précipitations en réintégrant l’eau dans la ville, en séparant les eaux usées des eaux propres et en engageant un mouvement de perméabilisation des sols, là où l'on ne jurait que par le béton, et en privilégiant la rétention d’eau et la temporisation des écoulements, avec des toitures végétalisées ou en récupérant les eaux pluviales dans des citernes. » Serious game Aujourd’hui, le Plan de Gestion des Risques d’Inondation (PGRI) a été incorporé dans le Plan de Gestion de l’Eau couvrant la période 2016 à 2021. Récemment, c’est la Ville de Bruxelles qui s’est distinguée de manière originale en lançant l’EcoRun, un ‘serious game’ qui permet de sensibiliser aux risques liés aux inondations, au phénomène de formation d’îlots de chaleur et, plus globalement, à la vulnérabilité du territoire de Bruxelles-Capitale face aux manifestations du réchauffement. Avec l’objectif ambitieux de réduire ses émissions de 40 % et de favoriser l’autoproduction d’énergie renouvelable pour 27 % de la consommation. Ces risques climatiques, Bart Corijn les prend très au sérieux. Au sein de l’association The Shift, il milite auprès des villes, des communes et des institutions publiques pour qu’elles retirent leurs avoirs des placements liés des Marolles, Triodos est ouverte aux particuliers, mais aussi aux entreprises. Depuis son lancement en Belgique, Triodos n’a eu de cesse de se détourner des business qui peuvent nuire directement, mais aussi indirectement à l’environnement et au bon état de la planète. En mettant l’argent qui lui est confié au service du financement de projets entrepreneuriaux qui contribuent à un changement positif et durable. Parmi les mesures prises ces dernières années : l’installation de bassins d’orage, comme ici dans la vallée du Struykbeek © Belga Gazon maudit À Bruxelles, l’éco-entrepreneur Louis De Jaeger s’est récemment distingué avec une action de sensibilisation menée sur ce qui était la pelouse de l’Atomium. Pour refaire cet espace vert détruit par les vicissitudes de l’hiver, il a proposé de remplacer la pelouse ordinaire par de la verdure, des fleurs et d’y planter un pommier. L’avantage est double : l’aménagement augmente la capacité du sol à stocker les précipitations et il soutient la biodiversité. http://byebyegrass.eu aux énergies fossiles, responsables du phénomène de réchauffement. Bart sait de quoi il parle : il y a quelques années, il travaillait au sein d’une grande banque et a œuvré comme gestionnaire de risques. Il dirige aujourd’hui un groupe constitué d’investisseurs institutionnels, assureurs et fonds de pension, qui réfléchissent à un mouvement de désengagement en prenant soin toutefois d’éviter l’utilisation du mot « désinvestissement », auquel il préfère de loin le vocable « investissement favorable au climat ». Triodos, la banque durable Cette volonté de se détourner des placements à risques, c’est aussi une ligne adoptée par la « banque verte » Triodos, fondée par le Néerlandais Peter Blom. Établie à Bruxelles, au cœur du quartier Outre les prêts aux entreprises travaillant dans le tabac ou dans l’industrie du jeu de hasard, sont proscrites par cette banque, qui se veut éthique, les activités liées au commerce de fourrure, les activités susceptibles de nuire à l’environnement, les activités liées aux armes... Exemple concret : c’est auprès de Triodos que la société de promotion immobilière durable Ethical Property Company a trouvé plusieurs financements qui lui ont permis de faire sortir de terre le beau projet Mundo-B, à Ixelles. Un endroit où l’on applique précisément tous les principes susceptibles de rendre une ville plus résiliente, en particulier la citerne de 30m² pour la récupération d’eau de pluie qui alimente les sanitaires du bâtiment. ● Johan Debière Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 35
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Green Un Green Deal pour la logistique urbaine Une ville, c'est un va-et-vient incessant de biens et de personnes. Pour les © Getty personnes, en tout cas dans les grandes villes comme Bruxelles, on a évidemment la chance de pouvoir compter sur les transports en commun et donc, de limiter les émissions de CO₂. Pour les marchandises par contre, c'est tout autre chose... T rouver une manière intelligente de transporter des biens dans les grandes villes tout en évitant au maximum voire totalement les nuisances qui y sont liées ? C'est une question vitale pour une zone comme celle de Bruxelles. Ce n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard si la capitale de l'Europe, qui figure parmi les plus embouteillées, est aussi celle qui abrite les meilleurs spécialistes de la mobilité. Parmi eux, Sara Verlinden et Cathy Macharis, toutes deux actives à la VUB et expertes en mobilité et logistique urbaines au sein du groupe de recherche Mobi (Mobility, Logistics and Automotive Technology). Ou le bureau de consultance Stratec dont l'expertise est même reconnue au niveau international en matière de mobilité et en économie des transports. Parfois, ce sont les interdictions qui nous font brutalement remarquer que la mobilité des biens pose question dans une grande ville. C'était encore le cas en février dernier avec cette motion déposée par la majorité PS-Ecolo d'Ixelles, proposant de bannir les poids lourds des rues de la commune. L'échevin de la mobilité pointait – à juste titre d'ailleurs – l'efficacité toute relative d'un GPS dans un milieu urbain aussi dense pour des chauffeurs non-bruxellois... Peu de kilomètres, mais beaucoup de pollution De fait, on peut comprendre l'exaspération. D'après les études les plus récentes organisées par Mobi-VUB, la 36 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 logistique est responsable d'au moins un quart des émissions de CO₂ liées à la mobilité, alors qu'elle ne représente que 10 à 20 % du total des kilomètres parcours dans les villes. C'est dire combien cette activité est pénalisante pour une cité comme Bruxelles : camions surdimensionnés à l'arrêt, moteur tournant ; camionnettes parquées en double file générant leur lot d'embouteillages ; et, comme le soulignait cette élue ixelloise, GPS incapables de réagir assez finement pour guider efficacement les conducteurs (ndlr : Bruxelles-Capitale compte pas moins de 5.000 voies). En plus des émissions de CO₂, on vous passe le problème des particules fines, des affections respiratoires en explosion, des nuisances sonores... Certains évoquent l'interdiction des fonctionnements à flux tendus et même, pour les plus radicaux, de la logistique en ville tout court. Mais en réalité, combien sont prêts à accepter les conséquences de ce qui paraît être un combat d'arrièregarde ? Gratuité pour les livraisons... le lendemain Si l'on en croit les résultats des deux baromètres Pulse of the Online Shopper réalisés en 2017, puis en 2018, la réponse est claire : lorsqu'un achat est effectué en ligne, non seulement le consommateur s'attend à être livré rapidement, mais ses attentes progressent chaque jour davantage avec, en 2018, le souhait de pouvoir bénéficier de la gratuité pour cette livraison (dans 62 % Green des cas) et même de pouvoir renvoyer la marchandise si elle ne lui convient pas (dans 62 % des cas également). Certes, le baromètre 2018 a permis de souligner que les acheteurs européens pouvaient se montrer globalement très flexibles quant au temps d’attente de leur commande dès lors que la livraison était gratuite, ce qui permet une plus grande optimisation des opérations logistiques et donc des camions mieux remplis, mais la concurrence entre e-commerçants alimentant la course au plus offrant, la gratuité est aujourd'hui de plus en plus fréquente pour des achats réceptionnés dès... le lendemain de la commande. Miser sur le collectif et le collaboratif Dans ces conditions, le chantier engagé avec le Green Deal pour la logistique urbaine, signé en avril dernier à Bruxelles dans les locaux de la FEB, prend tout son sens. L’initiative est centrée sur les villes de la Région flamande, mais les réalités explorées sont bien sûr transposables à Bruxelles. Pas moins de 35 parties ont décidé de signer ce document fondateur, qui jette les bases de la logistique urbaine, en présence des ministres flamand de l'environnement, de l'énergie, des travaux publics et de l'innovation. Cornaqués par The Shift, financièrement soutenus par la Fondation Roi Baudouin, orientés sur le plan technique par les conseils de Mobi-VUB, suivis par le Bond Beter Leefmilieu, par l'Association des villes et des communes flamandes, par l'Agentschap Innoveren en Ondernemen (VIL) et par le département Mobilité et Travaux publics et de l'Environnement du gouvernement flamand. Pour relever ce défi d'une logistique qui puisse tendre vers le zéro émission, c'est à l'intelligence collective que The Shift et ses partenaires ont décidé d'avoir recours. Les acteurs qui ont décidé de s'associer à l'initiative du Green Deal ont pris le parti de faire baisser le nombre de kilomètres parcourus, mais aussi d’effectuer les trajets à des moments où cela pose moins de problèmes, avec des véhicules aussi écologiques que possible, voire avec des véhicules zéro émission. Changer aussi de paradigme à Bruxelles À travers le Green Deal Stedelijke Logistiek, septième Green Deal signé chez nos voisins flamands, les partenaires ont par exemple bon espoir de faire livrer jusqu'à des chantiers de construction à l'aide de vélos cargos et de faire circuler les sociétés de courrier express avec des véhicules zéro émission. Pour ce faire, ils se sont appuyés sur l'expertise accumulée dans ce domaine par Sara Verlinden et Cathy Macharis. Bon à savoir : une de leurs dernières études, publiée en février dernier et axée sur le cas de Bruxelles, a permis de constater que le marché de la distribution de colis y est encore et toujours dominé par les véhicules classiques et les modes de fonctionnement traditionnels, tout en soulignant que Les initiatives concrètes Parmi les nombreuses entreprises associées à l'initiative Green Deal, on trouve Addax Motors, ASX-Ibeco, BeCommerce, Bpost, Bopro, Cargo Velo, CityDepot, Colruyt Group... Addax Motors s'engage par exemple à mettre à la disposition des utilisateurs urbains des camions électriques compacts. Des démonstrations seront par ailleurs organisées pour encourager les entreprises à s'engager dans cette voie. L'entreprise ASX-Ibeco a quant à elle décidé de remplacer deux camionnettes par trois vélos-cargo. Ceux-ci permettront d'assurer la livraison de petits paquets dans la province d'Anvers. Autre acteur de la livraison express, mais à une autre échelle, avec DHL Express BE. La société de courrier express testera à Gand et Anvers le remplacement des camionnettes de livraison habituellement utilisées par des vélos-cargo. Et cet essai semble bien parti pour se développer puisque d'ici 2020, DHL prévoit de l'étendre à des villes comme Louvain, Courtrai, Malines, Ostende et Hasselt, mais aussi Liège, Namur et... Bruxelles. L’un des enjeux de la logistique urbaine, c’est la livraison « juste à temps » des achats en ligne. les réglementations et la gouvernance avaient de plus en plus tendance à mettre en avant des techniques et des modèles de transport alternatifs, comme les vélos cargos ou les plateformes de collaboration. La voie est toute tracée...● Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 37
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Green Brussels Airport : champion économique, champion écologique Avec près de 25,7 millions de passagers en 2018, Brussels Airport est la principale porte d'entrée de la capitale de l’Europe. C'est aussi la deuxième plateforme logistique belge pour le commerce international, après le port d’Anvers. En 2018, plus de 730 000 tonnes ont transité par sa zone de fret, Brucargo, où l’on recense une bonne centaine de sociétés. © Belga F 1 leuron économique, Brussels Airport a aussi pour ambition d'être une entreprise modèle, réduisant au maximum l'impact de ses activités. Voici ce que nous avons retenu de notre visite des installations aéroportuaires : ÉNERGIE et CO2 : En 2012, Brussels Airport est devenu le premier aéroport au monde à être certifié ISO 50001, une norme qui aide les entreprises à réduire et optimiser leur consommation énergétique, et diminuer leurs émissions de CO2. L’aéroport a opté pour l’éclairage LED, du matériel IT à faible consommation et l’isolation énergétique poussée des infrastructures. Il mise également sur l’énergie renouvelable, avec une politique d’achat d’électricité 100 % verte, mais aussi une production propre : ses panneaux solaires ont produit près de 2800 MWh en 2017. L’aéroport dispose également de cogénération au gaz naturel, permettant d’assurer à la fois la production de chaleur et énergie. Toujours pour diminuer ses émissions de CO2, Brussels Airport privilégie les véhicules électriques ou au CNG. Sur les pistes, les avions peuvent procéder à des atterrissages en mouvement continu. Leur circulation au sol est limitée autant que possible et les appareils doivent couper tous les moteurs auxiliaires à l'arrêt. Autant de mesures qui réduisent les émissions de CO2, mais aussi le bruit. Grâce à quoi, depuis 2010, Brussels Airport a déjà diminué sa consommation d’énergie de plus de 11 % et ses émissions de CO2 de plus de 34 %. Objectif, d’ici 2030 : atteindre des taux de réduction de 25 % (énergie) et 40 % (CO2). Pour compenser les émissions résiduelles, Brussels Airport collabore avec le bureau CO2logic, ce qui lui a permis d’atteindre dès 2018 la neutralité CO2 pour ses propres opérations (pas celles des compagnies aériennes) et d’obtenir l’Airport Carbon Accreditation 3+. 38 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 2 3 BRUIT : Inévitablement, qui dit avion dit bruit. Brussels Airport fait cependant tout pour diminuer les nuisances sonores, notamment via l’imposition de tarifs différents pour l’utilisation des pistes : les avions les plus bruyants paient un montant trois fois plus élevé que les appareils moins tapageurs. D’autres mesures portent sur la limitation des créneaux de nuit, la désignation d’horaires et de zones spécifiques pour les tests moteurs, différents services au sol pour limiter l’usage des moteurs auxiliaires, etc. Au total, le nombre des personnes impactées a été réduit de près de 56 % depuis 2010. EAU : Brussels Airport ambitionne non seulement de réduire sa consommation d’eau, mais aussi d’éviter tout rejet dans la nature d’eau potentiellement polluée. L’aéroport a ainsi investi dans un système séparatif de récupération et de stockage de l’eau, et dispose de sa propre installation d’épuration. En fonctionnement depuis 2010, celle-ci traite jusqu’à 2,4 millions de litres par jour (provenant du terminal, de l’hôtel, des bureaux et des avions eux-mêmes). L’eau épurée est utilisée en partie par le golf voisin pour l’arrosage de ses terrains. Ce ne sont là que quelques aspects environnementaux sur lesquels travaille Brussels Airport. Mobilité, déchets, pollution des sols, biodiversité, construction durable s’inscrivent également dans sa stratégie de durabilité. Des efforts qui montrent qu’il est tout à fait possible pour une entreprise de réduire considérablement son impact environnemental sans mettre en péril son activité économique. ● Laura Rebreanu Sustainable Development Coordinator Beci lr@beci.be ; T +32 2 643 78 26 Smartloop: comment GAGNER de la PLACE en UN CLIC dans son entreprise Avec la plateforme Smartloop.be, l’asbl Recupel vous fait entrer dans l’ère du recyclage 2.0 pour les équipements électriques et électroniques qui encombrent votre espace de travail. Pour les entreprises confrontées à 1001 choses à régler au quotidien, gérer les déchets électriques et électroniques passe souvent au second plan. Les équipements s’entassent alors dans le coin de l’entreprise où on les oublie peu à peu avant de se rendre compte qu’ils s’accumulent et qu’ils prennent de plus en plus de place. Une enquête récente réalisée par l’asbl Recupel a permis de déterminer qu’en moyenne, 200 kilos d’équipements hors d’usage traînent dans les locaux des entreprises belges. C’est pour permettre à toutes les entreprises, y compris les PME, de gérer facilement ces équipements que l’asbl Recupel a créé Smartloop. Plate-forme digitale et transparente Qu’est-ce que Smartloop.be ? C’est une plate-forme digitale et entièrement transparente, accessible aussi bien sur ordinateur que sur smartphone, sur laquelle vous pouvez poster une photo de l’équipement dont vous souhaitez vous débarrasser. Très visuelle et très intuitive, la plate-forme vous donne la possibilité de vous défaire avec une facilité étonnante de vos GSM, laptops, ordinateurs de bureau, frigos... Une fois l’équipement renseigné, vous pouvez encore déterminer son statut : réutilisable, à recycler ou les deux. Que se passe-til ensuite ? Un ou plusieurs collecteurs agréés avec lesquels l’asbl Recupel travaille marqueront leur intérêt via la plateforme. En consultant votre tableau de bord personnel, vous pourrez identifier ces collecteurs et choisir celui avec lequel vous préférez travailler. Bref, une solution facile, qui ne vous coûte (presque) rien et peut même vous rapporter de l’argent ! Grâce aux nombreux collecteurs enregistrés, les prix restent très compétitifs ! Résolument pratique et intuitive Très pratique, la plate-forme offre une série de fonctionnalités toutes plus intéressantes les unes que les autres: une fois en contact avec le collecteur, vous pouvez déterminer la date et même l’heure à laquelle le collecteur passera ou encore le nom de la personne avec laquelle le contact devra être établi ce jour-là. Vous pourrez préciser si l’enlèvement doit se faire au rez-de-chaussée ou à l’étage. Ou encore préciser si un espace de parking est disponible devant votre bâtiment pour charger les équipements dont vous souhaitez vous débarrasser. Tout peut se faire par un système de chat intégré à la plate-forme ou en signalant vos souhaits dans une fenêtre prévue à cet effet sur votre espace personnel. En outre, l’accès est réservé à l’ensemble des collecteurs agréés. Vous êtes donc sûr de pouvoir faire jouer la concurrence et de bénéficier des meilleures conditions et du meilleur service pour l’enlèvement de vos équipements, avec la certitude et la satisfaction d’avoir confié votre matériel à des recycleurs qui respectent scrupuleusement les législations environnementales en vigueur. Gestion des ressources optimisée Sur le plan de la gestion des ressources, cette optimisation de la récupération des équipements hors d’usage est vraiment capitale. Elle permet en effet de récupérer les matières premières contenues dans les équipements tout en respectant scrupuleusement les prescrits des différentes régions en matière de recyclage. Bref, en passant par Smartloop, vous vous donnez la garantie de fonctionner aux meilleures conditions (les vôtres), dans les délais les plus courts et dans le respect total des prescrits environnementaux. Une première phase de test a été initiée du 23 avril au 4 octobre. Elle concernera spécifiquement Bruxelles et le sud-ouest de la Flandre. Le 4 octobre, Recupel procédera à une évaluation avant de lancer définitivement le système pour l'ensemble de la Belgique. Signalons encore que l’asbl Recupel est prête à partager son expertise et ses expériences. Une démarche qui peut en particulier se révéler intéressante pour les entreprises implantées en Belgique et qui disposent d’implantations dans des pays voisins. powered by www.smartloop.be • www.recupel.be
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PUBLIREPORTAGE OÙ TROUVER DES COLLABORATEURS MULTILINGUES QUI ONT DE L’EXPÉRIENCE ? NULLE PART, VOUS LES FORMEZ VOUS-MÊME Tom Rommens est responsable du recrutement chez Securitas. Chaque année, il cherche environ 1300 agents de gardiennage. La liste des conditions auxquelles les candidats doivent répondre n’est pas à sous-estimer : ils doivent être motivés, avoir de l’expérience et aussi être multilingues. Au lieu d’attendre la bonne personne, Tom a commencé à travailler avec Select Actiris pour former lui-même le candidat idéal. Une r « Grâce à Actiris, j’ai suivi une FPI en entreprise, ou formation Tom Rommens, responsable du recrutement chez Securitas, est toujours à la recherche de nouveaux collaborateurs. « Nous sommes une grande entreprise et nous employons beaucoup d’agents de gardiennage. Nos agents sont vraiment partout : ils gardent des bases militaires, des aéroports, ils sont dans les supermarchés ou dans les centres commerciaux, nous travaillons pour des entreprises et des particuliers, tant en journée que pendant la nuit. C’est pourquoi, nous cherchons chaque année environ 1300 personnes, dont la plupart sont des agents de gardiennage. La recherche de l’agent de gardiennage idéal n’est pas si évidente, raconte Tom : « Nous nous trouvons à Bruxelles où il y a beaucoup de chercheurs d’emploi, mais pourtant nous n’avons pas l’embarras du choix au niveau des candidats. » Le candidat idéal « Un agent de gardiennage doit notamment avoir reçu une formation approfondie pour pouvoir débuter en étant bien préparé. En plus, il doit être multilingue, surtout à Bruxelles. Les agents sont souvent la première personne à qui l’on s’adresse. Il est donc important qu’ils puissent s’exprimer en plusieurs langues. » Les profils que Tom recherche ne se trouvent pas facilement sur le marché du travail. « C’est pourquoi nous avons élaboré une collaboration avec Select Actiris. Ils ont sélectionné 150 chercheurs d’emploi motivés que nous avons ensuite formés au gardiennage. En plus de cela, le VDAB a organisé les cours de néerlandais. » Former avantageusement Soufiane Ouzza a été formé de cette manière afin dedevenir un agent parfait. « Cet emploi m’intéressait beaucoup mais je n’avais pas la bonne formation », raconte Soufiane. professionnelle individuelle en entreprise, de quatre mois chez Securitas. » Pendant la formation, Soufiane a suivi un agent de gardiennage expérimenté. « Ainsi, j’ai pu acquérir beaucoup d’expérience avant d’être recruté de façon permanente. » Tom approuve. « Cette FPI en entreprise est en fait la mesure idéale pour nous pour former nos collaborateurs en collaboration avec Select Actiris. Nous pouvons leur proposer de l’expérience sur le terrain à des conditions avantageuses et après ils peuvent tout de suite commencer leur carrière chez nous. Le candidat idéal existe donc bel et bien : nous le formons tout simplement avec Select Actiris. » FAITES CONFIANCE À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS POUR VOS RECRUTEMENTS Comme Tom, vous souhaitez recruter le profil idéal à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible. Select Actiris combine une sélection approfondie à des primes et formations pour vous proposer le candidat qui répond parfaitement à vos besoins. Surfez sur select.actiris.brussels et demandez conseil à votre consultant employeur. Avec le soutien du Fonds Social Européen Green Construction circulaire : des déchets en moins, des ressources et des emplois en plus À Bruxelles, la re-construction a été identifiée de longue date comme un vecteur possible de remise à l’emploi. Aujourd’hui, le frémissement semble sur le point de se transformer en vrombissement. Un peu partout sur le territoire de Bruxelles-Capitale, on voit émerger des chantiers qui font la part belle à la réutilisation, à l’upcycling, à l’urban mining. Bref, au circulaire. Vestige industriel au centre de Bruxelles, la Tour à Plomb a été r rénovée par l’entreprise Jacques Delens en réutilisant des briques, pierres, poutres et planchers existants. C' est le palmarès de l’appel à projets Be Circular, édition 2019, qui nous en a fait prendre conscience : en Région Bruxelloise, en termes de construction circulaire, une page est en train de se tourner. Pas seulement dans les projets neufs, mais aussi dans les chantiers de reconstruction. Parmi les lauréats qui ont fait forte impression, on trouve par exemple Alexis Pierrard. Sur le chantier Warland qu’il a mené pour un particulier, cet entrepreneur à la tête de la PME Global Art Concept a récupéré du marbre de Carrare qui aurait sinon tristement fini comme matériau de remblai ; il a aussi travaillé avec du plancher de réemploi en privilégiant le liège et le caoutchouc comme sous-couche. Une pratique certes inhabituelle, mais qui présente le mérite de la circularité. Alexis Pierrard l’admet volontiers : dans son cas, la démarché a exigé plus de réflexion et a donc été plus coûteuse qu’une démarche classique, mais cela a apporté, à lui et au donneur d’ordres, la grande satisfaction de contribuer à la circularité de la construction. Et puis, il aurait été dommage de voir un marbre d’une valeur de 80 à 150 euros le m² utilisé comme sous-couche d’une vulgaire route... 60 m³ de briques Autre lieu, autre problématique et autres volumes de matières. Cette fois, nous sommes à Bruxelles-Ville avec l’entreprise Jacques Delens, sur le site d’une ancienne fonderie entièrement rénovée. Outre le fait que l’enveloppe extérieure a été presque intégralement maintenue, ce sont pas moins de 60 m³ de briques qui ont été réutilisés sur le site. À la clé, un double avantage : la production de matériaux neufs et donc la consommation de ressources sont évitées et le volume de déchets maintenu à zéro. Pour Arnaud Dawans, dirigeant R&D chez Jacques Delens, cette démarche n’est pas forcément évidente, mais elle a le mérite « d'amener le secteur à se poser les bonnes questions et, ensuite, poser les bons gestes ». Quand on sait que tout a été fait à un coût identique à celui de la brique neuve, cela aurait été dommage de s’en priver... Ces candidats, Marie-Laure Maerckx a eu l’occasion de les suivre à la trace tout au long de leur expérience. Consultante senior au sein de Cenergie, l’un des bureaux mandatés dans le cadre de Be Circular, elle a eu maintes fois l’occasion de voir son intuition confirmée : « Construire circulaire, ce n'est pas qu'une question technique, de briques que l'on déciderait par exemple de récupérer et de remettre en service. La construction circulaire, c'est aussi et peut-être surtout une série de paramètres humains à prendre en compte, avec de nouveaux modes de collaboration à mettre en place ». Cela implique donc une évolution des mentalités au sein Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 41 Bernard Boccara
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Green Alexis Pierrard, lauréat de BeCircular. des corps de métiers, mais aussi auprès des donneurs d’ordres. Et Marie-Laure Maerckx d’évoquer cette histoire de vieux parquet que le propriétaire d’un immeuble en réfection a finalement décidé de garder, alors que ce n’était pas prévu. Bien sûr, cela implique parfois un allongement de la durée du chantier, voire un accroissement budgétaire, mais visiblement, le réflexe semble désormais s’installer dans les esprits. Matériaux faciles à déconstruire Tous ces changements s’appuient sur la volonté farouche de certains entrepreneurs et donneurs d’ordres de faire les choses différemment. Mais il faut admettre que le mouvement, amorcé par la Région, encadré par Bruxelles Environnement et techniquement relayé par des organismes comme la Confédération Construction, a grandement aidé les porteurs à sortir des zones d’incertitude qui persistaient. Voici peu, les actes des séminaires Bâtiment durable 2019 ont été publiés. Ils constituent une véritable mine pour qui veut véritablement composer de manière durable avec la construction ou la rénovation de son bâtiment. Ambroise Romnée, Project Leader au Centre Scientifique et Technique de la Construction : « Les expériences que nous avons pu suivre sur le terrain nous ont permis d’établir le b.a.-ba. de la construction circulaire à partir de principes simples, 42 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 comme de minimiser les types de matériaux différents, éviter les composites inséparables, mettre en adéquation la durée de vie des matériaux avec la strate fonctionnelle, mais aussi de jouer totalement la carte de la réversibilité avec une approche modulaire, préserver une bonne visibilité des points de connexion ou encore préférer des matériaux préfabriqués, avec des matériaux de construction qui soient faciles à manipuler et à déconstruire. Il s'agit en effet de donner au bâtiment le maximum de possibilités pour s’adapter à un environnement souvent changeant, et se projeter à la fin de la première vie du bâtiment ». En disant cela, le CSTC ne dit rien d’autre que ce que disait déjà Le Corbusier, ce grand monsieur de l’architecture, qui a très clairement été le premier à écrire les fondements de la construction circulaire (voir encadré). Urban mining et économie servicielle Selon Ambroise Romnée, s’engager dans un projet de construction circulaire, c’est assurément prendre le projet à l’envers, en commençant... par la fin, là où on penserait devoir fonctionner très en amont. C'est évidemment aussi, encore et toujours, éviter la production de déchets et les émissions de gaz à effet de serre. En Région de Bruxelles-Capitale, il faut le savoir, le secteur génère environ un tiers de tous les déchets. Cela représentent tout de même 645.000 tonnes par an, souligne l'ingénieur. Mais ce qui est véritablement neuf avec cette démarche, c’est que ‘l’urban mining’ amène à mobiliser beaucoup plus de main-d’œuvre plus ou moins qualifiée, en amont et en aval du chantier : « Pensons notamment à la manutention, au stockage, au reconditionnement, à la documentation, à la promotion et à la revente (ndlr : des matériaux récupérés). De même, la mise sur le marché d’éléments de réemploi s’organise autour de plusieurs fonctions : logistique (magasinier, transport...), documentaire (description et recherche d’informations sur le produit), technique (réparation et remise en état, documentation technique) et la fonction commerciale avec de la vente, des commandes, de la comptabilité et même du service après-vente ». Bref, l’économie circulaire créée aussi de l’emploi, en tapant sur le clou des services. ● Johan Debière Le Corbusier, véritable initiateur de la construction circulaire En privilégiant la modularité, et surtout en pensant cette modularité dans ses moindres détails, Le Corbusier pensait les vies du bâtiment, ou plutôt les différents usages qu’il pourrait avoir tout au long de ses différentes vies. Pour le célèbre architecte, il était en effet important d’arrêter de concevoir les constructions de manière monomaniaque, avec une répartition des usages, une distribution des espaces qu’on croirait pensée « à usage unique ». Fini le salon qui restera un salon, la cuisine qui, pensée comme une cuisine, et ne pourra jamais être qu’une cuisine et les chambres qui ne pourront jamais être rien d’autre que des chambres. Idem pour les immeubles tertiaires, avec des bureaux qui peuvent un jour devenir des logements, et des espaces de stockage qui peuvent être transformés en lofts. D.R. Green Bruxelles soutient votre projet en économie circulaire ! Les entreprises qui investissent dans du matériel destiné à l’économie circulaire peuvent se voir rembourser jusqu’à 40% de leurs investissements. Explications. [Coproduction] S i vous envisagez d’investir ces prochains mois dans du matériel lié à un projet d’économie circulaire, lisez bien ces lignes. Bruxelles Économie et Emploi propose une toute nouvelle prime, à savoir un remboursement jusqu’à 40 % du montant du coût de matériel destiné à un projet d’économie circulaire. Il s’agit de tout investissement destiné à collecter, trier, stocker ou valoriser des objets ou des matières résiduelles, autrement que sous forme énergétique. « Une entreprise active dans la réparation d’ordinateurs usagés peut par exemple se voir rembourser 40 % pour un achat de machines destinées à ces réparations, comme par exemple du matériel de soudure », détaille Stéphanie Sauvage, directeur de la Direction des Aides aux Entreprises. Un autre exemple ? « Certaines sociétés actives dans l’économie circulaire récupèrent des bâches usagées et les nettoient pour les transformer en sacs. Si ces sociétés ont besoin d’acheter des machines pour laver les bâches, elles peuvent obtenir un remboursement jusqu’à 40 %. » Pour éviter les interprétations trop larges, Bruxelles Économie et Emploi a posé quelques critères d’éligibilité. Les entreprises qui sollicitent ce soutien doivent avoir comme objectif premier de faire de l’économie circulaire1 Coût minimum de 5000 € pour la machine La machine doit être neuve (ou d’occasion sous certaines conditions), doit coûter au minimum 5000 € et être utilisée en Région de Bruxelles-Capitale au moins durant cinq ans. Par ailleurs, l’achat de matériel roulant ne donne pas droit à un remboursement. Sachez aussi que le remboursement est plafonné à 80 000 € par année civile. En d’autres termes, si vous achetez une machine pour un montant de 250 000 €, vous pourriez obtenir un remboursement de 80 000 €maximum. Les entreprises éligibles doivent remplir également les critères habituels des primes proposées par Bruxelles Économie et Emploi. Première condition : la société doit posséder son siège d’exploitation (et non son siège social) dans la Région de Bruxelles-Capitale et doit par ailleurs être active dans un secteur d’activité précis (voir la liste des secteurs d’activité : http://werk-economie-emploi.brussels/ fr/secteurs-d-activites-admis-subsides-entrepreneurs). , donc de collecter, trier, stocker et valoriser des objets ou matières résiduelles. « Le responsable d’un restaurant qui décide d’investir dans du matériel destiné au tri de ses déchets n’entre donc pas dans le critère d’éligibilité car l’objet social d’un restaurant est de cuisiner et servir de la nourriture, pas d’être actif dans l’économie circulaire », justifie Stéphanie Sauvage. À noter que vous pouvez également demander la « prime en économie circulaire » si l’investissement en question vous permet d’économiser 20 % du coût des matières premières, à l’exception des dispositifs d’économie d’énergie ou d’eau. 1 Elles n’ont toutefois pas l’obligation d’être agréées en « économie circulaire », nouvelle agréation de Bruxelles Économie et Emploi. N’oubliez pas que la demande doit se faire avant l’investissement et que le remboursement est toujours réalisé après l’achat, avec preuve de la facture. Par ailleurs, la Région de Bruxelles-Capitale propose depuis peu une agréation en économie circulaire, indépendante de la prime dont nous vous parlons ici. Si votre entreprise correspond aux critères d’éligibilité, vous pourriez bénéficier d’une majoration de 10 % sur plusieurs primes octroyées par la RBC. ● Plus d’information : http://werk-economie-emploi. brussels/fr_FR/prime-investissement-valoriser. Découvrez toutes les primes proposées par Bruxelles Économie et Emploi : www.primespme.brussels © Getty
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Entreprendre Répondre aux marchés publics : quelques recommandations Alors qu’un nouveau gouvernement va prochainement se mettre en place, Beci a réuni autour de la table ses différents partenaires spécialistes en marchés publics. Objectif : déterminer les points à améliorer et dresser une liste de recommandations. L es marchés publics représentent une part non négligeable de notre économie : chaque année, l’ensemble des commandes publiques en Belgique avoisine 15 % du PIB, soit plus de 50 milliards d’euros. Hôpitaux, CPAS, zones de police, écoles, communes… Chaque jour, des marchés publics, petits ou grands, sont ouverts. À la clé, pour les entreprises, d’importantes possibilités de travail. Pourtant, tout n’est pas rose dans le domaine des marchés publics. Procédures jugées complexes, pression sur les prix, concurrence accrue, difficultés d’accès pour les petites entreprises, recours… De nombreux aspects pourraient être améliorés. Attention au dumping social Le premier, et pas le moindre, est celui du dumping social. Hugues Kempeneers, manager à la Confédération Construction Bruxelles-Capitale explique : « Le secteur de la construction est très complexe et il n’est pas toujours évident d’évaluer qui propose le meilleur rapport qualité/prix. Certaines entreprises font des offres à des conditions défiant toute concurrence, au point que l’on se demande comment le prix peut être aussi bas. » Depuis plus de dix ans, les pays de l’Union Européenne ont vu se développer un phénomène de grande ampleur : le dumping social. Le dumping social permet à une entreprise, par différentes pratiques abusives et par le contournement de la législation, d’être plus compétitive en minimisant de façon illégale le coût du travail et les coûts de fonctionnement. « Ces méthodes peu scrupuleuses développent une concurrence déloyale et engendrent l’exploitation des travailleurs. Dans ce cadre, il est nécessaire que les pouvoirs adjudicateurs mettent en œuvre les outils dont ils disposent afin de découvrir pourquoi le prix est aussi bas », estime notre interlocuteur. Pour lui, à Bruxelles, les outils de 44 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 contrôle ne sont pas optimaux. L’Observatoire des prix, par exemple, a pour mission l’analyse de l’évolution des prix à la consommation, des niveaux des prix, du fonctionnement de marché et des marges. « Mais joue-t-il efficacement son rôle ? », se demande Hugues Kempeneers, qui trouverait intéressant, dans le domaine de la construction en tout cas, de connaître le prix réel du marché réalisé par rapport au marché adjugé. « Le prix ne devrait pas être le 1er critère » Directement lié au dumping social, le prix comme critère principal de sélection pose aussi un problème. Virginie Dor, avocate spécialisée en droit public et en marchés publics chez CMS DeBacker : « Actuellement, si une entreprise veut avoir une chance d’obtenir un marché public, elle doit jouer sur le prix. Or, le critère du prix n’est pas toujours celui qui a le plus de sens, en particulier dans le secteur des services. Un avocat peut par exemple proposer un tarif horaire moins élevé que celui de son concurrent, mais facturer deux fois plus d’heures. » Et Youri Musschenbroeck, également avocat chez CMS DeBacker, de préciser : « En fonction du type de marché, les critères de choix principaux devraient être différents. Aujourd’hui, certains marchés sont adjugés pour des critères de prix au détriment de la qualité du service et c’est dommage. » © Getty Entreprendre Une concurrence pas toujours loyale Par ailleurs, si le but premier des marchés publics est une plus grande ouverture du marché, la concurrence entre les entreprises n’est pas toujours loyale. Michaël Van Cutsem, Senior Manager chez BDO, témoigne : « Il y a de plus en plus de marchés publics ‘in house’. Pour les entreprises privées, il n’est déjà pas facile de concurrencer les organismes publics. Mais là, on parle vraiment de concurrence déloyale. Certains acteurs auto-justifient également leurs compétences, ce qui va à l’encontre des exigences des marchés publics. Il faut revenir à la mission de base des marchés publics, à savoir la mise en concurrence des entreprises. » « Dédiabolisons les marchés publics » Autre point d’attention pour nos experts, la complexité des marchés publics. Bien que le potentiel soit énorme, de trop nombreuses entreprises hésitent encore à répondre, effrayées par les procédures à suivre. Pour Hugues Kempeneers, il faut dédiaboliser les marchés publics. « À Bruxelles, grâce à l’e-Procurement, on a déjà bien avancé. Toutefois, il est encore vraiment nécessaire d’informer les entreprises sur les avantages des marchés publics et d’accompagner les sociétés qui se lancent. En effet, les pouvoirs adjudicateurs ne connaissent pas la crise. Dans le domaine des marchés publics, il y a toujours du travail. En Belgique, un euro gagné sur deux vient des marchés publics et c’est dommage que les entreprises, surtout les plus petites, n’osent pas se lancer. » L’entrée en vigueur du RGPD n’a pas simplifié les choses, estime Youri Musschenbroeck : « Désormais, le pouvoir adjudicateur peut exiger de recevoir le casier judiciaire du soumissionnaire, mais aussi de tous les membres du conseil d’administration. Le casier judiciaire de la société ne suffit plus. Parfois, les exigences du pouvoir adjudicateur vont très loin et cela complique fortement les choses pour les sociétés qui souhaitent faire une offre. » Formation et information Tiphaine du Poerier de Portbail, juriste d’entreprise chez Agoria, estime également que l’accompagnement des entreprises est primordial : « Les marchés publics sont en pleine évolution. Il y a par exemple énormément de demande à l’heure actuelle pour des marchés publics innovants. On voit de plus en plus de marchés de fournitures qui se transforment en marchés de services. Désormais, les pouvoirs adjudicateurs n’achètent plus un résultat, mais un service. Il y a un nouveau cheminement, une nouvelle manière de concevoir ces marchés et nous devons accompagner les entreprises dans cette évolution. Les pouvoirs adjudicateurs doivent se rapprocher des entreprises, se mettre à leur place et en tenir compte dans la rédaction des cahiers des charges. » « Plus que jamais, il faut former les personnes qui passent les marchés. Elles jouent un rôle stratégique très important, qui est selon moi actuellement sous-estimé. Recruter des profils capables est un vrai défi et même après, dans le cadre d’une législation en perpétuelle évolution, investir dans la formation continue et la mise à jour des compétences de ces travailleurs est indispensable », poursuit Virginie Dor. Et Michaël Van Cutsem de conclure : « Last but not least, il faut attirer l’attention des entreprises sur la prévisibilité des investissements afin de leur permettre de se mettre en capacité. Il faut les informer sur les futurs marchés afin qu’elles puissent se préparer, se former, s’organiser. » ● Gaëlle Hoogsteyn 10 recommandations pour une meilleure gestion des marchés publics 1. Remettre la mise en concurrence entre les entreprises au cœur du processus des marchés publics 2. Lutter contre la concurrence déloyale et les marchés « in house » 3. Lutter et enquêter plus efficacement contre le dumping social 4. Adapter davantage les critères de sélection en fonction du marché et du secteur 5. Ne plus prendre automatiquement le prix comme 1er critère de sélection 6. Simplifier les procédures 7. Accompagner les entreprises qui se lancent dans les marchés publics 8. Informer les entreprises en amont sur les marchés publics à venir 9. Recruter des profils capables 10. Investir dans la formation de base et la formation continue des acheteurs Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 45
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Startrer Beef Take : du producteur au consommateur D.R. De gauche à droite : Vincent ; Isabelle (éleveuse de Charolais, près de Lessines) ; Céline, la compagne de Vincent ; et Baptiste, son associé. L e local est de plus en plus tendance, mais pas encore sur toutes les tables. Il est vrai qu’il n’est pas toujours aisé pour le consommateur de dénicher des produits locaux et, parallèlement, il n’est guère plus facile pour nombre de producteurs d’écouler leurs produits en circuit court ou en vente directe. C’est pour résoudre cette équation que Beef Take est née. Cette application créée et développée par Vincent Pautré et Baptise Declerck a pour objectif de « donner la possibilité de consommer autrement, localement, de favoriser la rencontre avec ceux qui nous nourrissent chaque jour ». Petit-fils de boucher, Vincent Pautré est français et habite depuis une dizaine d’années à Bruxelles. À l’origine de Beef Take, il dresse un constat : il y a de moins en moins de boucheries à Bruxelles et, corollaire, de plus en plus de viandes commercialisées en barquettes. « Contrairement à ce qui existe avec les fruits et légumes, et les produits transformés, il est difficile de se procurer en ville de la viande auprès des éleveurs », observe-t-il. « Il est toutefois possible chez certains d’entre eux d’en trouver à la ferme. C’est ainsi que l’idée est née de mettre ces éleveurs en contact avec une clientèle plus large et régulière à qui ils peuvent vendre des colis. » Il rappelle également quelques chiffres dans la foulée : en Belgique, 90 % de la consommation d’agneau est importée. Et les négociations avec le Mercosur vont potentiellement ouvrir l’Europe à quelque 70.000 tonnes de viande importées d’Amérique du Sud. « Avec l’impact que l’on peut imaginer sur les éleveurs et l’ensemble de la filière, ainsi que sur nos assiettes ». En d’autres termes, nos éleveurs devront s’adapter. Dans ce cadre, l’application développée par notre starter apporte un plus, tant pour les producteurs que pour les consommateurs. Pour les premiers, un nouveau canal de vente qui va leur permettre une diversification et une fidélisation ; pour les 46 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 Avec l’application Beef Take, Vincent Pautré et Baptiste Declerck proposent non seulement au consommateur une production locale mais également une rencontre avec les éleveurs. Une approche innovante qui rapproche ville et campagne. seconds, la possibilité de trouver une viande de qualité à proximité de chez eux. « Tout en rencontrant les éleveurs », ajoute Vincent. « Cette rencontre permet un véritable échange entre le consommateur et l’éleveur. La solution permet depuis peu à l’éleveur de créer des points de rencontre en ville : un restaurant, un traiteur, un boucher, une épicerie, un supermarché local voire même un consom’acteur, un ambassadeur du goût et de la qualité. » Outre les fondateurs, Beef Take est soutenue aujourd’hui par une équipe de sept personnes. Une quinzaine d’éleveurs répartis sur l’ensemble de la Wallonie proposent déjà leurs produits en vente à la ferme et en points de rencontre. Outre les bovins, avec une belle diversité de races (Charolaise, Salers, BBB, Limousine, Parthenaise), on peut mentionner dans l’offre proposée des colis de volaille, d’agneau et de porc. Chaque mois, Beef Take proposera à Bruxelles, mais aussi dans d’autres villes, des rencontres entre éleveurs et consommateurs. Dans cette optique, elle est d’ailleurs toujours en quête de points de rencontre. Guy Van den Noortgate Info : www.beeftake.be Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/ Entreprendre La SPRL est morte vive la SRL ! C’est l’une des principales nouveautés de la réforme du code des sociétés, entrée en vigueur le 1er mai dernier : la Société Privée à Responsabilité Limitée (SPRL) devient Société à Responsabilité Limitée (SRL). La nouvelle SRL offre de nouvelles opportunités pour tout porteur de projet, mais aussi quelques risques à anticiper ! © Getty L’ une des innovations majeures du passage à la SRL réside en la disparition de la notion de capital social, qui ne répondait plus à la réalité du monde entrepreneurial. L’exigence d’un capital minimum de 18.550 € nécessaire à la constitution de sa société n’est plus d’application. Les créanciers n’en retiraient pas une protection suffisante et les sociétés se trouvaient confrontées à des procédures bureaucratiques lourdes. Le poste « capital » dans les comptes annuels disparaîtra entièrement. En contrepartie, la notion de « patrimoine », à travers laquelle la société doit financer ses activités et payer ses créanciers, remplace celle de capital. Le plan financier doit être plus détaillé et la distribution de bénéfices ou de réserves ne peut s’effectuer qu’après un test de bilan ou de liquidité. Il n’y a pas de contrôle sur le contenu de ce plan financier, sauf en cas de faillite dans les trois ans suivant la constitution de l’entreprise : dans ce cas, un juge peut examiner le contenu du plan financier. Si ce dernier montre un sous-financement manifeste dès le départ, le juge peut tenir les fondateurs responsables des dettes de la société. La réforme facilite donc la création d’une nouvelle société, mais il faut remarquer que cette démarche n’est pas sans risque. Actuellement, le gérant d’une SPRL peut être tenu responsable de « fautes de gestion », ce qui est en pratique assez rare. Dans les dispositions relatives à la SRL, ce terme est remplacé par celui de fautes « dans l’accomplissement de sa mission », ce qui revêt une acception plus large. Il conviendra donc de veiller à l’interprétation que les cours et tribunaux donneront à cette notion, afin de ne pas surexposer les entrepreneurs. S’il est vrai que la responsabilité des gérants sera plafonnée, le montant minimal de ce plafonnement se situe tout de même à 125 000 € pour les petites sociétés. Quant à la cession d’actions, la SRL se voit offrir un cadre flexible. En effet, dans la SRL, la cessibilité des actions peut être réglée tout-à-fait librement, de sorte que l’on peut faire de la SRL tantôt une société très fermée, tantôt une société très ouverte. Sous le droit actuel, il existe en matière de SPRL des restrictions légales aux transferts des actions, que les statuts peuvent encore renforcer, mais non assouplir. Le nouveau texte se fonde sur la philosophie inverse : les statuts peuvent régler librement la cessibilité des actions de la SRL. Le principe prévoit toujours une possibilité de cessibilité limitée, mais on peut s’en affranchir en prévoyant un agrément de cession spécifique. Celui-ci pourra simplement s’apparenter à un document écrit, comme le procès-verbal d’une assemblée générale ou un document signé par les actionnaires. Une assemblée des actionnaires n’est donc pas nécessaire. Limiter l’insécurité juridique La liberté de choix peut créer la confusion chez les entrepreneurs débutants. Elle peut aussi engendrer des lacunes lorsque les fondateurs oublient de régler certaines questions dans les statuts. C’est pourquoi la loi comporte généralement une réglementation supplétive. Ainsi, les fondateurs se verront proposer un cadre légal par défaut, permettent de limiter l’insécurité juridique induite par une plus grande flexibilité. Quant aux SPRL existantes, elles ont jusqu’au 1er janvier 2024 pour modifier volontairement leurs statuts. À partir de 2024, elles se verront automatiquement attribuer la forme juridique de la SRL. Néanmoins, les administrateurs doivent toujours prendre l’initiative de modifier les statuts. Alexis Bley, Conseiller juridique Beci ab@beci.be ; 02 563 68 58 Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 47
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Community Petites histoires de grands entrepreneurs Quatre leçons à tirer de Steve Jobs Charismatique, visionnaire, percutant… Le fondateur d’Apple est devenu une véritable légende moderne. Fervent partisan de la discrétion tout au long de sa carrière, l’homme a su entretenir le mystère en parlant très peu de lui. Voici quelques leçons à tirer de son parcours. © Matthew Yohe Les diplômes ne comptent pas toujours : Il a abandonné ses études après seulement un semestre à l’université de Reed. « À vrai dire, je n’ai jamais reçu de diplôme d’université. Et aujourd’hui je n’ai jamais été aussi proche d’être diplômé par une université. » Tels sont les mots de Steve Jobs prononcés lors de son discours à l’Université de Stanford en 2005. Vivre sa vie au maximum : À 17 ans, il découvre une citation : « Si vous vivez chaque jour comme si c’était le dernier, un jour vous aurez raison ». Il confiera qu’il se regardait tous les matins dans le miroir en se demandant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que je voudrais faire ce que j’ai prévu aujourd’hui ? Puis, si la réponse est ‘non’ trop de jours consécutifs, je sais que je dois changer quelque chose. » Les études de marché sont inutiles : Voilà ce que Jobs a répondu lorsqu’on lui a demandé s’il avait fait des études de marché pour l’iPad : « Non. Ce n’est pas le travail du consommateur de savoir ce qu’il veut. » Selon lui, il est tout simplement impossible de demander aux consommateurs ce qu’ils attendent. Il part du principe qu’au moment où le produit sera développé, ils voudront déjà autre chose. Ne jamais écouter ses détracteurs : En 1985, c’est l’humiliation. Jobs est renvoyé d’Apple. Pour ses nombreux détracteurs, il est ‘has been’. Plus tard, il dira publiquement : « Je ne l’ai pas vu sur le moment, mais avoir été renvoyé d’Apple fut la meilleure chose qui aurait pu m’arriver. Le poids du succès fut remplacé par la légèreté d’être un débutant à nouveau, et moins sûr de tout. Cela m’a permis d’entrer dans l’une des périodes les plus créatives de ma vie. » ● Elisa Brevet Cherry : Vétéran de la guerre d’Irak, Nico Walker est actuellement toujours détenu aux États-Unis pour vol avec violence. Il partage son quotidien, allant de son incorporation jusqu’à son départ pour l’Irak. Difficile de savoir où s’arrête l’autobiographie. Un récit osé et courageux. Les Arènes 48 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 Des balles et de l’opium Ce livre, qui évoque aussi la mémoire du meilleur ami de l'auteur, Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix mort en détention en 2017, est un recueil de témoignages de quelques-uns des « émeutiers » de la place Tian Anmen. Un récit important. Globe Tout va basculer : L’expert économique François Lenglet nous démontre qu’en 2019, deux courbes vont se croiser : celle de la montée des populismes et celle de la crise financière et boursière signant la fin du libéralisme et le retour de l’autoritarisme. Un essai accessible et éclairant. Albin Michel Community Le Bruxelles des entrepreneurs Une promenade verte avec Augustin Nourissier La tendance est là : des potagers collectifs aux pépinières de quartiers, Bruxelles se pare de vert. Augustin Nourissier est le co-fondateur de Skyfarms. À deux, avec Véronique Dewever, ils se sont lancé le défi de cultiver le bien-être au travail en créant des potagers d’entreprises. Ils viennent d’inaugurer un magasin et une pépinière à Laeken et s’ouvrent au b-to-b. A ugustin fait partie de ces jeunes entrepreneurs durables qui ont décidé de se reconvertir pour donner plus de sens à leur quotidien. Ce Schaerbeekois d’adoption est un amoureux de son quartier. Écologiste dans l’âme, il nous livre ses adresses 100 % green. Le resto de quartier : Sans hésiter, le Max à Schaerbeek, à deux pas de la Place Plasky. Un super restaurant sarde. Les vins sont très bons et le chef est un amoureux des bons produits. Pour les légumes, il privilégie le maraîchage local et les agriculteurs urbains. Les produits sont de qualité et ça se ressent dans l’assiette ! Le brunch du dimanche : Le Boentje Café ! L’adresse est assez connue, mais le projet est tellement génial qu’il mérite qu’on parle de lui. Dans l’assiette, rien ne se perd et tout est cuisiné avec des invendus alimentaires. La démarche est non seulement intéressante en termes d'éthique et de développement durable, mais le cuistot est également fantastique ! En semaine, c’est aussi la cantine idéale. Le coin de verdure : Je suis Schaerbeekois ; le parc Josaphat est mon deuxième jardin. C’est là où mes enfants ont appris à faire du vélo... J’aime son côté vallonné, le choix des arbres, des essences, des parterres… Au fil de l’année, on voit passer les saisons et c’est un endroit qui ne perd jamais de son charme. Depuis l’ouverture de la laiterie, au cœur du parc, il y a de plus en plus d’animation. On peut aussi y aller pour socialiser. Le meilleur ambassadeur : Non pas un ambassadeur, mais des ambassadeurs. Je pense à tous les acteurs de l’économie circulaire à Bruxelles. C’est une excellente façade de la ville ; il y a une conjonction incroyable de gens qui ont des idées et de beaux projets (recyclage de bois, de nourriture, d’espaces de bureau). Et puis il y a un beau coup de main des politiques : je pense à BeCircular et aux lauréats de cette bourse qui ont toujours des projets incroyables. Par exemple, on peut citer Permafungi, les serres circulaires de Tomato Chili, ou encore les vélos en bambou de Cycad. La coopérative : Ma femme et moi nous sommes longtemps investis chez Bees Coop (photo), une coopérative bruxelloise durable, économique et écologique. Le crédo ? En souscrivant des parts, vous avez accès au supermarché, vous vous engagez à travailler 2h45 toutes les 4 semaines, ce qui permet de faire fonctionner le magasin. Le bar du coin : Chez Copain, sur l’avenue Rogier. Le staff est excellent ; on y boit de la bière, du vin et les cocktails sont bons ! ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 49 D.R. D.R.
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Community L’actualité Beci en photo De mi-novembre à début mai, en prélude élections régionales, Beci organisait un cycle de rencontres politiques avec les partis bruxellois, dans les salons du Cercle de Lorraine. Cycle clôturé avec les représentants de Défi : la secrétaire d’État bruxelloise au Commerce extérieur, Cécile Jodogne, et le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt. À cette occasion, ils ont reçu le Mémorandum Beci, proposant 91 mesures pour développer la Région. © Reporters 50 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 Le Palais de Justice de Bruxelles trésor négligé Le plus grand Palais de Justice du monde, c’est le nôtre. Le plus extraordinaire aussi, dans un enchevêtrement de styles presque surréaliste qui, finalement, lui confère un cachet unique, typiquement belge. © Axel Ruhomaully C ontre l’arbitraire des anciens régimes, la constitution de notre tout jeune pays avait posé en valeur cardinale une justice démocratique, puissante et indépendante des autres pouvoirs. Le désir et le concept étaient si puissamment inscrits dans Au XXIe siècle, la paix n'est pas seulement l'absence de guerre, mais surtout la présence de la justice. Rafael Correa les esprits que leur symbolisation dans un monument hors norme devint une priorité de l’État. La magnificence et la monumentalité du symbole, quel qu’en soit le coût, devait marquer les regards et les esprits ; elles y parvinrent, même au-delà de nos frontières. Mais aujourd’hui – autre temps autres mœurs ? – ce candidat au patrimoine mondial de l’Unesco, oublié sous les échafaudages depuis des lustres, se trouve dans un état de déliquescence pitoyable. Est-ce un reflet de l’idée dans laquelle on tient la justice aujourd’hui ? Le mot récent du député fédéral Gilles Vanden Burre1 peut aisément être lue en sens inverse : « La justice est dans un état de délabrement comparable à celui du Palais de Bruxelles ». L’importance du bâtiment et de sa symbolique se rappelleront bientôt à notre bon souvenir grâce au projet de l'organisation Meta-Morphosis qui prépare la publication d’un livre d’art qui retracera son histoire et portera diverses réflexions sur la justice ellemême, posées par une cinquantaine de personnalités de renom. Alizée Pauwels, Le Palais de Justice en quelques détails décoiffants : • 24.000 m² de surface au sol (150x160 et 104m de haut) • Salle des pas perdus : 3.600 m² • 8 cours intérieures pour permettre une illumination naturelle, 27 salles d’audience, 245 locaux de service reliés par des galeries • Coupole, hauteur visible depuis le hall d’entrée : près de 100 m • 1866-1883 : 17 années de construction, 3.000 maisons rasées pour libérer l’espace nécessaire en charge du projet, nous en explique les tenants et aboutissants : « Le fait que cet édifice est le plus grand palais de justice du monde a été un point de départ idéal. Nous avons souhaité célébrer ce lieu emblématique grâce à la réalisation d'un projet plurimédia : par une diversité d’approches, nous visons à toucher le plus large public possible pour le sensibiliser à la mémoire des lieux mais aussi à certaines problématiques que rencontre la justice aujourd’hui ; en effet, une cinquantaine de personnalités internationales prendront part à une réflexion sur la justice, parmi elles lesquelles Jean Ziegler, Hubert Reeves, Rafael Correa, Françoise Tulkens, etc. Leurs textes traiteront de thèmes en lien avec la Justice tels que l'Intelligence Artificielle, les droits de l'Homme, l’enfance, la liberté, le climat, l'éducation, les migrations, l’eau, l’art, la guerre, la peine de mort, les droits des animaux, l’enfermement… » Didier Dekeyser Info : meta-morphosis.be/palais-dejustice-de-bruxelles Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 51 1 Le Soir, 20/03/2019 D.R.
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Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Ahishakiye Boris PPE, Avenue de la Société Nationale 5 - 1070 Bruxelles del. : Ahishakiye Boris Aimé Pascaline PPE, Clos des Iris 11 - 1970 Wezembeek-Oppem Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Aimé Pascaline Ariane Zeba PPE, Bloemenlaan 37 - 1950 Kraainem Code Nace : 74101 - Création de modèles pour les biens personnels et domestiques 96099 - Autres services personnels del. : Zeba Ariane Au Sans Tâches PPE, Rue Joseph Brand 120 - 1030 Bruxelles Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Bacroix Marie Cécile Axon consultancy SNC, Sleeuwagen 6 - 1785 Merchtem Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 85599 - Autres formes d'enseignement del. : Lefebvre Martine Bakun Sebastien PPE, Avenue Louise 65 - 1050 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique 80300 - Activités d'enquête del. : Bakun Sébastien Barbara Enregisser PPE, Rue Fossé des Vaux 5 - 1490 Court-SaintEtienne Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Engerisser Barbara Bons Plaisirs SPRL, Rue Dieudonné Lefèvre 27 - 1080 Bruxelles Code Nace : 10860 - Fabrication d'aliments homogénéisés et diététiques 10890 - Fabrication d'autres produits alimentaires n.c.a. del. : Dirkx Sara 52 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 Brassart Florence PPE, Rue Ptolémée 12 - 1180 Bruxelles Code Nace : 69101 -Activités des avocats del. : Brassart Florence Brightbiz SPRL, Parvis Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace : 85592 - Formation professionnelle del. : Szombat Philippe Brussels Medical Prevention Center SPRL, Rue Newton 11 - 1000 Bruxelles Code Nace : 82300 -Organisation de salons professionnels et de congrès 86220 - Activités des médecins spécialistes del. : Carneiro Sudo Cecilia Buytaert Charles PPE, Rue SaintBernard 98 - 1060 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Buytaerts Charles Byn Matthias PPE, Avenue Le Marinel 151 - 1040 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Byn Matthias Cabinet Comptable Et Fiscal Paul David SPRL, Avenue Henry Dunant 4 - 1140 Bruxelles Code Nace : 69202 - Activités des comptables et des comptables-fiscalistes del. : Paul David Calystos SPRL, Boulevard Brand Whitlock 87 - 1200 Bruxelles del. : Guillamet Ronan Capitalotel SA, Chaussée de Vleurgat 191 - 1050 Bruxelles Code Nace : 55100 - Hôtels et hébergement similaire 55900 - Autres hébergements del. : Benali Hicham Cherchi Mariapaola PPE, Avenue Louise 526 - 1050 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats 69109 - Autres activités juridiques del. : Cherchi Mariapaola CitizenLab SA, Meusegemstraat 105 - 1860 Meise Code Nace : 47410 - Commerce de détail d'ordinateurs, d'unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé del. : Joxe Julien Coucou Shop SPRL, Place du Châtelain 23 - 1050 Bruxelles Code Nace : 46160 - Intermédiaires du commerce en textiles, habillement, fourrures, chaussures et articles en cuir 47715 - Commerce de détail d'accessoires du vêtement en magasin spécialisé 4771601 - le commerce de détail de vêtements de dessus, y compris les vêtements de travail, de sport et de cérémonie, en ttes mat. (tissus textiles, cuir, fourrure, etc.) pour homme, dame, enfant et bébé (assort. gén.) del. : d'Otreppe Isabelle Coupé & Partners SPRL, Allée Joseph Noiret 16 - 1410 Waterloo Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Coupé Olivier Curcio Natalina PPE, Avenue Winston Churchill 234 - 1180 Bruxelles Code Nace : 56210 - Services des traiteurs del. : Curcio Nathalina De Cnijf Consult (Pin Wheels Community) SPRL, Avenue Prudent Bols 139 - 1020 Bruxelles Code Nace : 61900 - Autres activités de télécommunication 73110 - Activités des agences de publicité 94120 -Activités des organisations professionnelles del. : De Cnijf Nathalie Community Deliveroo SPRL, Rue du Monastère 10 - 1000 Bruxelles Code Nace : 56290 - Autres services de restauration del. : Van Nuffel Rodolphe Dragone Isabelle PPE, L.A. Schockaertstraat 198 - 1600 SintPieters-Leeuw del. : Dragone Isabelle Duval Union Consulting SPRL, Dendermondsesteenweg 39 - 9000 Gent Code Nace : 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes 68201 - Location et exploitation de biens immobiliers résidentiels propres ou loués, sauf logements sociaux 69201 - Activités des experts-comptables et des conseils fiscaux del. : Caudron Jo EU Insight consulting PPE, Rue Général Lotz 7 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Marlet Christine GDT Transport et Logistic SPRL, Rue Saint-François 17 - 1210 Bruxelles Code Nace : 9523001 - la réparation de chaussures, bagages, articles de maroquinerie et articles similaires, en cuir ou en autres matières del. : Georges Kamdem Gesti-Amo SPRL, Rue Félix Delhasse 14 - 1060 Bruxelles del. : Abebe Hailelioul Grow Now SPRL, Chaussée de Louvain 487 - 1380 Ohain Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 73200 - Études de marché et sondages d'opinion 78100 - Activités des agences de placement de maind'oeuvre del. : Delhaye Caroline Growfunding ASBL, Boulevard Léopold II 276 - 1081 Bruxelles Code Nace : 64999 - Autres activités des services financiers del. : Lamote Frederik Hackages SPRL, Avenue Louise 54 - 1050 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique 85599 - Autres formes d'enseignement del. : Jiwan Kim Halls Sandy PPE, Avenue de Malmaison 14 - 1410 Waterloo Code Nace : 13990 - Fabrication d'autres textiles n.c.a. 85592 - Formation professionnelle 85599 - Autres formes d'enseignement del. : Halls Sandy Harou Olivier PPE, Avenue Albert 41 - 1190 Bruxelles Code Nace : 70210 -Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Harou Olivier Harras Amal PPE, Rue Anatole France 103 - 1030 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 82300 - Organisation de salons professionnels et de congrès del. : Harras Amal Henneuse Véronique PPE, Boulevard du Triomphe 132 - 1160 Bruxelles del. : Henneuse Véronique Huberlant Bernard Coaching PPE, Impasse de Fagneton 2 - 1367 Ramillies Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 71121 - Activités d'ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres del. : Huberlant Bernard Khadri Yamina PPE, Avenue de Tervueren 325 - 1150 Bruxelles del. : Khadri Yamina La Colmena SPRL, Quai Des Grands Augustins 55 - 75006 Paris - France del. : Vilchez Silva Beatriz La lustrerie - Centre d'entreprises solidaire de Schaerbeek SC, Rue des Palais 153 - 1030 Bruxelles Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Cornez Christelle Lawrence Muller SPRL, Rue du Kriekenput 11 - 1180 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Muller Lawrence Lazuli Compagnie SPRL, Avenue Louise 114 - 1050 Bruxelles del. : Deltour Fanny Lemoine Philippe PPE, Rue ReperVreven 137 - 1020 Bruxelles Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité del. : Lemoine Philippe Lubambu Tshilombo PPE, Villalaan 46 - 1500 Halle Code Nace : 46160 - Intermédiaires du commerce en textiles, habillement, fourrures, chaussures et articles en cuir 47410 - Commerce de détail d'ordinateurs, d'unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé 47750 - Commerce de détail de parfumerie et de produits de beauté en magasin spécialisé del. : Tshilombo Lubambu Maison Le Nain PPE, Rue des Champs Elysées 79 - 1050 Bruxelles del. : Lenain Gaetan Mboa Ngoie Georges PPE, Rue du Pavillon 2 - 1000 Bruxelles del. : Mboa Ngoie Georges Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 53
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Community Medi-Kali PPE, Avenue Limbourg 31 - 1070 Bruxelles del. : Kalinda Yvonne Miranda Benavides Carlos PPE, Allée des Freesias 10 - 1030 Bruxelles del. : Miranda Benavides Carlos Museum Box SPRL, Rue de la Courte 3 - 7134 Ressaix Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion d'installations informatiques del. : Blanchard Patrice My Coaching Spot SPRL, Parvis Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Masure Christine Nenerica Elena PPE, Rue Dodonée 61 - 1180 Bruxelles Code Nace : 85593 - Formation socio-culturelle 85599 - Autres formes d'enseignement 86909 - Autres activités pour la santé humaine n.c.a. del. : Nenerica Elena Nesting Ground SPRL, Rue Théodore Roosevelt 16 - 1030 Bruxelles Code Nace : del. : Lehue Marine Ngoh Narcisse PPE, Rue de la Clinique 120 - 1070 Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers 49410 - Transports routiers de fret, sauf services de déménagement del. : Ngoh Narcisse William NS Servicess SPRL, Boulevard de Waterloo 95 - 1000 Bruxelles del. : Semlali-El Kharraz Najib RHD Consult SPRL, Berkendallaan 46 - 1800 Vilvoorde Code Nace : 47512 - Commerce de détail de linge de maison en magasin spécialisé del. : Göktas Ramazan 54 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 RUSG - Royale Union Saint-Gilloise SCRL, Chaussée de Bruxelles 223 - 1190 Bruxelles Code Nace : 93121 - Activités de clubs de football del. : De Baene Jean-Marc Share 2 U PPE, Avenue des Croix de Guerre 128 - 1120 Bruxelles del. : Lemti Younes Skyforce Cyber Security SPRL, Avenue Louise 272 - 1050 Bruxelles Code Nace : 47640 - Commerce de détail d'articles de sport en magasin spécialisé 77210 - Location et locationbail d'articles de loisirs et de sport 93299 - Autres activités récréatives et de loisirs n.c.a. del. : Henri Christophe Small Business Partner SPRL, Avenue Charles-Quint 584 - 1082 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique del. : Regragui El-Moumni Morad Stephane Deckers PPE, Rue SainteMarie 1 - 1080 Bruxelles del. : Deckers Stephane Tille Christian PPE, Rue Juliette Wytsman 74 - 1050 Bruxelles del. : Tille Christian Tourment Isabelle PPE, Avenue des Petits Bois 5 - 1640 RhodeSaint-Genèse Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 85599 - Autres formes d'enseignement del. : Tourment Isabelle Toussaint Karin PPE, Avenue de Tervueren 86 - 1040 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 85592 - Formation professionnelle del. : Toussaint Karin Transcendent Group Belgium SA, Place du Champ de Mars 5 - 1050 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Jongen Nicolas United Investment Europe SA, Rue Laid Burniat 3 - 1348 Louvain-laNeuve Code Nace : 64200 - Activités des sociétés holding 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 72190 - Recherchedéveloppement en autres sciences physiques et naturelles del. : Deglas Aline Urbios PPE, Rue des Pêcheries 118 - 1180 Bruxelles del. : Ursini Régis Valcke Ann PPE, Place du Bourgmestre J-L Thys 1 - 1090 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Valcke Ann Welsch Anne PPE, Chaussée de La Hulpe 177 - 1170 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Welsch Anne WeWork Belgium SPRL, Avenue du Port 86 - 1000 Bruxelles Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Benadda Yasmine Weyten Pierre PPE, Rue des Bassins 38 - 1070 Bruxelles Code Nace : 16230 - Fabrication de charpentes et d'autres menuiseries 43320 - Travaux de menuiserie del. : Weyten Pierre www.archi-tect.be SPRL, Rue des Sablons 9 - 1000 Bruxelles Code Nace : 71111 - Activités d'architecture de construction del. : DeCleyn Walther Zwings Audrey PPE, Avenue des Hêtres Rouges 20 - 1970 Wezembeek-Oppem Code Nace : 58110 - Édition de livres 90031 - Création artistique, sauf activités de soutien del. : Zwings Audrey Agenda 13 & 20.06 & 04.07 Accélération digitale by Telenet x Beci STRATÉGIE & GESTION 13.06 Les bases de la gestion de projet pour PME et TPE 13.06 Définissez la mission de votre entreprise 24 & 25.06 The Language Technology Industry Summit MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 11.06 Plus de 90 trucs pratiques pour mieux gérer votre temps 13.06 Regarder les forces des gens : la révolution du People Management 19 & 24.06 Table de la Réussite avec un grand R 21.06 L’intelligence collective au service de la motivation VENTE, MARKETING & COMMUNICATION 11.06 Facebook : créez une communauté engagée 11 & 14.06 Module de formation : sales starter/ booster 11.06 Capsule vidéo : filmer et monter une vidéo, initiation pratique 13.06 Instagram : valorisez votre image de marque 13.06 Augmentez vos relations clients grâce à l’outil gratuit Chatfuel 18.06 Prospecter avec LinkedIn 18.06 Sublimez vos photos avec votre smartphone 20.06 Améliorez les performances de votre site grâce à Google Analytics ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be FORMATIONS SUR MESURE Vous souhaitez développer vos compétences, accroître la performance de vos collaborateurs, renforcer l’esprit d’équipe de votre entreprise ? Nos formations peuvent se décliner dans votre entreprise. Vous ne trouvez pas la formation que vous cherchez ? Contacteznous ! Notre programme de formations est établi en fonction des demandes que vous nous formulez. ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 20 au 29.08 L’essentiel du droit du travail 19.09 Les sociétés de management : intérêts, risques et impact du nouveau Code des Sociétés ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be 28.06 Partenariat économique UE-Japon : comment en bénéficier ? ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be Bruxelles Métropole - juin 2019 ❙ 55 WORKSHOPS GRATUITS STARTERS & RESTARTERS 11.06 Et si la reprise était une opportunité ? 18.06 Sales DNA© : développer votre talent 25.06 Les composantes d’un branding fort 02.07 Comment utiliser le digital pour gagner des clients ? 09.07 Attirer son futur client grâce au content marketing ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be FISCALITÉ & FINANCES 13.06 Gestion des risques : est-ce que mon business tient la route ? 14.06 Lunch : tour d’horizon des subsides à Bruxelles 18.06 Trucs et astuces pour mieux gérer votre trésorerie 26.06 Networking thématique – blockchain : du mythe à la réalité ➜ Erik Thiry +32 2 643 78 36 – eth@beci.be
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Community ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be 12.06 & 19.06 Beci Welcome Breakfast 18.06 Croisière Afterwork 27.06 Speed Business Lunch 02.07 Lunch restarter 04.07 Garden Party: Best Of Belgium Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) **En néerlandais uniquement Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO 28-29 4Ocean Addax Motors Ageas Agentschap Innoveren en Ondernemen Agoria Ahooga Apple Armacelle Benelux Art&Build Association des villes et communes flamandes ASX-Ibeco BDO Bebat BeCommerce Beef Take Bees Coop Belgo Ethiopian Association BelSquare Bigh Bioorg Boentje Café Bond Beter Leefmilieu Bopro Bpost Brussels Airport Bruxelles Environnement Bruxelles Propreté Café Begin Cargo Velo Cenergie Cercle de Lorraine Cercle des Voyageurs, Le CityDepot CMS De Backer CO2logic Colruyt Group 36-37 34-35 36-37 44-45 8-10 48 20-21 28-29 36-37 36-37 44-45 31 36-37 46 49 6 4-5 28-29 28-29 49 36-37 36-37 36-37 38 22-23 ; 34-35 22-23 6 36-37 41-42 50 6 36-37 44-45 38 30 ; 36-37 56 ❙ Bruxelles Métropole - juin 2019 Comeos Confédération Construction Copain, Chez CSTC Cycad Daoust Delta Development Desso Ecosia Enterprise Europe Network Extensa Fairphone Fairtrade Belgium Family, The FEB Febeliec Febiac FGTB 8-10 41-42 ; 44-45 49 41-42 49 17 28-29 28-29 28-29 18 13-14 28-29 8-10 4-5 12 ; 31 ; 36-37 31 8-10 12 Fondation Roi Baudouin Fonds des Calamités GDA-Traxio Global Art Concept Greenpeace Gymlib Hotel Brussels, The Ihecs Jacques Delens KBC Knauf Kokob Lateral Thinking Factory Lidl Belgium Lijn, De Lloyd’s Local Solutions Development Group Loft 58 36-37 34-35 8-10 41-42 31 4-5 32 6 41-42 24-25 20-21 6 28-29 20-21 26 34-35 28-29 6 Mabru Max Mediahuis Menu Next Door Mercato Metropolitano Meta-Morphosis Montea Ocean Cleanup Permafungi Persgroep, De Port d’Anvers Prayon Renta Rwashoscco Sapa Extrusion Shift, The Shopera Siamu Sibelga Skyfarms Space Laser Game Space X Stib Stratec Tesla Tomato Chili Toukoul Tour & Taxis Travail & Vie Triodos UCM Umicore UWE Vivaqua Voka VUB Wallonie Belgique Tourisme Wienerberger 20-21 49 24-25 4-5 28-29 51 20-21 28-29 49 26 20-21 20-21 8-10 8-10 20-21 20-21 ; 34-35 8-10 34-35 20-21 49 4-5 28-29 30 36-37 28-29 49 6 13-14 20-21 34-35 8-10 24-25 8-10 34-35 8-10 36-37 4-5 20-21 Entreprises et transmission > 3 entreprises à remettre Prestataire Grossiste B2B d’accessoires de mode CA : > 1 Mo€ 1 à 10 employés de services dans le secteurde l’immobilier, photographie 360°, plans CA : < 1 Mo € 1 à 10 employés Articles et mobilier de décoration CA : 5 à 10 Mo € 20 à 30 employés Le Hub Transmission de BECI, première organisation de la Région Bruxelles Capitale en cession/acquisition d’entreprises, publie ses nouvelles offres. > Pour un client repreneur, le Hub Transmission recherche Entreprise active dans le secteur agroalimentaire, médical, IT, import-export Bruxelles, Wallonie Valeur d’acquisition : de 100K à 1 Mo€ Vous souhaitez céder votre entreprise, en partie ou totalement ? Vous êtes intéressé(e) par l'une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l'un de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • Erick Thiry +32 2 643 78 36 • transmission@beci.be

2019.06 Brussel Metropool


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WOORD VOORAF Technologieën zijn de oplossing, niet het probleem Laten we er geen doekjes om winden. De budgettaire context is veeleisend. De economische groei blijft op een laag pitje. Handelsoorlogen te breken. De financiering van de gezondheidszorg en van de bevolking roept heel wat vragen op. Door de demografische gr de infrastructuur moeten aanpassen. En ondertussen moet de onder controle blijven. De nieuwe executieven krijgen na de verkie wat uitdagingen voorgeschoteld. Brussel beschikt over beperkte marges voor de financiering beleidsmaatregelen. Met de inzet van technologie kunnen we echter en de efficiëntie van diensten aanzienlijk verbeteren. Dankzij de op processen, ook in de dienstverlening aan burgers en bedrijven, kan bereikt met minder middelen. Hierdoor komt energie vrij voor ander Nu, dit is slechts één aspect van het technologische vraagstuk. Brussel kan een ecosysteem opzetten waarmee een degelijke Smar komt. Maar dat vereist de inzet van 5G. Brussel hoofdstad van Eur dit opzicht het voorbeeld geven. In het vooruitzicht van de verkie in het licht van bepaalde irrationele angsten heeft de aftredende regering deze materie op de lange baan geschoven. Het is nu redelijke emissienormen aan te nemen, die overeenstemmen aanbevelingen van de WGO. Zonder technologie blijft een duurzame stad een utopie. Dankzij technologie zal Brussel beter scoren, zeker wat het milieu betre Met een open databeleid verlopen de verkeersstromen vlotter Intelligente meters en gebouwen optimaliseren het energieverbruik. Intelligente vuilnisbakken dragen bij tot meer netheid. De rechtstreekse integratie van operatorgegevens en van parkeergeleidingssystemen verbetert de parkeergelegenheid. Een efficiëntere controle verhoogt de verkeersveiligheid. En de invoering van een intelligente kilometerheffing om de mobiliteit in Brussel beter te beheren, zou talloze toepassingen hebben. Om een innovatiepremie te verkrijgen of de energieprestatie gebouwen (EPB) te verbeteren blijven de procedures te omslachtig. hier kunnen digitalisering, online verspreiding van informatie en van de blockchain technologie aanzienlijke voordelen opleveren. Het is nu tijd om voorrang te verlenen aan technologie in Brussel. Zij draagt trouwens bij tot een beter milieubeleid. Marc Decorte, Voorzitter an Beci Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 46 – Juni 2019 In September: Mobiliteit Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Giles Daoust, Johan Debière, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Vincent Delannoy, Mehdi Ferron, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, David Leyssens, Cédric Lobelle, Laura Rebreanu, Guy Van den Noortgate, Matthias Vanheerentals en Peter Van Dyck. Productie Opmaak db Studio.be Druk db Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 News 4 6 8 Beci online Podcast : Haile Abebe Digest Ideeën 12 13 17 Gasthoofdredacteur David Leyssens Voor of tegen de verplichte vergoeding van stagiairs? Smart Mobility rond Tour & Taxis dankzij collectieve intelligentie Open Source International 18 Green 20 22 24 26 28 30 31 32 34 36 38 41 43 10 tips om Europese overheidsopdrachten binnen te halen David Leyssens: “Sign for my future, een geweldige kans” Het klimaatvraagstuk: een familiale aangelegenheid Thomas en Alexia Leysen: “Het komt erop aan elkaar te inspireren” Koen en Cecile Verwee: “Iedereen moet mee het bad in” Olivia en Steven Beckers: “We kunnen en moeten meer doen voor het klimaat” Robert en Alice Fontaine: “2030 als deadline, da’s te laat” Isabelle en Elodie Chaput: “Waar blijven de specialisten?” Egbert en Mathilde Buursink: “Het mag niet bij woorden blijven” Omgaan met klimaatrisico’s, de nieuwe uitdaging voor steden Green Deal voor stedelijke logistiek Brussels Airport economisch en ecologisch kampioen Kringloopbouw: minder afval, meer hulpmiddelen en banen Brussel ondersteunt uw project in de circulaire economie! Dynamiek 44 46 47 Ingaan op overheidsopdrachten: enkele aanbevelingen Starter: Beef Take De BVBA is dood, lang leve de BV! Community 48 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 49 50 51 52 55 56 Kleine verhalen van grote ondernemers Een groene wandeling met Augustin Nourissier Het Beci nieuws in beeld Het Justitiepaleis van Brussel, een verwaarloosde schat Toetredingsaanvragen Agenda Index Een eigen bureau kopen of investeren in studio’s? Een goeie vraag voor onze Immo experts Contacteer de experts van KBC Brussels Live op 02 303 31 60 van maandag tot vrijdag van 8u tot 22u en op zaterdag van 9u tot 17u. V.U. : KBC Group NV, Havenlaan 2, 1080 Brussel, België. BTW BE 0403.227.515, RPR Brussel.
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Beci online Social Media Lees in dit nummer het podcastinterview van Haile Abebe (p. 6). Om al onze podcasts te beluisteren – dus ook het gesprek met Nicolas Van Rymenant (Menu Next Door, The Family) – bezoekt u de volgende pagina: www.beci.be/podcast. De podcasts zijn in de taal van onze gesprekspartners opgenomen. Beci publiceerde in mei een eerste podcastinterview in het Nederlands. #BECImember : Vastgoedadvies aan eigenaars, bewoners, investeerders of ontwikkelaars. BelSquare begeleidt uw projecten. Zie http://www.bel-square.be/nl. Sold out : In samenwerking met Wallonie Belgique Tourisme vertrekt de Beci-cruise op 18 juni vanuit de omgeving van de Van Praetbrug, aan boord van de Verdi. Zes weken om uw project een boost te geven en uw bedrijf te lanceren, met de Beci Business Challenge. Meer informatie? eei@beci.be Volg ons op Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 Beci online In uw nieuwsbrief van mei Globalisering, flexibiliteit, digitalisering … Enkele eigenschappen van een veranderende arbeidswereld. Om inzicht te krijgen in de New Ways Of Working leest u best ons dossier. Het werd samengesteld in overleg met Gymlib. Gratis te downloaden op go.beci.be/nl/new-ways-of-working. Mocht u het nog niet weten, de Ronde van Frankrijk vertrekt op zaterdag 6 juli vanuit Brussel, maar zal vanaf woensdag 3 juli een impact hebben op de mobiliteit in de stad. Het artikel hierover leest u op onze website. Dit leest u op onze website U kunt deze artikelen ook vinden op https://www.beci.be/nl/ Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 5
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Podcast Haile Abebe : eerst ingenieur, dan serial entrepreneur in de ‘food’ Haile Abebe is de oprichter van restaurant Toukoul en van drie andere inrichtingen waar gerechten en cultuur elkaar treffen: le Cercle des Voyageurs, Café Begin en de Loft 58 (de cafetaria van de Ihecs). Deze ingenieur van opleiding nam een scherpe bocht in zijn leven om een oude droom waar te maken: Brussel laten proeven aan het exotisme van de keuken van Ethiopië, zijn geboorteland. Van links naar rechts: Tarik Hennen, Elisa Brevet en Haile Abebe tijdens de opnamen van de podcast. Wanneer besluit een ingenieur om alles op te geven en zijn eerste restaurant te openen? Wanneer deze ingenieur beseft dat hij niets anders meer doet dan projectmanagement. Wat mij betreft, voelde ik niets meer voor technische zaken. Ik koesterde al geruime tijd de droom om een eigen bedrijf op te zetten. Wie lang voor iemand werkt, komt vroeg of laat tot de conclusie “Wel, al wat ik doe zou ik evenwel voor mezelf kunnen doen.” U bent van oorsprong Ethiopisch. Verlangde u om de geschiedenis en cultuur van uw land bekend te maken? Ik heb lang genoeg in Brussel geleefd om in te zien dat de mensen hier Ethiopië nauwelijks kennen. Ik had daar wat moeite mee. Ik kom uit een land met een lange geschiedenis. Ik denk aan de hongersnood en alles wat er in de jaren 80 gebeurde. Ik wilde dit land beter laten kennen. Wist u van meet af aan dat de Ethiopische keuken zoveel succes zou oogsten? Je begint nergens aan zonder kennis. In die tijd richtte ik samen met mijn familie en Ethiopische vrienden de Belgo Ethiopian Association op. Deze vzw bestaat nog steeds. Via deze structuur konden wij evenementen organiseren en het concept uittesten. Dat viel enorm mee. Iedereen die iets van gastronomie afwist, droomde van een Ethiopisch restaurant in de stad. Na uw eerste restaurant, de Kokob, creëerde u een tweede concept: de Cercle des Voyageurs. Dat klopt! De aanpak was verschillend want ik zag de mogelijkheid in om er ook cultuur bij te betrekken. Het was overduidelijk dat ik me niet kon beperken tot catering en business. Er was iets anders nodig, om een boodschap over te brengen. Om mensen ontvankelijk te maken voor andere culturen, moet je waarschijnlijk diverse kanalen gebruiken. De presentatie van boeken, films, tentoonstellingen, concerten, noem maar op. Het werd een mooie uitdaging. Hebt u al deze projecten op uw eentje ondernomen? Wel, dat hangt af van de omvang en de reikwijdte. Alles op zijn eentje verwezenlijken is geen gemakkelijk te bereiken ideaal. Het blijft ten slotte een moeilijke sector … ● Elisa Brevet Deze ontmoeting kunt u integraal beluisteren op de Next Step podcast: https://www.beci.be/podcast. Een podcast om naar te luisteren… Serial : als u zich graag in de rol van een politieinspecteur voorstelt, zal deze Amerikaanse podcast zeker in de smaak vallen! Dankzij producer Sarah Koenig speelt het onderzoek naar de moord op Hae Min Le in 1999 zich doorheen meerdere afleveringen af. Een spannende en adembenemende podcast. 6 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 D.R. HET SNELSTE INTERNET? WE STELLEN HET U ZONDER BLABLA VOOR. Als ondernemer heeft u geen tijd te verliezen. Schrijf uw zaak dus in voor het snelste bezoek 1 van één van onze Brusselse Telenet Business Account Managers. Zo checken wij uw connectiviteit én krijgt u achteraf de kans om ons snelste internet 2 gratis te testen. Surf naar telenet.be/BxLBusiness MAAK NU EEN AFSPRAAK Tawfi k Account Manager Telenet Business in Brussel 1 Geen nood, als u meer vragen heeft, maken we daar met plezier het langste bezoek van. 2 Gebaseerd op een analyse door Ookla® van Speedtest Intelligence® -gegevens voor Q2-Q3 2018 in België. Meer info op http://www.speedtest.net/awards/belgium. Ookla-handelsmerken zijn gebruikt onder licentie.
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News Beci-UWE-Voka ontmoeten Charles Michel en de ministers-presidenten Op 7 mei ontmoetten de gewestelijke werkgeversvertegenwoordigers Olivier Willocx (Beci), Hans Maertens (Voka) en Olivier de Wasseige (UWE) de Belgische Premier evenals de Vlaamse, Brusselse en Waalse Minister-Presidenten. Met dit initiatief dragen Beci, Voka en UWE een gemeenschappelijke boodschap uit voor de volgende gewestelijke en federale coalities: 12 prioriteiten voor de volgende regionale en federale coalities. Hoe sterk geregionaliseerd de economische bevoegdheden in België ook zijn, de drie gewestelijke werkgeversvertegenwoordigers delen een gemeenschappelijke visie rond zes belangrijke sociaaleconomische domeinen waar fundamentele ingrepen dringend nodig zijn om in elk gewest het niveau van de economie en van de samenleving op te krikken. Deze domeinen zijn mobiliteit, onderwijs, de arbeidsmarkt, de overheid, energie en innovatie. Voka, UWE en Beci zijn het erover eens: we mogen ons niet tevreden stellen met de goede economische situatie van de afgelopen jaren. De conjunctuur gaat stilaan naar beneden en de structurele uitdagingen zijn aanzienlijker dan ooit. “Een aantal belangrijke economische en sociale verschuivingen die al geruime tijd aan de gang zijn, zullen zich in de loop van de volgende legislatuur voltooien. In deze omstandigheden kan de overheid rekenen op de ondernemers, want die zullen zich blijven inzetten voor innovatie, uitmuntendheid, welvaart en werkgelegenheid”, stelt Hans Maertens (Voka). is voor onze ondernemingen. Dus geven we zelf het goede voorbeeld. Begin april al gaven we gezamenlijk onze visie voor het Brusselse Gewest, en nu voor heel het land”, aldus Olivier Willocx (Beci). Informatie: www.beci.be/nl/whitepapers/ Angélique Karekezi, ambassadrice van fairtrade koffie Naar aanleiding van de Werelddag van Eerlijke Handel op 9 mei jl. nodigde Fairtrade Belgium Angélique Karekezi uit. Zij is managing director van Rwashoscco, een Rwandese koepelorganisatie die 6 coöperatieven van koffieproducenten vertegenwoordigt, waarvan 5 met een Fairtrade certificaat. Enkele jaren geleden maakte Rwashoscco de keuze om specifiek in te zetten op de versterking van de rol van vrouwelijke producenten. Aan de basis van het sterke engagement van Angélique ligt haar eigen ervaring. “Ik ben opgegroeid in een maatschappij waar vrouwen minder kansen “De agenda van de bedrijfswereld is duidelijk en is bedoeld om het niveau in elk gewest te verbeteren. Wij wensen dat de toekomstige coalities dit in de praktijk zullen brengen. Hiervoor kunnen ze nu al rekenen op onze samenwerking”, verklaart Olivier de Wasseige (UWE). De werkgevers uit de drie gewesten willen met deze samenwerking een duidelijk signaal geven: “Grote uitdagingen zoals de files, een betere tewerkstellingsgraad of een effectief energiepact laten zich niet tegenhouden door gewestgrenzen. Wij vragen de politici dat ze over gewesten bevoegdheidsgrenzen heen een beleid voeren dat goed 8 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 kregen dan mannen.” ‘Angelique’s finest’ werd gelanceerd om een extra boost te geven aan dit project. Het merk – dat nog niet te vinden is op de Belgische markt – is het resultaat van haar engagement en haar dromen. De koffie van uitzonderlijke kwaliteit wordt geproduceerd door 200 geëngageerde vrouwen. Zij staan in voor elke stap van het proces, van het telen van de koffiebessen tot de packaging en vermarkting. Dit product is eerst en vooral de verwezenlijking van de droom van Angélique om vrouwen de macht te geven in de koffiesector. Met de historisch lage marktprijzen blijft van de marge van de koffieboer helaas nagenoeg niets meer over. Fairtrade Belgium roept bedrijven op om hun verantwoordelijkheid te nemen en een hogere prijs te betalen. En aan consumenten: kies nu in ieder geval voor koffie waarvan de prijs ten minste de kosten voor een duurzame productie dekt. Ruimer gezien bevordert het Fairtrade@work programma het engagement op meerdere niveaus voor een duurzamere maatschappij, die respect heeft voor mens en milieu. De meest vooruitstrevende bedrijven ontvangen een “Fairtrade Award”, die getuigt van hun engagement. Informatie : www.fairtradebelgium.be News Ahooga blaast e-bike batterijen nieuw leven in Ahooga, de Belgische startup gekend voor zijn ultralichte elektrische fietsen, introduceert een nieuwe dienst voor de re-conditionering van de Li-Ion batterijen. Ahooga is ervan overtuigd dat de elektrische fiets een versnellende rol kan spelen in de transformatie van steden, maar beseft dat Lithiumion batterijen een negatieve impact hebben op het milieu, dat toxische lekken regelmatig gebeuren sinds het begin van de 21ste eeuw en dat bodem en waterwegen vervuild geraken door een slechte behandeling van afgedankte batterijen. Door deze batterij reconditioning service te lanceren, wil Ahooga het publieke bewustzijn vergroten en stappen zetten om de producten en diensten zo duurzaam mogelijk te maken. De service wint alle componenten van een gebruikte batterij terug, verwijdert de cellen die het einde van hun levensduur hebben bereikt en vervangt ze door nieuwe cellen. Dit alles 50% goedkoper dan een nieuwe batterij. Febiac en Renta vormen samen met de GDA een alliantie en herinneren aan de rol van de autosector in België De Automobiel- en Tweewielerfederatie (Febiac), de Belgische federatie van voertuigverhuurders (Renta) en de Groepering van autodealers (GDA-Traxio) sluiten een verbond. De bedoeling is om de samenhang en de impact van hun dagelijkse inzet voor de autosector, voor de werknemers uit die sector, maar vooral voor de gebruikers van hun producten en diensten – de burgers en bedrijven – te bevorderen. Juridische kwesties, gemeenschappelijke communicatie, data, fiscaliteit, opleiding en mobiliteit: allemaal aspecten van de synergie die bekrachtigd werd door de ondertekening van het samenwerkingsakkoord. “Het groeiende belang van de mobiliteit voor de welvaart van de maatschappij en het individuele welzijn, de groei van het goederenvervoer over de weg, maar ook de groeiende noodzaak aan een multimodaal vervoer gekoppeld aan de opkomst van vervoersmiddelen om ‘de laatste kilometer af te leggen’ zijn elementen die aan de basis lagen van het samenwerkingsakkoord,” legt Denis Gorteman, Ondervoorzitter van FEBIAC, uit. Na de succesvolle lanceringcampagne van zijn nieuwe model, de Modular Bike, levert Ahooga binnenkort de eerste exemplaren aan zijn klanten. Dit model is een elektrische, lichte, adaptieve en compacte vrachtfiets. Hij weegt slechts 16 kg maar heeft een verrassend hoog draagvermogen van 155 kg, waardoor ook kinderen kunnen worden vervoerd. Deze lichtgewicht fiets heeft bovendien een ‘space saver’ functie waardoor hij ook in smalle opslagruimten (een gang, studio of garage) een plaatsje vindt. De naam illustreert ook de modulariteit van de vele configuratieopties: carbonriem, geïntegreerde versnellingen, zelfopladende batterij, sport- of comfortstuur enz. Momenteel ontwerpt Ahooga zijn eigen frames in Brussel. Het lassen en monteren van de fietsen gebeurt in Oost-Europa met in België ingekocht aluminium. Voor de eerste 250 eigen exemplaren van dit nieuwe model transformeert het Brusselse bedrijf zijn gebouwen in een stedelijke microfabriek. Het is de bedoeling om een 100% lokale productie in Brussel uit te testen, als business case. Informatie: https://ahooga.bike “Deze koepelorganisatie waarin onze respectieve knowhow gebundeld wordt, wil vooral de welvaart en het welzijn bevorderen dankzij oplossingen die de autosector – via zijn activiteiten, producten en diensten – ontwikkelt en aanbiedt,” zegt Peter Daeninck, Ondervoorzitter van Traxio en voorzitter van GDA. De drie organisaties willen niet alleen de schijnwerpers op dit akkoord richten, maar ook aan de rol van de autosector in ons land herinneren. De drie activiteitsdomeinen die FEBIAC, Renta en GDA-Traxio vertegenwoordigen, zijn goed voor 120.000 banen in België en dragen via de Van links naar rechts: Miel Horsten, Denis Gorteman en Peter Daeninck. Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 9
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News fiscaliteit elk jaar voor 20 miljard euro bij aan het budget van de overheid. Alle drie hebben oog voor kwesties zoals de mobiliteit en de vergroening van het wagenpark. Daarom onderstrepen ze ook de inspanningen die de sector levert, om almaar milieuvriendelijkere voertuigen en diensten op de markt te brengen. Daarnaast herinneren de drie verenigingen eraan dat ze positief staan ten opzichte van fiscale maatregelen om het wagenpark te vergroenen en nieuwe mobiliteitsdiensten te bevorderen. “FEBIAC, Renta en GDA-Traxio willen dat het debat over de auto in het algemeen en over de bedrijfswagen in het bijzonder weer in alle sereniteit gevoerd wordt. Onze drie verenigingen pleiten voor een langetermijnvisie die de invoering omvat van een fiscaliteit met positieve impulsen,” besluit Miel Horsten, Voorzitter van Renta. Informatie: www.febiac.be ; www.renta.be ; www.traxio.be De nieuwe handelsvereniging van Brussel heet Shopera De nieuwe handelsvereniging ‘Shopera’ wil de zone tussen de Beurs en het Rogierplein opwaarderen en laten uitgroeien tot de grootste handelswijk van Brussel en België. Shopera werd op 3 mei over de doopvont gehouden en is een initiatief van de handelsfederaties Comeos, Beci en UCM. Algemene Vergadering BECI - Kamer van Koophandel Brussel vzw Onze leden worden uitgenodigd tot het bijwonen van de gewone algemene vergadering van BECI - Kamer van Koophandel Brussel die zal plaatsvinden in de vergaderzalen van de Louizalaan 500, 1050 Brussel op woensdag 2 oktober 2019 om 16.00 uur. Agenda • Goedkeuring van de notulen van de Gewone Algemene Vergadering van 3 oktober 2018 • Verslag van de Raad van Bestuur • Verslag van de Commissarisrevisor • Goedkeuring van de rekeningen van het boekjaar 2018-2019 • Goedkeuring van de ontwerpbegroting en vaststelling van het bedrag van het lidgeld voor het boekjaar 2019-2020 • Kwijting aan de Bestuurders en Commissarisrevisor • Raad van Bestuur : benoemingen en ontslagen • Toespraak van de Voorzitter • Uitreiking van de Medaille van BECI – Kamer van Koophandel Brussel 10 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 Marc Decorte, Voorzitter Quentin Huet, manager van Shopera, somt de drie doelstellingen op van de nieuwe handelsvereniging: “We gaan er voor zorgen dat de zone net en proper is, daarna dat ze ook veilig is voor de klanten op elk moment van de dag. We gaan een hele reeks activiteiten organiseren om de zone opnieuw dynamisch te maken. We werken hiertoe nauw samen met de Stad Brussel.” Brussels burgemeester Philippe Close is bijzonder tevreden: “De Stad Brussel steunt dit initiatief, waardoor we nauwer zullen kunnen overleggen met de handelaars van de ‘Shopera-zone’ over de bestaande problemen. Het doel van de vereniging is om een nieuwe dynamiek te verlenen aan de zone tussen de Beurs en Rogier, die o.a. de Nieuwstraat, het Muntplein en de Anspachlaan omvat. We ondersteunen graag projecten die de Brusselaars en de bezoekers van het stadscentrum een betere beleving bieden.” Shopera gaat ook diensten aanbieden aan de handelaars zoals gratis opleidingen en een app om rechtstreeks te communiceren met de collega’s. Info : www.beci.be Algemene Vergadering BECI - Verbond van Ondernemingen te Brussel vzw Onze leden worden uitgenodigd tot het bijwonen van de gewone algemene vergadering van BECI – Verbond van Ondernemingen te Brussel die zal plaatsvinden in de vergaderzalen van de Louizalaan 500, 1050 Brussel op woensdag 2 oktober 2019 om 16.30 uur. Agenda • Goedkeuring van de notulen van de Gewone Algemene Vergadering van 3 oktober 2018 • Verslag van de Raad van Bestuur • Verslag van de Commissarisrevisor • Goedkeuring van de rekeningen van het boekjaar 2018-2019 • Goedkeuring van de ontwerpbegroting en vaststelling van het bedrag van het lidgeld voor het boekjaar 2019-2020 • Kwijting aan de Bestuurders en Commissarisrevisor • Raad van Bestuur : benoemingen en ontslagen • Toespraak van de Voorzitter Marc Decorte, Voorzitter KANTOREN TE KOOP eshop VERKOCHT CV OPPORTUNITEITEN VOOR ZELFSTANDIGEN EN KMO’S IN BRUSSEL GENIET VAN TALRIJKE PREMIESOM UW ACTIVITEITEN TE BOOSTEN! ONTDEK WAT NIEUW IS OP WWW.PREMIESKMO.BRUSSELS
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Ideeën Voor of tegen de verplichte vergoeding van stagiairs? Afgelopen maart gingen in Québec meer dan 40.000 studenten de straat op om betaling te eisen voor alle stages. Een dergelijk debat is ook in België gerechtvaardigd. Angela Sciacchitano, secretaris-generaal van de ABVV Jongeren De beloning van stagiairs is voor ons een evidentie. Aangezien de stagiair betrokken is bij de productie van waarde binnen het bedrijf, verdient hij te worden betaald. Daarom dringen wij aan op de veralgemening van de overeenkomst over beroepsinlevingsstages. Deze overeenkomst voorziet in de mogelijkheid om de stagiair tot 796 € per maand te betalen en verplicht de werkgever om hem te verzekeren tegen arbeidsongevallen. Dit is een billijke vergoeding die aangepast is aan de realiteit van de stages, die gedeeltelijk bestaan uit een leerproces dat in verband staat met de studierichting, maar ook uit een echte professionele bijdrage. Bovendien zien we dat de stagiairs overgekwalificeerd zijn. Dit is namelijk het geval in Brussel, waar Europese lobbies vaak stagiairs aanwerven op een indrukwekkend academisch en professioneel niveau. Zij maken misbruik van hun vestiging in de Europese wijk om hooggekwalificeerde jongeren in dienst te nemen voor louter productief werk. De hogescholen en universiteiten zijn soms zelfs medeplichtig, want ze moedigen studenten aan – of dwingen ze – om blindelings stages te aanvaarden om hun studiejaren te valideren. We hebben dan te maken met studenten van wie de CV’s echte vaardigheden aantonen en die toch onbetaalde stages doorlopen om tegemoet te komen aan de academische richtlijnen. Laten we de ondernemingen eraan herinneren dat het doorlopen van een stage een serieuze kost vertegenwoordigt voor de student (huisvesting, vervoer, beroepskleding …). Ook zien we dat studenten, die vaak afhangen van een studentenjob om in hun basisbehoeften te voorzien, niet langer de tijd of de energie hebben om zowel een stage als een studentenjob aan te nemen. Joris Vandersteene, Senior Manager HR Projects, VBO De beslissing om een stagiair al dan niet een vergoeding toe te kennen, moet door de werkgever worden genomen en mag in geen geval worden opgelegd. Stages zijn zeer divers, van observatie tot eindstage. Bovendien bestaat de stage uit twee componenten: het leerproces binnen de gastorganisatie en het integreren van de stagiair in de waardecreatieketen. Toch stellen we vast dat, afhankelijk van de duur van de stage of het opleidingsniveau van de stagiair, de balans in de ene of andere richting zal overhellen. Deze stages maken meestal deel uit van het academisch parcours van de studenten. De opvang van één of meerdere stagiairs in een onderneming is een noodzakelijke aanvulling op het onderwijs zelf, dat op zich niet voldoende is om jongeren optimaal te integreren in de Brusselse beroepswereld. De stagiair moet dus in de ervaring die hij in de onderneming opdoet, een vorm van beloning vinden, via de consolidatie van zijn theoretische en technische kennis. Bedrijven verplichten om stagiairs in alle omstandigheden een vergoeding toe te kennen, beperkt zowel de mogelijkheden van ondernemingen om studenten te ontvangen en op te leiden, als de mogelijkheden van studenten om een eerste of tweede beroepservaring op te doen. Ten slotte zou deze betalingsverplichting ontegenzeggelijk gevolgen hebben voor KMO’s en starters. Het is echter binnen zulke bedrijven dat ondernemerschap het sterkst aanwezig is. De jongeren krijgen de kans om volledig geïntegreerd te worden in de strategische dimensie die deze bedrijven voortstuwt. We moeten de ondernemersgeest in Brussel stimuleren, en dat kan via aanmoediging en inspiratie, niet door steeds meer beperkingen op te leggen aan bedrijven. ● Mehdi Ferron (st.) 12 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 © Getty Mobiliteit Smart Mobility rond Tour & Taxis dankzij collectieve intelligentie Hoe los je mobiliteitsproblemen op? Wat met de zachte mobiliteit? Deze onderwerpen kwamen aan bod tijdens een reeks workshops in het raam van de ‘Smart Mobility Hub’, een samenwerking tussen Extensa (de eigenaar van Tour & Taxis) en Beci. D e derde workshop van de Smart Mobility Hub vond plaats eind april. Hij focuste op mobiliteitsproblemen op en rond de site van Tour & Taxis, in het vooruitzicht van zijn toekomstige ontwikkeling. Hopelijk zullen de conclusies van dit pilootproject ook elders in Brussel nuttig zijn. De eerste twee workshops beschreven de voornaamste problemen (meer hierover in onze magazines van afgelopen december en april). Met de derde was de tijd aangebroken om dit thema op een meer concrete manier aan te pakken, maar nog steeds met een collectieve en participatieve invalshoek. Op Tour & Taxis is een honderdtal ondernemingen gevestigd, naast de kantoren van leefmilieu Brussel en de Vlaamse Gemeenschap. Wanneer, op langere termijn, de door Extensa geplande renovatie en ontwikkeling zal zijn uitgevoerd (en ook de woongebouwen er zullen staan), zullen er minstens 6000 werknemers en 3000 inwoners aanwezig zijn op de site. Reken hierbij ook alle bezoekers van evenementen, leveranciers, wandelaars enz. Collectieve intelligentie “De eerste twee workshops analyseerden de situatie. Ze polsten ook naar de gewoonten en gevoelens van mensen op het gebied van mobiliteit in en rond de site”, stelt Ischa Lambrechts, Adviseur Mobiliteit bij Beci. “Met de derde gaan we concrete prioriteiten stellen aan de hand van specifieke gebruikersprofielen, die de deelnemende ondernemers zullen hebben gecreëerd.” Cécile Huylebroeck, Adviseur Werkgelegenheid bij Beci, staat aan het roer van deze workshop: “Vooral met de beruchte ‘last mile’ zit het moeilijk. Tour & Taxis is niet vlot toegankelijk, vooral voor de zachte mobiliteit (fiets, elektrische step, scooter enz.). Wij doen een beroep op collectieve intelligentie om oplossingen te vinden die verder reiken dan alleen de auto. (Nvdr: de site beschikt al over 3500 parkeerplaatsen. 900 extra ondergrondse plaatsen zijn voorzien onder de residentiële gebouwen.) Wij promoten een multimodale benadering. Net als in een laboratorium kunnen de ideeën uit deze Smart Mobility Hub ook breder in Brussel worden toegepast. Zo vermijden we hopelijk het vertrek van onze ondernemingen.” Knelpunten Het eerste deel van de derde workshop boog zich over de vaststellingen van de eerste twee en de resultaten van een enquête onder 88 mensen die regelmatig de site van Tour & Taxis bezoeken: • De bewegwijzering is onbestaande en/of onnauwkeurig. Er bestaat geen toegangsplan noch duidelijke bewegwijzering naar de parkings voor tweewielers en wagens. Er zijn ook geen aanwijzingen naar ondernemingen of gebouwen. De aanwezigheid van stewards wordt wel bijzonder gewaardeerd. • Verbindingen en de ‘last mile’: met tram, trein en metro (stations IJzer/Ribaucourt) geraak je in de buurt van de site, maar de laatste twee kilometers zijn niet gemakkelijk, zelfs te voet, per fiets, met een elektrische step enz. De pendelbus tussen Brussel Noord en Tour & Taxis is wel zeer praktisch. • Onveiligheid: Overdag geen probleem, maar ‘s avonds heerst er een gevoel van onveiligheid rond het station, de metro en in het park. • Verkeersveiligheid en comfort: Er is weinig voorzien voor een vlotter gebruik van specifieke vervoermiddelen. Fietsen, elektrische steps en wagens rijden op dezelfde wegen. De wegmarkering is ontoereikend. Mindervaliden worstelen met een Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 13 © C. Lobelle
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Mobiliteit een verkeerde richting gevolgd en de kasseien zorgen voor extra moeilijkheden. Er heerst een gebrek aan infrastructuur en bewegwijzering voor mindervaliden. Hoe kunnen we deze mensen helpen de bestemming autonoom, veilig en in vol vertrouwen te bereiken? Het parcours van Julio, de bezoeker uit Antwerpen. moeilijk parcours. De kasseien bemoeilijken de verplaatsingen en er is te weinig parkeergelegenheid voor tweewielers. Vier problemen, vier oplossingen Met deze gegevens ging een dertigtal deelnemers (voornamelijk zaakvoerders van bedrijven die op de site van Tour & Taxis zijn gevestigd) aan de slag rond vier vergadertafels. Zij gebruikten de ‘Diamond Design Thinking’ samenwerkingsmethode in verschillende fasen: ontdekking van een situatie, bepaling van een probleem, ontwikkeling van een oplossing en ten slotte de levering daarvan. Telkens werd een denkproces uitgebreid en vervolgens op de situatie gericht. “Het is de bedoeling om de problemen eerst duidelijk te omschrijven en niet te snel over te gaan tot oplossingen”, verduidelijkt consulente Isabelle Casteleyn. Zij vroeg de vier groepen om drie ‘personas’ te creëren. Dit zijn fictieve profielen die kenmerkend zijn van doelgroepen die de site van Tour & Taxis bezoeken. Voor ieder van hen moesten de persoonlijkheid en de vorm van mobiliteit worden geschetst. Een van die ‘personas’ werd daarna geselecteerd en aan iedereen voorgesteld. Het werden uiteindelijk vier profielen. Bij de volgende stap moest elke groep de behoeften van zijn ‘persona’ verduidelijken om de bestemming te bereiken. Hierbij trachtten de deelnemers zich in te beelden welke 14 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 problemen zouden opduiken tijdens de ‘last mile’, maar ook de (inter)acties en beslissingen van de ‘persona’ en, bijgevolg, zijn/haar humeur. “Elke persona moet hierbij geconfronteerd worden met zaken die voor verbetering vatbaar zijn: langs het parcours, in zijn/haar gemoedstoestand en ter hoogte van hindernissen”, stelt Isabelle Casteleyn. “Van daar uit kiest elke groep een bepaald probleem dat de verplaatsing van zijn persona belemmert.” Wie die ‘personas’ zijn: • Eva, een automobilist uit Waver. Ze zit vast in de files, onder meer op de Havenlaan en bij ingang 86C van T&T, waar ze werkt. Daarna begint de zoektocht naar een parkeerplaats. Kortom, een serieuze dosis stress nog voor de dag begint. Hoe kunnen we haar helpen vlot haar bestemming te bereiken en met minder stress aan de dagtaak te beginnen? • Thierry bezorgt pakjes per fiets om zijn studies te betalen. Hij verliest tijd op de site van T&T om de klant te vinden. De gebrekkige bewegwijzering vertraagt meteen de volgende levering. Hoe kunnen we hem helpen zijn weg te vinden in deze wijk waar er veel meer bedrijfsactiviteit dan bewegwijzering? Met snelle leveringen verbetert Thierry zijn ‘rating’. • Olivier is blind. Met zijn geleidehond neemt hij de trein, richting een workshop bij T&T. De hond heeft echter • Julio is Antwerpenaar en wil een tentoonstelling op T&T bezoeken. Aan het Noordstation vindt hij een gedeelde scooter. Maar eenmaal ter plaatse, weet hij niet waar hij heen moet en waar hij zijn voertuig mag parkeren. Eens te meer is er een gebrek aan een duidelijke bewegwijzering en ook geen specifieke parkeerplaats voor gedeelde tweewielers. Hoe kunnen we Julio helpen vlakbij zijn bestemming te parkeren? Met de ‘mobiliteitspartners’ van T&T Cécile Huylebroeck was aan het einde van de workshop vrij tevreden: “We hebben het gewenste resultaat bereikt. Elke groep heeft een specifiek probleem geïsoleerd waarop de twee laatste workshops zich zullen richten om uiteindelijk collectieve oplossingen voor te stellen. Dit worden dan concrete projecten die op het terrein zullen worden getest.” Weliswaar met een aantal beperkingen: Extensa moet, als eigenaar van Tour & Taxis, over haalbare oplossingen beschikken om deze te integreren in de ontwikkelings- en renovatieprojecten. “De dienstverleners onder de deelnemers en de mobiliteitsactoren die al met Tour & Taxis samenwerken, moeten hun diensten kunnen aanbieden en zich positioneren als aanbieders van haalbare oplossingen. Collectieve oplossingen dus, met een samenhang tussen de verscheidene projecten, binnen de Smart Mobility Hub.” Afspraak op 17 mei in 14 juni voor de laatste twee workshops. ● Cédric Lobelle © C. Lobelle Brussels Enterprises Commerce and Industry 04.07.2019 Best Of Belgium events@beci.be https://www.beci.be/events/garden-party-best-of-belgium Garden Party
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www.beci.be “The Running Generation” Open Source Idées G eneratie Y zit vol tegenstrijdigheden. Ze is onwrikbaar over het evenwicht tussen werk en privéleven en tegelijk uiterst ambitieus, soms tot overmaat toe. Dat zorgt nu en dan voor ellende … Ja, het is een beetje cliché, de recruiter die een jonge kandidaat voor een eerste baan interviewt en hem vraagt waar hij zichzelf over twee jaar ziet. “Ik wil graag manager van mijn team worden”, luidt het antwoord. Generatie Y voelt niets voor een lange carrière in dezelfde onderneming of afdeling en wil zich daar ook niet stapje voor stapje een weg banen in de hiërarchie, zoveel is duidelijk. Nee, ‘Gen Y’ wil sneller, sterker en op een meer spectaculaire manier vooruitgang boeken in zijn loopbaan. Dit is kenmerkend voor het tijdperk van Facebook en van de opvolgers van de Star Academy: als je niet dagelijks iets interessants te posten hebt en als je op je 30e geen succesverhaal hebt gemaakt van je beroep, dan ben je een ‘loser’! De tegenstrijdigheid tussen overdreven ambitie (of een zwaarlijvig ego) en het belang dat Gen Y hecht aan het onaantastbaar evenwicht tussen werk en privé, daar klemt het schoentje. Boordevol ambitie de vrije teugel laten in stipt 38 uur per week? Wees dan niet verwonderd dat dit een Running Generation wordt, die in zijn loopbaan soms geen onderscheid maakt tussen sprint en marathon. Dit leidt tot een aparte vorm van uitstelgedrag, met jonge ambitieuze mensen die zeer snel werken zonder ooit een blik in de achteruitkijkspiegel te werpen en die en soms vergeten hun eigen vaardigheden te beoordelen. Flink doen en opscheppen, maar inzicht in de eigen beperkingen, daar komt weinig van in huis. Doordouwen maar geen tijd nemen voor vorming. Zulke haast en spoed kunnen uitdraaien op een spoedgeval: de talrijke burnouts die deze werknemers zelf veroorzaken vanwege de druk die zij zichzelf opleggen en omdat zij hun eigen grenzen niet inzien. Ook ik ben voorstander van ambitie, maar tegelijk pleit ik hier voor de nodige nederigheid. Je ego kan je ergste vijand worden. Als je nog zaken moet leren, dan strekt het je tot eer dit gewoon toe te geven. Doe niet alsof je alles weet maar tracht te bepalen waar je kennis tekortschiet. Investeer wat vrije tijd in het leerproces, via de vele kanalen die tot je beschikking staan. Giles Daoust, CEO van Daoust We leven in het gouden tijdperk van de kennis. Geen enkele vroegere generatie kreeg toegang tot zoveel informatie, op het web, in boeken uit de hele wereld die nu via Amazon verkrijgbaar zijn, via MOOCs en de kosteloze of betalende opleidingen die allerlei overheids- en privéorganisaties aanbieden. In ruil daarvoor is het onze taak om voortdurend te lezen, documentatie te vergaren en opleidingen te volgen. Alles ‘on the job’ aanleren is niet mogelijk. En de onderneming is niet de enige opleider van jonge mensen in de vaardigheden die ze moeten ontwikkelen. Wie aan een carrière begint, moet zichzelf voortdurend in vraag stellen. Lezen, documentatie verzamelen, zich vormen. Je fouten kunnen herkennen en hieruit leren. Nooit geloven dat je alles weet. En ten slotte nog dit citaat van Nietzsche: “Wie ooit wil leren vliegen, moet eerst leren rechtstaan, stappen, lopen, klimmen en dansen. Om te vliegen is meer nodig dan vleugels bewegen.” ● Giles Daoust, CEO van Daoust Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 17 D.R.
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Enterprise Europe Network 2 Bereid u voor met het opstellen van een checklist en een strikte retro planning en voorzie wat speelruimte ten opzichte van de deadline voor het indienen van offertes. Elke offerte die u na het verstrijken van de termijn (datum en uur) indient, wordt trouwens automatisch afgewezen. 3 Lees aandachtig de taakomschrijving (TOR – Terms of reference) en vraag indien nodig om verduidelijking. © Getty 10 tips om overheidsopdrachten binnen te halen Jaarlijks verschijnen er meer dan 460.000 Europese overheidsopdrachten voor een totaalbedrag van ongeveer 420 miljard euro. Dit zijn opdrachten van allerlei omvang, op alle gebieden, die voor ondernemingen een ware schat aan uitzichten betekenen. De vraag is nu hoe u er de oproepen tot offerte uitpikt die u interesseren en hoe u uw kansen vergroot om een contract binnen te halen. E uropese openbare aanbestedingen beperken zich niet tot die van een Europese instelling als de Commissie, het Parlement, de Raad, het Europese Hof van Justitie, het Comité van de Regio’s e.a. U vindt er ook opdrachten die op nationaal of zelfs op regionaal niveau worden uitgeschreven door ministeries, lokale overheden en andere openbare besturen. Van zodra deze opdrachten bepaalde bedragen overschrijden (die afhangen van de aard van de activiteit), moeten zij eveneens in het Publicatieblad van de EU worden bekendgemaakt. Daarom kunnen bijvoorbeeld aankondigingen van opdrachten gepubliceerd door de stad Parijs of de deelstaat Beieren, ook voor Belgische bedrijven toegankelijk zijn. Dagelijks publiceren deze organisaties in Europa meerdere honderden aanbestedingen voor de aankoop van goederen, werkzaamheden of diensten. Ook kunt u hierop ingaan en een opdracht binnenhalen. Lees hieronder 10 deskundige tips: 1 Identificeer de kansen door de aankondigingen van opdrachten te screenen. Alle overheidsopdrachten in Europa worden gepubliceerd op de Europese website Tenders Electronic Daily (TED). Op dit platform kunt u selectiecriteria bepalen inzake opdrachtgevers (aanbestedende machten), landen, sectoren of producten. 18 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 4 Bepaal wat de evaluatoren zoeken. Lees zorgvuldig de criteria voor de beoordeling van de offertes. 5 Denk grensoverschrijdend: misschien hebt u een specifieke expertise waarmee u samen met de lokale speler de opdracht kunt binnenhalen? Of omgekeerd: een Europese partner die de technische deskundigheid kan inbrengen die u nodig hebt? In dit opzicht is het vormen van een consortium wellicht een goed idee. Het Business Opportunities Database platform van Enterprise Europe Network kan u helpen de juiste partner te vinden. 6 Verzamel de gevraagde documenten (bijvoorbeeld gecontroleerde rekeningen, statuten e.d.). 7 Vertrouw het opstellen van de offerte toe aan een deskundige, hetzij intern, hetzij in samenwerking met een externe adviseur. 8 Beantwoord uitsluitend de specificaties van het bestek en/of de taakomschrijving. Voeg geen elementen toe die niet worden gevraagd. 9 Benadruk uw troeven, expertise en relevante ervaring in relatie tot wat in de aanbesteding wordt gevraagd. 10 Controleer en herlees uw voorstel. Emmanuel Robert Meer informatie : Jean-Philippe Mergen - Tél. 02 210 01 77 jpm@beci.be Tenders Electronic Daily : http://ted.europa.eu Business Opportunities Database : www.brusselsnetwork.be/fr/ search-for-partnerships Nog even 2 aanbevelingen • Lees ons artikel over overheidsopdrachten op pagina 42. De tips die we geven voor Belgische opdrachten gelden eveneens voor Europese overheidsopdrachten. • Neem contact met ons op om uw TED zoekprofiel te individualiseren. Zo krijgt u per e-mail de specifieke opdrachten binnen die u zoekt. En we geven tips om uw slaagkansen te vergroten.
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Green David Leyssens : “Sign for my future ? een geweldige kans voor economische actoren” Na jaren onwetendheid en nog eens jaren roekeloos immobilisme, is de economische wereld wakker geschoten voor het klimaat, bijna gelijktijdig met de klimaatmarsen die de jeugd op straat brachten. © C. Reporters David Leyssens is directeur van het netwerk The Shift, dat duurzaamheid promoot bij ondernemingen en organisaties en bovendien het initiatief Sign for my Future sterk ondersteunt. Hij is ook onze gasthoofdredacteur voor dit ‘Green’ dossier. S ignalen bevestigen dat de economische wereld nu beseft dat hij iets aan het klimaat moet doen. Een première: meerdere bedrijfsleiders mobiliseerden zich samen. Ze riepen de politici publiekelijk op om eensgezind op te treden met concrete acties en een langetermijnstrategie om de immense uitdagingen van de klimaatverandering aan te pakken. David Leyssens zal, als jonge leider van de vereniging The Shift, hier zeker niet over klagen. Door een combinatie van omstandigheden die echter niets aan toeval te danken heeft, rondden wij dit artikel af op donderdag 15 mei, precies de dag waarop Lidl Belgium zijn CO₂ doelstellingen gevalideerd kreeg door de Science Based Targets Initiative (zie kaderverhaal). Lidl is de eerste retailer in België en de 10e in de wereld die dergelijke verbintenissen aangaat. Hier is onze gasthoofdredacteur uiteraard bijzonder mee opgetogen. De redactievergadering. Van links naar rechts: Laurie Verheyen (Events Planner Beci), Johan Debière (freelance journalist), David Leyssens (The Shift), Matthias Vanheerentals (freelance journalist), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci) en Fiona Craddock (MilieuAdviseur Beci). 20 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 Van Raeren tot Antwerpen, alle hens aan dek David herinnert zich nog de informatiesessie die hij in het begin van The Shift organiseerde over Science Based Targets (SBT’s). Slechts twee mensen kwamen opdagen. Vandaag zijn zulke evenementen over SBT’s steeds volgeboekt. Laten we nu een kijkje nemen in een andere sector, ditmaal in de Luikse regio, en meer bepaald in Engis, op het dak van het gebouw van de firma Knauf. Net als bij Lidl moet hier binnenkort de zonne-energie bijdragen tot minder uitstoot van broeikasgassen. Zo’n 6000 fotovoltaische panelen zullen er jaarlijks 1.700 MWh produceren en zodoende 790 ton CO₂ uitstoot vermijden. Dezelfde aanpak geldt bij Prayon, een andere Luikse industrie die eveneens een beroep doet op fotovoltaïsche energie om haar impact op het klimaat te beperken. Op zijn site van Puurs, dichtbij Antwerpen, gebruikt dezelfde Prayon warmtekrachtkoppeling om het verbruik te optimaliseren. Andere voorbeelden zijn Armacelle Benelux in Thimister, Sapa Extrusion in Raeren, de haven van Antwerpen of de baksteenfabrikant Wienerberger in Aalbeke: alle hens aan dek in ons land! Green 400 captains of industry In Brussel zijn de voorbeelden wellicht nog talrijker dan in andere delen van het land, zeker per vierkante kilometer. Fotovoltaïsche installaties pronken op de daken van Mabru in Laken, Sibelga in Schaarbeek, het logistieke centrum Montea in Vorst, de beschutte werkplaats Travail & Vie in Anderlecht, noem maar op. David Leyssens is hierover enorm enthousiast: “Het initiatief ‘Sign for my future’ bewijst dat er naast de klimaatmarsen van de jongeren, wel degelijk een enorme dynamiek en steun bestaan voor een ambitieus klimaatbeleid in ons land. Minstens 300.000 burgers en een coalitie van 400 captains of industry hebben zich aangesloten, onder wie directeurs van NGO’s, CEO’s van Belgische bedrijven, rectoren van universiteiten enz.” Via een opiniepeiling konden wij enkele weken geleden bij Beci een aantal economische leiders identificeren. We Science Based Targets Initiative: wat mogen we ons daarbij voorstellen? Beschouw de Science Based Targets (SBT’s) als een soort leidraad voor bedrijven om een lage koolstofuitstoot in te plannen en op lange termijn uiteraard ook te bereiken. Het is een methode om bij te dragen tot de strijd tegen de opwarming van de aarde en deze onder de 2° C te houden, in overeenstemming met de verbintenissen van Parijs. Deze aanpak berust op een vrijwillige basis en een wetenschappelijk kader. De vereiste inspanningen om de doelstellingen te bereiken worden vervolgens meegedeeld aan de verscheidene sectoren en organisaties in de bij dit initiatief aangesloten landen. Er zijn verschillende manieren om het doel te bereiken. Een hiervan is de SDA (Sectoral Decarbonization Approach). De SBT’s berusten op het principe van de kritische massa: één onderneming levert slechts een bijdrage, maar talrijke ondernemingen maken echt het verschil. Kort geschetst zijn er drie fasen in het parcours van een bedrijf dat zich inzet voor SBT’s: 1 Het bedrijf stelt zijn eigen business case op, met een goed inzicht in de bruikbare methoden. 2 Het bepaalt zijn eigen SBT’s, na de keuze van de methode en het te bereiken doel. 3 Het maakt zijn doelstelling bekend en voert het uit met interne steun. Het communiceert hierover en rapporteert over de vooruitgang. Informatie: https://sciencebasedtargets.org/ Luister ook naar het podcast interview van David Leyssens: www.beci.be/nl/podcast voornemens. Praten over projecten volstaat niet. Alleen met efficiënte ingrepen komt er verandering. “De wil om tegen 2050 CO₂ neutraal te zijn moet zwart op wit in wetten en decreten staan. In het nieuwe regeerakkoord moet een ambitieus investeringsplan de nodige koersveranderingen mogelijk maken.” David Leyssens stelt zich bijzonder veeleisend op, des te meer omdat de goede praktijken en deugdzame initiatieven van de voorbeeldige bedrijven hierboven de politici zouden moeten doen blozen. Onze gasthoofdredacteur wil echter geen beleidsmensen beschuldigen. Hij reikt liever de hand uit en pleit voor samenwerking: “Sign for my future biedt steun aan de verscheidene regeringen bij de enorme uitdagingen die ons te wachten staan. Bedrijven zien in deze overgang ook de nieuwe economische kansen die een neutraal klimaatbeleid zou doen ontstaan. Het innovatiepotentieel is namelijk gigantisch maar vereist van de regering wel een stabiel investeringsplan.” ● Johan Debière Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 21 hebben sommigen van hen over dit thema geïnterviewd, in aanwezigheid van hun kinderen – en eigenaardig genoeg hebben alleen dochters geantwoord. De inhoud van deze dubbele interviews zal David Leyssens wellicht verheugen. Wat de mobilisatie betreft staat de volgende generatie paraat, in de gezinnen van bedrijfsleiders. De hand uitreiken David Leyssens denkt aan het mandaat dat de politieke wereld na de verkiezingen zal krijgen, met het oog op de succesvolle klimaatbetogingen. “Al deze betogers sturen een krachtig signaal uit naar de politici toe, met de hoop dat zij moedige beslissingen zullen nemen om tegen 2050 een neutraal klimaatbeleid te bereiken (...). Nu moet de nieuwe regering met dit mandaat aan de slag.” Leyssens is niet goedgelovig en verwacht dus ook veel meer dan goede
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Klimaatgeneratie(s) Het klimaatvraagstuk: een familiale aangelegenheid Het aantal protestacties voor het klimaat neemt toe en sommige bereikten een historische omvang. Ze getuigen in elk geval van een algemeen verlangen naar een betere toekomst. Vooral de jongeren verkondigen hun bereidheid om op politiek niveau schot in de zaak te krijgen. Door middel van vier vragen1 inzicht te krijgen in de houding van kaderleden en bedrijfsleiders tegenover de (eventuele) betrokkenheid van hun kinderen bij milieukwesties. De milieuvraagstukken: een onderwerp dat in alle gezinnen wordt aangekaart Onze eerste vraag luidde: Praat u met uw kinderen over klimaatverandering en/of milieukwesties? De positieve antwoorden zijn alomtegenwoordig. 61% van de respondenten (met kinderen van middelbare-schoolleeftijd) antwoordde dat ze er vaak over praten, en 39% soms. 0.0% 1. Praat u met uw kinderen over de klimaatverandering en/of de milieuvraagstukken? 38.9% 61.1% Vaak Soms Zelden Nooit Kinderen van ondernemers zijn bijzonder betrokken. 57% heeft deelgenomen aan minstens een mars voor het klimaat en 13% heeft zijn steun uitgesproken in een andere vorm (een petitie, een brief of een ander initiatief op het terrein). Een klein derde (29%) heeft echter aan geen enkele betoging of andere actie deelgenomen. 1 Online opiniepeiling die plaatsvond tussen 26.03 en 10.04.2018; 105 antwoorden. 22 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 hebben wij getracht 2. Hebben uw kinderen de afgelopen maanden deelgenomen aan een actie voor het milieu en/of het klimaat? Ja, ze hebben deelgenomen aan een of meerdere marsen 29,6 % 7.4% 57.4% 5.6% Sommigen zullen opperen dat betrokkenheid gemakkelijker is wanneer je hiermee schooluren kunt vervangen door betogingen! Toch kan dit engagement worden beschouwd als het resultaat van een langdurige bewustmakingscampagne die meerdere actoren heeft gemobiliseerd: het verenigingsleven (met inbegrip van bedrijfsverenigingen zoals The Shift), naast gemeentebesturen of instellingen als Leefmilieu Brussel of Net Brussel. De betrokkenheid van deze actoren bij jongeren en scholen is ontstaan in de jaren 2000, naar aanleiding van projecten Ja, ze hebben een petitie ondertekend Ja, op een andere manier (brieven, actie op het terrein enz.) Nee © Belga Klimaatgeneratie(s) gericht op de bewustmaking van de jeugd. Deze inspanningen hebben blijkbaar hun vruchten afgeworpen, althans omdat iedereen nu een eigen mening over dit onderwerp heeft. Om dit bewustmakingswerk binnen de scholengemeenschap verder te zetten, vernieuwt Leefmilieu Brussel zijn educatief aanbod voor het volgende schooljaar. De ondernemingen: bron van zowel problemen als oplossingen, vinden scholieren Zo genuanceerd is 72% van de antwoorden op de vraag "Hoe percipiëren uw kinderen de rol van bedrijven in milieukwesties?" Slechts 7% oordeelt dat ondernemingen een bron van milieuproblemen zijn, en 9% een bron van oplossingen. De respondenten werden gevraagd om commentaar te 3. Wat denken uw kinderen over de rol van bedrijven in milieuvraagstukken? 0,0% 11.1% 9.3% 7.4% Ondernemingen veroorzaken milieuproblemen Ondernemingen kunnen milieuproblemen oplossen Ondernemingen veroorzaken milieuproblemen, maar kunnen ze ook oplossen 72.2% Overige Geen antwoord geven op het standpunt van hun kinderen. Hieruit blijkt dat bindende maatregelen op zowel individueel als bedrijfsniveau noodzakelijk zijn om vooruitgang te boeken. De vermindering van de afvalvolumes en een beter beheer ervan, de vermindering van de vervuiling dankzij nieuwe praktijken met invloed op mobiliteit of milieu, dit alles ligt binnen ieders bereik. Velen betreuren echter de complexe uitvoering van deugdzame praktijken, omdat de politieke wereld onvoldoende actie onderneemt. “Veel KMO’s en ZKO’s zouden bereid zijn rechtstreeks bij te dragen tot de inspanningen indien de door de overheid beschikbaar gestelde instrumenten beter bekend zouden zijn en vooral veel minder complex en tijdrovend”, stelt een van de respondenten. Er komt ook kritiek op bepaalde uitspraken van politici en de manier waarop de media hierop inpikken (meerdere commentaren verwijzen naar ‘hypermediatisering’ in dit opzicht). De kritiek focust vooral op de moraliserende en onrealistische aard van deze uitspraken, waarvan sommige bovendien duidelijke klimaat-sceptische trekjes vertonen. Het engagement wordt positief ontvangen, maar initiatieven van hun kinderen, blijkt uit hun opmerkingen dat zij de resultaten van zulke betogingen betwijfelen. Er heerst zelfs een vorm van pessimisme, onder andere wat betreft de maatregelen die de overheid zal nemen. Anderen vrezen zelfs dat sommige partijen deze oprechte initiatieven van de jeugd zouden misbruiken voor allerlei politieke spelletjes. Uit de commentaar blijkt bovendien dat betogingen geen doel op zich zijn. Het is inderdaad uiterst positief dat de jeugd nieuwe verantwoorde praktijken wil toepassen, eventueel via verenigingen of beroepen die de milieu-uitdagingen kordaat aanpakken. Toch duiden sommige opmerkingen op de kloof tussen de voorstellen van de jongeren voor de ganse samenleving en hun eigen individueel consumptiepatroon: “Deze betrokkenheid is zeker gunstig, maar ik stel een nog te grote hiaat vast tussen de filosofie en de levenswijze van de mensen in de praktijk”, betreurt een respondente. De ouders juichen echter de maturiteit en de verantwoordelijkheidszin van de jeugd toe. De jongeren willen de instellingen doen evolueren en een impact hebben op politiek niveau. ● Mehdi Ferron 27.8% nu wordt uitgekeken naar verdere stappen dan betogingen De laatste vraag van onze opiniepeiling luidde: Hoe ervaart u de mobilisatie van uw kinderen ten gunste van het milieu? Hieruit blijkt de steun aan het engagement van de jonge generatie: 72% van de respondenten zegt deze mobilisatie positief of zeer positief te ervaren. 9% van hen uit zich echter ongunstig, en 3% zelfs zeer ongunstig. Hoewel kaderleden en bedrijfsleiders het eens zijn met de 4. Hoe staat u tegenover de mobilisatie van uw kinderen voor het milieu? 14.8% 3.7% 44.4% Erg positief Positief Negatief Erg negatief Ik heb geen mening/ Mijn kinderen zijn niet gemobiliseerd Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 23
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Sprout to be Brussels Klimaatgeneratie(s) Thomas en Alexia Leysen : ‘Het komt erop aan elkaar te inspireren’ Thomas Leysen, voorzitter van KBC, Umicore en Mediahuis, heeft als ondernemer duurzaamheid altijd hoog in het vaandel gedragen. Het is verleidelijk om te denken dat een kind van zo’n vader vanzelf dat grote hart voor ecologie erft. Toch mogen we niet voorbij gaan aan de eigen verdiensten van de vier telgen Christophe, Stéphanie, Alexia en Philippe. I n 1971 pakt milieuorganisatie Greenpeace met zijn eerste actie uit, een jaar later brengt de Club van Rome het alarmerende rapport ‘Grenzen aan de groei’ naar buiten. De tijdsgeest inspireert Thomas Leysen, op dat moment scholier, om actief te worden in de milieubeweging. Later zet hij zijn engagement voor duurzaamheid verder als ondernemer. De notoire vervuiler Union Minière transformeert onder zijn leiding tot Umicore, een parel aan de kroon van de groene economie. Overal te lande geeft hij lezingen over zijn visie op duurzaamheid. het goede voorbeeld te geven en probeerde wel het een en ander uit te leggen, maar uiteindelijk maken je kinderen hun eigen keuzes. Ik denk dat ik af en toe wel een zaadje heb geplant, maar het is zeker niet mijn streven geweest om er mijn persoonlijke overtuiging in te hameren.” Het brengt Alexia tot een kleine bedenking. “Voor jonge ouders nu lijkt het mij wel interessant om het klimaatbewustzijn in de opvoeding te integreren. Als je met een duurzame levensvisie opgroeit, wordt dat het nieuwe normaal.” “Daar vertelde hij thuis wel over, maar diep drong dat thema toch niet bij me door”, bekent dochter Alexia (30). “Pas rond mijn 18de begon het me te dagen dat de manier waarop je leeft een impact heeft op het milieu, het klimaat en de biodiversiteit. Het is door er zelf over te lezen dat ik inzichten verwierf over hoe de ontwrichting van ons ecosysteem tot een onleefbare planeet leidt. Ik begon me te realiseren dat wie het nu al moeilijk heeft het grootste slachtoffer van de klimaatopwarming zal zijn; de ongelijkheid zal nog toenemen. Het besef dat onze problemen enkel groter zullen worden als we het milieu blijven verwaarlozen, begon mij op dat moment echt zorgen te baren.” Haar vader ramde zijn visie er dus niet in bij zijn kinderen? Thomas Leysen lacht de suggestie weg. “Ik probeerde Persoonlijk ben ik een grote voorstander van een CO₂-taks. Als er één maatregel is die voor een gedragsverandering kan zorgen, dan is het die wel Thomas Leysen Beïnvloeding van het gezin Volgens Alexia zitten alle gezinsleden grosso modo op dezelfde lijn. “We zien allemaal onder ogen dat het klimaatprobleem bijzonder groot is en nemen de wetenschappers serieus, maar in ons eigen leven gaat ieder daar op zijn eigen manier mee om. Zeven jaar geleden – toen daar nog niet zoveel over in de media verscheen – was ik al bezig met minder vlees eten, minder plastic gebruiken, minder de auto nemen en minder vliegen. Die principes ben ik ook binnen het gezin gaan promoten en ik merk dat de rest is gevolgd. Als je de anderen er constant op wijst wat ze verkeerd doen, haken ze daar op af. Van die valkuil was ik me bewust. Het is interessanter elkaar te inspireren door op alternatieven te wijzen of bijvoorbeeld lekkere vegetarische recepten door te spelen.” 24 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 D.R. Sprout to be Brussels Klimaatgeneratie(s) Thomas geeft toe dat hij ook beïnvloed is door zijn kinderen. “Toen Alexia met haar bewustmakingscampagne Dagen Zonder Vlees begon, richtte ze zich eerst op haar familie en vrienden. Het gevolg is dat we er nu het hele jaar door op letten minder vlees te eten. Onze beide dochters zijn zeer gevoelig voor de plastic vervuiling. Ook dat heeft een impact op de rest van het gezin gehad.” Dagen Zonder Vlees In 2011 kwam Alexia voor het eerst met de actie Dagen Zonder Vlees naar buiten. “We hebben dat initiatief als ouders direct aangemoedigd”, zegt Thomas. Dat heeft Alexia zo ook ervaren. “Ik had op een nacht het concept op mijn computer ingetikt, liet dat aan mijn familie lezen en iedereen stond er meteen achter. De andere gezinsleden waren de eerste mensen bij wie ik mijn oor te luister legde. Zij waren belangrijk als klankbord.” Thomas: “Voor de aanpak van de mediacampagne van Dagen Zonder Vlees was ik bijvoorbeeld een klankbord. En bij momenten van twijfel hebben we haar gesteund.” Alexia weet nog hoe spannend het was toen ze besloten een Dagen Zonder Vlees kookboek uit te brengen. “De deadline daarvoor was zeer strak en ik panikeerde wat. Op zo’n moment geeft mijn vader altijd het nodige vertrouwen.” spijtig, maar het belangrijkste is toch dat het signaal echt wel aangekomen is. De burgers en ook de ondernemers die zich massaal hebben geëngageerd voor een campagne als Klimaatzaak tonen aan dat het niet om een te negeren minderheid gaat.” Als je de anderen er constant op wijst wat ze verkeerd doen, haken ze daar op af. Het is interessanter elkaar te inspireren.” Alexia Leysen De grootste vervuiler tot inkeer Het is tijd om moed te tonen en een aantal maatregelen door te drukken, oordeelt Thomas. “Persoonlijk ben ik een grote voorstander van een CO₂-taks, al stuit dat op heel wat weerstand. Nochtans, als er één maatregel is die voor een gedragsverandering kan zorgen, dan is het die wel. Aan die CO₂-taks zijn uiteraard wel randvoorwaarden verbonden; vele studies hebben al uitgewezen hoe die eruit moeten zien. Zo moet die maatregel in het kader van een taxshift passen; het mag niet op een pure belastingverhoging neerkomen. De invoering moet ook over een aantal jaren gespreid worden.” Over wat bedrijven kunnen doen, klinkt het unisono bij vader en dochter dat ze de ruimte Bewonderenswaardige jeugd De jongste zoon Christophe is 19 jaar oud en studeert aan de universiteit. Al stapt hij niet altijd zelf mee in de klimaatmarsen, hij steunt de klimaatspijbelaars van Youth For Climate volop. Alexia: “Ik vind het fantastisch hoe de jongerenmarsen de publieke en de politieke aandacht hebben weten te vangen. Iemand als Christophe wist uiteraard al langer dat er een prangend klimaatprobleem is, maar nam dat eerst niet zo heel erg ter harte. Maar omdat het protest nu echt vanuit de jongeren komt en zij heel duidelijk stellen dat het om hun toekomst gaat, heeft dat vele anderen – onder wie ook Christophe – wakker geschud.” Alexia betreurt de belerende vinger van sommigen aan de zijlijn. Sceptici vroegen zich hardop af of al die jongeren die protesteren zelf wel voor de volle 100% groen of duurzaam zijn. “Ik vind die kritiek heel cynisch, als je ziet wat die jonge mensen al bereikt hebben”, reageert Alexia. “Door het klimaat voortdurend op de agenda te houden, is het draagvlak om verandering te eisen de afgelopen maanden enorm vergroot.” Thomas: “Ik denk dat de politieke wereld toch wel wat geschrokken is én verrast door het succes van de marsen. Sommigen reageren daar nogal krampachtig op. Dat is moeten krijgen en nemen om eigen initiatieven te ontwikkelen en tot competitieve voordelen uit te bouwen (Umicore is daar een goed voorbeeld van: op 15 jaar tijd is dat bedrijf drastisch van strategie veranderd). De ondernemingen die het meest over de problematiek nadenken en een pioniersrol op zich nemen, zullen op de middellange termijn het meest succesvol zijn. Bovendien zullen zij een aantrekkelijke werkgever zijn voor de nieuwe generatie. “Vandaag, met een krappe arbeidsmarkt, kiezen de meest beloftevolle werknemers voor bedrijven waarvan de waarden sporen met wat zij belangrijk vinden”, legt Thomas uit. Alexia wil met een optimistische conclusie afsluiten. “Van kindsbeen af van overtuigd zijn, is geen noodzaak om je aan te sluiten bij de steeds toenemende beweging die verandering wil. Je hebt verschillende generaties die zich nu laten horen – je hebt kinderen voor het klimaat, grootouders voor het klimaat en alles daartussen. Heel veel mensen geven te kennen dat ze tot bepaalde inzichten zijn gekomen en er iets aan willen doen. Ik geloof echt dat iedereen – zelfs de grootste vervuiler – tot inkeer kan komen. Ik lees getuigenissen van ondernemers die vroeger een vervuilend bedrijf runden, intussen hun oogkleppen hebben afgeworpen en nu totaal de andere richting uit evolueren. Dat is mooi om te zien. Je moet niet in termen van twee kampen denken – de goeien langs de ene kant, de slechten langs de andere. Iedereen kan mee op de trein springen wanneer het idee gerijpt is dat het anders moet.” ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 25
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Sprout to be Brussels Klimaatgeneratie(s) Koen en Cecile Verwee : ‘Iedereen moet mee het bad in’ Koen Verwee, ex-ceo van De Persgroep en vandaag met zijn eigen firma Eiferman adviseur in digitale transformatie, heeft een gezin dat erg begaan is met het klimaat. Hij en zijn vrouw Barbara zetten drie kinderen op de wereld: Ambroos (20), Jeanne (18) en Cecile (14). De twee oudsten mag je gerust de voortrekkers noemen. " M ijn broer en mijn zus hebben mij ertoe aangezet vegetariër te worden”, getuigt Cecile. “Door hun invloed ben ik algemeen milieubewuster gaan leven. Ik doe al mijn verplaatsingen met de fiets en koop vooral tweedehandskledij. En ik let er in de winkel op dat we geen producten kopen die van buiten Europa komen. Liefst kies ik voor lokale seizoengroenten en -fruit.” Tweeëneenhalf jaar geleden ontstond bij Koen Verwee en Guy Weyns, directeur van De Lijn, het idee voor Sign For My Future, een burgerinitiatief dat een klimaatwet, een investeringsplan en een klimaatraad eist. Koen: “Het engagement van mijn kinderen deed Guy en mij nadenken over wat wij, als ondernemers, konden doen.” Koen geeft toe dat Sign For My Future een extra boost kreeg door de jongerenmarsen. “Anuna De Wever en de anderen zijn eigenlijk een paar weken voor wij Sign For My Future lanceerden begonnen met hun marsen op donderdag. Eerlijk: Guy en ik hadden al eens met de gedachte gespeeld dat het goed zou zijn, mochten enkele jongeren opstaan en het woord nemen. Als bij wonder is dat écht gebeurd. Anuna & Co hebben dat fantastisch gedaan. Dus ja, wij waren heel blij met de jongerenmarsen. Onze bijdrage aan het debat is dat we toonden dat niet enkel adolescenten, maar bijvoorbeeld ook heel wat bedrijfsleiders van het klimaat wakker liggen. Bedrijven, onderwijsinstellingen, het middenveld, burgers… au fond wil iedereen hetzelfde.” Cecile probeert zoveel mogelijk present te zijn op de klimaatmarsen op donderdag. “Ik vind het belangrijk dat wij onze stem laten horen. De eerste keer waren we met drie vertegenwoordigers van onze klas, de tweede keer kon ik al héél de klas op sleeptouw nemen. Ik por mijn vriendinnen ook aan om milieubewuster te worden en ze passen ook echt hun gedrag aan. De meeste jongeren zijn oprecht bezorgd om het klimaat. Op school is er veel meer aandacht voor tijdens de lessen.” Koen: “Gezien de ernst van het klimaatprobleem konden wij als ouders ons moeilijk verzetten tegen haar deelname aan het protest. Natuurlijk is het niet ideaal dat jongeren daarvoor moeten spijbelen, maar Cecile zorgt er wél voor dat ze de gemiste lessen bijbeent.” Effect van manifest Omdat de kinderen de opstart van Sign For My Future van dichtbij meemaakten, werd de manier waarop de transitie moet gebeuren vanzelf onderwerp van gesprek ten huize Verwee. Koen: “Als de kinderen zeggen dat de vervuiler moet betalen, probeer ik wat nuance in de discussie te brengen. Het is belangrijk dat de transitie zich op een sociaal verantwoordelijke manier voltrekt én dat onze bedrijven competitief blijven.” Cecile: “De vervuiling door de industrie moet aangepakt worden, maar ik geloof dat bedrijven ook kunnen helpen om de nodige veranderingen te realiseren. Ze hebben veel macht. Het is belangrijk om ze aan onze kant te krijgen.” Koen hoort het haar graag zeggen. Dat is de boodschap van Sign For My Future: we moeten het samen doen. Koen: “Iedereen moet mee het bad in. Vandaag hebben al 365 bedrijfsleiders zich achter onze campagne geschaard. Dat brengt een en ander op gang. Een ceo vertelde me dat, nadat hij ons manifest had ondertekend, zijn werknemers aankaartten dat de car policy van het bedrijf daar niet mee in lijn was. Ik denk ook aan een bank die, door te tekenen, ging bekijken wanneer ze fossiele investeringen uit haar beleggingsportefeuilles zou halen. Intussen heeft ze beslist om dat tegen 2020 te doen. Wie tekent, kan op zijn engagement aangesproken worden.” ● Peter Van Dyck 26 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 OM STERK TE STAAN OP DE MARKT VAN MORGEN Seminaries en opleidingen op maat van de bouwprofessional actief in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. SEMINARIES • Kwaliteit van de binnenlucht // 1d • Renovatie van hoogbouw // 1d • Duurzame gebouwen en mobiliteit // 1d OPLEIDINGEN • Diagnosetools voor renovatie // 2d • Gedeeltelijke en gefaseerde renovatie // 2d • Verwarming en SWW // 4d • Verlichting // 2d • Hergebruik van materialen en bouwelementen // 2d • Energiebeheer // 3d • Houtbouw in Brussel // 2d • Energie: basisprincipes // 2d • Stadslandbouw en duurzame gebouwen // 2d 50€/DAG - SEPT – DEC 2019 WWW.LEEFMILIEU.BRUSSELS/ OPLEIDINGENDUBO © Batex Simonsstraat - Architect : A2M - Foto : Bernard Boccara FACILITATOR DUURZAME GEBOUWEN Een gratis helpdesk met experten voor uw projecten in het Brussels Gewest 0800 85 775 facilitator@leefmilieu.brussels GIDS DUURZAME GEBOUWEN Ontwerphulp voor de professional www.gidsduurzamegebouwen.brussels
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Klimaatgeneratie(s) Olivia en Steven Beckers : “We kunnen en moeten meer doen voor het klimaat” De bekende architect Steven Beckers werkte tot in 2011 voor Art&Build en richtte daarna de Lateral Thinking Factory op. Zo werd Steven ergens een landbouwer en de voorloper van stedelijke boerderijen. Dit zit duidelijk ook in de genen van zijn 19-jarige dochter Olivia: zij is vegetariër, studeert Liberal Art and Sciences in Middelburg en leeft duurzame waarden na. I s onze samenleving, vandaag meer dan in het verleden, in staat om zich radicaal anders te gaan gedragen ten opzichte van de klimaatverandering? We denken hier meer bepaald aan de teleurstellende COP15 van 10 jaar geleden, in Kopenhagen. Olivia en Steven Beckers verwijzen in hun antwoord beiden naar een ‘generatiesprong’: “Tussen 2009 en vandaag trad er een generatiewisseling op. Zij die in 2009 nog te jong waren, zijn nu oud genoeg om een verschil te maken, misschien zelfs op grotere schaal. Deze generatie is zich van jongs af aan bewust van alle klimaatproblemen. Ondertussen verschuiven de waarden naar meer delen, meer gemeenschap en minder individualisme.” Olivia onderstreept in dit verband het belang van sociale netwerken: “Een buitengewoon tool om mensen te mobiliseren en informatie te delen.” Zij geeft blijk van een scherp kritisch gevoel en reactiviteit wanneer ze het heeft over de ‘foutage de gueule’ (sic) van de COP21 in Parijs. De nieuwe generaties zijn duidelijk in positieve zin veranderd. Van al de topevenementen rond het klimaatvraagstuk zouden we dat niet durven beweren … Een sociale kloof? Steven Beckers heeft een genuanceerder mening over de generaties, vooral in verband met uiteenlopende sociale 28 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 achtergronden: “De inzet van jongeren is verbluffend in de vermogende sociale klassen. Deze kinderen getuigen van veel gezond verstand en zijn zeer actief. In eerder kansarme bevolkingsgroepen valt dit veel moeilijker in te schatten. Deze jongeren riskeren zich niet betrokken te voelen, met uitzondering van de jeugdopkomst voor het klimaat, die op grote schaal wordt gevolgd. De COPevenementen zitten niet op dezelfde golflengte als de bevolking en leveren qua communicatie weinig op.” Steven en Olivia betreuren de “grote ontmoetingen tussen overtuigden die sinds de wereldmilieutop van 1992 in Rio de Janeiro bitter weinig hebben verwezenlijkt.” Steven vat dit als volgt samen: “Nagenoeg 30 jaar om aan te tonen dat duurzame ontwikkeling niet haalbaar is.” Steven gelooft veel sterker in de circulaire economie, sinds hij haar uitvinders Mc Donough en Braungart ontmoette. Veranderen we snel genoeg? Op de vraag of het tempo van de positieve ontwikkelingen snel genoeg is, antwoorden Olivia en eenstemmig “nee”. Olivia Beckers: “Er is veel meer nodig. Een collectieve bewustwording is onontbeerlijk, zowel internationaal, in de grote industriegroepen, als op individueel niveau. We moeten ons ook persoonlijk inspannen en niet D.R. Klimaatgeneratie(s) langer geloven dat wij de enigen zijn die dit doen. Dit werkt aanmoedigend, als een druppel water die golven maakt. Bij een grootschaliger burgerbeweging zullen multinationals moeten volgen.” En wat betreft de rol die grote economische actoren kunnen spelen, verwijst Steven Beckers naar het voorbeeld van de GAFA, die volgens hem “geen lokale belastingen zouden moeten betalen, maar wel gedwongen moeten worden te investeren in winstgevende activiteiten met positieve gevolgen voor het milieu en de samenleving.” Zo komt er een einde aan greenwashing en aan het “ondoorzichtig gebruik van belastingen”. “Wacht niet op verandering. Wees de verandering” Kan of moet de verandering uit politieke kringen ontstaan? Eens te meer zitten vader en dochter op dezelfde golflengte: “Tot nu toe hebben de politici weinig verwezenlijkt”, stelt Olivia. Zij oordeelt dat “de vraag van de burgers het voortouw moet nemen in de politiek.” Toch geeft Olivia toe dat de burger “de neiging heeft om te wachten tot ‘iemand’ – Europa of de Staat – de klus klaart in plaats van zelf direct op te treden.” Ze gelooft echter dat de burger veel meer impact heeft dan hij denkt: “Wacht niet op verandering. Wees zelf de verandering.” In dit opzicht verwijst Steven naar het korte-termijndenken van de politiek: ‘goed optreden’ beperkt zich tot “het uitstippelen van een roadmap, via overleg met en participatie van de burgers.” De architect pleit voor sterke doelstellingen en een langetermijnvisie: “Sommige ingrepen komen soms hard aan, maar de visie blijft aanvaard.” Een verheugende mobilisatie Is er iets veranderd sinds de klimaatbetogingen? Olivia Beckers oordeelt dat de politiek “amper heeft gereageerd”. Geruststellend is echter dat de collectieve bewustwording vooruitgang heeft geboekt. Olivia heeft het duidelijk moeilijk met het wollige taalgebruik van politici. Zij geraakte enorm verontwaardigd door het interview waarin federale minister van Milieu MarieChristine Marghem en haar gewestelijke collega Joke Schauvliege pleitten voor de bewustwording van studenten. Steven reageert trouwens bijzonder enthousiast op de mobilisatie van de jeugd. “Zoiets heb ik niet meer meegemaakt sinds de befaamde betogingen tegen de beslissing van de Belgische regering om 30 miljard Belgische frank te investeren in nieuwe gevechtsvliegtuigen.” Veel inspirerende voorbeelden, maar ... In de bedrijfswereld vinden Olivia en Steven moeiteloos voorbeelden van inspirerende ondernemingen in de noodzakelijke strijd tegen de opwarming van de aarde. Olivia heeft het over Fairphone, Ecosia of Ocean Cleanup. Steven citeert Desso, Delta Development (park 2020), Bigh, Mercato Metropolitano en Bioorg. Persoonlijkheden? Olivia denkt meteen aan Boyan Slat, de initiatiefnemer van Ocean Cleanup. Via Tesla en Space X komt ook Elon Musk aan bod, al oordeelt Steven dat het hier louter om zakendoen gaat. De aanpak is visionair, maar “de aarde ontvluchten is geen oplossing.” Olivia juicht de ondernemers toe die technologie delen om de situatie te verbeteren. Zij verwijst naar de persoonlijkheid van Greta Thunberg, in wie zij veel hoop koestert: “Ook al is het kortstondig, zij is een vooraanstaande figuur voor de toekomst.” Steven citeert van zijn kant Michael Braungart, Nicolas Hulot, Ellen MacArthur, Arnold Schwarzenegger en het echtpaar Al en Tippa Gore. Allemaal vooraanstaande mensen, maar we missen een grote leider die de langverwachte verandering op gang zal brengen. “Misschien zijn zulke mensen zeldzaam en kwetsbaar?”, vraagt Steven zich af. Personen als Alain Hubert of Nicolas Hulot hebben al heel wat klappen geïncasseerd. “En jullie, Steven en Olivia, wat doen jullie voor het klimaat?” Olivia is vegetariër en tracht geen enkel afval te produceren in haar appartement. Ze verkiest de trein boven het vliegtuig wanneer ze reist en verplaatst zich met het openbaar vervoer. Ze eet lokaal, koopt tweedehandse kleren en meubilair, neemt deel aan marsen voor het klimaat, steunt NGO’s als Ocean Cleanup en 4Ocean, zamelt afval in zowel in de stad als in de natuur (Clean Walker) en sensibiliseert jonge scouts ... Een hele waslijst! De papa treedt op via zijn beroepsleven en door bepaalde keuzes, dag in, dag uit: evenals Olivia verkiest hij de trein boven het vliegtuig, gebruikt hij zo weinig mogelijk plastic, sorteert hij nauwgezet het afval en tracht hij onder invloed van zijn dochter trouwens helemaal geen afval meer te produceren. In afwachting van de auto op waterstof, rijdt hij nog steeds met zijn goede oude veertienjarige Saab. Hij leidt ook de Local Solutions Development Group in Ethiopië, geeft lezingen en speelt graag de gids voor scholen op zijn beroemde stadsboerderij in Brussel.● Johan Debière Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 29
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Klimaatgeneratie(s) Robert en Alice Fontaine : “2030 als deadline, da’s te laat” De vader heeft veel belangstelling voor wereldvriendelijke technologische ontwikkelingen. Het te trage tempo van de veranderingen wekt bij hem enig ongeduld op. En bij zijn dochter nog veel meer! Ziehier een portret van Robert Fontaine, Manager Strategic Planning en CSR aan de MIVB, en zijn dochter Alice. " I k zie meer mobilisatie binnen bepaalde doelgroepen. Ik zie de doorbraak van technologieën zoals de elektrische auto en fiets. Ik zie de veralgemening van trends: een lagere consumptie van vlees en meer belangstelling voor bio voeding. Maar is het tempo daarmee echt versneld?”, vraagt Robert Fontaine zich af. “We beteugelen bepaalde praktijken die schadelijk zijn voor het milieu (dieselauto’s, palmolie enz.) maar we staan nog mijlen ver van de vereiste drastische maatregelen.” Hij vindt het totaal ontoereikend om voor de meest dringende materies deadlines als 2030 of zelfs 2050 voor te stellen. Voor Robert moeten de burgers begeleiding krijgen in het veranderingsproces. Anders “riskeren we de doelstellingen niet te bereiken.” Waarmee beginnen? Dochter Alice (16) heeft het over de grote multinationals, die “eerst moeten veranderen, want ze hebben in feite meer impact dan de politici.” Kwam er met de klimaatmarsen schot in de zaak? Dit betwijfelt Robert. Misschien hebben ze bijgedragen tot een “iets betere plaats in de prioriteitenlijst”. Volgens Alice hebben ze in ieder geval aangetoond dat jongeren zich massaal bewust zijn van het klimaatvraagstuk, met een domino-effect op de politiek: “Zij zijn de kiezers van morgen. Waarschijnlijk heeft dit een impact.” Net als haar vader oordeelt Alice dat dit in de verkiezingscampagne al opvalt. Robert haalt het voorbeeld aan van economische speler Colruyt. “Dit bedrijf innoveert met windturbines, fotovoltaïsche panelen en door waterstof aangedreven voertuigen.” De man weet veel af van de evoluties die aan de gang zijn in het openbaar vervoer. Hij vermeldt de elektrische bussen, die voor hem een echte doorbraak 30 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 betekenen. De sterkste evoluties ziet hij echter bij starters en kleine ondernemingen. Zo bijvoorbeeld de fabrikanten en exploitanten van elektrische steps en fietsen: “Zij verdedigen geen bestaande business, zodat ze kordaat vernieuwende business models toepassen.” Wat is nu de concrete bijdrage van Robert en Alice? “Ik fiets naar het werk. Ik rust mijn huis uit met intelligente thermostaatkranen om de verwarming te optimaliseren. Ik vermijd producten buiten het seizoen en/of die van ver komen. Ik recycleer regenwater. Ik geef de voorkeur aan de trein en neem geen vliegtuig om in Europa te reizen.” Robert herinnert zich de reis die hij en zijn familie met de nachttrein naar Venetië wilde maken: “De dag voordien hoorden we dat de stakingen van de SNCF de reis onmogelijk gingen maken. Op het laatste nippertje Alice D.R. Robert Fontaine (MIVB) D.R. namen we met tegenzin vliegtuigtickets.” Duurzaam reizen is soms geen lachertje. Robert tracht ook zijn vleesconsumptie te beperken. Er komt dus minder vaak vlees op het bord, maar van betere kwaliteit. “Ik koop ook systematisch bioproducten. En fair trade, waar mogelijk.” Alice verplaatst zich te voet en met het openbaar vervoer. Logisch, met een vader die voor de MIVB werkt. Zij eet bovendien helemaal geen vlees meer. Haar volgende gidsenkamp staat onder het motto ‘nul afval’, met aankoop van bulkproducten, de productie van t-shirts met tweedehandse kleding, milieuvriendelijke zeep en shampoo enz. Alice heeft ook al deelgenomen aan verscheidene klimaatmarsen, maar dat had u waarschijnlijk al door …● Johan Debière Klimaatgeneratie(s) Sibylle, Pierre, Isabelle, Elodie en Stéphane Moulin in Bolivia. De foto werd niet bijgewerkt. Isabelle en Elodie Chaput : “Waar blijven de specialisten?” Isabelle Chaput was vele jaren actief als klimaat- en milieuspecialist voor federaties, met name het VBO en Febeliec. Zij is dus goed geplaatst om de betogingen te beoordelen. Vooral omdat haar 17-jarige dochter Elodie eraan deelnam. M et haar ervaring op het gebied van klimaat, de vele topontmoetingen die ze bijwoonde en de onderhandelingen die ze van heel dichtbij volgde, spreekt Isabelle Chaput met kennis van zaken: “Er komt veel meer schot in de zaak dan voorheen. We hebben nu een kritische massa bereikt die zich meer bewust is van de situatie. Hiervan zijn de betogingen een duidelijk teken.” In 1990 hechtte helemaal niemand aandacht aan de COP’s, herinnert ze zich: “Het begon in feite pas na de COP’s in Kopenhagen en Parijs. In 2020 zitten we al aan de 26e editie…” Wanneer dochter Elodie dus mee stapte met de tweede klimaatbetoging, juichte haar mama dit met beide handen toe. “Ik moest laten zien dat ik er was en dat het nu tijd is om dingen te doen voor een gezonder milieu”, stelt Elodie. Wat Isabelle vooral opvalt als ze de samenleving bekijkt, is het grote contrast tussen de jeugd en de politici: “Jongeren zijn veel meer begaan met politiek dan voordien. En aan de andere kant merk ik dat de grootste tekortkoming van beleidsmensen hun gebrek aan deskundigheid is.” Om het tij te keren, zeker wat het klimaat betreft, en om de mensen aan te trekken die binnen de kabinetten over de nodige deskundigheid beschikken, “hebben wij charismatische personen nodig”, verklaart ze. “Maar waar blijven die?” Op organisatorisch vlak verheugt Isabelle zich dat haar drie kinderen naar de middelbare school Mater Dei in Sint-Pieters-Woluwe gaan. “Die ligt op anderhalve kilometer hiervandaan. Dus dat kan moeiteloos elke dag met de fiets.” De wagen? Die rijdt weinig. En als hij dan toch buiten komt, dan zit hij goed vol. “Het is een gezinswagen waarmee we veel carpoolen, zeker voor sportactiviteiten.” In de zomer wordt hij volgepropt met kampeeruitrusting en trekt het gezin erop uit. De keuze om in Brussel te wonen vindt ze geweldig. “Even de Tervurenlaan oversteken en we beginnen meteen aan een wandeling door de bossen. En om in Brussel naar het werk te gaan, is het openbaar vervoer echt heel praktisch. Dit draagt enorm bij tot de levenskwaliteit. Voor mij is het een grote voldoening om niet dagelijks in de file te staan, zoals al die mensen die destijds beslisten naar het platteland te verhuizen”, zegt ze. Bottom-up eerder dan top-down Wat is de beste aanpak? Isabelle pleit eerder voor bottomup en positieve boodschappen: “Jarenlang werkte ik aan top-down benaderingen, maar vandaag weet ik dat je het lokale moet verzoenen met de acties op internationaal niveau. Een andere bevinding: liever op afstand blijven van het doemdenken à la Jean-Pascal van Ypersele of Roland Moreau (nvdr: een voormalig bedrijfsleider in de industrie, nadien directeur van Greenpeace, vervolgens werkzaam aan de FOD Milieu, nu met pensioen maar nog steeds actief). Ik geloof in de kracht van mijn business model dat gericht is op projecten, de voordelen ervan en communicatie.” Zo gaat ook Bebat te werk, een naam die dochter Elodie meteen vermeldt op de vraag naar een bedrijf dat volgens haar in staat is de samenleving te veranderen. Hoe dan ook is deze verandering bij Mater Dei blijkbaar al volop aan de gang: “Ik zie dat er op school minder afval is, dat het beter wordt gesorteerd en dat het klimaatvraagstuk meer aandacht krijgt.” ● Johan Debière Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 31 D.R.
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out to be Brussels Klimaatgeneratie(s) D.R. Van links naar rechts: Emil, Mathilde, Egbert, Peter et Charlotte (Frederik was afwezig). Egbert en Mathilde Buursink : ‘Het mag niet bij woorden blijven’ Enig groen bewustzijn kun je het gezin van Egbert Buursink niet ontzeggen. De general manager van The Hotel Brussels heeft vier kinderen tussen de 11 en 19 jaar. Emil, de oudste, studeert aan TU Delft voor ingenieur en wil later aan klimaatvriendelijke ontwikkelingen meewerken. Zus Mathilde (17) en broer Frederik (15) hebben al meegedaan aan de klimaatmarsen. Peter, de benjamin, is nog iets te jong om ‘activist’ te zijn. M athilde, die fotografie studeert, is het meest begaan met het milieu en de klimaatopwarming. Voor haar is betogen niet de essentie. Ze is zich bewust van wat je zelf aan het klimaatprobleem kan doen. Daden zijn voor haar belangrijker dan woorden. “Als we thuis praten over het klimaat, hebben we het over de klimaatmarsen en wat de jongeren daarmee willen bereiken. En vooral: over wat er beter kan.” Egbert beaamt dat wat je concreet kan doen voor het milieu een terugkerend gespreksonderwerp is. “Mathilde is veganist en probeert ons te overtuigen om minder of zelfs geen vlees te eten, maar dat leidt nooit tot verhitte discussies. Mijn vrouw is trouwens ook vegetariër en zelf beperk ik mijn vleesconsumptie tot een minimum. Mathilde gaat graag naar concerten en, hoewel we een auto hebben, bekijken we soms samen hoe we daar op de minst milieubelastende manier naartoe gaan: met de fiets, het openbaar vervoer… Mathilde en Emil hebben overigens geen interesse om een rijbewijs te behalen.” Mild kritisch Mathilde: “Frederik is al in bijna alle jongerenmarsen mee gestapt. Zelf heb ik niet zo vaak deelgenomen, maar als het kan, dan doe ik het. Ik vind het belangrijk om te laten zien dat wij als jongeren bekommerd zijn om de klimaatopwarming. Ik zou graag hebben dat de mensen zich bewuster worden van hun impact op het milieu. Ze mogen wat meer stilstaan bij de vleesconsumptie, het vervuilende plastic, de wegwerpmaatschappij waarin we leven.” Egbert is blij met de betrokkenheid van zijn kinderen maar drukt erop dat ze ook een actieve rol moeten opnemen. “Mijn eerste reactie op hun deelname aan de klimaatmarsen was: is dat wel nodig? Als Mathilde eraan mee doet, kan ik dat goed plaatsen, omdat ze erg haar best doet om zelf het goede voorbeeld 32 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 te geven. Bij Frederik stelde ik me mild kritisch op. Ik zie de school niet enkel als een plicht, maar ook als een voorrecht. Ik vind het ergens een té makkelijke keuze om te spijbelen en betogen. Ik wil de beweegredenen van Frederik niet in twijfel trekken maar het mag niet bij woorden blijven. Mathilde heeft hem eens uitgedaagd om een week lang geen vlees te eten. Dat heeft hij toen effectief gedaan.” Als de vader zijn benadering van het klimaatprobleem vergelijkt met die van zijn kinderen ziet hij één groot verschil. Egbert: “Ik heb meer aandacht voor de economische gevolgen van bepaalde klimaatmaatregelen omdat ik in het bedrijfsleven zit. Met het gezin gaan wij nooit met het vliegtuig op vakantie, maar vanuit een bedrijfsstandpunt hou ik er rekening mee dat vliegen ook een economisch belang heeft.” Niettemin vindt Egbert dat bedrijven lang nog niet genoeg voor het klimaat doen. “We moeten onze werknemers, toeleveranciers en klanten sensibiliseren en wijzen op ons aller verantwoordelijkheid. Als je op langere termijn als onderneming nog een recht van bestaan wil hebben, is een actief klimaatbeleid onontbeerlijk. Ik pleit ervoor werknemers voorlichting te geven.” Mathilde zegt dat ze moeilijk de klimaatacties van bedrijven kan inschatten. Ze gelooft wél in de kracht van de consument om merken tot verandering te bewegen. “Ik koop sneller iets dat duurder is en langer meegaat dan een goedkoop wegwerpproduct. In de supermarkt zullen we ook niet makkelijk fruit of groenten nemen die vanuit een ver land zijn ingevoerd. Als ik met mijn mama ga winkelen, vraag ik haar om producten te kiezen die niet onnodig in plastic verpakt zijn.”● Peter Van Dyck Steeds meer, maar “trop is te veel” Het kleine België gedraagt zich vaak toonaangevend als het gaat om recycling. Op Europees niveau behoort ons land tot de beste. En we worden dan ook vaak als voorbeeld geciteerd – onder andere door onze Franse buren – op het gebied van de op industriële verpakkingen toegepaste Uitgebreide Producentenverantwoordelijkheid (UPV). De gewoonte om voorop te lopen en uitdagingen kordaat aan te pakken zit in de genen van Valipac gegrift. Onlangs zijn er nieuwe initiatieven genomen waarmee de bedrijven die industrieel verpakkingsafval genereren, veel beter kunnen scoren door resoluut voor de circulaire economie te kiezen. Hiervan getuigt onder andere het partnerschap tussen de baksteenproducent Wienerberger en de bedrijven Total, Rymoplast en Oerlemans, met de steun van FEMA en Go4Circle. Samen beslisten deze spelers kunststofhoezen te laten produceren met 50% gerecycled materiaal van Rymoplast. Na gebruik worden de kunststof folies teruggewonnen en opnieuw in productie genomen om nieuwe hoezen te maken. Veel wordt soms te veel Er komen ongetwijfeld verdere initiatieven. Het voorbeeld zal andere industriële spelers aanzetten om op hun beurt verpakkingen volgens een circulaire logica te gaan beheren. Valipac verklaart zich trouwens steeds bereid om deze ondernemingen in het proces te steunen. Ondertussen zijn de nieuwe eisen op het vlak van recyclingpercentages wel uiterst ambitieus geworden. De omzetting van de Europese doelstellingen in de Belgische regelgeving legt de lat zeer hoog. De voorstellen mikken op 65% recyclage van kunststofverpakkingen tegen 2030. Volgens Valipac riskeren zulke eisen echt contraproductief te worden, vooral omdat de gevolgen voor de Belgische industrie niet werden onderzocht. Een realistische en haalbare herziening van de recyclingpercentages moet op een objectieve analyse berusten, in overleg met de sector. Zich focussen op zijn taak voor meer efficiëntie De producenten, Valipac inbegrepen, krijgen er dus een flink pak verantwoordelijkheid bij. Vandaar de Uitgebreide Producentenverantwoordelijkheid, uiteraard. Dit spreekt boekdelen over de werklast die gepaard gaat met het beheer van verpakkingen na het uitpakken van de producten. Valipac wil deze taak perfect aankunnen om een echte circulaire economie tot stand te brengen. De vereniging acht het daarom verstandig om zich te concentreren op haar kernactiviteiten, namelijk een nog intensievere selectieve inzameling en recycling van industrieel verpakkingsafval van de ondernemingen. Tegelijk onderneemt Valipac concrete acties voor een betere bewustwording van haar partners op het gebied van ecologisch ontwerp en de integratie van gerecycled materiaal in de fabricage van nieuwe producten. www.valipac.be De plastichoezen waarmee Wienerberger zijn baksteenpalletten verpakt, bevatten 50% gerecycled materiaal.
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Green De gevolgen van de Omgaan met klimaatrisico’s, de nieuwe economische uitdaging voor steden E en studie verricht door Lloyd's, de referentie bij uitstek inzake actuariële aangelegenheden, bracht aan het licht dat het grootste risico waaraan Brussel en verscheidene andere grote Europese steden worden blootgesteld, niets te maken heeft met financiële crises, met pandemieën zoals H5N1 of de terugkeer van ziekten zoals mazelen of tuberculose, maar wel met … overstromingen en, ruimer gezien, de gevolgen van de klimaatverandering. De verzekeraars integreren zulke verstoringen voortaan in hun risicomanagement, vertelde ons enkele maanden geleden de CEO van Ageas. In 2018 schatte Lloyd's de risico’s in verband met overstromingen op bijna 250 miljoen dollar, hoger dus dan de financiële risico’s (230 miljoen dollar) en de schade aangericht door cyber-aanvallen (210 miljoen dollar). Over een paar weken verschijnt de nieuwe index van Lloyd's en zullen we weten in hoeverre de situatie is veranderd … of verslechterd. In ieder geval is het duidelijk dat gezien het aantal rampen dat barre weersomstandig34 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 Brussel ondergaat regelmatig overstromingen, zoals hier in Woluwe, in 2016. © Belga heden recent hebben veroorzaakt, er nog veel werk aan de winkel is. Overstroombare gebieden In Brussel zijn de beleidsmensen zich bewust geworden van de noodzaak om zulke extreme fenomenen goed te begrijpen, al kunnen we ze niet afwenden. “We hebben een kaart opgesteld van de gebieden met een overstromingsrisico”, vernemen we van Leefmilieu Brussel. “Het is een soort kadaster van gebieden waar overstromingen zich kunnen voordoen, enerzijds op basis van wetenschappelijk vastgestelde informatie, en anderzijds aan de hand van waarnemingen van de Brusselse Hoofdstedelijke Dienst voor Brandbestrijding en Dringende Medische Hulp (DBDMH), het Rampenfonds en Vivaqua.” Stroomopwaarts, aan de kant van het rioleringsnet, is de situatie niet rooskleurig. De toestand van de 2.000 km riolering is onvoldoende bekend, het dubbele rioleringssysteem dat regenwater en afvalwater moet scheiden is bijna nergens aanwezig en de dichtheid van de leidingen is vaak zeer betrekkelijk. Naast de ineenstortingen die zich de klimaatverandering vormen nu een ernstige bedreiging voor steden en hun ondernemingen. Erger in elk geval dan de kosten van cyber-aanvallen of de nochtans reële gevaren van pandemieën als H5N1, in 2004. jongste jaren hebben vermenigvuldigd, kan de slechte staat van de leidingen de gevolgen van ongewoon hevige neerslag verergeren. En wij weten wat dit kan betekenen. Regenplan Sinds 2008 is het Gewest consequent opgetreden met de uitvoering van het Regenplan, bovendien aangevuld met een coördinatieplatform dat de verschillende beheerders en spelers van het waterbeleid in het Gewest samenbrengt. Twee jaar voordien, in 2006, werd zelfs de installatie van regenwatertanks verplicht gesteld voor alle nieuwbouw. Naast het dubbele afwateringssysteem, waaraan het Gewest nu veel belang hecht, worden nu ook andere doeltreffende maatregelen genomen, stroomafwaarts uiteraard, maar ook steeds vaker stroomopwaarts. Premies stimuleren voortaan de installatie van groene daken en de aanleg van waterdoorlatende oppervlakten in parkeerzones. De tijd dringt: tussen 1955 en 2006 is het percentage waterdichte bodemafdekking gestaag toegenomen van 27 naar 47%. VanGreen daag ontstaat er een beweging in tegenovergestelde richting, waarbij beton stilaan de plaats ruimt voor waterdoorlatende alternatieven. Het Gewest tracht de Brusselaars te verzoenen met rivieren. Die waren een eeuw geleden nog sterk aanwezig en zijn nu aan een flinke terugkeer begonnen: “Ziedaar het blauwe netwerk waarmee we geleidelijk de regenval beter zullen kunnen beheren door water opnieuw in de stad te integreren. Op die manier scheiden we afvalwater van schoon water, gaan we voor sterker waterdoorlatende bodems daar waar we vroeger beton goten, en zorgen we voor een betere controle op waterstromen, mede dankzij groene daken en het opvangen van regenwater in tanks.” Serious game Vandaag maakt het Overstromingsrisicobeheerplan (ORBP) integraal deel uit van het Waterbeheerplan voor de periode 2016 tot 2021. Onlangs onderscheidde de Stad Brussel zich op een originele manier door de lancering van EcoRun, een ‘serious game’ die bewustmaakt voor de risico’s die gepaard gaan met overstromingen, voor de vorming van hitte-eilanden en, meer in het algemeen, de kwetsbaarheid van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest voor de gevolgen van de opwarming van de aarde. De ambitie: 40% minder uitstoot en de eigen productie van hernieuwbare energie voor 27% van het verbruik. Nederlander Peter Blom werd opgericht. Triodos is in Brussel, in het hart van de Marollenwijk gevestigd en staat zowel open voor particulieren als voor bedrijven. Sinds haar oprichting heeft de bank zich voortdurend afgewend van ondernemingen die rechtstreeks maar ook indirect schade kunnen toeVoorbeelden van recente maatregelen: de aanleg van regenwaterbekkens, zoals hier in de Struykbeekvallei. © Belga Vervloekt gazon In Brussel onderscheidde eco-ondernemer Louis De Jaeger zich onlangs met een sensibiliseringscampagne over wat ooit het gazon van het Atomium was. Om deze door de winter verwoeste groene voorziening nieuw leven in te blazen, stelde hij voor om het gewone gras te vervangen door groene beplantingen, bloemen en zelfs een appelboom. Dit biedt twee voordelen: het vergroot het vermogen van de bodem om neerslag op te nemen en draagt bij tot de biodiversiteit. http://byebyegrass.eu Bart Corijn neemt deze klimaatrisico’s zeer serieus. Binnen de vereniging The Shift tracht hij de steden, de gemeenten en de openbare instellingen ervan te overtuigen hun beleggingen terug te trekken uit fossiele brandstoffen, die verantwoordelijk zijn voor de opwarming van de aarde. Bart weet waar hij het over heeft: een paar jaar geleden werkte hij bij een grote bank, en daarna ook als risicomanager. Tegenwoordig leidt hij een groep institutionele beleggers, verzekeraars en pensioenfondsen, die een terugtrekkingsbeweging overwegen. Het woord ‘desinvestering’ neemt hij echter niet in de mond. Bart hanteert veel liever de term ‘klimaatvriendelijke investering’. Triodos, de duurzame bank De wil om zich af te keren van risicovolle investeringen kenmerkt eveneens de ‘groene bank’ Triodos, die door de brengen aan het milieu en aan onze planeet. Ze stelt het geld dat haar wordt toevertrouwd ten dienste van de financiering van ondernemersprojecten die bijdragen tot een positieve en duurzame verandering. De bank wil zich ethisch opstellen en verbiedt daarom leningen aan bedrijven in sectoren als tabak, kansspelen, bonthandel, activiteiten die schadelijk kunnen zijn voor het milieu, de wapensector enz. Een concreet voorbeeld: via Triodos vond de duurzame vastgoedontwikkelingsmaatschappij Ethical Property Company verscheidene financieringen waarmee ze de prachtige Mundo-B in Elsene kon oprichten. Daar worden alle principes toegepast die een stad veerkrachtiger kunnen maken, in het bijzonder een regenwaterreservoir van 30m³ om alle toiletten van het gebouw te spoelen.● Johan Debière Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 35
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Green Green Deal voor stedelijke logistiek © Getty Kenmerkend voor een stad is de constante stroom van goederen en mensen. In grotere steden als Brussel kunnen mensen vertrouwen op het openbaar vervoer om de CO₂ uitstoot te beperken. Maar voor goederen … Daar wringt het schoentje. O p welke intelligente manier ga je nu goederen in grote steden vervoeren en tegelijkertijd de daarmee gepaard gaande overlast zoveel mogelijk – of zelfs helemaal – vermijden? Voor een gebied als Brussel is dit wel een fundamentele vraag. Het is wellicht geen toeval dat je in de hoofdstad van Europa, één van de meest overbelaste steden in de EU, ook de beste mobiliteitsspecialisten vindt. Zo bijvoorbeeld Sara Verlinden en Cathy Macharis. Ze zijn allebei actief aan de VUB. Zij treden op als deskundigen stedelijke mobiliteit en logistiek binnen de onderzoeksgroep Mobi (Mobility, Logistics and Automotive Technology). Ook vermelden we hier het adviesbureau Stratec, waarvan de expertise internationale erkenning geniet op het vlak van mobiliteit en vervoerseconomie. De talrijke verbodmaatregelen getuigen soms van de problematische goederenmobiliteit in een grote stad. Afgelopen februari kregen we daar nog een bewijs van, met de motie van de PS-Écolo meerderheid in Elsene, die voorstelde om vrachtwagens uit de straten van de gemeente te weren. De schepen belast met mobiliteit wees – terecht – op de beperkte effectiviteit van een GPS in een dicht stedelijk weefsel, zeker voor een vrachtwagenchauffeur die Brussel niet kent. 36 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 Weinig kilometers maar veel luchtvervuiling De ergernis is best begrijpelijk. De meest recente studies van Mobi-VUB tonen aan dat logistiek zich schuldig maakt aan ten minste een kwart van de CO₂ uitstoot van de mobiliteit, terwijl ze slechts 10 tot 20% van het totale aantal in steden afgelegen kilometers voor haar rekening neemt. Deze activiteit is dus bijzonder belastend voor een stad als Brussel. In de praktijk gaat het om te grote vrachtwagens waarvan, zelfs bij stilstand, de motor blijft draaien, dubbel geparkeerde bestelwagens die files veroorzaken en – dat stelde een Elsense verkozene vast – GPS-systemen die niet nauwkeurig genoeg zijn om de chauffeurs op een efficiënte manier te begeleiden. (Nvdr: BrusselHoofdstad heeft meer dan 5000 straten en wegen.) Naast de CO₂ uitstoot kampt Brussel bovendien met zorgwekkende concentraties fijne deeltjes die ongekend hoge aantallen aandoeningen van de luchtwegen veroorzaken, naast geluidsoverlast en andere hinder. Er komt nu protest tegen just-in-time praktijken en, in het ergste geval, tegen de ganse logistiek in de stad. Maar wie is nu eigenlijk bereid de gevolgen te aanvaarden van wat – geef toe – toch veel op een achterhoedegevecht lijkt? Green Gratis leveren ... tegen morgen Pulse of the Online Shopper is een barometer. De edities 2017 en 2018 spreken duidelijke taal: de consument die online koopt, verwacht een snelle levering. Maar deze verwachtingen worden steeds veeleisender. In 2018 wilde 62% van de respondenten een gratis levering, ook wanneer ze niet geschikte goederen retourneren (eveneens 62%). De editie 2018 van de barometer gaf wel aan dat Europese kopers zich flexibel opstellen tegenover de leveringstermijn wanneer de levering gratis is. Dit effent de weg naar efficiëntere logistieke activiteiten en dus beter gevulde vrachtwagens. Toch concurreren e-handelaars tegen elkaar op met een steeds meer verdergaande service, zodat gratis levering nu hoe langer hoe meer ook geldt voor leveringen de dag na de bestelling. Collectieve aanpak en samenwerking Deze context maakt het project rond de Green Deal voor stedelijke logistiek, dat in april vorig jaar in Brussel in het VBO-gebouw werd ondertekend, bijzonder zinvol. Het initiatief is gericht op steden in het Vlaamse Gewest, maar de bevindingen kunnen uiteraard ook in Brussel worden toegepast. 35 stakeholders ondertekenden dit document dat de beginselen bepaalt voor stedelijke logistiek. Dit gebeurde in aanwezigheid van de Vlaamse Ministers van Leefmilieu, Energie, Openbare Werken en Innovatie. Dit alles onder begeleiding van The Shift, met de financiële steun van de Koning Boudewijnstichting, technisch advies van Mobi-VUB en de betrokkenheid van de Bond Beter Leefmilieu, de Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten, het Agentschap Innoveren en Ondernemen (VIL) en de Diensten Mobiliteit, Openbare Werken en Leefmilieu van de Vlaamse overheid. The Shift en zijn partners besloten om collectieve intelligentie in te roepen om de uitdaging van een nagenoeg uitstootvrije logistiek aan te gaan. De spelers die in het raam van de Green Deal gaan samenwerken, beslisten het aantal afgelegde kilometers te verminderen, de verplaatsingen te concentreren gedurende de daluren en zeer milieuvriendelijke of zelfs emissievrije voertuigen te gebruiken. Een andere aanpak, ook in Brussel De Green Deal Stedelijke Logistiek is de zevende in Vlaanderen ondertekende Green Deal. De partners hebben er bijvoorbeeld vertrouwen in dat ze met vrachtfietsen zelfs aan bouwplaatsen zouden kunnen leveren en ze beogen emissievrije voertuigen voor expreskoeriers. Hiertoe hebben zij gebruik gemaakt van de expertise die Sara Verlinden en Cathy Macharis op dit gebied hebben opgebouwd. Een van hun jongste studies, gepubliceerd in februari, was gericht op het geval Brussel en heeft uitgewezen dat de verdeling van Concrete initiatieven Talrijke ondernemingen ondersteunen het Green Deal initiatief. Enkele namen: Addax Motors, ASX-Ibeco, BeCommerce, Bpost, Bopro, Cargo Velo, CityDepot, Colruyt Group ... Addax Motors zet zich bijvoorbeeld in om compacte elektrische vrachtwagens ter beschikking te stellen van stedelijke gebruikers. Demo’s worden georganiseerd om bedrijven hiertoe aan te moedigen. Het bedrijf ASX-Ibeco heeft besloten om twee bestelwagens te vervangen door drie vrachtfietsen, die voor de levering van kleine pakketten in de provincie Antwerpen zullen instaan. DHL Express BE, een veel grotere speler op het gebied van expresleveringen, zal in Gent en Antwerpen de vervanging uittesten van klassieke bestelwagens door vrachtfietsen. Deze test zal vermoedelijk worden voortgezet tot 2020, want DHL overweegt nu ook het gebruik van vrachtfietsen in steden als Leuven, Kortrijk, Mechelen, Oostende en Hasselt, naast Luik, Namen en Brussel. Een van de uitdagingen van de stedelijke logistiek is de ‘just-in-time’ levering van online aankopen. colli nog steeds overwegend gebeurt met conventionele voertuigen en traditionele praktijken, ondanks een regelgeving en een beleid die zich steeds meer richten op alternatieve vervoerstechnieken en -modellen, zoals vrachtfietsen of samenwerkingsplatforms. Groen licht hiervoor …● Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 37
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Green Brussels Airport economisch en ecologisch kampioen Nagenoeg 25,7 miljoen passagiers in 2018: Brussels Airport is duidelijk de belangrijkste toegangspoort tot de hoofdstad van Europa. Het is bovendien het tweede Belgische logistieke platform voor internationale handel, na de Haven van Antwerpen. In 2018 passeerden meer dan 730.000 ton via de vrachtzone Brucargo, waar meer dan 100 bedrijven zijn gevestigd. © Belga ls economisch paradepaardje wil Brussels Airport ook een modelbedrijf zijn dat de impact van zijn activiteiten maximaal beperkt. Tijdens ons bezoek aan de luchthavenfaciliteiten vernamen we het volgende: ENERGIE EN CO2 : In 2012 werd Brussels Airport de eerste luchthaven ter wereld die een ISO 50001 certificaat in de wacht sleepte. Deze norm helpt beA 1 drijven hun energieverbruik te verminderen en te optimaliseren, en tegelijk hun CO2-uistoot terug te schroeven. De luchthaven koos voor LED-verlichting, IT-apparatuur met een laag verbruik en een doorgedreven energie-isolatie van de infrastructuur. Brussels Airport ging voor hernieuwbare energie, met een aankoopbeleid van 100% groene stroom, naast eigen productie: de zonnepanelen produceerden bijna 2800 MWh in 2017. Verder beschikt de luchthaven over warmtekrachtkoppeling op basis van aardgas, voor de simultane productie van warmte en energie. En om de uitstoot van CO2 verder te verminderen, geeft Brussels Airport de voorkeur aan elektrische of door CNG aangedreven voertuigen. Op de landingsbanen kunnen vliegtuigen continu landen. Hun verkeer op de grond wordt echter zoveel mogelijk beperkt en bij stilstand moeten de toestellen alle motoren uitschakelen. Al deze maatregelen verminderen uiteraard de CO2-uistoot, maar ook de geluidsoverlast. Zo heeft Brussels Airport sinds 2010 zijn energieverbruik al met meer dan 11% en de CO2-uitstoot met meer dan 34% verminderd. Het is de bedoeling om tegen 2030 25% minder energie en 40% minder CO2 te bereiken. Om de overblijvende uitstoot te compenseren, werkt Brussels Airport samen met het bureau CO2Logic, zodat de luchthaven sinds 2018 CO2-neutraal werkt voor zijn eigen activiteiten (niet die van de luchtvaartmaatschappijen) en de Airport Carbon Accreditation 3+ heeft verkregen. 38 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 2 GELUIDSHINDER : Een vliegtuig is onvermijdelijk luidruchtig. Brussels Airport doet echter het uiterste om de geluidshinder te beperken, namelijk door verschillende tarieven voor het gebruik van de start- en landingsbanen op te leggen: de luidruchtigste vliegtuigen betalen drie keer zoveel als de minder luidruchtige. Andere maatregelen zijn onder meer de beperking van de nachtslots, de aanwijzing van specifieke tijdstippen en zones voor motortesten, diverse gronddiensten om het gebruik van hulpmotoren te beperken enz. In totaal is het aantal door geluidshinder getroffen mensen sinds 2010 met bijna 56% gedaald. 3 WATER : De luchthaven focust niet alleen op energie en klimaat. Hij tracht bovendien het waterverbruik te verminderen en het vrijkomen van mogelijk verontreinigd water in het milieu te voorkomen. De luchthaven investeerde in een apart wateropvang- en -opslagsysteem en beschikt over een eigen waterzuiveringsstation. Deze installatie verwerkt sinds 2010 tot 2,4 miljoen liter per dag. Dit water is afkomstig uit de terminal, het hotel, de kantoren en de vliegtuigen zelf. Het gezuiverde water wordt gedeeltelijk gebruikt voor de besproeiing van de aangrenzende golfbaan. Dit zijn slechts enkele van de milieuaspecten waar Brussels Airport aan werkt. Mobiliteit, afvalbeheer, bodemvervuiling, biodiversiteit en duurzaam bouwen zijn andere hoofdstukken van de duurzaamheidstrategie. Hoe dan ook, deze inspanningen tonen aan dat het voor een bedrijf best mogelijk is om zijn milieu impact aanzienlijk te verminderen zonder de economische activiteit in het gedrang te brengen. ● Laura Rebreanu Sustainable Development Coordinator Beci lr@beci.be ; T +32 2 643 78 26 Smartloop: bespaar met één KLIK ruimte in je BEDRIJF Stap samen met Recupel vzw het tijdperk van recycling 2.0 binnen. Want nu is er Smartloop. Afgedankte elektrische en elektronische apparatuur? Ze nemen in je onderneming niet langer onnodig plaats in. Elektrisch en elektronisch afval beheren, het staat niet bovenaan op het to-do-lijstje van bedrijven. Beetje bij beetje stapelt overbodig materiaal zich zo in een vergeethoekje op. En voor je het weet, neemt het veel plaats in beslag. Uit een recent onderzoek van Recupel blijkt dat Belgische bedrijven gemiddeld met 200 kg afgedankte apparatuur zitten. Daarom creëerde Recupel het Smartloop-platform. Hiermee beheert elke onderneming, inclusief kmo's, gemakkelijk haar afgedankte apparatuur. Digitaal en transparant Smartloop.be is een nieuw digitaal en heel transparant platform. Je gebruikt het makkelijk op je computer en je smartphone. Zet er gewoon een foto op van de apparatuur die je wilt laten ophalen. Het platform is heel visueel en intuïtief ontworpen. Daardoor raak je in 1-2-3 van je oude mobiele telefoons, laptops, desktopcomputers, koelkasten, en andere apparaten verlost. Als je je apparatuur op Smartloop.be aanmeldt, geef je ook aan wat ermee moet gebeuren. Is het nog herbruikbaar, bestemd voor recycling of beide? Vervolgens laten door Recupel erkende ophalers via het platform weten of ze interesse hebben. Je ziet op je persoonlijke dashboard wie deze ophalers zijn. Jij kiest uiteindelijk met wie je samenwerkt. Het is een gemakkelijke oplossing waarbij je zelf de beste prijs kiest. In sommige gevallen kan het zelfs geld opbrengen. Omdat er veel ophalers meedoen, blijven de prijzen zeer competitief. Heel praktisch en intuïtief Het platform is bijzonder praktisch opgebouwd. Je hebt bijvoorbeeld een reeks interessante functies. Je kunt zelf de datum en het tijdstip bepalen waarop een ophaler langskomt. Ook zie je de naam en contactgegevens van degene met wie je dan een afspraak hebt. Je kunt verder doorgeven waar en op welke verdieping de afgedankte apparaten staan. Handig is dat je ook kunt aangeven of de ophaler voor het gebouw kan parkeren. Het platform heeft bovendien een chatsysteem. Hiermee regel je alles op een eenvoudige manier. Of je zet in je persoonlijke klantenzone welke specifieke wensen je hebt. Smartloop is alleen toegankelijk voor erkende ophalers. Doe je voordeel met deze concurrentiesituatie. Zo krijg je de beste voorwaarden en service voor het ophalen van je apparatuur. Nog een geruststelling: je weet altijd zeker dat je de apparatuur toevertrouwt aan recyclingbedrijven die de milieuwetgeving nauwgezet naleven. Slimmer omgaan met grondstoffen De verwerking van afgedankte apparatuur via Smartloop is goed voor de grondstoffenvoorraad van onze planeet. De verwerkers halen immers de waardevolle grondstoffen uit de apparatuur. Ze volgen hiervoor de verwerkingsvoorschriften van de gewesten. Met Smartloop gaan de grondstoffen dus tegen de beste voorwaarden (jouw voorwaarden), snel en conform de milieuwetgeving een nieuw leven tegemoet. De eerste testfase loopt van 23 april tot 4 oktober. Ze loopt in Brussel en het zuidwestelijke deel van Vlaanderen. Op 4 oktober begint Recupel aan de evaluatie. Tegen eind 2019 is Smartloop in heel België beschikbaar. Recupel is steeds bereid om haar expertise en ervaringen met Smartloop te delen. Dat kan bijzonder leerrijk zijn voor bedrijven met vestigingen in België en kantoren in de buurlanden. powered by www.smartloop.be • www.recupel.be
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ADVERTORIAL WAAR VIND JE MEERTALIGE MEDEWERKERS MET ERVARING? NERGENS, JE VORMT HEN ZELF. Tom Rommens is recruitmentmanager bij Securitas. Jaarlijks zoekt hij zo’n 1300 bewakingsagenten. De checklist aan voorwaarden waaraan de kandidaten moeten voldoen, is niet min: ze moeten gemotiveerd zijn, ervaring hebben en bovendien ook meertalig zijn. In plaats van te wachten op een match, ging Tom aan de slag met Select Actiris om de ideale kandidaat gewoon zelf te maken. Altijd op zoek Tom Rommens is als recruitmentmanager bij Securitas permanent op zoek naar nieuwe werknemers. “We zijn een groot bedrijf, en hebben heel wat bewakingsagenten in dienst. Onze agenten vind je echt overal: ze bewaken militaire basissen, de luchthaven, ze staan in supermarkten of shoppingcentra, we werken voor bedrijven en particulieren, zowel overdag als ’s nachts. Jaarlijks zoeken we dan ook zo’n 1300 mensen, waarvan het merendeel bewakingsagenten zijn.” De zoektocht naar de ideale bewakingsagent is niet te onderschatten, vertelt Tom: “We zijn hier in Brussel, waar er heel veel werkzoekenden zijn, maar toch hebben we de kandidaten niet voor het uitkiezen.” De ideale kandidaat “Een bewakingsagent moet namelijk een grondige opleiding gekregen hebben om goed voorbereid in het vak te kunnen stappen. Bovendien moet hij, zeker hier in Brussel, meertalig zijn. De agenten zijn vaak het eerste aanspreekpunt voor mensen, dus het is belangrijk dat ze zich vlot kunnen uitdrukken in meerdere talen.” De profielen die Tom zoekt, zijn niet zomaar beschikbaar op de arbeidsmarkt. “Daarom hebben we een samenwerking op poten gezet met Select Actiris. Zij selecteerden 150 gemotiveerde wekzoekenden, die we vervolgens hebben opgeleid tot bewakingsagent. Daarnaast zorgde de VDAB voor een taalopleiding Nederlands.” V Ook Soufiane Ouzza werd zo opgeleid tot de perfecte agent. “Ik was heel erg geïnteresseerd in de job, maar had niet de juiste opleiding,” vertelt Soufiane. Met de steun van het Europees sociaal fonds VERTROUW OP DE EXPERTISE VAN SELECT ACTIRIS OM TE REKRUTEREN Net als Tom het ideale profiel rekruteren in Brussel? Perfect mogelijk met Select Actiris. Select Actiris combineert een grondige selectie met opleidingen en premies om ook voor jouw vacature de ideale kandidaat te vinden. Surf snel naar select.actiris.brussels en vraag raad aan je persoonlijke werkgeversconsultant. “Dankzij Actiris heb ik dan een FPIe, of formation professionelle individuelle en entreprise, gevolgd, een beroepsopleiding van vier maanden bij Securitas.” Tijdens zijn opleiding volgde Soufiane een ervaren bewakingsagent. “Daardoor heb ik veel ervaring kunnen opdoen voor ik vast in dienst werd aangenomen.” Tom beaamt. “Die FPIe is voor ons eigenlijk de ideale maatregel om met Select Actiris onze mensen op te leiden. We kunnen hen aan voordelige voorwaarden ervaring op het terrein aanbieden, en daarna kunnen ze meteen hun carrière bij ons starten. De ideale kandidaat, die bestaat dus wel: we maken hem gewoon samen met Select Actiris.” Green Kringloopbouw: minder afval, meer hulpmiddelen en banen Brussel beschouwt heropbouw al geruime tijd als een middel om mensen weer aan het werk te krijgen. Deze trend verandert nu stilaan in een krachtlijn van de bouwsector. Zowat overal in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest zien we nu bouwwerven die uitdrukkelijk aandacht besteden aan hergebruik, upcycling en urban mining. Een toepassing van de circulaire economie, dus. Als industrieel erfgoed in het centrum van Brussel werd de Tour à Plomb door ondernemer Jacques Delens gerenoveerd door hergebruik van bestaande bakstenen, stenen, balken en vloeren. D e resultaten van de Be Circular projectoproep 2019 spreken boekdelen. Het is duidelijk dat het Brusselse Gewest op het vlak van kringloopbouw een nieuw tijdperk inluidt. Dit geldt niet alleen voor nieuwe projecten, maar ook voor wederopbouw. Onder de winnaars die een sterke indruk maakten, vinden we bijvoorbeeld Alexis Pierrard. Op de Warland-bouwwerf die hij voor een particulier leidde, won deze ondernemer die aan het hoofd staat van de KMO Global Art Concept Carrara-marmer terug dat anders helaas als opvulmateriaal had gediend. Hij koos bovendien voor hergebruik-parketvloeren, op een onderlaag van kurk en rubber. Deze ongebruikelijke praktijk bevordert het kringloopprincipe. Alexis Pierrard geeft graag toe dat deze aanpak meer denkwerk vergde en dus duurder uitviel dan de klassieke benadering. Nochtans gaf het hem en de opdrachtgever de grote voldoening om bij te dragen aan een circulaire opvatting van het bouwwezen. En het zou hoe dan ook jammer zijn geweest om marmer ter waarde van 80 tot 150 euro per vierkante meter te laten gebruiken als onderlaag van om het even welke bestrating. 60 m³ bakstenen Op een andere plek ging het om een verschillend probleem en andere hoeveelheden materialen. In Brussel Stad werkte ondernemer Jacques Delens op de site van een oude gieterij, die nu volledig gerenoveerd is. De buitenmuren werden bijna integraal behouden en de werf gebruikte 60 m³ teruggewonnen bakstenen. Dit hield een dubbel voordeel in: de productie van nieuwe materialen en dus het verbruik van grondstoffen werd vermeden, terwijl de hoeveelheid afval op nul bleef. Arnaud Dawans, R&D manager bij Jacques Delens, vindt dit geen gemakkelijke aanpak, maar het heeft zijn troeven: “Het zet de sector ertoe aan zich de juiste vragen te stellen en vervolgens de juiste acties te ondernemen”. Zeker als je beseft dat dit alles werd gedaan tegen dezelfde prijs als met nieuwe bakstenen. Het zou zonde zijn geweest om dit niet te doen. Marie-Laure Maerckx heeft deze inschrijvers gedurende hun hele loopbaan kunnen volgen. Als Senior Consultant bij Cenergie, een van de kantoren die in opdracht van Be Circular optreden, zag ze haar intuitie al vele malen bevestigd: “Kringloopbouw mag je niet herleiden tot een technische aangelegenheid of tot bakstenen die je zou terugwinnen en opnieuw gebruiken. Kringloopbouw is ook en vooral rekening houden met een aantal menselijke parameters, waarbij nieuwe vormen van samenwerking dienen te worden opgezet.” Dit moet gepaard gaan met een mentaliteitsverandering binnen de beroepen van de bouwsector, maar Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 41 Bernard Boccara
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Sprout to be Brussels Alexis Pierrard, laureaat van BeCircular. eveneens bij de opdrachtgevers. Marie-Laure Maerckx vermeldt het verhaal van een oude parketvloer die de eigenaar van een gebouw in renovatie uiteindelijk besloot te behouden, ook al was dit niet gepland. Natuurlijk kan dit de duur van een project verlengen en eventueel een budget verhogen, maar het is duidelijk dat de reflex nu bij iedereen is doorgedrongen. Gemakkelijk te deconstrueren materialen Al deze verschuivingen resulteren uit de uitdrukkelijke wens van sommige ondernemers en opdrachtgevers om de zaken anders aan te pakken. Toegegeven, deze beweging werd geïnitieerd door Gewest. Ze kreeg steun van Leefmilieu Brussel. En ze werd technisch opgevolgd door organen als de Confederatie Bouw. Hierdoor slaagden de voorstanders er veel gemakkelijker in de nog steeds bestaande onzekerheden te overbruggen. Een paar dagen geleden verschenen de notulen van de seminars Duurzaam Bouwen. Die zijn een ware goudmijn voor wie de bouw of de renovatie van zijn gebouw op een duurzame manier wil aanpakken. Ambroise Romnée, Project Leader bij het Wetenschappelijk en Technisch Centrum voor het Bouwbedrijf (WTCB): “De ervaringen die wij op het terrein hebben gevolgd, stelden ons in staat de beginselen van kringloopbouw te definiëren aan 42 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 de hand van eenvoudige principes. Zo bijvoorbeeld het beperken van het aantal verschillende materialen, het vermijden van onafscheidelijke composieten, het afstemmen van de levensduur van materialen op hun functie, het volledig modulair omgaan met omkeerbaarheid, het behouden van een goede zichtbaarheid van aansluitpunten of nog de voorkeur aan geprefabriceerde materialen, met bouwmaterialen die gemakkelijk te hanteren en te deconstrueren zijn. Het is trouwens de bedoeling om het gebouw maximaal de mogelijkheid te geven om zich aan te passen aan een vaak veranderende omgeving en om rekening te houden met het einde van de eerste levensduur van het pand.” Daarmee zegt het WTCB niets anders dan Le Corbusier, de grote naam van de architectuur, duidelijk de eerste die de beginselen van de kringloopbouw ontwierp (zie kaderverhaal). Urban mining en diensteneconomie Ambroise Romnée stelt dat een kringloopbouwproject in feite omgekeerd wordt aangepakt, te beginnen aan het einde van het project, dus, waar je zou denken dat je uitermate stroomopwaarts zou moeten werken. Het is je natuurlijk ook steeds van belang om de productie van afval en de uitstoot van broeikasgassen te vermijden. Hier dient gezegd dat de sector in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest ongeveer een derde van alle afval produceert. Toch nog steeds 645.000 ton per jaar, betreurt de ingenieur. Het echte nieuws met deze aanpak is echter dat ‘urban mining’ een veel groter aantal min of meer gekwalificeerde werknemers mobiliseert, zowel stroomopwaarts als stroomafwaarts van de werf. “Denk bijvoorbeeld aan behandeling, opslag, reconditionering, documentatie, promotie en herverkoop (nvdr: van de teruggewonnen materialen). Bovendien betrekt de verkoop van hergebruikselementen verscheidene functies: de logistiek (magazijn, transport ...), de informatie (beschrijving en zoeken naar informatie over het product), de techniek (reparatie en reconditionering, technische documentatie) en de commerciële activiteiten (verkoop, beheer van de bestellingen, boekhouding en zelfs service na verkoop).” De circulaire economie zorgt dus ook voor extra werkgelegenheid, via de diensten. Johan Debière Le Corbusier, de vader van kringloopbouw Door de voorkeur te geven aan modulariteit en deze in haar kleinste details te bedenken, dacht Le Corbusier aan de meerdere levens van een gebouw, of liever gezegd aan de verschillende toepassingen die het gebouw gedurende zijn verschillende levens kan hebben. De beroemde architect riep het monomaan ontwerpen van gebouwen een halt toe. Hij weigerde een verdeling van de ruimtes in functie van één enkel gebruik waartoe zij zouden worden bestemd. Hij wilde geen woonkamers meer die niets anders konden zijn. En dat gold ook voor keukens en slaapkamers. Idem voor tertiaire gebouwen, met kantoren die misschien ooit woningen zouden worden, en opslagruimten die tot lofts konden worden omgevormd. D.R. out to be Brussels Green Brussel ondersteunt uw project in de circulaire economie ! Bedrijven die investeren in apparatuur bestemd voor de circulaire economie kunnen tot 40% van de prijs terugbetaald krijgen. Dit verdient een woordje uitleg. [Coproductie] A ls u in de komende maanden van plan bent te investeren in materiaal dat verband houdt met een typisch project van de circulaire economie, lees dan aandachtig wat volgt. Brussel Economie en Werkgelegenheid biedt een gloednieuwe premie: tot 40% terugbetaling van de kosten van een uitrusting voor een dergelijk project. Het gaat hier om alle investeringen die bedoeld zijn om voorwerpen en restmaterialen in te zamelen, te sorteren, op te slaan of terug te winnen, anders dan in de vorm van energie. “Een onderneming die actief is in de herstelling van gebruikte computers kan bijvoorbeeld 40% terugbetaald krijgen voor de aankoop van machines voor zulke reparaties – lasapparatuur bijvoorbeeld”, vertelt Stéphanie Sauvage, directeur van de afdeling Steun aan Ondernemingen. Een ander voorbeeld: “Sommige bedrijven die actief zijn in de circulaire economie zamelen gebruikte dekzeilen in en maken ze schoon om ze om te vormen tot zakken en tassen. Als deze bedrijven machines moeten kopen om de dekzeilen te wassen, kunnen ze van dit bedrag tot 40% terugbetaald krijgen.” Om al te ruime interpretatie te vermijden, stelde Brussel Economie en Werkgelegenheid een aantal criteria vast om in aanmerking te komen. De bedrijven die een dergelijke steun aanvragen, moeten voornamelijk gericht zijn op de circulaire economie , d.w.z. het inzamelen, sorteren, opslaan en terugwinnen van voorwerpen of restmaterialen. “De zaakvoerder van een restaurant die besluit te investeren in apparatuur om zijn afval te sorteren, valt dus buiten de criteria, want het sociale doel van het restaurant is het voorbereiden en serveren van gerechten, niet om actief te zijn in de circulaire economie”, stelt Stéphanie Sauvage. Wel dient gezegd dat u ook aanspraak kunt maken op de ‘premie circulaire economie’ als u met de betrokken investering 20% kunt besparen op de kosten van grondstoffen – met uitzondering van energie- of waterbesparende apparaten. Minimumkost van de machine: 5000 € De machine moet nieuw zijn (of onder bepaalde voorwaarden tweedehands). Ze moet minstens 5.000 € kosten en gedurende minstens vijf jaar in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest worden gebruikt. Let wel, de aankoop van rollend materieel komt niet in aanmerking voor terugbetaling. Houd er ook rekening mee dat de terugbetaling beperkt blijft tot 80.000 € per kalenderjaar. Met andere woorden, als u een machine koopt voor 250.000 €, krijgt u maximum 80.000 € terugbetaald. De in aanmerking komende bedrijven moeten ook voldoen aan de gebruikelijke criteria voor de premies die Brussel Economie en Werkgelegenheid aanbiedt. Een eerste voorwaarde is dat de onderneming haar uitbatingsvestiging (en niet haar sociale zetel) in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest heeft en daar in een specifieke activiteitensector werkzaam is (zie de lijst van activiteitensectoren: http://werk-economie-emploi.brussels/nl/toegestane-sectorensubsidies-ondernemers). Houd er rekening mee dat het verzoek moet worden gedaan vóór de investering en dat terugbetaling altijd ná de aankoop gebeurt, met de factuur als bewijsstuk. Sinds kort heeft het Brussels Hoofdstedelijk Gewest een erkenning in de circulaire economie ingevoerd, maar die staat wel los van de premie waarover we het hier hebben. Als uw onderneming voldoet aan de criteria en in aanmerking komt, geniet u misschien 10% verhoging op meerdere premies die het BHG toekent. ● Meer informatie : http://werk-economie-emploi. brussels/nl/premie-investering-terugwinnen Ontdek ook al de premies die Brussel economie en werkgelegenheid toekent: http://primespme.brussels/ nl/home_nl/ Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 43
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Dynamiek Ingaan op overheidsopdrachten: enkele aanbevelingen Nu we binnenkort een nieuwe regering mogen verwachten, bracht Beci haar verscheidene in overheidsopdrachten gespecialiseerde partners rond de vergadertafel samen, met de bedoeling om aspecten aan te stippen die voor verbetering vatbaar zijn en om een lijst van aanbevelingen op te stellen. O verheidsopdrachten vertegenwoordigen een aardig deel van onze Belgische economie: in België nemen ze jaarlijks ongeveer 15% van het BBP voor hun rekening, of meer dan 50 miljard euro. Ziekenhuizen, OCMW's, politiezones, scholen, gemeenten ... lanceren elke dag nieuwe overheidsopdrachten, groot of klein. Voor bedrijven betekenen die aanzienlijke werkvolumes. Maar niet alles is rozengeur en maneschijn op dit gebied. De ingewikkelde procedures, de prijsdruk, de toegenomen concurrentie, de moeilijke toegang voor kleine ondernemingen, de mogelijkheden om in beroep te gaan ... Heel wat aspecten zijn voor verbetering vatbaar. Opletten voor sociale dumping Het eerste en zeker niet te onderschatten probleem is sociale dumping. Hugues Kempeneers, directeur bij de Confederatie Bouw Brussel-Hoofdstad, licht toe: "De bouwsector zit zeer complex in elkaar en het is niet altijd gemakkelijk om te beoordelen wie nu eigenlijk de beste prijs-kwaliteitverhouding biedt. Sommige bedrijven dienen offertes in waarvan de prijzen geen enkele concurrentie dulden, tot het punt waarop men zich afvraagt waarom ze zo laag kunnen zijn.” De landen van de Europese Unie kampen al meer dan tien jaar met een grootschalig fenomeen: sociale dumping. Hiermee kan een bedrijf, via diverse misbruiken en het omzeilen van wetgeving, veel competitiever zijn omdat het de arbeids- en bedrijfskosten op illegale wijze terugschroeft. "Deze gewetenloze methoden leiden tot oneerlijke concurrentie en de uitbuiting van werknemers. In deze context moeten de aanbestedende machten gebruik maken van de instrumenten waarover zij beschikken en nagaan waarom de prijs zo abnormaal laag is", aldus onze gesprekspartner. De heer Kempeneers oordeelt dat de controle-instrumenten in Brussel niet optimaal 44 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 zijn. Het Prijzenobservatorium is bijvoorbeeld belast met de analyse van veranderingen in consumptieprijzen, prijsniveaus, marktwerking en marges. "Maar speelt het zijn rol effectief?", vraagt Hugues Kempeneers zich af. Hij zou het interessant vinden om, althans in de bouwsector, de werkelijke marktprijs van de opdracht te kennen en te vergelijken met de gegunde opdracht. "Prijs mag niet het voornaamste criterium zijn." In het raam van de sociale dumping is de prijs als belangrijkste selectiecriterium een probleem. Dit beaamt Virginie Dor, een advocaat gespecialiseerd in publiek recht en overheidsopdrachten bij CMS DeBacker: "Als een bedrijf vandaag kans wil maken op een overheidsopdracht, moet het de prijs zo laag mogelijk houden. Het prijscriterium is echter niet altijd het meest zinvolle, zeker in de dienstensector. Een advocaat kan bijvoorbeeld een lager uurtarief bieden dan een concurrent, maar twee keer zoveel uren aanrekenen." Youri Musschenbroeck, eveneens advocaat bij CMS DeBacker: "De voornaamste selectiecriteria zouden moeten afhangen van het type contract. Tegenwoordig worden contracten gegund op basis van prijscriteria, wat ten koste gaat van de kwaliteit van de dienstverlening. Dat is jammer.” © Getty Dynamiek Concurrentie niet altijd eerlijk Overheidsopdrachten beogen vooral een verdere openstelling van de markt. De concurrentie tussen bedrijven is echter niet altijd eerlijk. Hiervan getuigt Michaël Van Cutsem, Senior Manager bij BDO: "Er zijn steeds meer ‘in house’ overheidsopdrachten. Voor privé bedrijven is het nu al niet gemakkelijk om te concurreren met overheidsinstanties. Maar hier gaat het echt om oneerlijke concurrentie. Sommige spelers rechtvaardigen ook zelf hun bevoegdheden, wat strijdig is met de eisen van overheidsopdrachten. We moeten terugkeren naar de basisopdracht van openbare aanbestedingen, namelijk de concurrentie tussen ondernemingen.” "Tegen een diabolische voorstelling van overheidsopdrachten" Een ander aandachtspunt voor onze experts is de complexiteit van overheidsopdrachten. Hoewel het potentieel enorm is, laten te veel bedrijven zich nog steeds door de te volgen procedures afschrikken. Voor Hughes Kempeneers moet deze diabolische perceptie van overheidsopdrachten de wereld uit. "In Brussel hebben we dankzij e-Procurement al vooruitgang geboekt. Het blijft echter nodig om bedrijven te informeren over de voordelen van overheidsopdrachten en ze te ondersteunen bij hun eerste pogingen. Voor de aanbestedende machten bestaat er geen crisis. Met overheidsopdrachten is er altijd werk genoeg. In België komt elke tweede verdiende euro uit openbare aanbestedingen en het is jammer dat – vooral kleinere – bedrijven, het niet aandurven.” De inwerkingtreding van de AVG heeft de zaken niet vereenvoudigd, zegt Youri Musschenbroeck: "Voortaan kan de aanbestedende macht niet alleen het strafblad van de inschrijver, maar ook van alle leden van de raad van bestuur opeisen. Het strafblad van het bedrijf is niet langer voldoende. Soms reiken de eisen van de aanbestedende macht erg ver en dat maakt het voor bedrijven die een offerte willen indienen bijzonder moeilijk.” Opleiding en informatie Tiphaine du Poerier de Portbail, bedrijfsjurist bij Agoria, vindt ook dat ondersteuning van bedrijven van groot belang is: "Overheidsopdrachten veranderen snel. Zo is er momenteel een grote vraag naar innovatieve overheidsopdrachten. We zien steeds meer leveringscontracten die naar dienstencontracten verschuiven. Voortaan kopen de aanbestedende machten niet langer een resultaat, maar een dienst. Er is nu een nieuwe manier om deze opdrachten op te vatten en we moeten bedrijven hierbij ondersteunen. Aanbestedende machten moeten dichter bij de bedrijven staan, zich in hun plaats stellen en hiermee rekening houden bij het opstellen van het bestek.” "Meer dan ooit, moeten we de mensen opleiden die de opdrachten ontwerpen ... Zij spelen een zeer belangrijke strategische rol, die naar mijn mening momenteel wordt onderschat. Het aanwerven van bekwame profielen is een echte uitdaging en zelfs daarna is het, in de context van de steeds veranderende wetgeving, van essentieel belang om te investeren in permanente opleiding en bijscholing van deze werknemers," aldus nog Virginie Dor. Michaël Van Cutsem: "En ten slotte moeten we de aandacht van bedrijven vestigen op de voorspelbaarheid van investeringen om ze in staat te stellen hun capaciteit op te bouwen. Zij moeten worden geïnformeerd over de toekomstige opdrachten, zodat zij zich kunnen voorbereiden, opleiden en organiseren. » ● Gaëlle Hoogsteyn 10 aanbevelingen voor een beter beheer van overheidsopdrachten 1. De concurrentie tussen bedrijven weer centraal stellen in het aanbestedingsproces 2. De bestrijding van oneerlijke concurrentie en "in house" opdrachten 3. Een betere strijd en onderzoek tegen sociale dumping 4. Een betere aanpassing van de selectiecriteria aan de opdracht en de sector 5. De prijs niet langer automatisch als eerste selectiecriterium hanteren 6. De vereenvoudiging van de procedures 7. Steun aan bedrijven die zich voor het eerst aan overheidsopdrachten wagen 8. Voorlichting van de toeleveringsbedrijven over toekomstige openbare aanbestedingen 9. Bekwame profielen aanwerven 10. Investeren in basis- en voortgezette opleidingen voor aankopers Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 45
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Starter Beef Take : de consument dichter bij de producent Van links naar rechts: Vincent ; Isabelle (fokker van Charolais runderen, in de nabijheid van Lessen) ; Céline, de partner van Vincent ; en Baptiste, de vennoot. L okale voeding is trendy, maar nog niet op alle tafels aanwezig. De consument moet soms goed zoeken om lokale producten te vinden. Tegelijk is het voor veel producenten echt niet gemakkelijk om hun producten via korte ketens en directe verkoop aan de man te krijgen. Om zulke hindernissen te overwinnen, werd Beef Take in het leven geroepen. Deze door Vincent Pautré en Baptiste Declerck ontworpen en ontwikkelde app biedt “de mogelijkheid om anders en lokaal te consumeren. En ze vergemakkelijkt ontmoetingen met de mensen die ons dagelijks voeden.” Vincent Pautré is kleinzoon van een slager, Fransman en woont al een tiental jaar in Brussel. Hij stelt vast dat het aantal slagerijen in Brussel gestaag daalt. Bijgevolg wordt er steeds meer vlees in trays verkocht. “In tegenstelling tot groenten, fruit en verwerkte producten, is het in de stad moeilijk om vlees rechtstreeks van de veehouder te vinden. Soms kan de consument direct bij de veehouders terecht, op de hoeve. Zo ontstond het idee om deze fokkers in contact te brengen met een grotere en vaste klantenkring, aan wie zij pakketten kunnen verkopen.” Hij haalt enkele statistieken aan. België importeert 90% van de lamsvleesconsumptie. De onderhandelingen met Mercosur zullen Europa misschien openstellen voor ongeveer 70.000 ton ingevoerd vlees uit Zuid-Amerika. “Stel u voor: de impact op onze veehouders, op de ganse sector en ook op ons bord!” Onze boeren zullen zich dus eens te meer moeten aanpassen. In deze context is de Beef Take app toch goed nieuws voor de producent en de consument. Voor de veehouders effent de nieuwe app de weg naar diversificatie en tegelijk meer loyaliteit van de klant. En de verbruiker vindt via Beef Take kwaliteitsvlees dichtbij huis. Met hun Beef Take app gaan Vincent Pautré en Baptiste Declerck een stap verder dan het aanbod van lokale productie aan de consument: een ontmoeting met de veehouders. Ideaal om stad en platteland dichter bij elkaar te brengen. “Vergeet de ontmoeting met de veehouders niet”, oppert Vincent. “Hiermee komt een dialoog tot stand. Bovendien kan de veehouder met de app ontmoetingsplaatsen in de stad creëren. Dat kunnen een restaurant, een traiteur, een slagerij, een kruidenierszaak, een lokale supermarkt zijn, of zelfs een actieve consument die optreedt als ambassadeur van smaak en kwaliteit.” Naast de oprichters wordt Beef Take nu ondersteund door een team van zeven personen. Een vijftiental veehouders verspreid over heel Wallonië bieden nu al hun producten aan op de boerderij en op de ontmoetingsplaatsen. U vindt er een grote verscheidenheid aan rassen rundsvlees (Charolaise, Salers, BBB, Limousine, Parthenaise), naast het aanbod aan gevogelte, lamsvlees en varkensvlees. Elke maand zal Beef Take in Brussel en in andere steden ontmoetingen organiseren tussen veehouders en consumenten. Het jonge bedrijf is trouwens op zoek naar andere ontmoetingsplaatsen. Guy Van den Noortgate Informatie : www.beeftake.be Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussel • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn : starters@beci.be • https://starters.beci.be/ 46 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 Dynamiek De BVBA is dood lang leve de BV! Een van de voornaamste vernieuwingen in de hervorming van het Wetboek van Vennootschappen (sinds 1 mei 2019 van kracht) betreft de Besloten Vennootschap met Beperkte Aansprakelijkheid (BVBA): ze wordt een Besloten Vennootschap (BV). De nieuwe BV houdt nieuwe kansen in voor elke projectdrager, maar ook enkele risico’s. © Getty E en belangrijke innovatie is de verdwijning van het begrip ‘sociaal kapitaal’, dat niet langer overeenstemt met de bedrijfswereld van vandaag. Het minimumkapitaal van 18.550 € wordt dus niet langer vereist. Het bood schuldeisers trouwens geen voldoende bescherming en confronteerde de bedrijven met bureaucratische procedures. De post ‘kapitaal’ verdwijnt dus volledig uit de jaarrekening. Het ‘kapitaal’ wordt vervangen door het begrip ‘patrimonium’, waarmee de onderneming haar activiteiten moet financieren en haar schuldeisers betalen. Het financiële plan moet meer in detail gaan en de uitkering van de winsten of reserves kan pas na een balans- of liquiditeitstest gebeuren. Er is geen controle op de inhoud van het dit plan, behalve in geval van een faillissement binnen de drie jaar na de bedrijfsoprichting: dan kan de rechter het plan onder de loep nemen. Als blijkt dat het bedrijf duidelijk vanaf het begin onvoldoende gefinancierd was, kan de rechter de oprichters aansprakelijk stellen voor de schulden. De hervorming vergemakkelijkt de oprichting van een vennootschap, maar houdt risico’s in. Momenteel kan de zaakvoerder van een BVBA aansprakelijk worden gesteld voor ‘beheerfouten’, hoewel dit vrij zelden voorkomt. De bepalingen met betrekking tot de BV vervangen dit begrip door de term ‘fouten bij de uitvoering van zijn opdracht’, wat ruimer kan worden geïnterpreteerd. We zullen dus moeten nagaan hoe de rechtbanken dit begrip zullen interpreteren, om ondernemers niet onnodig bloot te stellen aan risico’s. De aansprakelijkheid van de zaakvoerders wordt beperkt, maar het minimumbedrag van dit plafond bedraagt toch nog steeds 125.000 € voor kleine vennootschappen. De BV krijgt een flexibel kader voor de overdracht van aandelen. In de BV kan de overdraagbaarheid van aandelen immers volledig vrij worden geregeld, met als gevolg dat de BV een zeer gesloten of een zeer open vennootschap kan worden. De huidige wetgeving voorziet bij de overdracht van BVBAaandelen beperkingen die in de statuten kunnen worden versterkt, maar niet versoepeld. De nieuwe wetgeving hanteert een tegenovergestelde filosofie: de statuten kunnen de overdraagbaarheid van de aandelen van de BV vrijelijk regelen. Het principe voorziet nog steeds een beperkte overdraagbaarheid, maar hiervan kan worden afgeweken door te voorzien in een specifieke goedkeuring van de overdracht. Deze kan een schriftelijk document zijn, bv. de notulen van een algemene vergadering, of een door de aandeelhouders ondertekend document. Een vergadering van de aandeelhouders is dus niet noodzakelijk. De rechtsonzekerheid beperken Om te vermijden dat de keuzevrijheid verwarring schept onder nieuwe ondernemers of dat er lacunes ontstaan wanneer oprichters bepaalde vraagstukken in de statuten vergeten te regelen, voorziet de wet aanvullende regelingen. Zo krijgen de oprichters een standaard juridisch kader aangeboden dat de rechtsonzekerheid beperkt en meer flexibiliteit toelaat. Tot 1 januari 2024 kunnen ze vrijwillig hun statuten te wijzigen. Vanaf 2024 krijgen BVBA’s automatisch de rechtsvorm van BV. De bestuurders dienen echter altijd het initiatief te nemen om de statuten te wijzigen. Alexis Bley, Juridisch Adviseur Beci ab@beci.be ; 02 563 68 58 Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 47
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Community Kleine verhalen van grote ondernemers Vier lessen die Steve Jobs ons leert © Matthew Yohe De oprichter van Apple was charismatisch, visionair en overtuigend. Hij werd een legende van onze tijd. Toch bleef de man gedurende zijn hele loopbaan een sterke voorstander van discretie. Hij wist het mysterie rond zijn leven in stand te houden door heel weinig over zichzelf te praten. Hieronder leest u enkele lessen die we uit zijn parcours kunnen halen. Diploma’s zijn niet altijd belangrijk: Na een semester verliet hij al de banken van de Reed University. “Eerlijk gezegd heb ik nooit een universitair diploma behaald. En vandaag sta ik op het punt er toch eentje te krijgen van een universiteit.” Dat zei Steve Jobs tijdens zijn toespraak aan de Stanford University in 2005. Het leven ten volle leven: Op zijn 17de ontdekt hij een citaat: “Als je elke dag leeft alsof het de laatste wordt, dan krijg je vroeg of laat gelijk”. Hij vertelde dat hij elke morgen in de spiegel keek en zich afvroeg: “Als het vandaag de laatste dag van mijn leven wordt, zou ik dan willen doen wat ik vandaag gepland heb? Als het antwoord daarop te veel opeenvolgende dagen ‘nee’ is, dan weet ik dat ik iets moet veranderen.” Marktonderzoek is nutteloos: Dat antwoordde Jobs op de vraag of hij een marktonderzoek had gedaan voor Cherry : Nico Walker wordt als veteraan van de oorlog in Irak momenteel nog steeds vastgehouden in de Verenigde Staten wegens gewelddadige overvallen. Hij vertelt over zijn dagelijks leven, van zijn mobilisatie tot zijn vertrek naar Irak. Het is moeilijk uit te maken waar de autobiografie eindigt. Een gewaagd en moedig verhaal. 48 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 De Bezige Bij Bullets and Opium Dit boek, dat ook de herinnering oproept aan de beste vriend van de auteur, Liu Xiaobo, Nobelprijswinnaar voor de Vrede, die in 2017 in de gevangenis stierf, is een verzameling getuigenissen van enkele ‘relschoppers’ op het Tien-AnmenPlein. Een belangrijk verhaal. Simon & Schuster Albin Michel Tout va basculer : De economische deskundige François Lenglet laat ons inzien dat twee curven elkaar in 2019 zullen kruisen: de opkomst van het populisme en de financiële en beurscrisis die het einde van het liberalisme en de terugkeer van het autoritarisme zullen inluiden. Een toegankelijk en verhelderend essay. de iPad: “Nee. Het is niet de taak van de consument om te weten wat hij wil”. Volgens hem is het eenvoudigweg onmogelijk om bij de consument te polsen naar zijn verwachtingen. Hij gaat ervan uit dat ze tegen de tijd dat het product wordt ontwikkeld, al iets anders willen. Nooit naar critici luisteren: 1985 is het jaar van de vernedering. Jobs wordt bij Apple ontslagen. Voor zijn vele critici is hij een ‘has been’. Later zal hij openlijk toegeven dat “Ik dit destijds niet heb ingezien, maar dit ontslag bij Apple was het beste wat me kon overkomen. Het gewicht van het succes ruimde de plaats voor het vederlicht gevoel van de beginneling, die veel minder van alles zeker is. Dat was de aanzet van een van de meest creatieve periodes van mijn leven.” ● Elisa Brevet Community Brussel van de ondernemers Een groene wandeling met Augustin Nourissier De trend bestaat: Brussel wordt groener met onder andere collectieve moestuinen en buurtkwekerijen. Augustin Nourissier is medeoprichter van Skyfarms. Samen met Véronique Dewever is hij welzijn op het werk gaan telen door de aanleg van moestuinen in bedrijven. Beide ondernemers hebben net een winkel en een boomkwekerij in Laken geopend en gaan nu voor b-to-b. A ugustin behoort tot de jonge ondernemers die duurzaam werken en aan een reconversie zijn begonnen om hun dagelijks leven zinvoller te maken. Deze ingeweken Schaarbekenaar houdt van zijn wijk. De ecoloog in hart en nieren levert ons zijn 100% groene adresjes. Het restaurant waar je moet zijn: Zonder aarzelen, de Max in Schaarbeek, op een steenworp van het Plaskyplein. Dit geweldig Sardinisch restaurant onderscheidt zich door schitterende wijnen en een chef die verzot is op goede producten. Voor zijn groenten geeft hij de voorkeur aan lokale tuinbouw en stedelijke landbouwers. De producten zijn van hoge kwaliteit, en dat merk je in je bord! De zondagbrunch: In café Le Boentje, uiteraard! Het adres geniet enige faam maar het concept is zodanig vernuftig dat het zeker wat reclame waard is. In het bord gaat niets verloren en alles wordt bereid met onverkochte voedingswaren. Zeker een interessante aanpak op het vlak van ethiek en duurzame ontwikkeling. Maar ook de kok is fantastisch! Kortom, de ideale eetgelegenheid in de week. Een stukje groen: Ik woon in Schaarbeek en het Josaphatpark is zowat mijn tweede tuin. Mijn kinderen hebben er leren fietsen. Ik houd van de heuvelachtige configuratie, de gekozen boom- en houtsoorten, de bloemperken. Het hele jaar door zie je daar de seizoenen voorbijgaan en toch verliest deze plek nooit zijn charme. Sinds de opening van de Laiterie, middenin het park, is er steeds meer animatie. Je kunt er ook naartoe om sociale contacten te leggen. De beste ambassadeur: Niet één, maar meerderen! Ik denk aan alle spelers van de circulaire economie in Brussel. Ze geven een mooi imago aan de stad. Ik zie een ongelooflijke combinatie van mensen met ideeën en mooie projecten (recycling van hout, voedsel, kantoorruimtes…). En ook de politici steken een handje toe. Ik denk bijvoorbeeld aan BeCircular en aan de laureaten, die steeds met ongelooflijke projecten op de proppen komen. Ik citeer hier Permafungi, de kringloopbroeikassen van Tomato Chili of de bamboefietsen van Cycad. De coöperatie: Mijn vrouw en ik hebben ons geruime tijd ingezet voor Bees Coop (foto), een duurzame, economische en ecologische coöperatie in Brussel. Het principe is eenvoudig: door in te schrijven op aandelen, krijgt u toegang tot de supermarkt en verbindt u zich ertoe om er één keer om de vier weken 2u45 te komen werken om de winkel in stand te houden. De bar om de hoek: Chez Copain, op de Rogierlaan. Prima personeel. Je drinkt er bier en wijn. De cocktails zijn uitstekend! ● Elisa Brevet Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 49 D.R. D.R.
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Community Foto’s van het Beci nieuws In het vooruitzicht van de gewestelijke verkiezingen organiseerde Beci van half november tot begin mei een aantal politieke ontmoetingen met de Brusselse partijen in de salons van de Club van Lotharingen. Deze cyclus werd afgerond met de ontmoeting van de vertegenwoordigers van Défi: de Brusselse Staatssecretaris voor Buitenlandse Handel Cécile Jodogne en de Burgemeester van Schaarbeek Bernard Clerfayt. Bij deze gelegenheid ontvingen ze beiden het Beci Memorandum Beci, dat 91 maatregelen voorstelt om het Gewest te ontwikkelen. © Reporters 50 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 Het Justitiepaleis van Brussel verwaarloosde schat Het grootste justitiepaleis ter wereld staat in Brussel. Het is ook het meest bijzondere, met een bijna surrealistische mix van stijlen die uiteindelijk het unieke, typische Belgische karakter uitstraalt. © Axel Ruhomaully T egen de willekeur van de regimes uit het verleden in kende de Grondwet van ons toen zeer jonge land een fundamentele waarde toe aan een democratische en krachtige justitie, die onafhankelijk van de andere machten moest zijn. De wens en het concept waren zo sterk verankerd in de hoofIn de 21e eeuw is vrede niet louter de afwezigheid van oorlog, maar vooral de aanwezigheid van het Recht. Rafael Correa den van de mensen dat de symbolisering van deze waarden in een buitengewoon monument een prioriteit werd voor de Belgische Staat. De pracht, praal en monumentaliteit van dit symbool moesten koste wat kost markant zijn voor oog en geest. Ze zijn er dan ook in geslaagd, over onze grenzen heen. Maar vandaag beleven we andere tijden en is ook de mentaliteit veranderd. Het gebouw staat als kandidaat Unesco werelderfgoed al tientallen jaren onder de steigers en bevindt zich in een toestand van erbarmelijk verval. Is dit kenmerkend voor de perceptie die wij vandaag van Justitie hebben? De recente uitspraak van federaal parlementslid Gilles Vanden Burre1 kan trouwens omgekeerd worden gelezen: “Justitie bevindt zich in staat van verval dat best te vergelijken is met dat van het Justitiepaleis van Brussel.” . Het belang van het gebouw en de symboliek ervan komen binnenkort ter sprake dankzij het project van Meta-Morphosis, een organisatie die momenteel de publicatie voorbereidt van een kunstboek over de geschiedenis van het gebouw, met daarbij ook allerlei beschouwingen van een vijftigtal Enkele verbluffende details over het Justitiepaleis: • 24.000 m² vloeroppervlak (150 x 160 en 104 m hoog) • Grote Hal: 3.600 m² • 8 binnenhoven die natuurlijk licht binnenlaten, 27 zittingzalen, 245 dienstruimten die via gangen met elkaar verbonden zijn • Koepel met een hoogte van nagenoeg 100 m, zichtbaar vanuit de inkomhal • 1866-1883: 17 jaar om het gebouw op te richten. 3000 huizen gesloopt om de nodige ruimte vrij te maken. vooraanstaande persoonlijkheden over Justitie zelf. Alizée Pauwels, die verantwoordelijk is voor het project, licht er de krachtlijnen van toe: “Dat dit gebouw het grootste justitiepaleis ter wereld is, was een ideaal uitgangspunt. We wensen dit emblematisch monument tot eer te strekken met de realisatie van een multimedia project. Via verscheidene invalshoeken willen we een zo breed mogelijk publiek bereiken en bewust maken voor de geschiedenis van dit gebouw, naast een aantal problemen waar Justitie vandaag mee kampt. Een vijftigtal internationale persoonlijkheden zullen trouwens deelnemen aan een denkproces over justitie. Dit zijn mensen als Jean Ziegler, Hubert Reeves, Rafael Correa, Françoise Tulkens enz. Hun teksten zullen thema’s aankaarten die verband houden met Justitie. Voorbeelden zijn kunstmatige intelligentie, mensenrechten, kinderen, vrijheid, klimaat, opvoeding, migratie, water, kunst, oorlog, doodstraf, dierenrechten, opsluiting e.d.” Didier Dekeyser Info : meta-morphosis.be/palais-dejustice-de-bruxelles 1 Le Soir, 20/03/2019 Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 51 D.R.
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Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR Ahishakiye Boris NP, NationaleMaatschappijlaan 5 - 1070 Brussel afg. : Ahishakiye Boris Aimé Pascaline NP, Irissenoord 11 - 1970 Wezembeek-Oppem Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Aimé Pascaline Ariane Zeba NP, Bloemenlaan 37 - 1950 Kraainem Nace : 74101 - Ontwerpen van textielpatronen, kleding, juwelen, meubels en decoratieartikelen 96099 - Overige persoonlijke diensten afg. : Zeba Ariane Au Sans Tâches NP, Joseph Brandstraat 120 - 1030 Brussel Nace : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. afg. : Bacroix Marie Cécile Axon consultancy VOF, Sleeuwagen 6 - 1785 Merchtem Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 85599 - Overige vormen van onderwijs afg. : Lefebvre Martine Bakun Sebastien NP, Louizalaan 65 - 1050 Brussel Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 80300 - Opsporingsdiensten afg. : Bakun Sébastien Barbara Enregisser NP, rue Fossé des Vaux 5 - 1490 Court-Saint-Etienne Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : Engerisser Barbara Bons Plaisirs BVBA, Dieudonné Lefèvrestraat 27 - 1080 Brussel Nace : 10860 - Vervaardiging van gehomogeniseerde 52 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 voedingspreparaten en dieetvoeding 10890 - Vervaardiging van andere voedingsmiddelen, n.e.g. afg. : Dirkx Sara Brassart Florence NP, Ptoléméelaan 12 - 1180 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : Brassart Florence Brightbiz BVBA, SinterGoedelevoorplein 5 - 1000 Brussel Nace : 85592 - Beroepsopleiding afg. : Szombat Philippe Brussels Medical Prevention Center BVBA, Newtonstraat 11 - 1000 Brussel Nace : 82300 - Organisatie van congressen en beurzen 86220 - Praktijken van specialisten afg. : Carneiro Sudo Cecilia Buytaert Charles NP, SintBernardusstraat 98 - 1060 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : Buytaerts Charles Byn Matthias NP, Le Marinellaan 151 - 1040 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Byn Matthias Cabinet Comptable Et Fiscal Paul David BVBA, Henry Dunantlaan 4 - 1140 Brussel Nace : 69202 - Boekhouders en boekhoudersfiscalisten afg. : Paul David Calystos BVBA, Brand Whitlocklaan 87 - 1200 Brussel afg. : Guillamet Ronan Capitalotel NV, Vleurgatse Steenweg 191 - 1050 Bruxelles Nace : 55100 - Hotels en dergelijke accommodatie 55900 - Overige accommodatie afg. : Benali Hicham Cherchi Mariapaola NP, Louizalaan 526 - 1050 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten 69109 - Overige rechtskundige dienstverlening afg. : Cherchi Mariapaola CitizenLab NV, Meusegemstraat 105 - 1860 Meise Nace : 47410 - Detailhandel in computers, randapparatuur en software in gespecialiseerde winkels afg. : Joxe Julien Coucou Shop BVBA, Kasteleinsplein 23 - 1050 Brussel Nace : 46160 - Handelsbemiddeling in textiel, kleding, bont, schoeisel en lederwaren 47715 - Detailhandel in kledingaccessoires in gespecialiseerde winkels 4771601 - Kleinhandel in bovenkleding (inclusief werk-, sport- en ceremoniekleding) van ongeacht welk materiaal (textielstoffen, breigoed, leer, bont, enz.) voor heren, dames en kinderen (algem. assortiment) afg. : d'Otreppe Isabelle Coupé & Partners BVBA, Allée Joseph Noiret 16 - 1410 Waterloo Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Coupé Olivier Curcio Natalina NP, Winston Churchilllaan 234 - 1180 Brussel Nace : 56210 - Catering afg. : Curcio Nathalina De Cnijf Consult (Pin Wheels Community) BVBA, Prudent Bolslaan 139 - 1020 Brussel Nace : 61900 - Overige telecommunicatie 73110 - Reclamebureaus 94120 - Beroepsorganisaties afg. : De Cnijf Nathalie Deliveroo BVBA, Munsterstraat 10 - 1000 Brussel Nace : 56290 - Overige eetgelegenheden afg. : Van Nuffel Rodolphe Community Dragone Isabelle NP, L.A. Schockaertstraat 198 - 1600 SintPieters-Leeuw afg. : Dragone Isabelle Duval Union Consulting BVBA, Dendermondsesteenweg 39 - 9000 Gent Nace : 63110 - Gegevensverwerking, webhosting en aanverwante activiteiten 68201 - Verhuur en exploitatie van eigen of geleasd residentieel onroerend goed, exclusief sociale woningen 69201 - Accountants en belastingconsulenten afg. : Caudron Jo EU Insight consulting NP, Generaal Lotzstraat 7 - 1180 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 70210 Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. afg. : Marlet Christine GDT Transport et Logistic BVBA, Sint-Franciscusstraat 17 - 1210 Brussel Nace : 9523001 - Reparatie van schoenen, laarzen, reisartikelen en dergelijke van leer of van ander materiaal afg. : Georges Kamdem Gesti-Amo BVBA, Fél ix Delhassestraat 14 - 1060 Brussel afg. : Abebe Hailelioul Grow Now BVBA, Chaussée de Louvain 487 - 1380 Ohain Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 73200 - Markt- en opinieonderzoekbureaus 78100 - Arbeidsbemiddeling afg. : Delhaye Caroline Growfunding VZW, Leopold II-laan 276 - 1081 Brussel Nace : 64999 - Overige financiële dienstverlening afg. : Lamote Frederik Hackages BVBA, Louizalaan 54 - 1050 Brussel Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 85599 - Overige vormen van onderwijs afg. : Jiwan Kim Halls Sandy NP, Avenue de Malmaison 14 - 1410 Waterloo Nace : 13990 - Vervaardiging van andere textielproducten, n.e.g. 85592 - Beroepsopleiding 85599 - Overige vormen van onderwijs afg. : Halls Sandy Harou Olivier NP, Albertlaan 41 - 1190 Brussel Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Harou Olivier Harras Amal NP, Anatole Francestraat 103 - 1030 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82300 - Organisatie van congressen en beurzen afg. : Harras Amal Henneuse Véronique NP, Triomflaan 132 - 1160 Brussel afg. : Henneuse Véronique Huberlant Bernard Coaching NP, Impasse de Fagneton 2 - 1367 Ramillies Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 71121 - Ingenieurs en aanverwante technische adviseurs, exclusief landmeters afg. : Huberlant Bernard Khadri Yamina NP, Tervurenlaan 325 - 1150 Brussel afg. : Khadri Yamina La Colmena BVBA, Quai Des Grands Augustins 55 - 75006 Paris - France afg. : Vilchez Silva Beatriz La lustrerie - Centre d'entreprises solidaire de Schaerbeek CV, Paleizenstraat 153 - 1030 Brussel Nace : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. afg. : Cornez Christelle Lawrence Muller BVBA, Kriekenputstraat 11 - 1180 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : Muller Lawrence Lazuli Compagnie BVBA, Louizalaan 114 - 1050 Brussel afg. : Deltour Fanny Lemoine Philippe NP, ReperVrevenstraat 137 - 1020 Brussel Nace : 73110 - Reclamebureaus - afg. : Lemoine Philippe Lubambu Tshilombo NP, Villalaan 46 - 1500 Halle Nace : 46160 - Handelsbemiddeling in textiel, kleding, bont, schoeisel en lederwaren 47410 - Detailhandel in computers, randapparatuur en software in gespecialiseerde winkels 47750 - Detailhandel in cosmetica en toiletartikelen in gespecialiseerde winkels afg. : Tshilombo Lubambu Maison Le Nain NP, Elyzeese Veldenstraat 79 - 1050 Brussel afg. : Lenain Gaetan Mboa Ngoie Georges NP, Paviljoenstraat 2 - 1000 Brussel afg. : Mboa Ngoie Georges Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 53
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Community Medi-Kali NP, Limbourglaan 31 - 1070 Brussel afg. : Kalinda Yvonne Miranda Benavides Carlos NP, Freesiadreef 10 - 1030 Brussel afg. : Miranda Benavides Carlos Museum Box BVBA, Rue de la Courte 3 - 7134 Ressaix Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 62020 - Computerconsultancyactiviteiten 62030 - Beheer van computerfaciliteiten afg. : Blanchard Patrice My Coaching Spot BVBA, SinterGoedelevoorplein 5 - 1000 Brussel Nace : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. afg. : Masure Christine Nenerica Elena NP, Dodonéestraat - 1180 Brussel Nace : 85593 - Sociaalcultureel vormingswerk 85599 - Overige vormen van onderwijs 86909 - Overige menselijke gezondheidszorg, n.e.g. afg. : Nenerica Elena Nesting Ground BVBA, Théodore Rooseveltstraat 16 - 1030 Brussel afg. : Lehue Marine Ngoh Narcisse NP, Kliniekstraat 120 - 1070 Brussel Nace : 46190 - Handelsbemiddeling in goederen, algemeen assortiment 49410 - Goederenvervoer over de weg, m.u.v. verhuisbedrijven afg. : Ngoh Narcisse William NS Servicess BVBA, Waterloolaan 95 - 1000 Brussel afg. : Semlali-El Kharraz Najib RHD Consult BVBA, Berkendallaan 46 - 1800 Vilvoorde Nace : 47512 - Detailhandel in huishoudtextiel en beddengoed in gespecialiseerde winkels afg. : Göktas Ramazan 54 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 Rusg - Royale Union Saint-Gilloise CVBA, Brusselsesteenweg 223 - 1190 Brussel Nace : 93121 - Activiteiten van voetbalclubs afg. : De Baene Jean-Marc Share 2 U NP, Oorlogskruisenlaan 128 - 1120 Brussel afg. : Lemti Younes Skyforce Cyber Security BVBA, Louizalaan 272 - 1050 Brussel Nace : 47640 - Detailhandel in sport- en kampeerartikelen in gespecialiseerde winkels 77210 - Verhuur en lease van sport- en recreatieartikelen 93299 - Overige recreatie- en ontspanningsactiviteiten, n.e.g. afg. : Henri Christophe Small Business Partner BVBA, Keizer Karellaan 584 - 1082 Brussel Nace : 62020 - Computerconsultancyactiviteiten afg. : Regragui El-Moumni Morad Stephane Deckers NP, SintMariastraat 1 - 1080 Brussel afg. : Deckers Stephane Tille Christian NP, Juliette Wytsmanstraat 74 - 1050 Brussel afg. : Tille Christian Tourment Isabelle NP, Bosjeslaan 5 - 1640 Sint-Genesius-Rode Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 85599 - Overige vormen van onderwijs afg. : Tourment Isabelle Toussaint Karin NP, Tervurenlaan 86 - 1040 Brussel Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 85592 - Beroepsopleiding afg. : Toussaint Karin Transcendent Group Belgium NV, Marsveldplein 5 - 1050 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Jongen Nicolas United Investment Europe NV, Rue Laid Burniat 3 - 1348 Louvain-laNeuve Nace : 64200 - Holdings 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 72190 - Overig speur- en ontwikkelingswerk op natuurwetenschappelijk gebied afg. : Deglas Aline Urbios NP, Visserijstraat 118 - 1180 Brussel afg. : Ursini Régis Valcke Ann NP, Burgemeester J-L Thysplein 1 - 1090 Brussel Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Valcke Ann Welsch Anne NP, Terhulpensesteenweg 177 - 1170 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : Welsch Anne WeWork Belgium BVBA, Havenlaan 86 - 1000 Bruxelles Nace : 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. afg. : Benadda Yasmine Weyten Pierre NP, Kommenstraat 38 - 1070 Brussel Nace : 16230 - Vervaardiging van ander schrijn- en timmerwerk 43320 - Schrijnwerk afg. : Weyten Pierre www.archi-tect.be BVBA, Zavelstraat 9 - 1000 Brussel Nace : 71111 - Bouwarchitecten afg. : DeCleyn Walther Zwings Audrey NP, Rode Beukenlaan 20 - 1970 Wezembeek-Oppem Nace : 58110 - Uitgeverijen van boeken 90031 - Scheppende kunsten, m.u.v. ondersteunende diensten afg. : Zwings Audrey Community Agenda 13.06 STRATEGIE & BESTUUR 13.06 Les bases de la gestion de projet pour PME et TPE (1) 13.06 Définissez la mission de votre entreprise (1) 24 & 25.06 The Language Technology Industry Summit MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 11.06 Plus de 90 trucs pratiques pour mieux gérer votre temps (1) 13.06 Regarder les forces des gens : la révolution du People Management (1) 19 & 24.06 Table de la Réussite avec un grand R (1) 21.06 L’intelligence collective au service de la motivation (1) VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIEN 11.06 Facebook : créez une communauté engagée (1) 11 & 14.06 Module de formation : sales starter/ booster (1) 11.06 Capsule vidéo : filmer et monter une vidéo, initiation pratique (1) 12.06 Mijn CRM-project is gelukt ! 13.06 Instagram : valorisez votre image de marque (1) 13 & 20.06 & 04.07 Digitale versnelling by Telenet x Beci Augmentez vos relations clients grâce à l’outil gratuit Chatfuel (1) 18.06 Prospecter avec LinkedIn (1) 18.06 Sublimez vos photos avec votre smartphone (1) 20.06 Améliorez les performances de votre site grâce à Google Analytics (1) ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be OPLEIDINGEN OP MAAT U vindt de opleiding niet die u zoekt? Contacteer ons! Ons opleidingsaanbod wordt opgesteld in functie van de vragen die u ons stelt. U wilt uw vaardigheden ontwikkelen, uw medewerkers beter laten presteren, de teamgeest in uw onderneming versterken? ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 20 au 29.08 L’essentiel du droit du travail 19.09 Les sociétés de management : intérêts, risques et impact du nouveau Code des Sociétés ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be JURIDISCHE BEMIDDELING Tot 18.06 Praktische oefeningen bemiddeling te Hasselt Tot 05.07 Opleiding tot erkend bemiddelaar in burgerlijke & handelszaken te Hasselt Van 28.08 tot 06.12 Opleiding tot erkend bemiddelaar in burgerlijke & handelszaken te Gent ➜ bMediation +32 2 643 78 47 info@bmediation.eu 28.06 Economische partnerschap EU-Japan: hoe kan ik er van profiteren? ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be Brussel Metropool - juni 2019 ❙ 55 FISCALITEIT & FINANCIËN 13.06 Gestion des risques : est-ce que mon business tient la route ? (1) 14.06 Lunch : tour d’horizon des subsides à Bruxelles (1) 18.06 Trucs et astuces pour mieux gérer votre trésorerie (1) 26.06 Networking thématique – blockchain : du mythe à la réalité (1) ➜ Erik Thiry +32 2 643 78 36 – eth@beci.be GRATIS WORKSHOPS STARTERS & RESTARTERS 11.06 Et si la reprise était une opportunité ? (1) 18.06 Sales DNA© : développer votre talent (1) 25.06 Les composantes d’un branding fort (1) 02.07 Comment utiliser le digital pour gagner des clients ? (1) 09.07 Attirer son futur client grâce au content marketing (1) ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be
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Agenda ➜ Beci Events 12.06 & 19.06 Beci Welcome Breakfast 18.06 Afterwork: boottocht 27.06 Speed Business Lunch 02.07 Lunch restarter 04.07 Garden Party: Best Of Belgium +32 2 643 78 13 – events@beci.be Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) (1) Enkel in het Frans (2) De voertaal is Frans maar de documentatie is ook (volledig of gedeeltelijk) in het Nederlands beschikbaar Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN MIVB 4Ocean Addax Motors Ageas Agoria Ahooga Apple Armacelle Benelux Art&Build ASX-Ibeco BDO Bebat BeCommerce Beef Take Bees Coop Belgo Ethiopian Association BelSquare Bigh Bioorg Boentje Café Bond Beter Leefmilieu Bopro Bpost Brussels Airport Café Begin Cargo Velo Cenergie Cercle des Voyageurs, Le CityDepot Club van Lotharingen CMS De Backer CO2logic Colruyt Group Comeos 28-29 36-37 34-35 Agentschap Innoveren en Ondernemen 36-37 44-45 8-10 48 20-21 28-29 36-37 44-45 31 36-37 46 49 6 4-5 28-29 28-29 49 36-37 36-37 36-37 38 6 36-37 41-42 6 36-37 50 44-45 38 30 ; 36-37 8-10 Confederatie Bouw 41-42 ; 44-45 Copain, Chez Cycad 56 ❙ Brussel Metropool - juni 2019 49 49 Daoust Delta Development Desso Ecosia Enterprise Europe Network Extensa Fairphone Fairtrade Belgium Family, The Febeliec Febiac FGTB GDA-Traxio Global Art Concept Greenpeace Gymlib Haven van Antwerpen Hotel Brussels, The Ihecs Jacques Delens KBC Knauf Kokob Lefmilieu Brussel Lidl Belgium Lijn, De Lloyd’s Local Solutions Development Group Loft 58 Mabru Max Mediahuis Menu Next Door Mercato Metropolitano Meta-Morphosis 17 28-29 28-29 28-29 18 13-14 28-29 8-10 4-5 31 8-10 12 8-10 41-42 31 4-5 20-21 32 6 41-42 24-25 20-21 6 Koning Boudewijnstichting 36-37 Lateral Thinking Factory 28-29 22-23 ; 34-35 20-21 26 34-35 28-29 6 20-21 49 24-25 4-5 28-29 51 Montea Net Brussel Ocean Cleanup Permafungi Persgroep, De Prayon Rampenfonds Renta Rwashoscco Sapa Extrusion Shift, The Shopera Siamu Sibelga Skyfarms Space Laser Game Space X Stratec Tesla Tomato Chili Toukoul Tour & Taxis Travail & Vie Triodos UCM Umicore UWE VBO Vivaqua Voka VUB Wallonie Belgique Tourisme Wienerberger WTCB 30 20-21 22-23 28-29 49 26 20-21 34-35 8-10 8-10 20-21 20-21 ; 34-35 8-10 34-35 20-21 49 4-5 28-29 36-37 28-29 49 6 13-14 20-21 34-35 8-10 24-25 8-10 Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten 12 ; 31 ; 36-37 36-37 34-35 8-10 36-37 4-5 20-21 41-42 Ondernemingen in overdracht B2B groothandelaar modeaccessoires Omzet: > 1 Milj. € 1 tot 10 werknemers Dienstverlener in de vastgoedsector, 360° fotografie, plannen Omzet: < 1 Milj. € 1 tot 10 werknemers > Voor een kandidaat overnemer zoekt de Transmission Hub Onderneming actief in agro-voeding, de medische sector, IT, import-export Brussel, Wallonië Aankoopwaarde: van 100K tot 1 Milj. € Wenst u uw onderneming gedeeltelijk of volledig over te laten? Hebt u belangstelling voor een van deze ondernemingen of kent u een over te laten onderneming in een van deze sectoren? De Transmission Hub van Beci begeleidt u doorheen uw overdracht- of overnameproject. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • Erick Thiry +32 2 643 78 36 • transmission@beci.be De Transmission Hub van Beci is de grootste organisatie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest voor de overdracht/overname van ondernemingen. Hieronder vindt u de jongste aanbiedingen: > 3 over te laten ondernemingen Decoratieartikelen en meubilair Omzet: 5 tot 10 Milj. € 20 tot 30 werknemers

2019.05 Bruxelles Métropole


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Sommaire Bruxelles métropole N° 45 – Mai 2019 Au mois de juin : Green Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Catherine Aerts, Emmanuel Baufayt, Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Vincent Delannoy, Yvion Englert, Mehdi Ferron, Vincent Giroul, David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Michel de Kemmeter, Julien Knoepfler, Ophélie Legast, Cédric Lobelle, Caroline Pauwels, Laura Rebreanu, Morgan Van Cleven, Guy Van den Noortgate et Peter Van Dyck. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 4 6 7 Idées 10 12 13 16 18 19 Beci online Podcast : Kevin Tillier Digest Business in Harmony : ode à l’inclusion Élections 2019 : garantir des prix énergétiques abordables Quel apport des TIC pour une mobilité urbaine durable ? Urbanisme bruxellois : l’usine à gaz Open Source Pour ou contre la refédéralisation ? International 20 21 Solvit : une aide à la résolution des contentieux dans l’UE En route pour Dubaï 2020 ! Emploi & Formation 24 27 30 34 36 38 41 43 44 46 49 50 52 54 56 ULB et VUB veulent jouer un rôle clé dans la Région bruxelloise Apprendre, désapprendre, réapprendre L’entreprise à la rencontre des élèves et étudiants Des pistes pour redorer le blason d’ingénieur Les digital natives maîtrisent-ils vraiment le numérique ? Fablabs : bienvenue dans mon labo ! Bruxelles peut jouer la carte de l’IA La formation en alternance comme outil de recrutement La Fondation pour l'Enseignement a 5 ans Intelligence culturelle et collaboration Entreprendre 48 Revenus en droits d’auteur : quelles opportunités ? Les premiers hub.awards distingueront les entreprises bruxelloises Transition : le diesel, coupable de tous les maux ? Starter : XRintelligence ABA : quand le rebond rend hommage à Walthéry Les marchés publics, au cœur du fonctionnement des communes Community 58 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 60 61 62 63 64 L’actualité Beci en photo Petites histoires de grands entrepreneurs Bruxelles, dans les pas de Karin Maquet Demandes d'admission Index Agenda Caroline Pauwels Rédacteurs en chef invités : Yvon Englert et Acheter son bureau ou investir dans des studios ? En voilà une bonne question pour nos experts immo Contactez les experts de KBC Brussels Live au 02 303 31 60 du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 9h à 17h. E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles.
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Beci online Social Media Beci et KBC Brussels vous proposent un guide pratique des subsides pour les entreprises bruxelloises, à télécharger gratuitement sur https://go.beci.be/subsides. #BECImember : Desky propose un système CRM pour vous aider à numériser votre gestion administrative et gagner du temps. À essayer gratuitement : https://desky.be/fr. Quels sont les critères que vérifie Google sur votre site ou votre blog ? Les fondements du SEO (l’optimisation pour moteurs de recherches) font partie des formations proposées par Beci. Que peut faire pour vous la Chambre de Commerce ? Venez le découvrir lors d’un Beci Welcome Breakfast : chaque mercredi matin au 500 avenue Louise. Inscriptions sur welcome.beci.be. Rejoignez-nous sur Facebook, LinkedIn, Twitter. 4 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 Beci online Dans vos newsletters Beci vous propose désormais 5 newsletters thématiques pour vous tenir informés de l’essentiel en quelques minutes de lecture : ➜ Bruxelles Métropole Online : notre newsletter d’information générale. ➜ HR & social : les questions RH ou de droit social vous concernent ? cette newsletter est pour vous ! ➜ Green : une newsletter entièrement dédiée au développement durable. ➜ Mobilité : toute l’actualité de la mobilité bruxelloise. ➜ Executive News : des infos brèves et pertinentes sur la politique bruxelloise Archives et inscription gratuite : https://www.beci.be/newsletter À lire sur notre site web Retrouvez ces articles sur www.beci.be Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 5
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Podcast Kevin Tillier : de prof de langues à fondateur de MySkillCamp De professeur de langues à entrepreneur, il n’y a qu’un pas. La preuve, Kevin Tillier l’a fait ! Aujourd’hui il vient de lever un million d’euros pour sa plateforme de formation en ligne : MySkillCamp. Son credo ? Dépoussiérer l’apprentissage à distance. Je crois que l’idée de MySkillCamp t'est venue grâce à un voyage à l’étranger ? Oui, à mes 15 ans, je suis parti vivre au Canada. On m’a recruté pour jouer au hockey sur glace. On travaillait d’arrache-pied à un niveau professionnel et on n’avait pas le temps d’aller à l’école. Nos enseignants venaient en bus, entre les entraînements et les matches. On avait accès à une plateforme d’e-learning pour nous former tout au long de l’année. Les éducateurs et les enseignants détenaient surtout un rôle de coach. Le déclic est arrivé lorsque tu es rentré ? Oui, peu de temps après mon retour en Belgique, j’ai ouvert ma propre école de langues avec ma femme. On a développé en interne notre propre solution d’apprentissage en ligne. Petit à petit, mes clients m’ont demandé où je louais cette fameuse plateforme d’e-learning et c’est là que j’ai compris tout le potentiel de ce qu’on avait développé en interne. Le choix de se lancer dans l’entrepreneuriat a-t-il été évident ? Il fallait d’abord faire un choix. Je commençais à m’ennuyer dans mon métier et je ne me voyais pas professeur de langues pendant vingt ans. C’est là qu’avec ma femme, on a décidé de tout arrêter, de développer la plateforme pour tous types de formations ouvertes aux entreprises, tout au long de l’année (sur d’autres thèmes que les langues). La première étape fut de trouver des cofondateurs et de dégager le plus rapidement possible un prototype, le MVP (‘Minimum Viable Product’). Ensuite, on a dû le tester sur nos premiers clients et l’améliorer constamment selon les feedbacks récoltés. En tant que prof de langues, comment as-tu fais pour créer ta start-up ? J’ai forcément fait plein d’erreurs (rires). J’ai regardé autour de moi, rencontré beaucoup de gens et puis, évidemment, j’ai appris en faisant inévitablement des erreurs. Par exemple, on a raté notre première levée de fonds parce que la comptabilité n’était pas optimale et le marché que l’on visait pas assez mature pour que l’on puisse nous faire confiance. On a dû apprendre vite, rattraper le coup et redresser la barre…. Comment as-tu pu rattraper le coup ? Au départ, on visait surtout le marché de l’éducation à destination des écoles. Mais au dernier moment, les investisseurs se sont dit que ça n’irait pas. Ils n’ont pas cru dans le projet. On a dû faire marche arrière et se diriger vers un autre marché, celui du b-to-b. C’est ce qui nous amène à ce que nous faisons aujourd’hui… NDLR : MySkillCamp vient de lever un million d’euros, prouvant ainsi que l’on peut toujours se relever et revenir encore plus fort. ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. Les podcasts à écouter… Lemand est l’un des podcasts les plus écoutés en Flandre. À chaque épisode, Ward Bogaert et Philip Heymans présentent un portrait décalé et passionnant. Ainsi, vous partez à la rencontre d’un jeune réfugié, ou d'un ancien gangster. 6 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 D.R. News Une précieuse récompense pour des emballages durables Le développement durable est primordial aux yeux de votre entreprise ? Vous concevez des emballages durables respectueux de l’environnement ? Participez à la toute première édition des Get Smart (in) Packaging Awards, conjointement organisés par Fost Plus et Valipac. Une occasion idéale de mettre en avant votre démarche environnementale. La remise des prix aura lieu le 23 octobre 2019 dans le cadre de Empack. Ces awards récompenseront les emballages les plus innovants dans cinq catégories : On the go ; Ménager ; e-commerce ; B2B ; enfin, Innovations en machines d’emballage. Parmi les participants de ces cinq catégories seront en outre distingués deux Greener Packaging Awards, pour récompenser les emballages ménagers et industriels les plus durables. prise par le biais de canaux autres que son site web. Près de 98 % des Belges effectuent les recherches sur Google ; 66 % consultent pagesdor.be et 60 % se rendent sur Facebook. En outre, 76 % des consommateurs qui effectuent une recherche locale se rendent sur place le même jour, et 28 % de ces visiteurs procèdent effectivement à un achat. Or, 9 Belges sur 10 se heurtent à des informations d’entreprises erronées sur internet ! Comment participer ? Introduisez gratuitement votre dossier de candidature avant le 30 juin 2019 sur www.greenerpackaging.be. L’heure d’été influence notre comportement d’achat Il est parfois nécessaire de modifier d’importantes données d’entreprise, telles que les heures d'ouverture, par exemple lorsque nous passons de l’heure d’hiver à l’heure d’été. Selon un sondage effectué par FCR Media, agence de marketing digital pour les PME et les indépendants, environ 23 % des PME modifient leurs horaires d'ouverture, ouvrant plus tard en été. Elles répondent ainsi au changement de comportement d’achat des consommateurs, confirmé par une étude iVox à la demande de FCR Media : environ 20 % des Belges semblent faire leurs achats plus tard pendant l’été, quand il fait plus clair. Pour rechercher des coordonnées d’entreprise ((horaires, adresses, téléphone), les consommateurs utilisent différentes plateformes. Selon une étude de FCR Media, 73 % des consommateurs prêts à acheter trouvent une entreIl est donc extrêmement important pour une entreprise de s'assurer que ses informations soient correctes et cohérentes sur internet, et ce sur toutes les plateformes. Heureusement, il existe des solutions digitales pour résoudre le problème, tels que NetSync : cette solution de gestion de présence en ligne garantit que toutes les informations d’entreprise soient mentionnées de manière correcte et cohérente sur le web. Elle offre également un système innovant « Match & Lock » pour gérer et verrouiller les données d’entreprise sur l’ensemble du réseau (Google My Business, Facebook…). L’entreprise peut ainsi modifier ses heures d'ouverture sur toutes ces plateformes en un seul clic. Info : https://fcrmedia.be/ Erratum Une erreur s’est glissée dans le procès-verbal de l’Assemblée Générale de Beci-Chambre de Commerce de Bruxelles, publié dans notre numéro du mois d’avril, p. 52. Au point 4, dans le tableau indiquant les montants des cotisations, il fallait bien entendu lire « 20182019 », et non « 2017-2018 ». CATÉGORIE A C D E ENTREPRISE OCCUPANT Personne physique Entreprise jusqu’à 19 personnes Entreprise de 20 à 49 personnes Entreprise de 50 à 99 personnes PROPOSITION 2018-2019 HTVA 220 € 621 € 1.005 € 2.800 € Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 7 © Getty © Getty
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News Chiffre d'affaires et emploi stables en 2018 dans les industries du textile, du bois et de l'ameublement À l'occasion de son Assemblée générale annuelle, fin mars, Fedustria, la fédération belge des industries du textile, du bois et de l'ameublement, a dressé le bilan de l'année écoulée. Une année stable, avec un chiffre d'affaires total de 9,6 milliards d'euros. « Le taux d'emploi total s'est stabilisé pour la quatrième année consécutive : environ 38.150 emplois pour les trois secteurs. Les investissements aussi sont restés plus ou moins stables. Fedustria s'attend pour 2019 à ce que la production, le chiffre d'affaires et l'emploi atteignent au moins le niveau de 2018 », indique Fa Quix, directeur général de Fedustria. Au cours de l'Assemblée générale, le président sortant, Luc Billiet (Lefevere Group), a transmis le flambeau à Francis Verstraete (Masureel Veredeling). Dans la perspective des prochaines élections, Francis Verstraete a demandé aux responsables politiques de prendre soin de l'industrie manufacturière : « Nous devons aider notre industrie sur la voie d’une Industrie 4.0. Cela exige des investissements, entre autres dans la numérisation. Nous comptons sur les pouvoirs publics pour les encourager fiscalement. » Par ailleurs, Fedustria préconise un meilleur soutien à la recherche appliquée dans le domaine de la R&D. Enfin, la fédération demande à l'UE une politique commerciale plus cohérente avec les pays extérieurs, afin de limiter autant que possible la concurrence déloyale. Info : www.fedustria.be Volker Germann est le nouveau Directeur Général d’Audi Brussels Volker Germann a été nommé nouveau Directeur Général d’Audi Brussels. Il succède à Patrick Danau, qui prend sa retraite après 40 ans de carrière au sein du groupe Volkswagen. Dans la gestion d’Audi Brussels, où est produit le modèle électrique Audi e-tron, Volker Germann assumera les fonctions de Directeur Général technique et logistique ainsi que de porte-parole de la direction. Fa Quix (à gauche) et Francis Verstraete. Le coût de l'entrepreneuriat reste un facteur crucial. Fa Quix le souligne : « Le coût élevé du travail contraint les entreprises à viser une haute productivité, une haute qualité, une innovation au sommet et même de nouveaux modèles économiques. Afin de garder ici le plus de travail possible, le coût du travail doit être compétitif. Le ‘tax shift’ est déjà un pas en avant, mais nous sommes encore loin du compte. En moyenne, une entreprise belge est toujours confrontée à un handicap du coût salarial de 10 % par rapport à nos voisins. » Au niveau des coûts de l'énergie également, la Belgique reste un pays trop cher, en raison principalement des coûts de réseau et de diverses taxes et de charges. Fedustria plaide donc pour une norme énergétique stricte et un pacte énergétique garantissant la sécurité d'approvisionnement, sans hausse des coûts. « Avec Volker Germann, c’est un professionnel de la production chevronné, détenteur d’une grande expérience internationale, qui prend les rênes du site bruxellois. Nous sommes très heureux d’avoir pu le rallier à notre cause pour ce poste », a déclaré Peter Kössler, président du conseil d’administration d’Audi Brussels. Ingénieur de formation, M. Germann a terminé ses études à l’école professionnelle technique de Mannheim et entamé sa carrière en 1986. En 2009, il a été nommé directeur d’usine de VW do Brasil sur le site de Curitiba puis, en 2016, il a pris la tête de la joint-venture FAW-Volkswagen à Changchun, en Chine. Volker Germann se réjouit déjà du nouveau défi professionnel qu’il aura à relever : « L’usine de Bruxelles est en train de connaître une des plus importantes montées en puissance chez Audi. Sous la direction de Patrick Danau, l’usine s’est préparée de manière optimale à cette mission. Je suis heureux de pouvoir apporter ma contribution à l’entrée dans l’ère de l’e-mobilité et à la production de véhicules dotés d’une toute nouvelle technique de propulsion. » Info : www.audibrussels.be 8 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 © Fedustria/Studio Dann ©Belga Découvrez nos vols locaux La diminution croissante des abeilles pose problème. Leur disparition est une perte pour la nature et la production alimentaire. Pour Brussels Airport, il fallait agir. Nous avons installé 2 ruches, comptant chacune 100 000 abeilles ouvrières, 5000 faux bourdons et une reine. Les abeilles sauvages ont élu domicile dans 4 hôtels à abeilles, mis à leur disposition. Ensemble, elles participent à la biodiversité des environs de l’aéroport.
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Idées Business in Harmony : ode à l’inclusion D' entrée de jeu, Cécile Huylebroeck, Conseillère Emploi de Beci et modératrice de l’événement, a averti l’assemblée que l’inclusion serait au cœur des échanges. Et, de fait, les différents intervenants, experts et témoins, se sont rejoints sur ces deux constats : les lacunes de la politique managériale actuelle et la nécessité de développer l’inclusion dans l’entreprise. En route vers l’inclusion L’honneur d’introduire le sujet est revenu à Martine Tempels, vice-présidente de Telenet. D’emblée, elle a suggéré à l’assistance de se compter en signalant qu’il n’est ni courant ni banal de retrouver une telle proportion de femmes dans les instances dirigeantes de l’entreprise… même si les choses sont en train de changer sur cette question identifiée depuis une trentaine d’années. Martine Tempels a rappelé quelques jalons de ce débat : la lettre ouverte adressée aux CEO à l’occasion de la journée de la femme en 2005 pour les inciter à plus de diversité ; ce discours de 2012 où, élue ICT Woman of the Year, elle a pour la première fois de sa carrière pris la parole devant une assemblée où régnait la diversité et en a ressenti une grande satisfaction. Elle a aussi saisi l’occasion pour rendre un hommage appuyé à John Porter, le CEO de Telenet qui, sous l’influence de sa mère Sandra Van Fossen, professeure et féministe de la première heure, a vigoureusement œuvré pour la parité au sein du comité de direction de l’entreprise. « Mais », a-t-elle insisté, « il y a encore du travail ! » Un monde entrepreneurial où la complémentarité des compétences prime sur la question de genre. Une utopie ? Beci et ses membres en ont récemment débattu. De gauche à droite : Luc Lallemand, Caroline Mancel, Martine Tempels, Jean-Paul Van Avermaet, Cécile Vicard et Bianca Debaets. L’expérience du terrain Qu’en disent les CEO venus partager leur expérience ? Caroline Mancel, Directrice générale d’Actiris, est à la tête d’une structure publique dont le personnel, management compris, est composé à 66 % de femmes et dont le comité de direction est composé de sept femmes et quatre hommes. Situation bien différente de ce que relatent Cécile Vicard, ingénieure civile de formation et co-fondatrice de Cream Consulting, Luc Lallemand, n°1 d’Infrabel, et Jean-Paul Van Avermaet, patron pour la Belgique, la France, le Luxembourg et le Maroc de G4S, tous trois actifs dans des secteurs réputés masculins. Cécile Vicard considère que le genre n’est qu’un des éléments de la diversité. Elle traque au sein de ses équipes toute manifestation même insidieuse de discrimination et veille à ce que des femmes soient les ‘role models’ de jeunes managers masculins afin de les amener dans le futur à considérer positivement l’accession de femmes à des postes managériaux. Luc Lallemand est fier de son comité de direction paritaire mais reconnaît des statistiques contrastées en matière d’inclusion, avec un taux de 52 % de femmes parmi les jeunes cadres universitaires hors ingénierie, mais 10 % à peine de femmes parmi les ingénieurs et techniciens. Quant à Jean-Paul Van Avermaet, il réaffirme l’importance de la complémentarité et affirme sa volonté d’attirer un nombre croissant de femmes dans son entreprise, à l’image du cas de l’Autriche qui affiche 35 à 36 % de collaboratrices dans le secteur de la sécurité. « Nous devons être le miroir de la société », affirme-t-il. 10 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 © Reporters La face cachée du perfectionnisme Ces différents témoignages confirment l’analyse des experts qui se penchent sur le thème de l’inclusion en entreprise. Le sociologue et directeur de recherche au FNRS, Bernard Fusulier, commente : « Dans notre société, la différenciation dans l’éducation et la socialisation intervient dès la naissance, avec pour conséquence des formes de hiérarchisation entre masculin et féminin. L’alibi de la nature est souvent utilisé pour expliquer des différences ou une domination. Il est important de pouvoir aller à son encontre, de déconstruire les stéréotypes. » Et la coach Diane Thibaut d’abonder en ce sens en pointant les barrières internes qui font des femmes des complices inconscientes de la reproduction des attentes sociales. Elle propose l’exemple inspirant de l’Islande, avec son congé de paternité obligatoire pour les hommes et son programme scolaire parfaitement identique pour les petites filles et les petits garçons. En écho, Luc Lallemand constate que les femmes de son entourage professionnel ne se posent pas nécessairement en alliées pour pousser la ‘gender equality’, par crainte de se faire taxer de partialité. Ce à quoi Martine Tempels répond que les femmes, étant perfectionnistes, ne veulent pas être choisies en raison de leur genre, mais à l’issue d’une vraie procédure de sélection ! De la théorie à la pratique L’auteure féministe Elke Jeurissen qui, pour son dernier ouvrage « Who run the World »1 a rencontré trente décideuses, propose trois pistes pour améliorer l’inclusion : accorder la plus grande attention à l’éducation des enfants, ne pas mésestimer l’importance du choix du partenaire et de l’aide concrète qu’il pourra apporter à sa compagne, et modifier l’organisation des entreprises. Les témoins abondent dans son sens : Jean-Paul Van Avermaet pointe lui aussi les lacunes de notre enseignement et de l’éducation que nous donnons à nos enfants. Caroline Mancel, échaudée par sa première recherche d’emploi, qui s’est soldée par un poste de secrétaire malgré ses deux diplômes universitaires, est très attentive à l’exemple qu’elle donne à sa fille. Alan Keepen, confronté à de nouvelles responsabilités professionnelles de sa compagne peu de temps après la naissance de leur fille, a pris le relais et endossé un rôle de père beaucoup plus important que celui imposé culturellement aux hommes. Cela lui a inspiré la création de Kokcinelo, structure qui propose des solutions innovantes en gestion des ressources humaines, notamment en termes de soutien à la parentalité, ainsi qu’un soutien aux porteurs de projets dans le domaine de l’accueil de la petite enfance. De gauche à droite : Bernard Fusulier, Diane Thibaut, Elke Jeurissen, Alan Keepen et Cécile Huylebroeck. Le genre ne peut plus être déterminant Bianca Debaets, secrétaire d’État bruxelloise chargée de l’égalité des chances, a clôturé la rencontre en rappelant les progrès effectués depuis 1948 et l’octroi du droit de vote aux femmes, mais en pointant aussi les chiffres encore trop faibles de la présence féminine dans les instances dirigeantes des entreprises. Elle a plaidé pour l’introduction à titre temporaire de quotas pour booster l’entreprenariat féminin car, dit-elle, il est bon pour tout le monde. Et Cécile Vicard de nous confier en conclusion : « Assez tôt, j’ai décidé que mon genre ne déterminerait pas ce que j’allais faire. » ● Catherine Aerts 1 Ed. Pelckmans Pro Jean-Paul Van Avermaet et Luc Lallemand ont tous deux accordé une place primordiale à l’éducation de leurs enfants. « Mes collaborateurs ont toujours su que mes filles avaient la priorité », affirme le premier, tandis que le second constate : « Concilier éducation des enfants et poste de management est possible avec une bonne dose d’organisation, mais je ne regrette qu’une chose : ne pas avoir partagé plus rapidement mon expérience avec mes équipes. » De l’avis général, même si la partie n’est pas encore gagnée, les jeunes hommes, bien décidés à préserver un équilibre harmonieux entre carrière et vie privée, sont d’importants facteurs de changement. Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 11 © Reporters
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Élections 2019 Garantir des prix énergétiques abordables C ertes, l’énergie ne peut être réduite à une question de prix, mais cet aspect fondamental doit davantage être pris en compte, en lien avec la mise en place d'un système énergétique capable d’assurer un approvisionnement sûr, durable et abordable. Ces aspects sont liés : l’indisponibilité de plusieurs réacteurs nucléaires l’hiver dernier a provoqué une hausse des prix de l’électricité. Le chantier de l’établissement d’une norme énergétique doit donc être remis sur l’ouvrage, de même que le suivi et la réalisation du Pacte énergétique entre l’État fédéral et les Régions. La mise en œuvre de ce pacte doit répondre à quatre critères : la sécurité de l'approvisionnement énergétique, le respect des accords de Paris sur le climat, le maintien d'un prix abordable pour les ménages et les entreprises et, enfin, la sécurité des installations. La stratégie de mise en œuvre se focalise sur 6 aspects : une future norme énergétique, le mécanisme de rémunération de la capacité, le monitoring, l’élaboration d’un plan national énergie-climat, le ‘burden sharing’, et l’éolien offshore. Si le Pacte et la stratégie qui en découle semblent aller dans la bonne direction – celle de la transition énergétique – certains points restent problématiques, notamment la sortie du nucléaire. Ainsi, le Pacte énergétique ainsi que la stratégie confirment la sortie du nucléaire pour 2025. Pourtant, un rapport récent, réalisé à la demande du gouvernement fédéral, montre que l’abandon du nucléaire aura un impact négatif non seulement en termes de coûts énergétiques, mais aussi 12 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 En 2014, la norme énergétique figurait dans la déclaration du nouveau gouvernement fédéral. Comparable à la norme salariale, elle a pour vocation de réduire l’écart de prix entre la Belgique et ses voisins. Cinq ans plus tard, cette demande reste d’actualité : l’électricité dans notre pays reste trop chère en comparaison des pays voisins. Et il reste à savoir si notre nouveau Pacte énergétique est crédible et réaliste. en termes d’émissions de CO2 . Selon ce rapport, qui analyse différents scénarios, une sortie complète du nucléaire coûterait entre 150 et 900 millions d'euros de plus que le maintien de deux réacteurs jusqu’en 2030. Le rapport montre également qu'une sortie complète du nucléaire en 2025 nécessiterait une capacité de gaz stable de 7.500 MW entre 2025 et 2050. Une prolongation des centrales ne ferait pas disparaître la nécessité d'investir dans les centrales à gaz, mais la reporterait. Par ailleurs, une sortie du nucléaire ferait grimper de 76 % les émissions de CO2 du secteur énergique belge d'ici 2025. Si deux centrales demeurent, les émissions n'augmenteraient que de 30 %. Pour Beci et les entreprises bruxelloises, trois principes doivent être respectés pour ne pas hypothéquer le développement économique ni la transition énergétique. Il s’agit d’assurer la sécurité d’approvisionnement, garantir des prix abordables et compétitifs pour les entreprises et les citoyens, et réduire les émissions de CO2 en accord avec les obligations internationales de la Belgique. Le maintien d’une capacité nucléaire limitée et temporaire après 2025, ainsi que le développement accéléré de capacités gazières supplémentaires font partie de l’équilibre entre ces trois critères. L’exercice de monitoring doit être réalisé sérieusement et rapidement afin que les gouvernements puissent prendre les bonnes décisions sur la base de toutes les informations pertinentes. ● Vincent Delannoy © Getty Mobilité Quel apport des TIC pour une mobilité urbaine durable ? Comment nous déplacerons-nous à Bruxelles, demain ? Les technologies de l’information et de la communication peuvent-elles nous aider à relever les défis environnementaux et sociétaux liés à la mobilité urbaine ? Telles étaient les questions centrales d’une session « Hack & Cheese » au mois de février dernier. gentes ? » : telle était donc la question posée, autour du plateau de fromages. Une question qui entre d’ailleurs en résonnance avec les initiatives développées par Beci et ses partenaires autour du Mo, cet espace de rencontre précisément dédié1 , depuis mars 2018, à la mobilité urbaine. A près l’énergie, la santé et les services collectifs, c’est la mobilité qui était au cœur du quatrième événement « Hack & Cheese » conjointement organisé par Hack Belgium et Beci : une formule originale consistant à réunir, sur le temps de midi, une septantaine de décideurs issus de différents secteurs de la vie publique et du monde de l’entreprise, pour aborder ensemble - sans tabous et dans un esprit d’innovation - un enjeu bruxellois essentiel pour l’avenir de la capitale. En l’occurrence, la problématique de la mobilité est systématiquement pointée comme ultrasensible par les entrepreneurs bruxellois. « À l’origine de la congestion de nos artères, de la pollution de notre environnement et de la détérioration de la santé de nos concitoyens, comment la mobilité bruxelloise peut-elle être réinventée, en s’appuyant sur l’immense potentiel des technologies émerDurabilité, gouvernance et inclusion Trois sous-enjeux ont été balisés par Imre Keseru, Project Leader Urban Mobility auprès du Mobi, le Mobility, Logistics and Automotive Technology Research Centre de la VUB : 1. Mobilité urbaine et développement durable : Notre souci de la compétitivité, de la flexibilité et du confort nous pousse à exiger une offre toujours plus étendue en fait d’applications liées à la mobilité. Comment faire pour veiller à ce que cette offre demeure véritablement durable, ce terme devant se comprendre aussi bien sur le plan environnemental que sociétal ? 2. Mobilité urbaine et gouvernance : L’application des TIC à l’enjeu de la mobilité génère la production et le stockage de données en nombre considérable à propos des comportements et des désirs des citoyens-consomma1 Etant entendu que, dans le cas du Mo, la réflexion est désormais menée de manière permanente et structurelle, avec pour effet la publication de rapports et de prises de positions, comme le Memorandum Beci mobilité, remis aux autorités bruxelloises avant les élections. Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 13 D.R.
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teurs. Comment pourrions-nous améliorer l'accès à ces données par les différentes parties prenantes du secteur des transports, au bénéfice d’une prise de décision politique au plus près des besoins ? Comment, par ailleurs, permettre aux citoyens de devenir des contributeurs « éclairés » de telles données (par exemple via des observatoires de citoyens) ? 3. Mobilité urbaine et inclusion : Enfin, on ne peut se cacher que la mobilité a ses gagnants et ses perdants. Or, cette inégalité est encore accrue à partir du moment où la mobilité est corrélée aux TIC : cela a en effet pour conséquence d’ajouter aux obstacles déjà connus (zones périphériques, populations paupérisées, personnes moins-valides, …) ceux qui sont spécifiquement liés à la fracture numérique. Comment, dès lors, imaginer une approche inclusive, qui permette à tous de bénéficier des avantages d’une mobilité technologique pour demain ? Les participants à chacune des sept tables ont ensuite eu l’occasion d’entreprendre un échange d’idées, d’autant plus riche que les groupes avaient été composés de manière à croiser des regards différents sur le couple « mobilité et nouvelles technologies » : des acteurs politiques et des représentants des sociétés (para-) publiques de transport jusqu’aux entrepreneurs de l’économie numérique, aux chercheurs universitaires, aux acteurs des solutions de paiement informatique, etc. Au final, la rencontre aura permis l’émergence de pistes concrètes, relayées par les rapporteurs des sept tables. Le maître-mot de ces prises de position aura été, bien souvent, la demande d’une meilleure coordination entre acteurs, notamment par-delà les langues et les compartimentages institutionnels caractéristiques de notre belle ville-région (et de sa périphérie) … Si tous les obstacles à une gestion intégrée et responsable de la mobilité ne seront sans doute pas tombés comme par miracle du seul fait de ce « brainstorming », on peut en revanche affirmer sans prendre de risques que ce genre de rencontres permet la création de précieux liens interindividuels. Or, par-delà l’abstraction des organisations, n’est-ce pas dans ces liens personnels qu’il faut voir le vrai espoir de solutions plus rationnelles et harmonieuses pour demain ? ● Julien Knoepfler 14 ❙ D.R. Un premier événement ASAP à l’initiative de BBF relativement nouveau et peu connu du grand public. Le premier événement de réseautage ASAP s’est tenu le mois dernier dans un bâtiment magnifique de la Grand-Place de Bruxelles. Cette rencontre a été organisée par BBF, leader dans la location d’appartements avec services, et sponsorisée par KBC Brussels. BBF Serviced Apartments, précédemment Brussels Business Flats, constitue depuis 1992 un acteur important dans l’offre de logements temporaires aux expatriés et employés d’entreprises et d’organisations internationales. BBF gère actuellement plus de 1700 appartements à Bruxelles et Budapest et vient de lancer des activités à Anvers. Joël Vanmellaert, Managing Director de BBF, s’en explique : « La Belgique – et plus particulièrement Bruxelles et ses institutions internationales – concentre depuis des années un marché prospère de l’appartement avec services. Ceci s’explique essentiellement par les prix attractifs pour des périodes prolongées, la commodité de la formule et les avantages liés à la location d’un tel appartement. Ces atouts concernent autant le propriétaire loueur que le gestionnaire de la location et la personne qui loue le bien. Il n’y a jusqu'à présent pas eu d’organisation représentative compétente pour défendre les intérêts du secteur et en définir des axes directeurs, en concertation avec les autorités économiques et locales. L’année dernière, Bruxelles a décidé unilatéralement de porter à 90 jours la période minimale de location, en dépit des diverses entreprises qui ne louent chez BBF que pour des périodes d’un mois. » En tant que membre d’ASAP (l’association des prestataires qui proposent des appartements avec services), nous avons non seulement une meilleure vue d’ensemble de ce qui se passe sur le marché international, mais nous proposons aussi un plus grand capital de confiance et de savoir-faire. L’organisation s’efforce de mériter la confiance des consommateurs du monde entier lors de la réservation d’un appartement meublé. D’autant plus que ce type d’hébergement est ASAP procède chaque année à une inspection approfondie des appartements de ses membres. La Quality Accreditation constitue dans le secteur la référence dominante en matière d’évaluation qualité, d’accréditation et de reporting. Le label de qualité ASAP est reconnu dans le monde entier comme la norme principale de notre secteur. Les agences de relocalisation et les global travel buyers sont particulièrement conscients de l’importance de travailler avec des prestataires accrédités. L’événement de réseautage avait également pour but de présenter une entité belge d’ASAP dans le cadre des récents changements de la législation en Bruxelles. Il s’agissait aussi de voir dans quelle mesure d’autres prestataires en Belgique considèrent cette mesure comme positive pour le marché. « Je suis heureux de cette nouvelle évolution d’ASAP en Belgique », a déclaré James Foice, CEO d’ASAP durant l’événement. « Nous remercions BBF et les autres membres belges pour cette possibilité de nous développer, d’évoluer et de grandir en tant qu’association. Ce chapitre européen est une opportunité passionnante pour ASAP et nous sommes impatients de voir à quoi il va aboutir. » James Foice poursuit : « La demande d’appartements a augmenté dans le monde entier au cours des 12 derniers mois. Étant donné que de plus en plus de personnes déménagent pour des raisons professionnelles, l’appartement avec services constitue une option relativement moins onéreuse qu’un logement classique. L’organisme d’accréditation a été un promoteur important de notre secteur. Nous espérons que ce chapitre local pourra devenir un représentant des prestataires fiables et professionnels de la région. Le soutien de BBF renforce par ailleurs notre lien avec le marché européen. C’est un thème dont nous débattrons notamment lors de la convention ASAP qui se tient chaque année à Londres, au mois de décembre. Par ailleurs, nous prévoyons d’instaurer d’autres partenariats dans le monde entier au cours des cinq années à venir. BBF dispose d’une équipe formidable et est un excellent partenaire. Nous sommes fiers que BBF soutienne cette nouvelle opportunité pour notre secteur. » B.K.
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Idées Urbanisme bruxellois : l’usine à gaz Candidats à une transaction immobilière, prenez-en acte : les voies des services d’urbanisme sont impénétrables, les relations déséquilibrées, l’arbitraire présent et les délais insupportables. Nous avons donné la parole au notaire et député bruxellois Olivier de Clippele et à l’architecte Vincent Dehon. De combien de cas parle-t-on lorsqu’on évoque la gestion chaotique de dossiers par l’urbanisme ? « On peut estimer qu’environ 200 dossiers – par mois ! – sont problématiques. C’est un problème terrible, d’autant qu’il repose essentiellement sur des arcanes procéduriers, des opacités de texte. Un architecte qui élargit une fenêtre de quelques centimètres après approbation de son dossier sera aussi en infraction. Ce sont des infractions qui n’en portent que le nom, mais l’administration peut ne pas l’entendre de cette oreille. Et dans l’état actuel des choses, aucune prescription n’effacera ces ‘fautes’. » Une réforme du Code Bruxellois de l'Aménagement du Territoire a été votée et doit améliorer les choses. Où en est-on ? « Nous n’en sommes qu’à la 23e modification du Cobat depuis son adoption en 2004. L’ensemble reste très incomplet. La refonte prévue, portée par M. Vervoort, n’a donné lieu à un vote qu’en octobre 2017, puis il a fallu six mois pour le voir publié et son entrée en vigueur est aujourd’hui reportée ! Particuliers et professionnels resteront donc les dindons d’une farce qui ne fait plus rire grand monde. Pourtant, elle risque bien de se prolonger : avec le renvoi de la réforme au-delà du 26 mai, le risque est qu’une équipe politique nouvelle ne veuille y apporter des modifications, prolongeant ainsi l’incertitude et l’insécurité juridique pour les acheteurs et vendeurs, à la merci de diverses administrations tatillonnes – je dis tatillonnes car procédurières à outrance. Le bon sens qui prévalait autrefois en matière d’urbanisme semble complètement dissipé dans une volonté d’application presque littérale de règlements par ailleurs peu clairs, sujets à interprétation et reposant sur de multiples textes parfois contradictoires. » 16 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 Le zèle administratif est peut-être justifié par une protection des acteurs lors des transactions immobilières ? « Si une application tatillonne des règlements protégeait un acteur, je comprendrais, mais les renseignements que celui-ci doit fournir n’ont aucune validité juridique. L’administration peut laisser passer quelque chose aujourd’hui puis revenir à la charge demain : la prescription n’existe pratiquement pas en Région bruxelloise. Donc, les procédures procédurières ne sécurisent personne. Elles font perdre énormément de temps et d’argent. Les tribunaux en ont d’ailleurs assez et déboutent très facilement les administrations pour des cas clairs d’infractions mineures. La majorité en cours, PS-cdH-Défi1 , a réagi en votant une mesure qui accorde l’autorisation pour l’administration de lever des amendes ! Puisque la justice ne suit pas, faisons justice nous-même en quelque sorte. Votre recours alors est le Conseil d’État… » Sans prescription, tout un chacun est donc soumis à une potentielle inquisition administrative ? « À 1 Précisons qu’Olivier de Clippele (MR) siège dans l’opposition. © Getty Bruxelles, vous devez justifier d’un bâtiment même s’il a deux siècles. Suite à une question parlementaire que j’ai posée, le Ministre-Président a confirmé que tout ce qui avait été construit avant mars 1962 devait être considéré comme régularisé. Mais toutes les administrations ne l’acceptent pas ! Si vous disposez, par exemple, d’une véranda construite en 1963, votre voisin ne peut la contester civilement car elle a plus de 30 ans, mais la commune le peut ! Cet exemple qui paraît anecdotique, il y en a des milliers ! Il faudrait que l’on décide une fois pour toute de prescrire et de ne maintenir que les problèmes de sécurité. » Les délais de traitement des dossiers en Région Bruxelloise sont les plus longs du pays, voire d’Europe. La réforme du Cobat y remédie-t-elle ? « Je ne pense pas. Le nouveau Cobat introduit la notion de ‘délai de rigueur’, lequel n’entraine pas acceptation du permis mais permission d’aller en recours : si une commune ne répond pas dans le délai imparti, vous pouvez vous pourvoir d’office à la Région. Mais la parade des communes, c’est de mettre du temps à déclarer le dossier complet, donc le délai ne commence pas ! Si vous réclamez, ils vous trouvent un petit quelque chose pour déclarer votre dossier incomplet, puis font des remarques et vous recommencez. Ces délais ont un coût, répercuté bien sûr sur l’acheteur. » Vincent Dehon : « On nous fait lanterner jusqu’à trois ans » À l’interface administration/public, les architectes sont bien placés pour évoquer les joies de notre urbanisme. Vincent Dehon, administrateur de GS3 architectes associés, aborde la question sous l’angle des délais de traitement des dossiers. La Région semble être championne toute catégorie des délais à rallonges ; réputation méritée ? « Haut la main ! Les communes sont particulièrement lentes et ne respectent pratiquement jamais les délais prévus de 30 jours pour délivrer un accusé de réception puis, généralement, de 120 jours pour rendre une décision. On peut nous faire lanterner jusqu’à trois ans lorsque les choses se compliquent. Comme les communes et la Région ne sont pas sanctionnables, il n’y a pas de raison qu’elles se pressent ou engagent du personnel pour résorber leur retard. Face à ce constat, la réforme du Cobat introduit la notion de ‘délai de rigueur’. Si les délais ne sont pas respectés, vous pourrez dans les 30 jours saisir le fonctionnaire délégué ; celui-ci aura alors à nouveau 45 jours, majorés de parfois 45 autres jours pour diverses raisons, afin de statuer sur votre dossier. Un tour de passe-passe qui permet d’inclure le retard moyen dans un délai légal. » Et si ce délai de rigueur est dépassé et que vous n’avez pas saisi le fonctionnaire délégué ? « Cela équivaut à un refus de permis : vous êtes reparti pour un tour de manège. » Hormis la question de nos délais, quelle autre faiblesse présente la gestion bruxelloise de l’urbanisme ? « L’introduction d’un dossier est un engagement dans un processus incontrôlable. La multiplicité des textes sur lesquels s’appuie le Cobat ; la multiplicité des niveaux de pouvoir qui se sentent concernés ; la crainte des fonctionnaires d’essuyer un recours ; l’inanité de certaines dispositions que revendiquent certaines communes ; l’immixtion des communes dans certains projets, où elles substituent leur « vision » à l’expertise d’un promoteur… Enfin, l’incertitude est renforcée par le clientélisme, conséquence directe d’une administration grippée : la tête du client joue hélas sa part dans l’obtention d’une décision. » Une mesure significative du nouveau Cobat ? « Il était prévu que ce chemin de croix qu’est l’obtention d’un permis soit balisé par une ‘réunion de projet’ préalable à toute demande. Tous les intervenants se réunissent, on discute, on amende, etc. puis on rédige un PV de l’avis dégagé et les choses sont clarifiées en amont. C’est évidemment utile au plus haut point. Dans le nouveau Cobat, cet avis n’est plus engageant ; il ne sert donc à rien et cette réunion perd tout son sens. » L‘urbanisme bruxellois, usine à gaz ? « Une des plus fumeuses jamais créées... » Didier Dekeyser Le Ministre-Président Rudi Vervoort tient à nous préciser les causes du report de la réforme du CoBAT : « La réforme a été reportée pour cause d’informatique et de formation des administrations au regard surtout du délai de rigueur (qui représente une grande avancée dans la rapidité de traitement des dossiers). L’application des seuils n’est pas retardée, pas davantage d’ailleurs que l’adoption des arrêtés d’exécution. Par ailleurs, la planification est, elle, bien entrée en vigueur en son temps et l’élaboration de nouveaux plans est très avancée. » Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 17
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Open Source Idées Mener avec intelligence humaine l’intelligence artificielle L e phénomène de digitalisation et de technologisation va profondément modifier notre travail et nos relations sociales. Les études prospectives évoquent des chiffres qui font froid dans le dos : Frey et Osborne estiment que 54 % des emplois actuels en Europe risquent d’être automatisés d’ici 2030. Et pour les emplois restants, la moitié des tâches seraient transformées. Le dossier McKinsey « Jobs lost, jobs gained » est plus prudent : entre 0 et 30 % des emplois risquent d’être automatisés avant 2030. Les différences entre ces études prouvent que la technologisation est un processus dont l’ampleur ne peut être connue avec précision et exactitude. C’est à nous de faire en sorte que ces changements soient profitables socialement et économiquement. 1. Repenser la formation et le management pour donner du sens au travail : La digitalisation des tâches et l’automatisation des emplois ne sont possibles que si la population y est formée. Agoria a publié un dossier pertinent : 310.000 personnes devront changer de secteur à l’avenir ; 4,6 millions de travailleurs vont devoir suivre une mise à jour allant jusqu’à 18 mois de formation. Seulement, il est probable qu’une partie de la population ne voudra pas se former intensivement à des compétences technologiques qui n’existent pas encore. D’autant que le nombre de burn-out, le stress, l’anxiété explosent et que l’hégémonie digitale a tendance à amplifier ces états. Il est donc primordial de repenser la formation de manière à donner du sens et libérer l’épanouissement au travail. 2. La technologie au service d'un (vrai) progrès : L’ampleur des conséquences de la digitalisation dépend également du type d’innovation mais aussi du rôle que l’on leur attribuera. Aujourd’hui, quelques entreprises monopolistiques détiennent et exploitent les données et génèrent des capitaux gigantesques. Pourtant, elles ne contribuent guère au bien commun : empreinte écologique élevée, taxation faible ou nulle, détournement d’informations personnelles, intrusion dans la vie privée, manipulations diverses. Si nous voulons des modèles économiques durables, la technologie doit être mise au service du progrès. D’un vrai progrès. Ce sont d’ailleurs des nouveaux métiers opportuns et permis par la digitalisation. 3. Nouvelles technologies et acceptation sociale : Si la technologie est mise au service du progrès commun, elle aidera à l’acceptation sociale. Le manque de confiance et le sentiment d’exclusion peuvent provoquer des conséquences démocratiques et sociétales d’envergure, notamment la montée des populismes. Il est donc important de rétablir la confiance entre les citoyens et l’élite dirigeante qui apparaît de plus en plus séparée, déconnectée. Un moyen de retrouver cette confiance est la participation citoyenne. Et les moyens technologiques, les plateformes digitales, sont des outils exceptionnels pour permettre la mise en place de pratiques inclusives. 4. L’intelligence du lien systémique : Michel de Kemmeter www.clubofbrussels.org L’ampleur de notre dépendance au digital dépendra également d’autres facteurs : le contexte et la compétitivité dans un domaine où nous sommes dépassés par d’autres continents, l’Asie en tête ; le cadre légal et les lois contraignantes européennes, nationales ou régionales ; le chamboulement provoqué par le vieillissement de la population, notamment en terme de dépenses ; enfin, une dépendance technologique accrue, qui entraîne une augmentation exponentielle des risques de black-out, de hacking, de bugs. D’où l’importance de comprendre les liens entre ces facteurs influant sur notre économie. Pour ne pas accentuer les inégalités sociales, ne pas abuser de nos informations personnelles ou représenter un risque de dépendance nocive, les données et la technologie doivent être utilisées intelligemment. C’est une opportunité historique pour la création de nouveaux emplois valorisants, pour rétablir la confiance et l’acceptation sociale, pour être un catalyseur du changement et de la transition vers une société prospère et respectueuse de la terre. ● 18 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 D.R. Idées Pour ou contre la refédéralisation ? La sixième réforme de l’État a accouché d’un véritable dédale : même les institutionnalistes trouvent notre structure d’État trop complexe, et certains parlent de refédéraliser des compétences. Une bonne idée ? Dave Sinardet, professeur de sciences politiques à la VUB La refédéralisation est passée du statut de tabou à celui de débat utile. Après six réformes de l’État à sens unique, il semble opportun de s’intéresser aux résultats. La Flandre, la Wallonie et Bruxelles sont légalement autonomes pour certaines compétences, mais dans la pratique, elles doivent collaborer. D’où la question d’une refédéralisation. La situation est en grande partie imputable à Bruxelles dont la réalité socio-démographique et socio-économique dépasse les limites de la Région. Le Ring, par exemple, se situe pour une grande part en Région flamande ou en Région wallonne. La mobilité cohérente autour de Bruxelles exige donc que les Régions et le fédéral se concertent. Il faut trouver un consensus entre quatre gouvernements, représentés par huit partis à qui il arrive de se torpiller l’un l’autre. La Flandre veut instaurer une tarification routière, la Wallonie envisage une vignette et Bruxelles un péage. Quand bien même ces trois systèmes seraient juridiquement combinables, les spécialistes de la mobilité affichent une moue unanime. N’est-il pas préférable de refédéraliser de telles compétences pour éviter des situations kafkaïennes ? Autres exemples : l’environnement et l’énergie. En dépit du fractionnement des compétences, les politiques ne divergent guère. Les allocations familiales ? Des systèmes très proches, malgré la régionalisation. On aurait pu garder cette gestion au niveau national. D’autant plus que le passage d’une administration à quatre, cela coûte au contribuable. Bart Maddens, politologue à la KU Leuven Le transfert des compétences aux Régions s’explique par l’inefficacité du fédéral. Les réformes de l’État ont servi à gérer les conflits. Je pense à la nomination des bourgmestres en périphérie flamande, notamment Damien Thiéry qui n’a pas pu devenir bourgmestre de Linkebeek pour avoir enfreint la législation linguistique. Un cas comparable à celui de José Happart, dans les Fourons des années 80, au point de déstabiliser constamment le gouvernement fédéral. Personne n’affirmera aujourd’hui que nous disposons d’une bonne structure d’État. Nous voilà face à un dédale hallucinant de transferts partiels de compétences. La sixième réforme de l’État a rendu tout particulièrement complexe, faute d’avoir transféré des compétences complètes. Nous avons le choix : refédéraliser ou conférer des ensembles de compétences plus homogènes aux Régions. La deuxième option me semble plus crédible. Nous pourrions par exemple régionaliser davantage le marché du travail. Le contrôle des sans-emploi est une compétence flamande mais les conditions légales d’octroi de l’allocation restent fédérales. Les adeptes d’une refédéralisation ne réalisent pas suffisamment que cela implique la création d’une nouvelle législation fédérale. Imaginons que la politique climat retourne au fédéral : il faudrait alors que trois décrets climat différents, concoctés sur mesure pour les Régions, soient reconvertis en une nouvelle loi fédérale qui s’applique à l’ensemble du pays. C’est la meilleure façon de créer un problème communautaire potentiellement déstabilisant. ● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 19 © Getty
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Enterprise Europe Network Solvit : une aide à la résolution des contentieux dans le marché européen Reconnaissance de qualifications professionnelles, autorisation à la vente, remboursement de la TVA… Votre entreprise rencontre des difficultés dans un autre pays de l’UE ? Vous estimez que vos droits ne sont pas respectés par l’administration publique de ce pays ? Solvit peut vous aider. centre Solvit, qui peut être saisi par les entreprises à la suite d’une décision jugée injuste, ou d’une procédure considérée comme discriminatoire. Solvit rappelle aux autorités concernées quels sont vos droits en vertu de la législation européenne, et collabore avec elles pour trouver une solution. Solvit n’est donc pas un centre d’information, mais un pourvoyeur d’aide concrète pour les entreprises. Reconnaissance des qualifications professionnelles, droit de travailler à l’étranger, paiements transfrontaliers … : tout ceci ressortit du droit communautaire, et peut donc faire l’objet d’une assistance de Solvit en cas de problème. Attention toutefois, Solvit n’intervient que par rapport aux problématiques portées à sa connaissance, et jamais d’initiative. Après le dépôt de la plainte, une fois le cas accepté, Solvit coopère avec les autorités saisies pour résoudre le problème entre l’entreprise et les autorités publiques nationales. Une réponse au litige doit être apportée sous 10 semaines. En 15 années d’existence, Solvit a su se positionner comme une institution facilitatrice efficace. Ainsi, ce sont environ 200 dossiers qui sont traités par mois, avec un taux de résolution de 89 %. Des exemples ? Un ingénieur portugais, empêché de travailler en Espagne faute de reconnaissance de ses qualifications ; un fabricant britannique de balances médicales, exportant déjà au sein de l’UE mais à qui la France réclamait des tests supplémentaires ; un cabinet de consultance luxembourgeois souhaitant engager un citoyen bulgare, lequel rencontrait des difficultés à obtenir un permis de travail… La volonté de la Commission européenne est de renforcer encore la visibilité globale de Solvit, notamment via le portail web « L’Europe est à vous ». ● Mehdi Ferron Beci, à travers le réseau EEN, peut introduire les cas des sociétés bruxelloises auprès de Solvit. Contact : Jean-Philippe Mergen – Tél. : 02 210 01 77, jpm@beci.be. Ou directement auprès de Solvit : http://ec.europa.eu/solvit. L e principe de primauté du droit européen, consacré par la Cour de Justice dès 19641 , pose que le droit communautaire a une valeur supérieure aux droits nationaux des États membres. Cependant, ce principe fait l’objet de résistances chez certains acteurs de l’administration publique nationale, parfois du fait d’une méconnaissance du droit. Pour les entreprises européennes qui commercent dans plusieurs pays de l’UE, cette difficulté n’est pas toujours simple à appréhender. C’est pourquoi, en 2002, la Commission européenne a créé Solvit : un service gratuit de résolution de contentieux. Il veille à l’application de la législation du marché intérieur par les autorités publiques. Chaque État membre dispose d’un 3 conditions pour qu’un problème puisse être traité par Solvit • Le problème est de nature transfrontalière : il concerne des prestations de votre société dans un autre pays européen, ou l’implantation de votre activité dans un autre pays européen. • Une autorité ou administration publique locale est concernée à travers une application erronée de règles, décisions ou de formalités administratives discriminatoires. • Le droit européen est concerné : l’administration locale ne se conforme pas à la législation européenne 20 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 1 Arrêt Costa/ENEL, affaire 6-64 (15 juillet 1964) © Getty International En route pour Dubaï 2020 ! En 2020, pour la première fois de l'histoire, une exposition universelle se tiendra au Moyen-Orient, plus précisément à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis. La Belgique, dans un pavillon écologique, sera bien entendu présente. «C onnecting minds, creating the future » : connecter les esprits pour créer l'avenir. Tel sera le thème central de la prochaine expo universelle, qui se déroulera à Dubaï du 20 octobre 2020 au 10 avril 2021, et dont le retentissement semble prometteur : l'émir de Dubaï, Mohammed ben Rachid Al Maktoum, a d'ores et déjà annoncé que « Dubaï étonnera le monde, plus hyper-connecté que jamais, en proposant une vision renouvelée du progrès et du développement, basée sur le but et l'engagement partagés ». Un accent sera par ailleurs mis sur des thématiques comme la durabilité et la mobilité, tout en insistant sur les investissements autour de la croissance économique, l'environnement, l'immobilier et les affaires publiques. Enfin, Dubaï entend miser sur une image d'un monde arabe tolérant et ouvert, évoquant même frontalement la question des droits de l'homme, si délicate dans la région. Une vaste organisation qui devrait déboucher sur la création de près de 300 000 emplois ! Un pavillon belge révolutionnaire Forcément attentive à l'évolution de ce marché en vogue, la Belgique ne sera pas en reste. Notre pays se présentera sous un pavillon écologique (« verdurisé » pour l'occasion) en forme d'arche de cinq étages, capable d'accueillir 20 000 personnes au quotidien. Un bâtiment conçu par la société Besix et confié à l'architecte louviérois Vincent Callebaut. Nommé Green Ark, cet espace, ambitieux et pensé pour produire plus d'énergie qu'il n'en consomme sera aussi là pour démontrer l'unité belge – Flamands et francophones ensemble, donc – et comprendra, outre un centre d'affaires, un parcours d'exposition, des boutiques de souvenirs, des espaces pour déguster nos spécialités culinaires, et même une brasserie gourmande avec terrasse. Un marché atypique... Si, sur papier, le menu est alléchant, l'approche du marché émirati – et plus largement, de ses pays voisins –, vu ses différences avec le monde occidental, ne s'improvise pas pour autant. En témoigne François-Xavier Depireux, CEO de LD Export. Associé au projet du futur pavillon belge, mais surtout expert basé sur place depuis quelques années, il jouit d'une expérience non négligeable dans le domaine de l'export : « C'est important de soulever la question de la distinction de nos marchés respectifs, car pour la plupart des entrepreneurs belges, les marchés arabes sont Les Émirats Arabes Unis en bref • Population : 10,4 millions d'habitants (12 % de nationaux) • PIB : 433 milliards de dollars US • PIB/hab. : 41.476 dollars US • Taux de croissance : 2,9 % • 1er aéroport mondial en trafic international de passagers • 4e producteur pétrolier de l'OPEP En savoir plus : En marge de l'expo Dubaï 2020, Beci et coordonnera une mission économique EEN – organisée par plusieurs partenaires européens du réseau – à Dubaï, du 1er au 3 octobre 2019. Un prochain séminaire sera organisé : surveillez notre agenda sur www.beci.be. Contact : Sybille Motte, International Trade Advisor Tél. 02 563 68 54 – smo@beci.be. 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Le futur pavillon belge, conçu par Vincent Callebaut Paroles d’exportateurs critiqués, parce que méconnus voire intrigants. Or, la vision qu'on peut avoir depuis Bruxelles du monde musulman est déformée, remplie d'amalgames, de préjugés et de stéréotypes. En réalité, les Arabes ont été sérieusement touchés par les tristes événements qui se sont passés chez nous. Et il me plaît aussi de rappeler que la femme ici joue un rôle important. Elle est active et travaille ! » ...centré sur l'humain Régulièrement conférencier, prolixe et inspirant, M. Depireux, sait de quoi il parle lorsqu'il évoque l'un des marchés actuels les plus actifs et concurrentiels du monde. « Il y a plusieurs choses essentielles à savoir, avant d'envisager des échanges de produits ou de services avec ces pays. L'élément majeur, c'est d'entretenir ces relations d'affaires en privilégiant les rencontres et le face-à-face. Car pour les Arabes, qui rechignent par exemple à utiliser l'e-mail comme on le fait si facilement en Occident, tout passe par la confiance et les sentiments. Dubaï est très particulier : on y recense 206 nationalités et à peine 10% de la population est issue des Émirats. Donc, vous vous retrouvez souvent à traiter avec des Libanais, des Jordaniens, des Palestiniens... » Une approche graduelle Autre point essentiel, la détermination : « Arriver là-bas simplement en proposant sa marchandise, son prix et en proposant à des clients de l'acheter ou non, c'est illusoire, car vous vous retrouvez sur place avec le même produit que peut proposer à côté de vous un Brésilien, un Chinois ou un Portugais. Le scénario idéal, c'est de venir une première fois sur place pour discuter avec votre interlocuteur, parler de tout et de rien, de la famille, etc. Cette démarche initiale est primordiale pour la suite. Il faut bien saisir qu'il y a une façon différente de voir les choses : eux ont le temps ; nous, nous avons la montre en main. Avant de faire des affaires, Lionel Wajs, COO (Chief Operating Officer) de Plastoria, s'occupe depuis plusieurs années d'articles pour grandes marques de luxe, et commerce notamment avec les Émirats. En plus de contacts téléphoniques et virtuels, il effectue trois à quatre visites « de courtoisie » par an sur place, à l'instar de ses clients, qui se déplacent au même rythme dans notre capitale. Il confirme les propos de notre expert : « Il y a clairement une dimension très personnelle et axée sur le contact humain. Bien sûr, il est question d'intérêt économique – quoi de plus logique dans le monde des affaires –, mais avec eux, le relationnel est vraiment capital. Certains, là-bas, seraient parfois même prêts à perdre de l'argent pour garder un client avec qui ils s'entendent bien. » Dubaï 2020, ce sont des chiffres faramineux : 6,5 milliards d'euros de fonds publics, 7,5 milliards de fonds privés, 45 000 chambres d'hôtel, 25 millions de visiteurs... De quoi confirmer l'essor économique impressionnant régnant là-bas. Des manques sont-ils encore à combler ? « Bien sûr ! Il y a une pénurie cruelle de compétences locales, très peu de qualification sur le marché, et donc, de main-d'œuvre ! », rétorque François-Xavier Depireux. « Leur vision reste sur le long terme. On continue à bâtir encore énormément. Par exemple, pour l'ensemble du pays du golfe, il y a en ce moment 225 constructions en cours de centres hospitaliers (cliniques, etc.). Donc, pour tout ce qui est construction, soins de santé, machineries, produits pharmaceutiques ou compléments alimentaires, il y a encore des choses à faire. De même dans des milieux comme l'agroalimentaire, l'hôtellerie, l'ingénierie, ... » « C'est vrai qu'on pourrait parfois se demander si ce développement peut encore durer », reprend M. Wajs. « Peut-être qu'on atteindra un seuil, mais dans l'état actuel des choses et face à ce que j'observe, ce marché a encore beaucoup d'opportunités. Notez qu’à cet égard, les Arabes peuvent être très imaginatifs ! » c'est même bien d'y séjourner à plusieurs reprises. Mais bon, c'est un bel endroit, peu coûteux depuis Bruxelles, et il y a des promotions en permanence, donc l'investissement n'est pas énorme. De toute façon, sauf rare exception, tout ne peut se faire que par étapes. » ● David Hainaut 22 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 D.R.
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Emploi & Formation « Nos universités veulent jouer un rôle clé dans la Région bruxelloise » Pauwels. Cela passe par l’éducation et la recherche, mais aussi par une connexion à la ville, tant en termes de durabilité que d’urbanisme. C’est donc autour de ces quatre axes que s’articulent les différents projets concrets présentés dans le mémorandum. Caroline Pauwels (VUB) et Yvon Englert (ULB) sont les rédacteurs invités de ce numéro Emploi & Formation. Le développement économique d’une région est intimement lié à la formation et à l’emploi. L’un ne va pas sans l’autre. À Bruxelles, près de la moitié des étudiants suivent un cursus à l’ULB ou à la VUB. En vue des élections, les deux universités bruxelloises ont publié un mémorandum commun. La parole est donnée aux recteurs. A vec près de 100.000 étudiants dans le supérieur, Bruxelles est la plus grande ville étudiante du pays. Ensemble, VUB et ULB rassemblent 45.000 étudiants, soit près de la moitié de la population étudiante bruxelloise. Les deux universités emploient par ailleurs près de 15.000 personnes. C’est forts de ce poids humain que Caroline Pauwels, rectrice de la VUB, et Yvon Englert, recteur de l’ULB, ont présenté un mémorandum commun en vue des élections. « Les universités ont un impact important, tant sur l’activité économique que sur la création d’emplois dans la région où elles sont implantées. En tant que grands acteurs de la formation à Bruxelles, nous voulons jouer un rôle important dans le développement de la capitale », commence Caroline École multilingue et district universitaire Au niveau de l’enseignement, l’un des projets-phares de la VUB et de l’ULB est de créer à Bruxelles des écoles multilingues. La Ville de Bruxelles s’est d’ores et déjà portée volontaire pour participer à la phase pilote du projet. « Créer des écoles multilingues répond aux besoins de Bruxelles qui est ellemême une ville multilingue et multiculturelle », explique Caroline Pauwels. « Par ailleurs, vis-à-vis du marché de l’emploi, former des jeunes dans plusieurs langues est un atout. Actuellement, en dehors de l’enseignement en immersion, la seule offre est celle proposée par les écoles européennes qui, d’un point de vue financier, ne sont pas ouvertes à tous de façon équitable. Les écoles multilingues sont donc une vraie réponse aux attentes des citoyens, des étudiants et des entreprises. » Et Yvon Englert de poursuivre : « Dans une école multilingue, il n’y a pas de langue dominante. Français, néerlandais et anglais y seront enseignés et utilisés sur pied d’égalité. Cela permet d’avoir, dans une même classe, des enfants dont la langue maternelle n’est pas la même, favorisant ainsi la découverte de la culture de l’autre. » Autre grand projet de ce mémorandum : la création d’un « district uni24 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 © Reporters « Nous devons être des acteurs universitaires centrés sur l’enseignement et la recherche, mais aussi des acteurs de la cité. Quand on pense stratégiquement à un district, des idées nouvelles émergent. Nous voulons développer ce pôle de façon durable et travaillons pour cela en étroite collaboration avec les communes concernées », ajoute Caroline Pauwels. Identifier cette zone comme un district universitaire serait par ailleurs positif pour le rayonnement international de Bruxelles. Renforcer les liens avec les entreprises Au cœur de ce mémorandum aussi, l’importance de penser ensemble la formation et l’emploi. Car l’un ne va pas sans l’autre. « Plus que jamais, il faut créer des liens entre les acteurs de la formation et les entreprises », assure Yvon Englert. À l’ULB et à la VUB, cela passe notamment par une grande importance accordée à la formation continue. Une attention toute particulière est aussi portée à l’innovation. Ainsi, grâce à leurs StartLabs, ULB et VUB soutiennent les initiatives entrepreneuriales et la création de start-up issues de travaux de recherche universitaire. versitaire » rassemblant les campus Solbosch, Plaine, Usquare et Flagey. « Dans le cadre de la dynamique de rapprochement de nos universités, nous avons réfléchi en profondeur à l’organisation de nos campus comme lieux de vie », explique Yvon Englert. « Ceux-ci se trouvent dans une partie relativement circonscrite, à cheval sur plusieurs communes. Donner une identité de district universitaire à ce périmètre lui apporterait un caractère attractif et permettrait d’y concentrer des actions bien identifiées par rapport à cette identité universitaire. » Et Caroline Pauwels d’ajouter : « Le projet Wekonekt.Brussels est aussi un levier important pour créer des liens entre les entreprises et nos étudiants à Bruxelles. L’objectif est de leur montrer que Bruxelles est un pôle d’emploi important et attractif. On veut leur montrer la diversité de Bruxelles en tant qu’employeur et leur permettre de déjà nouer des contacts pour leur vie professionnelle future. » Main dans la main La formation à Bruxelles, ce sont aussi les Hautes Écoles, la formation en alternance, Bruxelles Formation, etc. « On se voit comme des acteurs complémentaires de la formation et pas comme des concurrents. Ainsi, il y a de plus en plus de partenariats entre les Hautes Écoles et les universités. Au niveau de la formation continue, nous collaborons aussi étroitement avec Actiris et Bruxelles Formation », assure Yvon Englert. Mais la collaboration des universités avec Actiris ne s’arrête pas là. Car si la VUB et l’ULB sont des organismes de formation, ce sont aussi deux employeurs importants. « Quand on parle de l’emploi à Bruxelles, on ne peut pas ignorer les discriminations à l’embauche qui existent encore. En partenariat avec Actiris, nous nous sommes engagés dans un plan de diversité pour notre propre personnel. Nous souhaitons devenir exemplaires dans l’égalité d’accès à l’emploi », déclare Caroline Pauwels. « Repenser la formation et l’emploi face à des savoirs de plus en plus périssables, s’intégrer dans une ville, favoriser l’égalité des chances et l’accès aux savoirs, continuer à être créateur, acteur et consommateur de valeurs, c’est un travail de longue haleine qui se réalisera sur le long terme », conclut Yvon Englert. ● Gaëlle Hoogsteyn Dans notre numéro de juin David Leyssens, directeur du réseau The Shift pour un développement durable, sera le rédacteur en chef invité de notre dossier Green, le mois prochain. Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 25 © Reporters © Reporters
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PUBLIREPORTAGE RÉDUIRE LES COÛTS DE PERSONNEL ET EMBAUCHER DES EMPLOYÉS COMPÉTITIFS ? activa.brussels a fait d'Elaine la candidate rêvée Erwin Heusburg est le responsable des RH chez All Team Services, une entreprise qui propose des aides ménagères via des titres-services. Dans un secteur où les marges sont étroites, Erwin doit bien surveiller ses coûts de personnel. Il a néanmoins réussi à constituer une équipe performante sans devoir perdre en qualité au niveau des conditions de travail. Grande équipe, marges étr Investir dans le bien-êtr Erwin Heusburg est le responsable des RH chez All Team Services. « Chaque jour, nous envoyons 400 aides ménagères dans Bruxelles et aux alentours », raconte-t-il. « Pour bien gérer leur agenda et leur rémunération, nous avons au bureau une équipe de douze conseillers qui gèrent le planning. » « Vous devez savoir que dans le secteur des titres-services les marges sont étroites. C’est pourquoi, il est très important que je surveille bien les coûts de personnel de nos employés. Il est évident qu'il est essentiel de constituer une équipe performante, et cela dès l'engagement de nouveaux collaborateurs. » Le CV qui sort du lot Erwin a cherché un nouveau conseiller ménager avec Select Actiris. Le CV d’Elaine Ramirez s’est tout de suite démarqué. « Elaine était la candidate parfaite pour notre poste vacant. Elle était motivée, pouvait suivre une formation pour se perfectionner, mais elle avait aussi un autre atout », raconte Erwin. « Elaine entrait en ligne de compte pour la mesure activa.brussels, ce qui signifie que nous recevons une intervention pour son salaire. » Elaine a d'ailleurs mentionné explicitement sur son CV qu’elle entrait dans les conditions pour bénéficier d’activa.brussels. « J'ai essayé ainsi d’attirer l’attention des employeurs, et je leur ai donné une raison supplémentaire de m’engager », explique-t-elle. « C’est vraiment gagnant-gagnant », confirme Erwin. « Via Select Actiris nous recevons un soutien financier pour son salaire, pour que nous puissions investir dans d’autres projets importants. » Ainsi, les employés bénéficient aussi du soutien de Select Actiris. « Le but final n’est pas de faire des bénéfices, mais de pouvoir investir dans des conditions de travail optimales pour notre équipe. Nous proposons des formations à notre personnel, renouvelons leurs vêtements et investissons dans du matériel. » FAITES CONFIANCE À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS POUR VOS RECRUTEMENTS Comme Erwin, vous souhaitez recruter le profil idéal à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible. Select Actiris combine une sélection approfondie à des primes et formations pour vous proposer le candidat qui répond parfaitement à vos besoins. Surfez sur select.actiris.brussels et demandez conseil à votre consultant employeur. Avec le soutien du Fonds Social Européen Sprout to be Brussels Emploi & formation «A Apprendre, désapprendre, réapprendre Il fut un temps où l’on obtenait un diplôme, où l’on rentrait dans une société et où on y grimpait les échelons tout au long de sa carrière. Une période largement révolue. Aujourd’hui, les jeunes changent en moyenne d’employeur tous les 3 à 5 ans, et même pour les travailleurs plus âgés, mettre sans cesse ses compétences à jour est devenu une nécessité. L’apprentissage tout au long de la vie : enjeux, défis et moyens. ujourd’hui, il est devenu inconcevable de penser que l’on peut mettre toutes les compétences d’une vie dans un seul et même diplôme », commence Arnaud Termonia, directeur de la Formation continue à l’ULB. En effet, le contexte socio-économique et le marché de l’emploi en particulier sont bien différents de ceux qu’ont connus nos aînés. D’une part, notre société est en perpétuel changement et les évolutions technologiques sont de plus en plus rapides. D’autre part, les carrières professionnelles sont de moins en moins linéaires et de plus en plus longues. Aujourd’hui, il est fréquent de changer plusieurs fois d’employeur, mais aussi de métier, d’orientation. « Il faut donner aux travailleurs des outils, des savoirs et des compétences qui leur permettront de s’adapter aux changements », explique Arnaud Termonia. « Il faut développer l’apprentissage tout au long de la vie pour faire face aux écosystèmes innovants, à l’obsolescence des savoirs, aux changements démographiques, etc. » Pour notre expert, le ‘lifelong learning’ est aussi un outil primordial pour lutter contre le stress et le burn-out. « Il n’y a rien de plus difficile à vivre que de se sentir dépassé parce qu’on ne maîtrise pas certains outils dont on a besoin au quotidien. » L’affaire de tous ? L’une des questions qui se posent, quand on parle de formation continue, est celle de la responsabilité. À qui revient-il de faire en sorte et d’investir pour que les travailleurs restent compétitifs ? Pour Philippe Biltiau, directeur académique de l'Executive Programme en Management et Philosophies, Solvay Brussels School, une grosse part de cette responsabilité incombe à l’État : « Jacques Attali a déclaré récemment, à propos de l’assurance maladie, que les États payent les gens malades pour qu’ils se soignent et puissent retourner au travail. Tout comme notre société fait des investissements pour maintenir les gens Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 27 © Getty
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Arnaud Termonia (ULB) en bonne santé, elle devrait aussi en faire pour garder leurs compétences à jour. » Mais cette prise de conscience et les mesures qui devront l’accompagner ne se feront pas du jour au lendemain. Aussi, entretemps, c’est aux employés et aux employeurs de prendre ce problème à bras-le-corps. Et pour Philippe Biltiau, la seule solution pour garder son personnel « au top » est de le renvoyer à l’école. « Il faut investir dans la création de formations et dans l’inscription de ses équipes à des formations ouvertes à du personnel venant d’entreprises différentes. » En termes d’efficacité, il croit moins aux formations internes réservées au personnel de l’entreprise. « Il est bien plus intéressant de former les travailleurs dans une classe avec des gens venus de tous horizons, où non seulement ils profitent des enseignements donnés par les formateurs, mais aussi du partage d’expérience avec les autres participants. » L’auto-apprentissage est aussi un outil très important, à condition toutefois que la formule permette de se sentir impliqué et d’échanger aussi en présentiel. « Les formules hybrides et innovantes qui font intervenir des outils digitaux et du présentiel renforcent les apprentissages et offrent plus d’agilité et de flexibilité aux apprenants », avance Arnaud Termonia. L’université au cœur du lifelong learning Pour Arnaud Termonia, les universités sont bien placées pour proposer des activités de ‘lifelong learning’. Elles peuvent mettre à la disposition de la société leurs équipes de recherche (qui travaillent sur l’obtention des nouveaux savoirs) et leurs équipes d’enseignement (qui ont l’expérience du transfert de compétences) vers les acteurs de terrain, vers ceux qui ont besoin de formation. « Parce qu’elles sont au cœur de la région et des villes, elles permettent un développement tant socio-économique que culturel et elles peuvent donc jouer un rôle pour plus d'équité, de participation citoyenne active, de dynamisme, d’employabilité et de compétitivité », assure-t-il. Aujourd’hui, la formation à l’université ce n’est plus seulement l’obtention d’un diplôme à l’issue du secondaire, c’est aussi, pour tous les adultes, une formation d’expertise universitaire qui est présentée sous différentes formes. « Notre public cible est très varié », assure M. Termonia. « Nous proposons des programmes de formation pour des chercheurs d’emploi, notamment en collaboration avec Bruxelles Formation. Nous proposons des programmes de formations continues pointues aux industriels, ainsi qu’aux institutions, aux enseignants, aux chercheurs… Notre catalogue est ouvert à tous les citoyens qui à un moment donné de leur vie, soit pour progresser dans leur 28 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 carrière, soit pour trouver un nouveau job, ont besoin de compétences supplémentaires. » À l’ULB, plus de 15 % des apprenants sont des adultes, soit environ 5.000 personnes. « Nous proposons des formations dans trois des grands pôles d’activités de la Région bruxelloise, à savoir la santé, les sciences & techniques et enfin, les sciences humaines », précise Arnaud Termonia. Les formats sont très variables, en fonction du secteur, mais aussi selon les attentes du public. Cela peut aller d’une demi-journée de cours à trois ans, qui débouchent alors sur des certificats universitaires. Philippe Biltiau insiste aussi sur la nécessité d’investir dans des formations en psychologie et en sociologie. « Si on veut du personnel qui soit utile et qu’on désire garder un contact client, c’est nécessaire. Sinon, on finira par se dire, par exemple, qu’une machine peut tout à fait remplacer un guichetier de banque. Tandis que, si on le forme à la détection des besoins, à la vente, à la recherche de solutions adaptée au profil sociologique du client, etc., il continue à avoir une vraie valeur ajoutée. » Philippe Biltiau (Solvay Brussels School) Un secteur en pleine croissance À l’ULB, le public adulte croît d’environ 20 % chaque année et, pour M. Termonia, ce n’est pas près de s’arrêter. « Avant, les recruteurs regardaient le diplôme d’un candidat et ses compétences transversales. Aujourd’hui, ce qui compte également, c’est la ‘learnability’, c’est-à-dire la capacité du candidat à apprendre et à s’adapter. » La formation ne s’arrête plus le jour de la diplomation. À peine sorti des études, il faudrait inscrire à son agenda de remettre ses connaissances à jour régulièrement. Cela devrait devenir un réflexe. « Les hautes écoles et universités doivent proposer à leurs alumni des offres de formation actualisées qui complètent leurs formations de base : un peu comme un système aprèsvente. La formation continue devrait être présentée comme quelque chose de naturel et pas uniquement comme une façon d’éviter une perte d’emploi. Il faut se former même quand on est au travail et que tout va bien », assure Philippe Biltiau. On assiste en effet à la disparition progressive des « moments » d’études. « La génération future sera capable d’apprendre, de désapprendre et de réapprendre pour pouvoir faire face à l’ensemble des changements qui caractérisent nos écosystèmes évolutifs, », conclut Arnaud Termonia. ● Gaëlle Hoogsteyn D.R. D.R. Édition renouvelée, et encore renforcée ! DÉMARRE LE 8 NOVEMBRE 2019 EXECUTIVE PROGRAMME EN MANAGEMENT & PHILOSOPHIES Pour la 9e année consécutive, DES PHILOSOPHES DÉTONANTS (François Jullien, Raphaël Enthoven, André Comte-Sponville, Luc de Brabandere, Sophie Chassat,…) Et DES CEO AUDACIEUX (Jean-Christophe Tellier - CEO d’UCB, Marc Grynberg - CEO d’Umicore, Jean-Paul Philippot - CEO de la RTBF -,...) débattent pendant 10 jours à raison d’un jour par mois de l’apport de la philosophie au management des entreprises. En collaboration avec  POUR PLUS D’INFORMA • Téléchargez la brochure et visionnez les vidéos sur www.solvay.edu/philo • Contactez Manon Jacob au +32 650 65 57 ou philo@solvay.edu
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Emploi & formation L’entreprise à la rencontre des élèves et étudiants À Bruxelles, des initiatives comme Tada ou 100 000 entrepreneurs mettent en relation des jeunes avec des professionnels et chefs d’entreprise. Leurs missions ? Décomplexer les métiers, stimuler l’envie d’entreprendre et, pourquoi pas ?, susciter des vocations ! Wekonekt.brussels veut ouvrir aux étudiants les portes des entreprises bruxelloises. E ntre le suivi des factures, les contacts clients et la gestion du personnel, le dirigeant d’une PME lève rarement le nez du guidon. En guise de respiration, certains partagent bénévolement leur expérience avec des élèves. « C’est essentiel », estiment de nombreux entrepreneurs qui ont sauté le pas. L’association 100 000 entrepreneurs, active à Bruxelles et en Wallonie, met par exemple en relation des professionnels avec des jeunes entre 13 et 25 ans. « Notre rôle est de proposer à un entrepreneur, plutôt d’une PME ou indépendant, d’évoquer son quotidien devant une classe d’élèves durant deux heures », avance Monica Santalena, directrice de l’association. « En cinq ans, nous avons sensibilisé 25 000 élèves grâce à un réseau de 600 enseignants et 1500 entrepreneurs, tous bénévoles. Nous avons ainsi touché 10 000 jeunes en région bruxelloise. » Les initiatives qui font le pont entre l’enseignement et l’entreprise se sont multipliées ces dernières années. Toutes s’adressent à une tranche d’âge spécifique. Le projet Tada, créé à Bruxelles il y a cinq ans par Sofie Foets (le projet fut initié aux Pays-Bas voici vingt ans), propose à des jeunes de 10 à 14 ans de suivre des ateliers pratiques chaque samedi à Molenbeek, Saint-Josse, Anderlecht et bientôt Schaerbeek. « L’idée est d’impliquer le monde de l’entreprise et le citoyen dans l’émancipation de la jeunesse vulnérable », précise Sofie Foets. « Les jeunes suivent durant trois ans des ateliers chaque samedi, donnés par exemple par un journaliste, un avocat, un infirmier ou un ingénieur. La particularité de Tada, c’est que les jeunes sont dans l’action et mettent en pratique ce qu’enseignent les professionnels. Plus de 4000 adultes sont déjà venus dialoguer bénévolement avec notre jeunesse. » « Nous motivons les jeunes à mieux se connaître et à apprendre » Ces initiatives ont forcément un but. Pour 100 000 entrepreneurs, l’idée est de décomplexer l’entrepreneuriat. « Quand un entrepreneur témoigne durant deux heures autour de son quotidien, il explique ses motivations, ses difficultés ou ses échecs », avance Monica Santalena. « Nous nous adressons aux jeunes en général mais nous remarquons que les demandent viennent surtout des classes d’élèves de 16 à 17 ans. C’est l’âge Monica Santalena (100 000 Entrepreneurs) où ils peuvent choisir leur orientation. Notre but est de motiver à l’idée d’entreprendre. » Tada, financée uniquement par des soutiens privés, entend quant à elle offrir une ouverture à des jeunes qui, pour la plupart, ne sortent pas de leur quartier. « Notre but premier n’est pas de faire découvrir les métiers », assure Sofie Foets. « Nous motivons les jeunes à mieux se connaître et à apprendre, à créer l’envie de contribuer de façon positive. Notre rôle va parfois plus loin : un élève qui a participé aux ateliers du samedi avait déjà doublé quelques fois. Les ateliers lui ont redonné confiance en lui, il est devenu premier de classe. » L’enseignement supérieur n’est pas délaissé par ces initiatives. Partenariat entre la VUB et l’ULB, le projet Wekonekt.brussels entend ouvrir aux étudiants les portes des 30 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 D.R. D.R. institutions et entreprises bruxelloises. « 70 % des étudiants de la VUB n’habitent pas à Bruxelles », avance Lynn Tytgat, coordinatrice du projet. « Pour les dissuader de reprendre le train après les cours, nous organisons depuis deux ans des événements pour mieux faire connaître les organismes bruxellois. Tout au long de l’année, les étudiants peuvent participer à des visites ou suivre des cours données par différents professionnels. Nous avons notamment comme partenaires le Kaaitheater, Belfius, la Cinematek, P&V, la Stib, Bozar, la Monnaie ou encore le KVS. » « Chez Tada, 9 professionnels sur 10 veulent revenir l’année suivante » L’avantage pour les entreprises ne se résume au partage de savoir. « Les entreprises peuvent en effet y voir un certain avantage », souligne Lynn Tytgat. « Certains étudiants découvrent un lieu pour la première fois. Pour les responsables de ces lieux, c’est une occasion de mettre en avant leur savoir-faire. Certains étudiants postuleront peut-être chez eux plus tard. » Considérées comme autant de bulles de respiration pour les entrepreneurs, ces activités demandent in fine une faible implication par rapport à l’impact social qu’elles peuvent provoquer. « La première participation à un atelier demande un peu d’énergie à un professionnel adulte », avance Sofie Foets, pour Tada. « Après, c’est beaucoup plus simple et fluide. D’après nos enquêtes auprès des bénévoles, 9 personnes sur 10 pensent revenir l’année suivante. D’autre part, 9 personnes sur 10 disent qu’elles ont appris quelque chose durant ces ateliers. » Certaines entreprises ont même pris le pli d’organiser ellesmêmes des initiatives à l’intérieur de leurs murs pour, pourquoi pas, déjà sensibiliser au métier. « En participant à Tada, un de nos partenaires, Besix, a été inspiré et a décidé de créer sa propre initiative, intitulée Kiddy Build », évoque Sofie Foets. « Le but de cette école est d’organiser des ateliers autour de la thématique de la construction pour des centaines d’enfants. C’est une sorte de Tada en mode super light. D’autres directeurs ont décidé d’améliorer leur politique d'inclusion. C’est l’impact indirect de Tada. Les ateliers que nous organisons sont en quelque sorte une source d’inspiration afin d’inciter un maximum de personnes à prendre des responsabilités individuelles en faveur d’une société plus inclusive et en favorisant la cohésion sociale. En ce sens, notre association est un catalyseur. » ● Sofie Foets (Tada) Géry Brusselmans « On ne parle pas assez de l’entreprise en classe » Guillaume Verhaeghe, créateur des vélos partagés électriques Billy, partage régulièrement son expérience avec des jeunes, notamment via l’association 100 000 entrepreneurs. ➜ Vous partagez souvent votre expérience dans les écoles ? « J’essaye de le faire le plus souvent possible : j’ai participé deux fois à 100 000 entrepreneurs, dernièrement à UStart, Solvay et d’autres initiatives. J’ai une sensibilité particulière avec le milieu de l’éducation. J’ai été professeur de mathématiques durant deux ans en secondaire avant de me tourner vers l’entrepreneuriat. Quand j’étais professeur, je parlais déjà pas mal de l’esprit d’entreprise. Je participe d’ailleurs, en parallèle de mon projet Billy, à la création d’une école à Anderlecht, l’École du Dialogue. Partager son expérience d’entrepreneur avec des jeunes est une vraie bulle d’air dans un quotidien souvent mouvementé. » ➜ Comment réagissent les élèves durant vos interventions ? « J’ai pour habitude de ne pas préparer. Cela fait partie de mon caractère et cela permet de susciter plus facilement des questions et des réactions. Quand je prends la parole, j’essaye surtout de les éveiller à l’esprit d’entreprise. J’explique que l’entrepreneuriat, c’est avoir une idée, être curieux et se mettre en mouvement. Je trouve que la jeune génération est moins participative en classe, j’essaye de les stimuler. » ➜ Estimez-vous que vos interventions ont un impact positif auprès des élèves ? « C’est l’effort collectif de toutes les associations et interventions des entrepreneurs qui font avancer les choses. Je ne pense pas que le mot d’ordre soit de convaincre les élèves de devenir entrepreneurs. Il faut leur faire comprendre que chacun a en soi l’envie de concrétiser une idée. J’ai déjà entendu, plusieurs années plus tard, que certains ont changé de direction de vie, notamment à travers certaines de mes interventions. C’était notamment le cas d’un des élèves à qui j’enseignais en secondaire. Je trouve que l’esprit d’entreprise n’est pas assez mis en avant dans l’enseignement. C’est pourtant un sujet indispensable dans la société d’aujourd’hui. » Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 31 © Michael Dehaspe
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Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles S.KOOL : Un magasin de vendeurs en devenir Bruxelles Formation et ses partenaires (AG Real Estate, City2 et Actiris) ont lancé au 1er mars l'école-boutique S.KOOL. Une main tendue pour les entreprises désireuses de faire preuve d'audace dans leurs formations. Pour ses 25 ans, le service public Bruxelles Formation a dédié une journée à l'innovation pédagogique. C'est dire sa volonté d'oser bousculer les lignes pour avancer au rythme du développement économique. Olivia P'tito, directrice générale de Bruxelles Formation, ne conçoit cette voie qu'en partenariat avec le privé : « On se met vraiment aux côtés des employeurs pour co-construire avec eux des programmes de formation sur mesure. » Un outil en ligne sera lancé à l'automne afin de leur permettre d'exprimer plus facilement leurs besoins. Conformément au Plan Formation 2020 du gouvernement bruxellois, 1.450 contrats en FPIE (Formation professionnelle individuelle en Entreprise) ont été signés en 2018 et 1.600 sont prévus en 2019. Une série d'accords, qui comportent des objectifs en termes de FPIE, ont déjà été conclus au niveau sectoriel, dans la construction ou encore en logistique. S.KOOL : Une forme innovante de FPIE Avec S.KOOL, la formation s'affranchit des règles et devient pour la première fois hybride. Elle combine une formation en école-boutique avec une FPIE chez l'employeur, comme l'explique Olivia P'tito : « On a été contactés par City2 pour mettre en place une formation sur mesure. L'idée était de prendre exemple sur une méthode qui existe en France - méthode SKOLA - et de la mettre à la sauce bruxelloise. C'est une école-boutique de 200 m² constituée de produits vendus par les différentes enseignes qui s'engagent dans le projet. Une gérante est sur place pour s'occuper de la boutique et une salle de formation est installée à l'arrière du magasin. C'est un peu le principe de la cuisine ouverte. Donc, c'est vraiment une interaction permanente entre les formations théorique et pratique. » La théorie dispensée collectivement comprend des cours de communication, de vente, mais aussi de néerlandais. Quant à la pratique, elle ne s'arrête pas aux portes de la boutique pédagogique. Les stagiaires suivent aussi à mi-temps une formation individuelle, en situation réelle, dans les magasins des différents commerçants partenaires. Une diversité assumée, selon Olivia P'tito : « Il y a des grandes chaînes mais aussi de plus petites structures, des créatrices de mode… Chaque enseigne vient ajouter sa touche personnelle. Les stagiaires sont directement formés aux pratiques de l'entreprise. Ils sont parrainés. C'est aussi très motivant pour ces chercheurs d'emploi de pouvoir mettre en pratique directement ce qu'ils apprennent tous les jours. Il n'y a rien de plus valorisant que de voir les améliorations au quotidien ». De l'emploi qualifié pour Bruxelles Les 12 jeunes de moins de 30 ans ont été sélectionnés parmi quelque 250 candidatures. « Il y a eu un véritable engouement, parce que c'est concret », estime Olivia P'tito. « Ils voient l'emploi au bout du chemin ». Les commerçants doivent fournir un contrat de travail à l'issue de la formation, d'une durée équivalente à celle-ci, en l'occurrence 3 mois. Elle constate que « quand les employeurs se sont engagés aux côtés des stagiaires dans une FPIE, ils ouvrent généralement leurs portes plus longtemps. En moyenne, 80% des personnes qui sont passées par une FPIE sont engagées durablement après en CDI, souvent chez le même employeur, mais pas forcément, parce qu'ils ont vraiment appris le métier ». L'opération est un win-win, souligne-t-elle encore : « Les employeurs bruxellois engagent des Bruxellois et c'est important car cela relève de la responsabilité sociétale des entreprises. En plus de travailleurs formés, ils bénéficient de réductions de cotisations patronales assez conséquentes et de mesures d'activation par rapport aux chercheurs d'emploi ». Bruxelles Formation lance un appel aux entreprises pour réitérer le projet-pilote S.KOOL ou pour en co-créer d'autres, au gré de leurs envies. Info : www.bruxellesformation.brussels
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Emploi & Formation Des pistes pour redorer le blason d’ingénieur Les entreprises peinent à recruter des profils dits de « haute technologie » : il manquerait actuellement 500 ingénieurs par an en Belgique. « Il faut décomplexer le métier et mettre en place des ponts entre enseignement et entreprise », estiment certains experts. U ne entreprise spécialisée en informatique sera amenée ces prochaines années à recruter des profils jusque-là quasi inexistants sur le marché de l’emploi à Bruxelles : spécialistes de l’intelligence artificielle, blockchain ou data science. Maigre consolation pour les responsables des ressources humaines de ce genre d’entreprise : d’autres secteurs dits « de haute technologie » recherchent aussi des perles rares. Ces profils sont plus généralement résumés aux métiers dits de « STIM », qui concernent les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques. En mars dernier, Agoria, la Fédération de l’industrie technologique, tirait la sonnette d’alarme en annonçant un « manque de 500 ingénieurs par an en Belgique ». Les perspectives ne sont pas enthousiasmantes au niveau de la formation : en 2008, on comptait 2500 inscriptions dans les filières ingénieur civil et industriel, contre moins de 1900 en 2018. Cette pénurie de profils, qui inquiète les chefs d’entreprises, n’est pas neuve. « Ce problème existe depuis environ 10 ans », avance Frédéric Robert, vice-doyen de l’École polytechnique de Bruxelles (ULB). « Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un problème spécifiquement belge. Les baisses d’inscriptions se vérifient également dans les pays limitrophes, à l’instar de 34 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 l’Allemagne et de la France. » Ce faible taux d’inscriptions, Frédéric Robert l’explique notamment par l’image véhiculée par les métiers d’ingénieurs : « Le grand public pense souvent qu’un ingénieur est quelqu’un qui porte une blouse blanche ou un casque, ou bien un costume et une cravate. Or, la formation d’ingénieur offre bien plus de débouchés. » Cette pénurie contraste étrangement avec le résultat d’études plaçant l’ingénieur sur un piédestal : 6 personnes sur 10 recommanderaient ce métier à leurs enfants ou des amis. L’autre attrait du profil d’ingénieur, c’est le salaire. Il n’est pas rare qu’un ingénieur civil gagne plus de 4000 euros par mois, ni surtout qu’il trouve un emploi avant même d’avoir son diplôme en poche ! Une « taxe apprentissage » ? Mais pourquoi si peu d’étudiants optent-ils pour des études orientées sciences et mathématiques ? Selon certains, une des causes serait à chercher au niveau secondaire, où les mathématiques et la physique sont considérées comme difficiles et peu séduisantes. « Nous constatons d’année en année que les compétences des étudiants qui rentrent en bachelier se dégradent », avance Xavier Van den Dooren, directeur de l’Ecam, qui compte 1000 étudiants dans les cinq années, dont 400 en première bachelier. « Un de nos axes d’apprentissage en première bachelier est la remise à niveau des étudiants. Certaines compétences en secondaire ne sont pas assez développées : la force de travail et la capacité à synthétiser et à prendre note notamment. L’approche par projets permet aussi de motiver l’étudiant. Toutefois, le taux de réussite a baissé, avec aujourd’hui 20 à 25 % de réussite selon les types de filières. » Parmi les pistes d’amélioration, Xavier Van den Dooren estime « qu’il faudrait accentuer la visibilité des études d’ingénieur au niveau des écoles secondaires et, pourquoi pas, entamer plus de collaborations, notamment en sollicitant et en conscientisant les professeurs de mathématiques, sciences ou physiques. » Les pouvoirs politiques pourraient également redorer le blason de la profession. « Il y a des initiatives politiques mais il n’y a pas d’action massive », reprend Frédéric Robert. « Il faudrait établir un plan de coordination et un élément législatif qui amènent des apprenants dans les entreprises. » Xavier Van den Dooren, quant à lui, estime qu’il faudrait s’inspirer du modèle français de la taxe d’apprentissage. Versée par les entreprises, cette taxe finance directement les formations des apprentis. « Grâce à la taxe d’apprentissage, l’entreprise est amenée à collaborer activement à la formation des étudiants qui arrive© Getty Frédéric Robert (ULB) pas encore véritablement choisi leur orientation. » Pour séduire les futurs ingénieurs, il existe notamment les campus days, où les entreprises peuvent rencontrer les étudiants, mais Besix a en parallèle opté pour un accompagnement encore plus personnalisé. « Pour nous démarquer, nous organisons les Besix Professional Days, au cours desquels nous invitons entre 110 et 130 jeunes ingénieurs rencontrés durant les campus days. Durant une journée, nous expliquons concrètement la philosophie de notre entreprise et ce qu’elle peut leur apporter. Nous organisons ensuite des ‘speed interviews’ et expliquons les avantages que nous offrons. Nous sommes innovants et compétitifs dans le package, car il faut pouvoir séduire. Nous remarquons surtout que les étudiants ne connaissent pas forcément la pratique du métier d’ingénieur. Nous avons des objectifs : engager entre 20 à 30 jeunes par an. Même s’ils ne signent pas, les journées que nous organisons permettent d’opérer un premier contact, qui se concrétisera peut-être quelques années plus tard. » ● Géry Brusselmans Xavier Van den Dooren (Ecam) ront sur le marché du travail. Il faudrait également développer la piste des stages d’apprentissage rémunérés. Au niveau politique, citons également le financement, qui a été réduit ces dernières années, en particulier dans le domaine technique. Or, c’est un domaine coûteux si on veut rester à jour. Une bonne communication dans les médias pourrait aider à mettre le secteur en valeur. » Pour recruter, les entreprises se rendent dans les universités Pour dénicher les perles rares, les entreprises doivent se montrer chaque fois plus séduisantes, poussant la porte des universités. « Nous sentons clairement que le marché est plus compétitif aujourd’hui », assure Axelle Vanklemput, sourcing et recruitment coordinator chez Besix, société active dans la construction. « Même si nous sommes numéro 1, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Nous avons donc décidé, il y a quelques mois, de renforcer notre présence dans les cinq universités belges. Nous avons même demandé de pouvoir intervenir plus tôt, à savoir en bachelier, quand les étudiants n’ont En progrès : de femmes parmi les ingénieurs L’image d’une fille perdue dans un auditoire de garçons n’est pas encore tout à fait révolue… mais presque. La filière des études d’ingénieur se féminise doucement. « La faculté polytechnique de l’ULB compte 20 % de filles, proportion que l’on observe également dans les autres universités du pays », indique Frédéric Robert, vicedoyen de la faculté polytechnique de Bruxelles. « Certaines filières, à l’instar de bio-ingénieur et ingénieur architecte, atteignent même quasi 50 % de filles. » Cette lente féminisation, on la doit à quelques initiatives de communication lancées par des universités et des associations interprofessionnelles. Selon de nombreux experts, une plus grande ouverture de la filière aux femmes pourrait à terme enrayer la pénurie d’ingénieurs en Belgique. « Je compte six ingénieurs parmi mes collaborateurs, deux hommes et quatre femmes », évoquait récemment dans L’Écho Hilde De Cuyper, responsable du bureau d’études géotechniques A+E Consult. « Ils fournissent tous un travail de qualité mais je remarque que les femmes sont un peu plus précises. Elles communiquent de manière plus nuancée, comprennent mieux ce que les clients attendent et se fient davantage à leur intuition. » Sonja Berghman, head of group entreprise networking propositions chez Damovo (fournisseur de technologies de l’information et de la communication), regrettait dans ce même article « l’absence de ‘role models’ qui inciteraient les femmes à embrayer par une carrière dans le secteur. » En Belgique, 26 % des futurs ingénieurs civils et 11 % des étudiants en ingénierie industrielle sont des femmes. Ce chiffre augmente doucement mais sûrement chaque année. Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 35
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Emploi & Formation Les digital natives maîtrisent-ils vraiment le numérique ? Nés après les années 80, les « digital natives » sont tombés dans la marmite numérique dès l’enfance. On parle d’eux comme des pros du net, chez qui la compréhension des nouvelles technologies serait innée. Mais les jeunes maîtrisent-ils vraiment le numérique ? Plusieurs études en font douter… I maginez : nous sommes dimanche et vous passez l’après-midi en famille. Votre ado de 14 ans envoie des photos via SnapChat tout en chattant avec ses copains sur son smartphone. Votre fils aîné vous parle de son nouveau boulot de Community Manager tandis que sa petite fille de 2 ans à peine regarde des vidéos sur YouTube. Vous les voyez un peu comme des grands manitous des nouvelles technologies, qui utilisent intuitivement des outils complexes, sans effort apparent. Vraiment ? Plusieurs études récentes tendraient à prouver que, au rebours de la croyance populaire, les nouveaux outils digitaux seraient mal utilisés par les jeunes. D’après une étude publiée en juin 2017 dans la revue Teaching and Teacher Education, « les jeunes ne possèdent pas de compréhension particulièrement approfondie et fine de la technologie ». Dans cette étude, les professeurs Kirschner et De Bruyckere expliquent que « leurs connaissances sont souvent très superficielles et se cantonnent à l'utilisation d'applications de bureautique, d'une boîte mail, d'applications de messagerie instantanée, de Facebook et d'un navigateur ». Ils n’auraient pas plus de capacité à maîtriser les objets techniques qui les entourent que la génération précédente. Un usage très récréatif Smartphone, tablette, réseaux sociaux, apps… S’il est vrai que les jeunes sont hyperconnectés et utilisent une grande variété de technologies, ils sont surtout intéressés par le divertissement. De Facebook à YouTube, tous reconnaissent avoir un usage très récréatif d’internet. Cela ne signifie pas forcément qu’ils sont des génies du numérique. Des études menées au Canada, en Autriche, en Suisse et aux États-Unis montrent que les étudiants de licence et master ne connaissent pas les fonctions les plus avancées des applications qu'ils utilisent quotidiennement. On peut très bien baigner dans un environnement riche en nouvelles technologies sans pour autant 36 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 en exploiter tout le potentiel. Aujourd’hui, il est par exemple possible de créer gratuitement et rapidement un site web avec des plateformes telles que WordPress alors qu’avant, sans une connaissance du codage HTML, c’était impossible. Le concept du « digital native » maîtrisant parfaitement les nouvelles technologies serait donc un mythe, repris et amplifié par les médias au point de devenir une croyance populaire. D’après une étude menée à l’ULB en 2015 par Nicolas Roland et Sophie Vanmeerhaeghe, « Les jeunes présentent en réalité des niveaux de compétences numériques très variés. Et, ce n’est pas une surprise, le milieu social dans lequel ils ont grandi a un impact direct sur leurs compétences. Ceux qui maîtrisent le mieux le numérique sont ceux issus de familles aisées. » Ce mythe du « digital native » n’est pas sans conséquences : « Les étudiants qui ont du mal à utiliser les outils numériques se sentent humiliés devant les attentes des institutions académiques et des enseignants, qui prennent la maîtrise des ordinateurs et des logiciels pour acquise », expliquent les professeurs Kirschner et De Bruyckere. Pour eux, les nouvelles technologies devraient faire l’objet d’enseignements spécifiques au sein des écoles et des universités. De même, Nicolas Roland et Sophie Vanmeerhaeghe concluent : « Il y a une surévaluation des compétences numériques et techniques des étudiants et peu de pratiques d’accompagnement. » ● Gaëlle Hoogsteyn © Getty KBC Brussels Live : service intégral à distance Le KBC Brussels Live Center, c’est l’agence numérique KBC Brussels, banque bruxelloise atypique. Il s’enorgueillit de son excellente accessibilité. « Nous transcendons le 9 à 17 h. » KBC Brussels Live, au cœur du quartier européen, peut être considéré comme une extension virtuelle du réseau d’agences KBC Brussels. Il permet aux près de 200.000 clients cosmopolites de cette banque atypique de recevoir de l’assistance en français, néerlandais, anglais ou allemand. Le service peut s’effectuer entièrement à distance, par téléphone, live chat ou vidéoconférence. « Près de 90 % de nos activités se concentrent sur les clients existants », déclare Tim Dechamps, directeur de KBC Brussels Live. « Nous développons actuellement un point-relais pour répondre aux questions ou sujets importants soulevés par les prospects. Nous pourrons ainsi les aiguiller vers nos conseillers ou experts. Par ailleurs, nous lancerons en septembre un programme de conversion des prospects ainsi qu’un service de conseils pointus. » Le grand atout de KBC Brussels Live réside dans son accessibilité aisée et ses horaires élargis : « Nous transcendons le 9 à 17 h », dit fièrement Tim Dechamps. « Nous sommes ouverts de 8 à 22 h et joignables le samedi de 9 à 17 h. » L’agence numérique est résolument orientée client, avec la volonté d’offrir le meilleur service au moment idéal, par le canal le plus approprié et en tenant compte des souhaits et besoins du client. Le personnel fait d’ailleurs preuve d’une belle capacité d’écoute. « Les services que nous offrons sont en grande partie identiques à ceux d’une agence bancaire classique, tant pour les professionnels que pour les particuliers. » Les entreprises peuvent s’y adresser pour toute forme de crédit : investissement, leasings, facilités de paiement, etc. Par ailleurs, tout ce qui touche aux opérations de paiement et à la gestion de comptes relève de l’offre, sans oublier les conseils de tous types et l’assistance dans les fonctionnalités de banque numérique. KBC Brussels Live s’engage à traiter tous les dossiers à distance, de A à Z. Ce service s’appuie sur des procédures standard et des canaux sécurisés. « Cela revient à rendre visite au client de manière virtuelle », estime M. Dechamps. « Dans certains cas, nous recevons des clients chez nous, toujours dans le cadre de nos heures d’ouverture étendues, par exemple pour finaliser un crédit d’investissement. Nous privilégions toutefois un service à distance, compte tenu des problèmes de mobilité à Bruxelles. Les clients ont confiance en notre façon de travailler et considèrent le service à distance intégral comme une solution à valeur ajoutée. » Moins de soucis pour les chefs d’entreprise L’agence numérique entend épargner un maximum de préoccupations aux chefs d’entreprise. Comme le dit Tim Dechamps, « si un client professionnel demande un crédit d’investissement et souhaite en outre des éclaircissements sur sa situation bancaire privée, nous pouvons l’aider immédiatement sur les deux plans. Et en cas de questions complexes, nous transférons immédiatement le client à nos centres d’expertise, sans l’obliger à passer par trois ou quatre intermédiaires. » KBC Brussels Live dispose de 47 spécialistes. Du côté professionnel, le client peut compter sur un expert en solutions d’entreprises, qui est l’interlocuteur privilégié des PME, indépendants et professions libérales. En cas de questions complexes, notamment en matière de fiscalité ou de subventions, cet interlocuteur se concerte avec les meilleurs experts du domaine. Du côté des particuliers, l’expertise est également disponible dans des domaines tels que l’assurance, la gestion de réserves financières (placements), l’immobilier etc. « Nous réagissons immédiatement, autant que possible. Le client qui nous appelle demain pour une question urgente, recevra une aide immédiate. Si un chef d’entreprise n’a que cinq minutes à nous consacrer, nous lui proposerons de régler un rendez-vous avec un expert. » KBC Brussels Live 02 303 31 60 info@kbcbrussels.be www.kbcbrussels.be Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 37
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Enseignement & Formation Fablabs : bienvenue dans mon labo ! Tout droit venus des États-Unis, les ‘fablabs’ - contraction de Fabrication Laboratory – poussent à Bruxelles plus vite que les maisons-champignons au pays des Schtroumpfs. Mais que fait-on réellement dans ces laboratoires ? En quoi sont-ils un outil complémentaire aux formations pour les étudiants ? Nous sommes allés voir sur place. Cityfab1 a été le premier fablab public ouvert à Bruxelles. E n 2012, iMal, situé Quai des Charbonnages à Molenbeek, a été l’un des premiers fablabs de Bruxelles. Le succès a rapidement été au rendez-vous et d’autres fablabs ont fleuri un peu partout dans la capitale, tels OpenFab, MicroFactory, et plus récemment Cityfab1, un fablab public lancé à l’initiative de la Région bruxelloise. Début 2019, la VUB et l’ULB ont aussi officiellement inauguré leurs nouveaux fablabs communs au sein des anciennes casernes de la gendarmerie. La formation en sciences industrielles y est notamment enseignée. Les étudiants peuvent s’y concentrer sur leurs compétences techniques et acquérir une expertise pratique. La recherche y joue également un rôle important. Qu’est-ce qu’un fablab ? Le concept est né au MIT à Boston. Un fablab, « laboratoire de fabrication » en français, est un lieu mettant à la disposition du public des machines et des outils utilisés pour la conception et la réalisation d’objets de toutes sortes. Le public-cible des fablabs est varié : on y trouve aussi bien des entrepreneurs qui souhaitent passer plus vite du concept au prototype que des designers/artistes, des étudiants désireux d’expérimenter et d’enrichir leurs connaissances pratiques, ou des citoyens retraités à l’âme de « bidouilleurs ». Chaque fablab est différent, mais tous sont réunis par une charte qui impose un certain nombre de points à respecter : chaque fablab doit compter au moins quatre machines (une imprimante 3D, une découpeuse vinyle, une découpeuse laser et une fraiseuse numérique) ; il doit être ouvert à tous et doit stimuler le partage des connaissances. Les fablabs font en effet partie d’un réseau mondial d’ateliers locaux open source. « Il y a des fablabs de diverses tailles et aux orientations variées pour répondre aux besoins des différents publics-cibles. La charte garantit une ouverture d’esprit et une ouverture au public. L’un des objectifs de cette charte est aussi que si on fabrique un objet ici, à Bruxelles, on puisse le reproduire à l’identique dans l’un des autres 1.500 fablabs qui existent de par le monde », explique Nicolas de Barquin, fondateur d’OpenFab. Étudier et pratiquer « En tant que fablab public, notre mission est de démystifier le fablab, de le rendre plus accessible à tous, notamment aux écoles », explique Maïté Dupont, Fablab Manager chez Cityfab1. « Dans les fablabs traditionnels, le public est souvent déjà averti. Nous souhaitons faire connaître les fablabs au grand public et faire venir des gens qui ne viendraient pas naturellement. Pour ce faire, nous donnons des cours et des modules d’initiation à l’utilisation des machines. On va beaucoup vers les écoles de quartier avec une offre spéciale pour ce public. Les écoles supérieures artistiques et techniques nous contactent d’elles-mêmes car elles ont besoin de solutions pour leurs étudiants, lorsqu’ils doivent créer des maquettes par exemple. » En effet, les écoles n’ont pas les moyens d’investir dans les machines dont disposent les fablabs : y faire venir 38 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 © Belga 50 organisations bruxelloises collaborent pour votre emploi ! En route pour un job grâce à une formation professionnelle néerlandophone. Ce salon de la formation dévoile à quelque 1500 chercheurs d’emploi l’offre néerlandophone très étoffée des organisations bruxelloises en matière de formation professionnelle, d’accompagnement vers l’emploi, de perfectionnement pratique et de cours de néerlandais. Une présentation visuelle interactive les familiarise à des secteurs tels que l’Horeca, les soins de santé, la sécurité, la logistique, l’informatique et le bâtiment. L’ensemble de l’offre bénéficie du soutien financier des autorités bruxelloises et flamandes. Des chercheurs d’emploi dûment préparés vont au-devant de vastes perspectives d’emploi en Région bruxelloise et en périphérie. Plus de 50 organisations de formation participent au salon pour accueillir chaleureusement ceux qui pourraient devenir vos collaborateurs, pour les inciter à proposer leur potentiel sur le marché du travail et pour les guider vers les compétences qui leur manquent encore. Bref, les employeurs aussi ont tout intérêt à rendre visite à ce salon. OPLEIDINGSBEURS BOURSE DE LA FORMATION TRAINING FAIR Ik zoek. Ik vind mijn opleiding. Alles over werk en Nederlandstalige beroepsopleidingen in Brussel Tout sur l’emploi et les formations professionnelles en néerlandais à Bruxelles 23.05.2019 Tour & Taxis 10.00 - 16.00 www.opleidingsbeurs.brussels georganiseerd door - organisée par - organized by met de steun van - avec le soutien de - with the support of Everything about work and vocational training in Dutch in Brussels V.U. /E.R. Steef Corijn – Antwerpselaan 26 – 1000 Brussel – 03/2019 – Niet op de openbare weg gooien – Prière de ne pas jeter sur la voie publique – Do not throw on the public road
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Le fablab MicroFactory, à Anderlecht. treprise d’aujourd’hui. En pratique, elle aide les jeunes générations à canaliser leurs propres solutions innovatrices en organisant et en animant des ateliers expérientiels qui permettent aux jeunes de comprendre comment les entrepreneurs pensent, parlent et agissent. « Les FlopCamps sont des jeux d’entreprise dans lesquels les jeunes entre 12 et 16 ans forment une équipe pour avoir une expérience directe des phases de la création d’une entreprise émergente, de la conception à l’élaboration d’un prototype, des essais à la modélisation de son fonctionnement. Durant le stage, nous les accueillons au sein d’OpenFab pour réaliser leurs prototypes », précise Nicolas de Barquin. leurs étudiants est donc une bonne alternative. Les labs sont un outil d’autonomisation important permettant aux étudiants et aux jeunes porteurs de projets de se mettre en situation d’apprendre par eux-mêmes. OpenFab accueille ainsi occasionnellement des indépendants ou des jeunes entrepreneurs qui veulent créer un prototype afin de pouvoir lancer leurs produits sur le marché ou trouver des investisseurs. Les écoles se rendent par ailleurs de plus en plus compte de la nécessité d’allier théorie et pratique. « Les jeunes d’aujourd’hui ont envie d’apprendre différemment, d’être actifs dans leur formation. Se réunir dans un fablab, où l’on travaille par petits groupes autour d’un vrai projet, c’est bien plus motivant que de rédiger un devoir théorique à la maison », avance Maïté Dupont. Cityfab1 compte d’ailleurs beaucoup d’habitués qui reviennent régulièrement, par exemple des étudiants en architecture. Pour Nicolas de Barquin aussi, les fablabs sont un lieu d’apprentissage, mais non structuré. « Je vois plus notre fablab comme un lieu d’expérimentation. Ici, on souhaite que les gens se sentent à l’aise pour essayer de nouvelles choses. Un fablab, on peut tout y faire. C’est une boîte à outils. » En partenariat avec Innoviris et 5 autres labs, OpenFab se rend dans des écoles secondaires avec un « FabLab Mobile ». « Nous nous rendons dans les écoles pour des ateliers d’une demi-journée. Cela nous permet de faire connaître les fablabs et de montrer aux jeunes que c’est aussi une possibilité d’apprentissage, notamment pour ceux qui sont plus portés sur la mise en pratique », explique le fondateur. En collaboration avec la Flop Academy, OpenFab organise aussi des stages pendant les vacances. La Flop Academy a pour mission de contribuer à la croissance de l’entreprise de demain en formant la mentalité d’enUne demande croissante Un an après son ouverture, Cityfab1 est très content de ses premiers résultats. « Nos formations sont généralement complètes et de plus en plus de gens viennent chaque mois. Il y a une vraie demande. On développe actuellement des nouveaux types de workshops pour répondre aux demandes du public. Nous avons aussi pour projet de collaborer avec des institutions comme Bruxelles Formation pour aussi ouvrir notre fablab aux chercheurs d’emploi, les faire venir ici avec leur formateur. Quand on cherche un job, avoir une idée de comment fonctionnent ce genre de machines est vraiment un atout », assure Maïté Dupont. Un fablab, c’est aussi une communauté, des gens qui sont là pour s’entraider, qui partagent leurs connaissances et leurs compétences. « Entre Fablab Managers, on se rencontre régulièrement pour échanger sur les pratiques, les tendances, etc. », explique Maïté Dupont. « C’est un métier encore relativement nouveau, où il est donc intéressant de pouvoir apprendre les uns des autres. » Chaque fablab possède un ancrage dans son quartier et des spécificités qui lui sont propres. De plus en plus de gens sont intéressés, et pour nos experts, le marché est donc loin d’être saturé. À terme, l’un des grands objectifs de Nicolas de Barquin est aussi de faire reconnaître les compétences acquises en fablab, via des mini-certifications octroyées par les Communautés par exemple. « Il faut trouver un moyen d’évaluer l’expérience acquise et que le portfolio des réalisations puisse devenir un complément, ou même un substitut au CV. J’aimerais que la pratique en fablab devienne quelque chose de pertinent pour trouver un job », conclut-il. ● Gaëlle Hoogsteyn 40 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 D.R. Emploi & Formation Bruxelles peut jouer la carte de l’IA Bruxelles pourrait être un pôle d’attractivité européen en matière d’intelligence artificielle, à condition d’accélérer la cadence. « Il faudrait également développer des synergies entre les différents niveaux de pouvoir et miser sur des domaines moins développés par la Chine et les États-Unis », estiment nos experts. B ruxelles n’est pas forcément connue pour sa vitalité dans le domaine de l’intelligence artificielle. En 2019, l’objectif est surtout de rattraper un retard sur les deux locomotives mondiales dans le domaine : les États-Unis et la Chine. « Il n’est pas trop tard pour mais il y a une relative urgence », estime Philippe Van Impe, fondateur et CEO de DigitYser, incubateur bruxellois spécialisé dans les nouvelles technologies. « En 2014, nous avons lancé un groupe de travail sur la data science et l’intelligence artificielle. Il rassemble aujourd’hui 4000 experts et chercheurs à travers la Belgique. » Bruxelles ne part pas d’une page blanche. Si le microcosme des start-ups actives dans l’IA est relativement restreint, la capitale compte quelques fleurons, dont Collibra, start-up spécialisée dans la data gouvernance. Citons également Jetpack, spécialisée dans la data science, ou encore Sagacify, qui aide les entreprises dans le développement de l'IA. Des incubateurs spécialisés en nouvelles technologies abritent d’ailleurs ces jeunes pousses, à l’instar de DigitYser, installé dans le quartier Yser, au centre-ville. DataBuzz : un vrai labo roulant Là où Bruxelles se distingue probablement le mieux, c’est sans doute dans la formation. « Au-delà de l’application industrielle, Bruxelles et la Belgique en général possède des professeurs et chercheurs très compétents dans ce domaine, dont à l’ULB, la VUB ou encore la KUL », avance Hugues Bersini, professeur en intelligence artificielle et co-directeur d’Iridia, laboratoire spécialisé dans ce domaine. Le mouvement semble s’accélérer. La VUB et Hugues Bersini (Iridia) la Commission Communautaire flamande viennent par exemple de mettre à disposition un DataBuzz, véritable laboratoire roulant équipé de nouvelles technologies, qui circulera parmi les écoles pour permettre aux jeunes Bruxellois néerlandophones 10 à 18 ans de se familiariser avec les matières de haute technologie. Au mois d’avril s’est ouverte la toute première école, gratuite, destinée à former des personnes à l’intelligence artificielle à Bruxelles. Pas de diplôme requis à l’entrée ! Cette formation aura lieu chez Becode, au centre-ville, et est initiée par la filiale belge de Microsoft. « À l’heure où je vous parle, ce mois de mars, nous avons déjà reçu plus de 350 candidatures », s’enthousiasme Didier Ongena, General Manager de Microsoft Belgique. « C’est plus qu’espéré ! À terme, nous aimerions ouvrir neuf centres en Belgique et former chaque année entre 350 et 500 personnes par an. » AI 4 Belgium Ce n’est pas un hasard si une formation de ce type atterrit à Bruxelles. Les entreprises, peu importe leur domaine d’activité, seront amenées ces prochaines années à utiliser l’intelligence artificielle et donc à recruter. « Le deal, c’est que les personnes formées puissent travailler chez les partenaires de Microsoft », poursuit Didier Ongena. « Précisons toutefois que nous ne formons pas des profils dans la recherche et le développement. Il s’agit de personnes qui, au terme de la formation de dix mois, pourront appliquer l’IA dans les entreprises. » Conscientes du retard de Bruxelles en IA et surtout du potentiel en termes d’emploi, les responsables politiques Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 41 D.R. © Getty
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multiplient les annonces. Le 18 mars dernier fut même dévoilé AI 4 Belgium, un plan fédéral dont l’idée est de déployer plusieurs pôles de l’intelligence artificielle, dont la formation et le développeDidier Ongena (Microsoft Belgique) ment de start-ups. « Il y a par ailleurs une réflexion autour du déploiement d’un bâtiment à Bruxelles dédié à l’IA », évoque Hugues Bersini. « Il pourrait héberger toutes les formations doctorales du pays et pourrait faire office d’incubateur pour les entreprises. Une centralisation au niveau fédéral me semble indispensable, tout simplement parce que la masse critique des docteurs et formateurs n’est pas assez importante dans chaque université. » Avec toutes ces nouvelles initiatives, notre capitale pourrait-elle donc briguer le titre de « pôle d’excellence de l’intelligence artificielle » à l’échelle européenne ? « On peut miser sur la transition énergétique et la mobilité » « À l’heure actuelle, les pays européens sont plus ou moins au même niveau », estime Philippe Van Impe, de chez DigitYser. « Certains sont un peu plus avancés, tous investissent dans le développement, mais les pays européens sont globalement en retard par rapport aux États-Unis et à la Chine. » Une des solutions qu’il évoque serait de miser sur les applications industrielles : « Si les Chinois sont n° 1 en intelligence artificielle, c’est parce qu’ils ont compris la manière de l’appliquer dans la vie de tous les jours. Ils ont construit des robots ou encore des logiciels de messagerie déjà utilisés aujourd’hui. En Belgique, la formation est très développée en mathématiques ou en statistiques mais je pense surtout qu’il faut investir dans l’application de logiciels destinés à être utilisés, et donc mettre aussi en place des incubateurs où les start-ups peuvent créer et tester des applications. » Philippe Van Impe (DigitYser) Hugues Bersini estime qu’il faut se concentrer sur des secteurs de niche : « Aux États-Unis ou en Asie, les développements en matière d’intelligence artificielle sont initiés par des entreprises privées qui voient d’abord un intérêt lucratif. Il y a effectivement une grosse compétition. Là où 42 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 la Belgique a certainement une carte à jouer, c’est en développant des secteurs de compétence non trustés par les États-Unis et la Chine. Nous avons une sensibilité sociale et nous pouvons investir dans la mobilité et la transition énergétique. L’IA peut aussi être développée dans le secteur public. Le défi sera de fédérer les forces. » ● Géry Brusselmans L’IA pour des diagnostics médicaux et les investissements On résume souvent l’intelligence artificielle à un cerveau numérique capable de réfléchir comme l’être humain. Les domaines d’application les plus tangibles de l’IA sont par exemple la messagerie intelligente, le robot doué de sentiments ou encore le joueur d’échec virtuel capable d’apprendre de ses erreurs. C’est la partie émergée de l’iceberg. L’IA occupe déjà la majorité des secteurs d’activité et sa croissance est exponentielle depuis quelques années. Des mastodontes comme Google ou Amazon misent d’ailleurs des millions de dollars dans des développements à découvrir ces prochains mois et années. En médecine, on pense à des systèmes experts d’aide au diagnostic, dont certaines machines évalueraient déjà mieux les patients qu’un médecin ! Dans le domaine bancaire et financier, il existe déjà des systèmes d’intelligence artificielle capables d’évaluer des risques liés à l’octroi d’un crédit ; en droit, des programmes pour aider à la décision judiciaire ou trancher des cas simples. Des médias utilisent même des ordinateurs pour rédiger des articles en compilant des données ou des articles déjà publiés. « Si l’on voit le marché de l’intelligence artificielle éclore maintenant, c’est surtout parce que nous avons la puissance de calcul, les algorithmes et les données », avance Didier Ongena, (Microsoft). « Maintenant que nous avons les capacités, il faut du leadership. Il faut que les dirigeants d’entreprises et le gouvernement puissent utiliser l’IA. Si les grandes entreprises et pouvoirs publics décident de transformer les choses à Bruxelles, il y aura un effet domino. Sans oublier que l’intelligence artificielle est indispensable pour la compétitivité future des entreprises. » D.R. Emploi & formation La formation en alternance, un excellent outil de recrutement Recruter du personnel qualifié. Investir dans la formation d’un jeune et bénéficier de son savoir-faire en retour. Être accompagné et soutenu financièrement dans cette action citoyenne. Trouver la perle rare et vouloir la garder. Avec la formation en alternance, tout cela devient possible. (Coproduction) A ujourd’hui, quand on parle de compétences, on parle non seulement des compétences techniques (les savoirs), mais aussi des savoir-faire et des savoir-être. Être capable de solidarité, avoir l’esprit d’équipe, savoir respecter un cadre… sont autant d’aspects nécessaires à l’intégration et à la réussite professionnelle. Ces différentes dimensions sont inscrites dès le départ dans le dispositif de formation en alternance, et c’est là l’une des grandes forces de cette formule d’apprentissage. D’une part, grâce au temps de formation en entreprise et, d’autre part, parce que les formateurs sont tous des professionnels en activité. Dans certains secteurs (notamment la construction, la coiffure et la boucherie), les entreprises ont de plus en plus de mal à recruter du personnel qualifié de qualité. C’est entre autres ici que le rôle essentiel de la formation en alternance prend tout son sens. En effet, ce dispositif permet aux apprenants d’acquérir pendant trois ans les compétences liées au métier, mais aussi des compétences spécifiques liées à la vie de l’entreprise. Pour une entreprise, engager un apprenant en alternance, c’est avoir l’opportunité de le former à ses propres besoins à un coût très faible, et de bénéficier en plus d’un soutien octroyé par les pouvoirs publics. Une réponse à la problématique des métiers en pénurie Aujourd’hui, près de 80 métiers sont identifiés comme critiques ou en pénurie. La formation en alternance est une réponse à cette problématique. Toutefois, pour que cela fonctionne, il faut que les entreprises jouent le jeu. Il est important de développer des accords avec les secteurs afin qu’ils soutiennent les organismes de formation et inversement. Il y a parfois des freins par rapport au temps nécessaire pour encadrer un jeune, mais à long terme, le jeu en vaut la chandelle. D’autant que l’on ne ‘place’ pas un apprenant en alternance Vincent Giroul (à gauche) et Emmanuel Baufayt comme ça. L’entreprise est soutenue tout au long du parcours de l’apprenant, aussi bien sur les aspects administratifs que dans l’accompagnement pédagogique. Le système de la formation en alternance est encore un peu méconnu des entreprises bruxelloises. C’est dommage car cette logique de formation répond vraiment à leurs attentes. Dans notre pratique, nous échangeons beaucoup avec les entreprises pour connaître leurs besoins, anticiper les évolutions des métiers et adapter notre offre en fonction. Une autre force de la formation en alternance est de pouvoir mettre sur pied des nouvelles formations assez rapidement pour répondre aux besoins de demain. Par ailleurs, 80 % des diplômés de la formation en alternance trouvent un emploi durable dans les 6 mois dans le secteur d’activité auquel ils ont été formés. Cela révèle un niveau de qualité à la sortie qui est vraiment valorisé par les employeurs eux-mêmes. Actuellement, l’efp collabore avec 3.000 entreprises partenaires et souhaiterait élargir encore ce réseau. Plus il y aura d’entreprises prêtes à accueillir des apprenants, plus ce mode de formation pourra se développer. Le challenge sera de réussir à mobiliser les plus grosses structures, qui sont actuellement un peu absentes du dispositif de formation en alternance. C’est du win-win pour les jeunes et pour les entreprises. Par ailleurs, former un jeune, c’est aussi une action citoyenne et un engagement pour l’avenir. L’appel est donc lancé. ● Vincent Giroul, Directeur de l’efp Emmanuel Baufayt, Conseiller Chef de service de la formation professionnelle Info : www.efp.be ❙ 43 © Getty
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Emploi & Formation Fondation pour l'Enseignement : cinq années de rencontres école-entreprise Le 28 avril, pour ses cinq ans d'existence, la Fondation pour l'Enseignement organisait à Flagey une séance académique intitulée « S'Entreprendre à l'École ». Tous ses partenaires y étaient présents : pouvoirs organisateurs de l'enseignement en Communauté Wallonie-Bruxelles, enseignants, fondations amies, association et bien entendu des représentants des entreprises (dont Beci, membre fondateur). transversales sont celles qui permettent de se réaliser au travail, avec les collègues, autour d'un projet commun. » O n y a notamment abordé le Pacte d'Excellence avec Laurent de Briey, chef de cabinet de la Ministre de l'Education Marie-Martine Schyns, les bonnes pratiques et parcours de formation écoles-entreprises, avec les points de vue académiques, d’entrepreneurs et d'acteurs dans les projets soutenus par la Fondation. Pacte d'Excellence « La Fondation pour l'Enseignement, c'est la rencontre des employeurs et des écoles », nous a confié en aparté Olivier Remels, secrétaire général de la Fondation, pour qui le Pacte d'Excellence fut l'un des plus gros dossiers des dernières années. « Si les PO, les parents et syndicats se mettent d'accord sur une feuille de route, alors la Fondation se rend disponible pour faire avancer les travaux, apporter son expertise là où c'est nécessaire. Elle ne soutient pas forcément tous les aspects du Pacte, mais bien ce qu'ont décidé les acteurs comme un équilibre global. Par exemple, elle ne s'exprime pas sur la durée du tronc commun jusqu'à 15 ans, qui fait polémique. » La Fondation a également apporté un certain nombre d'éléments concrets, souligne Olivier Remels : « Notamment en termes de renfort des savoirs de base, d'esprit d'entreprendre, de formation continue des enseignants... L'objectif est aussi de permettre une meilleure employabilité des jeunes. Attention, nous ne faisons pas de ‘l'adéquationnisme’. Nous ne voulons pas former de bons petits soldats pour remplir les usines, au détriment de la formation et de la culture générales. Au contraire, nous voulons que chaque jeune puisse s'épanouir durablement. Les compétences 44 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 La révolution numérique à l'école Il faut donc renforcer ces compétences transversales, notamment la culture générale des métiers et du numérique. « Le recours au numérique a de multiple facettes : comme sujet pédagogique, comme accès à l'information, comme support pédagogique (tableaux numériques, tablettes, smartphones...) ; et enfin, c'est un support à la gouvernance et à la simplification administrative dans l'enseignement. À l'instar des plans de pilotage qui autonomisent et responsabilisent les écoles. » Car dans le monde du travail, on n'échappe plus au digital, y compris au-delà des métiers qui lui sont propres. « De plus De gauche à droite : le secrétaire général de la Fondation Olivier Remels, le nouveau président Thierry Castagne et son prédécesseur Luc Willame. Thierry Castagne succédera à Luc Willame À l'occasion de cette journée académique, le président de la Fondation pour l'Enseignement, Luc Willame, a dressé un discours inaugural en forme de bilan de ces cinq ans d'activités. Mais c'était aussi un discours d'adieu : il a annoncé que Thierry Castagne, ex-président d'Agoria et CEO de Technifutur, lui succédait. Luc Willame continuera toutefois à siéger au CA. Trois projets-pilotes soutenus par la Fondation en plus, les autres métiers sont transformés par le numérique : menuisier, cariste, conducteur de chantier, etc. La Fondation insiste beaucoup sur ce point et s'est ainsi associée avec l'ASBL EducIT, pour former des pédagogues, des professeurs et impliquer les élèves. C'est l'objet du projet ‘Rentrée Numérique‘, qui sera lancé en septembre dans une demi-dizaine d'écoles. » Former et informer Autre angle d'attaque : informer les élèves sur les possibilités de carrières et de formations. « Le futur tronc commun est pluridisciplinaire et doit permettre aux élèves de se construire un parcours personnel positivement orientant. Il faut donc investir dans l'information pertinente sur les filières et métiers. Le passage du général vers le qualifiant ne doit plus être ressenti comme une relégation. Les enfants auront l'occasion de maturer leur choix après avoir touché aux formations techniques, technologiques, numériques... » Et l'esprit d'entreprendre dans tout cela ? C'est avant tout apprendre à apprendre, un précepte validé dans des initiatives comme Cokleeco et Story-me, soutenues par la Fondation. « Les enseignants et les élèves seront acteurs de leurs compétences : créativité, travail en équipe. Sans oublier les plans de formation continue en entreprise pour les enseignants, tel le projet-pilote Entr'Apprendre (voir encadré, ndlr). » Les entreprises : plus que des partenaires La Fondation pour l'Enseignement ne travaille pas en vase clos : elle est avant tout un lieu d'échange entre employeurs, écoles, associations et experts, dont les initiatives sont soutenues financièrement par des acteurs philanthropiques. « En cinq ans, nous avons bien travaillé », conclut le secrétaire général de la Fondation. « Mais cela reste un défi de faire correspondre offres et manières d'enseigner avec les besoins des employeurs et l'épanouissement des élèves... et futurs salariés. Nous insistons tout particulièrement sur l'importance de l'implication des entreprises dans nos travaux. Nous comptons sur elles pour continuer à soutenir ces initiatives citoyennes. » Cédric Lobelle 5 ans Entr'Apprendre : les enseignants en stage en entreprise. Entr'Appprendre est un programme de formation continue lancé en 2015, coordonné avec l'IFC (Institut de la Formation en Cours de Carrière) et les instituts de formation continue des différents réseaux d'enseignement francophone. Il permet aux enseignants du secondaire qualifiant d'effectuer des stages en entreprise afin de mieux appréhender le métier et le milieu professionnel auxquels ils préparent leurs élèves. Ces derniers pourraient d'ailleurs y effectuer eux-mêmes un stage. Plus de 300 enseignants y ont déjà participé ; 25 entreprises de l'industrie technologique, de l'économie, des sciences appliquées, de la construction et de l'hôtellerie-alimentation font partie du programme. Info : www.entrapprendre.be Story-me : développer ses compétences entrepreneuriales. Projet-pilote de trois ans destiné aux élèves de l'enseignement technique et professionnel de la Région bruxelloise, Story-me a été lancé en septembre 2017 par huit acteurs philanthropiques et onze associations. Il propose de développer les compétences entrepreneuriales des élèves (prise d'initiatives, créativité, persévérance, esprit d'équipe…) en les faisant travailler sur un projet selon les méthodes de pédagogie active. Dix écoles bruxelloises y participent en 2018-2019, pour 2.000 élèves impliqués, ainsi que 120 directeurs et enseignants qui ont déjà été spécialement formés. Info : www.story-me.be. Cokleeco : repérer les meilleures pratiques écoleentreprise. Sous le nom très champêtre Cokleeco (building COmmon KnowLEdge between Education and COmpany) se déploie un programme européen Erasmus+ qui vise à repérer les bonnes pratiques régissant les relations entre écoles qualifiantes et entreprises. Créé à Lyon en 2016, il doit notamment aider à améliorer l'employabilité et l'esprit d'entreprendre des futurs diplômés. La Belgique y participe avec l'Espagne, l'Italie, la France et la Pologne. La Fondation pour l'Enseignement est un des partenaires. En mai 2018, plus de 45 « bonnes pratiques » avaient déjà été mises en commun. Et en novembre 2018, un parcours de formation pour enseignants a aussi été co-construit, activant des initiatives locales dans les pays participants. Infos : www.fondation-enseignement.be/node/262 ❙ 45
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Emploi & formation Intelligence culturelle et collaboration La diversité de Bruxelles se retrouve dans le personnel des entreprises. Faut-il former les cadres à la collaboration par-delà les cultures ? Comment respecter d’autres cultures sans compromettre les activités ? Deux experts se penchent sur ces questions. B ien des entreprises sous-estiment l’impact des différences culturelles sur le travail, selon Marco Hellemans, un expert en communication interculturelle qui encadre des expatriés, des managers et leurs équipes. « Ces différences sont sources de malentendus, voire de chocs culturels, de conflits et d’erreurs. Dans notre monde globalisé, la diversité concerne autant votre personnel que votre clientèle. D’où la nécessité de développer une intelligence culturelle. » Marco Hellemans insiste, en tant que coach, sur le lien avec l’éducation : « Cette éducation est le système d’exploitation de votre cerveau. Elle fonctionne à l’arrière-plan et vos réactions spontanées proviennent de ce subconscient. Elles semblent logiques et universelles, mais c’est un leurre. Si pour vous, le contraire de la mort, c’est la vie, pour un Asiatique, c’est la naissance. Le temps des Occidentaux est rectiligne, celui des Asiatiques est circulaire. Les Chinois et les Japonais apprennent dans l’enfance qu’ils ont deux yeux et deux oreilles, mais seulement une bouche. Dès lors, ils regardent et écoutent beaucoup, mais parlent peu. Ils réfléchissent avant de parler et se taisent parfois durant un dialogue pour réfléchir à la réponse. » L’intelligence culturelle, c’est de la compréhension pour les différences. Marco Hellemans préfère le terme ‘smartotype’ à celui de ‘stéréotype’, qui généralise et dénigre. L’identification et l’analyse objective des différences culturelles pertinentes aboutissent à des ‘smartotypes’ utiles. « L’objectif consiste à respecter certains codes sociaux et à les synchroniser avec d’autres, pour faire preuve de respect. C’est comme lors d’une fusion d’entreprises : on garde les meilleures pratiques de chacune. La même méthode peut s’utiliser au sein d’une équipe diversifiée. Si vous faites preuve d’ouverture, les collègues auront tendance à faire de même. Après tout, la devise de la Belgique, c’est ‘L’union fait la force’. » Un langage commun Houssein Boukhris est formateur et consultant en gestion de la diversité et communication interculturelle. Il déclare que la diversité est enrichissante si on permet aux gens d’être eux-mêmes, sans que cela ne perturbe la collaboration et les performances. Il reconnaît toutefois que des malentendus peuvent surgir lorsqu’on met côte à côte des gens de cultures différentes. « Je constate surtout des problèmes de communication quand il n’y a pas de langue commune, que ce soit le français ou le néerlandais. Spontanément, les gens parlent leur propre langue avec des gens de leur pays ou région, mais c’est frustrant pour les autres, qui se sentent exclus et qui considèrent à raison que c’est un manque de respect. Veillez donc, pendant les heures de travail, à parler une langue que tout le monde comprend. » L’interprétation des normes et valeurs est une autre source de frictions. « Prenons l’exemple des dames qui se sentent discriminées lorsqu’un musulman très conservateur les sa46 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 © Getty lue sans vouloir leur serrer la main », explique Boukhriss. « Une femme émancipée y voit un manque de respect, alors que l’homme la salue aimablement, mais préfère ne pas donner la main par Houssein Boukhris respect pour la femme, et plus particulièrement sa propre épouse. » Les mêmes règles du jeu Comme son collègue Hellemans, Houssein Boukhriss estime qu’une bonne compréhension des autres cultures, religions et contextes est indispensable pour décider si on accepte ou non un certain comportement. Les chefs d’équipe doivent évaluer correctement les raisons pour lesquelles des collaborateurs s’énervent. Cherchons le juste milieu : prendre en compte les gens, sans compromettre le travail. M. Boukhriss insiste sur le professionnalisme. « Dans la vie privée, vous décidez qui vous fréquentez, mais au travail, vous ne pouvez pas choisir vos collègues. Vous êtes payé pour collaborer, ce qui implique du respect mutuel. La loi stipule que vous n’avez pas le droit de harceler, d’intimider ou de discriminer des collègues en raison de leurs différences. » Le formateur souligne aussi la nécessité de limites claires. « Les collaborateurs sont loyaux et satisfaits s’ils se sentent respectés dans ce qu’ils estiment important. Mais ce respect doit être réciproque. Les membres d’un club doivent respecter les règles du jeu. En entreprise, il faut respecter le règlement intérieur et les prescriptions légales en matière d’hygiène et de sécurité. Certaines entreprises exigent la neutralité en matière de religion et d’idéologie lorsque leurs collaborateurs entrent en contact avec les clients. Certains travailleurs se sentent parfois brimés, parce qu’ils ne peuvent par exemple pas porter le foulard. Veillez par ailleurs à ce que la continuité des activités ne soit pas compromise. Si vous employez beaucoup de collaborateurs musulmans, vous ne pouvez pas leur offrir à tous au même moment des congés pour l’une ou l’autre fête religieuse. » Le bandana de l’entreprise L’organisation qui voit s’accroître sa diversité interne peut adapter progressivement sa culture à la nouvelle situation. Comme le dit M. Boukhriss, « Certaines entreprises prévoient un espace de prière et autorisent la prière durant les pauses. En accordant cela aux musulmans, vous suscitez leur bonne volonté. Je citerai encore Ikea et quelques grandes entreprises de nettoyage qui proposent des foulards de type bandana, pas trop voyants et assortis à l’uniforme. Les collaboratrices concernées sont contentes que leur chevelure soit couverte, tandis que les clients remarquent à peine qu’elles portent le foulard. » Le patron peut considérer comme refus de travail des musulmans qui s’esquivent durant les heures ouvrables pour aller prier. « Le collaborateur n’a dans ce cas pas le droit de se plaindre », estime M. Boukhriss. « Cela s’applique aussi au musulman qui travaille en boucherie et qui doit s’occuper de la découpe de viande de porc. Soit il l’accepte, soit il conclut que cet employeur ne lui convient pas. » Un oui qui n’en est pas un Imaginons que vous ayez une équipe de projet d’origines multiples : des Belges de souche et des personnes d’origines africaine et asiatique. Ces personnes ont des conceptions différentes du temps. Marco Hellemans cite l’exemple d’une formation UCM pour des non-Européens qui veulent lancer une entreprise en Belgique. « Les formateurs étaient d’ici, tandis que les clients étaient surtout originaires du Maroc et du Congo. Les formateurs ont constaté que les Congolais cherchaient constamment des prétextes pour éviter d’établir un plan d’affaires. J’ai expliqué que cela n’avait rien à voir avec de la paresse ou de la mauvaise volonté. Les Congolais ne savent pas ce qu’ils vont faire la semaine suivante et a fortiori, ce qu’ils doivent mettre dans un plan d’affaires. Dès lors, lorsque les formateurs ont expliqué au préalable qu’il est malheureusement nécessaire ici de réfléchir à ce que l’on veut atteindre dans l’avenir, les choses sont devenues plus faciles. » M. Hellemans attire aussi l’attention sur la vision plus systématique qu’ont les Asiatiques. Ils veulent à tout moment garder une vue d’ensemble du contexte dans son entier. « Lorsqu’on donne un briefing à un Asiatique, il ne suffit pas de dire que le travail doit être terminé pour le lendemain. Il faut aussi expliquer les antécédents du dossier et ce qui devra encore se faire par la suite. Il faut enfin préciser les conséquences d’une exécution tardive. Un Asiatique n’admettra jamais qu’il n’est pas au courant, parce que cela équivaut à perdre la face. Il ne dit jamais non (ce mot n’existe même pas en mandarin). Et lorsqu’il dit oui, cela ne veut pas dire qu’il est d’accord, mais qu’il a entendu. Il faut pouvoir décoder ce genre de choses pour travailler avec eux. » ● Marco Hellemans Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 47 D.R. D.R.
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Entreprendre Revenus en droits d’auteur : quelles opportunités ? La Belgique a adopté en 2008 une fiscalité favorable sur les revenus de droits d’ auteur perçus par une personne physique. Ce nouveau régime s’applique aussi bien aux artistes qu’aux autres professionnels créatifs (journalistes, traducteurs, informaticiens, etc.). Vu son attractivité, certains abus ont été constatés, que le fisc s’applique à combattre. Il convient donc d’être prudent afin d’éviter un amer redressement fiscal. Juriste spécialisé en la matière, Don Cassiers, de l’agence de services juridiques GOlegal, nous éclaire. Que recouvre le droit d’auteur ? Le droit d’auteur couvre tant des droits patrimoniaux pouvant être cédés et monétisés que des droits moraux tels que le droit au nom. Ces droits naissent automatiquement et sans formalité dès qu’une création originale (qui est marquée de l’empreinte de son créateur) est mise en forme, c’est-à-dire perceptible par la vue, l’ouïe ou le toucher. Sont notamment couverts : une chanson, un texte, un programme informatique, un logo ou un site internet. Une partie de ce que gagne une personne physique peut, via un contrat de concession de droit d’auteur, être considérée comme des redevances de droits d’auteur et non du revenu professionnel, et bénéficier d’une fiscalité adoucie. Sous quelles conditions est-il possible de profiter de ce régime ? A priori, tout auteur peut s’en prévaloir. Sur le fond cependant, il existe deux conditions à prendre en compte. Les revenus d’une part : si ceux-ci sont trop faibles, l’optimisation de leur imposition a peu de sens. La créativité d’autre part : une dose certaine de créativité est indispensable pour justifier l’utilisation de ce régime. Certaines activités ne comportent d’évidence aucun droit d’auteur, mais la distinction est parfois subtile ; ainsi, ce n’est pas parce que deux personnes écrivent 10 pages de texte qu’elles méritent toutes deux des droits d’auteurs ou au même degré d’intensité : la créativité présente dans les pages d’un écrivain n’est pas celle de la notice d’un médicament. En pratique, l’intérêt du régime peut se confirmer lorsqu’un revenu existe, même s’il est mineur, à condition que la part de créativité soit, 48 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 elle, importante ; à l’inverse, il est possible de l’envisager pour un profil avec une créativité marginale mais disposant de revenus significatifs (exemple : le commercial d’un hedge fund). Entre les deux, nous trouvons des profils très variés tels que CEO, journalistes, programmateurs informatiques, spécialistes en marketing, chefs de projets... Quels sont les points de vigilance pour s’assurer que l’optimisation se fasse en toute légalité ? D’abord, il est indispensable de s’assurer d’une évaluation rigoureuse, personnelle et sur mesure de sa propre créativité. Cette phase préalable permet, en cas de contrôle fiscal, de démontrer comment les prestations couvertes par le droit d’auteur ont été identifiées et valorisées. Ensuite, il y a la possibilité de demander un ruling au Service des Décisions Anticipées du fisc : dans quelques cas, il peut être intéressant de demander la validation anticipative du contrat. Cela a pour avantage d’apporter une sécurité élevée – pas absolue – mais a pour triple inconvénient de coûter plus cher, de prendre du temps et de donner l’occasion au fisc de raboter l’avantage fiscal que le contrat contient. Enfin, il y a l’appel aux services d’une agence comme la nôtre qui maîtrise la législation et la jurisprudence relative et en fait une application raisonnable. Sans vouloir faire une publicité excessive pour nos services, je puis dire que c’est le meilleur compromis entre la rentabilité et la sécurité juridique. ● Info : https://golegal.be Didier Dekeyser © Getty Entreprendre Les premiers hub.awards distingueront les entreprises bruxelloises L’Agence bruxelloise pour l’Accompagnement de l’Entreprise, hub.brussels, vient de lancer les hub.awards qui vont récompenser six entreprises bruxelloises dans différentes catégories. Présentation par la directrice générale, Isabelle Grippa. Le 20 juin prochain, seront remis à Bozar les premiers hub.awards. De quoi s’agit-il ? « Ce sont, en quelque sorte, les prix qui succèdent aux Brussels Best Exporters organisés auparavant par Brussels Invest & Export. La dernière édition s’est déroulée en 2017. Nous avons décidé de les relancer en élargissant le nombre de récompenses. Ils seront décernés par hub.brussels qui est le fruit de la fusion d’Atrium, de Bruxelles Invest & Export et d’Impulse. L’agence représente au total 320 personnes – dont un quart au sein des bureaux d’attachés économiques et commerciaux répartis partout dans le monde – qui sont au service des entrepreneurs et de l’entreprise durant tout son cycle de vie. L’organisation et la remise des hub.awards ont un double but : valoriser les entreprises bruxelloises et profiter de l’événement qui prendra place dans la grande salle Henry Le Bœuf pour présenter l’étendue de notre offre pour les entreprises bruxelloises. » Six catégories ont été retenues, quelles sontelles ? « Start, Grow, Invest, Export (biens et services) et un grand prix du public. Start s’adresse aux entreprises qui viennent de se lancer et qui ont moins de trois ans d’existence ; Grow aux entreprises qui ont plus de trois ans d’existence ; Invest concerne les investisseurs étrangers qui se sont établis à Bruxelles ; Export récompense les sociétés exportatrices et se divise en deux prix : un pour les biens et un pour les services. Enfin, un grand prix sera également décerné par un vote du public. En ce qui concerne les 5 autres prix, c’est un jury composé d’acteurs bruxellois tant privés que publics liés au monde de l’entreprise qui choisira. L’appel à candidatures a été officiellement lancé le 16 avril et se clôture le 22 mai. » Quelles sont les critères pour participer à cette première édition ? « D’abord être une PME qui a son siège social à Bruxelles, sauf pour le prix Invest qui s’adresse à tout type d’entreprise ayant un siège d’exploitation à Bruxelles. Ensuite, il y a également des valeurs qui sont mises en avant. Nous souhaitons valoriser des entreprises qui prônent une consommation éthique, durable et locale. On peut aussi mentionner qu’elles doivent présenter un caractère original et/ou innovant. Plus globalement, il convient qu’elles répondent aux quatre valeurs que sont l’innovation, l’audace, l’inspiration et l’ancrage bruxellois. » Pouvez-vous un peu plus détailler ces quatre valeurs ? « L’innovation est perçue au sens large et vise tout ce qui peut impacter la société d’un point de vue environnemental, social ou technologique. L’audace concerne plus spécifiquement des PME qui affichent une vision, un positionnement alternatif, qui prennent des risques. Le caractère inspirant a pour objectif de soutenir des projets et des business models porteurs, notamment dans le caractère durable et/ou éthique de leur activité. Enfin, il s’agit évidemment de promouvoir l’image de Bruxelles et de contribuer à son développement socio-économique. » C’est finalement l’objectif de ces hub.awards ? « En effet, d’une part, nous exposons des success stories bruxelloises et valorisons au travers de ces prix nos entreprises ; d’autre part, nous mettons l’accent sur l’image internationale de Bruxelles et ses atouts susceptibles d’attirer de potentiels investisseurs. Ces prix visent à maximiser la visibilité des lauréats et plus largement des entreprises bruxelloises auprès des Bruxellois et Bruxelloises mais également au-delà. » ● Info : www.hub.brussels/hubawards2019 Guy Van den Noortgate Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 49
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Transition Le diesel, coupable de tous les maux ? Longtemps promu comme le meilleur choix environnemental et économique, le moteur diesel est devenu le « vilain », à l’aune de son impact sur la qualité de l’air. Plus de 250 villes européennes, dont Bruxelles, imposent aujourd’hui des restrictions à la circulation de certains véhicules diesel, voire essence. Certains pays envisagent même, à terme, d’interdire leur vente. Si l’on veut comparer essence et diesel, il faut tenir compte à la fois du rendement moteur et de la consommation spécifique. Le rendement moteur traduit le rapport entre la quantité d’énergie produite par la combustion du carburant et la quantité d’énergie mécanique qui en résulte. À cet égard, le fonctionnement des moteurs diesel et essence diffère : dans les moteurs essence, le mélange air-carburant est injecté à basse pression et allumé par une étincelle. Dans les moteurs diesel, la combustion est enclenchée par l’injection d’air à haute pression, dont la surchauffe provoque l’ignition du carburant. Le rendement est bien meilleur pour le diesel : 42 %, contre 35 % pour l’essence. En termes de consommation spécifique également, l’avantage est au diesel, dont la consommation est de 20 à 30 % inférieure à celle d’un moteur essence, à cylindrée égale. Les émissions de CO2 par km sont donc aussi inférieures à l’essence, de 15 à 25 %. Pollution Mais si les moteurs diesel sont plus performants en termes de rendement, de consommation et d’émissions de CO2 , où est le problème ? C’est que le diesel produit beaucoup plus de particules fines et d’oxydes d’azote (NOx) : des molécules nocives, dont certaines sont de puissants gaz à effet de serre. D’où l’obligation d’équiper ces moteurs d’un filtre à particules et d’une vanne EGR. L’entretien régulier de ces systèmes est essentiel pour qu’ils restent efficaces et limitent les émissions nocives. Cela dit, les moteurs essence modernes, à injection directe, rejettent également des particules fines. D'où l'obligation prochaine de monter des filtres également sur ces moteurs. P our l’heure, l’essence a le vent en poupe et les ventes de diesel diminuent constamment. Mais qu’en est-il exactement de leurs performances environnementales comparées ? Et quelles sont les principales différences entre ces deux carburants ? Diesel et essence sont issus d'un processus de raffinage du pétrole. Leur combustion, notamment dans les moteurs de nos véhicules, est responsable d’environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre bruxelloises, et presque un quart des émissions européennes. Précisons qu’il existe aussi du diesel synthétique, produit à partir de biogaz, de gaz naturel, de charbon, de biomasse gazéifiée ou d’autres matières végétales. Ainsi, la consommation de biocarburants dans les véhicules diesel a absorbé environ 46 % de l'huile de palme utilisée dans l’UE en 2015. Alors, faut-il bannir le diesel ? Pas si simple... Selon les objectifs poursuivis, le diesel peut s’avérer un meilleur choix que l’essence. Les alternatives électriques, hybrides ou autres sont de plus en plus nombreuses et accessibles, mais il reste du chemin avant qu’elles se généralisent. Le choix reste limité pour les utilitaires (camions, tracteurs...) et les infrastructures de recharge ne sont pas encore disponibles à grande échelle. Les recherches se poursuivent pour développer de nouveaux carburants performants et moins polluants. Par ailleurs, les nouvelles normes européennes (Euro VI et Euro VId) limitent strictement les émissions de NOx et suies. In fine, la solution aux défis environnementaux ne se réduira pas à l’interdiction de l’un ou l’autre type de carburant. Il s’agira plutôt de choisir un mix des meilleures technologies disponibles en fonction des besoins et usages, et surtout d’un profond changement des comportements. ● Laura Rebreanu Sustainable Development Coordinator Beci lr@beci.be ; T +32 2 643 78 26 50 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 BRUXELLES A DE L’OR PLEIN LES TOITS ! Combien pourraient rapporter des panneaux solaires sur votre toit ? Faites le test sur cartesolaire.brussels
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Starter XRintelligence : immersions digitales Jean-Bastien Voisin et Thierry Jourquin viennent de lancer XRintelligence, un centre d’expertise destiné à faire découvrir la réalité étendue, imaginer de nouvelles expériences immersives pour les consommateurs et développer des solutions agiles pour les marques et les médias. J ean-Bastien Voisin et Thierry Jourquin sont tous deux actifs depuis des années dans le marketing, le premier avec un profil technologique, le second avec un profil commercial et marketing. Jean-Bastien Voisin figure parmi les pionniers de la réalité virtuelle en 3D. Il s’est notamment illustré dans le domaine des biens de consommation courante (Consumer Packaged Goods), notamment pour le compte de P&G dont il créa la première boutique virtuelle. Pour sa part, Thierry Jourquin a travaillé dans le secteur des médias et de la communication au sein de grands groupes dont RTL, Vivendi, UBM, Roularta et Kinepolis. C’est donc autour de la réalité étendue (XR ou extended reality) qu’ils se sont retrouvés. « La réalité étendue regroupe la réalité virtuelle ou virtual reality (VR), la réalité augmentée ou augmented reality (AR) et la réalité mixte ou mixed reality (MR) », expliquent-ils. « Notre objectif vise à nous positionner comme un centre d’expertise en VR et AR et préfigurer l’expérience ‘shopper’ de demain en créant une plateforme de XR marketing. » XRintelligence s’adresse aux agences créatives, digitales, médias ainsi qu’aux annonceurs. Officiellement lancée le mois dernier, la jeune entreprise a déjà prospecté ces différents clients potentiels et l’accueil est plus que favorable, les agences comprenant rapidement la valeur ajoutée de la XR et l’intérêt de l’intégrer à leur stratégie digitale. Sans l’évoquer directement, les deux fondateurs effectuent quelque part un travail d’évangélisation en détaillant le nouveau monde post-digital qui se dessine et dans lequel l’intelligence artificielle jouera un rôle de plus en plus important, même s’il reste encore clairement à définir selon les domaines d’application. Mais nous n’en sommes pas encore là et XRintelligence entend d’abord apporter à ses clients ainsi qu’aux clients de ses clients de véritables expériences digitales et immersives. « La XR permet notamment de tester un concept ou un produit plus rapidement », précise Jean-Bastien Voisin. « AinJean-Bastien Voisin (à gauche) et Thierry Jourquin. si, les processus des entreprises peuvent être accélérés et l’on peut affiner le ‘time to market’. Cette approche réduit les délais ainsi que les budgets. Nous accompagnons les clients dans la découverte de leurs besoins ainsi que ceux de leurs utilisateurs. Dans le cadre de cette démarche, nous allons déployer des applications et développer des solutions agiles. » La palette des services que peut offrir XRintelligence est assez large et des exemples sont visibles sur son site internet. Tant les services que les domaines d’application sont, en effet, multiples. Mentionnons – et la liste est loin d’être exhaustive – le commerce électronique, les campagnes publicitaires, la réalité augmentée mobile, les magasins virtuels ou encore des études de marché. « Cette réalité augmentée offre un nouvel espace aux marques afin de réaliser leurs campagnes. Les expériences immersives vont transformer la relation du consommateur avec les marques. De nouvelles opportunités s’ouvrent pour les annonceurs et les agences. » ● Info : www.xrintelligence.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/ 52 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 FACTURE ÉNERGÉTIQUE Bénéfi ciez d’un soutien à l’investissement pour les PME et les TPE Prix de l’énergie à la hausse, impératifs climatiques, attentes des clients… L’heure est plus que jamais à la réduction de la consommation d’énergie. Pour vous aider à investir, la Région de Bruxelles-Capitale a débloqué 1.350.000 €, afi n de fi nancer des travaux de réduction de votre consommation d’énergie. Petit tour d’horizon des conditions d’octroi. Pour qui ? Vous êtes commerçant, artisan, profession libérale, PME, mais aussi maison de repos, entreprise de travail adapté ou centre culturel, par exemple, en Région bruxelloise ? Ce soutien à l’investissement vous concerne. Il vient, en eff et, compléter le Pack Energie qui, depuis septembre 2018, permet aux PME et au secteur à profi t social de bénéfi cier d’un coaching énergétique gratuit. Ce service vous est proposé par les fédérations UCM et Comeos, pour les petites et moyennes entreprises jusqu’à 250 ETP, et par Bruxeo et Santhea pour le secteur à profi t social. Et vous ne devez pas forcément être membre d’une de ces fédérations pour en bénéfi cier. Pour quels travaux ? Grâce au Pack Energie, vous disposez gratuitement d’un diagnostic et de recommandations de gestion et d’investissements pertinents pour réduire votre consommation d’énergie. Cela peut aller d'un nouvel éclairage à une nouvelle chaudière en passant par des équipements collectifs et industriels. Vous pouvez alors bénéfi cier, sous conditions, d’un soutien à l’investissement qui couvre de 30 à 40% des montants éligibles, avec un plafond de 15.000 € TTC par an. Concrètement Sur base du diagnostic énergétique de votre local, réalisé ou validé par la fédération de votre secteur, vous adressez à Bruxelles Environnement, avant les travaux, un dossier de demande de promesse de soutien. Une fois votre dossier accepté, Bruxelles Environnement vous adresse une lettre de promesse et vous pouvez commencer les travaux. Vous avez ensuite 18 mois pour les réaliser et demander la liquidation du montant du soutien. Et rapidement, vous voyez votre consommation d’énergie baisser : une très bonne nouvelle pour votre facture et pour l’environnement ! A qui s’adresser ? ➜ Pour le commerce et les services : Comeos - Sophie Tielemans sophie.tielemans@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58 ➜ Pour les TPE/PME, indépendants et professions libérales : UCM – Victoria Whitelaw victoria.whitelaw@ucm.be● T +32 (0)2 743 83 93 ➜ Pour le secteur à profi t social : Bruxeo - Muriel Jadoul energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03 ➜ Pour les institutions de soins de santé : Santhea - Patrick Herinckx patrick.herinckx@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 87 Avec le soutien de BRUXEO
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Entreprendre ABA : quand le rebond rend hommage à Walthéry Petit événement, fin mars chez Beci : en marge du programme reStart – qui accompagne les entrepreneurs ayant fait faillite – était présenté un album de BD en hommage au dessinateur Walthéry. Quel rapport ? « Hommage collatéral » est la première production de la nouvelle ASBL ABA, née de l'union de deux créatifs passés par la case reStart, Olivier Ghys et Michèle Lahaye. «L' échec est un diplôme » ou « Échouer, apprendre de ses erreurs et rebondir » : les slogans du programme reStart de Beci parlent d'eux-mêmes. Existant depuis deux ans, ce précieux outil, créé pour épauler tant humainement que professionnellement les entrepreneurs faillis de notre capitale (Bruxelles a compté l'an dernier 3000 liquidations) méritait forcément une attention. Destiné à aider, sensibiliser et accompagner des personnes soucieuses de relancer une activité économique, reStart a accueilli 120 profils, dont la moitié ont déjà retrouvé un nouvel emploi. « Ces premiers résultats sont très positifs », commentait, en guise d'introduction, son coordinateur Eric Van den Bemden, lui-même issu du monde entrepreneurial, ajoutant : « Nous restons présents pour recevoir des gens, les aider à grandir – en les coachant, par exemple – pour se relancer, tout en dédramatisant certaines situations. » Fruit concret, parmi d'autres, de ce nouveau programme solidaire : la naissance de l'ASBL ABA, qui en a profité pour dévoiler un album BD, « Hommage collatéral », qui a la particularité de parodier les célèbres Natacha et Rubine, deux personnages créés par le dessinateur liégeois François Walthéry. Cela en présence des initiateurs, employés de l'association, Olivier Ghys et Michèle Lahaye, un tandem soucieux de promouvoir notre patrimoine culturel à travers des artistes, de leur coach et présidente de l’association Moira Wrathall, ainsi que des auteurs de l'ouvrage, Bruno Gilson et Dragan Lazarevic. Une présentation à laquelle assistaient plusieurs autres entrepreneurs concernés par le programme reStart, dans une ambiance Les auteurs d’« Hommage collatéral », Bruno Gilson et Dragan Lazarevic. particulièrement conviviale, où l'attention – voire l'émotion – se lisait sur pas mal de visages. Tant la création de ce module aussi concret que neuf, on le comprend, nourrit pas mal d'espérances. Une double relance Michèle Lahaye et Olivier Ghys, qui relancent donc main dans la main leurs carrières d'entrepreneurs/employés, ont témoigné de leur parcours, de leur rencontre et des bienfaits que le programme reStart a pu leur apporter. Sans oublier de remercier chaleureusement leurs aidants et en rappelant l'importance des subsides offerts par la Région de Bruxelles-Capitale. De leurs témoignages, nous avons retenu six conseils utiles à ceux qui se relancent : 1. Accepter la situation : « Rebondir après un tsunami, voire parfois la crise de toute une vie, ce n'est vraiment pas simple, on l'imagine », concède Michèle Lahaye. « Dans un premier temps, le mieux est de bien accepter la situation. C'est essentiel, dans ce genre de cas, de se donner du temps, de ne pas s'alarmer et de prendre du recul. » 2. La confiance : « Ensuite, on essaie de faire un petit pas chaque jour », poursuit Michèle Lahaye. « La force, on va aussi la chercher en connaissant bien notre che54 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 min. Grâce à reStart et ses précieuses personnes, nous avons été entendus, nous avons pu parler, abondamment même. Et ainsi nous retrouver dans des conditions optimales pour commencer à ré-envisager notre avenir. Et pouvoir nous reconstruire, tout simplement. » 3. L'écoute : « Quand on fait face à une faillite, il faut savoir rester humble. C'est important de se mettre à l'écoute », enchaîne la prolixe Michèle Lahaye. « À l'écoute de ses propres peurs, mais aussi de celles des autres, qui souvent nous prodiguent d'importants conseils. Avec Olivier, mon partenaire, nous avons découvert notre complémentarité de façon progressive et constructive. Tout cela prend peut-être un certain temps, mais il est important. Par la suite, en lançant notre ASBL, nous avons été parfaitement conseillés, notamment sur quelques lourdeurs administratives. Le soutien est en fait là à tous les niveaux. » 4. La persévérance : « Même lorsque, comme moi, on se trouve totalement désabusé face l'arrêt brusque d'un commerce qu'on aime, un tel programme, nourri par la bienveillance et le respect, cela ne peut qu'être utile pour retrouver l'espoir, pour (re)devenir persévérant, oublier les doutes et les questionnements », explique Olivier Ghys, complétant : « Car chacun d'entre nous le sait, sans persévérance dans ce monde, il n'y a pas de miracles, on ne peut arriver à rien. Et via reStart, on peut facilement passer d'un extrême à l'autre. Avec un moteur décuplé ! ». Sa collègue renchérit : « À un moment donné, nous savions ce que nous voulions, nous étions donc déterminés. Sans jamais négliger que le risque zéro n'existe pas, et en considérant qu'il y a toujours une part de chance dans la réussite d'un nouveau projet. » 5. Découvrir son autre soi : « Petit à petit, avec toutes les démarches possibles du programme, la confiance renaît et on parvient à écouter son autre soi, à savoir de quoi on est capable. Cela peut parfois être surprenant ! », explique encore Michèle Lahaye. « Pour nous, pouvoir créer une maison d'édition et aider des artistes par le biais d’une ASBL qui nous emploie, même partiellement à ce stade, s'est imposée assez vite. Bien sûr, si l'aspect lucratif est à l'ordre du jour, ne nous leurrons pas, ce n'était pas l'unique but de notre entreprise. Il y avait une envie commune d'accomplir quelque chose de plus. Et pour cela, le soutien de la culture est quelque chose qui nous semble aujourd'hui primordial. Maintenant, au-delà de cette activité, nous espérons qu’ABA pourra devenir notre principal employeur. Après, on verra ! » 6. Prendre du plaisir... et en donner : « Pour nous, les deux vont de pair, surtout à cette époque. Prendre du plaisir dans ce qu'on fait est capital, mais c'est encore mieux si on peut en donner, en créant du lien. Histoire de se rendre utile et permettre à chacun de s'y retrouver », conclut Olivier Ghys. Pour en savoir davantage sur le projet reStart, rendez-vous à l'adresse https://go.beci.be/restart. Le programme, qui permet donc de rencontrer des coaches, d'intégrer une communauté et de réorienter sa carrière professionnelle, reste gratuit pour tout entrepreneur bruxellois ayant fait faillite. Et chaque mois, des séances d'information sont organisées. ● David Hainaut Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 55 De gauche à droite : Bruno Gilson, Dragan Lazarevic, Eric Van den Bemden (reStart), Michèle Lahaye, Olivier Ghys et Moira Wrathall (asbl ABA).
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Entreprendre Les marchés publics, au cœur du fonctionnement des communes La maison communale d’Ixelles. Des travaux de voirie à la rénovation d’une école en passant par l’achat de fournitures, l’entretien des parcs, ou la construction de bâtiments administratifs… : dans une commune, tout ou presque passe par les marchés publics. Mais concrètement, comment cela se passe-t-il ? D ans une commune, tout ou presque dépend des marchés publics. De l’achat d’ordinateurs à la rénovation d’un gymnase, en passant par les assurances, l’énergie et la gestion des déchets, une commune ne pourrait pas fonctionner sans les marchés publics. Au sein de la commune d’Ixelles, par exemple, 500 marchés publics sont en moyenne passés chaque année pour un montant total d’environ 25 millions d’euros. Et si l’ensemble des communes sont confrontées à la réglementation des marchés publics, toutes ne le vivent pas de la même façon. « À Ixelles, nous avons la chance d’avoir des experts en marchés publics au sein de l’administration. Nous avons une centrale d’achats, un visa en marchés publics et un service de contrôle interne. Ces experts peuvent aider les agents à mener leurs dossiers à bien », explique Isabelle Paiva, Directrice du service Contrôle Interne à la Commune d'Ixelles. Pour les communes qui ne bénéficient pas de cette expertise, la gestion des marchés publics peut devenir rapidement complexe. Marie-Pascale Fantuzzi, en charge de la Direction des marchés publics locaux de Bruxelles Pouvoirs Locaux (BPL), estime que, pour pouvoir passer efficacement un marché public, il faut avoir la formation 56 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 nécessaire. « C’est en effet une matière très technique et qui évolue en permanence. Il faut sans cesse se mettre à jour par rapport à la réglementation et à la jurisprudence. Il est donc vraiment essentiel que les agents puissent accéder à un maximum de formations. » Pour elle, c’est primordial, d’autant que les risques de recours sont importants, avec parfois de grosses sanctions financières à la clé. « Les communes doivent donc être très vigilantes pour limiter autant que possible le risque de recours. À côté du risque de recours en justice, il existe aussi le risque d’une mesure de tutelle (suspension de l’exécution et/ou annulation) prise dans le cadre de la tutelle administrative exercée par la Région bruxelloise (via BPL). » D’importants défis à relever En dehors de la formation des agents, une bonne gestion des marchés publics dans les communes implique de relever un certain nombre de défis. Le premier, et pas le moindre, est le turnover très élevé des agents. « Nous rencontrons en effet des difficultés à garder des agents formés en la matière », déclare Isabelle Paiva. « Les salaires des pouvoirs locaux ne sont pas suffisamment concurrentiels avec d’autres pouvoirs adjudicateurs et encore moins avec le privé. Quand les agents sont bien formés, ils sont vite débauchés. Nous devons donc sans cesse recruter et réinvestir dans la formation de nouveaux agents. » Deuxième défi : la charge de travail. Si les communes avaient plus de temps, elles pourraient faire davantage de recherches et de consultations préalables pour avoir une meilleure compréhension de ce que le marché peut leur offrir. « Malheureusement, souvent les agents n’ont © Belga pas l’occasion d’y consacrer autant de temps que nécessaire et cela se reflète dans la qualité des dossiers », indique Mme Fantuzzi. Et c’est dommage, car la recherche du meilleur rapport qualité/prix et la mise en concurrence effective des marchés publics devraient constituer deux des principaux objectifs des pouvoirs adjudicateurs. À Ixelles toujours, 75 % des marchés publics passés par la commune sont inférieurs au seuil de 30.000 euros et ne doivent donc pas être publiés au Moniteur Belge. « Toutefois, il nous arrive régulièrement de publier les petits marchés sur la plateforme Freemarket », précise Isabelle Paiva. « Nous le faisons pour ne pas toujours interroger les mêmes opérateurs économiques et pour élargir l’accès à la commande publique au plus grand nombre. » Last but not least, en Région bruxelloise, tout ce qui nécessite une publication officielle doit être disponible dans les deux langues. Dans certains domaines, cela nécessite parfois de maîtriser un vocabulaire spécifique. Vers une mutualisation des compétences Dans sa pratique, Marie-Pascale Fantuzzi constate qu’on demande souvent à des agents qui ne sont pas spécialistes en la matière de passer des marchés publics. Et cela augmente le risque d’erreur. Pour l’experte, professionnaliser la fonction d’acheteur public pourrait en partie résoudre cette problématique : « C’est un sujet qui est au cœur des préoccupations de l’Europe et des réflexions commencent à descendre au niveau fédéral. » En plus de la formation, d’autres pistes de solutions sont à explorer. Les agents d’une commune peuvent soumettre tout marché public dont ils ont la charge à l’avis d’un spécialiste qui travaille en interne ou dans un autre pouvoir local, mais ils peuvent aussi demander conseil auprès des agents de la Direction des marchés publics locaux de BPL. La commune peut aussi décider de confier ses commandes à une centrale d’achats interne ou externe. Une autre possibilité consiste pour plusieurs communes à passer un marché conjoint. Les communes partagent ainsi leurs ressources, leur expertise et leurs compétences. Un Groupe de Travail et d’Information pour vous aider Le partage des connaissances et de bonnes pratiques est aussi le but poursuivi par le Groupe de Travail et d'Information en marchés publics (GTI MP). Depuis 2009, à l’initiative d'Ixelles, en collaboration avec la commune d'Evere et avec le soutien de la Région bruxelloise via BPL, le GTI MP rassemble les personnes en charge de la gestion des marchés publics de l’ensemble des communes, des CPAS et des zones de police bruxellois. « Nous nous adressons à tous les travailleurs du secteur qui sont confrontés à des questions dans le cadre de l’exercice de leur fonction », explique Martine Draps, Coordinatrice du GTI. « Quatre fois par an, nous organisons des réunions plénières durant lesquelles des spécialistes interviennent à propos de thématiques en lien avec notre métier. Lors de la dernière séance, par exemple, nous avons abordé la problématique liée aux marchés de services juridiques. » Ces exposés sont toujours suivis d’une séance de questions-réponses et, pour Martine Draps, c’est à cette occasion que l’on sent un réel besoin d’information de la part des participants. « Ceux-ci apprécient de pouvoir échanger à propos des difficultés qu’ils rencontrent mais aussi de partager les bonnes pratiques. » Dans ce cadre, les communes, CPAS et zones de police peuvent notamment demander au GTI MP des exemples de cahiers des charges, afin de ne pas partir de zéro et de gagner du temps. « Nous nous positionnons comme un grand réseau d’experts en marchés publics qui s’entraident pour les mener à bien », avance la coordinatrice, qui constate par ailleurs que les demandes augmentent continuellement. À noter également qu’un colloque portant sur un thème d’actualité se tient chaque année vers le mois d’octobre. Isabelle Paiva confirme que l’aide apportée par le GTI MP est très précieuse : « Aujourd’hui, nous ne pourrions plus nous en passer », conclut-elle. ● Gaëlle Hoogsteyn Du nouveau ! Suite à l’ordonnance conjointe à la Région de Bruxelles-Capitale et à la Commission communautaire commune sur la transparence des rémunérations et avantages des mandataires publics bruxellois du 14 décembre 2017 (art. 7, § 1er, al. 2), un rapport comprenant un inventaire de tous les marchés publics conclus par la commune, précisant pour chaque marché les bénéficiaires et les montants engagés, devra être publié annuellement sur le site internet communal, dans les six mois de la fin de chaque année civile. Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 57
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Community Petites histoires de grands entrepreneurs Il était une fois Mr Walt Disney Derrière Mickey se cache le destin exceptionnel d’une légende américaine. Considéré comme le plus grand producteur, réalisateur et scénariste de dessins animés, Walter Elias Disney est le conteur du 20e siècle. Voici quelques petites informations qui auraient pu vous échapper… Il passe son enfance à dessiner des animaux : Le jeune Américain (d’origine normande) passe le plus clair de son enfance dans la ferme familiale du Missouri. Il se retrouve donc très tôt au contact d’animaux et se met à les peindre à même les murs de la ferme. Il se fait voler son premier personnage par son producteur : En 1927, Walter et son collaborateur Ub Iwerks créent un premier personnage, un lapin prénommé Oswald. Très vite, ils perdent leurs droits à la suite d’une rupture de contrat entre Disney et Universal Pictures. Autrement dit : Walter se fait voler son personnage. L’année suivante, forcé de réagir, il en crée un nouveau du nom de Mickey Mouse. Il s’est montré complaisant avec les nazis : La journaliste Marie-Adélaïde Scigacz s’est longuement penchée sur le côté sombre de Walt Disney. Dans son film « Dans l’ombre de Mary - La promesse de Walt Disney », elle raconte qu’il existe une première version des Trois Petits Cochons où le loup est représenté sous les traits utilisés pour caricaturer les Juifs. Le frère de Walt, Roy Disney, révélera même qu’il s’est rendu en Allemagne pour assurer la distribution de « Blanche Neige et les Sept Nains » auprès de Joseph Goebbels, ministre de la propagande d'Hitler. Il est intransigeant avec ses employés : En 1942, les employés de Walt Disney se mettent en grève pendant plus d’un mois. Ils dénoncent l'injustice des pratiques salariales. Le mouvement est tel que le gouvernement américain va proposer à Walt Disney une tournée en Amérique du Sud pour apaiser les tensions et trouver des solutions. Quelques années plus tard, il s’opposera radicalement à la syndicalisation, devenant alors un patron définitivement conservateur. ● Vox - Quand parler tue : Un roman d’anticipation choc, de Christina Dalcher, qui nous plonge dans une société extrémiste où la femme est réduite au silence. Elle ne peut prononcer que 100 mots par jour. Comment a-t-on pu en arriver là ? Glaçant et addictif ! NiL 60 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 Le Triomphe des Lumières : L’objectif de Steven Pinker ? Si pour beaucoup, le monde est au bord du gouffre, Pinker nous explique que, paradoxalement, l’humanité est au meilleur de sa forme. Avec cet essai, le chercheur en psychologie sociale et professeur à Harvard nous éclaire à travers des indicateurs et des graphiques précis et accessibles ! Les Arènes Texaco : exploiter l’or noir amazonien jusqu’au bout, et quitter le pays en laissant derrière soi l’une des pires catastrophes écologiques. La BD retrace le dur combat mené par 30 000 habitants et par l’avocat Fajardo contre l’empire Texaco. Un formidable coup de crayon et un récit nécessaire. Les Arènes BD D.R. Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas de… Karin Maquet Karin Maquet est la fondatrice de Kammco, une société qui accompagne les entreprises et les entrepreneurs vers plus de rentabilité et de stabilité. Ingénieure de formation, elle a fait ses armes au Luxembourg, à Bruxelles et à Stockholm. Malgré un parcours très international, Karin est bien Bruxelloise dans l’âme… Elle nous livre ses bonnes adresses. Comme beaucoup de Belges qui ont voulu quitter la Belgique parce qu’elle était trop petite, j’ai eu beaucoup de plaisir à rentrer à Bruxelles pour retrouver ma ville et tout ce qui fait la Belgique : les cultures diverses, la possibilité d’avoir une éducation et des soins de santé de qualité et une qualité de vie abordable. Bruxelles, bastion de l’Art Nouveau : Pour moi Bruxelles rime avec Art Nouveau et « bonne bouffe ». L’Art Nouveau, c’est un compromis à la belge : un doux mélange d’ingéniosité, de design utile et de beauté. Horta et ses disciples sont à mes yeux parvenus à transformer les intérieurs urbains et à changer une certaine vision du monde. Le quartier du dimanche matin : J’adore l’ambiance du dimanche matin dans les Marolles. Même si l’atmosphère n’est plus celle d’antan, je trouve qu’il garde un charme fou dû à son incohérence urbanistique, artistique et culturelle. On s’assoit à une terrasse, mon mari commande une pils, moi un rosé et on peut regarder les passants pendant des heures. La cuisine innovante : En tant que consultante, j’ai la chance de tester des adresses bruxelloises. Ma favorite reste le Sanzaru de l’avenue de Tervueren Tervuren (photo). Il propose une cuisine unique à Bruxelles : la cuisine Nikkei. Un terme utilisé pour désigner les Japonais immigrés en grand nombre au Pérou vers la fin du 19e siècle. Un délicieux mélange entre les spécialités japonaises et les saveurs péruviennes ! Le QG de mes enfants : Le Kip Kot de la place Saint-Boniface ; un lieu sans chichis où le célèbre coucou de Malines est incroyablement caramélisé ! On peut aussi nous trouver à la Bastoche à Ixelles ; une ambiance cantine sans prétention qui nous convient bien ! Le lieu pour se ressourcer : À l'orée de la forêt de Soignes, le parc du Rouge-Cloître du côté d’Auderghem ! Le site est classé réserve naturelle, au même titre que la forêt de Soignes elle-même. Une belle faune et flore. ● Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 61 D.R. D.R.
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Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION 100 000 Entrepreneurs ASBL, Av. Louise 523 - 1050 Bruxelles Code Nace : 85592 - Formation professionnelle del. : Santalena Monica 1974 SPRL, Av. Isidore Geyskens 19 - 1160 Bruxelles del. : Pétillon Valérie 4Finance SPRL, Rue Edith Cavell 66 - 1180 Bruxelles Code Nace : 69201 - Activités des experts-comptables et des conseils fiscaux del. : Derdeb Rida ABC Europe SA, Rue Guillaume Stocq 42 - 1050 Bruxelles Code Nace : 46492 - Commerce de gros de fournitures scolaires et de bureau del. : Colsaerts Teddy Be More - Be positive SPRL, Pl. Jourdan 26 - 1040 Bruxelles Code Nace : 47210 - Commerce de détail de fruits et de légumes en magasin spécialisé 74300 - Traduction et interprétation 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Turkel Joseph Bevier Security SPRL, Drève Richelle 167 - 1410 Waterloo Code Nace : 80100 - Activités de sécurité privée del. : Leeten Jonathan Brussels By Foot PPE, Av. des Sept Bonniers 49 - 1180 Bruxelles del. : Ghislain François C-com SCS, Hoogstr. 99 - 1861 Wolvertem Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Maes Corneel Comfort Stores SPRL, Rue Hurdumont 1 - 7880 Flobecq Code Nace : 4329901 - L'installation de systèmes d'éclairage et de signalisation pour chaussées, voie del. : Jürgen Leman Cryo Elegance SPRL, Rond-point Robert Schuman 2-4 - 1040 Bruxelles Code Nace : 86909 - Autres activités pour la santé humaine n.c.a. del. : Abdessatar Maher 62 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 D et K SPRL, Den Draaier 12 - 1650 Beersel Code Nace : 46160 - Intermédiaires du commerce en textiles, habillement, fourrures, chaussures et articles en cuir del. : Kerner David Democracy's Roots ASBL, Rue Wayenberg 76 - 1050 Bruxelles del. : Prévost Martin Dynamite SA, Av. Montesquieu 6 - 1300 Wavre Code Nace : 1813012 - La préparation de données digitales : l'enrichissement, la sélection, la liaison de données digitales stockées dans des appareils de traitement électronique de données 73200 - Études de marché et sondages d'opinion del. : Hellemans Marco Eurhostel SA, Av. Georges Rodenbach 6 - 1030 Bruxelles Code Nace : 56101 - Restauration à service complet 56102 - Restauration à service restreint 56290 - Autres services de restauration del. : Nicolas Kervyn Farida En Azaoum SPRL, Rue de Courtrai 49 - 1080 Bruxelles del. : Azaoum Farida Go Invest Louise SPRL, Av. de la Toison d'Or 40 - 1050 Bruxelles Code Nace : 41102 - Promotion immobilière non résidentielle 68100 - Activités des marchands de biens immobiliers 68312 - Estimation et évaluation de biens immobiliers pour compte de tiers del. : Kagan Robert Ibonok Odile Astrid PPE, Av. de la Brabançonne 17 - 1000 Bruxelles del. : Ibonok Odile Astrid Impact Square SPRL, Sq. JoséphineCharlotte 6 - 1200 Bruxelles Code Nace : 64999 - Autres activités des services financiers 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Houtart Alex IQ Room SPRL, Pl. du Champ de Mars 5 - 1050 Bruxelles Code Nace : 46510 - Commerce de gros d'ordinateurs, d'équipements informatiques périphériques et de logiciels 62010 - Programmation informatique 95110 - Réparation d'ordinateurs et d'équipements périphériques del. : Dubois Florent Ireachm.com SA, Schapulierstr. 14 - 1800 Vilvoorde Code Nace : 47410 - Commerce de détail d'ordinateurs, d'unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique del. : Staveloz Peter IzziControl PPE, Rue Baron Dhanis 61 - 1040 Bruxelles Code Nace : del. : Azmy Karim Lafon Jérôme PPE, Av. des Phalènes 3 - 1000 Bruxelles Code Nace : 85510 - Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs del. : Lafon Jérôme Le Sphinx Développement SARL, Rue Cassiopée 27 - 74650 Chavanod del. : Delafontaine Théo Matoux Loïc PPE, Av. Léopold Wiener 127 - 1170 Bruxelles Code Nace : 85510 - Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs 85599 - Autres formes d'enseignement del. : Matoux Loïc Mehdi Bball PPE, Rue de Livourne 3 - 1060 Bruxelles del. : Kherroubi Mehdi Ngombela Mbombo Patrick PPE, Chée Paul Houtart 248 - 7100 La Louvière Code Nace : 18120 - Autre imprimerie (labeur) 62010 -Programmation informatique 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes del. : Ngombela Mbombo Patrick NT Build SPRL, Av. Voltaire 181 - 1030 Bruxelles Code Nace : 33110 - Réparation d'ouvrages en métaux 41202 - Construction générale d'immeubles de bureaux 43320 - Travaux de menuiserie del. : Werbrouck Tom Pivott SPRL, Schaerbeeklei 648 - 1800 Vilvoorde Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : De Groote Denis Proselect SA, Av. Louise 279 - 1050 Bruxelles Code Nace : 7810001 - Recherche, sélection, orientation et placement de personnel à l'intention de l'employeur ou du demandeur d'emploi: formulation des descriptions de postes; sélection et examen des cand.; vérif. réf. 78300 - Autre mise à disposition de ressources del. : Kurt Erhan Stone Prod SPRL, Rue des Goujons 112 - 1000 Bruxelles Code Nace : 59120 - Post-production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision 59130 - Distribution de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision 62090 - Autres activités informatiques del. : Dubucq Thomas Techbat SPRL, Rue des Coteaux 128 - 1030 Bruxelles Code Nace : 43390 - Autres travaux de finition 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Zghiri Zakia Texim SCRL, Rue Rogier 148 - 1030 Bruxelles Code Nace : 47512 - Commerce de détail de linge de maison en magasin spécialisé 47721 -Commerce de détail de chaussures en magasin spécialisé 47786 - Commerce de détail de souvenirs et d'articles religieux en magasin spécialisé del. : Onder Tufan Think Management SPRL, Muilemlaan 31 - 1740 Ternat Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 73200 - Études de marché et sondages d'opinion del. : de Crom Jean-François Treenity Solutions SPRL, Rue Bara 173-177 - 1070 Bruxelles Code Nace : 59111 - Production de films cinématographiques 59120 - Post-production de films cinématographiques, de vidéo et de programmes de télévision 60100 - Diffusion de programmes radio del. : Bulea Elena Yes4It SPRL, Av. Jean Dubrucq 237 - 1080 Bruxelles Code Nace : 33130 - Réparation de matériels électroniques et optiques 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique del. : Esdar Yassine INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO 100 000 Entrepreneurs A+E Consult ABA Actiris Agoria Amazon Atrium Audi Brussels Belfius Besix Billy Bozar Bruxelles Formation Bruxelles Invest & Export Bruxelles Pouvoirs Locaux Cinematek Cityfab1 Cream Consulting Damovo Desky DigitYser Disney Ecam EducIT Efp Enterprise Europe Networ FCR Media Fedustria 30-31 34-35 54-55 10-11 ; 24-25 44 41-42 49 7-8 30-31 21-22 ; 30-31 ; 34-35 30-31 30-31 24-25 49 56-57 30-31 38-40 10-11 34-35 4-5 41-42 60 34-35 44 43 20 ; 21-22 7-8 7-8 Flop Academy FNRS G4S Golegal Google GS3 Hack Belgium Hub.brussels iMal Impulse Infrabel Iridia iVox Kaaitheater Kammco KBC Brussels Kinepolis Kip Kot Kokcinelo KU Leuven KVS LD Export Lefevere Group Masureel Veredling MicroFactory Microsoft Mobi 38-40 10-11 Fondation pour l’Enseignement 44 Fostplus 7-8 10-11 48 41-42 16-17 13-14 49 38-40 49 10-11 41-42 7-8 30-31 61 4-5 52 61 10-11 19 ; 41-42 ; 58 30-31 21-22 7-8 7-8 38-40 41-42 13-14 P&G P&V Plastoria Puilaetco Dewaay Priv. Bank. Roularta RTL Sanzaru Servcorp Solvay Brussels School Stib Tada Technifutur Telenet Texaco UBM ULB Monnaie, Théâtre de la MySkillCamp OpenFab 30-31 6 38-40 52 30-31 21-22 58 52 52 61 58 27-28 30-31 30-31 44 10-11 60 52 Universal Pictures Valipac Vivendi Volkswagen VUB 24-25 ; 27-28 ; 30-31 ; 34-35 ; 36 ; 38-40 ; 41-42 60 7-8 52 7-8 XRintelligence 13-14 ; 19 ; 24-25 ; 30-31 ; 38-40 ; 41-42 52 Bruxelles Métropole - mai 2019 ❙ 63
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Agenda ICT 23.05 MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 21.05 Stratégie et business pour PME 05.06 Améliorer vos performances avec la communication non-violente (CNV) 06.06 Agile for Managers VENTE, MARKETING & COMMUNICATION 13.05 & 06.06 SEO : passez en tête de page Google 14.05 & 11.06 Facebook : créez une communauté 14.05 & 11.06 Capsule vidéo : initiation pratique 16.05 & 13.06 Instagram : valorisez votre image de marque 16.05 & 13.06 Chatbot : créez une expérience client ininterrompue 17.05 Publier sur LinkedIn 21.05 & 18.06 Prospecter avec LinkedIn 21.05 & 18.06 Sublimez vos photos avec votre smartphone 23.05 Optimisez vos campagnes e-mailing 23.05 & 20.06 Digital analytics : tips & tricks 04.06 Google my business 04.06 Facebook local : localisez-moi facilement 64 ❙ Bruxelles Métropole - mai 2019 Réalité virtuelle et augmentée 05.06 Networking thématique : le digital… par où je commence ? ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 10.05 Robotisation et IA : quels enjeux pour les employeurs ? 15.05 Bien rédiger une CCT d’entreprise 23.05 Actualité de droit social dans la fonction publique 24.05 Les vendredis de l’actualité sociale 28.05 Préparer une visite du contrôle du bien-être au travail ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be DROIT COMMERCIAL Cycle de séminaires : réforme du code des entreprises 15.05 Le passage de votre SPRL vers la SRL 22.05 Limitation de la responsabilité des administrateurs 29.05 Implications de la réforme sur la fiscalité de votre société ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be 14.05 Statut social et cotisations sociales 21.05 Un regard juridique sur mon statut social 28.05 Comment financer votre entreprise ? 04.06 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be WORKSHOPS GRATUITS STARTERS & RESTARTERS 23 & 24.05 AI & Blockchain brokerage event - Malta 23.05 Seize an opportunity in China ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 13.05 Lunch Starter 14.05 & 27.06 Speed Business Lunch 14.05 & 04.06 & 04.07 Lunch restarter Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be **En néerlandais uniquement Entreprises en transmission > 3 entreprises à remettre Achat – vente de produits bio CA : 2 à 3 Mo € 10 à 20 employés Import – export articles de maroquinerie, tissus d’ameublement CA : 1 à 2 Mo € 1 à 10 employés Création, impression et distribution de supports ludo-pédagogiques CA : 2 à 3 Mio € 10 à 20 employés > Pour nos clients acquéreurs, le Hub Transmission recherche Entreprise active dans le secteur agroalimentaire, grande distribution, B2B ou B2C Bruxelles, Wallonie CA < 1 Mo€ Entreprise de nettoyage d’immeubles-syndic Bruxelles Valeur d’acquisition : 300K à 1 Mo € Le Hub Transmission de BECI, première organisation de la Région Bruxelles Capitale en cession/acquisition d’entreprises, publie ses nouvelles offres. Vous souhaitez céder votre entreprise, en partie ou totalement ? Vous êtes intéressé(e) par l'une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l'un de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • Erick Thiry +32 2 643 78 36 • transmission@beci.be

2019.05 Brussel Metropool


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WE ARE ALL MADE OF WILD. NIEUWE JEEP® RENEGADE. BORN TO BE WILD. OPERATIONELE LEASING VANAF € 169/MAAND EXCL. BTW* Dankzij een een nieuw exterieurdesign, geavanceerde veiligheidssystemen, standaard op alle uitvoeringen, en de gloednieuwe benzine- en dieselmotoren, biedt de nieuwe Jeep® rijervaring, een buitengewone stijl en een ongeëvenaard veiligheidsniveau. CONTACTEER UW JEEP® MEER INFO OP JEEP.BE (L/100 KM) : 4,8 - 7,4 NEDC 2.0 (G/KM) : 126 - 173 NEDC 2.0 * Financiële Renting met aankoopoptie van 20% op een duurtijd van 60 maanden op Jeep Renegade Longitude 1.6 MultiJet 140pk 4x2. Catalogusprijs van de wagen € 16.126,44 (BTW Excl.), voorschot van € 4.012,04 (BTW Excl.), Fleet korting inbegrepen. De vermelde prijzen zijn exclusief BTW. Onder voorbehoud van aanvaarding van uw dossier door FCA Bank , Belgisch filiaal van FCA Bank S.p.A., verhuurder, Jules Cockxstraat 8-10 te 1160 Oudergem met als maatschappelijke zetel Corso Agnelli 200, 10135 Torino - Italië. RPR: Brussel. KBO: 0699.630.712. Aanbieding geldig van 01/05/2019 t.e.m. 31/05/2019 voorbehouden aan professionele klanten in het deelnemend Jeep® -netwerk. U vindt de voorwaarden en het deelnemend Jeep® -netwerk terug op www.Jeep.be. Het afgebeelde voertuig komt niet overeen met de opgegeven versie et prijs. V.U.: Yann Chabert. Adverteerder: FCA Belgium N.V., Jules Cockxstraat 12a - 1160 Brussel. RPR Brussel. KBO: 0400.354.731. IBAN FCAB: BE86 4829 0250 6150. Milieu-informatie [K.B. 19.03.04]: www.jeep.be. Niet-contractuele foto. Jeep® is een gedeponeerd handelsmerk van FCA US LLC. Renegade u een unieke stedelijke BUSINESS CENTER VOOR EEN FLEET AANBIEDING OP MAAT. Woord vooraf Sterke voorstellen Brussel herontwerpen? Wat voor een stad willen we dan? Dit is eigenlijk de vraag waarop de kiezer op 26 mei zal moeten antwoorden wanneer westelijke vertegenwoordigers kiest: zij die in de komende vijf jaar het project Brussel zullen overnemen. Wij hebben al vaak herhaald dat we een stad willen waar het aangenaam maar ook studeren, werken en ondernemen is. De stad moet ev zijn voor degenen die er vaak zijn of er wonen als voor zij die er willen of zaken doen. Brussel beschikt van meet af aan over twee waardevolle troeven: heid als internationale hoofdstad en haar geografische ligging op van Europa en het snijvlak van verscheidene culturen. Deze twee wij optimaal uit te baten, dankzij een gemeenschappelijke ambitie vloeiende visie. De voornaamste uitdagingen zijn bekend: mobiliteit, belastingen werkgelegenheid en vorming, digitalisering en nieuwe technologieën … Laten we eerlijk toegeven dat op sommige gebieden aardig w gang werd geboekt. Voorbeelden? Een daling van de werkloosheid, meer dan zes jaar gestaag afneemt. Mobiliteit (een vraagstuk w ons regelmatig kritisch hebben opgesteld): ook daar is er beterschap gewestelijk openbaar vervoer wordt intensiever gebruikt dan ooit Brusselse regering heeft de uitbreiding van de metro Noord beves En het federaal niveau heeft een investering van meer dan vijf miljar euro in de spoorwegen aangekondigd, waarvan één miljard om he GEN te voltooien. Met al deze elementen komen er meer alternatieve vervoersoplossingen en zal het belang van de auto in de stad onvermijdelijk afnemen. We hebben dus terecht op deze punten aangedrongen. We kunnen echter niet uitsluitend op de politiek vertrouwen en er alles van verwachten. De bepaling en uitvoering van een collectieve visie stelt zich niet tevreden met een bezoekje aan de stembus. Deze verantwoordelijkheid moet gedeeld worden tussen alle spelers van de maatschappij, de burgers, de vakbonden en de ondernemingen. Wij als vertegenwoordigers van deze ondernemingen hebben to structieve voorstellen uit te werken. Vandaar de 224 bladzijden v morandum, met daarin 91 concrete maatregelen die wij afgelopen hebben gepresenteerd en aan de verschillende partijen hebben meegedeeld. Deze voorstellen – en ook wij die eraan hebben gewerkt – staan debat en voor verdere stappen. De nieuwe verkozenen zullen moe sen wat ze ermee doen. Marc Decorte, Voorzitter an Beci Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 45 – Mei 2019 In juni: Green Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Catherine Aerts, Emmanuel Baufayt, Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Marc Decorte, Didier Dekeyser, Vincent Delannoy, Yvon Englert, Mehdi Ferron, Vincent Giroul, David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Michel de Kemmeter, Julien Knoepfler, Ophélie Legast, Cédric Lobelle, Caroline Pauwels, Laura Rebreanu, Morgan Van Cleven, Guy Van den Noortgate en Peter Van Dyck. Productie Opmaak db Studio.be Druk db Group.be Design cover Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 4 6 7 Beci online Podcast : Kevin Tillier Digest Ideeën 10 12 13 16 18 19 Business in Harmony: lofdicht over inclusie Verkiezingen 2019: betaalbare energieprijzen waarborgen Hoe kan ICT bijdragen aan een duurzame stedelijke mobiliteit? Stedenbouw in Brussel: wat een gedrocht! Open Source Vóór of tegen herfederaliseren? Internationaal 20 Solvit: hulp bij het oplossen van geschillen in de EU 21 Op weg naar Dubai 2020! Werkgelegenheid & vorming 24 27 30 32 34 36 39 41 42 Leren, afleren, opnieuw leren Ondernemingen ontmoeten leerlingen en studenten De reputatie van de ingenieur opkrikken Hoe digitaal zijn digital natives? Fablabs: welkom in mijn lab! Het AI potentieel van Brussel Alternerend leren, een prima rekruteringstool Culturele intelligentie voor betere samenwerking Dynamiek 44 45 46 48 50 52 Inkomsten uit auteursrechten: wat is mogelijk? De eerste hub.awards onderscheiden binnenkort Brusselse ondernemingen Transitie: diesel, oorzaak van alle problemen? Starter: XRintelligence ABA: de reStarter die hulde brengt aan Walthéry ... Overheidsopdrachten, vitaal voor onze gemeenten Community 54 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 56 57 58 59 60 Het Beci nieuws in beeld Kleine verhalen van grote ondernemers In de voetsporen van … Karin Maquet Toetredingsaanvragen Index Agenda ULB en VUB willen in het Brussels Gewest een grote rol spelen Gasthoofdredacteurs: Yvon Englert & Caroline Pauwels Een eigen bureau kopen of investeren in studio’s? Een goeie vraag voor onze Immo experts Contacteer de experts van KBC Brussels Live op 02 303 31 60 van maandag tot vrijdag van 8u tot 22u en op zaterdag van 9u tot 17u. V.U. : KBC Group NV, Havenlaan 2, 1080 Brussel, België. BTW BE 0403.227.515, RPR Brussel.
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Podcast Kevin Tillier: van taaldocent tot oprichter van MySkillCamp Van taaldocent tot ondernemer? Slechts een stap! Dit bewijst Kevin Tillier, die onlangs één miljoen euro ingezamelde voor zijn online trainingsplatform MySkillCamp. Zijn motto: het onderwijs op afstand moderniseren. Tijdens een reis in het buitenland kwam jij op het idee van MySkillCamp, nietwaar? Inderdaad. Toen ik 15 was, verhuisde ik naar Canada, waar ik werd aangeworven om ijshockey te spelen. We werkten daar heel hard op beroepsniveau en er bleef geen tijd over om naar school te gaan. De leerkrachten kwamen dus met de bus naar ons toe, tussen de trainingen en de wedstrijden in. We hadden toen toegang tot een e-learning platform, dat het ganse jaar door ergens de school verving. De leerkrachten traden vooral als coaches op. Net na terugkeer wist je wat te doen … Ja, kort na mijn terugkeer in België opende ik samen met mijn vrouw een eigen taalschool. We ontwikkelden onze eigen e-learning oplossing. Ik kreeg van mijn klanten steeds vaker de vraag van waar ik dit geweldige e-learning platform huurde. Toen begreep ik het aanzienlijke potentieel van wat we intern hadden ontwikkeld. Was de keuze voor ondernemerschap vanzelfsprekend? We moesten eerst een keuze maken. Eerlijk gezegd begon ik me in mijn werk wat te vervelen en ik zag mezelf geen extra 20 jaar doorwerken als taaldocent. Mijn vrouw en ik hebben toen beslist alles stil te leggen en een platform te ontwikkelen voor allerlei open opleidingen die het hele jaar toegankelijk zijn voor bedrijven – dus andere onderwerpen dan talen. Eerst moesten we zo snel mogelijk medeoprichters vinden en een prototype ontwikkelen, een zogenaamd MVP (‘Minimum Viable Product’). Daarna zijn we het op onze eerste klanten gaan uittesten en hebben we het voortdurend verbeterd aan de hand van de feedback die we kregen. Hoe ben je er als taaldocent in geslaagd om je startup te creëren? Ik heb natuurlijk heel wat blunders begaan (lacht). Ik heb om me heen gekeken, veel mensen ontmoet en veel geleerd uit de onvermijdelijke fouten. Onze eerste fund raising liep bijvoorbeeld op een sisser af omdat de boekhouding niet optimaal was en de markt niet rijp genoeg. We kregen daarom geen vertrouwen. We hebben snel moeten leren, van koers veranderen en zaken rechttrekken. Hoe heb je dit alles kunnen redden? Aanvankelijk hebben we ons vooral gericht op scholen. Maar op het laatste nippertje kwamen de investeerders tot de conclusie dat we daar geen succes zouden oogsten. Ze geloofden toen niet meer in het project. Wij moesten dan een stap achteruit zetten en een andere markt benaderen, namelijk b-to-b. En dat doen we vandaag. NVDR: MySkillCamp is er net in geslaagd één miljoen euro te vergaren. Dit bewijst dat je steeds een nieuwe start kan nemen en nog sterker presteren. ● Elisa Brevet Deze ontmoeting kunt u volledig beluisteren in de Next Step podcast: https://www.beci.be/podcast. Het luisteren waard: Lemand is een van de meest beluisterde podcasts in Vlaanderen. In elke aflevering schetsen Ward Bogaert en Philip Heymans een eigenzinnig en spannend portret. Zo maak je bijvoorbeeld kennis met een jonge vluchteling of een voormalige gangster. 6 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 D.R. News Een waardevolle beloning voor duurzame verpakkingen Is duurzame ontwikkeling essentieel voor uw bedrijf? Ontwerpt u duurzame verpakkingen die rekening houden met het milieu? Neem dan deel aan de allereerste editie van de Get Smart (in) Packaging Awards, die gezamenlijk door Fost Plus en Valipac worden georganiseerd. Dit wordt de gelegenheid bij uitstek om uw milieubeleid onder de aandacht te brengen. De prijsuitreiking vindt plaats op 23 oktober 2019 in het raam van Empack. De awards zullen de meest innovatieve verpakkingen in vijf categorieën onderscheiden: On the go, Huishoudelijk, e-Commerce, B2B en Innovations, voor verpakkingsmachines. Twee Greener Packaging Awards zullen bovendien worden uitgereikt aan deelnemers in deze vijf categorieën om de meest duurzame huishoudelijke en industriële verpakkingen te onderscheiden. menten verschillende platformen in. Volgens een studie van FCR Media, vindt 73 % van de koopklare consumenten een bedrijf namelijk via andere kanalen dan haar website. De overgrote meerderheid van de Belgen, zo’n 98 %, zoekt bedrijfsgegevens op via Google. 66 % consulteert goudengids.be en 60 % doet beroep op Facebook. 76% van de consumenten die lokaal zoekt, bezoekt dezelfde dag nog die zaak. 28% van die bezoekers gaat dan ook effectief over tot aankoop. Liefst 9 op 10 Belgen vinden echter foutieve bedrijfsgegevens op internet! Om deel te nemen dient u uw kandidatuur gratis in voor 30 juni 2019 op de website https://www.greenerpackaging.be/nl/. Zomeruur beïnvloedt ons shoppinggedrag Belangrijke bedrijfsinformatie zoals openingsuren wordt soms aangepast, bijvoorbeeld in functie van het zomeruur. FCR Media, een digitaal marketingbureau voor KMO’s en zelfstandigen, deed daarvoor een peiling bij haar klanten. Maar liefst 23% van de KMO’s past zijn openingsuren aan naar een latere sluitingstijd in de zomer. Zo willen ze tegemoet komen aan het veranderende shoppinggedrag van de klant: zo’n 20% van de Belgen blijkt later te shoppen tijdens de zomer, omdat het langer licht is. Dat bleek uit een onderzoek van iVox in opdracht van FCR Media. Bij het zoeken naar bedrijfsinformatie (openingsuren, adressen, kaart, telefoonnummers), schakelen consuHet is het cruciaal voor bedrijven om de juistheid van deze gegevens na te gaan op alle internet platformen. Gelukkig kan je dit makkelijk en efficiënt oplossen met een online interface zoals NetSync: deze oplossing beheert de online aanwezigheid en zorgt ervoor dat alle online bedrijfsinformatie eenduidig is. Bovendien vergrendelt het innovatieve “Match&Lock” systeem je gegevens over het hele netwerk (op platformen zoals Google My Business, Facebook ...). Zo kan een bedrijf met één klik bijvoorbeeld overal zijn openingsuren aanpassen. Informatie: https://fcrmedia.be/ Omzet en tewerkstelling in textiel-, hout- en meubelindustrie stabiel in 2018 Naar aanleiding van de jaarlijkse Algemene Vergadering maakte Fedustria, de beroepsorganisatie van de textiel‐, hout‐ en meubelindustrie in ons land, een balans op van het voorbije jaar. Een stabiel jaar, met een totale omzet van 9,6 miljard euro. “De totale tewerkstelling bleef reeds voor het vierde opeenvolgende jaar op peil: ca. 38.150 jobs voor de drie sectoren samen. Ook de investeringen bleven nagenoeg stabiel. Fedustria verwacht dat de Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 7 © Getty © Getty
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News externe landen om de oneerlijke concurrentie zoveel mogelijk in te dijken. Informatie: www.fedustria.be Fa Quix (links) en Francis Verstraete. productie, de omzet en tewerkstelling in 2019 minstens het peil van 2018 zullen evenaren”, zegt Fa Quix, directeur‐generaal van Fedustria. Tijdens de Algemene Vergadering gaf uittredend voorzitter Luc Billiet (Lefevere Group) de fakkel door aan Francis Verstraete (Masureel Veredeling). Met het oog op de verkiezingen, pleitte Verstraete voor het koesteren van de maakindustrie in België en in Europa: “Wij moeten onze industrie op weg helpen richting Industrie 4.0. Dat vergt investeringen o.a. in digitalisering. Wij rekenen erop dat de overheid dit fiscaal aanmoedigt.” De kost van het ondernemen blijft een cruciale factor om succesvol te zijn in de internationale concurrentiestrijd. Fa Quix: “De hoge arbeidskost in België dwingt onze bedrijven tot hoge productiviteit, hoge kwaliteit, topinnovatie en tot nieuwe business modellen. Om zoveel mogelijk arbeid hier te houden, moet de arbeidskost competitief zijn. De ‘taxshift’ is al een stap voorwaarts op vlak van lastenverlaging en koopkrachtverbetering, maar we zijn er nog lang niet. Een Belgisch bedrijf wordt gemiddeld nog steeds geconfronteerd met een loonkostenhandicap van om en bij de 10 % t.o.v. onze buurlanden.” Ook op het vlak van energiekosten blijft België een té duur land. Dit is vooral het gevolg van netwerkkosten en allerhande taksen en heffingen (zoals voor de subsidiering van groene stroom). Fedustria pleit dan ook voor een strikte energienorm en een energiepact dat de bevoorradingszekerheid garandeert en de kosten niet verder opdrijft. Verder pleit Fedustria voor een betere ondersteuning van het toegepast onderzoek in R&D. En de federatie vraagt de EU een coherenter beleid te voeren ten opzichte van "Met Volker Germann komt een gekwalificeerde productiespecialist met uitgebreide internationale ervaring naar de vestiging in Brussel. We verheugen ons erover dat we hem voor deze functie hebben kunnen aantrekken", aldus Peter Kössler, voorzitter van de raad van bestuur van Audi Brussels Germann is ingenieur. Na zijn studie aan de Fachschule für Technik in Mannheim begon hij in 1986 zijn carrière. In 2009 werd hij fabrieksdirecteur bij VW do Brasil in de vestiging in Curitiba. In 2016 werd Volker Germann fabrieksdirecteur van de joint venture FAW-Volkswagen in het Chinese Changchun. Nu verheugt Germann zich over de nieuwe professionele uitdaging: "De fabriek in Brussel ondersteunt op dit moment een van de belangrijkste evoluties bij Audi. Onder leiding van Patrick Danau heeft de fabriek zich optimaal op deze taak voorbereid. Ik verheug me erover de overstap naar het tijdperk van de elektromobiliteit en de productie van voertuigen met een volledig nieuwe aandrijvingstechniek mee vorm te mogen geven.” Informatie: www.audibrussels.be 8 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 Volker Germann nieuwe Algemeen Directeur van Audi Brussels Volker Germann is de nieuwe Algemeen Directeur van Audi Brussels. Hij volgt in zijn nieuwe positie Patrick Danau op. Die gaat na meer dan 40 jaar actief geweest te zijn bij het Volkswagen-concern met pensioen. In de Belgische vestiging wordt de Audi e-tron gebouwd. Volker Germann wordt Algemeen Directeur techniek en logistiek en woordvoerder van het directiecomité. © Fedustria/Studio Dann ©Belga Ontdek onze lokale vluchten De dalende bijenpopulatie is een groot probleem. Niet alleen voor de natuur, maar ook voor de voedselproductie. Hoog tijd om iets te doen, vond Brussels Airport. Dus installeerden we twee bijenkasten met 100.000 werksters, 5.000 darren en 2 koninginnen. Ook wilde bijen kregen onderdak in vier bijenhotels. Samen dragen ze bij tot de biodiversiteit rond de luchthaven.
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Ideeën Business in Harmony: lofdicht over inclusie C écile Huylebroeck, Adviseur Werkgelegenheid bij Beci en moderator van het evenement, waarschuwde de groep meteen dat inclusie centraal zou staan in de discussies. De verscheidene sprekers, deskundigen en getuigen waren het eens over twee vaststellingen: de tekortkomingen van het huidige managementbeleid en de noodzaak om inclusie sterker te ontwikkelen in de onderneming. Op weg naar inclusie Martine Tempels, vice-voorzitster van Telenet, mocht het onderwerp inleiden. Ze stelde meteen voor dat de mensen elkaar zouden tellen en merkte dat een dergelijk percentage vrouwen in de bestuursorganen van bedrijven niet gebruikelijk was … Toegegeven, de zaken zijn nu rond dit 30 jaar oude thema stilaan aan het veranderen. Martine Tempels herinnerde aan enkele mijlpalen in dit debat. Zo bijvoorbeeld de brief aan CEO’s ter gelegenheid van de Vrouwendag in 2005, met de vraag naar meer diversiteit. Of de toespraak in 2012 waarin mevrouw Tempels, toen pas verkozen tot ICT-vrouw van het jaar, met veel tevredenheid de diversiteit in het publiek vaststelde. Ze maakte van de gelegenheid gebruik om hulde te brengen aan John Porter, CEO van Telenet die, onder invloed van zijn moeder Sandra Van Fossen, een prille hoogleraar en feministe, zich hard heeft ingezet voor pariteit. “Maar er is nog werk aan de winkel!”, voegde ze er meteen aan toe. De praktijk De mening van de CEO’s die hun ervaring kwamen delen? 10 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 Een ondernemerswereld waarin complementariteit van vaardigheden zwaarder doorweegt dan gender: gelooft u daarin? Beci en een aantal leden bespraken het onlangs. Van links naar rechts: Luc Lallemand, Caroline Mancel, Martine Tempels, Jean-Paul Van Avermaet, Cécile Vicard en Bianca Debaets. Caroline Mancel, algemeen directeur van Actiris, staat aan het hoofd van een overheidsorgaan waarvan het personeel, management inbegrepen, voor 66% uit vrouwen bestaat, terwijl het directiecomité zeven vrouwen en vier mannen telt. Een totaal andere situatie dan voor burgerlijk ingenieur en medeoprichtster van Cream Consulting Cécile Vicard, de topman van Infrabel Luc Lallemand, en Jean-Paul Van Avermaet, die bij G4S verantwoordelijk is voor België, Frankrijk, Luxemburg en Marokko. Die drie mensen zijn werkzaam in sectoren die als ‘mannelijk’ worden beschouwd. Cécile Vicard oordeelt dat gender slechts één element van diversiteit is. Binnen haar teams is zij constant op zoek naar elke vorm van discriminatie, ook in het geniep, en ze zorgt er voor dat vrouwen als rolmodel optreden voor jonge mannelijke managers om hen aan te zetten in de toekomst de toetreding van vrouwen tot leidinggevende functies positief te aanvaarden. Luc Lallemand is trots op zijn paritair directiecomité maar erkent zeer uiteenlopende statistieken inzake inclusie. Zo bijvoorbeeld 52% vrouwen onder de jonge universitaire kaderleden buiten engineering, maar amper 10% vrouwen onder ingenieurs en technici. Van zijn kant onderstreept Jean-Paul Van Avermaet het belang van complementariteit en bevestigt hij zijn wens om meer vrouwen aan te werven in zijn bedrijf, zoals in Oostenrijk, waar de veiligheidssector tussen 35 en 36% vrouwelijke werknemers telt. “We moeten de samenleving weerspiegelen”, zegt hij met klem. © Reporters Ook dat is perfectionisme Al deze getuigenissen bevestigen de analyse van de experts die inclusie in de bedrijfswereld onderzoeken. Bernard Fusulier, socioloog en onderzoekersdirecteur bij de FNRS, stelt: “In onze samenleving begint differentiatie in onderwijs en socialisatie vanaf de geboorte, met als gevolg bepaalde vormen van hiërarchisering tussen man en vrouw. De natuur wordt vaak gebruikt om verschillen of dominantie te verklaren. Het is dan ook belangrijk dit te bestrijden en stereotypen te ontmantelen.” Coach Diane Thibaut beaamt dit en wijst op de interne barrières waardoor vrouwen onbewust medeplichtig worden van de herhaling van sociale verwachtingen. Een inspirerend voorbeeld is IJsland, met een verplicht vaderschapsverlof voor mannen en een volledig identiek schoolprogramma voor meisjes en jongens. Luc Lallemand merkt in dit verband dat de vrouwen in zijn professionele omgeving elkaar niet noodzakelijk als bondgenoot beschouwen in het streven naar gendergelijkheid. Ze vrezen trouwens van partijdigheid te worden beschuldigd. Hierop antwoordt Martine Tempels dat vrouwen perfectionisten zijn en daarom niet willen worden gekozen op basis van gender, maar aan de hand van een echte selectieprocedure! Van theorie naar praktijk De feministische schrijfster Elke Jeurissen heeft voor haar jongste boek “Who run the World”1 30 vrouwelijke decision makers ontmoet. Zij stelt drie oplossingen voor om inclusie te verbeteren: een maximale aandacht aan de opvoeding van kinderen, het belang van de keuze van een levenspartner en de hulp die hij kan bieden, en ten slotte een verandering van het organisatiepatroon van bedrijven. De getuigen zijn het met haar eens: Jean-Paul Van Avermaet wijst op de tekortkomingen van ons eigen onderwijs en van het onderwijs dat onze kinderen krijgen. Caroline Mancel heeft nog steeds moeite met haar eerste zoektocht naar een baan: ondanks twee universitaire diploma’s belandde ze in een secretaressefunctie. Ze is dus zeer attent op het voorbeeld dat zij aan haar dochter geeft. Alan Keepen werd geconfronteerd met de nieuwe beroepsverantwoordelijkheden van zijn partner kort na de geboorte van hun dochter. Hij ging dan een veel belangrijker vaderlijke rol spelen dan wat cultureel meestal van mannen wordt verwacht. Dit inspireerde hem tot de oprichting van Kokcinelo, een structuur die ondernemingen innovatieve HRM oplossingen aanbiedt, meer bepaald inzake steun aan ouderschap en ondersteuning van projectdragers op het gebied van kinderopvoeding. Jean-Paul Van Avermaet en Luc Lallemand hebben beiden veel belang gehecht aan de opvoeding van hun kinderen. “Mijn medewerkers wisten dat mijn dochters steeds prioriteit kregen”, zegt Van Avermaet. Reactie van Luc Lallemand: “De opvoeding van kinderen en een functie in het management kun je combineren met een flinke dosis organisatie. Ik betreur echter dat ik mijn ervaring niet vroeger met mijn teams heb gedeeld.” Het probleem ligt nog niet achter de rug, maar iedereen stelt vast dat jonge mannen die vastbesloten zijn om een harmonieus evenwicht tussen carrière en privéleven te bewaren, aanzienlijk bijdragen tot verandering. Van links naar rechts: Bernard Fusulier, Diane Thibaut, Elke Jeurissen, Alan Keepen en Cécile Huylebroeck. Gender niet meer bepalend Als Brusselse staatssecretaris voor gelijke kansen sloot Bianca Debaets de vergadering door de vooruitgang sinds 1948 te onderstrepen – onder andere het stemrecht voor vrouwen. Toch betreurde ze de nog te lage percentages van vrouwen in de directieteams van ondernemingen. Ze pleitte voor een tijdelijke invoering van quota’s om het ondernemerschap van vrouwen te stimuleren, want dit is voor iedereen positief. Cécile Vicard wist er aan toe te voegen dat zij zeer vroeg had beslist dat gender niet bepalend zou zijn voor wat ze zou doen.” ● Catherine Aerts 1 Ed. Pelckmans Pro Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 11 © Reporters
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Verkiezingen 2019 Betaalbare energieprijzen waarborgen E nergie kan natuurlijk niet worden herleid tot de prijs alleen, maar met dit fundamentele aspect moet wel meer rekening worden gehouden, al was het maar om een energiesysteem tot stand te brengen dat een zekere, duurzame en betaalbare voorziening kan waarborgen. Deze aspecten zijn trouwens onderling verbonden. De onbeschikbaarheid van verscheidene kernreactoren heeft afgelopen winter tot een stijging van de elektriciteitsprijzen geleid. Het opstellen van een energienorm evenals het toezicht op en de uitvoering van het Energiepact tussen de federale regering en de gewesten moeten dan ook heropgestart worden. De toepassing van dit Pact moet aan vier criteria voldoen: de continuïteit van de energievoorziening, de naleving van de klimaatakkoorden van Parijs, de handhaving van een betaalbare prijs voor huishoudens en bedrijven en, tot slot, de veiligheid van de installaties. De implementatiestrategie richt zich op zes aspecten: een toekomstige energienorm, het stelsel dat moet instaan voor de vergoeding van de capaciteit, monitoring, de ontwikkeling van een nationaal energie/klimaatplan, de verdeling van de last en offshore windenergie. Het Pact en de daaruit vloeiende strategie lijken in de goede richting te gaan (de energietransitie), maar sommige aspecten blijven problematisch, namelijk de stopzetting van kernenergie. Het Energiepact en zijn strategie voorzien nog steeds de stopzetting van onze kerncentrales in 2025. Uit een recent verslag in opdracht van de federale regering blijkt echter dat het opgeven van kernenergie niet alleen een negatieve impact zal hebben op de energiekosten, maar eveneens 12 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 In 2014 zat de energienorm vervat in de verklaring van de nieuwe federale regering. Deze norm valt best te vergelijken met de loonnorm en is bedoeld om prijsverschillen tussen België en zijn buurlanden terug te schroeven. Vijf jaar later is dit doel echter niet bereikt: elektriciteit blijft in ons land, vergeleken met de buurlanden, nog steeds te duur. Het valt nu af te wachten of het nieuw Energiepact geloofwaardig en realistisch zal zijn. op de CO2 uitstoot. Volgens dit rapport, dat verscheidene scenario’s analyseert, zou een volledige uitfasering van kernenergie tussen 150 en 900 miljoen euro meer kosten dan het behoud van twee kernreactoren tot 2030. Uit het rapport blijkt bovendien dat een volledige uitfasering van de kernenergie in 2025 een stabiele gascapaciteit van 7.500 MW vereist tussen 2025 en 2050. Een nieuwe verlenging van het operationele leven van de kerncentrales zou de noodzaak aan investeringen in gascentrales niet wegnemen, maar gewoon uitstellen. Verder zou de stopzetting van kernenergie de CO2 tegen 2025 met 76% doen toenemen. Indien twee kerncentrales in stand worden gehouden, zou de uitstoot slechts met 30% toenemen. Beci en de Brusselse ondernemingen oordelen dat drie principes moeten worden gerespecteerd om de economische ontwikkeling en de energietransitie niet in het gedrang te brengen. En dat zijn: de bevoorradingszekerheid verzekeren, betaalbare en competitieve prijzen garanderen voor de bedrijfswereld en de burgers en ten slotte de CO2 uitstoot verminderen, conform de internationale verplichtingen van België. De handhaving van een beperkte en tijdelijke nucleaire capaciteit na 2025 en de versnelde ontwikkeling van extra gascapaciteit dragen bij tot het evenwicht tussen de drie criteria. Toezicht hierop moet op een ernstige en snelle manier worden uitgevoerd, zodat de regeringen aan de hand van alle relevante informatie de juiste beslissingen kunnen treffen. ● Vincent Delannoy uitstoot van de Belgische energiesector © Getty Mobiliteit Hoe kan ICT bijdragen aan een duurzame stedelijke mobiliteit? Hoe verplaatsen we ons morgen in Brussel? Zullen informatie- en communicatietechnologieën ons helpen om de milieu- en maatschappelijke uitdagingen van de stedelijke mobiliteit aan te gaan? Deze vragen stonden centraal tijdens de ‘Hack & Cheese’ sessie, afgelopen februari. gesteld. Het vraagstuk sluit trouwens aan bij de initiatieven van Beci en zijn partners rond Mo, de ontmoetingsruimte die sinds maart 2018 specifiek aan stedelijke mobiliteit wordt gewijd1 . Duurzaamheid, governance en inclusie Imre Keseru, Project Leader Urban Mobility aan de Mobi, het Mobility, Logistics and Automotive Technology Research Centre van de VUB, identificeerde drie sub-issues: N a energie, gezondheid en openbare diensten, boog de door Hack Belgium en Beci georganiseerde vierde ‘Hack & Cheese’ sessie zich over mobiliteit. Het evenement steunt op een originele formule die tijdens een lunch een zeventigtal beleidsmakers uit verscheidene sectoren van overheid en bedrijfsleven samenbrengt om zonder taboes en op een innoverende manier een belangrijk vraagstuk voor de toekomst van de hoofdstad aan te pakken. Brusselse ondernemers beschouwen het mobiliteitsvraagstuk systematisch als zeer gevoelig. “De mobiliteit in Brussel veroorzaakt verkeersoverlast, vervuiling van het milieu en een aftakeling van de gezondheid van onze medeburgers. Hoe ontwerpen we ze totaal nieuw dankzij het geweldige potentieel van de opkomende technologieën?” Tot zover de vraag dat rond het kaasplankje werd 1. Stedelijke mobiliteit en duurzame ontwikkeling: door onze zoektocht naar concurrentievermogen, flexibiliteit en comfort eisen wij een steeds breder scala aan mobiliteitstoepassingen. Hoe zorgen wij ervoor dat dit aanbod werkelijk duurzaam blijft, zowel voor het milieu als op maatschappelijk vlak? 2. Stedelijke mobiliteit en governance: de toepassing van ICT op de mobiliteitsuitdaging vereist de productie en opslag van aanzienlijke hoeveelheden gegevens over de gedragingen en wensen van de burger-consument. Hoe verbeteren we de toegang tot deze gegevens voor de verschillende spelers in de vervoersector om de poli1 In het geval van Mo gebeurt het denkproces nu op een permanente en structurele manier. Dit leidt tot rapporten en standpunten, zoals het Mobiliteitsmemorandum van Beci, dat vóór de verkiezingen aan de Brusselse overheden werd voorgelegd. Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 13 D.R.
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tieke besluitvorming zo dicht mogelijk bij de behoeften te brengen? Hoe stellen we de burgers bovendien in staat om ‘bewuste’ bijdragers van dergelijke gegevens te worden (bijvoorbeeld via burgers-observatoria)? 3. Stedelijke mobiliteit en inclusie: het dient gezegd dat er ook inzake mobiliteit winnaars en verliezers zijn. Deze ongelijkheid neemt echter nog toe wanneer de mobiliteit een beroep doet op ICT. Aan de reeds bekende belemmeringen (gebieden in de rand, verpauperde bevolkingsgroepen, mindervaliden enz.) voegen zich de slachtoffers van de digitale kloof. Hoe kunnen we ons in deze context een inclusieve aanpak voorstellen waarbij iedereen profiteert van de voordelen van de toekomstige technologische mobiliteit? De deelnemers aan elk van de zeven tafels konden daarna ideeën uitwisselen. Dit bleek bijzonder positief omdat de groepen zo waren samengesteld dat ze verscheidene perspectieven over de combinatie ‘mobiliteit en nieuwe technologieën’ bij elkaar brachten: politieke spelers, vertegenwoordigers van (para-)openbare vervoersmaatschappijen, ondernemers in de digitale economie, universitaire onderzoekers, specialisten in computergestuurde betalingsoplossingen enz. Uiteindelijk leidde de vergadering tot concrete voorstellen, die door de rapporteurs van de zeven tafels werden gepresenteerd. De rode draad doorheen al deze standpunten was vaak de vraag naar een betere coördinatie tussen de actoren, los van het taalgekibbel en andere institutionele indelingen die kenmerkend zijn voor ons mooi gewest (en zijn periferie). Wellicht slaagde deze brainstorming er niet in om alle obstakels voor een geïntegreerd en verantwoord beheer van de mobiliteit weg te toveren. Toch mag worden gesteld dat dit soort bijeenkomsten waardevolle interpersoonlijke contacten bevordert. Afgezien van de ietwat abstracte organisaties zijn zulke persoonlijke banden misschien de meest beloftevolle bron van rationele en harmonieuze oplossingen voor morgen. ● Julien Knoepfler 14 ❙ D.R. Eerste ASAP evenement op initiatief van BBF Elk jaar voert ASAP een grondige inspectie van de appartementen uit bij haar leden. De Quality Accreditation is het toonaangevende systeem voor kwaliteitsbeoordeling, erkenning en rapportage voor de industrie. Het ASAP-keurmerk wordt wereldwijd erkend als de toonaangevende accreditatie in de branche. Vooral relocatieagentschappen en global travel buyers zien het belang in om met geaccrediteerde leveranciers te werken. Vorige maand vond het eerste ASAP netwerkevenement plaats op een schitterende locatie op de Brusselse Grote Markt. Deze werd gehost door BBF, leider in de verhuur van serviced apartments, en gesponsord door KBC Brussels. BBF Serviced Apartments, of voorheen Brussels Business Flats, is al vanaf 1992 een belangrijke speler in het aanbieden van tijdelijke huisvesting aan expats en werknemers van internationale bedrijven en organisaties. BBF exploiteert vandaag meer dan 1700 appartementen in Brussel en Budapest, en sinds kort heeft het ook voet aan wal in Antwerpen. Joël Vanmellaert, Managing Director van BBF, vertelt ons: “België, en vooral Brussel met haar internationale instellingen, heeft al jaren een bloeiende markt van appartementen met services. Dit is vooral te danken aan de aantrekkelijke prijzen voor langere periodes en het gemak alsook de voordelen om een appartement met services te huren. Zowel voor de huurder als voor degene die instaat voor de verhuur, voor de werknemer. Tot op heden is er echter geen bevoegde vertegenwoordiging die de belangen van de sector behartigt en de krijtlijnen kan trekken in overleg met het economische en lokale bestuur. In Brussel werd vorig jaar de minimumperiode voor residentiële verhuur zomaar naar 90 dagen opgetrokken. En dit ondanks een aantal belangrijke bedrijven die bij BBF alleen voor periodes van 1 maand huurden.” Als lid van ASAP (de vereniging van Serviced Apartments aanbieders) hebben wij niet alleen een beter zicht op wat er speelt in deze internationale markt, maar dragen we ook meer vertrouwen en expertise uit. De organisatie is erop gericht om het vertrouwen in het boeken van een serviced appartement te garanderen bij consumenten over de hele wereld. Vooral omdat dit type van accommodatie vrij nieuw en onbekend is bij het grotere publiek. De netwerkbijeenkomst had ook als doel om een Belgische entiteit van ASAP voor te stellen in relatie tot de recente aanpassingen van de wetgeving in Brussel. En om na te gaan in hoeverre andere leveranciers in België dit als een verrijking voor de markt beschouwen. "Ik ben erg enthousiast over het nieuwe kapittel van ASAP in België”, vertelde James Foice, CEO van ASAP, tijdens het evenement. “We zijn BBF en de andere Belgische leden dankbaar voor de mogelijkheid om uit te breiden, te evolueren en te groeien als een vereniging. Dit Europese kapittel voor ASAP is erg spannend en we kunnen niet wachten om te zien wat nog meer zal komen.” James Foice vervolgt: “De vraag naar appartementen is de afgelopen 12 maanden wereldwijd gestegen. Met alsmaar meer mensen die verhuizen voor hun baan is een appartement met services een relatief goedkopere optie dan de klassieke accommodatie. Het accreditatieorgaan is een belangrijke promotor geweest voor onze branche. We hopen dat dit lokale hoofdstuk ook kan uitgroeien als lokale vertegenwoordiger van betrouwbare en professionele aanbieders. Met de steun van BBF wordt onze band met de Europese markt versterkt, een onderwerp dat we ook zullen behandelen tijdens de ASAP-conventie die elk jaar gehouden wordt in Londen, tijdens de maand december. We zijn ook van plan om de komende vijf jaar verdere partnerschappen over de hele wereld veilig te stellen. BBF is een geweldig team en een goede partner aan boord. En we zijn er trots op dat ze deze nieuwe kans voor onze industrie ondersteunen.” B.K.
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Ideeën Stedenbouw in Brussel: wat een gedrocht! Kandidaten voor een vastgoedtransactie, dit moet u weten: de wegen van de stedenbouwkundige diensten zijn ondoorgrondelijk, de relaties onevenwichtig, de willekeur alomtegenwoordig en de vertragingen schandalig. We gaven het woord aan de Brusselse notaris en volksvertegenwoordiger Olivier de Clippele en de architect Vincent Dehon. Er werd een hervorming van het Brusselse Wetboek Ruimtelijke Ordening gestemd, die tot verbetering zou moeten leiden. Hoever staan we daarmee? Och, amper de 23e wijziging van het BWRO sinds de goedkeuring ervan in 2004! Het geheel blijft zeer lacunair. De geplande hervorming onder leiding van de heer Vervoort gaf pas in oktober 2017 aanleiding tot een stemming. De publicatie ervan nam daarna nog eens zes maanden in beslag en de inwerkingtreding is nu uitgesteld! Particulieren en professionals blijven dus de slachtoffers van een klucht waar niemand meer om lacht – of dan bijzonder zuur. Het zou trouwens best kunnen dat de hervorming tot na 26 mei wordt uitgesteld, waardoor het gevaar ontstaat dat een nieuw politiek team opnieuw veranderingen wil doorvoeren. Gevolg: een verlenging van de onzekerheid en rechtsonzekerheid voor kopers en verkopers, overgeleverd aan de willekeur van allerlei pietluttige en buitensporig chicaneuze administraties. Het gezonde verstand dat ooit de boventoon voerde in de stedenbouw lijkt volledig te zijn verdwenen in een drang naar een bijna letterlijke toepassing van regels die voor het overige ondui16 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 delijk zijn, openstaan voor interpretatie en op meerdere en soms tegenstrijdige teksten berusten.” Hoeveel gevallen gaan gebukt onder dit chaotisch dossierbeheer? "Naar schatting leveren ongeveer 200 dossiers – per maand! – problemen op. Een walgelijke ellende, in wezen vooral te wijten is aan procedurele geheimen en ondoorzichtige teksten. Een architect die na goedkeuring van zijn dossier een venster enkele centimeters breder maakt, begaat een overtreding. Dit is onzin, maar de administratie houdt voet bij stuk. En zoals de zaken er nu voorstaan, kan geen enkele vorm van verjaring zulke ‘overtredingen’ wissen.” Misschien beoogt de administratieve ijver de bescherming van de partijen tijdens vastgoedtransacties? "Als een pietluttige toepassing van de verordeningen een partij zou beschermen, zou ik dit begrijpen, maar de informatie die deze partij moet verstrekken heeft geen enkele rechtsgeldigheid. De administratie kan vandaag iets laten passeren en er morgen op terugkomen. Verjaring bestaat praktisch niet in het Brusselse Gewest. De chicaneuze procedures beschermen dus niemand. Ze zijn een enorme verspilling van tijd en geld. De rechtbanken zijn dit trouwens beu en geven de besturen vaak ongelijk bij duidelijke gevallen van onbenullige overtredingen. De huidige meerderheid, PS-cdH-Défi1 , reageerde met de stemming van een maatregel die de administratie toestaat om boetes op te leggen! Omdat Justitie niet volgt, dan maar zelf rechtertje spelen! Uw enige toevlucht is dan de Raad van State ..." Zonder verjaring is dus iedereen onderworpen aan een mogelijke administratieve inquisitie? "In Brussel moet u een gebouw altijd rechtvaardigen, ook al is het 1 Olivier de Clippele (MR) is lid van de oppositie. © Getty twee eeuwen oud. Naar aanleiding van een parlementaire vraag die ik stelde, bevestigde de minister-president dat alles wat vóór maart 1962 werd gebouwd als geregulariseerd moet worden beschouwd. Maar niet alle administraties aanvaarden dit! Als u bijvoorbeeld een veranda hebt die in 1963 werd gebouwd, kan uw buurman zich daar niet tegen verzetten omdat de veranda meer dan 30 jaar oud is, maar de gemeente kan dat wel! Dit voorbeeld lijkt anekdotisch, maar er zijn duizenden gevallen! Er moet eens en voorgoed worden besloten al die oude zaken te laten verjaren en alleen veiligheidskwesties te handhaven.” De behandelingstermijnen voor dossiers in het Brusselse Gewest zijn de langste in het land of zelfs in Europa. Lost de hervorming van het BWRO hier iets op? "Ik denk van niet. Het nieuwe BWRO introduceert het begrip "verplichte termijn", wat geen aanvaarding van de vergunning inhoudt, wel de toestemming om in beroep te gaan: als een gemeente niet binnen de termijn reageert, kunt u automatisch in beroep gaan bij het Gewest. Maar de gemeenten weren dit af door tijd te nemen om het nochtans volledige dossier in te dienen – en ondertussen is er geen deadline! Als u bezwaar maakt, vinden ze een detail om uw dossier onvolledig te verklaren. Ze maken dan opmerkingen en u begint opnieuw. Deze vertragingen brengen kosten met zich mee, die uiteraard worden doorberekend aan de koper.” Vincent Dehon: "Ze laten ons tot drie jaar wachten!” Architecten komen vaak in contact met de overheidsdiensten en weten maar al te goed welke geneugten onze stedenbouwkundige diensten in petto houden. Vincent Dehon, beheerder van GS3 Architectes Associés, bespreekt de verwerkingstijden van dossiers. Het Gewest is blijkbaar niet te kloppen als het om het eindeloos uitstellen van deadlines gaat. Is die reputatie verdiend? "En of! De gemeenten zijn bijzonder traag en houden zich bijna nooit aan de termijn van 30 dagen voor de afgifte van een ontvangstbewijs en vervolgens aan de 120 dagen voor de afgifte van een besluit. De wachttijd kan tot drie jaar oplopen als er moeilijkheden optreden. Aangezien gemeenten noch Gewest sancties kunnen oplopen, hebben zij geen reden om zich te haasten of om personeel in te huren om de achterstand in te halen. Om tegen deze situatie in te gaan, voert de hervorming van het BWRO het begrip "verplichte termijn" in. Als de termijnen niet worden nageleefd, kunt u de zaak binnen 30 dagen doorverwijzen naar de gedelegeerde ambtenaar, die dan nog eens 45 dagen de tijd heeft, soms om allerlei redenen verhoogd tot 90 dagen, om over uw dossier te beslissen. Een truc om de gemiddelde vertraging op te nemen binnen de wettelijke termijn.” Wat als deze verplichte termijn wordt overschreden en u de gedelegeerde ambtenaar niet op de hoogte hebt gebracht? Dit staat gelijk aan een weigering van de vergunning. U mag alles opnieuw beginnen!” Wat is, afgezien van de deadlines, de andere zwakte van het Brusselse stedenbouwkundig beheer? "Met de indiening van een dossier verbindt u zich tot een oncontroleerbaar proces. De veelheid aan teksten waarop het BWRO berust, de talloze machtsniveaus die zich betrokken voelen, de angst van ambtenaren dat u in beroep gaat, de onbenulligheid van bepalingen die sommige gemeenten opeisen, de inmenging van gemeenten in bepaalde projecten, waar hun "visie" zwaarder doorweegt dan de expertise van een promotor ... Tot slot meer onzekerheid door cliëntelisme, een direct gevolg van een vastgeroeste administratie: helaas speelt het gezicht van de burger een rol bij het verkrijgen van een beslissing.” Een belangrijke maatregel van het nieuwe BWRO? "Het was de bedoeling dat de kruisweg naar een vergunning zou worden afgebakend door een "projectvergadering" voorafgaand aan elke aanvraag. Alle belanghebbenden komen samen, bespreken, sturen bij enz. Vervolgens wordt een verslag opgesteld met daarin het bereikte advies, zodat alles op voorhand wordt opgehelderd. Dit is uiteraard zeer nuttig. In het nieuwe BWRO is dit advies niet langer bindend. Het wordt dus nutteloos en deze vergadering wordt een zinloze tijdverspilling.” Stedenbouwkunde in Brussel een gedrocht? "Een van de meest verwrongen die u zich kunt inbeelden …” Didier Dekeyser Minister-president Rudi Vervoort wil ons uitleggen waarom van de hervorming van het BWRO werd uitgesteld: "De uitstel is te wijten aan IT-problemen en de opleiding van de administraties, met name wat betreft de verplichte termijn (die een belangrijke stap voorwaarts betekent in de snelheid van de behandeling van de dossiers). De toepassing van de drempels wordt niet vertraagd, evenmin als de goedkeuring van de uitvoeringsbesluiten. Daarnaast is het planningsproces in werking getreden en is de ontwikkeling van nieuwe plannen in een vergevorderd stadium. » Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 17
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Open Source Idées Met menselijke intelligentie naar kunstmatige intelligentie D e digitalisering en technologisering zullen ons werk en onze sociale relaties ingrijpend veranderen. Verkennende studies wijzen op onrustwekkende cijfers: Frey en Osborne schatten dat 54% van de huidige banen in Europa tegen 2030 waarschijnlijk geautomatiseerd zullen zijn. Bij de overige banen zou de helft van de taken veranderen. De schatting van het McKinsey-dossier “Jobs lost, jobs gained” is voorzichtiger: tussen 0 en 30% van de jobs is tegen 2030 geautomatiseerd. Het verschil tussen deze studies bewijst dat de omvang van de technologisering zich niet nauwkeurig laat voorspellen. Onze taak bestaat er nu in ervoor te zorgen dat deze veranderingen sociaal en economisch in ons voordeel uitdraaien. 1. Opleiding en management nieuw uitdenken om het werk zin te geven: De digitalisering van taken en de automatisering van banen is alleen mogelijk als de bevolking er een opleiding in heeft genoten. Agoria publiceerde een relevant dossier: 310.000 mensen zullen in de toekomst van sector moeten veranderen; 4,6 miljoen werknemers zullen een bijscholing van maximaal 18 maanden moeten volgen. Een deel van de bevolking zal echter waarschijnlijk niet intensief willen worden opgeleid in technologische vaardigheden die nog niet bestaan. Vooral omdat het aantal gevallen van burn-out, stress en angst exponentieel toeneemt en de digitale hegemonie de neiging heeft om deze fenomenen te versterken. Het is daarom van essentieel belang om de opleidingen zodanig nieuw te ontwerpen dat deze zin en voldoening geven op het werk. 2. Technologie ten dienste van (echte) vooruitgang: De omvang van de gevolgen van de digitalisering hangt af van het soort innovatie, maar ook van de rol die hieraan wordt toegekend. Vandaag bezitten en beheren een paar monopolistische bedrijven het gros van de gegevens en genereren daarmee enorme hoeveelheden kapitaal. Ze dragen echter niet veel bij aan het algemeen belang, met hun zware ecologische voetafdruk, de onbenullige of onbestaande belastingen die ze betalen, het misbruik van persoonlijke informatie, hun inmenging in het privéleven en diverse manipulaties. Als we duurzame bedrijfsmodellen willen, moet de technologie ten dienste worden gesteld van de vooruitgang. Van echte vooruitgang. Het gaat om nieuwe banen die op het juiste moment komen en mogelijk worden gemaakt door de digitalisering. 3. Nieuwe technologieën en maatschappelijke aanvaarding: Wanneer technologie ten dienste staat van gemeenschappelijke vooruitgang, wordt ze maatschappelijk gemakkelijker aanvaard. Een gebrek aan vertrouwen en een gevoel van uitsluiting kunnen verstrekkende democratische en maatschappelijke gevolgen hebben, waaronder de opkomst van het populisme. Het is daarom belangrijk om het vertrouwen te herstellen tussen de burgers en de heersende elite, die steeds verder uit elkaar lijken te drijven. Een manier om dit vertrouwen terug te winnen is burgerparticipatie. Technologische middelen en digitale platforms zijn uitzonderlijke instrumenten die de toepassing van inclusieve praktijken mogelijk maken. 4. De intelligentie van de systeemreleMichel de Kemmeter www.clubofbrussels.org vante verbanden: Hoe afhankelijk we worden van digitale technologie berust ook op andere factoren: de context en het concurrentievermogen op een gebied waarop we achterhaald zijn door andere continenten, met name Azië; het juridische kader en bindende Europese, nationale of regionale wetten; de verontrustende vergrijzing van de bevolking, met name in termen van uitgaven; en tot slot leidt de toegenomen technologische afhankelijkheid tot een exponentiële toename van het risico op stroomuitval, hacking en bugs. Het is daarom erg belangrijk het verband te begrijpen tussen de factoren die van invloed zijn op onze economie. Gegevens en technologie moeten slim worden ingezet als we de sociale ongelijkheden niet willen vergroten, onze persoonlijke gegevens niet willen laten misbruiken of het risico willen lopen op een schadelijke afhankelijkheid. Dit is een historische kans om nieuwe en waarderende banen te scheppen, om het vertrouwen en de maatschappelijke acceptatie te herstellen, om een katalysator te zijn voor verandering en een overgang naar een welvarende en milieuvriendelijke samenleving. ● 18 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 D.R. Ideeën Voor of tegen herfederaliseren? Zelfs institutionalisten vinden onze staatsstructuur vandaag te complex. De zesde staatshervorming heeft voor een enorm kluwen gezorgd. Stemmen gaan nu op om bepaalde bevoegdheden te herfederaliseren. Een goed idee? Dave Sinardet, professor politieke wetenschappen VUB “Het is gezond dat we het debat over herfederaliseren voeren. Vroeger was het taboe. Na zes staatshervormingen met eenrichtingsverkeer lijkt het mij niet onlogisch dat je eens rationeel naar het resultaat ervan gaat kijken. Herfederalisering komt nu op tafel omdat Vlaanderen, Wallonië en Brussel op een aantal bevoegdheidsdomeinen wettelijk wel autonoom zijn, maar in de praktijk toch moeten samenwerken. Dat heeft veel te maken met Brussel: daar overstijgt de socio-demografische en socio-economische realiteit het gewest. Een voorbeeld is de Brusselse Ring, die grotendeels in het Vlaamse en het Waalse gewest ligt. Voor een coherent mobiliteitsbeleid rond Brussel moeten de regio’s én de federale overheid rond de tafel gaan zitten. Dan moet je een vergelijk vinden tussen vier regeringen, waarin momenteel acht partijen zijn vertegenwoordigd, die elkaar wel eens durven blokkeren. Als één regering de knoop doorhakt, kom je makkelijker tot een consensus. Vlaanderen wil nu het rekeningrijden invoeren, maar in Wallonië denkt men eerder aan een wegenvignet en in Brussel aan een stadstol. Los van de vraag of het mogelijk is drie verschillende systemen in te voeren, zeggen alle mobiliteitsspecialisten dat dit geen goed idee is. Is het dan niet beter om kafkaiaanse situaties te vermijden door dat soort bevoegdheden terug federaal te maken? Ik denk ook aan milieu en energie. Nuchter bekeken en ondanks de opsplitsing van bevoegdheden wordt niet zo’n verschillend beleid gevoerd. De kinderbijslag is nu geregionaliseerd, maar de systemen lijken sterk op elkaar. Had men dit niet evengoed op nationaal niveau kunnen regelen? Als je van één administratie op vier overschakelt, dan hangt daar een prijskaartje aan vast.” Bart Maddens, politicoloog KU Leuven “De reden waarom bevoegdheden naar de deelstaten werden overgeheveld is het gebrek aan efficiënt beleid op federaal niveau. De staatshervormingen waren een vorm van conflictbeheersing. Voorbeeld is de benoeming van de burgemeesters in de Vlaamse rand – denk maar aan Damien Thiéry die in Linkebeek geen burgemeester kon worden, omdat hij de taalwetgeving niet respecteerde. Dat dispuut is vergelijkbaar is met dat rond José Happart in Voeren in de jaren 80. Toen leidde dat tot een constante instabiliteit van de federale regering. Dat de bevoegdheid daarover nu bij de Vlaamse minister van Binnenlands Bestuur ligt, ontzorgt de federale regering. Niemand beweert vandaag dat we een goede staatsstructuur hebben. We zitten met een hallucinant kluwen van halfslachtige bevoegdheidsoverdrachten opgescheept. Zeker de zesde staatshervorming heeft alles zeer complex gemaakt, omdat ze nooit volledige bevoegdheden overhevelde. We staan voor een politieke keuze: herfederaliseren of de deelstaten meer homogene bevoegdheidspakketten geven. Ik geloof meer in de tweede optie. Bijvoorbeeld op het vlak van het arbeidsmarktbeleid kunnen we nog verder regionaliseren. De controle op werklozen is nu een Vlaamse bevoegdheid, maar de regelgeving rond de voorwaarden waaraan werklozen moet voldoen om in aanmerking te komen voor een uitkering is nog altijd federaal. Wat de stemmen pro herfederaliseren zich te weinig realiseren, is dat dit inhoudt dat je een nieuwe federale wetgeving moet creëren. Stel dat je het klimaatbeleid terug naar de federale overheid versluist, dan betekent dit dat je de drie verschillende klimaatdecreten, die op maat van de gewesten zijn geschreven, moet omvormen tot één nieuwe, federale klimaatwet die van toepassing is op het hele land. Zo creëer je onmiddellijk een communautair probleem dat potentieel destabiliserend zal zijn.” ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 19 © Getty
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Enterprise Europe Network Solvit: hulp bij het oplossen van geschillen op de Europese markt Erkenning van beroepskwalificaties, goedkeuring voor verkoop, terugbetaling van de btw … Heeft uw bedrijf problemen met overheden van een ander EU land? Oordeelt u dat uw rechten niet worden gerespecteerd door het openbaar bestuur van dit land? Solvit kan u helpen. uw rechten uit hoofde van het Europese recht en werkt met hen samen om een oplossing te vinden. Solvit is dus geen informatiecentrum, maar een bron van praktische hulp voor bedrijven. De erkenning van beroepskwalificaties, het recht om in het buitenland te werken, grensoverschrijdende betalingen, terugstorting van de btw … Dit zijn enkele voorbeelden van al wat onder het gemeenschapsrecht valt en dus in geval van een probleem, een tussenkomst van Solvit rechtvaardigt. Let wel: Solvit grijpt alleen in wanneer problemen onder zijn aandacht worden gebracht, dus nooit op eigen initiatief. Nadat de klacht is ingediend en de zaak aanvaard, werkt Solvit samen met de betrokken overheden om het probleem tussen de onderneming en het nationale bestuur op te lossen. Een antwoord op het geschil moet binnen 10 weken worden gegeven. Solvit heeft zich in 15 jaar bestaan kunnen positioneren als een effectieve faciliterende instelling voor de naleving van de beginselen van de interne markt. Maandelijks worden er ongeveer 200 zaken behandeld, waarvan 89% een oplossing vindt. Voorbeelden zijn de Portugese ingenieur die in Spanje niet kon werken omdat zijn kwalificaties niet werden erkend; een Britse fabrikant van medische weegschalen, die reeds naar de EU exporteerde maar aan wie Frankrijk om aanvullende tests vraagt; een Luxemburgs consultancybureau dat een Bulgaarse burger in dienst wilde nemen, die echter moeite had om een werkvergunning te krijgen… De Europese commissie wil de zichtbaarheid van Solvit verder verbeteren, met name via de portaalsite ‘Uw Europa’, en dit instrument geleidelijk een rol geven bij de bewustmaking voor het gemeenschapsrecht. ● Mehdi Ferron H et beginsel van voorrang van het Europees recht dat sinds 19641 bepaalt dat het Gemeenschapsrecht een hogere waarde heeft dan de nationale wetgevingen van de lidstaten. Sommige actoren van nationale overheden verzetten zich echter tegen dit beginsel, soms wegens een gebrek aan kennis van de wet. Voor Europese bedrijven die in verscheidene EU landen actief zijn, kan dit een probleem opleveren waar ze niet aan uitgeraken. Daarom richtte de Europese Commissie in 2002 Solvit op. Deze kosteloze dienst voor geschillenbeslechting zorgt ervoor dat de lokale overheid de interne-marktwetgeving toepast en naleeft. Elke lidstaat beschikt over een Solvit-centrum, dat bedrijven kunnen inroepen naar aanleiding van een beslissing die zij als oneerlijk beschouwen, of van een procedure die zij als discriminerend ervaren. Het Solvit-centrum herinnert de betrokken overheden aan 20 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 3 voorwaarden waaraan een probleem moet voldoen om door Solvit te worden aangepakt • Het probleem is van grensoverschrijdende aard: het gaat om de dienstverlening van uw bedrijf in een ander Europees land of de vestiging van uw activiteit in een ander Europees land. • Een lokale overheidsinstantie of -administratie is betrokken wegens de onjuiste toepassing van discriminerende regels, besluiten of administratieve formaliteiten. • Het heeft te maken met het Europese recht, dat door de lokale overheid niet wordt nageleefd. 1 Besluit Costa/ENEL, zaak 6-64 (15 juli 1964) Beci kan, via het EEN-netwerk, de problemen van Brusselse bedrijven aan Solvit voorleggen. Contact: Jean-Philippe Mergen – Tel.: 02 210 01 77 – jpm@beci.be. Of rechtstreeks aan Solvit: http://ec.europa.eu/solvit. door het Hof van Justitie is vastgelegd, © Getty Internationaal Op weg naar Dubai 2020! In 2020 wordt voor het eerst een wereldtentoonstelling gehouden in het Midden-Oosten, namelijk Dubai, in de Verenigde Arabische Emiraten. België zal uiteraard aanwezig zijn, met een ecologisch paviljoen. «C onnecting minds, creating the future »: de geesten verbinden om de toekomst te creëren. Ziedaar, het centrale thema van de volgende wereldtentoonstelling, die van 20 oktober 2020 tot 10 april 2021 in Dubai zal plaatsvinden. De impact lijkt alvast veelbelovend: de emir van Dubai, Mohammed ben Rachid Al Maktoum, heeft al laten weten dat “Dubai meer dan ooit tevoren de wereld zal verbluffen met een hernieuwde visie op vooruitgang en ontwikkeling, gefundeerd op een gezamenlijke doelstelling en engagement.” Ook komt de nadruk te liggen op thema’s als duurzaamheid en mobiliteit, naast investeringen in economische groei, milieu, vastgoed en public affairs. Tot slot is Dubai van plan voort te bouwen op het beeld van een tolerante en open Arabische wereld, waarbij zelfs het vraagstuk van de mensenrechten, dat in de regel zo gevoelig ligt, frontaal wordt aangekaart. Deze enorme organisatie zou moeten uitmonden op de creatie van nagenoeg 300.000 banen! Een revolutionair Belgisch paviljoen België vertoont uiteraard belangstelling voor de evolutie van deze trendy markt en zal niet bij de pakken blijven zitten. Om ons land te vertegenwoordigen, mogen we rekenen op een ecologisch en zeer groen paviljoen in de vorm van een vijf verdiepingen hoge boog die dagelijks 20.000 personen zal kunnen verwelkomen. Het gebouw werd ontworpen door Besix en toevertrouwd aan de architect Vincent Callebaut uit La Louvière. De zogenaamde Green Ark is ambitieus opgevat om meer energie te produceren dan hij verbruikt en zal er ook zijn om de Belgische eenheid te bewijzen – Vlamingen en Franstaligen samen, dus. Het gebouw zal, naast een zakencentrum, ook een tentoonstelling, souvenirwinkels, culinaire ruimten om onze specialiteiten te proeven en zelfs een gastronomische brasserie met terras aanbieden. Atypisch... Op het papier ziet dit alles er bijzonder aantrekkelijk uit. Toch wordt de benadering van de markt in de VAE – en uiteraard ook de buurlanden – best niet aan improvisatie overgelaten, wegens de verschillen met de westerse wereld. Hiervan getuigt François-Xavier Depireux, CEO van LD Export. Hij is betrokken bij het project van het toekomstige Belgische paviljoen, maar hij is vooral een deskundige die al jaren ter plaatse is gevestigd en daarom een aanzienlijke ervaring kan voorleggen op het vlak van export: “De kwestie van het onderscheid tussen onze respectieve markten dient te worden Kerngegevens voor de Verenigde Arabische Emiraten • Bevolking: 10,4 miljoen inwoners (12% van lokale afkomst) • BBP: 433 miljard US dollar • BBP per hoofd van de bevolking: 41.476 US dollar • Groeipercentage: 2,9% • Grootste luchthaven ter wereld voor het internationale passagiersverkeer • Vierde grootste OPEC-olieproducent Meer informatie hierover: in het vooruitzicht van de wereldtentoonstelling Dubai 2020, coördineert Beci, samen met meerdere Europese partners van het EENnetwerk, een handelsmissie naar Dubai, van 1 tot 3 oktober 2019. Ook een seminar is gepland. Bekijk ons agenda op www.beci.be. Contact: Sybille Motte, International Trade Advisor Tel. 02 563 68 54 – smo@beci.be. 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Het toekomstige Belgische paviljoen, ontworpen door Vincent Callebaut. Wat exporteurs zeggen aangekaart. Voor de meeste Belgische ondernemers is de veelgehoorde kritiek op de Arabische markten te wijten aan een gebrek aan kennis of de overtuiging dat veel op intriges zou berusten. De visie die we vanuit Brussel op de moslimwereld kunnen hebben is echter vervormd en berust op verwarringen, vooroordelen en stereotypen. In feite werden de Arabieren ernstig getroffen door de droevige gebeurtenissen die zich in ons land hebben afgespeeld. En ik wil er hier ook aan herinneren dat de vrouw hier een belangrijke rol speelt. Ze is actief en ze heeft een baan!” ... en mensgericht Depireux geeft regelmatig opbouwende en inspirerende voordrachten. Hij spreekt met kennis van zaken over een van de meest actieve en competitieve markten ter wereld. “U dient een aantal essentiële zaken te weten alvorens handel in producten of diensten met deze landen te overwegen. Het belangrijkste element is het onderhouden van zulke zakelijke relaties door voorrang te verlenen aan ontmoetingen en persoonlijk contact. Arabieren zijn bijvoorbeeld terughoudend tegenover de e-mails die wij in het Westen zo gemakkelijk gebruiken. Bij hen hangt alles af van vertrouwen en gevoelens. Dubai zelf is een heel bijzonder geval: het telt 206 nationaliteiten en amper 10% van de bevolking is uit de Emiraten zelf afkomstig. Dus hebt u vaak te maken met Libanezen, Jordaniërs, Palestijnen enz.” Een geleidelijke benadering Een ander belangrijk punt is vastberadenheid. “Kom niet ter plaatse om eenvoudigweg uw goederen aan te bieden met het daarbij horende prijskaartje. Dat is nonsens, want ter plaatse zal er alvast een Braziliaan, een Chinees of een Portugees zijn die precies hetzelfde aanbiedt. Het ideale scenario? Ga een eerste keer ter plaatse om met uw contactpersoon te praten, over alles en nog wat, het gezin enz. Deze eerste kennismaking is van groot belang voor het vervolg. We moeLionel Wajs, COO (Chief Operating Officer) van Plastoria, verdeelt al jaren artikelen voor grote luxemerken, onder andere in de Verenigde Arabische Emiraten. Naast telefonische en virtuele contacten voorziet hij jaarlijks drie tot vier ‘hoffelijkheidsbezoeken’ ter plaatse, net als zijn klanten trouwens, die even vaak naar onze hoofdstad komen. Hij bevestigt de stellingen van onze deskundige: “Er bestaat heel duidelijk een zeer persoonlijke dimensie en focus op menselijk contact. Natuurlijk komt het economisch belang aan bod – logisch in de zakenwereld – maar met die mensen zijn relaties echt essentieel. Sommige mensen daar zijn zelfs bereid om geld te verliezen om toch maar een klant te behouden met wie ze goed opschieten!” Dubai 2020? Overweldigende cijfers: 6,5 miljard euro aan publieke fondsen, 7,5 miljard privé middelen, 45.000 hotelkamers, 25 miljoen bezoekers... Dit bevestigt de indrukwekkende economische groei die daar heerst. Zijn er nog lacunes? “Uiteraard! Een enorm tekort aan lokale vaardigheden, zeer weinig gekwalificeerde mensen op de markt en dus ook een tekort aan arbeidskrachten!”, weet François-Xavier Depireux. “De VAE hebben een langetermijnvisie. Ze blijven enorm veel bouwen. Voor alle landen van de Perzische Golf samen zijn er momenteel 225 ziekenhuiscentra in aanbouw (klinieken e.a.). Voor alles wat dus te maken heeft met bouw, gezondheidszorg, machines, farmaca of voedingssupplementen zijn er nog uitzichten. Dit geldt ook in sectoren als agrovoeding, hotels, engineering … ” “Je kunt je soms afvragen of een dergelijke ontwikkeling nog lang zal duren”, stelt de heer Wajs. “Misschien bereiken we ooit een drempel, maar zoals de zaken er nu voorstaan en in het licht van wat ik vaststel, biedt deze markt nog veel mogelijkheden. En vergeet niet dat Arabieren in dit opzicht veel verbeelding aan de dag kunnen leggen!” ” ten inzien dat de mensen daar een andere kijk op het leven hebben. Zij hebben de tijd en wij zitten met de neus op de klok. Alvorens zaken te doen, is het zelfs aanbevolen om daar meerdere malen te verblijven. Het is trouwens een mooie regio, goedkoop te bereiken vanuit Brussel (mede dankzij de vele promoties) en de investering is daarom verre van overdreven. In elk geval kan, op enkele uitzonderingen na, alles slechts in fasen verlopen.” » ● David Hainaut 22 ❙ Brussel Metropool - mei 2019
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Werkgelegenheid en vorming “Onze universiteiten willen in het Brussels Gewest een grote rol spelen” ling van de hoofdstad”, begint Caroline Pauwels. Dit beperkt zich niet tot onderwijs en onderzoek, want er is ook een band nodig met de stad, o.a. op het vlak van duurzaamheid en stedenbouw. De verscheidene concrete projecten die het memorandum voostelt, volgen deze vier krachtlijnen. Caroline Pauwels (VUB) en Yvon Englert (ULB) zijn de gasthoofdredacteurs van dit nummer over Werkgelegenheid en Vorming. Meertalige scholing en universitair district Inzake onderwijs beoogt een van de voornaamste VUB/ULB-projecten de oprichting van meertalige scholen in Brussel. De Stad Brussel heeft zich al bereid verklaard om deel te nemen aan de proeffase van het project. “De oprichting van meertalige scholen beantwoordt aan de behoeften van Brussel, dat zelf een meertalige en multicultuDe economische ontwikkeling van een regio is veel te maken met vorming en werkgelegenheid. De een kan trouwens niet zonder de ander. In Brussel studeert bijna de helft van de studenten aan de VUB of de ULB. Beide Brusselse universiteiten publiceerden een gezamenlijk memorandum in het vooruitzicht van de verkiezingen. We geven het woord aan de rectoren. D e bijna 100.000 studenten in het hoger onderwijs in Brussel maken van de hoofdstad de grootste studentenstad van het land. VUB en ULB vertegenwoordigen samen 45.000 studenten, nagenoeg de helft van de Brusselse studentenpopulatie. De twee universiteiten hebben bijna 15.000 mensen in dienst. Dit menselijk kapitaal heeft Caroline Pauwels, rector van de VUB, en Yvon Englert, rector van de ULB, ertoe aangezet om samen een memorandum voor te leggen in het perspectief van de verkiezingen. “Universiteiten hebben, in de regio waar ze gevestigd zijn, een belangrijke impact, zowel op de economische activiteit als op de werkgelegenheid. Als grote spelers in het onderwijs in Brussel willen we een belangrijke rol spelen in de ontwikkerele stad is”, stelt Caroline Pauwels. “En ten opzichte van de arbeidsmarkt is de opleiding van jongeren in meerdere talen zeker een troef. Afgezien van de taalbadscholen beperkt het aanbod zich momenteel tot de Europese scholen, die financieel niet voor iedereen op een rechtvaardige manier toegankelijk zijn. Meertalige scholen zijn dus een echt antwoord op de verwachtingen van de burgers, de studenten en de bedrijven.” Dit beaamt Yvon Englert: “In een meertalige school bestaat er geen dominante taal. Nederlands, Frans en Engels zullen er op gelijke voet worden onderwezen en gebruikt. Op die manier kunnen in dezelfde klas kinderen met verschillende moedertalen samenwerken, wat de ontdekking van elkaars cultuur bevordert.” Een ander belangrijk project in dit memorandum is de creatie van een ‘uni24 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 © Reporters kunnen nemen om de universitaire identiteit te onderstrepen.” “Als academische spelers moeten we ons richten op onderwijs en onderzoek, uiteraard, maar ook een rol spelen in de stad. Wie strategisch nadenkt over het concept district, vindt al gauw nieuwe ideeën. Wij willen dit cluster op een duurzame manier ontwikkelen en werken nauw samen met de betrokken gemeenten om dit te bereiken”, zegt Caroline Pauwels. De creatie van een dergelijk universitair district zou bovendien positief zijn voor de internationale uitstraling van Brussel. versitair district’ dat de campussen Solbosch, Plein, Usquare en Flagey samenbrengt. “In het raam van de dynamiek waarmee we de toenadering van onze universiteiten nastreven, hebben we zorgvuldig nagedacht over de organisatie van onze campussen als leefomgevingen”, vertelt Yvon Englert. “Ze bevinden zich in een relatief beperkt gebied, weliswaar over verscheidene gemeenten verspreid. Een identiteit als universitair district zou deze perimeter aantrekkelijk maken en we zouden er gemakkelijker duidelijke initiatieven Een sterkere band met de ondernemingen Het memorandum benadrukt ook het belang van een gezamenlijk nadenken over vorming en werkgelegenheid, die onlosmakelijk verbonden zijn. “Meer dan ooit moeten banden worden gesmeed tussen opleiders en ondernemingen”, verklaart Yvon Englert. Bij de VUB en de ULB wordt daarbij sterk de nadruk gelegd op permanente vorming, met specifieke aandacht voor innovatie. Zo ondersteunen de VUB en de ULB met hun StartLabs ondernemersinitiatieven en de oprichting van starters die voortvloeien uit universitair onderzoek. Caroline Pauwels: “Het project Wekonekt.Brussels is onder andere bedoeld om banden te creëren tussen bedrijven en onze studenten in Brussel. Zij moeten inzien dat Brussel een belangrijke en aantrekkelijke plaats is om te werken. Wij willen hen de diversiteit van Brussel als werkgever laten zien en hen in staat stellen nu al contact te leggen voor hun toekomstige beroepsleven.” Hand in hand Het onderwijs in Brussel omvat ook de hogescholen, alternerend leren, Bruxelles Formation enz. “We beschouwen onszelf als elkaar aanvullende spelers van het onderwijs, niet als concurrenten. Er ontstaan dus steeds meer partnerschappen tussen hogescholen en universiteiten. Op het vlak van permanente vorming werken we nauw samen met Actiris en Bruxelles Formation”, zegt Yvon Englert. De samenwerking van de universiteiten met Actiris houdt daar niet op. VUB en ULB zijn uiteraard onderwijsorganisaties, maar ook twee belangrijke werkgevers. “Wij weten dat er op het vlak van de werkgelegenheid in Brussel nog steeds discriminatie bestaat bij het aanwerven van personeel. In samenwerking met Actiris hebben we een diversiteitplan voor onze eigen medewerkers ingesteld. We willen een voorbeeld zijn in gelijke toegang tot werk”, aldus Caroline Pauwels. “Vorming en werkgelegenheid nieuw bedenken, rekening houdend met steeds kortstondiger kennis, zich in de stad integreren, gelijke kansen en toegang tot kennis bevorderen, waarden blijven creëren en ze toepassen, dit alles is een taak op lange termijn”, besluit Yvon Englert. ● Gaëlle Hoogsteyn In het nummer van juni David Leyssens, directeur het netwerk The Shift gericht op duurzame ontwikkeling, wordt de gasthoofdredacteur van ons Green dossier, volgende maand. Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 25 © Reporters © Reporters
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Arnaud Termonia (ULB) bleem aan te pakken. Philippe Biltiau stelt dat je geen personeel op topniveau kunt houden zonder het terug naar school te sturen. “We moeten investeren in de creatie van opleidingen en de inschrijving van onze teams voor opleidingen die open staan voor werknemers uit verschillende bedrijven.” Hij gelooft minder in de doeltreffendheid van interne opleidingen, specifiek voor het personeel van een bedrijf. “Het is veel productiever om werkkrachten op te leiden in een groep van mensen van alle rangen en standen. Iedereen haalt daar voordeel niet alleen uit de opleiding zelf, maar ook uit het delen van ervaringen met deelnemers uit andere ondernemingen.” Zelf leren kan ook een belangrijk hulpmiddel vormen, voor zover de formule de student een gevoel van betrokkenheid geeft en in staat stelt om hierover gedachten te wisselen tijdens opleidingen in groepsverband. “Gemengde en innovatieve formules die digitale hulpmiddelen combineren met klassieke opleidingen in groepsverband versterken het leerproces en bieden de studenten meer wendbaarheid en flexibiliteit”, aldus nog Arnaud Termonia. De universiteit in het hartje van levenslang leren Arnaud Termonia vindt dat universiteiten uitstekend gepositioneerd zijn om levenslang leren aan te bieden. Zij kunnen hun onderzoeksteams (die werken aan de werving van nieuwe kennis) en hun onderwijsteams (ervaren in de overdracht van vaardigheden) ter beschikking stellen van de samenleving, meer bepaald van mensen die beroepsmatig op het terrein optreden en degenen die een opleiding nodig hebben. « Universiteiten nestelen hun campussen in het hart van de regio’s en steden en dragen daarom bij tot de sociaaleconomische en culturele ontwikkeling. Ze kunnen een rol spelen in de zoektocht naar meer rechtvaardigheid, actieve burgerparticipatie, dynamiek, werkgelegenheid en concurrentievermogen.” De universitaire opleiding focust vandaag niet langer uitsluitend op het behalen van een hoger diploma na afloop van het middelbaar onderwijs: ook voor volwassenen zijn opleidingen tot universitaire expertise in verschillende vormen weggelegd. “Onze doelgroepen zijn zeer divers”, zegt de heer Termonia. “Wij bieden vormingstrajecten voor werkzoekenden, in het bijzonder in samenwerking met Bruxelles Formation. We hebben ook geavanceerde bijscholingsprogramma’s ontworpen voor de industrie, instellingen, leerkrachten, onderzoekers, noem maar op. Onze catalogus is toegankelijk voor alle burgers die op een bepaald moment in hun leven extra vaardigheden nodig hebben om door te groeien in hun carrière of om een nieuwe baan te vinden.” De ULB telt 15% volwassen studenten – ongeveer 5000 mensen. “Wij bieden opleidingen voor de drie belangrijkste activiteitengebieden in het Brusselse Gewest. Dit zijn gezondheidszorg, wetenschap & technologie en ten slotte menswetenschappen”, verduidelijkt Arnaud Termonia. De formules van deze opleidingen variëren sterk, afhankelijk van de sector uiteraard, maar ook van de verwachtingen van het publiek. Ze variëren van een halve dag tot drie jaar, met, in dit laatste geval, de uitreiking van een universitair getuigschrift. Philippe Biltiau benadrukt ook de noodzaak van investeringen in vakken als psychologie en sociologie. “Als u wil dat medewerkers doeltreffend werk afleveren en u het contact wenst te behouden met de klanten, dan is dit onontbeerlijk. Zo niet, dan komen werkgevers al gauw tot de conclusie dat een machine een medewerker aan het loket van een bank perfect kan vervangen. Als die persoon echter wordt opgeleid in het opsporen van behoeften, verkoop, het zoeken naar oplossingen aangepast aan het sociologische profiel van de klant e.d., dan blijft die medewerker een echte toegevoegde waarde bieden.” Philippe Biltiau (Solvay Brussels School) Een sterk groeiende sector Het volwassen publiek groeit bij de ULB elk jaar met ongeveer 20%. Volgens de heer Termonia zal deze trend zich voortzetten. “In het verleden hadden recruiters vooral aandacht voor het diploma van de kandidaat en zijn cross-functionele vaardigheden. Vandaag telt ook de zgn. ‘learnability’: het vermogen van de kandidaat om bij te leren en zich aan te passen.” De opleiding stopt niet meer bij het diploma. De pas afgestudeerde moet meteen voorzien om zijn kennis regelmatig bij te werken. Dit moet een reflex worden. “Hogescholen en universiteiten moeten hun alumni een up-to-date opleidingsaanbod voorschotelen om de basisopleiding aan te vullen. Dit kan worden vergeleken met een dienst na verkoop. Voortgezette vorming moet worden gepresenteerd als iets vanzelfsprekends, en niet louter als een manier om zijn baan niet te verliezen. Vorming is noodzakelijk, ook wanneer je aan het werk bent en alles in orde is”, stelt Philippe Biltiau. Het concept van studietijden zal wellicht vervagen. “De volgende generatie zal in staat zijn om te leren, af te leren en opnieuw te leren, om het hoofd te blijven bieden aan alle veranderingen die onze evoluerende ecosystemen kenmerken”, besluit Arnaud Termonia. ● Gaëlle Hoogsteyn 28 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 D.R. D.R. ADVERTORIAL BESPAREN OP LOONKOSTEN MAAR WEL COMPETITIEVE WERKNEMERS AANWERVEN? activa.brussels maakte van Elaine de gedroomde sollicitant Erwin Heusburg is HR-verantwoordelijke bij All Team Services, een bedrijf dat huishoudhulp via dienstencheques aanbiedt. In een sector waar de marges klein zijn, moet Erwin goed waken over zijn loonkosten. Toch kon hij toch een performant team samenstellen, zonder daarbij te moeten inboeten aan kwaliteit in de werkomstandigheden. Gr Invester Erwin Heusburg is HR-verantwoordelijke bij All Team Services. “We sturen dagelijks zo’n 400 huishoudhulpen uit in en rond Brussel,” vertelt hij. “Om hun agenda en verloning in goede banen te leiden, hebben we hier op kantoor een team van twaalf consultants dat de planning beheert.” “In de sector van de dienstencheques zijn de marges niet groot, moet je weten. Daarom is het heel belangrijk dat ik de loonkosten van onze werknemers goed in de gaten houd. Maar je wil natuurlijk wel een performant team samenstellen, ook als je nieuwe mensen aanneemt.” Het cv dat eruit springt Erwin ging met Select Actiris op zoek naar een nieuwe huishoudconsultant. Het cv van Elaine Ramirez sprong meteen in het oog. “Elaine was de perfecte kandidate voor onze vacature. Ze was gemotiveerd, ze kon een opleiding volgen om zich bij te scholen, maar ze had ook een extra troef op zak,” vertelt Erwin. “Elaine viel onder de maatregel activa. brussels, wat betekent dat we een financiële tegemoetkoming krijgen op haar loon.” Elaine vermeldde expliciet op haar cv dat ze in aanmerking kwam voor activa.brussels. “Zo probeerde ik de aandacht van werkgevers te trekken, en gaf ik hen een extra reden om mij aan te nemen,” vertelt ze. “Het is dan ook een echte win-win hoor,” bevestigt Erwin. “Wij krijgen via Select Actiris financiële steun voor haar loon, zodat we kunnen investeren in andere dingen die ertoe doen.” Zo komt de steun van Select Actiris ook de werknemers ten goede. “Het uiteindelijke doel is namelijk niet om winst te maken, maar wel om te kunnen investeren in optimale werkomstandigheden voor onze ploeg. We bieden onze mensen opleidingen aan, vernieuwen hun kledij en investeren in materiaal.” VERTROUW OP DE EXPERTISE VAN SELECT ACTIRIS OM TE REKRUTEREN Net als Erwin het ideale profiel rekruteren in Brussel? Perfect mogelijk met Select Actiris. Select Actiris combineert een grondige selectie met opleidingen en premies om ook voor jouw vacature de ideale kandidaat te vinden. Surf snel naar select.actiris.brussels en vraag raad aan je persoonlijke werkgeversconsultant. Met de steun van het Europees sociaal fonds
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Werkgelegenheid en vorming Ondernemingen ontmoeten leerlingen en studenten In Brussel brengen initiatieven als Tada of 100.000 Ondernemers jongeren in contact met professionals en bedrijfsleiders. Hierbij is het de bedoeling om beroepen er minder complex te laten uitzien, ondernemerschap aantrekkelijk te maken en – wie weet? – misschien roepingen te doen ontstaan! T ussen de opvolging van de facturen, de contacten met klanten en het beheer van het personeel heeft de zaakvoerder van een KMO nauwelijks de tijd om zijn neus op te tillen. Als verademing delen sommige bedrijfsleiders op vrijwillige basis hun ervaring met leerlingen. “Echt belangrijk”, oordelen heel wat ondernemers die de stap hebben gezet. De vereniging 100.000 Ondernemers, in Brussel en in Wallonië actief, brengt professionals in contact met jongeren tussen 13 en 25 jaar. “Onze rol bestaat erin om een ondernemer – eerder een KMO of een zelfstandige – voor te stellen om twee uur lang voor een schoolklas te komen praten over zijn dagelijks leven”, vertelt Monica Santalena, de directrice van de vereniging. “In vijf jaar tijd hebben we 25.000 leerlingen gesensibiliseerd via een netwerk van 600 leerkrachten en 1.500 ondernemers, allemaal vrijwilligers. In het Brusselse Gewest hebben we op die manier 10.000 jongeren bereikt.” Het project Wekonekt.brussels wil de deuren van Brusselse bedrijven openstellen voor studenten. volgen de jongeren elke zaterdag workshops, bijvoorbeeld van een journalist, een advocaat, een verpleegkundige of een ingenieur. Wat Tada onderscheidt, is dat de jongeren zelf bij de actie worden betrokken en het verhaal van professionals in de praktijk brengen. Meer dan 4.000 volwassenen zijn al op vrijwillige basis met onze jeugd komen praten.” Monica Santalena Initiatieven die de kloof tussen onderwijs en bedrijfsleven overbruggen zijn de afgelopen jaren in aantal toegenomen. Ze zijn allemaal gericht op een welbepaald leeftijdsgroep. Het Tada-project, vijf jaar geleden opgericht in Brussel door Sofie Foets (nadat het project 20 jaar geleden in Nederland van stapel liep), biedt jongeren van 10-14 jaar de kans om elke zaterdag praktische workshops bij te wonen in Molenbeek, Sint-Joost, Anderlecht en binnenkort Schaarbeek. “Wij willen het bedrijfsleven en de burger betrekken bij de emancipatie van kwetsbare jongeren”, verklaart Sofie Foets. “Drie jaar lang (100 000 Entrepreneurs) “Wij sporen de jongeren aan om zichzelf beter te kennen en efficiënter te leren” Al deze initiatieven hebben een doel. 100.000 Ondernemers wil ondernemerschap er minder ingewikkeld laten uitzien. “Wanneer een ondernemer twee uur lang over zijn dagelijks leven getuigt, vertelt hij over wat hem motiveert, zijn moeilijkheden of zijn mislukkingen”, weet Monica Santalena. “We richten ons tot jongeren in het algemeen maar krijgen vooral aanvragen van klassen van 16-17-jarigen. Dit is de leeftijd waarop jongeren bepaalde keuzes kunnen maken. Ons doel bestaat erin hen warm te maken voor ondernemerschap.” Tada, dat uitsluitend met particuliere steun wordt gefinancierd, wil uitzichten bieden aan jongeren die meestal hun wijk niet verlaten. “Uitleg geven over beroepen is niet ons voornaamste doel”, verzekert Sofie Foets. “Wij zetten de jongeren aan om zichzelf beter te leren kennen en efficiënter te leren zodat ze zelf de wens gaan ontwikkelen om op een positieve manier bij te dragen. Soms reikt onze rol nog verder: een leerling die aan de zaterdagworkshops deelnam, had al een aantal schooljaren moeten overdoen. Met de workshops vond 30 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 D.R. D.R. hij zijn zelfvertrouwen terug en werd hij de eerste in de klas.” Ook het hoger onderwijs komt aan bod. Als partnerschap tussen VUB en ULB wil het project Wekonekt.brussels de deuren van Brusselse instellingen en bedrijven openstellen voor studenten. “70% van de VUB studenten woont niet in Brussel”, stelt projectcoördinator Lynn Tytgat. “Om te vermijden dat studenten meteen na de cursussen de trein huiswaarts nemen, organiseren wij al twee jaar lang evenementen om de Brusselse organisaties beter te doen kennen. Het hele jaar door kunnen studenten deelnemen aan bezoeken of aan cursussen van verscheidene professionals. Onze partners zijn onder andere het Kaaitheater, Belfius, Cinematek, P&V, de MIVB, Bozar, De Munt en de KVS.” “Bij Tada wil 90% van de professionals het volgende jaar terugkomen” Voor bedrijven beperkt het voordeel zich niet tot het delen van kennis. “Ook de ondernemingen kunnen daar een zeker voordeel uithalen”, zegt Lynn Tytgat. “Sommige studenten ontdekken een bepaalde beroepsomgeving voor de eerste keer en voor de verantwoordelijken ter plaatse is dit een gelegenheid om hun kennis van zaken te tonen. Het kan best gebeuren dat studenten daar later solliciteren.” Deze activiteiten, die de ondernemers vaak als een verademing beschouwen, vereisen uiteindelijk weinig inzet, vergeleken met de mogelijke sociale impact. “De eerste deelname aan een workshop vergt een beetje energie van de volwassen professional”, beseft Sofie Foets, van Tada. “Daarna verloopt alles veel gemakkelijker en vlotter. Volgens onze enquêtes onder vrijwilligers wensen 9 op de 10 mensen het volgende jaar terug te komen. En ook 9 op de 10 professionals verklaart iets tijdens deze workshops te hebben geleerd.” Ondertussen organiseren sommige bedrijven eigen initiatieven om studenten vroegtijdig warm te maken voor het beroep. “Door deel te nemen aan Tada, besliste Besix, een van onze partners, een eigen initiatief in het leven te roepen, onder de naam Kiddy Build”, vermeldt Sofie Foets. “Deze school organiseert workshops rond het thema bouwen voor honderden kinderen. Een soort super light versie van Tada. De workshops die wij organiseren dienen als inspiratiebron om zoveel mogelijk mensen aan te moedigen individuele verantwoordelijkheid op te nemen voor een meer inclusieve samenleving en een betere sociale cohesie. In dit opzicht fungeert onze vereniging als een katalysator.” ● Sofie Foets (Tada) Géry Brusselmans Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 31 “De onderneming komt op school te weinig aan bod” Guillaume Verhaeghe, de ontwerper van de gedeelde elektrische fietsen Billy, deelt regelmatig zijn ervaring met jongeren, onder andere via de vereniging 100.000 Ondernemers. ➜ Gaat u vaak in scholen uw ervaring presenteren? “Ik probeer dit zo vaak mogelijk te doen. Ik heb tweemaal deelgenomen aan 100.000 Ondernemers, onlangs nog aan UStart, Solvay en andere initiatieven. Ik heb voeling voor het onderwijs, want ik ben twee jaar leraar wiskunde geweest op de middelbare school, voordat ik me op het ondernemerschap ging richten. Als leraar sprak ik al vaak over ondernemerschap. Naast mijn project Billy ben ik trouwens ook betrokken bij de oprichting van een school in Anderlecht: de École du Dialogue. Mijn ondernemerservaring bespreken met jongeren beschouw ik als een verademing in een vaak hectisch dagelijks leven.” ➜ Hoe reageren de leerlingen tijdens uw voordrachten? “Ik bereid me niet voor. Zo ben ik nu eenmaal en op die manier roep ik ook gemakkelijker vragen en reacties op. Wanneer ik spreek, probeer ik vooral de ondernemersgeest aan te wakkeren. Ik vertel dat ondernemerschap begint met een idee, nieuwsgierigheid en actie. Ik vind dat de jongere generatie minder participatief is in de klas. Ik probeer ze te stimuleren.” ➜ Denkt u dat uw interventies een positieve impact hebben op de leerlingen? “De gezamenlijke inspanningen van alle verenigingen en van de ondernemers die naar de scholen stappen, maken het verschil. Het is niet de bedoeling om de leerlingen te overtuigen ondernemer te worden. Wel moeten ze inzien dat iedereen in zich een idee draagt die hij of zij wil verwezenlijken. Ik heb enkele jaren later wel horen zeggen dat sommige jongeren, onder meer naar aanleiding van mijn voordrachten, een andere oriëntatie zijn gaan volgen. Dit was bijvoorbeeld het geval bij een van de leerlingen die ik op de middelbare school heb onderwezen. Ik vind dat ondernemerschap onvoldoende aandacht krijgt in het onderwijs. Toch is dit een onmisbaar onderwerp in onze huidige samenleving.” © Michael Dehaspe
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Werkgelegenheid en vorming De reputatie van de ingenieur opkrikken Ondernemingen worstelen met het aanwerven van zogenaamde ‘hightech’ profielen. Naar verluidt kampt België met een tekort aan 500 ingenieurs per jaar. “We moeten de vooroordelen over dit beroep wegwerken en bruggen bouwen tussen onderwijs en bedrijfsleven”, verklaren deskundigen. E en IT-bedrijf zal in de komende jaren profielen moeten aanwerven die tot nu toe bijna onbestaande waren op de Brusselse arbeidsmarkt, namelijk specialisten in kunstmatige intelligentie, blockchain of data science. Voor de human resources managers van dit type bedrijf is het besef dat ook andere zogenaamde hightech sectoren op zoek zijn naar zulke witte raven, een magere troost. Deze profielen vallen meestal onder de benaming ‘WTEW’. Lees: Wetenschap, Technologie, Engineering en Wiskunde. In maart luidde Agoria, de Federatie van de Technologische Industrie, de noodklok met de aankondiging van een “tekort aan 500 ingenieurs per jaar in België”. In het hoger onderwijs zijn de vooruitzichten inderdaad niet echt aanmoedigend: in 2008 studeerden er 2500 studenten voor burgerlijk ingenieur of industrieel ingenieur. In 2018 zaten we onder de 1900. Dit tekort aan profielen, waar bedrijfsleiders van wakker liggen, is echter geen nieuws. “We zitten al 10 jaar met dat probleem opgescheept”, verklaart Frédéric Robert, vice-decaan van de École Polytechnique de Bruxelles (ULB). “Dit is bovendien geen louter Belgisch fenomeen. Ook in buurlanden als Duitsland en Frankrijk daalt het aantal inschrijvingen.” Frédéric 32 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 Robert wijt dit lage inschrijvingspercentage onder andere aan het imago dat ingenieursberoepen uitstralen: “Het grote publiek ziet een ingenieur vaak als iemand die een witte jas of een helm draagt, of een pak en een das. De ingenieursopleiding biedt echter veel meer uitzichten dan dat.” Dit tekort staat in schril contrast met de resultaten van studies die ingenieurs eigenlijk ophemelen: zes mensen op tien zouden dit beroep aan hun kinderen of vrienden aanbevelen. Een andere troef is de bezoldiging. Een burgerlijk ingenieur verdient vaak meer dan 4000 € per maand. En bovendien vindt hij dikwijls een baan nog voordat hij zijn diploma op zak heeft! Een leerbelasting? Waarom kiezen zo weinig studenten voor wetenschappelijke of op wiskunde gerichte studies? Sommigen beweren dat het middelbaar onderwijs een van de oorzaken zou zijn. Wiskunde en natuurkunde worden daar als moeilijke en onaantrekkelijke vakken beschouwd. “Wij stellen jaar na jaar vast dat de vaardigheden van studenten die aan een baccalaureaat beginnen, achteruitgaan”, betreurt Xavier Van den Dooren, directeur van de Ecam (1000 studenten, van wie 400 eerstejaars baccalaureaat). “Een van onze belangrijkste inspanningen in het eerste jaar van het baccalaureaat is het opwaarderen van het niveau van onze studenten. Sommige vaardigheden die in principe in het middelbaar onderwijs worden aangeleerd, zijn onvoldoende ontwikkeld. Zo bijvoorbeeld het doorzettingsvermogen, de capaciteit om aantekeningen te maken en om zaken in hun geheel te bekijken. Onze projectaanpak motiveert de student. Het slagingspercentage is echter gedaald: we zitten vandaag rond 20 tot 25%, afhankelijk van het gekozen leertraject.” Xavier Van den Dooren stelt dat “de zichtbaarheid van ingenieursstudies in de middelbare school moet worden vergroot en dat er meer samenwerking moet komen, met name door het betrekken en sensibiliseren van leraren wiskunde, wetenschappen of natuurkunde.” Ook de overheid zou het imago van het beroep kunnen opkrikken. “Op politiek vlak ontstonden initiatieven, maar van een massale actie is er geen sprake”, aldus Frédéric Robert. “We hebben een coördinatieplan nodig evenals de vereiste wetgeving om studenten en leerlingen in contact te brengen met de ondernemingen.” Xavier Van den Dooren pleit van zijn kant voor het Franse model van de ‘leerbelasting’. De ondernemingen betalen deze belasting om het leerlingwezen © Getty Frédéric Robert (ULB) om eerder in het leertraject contacten te kunnen nemen, tijdens de bachelor jaren dus, wanneer studenten nog niet echt voor hun toekomstige oriëntatie hebben gekozen.” Om toekomstige ingenieurs aan te lokken, bestaan er onder andere de campus days, waar bedrijven studenten kunnen ontmoeten. Besix heeft echter ook gekozen voor een meer persoonlijke ondersteuning. “Om ons te onderscheiden, organiseren we de Besix Professional Days, waarbij we 110 tot 130 jonge ingenieurs uitnodigen die we tijdens de campus days hebben ontmoet. Een dag lang leggen we concreet uit wat de filosofie van ons bedrijf is en wat het hen kan bieden. Vervolgens organiseren we ‘speed interviews’ en geven we uitleg over de aangeboden voordelen. Wij bieden een innovatief en competitief pakket, om de studenten te overtuigen. Wat vooral opvalt, is dat studenten vaak niet bekend zijn met de inhoud van het ingenieursberoep. Hoe dan ook trachten we 20 tot 30 jongeren per jaar in dienst te nemen. Zelfs als ze niet tekenen, kunnen we met deze dagen een eerste contact leggen. En misschien komt daar enkele jaren later iets van in huis.” ● Géry Brusselmans Een Xavier Van den Dooren (Ecam) rechtstreeks te financieren. “De leerbelasting moedigt het bedrijf aan om actief deel te nemen aan de opleiding van studenten die binnen afzienbare tijd de arbeidsmarkt gaan betreden. Ook de formule van betaalde stages moet worden ontwikkeld. Op politiek vlak is er verder de financiering, die de afgelopen jaren echter is verminderd, in het bijzonder op technisch gebied. Bijblijven is op dit domein een dure inspanning. Hoe dan ook, een goede communicatie in de media zou nuttig zijn om de sector te promoten.” Bedrijven rekruteren rechtstreeks in de universiteiten Om de zeldzame witte raven te vinden, moeten bedrijven zich steeds aantrekkelijker opstellen en bij universiteiten gaan aankloppen. “Het is duidelijk dat de markt vandaag competitiever is”, weet Axelle Vanklemput, sourcing and recruitment coordinator bij het bouwbedrijf Besix. “Ook al zijn we nummer één, we kunnen ons niet veroorloven om op onze lauweren te rusten. Enkele maanden geleden hebben daarom besloten om onze aanwezigheid in de vijf Belgische universiteiten te versterken. We hebben zelfs gevraagd positieve trend: vrouwen onder de ingenieurs Het beeld van het meisje helemaal alleen in een aula vol jongens behoort binnenkort tot het verleden, want de ingenieursopleiding wordt langzaam maar zeker wat vrouwelijker. “De Polytechnische Faculteit van de ULB telt voortaan 20% meisjes. Ook in de andere universiteiten van het land is dit het geval”, zegt Frédéric Robert, vice-decaan van de Brusselse Polytechnische Faculteit. “In sommige leertrajecten zoals bio-engineering en ingenieur architect, bereiken we zelfs bijna 50% meisjes.” Deze gestadige vervrouwelijking resulteert uit enkele communicatie-initiatieven van universiteiten en interprofessionele verenigingen. Vele deskundigen zijn de mening toegedaan dat een grotere openstelling van de sector voor vrouwen op termijn het tekort aan ingenieurs in België zou kunnen wegwerken. “Ik heb zes ingenieurs onder mijn medewerkers, twee mannen en vier vrouwen”, aldus Hilde De Cuyper, hoofd van het geotechnisch ontwerpbureau A+E Consult, in een recent artikel in L’Écho. “Ze presteren allemaal uitstekend, maar ik merk dat vrouwen iets nauwkeuriger zijn. Ze communiceren genuanceerder, begrijpen beter wat klanten verwachten en vertrouwen meer op hun intuïtie.” Sonja Berghman, head of group entreprise networking propositions bij Damovo (leverancier van informatieen communicatietechnologieën) betreurde in hetzelfde artikel “het ontbreken van ‘role models’ die vrouwen zouden aanmoedigen om een carrière in de sector te overwegen.” In België is 26% van de toekomstige burgerlijk ingenieurs en 11% van de studenten industrieel ingenieur een vrouw. Dit aantal neemt elk jaar langzaam maar zeker toe. Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 33
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Werkgelegenheid en vorming Hoe digitaal zijn digital natives? Ze zijn na de jaren 80 geboren. De zogenaamde ‘digital natives’ kregen de digitale technologieën met de paplepel ingegoten en gedragen zich naar verluidt als ware internetprofessionals met een aangeboren inzicht in de nieuwste technologieën. Is dat wel zo? Beheersen jongeren echt de digitale wereld door en door? Verscheidene studies betwijfelen dit. S tel u voor: u brengt de zondagmiddag gezellig thuis door met uw gezin. Uw 14-jarige zoon stuurt foto’s via SnapChat en chat tegelijk met zijn vrienden op zijn smartphone. Uw oudste zoon vertelt over zijn nieuwe baan als Community Manager terwijl zijn tweejarig dochtertje video’s bekijkt op YouTube. U beschouwt uw kinderen en kleinkinderen als grote specialisten in nieuwe technologieën. Wel ja, ze maken blijkbaar zonder de minste moeite intuïtief gebruik van al deze ingewikkelde tools. Klopt dit? Meerdere recente studies suggereren dat, in tegenstelling tot wat vaak wordt beweerd, jongeren de nieuwe digitale instrumenten verre van optimaal gebruiken. Volgens een studie die in juni 2017 in het tijdschrift Teaching and Teacher Education verscheen, “hebben jongeren geen bijzonder diepgaand en gedetailleerd inzicht in de technologie”. In deze studie stellen de professoren Kirschner en De Bruyckere dat “hun kennis vaak zeer oppervlakkig blijft en zich beperkt tot het gebruik van kantoorautomatiseringstoepassingen, een mailbox, instant messaging toepassingen, Facebook en een browser”. Ze zouden de technische objecten om hen heen in feite niet beter beheersen dan de vorige generatie. Vooral recreatief Smartphone, tablet, sociale netwerken, apps… De jongeren zijn inderdaad hyper geconnecteerd en gebruiken een grote verscheidenheid aan technologieën, maar dan vooral voor entertainment. Van Facebook, YouTube en al wat op internet leeft, maken ze allen een zeer recreatief gebruik. Dit betekent in geen geval dat deze jonge mensen allemaal uitblinken in digitale technologie. Studies in Canada, Oostenrijk, Zwitserland en de Verenigde Staten tonen aan dat studenten en afgestudeerden niet vertrouwd zijn met de meer geavanceerde functionaliteiten van de toepassingen die ze dagelijks gebruiken. Kortom, wie opgroeit in een omgeving rijk aan 34 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 nieuwe technologieën benut er niet noodzakelijk het volledige potentieel van. Vandaag is het bijvoorbeeld perfect mogelijk om kosteloos en snel een website te creëren met platformen zoals WordPress. Voorheen was dit zonder kennis van html-codering perfect onmogelijk. Het concept van ‘digital native’ die alle nieuwe technologieën perfect onder de knie zou hebben, zou daarom een mythe zijn. Wegens de aandacht van de media zou dit waanbeeld vandaag tot een populair geloof zijn uitgegroeid. In een studie die Nicolas Roland en Sophie Vanmeerhaeghe in 2015 aan de ULB hebben verricht, lezen we dat “jongeren eigenlijk zeer uiteenlopende niveaus van digitale vaardigheden vertonen. Het is bovendien geen verrassing dat de sociale omgeving waarin zij opgroeien een directe impact heeft op deze vaardigheden. De meest digitaal geletterden behoren tot vermogende families.” Deze mythe van de ‘digital native’ heeft gevolgen: “Studenten die moeite hebben met het gebruik van digitale hulpmiddelen voelen zich vernederd door de verwachtingen van de academische instellingen en docenten, die er van uit gaan dat iedereen vlot omgaat met computers en software”, verklaren de professoren Kirschner en De Bruyckere. Zij oordelen dat de nieuwe technologieën het onderwerp moeten zijn van specifiek onderwijs op scholen en universiteiten. Nicolas Roland en Sophie Vanmeerhaeghe beamen dit: “De digitale en technische vaardigheden van studenten worden overschat en er heerst een tekort aan begeleiding.” ● Gaëlle Hoogsteyn © Getty KBC Brussels Live : volledige service op afstand Het KBC Brussels Live Center, de digitale tak van de jonge, unieke Brusselse bank KBC Brussels, is trots op zijn zeer ruime en vlotte bereikbaarheid. “We overstijgen de 9 to 5.” Je kunt KBC Brussels Live, ietwat symbolisch gevestigd in het hartje van de Europese wijk, beschouwen als een virtueel verlengstuk van het kantorennetwerk van KBC Brussels. De bijna 200.000 klanten van uiteenlopende nationaliteiten van de bank met een eigen gezicht kunnen door KBC Brussels Live geholpen worden in het Nederlands, Frans, Engels en Duits. De service kan volledig op afstand gebeuren, via telefoon, live chat of videoconference. “Bijna 90% van onze activiteiten is gericht op bestaande klanten”, vertelt Tim Dechamps, kantoordirecteur van KBC Brussels Live. “Op dit moment ontwikkelen we een doorschakelpunt voor vragen of belangrijke zaken die prospecten aanbrengen, waarlangs we hen in contact kunnen brengen met adviseurs van ons kantorennetwerk of experts. Vanaf september starten we ook een procedure om prospecten klant te maken en detailadvies te verlenen.” De grote troef van KBC Brussels Live is de zeer ruime en vlotte bereikbaarheid. “We overstijgen de 9 to 5”, zegt Tim Dechamps niet zonder trots. “We zijn elke werkdag van 8 uur ‘s morgens tot 22 uur ‘s avonds geopend en op zaterdagen kan men ons van 9 tot 17 uur bereiken.” Het digitale kantoor denkt heel klantgericht. De betrachting is de best mogelijke service te leveren op het beste moment, via het meest geschikte kanaal en gebaseerd op de wensen en noden van de klant. Om die laatste te doorgronden, bieden de medewerkers een aandachtig luisterend oor. “De diensten die we aanbieden staan grotendeels gelijk met wat een regulier bankkantoor doet, zowel voor professionele als voor particuliere klanten.” Bedrijven kunnen er terecht voor alle vormen van kredietverlening: investeringskredieten, leasings, betalingsfaciliteiten… Daarnaast behoort alles wat met betaalverkeer en rekeningbeheer betreft tot het aanbod, met alle mogelijke adviezen en begeleiding bij het digitale bankieren. KBC Brussels Live maakt zich sterk dat het alle dossiers volledig – van A tot Z – op afstand kan afhandelen. Dit verloopt via geijkte procedures en beveiligde kanalen. “Het komt erop neer dat we op een virtuele manier tot bij de klant komen”, zegt Dechamps. “Ook al gebeurt dat minder vaak, soms ontvangen wij klanten ook face-to-face, binnen datzelfde ruimere kader van openingsuren, als zij bijvoorbeeld een investeringskrediet willen finaliseren en ondertekenen. We kiezen er echter bewust voor om de meeste dienstverlening op afstand te laten gebeuren, omdat de mobiliteit in Brussel een probleem is. Klanten hebben vertrouwen in onze manier van werken; zij zien de volledige service op afstand als een meerwaardeoplossing.” Bedrijfsleiders ontzorgen Het digitale bankkantoor wil bedrijfsleiders volledig ontzorgen. Tim Dechamps: “Stel dat een professionele klant een investeringskrediet aanvraagt, maar tezelfdertijd een vraag heeft over zijn eigen over zijn privé-bankzaken, dan kunnen wij hem meteen voor beide zaken verder helpen. Voor bijkomende complexe vragen schakelen wij naadloos door naar onze expertisecentra, zonder nog eens drie à vier tussenpersonen te moeten passeren.” In totaal heeft KBC Brussels Live 47 specialisten in huis. Voor het professionele luik is er de expert oplossingen ondernemen, hét aanspreekpunt voor KMO’s, zelfstandigen en vrije beroepen. Voor complexere kwesties, bijvoorbeeld op het gebied van fiscaliteit of subsidies, gaat dit aanspreekpunt in overleg met topexperten in die specifieke materie. Voor de particulieren is er ook de nodige expertise beschikbaar in onder meer verzekeringen, het beheer van financiële reserves (beleggingen), vastgoed… “We doen zoveel mogelijk instant. Een klant die ons morgen belt met een dringende vraag, gaan we onmiddellijk verder helpen. Als iemand met een eigen zaak op het moment zelf maar vijf minuten tijd heeft, kunnen we perfect een afspraak maken met een expert.” KBC Brussels Live 02 303 31 60 info@kbcbrussels.be www.kbcbrussels.be Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 35
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Onderwijs en vorming Fablabs: welkom in mijn lab! Cityfab1 was het eerste publieke fablab dat in Brussel werd geopend. De ‘fablabs’ – een samentrekking van Fabrication Laboratory – komen rechtstreeks uit de Verenigde Staten en schieten in Brussel sneller uit de grond dan paddenstoelenhuizen in Smurfenland. Waar zijn deze laboratoria eigenlijk mee bezig? En hoe kunnen ze de opleiding van studenten aanvullen? We zijn even zelf gaan kijken. I n 2012 was iMal, langs de Koolmijnenkaai in Molenbeek, één van de allereerste fablabs in Brussel. Het succes liet niet op zich wachten en andere fablabs doken zowat overal in de hoofdstad op. Denk maar aan OpenFab, MicroFactory en onlangs nog Cityfab1, dat op initiatief van het Brusselse Gewest werd gelanceerd. Begin 2019 huldigden de VUB en de ULB officieel hun nieuwe gemeenschappelijke fablabs in, in de voormalige rijkswachtkazerne. Daar wordt onder andere de opleiding in industriële wetenschappen gegeven. Studenten kunnen daar focussen op hun eigen technische vaardigheden en praktische expertise opdoen. Onderzoek speelt daar eveneens een belangrijke rol. Wat is een fablab? Het concept is in het Bostonse MIT geboren. Een fablab – een fabricagelaboratorium dus – is een ruimte waar het publiek kan beschikken over machines en gereedschappen voor het ontwerp en de productie van allerlei soorten voorwerpen. Het doelpubliek van fablabs is bijzon36 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 der divers: ondernemers die sneller de stap van concept naar prototype willen zetten, ontwerpers/kunstenaars, studenten die willen experimenteren en hun praktische kennis willen uitbreiden en zelfs gepensioneerde burgers die graag wat ‘knutselen’. Elk fablab is anders, maar ze hebben een gemeenschappelijk charter met daarin een aantal na te leven aspecten. Zo moet elk fablab minstens over vier machines beschikken (een 3D-printer, een vinylsnijder, een lasersnijder en een digitale freesmachine). Verder moet het fablab voor iedereen toegankelijk zijn en het delen van kennis bevorderen. Fablabs maken deel uit van een wereldwijd netwerk van lokale open source werkplaatsen. “Er bestaan fablabs van allerlei omvang en oriëntaties om aan de behoeften van verscheidene doelgroepen te voldoen. Het charter waarborgt een open geest en openheid naar het publiek toe. Een van de doelstellingen van dit handvest is ook dat als je hier in Brussel een voorwerp creëert, je het op identieke wijze kunt reproduceren in een van de 1500 andere fablabs in de wereld”, vertelt Nicolas de Barquin, de oprichter van OpenFab. Studie en praktijk “Als openbaar fablab is het onze taak om het concept te demystificeren en toegankelijker te maken voor iedereen, onder andere voor scholen”, verklaart Maïté Dupont, Fablab Manager bij Cityfab1. “Klassieke fablabs werken meestal met een goed ingelicht publiek. Wij willen fablabs bij het grote publiek bekend maken en mensen binnenhalen die dat spontaan niet zouden doen. Om dit te bereiken, organiseren wij cursussen en modules die de mensen vertrouwd maken met het gebruik van de ma© Belga 50 Brusselse organisaties maken er samen werk van ! Op weg naar een job dankzij een Nederlandstalige beroepsopleiding. Zo’n 1.500 werkzoekenden maken op deze opleidingsbeurs kennis met het ruime Nederlandstalige aanbod van Brusselse organisaties op het vlak van beroepsopleiding, begeleiding naar werk , werkervaringstrajecten en taallessen Nederlands. Dankzij een visuele, interactieve presentatie krijgen ze er een correct beeld van sectoren als horeca, zorg, veiligheid, logistiek, IT en bouw. Het totaal aanbod geniet niet alleen financiële steun van de Brusselse, maar ook van de Vlaamse overheid. Wanneer de werkzoekenden degelijk klaargestoomd worden voor een job, opent dit immers ruime perspectieven voor tewerkstelling in het Brussels gewest maar zeker ook in de Brusselse Rand. De meer dan 50 deelnemende opleidingsorganisaties staan klaar om uw toekomstige werknemers warm te onthalen en te motiveren hun potentieel aan te bieden op de arbeidsmarkt en ontbrekende competenties te verwerven. Ook voor werkgevers loont het de moeite om een kijkje te komen nemen op de beurs. OPLEIDINGSBEURS BOURSE DE LA FORMATION TRAINING FAIR Ik zoek. Ik vind mijn opleiding. Alles over werk en Nederlandstalige beroepsopleidingen in Brussel Tout sur l’emploi et les formations professionnelles en néerlandais à Bruxelles 23.05.2019 Tour & Taxis 10.00 - 16.00 www.opleidingsbeurs.brussels georganiseerd door - organisée par - organized by met de steun van - avec le soutien de - with the support of Everything about work and vocational training in Dutch in Brussels V.U. /E.R. Steef Corijn – Antwerpselaan 26 – 1000 Brussel – 03/2019 – Niet op de openbare weg gooien – Prière de ne pas jeter sur la voie publique – Do not throw on the public road
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ze meer aanleg hebben voor praktijk dan theorie”, vertelt de oprichter. In samenwerking met de Flop Academy, organiseert OpenFab bovendien stages gedurende de vakantie. De Flop Academy is er om bij te dragen tot de groei van toekomstige bedrijven door vandaag de ondernemersgeest te ontwikkelen. In de praktijk helpt zij jongere generaties hun eigen innovatieve oplossingen te kanaliseren via ervaringsgerichte workshops waarmee jongeren beter beHet fablab MicroFactory, in Anderlecht. chines. We richten ons heel vaak tot de lokale scholen, met een speciaal aanbod voor dit publiek. De kunst- en technische hogescholen contacteren ons spontaan, want ze zijn op zoek naar oplossingen voor hun studenten, bijvoorbeeld wanneer die schaalmodellen moeten maken.” Scholen beschikken immers niet over voldoende middelen om te investeren in de machines die fablabs ter beschikking stellen. De studenten daar naartoe brengen is dan ook een goed alternatief. De labs bevorderen autonoom werken. Ze stellen studenten en jonge projectdragers in staat om op eigen houtje te leren. OpenFab verwelkomt af en toe zelfstandigen of jonge ondernemers die een prototype willen creëren om hun producten op de markt te lanceren of investeerders te vinden. De scholen beseffen steeds meer hoe belangrijk het is om theorie en praktijk te combineren. “De jongeren van vandaag willen op een andere manier leren en actief zijn in hun opleiding. Samenkomen in een fablab, waar je in kleine groepjes aan een echt project werkt, is veel boeiender dan thuis een theoretische opdracht schrijven”, meent Maïté Dupont. Cityfab1 heeft daarom veel vaste bezoekers die regelmatig terugkomen, onder andere architectuurstudenten. Nicolas de Barquin beschouwt fablabs eveneens als een leerplaats, maar dan niet gestructureerd. “Ik zie ons fablab eerder als een experimenteerruimte. We willen dat de mensen zich hier op hun gemak voelen om nieuwe dingen uit te proberen. In een fablab kun je alles doen, want het is een soort gereedschapskist.” In samenwerking met Innoviris en vijf andere labs gaat OpenFab op bezoek in middelbare scholen met een ‘FabLab Mobile’. “In die scholen organiseren we workshops van een halve dag. Hiermee promoten we de fablabs en ontdekken de jongeren dat ze via die weg ook kunnen leren, vooral als grijpen hoe ondernemers denken, praten en handelen. “FlopCamps zijn business games waarin jongeren tussen 12 en 16 een team vormen om directe ervaring op te doen met de fasen van een bedrijfsoprichting. Hierbij horen ontwerp, prototype-ontwikkeling, de nodige tests en modellering. Tijdens de stage worden ze bij OpenFab onthaald om hun prototypes te maken”, verduidelijkt Nicolas de Barquin. De vraag neemt toe Een jaar na de opening is Cityfab1 bijzonder tevreden met de eerste resultaten. “Onze trainingen zijn meestal volgeboekt en wij verwelkomen elke maand meer mensen. Er bestaat een echte behoefte. Wij ontwikkelen momenteel nieuwe soorten workshops om tegemoet te komen aan de verwachtingen van het publiek. We zijn ook van plan om samen te werken met instellingen als Bruxelles Formation om ons fablab open te stellen voor werkzoekenden en hen hierheen te brengen met hun opleider. Voor wie op zoek is naar een baan, is inzicht in de werking van dit soort machines een echte troef”, weet Maïté Dupont. Een fablab is ook een gemeenschap van mensen die elkaar willen helpen en hun kennis en vaardigheden delen. “Wij komen als Fablab Managers regelmatig samen om praktijken, trends e.d. te bespreken”, zegt Maïté Dupont. “Het beroep is nog relatief nieuw. Vandaar het nut om van elkaar te leren.” Elk fablab is in zijn eigen wijk verankerd en heeft daarom specifieke kenmerken. Steeds meer mensen tonen belangstelling. Voor onze deskundigen is de markt verre van verzadigd. Op termijn wenst Nicolas de Barquin ook de erkenning van de in het fablab verworven vaardigheden, bijvoorbeeld door middel van de door de Gemeenschappen verleende minicertificaten. “Er moet een manier worden gevonden om de opgedane ervaring te evalueren. De portfolio van prestaties kan trouwens het CV trouwens aanvullen of zelfs vervangen. Ik wens dat de praktijk binnen het fablab in aanmerking zou komen voor het vinden van een baan”, concludeert hij. ● Gaëlle Hoogsteyn 38 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 D.R. Werkgelegenheid en vorming Het AI potentieel van Brussel Brussel zou een Europees centrum voor kunstmatige intelligentie kunnen worden, tenminste als het tempo wat wordt opgevoerd. “Er bestaat ook een behoefte aan synergieën tussen de verschillende overheidsniveaus. En we moeten ons richten op gebieden die China en de Verenigde Staten momenteel minder ontwikkelen”, geloven onze deskundigen. B russel staat niet echt bekend om zijn vitaliteit inzake kunstmatige intelligentie (Artificial Intelligence of AI). In 2019 is het vooral de bedoeling om de twee wereldwijde koplopers, de Verenigde Staten en China, in te halen. “Het is nog niet te laat, maar het wordt nu wel relatief dringend”, oordeelt Philippe Van Impe, oprichter en CEO van DigitYser, een Brusselse incubator gespecialiseerd in nieuwe technologieën. “In 2014 hebben we een werkgroep opgericht rond datawetenschap en kunstmatige intelligentie. Vandaag zijn 4000 deskundigen en onderzoekers uit heel België daar lid van.” Brussel begint niet van scratch. Het wereldje van startende ondernemers in AI is weliswaar relatief beperkt, maar de hoofdstad pronkt met een aantal vlaggenschepen, waaronder Collibra, een startup die focust op data governance. Andere noemenswaardige ondernemingen zijn Jetpack, gespecialiseerd in datawetenschap, en Sagacify, dat bedrijven bijstaat bij het ontwikkelen van AI. Incubators gericht op nieuwe technologieën bieden trouwens onderdak aan zulke startups. Dit is bijvoorbeeld het geval van DigitYser, in de IJzer-wijk van het stadscentrum. DataBuzz : een echt labo op wielen Brussel blinkt waarschijnlijk vooral uit in opleiding en vorming. “Naast de industriële toepassingen beschikken Brussel – en België in het algemeen – over zeer bekwame docenten en onderzoekers op dit gebied, vooral aan de ULB, de VUB en de KULeuven”, verklaart Hugues Bersini, hoogleraar kunstmatige intelligentie en codirecteur van het in dit doHugues Bersini (Iridia) mein gespecialiseerde laboratorium Iridia. In 2019 geraakt de trend blijkbaar in een stroomversnelling. De VUB en de Vlaamse Gemeenschapscommissie hebben onlangs een DataBuzz, een echt laboratorium op wielen met de nieuwste technologieën, ter beschikking gesteld. De DataBuzz zal circuleren onder de scholen om jonge Nederlandstalige Brusselaars van 10 tot 18 jaar de kans te geven zich vertrouwd te maken met de hoogtechnologische vakken. In april werd in Brussel de allereerste (kosteloze) school geopend die mensen opleidt in AI. Er wordt geen diploma vereist bij de ingang! De opleiding vindt plaats bij Becode, in het centrum van de stad, op initiatief van de Belgische dochteronderneming van Microsoft. “In maart hadden wij al meer dan 350 aanvragen ontvangen”, verheugt zich Didier Ongena, General Manager van Microsoft België. “Meer dan we hadden gehoopt! Op termijn willen we in België negen centra openen en jaarlijks tussen 350 en 500 mensen opleiden.” AI 4 Belgium Niet toevallig belandt een dergelijke opleiding in Brussel, want ongeacht hun sector, zullen ondernemingen de komende jaren een beroep moeten doen op kunstmatige intelligentie – en dus rekruteren. “De afspraak is dat getrainde mensen voor partners van Microsoft kunnen werken”, verduidelijkt Didier Ongena. “Wel dient gezegd dat we geen profielen opleiden in onderzoek en ontwikkeling. Wij focussen op mensen die aan het einde van een 10 maanBrussel Metropool - mei 2019 ❙ 39 D.R. © Getty
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den durende training in staat zullen zijn om AI in bedrijven toe te passen.” De politici beseffen de achterstand van Brussel inzake AI en vooral het potentieel aan tewerkstelling. Vandaar hun Didier Ongena (Microsoft Belgium) talrijke aankondigingen. Op 28 maart werd zelfs ‘AI 4 Belgium’ onthuld. Dit federaal plan stelt meerdere AI centra in en beoogt de oprichting en ontwikkeling van startups. “Er wordt bovendien nagedacht over een gebouw dat in Brussel voor AI zou worden gebruikt”, vertelt Hugues Bersini. “Het zou onderdak kunnen bieden aan alle doctoraatsopleidingen in het land en als incubator voor bedrijven kunnen dienen. Centralisatie op federaal niveau lijkt me onontbeerlijk, gewoonweg omdat de kritische massa van doctoren en opleiders in elke universiteit niet wordt bereikt.” Zou onze hoofdstad met al deze nieuwe initiatieven op Europees niveau een excellentiecentrum in kunstmatige intelligentie kunnen worden? “We zouden ons op energietransitie en mobiliteit kunnen richten” “Vandaag staan de Europese landen min of meer op hetzelfde niveau”, stelt Philippe Van Impe, van DigitYser. “Sommige zijn iets verder gevorderd, alle investeren in ontwikkeling maar de Europese landen lopen globaal achter op de Verenigde Staten en China.” Hij stelt onder andere voor om zich op industriële toepassingen te richten: “De Chinezen zijn Nr. 1 op het gebied van AI omdat ze hebben begrepen hoe ze AI in het dagelijkse leven moeten toepassen. Ze hebben robots gebouwd en messaging-software ontwikkeld die vandaag al worden gebruikt. In België is de opleiding sterk ontwikkeld in de wiskunde of statistiek, maar ik denk dat we vooral moeten investeren in toepasbare software en daarom ook incubatoren moeten opzetten waar starters zulke toepassingen kunnen creëren en uittesten.” Hugues Bersini vindt dat we ons moeten richten op nichesectoren: “In de Verenigde Staten of Azië worden ontwikkelingen in kunstmatige intelligentie geïnitieerd door privé bedrijven die vooral winst beogen. Dit gaat gepaard met een grote concurrentie. De troef die België kan uitspelen, is de ontwikkeling van competentiesectoren die niet in Philippe Van Impe (DigitYser) 40 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 handen zijn van de Verenigde Staten of China. We hebben gevoel voor de sociale dimensie en kunnen investeren in mobiliteit en energietransitie. AI kan verder ook in de overheidssector worden ontwikkeld. De uitdaging zal erin bestaan de krachten op de verschillende overheidsniveaus te verenigen.” ● Géry Brusselmans AI voor medische diagnoses en investeringen Vaak wordt AI herleid tot een digitaal brein dat in staat zou zijn te denken als een mens. De meest tastbare toepassingsgebieden van AI zijn bijvoorbeeld intelligente messaging, de emotionele robot of de virtuele schaker die van zijn fouten leert. Dit is echter slechts het topje van de ijsberg. AI is reeds in de meeste sectoren aanwezig en kent sinds een aantal jaren een exponentiële groei. Gigantische bedrijven als Google of Amazon investeren trouwens miljoenen dollars in ontwikkelingen die in de komende maanden en jaren het licht zullen zien. In de geneeskunde is er sprake van expertsystemen voor diagnose, waarvan sommige nu al patiënten accurater onderzoeken dan een arts dit zou doen! In de bank- en financiële sector bestaan er al AI systemen om de risico’s van kredietverlening te beoordelen. Het rechtswezen gebruikt programma’s om rechterlijke beslissingen te vergemakkelijken of eenvoudige zaken te beslechten. Sommige media doen zelfs een beroep op computers om artikelen te schrijven door gegevens of reeds gepubliceerde artikelen te compileren. “De markt voor kunstmatige intelligentie bloeit vooral omdat we over de nodige rekenkracht, algoritmes en gegevens beschikken”, verklaart Didier Ongena, de topman van de Belgische Microsoft dochteronderneming. “Met deze capaciteiten hebben we nu behoefte aan leadership. Onze bedrijfsleiders en de overheid moeten in staat zijn om AI te gebruiken. Als grote bedrijven en de overheid beslissen om zaken in Brussel te veranderen, ontstaat er een domino-effect. En laten we niet vergeten dat kunstmatige intelligentie essentieel is voor het toekomstige concurrentievermogen van onze bedrijven.” D.R. Werkgelegenheid en vorming Alternerend leren, een prima rekruteringstool Gekwalificeerd personeel aanwerven. In de vorming van een jongere investeren en, in ruil hiervoor, voordeel halen uit zijn kennis van zaken. Begeleiding en financiële steun krijgen bij dit burgergericht initiatief. Een witte raaf vinden en hem willen houden… Met alternerend leren wordt dit alles mogelijk. (Coproductie) H et begrip vaardigheden dekt vandaag niet alleen technische bekwaamheden (kennis), maar ook knowhow en interpersoonlijke skills. Solidariteit, teamgeest, respect voor een aantal regels zijn allemaal noodzakelijk voor integratie en professioneel succes. Al deze dimensies zitten van meet af aan in het concept van alternerend leren verwerkt. Vandaar de kracht van deze leermethode. Dit is enerzijds te danken aan de tijd die de leerling in het bedrijf doorbrengt, en anderzijds aan de opleiders, die allemaal actieve professionals zijn. Voor ondernemingen wordt het steeds moeilijker om bekwaam gekwalificeerd personeel aan te werven, althans in sectoren als de bouw, de kappersbranche en de slagerijen. De alternerende opleiding speelt hier dan ook een fundamentele rol. Via dit systeem verwerven leerlingen drie jaar lang de vaardigheden die het beroep vereist, naast specifieke bekwaamheden die verband houden met het leven van de onderneming. De onderneming die een leerling inhuurt volgens de formule van alternerend leren, kan deze persoon opleiden voor haar eigen behoeften tegen een zeer lage kost en tegelijk extra steun van de overheid genieten. Een oplossing voor knelpuntberoepen Vandaag zitten we met nagenoeg 80 knelpuntberoepen. De alternerende opleiding kan dit euvel gedeeltelijk verhelpen, tenminste als de bedrijfswereld mee wil. Hiervoor zijn overeenkomsten nodig met de sectoren, waardoor opleidingsorganisaties en bedrijven elkaar ondersteunen. Er heerst soms terughoudendheid wegens de tijd die nodig is om een jongere te begeleiden, maar op termijn loont het echt de moeite. Een ‘alternerende’ leerling wordt niet zomaar ergens gedropt. De onderneming krijgt gedurende het hele traject van de leerling de nodige steun, zowel op administratief vlak als voor de eerder pedagogische aspecten. Vincent Giroul (links) en Emmanuel Baufayt Het concept van alternerend leren blijft onvoldoende bekend bij de Brusselse bedrijven. Dat is trouwens jammer, want dit type vorming beantwoordt volledig aan hun verwachtingen. In de praktijk onderhouden we talrijke contacten met de ondernemingen om hun behoeften te kennen, veranderingen in beroepen te anticiperen en ons aanbod daarop af te stemmen. Een andere troef van de alternerende opleiding is de capaciteit om vrij snel nieuwe opleidingen op te zetten om aan de toekomstige behoeften te voldoen. Als gevolg vindt 80% van de afgestudeerden van een dergelijke alternerende opleiding binnen zes maanden een duurzame baan in de sector waarin zij zijn opgeleid. Dit spreekt boekdelen over de kwaliteit van de afgestudeerden, wat grotendeels aan de werkgevers zelf te danken is en waaruit zij terecht voordeel halen. Momenteel werkt efp samen met drieduizend partnerbedrijven en is de instelling van plan om dit netwerk verder uit te breiden. Hoe meer bedrijven klaarstaan om leerlingen te verwelkomen, hoe beter dit soort opleidingen zich kan ontwikkelen. De uitdaging bestaat erin om nu grotere organisaties te mobiliseren, die momenteel wat op afstand blijven van alternerend leren. Wat wij bieden is nochtans een win-win situatie voor de jongeren en voor de bedrijven. Bovendien is de opleiding van de jongeren een positief initiatief naar de samenleving toe en een stap naar de toekomst. Dit is dus een oproep. ● Vincent Giroul, Directeur van het efp Emmanuel Baufayt, adviseur, Hoofd van de afdeling Beroepsopleidingen Informatie: www.efp.be ❙ 41 © Getty
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Werkgelegenheid en vorming Culturele intelligentie voor betere samenwerking Brussel kleurt steeds diverser, het personeelsbestand van haar bedrijven bijgevolg ook. Hoe belangrijk is het dat managers en kaderleden een training krijgen in de samenwerking over de culturen heen? Hoe kun je andere culturen tegemoet komen zonder dat de werkzaamheden in het gedrang komen? Twee experts zoeken antwoorden. T e veel bedrijven onderschatten nog de impact van culturele verschillen op het werk. Dat zegt Marco Hellemans, een expert in cross-culturele communicatie die expats, managers en teams coacht. “Ze kunnen tot misverstanden leiden en zelfs tot cultuurshocks, conflicten en fouten. We leven steeds meer in een globale wereld. Niet alleen je personeels- maar ook je klantenbestand wordt alsmaar diverser. Vandaar de noodzaak om culturele intelligentie te ontwikkelen.” Marco Hellemans legt bij zijn coaching de link met de opvoeding. “Wat je meekrijgt als je opgroeit, zou je het besturingssysteem van je brein kunnen noemen. Het opereert op de achtergrond. Je spontane reacties komen vanuit dat onderbewuste. Ze lijken misschien logisch en universeel, maar dat zijn ze niet. Voor jou kan het tegenoverstelde van de dood het leven zijn, maar voor Aziaten is dat eerder de geboorte. Westerlingen zien de tijd als een rechte lijn, Aziaten als een cirkel. Chinezen en Japanners krijgen als ze klein zijn ook te horen dat ze twee ogen en twee oren hebben, maar slechts één mond. Het gevolg is dat ze veel kijken en luisteren, maar niet zo vaak spreken. Voor ze iets zeggen, wikken en wegen ze eerst de woorden. Als ze tijdens een dialoog zwijgen, betekent dit dus dat ze nadenken over hun antwoord.” Culturele intelligentie wil dus zeggen dat je begrip toont voor deze culturele verschillen. Marco Hellemans prefereert de ‘smartotypes’ boven de stereotypen die vaak generaliserend en denigrerend zijn. Als je de échte, significante verschillen identificeert en objectief analyseert, kom je tot bruikbare ‘smartotypes’. “Het doel is bepaalde sociale codes te respecteren en met de anderen te synchroniseren. Zo toon je respect. Je kunt het vergelijken met een fusie. Als twee bedrijven samensmelten, behoudt men de best practices van beide. Dezelfde methode kun je in een veelkleurig team toepassen. Als ik me open opstel, zullen mijn collega’s geneigd zijn hetzelfde te doen. Is het motto van België niet ’Eendracht maakt macht?’” Gemeenschappelijke taal Houssein Boukhriss, een trainer/consultant in diversiteitsmanagement en interculturele communicatie, onderstreept dat diversiteit verrijkend is als je mensen toelaat zichzelf te zijn zonder dat dit storend is voor de samenwerking en de prestaties. Maar ook hij geeft toe dat misverstanden kunnen ontstaan als je mensen van uiteenlopende culturen bij elkaar zet. “Ik zie vooral communicatieproblemen wanneer men geen gemeenschappelijke taal spreekt, zij het Nederlands of Frans. Het is een natuurlijke reflex om onder land- of streekgenoten de eigen taal te hanteren. Dit zorgt evenwel voor frustraties bij de anderen; zij voelen zich dan uitgesloten. Zij beschouwen dat terecht als een teken van weinig respect. Spreek dus tijdens de werkuren een taal die iedereen op de werkvloer begrijpt.” Wat ook voor wrijvingen kan zorgen, is dat de manier waarop men normen en waarden invult. “Een voorbeeld zijn da42 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 © Getty Houssein Boukhriss mes die zich gediscrimineerd voelen wanneer een zeer conservatieve moslim bij de begroeting geen hand wenst te geven”, vertelt Boukhriss. “Een geëmancipeerde vrouw interpreteert dat als een gebrek aan respect, terwijl die man wel vriendelijk goedendag wil zeggen, maar liever geen hand drukt uit respect voor de vrouw, en meer bepaald zijn eigen vrouw.” Spelregels voor iedereen Net als confrater Hellemans vindt Houssein Boukhriss dat een goed begrip van de andere culturen, religies en achtergronden nodig is om te oordelen of je bepaald gedrag al dan niet aanvaardt. Ploegbazen en teamleaders moeten goed inschatten waarom medewerkers zich ergens druk om maken. Het is zoeken naar een gulden middenweg: hoe kom je mensen tegemoet zonder het werk in het gedrang te brengen? Boukhriss hamert op professionaliteit. “Privé beslis je met wie je omgaat, maar je collega’s kan je niet kiezen. Je wordt betaald om samen te werken en dus dien je elkaar te respecteren. Je mag collega’s niet pesten, intimideren of discrimineren op basis van hun anders-zijn, dat is bij wet vastgelegd.” Daarnaast wijst de trainer op de noodzaak van duidelijke grenzen. “Je kweekt loyale en tevreden medewerkers wanneer zij zich gerespecteerd voelen in wat zij belangrijk vinden, maar het respect moet wederzijds zijn. Wie deel uitmaakt van een club moet de spelregels in acht nemen. Je moet je aan het intern reglement en de wettelijke voorschriften rond hygiëne en veiligheid houden. Er zijn bedrijven die neutraliteit op het vlak van religie en ideologie eisen, wanneer werknemers in contact komen met klanten. Sommigen kunnen zich daardoor beperkt voelen, omdat zij bv. geen hoofddoek mogen dragen. Kijk er ook op toe dat de continuïteit van de werkzaamheden niet in het gedrang komt. Als je veel moslim personeelsleden telt bv., kun je niet iedereen op hetzelfde moment verlof voor pakweg het suiker- of offerfeest geven.” Bandana van de firma Wanneer een organisatie qua samenstelling diverser wordt, kan ze beslissen haar cultuur geleidelijk aan de nieuwe situatie aan te passen. Boukhriss: “Er zijn bedrijven die een gebedsruimte inrichten. Zij staan bidden toe tijdens de pauzes. Door moslims daar in tegemoet te komen, creëer je bij hen goodwill. Een ander voorbeeld zijn Ikea en grote schoonmaakbedrijven die zelf niet al te opzichtige, bij het uniform Een ja die geen ja is Stel, je hebt een veelkleurig projectteam met blanke Belgen én mensen met een Afrikaanse en Aziatische achtergrond. Deze teamleden hebben uiteenlopende visies op het begrip tijd. Marco Hellemans haalt een UCM training aan voor niet-Europeanen die in België een bedrijf wilden starten. “De trainers waren blanken, de klanten kwamen vooral uit Marokko en Congo. De cursusgevers merkten dat de Congolezen steeds uitvluchten zochten bij het opstellen van een businessplan. Ik heb de trainers verteld dat dit niet uit luiheid of kwade wil was. Die Congolezen weten niet eens wat ze volgende week gaan doen, laat staan wat er in een businessplan moet. Toen de trainers eerst goed uitlegden dat het hier helaas een noodzaak is om na te denken over wat je in de toekomst wil bereiken, ging het een pak vlotter.” Een ander aandachtspunt volgens Hellemans is de meer systematische visie die Aziaten erop na houden. Zij willen te allen tijde overzicht over de hele context bewaren. “Wanneer je een Aziaat een briefing geeft, kun je niet gewoon zeggen: dit moet tegen morgen klaar. Je moet een beetje de voorgeschiedenis schetsen en ook aangeven wat er nadien nog staat te gebeuren. Maak ook duidelijk wat de gevolgen zijn als hij niet op tijd levert. Een Aziaat zal er nooit voor uitkomen dat hij iets niet weet, want voor hem staat dat gelijk aan gezichtsverlies. Hij zegt ook nooit ‘nee’. Dat woord bestaat niet eens in het Mandarijns. En als ze ja zeggen, wil dat niet zeggen: ‘Ja, ik ga met u akkoord’. Wat ze bedoelen is: ‘Ja, ik heb u gehoord’. Als je met hen wil samenwerken, moet je zoiets kunnen decoderen.” ● Marco Hellemans Peter Van Dyck passende hoofddoekjes in bandanastijl voorzien. De vrouwelijke medewerkers in kwestie zijn tevreden dat hun haar bedekt is, terwijl het de klanten nauwelijks opvalt dat zij een hoofddoek dragen.” Als moslims soms tijdens de werkuren wegglippen om te gaan bidden, kan de baas dat als werkweigering beschouwen. “Dan heb je als werknemer niet het recht om te klagen”, oordeelt Boukhriss. “Hetzelfde geldt als je als moslim in een slagerij aan de slag gaat en het versnijden van varkensvlees tot je takenpakket behoort. Ofwel aanvaard je dat ofwel trek je de conclusie dat je niet thuis hoort op dat bedrijf.” Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 43 D.R. D.R.
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Dynamiek Inkomsten uit auteursrechten: wat is mogelijk? In 2008 voerde België een gunstig belastingstelsel in voor de inkomsten uit auteursrechten van een natuurlijke persoon. Dit nieuw fiscaal stelsel geldt zowel voor kunstenaars als voor andere creatieve professionals (journalisten, vertalers, informatici enz.). De aantrekkelijkheid van het stelsel leidde helaas tot bepaalde misbruiken, die de fiscus nu tracht te bestrijden. Wees dus voorzichtig, als u een pijnlijke naheffingsaanslag wil vermijden. Don Cassiers, gespecialiseerd jurist op dit gebied bij het juridisch bureau GOlegal, geeft meer uitleg. Wat valt onder het auteursrecht? Het auteursrecht omvat zowel vermogensrechten die vatbaar zijn voor overdracht en verkoop, als morele rechten zoals het recht op een naam. Zulke rechten ontstaan automatisch en zonder formaliteiten zodra een originele creatie (die duidelijk de stempel van de maker draagt) tot stand komt en dus zichtbaar, hoorbaar of voelbaar wordt. Voorbeelden zijn een lied, een tekst, een computerprogramma, een logo of een website. Een deel van wat een natuurlijk persoon verdient kan door middel van een auteursrechtelijk concessiecontract als auteursrechtelijke royalty’s en niet als beroepsinkomsten worden beschouwd – en op die manier onder een gunstiger belastingstelsel vallen. Onder welke voorwaarden is deze regeling toegankelijk? Op het eerste gezicht kan elke auteur hier gebruik van maken. Inhoudelijk zijn er echter twee voorwaarden. Enerzijds de inkomsten: als ze te laag zijn, heeft het weinig zin om de belastingheffing te optimaliseren. Anderzijds de creativiteit: een zekere mate van creativiteit is noodzakelijk om gebruik te maken van dit stelsel. Bij een aantal activiteiten horen vanzelfsprekend geen auteursrechten, maar het onderscheid is soms subtiel. Twee mensen die tien pagina’s tekst schrijven kunnen daarom nog niet noodzakelijk allebei het auteursrecht inroepen, of althans niet in dezelfde mate. De creativiteit in de pagina’s van een schrijver valt niet te vergelijken met de bijsluiter van een geneesmiddel. In de praktijk kan het nut van het stelsel worden bevestigd als er al inkomsten bestaan, ook al zijn ze beperkt, op voorwaarde dat een aanzienlijk aan44 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 deel creativiteit aanwezig is. Omgekeerd kan de formule ook worden overwogen voor een profiel met marginale creativiteit maar aanzienlijke inkomsten (bijvoorbeeld een verkoper van hedge funds). Tussen beide extremen vinden we zeer uiteenlopende profielen zoals CEO’s, journalisten, computerprogrammeurs, marketingspecialisten, projectmanagers, noem maar op. Waarop moet worden gelet om de optimalisatie volgens de wet te laten verlopen? Zorg eerst voor een rigoureuze, persoonlijke en op maat gemaakte evaluatie van de eigen creativiteit. In geval van een belastingcontrole kunt u met dit voorbereidend werk aantonen hoe de diensten waarop het auteursrecht van toepassing is, werden geïdentificeerd en gewaardeerd. U kunt ook een ruling vragen aan de Dienst Voorafgaande Beslissingen van de fiscus: in sommige gevallen kan het voordelig zijn om een vroegtijdige validatie van de overeenkomst aan te vragen. Dit biedt een hoge – maar niet absolute – zekerheid maar gaat met drie nadelen gepaard: het kost meer, het vergt tijd en geeft de belastingdienst de kans om het belastingvoordeel dat het contract inhoudt terug te schroeven. Ten slotte kunt u een beroep doen op een kantoor als het onze, dat bekend is met de wetgeving en de desbetreffende jurisprudentie en daarom een redelijke toepassing voorziet. Zonder al te veel reclame te maken voor onze diensten, beweer ik dat dit het beste compromis oplevert tussen winstgevendheid en rechtszekerheid. ● Informatie: https://golegal.be Didier Dekeyser © Getty Dynamiek De eerste hub.awards onderscheiden binnenkort Brusselse ondernemingen Het Brussels Agentschap voor de Ondersteuning van het Bedrijfsleven hub.brussels lanceerde onlangs de hub.awards, die Brusselse bedrijven uit verscheidene categorieën zullen bekronen. Uitleg krijgen we van algemeen directrice Isabelle Grippa. van kandidaturen ging officieel van start op 16 april en wordt op 22 mei afgerond.” Op 20 juni worden in Bozar de eerste hub.awards uitgereikt. Wat mogen we ons hierbij voorstellen? “Deze prijzen zijn ergens de opvolgers van de vroegere Brussels Best Exporters die Brussels Invest & Export uitreikte. Dit gebeurde voor het laatst in 2017. We hebben besloten om ze opnieuw te lanceren en tegelijk het aantal prijzen te verhogen. Ze worden nu toegekend door hub. brussels, het resultaat van de fusie van Atrium, Brussels Invest & Export en Impulse. Het agentschap stelt in totaal 320 mensen tewerk, onder wie een kwart in de kantoren van economische en commerciële attachés over de hele wereld. Al deze mensen staan ten dienste van ondernemers en bedrijven gedurende hun ganse levenscyclus. De organisatie en uitreiking van de hub.awards streeft een tweeledig doel na: het promoten van Brusselse bedrijven en gebruik maken van het evenement in de grote Henry Le Bœuf zaal van Bozar om de omvang van ons aanbod voor Brusselse bedrijven te presenteren.” Welke zijn de zes geselecteerde categorieën? “Start, Grow, Invest, Export (goederen en diensten) en een hoofdprijs van het publiek. Start richt zich op bedrijven die nog geen drie jaar bestaan. Grow is bestemd voor bedrijven die meer dan drie jaar bestaan. Invest is voor buitenlandse investeerders die zich in Brussel hebben gevestigd. Export beloont exporterende bedrijven en omvat in feite twee prijzen: een voor goederen en een voor diensten. Tot slot wordt een hoofdprijs uitgereikt via een stemming van het publiek. Voor de overige vijf prijzen zal een jury samengesteld uit Brusselse privé en overheidsactoren uit het bedrijfsleven, een keuze maken. De oproep tot het indienen Welke zijn de criteria om aan deze eerste editie deel te nemen? “Het moet een KMO zijn met maatschappelijke zetel in Brussel, behalve dan voor de Invest-prijs, die openstaat voor alle soorten ondernemingen met een operationele zetel in Brussel. We leggen ook de klemtoon op de waarden die naar voren worden gebracht. We willen bedrijven promoten die bijdragen tot een ethische, duurzame en lokale consumptie. Verder moeten ze ook origineel en/of innovatief zijn. Meer in het algemeen dienen ze te beantwoorden aan vier waarden: innovatie, durf, inspiratie en verankering in Brussel.” Kunt u deze vier waarden even toelichten? “Innovatie vatten we in brede zin op. Ze verwijst naar alles wat de samenleving kan beïnvloeden op het vlak van milieu, sociale aangelegenheden of technologie. Met durf denken we vooral aan KMO’s die een visie, een alternatieve positionering en risico’s tonen en nemen. Met inspiratie willen wij kansrijke projecten en bedrijfsmodellen ondersteunen, zeker op het gebied van duurzaamheid en/of ethiek in de activiteiten. En tot slot willen we natuurlijk het imago van Brussel bevorderen en bijdragen tot de sociaaleconomische ontwikkeling van de stad.” Dit is uiteindelijk het doel van deze hub.awards, nietwaar? “Wel ja, enerzijds presenteren we succesverhalen van Brussel en promoten we onze bedrijven via deze prijzen, en anderzijds richten we ons op het internationale imago van Brussel en zijn troeven om potentiële investeerders aan te trekken. Deze prijzen willen meer zichtbaarheid geven aan de winnaars en, in een ruimere zin, aan de Brusselse bedrijven – bij de Brusselaars en daarbuiten.” ● Informatie: www.hub.brussels/ hubawards2019 Guy Van den Noortgate Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 45
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Transitie Diesel, oorzaak van alle problemen? De dieselmotor werd lange tijd gepromoot als de beste keuze voor zowel milieu als economie. Vandaag geldt hij als de ‘slechterik’ door zijn impact op de luchtkwaliteit. Meer dan 250 Europese steden, waaronder Brussel, beperken voortaan het verkeer van bepaalde diesel- of zelfs benzinevoertuigen. Sommige landen overwegen zelfs op de lange termijn de verkoop ervan te verbieden. sen de hoeveelheid energie die door de verbranding van brandstoffen vrijkomt en de hoeveelheid mechanische energie die daaruit voortvloeit. In dit opzicht verschillen diesel- en benzinemotoren: bij benzinemotoren wordt het lucht-brandstofmengsel onder lage druk geïnjecteerd en door een vonk ontstoken. Bij dieselmotoren wordt de verbranding in gang gezet door de injectie van hogedruklucht, die door oververhitting de brandstof ontsteekt. Diesel heeft een veel beter rendement dan benzine: 42% tegenover 35%. Ook in termen van specifiek gebruik gaat het voordeel naar diesel, waarvan het verbruik 20 tot 30% lager ligt dan bij een benzinemotor met dezelfde cilinderinhoud. De CO2 uitstoot per km is bovendien 15-25% lager dan bij benzine. Luchtvervuiling Als dieselmotoren werkelijk beter presteren in termen van efficiency, brandstofverbruik en CO2 uitstoot, wat is dan V oor het ogenblik stijgt de verkoop van benzine terwijl diesel gestaag daalt. Maar hoe is het nu eigenlijk gesteld met de milieuprestaties van beide brandstoffen? En wat zijn de voornaamste verschillen? Diesel en benzine zijn beide afkomstig van de raffinage van aardolie. Hun verbranding, en dan vooral in de motoren van onze voertuigen, vertegenwoordigt ongeveer 30% van de uitstoot van broeikasgassen in Brussel en bijna een kwart op Europees niveau. Laten we ook vermelden dat er bovendien synthetische diesel bestaat. Die wordt geproduceerd uit biogas, aardgas, steenkool, vergaste biomassa of andere plantaardige materialen. Het verbruik van biobrandstoffen in dieselvoertuigen in 2015 slorpte ongeveer 46% van de toen voor de EU bestemde palmolie op. Als we benzine en diesel willen vergelijken, moeten we rekening houden met het rendement van de motor en het specifieke verbruik. Het rendement is de verhouding tushet probleem? Wel, diesel produceert veel meer fijne deeltjes en stikstofoxiden (NOx). Het zijn schadelijke stoffen waarvan sommige bovendien krachtige broeikasgassen zijn. Vandaar de verplichting om deze motoren uit te rusten met een roetfilter en een EGR-klep. Regelmatig onderhoud van deze systemen is essentieel om hun doeltreffendheid te behouden en schadelijke uitstoot te beperken. Nu, moderne benzinemotoren met directe injectie stoten ook fijne deeltjes uit. Vandaar de aanstaande verplichting om ook op deze motoren filters te installeren. Moeten we diesel verbieden? Zo eenvoudig is het nu ook weer niet. Afhankelijk van de nagestreefde doelstellingen kan diesel een betere keuze zijn dan benzine. Elektrische, hybride en andere alternatieven worden steeds talrijker en toegankelijker, maar er is nog een lange weg te gaan voordat zulke oplossingen wijdverbreid worden. De keuze blijft bovendien beperkt voor bedrijfsvoertuigen (vrachtwagens, tractoren enz.) en de elektrische laadinfrastructuur is nog niet op grote schaal beschikbaar. Het onderzoek wordt verdergezet om nieuwe, hoogwaardig en minder vervuilende brandstoffen te ontwikkelen. Ondertussen beperken de nieuwe Europese normen (Euro VI en Euro VId) streng de uitstoot van NOx en roet. Uiteindelijk zal de oplossing van de milieuproblemen zich niet beperken tot een verbod op een of andere brandstof. Het wordt eerder een mix van de best beschikbare technologieën op basis van de behoeften en toepassingen, en bovenal een ingrijpende verandering van de gedragingen. ● Laura Rebreanu Sustainable Development Coordinator Beci lr@beci.be ; T +32 2 643 78 26 46 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 © Getty JE DAK IS GOUD WAARD IN BRUSSEL! Ontdek hoeveel je dak kan opbrengen met zonnepanelen. Doe de test op zonnekaart.brussels
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Starter De digitale werkelijkheid van XRintelligence Jean-Bastien Voisin en Thierry Jourquin lanceerden onlangs XRintelligence, een expertisecentrum om mensen de uitgebreide realiteit te helpen ontdekken, nieuwe meeslepende belevingen voor consumenten voor te stellen en flexibele oplossingen te ontwikkelen voor merken en media. J ean-Bastien Voisin en Thierry Jourquin zijn allebei al jaren actief in marketing – de eerste met een technologisch profiel, de tweede eerder verkoop- en marJean-Bastien Voisin (links) en Thierry Jourquin. ketinggericht. Jean-Bastien Voisin is een van de pioniers van 3D virtual reality. Hij leverde onder andere baanbrekend werk op het gebied van Consumer Packaged Goods, in het bijzonder voor P&G, waar hij de eerste virtuele winkel voor creëerde. Thierry Jourquin werkte op zijn beurt in de media- en communicatiesector, voor grote groepen als RTL, Vivendi, UBM, Roularta en Kinepolis. Ze hebben elkaar dus rond XR of extended reality gevonden. “Extended reality omvat virtual reality (VR), augmented reality (AR) en mixed reality (MR)”, leggen ze uit. “Wij willen ons positioneren als expertisecentrum op het gebied van VR en AR om de winkelbeleving van morgen voor te bereiden door de oprichting van een XR marketing platform.” XRintelligence richt zich op creatieve, digitale en mediabureaus, naast adverteerders. Het jonge bedrijf, dat vorige maand officieel van start is gegaan, heeft deze verschillende potentiële klanten al geprospecteerd en de ontvangst is meer dan gunstig. Bureaus begrijpen heel snel de toegevoegde waarde van XR en de voordelen van de integratie ervan in hun digitale strategie. Zonder er rechtstreeks op te wijzen, verrichten de twee oprichters ergens evangelisatiewerk over de nieuwe post-digitale wereld die nu in opkomst is en waarin kunstmatige intelligentie een steeds belangrijkere rol zal spelen, ook al blijft het nog even wachten op een duidelijke afbakening van de toepassingsgebieden. Zo ver staan we nog niet en XRintelligence wil zijn klanten (en hun eigen klanten) vooreerst echte digitale en meeslepende belevingen bieden. “Met XR effent de weg naar een snellere test van een concept of product”, zegt Jean-Bastien Voisin. “De bedrijfsprocessen kunnen op die manier worden versneld en de ‘time 48 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 to market’ verfijnd. Deze aanpak vermindert tegelijk de nodige tijd en de budgetten. Wij begeleiden klanten bij het ontdekken van behoeften en die van hun gebruikers. Als onderdeel van deze aanpak zullen we toepassingen ontplooien en flexibele oplossingen ontwikkelen.” Het scala aan diensten dat XRintelligence te bieden heeft, is vrij uitgebreid. Hiervan getuigen de voorbeelden op de website. Zowel de diensten als de toepassingsgebieden zijn talrijk. Een paar voorbeelden tussen vele andere: e-commerce, reclamecampagnes, mobiele augmented reality, virtuele winkels of marktonderzoeken. “Augmented reality geeft meer speelruimte aan merken om hun campagnes te voeren. Meeslepende belevingen zullen de relatie tussen consument en merk veranderen. Zo ontstaan er nieuwe mogelijkheden voor adverteerders en bureaus.” ● Informatie: www.xrintelligence.be Guy Van den Noortgate Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussels • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • https://starters.beci.be/ ENERGIEFACTUUR Maak gebruik van investeringssteun voor de kmo’s en zko’s Stijgende energieprijzen, klimaatdoelstellingen, verwachtingen van de klanten,... Dit is meer dan ooit het moment om het energieverbruik te verminderen! Om u te helpen investeren, heeft het Brussels Hoofdstedelijk Gewest € 1.350.000 vrijgemaakt om de werken voor de vermindering van uw energieverbruik te fi nancieren. Een overzicht van de toekenningsvoorwaarden. Voor wie? U bent handelaar, ambachtsman, een vrij beroep, een kmo, een rusthuis, een maatwerkbedrijf of een cultureel centrum in het Brussels Gewest? Deze investeringssteun is er voor u! Het is een aanvulling op het Energie Pack dat sinds september 2018 de kmo’s en social profi t sector de kans biedt gebruik te maken van een gratis energiecoaching. Deze dienst wordt u voorgesteld door de federaties UCM en Comeos voor de kleine en middelgrote ondernemingen tot 250 VTE’s en door Bruxeo en Santhea voor de social profi t sector. Bovendien hoeft u geen lid te zijn van een van deze federaties om er gebruik van te maken. Voor welke werkzaamheden? Dankzij Energie Pack beschikt u gratis over een diagnose en relevante aanbevelingen om uw energieverbruik te verminderen. Dit kan gaan van een nieuwe verlichting tot een verwarmingsketel of collectieve of industriële uitrusting. U kan onder bepaalde voorwaarden gebruikmaken van investeringssteun die 30% tot 40% van de in aanmerking komende bedragen dekt, met een plafond van € 15.000 btwi per jaar. Concreet Op basis van de energiediagnose, die werd uitgevoerd of gevalideerd door de federatie van uw sector, bezorgt u Leefmilieu Brussel vóór de werkzaamheden een aanvraag tot steunbelofte. Eens uw dossier is aanvaard, bezorgt Leefmilieu Brussel u een beloftebrief en kan u de werkzaamheden beginnen. U hebt vervolgens 18 maanden om de werken uit te voeren en de vereff ening van de fi nanciële steun te vragen. U zal uw energieverbruik snel zien dalen: zeer goed nieuws voor uw factuur en voor het leefmilieu! Bij wie kan men terecht? ➜ Voor de handel en diensten: Comeos - Sophie Tielemans sophie.tielemans@comeos.be ● T +32 (0)2 788 05 58 ➜ Voor de zko’s/kmo’s, zelfstandigen en vrije beroepen: UCM – Victoria Whitelaw victoria.whitelaw@ucm.be● T +32 (0)2 743 83 93 ➜ Voor de social profi t sector: Bruxeo - Muriel Jadoul energie@bruxeo.be ● T +32 (0)2 210 53 03 ➜ Voor de instellingen voor gezondheidszorg: Santhea - Patrick Herinckx patrick.herinckx@santhea.be ● T +32 (0)2 210 42 87 Met de steun van BRUXEO
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Dynamiek ABA: de reStarter die hulde brengt aan Walthéry ... Het had iets van een gebeurtenis, eind maart bij Beci: in de marge van het reStart-programma – dat ondersteuning biedt aan ondernemers die failliet zijn gegaan – vond de presentatie plaats van een stripalbum als eerbetoon aan tekenaar Walthéry. Het verband? “Hommage collatéral” is de eerste productie van de nieuwe vzw ABA, geboren uit de samenwerking van twee creatieve mensen die op reStart konden rekenen: Olivier Ghys en Michèle Lahaye. “F alen is een diploma waard” of “Falen, leren van je fouten en opleven”: de slogans van Beci’s reStart-programma spreken voor zich. Dit kostbare instrument werd twee jaar geleden in het leven geroepen om de failliete ondernemers van onze hoofdstad (vorig jaar telde Brussel 3.000 faillissementen) op een menselijke en professionele manier te ondersteunen. Het verdient daarom ook de nodige aandacht. ReStart wil mensen die een nieuwe economische activiteit overwegen, de nodige hulp bieden, bewustmaken en ondersteunen. Het programma begeleidde tot nu toe 120 profielen, van wie de helft al een nieuwe baan heeft gevonden. “De eerste resultaten zijn zeer positief”, aldus Eric Van den Bemden, coördinator van het project en zelf afkomstig uit de ondernemerswereld. “We blijven aanwezig om mensen op te vangen, om ze te helpen groeien – bijvoorbeeld door ze te coachen – om op te leven en tegelijkertijd bepaalde situaties te ontmijnen.” Een concreet resultaat van dit nieuwe solidariteitsprogramma is de geboorte van de vzw ABA, die van de gelegenheid gebruik maakte om een nieuwe strip te onthullen, “Hommage collatéral”, een parodie op de beroemde Natasja en Rubine, twee personages van de Luikse tekenaar François Walthéry. Dit in aanwezigheid van de initiatiefnemers en medewerkers van de vereniging: Olivier Ghys en Michèle Lahaye, een tandem die de promotie van ons cultureel erfgoed verzorgt via kunstenaars. Ook hun coach en de voorzitter van de vereniging, Moira Wrathall, en de auteurs van het boek, Bruno Gilson en Dragan LaDe auteurs van “Hommage collatéral”, Bruno Gilson en Dragan Lazarevic. zarevic, ontbraken niet. Nog enkele andere ondernemers die betrokken zijn bij het reStart-programma woonden de presentatie bij. Het werd een bijzonder aangenaam moment waarbij de aandacht – of zelfs emotie – op vele gezichten zichtbaar was: deze even concrete als nieuwe module wekt natuurlijk veel hoop. Een dubbele nieuwe start Michèle Lahaye en Olivier Ghys, die hun carrière als ondernemers/werknemers samen opnieuw opstartten, deelden hun ervaringen, hun ontmoeting en de voordelen die het reStart-programma voor hen betekende. Hartelijke dankwoorden gingen uit naar hun ondersteuners, en ze herinnerden ook aan het belang van de subsidies van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Uit hun getuigenissen onthouden we zes nuttige tips voor degenen die opnieuw starten: 1. De situatie aanvaarden: “Het is echt niet gemakkelijk om op te leven na een tsunami, of soms zelfs na een levenscrisis,” geeft Michèle Lahaye toe. “Het beste is in eerste instantie om de situatie goed te aanvaarden. Het is in die gevallen essentieel om jezelf de tijd te geven, niet te panikeren en een stap terug te zetten.” 2. Vertrouwen: “Daarna probeer je elke dag een kleine stap vooruit te komen”, zegt Michèle Lahaye. “De kracht 50 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 daartoe haal je ook uit een goede wegbeschrijving... Dankzij reStart en zijn dierbare medewerkers werden we gehoord, en konden we zelfs overvloedig ons verhaal doen. Dat creëerde de optimale omstandigheden om onze toekomst opnieuw te overwegen. En om gewoonweg nieuw te kunnen beginnen.” 3. Luisteren: “Als je geconfronteerd wordt met een faillissement, moet je nederig blijven. Luisteren is dan belangrijk”, legt Michèle Lahaye breedvoerig uit. “Luisteren naar je eigen angsten, maar ook die van anderen, die ons vaak belangrijk advies geven. Met Olivier, mijn partner, ontdekten we gaandeweg en op een constructieve manier hoe complementair we waren. Het kan enige tijd in beslag nemen, maar het is belangrijk. Met de opstart van onze vzw werden we vervolgens perfect geadviseerd, met name over enkele administratieve lasten. De steun bestaat in feite op elk niveau.” 4. Doorzettingsvermogen: “Zelfs wanneer je, net als ik, volledig gedesillusioneerd bent door het plotse einde van een zaak waar je van houdt, kan zo'n programma, gevoed door welwillendheid en respect, alleen maar nuttig zijn om de hoop terug te winnen, om (opnieuw) volhardend te worden, om twijfels en vragen te vergeten”, legt Olivier Ghys uit. “Ieder van ons weet immers dat er, zonder doorzettingsvermogen in deze wereld, geen wonderen bestaan, dat we niets bereiken. En via reStart kun je gewoon van het ene uiterste naar het andere overschakelen. Met vertienvoudigde kracht!”. Zijn collega beaamt dit: “Op een gegeven moment wisten we wat we wilden, we waren vastbesloten. Zonder daarbij ooit te vergeten dat risicoloos niet bestaat, en rekening houdend met het feit dat het succes van een nieuw project altijd wat geluk vergt.” 5. Je andere zelf ontdekken: “Beetje bij beetje, en dankzij de verschillende benaderingen van het programma, komt het vertrouwen terug en kun je naar je andere zelf luisteren, om te weten te komen waartoe je in staat bent. Soms ben je verrast!”, onthult Michèle Lahaye. “Voor ons was het vrij snel duidelijk dat we een uitgeverij wilden oprichten en kunstenaars helpen via een vzw die ons, althans gedeeltelijk in dit stadium, in dienst zou nemen. Natuurlijk willen we winstgevend zijn, maar laten we eerlijk toegeven dat dit niet het enige doel van onze onderneming is. We wilden allebei iets extra bereiken. Daarom is cultuur ondersteunen iets wat ons vandaag essentieel lijkt. Nu, behalve deze activiteit hopen we dat ABA onze belangrijkste werkgever wordt. Daarna zien we wel!” 6. Genieten... en laten genieten: “Voor ons gaan beide hand in hand, vooral in deze tijd. Genieten van wat je doet is essentieel, maar het is nog beter als je het kunt delen door een band te creëren. Om jezelf nuttig te maken en iedereen er zichzelf in te laten terugvinden”, besluit Olivier Ghys. Voor meer informatie over het reStart-project kunt u terecht op https://go.beci.be/restart. Het programma biedt u de kans coaches te ontmoeten, deel uit te maken van een gemeenschap en uw professionele carrière te herorienteren, en is gratis voor elke Brusselse ondernemer die failliet is gegaan. En elke maand worden er informatiesessies georganiseerd. ● David Hainaut Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 51 Van links naar rechts: Bruno Gilson, Dragan Lazarevic, Eric Van den Bemden (reStart), Michèle Lahaye, Olivier Ghys en Moira Wrathall (vzw ABA).
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Dynamiek Overheidsopdrachten, vitaal voor onze gemeenten Het stadhuis van Elsene Wegenwerken, renovatie van een school, aankoop van voorraden, onderhoud van parken, snoeien van bomen, bouw van administratieve gebouwen … In een gemeente gebeurt bijna alles via overheidsopdrachten. Hoe dit in de praktijk werkt, vernemen we van drie deskundigen. E en gemeente hangt volledig af van overheidsopdrachten voor de aankoop van computers, de renovatie van een turnzaal, verzekeringen, energie, afvalbeheer … De lijst is haast oneindig. De gemeente Elsene gunt bijvoorbeeld jaarlijks gemiddeld 500 overheidsopdrachten, voor een totaal bedrag van ongeveer 25 miljoen euro. Alle gemeenten moeten zich neerleggen bij de aanbestedingsregels, maar sommige hebben er meer moeite mee dan andere. “Gelukkig beschikken we binnen de administratie van Elsene over experts op het gebied van overheidsopdrachten. We hebben een centraal inkoopkantoor, een visum voor openbare aanbestedingen en een afdeling interne controle. Deze deskundigen helpen onze bedienden om de dossiers door de ganse procedure te loodsen”, zegt Isabelle Paiva, Directrice van de dienst Interne Controle van de gemeente Elsene. Voor gemeenten die een dergelijke expertise niet in huis hebben, kan het beheer van overheidsopdrachten al gauw een complex gedoe worden. Marie-Pascale Fantuzzi, belast met de directie Plaatselijke Overheidsopdrachten binnen Brussel Plaatselijke Besturen (BPB), oordeelt dat een opleiding noodzakelijk is voor een goede en efficiënte gunning van een overheidsopdracht. “We 52 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 hebben hier te maken met een zeer technische materie die constant in evolutie is. We moeten ons voortdurend op de hoogte houden van de regelgeving en de jurisprudentie. Vandaar het belang dat bedienden toegang krijgen tot zoveel mogelijk opleidingen.” Zij vindt dit van doorslaggevend belang, zeker omdat het steeds mogelijk is dat iemand in beroep gaat, wat soms zware financiële sancties als gevolg heeft. “Gemeenten moeten daarom bijzonder waakzaam zijn en dit risico zoveel mogelijk indijken. Naast het risico van een gerechtelijke procedure kan ook het toezichtorgaan ingrijpen (met een schorsing of een intrekking van de tenuitvoerlegging) in het raam van het administratieve toezicht van het Brusselse Gewest (via BPB).” Flinke uitdagingen Naast de opleiding van ambtenaren gaat een goed beheer van overheidsopdrachten in de gemeenten met een aantal uitdagingen gepaard. Om te beginnen de zeer hoge rotatie van medewerkers. “We hebben inderdaad moeite om opgeleide medewerkers hier te houden”, betreurt Isabelle Paiva. “De bezoldigingen die lokale overheden betalen zijn onvoldoende competitief, vergeleken met wat andere aanbestedende machten of de privésector aanbieden. Goed opgeleide ambtenaren krijgen al gauw elders een interessanter aanbod. We moeten dus voortdurend nieuwe medewerkers aanwerven en telkens investeren in hun opleiding.” De tweede uitdaging is de zware werklast. Als de gemeenten meer tijd hadden, zouden ze meer onderzoek en voorafgaand overleg kunnen doen om een beter inzicht te krijgen in wat de markt te bieden heeft. “Onze ambte© Belga naren kunnen daar helaas vaak niet de nodige tijd aan besteden, met alle gevolgen van dien voor de kwaliteit van de dossiers”, vertelt mevrouw Fantuzzi. Een vrij ergerlijke situatie in feite, want precies het zoeken naar de beste prijs-kwaliteitverhouding en daadwerkelijke mededinging bij overheidsopdrachten zouden twee belangrijke doelstellingen van aanbestedende machten moeten zijn. In Elsene ligt 75% van de door de gemeente gegunde overheidsopdrachten onder de drempel van 30.000 euro – en hoeft daarom niet in het Belgisch Staatsblad te worden gepubliceerd. “Toch publiceren we regelmatig kleine opdrachten op het Freemarket-platform”, zegt Isabelle Paiva. “Dat doen wij om niet altijd dezelfde ondernemers te benaderen en om de toegang tot overheidsopdrachten maximaal uit te breiden.” En ten slotte moet in het Brusselse Gewest alles wat een officiële publicatie vereist, in beide talen beschikbaar zijn. Sommige gebieden vereisen een zeer specifieke of technische woordenschat. Een bundeling van vaardigheden Marie-Pascale Fantuzzi stelt in de praktijk vast dat niet gespecialiseerde bedienden worden gevraagd om overheidsopdrachten te gunnen. Dit verhoogt het risico op fouten. De deskundige oordeelt dat de professionalisering van de aanbestedingsfunctie dit probleem gedeeltelijk zou oplossen: “Europa buigt zich momenteel over deze problematiek en bepaalde conclusies beginnen nu naar het federale niveau door te sijpelen.” Naast opleiding verdienen ook andere oplossingen te worden verkend. Zo kunnen gemeentelijke ambtenaren elke overheidsopdracht waarmee zij belast zijn, voorleggen aan een specialist die intern of bij een andere lokale overheid werkt. Ze kunnen ook advies inwinnen bij de ambtenaren van de directie Plaatselijke Overheidsopdrachten van de BPB. De gemeente kan verder beslissen haar bestellingen toe te vertrouwen aan een interne of externe inkoopcentrale. En meerdere gemeenten kunnen gezamenlijk een opdracht gunnen. Op die manier delen die gemeenten hun middelen, expertise en vaardigheden. De hulp van een Werk- en Informatiegroep Het delen van kennis en goede praktijken is ook wat de Werk- en Informatiegroep Overheidsopdrachten (WIG OO) nastreeft. Op initiatief van Elsene, in samenwerking met de gemeente Evere en met de steun van het Brusselse Gewest via BPB, brengt de WIG OO al de mensen samen die belast zijn met het beheer van de overheidsopdrachten in alle gemeenten, OCMW’s en Brusselse politiezones. “We richten ons tot alle werknemers in deze sector die tijdens hun werk met vragen worden geconfronteerd”, aldus Martine Draps, coördinatrice van de WIG. “Vier keer per jaar organiseren we voltallige vergaderingen waarin specialisten specifieke vraagstukken van ons beroep aankaarten. Tijdens de vorige sessie kwam bijvoorbeeld het vraagstuk van opdrachten voor juridische diensten ter sprake.” Na de uiteenzettingen volgt steeds een vraag- en antwoordsessie. Martine Draps stelt dan vast hoe groot de behoefte aan informatie onder de deelnemers wel is. “De mensen waarderen de mogelijkheid om ideeën uit te wisselen over de moeilijkheden die ze tegenkomen en om goede praktijken te delen.” De gemeenten, OCMW’s en politiezones kunnen de WIG OO dan bijvoorbeeld om voorbeelden van bestekken vragen, om niet steeds van scratch te beginnen en op die manier tijd te besparen. “We positioneren ons als een groot netwerk van experts op het gebied van overheidsopdrachten, met de bedoeling elkaar te helpen bij de uitvoering ervan”, zegt de coördinatrice. Ze merkt trouwens op dat de vraag voortdurend toeneemt. Laten we ook vermelden dat rond oktober elk jaar een colloquium plaatsvindt over een actueel thema. Isabelle Paiva bevestigt dat de hulp van de WIG OO bijzonder waardevol is: “Vandaag kunnen we niet meer zonder”. ● Gaëlle Hoogsteyn Nieuws! Overeenkomstig de gezamenlijke ordonnantie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest en de Gemeenschappelijke Gemeenschapscommissie over de transparantie van de bezoldigingen en de voordelen van Brusselse overheidsmandatarissen van 14 december 2017 (art. 7, § 1er, lid 2), moet jaarlijks, binnen zes maanden na afloop van elk kalenderjaar, een verslag worden gepubliceerd op de website van de gemeente met een inventaris van alle overheidsopdrachten die door de gemeente zijn gesloten, én voor elke opdracht de vermelding van de begunstigden en de betrokken bedragen. Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 53
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Community Kleine verhalen van de grote ondernemers Er was eens Mr Walt Disney Achter Mickey Mouse schuilt de merkwaardige levensloop van een Amerikaanse legende. Walter Elias Disney wordt beschouwd als de grootste producer, regisseur en schrijver van tekenfilms van de 20e eeuw. Hij is waarschijnlijk ook de grootste verhalenverteller van deze periode. Hieronder leest u andere informatie over hem, misschien minder bekend … Hij tekende dieren gedurende al zijn kinderjaren: De jonge Amerikaan (van Normandische afkomst) bracht het grootste deel van zijn jeugd door op de hoeve van de familie, in de staat Missouri. Hij kwam daarom vroeg in contact met dieren en begon ze te schilderen op de muren van de boerderij. Zijn producer steelt hem zijn eerste personage: In 1927 creëren Walter en zijn medewerker Ub Iwerks een eerste personage: konijn Oswald. Al gauw verliezen ze hun rechten naar aanleiding van een contractbreuk tussen Disney en Universal Pictures. Als gevolg is Walter zijn personage kwijt. Hij moet reageren en creëert het jaar daarop Mickey Mouse. Hij gedraagt zich inschikkelijk met de nazi’s: De journaliste Marie-Adélaïde Scigacz bestudeerde geruime tijd de duistere kanten van Walt Disney. In haar film ‘Saving Mr Banks’ vertelt ze dat er een eerste versie van ‘De Wolf en de drie kleine Biggetjes’ bestaat waarin de wolf op dezelfde manier wordt afgebeeld als de karikaturen van Joden. Broer Roy Disney zal zelfs onthullen dat Walt naar Duitsland was gegaan om de distributie van ‘Sneeuwwitje en de Zeven Dwergen’ te promoten bij Joseph Goebbels, Hitler’s minister van propaganda. Hij was onwrikbaar met zijn medewerkers: In 1942 staken de werknemers van Walt Disney meer dan een maand lang. Zij stellen de onrechtvaardige loonpraktijken aan de kaak. Het oproer is zodanig groot dat de Amerikaanse regering aan Walt Disney een tournee door Zuid-Amerika voorstelt om de spanningen te luwen en oplossingen te vinden. Een paar jaar later verzet Disney zich radicaal tegen vakbondsvorming en wordt hij hierdoor een uiterst conservatieve bedrijfsleider. ● Vox, van Christina Dalcher: een schokkende anticipatieroman die ons onderdompelt in een extremistische samenleving waar vrouwen het zwijgen wordt opgelegd. Ze mogen slechts 100 woorden per dag zeggen. Hoe is het zover gekomen? Huiverig en boeiend! In het Engels uitgegeven door HQ 56 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 Verlichting nu: Wat beoogt Steven Pinker? Terwijl heel wat mensen ervan overtuigd zijn dat de wereld op de rand van de afgrond staat, legt Pinker uit dat de mensheid, paradoxaal genoeg, op haar best is. Met dit essay belicht de sociaalpsychologische onderzoeker en hoogleraar aan Harvard zijn standpunt aan de hand van nauwkeurige en toegankelijke indicatoren en grafieken! Allen Lane Texaco: Het zwarte goud van het Amazonewoud tot de laatste druppel wegpompen en daarna het land met een van de ergste milieurampen aller tijden achter zich laten. Dit stripverhaal beschrijft de harde strijd van 30.000 inwoners en van advocaat Fajardo tegen het Texaco-imperium. Prachtig getekend en een verhaal dat er moest zijn. Les Arènes BD D.R. Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van Karin Maquet Karin Maquet stond aan de wieg van Kammco, een onderneming die bedrijven en ondernemers helpt meer winstgevendheid en stabiliteit te bereiken. Zij is ingenieur van opleiding en heeft haar sporen verdiend in Luxemburg, Brussel en Stockholm. Ondanks een zeer internationale carrière voelt Karin zich vooral in Brussel thuis. Ze levert ons haar beste adresjes. Zoals vele Belgen die dit te kleine land hebben willen verlaten, heb ik er echt van genoten om naar Brussel terug te keren en me opnieuw onder te dompelen in wat de eigenheid van mijn stad en mijn land uitmaakt: de diverse culturen, toegang tot kwalitatief hoogstaand onderwijs en gezondheidszorg en een betaalbare levensstandaard. Brussel, bastion van Art Nouveau: Voor mij staat Brussel gelijk met Art Nouveau en lekker eten. Art Nouveau is een typisch Belgisch compromis: een subtiele mix van vernuft, nuttige vormgeving en schoonheid. Horta en zijn volgelingen zijn er volgens mij in geslaagd om stedelijke interieurs om te toveren en een bepaalde visie op de wereld te veranderen. De wijk waar je op zondagochtend naartoe moet: Ik ben helemaal weg van de sfeer in de Marollen op zondagochtend. Het is er niet meer zoals vroeger, maar de charme is er nog steeds door de stedelijke, artistieke en culturele incoherentie van de buurt. We gaan even op een terrasje zitten, mijn man bestelt een pils en ik een glas rosé en zo kunnen we urenlang naar de voorbijgangers kijken. De innovatieve keuken: Als consulente heb ik de gelegenheid om adressen in Brussel uit te testen. Mijn favoriet is de Sanzaru aan de Tervurenlaan. Daar vindt u iets unieks in Brussel: de Nikkei-keuken. Deze term dekt de grote aantallen Japanse immigranten en expats die aan het einde van de 19e eeuw naar Peru trokken. Het is een eerlijke mix van Japanse specialiteiten en Peruaanse smaken! Het hoofdkwartier van mijn kinderen: Het Kipkot in de SintBonifatiuswijk, een plek zonder poespas waar de beroemde Mechelse koekoek ongelooflijk gekarameliseerd wordt voorbereid! We zijn ook te vinden in de Bastoche, in Elsene, waar de pretentieloze kantinesfeer ons best aanstaat! Om de batterijen op te laden: Aan de rand van het Zoniënwoud, het park van Roodklooster, in Oudergem. De site is een natuurreservaat, net als het Zoniënwoud zelf. De fauna en de flora zijn er prachtig! ● Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 57 D.R. D.R.
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Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR 100 000 Entrepreneurs VZW, Louizaln 523 - 1050 Brussel Nace : 85592 - Beroepsopleiding afg. : Santalena Monica 1974 BVBA, Isidore Geyskensln 19 - 1160 Brussel afg. : Pétillon Valérie 4Finance BVBA, Edith Cavellstr. 66 - 1180 Brussel Nace : 69201 - Accountants en belastingconsulenten afg. : Derdeb Rida ABC Europe NV, Guillaume Stocqstr. 42 - 1050 Brussel Nace : 46492 - Groothandel in kantoor- en schoolbenodigdheden afg. : Colsaerts Teddy Be More - Be positive BVBA, Jourdanpl. 26 - 1040 Brussel Nace : 47210 - Detailhandel in groenten en fruit in gespecialiseerde winkels 74300 - Vertalers en tolken 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. afg. : Turkel Joseph Bevier Security BVBA, Drève Richelle 167 - 1410 Waterloo Nace : 80100 - Particuliere beveiliging afg. : Leeten Jonathan Brussels By Foot NP, Zeven Bundersln 49 - 1180 Brussel afg. : Ghislain François C-com GCV, Hoogstr. 99 - 1861 Wolvertem Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie afg. : Maes Corneel Comfort Stores BVBA, Rue Hurdumont 1 - 7880 Flobecq Nace : 4329901 - de installatie van verlichtings- en signaleringssystemen voor wegen en spoorweg afg. : Jürgen Leman Cryo Elegance BVBA, Robert Schumanpl. 2-4 - 1040 Brussel Nace : 86909 - Overige menselijke gezondheidszorg, n.e.g. afg. : Abdessatar Maher 58 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 D et K BVBA, Den Draaier 12 - 1650 Beersel Nace : 46160 - Handelsbemiddeling in textiel, kleding, bont, schoeisel en lederwaren afg. : Kerner David Democracy's Roots VZW, Waaienbergstr. 76 - 1050 Brussel afg. : Prévost Martin Dynamite NV, Av. Montesquieu 6 - 1300 Wavre Nace : 1813012 - de bewerking van digitale gegevens : verrijking, selectie en koppeling van digitale gegevens op gegevensdragers 73200 - Markten opinieonderzoekbureaus afg. : Hellemans Marco Eurhostel NV, Georges Rodenbachln 6 - 1030 Brussel Nace : 56101 - Eetgelegenheden met volledige bediening 56102 - Eetgelegenheden met beperkte bediening 56290 - Overige eetgelegenheden afg. : Nicolas Kervyn Farida En Azaoum BVBA, Kortrijkstr. 49 - 1080 Brussel afg. : Azaoum Farida Go Invest Louise BVBA, Gulden Vliesln 40 - 1050 Brussel Nace : 41102 - Ontwikkeling van nietresidentiële bouwprojecten 68100 - Handel in eigen onroerend goed 68312 - Schatten en evalueren van onroerend goed voor een vast bedrag of op contractbasis afg. : Kagan Robert Ibonok Odile Astrid NP, Brabançonneln 17 - 1000 Brussel afg. : Ibonok Odile Astrid Impact Square BVBA, JoséphineCharlottesq. 6 - 1200 Brussel Nace : 64999 - Overige financiële dienstverlening 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Houtart Alex IQ Room BVBA, Marsveldpl. 5 - 1050 Brussel Nace : 46510 - Groothandel in computers, randapparatuur en software 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 95110 - Reparatie van computers en randapparatuur afg. : Dubois Florent Ireachm.com NV, Schapulierstr. 14 - 1800 Vilvoorde Nace : 47410 - Detailhandel in computers, randapparatuur en software in gespecialiseerde winkels 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 62020 - Computerconsultancy-activiteiten afg. : Staveloz Peter IzziControl NP, Baron Dhanisstr. 61 - 1040 Brussel afg. : Azmy Karim Lafon Jérôme NP, Nachtvlindersln 3 - 1000 Brussel Nace : 85510 - Sporten recreatieonderwijs afg. : Lafon Jérôme Le Sphinx Développement SARL, Rue Cassiopée 27 - 74650 Chavanod afg. : Delafontaine Théo Matoux Loïc NP, Léopold Wienerln 127 - 1170 Brussel Nace : 85510 - Sport- en recreatieonderwijs 85599 - Overige vormen van onderwijs afg. : Matoux Loïc Mehdi Bball NP, Livornostr. 3 - 1060 Brussel afg. : Kherroubi Mehdi Ngombela Mbombo Patrick NP, Chée Paul Houtart 248 - 7100 La Louvière Nace : 18120 - Overige drukkerijen 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 63110 - Gegevensverwerking, webhosting en aanverwante activiteiten afg. : Ngombela Mbombo Patrick NT Build BVBA, Voltaireln 181 - 1030 Brussel Nace : 33110 - Reparatie van producten van metaal 41202 - Algemene bouw van kantoorgebouwen 43320 - Schrijnwerk afg. : Werbrouck Tom Pivott BVBA, Schaerbeeklei 648 - 1800 Vilvoorde Nace : 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : De Groote Denis Proselect NV, Louizaln 279 - 1050 Brussel Nace : 7810001 - Zoeken, selecteren, verwijzen en plaatsen van personeel t.b.v. latere werkgever of werkzoeker : formulering van taakomschrijvingen; op geschiktheid testen van sollicitanten; natrekken van referenties 78300 - Andere vormen van arbeidsbemiddeling afg. : Kurt Erhan Stone Prod BVBA, Grondelsstr. 112 - 1000 Brussel Nace : 59120 - Activiteiten in verband met films en video- en televisieprogramma's na de productie 59130 - Distributie van films en video- en televisieprogramma's 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer afg. : Dubucq Thomas Techbat BVBA, Wijnheuvelenstr. 128 - 1030 Brussel Nace : 43390 - Overige werkzaamheden in verband met de afwerking van gebouwen 82990 - Overige zakelijke dienstverlening, n.e.g. afg. : Zghiri Zakia Texim CVBA, Rogierstr. 148 - 1030 Brussel Nace : 47512 - Detailhandel in huishoudtextiel en beddengoed in gespecialiseerde winkels 47721 - Detailhandel in schoeisel in gespecialiseerde winkels 47786 - Detailhandel in souvenirs en religieuze artikelen in gespecialiseerde winkels afg. : Onder Tufan Think Management BVBA, Muilemln 31 - 1740 Ternat Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 73200 - Markt- en opinieonderzoekbureaus afg. : de Crom Jean-François Treenity Solutions BVBA, Barastr. 173-177 - 1070 Brussel Nace : 59111 - Productie van bioscoopfilms 59120 - Activiteiten in verband met films en videoen televisieprogramma's na de productie 60100 - Uitzenden van radioprogramma's afg. : Bulea Elena Yes4It BVBA, Jean Dubrucqln 237 - 1080 Brussel Nace : 33130 - Reparatie van elektronische en optische apparatuur 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 62020 - Computerconsultancy-activiteiten afg. : Esdar Yassine INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN 100 000 Entrepreneurs A+E Consult ABA Actiris Amazon Atrium Audi Brussels Belfius Besix Billy Bozar Bruxelles Formation Cinematek Cityfab1 Cream Consulting Damovo Desky DigitYser Disney Ecam Efp Enterprise Europe Network FCR Media Fedustria Flop Academy FNRS 30-31 32-33 50-51 10-11 ; 24-25 39-40 45 7-8 30-31 21-22 ; 30-31 ; 32-33 30-31 30-31 Brussel Plaatselijke Besturen 52-53 Brussels Invest & Export 45 24-25 30-31 36-38 10-11 32-33 4-5 39-40 56 32-33 41 20 ; 21-22 7-8 7-8 36-38 10-11 Fostplus G4S Golegal Google GS3 Hack Belgium Hub.brussels iMal Impulse Infrabel Iridia iVox Kaaitheater Kammco KBC Brussels Kinepolis Kip Kot Kokcinelo KU Leuven KVS LD Export Lefevere Group Masureel Veredeling MicroFactory Microsoft MIVB Mobi Munt, De MySkillCamp 7-8 10-11 44 39-40 16-17 13-14 45 36-38 45 10-11 39-40 7-8 30-31 57 4-5 48 57 10-11 19 ; 39-40 ; 54 30-31 21-22 7-8 7-8 36-38 39-40 30-31 13-14 30-31 6 OpenFab P&G P&V Plastoria Puilaetco Dewaay Priv. Bank. Roularta RTL Sanzaru Servcorp Solvay Brussels School Tada Telenet Texaco UBM ULB 36-38 48 30-31 21-22 54 48 48 57 54 27-28 30-31 10-11 56 48 Universal Pictures Valipac Vivendi Volkswagen VUB 24-25 ; 27-28 ; 30-31 ; 32-33 ; 34 ; 36-38 ; 39-40 56 7-8 48 7-8 XRintelligence 13-14 ; 19 ; 24-25 ; 30-31 ; 36-38 ; 39-40 48 Brussel Metropool - mei 2019 ❙ 59
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Agenda ICT 23.05 MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 21.05 Stratégie et business pour PME (1) 05.06 Communication non-violente (CNV) (1) 06.06 Agile for Managers VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIE 13.05 & 06.06 SEO : passez en tête de page Google (1) 14.05 & 11.06 Facebook : créez une communauté (1) 14.05 & 11.06 Capsule vidéo : initiation pratique (1) 16.05 & 13.06 Instagram : valorisez votre image de marque (1) 16.05 & 13.06 Chatbot : créez une expérience client ininterrompue (1) 17.05 Publier sur LinkedIn (1) 21.05 & 18.06 Prospecter avec LinkedIn (1) 21.05 & 18.06 Sublimez vos photos avec votre smartphone (1) 23.05 Optimisez vos e-mailings (1) 23.05 & 20.06 Digital analytics : tips & tricks (1) 04.06 Google my business (1) 04.06 Facebook local : localisez-moi (1) 06.06 Facebook et stratégie publicitaire (1) 12.06 Mijn CRM-project is gelukt ! 60 ❙ Brussel Metropool - mei 2019 Réalité virtuelle et augmentée (1) 05.06 Digital… par où je commence ? (1) ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 10.05 Robotisation et IA : quels enjeux ? (1) 15.05 Bien rédiger une CCT d’entreprise (1) 23.05 Actualité de droit social dans la fonction publique (1) 24.05 Les vendredis de l’actualité sociale (1) 28.05 Préparer une visite du contrôle du bien-être au travail (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be HANDELSRECHT Seminarcyclus: Hervorming van het Wetboek van Vennootschappen 15.05 Passer de SPRL en SRL (1) 22.05 Limitation de la responsabilité des administrateurs (1) 29.05 Implications de la réforme sur la fiscalité de votre société (1) ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be JURIDISCHE BEMIDDELING Tot 17.05 Opleiding tot erkend bemiddelaar in burgerlijke & handelszaken te Brussel Tot 11.06 Praktische oefeningen bemiddeling te Maasmechelen 13.05 Lunch Starter 14.05 & 27.06 Speed Business Lunch 14.05 & 04.06 & 04.07 Lunch restarter ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be (1) Enkel in het Frans Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be 23 & 24.05 AI & Blockchain brokerage - Malta 23.05 Seize an opportunity in China ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be Tot 18.06 Praktische oefeningen bemiddeling te Hasselt Tot 05.07 Opleiding tot erkend bemiddelaar in burgerlijke & handelszaken te Hasselt ➜ bMediation +32 2 643 78 47 – info@bmediation.eu GRATIS WORKSHOPS STARTERS & RESTARTERS 14.05 Statut social et cotisations sociales (1) 21.05 Un regard juridique sur mon statut social (1) 28.05 Comment financer votre entreprise ? (1) 04.06 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (1) ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be Ondernemingen in overdracht Aankoop – verkoop van bio producten Omzet: 2 tot 3 Milj. € 10 tot 20 werknemers Import – export lederwaren en meubelstoffen Omzet: 1 tot 2 Milj. € 1 tot 10 werknemers De Transmission Hub van Beci is de grootste organisatie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest voor de overdracht/overname van ondernemingen. Hieronder vindt u de jongste aanbiedingen: > 3 over te laten ondernemingen Creatie, bedrukking en distributie van edutainmentmaterialen Omzet: 2 tot 3 Milj. € 10 tot 20 werknemers > Voor kandidaat overnemers zoekt de Transmission Hub Onderneming actief in agro-voeding, grootdistributie, B2B of B2C Brussel, Wallonië Omzet < 1 Milj. € Schoonmaakbedrijf voor gebouwen - Syndicus Brussel Aankoopwaarde: 300K tot 1 Milj. € Wenst u uw onderneming gedeeltelijk of volledig over te laten? Hebt u belangstelling voor een van deze ondernemingen of kent u een over te laten onderneming in een van deze sectoren? De Transmission Hub van Beci begeleidt u doorheen uw overdracht- of overnameproject. Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • Erick Thiry +32 2 643 78 36 • transmission@beci.be

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your own boss Découvrez une banque qui s’investit dans l’économie locale, en un rendez-vous. www.kbcbrussels.be Ou contactez les experts de KBC Brussels Live au 02 303 31 60 du lundi au vendredi de 8h à 22h et le samedi de 9h à 17h. E.R. : KBC Group SA, Avenue du Port 2, 1080 Bruxelles, Belgique. TVA BE 0403.227.515, RPM Bruxelles. Édito L’imagination au pouvoir ? Notre rédactrice en chef de ce mois, Béa Ercolini, s’en étonne : qu’ a-t-il dans l’eau de nos robinets qui fait de Bruxelles une ville aussi créativ Bruxelles se distingue par la richesse et la variété de ses talents ne présente plus Stromae, Philippe Geluck, Amélie Nothomb, Anne Keersmaeker, Jaco Van Dormael ou les frères Schuiten, tous Brux sance ou d’adoption. En revanche, on vous présente dans ce numér talents qui appartiennent à la génération montante. Tous sont des certains déjà connus, d’autres moins, qui s’apprêtent à faire la Bruxelles – tant il est vrai que la réputation d’une ville tient à celle Ce sont la romancière Adeline Dieudonné, les musiciens de Fugu cy, les designers de Biskt et We Are Artists, la comédienne Babe les créatrices Valentine Witmeur, Alexandra et Ségolène Jacmin, et Élodie Ouédraogo, Sarah et son complice Steven de la marque aurions pu vous en présenter bien d’autres encore : Gioia Segher Thekla Boven, Pauline Capdo et Luis Bellenger, Ilke Cop, Tina quatuor hip-hop Stikstof… Sans compter tous ceux, encore plus nombr qu’il nous est impossible de citer ici… De jeunes femmes et hommes différentes origines, dignes représentants d’une diversité bruxelloise exprime sa créativité. À la créativité de ces jeunes talents répond le dynamisme des entrepreneurs : c’est toujours Bruxelles qui présente le plus haut taux de création d’entreprises. On peut d’ailleurs y voir un lien. Comme Giles Daoust l’a écrit un peu plus tôt dans nos colonnes, « Un dirigeant est avant tout un créatif ». Selon lui, c’est là que réside le plus grand talent d’un patron : dans l’imagination, la faculté d’innover, de proposer des idées différentes. Des idées qu’il faut ensuite être capable de développer – mais c’est également le lot des créatifs, qui sont aussi, à leur manière, des entrepreneurs. Telle est la richesse de Bruxelles : sa capacité à engendrer et à porter l’imagination au pouvoir. Une qualité indispensable monde qui change rapidement, où il est nécessaire d’être capable inventer constamment. Voilà une extraordinaire ressource à exploiter – naturelle et renouvelable, qui plus est ! Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 44 – Avril 2019 Au mois de mai : Emploi & Formation Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Alexis Bley, Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Giles Daoust, Johan Debière, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Béa Ercolini, Mehdi Ferron, David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Catherine Langenaeken, Ophélie Legast, Morgan Van Cleven, Guy Van den Noortgate et Peter Van Dyck. Production Layout db Studio.be Design couverture Denis Séguy, photo Ibpyles Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 4 6 7 Idées 10 14 15 18 19 Beci online Podcast : Julie Foulon Digest Le Tour de France, cadeau pour Bruxelles Bruxelles doit garder ses activités productives Le Smart Mobility Hub, à la rescousse de la mobilité bruxelloise Open Source Pour ou contre une taxation zonale des déplacements ? International 20 21 Le Japon n’a jamais été si proche de l’Europe Turquie, Russie, Chine : les principales destinations des certificats d’origine belges Sprout to be Brussels 24 26 30 31 32 33 34 36 37 38 39 41 42 43 44 46 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 50 51 52 53 55 56 57 Musique : Juicy Génération slasheurs La mode belge, c’est aussi Bruxelles ! Design : Studio Biskt Design : We Are Artists Cinéma : Babetida Sadjo L’ADN des millennials : une génération changement Entreprendre 40 Recyclage des voitures : Bruxelles a une carte verte à jouer La petite reine en tête du budget mobilité ? Starter : Tag-Ad Du neuf dans les primes aux PME bruxelloises Réforme du code des sociétés : le big bang aura bien lieu ! Marchés publics : quels défis pour le secteur hospitalier ? Community 48 L’actualité Beci en photo Petites histoires de grands entrepreneurs Les bonnes adresses de Pierre Marcolini Beci-CCIB : PV de l’Assemblée Générale du 3 octobre 2018 Beci-UEB : PV de l’Assemblée Générale du 3 octobre 2018 Demandes d'admission Agenda Index Béa Ercolini, « Fière des petits choux de Bruxelles ! » Bruxelles, capitale créative Littérature : Adeline Dieudonné Musique : Fugu Mango Béa Ercolini Rédactrice en chef invitée BUREAUX A VENDRE eshop VENDU CV DES OPPORTUNITÉS POUR LES INDÉPENDANTS ET PME À BRUXELLES PROFITEZ DE NOMBREUSES PRIMES POUR BOOSTER VOS ACTIVITÉS! DÉCOUVREZ LES NOUVEAUTÉS SUR WWW.PRIMESPME.BRUSSELS
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Podcast Julie Foulon : Icône de la tech bruxelloise, fondatrice de Girleek et Molengeek De la France à la Belgique, de la finance à la tech, de Girleek à Molengeek, Julie Foulon présente un parcours des plus atypiques. Destinée à une carrière de trader, cette geekette a décidé de tout envoyer balader pour s’installer en Belgique. Elle a fondé le site Girleek, un blog 100 % féminin dédié aux nouvelles technologies et au code. Elle est aussi cofondatrice de l’incubateur Molengeek. Tu es aujourd’hui une véritable icône de la tech bruxelloise ; comment es-tu parvenue à faire ta place – il y a maintenant une dizaine d’années – dans un secteur si masculin ? Il y a plusieurs années, j’ai eu l’opportunité avec un ami de monter une boîte d’informatique. Petit à petit, je me suis professionnalisée et j’ai pris conscience que ce monde était intégralement drivé par des hommes. Tout le contenu que je pouvais trouver sur le net pour parfaire mes connaissances et évoluer, c’était du contenu essentiellement orienté « homme » ; écrit par des hommes pour des hommes. C’est à ce moment-là que tu décides de lancer Girleek ? Oui. C’est parti d’un constat simple que l’on peut comparer à la voiture : en général, un homme s’intéresse plutôt à la puissance d’un moteur et la femme plutôt au confort de l’habitacle. Les nouvelles technologies et le code, c’est à peu près la même chose : nous les femmes, nous allons utiliser les outils à notre disposition comme un moyen pour arriver à une fin. À l’inverse, un homme va plutôt avoir tendance à les utiliser comme une performance. On n’est donc pas du tout dans la même approche. Je me suis dit que cette découverte était plutôt positive : il y avait la moitié de l’humanité qui n’était pas dans le coup et qui pourrait apporter une valeur extrêmement intéressante à la société. Lorsque tu as créé ton blog, tu t’es sentie soutenue ? Bien sûr ! Ce qui est très drôle, c’est que la moitié de nos lecteurs sont des hommes. Ce n’est pas tellement étrange, ils aiment bien voir la manière dont les femmes parlent des nouvelles technologies. Finalement, je pense que les hommes ont été plutôt contents de nous voir débarquer. À l’époque, à la création du site, on a pris le parti de faire un site tout rose. L’idée, c’était de dire : « Nous aussi on a une place et on a un rôle à jouer dans ce secteur ». Ce site a été un véritable vecteur d’émancipation pour toi et ta carrière ? Grâce à Girleek, j’ai pu faire de la radio et j’ai commencé à écrire dans La Nouvelle Gazette. J’avais enfin trouvé mon fil conducteur : les femmes, les nouvelles technologies et l’entrepreneuriat. De là, j’ai repris la tête du BetaGroup qui était à l’époque la plus grande communauté de startups. Son fondateur, Jean Derely, m’avait repérée et il aimait ce que je faisais. Pour le BetaGroup, j’organisais des événements tous les mois qui rassemblaient plus de 500 personnes. C’est comme ça que j’ai rencontré Ibrahim, qui deviendra quelques années plus tard mon associé avec Molengeek… ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. Les podcasts à écouter… « Salade Tout », c’est le podcast 100 % natif et belge qui allie food et société. Les deux présentatrices « taillent un bout de gras sur ce qui se trouve dans nos assiettes, et tout autour » et abordent toutes les nouvelles tendances alimentaires. Une coproduction de la RTBF et du Centre de l’Audiovisuel et du Cinéma de la Fédération WallonieBruxelles 6 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 News Une Manufakture sur le site des abattoirs Le site d’entreprises des abattoirs d'Anderlecht est en pleine mutation. Grâce en partie au soutien du Feder (#EU in my Region), une première phase du plan directeur a déjà été réalisée en 2015. Le Foodmet, un grand marché couvert alimentaire, unique en Belgique, a ouvert ses portes au grand public. Entretemps, la Ferme Abattoir, le plus grand potager suspendu d'Europe, s’est nichée sur le toit du Foodmet. Elle a récemment été élue « Brusseleir de l'Année ». Avec le projet Manufakture, la s.a. Abattoir franchit à présent une nouvelle étape dans la réalisation du masterplan. La Manufakture (cerclée de rouge sur la photo) sera un nouveau bâtiment destiné au secteur de la production de viande et d’alimentation. Sa réalisation s’inscrit dans le cadre d’un appel à projets du programme Feder 20142020, pour lequel la candidature d’Abattoir a été retenue. Le gouvernement de la Région Bruxelles-Capitale a consacré environ 10 millions d’euros au soutien du Feder à cette fin. On recherche des travailleurs bruxellois en périphérie Nombre d'entreprises flamandes en périphérie de Bruxelles ont du mal à pourvoir leurs postes vacants, notamment parce que les Bruxellois francophones demandeurs d'emploi ne franchissent pas la frontière régionale. Afin de rapprocher les deux parties, les services de l'emploi flamand et bruxellois, VDAB et Actiris, organisent la campagne « Nouveau job ? Le prochain stop ! ». La campagne a été lancée le 12 mars avec un tour en bus emmenant les chercheurs d’emploi bruxellois à la rencontre d’employeurs potentiels. Le parcours passait par Brussels Airlines, bpost, Colruyt Group, LSG Skychefs, G4S et Aviato. La volonté d’Abattoir est de lancer ce projet par une vision durable très prononcée, en faisant de ce bâtiment un modèle en ce qui concerne l'énergie, l'environnement, l'économie circulaire et la gestion rationnelle des déchets. Le mercredi 13 mars, le concours d'architecture pour la construction de la Manufakture a été lancé en collaboration avec le Maître Architecte de Bruxelles. L’objectif est que la Manufakture soit prête en 2023. Vous recherchez un espace commercial casco pour des activités productives dans le secteur de l’alimentation, près du centre de Bruxelles ? Adressez-vous à info@abattoir.be. Info : www.abattoir.be Les chiffres sont clairs : environ un cinquième de tous les postes vacants du « Vlaamse Rand » restent ouverts. En 2018, le VDAB a recensé pas moins de 14.672 postes vacants, tous secteurs confondus, dont 3.000 n'ont pas encore été pourvus. En outre, le nombre total de postes vacants a fortement augmenté au cours des trois dernières années. Et cependant, la périphérie semble toujours un territoire inconnu pour de nombreux Bruxellois francophones. « Beaucoup de gens à Bruxelles pensent que le fossé linguistique ou la distance sont infranchissables. Rien n'est plus faux », affirme Geert Pauwels, directeur du VDAB Bruxelles. « Les emplois sont physiquement proches. Avec les transports en commun, vous pouvez être chez votre nouvel employeur en moins d'une demi-heure. Et des cours de langues permettent, rapidement et facilement, de jeter un pont entre les candidats et les employeurs flamands potentiels. » D'autre part, les chiffres les plus récents de Statbel montrent que jamais autant de Bruxellois ne sont allés travailler en Flandre : 51.173 en 2017. Toutefois, ce chiffre peut encore être augmenté. Agoria, de son côté, évalue Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 7 © Belga
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News à un million le nombre de Flamands qui prendront leur retraite d'ici 2030. Pour Geert Pauwels, « Il s'agit en fait d'un million d'opportunités pour les Bruxellois. En outre, le Rand vieillit, tandis que Bruxelles continue de se rajeunir. » Pour montrer qu'un emploi près de chez soi est chose possible, la VDAB a lancé la jobmap : une carte interactive en ligne qui montre tous les emplois dans la périphérie bruxelloise. Le demandeur d'emploi introduit son lieu de résidence à Bruxelles, choisit parmi différents secteurs et indique un temps de voyage idéal, pour repérer les emplois les plus proches. La jobmap est disponible en néerlandais et en français sur le site web de la campagne : www.nouveaujob.be. Citydev.brussels développe ses occupations temporaires Les deux sites de Ropsy Chaudron à Anderlecht et de BridgeCity à Bruxelles-Ville ont trouvé de nouveaux gestionnaires/coordinateurs à la suite d’un appel à intérêt organisé par Citydev. Les sociétés Communa, Superlab et Sisyphe sont ainsi en charge de nouvelles occupations temporaires depuis la mi-mars pour une période de deux ans. habitants, artistes ou entrepreneurs sociaux qui s’attaquent aux enjeux sociétaux de notre époque. Leur vision : transformer ces espaces, donner aux personnes qui les occupent l’occasion de s’approprier et de cogérer ces espaces, et ainsi contribuer aux nouveaux modes de fabrique de la ville. Toutes les parties prenantes au projet ont dans leur ADN la recherche d’une implication forte dans la vie locale, et ont vocation à nouer des liens étroits avec ses divers acteurs. L’invitation est faire aux acteurs locaux (riverains, associations, écoles…) de co-construire et co-réaliser ce projet transitoire. Une partie du bâtiment pourra également être destinée au logement des personnes sans-abri. Les deux partenaires pour le développement de ce projet, Superlab et Sisyphe, s’inscrivent également dans une démarche de transformation et d’ouverture des espaces urbains. Pour l’occupation de ce site, les deux sociétés sont à la recherche d’une mixité de profils et d’offres afin de créer le nouvel hot spot culturel et technique de Bruxelles. Les partenariats s’articuleront autour de différents thèmes, dans un souci d’équilibre des services et des expériences. Seront mis à l’honneur la culture, la création, l’économie, le sens de la communauté et du respect mutuel, ou encore l’esprit de cocréation. Info : www.citydev.brussels Ouverture de la première boutique-école de Belgique Le projet de boutique-école S.Kool a débuté le 1er maris et s’étendra sur une période de trois mois. Sa spécificité : former 12 jeunes chercheurs d’emploi bruxellois tout en alternant chaque jour théorie et pratique dans un vrai commerce établi au sein du centre commercial City2. Cela fait plusieurs années que les sites de Citydev, en attente de développement, font l’objet d’occupations temporaires. L’avantage d’un tel système : assurer une présence sur les lieux, les faire connaître, éviter la taxe sur les immeubles vides, mais aussi faire naître des projets. Le plus gros exemple en date est celui du Studio CityGate, géré par la SPRL Entrakt, où plus de 20.000 m² sont dédiés à des ateliers d’artistes, à un pôle culturel, social et économique, ou encore un skatepark. L’ASBL Communa réhabilite les bâtiments vides de la Région bruxelloise afin de les transformer en communs urbains. Ceux-ci ont vocation de regrouper associations, 8 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Pari lancé par AG Real Estate, Actiris, Bruxelles Formation et City2, S.Kool cherche à offrir à ces chercheurs d’emploi une formation en technique de vente et en néerlandais. Ils seront par ailleurs encadrés par une gérante expérimentée en charge de leur transmettre son savoir-faire. Enfin, ce projet mise également sur le partage d’expérience, organisé autour de workshops, afin de compléter ces apprentissages. En complément à ces heures de formation, les stagiaires sont encadrés par d’autres commerçants qui se sont investis dans le projet : Cannage Republic, Casa, Histoire d’Or, Hunkemöller, Kiabi, Lindt, Naf Naf, Pearle Opticiens, SportsDirect.com, Switch et Unisa notamment. À la clé, un contrat de travail assuré de juin à septembre 2019. News au sein de l’entreprise. L’opérateur bruxellois présente deux nouvelles cartes : Modalizy Budget et Modalizy Flex. La Modalizy Budget Mastercard s’inscrit parmi les solutions de gestion du budget mobilité de l’entreprise. Choix d’un mode de transport plus vert et moins polluant pour les collaborateurs ? Ils pourront bénéficier d’un budget mobilité pour assurer leurs déplacements avec des moyens de transport durables, et passer facilement de l’un à l’autre avec une seule carte Modalizy Budget. L’employeur définit la périodicité des budgets, et la carte est prépayée, donc pas de risque de dépassement de budget. Le concept store, aménagé dans un style « loft urbain », proposera à la vente des marchandises provenant de ces plusieurs commerçants-partenaires auxquels s’ajouteront celles de Club, Di, Sostrene Grene, la créatrice Deborah Velasquez qui mettra en location ses robes de soirée, ou encore Petit Boulou, une nouvelle marque de vêtements écoresponsables conjuguant l’art et la mode. Amaury de Crombrugghe, Chief Investment Officer, commente : « AG Real Estate est fier d’avoir pu susciter autant d’enthousiasme, tant au sein de son équipe qu’auprès de tous les partenaires. C’est un vrai projet à caractère sociétal. Le fait de booster la dynamique d’embauche de manière originale, en mettant en relation des jeunes chercheurs d’emploi bruxellois et les commerces du centre-ville, permet en outre à AG Real Estate de confirmer sa position, et celle de City2, d’acteur majeur du commerce bruxellois ». Ce projet innovant est aussi et avant tout une formidable aventure humaine. Les quatre partenaires souhaitent d’ores et déjà bonne chance à chacun des 12 stagiaires Info : www.actiris.be Modalizy, partenaire idéal des entreprises pour gérer le budget mobilité Alors que le budget mobilité est entré en vigueur courant mars 2019, Modalizy a développé une solution complète qui permet d’attribuer et de gérer facilement chaque budget mobilité. Les entreprises ne savent souvent pas comment proposer une mobilité intelligente afin de réduire l’empreinte carbone de leurs employés. Cash for car, budget mobilité, plan cafétaria… Modalizy se présente comme le partenaire idéal des entreprises pour mettre en place ces solutions. Son avantage : couvrir les besoins en matière de mobilité, tout en simplifiant le traitement des frais de déplacement La Modalizy Flex Mastercard se met au service d’un plan cafétaria dans l’entreprise. Elle peut ainsi choisir parmi un riche éventail d’avantages, mobilité ou au-delà. Il suffit de sélectionner les services de mobilité que l’on souhaite inclure dans un plan cafétéria et éventuellement y ajouter d’autres services au choix. Quant à la Modalizy Pass, elle est un véritable passeport pour la mobilité en Belgique et en Europe. Elle donne un accès direct et simplifié à tous les moyens de transport, de la trottinette électrique au train. Mais peut également être utilisée pour payer le parking en voirie ou des espaces de coworking. Des options supplémentaires permettent aussi de payer le carburant en Europe, un hôtel ou un avion. L’utilisateur peut également compter sur l’application pour faire les choix les plus pertinents, grâce à la géolocalisation de l’utilisateur et de tous les points de service des partenaires. Tout cela avec une gestion simplifiée, une facture unique et la récupération de la TVA. Info : www.modalizy.be Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 9
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Idées Le Tour de France, cadeau économique pour Bruxelles Cinquante ans après la première victoire d’Eddy Merckx au Tour de France, Bruxelles accueille le Grand Départ ce 6 juillet. Le troisième événement sportif le plus suivi de la planète devrait accueillir 800 000 spectateurs à Bruxelles… et offrir un excellent retour sur investissement à notre capitale. «L e départ du Tour de France est sans conteste l’un des plus gros événements sportifs qu’a connus Bruxelles. » Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles, a le sourire aux lèvres en évoquant la perspective du « Grand Départ ». Voilà une véritable aubaine économique pour notre Région et la Belgique en général : pour célébrer comme il se doit la victoire d’Eddy Merckx pour son premier Tour de France (c’était en 1969 !), la capitale accueille le départ du Tour de France le 6 juillet prochain, avec une étape de quasi 200 kilomètres, principalement dans les deux Brabants, suivie d’un contre-la-montre le 7 juillet, qui traversera une dizaine de communes bruxelloises. En comptant la présentation des équipes et la préparation du Tour, la ville vibrera durant quasi une semaine en jaune. Rien que pour l’organisation, 4500 personnes sont attendues (y compris équipes et journalistes) et… pas moins de 800 000 participants. « L’estimation a été établie en analysant les retombées pour les villes d’Utrecht et de Düsseldorf, qui ont respectivement accueilli le Grand Départ du Tour en 2015 et 2017 », avance Jeroen Roppe, porte-parole de Visit Brussels, l’organisme qui assure la promotion de la Région de Bruxelles-Capitale. « Nous n’avons pas encore calculé l’impact direct mais l’événement offrira indéniablement un coup de boost à l’économie bruxelloise. » Si les instigateurs n’avancent pas de chiffres, c’est surtout parce qu’il est difficile d’évaluer objectivement l’impact. Il y a l’impact direct, qui pourra être déterminé quelques semaines après l’événement, et l’impact indirect, qui se traduit dans la visibilité de la destination de Bruxelles à l’étranger et des retombées sur les prochaines années. Au niveau direct, le Grand Départ s’annonce d’ores et déjà gagnant pour le secteur hôtelier : « La période du début du mois de juillet est habituellement calme pour le secteur hôtelier à Bruxelles », avance Rodolphe Van Weyenbergh, porte-parole de la Brussels Hotels AssoRodolphe Van Weyenbergh (BHA) ciation. « Grâce à au Grand Départ, nous espérons être complet toute la semaine qui entoure le Tour de France. Nous estimons à 25 000 le nombre de personnes qui logeront en hôtel sur la semaine. Il y a déjà 4500 personnes uniquement pour l’organisation, les équipes et la presse. Ceux-ci ont déjà pour la plupart réservé leur chambre. Il faudra également compter sur les touristes, qui réservent plutôt en ‘last minute’. Sur la Région bruxelloise, il y a 18 000 chambres d’hôtels. » Seulement 8 % d’étrangers pour Utrecht L’autre secteur qui devrait profiter de l’affluence est bien évidemment celui des restaurants et des cafés. On ne 10 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 © D.R. © Belga parle pas ici seulement des cafés du centreville, mais aussi des communes bruxelloises où passeront les cyclistes, notamment Etterbeek, les deux Woluwe, Ixelles, Schaerbeek ou Laeken. Philippe Close : « L’impact du Tour se vérifiera dans 2 à 3 ans » « L’impact du passage du Tour sur les restaurants et cafés est très difficile à estimer », tempère toutefois Philippe Trine, responsable de la Fédération Horeca Bruxelles. « Il y a plus de 4000 restaurants et cafés à Bruxelles, mais il y a pas mal d’impondérables. L’effet Tour de France est indéniable mais la période de début juillet peut être excellente tout comme elle peut être compliquée. Pour un événement sportif en plein air comme le Tour de France, même s’il y a du monde attendu, une pluie continue peut changer complètement la donne. » Il est par ailleurs possible d’avoir une idée du retour économique en analysant les statistiques d’éditions précédentes. En 2017, la ville de Düsseldorf en Allemagne a accueilli le départ du Tour de France, tout comme la ville d’Utrecht en 2015. Avec plus de 600 000 habitants pour Düsseldorf et seulement 350 000 habitants pour Utrecht, on peut dire que Bruxelles présente une petite longueur d’avance en termes de public potentiel. En 2017 à Düsseldorf, 500 000 fans ont ainsi encouragé les cyclistes le samedi 1er juillet, pour une étape de contre-la-montre… sous la pluie. Pour la deuxième étape, dont l’arrivée prenait d’ailleurs place à Liège, 800 000 personnes ont applaudi les cyclistes. Pour la ville d’Utrecht, qui accueillait le Grand Départ en 2015, les analyses sont plus précises. Durant les deux jours d’étape, pas moins de 750 000 touristes se sont déplacés, dont 365 000 personnes pour la première étape du 4 juillet. Les statistiques avancent que 39 % des visiteurs habitaient la ville, contre 61 % hors d’Utrecht, dont une majorité de Néerlandais. Ce Grand Départ n’a en fait accueilli que 8 % d’étrangers, dont en majorité des Allemands (25 %) et des Belges (21 %). Parmi les rentrées économiques clairement chiffrables, la simple présence du staff (équipes, journalistes, organisation) en termes de nuitées et restauration a représenté 1,2 millions d’euros, soit 267 euros par personne. Il s’agit déjà d’un beau retour… dont Bruxelles a indispensablement besoin. La Ville de Bruxelles a en effet déboursé 5 millions d’euros pour avoir le droit d’accueillir le Tour de France ! Un dispositif à 100 jours du départ Les organisateurs des étapes du Tour ont l’habitude de Optimiste, le bourgmestre de Bruxelles vise surtout les retombées du Tour sur le long terme. ➜ Combien coûte le Grand Départ à la Ville de Bruxelles ? Pour accueillir le Grand Départ, la Ville paye 5 millions d’euros à l’organisation du Tour de France. À quoi il faut ajouter entre 2 et 3 millions pour les animations autour du Tour. La Région bruxelloise investit en parallèle 1,5 à 2 millions d’euros. Nous ne comptons pas dans ces dépenses les frais de sécurité, de police ou de personnel défrayé pour l’événement. Comparé au coût d’autres événements, le retour sur investissement est extrêmement important. La stratégie amorcée depuis plus de dix ans, à savoir rendre une image positive de Bruxelles, devient payante. La Ville accueille désormais plus de 8 millions de touristes par an. ➜ Avez-vous déjà calculé l’éventuel retour sur investissement ? À l’heure où je vous parle, je ne peux pas vous donner un chiffre mais ce retour est assurément payant. Le retour direct est indéniable au niveau de l’horeca, même si on sait que le tourisme de loisirs rapporte moins que le tourisme business. Le cyclisme est un des seuls sports où les gens découvrent la destination, contrairement au football ou au tennis. De plus, le Tour de France est le plus grand événement sportif gratuit du monde. Nous avons fait appel aux entreprises et organismes pour qu’ils participent à la fête en se mettant tous en jaune. ➜ Comment pourrez-vous déterminer l’éventuel impact du Tour ? Nous misons sur un effet retard : il faudra estimer le nombre de touristes qui viennent à Bruxelles d’ici deux à trois ans. Le Tour, c’est un énorme plus dans notre stratégie permanente de rendre Bruxelles positif. Il y a dix ans, Bruxelles avait une image ennuyeuse, voir négative. Nous avons travaillé pour que Bruxelles ait une image dynamique. J’ai croisé pas mal de personnes (responsables politiques, organisateurs…) qui ont eu l’occasion d’organiser le Tour dans leur ville. Toutes ont été ravies d’accueillir le Tour. Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 11 © Belga
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« Entre 10 et 15 000 pièces en produits dérivés » Jeroen Roppe (Visit Brussels) dire qu’un euro investi en rapporte 1,5 de manière directe à la ville hôte. Sur le long terme, il en rapporterait même 4 à 10. Les responsables politiques l’affirment : c’est surtout la visibilité de la ville à l’étranger qui prend tout son sens. Le Tour de France est en effet le troisième événement le plus suivi de la planète. Diffusé dans pas moins de 190 pays, dont un direct pour 60 chaînes de télévision, l’événement est vu au total par 1 à 3,5 milliards de téléspectateurs dans le monde. « Cette visibilité est sans commune mesure avec des matches de football ou une compétition d’athlétisme, où la ville hôte n’est pas forcément mise en avant », avance le bourgmestre Philippe Close. Pour faire vivre l’événement comme il se doit, la Ville de Bruxelles a surtout misé sur un programme de festivités démarré 100 jours avant le départ, soit le 28 mars. Citons notamment parmi les activités la mise en place de la Maison du Tour à De Brouckère, l’inauguration de la place Eddy Merckx à Woluwe-Saint-Pierre, un week-end d’activités mi-mai pour célébrer 50 jours avant le Grand Départ, une fête du vélo 2 juin ou encore le BXL Tour le 16 juin prochain. « Grâce à ces événements, nous nous focalisons sur un public local », avance Jeroen Roppe (Visit Brussels). Coup de pub pour Bruxelles, opportunité économique pour les acteurs horeca, le Tour de France devra par ailleurs être envisagé avec des inconvénients : les embouteillages occasionnés, la mobilisation du personnel policier, les dépenses énergétiques (une étape du Tour génère pas moins de 20 tonnes de déchets et 410 000 tonnes de CO2 !) et l’image de moins en moins positive véhiculée par le cyclisme, à cause des multiples affaires de dopage. Enfin, un facteur incontrôlable fera surtout de cet événement une véritable aubaine économique, ou pas : la météo ! ● Géry Brusselmans Le secteur horeca ne sera pas le seul à profiter de l’affluence pour le Grand Départ. Un touriste dépenserait en moyenne 20 euros lors d’une journée passée sur le Tour. Il y a la nourriture mais également les produits dérivés, dont certains commerces profiteront pour booster leur chiffre d’affaires. C’est la société ASO, qui organise le Tour de France, qui gère les stands de vente situés dans un périmètre de 500 mètres autour du départ et de l’arrivée. Au-delà, la société française Holiprom gère des stands de vente et propose surtout aux commerçants intéressés des t-shirts, casquettes et autres mugs estampillés Tour de France. « Nous sommes les seuls à pouvoir vendre les produits officiels », avance Jean-François Hogrel, PDG d’Holiprom. « Un de nos représentants passera d’ailleurs ce mois de mai à Bruxelles pour proposer aux commerçants nos produits. » Certains commerces de souvenirs ou même le secteur de la grande distribution peuvent y voir une belle opportunité financière. Une casquette ou un t-shirt est vendu environ 8 euros HTVA par Holiprom… et peut être revendue le double. « Suivant le type de commerce, un t-shirt est vendu en prix public entre 15 et 22 euros », poursuit Jean-François Hogrel. « Un commerce bien placé peut vendre facilement sur une journée une centaine d’articles. De plus, les ventes sont meilleures pour les départs à l’étranger car les touristes achètent plus. Pour Bruxelles, nous tablons sur une vente de 10 à 15 000 pièces sur les deux journées du Tour. » 12 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 © Belga © Belga Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Élections 2019 Bruxelles doit garder et promouvoir ses activités productives Dans la capitale de l’Europe, les secteur primaire et secondaire représentent grosso modo 10 % de la création de valeur ajoutée, la part du lion revenant aux services marchands (70 %). L’industrie constitue pourtant un maillon essentiel dans la chaîne de valeur de l’économie bruxelloise, les autres secteurs (services, ventes, soin de santé…) dépendant considérablement de son activité. Indispensable au métabolisme urbain, cette industrie s’avère un facteur essentiel de croissance et d’innovation. La zone du canal concentre la plus grande partie des espaces industriels bruxellois. L' industrie à Bruxelles, au-delà des sites emblématiques d’Audi à Forest et de la Sabca à Haren, c’est aussi Viangro qui alimente les supermarchés de la ville, Leonidas, Godiva, Vanparys, Delacre, de nombreuses brasseries, Plasma Industry, RvB Robinetterie, Umicore, Fabricom, Elia, Sibelga, Danone, Roche, Veolia, Kone, Pfizer, Schneider, Schindler, Ceres, Aquiris, Recupel, Suez, Spie, Fluxys, Cegelec Industry, la Stib, Inter-Beton, Établissement Antoine, Solvay Industry, Rebeton… pour ne citer que quelques exemples. De quoi ces industries ont-elles besoin ? Fondamentalement d’espace et de main-d’œuvre qualifiée. Commençons par l’espace. Avec ses 162 km² et ses innombrables institutions, Bruxelles ne dispose pas de grandes réserves foncières pour ses activités industrielles. Ces espaces, pour la plupart, se trouvent dans la zone du canal et sont de plus en plus confrontés à des demandes de mixité fonctionnelle. Or, certaines activités sont et resteront incompatibles en zones mixtes. Il faut donc réserver et préserver suffisamment d’espaces dédiés exclusivement aux activités productives. Par ailleurs, la forte occupation des espaces et bâtiments mis à disposition par Citydev, qui totalise un patrimoine de près de 200 hectares de terrain et de 190.000 m² de bâtiments pour activités économiques, témoigne du dynamisme des activités productives en ville et du besoin criant d’espaces. Faute de suffisamment de possibilités d’activité et d’extension, des entreprises quittent la Région, comme l’actualité nous le rappelle trop régulièrement. 14 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Là où des zones de mixité ont été créées (les fameuses ZEMU, les Zone d’Entreprises en Milieu Urbain), il faut permettre, pratiquement, la mise en œuvre de cette mixité. Pour ce faire, il est indispensable d’assouplir le cadre réglementaire (PRAS, RRU, normes environnementales) afin de permettre l’établissement effectif d’industries nouvelles en cohabitation harmonieuse avec la fonction résidentielle. À destination des développeurs immobiliers, un guide de bonnes pratiques devrait être proposé afin de les orienter sur la manière de répondre à l’exigence de construction d’espaces productifs dans les ZEMU. Quant aux besoins de main-d’œuvre qualifiée, quantité d’entreprises productives à Bruxelles cherchent des profils qu’elles ne parviennent pas à trouver : travailleurs dans l’industrie alimentaire, travailleurs dans l’industrie chimique, techniciens en construction, conducteurs de travaux, mécaniciens industriels, chauffagistes, ingénieurs et ingénieurs-techniciens, pour se limiter à quelques exemples tirés d’une longue liste de fonctions critiques. Au plan de l’enseignement et de la formation, les jeunes doivent être mieux formés aux métiers de l’industrie et de la technologie sur du matériel répondant aux derniers standards du marché. Pour relever les défis de demain, Bruxelles a besoin de davantage d’espaces dédiés exclusivement aux activités productives et de mieux former les jeunes aux métiers de l’industrie et de la technologie. ● Vincent Delannoy © Belga Ideeën Le Smart Mobility Hub, à la rescousse de la mobilité bruxelloise Mi-février, la mobilité était au centre des attentions sur le site de Tour & Taxis, où différents intervenants du secteur de la mobilité ont participé à un Smart Mobility Hub, sorte de laboratoire destiné à solutionner ce qui constitue le fléau numéro un pour les entrepreneurs bruxellois. Resté vingt ans à l’abandon, Tour & Taxis se convertit en nouveau quartier aux fonctions multiples, avec de nouveaux besoins de mobilité. F in octobre, Tour & Taxis, Extensa et Beci s'unissaient pour convier des entrepreneurs à une visite des installations de Tour & Taxis — doublée d'une réunion de travail — préfigurant ce Smart Mobility Hub (voir notre magazine de décembre). Le vocable désigne un vaste pôle, carrefour de différents modes de transport, dans lequel se concentrent une pléiade d'activités autour de thématiques diverses allant du travail au logement, en passant par les loisirs et le shopping. On rappellera au passage que l'idée d'organiser le Smart Mobilty Hub au sein de cet incontournable site bruxellois, avec la collaboration de l'ensemble des acteurs de la mobilité donc, faisait également sens pour inspirer et développer d'autres projets similaires dans la capitale. Trouver des solutions concrètes et rapides C'est pour poursuivre ce chantier que les mêmes intervenants se sont longuement réunis mi-février, cette fois pour mettre en place des ateliers collaboratifs et un ‘living lab’, soit une méthodologie moderne et participative impliquant les utilisateurs du site. L'objectif était de trouver à la fois des pistes concrètes et des fournisseurs de mobilité, afin d'effectuer des tests au cours des prochains mois. Car, sans grande surprise, les récents sondages effectués par Beci confirment que la résolution des soucis de mobilité constitu — plus que jamais — la priorité première pour l'ensemble entrepreneurs bruxellois. « C'est de loin la préoccupation numéro une du moment. On est même passé de 60 à 89 % en trois ans ! », détaillait dans son introduction Ischa Lambrechts, conseiller mobilité de Beci et co-organisateur de l'événement avec Cécile Huylebroek (conseillère emploi de Beci) et la consultante Isabelle Castellyn. « L'objectif, ici, est d'évoquer l'accessibilité des navetteurs et de réfléchir à la meilleure façon d’exploiter des pistes pour combiner l'emploi et la mobilité », indiquait la première, alors que la deuxième complétait : « Ce rendez-vous a pour but mettre en place de nouvelles choses à très court terme ; pas dans 30 ans ! » L'atelier, qui regroupait près d'une trentaine d'entrepreneurs durant l'après-midi, se scindait en deux parties. La première – la plus longue – croisait les participants, tant francophones que néerlandophones, en trois tables de travail. Il s'agissait pour chacun de décrire au mieux la situation actuelle de Tour & Taxis, en identifiant toutes Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 15 © Belga
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les solutions envisageables et souhaitées concernant la mobilité. En somme, comment mieux penser cet immense et important site bruxellois, afin qu'il fonctionne de la manière la plus intelligente et la plus pratique possible. La deuxième, plus brève, consistait à garder les éléments dominants et les plus concrets des discussions. rimente les mobilités d'aujourd'hui et de demain), tout en établissant plusieurs parallèles avec son prédécesseur, s'exprimait ainsi : « Tour & Taxis est un site magnifique et qui progresse, mais il souffre encore d'un certain isolement et de certaines difficultés de lisibilité. Une meilleure signalétique compenserait son éloignement des gares et du méEn guise de présentation, chacun des participants devait préciser de quelle manière il s'était rendu à ce rendez-vous, ce qui a permis de constater la grande variété des modes de transport : de la voiture personnelle – désormais loin d'être prééminente – au train, en passant par la marche, le bus, le co-voiturage, le métro, le train, le vélo et les voitures partagées. Entre autres ! Ischa Lambrechts, conseiller mobilité de Beci. tro, d'autant que, géographiquement, elles ne se situent pas tellement loin. Puis, cela permettrait de sécuriser une avenue du Port réputée dangereuse. Autre point : le site est « Tour & Taxis évolue mais reste encore un site difficile » Au terme de discussions longues et passionnées, il a été demandé, dans un premier temps, à trois ambassadeurs de présenter à l'assemblée les éléments les plus significatifs de leur groupe. Ainsi, Pierre Bertin, Manager chez Traject (bureau conseil spécialisé en circulation et en mobilité), était le premier porte-parole : « Aujourd'hui, Tour & Taxis est encore un site difficile à plusieurs niveaux, notamment pour ses problèmes de circulation et les nombreux événements qui s'y déroulent. Il y a des soucis de clarté et de sécurité, ce qui complique parfois la cohabitation, sans oublier des infrastructures routières qui ne sont pas toujours optimales. Nous aimerions donc voir à l'avenir un plan de circulation plus clair, avec plus d'information et de communication. Dans l'idéal, nous verrions d'un bon œil la création d'une application mobile, avec une stratégie commune à toutes les entreprises du site, pour mieux organiser les nombreux transports. » Rappelant au passage une culture belge « compliquée », Pierre Bertin proposait la mise en place d'un comité spécifique, capable de s'occuper de la problématique de la mobilité sur le site même. Tout en espérant davantage de facilités quant à l'usage des transports. « Avec, pourquoi pas, une philosophie positive, telle qu'on peut la trouver dans une ville comme Amsterdam. » Un quartier qui ne demande qu'à prendre forme Ambassadeur de la seconde tablée, Guillaume Servonnat, directeur de MaestroMobile (une société qui expé16 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 également complexe pour ses livraisons ; il manque des bornes de chargement électrique, ainsi que des espaces de stationnement pour les deux roues. Nous avons pleinement conscience des incertitudes politiques auxquelles doit faire face la Ville de Bruxelles, qui constituent parfois un frein pour chacun, mais nous espérons dans le futur de meilleures connexions, à tout niveau, afin que cette mini-ville puisse réellement prendre forme ! » Enfin, Ischa Lambrechts (Beci) a lui-même bouclé cet oral comme troisième porte-parole, en insistant lui aussi sur la signalétique. « Dans l'état actuel des choses, il faut reconnaître qu'il est difficile de promouvoir les nouvelles mobilités. Il serait donc important de pouvoir bien définir les modes de transport (voitures partagées, transports publics...) circulant autour Tour & Taxis, avec davantage d'interconnexions possibles entre ceux-ci, tout en prévoyant une zone de mobilité douce. » Lui aussi se déclarait largement favorable à une plateforme digitale spécifique au site, qui informerait chacun des nombreux événements ponctuels se déroulant sur le site. Les pistes Le deuxième exercice, suivi d'un vote, a permis de définir, trier et isoler les principaux axes retenus de la journée. C'est ainsi qu'ont émergé les éléments suivants : une stimulation de la mobilité douce et partagée, un meilleur aménagement de l'avenue du Port (avec un plan adéquat), davantage d'informations et de signalisation autour du site, ou encore sa sécurisation. Le canevas de travail ayant clairement été défini, tout semble au point pour poursuivre le travail sur le terrain. Pour aller plus loin, d'autres ateliers seront organisés chaque mois (22 mars, 26 avril, 17 mai et 14 juin), jusqu'à la fin de cette saison. ● David Hainaut © Reporters PUBLIREPORTAGE RÉDUIRE LES COÛTS DE PERSONNEL ET EMBAUCHER DES EMPLOYÉS COMPÉTITIFS ? activa.brussels a fait d'Elaine la candidate rêvée Erwin Heusburg est le responsable des RH chez All Team Services, une entreprise qui propose des aides ménagères via des titres-services. Dans un secteur où les marges sont étroites, Erwin doit bien surveiller ses coûts de personnel. Il a néanmoins réussi à constituer une équipe performante sans devoir perdre en qualité au niveau des conditions de travail. Grande équipe, marges étr Investir dans le bien-êtr Erwin Heusburg est le responsable des RH chez All Team Services. « Chaque jour, nous envoyons 400 aides ménagères dans Bruxelles et aux alentours », raconte-t-il. « Pour bien gérer leur agenda et leur rémunération, nous avons au bureau une équipe de douze conseillers qui gèrent le planning. » « Vous devez savoir que dans le secteur des titres-services les marges sont étroites. C’est pourquoi, il est très important que je surveille bien les coûts de personnel de nos employés. Il est évident qu'il est essentiel de constituer une équipe performante, et cela dès l'engagement de nouveaux collaborateurs. » Le CV qui sort du lot Erwin a cherché un nouveau conseiller ménager avec Select Actiris. Le CV d’Elaine Ramirez s’est tout de suite démarqué. « Elaine était la candidate parfaite pour notre poste vacant. Elle était motivée, pouvait suivre une formation pour se perfectionner, mais elle avait aussi un autre atout », raconte Erwin. « Elaine entrait en ligne de compte pour la mesure activa.brussels, ce qui signifie que nous recevons une intervention pour son salaire. » Elaine a d'ailleurs mentionné explicitement sur son CV qu’elle entrait dans les conditions pour bénéficier d’activa.brussels. « J'ai essayé ainsi d’attirer l’attention des employeurs, et je leur ai donné une raison supplémentaire de m’engager », explique-t-elle. « C’est vraiment gagnant-gagnant », confirme Erwin. « Via Select Actiris nous recevons un soutien financier pour son salaire, pour que nous puissions investir dans d’autres projets importants. » Ainsi, les employés bénéficient aussi du soutien de Select Actiris. « Le but final n’est pas de faire des bénéfices, mais de pouvoir investir dans des conditions de travail optimales pour notre équipe. Nous proposons des formations à notre personnel, renouvelons leurs vêtements et investissons dans du matériel. » FAITES CONFIANCE À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS POUR VOS RECRUTEMENTS Comme Erwin, vous souhaitez recruter le profil idéal à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible. Select Actiris combine une sélection approfondie à des primes et formations pour vous proposer le candidat qui répond parfaitement à vos besoins. Surfez sur select.actiris.brussels et demandez conseil à votre consultant employeur. Avec le soutien du Fonds Social Européen
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« Think like Hans » Open Source Idées D ans cette chronique Entreprises, je vais vous parler… de musiques de films. On peut affirmer que Hans Zimmer est le compositeur de musiques de films le plus « successful » de tous les temps. Les puristes diront que c’est John Williams (Star Wars, les films de Spielberg), mais force est de constater que la carrière de Zimmer lui fait une ombre écrasante. Quel est le secret de son succès ? bien qui composait quoi sur ses films. Les mauvaises langues disent en effet que Zimmer n’a plus de mérite, qu’il se contente de piloter des jeunes talents qui font le travail à sa place. C’est pourtant particulièrement faux, comme on le constate en observant la carrière solo de ses disciples : sans tonton Hans, leur originalité a ses Giles Daoust, CEO de Daoust et Title Media Le grand public découvre Hans Zimmer avec sa bande originale pour Rain Man (1988), qui lui vaut une première nomination aux Oscars. Par la suite, ses innovations mariant éléments orchestraux et électroniques, font de lui la coqueluche d’Hollywood : Le Roi Lion, The Rock, Gladiator, Pirates des Caraïbes, The Dark Knight, Inception, Sherlock Holmes, Interstellar et Dunkirk… sont quelquesunes de ses innombrables références. Il a même lancé récemment une tournée de concerts, dont celui de Bruxelles a rempli le Palais 12. Le secret de son succès, c’est que Hans Zimmer sait s’entourer. Pour chaque film, il constitue une véritable équipe projet, s’adjoignant plusieurs compositeurs additionnels et musiciens d’horizons divers. Ce travail en équipe lui permet de continuer de se renouveler et d’innover, film après film, plus de 30 ans après ses débuts. Ce faisant, il a également lancé la carrière de nombreux autres compositeurs tels que Harry Gregson-Williams, John Powell ou Tom Holkenborg, qui firent d’abord leurs armes avec tonton Hans avant de voler de leurs propres ailes. L’écurie Zimmer domine aujourd’hui le secteur, tant en termes d’influence stylistique que de nombre de films. Ce travail en équipe a valu à Hans Zimmer un succès immense… et les plus virulentes critiques. Dont celle de l’Académie des Oscars, qui lui refusa pendant dix ans toute nomination, prétextant qu’on ne savait pas limites, et leur carrière aussi. C’est lui qui leur insuffle une créativité débridée, et non pas l’inverse. Il a donc toute sa légitimité. Avec un peu de recul, ce qui caractérise la méthode Zimmer, c’est le passage d’un mode « artisanal » à un mode « entrepreneurial ». Il fut le premier à réaliser qu’en travaillant seul, il lui était inévitable de se répéter. En fonctionnant en mode « écurie », non seulement il a lancé la carrière de jeunes compositeurs, mais il a pu se renouveler. C’est ainsi qu’à chaque film, on peut découvrir une autre innovation, ce qui fait qu’il reste, encore et toujours, le meilleur. Tout ceci nous ramène bien entendu au monde de l’entreprise, puisque les managers sont confrontés aux mêmes défis que Hans Zimmer. Comment se renouveler ? Comment apporter des nouvelles idées dans l’entreprise, tout en conservant son identité ? En entreprise également, la clef réside dans de bonnes collaborations : identifier les jeunes talents, et les guider, les orienter, les challenger. Plus important encore : leur donner des opportunités de se développer, de prendre progressivement plus de responsabilités, et de voler de leurs propres ailes. De devenir à leur tour managers. Pour réussir, il faut donner une chance aux autres, se mettre en danger, et accepter que les mauvaises langues disent : « Il n’a pas fait ça tout seul ». Évidemment que non, un manager ne réussit jamais seul. Une entreprise n’est pas un atelier d’artisan. Think like Hans ! ● 18 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Pour ou contre une taxation zonale des déplacements ? Tim Cassiers, collaborateur mobilité et qualité de l’air à l’ASBL Bral Nous estimons qu’il faut taxer tout déplacement motorisé, aussi court soit-il, dans un environnement urbain. Il ne s’agirait pas d’un cordon qui n’imposerait que ceux qui rentrent dans Bruxelles, les navetteurs donc. Nous considérons qu’une taxation zonale est une priorité absolue pour la mobilité dans une ville telle que Bruxelles, où il est aisé d’utiliser d’autres modes de transport. Celui qui veut éviter cette taxe urbaine laissera par exemple son véhicule sur le parking d’une station RER. La gestion de la taxation zonale incombe à la Région bruxelloise, qui peut instaurer cette taxe même si la Wallonie et la Flandre n’emboîtent pas le pas. Nous ne sommes pas a priori opposés à une taxation kilométrique intelligente, pour autant qu’elle se combine à la taxation des déplacements au sein même de la ville. Le bien-être et la qualité de l’air ont autant d’importance que la résolution des encombrements routiers. L’engorgement du trafic sur le Ring de Bruxelles pourrait inciter à taxer lourdement, mais il ne faudrait pas provoquer un détournement du trafic via les quartiers résidentiels. La combinaison avec une taxation zonale empêchera les gens de s’infiltrer dans la ville. L’usager de la route doit comprendre ce qu’on attend de lui. Il ne peut donc être question d’un modèle dont la multiplicité des paramètres sème la confusion. Or, une taxation zonale a l’avantage de la clarté : nous voulons moins de déplacements motorisés en ville. Nous constatons d’ailleurs qu’une telle taxation zonale exerce un impact positif sur le commerce de détail à Stockholm. Nous pensons en outre qu’il deviendrait plus attrayant pour les entreprises d’investir en ville si nous nous attaquions à la prédominance écrasante de l’automobile. Voici peu, l’idée d’une taxe kilométrique suscitait beaucoup de réticences, mais de plus en plus d’entreprises entrevoient les atouts d’une taxe définie en fonction de l’endroit, du moment, de la distance parcourue et du niveau de pollution du véhicule. Faudrait-il la combiner à une taxation zonale ? Joost Kaesemans, directeur de la communication à la Febiac Plus de 50 % des taxes automobiles ont trait à la possession du véhicule, sans tenir compte de sa fréquence d’utilisation. Cela doit changer. Si les gens comprennent qu’ils font des économies quand ils délaissent leur voiture, une rationalisation devient possible. Dans les zones et aux heures où il y a suffisamment d’alternatives, la taxe kilométrique intelligente doit rendre l’usage de la voiture peu attrayant. Il est logique de payer davantage quand on circule en voiture en ville pendant la journée, mais il n’est pas indispensable de décourager totalement l’usage de la voiture. Il faut le tolérer en heures creuses. Le concept d’une taxation zonale nous semble par ailleurs moyenâgeux. Une ville n’est une ville que si elle combine diverses fonctions : habitat, travail, commerce et détente. Environ un tiers des automobilistes ont plus de 60 ans. N’attendez pas d’eux qu’ils fassent tout à vélo, a fortiori dans le trafic bruxellois. Et puis, les transports en commun ou le vélo ne sont pas toujours idéaux pour faire du shopping. Le péage urbain est une complication inutile. Si des habitants du Pajottenland veulent se garer en périphérie et prendre les transports en commun pour éviter le péage, qui aménagera les infrastructures nécessaires ? Je me désespère du manque de places de stationnement au terminus du métro, à l’hôpital Érasme. Une taxe kilométrique intelligente me laisserait le choix d’entrer en ville jusqu’à un endroit où je pourrais prendre le tram ou le bus. En cas de péage urbain, je serai en revanche traité de la même façon que celui qui traverse toute la ville en voiture. L’exemple de Londres démontre qu’une taxation zonale revient à construire un mur autour de la ville. Avec pour corollaire d’avoir souvent besoin de plus de temps pour rejoindre la destination finale. ● Peter Van Dyck Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 19 © Getty
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Enterprise Europe Network Jefta : le Japon n’a jamais été si proche de l’Europe L’accord de partenariat économique UE-Japon (Japan Europe Free Trade Agreement ou Jefta) est entré en vigueur le 1er février. Un accord de libre-échange dit Tokyo ou Bruxelles ? Vous aurez reconnu la Tour Japonaise, à Laeken ! M ême s’il a été moins médiatisé que le Ceta, le Jefta pourrait avoir un impact nettement plus important : le Japon, ce n’est rien moins que la 3e économie mondiale et le 3e partenaire économique de l’UE. En valeur, les entreprises européennes exportent annuellement pour 58 milliards d’euros de marchandises et 28 milliards de services vers le pays du Soleil Levant. À l’échelle belge, le Japon est notre 5e partenaire commercial hors UE, avec près de 2.000 entreprises belges (surtout des PME) exportant vers le Japon, pour une valeur de 3,3 milliards d’euros. En négociation depuis 2011, le Jefta vise à dynamiser les échanges et créer des opportunités d’investissement. En particulier, l’accord supprime la plus grande partie des droits de douane dont s'acquittent les entreprises de l'UE qui exportent vers le Japon, notamment sur des produits tels que les fromages ou les vins – tout en garantissant la protection de plus de 200 indications géographiques européennes. Au total, on estime que le Jefta permettra aux exportateurs de l’UE d’économiser environ 1 milliard d’euros en droits de douane par an. Les négociations UE-Japon ont également concerné des barrières non-tarifaires qui préoccupaient les entreprises européennes, comme certaines exigences techniques japonaises ou des procédures de certification qui rendaient souvent difficile l’exportation des produits européens au Japon. L’accès au marché japonais, très réglementé, sera ainsi facilité pour une série de produits tels que produits pharmaceutiques, cosmétiques, automobiles, bière, textiles et habillement, etc. de « nouvelle génération » (à l’instar du Ceta eurocanadien) qui devrait dynamiser les échanges et les opportunités d’investissement. L’accord élargit aussi l’accès des entreprises européennes aux marchés de services, en particulier pour les services financiers, le commerce électronique, les télécommunications et les transports. Autre chapitre important : le Jefta ouvre aux entreprises de l'UE les grands marchés publics de 54 villes japonaises, et élimine des obstacles aux marchés publics dans le secteur ferroviaire notamment. Last but not least, le Jefta est le premier accord de ce type à faire explicitement référence à l’accord de Paris sur le climat. Il contient un chapitre complet sur le commerce et le développement durable, fixe des normes très rigoureuses en matière de travail, de sécurité ainsi que de protection de l'environnement et des consommateurs. Et pour votre entreprise ? Vous voulez identifier les avantages potentiels du Jefta pour votre entreprise ? Enterprise Europe Network peut vous y aider. Le Centre UE-Japon pour la coopération industrielle, qui fait partie du réseau EEN, a mis en place un service d’assistance pour fournir des informations actualisées et répondre à des questions liées à l’accord. Il va organiser des séminaires en ligne et publier des dossiers d’information, dont un guide pratique sur des sujets précis ou des secteurs de l’accord. ● Emmanuel Robert Plus d’info : https://www.eu-japan.eu/epa-helpdesk . Contact EEN : Jean-Philippe Mergen, tél. : 02 210 01 77, jpm@beci.be. 20 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 © Belga International Turquie, Russie, Chine : les principales destinations des certificats d’origine belges La Turquie est le premier pays de destination des certificats d’origine belges, selon les derniers chiffres publiés par Belgian Chambers, la Fédération belge des chambres de commerce. Des chiffres qui témoignent du dynamisme des exportations belges sur les marchés émergents. A u mois de janvier 2019, les chambres de commerce belges ont émis plus de 31.000 certificats d’origine (CO), soit une augmentation de 2,1 % par rapport à l'année précédente et le meilleur mois de janvier jamais enregistré. Comme au mois de décembre, la Turquie, où la demande de CO est en forte croissance, occupe la tête du classement devant la Russie, la Chine, l’Arabie Saoudite et les Émirats Arabes Unis, dans cet ordre. Suivent encore l’Inde, l’Égypte, l’Ukraine, le Qatar et l’Algérie, qui complètent le « Top 10 ». Les CO, qui attestent de la « nationalité » d’un produit exporté, ne sont pas toujours nécessaires : il n’en faut pas pour les échanges intérieurs au marché unique européen. Hors Europe, cette nécessité varie selon les pays, les types de produits et l’existence d’éventuels accords de libre-échange. Pour savoir si un pays exige ou non un certificat d’origine et si vos produits peuvent y bénéficier d’un traitement préférentiel, vous pouvez vous référer à la Market Access Database mise en ligne par la Commission Européenne. Marchés émergents : des opportunités à l’export Les chiffes des CO publiés par Belgian Chambers, et la composition du « Top 10 » des pays de destination, témoignent du dynamisme des exportations belges sur les marchés émergents. Le constat vaut pour les exportations bruxelloises, qui stagnent en direction des pays partenaires de la zone euro, malgré une hausse des débouchés aux Pays-Bas ainsi qu’au Luxembourg ces dix dernières années. Une entreprise qui se destine à l’export ne peut qu’être tentée de tourner son regard vers les marchés émergents. Et l’on constate que les entreprises bruxelloises ont saisi cette opportunité, aussi bien sur le marché asiatique, représentant 236 millions d’euros (soit une hausse de 150 % en moins de dix ans), qu’en Amérique du Sud où le montant des exportations bruxelloises a quant à lui quadruplé au cours de la même période. Cette dynamique est par ailleurs facilitée par la consolidation de la croissance économique des marchés émergents, bénéficiant à la fois d’une politique monétaire de taux bas et de contrôle de l’inflation, et d’une hausse de la demande intérieure. Celle-ci se situe autour des 6,5 % en Asie du Sud et de l’Est, et de 3,3 % au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, croissance portée par un regain de confiance chez les entreprises et les consommateurs dans des marchés marqués par l’expansion d’une classe moyenne jeune1 . Formalités : des risques liés à la conformité Les risques « traditionnels » que sont la fluctuation des taux de change ou le défaut de paiement semblent maîtrisés, tant grâce aux améliorations du climat des affaires dans les marchés émergents que grâce à une consolidation des dispositifs assurantiels. D’autres risques (et opportunités) se situent au niveau de la « compliance », à savoir le respect des règles appliquées tant par le pays d’exportation que par le pays d’importation. 1 Communiqué de presse n : 2018/174/DEC, https://www.banquemondiale.org Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 21 © Getty
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Quant au pays d’importation, les éventuelles règles et preuves d’origine préférentielle et non-préférentielle demandent, de la part de l’exportateur, une maîtrise approfondie de ces exigences particulièrement techniques. Il est également possible que des preuves d’origines soient exigées par votre client ou par les banques impliquées dans la lettre de crédit. En matière d’origine préférentielle, les exigences relatives à la certification d’origine sont très précises et peuvent varier en fonction du pays de destination. Par exemple, les deux accords de libre-échange les plus récents (avec le Canada et le Japon) prévoient l’utilisation de « statements on origin » différentes. Non seulement les déclarations ne sont pas uniformes, mais les conditions relatives à leur utilisation ne le sont pas non plus. Pour les « anciens » accords, l’exportateur devait avoir obtenu de la part des douanes le statut d’« exportateur agrée », alors que pour les accords plus récents tels que ceux avec le Canada et le Japon, il bénéficie d’une procédure simplifiée via l’enregistrement dans la banque de données REX. De surcroît, les anciens accords de libre-échange ne prévoyaient rien en termes de digitalisation. DigiChambers : vos certificats en un clic Le cadre juridique est beaucoup moins complexe en ce qui concerne l’origine non-préférentielle, et la digitalisation est plus avancée. En 2018, 86 % des CO délivrés en Belgique l’ont été via le système DigiChambers, qui permet aux exportateurs d’obtenir en ligne un certificat d’origine non-préférentielle. Après approbation par la Chambre de Commerce, l’entreprise peut imprimer elle-même le certificat ou l’échanger sous forme de PDF sécurisé avec son client. De la même manière, des factures peuvent être visées. Pour les entreprises qui disposent d’un système SAP/ERP ou d’un logiciel douanier, il est en plus possible de l’intégrer avec DigiChambers, aujourd’hui via FTP et bientôt via un webservice (API). La nouvelle plateforme DigiChambers 2.0 est par ailleurs annoncée pour le courant de l’année 2019. ● Mehdi Ferron Pour aller plus loin : Voir www.digichambers.be Market Acces Database : madb.europa.eu Formalités à l’export sur le site de Beci : www.beci.be/e-services Prenez contact avec le Customs Center de Beci, ata@beci.be ; tél. +32 2 6437 806.. Les certificats d'origine belge en 2018, par destination Turquie Emirats Arabes Unis Arabie Saoudite Chine Russie Ukraine Egypte Inde Algérie Qatar 0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000 40000 22 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Conférence transmission d’entreprises Organisée par le VALUE COACHING Stimulez la valeur de votre PME 4 AXES DE CRÉATION DE VALEUR FINANCIÈRE POUR VOTRE ENTREPRISE ◗ La stratégie et le modèle d’affaires ◗ La rentabilité des capitaux investis ◗ La gestion des risques ◗ La politique de financement Coacher votre PME par la valeur, c’est identifier ses principaux leviers de valeur pour les exploiter efficacement MARDI 23 AVRIL 2019, DE 18H À 21H ◗ Conférence « Coaching par la valeur » ◗ Débats interactifs ◗ Drink de networking et rencontre avec nos partenaires INFO ET INSCRIPTIONS : Salima Serouane, Coordinatrice Hub Transmission T +32 2 643 78 49 M +32 474 98 24 32 sse@beci.be www.beci.be HUB TRANSMISSION DE BECI CHEZ BECI, 500 AV. LOUISE, 1050 BRUXELLES Événement réservé aux candidats à la cession ou acquisition. Anonymat garanti ; pas de badge ni de liste de participants.
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des petits choux de BRUXELLES ! Journaliste, féministe, entrepreneuse, Bea Ercolini a été rédactrice en chef du magazine Elle Belgique ( jusqu’en 2016). Elle a fondé en 2012 l’association Touche Pas À Ma Pote (TPAMP) puis, en 2017, le cercle d’affaires féminin Beabee, basé avenue Louise. Marollienne d’adoption, Bea Ercolini est la rédactrice en chef invitée de notre dossier « Sprout to be Brussels ». Vous pouvez aussi écouter son interview en podcast sur notre site web : www.beci.be/podcast/bruxellesmetropole/. 24 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Sprout to be Brussels I l doit y avoir quelque chose dans l’eau du robinet. Un micro-organisme de plus dans celle de la Senne. Comment expliquer que Bruxelles comptabilise un nombre si anormalement élevé de gens créatifs au mètre carré ? Par l’habitude de faire avec rien ? Une crotte de nez, un élastique : à Bruxelles, les McGyver de l’innovation vous en font un disque ou une palme d’or. Avant, il fallait passer par la case « étranger » pour faire ses preuves. Vous vous appeliez Jacques Brel, Philippe Geluck ou Jeanne Toussaint1 vous rendait fréquentable. Mais aujourd’hui, plus ça va, plus ça va. Gaëlle Hoogsteyn l’explique très bien dans son article en p. 26 : « Bruxelles, capitale créative » doit sans aucun doute son essor actuel aux nombreux talents locaux, mais aussi aux mécanismes de soutien et d’incubation mis en place et financés par les institutions européennes, les autorités publiques de tous les niveaux du mile-feuille institutionnel, plus les partenaires privés. Sans oublier la base : la qualité et l’accessibilité de l’enseignement. Tony Delcampe, coordinateur du département Modes de l’Ensav La Cambre, a une manière toute personnelle d’en parler. « Paris, capitale de la mode ? », s’étonne-t-il. « Une ville en tout cas où la sélection de potentiels jeunes créateurs se fait par le carnet de chèques des parents. » En même temps, il secoue un carnet virtuel et pointe le minerval élevé des écoles privées, là où la sienne, publique, propose une formation accessible financièrement, et basée sur un solide examen d’entrée. Aujourd’hui, qu’ils sortent de La Cambre ou de l’Insas, de Saint-Luc ou du Conservatoire, les petits choux de Bruxelles qui y ont poussé essaiment dans le monde entier. Spontanément, on pense à Romeo Elvis, à Claire Laffut qui est sans conteste la prochaine sensation belge à Paris et ailleurs. Personnellement, je me souviens d’Angèle, qui transformait une après-midi d’enfants en moment de grâce en jouant sur mon piano pourtant désaccordé. De Charlotte Abramow qui fit, à 18 ans, sa toute première couverture de magazine féminin au Elle Belgique. Verser dans la nostalgie n’est pas mon genre, mais puisqu’on m’a dit que ce numéro était le mien… ;-) Je suis super heureuse qu’il vous présente une nouvelle récolte de petits choux de Bruxelles : le duo girrrrl powa des Juicy (chères à mon cœur et mes oreilles, vous devinez pourquoi), la sublime comédienne Babetida Sadjo, les Biskt 1 La créatrice (belge) des bijoux Cartier durant les années 30. , mais seule la triangulation du désir avec Paris dont j’adore le travail… Et enfin, dans un secteur que j’ai bien fréquenté, celles et ceux qu’on pourrait appeler « les 6 de Bruxelles » : Valentine Witmeur et sa maille graphique et fraîche ; Façon Jacmin des sœurs éponymes ; Steven et Sarah des chaussures Rivka ; enfin Sport 4254, l’athleisure des championnes olympiques Olivia Borlée et Elodie Ouédraogo. Je profite de cet édito pour pointer une talentueuse absente : Gioia Seghers. Si vous ne connaissez pas son travail, allez le découvrir chez Stijl, rue Dansaert. L’heure n’est plus à se demander s’il faut faire confiance aux jeunes créateurs entrepreneurs, mais plutôt à s’inspirer de leur pratique. Travailler en collectif, co-worker, penser diversité. Ne pas envisager un projet sans y inclure le web, les réseaux sociaux, le storytelling. J’ajouterais le networking, évidemment, l’une de mes spécialités de slasheuse… Et pratiquer le « lean startup » une méthode qui consiste à commencer petit avec peu de moyens. C’est ainsi que j’ai lancé mon nouveau business. McGyver ? C’est moi. ● Béa Ercolini Rédactrice en chef invitée Fondatrice de Beabee, Cercle féminin Présidente de TPAMP, solutions contre le harcèlement sexiste dans l’espace public Dans notre numéro de mai Le mois prochain, ils seront deux aux commandes de Bruxelles Métropole : Caroline Pauwels (rectrice de la VUB) et Yvon Englert (recteur de l’ULB) seront rédacteur et rédactrice en chef invités de notre dossier Emploi & Formation. Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 25
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Sprout to be Brussels Bruxelles, capitale créative Mode, design, BD, cinéma, littérature, street art… Bruxelles regorge de talents artistiques. D’où vient toute cette créativité ? Est-elle dans l’air bruxellois ? Que doit-elle à l’enseignement ? Aux mécanismes des pouvoirs publics ? Ou à l’action entrepreneuriale ? Et pourquoi tant d’artistes étrangers choisissent-ils Bruxelles comme terrain de jeu ? munautés se côtoient. Par rapport à la France, par exemple, nous avons une structure d’État moins forte et moins centralisée. Tout cela crée une diversité d’approche de l’art. Ainsi, quand on parle du cinéma belge, on parle d’un cinéma qui s’est construit non pas sur une industrie mais sur une base extrêmement artisanale, avec peu de moyens, pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Il n’y a pas de canon culturel auquel tout le monde doit se conformer. » C apitale et carrefour de l’Europe, au cœur d’une Belgique elle-même multiple, ville cosmopolite, polyglotte et haute en couleurs, Bruxelles se présente comme un lieu où l’on peut tout tester, tout expérimenter. À Bruxelles, il n’y a ni normes, ni frontières : un terrain de jeu magnifique. « Par rapport à d’autres grandes capitales, Bruxelles est une ville où de nombreux projets n’ont pas encore été imaginés, réalisés, construits », commente Alexandra Lambert, directrice du MAD. « Dès lors que l’on a une idée créative, on a souvent un boulevard devant soi pour la mettre en œuvre. Je l’ai moi-même expérimenté en créant le centre du design et de la mode, véritable laboratoire au service des enjeux urbains. » « La Belgique est un pays un peu à part », confirme Laurent Gross, directeur de l’Insas. « Nous sommes un pays mixte et Bruxelles est une ville frontière où plusieurs com26 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Un soutien public efficace Alexandra Lambert estime qu’en tant que capitale de l’Europe, Bruxelles doit se positionner comme un pôle créatif important. D’une part, parce que notre pays regorge de talents, et d’autre part parce que le soutien public est important : « À Bruxelles, nous sommes à la porte des institutions européennes, où l’on peut aller chercher les moyens nécessaires à la création. Si l’on combine cela avec le soutien des autorités publiques et des partenaires, les créatifs peuvent vraiment trouver des opportunités de réaliser leur art et de s’exprimer. » Ces dix dernières années, le gouvernement a donné une place de plus en plus importante aux industries créatives dans ses plans d’action, ce qui n’était pas le cas auparavant, commente Alexandra Lambert. Le secteur privé aussi s’y intéresse et soutient davantage la créativité qu’il y a dix ans. Par ailleurs, de plus en plus de structures destinées à aider les artistes à se lancer voient le jour et se professionnalisent : © Belga par exemple la Smart ASBL, qui permet aux artistes d’avoir un statut, le fonds Start, le pôle Taste de hub.brussels ou encore le pôle médias qui va être créé à la RTBF. « Des acteurs de tous les secteurs audiovisuels s’y rassembleront et cela donnera à Bruxelles une force de représentation supplémentaire », assure Alexandra Lambert. Cette mission, c’est aussi celle poursuivie par le MAD. « Depuis quelque temps, nous disposons d’un bâtiment architectural exemplaire, un lieu physique où l’on peut venir voir et palper la création en direct. Nous gérons aussi des résidences-ateliers centrés sur l’innovation sociale, sociétale et durable, qui sont fantastiques et qu’on souhaite ouvrir davantage au public. » Enfin, il y a plus d’outils pour mettre à l’emploi les diplômés en art, pour favoriser l’entrepreneuriat des jeunes et pour que ces derniers se sentent moins seuls lorsqu’ils se lancent dans la vie active. On leur donne aussi plus de visibilité. Ainsi, les médias doivent, selon leur contrat de gestion, donner une place importante aux talents belges. Avec les médias sociaux et la digitalisation, un jeune artiste peut obtenir très facilement une visibilité publique immédiate. « La médiatisation est beaucoup plus rapide et tout cela facilite la connaissance et la reconnaissance de ces jeunes talents », assure Alexandra Lambert, selon qui Bruxelles présente une grande ouverture d’esprit par rapport au monde créatif. « Il faut parfois pousser plusieurs portes, voire les enfoncer, mais si on persévère, elles s’ouvrent. » Un enseignement accessible et de qualité La Belgique est également très attractive pour les étudiants. La Fédération Wallonie-Bruxelles compte 16 écoles supérieures des arts. Et d’après les chiffres de l’Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares), plus de 7.000 jeunes ont entamé une formation dans une école d’art pour l’année académique 2017-2018. En Flandre aussi, des établissements tels que LUCA, la Karel de Grote Hogeschool, le Conservatoire Royal d’Anvers ou encore l’Université de Gand (qui propose plusieurs baccalauréats en art) attirent de nombreux étudiants chaque année. En 2017, 7,13 % des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en Communauté flamande suivaient ainsi une formation artistique, soit plus de 1.400 étudiants. Dans la majorité des écoles supérieures d’art, les candidats-étudiants doivent passer des épreuves d’admission. En revanche, certaines filières artistiques, créatives ou encore techniques, comme l’infographie, les arts graphiques ou les techniques de la photographie et du cinéma, sont organisées en hautes écoles et ne nécessitent pas la présentation d’une épreuve d’admission. S’ils sont très sélectifs, ces tests d’entrée sont indispensables. « Compte tenu des moyens dont nous disposons, si l’on veut organiser correctement une formation en art, on est obligés de limiter les accès. Sur les 600 candidats qui passent les épreuves d’entrée à l’Insas chaque année, nous en gardons uns soixantaine », déclare Laurent Gross. À l’Insas, ces épreuves d’admission s’étalent sur trois semaines, de quoi se donner le temps d’évaluer les aptitudes des candidats à devenir des professionnels dans le domaine choisi. À La Cambre, elles durent une semaine et l’école a mis en place des programmes d'acclimatation pour les élèves de 5e et 6e secondaire. A Sint-Lucas, les épreuves d’admission comportent par ailleurs un travail à réaliser à domicile. En dehors de ces épreuves d’entrée, les études d’art en Belgique sont ouvertes à un panel social très large. Contrairement à la France, l’enseignement est essentiellement d’ordre public, c’est-à-dire subventionné par les Communautés française et flamande. « Il n’y pas d’accessibilité par l’argent. Les droits d’inscription sont raisonnables et il y a des mécanismes d’aide pour les étudiants en difficulté », assure Laurent Gross. Indépendance et ouverture d’esprit Par ailleurs, l’enseignement se veut libre et indépendant. « À l’inverse de certains pays, dont la France, où l’industrie du cinéma préexistait à la création des écoles de cinéma, en Belgique ce sont les écoles qui ont formé la grande majorité des travailleurs du cinéma, de la télévision et de la radio », poursuit Laurent Gross. Cela explique leur grande autonomie et liberté par rapport au monde professionnel bien que, paradoxalement, la grande majorité des enseignants sont des professionnels en exercice. « À Bruxelles, il n’est pas nécessaire de se conformer à des stéréotypes pour entrer dans le monde professionnel. Le monde de l’art a une plus grande ouverture d’esprit par rapport à des genres différents », assure-t-il. Pour le directeur de l’Insas, les écoles sont là pour permettre aux jeunes d’expérimenter, d’amener de nouveaux types de création. Et à Bruxelles, elles répondent tout à fait à ce type L’art, un secteur qui pèse lourd Statut international de Bruxelles, ouverture et diversité culturelle, soutien public, accessibilité et qualité de l’enseignement, loyers abordables : la combinaison de tous ces facteurs fait de Bruxelles un terrain de jeu très attractif pour les artistes. Résultat : dans de nombreux métiers artistiques, la production belge s’intensifie de manière importante. Le secteur des industries créatives et culturelles pèse lourd, tant en termes d’activité économique que de financement. En 2015, il représentait déjà plus de 45.000 emplois en Région bruxelloise et générait un chiffre d’affaire de 12,9 milliards d’euros, soit 6,3% du chiffre d’affaire total de Bruxelles. Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 27
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de fonctionnement. « Nos écoles ont la force de savoir se remettre en question, d’évoluer avec les nouvelles pratiques et technologies, d’offrir une grande liberté de création et de recherche tout au long des cursus. » La combinaison de ces différents facteurs a généré une tradition d’excellence et une reconnaissance de la qualité de l’enseignement artistique en Belgique. Le fait que Bruxelles soit la capitale de l’Europe renforce encore l’attractivité et la notoriété de nos écoles. Plusieurs écoles d’art bruxelloises telles que La Cambre, le Conservatoire de Bruxelles, Sint-Lucas, Saint-Luc pour la bande dessinée, etc. ont ainsi acquis une renommée internationale. Elles attirent d’ailleurs de nombreux étudiants étrangers. Toujours d’après l’Ares, un étudiant en arts sur trois serait d’origine étrangère. À SaintLuc à Bruxelles, par exemple, 28 % des 723 étudiants sont français. Une proportion qui grimpe à 56 % dans certaines sections particulièrement prisées comme I’illustration ou la BD. « Ce qui est important à mentionner, c’est qu’un grand nombre de ces étudiants restent ensuite en Belgique. L’investissement de la fédération Wallonie-Bruxelles pour leur permettre de se former crée de l’activité en Belgique », assure Laurent Gross. Des loyers accessibles L’accessibilité des loyers est aussi un bel avantage pour attirer les artistes dans notre région. « À Bruxelles, il y a de plus en plus de galeries qui s’installent, parce qu’on a un niveau de loyers qui permet encore de prendre des risques, ce qui n’est pas le cas partout. On peut encore s’installer dans certains quartiers pour y ouvrir un atelier ou une boutique », explique Alexandra Lambert. Elle estime toutefois que des efforts pourraient encore être consentis. « Beaucoup de bâtiments sont inoccupés alors que, parallèlement, de nombreux artistes cherchent des lieux pour créer. Pourquoi ne pas les leur louer pour un montant symbolique ? Beaucoup d’artistes internationaux viennent à Bruxelles et en repartent en disant que c’est une ville fantastique où ils aimeraient beaucoup s’établir. Pour moi, il faut de plus en plus donner l’opportunité à ces gens-là de venir. » Ces loyers accessibles sont aussi importants pour permettre aux étudiants de s’installer en ville le temps de leur cursus, ce qui n’est pas le cas dans d’autres capitales européennes. ● Gaëlle Hoogsteyn Studio Biskt, p. 36 We Are Artists, p. 37 28 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Rivka, p. 35 4254, p. 34 Fugu mango, p. 31 Juicy, p. 32 Façon Jacmain, p. 35 Valentine Witmeur, p. 34 Babetida Sadjo, p. 38 Adeline Dieudonné, p. 30 D.R. D.R. © Gwladys Louiset © Patricia Khan © Guillaume Cayacan D.R. © O.Donnet © Belga D.R. D.R. DOSSIER PARTENAIRE Quels subsides à Bruxelles pour les entreprises ? TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT https://go.beci.be/subsides Aperçu & chiffres Boîte à outils Législation Fiches pratiques “ Pour s’y retrouver dans le domaine des subsides à Bruxelles pour les entreprises, l’expérience nous apprend que le recours à un spécialiste, à une personne familière de ces questions, est indispensable. Indispensable pour gagner un temps précieux et pour trouver son chemin dans les meilleures conditions possibles. Dimitri Van Rossum, Head of Subsidia@KBC Brussels “
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Littérature et nécessaire avec un gros travail de correction. À cette étape-ci, on ne change plus le texte puisqu’il est terminé, mais les correcteurs pointent quelques problèmes tels que les fautes d’orthographe, les tics d’écritures et certaines répétitions. Ensuite vient le tirage des premiers services de presse et l’envoi des épreuves aux libraires… Petit à petit, le texte prend vie. C’est galvanisant ! Adeline Dieudonné : le jour où sa vraie vie a basculé Son roman « La Vraie Vie » est une vague qui déferle sur le monde littéraire francophone, raflant les prix sur son passage. À 32 ans, la Bruxelloise Adeline Dieudonné est la révélation littéraire de l’année 2018. En quelques mois, elle est devenue la coqueluche des médias belges et français. Alors, comment faire pour garder la tête froide ? Nettoyer chaque soir la litière de son chat Gus, par exemple ! Le succès de « La vraie vie » est incroyable. Qu’est-ce que cela fait de recevoir un prix, puis deux, puis six… ? C’est complètement dingue ! J’ai une formation de comédienne et je dois reconnaître que je n’ai pas forcément réussi ; en tous cas, je n’ai jamais gagné ma vie. C’est un monde difficile, la plupart du temps : tu te présentes au casting où on te dit que tu es sur la liste, que le réalisateur t’adore et finalement, ce n’est jamais toi. J’ai tellement l’habitude de ne pas avoir été choisie. Alors oui, recevoir ces prix, c’est incroyable : tout à coup, c’est moi qu’on choisit parmi des centaines de livres. Comment gérez-vous cette nouvelle notoriété ? Parfois cela peut être un tout petit peu étourdissant. Le fait de parler beaucoup de soi, d’être un peu le centre de l’attention, je sens bien que ce n’est pas vraiment naturel chez moi. Après, je reconnais que c’est aussi super d’être reconnue pour son travail. C’est d’ailleurs exactement ce qu’on recherche quand on produit une œuvre. Heureusement qu’après quelques envolées, quand on rentre chez soi et qu’on doit vider la litière du chat et s’occuper de ses enfants, on s’ancre de nouveau dans le réel. ● Elisa Brevet. Vous souvenez-vous du jour précis où tout a basculé ? Le moment précis où tout a basculé, c’est quand j’ai eu mon éditrice au téléphone qui m’a annoncé : « C’est bon, on le prend, ton livre sera publié » ! Tout ce qui m’arrive, je le dois à Stéphane Levens, la mère de la meilleure amie de ma fille. Un jour, au détour d’une conversation, elle m’a appris qu’elle était attachée de presse. Quelques jours plus tard, je lui ai donné une de mes nouvelles à lire. Elle a adoré et m’a présenté à Julia Pavlovitch, l’éditrice de L’Iconoclaste. Accoucher d’un premier livre ce n’est pas rien. Comment s’est passée la période de gestation ? Entre la rencontre avec la maison d’édition et la sortie du livre, il se passe presque un an. C’est une période longue 30 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 C’est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent. Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l’autre. La vraie. « La vraie vie », Adeline Dieudonné, L’Iconoclaste, 2018. « La vraie vie » sera adapté prochainement au théâtre par Georges Lini. Un film devrait également voir le jour. © Gwladys Louiset Photography Musique Fugu Mango : « Remplir une salle aussi mythique que l’AB, c’est incroyable ! » Fugu Mango, c’est l’histoire d’un groupe bruxellois aux consonances exotiques, à l’univers musical atypique et éclectique, rondement mené par deux frères, Vincent et Jean-Yves Leontie. En Belgique, en Allemagne, en Suisse et en France, Fugu Mango enchaîne les concerts et électrise une communauté de fans de plus en plus internationale. Rencontre avec Jean-Yves, le guitariste. Fugu Mango : Jean-Yves, Anne et Vincent. Comment est née l’aventure Fugu Mango ? On a créé Fugu il y a six ans avec mon frère. Si on reste les instigateurs principaux du projet, on est plusieurs musiciens à faire partie de l’aventure. On fait de la musique depuis plus de 15 ans. Aujourd’hui, nos influences ont évolué, on est passé par plusieurs phases : brit-pop, rock et puis maintenant, grâce à beaucoup de voyages, on s’est ouvert à beaucoup d’autres styles. Quel est l’ADN de groupe ? Notre groupe, c’est tout d’abord un projet live. On a toujours voulu mettre l’accent sur le contact avec le public : c’est à la fois un voyage et une expérience à part entière. Pour l’aspect créatif, on aimer explorer et expérimenter. Il peut nous arriver de partir de rien, et de tester des sons. Si ça nous plaît, alors on le garde ! Travaillez-vous avec un label ? On travaille uniquement en autoproduction ; on possède notre propre label : la White Negro Agency. Il s’agit d’une ASBL que j’ai moi-même créée il y a une dizaine d’années. Elle nous sert à gérer tous les contrats du groupe avec des clients et les contrats de musiciens au sein même du groupe. On investit nous-mêmes dans la production, le mixage et le mastering de notre musique. Cette liberté et cette autonomie, c’est une volonté ? Totalement ! Quand on a commencé à faire de la musique, on se doutait bien que l’industrie du disque était un milieu compliqué. Et puis, on a un parcours atypique : on est tous les deux universitaires ; je suis ingénieur agronome et mon frère est ingénieur polytechnicien. Le fait de se lancer dans une aventure entrepreneuriale et de lancer une boîte d’organisation et événementielle nous plaisait beaucoup. Êtes-vous à temps plein sur le projet ? Non, je suis aussi consultant dans l’industrie chimique un jour et demi par semaine. Je travaille beaucoup à distance ; parfois je fais même des mails en tournée, dans le van. Je facture mes clients à l’heure. C’est vraiment pratique, je peux travailler quand je veux, où je veux. Mon frère a quant à lui le statut d’artiste et se dédie totalement au projet. Un souvenir mémorable ? L’année passée, on a fait un concert sold-out à l’Ancienne Belgique. Quand tu remplis une salle aussi mythique que l’AB, c’est incroyable ! Plusieurs fois, lorsque j’allais moi-même voir des concerts, je me disais que peut-être un jour nous aussi on y arriverait… ● E. Bv. Voir www.fugu-mango.com Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 31 © O. Donnet
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Musique années 90. Si les morceaux pouvaient être crus, on essayait de mettre de l’autodérision et, sorti de nos bouches, c’était complètement différent. Le projet de cover a cartonné, si bien qu’on a tourné pendant trois ans avec lui. Comme beaucoup d’autres artistes et musiciens millennials, vous travaillez exclusivement en autoproduction. Est-ce un choix délibéré ? Pour l’instant oui, puisqu’on n’a pas encore fait LA rencontre qui nous permet de travailler autrement. Concrètement, on paye tout et ça nous permet de garder la main mise sur le projet. On fait vraiment ce qu’on veut. Après, on doit reconnaître que cette liberté à un prix… Juicy : « On paye tout ; ça nous permet de garder la mainmise sur le projet » Le duo féminin R'n'B Juicy est l’un des cocktails musicaux bruxellois les plus vitaminés du moment. Elles n’ont peur de rien, s’appellent Julie et Sacha et incarnent avec brio le mouvement Girl Power. Après avoir enflammé la scène lors d’une centaine de concerts, elles s’apprêtent à sortir un second EP en mars prochain. Ce prix justement, comment se manifeste-t-il ? On est obligées de travailler à côté. Juicy nous permettrait de vivre confortablement, mais ne nous permettrait pas de financer le projet et de subvenir à la fois à nos propres besoins. Du coup, en parallèle, on a toutes les deux un job dans l’horeca. Le mois prochain, on lance un nouvel EP (format musical plus long que le single et plus court qu’un album). Pour l’instant, on n’a pas encore le budget pour s’offrir un album. Quel est l’ADN de votre groupe ? Quand on a arrêté le projet de cover pour se dédier à l’écriture et à la réalisation de notre EP, on a dû garder cette patte hip-hop un peu ‘old school’ pour ne pas perdre notre public. Aujourd’hui, notre musique est un mélange de plein de choses : il y a des influences jazz dans les harmonies, des influences R’n’B dans les mélodies et même parfois des influences classiques. Tous vos instruments sont électroniques, ça doit vous changer de votre formation acoustique ? Oui, tous les éléments qu’on utilise pour faire de la musique sont des instruments électroniques. D’ailleurs, c’était un vrai challenge de parvenir à travailler avec un ordinateur, un pad et le logiciel Ableton. Nous, on vient de l’univers acoustique du jazz, donc c’était une sacrée aventure ! On a beaucoup d’amis musiciens qui nous ont aidées, notamment pour les arrangements. Comment est né votre duo ? On s’est rencontrées au Conservatoire royal de Bruxelles dans la section chant-jazz. Déjà à cette époque, on jouait ensemble dans des projets jazz ou gospel. Il y a cinq ans, une amie nous a demandé de faire un concert lors d’une exposition sur l’inconfort. On a décidé de reprendre des tubes hip hop et R’n’B des 32 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Vous voyez-vous ailleurs qu’à Bruxelles ? Non, on est trop bien à Bruxelles ! C’est une ville incroyable où beaucoup de choses sont possibles. Il y a une véritable énergie, on peut vite emmener des gens dans des projets un peu fous. Et puis, le milieu est assez petit, on connaît facilement tout le monde, tout va vite et tout est accessible ! ● E. Bv. Voir www.facebook.com/juicyrnb © A$ian Rocky Sprout to be Brussels Génération slasheurs / Des vies professionnelles sur mesure Millennials : profession slasheurs. Voilà comment on pourrait qualifier cette génération qui a l’art de combiner plusieurs activités rémunérées. Par choix ou par nécessité, cette pratique devient de plus en plus fréquente chez les 25-35 ans L e terme slash fait écho au signe t servant à séparer plusieurs mo une séquence. Si les millennials apprécient la flexibilité d’organisati et l’autonomie, ils peinent toutefois assumer une forme de travail qui peut parfois s’avérer isolante et instable. Les plus chanceux parviendront à trouver le dénominateur commun à toutes leurs casquettes pour combiner activités professionnelles et aspirations personnelles. Les exemples de pluriactifs abondent dans ce dossier du mois : musiciens-consultants tels que Fugu Mango, l’artiste-entrepreneuse et architecte d’intérieur Isabelle Derecque, ou encore la comédienne-écrivaine Adeline Dieudonné. Si au départ, on serait tenté de croire que le statut de « slasheur » s’expliquerait plutôt par le soin de parvenir à un niveau de vie satisf sant en combinant plusieurs activités e plusieurs salaires, on se rend compte qu les millennials, il s’agit également de l’utile à l’agréable. En faisant le choix pas en faire, la génération Y se crée une professionnelle sur mesure : cumuler trois activités lui permet d’éviter les concessions. À l’inverse des salariés qui tentai concilier vie professionnelle et vie priv mélangent tout : leur vie doit être en par adéquation avec leur bien-être personnel. Joindre l’utile à l’agréable Cette pratique du slashing n’est pas récente : en 2007, l’auteur Marci Alboher publiait un livre intitulé « One Person/ Multiple Careers : A new model for Work. Life Sucess ». années plus tard, Seth Godin, le pape améebmarketing vulgarisait le concept par finition inspirée de son propre vécu : « Mon e a fait le même travail toute sa vie, mon e a eu sept emplois différents tout au long de sa moi, j’ai eu sept emplois en même temps ». atique incarne à la fois un espoir – maximisation du revenu, diversité des activités et baisse du chômage – et une inquiétude – une situation instable et fragile. Une étude française du salon des microentreprises dénombrait 4,5 millions de travailleurs pluriactifs en 2015. Dans cette même étude, 31 % des slashers sondés (soit environ 1,4 million d’actifs) sont majoritairement freelances (10 %), auto-entrepreneurs (10 %), associés (6 %) ou dirigeants d’une entreprise (5 %). Aussi, 7 % des pluriactifs profitent de ce mode de fonctionnement pour tester une idée avant de créer une entreprise. « Plus aguerris, avec un réseau plus dense et efficace et des premières références, ils augmentent leurs chances de succès », commente Alain tti, serial entrepreneur et fondateur du Salon des Micro-Entreprises. chose est sûre : l’entrepreneuriat et le freeont le vent en poupe dans nos sociétés. nombreuses questions se posent : Que slasheurs ? Sont-ils une opportunité ou menace ? À l’heure de l’open innovation « exles slasheurs représentent une énergie à exploiter afin de mobiliser de noucompétences. Si le chantier demeure vaste, age incontestablement les entreprises à s pratiques managériales. ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 33 © Getty
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Mode La mode belge, c’est aussi Bruxelles ! Une trentaine d’années après les fameux « Six d’Anvers » la mode belge ne cesse de se renouveler et la relève est dignement assurée. Découverte de quatre jeunes créateurs visionnaires et prometteurs. Leur stratégie ? Une mode de niche et un savoir-faire incontestable. Valentine Witmeur : la maille ou rien ! Le secret de la réussite de Valentine Witmeur ? Un mono-produit qui a de l’allure et de l’élégance : « L’idée m’est venue en pleine nuit. J'ai compris que le vêtement que l’on porte presque les trois quarts de l’année et sur lequel je devais miser c’était le pull ». De cette réminiscence nocturne est née la marque éponyme Valentine Witmeur Lab. La jeune créatrice a commencé par une première collection de six pulls en taille unique. Très vite, elle connaît un véritable carton et se fait rapidement un nom en Belgique et à l’international : « Aujourd’hui, je dois préparer les collections en amont, un an à l’avance pour pouvoir les présenter à Paris avant la livraison en boutiques. C’est chaque saison une réelle course contre la montre ! » Voir valentinewitmeurlab.com 4254, l’athleisure belge des championnes olympiques Complices sur les pistes d’athlétismes, les deux athlètes olympiques Olivia Borlée et Élodie Ouédraogo ont décidé d’unir leur énergie pour créer 4254, une marque qualifiée d’athleisure (contraction traduite d’athlétisme et de loisirs). Le nom 4254 fait référence à leur record national du 4x100m aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, qui leur a valu une médaille d’argent. L’objectif des deux créatrices est simple : elles veulent créer une marque de vêtements de sport qui permette aux femmes de continuer leurs vies en dehors du sport : « Nous voulons offrir aux femmes la possibilité de porter des vêtements qui se transforment et s’adaptent aux différents rythmes de la journée ». Les fondatrices Olivia Borlée et Elodie Ouedraogo (au centre) avec leur équipe. La marque en est à sa septième collection et connaît un succès international. Les jeunes femmes sont présentes un peu partout à travers le monde : « L’Asie est un très gros marché pour nous et nous allons prochainement avoir un premier point de vente aux États-Unis, à Miami ». Si, en Belgique, la marque se vend très bien sur son e-shop, elle ne possède pas encore de points de vente : « Le consommateur belge a encore du mal à comprendre cette tendance du sportswear pourtant très présente aux USA et en Asie. Je crois que c’est dû au rôle du sport dans la société, qui n’est pas aussi présent chez nous ». Voir www.4254sport.com 34 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 D.R. D.R. Façon Jacmin, le denim est légion En 2016, quand les jumelles Ségolène et Alexandra Jacmin lancent Façon Jacmin, elles font le pari de créer une garde-robe moderne pour femmes, exclusivement en denim. Le duo est idéal : Ségolène est entrepreneuse et Alexandra, diplômée de La Cambre, a faits ses armes chez Margiela et Jean-Paul Gaultier. Aussitôt, elles décident de rompre avec les contraintes de la mode en sublimant et en diversifiant une matière souvent cantonnée à des ‘basics’. Elles offrent une collection de vêtements réalisée en denim japonais et confectionnée en Europe par des artisans et spécialistes du denim : « Le Japon est mondialement réputé pour la qualité de ses denims et a su préserver un savoir-faire traditionnel incomparable ». Pour se faire connaître, les sœurs Jacmin ont acheté un camion vintage et opté pour une boutique mobile. Chaque mois, elles vont à la rencontre de leurs clientes à Bruxelles et Anvers : « À Bruxelles, on s’installe sur le trottoir de la place Sainte-Catherine. Je parle à tout le monde, les clientes peuvent essayer dans la camionnette. Les gens adorent le concept et ça nous permet d’agrandir notre visibilité ». En parallèle, elles disposent d’un e-shop, de plusieurs points de vente et possèdent deux boutiques physiques, à Saint-Gilles et Anvers. Investies dans la recherche de la matière, elles partagent leur nouveau studio anversois avec le Laboratoire du Denim. Voir www.faconjacmin.com Rivka, des souliers intemporels Proposer une alternative à la basket qualitative et abordable, telle est la philosophie de Rivka. Le couple qui se cache derrière la marque est investi du soulier : la famille de Steven est dans la chaussure depuis quatre générations ; quant à Sarah, elle a décidé de plaquer sa carrière d’avocate pour le suivre dans la création de la marque. Les chaussures sont créées à Bruxelles et fabriquées en Alexandra (la brune) et Ségolène (la bonde) : jumelles créatrices et entrepreneuses. Espagne avec des cuirs italiens et français : « On avait envie de créer un mix entre une chaussure anglaise classique avec de belles matières et patines, twistée avec une semelle extrêmement légère et colorée ». Le couple propose deux collections : « On propose des pièces intemporelles. Aujourd’hui, on a un peu perdu cette tradition de s’occuper de ses chaussures pour les faire durer, c’est dommage ». Le couple a fait le choix de la vente en ligne : « Souvent, on pense qu’une boutique en ligne occasionne moins de coûts, mais c’est faux. Contrairement à une boutique physique, personne ne passera devant chez vous. Aussi, tout l’argent que vous ne mettez pas dans un loyer, il faut le consacrer à la communication ». Aujourd’hui, Steven et Sarah cherchent à être également distribués dans plusieurs points de vente physiques. ● Voir www.rivka.shoes E. Bv. Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 35 D.R. © Patricia Khan
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Design Studio Biskt : « Grâce à notre coach, on a réorienté notre business model » Charlotte et Martin se sont rencontrés à La Cambre. L’un étudiait la céramique, l’autre le design industriel. En couple au quotidien et au travail, ces millennials touche-à-tout ont créé Biskt, leur studio de design et de recherche sur le matériau céramique. Quelle est l’histoire de votre Studio Biskt ? Martin : Nous avons eu envie d’unir nos forces et nos compétences pour créer un studio de design et de recherche autour du matériau céramique. On explore, on essaye de combiner des procédés industriels de manière artisanale. On retourne ces procédés dans tous les sens ! Quant au choix des couleurs, on essaye de prendre le contre-pied des grosses entreprises de carrelage. On propose un large panel de coloris grâce aux savoir-faire d’émaillage de Charlotte. Avant Biskt, il y’avait Biscuit. Comment avez-vous opéré ce changement de positionnement et de marque ? Martin : C’est vrai qu’on a commencé par lancer le studio Biscuit. On travaillait exclusivement de la vaisselle en céramique : bols, tasses, plats… Et puis, on s’est rendu compte que c’était vraiment un milieu compliqué. On ne parvenait pas à gagner suffisamment notre vie : c’était beaucoup d’énergie, beaucoup de salons, peu de ventes et beaucoup de concurrence. On a gagné une bourse du MAD, qui nous a permis d’acheter du matériel et qui nous a offert un coaching. Grâce à notre coach, on a réorienté notre business model. Quels services proposez-vous actuellement ? Charlotte : Un service à l’architecte où on propose du carrelage sur mesure, en petite série. Les architectes et les clients peuvent choisir les émaux et dessiner leurs angles. On récupère également des briques que l’on émaille, ce qui permet de les rendre non poreuses et de les utiliser dans une salle de bain par exemple. Elles deviennent hermétiques à l’eau 36 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 et ça ouvre de nouveaux usages architecturaux particulièrement intéressants. L’autre branche, c’est la création d’objets comme un banc modulaire et des luminaires. On espère être présents dans des salons internationaux prochainement… Votre studio est-il votre unique activité ? Martin : Non, on multiplie les projets et les expériences. Je viens de lancer le projet Léonar avec deux amis : on développe de l’outillage open source, les plans sont gratuits et accessibles en ligne pour qui veut se les fabriquer. On vend également des kits d’outils à monter soi-même, un peu comme Ikea. Charlotte : Je donne des workshops ; je propose également des services pour des artistes qui viennent émailler et cuire dans notre four. Bruxelles, ça vous plaît ? Charlotte : On se sent 100 % Bruxellois ! Cette ville est accessible et possède un réel dynamisme. Il suffit de regarder notre atelier situé à La Vallée : l’espace appartient à la Smart et on le partage avec une centaine d’artistes. La Smart nous a également aidés à financer sous forme de leasing notre four quand je venais de sortir de l’école. Le MAD nous a aidés et accompagnés dans notre projet. Nous avons pu acheter une machine pour fabriquer les carrelages grâce à la bourse. La force de cette ville, c’est qu’on peut très vite faire des choses quand on en a l’envie ! E. Bv. Voir studiobiskt.com Design We Are Artists : « On trouvait que la sélection par l’argent n’avait pas sa place » Isabelle Derecque est une artiste et architecte d’intérieur bruxelloise. Slasheuse et entrepreneuse dans l’âme, cette passionnée d’art à l’énergie débordante a créé le collectif We Are Artists avec son amie artiste Barbara Greindl. Cette année, la 7e édition accueille gratuitement 57 peintres et sculpteurs de nationalités différentes à l’Espace Vanderborght. I l y a quelques mois, Isabelle Derecque fêtait ses 10 ans en tant qu’indépendante. Entrepreneuse, elle a décidé de devenir indépendante aussitôt après avoir terminé ses études d’architecte d’intérieur et de design : « Quand je suis sortie de là, je voulais faire du design, mais je devais gagner ma croûte. Je suis devenue architecte d’intérieur, je me suis mise à mon compte et j’ai pris des petits chantiers à gauche à droite ». Isabelle Derecque À 27 ans, le besoin de créer pointe une nouvelle fois le bout de son nez : Isabelle a de nouveau besoin de s’exprimer. C’est à ce moment précis qu’elle trouve l’idée de ses tableaux. À l’époque, elle est occupée sur un chantier de relooking d’agences bancaire pour BNP : « Sur le chantier, on travaillait beaucoup avec des bandes de vinyle. Le matériau m’a tout de suite inspiré ». L’artiste se lance alors dans une formation de dorure à la feuille, associe ces deux procédés et trouve son support : le miroir. « Le miroir est un dessin par lui-même, il apporte une lumière constante. On ne voit jamais le tableau deux fois de la même façon, c’est impossible de s’en lasser ». Petit à petit, Isabelle expose ses tableaux avec son amie artiste Barbara Greindl, rencontrée pendant la formation de dorure. À chaque fois, les deux femmes affrontent des problèmes : « Par exemple, on remarquait que souvent, on devait payer pour exposer et on trouvait que cette sélection par l’argent n’avait pas sa place. On choisit un artiste pour son art et pas pour ses moyens financiers ». À force de lister les points négatifs, elles décident de créer We Are Artists, leur propre collectif d’artistes. Les participants ne payent pas pour exposer, les jeunes femmes sélectionnent des personnalités différentes : « Tous les styles, âges et nationalités sont représentés. On intègre aussi des événements culturels au sein de l’expo pour maximiser la visibilité des participants ». Isabelle et Barbara se rémunèrent uniquement via les commissions sur les ventes. Si la première édition WAA était déjà un franc succès avec plus d’une quinzaine d’artistes, sept ans plus tard, ils seront presque une soixantaine à défendre les valeurs et les couleurs du collectif. Quand on demande aux jeunes femmes ce qu’elles pensent des jeunes artistes millennials qu’elles exposent, leur avis est unanime : « Ils représentent une nouvelle génération, ils sont dynamiques et n’ont peur de rien. On a clairement la sensation qu’aujourd’hui, on peut faire beaucoup de choses avec peu, rien qu’en osant et en y croyant ». L’édition 2019 de We Are Artist s’intitule La Délirante, un peu comme l’énergie de Barbara et Isabelle qui osent et se démènent pour faire bouger les codes du monde de l’art bruxellois. E. Bv. Zie www.waaweareartists.com Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 37 D.R.
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Cinéma Babetida Sadjo : « Personne ne peut m’enlever ce métier ! » Babetida Sadjo est l’une des révélations cinéma du moment. On ne voit qu’elle : des planches des théâtres bruxellois au film Netflix « And Breathe Normally » d’Isold Uggadottir, où elle tient le premier rôle. Un seul dénominateur commun à tous ces rôles : des personnages poignants, une niaque sans pareille et un investissement sans failles. Comment le métier de comédienne est-il arrivé dans votre vie ? Je suis montée sur les planches pour la première fois lorsque j’étais à Hanoi, au Vietnam. J’étudiais à l’école française et je m’étais inscrite au club de théâtre de mon école. Quand j’ai croisé le regard des spectateurs sur moi, ce fut tout de suite une révélation : je n’étais plus dans mon rôle, je les observais m’observer. Quelques années plus tard, je suis entrée au Conservatoire de Bruxelles. La grande première en tant que comédienne ? Je jouais « Le Masque du Dragon » de Philippe Blasband au Théâtre des Martyrs, mon premier rôle au théâtre. C’était une journée particulièrement forte et symbolique puisque c’est aussi le jour où le président Obama a été élu ! Un rôle marquant ? J’ai la chance d’avoir porté des rôles très forts et intenses. J’ai été particulièrement marquée par le rôle d’Adama, que j’ai joué dans la pièce « L’Initiatrice » de Pietro Pizzuti. C’était la première fois qu’un rôle me confrontait à autant d’émotions ; et puis j’étais enceinte. C’est une pièce que j’ai moi-même commandée à Pietro. Je voulais aborder le sujet délicat et sensible qu’est l’excision. S’il s’agit du sujet principal, j’y aborde également le corps des femmes, la sensualité, le mystère, la jouissance, l’érotisme et le plaisir ! Une anecdote ? J’étais dans le tramway, je me rendais au casting du film « Waste Land » de Pieter Van Hees. Au dernier moment, je me suis dit que je n’incarnais pas assez mon personnage. Je suis rentrée chez moi, je me suis changée et j’ai conduit jusqu’à Matonge pour acheter une perruque. Je suis retournée passer le casting et quand le réalisateur m’a vu, il m’a dit qu’il avait vu le personnage. J’ai obtenu le rôle aux côtés de Jérémie Renier. Je suis toujours très exigeante et jusqu’au-boutiste à chaque casting, c’est ma façon d’aborder les rôles. ● « Girl », un succès partagé à Bruxelles Comment faire un dossier sur les petits choux du cinéma bruxellois sans évoquer l’équipe du film « Girl » ? À seulement 27 ans, son réalisateur Lukas Dhondt a remporté la Caméra d’Or et le prix Fipresci au Festival de Cannes 2018. Le film a fait un carton dans les cinémas bruxellois et parisiens pendant plusieurs semaines. « Girl » retrace l’histoire de Lara (Victor Polster, jeune acteur bruxellois), 15 ans, qui rêve de faire carrière en tant que danseuse étoile. Le problème, c’est que Lara est née dans un corps de garçon. Le film est basé sur l’histoire vraie de la danseuse flamande Nora Monsecour, qui s’est plusieurs fois confiée à Lukas Dhont avant qu’il se décide à écrire le scénario, en collaboration avec Angelo Tijssens. Depuis sa sortie, « Girl » a reçu plus d’une quinzaine de distinctions internationales et devient un bel ambassadeur pour le cinéma flamand. 38 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 © Belga Sprout to be Brussels L’ADN des millennials : une génération changement La génération Y est la « génération changement », comme la qualifie Viviane de Beaufort, professeur chercheuse à l’Essec et directrice du Centre Européen de Droit et d’Économie. Dans son livre, « Génération #startuppeuse », elle tente de dresser les tendances-phares des millennials. L es millennials ont le sens du collectif : ils aiment les projets communs, le partage (share) et la prise de risque (dare) à plusieurs. Ils prônent la mixité, la diversification, le coworking et le travail en réseau permis par la bulle digitale. lls ont la particularité d’intégrer la dimension web dès le départ d’un projet ou d’une initiative. Ils maîtrisent les réseaux sociaux, le storytelling et les moteurs de recherche. Ils trouvent des informations, nourrissent leurs projets, amplifient la notoriété de leurs actions et parfois même leur notoriété personnelle. Sortir de leur zone de confort ne leur fait pas peur. Dans la plupart des cas, ils travaillent quelques années dans une entreprise pour mettre de l’argent de côté puis, dès qu’ils s’estiment prêts, ils quittent leur job et se lancent dans leur propre projet. Les ‘digital natives’ font preuve de créativité. Ils sont adeptes du ‘lean startup’, une méthode qui consiste à commencer petit avec peu de moyens. Ainsi, ils lancent leur projet avec un minimum d’argent en poche, testent, analysent et réajustent. Grâce aux Moocs (cours en ligne) et aux tutoriels YouTube, le web devient une mine d’or pour qui veut se former et acquérir de nouvelles compétences à moindre coût. L’idéation, la visualisation de contenus, de données, la conception graphique ne sont plus réservées aux experts. Aujourd’hui, tout le monde peut acquérir un minimum de maîtrise et de connaissances techniques. Cesser le gâchis Une enquête réalisée en ligne par la RTBF en juillet 2016 (« Génération Quoi ? Autoportrait des 18-34 ans en Belgique francophone ») a montré que les jeunes étaient majoritairement préoccupés par l’environnement (46 %), l’accès à l’emploi (44 %) et la crise économique et financière (26 %). Face à ces crises, certains prennent la marge pour revenir à des conditions de travail plus en accord avec leurs idéaux ; d’autres inventent des systèmes solidaires qui laissent une place à l’individu. En 2018, tout ou presque peut désormais être partagé : AirBnB, Uber, Blablacar, TrocMaison, Tale Me, ou encore TooMuch, une application belge lancée en février 2018 qui lutte contre le gaspillage alimentaire. En 2012, le philosophe Michel Serre parlait d’un « changement de monde » dans « Petite Poucette ». Au fil des pages, il explique comment l’économie collaborative prônée par les jeunes générations permet, en cessant le gâchis, de rendre les objets plus utiles et donc plus rentables. Les Y sont nombreux à se demander « Comment faire des économies et/ou transformer notre société de consommation ? ». Cette jeunesse semble être en marche vers un avenir nouveau. ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 39 © Getty
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Transition Recyclage des voitures : Bruxelles a une carte verte à jouer L'export de voitures d'occasion n'est plus ce qu'il était. Alors que les transferts via Anvers se comptaient encore par centaines de milliers il y a deux ou trois ans, ce marché n'est plus que l'ombre de lui-même aujourd'hui. En cause : le durcissement des législations africaines sur l'importation de voitures. Mais il y a aussi les aspects positifs. O n aurait pu croire que le durcissement des normes anti-pollution, en particulier l'introduction de zones « basses émissions » dans de grandes villes comme Bruxelles, allaient permettre d'améliorer le tableau des voitures expédiées vers l'Afrique. C'était sans compter un brusque durcissement de la législation africaine : désormais, à l'exception du Bénin par où peuvent encore transiter de vieux véhicules, les autres pays d'Afrique de l'Ouest interdisent l'importation de voitures de plus de cinq ans. Première victime de ce brusque ralentissement des exportations : le projet de terminal « roll-on roll-off », que le Port de Bruxelles rêvait encore de lancer voici quelques mois. Il devait permettre de déplacer les activités de revente de véhicules du centre de Molenbeek et d'Anderlecht, en particulier du quartier Heyvaert, vers la zone portuaire. Il y a désormais trop peu de véhicules à transporter. Fin 2018, le conseil d'administration du Port de Bruxelles a été contraint d’arrêter la procédure d’attribution d’une concession pour l’exploitation du terminal. Afin de maintenir des flux positifs entre l'Afrique de l'Ouest et l'Europe, le port d'Anvers a de son côté lancé Carloop. « Il s'agissait de tester une année durant le rapatriement de voitures hors d'usage en provenance du Bénin, plaque tournant de ce commerce en Afrique, afin de les recycler dans les règles de l'art », explique Catherine Leenaerts, General Manager de Febelauto. « Le hic, c'est que le poids total des conteneurs au départ du Bénin était supérieur à leur poids à l'arrivée... ». Lorsqu'ils rentrent en Afrique, les véhicules importés sont pris d'assaut par des pilleurs qui les désossent à la sortie du bateau. Et ce phénomène s’est visiblement reproduit lors du rapatriement des véhicules hors d'usage (VHU) réexpédiés d'Afrique vers l'Europe en vue d'y être recyclés. Résultat : les flux sur lesquels comptaient Campine, Galloo Recyclage ou encore Toyota ont été bien moins élevés qu'attendus. Pièces détachées d'occasion : une relocalisation verte ? Plutôt que de filer vers l'Afrique, ces véhicules semblent donc devoir boucler leur réincarnation chez nous. Et c'est là que nous relevons peut-être les premières évolutions positives de ce dossier : « En captant un plus grand nombre de véhicules à démanteler, dépolluer et recycler, les affaires de nos membres vont encore mieux marcher. Car plus de voitures hors d'usage à recycler et à valoriser, ce sont des infrastructures qui peuvent être maximalisées », souligne Catherine Lenaerts. Bonne pioche potentielle également pour le Prec, avec la possibilité de faire émerger une filière de pièces détachées d'occasion encore plus consistante. Quand l’exportation d’une voiture entière vers l’Afrique génère un chiffre d'affaires de 1.000 euros, la re-commercialisation de chacune de ses pièces dans un des quinze centres de démontage agréés par Bruxelles Environnement génère quant à elle un chiffre d'affaires trois à quatre fois plus élevé, tout en alimentant les marchés européens et africains en pièces détachées d'occasion de qualité et en permettant la mise à l'emploi de démanteleurs et de mécaniciens qualifiés, opérant dans le respect de la législation environnementale. Bref, une relocalisation verte qui profite à l'ensemble des parties prenantes, y compris africaines. ● Johan Debière 40 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 © Getty Entreprendre La petite reine en tête du budget mobilité ? Le vélo va-t-il devenir l’alternative de transport économique par excellence ? Sa popularité est en tout cas en hausse. Les employés l’apprécient et le considèrent comme une solution de mobilité confortable dans leur package de rémunération flexible. Côté employeurs, cela peut aussi avoir des avantages. Reste à savoir comment bien l’introduire dans l’entreprise. (Coproduction) E mbouteillages ou pas, les habitudes du Belge ont la vie dure : environ un employé sur cinq dans notre pays conduit toujours une voiture de société. L'utilisation du vélo et des transports en commun est certes en hausse, mais il reste nécessaire de promouvoir davantage le deux-roues comme solution alternative dans le trafic urbain. un succès plus que mitigé, le budget mobilité constitue une mesure plus avancée : les travailleurs qui renoncent à la voiture dont ils disposent (ou à laquelle ils peuvent prétendre) reçoivent un budget à consacrer à un ou plusieurs moyens de transport. Ils peuvent ainsi choisir l’option mobilité la plus adaptée à leur trajet, la bonne nouvelle étant que le montant brut du budget mobilité est plus élevé que l’allocation brute de mobilité, et les choix de dépense sont plus variés. Ces différents choix sont regroupés sous trois piliers bénéficiant d’un traitement (para)fiscal spécifique. Confort pour l’employé, responsabilité sociétale pour l’employeur Si un employé décide d’utiliser son budget mobilité pour un vélo (électrique) et un abonnement de transports en commun, cette partie du budget est exonérée. Outre les avantages évidents pour la santé (un collègue en bonne santé et détendu est un collègue productif et agréable), le budget d’un vélo perçu en vue d’une meilleure mobilité, à dépenser par exemple pour un vélo électrique ou pliant afin de combiner différents transports, peut être très gratifiant pour l’employé. L’intégration du budget mobilité dans une politique RH représente en outre un bon argument d’embauche pour l’employeur. L’intégration du vélo dans un budget mobilité est une alternative fiscalement avantageuse qui peut prendre différentes formes. Diverses organisations spécialisées ont pris les devants et conclu des accords avec des banques pour organiser le leasing de vélos (généralement électriques) : une option intéressante si les distances à parcourir sont assez longues pour les employés. Les entreprises situées dans ou à proximité d’un centre-ville peuvent quant à elles envisager un abonnement à un service de vélos partagés, qui est aussi une solution pratique pour les employés se rendant au travail en train ou en bus. Le nouveau budget mobilité peut certainement y contribuer. Les dirigeants d’entreprises et responsables RH confirment d’ailleurs que les employés sont de plus en plus demandeurs d’une mise à disposition par l’employeur de vélos d’entreprise, électriques ou non. Pour éviter un blocage total et faire preuve d’une saine responsabilité sociétale, il est temps de faire de ce souhait une réalité. C’est une belle carte moderne et durable pour l’employeur, qui peut en plus la jouer sans augmenter ses coûts salariaux. Le budget mobilité est entré en vigueur le 1er mars dernier. Par rapport à la réglementation « cash for car » qui a connu Le vélo a donc la cote auprès des employés. Le baromètre de mobilité Acerta de 2018 indiquait d’ailleurs une hausse du nombre d'employés se rendant au travail à vélo (de 22,4 à 24,2 % en un an). 13,8 % des travailleurs de notre pays ne jurent que par le vélo. À l’heure où les employés demandent davantage de flexibilité dans leur package salarial, la petite reine sort du peloton et se démarque comme une solution de mobilité saine et confortable. Les employeurs qui envisagent l’intégration du vélo feraient en outre preuve d’un bel esprit d’initiative pour renforcer leur responsabilité sociétale. ● Catherine Langenaeken Senior consultant legal & reward Acerta legal.bruwal@acerta.be, www.acerta.be Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 41 © Getty
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Starter Tag-Ad : communication urbaine Tag-Ad propose une série de techniques pour communiquer en milieu urbain de manière originale tout en réduisant l’impact sur l’environnement. C omme son nom l’indique, TagAd réalise des tags. Mais pas n’importe lesquels : des ‘cleantags’. « Il s’agit d’un marquage publicitaire propre sur le sol », précise Cyril Henin qui a lancé la société en avril 2017 avec Brandon Schoufs. « Nous concevons des pochoirs par découpe laser, avec le message du client, que nous posons ensuite sur le sol. Nous projetons alors de l’eau à haute pression sur le sol, qui va laisser apparaître le message par contraste. Il restera visible de quatre à huit semaines, selon l’intensité et la fréquence des passages et des intempéries. Nous n’utilisons aucun produit chimique, et l’eau provient de la récupération d’eau de pluie. » Pour les clients qui souhaitent de la couleur, Tag-Ad propose une solution à base de craie, le ‘chalk-tag’. Cyril Henin se souvient de son tout premier client, à Louvain-la-Neuve : Stoemp. « Nous avions fait le tour des commerçants du piétonnier de Louvain-la-Neuve. Après une cinquantaine de refus, nous avons poussé les portes du magasin de vêtements et de skates qui nous a accordé sa confiance. » Depuis ce premier contrat, les commandes se sont multipliées, parmi lesquelles les TEC, l’Esplanade de Louvain-laNeuve et de nombreux commerces qui trouvent ici une manière originale de se différencier sur le plan marketing. « Dans la prospection de la clientèle, les événements de networking sont très intéressants », glisse Cyril Henin. « C’est lors d’un event organisé par Beci que nous avons décroché un contrat avec Bruxelles Mobilité, par exemple. » Tag-Ad est active en Belgique et dans le nord de la France, ainsi que sporadiquement à Paris. Basée à Wavre, elle compte une petite équipe de 5 personnes dont un technico-commercial à Lille. Elle travaille soit en direct, soit via des agences de communication qui intègrent ses services dans leur offre. Parmi ses services, justement, outre le clean-tag et le chalk-tag, la jeune société propose également du buzz urbain, des animations de rue, de l’affichage sauvage, etc. Elle a ainsi développé une action pour la Croix-Rouge avec deux personnages, un globule blanc et un globule rouge, qui sont équipés d’une tenue moulante et vont à la rencontre des passants pour les inviter à donner leur sang. Une seconde action concerne le don de plasma. Le clean-tag s’adresse naturellement aux commerces et trouve son utilisaInvest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/ 42 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 tion maximale lors des soldes ou l’ouverture de nouvelles boutiques, mais il peut également être utilisé par des acteurs de l’e-commerce. Tag-Ad a ainsi réalisé une campagne pour un site de rencontres libertines. Média de masse qui s’adresse aussi bien à l’indépendant qu’aux chaînes commerciales et aux acteurs institutionnels, le clean-tag jouit également de l’avantage de son caractère écologique et éphémère. Car s’il n’est pas autorisé d’appliquer de la matière au sol sans autorisation préalable, le clean-tag consiste à nettoyer le sol ; il n'abîme donc pas la surface. Et le nettoyage du sol n’enfreint aucune règle en vigueur. En revanche, le chalk-tag est considéré comme du graffiti publicitaire et est donc soumis aux demandes d’autorisations dans les espaces publics. ● Info : www.tag-ad.be Guy Van den Noortgate Entreprendre Du neuf dans les primes aux PME bruxelloises Une vingtaine de primes sont disponibles pour les PME situées en Région de Bruxelles-Capitale grâce à Bruxelles Économie et Emploi. Voici un récapitulatif des nouvelles aides. (Coproduction) Q ue vous gériez un service traiteur, une société informatique ou un bureau d’architecture, vous pouvez bénéficier d’aides financières grâce à Bruxelles Économie et Emploi. Il s’agit toujours de remboursements octroyés si votre entreprise correspond à certains critères, dont le premier est bien évidemment d’avoir votre siège d’exploitation (et donc pas uniquement votre siège social) en Région de Bruxelles-Capitale. Ces aides ne sont pas nouvelles, mais une refonte a été opérée depuis l’investiture du gouvernement en 2014. « Pour planifier cette refonte, nous avons organisé des rencontres et ateliers entre les différents acteurs clé, dont des PME, des banques ou des responsables de cabinets », avance Stéphanie Sauvage, directeur de la Direction Aides aux Entreprises. « Ces discussions et ateliers ont donné lieu à une nouvelle ordonnance, votée en mai 2018. » Quatre primes sont ainsi effectives depuis le 1er décembre 2018. Vous pouvez par exemple obtenir un remboursement si vous achetez un terrain ou faites construire ou aménager un bâtiment. Vous pouvez également obtenir un remboursement entre 5 et 30 % du montant total si vous achetez des machines, du matériel ou même un fonds de commerce. Une autre aide, nouvelle celle-ci, concerne le soutien aux indépendants et petites entreprises pour le remplacement d’anciens véhicules utilitaires qui ne pourront plus rouler en Région de Bruxelles-Capitale, devenue zone de basses émissions (LEZ). Les micro et petites entreprises actives dans certains secteurs peuvent ainsi bénéficier d’une aide de 3000 euros maximum pour remplacer un véhicule utilitaire léger de la catégorie N1. 6000 subventions par an aux entreprises bruxelloises Une douzaine de primes sont par ailleurs entrées en vigueur ce 25 mars. Certaines existaient déjà mais ont été réformées, dont la prime à la formation et la prime à la consultance. La réelle nouveauté ? Un soutien plus poussé aux starters. « Nous remboursons un pourcentage des frais à l’entreprise. Ce pourcentage est plus élevé pour les starters », poursuit Stéphanie Sauvage. Quant à la prime pour la création d’un site internet et site e-commerce, elle a été élargie. Vous pouvez être remboursé de maximum 5000 euros (40 à 60 % du montant total) pour la création de votre site internet, mais désormais aussi pour la refonte d’un site web, le positionnement ou le repositionnement de vos ventes en ligne ou encore de la réalisation d’un audit. Une autre aide, nouvelle celle-ci, consiste à l’aménagement d’infrastructures pour les personnes à mobilité réduite. Vous pourrez ainsi obtenir un remboursement jusqu’à 40 % si vous aménagez des rampes d’accès, une porte spéciale ou toute autre facilité. Citons également les aides au commerce extérieur : pour le voyage de prospection à l’étranger, la participation à une foire à l’étranger, la location temporaire d’un bureau de prospection hors de Belgique ou encore les conseils concernant le dépôt d’une marque ou la certification à l’étranger. Les primes pour les mises aux normes HACCP (secteur horeca) sont toujours d’actualité et des soutiens à l’économie circulaire sont proposés. « Au total, nous octroyons environ 6000 subventions par an pour les PME bruxelloises », conclut Stéphanie Sauvage. Sachez toutefois que ces primes sont chaque fois octroyées sous certaines conditions, qu’il faut en faire la demande avant d’engager les frais et qu’elles sont toujours payées sous justification des factures, donc après le service/investissement fourni. ● Géry Brusselmans Plus d’info : www.primespme.brussels Une présentation des nouvelles aides aux entreprises aura lieu ce 4 juin chez Beci dans le cadre du programme starters (avenue Louise, 500). Info et inscriptions : events@beci.be. Stéphanie Sauvage ❙ 43
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Legal Réforme du code des sociétés : le big bang aura bien lieu ! En gestation depuis de nombreux mois, la réforme du code des sociétés a été votée le 27 février dernier. Elle sera rapide – l’entrée en vigueur est prévue au 1er mai – et radicale : le nombre des formes de sociétés passe de 17 à 4 ; il ne faudra plus qu’un seul administrateur pour diriger une SRL et l’obligation de disposer d’un capital de départ est supprimée ! Nous vous proposons un premier « tour de la réforme » en cinq questions. La réforme du droit des sociétés s’inscrit dans un mouvement plus large de refonte du droit touchant aux entreprises. En effet, au 1er réforme du droit de l’insolvabilité ; au 1er mai 2018 est entrée en vigueur la novembre 2018, la réforme du droit des entreprises ; et maintenant, au 1er mai 2019, entrera en vigueur la réforme du droit des sociétés et des associations. Trois réformes qui modifient profondément l’ensemble de la législation applicable aux entreprises. 1. Pourquoi une réforme du droit des sociétés belge ? Le droit des sociétés est devenu une matière particulièrement complexe après avoir été fréquemment modifié, réparé et à nouveau modifié. Le droit actuel ne répond plus aux besoins du monde entrepreneurial. L’objectif de la réforme est de simplifier le droit des sociétés et de le moderniser. Ainsi, le gouvernement espère rendre la Belgique plus attirante et donc plus compétitive comme pays d’établissement des entreprises. 44 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 2. Qu’est-ce qui change pour les entreprises avec l’entrée en vigueur de la réforme ? En premier lieu, le nombre de types de sociétés est drastiquement réduit, passant de 17 à 4, ce qui simplifie le choix de la structure adéquate pour l’entrepreneur. On ne distinguera plus que la société simple, qui pourra maintenant également avoir la personnalité juridique, la société anonyme (SA), la société à responsabilité limitée (SRL) et la société coopérative (SC). Avec moins de types de sociétés, il sera possible de profiter d’une plus grande souplesse juridique. En effet, le nouveau code offre d’importantes opportunités d’adapter le cadre juridique aux besoins et souhaits réels des entrepreneurs. Ceci ira cer© Getty Legal tainement de pair avec un accroissement des besoins d’expertise juridique, dans la mesure où cette souplesse contraint les entrepreneurs à s'interroger sur les nombreuses facettes juridiques associées au lancement et au développement d'une entreprise. 3. Quel est l’impact pour les entreprises déjà existantes ? Les sociétés et associations existantes auront jusqu’au 1er janvier 2024 pour modifier volontairement leurs statuts. Toutefois, dès le 1er janvier 2020, elles seront tenues de le faire dès la modification suivante de leurs statuts. Certaines dispositions importantes entreront également en vigueur à partir de cette date. Pour éviter toute incertitude, mieux vaut que les sociétés et associations existantes n’attendent pas trop longtemps avant de procéder à une révision de leurs statuts après l’entrée en vigueur du nouveau code. À partir du 1er janvier 2024, les sociétés dont la forme n’existera plus se verront automatiquement attribuer la forme qui se rapproche le plus de la leur. Les administrateurs de la société doivent néanmoins toujours prendre l’initiative de modifier les statuts, faute de quoi ils commettraient une erreur dont ils pourraient être tenus responsables. 4. Quelles seront les différences entre l’ancienne SPRL et la nouvelle SRL ? Tout d’abord, un seul actionnaire suffit pour ériger une SRL, contre deux auparavant. Ce peut être aussi bien une personne physique que morale. De même, la notion de capital est supprimée. L’obligation d’un capital minimum de 18.550 euros n’est donc plus exigée. Il faut encore bien faire un apport mais le poste « capital » dans les comptes annuels disparaît. La notion de capital est remplacée par celle de « patrimoine », que la société doit mettre en œuvre pour financer ses activités et payer ses créanciers. En contrepartie, afin de rassurer les créanciers, le plan financier doit être plus détaillé et la distribution de bénéfices ou de réserves ne peut s’effectuer qu’après un test de bilan ou de liquidité. Sinon, la responsabilité des administrateurs risque d’être fortement engagée. 5. Y a-t-il aussi des changements pour les administrateurs de sociétés ? En effet, et non des moindres, dans la mesure où la responsabilité des administrateurs sera allégée afin de permettre à la Belgique d’être plus compétitive quant au recrutement d’administrateurs talentueux, dans un contexte de forte pression concurrentielle à l’échelle interQuel accompagnement pour les entreprises ? Beci, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bruxelles, organise des formations thématiques permettant aux entrepreneurs d’anticiper les principaux changements en fonction de leurs besoins. Ci-dessous le calendrier et le programme des prochains séminaires : nationale. La principale nouveauté réside dans le fait que la responsabilité des administrateurs se limite à un montant maximal, tant à l’égard de la société que des tiers. Ce montant varie en fonction de la taille de la société. La responsabilité des administrateurs de « petites » sociétés serait par exemple plafonnée à 250.000 euros ; celle des administrateurs de grandes sociétés pourrait être engagée jusqu’à concurrence de 12 millions d’euros. Cette limite pourrait faire l’objet d’exceptions, par exemple pour les dettes fiscales et sociales et en cas d’intention frauduleuse ou de fraude fiscale grave. Ce plafonnement devrait également favoriser l’assurabilité de la responsabilité de l’administrateur. ● Alexis Bley, Conseiller juridique Beci Contact : ab@beci.be ; 02 563 68 58 ➜ Fin avril (à confirmer) : Réforme du code des sociétés : Quels changements pour votre entreprise ? Introduction ➜ 07/05 : Quels changements pour les actionnaires ? ➜ 15/05 : La responsabilité des administrateurs ➜ 22/05 : Les principaux impacts fiscaux pour votre entreprise Restez attentifs : les dates et sujets des formations sont susceptibles d’évoluer. Consultez aussi notre site web : www.beci.be Infos et inscriptions : trainings@beci.be Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 45
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Entreprendre Marchés publics : quels défis pour le secteur hospitalier ? Depuis le 1er juillet 2013, les hôpitaux sont soumis à la réglementation des marchés publics. Objectif : plus de transparence, une gestion des hôpitaux qui se professionnalise et une meilleure allocation des ressources. Six ans après, où en sommes-nous ? D epuis l’entrée en vigueur de la réglementation « marchés publics » dans le secteur non marchand, tous les hôpitaux sont soumis au droit de la commande publique. Une situation qui présente des avantages, mais aussi des inconvénients. « Travailler avec des appels d’offres publics permet une ouverture des marchés à une plus grande concurrence. Cela permet également plus de transparence et oblige ceux qui passent le marché à cadrer leur besoin avec précision », commence Jean-Marc Derep, chef du service des achats aux Cliniques Saint-Luc. « Par contre, cela augmente considérablement le volume de travail. » Jean-Christophe Gautier, Directeur Approvisionnement & Logistique aux Hôpitaux Iris Sud, partage son opinion : « Dans le temps, on définissait notre besoin en interne et on partait en prospection de marché. On pouvait discuter avec les fournisseurs et, au fur et à mesure de ces discussions, le besoin s’affinait. Cela nous permettait parfois de trouver des solutions auxquelles nous n'avions pas pensé, qui étaient parfois techniquement plus intéressantes ou moins coûteuses. » Les soins de santé à Bruxelles c’est : ➜ 23 hôpitaux ➜ Près de 9.000 lits ➜ 1.500 médecins généralistes et 3.800 médecins spécialistes ➜ Près de 10.000 infirmiers et 8.000 aidesoignants Source : chiffres IBSA 2018 46 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Vers une complexification des achats Par ailleurs, entre la rédaction du cahier des charges, la diffusion du marché, la réception des offres, le rapport d’attribution, le choix du prestataire… le cycle d’achat est plus long qu’autrefois. Et certains délais, fixés par la loi, sont incompressibles. « Tout mis bout à bout, il peut s’écouler une bonne année entre l’expression du besoin initial et l’arrivée de l’équipement attendu. Dans certains cas, cela peut être problématique. Même les procédures pour urgences impérieuses restent moins rapides qu’un appel à un fournisseur qu’on connaît et en qui on a confiance. » À ce processus s’ajoutent encore les règles administratives propres à chaque hôpital. Dans les hôpitaux publics, au-delà de certains montants, il faut parfois attendre que le conseil d’administration ou de direction se réunisse, voire obtenir l’accord de l’autorité de tutelle. « Quand on ouvre un marché de haute technologie très évolutive, par exemple, c’est difficile de prévoir un instant T, un cahier des charges extrêmement précis et qui permettra de couvrir toutes les possibilités durant la durée du marché », ajoute Jean-Marc Derep. Recrutement et culture d’entreprise Pour Jean-Christophe Gautier, l’un des gros défis pour les hôpitaux est de faire entrer les marchés publics dans la culture d’entreprise, en particulier auprès du corps médical. Pour beaucoup de dossiers, les acheteurs doivent travailler avec les médecins. « Pour autant, les impliquer dans la rédaction du cahier des charges n’est pas toujours évident. Avant, on définissait une solution ; aujourd’hui, on définit un besoin qui va être mis sur la place publique et toutes les sociétés qui sont capables d’y répondre ont une chance de remporter ce © Belga Entreprendre marché. C’est une révolution culturelle pour les médecins et ce n’est pas encore vraiment assimilé. » Autre défi : le recrutement du personnel. Depuis l’entrée en vigueur de la réglementation, nos experts ont tous deux dû renforcer leurs équipes ; mais la difficulté est de trouver les bons profils. En hôpital, on achète aussi bien des fournitures de bureau que des appareils de résonance magnétique nucléaire. « Nos acheteurs doivent avoir une connaissance du milieu hospitalier, des connaissances techniques sur un maximum de produits, des connaissances financières, une aptitude à négocier et un bagage juridique », explique Jean-Christophe Gautier. « Il devient difficile de trouver des personnes ayant toutes ces compétences. » Des marchés très variés Les marchés sont nombreux et portent sur des domaines très variés tels que des appareils médicaux, des médicaments et produits stériles, des fournitures diverses, des consommables, des travaux de rénovation, des services de consultance, etc. « Nos marchés peuvent être intéressants pour tous les types d’entreprises », assure Jean-Marc Derep. Les entreprises ont accès aux offres via la plateforme e-Procurement. Si, sur le principe, les marchés publics sont ouverts à toutes les entreprises, nos deux experts s’accordent sur le fait qu’il est plus facile pour les grosses sociétés d’y répondre. Et Jean-Christophe Gautier d’expliquer : « Les grosses entreprises font souvent appel à des cabinets spécialisés en marchés publics qui s’occupent de détecter les avis de marché potentiellement intéressants pour leurs clients. En comparaison, les petites sociétés ont donc plus de mal à accéder aux marchés. » La partie de la rédaction de l’offre, avec ses annexes, pose elle aussi de vrais problèmes. « Pour certaines entreprises, c’est vraiment abstrait et parfois, cela nous empêche de conclure le marché avec un prestataire qui proposait pourtant un excellent produit ou service à un prix tout à fait compétitif. » Mieux faire connaître la procédure à suivre auprès des entreprises et les aider à répondre correctement aux offres devrait être une priorité, estime-t-il. Un secteur qui pèse lourd à Bruxelles D’après une enquête réalisée par Beci, l'économie bruxelloise a profité, en 2016, de 428 millions d'euros de flux monétaires grâce aux quatre hôpitaux universitaires du CHU Bruxelles. L'effet d'entraînement sur l'économie locale porte à plus d’un milliard d’euros l'impact global du groupe implanté sur le territoire de Bruxelles. Si l’on extrapole ces résultats aux autres hôpitaux, il est clair que le secteur hospitalier est un acteur socio-économique majeur pour la capitale. Dans ce contexte, Jean-Marc Derep estime que le volume des marchés publics au sein des hôpitaux ira sans aucun doute en augmentant. « S’il y a une croissance des investissements, il y aura une Au-delà du matériel médical, les marchés publics des hôpitaux, ce sont aussi les consommables, la consultance, les travaux de rénovation… croissance des marchés publics. Le défi pour les établissements hospitaliers sera de gérer ce volume de marchés et pour nos interlocuteurs, d’y répondre. » ● Gaëlle Hoogsteyn « Les hôpitaux se sont rapidement adaptés » « L’entrée en vigueur de la réglementation des marchés publics a constitué une petite (r)évolution au sein des hôpitaux. On n’achète plus aujourd’hui comme autrefois et cela, il a fallu s’y habituer. Confiance et dialogue doivent s’installer entre le corps médical et les responsables des achats. Mais le processus est définitivement en marche… En effet, même si les hôpitaux se sentent parfois restreints par cette loi, ils ont pris les choses en mains sans se voiler la face : ‘Nous sommes désormais soumis à la loi sur les marchés publics, comment faire avec’ ? En se structurant différemment pour répondre aux étapes d’un marché public, les hôpitaux ont réussi très rapidement à s’adapter à la situation et cela ne peut aller qu’en s’améliorant encore. Les acheteurs publics dans les hôpitaux se sont professionnalisés dans la commande et les hôpitaux se sont mis à jour dans un laps de temps très court. Et ce, bien que le travail soit de grande ampleur. Les hôpitaux achètent quantité de choses. Lorsque la loi est entrée en vigueur, on ne pouvait pas exiger d’eux qu’ils aient des cahiers des charges pour tout, du jour au lendemain. Ils se sont donc focalisés sur les achats les plus urgents, les contrats qui arrivaient à terme, etc. Ils ont dû rationaliser leurs activités et prioritiser. Aujourd’hui, le défi est de capitaliser ce processus pour l’ensemble de leurs besoins. » Christophe Dubois, avocat-associé chez Equal ❙ 47 © Belga
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Community Petites histoires de grands entrepreneurs Ce que vous ignoriez de Jeff Bezos, le patron le plus riche du monde Il est l’homme le plus adulé et le plus détesté de la planète. À 55 ans, le patron d’Amazon est l’entrepreneur le plus riche du monde avec une fortune évaluée à plus de 150 milliards de dollars. Si on entend beaucoup parler de lui dans les médias, on parie que vous ne savez pas tout ! Amazon était une librairie en ligne : Jeff Bezos démarre son entreprise d’e-commerce en 1995. Il décide d’abord d’en faire une librairie en ligne. Il choisit le nom d’Amazon en référence au plus grand des fleuves et à la hauteur de ses ambitions. Il embauche des inventeurs : Quand le patron d’Amazon embauche des nouvelles recrues, il leur fait passer un test en demandant au candidat de citer une chose que ce dernier a inventée. Pas forcément une invention brevetée ; il peut s’agir d’une méthode ou d’un processus qu’il aurait mis en œuvre. Évidemment, le PDG retiendra le profil le plus « outside the box ». Il a créé le classement intégral des ventes et la recommandation implicite d’achat : Pourquoi s’arrêter à un top 100 quand on peut aller jusqu’au millionième des ventes ? Jeff Bezos a bien compris que les classements devaient être complets et transparents. Il a également été l’un des premiers à proposer sur son site une recommandation implicite d’achat : les internautes ont pu voir ce que d’autres internautes ont également acheté… Il peut se payer quasiment tout ce qu’il veut : Selon le site d’actualités et magazine Capital, avec ses 150 milliards, Jeff est tellement riche qu’il pourrait acheter tout ce qui se vend sur Amazon, Boeing et Wal-Mart. Une seule question se pose alors : jusqu’où ira cet homme dont la richesse est si déroutante qu’elle ne signifie plus grandchose d’un tant soit peu tangible à l’échelle humaine ? ● Elisa Brevet L’Étoile du Nord : Écrit à partir des faits réels, ce thriller d’espionnage sur la Corée du Nord est rondement mené. Un des polars les plus délicieux de l’année sur un pays peu accessible et aux secrets bien gardés. Equinox, Les Arènes 50 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 Nomadland : Entre enquête et témoignage, ce roman épatant fait la part belle aux « sous-cultures » du travail de l’Amérique d’aujourd’hui. Des personnages accidentés, souvent retraités, dociles, qui payent le prix fort de leur liberté à coup de jobs mal payés et épuisants. Globe San, Le tour du monde en 75 recettes : Le chef belge étoilé Sang Hoon Degeimbre nous offre un livre de cuisine qui décline de belles recettes sucrées et salées inspirées de ses voyages. Un pur bonheur visuel et gustatif ! Racine © Steve Jurvetson Community Le Bruxelles des entrepreneurs Les bonnes adresses de Pierre Marcolini Bruxellois emblématique, Pierre Marcolini rayonne bien au-delà de la Belgique. Ce maître-chocolatier à la maison éponyme, au savoir-faire et à l’excellence incomparables est également un grand épicurien… Dans notre dernier numéro, on l’interviewait dans le cadre de notre dossier « Grow your business ». À la question : « Quel est votre restaurant bruxellois favori ? », le chocolatier nous répondait : « Impossible de vous en donner une, j’en ai plein ! Tenez, voici ‘La bonne adresse’, mon dernier livre. Il vous les révélera toutes… » Voilà donc une sélection des bonnes adresses bruxelloises de Pierre Marcolini et René Sépul, son fidèle acolyte en matière de gastronomie. La friterie : Friture René Une adresse historique ! Depuis 1932, ce bistrot bruxellois n’a rien perdu de son lustre. Affublée de ses nappes à carreaux et de ses banquettes en bois, cette affaire familiale est bichonnée depuis 1987 par son propriétaire et excellent rôtisseur, Dirk Piolon. On y mange une entrecôte d’Imanol Jaca et des frites maison avec un soupçon de mayo. Le bistrot : Le 203 Considéré comme « la bonne nouvelle des derniers mois » par Pierre et René, le 203 est l’établissement de Mathilde et Richard. Le couple propose une cuisine « slow food » à petit prix. Et qui de mieux que Richard pour incarner le concept de cuisine du monde ? Moitié Sud-Africain, braisée pendant plusieurs heures à la Kriek Cantillon. L’étoilé : La Paix Ouvert en 1893, cet établissement est d’abord une friture située juste en face des abattoirs d’Anderlecht. Aujourd’hui, ce sont deux étoiles au guide Michelin qui viennent auréoler le chef David Martin, son propriétaire. Élu chef de l’année par Gault & Millau, ce chef à la cuisine singulière parvient à proposer des nuances et des subtilités incroyables dans ses plats. On y mange une tartelette moscovite servie avec poulpe de moules de bouchot crues. moitié Australien, le chef s’est imprégné de son métissage pour produire une cuisine jeune et créative. À déguster : un espadon purée de carottes et abricots secs. La brasserie : Les Brigittines Maître cuisinier de Belgique, Dirk Myny a su revoir et corriger certains classiques de la cuisine belge. Le credo de la maison ? Des produits locaux, de la slow food et des revisites efficaces. Le cuisinier fait luimême ses frites sur place en deux cuissons : une première au Blanc de Boeuf et une seconde à l’huile végétale. Il sert aussi une joue de veau Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 51 Sélection d’après « La bonne adresse », Pierre Marcolini et René Sépul, SH-OP Editions, 2018 ●
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Community Procès-verbal de l’Assemblée Générale du 3 octobre 2018 Beci-Chambre de Commerce de Bruxelles Constitution du bureau de l’Assemblée La séance est ouverte à 16h par M. Marc Decorte, Président, qui préside l’assemblée. Les membres qui n’auraient pas encore signé la liste de présences sont invités à s’acquitter de cette formalité statutaire. Quelques membres se sont excusés. Leurs lettres ont été classées au dossier de la séance. Siègent au côté du Président : M. Michel De Bièvre, Vice-Président, M. Christian Sanders, Trésorier, M. Olivier Willocx, Administrateur-Délégué et Mme Joëlle Evenepoel, Administrateur-Secrétaire Général. Mme Joëlle Evenepoel est désignée comme secrétaire de séance. Prescriptions statutaires La date et l'ordre du jour de l’Assemblée Générale ont été fixés conformément aux statuts. La convocation contenant l'ordre du jour a été publiée dans nos revues Bruxelles Métropole et Brussel Metropool des mois de juin et septembre 2018. Ces revues ont été adressées individuellement à tous les membres par courrier. 1. Approbation du procès-verbal de l’Assemblée générale ordinaire du 18 octobre 2017 Le procès-verbal de l’Assemblée Générale ordinaire du 18 octobre 2017 a été publié dans nos revues Bruxelles Métropole et Brussel Metropool d’avril 2018. Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité. 2. Rapport du Conseil d’Administration Le rapport annuel a été reproduit intégralement dans nos revues du mois de septembre 2018. L’Assemblée marque son accord complet sur le rapport d’activité. 3. Approbation des comptes pour l’exercice 2017-2018 A. Présentation des comptes Les comptes de l’exercice écoulé et le projet de budget de Beci-Chambre de Commerce de Bruxelles ont été distriCATÉGORIE A C D E 2018-2019 et fixation du montant de la cotisation pour l’exercice 2018-2019 Se basant sur les prévisions les plus objectives quant aux recettes et dépenses pour l’exercice 2018-2019, le Conseil d’Administration a établi un projet de budget, dont M. Willocx donne lecture à l’Assemblée. Le Conseil propose d’indexer les montants des cotisations de 2 % : ENTREPRISE OCCUPANT Personne physique Entreprise jusqu’à 19 personnes Entreprise de 20 à 49 personnes Entreprise de 50 à 99 personnes bués à l’entrée de la salle de réunion. Par ailleurs, conformément aux statuts, le détail des comptes et du budget a été mis à la disposition des membres au siège de Beci-CCIB, huit jours avant la date de l’Assemblée Générale. Le Trésorier, M. Christian Sanders, présente et commente les résultats pour l’exercice écoulé. B. Rapport du Commissaire Réviseur Le rapport rendu par E&Y Réviseurs d’entreprise conclut sans réserve que le bilan clôturé au 30 juin 2018 donne une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de Beci-CCIB. L’Assemblée Générale approuve les comptes pour l’exercice 2017-2018 à l’unanimité. 4. Projet de budget pour l’exercice 52 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 PROPOSITION 2017-2018 HTVA 220 € 621 € 1.005 € 2.800 € Quant aux associations professionnelles, leur cotisation HTVA est, comme les années précédentes, calculée en fonction du nombre de membres affiliés. L’Assemblée Générale approuve à l’unanimité le projet de budget et l’indexation des montants des cotisations. 5. Décharge des Administrateurs et des Commissaires À la demande du Président, l’Assemblée Générale vote à l’unanimité la décharge des membres du Conseil d’Administration ainsi que du Commissaire Réviseur. Le Président remercie l’Assemblée de sa confiance. 6. Élection du Conseil d’Administration La rigueur des statuts fait que 9 membres du Conseil d’Administration partent en année sabbatique. Il s’agit de Sandrine Agie, Georges Ataya, Roland Cracco, Michel De Bièvre, Hugues Delescaille, Philippe Lhomme, Frédéric Loncour, Christian Sanders et Philippe van Perlstein. Deux membres du Conseil d’Administration nous quittent. Il s’agit de JeanClaude Vandenbosch et Julien Ciarniello. Le Président tient à les remercier pour le concours actif qu’ils ont apporté à nos travaux dans un esprit particulièrement constructif. Il lui est agréable de pouvoir leur rendre publiquement hommage et il propose de les applaudir pour le dévouement dont ils ont fait preuve. Enfin, le Président donne lecture des candidatures valablement présentées pour la formation du nouveau Conseil d’administration : Retour d’année sabbatique : Alexandre Cleven et Mohammed Mechbal. Nouvelles candidatures : Marc-Antoine de Schoutheete de Tervarent (BNP Paribas), Pascal Dujardin (Istaffit), Gabriel Goffoy (BMW Brussels), Pierre Hermant (Finance.brussels), Gérard Kuyper (bMediation) et Peter Van Biesbroeck (Voka Vlaams Brabant). Leur nombre n’étant pas supérieur à celui des mandats à conférer, il n’y a pas lieu à scrutin. Le Conseil d’administration serait ainsi composé comme suit pour l’exercice 2018-2019: Azaoum, Rachid; Battaille, Laurence; Berdikyan, Natalia; Bissen, Jean-Paul; Borremans, Brigitte; Cleven, Alexandre; De Beir, Theo; Decorte, Marc; Delens, Jean-Jacques; Delforge, Denis; de Schoutheete de Tervarent, Marc-Antoine; de Troostembergh, Baudouin; Dujardin, Pascal; Evenepoel, Joëlle; Eyletters, Murielle; Goffoy, Gabriel; Govaerts, Michel; Hermant, Pierre; Jaucot, Jean-Pierre; Konings, Pierre; Kuyper, Gérard; Leclercq, Sophie; Lehman, Bernd; Loyens, Peter; Marcolini, Pierre; Martens, Marie; Mechbal, Mohammed; Ozcan, Yilmaz; Rouvez, Frédéric; Salat, Jennifer; Tempels, Martine; Tilleux, Anne; Turkoz, Mehmet; Van Biesbroeck, Peter; Van de Brande, Philippe; Van Thournout, Marc; Willemarck, Thierry; Willocx, Olivier; Zurstrassen, José; L’Assemblée approuve à l’unanimité les candidatures et la composition du Conseil d’Administration pour l’exercice 2018-2019 Conformément aux statuts, les mandats que vient d’attribuer l’Assemblée Générale sont valables pour un an. Il appartiendra au Conseil d’administration ainsi constitué de désigner en son sein un Président, trois Vice-Présidents et un Trésorier et de nommer les membres du Comité Exécutif. 7. Allocution du Président Le Président se réfère à son allocution pendant l’évènement Brussels Meets Brussels qui a eu lieu la veille de l’Assemblée Générale. 8. Attribution de la médaille de Beci-Chambre de Commerce de Bruxelles Le Président remet la médaille de Beci-Chambre de Commerce de Bruxelles à des entreprises affiliées depuis respectivement 50, 40 et 25 ans. Il tient à leur adresser au nom du Conseil d’Administration de vibrantes félicitations et de chaleureux remerciements. Il invite l’assemblée générale à les applaudir. Après avoir remercié l’Assemblée, le Président de séance lève la séance à 16h30. Marc Decorte, Président Olivier Willocx, Administrateur délégué Procès-verbal de l’Assemblée Générale du 3 octobre 2018 Beci-Union des Entreprises de Bruxelles Constitution du bureau de l’Assemblée La séance est ouverte à 16h30 par M. Marc Decorte, Président, qui préside l’Assemblée. Les membres qui n’auraient pas encore signé la liste de présences sont invités à s’acquitter de cette formalité statutaire. Quelques membres se sont excusés. Leurs lettres ont été classées au dossier de la séance. Siègent au côté du Président : M. Michel De Bièvre, Vice-Président, M. Christian Sanders, Trésorier, M. Olivier Willocx, Administrateur-Délégué et Mme Joëlle Evenepoel, Administrateur-Secrétaire Général. Mme Joëlle Evenepoel est désignée comme secrétaire de séance. Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 53
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Prescriptions statutaires La date et l'ordre du jour de l’Assemblée Générale ont été fixés conformément aux statuts. La convocation contenant l'ordre du jour a été publiée dans nos revues Bruxelles Métropole et Brussel Metropool du mois de juin et septembre 2018. Ces revues ont été adressées individuellement à tous les membres par courrier. 1. Approbation du procès-verbal de l’Assemblée Générale ordinaire du 18 octobre 2017 Le procès-verbal de l’Assemblée Générale ordinaire du 18 octobre 2017 a été publié dans nos revues Bruxelles Métropole et Brussel Metropool d’avril 2018. Ce procès-verbal est approuvé à l’unanimité. 2. Rapport du Conseil d’Administration Le rapport annuel a été reproduit intégralement dans nos revues du mois de septembre 2018. L’Assemblée marque son accord complet sur le rapport d’activité. 3. Approbation des comptes pour l’exercice 2017-2018 A. Présentation des comptes Le Trésorier, M. Christian Sanders, présente et commente les résultats pour l’exercice écoulé. B. Rapport du Commissaire Réviseur Le rapport rendu par E&Y Réviseurs d’Entreprises conclut sans réserve que le bilan clôturé au 30 juin 2018 donne une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de Beci-UEB. L’Assemblée Générale approuve les comptes pour l’exercice 2017-2018 à l’unanimité. 4. Projet de budget pour l’exercice 2018-2019 et fixation du montant de la cotisation pour l’exercice 2018-2019 Se basant sur les prévisions les plus objectives quant aux recettes et dépenses pour l’exercice 2018-2019, le Conseil 54 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 d’Administration a établi un projet de budget, dont M. Willocx donne lecture à l’Assemblée. Le Conseil propose d’indexer les montants des cotisations de 2 %. L’Assemblée générale approuve à l’unanimité le projet de budget et l’indexation des montants des cotisations. 5. Décharge des Administrateurs et des Commissaires À la demande du Président, l’Assemblée Générale vote à l’unanimité la décharge des membres du Conseil d’Administration ainsi que du Commissaire Réviseur. Le Président remercie l’Assemblée de sa confiance. 6. Élection du Conseil d’Administration Le Président informe l’Assemblée que les personnes suivantes ont démissionné ou n’ont pas introduit leur candidature au terme de 6 ans : André Bouffioux, Bernard Broze, Michel Eeckhout, Regis Gaspar, Denis Gorteman, Bernard Gustin, Pierre Hajjar, Christophe Petit, Gaëtan Piret et Christian Sanders. Le Président tient à remercier ces collègues pour leur implication et leur collaboration, et en particulier Christian Sanders qui, non seulement, a participé activement aux travaux du Conseil d’Administration depuis 2007 mais qui a aussi fait un excellent travail de Trésorier. Il soumet les nouvelles candidatures suivantes : Sandrine Agie (Whyte), Rachid Azaoum (Quick), Marc-Antoine de Schoutheete (BNP Paribas), Frédéric Druck (Essencia), Alain Martin (Siemens), Caroline Pauwels (VUB) et Laurent Nys (Mabru). En renouvellement de mandat pour 6 ans : Patrick Janssens, Marc Noppen et Serge Peeters. Le Conseil d’Administration pour l’exercice 2018-2019 sera donc composé comme suit : Agie, Sandrine; Azaoum, Rachid; Beaude, Guy-Marc; Borremans, Brigitte; Cleven, Alexandre; Colmant, Bruno; Cracco, Roland; Craeninckx, Herman; Cremer, Andreas; Croisé, Michel; Daoust, JeanClaude; De Beir, Theo; de Bièvre, Michel; Debussche, Marc; Decadt, Hilde; Decorte, Marc; de Crombrugghe, Amaury; Dehennin, Philippe; Delen, Jean-Claude; Delens, Jean-Jacques; Delforge, Denis; De Meeüs, Brieuc; de Schoutheete, Marc-Antoine; Dessart, Paul-Marie; De Vry, Mario; Dewulf, Etienne; Druck, Frédéric; Everard, Eric; Fautré, Serge; Feist, Arnaud; Flausch, Alain; Govaerts, Michel ; Hujoel, Luc; Janssens, Alain; Janssens, Patrick; Jongen, Thibauld; Joseph, Véronique; Konings, Pierre; Konings, René; Lacroix, Philippe; Lambrechts, Philippe; Léchaudé, Didier; Loyens, Peter; Malcorps, Christiane; Malherbe, Didier; Mariën, Ine; Martin, Alain; Mercelis, Philippe; Miller, Jean-Pierre; Moeykens, Filip; Moris, Chris; Noppen, Marc; Nys, Laurent; Pauwels, Caroline; Peeters, Serge; Petit, Charles; Pierlet, Xavier; Platieau, Jacques; Potvliege, Claire; Rigo, Etienne; Rouvez, Frédéric; Sonneville, Stéphan; Tempels, Martine; Toledo, Marc; Vancamp, Franck; Vanderhaegen, Jean-Christophe; Vanderroost, Chris; Van Dijk, Jean-Pierre; van Innis, Emmanuel; Van Ro, Nicolas; Van Weyenbergh, Rodolphe; Velge, Baudouin; Velten-Jameson, Christian; Willemarck, Thierry; Willocx, Olivier; L’Assemblée approuve à l’unanimité les candidatures et la composition du Conseil d’Administration pour l’exercice 2018-2019. 7. Allocution du Président Le Président se réfère à son allocution pendant l’évènement Brussels Meets Brussels qui a eu lieu la veille de l’Assemblée Générale. Après avoir remercié l’Assemblée, le Président lève la séance à 17h. Marc Decorte, Président Olivier Willocx, Administrateur délégué Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION ABA - Artistic Booster Academy PPE Rue Coenraets 72 - 1000 Bruxelles del. : Ghys Olivier Alto International SPRLU Avenue Edouard Bénès 201 - 1080 Bruxelles Code Nace 4617001 - Intermédiaires du commerce en denrées alimentaires et en tabac del. : Joris Tom BDO SCRL Avenue Louise 326 - 1050 Bruxelles Code Nace 70100 - Activités des sièges sociaux del. : Van den Bulck Vincent Book@time SPRL Avenue Coloniale 15 - 1170 Bruxelles Code Nace 82110 - Services administratifs combinés de bureau del. : Entzeroth Steffen Ez-Pass SPRL Faubourg de Mignault (R) 23 - 7070 Le Roeulx Code Nace 58290 - Édition d'autres logiciels 62010 - Programmation informatique 63120 - Portails Internet del. : Lecoq Gauthier FCR Media SA Uitbreidingstraat 82 - 2600 Berchem Code Nace 62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion d'installations informatiques 62090 - Autres activités informatiques del. : Vincent Thibaut Hello Tyro SA Place Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 82300 - Organisation de salons professionnels et de congrès del. : Pantusa Laurent Ignace Bral SPRL Rue Léon Lepage 41 - 1000 Bruxelles Code Nace 69101 - Activités des avocats del. : Bral Ignace Impacthorizon SPRL Avenue Montjoie 180 - 1180 Bruxelles del. : Jans Olivier Jack's Meatball Café SPRL Avenue du Forum 15 - 1020 Bruxelles del. : Jacquet Marc Komitika SPRL Avenue Pierre Devis 30-32 - 1160 Bruxelles del. : Libito Merry Legal Vest SPRL Avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles Code Nace 69109 - Autres activités juridiques 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Cassiers Donatien Leonidas Confiserie SA Boulevard Jules Graindor 41-43 - 1070 Bruxelles Code Nace 10820 - Fabrication de cacao, de chocolat et de produits de confiserie del. : de Selliers de Moranville Philippe Lielens & partners SA rue Henri Evenepoel 9 - 1030 Bruxelles Code Nace 73110 - Activités des agences de publicité del. : Dusausoy André Osialis SPRL Rue de l'Hospice Communal 6 - 1170 Bruxelles Code Nace 62020 - Conseil informatique 7311001 - Conception et réalisation de campagnes publicitaires pour des tiers, en utilisant tous les médias 7311003 - La conception de textes et de slogans publicitaires (copywriters) del. : Decroix Ronald Political Edge SCS Square de Meeus 35 - 1000 Bruxelles Code Nace 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Orsini Dominique Qvovadis SPRL Avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles Code Nace 68312 - Estimation et évaluation de biens immobiliers pour compte de tiers 74104 - Décoration d'intérieur del. : Lambert Marc Real Gestion - Ortegat Wine Consult SC Avenue Ernestine 14 - 1050 Bruxelles Code Nace 47251 - Commerce de détail de vins et de spiritueux en magasin spécialisé 68100 - Activités des marchands de biens immobiliers del. : Ortegat Philippe Reyes Sanchez Leticia PPE Rue de la Station 74 - 1410 Waterloo Code Nace 86909 - Autres activités pour la santé humaine n.c.a. del. : Reyes Leticia SNCB-NMBS SA Rue de France 56-58 - 1060 Bruxelles Code Nace 49100 - Transport ferroviaire de voyageurs autre qu'urbain et suburbain 80100 - Activités de sécurité privée del. : Annane Jihane Talentis Group SA Chaussée de la Hulpe 150 - 1170 Bruxelles Code Nace 46510 - Commerce de gros d'ordinateurs, d'équipements informatiques périphériques et de logiciels 58290 - Édition d'autres logiciels 62010 - Programmation informatique del. : Cariano Joey Tarik Hennen SPRL Chaussée d'Alsemberg 400 - 1180 Bruxelles Code Nace 69109 - Autres activités juridiques 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Hennen Tarik The Shift ASBL Rue Haute 139 - 1000 Bruxelles Code Nace 94999 - Autres associations n.c.a. del. : Janssens Gaëlle Théâtre National de la Communauté Française UP Boulevard Emile Jacqmain 111-115 - 1000 Bruxelles Code Nace 90012 - Réalisation de spectacles par des ensembles artistiques 90041 - Gestion de salles de théâtre, de concerts et similaires del. : Dubois Nicolas Van Calster Aurore SPRL Val des Seigneurs 26 - 1150 Bruxelles Code Nace 69101 - Activités des avocats del. : Van Calster Aurore Velopakk Avenue Armand Huysmans 140 - 1050 Bruxelles del. : Vargas Arnaldo Wide Shot Photography PPE Grande rue au Bois 55 - 1030 Bruxelles del. : Van Battel Alexandre Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 55
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Community 13.05 & 06.06 SEO : passez en tête de page Google MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 09.05 & 13.06 Lunch gestion des risques : est-ce que mon business tient la route ? 06.06 Agile for Managers 05.06 Améliorer les performances de votre entreprise avec la communication non-violente (CNV) 07.06 Obtenez l’adhésion des millenials dans votre équipe VENTE, MARKETING & COMMUNICATION 11.04 & 16.05 & 13.06 Instagram : valorisez votre image de marque 11.04 & 16.05 & 13.06 Chatbot : créez une expérience client ininterrompue 16.04 & 21.05 & 18.06 LinkedIn : créez votre réseau d’affaires 18.04 & 23.05 Optimisez vos campagnes e-mailing 18.04 & 23.05 & 20.06 Digital analytics : tips & tricks 30.04 Publier sur LinkedIn – développez votre notoriété 07.05 & 04.06 Google my business : aidez vos clients potentiels à vous trouver 14.05 & 11.06 Facebook : créez une communauté engagée 14.05 & 11.06 Capsule vidéo : filmer et monter une vidéo, initiation pratique 21.05 & 18.06 Sublimez vos photos avec votre smartphone 04.06 Facebook local : localisez-moi facilement 06.06 Facebook : mettez en place une bonne stratégie publicitaire ICT 23.04 23.05 Réalité virtuelle et réalité augmentée ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 24.04 Rémunérations et aides financières 06.05 Les pécules de vacances : questions clés 07.05 Reprise du travail après une période de maladie et trajet de réintégration 23.05 Actualité de droit social dans la fonction publique 24.05 Les vendredis de l’actualité sociale ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be Oser l’authenticité pour un succès durable 30.04 Comment élaborer mon Business Model Canvas 07.05 Mieux vaut prévenir que guérir 14.05 Statut social et cotisations sociales 21.05 Un regard juridique sur mon statut social 28.05 Quelles solutions de financement à Bruxelles ? 04.06 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles 11.06 Et si la reprise était une opportunité ? 18.06 Sales DNA© : développer votre talent DROIT COMMERCIAL Cycle de séminaires : réforme du code des entreprises 07.05 Quels changements pour les actionnaires ? 15.05 La responsabilité des administrateurs 22.05 Les principaux impacts fiscaux pour votre entreprise ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be WORKSHOPS GRATUITS STARTERS & RESTARTERS 56 ❙ Bruxelles Métropole - avril 2019 CommunityAgenda 25.06 Les composantes d’un branding fort ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be TRANSMISSION 14.05 23.04 Value Coaching : stimulez la valeur de votre PME ➜ Salima Serouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be Speed Business Lunch 14.05 Lunch restarter 04.06 Lunch restarter Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be **En néerlandais uniquement INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO 203, Le 51 Abattoir Acerta Actiris AG Real Estate Amazon Antoine, Établissements Aquiris ASO Audi Aviato Belgian Chambers BetaGroup Bpost Bral Brigittines, Les Brussels Airlines Bruxelles Formation Campine Cegelec Industry Ceres CHU Bruxelles City 2 Citydev Cliniques Saint-Luc Colruyt Group Communa Conservatoire de Bruxelles 26-28 ; 32 Conservatoire Royal d’Anvers 26-28 Croix-Rouge Danone Delacre Elia Ensav Enterprise Europe Network 42 14 14 14 24-25 20 7-9 41 7-9 7-9 50 14 14 10-12 14 7-9 21-22 6 7-9 19 51 7-9 Brussels Hotel Association 10-12 Bruxelles Économie et Emploi 43 7-9 40 14 14 46-47 7-9 7-9 46-47 7-9 7-9 Entrakt Equal Esplanade Louvain-la-Neuve EU-Japan Center Extensa Fabricom Façon Jacmin Febelauto Febiac Friture René G4S Galloo Recyclage Girleek Hôpitaux Iris Sud Hub.brussels Insas Inter-Beton La Cambre Laboratoire du Denim Leonidas LSG Skychefs MAD MaestroMobile Modalizy Molengeek Paix, La Pfizer Plasma Industry Port de Bruxelles Rebeton Recupel Rivka Roche 7-9 46-47 42 20 15-16 14 24-25 ; 34-35 40 19 Fédération Horeca Bruxelles 10-12 Fluxys 14 51 7-9 40 6 46-47 26-28 24-25 ; 26-28 14 Karel de Grote Hoogeschool 26-28 Kone 14 24-25 ; 26-28 34-35 14 7-9 26-28 15-16 7-9 6 51 14 14 40 14 14 24-25 ; 34-35 14 RTBF RvB Robinetterie Sabca Saint-Luc Schindler Schneider Sibelga Sint-Lucas Sisyphe Smart Solvay Industry Spie Sport 4254 Stib Stijl Studio Biskt Suez Superlab Tag-Ad TEC Théâtre des Martyrs Tour & Taxis Toyota Traject ULB Umicore Université de Gand Upcom Valentine Witmeur Lab Vanparys VDAB Veolia Viangro VUB We Are Artists White Negro Agency Womenpreneur 24.04 Beci Welcome Breakfast 08.05 Beci Welcome Breakfast 27.06 Speed Business Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be 26-28 14 14 24-25 14 14 14 26-28 7-9 26-28 14 14 24-25 ; 34-35 14 24-25 24-25 ; 36 14 7-9 42 42 38 15-16 40 15-16 24-25 14 26-28 4 34-35 14 7-9 14 14 24-25 37 31 48-49 Bruxelles Métropole - avril 2019 ❙ 57
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2019.04 Brussel Metropool


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your own boss Ontdek een bank die in de lokale economie investeert, in één afspraak. www.kbcbrussels.be Of contacteer de experts van KBC Brussels Live op 02 303 31 60 van maandag tot vrijdag van 8u tot 22u en op zaterdag van 9u tot 17u. V.U. : KBC Group NV, Havenlaan 2, 1080 Brussel, België. BTW BE 0403.227.515, RPR Brussel. Woord vooraf De verbeelding aan de macht? Bea Ercolini, onze gasthoofdredactrice van de maand, vraagt zich af wat er nu in het Brussels kraantjeswater zit dat onze stad zo creatief maak namelijk uit door de weelde en verscheidenheid van zijn artistiek talent Philippe Geluck, Amélie Nothomb, Anne Teresa De Keersmaeker mael of de gebroeders Schuiten, allemaal geboren en getogen ( Brusselaars, hoeven we niet meer voor te stellen. In dit nummer maak met andere talenten, die tot de opkomende generatie behoren. He zogenaamde ‘millenials’ – sommigen nu al bekend, anderen binnenk de faam van Brussel sleutelen. Tja, de reputatie van een stad hangt haar kinderen af. We hebben het hier over romanschrijfster Adeline Dieudonné, de muzik van Fugu Mango en Juicy, de ontwerpers van Biskt en We Are Ar Babetida Sandjo, de ontwerpsters Valentine Witmeur, Alexandr Jacmin, Olivia Borlée en Élodie Ouédraogo, Sarah en haar maat S het merk Rivka. Wie wij nog hadden kunnen voorstellen? Gioia Segher gèle, Thekla Boven, Pauline Capdo en Luis Bellenger, Ilke Cop, Tina Her bots, het hip-hopkwartet Stikstof … en talloze anderen. We kunnen z onmogelijk allemaal aan bod laten. Het zijn jonge vrouwen en mannen van verscheidene afkomst en de waardige vertegenwoordigers v Brusselse diversiteit die haar creativiteit uitdrukt. De creativiteit van al dit jong talent vindt zijn gelijke in de dynamiek van ondernemers: Brussel blijft kampioen in de oprichting van bedrijven. Waarschijnlijk heeft het ene met het andere te maken. Giles Daoust schreef trouwens een paar weken geleden in dit magazine: “Een leider is bovenal een creatief persoon”. Volgens hem is de sterkste troef van een bedrijfsleider de verbeelding: het vermogen om te innoveren en om verschillende ideeën voor te stellen. Zulke ideeën moeten nadien worden ontwikkeld, maar ook dit is iets voor creatievelingen, want op hun eigen manier zijn zij in feite ondernemers. Zie daar de rijkdom van Brussel: het vermogen om talent te gener en om verbeelding aan de macht te brengen. Een onmisbare tr snel veranderende wereld, waar iedereen zichzelf voortdurend opnieuw moe uitvinden. Dit is voor ons een buitengewone hulpbron – en bovendien natuurlijk en hernieuwbaar! Marc Decorte, Voorzitter van Beci Brussel Metropool - april 2019 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 44 – April 2019 In mei: Werk & Vorming 4 6 7 Beci online Podcast : Julie Foulon Digest Ideeën 10 Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Alexis Bley, Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Giles Daoust, Johan Debière, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Béa Ercolini, Mehdi Ferron, David Hainaut, Gaëlle Hoogsteyn, Catherine Langenaeken, Ophélie Legast, Morgan Van Cleven, Guy Van den Noortgate en Peter Van Dyck. Productie Opmaak db Studio.be Druk db Group.be Design cover Denis Séguy, foto Ibpyles Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 53 55 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER 56 57 Beci-VOB: Notulen van de Algemene Vergadering van 03.10.2017 Toetredingsaanvragen Agenda Index 46 14 15 18 19 21 Gasthoofdredactrice: Béa Ercolini De Ronde van Frankrijk, een mooi geschenk voor de Brusselse economie Brussel dient zijn productieve activiteiten in stand te houden De Smart Mobility Hub tracht de Brusselse mobiliteit vlot te krijgen Open Source Vóór of tegen een zonale heffing? Internationaal 20 Nog nooit stond Japan zo dicht bij Europa Turkije, Rusland en China: de voornaamste bestemmingen van de Belgische certificaten van oorsprong Sprout to be Brussels 24 26 30 31 32 33 34 36 37 38 39 Muziek: Fugu Mango Muziek: Juicy De slasher generatie De Belgische mode is ook Brussels! Design: Studio Biskt Design: We Are Artists Cinema: Babetida Sadjo De genen van millennials, de veranderingsgeneratie Dynamiek 40 41 42 43 44 Recycling van wagens: een groene kaart voor Brussel De fiets binnenkort de vedette van het mobiliteitsbudget? Starter: Tag-Ad Premies voor Brusselse KMO's: de nieuwigheden Hervorming van het Wetboek van Vennootschappen: de Big Bang is op komst! Overheidsopdrachten: uitdagingen voor de ziekenhuissector Community 48 50 51 52 Het Beci nieuws in beeld Kleine verhalen van grote ondernemers De goede adresjes van Pierre Marcolini Beci-KHNB: Notulen van de Algemene Vergadering van 03.10.2017 Béa Ercolini, “Trots op de Brusselse spruitjes!” Brussel, creatieve hoofdstad Literatuur: Adeline Dieudonné KANTOREN TE KOOP eshop VERKOCHT CV OPPORTUNITEITEN VOOR ZELFSTANDIGEN EN KMO’S IN BRUSSEL GENIET VAN TALRIJKE PREMIESOM UW ACTIVITEITEN TE BOOSTEN! ONTDEK WAT NIEUW IS OP WWW.PREMIESKMO.BRUSSELS
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Podcast Julie Foulon, icoon van de Brusselse technologie en oprichtster van Girleek en Molengeek Van Frankrijk naar België. Van financiën tot technologie. Van Girleek tot Molengeek … Julie Foulon vertoont een bijzonder atypisch carrièrepad. Zij ging eerst voor een carrière als trader. Maar deze vrouwelijke computerfreak heeft alles laten vallen om zich in België te komen vestigen. Hier richtte ze de website Girleek op: een 100% vrouwelijke blog gewijd aan nieuwe technologieën en code. Ze is bovendien de medeoprichtster van de Molengeek incubator. U bent vandaag een icoon van de Brusselse technologie. Hoe bent u erin geslaagd om zo’n 10 jaar geleden een plaats te krijgen in deze bijzonder mannelijke sector? Enkele jaren terug kreeg ik de kans om met een vriend een computerbedrijf op te zetten. Beetje bij beetje ging ik professioneler werken en kwam ik tot het besef dat deze wereld volledig door mannen werd gedreven. Alle inhoud die ik op het net kon vinden om mijn kennis aan te vullen en door te groeien, was in wezen door mannen en voor mannen geschreven. En toen besliste u Girleek te lanceren? Dat klopt. Het begon met een eenvoudige vaststelling. Vergelijk het met een auto: meestal toont een man belangstelling voor de kracht van de motor, terwijl de vrouw eerder aandacht besteedt aan het comfort van de passagiers. Met nieuwe technologieën en code is het niet anders. Wij vrouwen gebruiken de instrumenten die ons ter beschikking staan als een middel om een doel te bereiken. De man zal deze hulpmiddelen eerder gebruiken voor betere prestaties. Een totaal andere invalshoek. Ik vond deze ontdekking wel positief: de helft van de mensheid was er niet bij betrokken en dat kon een zeer interessante waarde opleveren voor de samenleving. Hebt u steun gekregen bij het maken van uw blog? Uiteraard! Grappig genoeg zijn de helft van onze lezers mannen. Op zich is dit niet verbazend, want ze willen weten op welke manier vrouwen over nieuwe technologieën praten. Uiteindelijk denk ik dat de mannen nogal opgeto6 ❙ Brussel Metropool - april 2019 gen waren met onze aankomst. Toen wij de site hebben gecreëerd, hadden we besloten roze als hoofdkleur te gebruiken, met de boodschap dat ook wij een plaats en een missie in deze sector hebben. Heeft deze site bijgedragen tot uw emancipatie en uw carrière? Dankzij Girleek kwam ik ook op de radio en begon ik te schrijven in La Nouvelle Gazette. Ik had mijn leidraad gevonden: vrouwen, nieuwe technologieën en ondernemerschap. Van daaruit nam ik de leiding over van de BetaGroup, toen de grootste startupgemeenschap. De oprichter, Jean Derely, had mij opgemerkt en hield van wat ik deed. Voor de BetaGroup organiseerde ik maandelijks evenementen waar meer dan 500 mensen naartoe stroomden. Daar heb ik kennis gemaakt met Ibrahim, die enkele jaren later mijn vennoot werd bij Molengeek … ● Elisa Brevet Deze ontmoeting kunt u volledig beluisteren in de Next Step podcast: https://www.beci.be/podcast. Een boeiende podcast … "Touché” is een podcast waarin Friedl' Lesage aan bekende mensen vraagt wat hen raakt in het leven. Tijdens deze podcast leer je boeiende personages vanuit een nieuwe invalshoek kennen. News Een Manufakture op de site van Abattoir De site van het slachthuis van Anderlecht ondergaat een diepgaande transformatie. Mede dankzij de steun van het EFRO (#EU in my Region) kon in 2015 al een eerste fase van het masterplan worden afgerond. Foodmet, een grote overdekte voedingsmarkt, uniek in België, heeft zijn deuren geopend voor het grote publiek. Ondertussen heeft de Ferme Abattoir, de grootste moestuin op een dak van Europa, zich precies boven de Foodmet gevestigd. Ze werd onlangs verkozen tot “Brusseleir van het Jaar”. Met het Manufakture project zet de NV Abattoir nu een nieuwe stap voorwaarts in de uitvoering van het masterplan. De Manufakture (zie rode cirkel op de foto) wordt een nieuw gebouw voor de productie van vlees en andere voedingswaren. Deze verwezenlijking maakt deel uit van een oproep tot projecten in het kader van het EFRO-programma 2014-2020, waarvoor de kandidatuur van Abattoir werd weerhouden. De regering van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest heeft hiervoor ongeveer 10 miljoen euro toegewezen. Gezocht: Brusselse werkkrachten in de Rand Heel wat Vlaamse bedrijven in de Brusselse Rand hebben moeite om hun vacatures in te vullen, vooral omdat Franstalige werkzoekenden in Brussel de gewestgrens niet overschrijden. Om beide partijen met elkaar in contact te brengen, organiseerde de Vlaamse en Brusselse werkgelegenheidsdiensten VDAB en Actiris de campagne “Nouveau job ? Le prochain stop !”. De campagne liep op 12 maart van stapel met een bustocht waardoor Brusselse werkzoekenden potentiële werkgevers konden ontmoeten. De route liep via Brussels Airlines, bpost, Colruyt Group, LSG Skychefs, G4S en Aviato. De cijfers zijn duidelijk: ongeveer een vijfde van alle vacatures in de Vlaamse Rand blijft openstaan. In 2018 identificeerde de VDAB maar liefst 14.672 vacatures in alle sectoren. Hiervan zijn 3.000 nog steeds niet ingevuld. Bovendien is het totale aantal vacatures de afgelopen drie jaar aanzienlijk toegenomen. Ondanks alles lijkt de Rand nog steeds onbekend terrein voor vele Franstalige Brusselaars. Abattoir beoogt een project met een zeer uitgesproken duurzame visie en wil van dit gebouw een model maken op het vlak van energie, milieu, circulaire economie en rationeel beheer van afval. Op woensdag 13 maart werd de architectuurwedstrijd voor de bouw van de Manufakture gelanceerd in samenwerking met de Meesterarchitect van Brussel. Het is de bedoeling dat de Manufakture tegen 2023 klaar zou zijn. Bent u op zoek naar een casco commerciële ruimte voor productieve activiteiten in de voedingssector, vlakbij centrum van Brussel? Contacteer dan info@abattoir.be. Informatie: www.abattoir.be “In Brussel denken veel mensen dat de taalkloof of de afstand niet te overbruggen zijn. Niets is minder waar”, stelt Geert Pauwels, directeur van VDAB Brussel. “Deze banen liggen fysiek dichtbij. Met het openbaar vervoer kunt u in minder dan een half uur bij uw nieuwe werkgever zijn. En taalcursussen maken het snel en gemakkelijk om een brug te slaan tussen kandidaten en potentiële Vlaamse werkgevers.” Uit de meest recente cijfers van Statbel blijkt anderzijds dat nog nooit zoveel Brusselaars in Vlaanderen zijn gaan werken: ze waren met zijn 51.173 in 2017. Dit getal kan echter nog worden verhoogd. Van haar kant raamt Agoria dat tegen 2030 één miljoen Vlamingen met pensioen zullen gaan. Geert Pauwels: “Dit is eigenlijk één miljoen kanBrussel Metropool - april 2019 ❙ 7 © Belga
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News sen voor Brusselaars. Bovendien vergrijst de Rand, terwijl Brussel steeds jonger wordt.” Om aan te tonen dat een job dichtbij huis mogelijk is, lanceerde de VDAB de jobmap. Deze interactieve online kaart toont alle jobs in de Brusselse periferie. De werkzoekende geeft zijn woonplaats in Brussel in, maakt een keuze uit verscheidene sectoren en bepaalt een ideale verplaatsingstijd op de dichtstbijzijnde jobs te vinden. De jobmap is beschikbaar in het Nederlands en het Frans op de website van de campagne: www.nouveaujob.be. Citydev.brussels zet nog meer in op het tijdelijke gebruik van haar sites Na een oproep tot interesse zijn er beheerders-coördinatoren geselecteerd voor de sites Ropsy Chaudron in Anderlecht en BridgeCity in Brussel-Stad. Communa, Superlab en Sisyphe zullen vanaf midden maart instaan voor twee nieuwe tijdelijke bezettingen van twee jaar. er een invulling aan en dragen zo bij tot de nieuwe ontwikkelingswijzen van de stad. De partijen die meewerken aan het project hechten veel belang aan een sterke betrokkenheid bij het lokale leven, en willen nauwe banden smeden met de actoren. Die lokale actoren (buurtbewoners, verenigingen, scholen ...) worden uitgenodigd om dit tijdelijke project mee uit te bouwen en te verwezenlijken. In een deel van het gebouw zouden ook daklozen kunnen worden opgevangen. Superlab en Sisyphe, de twee partners die de ontwikkeling van dit project dragen, werken ijverig aan de rehabilitatie en opening van stedelijke ruimten. Het project wil op deze site een weelde aan profielen en een breed aanbod brengen. De plek moet uitgroeien tot een nieuwe culturele en technische hotspot in Brussel. De partnerschappen zullen, met het oog op een evenwichtig ecosysteem van diensten en experimenten, op verschillende thema’s stoelen: cultuur, creatie, economie, community, wederzijds respect en cocreatie. Informatie: www.citydev.brussels Opening van de eerste ‘school-winkel’ in België Het schoolwinkelproject S.KOOL opende op 1 maart voor drie maanden zijn deuren in City2. Wat maakt deze winkel zo bijzonder? 12 jonge Brusselse werkzoekenden kunnen er dagelijks theorie en praktijk combineren in een echte handelszaak. Sinds een aantal jaren krijgen de sites van citydev.brussels een tijdelijke invulling in afwachting van hun ontwikkeling. Dat heeft verschillende voordelen: er is leven op de betrokken sites, de mensen leren de ruimten kennen, er hoeft geen leegstandsbelasting te worden betaald en er ontstaan nieuwe projecten. Het grootste voorbeeld is Studio CityGate: daar zijn ruim 20.000 m² tijdelijk ingericht als kunstenaarsateliers, een culturele, sociale en economische pool, en een skatepark. De vzw Communa renoveert leegstaande gebouwen in het Brusselse Gewest en maakt er gemeenschappelijke stadsruimten van. Daar brengt Communa verenigingen, bewoners, kunstenaars en sociale ondernemers samen die de maatschappelijke uitdagingen van onze tijd aanpakken. De vzw wil die ruimten omvormen tot third places die opnieuw worden toegeëigend door de gebruikers. Zij geven 8 ❙ Brussel Metropool - april 2019 S.KOOL is de uitdaging die AG Real Estate, Actiris, Bruxelles Formation en City2 samen aangingen om jonge werkzoekenden een opleiding in verkooptechnieken en Nederlands aan te bieden. De jongeren worden er begeleid door een ervaren manager die haar kennis aan hen doorgeeft. Er zullen ook workshops worden georganiseerd om de opleiding te vervolledigen. Naast deze opleidingsuren worden de stagiairs begeleid door andere betrokken handelaars: onder anderen Cannage Republic, Casa, Histoire d’Or, Hunkemöller, Kiabi, Lindt, Naf Naf, Pearle Opticiens, SportsDirect.com, Switch en Unisa. Dit gaat gepaard met een arbeidsovereenkomst van juni tot september 2019. De concept store, ingericht als een ‘urban loft’, zal producten te koop aanbieden afkomstig van enkele van de bovengenoemde handelaars die meedoen, maar daarnaast ook producten van Club, Di, Sostrene Grene, de ontwerpNews Modalizy lanceert twee nieuwe kaarten: Modalizy Budget & Modalizy Flex. De Modalizy Budget Mastercard is een oplossing waarmee ondernemingen hun mobiliteitsbudget kunnen beheren. Kiezen de medewerkers voor duurzaam en minder vervuilend vervoer? Dan kunnen ze met een mobiliteitsbudget hun verplaatsingen met duurzame vervoersmiddelen bekostigen en dankzij de Modalizy Budget kaart gemakkelijk combineren. De werkgever beslist zelf of er een jaarlijks of maandelijks budget wordt toegekend. Bovendien is de kaart prepaid en bestaat er zo geen kans op een budgetoverschrijding. ster Deborah Velasquez, die haar avondjurken zal verhuren, en Petit Boulou, een nieuw milieubewust kledingmerk dat kunst en mode combineert. Amaury de Crombrugghe, Chief Investment Officer, zegt: “AG Real Estate is trots dat het zoveel enthousiasme weet op te wekken, zowel binnen het team als bij alle partners. Het project heeft een echte maatschappelijke meerwaarde. Door jonge werkzoekenden uit Brussel en handelszaken uit het stadscentrum met elkaar in contact te brengen, geven we de rekrutering een originele boost. Het project is ook het bewijs van de sterke positie van AG Real Estate en van City2, beide belangrijke spelers in de Brusselse handel.” Dit vernieuwende project is ook en vooral een prachtig menselijk avontuur. De 4 partners wensen de 12 deelnemende stagiairs alvast veel succes toe. Informatie: www.actiris.be Modalizy, de geknipte partner voor het beheer van het mobiliteitsbudget Het mobiliteitsbudget trad in de loop van maart 2019 in voege. Modalizy ontwikkelde een unieke alles-in-één formule voor een eenvoudige toekenning en een vlot beheer van elk mobiliteitsbudget. Vaak weten ondernemingen niet hoe ze slimme mobiliteit aan hun werknemers kunnen aanbieden om zo hun ecologische voetafdruk te verkleinen. Cash for car, mobiliteitsbudget, cafetariaplan ... Voor de uitwerking van die oplossingen is Modalizy de ideale partner. Zijn grootste troef: alle behoeften tegemoet komen en tegelijk het beheer van vervoerskosten voor ondernemingen vereenvoudigen. De Modalizy Pass Mastercard® kan als heus mobiliteitspaspoort dienen in België en de rest van Europa. De kaart biedt rechtstreeks en eenvoudig toegang tot alle vervoersmiddelen (elektrische steps t.e.m. trein). Bovendien kan de kaart gebruikt worden aan parkeerautomaten en in coworkingruimtes. En met een bijkomend optiepakket kunnen kaarthouders in Europa onder meer tankbeurten, hotels en vliegtickets betalen. Elke gebruiker kan de meest gepaste keuzes maken dankzij geolocatie van de gebruiker én van de dienstverleners. Dit alles met een vereenvoudigd beheer, één enkele factuur en btw-teruggave. Informatie: www.modalizy.be De Modalizy Flex Mastercard kadert in het cafetariaplan van een onderneming en biedt een ruime waaier aan mobiliteits- of andere voordelen. Het volstaat om de gewenste mobiliteitsdiensten op te nemen in een cafetariaplan, al dan niet aangevuld met diensten naar keuze. Brussel Metropool - april 2019 ❙ 9
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Economie Ronde van Frankrijk, een mooi geschenk voor de Brusselse economie 50 jaar na de eerste overwinning van Eddy Merckx in de Ronde van Frankrijk is Brussel gastheer van het ‘Grand Départ’, op 6 juli. Naar verluidt zou het derde meest populaire sportevenement ter wereld naar verwachting 800.000 toeschouwers naar Brussel trekken. Voor onze hoofdstad meteen een schitterende return on investment. “D e start van de Ronde van Frankrijk is ontegensprekelijk een van de grootste sportevenementen die Brussel heeft meegemaakt." De Brusselse burgemeester Philippe Close is duidelijk opgetogen met het vooruitzicht van de ‘Grote Start’. Weliswaar betekent deze happening een echte economische zegen voor ons Gewest … en in feite voor gans het land. Wij gaan de overwinning vieren van Eddy Merckx tijdens zijn eerste deelname aan de Ronde van Frankrijk (in 1969!). Onze hoofdstad organiseert dus de start van de Tour de France op 6 juli, met een race van bijna 200 km, voornamelijk doorheen de twee Brabants. Op 7 juli volgt een tijdrit die een tiental Brusselse gemeenten zal doorkruisen. Als we de presentatie van de teams en de voorbereiding van de Ronde erbij rekenen, zal de stad bijna een week lang feest vieren. Alleen al de organisatie mobiliseert 4.500 mensen (teams en journalisten inbegrepen) die allemaal in Brussel worden verwacht, naast op zijn minst 800.000 toeschouwers. “Deze raming berust op een analyse van de impact op de steden Utrecht en Düsseldorf, waar het ‘Grand Départ du Tour’ respectievelijk in 2015 en 2017 plaatsvond”, verduidelijkt Jeroen Roppe, woordvoerder van Visit Brussels, het orgaan dat instaat voor de promotie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. “De directe impact hebben we nog niet berekend, maar het staat als een paal boven water dat het evenement een flinke stimulans zal betekenen voor de Brusselse economie.” De reden waarom de initiatiefnemers voorlopig geen cijfers voorleggen heeft vooral te maken met de moeilijkheid om de impact objectief te evalueren. Er dient een onderscheid te worden gemaakt tussen de directe impact, die al enkele weken later kan worden vastgesteld, en de indirecte impact, die tot uiting komt in de zichtbaarheid van bestemming Brussel in het buitenland, met gevolgen in de komende jaren. Qua onmiddellijke impact wordt Rodolphe Van Weyenbergh (BHA) het ‘Grand Départ’ zeker een buitenkans voor de hotelsector: “Begin juli is meestal een rustige periode voor de hotelsector in Brussel”, weet Rodolphe Van Weyenbergh, woordvoerder van de Brussels Hotels Association. “Wij hopen met het ‘Grand Départ’ die ganse week volgeboekt te krijgen. Wij schatten dat ongeveer 25.000 mensen tijdens die week in hotels zullen verblijven. De organisatie van de Ronde, de teams en de pers vertegenwoordigen samen al 4.500 mensen, van wie de meesten al hun kamers hebben geboekt. We zullen ook rekening moeten houden met de toeristen, die vaak op het laatste moment reserveren. Het Brusselse Gewest beschikt over 18.000 hotelkamers.” 10 ❙ Brussel Metropool - april 2019 © D.R. © Belga Amper 8% buitenlanders in Utrecht De andere sector die uiteraard goed zal varen met deze drukte, is vanzelfsprekend de Horeca. Dit zal zich niet beperken tot de cafés in het centrum van de stad: het treft ook de Brusselse gemeenten waar de wielrenners langs rijden, en dan voornamelijk Etterbeek, de beide Woluwe, Elsene, Schaarbeek en Laken. Philippe Close: “De impact van de Tour zullen we over 2 tot 3 jaar kunnen berekenen” De burgemeester van Brussel is optimistisch, maar richt zich vooral op de voordelen van de Tour op lange termijn. “De impact van de Ronde van Frankrijk op restaurants en cafés valt bijzonder moeilijk te ramen”, stelt Philippe Trine, hoofd van de Brusselse Horecafederatie. “Er zijn meer dan 4.000 restaurants en cafés in Brussel, maar ook veel onberekenbare factoren. Niemand twijfelt aan de impact van de Tour de France, maar begin juli kan zowel een uitstekende periode zijn als een moeilijke week. De Ronde van Frankrijk is uiteraard een outdoor sportevenement en zelfs als er veel volk wordt verwacht, kan een aanhoudende regen alle voorspellingen in de war sturen.” De analyse van statistieken van vorige edities kan ons een idee geven van de economische return on investment. De Duitse stad Düsseldorf was in 2017 gastheer voor de start van de Tour de France. Twee jaar vroeger was Utrecht aan de beurt. Düsseldorf heeft 600.000 inwoners, Utrecht slechts 350.000. Op het vlak van potentieel publiek zou Brussel dus beter moeten scoren. Op zaterdag 1 juli 2017 moedigden 500.000 fans in Düsseldorf de wielrenners aan tijdens een tijdrit … in de regen. De tweede etappe reed de volgende dag van Düsseldorf naar Luik en 800.000 mensen juichten de renners toe. De analyses zijn nauwkeuriger voor de stad Utrecht, waar de Grote Start van de Ronde van Frankrijk in 2015 plaatsvond. Tijdens deze tweedaagse, verplaatsten zich 750.000 toeristen, onder wie 365.000 mensen voor de eerste etappe op 4 juli. Uit de statistieken blijkt dat 39% van de bezoekers in de stad zelf woonde, tegen 61% buiten Utrecht. Het waren overwegend Nederlanders. In feite werd dit Grand Départ slechts door 8% buitenlanders bijgewoond, onder wie vooral Duitsers (25%) en Belgen (21%). Van de duidelijk kwantificeerbare economische opbrengsten vertegenwoordigde de aanwezigheid van het personeel (de teams, de journalisten en de organisatie) 1,2 miljoen euro opbrengsten in overnachtingen en catering, of 267 euro per persoon. Op zich al een mooie opbrengst, die Brussel echt nodig heeft. De stad Brussel heeft namelijk vijf miljoen euro uitgegeven om de Ronde van Frankrijk te mogen ontvangen! ➜ Hoeveel kost het Grand Départ aan de Stad Brussel?? De Stad betaalt 5 miljoen euro aan de organisatoren van de Tour de France om de Grote Start te mogen onthalen. Voeg daarbij 2 à 3 miljoen voor de activiteiten rond de Tour. Tegelijk investeert het Brusselse Gewest 1,5 tot 2 miljoen. De kosten voor beveiliging, politie of personeel zijn hier niet bijgerekend. Vergeleken met andere gebeurtenissen, ligt het rendement op de investering extreem hoog. De strategie die meer dan 10 jaar geleden in gang werd gezet om een positief imago van Brussel te verspreiden, begint nu haar vruchten af te werpen. De Stad verwelkomt nu meer dan 8 miljoen toeristen per jaar. ➜ Hebt u de mogelijke return on investment al berekend? Ik kan u nu geen cijfers geven, maar de rentabiliteit is zeker de moeite waard. Het directe rendement is in de horeca onmiskenbaar, ook al weten we dat vrijetijdstoerisme minder opbrengt dan zijn zakelijke tegenhanger. Wielrennen is een van de weinige sporten waarbij mensen ook de bestemming ontdekken, in tegenstelling tot voetbal of tennis. De Tour de France is bovendien het grootste gratis toegankelijke sportevenement ter wereld. Wij hebben ondernemingen en organisaties opgeroepen om deel te nemen aan dit grootse feest door zichzelf in het geel te zetten. ➜ Hoe kunt u de eventuele impact van de Ronde bepalen? Wij houden rekening met een uitgesteld effect en zullen het aantal toeristen dat in de komende twee tot drie jaar Brussel bezoekt moeten inschatten. De Tour betekent een enorme troef in onze voortdurende inspanningen om het imago van Brussel op te krikken. 10 jaar geleden zat Brussel met een saai of zelfs negatief imago opgezadeld. We hebben ons ingezet om een dynamisch beeld van onze stad te promoten. Ik heb heel wat beleidsmensen en organisatoren ontmoet die de Tour in hun stad hebben verwelkomd. Al deze mensen waren hiermee bijzonder opgetogen. Brussel Metropool - april 2019 ❙ 11 © Belga
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“10 tot 15 000 stuks afgeleide producten” Jeroen Roppe (Visit Brussels) Een volledig programma, 100 dagen voor de start De organisatoren van de Ronde beweren doorgaans dat één geïnvesteerde euro rechtstreeks 1,5 euro opbrengt aan de gaststad. Op de langere termijn zou deze investering zelfs 4 tot 10 euro opleveren. Beleidsmensen leggen eerder de klemtoon op de zichtbaarheid van de stad, die in het buitenland dankzij de Tour flink toeneemt. De Ronde van Frankrijk is namelijk het derde meest populaire sportevenement ter wereld. Het komt in minstens 190 landen op TV. 60 televisiezenders volgen de Tour live op. Dit betekent dat 1 tot 3,5 miljard kijkers in de wereld deze gebeurtenis zien. “Deze zichtbaarheid kan niet worden vergeleken met voetbalwedstrijden of atletiek, waarbij de gaststad niet noodzakelijkerwijs in de kijker komt te staan”, zegt burgemeester Philippe Close. Om succes te verzekeren heeft de Stad Brussel een feestelijk programma ontworpen dat 100 dagen voor de Start – dus op 28 maart – is begonnen. De activiteiten voorzien onder andere de inrichting van het Maison du Tour op het De Brouckèreplein, de inhuldiging van het Eddy Merckxplein in Sint-Pieters-Woluwe, een speciaal weekend half mei, 50 dagen voor het Grand Départ, een fietsfeest op 2 juni en de BXL Tour op 16 juni. “Met deze evenementen richten we ons op een lokaal publiek”, aldus Jeroen Roppe, van Visit Brussels. Het wordt dus een publiciteitsstunt voor Brussel en een mooie economische kans voor de Horeca. Toch zal de Tour de France ook ongemakken veroorzaken: verkeersopstoppingen, de mobilisatie van politiepersoneel, energiekosten (een etappe van de Tour genereert maar liefst 20 ton afval en 410.000 ton CO2!), naast het steeds negatievere imago van wielrennen door de vele dopinggevallen. En tot slot zal het economische resultaat van het evenement grotendeels afhangen van een factor waarop wij helemaal geen vat hebben: het weer! ● Géry Brusselmans 12 ❙ Brussel Metropool - april 2019 Niet alleen de horecasector zal profiteren van de drukte rond het ‘Grand Départ’. Een toerist spendeert gemiddeld 20 euro per dag aan de Tour. Voor voedsel natuurlijk, maar ook afgeleide producten waarmee sommige winkels hun omzet zullen kunnen verhogen. De firma ASO, die de Tour de France organiseert, beheert ook de verkoopstands in een straal van 500 m rond de start en de finish. Op grotere afstand beheert de Franse onderneming Holiprom de verkoopstands en biedt ze aan belangstellende handelaars een gamma van T-shirts, petjes en mugs met het logo van de Tour de France erop. “Wij zijn de enigen die de officiële producten mogen verkopen”, verklaart Jean-François Hogrel, algemeen directeur van Holiprom. “Een van onze vertegenwoordigers zal trouwens in mei dit jaar in Brussel zijn om onze producten aan de detailhandelaars voor te stellen.” Voor sommige souvenirwinkels en zelfs de grootdistributie kan dit een mooie commerciële kans zijn. Holiprom verkoopt een petje of een T-shirt ongeveer 8 euro excl. btw. De handelaar kan dubbel zoveel vragen. “Volgens het type handel wordt een T-shirt tussen 15 en 22 euro aan de eindconsument verkocht”, aldus nog Jean-François Hogrel. “Een goed gelegen handelszaak kan vlot een honderdtal artikelen per dag verkopen. Bovendien verkopen de producten beter in geval van een vertrek naar het buitenland. Toeristen kopen nu eenmaal meer. Voor Brussel verwachten we een verkoop van 10 tot 15.000 stuks over de twee dagen van de Tour.” © Belga © Belga www.beci.be
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Verkiezingen 2019 Brussel dient zijn productieve activiteiten in stand te houden en te bevorderen De primaire en secundaire sectoren zijn in de hoofdstad van Europa goed voor ongeveer 10% van de toegevoegdewaardecreatie, terwijl het leeuwendeel (70%) naar marktdiensten gaat. Toch vormt de industrie een fundamentele schakel in de waardeketen van de Brusselse economie. Andere sectoren als diensten, verkoop, gezondheidszorg enz. zijn hiervan trouwens bijzonder afhankelijk. Deze industrie draagt rechtstreeks bij tot het stedelijke metabolisme en is een essentiële factor voor groei en innovatie. De omgeving van het kanaal concentreert de meeste industriegebieden in Brussel. N aast de beroemde sites van Audi in Vorst en Sabca in Haren is ook Viangro een vooraanstaand lid van de Brusselse industrie, meer bepaald als leverancier van de supermarkten. En dan hebben we nog Leonidas, Godiva, Vanparys, Delacre, talrijke brouwerijen, Plasma Industries, RvB Robinetterie, Umicore, Fabricom, Elia, Sibelga, Danone, Roche, Veolia, Kone, Pfizer, Schneider, Schindler, Ceres, Aquiris, Recupel, Suez, Spie, Fluxys, Cegelec Industry, de MIVB, Inter-Beton, de Etn Antoine, Solvay Industry, Rebeton… en heel veel andere. De behoeften van deze industrieën bestaan vooral uit terrein en geschoolde arbeidskrachten. Laten we beginnen met de nodige oppervlakte. Brussel is 162 km² groot. Door de talloze instellingen die er gevestigd zijn, beschikt de stad nauwelijks over grond voor industriële activiteiten. Deze zeldzame ruimtes bevinden zich meestal in de omgeving van het kanaal, waar de vraag naar functioneel gemengde gebouwen steeds toeneemt. Sommige industriële activiteiten zijn echter onverenigbaar met zulke gemengde wijken. Vandaar de noodzaak om voldoende ruimte te reserveren en te behouden voor uitsluitend productieve activiteiten. De hoge bezettingsgraad van de door Citydev ter beschikking gestelde ruimte en gebouwen (samen ongeveer 200 ha grond en 190.000 m² gebouwen bestemd voor economische activiteiten) getuigt van de dynamiek van productieve activiteiten in de stad en ook, helaas, van het schrijnend tekort aan ruimte. Bij gebrek aan voldoende zakelijke uitzichten en 14 ❙ Brussel Metropool - april 2019 uitbreidingsmogelijkheden verlaten ondernemingen het Gewest. De pers wijst daar heel regelmatig op. Waar gemengde zones zijn gecreëerd (de OGSO’s – Ondernemingsgebieden in de Stedelijke Omgeving), moet deze mix snel in de praktijk worden toegestaan. Dit vereist een soepeler regelgeving (GBP, GSV, milieunormen) om nieuwe industrieën in staat te stellen zich te vestigen in een harmonieuze co-existentie met de residentiële functie. Vastgoedontwikkelaars dienen een gids van goede praktijken te krijgen om te voldoen aan de bouweisen van productieve ruimtes in OGSO’s. Wat de behoefte aan geschoolde arbeidskrachten aangaat, zijn heel wat Brusselse productiebedrijven vergeefs op zoek naar bepaalde profielen, namelijk werkkrachten voor de voedingsindustrie en de chemie, bouwtechnici werfleiders, industriële monteurs, verwarmingstechnici, ingenieurs en technisch ingenieurs. Dit zijn slechts enkele voorbeelden uit de lange lijst van knelpuntberoepen. Het onderwijs en de vorming moeten jongeren beter voorbereiden op industriele en technologische beroepen, en dan wel op apparatuur die voldoet aan de jongste marktnormen. Om het hoofd te bieden aan de uitdagingen van morgen heeft Brussel meer ruimte nodig uitsluitend bestemd voor productieve activiteiten, naast een betere opleiding van jongeren in de industrie en de technologie. ● Vincent Delannoy © Belga Ideeën De Smart Mobility Hub tracht de Brusselse mobiliteit vlot te krijgen Half februari stond mobiliteit centraal op de site van Tour & Taxis. Daar namen verschillende stakeholders uit de mobiliteitssector deel aan een Smart Mobility Hub: een soort laboratorium om de grootste plaag voor Brusselse ondernemers (trachten) op te lossen. Na 20 jaar van verwaarlozing is Tour & Taxis een nieuwe wijk geworden met talrijke functies en nieuwe mobiliteitsbehoeften. E ind oktober verwelkomden Tour & Taxis, Extensa en Beci een aantal ondernemers op een bezoek van de gebouwen van Tour & Taxis. Dit ging gepaard met een werkbijeenkomst ter voorbereiding van de Smart Mobility Hub (zie ons magazine van december). Tour & Taxis is een uitgestrekt gebied waar verscheidene vervoerswijzen elkaar aanvullen en waar een heleboel activiteiten zich concentreren rond verscheidene thema’s, waaronder werk, woongelegenheid en ook vrije tijd en winkelen. Laten we terloops vermelden dat het idee om de Smart Mobility Hub op deze beroemde Brusselse site te organiseren in samenspraak met alle actoren van de mobiliteit bijzonder zinvol was om ook andere gelijkaardige projecten in de hoofdstad te inspireren en te ontwikkelen. Concrete en snelle oplossingen Om hierop verder te werken hebben dezelfde stakeholders half februari opnieuw langdurig vergaderd. Dit diende om samenwerkingsworkshops op te zetten, evenals een ‘living lab’. Kortom, een moderne en participatieve methodologie waarbij de gebruikers van de site worden betrokken. De samenkomst was bedoeld om concrete richtlijnen uit te stippelen en mobiliteitsleveranciers te vinden om in de loop van de komende maanden tests uit te voeren. Niemand was trouwens verrast toen de recente enquêtes van Beci bevestigden dat het oplossen van mobiliteitsproblemen meer dan ooit de topprioriteit was (en bleef) voor alle Brusselse ondernemers. “Dit is veruit de grootste reden van bezorgdheid, op dit moment. In drie jaar tijd stegen de cijfers van 60 naar 89% ergernis om mobiliteit!”, verklaarde in zijn inleidende toespraak Ischa Lambrechts, mobiliteitsadviseur bij Beci en medeorganisator van het evenement met Cécile Huylebroek (tewerkstellingsadviseur bij Beci) en consulente Isabelle Castellyn. “Het is hier de bedoeling om de toegankelijkheid voor pendelaars te bespreken en na te denken over de beste manier om werk en mobiliteit te combineren”, aldus mevrouw Huylebroek. “Deze bijeenkomst is bedoeld om op zeer korte termijn nieuwe dingen op te zetten – niet binnen 30 jaar!”, zei mevrouw Castellyn. De workshop, die in de namiddag nagenoeg 30 ondernemers samenbracht, bestond uit twee delen. Tijdens Brussel Metropool - april 2019 ❙ 15 © Belga
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het eerste (en langste) deel werkten zowel Nederlandstalige als Franstalige deelnemers aan drie tafels. Iedereen trachtte de huidige situatie van Tour & Taxis zo nauwkeurig mogelijk te beschrijven en alle haalbare en gewenste oplossingen aangaande mobiliteit in kaart te brengen. Hoe richten wij deze reusachtige en belangrijke Brusselse site in zodat deze op de meest vernuftige en praktische manier functioneert: dat was de opzet. Het tweede en kortere deel van de namiddag werd besteed aan een selectie van de belangrijkste en meest concrete elementen uit de discussies. Een wijk die vorm wil krijgen Als ambassadeur van de tweede tafel onderstreepte Guillaume Servonnat, directeur van MaestroMobile (een bedrijf dat experimenteert met de mobiliteit van vandaag en morgen) meerdere gelijkenissen met de conclusies van de vorige spreIscha Lambrechts, adviseur mobiliteit bij Beci. ker: “Tour & Taxis is een prachtige site die vooruitgang boekt maar nog steeds afgezonderd ligt en voor de bezoeker niet meteen duidelijk is. Een betere bewegwijzering zou de afstand tot stations en metro compenseren, vooral omdat deze niet Ter inleiding moest elke deelnemer aangeven op welke manier hij of zij naar de bijeenkomst was gekomen. De grote verscheidenheid aan vervoersmiddelen was opvallend: personenauto’s (een steeds geringer aandeel), de trein, te voet, de bus, carpooling, metro, fiets, gedeelde auto’s en nog een paar andere vervoermodi. “Tour & Taxis maakt vorderingen maar blijft moeilijk toegankelijk” Na lange en vurige discussies werden drie ambassadeurs eerst gevraagd om de voornaamste elementen van hun werkgroep aan de voltallige deelnemers voor te stellen. Pierre Bertin, Manager bij Traject (een adviesbureau gespecialiseerd in verkeer en mobiliteit), nam als eerste het woord: “Vandaag blijft Tour & Taxis in meerdere opzichten een moeilijke site, vooral vanwege de verkeersproblemen en de talrijke evenementen die er plaatsvinden. Er zijn problemen met duidelijkheid en veiligheid, wat het samenleven soms bemoeilijkt, om nog maar te zwijgen van de suboptimale wegeninfrastructuur. Voor de toekomst willen we dus een duidelijk verkeersplan zien, met meer informatie en communicatie. Idealiter zou hiervoor een mobiele app moeten worden ontworpen, met een gemeenschappelijke strategie voor alle ondernemingen op de site, om de vele vormen van transport beter te organiseren.” Pierre Bertin verwees naar de typisch Belgische ‘ingewikkelde’ cultuur en pleitte voor de oprichting van een specifiek comité belast met het mobiliteitsvraagstuk op de site zelf. Hij vroeg ook om meer faciliteiten bij het gebruik van de transportmodi. “En waarom zouden we niet, zoals in Amsterdam, een positieve filosofie bewerkstellen?” 16 ❙ Brussel Metropool - april 2019 zo ver weg liggen. Hiermee zou het ook mogelijk worden om de Havenlaan te beveiligen. Deze as wordt trouwens als gevaarlijk beschouwd. En ook voor leveringen is de site ingewikkeld. Er zijn geen elektrische laadpalen, noch parkeerplaatsen voor tweewielers. We zijn ons terdege bewust van de politieke onzekerheden waarmee de Stad Brussel wordt geconfronteerd. Dit kan een belemmerende invloed hebben voor iedereen, maar we hopen in de toekomst op alle niveaus betere verbindingen te krijgen, zodat deze ministad zich echt kan ontplooien!” Ischa Lambrechts (Beci) rondde af als derde woordvoerder. Hij had het ook over de bewegwijzering. “Zoals de zaken er nu voorstaan, moeten we toegeven dat het moeilijk is om nieuwe vormen van mobiliteit te gaan promoten. Ik pleit dus voor een duidelijke definitie van de vervoerswijzen (gedeelte auto’s, openbaar vervoer enz.) die rond Tour & Taxis circuleren. We pleiten voor meer overstapmogelijkheden en tegelijkertijd voor een zachte mobiliteitszone.” Ook hij was voorstander van een digitaal platform specifiek voor de site, om informatie te verstrekken over de talrijke gebeurtenissen die er plaatsvinden. Denkpistes De tweede oefening werd gevolgd door een stemming. Op die manier konden de krachtlijnen van de dag worden bepaald. En dat waren: de stimulering van zachte en gedeelde mobiliteit, een verbeterde aanleg van de Havenlaan (met een passend plan), meer informatie en bewegwijzering rond de site en een betere veiligheid. Met dit duidelijk omschreven kader lijkt alles klaar om het werk op het terrein voort te zetten. Om dit dossier verder te behandelen worden elke maand andere workshops georganiseerd (namelijk op 22 maart, 26 april, 17 mei en 14 juni), tot het einde van dit seizoen. ● David Hainaut © Reporters ADVERTORIAL BESPAREN OP LOONKOSTEN MAAR WEL COMPETITIEVE WERKNEMERS AANWERVEN? activa.brussels maakte van Elaine de gedroomde sollicitant Erwin Heusburg is HR-verantwoordelijke bij All Team Services, een bedrijf dat huishoudhulp via dienstencheques aanbiedt. In een sector waar de marges klein zijn, moet Erwin goed waken over zijn loonkosten. Toch kon hij toch een performant team samenstellen, zonder daarbij te moeten inboeten aan kwaliteit in de werkomstandigheden. Gr Invester Erwin Heusburg is HR-verantwoordelijke bij All Team Services. “We sturen dagelijks zo’n 400 huishoudhulpen uit in en rond Brussel,” vertelt hij. “Om hun agenda en verloning in goede banen te leiden, hebben we hier op kantoor een team van twaalf consultants dat de planning beheert.” “In de sector van de dienstencheques zijn de marges niet groot, moet je weten. Daarom is het heel belangrijk dat ik de loonkosten van onze werknemers goed in de gaten houd. Maar je wil natuurlijk wel een performant team samenstellen, ook als je nieuwe mensen aanneemt.” Het cv dat eruit springt Erwin ging met Select Actiris op zoek naar een nieuwe huishoudconsultant. Het cv van Elaine Ramirez sprong meteen in het oog. “Elaine was de perfecte kandidate voor onze vacature. Ze was gemotiveerd, ze kon een opleiding volgen om zich bij te scholen, maar ze had ook een extra troef op zak,” vertelt Erwin. “Elaine viel onder de maatregel activa. brussels, wat betekent dat we een financiële tegemoetkoming krijgen op haar loon.” Elaine vermeldde expliciet op haar cv dat ze in aanmerking kwam voor activa.brussels. “Zo probeerde ik de aandacht van werkgevers te trekken, en gaf ik hen een extra reden om mij aan te nemen,” vertelt ze. “Het is dan ook een echte win-win hoor,” bevestigt Erwin. “Wij krijgen via Select Actiris financiële steun voor haar loon, zodat we kunnen investeren in andere dingen die ertoe doen.” Zo komt de steun van Select Actiris ook de werknemers ten goede. “Het uiteindelijke doel is namelijk niet om winst te maken, maar wel om te kunnen investeren in optimale werkomstandigheden voor onze ploeg. 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« Think like Hans » Open Source Idées I n deze zakelijke column willen we het even hebben over filmmuziek. Laten we hier stellen dat Hans Zimmer de meest succesvolle filmmuziekcomponist aller tijden is. Ja, natuurlijk beweren puristen dat deze eer John Williams toekomt (Star Wars, de films van Steven Spielberg), maar de carrière van Zimmer is tot nu toe veel sterker geweest. Wat is zijn geheim? dat Zimmer geen verdienste meer heeft, dat hij zich tevreden stelt met het leiden van jonge talenten die het werk voor hem doen. Niets is minder waar, zoals blijkt uit de solocarrière van zijn discipelen: zonder Hans zou hun originaliteit beperkt zijn gebleven – en ook hun carrière, trouwens. Hij is het die hen met ongebreidelde creativiteit Giles Daoust, CEO van Daoust Het grote publiek ontdekte Hans Zimmer voor het eerst met de soundtrack van Rain Man (1988), wat hem een eerste nominatie voor de Oscars opleverde. Daarna viel hij vooral op met zijn innovaties, die orkestrale en elektronische elementen combineerden. Hij werd al gauw de lieveling van Hollywood met films als The Lion King, The Rock, Gladiator, Pirates of the Caribbean, The Dark Knight, Inception, Sherlock Holmes, Interstellar en Dunkirk ... Naast talloze referenties lanceerde hij onlangs een concerttournee, waarvan één optreden het Brusselse Paleis 12 vulde. Het geheim van zijn succes? Hans Zimmer weet zich te omringen. Voor elke film waaraan hij meewerkt, vormt hij een echt projectteam, met daarin verscheidene extra componisten en muzikanten met allerlei achtergronden. Dankzij dit teamwork blijft hij vernieuwen en innoveren, film na film, meer dan 30 jaar na zijn debuut. Zo lanceerde hij ook de carrières van andere componisten. Denk maar aan Harry Gregson-Williams, John Powell of Tom Holkenborg, die eerst bij Nonkel Hans hun sporen hebben verdiend en daarna een eigen vlucht namen. Het Zimmer-team domineert vandaag de sector, zowel op stilistisch vlak als qua aantal films. Dit teamwork leverde Hans Zimmer enorm veel succes op … maar ook de meest venijnige kritiek. Waaronder van de Academy of Oscars, die hem 10 jaar lang elke nominatie heeft geweigerd, zogezegd omdat niet duidelijk was wie wat in al die films componeerde. Critici verklaren doordrenkt. Niet andersom. Zijn verdienste is dus ongedeerd. Als we wat afstand nemen, zien we dat de methode van Zimmer berust op de overgang van een ‘ambachtelijke’ manier van werken naar een meer ‘ondernemende’. Hij kwam als eerste tot het besef dat door alleen te blijven werken, hij onvermijdelijk in herhaling zou zijn vervallen. Met zijn teamwork lanceerde hij niet alleen de carrières van jonge componisten, maar slaagde er zelfs in ook zichzelf te vernieuwen. Daarom ontdekken we bij elke nieuwe film een andere innovatie. Hij blijft dus de beste. De gelijkenis met de bedrijfswereld is opvallend. Managers worden trouwens met dezelfde uitdagingen geconfronteerd als Hans Zimmer. Hoe kun je jezelf vernieuwen? Hoe breng je nieuwe ideeën in het bedrijf zonder je identiteit te verloochenen? Welja, een goed bedrijfsbeleid begint bij goede samenwerking: jong talent opsporen en die mensen begeleiden en uitdagen. Belangrijker nog: die mensen de kans geven om zich te ontplooien, geleidelijk aan meer verantwoordelijkheid op zich te nemen en op eigen benen te staan. Op die manier worden ze op hun beurt managers. Succes betekent dat je anderen een kans geeft, jezelf in gevaar brengt en kritiek aanvaardt à la “hij heeft dit niet op zijn eentje gedaan”. Natuurlijk niet. Een manager slaagt nooit alleen. Dat is het verschil tussen een onderneming en een ambachtelijke activiteit. Think like Hans! ● 18 ❙ Brussel Metropool - april 2019 Ideeën Voor of tegen een zonale heffing? Tim Cassiers, medewerker mobiliteit & luchtkwaliteit vzw Bra We zijn van mening dat er binnen de stedelijke omgeving op elke gemotoriseerde verplaatsing een heffing moet komen, hoe kort die ook is. Voor alle duidelijkheid: dat is géén cordonheffing die enkel belast wie Brussel binnenrijdt, en enkel de pendelaar viseert. Voor de mobiliteit in een stad als Brussel – waar het makkelijk is om alternatieve vervoersmodi te organiseren – is een zonale heffing voor ons een absolute prioriteit. Iemand die de stedelijke toeslag wil vermijden, kan zijn wagen bijvoorbeeld aan de parking van een van de GEN-stations achterlaten. De zonale heffing is een instrument dat het Brussels Gewest zelf in handen heeft. Zelfs als Vlaanderen en Wallonië niet mee willen, kunnen we zo iets in gang zetten. We zijn niet bij voorbaat gekant tegen een slimme kilometerheffing, maar dan wel met een extra toeslag voor verplaatsingen in de stad. De leefbaarheid van de stad en de luchtkwaliteit zijn even belangrijk als het oplossen van het fileprobleem. Als je kijkt naar hoe het verkeer dichtslibt op de Brusselse Ring zou je kunnen beslissen om daar een hoge toeslag te voorzien, maar sluipverkeer door de woonwijken mag niet het resultaat zijn. Als je het combineert met een zonale heffing, vermijd je dat mensen een alternatieve weg door de stad nemen. De gebruiker moet weten wat van hem verwacht wordt. Het mag niet de bedoeling zijn dat een model zoveel parameters bevat dat een kat er zijn jongen niet meer in terug vindt. Bij een zonale heffing is dat net erg duidelijk: we willen minder gemotoriseerde verplaatsingen in de stad. We zien trouwens dat een zonale heffing in Stockholm een positief effect heeft op de detailhandel. We geloven ook dat de aantrekkelijkheid voor bedrijven om te investeren in de stad kan toenemen als we iets aan de dominantie van de wagen doen. Riep de slimme kilometerheffing onlangs nog veel weerstand op, steeds meer bedrijven beginnen heil te zien in een kilometerheffing die afhankelijk is van wanneer, waar, hoe ver en hoe milieuvriendelijk men rijdt. Toegepast op Brussel, is de vraag of deze al dan niet aan een zonale heffing gekoppeld dient te worden. Joost Kaesemans, directeur communicatie Febiac Vandaag slaat meer dan 50 procent van de taksen die verband houden met de auto op het bezit, of je die nu veel of weinig gebruikt. Dat moet anders. De impuls dat je kunt besparen telkens je de wagen laat staan, kan een rationaliserend effect hebben. In zones en op momenten waar er voldoende alternatieven voorhanden zijn, maak je het met de slimme kilometerheffing onaantrekkelijker om de auto te nemen. Als je overdag in de stad met de wagen rijdt, is het logisch dat je meer betaalt. Het autogebruik volledig ontmoedigen hoeft niet; in de daluren kun je het tolereren. Een zonale heffing lijkt ons middeleeuws. Een stad is pas een stad als je verschillende functies met elkaar combineert: wonen, werken, winkelen en ontspannen. Ongeveer één op drie automobilisten is 60-plusser. Je mag niet verwachten dat die altijd de fiets gaat nemen, zeker niet in een drukke stad als Brussel. Als je wil shoppen, is het openbaar vervoer of de fiets ook niet altijd ideaal. Zo’n stadstol maakt het nodeloos complex. Als mensen uit het Pajottenland aan de rand van de stad hun wagen willen laten staan en vervolgens het openbaar vervoer willen nemen om de tol te vermijden, wie voorziet dan de nodige faciliteiten? Ik kijk met afgrijzen naar het gebrek aan parkeermogelijkheden aan het eindstation van de metro aan het Erasmusziekenhuis. Met een slimme kilometerheffing laat je nog de keuze: je kunt nog altijd beslissen om even de stad in te rijden, tot de plek waar je een vlotte verbinding met tram of bus hebt. Geldt een stadstol, dan word je in dat geval over dezelfde kam gescheerd als iemand die heel de stad doorkruist met zijn wagen. Het voorbeeld van Londen toont aan dat je met een zonale heffing een muur rond de stad bouwt. Het gevolg: het kost je vaak veel meer tijd om op je eindbestemming te geraken. ● Peter Van Dyck Brussel Metropool - april 2019 ❙ 19
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Enterprise Europe Network Jefta: nog nooit stond Japan zo dicht bij Europa De economische partnerschapovereenkomst tussen de EU en Japan (Japan Europe Free Trade Agreement of Jefta) is op 1 februari in werking getreden. Tokio of Brussel? U zult de Japanse Toren in Laken herkend hebben! J efta heeft minder media-aandacht gekregen dan Ceta, maar zal een veel grotere impact kunnen hebben. Japan is niets minder dan de op twee na grootste economie ter wereld en de derde economische partner van de EU. Europese bedrijven exporteren jaarlijks 58 miljard euro aan goederen en 28 miljard aan diensten naar het land van de Rijzende Zon. Japan is in België onze vijfde grootste handelspartner buiten de EU. Bijna 2000 Belgische bedrijven (voornamelijk KMO's) exporteren trouwens naar Japan, ter waarde van 3,3 miljard euro. Over Jefta wordt sinds 2011 onderhandeld, met als doel de handel te stimuleren en investeringsuitzichten te creëren. De overeenkomst schaft met name de meeste douanerechten af die de EU bedrijven neertellen om naar Japan te exporteren. Dit geldt onder andere voor producten als kaas en wijn. Tegelijk waarborgt de overeenkomst de bescherming van meer dan 200 geografische aanduidingen van Europese voedingsspecialiteiten. Naar schatting zal Jefta de EU exporteurs ongeveer 1 miljard euro aan douanerechten per jaar doen besparen. De onderhandelingen tussen de EU en Japan bespraken eveneens niet-tarifaire belemmeringen waar de Europese bedrijven zich zorgen om maakten. Het gaat onder meer om bepaalde Japanse technische voorschriften of certificeringprocedures die de uitvoer van Europese producten vaak bemoeilijkten. De toegang tot de sterk gereguleerde Japanse markt wordt nu gemakkelijker voor een reeks producten als farmaca, cosmetica, auto’s, bier, textiel... De overeenkomst zorgt ook voor een vlottere toegang van Europese bedrijven tot de dienstenmarkt, meer bepaald fiDeze zogenaamde vrijhandelsovereenkomst van de ‘nieuwe generatie’ (de Euro-Canadese Ceta is dat ook) is bedoeld om de handelsen investeringsmogelijkheden te stimuleren. nanciële diensten, elektronische handel, telecommunicatie en vervoer. In een ander belangrijk hoofdstuk opent Jefta grote overheidsopdrachten in 54 Japanse steden voor bedrijven uit de EU. Hiermee vervallen onder andere belemmeringen voor overheidsopdrachten in de spoorwegsector. Last but not least, Jefta is het eerste vrijhandelsakkoord dat uitdrukkelijk verwijst naar het klimaatverdrag van Parijs. Het bevat een volledig hoofdstuk over handel en duurzame ontwikkeling en stelt zeer strenge normen voor arbeid, veiligheid, milieu en bescherming van de consument. En specifiek voor uw onderneming? Wenst u de potentiële voordelen van Jefta voor uw eigen onderneming in kaart te brengen? Enterprise Europe Network steekt graag een handje toe. Het Centrum voor industriële samenwerking tussen de EU en Japan, dat in feite deel uitmaakt van het EEN-netwerk, heeft een helpdesk opgezet om actuele informatie te verschaffen en vragen in verband met het vrijhandelsverdrag te beantwoorden. Het Centrum organiseert binnenkort webinars en zal informatiepakketten publiceren, waaronder een praktische gids over specifieke onderwerpen of gebieden die in het verdrag worden besproken. ● Emmanuel Robert Meer informatie: https://www.eu-japan.eu/epa-helpdesk . Contact EEN: Jean-Philippe Mergen, tel. : 02 210 01 77, jpm@beci.be. 20 ❙ Brussel Metropool - april 2019 © Belga Internationaal Turkije, Rusland en China: de voornaamste bestemmingen van de Belgische certificaten van oorsprong Volgens de jongste cijfers die de Belgische Federatie van Kamers van Koophandel ‘Belgian Chambers’ publiceerde, is Turkije het eerste land van bestemming voor Belgische certificaten van oorsprong. Hieruit blijkt hoe dynamisch de Belgische export naar opkomende markten wel is. I n de maand januari 2019 gaven de Belgische Kamers van Koophandel meer dan 31.000 certificaten van oorsprong (CO) uit. Dit betekent een stijging van 2,1% ten opzichte van het voorgaande jaar en de beste maand januari ooit. Turkije, waar de vraag naar CO’s sterk toeneemt, is net als in december koploper op de ranglijst, gevolgd door Rusland, China, Saudi-Arabië en de Verenigde Arabische Emiraten. India, Egypte, Oekraïne, Katar en Algerije volgen het voorbeeld en vullen de Top 10 aan. CO’s bevestigen de ‘nationaliteit’ van een geëxporteerd product. Toch zijn zij niet altijd noodzakelijk: voor de handel binnen de Europese eenheidsmarkt hoeven ze niet. Buiten Europa bestaat dit vereiste soms wel, soms niet, naargelang van het land van bestemming, de productsoorten en de mogelijke vrijhandelsovereenkomsten. Om na te gaan of een land een certificaat van oorsprong vraagt en/of uw producten in aanmerking komen voor een preferentiële behandeling, kunt u terecht op de Market Access Database die door de Europese Commissie online is gebracht. . Exportmogelijkheden naar opkomende landen De door Belgian Chambers gepubliceerde CO-cijfers en de samenstelling van de Top 10 van de landen van bestemming spreken boekdelen over de dynamiek van de Belgische export naar opkomende landen. Hetzelfde geldt trouwens voor de Brusselse export, die weliswaar stagneert in de richting van de partnerlanden van de eurozone, ondanks een toename van de afzetmogelijkheden in Nederland en Luxemburg tijdens de afgelopen 10 jaar. Een bedrijf dat export overweegt, zal zich eerder richten op opkomende markten. Brusselse bedrijven hebben deze kans duidelijk aangegrepen, zowel richting de Aziatische markt (zo’n 236 miljoen euro en een stijging van 150% in minder dan 10 jaar) als naar Zuid-Amerika toe, waar de Brusselse export in dezelfde tijdsspanne verviervoudigd is. Dit momentum wordt aangewakkerd door de consolidatie van de economische groei in de opkomende markten. De economie profiteert daar zowel van een lage-rentebeleid, een beheerste inflatie en een toenemende binnenlandse vraag. De groei schommelt rond 6,5% in Zuid- en Oost-Azië, en 3,3% in het Midden-Oosten en Noord-Afrika. Dit is te danken aan het hernieuwde vertrouwen van het bedrijfsleven en aan het gedrag van de consumenten in markten die zich door de expansie van een jonge middenklasse kenmerken1 . Formaliteiten: compliance-risico’s ‘Klassieke’ risico’s als wisselkoersschommelingen of niet-betaling lijken onder controle te zijn. Dit is te danken aan een beter ondernemingsklimaat in opkomende landen en aan de consolidatie van verzekeringsregelingen. Andere risico’s (en kansen) hebben te maken met ‘compliance’, namelijk de naleving van de regels die zowel door de exporterende als de importerende landen worden toegepast. Wat betreft het land van invoer, vereisen de regels en bewijzen van preferentiële en niet-preferentiële oorsprong 1 Persbericht: 2018/174/DEC, http://www.worldbank.org/ Brussel Metropool - april 2019 ❙ 21 © Getty
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dat de exporteur een grondige kennis bezit van deze bijzonder technische aangelegenheden. Het kan ook gebeuren dat uw klant of de banken die betrokken zijn bij de kredietbrief dit bewijs van oorsprong vragen. Inzake preferentiële oorsprong zijn de eisen voor de certificering van de oorsprong zeer specifiek. Zij kunnen bovendien variëren naargelang van het land van bestemming. De twee jongste vrijhandelsovereenkomsten (namelijk met Canada en Japan) hanteren bijvoorbeeld verschillende ‘statements on origin’. De aangiften zijn niet uniform en de voorwaarden voor het gebruik ervan al evenmin. Voor ‘oude’ overeenkomsten moest de exporteur bij de douane de status van ‘erkend exporteur’ hebben verkregen. Voor recentere overeenkomsten, zoals die met Canada en Japan, kan hij echter gebruik maken van een vereenvoudigde procedure via registratie in de REX databank. Bovendien voorzagen de vroegere vrijhandelsovereenkomsten helemaal niets op het vlak van digitalisering. DigiChambers: uw certificaten met één muisklik Het rechtskader is veel minder complex in geval van niet preferentiële oorsprong. De digitalisering is bovendien verder gevorderd. In 2018 kwamen 86% van de in België uitgegeven CO’s van het DigiChambers-systeem, waarmee exporteurs online een niet preferentieel certificaat van oorsprong kunnen verkrijgen. Na goedkeuring door de Kamer van Koophandel kan de onderneming het certificaat zelf afdrukken of het met zijn klant uitwisselen onder de vorm van een beveiligde PDF. Op dezelfde manier kunnen ook facturen worden gecertificeerd. Bedrijven die over een SAP/ERP-systeem of een douanesoftware beschikken, kunnen die bovendien integreren met DigiChambers. Vandaag gebeurt dit via FTP en binnenkort via een webservice (API). Het nieuwe DigiChambers 2.0 platform is aangekondigd voor 2019. ● Mehdi Ferron Verdere stappen: Zie www.digichambers.be Market Acces Database : madb.europa.eu Beci diensten voor exportformaliteiten: www.beci.be/nl/e-services Contacteer het Customs Center van Beci ata@beci.be – tel. +32 2 6437 806. Belgische oorsprongscertificaten in 2018, per bestemming Verenigde Arabische Emiraten Saoedi-Arabië China Rusland Turkije Oekraïne Egypte India Algerije Qatar 0 5000 10000 15000 20000 25000 30000 35000 40000 22 ❙ Brussel Metropool - april 2019 Conferentie over bedrijfsoverdrachten Georganiseerd door de VALUE COACHING Verhoog de waarde van uw KMO 4 RICHTLIJNEN VOOR WAARDECREATIE IN UW ONDERNEMING ◗ De strategie en het businessmodel ◗ De rentabiliteit van geïnvesteerd kapitaal ◗ Risicobeheer ◗ Het financieringsbeleid Om uw KMO via zijn waarde te coachen, dient u de voornaamste waarde-factoren te bepalen en efficiënt te benutten. DINSDAG 23 APRIL 2019, VAN 18 TOT 21 UUR ◗ Conferentie “Coaching via de waarde” ◗ Interactieve debatten ◗ Netwerkingdrink en ontmoeting met onze partners INFORMATIE EN INSCHRIJVINGEN: Salima Serouane Coördinatrice van de Transmission Hub T + 32 2 643 78 49 M + 32 474 98 24 32 sse@beci.be www.beci.be TRANSMISSION HUB VAN BECI BIJ BECI, LOUIZALAAN 500, 1050 BRUSSEL Voorbehouden aan kandidaat-overlaters en kandidaat-overnemers. Gegarandeerde anonimiteit: noch badges, noch deelnemerslijst.
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op de Brusselse SPRUITJES! Als journalist , feminist en onderneemster is Bea Ercolini hoofdredactrice geweest van het tijdschrift Elle Belgique (tot in 2016). In 2012 richtte ze de vereniging Touche Pas À Ma Pote (TPAMP) op. In 2017 volgde de vrouwelijke zakenkring Beabee, die op de Louizalaan is gevestigd. Bea Ercolini werkt in de Brusselse Marollen en is de gasthoofdredactrice van ons dossier ‘Sprout to be Brussels’. Haar interview kunt u in podcast beluisteren op onze website: www.beci.be/podcast/bruxellesmetropole/. 24 ❙ Brussel Metropool - april 2019 Sprout to be Brussels H et moet aan het leidingwater liggen. Of aan een of ander micro-organisme in de Zenne. Want hoe verklaar je anders dat Brussel met zo’n abnormaal hoog aantal creatievelingen per vierkante meter zit? Misschien de gewoonte om zich met heel weinig te redden. Een snottebel of een elastiekje: in Brussel maken de McGyvers van de innovatie daar een Gouden Plaat van, of een Palme d'Or. Vroeger moest je absoluut naar het buitenland om jezelf te bewijzen. Jacques Brel, Philippe Geluck of Jeanne Toussaint1 : zonder de driehoeksverhouding met Parijs zouden ze het niet zo ver hebben gebracht. Maar vandaag is een andere dag. Gaëlle Hoogsteyn licht dit zeer accuraat toe in haar artikel op blz. 26: “Brussel, creatieve hoofdstad” heeft zijn huidige ontplooiing ongetwijfeld te danken aan de vele lokale talenten, maar ook aan de steun- en incubatiestelsels die werden opgezet en gefinancierd door de Europese instellingen, de overheden op alle niveaus van de institutionele lasagne, en een aantal privé partners. Maar laten we het fundamentele ingrediënt niet over het hoofd zien: de kwaliteit en toegankelijkheid van het onderwijs. Tony Delcampe, coördinator van de Mode-afdeling van Ensav La Cambre, bekijkt dit op een heel persoonlijke manier: “Parijs, hoofdstad van de mode? Of een stad waar de selectie van potentiële jonge ontwerpers vooral afhangt van het chequeboekje van de ouders?” Hij waait met een denkbeeldig chequeboekje en wijst op de hoge inschrijvingskosten in privé scholen, terwijl zijn eigen openbare school financieel toegankelijke opleidingen aanbiedt voor al wie voor het weliswaar veeleisende toelatingsexamen slaagt. De Brusselse spruitjes die vandaag een diploma van La Cambre, Insas, Sint-Lukas of het Conservatorium in de wacht slepen, verspreiden zich over de hele wereld. Hier denken we aan Romeo Elvis en aan Claire Laffut, die ongetwijfeld de volgende Belgische revelatie wordt in Parijs – en elders. Persoonlijke herinner ik me Angèle, die een kinderfeestje omtoverde in een moment van genade op mijn piano die nochtans best een bezoekje van de stemmer kon verdragen. En ik denk aan Charlotte Abramow die op achttienjarige leeftijd haar allereerste cover maakte voor het damesblad ELLE Belgique. Nostalgie is niet direct voor mij weggelegd, maar omdat dit nummer van het tijdschrift naar verluidt het mijne is … ;-) Ik ben erg blij dat dit nummer u kennis laat maken met een nieuwe oogst Brusselse spruitjes: het girrrrl powa duo Juicy (dat mij na aan het hart – en de oren – ligt, u weet wel waarom), de bedwelmende actrice Babetida 1 De (Belgische) ontwerpster van de Cartier juwelen in de jaren 30 Sadjo, Biskt en hun prachtig werk … En ten slotte in een sector die ik vrij goed ken, zij die de naam “De Zes van Brussel” zouden verdienen: Valentine Witmeur en haar grafisch en fris breigoed, Façon Jacmin van de gelijknamige zusters, Steven en Sarah van de Rivka schoenen en uiteraard Sport 4254, de ‘athleisure’ kleding van de Olympische kampioenen Olivia Borlée en Elodie Ouédraogo. Ik verwijs in dit woord vooraf naar een talentvolle vrouw die hier helaas niet aan bod komt: Gioia Seghers. Als u haar werk niet kent, loop dan even langs bij Stijl, in de Dansaertstraat. We moeten ons niet langer afvragen of we jonge ondernemende ontwerpers moeten vertrouwen: laten we eerder inspiratie putten uit hun activiteiten. Werken in groepsverband, coworking, diversiteit … Geen project voorbereiden zonder meteen het web, de sociale netwerken en storytelling erbij te betrekken. En daar wil ik ook netwerken aan toevoegen, want het is één van mijn specialiteiten als ‘slasher’. Ik ben verder voorstander van een ‘lean startup’, een methode om op lage schaal en met weinig middelen van start te gaan. Op die manier heb ik mijn nieuwe zaak op gang gebracht. Welja, ik heb wel iets van McGyver. ● Béa Ercolini Gasthoofdredactrice Oprichtster van Beabee, een vrouwenkring Voorzitster van TPAMP, oplossingen tegen seksuele pesterij in de openbare ruimte In ons nummer van mei Volgende maand zetten we twee mensen aan het stuur van Brussel Metropool: Caroline Pauwels (rector van de VUB) en Yvon Englert (rector van de ULB). Zij worden gasthoofdredactrice en -redacteur van ons dossier Werkgelegenheid en Opleiding. Brussel Metropool - april 2019 ❙ 25
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Sprout to be Brussels Brussel, creatieve hoofdstad Brussel staat bol van artistiek talent. Hiervan getuigen mode, design, stripverhalen, film, literatuur, street art en zoveel meer. Waar hebben we al deze creativiteit aan te danken? Is dit gewoon eigen aan de stad? Welke rol speelt het onderwijs daarin? Of de overheid en het ondernemerschap? En waarom kiezen zoveel buitenlandse kunstenaars voor Brussel om zich uit te leven? raking komen. Vergeleken met Frankrijk, beschikken we voor bijvoorbeeld over een minder sterke en minder gecentraliseerde staatsstructuur. Dit bevordert diverse benaderingen in de kunst. Neem nu de Belgische filmsector: die berust niet op een gevestigde industrie, maar op een uiterst ambachtelijke basis, met weinig middelen. En kijk wat deze sector allemaal heeft verwezenlijkt! Er bestaan – gelukkig – geen culturele richtlijnen die iedereen dient na te leven.” D e hoofdstad en het kruispunt van Europa, in het hart van ons veelzijdige België, is een kosmopolitische, meertalige en kleurrijke stad. Brussel positioneert zich als een plek waar je alles kunt uittesten, beleven en ervaren. Brussel hanteert op dat vlak noch normen, noch grenzen. En betekent daarom een prachtig speelterrein. “In vergelijking met andere hoofdsteden, wachten in Brussel nog veel projecten op een ontwerp, verwezenlijking of ontwikkeling”, stelt Alexandra Lambert, directrice van het MAD. “Van zodra iemand met een creatief idee zit, gaan de deuren wijd open om het uit te voeren. Dat heb ik zelf meegemaakt bij de oprichting van het mode- en designcentrum, een echt laboratorium ten dienste van stedelijke vraagstukken.” Dit bevestigt Laurent Gross, directeur van het Insas: “België is geen gewoon land, het is gemengd, met Brussel als grensstad waar verschillende gemeenschappen met elkaar in aan26 ❙ Brussel Metropool - april 2019 Efficiënte steun van de overheid Alexandra Lambert vindt dat Brussel hoofdstad van Europa zich moet positioneren als een belangrijk creatief centrum. Daar bestaan twee redenen voor: enerzijds zit ons land boordevol talent, en anderzijds verschaft de overheid aanzienlijke steun. “In Brussel zitten we op de deurmat van de Europese instellingen, waar we de middelen kunnen vinden die de creatie vereist. Als we dit gaan combineren met overheidssteun en de hulp van partners, dan liggen er voor creatieve mensen kansen te grijpen.” Tijdens het afgelopen decennium heeft de overheid in haar actieplannen steeds meer ruimte voorzien voor de creatieve sectoren, wat voordien niet het geval was, aldus Alexandra Lambert. Ook de privésector toont belangstelling en biedt meer steun aan creativiteit dan tien jaar geleden. Verder ontstaan er steeds meer structuren die kunstenaars op een professionele manier aan de slag helpen. Voorbeelden zijn Smart VZW die kunstenaars aan een statuut helpt, het Start fonds, de afdeling Taste van hub.brussels of de mediawijk die rond de VRT en RTBF wordt opgericht. “Spelers © Belga uit alle audiovisuele sectoren komen daar samen. En precies dat geeft Brussel meer representativiteit”, verklaart Alexandra Lambert. Ook het MAD neemt deel aan deze missie. “Sinds enige tijd beschikken we over een gebouw met een prachtige architectuur. Het is een fysieke plek waar je creatie life kunt zien en beleven. Verder beheren we fantastische werkplaatsen/woningen gericht op sociale, maatschappelijke en duurzame innovatie. We wensen die meer voor het publiek open te stellen.” Tot slot bestaan er meer middelen om afgestudeerden van het hoger kunstonderwijs aan het werk te zetten, om het ondernemerschap van jongeren te stimuleren en hen zich minder alleen te laten voelen wanneer zij de arbeidsmarkt betreden. Ze krijgen van ons ook meer zichtbaarheid. Het beheerscontract van de media verplicht hen bijvoorbeeld een belangrijke plaats toe te kennen aan Belgisch talent. Dankzij de sociale media en de digitalisering kan een jonge kunstenaar zeer gemakkelijk en vrij onmiddellijk publieke zichtbaarheid verwerven. “De aandacht van de media wordt veel sneller geprikkeld. Dit alles bevordert de bekendheid en erkenning van deze jonge talenten”, zegt Alexandra Lambert. Volgens haar getuigt Brussel van veel openheid voor de creatieve wereld. “Soms moet je aan meerdere deuren gaan aankloppen en serieus aandringen. Met een beetje doorzettingsvermogen gaan ze wel open.” Toegankelijk en kwalitatief hoogstaand onderwijs België is bijzonder aantrekkelijk voor studenten. De Federatie Wallonië-Brussel telt 16 instellingen van hoger kunstonderwijs. Volgens de gegevens van de Academie voor Onderzoek en Hoger Onderwijs (Ares), zijn voor het academiejaar 20172018 meer dan 7000 jongeren begonnen aan een opleiding in deze hogescholen en universiteiten. Ook in Vlaanderen voelen zich veel studenten geroepen, met instellingen als LUCA, de Karel de Grote Hogeschool, het Koninklijk Conservatorium van Antwerpen of de Universiteit van Gent (die meerdere baccalaureaat-opleidingen aanbiedt in kunsten). In 2017 volgde 7,13% van de studenten in het hoger onderwijs van de Vlaamse Gemeenschap een opleiding in de kunsten. In totaal meer dan 1400 studenten. In de meeste van deze hogere onderwijsinstellingen moeten kandidaten een toelatingsexamen afleggen. Wel bestaan er een aantal artistieke, creatieve of technische leertrajecten zoals infografie, grafische kunsten of fotografie en filmtechnieken waarvoor de hogescholen geen toelatingsexamen opleggen. Zulke examens zijn zeer selectief, maar noodzakelijk. “Als we de kunstopleidingen op een degelijke manier willen organiseren binnen de middelen die ons ter beschikking staan, zijn we verplicht om de toegang te beperken. Van de 600 kandidaten die elk jaar de toelatingsexamens aan de Insas afleggen, selecteren we er ongeveer 60”, verklaart Laurent Gross. Aan het Insas lopen deze toelatingsexamens over drie weken. Dit geeft ons de tijd om te beoordelen of de kandidaten in staat zijn om professionals op het gekozen vakgebied te worden. In La Cambre duren deze examens een week en heeft de school overgangsprogramma’s opgezet voor scholieren van het vijfde en zesde jaar middelbaar onderwijs. In Sint-Lucas voorziet het toelatingsexamen bovendien een project dat thuis moet worden uitgewerkt. Ondanks deze toelatingsexamens staan de kunstopleidingen in België open voor een zeer breed publiek. In tegenstelling tot de situatie in Frankrijk, staat het onderwijs hier grotendeels onder toezicht van de overheid. Dit betekent dat het door de Franse en Vlaamse gemeenschappen wordt gesubsidieerd. “Toegang is geen kwestie van geld. De inschrijvingskosten zijn redelijk en er bestaan steunmaatregelen voor studenten die het moeilijk hebben”, verzekert Laurent Gross. Een onafhankelijke, open geest Het onderwijs beklemtoont zijn vrijheid en onafhankelijkheid. “In tegenstelling tot een aantal andere landen, waaronder Frankrijk, waar de filmindustrie al vóór de oprichting van de filmscholen bestond, waren het in België de scholen zelf die de overgrote meerderheid van de film-, televisie- en radiomedewerkers hebben opgeleid”, stelt Laurent Gross. Vandaar een grote autonomie en vrijheid ten opzichte van de professionele wereld, hoewel, paradoxaal genoeg, de meeste docenten zelf in de praktijk van het beroep staan. “In Brussel is het overbodig om zich aan stereotypes te conformeren om het beroepsleven te betreden. De wereld van de kunst getuigt van een grote openheid van geest ten opzichte van verschillende genres.” Volgens de directeur van het Insas hebben de scholen tot taak de jongeren te laten experimenteren om nieuwe vormen van creatie te doen ontstaan. En in Brussel doen ze dat prachtig. “Onze scholen zijn sterk genoeg om zichzelf in vraag te stellen, om mee te evolueren met nieuwe Kunst, een gewichtige sector De internationale status van Brussel, de openheid en de culturele diversiteit, de overheidssteun, de toegankelijkheid en de kwaliteit van het onderwijs, de schappelijke huurprijzen … Geen wonder dat de combinatie van al deze factoren van Brussel een bijzonder aantrekkelijk speelterrein maakt voor kunstenaars. Met als gevolg dat de Belgische productie in tal van artistieke beroepen aanzienlijk toeneemt. De creatieve en culturele sector weegt zwaar, zowel op economisch vlak als in termen van financiering. In 2015 vertegenwoordigde de sector meer dan 45.000 banen in het Brusselse Gewest, goed voor een omzet van 12,9 miljard euro – 6,3% van de totale omzet van Brussel. Brussel Metropool - april 2019 ❙ 27
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praktijken en technologieën en een ruime vrijheid van creatie en onderzoek te bieden doorheen het ganse curriculum.” Het samenspel van al deze factoren ontwikkelde een cultuur van uitmuntendheid en zorgde voor een ruime erkenning van de kwaliteit van het kunstonderwijs in België. Het statuut van Brussel als hoofdstad van Europa vergroot nog de aantrekkelijkheid en de reputatie van onze hogescholen. Meerdere Brusselse kunstscholen zoals La Cambre, het Conservatorium van Brussel, Sint-Lucas, Saint-Luc (voor de stripverhalen) e.a. genieten vandaag een internationale faam. Ze trekken dan ook talrijke buitenlandse studenten aan. Volgens het Ares is trouwens een op de drie kunststudenten van buitenlandse afkomst. In het Brusselse Sint-Lucas is bijvoorbeeld 28% van de 723 studenten van Franse nationaliteit. Dit aandeel stijgt tot 56% in sommige bijzonder begeerde secties zoals illustratietechnieken en stripverhalen. “Laten we wel vermelden dat een groot aantal van deze studenten daarna in België blijft. De middelen die de federatie Wallonië-Brussel investeert om die mensen een opleiding te geven, creëert vervolgens activiteit in België”, weet Laurent Gross. Schappelijke huurprijzen De betaalbare huurprijzen zijn ook een grote troef om kunstenaars naar ons Gewest te lokken. “In Brussel openen steeds meer kunstgalerijen hun deuren. Dankzij de redelijke huurprijzen kunnen kunstenaars zich wat risico’s permitteren. Dat is niet overal het geval. Het blijft mogelijk om zich in bepaalde wijken te vestigen en er een werkplaats of een winkel te openen”, vertelt Alexandra Lambert. Ze is echter van mening dat verdere inspanningen welkom zouden zijn. “Heel wat panden staan leeg terwijl veel kunstenaars op zoek zijn naar een plek waar ze kunnen creëren. Waarom zouden we zulke gebouwen niet aan hen verhuren voor een symbolisch gedrag? Vele internationale kunstenaars komen naar Brussel en wanneer ze huiswaarts terugkeren, vertellen ze hoe fantastisch onze hoofdstad wel is en dat ze er zich graag willen vestigen. Ik vind dat we zulke mensen steeds meer de kans moeten geven om dat ook effectief te doen.” Betaalbare huurprijzen zijn ook van belang voor studenten die zich in de stad vestigen tijdens hun studiejaren. In andere Europese hoofdsteden is dit heel anders. ● Studio Biskt, p. 36 We Are Artists, p. 37 Gaëlle Hoogsteyn Rivka, p. 35 4254, p. 34 Fugu mango, p. 31 Juicy, p. 32 Façon Jacmain, p. 35 Valentine Witmeur, p. 34 Babetida Sadjo, p. 38 Adeline Dieudonné, p. 30 28 ❙ Brussel Metropool - april 2019 D.R. D.R. © Gwladys Louiset © Patricia Khan © Guillaume Cayacan D.R. © O.Donnet © Belga D.R. D.R. PARTNERDOSSIER Welke subsidies voor bedrijven in Brussel? GRATIS DOWNLOADEN https://go.beci.be/nl/subsidies Overzicht en cijfers Toolbox Wetgeving Infofiches “ De ervaring leert dat de hulp van een specialist, iemand die door en door vertrouwd is met de materie, absoluut noodzakelijk is om een helder beeld te krijgen van de subsidies voor bedrijven in Brussel. Alleen op die manier winnen ondernemers kostbare tijd en vinden ze in optimale omstandigheden hun weg in het subsidielandschap. Dimitri Van Rossum, Head of Subsidia@KBC Brussels “
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Literatuur toren wijzen op enkele problemen zoals spelfouten, minder geslaagde zinswendingen of herhalingen. Daarop volgt het drukken van de eerste exemplaren voor de pers en het versturen van proeven naar de boekhandelaren. Beetje bij beetje komt de tekst tot leven. Bijzonder boeiend! Adeline Dieudonné: de dag waarop haar echte leven totaal is veranderd Haar roman ‘La Vraie Vie’ trok als een vloedgolf door de Franstalige literaire wereld en sleepte meerdere prijzen in de wacht. Op 32-jarige leeftijd is Adeline Dieudonné uit Brussel de literaire openbaring van 2018. In enkele maanden tijd werd ze een vedette in de Belgische en Franse media. Hoe houd je in zo’n geval het hoofd koel? Door bijvoorbeeld elke avond de bak van kater Gus schoon te maken! Het succes van ‘La vraie vie’ is bijna ongelooflijk. Een prijs ontvangen en daarna twee en dan zes, hoe voelt dat aan? Onvoorstelbaar! Ik ben opgeleid als actrice en moet toegeven dat het me niet per se is gelukt. Ik heb er in ieder geval nooit van kunnen leven. Het is meestal een enge wereld: je stapt naar de casting, ze vertellen je daar dat je op de lijst staat, dat de regisseur je geweldig vindt, maar ten slotte val je uit de mand. Niet geselecteerd worden, och, ik ben dat zodanig gewoon. En dan plots al die prijzen, da’s ongelooflijk! Ineens ben ik degene die uit honderden andere boeken werd gekozen. Hoe gaat u om met deze plotse faam? Het is soms wel een beetje bedwelmend. Veel over mezelf praten, het middelpunt van de belangstelling zijn, tja, zo ben ik niet, in feite. Nu moet ik wel toegeven dat het geweldig is om erkend te worden voor je werk. Dat is toch precies waar we op zoek naar zijn als we een werk creëren. Na zulke ietwat duizelingwekkende belevenissen kom je gelukkig weer thuis, mag je de kattenbak schoonmaken en voor de kinderen zorgen. Meteen sta je weer met beide voeten in de werkelijkheid. ● Elisa Brevet. Herinnert u zich de dag waarop alles in een stroomversnelling terechtkwam? Wel dat was toen ik mijn uitgeefster aan de telefoon had, die me vertelde: “’t Is in orde, we nemen het aan, je boek wordt gepubliceerd!” Alles wat mij overvalt, heb ik te danken aan Stéphane Levens, de moeder van de beste vriendin van mijn dochter. Op een dag vertelde ze me in de loop van het gesprek dat ze persattaché was. Een paar dagen later gaf ik haar een van mijn korte verhalen te lezen. Ze vond het geweldig en stelde me voor aan Julia Pavlovitch, uitgeefster van L’Iconoclaste. Een eerste boek uitbrengen is een hele prestatie. Hoe verliep de voorbereiding? Tussen de eerste ontmoeting met de uitgever en het verschijnen van het boek verloopt bijna een jaar. Het is een lange en noodzakelijke periode met veel correctiewerk. In dit stadium wordt de tekst niet meer gewijzigd, want hij is klaar, maar de correcHet is een huis zoals alle andere in de verkaveling, of althans bijna. In hun huis zijn er vier slaapkamers: de hare, die van broertje Gilles, die van de ouders en die van de lijken. De vader is jager op groot wild. De moeder is haast transparant, een soort schuchtere amoebe, volledig onder de invloed van de gemoedstoestanden van haar man. Op zondag spelen de kinderen in de autowrakken op de stortplaats. Maar op een dag doet een gewelddadig ongeval de dagelijkse routine in elkaar storten. Sinds dat ogenblik lacht Gilles nooit meer. De tienjarige grote zus zou alles willen wissen en terugkrabbelen naar het verleden. Ze wil dit leven teniet doen, want het ziet eruit als een klad van het andere leven, het ware leven. ‘La vraie vie’, Adeline Dieudonné, L’Iconoclaste, 2018. ‘La vraie vie’ wordt binnenkort door Georges Lini geadapteerd voor het toneel. Er zou ook een film op komst zijn. 30 ❙ Brussel Metropool - april 2019 © Gwladys Louiset Photography Muziek Fugu Mango: “De mythische Ancienne Belgique volkrijgen: ongelooflijk!” Fugu Mango is het verhaal van een Brusselse groep met een exotische naam in een atypische en eclectische muzikale wereld, onder de efficiënte leiding van de broers Vincent en Jean-Yves Leontie. De groep geeft constant concerten in België, Duitsland, Zwitserland en Frankrijk en brengt een steeds internationaler fangemeenschap op de been. We hadden een ontmoeting met Jean-Yves, de gitarist. Fugu Mango: Jean-Yves, Anne en Vincent. Hoe is het met Fugu Mango allemaal begonnen? Mijn broer en ik hebben Fugu zes jaar geleden opgericht. We blijven de voornaamste initiatiefnemers van het project, maar ondertussen nemen ook andere muzikanten deel aan het avontuur. In feite zijn we al meer dan 15 jaar met muziek bezig. De invloeden zijn ondertussen geëvolueerd. Wij hebben verscheidene fases doorgemaakt: brit-pop, rock en nu een heleboel andere stijlen, dankzij vele reizen. Hoe zou u het DNA van de groep beschrijven? Wij zijn vooral een live project. Het contact met het publiek heeft altijd voorrang gekregen, want wij ervaren dit als een reis en een ervaring op zich. Op creatief vlak, houden we van ontdekken en experimenteren. Soms beginnen we van niets en testen we gewoon geluiden. Als we die leuk vinden, wel, dan gaan we er mee verder! Werken jullie voor een muzieklabel? Wij werken uitsluitend in zelfproductie en beschikken over een eigen label: de White Negro Agency, een vzw die ik zelf een tiental jaar geleden heb opgericht. Hiermee beheren we alle contracten van de groep met de klanten enerzijds en anderzijds met de muzikanten binnen de groep. Wij investeren zelf in de productie, de menging et de mastering van onze muziek. Is deze vrijheid en autonomie een keuze? Absoluut! Toen we met muziek zijn begonnen, wisten we wel dat het een moeilijke sector zou zijn. We hebben bovendien een nogal ongewoon parcours achter de rug: we zijn beiden universitair geschoold. Ik ben landbouwingenieur en mijn broer polytechnisch ingenieur. We waren geboeid door ondernemerschap en wilden echt een bedrijf oprichten om evenementen te organiseren. Werkt u voltijds op het project? Nee, ik ben anderhalve dag per week ook consultant in de chemie. Ik werk veel op afstand. Soms verstuur ik zelfs mails vanuit onze van, wanneer we op tournee zijn. Mijn diensten aan klanten factureer ik per uur. Dat is echt handig: ik werk wanneer ik wil en waar ik wil. Mijn broer heeft echter het statuut van kunstenaar en wijdt zich volledig aan het project. Een fantastische beleving? Vorig jaar hebben we een concert gegeven in de Ancienne Belgique. Volledig uitverkocht! Een mythische zaal als de AB vol krijgen, da’s ongelooflijk! Toen ik zelf concerten bijwoonde, dacht ik vaak dat we vroeg of laat daar misschien ook wel zouden in slagen … ● E. Bv. Zie www.fugu-mango.com Brussel Metropool - april 2019 ❙ 31 © O. Donnet
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Muziek spot, wat een totaal andere sfeer creëerde. Het coverproject kende een geweldig succes. We zijn er dus drie jaar mee op tournee geweest. Net als zoveel andere kunstenaars en muzikanten uit de millennials generatie werken jullie uitsluitend in zelfproductie. Is dit een bewuste keuze? Voorlopig wel. Want we hebben DE persoon nog niet ontmoet dankzij wie wij op een andere manier zullen kunnen werken. In de praktijk betekent dit dat wij alles zelf betalen en dus ook het project volledig onder controle houden. We zijn echt volledig vrij, al geven we toe dat er aan deze vrijheid een prijskaartje hangt. Juicy: “We betalen alles. Zo houden we controle over het project” Het vrouwenduo R'n'B Juicy is een van de meest vitaminerijke muzikale cocktails in Brussel op dit moment. Julie en Sacha schrikken voor niks terug en vertegenwoordigen op briljante wijze de Girl Powerbeweging. Nadat ze tijdens een honderdtal concerten laaiend enthousiasme ontketenden, staan ze op het punt om in maart een tweede EP uit te brengen. Wat bedoelt u precies met dat prijskaartje? We hebben daarnaast nog een andere job. Met Juicy konden we comfortabel leven maar het was niet voldoende om hiermee ook het project te financieren. Daarom hebben we dus beiden een baan in de horeca. In maart lanceren we een nieuwe EP (een muzikaal formaat langer dan een single maar korter dan een album). Voor het ogenblik hebben we nog geen budget voor een album. Hoe zou u het DNA van uw groep beschrijven? Toen we het coverproject hebben stilgelegd om ons te wijden aan de compositie en productie van onze EP, hebben we dat ietwat ouderwets hip-hop tintje moeten behouden om ons publiek niet kwijt te spelen. Vandaag combineert onze muziek boordevol elementen: jazzinvloeden in de harmonieen, R’n’B elementen in de melodieën en hier en daar zelfs klassieke ingrediënten. Jullie spelen uitsluitend elektronische instrumenten. Een contrast met uw eerder akoestische opleiding, nietwaar? Ja, wij gebruiken uitsluitend elektronische instrumenten om muziek te componeren. Het was trouwens een echte uitdaging: werken met de computer, een pad en de Ableton software. Wij komen uit de akoestische jazzwereld. Sindsdien is het dus nogal avontuurlijk! We hebben veel vrienden uit de muziekwereld die ons geholpen hebben, vooral met de arrangementen. Hoe is dit duo ontstaan? We hebben elkaar in het Koninklijk Conservatorium van Brussel leren kennen, meer bepaald in de jazz- en zangsectie. Ook toen al speelden we samen in jazz- of gospelprojecten. Vijf jaar geleden vroeg een vriendin ons om een concert te geven tijdens een tentoonstelling over ‘ongemak’. Wij beslisten toen om hiphop en R’n’B-hits uit de jaren 90 te spelen. Sommige stukken waren nogal choquerend en wij opteerden dan voor zelf32 ❙ Brussel Metropool - april 2019 Zouden jullie elders dan in Brussel willen zijn? Och nee, het is hier in Brussel te gezellig! Het is een geweldige stad, waar zoveel mogelijk is. Er leeft hier een echte energie en je kunt mensen gemakkelijk meenemen op ietwat gekke projecten. Het is ook een vrij kleine wereld, waar je iedereen al gauw leert kennen. Alles gaat snel en alles is toegankelijk! ● E. Bv. Zie www.facebook.com/juicyrnb © A$ian Rocky Sprout to be Brussels De slasher generatie / een beroepsleven op maat Millennials op de arbeidsmarkt? Vaak slashers. Een generatie die graag meerdere betaalde activiteiten combineert. Deze bij 25-35 jarigen vaak toegepaste praktijk is een kwestie van keuze – o D e Engelse term ‘slash’ verwijst naar ne streep, het typografisch teken meerdere woorden in een reeks den. Millennials houden van flexibiliteit autonomie in een organisatie, maar heb ben vaak moeite met een baan die hen afzondert en weinig stabiliteit biedt. De geluksvogels onder hen zullen echter de gemeenschappelijke noemer vinden voor al de petjes die ze dragen en voor hun persoonlijke verzuchtingen. Er zijn voorbeelden van zulke pluri-actieven in dit nummer van uw magazine: een muzikant die ook consultant is (Fugu Mango), de kunstenares, onderneemster en interieurarchitecte Isabelle Derecque of nog de actrice en romanschrijfster Adeline Dieudonné. Op het eerste gezicht zou men geloven dat een ‘slasher’ vooral op zoek is naar een bevredigende levensstandaard en daarom verscheidene activiteiten en dus ook inkomsten combi neert. Maar de millennials trachten bovendien het nuttige met het aangename te verbinden. Ze kiezen niet te kiezen. Op die manier cr de Y Generation een beroepsleven op maat Dankzij de combinatie van twee of drie tiviteiten hoeven slashers geen toegevingen te doen. In tegenstelling tot loontrekk die werk en privéleven met elkaar prober te verzoenen, halen de millenials alles door mekaar: hun leven moet een perfecte monie bereiken met hun persoonlijk w Het nuttige en het aangename Slashing is niets nieuws: in 2007 publiceer Marci Alboher een boek onder de titel “One Person/Multiple Careers: A new model for Work/Life Success”. Een paar jaar later populariseerde Seth Godin, de Amerikaanse paus van de webmarketing, dit concept met een definitie uit zijn eigen ervaring: “Mijn grootvader ven lang hetzelfde werk. Mijn vader had schillende banen gedurende zijn carrière. ven banen tegelijk.” Deze praktijk is een hoop – meer inkomen, diversificatie van tiviteiten en minder werkloosheid – en van begdheid – een onstabiele en kwetsbare situatie. Naar aanleiding van een beurs voor mio-ondernemingen telde een Franse tudie in 2015 4,5 miljoen pluri-actieve werkkrachten. Uit deze zelfde studie blijkt dat 31% van de bevraagde slashers (1,4 miljoen werkkrachten) voornamelijk freelancers zijn (10%), zelfstandige ondernemers (10%), vennoten (6%) of bedrijfsleiders (5%). 7% van de pluri-actieven maakt van de situatie gebruik om een idee uit te testen voordat ze een bedrijf oprichten. “Die mensen hebben meer ervaring, een dichter en efficiënter netwerk en meteen al referenties. Zij vergroten dus hun ansen op succes”, aldus Alain Bosetti, rial ondernemer en oprichter van het ‘Salon des Micro-Entreprises’. Hoe dan ook, ondernemerschap en freelanerk zijn in onze samenleving in volle opMaar een aantal vragen blijven onopgedoen we met de slashers? Zijn zij een een bedreiging? We leven in een tijdperk xterne’ open innovatie. Slashers vertegenn daarom een externe energie die kan den ingezet om nieuwe vaardigheden te moDit bijzonder ruim vraagstuk moedigt in al de ondernemingen aan om hun managetijken te herzien. ● Elisa Brevet Brussel Metropool - april 2019 ❙ 33 © Getty
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Mode De Belgische mode is ook Brussels! Een dertigtal jaren na de beroemde ‘Antwerpse Zes’ blijft de Belgische mode zich voortdurend vernieuwen. De volgende generatie is trouwens goed vertegenwoordigd. Wij ontdekken hier vier visionaire en veelbelovende jonge ontwerpers. Hun strategie berust op een nichemode en een onmiskenbare kennis van zaken. Valentine Witmeur: de mazen van de trui Het geheim achter het succes van Valentine Witmeur is te vinden in een enkel product, dat er elegant uitziet en aanvoelt: “Midden in de nacht kwam ik tot dit idee: het kledingstuk dat we bijna driekwart van het jaar dragen en waarop ik moest vertrouwen, was gewoon de trui.” Uit deze nachtelijke inspiratie is het gelijknamige merk Valentine Witmeur Lab ontstaan. De jonge modeontwerpster begon met een eerste collectie van zes truien in één enkele maat. Al gauw werd het een overweldigend succes en ze maakte al snel naam en faam in België en in het buitenland: “Vandaag moet ik de collecties een jaar op voorhand voorbereiden om ze in Parijs te kunnen presenteren, nog voor de levering in de winkels. Elk seizoen is nu een echte race tegen de klok!” Zie: valentinewitmeurlab.com 4254, de Belgische ‘athleisure’ van Olympische kampioenen De twee Olympische atleten Olivia Borlée en Élodie Ouédraogo hebben beslist hun energie te bundelen om 4254 te creëren: een zogenaamd ‘athleisure’ merk (een contractie van ‘athletics’ en ‘leisure’). De naam 4254 verwijst naar hun nationaal record op de 4x100m tijdens de Olympische Spelen van 2008 in Peking, wat hen een zilveren medaille opleverde. De twee ontwerpsters streven een eenvoudig doel na: een sportkledingmerk creëren waarmee vrouwen ook buiten de sport kunnen verder leven. “Wij willen vrouwen de mogelijkheid bieden om kleding te dragen die zich aanpast aan de verschillende tempo’s van de dag.” Oprichters Olivia Borlée en Elodie Ouedraogo (in het midden) met hun team. Het merk is aan zijn zevende collectie toe en oogst internationaal succes. De twee ontwerpsters zijn zowat overal ter wereld aanwezig: “Azië is voor ons een zeer grote markt en binnenkort openen we een eerste verkooppunt in de Verenigde Staten, in Miami.” In België verkoopt het merk vlotjes via zijn e-shop maar heeft nog geen fysieke verkooppunten: “De Belgische consument heeft nog moeite met de sportswear trend, die nochtans zeer aanwezig is de Verenigde Staten en Azië. Dit is waarschijnlijk te wijten aan de bescheidener rol van sport in onze samenleving.” Zie: www.4254sport.com 34 ❙ Brussel Metropool - april 2019 D.R. D.R. Façon Jacmin denim overal Toen in 2016 de tweelingzusters Ségolène en Alexandra Jacmin het merk Façon Jacmin lanceerden, hadden ze besloten een moderne garderobe voor vrouwen te creëren, maar dan wel uitsluitend in denimstof. De twee zussen vormen een perfect duo: Ségolène is onderneemster en Alexandra heeft, met haar diploma van La Cambre, het beroep aangeleerd bij Margiela en JeanPaul Gaultier. De twee jonge vrouwen beslisten onmiddellijk om de beperkingen van de mode te doorbreken door het sublimeren en diversifiëren van een stof die vaak tot de ‘basics’ beperkt blijft. Ze bieden een collectie kleding volledig in Japanse denim waarvan de confectie aan Europese ambachtelijke denimspecialisten wordt toevertrouwd. “Japan is wereldberoemd om de kwaliteit van zijn denim en heeft een onvergelijkbare traditionele knowhow in stand gehouden.” Om bekendheid te verwerven hebben de zusters Jacmin een vintage truck gekocht en daarin een mobiele boetiek ingericht. Elke maand gaan ze op zoek naar hun klanten in Brussel en Antwerpen: “In Brussel parkeren we de truck op de stoep van het Sint-Katelijneplein. Ik praat met iedereen. De klanten kunnen de kleren passen in de truck. De mensen houden blijkbaar van het concept en op die manier vergroten we onze zichtbaarheid.” De gezusters runnen ook een e-shop, meerdere verkooppunten en twee fysieke winkels, in Sint-Gillis en in Antwerpen. Ze doen ook aan onderzoek op de stof en delen hun nieuw Antwerpse atelier met het Denim Laboratorium. Zie: www.faconjacmin.com Rivka, tijdloze schoenen De filosofie van Rivka? Een kwalitatief betaalbaar alternatief bieden voor sportschoenen. Het echtpaar dat het merk runt is goed thuis in de schoensector: de familie van Steven is daar al vier generaties mee bezig. En zijn echtgenote Sarah heeft besloten haar carrière als advocaat op te geven om hem Alexandra (de brunette) en Ségolène (de blondine): creatieve en ondernemende tweeling. te volgen in de ontplooiing van het merk. De schoenen zijn in Brussel ontworpen en in Spanje gemaakt met Italiaans en Frans leder. “Wij wilden een mix creëren tussen een klassieke Engelse schoen met mooi leer en patina’s en een bijzonder lichte en kleurrijke zool.” Rivka heeft twee collecties: “Wij gaan voor tijdloze producten. De zorg voor schoenen om ze lang te laten meegaan, gaat als traditie teloor. En dat vinden wij spijtig.” Het echtpaar koos voor online verkoop: “Er wordt vaak beweerd dat een online winkel minder kost, maar dat klopt niet. In tegenstelling tot een fysieke winkel, wandelt niemand voorbij een e-shop. Al het geld dat je niet in de huur van een winkel steekt, moet je wel uitgeven aan communicatie.” Vandaag zijn Steven en Sarah ook op zoek naar distributie in meerdere fysieke verkooppunten. ● Zie: www.rivka.shoes E. Bv. Brussel Metropool - april 2019 ❙ 35 D.R. © Patricia Khan
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Design Studio Biskt: “Dankzij onze coach hebben we ons bedrijfsmodel bijgestuurd” Charlotte en Martin ontmoetten elkaar in La Cambre. Zij studeerde keramiek en hij industrieel design. Als koppel in het dagelijkse leven en op het werk beslisten deze allround millenials om hun kennis en vaardigheden te combineren in Biskt, hun ontwerp- en onderzoekstudio rond keramiek. Hoe is het met Studio Biskt allemaal begonnen? Martin: Wij wilden onze krachten en vaardigheden bundelen om een ontwerp- en onderzoekstudio op te richten rond keramische materialen. Wij doen dus aan onderzoek, wij proberen industriële processen op een ambachtelijke manier te combineren. We gaan er alle richtingen mee uit! Wat betreft de keuze van kleuren, trachten we precies het tegenovergestelde te doen van de grote tegelbedrijven. Dankzij de vakkundigheid van Charlotte voor emailleren bieden wij een breed scala aan kleuren. Vóór Biskt was er Biscuit. Hoe hebben jullie deze verandering in positionering en merk tot stand gebracht? Martin: We zijn inderdaad begonnen met de Studio Biscuit. We werkten toen uitsluitend aan keramisch vaatwerk – kommen, kopjes, borden en schalen … We kwamen al gauw tot het besef dat het een ingewikkelde sector is. We verdienden niet genoeg, verspilden veel energie, ook aan beurzen, we verkochten te weinig en er was veel concurrentie. We hebben van het MAD een beurs kunnen verkrijgen, waarmee we apparatuur konden kopen. Het MAD heeft ons ook coaching aangeboden. Dankzij onze coach hebben we het bedrijfsmodel kunnen bijsturen. Welke diensten bieden jullie vandaag aan? Charlotte: Een dienst aan architecten waarbij wij op maat gemaakte tegels in kleine series aanbieden. De architecten en klanten kunnen de glazuren kiezen en de hoeken tekenen. Wij winnen ook bakstenen terug: die worden geglazuurd waardoor ze niet langer poreus zijn en bijvoorbeeld ook in 36 ❙ Brussel Metropool - april 2019 een badkamer kunnen worden gebruikt. Ze worden op die manier waterdicht, wat meteen nieuwe en bijzondere architectonische toepassingen mogelijk maakt. De andere tak van onze activiteiten is het creëren van voorwerpen zoals een modulaire zitbank en lichtarmaturen. We hopen binnenkort aanwezig te zijn op internationale beurzen. Is de studio uw enige activiteit? Martin: Nee, we beheren een heleboel projecten en ervaringen. Ik heb zojuist het Leonar-project met twee vrienden gelanceerd: wij ontwikkelen open source gereedschap. De plannen zijn gratis en online toegankelijk voor iedereen die ze wil fabriceren. Wij verkopen ook zelf te monteren gereedschapskits, à la Ikea. Charlotte: Ik organiseer workshops en bied verder ook diensten aan voor kunstenaars die in onze oven komen emailleren en bakken. Houden jullie van Brussel? Charlotte: Wij voelen ons 100% Brusselaars! De stad is bijzonder toegankelijk en vertoont een echte dynamiek. Kijk maar naar onze studio in de Lavalléestraat: het gebouw behoort tot Smart en we delen het met een honderdtal kunstenaars. Smart heeft ons ook geholpen onze oven te financieren via leasing toen ik pas afgestudeerd was. Ook het MAD heeft ons gesteund en begeleid in ons project. Dankzij de verkregen beurs konden wij een machine kopen om tegels te maken. De kracht van deze stad is dat je dingen heel snel kunt verwezenlijken, wanneer je het wilt! E. Bv. Zie studiobiskt.com Design We Are Artists: “Een selectie op geld konden wij niet aanvaarden” Isabelle Derecque is een Brusselse kunstenares en interieurarchitecte. Deze energieke kunstliefhebster is een slasher en onderneemster in hart en nieren. Met haar collega en vriendin Barbara Greindl creëerde ze het collectief We Are Artists. Dit jaar verwelkomt de zevende editie gratis 57 schilders en beeldhouwers van allerlei nationaliteiten in het Espace Vanderborght. E nkele maanden geleden vierde Isabelle Derecque haar 10e verjaardag als zelfstandige. Zij koos trouwens voor dit statuut meteen na haar studie als interieurarchitect en designer: “Na de hogeschool wilde ik aan design doen, maar ik moest wel mijn brood verdienen. Ik werd dus zelfstandige interieurarchitecte en werkte hier en daar aan kleine projecten.” Op 27-jarige leeftijd voelde ze weer de drang naar creatie en de nood om zich uit te drukken. Precies op dit tijdstip kwam ze ook op het idee van een schilderijenconcept. Ze werkte toen aan een opfrissingsproject van BNP bankkantoren. “Op de werf werd veel met vinylstroken gewerkt. Dit materiaal inspireerde me onmiddellijk.” Isabelle volgde dan een opleiding vergulden met goudfolie, combineerde beide technieken en vond het medium bij uitstek: de spiegel. “De spiegel is een tekening op zich, die bovendien constant licht uitstraalt. Dankzij de spiegel zie je het schilderij nooit twee keer op dezelfde manier. Je kunt er dus onmogelijk genoeg van krijgen.” Geleidelijk aan stelde Isabelle haar schilderijen tentoon met de kunstenares en vriendin Barbara Greindl, die zij tijdens de opleiding bladvergulding had leren kennen. Telkens werden beide vrouwen met moeilijkheden geconfronteerd: “We moesten bijvoorbeeld vaak betalen om te exposeren. Kunstenaars selecteren in functie van hun financieel vermogen, dat vonden wij onaanvaardbaar. Een kunstenaar kies je voor zijn werk, niet voor zijn geld.” Het lijstje van negatieve punten werd al gauw te lang. De twee dames besloten dus een eigen collectief van kunstenaars op te richten, onder de naam We Are Artists. Deelnemers betalen niet om te exposeren. De keuze gebeurt aan Isabelle Derecque de hand van de diversiteit aan persoonlijkheden: “Alle stijlen, leeftijden en nationaliteiten komen aan bod. We koppelen ook culturele evenementen aan de tentoonstellingen om de zichtbaarheid van de deelnemers te maximaliseren.” Isabelle en Barbara vergoeden zich enkel via verkoopcommissies. De eerste editie van WAA werd meteen een groot succes met meer dan 15 kunstenaars. Nu, zeven jaar later zijn het bijna 60 kunstenaars die de waarden en de kleuren van het collectief verdedigen. Wat beide dames vinden van de jonge millenial kunstenaars die ze tentoonstellen? “Ze vertegenwoordigen een nieuwe generatie, zijn dynamisch en onbevreesd. We hebben duidelijk het gevoel dat je vandaag heel wat kunt waarmaken met weinig middelen, gewoon door durven en geloven.” De editie 2019 van We Are Artists heet La Délirante. Waarschijnlijk een weerspiegeling van de energie van Barbara en Isabelle die met veel lef en energie de codes van de Brusselse kunstwereld in vraag stellen en hard werken om deze te doorbreken. E. Bv. Zie www.waaweareartists.com Brussel Metropool - april 2019 ❙ 37 D.R.
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Cinema Babetida Sadjo: “Niemand kan mij dit beroep afnemen!” Babetida Sadjo is een van de huidige filmrevelaties. Zij is overal, met optredens in de Brusselse theaters en ook in de Netflix film “And Breathe Normally” van Isold Uggadottir, waarin zij de hoofdrol speelt. Wat al deze rollen gemeen hebben? Aangrijpende personages, doorzettingsvermogen en inzet. Hoe kwam u op het idee om actrice te worden? In het Vietnamese Hanoi heb ik voor het eerst aan een toneelstuk deelgenomen. Ik studeerde toen aan de Franse school en had me ingeschreven in de toneelclub van mijn school. Toen ik de blik van de toeschouwers op mij zag, werd het meteen een openbaring: ik was mijn rol voorbij en keek hoe ze me observeerden. Enkele jaren later ging ik aan het Conservatorium van Brussel studeren. Uw grote première als actrice? Ik speelde “Le Masque du Dragon” van Philippe Blasband aan het Théâtre des Martyrs. Het werd mijn eerste rol in de theaterwereld. Dit gebeurde op de bijzonder sterke en symbolische dag van de verkiezing van president Obama! Een rol die u is bijgebleven? Ik heb het geluk gehad zeer sterke en aangrijpende rollen te mogen spelen. Ik stond enorm onder de indruk van de rol van Adama, die ik speelde in het toneelstuk “L’Initiatrice” van Pietro Pizzuti. Nooit tevoren had een rol mij met zoveel emoties geconfronteerd. Ik was toen zwanger. Dit toneelstuk had ik zelf bij Pietro besteld om het delicate en gevoelige onderwerp van de vrouwenbesnijdenis te bespreken. Het is het hoofdthema, maar ik had het in dit toneelstuk ook over vrouwenlichamen, sensualiteit, mysterie, genot, erotiek en plezier! Een anekdote? Ik zat in de tram, op weg naar de casting van Pieter Van Hees’ film “Waste Land”. Op het laatste nippertje besefte ik dat ik het personage onvoldoende belichaamde. Ik keerde naar huis terug, kleedde me om en reed naar Matonge om een pruik te kopen. Toen ik ten slotte op de casting terechtkwam en de regisseur mij zag, vertelde hij me dat het personage in levende lijven had gezien. Ik kreeg de rol toegekend en speelde naast Jérémie Renier. Ik ben altijd super veeleisend, een echte muggenzifter bij elke casting. Dat is mijn benadering. ● “Girl”, een groot succes in Brussel In een column over het Brusselse filmleven moet het team van de film “Girl” aan bod komen. De amper 27-jarige regisseur Lukas Dhondt won de Caméra d’Or en de Fipresci prijs tijdens het Filmfestival van Cannes 2018. De film was meerdere weken lang een hit in de Brusselse en Parijse bioscopen. “Girl” vertelt het verhaal van Lara (geïnterpreteerd door de jonge Brusselse acteur Victor Polster). Lara is 15 jaar oud en droomt van een carrière als sterdanseres. Lara is echter geboren in het lichaam van een jongen. De film is afgeleid van het ware verhaal van de Vlaamse danseres Nora Monsecour, die haar leven meerdere malen aan Lukas Dhont vertelde voordat hij in samenwerking met Angelo Tijssens besloot het scenario te schrijven. Sinds de release heeft “Girl” meer dan 15 internationale prijzen in de wacht gesleept en wordt het een prima ambassadeur voor de Vlaamse filmsector. 38 ❙ Brussel Metropool - april 2019 © Belga Sprout to be Brussels De genen van millennials, de veranderingsgeneratie Generatie Y is de ‘veranderingsgeneratie’, stelt Viviane de Beaufort, hoogleraar en vorser aan de ESSEC Business School en bovendien directrice van het Centre Européen de Droit et d’Économie. In haar boek ‘Génération #startuppeuse’ tracht ze de grote kenmerken van de millennials te schetsen. D e millennials hebben aanleg voor een collectieve aanpak: ze houden van gemeenschappelijke projecten, van delen (share) en van risico’s nemen (dare), met anderen. Ze zijn voorstander van gemengdheid, diversificatie, coworking en werk binnen een netwerk, dankzij de digitale technologie. Ze integreren de webdimensie vanaf het prille begin van een project of een initiatief. Ze gaan vlot om met sociale netwerken, storytelling en zoekmachines. Ze vinden informatie, voeden hun projecten ermee, vergroten de bekendheid van hun acties en soms hun eigen roem. Ze schrikken er niet voor terug om uit hun comfortzone te treden. Veelal werken ze een paar jaar in een bedrijf om wat geld opzij te zetten en zodra ze zich klaar voelen, verlaten ze hun baan en beginnen ze aan hun eigen project. Deze ‘digital natives’ getuigen van creativiteit. Ze zijn voorstander van de ‘lean startup’, een methode om op een laag niveau en met weinig middelen iets te beginnen ontwikkelen. Ze lanceren daarom een project met een bescheiden som geld. Ze testen het uit, analyseren het en sturen bij. Dankzij Moocs (online cursussen) en YouTube tutorials wordt het web een goudmijn voor al wie wil leren en nieuwe vaardigheden verwerven tegen lage kosten. Het ontwerpen van ideeën, de visualisatie van inhoud, data en grafisch ontwerp zijn niet langer voorbehouden aan deskundigen. Vandaag kan iedereen een minimum aan bekwaamheden en technische kennis opdoen. De verkwisting stopzetten Een online enquête van de RTBF in juli 2016 (“Génération Quoi ? Autoportrait des 18-34 ans en Belgique francophone”) heeft aangetoond dat jongeren zich vooral zorgen maken over het milieu (46%), toegang tot werk (44%) en de economische en financiële crisis (26%). Sommigen reageren door afstand te nemen en keren terug naar werkomstandigheden die beter overeenstemmen met hun idealen. Anderen verzinnen solidariteitsstelsels die plaats ruimen voor het individu. In 2018 kon (bijna) alles worden gedeeld: AirBnB, Uber, Blablacar, TrocMaison, Tale Me of de in februari 2018 gelanceerde Belgische app TooMuch, die voedselverspilling wil bestrijden. In 2012 had de filosoof Michel Serre het over een ‘verandering van de wereld’ in “Petite Poucette”. Hij vertelt daarin hoe de door de jongere generaties gepromote collaboratieve economie voorwerpen nuttiger en dus rendabeler kan maken door verkwisting stop te zetten. Veel Y’s vragen zich af hoe ze geld kunnen besparen en/ of de consumptiemaatschappij veranderen. Deze jeugd lijkt op weg te zijn naar een nieuwe toekomst. ● Elisa Brevet Brussel Metropool - april 2019 ❙ 39 © Getty
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Transitie Recycling van wagens: een groene kaart voor Brussel De export van tweedehandswagens is fel achteruitgegaan. Twee of drie jaar geleden vertrokken nog honderden duizenden wagens via Antwerpen, maar dit is voltooid verleden tijd. De reden hiervoor is de aanscherping van de Afrikaanse wetgeving aangaande de invoer van auto’s. Deze situatie vertoont echter ook positieve kanten. S ommigen dachten waarschijnlijk dat de strengere antivervuilingsnormen, en dan in het bijzonder de invoering van de zogenaamde lage-emissiezones in grote steden als Brussel, de verscheping van tweedehandswagens naar Afrika zou doen toenemen. Maar ondertussen is ook de Afrikaanse wetgeving ter zake plots veel strenger geworden: met uitzondering van Benin, waar oude voertuigen nog steeds terecht kunnen, verbieden de andere West-Afrikaanse landen nu de invoer van auto’s die meer dan vijf jaar oud zijn. Het eerste slachtoffer van deze plotselinge vertraging van de export is het ‘roll-on roll-off’ terminalproject, waarvan de Haven van Brussel tot enkele maanden geleden nog droomde. Hierbij was het de bedoeling om de verkoop van gebruikte wagens van het centrum van Molenbeek en Anderlecht – en dan in het bijzonder van de Heyvaert wijk – over te hevelen naar het havengebied. Dat zal niet doorgaan, want het aantal te exporteren voertuigen ligt nu veel te laag. Eind 2018 moest de Raad van Bestuur van de Haven van Brussel de toekenningsprocedure van een exploitatieconcessie voor de terminal stilleggen. Om positieve stromen tussen West Afrika en Europa in stand te houden lanceerde de Haven van Antwerpen het project Carloop. “Een jaar lang hebben we daarmee de repatriëring van afgedankte auto’s uit Benin, het centrum van deze handel in Afrika, uitgetest, uiteraard om de wagens volgens goede praktijken te recyclen”, vertelt Catherine Lenaerts, General Manager van Febelauto. “Maar we stelden helaas vast dat het totale gewicht van de containers in Benin hoger was dan het gewicht van diezelfde containers bij hun aankomst in Antwerpen …” Wanneer tweedehands auto’s in Afrika terechtkomen, worden ze aangevallen door plunderaars die ze bij het verlaten van het schip ontmantelen. Ditzelfde fenomeen heeft zich duidelijk voorgedaan tijdens de repatriëring van afgedankte voertuigen vanuit Afrika naar Europa voor recycling. Met als gevolg dat de stromen waarop Campine, Galloo Recyclage of Toyota rekenden veel lager waren dan verwacht. Een groen alternatief voor tweedehands onderdelen? Het ziet er naar uit dat de reïncarnatie van deze voertuigen eerder hier, bij ons, dan in Afrika zal moeten gebeuren. En misschien biedt een dergelijke omwenteling positieve uitzichten: “Door meer voertuigen voor demontage, sanering en recycling hier te houden, zullen onze leden hun activiteiten kunnen ontwikkelen. Want hoe meer afgedankte auto’s gerecycled en teruggewonnen worden, hoe beter de infrastructuren worden benut”, verklaart Catherine Lenaerts. Ook voor het Gewestelijk Programma voor Circulaire Economie (GPCE) is dit goed nieuws, want dit zou de levering van tweedehands wisselstukken flink verbeteren. De export van een volledige wagen naar Afrika genereert een omzet van 1000 euro, terwijl de herverkoop van elk van zijn onderdelen in één van de vijftien door Leefmilieu Brussel erkende demontagecentra een drie tot vier keer hogere omzet mogelijk maakt. Tegelijk bevoorraden we op die manier de Europese en Afrikaanse markten met hoogwaardige tweedehands onderdelen en bieden we betere werkgelegenheid voor demonteurs en gekwalificeerde technici die in overeenstemming met de milieuwetgeving werken. Kortom, een groen alternatief dat ten goede komt aan alle belanghebbenden, inclusief de Afrikanen. ● Johan Debière 40 ❙ Brussel Metropool - april 2019 © Getty Dynamiek De fiets binnenkort de vedette van het mobiliteitsbudget? Wordt de fiets binnenkort het economische vervoersalternatief bij uitstek? Hoe dan ook, zijn populariteit neemt toe. Werknemers waardeerden dit vervoermiddel en beschouwen het als een comfortabele mobiliteitsoplossing in hun flexibele beloningspakket. Ook aan de werkgever kan dit voordelen opleveren. Maar hoe introduceren we deze formule op de juiste wijze in de onderneming? (Coproductie) F ile of geen file, de gewoonten van de Belg zijn bijzonder hardnekkig. Eén op vijf werknemers in ons land rijdt trouwens nog steeds met een bedrijfswagen. Het gebruik van de fiets en het openbaar vervoer nemen ontegensprekelijk toe, maar verdere inspanningen blijven nodig om tweewielers als alternatieve oplossing in het stadsverkeer te Het mobiliteitsbudget is op 1 maart in werking getreden. Vergeleken met de bijzonder weinig succesvolle ‘cash for car’ regeling, reikt het mobiliteitsbudget verder. Mensen die afzien van hun bedrijfswagen (of van de wagen waarop ze recht hebben) krijgen een budget dat ze aan één of meer vervoermiddelen mogen besteden. Hiermee kiezen ze voor de mobiliteitsformule die het best beantwoordt aan de af te leggen afstanden. Het goede nieuws hierbij is dat het brutobedrag van het mobiliteitsbudget hoger ligt dan de brutomobiliteitstoelage en dat uitgaven gevarieerder van aard kunnen zijn. De verschillende keuzes staan gegroepeerd onder drie pijlers die een specifieke (para)fiscale behandeling genieten. promoten. Het nieuwe mobiliteitsbudget kan hier zeker toe bijdragen. Bedrijfsleiders en HR-managers bevestigen dat werknemers steeds vaker vragen dat al dan niet elektrische bedrijfsfietsen ter beschikking zouden worden gesteld. Als we het volledig vastlopen van het verkeer willen vermijden en tegelijk een gezonde maatschappelijke verantwoordelijkheid willen opnemen, wordt het tijd om deze wens te vervullen. Voor het imago van de werkgever is dit bovendien een mooie, moderne en duurzame troef, zonder de loonkosten de hoogte in te jagen. Comfort voor de werknemer, sociale verantwoordelijkheid voor de werkgever Indien een werknemer beslist om zijn of haar mobiliteitsbudget te gebruiken voor een (elektrische) fiets of een abonnement op het openbaar vervoer, is dit deel van het budget belastingvrij. Naast de duidelijke voordelen voor de gezondheid – een gezonde en ontspannen collega is ook productiever en vriendelijker – kan het budget voor bv. een elektrische of vouwfiets om meerdere vervoermodi te combineren zeer lonend zijn voor de werknemer. De integratie van het mobiliteitsbudget in het HR-beleid is bovendien een goed aanwervingsargument voor de werkgever. De opname van de fiets in een mobiliteitsbudget kan als voordelig fiscaal alternatief verscheidene vormen aannemen. In dit opzicht hebben diverse gespecialiseerde organisaties het voortouw genomen en overeenkomsten gesloten met banken om de leasing van (meestal elektrische) fietsen te organiseren. Dit is een interessante optie als de werknemers redelijk lange afstanden moeten afleggen. Ondernemingen in of nabij het stadscentrum kunnen echter een abonnement op een gedeelde fietsservice overwegen. Dit is ook een praktische oplossing voor werknemers die met de trein of bus naar het werk gaan. De fiets is populair bij werknemers. De mobiliteitsbarometer 2018 van Acerta de 2018 wijst op een toename van het aantal werknemers dat met de fiets naar het werk pendelt (van 22,4 tot 24,2% in één jaar). 13,8% van de werkkrachten in ons land wil niets anders dan een fiets. De werknemers wensen meer flexibiliteit in hun salarispakket. De fiets laat het peloton achter zich en onderscheidt zich als een gezonde en comfortabele mobiliteitsoplossing. Werkgevers die de integratie van de fiets overwegen zouden met een dergelijk initiatief duidelijk aantonen welk belang zij hechten aan sociale verantwoordelijkheid. ● Catherine Langenaeken Senior consultant legal & reward Acerta legal.bruwal@acerta.be, www.acerta.be Brussel Metropool - april 2019 ❙ 41 © Getty
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Starter Tag-Ad: stedelijke communicatie Tag-Ad biedt een reeks technieken om op een originele manier te communiceren in een stedelijke omgeving en tegelijkertijd de impact op het milieu te verminderen. Z oals de naam al laat vermoeden, maakt Tag-Ad … tags. Maar niet zomaar de eerste de beste, want het gaat hier om ‘clean-tags’. “Het is reclamewerk op de grond, door schoonmaken”, verduidelijkt Cyril Henin die het bedrijf in april 2017 met Brandon Schoufs heeft opgericht. “Wij ontwerpen sjablonen op maat via lasersnijden, met de boodschap van de klant, die we vervolgens op het trottoir leggen. Daarna projecteren we hoge druk water op de grond, wat de boodschap doet verschijnen. Het blijft 4-8 weken zichtbaar, afhankelijk van de drukte en de frequentie van het verkeer, en ook het weer. Wij gebruiken geen chemicaliën, maar uitsluitend regenwater.” Aan klanten die kleur willen, biedt Tag-Ad een oplossing met krijt, de zogenaamde ‘chalk-tag’. Cyril Henin herinnert zich Stoemp, zijn allereerste klant, in Louvain-la-Neuve. “Wij hadden alle handelaars in de voetgangerszone van Louvain-la-Neuve bezocht. Na een vijftigtal weigeringen stapten we een kleding- en skateboardwinkel binnen. Die had vertrouwen in ons.” Sinds dit eerste contract rolden er steeds meer bestellingen binnen, waaronder de TEC, de Esplanade van Louvain-la-Neuve en vele winkels die daar een originele manier vonden om zich te onderscheiden inzake marketing. “Netwerking evenementen zijn zeer interessant voor prospectie”, stelt Cyril Henin. “Tijdens een evenement georganiseerd door Beci hebben we bijvoorbeeld een contract met Brussel Mobiliteit binnengehaald.” Tag-Ad is in gans België en in het noorden van Frankrijk actief, nu en dan ook in Parijs. Het in Waver gevestigde bedrijf heeft een klein team van vijf personen, onder wie een technisch-commerciële vertegenwoordiger in Rijsel. Tag-Ad werkt rechtstreeks of via communicatiebureaus die deze diensten in het aanbod integreren. Naast de clean-tag en de chalk-tag biedt het jonge bedrijf eveneens stedelijke events, straatanimatie, wilde affichage enz. De onderneming heeft bijvoorbeeld voor het Rode Kruis een actie ontwikkeld met twee personages, een witte en een rode bloedcel. Ze zijn beiden uitgerust met nauwsluitende kleren en spreken voorbijgangers aan om ze aan te moedigen bloed te geven. Een tweede actie focust op plasma. De clean-tag richt zich vanzelfsprekend tot handelszaken en wordt maximaal gebruikt tijdens solden of Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussels • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • https://starters.beci.be/ 42 ❙ Brussel Metropool - april 2019 de opening van nieuwe boetieks. Ook e-commercezaken maken er gebruik van. Tag-Ad realiseerde bijvoorbeeld een campagne voor een site van losbandige dating. Als massamedium richt Tad-Ad zich zowel op zelfstandigen als op winkelketens en institutionele spelers. De clean-tag heeft ook het voordeel van zijn milieuvriendelijk en kortstondig karakter. Het is namelijk niet toegestaan zonder voorafgaande toestemming materiaal op de openbare weg aan te brengen. En dat doet de clean-tag ook niet: hij reinigt de vloer zonder het oppervlak te beschadigen. Het reinigen van de vloer is niet strijdig met de bestaande regels. De chalk-tag wordt anderzijds beschouwd als reclamegraffiti en is daarom onderworpen aan de vergunningsaanvragen in de openbare ruimte. ● Informatie: www.tag-ad.be Guy Van den Noortgate Dynamiek Premies voor Brusselse KMO's: de nieuwigheden Voor KMO’s in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest bestaan er een twintigtal premies dankzij Brussel Economie en Werkgelegenheid. Een overzicht van de nieuwe steunmaatregelen. [Coproductie] O f u nu een traiteurdienst, een IT-bedrijf of een architectenbureau beheert, u kunt financiële steun genieten dankzij Brussel Economie en Werkgelegenheid. Dit zijn in elk geval terugbetalingen. Ze worden toegekend als uw onderneming aan bepaalde criteria voldoet. Het eerste daarvan is natuurlijk dat de exploitatiezetel (en dus niet louter en alleen de maatschappelijke zetel) in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest is gevestigd. Deze premies zijn niet nieuw maar hebben wel een hervorming doorstaan sinds de investituur van de regering in 2014. “Om deze revisie te plannen hebben we bijeenkomsten en workshops georganiseerd tussen de verscheidene belangrijke spelers, waaronder KMO's, banken en kabinetschefs”, vertelt Stéphanie Sauvage, hoofd van de Directie Steun aan Ondernemingen. “Deze besprekingen en workshops resulteerden in een nieuwe verordening, die in mei 2018 werd aangenomen.” Sinds 1 december 2018 zijn vier premies operationeel. U kunt bijvoorbeeld een terugbetaling krijgen als u grond koopt of een gebouw laat oprichten of inrichten. U kunt ook 5 tot 30% terugbetaling krijgen als u machines, apparatuur of zelfs een handelszaak koopt. Verder is er een nieuwe steun voor zelfstandigen en kleine bedrijven die oude bedrijfsvoertuigen willen vervangen omdat die in de lage emissiezone (LEZ) van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest niet meer mogen rijden. In bepaalde sectoren kunnen micro- en kleine bedrijven zodoende tot 3000 euro ontvangen ter vervanging van een bedrijfsvoertuig van de categorie N1. Jaarlijks 6000 subsidies aan Brusselse bedrijven Op 25 maart is bovendien een twaalftal nieuwe premies van kracht geworden. Sommige daarvan bestonden al, maar zijn hervormd. Zo bijvoorbeeld de opleidingstoelage en de consultancypremie. Werkelijk nieuw is de betere steun aan starters. “Wij vergoeden een percentage van de kosten van de onderneming. Voor starters ligt dit percentage hoger”, aldus nog Stéphanie Sauvage. De premie voor de creatie van een website en een e-commerce site werd uitgebreid. U krijgt maximaal 5000 euro (40 tot 60% van het totale bedrag) terugbetaald voor de creatie van uw website, maar nu ook voor de vernieuwing van deze website, de positionering of herpositionering van uw online verkopen of de uitvoering van een audit. Nieuw is de subsidie voor de aanleg van infrastructuur voor mensen met een beperkte mobiliteit. U kunt tot 40% terugbetaald krijgen als u toegangshellingen, een speciale deur of een andere voorziening installeert. En dan zijn er de subsidies voor buitenlandse handel, met een gedeeltelijke terugbetaling van prospectiereizen in het buitenland, deelnames aan beurzen in het buitenland, de tijdelijke verhuur van een prospectiekantoor buiten België of nog het inwinnen van advies over het deponeren van een merk of certificering in het buitenland. De premies voor de opwaardering naar HACCP-normen (in de horeca) blijven bestaan en er wordt nu ook steun aangeboden voor de circulaire economie. “Alles bij elkaar gerekend verstrekken we ongeveer zesduizend subsidies per jaar aan Brusselse KMO's”, besluit Stéphanie Sauvage. Houd er echter rekening mee dat deze premies steeds onder bepaalde voorwaarden worden toegekend. Bovendien moeten ze worden aangevraagd vooraleer u kosten maakt en ze worden steeds uitbetaald aan de hand van facturen, d.w.z. na de levering van de dienst of de uitvoering van de investering. ● Géry Brusselmans Meer informatie: http://werk-economie-emploi. brussels/nl/subsidies-voor-ondernemers Een presentatie van de nieuwe steunmaatregelen zal op 4 juni plaatsvinden bij Beci (Louizalaan 500), in het raam van het startersprogramma. Informatie en inschrijvingen: events@beci.be. Stéphanie Sauvage Brussel Metropool - april 2019 ❙ 43
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Legal Hervorming van het Wetboek van Vennootschappen: de Big Bang is op komst! De hervorming van het Wetboek van Vennootschappen, die al vele maanden in de maak was, werd tijdens een stemming op 27 februari goedgekeurd. Ze zal snel in werking treden (normaliter op 1 mei) en vrij radicaal zijn. Het aantal bedrijfsvormen wordt namelijk teruggebracht van 17 naar 4. Eén enkele bestuurder zal volstaan om een BV te beheren en de verplichting om over een startkapitaal te beschikken wordt afgeschaft! Een overzicht van deze hervorming via vijf vragen. 1. Waarom een hervorming van het Belgische vennootschapsrecht? Het vennootschapsrecht is een bijzonder ingewikkelde materie geworden na ettelijke aanpassingen, bijsturingen en nieuwe wijzigingen. In zijn huidige vorm voldoet dit recht niet meer aan de behoeften van het bedrijfsleven. De hervorming beoogt dus een vereenvoudiging en modernisering van het vennootschapsrecht. Op die manier hoopt de regering België aantrekkelijker en dus competitiever te maken als vestigingsland voor bedrijven. 44 ❙ Brussel Metropool - april 2019 De hervorming van het vennootschapsrecht kadert in een bredere herziening van de wetgeving voor ondernemingen. Op 1 mei 2018 is trouwens de hervorming van het insolventierecht in werking getreden. Op 1 november 2018 was het de beurt aan de hervorming van het bedrijfsrecht. En op 1 mei 2019 treedt de hervorming van het vennootschaps- en verenigingsrecht in werking. Deze drie hervormingen wijzigen ingrijpend de wetgeving die op bedrijven van toepassing is. 2. Wat verandert er voor bedrijven met de inwerkingtreding van deze hervorming? Ten eerste werd het aantal types vennootschappen drastisch herleid van 17 naar 4. Dit zou voor de ondernemer de keuze van een aangepaste structuur vereenvoudigen. Deze vier mogelijkheden zijn de eenvoudige maatschap, die voortaan ook een rechtspersoonlijkheid kan hebben, de naamloze vennootschap (NV), de besloten vennootschap (BV) en de coöperatieve vennootschap (CV). Een geringer aantal soorten vennootschappen betekent ook een grotere juridische flexibiliteit. Het nieuwe wetboek biedt immers aanzienlijke mogelijkheden om het wettelijk kader aan te passen aan de werkelijke behoeften en wen© Getty Legal sen van de ondernemers. Dit zal zeker gepaard gaan met een grotere behoefte aan juridische expertise, aangezien deze flexibiliteit de ondernemers dwingt om rekening te houden met de vele juridische aspecten die gepaard gaan met de start en de groei van een onderneming. 3. Wat is de impact op bestaande ondernemingen? Bestaande vennootschappen en verenigingen hebben tot 1 januari 2024 de tijd om vrijwillig hun statuten te wijzigen. Vanaf 1 januari 2020 zijn ze echter verplicht dit te doen vanaf de volgende wijziging van de statuten. Ook een aantal belangrijke bepalingen treden vanaf die datum in werking. Om elke onzekerheid te vermijden, is het aanbevolen dat bestaande vennootschappen en verenigingen niet te lang wachten met de herziening van de statuten na de inwerkingtreding van het nieuwe Wetboek. Vanaf 1 januari 2024 krijgen vennootschappen waarvan de vorm niet meer bestaat automatisch de vorm toegewezen die daar het dichtst bij aanleunt. De bestuurders van de vennootschap moeten echter steeds het initiatief nemen om de statuten te wijzigen. Dat niet doen zou een fout betekenen waarvoor zij aansprakelijk kunnen worden gesteld. 4. Wat zijn de verschillen tussen de vroegere BVBA en de nieuwe BV? Ten eerste volstaat een enkele aandeelhouder om een BV op te zetten, in vergelijking met twee voorheen. Deze aandeelhouder kan zowel een natuurlijke als rechtspersoon zijn. Ook het begrip kapitaal wordt afgeschaft. De eis van een minimumkapitaal van 18.550 euro vervalt dus. Het blijft noodzakelijk om een inbreng te voorzien, maar de post ‘kapitaal’ verdwijnt in de jaarrekening. Het begrip ‘kapitaal’ wordt vervangen door ‘patrimonium’, waarmee de vennootschap haar activiteiten dient te financieren en haar schuldeisers zal betalen. Om de schuldeisers gerust te stellen, moet het financiële plan daarentegen verder in detail gaan en kan de uitkering van winsten of reserves pas plaatsvinden na een balans- of liquiditeitstest. Zo niet riskeren de bestuurders aansprakelijk te worden gesteld. 5. Zijn er ook veranderingen voor de vennootschapsbestuurders? Ook hier zijn de verschuivingen aanzienlijk. De aansprakelijkheid van bestuurders zal verminderen om België in een context van sterke internationale concurrentie competitiever te maken bij de aanwerving van getalenteerde bestuurders. De belangrijkste nieuwigheid is de beperking van de aansprakelijkheid van bestuurders tot een maximumbedrag, zowel tegenover de vennootschap als tegenover derden. Dit bedrag wisselt in functie van de omvang van de vennootschap. De aansprakelijkheid van bestuurders van ‘kleine’ vennootschappen zou bijvoorbeeld beperkt blijven tot 250.000 euro. In grotere vennootschappen zou de aansprakelijkheid van bestuurders tot 12 miljoen euro kunnen oplopen. Deze beperking voorziet echter uitzonderingen, bijvoorbeeld in geval van achterstallige betalingen aan de belastingen, schulden ten aanzien van de sociale zekerheid, frauduleus opzet of ernstige belastingfraude. Deze beperking van de aansprakelijkheid moet ook de verzekerbaarheid van de bestuurder vergemakkelijken. ● Alexis Bley, juridisch adviseur bij Beci Contact: ab@beci.be ; 02 563 68 58 Ondersteuning voor bedrijven Beci Kamer van Handel en Nijverheid van Brussel organiseert thema-opleidingen om ondernemers te helpen anticiperen op de belangrijkste veranderingen, in functie van hun behoeften. Hieronder vindt u de planning en het programma van de volgende seminars: ➜ Eind april (te bevestigen): Hervorming van het Wetboek van Vennootschappen. Wat verandert er voor uw onderneming? Een inleiding. ➜ 07/05: Wat verandert er voor de aandeelhouders? ➜ 15/05: De aansprakelijkheid van bestuurders ➜ 22/05: De voornaamste fiscale gevolgen voor uw bedrijf Opgelet: de data en onderwerpen van deze opleidingen kunnen veranderen. Raadpleeg ook onze website: www.beci.be Informatie en inschrijvingen: trainings@beci.be Brussel Metropool - april 2019 ❙ 45
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Dynamiek Overheidsopdrachten: uitdagingen voor de ziekenhuissector Sinds 1 juli 2016 dienen ziekenhuizen de voorschriften voor openbare aanbestedingen na te leven. De maatregel beoogt meer transparantie, een professioneler ziekenhuisbeheer en een beter gebruik van de beschikbare middelen. Waar staan we, zes jaar later? S inds de inwerkingtreding van de reglementering inzake overheidsopdrachten in de non-profit sector zijn alle ziekenhuizen hieraan onderworpen. Deze situatie houdt voordelen, maar ook nadelen in. “Het gebruik van openbare aanbestedingen trekt de markten open voor meer concurrentie. Het zorgt ook voor meer transparantie en dwingt degenen die contracten gunnen tot een nauwkeuriger bepaling van de behoeften”, stelt Jean-Marc Derep, hoofd van de aankoopafdeling van de Cliniques SaintLuc. “Maar dit alles verhoogt aanzienlijk het werkvolume.” Jean-Christophe Gautier, Directeur Procurement & Logistics van de Ziekenhuizen Iris Zuid, is dezelfde mening toegedaan: “Vroeger bespraken we intern wat wij nodig hadden en trokken we daarmee naar de markt. We konden met leveranciers overleggen en naarmate de gesprekken vorderden, kregen we een nauwkeuriger kijk op de behoeften. Op die manier vonden we soms oplossingen waar we niet aan hadden gedacht en die technisch interessanter of goedkoper waren.” Een ingewikkelder inkoopproces Tussen het opstellen van het bestek, de bekendmaking naar Cijfers van de gezondheidszorg in Brussel: ➜ 23 ziekenhuizen ➜ Nagenoeg 9000 bedden ➜ 1.500 generalisten en 3.800 gespecialiseerde artsen ➜ Bijna 10.000 verpleegkundigen en 8.000 zorgkundigen Bron: BISA cijfers van 2018 46 ❙ Brussel Metropool - april 2019 de markt toe, de ontvangst van offertes, het gunningsverslag en de keuze van de dienstverlener of leverancier is de aankoopcyclus gevoelig langer geworden dan voorheen. En sommige wettelijke termijnen mogen niet worden ingekort. “Al bij al kan het meer dan een jaar duren tussen de vermelding van de initiële behoefte en de aankomst van de verwachte apparatuur. In sommige gevallen levert dit problemen op. Zelfs procedures voor dringende noodgevallen verlopen trager dan een oproep aan de leverancier die u kent en vertrouwt.” Hierbij komen ook nog de specifieke administratieve regels van elk ziekenhuis. In openbare ziekenhuizen moet, boven bepaalde bedragen, de raad van bestuur of het management bijeenkomen, of zelfs de goedkeuring van de toezichthoudende overheid worden verkregen. “Wanneer wij bijvoorbeeld een opdracht voorzien met betrekking tot snel evoluerende spitstechnologie, is het moeilijk daar een timing op te plakken en zeer precieze specificaties voor te leggen die alle mogelijkheden dekken voor de ganse duur van het contract”, betreurt Jean-Marc Derep. Rekrutering en bedrijfscultuur Jean-Christophe Gautier beschouwt de integratie van overheidsopdrachten in de bedrijfscultuur van ziekenhuizen als een geweldige uitdaging, zeker wat betreft het medisch personeel. In vele gevallen moeten de inkopers met de artsen samenwerken aan het dossier. “Artsen betrekken bij het opstellen van een bestek is verre van gemakkelijk. Vroeger werd een oplossing gedefinieerd. Vandaag bepalen we een behoefte die openbaar wordt gemaakt, zodat alle ondernemingen die hierop kunnen ingaan een kans krijgen om de opdracht binnen te halen. Voor de artsen betekent dit een culturele revolutie waar ze nog moeite mee hebben.” © Belga Dynamiek De aanwerving van personeel is een andere uitdaging. Sinds de inwerkingtreding van de regelgeving hebben beide deskundigen hun teams moeten versterken, ondanks de moeilijkheid om de juiste profielen te vinden. Ziekenhuizen kopen zowel kantoorbenodigdheden als nucleaire magnetische resonantie-apparatuur. “Onze inkopers moeten een goede kennis hebben van de ziekenhuisomgeving, naast technische kennis van zoveel mogelijk producten, financieel inzicht, aanleg voor onderhandelingen en een juridische achtergrond”, vertelt Jean-Christophe Gautier. “Uiteraard wordt het steeds moeilijker om mensen met zoveel vaardigheden te vinden.” Een grote verscheidenheid aan markten De bijzonder talrijke opdrachten bestrijken een breed scala aan gebieden: medische apparatuur, geneesmiddelen en steriele producten, allerlei benodigdheden, verbruiksartikelen, renovatiewerken, consultancydiensten enz. “Onze opdrachten kunnen interessant zijn voor allerlei types ondernemingen”, verzekert Jean-Marc Derep. Bedrijven hebben toegang tot al deze opdrachten via het e-Procurement platform. Overheidsopdrachten staan in principe open voor alle bedrijven. Toch geven beide deskundigen toe dat grote bedrijven hier gemakkelijk kunnen op ingaan. Jean-Christophe Gautier zegt waarom: “Grote bedrijven doen vaak een beroep op in overheidsopdrachten gespecialiseerde kantoren om de aankondigingen van dergelijke opdrachten op te sporen wanneer die interessant kunnen zijn voor hun klanten. Kleinere bedrijven hebben dus meer moeite om toegang te krijgen tot zulke opdrachten.” Ook het opstellen van de offerte, met de nodige bijlagen, levert reële problemen op. “Voor sommige bedrijven is zoiets bijzonder abstract. En soms kunnen we daarom geen contract afsluiten met een leverancier die nochtans een uitstekend product of dienst tegen een zeer concurrerende prijs aanbiedt.” De heer Gautier ziet dan ook een prioriteit in de bewustmaking van bedrijven voor de te volgen procedure en in bijstand bij het correct te antwoorden op de aanbestedingen. Een gewichtige sector in Brussel Volgens een enquête van Beci profiteerde de Brusselse economie in 2016 van 428 miljoen euro uitgaven, dankzij de vier universitaire ziekenhuizen van het UZC Brussel. Reken hierbij een domino-effect op de lokale economie, waardoor de totale impact van de groep op het grondgebied van de stad Brussel meer dan een miljard euro bedraagt. Als we deze resultaten extrapoleren naar de andere ziekenhuizen, wordt het duidelijk dat deze sector een aanzienlijke sociaaleconomische speler is in de hoofdstad. In deze context voorziet Jean-Marc Derep dat het volume overheidsopdrachten binnen de ziekenhuissector wellicht zal toenemen. “Als de investeringen stijgen, zullen we ook Naast medische apparatuur hebben de openbare aanbestedingen van ziekenhuizen ook betrekking op verbruiksgoederen, advies, renovatiewerkzaamheden, noem maar op. een groei van de overheidsopdrachten meemaken. Voor de ziekenhuizen zal de uitdaging erin bestaan dit volume te beheren. En onze gesprekspartners zullen in staat moeten zijn hier op in te gaan.” ● Gaëlle Hoogsteyn “De ziekenhuizen hebben zich snel aangepast” “De inwerkingtreding van de regelgeving inzake overheidsopdrachten betekende een kleine (r)evolutie binnen ziekenhuizen. Inkopen gebeurt niet meer als vroeger – en dat was even wennen. Tussen het medisch personeel en de inkoopmanagers moeten vertrouwen en dialoog tot stand komen. Dit proces is aan de gang … Ook al ervaren ziekenhuizen deze wetgeving soms als een keurslijf, ze hebben de zaken in eigen hand genomen en nemen de werkelijkheid voor ogen: ‘We zijn nu onderworpen aan de wet op de overheidsopdrachten. Hoe gaan we daarmee om?’ Het antwoord is een andere structuur, die rekening houdt met de fasen van een overheidsopdracht. Op die manier slaagden de ziekenhuizen er heel snel in om zich aan dit nieuwe gegeven aan te passen. En dit zal blijven verbeteren. Overheidsinkopers in ziekenhuizen bestellen nu professioneler. De ziekenhuizen hebben zich in een zeer korte tijdspanne aangepast, ondanks de omvang van de taak. Ziekenhuizen kopen heel veel dingen. Toen de wet van kracht werd, kon van hen niet worden verwacht dat ze voor alles van de ene dag op de andere specificaties zouden ontwikkelen. Ze hebben zich daarom gericht op de meest dringende aankopen, op contracten die afliepen enz. Ze moesten hun activiteiten rationaliseren en prioriteiten stellen. De uitdaging bestaat er vandaag in om uit dit proces voordeel te halen, en dan wel voor alle inkoopbehoeften.” Christophe Dubois, advocaat en vennoot bij Equal ❙ 47 © Belga
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Community Kleine verhalen van grote ondernemers Wat u niet wist over Jeff Bezos, de rijkste baas ter wereld Hij is de meest vereerde en tegelijk meest gehaatte man op de wereldbol. De 55-jarige baas van Amazon is de rijkste ondernemer ter wereld. Zijn fortuin bedraagt naar schatting meer dan 150 miljard dollar. Er wordt veel over hem gepraat in de media, maar u weet zeker niet alles! Amazon was een online boekhandel: Jeff Bezos liet in 1995 zijn e-commercebedrijf van stapel lopen. Hij maakte er eerst een online boekhandel van en koos de naam Amazon als een verwijzing naar de grootste van de rivieren en waarschijnlijk ook naar de hoogte van zijn ambities. Hij werft uitvinders aan: Wanneer de topman van Amazon nieuwe rekruten inhuurt, onderwerpt hij hen aan een test waarbij de kandidaat een van zijn uitvindingen moet vermelden. Daar hoeft geen octrooi over te bestaan. Het kan bijvoorbeeld een methode of werkwijze zijn die de kandidaat toepast. Uiteraard behoudt de CEO het meest ‘out of de box’ profiel. Hij creëerde de volledige sales ranking en de impliciete aankoopaanbeveling. Waarom een top 100 als het ook een top 1 miljoen van de beste verkochte artikelen kan zijn? Jeff Bezos heeft duidelijk ingezien dat rangschikkingen volledig en transparant moesten zijn. Hij was ook een van de eersten die op de website impliciete koopaanbevelingen opnamen: daarmee konden internetgebruikers zien wat andere mensen ook hadden gekocht. Hij kan zich bijna alles veroorloven: Volgens de nieuwssite en magazine Capital is Jeff Bezos met zijn 150 miljard zodanig rijk dat hij alles kan kopen op Amazon, bij Boeing en bij Wal-Mart. Vandaar de vraag: tot waar zal deze man gaan? Zijn rijkdom is zodanig duizelingwekkend dat het niet veel meer betekent, op menselijke schaal. ● Elisa Brevet Ster van het Noorden: een spionagethriller over Noord-Korea, op basis van echte feiten en bijzonder vlot geschreven. Een van de betere detectiveverhalen van het jaar, over een weinig toegankelijk land en zijn goed bewaarde geheimen. Cargo. 50 ❙ Brussel Metropool - april 2019 Nomadland: een pracht van een roman, ergens tussen onderzoek en getuigenis, gericht op de ‘subculturen’ van de arbeid in het Amerika van vandaag. Met gehavende personages, vaak gepensioneerd en volgzaam, die de hoge prijs betalen voor hun vrijheid met slecht betaalde en uitputtende banen. W. W. Norton & Company (in het Engels, niet vertaald). San, Le tour du monde en 75 recettes: de Belgische sterrenchef Sang Hoon Degeimbre levert ons hier een kookboek met mooie zoete en zoute recepten geïnspireerd door zijn reizen. Een puur visueel en smaakvol genot! Racine (in het Frans, niet vertaald). © Steve Jurvetson Community Brussel van de ondernemers De goede adresjes van Pierre Marcolini De beroemde Brusselaar Pierre Marcolini schittert tot ver buiten België. Deze meester chocolatier van het gelijknamige huis onderscheidt zich niet alleen door zijn ongeëvenaarde knowhow en uitmuntendheid: hij is ook een groot epicurist! We hebben hem in ons vorig nummer geïnterviewd in verband met ons dossier ‘Grow your business’. Op de vraag “Wat is uw favoriete Brusselse restaurant?”, antwoordde de chocolatier: “Daar kan ik niet op antwoorden, want er zijn er zoveel! Kijk, dit is mijn pas verschenen boek ‘La bonne adresse’. Al die adresjes staan erin.” Zie daar een selectie van goede Brusselse adressen volgens de criteria van Pierre Marcolini en René Sépul, zijn trouwe assistent voor al wat gastronomie betreft. Friture René Een historisch adres! Sinds 1932 heeft deze Brusselse bistro niets van zijn faam verloren. Geruite tafelkleden en houten banken. Dit familiebedrijf wordt sinds 1987 vertroeteld door de eigenaar en uitstekende vleesbrader Dirk Piolon. Proef er het Imanol Jaca ribstuk met frietjes van het huis en een vleugje mayonaise. Bistro ‘Le 203’ “Het goede nieuws van de laatste maanden”, volgens Pierre en René. ‘Le 203’ wordt door Mathilde en Richard gerund. Het echtpaar biedt er een ‘slow food’ keuken aan een bijzonder schappelijke prijs. Niemand beter dan Richard kan het concept van wereldkeuken belichamen. De olie. Hij serveert ook een urenlang in Kriek Cantillon gegaarde kalfswang. Sterrenrestaurant La Paix Dit in 1893 geopende eethuis is eerst en vooral een frietgelegenheid recht tegenover de slachthuizen van Anderlecht. Vandaag pronkt chefkok David Martin, de eigenaar, met twee Michelinsterren. Hij werd uitgeroepen tot Chef van het Jaar door Gault & Millau en kenmerkt zich door een unieke keuken met ongelooflijke nuances en subtiliteiten in zijn gerechten. Proef er onder anderen een Moskouse taartje geserveerd met rauwe bouchotmosselen. ● man is half Zuid-Afrikaans, half Australisch, een mix die hij omzet in een jonge en creatieve keuken. Het proberen waard: zwaardvis met wortelenpuree en gedroogde abrikozen. Brasserie Les Brigittines De Belgische Maître Cuisinier Dirk Myny heeft een aantal klassiekers van de Belgische gastronomie herzien en verbeterd. Hij gaat voor lokale producten, slow food en efficiente verbeteringen. De kok maakt ter plekke zijn eigen frietjes die hij twee keer bakt: de eerste keer met Ossewit, de tweede in plantaardige Een selectie uit ‘La bonne adresse’, van Pierre Marcolini en René Sépul, SH-OP Editions, 2018 Brussel Metropool - april 2019 ❙ 51
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Community Notulen van de Algemene Vergadering van 3 oktober 2018 Beci-Kamer van Koophandel Brussel Samenstelling van het bureau van de Vergadering De zitting wordt om 16u00 geopend door de Voorzitter, dhr. Marc Decorte, die de vergadering leidt. De leden die de aanwezigheidslijst nog niet zouden hebben ondertekend, worden verzocht om deze statutaire formaliteit te vervullen. Enkele leden hebben zich verontschuldigd. Hun brieven werden opgenomen in het dossier van de zitting. Zetelen naast de Voorzitter: dhr Michel De Bièvre, Ondervoorzitter, dhr Christian Sanders, Penningmeester, dhr. Olivier Willocx, Gedelegeerd bestuurder en Mevr Joëlle Evenepoel, Bestuurder Secretaris Generaal. Mevr. Joëlle Evenepoel wordt aangewezen als secretaris van de zitting. Statutaire voorschriften De datum en de agenda van de Algemene vergadering werden vastgelegd overeenkomstig de statuten. De oproeping en de agenda verschenen in onze magazines “Bruxelles Métropole” en “Brussel Metropool” van juni en september 2018. Deze magazines werden aan elk lid afzonderlijk per post bezorgd. 1. Goedkeuring van de notulen van de gewone Algemene vergadering van 18 oktober 2017 De notulen van de gewone Algemene vergadering van 18 oktober 2017 zijn verschenen in onze magazines “Bruxelles Métropole” en “Brussel Metropool” van april 2018. Deze notulen worden unaniem goedgekeurd. 2. Verslag van de Raad van bestuur Het jaarverslag werd integraal opgenomen in onze magazines van september 2018. De vergadering keurt dit verslag eenparig goed. 3. Goedkeuring van de jaarrekeningen voor het boekjaar 2017-2018 A. Voorstelling van de jaarrekeningen De jaarrekeningen en het begrotingsCATEGORIE A C D E CI-Kamer van Koophandel Brussel. De algemene vergadering keurt de rekeningen voor het boekjaar 2017-2018 eenparig goed. 4. Begrotingsontwerp voor het boekjaar 2018-2019 en bepaling van de bijdrage voor het boekjaar 2018-2019. De heer Olivier Willocx stelt het begrotingsontwerp voor dat de Raad ONDERNEMING Natuurlijke persoon Onderneming die gewoonlijk niet meer dan 19 werknemers tewerkstelt van 20 tot 49 werknemers van 50 tot 99 werknemers ontwerp van Beci-Kamer van Koophandel Brussel werden uitgedeeld bij het binnenkomen van de vergaderzaal. Bovendien werd, conform de statuten, het detail van de jaarrekeningen en van de begroting ter beschikking gesteld van de leden op de maatschappelijke zetel, acht dagen vóór de algemene vergadering. Dhr. Christian Sanders, Penningmeester, stelt de resultaten van het afgelopen boekjaar voor. B. Verslag van de Commissarisrevisor Het verslag opgesteld door E&Y bedrijfsrevisoren concludeert zonder voorbehoud dat de balans op 30 juni 2018 een getrouw beeld weergeeft van het vermogen, van de financiële toestand en van de resultaten van BE52 ❙ Brussel Metropool - april 2019 BEDRAG 20182019 EXCL BTW 220 € 621 € 1.005 € 2.800 € van bestuur heeft opgesteld en dat is gebaseerd op de meest objectieve vooruitzichten wat betreft de inkomsten en de uitgaven voor het boekjaar 2018-2019. De Raad van bestuur stelt voor om de bijdragen voor het boekjaar 2018-2019 met 2% te indexeren. Wat de beroepsverenigingen betreft, wordt hun bijdrage, zoals vorige jaren, berekend in functie van het aantal aangesloten leden. De algemene vergadering keurt het begrotingsontwerp en de verschillende bijdragen unaniem goed. 5. Kwijting aan de bestuurders en de commissarissen Op vraag van de voorzitter stemt de algemene vergadering unaniem in om kwijting te verlenen aan de leden van de Raad van bestuur en de Commissarisrevisor. De voorzitter dankt de vergadering voor haar vertrouwen. 6. Verkiezing van de Raad van bestuur De statuten voorzien dat 9 leden van de Raad van bestuur een sabbatjaar moeten inlassen. Het gaat om: Sandrine Agie, Georges Ataya, Roland Cracco, Michel De Bièvre, Hugues Delescaille, Philippe Lhomme, Frédéric Loncour, Christian Sanders en Philippe van Perlstein. 2 leden van de Raad van bestuur verlaten ons. Het gaat om Jean-Claude Vandenbosch en Julien Ciarniello. De voorzitter houdt eraan hen te bedanken voor hun actieve en constructieve bijdrage aan onze werkzaamheden. Hij stelt de algemene vergadering voor om hen een warm applaus te geven. Tot slot leest de voorzitter de namen voor van de personen die een geldige kandidatuur hebben ingediend voor de vorming van een nieuwe Raad van bestuur: Terug uit sabbatjaar: Alexandre Cleven en Mohammed Mechbal Nieuwe kandidaturen: Marc-Antoine de Schoutheete de Tervarent (BNP Paribas), Pascal Dujardin (Istaffit), Gabriel Goffoy (BMW Brussels), Pierre Hermant (Finance.brussels), Gérard Kuyper (bMediation) en Peter Van Biesbroeck (Voka Vlaams Brabant). Aangezien er evenveel kandidaten als te begeven mandaten zijn, moet er niet worden gestemd. De Raad van bestuur voor het boekjaar 2018-2019 zal dus als volgt zijn samengesteld: Azaoum, Rachid; Battaille, Laurence; Berdikyan, Natalia; Bissen, Jean-Paul; Borremans, Brigitte; Cleven, Alexandre; De Beir, Theo; Decorte, Marc; Delens, Jean-Jacques; Delforge, Denis; de Schoutheete de Tervarent, Marc-Antoine; de Troostembergh, Baudouin; Dujardin, Pascal; Evenepoel, Joëlle; Eyletters, Murielle; Goffoy, Gabriel; Govaerts, Michel; Hermant, Pierre; Jaucot, Jean-Pierre; Konings, Pierre; Kuyper, Gérard; Leclercq, Sophie; Lehman, Bernd; Loyens, Peter; Marcolini, Pierre; Martens, Marie; Mechbal, Mohammed; Ozcan, Yilmaz; Rouvez, Frédéric; Salat, Jennifer; Tempels, Martine; Tilleux, Anne; Turkoz, Mehmet; Van Biesbroeck, Peter; Van de Brande, Philippe; Van Thournout, Marc; Willemarck, Thierry; Willocx, Olivier; Zurstrassen, José. De kandidaturen en de samenstelling van de Raad van bestuur voor het boekjaar 2018-2019 worden door de algemene vergadering unaniem goedgekeurd. Conform de statuten zijn de mandaten die de algemene vergadering toekent één jaar geldig. De aldus samengestelde Raad van bestuur zal overgaan tot het aanstellen van een voorzitter, drie ondervoorzitters, een penningmeester en tot de benoeming van de leden van het Uitvoerend comité. 7. Toespraak van de voorzitter De Voorzitter verwijst naar zijn toespraak tijdens het Brussels Meets Brussels Event dat voorafging aan de algemene vergadering. 8. Toekenning van de medaille van BECI - Kamer van Koophandel Brussel De voorzitter overhandigt de medaille van BECI - Kamer van Koophandel Brussel aan ondernemingen die al gedurende respectievelijk 50, 40 en 25 jaar lid zijn. In naam van de Raad van bestuur feliciteert en dankt hij de leden die deze onderscheiding krijgen. Hij vraagt de algemene vergadering om hen een warm applaus te geven. De voorzitter dankt de vergadering en sluit de zitting om 16.30 uur. Marc Decorte, Voorzitter Olivier Willocx, Gedelegeerd Bestuurder Notulen van de Algemene Vergadering van 3 oktober 2018 Beci-Verbond van Ondernemingen te Brussel Samenstelling van het bureau van de Vergadering De zitting wordt om 16.30 uur geopend door de Voorzitter, dhr. Marc Decorte, die de vergadering leidt. De leden die de aanwezigheidslijst nog niet zouden hebben ondertekend, worden verzocht om deze statutaire formaliteit te vervullen. Enkele leden hebben zich verontschuldigd. Hun brieven werden opgenomen in het dossier van de zitting. Zetelen naast de Voorzitter: dhr Michel De Bièvre, Ondervoorzitter, dhr. Christian Sanders, Penningmeester, dhr Olivier Willocx, Gedelegeerd bestuurder en Mevr Joëlle Evenepoel, Bestuurder Secretaris Generaal. Mevr. Joëlle Evenepoel wordt aangewezen als secretaris van de zitting. Brussel Metropool - april 2019 ❙ 53
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Statutaire voorschriften De datum en de agenda van de Algemene vergadering werden vastgelegd overeenkomstig de statuten. De oproeping en de agenda verschenen in onze magazines “Bruxelles Métropole” en “Brussel Metropool” van juni en september 2018. Deze magazines werden aan elk lid afzonderlijk per post bezorgd. 1. Goedkeuring van de notulen van de gewone Algemene vergadering van 18 oktober 2017 De notulen van de gewone Algemene vergadering van 18 oktober 2017 zijn verschenen in onze magazines “Bruxelles Métropole” en “Brussel Metropool” van april 2018. Deze notulen worden unaniem goedgekeurd. 2. Verslag van de Raad van bestuur Het jaarverslag werd integraal opgenomen in onze magazines van september 2018. De vergadering keurt dit verslag eenparig goed. 3. Goedkeuring van de jaarrekeningen voor het boekjaar 2017-2018 A. Voorstelling van de jaarrekeningen Dhr. Christian Sanders, penningmeester, stelt de resultaten van het afgelopen boekjaar voor. B. Verslag van de Commissarisrevisor Het verslag opgesteld door E&Y bedrijfsrevisoren concludeert zonder voorbehoud dat de balans op 30 juni 2018 een getrouw beeld weergeeft van het vermogen, van de financiële toestand en van de resultaten van Beci-VOB. De algemene vergadering keurt de rekeningen voor het boekjaar 2017-2018 eenparig goed. 4. Begrotingsontwerp voor het boekjaar 2018-2019 en bepaling van de bijdrage voor het boekjaar 2018-2019. De heer Olivier Willocx stelt het begrotingsontwerp voor dat de Raad van be54 ❙ Brussel Metropool - april 2019 stuur heeft opgesteld en dat is gebaseerd op de meest objectieve vooruitzichten wat betreft de inkomsten en de uitgaven voor het boekjaar 2018-2019. De Raad van bestuur stelt voor om de bijdragen voor het boekjaar 2018-2019 met 2% te indexeren. De algemene vergadering keurt het begrotingsontwerp en de indexering van de bijdragen unaniem goed. 5. Kwijting aan de bestuurders en de commissarissen Op vraag van de Voorzitter stemt de algemene vergadering unaniem in om kwijting te verlenen aan de leden van de Raad van bestuur en de Commissarisrevisor. De Voorzitter dankt de vergadering voor haar vertrouwen. 6. Verkiezing van de Raad van bestuur De Voorzitter informeert de algemene vergadering dat volgende personen ontslag hebben genomen of hun kandidatuur niet na de termijn van 6 jaar hebben ingediend: André Bouffioux, Bernard Broze, Michel Eeckhout, Regis Gaspar, Denis Gorteman, Bernard Gustin, Pierre Hajjar, Christophe Petit, Gaëtan Piret en Christian Sanders. De Voorzitter wenst deze collega’s te bedanken voor hun inzet en hun bijdrage aan onze werkzaamheden. Hij dankt in het bijzonder Christian Sanders voor zijn actieve deelname aan de de Raden van Bestuur sinds 2007 en voor zijn uitstekend werk als Penningmeester. Hij deelt volgende kandidaturen mee: Nieuwe kandidaturen: Sandrine Agie (Whyte), Rachid Azaoum (Quick), Marc-Antoine de Schoutheete (BNP Paribas), Frédéric Druck (Essencia), Alain Martin (Siemens), Caroline Pauwels (VUB) en Laurent Nys (Mabru). Hernieuwing mandaat voor 6 jaar: Patrick Janssens, Marc Noppen en Serge Peeters. De Raad van bestuur voor het boekjaar 2018-2019 zal dus als volgt zijn samengesteld: Agie, Sandrine; Azaoum, Rachid; Beaude, Guy-Marc; Borremans, Brigitte; Cleven, Alexandre; Colmant, Bruno; Cracco, Roland; Craeninckx, Herman; Cremer, Andreas; Croisé, Michel; Daoust, Jean-Claude; De Beir, Theo; de Bièvre, Michel; Debussche, Marc; Decadt, Hilde; Decorte, Marc; de Crombrugghe, Amaury; Dehennin, Philippe; Delen, Jean-Claude; Delens, Jean-Jacques; Delforge, Denis; De Meeüs, Brieuc; de Schoutheete, Marc-Antoine; Dessart, Paul-Marie; De Vry, Mario; Dewulf, Etienne; Druck, Frédéric; Everard, Eric; Fautré, Serge; Feist, Arnaud; Flausch, Alain; Govaerts, Michel ; Hujoel, Luc; Janssens, Alain; Janssens, Patrick; Jongen, Thibauld; Joseph, Véronique; Konings, Pierre; Konings, René; Lacroix, Philippe; Lambrechts, Philippe; Léchaudé, Didier; Loyens, Peter; Malcorps, Christiane; Malherbe, Didier; Mariën, Ine; Martin, Alain; Mercelis, Philippe; Miller, Jean-Pierre; Moeykens, Filip; Moris, Chris; Noppen, Marc; Nys, Laurent; Pauwels, Caroline; Peeters, Serge; Petit, Charles; Pierlet, Xavier; Platieau, Jacques; Potvliege, Claire; Rigo, Etienne; Rouvez, Frédéric; Sonneville, Stéphan; Tempels, Martine; Toledo, Marc; Vancamp, Franck; Vanderhaegen, Jean-Christophe; Vanderroost, Chris; Van Dijk, Jean-Pierre; van Innis, Emmanuel; Van Ro, Nicolas; Van Weyenbergh, Rodolphe; Velge, Baudouin; Velten-Jameson, Christian; Willemarck, Thierry; Willocx, Olivier; De kandidaturen en de samenstelling van de Raad van bestuur voor het boekjaar 2018-2019 worden door de algemene vergadering unaniem goedgekeurd. 7. Toespraak van de Voorzitter De Voorzitter verwijst naar zijn toespraak tijdens het Brussels Meets Brussels Event dat voorafging aan de algemene vergadering. De voorzitter dankt de vergadering en sluit de zitting om 17.00 uur. Marc Decorte, Voorzitter Olivier Willocx, Gedelegeerd Bestuurder Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR ABA - Artistic Booster Academy NP Coenraetsstraat 72 - 1000 Brussel afg. : Ghys Olivier Alto International EBVBA Edouard Bénèslaan 201 - 1080 Brussel Nace 4617001 - Handelsbemiddeling in voedings- en genotmiddelen afg. : Joris Tom BDO BVBA Louizalaan 326 - 1050 Brussel Nace 70100 - Activiteiten van hoofdkantoren afg. : Van den Bulck Vincent Book@time BVBA Kolonialelaan 15 - 1170 Brussel Nace 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren afg. : Entzeroth Steffen Ez-Pass BVBA Faubourg de Mignault (R) 23 - 7070 Le Roeulx Nace 58290 - Overige uitgeverijen van software 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 63120 - Webportalen afg. : Lecoq Gauthier FCR Media NV Uitbreidingstraat 82 - 2600 Berchem Nace 62020 - Computerconsultancyactiviteiten 62030 - Beheer van computerfaciliteiten 62090 - Overige diensten op het gebied van informatietechnologie en computer afg. : Vincent Thibaut Hello Tyro NV Sinter-Goedeleplein 5 - 1000 Brussel Nace 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 82300 - Organisatie van congressen en beurzen afg. : Pantusa Laurent Ignace Bral BVBA Léon Lepagestraat 41 - 1000 Brussel Nace 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : Bral Ignace Impacthorizon BVBA Montjoielaan 180 - 1180 Brussel afg. : Jans Olivier Jack's Meatball Café BVBA Forumlaan 15 - 1020 Brussel afg. : Jacquet Marc Komitika BVBA Pierre Devislaan 3032 - 1160 Brussel afg. : Libito Merry Legal Vest BVBA Louizalaan 523 - 1050 Brussel Nace 69109 - Overige rechtskundige dienstverlening 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Cassiers Donatien Leonidas Confiserie NV Jules Graindorlaan 41-43 - 1070 Brussel Nace 10820 - Vervaardiging van cacao, chocolade en suikerwerk afg. : de Selliers de Moranville Philippe Lielens & partners NV Henri Evenepoelstraat 9 - 1030 Brussel Nace 73110 - Reclamebureaus afg. : Dusausoy André Osialis BVBA Gemeentelijke Godshuisstraat 6 - 1170 Brussel Nace 62020 - Computerconsultancyactiviteiten 7311001 - Ontwerpen en voeren van reclame- en promotiecampagnes voor derden via de verschillende media 7311003 - het ontwerpen van publicitaire teksten en slogans (copywriters) afg. : Decroix Ronald Political Edge GCV de Meeussquare 35 - 1000 Brussel Nace 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Orsini Dominique Qvovadis BVBA Louizalaan 523 - 1050 Brussel Nace 68312 - Schatten en evalueren van onroerend goed voor een vast bedrag of op contractbasis 74104 - Activiteiten van interieurdecorateurs afg. : Lambert Marc Real Gestion - Ortegat Wine Consult CV Ernestinelaan 14 - 1050 Brussel Nace 47251 - Detailhandel in wijnen en geestrijke dranken in gespecialiseerde winkels 68100 - Handel in eigen onroerend goed afg. : Ortegat Philippe Reyes Sanchez Leticia NP Rue de la Station 74 - 1410 Waterloo Nace 86909 - Overige menselijke gezondheidszorg, n.e.g afg. : Reyes Leticia SNCB-NMBS NV Frankrijkstraat 56-58 - 1060 Brussel Nace 49100 - Personenvervoer per spoor, m.u.v. personenvervoer per spoor binnen steden of voorsteden 80100 - Particuliere beveiliging afg. : Annane Jihane Talentis Group NV Terhulpsesteenweg 150 - 1170 Brussel Nace 46510 - Groothandel in computers, randapparatuur en software 58290 - Overige uitgeverijen van software 62010 - Ontwerpen en programmeren afg. : Cariano Joey Tarik Hennen BVBA Alsembergsesteenweg 400 - 1180 Brussel Nace 69109 - Overige rechtskundige dienstverlening 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Hennen Tarik The Shift VZW Hoogstraat 139 - 1000 Brussel Nace 94999 - Overige verenigingen, n.e.g. afg. : Janssens Gaëlle Théâtre National de la Communauté Française ION Emile Jacqmainlaan 111-115 - 1000 Brussel Nace 90012 - Beoefening van uitvoerende kunsten door artistieke ensembles 90041 - Exploitatie van schouwburgen, concertzalen en dergelijke afg. : Dubois Nicolas Van Calster Aurore BVBA Herendal 26 - 1150 Brussel Nace 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : Van Calster Aurore Velopakk Armand Huysmanslaan 140 - 1050 Brussel afg. : Vargas Arnaldo Wide Shot Photography NP Grote Bosstraat 55 - 1030 Brussel afg. : Van Battel Alexandre Brussel Metropool - april 2019 ❙ 55
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Community MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 09.05 & 13.06 Lunch gestion des risques : est-ce que mon business tient la route ? (1) 06.06 Agile for Managers 05.06 Améliorer les performances de votre entreprise avec la communication non-violente (CNV) (1) 07.06 Obtenez l’adhésion des millenials dans votre équipe (1) VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIE 11.04 & 16.05 & 13.06 Instagram : valorisez votre image de marque (1) 11.04 & 16.05 & 13.06 Chatbot : créez une expérience client ininterrompue (1) 16.04 & 21.05 & 18.06 LinkedIn : créez votre réseau d’affaires (1) 18.04 & 23.05 Optimisez vos campagnes e-mailing (1) 18.04 & 23.05 & 20.06 Digital analytics : tips & tricks (1) 30.04 Publier sur LinkedIn – développez votre notoriété (1) 07.05 & 04.06 Google my business : aidez vos clients potentiels à vous trouver (1) 13.05 & 06.06 SEO : passez en tête de page Google (1) 14.05 & 11.06 Facebook : créez une communauté engagée (1) 14.05 & 11.06 Capsule vidéo : filmer et monter une vidéo, initiation pratique (1) 21.05 & 18.06 Sublimez vos photos avec votre smartphone (1) 04.06 Facebook local : localisez-moi facilement (1) 06.06 Facebook : mettez en place une bonne stratégie publicitaire (1) 12.06 Mijn CRM-project is gelukt ! ICT 23.05 Réalité virtuelle et réalité augmentée (1) ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 24.04 Rémunérations et aides financières (1) 06.05 Les pécules de vacances : questions clés (1) 07.05 Reprise du travail après une période de maladie et trajet de réintégration (1) 23.05 Actualité de droit social dans la fonction publique (1) 24.05 Les vendredis de l’actualité sociale (1) ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be 56 ❙ Brussel Metropool - april 2019 GRATIS WORKSHOPS STARTERS & RESTARTERS 23.04 Oser l’authenticité pour un succès durable (1) 30.04 Comment élaborer mon Business Model Canvas (1) 07.05 Mieux vaut prévenir que guérir (1) Tot 17.05 Opleiding tot erkend bemiddelaar in burgerlijke & handelszaken te Brussel Tot 11.06 Praktische oefeningen bemiddeling te Maasmechelen Tot 18.06 Praktische oefeningen bemiddeling te Hasselt Tot 05.07 Opleiding tot erkend bemiddelaar in burgerlijke & handelszaken te Hasselt ➜ bMediation +32 2 643 78 47 – info@bmediation.eu HANDELSRECHT Seminarcyclus: Hervorming van het Wetboek van Vennootschappen 07.05 Wat verandert er voor de aandeelhouders? 15.05 De aansprakelijkheid van bestuurders 22.05 De voornaamste fiscale gevolgen voor uw bedrijf ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be JURIDISCHE BEMIDDELING Community 14.05 Statut social et cotisations sociales (1) 21.05 Un regard juridique sur mon statut social (1) 28.05 Quelles solutions de financement à Bruxelles ? (1) 04.06 Tour d’horizon des subsides à Bruxelles (1) 11.06 Et si la reprise était une opportunité ? (1) BEDRIJFSOVERDRACHT Schrijf u in op één of meerdere 23.04 Value Coaching : stimulez la valeur de votre PME ➜ Salima Serouane +32 2 643 78 49 – sse@beci.be opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN 203, Le 51 Abattoir Acerta Actiris AG Real Estate Amazon Antoine, Etn Aquiris ASO Audi Aviato Belgian Chambers BetaGroup Bpost Bral Brigittines, Les Brussel Economie en Werkgelegenheid Brussels Airlines 7-9 41 7-9 7-9 50 14 14 10-12 14 7-9 21-22 6 7-9 19 51 43 7-9 Brussels Hotel Association 10-12 Brusselse Horecafederatie 10-12 Bruxelles Formation Campine Cegelec Industry Ceres City 2 Citydev Cliniques Saint-Luc Colruyt Group Communa Conservatorium van Antwerpen Conservatorium van Brussel Danone Delacre Denim Laboratorium Elia 7-9 40 14 14 7-9 7-9 46-47 7-9 7-9 26-28 26-28 ; 32 14 14 34-35 14 Ensav Enterprise Europe Network Entrakt Equal Esplanade Louvain-la-Neuve EU-Japan Center Extensa Fabricom Façon Jacmin Febelauto Febiac Fluxys Friture René G4S Galloo Recyclage Girleek Haven van Brussel Hub.brussels Insas Inter-Beton La Cambre Leonidas LSG Skychefs MAD MaestroMobile MIVB Modalizy Molengeek Paix, La Pfizer Plasma Industry Rebeton Recupel Rivka Roche Rode Kruis 24-25 20 7-9 46-47 42 20 15-16 14 24-25 ; 34-35 40 19 14 51 7-9 40 6 40 26-28 24-25 ; 26-28 14 Karel de Grote Hogeschool 26-28 Kone 14 24-25 ; 26-28 14 7-9 26-28 15-16 14 7-9 6 51 14 14 14 14 24-25 ; 34-35 14 42 RTBF RvB Robinetterie Sabca Saint-Luc Schindler Schneider Sibelga Sint-Lucas Sisyphe Smart Solvay Industry Spie Sport 4254 Stijl Studio Biskt Suez Superlab Tag-Ad TEC Théâtre des Martyrs Tour & Taxis Toyota Traject ULB Umicore Universiteit van Gent Upcom UZC Brussel Valentine Witmeur Lab Vanparys VDAB Veolia Viangro VUB We Are Artists White Negro Agency Womenpreneur Ziekenhuizen Iris Zuid (1) Enkel in het Frans 18.06 Sales DNA© : développer votre talent (1) ➜ Emmanuelle Einhorn starters@beci.be 24.04 Beci Welcome Breakfast ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be 26-28 14 14 24-25 14 14 14 26-28 7-9 26-28 14 14 24-25 ; 34-35 24-25 24-25 ; 36 14 7-9 42 42 38 15-16 40 15-16 24-25 14 26-28 4 46-47 34-35 14 7-9 14 14 24-25 37 31 48-49 46-47 Brussel Metropool - april 2019 ❙ 57
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Chez nous, pas de langue de bois en termes de CO2 Le climat nous tient à cœur. C’est pourquoi Brussels Airport est désormais 100 % neutre en CO2 et atteint ainsi le niveau le plus élevé de l’Airport Carbon Accreditation. Ce programme (à la demande) de l’organisme aéroportuaire ACI Europe encourage les aéroports à réduire leurs émissions et à fi nalement devenir neutres en CO2 Brussels Airport œuvre depuis des années à la réduction de ses émissions de CO2 . . Afi n de s’attaquer aux émissions résiduelles, l’aéroport soutient le projet climatique « Saving Trees » en Ouganda, avec l’aide de l’organisation CO2logic. Ce projet de lutte contre la déforestation a déjà sauvé plus de 5 millions d’arbres. Édito Élections : réglez vos montres On le sait depuis Einstein : le temps ne s’écoule pas toujours, partout t tous de la même manière. Ainsi en va-t-il du temps politique et du temps neurial. Le temps politique, soumis, entre autres, aux rapports de force entre niveaux de pouvoir, à l’état de l’opinion, aux contingences législatives ou du calendrier électoral, semble parfois s’étirer démesur point de s’ensabler. Quand, par exemple, il s’agit de décider où stade national, prolonger une ligne de métro, rénover des infras mer l’enseignement… Le temps politique s’éternise. Le temps entrepreneurial, lui, doit être réactif, entre les échéances clients pressés, les partenaires impatients, les concurrents qui n les opportunités à ne pas manquer… Chaque mois, chaque semaine, chaque heure comptent. La discordance entre ces deux temporalités engendre un dangereux éloigne l’entreprise du politique, comme l’illustre notre dernier « bar alisé au mois de janvier auprès de nos membres et sympathisants trouverez les résultats détaillés dans ce numéro. On ne peut que s de la défiance persistante des entrepreneurs envers nos ments, mais ces cotes d’insatisfaction (69 % de « peu ou pas vis-à-vis du gouvernement régional, 51 % vis-à-vis du fédéral) tr à n’en pas douter, leur exaspération face aux attentes déçues. Comme c’est le cas depuis plusieurs années déjà, la mobilité à Brux reste – et de loin – la première priorité des entrepreneurs. Soit une tière cruciale pour leurs activités, où les décisions politiques et mise en œuvre se font exagérément attendre : déploiement du RER construction du métro nord, tarification unique, lignes transrégio nales, installation de parkings de délestage ou d’un réseau de bornes de chargement électrique… Juste après la mobilité, c’est la simplification administrative qui est la plus citée dans nos sondages. Là aussi, c’est le ‘mismatch’ entre le temps bureaucratique et le temps entrepreneurial : bien souvent, l’entrepreneur ne peut se permettre d’attendre 400 jours ouvrables pour l’obtention d’un permis d’urbanisme ou d’un permis d’environnement, qui retardent d’autant son projet, le développement de son activité, et finalement la création d’emplois et de richesse. Alors qu’il suffirait sans doute de peu (le permis unique) pour économiser du temps, des et de l’argent. Le 26 mai prochain, les citoyens entrepreneurs auront un nouv dez-vous avec le politique. Pour le préparer, Beci a publié un Mémor qui reprend les attentes et les propositions des entreprises dont bien entendu la mobilité et la simplification administrative. de moyens ? Pas forcément. Réformer et simplifier ne coûte rien d’économiser un temps précieux. Time is money, faut-il rappeler politique. Marc Decorte, Président de Beci Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 1
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Sommaire Bruxelles métropole N° 43 – Mars 2019 Au mois d'avril : Sprout to be Brussels Editeur responsable Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Ont collaboré à ce numéro : Alexis Bley, Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Giles Daoust, Johan Debière, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Ophélie Delarouzée, Patrick della Faille, Hugues Dorchy, Emmanuel Goedseels, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Morgan Van Cleven, Guy Van den Noortgate et Peter Van Dyck. Production Layout db Studio.be Design couverture Pierre Kroll, Denis Séguy Impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 21.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 4 9 Idées 12 14 15 18 19 21 Beci online Digest Rédacteur en chef invité: Gilles Daoust Rencontre avec Frank Leroy, CEO de KBC Brussels Simplification administrative : des mesures qui ne coûtent rien Baromètre politique : crise de confiance Pour ou contre les MOOC dans l’enseignement secondaire ? Réforme fiscale 2016 : quels effets lisibles sur l’immobilier ? Open Source International 24 25 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 Le marquage CE en 6 étapes 5 conseils pour exporter aux États-Unis Grow Your Business 27 C’est quoi, l’esprit d’entreprendre ? Eric Everard (Easyfairs) Frédéric Rouvez (Exki) Pierre Marcolini, chocolatier Julien Vandeleene (BePark) John Martin (Martin’s Hotels) Véronique Culliford (IMPS) Brigitte Chanoine (Ichec Business School) Joan Condijts (LN24) Sébastien Deletaille (Riaktr) Sébastien Morvan (Brussels Beer Project) Kris Cloots (ISS BeLux) Marc Filipson (Filigranes) Michel Croisé (Sodexo) Thierry Afschrift, avocat fiscaliste Entreprendre 44 45 46 47 48 50 52 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER Community 54 56 57 58 59 60 Starter : Patatak Vote électronique ou papier : quelles différences ? Registre UBO : il faut vous inscrire avant le 31 mars Insolvabilité : des solutions face aux difficultés de l’entreprise Sign for my Future : les entreprises font aussi entendre leur voix Marchés publics en ligne : plus simples et plus transparents Cap 48 : Et le prix « Coup de cœur » est attribué à… L’actualité Beci en photo Petites histoires de grands entrepreneurs Bruxelles, dans les pas de Giles Daoust Demandes d'admission Index Agenda “Mijn nieuwe bedboek.“ Gerardus Mercator “I know now where India is.” Christopher Columbus “Voyage, voyage…” Desireless L’Agenda Export est arrivé ! Un tour du monde en 38 pages de toutes nos actions à l’international. New-York, Dakar, Milan, Séoul,… Audiovisuel, Santé, Architecture, Mode,… Accompagnez-nous lors de nos missions et foires partout dans le monde, rencontrez vos nouveaux clients et partenaires. Consultez-le sur www.hub.brussels.
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Podcast Valentin Richard : 22 ans, serial entrepreneur, de Menu Next Door à Koudetat Ambassadeur de la « French tech » par excellence, Valentin a appris à coder, créer des sites, monter des projets (GlassStories, WebHunter…), et tout ça à 13 ans, dans sa chambre, sagement assis derrière son ordinateur. Aujourd’hui âgé de 22 ans, il est le CEO de Koudetat (joint-venture de The Family), une plateforme gratuite dédiée à l’apprentissage de l’entrepreneuriat. Tu as commencé ta carrière entrepreneuriale à 13 ans avec ton blog WebHunter. Puis, tu as véritablement connu le succès avec GlassStories. En quoi ces deux étapes t’ont-elles permis de devenir l’un des plus jeunes entrepreneurs français ? À l’époque, mon beau-frère détenait un média qui parlait de foot et je trouvais ça plutôt cool. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse la même chose. C’est un modèle que l’on retrouve beaucoup chez les entrepreneurs : copier ce que l’on connaît et ce à quoi on peut s’identifier. On commence toujours par copier la chose la plus proche et la plus évidente. J’ai donc décidé de lancer mon propre média. Il m’a aidé et m’a montré comment procéder : j’ai appris à coder, à gérer mon site. Ce qui est dingue, c’est qu’avec internet, le savoir devient une commodité. Quand tu t’es lancé, tu étais encore au collège. Tu rentrais chez toi après l’école et tu écrivais ? J’ai décidé de lancer WebHunter, un blog de gaming et de high-tech, sans aucune démarche entrepreneuriale. Je le faisais avec beaucoup de sérieux et je dois reconnaître qu’il y a toujours eu cet objectif d’en faire quelque chose de grand, de vraiment fort. Chaque soir, je rentrais, je me connectais sur mon ordinateur et je traduisais des articles en anglais sur les sujets qui m’intéressaient. À force de traduire, je me rendais compte de ce qui revenait souvent, de la manière d’écrire. Très vite, je suis passé de la copie à la création. Comment es-tu parvenu à te faire repérer par les marques ? Plus le temps passait et plus je gagnais en visibilité, c’est la magie d’internet ! Même si tu n’obtiens que 100 visites par jour sur ton site, il suffit que, parmi elles, il y en ait une qui soit influente pour se faire repérer. J’ai commencé à recevoir des mails. C’était l’époque où les blogs existaient encore très peu. Les marques ont commencé à m’envoyer des produits. Je me souviens : j’avais 13 ans, j’étais dans ma chambre et des camions UPS venaient me livrer des téléphones, des ordinateurs, quasiment tous les jours. J’écrivais un article ; il pouvait être lu 6000 fois et la marque était contente. Au bout d’un moment, je me suis vraiment pris au jeu, j’ai contacté des agences, créé des événements… Qu’est-ce qui te challengeait le plus ? Je crois que c’était de vouloir faire quelque chose de différent. Je me sentais déjà marginal auprès de mes amis du collège. On parle beaucoup de millennials, et il y a cette chose qui est propre à notre génération, celle où nos parents nous ont fait croire qu’on était spéciaux. Parfois, certains d’entre nous ont vraiment cru à une grande destinée qu’il fallait accomplir. Je dois en faire partie ! ● Elisa Brevet Une rencontre à écouter en intégralité dans le podcast Next Step : https://www.beci.be/podcast. Les podcasts à écouter… Fresh Air : Terry Gross, présentatrice de l’émission de la radio NPR Fresh Air, aux États-Unis, livre à ses auditeurs des entretiens profonds et surprenants sur des sujets profonds et variés (sciences, politique, culture, astrophysique…). 6 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 D.R. Vous souhaitez former un futur collaborateur dans votre entreprise ? Pourquoi pas la FPIE ? La Formation Professionnelle Individuelle en Entreprise vous permet de former vous-même un futur collaborateur a n qu’il corresponde au pro l professionnel recherché. Qui pouvez-vous former en FPIE ? Le collaborateur doit être inscrit comme chercheur d’emploi inoccupé auprès d’un organisme d’emploi (Actiris-Forem-VDAB). Il reste chercheur d’emploi pendant la FPIE. Durée ? 1 à 6 mois de formation. Vous proposez ensuite un contrat de travail immédiatement après la  n de la FPIE pour une durée au moins équivalente. Coût ? Pendant la formation, outre les frais de transport et d’assurance, vous payez directement au stagiaire une indemnité calculée comme suit : rémunération brute pour la fonction moins les cotisations ONSS travailleur (13,07%) moins les éventuels revenus sociaux du stagiaire Après 6 mois de FPIE, vous avez droit aux réductions Activa si le stagiaire est inscrit chez Actiris et domicilié en Région bruxelloise (www.activa.brussels). Pour toute information complémentaire : Service relations entreprises au 02 371 74 81 ou 76 32 ou 73 34 ou 74 61 ou par mail à fpie@bruxellesformation.brussels En collaboration avec : Éditeur responsable : Olivia P’tito – rue de Stalle, 67 à 1180 Bruxelles
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Transition énergétique : et si c’était vous ? Vue aérienne des panneaux solaires installés sur le site de l’entreprise NMC Si de nombreux clichés circulent sur le climat et son avenir, il en est un qui résiste à toute épreuve : la transition énergétique est l’affaire de tous. Chacun de nous est appelé à prendre ses responsabilités face aux enjeux liés au changement climatique. C’est encore plus vrai pour les entreprises, pour qui la mise en place d’une politique énergétique durable relève non plus d’un greenwashing à la va-vite servant l’image de marque, mais bien d’une nouvelle responsabilité écologique. La transition énergétique en entreprise, ça veut dire quoi ? L’économie, l’écologie et l’engagement social figurent depuis toujours au cœur des stratégies d’entreprise. Autrefois au service de l’image de marque d’un produit, l’intégration du développement durable dans la stratégie d’entreprise représente aujourd’hui un réel avantage économique et social. En effet, outre les économies qu’elles réalisent sur leur facture énergétique, les entreprises actives dans le domaine de l’écologie et de la performance énergétique sont non seulement récompensées par leurs collaborateurs, leurs clients et la société en général, mais aussi par les entreprises qu’elles approvisionnent et leurs investisseurs. Petites ou grandes, les entreprises ont donc pris conscience que leur contribution à la transition énergétique était indispensable. L’expertise face à la crise L’efficacité énergétique, oui. Mais par où commencer quand on ne détient ni les outils ni les compétences scientifiques pour mettre en place une politique durable ? De plus en plus d’entreprises et d’institutions font appel aux services de Luminus. Leur objectif ? Implémenter des solutions visant la diminution de la consommation d’énergie et la réduction de l’empreinte carbone. C’est ainsi qu’UCB et Luminus visent la neutralité carbone du groupe pharmaceutique d’ici 2030. L’installation d’une unité de cogénération marque une étape déterminante dans le développement durable de l’entreprise. exploités pour permettre l’installation de près de 9 000 panneaux solaires. Sivafrost a également frappé à la porte de son fournisseur d’énergie verte Luminus pour optimiser tous les aspects de sa consommation d’énergie. Active dans l’entreposage et le conditionnement de produits surgelés, l’entreprise est par définition une grande consommatrice d’énergie. Résultat ? L’implantation d’une éolienne sur le site de l’entreprise. Unité de cogénération installée dans les bâtiments de UCB à Braine-l’Alleud Autre partenariat durable et rentable : l’entreprise NMC (production et commercialisation de mousse synthétique) et Luminus ont inauguré en 2018 la plus grande installation photovoltaïque de la Communauté Germanophone. Toiture et sols ont été Des exemples similaires ne cessent de se multiplier aux quatre coins du pays. Portés par des valeurs communes, Luminus et le Groupe François (leader belge et luxembourgeois de la filiale bois) ont ainsi uni leurs forces pour l’installation de centrales de cogénération et trigénération (alimentée par du bois en fin de vie). Désormais, le groupe autoproduit l’énergie nécessaire à la production de près de 2.500.000 palettes de bois chaque année. D’autres projets inédits sont actuellement à l’étude pour pousser le Groupe plus loin encore dans sa responsabilité environnementale. Prix belge de l’Energie et de l’Environnement 2019 Depuis 2006, le “Prix belge de l’Energie et de l’Environnement” met en lumière les contributions des citoyens, entreprises, institutions et associations belges à la construction d’un avenir durable. Votre entreprise s’est distinguée en matière d’efficacité énergétique ? Faites-le savoir et posez votre candidature avant le 24 avril 2019. Infos et contacts : www.eeaward.be News De plus en plus de travailleurs bruxellois choisissent les transports en commun Le travailleur bruxellois fait des choix très différents du travailleur belge moyen pour ses déplacements domicile-travail : le premier opte davantage pour les transports en commun, là où le second privilégie la multimodalité. C’est ce qui ressort du 4e réalisé par Acerta. baromètre de mobilité provinces où une personne sur 4 opte régulièrement pour le deux-roues. Anneleen De Neef : « Les CEO et DRH nous disent que leurs travailleurs sont de plus en plus intéressés par un plan cafétéria leur permettant de compléter une partie de leur salaire (…). De très nombreux plans cafétéria prévoient aussi l’option d’un vélo de société. C’est un point dont les autorités vont tenir compte. » En moyenne, les Belges travaillent à 19 km de là où ils habitent, 14,2 km pour les Bruxellois. Anneleen De Neef : « Comme la distance domicile-lieu de travail est de plus en plus faisable à vélo, grâce à des vélos plus rapides ainsi qu’à de meilleures pistes cyclables, il ne serait pas étonnant de voir le vélo (de société) gagner du terrain dans les années à venir. » Info : www.acerta.be Le travailleur belge opte de plus en plus pour une association de modes de transport, la voiture tenant le rôle principal, surtout combinée au vélo (10,9 %). Pour lui, les transports en commun restent secondaires. À Bruxelles, la situation est très différente : près de la moitié des travailleurs (43,3 % contre les 8 % de la moyenne nationale) y prennent régulièrement le train, le tram, le bus ou le métro. A contrario, près de la moitié (48 %) optent régulièrement pour la voiture, par rapport aux 76,9 % de moyenne nationale. Constatation frappante : la popularité de la voiture de société stagne en 2018. Anneleen De Neef, Directrice de bureau à Bruxelles, y voit diverses explications : « Tout d’abord, il y a les mesures prises par Bruxelles pour améliorer sa mobilité : limitation du parking, zone basses émissions… De plus, la conjoncture économique favorable a entraîné une croissance importante en matière d’occupation, en grande partie dans la part d’employés qui réalisent plutôt des tâches d’exécution et n’entrent pas en considération pour un véhicule de fonction. D’autre part, les travailleurs nouvellement engagés ont un avis plus critique sur ce moyen de transport. » L’essor du vélo se poursuit. Cependant, avec 10,9 % de travailleurs bruxellois enfourchant régulièrement leur vélo pour aller travailler, la capitale se classe après les Du rebond à la BD Les 28 et 29 mars prochain, l’ASBL ABA présentera chez Beci un album BD de parodies et d’hommage à Natacha et Rubine, deux personnages créés par François Walthéry. Derrière cette initiative, on trouve un duo de créatifs, Olivier Ghys et Michèle Lahaye, passés en 2018 par le programme reStart de Beci, qui accompagne les entrepreneurs ayant fait faillite. Né de la solidarité des temps difficiles, le tandem a pensé à un concept simple pour retrouver du travail : un contrat d’emploi via la Smart pour promouvoir les artistes, leurs œuvres et le patrimoine culturel. C’est ainsi qu’est née ABA ASBL, dont la première initiative est donc cet album, « Hommage collatéral », commis par un collectif de dessinateurs dont Walthéry himself, mais aussi Dragan De Lazare et Bruno Gilson, pour ne citer qu’eux. L’album sera présenté le jeudi 28 mars dès 18 h chez Beci, et sera suivi d’une séance de dédicaces pour les fans et collectionneurs le lendemain, vendredi 29, même lieu, même heure. Les deux compères ont bien d’autres activités dans les cartons pour 2019, liées à de beaux événements Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 9 © Belga
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News culturels, ou récurrentes. Ainsi il y aura des ateliers, conférences, formations, mais tout sera dévoilé… « en temps utile » ! Du « superant » au foodbox : l’horeca et les supermarchés au croisement du frais et du confort en 2019 Dans quelle direction l’horeca et les supermarchés vontils se développer en 2019 ? C’est la question à laquelle a tenté de répondre l’équipe retail de Structura.biz (ex-Bureau Gerard), selon qui le mot d’ordre sera le « confort ». Les experts de Structura s’attendent notamment à une avancée de ce qu’on appelle les « superants » : un mixte de supermarché et restaurant. Albert Heijn a annoncé aux Pays-Bas l’installation de coins repas dans ses supermarchés. En Belgique, Delitraiteur, sous l’impulsion de Louis Delhaize, offre la possibilité d’acheter son lunch et de l’emporter, ou de le manger sur place. Les marchés Cru, établis par Colruyt, répondent aussi à ce phénomène avec leur restaurant Cuit (en photo), qui permet aux consommateurs de composer leur déjeuner et de le faire préparer par les chefs. De même, les formules faciles à la maison gagnent en popularité, à l’exemple de Deliveroo mais aussi des box repas comme HelloFresh et Foodbag. Ils visent deux « piliers du confort » : les courses sont livrées à domicile et les recettes sont faciles à suivre. Les supermarchés sont aussi attirés par cette tendance. Les services qui proposent de faire vos courses, comme Collect&Go de Colruyt, ne sont plus nouveaux. Mais saviez-vous qu’il existe des services qui livrent les courses du supermarché à domicile ? Delhaize HomeDelivery par exemple, sans oublier Click & Cook, le box repas de Delhaize. Ces exemples le démontrent : le consommateur cherche le « confort », mais sans perte de « fraîcheur ». Les tendances de 2019 se situent quant à elles à l’intersection du « fresh » et du « fast ». Vous connaissez Romain Roquette ? Un salad bar qui offre le même confort qu’une chaîne fastfood « traditionnelle » (McDonalds, Burger King…) mais avec un côté santé. Foodmaker, qui ouvre ses propres magasins, mais qui est aussi le moteur des salad bars dans les nouveaux Delhaize FreshAteliers, suit la même tendance. Info : https://structura.biz/ Patronale Solar devient le plus grand producteur d'énergie solaire de Belgique Patronale Solar, un producteur indépendant (IPP) belge d'énergie solaire, a finalisé l'acquisition des parcs photovoltaïques belges de l’entreprise néerlandaise Sunrock. Le portefeuille se compose d'une centaine de sites, pour une valeur d'investissement totale de plus de 80 millions d'euros. Cette acquisition fait de Patronale Solar, avec une capacité totale de 75,5 Wc (Watt-crête), le premier producteur d'énergie solaire de Belgique. Avec cette acquisition, Patronale Solar dispose d'un parc de production qui fournit annuellement de l'énergie renouvelable à 25 000 familles. 35 000 tonnes de CO₂ sont économisées chaque année grâce à 340 000 panneaux solaires répartis sur 208 sites de production. En outre, Patronale Solar a l'ambition d'investir davantage dans les infrastructures d'énergie renouvelable et de contribuer ainsi à la réalisation des objectifs climatiques. Bert Creemers, Managing Director de Patronale Solar, déclare : « Cette acquisition et l'accroissement d'échelle qui en découle nous permettent de générer des gains d'efficacité supplémentaires dans notre domaine de compétences actuel. Notre ambition est de continuer à croître 10 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 News dans les années à venir pour atteindre une capacité de production totale de 150 Wc, ce qui nous permettra d'alimenter 50 000 familles en énergie verte. Nous étudions d’ailleurs des projets d'énergie solaire et éolienne dans le reste du Benelux. » Patronale Solar, une coentreprise entre Patronale Life et Edison Energy Group, a systématiquement augmenté sa puissance depuis juillet 2015 grâce à une combinaison de petites acquisitions et de nouveaux projets de construction. Werner Van Walle, Chief Investment Officer chez Patronale Life, explique : « L'acquisition des parcs photovoltaïques belges de Sunrock montre que notre modèle économique fonctionne et ouvre la voie à de nouveaux investissements. En se concentrant sur l'exploitation des parcs et l’optimisation des performances, les revenus tirés de ces installations augmentent et de nouveaux projets peuvent être réalisés. » Info : www.patronale-life.be L’« esprit d’entreprendre à l’école », en colloque ce 28 mars À l’occasion de ses 5 ans d’activités, le conseil d’administration de la Fondation pour l’Enseignement convie ses partenaires de l’école, des entreprises, des associations et des acteurs philanthropiques, ainsi que tous les passionnés d’éducation, à participer à une réunion informative et conviviale sur le thème de « l’esprit d'entreprendre à l’école », organisée en partenariat avec les acteurs de plusieurs projets innovants qui ont vu le jour ces dernières années dans le cadre de la Fondation. Rendez-vous le 28 mars au Flagey (à Ixelles) pour un après-midi (14h30-17h30) tout en dynamisme pour encourager l’école qui s’entreprend. En matinée (9h30-12h), des ateliers thématiques consacrés aux bonnes pratiques écoles-entreprises sont aussi ouverts à tous. Info : www.fondation-enseignement.be NOS SALLES ONT ÉTÉ CONÇUES POUR LA PROJECTION DES FILMS. CELLES-CI CONVIENNENT, PARFAITEMENT, À BIEN PLUS DE CHOSES QUE LE CINÉMA. ENCORE UNE CHOSE QUE VOUS IGNORIEZ PEUT-ÊTRE À NOTRE SUJET. Technologie de pointe. Fauteuils confortables. Organisation efficace. Autant d’atouts qui contribuent à l’expérience unique chez Kinepolis Bruxelles. Non seulement pour regarder des films, nos cinémas sont également l’endroit idéal pour vos séminaires, vos évènements, vos congrès (et beaucoup plus encore). Trouvez l’inspiration sur business.kinepolis.be ou appelez 02 474 26 30 e-mail : b2bbrussel@kinepolis.com Bien plus que du cinéma. Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 11 TEAM BUILDING SEMINAIRE COMÉDIE FILM CONGRÈS CULTURE
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Idées Frank Leroy (KBC Brussels) : « Bien encadrer les jeunes entreprises » « Bruxelles offre toujours un beau potentiel de développement », déclare Frank Leroy, qui préside aux destinées de la jeune banque KBC Brussels depuis le 15 septembre. Il est décidé à en renforcer encore la réputation de banque d’entreprise. Vous voici CEO de KBC Brussels depuis quelques mois. Vos premières impressions ? J’ai passé 12 ans hors de Bruxelles et je constate aujourd’hui une belle évolution du développement urbain et du tissu économique. J’ai trouvé chez KBC Brussels une équipe très jeune, composée surtout de jeunes Bruxellois qui connaissent et comprennent la ville. L’équipe totalise 38 nationalités et 28 langues : elle est multiculturelle et représentative de la communauté bruxelloise. Par ailleurs, notre focalisation sur Bruxelles et l’autonomie dont nous bénéficions au sein de KBC nous apportent flexibilité et rapidité dans la gestion des besoins réels, à Bruxelles. Vous avez travaillé à Gand, Louvain et Anvers au cours des 12 années écoulées. Qu’est-ce qui différencie Bruxelles des autres grandes villes ? L’environnement international est d’un autre niveau à Bruxelles qu’à Anvers, par exemple. Plus qu’Anvers, Bruxelles est une métropole – exotique – dans tous les domaines. Regardez le mix socioculturel, les communautés linguistiques, les facteurs économiques, la présence de l’OTAN et de l’Union européenne. Un creuset particulièrement passionnant. Comment tenez-vous concrètement compte de la spécificité de Bruxelles ? Nous avons une approche spécifique des expatriés, dans ce contexte international. Ces gens peuvent notamment devenir clients de KBC Brussels avant même d’arriver en Belgique. Ils bénéficient d’un encadrement numérique complet, assuré par nos experts. Nous avons aussi une démarche inhabituelle à l’égard du secteur social non marchand : les écoles, cliniques et institutions de soins de santé... Nous disposons par 12 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 ailleurs d’une agence immobilière spécialisée et d’experts qui s’occupent des subventions bruxelloises, qui ne fonctionnent pas comme en Wallonie et en Flandre. Et puis, il y a notre KBC Brussels Live Center, ses 47 spécialistes qui servent les clients à distance et nos propres applis centrées sur les problèmes de mobilité à Bruxelles. Les clients n’ont plus besoin de se déplacer pour régler des problèmes. KBC Brussels existe depuis quatre ans. Êtes-vous satisfait du chemin parcouru ? Oui. Nous pouvons déployer notre propre stratégie de croissance. Nous avons notre propre centre de décision à Bruxelles, pour réagir très rapidement aux demandes des clients. Le cas échéant, les demandes de crédit obtiennent une réponse dans les 24 heures, un atout énorme pour les entrepreneurs. En ma qualité de CEO, je suis responsable de 400 collaborateurs, dans 29 agences. D’où ma grande proximité à l’égard des entreprises et des clients. À ce stade, nous obtenons environ 20 % des dossiers de subvention à Bruxelles et 65 % des clients de Subsidia@KBC Brussels sont des prospects. Nous faisons vraiment la différence, avec certains de nos services. Nous obtenons un excellent feedback sur le branding, axé sur les problématiques locales, tels que les tunnels bruxellois, mais aussi sur notre multilin© Reporters guisme et l’expertise présente dans nos agences, auprès de KBC Brussels Live et dans nos bureaux d’assurance. Vous avez étudié le marketing. Comment renforcer encore la marque KBC Brussels ? Le marketing étudié il y a 30 ans n’avait pas grand-chose à voir avec celui – numérique –d’aujourd’hui (rires). KBC Brussels est jeune. Une marque a besoin de temps pour se positionner sur le marché. La publicité et le parrainage de clubs de hockey bruxellois ont créé une identité propre, mais il est tout aussi important de se préoccuper tous les jours de nos clients et de tenir nos promesses. Les gens ne se forgent une véritable idée d’une marque qu’au travers de l’expérience pratique. La participation active aux réseaux bruxellois porte également ses fruits. Nous sommes impliqués dans de nombreuses initiatives. Des exemples ? Nous examinons pour le moment avec finance.brussels comment apporter notre soutien à de jeunes entreprises en phase de démarrage ou de croissance. Il y a quelque temps, nous avons aussi rencontré hub.brussels et nous collaborons avec les services de subventions. La fusion des connaissances respectives nous rend meilleurs conseillers, avec des solutions plus rapides pour le développement des entreprises. Bruxelles dispose d’une vaste communauté de startups. Pour un acteur financier, ce n’est pas toujours un public facile. Ces entrepreneurs ont parfois des idées fabuleuses, mais le plan d’entreprise n’est pas toujours à la hauteur. Certains souffrent de douleurs de croissance, d’autres vont à la faillite. Nous nous devons d’être fortement présents au sein de cette communauté pour aider au maximum les jeunes entreprises à se développer à Bruxelles. Nous avons donc mis au point Start it@KBC, un écosystème qui regroupe environ 630 start-ups, scale-ups, mentors et experts. Élaborez-vous de nouvelles formules de financement sur mesure pour les jeunes entreprises en croissance ? Nous leur proposons diverses solutions, depuis le financement classique jusqu’au crowdfunding. Nous disposons grosso modo de sept solutions de financement, en fonction de la phase que traverse l’entreprise. Nous utilisons bien sûr aussi les systèmes techniques développés dans d’autres éléments du groupe KBC. Et je citerais par ailleurs notre plateforme de matching KBC Matchit.be, qui permet à l’acheteur et au vendeur de l’entreprise de se rencontrer discrètement. KBC Brussels aide-t-elle efficacement les PME dans le développement de leurs projets ? J’en suis convaincu. Tout dépend de la phase de cycle de vie que traverse l’entreprise. Nous travaillons sur mesure. Nous détenons effectivement un superbe fonds de commerce – actuellement plus d’entreprises que de particuliers. Nous bénéficions d’une bonne réputation de banque des entreprises à Bruxelles. Et dès l’instant où des spécialisations pointues s’imposent, nous faisons appel à d’autres experts. Chaque CEO a ses propres conceptions. Quels accents souhaiteriez-vous mettre à l’avenir ? Je continuerai d’insister sur l’accessibilité. Je souhaite que chacune de nos 29 agences dispose de la palette complète des expertises. Il faut que les clients reçoivent des réponses rapides. J’ai par ailleurs instauré une politique linguistique. Chez KBC Brussels, chacun doit atteindre un niveau minimum de bilinguisme. L’anglais est également une nécessité dans certaines de nos agences bruxelloises. Certaines agences du quartier européen emploient des collaborateurs qui parlent huit ou neuf langues. Et nous facilitons encore la communication en employant dans nos agences des Bruxellois qui habitent le quartier. L’ancrage local reste l’élément fondateur de KBC Brussels. ● Peter Van Dyck Frank Leroy en bref ➜ Originaire de Beersel. ➜ Il étudie la gestion d’entreprise et le marketing et obtient en 1995 un diplôme de candidature en Sciences Économiques Appliquées à la VUB. ➜ En 1995, il entre à la Kredietbank/KBC comme directeur d’agence à Auderghem. ➜ Pendant 11 ans, il est directeur d’un groupe d’agences, responsable de Woluwe-SaintPierre, Woluwe-Saint-Lambert, Schaerbeek, Haren, Etterbeek et Auderghem. ➜ Il supervise les départements crédits à Bruxelles et à Gand. Il dirige ensuite une restructuration à Louvain. ➜ Il est directeur régional à Anvers en 20152016. ➜ Il contribue à partir de juin 2016 à cinq grands projets RH stratégique au sein du département Corporate HR, notamment une nouvelle politique salariale, un nouveau système d’évaluation et un projet focalisé sur la numérisation et la simplification. Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 13
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Élections 2019 Simplification administrative : des mesures qui ne coûtent rien Que faut-il mettre en place pour assurer le développement de l’économie et de l’emploi à Bruxelles ? Quand on pose cette question aux entrepreneurs, on se rend compte que beaucoup de leurs demandes n’exigent en réalité pas de budget supplémentaire. Au contraire, certaines d’entre elles induisent même des gains et des économies. C’est le cas notamment de la simplification administrative. A près la mobilité, la simplification administrative est la première préoccupation des entrepreneurs, comme nous l’apprend le dernier baromètre réalisé par Beci, dont vous trouverez les résultats détaillés dans les pages suivantes. Viennent ensuite la diminution de la fiscalité régionale et communale, la propreté et la transformation digitale, laquelle passe devant la sécurité. Améliorer le service aux citoyens et aux citoyens entrepreneurs doit constituer une priorité du prochain gouvernement. Trop de temps, trop d’énergie, trop d’argent sont gaspillés en démarches trop lourdes, trop bureaucratiques et redondantes. Simplifier non seulement ne coûte rien, mais permet de libérer des capacités au sein des administrations pour des tâches plus intéressantes et plus profitables pour la collectivité, tout en soulageant le citoyen et le citoyen-entrepreneur de procédures inutilement longues, opaques et compliquées. Beci a repris en ce sens une série de demandes très concrètes des entrepreneurs bruxellois dans son Mémorandum La Cité du Futur, dans sa mesure numéro 11 intitulée « poursuivre la simplification administrative des 14 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 administrations bruxelloises ». Rapidement, la facilité d’usage pourrait être améliorée, de même que la simplification et la transparence, la réduction des délais, la clarification des règles, le suivi des demandes… Par ailleurs, l’administration doit également s’adapter et tenir compte des nouveaux modes de consommation. Un exemple concret ? Introduire une procédure unique pour l’obtention d’un permis d’urbanisme et un permis d’environnement. Ces deux permis sont délivrés par deux administrations différentes tout en concernant des données largement redondantes que les administrations, moyennant des outils modernes, devraient être en mesure de se transmettre sans difficulté, sans devoir imposer aux demandeurs de multiplier les démarches et l’introduction de formulaires et documents. Introduire le permis unique est une mesure qui ne coûtera rien et simplifiera grandement la vie des porteurs de projets. ● Vincent Delannoy Mémorandum Beci : https://go.beci.be/memorandum © Belga Idées Baromètre politique : crise de confiance À l’avant-veille des élections régionales et législatives, Beci a sondé les attentes de ses membres et sympathisants1. Qu’en ressort-il ? Une défiance marquée envers les gouvernements régional et fédéral, et une préoccupation toujours lancinante pour la mobilité bruxelloise. Mais aussi un intérêt certain pour la transformation digitale et une évolution des opinions sur la taxe kilométrique. 1. Politique : toujours la crise de confiance Au hit-parade des ministres bruxellois, à la veille de sa retraite politique, Didier Gosuin (Économie et Emploi) prend la tête pour la première fois de la législature, alors que Guy Vanhengel (Finances) avait fait jusqu’alors la course en tête. Cécile Jodogne (Commerce extérieur) complète le podium. Pascal Smet et Fadila Laanan restent les mal-aimés du classement, ce qui traduit sans doute une certaine frustration liée à leurs compétences (respectivement, Mobilité et Travaux publics pour Smet et Propreté publique pour Laanan). 3,5 Didier Gosuin Guy Vanhengel 3,0 Cécile Jodogne 2,5 Céline Fremault Rudy Vervoort 2,0 Bianca Debaets Pascal Smet 1,5 nov. 2015 juin 2016 nov. 2016 juin 2017 déc. 2017 juil. 2018 jan. 2019 Fadila Laanan Quel est votre degré de confiance vis-à-vis du gouvernement bruxellois ? Quel est notre degré de confiance vis-à-vis du gouvernement fédéral ? 0% 14% 30% 17% 39% Alors que la confiance des entrepreneurs était déjà faible envers le gouvernement bruxellois (14 % de « très confiants » ou « plutôt confiants » dans notre dernier sondage), elle s’effondre vis-à-vis du gouvernement fédéral, passant de 38 % à 25 % de « confiants ou très confiants » depuis notre sondage de juillet 2018. La chute de l’équipe « suédoise » est passée par là… 2% 21% 23% 30% 24% 1 Enquête en ligne réalisée entre le 10 et le 31 janvier 2019 auprès des membres et sympathisants de Beci ; 272 réponses. Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 15
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Idées Impulse (Hub.brussels) Bruxelles Invest & Export (Hub.brussels) Citydev Innoviris Finance.brussels (SRIB) STIB VDAB Bruxelles Formation Actiris Bruxelles Environnement Bruxelles Mobilité 3,01 2,97 2,91 2,88 2,85 2,84 2,81 2,73 2,70 2,64 1,82 2. Les acteurs régionaux, d’Impulse à Bruxelles Mobilité Impulse reste au top des administrations bruxelloises préférées des entrepreneurs, devant Bruxelles Invest & Export : deux entités qui viennent de fusionner (avec Atrium) pour former Hub.brussels. On remarquera les cotes en hausse de Citydev (3e sels (5e ), Innoviris (4e ) et Finance.brus), tandis que le VDAB et Actiris perdent quelques places ; un recul à relativiser car la quasi-totalité des acteurs régionaux se tiennent en un demi-point… à l’exception notable de Bruxelles Mobilité, toujours bon dernier. Envisageriez-vous de déplacer une partie de vos activités ? 3. Des entrepreneurs plutôt confiants Bonne nouvelle pour Bruxelles : ses entrepreneurs envisagent moins que jamais de la quitter. À la question de la délocalisation, ils répondent « non » à plus de 60 % - score le plus élevé depuis 2013. Et s’ils devaient quitter Bruxelles, ce serait de toute manière pour rester en Belgique. L’étranger n’a plus la cote : 12,8 % seulement y songent ; un score historiquement faible. L’effet des politiques mises en place par le gouvernement Michel ? Peut-être, mais l’effet semble moins évident quant aux intentions d’investissement ou de recrutement : seule la moitié des entrepreneurs se disent prêts à franchir ce pas ; un score en léger recul. de la Belgique Non ■ Jan 19 ■ Jul 18 ■ Dec 17 ■ Jul 17 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% Oui, dans la RBC Oui, en Wallonie Oui, en Flandre Oui, hors Envisagez-vous de recruter ou d'investir dans les 12 mois ? Oui Non Je ne sais pas 0% 10% 20% 30% 40% ■ Jan 19 ■ Jul 18 ■ Dec 17 ■ Jul 17 50% 16 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Idées Quels sont les 3 thèmes qui doivent être traités en priorité par le gouvernement bruxellois ? 07/2016 11/2016 07/2017 11/2017 07/2018 01/2019 100% 50% 0% 4. Priorités à la mobilité, à la simplification administrative, mais aussi… à la transformation digitale ! La mobilité reste largement en tête des priorités de nos entrepreneurs, devant la simplification administrative et la baisse de la fiscalité : c’est le même trio qu’au mois de juillet, dans le même ordre, peu ou prou dans les mêmes proportions. Incluse pour la première fois dans les thèmes proposés aux sondés, la transformation digitale pointe d’emblée à la 5e place, avec 18,5 % des réponses, ce qui témoigne certainement d’une réelle préoccupation. Le souci de sécurité, par contre, est en baisse : depuis décembre 2017, il a progressivement baissé de 21,6 % à 15,5 %. 5. Mobilité : la taxe kilométrique fait son chemin C’est clair, la mobilité dans et autour de Bruxelles inquiète au plus haut point les entrepreneurs, sans doute encore traumatisés par les « anni horribiles » 2015 et 2016 (viaduc Reyers, tunnel Stéphanie, fermeture du piétonnier, sans oublier les éternels retards du RER…). Dans nos sondages, elle est – de très loin – leur première préoccupation depuis au moins trois ans. Corollaire logique : les politiques régionale et fédérale en la matière sont régulièrement éreintées, avec des scores d’insatisfaction au plus haut dans notre sondage de janvier : 88 % de « peu ou pas du tout satisfaits » vis-àvis de l’échelon régional, 90 % vis-à-vis du fédéral. Allô, Pascal Smet ? François Bellot ? Pas mieux pour la gestion des chantiers bruxellois, (très) insatisfaisante pour 80 % de nos sondés. Constat remarquable : l’idée d’une taxe kilométrique fait peu à peu son chemin. Entre juillet 2017 et janvier 2019, le camp des sondés « intéressés » est passé de 38 % à 48 %. Dans le même temps, l’idée n’est plus jugée « inacceptable » que par 37 % de notre audience, contre 47 % dix-huit mois plus tôt. De même, les entrepreneurs sont désormais 65 % à juger « intéressante » la création d’un budget mobilité en entreprise. Comment évaluez-vous la gestion des chantiers par la RBC ? Satisfaisante 2% Tout-à-fait satisfait 3% Comment évalueriez-vous la politique fédérale de mobilité ? Très satisfaisante 1% Satisfaisante 9% Neutre 15% Insatisfait 19% Très insatisfait 61% Pas du tou satisfaisante 50% Peu satisfaisante 40% Comment évalueriez-vous la politique de mobilité du gouvernement bruxellois ? Très satisfaisante 0% Satisfaisante 12% Comment considérez-vous la création d'une taxe kilométrique intelligente ? 15% Je ne sais pas 48% Pas du tou satisfaisante 62% Peu satisfaisante 26% 37% Une idée inacceptable Une idée intéressante Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 17 Aménagement de l'espace public Image de Bruxelles comme centre d'affaires Sécurité Transformation digitale Propreté Diminution de la fiscalité régionale et communale Simplification des procédures administratives Mobilité
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Pour ou contre les MOOC dans l’enseignement secondaire ? Françoise Docq, chef de projet MOOC à l’UCLouvain Le principe du MOOC est d’être ouvert à tous. Il n’y a pas de barrière à l’entrée ni de sélection sur l’âge ou les prérequis. Les enseignants du secondaire, avec leurs élèves, peuvent donc tout à fait suivre un MOOC. Actuellement, l’offre de MOOC est essentiellement axée sur l’enseignement supérieur et adaptée au niveau de parcours des étudiants (bachelier ou master). Il est donc possible que tout ne soit pas compréhensible pour un élève plus jeune. L’intermédiaire de l’enseignant sera donc important pour trouver des cours accessibles pour ses élèves. Car si le niveau de connaissances exigé par le MOOC est trop éloigné de celui de l’élève, il y a peu de chance qu’il puisse en tirer quelque chose d’intéressant. Les MOOC peuvent aussi être utilisés comme des ressources d’apprentissage. Rien n’oblige en effet un élève ou une classe à suivre un MOOC de bout en bout. On en sort quand on veut aussi. L’enseignant peut donc choisir de ne présenter en classe qu’une vidéo, une étude de cas ou une série d’exercices en support ou en complément d’une matière, pour une activité précise d’apprentissage. Les vidéos des MOOC durant généralement 5 à 10 minutes, elles peuvent parfaitement trouver une place dans un cours de 50 minutes en secondaire. En fin de secondaire, un autre usage intéressant des MOOC est de familiariser les élèves à la méthodologie des études supérieures. Regarder ensemble des vidéos d’un professeur du supérieur, faire un exercice de prise de notes et décortiquer ensemble comment se déroule un cours est un bon outil pour favoriser la transition du secondaire vers le supérieur. Par ailleurs, c’est aussi un bon moyen de découvrir des disciplines pour les élèves qui seraient encore hésitants quant à leur orientation. 18 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Les MOOC (Massive Open Online Course ; des contenus de formation en ligne, librement accessibles) sont de plus en plus utilisés dans l’enseignement supérieur et les entreprises. Et dans l’enseignement secondaire ? Olivier Remels, Administrateur délégué de la Fondation pour l’enseignement Un MOOC fonctionne selon le principe de la classe inversée. Or, un élève de 14 ans n’a pas les mêmes capacités de réflexion et d’autonomie qu’un étudiant de 18 ans. La gestion d’une classe de secondaire comporte toute une série d’éléments disciplinaires, émotionnels, contextuels… qui ne sont pas du tout les mêmes que dans le supérieur. Remplacer le face à face pédagogique par un MOOC et laisser un groupeclasse livré à lui-même face à un cours en ligne n’est sans doute actuellement pas généralisable. Par ailleurs, travailler avec des MOOC suppose l’équipement des écoles, mais aussi des jeunes à leur domicile. Les MOOC doivent trouver leur place dans un cadre pédagogique plus large. Il faut les envisager comme une option possible une fois que l’on aura revisité les contenus et les supports pédagogiques souhaitables, formé les enseignants et évalué la place de ces outils dans l’enseignement obligatoire. Ils pourraient par exemple être un bon outil de remédiation. Mais je ne mettrais pas la charrue avant les bœufs. Car, si les compétences numériques font partie des priorités à développer dans le cadre de la réforme de l’enseignement, il y a toute une série de réflexions stratégiques à mener en amont. À ce niveau, le Pacte d’Excellence comprend des points d’ancrage très forts. Il y a, d’une part, l’intégration des contenus numériques dans les référentiels de compétences et, d’autre part, l’accompagnement et la formation des enseignants aux nouvelles technologies. Enfin, l’équipement ICT des écoles, l’utilisation de plateformes pour gérer et échanger des informations sont aussi importants. Le Pacte soutient l’intégration du numérique dans les pratiques pédagogiques mais il faudra voir comment cela pourra se concrétiser et comment les acteurs s’en empareront. ● Géry Brusselmans © Getty Idées À la lumière du baromètre 2018 des notaires, des représentants du secteur de la construction et de l'immobilier ont dressé Réforme fiscale 2016 : quels effets lisibles sur l’immobilier ? A vec la 6e réforme de l'État, la Région de Bruxelles-Capitale a reçu des compétences du fédéral en matière de fiscalité. Elle a fait le choix de supprimer, à compter du 1er janvier 2017, le bonus logement – l'avantage fiscal accordé aux personnes ayant contracté un emprunt hypothécaire pour acheter, construire ou rénover leur logement – au bénéfice de l'abattement des droits d'enregistrement jusqu'aux 175.000 premiers euros, pour le premier achat et pour les biens limités à 500.000 euros. L'effet premier d'attractivité recherché pour les jeunes ménages de la classe moyenne semble avoir été généré. Des augmentations records en région bruxelloise ont été enregistrées sur les prix moyens des appartements 1 chambre entre 2016 et 2017 (+7,2 %) et sur les prix moyens des maisons entre 2017 et 2018 (+5,3 %) pour franchir pour la première fois les 450.000 euros. Elles pourraient s’expliquer par une pression sur ces biens liée à un accroissement de la demande. « Les jeunes qui cherchaient à emménager devaient auparavant aller un peu plus loin, parce qu'ils ne pouvaient pas se permettre l'achat d'un bien immobilier sur Bruxelles », constate Hugues Kempeneers, manager de la Confédération Construction Bruxelles-Capitale. « Aujourd'hui, ils peuvent se le permettre, car cette mesure leur a donné un bol d’air d’un peu plus 20.000 euros pour les 175.000 premiers euros, et la moyenne des appartements une chambre est justement de 180.000 euros. » Si d'autres facteurs que la réforme sont sûrement en cause dans cette montée des prix, l'effet d'aubaine ne peut pas selon lui être exclu : « Comme cette mesure ne concerne que l'existant, et pas le neuf ni les rénovations, on joue principalement sur la demande et pas sur l'offre. Mais les appartements 1 chambre qui, à l'époque, se vendaient 175.000 euros, demain se vendront 195.000 euros, et l'effet de la mesure sera éteint. » Le secteur de la construction et de l'immobilier avait averti le politique que l'effet d'attractivité de la mesure serait absorbé en 4 à 5 ans. Des appartements 2 chambres plus accessibles Pierre-Alain Franck, administrateur un premier bilan de la réforme fiscale de 2016 en Région bruxelloise. Un équilibrage est conseillé, mais déjà en partie mis en œuvre par les pouvoirs publics. de l'Union Professionnelle du Secteur Immobilier (UPSI), voit dans cette ruée sur les ‘1 chambre’ un possible pis-aller plutôt qu’un vrai choix pour ceux aux plus faibles revenus, ceux ayant plus de moyens allant plus allègrement vers les maisons : « Peutêtre que les gens se rabattent sur les 1 chambre parce que les 2 chambres coûtent trop cher ». Il espère que la réforme du règlement régional d'urbanisme (RRU) saura répondre à ce besoin de la population : « Les autorités veulent surtout des appartements 2-3 chambres et non des 1 chambre. C'est un discours très idéalisé – le politique associe la qualité des logements à des logements avec beaucoup de chambres – mais, si les 2 chambres sont du coup trop chers pour les jeunes ménages et qu'ils doivent se rabattre sur les 1 chambre, ce sont les gens avec le moins de moyens qui en sont brimés. On demande à avoir plus de flexibilité pour avoir la possibilité de descendre à 75 m² pour certains 2 chambres. Ils sont aujourd'hui à 85 m². On serait encore loin des logements 2 chambres à Paris ou à Londres, qui font 30 m². Mais, 10 m² en moins, ça fait toute la Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 19
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différence pour un ménage qui veut acquérir un logement neuf. » Construire des logements sociaux privés Afin d’obtenir un prix du logement abordable en Région bruxelloise, Hugues Kempeneers préconise de jouer sur l'offre : créer plus de logements, surtout pour les secteurs où la demande est forte. Pour les constructions de logements sociaux, le taux TVA peut être de 6 % au lieu de 21 classiquement, mais cette disposition fiscale n’est applicable que pour les opérateurs publics. « Or, pour le ménage, il importe peu que le logement soit réalisé par un opérateur public ou privé », remarque Pierre-Alain Franck. Hugues Kempeneers appuie sa demande visant « à ce que les opérateurs privés puissent construire des logements sociaux en bénéficiant de ce taux de 6 %. Cela permettrait d'accélérer la cadence de production des logements sociaux sur laquelle la Région n'a absolument pas suffisamment travaillé. Il y a des listes d’attente interminables. C’est prioritairement cette population qui a besoin de nouveaux logements ». mais aujourd'hui ce n'est pas le cas. Il y a des personnes dans les logements sociaux qui vivent dans des conditions énergétiques qui ne sont pas dignes du 21e siècle. » Hugues Kempeneers Le parc public de logements sociaux est de plus largement à rénover. « Les locataires des logements sociaux en ont aussi marre de payer plus de charges que de loyer », poursuit M. Kempeneers. « Ils ont le droit de bénéficier de logements de qualité et nous avons le devoir de leur en fournir, 20 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Encourager la rénovation de l’existant Le besoin en rénovation en Région bruxelloise est, selon lui, loin de se limiter aux seuls logements sociaux : « Environ 66 % du bâti résidentiel bruxellois est en classe énergétique E ou inférieur. Seuls 34 % des bâtiments datent d'après la Seconde Guerre mondiale. Une rénovation énergétique est indispensable. On a encore vu 30.000 jeunes dans les rues pour le climat alors que 60 % des émissions de gaz à effet de serre dans la Région sont dues au bâti. » Qui dit rénovation, dit aussi subdivisions de maisons et augmentation de l'offre de logements. Les propriétaires qui louent leurs biens à Bruxelles seront particulièrement difficiles à convaincre, relève encore Hugues Kempeneers : « Dans la région de Bruxelles-Capitale, 60 % des logements sont loués et 40 % sont occupés par les propriétaires, contre environ 30 % de logements loués et 70 % de logements propriétaire-occupant dans les autres régions. Il faudra donc mettre en place des dispositifs pour les conscientiser et les accompagner. » Bien que convaincu de l’efficacité des outils incitatifs, tels que les primes énergie et à la rénovation, tant en matière de rénovation énergétique que pour un retour positif à l’économie locale, il estime que la Région devrait dorénavant beaucoup plus jouer de son levier fiscal. À l’époque de la réforme, le secteur privé avait déjà conseillé de permettre aux propriétaires de bénéficier, à chaque demande de permis d'urbanisme, sous certaines conditions, d’un crédit d’impôt de l’ordre de 20.000 euros pour des travaux de rénovation, ce qui aurait touché autant Pierre-Alain Franck le neuf que l’existant. « Pour éviter que l'argent public ne parte dans une économie souterraine mais retourne à la collectivité, on avait aussi proposé au pouvoir subsidiant de contrôler l’accès à la profession des entreprises sollicitées », précise Hugues Kempeneers, avant de rappeler la raison invoquée pour rejeter cette proposition : « Le gouvernement nous avait répondu que les 20.000 euros de l'abattement des droits d'enregistrement seraient réinjectés dans les travaux. Mais cet abattement permet avant tout à beaucoup de jeunes de pouvoir accéder à la propriété ». « Ceux qui achètent les 1 chambre sont ceux qui ont le moins d'argent et ils mettent toutes leurs billes dans l’achat », renchérit PierreAlain Franck. « Ils n'ont plus rien pour rénover ces biens-là. Or, ces biens doivent être rénovés car l'existant est globalement de faible qualité en région bruxelloise. » La stratégie de rénovation que met en place Céline Fremault, la ministre bruxelloise de l'Environnement et de l'Énergie, également compétente en matière de Logement et de Qualité de vie, a intégré le secteur de la construction à la réflexion dès ses prémices. « La clé du succès d’une politique publique est une politique concertée le plus en amont possible avec les acteurs privés comme associatifs, afin que tout le monde s’y retrouve », conclut Hugues Kempeneers. ● Ophélie Delarouzée Open Source Médias sociaux et entreprises : amis ou ennemis ? F acebook fête ses 15 ans, un âge difficile qui rappelle à bon nombre d’observateurs l’adolescence où se mêlent fraicheur, impertinence, incohérence ou encore naïveté. Mais les médias sociaux ne se résument pas qu’à Facebook ; d’autres canaux ou plateformes comme Twitter, LinkedIn, Instagram, Snapchat, Tinder mais aussi Google, Booking ou TripAdvisor sont dans la danse. Si les médias sociaux se sont tant développés, c’est grâce à un engouement social et sociétal, mais c’est aussi grâce aux entreprises qui les ont utilisés à des fins de marketing et les ont rendus économiquement viables, voire très profitables. Après des décennies de monologue, les entreprises ont découvert le dialogue, avec ses vertus et ses dangers. Quelle entreprise n’a pas rêvé d’avoir des milliers de « likes », des millions de followers, de créer le buzz, bref, d’entrer dans une nouvelle dimension de la communication ? Aujourd’hui, tout consommateur, tout citoyen est libre de donner son avis sur tout, en toute transparence ou derrière un pseudonyme. Cette opportunité a permis de grandes choses, comme l’élan de solidarité « Je Suis Charlie », mais aussi des mouvements sociétaux moins honorables. Et du côté des entreprises, on a découvert que derrière les « fans » pouvaient aussi se trouver des esprits critiques, voire des détracteurs. Depuis, de nombreuses entreprises ont revu leur jugement. Certaines continuent à y croire et à y investir, d’autres essayent de s’en retirer, mais on ne peut plus faire l’impasse sur les médias sociaux. Les commerçants, les professions libérales, les restaurants, les hôtels, les entreprises locales, nationales ou internationales sont commentés, jugés et cotés ! L’être humain reste ce qu’il est, avec ses coups de cœur, ses coups de gueule, ses grandeurs et ses faiblesses, et les médias sociaux aident à diffuser ses avis et états d’âme, pour le meilleur ou pour le pire. Ces commentaires sont aussi indélébiles, ils circulent et restent sur la toile. Pour vivre heureux, vivons connectés La question n’est plus de savoir si les médias sociaux sont bien ou bons ; ils existent. Ils continueront à se développer, ils se transformeront mais ils resteront. Les entreprises qui s’appuient sur ces réseaux doivent continuer à les suivre, et celles qui les craignent ne doivent pas perdre du temps à les éviter ou à les combattre, mais apprendre à vivre avec. Si vivre avec les médias sociaux, c’est vivre avec son temps, c’est aussi revenir à certains fondamentaux : ouverture, transparence, intégrité, cohérence, avec un sens aigu de l’anticipation. Delhaize vient d’en faire les frais avec ses petites briques offertes en magasin, critiquées sur les médias sociaux pour le suremballage plastique. En quelques jours, l’enseigne a fait marche arrière et s’est excusée platement, non sans humour. Il existe des dizaines d’anecdotes de ce genre. Aucun commerce, aucune entreprise ne peut réellement contrer la malveillance mais tout le monde peut anticiper et même prendre pour acquis que les actions commerciales, les campagnes de marketing mais aussi les attitudes et les comportements seront jugés et commentés par des clients dont la voix trouve aujourd’hui inexorablement écho sur les médias sociaux. Si l’on peut avoir des avis contrastés sur les bienfaits des médias sociaux, une chose semble évidente : l’entreprise peut être son propre ennemi par manque de vigilance ou d’anticipation. Les médias sociaux ne manqueront pas de faire remarquer toute action considérée comme « nonconforme » aux attentes sociétales, et de s’emballer. Le célèbre adage « pour vivre heureux vivons cachés » tient encore moins aujourd’hui qu’hier. Il faut donc agir en sachant que l’on sera vu, s’y préparer et intégrer cette donne tout au long de son développement économique et commercial. Un sacré challenge ! ● Emmanuel Goedseels Partner Whyte Corporate Affairs Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 21
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Publireportage Mabru : vers un marché 100 % vert Devenir une référence en matière d’engagement écologique et sociétal, tel est le défi que s’est lancé le Marché Matinal, géré pour le compte de la Ville de Bruxelles par l’ASBL Mabru. Si le mouvement était déjà en cours depuis 2016, un grand coup d’accélérateur a été donné au projet durant l’année écoulée. Le point sur les réalisations et les projets à venir. F in février, Mabru et Engie ont inauguré le premier carport solaire pour camions. Plus de 8.000 panneaux photovoltaïques (sur une surface de 13.300 m²) forment ainsi les toits de 9 carports pour camions qui ont été construits sur le parking de Mabru. Avec cette nouvelle installation, Mabru améliore son empreinte environnementale et contribue à la production d’énergie renouvelable en Région de Bruxelles-Capitale puisque 100% de l’énergie produite par ces nouveaux panneaux sera injectée dans le réseau de distribution. La nouvelle installation produit 2.200 MWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de près de 630 familles et permet d’éviter l’émission annuelle de plus de 880 tonnes de CO2 . L’ensemble des installations (panneaux solaires et carports) a été financé par Engie via le mécanisme de tiers investisseur. Mabru deviendra propriétaire de celles-ci après 10 ans. Une gestion immobilière verte Cette impressionnante réalisation vient compléter le parc de panneaux solaires existant inauguré l’an dernier. « Mabru n’a pas attendu que le climat soit à la mode pour entreprendre des actions », commente Laurent Nys, Directeur de Mabru. « Cette volonté de rendre le marché le plus vert possible fait partie de nos priorités depuis des années. Nous avions déjà une politique de récupération du bois, de carton et de films plastiques. Avec les panneaux solaires, on donne un grand coup d’accélérateur. » La 1re étape du plan d’actions de Mabru a été de recouvrir les toits de ses bâtiments de panneaux solaires. « Ensuite, nous nous sommes dit que créer un espace couvert dédié au chargement et déchargement de marchandises pourrait être une bonne option. En collaboration avec Laurent Nys (à gauche) et Michel Barnstijn sur les toits de Mabru. Engie, notre projet de carport solaire a vu le jour », explique Michel Barnstijn, Président de Mabru. Avec 4.6 MWc au total, le parc solaire de Mabru est le plus grand de la Région de Bruxelles-Capitale. Au total, avec la première installation déjà en service, ce sont plus de 1.200 familles dont la consommation est couverte. Mabru n’a pas attendu que le climat soit à la mode pour entreprendre des actions. Et ce n’est pas terminé car, d’ici le printemps, Mabru a prévu de remplacer les dernières coupoles en fibre de verre par des panneaux solaires. A plus long terme, la direction aimerait aussi obtenir un permis pour couvrir les « rues » du marché de panneaux solaires. « En dehors de la production d’énergie supplémentaire, cela apportera un grand confort aux marchands qui travaillent dehors et permettra aussi de protéger les fruits et les légumes qui sont très fragiles », développe Laurent Nys. « Au sein des halles, on utilise des petites voitures électriques. Nous avons aussi rénové des zones de frigo pour les rendre moins énergivores. Progressivement, nous nous dirigeons vers une gestion immobilière du site 100% verte. Réduire notre empreinte écologique est pour nous essentiel. » Un engagement sociétal durable Sur le plan sociétal aussi, Mabru tient à jouer son rôle d’acteur parapublic. Le Marché Matinal est ainsi l’un des plus grands fournisseurs d’emplois infra-qualifiés de la capitale. « À Bruxelles, la demande pour ce type d’emploi est forte. Nous engageons par exemple des travailleurs sans diplôme ou qui ne parlent presque pas les langues nationales », explique Michel Barnstijn. Au bout de quelques années, ils sont formés, acquièrent de nouvelles compétences et peuvent gravir les échelons. Le nettoyage du site est par ailleurs effectué par des personnes « article 60 » du CPAS de la ville de Bruxelles. « Nous participons à la réintégration sur le marché du travail de personnes en recherche d’emploi. Nous souhaitons être un ascenseur social et donner une chance à des personnes en situation précaire », précise Michel Barnstijn. De plus, 90% des Mabru et Engie ont inauguré le premier « carport solaire » pour camions. J’espère que nous pourrons inspirer d’autres marchés. employés du Marché Matinal sont des personnes habitant dans les communes environnantes. « C’est important pour nous de favoriser l’emploi des Bruxellois à Bruxelles. Tout comme nous vendons en circuit court, nous tenons aussi à soutenir l’emploi local », certifie Laurent Nys. Mabru se mobilise aussi contre le gaspillage alimentaire avec le projet DREAM (Distribution et Récupération des Excédents Alimentaires à Mabru) en collaboration avec le CPAS de Bruxelles. Chaque jour, une tonne de nourriture plus vendable, mais encore consommable, est ainsi récupérée et redistribuée à une septantaine d’associations. Et Michel Barnstijn de commenter : « D’un point de vue environnemental, cela représente chaque jour plus d’une tonne de denrées alimentaires dont on évite le gaspillage et autant de déchets en moins à traiter. Par ailleurs, la redistribution de fruits et légumes frais est un enjeu social et de santé publique important pour de nombreux ménages bruxellois en situation précaire. » Un marché à la pointe En parallèle, le chiffre d’affaire du Marché Matinal est en énorme progression ces 5 dernières années, ce qui est bien la preuve que l’engagement environnemental et sociétal peut tout à fait aller de pair avec le profit. « Bien sûr, cela demande du temps et des investissements. Pour une entreprise, c’est beaucoup plus facile de ne rien faire, d’outsourcer ses contrats, de ne pas se soucier de la gestion des déchets, etc. Mais ce n’est pas du tout notre philosophie. Nous sommes fiers des actions entreprises. Plusieurs délégations sont venues visiter notre projet de carport solaire. J’espère que nous pourrons inspirer d’autres marchés et peut-être leur donner l’impulsion de se lancer », assure Michel Barnstijn. Et Laurent Nys de conclure : « Le Marché 2.0 ne sera possible qu’avec la mise en place de politiques innovantes et vertes. Dans les 10 prochaines années, nous allons continuer à investir d’afin d’être vraiment un marché le plus à la pointe possible. On va ainsi par exemple installer un nouveau système de vidéo-surveillance pour augmenter la sécurité sur le site. On pense aussi à changer tous les véhicules, à mettre des bornes de rechargement pour les commerçants, etc. Le Marché Matinal se veut à la pointe de cette transformation en Europe. » Info : www.mabru.be
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International Le marquage CE en 6 étapes Ce sigle, vous le voyez sans doute tous les jours sur de nombreux produits : c’est le marquage CE. Mais au fait, que signifient ces deux lettres ? Qui peut ou doit les apposer ? Et sur quels produits ? Les vôtres sont-ils concernés ? pour tous les produits. La de données Nando perme de connaître l'organisme à contacter : ec.europa.eu/ growth/tools-databases/ nando. 4. Tester le produit : S’il L e marquage CE (pour Conformité Européenne) doit être apposé sur certains produits avant que ceuxci puissent être vendus dans l'Espace Économique Européen. Il prouve que le produit répond aux exigences de l'UE en matière de sécurité, de santé et de protection de l'environnement. La conformité du produit doit être évaluée au préalable, avant que le sigle soit apposé. Le cas échéant, elle doit être établie par un « organisme notifié ». Le marquage CE est obligatoire pour les produits repris dans les directives sectorielles et interdit pour les autres produits. Il concerne, entre autres, les jouets, les équipements électriques, les machines, les dispositifs médicaux, les ascenseurs, les équipements de protection individuelle, les matériaux de construction, les instruments de mesure… Pour pouvoir apposer le marquage CE, il faut constituer un dossier technique démontrant que le produit respecte toutes les exigences de l'UE. C’est au fabricant qu'incombe cette démonstration, qu’il peut réaliser en suivant les 6 étapes ci-dessous : 1. Déterminer les exigences de l'UE applicables au produit : ces exigences sont indiquées dans des directives européennes qui couvrent différents produits ou secteurs. 2. Vérifier que le produit respecte les exigences spécifiques : c’est au fabricant de vérifier que le produit satisfait à toutes les exigences de la législation européenne. Si des normes européennes harmonisées existent pour le produit et si la société les respecte au cours du processus de production, le produit sera présumé conforme. 3. Vérifier si le produit doit être testé par un organisme notifié : Pour certains produits, des organismes notifiés doivent vérifier que le produit respecte les exigences techniques spécifiques. Cela n'est pas obligatoire ne doit pas être vérifié par un organisme indépendant, c'est le fabricant qui doit s’assurer de la conformité de son produit aux exigences techniques. Il doit notamment estimer les risques potentiels liés à son utilisation et les signaler. 5. Établir le dossier technique : celui-ci doit contenir tous les documents attestant que le produit respecte les exigences techniques. 6. Apposer le marquage CE et rédiger une déclaration de conformité : Le marquage CE doit être visible, lisible et indélébile. Si un organisme notifié a participé à la troisième étape, il faut indiquer son numéro d'identification. Le fabricant doit rédiger et signer une déclaration de conformité UE certifiant que le produit est conforme à toutes les exigences légales. Si les fabricants sont tenus de garantir la conformité du produit et d'apposer le marquage CE, les importateurs doivent quant à eux veiller à ce que les produits qu'ils placent sur le marché respectent les exigences applicables et ne présentent pas de risque pour les consommateurs européens. L'importateur doit vérifier que le fabricant établi en dehors de l'UE a pris les mesures nécessaires et que les documents peuvent être présentés sur demande. Une fois marqué CE, un tel produit peut circuler librement sur le marché européen sans qu'aucune formalité, norme nationale de sécurité ou nouvel essai ne puisse être réclamé. ● Source : Commission européenne Info : Jean-Philippe Mergen, tél. 02 210 01 77 – e-mail : jpm@beci.be 24 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 © Getty International 5 conseils pour exporter aux États-Unis Lucio Miranda est directeur d’ExportUSA, société de consultance qui aide les compagnies étrangères à entrer sur le marché américain. Il nous détaille cinq points essentiels à respecter pour éviter les fausses notes. 1. Peaufinez votre pitch de présentation. Vous n’aurez pas de seconde chance pour faire une première bonne impression ! Cette phrase est encore plus vraie aux US. Le pitch (ou ‘elevator pitch’), dure rarement plus d’une minute et doit convaincre une assemblée de clients et d’investisseurs dont la connaissance du marché local est forcément plus aiguisée. Vous pouvez vous présenter de manière légère pour détendre l’atmosphère, mais surtout, restez sérieux durant la présentation ! Ne vous attardez pas sur votre histoire, entrez d’emblée dans le vif du sujet. Le but est de mettre en avant un bénéfice direct de votre produit/service, comme la rentabilité ou la rapidité. Pour mettre toutes les chances de votre côté, entraînez-vous à voix haute avant le jour J. 2. Ne laissez jamais vos interlocuteurs dans le vague. Votre présentation suscitera probablement des questions de leur part. Les réponses du type « nous n’avons pas encore analysé ce cas de figure » ou « nous prévoyons cette étape dans quelques mois » sont mal perçues aux États-Unis. La mentalité locale exige par ailleurs que vous compreniez l’écosystème américain pour ainsi démontrer votre plus-value et vos atouts. Intéressez-vous à vos concurrents. Consultez par exemple des chambres de commerce locales ou des fédérations pour obtenir une liste des entreprises actives dans votre secteur. Pour approfondir, vous pouvez également appeler une entreprise pour vous renseigner sur son produit et ses avantages. 3. Pensez au présent plutôt qu’au futur. Les Américains recherchent des réponses concrètes et des résultats. Il ne faut jamais dire que vous avez l’intention d’améliorer un produit ou annoncer vos plans de développement dans un futur proche : ils vous diront de revenir plus tard. Tentez de les convaincre avec des mesures déjà prises pour montrer en quoi votre produit ou service répond à un besoin existant. 4. Pensez à la notion de service. Les entreprises européennes se concentrent surtout sur l’optimisation du produit et délaissent souvent l’aspect marketing et communication. Aux USA, le service est extrêmement important. Il faut donc déjà pouvoir répondre à des questions du type : qui s’occupe de la vente et du service aprèsvente ? Que se passe-t-il si le produit doit être remplacé ou nécessite un réassortiment ? Puis-je rendre un produit défectueux ? Toutes ces notions doivent être abordées avec pragmatisme. Mieux : elles doivent être proposées avec un service amenant sourire et dynamisme. 5. Le contrat fait loi. Même si des négociations ont lieu, rien n’est acquis tant que rien n’est signé. Un mail de confirmation de commande ne suffira pas : aux ÉtatsUnis, c’est le contrat qui fait loi ! Pour l’établir, la première règle est de faire appel à un avocat américain ; n’espérez pas passer par un avocat belge. N’espérez pas non plus conclure à la première rencontre. Vu la taille et la compétitivité du marché, certains Américains prendront le temps de vous connaître, de sonder votre potentiel, avant de signer un contrat. Les négociations peuvent durer un certain temps, tout comme la mise en conformité des aspects légaux de l’exportation. L’avantage, c’est qu’une fois que tout est réglé, le business fonctionne souvent plus rapidement qu’en Europe. ● Géry Brusselmans Pour aller plus loin : Lucio Miranda animera le séminaire « Export USA – 360° », le 13 mars prochain à 10 h chez Beci, 500 av. Louise, 1050 Bruxelles. Info et inscriptions (gratuites pour les membres Beci) : events@beci.be. Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 25 © Getty
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BEST DATA Business Intelligence for media, entertainment, e-commerce and retail More information on www.lefac.com or call us now +32 2 737 70 20 The reference information portal dedicated to the communication sector Grow your business C’est quoi, l’esprit d’entreprendre ? Giles Daoust, CEO de la société Daoust, est le rédacteur en chef invité de ce numéro. Il a conçu pour nous un dossier consacré à l’entreprise, par les entrepreneurs. L orsque Bruxelles Métropole m’a proposé d’être le rédacteur en chef invité de ce numéro, j’ai appris que le thème imposé était « Grow your business ». Beau défi que de tenter de rendre honneur à un thème aussi large et difficile à traiter ! Je ne suis pas un grand adepte des recettes de cuisines et autres livres de management, qui vont bien entendu vous apprendre comment lancer votre startup, développer vos affaires ou réussir une île flottante parfaite, puisqu’« il suffit de ». Connu comme CEO de la société d’intérim et ressources humaines Daoust, où il représente la troisième génération, Giles Daoust a été élu en 2018 Young Top Manager of the Year. Polyentrepreneur, Giles Daoust est aussi producteur de cinéma, scénariste de BD, chroniqueur et, last but not least, metteur en scène de l’Ommegang à Bruxelles. En tant qu’entrepreneur, je trouve mon inspiration ailleurs. L’inspiration est partout, et généralement on trouve les meilleures idées assez loin du contexte immédiat de son entreprise. Personnellement (et apparemment je ne suis pas le seul, voir l’interview de Sébastien Morvan du Brussels Beer Project), je trouve mon inspiration dans la lecture de biographies. Tout y passe : personnalités des médias (David Geffen, Steven Spielberg, Michael Ovitz…), entrepreneurs (Musk, Jobs, Bezos…), ou encore politiques (Hollande, Trump, Poutine… plutôt pour les exemples à ne pas suivre !) Dans la presse économique, on peut lire nombre d’interviews de dirigeants d’entreprises. Malheureusement, elles se placent le plus souvent dans le contexte de l’actualité. Elles ont donc par nature un focus sur le court terme, et contiennent souvent une bonne dose de marketing voire de langue de bois. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir QUI sont ces dirigeants, ce qui les motive, les guide, les inspire, les fait évoluer, et par extension leur permet de… « grow their businesses » (ouf, j’ai trouvé la connexion avec le sujet imposé !) Avec l’aide d’Emmanuel Robert et d’Elisa Brevet, j’ai donc développé une liste de questions qu’Elisa a posées à une quinzaine de dirigeants et d’entrepreneurs, de tous horizons. Seule caractéristique commune, ils évoluent tous dans la sphère privée (nous avons fait le choix de n’inclure ici aucun organisme public). À travers ces questions couvrant leurs parcours, leurs « defining moments », leurs échecs (important ça, les échecs !), leurs sources d’inspiration ou encore leurs lectures, nous avons essayé de dresser un tableau de qui ils sont (ou en tout cas, de comment ils se sont présentés à nous). Il s’agit bien entendu d’un tableau « impressionniste », composé de petites touches de couleur à travers les réponses les plus pertinentes (ou impertinentes), avec la contrainte de faire tenir chaque sujet en une page. Pour illustrer ces interviews, j’ai fait appel à l’humour vivace de Pierre Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 27 © Reporters
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En réunion de rédaction, de gauche à droite : Giles Daoust (rédacteur en chef invité), Erick Thiry (Business Relations Intelligence Beci), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci) et Elisa Brevet (journaliste indépendante). Kroll, qui m’avait fait le plaisir l’an dernier de venir « croquer » l’Ommegang, ce spectacle historique bruxellois que je mets en scène depuis une douzaine d’années. Notre entreprise familiale Daoust vient de fêter ses 65 ans. Fondée par mon grand-père Albert Daoust en 1954 et développée par mon père Jean-Claude Daoust, j’ai eu la chance de pouvoir en reprendre la direction il y a cinq ans. A travers ces 65 ans d’entrepreneuriat familial, nous avons eu l’occasion à de nombreuses reprises d’échanger sur ce qui caractérise le fameux « esprit d’entreprendre ». En lisant les interviews réalisées pour ce numéro, j’ai été ému de retrouver des dizaines de ces traits de caractère, expériences personnelles et sources d’inspiration qui déterminent cet esprit d’entreprendre qui nous est si cher. Qu’il s’exprime dans une start-up, dans une entreprise familiale ou internationale, voire dans une brasserie ou une « management school », l’esprit d’entreprendre est bien vivant, et donne lieu à de grandes réussites. Bonne lecture ! ● Giles Daoust, CEO de Daoust Avec Olivier Willocx (au centre), CEO de Beci. 28 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Après la réunion de rédaction, Giles Daoust s’est prêté au jeu du podcast. Son interview est à écouter sur www.beci.be/ podcast/bruxelles-metropole. © Reporters Grow Your Businessw your business « Mes amis me disent que je suis une éponge » Eric Everard CEO d’Easyfairs, organisateur de salons et gestionnaire de halls d’exposition Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? J’ai lancé les magazines et le salon de l’Étudiant en 1986, pendant ma dernière année de master à la Louvain School of Management. J’ai touché mon premier salaire lorsque ma start-up avait enfin les moyens de me rémunérer, c’est-à-dire…. quatre ans plus tard. Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Mes amis me disent que je suis une éponge. Cette curiosité est toujours présente aujourd’hui, c’est un état d’esprit. Je suis un mélange de ma personnalité et de mes rencontres. Votre plus belle réussite professionnelle ? C’est incontestablement Easyfairs et son équipe de management ! Partir d’une feuille blanche, avec un euro, et parvenir à construire en vingt ans un groupe de 750 personnes organisant plus de 200 salons par an dans vingt pays, et surtout, dirigé par un management qui n’a quasiment pas changé depuis le début. Votre plus gros échec professionnel ? J’entreprends tous les mois et donc j’ai connu des dizaines d’échecs ! Par exemple, le rachat de « Best of Group » le 16 août 2001. Trois semaines avant le 11 septembre, le timing ne pouvait pas être plus mauvais. De plus, j’ai fait deux erreurs lors de ce rachat. Je n’ai pas fait d’audit approfondi et je me suis lourdement trompé sur l’éthique et la qualité du management. Nous avons systématiquement encouragé la prise de risque par nos collaborateurs, allant jusqu’à donner un « award » pour l’échec de l’année. Quelle est votre super-pouvoir ? Je délègue absolument tout ! Je ne travaille donc que huit mois par an. Ça laisse du temps pour réfléchir à de nouveaux projets… Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? J’ai toujours eu deux fantasmes à côté de ma vie professionnelle actuelle. J’aurais voulu être un grand promoteur immobilier. J’adore partir du néant ou du laid et construire du beau dans la durée. Mon autre rêve aurait été de créer la meilleure chaîne de boulangerie-pâtisserie au monde. Quels sont vos hobbies ? J’en ai plusieurs, mais mon préféré c’est la randonnée à pied : en hiver à la montagne, en peau de phoque, ou en été, sac au dos et nuit en refuge. J’ai pris toutes mes décisions importantes en marchant à la montagne ou en forêt. Votre livre préféré ? « La Grève », d’Ayn Rand. À lire et à relire. Tous les hommes politiques devraient avoir lu ce livre. Il exprime magnifiquement l’apport des entrepreneurs à l’évolution de la société. Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ? La forêt de Soignes : 5000 hectares de nature, de calme et de liberté à quelques mètres de notre ville. C’est absolument unique au monde. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Je me suis trop dispersé, j’ai trop hésité. Je me conseillerais donc d’aller plus vite à la recherche de ce concept unique sur lequel fonder ma croissance et de me concentrer davantage sur ce concept. À l’obsession ! Votre maxime, votre citation favorite ? « À force de croire en ses rêves, l’homme en fait une réalité » (Hergé). ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 29
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Grow Your Business « Savoir dire stop alors qu’on a envie de dire encore » Frédéric Rouvez Co-fondateur de la chaîne de restauration rapide de qualité Exki dire « stop » alors qu’on a envie de dire « encore ». L’échec était majoritairement dû à la différence de culture du marché américain : un fournisseur qui augmente ses prix du jour au lendemain, des employés volatils, un propriétaire qui nous demande de déposer 1 million de dollars sur le compte d’une banque américaine, les prix exorbitants du marché, le manque de confiance et de loyauté… C’était trop. Quel est votre super-pouvoir ? La capacité de travailler en équipe : on est l’une des rares entreprises qui perdure avec deux cofondateurs à sa tête. Quel est votre plus grand défaut ? C’est d’être deux. Ça peut être assez paradoxal, mais notre force est également notre faiblesse. Le binôme peut être un frein, car il crée de la difficulté et de la complexité. Nous sommes tous les deux très différents, souvent d’accord, parfois pas d’accord… Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? Enfant, je voulais devenir philosophe des sciences. Et puis, à l’âge de 17 ans, je me suis dit que je créerais mon entreprise. J’ai tout fait pour y arriver. Quelles sont vos sources d’inspiration ? L’art m’inspire. Je suis fasciné par la capacité de créer et d’innover. La plupart des artistes que j’admire, comme David Hockney, sont eux-mêmes de grands connaisseurs de l’histoire de l’art. Aujourd’hui, on parle constamment de rupture : rupture dans le monde de l’entreprise, rupture des artistes contemporains, rupture générationnelle… Je n’y crois pas. Le monde a toujours été en rupture. Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Le 9 janvier 2001, le jour de l’ouverture de mon premier magasin, Porte de Namur. À l’époque, je venais de quitter un job en or pour lancer Exki. Je me souviens d’un directeur financier qui m’a dit : « Tu es fou de tout laisser pour un sandwich, achètes-toi un tablier et cuisine chez toi ». Votre plus belle réussite professionnelle ? Le succès de l’ouverture du premier restaurant ; il y avait énormément d’angoisse. On a fait 114 000 francs belges de recette, c’était au-delà de ce qu’on avait pu imaginer. Votre plus gros échec professionnel ? Ouvrir aux États-Unis. Le challenge, c’était de prendre la décision de 30 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Votre livre préféré ? L’œuvre de Balzac ; je lui trouve une vigueur incroyable. Je lis beaucoup : toujours des livres de philosophie ou de littérature. Les livres portés sur le business et les entreprises, ça ne m’intéresse pas vraiment. Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ? Vini Divini, un petit restaurant avec 27 places assises. Je me mets au comptoir en face du chef et on réinvente des recettes. Votre maxime, votre citation favorite ? « Ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve » (William Shakespeare). ● E. Bv. Grow Your Businessw your business « On doit avant tout transmettre le savoirfaire et déléguer » Pierre Marcolini Entrepreneur et chef pâtissier-chocolatier, Maison Pierre Marcolini Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? C’était à la Brioche d’Or, une très belle pâtisserie du côté de la rue Vanderkindere. J’ai commencé assez jeune à travailler, je devais avoir 17 ans. J’étais jeune ouvrier pâtissier, je n’étais pas encore dans le monde du chocolat. Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? À 14 ans, quand je suis arrivé au Ceria d’Anderlecht. J’ai posé mes bagages et j’ai senti que j’étais au bon endroit. Sans m’en rendre compte, ça a été la décision la plus importante de ma vie. Le deuxième grand tournant, c’était la Coupe du monde de 1995 où j’ai été sacré champion du monde de pâtisserie et de chocolat. À partir de ce moment-là, les gens ont commencé à me connaître et le succès a été au rendez-vous. Votre plus belle réussite professionnelle ? C’est incontestablement d’avoir formé une équipe et une marque internationale. Une de mes plus grandes fiertés, c’est d’avoir su créer un nom. Il y a un esprit de création dans l’équipe et un savoir-faire unique à partir de la fève de cacao. Si aujourd’hui c’est affaire de mode et de coup marketing, il y a 18 ans, c’était une question de vision. Votre plus gros échec professionnel ? Le choix de l’engagement trop rapide dans certains projets. Il faut tellement d’énergie et de temps pour bâtir une marque. Alors, quand j’ai voulu en lancer une deuxième, « Les Tartes de Pierre », quelle mauvaise idée ! Quel est votre super-pouvoir ? La générosité et l’empathie. J’ai commencé à travailler à 16 ans, j’ai quitté le foyer familial, ça m’a ouvert les yeux sur le monde. À l’heure actuelle, quel est votre plus grand challenge ? Le challenge de tout entrepreneur qui connaît le succès, c’est de grandir en restant soi-même. On est une équipe soudée et on reste des artisans. L’artisanat, c’est une question de mentalité : on doit avant tout savoir transmettre le savoir-faire et déléguer. Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous exercé ? J’aurais forcément travaillé dans le monde du food ou dans le monde du vin, surtout dans la partie aromatique, car c’est ce qui me donne le plus d’émotion. Le rapport à la production et à la matière première, c’est le plus important. Votre livre préféré ? Mon premier livre sur le chocolat, celui de M. Escriba, un très grand professionnel espagnol. Je suis un enfant de ce qu’on appelle « les recettes volées ». Quand le chef avait le dos tourné, on prenait le carnet de recettes et on les volait. Ensuite, on allait à la photocopieuse de la librairie du coin. Je me souviens que, lorsque j’arrivais dans une maison de pâtisserie, la première chose qu’on me demandait c’était les recettes que je possédais : on faisait du troc, il n’y avait pas vraiment de livres. Votre film préféré ? « Le Festin de Babette », réalisé par Gabriel Axel. Pour moi, ça reste un film culte qui montre tout le plaisir que l’on peut mettre autour de la table. Une table qui réunit l’impossible : une Europe du Nord calviniste et une Europe du Sud, deux mondes totalement différents. Quel conseil donneriez-vous à votre vous de début de carrière ? « Courage, Pierre ! » Votre maxime, votre citation favorite ? « L’art est beau quand la main et le cœur de l’homme travaillent ensemble » (John Ruskin). ● E. Bv. Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 31
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Grow Your Business « Faire moins et mieux ! » Julien Vandeleene CEO de BePark spécialiste du park sharing je passais mon temps dans des levées de fonds. Or, je savais bien que le business n’était pas encore assez mature et rentable, mais c’était difficile de fermer la porte à une si belle opportunité. Finalement, le deal ne s’est pas fait. Malgré la déconvenue, on s’est relevés et on est parvenus à obtenir un cash-flow positif, une équipe saine et un nouveau produit. Votre plus gros échec professionnel ? J’ai raté mon focus pendant les trois premières années de BePark : j’étais constamment à l’affût de nouvelles opportunités. On s’est dispersés : on est allés en Espagne alors qu’on n’était pas encore rentables. On s’est développés en France avec un autre business model. On a créé des produits similaires sans tenir compte des diversifications de chaque marché. Quel est votre super-pouvoir ? J’ai su pivoter et me retourner. Si on regarde l’évolution de la société depuis 2011, le business a complètement évolué : on a changé de vision, de technologie et d’approche. Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? J’aurais voulu être architecte, ou promoteur immobilier. J’aime autant l’aspect créatif que l’aspect immobilier, l’idée qu’on laisse une trace. C’est un métier complexe qui mêle l’esthétique du design au côté cartésien, ergonomique et modulable. Un beau challenge ! Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? J’ai fait un master en création d’entreprise ; mon projet de mémoire était lié à la création d’une nouvelle entreprise qui commercialisait des couvertures de sécurité pour piscines. J’ai développé 4 produits hauts de gamme innovants. Une fois diplômé, j’ai monté ma SPRL pour me jeter dans le bain. Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? L’année 2010, le moment où j’ai décidé de créer BePark : j’ai arrêté les piscines, stoppé ma rémunération, j’ai loué un petit bureau et j’ai commandé mes deux ordinateurs chez Dell. Je me suis retrouvé avec des journées de 24 h entièrement dédiées à BePark. L’idée germait en moi depuis deux ans déjà. J’avais découvert lors d’un voyage à Boston la pratique du partage de parking entre particuliers et je trouvais ça terrible ! Votre plus belle réussite professionnelle ? Récemment, on a failli être rachetés par un grand groupe. Pendant toute cette période, je me suis désaxé du business : Quelles sont vos sources d’inspiration ? Jeff Bezos est un vrai modèle, il a réussi à faire pivoter constamment sont entreprise durant les dix dernières années pour devenir leader mondial du secteur. Aujourd’hui, je me tourne vers mon conseil d’administration qui me challenge au quotidien. Par exemple, Augustin Winnie de Caméléon m’aide beaucoup dans le développement de la société. Votre livre préféré ? « Lean Start-up », d’Eric Ries. Je l’ai lu en 2015 et il m’a aidé à revenir à l’essentiel et à me recentrer sur ce qui était vraiment nécessaire. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Je me suis trop éparpillé alors je dirais : faire moins et mieux ! Votre maxime, votre citation favorite ? « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » (Mark Twain) ● E. Bv. 32 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Grow Your Businessw your business « Il faut s’en tenir à son core business » John Martin CEO Martin’s Hotels, groupe hôtelier familial Quel est votre plus grand défaut ? L’impatience ! Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? J’ai commencé à travailler à l’âge de 18 ans chez trois grands brasseurs britanniques : Guinness, Scottish & Newcastle et Courage. Du brassage en usine aux livraisons, j’ai appris le métier de A à Z. Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Dans les années 2000, quand on a vendu Schweppes, c’était un grand moment. Avec ma famille, on a quitté la Belgique quand j’avais 3 ans pour reprendre la filiale française. On habitait juste au-dessus du dépôt. Chaque matin, j’étais réveillé par le bruit des bouteilles. Cette vente a marqué officiellement le lancement du groupe dans le secteur de l’hôtellerie. Votre plus belle réussite professionnelle ? La plus belle réussite, c’est toujours et éternellement ce qui fait partie de notre ADN d’entrepreneurs : c’est créer de l’emploi, c’est de faire tourner. On a maintenant 500 emplois directs, ce qu’on estime à 500 emplois indirects. Votre plus gros échec professionnel ? Je crois que c’est d’avoir fait confiance à des gens qui m’ont fait miroiter certaines choses. Dans les petits échecs, il y a la création d’un parfum que j’ai commercialisé avec Tony Parker, le mari d’Eva Longoria. En tête des ventes dès sa sortie chez Sephora, les géants du secteur irrités me l’ont fait payer. Bien sûr, je n’ai pas fait le poids dans un domaine qui n’est pas le mien. La leçon à retenir c’est qu’il faut s’en tenir à son core business. Quel est votre super-pouvoir ? Mon côté humain ; on a un personnel très mixte fait d’une quarantaine de nationalités. Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? Pilote d’avion de chasse. Pas pour le côté guerre, mais pour l’aspect vibrant du métier ! Quels sont vos hobbys ? Je vis totalement isolé en plein milieu de la campagne. Ce n’est pas par hasard, j’aime la nature, j’ai besoin de me ressourcer, j’ai besoin de cette coupure. Je suis très attaché à la terre et à la forêt ; je tiens ça de mes grands-parents, je crois. Quand on y pense, je suis né dans une ferme près d’Anvers. Êtes-vous sportif ? Je l’étais ! J’ai été champion d’Angleterre de lancement de disque junior pendant plusieurs années. J’ai fait beaucoup d’athlétisme et de rugby, mais ça, c’était avant. Votre livre préféré ? Plus jeune, je lisais beaucoup de Tintin et des livres de jeunesse anglais qui avaient systématiquement un rapport avec la nature et les animaux. Aujourd’hui, je me passionne davantage pour l’actualité et les journaux. Je suis abonné à des journaux américains, belges, français et anglais qui me donnent déjà une bonne revue de presse quotidienne. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Rester dans le métier qu’on a appris, celui dans lequel on performe. Votre maxime, votre citation favorite ? « Jamais en arrière, toujours en avant. » Ça vient de moi. Je crois qu’il faut toujours avoir du cran et qu’il ne faut pas avoir peur. ● E. Bv. Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 33
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Grow Your Business « L’indépendance, ça n’a pas de prix » Véronique Culliford CEO de IMPS, société de gestion et d'exploitation des droits de l’œuvre de Peyo Votre plus gros échec professionnel ? Quand on a voulu se lancer dans la fabrication de produits Schtroumpfs au début des années 90. Je me suis pris une belle claque : on a produit en Chine et on s’est fait arnaquer. On a fait fabriquer une énorme quantité de produits pas chers avec des transports très chers, qui nous ont été livrés très en retard… Quelle est votre super-pouvoir ? Un positivisme sans faille ! L’élément-clé du succès de votre entreprise ? J’ai avant tout choisi de m’entourer de gens qui respectent le personnage. On ne peut pas travailler chez IMPS sans être investi du Schtroumpf. Mon rôle, c’est d’être la gardienne du temple. À l’heure actuelle, quel est votre plus grand challenge ? Une nouvelle série de dessins animés qui va voir le jour en 2021. Pour la première fois, nous allons la produire nous-mêmes. Le projet est titanesque ! Qui est votre héros ? Quand j’ai commencé dans la profession, j’étais la plus jeune et l’une des seules femmes à faire ce métier. J’ai surtout appris à me méfier de beaucoup de gens. Mon inspiration, c’est mon père : il m’a tout enseigné et encore aujourd’hui, je me réfère à ce qu’il aurait voulu. Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? J’avais 19 ans, je commençais à travailler à mi-temps dans l’entreprise de mon père, Pierre Culliford (alias Peyo). À cette époque-là, je cumulais un autre mitemps en tant que secrétaire dans une ambassade. Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? En 1984, quand j’ai créé IMPS : le même job, mais comme indépendante. Petit à petit, j’ai repris les contrats des droits sur les Schtroumpfs dans chaque pays : France, Allemagne… Après 1990, je suis parvenue à gérer tout le marchandising mondial, le studio de dessin et l’audiovisuel. Votre plus belle réussite professionnelle ? En 1988, quand on a repris nos droits audiovisuels sur la série de dessins animés qui étaient entre les mains la branche audiovisuelle de Dupuis. Ensuite, on a été beaucoup plus libres pour négocier et signer les contrats. L’indépendance, ça n’a pas de prix. 34 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Votre livre préféré ? « La vie après la vie », du Dr Raymond Moody, une étude passionnante sur les gens qui ont été déclarés cliniquement morts et qui sont revenus à la vie. Quand j’ai perdu mon papa, sans ce bouquin, je n’aurais pas pu m’en sortir. Ça m’a terriblement marquée et aidée à faire mon deuil. Aujourd’hui, j’ai 60 ans, mes parents ne sont plus là et je ne perçois sûrement plus la mort comme avant. Votre film préféré ? « 2001, l’Odyssée de l’Espace », de Kubrick. À l’époque j’étais scotchée, c’était tellement novateur. Je l’ai vu plusieurs fois au cinéma, et dès qu’il passe à la TV, je le regarde avec mes enfants. L’idée de découvrir un monde inconnu me fascine. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Je referais exactement la même chose. Je pars du principe qu’on apprend de ses erreurs, et que les choix nous mènent où ils doivent nous mener. Il faut surtout ne rien regretter. Votre maxime, votre citation préférée ? Je n’arrête pas de dire « santé, joie, bonheur » : c’est la maxime du mois de janvier, mais elle me convient bien pour toute l’année ! ● E. Bv. Grow your business « Je me conseillerais d’être plus patiente » Brigitte Chanoine Rectrice de l’Ichec Business School Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? C’était aux USA, à Indianapolis, dans une PME américaine où je travaillais dans le département Health & Safety. J’y suis restée deux ans, puis je suis rentrée en Belgique. Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Ma carrière est faite de deux grands moments : le jour où j’ai défendu ma thèse de doctorat en finance sur la valorisation des entreprises et lorsque je suis devenue rectrice de l’Ichec en 2008. Votre plus belle réussite professionnelle ? L’obtention de l’accréditation internationale. Ce n’est pas que ma réussite, mais celle de toute une équipe. Recevoir ce label de qualité est l’une des plus belles réalisations de mon rectorat. On a dû mettre en place des processus qualité à tous les niveaux et des experts internationaux sont venus les vérifier. Votre plus gros échec professionnel ? J’ai parfois rencontré des écueils : vous avez un projet et l’environnement politique contraignant ne vous permet pas d’avancer comme vous le voulez. Mais, jusqu’à présent, j’ai réussi tant bien que mal à les surpasser. À l’heure actuelle, quel est votre plus grand challenge ? C’est de pouvoir faire le parcours du saut de mouton au quotidien, malgré les difficultés et les embûches. Je dois parvenir à faire bouger l’école en permanence, ce qui correspond plus ou moins à 400 personnes chaque jour (formation initiale, continue et collaborateurs confondus). Quel est votre super-pouvoir ? Mon dynamisme. Quel est votre plus grand défaut ? Sans doute mon côté chef, dans une institution universitaire… Je sais que je suis une meneuse d’hommes. Parfois, je le suis sans doute trop pour un monde comme le monde académique. Et donc, il est vrai que cela peut se retourner contre moi. Je suis élue par mes pairs, mais le jour où je ne serais plus rectrice, je repartirai parmi mes pairs… C’est un rôle réellement compliqué. Qui est votre héros ? Dans mon métier, vous avez cruellement besoin de mentors. Étant donné que vous êtes professeur, vous n’êtes pas vraiment préparé à ce job. J’ai autour de moi des sages et des référents comme Étienne Davignon, le président du conseil d’administration. Ils se comptent sur les doigts d’une main et sont mes sources d’inspiration. Votre livre préféré ? Je lis essentiellement pour me détendre. De façon systématique avant de dormir et de façon boulimique pendant mes vacances. J’ai vraiment une lecture extrêmement variée ; là, par exemple, je viens de terminer le livre d’Adeline Dieudonné et de débuter le prix Goncourt. Votre film préféré ? Je vais souvent au cinéma, mais je n’ai pas de film favori. Mon dernier coup de cœur ? « Capharnaüm », de Nadine Labaki, avec Zaïn Al Rafeea : un film d’une profondeur et d’une interpellation extraordinaires. J’aime aller voir des films qui marquent, en famille avec mon mari, mes trois enfants et leurs compagnons. À la fin, on se retrouve, on échange et on partage nos émotions. C’est toujours très riche. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Je me conseillerais d’être plus patiente ! Votre maxime, votre citation favorite ? « Hakuna Matata », une expression swahilie qui veut dire « il n’y a pas de problème » ! ● E. Bv. 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Grow Your Business « Ose plus et n’oublie pas tes rêves » Joan Condijts Cofondateur de LN24, chaîne belge d’info en continu Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? Une fois diplômé, j’ai travaillé pendant trois mois pour une structure qui devait préparer l’Euro 2000 de football. J’ai été recruté pour m’occuper notamment de la communication. Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Le moment où on m’a téléphoné pour devenir rédacteur en chef de L’Écho. À l’époque, j’étais chef du service économique du journal Le Soir. C’était un véritable tournant dans ma carrière : je suis passé du middle management au statut de patron. Je n’ai pas hésité une seconde. Votre plus belle réussite professionnelle ? C’est d’avoir réussi à changer le positionnement stratégique de L’Écho. Nous sommes parvenus à le faire évoluer d’un journal financier et boursier vers un journal business, ouvert à la politique et à la culture. Et puis, on a gagné des lecteurs plutôt que d’en perdre, dans un paysage où l’inverse est assez vrai… Votre plus gros échec professionnel ? Mon plus gros échec, c’est d’avoir trop attendu. Lorsque j’étais chef du service économique du Soir, le management a changé au-dessus de moi. J’ai toléré beaucoup de choses. J’aurais dû dire stop bien plus tôt et j’ai causé des dégâts. Depuis, j’ai compris la nécessité de prendre les décisions au bon moment. Vous sentez-vous entrepreneur ? Je suis fondamentalement un entrepreneur. Cependant, je suis aussi quelqu’un d’ambivalent. J’ai un côté anticonformiste : j’aime être indépendant, créer des choses et mettre la main à la pâte. Paradoxalement, j’ai reçu une éducation plutôt conformiste. Pour mes parents, la réussite rimait avec un travail stable et un salaire correct. Et finalement, 36 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 à 40 ans, la vraie nature revient au galop… Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? J’aurais bien aimé être architecte. Cela correspond à ma personnalité, qui allie un côté très pragmatique, quasi scientifique, et cet aspect créatif. Quelles sont vos sources d’inspiration ? Je crois que c’est dans mon ADN de journaliste : je puise mes inspirations partout où quelque chose peut être retenu, approfondi et utilisé. Pour moi, tout conduit le cerveau à réfléchir et à créer. Donc, je n’ai pas une source privilégiée d’inspiration. Votre livre préféré ? « Les mémoires d’Hadrien », de Marguerite Yourcenar. Une plongée dans l’humanité profonde, dans l’histoire d’un homme, à travers ses réflexions qui sont des réflexions essentielles. Ce livre m’a profondément marqué dans ma vie d’homme et d’entrepreneur. Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ? La place du Sablon ; c’est l’un des lieux les plus beaux et élégants de Bruxelles. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Ose plus et n’oublie pas tes rêves. À 20 ans, je voulais devenir écrivain, mais je n’en avais pas les moyens. Je suis devenu journaliste et j’ai oublié ce rêve. Ou plutôt, je l’ai enfoui ; il a ressurgi quand j’avais 30 ans. Votre maxime, votre citation favorite ? « La vie, ce n'est pas attendre que les orages passent, c'est apprendre comment danser sous la pluie » (Sénèque). ● E. Bv. Grow your business « Je trouve mon inspiration dans l’art » Sébastien Deletaille Ex-CEO et cofondateur de Riaktr Quel est votre plus grand défaut ? Je manque de patience pour des profils qui ne souhaitent pas apprendre et pour ceux qui ne vont pas partager les valeurs d’un projet. Pour certains, cette impatience peut se traduire par un leadership perçu comme assez strict. L’élément-clé du succès de votre entreprise ? Je fais partie des entrepreneurs qui considèrent qu’il est impossible de réussir une boîte sans cofondateur. Maintenant que j’ai quitté Riaktr, je m’oriente vers la technologie appliquée à la santé. Nous allons nous concentrer sur la création de logiciels pour médecins généralistes. S’il est encore trop tôt pour donner un nom à la boîte, mon cofondateur est déjà trouvé ! Quelles sont vos sources d’inspiration ? L’art. Quand j’ai remis ma démission du CA de Riaktr, c’était à la fois la décision la plus dure, la plus triste et la plus libératrice que j’ai connu. Une fois sorti de la salle, j’ai pris un vol pour New York. Dès mon arrivée, j’ai passé la journée au Metropolitan Museum. Pendant des heures, j’ai déambulé et je me suis ressourcé parmi les plus grands chefs d’œuvres de l’humanité. Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Je travaillais chez McKinsey. Le jour où j’ai reçu une promotion, j’ai décidé de démissionner. Avec mon meilleur ami Jacob, on a tous les deux quitté nos jobs respectifs en même temps. On avait 24 ans et on ne savait pas quoi faire. Alors, on a créé trois entreprises. Riakrt est la seule qui a vraiment fonctionné. Votre plus gros échec professionnel ? En 2009, quand on a décidé de lancer nos trois entreprises, c’était en pleine épidémie de grippe AH1N1. Les ventes de gel hydroalcoolique explosaient en France ! On s’est dit que ça viendrait en Belgique. On n’a pas réussi à mettre une proposition de valeur sur le marché ; les Allemands ont débarqué et les Français aussi. Bien sûr, leurs prix de vente étaient bien inférieurs à notre prix de production... Quel est votre super-pouvoir ? Le plus beau compliment qu’un développeur codeur ait pu me faire, c’est de me dire que j’étais « le plus geek des entrepreneurs tech ». Quels sont vos hobbies ? L’entomologie : je collectionne les insectes depuis mon adolescence. En nous voyant grandir avec mon frère, nos parents se lamentaient de notre passion pour les cartes Dragon Ball Z. Tous les deux étaient antiquaires ; on vivait entourés de beaux objets. Ils ont essayé de nous intéresser à autre chose. On a vraiment créé un projet familial autour de cette collection d’insectes. Tout cela m’a ouvert aux motifs, aux couleurs, à la géographie et aux voyages. Plus conventionnellement, je suis passionné d’art et de course à pied. Votre livre préféré ? « Lettres à un jeune poète », de Rilke. Tous les deux ou trois ans, je le relis. Il recèle des secrets et des niveaux variés de lectures. Selon les épreuves que je traverse, je le redécouvre et je me redécouvre. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Je me conseillerais de soigner davantage mon « focus », c’est la clé de la réussite ! Votre maxime, votre citation favorite ? « Quand on vous demande si vous êtes capable de faire un travail, répondez : ‘bien sûr, je peux !’ Puis débrouillez-vous pour y arriver » (Franklin Roosevelt). ● E. Bv. Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 37
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Grow Your Business « Je lis beaucoup de biographies » Sébastien Morvan Co-fondateur du Brussels Beer Project Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Le premier, c’est quand j’ai décidé d’écouter mes valeurs plutôt que l’idée de carrière et celle de l’argent. J’ai alors quitté la City et le monde de la banque pour me diriger vers la microfinance en Amérique latine. Le deuxième, c’est bien évidemment la création quelques années plus tard de ma propre entreprise : Brussels Beer Project avec Olivier, mon associé. Votre plus belle réussite professionnelle ? Ce sera la nouvelle brasserie qui verra le jour à Anderlecht en 2020. Là-bas, nous aurons la possibilité de brasser jusqu’à 10 millions de bouteilles par an. C’est notre plus gros challenge depuis le lancement du projet. Quel est votre super-pouvoir ? Je n’ai pas peur de mes rêves. Je pense que l’on est souvent les premiers à se censurer. Quel est votre plus grand défaut ? Incontestablement, je ne suis pas le meilleur des gestionnaires. L’élément-clé du succès de votre entreprise ? Je suis bien content de vivre cette aventure à deux. La dynamique de duo est essentielle : on parle le même langage, mais on a nos propres domaines d’expertises et de compétences. Je ne crois pas en revanche que la complémentarité extrême soit une bonne chose, car il faut garder des ponts possibles. Quelles sont vos sources d’inspiration ? Je puise l’inspiration de partout. La première qui me vienne à l'esprit, c'est le du monde sport. J’étais ado dans un petit village breton et voilà que Michael Jordan explosait l’écran de mon téléviseur. J’ai beaucoup lu sur son parcours et son état d’esprit. Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne se mettait aucune limite. Et s’il était pétri de talent, il était le premier à travailler et à être fier de transpirer pour atteindre ses objectifs. 38 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Quels sont vos hobbies ? Le sport notamment, c’est quelque chose d’important pour moi. Je fais de la course à pied et je nage. C’est un peu ma façon à moi de méditer, de m’évader. Votre livre préféré ? Je lis beaucoup, et souvent ce sont des biographies. Récemment, j’ai lu celle de Magellan : quelle claque ! Quand on parle de la nécessité d’aller vers l’inconnu, lui l’a littéralement fait. Il s’est projeté dans des mers qui n’existaient sur aucune carte. J’ai dévoré sa biographie, elle m’a beaucoup inspiré. Quel est votre endroit préféré à Bruxelles ? La place Sainte-Catherine avec sa grande diversité et sa convivialité : l’hiver pour son marché de Noël et son église illuminée, l’été pour ses terrasses bondées et son esprit de village. Si je suis né en France, en Bretagne pour être précis. Je me sens, après toutes ces années, tout à fait Bruxellois. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? De s’entourer de personnes qui peuvent comprendre vos choix. Rencontrer des entrepreneurs ou des gens aux parcours atypiques, qui prennent plaisir à sortir des sentiers battus. En revanche, attention aux bons sentiments protecteurs de certains proches qui peuvent alourdir plutôt qu’alléger. Votre maxime, votre citation favorite ? « Safe is risky. » ● E. Bv. Grow your business « Je suis convaincu que la clé du succès est dans le ‘people management’ » Kris Cloots CEO d'ISS BeLux Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? J’ai commencé à l’armée, comme jeune officier de carrière ; j’étais responsable d’un peloton de transmission. J’y suis resté pendant dix ans, puis j’ai quitté l’armée pour aller travailler chez Group 4 Securitas (maintenant G4S). Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Le jour où le groupe m’a demandé de devenir directeur général d' ISS Belgique et Luxembourg, c’était un gros challenge avec plusieurs centaines de millions de chiffre d’affaires, 10 000 collaborateurs… J’ai tout de même réfléchi pendant 48 heures et je me suis dit que c’était un défi que je me devais d’accepter. Je ne pouvais pas dire non. Votre plus belle réussite professionnelle ? Après cinq ans passés à la tête d’ISS, le CEO du groupe m’a donné un prix pour saluer le trajet réalisé par la société : notre bilan marqué par une nette amélioration en termes de rentabilité et de croissance était remarquable. Cette reconnaissance m’a vraiment marqué. Depuis lors, j’ai mis en place des programmes de reconnaissance au sein de la société. Votre plus gros échec professionnel ? C’est d’être resté un peu trop longtemps dans un modèle classique où l’on n’a pas été assez ambitieux et innovatifs par rapport à d’autres pays dans le groupe, tels que les pays scandinaves. En effet, il y a quelques années, on se limitait à la satisfaction de notre personne de contact. Désormais, l’opinion de l’ensemble des utilisateurs du client est un aspect essentiel du travail : « les clients de nos clients sont aussi les nôtres ». Quel est votre super-pouvoir ? Je suis quelqu’un d’humain ; je suis convaincu que la clé du succès est dans le « people management » ! Quel est votre plus grand défaut ? J’ai parfois trop le sens du détail : quand quelque chose ne se passe pas comme je le voudrais, j’ai toujours cette réaction de plonger dans le problème et de vouloir le résoudre moimême. Ce n’est pas très efficace et cela peut être très chronophage… Qui est votre héros ? Le CEO du groupe ISS, Jeff Gravenhorst. Il dirige un groupe qui réalise 10 milliards de chiffre d’affaires par an. Je ne sais pas quel genre de vie il mène, mais il voyage constamment et parvient à gérer et développer le groupe d’une manière assez remarquable. Chaque année, je le rencontre pour un entretien individuel. Je m’étonne à chaque fois qu’on ne parle quasiment pas de chiffres ; on discute principalement de stratégie, de ressources humaines et de notre avenir. Quels sont vos hobbies ? En dehors du travail, j’aime particulièrement les sports mécaniques : une passion que je partage avec ma fille de 17 ans. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? « Même si cette société ne t’appartient pas, gère-là comme si c’était la tienne » Votre maxime, votre citation favorite ? « Le succès est la somme de petits efforts répétés jour après jour » : je ne suis pas quelqu’un qui va révolutionner le monde. Je n’attends pas de changements radicaux du jour au lendemain, je suis plutôt partisan de l’amélioration continue. ● E. Bv. Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 39
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Grow your business « Je suis quelqu’un de solaire » Marc Filipson Propriétaire de Filigranes pourrais jamais faire ce métier : non parce que je n’aimais pas enseigner, mais parce que cela ne me permettait pas de terminer le mois. Le deuxième, c’est quand j’ai repris mon petit commerce de 30 m², rue de l’Industrie. J’ai très vite réalisé que je pouvais vendre n’importe quoi. Comme je l’ai dit très souvent : j’ai la chance d’être libraire et j’ai la chance de savoir et d’aimer vendre. Votre plus gros échec professionnel ? À chaque fois que j’ai fait le bien, cela s’est retourné contre moi. Donc j’ai connu énormément d’échecs, et bien souvent cela s’est soldé par de la jalousie, de la méchanceté. C’est très triste comme constat, mais je l’assume. Quel est votre super-pouvoir ? Je suis quelqu’un de solaire : lorsque j’arrive dans une réunion où les gens sont pour la plupart tirés à quatre épingles, il me suffit de quelques minutes pour désacraliser et détendre l’atmosphère. Quel est votre plus grand défaut ? L’excès de franchise et la bonté. C’est mauvais d’être trop bon quand on est entrepreneur. L’élément-clé du succès de votre entreprise ? On est la plus grande librairie de Belgique, la troisième au niveau européen et cela reste une affaire familiale. Je suis 100 % actionnaire et donc je fais ce que je veux ! Quelles sont vos sources d’inspiration ? Mon inspiration est stimulée au quotidien, à chaque nouvelle rencontre, à chaque nouvelle lecture. La maison est une véritable fourmilière. J'ai également la chance de croiser un nombre incalculable de personnes : des auteurs, des amis, des artistes, des clients… Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? À l’âge de 12 ans, j’ai travaillé à la librairie Étienne qui se trouvait derrière chez mes parents. Je m’occupais des invendus dans la cave. À l’époque, les retours de presse se faisaient entièrement à la main. C’est suite à cela que j’ai obtenu le premier vrai job qui m’a rapporté beaucoup d’argent. J’ai travaillé pour un marchand de tissus ; je détenais la clé de son garage et je coupais des rouleaux sur 1 m 50. De mémoire, je recevais trois francs belges par tissu coupé. C’est vite devenu le job le mieux rémunéré de ma vie… Le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? Le premier élément, c’est lorsque j’ai enseigné pendant trois mois. Je me suis rendu compte que je ne 40 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Quel est votre livre préféré ? « La source », de James A. Michener. Ce livre, je l’ai reçu lors de ma bar mitzvah à l’âge de 14 ans. C’est un ouvrage incroyable : il conte 5 000 ans d’histoire du peuple juif. C’est également une véritable brique, accessible à tous, qui prouve à ceux qui aiment la lecture qu’on peut aussi se délecter d’un livre de 1000 pages. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Ne fais pas trop vite confiance aux autres ! Votre maxime, votre citation favorite ? Elle est de moi : « Le changement c’est la continuité » ! ● E. Bv. Grow your business « Je suis un inconditionnel du time management » Michel Croisé CEO de Sodexo Quel a été votre premier job rémunéré (hors job d’étudiant) ? J’étais kinésithérapeute, spécialisé en kiné du sport. En réalité, je n’ai jamais cherché un job de ma vie, j’ai les ai toujours créés ou des opportunités se sont présentées. Une fois diplômé, j’ai ouvert mon cabinet et plusieurs centres de fitness. À chaque début d’année, je ne listais pas de bonnes résolutions, je faisais le bilan. Le crédo ? Continuer ce qui me plaisait, arrêter ce qui m’ennuyait. Quelque temps après, j’ai lancé un business de chèques sport et culture qui m’a propulsé chez Sodexo. Votre plus belle réussite professionnelle ? En tant que kiné du sport, je me suis rapidement occupé de sportifs de haut niveau. J’étais jeune, j’ai pu profiter d’une certaine visibilité pour lancer des centres de fitness qui ont très vite connu un grand succès ! Votre plus gros échec professionnel ? Ma boîte de chèques sport et culture fut un échec. Si le produit était révolutionnaire, il me manquait une crédibilité financière. Je m’attaquais à de gros poissons : je ne savais pas que les gros employeurs possédaient des activités de volume. Ils étaient séduits, mais pas au point de verser des montants en millions sur le compte d’une petite PME avec un capital limité. J’ai évité la faillite : j’ai été racheté par Sodexo et je suis entré dans le groupe ! Quel est votre super-pouvoir ? L’écoute et l’empathie. Je suis un inconditionnel du time management : je viens du secteur de la santé et ce n’est pas anodin. Savoir s’écouter et écouter ses employés, c’est primordial. Mon rôle, c’est de permettre aux employés de bien faire leur job et cela passe souvent par le fait d’enlever le caillou coincé dans leur chaussure… Quel est votre plus grand défaut ? Je suis obstiné et têtu. Je dois bien reconnaître que j’ai horreur de perdre. Si je fais une course, c’est pour la gagner. Je me fiche de l’importance de participer ! Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? Je serais devenu neurologue : un métier très exigeant qui requiert un certain focus ! Quel est votre film préféré ? Plutôt qu’un film favori, parce que c’est difficile à trouver, le dernier en date qui m’a transporté est Bohemian Rhapsody de Bryan Singer. Je suis un guitariste amateur de blues. La musique fait partie intégrante de ma vie. D’ailleurs, je possède une belle collection de guitares à la maison… Lorsque je voyage, j’emporte avec moi une ‘travel guitar’. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Pour les entrepreneurs devenus intrapreneurs comme moi, c’est importer de gérer l’entreprise dans laquelle on travaille comme si c’était la nôtre. Et puis, j’ajouterai qu’il faut être un peu insurgé plutôt que statutaire… Votre maxime, votre citation favorite ? « Le leader doit être sérieux comme un enfant qui joue » (Borges). ● E. Bv. Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 41
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Grow your business « J’aurais aimé écrire de grands romans » Thierry Afschrift Avocat fiscaliste et président de l’association Afschrift devient automatiquement un entrepreneur. On a des clients, des collaborateurs, on doit détenir un minimum de stratégie d’entreprise. Mais je suis et je me considère fondamentalement comme avocat. Quel est votre super-pouvoir ? La capacité à m’adapter et à m’entourer : je n’ai jamais eu de recettes toutes faites, qui sont censées fonctionner pour tout le monde. J’essaye de proposer aux clients des solutions réalistes, créatives et qui tiennent compte de leur propre situation. Quel est votre plus grand défaut ? L’envie et le besoin de trop contrôler les choses ; c’est parfois difficile de déléguer. Si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé, quel job auriez-vous souhaité exercer ? Je serais devenu écrivain. J’aurais aimé écrire de grands romans… Aujourd’hui, j’écris des essais, des livres plus techniques, toujours dans un domaine bien précis. Quelles sont vos sources d’inspiration ? J’ai toujours aimé la philosophie ; ce sont de grands auteurs libéraux, comme Alexis de Tocqueville. Lorsqu’on les relit, on remarque à quel point des décennies, voire des siècles à l’avance, ils ont prévu des réponses à nos problématiques contemporaines. Quel a été le ‘defining moment’ de votre vie professionnelle ? En 1994, le jour où j’ai créé mon propre bureau d’avocats d’affaires. Mes collaborateurs sont alors devenus mes associés et nous nous sommes spécialisés dans le domaine du droit fiscal. Dans notre milieu, si l’on veut réussir, il faut très vite se trouver une niche. Votre plus belle réussite professionnelle ? C’est compliqué de répondre à cette question ; dans mon métier, on ne peut pas citer le nom des clients ! Je dirais que c’est le jour où on a réussi à faire acquitter un client que tout le monde considérait comme coupable. On l’a fait acquitter non pas sur la procédure, mais sur le fond parce qu’il était réellement innocent. C’était la première grande et belle victoire de la maison. Vous sentez-vous entrepreneur ? Je me sens tout d’abord avocat. Il se fait qu’aujourd’hui, un avocat 42 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Quel est votre livre préféré ? Sans hésiter : « La Grève », d'Ayn Rand ! C’est un essai remarquable qui défend les valeurs libérales et résume mes convictions. Il s’est vendu à 14 millions d’exemplaires aux États-Unis et est devenu l’ouvrage le plus lu par les Américains après la Bible. Publié en 1957, il n’a été traduit en français qu’en 2011. Quel est votre film préféré ? Une belle histoire d’amour : « Love Story », d'Arthur Miller. Je suis un romantique ; c’est difficile de le montrer en tant qu’avocat fiscaliste, mais il n’y a pas que le métier dans la vie. Quel conseil donneriez-vous à votre « vous » du début de votre carrière ? Si tu veux obtenir un résultat, il faut accepter certains risques à certains moments. Votre maxime, votre citation favorite ? « Il faut toujours essayer d’aller de l’avant, en évitant de trop regarder dans le rétroviseur. » ● E. Bv. PUBLIREPORTAGE COMMENT OUVRIR UN CINÉMA AU CŒUR DE L’EUROPE ? Découvrez l’histoire d’Olivier Rey, directeur général du cinéma Palace Au cœur de Bruxelles, sur le Boulevard Anspach, se situe le Palace, cinéma légendaire qui a réouvert ses portes en février après des années de rénovation. Olivier Rey, directeur général du Palace, passe en revue la réouverture de cette icône culturelle de notre capitale, et un de ses plus grands défis : la composition de son équipe. Le travail de ses r Olivier Rey est le directeur général du Palace. En 2012, il a été désigné comme responsable du projet pour mener à bien la rénovation du cinéma. Le travail de ses rêves, selon lui : « Je travaille déjà depuis une trentaine d’années dans l’univers du cinéma. J’ai une formation comme ingénieur du son, et j’ai travaillé dans à peu près toutes les étapes du processus de production. J’ai toujours eu un rêve fou : devenir moi-même exploitant. » Quelques années plus tard, Olivier a reçu carte blanche pour donner forme au cinéma de ses rêves. Le résultat est sublime : un lieu de rencontre moderne où 100 ans après l’ouverture initiale du Palace pendant les jours de gloire du cinéma, la notion de « cinéma » a été complètement réinventée. « Le Palace est un palais des sens : on s’y rend pour regarder un film dans les meilleures conditions, et aussi pour rencontrer des gens, pour être inspiré lors des expos et déguster une cuisine soignée. » Le plus grand défi Le Palace est un cinéma dans l’air du temps, original, qui nourrit de grandes ambitions. Cela ne s’exprime pas seulement dans la programmation, mais aussi au niveau de l’équipe de collaborateurs. La composition de l’équipe n’a pas été une sinécure, surtout parce que l’ouverture officielle du cinéma était imminente. « Au début des travaux, j’étais le seul à diriger le projet. Le Palace était encore en pleine construction et je devais composer une équipe d’une trentaine de personnes. Je recherchais en plus des profils très spécifiques : des techniciens, des collaborateurs administratifs, mais aussi un responsable de la programmation par exemple. Ces profils ne courent vraiment pas les rues à Bruxelles. » Une sour Pour la composition de son équipe, Olivier a demandé conseil à Select Actiris. « Select Actiris m’a été recommandé pour m’aider à recruter mon équipe. Et pour être tout à fait franc, je m’attendais au début à y trouver une organisation lente, bureaucratique, mais bien au contraire, j’ai été éblouis. Select Actiris était le partenaire rêvé pour les aspects RH de mon démarrage. Contre toute attente, j’ai pu m’appuyer sur un partenaire incroyablement performant et professionnel. » « Avec mon consultant personnel de chez Select Actiris, nous avons pris amplement le temps pour déterminer les profils que nous cherchions. Ensuite, ils ont recherché les profils correspondants dans leur immense base de données de chercheurs d’emploi. Deux semaines plus tard j’ai reçu par poste vacant cinq ou six CV de personnes motivées que j’ai ensuite rencontrées une à une. » Bruno, opérateur pr Une des personnes qu’Olivier a reçues en entretien était Bruno Dovifat. « J’ai travaillé pendant longtemps dans un cinéma à Luxembourg comme opérateur projectionniste, » nous raconte Bruno. « Ensuite, j’ai cherché pendant cinq ans un nouveau défi fixe. » Bruno était inscrit comme chercheur d’emploi chez Actiris, et a reçu un coup de fil. « Actiris m’a appelé pour me dire que le Palace était à la recherche d’un responsable technique. Quelques jours plus tard j’avais mon premier entretien chez eux et ensuite un deuxième avec Olivier en personne au Palace, où nous avons parlé du projet passionnant qu’il était en train de créer. » Olivier aussi se rappelle cette première rencontre comme si c’était hier. « Après l’entretien, j’ai tout de suite su que Bruno avait la fibre ‘Palace’. Bruno partage les mêmes valeurs que nous souhaitons mettre en avant au Palace. Non seulement il était parfaitement qualifié pour la fonction, mais il avait aussi la personnalité que je cherchais. » Les RH sans soucis « Grâce à Select Actiris je n’ai pas eu à m’inquiéter des RH et du recrutement de mon équipe. Ils m’ont déchargé de cette charge, afin que je puisse me consacrer au démarrage du Palace. » « Grâce à la sélection de Select Actiris j’ai trouvé une équipe excellente, et en plus les mesures telles qu’activa. brussels et FPIe ont permis de bénéficier d’une aide financière pour pouvoir ouvrir le Palace sereinement. » Et ce n’est pas tout, conclut-il : « Non seulement Bruno est le projectionniste parfait, mais il est devenu aussi un ami. » FAITES CONFIANCE À L’EXPERTISE DE SELECT ACTIRIS POUR VOS RECRUTEMENTS Comme Tom, vous souhaitez recruter le profil idéal à Bruxelles ? Avec Select Actiris, c’est possible. Select Actiris combine une sélection approfondie à des primes et formations pour vous proposer le candidat qui répond parfaitement à vos besoins. Surfez sur select.actiris.brussels et demandez conseil à votre consultant employeur. Avec le soutien du Fonds Social Européen
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Starter Patatak : le fritkot artisanal Adrien Dewez a lancé Patatak, une friterie qui propose à Saint-Gilles aussi bien des frites artisanales que des frites originales. Avec un objectif : offrir des saveurs locales et de qualité à un prix accessible. «L e journalisme mène à tout, à condition d’en sortir » : l’aphorisme de Jules Janin est illustré ici par Adrien Dewez. Ancien journaliste, il a quitté le clavier pour le bac à frites. Et pas n’importe quelles frites : des frites artisanales et de qualité. Ce qui a motivé le lancement en novembre dernier de Patatak, au Parvis de Saint-Gilles, c’est la volonté de redonner à cet emblème de notre gastronomie ses lettres de noblesse. « Notre pays est celui de la frite, et il est de plus en plus difficile d’en trouver de bonnes », confie-t-il. « Ici, nous employons des bintjes fournies par un producteur situé à 30 km de Bruxelles. Des pommes de terre brutes que nous épluchons et découpons dans notre cuisine. Nous les cuisons ensuite selon la recette traditionnelle. » Mais si Patatak s’inscrit dans la tradition, il se profile aussi comme le fritkot du 21e siècle. À côté des frites classiques, il propose des frites de patate douce. Laquelle, si elle est également un tubercule, ne fait pas partie de la famille de la pomme de terre : c’est une convolvulacée et non une solanacée. Cette parenthèse botanique fermée, revenons à nos frites. « La patate douce ne contient pas d’amidon, qui donne notamment le croustillant de la frite », précise Adrien « Nous avons un petit secret de fabrication qui donne ce croustillant. Les frites de patate douce sont cuites dans l’huile végétale et sont donc vegan. » Un plus pour Patatak, qui favorise aussi le local, les circuits courts et le bio. « La quasi-totalité de nos produits sont belges », souligne le néo-frituriste. Si la frite est le produit-phare de Patatak, ce n’est pas le seul. Il y a d’abord, comme dans tout fritkot qui se respecte, un bel assortiment de sauces qui allie compositions originales et sauces fournies par Natura. On retrouve également une croquette au véritable herve, une fricadelle maison, une galette de légumes bio ou encore du fried chicken ainsi que des salades. Et pour les accompagner, quelques bières locales des brasseries de la Senne, Dupont, De Ranke ou Boon. Sans oublier le vin blanc du Domaine de Mellemont où Pierre Rion, serial entrepreneur, a glissé quelques conseils précieux à Adrien. Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be • https://starters.beci.be/ 44 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Car avant de se lancer dans l’aventure, Adrien Dewez a bien étudié le marché, écouté des amis chefs-coqs et bénéficié de l’accompagnement de Beci – notamment en matière d’urbanisme et de réglementation horeca, mais aussi sur les questions de recyclage et récupération des déchets, produits de nettoyage écologiques approuvés par l’Afsca, etc. Après neuf mois de recherche, il a trouvé son bonheur au Parvis de SaintGilles, fraîchement rénové, où il succède à Mamma Roma. « Le lieu étant déjà dévolu à l’horeca, nous avons pu commencer rapidement. Nous avons ouvert en période creuse ; ce qui s’est avéré un atout, car nous avons pu corriger des erreurs et affiner notre offre. À la sortie de l’hiver, nous élargirons nos horaires d’ouverture, du mardi au dimanche, de 12 à 22 h. » ● Guy Van den Noortgate Info : www.patatak.be D.R. Elections sociales 2020 Vote électronique ou papier : quelles différences ? L’e-voting est, depuis 2012, une solution de vote pour les élections sociales apportant de nombreux avantages aux entreprises comme aux partenaires sociaux. Plusieurs centaines d’entreprises de tous secteurs et de toutes tailles l’ont utilisé avec succès lors des deux dernières élections sociales. En pratique, en quoi des bureaux de vote électronique diffèrent-ils de bureaux de vote « papier » ? (Coproduction) L es urnes du vote électronique sont dématérialisées. Cela signifie qu’il n’existe plus de « boîtes » physiques à installer pour chaque catégorie de travailleur, multipliées par le nombre de bureaux de vote et par le nombre de sites ou de locaux différents où l’entreprise a décidé d’installer ses bureaux de vote. Prenons le cas d’une entreprise disposant de trois sites d’exploitation à Gand, Liège et Bruxelles, avec sur chaque site un bureau par catégorie de travailleurs (soit quatre, employé, cadre, ouvrier, jeune travailleur) et deux urnes par bureau (une par organe, CE ou CPPT). Il faudra centraliser et dépouiller pas moins de 24 urnes physiques. Avec le vote électronique, il suffira de 3 salles (une par site) et de 4 « urnes virtuelles » centralisées (une urne CE et trois urnes CPPT). Quel que soit le lieu où votera l’électeur, ses bulletins iront de facto dans les urnes correctes, correspondant à la bonne combinaison d’organe et de catégorie. Contrairement au vote papier, il n’y a plus aucun risque d’erreur, ni de manipulation dans la gestion des bulletins de vote. Alors que les urnes physiques doivent être surveillées et scellées durant leur transport et là où elles sont installées, les urnes électroniques ne doivent pas être installées (gain logistique). Elles sont contrôlables et contrôlées de façon centralisée. De plus, le président du bureau de vote principal et les témoins syndicaux peuvent suivre en temps réel, s’ils le souhaitent, l’état de remplissage de chaque urne et le statut de l’élection. Après le vote, là où le papier requiert un dépouillement manuel long et fastidieux, le dépouillement électronique est une simple addition après décryptage des bulletins. Le scellement électronique apporte, en outre, la garantie de pouvoir répéter la procédure si nécessaire. Quant à la mobilisation humaine, chaque bureau doit être constitué de 6 rôles prescrits dans la loi sur les élections sociales : un président, un secrétaire et 4 assesseurs par bureau de vote. Si l’on reprend l’exemple de notre entreprise, sur trois sites, cela fait 72 personnes. Grâce aux urnes électroniques (dématérialisées), le contrôle et la gestion des urnes par le président et les assesseurs s’effectuent au travers d’une interface centrale de gestion. Des avantages aussi pour les partenaires sociaux Au-delà de l’exigence des 6 rôles de la loi, l’entreprise peut également décider de donner accès à un écran de monitoring (temps réel/read-only) aux témoins syndicaux (qui ne se trouvent pas nécessairement dans les bureaux de vote). D’un point de vue syndical, cela permet d’améliorer grandement l’événement social en fournissant un outil qui permettra d’intervenir durant l’élection pour encourager, si nécessaire, la participation. En conclusion, du témoignage des entreprises qui ont utilisé le vote électronique lors des élections sociales, il ressort que la grande flexibilité apportée par les urnes électroniques est appréciée non seulement par les organisateurs de l’élection (équipe RH) mais aussi par les partenaires sociaux. ● Hugues Dorchy Social Elections eVote expert - Elegio Co-Founder hugues.dorchy@elegio.eu www.elegio.eu Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 45 © Getty
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Starter Registre UBO : il faut vous inscrire avant le 31 mars Le registre UBO (pour Ultimate Beneficial Owner) est une émanation de la loi du 18 septembre 2017 relative à la prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, laquelle prévoit la mise en place en Belgique d’un registre des bénéficiaires effectifs des sociétés. Toute société belge (de même que les asbl et les fondations) doit y inscrire un certain nombre d’informations, au plus tard pour le 31 mars 2019, sous peine d’amende. Qui sont les bénéficiaires effectifs d’une société ? Ce sont les personnes physiques qui, directement ou indirectement, seules ou en coordination avec d'autres, exercent un droit de participation et/ou détiennent un intérêt financier suffisant dans la société. Le législateur renvoie à cet égard au seuil indicatif de 25 % des parts et/ou droits de vote. Les personnes ayant un droit de participation d'une autre manière (par exemple via une convention d'actionnaires ou via le droit de nommer ou licencier la majorité des administrateurs) entrent également en ligne de compte. Si aucune personne physique ne peut être identifiée de la sorte, il est admis que les membres du personnel dirigeant de la société sont les bénéficiaires effectifs. Quelle information faut-il communiquer ? Il s'agit de données comme le nom, la date de naissance, le lieu de résidence, le numéro de registre national et la nationalité du bénéficiaire effectif. Il faut notamment préciser quand cette personne est devenue bénéficiaire effective, et sur quelle base. Il convient aussi de communiquer l'importance (pourcentage) de son intérêt financier dans la société. Comment faut-il transmettre l'information et qui est responsable ? L'information doit être transmise au registre UBO via la plateforme en ligne MyMinFin. La responsabilité incombe à l'organe d'administration, ou à la personne mandatée par celui-ci. Consultez le manuel d’utilisation du SPF Finances pour comprendre comment introduire les informations sur la plateforme. Quand faut-il transmettre l'information ? Le SPF Finances a prolongé le délai d’introduction jusqu’au 31 mars 2019. Ensuite, toute modification des données de l'UBO (adresse, importance de l'intérêt...) devra être transmise au registre UBO dans le mois suivant la prise de connaissance de cette modification. Chaque année, le redevable de l'information doit confirmer ou adapter la situation de ses UBO. Qui a accès aux données du registre UBO ? L'accès est octroyé d'une part aux autorités compétentes chargées de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent, y compris les autorités fiscales, et aux entités soumises à l'obligation de surveillance à l'égard de leurs clients dans le cadre de la législation anti-blanchiment (banques, avocats, notaires, comptables...). D'autre part, en ce qui concerne les sociétés, chaque citoyen pourra consulter certaines données, sans qu'un intérêt légitime doive être démontré. Les particuliers pourront ainsi retrouver qui est UBO d'une société et quelle est l'importance de son intérêt (%). Pour des raisons de vie privée, certaines données comme le prénom, le lieu de résidence ou la date de naissance ne pourront pas être consultées par eux. Et si l'on ne transmet pas les données (à temps) ? Les amendes pénales qui peuvent être imposées pour le non-respect de ces obligations s'élèvent de 400 à 40.000 €. Une amende administrative supplémentaire de 250 à 50.000 € peut être imposée aux membres de l'organe d'administration. ● Plus d’info : Alexis Bley, Conseiller juridique ab@beci.be ; 0473 13 05 18 46 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 © Getty Starter Insolvabilité : des solutions pour faire face aux difficultés de l’entreprise Toute entreprise peut être confrontée à une période difficile. Dans ce contexte, le régime des réorganisations judiciaires peut l’aider et lui permettre de rebondir. (Coproduction) V oici une dizaine d’années, conscient de l’accroissement des faillites, le législateur a imaginé une solution offrant à l’entrepreneur de nouvelles possibilités pour faire face aux difficultés de son entreprise, tout en préservant son activité, les emplois existants et ses créanciers. C’est ainsi que l’ancien concordat judiciaire a été remplacé par la loi du 31 janvier 2009 sur la continuité des entreprises. Après de nombreuses modifications, cette loi qui réglemente la procédure de réorganisation judiciaire (PRJ), est logée dans l’actuel Livre XX du Code de droit économique « Insolvabilité des entreprises ». La PRJ a deux effets majeurs. Le premier est de geler les dettes de l’entreprise : dès le dépôt de la requête en PRJ, l’entrepreneur est protégé. Si le Tribunal octroie à l’entrepreneur l’ouverture de la PRJ sollicitée, il bénéficiera d’un sursis d’un délai de maximum 6 mois, pouvant être prolongé jusqu’à 18 mois. Durant cette période de sursis, l’entrepreneur reste protégé : il ne peut être déclaré en faillite et aucune réalisation de ses biens ne peut intervenir. Ce mécanisme lui ôte momentanément quelques épines du pied. Cependant, il faut rester vigilant : l’entrepreneur ne doit pas aggraver son passif, car la procédure ne concerne pas les dettes postérieures au jugement d’ouverture de la PRJ, lesquelles doivent être payées pendant le sursis. Un juge délégué suivra chaque mois l’évolution de la situation financière de l’entreprise. Second effet de la PRJ : durant la période de sursis, l’entrepreneur bénéficiera du temps nécessaire pour évaluer et analyser les problèmes qui ont mis son entreprise en difficulté et mettre en œuvre les options offertes par le droit de l’insolvabilité. Trois options Trois options sont alors possibles. La première: l’entreprise parvient à trouver un accord avec l’ensemble de ses créanciers et une convention actant cet accord est établie et présentée au Tribunal. Cette option ne peut fonctionner que si la société n’a pas trop de créanciers. Deuxième option, l’accord collectif : la société rédige un plan de réorganisation judiciaire qu’elle va présenter au Tribunal et à ses créanciers. Ce plan est soumis à un double contrôle : d’abord, celui des créanciers, qui devront voter en faveur ou non du plan établi. Le plan ne sera réputé accepté que s’il recueille une double majorité : en montants réclamés et en nombre de créanciers présents à l’audience de vote. Le second contrôle est celui de l’homologation : le Tribunal devra ensuite vérifier si le plan est conforme à la loi et à l’ordre public. Une fois homologué, il devra être exécuté par le débiteur sous peine de voir le Tribunal prononcer sa révocation – avec la faillite pour conséquence probable. Enfin, troisième option : la réorganisation judiciaire par transfert sous autorité de justice. Souvent, cette option ne sera choisie par le débiteur qu’en dernier recours, c’est-à-dire si les deux options précédentes ont échoué. Un mandataire de justice, généralement un avocat, va jouer un rôle similaire à celui que joue un curateur dans le cadre d’une faillite, tout en laissant au débiteur la mainmise sur sa société. Le mandataire va rechercher des offres de reprise de tout ou partie des actifs de la société, en veillant prioritairement au maintien de l’activité et des emplois, tout en ayant égard aux droits des créanciers. Lorsqu’il aura trouvé un repreneur, une convention de cession sera établie par ses soins et présentée au Tribunal en vue de son homologation. Objectif ultime : éviter la faillite et assurer la continuité de son entreprise. ● Patrick della Faille, partner chez Lydian www.lydian.be Tél. +32 2 787 90 00 Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 47 © Getty
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Transition Sign for my Future : les entreprises font aussi entendre leur voix Les révolutions peuvent parfois avoir ceci de bon qu'elles renversent les modèles établis. C'est le cas de Sign for my Future. Initiée par un mouvement citoyen, SFMF a également réussi à réunir autour de cette urgente thématique climatique une belle brochette d'entreprises. I l n'est malheureusement plus utile de revenir sur les conséquences du réchauffement climatique, désormais bien visibles : augmentation des épisodes de pluies et de sécheresses intenses, des vagues de chaleur et même des épisodes caniculaires, etc. C'est pour faire face à cette urgence que plusieurs patrons ont décidé de s'associer publiquement à l'initiative SFMF et de plaider pour l'introduction d'une politique climatique conséquente en Belgique. De quoi parlons-nous ? Premièrement, d'un cadre juridique qui entrerait en vigueur au plus tard fin 2020 et qui amènerait la Belgique à devenir climatiquement neutre d'ici 2050. Bien sûr, cette évolution serait phasée. Et la réduction des émissions émanant du secteur industriel et des producteurs d'électricité coordonnée au niveau européen à travers le marché européen des émissions de gaz à effet de serre (SEQE-UE). Ensuite, un plan d'investissement doit être engagé au plus tard pour la fin 2022 avec des impacts positifs qui puissent profiter à chacun. Enfin, le politique doit se reposer sur un conseil climatique neutre, constitué d’experts chargés de suivre, évaluer et réorienter la politique en cas de nécessité. 48 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Faire d'une urgence une opportunité Ingénieur des ponts, des eaux et forêts, le PDG du groupe international Veolia (également bien présent en Belgique) Antoine Frérot sait lui aussi ce que l'urgence climatique veut dire. En 2014 déjà, il affirmait sa volonté de positionner Veolia comme un groupe qui « innoverait et créerait de nouvelles technologies pour l'économie circulaire, en transformant le modèle linéaire traditionnel en boucles de recyclage ». Antoine Frérot était alors également convaincu par le modèle des smart cities qui permettent de réaliser de belles économies d'énergie, voire de transformer des consommateurs d'énergie en auto-producteurs et ainsi de faire tendre les consommations et les factures d'énergie vers zéro. En s'engageant résolument dans ce paradigme, Antoine Frérot ne fait pas que sauver la planète. Il donne aussi à son groupe l'occasion de proposer des technologies innovantes, utiles pour contrer le réchauffement climatique de manière directe (avec des chaufferies collectives alimentées à la biomasse) ou indirecte (par la digitalisation). Dans le registre des patrons de même gabarit, on pourrait également évoquer Thomas Leysen. Son groupe, Umicore, contribue à l'émergence de nouvelles technologies pour la mise au point des matériaux nécessaires à la fabrication de batteries de nouvelle génération pour les véhicules électriques. Tout comme Veolia qui a signé SFMF, Umicore s'est engagé formellement dans la mobilisation. Un engagement qui n'a guère surpris les gens qui le connaissent : Thomas Leysen est en effet un promoteur assumé du développement durable. Il est président de l'association The Shift et, tout comme le PDG de Veolia, Thomas Leysen a définitivement compris qu'il n'est plus utopique de relier développement économique et engagement climatique. Antoine Frérot, PDG de Veolia Nous ne doutons pas un instant que la sortie de ces deux grands patrons poussera les patrons de PME à rendre enfin publiques les nombreuses initiatives qu'ils prennent dans ce domaine. Certaines nous sont d'ailleurs parvenues au moment d'écrire ces lignes, à l’exemple de la société de production Orange Clignotant, qui compense chaque vidéo produite. Nous ne manquerons pas de relayer ces initiatives. ● Johan Debière SOLARCLICK : Déjà 15.000 m² de panneaux photovoltaïques installés sur les bâtiments publics Entre mai et décembre 2018, 34 installations photovoltaïques ont été placées dans le cadre du programme régional SolarClick. Un rythme soutenu qui sera maintenu dans les deux prochaines années pour équiper, à terme, près de 150 bâtiments publics bruxellois. Pour rappel, SolarClick est le nom du programme lancé début 2017 par le gouvernement bruxellois pour exploiter l’important potentiel de production d’électricité photovoltaïque que représentent les toitures des bâtiments publics. Mis en œuvre par Sibelga, le gestionnaire des réseaux d’énergie, le projet est suivi en collaboration avec Bruxelles Environnement. Le programme repose sur un principe de « win-win » : ➜ Le pouvoir public, propriétaire du bâtiment, bénéficie gratuitement de l’électricité produite pour couvrir ses besoins ; ➜ La Région, propriétaire des panneaux photovoltaïques, perçoit les certificats verts et alimente le Fonds Climat avec le produit de leur vente. La sélection des bâtiments a débuté en 2017 et se poursuit. Pour être retenus, les candidats doivent satisfaire à des critères d’éligibilité (capacité d’ « autoconsommation », orientation, état de la toiture, etc.) et donner lieu à des études de faisabilité technique et de rentabilité positives. Quelque 15 000 m² de panneaux photovoltaïques ont été placés sur les toits de 34 bâtiments publics en 2018 : écoles, piscines, maisons de repos, bureaux, ateliers… Cela correspond à plus de 2 terrains de football ! Annuellement, ces panneaux doivent produire près de 2 320 000 kWh, soit la consommation annuelle de 830 ménages bruxellois, soit encore une économie de 915 tonnes de CO2 . Des chantiers efficaces Les chantiers ont été préparés, planifiés et supervisés par une équipe dédiée de Sibelga avec les pouvoirs locaux et régionaux concernés. Ils ont été réalisés par 3 installateurs désignés par marché public : Energreen, EnergyVision et Eoluz. De nombreux bénéficiaires ont souligné le professionnalisme et l’efficacité des équipes auxquelles ils ont eu affaire, tant chez Sibelga que chez les installateurs. Parmi les premiers sites à équiper en 2019, citons l’école Les Lilas à Berchem-Sainte-Agathe, le Complexe sportif d’Evere ou encore l’école De Beverboom à Anderlecht. Une concrétisation du plan régional air-climat-énergie SolarClick, qui bénéficie d’un budget de 20 millions d’euros sur 4 ans (2017-2020), concrétise l’une des mesures du plan Air-Climat-Énergie. Le plan comprend également d’autres mesures, destinées tant aux pouvoirs publics qu’aux entreprises et aux particuliers, pour lesquelles le Gouvernement a dégagé d’importants moyens financiers. SolarClick a pour mission d’équiper près de 85 000 m2 de toitures de bâtiments publics bruxellois de panneaux photovoltaïques d’ici 2020. À la clé : une réduction d’environ 4500 tonnes des émissions de CO2 à Bruxelles à l’horizon 2020. PLUS D’INFO : https://solarclick.be • info@solarclick.be
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Digital Tout marché public supérieur à 144.000 euros doit être publié électroniquement sur la plateforme e-Procurement. À partir du 1er janvier 2020, toutes les offres des entreprises devront aussi être envoyées de manière électronique. Les objectifs principaux : simplification administrative et transparence. D’après Brahim Ammar Khodja, chargé de projet chez Easybrussels, la méthode devrait profiter tant aux administrations qu’aux entreprises. Marchés publics en ligne : plus simples et plus transparents L es marchés publics représentent une part non négligeable de l’économie de notre pays. En effet, chaque année, l’ensemble des commandes publiques en Belgique avoisine 15 % du PIB, soit plus de 50 milliards d’euros. Et comme tous les autres acteurs de l’économie, les marchés publics n’échappent pas à la digitalisation. Économie et transparence Depuis fin 2017, les autorités régionales bruxelloises qui souhaitent ouvrir un marché public doivent placer les documents du marché en ligne via l’application e-Procurement. Cette application offre aux pouvoirs adjudicateurs la possibilité de publier leurs marchés publics de manière électronique aux niveaux belge et européen. Cette même application permet aux opérateurs économiques de prendre connaissance des avis de marchés et de consulter les documents du marché qui s'y rapportent. « L’e-Procurement a pour objectif d'informatiser les processus et les transactions en rapport avec les marchés publics et ceci via des applications internet », explique Brahim Ammar Khodja, chargé de projet chez Easybrussels. « L’utilisation de l’e-Procurement représente une économie importante (coût du courrier, du papier, etc.), tant pour les administrations que pour les entreprises avec, à la clé, une plus grande efficacité des procédures d'achat. L’e-Procurement assure par ailleurs une plus grande transparence des procédures de marchés publics, ce qui entraîne une meilleure accessibilité pour les petites entreprises et une plus grande concurrence. » Une digitalisation bientôt obligatoire Dès 2020, l’utilisation de l’e-Procurement sera aussi obligatoire pour la réception des offres électroniques. Et Brahim Ammar Khodja se réjouit de voir qu’en Région bruxelloise, tant les administrations que les entreprises ont déjà bien anticipé cette nouvelle réglementation. « En 2018, 92 % des offres faites aux administrations régionales bruxelloises ont été envoyées de manière électronique. » L’e-Procurement est donc déjà largement adopté en Région bruxelloise, tant du côté des administrations que de celui des entreprises. Selon le chargé de projet, l’annonce de l’échéance pour 2020 a encouragé les différentes parties prenantes à se former et se lancer. « Cette prise de conscience, conjuguée à nos actions de communication et à une digitalisation qui entre de plus en plus dans les mœurs, a permis à la Région de Bruxelles-Capitale de réaliser de gros progrès en 2018. » Easybrussels pour vous aider Pour se faire aider dans cette transition, les administrations peuvent faire appel à Easybrussels, l’Agence bruxelloise pour la simplification administrative. « Notre mission principale est d’accompagner les administrations régionales et locales dans les projets visant à faire diminuer les charges administratives. Parmi ces projets, on peut citer l’e-guichet, la facturation électronique ou l’e-Procurement », explique 50 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 © GettyImages 3 conseils pour participer aux marchés publics Brahim Ammar Khodja M. Khodja. Dans le cadre de la nouvelle réglementation, former les agents des administrations bruxelloises (régionales et locales) à l’utilisation des modules d’e-Procurement est devenu une nécessité. « En 2018, Easybrussels a ainsi conclu un accord avec l’École régionale d’administration et formé 221 agents à l’utilisation de l’application e-Notification (module pour la publication des marchés publics) et 203 agents à l’utilisation de l’application e-Tendering (module pour la gestion des offres électroniques). » Des actions de communication ont été menées auprès des entreprises. Un courrier a ainsi été envoyé à plus de 4.000 fournisseurs du Service Public Régional de Bruxelles pour les inviter à s’inscrire à la plateforme e-Procurement. « Une fois inscrites, les entreprises peuvent se tenir informées des opportunités de marchés publics en Région de Bruxelles-Capitale. Elles ont également la possibilité de recevoir des notifications lorsqu’un marché public correspondant à des critères prédéfinis est mis en ligne. » Plusieurs sessions d’information ont aussi été co-organisées par Easybrussels, Beci et Bruxelles-Environnement pour présenter les avantages de l’e-Procurement pour les entreprises. Prochaine étape : la facturation électronique L’une des prochaines grandes étapes de la digitalisation des marchés publics est la facturation électronique (e-invoicing). « C’est l’un des grands 1. Inscrivez-vous sur e-Procurement (c’est gratuit !) Sur e-Procurement, vous trouverez des milliers de marché publiés annuellement dans des secteurs très divers (construction, services informatiques, fournitures de mobilier de bureau…). Pour retrouver les marchés publics qui peuvent correspondre à l’activité de votre entreprise, il suffit de s’inscrire (gratuitement) à la plateforme e-Procurement. Vous pourrez également y créer des profils de recherche pour recevoir automatiquement la liste des marchés publiées qui correspondent à vos critères (zone géographique, catégorie d’activité, mots-clés…). Afin d’aider les nouveaux inscrits à l’utilisation d’e-Procurement, il existe un guide spécifique pour les entreprises sur le site www.publicprocurement.be 2. Préparez-vous à la signature électronique Si vous souhaitez participer à un marché public sur e-Procurement, l’administration exigera probablement que vous signiez votre offre électroniquement. Pour cela, il faut veiller à déterminer qui a le pouvoir légal de signature dans les statuts de l’entreprise. Ensuite, la personne habilitée à signer doit disposer de sa carte d’identité électronique et de son code pin pour pouvoir signer l’offre sur la plateforme e-Procurement. Pour éviter un stress inutile, il est conseillé de tester sa signature électronique à l’avance sur e-Procurement. 3. Faites-vous connaître auprès des administrations Une grande partie des « petits marchés » (sous le seuil de 144.000 € HTVA) ne sont pas publiés sur e-Procurement. Pour maximiser vos chances d’y participer, il est recommandé de vous faire connaître auprès des administrations de votre région en identifiant les personnes ou les départements qui pourraient être intéressés par vos services. Même si vous n’avez jamais la garantie d’être recontacté (comme pour la prospection classique), il ne faut pas sous-estimer les opportunités dans ce domaine. projets que nous souhaitons porter en 2019 », assure Brahim Ammar Khodja. Par suite d’une directive européenne, ce mode de facturation va progressivement devenir la règle pour les marchés publics d’ici 2020. L’e-invoicing doit permettre une baisse du délai de paiement aux entreprises et ainsi encourager un plus grand nombre de PME à travailler pour les pouvoirs publics. « En collaboration avec l’administration régionale Bruxelles Finance-Budget et le SPF Bosa (ex-Fedict), nous comptons accompagner les administrations dans cette transition. Comme pour l’e-Procurement, nous organiserons des actions de communication à destination des entreprises pour les informer des nouvelles obligations et des solutions techniques existantes pour envoyer des factures électroniques. En collaboration avec Beci, hub.brussels et les administrations bruxelloises, nous poursuivrons également nos actions de sensibilisation vers les entreprises pour nous assurer qu’un maximum de petites entreprises puissent participer aux marchés publics en Région de Bruxelles-Capitale », conclut-il. ● Gaëlle Hoogsteyn ❙ 51
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Diversité Starter Cap 48 : Et le prix « Coup de cœur » est attribué à… Comme chaque année, Cap 48 a récompensé des entreprises pour leurs démarches d’inclusion des personnes handicapées. À l’occasion de cette 13e édition du Prix de l’Entreprise Citoyenne, un « Coup de cœur » a été attribué au cabinet d’avocats Sotra. Voici l’histoire d’Alexandre Wespes, non-voyant et bientôt avocat. De gauche à droite : Olivier Rijckaert, Alexandre Wespes et Laïka D ans le monde du travail, être porteur d’un handicap reste malheureusement un frein important. En Belgique, le taux d’emploi des personnes en situation de handicap est de 35 % contre 50 % dans le reste de l’Union Européenne. Un chiffre donc bien en-dessous de la moyenne, qui interpelle d’autant plus quand on sait que 91 % des entreprises sont satisfaites de leur(s) travailleur(s) handicapé(s)1 . Pour faire évoluer les mentalités, Cap 48 décerne chaque année des prix aux entreprises qui engagent des personnes en situation de handicap. Depuis 2006, Cap 48 a ainsi mis à l’honneur 43 entreprises privées et publiques qui ont compris qu’engager une personne handicapée, c’est engager quelqu’un qui a l’habitude des challenges. Et cette année, le cabinet d’avocats Sotra a reçu le prix « Coup de cœur » du jury pour l’engagement d’Alexandre Wespes, non-voyant. Une candidature qui interpelle L’histoire de Sotra et d’Alexandre est celle d’une rencontre qui aurait pu ne jamais avoir lieu. En effet, lorsqu’Alexandre envoie une lettre de candidature à Sotra, le cabinet ne cherche absolument pas à engager du personnel supplémentaire. « Notre cabinet était ouvert depuis un an à peine et nos effectifs suffisaient pour assumer la totalité du travail », raconte Olivier Rijckaert, directeur de Sotra. « Toutefois, la candidature d’Alexandre et son CV nous ont bousculés et nous avons presque immédiatement souhaité lui donner une chance. Compte tenu de ses tentatives précédentes pour trouver un travail comme avocat, nous étions conscients que nous serions peut-être les seuls à lui donner cette chance dont il rêvait. » Depuis la fin de ses études de droit, le jeune homme cherchait en effet sans succès un emploi dans un cabinet d’avocats. Pour Sotra comme pour Alexandre, le challenge est toutefois énorme, notamment à cause de la prédominance de l’écrit dans ce métier, en particulier pour les plus jeunes collaborateurs. « Mais j’avais confiance dans nos capacités réciproques de relever le défi », assure Olivier Rijckaert. Au terme de plusieurs entretiens, où les mesures à mettre en place sont évoquées en détail, Alexandre débute donc au cabinet, en tant qu’avocat à part entière. « Pour nous, il n’a jamais été question de faire d’Alexandre une mascotte à qui l’on ne donnerait du travail qu’occasionnellement, mais bien de l’intégrer totalement », poursuit-il. Alexandre se souvient : « À cette époque, je suivais plusieurs procédures en parallèle. L’un des cabinets où j’avais postulé me proposait un contrat d'adaptation professionnel (CAP) alors que Sotra me proposait de collaborer immédiatement en tant qu’avocat à part entière. Dès mon arrivée, l’objectif pour l’ensemble du cabinet était de faire de moi un avocat spécialisé́ en droit social, à l’instar de chaque nouveau collaborateur qui intègre la structure. Certes, mon handicap requérait – et requiert toujours – un fonctionnement quelque 1 Chiffres Diversicom 2018. 52 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 © Pryzm peu différent, mais j’ai toujours été traité comme les autres collaborateurs. » Bientôt inscrit au tableau de l’Ordre Bien sûr, comme les autres, Alexandre s’est vu confronté aux difficultés du métier (rendre des documents impeccables, respecter des délais serrés, etc.), ces dernières étant accentuées par son handicap. Quelques mois après son engagement, il suit donc une formation en informatique, apprend le Braille et l’usage d’une tablette braille. Parallèlement, Sotra déménage vers un open space où Alexandre peut circuler plus facilement avec Laïka, son chien-guide, et achève sa transition paperless. Tout étant désormais numérisé, Alexandre est capable de gérer n’importe quel dossier. Trois ans après le début de l’aventure, Alexandre travaille toujours chez Sotra. Il sera bientôt inscrit au tableau de l’Ordre, devenant ainsi l’un des très rares avocats nonvoyants de Belgique. « Si nous avons eu des moments de doute ou de découragement, ceux-ci ont été contrebalancés par des moments de joie intense, comme la première plaidoirie d’Alexandre. Cette expérience nous prouve qu’il est tout à fait possible de travailler avec des personnes en situation de handicap. Alexandre et Laïka apportent une dynamique positive au sein du cabinet. Nous espérons que notre expérience pourra servir d’exemple à d’autres entreprises », déclare Olivier Rijckaert. Et Alexandre de conclure : « Je me lève chaque matin en me répétant que j’ai une chance inouïe de travailler avec et pour des personnes compétentes, très humaines, dans un environnement et un domaine que j’affectionne tout particulièrement. Sotra participe à mon développement professionnel et personnel et constitue une des pierres principales de l’équilibre de ma vie. » Pourquoi pas vous ? Hayate El Aachouche, conseillère RH au sein de la cellule diversité de Beci, se réjouit elle aussi de ce beau parcours : « Sotra a décidé de collaborer avec Alexandre avant de connaître les outils techniques et les aides financières existant et sans faire appel à aucun service d’insertion externe. La collaboration s’est faite simplement à partir d’une décision humaine : une candidature qui suscite un intérêt. Le recruteur a su voir les atouts de son futur collaborateur : une personne compétente, tant par ses diplômes que par ses qualités personnelles. Bien souvent, et c’est dommage, on ne voit que le handicap alors que ces personnes ont les mêmes compétences professionnelles que d’autres, et qu’elles ont souvent développé des ‘soft skills’ remarquables comme la persévérance, la créativité, l’empathie, la capacité à résoudre des problèmes, etc. » Beci encourage les entreprises qui, comme Sotra, relèvent le challenge d’engager un travailleur en situation de handicap, sans savoir si elles vont y arriver ou pas, si cela sera facile ou difficile, parce que la personne en vaut la peine. Vous souhaitez en savoir plus ? Beci accompagne les DRH et les directions d’entreprise en matière de diversité (en termes de genre, de cultures, de handicap, d’âge,…). Via sa cellule Diversité, vous pouvez obtenir gratuitement un diagnostic et des conseils sur mesure (sélection, recrutement, gestion, aides financières, aides techniques…). ● Gaëlle Hoogsteyn L’avis de Frédéric Storme, président de l’association I See « Je suis ravi pour Alexandre, dont je suis le parcours depuis le début. Il mérite ce qui lui arrive : il a étudié, travaillé dur et possède toutes les compétences requises pour être un bon avocat. Très intelligent, il a un sens analytique très poussé et fera sans aucun doute très bien son métier. Je déplore par contre que sa réussite soit considérée comme exceptionnelle. L’intégration des personnes en situation de handicap dans le monde du travail devrait être la norme, et pas quelque chose qu’on célèbre. Dès le moment où les compétences sont là, un employeur ne devrait donner aucune importance au handicap, pas plus qu’à une couleur de peau ou à une orientation sexuelle. » « Malheureusement, il y a trop de tabous autour du handicap. Or, l’être humain a peur de l’inconnu. Dans le cas d’un handicap visuel, les entreprises ne savent pas comment l’aborder, ne connaissent pas les technologies existantes ni les aides qui peuvent être mises en place. De nos jours, grâce à la technologie, de nombreux métiers qui autrefois auraient été inaccessibles aux non-voyants leur sont ouverts. Si on en parlait davantage, on pourrait démystifier le handicap et enfin faire changer les mentalités. » Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 53
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Community Petites histoires de grands entrepreneurs 3 leçons à tirer des échecs de Richard Branson Qui ne connaît pas Richard Branson ? Fondateur du groupe Virgin, sa fortune est aujourd’hui estimée à 5,1 milliards de dollars. Mais, si l’on connaît ses succès, on a tendance oublier qu’il a également collectionné les échecs. En prison pour évasion fiscale : Branson est connu pour célébrer ses échecs. Parmi eux, la vente de disques au début des années 70. Branson s’y lance avec sa jeune marque Virgin et finit en prison. La cause ? L’entrepreneur déclarait une bonne partie de ses ventes à l’export pour éviter de payer des taxes. Le fisc l’envoie derrière les barreaux et y ajoute une amende de 200 000 livres. L’entreprise, encore à ses prémices, est au bord de la faillite. Sa mère se voit obligée d’hypothéquer sa maison pour l’aider. Peu après, il signe Phil Collins ou encore les Sex Pistols sur son label et fait un carton plein ! Virgin Cola, une erreur à ne pas commettre : Lancé en grande pompe en 1993, Virgin Cola est l’un des échecs les plus cuisants de Branson. Pourtant, l’homme est persuadé de son coup : il loue un tank, bloque le célèbre Time Square en écrasant des centaines de milliers de cannettes de ses concurrents Pepsi et Coca-Cola. Il va même jusqu’à poser nu avec un pack de Virgin Cola. En 2012, il stoppe définitivement la production et reconnaît publiquement qu’il n’aurait pas dû sous-estimer les grosses compagnies qu’il pensait endormies. Virgin Brides, le business de trop : Le saviez-vous ? Richard s’est lancé dans les robes de mariées. Encore un échec. On ne cherche plus à comprendre, quand on sait que l’homme s’est lancé dans des secteurs extrêmement variés : Virgin Active (salles de sport), Virgin Atlantic (compagnie aérienne), Virgin Hotels, Virgin Books, Virgin Trains… Si ces nombreuses filiales (300 au total), n’ont pas toutes été lucratives, le modèle Richard Branson reste l’un des plus importants du monde entrepreneurial. ● Elisa Brevet Le chocolat belge : sous l’impulsion de Pierre Marcolini, ce livre fait la part belle à une nouvelle génération de chocolatiers belges « bean to bar » qui fabriquent leur chocolat à partir de la fève de cacao. Racine 56 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Trouble : « Anvers, 1940. Wilfried Wils, 22 ans, a l’âme d’un poète et l’uniforme d’un policier. Tandis qu’Anvers résonne sous les bottes de l’occupant, il traverse la guerre mû par une seule ambition : survivre. Soixante ans plus tard, il devra en payer le prix. » Jeroen Olyslaegers, Stock Nous ne sommes pas de mauvaises filles : Un premier roman réussi pour cette auteure belge qui aborde avec une douce férocité la relation mère-fille. Valérie Nimal, Anne Carrière D.R. Community Le Bruxelles des entrepreneurs Dans les pas de… Giles Daoust, de Flagey à la Bourse De la place Flagey à la place de la Bourse, notre rédac’chef invité nous entraîne dans son sillage quotidien. Jacques Brel chante : « C’était au temps où Bruxelles bruxellait » et nous célébrons le charme unique de la capitale. Place Flagey : J’ai toujours habité à Ixelles, du côté de la place Flagey. C’est le quartier de mon enfance, il a su garder son âme bohème et artistique. Il mêle verdure, centre-ville et plusieurs chouettes bars et restaurants. De chez moi, il me faut une vingtaine de minutes me rendre au travail à pied. C’est mon trajet habituel pour rejoindre le siège de la société familiale, situé place Louise. Côté boutiques et derniers concepts, je ne saurais pas vraiment vous aider. Je ne suis pas tellement attiré par ce qui est à la mode. Rue du Bailli : Quand j’étais gamin, c’était un lieu plutôt moribond, un quartier en pleine décroissance commerciale. Aujourd’hui, je prends un plaisir immense à faire un détour jusqu’à la place de la Trinité. Je me régale devant la vitrine de la librairie Peinture Fraîche. Bien souvent, je pousse la porte et je me retrouve au milieu des livres d’art. Si la faim se fait sentir, je peux aisément opter pour un lunch chez Dam Sum. Je suis un grand amateur de cuisine asiatique, je ne suis jamais déçu. Le Sablon : C’est le quartier de mon adolescence : ma mère était antiquaire, elle possédait un magasin au Petit Sablon, la Galerie d’Egmont. Je me souviens encore de son lustre d’antan, lorsque les antiquaires avaient le vent en poupe. C’était la grande époque de la décoration, qui venait à se démocratiser. Aujourd’hui, les choses sont bien différentes, les boutiques de luxe et les chocolatiers ont envahi la place. L’esprit de l’époque se retrouve davantage au cœur du quartier des Marolles, entre la place du Jeu de Balle, la rue Blaes et la rue Haute. La Grand-Place : J’ai mis plusieurs années à retrouver un regard neuf et innocent sur ce quartier. En effet, je fais presque partie des murs : je mets en scène l’Ommegang depuis une douzaine d’années. Actuellement, je prends de nouveau plaisir à me balader dans le quartier, à arpenter en famille les somptueuses galeries Saint-Hubert. Je m’arrête à la librairie Tropismes, je prends un café au Pain Quotidien. C’est juste beau ! Le quartier de la Bourse : Je le considère toujours comme le quartier des bouquinistes et des disquaires. Un quartier où je m’empressais de m’engouffrer quand j’étais jeune. À l’époque, je me souviens de l’interminable queue à la caisse du magasin Brusel. Cette époque est un peu passée, mais je prends toujours autant de plaisir à me balader dans les ruelles environnantes. Je crois que cela fait partie des charmes de Bruxelles que j’essaie d’entretenir. ● Elisa Brevet Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 57 D.R.
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Community DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Antilope de Bie BVBA, Nijjverheidstraat 6 - 2570 Duffel Code Nace : 18120 - Autre imprimerie (labeur) del. : Vanmaele Pascal Atelier AZ , Square François Riga 37 - 1030 Bruxelles del. : Azzouz Zaira AuPoil.be - Callens SPRL, Rue de Tervaete 15 - 1040 Bruxelles del. : Callens Yannick B-Home Care SPRL, Av. De Fré 267 - 1180 Bruxelles Code Nace : 86906 - Activités des praticiens de l'art infirmier del. : Mujawamaliya Anabella Bel Square SCRL, Rue De Praetere 2/4 - 1000 BRUXELLES Code Nace : 68312 - Estimation et évaluation de biens immobiliers pour compte de tiers 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Lasserre Charles Bella Blau Fashion KG SC, RosenhügelstraBe 44 - 1120 Vienne - Autriche del. : Folle Marcus Bon Jour SPRL, Rue du Sceptre 57 - 1050 Bruxelles Code Nace : 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet 63120 - Portails Internet 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Galli Silvia BRAFCO - Fédération Belge des Négociants en Combustibles et Carburants ASBL, Rue Léon Lepage 4 - 1000 Bruxelles Code Nace : 85599 - Autres formes d'enseignement 94110 - Activités des organisations patronales et économiques del. : Neirynck Olivier Credendo - Export Credit Agency EUP, Rue Montoyer 3 - 1000 Bruxelles Code Nace : 65121 - Opérations directes d'assurance non-vie del. : Jijakli Nabil de Montpellier d'Annevoie Benoit PPE, Av. Albert Elisabeth 46 - 1200 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : de Montpellier Benoît Desombre Entertainment SPRL, Vallon d'Ohain 24 - 1180 Bruxelles Code Nace : 68201 - Location et exploitation de biens immobiliers résidentiels propres ou loués, sauf logements sociaux 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 93292 - Exploitation de domaines récréatifs del. : Desombre Jérôme Efficacity Mix PPE, Petite rue du Roi 6 - 1970 Wezembeek-Oppem Code Nace : 7311006 - Conception de techniques de publicité visant à toucher le consommateur (marketing direct) au moyen de publicité personnalisée (publipostage), propositions téléphoniques d'achat, etc. del. : Ghysens Jacques eFounders SA, Place Eugène Flagey 7 - 1050 Bruxelles Code Nace : 63990 - Autres services d'information n.c.a. 64200 - Activités des sociétés holding 6619903 - Conseils en placements et la gestion de patrimoines financiers des tiers (AR du 5 août 1991 relatif à la gestion de fortune et au conseil en placements) del. : Nickmans Quentin Exellys NV, Motstraat 32 - 2800 Mechelen Code Nace : 62020 - Conseil informatique 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 78300 - Autre mise à disposition de ressources humaines del. : Sarens Gerrit Ithaka Solutions SPRL, Rue du Canada 65 - 1190 Bruxelles Code Nace : 58290 - Édition d'autres logiciels 62010 - Programmation informatique 6202001 - Activités de conseil aux utilisateurs concernant le type et la configuration du matériel informatique et les applications logicielles del. : Gheorghiu Dan Mihai Jda Consult SPRL, Rue René Declercq 11 - 1150 Bruxelles Code Nace : 78100 - Activités des agences de placement de maind'oeuvre 82300 - Organisation de salons professionnels et de congrès 85592 - Formation professionnelle del. : d'Arschot Jean Jean Eggenspieler PPE, Av. Brugmann 147 - 1190 Bruxelles Code Nace : 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet 71121 - Activités d'ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres 85510 - Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs del. : Eggenspieler Jean Jurissol SPRL, Bd Saint-Michel 11 - 1040 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Postel Thibault Misamu Nzabi PPE, Chée de Wavre 5 - 1050 Bruxelles Code Nace : 14130 - Fabrication d'autres vêtements de dessus del. : Nzabi Misamu Najoua Batis PPE, Av. de Calabre 13 - 1200 Bruxelles Code Nace : 86904 - Activités relatives à la santé mentale, sauf hôpitaux et maisons de soins psychiatriques del. : Batis Najoua Naturellement 9 PPE, Rue Longue 88 - 1370 Piétrain Code Nace : 58 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 Community 25610 - Traitement et revêtement des métaux 38322 - Récupération de déchets métalliques 43992 - Ravalement des façades del. : Simon Carine Neumann Robert PPE, Av. Jupiter 93 - 1190 Bruxelles Code Nace : 47410 - Commerce de détail d'ordinateurs, d'unités périphériques et de logiciels en magasin spécialisé 62020 - Conseil informatique del. : Neumann Robert Schoufs Henin Group SCS, Av. Vésale 9 - 1300 Wavre Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 73110 - Activités des agences de publicité 82110 - Services administratifs combinés de bureau del. : Henin Cyril Véronique Scheldeman PPE, Av. du Sippelberg 5 - 1080 Bruxelles Code Nace : 4799001 - Commerce de détail de tous types de produits exercé selon des modalités non prévues dans les classes précédentes: par démarcheurs, distributeurs automatiques, démonstrateurs, marchands ambulant, etc. 58290 - Édition d'autres logiciels 62010 - del. : Scheldeman Véronique Woomera SPRL, Rue de l'Etuve 81 - 1000 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique del. : Ackermans Didier INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO ABA ASBL Acerta Actiris Albert Heijn Association Afschrift Atrium Belea Belfius BePark Boon Brasserie de la Senne Brioche d’Or, La Brussels Invest & Export Bruxelles Mobilité Bureau Gérard Burger King Caméléon Citydev Coca-Cola Colruyt Credendo Dam Sum Daoust De Ranke Delhaize Delitraiteur Deliveroo Domaine de Mellemont 9-11 9-11 15-17 9-11 42 15-17 5 54 32 44 44 31 Brüsel 57 Brussels Beer Project 27-28 ; 38 15-17 15-17 9-11 9-11 32 15-17 56 9-11 Confédération Construction 19-20 Courage 33 54 57 27-28 ; 57 44 9-11 9-11 9-11 44 Dupont Dupuis Easybrussels Easyfairs Edison Energy Group EEBIC Venture Elegio Enterprise Europe Network Exki Export USA Family, The Filigranes Finance.brussels G4S GlassStories Google Belgium Guinness HelloFresh Hub.brussels I See Ichec Business School IMPS Impulse Innoviris ISS KBC Bank KBC Brussels Koudetat Litteris LN24 44 34 50 29 9-11 54 45 24 30 4 ; 25 6 40 15-17 Fondation pour l’Enseignement Foodbag 9-11 ; 18 9-11 39 6 54 33 9-11 15-17 52-53 35 34 15-17 15-17 39 54 12-13 6 54 36 Louis Delhaize Lydian Marcolini Martin’s Hotels Menu Next Door McDonalds McKinsey Omnia Travel Orange Clignotant Pain Quotidien, Le Patatak Patronale Life Patronale Solar Peinture Fraîche Pepsi Riaktr Romain Roquette Schweppes Scottish & Newcastle Sodexo Sotra Structura.biz Tarkett Tropismes UCLouvain Umicore UPSI VDAB Veolia Virgin WebHunter Whyte Corporate Affairs 9-11 47 31 33 6 9-11 37 54 48 57 44 9-11 9-11 57 56 37 9-11 33 33 41 52-53 9-11 54 57 18 48 19-20 15-17 48 56 6 21 Bruxelles Métropole - mars 2019 ❙ 59
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Agenda 26.03 MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 12.03 Passez de la réunionite au meeting facilitation 18.03 Manager plus efficacement votre team commerciale VENTE, MARKETING & COMMUNICATION 12.03 Facebook : créez une communauté engagée 12.03 Sales DNA : développer votre talent – workshop gratuit starter & restarter 12.03 Capsule : filmer et montrer une vidéo 14.03 & 11.04 Instagram : valorisez votre image de marque 14.03 SEO : comment améliorer son référencement naturel sur Google ? 14.03 & 11.04 Chatbot : créez une expérience client ininterrompue 19.03 Visual storytelling : l’image comme vecteur de communication 19.03 & 16.04 LinkedIn : créez votre réseau d’affaires 19.03 Les composantes d’un branding fort – workshop starter & restarter 21.03 & 18.04 Optimisez vos campagnes e-mailing Utiliser le digital pour gagner des clients – workshop starter & restarter 02.04 Attirer son client grâce au content marketing – workshop starter & restarter 02.04 Google My Business : aidez vos clients potentiels à vous trouver 04.04 Facebook : installez la bonne stratégie publicitaire ICT 19.03 & 16.04 Digital analytics : tips & tricks 20.03 L’impact de l’intelligence artificielle sur votre organisation 18.04 Sublimez vos photos avec votre smartphone ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be LÉGISLATION SOCIALE 23.05 Actualité de droit social dans la fonction publique 24.05 Les vendredis de l’actualité sociale 07.06 Actualités « compensation & benefits » DROIT COMMERCIAL 14.03 Lunch & learn : comment réussir ses recouvrements de créances ? 25.04 Améliorer les performances 60 ❙ Bruxelles Métropole - mars 2019 13.03 Export USA: 360° ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 12.03 Lunch restarter 28.03 Speed Business Lunch 02.04 Lunch restarter 14.05 Speed Business Lunch 14.05 Lunch restarter 04.05 Lunch restarter ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be de votre entreprise avec la communication non-violente (CNV) ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be FISCALITÉ & FINANCES 19.03 Cash en société, comment le sortir de mon entreprise dans les meilleures conditions fiscales ? ➜ Erik Thiry +32 2 643 78 36 – eth@beci.be Inscrivez-vous à une ou plusieurs formations et bénéficiez des subsides à la formation Région Bruxelloise: 50% de subsides: (investissement min. = 1.000 €) Retrouvez notre agenda complet sur www.beci.be **En néerlandais uniquement Entreprises en transmission > 4 entreprises à remettre Agence de communication multilingue CA : 1 à 2 Mo € 1 à 10 employés Encadreurs, restaurateurs, vente de mobilier d’exception CA : 0 à 1 Mo € 1 à 10 employés Ecole de langues adultes et enfants CA : 0 à 1 Mio € 1 à 2 employés Marketing, études de marché et mystery shopping CA : 0 à 1 Mo € 10 à 20 employés > Pour nos clients acquéreurs, le Hub Transmission recherche Entreprise active dans le digital Bruxelles, Brabant wallon Valeur d’acquisition : 600K à 700K € Grossiste, petite production, import-export alimentaire ou non Belgique Valeur d’acquisition : 2 à 3 Mo € Le Hub Transmission de BECI, première organisation de la Région Bruxelles Capitale en cession/acquisition d’entreprises, publie ses nouvelles offres. Vous êtes intéressé par l’une de ces entreprises ou connaissez une société à reprendre dans l’un de ces secteurs? Le Hub Transmission de Beci vous accompagne dans votre projet de cession ou d’acquisition. Erick Thiry +32 2 643 78 36 • Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • transmission@beci.be

2019.03 Brussel Metropool


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Over CO2 kunnen we een boom opzetten Brussels Airport gaat bewust om met het klimaat en is vanaf nu volledig CO2 -neutraal. De luchthaven behaalt hierdoor het hoogste niveau van de Airport Carbon Accreditation. Dit programma (in opdracht) van luchthavenorganisatie ACI Europe stimuleert luchthavens om hun uitstoot te verminderen en uiteindelijk CO2 Brussels Airport werkt al jaren aan het verlagen van de CO2 -neutraal te worden. -emissies. Om de resterende uitstoot aan te pakken, steunt de luchthaven, met de hulp van de organisatie CO2logic, het klimaatproject “Saving Trees” in Oeganda. Dit project gaat ontbossing tegen en wist al meer dan 5 miljoen bomen te redden. Woord vooraf Verkiezingen: even de tijd instellen, graag We weten sinds Einstein dat de tijd niet altijd, overal en voor ieder de zelfde manier verloopt. Een mooi voorbeeld is de politieke tijd, die van de ondernemer. De politieke tijd hangt onder meer af van machtsverhoudingen tussen beleidsniveaus, van de publieke opinie, van verwikkelingen tijdens procedures of van opkomende verkiezingen. Die tijd rekt zich eindeloos valt soms volledig stil. Zo bijvoorbeeld wanneer moet worden beslis nationaal stadion wordt opgericht, wanneer een metrolijn wordt infrastructuren worden gerenoveerd of het onderwijs hervormd. lonkt naar de eeuwigheid. De tijd van de ondernemer is kort, vinnig en reactief. Hij speelt mijnen, gehaaste klanten, ongeduldige partners, bliksemsnelle concurr kortstondige, vluchtige kansen. Elke maand, week, dag en uur telt De discrepantie tussen deze twee opvattingen van de tijd creëert kloof die de onderneming afkerig weghoudt van de politiek. Dit jongste ‘barometer’, een in januari uitgevoerde opiniepeiling onder en sympathisanten. U leest het detail van de resultaten in dit zijn bezorgd om het aanhoudende wantrouwen van de ondernemers tegenover onze regeringen, maar de cijfers van deze ontevr (69% “weinig of geen vertrouwen” in de gewestelijke regering, de federale overheid) weerspiegelen ongetwijfeld diepe ergernis teleurgestelde verwachtingen. Nu al jaren blijft mobiliteit in Brussel veruit de hoogste prioriteit ondernemers. Dit is van cruciaal belang voor hun activiteiten, maar de politieke beslissingen en de uitvoering ervan laten eindeloos op zich wachten. Denk maar aan het GEN, de aanleg van de metro Noord, de uniforme tarifering, intergewestelijke lijnen, de aanleg van ontradingsparkings of van een netwerk van elektrische laadpalen … Net na mobiliteit verschijnt administratieve vereenvoudiging op het verlanglijstje van onze enquêtes. Eens te meer merken we de hiaat tussen de bureaucratische tijd en de ondernemerstijd. Een ondernemer kan zich vaak niet veroorloven om 400 werkdagen te wachten op een stedenbouwkundige of milieuvergunning: zijn project, de ontwikkeling van zijn activiteit zelfs de creatie van banen en welvaart lijden daar zwaar onder. tans zou het volstaan om beide vergunningen tot één te versmelten moeite en geld uit te sparen. Op 26 mei hebben de ondernemers, als burger, opnieuw afspr politieke wereld. Ter voorbereiding publiceerde Beci een Memor de verwachtingen en voorstellen van de Brusselse bedrijven verv der uiteraard mobiliteit en administratieve vereenvoudiging. Zal kosten? Wellicht niet. Hervormen en vereenvoudigen kost niets paart kostbare tijd. Time is money, geachte politici. Marc Decorte, Voorzitter van Beci Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 1
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Inhoud Brussel Metropool Nr 43 – Maart 2019 4 9 In april: Sprout to be Brussels Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – ow@beci.be - T +32 2 648 50 02 Louizalaan 500 - 1050 Brussel www.beci.be Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be T +32 2 643 78 44 Hebben meegewerkt aan dit nummer: Alexis Bley, Elisa Brevet, Géry Brusselmans, Giles Daoust, Johan Debière, Marc Decorte, Vincent Delannoy, Ophélie Delarouzée, Patrick della Faille, Hugues Dorchy, Emmanuel Goedseels, Gaëlle Hoogsteyn, Ophélie Legast, Morgan Van Cleven, Guy Van den Noortgate en Peter Van Dyck. Productie Opmaak db Studio.be Druk db Group.be Design cover Pierre Kroll, Denis Séguy Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Publiciteit Brussel Metropool/Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 21.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.000 ex. Inlichtingen & reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 asc@beci.be Membership Catherine Tricot – T +32 475 49 65 72 ctr@beci.be Member van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 Ideeën 12 14 15 18 19 21 Beci online Digest Gasthoofdredacteur: Gilles Daoust Gesprek met Frank Leroy, CEO van KBC Brussels Administratieve vereenvoudiging: kosteloze maatregelen Politieke barometer: een vertrouwenscrisis Vóór of tegen MOOC’s in het middelbaar onderwijs? De belastinghervorming van 2016 en haar impact op het vastgoed Open Source Internationaal 24 25 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 CE-markering in 6 stappen 5 tips om naar de VS te exporteren Grow Your Business 27 De ondernemersgeest, wat is dat nu eigenlijk? Eric Everard (Easyfairs) Frédéric Rouvez (Exki) Pierre Marcolini, chocolatier Julien Vandeleene (BePark) John Martin (Martin’s Hotels) Véronique Culliford (IMPS) Brigitte Chanoine (Ichec Business School) Joan Condijts (LN24) Sébastien Deletaille (Riaktr) Sébastien Morvan (Brussels Beer Project) Kris Cloots (ISS BeLux) Marc Filipson (Filigranes) Michel Croisé (Sodexo) Thierry Afschrift, belastingadviseur Dynamiek 44 45 46 47 48 50 52 Starter: Patatak Stemmen: het verschil tussen papier en elektronisch UBO register: verplichte registratie vóór 31 maart Insolventie: oplossingen voor de onderneming Sign for my Future: ook bedrijven laten hun stem horen Online overheidsopdrachten: eenvoudiger en transparanter Cap 48: en de prijs "Coup de cœur" gaat naar ... 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER Community 54 56 57 58 59 60 Index Agenda Het Beci nieuws in beeld Kleine verhalen van grote ondernemers In de voetsporen van … Giles Daoust Toetredingsaanvragen “Mijn nieuwe bedboek.“ Gerardus Mercator “I know now where India is.” Christopher Columbus “Voyage, voyage…” Desireless De Exportagenda is er! Een 38 bladzijden tellende boeiende wereldreis van al onze internationale acties. New York, Dakar, Milaan, Seoul,… Audiovisuele sector, Gezondheidszorg, Architectuur, Mode… Kom met ons mee op onze missies en beurzen zowat overal ter wereld en ontmoet nieuwe klanten en partners. U vindt de Exportagenda op onze website www.hub.brussels.
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Podcast Valentin Richard: 22 jaar oud, serial entrepreneur, van Menu Next Door tot Koudetat Valentin is bij uitstek een ambassadeur van de ‘French tech’. Hij leerde coderen, websites creëren en projecten uitwerken (GlassStories, WebHunter …) en dit alles op dertienjarige leeftijd, op zijn kamertje, voor zijn PC. Hij is vandaag 22 en CEO van Koudetat (joint-venture van The Family), een gratis platform gericht op het aanleren van ondernemerschap. Jij begon je ondernemerscarrière op dertienjarige leeftijd met je blog ‘WebHunter’. Daarna stapte je een waar succes tegemoet met GlassStories. In welke mate hebben deze twee stappen van jou een van de jongste Franse ondernemers gemaakt? In die tijd runde mijn schoonbroer een medium rond voetbal. Ik vond dat tof en dacht dat ik iets gelijkaardigs moest opstarten. Dat soort aanpak vind je bij veel ondernemers: het namaken van iets dat je goed kent en waarmee je je kunt vereenzelvigen. Dit nabootsingsgedrag begint altijd met iets in de directe omgeving, iets vanzelfsprekends. Ik heb toen beslist eveneens een eigen medium op te richten. Mijn schoonbroer heeft me geholpen en mij getoond hoe ik te werk moest gaan. Ik heb leren coderen en mijn website beheren. Het geweldige met internet is dat kennis een commodity wordt. Je zat nog op de schoolbanken toen je hiermee bent begonnen. Ik veronderstel dat je ‘s avonds, na de school, zat te schrijven? Ik heb de gaming en high-tech blog WebHunter zonder de minste ondernemingsstrategie gelanceerd. Ik deed dit echter heel nauwgezet. Ik moet toegeven dat ik steeds de ambitie heb gehad om er iets groots en sterks van te maken. Elke avond zat ik aan de computer Engelstalige artikelen te vertalen over onderwerpen die mij aanstonden. Al dit vertaalwerk heeft mij geholpen vaak terugkerende onderwerpen op te vangen en in te zien hoe ik moest schrijven. Ik ben op die manier snel overgestapt van nabootsen naar creatie. Hoe ben je er in geslaagd de aandacht van merken op jou te vestigen? Met de tijd heb ik steeds meer aan zichtbaarheid gewonnen. Zo gaat dit nu eenmaal op het internet! Zelfs als je website slechts een honderdtal bezoeken per dag ontvangt, volstaat het dat eentje daarvan invloedrijk is om plots aandacht te krijgen. Ik begon mails te ontvangen. In die tijd waren er nog zeer weinig blogs. De merken begonnen mij producten toe te sturen. Ik herinner me nog dat ik op dertienjarige leeftijd in mijn kamer zat en dat UPS bestelwagens nagenoeg dagelijks telefoons en computers kwamen leveren. Ik schreef daarover een artikel dat soms 6000 keer werd gelezen en het merk was tevreden. Na verloop van tijd ben ik daar echt in opgegaan. Ik heb agentschappen gecontacteerd en evenementen georganiseerd. Wat was je grootste uitdaging? De wil om echt iets anders te gaan doen. Ik voelde me al een zonderling op school. Het concept van millennials krijgt veel aandacht. Onze generatie heeft iets bijzonders. Onze ouders beweren trouwens dat wij 'anders' zijn. Sommigen onder ons zijn er echter overtuigd van geraakt dat zij een merkwaardige missie op aarde te vervullen hebben. Ik ben waarschijnlijk een van die jongeren! ● Elisa Brevet Dit vraaggesprek kunt u integraal beluisteren op de podcast Next Step: https://www.beci.be/podcast. Een boeiende podcast … Fresh Air: Terry Gross animeert de radiouitzending NPR Fresh Air in de Verenigde Staten. Zij focust op diepgaande en verrassende gesprekken over allerlei boeiende thema’s (wetenschap, politiek, cultuur, astrofysica …) 6 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 D.R. www.beci.be
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Energietransitie: doet u mee? Luchtfoto van de geïnstalleerde zonnepanelen op de terreinen van NMC Er doen veel clichés de ronde over het klimaat en zijn toekomst. Eén ding is zeker: de energietransitie is een zaak van iedereen. Elk van ons moet zijn verantwoordelijkheid nemen om de uitdagingen van de klimaatverandering het hoofd te bieden. Dat geldt zeker voor bedrijven, voor wie de implementatie van een duurzaam energiebeleid niet langer een haastige greenwashing is ten dienste van hun imago, maar een nieuwe ecologische verantwoordelijkheid. Energietransitie binnen een bedrijf, wat is dat? Economie, ecologie en sociaal engagement staan sinds jaar en dag centraal in bedrijfsstrategieën. Terwijl het vroeger vooral het imago van een product moest bevorderen, is de integratie van duurzame ontwikkeling in de bedrijfsstrategie vandaag een reëel economisch en sociaal voordeel. Naast besparingen op hun energiefactuur, worden bedrijven die actief zijn op het gebied van ecologie en energieprestaties beloond door hun werknemers, hun klanten en de samenleving in het algemeen, maar ook door de bedrijven die zij bevoorraden en hun investeerders. Klein of groot, bedrijven beseffen dat hun bijdrage aan de energietransitie essentieel is. Expertise in crisistijden Energie-efficiëntie, ja. Maar waar beginnen als je niet over de tools of de wetenschappelijke knowhow beschikt om een duurzaam beleid te voeren? Steeds meer bedrijven en instellingen doen daarom een beroep op de diensten van Luminus. Hun doel? Oplossingen implementeren om minder energie te verbruiken en minder CO2 uit te stoten. UCB en Luminus, bijvoorbeeld, werken samen aan de koolstofneutraliteit van de farmagroep tegen 2030. De installatie van een warmtekrachtkoppelingseenheid is een beslissende stap in de duurzame ontwikkeling van het bedrijf. talige Gemeenschap ingehuldigd. Het dak en de terreinen zijn gebruikt om bijna 9.000 zonnepanelen te plaatsen. Ook Sivafrost klopte aan bij groene energieleverancier Luminus om alle aspecten van zijn energieverbruik te optimaliseren. Het bedrijf dat actief is in de opslag en verpakking van diepvriesproducten is een grote energieverbruiker. Resultaat van de samenwerking? De installatie van een windturbine op de site van het bedrijf. Luchtfoto van de geïnstalleerde zonnepanelen op de terreinen van NMC Nog een duurzaam en rendabel partnership: het bedrijf NMC (productie en verkoop van synthetisch schuim) en Luminus hebben in 2018 de grootste fotovoltaïsche installatie van de DuitsBelgische Energieen Milieuprijs 2019 Sinds 2006 zet de “Belgische Energie- en Milieuprijs 2019” de bijdragen van burgers, bedrijven, instellingen en verenigingen aan de bouw van een duurzame toekomst in de kijker. Heeft uw bedrijf zich onderscheiden in energie-efficiëntie? Laat het ons weten en dien voor 24 april 2019 uw kandidatuur in. Info en contact: www.eeaward.be Overal in het land duiken vergelijkbare voorbeelden op. Gedreven door hun gemeenschappelijke waarden hebben Luminus en Groupe François (de Belgische en Luxemburgse leider op de houtmarkt) hun krachten gebundeld voor de installatie van warmtekracht- en trigeneratiecentrales (gevoed door houtafval). Nu produceert de groep zelf de energie die nodig is om bijna 2.500.000 houten pallets per jaar te maken. Momenteel bestudeert de groep nieuwe projecten om nog een stap verder te gaan in zijn milieuverantwoordelijkheid. News Steeds meer Brusselse werknemers kiezen openbaar vervoer Een Brusselse werknemer vult de mobiliteit tussen woonst en werk heel anders in dan de gemiddelde Belgische werknemer. De eerste maakt eerder gebruik van het openbaar vervoer, terwijl de tweede meer en meer de oplossing vindt in een combinatie van vervoersmodi. Dit blijkt uit de vierde mobiliteitsbarometer van Acerta. fiets kiest. Anneleen De Neef: “Van CEO’s en hr-directeurs horen we dat hun werknemers steeds vaker interesse tonen in een cafetariaplan waarin ze een deel van hun loon op een andere manier kunnen invullen (…). Heel veel cafetariaplannen voorzien ook in de optie van een bedrijfsfiets. Het is iets waarmee ook de overheden rekening gaan houden.” Belgen werken gemiddeld op 19 km van waar ze wonen, Brusselaars op 14,2 km. Anneleen De Neef: “Aangezien de woon-werkafstand almaar meer – door snellere fietsen en betere fietswegen – een fietsbare afstand wordt, zit het er zeker in dat de (bedrijfs)fiets ook de komende jaren nog aan terrein zal winnen.” Informatie: www.acerta.be De Belgische werknemer combineert steeds vaker vervoersmodi, met de auto in de hoofdrol aangevuld met voornamelijk de fiets (10,9 %). Het openbaar vervoer blijft een bijrol spelen. In Brussel ligt dat heel anders: bijna de helft (43,3% vs. een nationaal gemiddelde van 8%) van de Brusselse werknemers neemt regelmatig trein, tram, bus of metro. De populariteit daarvan is bovendien stijgend. Eveneens bijna de helft kiest regelmatig voor de auto, maar die 48,0% is dan weer verrassend laag tegenover de 76,9% nationaal. Opvallend is dat de populariteit van de bedrijfswagen in 2018 stagneert. Anneleen De Neef, kantoordirecteur Brussel: “Vooreerst zijn er de maatregelen die Brussel neemt om de mobiliteit in Brussel aan te pakken: beperkingen qua parkingruimte, lage-emisssiezone … Daarnaast heeft de gunstige economische conjunctuur geleid tot een belangrijke groei in de tewerkstelling, vooral bedienden die eerder uitvoerende taken op zich nemen en niet in aanmerking komen voor een firmawagen. Ten slotte staan meer nieuw aangeworvenen kritischer tegenover de firmawagen dan hun voorgangers.” De opmars van de fiets zet zich verder door. Maar met 10,9% Brusselse werknemers die regelmatig fietsend naar het werk gaan, blijft de hoofdstad toch achter op de provincies, waar gemiddeld 1 op 4 regelmatig voor de Opleven en stripverhalen Op 28 en 29 maart presenteert de vzw ABA bij Beci een stripboekalbum met parodieën en een hommage aan Natacha en Rubine, twee personages van François Walthéry. Achter dit initiatief staat een creatief duo – Olivier Ghys en Michèle Lahaye – die in 2018 het reStart-programma van Beci hebben doorlopen, dat ondernemers ondersteunt na een faillissement. Dit duo ontstond uit de solidariteit van moeilijke tijden en bedacht de tandem een eenvoudig concept om werk te vinden: een arbeidscontract via de Smart om kunstenaars, hun werken en het cultureel erfgoed te promoten. Zo ontstond de vzw ABA en dit eerste initiatief: het album "Hommage collatéral", geproduceerd door een collectief van artiesten waaronder Walthéry zelf, maar ook Dragan De Lazare en Bruno Gilson, om er maar een paar te noemen. Het album wordt gepresenteerd op donderdag 28 maart om 18 uur bij Beci. En op vrijdag 29 maart, nog steeds bij Beci om 18 uur, volgt een signeersessie voor fans en verzamelaars. De twee partners hebben nog vele andere activiteiten in de pijplijn voor 2019. Ze staan in verband met mooie Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 9 © Belga
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News culturele evenementen, of terugkerend happenings. Verwacht u dus aan workshops, conferenties, trainingen … Dit alles wordt "te zijner tijd" onthuld! Van “superant” tot maaltijdbox: horeca en supermarkten in 2019 op de intersectie van “vers” en “gemak” Welke zijn de trends in het horeca- en supermarktlandschap voor 2019? Het team Retail van Structura.biz (vroeger Bureau Gerard) onthult dat de grootste gemene deler "gemak" zal zijn. De deskundigen van Structura verwachten een opmars van zogenaamde “superants”: een mix van supermarkt en restaurant. Albert Heijn kondigde in Nederland al aan eethoeken in de winkel te installeren. In België kan je bij Delitraiteur, initiatief van Louis Delhaize, kiezen of je bv. je lunch daar koopt en meeneemt naar kantoor of ter plaatse eet. Ook belevingsmarkt CRU, opgericht door Colruyt, speelt daar op in. Het restaurant CUIT, het lunchconcept van de CRU-winkels, laat toe je maaltijd zelf samen te stellen, die dan bereid worden door de chefs. Ook thuis kiezen we steeds meer voor dergelijke makkelijke formules. Denk maar aan Deliveroo of de maaltijdboxen HelloFresh en Foodbag. Die mikken op twee “gemakspijlers”: de boodschappen worden aan huis bezorgd en de recepten zijn gemakkelijk. De supermarkten spelen hier op in. Zo zijn de services die aanbieden om boodschappen voor jou te doen, zoals bv. Collect&Go van Colruyt, niets nieuws. Maar wist je dat je nu ook je boodschappen thuis kunt laten leveren? Een voorbeeld is Delhaize HomeDelivery. Naast Click & Cook, de foodbox van Delhaize. Zoals de voorbeelden hierboven aantonen wil de consument niet teveel inboeten op “versheid” in zijn zoektocht Met deze overname beschikt Patronale Solar over een productiepark waarmee het jaarlijks 25.000 gezinnen voorziet van hernieuwbare energie. Via 340.000 zonnepanelen, verspreid over 208 productiesites, wordt er op die manier jaarlijks 35.000 ton CO₂ bespaard. Bovendien heeft Patronale Solar de ambitie om verder te investeren in hernieuwbare energie-infrastructuur en zo zijn steentje bij te dragen aan het behalen van de klimaatdoelstellingen. Bert Creemers, Managing Director van Patronale Solar: “Deze overname en bijbehorende schaalvergroting laten ons toe verdere efficiëntievoordelen te generen binnen ons huidig expertisegebied. We hebben de ambitie om de komende jaren verder te groeien tot een totale pro10 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 naar gemak. De trends in 2019 situeren zich dus zo goed als allemaal op de intersectie van “fresh” en “fast”. Een voorbeeld hiervan is Romain Roquette, een salad bar die hetzelfde gemak biedt als iedere mainstream fastfoodketen (McDonalds, Burger King …) máár met een gezonde invalshoek. Foodmaker, die zijn eigen filialen opent, is bovendien de drijvende kracht achter de salad bars in de nieuwe Delhaize Fresh Ateliers en volgt dus dezelfde trend. Informatie: https://structura.biz/ Patronale Solar wordt grootste producent van zonne-energie in België Patronale Solar, een Belgische Independent Power Producer (IPP) van zonne-energie, heeft de overname afgerond van de Belgische fotovoltaïsche parken van het Nederlandse Sunrock. De portfolio bestaat uit circa 100 sites, met een totale investeringswaarde van meer dan 80 miljoen euro. Door de overname wordt Patronale Solar met een totaalvermogen van 75,5 MWp (megawatt-piek) de grootste producent van zonne-energie in België. News ductiecapaciteit van 150 MWp, waarmee we 50.000 gezinnen kunnen voorzien van groene energie. We kijken daarbij ook hoe projecten in zonne- en windenergie in de rest van de Benelux hierbij een rol kunnen spelen.” Patronale Solar, een joint-venture tussen Patronale Life en Edison Energy Group, breidde sedert juli 2015 zijn vermogen stelselmatig uit door een combinatie van kleine overnames en nieuwbouwprojecten. Werner Van Walle, Chief Investment Officer van Patronale Life: “De overname van de Belgische fotovoltaïsche parken van Sunrock toont aan dat ons businessmodel werkt en effent het pad voor verdere investeringen. Door te focussen op uitbating van de parken en een maximale efficiëntie van de installaties, stijgt de opbrengst uit diezelfde installaties en kunnen er vandaag nieuwe projecten worden gerealiseerd.” Informatie: www.patronale-life.be De ondernemersgeest op school: een colloquium op 28 maart Ter gelegenheid van haar 5-jarig bestaan nodigt de Raad van Bestuur van de “Fondation pour l'Enseignement” haar partners (scholen, bedrijven, verenigingen en filantropische actoren) alsook al wie voeling heeft voor onderwijs uit op een informatieve en vriendschappelijke bijeenkomst over "de ondernemersgeest op school". Het initiatief wordt georganiseerd in samenwerking met de actoren van verscheidene innoverende projecten die de jongste jaren in het kader van de Fondation zijn ontstaan. Afspraak op 28 maart in Flagey (in Elsene) voor een middag (14u30-17u30) vol energie om de ‘ondernemende’ school aan te moedigen. In de ochtend (9u30-12u) zijn er ook thematische workshops over goede gezamenlijke praktijken voor school en onderneming. Ze zijn voor iedereen toegankelijk. Informatie: www.fondation-enseignement.be ONZE ZALEN ZIJN ONTWORPEN VOOR FILM. WAT ZE PERFECT MAAKT VOOR VEEL MEER DAN FILM. NOG IETS DAT U MISSCHIEN NIET WIST OVER ONS. Hoogstaande technologie. Comfortabele zetels. Efficiënte organisatie. Allemaal troeven die niet alleen van film kijken bij Kinepolis Brussel een unieke ervaring maken. Ook seminaries, events, congressen (en nog veel meer) zijn perfect op hun plaats bij ons. Meer info? Check business.kinepolis.be of bel 02 474 26 30 e-mail: b2bbrussel@kinepolis.com Meer dan alleen cinema. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 11 TEAM BUILDING SEMINARIE COMEDY FILM CONGRES CULTUUR
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Ideeën Frank Leroy (KBC Brussels): ‘Jonge bedrijven moet je goed omkaderen’ “Ik geloof dat Brussel op het gebied van ontwikkeling nog altijd veel potentieel biedt.” Frank Leroy staat sinds 15 september aan het roer van het jonge KBC Brussels. Hij is vastbesloten om de reputatie die zijn bedrijf als ondernemingsbank geniet nog te versterken. U bent nu enkele maanden CEO van KBC Brussels. Wat zijn uw eerste bevindingen? Ik ben twaalf jaar uit Brussel weggeweest. Als ik zie wat er in tussentijd gebeurd is qua stadsontwikkeling en economisch weefsel, dan stel ik vast dat de stad erop vooruit is gegaan. Wat KBC Brussels zelf betreft: ik heb hier een heel jeugdige ploeg aangetroffen. We hebben veel jonge Brusselaars aan boord die de stad heel goed kennen en begrijpen. Ons team is bovendien, met 38 nationaliteiten, heel multicultureel; we spreken 28 talen. Dat maakt dat de ploeg van KBC Brussels een doorsnede is van de Brusselse samenleving. Een andere bevinding is dat we door de focus op Brussel en de autonomie die we binnen KBC hebben, een stuk flexibeler zijn en sneller kunnen inspelen op de werkelijke behoeften in Brussel. U hebt de voorbije twaalf jaar in Gent, Leuven en Antwerpen gewerkt. Wat maakt Brussel anders dan andere grote steden? De internationale context is in Brussel toch nog van een ander niveau dan in bijvoorbeeld Antwerpen. Brussel is nog meer dan Antwerpen een metropool. Met heel veel exotiek, op alle vlakken. Kijk naar de socio-culturele samenstelling, de taalgroepen, de economische factoren, de aanwezigheid van de Navo en de Europese Unie. Een enorm boeiende smeltkroes. Hoe spelen jullie concreet in op die Brusselse eigenheid? Specifiek rond de internationale context hebben we een unieke expataanpak. Die houdt bijvoorbeeld in dat mensen al echt klant van KBC Brussels kunnen worden vóór ze naar België 12 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 komen. Ze worden volledig digitaal begeleid door experten. Ook heel apart is onze benadering van de social-profit, onder meer scholen, ziekenhuizen en verzorgingsinstellingen. We hebben een gespecialiseerd vastgoedkantoor en experten in huis die zich bezighouden met de Brusselse subsidies, omdat die totaal anders georganiseerd zijn dan in Vlaanderen en Wallonië. Met het KBC Brussels Live Center, bemand met 47 specialisten die op afstand klanten bedienen, en onze eigen apps spelen we in op de mobiliteitsproblemen in Brussel. Klanten hoeven zich niet meer te verplaatsen om iets geregeld te krijgen. KBC Brussels bestaat nu vier jaar. Zijn jullie tevreden over waar jullie vandaag staan? Zeker. We kunnen een eigen groeistrategie voeren. We hebben een eigen beslissingscentrum in Brussel, waardoor we heel snel kunnen reageren op vragen van klanten. Wij kunnen kredieten beslissen in 24 uur. Voor ondernemers is dat een enorm voordeel. Als CEO ben ik nu verantwoordelijk voor 400 mensen in 29 kantoren, waardoor ik dicht bij de business en bij de klanten sta. Op dit moment halen wij ongeveer 20% van de subsidiedossiers in Brussel binnen en 65% van die klanten van Subsidia@KBC Brussels zijn prospecten. Dat wil zeggen dat wij met bepaalde services het verschil maken. © Reporters We krijgen heel goede reacties op de branding met focus op lokale problematieken, zoals de Brusselse tunnels, maar zeker ook op onze meertaligheid en de aanwezige expertise in onze kantoren, KBC Brussels Live en onze verzekeringsagentschappen. U hebt ooit marketing gestudeerd. Hoe kan het merk KBC Brussels nog sterker worden? De marketing die ik 30 jaar geleden studeerde, was wel totaal anders dan de digitale marketing van vandaag. (lacht) KBC Brussels is nog jong en een merk heeft tijd nodig om zich in de markt te zetten. Reclame en de sponsoring van de Brusselse hockeyclubs hebben geholpen om een eigen identiteit te kweken, maar even belangrijk is het je dag in dag uit te bekommeren om de klant en de beloften die je doet waar te maken. Mensen weten pas écht wat een merk inhoudt als ze het in de praktijk ervaren. De actieve participatie aan de Brusselse netwerken werpt ook vruchten af. We zijn bij heel wat initiatieven betrokken. Zoals? We bekijken momenteel hoe we samen met finance.brussels jonge ondernemingen die ofwel starten ofwel in een groeifase zitten kunnen ondersteunen. Een tijdje geleden hebben we ook al eens rond de tafel gezeten met hub.brussels en we werken heel nauw samen met de subsidiediensten. Door onze kennis te bundelen kunnen we betere adviezen geven en snellere oplossingen voor de ontwikkeling van bedrijven formuleren. Brussel heeft een grote startup community. Voor een financiële speler is dat niet de makkelijkste groep om te bedienen. Die hebben soms geweldige ideeën, maar niet altijd een businessplan. Soms worden ze geconfronteerd met groeipijnen, je hebt er ook die falen … Je moet sterk aanwezig zijn in die community en jonge bedrijven zoveel mogelijk helpen om zich binnen Brussel te ontwikkelen. Met Start it @ KBC hebben we een ecosysteem van ongeveer 630 startups, scale-ups, mentoren en experten. Werken jullie nieuwe financieringsformules uit op maat van jonge, groeiende bedrijven? Wij bieden hen verschillende oplossingen aan, gaande van de klassieke financiering tot crowdfunding. We hebben grosso modo een zevental financieringsoplossingen, afhankelijk van de fase waar het bedrijf in zit. We kunnen ook profiteren van de systemen en technieken die elders binnen KBC ontwikkeld zijn. Een ander voorbeeld is ons matchingplatform, KBC Matchit.be, waar koper en verkoper van een bedrijf elkaar op een discrete manier kunnen vinden. Lukt het KBC Brussels meestal om KMO’s daadwerkelijk te helpen in het uitbouwen van hun projecten? Ik denk het wel. Veel hangt af van de levensfase waarin een bedrijf zich bevindt. Het is maatwerk. We hebben een heel mooi handelsfonds – ons fonds voor ondernemingen is momenteel groter dan ons fonds voor particulieren. In Brussel genieten we een goede reputatie als ondernemingsbank. Op het moment dat er diepgaande specialisatie nodig is, ik denk bijvoorbeeld aan fusies of overnames, dan halen we er ook tweedelijnsexperten bij. Elke CEO brengt eigen ideeën mee. Welke accenten wil u de komende tijd graag leggen? Waar ik zeker op wil blijven inzetten, is de bereikbaarheid en toegankelijkheid. Ik wil ook dat in elk van onze 29 kantoren elke expertise voorhanden is. Klanten moeten altijd snel antwoord op hun vragen kunnen krijgen. Ik heb verder een taalbeleid geïnstalleerd. Iedereen bij KBC Brussels moet een minimaal niveau van tweetaligheid bereiken. In sommige Brusselse kantoren is het Engels ook een must. In het Europese centrum spreken onze medewerkers in sommige kantoren acht tot negen talen. Dat we Brusselaars in de kantoren hebben die zelf in de wijk wonen, vergemakkelijkt ook de communicatie. Die lokale verankering blijft het uitgangspunt van KBC Brussels. ● Peter Van Dyck Wie is Frank Leroy? ➜ Afkomstig uit Beersel ➜ Studeerde bedrijfsadministratie en marketing en behaalde in 1995 een kandidaatsdiploma in de Toegepaste Economische Wetenschappen aan de VUB ➜ Begon in 1995 voor Kredietbank/KBC te werken als kantoordirecteur in Oudergem ➜ Was elf jaar lang clusterkantoordirecteur, verantwoordelijk voor Sint-Pieters-Woluwe, Sint-Lambrechts-Woluwe, Schaarbeek, Haren, Etterbeek en Oudergem ➜ Gaf leiding aan kredietafdelingen in Brussel en Gent, leidde nadien een reorganisatie in Leuven in goede banen ➜ In de periode 2015-2016 regiodirecteur in Antwerpen ➜ Zette sinds juni 2016 in de Corporate HRafdeling zijn schouders onder vijf grote strategische HR-projecten, waaronder een nieuw salarisbeleid, een nieuw evaluatiesysteem en een project rond digitalisering en vereenvoudiging Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 13
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Verkiezingen 2019 Administratieve vereenvoudiging: kosteloze maatregelen Welke maatregelen dienen te worden getroffen om de ontwikkeling van de economie te verzekeren en de werkgelegenheid in Brussel te verbeteren? Stel deze vraag aan ondernemers stellen en u komt al gauw tot de conclusie dat veel van hun wensen eigenlijk geen extra financiering vereisen. Integendeel zelfs. Sommige van hun verwachtingen kunnen uitmonden op winst en besparingen. Dit is onder andere het geval voor administratieve vereenvoudiging. N a mobiliteit geldt de administratieve vereenvoudiging als de voornaamste zorg van ondernemers. Dit vernemen we uit de jongste barometer van Beci, waarvan u de detailresultaten op de volgende pagina’s leest. Daarna komen vragen naar lagere gewestelijke en gemeentelijke belastingen, openbare netheid, digitale omwenteling … En dit alles krijgt blijkbaar voorrang op veiligheid. Een betere dienstverlening aan burgers en ondernemers dringt zich op als een prioriteit voor de volgende regering. Er wordt te veel tijd, te veel energie en te veel geld verspild aan omslachtige, bureaucratische en overbodige procedures. Vereenvoudigen kost niets. Beter nog: het bevrijdt capaciteit binnen de overheidsdiensten voor taken die tegelijker interessanter en nuttiger zijn voor de gemeenschap. Bovendien worden de burger en de ondernemer ontlast van onnodig lange, ondoorzichtige en ingewikkelde procedures. Beci heeft in zijn memorandum ‘De Stad van de Toekomst’ dan ook een aantal zeer concrete vragen van Brusselse ondernemers opgenomen, meer bepaald in maatregel nummer 11 ‘Voortzetting van de administratieve vereenvoudiging van de Brusselse besturen’. Het 14 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 gebruiksgemak kan vrij snel worden verbeterd. Dit geldt eveneens voor vereenvoudiging en transparantie, de vermindering van vertragingen, de verduidelijking van spelregels, de opvolging van aanvragen enz. Bovendien dient de overheid zich aan te passen aan – en rekening te houden met – de nieuwe consumptiepatronen. Een concreet voorbeeld is het indienen van één enkele procedure voor het verkrijgen van een stedenbouwkundige vergunning en een milieuvergunning. Momenteel worden deze twee vergunningen door verschillende besturen uitgereikt, terwijl ze betrekking hebben op grotendeels redundante gegevens die de besturen, dankzij moderne hulpmiddelen, probleemloos zouden kunnen doorgeven. Op die manier zouden aanvragers niet langer meerdere stappen moeten zetten en meerdere formulieren en documenten moeten indienen. De invoering van een eengemaakte vergunning kost als maatregel niets, maar het vereenvoudigt aanzienlijk het leven van projectdragers. ● Vincent Delannoy Beci Memorandum: go.beci.be/memorandum/NL © Belga Ideeën Politieke barometer vertrouwenscrisis In afwachting van de gewestelijke en parlementsverkiezingen, peilde Beci naar de verwachtingen van zijn leden en sympathisanten1 . Hieruit blijkt een uitgesproken wantrouwen ten opzichte van de gewestelijke en federale regeringen en een alomtegenwoordige bezorgdheid rond de mobiliteit van Brussel. Er bestaat verder veel belangstelling voor de digitale transformatie. En ten slotte evolueren de meningen over de kilometerheffing. 1. Politiek: het vertrouwen nog steeds op de helling Op de vooravond van zijn terugtrekking uit het politieke leven neemt Didier Gosuin (Economie en Werk) voor het eerst tijdens deze legislatuur de top van de rangschikking, terwijl Guy Vanhengel (Financiën) tot dan toe aan de leiding stond. Cécile Jodogne (Buitenlandse handel) vervolledigt de top drie. Pascal Smet en Fadila Laanan blijven achterop hinken in de rangschikking. Dit is waarschijnlijk te wijten aan een zekere frustratie ten aanzien van hun competentiegebieden (respectievelijk Mobiliteit en Openbare Werken voor Smet en Openbare Netheid voor Laanan). 3,5 Didier Gosuin Guy Vanhengel 3,0 Cécile Jodogne 2,5 Céline Fremault Rudy Vervoort 2,0 Bianca Debaets Pascal Smet 1,5 nov. 2015 juni 2016 nov. 2016 juni 2017 dec. 2017 july. 2018 jan. 2019 Fadila Laanan Wat is uw graad van vertrouwen in de Brusselse regering? Wat is uw graad van vertrouwen in de federale regering? 0% 14% 30% 17% 39% Het vertrouwen van de ondernemers in de Brusselse regering scoorde al laag (14% ‘groot vertrouwen’ of ‘een zeker vertrouwen’ in onze vorige enquête). Inmiddels is het vertrouwen van de ondernemers in de federale regering ingestort, van 38% naar 25% ‘vertrouwen of groot vertrouwen’ sinds onze opiniepeiling van juli 2018. Ondertussen is de regering gevallen. Totaal vertrouwen Licht vertrouwen Neutraal Weinig vertrouwen Geen vertrouwen 1 Online enquête die plaatsvond tussen 10 en 31 januari 2019 onder de leden en sympathisanten van Beci; 272 antwoorden. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 15 2% 21% 23% 30% 24%
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Ideeën Impulse (Hub.brussels) Brussels Invest & Export (Hub.brussels) Citydev Innoviris Finance.brussels (SRIB) MIVB VDAB Bruxelles Formation Actiris Leefmilieu Brussel Brussel Mobiliteit 3,01 2,97 2,91 2,88 2,85 2,84 2,81 2,73 2,70 2,64 1,82 2. De gewestelijke spelers, van Impulse tot Brussel Mobiliteit Impulse blijft aan de top van de Brusselse besturen waar ondernemers de voorkeur aan geven, vóór Brussels Invest & Export, twee entiteiten die net zijn gefuseerd (met Atrium) tot Hub.brussels. Let op de stijgende waardering van Citydev (3e ), Innoviris (4e ) en Finance.brussels (5e ), terwijl de VDAB en Actiris een paar stappen achteruit zetten (deze achteruitgang is relatief omdat nagenoeg alle gewestelijke spelers zich binnen een half punt bevinden. Een opmerkelijke uitzondering is Brussel Mobiliteit, die altijd laatst eindigt. Overweegt u om op korte of mt een gedeelte van uw activiteiten te verhuizen of delocaliseren? 3. Vertrouwen onder de ondernemers Goed nieuws voor Brussel: de ondernemers zijn minder dan ooit van plan om de stad te verlaten. Op de vraag of ze willen delocaliseren, antwoordt meer dan 60% negatief, de beste score sinds 2013. En als ze Brussel moesten verlaten, zouden ze toch in België blijven. Het buitenland is blijkbaar minder aantrekkelijk geworden: slechts 12,8% overweegt het land te verlaten: een historisch lage score. Is dit het resultaat van het beleid van de regering Michel? Dat kan zijn, maar de impact lijkt minder voor de hand liggend wat betreft investeringsplannen of rekrutering: slechts de helft van de ondernemers zegt bereid te zijn deze stappen te zetten. Dit resultaat vertoont een lichte daling. Ja, in Vlaanderen Ja, buiten België Nee Ja, in het Brussels gewest Ja, in Wallonië 0% 10% 20% 30% 40% ■ Jan 19 ■ Jul 18 ■ Dec 17 ■ Jul 17 50% 60% Zal u gedurende de volgende 12 maanden investeren en/of recruteren? Ja Nee Ik weet het niet 0% 10% 20% 30% 40% ■ Jan 19 ■ Jul 18 ■ Dec 17 ■ Jul 17 50% 16 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Ideeën Welke 3 thema's moet de Brusselse regering prioritair behandelen? 07/2016 11/2016 07/2017 11/2017 07/2018 01/2019 100% 50% 0% 4. Voorrang aan mobiliteit, administratieve vereenvoudiging, maar ook de … digitale transformatie! Mobiliteit pronkt nog steeds duidelijk bovenaan de prioriteitenlijst van onze ondernemers, vóór administratieve vereenvoudiging en verlaging van de belastingen. We zitten met hetzelfde trio als in juli, in dezelfde volgorde. En ook de verhoudingen zijn min of meer dezelfde gebleven. De digitale transformatie werd voor het eerst opgenomen in de thema’s die wij aan de respondenten voorstelden. Ze kwam meteen op de vijfde plaats te staan, met 18,5% van de antwoorden. Dit getuigt van een echte bezorgdheid. Aandacht voor veiligheid neemt echter af: sinds december 2017 is deze geleidelijk gedaald van 21,6% tot 15,5%. 5. Mobiliteit: de kilometerheffing baant zich een weg Het is overduidelijk dat mobiliteit in en rond Brussel een grote zorg is en blijft voor ondernemers. Waarschijnlijk overleeft het trauma van de ‘anni horribiles’ 2015 en 2016 (Reyers viaduct, Stefanie tunnel, voetgangerszone en de eindeloze vertragingen van het GEN). In onze opiniepeilingen is mobiliteit – verreweg – de voornaamste reden tot bezorgdheid, nu al ruim drie jaar lang. Met als logisch gevolg dat het gewestelijke en federale beleid ter zake regelmatig onder schot komt te staan. De ontevredenheidscores klimmen torenhoog in onze enquête van januari: 88% ‘weinig of helemaal niet tevreden’ wat het Gewest betreft, en 90% voor het federale beleid. Pascal Smet? François Bellot? Wat mogen we verwachten? Het beheer van de Brusselse werven zorgt eveneens voor (veel) ontevredenheid, bij 80% van de respondenten. Een verrassing: het concept van een kilometerheffing wint geleidelijk aan terrein. Tussen juli 2017 en januari 2019 steeg het aantal ‘belangstellenden’ van 38% naar 48%. Tegelijk wordt het idee nu door slechts 37% van het publiek als onaanvaardbaar beschouwd, tegen 47% anderhalf jaar geleden. Bovendien beoordeelt voortaan 65% van de ondernemers de creatie van een bedrijfsmobiliteitbudget als een interessant concept. Hoe beordeelt u het beheer van de werven door het BHG? Bevredigend 2% Zeer bevredigend 3% Hoe beoordeelt u het federale mobiliteitsbeleid? Zeer bevredigend 1% Bevredigend 9% Neutraal 15% Niet echt bevredigend 19% Helemaal niet bevredigend 61% Helemaal niet bevredigend 50% Niet echt bevredigend 40% Hoe beoordeelt u het mobiliteitsbeleid van de Brusselse regering? Zeer bevredigend 0% Bevredigend 12% Om de mobiliteit te verbeteren, is de invoering van een intelligente kilometerheffing volgens u: 15% Ik weet het niet 48% Helemaal niet bevredigend 62% Niet echt bevredigend 26% 37% Een onaanvaardbaaridee Een interessant idee Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 17 Ordening van openbare ruimtes Imago van Brussel als handelscentrum Veiligheid Digitale transformatie Netheid Verlaging van de regionale en lokale fiscaliteit Vereenvoudiging van de administratieve procedures Mobiliteit
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Ideeën Vóór of tegen MOOC’s in het middelbaar onderwijs? Françoise Docq, MOOC projectleider aan de UCLouvain MOOC’s berusten op toegankelijkheid voor iedereen. Geen toetredingsdrempel, geen selectie op leeftijd, geen vormingsvoorwaarden. Niets belet dus leerkrachten en leerlingen van een middelbare school om een MOOC te volgen. Momenteel richt het MOOC aanbod zich vooral op het hoger onderwijs en is de inhoud aangepast aan het niveau van bachelor of master studenten. Het zou dus best kunnen dat een jongere leerling niet alles begrijpt. Vandaar het belang van de leerkracht als tussenpersoon bij het kiezen van toegankelijke cursussen voor zijn klas. Als het kennisniveau van de MOOC te ver verwijderd is van dat van de leerling, is de kans klein dat hij of zij er iets interessants van overhoudt. MOOC’s kunnen ook worden ingezet als leermiddelen. Er bestaat namelijk geen enkele verplichting voor een leerling of een klas om een MOOC integraal te volgen. De cursus kan eender wanneer worden stopgezet. De leerkracht kan bijvoorbeeld slechts een video, een casestudie of een aantal oefeningen ter ondersteuning van – of als aanvulling op – een onderwerp voor een specifieke leeractiviteit presenteren. MOOC video’s duren gemiddeld 5 tot 10 minuten. Ze passen dus probleemloos in een 50 minuten durende les op de middelbare school. Aan het einde van het middelbare leertraject kunnen MOOC’s nuttig worden ingezet om leerlingen vertrouwd te maken met de methodiek van het hoger onderwijs. Samen video’s bekijken van een docent uit het hoger onderwijs, een notitie-oefening doen en samen analyseren hoe een cursus verloopt: dat zijn allemaal interessante middelen om de overgang van het middelbaar naar het hoger onderwijs te vergemakkelijken. Het is bovendien een goede manier om onderwerpen te ontdekken voor studenten die nog aarzelen over hun studiekeuze. 18 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 MOOC’s (Massive Open Online Course – vrij toegankelijke online onderwijsinhoud) vinden hoe langer hoe meer ingang in het hoger onderwijs en het bedrijfsleven. Wat in het middelbaar onderwijs? Olivier Remels, gedelegeerd bestuurder van de Fondation pour l’Enseignement Een MOOC werkt volgens het principe van de omgekeerde klas. Nu, een 14-jarige leerling bezit niet dezelfde denkcapaciteit en autonomie als een 18-jarige. Het beheer van een klas in het middelbare onderwijs omvat een reeks disciplinaire, emotionele en contextuele elementen die grondig verschillen van het hoger onderwijs. Het rechtstreekse contact met de leerkracht vervangen door een MOOC betekent dat de klasgroep de vrije teugel krijgt. Zoiets kan vandaag nog niet algemeen worden toegepast. Bovendien vereist het werken met MOOC’s voldoende uitrustingen in de scholen, maar ook bij de leerlingen thuis. MOOC’s moeten in een breder pedagogisch kader een plaats vinden. Ze kunnen als een mogelijke optie worden beschouwd zodra de gewenste inhoud en het lesmateriaal zijn herzien, de leerkrachten zijn opgeleid en de rol van dergelijke hulpmiddelen in het verplicht onderwijs is bepaald. Ze kunnen bijvoorbeeld diensten bewijzen als schoolondersteuning. Maar laten we de kar niet voor het paard spannen. Digitale vaardigheden behoren tot de prioriteiten bij de hervorming van het onderwijs, maar eerst moet een hele reeks strategische denkprocessen worden volbracht. In dit opzicht bevat het Franstalige Pacte d’Excellence zeer sterke ankers, met enerzijds de integratie van digitale inhoud in de aan te leren vaardigheden, en anderzijds de ondersteuning en opleiding van leerkrachten in nieuwe technologieën. En dan is er nog de ICT apparatuur van scholen en het gebruik van platforms voor het beheer en de uitwisseling van informatie. Het pakket ondersteunt de integratie van digitale technologie in de onderwijspraktijk, maar we moeten nog nagaan hoe dit kan worden bereikt en hoe de spelers hiervan gebruik zullen maken. ● Géry Brusselmans © Getty Ideeën Vertegenwoordigers van de bouw- en vastgoedsector maakten aan de hand van de barometer 2018 van de notarissen een eerste balans op van de De belastinghervorming van 2016 en haar impact op het vastgoed D e zesde Staatshervorming gaf het Brussels Hoofdstedelijk Gewest op fiscaal vlak een aantal bevoegdheden die vroeger federaal waren. Het Gewest besliste om met ingang van 1 januari 2017 de woonbonus (namelijk het belastingvoordeel toegekend aan personen die een hypothecaire lening hebben afgesloten om een woning te kopen, te bouwen of te renoveren) af te schaffen ten voordele van de aftrek van de registratierechten op de eerste schijf van 175.000 euro. Dit geldt alleen voor een eerste aankoop en voor onroerend goed beperkt tot 500.000 euro. Zo te zien heeft de maatregel jonge huishoudens van de middenklasse aangetrokken. In het BHG werden recordverhogingen genoteerd op de gemiddelde prijzen van appartementen met één slaapkamer (+7,2% tussen 2016 en 2017) en van huizen (+5,3% tussen 2017 en 2018), waarbij voor het eerst de 450.000 euro werden overschreden. Deze prijsstijgingen kunnen uit een toename van de vraag voortvloeien. “Jonge mensen die op zoek waren naar een woning moesten vroeger iets verder gaan zoeken, omdat dit in Brussel niet betaalbaar was”, stelt Hugues Kempeneers, manager van de Confederatie Bouw Brussel-Hoofdstad. “Vandaag kunnen ze zich een dergelijke woning wel veroorloven omdat de maatregel hen iets meer dan 20.000 euro heeft toegekend op de eerste 175.000 euro. De gemiddelde prijs van een appartement met één slaapkamer bedraagt precies 180.000 euro.” Bij deze prijsstijgingen spelen zeker ook andere factoren dan de hervorming een rol, maar misschien is er bovendien een meevallerseffect: “De maatregel betreft uitsluitend bestaande gebouwen, dus noch nieuwbouw, noch renovatie. Hier wordt vooral op de vraag ingespeeld, niet op het aanbod. Appartementen met één slaapkamer die toen voor 175.000 euro van de hand gingen, kosten binnenkort 195.000 euro, waardoor het effect van de maatregel teniet gaat.” De bouwen immobiliënsectoren hadden de politieke wereld gewaarschuwd dat de aantrekkelijkheid van de maatregel in 4 tot 5 jaar zou wegsmelten. Toegankelijker appartementen met twee slaapkamers Pierre-Alain Franck, bestuurder van belastinghervorming van 2016 in het Brusselse Gewest. De situatie dient te worden bijgestuurd, maar daar is de overheid als gedeeltelijk mee bezig. de Beroepsvereniging van de Vastgoedsector (BVS), beschouwt deze rush naar éénkamerappartementen eerder als een noodoplossing dan een echte keuze voor mensen met een laag inkomen. Mensen die het iets breder hebben, kiezen gemakkelijker voor een huis: “Wellicht vallen mensen terug op éénkamerappartementen omdat twee slaapkamers te duur uitvallen.” Hij hoopt dat de hervorming van de Gewestelijke Stedenbouwkundige Verordening (GSV) aan deze behoeften van de bevolking zal voldoen: “De overheid wil vooral appartementen met twee of drie slaapkamers eerder dan één. Dit is een bijzonder geïdealiseerd betoog: beleidsmensen associëren de kwaliteit van huisvesting met het aantal slaapkamers. Nu, als twee slaapkamers te duur zijn voor jonge gezinnen en zij moeten terugvallen op één slaapkamer, dan worden de mensen met de laagste inkomens getroffen. Wij vragen om meer flexibiliteit, zodat in sommige gevallen ook tweekamerappartementen van 75 m² kunnen worden aangeboden. We zitten vandaag aan 85 m². Hiermee staan we nog ver van de Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 19
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tweekamerappartementen van 30 m² in Parijs of Londen. 10 m² minder is wel een verschil voor een gezin dat een nieuwe woning wil kopen.” Privé sociale woningen Om in het Brusselse Gewest betaalbare woningprijzen te verkrijgen, raadt Hugues Kempeneers aan om in te spelen op het aanbod, namelijk meer woningen creëren, vooral voor sectoren waar de vraag groot is. Voor sociale woningbouw kan de btw worden teruggebracht tot 6%, i.p.v. de klassieke 21%, maar deze fiscale bepaling geldt alleen voor openbare bedrijven. “Voor een gezin maakt het weinig uit of de woning door een openbare of privé operator wordt aangeboden”, stelt Pierre-Alain Franck. Hugues Kempeneers steunt zijn verzoek om “privé aannemers sociale woningen te laten bouwen met 6% btw. Dit zou de bouw van sociale woningen versnellen, iets waaraan het Gewest veel te weinig aandacht heeft besteed. We zitten met eindeloze wachtlijsten. Vooral deze bevolking heeft nood aan nieuwe huisvesting.” mensen met energie-uitrustingen die de 21e eeuw niet waardig zijn.” De renovatie van bestaand vastgoed aanmoedigen Volgens de heer Kempeneers beperkt de behoefte aan renovatie in het Brusselse Gewest zich in geen geval tot de sociale huisvesting: “Ongeveer 66% van de residentiële gebouwen in Brussel behoort tot energieklasse E of lager. Slechts 34% van de gebouwen werd na de Tweede Wereldoorlog opgericht. Een energierenovatie is dus hoogst dringend. Er kwamen weer 30.000 jongeren op straat voor het klimaat, maar 60% van de uitstoot van broeikasgassen in het Gewest is te wijten aan de gebouwen.” Renovatie gaat gepaard met onderverdeling van woningen en een toename van het aanbod. Hugues Kempeneers vreest dat de verhuurders van woningen in Brussel bijzonder moeilijk te overtuigen zullen zijn: “In het Brussels Hoofdstedelijk Gewest wordt 60% van de woningen verhuurd en 40% door de eigenaar bewoond. In de andere gewesten is dit ongeveer 30% huurwoningen en 70% koopwoningen. Er dringen zich dus initiatieven op om verhuurders bewust te maken en ze te begeleiden.” Hugues Kempeneers Bovendien is het aanbod aan openbare sociale woningen aan een grondige renovatie toe. “De huurders van sociale woningen zijn het beu om meer lasten te betalen dan huur”, aldus nog de heer Kempeneers. “Zij hebben recht op kwalitatieve huisvesting en wij hebben de plicht om die te leveren. Vandaag is dit niet het geval. In bepaalde sociale woningen leven 20 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Hij is overtuigd van de doeltreffendheid van stimuleringsmaatregelen zoals energie- en renovatiepremies: zij zouden bijdragen tot de energierenovatie en gepaard gaan met een positieve terugkeer naar de lokale economie. Toch oordeelt hij dat het Gewest voortaan veel meer de fiscale hefboom zou moeten inzetten. Ten tijde van de hervorming had de privésector al aanbevolen om eigenaars bij elke aanvraag van een stedenbouwkundige vergunning onder bepaalde voorwaarden een belastingkrediet van ongeveer 20.000 € toe te kennen voor renovatiewerken, met een positief effect op zowel nieuwbouw als bePierre-Alain Franck staand vastgoed. “Om te voorkomen dat overheidsgeld in een ondergrondse economie zou terechtkomen in plaats van naar de gemeenschap terug te keren, werd aan de subsidiërende macht voorgesteld om de toegang tot het beroep van de aangesproken aannemers te controleren”, verduidelijkt Hugues Kempeneers. Hij licht wel toe waarom dit voorstel werd afgewezen: “De regering antwoordde dat de 20.000 euro afgetrokken registratierechten in de werkzaamheden zouden worden geïnjecteerd. Deze toelage heeft veel jonge mensen toegang gegeven tot een eigen woning.” Dit beaamt Pierre-Alain Franck: “Mensen die éénkamerappartementen kopen zijn de minst begoeden en zij investeren al hun geld in de aankoop. Er blijft niets over voor renovatie terwijl precies dit bestaand vastgoed kwalitatief laag scoort in het Brusselse Gewest en aan renovatie toe is.” Céline Fremault, de Brusselse minister van Leefmilieu en Energie, die ook bevoegd is voor Huisvesting en Levenskwaliteit, ontwikkelt momenteel een renovatiestrategie die de bouwsector van meet af aan in het denkproces heeft geïntegreerd. “Het succes van een overheidsbeleid berust op een vroegtijdig overleg met privé spelers en de verenigingssector, zodat iedereen er baat bij heeft”, besluit Hugues Kempeneers. ● Ophélie Delarouzée Open Source Sociale media en bedrijven: vrienden of vijanden? F acebook viert zijn 15-jarig bestaan, een moeilijke leeftijd die veel waarnemers doet denken aan puberteit: een ingewikkelde mix van frisheid, ondeugendheid, incoherentie en naïviteit. De sociale media beperken zicht echter niet tot Facebook. Denk maar aan kanalen en platforms als Twitter, LinkedIn, Instagram, Snapchat, Tinder en ook Google, Booking.com of TripAdvisor. De sociale media danken hun sterke ontwikkeling aan een sociale en maatschappelijke rage. Maar bedrijven hebben deze media ook gebruikt voor marketingdoeleinden, waardoor het fenomeen economisch levensvatbaar of zelfs zeer winstgevend is geworden. Na decennia van monoloog ontdekken de ondernemingen de dialoog, met zijn deugden en gevaren. Wellicht elk bedrijf heeft ervan gedroomd duizenden ‘likes’ te verkrijgen, naast miljoenen followers. Vele bedrijven willen opvallen en deze nieuwe dimensie van de communicatie verkennen. Anderzijds staat het vandaag iedere consument en burger vrij om zijn mening te geven over alles, in volledige transparantie of verdoken achter een pseudoniem. Dit gaf aanleiding tot mooie initiatieven, zoals de solidariteitsbeweging ‘Je Suis Charlie’, maar ook andere minder eervolle evenementen. De ondernemingen zijn ondertussen gaan ontdekken dat er onder de zgn. ‘fans’ ook criticasters en tegenstanders konden zitten. Sindsdien hebben veel bedrijven hun oordeel herzien. Sommige blijven erin geloven en investeren. Andere proberen zich eruit terug te trekken, maar niemand kan de sociale media nog negeren. Handelaren, vrije beroepen, restaurants, hotels, lokale, nationale of internationale ondernemingen: ze worden allemaal geëvalueerd en beoordeeld. De mens is zoals hij is: nu liefdevol, dan vol haat, nu grootmoedig en dan enggeestig. De sociale media wordt de klankkast van zijn meningen en gemoedstoestanden, ten goede en ten kwade. Zulke commentaar is onuitwisbaar en blijft op het web circuleren. Een gelukkig leven is een verbonden leven Laten we ons niet meer afvragen of de sociale media positief of negatief zijn. Ze bestaan, ze blijven zich ontwikkelen, ze zullen veranderen, maar verdwijnen zullen ze niet. Bedrijven die gebruik maken van deze netwerken moeten ze blijven volgen. En bedrijven die er bang voor zijn, verspillen best geen tijd aan het vermijden of bestrijden ervan: ze moeten er mee leren omgaan. De sociale media zijn er voor al wie met de tijd leeft. En dit vereist dat we teruggrijpen naar een aantal basisprincipes: openheid, transparantie, integriteit, coherentie en aanleg voor anticipatie. Delhaize heeft dit net aan den lijve gevoeld, met de in de winkels aangeboden kleine bouwsteentjes, die op de sociale media hevige kritiek veroorzaakten wegens hun overvloedige plastic verpakking. Binnen enkele dagen legde de keten de actie stil en verontschuldigde zich met een vleugje humor. Er bestaan tientallen dergelijke anekdotes. Geen enkele handelszaak of bedrijf kan kwaadwilligheid echt tegengaan. Maar iedereen kan erop anticiperen. Iedereen moet beseffen dat verkoopacties, marketingcampagnes, maar ook attitudes en gedrag zullen worden beoordeeld en besproken door de klanten, die zich nu onverbiddelijk via de sociale media uitdrukken. Emmanuel Goedseels Partner Whyte Corporate Affairs Er bestaan uiteenlopende meningen over de voordelen van sociale media, maar één zaak staat vast: een bedrijf kan zijn eigen vijand worden door een gebrek aan waakzaamheid of anticipatie. Sociale media zullen zeker wijzen op elke actie die zogezegd niet overeenstemt met de maatschappelijke verwachtingen. Dit kan snel uit de hand lopen. Het bekende gezegde ‘een gelukkig verborgen leven leiden’ is vandaag meer dan ooit voorbijgestreefd. We zijn dus gedwongen actie te nemen, ook al weten we dat we gezien zullen worden. Laten we ons daarop voorbereiden en deze situatie in onze economische en commerciële ontwikkeling opnemen. Een hele uitdaging! ● Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 21
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Publireportage Mabru op weg naar een 100% groene markt Een referentie worden op het vlak van ecologie en maatschappelijk engagement? Dit is althans de uitdaging die de Vroegmarkt en haar beheerder, de vzw Mabru die in opdracht van de stad Brussel werkt, zichzelf hebben gesteld. Deze evolutie is al sinds 2016 aan de gang, maar afgelopen jaar kreeg het project een aanzienlijke impuls. U leest hier een update over de resultaten en de toekomstige projecten. E ind februari huldigden Mabru en Engie de eerste carport op zonne-energie voor vrachtwagens in. Meer dan 8.000 fotovoltaïsche panelen (samen 13.300 m²) vormen vandaag de daken van 9 vrachtwagencarports op de parking van Mabru. Deze nieuwe installatie verbetert de ecologische voetafdruk van Mabru en draagt bij tot de productie van hernieuwbare energie in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. 100% van de door de nieuwe panelen geproduceerde energie wordt trouwens in het distributienetwerk geïnjecteerd. De 2.200 MWh die de installatie jaarlijks produceert, stemt overeen met het jaarlijkse verbruik van nagenoeg 630 gezinnen. Ze voorkomt de uitstoot van meer dan 880 ton CO2 per jaar. Engie financierde alle installaties (zowel de zonnepanelen als de carports) via het stelsel van de derde-investeerder. Na 10 jaar wordt Mabru hier eigenaar van. Milieuvriendelijk vastgoedbeheer Dit indrukwekkende project vervolledigt het bestaande zonnepanelenpark dat vorig jaar werd ingehuldigd. “Mabru heeft niet zitten wachten tot het klimaat in de mode was om actie te ondernemen”, stelt Laurent Nys, Directeur van Mabru. “Al jaren zetten we ons in om de markt zo milieuvriendelijk mogelijk te maken. Hiervan getuigt ons beleid voor de terugwinning van hout, karton en plasticfolie. Met de zonnepanelen zetten we natuurlijk een grote stap vooruit.” Als eerste stap in het actieplan van Mabru gingen zonnepanelen de daken van de gebouwen bedekken. “Toen dachten we dat het bouwen van een overdekte ruimte voor het laden en lossen van goederen een interessante optie zou kunnen zijn. En zo ontstond ons carportLaurent Nys (links) en Michel Barnstijn op de daken van Mabru. project, in samenwerking met Engie”, vertelt Michel Barnstijn, Voorzitter van Mabru. Zijn totale capaciteit van 4.6 MWp maakt van het Mabru zonnepanelenpark het grootste in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Samen met de eerste installatie, die al operationeel is, voorziet het geheel in het energieverbruik van meer dan 1.200 gezinnen. Mabru heeft niet zitten wachten tot het klimaat in de mode was om actie te ondernemen Maar er is meer: in het voorjaar is Mabru van plan om de laatste glasvezelkoepels te vervangen door zonnepanelen. Op langere termijn overweegt de directie bovendien een vergunning om de ‘straten’ van de markt eveneens met zonnepanelen te bedekken. “Dit zou nog meer energie produceren en bovendien een groot comfort betekenen voor de handelaren die buiten werken. Deze structuur zou de groenten en fruit ook beschermen. Die zijn zeer kwetsbaar”, zegt Laurent Nys. “Binnen de hallen gebruiken we kleine elektrische voertuigen. Verder hebben we de koelinstallaties vernieuwd om het energieverbruik te doen dalen. Geleidelijk aan evolueren we naar een 100% groen vastgoedbeheer van de site. Voor ons is het belangrijk de ecologische voetafdruk te verminderen.” Een duurzaam maatschappelijk engagement Ook op sociaal niveau wil Mabru optreden als een ‘parapublieke’ speler. De Vroegmarkt is trouwens een van de voornaamste aanbieders van laaggeschoolde banen in de hoofdstad. “De vraag naar dit soort werk is aanzienlijk, in Brussel. We werven bijvoorbeeld werknemers aan die geen diploma hebben of die nauwelijks een van de landstalen spreken”, aldus Michel Barnstijn. Jaar na jaar worden ze getraind, ontwikkelen ze nieuwe vaardigheden en kunnen ze doorgroeien. Zogenaamde ‘artikel 60’-mensen van het Brusselse OCMW staan in voor het schoonhouden van de site. “We zijn betrokken bij de re-integratie van werkzoekenden op de arbeidsmarkt. Wij willen optreden als een sociale lift en mensen in precaire situaties een kans geven”, verduidelijkt Michel Barnstijn. Bovendien woont 90% van de werknemers Mabru en Engie hebben een eerste carport op zonne-energie voor vrachtwagens ingehuldigd. Ik hoop dat we andere markten kunnen inspireren van de Vroegmarkt in de omliggende gemeenten. “De tewerkstelling van Brusselaars in Brussel bevorderen, dat vinden wij belangrijk. Wij geven de voorkeur aan korte bevoorradingsketens en ondersteunen ook de lokale tewerkstelling”, verklaart Laurent Nys. Mabru trekt ook ten strijde tegen voedselverspilling met het DREAM-project (Distribution et Récupération des Excédents Alimentaires à Mabru). Dit gebeurt in samenwerking met het OCMW Brussel. Elke dag wordt een ton voedsel dat niet meer kan worden verkocht maar nog steeds eetbaar is, teruggewonnen en verdeeld onder een zeventigtal verenigingen. Michel Barnstijn: “Louter ecologisch betekent dit dat meer dan een ton voedingswaren dagelijks niet wordt verspild, waardoor bovendien minder afval dient te worden verwerkt. De herverdeling van verse groenten en fruit is ook belangrijk op sociaal vlak en voor de gezondheid voor talrijke Brusselse gezinnen die in moeilijkheden verkeren.” Vooruitstrevend De omzet van de Vroegmarkt is de afgelopen vijf jaar enorm gestegen. Dit bewijst dat milieu- en maatschappelijke betrokkenheid hand in hand kunnen gaan met winst. “Natuurlijk vergt die tijd en investeringen. Voor een bedrijf is het veel gemakkelijker om niets te doen, om contracten uit te besteden of zich geen zorgen te maken over afvalbeheer. Wij houden er een andere filosofie op na en we zijn trots op de ondernomen acties. Meerdere delegaties zijn onze carport met zonnepanelen komen bezichtigen. Ik hoop dat we andere markten kunnen inspireren en overtuigen om ook die weg in te slaan”, zegt Michel Barnstijn. Laurent Nys besluit: “De Markt 2.0 vereist de invoering van een innovatief en milieuvriendelijk beleid. In de komende 10 jaar blijven we investeren om onze vooruitstrevende positionering te behouden. Er komt bijvoorbeeld een nieuw videobewakingssysteem voor meer veiligheid op de site. En we overwegen de vervanging van alle voertuigen, de installatie van laadpalen voor de handelaars enz. De Vroegmarkt wil een trendsetter zijn van deze omwenteling in Europa.” Informatie: www.mabru.be
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Internationaal CE-markering in 6 stappen U ziet dit acroniem waarschijnlijk dagelijks op heel wat producten staan: de CE-markering. Wat betekenen deze twee letters? Wie kan of moet ze aanbrengen? Op welke producten? Ook op de uwe? D e CE-markering staat voor ‘Conformité Européenne’ en moet op bepaalde producten worden aangebracht voordat ze in de Europese Economische Ruimte mogen worden verkocht. De markering bewijst dat het product voldoet aan de veiligheids-, gezondheids- en milieubeschermingseisen van de EU. De conformiteit van het product moet een beoordeling ondergaan voordat de markering wordt aangebracht. Zo nodig moet deze conformiteit door een "aangemelde instantie" worden vastgesteld. De CE-markering is verplicht voor producten die zijn opgenomen in sectorale richtlijnen en verboden voor andere producten. Ze betreft onder meer speelgoed, elektrische apparatuur, machines, medische hulpmiddelen, liften, persoonlijke beschermingsmiddelen, bouwmaterialen, meetinstrumenten, enz. Om de CE-markering te kunnen aanbrengen, moet een technisch dossier worden samengesteld dat aantoont dat het product aan alle EU-eisen voldoet. Het is de verantwoordelijkheid van de fabrikant om dit aan te tonen, namelijk door de 6 onderstaande stappen te volgen: 1. Bepaal de EU-eisen die van toepassing zijn op het product: deze eisen zijn aangegeven in Europese richtlijnen voor verschillende producten of sectoren. 2. Controleer of het product aan de specifieke eisen voldoet: de fabrikant heeft tot taak om te controleren of het product aan alle eisen van de Europese wetgeving voldoet. Als er geharmoniseerde Europese normen voor het product bestaan en als het bedrijf deze tijdens het productieproces naleeft, wordt het product verondersteld aan de normen te voldoen. 3. Controleer of het product door een aangemelde instantie moet worden getest: voor sommige producten moeten de aangemelde instanties controleren of het product aan de specifieke technische eisen voldoet. Dit is niet voor alle producten verplicht De Nando-databank bevat in formatie over de aangemelde instantie waarmee contact moet worden opgenomen: ec.europa.eu/growth/ tools-databases/nando. 4. Test het product: als het niet door een onafhankelijk orgaan moet worden gecontroleerd, dient de fabri kant ervoor te zorgen dat zijn product aan de technische eisen voldoet. In het bijzonder moet zij de potentiële risico's van het gebruik ervan beoordelen en rapporteren. 5. Stel het technisch dossier op: het moet alle documenten bevatten waaruit blijkt dat het product aan de technische eisen voldoet. 6. Breng de CE-markering aan en stel een verklaring van conformiteit op: de CE-markering moet zichtbaar, leesbaar en onuitwisbaar zijn. Indien een aangemelde instantie aan de derde fase heeft deelgenomen, moet haar identificatienummer worden vermeld. De fabrikant moet een EU-conformiteitsverklaring opstellen en ondertekenen waarin hij verklaart dat het product voldoet aan alle wettelijke eisen. Fabrikanten zijn verplicht de conformiteit van producten te waarborgen en de CE-markering aan te brengen, maar importeurs moeten ervoor zorgen dat de producten die zij in de handel brengen aan de toepasselijke eisen voldoen en geen risico's voor de Europese consument inhouden. De importeur moet controleren of de buiten de EU gevestigde fabrikant de nodige maatregelen heeft genomen en of de documenten op verzoek kunnen worden voorgelegd. Eenmaal een dergelijk product CE-gemarkeerd is, kan het vrij op de Europese markt circuleren zonder dat er enige formaliteit, nationale veiligheidsnorm of nieuwe test kan worden opgelegd. ● Bron: Europese Commissie. Info: Jean-Philippe Mergen tel. 02 210 01 77 e-mail: jpm@beci.be 24 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 © Getty Internationaal 5 tips om naar de VS te exporteren Lucio Miranda is directeur van ExportUSA. Dit adviesbureau helpt buitenlandse bedrijven de Amerikaanse markt te betreden. Miranda haalt vijf essentiële punten aan die u best in acht neemt om moeilijkheden te voorkomen. 1. Verzorg uw presentatie-pitch. U krijgt geen tweede kans om een goede eerste indruk te maken! Deze leuze geldt des te meer in de Verenigde Staten. De ‘pitch’ (of ‘elevator pitch’) duurt meestal niet langer dan een minuut en moet overtuigend overkomen bij een groep klanten en investeerders die de lokale markt per definitie beter kennen dan u. U kunt zichzelf op een vlotte manier voorstellen om de sfeer te ontspannen, maar blijf vooral serieus tijdens de presentatie! Begin niet over je eigen verhaal maar bespreek meteen de kern van de zaak. Het is de bedoeling om een direct voordeel van uw product of dienst – zo bijvoorbeeld winstgevendheid of snelheid – in de verf te zetten. Zet ook alle kansen aan uw kant door vooraf hardop te oefenen. 2. Vermijd elke vorm van de wazigheid. Wellicht zal uw presentatie vragen oproepen. Reacties zoals “we hebben dit geval nog niet onderzocht” of “we voorzien deze stap over een paar maanden” worden in de Verenigde Staten niet goed ontvangen. De lokale mentaliteit vereist bovendien dat u het Amerikaanse ecosysteem begrijpt om uw toegevoegde waarde en troeven aan te tonen. Win informatie in over uw concurrenten. Raadpleeg bijvoorbeeld lokale kamers van koophandel of federaties voor een lijst van de bedrijven die actief zijn in uw sector. Voor verdere informatie kunt u ook een bedrijf opbellen en verdere toelichtingen vragen over een product en zijn voordelen. 3. Denk eerder aan het heden dan aan de toekomst. Amerikanen willen concrete antwoorden en resultaten. Zeg nooit dat u van plan bent om een product te verbeteren of in de nabije toekomst uw ontwikkelingsplannen aan te kondigen. De toehoorders zullen dan vragen om later terug te komen. Tracht die mensen te overtuigen met maatregelen die al zijn genomen. Zo toont u aan hoe uw product of dienst voldoet aan een bestaande behoefte. 4. Denk aan het ‘service’ concept. Europese ondernemingen focussen vooral op productoptimalisatie en verwaarlozen vaak het marketing- en communicatie-aspect. In de Verenigde Staten is service uiterst belangrijk. U moet dus al antwoorden klaar hebben op vragen als: wie is er verantwoordelijk voor de verkoop en de dienst na verkoop? Hoe gaan we te werk als een product moet worden vervangen of aangevuld? Kan een defect product worden geretourneerd? Benader al deze onderwerpen op een pragmatische manier. Beter nog: bied ze aan met een service die een glimlach en dynamiek opwekt. 5. Het contract is het enige dat telt. Zelfs als er onderhandelingen aan de gang zijn, wordt niets bereikt zolang niets is ondertekend. Een mail ter bevestiging van een bestelling volstaat niet: in de Verenigde Staten is alleen een overeenkomst geldig! Dit contract laat u opstellen met de hulp van een Amerikaanse advocaat. Doe in geen geval een beroep op een Belgische advocaat. Verwacht ook niet bij de eerste ontmoeting een contract te ondertekenen. Gezien de omvang en het concurrentievermogen van de markt, zullen sommige Amerikanen de tijd nemen om u te leren kennen en om inzicht te krijgen in uw potentieel alvorens een contract te ondertekenen. Onderhandelingen kunnen enige tijd aanslepen. Dat geldt ook voor de naleving van een aantal wettelijke aspecten van de uitvoer. Eenmaal alles geregeld is, draait de business meestal sneller dan in Europa. En dat is een troef. ● Géry Brusselmans Verdere stappen: Lucio Miranda organiseert het seminar ‘Export USA – 360°’ op 13 maart om 10 uur bij Beci, Louizalaan 500, 1050 Brussel. Informatie en inschrijvingen (gratis voor Becileden): events@beci.be. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 25 © Getty
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BEST DATA Business Intelligence for media, entertainment, e-commerce and retail More information on www.lefac.com or call us now +32 2 737 70 20 The reference information portal dedicated to the communication sector Grow Your Business De ondernemersgeest, wat is dat nu eigenlijk? Giles Daoust, CEO van de firma Daoust, is gasthoofdredacteur van dit nummer. Hij creëerde voor ons een dossier over ondernemen, door ondernemers. T oen Brussel Metropool mij de kans bood om gasthoofdredacteur van dit nummer te worden, vernam ik dat ik me aan het thema "Grow your business" moest houden. Breed en moeilijk. Een ware uitdaging! Ik ben niet meteen een voorstander van kookrecepten en andere managementboeken. Die vertellen je natuurlijk hoe je een startup opricht, je activiteiten ontwikkelt of een verrukkelijk drijvend eiland voorbereidt. Al je hoeft te doen is… Giles Daoust is bekend als CEO van het uitzendkantoor en human resources-bedrijf Daoust, waar hij de derde generatie vertegenwoordigt. In 2018 werd Giles Daoust verkozen tot Young Top Manager of the Year. Als multi-ondernemer is Giles Daoust bovendien filmproducent, stripscenarist, columnist en, last but not least, regisseur van de Ommegang in Brussel. Als ondernemer put ik mijn inspiratie ergens anders. Inspiratie gaat overal schuil. En meestal zijn de beste ideeen ver van de directe context van uw bedrijf te vinden. Persoonlijk (en ik ben blijkbaar niet de enige, zie het interview met Sébastien Morvan van het Brussels Beer Project), vind ik inspiratie in biografieën. De meest diverse, trouwens: ‘celebs’ uit de media (David Geffen, Steven Spielberg, Michael Ovitz ...), ondernemers (Musk, Jobs, Bezos ...), of politici (Hollande, Trump, Poetin ... als niet te volgen voorbeelden!) De zakenpers levert ons regelmatig interviews met bedrijfsleiders. Helaas reageren die meestal op een of ander nieuws. Ze focussen dus van nature op de korte termijn. En ze zijn vaak doorspekt met marketing, of zelfs gezwets. Wat mij interesseert is te weten WIE deze leiders zijn, wat hen motiveert, begeleidt, inspireert, doet evolueren en – in het verlengde daarvan – in staat stelt om ... "hun bedrijven te doen groeien" (en kijk, hiermee vond ik de link met het opgelegde thema!) Met de hulp van Emmanuel Robert en Elisa Brevet heb ik daarom een lijst met vragen opgesteld waarmee Elisa naar een vijftiental managers en ondernemers uit allerlei sectoren stapte. Het enige gemeenschappelijke kenmerk is dat ze allemaal in de privé actief zijn (we hebben beslist hier geen overheidsorganen aan bod te laten). Via deze vragen over hun parcours, hun "defining moments", hun mislukkingen (heel belangrijk!), hun inspiratiebronnen of de boeken die ze lezen, hebben we getracht portretten te schetsen (althans van hoe ze zich aan ons hebben voorgesteld). Het is resultaat is vanzelfsprekend "impressionistisch". Het bestaat uit kleine kleuraccenten uit de meest relevante (of ondeugende) antwoorden. En het mocht nooit langer zijn dan een bladzijde. Om deze interviews op te vrolijken heb ik een beroep gedaan op de levendige humor van Pierre Kroll, die mij vorig jaar het genoegen deed om de Ommegang te schetsen, het historische Brusselse schouwspel dat ik nu al een twaalftal jaren ensceneer. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 27 © Reporters
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Tijdens een redactievergadering – van links naar rechts: Giles Daoust (gasthoofdredacteur), Erick Thiry (Business Relations Intelligence Beci), Emmanuel Robert (Media Coordinator Beci) en Elisa Brevet (freelance journalist). Ons familiebedrijf Daoust vierde zojuist zijn 65ste verjaardag. Het werd opgericht door mijn grootvader Albert Daoust in 1954 en groeide dankzij mijn vader Jean-Claude Daoust. Ik kreeg vijf jaar geleden de kans om het roer over te nemen. We hebben doorheen deze 65 jaren familiaal ondernemerschap al vele malen gediscussieerd over wat nu echt kenmerkend is voor de zogenaamde "ondernemersgeest". De interviews voor dit nummer hebben mij ontroerd om de tientallen karaktereigenschappen, persoonlijke ervaringen en inspiratiebronnen die bepalend zijn voor onze dierbare ondernemersgeest. Zowel in een startende onderneming, een familiebedrijf en een internationaal bedrijf als in een brouwerij of een managementschool is de ondernemersgeest springlevend, met grote successen als gevolg. Veel leesgenot! ● Giles Daoust, CEO van Daoust 28 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Na de redactievergadering kwam Giles Daoust aan bod voor een podcast. Zijn interview is te beluisteren op www.beci.be/ podcast/bruxelles-metropole . Met Olivier Willocx, CEO van Beci (in het midden) © Reporters Grow Your Business "Mijn vrienden beweren dat ik me als een spons gedraag" Eric Everard CEO van Easyfairs, beursorganisator en beurshalmanager Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? Ik lanceerde de Studentenbeurs en de bijhorende tijdschriften in 1986, tijdens mijn laatste masterjaar aan de Louvain School of Management. Ik ontving mijn eerste loon toen mijn startup eindelijk de middelen had om mij te betalen: vier jaar later. Het "doorslaggevend ogenblik" in uw beroepsleven? Mijn vrienden beweren dat ik een spons ben. Deze nieuwsgierigheid blijft aanwezig, het is een gemoedstoestand. Ik ben ergens een mix van mijn eigen persoonlijkheid en van de mensen die ik ontmoet. Uw grootste succes in het beroepsleven? Ongetwijfeld Easyfairs en haar managementteam! Uitgaande van helemaal niets en met één euro op zak, is het mij gelukt om in twintig jaar tijd een groep van 750 mensen samen te stellen, jaarlijks meer dan 200 beurzen te organiseren in twintig landen, en dit alles dankzij het beheer van een managementteam dat sinds het begin vrijwel onveranderd is gebleven. Uw grootste tegenslag? Ik onderneem elke maand en dus heb ik al tientallen keren pech gehad! Zo bijvoorbeeld de overname van de "Best of Group" op 16 augustus 2001. Drie weken voor 11 september. De timing kon echt niet slechter. Daarnaast heb ik bij deze overname twee vergissingen begaan. Ik heb geen grondige audit uitgevoerd en ik had een totaal verkeerd beeld van de ethiek en de kwaliteit van het management. We hebben onze medewerkers systematisch aangemoedigd om risico's te nemen, en reikten zelfs een ‘award’ uit voor de meest spectaculaire mislukking van het jaar. Wat is uw super-troef? Ik delegeer absoluut alles! Ik werk dus maar acht maanden per jaar. Dat geeft tijd om na te denken over nieuwe projecten ... Als u dit alles niet had verwezenlijkt, wat voor werk had u dan graag gedaan? Naast mijn huidig beroepsleven heb ik altijd al twee fantasieën gekoesterd. Ik had graag een geweldige vastgoedontwikkelaar willen zijn. Vanuit het niets of het lelijke iets opbouwen dat blijvende schoonheid uitstraalt, da’s mijn ding. Mijn andere droom? De beste bakkerij- en banketbakkerijketen ter wereld te creëren. Wat zijn uw hobby's? Ik heb er meerdere, maar vooral wandelen: in de winter in de bergen, met een zeehondenhuid om me warm te houden, of in de zomer, met een rugzak en overnachtingen in schuilplaatsen. Ik heb al mijn belangrijke beslissingen genomen tijdens wandelingen in bergen of bossen. Uw favoriete boek? "La Grève", van Ayn Rand. Een boek dat je leest en herleest. Alle politici hadden dit boek moeten lezen. Het licht op prachtige wijze toe hoe ondernemers bijdragen tot de ontwikkeling van de samenleving. Wat is uw favoriete plek in Brussel? Het Zoniënwoud: 5000 hectare natuur, rust en vrijheid op steenworp van onze stad. Absoluut uniek in de wereld. Welk advies zou u uzelf aan het begin van uw carrière geven? Ik heb te veel willen uitproberen. En ik aarzelde te veel. Ik zou mezelf dan ook aanraden om sneller op zoek te gaan naar het unieke concept waaruit ik zou groeien. Me meer focussen dit concept. Het moet een obsessie worden! Uw stelregel, uw favoriet citaat? "Door in zijn dromen te blijven geloven, verwezenlijkt de mens ze." (Hergé). ● Elisa Brevet Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 29
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Grow Your Business “Stop kunnen zeggen terwijl je zin hebt om verder te gaan” Frédéric Rouvez Medeoprichter van de hoogkwalitatieve fastfood-restaurants Exki De uitdaging was toen ‘stop’ te kunnen zeggen, terwijl we vooral naar ‘nog’ hunkerden. De mislukking was vooral te wijten aan het cultuurverschil op de Amerikaanse markt. Stel je voor: een leverancier die zijn prijzen van de ene dag op de andere verhoogt, volatiele werknemers, een eigenaar die ons vraagt 1 miljoen dollar op een Amerikaanse bankrekening te storten, buitensporige marktprijzen, gebrek aan vertrouwen en loyaliteit ... Dat konden wij niet aan. Wat is uw super-troef? Het vermogen om in een team te werken: wij zijn een van de weinige bedrijven die na verloop van tijd nog twee medeoprichters aan het roer hebben. Uw grootste zwakte? Dat we met z’n tweeën zijn. Paradoxaal genoeg is onze kracht ook onze zwakte. Twee mensen aan de top, dat zorgt voor extra moeilijkheden en complexiteit. Wij zijn erg verschillend. Meestal zitten we op dezelfde golflengte, maar soms niet. Als u dit alles niet had verwezenlijkt, wat voor werk had u dan graag gedaan? Als kind wilde ik wetenschapsfilosoof worden. Maar op 17-jarige leeftijd wilde ik later een eigen bedrijf oprichten. Ik heb dan ook het uiterste gedaan om dit te bereiken. Waar haalt u inspiratie uit? Uit de kunst. Het vermogen om te creëren en te innoveren fascineert mij. De meeste kunstenaars die ik bewonder, zoals David Hockney, zijn zelf grote deskundigen in de kunstgeschiedenis. Vandaag heeft iedereen het over ontwrichting of disruptie: in de zakenwereld, onder hedendaagse kunstenaars, tussen generaties … Ik hecht daar geen geloof aan. De wereld breekt constant met zijn verleden. Het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? 9 januari 2001, de opening van het eerste verkooppunt, aan de Naamse Poort. Ik had toen net een geweldige baan opgegeven om Exki in het leven te roepen. Een CFO zei tegen mij: "Je bent gek om alles voor een sandwich te laten varen. Koop een schort en begin thuis wat te koken”. Uw grootste succes in het beroepsleven? Het succes bij de opening van het eerste restaurant. We waren enorm ongerust. Maar we realiseerden 114.000 Belgische frank aan inkomsten, meer dan we ons hadden kunnen voorstellen. Uw grootste tegenslag? Exki in de Verenigde Staten. 30 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Uw favoriete boek? Het werk van Balzac, zo ongelooflijk krachtig. Ik lees veel, maar steeds filosofie of literatuur. Boeken over zakendoen en bedrijfsbeleid spreken mij weinig aan. Wat is uw favoriete plek in Brussel? Vini Divini, een restaurantje waar amper 27 klanten binnen kunnen. Ik ga aan de toog zitten, vlak tegenover de chef, en wij vinden recepten nieuw uit. Uw stelregel, uw favoriet citaat? “Ze zijn mislukt omdat ze niet met een droom zijn begonnen” (William Shakespeare). ● E. Bv. Grow Your Business "Bovenal kennis overdragen en delegeren" Pierre Marcolini Ondernemer en banketbakker chocolatier, Huis Pierre Marcolini Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? In de Brioche d'Or, een zeer mooie banketbakkerij in de Vanderkindere wijk. Ik ben vrij jong beginnen werken, op 17-jarige leeftijd. Als jonge werker banketbakker was ik toen nog niet met chocolade bezig. Het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? Toen ik 14 was en in het Anderlechtse COOVI/ CERIA terechtkwam. Ik heb mijn bagage neergezet en wist plots dat ik daar moest zijn. Zonder het te beseffen, werd dit de belangrijkste beslissing in mijn leven. De tweede grote mijlpaal was de Wereldbeker 1995. Ik werd toen uitgeroepen tot wereldkampioen gebak en chocolade. Dat was het begin van een zekere faam … en van het succesverhaal. Uw grootste succes in het beroepsleven? Zeker en vast het team en het internationale merk die ik tot stand heb kunnen brengen. Ik ben bijzonder trots op de naam en faam. Het team onderscheidt zich door zijn creatieve ingesteldheid en een unieke knowhow, afgeleid van de cacaoboon. Vandaag is dit allemaal mode en marketing, maar 18 jaar geleden begon alles met een visie. Uw grootste tegenslag? Een te snelle start met sommige projecten. Het kost enorm veel energie en tijd om een merk op te bouwen. Toen ik dus een tweede wilde lanceren – "Les Tartes de Pierre" – beging ik een blunder! Wat is uw super-troef? Vrijgevigheid en empathie. Ik begon op mijn zestiende te werken. Ik verliet het ouderlijk huis en opende de ogen op de wereld. Wat is vandaag uw grootste uitdaging? De succesvolle ondernemer moet groeien zonder zichzelf te verloochenen. We vormen een hecht team maar blijven ambachtslieden. Ambachtelijk werk vereist een zekere mentaliteit: we moeten de kennis willen overbrengen en delegeren. Als u dit alles niet had verwezenlijkt, wat voor werk had u dan graag gedaan? Ik zou in elk geval in de food of wijnsector hebben gewerkt, en dan vooral in de aromatische dimensie ervan, want die roept in mij de meeste emoties op. De band met productie en grondstoffen is het belangrijkste. Uw favoriete boek? Mijn eerste boek over chocolade, van M. Escriba, een merkwaardige Spaanse chocolatier. Ik ben opgegroeid in het “gestolen recepten systeem". Als de chef even weg was, liepen we met zijn receptenboekje in het geniep snel naar de copier bij de plaatselijke boekhandel, om de recepten te stelen, uiteraard. Wanneer ik dan een banketbakkerij binnenstapte, vroegen de mensen eerst naar de recepten die ik had. Een soort ruiltraditie, want veel boeken waren er niet. Uw lievelingsfilm? "Babette's Feast", geregisseerd door Gabriel Axel. Voor mij blijft deze film de verheerlijking van al het genot dat met eten en smaak gepaard gaat. Rond deze tafel vergaart zich de meest onwaarschijnlijke combinatie van calvinistisch Noord-Europa en sensueel Zuid-Europa, twee totaal verschillende werelden. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? "Veel moed, Pierre!” Uw stelregel, uw favoriet citaat? "Kunst is mooi als hand en hart samenwerken". (John Ruskin). ● E. Bv. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 31
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Grow Your Business “Minder en beter!” Julien Vandeleene CEO van BePark, park sharing specialist leven: ik besteedde mijn tijd aan fondsenwerving. Ik wist wel dat het bedrijf nog niet volwassen en winstgevend genoeg was, maar zo'n schitterende kans kon ik niet laten voorbijschieten. Uiteindelijk kwam de deal niet tot stand. Ondanks de teleurstelling hebben we ons herpakt en zijn we erin geslaagd een positieve cashflow, een gezond team en een nieuw product tot stand te brengen. Uw grootste tegenslag? Ik was te weinig gefocust tijdens de eerste drie jaar van BePark omdat ik voortdurend op zoek was naar nieuwe kansen. Dat ging alle kanten uit: we trokken naar Spanje toen we nog niet winstgevend waren. In Frankrijk ontwikkelden we een ander bedrijfsmodel. We creëerden gelijkaardige producten zonder rekening te houden met de eigenheden van elke markt. Wat is uw super-troef? Ik ben erin geslaagd van koers te veranderen. Sinds 2011, is het bedrijf ingrijpend veranderd, met een nieuwe visie, technologie en aanpak. Als u dit alles niet had verwezenlijkt, wat voor werk had u dan graag gedaan? Ik had graag architect of projectontwikkelaar willen zijn. Ik waardeer het creatieve luik, naast de vastgoeddimensie en het idee dat iets in de toekomst verder zal blijven bestaan. Het is een complex beroep, een combinatie van de esthetiek in design met de eerder Cartesiaanse, ergonomische en modulaire aspecten. Een mooie uitdaging! Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? Ik behaalde een masterdiploma in business creation. Mijn scriptieproject besprak de oprichting van een bedrijf dat veiligheidsafdekkingen voor zwembaden zou verkopen. Ik heb 4 innovatieve high-end producten ontwikkeld. Toen ik afgestudeerd was, heb ik een BVBA opgericht en de grote stap gezet. Het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? In 2010, toen ik besloot om BePark op te richten. Ik stopte met de zwembaden. Ik keerde mezelf geen bezoldiging meer uit, huurde een kantoortje en bestelde twee Dell computers. Het werden 24-uursdagen volledig gewijd aan BePark. Het idee was al twee jaar aan het rijpen. Tijdens een reis in Boston ontdekte ik het delen van parkeerplaatsen tussen particulieren. Ik vond dat geweldig! Uw grootste succes in het beroepsleven? Onlangs werden we bijna overgekocht door een grote groep. In die dagen heb ik mijn aandacht afgeleid van het bedrijfsWaar haalt u inspiratie uit? Jeff Bezos beschouw ik als een echt voorbeeld. Hij is er de afgelopen tien jaar in geslaagd om zijn bedrijf voortdurend te heroriënteren tot het wereldleider werd in zijn sector. Vandaag richt ik me tot mijn raad van bestuur die mij dagelijks uitdaagt. Augustin Winnie van Caméléon helpt mij bijvoorbeeld veel bij de ontwikkeling van de onderneming. Uw favoriete boek? “Lean Start-up”, van Eric Ries. Ik las dit boek in 2015. Het hielp me om terug te grijpen naar het fundamentele, me opnieuw te concentreren op wat echt belangrijk is. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Ik heb te veel paden willen bewandelen. Vandaar: minder en beter! Uw stelregel, uw favoriet citaat? “Ze wisten niet dat het onmogelijk was, en hebben het dus gedaan” (Mark Twain) ● E. Bv. 32 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Grow Your Business “Blijf bij je core business” John Martin CEO van familiebedrijf en hotelgroep Martin’s Hotels Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? Ik ben op 18-jarige leeftijd beginnen werken bij drie grote Britse brouwers: Guinness, Scottish & Newcastle en Courage. Ik leerde daar het vak van A tot Z, van het brouwproces in de fabriek tot en met de levering. Het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? In de jaren 2000, toen we Schweppes hebben verkocht. Dat was een mijlpaal. Toen ik drie jaar oud was, is ons gezin naar het buitenland vertrokken om de Franse dochteronderneming over te nemen. Wij woonden net boven de opslagplaats. Elke morgen werd ik wakker met het gerinkel van de flessen. Deze verkoop werd de officiële start van de groep in het hotelwezen. Uw grootste succes in het beroepsleven? Het mooiste succesverhaal is altijd en voor altijd wat integraal deel uitmaakt van ons DNA als ondernemer: het creëren van banen, het dagelijkse bestuur. We vertegenwoordigen nu 500 directe banen, en naar schatting 500 indirecte banen. Uw grootste tegenslag? Waarschijnlijk het vertrouwen dat ik heb gehad in mensen die mij bepaalde zaken hebben doen geloven. Onder de kleine mislukkingen was er de creatie van een parfum dat ik op de markt heb gebracht met Tony Parker, de echtgenoot van Eva Longoria. Meteen een bestseller toen Sephora het uitbracht, maar dit viel niet in de smaak bij de reuzen van deze sector, en zij hebben mij dat betaald gezet. Ik heb me niet voldoende kunnen weren, want ik was buiten mijn domein getreden. Ik heb daaruit geleerd dat je best bij je core business blijft. Wat is uw super-troef? Menselijkheid. En we hebben een zeer gemengd personeel: een veertigtal nationaliteiten. Uw voornaamste zwakte? Ik ben ongeduldig! Als u dit alles niet had verwezenlijkt, wat voor werk had u dan graag gedaan? Piloot van een jachtvliegtuig. Ik voel niets voor oorlog, maar het beroep moet op zich wel boeiend zijn! Wat zijn uw hobby's? Ik leef volledig afgezonderd middenin een landelijke omgeving. Dit is geen toeval. Ik hou van de natuur, waar ik mijn batterijen kan opladen, afstand nemen. Ik ben erg gehecht aan natuur en bos. Dat heb ik waarschijnlijk aan mijn grootouders te danken. Tenslotte ben ik op een boerderij in de buurt van Antwerpen geboren. Doet u aan sport? Vroeger wel! Ik was enkele jaren lang de Engelse junior kampioen discuswerpen. Ik heb veel aan atletiek en rugby gedaan. Da’s het verleden. Uw favoriete boek? Toen ik jong was, las ik veel Kuifje en Engelse kinderboeken die systematisch een band hadden met natuur en dieren. Vandaag boei ik me eerder voor nieuws en kranten. Ik ben geabonneerd op Amerikaanse, Belgische, Franse en Engelse kranten. Zij geven mij een goed dagelijks overzicht van de pers. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Blijf in het beroep dat je hebt aangeleerd en waarin je optimaal presteert. Uw stelregel, uw favoriet citaat? “Nooit naar achter, altijd vooruit.” Heb ik zelf uitgevonden. Tracht altijd lef te hebben en wees niet bang. ● E. Bv. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 33
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Grow Your Business “Onafhankelijkheid, da’s niet te schatten!” Véronique Culliford CEO van IMPS, de onderneming die de rechten op het werk van Peyo beheert en uitbaat Uw grootste tegenslag? Wanneer we, in het begin van de jaren 90, de fabricage van Smurf-producten hebben willen opstarten. Mensen, wat een opdoffer! Wij hebben de productie in China uitbesteed en werden bedrogen. Wij hebben een enorme hoeveelheid goedkope producten laten produceren, maar het transport bleek plots peperduur en de goederen werden met veel vertraging geleverd … Wat is uw super-troef? Een onverwoestbaar positieve ingesteldheid! De voornaamste reden van het succes? Ik werk samen met mensen die eerbied opbrengen voor de personages. U kunt bij IMPS niet werken zonder doordrongen te zijn van het Smurfenconcept. Ik treed op als tempelbewaker. Wat is vandaag de grootste uitdaging? Een nieuwe reeks tekenfilms die in 2021 klaar moet zijn. Voor de eerste keer produceren we die zelf. Een overweldigend project! Wie beschouwt u als uw held? Toen ik in dit beroep ben begonnen, was ik de jongste en een van de weinige vrouwen. Ik heb vooral geleerd veel mensen te wantrouwen. Mijn vader blijft mijn inspiratiebron: hij heeft me alles aangeleerd en ik doe vandaag nog steeds wat hij zou hebben gewenst. Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? Ik was 19 toen ik halftijds begon te werken in het bedrijfje van mijn vader, Pierre Culliford (alias Peyo). Ik had toen een andere halftijdse betrekking als secretaresse in een ambassade. Het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? In 1984, toen ik IMPS heb opgericht. Het bleef dezelfde job, maar dan wel als zelfstandige. Geleidelijk aan heb ik alle contracten overgenomen waarin de rechten op de Smurfen in elk land waren vastgelegd: Frankrijk, Duitsland enz. Na 1990 slaagde ik erin het beheer over te nemen van de wereldwijde merchandising, de tekenstudio en het audiovisuele luik. Uw grootste succes in het beroepsleven? In 1988, wanneer we onze audiovisuele rechten op de tekenfilms hebben teruggewonnen van de audiovisuele afdeling van Dupuis. Vanaf dat ogenblik waren we veel vrijer om contracten te negotiëren en te ondertekenen. Onafhankelijkheid, da’s niet te schatten. 34 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Uw favoriete boek? “Leven na dit leven”, van Dr. Raymond Moody. Een boeiende studie over mensen die klinisch dood worden verklaard en dan weer opleven. Zonder dit boek zou ik verloren zijn gelopen, toen mijn papa is overleden. Ik stond enorm onder de indruk van dit boek, dat mij trouwens doorheen het rouwproces heeft geloodst. Vandaag ben ik 60 jaar oud. Mijn ouders zijn overleden. En mijn perceptie van de dood is veranderd. Uw lievelingsfilm? “2001, a Space Odyssey”, van Kubrick. Ik was toen totaal gefascineerd. Dit was iets totaal nieuws. Ik heb de film meerdere keren in de bioscoop gezien en zodra hij op tv komt, bekijk ik hem opnieuw, met mijn kinderen. De ontdekking van een onbekende wereld betovert mij. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Ik zou precies hetzelfde doen. Ik ga ervan uit dat vergissingen leerrijk zijn en dat de keuzes die wij maken ons brengen waar we moesten zijn. Nooit spijt hebben, dat is het voornaamste. Uw stelregel, uw favoriet citaat? Mijn leuze is “gezondheid, vreugde en geluk”. Typisch iets voor de maand januari, maar voor mij het ganse jaar door van toepassing! ● E. Bv. Grow Your Business "Ik zou mezelf aanraden geduldiger te zijn." Brigitte Chanoine Rector van de Ichec Business School Wat is uw super-troef? Mijn dynamisme. Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? In Indianapolis, VS, in een Amerikaanse KMO waar ik op de afdeling Health & Safety werkte. Ik ben er twee jaar gebleven en daarna naar België teruggekeerd. Het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? Twee mijlpalen in mijn carrière: de dag dat ik mijn doctoraalscriptie over de valorisatie van bedrijven verdedigde en toen ik rector werd van de Ichec, in 2008. Uw grootste succes in het beroepsleven? Toen we de internationale accreditatie hebben verkregen. Zoveel meer dan een persoonlijk succes: het succes van een heel team. Dit kwaliteitslabel is een van de mooiste verwezenlijkingen van mijn rectoraat. Op alle niveaus moesten kwaliteitsprocessen worden ingesteld en internationale deskundigen kwamen dit alles controleren. Uw grootste tegenslag? Valkuilen zijn er geweest. U weet wel: u koestert een project maar de restrictieve politieke context belemmert de ontplooiing ervan en uw vrijheid wordt gekortwiekt. Maar tot nu toe heb ik zulke toestanden zo goed en zo kwaad mogelijk kunnen overwinnen. Wat is vandaag de grootste uitdaging? De dagelijkse hordeloop, ondanks de moeilijkheden en valkuilen. Ik moet de school voortdurend in beweging houden, zo’n 400 mensen per dag (basisopleiding, voortgezette opleiding en werknemers). En uw voornaamste zwakte? Waarschijnlijk mijn bazigheid, in het hoger onderwijs ... Ik besef dat ik een mensenleider ben. Misschien net iets te veel. U weet wel, in de academische wereld … Kan soms contraproductief zijn. Ik werd door mijn collega's verkozen, maar op de dag dat ik niet langer rector ben, word ik weer hun gelijke ... Een heel ingewikkelde taak. Wie beschouwt u als uw held? In mijn beroep heb je dringend behoefte aan mentoren. Als leerkracht ben je niet echt voorbereid op deze job. Ik heb wijze mensen en adviseurs om me heen, zoals Étienne Davignon, de voorzitter van de Raad van Bestuur. Ze zijn echt niet talrijk. Ik beschouw ze als inspiratiebronnen. Uw favoriete boek? Ik lees vooral om te ontspannen. Systematisch voor het slapen gaan en non-stop wanneer ik met vakantie ben. Ik lees echt van alles. Ik ben net klaar met het boek van Adeline Dieudonné en ben ik begonnen met de jongste Goncourtprijs. Uw lievelingsfilm? Ik ga vaak naar de bioscoop, maar heb geen favoriete film. Wel hield ik onlangs heel veel van "Capharnaum", van Nadine Labaki, met Zaïn Al Rafeea: een buitengewoon diepgaande en uitdagende film. Ik vind het leuk om indrukwekkende films te zien, liefst samen met mijn man, mijn drie kinderen en hun metgezellen. Nadien zitten we samen om onze emoties te bespreken. Bijzonder leerrijk is dat. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Wat geduldiger te zijn! Uw stelregel, uw favoriet citaat? “Hakuna Matata”, “Geen probleem” in het Swahili! ● E. Bv. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 35
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Grow Your Business “Durf meer aan en vergeet je dromen niet” Joan Condijts Medeoprichter van LN24, een Belgische non-stop nieuwszender Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? Na mijn diploma heb ik drie maanden gewerkt voor een organisatie die de Euro 2000 voetbal moest voorbereiden. Ik werd er aangeworven om o.a. voor de communicatie in te staan. Het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? Het telefoontje dat ik kreeg om hoofdredacteur van L'Écho te worden. In die tijd stond ik aan het hoofd van de economische afdeling van de krant Le Soir. Het werd een echt keerpunt in mijn carrière: ik ben overgestapt van het middenkader naar het statuut van baas. Ik heb geen seconde geaarzeld. Uw grootste succes in het beroepsleven? Ik ben erin geslaagd om de strategische positionering van L'Écho te veranderen. We hebben een financiële en beurskrant omgetoverd tot een zakenkrant die openstaat voor politiek en cultuur. En toen zijn we lezers gaan winnen in plaats van ze te verliezen, in een sector die meestal de andere richting uitgaat. Uw grootste tegenslag? Ik heb te lang gewacht. Toen ik hoofd van de economische afdeling van Le Soir was, veranderde het management boven mij. Ik heb veel toestanden aanvaard. Ik had dit alles veel eerder een halt moeten toeroepen. Door het niet te doen, heb ik schade aangericht. Sindsdien begrijp ik hoe noodzakelijk het is om op het juiste moment beslissingen te treffen. Voelt u zich ondernemer? In den gronde ben ik een ondernemer. Maar ook ietwat ambivalent, dat geef ik toe. En ergens een beetje anti-conformistisch. Ik wil van niemand afhangen, dingen creëren en er zelf aan timmeren. Paradoxaal genoeg werd ik nogal conformistisch opgevoed. Voor mijn ouders betekende succes stabiel werk en een 36 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 fatsoenlijk salaris. Op 40-jarige leeftijd maakt mijn echte natuur een comeback … Als u dit alles niet had verwezenlijkt, wat voor werk had u dan graag gedaan? Ik wou dat ik architect had kunnen zijn. Dit stemt overeen met mijn persoonlijkheid, die een zeer pragmatische, haast wetenschappelijke kant combineert met dit creatieve aspect. Waaruit put u inspiratie? Ik denk dat mijn DNA als journalist er voor iets tussen zit: ik haal mijn inspiratie overal waar iets opgevangen, verdiept en gebruikt kan worden. Voor mij geldt alles als een aanleiding om de hersenen te doen nadenken en creëren. Ik heb dus geen bevoorrechte bron van inspiratie. Uw favoriete boek? “Les mémoires d’Hadrien”, van Marguerite Yourcenar. Een duik in de diepe mensheid en menselijkheid, in de geschiedenis van een man, via zijn denkproces over fundamentele thema’s. Dit boek heeft een grote impact gehad op mijn leven als man en ondernemer. Uw favoriete plek in Brussel? De Zavel. Wellicht een van de mooiste en meeste verfijnde wijken van Brussel. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Durf meer aan en vergeet je dromen niet. Toen ik 20 was, wilde ik schrijver worden, maar ik kon het me niet veroorloven. Ik werd journalist en die droom vergat ik. Of liever gezegd, ik heb hem weggemoffeld. Maar de droom schoot weer te voorschijn toen ik 30 was. Uw stelregel, uw favoriet citaat? “Leven is niet wachten tot de storm voorbijtrekt, maar leren dansen in de regen.” (Seneca). ● E. Bv. Grow Your Business "Inspiratie vind ik in de kunst." Sébastien Deletaille Ex-CEO en medeoprichter van Riaktr project niet willen delen. Sommigen zullen dit ongeduld aanvoelen als een nogal strenge vorm van leiderschap. Waarop bouwt u het succes van een onderneming? Als ondernemer geloof ik dat het onmogelijk is zonder een medeoprichter succes te boeken. Nu ik uit Riaktr ben vertrokken, ga ik voor op gezondheidszorg afgestemde technologie. Wij focussen dan op het creëren van software voor huisartsen. Misschien is het nog te vroeg om het bedrijf een naam te geven, maar mijn medeoprichter heb ik al gevonden! Waaruit put u inspiratie? Kunst. Toen ik ontslag nam uit de raad van bestuur van Riaktr, was dit de moeilijkste, droevigste en tegelijk meest bevrijdende beslissing die ik ooit had genomen. Toen ik de zaal verliet, nam ik een vlucht naar New York. Daar bracht ik meteen de dag door in het Metropolitan Museum. Urenlang dwaalde ik daar rond en haalde ik een nieuwe energie uit enkele van de grootste meesterwerken van de mensheid. Wat was het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? Ik werkte toen bij McKinsey. Op de dag dat ik een promotie kreeg, besloot ik mijn ontslag in te dienen. Met mijn beste vriend Jacob verlieten we samen onze respectieve banen. We waren 24 jaar oud en wisten niet waar naartoe. We hebben dan maar drie bedrijven uit de grond gestampt. Riaktr is het enige dat echt prospereerde. Uw grootste tegenslag? In 2009, toen we besloten onze drie bedrijven te lanceren, zaten we midden in de AH1N1-griepepidemie. De verkoop van hydro-alcoholische gel piekte in Frankrijk! We dachten dat het fenomeen naar België zou overwaaien. Het lukte ons echter niet om een waardevol voorstel op de markt te brengen. De Duitsers waren ons te snel af en de Fransen ook. Natuurlijk lag hun verkoopprijs veel lager dan onze productieprijs ... Brute pech. Wat is uw super-troef? Het liefste compliment dat een programmeur-developer mij ooit gaf was dat ik "de meest geeky onder de tech ondernemers" was. En uw grootste gebrek? Ik heb weinig geduld met profielen die niet willen leren of die de waarden achter een Wat zijn uw hobby’s? Entomologie: ik verzamel insecten sinds ik een puber was. De ouders zagen mijn broer en ik opgroeien en klaagden steen en been over onze passie voor Dragon Ball Z-kaarten. Onze ouders waren antiekhandelaren. We leefden omringd door prachtige objecten. Ze probeerden ons uiteraard te boeien voor iets anders dan Dragon Ball. We hebben toen een echt familieproject opgezet rond een insectencollectie. Hierdoor ontdekte ik patronen, kleuren, aardrijkskunde en reizen. Mijn meer klassiek hobby’s zijn kunst en hardlopen. Uw favoriete boek? “Brieven aan een jonge dichter”, van Rilke. Om de twee of drie jaar lees ik dit boek opnieuw. Het bevat geheimen en kan op verschillende niveaus worden gelezen. Naargelang van de moeilijkheden die ik doorsta, ontdek ik dit boek – en mezelf – steeds opnieuw. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Meer gefocust te werk gaan. Een belangrijk bestanddeel van succes! Uw stelregel, uw favoriet citaat? “Als je wordt gevraagd of je in staat bent om een klus te klaren, antwoord dan: ‘Natuurlijk kan ik dat!’ En zoek daarna zelf maar uit hoe je dit klaarstoomt!” (Franklin Roosevelt). ● E. Bv. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 37
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Grow Your Business “Ik lees veel biografieën” Sébastien Morvan Medeoprichter van het Brussels Beer Project Wat was het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? Een eerste keer toen ik besloot om eerder naar mijn waarden te luisteren dan naar carrière en geld. Daarna verliet ik de City en de bankwereld, richting microfinanciering in Latijns-Amerika. Een tweede keer enkele jaren later, toen ik met Olivier, mijn vennoot, een eigen bedrijf oprichtte: het Brussels Beer Project. De mooiste verwezenlijking in uw beroep? De nieuwe brouwerij die in 2020 in Anderlecht wordt geopend. Daar kunnen we tot 10 miljoen flessen per jaar brouwen. Dit is onze grootste uitdaging sinds de start van het project. Wat is uw super-troef? Ik ben niet bang voor mijn eigen dromen. Ik denk dat we onszelf maar al te vaak kortwieken. En uw grootste gebrek? Ik ben ongetwijfeld niet de beste beheerder. Waarop bouwt u het succes van uw onderneming? Ik ben erg blij dat ik dit avontuur samen met een vennoot beleef. De dynamiek van een duo is van groot belang: we spreken dezelfde taal, maar we hebben elk onze eigen expertise en competenties. Toch geloof ik niet dat elkaar totaal aanvullen een goede zaak is, want bruggen moet blijven bestaan. Waar put u inspiratie? Overal. Ik denk vooreerst aan de sportwereld. Ik was een tiener in een klein dorpje in Bretagne en Michael Jordan was mijn tv-held. Ik heb veel gelezen over zijn carrière en zijn gemoedstoestand. Die man stelde zichzelf helemaal geen grenzen. Ondanks zijn oeverloos talent werkte hij bikkelhard en ontzag hij geen enkele inspanning om zijn doelstellingen te bereiken. 38 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Wat zijn uw hobby’s? Sport in het bijzonder vind ik belangrijk. Ik loop en ik zwem. Het is mijn manier van mediteren, van ontvluchten. Uw favoriete boek? Ik lees veel, vaak biografieën. Onlangs las ik die van Magellaan: amai! Je weet wel, de drang naar het onbekende … hij deed dat letterlijk. Hij bevoer zeeën die op geen enkele kaart bestonden. Ik heb zijn biografie gretig gelezen. Hij inspireert mij enorm! Uw lievelingsplek in Brussel? Het Sint-Katelijneplein, zo geweldig divers en gezellig: in de winter dankzij de kerstmarkt en de verlichte kerk, in de zomer dan weer voor de overvolle terrassen en de dorpsgeest. Ik ben in Frankrijk geboren, meer bepaald in Bretagne. Maar ik voel me na al die jaren een echte Brusselaar. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Jezelf omringen met mensen die jouw keuzes begrijpen. Maak kennis met ondernemers of mensen met een bijzondere achtergrond, mensen die graag de begane paden vermijden. En wees op je hoede voor de welgemeende gevoelens van sommige familieleden die je willen beschermen: dat zijn soms extra hindernissen! Uw stelregel, uw favoriet citaat? “Safe is risky.” ● E. Bv. Grow Your Business “Ik ben ervan overtuigd dat succes met people management begint” Kris Cloots CEO van ISS BeLux Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? Ik ben als een jonge beroepsofficier in het leger begonnen. Ik stond daar aan het hoofd van een transmissiepeloton. Ik ben daar tien jaar gebleven en heb daarna het leger verlaten om bij Groep 4 Securitas (nu G4S) te gaan werken. Wat was het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? Toen de groep ISS mij vroeg om CEO van ISS België en Luxemburg te worden. Het was een grote uitdaging met honderden miljoenen omzet, 10.000 medewerkers ... Ik heb daar nog 48 uur over nagedacht en ik kwam tot de conclusie dat ik de uitdaging moest aangaan. Zoiets kon ik niet weigeren. De mooiste verwezenlijking in uw beroep? Nadat ik vijf jaar aan het roer van ISS BeLux had doorgebracht, reikte de CEO van de groep mij een prijs uit, uit erkentelijkheid voor de ondertussen afgelegen weg. Weliswaar vertoonde onze balans een aanzienlijke en opmerkelijke verbetering van winstgevendheid en groei. Deze erkenning heeft mij echt ontroerd. Sindsdien heb ik binnen het bedrijf erkenningsprogramma's opgezet. Uw grootste tegenslag? We zijn iets te lang in een klassiek stramien gebleven, niet ambitieus en innovatief genoeg, althans in vergelijking met andere landen in de groep, zoals Scandinavië. Enkele jaren geleden beperkten we ons inderdaad tot de tevredenheid van onze contactpersoon. Voortaan vormt ook de mening van alle gebruikers van de klant een essentieel aspect van ons werk: "De klanten van onze klanten zijn ook de onzen". Wat is uw super-troef? Menselijkheid. Ik ben ervan overtuigd dat succes afhangt van ‘people management’! En uw grootste gebrek? Soms besteed ik te veel aandacht aan details. Als iets niet verloopt zoals ik het zelf zou wensen, heb ik de neiging om zelf het probleem aan te pakken en te willen oplossen. Dat is weinig efficiënt en kan erg tijdrovend zijn ... Wie beschouwt u als uw held? Jeff Gravenhorst, CEO van de ISS Group. Het concern genereert jaarlijks 10 miljard euro omzet. Ik weet niet wat voor soort leven hij leidt. Hij reist voortdurend en slaagt erin om de groep op een opmerkelijke manier te beheren en te ontwikkelen. Elk jaar ontmoet ik hem voor een persoonlijk gesprek. Het verbaast me telkens dat we het nauwelijks over cijfers hebben. We bespreken vooral de strategie, human resources en onze toekomst. Wat zijn uw hobby’s? Buiten het werk hou ik vooral van motorsport. En ik deel deze passie met mijn 17-jarige dochter. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? "Ook al ben je niet de eigenaar van dit bedrijf, beheer het alsof het je toebehoorde.” Uw stelregel, uw favoriet citaat? "Succes is de som van kleine inspanningen die dag na dag worden herhaald". Ik zal in de wereld geen revolutie ontketenen. Ik verwacht geen radicale veranderingen van de ene dag op de andere. Ik pleit eerder voor continue verbetering. ● E. Bv. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 39
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Grow Your Business "Ik ben een zonnemens" Marc Filipson Eigenaar van Filigranes Wat was het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? Vooreerst wanneer ik drie maanden les gaf. Ik besefte dat ik dit soort beroep nooit zou kunnen beoefenen. Ik hield wel van lesgeven, maar met het loon kon ik geen maand leven. Het tweede was toen ik een winkeltje van 30 m² aan de Nijverheidsstraat overnam. Ik realiseerde me al gauw dat ik alles kon verkopen. Ik herhaal graag dat ik twee keer geluk heb: omdat ik een boekhandelaar ben en omdat ik graag verkoop. Uw grootste tegenslag? Telkens ik goed deed, keerde dat zich tegen mij. Dus ik heb vaak pech gehad. Het ontketende dikwijls jaloezie en boosaardigheid. Heel droevig, maar het is nu eenmaal zo. Wat is uw super-troef? Ik ben een zonnemens: als ik ergens aankom waar de meeste mensen tot in de puntjes gekleed zijn, kost het me maar een paar minuten om de sfeer vlot te krijgen. En uw grootste gebrek? Buitensporige openhartigheid en vriendelijkheid. Het is niet aangewezen om te goed te zijn als je ondernemer bent. Waarop berust het succes van uw onderneming? Wij zijn de grootste boekhandel van België, de derde grootste van Europa en het blijft een familiebedrijf. Ik ben 100% aandeelhouder en doe dus wat ik wil! Waar put u inspiratie uit? Mijn inspiratie wordt dagelijks geprikkeld, bij elke nieuwe ontmoeting, elk nieuw boek. De zaak is een echte mierenhoop. Ik heb ook het geluk talloze mensen te ontmoeten: auteurs, vrienden, kunstenaars, klanten ... Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? Op 12-jarige leeftijd werkte ik in boekhandel Étienne, achter het huis van mijn ouders. Ik hield me in de kelder bezig met de onverkochte artikelen. In die tijd gebeurde het terugsturen van onverkochte pers volledig met de hand. Via deze weg vond ik een eerste echte baan, die me veel geld opleverde. Ik werkte voor een stoffenhandelaar; ik had de sleutel van zijn garage en sneed rollen op 1,50 m. Als ik me niet vergis ontving ik drie Belgische frank voor elke gesneden stof. Het werd al snel de best betaalde baan van mijn leven ... Uw lievelingsboek? “De bron”, van James A. Michener. Ik ontving dit boek op 14-jarige leeftijd tijdens mijn bar mitswa. Het vertelt 5.000 jaar geschiedenis van het Joodse volk. Het is ook een bijzonder lijvig werk: een duizendtal pagina’s, maar zeer toegankelijk. Wie echt van lezen houdt, kan dus ook van zulke dikke boeken genieten! Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Vertrouw anderen niet te snel! Uw stelregel, uw favoriet citaat? Zelf uitgevonden: “Verandering is continuïteit”! ● E. Bv. 40 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Grow Your Business “Ik ben een fervent voorstander van time management” Michel Croisé CEO van Sodexo Wat was uw eerste betaalde baan (studentenjobs niet inbegrepen)? Ik was kinesitherapeut met een specialisatie sportkinesitherapie. In feite ben ik in mijn leven nooit op zoek gegaan naar een job. Ik heb al die banen zelf gecreëerd of kansen benut. Na mijn diploma heb ik een praktijk geopend en meerdere fitnesscenters. Ik begon elk nieuw jaar met een balans eerder dan goede voornemens. Het principe was eenvoudig: verder doen met wat mij aanstond en stoppen met wat mij verveelde. Wat later heb ik een zaak opgericht rond sport- en cultuurcheques, waardoor ik ten slotte bij Sodexo ben beland. Het grootste succes in uw beroep? Als sportkinesist werkte ik al gauw voor topsporters. Ik was toen jong en heb dankbaar gebruik gemaakt van een zekere zichtbaarheid om fitnesscenters op te richten die snel succes kenden! Uw grootste tegenslag? Mijn zaak rond sport- en cultuurcheques liep op de klippen. Het product was op zijn minst revolutionair, maar aan financiële geloofwaardigheid schoot het tekort. Ik benaderde omvangrijke ondernemingen, maar ik wist niet dat zulke grote werkgevers volume-activiteiten bezaten. Ze vertoonden wel belangstelling, maar waren niet bereid om miljoenen te storten op de rekening van een kleine KMO met een beperkt kapitaal. Ik heb het faillissement kunnen vermijden omdat ik werd overgenomen door Sodexo en deel ben gaan uitmaken van de groep! Wat is uw super-troef? ? Luistervaardigheid en empathie. Ik ben een fervent voorstander van time management. Ik ben namelijk afkomstig van de gezondheidszorg, en dat laat sporen achter. Kunnen luisteren naar zichzelf en naar de werknemers, da’s van fundamenteel belang. Ik moet ervoor zorgen dat de werknemers vlot hun werk kunnen doen. Dat betekent dat ik ook vaak belemmeringen moet wegwerken. En uw grootste gebrek? Ik ben een koppige doordouwer. Ik geef toe dat ik een hekel heb aan verliezen. Als ik deelneem, dan is het om te winnen. Aan het belang van de deelname heb ik geen boodschap! Als u dit niet had verwezenlijkt, welk beroep had u dan graag beoefend? Neuroloog. Een veeleisend beroep dat veel aandacht vergt! Wat is uw favoriete film? Daar heb ik niet meteen een antwoord op, maar ik werd onlangs betoverd door Bohemian Rhapsody van Bryan Singer. Ik ben amateurgitarist en houd van blues. Muziek maakt integraal deel uit van mijn leven. Ik heb thuis een flinke collectie gitaren. En wanneer ik op reis ben, heb ik altijd een ‘travel guitar’ mee. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Voor ondernemers die ondertussen intrapreneurs zijn geworden zoals ik, is het van belang om de onderneming te beheren alsof ze ons toebehoorde. En dan eerder optreden als opstandeling dan als een statutair kaderlid. Uw stelregel, uw favoriet citaat? “Een leider moet even ernstig zijn als een spelend kind” (Borges). ● E. Bv. Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 41
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Grow Your Business "Ik wou dat ik grote romans had geschreven" Thierry Afschrift Belastingadviseur en voorzitter van de vereniging Afschrift moeten een minimum aan bedrijfsstrategie hanteren. Maar ik ben en beschouw mezelf eerst en vooral als een advocaat. Wat is uw super-troef? Het vermogen om me aan te passen en me te omringen. Ik heb nog nooit kant-en-klare principes gehad die zogezegd voor iedereen efficiënt zouden zijn. Ik probeer cliënten realistische, creatieve oplossingen te bieden die rekening houden met hun eigen situatie. En uw grootste gebrek? Het verlangen en de drang om te veel te controleren. Ik heb vaak moeite om te delegeren. Als u dit alles niet had verwezenlijkt, wat voor beroep had u graag beoefend? Ik zou schrijver zijn geworden. Ik had graag grootse romans willen schrijven ... Vandaag schrijf ik essays en eerder technische boeken, altijd op een heel specifiek gebied. Wat zijn uw inspiratiebronnen ? Ik heb altijd van filosofie gehouden. En dan vooral van grote liberale auteurs, zoals Alexis de Tocqueville. In hun boeken stel ik vast dat zij decennia, ja zelfs eeuwen van tevoren, antwoorden hadden gevonden op onze hedendaagse problemen. Wat was het "doorslaggevende ogenblik" in uw beroepsleven? In 1994, toen ik mijn eigen advocatenkantoor oprichtte. Mijn medewerkers zijn toen mijn vennoten geworden en wij hebben ons gespecialiseerd in fiscaal recht. In onze sector moet je heel snel een niche vinden om succesvol te zijn. Het grootste succes in uw beroep? Een ingewikkelde vraag: in mijn beroep mag ik geen cliënten noemen! Ik zou zeggen de dag dat we een klant vrijgesproken kregen die iedereen schuldig achtte. Hij werd niet op procedurele gronden vrijgesproken, maar omdat hij werkelijk onschuldig was. Het was de eerste grote en mooie overwinning van het kantoor. Voelt u zich ondernemer ? Ik voel me vooral advocaat. Vandaag is een advocaat automatisch een ondernemer. We hebben cliënten en medewerkers. We Welk boek heeft u het meest aangesproken? Zonder twijfel "La Grève", door Ayn Rand! Het is een opmerkelijk essay dat de liberale waarden verdedigt en mijn overtuigingen samenvat. 14 miljoen exemplaren van dit boek werden in de Verenigde Staten verkocht. Het werd na de Bijbel het meest gelezen boek van de Amerikanen. Het werd gepubliceerd in 1957, maar pas in 2011 in het Frans vertaald. Wat is uw lievelingsfilm? Een prachtig liefdesverhaal: "Love Story" van Arthur Miller. Ik ben een romanticus. Als belastingadviseur komt dit moeilijk tot uiting, maar er is meer in het leven dan het beroep. Welke tip had u uzelf aan het begin van uw carrière willen geven? Als u een resultaat beoogt, moet u op bepaalde momenten risico's accepteren. Uw stelregel, uw favoriet citaat? "Tracht steeds vooruit te komen, zonder te veel achteruit te kijken.” ● E. Bv. 42 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 ADVERTORIAL HOE OPEN JE EEN CINEMA IN HET HART VAN EUROPA? Het relaas van Olivier Rey, algemeen directeur van Cinema Palace In het hart van Brussel op de Anspachlaan ligt de Palace, de legendarische bioscoop die na een jarenlange renovatie in februari weer de deuren opende. Olivier Rey, algemeen directeur van Palace, blikt terug op de heropening van het culturele icoon van onze hoofdstad, en op één van zijn grootste uitdagingen: de samenstelling van zijn ploeg. Dr Olivier Rey is algemeen directeur van de Palace. In 2012 werd hij aangesteld als projectleider om de renovatie van de cinema in goede banen te leiden. Een droomjob, zo zegt hij zelf: “Ik werk al een kleine 30 jaar in de wereld van de cinema. Ik ben geluidstechnicus van opleiding, en werkte in ongeveer alle stappen van het productieproces. Eén wilde droom kreeg ik nooit uit mijn hoofd: ooit zelf exploitant worden.” Enkele jaren later krijgt Olivier met de Palace helemaal carte blanche om de cinema van zijn dromen vorm te geven. Het resultaat is een pareltje geworden: een moderne ontmoetingsplek waar, 100 jaar na de originele opening tijdens de gloriedagen van de cinema, het begrip ‘bioscoop’ helemaal is heruitgevonden. “Palace is een palais des senses: hier kom je naartoe om een film te kijken in de beste omstandigheden, maar ook om mensen te ontmoeten, om geïnspireerd te worden tijdens expo’s en om te genieten van een verzorgde keuken.” De gr Palace is een eigentijdse, maar ook eingenzinnige cinema met veel ambitie. Dat uit zich niet alleen in de programmatie, maar ook in het team van werknemers. De samenstelling van de ploeg was geen sinecure, temeer omdat de officiële opening van de bioscoop met rasse schreden naderde. “Bij de start van de werkzaamheden was ik de enige die het project leidde. Palace was nog in volle opbouw, en ondertussen had ik een ploeg van zo’n dertig mensen samen te stellen. Daarbij was ik op zoek naar heel erg specifieke profielen: technici, administratieve profielen, maar ook bijvoorbeeld een verantwoordelijke voor onze programmatie. Zulke mensen lopen niet dikbezaaid in Brussel.” Hulp uit onverwachte hoek Voor de samenstelling van zijn team ging Olivier te rade bij Select Actiris. “Er werd me Select Actiris aangeraden om me te helpen mijn team te rekruteren. Eerlijk gezegd verwachtte ik in het begin een soort logge, bureaucratische organisatie bij hen, maar ze hebben me helemaal verbaasd om eerlijk te zijn. Select Actiris was een gedroomde partner voor de HR-kant van mijn opstart. Ik heb er, tegen alle verwachtingen in, een ongelooflijk performante en professionnele steun aan overgehouden. “Samen met mijn persoonlijke werkgeversconsultant van Select Actiris hebben we eerst uitgebreid de tijd genomen om te bepalen waar we naar op zoek waren. Vervolgens zijn zij in hun uitgebreide databank van werkzoekenden op zoek gegaan naar de juiste profielen. Twee weken later kreeg ik per vacature zo’n vijf à zes cv’s doorgestuurd van gemotiveerde mensen, die ik vervolgens allemaal op gesprek heb gehad.” Bruno, pr Eén van die mensen die Olivier op gesprek kreeg was Bruno Dovifat. “Ik heb lang als projectionist gewerkt in een bioscoop in Luxemburg,” vertelt Bruno. “Daarna was ik vijf jaar lang op zoek naar een nieuwe, vaste uitdaging.” Bruno was ingeschreven als werkzoekende bij Actiris, en kreeg op een dag telefoon. “Actiris belde me met de boodschap dat Palace op zoek was naar een technisch verantwoordelijke. Enkele dagen later had ik een eerste gesprek bij hen, en daarna een tweede met Olivier zelf in de Palace, waar we gepraat hebben over het boeiende project dat hij uit de grond aan het stampen was.” Ook Olivier herinnert zich die eerste ontmoeting levendig. “Na het gesprek wist ik meteen: hij is Palace. Bruno deelt dezelfde waarden die we met de Palace willen uitdragen. Hij was niet alleen perfect gekwalificeerd voor de job, maar had ook helemaal de persoonlijkheid die ik zocht.” HR zonder kopzorgen “Dankzij Select Actiris moest ik me geen zorgen maken over mijn HR en de aanwerving van mijn team. Ze hebben die last uit mijn handen genomen, zodat ik me volop kon focussen op de opstart van Palace.” “Dankzij de selectie van Select Actiris vond ik een schitterend team, en bovendien zorgden maatregelen zoals activa.brussels en de FPIe ervoor dat ik ook de financiële steun had om Palace met een gerust gemoed te openen.” En dat is niet alles, concludeert hij: “Met Bruno vond ik niet alleen de perfecte projectionist, ik heb er ook een vriend bij.” VERTROUW OP DE EXPERTISE VAN SELECT ACTIRIS OM TE REKRUTEREN Net als Tom het ideale profiel rekruteren in Brussel? Perfect mogelijk met Select Actiris. Select Actiris combineert een grondige selectie met opleidingen en premies om ook voor jouw vacature de ideale kandidaat te vinden. 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Starter Patatak, een ambachtelijk frietkot Adrien Dewez lanceerde Patatak, een frituurzaak in Sint-Gillis. U kunt er zowel terecht voor traditionele als voor originele frietjes. De opzet is duidelijk: lokale en kwalitatieve smaken tegen een betaalbare prijs aanbieden. "J ournalistiek opent alle deuren, voor zover je eraan ontsnapt”. Adrien Dewez bewijst dat Jules janin met dit aforisme gelijk had. Als voormalig journalist keerde Dewez het toetsenbord de rug toe en verkoos hij de frietketel. En niet zomaar wat friet: het gaat hier om ambachtelijke kwaliteitsfrietjes. Met de lancering van Patatak in november vorig jaar op het Sint-Gillisvoorplein wilde de oprichter dit embleem van onze gastronomie in zijn oude glorie te herstellen. "We leven in het land van friet en het wordt steeds moeilijker om er lekkere te vinden", betreurt hij. "Hier gebruiken we bintjes van een producent die zich op 30 km van Brussel bevindt. Onbewerkte aardappelen die we in onze keuken schillen en snijden. Vervolgens bakken we ze volgens het traditionele recept.” Patatak blijft de traditie trouw maar positioneert zich als een 21e-eeuws frietkot. Naast de klassieke frietjes vindt u er ook zoete-aardappelfriet. Ook een knol, maar geen lid van de aardappelfamilie: de zoete aardappel is een convolvulacea, de aardappel een solanacea. Tot zover het botanische tussendoortje. "Zoete aardappelen bevatten geen zetmeel, dat frieten bij het bakken knapperig maakt", zegt Adrien. "We hebben wel een keukengeheimpje om ook zoete-aardappelfriet knapperig te maken. We bakken ze bovendien in plantaardige olie. Vegan frietjes, dus." Een pluspunt voor Patatak, dat ook voorrang geeft aan lokale producten, korte bevoorradingsketens en bio. "Bijna al onze producten zijn Belgisch", zegt de neo-friturist. Friet is het voornaamste product van Patatak, maar niet het enige. Zoals in elk degelijk frietkot, vindt u er een prachtig assortiment sauzen: originele samenstellingen en sauzen van Natura. Verder ook kroketten met Herve-kaas, zelfgemaakte frikadellen, een bio groentetaart, gebraden kip en salades. Patatak serveert hierbij enkele lokale bieren van de brouwerijen La Senne, Dupont, De Ranke of Boon. Of misschien verkiest u de witte wijn van het Domaine de Mellemont waar serial entrepreneur Pierre Rion heel wat waardevolle tips gaf aan Adrien Dewez. Vooraleer hij aan dit avontuur begon, Invest in starters Zeker doen: sluit u aan bij de gemeenschap van investeerders om jonge innovatieve ondernemingen in Brussel te steunen! • U draagt bij tot de economische ontwikkeling van Brussels • U diversifieert uw beleggingen • U geniet fiscale voordelen dankzij de "tax shelter" voor starters Hier moet u zijn: starters@beci.be • https://starters.beci.be/ 44 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 bestudeerde Dewez namelijk heel aandachtig de markt. Hij luisterde naar chef-koks en kreeg steun van Beci – vooral op het vlak van stedenbouw en Horeca reglementering, maar ook rond recycling en terugwinning van afval, door het FAVV goedgekeurde ecologische schoonmaakproducten enz. Na negen maanden zoeken vond hij zijn gading op het pas gerenoveerde Sint-Gillisvoorplein, waar hij Mamma Roma opvolgt. "Omdat de wijk al aan de Horeca was toegewezen, konden we snel aan de slag. We openden in een kalme periode, wat een troef bleek te zijn, omdat we fouten konden rechttrekken en ons aanbod verfijnen. Aan het einde van de winter verlengen we onze openingstijden van dinsdag tot en met zondag, van 12 tot 22 uur.” ● Guy Van den Noortgate Informatie: www.patatak.be D.R. Sociale verkiezingen 2020 Stemmen: het verschil tussen papier en elektronisch E-voting is sinds 2012 een stemoplossing voor sociale verkiezingen. Het houdt heel wat voordelen in, zowel voor de ondernemingen als voor de sociale partners. Honderden bedrijven, groot en klein en uit allerlei sectoren, hebben hiervan bij de laatste twee sociale verkiezingen met succes gebruik gemaakt. Waarin verschillen elektronische stemlokalen nu in de praktijk van hun ‘papieren’ tegenhangers? (COPRODUCTIE) E lektronische stembussen zijn gedematerialiseerd. U hoeft dus geen fysieke ‘dozen’ meer te installeren voor elke categorie werknemers, vermenigvuldigd met het aantal stembureaus en het aantal verschillende locaties of lokalen waar het bedrijf heeft beslist zijn stembureaus installeren. Neem nu het geval van een bedrijf met drie vestigingen (Gent, Luik en Brussel) en op elk daarvan één bureau per categorie werknemers (vier dus: bediende, kaderlid, arbeider, jonge werkkracht) en twee stembussen per bureau (één per orgaan: OR en CPBW). Hiermee zult u 24 fysieke stembussen moeten centraliseren en al die stemmen gaan tellen. Bij elektronisch stemmen volstaan drie lokalen (1 per locatie) en vier gecentraliseerde ‘virtuele stembussen’ (1 stembus voor de OR en 3 CPBW stembussen). Waar de kiezer ook stemt, zijn stem gaat de facto naar de juiste stembussen, die overeenstemmen met de correcte coördinatie van orgaan en categorie. In tegenstelling tot stemmen op papier bestaat er geen risico meer op fouten of manipulatie in het beheer van de stembiljetten. Fysieke stembussen dienen tijdens het transport en op de plaats van installatie te worden gecontroleerd en verzegeld. Elektronische stembussen anderzijds hoeven niet eens geïnstalleerd te worden (een logistieke troef). Ze worden centraal gecontroleerd en bestuurd. Bovendien kunnen de voorzitter van het hoofdstembureau en de vakbondsgetuigen desgewenst in real-time de vulstatus van elke stembus en het verloop van de verkiezing in de gaten houden. Na de stemming vereist papier een lange en vervelende handmatige telling. De elektronische telling anderzijds beperkt zich tot een eenvoudige optelling na het decoderen van de stembiljetten. En bovendien zorgt elektronische verzegeling ervoor dat de procedure, indien nodig, kan worden herhaald. Qua bezetting moet elk bureau bestaan uit de zes functies die zijn voorgeschreven in de wet op de sociale verkiezingen: een voorzitter, een secretaris en vier assessoren per stembureau. Als we het voorbeeld nemen van onze onderneming verdeeld over drie sites, dan zijn dat 72 mensen. Dankzij elektronische (gedematerialiseerde) stembussen voeren de voorzitter en de assessoren de controle en het beheer van de stembussen uit via een centrale beheer-interface. Ook voordelen voor de sociale partners Naast de zes functies die de wet voorziet mag de onderneming ook beslissen om vakbondsgetuigen (die zich niet noodzakelijkerwijs in de stembureaus bevinden) toegang te verlenen tot een monitoringscherm (real-time/read-only). Voor de vakbonden verbetert dit aanzienlijk deze sociale gebeurtenis want dankzij dit instrument kunnen ze tijdens de verkiezingen ingrijpen om, zo nodig, de deelname aan te moedigen. Uit de getuigenissen van ondernemingen die bij de sociale verkiezingen de elektronische stemming hebben gebruikt, blijkt tot slot dat de grote flexibiliteit van de elektronische stembus niet alleen door de organisatoren van de verkiezingen (het HR team) maar ook door de sociale partners wordt gewaardeerd. ● Hugues Dorchy Social Elections eVote expert - Elegio Co-Founder hugues.dorchy@elegio.eu www.elegio.eu Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 45 © Getty
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Starter UBO register: verplichte registratie vóór 31 maart Het UBO-register (Ultimate Beneficial Owner) vloeit voort uit de wet van 18 september 2017 tot voorkoming van witwassen en financiering van terrorisme. De wet voorziet in de oprichting in België van een register van de uiteindelijke begunstigden van vennootschappen. Elke Belgische onderneming (met inbegrip van vzw’s en stichtingen) moet uiterlijk op 31 maart 2019, op straffe van een geldboete, een bepaalde hoeveelheid informatie in het register laten opnemen. Wie zijn de begunstigden van een vennootschap? Het zijn de natuurlijke personen die, direct of indirect, alleen of in coördinatie met anderen, een recht van deelneming uitoefenen en/of een voldoende financieel belang in de vennootschap hebben. In dit verband verwijst de wetgever naar een indicatieve drempel van 25% van de aandelen en/of stemrechten. Personen die het recht hebben om op een andere manier deel te nemen (bijvoorbeeld door middel van een aandeelhouders overeenkomst of via het recht om een meerderheid van de bestuurders te benoemen of te ontslaan), komen eveneens in aanmerking. Indien geen enkele natuurlijke persoon op deze manier kan worden geïdentificeerd, wordt aanvaard dat de leden van het management van de onderneming de uiteindelijke begunstigden zijn. Welke informatie dient te worden verstrekt? Dit betreft gegevens zoals naam, geboortedatum, woonplaats, rijksregisternummer en nationaliteit van de uiteindelijke begunstigde. Ook moet worden aangegeven wanneer deze persoon begunstigde is geworden, en op welke basis. Het is verplicht om de omvang (percentage) van het financiële belang van die persoon in de onderneming te vermelden. Hoe moet de informatie worden doorgegeven en wie is verantwoordelijk? De informatie moet via het MyMinFin online platform naar het UBO-register worden verzonden. Dit is de verantwoordelijkheid van het bestuursorgaan of de door dit orgaan gemachtigde persoon. Raadpleeg de gebruikershandleiding van de FOD Financiën voor meer uitleg over de manier waarop u informatie op het platform kunt invoeren. Wanneer moet de informatie worden doorgegeven? Het FOD Financiën heeft de invoeringstermijn verlengd tot 31 maart 2009. Daarna moet elke wijziging van de UBO-gegevens (adres, omvang van het belang…) binnen een maand na de datum waarop de wijzigingen bekend is, aan het UBO- register worden doorgegeven. Elk jaar moet de informatieverstrekker de situatie van zijn UBO’s bevestigen of aanpassen. Wie krijgt toegang tot de gegevens in het UBO-register? De toegang wordt enerzijds verleend aan de bevoegde overheden die verantwoordelijk zijn voor de bestrijding van terrorisme en van het witwassen van geld, met inbegrip van de belastingbesturen, naast entiteiten die onderworpen zijn aan de verplichting om toezicht te houden op hun cliënten in het kader van de antiwitwaswetgeving (banken, advocaten, notarissen, accountants enz.). Anderzijds zal elke burger, wat de bedrijven betreft, bepaalde gegevens kunnen raadplegen, zonder dat er een legitiem belang moet worden aangetoond. Particulieren kunnen zo achterhalen wie de UBO van een onderneming is en hoe omvangrijk zijn belang is (%). Om privacy redenen blijven sommige gegevens zoals voornaam, woonplaats of geboortedatum niet toegankelijk voor particulieren. Wat als we de gegevens niet (tijdig) doorgeven? Strafrechtelijke boetes tussen 400 en 40.000 € kunnen worden opgelegd bij niet naleving van deze verplichtingen. Een bijkomende administratieve boete van 250 tot 50.000 € kan worden opgelegd aan de leden van het bestuursorgaan. ● Meer informatie: Alexis Bley, juridisch adviseur ab@beci.be ; 0473 13 05 18 46 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 © Getty Starter Insolventie: oplossingen voor de onderneming Het stelsel van de gerechtelijke reorganisatie biedt een uitweg en hersteluitzichten aan bedrijven die een moeilijke periode doorstaan. (COPRODUCTIE) E en tiental jaar geleden bedacht de wetgever, wegens een toename van het aantal faillissementen, een oplossing die ondernemers nieuwe uitzichten biedt om de moeilijkheden van hun bedrijf te verhelpen – mét behoud van de activiteit en de bestaande banen en mét inachtneming van de schuldeisers. Het vroegere gerechtelijke concordaat ruimde dan de plaats voor de wet van 31 januari 2009 betreffende de continuïteit van de ondernemingen. Na ettelijke wijzigingen werd deze wet die de procedures van de gerechtelijke reorganisatie (PGR) bepaalt, opgenomen in het Boek XX “Insolventie van ondernemingen” van het Wetboek van economisch recht. De PGR heeft twee belangrijke gevolgen. Ten eerste, de bevriezing van de schulden van de onderneming. De ondernemer is beschermd zodra het PGR-verzoek werd ingediend. Indien de Rechtbank de ondernemer de opening van de aangevraagde PGR toekent, geniet de onderneming een uitstel van maximum zes maanden, dat kan worden verlengd tot 18 maanden. Gedurende deze periode van opschorting blijft de ondernemer beschermd. Hij kan dus niet failliet worden verklaard en zijn activa en vermogen blijven onaangeroerd. Met dit stelsel wordt hij tijdelijk beveiligd tegen een aantal dreigingen. Waakzaamheid is echter geboden: de ondernemer mag de passiva niet verzwaren: de procedure betreft namelijk niet de schulden na de toekenning van de PGR: deze moeten tijdens de opschortingsperiode wél worden vereffend. Een gedelegeerd rechter volgt maandelijks de evolutie van de toestand van de onderneming op. Ten tweede krijgt de ondernemer tijdens de periode van opschorting de tijd om de problemen die zijn bedrijf in moeilijkheden hebben gebracht, te beoordelen en te analyseren en om gebruik te maken van de mogelijkheden van de insolventiewetgeving. Drie opties Er zijn dan drie opties mogelijk. Optie één: de onderneming slaagt erin een akkoord te bereiken met al haar schuldeisers. Dit akkoord wordt vastgelegd in een overeenkomst en op die manier voorgelegd aan de Rechtbank. Dit is alleen mogelijk als het bedrijf niet te veel schuldeisers heeft. Optie twee: de collectieve overeenkomst. De vennootschap stelt een gerechtelijk reorganisatieplan op, dat zij aan de rechtbank en aan haar schuldeisers voorlegt. Dit plan ondergaat een dubbele controle: eerst door de schuldeisers, die via een stemming het plan al dan niet goedkeuren. Het plan wordt slechts geacht te zijn aanvaard indien het een dubbele meerderheid krijgt: in de gevorderde bedragen én in het aantal schuldeisers die hebben deelgenomen aan de stemming. De tweede controle is homologatie: de Rechtbank moet nagaan of het plan overeenstemt met de wet en de openbare orde. Na de homologatie moet de schuldenaar het plan uitvoeren, of het risico bestaat dat de Rechtbank het plan herroept – wat waarschijnlijk een faillissement als gevolg zal hebben. En optie drie: de gerechtelijke reorganisatie door overdracht onder gerechtelijk gezag. Vaak kiest de schuldenaar deze optie als laatste redmiddel, namelijk wanneer de twee vorige hebben gefaald. In dat geval speelt een wettelijke vertegenwoordiger, meestal een advocaat, een rol die te vergelijken is met die van een curator in een faillissement. Er is echter een verschil: de schuldenaar behoudt de controle over zijn bedrijf. De mandataris gaat dan op zoek naar aanbiedingen tot overname van een deel of het geheel van de activa van de vennootschap, waarbij de prioriteit gaat naar het behoud van de activiteiten en de werkgelegenheid, rekening houdend met de rechten van de schuldeisers. Zodra een overnemer is gevonden, stelt de mandataris een overdrachtsovereenkomst op die hij ter goedkeuring aan de Rechtbank voorlegt. Het uiteindelijke doel is een faillissement vermijden en de continuïteit van het bedrijf verzekeren. ● Patrick della Faille, partner bij Lydian www.lydian.be Tel. +32 2 787 90 00 Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 47 © Getty
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TAgendaransition Sign for my Future: ook bedrijven laten hun stem horen Het positieve van revoluties is dat zij gevestigde patronen op de helling zetten. Dit is het geval met Sign for my Future. Oorspronkelijk een burgerbeweging is SFMF er ook in geslaagd een flink aantal bedrijven warm te maken voor het dringende klimaatvraagstuk. H oeven we hier nogmaals de nu duidelijk zichtbare gevolgen van de klimaatverandering aan te halen? Toename van de regenval, aanhoudende droogtes, hittegolven enz. Om op te komen tegen deze situatie hebben verscheidene bedrijfsleiders beslist zich publiekelijk aan te sluiten bij het SFMF initiatief en te pleiten voor een ingrijpend klimaatbeleid in België. Wat zou dit concreet betekenen? Ten eerste een wettelijk kader dat uiterlijk eind 2020 in werking zou treden en België tegen 2050 klimaatneutraal zou maken. Een dergelijke evolutie zou vanzelfsprekend gefaseerd verlopen. En de vermindering van de uitstoot van industrie en elektriciteitsproducenten zou op Europees niveau worden gecoördineerd via de Europese markt voor broeikasgasemissies (EU ETS). Vervolgens moet uiterlijk eind 2022 een investeringsplan worden gelanceerd met positieve effecten voor iedereen. Tot slot moet de politieke wereld een beroep doen op een neutrale klimaatraad, die zou bestaan uit deskundigen verantwoordelijk voor het opvolgen, evalueren en bijsturen van het beleid, indien nodig. Van een noodsituatie en kans maken Als Ingenieur Bruggen, Water en Bossen en CEO van de internationale groep Veolia (die ook in België goed is gevestigd) weet Antoine Frérot wat de klimaatnoodtoestand betekent. Reeds in 2014 wilde hij Veolia positioneren als een groep die “innoveert en nieuwe technologieën voor de circulaire economie creëert, waarbij het klassieke lineaire model wordt omgezet in recycling-lussen”. Antoine Frérot was toen ook al overtuigd door het concept van de smart cities, dat aanzienlijke energiebesparingen mogelijk maakt en zelfs energieverbruikers kan omvormen tot zelfproducenten, waardoor het energieverbruik en de energiekosten nagenoeg verdwijnen. Met de keuze van dit paradigma helpt Antoine Frérot onze planeet en geeft hij zijn groep de kans om innovatieve technologieën voor te stellen die nuttig zijn om de opwarming van de aarde tegen te gaan – direct (met collectieve verwarmingsinstallaties op biomassa) of indirect (via de digitalisering). Een andere gelijkgestemde bedrijfsleider is bijvoorbeeld Thomas Leysen. De groep Umicore die hij leidt draagt bij tot de opkomst van een nieuwe generatie batterijen voor elektrische voertuigen. Net als Veolia, dat zich aansloot bij SFMF, mobiliseert Umicore zich officieel. Dit verrast zijn omgeving niet: Thomas Leysen komt openlijk op voor duurzame ontwikkeling. Hij is voorzitter van de vereniging The Shift en heeft, evenals de CEO van Veolia, goed begrepen dat het niet langer utopisch is om economische ontwikkeling en bescherming van het klimaat onderling te verbinden. Antoine Frérot, CEO van Veolia We twijfelen er niet aan dat de inzet van deze twee topmanagers een aantal KMO-bedrijfsleiders zal aanzetten om eindelijk de vele initiatieven die ook zij op dit gebied nemen, openbaar te maken. We hebben sommige trouwens al opgespoord. Zo bijvoorbeeld het productiehuis Orange Clignotant, dat elke videoproductie milieuvriendelijk compenseert. We zullen andere dergelijke initiatieven zeker bekendmaken. ● Johan Debière 48 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 SOLARCLICK: reeds 15 000 m² fotovoltaïsche panelen geplaatst op de openbare gebouwen Tussen mei en december 2018 werden er 34 fotovoltaïsche installaties geplaatst in het kader van het gewestelijke programma SolarClick. De komende twee jaar zal dit gestage ritme aanhouden met de bedoeling op termijn bijna 150 Brusselse openbare gebouwen van fotovoltaïsche installaties te voorzien. We herinneren eraan dat SolarClick de naam is van het programma dat begin 2017 door de Brusselse regering werd gelanceerd om het grote potentieel van de productie van fotovoltaïsche elektriciteit te exploiteren die de daken van de overheidsgebouwen vertegenwoordigen. Het project is een initiatief van Sibelga, de beheerder van energienetwerken, in samenwerking met Leefmilieu Brussel. Het programma berust op een win-winprincipe: ➜ het openbare bestuur, de eigenaar van het gebouw, kan kosteloos rekenen op de geproduceerde elektriciteit voor zijn eigen behoeften; ➜ het Gewest, de eigenaar van de fotovoltaïsche panelen, int de groenestroomcertificaten en spijst het Klimaatfonds met de opbrengst van hun verkoop. De selectie van de gebouwen werd gestart in 2017 en is nog steeds aan de gang. Om geselecteerd te worden, moeten de kandidaten voldoen aan een aantal criteria om in aanmerking te komen (capaciteit inzake 'eigen verbruik', oriëntatie, staat van het dak enz.) en het project moet ook positief bevonden worden na studies over de technische haalbaarheid en de rentabiliteit ervan. In 2018 werden er zo'n 15 000 m² fotovoltaïsche panelen geplaatst op de daken van 34 openbare gebouwen: scholen, zwembaden, rusthuizen, kantoren, werkplaatsen ... Dat komt overeen met meer dan 2 voetbalvelden! Die panelen moeten op jaarbasis bijna 2 320 000 kWh produceren, dit is het jaarlijkse verbruik van 830 Brusselse gezinnen, of een besparing van 915 ton CO2 . Efficiënte werken Sibelga heeft een speciaal team dat samen met de betrokken plaatselijke en gewestelijke besturen zorgt voor de voorbereiding, de planning en de supervisie van de werven. Voor de realisatie werd een beroep gedaan op drie installateurs die via een overheidsopdracht zijn aangewezen: Energreen, EnergyVision en Eoluz. Heel wat begunstigden prezen het professionalisme en de efficiëntie van de teams waarmee ze gewerkt hebben, zowel bij Sibelga als bij de installateurs. De school Les Lilas in Sint-Agatha-Berchem, het sportcomplex van Evere en de school De Beverboom in Anderlecht, het zijn maar enkele van de eerste sites waar in 2019 de plaatsing is voorzien. Een concretisering van het gewestelijk LuchtKlimaat-Energieplan Voor SolarClick is er een budget van 20 miljoen euro over 4 jaar (2017-2020) uitgetrokken. Het is een concrete maatregel van het gewestelijke Lucht-klimaat-Energieplan. Het plan omvat ook andere maatregelen die zowel op de overheden, als op ondernemingen en particulieren gericht zijn en waarvoor de Regering heel wat financiële middelen vrijgemaakt heeft. SolarClick heeft als opdracht tegen 2020 bijna 85 000 m² daken van Brusselse overheidsgebouwen met fotovoltaïsche zonnepanelen uit te rusten. Op termijn zal dit leiden tot een vermindering van de CO2-uitstoot in Brussel met ongeveer 4 500 ton per jaar. MEER INFO : https://solarclick.be • info@solarclick.be
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Digitaal Elke overheidsopdracht van meer dan 144.000 euro moet elektronisch worden gepubliceerd op het e-Procurement platform. Vanaf 1 januari 2020 moeten bovendien ook alle prijsoffertes van bedrijven elektronisch worden verzonden. Deze verschuivingen beogen administratieve vereenvoudiging en transparantie. Volgens Brahim Ammar Khodja, projectmanager bij Easybrussels, moet deze aanpak zowel de overheid als de bedrijfswereld ten goede komen. Online overheidsopdrachten: eenvoudiger en transparanter O verheidsopdrachten vormen een belangrijk aandeel in de economie van ons land. De totale hoeveelheid overheidsopdrachten in België bedraagt elk jaar immers ongeveer 15% van het BBP – meer dan 50 miljard euro. En net als alle andere factoren in de economie ontsnappen overheidsopdrachten niet aan digitalisering. Economie en transparantie Sinds eind 2017 moeten Brusselse gewestelijke overheden die een overheidsopdracht willen lanceren, de aanbestedingsdocumenten online plaatsen via e-Procurement. Met deze toepassing kunnen aanbestedende machten hun overheidsopdrachten elektronisch publiceren, zowel op Belgisch als op Europees niveau. En via dezelfde toepassing raadplegen ondernemers de aankondigingen van opdrachten en de bijbehorende aanbestedingsdocumenten. "Het doel van e-Procurement is het via internettoepassingen automatiseren van processen en transacties rond overheidsopdrachten", aldus Brahim Ammar Khodja, projectmanager bij Easybrussels. "Het gebruik van e-Procurement betekent een aanzienlijke besparing (post- en papierkosten, enz.), zowel voor de overheid als voor bedrijven. Dit leidt tot efficiëntere aankoopprocedures. E-Procurement zorgt ook voor meer transparantie in de procedures voor overheidsopdrachten. Ze worden dus toegankelijker voor kleine bedrijven en bevorderen de concurrentie. » Digitalisering binnenkort verplicht Vanaf 2020 zal het gebruik van e-Procurement ook verplicht zijn voor de ontvangst van elektronische prijsoffertes. Brahim Ammar Khodja stelt verheugd vast dat zowel de administraties als de bedrijven in het Brusselse Gewest al goed hebben geanticipeerd op deze nieuwe regelgeving. "In 2018 werd 92% van de offertes gericht aan de Brusselse gewestelijke besturen elektronisch verzonden." E-Procurement wordt dus al op grote schaal toegepast in het Brusselse Gewest, zowel door de administraties als door de bedrijven. Volgens de projectmanager moedigde de aankondiging van de deadline van 2020 de stakeholders aan om opleidingen te volgen en ermee van start te gaan. "Dankzij deze bewustwording, gecombineerd met onze communicatie-initiatieven en een digitalisering die steeds beter ingeburgerd geraakt, kon het Brussels Hoofdstedelijk Gewest in 2018 grote vooruitgang boeken.” Easybrussels om u te helpen Om bij deze overgang steun te krijgen, kunnen overheden een beroep doen op Easybrussels, het Brussels Agentschap voor Administratieve Vereenvoudiging. "Onze voornaamste missie bestaat erin gewestelijke en lokale overheden te ondersteunen bij projecten die administratieve lasten trachten te verlichten. Deze projecten omvatten o.a. het e-loket, elektronische facturatie en e-Procurement," legt de heer Khodja uit. Wegens de nieuwe regelgeving is het vandaag noodzakelijk om Brusselse ambtenaren (gewestelijk en lokaal) op 50 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 © GettyImages 3 tips voor deelname aan overheidsopdrachten Brahim Ammar Khodja te leiden in het gebruik van de e-Procurement modules. "In 2018 sloot Easybrussels een overeenkomst met de Gewestelijk School voor Openbaar Bestuur. Zo werden 221 personeelsleden opgeleid in het gebruik van de e-Notification applicatie (een module voor de publicatie van overheidsopdrachten), naast 203 personeelsleden in het gebruik van de e-Tendering toepassing (een module voor het beheer van elektronische offertes).” Er werden communicatieacties gevoerd naar de bedrijven toe. Een brief vertrok naar meer dan 4.000 leveranciers van de Gewestelijke Overheidsdienst Brussel om hen aan te sporen zich in te schrijven op het e-Procurement platform. "Eenmaal geregistreerd kunnen bedrijven zich op de hoogte houden van de overheidsopdrachten in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Zij kunnen ook kennisgevingen ontvangen wanneer een overheidsopdracht die aan vooraf vastgestelde criteria voldoet, online gaat." Verschillende informatiesessies werden ook samen georganiseerd door Easybrussels, Beci en Leefmilieu Brussel om de voordelen van e-Procurement duidelijk te maken voor bedrijven. Volgende stap: elektronische facturatie Een van de volgende belangrijke stappen in de digitalisering van overheidsopdrachten is e-invoicing. "Dit behoort tot de grote projecten die we in 2019 willen uitvoeren", zegt Brahim Ammar 1. Registreer op e-Procurement (gratis!) Op e-Procurement vindt u duizenden jaarlijks gepubliceerde overheidsopdrachten, in een brede waaier van sectoren (bouw, ITdiensten, kantoormeubilair, enz.). Om overheidsopdrachten te vinden die overeenstemmen met de activiteit van uw bedrijf, registreert u zich eenvoudigweg (gratis) voor het e-Procurement platform. U kunt er ook zoekprofielen aanmaken om automatisch een lijst van gepubliceerde opdrachten te ontvangen die aan uw criteria voldoen (geografisch gebied, activiteitencategorie, trefwoorden ...). Om nieuwe registranten te helpen bij het gebruik van e-Procurement biedt de website www.publicprocurement.be een specifieke gids voor bedrijven. 2. Bereid u voor op de elektronische handtekening Als u wenst deel te nemen aan een openbare aanbesteding op e-Procurement, zal de administratie u waarschijnlijk vragen om uw offerte elektronisch te ondertekenen. Om dit te doen, moet worden bepaald wie volgens de statuten van de vennootschap de wettelijke ondertekeningbevoegdheid heeft. Vervolgens moet de ondertekenaar over zijn elektronische identiteitskaart en zijn pincode beschikken om de offerte op het e-Procurement platform te kunnen ondertekenen. Om onnodige stress te vermijden, is het raadzaam om uw elektronische handtekening vooraf te testen op e-Procurement. 3. Maak uzelf bekend bij de overheid Een groot deel van de "kleine opdrachten" (onder de drempel van 144 000 euro exclusief btw) wordt niet gepubliceerd op e-Procurement. Om uw kansen op deelname te maximaliseren, is het aanbevolen om uzelf bekend te maken bij de administraties in uw gewest. Identificeer daarom de personen of afdelingen die geïnteresseerd zouden kunnen zijn in uw diensten. Ook al is het nooit zeker dat u opnieuw gecontacteerd wordt (zoals bij klassieke prospectie trouwens), zijn de uitzichten niet te onderschatten. Khodja. Als gevolg van een Europese richtlijn zal deze factureringsmethode tegen 2020 geleidelijk de regel worden voor overheidsopdrachten. E-invoicing zou de betalingstermijn naar de bedrijven toe moeten verkorten en zo meer kleine en middelgrote ondernemingen ertoe aanzetten om voor de overheid te werken. "In samenwerking met de Gewestelijke Overheidsdienst Brussel Financiën en Begroting en de FOD Bosa (vroeger Fedict) willen we de administraties bij deze overgang ondersteunen. Net als bij e-Procurement zullen we communicatieacties voor bedrijven organiseren om hen te informeren over nieuwe verplichtingen en bestaande technische oplossingen voor het verzenden van elektronische facturen. In samenwerking met Beci, hub.brussels en de Brusselse administraties, zullen we bovendien onze sensibiliseringsacties ten aanzien van bedrijven voortzetten om ervoor te zorgen dat zoveel mogelijk kleine bedrijven kunnen deelnemen aan openbare aanbestedingen in het Brussels Hoofdstedelijk Gewest", besluit hij. ● Gaëlle Hoogsteyn ❙ 51
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Diversiteit Cap 48: En de prijs "Coup de cœur" gaat naar ... Zoals elk jaar beloonde Cap 48, het liefdadigheidswerk van de RTBF, bedrijven die inspanningen leveren om mensen met een handicap in het beroepsleven op te nemen. Ter gelegenheid van de 13e editie van de ‘Prix de l’Entreprise Citoyenne’ werd aan advocatenkantoor Sotra een "Coup de cœur" uitgereikt. Lees hieronder het verhaal van Alexandre Wespes, blind en binnenkort advocaat. V oor veel bedrijven blijft een handicap helaas nog steeds een hoge hindernis. In België heeft 35% minder-validen een baan, tegenover 50% in de rest van de EU. Ver onder het gemiddelde, dus. En ergens verontwaardigend. 91% van de bedrijven is trouwens tevreden over hun gehandicapte werknemer(s)1 . Om deze mentaliteit te veranderen, reikt Cap 48 elk jaar prijzen uit aan bedrijven die mensen met een handicap in dienst nemen. Sinds 2006 eerde Cap 48 op die manier 43 privé en overheidsbedrijven. Die ondernemingen hebben ingezien dat gehandicapte mensen bijzonder vlot omgaan met uitdagingen. Dit jaar ontving het advocatenkantoor Sotra de prijs "Coup de cœur" van de jury voor de aanwerving van Alexandre Wespes, die blind is. Een verrassende sollicitatie Het verhaal van Sotra en Alexandre begint met een ontmoeting die wellicht niet had kunnen plaatsvinden. Immers, wanneer Alexandre een spontane sollicitatiebrief naar Sotra stuurt, zoekt het kantoor helemaal geen extra personeel. "Ons kantoor was amper een jaar open en had voldoende medewerkers om de hele klus te klaren", zegt Olivier Rijckaert, directeur van Sotra. "De sollicitatie en de CV van Alexandre hebben ons verrast. Wij hebben hem bijna onmiddellijk een kans willen geven. Hij had al zo vaak getracht om een baan als advocaat te vinden … Wij Van links naar rechts: Olivier Rijckaert, Alexandre Wespes en Laïka. beseften dat wij misschien de enigen waren die hem écht de kans zouden geven." Sinds hij zijn diploma Rechten had behaald, was de jongeman zonder succes op zoek naar een baan in een advocatenkantoor. Sotra en Alexandre staat een geweldige uitdaging te wachten, voornamelijk vanwege de alomtegenwoordigheid van het schriftelijke in dit beroep, vooral voor jongere medewerkers. "Ik had nochtans vertrouwen in elkaars vermogen om deze uitdaging aan te gaan", zegt Olivier Rijckaert. Na een aantal interviews, waarin de te nemen maatregelen uitvoerig worden besproken, begint Alexandre bij het kantoor als volwaardig advocaat. "Voor ons mocht Alexandre in geen geval een mascotte worden die slechts af en toe werk zou krijgen. Wij moesten hem volledig integreren,” vervolgt hij. Alexandre herinnert zich: "Ik was toen tegelijk met verscheidene procedures bezig. Een van de kantoren waar ik had gesolliciteerd, bood mij een Omscholingsovereenkomst aan, terwijl Sotra mij een onmiddellijke samenwerking als volwaardig advocaat voorstelde. Zodra ik werd aangeworven, zette het hele kantoor zich in om van mij een advocaat gespecialiseerd in sociaal recht te maken, zoals bij elke nieuwe werknemer die zich bij de structuur aansluit. Natuurlijk vereiste – en vereist mijn handicap nog steeds een iets andere manier van werken, maar ik werd altijd zoals de andere medewerkers bejegend.” 1 Cijfers Diversicom 2018 52 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 © Pryzm Binnenkort bij de Orde geregistreerd Natuurlijk wordt Alexandre, net als iedereen, geconfronteerd met de moeilijkheden van het beroep (onberispelijke documenten voorleggen, strakke deadlines halen enz.). Met zijn handicap is dit nog moeilijker. Een paar maanden na zijn indiensttreding volgt hij computertraining, leert hij braille evenals het gebruik van een brailletablet. Tegelijkertijd verhuist Sotra naar een open space waar Alexandre zich gemakkelijker kan bewegen met Laï ka, zijn geleidehond, en voltooit het kantoor de transitie naar een volledig paperless office. Alles is nu gedigitaliseerd. Alexandre kan elk bestand beheren. Drie jaar na het begin van het avontuur werkt Alexandre nog steeds bij Sotra. Binnenkort wordt hij ingeschreven bij de Orde. Hij zal dan een van de weinige blinde advocaten in België zijn. "We hebben tijden van twijfel of ontmoediging doorstaan, maar die werden gecompenseerd door momenten van intense vreugde, zoals het eerste pleidooi van Alexandre. Dit bewijst dat het best mogelijk is om met mindervalide mensen samen te werken. Alexandre en Laïka brengen een positieve dynamiek in het kantoor. We hopen dat onze ervaring als voorbeeld zal dienen voor andere bedrijven", zegt Olivier Rijckaert. Alexandre: "Wanneer ik ‘s morgens wakker wordt, besef ik hoe ongelooflijk gelukkig ik ben om met en voor bekwame, zeer humane mensen te werken in een omgeving en een domein die mij bijzonder aanstaan. Sotra draagt bij aan mijn professionele en persoonlijke ontwikkeling en is een van de hoekstenen van mijn evenwicht in het leven.” Waarom u niet? Hayate El Aachouche, HR-adviseur bij Beci's Diversiteitsafdeling, verheugt zich ook om dit prachtig parcours: "Sotra besliste met Alexandre samen te werken nog vóór het kantoor de beschikbare technische tools en financiële ondersteuning kende en zonder een beroep te doen op een externe integratiedienst. Een eenvoudige menselijke beslissing, naar aanleiding van een sollicitatie die belangstelling wekte. De rekruteerder begreep de troeven van zijn toekomstige werknemer: een bekwaam persoon, zowel door zijn diploma's als door zijn persoonlijke kwaliteiten. Jammer genoeg focussen werkgevers vaak op de handicap, terwijl deze mensen dezelfde professionele vaardigheden kunnen voorleggen, om nog maar te zwijgen over opmerkelijke ‘soft skills’ als doorzettingsvermogen, creativiteit, empathie, probleemoplossend vermogen, enz.” Beci moedigt bedrijven aan om, zoals Sotra, een werknemer met een handicap in dienst te nemen, zonder te Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 53 weten of ze zullen slagen of niet, of het gemakkelijk of moeilijk zal zijn, gewoon omdat de persoon de uitdaging meer dan waard is. Wilt u er meer over weten? Beci ondersteunt HR-managers en bedrijfsleiders op het vlak van diversiteit (gender, cultuur, handicap, leeftijd, enz.). Via haar afdeling Diversiteit krijgt u gratis een diagnose en advies op maat (voor selectie, aanwerving, beheer, financiële bijstand, technische bijstand, enz.). ● Gaëlle Hoogsteyn Het advies van Frédéric Storme, voorzitter van de vereniging I See "Ik ben blij voor Alexandre, van wie ik de loopbaan sinds het begin heb gevolgd. Hij verdient zijn baan: hij heeft gestudeerd, zeer hard gewerkt en beschikt over alle nodige vaardigheden om een goede advocaat te zijn. Hij is bijzonder intelligent, hij heeft een merkwaardige aanleg voor analyse en zal hoogstwaarschijnlijk uitblinken in zijn beroep. Ik betreur echter dat zijn succes als uitzonderlijk wordt beschouwd. De integratie van mindervalide mensen in de beroepswereld moet de norm zijn, geen te vieren gebeurtenis. Voor zover de vaardigheden er zijn, mag een werkgever geen belang hechten aan een handicap, en evenmin aan huidskleur of seksuele geaardheid.” "Helaas overleven er te veel taboes rond handicaps. De mens is bang voor het onbekende. In het geval van een visuele handicap weten bedrijven niet hoe ermee om te gaan. Ze zijn niet op de hoogte van bestaande technologieën of van mogelijke hulpmiddelen. Dankzij de technologie staan tegenwoordig veel beroepen open voor blinden. Laten we er meer over praten, om de handicap te demystificeren en uiteindelijk de mentaliteit te veranderen.”
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Community Uit het leven van grote ondernemers gegrepen 3 leerrijke mislukkingen van Richard Branson Iedereen kent Richard Branson. Het fortuin van de oprichter van de Virgin groep wordt vandaag geraamd op 5,1 miljard dollar. Wat minder aan bod komt is dat de man ook een hele reeks mislukkingen achter de rug heeft. Gevangenisstraf wegens belastingontduiking: Branson heeft de gewoonte om ook zijn mislukkingen te vieren, zo bijvoorbeeld de verkoop van platen, begin de jaren 70. Branson lanceert zich in de business met het jonge merk Virgin en belandt achter de tralies. Weliswaar heeft de ondernemer een flink deel van zijn verkoop aangegeven als export om belastingen te ontduiken. Branson mag naar de gevangenis en krijgt bovendien een boete van 200.000 pond. Zijn pasgeboren onderneming schijnt tot faillissement gedoemd. Moeder Branson moet haar huis met een hypotheek belasten om zoonlief te helpen. Nochtans slaagt Branson er wat later in om contracten te tekenen met Phil Collins en de Sex Pistols. Een dubbele schot in de roos voor Virgin! Virgin Cola, een grove vergissing: De in 1993 spectaculair gelanceerde Virgin Cola zal een van Branson’s pijnlijkste nederlagen geworden. De man is nochtans overtuigd dat hij het bij het rechte eind heeft. Hij huurt een tank en blokkeert het beroemde Time Square om honderdduizenden blikjes van concurrenten Pepsi en Coca-Cola te vernielen. Hij verschijnt volledig naakt met een pack Virgin Cola waar het hoort. In 2012 stopt hij de productie en erkent hij openlijk dat hij de grote namen in de sector heeft onderschat. Hij dacht dat ze waren ingedommeld. Virgin Brides, een sisser: Richard Branson heeft ook bruidsjurken willen verkopen. Dit project liep eveneens op de klippen. De diversiteit aan sectoren waarin de ondernemer projecten heeft trachten te lanceren, komt nogal onbegrijpelijk over: Virgin Active (sportzalen), Virgin Atlantic (luchtvaartmaatschappij), Virgin Hotels, Virgin Books, Virgin Trains … Deze talrijke dochterondernemingen (in totaal 300) bleken niet allemaal winstgevend te zijn. Toch blijft Richard Branson een van de voornaamste voorbeelden van ondernemerschap. ● Elisa Brevet Belgian Chocolate: Dankzij de inbreng van Pierre Marcolini belicht dit boek een nieuwe generatie Belgische ‘bean to bar’ chocolatiers, die van de cacaoboon vertrekken om chocolade te maken. Lannoo 56 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Wil: “Antwerpen in 1940. Wilfried Wils is 22 jaar oud, voelt zich een dichter en draagt een politie-uniform. Antwerpen overleeft onder het juk van de Duitse bezetter. Wil ondergaat de oorlog en heeft geen andere ambitie dan overleven. 60 jaar later krijgt hij hiervoor de rekening voorgeschoteld.” Jeroen Olyslaegers, De Bezige Bij Nous ne sommes pas de mauvaises filles: een eerste mooie roman van deze Belgische schrijfster die de zuurzoete relatie tussen moeder en dochter beschrijft. Valérie Nimal, Anne Carrière (niet vertaald) D.R. Community Brussel van de ondernemers In de voetsporen van..... Giles Daoust, van Flagey tot aan de Beurs Van het Flageyplein tot aan de Beurs … Onze gasthoofdredacteur begeleidt ons doorheen het Brussel dat hij dagelijks beleeft. En op de achtergrond, dat deuntje van Jacques Brel: "C’était au temps où Bruxelles bruxellait ..." De unieke charme van de hoofdstad … Flageyplein: Ik heb altijd in Elsene gewoond, in de omgeving van het Flageyplein. Deze wijk van mijn jeugd heeft haar Boheemse en artistieke ziel behouden. Je vindt er een combinatie van groen, stadscentrum en meerdere toffe bars en restaurants. Ik heb ongeveer 20 minuutjes nodig om van thuis naar mijn werk te wandelen, althans langs mijn gebruikelijke route naar de hoofdzetel van het familiebedrijf op het Louizaplein. Wat winkels en de nieuwste concepten betreft, tja, daar ben ik minder van op de hoogte. Modeverschijnselen spreken me minder aan. Baljuwstraat: Toen ik een kind was, ging deze wijk fel achteruit. De winkels sukkelden of gingen dicht. Maar vandaag maak ik met veel plezier een ommetje langs het Drievuldigheidsplein. Ik laat me betoveren door het uitstalraam van boekhandel Peinture Fraîche. Ik stap dan meestal binnen en bevind me midden in honderden kunstboeken. Honger? Dan kies ik voor een lunch bij Dam Sum. Ik ben een grote fan van Aziatische keuken. En ik word nooit teleurgesteld. De Zavel: Als tiener was ik daar vaak. Mijn moeder was antiekhandelaar. Ze had een winkel op de Kleine Zavel, de Galerie d'Egmont. Ik herinner me nog de oude glorie, toen de antiekhandelaren in volle opkomst waren. Decoratie was toen een ‘must’ en werd steeds democratischer. Vandaag ziet de wijk er heel anders uit. Luxe winkels en chocolatiers hebben het plein veroverd. De sfeer van toen is nu verhuisd naar het hart van de Marollen, tussen het Vossenplein, de Blaesstraat en de Hoogstraat. De Grote Markt: Het kostte me jaren om opnieuw een nuchtere kijk op deze wijk te krijgen. Weet je, ik ensceneer al een jaar of twaalf de Ommegang. Het hart van Brussel zit mij in de genen gegrift. Maar nu geniet ik weer van een wandeling in de buurt, met mijn gezin, door de prachtige Sint-Hubertusgalerijen. Ik stop bij boekhandel Tropismes, drink een koffie bij de Pain Quotidien. Het is gewoon prachtig! De wijk rond de Beurs: Ik beschouw die nog steeds als de buurt van de boekhandelaren en platenzaken. In mijn jeugd liep ik daar dolgraag naartoe. Ik herinner me de ellenlange rij aan de kassa van de winkel Brusel. Deze tijd is nu wel een beetje voorbij, maar ik loop nog steeds graag rond in de omliggende straten. Daar bevindt zich een deel van de charmes van Brussel, die ik probeer in stand te houden. ● Elisa Brevet Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 57 D.R.
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Community TOETREDINGSAANVRAGEN DOOR VOORLEGGING AAN DE RAAD VAN BESTUUR Antilope de Bie BVBA Nijjverheidstraat 6 - 2570 Duffel Nace : 18120 - Overige drukkerijen afg. : Vanmaele Pascal Atelier AZ François Rigasquare 37 - 1030 Brussel afg. : Azzouz Zaira AuPoil.be - Callens BVBA Tervatestraat 15 - 1040 Brussel afg. : Callens Yannick B-Home Care BVBA De Frélaan 267 - 1180 Brussel Nace : 86906 - Verpleegkundige activiteiten afg. : Mujawamaliya Anabella Bel Square BVBA De Praeterestraat 2/4 - 1000 Brussel Nace : 68312 - Schatten en evalueren van onroerend goed voor een vast bedrag of op contractbasis 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering afg. : Lasserre Charles Bella Blau Fashion KG CV Rosenhügelstraße 44 - 1120 Vienne - Autriche afg. : Folle Marcus Bon Jour BVBA Scepterstraat 57 - 1050 Brussel Nace : 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet - 63120 - Webportalen 70210 - Adviesbureaus op het gebied van public relations en communicatie afg. : Galli Silvia BRAFCO - Fédération Belge des Négociants en Combustibles et Carburants VZW Léon Lepagestraat 4 - 1000 Brussel Nace : 85599 - Overige vormen van onderwijs -94110 - Bedrijfsen werkgeversorganisaties afg. : Neirynck Olivier Credendo - Export Credit Agency ION Montoyerstraat 3 - 1000 Brussel Nace : 65121 - Rechtstreekse verzekeringsverrichtingen niet-leven afg. : Jijakli Nabil de Montpellier d'Annevoie Benoît NP Albert-Elisabethlaan 46 - 1200 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : de Montpellier Benoît Desombre Entertainment BVBA Ohaindal 20 - 1180 Brussel Nace : 68201 - Verhuur en exploitatie van eigen of geleasd residentieel onroerend goed, exclusief sociale woningen 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 93292 - Exploitatie van recreatie afg. : Desombre Jérôme Efficacity Mix NP Koningstraatje 6 - 1970 Wezembeek-Oppem Nace : 7311006 - Concipiëren van reclametechnieken die ernaar streven de individuele consument te benaderen (direct marketing) door middel van geadresseerde reclame (direct mailing), telefonische koopvoorstellen, enz. afg. : Ghysens Jacques eFounders NV Eugène Flageyplein 7 - 1050 Brussel Nace : 63990 - Overige dienstverlenende activiteiten op het gebied van informatie, n.e. g. . 64200 - Holdings 6619903 - Verstrekken van advies inzake beleggingen en het beheer van financiële patrimonia van derden (KB 05.08.1991 i.v.m. vermogensbeheer en beleggingen afg. : Nickmans Quentin Exellys NV Motstraat 32 - 2800 Mechelen Nace : 62020 - Computerconsultancy-activiteiten 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 78300 - Andere vormen afg. : Sarens Gerrit Ithaka Solutions BVBA Canadastraat 65 - 1190 Brussel Nace : 58290 - Overige uitgeverijen van software - 62010 - Verlenen van advies aan de gebruikers over soorten computers (hardware) en hun configuratie en de toepassing van bijbehorende programmatuur (software) afg. : Gheorghiu Dan Mihai Jda Consult BVBA René Declercqstraat 11 - 1150 Brussel Nace : 78100 - Arbeidsbemiddeling - 82300 - Organisatie van congressen en beurzen 85592 - Beroepsopleiding afg. : d'Arschot Jean Jean Eggenspieler NP Brugmannlaan 147 - 1190 Brussel Nace : 47910 - Detailhandel via postorderbedrijven of via internet 71121 - Ingenieurs en aanverwante technische adviseurs, exclusief landmeters - 85510 - Sport- en recreatieonderwijs afg. : Eggenspieler Jean Jurissol BVBA Sint-Michielslaan 11 - 1040 Brussel Nace : 69101 - Activiteiten van advocaten afg. : Postel Thibault Misamu Nzabi NP Waverse Steenweg 5 - 1050 Brussel Nace : 14130 - Vervaardiging van andere bovenkleding afg. : Nzabi Misamu Najoua Batis NP Calabriëlaan 13 - 1200 Brussel Nace : 86904 - Activiteiten op het vlak van geestelijke gezondheidszorg, m.u.v. psychiatrische ziekenhuizen en 58 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 Community verzorgingstehuizen afg. : Batis Najoua Naturellement 9 NP Rue Longue 88 - 1370 Piétrain Nace : 25610 - Oppervlaktebehandeling van metalen 38322 - Terugwinning van metaalafval 43992 - Gevelreinining afg. : Simon Carine Neumann Robert NP Jupiterlaan 93 - 1190 Brussel Nace : 47410 - Detailhandel in computers, randapparatuur en software in gespecialiseerde winkels 62020 - Computerconsultancy-activiteiten afg. : Neumann Robert Schoufs Henin Group gcv Avenue Vésale 9 - 1300 Wavre Nace : 70220 - Overige adviesbureaus op het gebied van bedrijfsbeheer; adviesbureaus op het gebied van bedrijfsvoering 73110 - Reclamebureaus 82110 - Diverse administratieve activiteiten ten behoeve van kantoren afg. : Henin Cyril Véronique Scheldeman NP Sippelberglaan 5 - 1080 Brussel Nace : 4799001 - Kleinhandel in allerlei prod. op een wijze die niet is begrepen in voorgaande klassen : huis-aan-huisverkoop, verkoopautomaten, demonstratieverkoop, ambulante handel, enz. 58290 - Overige uitgeverijen van software - 62010 - Ontwerpen en progr afg. : Scheldeman Véronique Woomera BVBA Stoofstraat 81 - 1000 Brussel Nace : 62010 - Ontwerpen en programmeren van computerprogramma's 62020 - Computerconsultancy-activiteiten afg. : Ackermans Didier INDEX VAN BEDRIJVEN EN ORGANISATIES DIE IN DIT NUMMER STAAN ABA ASBL Acerta Actiris Albert Heijn Atrium Belea Belfius BePark Boon Brasserie de la Senne Brioche d’Or, La Brüsel Brussel Mobiliteit Brussels Beer Project Brussels Invest & Export Bureau Gérard Burger King BVS Caméléon Citydev Coca-Cola Colruyt Confederatie Bouw Courage Credendo Dam Sum Daoust De Ranke Delhaize Delitraiteur Deliveroo Domaine de Mellemont 9-11 9-11 15-17 9-11 15-17 5 54 32 44 44 31 57 15-17 27-28 ; 38 15-17 9-11 9-11 19-20 32 15-17 56 9-11 19-20 33 54 57 27-28 ; 57 44 9-11 9-11 9-11 44 Dupont Dupuis Easybrussels Easyfairs Edison Energy Group EEBIC Venture Elegio Enterprise Europe Network Exki Export USA Family, The Filigranes Finance.brussels G4S GlassStories Google Belgium Guinness HelloFresh Hub.brussels I See Ichec Business School IMPS Impulse Innoviris ISS KBC Bank KBC Brussels Koudetat Litteris LN24 44 34 50 29 9-11 54 45 24 30 4 ; 25 6 40 15-17 Fondation pour l’Enseignement Foodbag 9-11 ; 18 9-11 39 6 54 33 9-11 15-17 52-53 35 34 15-17 15-17 39 54 12-13 6 54 36 Louis Delhaize Lydian Marcolini Martin’s Hotels McDonalds McKinsey Menu Next Door Omnia Travel Orange Clignotant Pain Quotidien, Le Patatak Patronale Life Patronale Solar Peinture Fraîche Pepsi Riaktr Romain Roquette Schweppes Scottish & Newcastle Sodexo Sotra Structura.biz Tarkett Tropismes UCLouvain Umicore VDAB Veolia Vereniging Afschrift Virgin WebHunter Whyte Corporate Affairs 9-11 47 31 33 9-11 37 6 54 48 57 44 9-11 9-11 57 56 37 9-11 33 33 41 52-53 9-11 54 57 18 48 15-17 48 42 56 6 21 Brussel Metropool - maart 2019 ❙ 59
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Agenda 26.03 MANAGEMENT & RH, PERSONAL IMPROVEMENT 12.03 Passez de la réunionite au meeting facilitation (1) 18.03 Manager plus efficacement votre team commercial (1) VERKOOP, MARKETING EN BEDRIJFSCOMMUNICATIE ICT 12.03 Facebook : créez une communauté engagée (1) 12.03 Sales DNA : développer votre talent – workshop gratuit starter & restarter (1) 12.03 Capsule : filmer et montrer une vidéo (1) 14.03 & 11.04 Instagram : valorisez votre image de marque (1) 14.03 SEO : comment améliorer son référencement naturel sur Google ? (1) 14.03 & 11.04 Chatbot : créez une expérience client ininterrompue (1) 19.03 Visual storytelling : l’image comme vecteur de communication (1) 19.03 & 16.04 LinkedIn : créez votre réseau d’affaires (1) 19.03 Les composantes d’un branding fort – workshop starter & restarter (1) 21.03 & 18.04 Optimisez vos campagnes e-mailing (1) 60 ❙ Brussel Metropool - maart 2019 19.03 & 16.04 Digital analytics : tips & tricks (1) 20.03 Why you should care about Artificial Intelligence 18.04 Sublimez vos photos avec votre smartphone (1) ➜ Caroline Coutelier +32 2 643 78 13 – cco@beci.be SOCIALE WETGEVING 23.05 Actualité de droit social dans la fonction publique (1) 24.05 Les vendredis de l’actualité sociale (1) 07.06 Actualités « compensation & benefits » (1) HANDELSRECHT 14.03 Lunch & learn : comment réussir ses recouvrements de créances ? (1) 25.04 Améliorer les performances de votre Bekijk onze volledige agenda op www.beci.be (2) 13.03 Export USA: 360° ➜ Beci’s International Department +32 2 210 01 77 - jpm@beci.be 12.03 Lunch restarter 28.03 Speed Business Lunch 02.04 Lunch restarter 14.05 Speed Business Lunch 14.05 Lunch restarter 04.05 Lunch restarter ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be Schrijf u in op één of meerdere opleiding(en) en geniet subsidies van het Brussels Gewest: 50% van de opleidingskost (min. investering: 1.000 €) Vlaams Gewest: via de KMO-portefeuille (min. projectbedrag: 100 €) (1) Enkel in het Frans De voertaal is Frans maar de documentatie is ook (volledig of gedeeltelijk) in het Nederlands beschikbaar Utiliser le digital pour gagner des clients – workshop starter & restarter (1) 02.04 Attirer son client grâce au content marketing – workshop starter & restarter (1) 02.04 Google My Business : aidez vos clients potentiels à vous trouver (1) 04.04 Facebook : installez la bonne stratégie publicitaire (1) entreprise avec la communication non-violente (CNV) (1) ➜ Alexis Bley +32 2 563 68 58 – ab@beci.be FISCALITEIT 19.03 Cash en société, comment le sortir de mon entreprise dans les meilleures conditions fiscales ? (1) ➜ Erik Thiry +32 2 643 78 36 – eth@beci.be Ondernemingen in overdracht Meertalig communicatiebureau Omzet: 1 tot 2 Milj € 1 à 10 werknemers Lijstenmakers, restaurateurs, verkoop van uitzonderlijk meubilair Omzet: 0 tot 1 Milj € 1 à 10 werknemers Taalschool voor volwassenen en kinderen Omzet: 0 tot 1 Milj € 1 à 10 werknemers De Transmission Hub van Beci is de grootste organisatie van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest voor de overdracht/overname van ondernemingen. Hieronder vindt u de jongste aanbiedingen: > 4 over te nemen ondernemingen Marketing, marktstudies en mystery shopping Omzet: 0 tot 1 Milj € 10 à 20 werknemers > Voor zijn klanten overnemers zoekt de Transmission Hub Onderneming uit de digitale sector Brussel, Waals Brabant Aankoopwaarde: 600K tot 700K € Groothandelaar, kleine productie, importexport food of non-food België Aankoopwaarde: 2 tot 3 Mo € Hebt u belangstelling voor een van deze ondernemingen of kent u een over te laten onderneming in een van deze sectoren? De Transmission Hub van Beci begeleidt u doorheen uw overdracht- of overnameproject. Erick Thiry +32 2 643 78 36 • Salima Serouane + 32 2 643 78 49 • transmission@beci.be

2017.01 Bruxelles Métropole


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SOMMAIRE Think Tank 5 Pour ou contre l’intérim comme mode de recrutement ? 6 Social media CHAMBRE DE COMMERCE & 8 L’avis des entrepreneurs International 10 Nouveau code douanier : simplifiez-vous l’exportation ! 12 Erasmus : quand les jeunes entrepreneurs s’entraident 13 Entretien avec Bénédicte Wilders (Bruxelles Invest & Export) Top des entreprises bruxelloises 14 Introduction aux classements 15 Top 50 par chiffre d’affaires 16 Top 50 par bénéfice net 17 Top 50 par croissance du chiffre d’affaires 18 Top des jeunes entreprises 19 Table ronde : des champions méconnus 22 Top 50 par effectifs 23 Daoust, Entreprise de l’Année 2016 24 Top du secteur info & communication 26 Anne Bataille, un regard sur le secteur pub et communication Focus : enterprise lifecycle 28 Les starters, nouveaux super-héros ? 30 Penser son business model : entre théorie et pratique 32 L’innovation, c’est l’affaire de tous 34 Transmission d’entreprises : quatre points d’attention 37 Transmission familiale : les questions qui fâchent 38 Transmission familiale : Cantillon dans la continuité Entreprendre 39 Starter : Ecoboutic 40 Self-employed corner 41 La solitude de l’entrepreneur, vous connaissez ? 42 Le travail adapté, parce que vous le valez bien 43 Mécénat de compétences : que dit la loi ? Community 44 News 46 Index 47 L’actualité BECI en photos 48 BrusselsLife tout ce qu’il faut voir et savoir à Bruxelles 51 Demandes d’admission 52 Agenda UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES Bruxelles métropole N° 21 – Janvier 2017 Au mois de février : Immobilier & urbanisme Editeur responsable Olivier Willocx - ow@beci.be Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28 www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be Ont collaboré à ce numéro : Younes Al Bouchouari, Jean Blavier, Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Olivier Fabes, Gaëlle Hoogsteyn, Julien Ide, Amy Kessels, Laura Rebreanu, Hélène Remy, Frédéric Solvel, Guy Van den Noortgate, Morgan Van Cleven et Peter Van Dyck. Production Mise en page & impression db Group.be Traduction Litteris Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44 Publicité Bruxelles métropole/Brussel Metropool est lu chaque mois par plus de 23.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Infos et réservations Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be Membership Catherine Mertens – T +32 2 643 78 16 cm@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER ENTREPRISES AVENIR PASSION JOBS CROISSANCE HOMMES Brussels Airport. L’aéroport relie les hommes et les entreprises Les aéroports jouent un rôle crucial pour le développement de la connectivité de leur pays avec le reste du monde. Brussels Airport a une vision qui veille à ce que nos entreprises restent compétitives et que des emplois supplémentaires soient créés, sans pour autant oublier les intérêts des générations futures et de la communauté environnante. Votre avis compte. Partagez-le sur www.brusselsairport2040.be /brusselsairport2040 #BRU2040
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BRUXELLES 26 • 01 • 2017 - 13:30 Pourquoi ? Les entreprises ont tout intérêt à privilégier des méthodes durables, non conflictuelles, pour résoudre leurs différends. Elles doivent prendre les choses en main. Quoi ? une réunion provocante pour et par des dirigeants d’entreprise et leurs conseils pour un changement des mentalités vers une approche constructive des différends place à l’innovation et à la créativité! Pour qui ? Chefs d’entreprise Juristes d’entreprise Magistrats, juges consulaires et juges sociaux Avocats Comptables, experts-comptables, fiscalistes, réviseurs Médiateurs Quand ? Jeudi 26 janvier 2017 de13h30 à 20h30 Où ? Vlerick Business School Bruxelles www.businessmediationsummit.eu Organisé par : En collaboration avec : Orde van Vlaamse Balies THINK TANK POUR OU CONTRE L’intérim comme mode de recrutement ? Après une chute sans précédent lors de la crise de 2008, au bénéfice de la survie de l’emploi fixe, l’intérim retrouve une croissance continue. Son évolution tournée vers l’insertion professionnelle questionne aujourd’hui les employeurs et les politiques nostalgiques de la période d’essai. La suppression de cette dernière ne semble pourtant pas influer sur le recours aux agences d’intérim en matière de recrutement. Ophélie Delarouzée Herwig Muyldermans, directeur général de Federgon Le remplacement est le motif classique historique de l’intérim. À partir des années 80-90 s’y sont ajoutés le surcroît du travail et les besoins en flexibilité. Ces 20 dernières années, les entreprises se sont mises à engager des intérimaires et l’intérim a de plus en plus été utilisé comme « pré-période d’essai ». C’est devenu la règle presque générale dans l’industrie, mais aussi progressivement dans le secteur tertiaire. Les PME, qui étaient plutôt réfractaires, embauchent de plus en plus aujourd’hui via l’intérim. Selon la conjoncture, 30 à 50 % des intérimaires sont engagés chez le client : soit c’est un système bien réfléchi par les entreprises qui cherchent à embaucher après un essai par intérim, soit c’est par exemple un remplacement qui, finalement, convient. Avec la suppression de la période d’essai, on constate un léger allongement des missions intérim mais, en fait, le raccourcissement des préavis revient au même. L’augmentation de l’intérim est similaire en France et même plus importante aux Pays-Bas. Je crois que les entreprises hésitent encore à embaucher et privilégient la flexibilité parce qu’elles n’ont pas oublié la crise de 2008 et la récession de 2011-12, et qu’elles se demandent si la reprise va durer. Pour les travailleurs, l’intérim diminue aussi le seuil d’entrée sur le marché de l’emploi. Actuellement, 10 % des intérimaires ont plus de 50 ans et 35 % moins de 26 ans. Sous un contrat d’une semaine ou 15 jours, les entreprises osent leur donner une chance. En 2016, 600.000 personnes (580.000 en 2015) auront travaillé au moins un jour en intérim sur une population active de 4,3 millions. Les agences d’intérim sont devenues des sous-traitants en ressources humaines, servant à recruter aussi bien vers un CDI que vers un CDD ou des statuts intérimaires. Les entreprises travaillent aujourd’hui avec un « noyau dur », et toutes sortes de sous-traitants autour. La grande entreprise qui gérait toutes les fonctions et travaillait avec des gens jusqu’à leur pension, c’est le passé. L’intérim est une forme d’emploi précaire par nature. Le renouvellement de contrats courts pour une même mission appelle une forte disponibilité, sans garantir une sécurité d’emploi. Cette relation triangulaire, où les aspects contractuels sont transférés à l’agence d’intérim et l’organisation du travail laissée à l’utilisateur, entrave la représentation syndicale. Pour éviter un contournement des conventions collectives, des protections ont été développées, avec un fonds pour des primes de fin d’année, des garanties salariales... Depuis 1987, la législation a normalisé l’intérim et a étendu les possibilités d’y recourir, en augmentant les secteurs autorisés, les durées et les motifs. Mais en pratique, le surcroît temporaire de travail est aussi invoqué pour justifier des volumes d’intérimaires permanents, qui entrent en concurrence avec l’emploi fixe. Le motif d’insertion a légalisé une pratique courante, mais les limitations négociées – maximum 6 mois par intérimaire, 3 tentatives et engagement sur CDI –peuvent inciter les entreprises à mobiliser un motif moins contraignant. À ma connaissance, aucune donnée ne permet d’évaluer son taux d’utilisation et je ne parierais pas sur son succès. Dire que 30 à 50 % des intérimaires trouvent un emploi ne dit rien sur la période durant laquelle ils ont multiplié missions et CDD. Si l’intérim peut être un tremplin, c’est aussi parfois un tunnel. Beaucoup choisissent l’intérim dans une logique d’insertion. On a mené une enquête auprès de 3.000 intérimaires : sur les 1.000 commentaires libres récoltés, il ressort un ressentiment à l’égard des entreprises qui mobilisent en permanence des intérimaires et promettent un engagement qui ne vient pas. Le CDI demandé par les agences d’intérim, pour retenir une proportion d’intérimaires avec des qualifications recherchées, entre dans les réformes de Kris Peeters. Mais ce CDI est dépossédé de toute perspective d’évolution pour le travailleur, qui perd aussi la liberté de refuser des missions. Esteban Martinez-Garcia, professeur de sociologie du travail à l’ULB BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 5 © Reporters
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THINK TANK Social media Les nouveaux membres de BECI sont sur Facebook Depuis la mi-décembre, BECI publie sur sa page Facebook les portraits-express de ses nouveaux membres. Une action spéciale de fin d’année, qui se prolonge en ce mois de janvier. Cela ne vous aura pas échappé : depuis quelques mois, BECI est activement présente sur Facebook, où nous publions des infos utiles, des articles intéressants, les photos et les échos de nos événements, un aperçu de nos formations… En bref, une manne d’informations pour tous ceux qui travaillent à Bruxelles. En cadeau de fin d’année, nous avons décidé de mettre en valeur nos nouveaux membres. Les entreprises et organisations qui se sont affiliées à BECI avant le 31 décembre sont publiées individuellement sur notre page Facebook, avec un pitch de leur activité, quelques photos et un lien vers leur site web – tels CarAsap et Care4Fleets, deux nouveaux acteurs de la mobilité. Une manière simple et sympathique de présenter les nouveaux membres aux anciens et de créer des liens. L’action est prolongée jusqu’à la fin de ce mois de janvier – et la publication des pitchs se poursuivra encore plusieurs semaines. Curieux de faire connaissance avec nos nouveaux membres ? Suivez-nous sur notre page www.facebook.com/beci.brussels. 6 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 Publi-reportage Leo Grimberg Fondateur de Panadas factory. “Ingénieur informaticien de formation, je n’avais aucune expérience de travail avec des ouvriers.” “Quand on recrute, un CV ne veut pas toujours dire grand chose. Dès lors, il est parfois difficile d’y voir clair. Actiris m’aide à définir les profils que je recherche et filtre les candidats pour moi.” ‘‘Selon moi, Actiris est une référence en matière de recrutement de personnel lors du lancement d’une nouvelle entreprise.’’ Fondée en 2010, Panadas Factory est une entreprise agro-alimentaire spécialisée dans la production de surgelés. Son créateur, Leo Grimberg, évoque ses recrutements depuis le début de son projet. ✓Pourquoi avoir fait appel à Select Actiris pour vos recrutements ? Quand j’ai créé Panadas Factory, je venais d’arriver en Belgique et j’avais besoin de conseils sur les aides à l’embauche. J’ai donc très logiquement contacté Actiris. Le consultant qui s’est occupé de moi a été très efficace et a agi concrètement. Mon premier employé est arrivé grâce à une FPI (Formation professionnelle individuelle). Très vite, le nombre de travailleurs dans l’entreprise a augmenté. Avec Actiris, on a mis en place un plan à moyen et long terme pour la gestion du personnel. ✓En quoi cela vous a-t-il aidé à développer votre entreprise ? Sans les aides à l’embauche de type FPI et Activa, je n’aurais jamais pu lancer mon entreprise. Maintenant, j’embauche des personnes en CDI mais, au début, cela n’était pas possible pour Panadas. Selon moi, Actiris est une référence en matière de recrutement de personnel lors du lancement d’une nouvelle entreprise. Panadas Factory en chiffres • 20 collaborateurs 100% 4.000 empanadas préparés par jour des travailleurs embauchés via Select Actiris Avec le soutien du Fonds social européen ✓Quels sont vos projets ? L’entreprise continue de grandir donc je vais encore recruter prochainement, toujours avec l’aide de Select Actiris. Les profils se diversifient. À chaque évolution de l’entreprise, nous faisons le point sur les possibilités en matière de personnel. Maintenant, nous allons ouvrir un restaurant et des points de vente direct. Dès lors, nous recherchons des profils bien différents de celui des ouvriers que nous avons embauchés jusqu’ici. Vous aussi vous souhaitez tester nos services ? Contactez-nous au 02 505 79 15 ou employeurs@actiris.be ou surfez sur actiris.be/employeurs Recruter avec Select Actiris, c’est simple et gratuit ! www.actiris.be
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THINK TANK Le baromètre politique reste mitigé L’AVIS DES ENTREPRENEURS Notre baromètre politique*, qui sonde tous les six mois l’avis des entrepreneurs bruxellois, ne montre gère d’embellie : il révèle toujours une certaine défiance visà-vis du gouvernement régional et, surtout, une insatisfaction grandissante quant aux politiques de mobilité et leurs résultats. Défiance du politique Force est de constater que les ministres bruxellois ne renforcent guère leur popularité auprès des entrepreneurs : leurs cotes individuelles sont en baisse constante depuis les élections de 2014. L’ordre des préférences, lui, ne change guère : Guy Vanhengel (Finances et Budget) reste en tête (2,84/5 de moyenne), devant Didier Gosuin (Économie et Emploi, 2,76) et Céline Fremault (Environnement et Énergie, 2,39). Cotez de 1 à 5 l’efficacité des ministres de la RBC 1. 2. Guy Vanhengel 2,84 Didier Gosuin 2,79 3. Céline Fremault 2,39 4. Cécile Jodogne 2,37 5. Bianca Debaets 2,10 6. Rudy Vervoort 2,08 7. Fadila Laanan 1,88 8. Pascal Smet 1,79 De même, les entrepreneurs sont peu indulgents pour le gouvernement bruxellois : ils ne sont que 12 % à lui accorder leur confiance totale ou relative – alors qu’ils sont 32 % à se déclarer « plutôt ou totalement confiants » dans l’action du gouvernement fédéral. Quel est votre degré de confiance vis-à-vis du gouvernement bruxellois dans sa gestion des problèmes actuels ? 1% 3% 11% 16% 32% 40% Confiance totale Plutôt confiant Neutre Peu confiant Pas du tout confiant Quel est notre degré de confiance vis-à-vis du gouvernement fédéral dans le cadre de sa gestion des problèmes actuels ? 18% 29% 30% 20% Les acteurs régionaux Bruxelles Invest & Export (2,95/5) repasse en tête des acteurs régionaux préférés des entrepreneurs, devant Impulse (2,93) et le VDAB (2,80). Bruxelles Mobilité ferme toujours la marche (1,84). 1. Bruxelles Invest & Export 2,95 8 2. Impulse (ex -ABE/ BAO) 2,93 VDAB 2,87 3. 4. Citydev (ex-SDRB) 2,79 5. STIB 2,78 6. SRIB 2,71 7. Bruxelles Formation 2,70 8. Bruxelles environnement (ex -IBGE) 2,47 Actiris 2,47 9. 10. Bruxelles Mobilité 1,84 *enquête en ligne réalisée entre le 8 et le 25 novembre 2016 auprès des membres et sympathisants de BECI ; 739 réponses. THINK TANK Délocalisation : le risque reste bien présent Le sondage de novembre confirme celui de juillet : près de 40 % des entrepreneurs établis en Région bruxelloise songent à la quitter, voire à quitter le pays (18 %). Dans le même temps, seuls 41 % des dirigeants que nous avons interrogés envisagent de recruter ou d’investir. Envisageriez-vous de déplacer une partie de vos activités ? Non 60 50 Oui, hors de la Belgique 40 Oui, en Flandre 30 20 Oui, en Wallonie 10 Oui, dans la RBC 0 Nov-14 Jun-15 Nov-15 Jul-16 Nov-16 Quels sont les trois thèmes à traiter en priorité par le gouvernement bruxellois ? Simplification des procédures administratives Diminution de la fiscalité régionale et communales Mobilité Image de Bruxelles comme centre d'affaires Aide à l'investissement Propreté Promotion des formations qualifiantes Aménagement de l'espace public Rénovation urbaine Sécurité Conseil aux candidats entrepreneurs Soutien à l'emploi Renforcement de la protection de l'environnement Aide aux exportateurs Recherche scientifique Meilleure information sur l'emploi Soutien à Actiris Autres 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Parmi les projets d’infrastructures prioritaires, les personnes interrogées plébiscitent le RER (à plus de 64 %), la rénovation des tunnels (44 %) et l’aménagement de parkings de dissuasion (41,8 %). L’extension du métro semble plus urgente vers Uccle (27 %) que vers Schaerbeek (23 %), ce qui trahit peut-être un biais sociologique… Les pistes cyclables (17 %) ou la tramification de lignes (12 %) ne récoltent pas le même intérêt. Nos sondés considèrent aujourd’hui désormais le péage urbain ou la taxe kilométrique comme une idée intéressante, à 42 % (score stable), et ils sont 58 % (+ 2 points) à se dire intéressés par le budget mobilité. Quel(s) projet(s) d’infrastructure doit ou doivent être finalisé(s) en priorité dans et en dehors de Bruxelles ? Parkings de dissuasion Rénovation des tunnels RER Métro Nord via Schaerbeek Métro Sud via Uccle Projets de tramification de lignes Aménagements du piétonnier Réseau régional cyclable Boulevard Reyers Autoroutes vélo en périphérie 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 9 Et toujours la mobilité… Record battu, encore une fois ! En juillet, la mobilité était citée à 64 % comme priorité à traiter par le gouvernement bruxellois – score le plus élevé depuis 2011. Elle atteint désormais les 68 %, très loin devant la fiscalité régionale et communale (34 %) et la simplification administrative (30 %). Un trio de tête inchangé. La propreté (25 %) se hisse pour la première fois à la 4e place, devant l’aide à l’investissement, l’image de Bruxelles ou la sécurité ! Corollaire de ce résultat : les sondés sont 80 % à se déclarer « peu ou pas du tout satisfaits » de la politique de mobilité bruxelloise et ils sont 84 % à estimer que la situation a empiré en 2016 par rapport à l’année précédente.
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INTERNATIONAL ENTERPRISE EUROPE NETWORK Nouveau code douanier : simplifiez-vous l’exportation ! Le nouveau Code des Douanes de l’Union européenne (CDU), qui sera pleinement d’application d’ici fin 2020, devrait notablement simplifier les formalités à l’importation et à l’exportation. Mais pour en tirer le meilleur profit, les entreprises devront parfois adapter leur chaîne d’approvisionnement, leurs procédures internes ou leur outil informatique. Autant savoir. Emmanuel Robert L e nouveau CDU était au centre d’un séminaire organisé le 24 novembre dernier chez BECI avec trois spécialistes : Bert Gevers (Partner Loyens & Loeff Avocats), Frank Janssens (Commission européenne – DG fiscalité et douanes) et Pieter Haesaert (Managing Partner, Customs4Trade). C’est une réforme majeure des procédures douanières, qui vise à simplifier et standardiser l’ensemble des dispositions régissant les échanges commerciaux entre l’UE et les pays extérieurs. Pour ceux qui ne s’y sont pas encore intéressés, il est temps : le Code est officiellement en vigueur depuis le 1er mai dernier ! Cependant, beaucoup de ses dispositions seront mises en œuvre graduellement d’ici fin 2020. L’un des principaux changements concerne la détermination de la valeur en douane pour les biens importés dans l’UE. Sous l’ancienne législation, et sous certaines conditions, l’importateur pouvait baser cette valeur (imposable) sur une vente intermédiaire dans la chaîne d’approvisionnement. Prenons l’exemple d’accessoires de mode : la valeur prise en compte pouvait être celle des biens fabriqués en Chine, au moment de leur facturation à un intermédiaire américain, avant leur refacturation au client belge (First Sale for Export ou FSFE). Cette règle est remplacée par celle du Last Sale for Export (LSFE) : la valeur prise en compte doit obligatoirement être celle de la dernière transaction, avant l’entrée des biens sur le territoire de l’UE ; en l’occurrence, la valeur facturée par l’intermédiaire américain au client belge. Cette règle, généralement moins favorable à l’importateur, sera pleinement opérationnelle fin 2017. Par ailleurs, les règles d’imposition des royalties et droits de licence sont définies plus strictement : dès lors qu’ils constituent une condition de vente (c’est-à-dire, si les biens ne peuvent être achetés sans acquitter de royalties ou droits de licence), ils sont imposables et s’ajoutent à la valeur en douane. Les pratiques commerciales montrent que ce sera très souvent le cas. Ces deux modifications – LSFE et imposition des royalties et droits de licence – risquent d’alourdir le coût de nombreuses importations. Les entreprises auront donc tout intérêt à réexaminer la structure de leur chaîne d’approvisionnement – et peut-être à l’optimiser. Le nouveau CDU renforce par ailleurs l’importance du statut OEA (Opérateur Économique Agréé) : un statut attribué 10 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 par la douane aux entreprises actives à l’international, en fonction de différents critères, et qui leur accorde certaines facilités (contrôle transfrontalier moins strict, réduction ou dispense de garantie…). Ces autorisations seront réexaminées, selon des critères renouvelés, d’ici mai 2019. Le Code encourage fortement les entreprises à acquérir ce statut, et le rend même obligatoire dans de nombreux cas. Objectif : 100 % numérique en 2020 La mise en place d’un dédouanement communautaire centralisé, d’ici 2019, représente une véritable avancée pour les entreprises : cette mesure permettra aux opérateurs de ne plus transmettre leurs déclarations qu’à un seul bureau de douane dans l’UE, même si leurs marchandises transitent par plusieurs pays. L’étape suivante est de parvenir à dématérialiser totalement les formalités douanières. Cette numérisation, pierre angulaire de la réforme, devrait être atteinte pour la fin 2020. Elle exigera toutefois le développement ou la mise à niveau de diverses applications IT ; il sera donc important pour les entreprises de rester techniquement à jour. Au total, les améliorations apportées par le CDU doivent faciliter et accélérer les déclarations en douane – donc permettre aux opérateurs de réduire leurs délais de livraison. Beaucoup de dispositions sont encore transitoires, mais la mise en œuvre du Code sera relativement rapide. Les entreprises ont donc tout intérêt à s’en informer, pour évaluer son impact et s’y préparer, de préférence avant leurs concurrents ! ● Info : Jean-Philippe Mergen, jpm@beci.be – Tél. : 32 2 210.01.77 © Thinskstock Un nouveau nom pour Data Translations International UBIQUS BELGIQUE : LE DON DES LANGUES La communication de votre entreprise passe par des traductions irréprochables, à la hauteur de sa réputation. Un travail de pro, que le bureau belge Data Translations International fournit depuis plus de 25 ans. Son entrée dans le groupe Ubiqus lui a permis d’étendre ses services linguistiques, à votre service. La langue, ce n’est pas seulement un code élaboré pour permettre les échanges ; c’est aussi le reflet d’un système de pensée et d’une culture. Maîtriser les langues, c’est comprendre et se faire comprendre ; c’est franchir les frontières et s’ouvrir les portes du monde. Depuis 1989, Data Translations International ouvre ces portes aux entreprises en répondant à tous leurs besoins de traduction et révision de textes, jusqu’aux plus techniques et aux plus spécialisés : depuis les documents commerciaux et communiqués de presse jusqu’aux manuels d’utilisation, contrats, brevets, notices pharmaceutiques… Non seulement dans les langues nationales ou en anglais, mais dans plus de 70 langues, grâce à un réseau de plusieurs centaines de traducteurs et interprètes freelance qui s’étend au monde entier. Autant de passerelles jetées vers les marchés étrangers, en Europe (langues scandinaves, langues slaves…), mais aussi en Asie (chinois, japonais, coréen…) ou dans le monde arabe. Basée à Zaventem, son équipe d’une vingtaine de collaborateurs (13 néerlandophones, 4 francophones et 3 anglophones), dont une moitié de traducteurs-réviseurs, veille consciencieusement à la qualité du texte et au dialogue permanent avec les clients. Solidement positionnée dans le top 10 de son secteur à l’échelon national, Data Translations a traité 7.600 projets et traduit plus de 20 millions de mots en 2015. Un groupe international En 2012 Data Translations International a rejoint Ubiqus, un groupe d’origine française qui possède désormais six implantations en Europe (France, Belgique, Espagne, Italie, Irlande et Royaume-Uni) et plusieurs autres en Amérique du Nord (New York, Ottawa et Montréal). Il compte près de 500 salariés et plus de 7.000 clients à travers le monde. Aujourd’hui, l’entité belge change de nom et devient Ubiqus Belgique. Les conséquences ? « Aucune pour nos clients », répond Ania Barbé, CEO d’Ubiqus Belgique. « Si ce n’est un imUBIQUS Belgique Olmenstraat 64 1930 Zaventem T 02 725 23 70 • F 02 725 49 33 www.ubiqus.be pact positif. Notre intégration au sein d’Ubiqus nous a permis, entre autres, de bénéficier des processus robustes et des infrastructures du groupe en matière logistique, informatique et comptable, de nous appuyer sur son réseau, de combiner le savoir-faire de nos collègues avec le nôtre, de collaborer sur certains projets internationaux et d’asseoir davantage notre crédibilité à l’échelle internationale. » Ania Barbé One-stop-shop Mais surtout, l’adoption du nom Ubiqus concrétise la diversification des services linguistiques proposés par le bureau belge et leur extension – notamment à la prise de notes en réunion suivie d’un compte-rendu. Un service qui est le core business historique des sociétés-sœurs d’Ubiqus Belgique, en France et au Royaume-Uni : de quoi libérer votre attention et celle de vos collaborateurs pour la consacrer tout entière au projet de la réunion, plutôt qu’à la rédaction d’un rapport. « Nous souhaitons proposer les solutions les plus complètes possibles à notre clientèle. Nous voulons être une sorte de ‘one-stop-shop’ sur lequel elle peut se reposer », reprend Ania Barbé. « La présence locale nous permet de rester proches de nos clients ; en même temps, elle bénéficie à l’ensemble du groupe – tout comme l’expertise du groupe bénéficie aux clients locaux. Nous conservons donc bien notre identité nationale. La Belgique est un marché qui a ses spécificités : c’est le pays de la traduction. »
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INTERNATIONAL Erasmus : quand les jeunes entrepreneurs s’entraident Les jeunes gens désireux de lancer leur propre entreprise peuvent glaner de l’expérience intéressante par-delà les frontières, grâce à l’Erasmus des Jeunes Entrepreneurs. Les entrepreneurs établis qui les accueillent profitent également de cette fertilisation croisée. En témoigne Mamahuhu, une marque du secteur de la mode. Amy Kessels et Peter Van Dyck L a Commission européenne s’est demandé comment soutenir les jeunes entrepreneurs qui s’efforcent d’étendre et d’internationaliser leurs activités. Ce questionnement a conduit à la création de l’Erasmus des Jeunes Entrepreneurs, un véritable programme d’échange transfrontalier. L’initiative s’adresse aux entrepreneurs qui ont lancé leur propre activité au cours des trois années écoulées, ainsi qu’aux entrepreneurs en herbe dont les plans de création d’une entreprise sont déjà très avancés. Les entrepreneurs en puissance collaborent pendant au minimum un mois et au maximum une demi-année avec les gérants plus expérimentés d’une PME dans un autre pays européen. L’expérience de ces derniers en fait les mentors de leurs jeunes collègues, à qui ils offrent de développer des compétences nécessaires à la croissance et l’épanouissement de l’entreprise en devenir. Précisons toutefois que le maître bénéficie aussi de la collaboration avec l’élève. Le partage de connaissances fonctionne dans les deux sens et peut notamment apporter au mentor de précieuses informations sur le marché du jeune confrère qu’il accueille. Dans ce cas, il s’agit d’une formule win-win. Mamahuhu double ses ventes en ligne L’exemple de l’ingénieur espagnol Luis Moreno (31) illustre cet échange de bons procédés. Il y a deux ans, il crée Mamahuhu, une marque de mode sociale qui propose des chaussures, des sacs et des accessoires réalisés par des producteurs artisanaux en Colombie. L’initiative gagne d’abord une belle popularité sur place : 10 magasins, 100 artisans et un chiffre d’affaires de plus d’un million de dollars. Ensuite, Moreno décide de lancer la marque sur le marché européen et de démarrer une usine de maroquinerie en Espagne. L’Erasmus des Jeunes Entrepreneurs met Moreno en contact avec Maja Colak (25). La jeune Serbe bénéficie du sens des affaires et du savoir-faire de l’entrepreneur espagnol, mais lui apporte en retour le développement d’un plan d’action pour la vente et le marketing en ligne, un domaine dans lequel elle a développé sa propre expérience. Elle utilise des méthodes testées en Serbie pour identifier des gens de la presse, des blogueurs et d’autres personnes influentes, susceptibles de jouer un rôle important dans le développement de boutiques en ligne pour Mamahuhu en Europe. Le plan d’action vise entre autres l’augmentation du trafic vers le site web de Mamahuhu, la création de deux blog 12 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 posts destinés à un réseau d’influencers et d’ambassadeurs, l’établissement de contacts avec quelque 70 blogueurs et journalistes, l’élaboration d’un business model durable et la détection de 15 grands détaillants en ligne, en Europe. Très vite, les blog posts se partagent des centaines de fois sur les médias sociaux au point d’atterrir dans le Top 10 des posts les plus lus de la plate-forme e-commerce Shopify. Mamahuhu parvient ainsi à nouer des relations étroites avec des personnes d’influence dans ce secteur et ouvrir des perspectives de collaboration future. La campagne sur internet connaît un succès retentissant : elle implique 1200 personnes et suscite plus de 1000 nouvelles inscriptions à l’e-newsletter. Mamahuhu négocie actuellement avec plusieurs vendeurs disposés à distribuer les chaussures, sacs et accessoires de la marque. Les mois au cours desquels Maja Colak travaille chez Mamahuhu voient un doublement des ventes en ligne (dû en partie à sa contribution) et 50 % d’augmentation du trafic sur le site web de la marque. ● Concrètement : L’Erasmus des Jeunes Entrepreneurs est très accessible, avec plus de retour que d’investissement. Le candidat entrepreneur reçoit du soutien de la part d’organisations intermédiaires et une indemnité pour frais. Quant au mentor, il peut compter sur l’aide gratuite de son jeune confrère. Plus d’informations sur http://www. erasmus-entrepreneurs.eu/ et auprès d’Amy Kessels (Tél. +32 2 640 93 28; ake@beci.be). © Thinskstock INTERNATIONAL Bénédicte Wilders : « Le changement de stratégie porte ses premiers fruits » Entre Brexit, élections américaines et troubles en Turquie, 2016 aura été marquée par une instabilité certaine pour les entreprises exportatrices. Sans compter l’impact des attentats sur l’image de Bruxelles. Pas de quoi, toutefois, inquiéter Bénédicte Wilders, directrice de Bruxelles Invest & Export, qui évoque le changement de stratégie initié l’an dernier. YAB Bruxelles Métropole : Travaillez-vous avec les initiatives privées, à l’image des missions d’entrepreneurs ? B. Wilders : On accompagne le mouvement de plusieurs manières. Les entreprises sollicitent généralement nos attachés économiques et commerciaux sur place pour les aider à faire le matching avec les entreprises locales ou constituer leurs programmes. À côté de cela, nous avons des collaborations avec des partenaires, publics comme privés. Notre plan d’action annuel est d’ailleurs élaboré sur la base de tables rondes avec les entreprises, les clusters et les fédérations. Mais nous travaillons aussi avec d’autres partenaires, comme les chambres de commerce bilatérales. Et cela fonctionne de mieux en mieux depuis que nous avons réorganisé notre travail sur la base de zones géographiques, et plus sur les secteurs d’activité. Quels sont les bénéfices de ce changement de stratégie ? Cela permet de nous aligner sur l’organisation de nos homologues flamand et wallon, des Affaires étrangères, des chambres de commerce… et cela renforce la complémentarité dans nos partenariats avec le privé. Cela renforce aussi les synergies entre nos responsables géographiques ici et nos attachés économiques et commerciaux sur place. Ils développent une véritable expertise sur une zone géographique et deviennent le point de contact unique. Nous réunissons de plus en plus les entreprises par grappes, autour d’une thématique, et nous les emmenons vers un marché-cible. On n’emmène plus un seul secteur en Chine par exemple ; on organise plutôt une mission architecture accompagnée de consultants énergétiques, d’ingénieurs, voire de juristes spécialisés ; Bruxelles Invest & Export organise sur place des rencontres avec des donneurs d’ordre, qui reçoivent ainsi tous les ingrédients d’une solution complète. Nous le faisons aussi dans d’autres thématiques, comme le médical, avec succès. Depuis le lockdown et les attentats, les acheteurs étrangers sont-ils plus réticents à venir à Bruxelles ? En export, la confiance dans les entreprises belges n’est pas entachée. En attraction d’investissements étranBénédicte Wilders gers, c’est plus difficile à dire, mais nous n’avons pas connu de désistements à nos invitations. Cela dit, Bruxelles Invest & Export continue à cibler l’Amérique et l’Asie, qui ont été les plus frappés psychologiquement par les attentats. Plus généralement, on essaye de maximiser les synergies en liant le plus possible un volet « invest » à nos missions export. Un exemple : Pfizer Belgium, venu comme MSD Belgium ou Amgen avec nous au salon BIO de San Francisco, a pu expliquer à des patrons californiens pourquoi le seul centre d’essais cliniques du groupe à part Yale se situait à Erasme-Bruxelles. En termes d’impact, on peut difficilement rêver mieux ! Quels sont vos projets pour 2017 ? Nous poursuivrons les missions commerciales, la participation aux grandes foires et l’invitation d’acheteurs étrangers à Bruxelles ou sur nos stands. Les formations au commerce international restent également une priorité. Un peu plus de la moitié de nos actions restera dédiée à l’Europe, mais nous continuerons à aller chercher la croissance là où elle performe : nous aurons pas mal d’actions en Asie. Il est clair que nous devrons composer avec les incertitudes : Brésil, Russie, Turquie,... En dehors de cela, l’Iran restera à l’agenda et nous allons persévérer en Afrique, notamment en partenariat avec le Maroc. Tenterez-vous d’attirer des entreprises installées au Royaume-Uni suite au Brexit ? Nous continuerons à le faire et insisterons, comme toujours, sur le fait que Bruxelles constitue un excellent point de départ pour conquérir l’Europe. Nous resterons attentifs à l’évolution de la situation et aux négociations du Brexit. L’ensemble du processus nécessitera beaucoup d’expertise, or nous avons des bureaux juridiques très qualifiés à Bruxelles. On ne se réjouit pas de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, mais il est clair que des opportunités sont à saisir. ● Info : www.invest-export.brussels BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 13 R.A.
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LE PLUS GRAND, le plus fort, le plus beau Voici la 3e édition de notre classement des entreprises bruxelloises, fondé sur les informations de la Banque Nationale. Pour rappel, il s’agit de chiffres non consolidés ; raison pour laquelle vous retrouverez dans les mêmes classements UCB Biopharma et UCB Pharma, Electrabel et Engie Energy Management ou le Group M et sa filiale Mindshare. Comme pour tous les comptes annuels, ces classements sont basés sur des chiffres « à un moment donné », en l’occurrence décembre 2015 dans la plupart des cas. Nous avons établi quatre Tops : par chiffre d’affaires, bénéfice net, croissance et effectifs – ce qui vous permet de comparer –, auxquels nous avons ajouté une catégorie à nos yeux importante, celle des entreprises jeunes (moins de dix ans), plus un coup de projecteur sur un secteur important à Bruxelles, celui de l’information et de la communication. Bruxelles abrite de nombreux sièges sociaux. Il faut donc relativiser la notion d’entreprise bruxelloise. Lorsque nous parlons des plus grandes entreprises en termes d’effectifs par exemple, cela comprend aussi les entreprises dont le siège est établi à Bruxelles mais dont l’activité s’étend à tout le pays. C’est le cas des chemins de fer ou de Proximus par exemple. Inversement, une entreprise dont le siège est à Anvers ou à Liège et dont les activités s’étendent à tout le pays, Bruxelles compris, n’apparaît pas dans notre classement. C’est le cas par exemple dans le secteur industriel. Comme les années précédentes, nous ne tenons pas compte des entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 million EUR. Même pour les entreprises de moins de dix ans, ce n’est pas un problème. Certains petits jeunes (l’adjectif « petit » étant relatif) publient des chiffres étonnants, notamment un nom connu, très connu même... depuis peu de temps : Basic-Fit, avec 67,4 millions EUR de chiffre d’affaires et 365 personnes employées. La catégorie « jeunes » est aussi celle où certaines entreprises réalisent des chiffres d’affaires surprenants avec des effectifs réduits, parfois même très réduits (5 emplois, voire moins). Le statut de capitale dont bénéficie Bruxelles explique que nos classements comptent beaucoup d’entreprises étrangères ou d’origine étrangère, de filiales d’entreprises étrangères, d’entreprises dont le centre de décision est à l’étranger, appelez cela comme vous voulez. Toujours est-il que ces entreprises pèsent lourd en termes de bénéfices, si bien qu’elles apportent elles aussi leur contribution – c’est le cas de le dire – au financement de la collectivité. Inversement, il ne faut pas exagérer leur poids. Sur les cinq entreprises bruxelloises qui dégagent le plus de bénéfices, trois sont belgo-belges (KBC Group, Solvay et Proximus) et deux seulement filiales de groupes étrangers (Atlas Services et Total). Les cinq plus gros employeurs bruxellois occupent ensemble quelque 110.000 personnes et quatre d’entre eux sont des entreprises belgo-belges (HR Rail, bpost, Proximus et Delhaize). Une seule est filiale d’un groupe étranger et sa présence dans le Top 5, à la deuxième place de surcroît, montre que le secteur du travail intérimaire est devenu stratégique puisqu’il s’agit de Randstad. Si l’on élargit la tête de classement et que l’on prend en compte les vingt entreprises aux effectifs les plus importants, on constate d’abord que plus de la moitié de ces entreprises sont belgo-belges et ensuite que la 20e emploie encore quelque 4.000 personnes. S’il est vrai que Bruxelles compte beaucoup de PME et de TPE (très petites entreprises), il ne faudrait pas que la forêt cache les plus beaux arbres. La présence des grandes entreprises dans la capitale est un atout d’une importance stratégique. Une des catégories les plus intéressantes de nos classements est celle des entreprises de croissance. Les champions de notre Top 5 sont actifs dans des secteurs très différents : la santé (UCB Pharma), la finance (Axus), les paris (Derby), la construction (Cimenteries CBR) et le pétrole (Servauto). Qui dit mieux ? Cela montre que la croissance peut apparaître partout. Enfin, nous avons décidé cette année de donner un coup de projecteur sur le secteur de l’information et de la communication. Le n° 1 incontesté et incontestable de notre Top 5 est la VRT avec 432 millions EUR de chiffre d’affaires et 2.225 emplois. Ensuite, on change de registre avec IP Belgium (la régie publicitaire de RTL), le Group M (un géant britannique de la communication), Space (une agence médias) et Dentsu Aegis (agence de communication). Bref, une institution audiovisuelle et un groupe d’échappés actifs dans la com. ● Jean Blavier Classements établis par le service Business Relations de BECI. Info : Séverine Heurter, she@beci.be ; tél. +32 2 643 78 31 Chiffre d’affaires : Top 50 Nom 1 TOYOTA MOTOR EUROPE 2 TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING 3 ELECTRABEL 4 TOTAL BELGIUM 5 DELHAIZE LE LION / DE LEEUW 6 PROXIMUS 7 CARREFOUR BELGIUM 8 ARCELOR MITTAL BELGIUM 9 EDF LUMINUS 10 UMICORE 11 D’IETEREN 12 SNCB 13 BPOST 14 HR RAIL 15 UCB BIOPHARMA 16 UCB PHARMA 17 CARREFOUR BELGIUM RETAIL ASSOCIATES 18 AUDI BRUSSELS 19 BELGACOM INTERN. CARRIER SERVICES 20 WABCO EUROPE 21 MERCEDES-BENZ BELG. LUX. 22 SOLVAY CHEMICALS INTERNATIONAL 23 BELGIAN SHELL 24 INFRABEL 25 COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM 26 ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP. 27 LOTERIE NATIONALE 28 ORANGE BELGIUM 29 AXUS 30 KBC GROUP 31 ANHEUSER-BUSCH INBEV 32 BRUSSELS AIRLINES 33 RANDSTAD BELGIUM 34 ENGIE ENERGY MANAGEMENT 35 ELIA SYSTEM OPERATOR 36 INOVYN BELGIUM 37 FABRICOM 38 INEOS SALES BELGIUM 39 BESIX 40 FORD MOTOR COMPANY (BELGIUM) 41 TELENET GROUP 44 INT. BUSINESS MACHINES OF BELGIUM 45 UNILEVER BELGIUM 46 INOVYN MANUFACTURING BELGIUM CP 1140 1040 1000 1040 1080 1140 1000 1000 1000 1050 Forme jur. SA SA SA SA SCA SA SA SA SA SA NACE BEL 2008 Clôture dern. année CA kEUR VA nette kEUR Bén./Perte ap. impôts kEUR 4511 31/03/2016 19.788.777 482.525 105.121 1920 31/12/2015 16.240.259 715.583 540.960 3511 31/12/2015 10.574.701 914.550 -1.360.830 1920 31/12/2015 5.437.642 1.685.735 54.811 4711 31/12/2015 4.761.147 784.044 364.017 1030 SA de droit public 6110 31/12/2015 4.025.691 2.494.252 634.880 4711 31/12/2015 3.961.427 566.157 75.669 1070 SA de droit public 4910 31/12/2015 2.231.934 1070 1070 1140 1190 1000 1160 1200 1120 1050 1130 1140 1140 1080 1000 1050 1082 1000 1000 1120 1000 1120 1200 1082 1200 42 SOC. EUROPEENNE DE GESTION DE L’ENERGIE 1130 43 UPS EUROPE 1200 1130 1190 1120 47 VLAAMSE MAATS. VOOR WATERVOORZIENING 1030 48 BELMEDIS 49 DERBY 50 FLUXYS BELGIUM 1000 1160 1040 SPRL SA SA SA SA SPRL SA SA SA SPRL SA SA SA SA SA SA SA 2410 31/12/2015 3.756.940 909.151 249.431 3511 31/12/2015 3.226.027 242.888 -83.074 2443 31/12/2015 2.812.564 409.108 135.456 4511 31/12/2015 2.783.482 203.105 4.352 44.191 164.607 1000 SA de droit public 5310 31/12/2015 2.168.737 1.653.418 287.731 1060 SA de droit public 4910 31/12/2015 2.058.470 2.034.835 1.056 4646 31/12/2015 1.860.171 909.260 -290.790 2120 31/12/2015 1.858.058 496.026 -30.524 4690 31/12/2015 1.751.523 23.282 2910 31/12/2015 1.615.123 274.979 6110 31/12/2015 1.609.478 192.091 4531 31/12/2015 1.512.583 202.203 4511 31/12/2015 1.477.857 63.128 4675 31/12/2015 1.389.749 30.660 4671 31/12/2015 1.239.027 502.141 25.319 32.694 62.053 86.138 7.003 1060 SA de droit public 5221 31/12/2015 1.189.452 99.020 1070 22.938 -3.534 -6.754 1040 SA de droit public 9200 31/12/2015 1.172.048 368.448 6120 31/12/2015 1.161.959 424.593 7711 31/12/2015 977.969 158.277 1107 31/12/2015 1.183.178 330.335 365.958 4643 31/12/2015 1.179.310 189.482 134.779 1.452 82.082 14.548 SCRL SA SA SA SA SA SA SPRL SA SPRL SPRL SA SA SCRL SA SA SA 6419 31/12/2015 970.807 482.403 2.180.616 6420 31/12/2015 957.888 151.111 924.510 5110 31/12/2015 830.062 271.611 7820 31/12/2015 813.643 703.186 6420 31/12/2015 788.954 41.300 11.636 847 48.308 7.359 2511 31/12/2015 736.525 254.558 4675 31/12/2015 731.407 18.717 6120 31/12/2015 647.846 342.119 7022 31/12/2015 606.057 4941 30/11/2015 580.829 21.306 15.545 4651 31/12/2015 574.363 222.932 1013 31/12/2015 570.175 38.112 2011 31/12/2015 567.545 159.497 3600 31/12/2015 565.926 212.537 4646 31/12/2015 555.690 9200 31/12/2015 543.642 23.006 39.570 3522 31/12/2015 525.731 369.851 419.613 3512 31/12/2015 780.411 170.229 125.410 4675 31/12/2015 773.108 7.881 32 2.162 4120 31/12/2015 710.280 145.471 -22.380 4511 31/12/2015 672.616 778 86.640 4.155 -38.543 -2.464 7.488 50.178 28.604 2.433 7.278 49.249 Personnel 2.077 513 4.872 609 13.008 13.054 8.458 6.579 940 2.745 1.404 n.d. 23.882 33.272 867 898 n.d. 2.437 383 46 544 39 253 n.d. 2.276 28 413 1.440 236 5.092 177 2.427 27.186 82 296 215 3.298 15 602 56 794 9 260 1.602 259 565 1.431 351 225 912 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 15 © Thinskstock
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Bénéfice net : Top 50 Nom 1 KBC GROUP 2 SOLVAY 3 ATLAS SERVICES BELGIUM 4 PROXIMUS 5 TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING 6 EDF INVESTISSEMENTS GROUPE 7 ENGIE ENERGY MANAGEMENT 8 COCA-COLA EUROPEAN PARTNERS BELGIUM 9 DELHAIZE LE LION 10 PHILIPS LIGHTING BELGIUM 11 GELASE 12 ENI FINANCE INTERNATIONAL 13 BPOST 14 EUROCLEAR 15 ARCELOR MITTAL BELGIUM 16 PROXIMUS GROUP SERVICES 17 SANOFI EUROPEAN TREASURY CENTER 18 AG REAL ESTATE DEVELOPMENT 19 AG REAL ESTATE 20 KBC CREDIT INVESTMENTS 21 HENEX 22 LE PEIGNE 23 VOLKSWAGEN GROUP SERVICES 24 SWISSCOM BELGIUM 25 UCB 26 ENGIE CC 27 SCHNEIDER ELECTRIC SERVICES INT. 28 SNCB 29 REDEVCO RETAIL BELGIUM 30 UMICORE 31 CARREFOUR FINANCE 32 ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP. 33 DANONE FINANCE INTERNATIONAL 34 ELIA SYSTEM OPERATOR 35 COMPAGNIE D'ENTREPRISES CFE 36 SOFINA 37 UNION FINANCIERE BOEL CP 1080 1120 1140 1040 1050 1000 1070 1080 1070 1000 1040 1210 1000 1030 1040 1000 1000 1080 1000 1050 1050 1030 1070 1000 1050 1000 1050 1130 1160 1000 1160 1040 1000 38 LOUIS DELHAIZE CIE FRANCO-BELGE D'ALIMENTATION 1000 39 TOYOTA MOTOR EUROPE 40 BELGIAN ANCHORAGE 41 SOCIETE DE PARTICIPATIONS INDUSTRIELLES 42 COURTINVEST 43 DRAKKAR GROUP 44 B.S.A. INTERNATIONAL 45 AXA HOLDINGS BELGIUM 46 FONDATION ROI BAUDOUIN 47 EDENRED BELGIUM 48 TOTAL FINANCE GLOBAL SERVICES 49 ENGIE ENERGY SERVICES INT. 50 HENKEL BELGIUM OPERATIONS 16 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 1140 1150 1000 1050 1040 1070 1170 1160 1040 1000 1080 Forme jur. SA SA SA SA SA NACE BEL 2008 Date de clôture dernière année disp. CA kEUR VA nette kEUR 64190 31/12/2015 970.807 482.403 20130 31/12/2015 126.008 371.516 70220 31/12/2015 1.119 64929 31/12/2015 -3.057 1030 SA de droit public 61200 31/12/2015 4.025.691 2.494.252 19200 31/12/2015 16.240.259 715.583 0 SCRI SPRL SCA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA 70100 31/12/2015 788.954 -1.200 847 47252 31/12/2015 1.183.178 330.335 47114 31/12/2015 4.761.147 784.044 46693 31/12/2015 379.613 64200 31/12/2015 70220 31/12/2015 0 994 22.876 -92 -3.457 1000 SA de droit public 53100 31/12/2015 2.168.737 1.653.418 82990 31/12/2015 492.807 284.243 24100 31/12/2015 3.756.940 909.151 70100 31/12/2015 64999 31/12/2015 41101 31/12/2015 68203 31/12/2015 64200 31/12/2015 46731 31/12/2015 46412 31/12/2015 70100 31/12/2015 64200 31/12/2015 82990 31/12/2015 2.248 1.804 645 25.357 0 0 85 47.829 0 0 SCRI SPRL SCS SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA 70100 31/12/2015 115.330 69109 31/12/2015 0 1070 SA de droit public 49100 31/12/2015 2.231.934 1000 5.025 0 1.838 410 -2.968 18.072 -1.087 -369 -1.198 46.029 -105 27.144 48.611 343.153 4.352 41102 29/02/2016 139.640 134.307 70100 31/12/2015 2.812.564 409.108 70220 30/12/2015 3.272 47540 31/12/2015 1.179.310 189.482 66199 31/12/2015 -376 35120 31/12/2015 780.411 170.229 41201 31/12/2015 203.188 64200 31/12/2015 64200 31/12/2015 64900 31/12/2015 1.495 0 9.424 SCRI SA SA SA SA SA SA SA SA SA 0 0 0 24.863 -5.467 -541 7.115 45111 31/03/2016 19.788.777 482.525 64200 31/12/2015 64200 31/12/2015 64200 31/12/2015 70220 31/12/2015 64200 31/12/2015 65122 31/12/2015 -45 -104 -24 9.154 85.795 0 1000 EUP, Fondation 72200 31/12/2015 82990 31/12/2015 70100 31/12/2015 64200 31/12/2015 20411 31/12/2015 531 40.821 0 6.671 34.150 1.135 36.452 -4.716 144.627 29.061 -831 4.512 -61 Bén./perte après impôts kEUR 2.180.616 1.773.582 1.359.098 634.880 540.960 494.120 419.613 365.958 364.017 309.675 303.517 288.246 287.731 273.916 249.431 225.136 213.573 205.641 203.873 196.152 195.208 182.777 178.213 172.849 171.641 169.547 165.304 164.607 162.003 135.456 135.299 134.779 127.435 125.410 124.014 114.880 106.918 106.228 105.121 104.556 103.812 101.087 100.592 97.597 95.855 94.956 93.115 91.653 89.923 88.593 © Thinskstock Croissance du chiffre d’affaires 2013-2015 : Top 50 Nom 1 UCB PHARMA 2 AXUS 3 DERBY 4 CIMENTERIES CBR 5 SERVAUTO BELGIUM 6 MERCEDES-BENZ FINANCIAL SERVICES BELUX 7 SOLVAY SPECIALTY POLYMERS BELGIUM 8 CFE BATIMENT BRABANT WALLONIE 9 IMTECH BELGIUM 10 SAGEVAS 11 SWECO BELGIUM 12 TESLA MOTORS BELGIUM 13 DC RESOURCES 14 BASIC-FIT BELGIUM 15 IPG CONTACT SOLUTIONS 16 SCARLET BELGIUM 17 EUROSTATION 18 SKYNET IMOTION ACTIVITIES 19 PROXIMEDIA 20 GALAXY PROPERTIES 21 CEGELEC INFRA TECHNICS 22 ODISEE 23 CASHBACK BELGIUM - PREMIER TAX FREE 24 BELLA VITA 25 ALIAXIS HOLDINGS 26 THE REZIDOR HOTEL GROUP 27 PRODUCTIONS ASSOCIEES 28 COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS BELGIUM 29 VALISANA 30 SPMT-ARISTA 31 EIT DIGITAL 32 TEX ALLIANCE 33 DELVAUX CREATEUR 34 LILLO ENERGY 35 SOPRA STERIA BENELUX 36 G4S AVIATION SECURITY 37 HERBALIFE INTERNATIONAL BELGIUM 38 FEDERATION ROYALE NOTARIAT BELGE 39 BESIX REAL ESTATE DEVELOPMENT 40 PHD MEDIA 41 STUDIOTECH 42 ARC EUROPE 43 VIOHALCO 44 FLABEL CORPORATION 45 EXPEDIENT 46 ASPAC INTL 47 FINPIPE 48 A.T. KEARNEY 49 EXQUISITE 50 HOME SEBRECHTS CP Forme jur. 1070 1140 1160 1170 1040 1200 1120 1170 1070 1040 1000 1050 SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA NACE BEL 2008 Date clôture dern. année disp. CA kEUR 2013 CA kEUR 2014 CA kEUR 2015 46460 31/12/2015 1.149.668 1.285.089 1.858.058 45113 31/12/2015 433.438 431.685 977.969 92000 31/12/2015 214.719 304.754 543.642 23510 31/12/2015 243.729 250.728 391.968 47300 31/12/2015 31.819 33.470 157.734 77110 31/12/2015 190.762 262.234 314.342 20160 31/12/2015 100.830 101.173 220.258 41201 31/12/2015 129.314 146.197 210.498 43222 31/12/2015 95.500 92000 31/12/2015 31.847 73200 31/12/2015 52.822 1000 SPRL 45113 31/12/2015 12.657 46739 31/12/2015 11.784 1090 SPRL 93130 31/12/2015 22.271 82200 31/12/2015 52.581 61200 31/12/2015 49.027 41201 31/12/2015 53.290 59114 31/12/2015 40.102 59113 31/12/2015 68203 31/12/2015 61200 31/12/2015 1000 1140 1070 1140 1070 1170 1130 1050 1000 1050 SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA 3.235 6.029 9.061 1000 ASBL 85422 31/12/2015 50.799 82990 31/12/2015 2.888 41101 31/12/2015 15.168 70220 31/12/2015 13.163 1130 SPRL 82990 31/12/2015 32.053 1060 ASBL 82110 31/12/2015 1020 7.359 SA 62020 31/12/2015 19.194 1210 ASBL 86103 31/12/2015 10.474 1000 ASBL 86210 31/12/2015 25.271 1050 AISBL 70210 31/12/2015 37.079 46412 31/12/2015 31.695 47722 31/12/2015 23.200 43299 31/12/2015 16.704 62020 31/12/2015 34.853 80100 31/12/2015 31.545 46450 31/12/2015 18.066 1020 1040 1000 1170 1020 1000 1200 1050 1130 1140 1000 1030 1050 SA SA SA SA SA SA 1000 ASBL 94120 31/12/2015 22.615 68311 31/12/2015 24.096 73110 31/12/2015 SA SA SA SA SA SA SA 1040 1000 1050 1080 GIE SA SA SA 5.707 47540 31/12/2015 10.852 52210 31/12/2015 64200 31/12/2015 6.589 2.299 1050 SPRL 46130 31/12/2015 25290 31/12/2015 70220 31/12/2015 30300 31/12/2015 25.928 52220 31/12/2015 15.180 9.414 3.054 7.842 52220 31/12/2015 16.353 87301 31/12/2015 6.917 57.861 88.086 41.749 49.664 52.644 58.492 56.933 55.947 56.599 3.372 Croissance 2013-2015, kEUR 129.434 160.221 89.853 23.524 32.614 74.024 23.484 18.064 35.205 31.451 4.359 31.496 31.213 47.081 58.217 42.976 24.889 16.512 36.129 44.716 26.495 28.520 30.219 3.771 16.301 7.806 4.403 38.814 16.331 10.873 2.869 8.369 17.620 14.363 109.343 68.827 58.992 67.401 89.109 80.977 83.909 68.469 31.552 33.642 35.129 76.279 27.986 40.001 37.386 56.178 31.425 42.555 32.583 47.257 58.926 52.927 44.383 36.182 54.055 49.108 35.099 39.432 39.139 20.657 25.797 21.510 15.993 39.483 28.627 21.301 14.757 19.498 27.867 17.833 708.390 544.531 328.922 148.239 125.915 123.580 119.428 81.184 64.721 58.006 56.522 56.170 47.208 45.130 36.527 31.950 30.619 28.367 28.317 27.613 26.068 25.480 25.098 24.833 24.222 24.125 24.067 23.361 22.109 21.986 21.847 21.232 21.182 19.478 19.202 17.564 17.032 16.817 15.043 14.951 14.945 14.921 13.694 13.555 13.446 11.887 11.703 11.656 11.514 10.916 17 © Reporters
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Sociétés de moins de 10 ans : Top 50* Nom 1 B LOGISTICS 2 BASIC-FIT BELGIUM 3 LUYBEN 4 ADNEOM BENELUX 5 BANIMMO 6 ALMINE RECH GALLERY 7 ORPEA BELGIUM 8 VP MEDIA SOLUTIONS 9 CI ASSURANCES 10 SEALEASE 11 ERGON CAPITAL ADVISORS 12 SEMETIS 13 COLLIBRA 14 ALPHA NETWORKS 15 CHAMBON 16 HARTWOOD 17 S3 SERVICES 18 TTR ENERGY 19 UNIBAIL-RODAMCO BELGIUM 20 BRILLEN24 21 ACOFISCO GROUP 22 TRAXXEO 23 DISTRIPLUS 24 BABILOU BELGIUM CP Forme jur. 1030 1090 1081 1060 1040 1050 1180 1160 1040 1000 1000 1030 1120 1050 1000 1030 1000 1180 1200 1180 1140 1040 1070 1140 25 BETTER AND BOLDER BETON CONCEPTS 1150 26 LUNCH GARDEN HOLDING 27 SGG BELGIUM 28 METAPHORE 29 SENINVEST 30 CONNEX GROUP 31 KOLOK 32 SPRIMO VITRO 1140 1050 1080 1000 1070 1050 1000 33 WHITEWOOD PROPERTY MANAGEMENT 1210 34 SEQUOIA PARTICIPATIONS 35 BRUSSELS BUSINESS HUBS 36 H & KS 1180 1000 37 ULYSSE BELGIQUE 38 LA MOTTE ROLLIN INVESTISSEMENTS 39 HFR INTERNATIONAL 40 LES DEUX YVES 41 BULL BAR 42 CAIRA EDITION 43 DECOSCENT 44 ADDACTIS GROUP 45 LINEABERTOMANI 46 2DISCOVER 47 CAPITAL BOOOSTER 48 NARCISSE HOLDING BELGIQUE 49 PATRONALE REAL ESTATE 50 LATIM 18 (* hors activités des sièges sociaux et activités des holdings) SA SPRL SA SA SA SA SA SPRL SA SA SA SPRL SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SPRL SA SA SA SA SPRL SA SPRL SA SPRL SA SA 1050 SCIV SPRL 1000 1050 1190 1200 1050 1200 1180 1060 1120 1060 1140 1000 1040 1180 SA SPRL SPRL SPRL SPRL SPRL SA SA SA SPRL SA SA SA SA NACE BEL 2008 Date création Clôture dern. Année CA kEUR VA nette kEUR 4920 03/02/2010 31/12/2015 330.372 35.849 9313 25/02/2009 31/12/2015 67.401 4638 24/06/2008 31/12/2015 59.451 6209 01/02/2008 31/12/2015 26.707 4110 16/03/2007 31/12/2015 20.470 4778 27/03/2006 31/12/2015 15.581 8299 09/02/2007 31/12/2015 12.835 7112 04/01/2006 31/12/2015 12.235 6622 02/12/2010 31/12/2015 9.815 7734 26/06/2006 31/12/2015 7.607 7022 21/04/2010 31/12/2015 5.925 6202 10/03/2009 31/12/2015 5.819 6201 19/06/2008 30/09/2015 5.256 6201 24/04/2008 31/12/2015 5.153 4110 07/07/2011 31/12/2015 3.815 7022 14/10/2010 31/12/2015 3.804 7022 16/05/2007 30/11/2015 3.653 3511 23/05/2008 31/12/2015 2.897 6810 27/07/2012 31/12/2015 2.115 4791 06/09/2010 31/12/2015 2.054 6920 25/05/2010 31/12/2015 1.654 6201 12/06/2008 31/12/2015 1.583 7022 12/06/2007 31/12/2015 1.304 8891 22/08/2013 31/12/2015 1.280 2361 14/03/2014 31/12/2015 1.228 7022 24/06/2009 31/12/2015 1.024 7022 16/05/2008 31/12/2015 6492 30/03/2011 31/12/2015 7022 06/11/2012 31/12/2015 7022 02/05/2006 31/12/2015 7022 26/11/2008 31/12/2015 7022 14/11/2014 31/12/2015 6832 05/02/2014 31/12/2015 4711 23/01/2007 31/12/2015 7021 03/07/2006 31/12/2015 28/04/2008 31/12/2015 39.996 3.224 13.304 -318 891 9.636 899 8.285 5.450 522 2.719 1.597 769 1.305 2.956 3.023 965 -145 306 796 958 200 950 55 6810 13/04/2006 31/12/2015 6810 08/12/2014 31/12/2015 7022 19/06/2014 31/12/2015 4724 21/12/2011 31/12/2015 8299 29/10/2008 31/12/2015 5811 11/04/2006 31/12/2015 4619 27/02/2015 31/12/2015 7022 26/08/2013 31/12/2015 10/12/2012 31/12/2015 4619 02/07/2012 31/12/2015 7022 06/07/2007 31/12/2015 6920 21/12/2010 31/12/2015 4110 26/04/2013 31/12/2015 7022 04/11/2011 31/12/2015 974 963 922 917 854 818 753 739 736 574 547 515 450 450 441 424 390 382 355 334 300 261 239 189 -1.020 579 738 -639 651 -49 -1.078 208 408 446 402 -34 73 355 24 159 157 54 -257 350 95 68 -32 139 119 Bén./Perte ap. impôts kEUR -20.564 -4.311 3.426 1.143 -33.724 300 31.216 176 268 -839 12 1.131 -368 -3.056 -590 504 291 3.011 -456 -43 -56 82 -14.970 -1.196 -25.090 -1.356 -98 663 -1.092 320 1.184 13.127 -99 -9 6 90 162 794 467 0 42 90 95 582 697 77 -1.273 -40 44 36 Personnel 525 366 5 179 23 13 47 7 65 2 4 20 16 43 n.d. 28 27 2 n.d. 7 20 7 n.d. 49 n.d. n.d. 5 n.d. 1 4 n.d. n.d. 5 8 4 n.d. n.d. n.d. n.d. 1 2 n.d. n.d. 1 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. © Thinskstock De gauche à droite : Benoît Carlier (Huxley Belgium), Corinne Dumont (Sequoia), Nicolas Debray et Gabriel Goldberg (Semetis) et Donald Draguez du Hault (Acofisco Group). Des champions que vous ne connaissiez pas TOP DES ENTREPRISES Bruxelles regorge d’entreprises performantes, trop souvent méconnues. Nous avons organisé une rencontre avec quatre jeunes sociétés bruxelloises (qui ont été créées ou ont changé de mains depuis moins de dix ans). Elles ont évoqué les raisons de leur succès ainsi que les défis qui les attendent. Guy Van den Noortgate C e sont quatre entreprises fort différentes qui ont répondu à l’invitation de BECI ; quatre entreprises qui, chacune, représentent un aspect de notre paysage économique : trois sociétés de services, Acofisco Group, Semetis et Huxley Belgium (une marque du groupe international S3), ainsi qu’une société B2C active dans la distribution bio, Sequoia. Toutes figurent dans notre « Top 50 » des entreprises bruxelloises de moins de 10 ans. Autant de success stories qui racontent leur réussite propre, mais qui révèlent aussi des similitudes. Anticiper les changements La table ronde est tout de suite entrée dans le vif du sujet en abordant les clés de la réussite. C’est Nicolas Debray, cofondateur de Semetis qui ouvre le bal : « Nous avons eu la chance d’évoluer dans un secteur en croissance qu’est l’internet. Une croissance soutenue par des acteurs tels que Google ou Facebook mais également par le développement des smartphones et des infrastructures avec la 3G puis la 4G. Nous bénéficions également à Bruxelles d’universités et de hautes écoles qui nous ont permis de recruter les bons profils et de les former. » Donald Draguez du Hault, Managing Partner d’Acofisco Group poursuit la réflexion : « C’est la capacité à rebondir sur notre marché qui explique notre progression. Ce n’est un secret pour personne, les métiers de comptable et de fiscaliste connaissent une véritable révolution avec la dématérialisation et de la digitalisation. Il faut l’accepter. Afin de nous différencier, nous avons décidé d’offrir davantage de services et d’accompagnement à nos clients. » Dans un marché en perpétuelle mutation, le recrutement n’échappe pas au changement, comme le confirme Benoît Carlier, Country Manager Huxley Belgium. Il explique que la filiale belge du groupe S3 « a opté pour un positionnement local et mis l’accent sur la spécialisation en étant davantage présent sur des réseaux d’experts, notamment en informatique, plutôt que de privilégier la masse. Je suis également persuadé que le monde du recrutement aura complètement changé dans dix ans. Déjà aujourd’hui, on constate que les gens ne postulent plus comme ils postulaient il y a cinq ans. » En ce qui concerne Sequoia, la situation est quelque peu différente des trois sociétés de services, qui sont confrontées peu ou prou au défi de la numérisation. Corinne Dumont, CEO, s’inscrit davantage dans une passion, une conviction et une vision qui la guide avec ses associés dans l’évolution de son entreprise. « Sequoia était précurseur à Uccle. Aujourd’hui, nous avons plein de concurrents et sommes donc obligés de nous réinventer constamment. Ce qui fait le succès, c’est la capacité de lever des fonds et de bien s’entourer avec des compétences complémentaires. Nous ne sommes pas dans une entreprise digitale mais une société à capital humain. » Soyez créatifs Au terme de ce premier tour de table, le terme qui revient est « entreprendre » auquel Donald Draguez du Hault ajoute « la créativité au sens large ». Pour changer, il faut être créatif, innovant et adaptable. Benoît Carlier abonde en indiquant que dans son métier, le recrutement, « il faut également se réinventer. Nous sommes en permanence dans la remise en question : ‘que peuton faire pour changer et améliorer les choses dans l’entreprise’. Nous avons la chance de bénéficier au sein du groupe d’une marge de manœuvre et de gens ouverts d’esprit. » Dans la foulée, les participants ont souligné que le recrutement est indissociable de la culture d’entreprise. « Il faut investir dans le capital humain, voir les compétences mais BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 19 © Reporters
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TOPIC également travailler sur l’intelligence collective », intervient M. Draguez du Hault. « Il faut accepter que les employés aient davantage de libertés et donc de responsabilités. » Un avis partagé par Corinne Dumont, qui a observé que les collaborateurs ont envie d’être plus autonomes et que Acofisco, qui se positionne à l’international avec PrimeGlobal, Bruxelles est avant tout une image de marque beaucoup plus forte que celle de la Belgique. « Quand on dit que l’on est installé en Belgique, on tombe rapidement dans un clivage linguistique ; en revanche, quand vous dites technologies qui peuvent, dans certains cas, pallier les difficultés à se mouvoir dans Bruxelles. Comme l’explique Benoît Carlier : « Dans le monde du recrutement, il nous arrive fréquemment de réaliser nos entretiens avec des candidats internationaux par vidéo-conférences, quand on ne peut pas les rencontrer au niveau local. Ce n’est pas la même chose qu’en face à face ; le côté humain reste le plus important. Mais c’est mieux qu’un appel téléphonique et, au final, tout le monde gagne du temps. » Pour Sequoia, l’implantation à Bruxelles est historique et correspond au profil de sa clientèle. « Bruxelles a un certain pouvoir socio-économique », intervient Corinne Dumont. « Nous nous adressons quand même dans le bio à des gens qui ont un certain pouvoir d’achat et/ou un l’on peut mettre en place l’intelligence collective dans une entreprise, « mais c’est un défi quotidien ». Au final, l’implication et l’adhésion de la personne aux valeurs et à la culture d’entreprise importent plus encore qu’un CV idéal pour la fonction recherchée. D’autant qu’avec l’évolution constante des métiers, il faut sans cesse que les collaborateurs se forment et s’adaptent. Si les entrepreneurs évoquent la question cruciale du recrutement, surtout pour des entreprises en croissance, elles sont beaucoup moins préoccupées par la question du financement. Il est vrai qu’à l’exception de Sequoia, ce sont des entreprises de services moins gourmandes en capital. Mais même pour Corinne Dumont, « l’argent n’est pas vraiment un problème, il est là ». Encore faut-il convaincre les investisseurs avec un bon projet. Bruxelles : un plus pour l’entreprise… Après une première implantation aux Pays-Bas, Huxley a choisi Bruxelles pour poursuivre son développement continental. Ce qui a motivé cette décision est le fait que Bruxelles et sa périphérie accueillent de nombreuses grandes entreprises. Pour 20 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 à vos interlocuteurs étrangers que vous venez de Bruxelles, ils situent tout de suite la capitale de l’Europe », pointe Donald Draguez du Hault. « C’est une carte de visite à l’international. » Gabriel Goldberg prolonge la réflexion en confirmant, pour sa part, que le choix de Bruxelles pour Semetis s’explique également par la présence de ses clients grands comptes. Mais tous nos intervenants se rejoignent sur la problématique de la mobilité, confirmant nos différentes enquêtes à ce sujet. La dernière en date (voir pp. 6-8) indique la mobilité comme première priorité assignée au gouvernement bruxellois, avec un score de 68 %. Tous déplorent le manque de communication, de cohérence et de vision des différentes autorités sur la mobilité. Mais dans le même temps, ils sont tous d’accord sur le fait qu’il faut changer de mentalité et s’adapter, notamment en utilisant les transports en commun quand c’est possible. De même, ils pointent l’utilisation des nouvelles certain niveau d’éducation. Je ne dis pas que c’est spécifique à Bruxelles mais il se fait aussi que mes associés et moi sommes Bruxellois et que c’est un marché que nous connaissons bien. Nous irions nous installer à Liège où nous ne connaissons personne, ce serait moins naturel. Pour des raisons de logistique, nos six points de vente sont concentrés à Bruxelles et dans sa périphérie. » Elle déplore également le manque de connaissance entrepreneuriale de nombre de politiques ainsi que tous les coûts induits (charges sociales, impôts, taxes, …) qui handicapent les entreprises. Dimension internationale Dans la foulée, la question de la dimension internationale a également été abordée. Notamment avec Semetis qui est présente sur le marché © Reporters © Reporters TOPIC belge mais également, de plus en plus, sur le marché français. « Nous sommes une entreprise de services et donc de proximité », répond Gabriel Goldberg. « Nous avons rejoint un groupe international et cette expansion, en ce qui nous concerne, a été opportuniste. Lorsque la question s’est posée d’aller à Amsterdam ou Paris, nous avons choisi cette dernière pour la proximité, la langue et les mentalités. Nous ne gagnerons jamais sur le volume, nous essayons de gagner sur la qualité et l’innovation. C’est de cette manière que nous nous positionnons au sein du groupe. Ainsi, nous sommes amenés à participer à des projets internationaux qui dépassent le cadre de la Belgique et de de la France. » Même son de cloche du côté de Huxley : « Nous sommes présents dans une trentaine de pays. Nous avons des clients qui recherchent des profils que nous n’avons pas nécessairement en Belgique et que l’on va dénicher à l’étranger. » Ainsi que chez Acofisco, « Le fait d’être à Bruxelles nous confère une dimension internationale. Par ailleurs, notre taille nous permet de répondre à des clients internationaux plus facilement qu’une fiduciaire qui ne compte que 3 ou 4 collaborateurs. Maintenant, nous sommes encore loin des PaysBas, où les fiduciaires comptent en moyenne 150 collaborateurs. » En ce qui concerne l’international, Sequoia, avec ses enseignes de proximité, est de prime abord moins concernée. « Quoique », tempère Corinne Dumont, « avec la digitalisation et l’e-commerce, il y a des opportunités puisque nous avons, via notre e-shop qui est encore embryonnaire, des clients français et luxembourgeois qui achètent. Donc, on peut imaginer développer ce canal. S’il y a une internationalisation, elle viendra du digital. Pour l’anecdote, nous avons eu des contacts avec des Chinois qui souhaitaient proposer nos produits via une plateforme web. Cela n’a pas abouti jusqu’à présent mais du coup, nous avons déposé notre marque en Chine. » Cette table ronde qui a commencé à Bruxelles et qui finit en Chine avec la plus « casanière » des championnes bruxelloises prouve à suffisance que nos entreprises ont toutes une dimension internationale qui ne demande qu’à être exploitée. D’autant qu’elles bénéficient, on ne le répétera jamais assez, de la « marque Bruxelles » qui est un véritable atout non seulement pour démarcher les clients mais également attirer les compétences indispensables à leur croissance. ● Les participants à la table ronde Acofisco Group – Donald Draguez du Hault, Managing Partner Acofisco Group est une fiduciaire comptable et fiscale créée en 2010 qui offre une gamme complète de services dans tous les domaines de la comptabilité, de la fiscalité, de la législation sociale et de l’organisation de sociétés. Outre Bruxelles, elle est également présente à Liège et Luxembourg. Elle compte une équipe de 30 personnes composée d’experts-comptables, conseillers fiscaux, comptables, fiscalistes et collaborateurs administratifs. Sequoia – Corinne Dumont, actionnaire-dirigeante Chaîne de supermarchés bio, Sequoia a trois magasins en Région bruxelloise (Uccle, Stockel et Watermael-Boitsfort) et deux dans le Brabant wallon (Waterloo et Wavre) et un dans le Hainaut (Enghien). Elle a été reprise en 2007 par Corinne Dumont et deux associés. En moins de dix ans, Sequoia a multiplié le nombre de ses points de vente par 3 passant de 2 à 6 magasins. Au total, Sequoia emploie aujourd’hui 80 personnes. Semetis – Nicolas Debray (Managing Director) et Gabriel Goldberg (Business Director) Fondée en 2009, Semetis est le leader belge en matière de « digital advertising » et « digital business intelligence ». Semetis a connu depuis sa création une forte progression. Elle emploie actuellement dans ses bureaux à Schaerbeek 33 personnes. En 2015, elle a rejoint la société américaine Omnicom Media Group chez qui elle va prochainement s’installer et où elle entend doper sa croissance. Huxley – Benoît Carlier, Country Manager Belgium Marque du groupe S3, Huxley est spécialisée dans le recrutement dans les métiers de l’informatique. Le groupe comprend d’autres marques dont deux sont également présentes en Belgique : Progressive (ingénierie, logistique et supply chain) et Real Pharma (biomédical et life sciences). Huxley est présent depuis 9 ans en Belgique, qui est le deuxième pays européen, après les Pays-Bas, où le groupe anglais s’est implanté. Aujourd’hui, il est également présent au Luxembourg, en France, en Allemagne, en Autriche et en Suisse. BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 21 © Reporters
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Effectifs du personnel : Top 50 Nom 1 HR RAIL 2 RANDSTAD BELGIUM 3 BPOST 4 PROXIMUS 5 DELHAIZE LE LION 6 MANPOWER (BELGIUM) 7 TEMPO-TEAM 8 FAMILIEHULP 9 CARREFOUR BELGIUM 10 STIB 11 ARCELOR MITTAL BELGIUM 12 DAOUST 13 KBC GROUP 14 ISS FACILITY SERVICES 15 ELECTRABEL 16 CLINIQUES UNIVERSITAIRES SAINT-LUC 17 SECURITAS 18 THUISHULP 19 G4S SECURE SOLUTIONS 20 FABRICOM 21 UMICORE 22 CHIREC 23 AUDI BRUSSELS 24 BRUSSELS AIRLINES 25 COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM 26 VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORGANISATIE 27 TOYOTA MOTOR EUROPE 28 FONDS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE-FNRS 29 IRIS CLEANING SERVICES 30 COFELY SERVICES 31 H & M HENNES & MAURITZ 32 RANDSTAD HOUSEHOLD SERVICES 33 EUROCLEAR 34 RANDSTAD GROUP BELGIUM 35 SMALS 36 FONDS VOOR WETENSCHAPPELIJK ONDERZOEK - VLAANDEREN 37 BRICO BELGIUM 38 IPG CONTACT SOLUTIONS 39 INTERNATIONAL BUSINESS MACHINES OF BELGIUM 40 DECATHLON BELGIUM 41 VIVAQUA 42 ARMONEA 43 ORANGE BELGIUM 45 D'IETEREN 46 MULTIPAR CP Forme jur. 1060 1082 1000 1030 1080 1200 1082 1210 1140 1000 1000 1050 1080 1000 1000 1200 1120 1000 1020 1000 1000 1180 1190 1050 1070 1030 1140 1000 1140 1000 1000 1082 1210 1082 1060 1000 1082 1000 1130 1130 1000 1080 1140 44 VLAAMSE MAATSCHAPPIJ VOOR WATERVOORZIENING 1030 1050 1070 1180 1070 1070 1000 47 CLINIQUES DE L'EUROPE 48 VEOLIA 49 SPIE BELGIUM 50 INNO 22 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 SA SA SA SA SCA SA SA ASBL SA SA SA SA SA SA SA ASBL SA ASBL SA SA SA ASBL SA SA SPRL SA SA EUP, Fondation SA SA SA SA SA SA ASBL EUP, Fondation SA SA SPRL SA SA SA NACE BEL 2008 Date clôture dern. année disp. CA kEUR 813.643 VA nette kEUR 4910 31/12/2015 2.058.470 2.034.835 7820 31/12/2015 703.186 5310 31/12/2015 2.168.737 1.653.418 6110 31/12/2015 4.025.691 2.494.252 4711 31/12/2015 4.761.147 7820 31/12/2015 7820 31/12/2015 8810 31/12/2015 241.834 306.102 50.579 4711 31/12/2015 3.961.427 4931 31/12/2015 271.886 2410 31/12/2015 3.756.940 7820 31/12/2015 6419 31/12/2015 8121 31/12/2015 158.239 970.807 212.585 512.950 249.169 39.478 162.965 736.525 443.471 830.062 784.044 240.827 260.554 337.256 566.157 568.694 909.151 150.079 482.403 193.348 3511 31/12/2015 10.574.701 914.550 8610 31/12/2015 8010 31/12/2015 8810 31/12/2015 8010 31/12/2015 2511 31/12/2015 2443 31/12/2015 2.812.564 6820 31/12/2015 2910 31/12/2015 1.615.123 5110 31/12/2015 1107 31/12/2015 1.183.178 6020 31/12/2015 432.353 0 379.121 232.846 128.481 158.739 254.558 409.108 190.875 274.979 271.611 330.335 201.274 4511 31/03/2016 19.788.777 482.525 7219 31/12/2015 8121 31/12/2015 85.808 4329 31/12/2015 4642 30/11/2015 7810 31/12/2015 6420 31/12/2015 7022 31/12/2015 6311 31/12/2015 7219 31/12/2015 4752 31/01/2016 8220 31/12/2015 4651 31/12/2015 4649 31/12/2015 Intercom. 3600 31/12/2015 8730 31/12/2015 SCRL SA SCRL ASBL SA SA SA 300.834 403.971 73.913 492.807 190.716 227.931 0 423.186 89.109 574.363 356.344 292.416 112.337 6120 31/12/2015 1.161.959 3600 31/12/2015 565.926 4511 31/12/2015 2.783.482 4773 31/12/2015 8610 31/12/2015 4329 31/12/2015 2630 31/12/2015 4719 31/01/2016 401.607 224.465 145.800 205.612 143.130 168.243 70.584 142.829 101.683 64.405 284.243 143.510 155.030 96.056 106.251 53.770 222.932 91.071 196.728 84.414 424.593 212.537 203.105 108.098 97.360 78.919 83.495 31.374 Bénéfice/ Perte après impôts kEUR 1.056 11.636 287.731 634.880 364.017 711 -2.929 3.144 75.669 26.643 249.431 4.648 2.180.616 9.002 -1.360.830 16.744 4.508 6.749 8.364 32 135.456 27.764 32.694 41.300 365.958 4.872 105.121 -6.370 1.740 22.583 7.971 2.373 273.916 16.206 n.d. -6.988 -8.418 -824 -2.464 12.150 11.327 6 82.082 28.604 44.191 4.759 6.487 15.238 6.642 6.799 Personnel 33.272 27.186 23.882 13.054 13.008 12.649 10.455 9.012 8.458 7.848 6.579 5.511 5.092 5.015 4.872 4.552 4.417 3.823 3.389 3.298 2.745 2.694 2.437 2.427 2.276 2.227 2.077 2.019 1.922 1.920 1.835 1.804 1.757 1.722 1.671 1.622 1.615 1.609 1.602 1.590 1.513 1.500 1.440 1.431 1.404 1.388 1.350 1.264 1.249 1.143 © Thinskstock TOPIC Daoust élue Entreprise de l’Année 2016 TOP DES ENTREPRISES La société bruxelloise Daoust, active dans le domaine des ressources humaines, a été élue en octobre dernier Entreprise de l’Année – distinction généralement considérée comme la plus prestigieuse pour une entreprise belge. O rganisé par Ernst & Young (EY), en collaboration avec le journal L’Echo et BNP Parbias Fortis, le concours de l’Entreprise de l’Année récompense les entreprises de Belgique francophone qui se distinguent par leur approche innovatrice, leur internationalisation, leur esprit entrepreneurial, leur vision stratégique, leur situation financière et leur ténacité en toutes circonstances. balGem (Ghislenghien), Procoplast (Eupen) et Ronveaux (Ciney). Elle succède au palmares à des lauréats tels que Pairi Daiza, Noukie’s, Exki, Stûv, IBA, EVS… « Actif dans un secteur très concurrentiel dominé par de grands acteurs internationaux, Daoust a réussi, génération après génération, à grandir et à prospérer en accordant une attention particulière à son personnel, à ses intérimaires, et au travers d’une grande proximité avec ses clients ! Daoust est une entreprise belge efficace, en croissance, à visage humain et qui respecte ses valeurs. Voilà l’histoire qui a séduit le jury et l’a conduit à choisir Daoust », a commenté Laurent Levaux, président du jury f.f. Real Impact Analytics, Entreprise prometteuse Par ailleurs, c’est une autre société bruxelloise, Real Impact Analytics, qui a remporté le titre d’Entreprise prometteuse de l’année 2016 – un prix récompensant une jeune entreprise à fort potentiel de croissance. Elle a devancé Citius Engineering, eRowz et The Biotech Quality Group. L’équipe Daoust, Entreprise de l’Année 2016. Lauréate 2016, Daoust est active dans les principaux domaines des ressources humaines (intérim, recrutement, gestion de carrière, titres-services). Avec 37 Job Centers implantés à travers toute la Belgique, l’entreprise occupe 5.500 personnes. Elle a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 158 millions d’euros – résultat d’une croissance à deux chiffres ces dernières années, qui lui a permis de doubler de taille en l’espace de cinq ans. Elle prévoit de franchir le cap des 200 millions d’euros dès 2017. Société bruxelloise restée familiale, Daoust a été fondée en 1954 par Albert Daoust. Après avoir dirigé l’entreprise pendant plus de 30 ans, Jean-Claude Daoust a transmis la direction de celle-ci à son fils Giles début 2015. Vision d’avenir, valeurs et continuité sont les mots d’ordre de cette transmission réussie, qui s’articule autour des plans « We Love Solutions », axé sur l’innovation, la qualité et la flexibilité, et « Welcome to the Family », centré sur les valeurs familiales, humaines et sociétales. Daoust détient par ailleurs depuis 2013 le label Diversité, mis en place par la Région bruxelloise. Déjà finaliste de l’Entreprise de l’Année en 2011, Daoust était cette fois nominée aux côtés de Pranarôm-Her« Un choix difficile pour le jury 2016, confronté à quatre entreprises de qualité, actives dans des secteurs différents et aux business models très variés. Le vote du jury s’est finalement arrêté sur Real Impact Analytics, impressionné par la portée de ses algorithmes innovants et par un pari – certes audacieux mais bien jouable – sur la conquête d’un marché mondial important. La prestation du porteur du projet, sa stratégie et son ambition ont convaincu les membres du jury qu’ils étaient bien face à une possible future Entreprise de l’Année », a déclaré le baron Pierre Rion, président du jury. Créée en 2009, Real Impact Analytics fournit des services de business intelligence. Elle développe une suite d’applications qui intègrent des données télécoms ou des méga données afin de permettre à ses clients de les utiliser dans leur travail quotidien. Cinq des dix plus grands opérateurs dans le monde sont déjà convaincus de la valeur ajoutée de Real Impact Analytics. L’entreprise est surtout active dans les pays en développement, au départ de son siège principal à Bruxelles et de ses implantations à Neudorf (Luxembourg), Le Cap (Afrique du Sud), Kuala Lumpur (Malaisie) et Sao Paulo (Brésil). Real Impact Analytics compte désormais plus de 120 collaborateurs répartis sur 4 continents et a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de plus de 6 millions d’euros. ● BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 23 © Frédéric Blaise
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Secteur information et communication : Top 50 Nom 2 IP BELGIUM CP 3 GROUPM BELGIUM 4 SPACE 5 DENTSU AEGIS NETWORK BELGIUM 6 HAVAS MEDIA BELGIUM 7 OMNICOM MEDIA GROUP 8 CARAT BELGIUM 9 SWECO BELGIUM 10 ROSSEL ET CIE 11 OMD 12 REGIE MEDIA BELGE 13 RTL BELGIUM 14 MINDSHARE 15 KINEPOLIS GROUP 16 SKYNET IMOTION ACTIVITIES 17 VIDEOHOUSE 18 IPM GROUP 1030 1160 1160 1160 1000 1170 1160 1000 1000 1170 1040 1030 1160 1020 1140 1040 1040 22 MEDIACOM BELGIUM 23 VLAAMS ENERGIEBEDRIJF 24 VIZEUM BELGIUM 25 IP BELGIAN SERVICES COMPANY 26 BETV 27 CLEAR CHANNEL BELGIUM 28 UMEDIA PRODUCTION 29 THE BOSTON CONSULTING GROUP 30 THE NIELSEN COMPANY (BELGIUM) 31 JCDECAUX STREET FURNITURE BELGIUM 32 DARGAUD - LOMBARD 33 MAXUS BELGIUM 34 IMMOWEB 37 PROXIMEDIA 38 EDITIONS CASTERMAN 39 TBWA 40 ALTAVIA BELGIUM 41 FUEL SERVICE 42 SONY PICTURES RELEASING 43 RECYTYRE 44 BUSINESS & DECISION BENELUX 45 TNS OPINION 46 PHD MEDIA 47 UMEDIA PRODUCTION SERVICES 48 KINETIC BELGIUM 49 COBELFRA 50 BURSON-MARSTELLER 24 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 1000 1050 1160 1000 1160 1170 1030 1050 1050 1000 1200 1000 1060 1160 1190 1180 1070 1000 1050 1050 1150 1000 1140 1200 1160 1050 1050 1160 1030 1000 Forme jur. SA SA SA SA SA NACE BEL 2008 Clôture dern. année 1 VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORG. 1030 SA de droit public 60200 31/12/2015 73110 31/12/2015 SPRL SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA 19 ASSOC. DES CONSOMMATEURS TEST ACHATS 1060 20 MEDIAFIN 21 EIT DIGITAL SCRL SA AISBL SA SA SA SPRL SA 35 PERFORMANCE TOUSSAINT OUTDOOR CENTER 1081 36 MOSTRA SPRL SPRL SPRL SPRL SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA SA ASBL SA SA SA SPRL SA SA SPRL 73120 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73200 31/12/2015 58130 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 60200 31/12/2015 73110 31/12/2015 59140 31/12/2015 59114 31/12/2015 59113 31/12/2015 58140 31/12/2015 58140 31/12/2015 58130 31/12/2015 70210 31/12/2015 73110 31/12/2015 73200 31/12/2015 73110 31/12/2015 73200 31/12/2015 60200 31/12/2015 73110 31/12/2015 59111 31/12/2015 73200 31/12/2015 73200 31/12/2015 73110 31/12/2015 58110 31/12/2015 73200 31/12/2015 73120 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 59113 31/12/2015 58110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73200 31/12/2015 59130 31/03/2016 73200 31/12/2015 73200 31/12/2015 73200 31/12/2015 73110 31/12/2015 59113 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 70210 31/12/2015 CA kEUR 432.353 197.275 173.747 162.560 143.922 131.455 128.288 121.234 109.343 104.183 101.930 101.142 84.307 83.678 80.402 68.469 65.558 65.404 64.702 59.220 58.926 54.429 54.264 51.836 51.014 50.383 50.194 50.023 48.051 45.025 38.378 37.171 35.914 33.472 33.396 32.720 31.552 28.987 28.025 25.992 25.107 23.405 22.031 21.021 20.996 20.657 20.278 19.772 19.700 19.438 VA nette kEUR 201.274 27.288 2.707 5.844 7.574 6.728 3.635 1.290 54.389 35.741 768 11.056 53.931 3.682 63.060 32.425 32.806 11.567 27.906 33.958 1.243 2.019 1.096 950 26.900 21.625 26.764 5.242 20.487 23.449 29.154 9.109 946 27.807 591 11.728 30.656 3.938 7.089 2.201 1.546 2.963 3.067 12.389 3.535 -275 3.746 325 12.817 7.883 Bén./Perte ap. impôts kEUR 4.872 11.419 276 2 1.452 1.250 74 189 1.476 7.907 -144 354 7.376 386 21.913 3.335 3.814 -282 -1.403 4.196 20 682 -1.751 228 1.343 85 2.496 1.049 4.104 1.496 69.244 1.188 198 14.615 229 1.208 9.940 -457 58 27 -38 889 1.285 500 842 -427 179 220 7.200 1.214 Personnel 2.227 108 26 71 90 66 53 12 606 263 10 97 422 40 106 34 316 154 286 224 9 12 16 7 79 218 173 4 107 188 185 40 11 67 8 148 294 34 92 34 18 11 12 148 23 2 31 4 28 51 © Thinskstock UN CENTRE D’AFFAIRES PAS COMME LES AUTRES, AU COEUR D’UN ÉCRIN DE VERDURE Connaissez vous le Manoir des Offi ces ? 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« Les agences bruxelloises ont intérêt à se spécialiser dans des niches » TOP DES ENTREPRISES Anne Bataille, un regard avisé sur le secteur pub et communication Après 44 ans de métier, Anne Bataille a quitté il y a quatre mois la direction de l’agence de communication et de publicité Dentsu Aegis Network Belgium pour profiter d’une retraite active. Elle fait le point avec nous sur les défis et opportunités du secteur de la communication à Bruxelles. Sans publicité mensongère. Olivier Fabes L’ industrie de la communication au sens large – de la presse aux agences de marketing et publicité, en passant par les bureaux de relations publiques et lobbying – représenterait 8.000 entreprises en Région bruxelloise et quelque 15.000 emplois. La capitale de l’Europe attire forcément des « communicants » en tous genres. Entrepreneure dans la communication depuis presqu’un demi-siècle, Anne Bataille en connaît surtout les versants marketing et publicité (lire ci-contre), ayant vécu, outre la numérisation toujours à l’œuvre, une véritable concentration du secteur. En gros, six grands groupes de communication internationaux (Publicis, Ogilvy, Dentsu, BBDO, etc.), et leurs multiples filiales, se partagent le marché belge. De plus petits acteurs indépendants font de la résistance sur des niches de marché ou pour une clientèle plus locale. « Bruxelles se situe juste en-dessous d’Amsterdam », situe Anne Bataille pour tenter de classer l’importance de Bruxelles comme « capitale de communication » ; étant bien entendu que Londres, Paris ou Francfort jouent dans une autre catégorie. « Nos voisins du nord ont toujours eu cette créativité conquérante dans leurs gènes. » Bruxelles conserve des atouts – nous y reviendrons – mais Anne Bataille concède que, depuis dix ans, les agences qui y sont établies doivent de plus en plus entrer en résistance pour ne pas subir le « diktat » de stratégies décidées dans des tours à New York, Londres ou Paris, « et qui ne sont bien souvent pas en adéquation avec les cultures et sensibilités des consommateurs belges. Surtout avec 26 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 l’avènement d’un ‘digital’ qui par essence ne connaît pas les frontières, les quartiers généraux du marketing et de la pub sont tentées de gérer des campagnes de façon centralisée, au détriment de la créativité locale. J’ai encore connu une époque où on créait des films publicitaires en Belgique... » Besoin de médias locaux forts Anne Bataille invite les agences « belges » à se battre contre l’uniformisation internationale, à défendre les spécificités locales en s’appuyant sur un certain nombre d’arguments. « Même si la presse ne se porte pas très bien, nous avons encore et toujours des médias locaux. On ne peut bien les ‘pratiquer’ qu’en étant présent localement, en connaissant leurs spécificités. Le secteur belge, essentiellement bruxellois, du marketing et de la pub dépend en grande partie de la santé de ces médias. Au niveau audiovisuel, il est d’ailleurs étonnant de voir comme les médias flamands sont restés tout à fait imperméables à la concurrence néerlandaise, alors que côté francophone, nous sommes envahis par les médias français. » Tout ce secteur d’activités lié aux médias – nationaux ou régionaux – est mis à rude épreuve par la numérisation – « tous les jeunes qui arrivent à présent sur le marché du travail sont nés avec l’information gratuite en ligne», mais ne risque pas de disparaître. « S’il n’y avait que les médias globaux, Facebook et compagnie, nous n’aurions plus aucune raison d’exister. Je suis la première à dire aux médias belges, dont l’ancrage est local, d’être forts, d’avoir des bons produits et un tarif respectable », déclarait Anne Bataille en mars dernier dans le magazine Media Marketing. ©Media Marketing/S.Papandropoulos CV express Dans les années 90, cette femme de caractère a bousculé l’establishment publicitaire en créant et développant avec Philippe Lhomme et Daniel Weekers (Deficom) l’agence Crystal, qui prônait davantage de transparence tarifaire. Elle est également à l’origine du réseau d’agences médias Space, qui deviendra la première agence média du pays. Trois ans après la création de Crystal, Anne Bataille cédera aux sirènes d’actionnaires britanniques et intégrera un groupe qui grandira pour former Dentsu Aegis Network. La filiale belge passera de 2 collaborateurs à plus de 200 personnes en quelques années. Chose rare : Anne Bataille restera 22 ans CEO de l’entreprise qu’elle a vendue. Depuis ce printemps, elle profite d’une retraite active, étant impliquée dans diverses associations (Pink Ribbon notamment) ou conseils d’administration. Elle a participé bénévolement à la mise sur pied de la campagne Sprout to Be Brussels, pour pour redorer l’image de Bruxelles. « Les agences bruxelloises ont par ailleurs intérêt à se spécialiser dans des niches », conseille Anne Bataille. La Belgique est en l’occurrence un terreau fertile au niveau mondial pour le « field marketing » ou marketing de terrain, caractérisé par des animations sur les points de vente. Les magasins éphémères (pop-up stores) ont également une belle carte à jouer dans notre pays laboratoire, à la croisée des cultures. « La taille réduite de la Belgique et la densité de la population font qu’on peut y réaliser des expériences uniques, avec un marketing de terrain très personnalisé. Le succès planétaire de Tomorrowland en est l’expression parmi les festivals. » L’efficacité belge Ayant adossé sa propre entreprise à un groupe mondial (Dentsu Aegis Network), Anne Bataille a eu l’opportunité de comparer les pratiques des métiers de la communication à travers de nombreux pays. Et la Belgique est souvent trop modeste eu égard à son degré d’efficacité et de professionnalisme : « Peut-être est-ce dû aux coûts salariaux élevés dans notre pays ? En tous cas, nous avons appris à optimiser nos ressources, à fonctionner de façon très organisée et structurée. Le Belge est non seulement très souple et capable de s’adapter à toutes les situations. Il est aussi pragmatique. » Des atouts de « petit pays » - ni Allemand, ni Français ni Anglais – qu’il faut absolument cultiver dans un monde globalisé. « Corollaire du point précédent, on l’ignore généralement mais nos professionnels de la communication sont souvent à la pointe sur le plan informatique. » Une avance relative qui pourrait constituer un atout dans un monde de la communication de plus en plus digital, où les « big data » jouent un rôle croissant pour les médias comme les agences de pub. ● Entrez en relation avec 400.000 entreprises de 140 pays. Vous pouvez mobiliser les partenaires et ressources du réseau pour créer ou développer votre entreprise. Accédez à la 1ère communauté d’affaires francophone pour acheter, vendre et trouver des partenaires. WWW.AA-BUSINESS.NET Info : 0032 4 83 226 446 © Media Marketing/S.Papandropoulos
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FOCUS Les starters, nouveaux super-héros ? ENTERPRISE LIFECYCLE Lancer une start-up semble ne jamais avoir été aussi facile. Les incubateurs et structures d’accompagnement se multiplient. L’émergence de nouvelles formes d’économie pousse de plus en plus d’entrepreneurs à lancer leur concept. Mais qu’est-ce qui fait la différence entre les start-up qui réussissent et les autres ? Julien Ide 26 juillet 2016. Take Eat Easy est placée en redressement judiciaire. L’annonce fait l’effet d’une bombe, car la start-up semblait bien partie pour crever les plafonds : 16 millions d’euros levés en 2015, active dans 20 villes européennes, 160 employés… D’après une étude du bureau Graydon, 30 % des entreprises belges ne survivent pas à leurs 5 premières années d’existence. Ceci nous invite à nous intéresser aux qualités nécessaires à l’entrepreneur et aux erreurs qu’il ne doit pas commettre. Le bon sens, toujours La remise en question et l’autocritique semblent incontournables pour les starters. C’est ce qu’explique Fabienne Malaise, responsable du Start’Hub BECI. « Il faut absolument accepter de revoir son projet, surtout au début. L’idée n’est jamais réalisée comme elle avait été imaginée ; le projet doit être expérimenté, testé et validé. Le starter qui réussit est celui qui confronte son projet à la réalité, auprès du public, de professionnels et même de proches. » Marie Laurent et Yasmine Al-Zuhbi ont fondé Yumm’eat. Selon elles, l’humilité est une clé du succès : « Il ne faut pas vouloir avancer plus vite que la musique. Les choses doivent se faire par étapes. Il est également important d’accepter les critiques, même si elles ne font pas plaisir. Et ne jamais baisser les bras ! » Elles insistent sur l’importance de la communication : « Une petite start-up a en général un budget de communication très maigre. Mais ceci n’empêche pas de développer sa présence sur les réseaux sociaux. Il est important de mettre en place un plan de communication-marketing et de maintenir des actions sur une base régulière, aussi petites soient-elles. » Selon Ludovic Elens, artisan lunetier, la ténacité est primordiale. « Lorsque j’ai parlé d’ouvrir ma boutique près du Sablon, beaucoup me l’ont déconseillé. J’ai dû tenir bon et j’y suis arrivé. Il faut croire dur comme fer à son projet. Ma femme a été d’un grand soutien à cet égard ; elle a d’ailleurs quitté son emploi pour s’investir à temps plein avec moi. » Il souligne aussi quelques erreurs à éviter. « J’ai appris à ne jamais répondre trop vite à une demande inattendue d’un client. Il faut éviter de mettre le business en danger. C’est pareil avec les fournisseurs. J’ai failli signer un contrat avec une agence qui me proposait de prendre en charge toute la partie administrative et financière de la boutique. Je me suis rendu compte à 28 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 Ludovic Elens. temps que cela n’avait pas une grande valeur ajoutée ; j’ai évité de signer un contrat qui m’aurait coûté cher pour pas grand-chose. » Sinouhé Monteiro dirige Ewala depuis un an. Selon lui, la connaissance du secteur est primordiale. « Beaucoup de personnes négligent les connaissances de base du domaine où ils se lancent. C’est une erreur. Le fait d’être réellement passionné par son projet peut justement beaucoup aider à maîtriser les subtilités du secteur. Sans cette connaissance, même un diplôme de Harvard ne servirait à rien. » Le relationnel, partout D’après Fabienne Malaise, le réseau est primordial : « Sans réseau, on ne peut pas survivre. Je ne fais pas référence uniquement aux connaissances personnelles ou au networking. Le réseau englobe toutes les rencontres qui peuvent être bénéfiques pour une start-up. Beaucoup Marie Laurent (à gauche) et Yasmine Al-Zuhbi. © R.A © R.A FOCUS Portraits de start-up Ewala : Sinouhé Monteiro a 27 ans. De père angolais-portugais et de mère belgo-burundaise, il a vécu au Guatemala, en Floride et à New York. Avec Stéphane Ugeux, 27 ans, ils ont fondé Ewala en 2016. Cette plateforme permet d’envoyer des crédits d’appel à l’étranger. Le principe met à profit le mobile money, une technologie de payement par téléphone portable très utilisée dans les pays émergents. Ewala a remporté le premier prix du Microsoft Boostcamp #9. Lunetier Ludovic : Ludovic Elens est un artisan lunetier de 30 ans. En octobre 2015, il a ouvert un magasin d’optique à deux pas du Sablon. Sa particularité ? Les montures sont fabriquées entièrement sur mesure et fabriquées artisanalement sur place. Les matières proposées sont de l’acétate de cellulose, de la corne de buffle ou du bois. Le lunetier Ludovic a remporté le coup de cœur du jury à l’occasion de la « Vitrine de l’Artisan 2016 ». Raypath International : Christophe De Nardis a 29 ans. Avec Oksana Bobik, il a créé une filiale belge d’une entreprise polonaise. Celle-ci a développé des éponges permettant un nettoyage sans produit détergent. Grâce à leurs microfibres à mémoire, elles ont la capacité de récolter aisément tout type de saleté. Plusieurs surfaces peuvent être nettoyées successivement sans risque de dépôt. Raypath a été nominé à l’Environment & Energy Awards 2016. Yumm’eat : Yasmine Al-Zuhbi et Marie Laurent, 30 et 27 ans, ont fondé Yumm’eat en juin 2016. L’entreprise prépare des burgers et tapas végétariens et végétaliens à base de légumineuses (pois chiches et fèves), sans lactose, ni gluten, ni additifs. Le processus de production a pour but de conserver les aliments : le produit n’est pas cuit mais congelé à basse température. Yumm’eat a décroché en 2016 la 2e place du Delinnov’ Challenge de Delitraiteur. d’entrepreneurs pensent qu’ils peuvent tout faire tout seuls ; c’est une grande erreur. Des starters se retrouvent au Centre pour Entreprises en difficulté en ayant investi, avant même d’avoir développé une communauté. Il ne faut pas non plus croire qu’on peut se passer des services de professionnels comme un avocat, un comptable ou une agence de communication. D’un autre côté, il est très intéressant au début d’une activité d’envisager des partenariats avec des concurrents. Ceci permet de grandir plus rapidement. » Christophe De Nardis dirige Raypath international. Il insiste sur l’intérêt des échanges constructifs : « Il faut s’associer avec quelqu’un qui offre une complémentarité. Cette personne est difficile à trouver, mais c’est presqu’incontournable. L’association favorise également l’entraide, l’émulation et la stimulation. » Il évoque une rencontre déterminante : « À 20 ans, j’ai assisté à une conférence organisée par l’Ichec. Un orateur a expliqué qu’il avait lancé son business pendant ses études. C’est à ce moment Sinouhé Monteiro (à gauche) et Stéphane Ugeux que je me suis dit : toi aussi tu peux y arriver. » Sinouhé Monteiro souligne lui aussi l’importance du réseau. « Nous n’aurions pas pu réussir tous seuls. Les échanges permettent de se rendre compte de ses faiblesses, ou d’identifier des solutions. Il faut accepter la critique et mettre son égo de côté. » Il évoque également la passion comme moteur. « Avec une idée qui nous passionne, on peut vraiment développer un esprit d’entreprise. On ne doit même plus réfléchir ; on fonce et on donne tout 7 jours sur 7 pour atteindre ses objectifs. » Le nouveau management Frederik Leloup est Business Development Manager pour BECI et fondateur de Spirit of Change, une structure d’accompagnement des entrepreneurs. Il prône avant tout une certaine souplesse d’esprit. « Les starteurs sont aujourd’hui présentés comme les nouveaux héros de l’économie. Il faut se méfier de cette vision romantique car on développe des bêtes de concours sans pour autant dégager une valeur profonde pour la société. Beaucoup de start-up ne décollent pas car elles cherchent à contrôler ce qu’elles font. Elles doivent au contraire s’ouvrir vers l’extérieur et se connecter à leur écosystème. Une start-up ne réussira que si elle parvient à entrer dans ce flux. Il ne faut pas se focaliser uniquement sur les business plans ; il faut surtout développer une ouverture et une agilité qui permettent de s’adapter et d’improviser en temps réel. » Celui qui se définit comme un entrepreneur en développement humain souligne l’importance de la diversité intergénérationnelle. « Il y a aujourd’hui beaucoup de seniors qui ont claqué la porte d’un modèle auquel ils ne croient plus. Ils sont prêts à se mettre au service de projets qui ont du sens pour eux-mêmes et pour la société. Ils disposent d’expérience, d’un réseau et parfois de moyens d’investissements. » Selon lui, la forme du management est également déterminante. « On ne peut plus envisager un business avec une gestion pyramidale, basée sur la croyance que l’homme va voler le papier toilette de l’entreprise. Si on lui fait confiance, il nous montrera qu’il possède des émotions, une sensibilité et une intelligence porteuses d’une énergie immense et créatrice. » Détermination, patience, passion, humilité, curiosité, ouverture... Voilà des qualités indispensables pour développer des activités résilientes et construire l’économie du futur. ● BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 29 © R.A
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ENTERPRISE LIFECYCLE Penser son business model : entre théorie et pratique Le business model garde aujourd’hui son rôle d’architecture de base d’une affaire, d’une entreprise. La manière de le concevoir et de le penser, par contre, a très nettement évolué ces dernières années. Un moyen aussi, de s’adapter à l’évolution des technologies, des structures de marchés et des cultures. P armi les théories les plus en vogue pour le moment, on pointera le modèle « lean », particulièrement plébiscité par le monde des startups depuis sa théorisation en 2008 par Eric Ries – un entrepreneur de la Silicon Valley. Principe cardinal : limiter au maximum le gaspillage d’énergie, de temps ou de ressources, en passant notamment par des confrontations les plus fréquentes possibles avec le marché visé. Il s’agit de définir des hypothèses de développement et de les éprouver le plus vite possible, tandis qu’un véritable « business model canvas », sorte de tableau de questions auxquelles répondre en collant des post-it, fait fureur dans le petit monde des startups. Un concept qui, par contre, et de l’aveu même des pilotes de startups un peu plus expérimentés, peut rapidement montrer ses limites et serait surtout utile dans la phase de création et de développement d’un produit ou d’un service. Il n’empêche, la source initiale du concept lean remonte à la définition d’un processus… industriel, développé par le constructeur automobile japonais Toyota. À noter par contre que la théorie de l’entrepreneuriat lean 30 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 insiste énormément sur la notion de pivot, que l’on retrouve dans beaucoup d’autres réflexions sur les business models. Il faut donc être capable de pivoter, de réorienter sa pratique et le fonctionnement de son entreprise en fonction des évolutions technologique ou du marché. Il y a aussi la logique du « fail fast », très complémentaire, et qui consiste à être capable de très rapidement renoncer à un projet lorsqu’il semble compromis. Pivot, lean et fail fast sont généralement cités par les jeunes entrepreneurs quelque peu aguerris comme les seules logiques tirées des modèles théoriques qu’ils ont très fréquemment appliqué, comme un réflexe. Des outils qui viennent en renfort et qui appuient la ou les idées initiales – encore faut-il les avoir. Cultiver l’innovation comme ressource Le champ de la créativité et de l’innovation est lui particulièrement étudié par le Belge Luc De Brabandere, ponte du Boston Consulting Group, mathématicien et philosophe, entre autres. Sa spécialité : le coaching d’entrepreneurs et de dirigeants d’entreprise. L’homme insiste énormément sur l’importance de stimuler la créativité, l’art de penser les YAB situations et modèles économiques différemment. Exemple typique, que De Brabandere cite fréquemment : celui d’une chaîne de cafés, type Starbucks. Le modèle classique de développement poussera la direction à se concentrer sur le café, comme élément fondamental du business, et l’incitera probablement à chercher de nouveaux relais sur ce même segment « core » du café. Là où un esprit créatif pourrait prendre une distance avec le modèle, l’objet, et considérer par exemple qu’une chaîne de cafétérias peut être vue comme une chaîne d’espaces de bureau, de travail. Un peu de start-up dans votre entreprise « Le problème majeur de beaucoup d’entreprises, c’est qu’elles emploient la plus grande partie de leurs ressources à optimiser leur fonctionnement, pas à innover, à faire preuve de créativité », explique Philippe Lemmens, coach de l’accélérateur de startups Nest’Up et cofondateur du Lean Studio, une équipe d’experts qui conseillent les grandes entreprises en matière d’innovation. Ce sont eux, notamment, qui ont conseillé la Sabca lors de la création de leur premier avion commercial. « Et nous avons appliqué les outils de la méthodologie FOCUS ‘lean’, en leur imposant de remplir les cases d’un business model canvas : cela oblige à formuler des hypothèses sur le marché, les besoins du consommateur, les contraintes techniques, etc. » Des hypothèses qui doivent ensuite être validées rapidement en commençant par les plus critiques. « Et dans le cas de la Sabca, les ingénieurs voulaient commencer par créer un prototype pour vérifier la résistance de tels ou tels matériaux, ce à quoi nous avons répondu qu’il valait peut-être mieux vérifier que des clients seraient susceptibles d’acheter un tel avion avant d’engager de grosses dépenses de conception », sourit Philippe Lemmens. « Même avec des grands comptes, on peut utiliser des outils de base de la méthode ‘lean’, comme le ‘smoke test’, où l’on crée une page web présentant une solution et demandant au visiteur s’il pourrait être intéressé de l’essayer, alors même que la solution n’existe pas encore… Cela permet de sonder le marché et d’éviter de mettre de lourds processus en marche, parfois inutilement. » Un véritable engagement Pas question, par contre, de prendre la démarche à la légère : « Cela doit faire partie de la stratégie de l’entreprise, il ne s’agit pas d’un quick fix. » Et pour cause, les consultants créent généralement des équipes de 3 ou 4 salariés de l’entreprise (ceux qui sont au contact du terrain et des clients), qui doivent être libérés en moyenne deux jours par semaine pendant plusieurs semaines. « Et là, parfois ça coince au niveau du middle management, qui n’y voit qu’une perte de ressources. » Mais, à l’issue de cette première session durant laquelle l’équipe va à la rencontre des clients et « émet », les salariés vont présenter leurs hypothèses/conclusions au management. « Ce qu’il faut comprendre, c’est que les outils théoriques, que les entrepreneurs utilisent souvent uniquement au début de leur projet, sont souvent très puissants et exploitables à différentes étapes de la vie d’une société, parce qu’il est toujours question des mêmes choses : identifier un marché cible, les besoins des consommateurs, les processus les Quatre « pilotes de startups », de gauche à droite et de haut en bas : Luc De Brabandere, Philippe Lemmens, Jean-Baptiste Escoyez et Michel de Kemmeter. plus efficaces et éviter le gaspillage de ressources à tous les niveaux. » Et de citer, encore une fois, l’exemple du business model canvas à remplir avec ses hypothèses critiques, afin de bien les identifier et les trier par priorité ou par importance de risque. « C’est un outil que l’on peut utiliser tant en interne qu’en externe », affirme Philippe Lemmens. Plus délicat pour les PME Même lorsqu’il s’agit de repenser les process internes d’une entreprise, une méthodologie lean peut ainsi être utilisée en remplissant les cases du business model canvas, non pas avec des hypothèses sur les clients potentiels, mais sur le fonctionnement intrinsèque de l’entreprise, les besoins et contraintes de ses différents services et pôles d’activité. « Ces outils ont une portée nettement plus globale, permettent d’aligner et de structurer la communication autour d’un projet de développement », complète Jean-Baptiste Escoyez, serial entrepreneur et coach/consultant de startups depuis plusieurs années. Reste que ces formules restent relativement peu adaptées à la foule d’entreprises qui ne sont ni des startups, ni des grands comptes. « Il est vrai que les PME de quelques dizaines de personnes peuvent difficilement se permettre de libérer plusieurs salariés quelques jours par semaine et qu’elles ont généralement déjà dépassé la phase de pure définition de leur produit/service », concède Philippe Lemmens. Point de fatalisme, par contre, puisque les outils de base de la méthodologie lean peuvent, à cette échelle, encore être exploités par le management. « Nous travaillons d’ailleurs sur un projet pilote avec différents institutionnels, pour justement amener cette logique d’innovation, de flexibilité sur le business model ; l’objectif étant de mettre des outils pratiques à disposition des entrepreneurs déjà un peu plus aguerris ». Une piste pourra toutefois déjà être trouvée du côté du travail de Michel de Kemmeter, qui insiste, dans sa conception d’une entreprise, sur la valeur des actifs immatériels, dont la qualité et la motivation des salariés, mais aussi le niveau de compréhension de l’évolution d’un marché notamment. Une conception certes plus large mais qui porte en elle les éléments pouvant servir, ensuite, de guide d’action en recourant cette fois aux méthodologies pratiques prônées par les théories lean, ou de l’entreprise résiliente. ● BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 31 © R.A. © Reporters © R.A. © Reporters
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L’innovation, c’est l’affaire de tous ENTERPRISE LIFECYCLE Solliciter ses salariés pour trouver des idées innovantes, voilà une piste de plus en plus utilisée dans les entreprises. La tendance est telle qu’on lui a donné un nom : l’innovation participative. Adressée à toutes les strates de l’entreprise, cette technique est particulièrement motivante. Mais que deviennent les idées recueillies ? Nous levons un coin du voile… Gaëlle Hoogsteyn «L ‘innovation participative est une démarche de management structurée qui vise à stimuler et à favoriser l’émission, la mise en œuvre et la diffusion d’idées par l’ensemble du personnel, en vue de créer de la valeur ajoutée et de faire progresser l’organisation. » Telle est la définition qu’Innov’Acteurs donne à l’innovation participative. Créée en France en 2002, Innov’Acteurs est une ASBL qui œuvre à la promotion et au développement de l’innovation participative dans les organisations. Ses missions principales : promouvoir l’innovation participative en France, fédérer les activités contribuant à son développement, contribuer aux apports méthodologiques et à la professionnalisation et organiser des échanges et des partages d’expérience. Muriel Garcia, présidente de l’association : « Depuis quelques années, l’innovation participative fait de plus en plus d’adeptes, tant du côté des entreprises (publiques et privées) que du côté des employés. » En effet, d’après une étude récemment menée par l’Association, les Français désignent unanimement et spontanément les salariés comme les acteurs contribuant le plus à l’innovation dans l’entreprise (70 %) devant ses dirigeants 32 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 Muriel Garcia, présidente de l’association Innov’Acteurs. et les managers. 75 % des salariés déclarent d’ailleurs vouloir être davantage sollicités. Les domaines où les salariés sont le plus souvent sollicités pour innover sont l’amélioration des procédures internes (28 %), le développement de nouveaux produits/services (25 %) et les relations avec les clients et les fournisseurs (22 %). Les clés du succès Pour Muriel Garcia, l’innovation est primordiale dans chaque entreprise et chaque employé peut y contribuer. Selon elle, l’innovation participative présente un double avantage : l’implication des collaborateurs et des gains de productivité. « Parce qu’elle permet à chaque employé d’être reconnu, l’innovation participative apporte une réponse efficace aux défis que les organisations doivent aujourd’hui relever. » Comme tout acte de management, cette démarche doit être accompagnée. « Et plus l’entreprise est grande, plus le processus doit être formalisé. » La direction générale doit donner l’impulsion et son engagement doit être clairement affiché et visible. La communication sur la démarche permet à l’organisation de valoriser les collaborateurs. « Pour plus d’efficacité, il est important de distinguer les idées spontanées des idées provoquées », ajoute Muriel Garcia. Grâce aux outils collaboratifs, l’innovation participative a trouvé un nouvel élan. Exit la boîte à idées, trop souvent oubliée dans un coin. Place aux plateformes collaboratives : les suggestions postées sont visibles par tous ; elles peuvent ainsi être discutées et enrichies au fil des remarques. « S’équiper des outils les plus performants est la condition sine qua non pour que la démarche ne s’essouffle pas », assure Muriel Garcia. « De plus en plus, les collaborateurs sont aussi incités à participer, s’investir, s’engager à l’extérieur de l’organisation © R.A. © Thinkstock FOCUS La prime d’innovation En Belgique, depuis 2015, le gouvernement offre la possibilité d’accorder une prime aux employés les plus innovants. Cette prime peut être octroyée par un employeur à ses travailleurs créatifs pour récompenser l’expression d’une idée nouvelle mise en œuvre au sein de l’entreprise. Ni l’entreprise ni le travailleur ne paie de cotisation sociale sur cette prime. Elle est donc 100 % nette ! Plus d’infos sur http://economie.fgov.be/ Nancy Demaude (Philips Personal Health) (benchmark, learning expedition, immersion, conférences…) ». Des freins subsistent Bien sûr, il existe aussi des freins à l’innovation participative. D’après l’enquête d’Innov’Acteurs, la première raison mentionnée est la peur de la réaction de son manager, suivie par le manque de confiance en l’idée et enfin la peur que quelqu’un se les approprie. « La transparence et l’équité tout au long du processus renforceront la confiance et l’engagement de l’ensemble des acteurs », avance Muriel Garcia. Les employés doivent être informés de l’avancement et de la mise en œuvre de leurs idées. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles donner du feedback aux employés est indispensable. « Il faut montrer aux salariés qu’on prend en compte leurs idées en leur donnant des retours, en les félicitant si leurs idées sont retenues ou en expliquant pourquoi elles sont refusées le cas échéant. Il est aussi important de valoriser les salariés qui ont des idées qui aboutissent en leur offrant une forme de reconnaissance (honorifique ou financière) », conclut-elle. Proximus, focus clients Chez Proximus, solliciter des idées innovantes auprès de ses collaborateurs est une pratique courante : « Dans le passé, nous avons organisé plusieurs concours, par exemple ‘les innolympics’. Par équipe, les employés ont envoyé des idées qui ont été présentées à un jury, et dont certaines ont été concrétisées », explique Vincent Licoppe, Chief Group Strategy and Transformation. Pour lui, il est assez facile de créer de l’excitation autour d’un projet comme celui-là, mais pas éternellement. En effet, toutes les idées – même si certaines sont très intéressantes – ne peuvent être exploitées, ce qui peut créer une déception chez des collaborateurs qui s’étaient investis dans le projet. « Par ailleurs, ces opérations rencontrent généralement un grand succès et, comme nous tenons à donner du feedback à chacun, cela demande un grand investissement en temps. » « C’est pourquoi aujourd’hui nous travaillons plus par petits groupes de travail sur des thématiques précises. » Concrètement, Proximus réunit des collaborateurs créatifs et désireux de s’inscrire dans cette innovation participative pour travailler à l’amélioration de projets, produits ou services existants. « Leur réflexion débouche sur de nouvelles idées qu’il est possible de mettre en œuvre, et c’est bien plus motivant pour eux car ils voient directement l’impact de leur proposition. » Des méthodes telles que le design thinking sont utilisées. Par ailleurs, Proximus s’inscrit depuis plusieurs mois dans une optique d’ouverture vers l’extérieur où les besoins, attentes et idées des clients sont écoutés en priorité et se trouvent à la base des projets futurs de la société. « Sur la base des réflexions de nos collaborateurs d’équipes différentes, nous proposons des prototypes à nos clients afin de nous assurer que cela répond à un besoin réel », conclut Vincent Licoppe. Philips, focus procédures internes « Chez Philips, les collaborateurs sont sans cesse invités à collaborer Vincent Licoppe (Proximus) à l’amélioration des procédures par des idées créatives », commence Nancy Demaude, Event Manager et Trainer Belux chez Philips Personal Health. « Cela se fait de la façon la plus basique à la plus élaborée. Lors des réunions d’équipes, nous utilisons par exemple un simple système de post-it où chacun peut étaler ses ‘coups de gueule’ en apportant une amélioration. » À un autre niveau, Philips propose à tous ses collaborateurs de s’inscrire à une formation en lean management, une méthode qui vise l’amélioration des performances de l’entreprise par la créativité des employés. « Au cours d’une formation de deux jours, les collaborateurs sont amenés à penser ‘out of the box’ et à se réapproprier les processus internes en identifiant les nœuds et en proposant des solutions », explique-t-elle. « Cela stimule l’esprit critique et remet en question certaines manières de fonctionner, parfois en place depuis des lustres et totalement obsolètes. » Philips est en effet convaincue que les personnes les mieux placées pour résoudre un problème de procédure sont celles qui les utilisent le plus souvent. Grâce aux kaizen (« améliorations » en japonais), chacun est apte à augmenter la performance de son équipe. « Chaque kaizen est ensuite partagé sur un site sharepoint et traité par un lean manager », précise Nancy Demaude. Pour l’entreprise, faire appel à la créativité des employés lors de ces formations débouche principalement sur une facilitation de procédures, une plus grande aisance de travail, un gain de temps et, au final, un gain financier pour l’entreprise. ● BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 33 © R.A. © R.A.
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ENTERPRISE LIFECYCLE Transmission d’entreprises : quatre points d’attention En Belgique, pays de PME par excellence, près de 300.000 entreprises devraient changer de mains d’ici 2025. Mais beaucoup d’entre elles risquent de disparaître si la transmission n’est pas bien préparée. Pour aider cédants et repreneurs, BECI a lancé voici deux ans le Hub Transmission, qui atteint désormais sa pleine vitesse. Quatre de nos partenaires font le point sur les aspects à ne pas négliger. Gaëlle Hoogsteyn D epuis deux ans, le Hub Transmission de BECI a fait son bonhomme de chemin. Avec aujourd’hui 80 entreprises à transmettre, 400 acquéreurs potentiels et une quinzaine d’événements annuels, il s’impose comme la meilleure plateforme pour les entreprises bruxelloises qui souhaitent changer de mains. La spécificité du Hub Transmission est de réunir, au sein d’un même forum, plusieurs partenaires spécialisés qui, chacun, peuvent accompagner acquéreurs et cédants avec expertise, dans leur domaine de compétence : bilan des performances, ressources humaines, financement, fiscalité… De quoi donner aux candidats en transmission les meilleures chances de succès. 1. Valorisation de l’entreprise Une transmission réussie se prépare sur le long terme. Idéalement, le chef d’entreprise devrait s’y atteler avec 3 à 5 ans d’avance. « Mais malgré les campagnes de sensibilisation, trop de cédants continuent à s’y prendre trop tard », regrette Michel Englebert, directeur général d’Advisium. Pour 34 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 Michel Englebert (Advisium) trouver un acquéreur, pouvoir présenter clairement son entreprise, sa valeur et son potentiel est primordial. « Dans les faits, on constate souvent que l’entreprise n’a pas de véritable stratégie. Elle a traversé les années et s’est développée au fil des fluctuations du marché et des opportunités qui se présentaient », explique Michel Englebert. Quand vient le moment de la transmission, il est indispensable de prendre du recul, même si ce n’est pas toujours facile, et de clarifier la situation de l’entreprise. Pour mieux se vendre, ou se vendre à un prix plus avantageux, il faut, d’une part, lister tout ce qui a été mis en place pour générer du business et, d’autre part, déterminer ce qui peut être lancé ou amélioré pour en générer encore plus. « C’est au niveau de cette ‘génération de business’ qu’Advisium, en collaboration avec le Hub Transmission de BECI, entre en jeu. ». Advisium propose, par exemple, une clarification des ambitions de la direction, l’identification des objectifs commerciaux et l’analyse des performances de l’entreprise. « Sur la base de cela, nous aidons ensuite l’entreprise à identifier des leviers de progrès. Développer son chiffre d’affaires, mettre en place une nouvelle structure organisationnelle, utiliser de nouveaux outils de gestion, revoir son image…. sont autant d’actions qui peuvent permettre à un cédant de valoriser son entreprise avant la vente proprement dite », assure Michel Englebert. Une fois déterminées les actions les plus prometteuses, un plan concret est mis sur pied. « Nous proposons cet accompagnement aux cédants, mais également aux repreneurs qui voudraient booster le chiffre d’affaires de leur nouvelle entreprise », conclut Michel Englebert. © R.A. © Thinkstock FOCUS • 1 entreprise belge sur 3 changera de mains dans les dix prochaines années. • À Bruxelles, 147.000 emplois sont concernés. • 51 % des entrepreneurs qui envisagent la cession de leur entreprise dans les cinq années à venir n’ont pas encore de repreneur en vue contre 60 % en 2013. • 33% d’entre eux n’ont entrepris aucune démarche en ce sens contre 50% en 2013. Lentement mais sûrement, les actions de sensibilisation semblent donc porter leurs fruits. * Chiffres UCM – Octobre 2016 Cristelle Adam 2. Ressources humaines Sur le plan des ressources humaines aussi, anticiper est le maître mot, d’autant que la législation évolue sans cesse. « Grâce à cette anticipation, les mauvaises surprises, financières notamment, pourront être évitées », affirme Cristelle Adam, Segment Manager chez Partena Professional. Se faire accompagner par un spécialiste, c’est, tant pour le cédant que pour le repreneur, la certitude de faire les choses dans les règles de l’art et d’éviter les risques financiers. « Pourtant, dans la pratique, le droit du travail et la sécurité sociale sont souvent laissés de côté », regrette-t-elle. Pour notre experte, un audit social est indispensable. « Grâce à cet audit, l’acquéreur sera en mesure de bien comprendre la situation sociale de l’entreprise ainsi que le risque financier potentiel lié au transfert. » L’acquéreur est en effet responsable solidaire de toutes les dettes sociales de l’entreprise avant la date du transfert. L’audit social révèle également si l’entreprise respecte bien ses obligations en matière de droit du travail et de sécurité sociale. Si l’entreprise visée par le transfert est régie par la CCT 32 bis, par exemple, l’acquéreur est lié par une série d’obligations. Cette étape atteste de l’attractivité et de la solidité de l’entreprise : des arguments très appréciables dans la négociation… « Par ailleurs, si des irrégularités étaient détectées, le cédant pourrait les corriger afin que le repreneur ne s’en serve pas. Par la suite, nous aidons aussi les acquéreurs dans le processus d’harmonisation des ressources humaines », poursuit-elle. En effet, une fois le transfert réalisé, de nombreuses entreprises souhaitent gommer les différences (rémunération, conditions de travail) entre leurs propres travailleurs et les travailleurs issus du transfert. Un autre service utile est le calcul du passif social. « Si l’acquéreur souhaite avoir une idée du coût du licenciement de certains travailleurs dans le futur, ce calcul est essentiel », assure Cristelle Adam. 3. Volet financier Pour Stéphane Demaret, Business Partner KMO/PME chez KBC Brussels, la transmission reste souvent une question délicate car les entreprises recherchent avant tout la confidentialité. « Afin de guider les entrepreneurs dans cette phase essentielle de la vie de leur entreprise, nous avons décidé de participer activement au Hub Transmission. En effet, notre ancrage local et notre projet innovant de création de KBC Brussels font de nous un partenaire privilégié des PME bruxelloises tout au long de leur existence ; donc aussi pendant leur transmission. » KBC Brussels se positionne en tant qu’expert financier accompagnant les PME. « Nous leur proposons notamment notre aide dans la préparation à la vente, la valorisation de l’entreprise, les étapes du processus de cession et le financement de la reprise. » Pour Stéphane Demaret, il convient d’analyser correctement le potentiel de l’entreprise ainsi que les capacités du candidat à la reprise, en préparant et conseillant le cédant, mais également le repreneur. « Nous aidons les candidats repreneurs à optimaliser leur demande éventuelle de crédit, en matière notamment de rachat de parts. » Trouver un finanStéphane Demaret (KBC Brussels) cement est en effet l’un des grands obstacles de la transmission. Les principales difficultés rencontrées sont le manque de fonds propres du repreneur, le manque de garanties, la durée des crédits et la sous-estimation des investissements. Par ailleurs, auprès de KBC Brussels, toutes les décisions sont prises au niveau local, à Bruxelles. « Grâce à cette approche typiquement bruxelloise, nous souhaitons nous distinguer de nos concurrents et faire la différence. Car nous avons d’ambitieux objectifs. Nous souhaitons devenir le meilleur partenaire financier pour nos groupes cibles bruxellois. » 4. Plan fiscal Enfin, en matière fiscale, la transmission balaie un large spectre d’implications et de techniques fiscales, sur les plans de l’impôt sur le revenu, des droits de succession et de donation, etc. Dans ce cadre, Deloitte, qui dispose d’experts fiscaux spécialisés dans les fusions et acquisitions, offre différents services aux candidats cédants et repreneurs. L’un des plus utiles est l’audit fiscal, qui va permettre de détecter les risques fiscaux éventuels et/ou les opportunités. « En effet, lorsqu’un entrepreneur décide de reprendre une entreprise, il ne connaît pas le passé fiscal de la société et ne sait pas très bien ce qu’il va trouver », explique Fabrice Dandois, Manager chez Deloitte Fiduciaire. Il est donc très important de faire une analyse fiscale de la société et de tout passer en revue. « L’objectif est de vérifier qu’il n’y a pas de litiges fiscaux ou, le cas échéant, de les solutionner », précise Guy Van de Velde, Partner chez Deloitte Business Process Solutions. Faute de quoi, le reBECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 35 © R.A. © R.A.
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FOCUS Vendre sa société à l’étranger : une piste alternative ? Fabrice Dandois (Deloitte Fiduciaire) Erick Thiry (responsable Hub transmission) preneur pourrait être confronté, deux ou trois ans plus tard, à de mauvaises surprises lors d’un contrôle fiscal, telles que des montants à payer qui n’auraient pas été provisionnés. « Dans ce cadre, des clauses spécifiques aux litiges fiscaux sont à prévoir en amont dans le contrat de vente », ajoute-t-il. Le rôle du conseiller fiscal est aussi de trouver des pistes pour optimiser la reprise de la société. Fabrice Dandois : « L’une des solutions peut, par exemple, être la création d’une holding où on prévoit une remontée de dividendes de la société opérationnelle en vue d’optimiser le financement de l’acquisition. » Parfois, une restructuration de l’entreprise permettra aussi de faciliter la transmission. Citons, par exemple, la possibilité de séparer l’immobilier de l’exploitation. Et Guy Van de Velde d’ajouter : « L’une des autres grandes questions est de savoir comment structurer le deal : est-ce qu’on reprend seulement les actifs (asset deal) ou est-ce qu’on rachète les actions (share deal) ? Selon le choix, le risque et les implications fiscales seront différentes. » Enfin, après le rachat, un suivi est également proposé au nouvel acquéreur pour l’aider à remplir ses obligations fiscales. Sur le plan fiscal, comme sur d’autres plans, se faire accompagner est souvent une nécessité. « Dans une PME, la compétence fiscale n’est pas toujours suffisante compte tenu de la complexité des procédures. C’est pourquoi, chez Deloitte, nous estimons primordial que la personne qui a travaillé à la préparation et à la structuration de la reprise assure également le suivi et l’implémentation comptable et fiscale », conclut Fabrice Dandois. ● Info Hub Transmission : Erick Thiry - eth@beci.be, 02 643 78 36 36 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 « Nous sommes de plus en plus fréquemment contactés par des investisseurs étrangers (français, hollandais, turcs, italiens…) qui souhaitent s’implanter à Bruxelles », explique Erick Thiry, coordinateur du Hub. Certains secteurs tels que l’industriel, le semi-industriel, la production à valeur ajoutée ou encore la transformation de produits intéressent particulièrement ces acquéreurs étrangers. « Les sociétés de services, moins sollicitées en général, offrent aussi un intérêt stratégique pour nos voisins. » « Pour répondre à ces demandes, nous avons la chance de pouvoir nous appuyer sur le réseau Enterprise Europe Network, dont BECI est le partenaire bruxellois, sur celui des chambres de commerce, présentes dans le monde entier, et sur notre collaboration avec Bruxelles Invest & Export. Tous ces partenariats nous permettent de faire rayonner les entreprises belges en phase de transmission, au-delà de nos frontières. » Pour Erick Thiry, l’international offre de nouvelles perspectives en transmission : « C’est une problématique qui dépasse le niveau régional, elle doit être traitée au niveau national et même international. » Pour le cédant, il peut être plus intéressant d’être repris par une société étrangère, qui veut s’implanter sur Bruxelles et aura intérêt à garder les structures en place, plutôt que par un concurrent qui souhaitera réaliser des économies d’échelle. « Intéresser un investisseur étranger peut donner un nouveau départ à une entreprise qui aurait besoin, par exemple, de capitaux pour se développer. » Un nouveau souffle Dans les faits, Erick Thiry constate que certains entrepreneurs restent assez réticents à l’idée de voir leur société « partir » à l’étranger. « Il faut lever ces a priori car vendre son entreprise à un groupe étranger peut être une vraie opportunité. Ces acquéreurs arrivent généralement avec des fonds assez conséquents qui vont permettre à l’entreprise de se développer et apporter un nouveau souffle. C’est l’occasion d’une recapitalisation et l’opportunité de générer de l’emploi en région bruxelloise. » En cas de transmission internationale, BECI joue son rôle d’accompagnateur et de conseiller. « Il est essentiel de se mettre au niveau de l’acquéreur étranger qui, lui, est sans nul doute très bien entouré, par des conseillers de haut niveau. C’est là que nos partenaires interviennent », conclut Erick Thiry. Actuellement, trois transmissions internationales sont en cours chez BECI. © R.A. © Reporters FOCUS ENTERPRISE LIFECYCLE Transmission familiale : l’art d’aborder les questions qui fâchent « Psychiatre ès PME », c’est ainsi que se qualifie avec un brin d’humour Alain Englebert. Avec quatre associés au sein du cabinet Family House, il accompagne les entreprises familiales dans leur développement. La transmission, c’est son cœur de métier. Nous passons avec lui en revue quelques thèmes qui restent encore trop souvent tabous dans les cellules familiales. Olivier Fabes S’ appuyant sur une large expérience de la transmission intrafamiliale – majoritairement vers les descendants directs, parfois les nièces/neveux ou cousins – Alain Englebert le reconnaît volontiers : une bonne part de son métier, basé sur la confiance, consiste à faire exprimer tout haut ce que beaucoup, parents comme enfants, pensent tout bas. « Nous ne sommes pas des techniciens ou des financiers de la transmission. Notre matière, c’est avant tout l’humain. » Une matière intarissable, dont nous abordons avec lui quelques aspects délicats. • Les enfants n’osent pas dire non : « C’est heureusement de moins en moins vrai. Les enfants expriment plus facilement que jadis leur volonté, leurs aspirations profondes. Reste que, dans certains cas, le poids de la tradition ou surtout le poids psychologique de ne pas décevoir les parents pèse toujours sur certains enfants. » • Une question jamais vraiment posée : « Il faut encore trop souvent un accident de la vie pour que le dirigeant d’entreprise pose réellement à ses descendants la question de la transmission. Le patron, le nez dans le guidon, oublie de prendre le temps de faire sérieusement le bilan des objectifs de la famille et de l’entreprise. La question de la transmission doit être intégrée en amont à ce bilan. N’oublions pas qu’il faut au minimum 12 à 24 mois pour préparer une transmission. » • Frères et sœurs vont se déchirer : « Les conflits entre frères et sœurs se produisent le plus souvent après la cession. Soit l’entreprise marche du tonnerre et certains enfants vont se plaindre que l’un ou l’autre a été privilégié. Soit la transmission tourne au fiasco et c’est l’enfant qui a repris qui se sent défavorisé ou grugé. Il convient d’avoir une approche rigoureuse, lors de la préparation de la cession, pour que tous les enfants soient autour de la table et s’expriment. » Il n’est pas rare que plusieurs enfants veuillent s’impliquer. En fonction de l’expérience et des compétences de chacun, le conseil externe devra alors objectiver la répartition des rôles. « Jadis, les filles étaient en général moins intéressées par les affaires, mais cela a bien changé. » • Le fils/la fille aimerait bien mais ne peut point : « Nous avons encore eu un cas récemment : ‘nous devons vous Alain Englebert dire qu’au jour d’aujourd’hui, le fils envisagé pour vous succéder est incompétent pour reprendre l’entreprise.’ Il est de notre responsabilité d’ouvrir les yeux sur un scénario qui tournerait à la catastrophe. Souvent, les manquements ne sont pas irrémédiables, il faut juste reporter le projet de 2 à 3 ans et prévoir une formation complémentaire. » Mais parfois aussi, c’est une question d’aptitude générale et il faut oser dire la vérité en face. « À l’inverse, il arrive de plus en plus que le fils ou la fille, tout à fait compétent, n’ait tout simplement pas envie de reprendre la boîte familiale. Parce que le secteur d’activité ne correspond pas à sa formation ou, plus souvent, parce qu’il ou elle ne veut pas de la vie de ses parents, qui se sont investis corps et âme pour l’entreprise. ‘Oui à la grande liberté de l’entrepreneur, mais non à l’esclavage’, entend-on ici et là. Un tel argument n’est pas facile à contrecarrer, mais il peut être modéré : nous passons de systèmes de gestion d’entreprise ‘dictatoriaux’ à des modèles plus tournés vers la délégation. Le bon entrepreneur est celui qui s’entoure de gens plus compétents que lui. » Autre contre-argument : « Et avec un patron dans le monde salarié, quelle garantie avez-vous de davantage préserver votre vie privée ? » Optimiste malgré tout ... En dépit de toutes ces observations qui rendent la transmission familiale de moins en moins évidente, Alain Englebert se dit très confiant que le taux de succès des transmissions familiales va aller croissant. « Le besoin de préparation est de mieux en mieux compris. Certaines questions peuvent faire mal, mais au moins, les familles ne ferment plus les yeux. » ● BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 37 © R.A.
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FOCUS ENTERPRISE LIFECYCLE Brasserie Cantillon : « Ne pas reprendre aurait été comme un acte de trahison » Cantillon, à Anderlecht, brasse le lambic traditionnel depuis quatre générations. Et la relève semble déjà bien assurée. Au pays de la gueuze, la transmission familiale apparaît tout aussi naturelle que le mode de fermentation ancestral. Olivier Fabes C e jour-là, la drêche sortait fumante de la brasserie de la rue Gheude, direction une des fermes de la périphérie bruxelloise. Ces restes de matières premières céréalières vont alimenter les vaches laitières, pour produire un fromage artisanal, à déguster avec la plus authentique des gueuzes. Véritable institution bruxelloise, Cantillon est l’une des petites brasseries les plus connues et respectées au monde. C’est aussi une PME de six personnes qui est restée dans le giron de la famille Cantillon puis, par alliance, de la famille Van Roy, depuis quatre générations. Si on y ajoute la gestion du « musée vivant » qu’est également la brasserie, toute la fratrie Van Roy y travaille : Jean dirige la brasserie, tandis que ses sœurs Magali et Julie s’occupent du musée. Tant pis pour les études... Son papa Jean-Pierre, époux de Claude Cantillon, et qui a repris la brasserie à Marcel et Robert Cantillon en 1968, est toujours bien présent, lui aussi. Et la relève semble déjà bien assurée puisque Florian, fils de Jean Van Roy, a rejoint l’entreprise depuis septembre. L’attrait de la brasserie familiale créée en 1900 par son aïeul, Paul Cantillon, l’a emporté sur les cours de management à Solvay... « Je n’ai moi-même jamais terminé mes études », se souvient Jean Van Roy, qui s’est retroussé les manches dans la brasserie dès 1989. Le passage de flambeau s’est fait progressivement. « À l’époque, nous n’étions que deux, le père et le fils. Et puis ma maman qui aidait dans l’ombre. » La situation n’était pas folichonne ; le lambic traditionnel n’intéressait plus grand monde et les brasseries bruxelloises périclitaient les unes après les autres. Mais Cantillon s’est accrochée. « On a senti un vrai renouveau à partir de 95-96 et maintenant, nous ne devons même plus faire de marketing. » Toute la production est en effet assurée d’être écoulée, essentiellement vers le secteur horeca. « Il y a quelque chose de très émotionnel dans cette brasserie », nous dit le maître-brasseur qui remet une bûche dans le petit poêle à bois de l’estaminet, avant d’évoquer ses premiers pas dans l’affaire familiale. « Reprendre l’entreprise me paraissait naturel et normal. Mes parents s’étaient battus pendant 20 ans pour en assurer la survie. Ne pas le faire aurait été comme un acte de trahison », affirme Jean Van Roy. « Je ne me souviens même pas 38 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 Trois générations de Van Roy ; de gauche à droite : Jean, Jean-Pierre et Florian. que mon père m’ait dit un jour : ‘voilà, maintenant c’est toi le patron’. » Toute la famille vient régulièrement aider dans la brasserie, dès le plus jeune âge. Ce qui crée naturellement des vocations. « On essaie juste de ne pas se marcher sur les pieds. D’où la séparation entre la brasserie et le musée. » Dans les repas de famille, Jean Van Roy observe que les sujets de conversation tournent assez rarement autour de l’entreprise. « Il n’y a aucune règle qui l’interdit, mais on a déjà assez l’occasion d’en parler à la brasserie. » Internationalisation Jean Van Roy se dit probablement un peu moins conservateur que ses prédécesseurs, « mais sans jamais toucher à la tradition. » C’est sous sa houlette que Cantillon s’est réellement internationalisée au niveau de ses ventes, même si son papa l’avait déjà fait connaître au Japon. Jean n’a encore que la cinquantaine et son fils Florian n’a que 20 ans. Il n’y a donc pas d’urgence. Le passage de flambeau se fera aussi progressivement et naturellement. Il y a aussi un autre fils, Sylvain, 17 ans. « Ce sont bien sûr eux qui orientent leur carrière. Ce qui est certain, c’est que le lambic traditionnel ne s’apprend pas à l’école. Par contre, ce serait bien d’envoyer mon fils se former au contact d’autres brasseurs dans le monde, que ce soit au Canada, aux Etats-Unis ou en Italie. » La tradition n’empêche pas de s’inspirer de ce qui se fait de mieux ailleurs. ● © R.A. ENTREPRENDRE STARTER Ecoboutic : pour une consommation écologiquement responsable Ecoboutic entend offrir au particulier une plateforme où il puisse trouver des solutions économiques, écologiques et technologiques performantes afin de réduire son impact sur la planète tout en réalisant de substantielles économies. Guy Van den Noortgate F ondée fin 2010 par Laurent Ducousso et Karim Boudjellal, Ecoboutic est avant tout, selon ses créateurs, un concept qui vise à « offrir la meilleure qualité au meilleur prix tout en préservant au maximum le fragile équilibre de notre planète ». Ce concept repose sur trois piliers : l’économie, l’écologie et la technologie. « Dans un premier temps, nous avons démarré avec les entreprises en leur proposant de l’éclairage LED », explique Laurent Ducousso. « Elles ont rapidement vu leur intérêt en termes d’économies réalisées. Aujourd’hui via Leddis, qui est une de nos marques commerciales, nous avons déjà équipé des clients comme GSK ou la SNCB. Les avantages de cette technologie sont multiples. Par rapport à une ampoule classique, une diode LED va consommer moins d’électricité tout en offrant un meilleur confort et avoir une durée de vie plus longue. » Au départ, Ecoboutic avait été pensée à destination du particulier mais elle s’est rapidement développée dans le B2B. Depuis 2015, elle se réoriente progressivement vers son projet de départ. Pour ce faire, Laurent Ducousso a rejoint le BECI Start’Hub Challenge où, avec les conseils de coaches, il a redéfini et affiné ses objectifs. « C’était important, notamment en termes de positionnement, d’image et de stratégie. Nous avons repensé notre site internet et la manière d’aborder la clientèle des particuliers. Notre objectif n’est pas de les démarcher en leur proposant d’emblée une offre mais de les amener sur notre site afin qu’ils se fassent leur idée. Ensuite, nous pourrons leur faire une offre qui corresponde vraiment à leurs besoins. » D’autant qu’Ecoboutic n’entend pas se limiter au LED mais bien proposer un choix beaucoup plus large et qui sera amené à croître dans les années à venir. Actuellement, la start-up travaille avec deux fournisseurs européens de LED, le français Addis et l’espagnol Beneito & Faure. « Les LED sont fabriqués en Chine mais les bureaux d’études sont en Europe », précise Laurent Ducousso. « Il faut savoir que cette technologie évolue extrêmement rapidement et que de nouvelles ampoules plus performantes arrivent constamment sur le marché. Par ailleurs, nous avons étoffé notre gamme avec une marque chinoise de lampes de poches, Nitecore, qui peuvent être utilisées en randonnée mais ont également des applications professionnelles. » Aujourd’hui, sur le site internet d’Ecoboutic, on peut déjà trouver ces différents produits avec les catalogues des fournisseurs qui sont assez bien faits et permettent, par exemple, de voir à quelle ampoule classique correspond la nouvelle ampoule LED. Mais Ecoboutic entend bien proposer d’autres technologies innovantes, comme des systèmes de filtration d’eau sous la marque Or Bleu ou des services d’éco-coaching. « À terme, nous souhaitons également que des personnes ou des sociétés qui ont mis au point un nouveau procédé, lié à l’énergie ou d’autres domaines du développement durable, s’appuient sur notre site, qui se positionnerait alors comme un portail, pour commercialiser leurs produits. » Ainsi, on peut déjà trouver sur le site Auto Recup, qui permet à un automobiliste de dénicher une pièce de rechange pour son véhicule. Laurent Ducousso Ce ne sont pas les idées qui manquent chez Laurent Ducousso. Il anticipe déjà un futur marché de l’occasion pour les ampoules LED : « Elles ont une durée de vie de 10 ans mais on peut très bien imaginer les racheter chez nos clients, les reconditionner et les proposer en seconde main ». Les marchés du développement durable et de l’économie circulaire commencent à se préciser et Ecoboutic entend bien en être un acteur de premier plan. ● www.ecoboutic.com Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 39 © Karim Boudjellal
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ENTREPRENDRE SELF-EMPLOYED CORNER Rebondir après une faillite ? C’est possible ! La faillite est une procédure judiciaire pour les commerçants et les entreprises qui ne peuvent plus payer leurs factures. Pour autant, ce n’est pas la fin irrémédiable de tout projet entrepreneurial. «P our parler de faillite, deux conditions doivent être remplies », explique Eric Van den Broele, de Graydon : « L’entreprise ou l’indépendant doit ne plus être capable structurellement de payer ses factures et aucune amélioration ne doit être envisageable. Il est important de savoir que la faillite ne s’applique pas aux professions libérales (mais il en est question pour l’avenir…) ni aux gérants de sociétés. Les sociétés, en revanche, peuvent tomber en faillite. » Un indépendant peut avoir plusieurs vies après une faillite et redémarrer. Les anciens créanciers peuvent, ou pas, lui réclamer encore leur dû, selon que l’excusabilité lui est octroyée ou non. Le tribunal peut déclarer « excusable » l’indépendant failli qui a agi de bonne foi – mais le curateur et les créanciers peuvent contester. S’il est « excusable », l’indépendant failli pourra ensuite redémarrer une entreprise sans que ses anciens créanciers puissent encore exiger leur paiement. L’excusabilité passe donc l’éponge sur le passif résiduel : toutes les dettes sont éteintes, même celles qui n’ont pas été signalées (à temps) au curateur. Mais obtenir l’excusabilité a longtemps été une faveur ; celle-ci devait être explicitement octroyée par le tribunal. Aujourd’hui, l’exclusabilité est devenue la norme et est accordé dans 90 à 95 % des cas. Elle n’est refusée que quand il y a une raison spécifique : dans les dossiers où l’indépendant concerné a agi de mauvaise foi, dans une mauvaise intention. Lorsqu’il a fraudé, par exemple, ou qu’il a détourné des biens. Un indépendant qui n’est pas dans une bonne situation financière a donc intérêt à rester correct. Avoir mal évalué les choses dans le cadre de la gestion d’entreprise ou faire faillite parce que l’on n’a soi-même pas pu recouvrer certaines créances ne constituent pas des motifs de refus de l’excusabilité. C’est inhérent au fait de faire des affaires. L’excusabilité s’applique d’ailleurs aussi au conjoint du failli et aux personnes qui se sont portées caution pour l’indépendant. L’extinction des dettes du passé n’est toutefois pas absolue. L’éponge n’est pas passée sur tout. C’est le cas notamment des dettes qui n’ont pas trait à l’activité professionnelle de l’indépendant, mais à ses affaires privées. Il peut s’agir par exemple de pensions alimentaires. Qu’en est-il sur le plan social ? En principe, un indépendant n’a pas droit à des allocations de chômage. Un indépendant en faillite peut toutefois s’adresser à l’Onem s’il a travaillé en tant que salarié avant le début de son activité principale indépendante. Source : Partena Professional et Graydon 40 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 Il faut donc tout d’abord analyser la situation. En effet, si, à la date du jugement de faillite, la durée de l’activité indépendante (exercée à titre principal) se situe entre 6 mois et 15 ans, le failli entre en ligne de compte pour l’octroi d’allocations de chômage. L’assurance faillite est une assurance sociale qui s’adresse aux indépendants. Elle prévoit une prestation mensuelle, dont l’octroi est soumis à un certain nombre de conditions – dont celle de ne pas bénéficier d’allocations de chômage – et qui peut être invoquée à plusieurs reprises durant la carrière professionnelle pour une durée qui ne peut dépasser 12 mois sur l’ensemble de la carrière. Le bénéfice de l’assurance faillite permet aussi le maintien de la protection sociale en matière d’allocations familiales et d’assurance maladie. Y ont droit les indépendants déclarés en faillite, les gérants, administrateurs et associés actifs d’une société déclarée en faillite. Les indépendants qui ont fait l’objet d’une condamnation pénale (faillite frauduleuse) ou qui ont organisé eux-mêmes leur insolvabilité en sont exclus. L’assurance faillite fournit une prestation mensuelle payée à partir du premier jour du mois suivant le jugement de faillite, pendant 12 mois au maximum. Le montant varie en fonction de la situation familiale de l’indépendant : 1.168,73 € par mois sans personnes à charge ; 1.460,85 € avec personnes à charge. Pour toute question sur ces matières, n’hésitez pas à appeler le Centre d’Entreprises en Difficultés au 02 643 78 48. ● © Thinkstock ENTREPRENDRE La solitude de l’entrepreneur, vous connaissez ? Vous êtes indépendant et vous vous sentez parfois désemparé face à l’ampleur de la tâche, à la quantité de décisions et d’actions nécessaires pour que votre projet évolue, au manque de ressources pour vous développer ? Vous rêvez sans doute de soutien, d’un partage qui fait avancer les choses avec des gens qui vous éclairent de leur expertise tout en étant proches de vous. C’ est bien normal : nous ne sommes pas faits pour être seuls ; les neurosciences démontrent que, dès que l’on entre dans une relation stimulante, nous secrétons une pluie d’hormones bienfaisantes. Ainsi régénérés, nous sommes plus clairvoyants et nous repartons avec enthousiasme vers de nouvelles aventures. Fort de sa proximité quotidienne avec de très nombreux entrepreneurs au sein de BECI, Frederik Leloup a lancé il y a déjà un an déjà une initiative novatrice qui prend à bras le corps cette problématique de la solitude de l’entrepreneur. Cette initiative s’appelle Co-Solutions. Durant six mois, des entrepreneurs, comme vous, se sont retrouvés toutes les deux semaines pour apprendre les uns des autres, partager, se soutenir mutuellement, se procurer des solutions quand des défis se présentaient. Résultat : l’accès à des ressources inespérées, la résolution de tensions lancinantes, la création d’alliances durables. Et par-dessus ces bénéfices immédiats, la naissance d’une communauté liée indéfectiblement par une amitié faite d’estime, de respect, de solidarité. Désormais, les anciens participants de Co-Solutions se retrouvent pour partager, résoudre, s’éclairer et se soutenir mutuellement dans une ambiance festive. « Je suis devenu membre d’une tribu. » « Il y a dans ce concept quelque chose de surprenant. Un voyage où les objectifs que l’on s’était fixés nous paraissent dérisoires au regard de ce que nous avons appris sur nous et notre entreprise », témoigne Mathieu Blanchart (Alpesc Productions). « Comme la plupart de mes ‘co-cosolutionneurs’, je suis venu avec des objectifs de développement : plus de clients, plus de chiffre d’affaires… car c’est la logique que l’on a tendance à adopter, en tant qu’entrepreneur solitaire. Et même s’il est vrai qu’une croissance est nécessaire, une justesse dans ce que l’on fait l’est au moins tout autant pour la pérennité de notre activité. » « Voilà ce que j’ai trouvé ici : de la justesse, grâce autant aux accompagnateurs (‘guides de voyage’ serait plus juste) qu’à mes compagnons d’aventure. Ce sont des moments précieux où l’on sort la tête du guidon et où l’on prend le temps de réfléchir à ce que l’on veut vraiment faire dans notre activité et comment y parvenir. Épaulé par tout le monde, avec bienveillance et dans le partage d’expériences, on peut avancer en toute sécurité durant six mois. J’en ressors beaucoup plus serein pour mon avenir. Pierre Guilbert et Frederik Leloup, les promoteurs des Co-Solutions. Et d’entrepreneur solitaire, je suis devenu membre d’une tribu. » Les témoignages des anciens participants vous donneront une idée des bénéfices qu’ils ont tirés de l’aventure Co-Solutions. À voir sur https://youtu.be/Amljxmoqa8o, ou scannez ce code QR. ● Petit-déjeuner Co-Solutions le 12 janvier Afin de vous permettre de découvrir cette belle dynamique et d’y prendre part si vous le souhaitez, Frederik Leloup et Pierre Guilbert, tous deux promoteurs de l’initiative, vous invitent pour un petit déjeuner le 12 janvier au 500 avenue Louise, de 7h30 à 9h. Inscriptions : www.beci.be. Si vous ne pouvez pas participer à ce petit-déjeuner, demandez un rendez-vous à Frederik Leloup : fle@beci.be ; tél. 0475 56 22 79 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 41
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ENTREPRENDRE TRANSITION Le travail adapté, parce que vous le valez bien Certaines entreprises bruxelloises font le pari de collaborer avec des personnes handicapées intégrées au sein d’Entreprises de Travail Adapté (ETA). C’est notamment le cas de L’Oréal. Johan Debière C’ est au détour du déménagement de son QG vers Berchem-Sainte-Agathe que L’Oréal a noué ses premiers contacts avec Manufast, une ETA bien connue en Région bruxelloise, qui permet depuis plus de cinquante ans à des personnes handicapées de s’épanouir en effectuant des tâches d’assemblage de documents ou de produits, de conditionnement et de déconditionnement, de mise sous film de produits, de montage de displays... Très vite, les commandes tombent : stockage temporaire de marchandises, envoi de produits à des clients, photocopies en grands tirages, réalisation de « duo-packs », remplissage de présentoirs... « Aujourd’hui, L’Oréal représente 5 % du chiffre d’affaires de Manufast », explique Brigitte Hamtiaux directrice générale de l’ETA. Sans doute l’origine française du groupe de cosmétiques explique-t-elle cette sensibilité. Comme nous l’a confirmé le directeur d’une autre grande ETA bruxelloise, il est significatif de relever que « certaines banques ou certaines compagnies d’assurance belges persistent à ne pas faire publiquement étalage de collaborations avec des ETA ». À cet égard, les campagnes de communication orchestrées par la fédération des ETA, la Febrap, devraient inverser la tendance grâce à un discours positif et intelligent. Les raisons qui poussent les entreprises à collaborer avec les ETA ne sont pas « honteuses » : on ne fait pas d’économie en travaillant avec une ETA. « Les prix pratiqués sont ceux du marché », confirme Marc Willocx, le directeur de l’APAM, une ETA située à Uccle. Les entreprises qui recherchent les prix cassés se dirigent plutôt vers les pays à bas salaires. Une situation qui pourrait s’améliorer un peu grâce au droit : « Le groupe parlementaire Défi dépose en janvier une proposition d’ordonnance au Parlement bruxellois, concernant l’obligation de respecter les quotas pour les communes bruxelloises », indique Michaël Lans, le porte-parole de la Febrap. « Le texte devrait permettre de comptabiliser les marchés exécutés par les ETA dans le calcul du quota. » Acteurs de l’économie urbaine C’est heureux car la présence de ces entreprises particulières à Bruxelles présente de grands atouts : « Les ETA possèdent des infrastructures de production et de stockage au cœur de la ville. Elles permettent d’activer toute la dynamique de retour de la production en ville, soutenue par les concepts d’économie circulaire », argumente M. Lans. Pour sa part, Brigitte Hamtiaux souligne le nombre important de travailleurs handicapés qui peuvent, 42 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 à travers les ETA bruxelloises « exercer une activité professionnelle, en retirer un revenu décent et continuer à vivre sur le territoire de la Région ». Très bien, mais combien de personnes handicapées pourraient-elles ainsi être aidées à travers la mise à disposition d’un travail adapté à Bruxelles ? « C’est difficile à dire. Les recensements de personnes handicapées à qui l’on pourrait proposer de travailler dans une ETA ne sont pas aussi précis qu’on pourrait le penser », soulève Brigitte Hamtiaux. « Ce que l’on peut dire », complète Michaël Lans, « c ’est qu’à Bruxelles, les ETA rassemblent 1.450 personnes présentant des handicaps physiques ou mentaux, encadrées par 400 professionnels qualifiés ». Un contingent limité à l’enveloppe que la Cocof est en mesure d’octroyer sous forme de subsides à l’embauche de personnes handicapées. Cette situation « inconfortable » pousse toutefois les ETA bruxelloises à se remettre sans cesse en question, en proposant des services toujours plus poussés. Il est d’ailleurs significatif de constater qu’outre les personnes handicapées, les ETA emploient aussi, de plus en plus souvent, des travailleurs (handicapés ou non) formés à des métiers très spécifiques : programmeurs, spécialistes de l’IT, du marketing direct... « C’est une manière positive de nous positionner face à des concurrents jouant sur le seul facteur du prix », relève Brigitte Hamtiaux. « Notre mission », conclut-elle, « c’est avant tout de maintenir l’emploi. Investir dans de la technologie n’a de sens que si elle permet de générer des jobs où le moins-valide aura sa place. » ● Info : Hayate El Aachouche, Conseiller Diversité Beci he@beci.be, 02 643 78 34. Voir aussi : www.onsadapte.be © Manufast ENTREPRENDRE Mécénat de compétences : que dit la législation sociale belge ? Encore très méconnu en Belgique, le mécénat de compétences suscite un engouement croissant en Europe. Toutefois, il soulève certaines questions au regard de l’interdiction de la mise à disposition de travailleurs en droit du travail belge, consacrée dans la loi du 24 juillet 1987. Bref coup de projecteur sur ce mécanisme en plein essor ! L e mécénat de compétences consiste en la mise à disposition gratuite, ponctuelle ou régulière, d’un travailleur volontaire au profit d’une association caritative, sur son temps de travail. Ce mécanisme s’inscrit dans une logique philanthropique, permettant le rapprochement des mondes économiques et associatifs dans l’intérêt général. S’il est avant tout bénéfique au bien commun, le mécénat est également avantageux pour chacun de ses acteurs. En effet, il permet à l’association bénéficiaire de profiter d’une expertise spécifique à titre gracieux, à l’entreprise mécène de concrétiser ses engagements de responsabilité sociale tout en valorisant son image et au travailleur en quête de sens de conjuguer son projet professionnel et ses aspirations personnelles. Malheureusement, un vide juridique subsiste quant à l’encadrement de cette pratique en droit du travail belge. Pourtant, les similarités de ce mécanisme avec la mise à disposition de personnel pose questions au regard de la législation sociale. Une interdiction de principe et des tolérances limitées Règlementée en Belgique par une loi du 24 juillet 1987, la mise à disposition de personnel vise l’activité par laquelle un employeur prête ses travailleurs à des utilisateurs qui exercent toute ou une partie de l’autorité patronale à l’égard de ceux-ci. La loi de 1987 prévoit une interdiction de principe de la mise à disposition et prévoit de lourdes sanctions civiles, administratives et pénales pour ceux qui s’y adonnent. Cette interdiction ne connaît que quelques exceptions et — contrairement au droit français par exemple — ne fait pas de distinction selon que la mise à disposition soit rémunérée ou qu’elle ait lieu à titre gratuit. Dans le cadre d’une pratique de mécénat de compétences, un travailleur, employé par l’entreprise mécène, est mis à disposition d’une association, tiers-utilisateur, durant son temps de travail. Si l’association exerce une quelconque part de l’autorité patronale, le mécénat risque de tomber sous l’interdiction de mise à disposition. La loi de 1987 prévoit un certain nombre de situations où la mise à disposition est autorisée, telles que le travail intérimaire et les mises à disposition de personnel autorisées moyennant l’accord ou l’information préalable de l’inspection sociale, par exemple dans le cadre d’une collaboration entre Emmanuel Wauters et Isabelle Gerzat (Crosslaw) Emmanuel Wauters et Isabelle Gerzat (Crosslaw) des entreprises d’une même entité économique ou financière. Le recours au mécénat devra être encadré et respecter les règles mises en place par la loi. Toutefois, les conditions légales pour qu’une mise à disposition soit tolérée sont particulièrement strictes et limitent la possibilité de recourir au mécénat en toute légalité et sans risque de sanction. Modifier la législation existante afin d’envisager le mécénat de compétences comme une forme de mise à disposition autorisée semble être le compromis idéal. Une telle intervention législative inciterait les entreprises à recourir davantage au mécénat et protégerait celles qui s’y adonnent déjà. Quoi qu’il en soit, dans l’état actuel de la législation, les acteurs du mécénat ont tout intérêt à encadrer au mieux leurs pratiques afin de limiter tout risque de sanction. ● Envie de tenter l’expérience ? Pour plus d’information au sujet de la règlementation relative à la mise à disposition du personnel en droit belge, des conventions de collaboration entre entreprises et concernant l’encadrement à mettre en place pour pratiquer le mécénat de compétences en toute légalité, nous vous invitons à vous inscrire au séminaire organisé par BECI le 26 janvier 2017. Conventions de collaboration entre entreprises : mise à disposition de personnel et autres aspects sociaux Où ? BECI, avenue Louise 500, 1050 Bruxelles Quand ? Le 26 janvier 2017 de 14h à 17h. Comment ? Inscriptions en ligne sur www.beci.be Intervenants : Emmanuel Wauters et Isabelle Gerzat, avocats au sein du cabinet Crosslaw BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 43 R.A.
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COMMUNITY NEWS DANS NOTRE NEWSLETTER DE DÉCEMBRE Décès d’Yves Cabuy : la Région perd un serviteur C’est avec une immense tristesse que BECI a appris le décès d’Yves Cabuy et salue la mémoire d’un fonctionnaire brillant de la Région de Bruxelles-Capitale. Responsable, à la direction des pouvoirs locaux, du contrôle, des préparatifs et de la mise en œuvre d’un nombre considérable de marchés publics bruxellois, Yves Cabuy participait à tous les travaux relatifs à l’amélioration constante de la loi en la matière. Il n’hésitait jamais à partager son savoir lors des nombreuses formations qu’il donnait, notamment à travers le centre d’études Esimap, mais aussi lors de sessions d’information chez BECI. Lors de sa dernière participation, il était même parvenu à résumer l’essentiel de cette loi extrêmement complexe en quelques dizaines de minutes, un exploit ! Dynamique, passionné et bourré d’humour, Yves Cabuy était aussi un ami de BECI. Nos pensées vont vers sa famille et ses collègues. Wonder Women 10% sur votre adhésion 44 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 COMMUNITY NEWS Audi Brussels obtient le prix de l’environnement Trends Business Tour Audi Brussels a devancé une forte concurrence, dont le géant énergétique EDF, la coopérative citoyenne d’investissement Energiris ou encore le producteur de boissons biologiques Simone a soif. ESP A CE MEMBRE Mr Energie, le courtier qui réduit vos factures D’après le président du jury Guy Van den Noortgate, le constructeur automobile de Forest allie avec brio succès économique et protection de l’environnement : « Le jury a surtout été séduit par la politique de développement durable qui est un fil conducteur chez Audi. Il n’est pas toujours évident que de grandes entreprises investissent dans le développement durable. Elles sont parfois comme des paquebots qui, par moments, ont du mal à corriger leur trajectoire, mais pourtant Audi parvient à le faire. Audi Brussels intègre le développement durable dans toutes les facettes de ses activés opérationnelles. » « Nous sommes fiers et heureux que le ‘Trends Business Tour Award 2016’ nous a été décerné. Le mérité en revient à l’ensemble de l’équipe d’Audi Brussels ! », a déclaré Patrick Danau, directeur général de l’usine – qui produira, dès 2018, le premier véhicule totalement électrique de l’histoire d’Audi. Audi exploite notamment 37.000 m² de panneaux photovoltaïques (la plus grande installation de ce genre à Bruxelles). Son nouvel atelier de peinture a été doté d’une pompe à chaleur, dont l’énergie récupérée est réinjectée dans le circuit de production. Audi Brussels veut améliorer ses performances en matière environnementale de l’ordre de 25 % d’ici 2018, par rapport à l’année de référence 2011 (dont la consommation d’énergie, d’eau, l’emploi de solvants, la quantité de déchets et les émissions de CO2 ). Fondé par 3 jeunes entrepreneurs bruxellois, Mr Energie a pour vocation de gérer gratuitement la facture d’électricité et de gaz de ses clients. Son objectif est triple : diminuer sans délai le montant des factures des consommateurs, gérer la procédure liée au changement de fournisseur et garantir des économies dans la durée. À la clé, une économie pouvant monter jusqu’à 2 mois de consommations. La mission de Mr Energie est d’aiguiller les sociétés – PME, grandes entreprises, et gestionnaires de biens immobiliers – vers le fournisseur le plus adapté à ses besoins, selon ses propres critères (prix, positionnement vert, qualité du service SAV, popularité des offres, réputation du fournisseur, actionnariat belge, etc.). En pratique ? Les entreprises prennent un rendez-vous avec un conseiller qui se déplace chez elles. L’étude est gratuite et sans engagement. Si le client est convaincu par les économies, Mr Energie se rémunère sur un système winwin, c’est-à-dire un pourcentage de l’économie réalisée par le client. derek@mrenergie.be Tél. 0477/65.66.85 www.MrEnergie.be ESP A CE MEMBRE Cet espace est le vôtre Vous êtes membre de BECI ? Vous désirez parler de votre activité ? Vous avez une info à diffuser ? Envoyez-nous un communiqué ! Pour tout renseignement : er@beci.be. BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 45
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COMMUNITY NEWS Startup Factory recherche trois entrepreneurs Startup Factory co-crée des start-ups avec ses partenaires corporate, qui contribuent non seulement à financer les projets mais également à accélérer leur développement. Pour les mener à bien, elle recrute des entrepreneurs qui pourront détenir jusqu’à 40 % des start-ups préfinancées. Startup Factory dispose d’une équipe transversale qui collabore étroitement avec l’entrepreneur et l’aide à développer des compétences en vente, marketing, management, finance, IT, design, network professionnel, communication… La structure est actuellement à la recherche de trois entrepreneurs pour des projets déjà préfinancés : MediCheck (mise en relation entre employeurs et médecins afin de faciliter la demande et le reporting des contrôles médicaux), CarFixer (plateforme de mise en relation entre conducteurs de voitures accidentées et garagistes) et ValetIn (concierge en charge de parquer votre véhicule). Info : www.startupfactory.be INDEX DES ENTREPRISES ET ORGANISATIONS CITÉES DANS CE NUMÉRO Abattoir 47 Acofisco Group Advisium Alpesc Productions Amgen APAM Appelboom (In den) Atlas Services Auberg’in (L’) Audi Brussels Axus Basic-Fit BBDO BNP Parbias Fortis Boston Consulting Group Botanique Bpost Brussels Expo Bruxelles Invest & Export C’est bon, c’est Belge Cantillon CarAsap Care4Fleets CarFixer Centre pour Entreprises en difficulté Cimenteries CBR Cinéma Vendôme Cinematek Citius Engineering Commission européenne Crosslaw Crystal Cueva de Castilla Customs4Trade Daoust Deficom Delhaize Deloitte Fiduciaire Dentsu Aegis Derby 19-21 34-36 41 13 42 48-50 14 48-50 44-46 14 14 26-27 23 30-31 48-50 14 48-50 13 48-50 38 6 6 44-46 40 14 48-50 48-50 23 10 43 26-27 48-50 10 23 26-27 14 34-36 14 ; 26-27 14 Ecoboutic Electrabel Engie Energy Management Enterprise Europe Network Ernst & Young eRowz EVS Ewala Exki Family House Febrap Federgon Graydon Group M HR Rail Huxley Belgium IBA Innov’Acteurs IP Belgium IZEO KBC Brussels KBC Group L’Echo L’Oréal Lean Studio Los Ponchos Loyens & Loeff Avocats Lunetier Ludovic Mamahuhu Manufast Media Marketing MediCheck Mindshare Moulin de Lindekemale (Au) Mr Energie MSD Belgium Nest’Up Noukie’s Ogilvy Omnicom Media Group 39 14 14 10 23 23 23 28-29 23 37 42 5 28-29 14 14 19-21 23 32-33 14 40 34-36 14 23 42 30-31 48-50 10 28-29 12 42 26-27 44-46 14 48-50 44-46 13 30-31 23 26-27 19-21 Pairi Daiza Partena Professional Petit Suisse (Au) Pfizer Belgium Philips Pranarôm-HerbalGem Procoplast Proximus Publicis R du temps (L’) Raypath International Real Impact Analytics Ronveaux RTL S3 Sabca Semetis Sequoia Servauto Solvay Space Spirit of Change Starbucks Startup Factory Stûv Take Eat Easy The Biotech Quality Group Total Toukoul Tour & Taxis Toyota UCB Biopharma UCB Pharma ULB ValetIn Vieux Saint Martin (Au) VRT Yumm’eat Osteria Agricola Toscana Ouzerie Mezedopolio 48-50 48-50 23 34-36 48-50 13 32-33 23 23 14 ; 32-33 26-27 48-50 28-29 23 23 14 19-21 30-31 19-21 19-21 14 14 14 28-29 30-31 44-46 23 28-29 23 14 48-50 48-50 30-31 14 14 5 44-46 48-50 14 28-29 L’actualité BECI en photos Afterwork au FoodMet 190 participants, près de 20 stands de dégustation et de découvertes, de nombreux échanges et de nouveaux partenariats prometteurs ont fait de notre premier Food After Work, au FoodMet de l’Abattoir, une superbe réussite ! Simone a soif !, Pipaillon, dauranta, Brussels Ketjep ou encore Sequoia ont notamment eu l’opportunité de présenter leurs produits et services innovants à Bruxelles. © Reporters
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LES ADRESSES L’R DU TEMPS Avenue Hansen Soulie, 78 – 1040 Etterbeek LE ZOOM BRUSSELSLIFE Les restaurants d’hiver à Bruxelles Le mercure reste obstinément coincé en bas de votre thermomètre. Les arbres sont désespérément nus. Les écharpes fleurissent au cou des Bruxellois. Le doute n’est plus permis, l’hiver est là! Frédéric Solvel Ce n’est pas une raison pour déserter les restaurants. Certains se prêtent même particulièrement à cette saison. A table ! Tactique 1 : Jouez l’hiver à fond L’hiver à Bruxelles est souvent triste, parfois très froid mais jamais très long. Mettez à profit ces quelques semaines entre décembre et février pour jouer le jeu à fond. «Oh the weather outside is frightful But the fire is so delightful Since we’ve no place to go Let it snow let it snow let it snow! » (Frank Sinatra) C’est le moment de laisser la balance au placard et de craquer pour une bonne vieille raclette ou une fondue bourguignonne. L’R du temps et Au Petit Suisse, les seuls restaurants suisses de la capitale, tirent naturellement leurs épingles du jeu dans cette catégorie. Tactique 2 : On se réchauffe Le bois qui craque dans la cheminée, les mains collées au radiateur… Vous avez envie de vous sentir au resto comme à la maison. « Cho Ka Ka O Cho chocolat Si tu me donnes des noix de coco Moi je te donne mes ananas » (Annie Cordy) Au Moulin de Lindekemale, In den Appelboom ou à l’Auberg’in, ne transigez pas lors de la réservation : exigez la table la plus proche du feu ouvert. Eté comme hiver, votre virée au Sablon ou au centre-ville ne doit pas passée inaperçue ! Les terrasses chauffées du Vieux Saint Martin et ou de C’est bon, c’est Belge n’attendent que votre commande. 48 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 AU PETIT SUISSE Rue du Postillon, 4 – 1180 Uccle MOULIN DE LINDEKEMALE Avenue Jean-François Debecker, 6 1200 Woluwe-Saint-Lambert IN DEN APPELBOOM Rue du Pommier, 401 – 1070 Anderlercht AUBERG’IN Rue au Bois, 198 – 1150 Woluwe-Saint-Pierre AU VIEUX SAINT MARTIN Place du Grand Sablon, 38 – 1000 Bruxelles C’EST BON C’EST BELGE Rue de Rollebeek 3-5 – 1000 Bruxelles TOUKOUL Rue de Laeken, 34 – 1000 Bruxelles OUZERIE MEZEDOPOLIO Chaussée d’Ixelles, 235 – 1050 Ixelles LOS PONCHOS Chaussée de Charleroi, 158 1060 Saint-Gilles OSTERIA AGRICOLA TOSCANA Avenue Livingstone, 20 – 1000 Bruxelles CUEVA DE CASTILLA Place Colignon, 14 – 1030 Schaerbeek Tactique 3 : Laissez entrer le soleil Vous êtes plutôt du genre « déprime de saison » servie à toutes les sauces ? Ne vous laissez pas abattre ! Mettez du soleil dans votre assiette pour qu’il rayonne dans votre cœur… « Laissons, laissons, entrer le soleil Laissons, laissons, entrer le soleil Laissez, laissez entrer le soleil Laissez, laissez entrer le soleil » (Julien Clerc) Le soleil ne manque pas aux quatre coins du monde. Faites tourner votre mappemonde et choisissez entre l’Ethiopie (Toukoul), la Grèce (Ouzerie Mezedopolio), l’Amérique du Sud (Los Ponchos), l’Italie (Osteria Agricola Toscana) ou l’Espagne (Cueva de Castilla). Et si vraiment rien ne vous convient, vous pouvez toujours vous faire livrer des bons petits plats directement sur votre table grâce aux différents coursiers qui sillonnent la capitale et qui ne craignent pas le froid ! BRUSSELSLIFE PHARES À FAIRE EN FAMILLE 30.01 | 05.02 LA SEMAINE DU SON Des événements auront lieu du lundi au dimanche pour aiguiser votre ouïe et découvrir la ville différemment. Région bruxelloise | Gratuit www.lasemaineduson.be 13.01 | 22.01 SALON DE L’AUTO Plus de 100.000m2 EN SOIRÉE 11.01 | 29.01 DJANGOFOLLLIES FESTIVAL DE JAZZ Devenu le rendez-vous incontournable du début d’année, le festival de jazz Djangofolllies se déroulera dans près de 30 endroits différents. Région Bruxelloise | www.brosella.be dédiés aux plus grandes marques de voitures, motos et véhicules lourds. Brussels Expo | 15 € |www.autosalon.be 21.01 | 29.01 BRAFA FOIRE D’ART Plus de 130 galeries et marchands d’art originaires de 16 pays vous attendent en ce début d’année pour l’une des plus grandes foires d’art au monde. Tour & Taxis| 25€ | www.brafa.art 02.02 | 05.02 SALON DES VACANCES Envie d’évasion ? Des centaines d’exposants vous attendent pour vous proposer des vacances insolites, en famille, pas trop loin ou à l’autre bout du monde. Brussels Expo| 5€ en ligne www.salondesvacances.eu 26.01 | 29.01 ELLES TOURNENT CINÉMA Le Festival « Elles tournent » propose des films réalisés par des femmes. Des courts, des fictions, des documentaires… Au total, une vingtaine de films seront projetés durant 4 jours. Cinéma Vendôme | apd de 3€ www.ellestournent.be 06.12.2016 | 16.04.2017 TINTIN A TRAIN WORLD EXPO Le célèbre reporter fait arrêt à Train World. Venez découvrir les aventures ferroviaires de Tintin, le contenu de ses valises mais aussi plusieurs planches originales. Gare de Schaerbeek| apd 7€50 | www.trainworld.be 10.02 | 12.02 SALON DU CHOCOLAT Noir, au lait, blanc, praliné, les gourmands l’attendent chaque année : le Salon du Chocolat ! Tour & Taxis| apd de 8€50 brussels.salon-du-chocolat.com SOUS LA LOUPE — CULTURE La Cinematek à l’aube de ses 80 ans Conserver, acquérir et diffuser des films, les missions de la Cinematek sont les mêmes depuis près de 80 ans maintenant. Née sous le nom de Cinémathèque Royale de Belgique en 1938, cette institution biculturelle porte depuis 2009 le nom de Cinematek. Cinematek Rue Baron Horta, 9 1000 Bruxelles www.cinematek.be Trois missions La Cinematek se donne trois missions : conserver les collections de films en sa possession, acquérir des œuvres et montrer ces films au public. Chaque année, près de 3000 films sont projetés à la Cinematek et à Flagey (un partenariat est conclu depuis 2013). Des grands classiques au cinéma muet en passant par les séries B ou les documentaires, toutes les bobines trouvent une place à la Cinematek. Education et initiation au cinéma Des ateliers sont organisés plusieurs fois par an pour présenter les 1001 secrets du cinéma aux enfants. Plusieurs films estampillés « jeune public » sont aussi projetés un mercredi par mois, d’octobre à mai. De nombreuses écoles francophones et néerlandophones poussent également les portes de la Cinematek pour apprendre les codes de lecture d’un classique ou d’un film plus récent. Hélène Remy 23.09 | 24.09 PROPULSE FESTIVAL DES ARTS DE LA SCÈNE 5 concerts par soir au Botanique. À l’affiche : des artistes pop, rock, électro mais aussi du jazz et des musiques du monde Botanique| 8€/ soirée | www.propulsefestival.be 60 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 49
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BRUSSELSLIFE 2017 sera l’année René Magritte LE BRUXELLOIS DU MOIS Il est l’un des Bruxellois les plus célèbres à l’étranger, René Magritte a laissé la famille du surréalisme en deuil il y a maintenant 50 ans. René Gislain Magritte est né le 21 novembre 1898 à Lessines, à une vingtaine de kilomètres d’Ath. Il a à peine 17 ans quand il quitte le Hainaut pour rejoindre la capitale où il entame des études artistiques à l’Académie des Beaux-Arts. L’un de ses premiers emplois sera celui de graphiste dans une usine de papier peint. Si le cubisme marqua ses premières années de création, il finira par succomber à l’esprit surréaliste. Son premier tableau teinté de surréalisme, date de 1926 et s’intitule « Le Jockey perdu ». On y voit un jockey au galop, slalomant dans une forêt de quilles. Cette année marquera le cinquantième anniversaire de la disparition du père du surréalisme belge LE SAVIEZ-VOUS ? Le pain à la grecque est né à Bruxelles On l’appelle le pain à la grecque et pourtant n’allez pas chercher l’origine de cette friandise typiquement bruxelloise du côté d’Athènes et du Parthénon, elle est bel et bien 100 % bruxelloise. Retournons plus de cinq siècles en arrière… Une abbaye dirigée par les Pères Augustins, et située sur l’actuelle Place De Brouckère, se préoccupait du sort des indigents de la capitale. Dans une petite rue adjacente, la Wolvengracht 50 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 (rue Fossé-aux-Loups), les bons pères distribuaient du pain aux pauvres. C’était le pain de la Gracht (du fossé) ou de la Grecht en patois bruxellois. Avec la francisation de Bruxelles, Grecht devint Grecque… D’où son nom déformé aujourd’hui. De pain à pâtisserie D’un simple morceau de pain destiné aux pauvres, le pain à la grecque s’est petit à petit embourgeoisé pour devenir un véritable biscuit moelleux. Ses ingrédients – farine, levure, sucre perlé, beurre, lait et épices – en font une douceur dorée que vous découvrirez chez les meilleurs confiseurs… bruxellois ! Hélène Remy Un petit tour à Paris En 1927, il quitte Bruxelles pour Paris. C’est là qu’il rencontre deux autres grands maîtres du surréalisme : André Breton et Paul Eluard. Ensemble, ils exposeront leurs œuvres. C’est en 1929, que René Magritte peint l’un de ses tableaux les plus célèbres : « La Trahison des images » mieux connu sous l’appellation « Ceci n’est pas une pipe ». Il invite alors le public à se questionner sur le sens des mots et des images. L’année suivante, il est de retour à Bruxelles. Après une période de doutes, il retrouve l’inspiration et expose à Londres et New York. Il quittera son monde imaginaire dans les années 40 avec sa période Renoir et « vache » avant de replonger dans son univers poétique et de toucher enfin à la consécration : une exposition au Musée d’Art Moderne de New-York. Une reconnaissance internationale dont il ne profitera que quelques années : il succombera à la maladie le 15 août 1967, à Bruxelles. 1967-2017 Durant toute cette année 2017, de nombreux hommages lui seront rendus, à Jette notamment. Le peintre surréaliste vécut durant près de 25 ans au numéro 135 de la rue Esseghem. Aujourd’hui transformée en musée, sa maison abrite une exposition retraçant toute sa vie et plusieurs de ses œuvres les plus incontournables. Hélène Remy © entrezdansmacuisine.com René Magritte in Bowler Hat © Duane Michals, 1965 COMMUNITY DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Actium Editions SPRL Rue de la Victoire 26 - 1060 Bruxelles Code Nace : 58110 - Édition de livres 58130 - Édition de journaux 58140 - Édition de revues et de périodiques del. : Guillaume Roux de Bézieux Aligning Leadership Association SPRL Rue de l’Arbre Bénit 118 - 1050 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 78300 - Autre mise à disposition de ressources humaines del. : Jean Keup Alkemyka SPRL Boulevard Louis Mettewie 46 - 1080 Bruxelles Code Nace : 46120 - Intermédiaires du commerce en combustibles, métaux, minéraux et produits chimiques 46751 - Commerce de gros de produits chimiques industriels del. : Morad Chahboun Association Muco ASBL Avenue Joseph Borlé 12 - 1060 Bruxelles Code Nace : 94993 - Associations pour la prévention de la santé del. Shyirambere : Joseph AV Mundo Histoire de Comprendre PPE Avenue Reine MarieHenriette 1A - 1190 Bruxelles Code Nace : 85599 - Autres formes d’enseignement del. : Annick Vandebroek Ayrox SCRL Avenue de Fré 98 - 1180 Bruxelles Code Nace : 46699 - Commerce de gros d’autres machines et équipements n.c.a. 46900 - Commerce de gros non spécialisé 73200 - Études de marché et sondages d’opinion del. : Salla Suomi CGM Services SA Avenue Maréchal Joffre 28 - 95100 Argenteuil - France del. : Christophe Zotoff CheckHub.io SPRL Co.station, Place Sainte-Gudule 5 - 1000 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes del. Edouard d’Ursel Cobelem SPRL Avenue de l’Echevinage 10 - 1180 Bruxelles Code Nace : 68100 - Activités des marchands de biens immobiliers 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. Bayard Myon : Emmanuelle Containers Maes BVBA Kanaalweg 3404 - 3980 Tessenderlo Code Nace : 38110 - Collecte des déchets non dangereux 81300 - Services d’aménagement paysager del. : Yves Maes Micropole Consulting Belgium NV Excelsiorlaan 28-30 - 1930 Zaventem Code Nace : 62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion d’installations informatiques 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes del. : Yves Colinet MobileXpense SA Rue des Colonies 11 - 1000 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique del. : Xavier Deleval Polet Pascal PPE Rue Corneille Hoornaert 19 - 1090 Bruxelles del. : Pascal Polet : Debue Franck - Avocat Spécialiste Litiges entre Associés PPE Drève du Sénéchal 19 - 1180 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Franck Debue Design 2 Style - Belgium Design Council & Belgian Beer Brands - SNC Avenue Seghers 73 - 1081 Bruxelles Code Nace : 46130 - Intermédiaires du commerce en bois et matériaux de construction 71112 - Activités d’architecture d’intérieur 81100 - Activités combinées de soutien lié aux bâtiments del. : Rozina Spinnoy Digi Consult BVBA Kerkstraat 154 - 9473 Welle Code Nace : 4614005 - Intermédiaires du commerce en matériel électrique et électronique, y compris le matériel d’installation à usage industriel 46520 - Commerce de gros de composants et d’équipements électroniques et de télécommunication 77330 - Location et location-bail de machines de bureau et de matériel informatique del. : Wim Couck Douchain Muriel PPE Rue du Marché aux Porcs 18 - 1000 Bruxelles del. : Muriel Douchain Evernew SPRL Dieweg 56 Bte 8 - 1180 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Alexis Tinel Lenoir & Associés SA Rue Egide Van Ophem 40 A - 1180 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Christophe Lenoir Med Inspire SA Gulledelle 92 - 1200 Bruxelles Code Nace : 46460 - Commerce de gros de produits pharmaceutiques 46693 - Commerce de gros de matériel électrique, y compris le matériel d’installation del. : William Nehme Mengira BVBA Edingsesteenweg 66 - 1755 Gooik Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Egon Vereycken PS Consult SPRL Avenue des Aubépines 175 - 1180 Bruxelles Code Nace : 64200 - Activités des sociétés holding 69201 - Activités des expertscomptables et des conseils fiscaux 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Pierre Sorel Publimail Group SA Rue de Meudon 60 - 1120 Bruxelles Code Nace combinés de bureau del. : Eric Stevens Saint-Guidon SA Avenue Théo Verbeeck 2 - 1070 Bruxelles Code Nace : 10850 - Fabrication de plats préparés 56101 - Restauration à service complet del. : Jimmy Mehl-van Goolen Sustainia SPRL Grand Rue 89 - 1457 Walhain Code Nace : 46510 - Commerce de gros d’ordinateurs, d’équipements informatiques périphériques et de logiciels 61200 - Télécommunications sans fil 62010 - Programmation informatique del. : Jean-Luc Rochet Tashgeel Luxury Europe SA Avenue Louise 486 bte 5 - 1050 Bruxelles Code Nace : 47722 - Commerce de détail de maroquinerie et d’articles de voyage en magasin spécialisé 47770 - Commerce de détail d’articles d’horlogerie et de bijouterie en magasin spécialisé del. : Saïd Chentouf Thys Bernard PPE Rue de l’Eglise 61 bte 2 - 1150 Bruxelles del. : Bernard Thys Timex SPRL Avenue François Folie 26 - 1180 Bruxelles Code Nace : 29201 - Fabrication de carrosseries de véhicules automobiles 45111 - Commerce de gros d’automobiles et d’autres véhicules automobiles légers ( = 3,5 tonnes ) 45193 - Commerce de détail d’autres véhicules automobiles ( > 3,5 tonnes ) del. : Ildar Timashev Vivane Arnaud PPE Avenue Jupiter 117 - 1190 Bruxelles del. : Arnaud Vivane yellow hub SETR Boulevard Saint-Michel 43 - 1040 Bruxelles del. : Martina Bertuzzi BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 51 : 82110 - Services administratifs
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COMMUNITY AGENDA 18.04.2017 Quelles différences entre une pression positive et un stress négatif ? Management & RH, Personal improvement 17.01.2017 It’s Co-Solutions Time for the Boss 18.01.2017 It’s Co-Solutions Time for Free 19.01.2017 It’s Co-Solutions Time for 25+ 24.01.2017 Faites de votre équipe une Dream Team ! 26.01.2017 Booster son énergie pour maximiser ses performances 07.03.2017 Libérer, responsabiliser, cadrer pour maximiser les performances de vos équipes 09.03.2017 Découvrez les 7 sources de récupération 18.04.2017 Transformer ses entretiens d’évaluation en outils de motivation durables 20.04.2017 Leader inspirant, manager efficace et coach motivant Droit commercial Jusqu’à 02.2017 Devenir médiateur en matière civile et commerciale Vente, marketing & Communication Jusqu’à 04.2017 It’s co-solutions Time! 30 & 31.01.2017 Créer des brochures, dépliants, magazines et bien plus grâce à InDesign ! 03.02.2017 Créer des présentations captivantes, persuasives et mémorables grâce à Prezi 16.02.2017 Créer des présentations captivantes grâce à PowerPoint ! Efficacité 06.02.2017 Plus de 90 trucs pratiques pour mieux gérer votre temps ! 10.03.2017 Doublez l’efficacité de vos réunions grâce à OneNote ! 52 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2017 Environnement, urbanisme, mobilité Cycle management environnemental 2017 02 & 03.2017 Les fondamentaux du management environnemental 24.02.2017 Obligations légales : le permis d’environnement démystifié 24.03.2017 Suivre et contrôler votre gestion environnementale 28.04.2017 Dématérialisation et Green IT 19.05.2017 Des trésors dans vos poubelles ; écodesign et économie circulaire 09.06.2017 Redessinez votre politique mobilité 09.2017 Acheter malin, acheter durable ! 11.01.2017 Strategic Growth Formula – Petit déjeuner remue méninges 12.01.2017 Speed Business Lunch 25.01.2017 A tu & à toi : La mobilité : une plaie ? Non, une opportunité ! 26.01.2017 Business Mediation Summit 10.02.2017 Welcome Lunch ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be **En néerlandais uniquement ICT 03.02.2017 Créer des présentations captivantes, persuasives et mémorables grâce à Prezi 06.02.2017 Un assistant personnel gratuit, ça existe ? Oui, son nom est Outlook ! 16.02.2017 Créer des présentations captivantes grâce à PowerPoint ! 10.03.2017 Doublez l’efficacité de vos réunions grâce à OneNote ! 20.04.2017 Excel : faire parler n’importe quelle base de données en 3 clics ➜ Emilie Lessire +32 2 643 78 11 – ele@beci.be Législation sociale 20.01.2017 Réintégration des malades de longue durée : un bouleversement pour les entreprises 21.02.2017 Contrôle social de votre entreprise : comment vous y préparer ? 04.05.2017 Les risques psychosociaux au travail ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be 09.2017 Votre entreprise est pleine d’énergie 10.2017 L’entreprise de demain est résiliente 11.2017 La communication de votre programme environnemental 12.2017 Vos bureaux du futur: les nouveaux modes du travail ➜ Laura Rebreanu +32 2 643 78 26 – green@beci.be 19.01.2017 Calculez votre prix à l’export 14.02.2017 Choisissez votre 1er tation pays d’expor21.02.2017 La TVA et le commerce international 07.03.2017 L’e-commerce et la TVA 09.03.2017 Vos contrats à l’exportation : lequel choisir ? 23.03.2017 L’exportateur face à l’environnement fiscal international 05.2017 Voyage d’affaires en Iran ➜ Beci’s International Department +32 2 643 78 02 - jpm@beci.be ENTREPRISES en TRANSMISSION Le Hub Transmission de BECI, première organisation de la Région Bruxelles Capitale en cession/acquisition d’entreprises, publie ces nouvelles offres. > Investisseurs Le Hub Transmission recherche des fonds pour prise de participation en vue de développement de l’activité existante… Secteur d'activité de l’entreprise Génétique Fonds recherchés (en M€) 1 Localisation de l’entreprise Bruxelles Profil d’investisseur recherché Investisseur actif > Cédants Le Hub Transmission connaît des sociétés à reprendre… Secteur d'activité des entreprises Grossiste en produits pharmaceutiques et appareils correspondants Secteur informatique : solutions de stockage d’information Communication, marketing digital Construction : gros travaux et finitions Informatique Mobilier sanitaire haut de gamme Construction : bureau d’études Chiffre d'affaire réalisé (en M€) Nombre d'employés Raison de la cession Moins d’un million De 1 à 10 De 1 à 2 millions De 1 à 2 millions De 1 à 2 millions Moins d’un million De 1 à 2 millions De 2 à 3 millions De 1 à 10 De 1 à 10 De 11 à 30 De 1 à 10 De 1 à 10 De 11 à 30 Départ en pension Autre Autre Départ en pension Départ en pension Départ en pension Départ en pension Si vous êtes intéressé par l’une de ces sociétés ou connaissez une société à reprendre dans les secteurs susmentionnés, veuillez prendre contact avec le Hub Transmission : Erick Thiry, Coordinateur du Hub Transmission eth@beci.be • +32 2 643 78 36

2017.01 Brussel Metropool


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eenvoudig en gratis. Rekruteren met Select Actiris, biedt diensten aan die uw aanwerving vereenvoudigen. • Een consultant gespecialiseerd in uw activiteitensector • Een selectie van maximum 6 kandidaten die aan het gewenste profiel voldoen • Tips om uw loonkosten te optimaliseren • Administratieve ondersteuning bij het aanwerven van jongeren en stagiairs Om gratis gebruik te maken van onze diensten, surf naar www.actiris.be Werkgevers vertrouwen ons! Ontdek de getuigenis van op pagina 7. Actiris verandert de toekomst van uw bedrijf www.actiris.be Met de steun van de Europees sociaal fonds EDITO Happy 2017! Happy Brussels To You! Om 2017 in te luiden, beslisten we het traditionele Woord vooraf eenmalig te vervangen door een ‘carte blanche’ met de wensen van onze leden. Wij vroegen een aantal onder hen hun wensen te verwoorden bij het begin van het nieuwe jaar. Hier zijn ze. " Een mooie en nette stad " " Bruxelles prend de la hauteur " " Stronger, sweeter, greater together " " Aan alle BECI-leden wens ik het ontslag van de Brusselse regering toe " " We zullen doorgaan. Niet opgeven, nooit! " " Let 2017 be the year when Brussels radiates business development in Europe and globally " " Puisse notre capitale, Bruxelles [ ne plus rimer avec tunnel déclamons cette nouvelle année [ en MOBILITÉ retrouvée " " Minder Pascal, meer mobiliteit! " " Le photovoltaïque, c’est plus chic " " Business en menselijkheid voor alle Brusselaars " " De l’audace, de l’audace, encore de l’audace " " Voor een nieuwe aanpak van de handel " " Een nieuw jaar voor een beter Brussel in 2017 " " Een beter Europa " " Mobiliteit !" " Bruxelles pour tous, tous pour Bruxelles! " « Du respect pour la chose publique » " Gelukkige klanten " "Minder intelligent geklets en meer concrete resultaten! " " Een kwaliteitsvol onderwijs, afgestemd op de tewerkstelling " BECI - Brussel metropool - januari 2017 1 " CETA voor iedereen " " Brussels is back in 2017! " " 4G overal en altijd "
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INHOUD Think Tank 5 6 Vóór of tegen uitzendwerk als aanwervingsmethode? Social media 8 De mening van de ondernemers International 10 Het nieuwe Douanewetboek, voor een gemakkelijker export 12 Erasmus: Jonge ondernemers helpen elkaar 13 Interview met Bénédicte Wilders (Brussel Invest & Export) Top van de Brusselse ondernemingen 14 Een toelichting bij de rangschikkingen 15 Top 50 per omzet 16 Top 50 per nettowinst 17 Top 50 per omzetstijging 18 Top van de jonge ondernemingen 19 Ronde tafel: onbekende kampioenen 22 Top 50 personeelsbestand 23 Daoust, Onderneming van het Jaar 2016 24 Top info- & communicatiesector 26 Anne Bataille, een blik op reclame en communicatie Focus: enterprise lifecycle 28 Zijn starters de nieuwe superhelden? 30 Zijn businessmodel opstellen: tussen theorie en praktijk 32 Innovatie, zaak van iedereen 34 Vier belangrijke aspecten van de bedrijfsoverdracht 37 Familiale bedrijfsoverdracht: delicate vraagstukken 38 Familiale bedrijfsoverdracht: Cantillon leeft verder Dynamiek 39 Starter: Ecoboutic 40 Self-employed corner 41 Klinkt ondernemerseenzaamheid u bekend? 42 Aangepast werk, omdat u het waard bent 43 Mecenaat van vaardigheden en sociale wetgeving Community 44 News 46 Index 47 Het BECI nieuws in beeld 48 BrusselsLife: Al wat u moet zien en weten in Brussel 51 Toetredingsaanvragen 52 Agenda 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER KAMER VAN KOOPHANDEL & VERBOND VAN ONDERNEMINGEN TE BRUSSEL Brussel Metropool Nr 21 – Januari 2017 In februari: Vastgoed & stedenbouwkunde Verantwoordelijke uitgever Olivier Willocx – owillocx@beci.be Louizalaan 500 - 1050 Brussel T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28 Redactie Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be Hebben meegewerkt aan dit nummer: Younes Al Bouchouari, Jean Blavier, Johan Debière, Ophélie Delarouzée, Olivier Fabes, Gaëlle Hoogsteyn, Julien Ide, Amy Kessels, Laura Rebreanu, Hélène Remy, Frédéric Solvel, Guy Van den Noortgate, Morgan Van Cleven en Peter Van Dyck. Opmaak & druk db Group.be Vertaling Litteris Abonnementen Prijs: 80 € voor 10 nummers Info: er@beci.be – T +32 2 643 78 44 Publiciteit Brussel Metropool /Bruxelles Métropole wordt maandelijks door meer dan 23.000 decision makers gelezen. Gemiddelde oplage per nummer: 15.500 ex. Inlichtingen en reservaties Anne Schmit – T +32 2 563 68 53 F +32 2 640 93 28 – asc@beci.be Membership Sylvie De Maegd – T +32 2 643 78 43 F +32 640 93 28 - sdm@beci.be Lid van BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 BEDRIJVEN TOEKOMST PASSIE JOBS GROEI MENSEN Brussels Airport. De luchthaven verbindt mensen en bedrijven Luchthavens spelen een cruciale rol in de ontwikkeling van de connectiviteit van hun land met de rest van de wereld. Brussels Airport heeft een visie die ervoor zorgt dat onze bedrijven competitief blijven en dat bijkomende jobs worden gecreëerd. Met het oog voor de toekomstige generaties en de omgeving. Uw mening telt ook. Deel ze op www.brusselsairport2040.be /brusselsairport2040 #BRU2040
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BRUSSEL 26 • 01 • 2017 - 13:30 Waarom? Ondernemingen geven maar best de voorkeur aan duurzame, niet-conflictuele methodes om hun geschillen te beslechten. Ze moeten het heft in handen nemen. Wat? een uitdagende bijeenkomst voor en door bedrijfsleiders en adviseurs voor een mentaliteitswijziging naar een constructieve aanpak van geschillen innovatie en creativiteit boven! Voor wie? Bedrijfsleiders Bedrijfsjuristen Magistraten, rechters in handelszaken en rechters in sociale zaken Advocaten Boekhouders, accountants, fiscalisten en bedrijfsrevisoren Bemiddelaars Wanneer? Donderdag 26 januari 2017 van13.30 u. tot 20.30 u. Waar? Vlerick Business School Brussel www.businessmediationsummit.eu Georganiseerd door: In samenwerking met: Orde van Vlaamse Balies THINK TANK VÓÓR OF TEGEN Uitzendwerk als aanwervingsmethode? Na een vrije val zonder voorgaande tijdens de crisis van 2008, en ten gunste van de overleving van vast werk, kent uitzendwerk opnieuw een gestage groei. Deze evolutie naar professionele inschakeling zit de werkgevers en de politici met heimwee naar de proefperiode vandaag niet lekker. Toch lijkt de afschaffing van de proefperiode geen invloed te hebben op het inschakelen van uitzendkantoren als het over aanwerven gaat. Ophélie Delarouzée Herwig Muyldermans, algemeen directeur van Federgon Vervanging is de historische en klassieke reden van uitzendwerk. Vanaf de jaren 80-90 kwamen hierbij nog werkoverlast en de behoeften aan flexibiliteit. De laatste 20 jaar zijn bedrijven uitzendkrachten beginnen aanwerven en werd uitzendwerk meer en meer gebruikt als “pre-proefperiode”. In de industrie, maar ook in de tertiaire sector, is dit een bijna algemene regel geworden. De KMO’s die eerder weigerachtig waren, werven tegenwoordig steeds meer aan via uitzendwerk. Afhankelijk van de conjunctuur worden 30 tot 50% van de uitzendkrachten bij de klant aangeworven. Ofwel is het een weldoordacht systeem van bedrijven die willen aanwerven na een proeftijd door middel van uitzendwerk, ofwel gaat het bijvoorbeeld om een vervanging die uiteindelijk goed uitkomt. Met het afschaffen van de proefperiode zien we dat uitzendopdrachten een beetje langer duren, maar in feite komt het inkorten van de vooropzeg op hetzelfde neer. In Frankrijk is er een gelijkaardige toename van uitzendwerk en in Nederland is deze nog groter. Ik denk dat bedrijven nog altijd aarzelen om aan te werven en kiezen voor flexibiliteit, omdat ze de crisis van 2008 en de recessie van 2011-12 nog niet vergeten zijn en omdat ze zich afvragen of de heropleving zal blijven duren. Voor werknemers verlaagt uitzendwerk de toegangsdrempel tot de arbeidsmarkt. Vandaag is 10% van de uitzendkrachten ouder dan 50 jaar en 35% jonger dan 26 jaar. Met een contract van een of twee weken durven bedrijven hen een kans te geven. In 2016 zullen 600.000 personen (580.000 in 2015) minstens één dag als uitzendkracht hebben gewerkt op een actieve bevolking van 4,3 miljoen. Uitzendkantoren zijn onderaannemers in human resources geworden, die evengoed dienen om aan te werven voor een AOD als voor een ABD of tijdelijke statuten. Vandaag werken bedrijven met een “harde kern” en allerlei soorten onderaannemers errond. Het grote bedrijf dat alle functies beheerde en werkte met mensen tot aan hun pensioen, is verleden tijd. Uitzendwerk is van nature een precaire vorm van tewerkstelling. De vernieuwing van korte contracten voor dezelfde missie vereist een grote bereidheid, zonder garantie voor werkzekerheid. Deze driehoeksverhouding, waarin alle contractuele aspecten worden overgedragen aan het uitzendkantoor, terwijl de organisatie van het werk wordt overgelaten aan de gebruiker, verhindert de vakbondsvertegenwoordiging. Om het omzeilen van collectieve overeenkomsten te vermijden, werden er beschermingen ontwikkeld, met een fonds voor eindejaarspremies, loongaranties… Sinds 1987 heeft de wetgever de uitzendarbeid genormaliseerd en de mogelijkheden om hierop een beroep te doen, uitgebreid door meer toegelaten sectoren, termijnen en redenen aan de lijst toe te voegen. Maar in de praktijk wordt ook een tijdelijke werkoverlast als reden gegeven om de volumes te rechtvaardigen van permanente uitzendkrachten die concurreren met de vaste tewerkstelling. Het inschakelingsargument heeft een courante praktijk gelegaliseerd, maar de afgesproken beperkingen – maximum 6 maand per uitzendkracht, 3 pogingen en aanwerving onder een AOD – kunnen bedrijven ertoe aanzetten om een minder bindend motief te gebruiken. Voor zover ik weet, laat geen enkel gegeven toe om het gebruiksniveau ervan te beoordelen en ik ben niet zeker dat dit een succes wordt. Zeggen dat 30 tot 50% van de uitzendkrachten werk vindt, zegt niets over de periode waarin ze meerdere missies en ABD hebben gehad. Uitzendwerk mag dan een springplank zijn, soms is het ook een tunnel. Velen kiezen uitzendwerk omdat ze aan inschakeling denken. We hebben een enquête gevoerd bij 3.000 uitzendkrachten: uit de 1.000 verzamelde vrije commentaren blijkt een afkeur tegenover bedrijven die voortdurend uitzendkrachten inzetten en een vaste baan beloven die er maar niet komt. Tot de hervormingen van Kris Peeters behoort de door uitzendkantoren gevraagde ABD om een percentage van uitzendkrachten met de gezochte bekwaamheden te weerhouden. Maar deze ABD wordt ontdaan van elk groeiperspectief voor de werkkracht, die ook de vrijheid verliest om opdrachten te weigeren. BECI - Brussel metropool - januari 2017 5 Esteban Martinez-Garcia, professor arbeidssociologie aan de ULB © Reporters
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THINK TANK Social media De nieuwe leden van BECI staan op Facebook Sinds half december publiceert BECI op zijn Facebook pagina een portretschets van zijn nieuwe leden. Dit speciale eindejaar initiatief zet zich voort in de maand januari. Misschien is het u al opgevallen: sinds enkele maanden is BECI actief aanwezig op Facebook. We publiceren handige weetjes, interessante artikels, foto’s en verslagjes van onze evenementen, een overzicht van onze opleidingen … Kortom, een echte bron van informatie voor al wie werkt in Brussel. Als eindejaar cadeau zetten we bovendien onze nieuwe leden in de kijker. Ondernemingen en organisaties die lid worden van BECI voor 31 december, worden gedurende de komende weken in de verf gezet op onze Facebookpagina, met daarbij een pitch van hun activiteit, enkele foto’s en een link naar hun website – zoals CarAsap en Care4Fleets, twee nieuwe spelers op het vlak van de mobiliteit. Een eenvoudige en gezellige manier om nieuwe leden aan de bestaanden voor te stellen en relaties aan te knopen. De actie loopt door tot het einde van de maand januari. En wat betreft de pitches, die publiceren we nog een aantal weken achter elkaar. Wenst u kennis te maken met onze nieuwe leden? Volg ons op onze pagina www.facebook.com/beci.brussels. 6 BECI - Brussel metropool - januari 2017 Publireportage Leo Grimberg Oprichter van Panadas Factory. ‘Als Ingenieur Informatica van opleiding had ik nooit eerder met arbeiders gewerkt. Bij het rekruteren zegt een cv bovendien vaak niet alles. Het is dan ook niet altijd evident om hier door te kijken. Actiris helpt mij om de juiste profielen te zoeken en filtert voor mij de kandidaten.’ ‘Voor mij is Actiris dé referentie op vlak van rekrutering bij de oprichting van een onderneming.’ Panadas Factory werd opgericht in 2010 en is gespecialiseerd in diepvriesproducten. Leo Grimberg, de oprichter, blikt terug op de rekruteringen sinds de start van het project. ✓Waarom heeft u beroep gedaan op Select Actiris voor uw rekruteringen? Toen ik Panadas Factory heb opgericht, was ik nog maar net in België aangekomen en kon ik wel wat raad gebruiken over de tewerkstellingsmaatregelen. Het leek mij logisch om hiervoor aan te kloppen bij Actiris. De consultant die zich met mijn dossier bezighield, was zeer efficiënt en wist van aanpakken. Mijn eerste werknemer heb ik aangeworven via een IBO (individuele beroepsopleiding). Zeer snel groeide het aantal werknemers in mijn bedrijf. Samen met Actiris heb ik dan een plan uitgewerkt voor mijn personeelsbeheer op middellange en lange termijn. ✓Hoe heeft dit u geholpen bij de verdere uitbouw van uw onderneming? Zonder de tewerkstellingsmaatregelen zoals de IBO en Activa had ik nooit mijn eigen bedrijf kunnen starten. Nu kan ik mijn personeel aanwerven voor onbepaalde duur, maar in het begin was dat geen optie binnen Panadas. Voor mij is Actiris dé referentie op vlak van rekrutering bij de oprichting van een onderneming. Panadas Factory in cijfers • 20 werknemers 100% 4.000 empanada’s per dag Met de steun van het Europees sociaal fonds van het personeel aangeworven via Select Actiris ✓Wat zijn uw projecten voor de toekomst? De onderneming blijft groeien. Binnenkort zal ik dus opnieuw op zoek gaan naar nieuw personeel, met de hulp van Select Actiris. Bij elke evolutie van het bedrijf, overlopen we alle mogelijkheden op HR-vlak. De profielen zijn steeds diverser. Nu gaan we een restaurant en rechtstreekse verkooppunten openen. De profielen die we nu zoeken, zijn dus zeer verschillend van de arbeidersprofielen die we tot nu toe zochten. Wilt u ook onze diensten uitproberen? Contacteer ons op het nummer 02 505 79 15 of via werkgevers@actiris.be of surf naar actiris.be/werkgevers Rekruteren met Select Actiris, eenvoudig en gratis! www.actiris.be
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THINK TANK De politieke barometer blijft wisselvallig DE MENING VAN DE ONDERNEMERS Onze politieke barometer*, die om de zes maanden naar de mening van de Brusselse ondernemers polst, vertoont nauwelijks tekens van beterschap. Hij constateert nog steeds een zeker wantrouwen ten aanzien van de gewestelijke regering en vooral een groeiend misnoegen met het mobiliteitsbeleid en de resultaten ervan. Wantrouwen ten aanzien van de politieke wereld Brusselse ministers zijn blijkbaar hoe langer hoe minder geliefd bij de ondernemers. Alle beoordelingen gaan sinds de verkiezingen van 2014 constant achteruit, maar de rangschikking blijft nagenoeg ongewijzigd: Guy Vanhengel (Financiën en Budget) blijft op kop (met een gemiddelde van 2,84/5), vóór Didier Gosuin (Economie en Werk, 2,76) en Céline Fremault (Milieu en Energie, 2,39). Geef een cijfer tussen 1 en 5 aan hoe efficiënt u de ministers vindt inzake de economische ontwikkeling van het BHG 1. 2. Guy Vanhengel 2,84 Didier Gosuin 2,79 3. Céline Fremault 2,39 4. Cécile Jodogne 2,37 5. Bianca Debaets 2,10 6. Rudy Vervoort 2,08 7. Fadila Laanan 1,88 8. Pascal Smet 1,79 De ondernemers zijn evenmin inschikkelijk jegens de Brusselse regering: slechts 12% gunt de regering een totaal of betrekkelijk vertrouwen, terwijl 32% een ‘relatief of totaal vertrouwen’ heeft in de actie van de federale regering. Wat is uw graad van vertrouwen in het vermogen van de Brusselse regering om de huidige problemen op te lossen? 1% 3% 11% Totaal vertrouwen 18% 16% 32% 40% Licht vertrouwen Neutraal Weinig vertrouwen Geen vertrouwen 29% Wat is uw graad van vertrouwen in de federale regering voor haar aanpak van de huidige problemen? 30% 20% De gewestelijke spelers Brussel Invest & Export (2,95/5) wordt opnieuw de meest gewaardeerde gewestelijke speler van de ondernemers, net vóór Impulse (2,93) en de VDAB (2,80). Brussel Mobiliteit eindigt nog steeds op de laatste plaats (1,84). 1. Brussel Invest & Export 2,95 2. Impulse (ex-ABE/ BAO) 2,93 3. VDAB 2,87 8 BECI - Brussel metropool - januari 2017 4. Citydev (ex-GOMB) 2,79 5. MIVB 2,78 6. GIMB 2,71 7. Bruxelles Formation 2,70 8. Leefmilieu Brussel (ex-BIM) 2,47 9. Actiris 2,47 10. Brussel Mobiliteit 1,84 *Online enquête, uitgevoerd tussen 8 en 25 november 2016, bij leden en sympathisanten van BECI; 739 respondenten.. THINK TANK Delokalisering: het gevaar dreigt nog steeds De opiniepeiling van november bevestigt de resultaten van juli: nagenoeg 40% van de in het Brusselse Gewest gevestigde ondernemers denkt eraan het gewest of zelfs het land (18%) te verlaten. Slechts 41% van de bevraagde zaakvoerders overweegt rekrutering of investeringen. Overweegt u om op korte of middenlange termijn een deel van uw activiteiten te verhuizen of delokaliseren? Nee 60 50 Ja, buiten België 40 Ja, naar Vlaanderen 30 20 Ja, naar Wallonië 10 Ja, in het Brusselse Gewest 0 Nov-14 Jun-15 Nov-15 Jul-16 Nov-16 Welke 3 thema’s moet de Brusselse regering prioritair behandelen om de ontwikkeling van economie en tewerkstelling te verzekeren? Vereenvoudiging van de administratieve procedures Verlaging van de regionale en lokale fiscaliteit Mobiliteit Netheid Imago van Brussel als zakencentrum Hulp bij investeringen Ordening van openbare ruimtes Stadsvernieuwing Veiligheid Wetenschappelijk onderzoek Advies aan kandidaat-ondernemers Steun aan de tewerkstelling Promotie van opleidingen Strengere bescherming van het milieu Steun aan de export Uitgebreider info over werkgelegenheid Steun aan Actiris Andere 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% Bij de prioritaire infrastructuurprojecten gaat meer dan 64% van de stemmen naar het GEN. Volgen daarop de renovatie van de tunnels (44%) en de aanleg van ontradingsparkings (41,8%). De uitbreiding van de metro is blijkbaar dringender naar Ukkel (27%) dan naar Schaarbeek (23%) (wellicht een sociologisch getint resultaat). De aanleg van fietspaden (17%) en de vervanging van buslijnen door trams (12%) krijgen minder belangstelling. Onze respondenten beschouwen de stadstol of de kilometerheffing voortaan als een interessant idee (42% – ongewijzigd resultaat). 58% (+ 2 punten) vertoont interesse voor het mobiliteitsbudget. Welk(e) infrastructuurproject(en) moet(en) prioritair binnen en buiten Brussel worden afgewerkt? Renovatie van de tunnels GEN Metro Noord via Schaarbeek Metro Zuid via Ukkel Ontradingsparkings Inrichting van de voetgangerszone Gewestelijk fietsnetwerk Reyerslaan Fietssnelwegen in de rand Overschakelen op trams 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% En nog steeds de mobiliteit … Het record werd nogmaals gebroken! In juli citeerde 64% van de respondenten de mobiliteit als prioriteit voor de Brusselse regering, het hoogste resultaat sinds 2011. Vandaag zitten we aan 68%, met een flinke voorsprong op de gewestelijke en gemeentelijke fiscaliteit (34%) en de administratieve vereenvoudiging (30%). De drie koplopers blijven ongewijzigd. De netheid (25%) belandt voor de eerste keer op de vierde plaats, vóór de steun aan investeringen, het imago van Brussel of de veiligheid! Gevolg: 80% van de respondenten verklaart zich ‘weinig of helemaal niet tevreden’ met het Brusselse mobiliteitsbeleid. 84% oordeelt zelfs dat de situatie in 2016 ten opzichte van het vorige jaar is verergerd. BECI - Brussel metropool - januari 2017 9
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INTERNATIONAAL ENTERPRISE EUROPE NETWORK Het nieuwe Douanewetboek, voor een gemakkelijker export Het nieuwe Douanewetboek van de Europese Unie (DWU), dat tegen eind 2020 volledig van kracht wordt, zou de import- en exportformaliteiten aanzienlijk moeten vereenvoudigen. Om daar voordeel uit te halen, zullen de ondernemingen misschien hun bevoorradingsketen, interne procedures of informatica moeten aanpassen. Goed om weten. Emmanuel Robert H et nieuwe DWU kwam ter sprake tijdens een seminar dat op 24 november bij BECI plaatsvond in aanwezigheid van drie specialisten: Bert Gevers (Partner Loyens & Loeff Advocaten), Frank Janssens (Europese Commissie – DG fiscaliteit en douane) en Pieter Haesaert (Managing Partner, Customs4Trade). De ingrijpende hervorming van de douaneprocedures vereenvoudigt en standaardiseert alle bepalingen rond het handelsverkeer tussen de EU en externe landen. Als u zich daar nog niet over hebt gebogen, nu doen! Het Wetboek is officieel van kracht sinds 1 mei van dit jaar! Veel van zijn bepalingen zullen echter geleidelijk tussen nu en eind 2020 worden ingevoerd. Een van de voornaamste verschuivingen betreft de douanewaarde van goederen die in de EU worden ingevoerd. Met de vroegere wetgeving kon de invoerder, onder bepaalde voorwaarden, deze (belastbare) waarde afleiden van een tussentijdse verkoop in de bevoorradingsketen. En voorbeeld met modeaccessoires: de vorige wet aanvaardde de waarde van de in China geproduceerde goederen op het ogenblik dat ze aan een Amerikaanse tussenpersoon werden verkocht en nog vóór ze opnieuw aan een Belgische klant werden gefactureerd (First Sale for Export of FSFE). Deze regel ruimt nu de plaats voor de Last Sale for Export (LSFE): er moet nu verplicht rekening worden gehouden met de waarde van de laatste transactie, net vóór de goederen het grondgebied van de EU betreden. In dit geval dus de waarde die de Amerikaanse tussenpersoon aan de Belgische klant factureert. Deze regel, die meestal minder gunstig is voor de invoerder, wordt eind 2017 volledig van kracht. Verder constateren we een verstrenging van de belastingregels voor royalties en licentierechten: indien deze als verkoopvoorwaarde gelden (d.w.z. als de goederen niet kunnen worden aangekocht zonder royalties of licentierechten te betalen), dan zijn deze royalties en licentierechten belastbaar en worden ze aan de douanewaarde toegevoegd. Uit de handelspraktijken blijkt dat dit heel vaak het geval zal zijn. Beide wijzigingen – LSFE en de belasting van royalties en licentierechten – zullen wellicht de kost van talrijke ingevoerde goederen verhogen. Ondernemingen hebben er dus alle baat bij de structuur van hun bevoorradingsketen onder de loep te nemen en eventueel te verbeteren. Het nieuwe DWU hecht bovendien meer belang aan het statuut van Geautoriseerde Marktdeelnemer (GMD), dat de douane aan internationaal actieve ondernemingen toe10 BECI - Brussel metropool - januari 2017 kent in functie van verscheidene criteria. Het statuut houdt bepaalde faciliteiten in: een minder strenge controle aan de grens, een vermindering of vrijstelling van waarborg … Deze vergunningen zullen tegen mei 2019 volgens nieuwe criteria worden onderzocht. Het Wetboek beveelt de ondernemingen met klem aan dit statuut te verwerven. In vele gevallen is het zelfs verplicht. 100% digitaal tegen 2020 De invoering van een gecentraliseerde gemeenschappelijke douane-uitklaring tegen 2019 betekent een ware doorbraak voor de bedrijfswereld. Dankzij deze maatregel zullen marktdeelnemers hun aangifte slechts aan één enkel douanekantoor in de EU moeten doorsturen, zelfs als hun goederen meerdere landen doorkruisen. De volgende stap is de volledige dematerialisatie van de douaneformaliteiten. De digitalisering vormt de hoeksteen van de hervorming en zou tegen het einde 2020 moeten worden bereikt. Dit zal echter niet kunnen zonder de ontwikkeling of updating van verscheidene IT-toepassingen. Vandaar het belang voor ondernemingen om technisch upto-date te blijven. Het DWU is bedoeld om douaneaangiften te vergemakkelijken en te versnellen en de marktdeelnemers in staat te stellen hun leveringstermijnen in te korten. Er zitten nog heel wat overgangsbepalingen in het geheel maar de invoering van het Wetboek zal vrij snel geschieden. De ondernemingen hebben er dus alle baat bij informatie in te winnen, de impact te evalueren en zich voor te bereiden, liefst sneller dan hun concurrenten! ● Info : Jean-Philippe Mergen, jpm@beci.be – Tel.: 32 2 210.01.77 © Thinskstock Data Translations International heeft een nieuwe naam UBIQUS BELGIUM: DE GAVE VAN HET (GESCHREVEN) WOORD De communicatie in uw bedrijf verloopt via smetteloze vertalingen, die uw reputatie alle eer aandoen. Het is professioneel werk, dat het Belgische bureau Data Translations International al meer dan 25 jaar beoefent. Door toe te treden tot de groep Ubiqus breidt het nu zijn taaldiensten uit, en daar doet u uw voordeel mee. Taal is meer dan een code waarmee we informatie met elkaar uitwisselen: het weerspiegelt ook een manier van denken en een cultuur. Talen beheersen is begrijpen en begrepen worden. Het is over de grenzen stappen en de deuren naar de wereld opengooien. Sinds 1989 gooit Data Translations International die deuren open naar de bedrijven en biedt het oplossingen voor alle vertaal- en tekstrevisieproblemen die daar leven, tot en met de meest technische en meest gespecialiseerde. Van commerciële documenten over persmededelingen tot handleidingen, contracten, octrooien, bijsluiters … En niet alleen in onze nationale talen en het Engels. Met hun netwerk van honderden freelancevertalers en -tolken over de hele wereld bieden ze u oplossingen in meer dan 70 talen. Ze bouwen voor u bruggen naar de buitenlandse markten in Europa (Scandinavische talen, Slavische talen …), maar ook naar Azië (Chinees, Japans, Koreaans …) of de Arabische wereld. Met een ploeg van een twintigtal medewerkers (13 Nederlandstaligen, 4 Franstaligen en 3 Engelstaligen), van wie de helft vertaler-revisor is, waken ze vanuit hun basis in Zaventem nauwgezet over de kwaliteit van uw teksten en de permanente dialoog met uw klanten. Data Translations staat stevig gerangschikt in de nationale top 10 van zijn sector en heeft in 2015 7 600 projecten tot een goed einde gebracht en meer dan 20 miljoen woorden vertaald. Een internationale groep In 2012 is Data Translations International toegetreden tot Ubiqus, een van oorsprong Franse groep die momenteel over zes Europese vestigingen beschikt (in Frankrijk, België, Spanje, Italië, Ierland en het Verenigd Koninkrijk) en verschillende andere in Noord-Amerika (New York, Ottawa en Montreal). Ubiqus heeft bijna 500 mensen op de loonlijst en heeft wereldwijd meer dan 7 000 klanten. Nu wijzigt de Belgische afdeling haar naam in Ubiqus Belgium. Wat zijn de gevolgen daarvan? “Er zijn geen gevolgen voor onze klanten”, antwoordt Ania Barbé, CEO van Ubiqus Belgium. “Er is alleen een positieve impact. Door op te gaan Ubiqus Belgium Olmenstraat 64 1930 Zaventem T 02 725 23 70 • F 02 725 49 33 www.ubiqus.be in Ubiqus kunnen we onder andere profiteren van de robuuste processen en de infrastructuur van de groep op het vlak van logistiek, informatica en boekhouding, gebruikmaken van het netwerk, de knowhow van onze collega’s combineren met onze eigen expertise, voor bepaalde internationale projecten de handen in elkaar slaan en onze geloofwaardigheid op internationale schaal uitbouwen.” One-stop-shop Maar in de eerste plaats wijst de naam Ubiqus op de diversificatie van de taaldiensten die het Belgische bedrijf aanbiedt en op de uitbreiding van zijn diensten met het nemen van aantekeningen tijdens vergaderingen en het achteraf uitschrijven van een verslag. Dat is historisch gezien de corebusiness van de zusterbedrijven van Ubiqus Belgium in Frankrijk en het VK: u en uw medewerkers kunnen zich volledig op de vergadering richten en u hoeft zich niet meer te concentreren op het verslag dat achteraf moet worden geschreven. Dat laat u met een gerust gemoed over aan Ubiqus. “We willen onze klanten een zo volledig mogelijke oplossing bieden”, vertelt Ania Barbé. “We willen een one-stop-shop zijn waarop je kunt vertrouwen. We zijn lokaal verankerd en staan dus dicht bij onze klanten, maar tegelijkertijd genieten onze lokale klanten de voordelen van de expertise van de hele internationale groep. We behouden wel degelijk onze nationale identiteit. België is een markt met zijn eigen specifieke kenmerken: wij zijn het land van de vertalingen.” Ania Barbé
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INTERNATIONAAL Erasmus: Jonge ondernemers helpen elkaar Jongelui die een eigen bedrijf willen starten, kunnen over de grens nuttige ervaring sprokkelen dankzij het Erasmus voor Jonge Ondernemers. De entrepreneurs die hen als gast ontvangen, profiteren evengoed van de kruisbestuiving, zo blijkt uit de casus van het modemerk Mamahuhu. Amy Kessels et Peter Van Dyck H oe kunnen we nieuwe ondernemers ondersteunen in het streven om hun business uit te breiden en te internationaliseren, vroeg de Europese Commissie zich af. Als resultaat van deze denkoefening kwam het Erasmus voor Jonge Ondernemers uit de bus, een grensoverschrijdend uitwisselingsprogramma. Het initiatief appelleert aan entrepreneurs die de voorbije drie jaar een onderneming startten, maar ook aan ondernemers in de knop die vergevorderde plannen hebben om een eigen firma op te zetten. De aspirant-ondernemers krijgen de kans om minimaal één maand tot maximaal een half jaar mee te draaien bij meer ervaren zaakvoerders van een KMO in een ander Europees land. Die beslagen ondernemers worden op deze manier dus de mentors van hun jonge collega’s: zij geven de ‘leerlingen’ de kans om vaardigheden te kweken die hen in de toekomst kunnen helpen om hun eigen firma te doen groeien en bloeien. Het is goed te onderstrepen dat ook de ontvangende entrepreneur zijn voordeel uit de samenwerking kan halen. Het delen van kennis werkt in twee richtingen. De mentor kan bijvoorbeeld ook heel wat leren over de thuismarkt van de bezoekende jonge ondernemer. We spreken bijgevolg over een win-win situatie. Mamahuhu verdubbelt zijn online verkoop Het voorbeeld van de Spaanse ingenieur Luis Moreno (31) illustreert heel mooi dat vruchtbare tweerichtingsverkeer. Hij stampte jaren geleden met Mamahuhu een sociaal modemerk uit de grond dat schoenen, tassen en accessoires verkoopt van artisanale producenten uit Colombia. Na in het thuisland van de fabrikanten een grote populariteit te hebben verworven – met al tien winkels en 100 producenten in de portefeuille realiseerde men reeds een omzet van meer dan één miljoen dollar – wilde Moreno het merk op de Europese markt introduceren en een fabriek van lederwaren in Spanje starten. Via het Erasmus voor Jonge Ondernemers kwam Moreno in contact met Maja Colak (25) uit Servië. Zij profiteerde van het zakelijke talent en de expertise van de Spaanse ondernemer, maar kon omgekeerd Moreno ook helpen een actieplan te ontwikkelen voor de online sales & marketing, een domein waar zij zelf ervaring in heeft. Via in Servië geteste methodes slaagde zij erin persmensen, bloggers en andere sleutelfiguren te identificeren die een belangrijke rol konden spelen in het ontwikkelen van online shops voor Mamahuhu in Europa. Het actieplan zoomde onder andere in op het genereren van meer verkeer naar de Mamahuhu website, het creeren van twee blog posts voor een netwerk van influen12 BECI - Brussel metropool - januari 2017 cers en ambassadeurs, het leggen van contacten met een 70-tal bloggers en journalisten, het ontwikkelen van een duurzaam business model en het in kaart brengen van 15 grote online retailers in Europa. Al vrij snel werden de vernoemde blog posts honderden keren gedeeld op sociale media en haalden ze de Top 10 van meest gelezen posts van het e-commerce platform Shopify. Dit liet Mamahuhu toe om nauwe banden aan te halen met invloedrijke mensen uit de industrie, wat dan weer perspectieven opende voor toekomstige vormen van samenwerking. De actie op het internet werd een daverend succes met zo’n 1200 betrokkenen en meer dan 1000 nieuwe inschrijvingen voor de e-nieuwsbrief. Momenteel is Mamahuhu in onderhandeling met meerdere verkopers die de schoenen, tassen en andere accessoires van het merk willen verdelen. In de maanden dat Maja Colak bij Mamahuhu werkte, zag men een verdubbeling van de online verkoop (al zal die niet enkel aan haar bijdrage hebben gelegen) en noteerde men 50 procent meer verkeer op de website van het modemerk. ● Praktisch: De deelname aan het Erasmus voor Jonge Ondernemers is laagdrempelig. Méér return dan investment. De aspirant-ondernemer krijgt bijstand van intermediaire organisaties en ontvangt een onkostenvergoeding, terwijl de mentor op de gratis hulp van zijn jongere confrater kan rekenen. Meer info op http:// www.erasmus-entrepreneurs.eu/ en bij Amy Kessels (Tel. +32 2 640 93 28; ake@beci.be). © Thinskstock INTERNATIONAAL Bénédicte Wilders : strategieverandering werpt eerste vruchten af Brexit, Amerikaanse verkiezingen en spanningen in Turkije in 2016: allemaal factoren van onzekerheid voor exportgerichte ondernemingen. En dan hebben we het nog niet over het door terreur gehavend imago van Brussel. Toch is Bénédicte Wilders, directrice van Brussel Invest & Export, niet ongerust. Ze bespreekt de strategieverandering die verleden jaar werd doorgevoerd. YAB Brussel Metropool: Werkt u met privé initiatieven, zoals de ondernemersmissies? Bénédicte Wilders : Wij begeleiden ze. Ondernemingen doen meestal een beroep op onze economische en handelsattachés ter plaatse voor de matching met lokale bedrijven of om programma’s samen te stellen. Daarnaast werken we samen met zowel overheids- als privé partners. Ons jaarlijks actieplan berust trouwens op ronde tafels met ondernemingen, clustervorming en de federaties. Maar we werken ook met andere partners, zoals bilaterale handelskamers. Dit functioneert steeds beter sinds we het werk in geografische gebieden eerder dan in activiteitsectoren hebben ingedeeld. Wat zijn de voordelen van deze strategieverschuiving? De organisatie loopt nu gelijk met die van onze Vlaamse en Waalse tegenhangers, van Buitenlandse Zaken en van de handelskamers. We bereiken ook meer complementariteit in onze partnerschappen met de privésector. We verkrijgen bovendien betere synergieën tussen onze geografische verantwoordelijken hier en onze economische en handelsattachés ter plaatse. Ze ontwikkelen op die manier een verregaande deskundigheid voor een bepaald gebied en worden zo de enige gesprekspartner. We vergaren ondernemingen in clusters, rond een thema, en begeleiden ze naar een targetmarkt. Gedaan met de reis van één sector naar China bijvoorbeeld. Wij organiseren nu een missie rond architectuur, met daarbij energieconsultants, ingenieurs en zelfs gespecialiseerde juristen. Brussel Invest & Export organiseert ter plaatse ontmoetingen met opdrachtgevers, die meteen met alle facetten van een volledige oplossing worden geconfronteerd. We doen dat ook rond andere thema’s, zoals gezondheidszorg. Mét succes. Zijn buitenlandse inkopers terughoudend sinds de lockdown en de terreuraanslagen in Brussel? Er is geen verlies aan vertrouwen in Belgische exporterende ondernemingen. Wat betreft het aantrekken van buitenlandse investeringen, zijn de zaken onduidelijker, maar niemand heeft zich na onze uitBénédicte Wilders nodigingen teruggetrokken. Brussel Invest & Export blijft op Amerika en Azië focussen, die het ergst onder de indruk van de terreuraanslagen stonden. Wij proberen synergieën maximaal te bevorderen door een ‘invest’-luik aan onze exportmissies te koppelen. Een voorbeeld: Pfizer Belgium, die ons, evenals MSD Belgium en Amgen trouwens, heeft vergezeld tijdens het bezoek aan de BIO vakbeurs in San Francisco, heeft aan Californische bedrijfsleiders kunnen uitleggen waarom het enige klinische testcentrum naast Yale zich in Brussel (Erasmus) bevindt. Maximale impact verzekerd! Wat zijn uw projecten voor 2017? We gaan door met de handelsmissies, de deelname aan grote beurzen en de uitnodiging van buitenlandse inkopers naar Brussel of op onze stands. We blijven voorrang geven aan opleidingen in internationale handel. Iets meer dan de helft van onze acties blijft op Europa gericht, maar we gaan de groei zoeken waar hij het sterkst is, met heel wat initiatieven in Azië. We moeten rekening houden met onzekerheden in Brazilië, Rusland, Turkije enz. Iran blijft op de agenda en we zetten de inspanningen voort in Afrika, namelijk via een partnerschap met Marokko. Zult u na de Brexit ondernemingen uit het Verenigd Koninkrijk proberen aan te trekken? Wij gaan daarmee verder en beklemtonen zoals steeds dat Brussel een schitterend vertrekpunt vormt om Europa te veroveren. Wij houden de situatie en de onderhandelingen rond de Brexit in de gaten. Het ganse proces vergt veel deskundigheid, maar wij beschikken over hooggekwalificeerde juridische kantoren in Brussel. Wij verheugen ons niet om het vertrek van het Verenigd Koninkrijk uit de EU, maar het zorgt voor nieuwe kansen, die we niet gaan laten liggen. ● Info : www.invest-export.brussels BECI - Brussel metropool - januari 2017 13 R.T.
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DE GROOTSTE, de sterkste, de mooiste Hierbij vindt u de derde editie van onze rangschikking van de Brusselse ondernemingen, volgens de gegevens van de Nationale Bank. Even vermelden dat het hier om niet geconsolideerde cijfers gaat. Daarom vindt u in dezelfde rangschikkingen UCB Biopharma en UCB Pharma, Electrabel en Engie Energy Management of de Group M en zijn dochteronderneming Mindshare. Zoals in alle jaarrekeningen is de rangschikking opgesteld aan de hand van cijfers ‘op een gegeven ogenblik’ – in de meeste gevallen december 2015. We hebben vier ‘Tops’ samengesteld: per omzet, per nettowinst, per groei en volgens personeelsbezetting (om gemakkelijk te vergelijken) en ten slotte nog twee extra categorieën die wij belangrijk vinden: de jonge ondernemingen (minder dan 10 jaar oud) en een overzicht van een belangrijke sector in Brussel, namelijk informatie en communicatie. Talrijke sociale zetels zijn in Brussel gevestigd. De Brusselse onderneming is dus een relatief begrip. Wanneer we het bijvoorbeeld hebben over de grote ondernemingen en hun personeelsbezetting, omvat dit eveneens ondernemingen waarvan de zetel in Brussel is gevestigd maar de activiteit het ganse land dekt. Dit geldt onder andere voor de spoorwegen of Proximus. Omgekeerd verschijnt een onderneming met zetel in Antwerpen of Luik en activiteiten in gans het land, niet in onze rangschikking. Dit geldt o.a. voor de industriesector. Zoals tijdens de afgelopen jaren houden we geen rekening met ondernemingen met minder dan 1 miljoen euro aan omzet. Zelfs voor ondernemingen jonger dan 10 jaar is dit geen probleem. Sommige van die nieuwkomers publiceren indrukwekkende cijfers. Zo bijvoorbeeld de sinds kort (zeer) bekende Basic-Fit, met 67,4 miljoen EUR omzet en 365 werknemers. In deze ‘jonge’ categorie verschijnen ook ondernemingen die een verbluffende omzet halen met een (zeer) beperkt personeel: vijf mensen of zelfs minder. Omdat Brussel een hoofdstad is, bevatten onze rangschikkingen talrijke (van oorsprong) buitenlandse ondernemingen, dochterondernemingen van buitenlandse bedrijven en ondernemingen waarvan het hoofdkwartier in het buitenland is gevestigd. Deze organisaties verwezenlijken aanzienlijke winst en dragen dus ook bij tot de financiering van de samenleving. Laten we nochtans hun belang relativeren: bij de vijf Brusselse ondernemingen met de grootste winst horen drie 100% Belgische organisaties (KBC Group, Solvay en Proximus) en twee dochterondernemingen van buitenlandse groepen (Atlas Services en Total). De vijf grootste Brusselse werkgevers stellen samen ongeveer 110 000 mensen tewerk. Vier daarvan zijn 100% Belgisch (HR Rail, bpost, Proximus en Delhaize). De vijfde is een dochteronderneming van een buitenlandse groep, waarvan de tweede plaats in de Top 5 aantoont hoezeer uitzendarbeid strategisch is geworden. We hebben het hier over Randstad. Als we de 20 ondernemingen nemen met de grootste personeelsbezetting, zien we dat meer dan de helft 100% Belgisch is en dat zelfs de 20ste nog 4.000 mensen tewerkstelt. Er zijn in Brussel talloze KMO’s en ZKO’s, maar het bos mag de mooiste bomen niet verstoppen. De aanwezigheid van grote ondernemingen in de hoofdstad is een zeer belangrijke strategische troef. In onze rangschikkingen is de categorie van de sterkst groeiende ondernemingen bijzonder interessant. De kampioenen van de Top 5 zijn in zeer uiteenlopende sectoren actief: gezondheidszorg (UCB Pharma), financiën (Axus), weddenschappen (Derby), bouw (CBR) en aardolie (Servauto). Groei is dus in geen geval sector-gebonden. Dit jaar brengen we ook de sector van informatie en communicatie voor het voetlicht. Het onbetwistbare nummer één van onze Top 5 is de VRT, met 432 miljoen EUR omzet en 2.225 banen. Daarop volgt IP Belgium (de reclameregie van RTL), de Group M (een Britse reus van de communicatiesector), Space (een media agentschap) en Dentsu Aegis (een communicatiebureau). Kortom een audiovisuele organisatie en een heterogeen groepje dat zich met communicatie bezighoudt. ● Jean Blavier Rangschikkingen samengesteld door de Business Relations afdeling van BECI. Info : Séverine Heurter, she@beci.be ; tel. +32 2 643 78 31 Omzet: Top 50 Naam 1 TOYOTA MOTOR EUROPE 2 TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING 3 ELECTRABEL 4 TOTAL BELGIUM 5 DELHAIZE DE LEEUW 6 PROXIMUS 7 CARREFOUR BELGIUM 8 ARCELOR MITTAL BELGIUM 9 EDF LUMINUS 10 UMICORE 11 D'IETEREN 12 NMBS 13 BPOST 14 HR RAIL 15 UCB BIOPHARMA 16 UCB PHARMA 17 CARREFOUR BELGIUM RETAIL ASSOCIATES 18 AUDI BRUSSELS 19 BELGACOM INTERN. CARRIER SERVICES 20 WABCO EUROPE 21 MERCEDES-BENZ BELG. LUX. 22 SOLVAY CHEMICALS INTERNATIONAL 23 BELGIAN SHELL 24 INFRABEL 25 COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM 26 ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP. 27 NATIONALE LOTERIJ 28 ORANGE BELGIUM 29 AXUS 30 KBC GROUP 31 ANHEUSER-BUSCH INBEV 32 BRUSSELS AIRLINES 33 RANDSTAD BELGIUM 34 ENGIE ENERGY MANAGEMENT 35 ELIA SYSTEM OPERATOR 36 INOVYN BELGIUM 37 FABRICOM 38 INEOS SALES BELGIUM 39 BESIX 40 FORD MOTOR COMPANY (BELGIUM) 41 TELENET GROUP 44 INT. BUSINESS MACHINES OF BELGIUM 45 UNILEVER BELGIUM 46 INOVYN MANUFACTURING BELGIUM PC 1140 1040 1000 1040 1080 1030 1140 1000 1000 1000 1050 1070 1000 1060 1070 1070 1140 1190 1000 1160 1200 1120 1050 1060 1070 1130 1040 1140 1140 1080 1000 1050 1082 1000 1000 1120 1000 1120 1200 1082 1200 42 SOC. EUROPEENNE DE GESTION DE L'ENERGIE 1130 43 UPS EUROPE 1200 1130 1190 1120 47 VLAAMSE MAATS. VOOR WATERVOORZIENING 1030 48 BELMEDIS 49 DERBY 50 FLUXYS BELGIUM 1000 1160 1040 Jur. vorm NV NV NV NV CVA NV van publiek recht NV NV NV NV NV NV van publiek recht NV van publiek recht NV van publiek recht BVBA NV NV NV NV BVBA NV NV NV NV van publiek recht BVBA NV NV van publiek recht NV NV NV NV NV NV CVBA NV NV NV NV NV NV BVBA NV BVBA BVBA NV NV CVBA NV NV NV NACE BEL 2008 Sluiting laatste boekjaar Omzet in kEUR Netto TW kEUR 4511 31/03/2016 19.788.777 482.525 1920 31/12/2015 16.240.259 715.583 Winst/Verlies na belast. kEUR 105.121 540.960 3511 31/12/2015 10.574.701 914.550 -1.360.830 1920 31/12/2015 5.437.642 1.685.735 4711 31/12/2015 4.761.147 784.044 54.811 6110 31/12/2015 4.025.691 2.494.252 4711 31/12/2015 3.961.427 566.157 2410 31/12/2015 3.756.940 909.151 3511 31/12/2015 3.226.027 242.888 2443 31/12/2015 2.812.564 409.108 4511 31/12/2015 2.783.482 203.105 4511 31/12/2015 2.783.482 203.105 2.231.934 4.352 2.168.737 1.653.418 164.607 1.653.418 287.731 23.882 4646 31/12/2015 1.860.171 909.260 2120 31/12/2015 1.858.058 496.026 4690 31/12/2015 1.751.523 23.282 2910 31/12/2015 1.615.123 274.979 6110 31/12/2015 1.609.478 192.091 4531 31/12/2015 1.512.583 202.203 4511 31/12/2015 1.477.857 63.128 4675 31/12/2015 1.389.749 30.660 4671 31/12/2015 1.239.027 502.141 4671 31/12/2015 1.239.027 502.141 1107 31/12/2015 1.183.178 330.335 4643 31/12/2015 1.179.310 189.482 4643 31/12/2015 1.179.310 189.482 6120 31/12/2015 1.161.959 424.593 7711 31/12/2015 977.969 158.277 6419 31/12/2015 970.807 482.403 6420 31/12/2015 957.888 151.111 5110 31/12/2015 830.062 271.611 7820 31/12/2015 813.643 703.186 6420 31/12/2015 788.954 847 3512 31/12/2015 780.411 170.229 4675 31/12/2015 773.108 48.308 2511 31/12/2015 736.525 254.558 4675 31/12/2015 731.407 7.359 4120 31/12/2015 710.280 145.471 4511 31/12/2015 672.616 18.717 6120 31/12/2015 647.846 342.119 7022 31/12/2015 606.057 4941 30/11/2015 580.829 21.306 15.545 4651 31/12/2015 574.363 222.932 1013 31/12/2015 570.175 38.112 2011 31/12/2015 567.545 159.497 3600 31/12/2015 565.926 212.537 4646 31/12/2015 555.690 9200 31/12/2015 543.642 23.006 39.570 3522 31/12/2015 525.731 369.851 364.017 634.880 75.669 249.431 -83.074 135.456 44.191 44.191 287.731 1.056 -290.790 -30.524 25.319 32.694 62.053 86.138 7.003 22.938 -3.534 -3.534 365.958 134.779 134.779 82.082 14.548 2.180.616 924.510 41.300 11.636 419.613 125.410 7.881 32 2.162 -22.380 778 86.640 4.155 -38.543 -2.464 7.488 50.178 28.604 2.433 7.278 49.249 Personeel 2.077 513 4.872 609 13.008 13.054 8.458 8.458 6.579 940 2.745 1.404 23.882 33.272 867 898 n.d. 2.437 383 46 544 39 253 253 2.276 28 28 1.440 236 5.092 177 2.427 27.186 82 296 215 3.298 15 602 56 794 9 260 1.602 259 565 1.431 351 225 912 15 © Thinskstock
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Nettowinst: Top 50 Naam 1 KBC GROUP 2 SOLVAY 3 ATLAS SERVICES BELGIUM 4 PROXIMUS 5 TOTAL PETROCHEMICALS & REFINING 6 EDF INVESTISSEMENTS GROUPE 7 ENGIE ENERGY MANAGEMENT 8 COCA-COLA EUROPEAN PARTNERS BELGIUM 9 DELHAIZE LE LION / DE LEEUW 10 PHILIPS LIGHTING BELGIUM 11 GELASE 12 ENI FINANCE INTERNATIONAL 13 BPOST 14 EUROCLEAR 15 ARCELOR MITTAL BELGIUM 16 PROXIMUS GROUP SERVICES 17 SANOFI EUROPEAN TREASURY CENTER 18 AG REAL ESTATE DEVELOPMENT 19 AG REAL ESTATE 20 KBC CREDIT INVESTMENTS 21 HENEX 22 LE PEIGNE 23 VOLKSWAGEN GROUP SERVICES 24 SWISSCOM BELGIUM 25 UCB 26 ENGIE CC 27 SCHNEIDER ELECTRIC SERVICES INT. 28 NMBS 29 REDEVCO RETAIL BELGIUM 30 UMICORE 31 CARREFOUR FINANCE 32 ELECTROLUX HOME PRODUCTS CORP. 33 DANONE FINANCE INTERNATIONAL 34 ELIA SYSTEM OPERATOR 35 COMPAGNIE D'ENTREPRISES CFE 36 SOFINA 37 UNION FINANCIERE BOEL PC 1080 1120 1140 1050 1000 1070 1080 1070 1000 1040 1000 1030 1040 1000 1000 1080 1000 1050 1050 1030 1070 1000 1050 1000 1050 1130 1160 1000 1160 1040 1000 38 LOUIS DELHAIZE CIE FRANCO-BELGE D'ALIMENTATION 1000 39 TOYOTA MOTOR EUROPE 40 BELGIAN ANCHORAGE 41 SOCIETE DE PARTICIPATIONS INDUSTRIELLES 42 COURTINVEST 43 DRAKKAR GROUP 44 B.S.A. INTERNATIONAL 45 AXA HOLDINGS BELGIUM 46 KONING BOUDEWIJNSTICHTING 47 EDENRED BELGIUM 48 TOTAL FINANCE GLOBAL SERVICES 49 ENGIE ENERGY SERVICES INT. 50 HENKEL BELGIUM OPERATIONS 16 BECI - Brussel metropool - januari 2017 1140 1150 1000 1050 1040 1070 1170 1000 1160 1040 1000 1080 Jur. vorm NV NV NV NV NV NACE BEL 2008 64190 20130 70220 1030 NV van publiek recht 61200 1040 CVOA BVBA CVA NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV 19200 64929 70100 47252 47114 46693 64200 70220 1000 NV van publiek recht 53100 1210 CVOA BVBA GCV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV 82990 24100 70100 64999 41101 68203 64200 46731 46412 70100 64200 82990 70100 69109 1070 NV van publiek recht 49100 1000 CVOA NV NV NV NV NV ION, Stichting NV NV NV NV 41102 70100 70220 47540 66199 35120 41201 64200 64200 64900 45111 64200 64200 64200 70220 64200 65122 72200 82990 70100 64200 20411 Sluitingsdatum laatste beschikbaar jaar 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 29/02/2016 31/12/2015 30/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/03/2016 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 Omzet kEUR 1.119 Netto TW kEUR 970.807 482.403 126.008 371.516 -3.057 4.025.691 2.494.252 16.240.259 715.583 0 788.954 -1.200 847 1.183.178 330.335 4.761.147 784.044 379.613 0 22.876 -92 994 -3.457 2.168.737 1.653.418 492.807 284.243 3.756.940 909.151 1.838 410 2.248 1.804 645 25.357 0 0 85 47.829 0 0 115.330 0 2.231.934 5.025 0 -2.968 18.072 -1.087 -369 -1.198 46.029 -105 27.144 48.611 343.153 4.352 139.640 134.307 2.812.564 409.108 3.272 1.179.310 189.482 -376 780.411 170.229 203.188 1.495 0 24.863 -5.467 -541 9.424 7.115 19.788.777 482.525 0 0 0 -45 -104 -24 9.154 85.795 0 531 40.821 0 6.671 34.150 1.135 36.452 -4.716 144.627 29.061 -831 4.512 -61 Winst/verlies boekjaar na belasting, kEUR 2.180.616 1.773.582 1.359.098 634.880 540.960 494.120 419.613 365.958 364.017 309.675 303.517 288.246 287.731 273.916 249.431 225.136 213.573 205.641 203.873 196.152 195.208 182.777 178.213 172.849 171.641 169.547 165.304 164.607 162.003 135.456 135.299 134.779 127.435 125.410 124.014 114.880 106.918 106.228 105.121 104.556 103.812 101.087 100.592 97.597 95.855 94.956 93.115 91.653 89.923 88.593 © Thinskstock Omzetstijging 2013-2015: Top 50 Naam 1 UCB PHARMA 2 AXUS 3 DERBY 4 CBR CEMENTBEDRIJVEN 5 SERVAUTO BELGIUM 7 SOLVAY SPECIALTY POLYMERS BELGIUM 8 CFE BATIMENT BRABANT WALLONIE 9 IMTECH BELGIE 10 SAGEVAS 11 SWECO BELGIUM 12 TESLA MOTORS BELGIUM 13 DC RESOURCES 14 BASIC-FIT BELGIUM 15 IPG CONTACT SOLUTIONS 16 SCARLET BELGIUM 17 EUROSTATION 18 SKYNET IMOTION ACTIVITIES 19 PROXIMEDIA 20 GALAXY PROPERTIES 21 CEGELEC INFRA TECHNICS 22 ODISEE 23 CASHBACK BELGIUM - PREMIER TAX FREE 24 BELLA VITA 25 ALIAXIS HOLDINGS 26 THE REZIDOR HOTEL GROUP 27 VERENIGDE PRODUCTIES 30 SPMT-ARISTA 31 EIT DIGITAL 32 TEX ALLIANCE 33 DELVAUX CREATEUR 34 LILLO ENERGY 35 SOPRA STERIA BENELUX 36 G4S AVIATION SECURITY 37 HERBALIFE INTERNATIONAL BELGIUM 38 KONIN. FEDERATIE BELGISCH NOTARIAAT 39 BESIX REAL ESTATE DEVELOPMENT 40 PHD MEDIA 41 STUDIOTECH 42 ARC EUROPE 43 VIOHALCO 44 FLABEL CORPORATION 45 EXPEDIENT 46 ASPAC INTL 47 FINPIPE 48 A.T. KEARNEY 49 EXQUISITE 50 HOME SEBRECHTS PC Jur. vorm 1070 1140 1160 1170 1040 6 MERCEDES-BENZ FINANCIAL SERVICES BELUX 1200 1120 1170 1070 1040 1000 1050 NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NACE BEL 2008 46460 45113 92000 23510 47300 77110 20160 41201 43222 92000 73200 1000 BVBA 45113 46739 1090 BVBA 93130 1000 1140 1070 1140 1070 1170 1130 1000 1050 1000 1050 NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV 82200 61200 41201 59114 59113 68203 61200 VZW 85422 82990 41101 70220 1130 BVBA 82990 1060 28 COGNIZANT TECHNOLOGY SOLUTIONS BELGIUM 1020 29 VALISANA VZW 82110 62020 NV 1210 1000 1050 1020 1040 1000 1170 1020 1000 1000 1200 1050 1130 1140 1000 1030 1050 VZW 86103 VZW 86210 70210 46412 47722 43299 62020 80100 46450 NV NV NV NV NV NV NV IVZW NV NV NV NV NV NV VZW 94120 68311 73110 47540 52210 64200 30300 52220 1050 BVBA 46130 1040 1000 1050 1080 ESV NV NV NV 25290 70220 52220 87301 Sluitingsdatum laatste beschikbaar jaar 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 31/12/2015 Omzet kEUR 2013 Omzet kEUR 2014 Omzet kEUR 2015 1.149.668 1.285.089 1.858.058 433.438 431.685 977.969 214.719 304.754 543.642 243.729 250.728 391.968 31.819 33.470 157.734 190.762 262.234 314.342 100.830 101.173 220.258 129.314 146.197 210.498 129.434 160.221 89.853 95.500 31.847 52.822 12.657 11.784 22.271 52.581 49.027 53.290 40.102 3.235 6.029 9.061 50.799 2.888 15.168 13.163 32.053 7.359 19.194 10.474 25.271 37.079 31.695 23.200 16.704 34.853 31.545 18.066 22.615 24.096 5.707 10.852 6.589 2.299 25.928 15.180 9.414 3.054 7.842 16.353 6.917 57.861 88.086 41.749 49.664 52.644 58.492 56.933 55.947 56.599 3.372 23.524 32.614 74.024 23.484 18.064 35.205 31.451 4.359 31.496 31.213 47.081 58.217 42.976 24.889 16.512 36.129 44.716 26.495 28.520 30.219 3.771 16.301 7.806 4.403 38.814 16.331 10.873 2.869 8.369 17.620 14.363 109.343 68.827 58.992 67.401 89.109 80.977 83.909 68.469 31.552 33.642 35.129 76.279 27.986 40.001 37.386 56.178 31.425 42.555 32.583 47.257 58.926 52.927 44.383 36.182 54.055 49.108 35.099 39.432 39.139 20.657 25.797 21.510 15.993 39.483 28.627 21.301 14.757 19.498 27.867 17.833 Groei 20132015, kEUR 708.390 544.531 328.922 148.239 125.915 123.580 119.428 81.184 64.721 58.006 56.522 56.170 47.208 45.130 36.527 31.950 30.619 28.367 28.317 27.613 26.068 25.480 25.098 24.833 24.222 24.125 24.067 23.361 22.109 21.986 21.847 21.232 21.182 19.478 19.202 17.564 17.032 16.817 15.043 14.951 14.945 14.921 13.694 13.555 13.446 11.887 11.703 11.656 11.514 10.916 BECI - Brussel metropool - januari 2017 17 © Reporters
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Ondernemingen van minder dan 10 jaar: Top 50* Naam 1 B LOGISTICS 2 BASIC-FIT BELGIUM 3 LUYBEN 4 ADNEOM BENELUX 5 BANIMMO 6 ALMINE RECH GALLERY 7 ORPEA BELGIUM 8 VP MEDIA SOLUTIONS 9 IC VERZEKERINGEN / CI ASSURANCES 10 SEALEASE 11 ERGON CAPITAL ADVISORS 12 SEMETIS 13 COLLIBRA 14 ALPHA NETWORKS 15 CHAMBON 16 HARTWOOD 17 S3 SERVICES 18 TTR ENERGY 19 UNIBAIL-RODAMCO BELGIUM 20 BRILLEN24 21 ACOFISCO GROUP 22 TRAXXEO 23 DISTRIPLUS 24 BABILOU BELGIUM PC Jur. vorm 1030 1090 1081 1060 1040 1050 1180 1160 1040 1000 1000 1030 1120 1050 1000 1030 1000 1180 1200 1180 1140 1040 1070 1140 25 BETTER AND BOLDER BETON CONCEPTS 1150 26 LUNCH GARDEN HOLDING 27 SGG BELGIUM 28 METAPHORE 29 SENINVEST 30 CONNEX GROUP 31 KOLOK 32 SPRIMO VITRO 1140 1050 1080 1000 1070 1050 1000 33 WHITEWOOD PROPERTY MANAGEMENT 1210 34 SEQUOIA PARTICIPATIONS 35 BRUSSELS BUSINESS HUBS 36 H & KS 1180 1000 37 ULYSSE BELGIQUE 38 LA MOTTE ROLLIN INVESTISSEMENTS 39 HFR INTERNATIONAL 40 LES DEUX YVES 41 BULL BAR 42 CAIRA EDITION 43 DECOSCENT 44 ADDACTIS GROUP 45 LINEABERTOMANI 46 2DISCOVER 47 CAPITAL BOOOSTER 48 BLS HOLDING 49 NARCISSE HOLDING BELGIQUE 50 PATRONALE REAL ESTATE 18 BECI - Brussel metropool - januari 2017 NV BVBA NV NV NV NV NV BVBA NV NV NV BVBA NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV BVBA NV NV NV NV BVBA NV BVBA NV BVBA NV NV 1050 BV BVBA 1000 1050 1190 1200 1050 1200 1180 1060 1120 1060 1140 1130 1000 1040 NV BVBA BVBA BVBA BVBA BVBA NV NV NV BVBA NV NV NV NV NACE BEL 2008 Datum oprichting Sluiting laatste jaar Omzet kEUR Netto TW kEUR 4920 03/02/2010 31/12/2015 330.372 35.849 9313 25/02/2009 31/12/2015 67.401 4638 24/06/2008 31/12/2015 59.451 6209 01/02/2008 31/12/2015 26.707 4110 16/03/2007 31/12/2015 20.470 4778 27/03/2006 31/12/2015 15.581 8299 09/02/2007 31/12/2015 12.835 7112 04/01/2006 31/12/2015 12.235 6622 02/12/2010 31/12/2015 9.815 7734 26/06/2006 31/12/2015 7.607 7022 21/04/2010 31/12/2015 5.925 6202 10/03/2009 31/12/2015 5.819 6201 19/06/2008 30/09/2015 5.256 6201 24/04/2008 31/12/2015 5.153 4110 07/07/2011 31/12/2015 3.815 7022 14/10/2010 31/12/2015 3.804 7022 16/05/2007 30/11/2015 3.653 3511 23/05/2008 31/12/2015 2.897 6810 27/07/2012 31/12/2015 2.115 4791 06/09/2010 31/12/2015 2.054 6920 25/05/2010 31/12/2015 1.654 6201 12/06/2008 31/12/2015 1.583 7022 12/06/2007 31/12/2015 1.304 8891 22/08/2013 31/12/2015 1.280 2361 14/03/2014 31/12/2015 1.228 7022 24/06/2009 31/12/2015 1.024 7022 16/05/2008 31/12/2015 6492 30/03/2011 31/12/2015 7022 06/11/2012 31/12/2015 7022 02/05/2006 31/12/2015 7022 26/11/2008 31/12/2015 7022 14/11/2014 31/12/2015 6832 05/02/2014 31/12/2015 4711 23/01/2007 31/12/2015 7021 03/07/2006 31/12/2015 28/04/2008 31/12/2015 39.996 3.224 13.304 -318 891 9.636 899 8.285 5.450 522 2.719 1.597 769 1.305 2.956 3.023 965 -145 306 796 958 200 950 55 6810 13/04/2006 31/12/2015 6810 08/12/2014 31/12/2015 7022 19/06/2014 31/12/2015 4724 21/12/2011 31/12/2015 8299 29/10/2008 31/12/2015 5811 11/04/2006 31/12/2015 4619 27/02/2015 31/12/2015 7022 26/08/2013 31/12/2015 10/12/2012 31/12/2015 4619 02/07/2012 31/12/2015 7022 06/07/2007 31/12/2015 7022 29/04/2013 30/09/2015 6920 21/12/2010 31/12/2015 4110 26/04/2013 31/12/2015 974 963 922 917 854 818 753 739 736 574 547 515 450 450 441 424 390 382 355 334 300 272 261 239 -1.020 579 738 -639 651 -49 -1.078 208 408 446 402 -34 73 355 24 159 157 54 -257 350 95 68 -15 -32 139 Winst/verlies na belasting, kEUR -20.564 -4.311 3.426 1.143 -33.724 300 31.216 176 268 -839 12 1.131 -368 -3.056 -590 504 291 3.011 -456 -43 -56 82 -14.970 -1.196 -25.090 -1.356 -98 663 -1.092 320 1.184 13.127 -99 -9 6 90 162 794 467 0 42 90 95 582 697 77 -1.273 -33 -40 44 Personeel 525 366 5 179 23 13 47 7 65 2 4 20 16 43 n.d. 28 27 2 n.d. 7 20 7 n.d. 49 n.d. n.d. 5 n.d. 1 4 n.d. n.d. 5 8 4 n.d. n.d. n.d. n.d. 1 2 n.d. n.d. 1 n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. n.d. (* activiteiten van maatschappelijke zetels en holdings komen hier niet aan bod) © Thinskstock Van links naar rechts: Benoît Carlier (Huxley Belgium), Corinne Dumont (Sequoia), Nicolas Debray en Gabriel Goldberg (Semetis), en Donald Draguez du Hault (Acofisco Group). Brusselse kampioenen die u niet kende BEDRIJVEN AAN DE TOP Brussel bruist van succesvolle maar al te vaak onbekende bedrijven. Wij zaten samen met vier jonge Brusselse bedrijven (die de voorbije tien jaar het licht zagen of van eigenaar veranderden). Zij bespreken de redenen voor hun succes – en hun toekomstige uitdagingen. Guy Van den Noortgate V ier erg verschillende bedrijven antwoordden positief op de uitnodiging van BECI. Vier ondernemingen die elk een aspect van ons economisch landschap vertegenwoordigen: drie dienstverleners (Acofisco Group, Semetis en Huxley Belgium (een merk van de internationale groep S3)) en een B2C-bedrijf dat actief is in de biohandel: Sequoia. Elk van hen staat in onze “Top 50” van de Brusselse bedrijven die jonger zijn dan 10 jaar. Een opeenvolging van succesverhalen, elk met hun eigen traject maar met gedeelde ervaringen. Anticiperen op veranderingen Na de gebruikelijke introductieronde gaat het gesprek onmiddellijk naar de kern van de zaak: wat is de sleutel tot succes? Nicolas Debray, medeoprichter van Semetis, bijt de spits af: “Wij hadden het geluk te werken in de groeiende internet sector. Deze groei houdt aan dankzij spelers als Google of Facebook, maar ook mede door de ontwikkeling van smartphones en infrastructuur, met 3G en 4G. In Brussel kunnen wij bovendien rekenen op de universiteiten en hogescholen om de juiste mensen te werven en op te leiden.” Donald Draguez du Hault, Managing Partner van Acofisco Group vult aan: “Onze vooruitgang is te danken aan het vermogen om op onze markt in te haken. Het is geen geheim dat het beroep van boekhouder en belastingadviseur door de dematerialisatie en digitalisering een echte revolutie doorstaat. Dat moeten wij aanvaarden. Om onszelf te onderscheiden, besloten wij om onze klanten meer diensten en ondersteuning te bieden.” In een steeds veranderende markt is ook de aanwervende sector niet immuun voor verandering. Dit bevestigt Benoît Carlier, Country Manager Huxley Belgium. Hij legt uit dat de Belgische dochteronderneming van S3 “koos voor een lokale positionering en de nadruk legt op specialisatie door meer aanwezig te zijn op deskundige netwerken, met name in de IT, in plaats van zich op de massa te richten. Ik ben er ook van overtuigd dat de wereld van rekrutering er binnen tien jaar volledig anders zal uitzien. Wij merken nu al dat mensen vandaag niet meer solliciteren zoals zij dat vijf jaar geleden deden.” Voor Sequoia is de situatie enigszins verschillend van die van de drie dienstverlenende bedrijven, die in meer of mindere mate geconfronteerd worden met de uitdagingen van de digitalisering. Passie, overtuiging en visie leiden CEO Corinne Dumont en haar partners in de ontwikkeling van het bedrijf. “In Ukkel was Sequoia een pionier. Door de talrijke concurrenten vandaag moeten wij ons voortdurend hernieuwen. Wij danken ons succes aan het vermogen om de nodige middelen te vinden en ons goed te omringen met complementaire vaardigheden. Wij zijn geen digitaal bedrijf, maar een onderneming met menselijk kapitaal.” Wees creatief Het sleutelwoord van deze eerste ronde is “ondernemen”, waar Donald Draguez du Hault “creativiteit in het algemeen” aan toevoegt. Verandering vraagt om creativiteit, innovatie en flexibiliteit. Benoît Carlier pikt hierop in door aan te geven dat zich heruitvinden in zijn vak, de rekrutering, “ook noodzakelijk is. Wij stellen ons voortdurend in vraag: ‘Wat kunnen wij binnen het bedrijf doen om de zaken te veranderen en te verbeteren?’. Gelukkig beschikken wij binnen de groep over voldoende manoeuvreerruimte en ruimdenkende mensen.” Aansluitend benadrukken de deelnemers dat aanwerving onlosmakelijk verbonden is met de bedrijfscultuur. “Wij moeten investeren in menselijk kapitaal, oog hebben voor competenties, maar ook werken aan collectieve intelligentie,” legt M. Draguez du BECI - Brussel metropool - januari 2017 19 © Reporters
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TOPIC Hault uit. “Wij moeten aanvaarden dat werknemers meer vrijheid en dus verantwoordelijkheid krijgen.” Die mening deelt ook Corinne Dumont, die opgemerkt heeft dat werknemers onafhankelijker willen zijn en dat collectieve intelligentie in een bedrijf mogelijk is maar een dagelijkin België gevestigd zijn, volgt al snel een taaldiscussie. Bij Brussel hebben de buitenlandse contacten meteen de Europese hoofdstad in gedachten. Een internationaal visitekaartje.” Gabriel Goldberg gaat hierop in en bevestigt dat de Brusselse keuze voor Semetis ook te verklaren is door de menselijke dimensie blijft doorslaggevend. Maar het is beter dan een telefoongesprek, en uiteindelijk wint iedereen tijd.” De keuze van Sequoia voor Brussel werd in het verleden gemaakt en past in het klantenprofiel. “Brussel beschikt over een zekere sociaaleconomische macht,” vertelt Corinne Dumont. “In de biohandel richten wij ons toch tot mensen met een bepaalde koopkracht en/of onderwijsniveau. Ik zeg niet dat dit specifiek is voor Brussel, maar mijn partners en ikzelf komen ook uit Brussel en wij kennen deze markt goed. Ons bijvoorbeeld in Luik vestigen, waar wij niemand kennen, lijkt voor ons minder evident. Om logistieke redenen liggen onze zes vestigingen in en rond Brussel.” Zij betreurt ook de gebrekkige kennis van de beleidsvormers ten aanzien van de ondernemingswereld en alle se uitdaging blijft. Uiteindelijk tellen de betrokkenheid en de inzet van de werknemers voor de waarden en de bedrijfscultuur meer dan een ideale cv voor de gewenste functie. In een voortdurend evoluerend bedrijfsleven moeten werknemers zich blijvend vormen en aanpassen. Ondernemers benadrukken hoe cruciaal de aanwerving is, in het bijzonder in groeiende bedrijven, maar zijn echter veel minder bezorgd om de financiering. Met uitzondering van Sequoia betreft het hier inderdaad minder kapitaalintensieve, dienstverlenende bedrijven. Hoewel zelfs voor Corinne Dumont, “geld niet echt een probleem vormt, het is er”. Toch moet een goed project de beleggers uiteindelijk overtuigen. Brussel: een pluspunt voor het bedrijf ... Na een eerste vestiging in Nederland koos Huxley voor Brussel om zijn continentale ontwikkeling voort te zetten. Het feit dat Brussel en de rand de thuisbasis vormen van talrijke grote bedrijven, motiveerde dit besluit. Voor Acofisco, die zich met PrimeGlobal internationaal positioneert, is Brussel in de eerste plaats een veel sterker merk als België. Donald Draguez du Hault: “Wanneer wij vertellen dat wij 20 BECI - Brussel metropool - januari 2017 aanwezigheid van de belangrijkste klanten. Onze sprekers zijn het allen eens over de mobiliteit, wat onze enquêtes hieromtrent bevestigt. De jongste (zie pp. 6-8) wees op mobiliteit als eerste prioriteit voor de Brusselse regering, met een score van 68%. Allen betreuren het gebrek aan communicatie, coherentie en visie van de verschillende overheden rond mobiliteit. Tegelijkertijd zijn zij het er ook over eens dat een mentaliteitswijziging nodig is, en dat wij bijvoorbeeld zoveel mogelijk het openbaar vervoer moeten gebruiken. Zij wijzen daarnaast op het gebruik van nieuwe technologieën, die in sommige gevallen de mobiliteitsproblemen in Brussel verhelpen. Benoît Carlier legt uit: “In de wereld van de rekrutering en de selectie gebeurt het regelmatig dat wij onze sollicitatiegesprekken met internationale kandidaten door video-conferentie voeren wanneer wij hen niet ter plaatse kunnen ontmoeten. Toch is dit niet hetzelfde als de persoon in werkelijkheid te ontmoeten. De bijbehorende kosten (sociale lasten, belastingen, heffingen, ...) die bedrijven belemmeren. Internationale dimensie De internationale dimensie komt ook ter sprake. Met name bij Semetis, die aanwezig is op de Belgische, maar ook steeds meer op de Franse markt. “Wij zijn een dienstverlenend bedrijf en moeten dus dicht bij onze klanten staan”, stelt Gabriel Goldberg. “Wij hebben een internationale groep vervoegd en de uitbreiding was in ons geval opportunistisch. Bij de vraag of wij naar Amsterdam of Parijs zouden uitbreiden, kozen wij voor de nabijheid, taal en mentaliteit. Op volume zullen wij nooit winnen, en proberen des te meer op kwaliteit en innovatie het verschil te maken. Dit is hoe wij onszelf binnen de groep positioneren. Wij nemen op die manier deel aan © Reporters © Reporters TOPIC internationale projecten die verder reiken dan België en Frankrijk.” Hetzelfde verhaal is ook te horen bij Huxley: “Wij zijn in een dertigtal landen aanwezig. Sommige klanten zijn op zoek naar profielen die wij niet altijd in België vinden en die wij in het buitenland zoeken.” Bij Acofisco geeft “het feit dat wij in Brussel gevestigd zijn ons een bepaalde internationale dimensie. Onze omvang geeft ons de mogelijkheid internationale klanten beter bij te staan dan een accountantskantoor met drie of vier medewerkers. Wij hebben nog een lange weg te gaan in vergelijking met Nederland, waar zulke kantoren gemiddeld 150 werknemers tewerkstellen.” Voor Sequoia, met zijn buurtwinkels, is internationalisering geen heet thema. “Hoewel digitalisering en e-commerce mogelijkheden bieden” vertelt Corinne Dumont. “Via onze nog steeds embryonale e-shop bestellen Franse en Luxemburgse klanten. Wij zouden dit kanaal dus kunnen ontwikkelen. Indien wij internationaliseren, dan is het digitaal. Een kleine anekdote: wij hadden contact met Chinezen die onze producten online wilden aanbieden. Dit heeft tot dusver nog geen concreet resultaat opgeleverd, maar wij hebben ons merk wel al in China gedeponeerd.” Dit rondetafelgesprek begon in Brussel en eindigt in China met onze meest ‘huiselijke’ Brusselse kampioen. Elk van deze bedrijven beschikt over een internationale kiem die enkel nog moet groeien. Vooral omdat zij genieten van het ‘merk Brussel’. Wij kunnen niet genoeg benadrukken hoe groot dit voordeel is, niet alleen om klanten te werven, maar ook om vaardigheden aan te trekken die essentieel zijn voor hun groei. ● De deelnemers Acofisco Group – Donald Draguez du Hault, Managing Partner Acofisco Group werd opgericht in 2010 en biedt een volledige waaier van diensten op het vlak van boekhouding, fiscaliteit, sociale wetgeving en bedrijfsorganisatie. Behalve in Brussel is het ook aanwezig in Luik en Luxemburg. Het beschikt over een team van 30 werknemers, bestaande uit belastingexperts, belastingadviseurs, boekhouders, fiscalisten en administratief personeel. Sequoia – Corinne Dumont, aandeelhouder-zaakvoerder Sequoia is een biosupermarktketen met drie winkels in het Brusselse Gewest (Ukkel, Stokkel en Watermaal-Bosvoorde), twee in Waals-Brabant (Waterloo en Waver) en een in Henegouwen (Edingen). Zij werd in 2007 door Corinne Dumont en twee partners overgenomen. Sequoia kon in minder dan tien jaar haar verkooppunten verdrievoudigen van twee tot zes winkels. Vandaag telt Sequoia 80 werknemers. Semetis – Nicolas Debray (Managing Director) en Gabriel Goldberg (Business Director) Semetis is de Belgische leider in “digital advertising” en “digital business intelligence” en kent sinds zijn oprichting in 2009 een sterke groei. Het bedrijf stelt vandaag 33 mensen tewerk in zijn kantoren in Schaarbeek. In 2015 vervoegde Semetis het Amerikaanse bedrijf Omnicom Media Group, waar het binnenkort naartoe verhuist en zijn groei wil stimuleren. Huxley – Benoît Carlier, Country Manager Belgium Huxley, een merk van de S3 groep, is gespecialiseerd in de rekrutering van IT-profielen. De groep omvat andere merken, waarvan er twee ook in België aanwezig zijn: Progressive (engineering, logistiek en supply chain) en Real Pharma (biomedica en life sciences). Huxley is al negen jaar in België gevestigd, dat na Nederland het tweede Europese land is. Vandaag is het ook aanwezig in Luxemburg, Frankrijk, Duitsland, Oostenrijk en Zwitserland. BECI - Brussel metropool - januari 2017 21 © Reporters
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Personeelsbestand: Top 50 Naam 1 HR RAIL 2 RANDSTAD BELGIUM 3 BPOST 4 PROXIMUS 5 DELHAIZE DE LEEUW 6 MANPOWER (BELGIUM) 7 TEMPO-TEAM 8 FAMILIEHULP 9 CARREFOUR BELGIUM 10 MIVB 11 ARCELOR MITTAL BELGIUM 12 DAOUST 13 KBC GROUP 14 ISS FACILITY SERVICES 15 ELECTRABEL 16 CLINIQUES UNIVERSITAIRES SAINT-LUC 17 SECURITAS 18 THUISHULP 19 G4S SECURE SOLUTIONS 20 FABRICOM 21 UMICORE 22 CHIREC 23 AUDI BRUSSELS 24 BRUSSELS AIRLINES 25 COCA - COLA ENTERPRISES BELGIUM 26 VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORGANISATIE 27 TOYOTA MOTOR EUROPE 28 FONDS DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE-FNRS 29 IRIS CLEANING SERVICES 30 COFELY SERVICES 31 H & M HENNES & MAURITZ 32 RANDSTAD HOUSEHOLD SERVICES 33 EUROCLEAR 34 RANDSTAD GROUP BELGIUM 35 SMALS 36 FONDS VOOR WETENSCHAPPELIJK ONDERZOEK - VLAANDEREN 37 BRICO BELGIUM 38 IPG CONTACT SOLUTIONS 40 DECATHLON BELGIUM 41 VIVAQUA 42 ARMONEA 43 ORANGE BELGIUM 45 D'IETEREN 46 MULTIPAR PC 1060 1082 1000 1030 1080 1200 1082 1210 1140 1000 1000 1050 1080 1000 1000 1200 1120 1000 1020 1000 1000 1180 1190 1050 1070 1030 1140 1000 1140 1000 1000 1082 1210 1082 1060 1000 1082 1000 39 INTERNATIONAL BUSINESS MACHINES OF BELGIUM 1130 1130 1000 1080 1140 44 VLAAMSE MAATSCHAPPIJ VOOR WATERVOORZIENING 1030 1050 1070 1180 1070 1070 1000 Jur. vorm NV NV NV NV CVA NV NV VZW NV Vennotsch. van publiek recht (andere) NV NV NV NV NV VZW NV VZW NV NV NV VZW NV NV BVBA NV NV ION, Stichting NV NV NV NV NV NV VZW ION, Stichting NV NV BVBA NV Intercom. NV NV CVBA NV 47 EUROPA ZIEKENHUIZEN 48 VEOLIA 49 SPIE BELGIUM 50 INNO 22 BECI - Brussel metropool - januari 2017 CVBA VZW NV NV NV NACE BEL 2008 Sluitingsdatum laatste beschikbaar jaar Omzet kEUR 813.643 Netto TW kEUR 4910 31/12/2015 2.058.470 2.034.835 7820 31/12/2015 703.186 5310 31/12/2015 2.168.737 1.653.418 6110 31/12/2015 4.025.691 2.494.252 4711 31/12/2015 4.761.147 784.044 7820 31/12/2015 7820 31/12/2015 8810 31/12/2015 241.834 306.102 50.579 271.886 240.827 260.554 337.256 4711 31/12/2015 3.961.427 566.157 4931 31/12/2015 568.694 2410 31/12/2015 3.756.940 909.151 7820 31/12/2015 6419 31/12/2015 8121 31/12/2015 158.239 970.807 212.585 512.950 249.169 39.478 150.079 482.403 193.348 162.965 736.525 379.121 232.846 128.481 158.739 254.558 Winst/verlies na belasting, kEUR 1.056 11.636 287.731 634.880 364.017 711 -2.929 3.144 75.669 26.643 249.431 4.648 2.180.616 9.002 3511 31/12/2015 10.574.701 914.550 -1.360.830 8610 31/12/2015 8010 31/12/2015 8810 31/12/2015 8010 31/12/2015 2511 31/12/2015 16.744 4.508 6.749 8.364 32 2443 31/12/2015 2.812.564 409.108 6820 31/12/2015 443.471 830.062 190.875 2910 31/12/2015 1.615.123 274.979 5110 31/12/2015 271.611 1107 31/12/2015 1.183.178 330.335 6020 31/12/2015 432.353 0 85.808 168.243 70.584 201.274 4511 31/03/2016 19.788.777 482.525 7219 31/12/2015 8121 31/12/2015 4329 31/12/2015 4642 30/11/2015 7810 31/12/2015 6420 31/12/2015 7022 31/12/2015 6311 31/12/2015 300.834 403.971 73.913 492.807 190.716 227.931 6311 31/12/2015 4752 31/01/2016 8220 31/12/2015 4651 31/12/2015 4649 31/12/2015 3600 31/12/2015 8730 31/12/2015 227.931 423.186 89.109 574.363 356.344 292.416 112.337 565.926 142.829 101.683 64.405 284.243 143.510 155.030 155.030 106.251 53.770 222.932 91.071 196.728 84.414 6120 31/12/2015 1.161.959 424.593 3600 31/12/2015 212.537 4511 31/12/2015 2.783.482 203.105 4773 31/12/2015 8610 31/12/2015 4329 31/12/2015 2630 31/12/2015 4719 31/01/2016 401.607 224.465 145.800 205.612 143.130 108.098 97.360 78.919 83.495 31.374 135.456 27.764 32.694 41.300 365.958 4.872 105.121 -6.370 1.740 22.583 7.971 2.373 273.916 16.206 n.d. n.d. -8.418 -824 -2.464 12.150 11.327 6 82.082 28.604 44.191 4.759 6.487 15.238 6.642 6.799 Personeel 33.272 27.186 23.882 13.054 13.008 12.649 10.455 9.012 8.458 7.848 6.579 5.511 5.092 5.015 4.872 4.552 4.417 3.823 3.389 3.298 2.745 2.694 2.437 2.427 2.276 2.227 2.077 2.019 1.922 1.920 1.835 1.804 1.757 1.722 1.671 1.671 1.615 1.609 1.602 1.590 1.513 1.500 1.440 1.431 1.404 1.388 1.350 1.264 1.249 1.143 © Thinskstock TOPIC BEDRIJVEN AAN DE TOP Daoust verkozen tot Onderneming van het Jaar 2016 Het Brusselse bedrijf Daoust, dat actief is in de human ressources, werd in oktober verkozen tot Onderneming van het Jaar – vaak beschouwd als de meest prestigieuze onderscheiding voor een Belgische onderneming. D e prijs beloont een Franstalige Belgische onderneming die zich onderscheidt door haar innovatieve aanpak, internationalisering, ondernemerschap, strategische visie, financiële situatie en doorzettingsvermogen, en is georganiseerd door Ernst & Young (EY), in samenwerking met de krant L’Echo en BNP Paribas Fortis. (Gellingen), Procoplast (Eupen) en Ronveaux (Ciney). De onderneming vervoegt de lijst van winnaars als Pairi Daiza, Noukie’s, Exki, Stûv, IBA, EVS ... “Daoust is er generatie na generatie in geslaagd om, binnen een sterk concurrerende sector waar grote internationale spelers domineren, te groeien en te bloeien en door middel van een nauwe relatie met haar klanten ook bijzondere aandacht te schenken aan haar personeel en uitzendkrachten! Daoust is een efficiënt groeiend Belgisch bedrijf met een menselijk gezicht dat zijn waarden respecteert. Dat verhaal heeft de jury overtuigd”, aldus Laurent Levaux, waarnemend voorzitter van de jury. Het team van Daoust, Onderneming van het Jaar 2016. Daoust, de winnaar 2016, is actief in de belangrijkste gebieden binnen de human resources (uitzendopdrachten, rekrutering, loopbaanbegeleiding, dienstencheques). Met zijn 37 Job Centers over heel België stelt het bedrijf 5.500 mensen tewerk. Het realiseerde in 2015 een omzet van 158 miljoen euro - het resultaat van een tweecijfergroei gedurende de afgelopen jaren, waardoor het in vijf jaar tijd van omvang is verdubbeld. Het is van plan om in 2017 de kaap van de 200 miljoen euro te overtreffen. Daoust is een Brussels familiebedrijf gebleven en werd in 1954 opgericht door Albert Daoust. Na de onderneming meer dan 30 jaar lang te hebben geleid, gaf Jean-Claude Daoust begin 2015 de fakkel door aan zijn zoon Giles. Toekomstvisie, waarden en continuïteit zijn de sleutelwoorden van deze succesvolle overdracht, die draait op “We Love Solutions”, gericht op innovatie, kwaliteit en flexibiliteit, en op “Welcome to the Family”, dat familiale, menselijke en maatschappelijke waarden benadrukt. Daoust kreeg in 2013 ook het Diversiteitslabel van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest. Daoust was in 2011 reeds finalist voor de onderscheiding en nam het deze keer op tegen Pranarôm-HerbalGem Real Impact Analytics, Veelbelovende Onderneming Een andere Brusselse onderneming, Real Impact Analytics, won de titel van Veelbelovende Onderneming van het Jaar 2016 – een prijs die een jonge onderneming met een groot groeipotentieel beloont. Real Impact Analytics eindigde vóór Citius Engineering, eRowz en The Biotech Quality Group. “Het was een moeilijk besluit voor de jury 2016, die moest kiezen tussen vier kwaliteitsvolle ondernemingen in verschillende sectoren en met erg uiteenlopende businessmodellen. Uiteindelijk was de jury het meest onder de indruk van het bereik van de innovatieve algoritmes en van de – weliswaar gedurfde maar haalbare – gok op de verovering van een grote wereldmarkt door Real Impact Analytics. De prestatie, strategie en ambitie hebben de jury ervan overtuigd een mogelijke toekomstige Onderneming van het Jaar te hebben gevonden”, verklaart baron Pierre Rion, voorzitter van de jury. Real Impact Analytics zag in 2009 het licht en levert business intelligence diensten. Het ontwikkelt applicaties die gebruik maken van telecomdata of megadata die zijn klanten in hun dagelijks werk kunnen gebruiken. Vijf van de tien grootste wereldspelers zijn al overtuigd van de toegevoegde waarde van Real Impact Analytics. Het bedrijf is vanuit het hoofdkantoor in Brussel en zijn vestigingen in Neudorf (Luxemburg), Kaapstad (Zuid-Afrika), Kuala Lumpur (Maleisië) en Sao Paulo (Brazilië) vooral actief in ontwikkelingslanden. Real Impact Analytics telt nu meer dan 120 medewerkers op vier continenten en realiseerde in 2015 een omzet van meer dan 6 miljoen euro. ● BECI - Brussel metropool - januari 2017 23 © Frédéric Blaise
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Info- en communicatiesector: Top 50 Naam PC 1 VLAAMSE RADIO- EN TELEVISIEOMROEPORG. 1030 1030 5 DENTSU AEGIS NETWORK BELGIUM 6 HAVAS MEDIA BELGIUM 7 OMNICOM MEDIA GROUP 8 CARAT BELGIUM 9 SWECO BELGIUM 10 ROSSEL ET CIE 11 OMD 12 REGIE MEDIA BELGE 13 RTL BELGIUM 14 MINDSHARE 15 KINEPOLIS GROUP 16 SKYNET IMOTION ACTIVITIES 17 VIDEOHOUSE 18 IPM GROUP 19 VERBRUIKERS UNIE TEST AANKOOP 20 MEDIAFIN 21 EIT DIGITAL 22 MEDIACOM BELGIUM 23 VLAAMS ENERGIEBEDRIJF 24 VIZEUM BELGIUM 25 IP BELGIAN SERVICES COMPANY 26 BETV 27 CLEAR CHANNEL BELGIUM 28 UMEDIA PRODUCTION 29 THE BOSTON CONSULTING GROUP 30 THE NIELSEN COMPANY (BELGIUM) 31 JCDECAUX STREET FURNITURE BELGIUM 32 DARGAUD - LOMBARD 33 MAXUS BELGIUM 34 IMMOWEB 37 PROXIMEDIA 38 EDITIONS CASTERMAN 39 TBWA 40 ALTAVIA BELGIUM 41 FUEL SERVICE 42 SONY PICTURES RELEASING 43 RECYTYRE 44 BUSINESS & DECISION BENELUX 45 TNS OPINION 46 PHD MEDIA 47 UMEDIA PRODUCTION SERVICES 48 KINETIC BELGIUM 49 COBELFRA 50 BURSON-MARSTELLER 24 BECI - Brussel metropool - januari 2017 1160 1160 1160 1000 1170 1160 1000 1000 1170 1040 1030 1160 1020 1140 1040 1040 1060 1000 1050 1160 1000 1160 1170 1030 1050 1050 1000 1200 1000 1060 1160 1190 1180 1070 1000 1050 1050 1150 1000 1140 1200 1160 1050 1050 1160 1030 1000 Jur. vorm NV van 2 IP BELGIUM 3 GROUPM BELGIUM 4 SPACE publieke recht NV NV NV NV NV BVBA NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV CVBA NV IVZW NV NV NV BVBA NV 35 PERFORMANCE TOUSSAINT OUTDOOR CENTER 1081 36 MOSTRA BVBA BVBA BVBA BVBA NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV NV VZW NV NV NV BVBA NV NV BVBA NACE BEL 2008 Sluiting laatste jaar 60200 31/12/2015 73110 31/12/2015 73120 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73200 31/12/2015 58130 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 60200 31/12/2015 73110 31/12/2015 59140 31/12/2015 59114 31/12/2015 59113 31/12/2015 58140 31/12/2015 58140 31/12/2015 58130 31/12/2015 70210 31/12/2015 73110 31/12/2015 73200 31/12/2015 73110 31/12/2015 73200 31/12/2015 60200 31/12/2015 73110 31/12/2015 59111 31/12/2015 73200 31/12/2015 73200 31/12/2015 73110 31/12/2015 58110 31/12/2015 73200 31/12/2015 73120 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 59113 31/12/2015 58110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 73200 31/12/2015 59130 31/03/2016 73200 31/12/2015 73200 31/12/2015 73200 31/12/2015 73110 31/12/2015 59113 31/12/2015 73110 31/12/2015 73110 31/12/2015 70210 31/12/2015 Omzet kEUR 432.353 197.275 173.747 162.560 143.922 131.455 128.288 121.234 109.343 104.183 101.930 101.142 84.307 83.678 80.402 68.469 65.558 65.404 64.702 59.220 58.926 54.429 54.264 51.836 51.014 50.383 50.194 50.023 48.051 45.025 38.378 37.171 35.914 33.472 33.396 32.720 31.552 28.987 28.025 25.992 25.107 23.405 22.031 21.021 20.996 20.657 20.278 19.772 19.700 19.438 Netto TW kEUR 201.274 27.288 2.707 5.844 7.574 6.728 3.635 1.290 54.389 35.741 768 11.056 53.931 3.682 63.060 32.425 32.806 11.567 27.906 33.958 1.243 2.019 1.096 950 26.900 21.625 26.764 5.242 20.487 23.449 29.154 9.109 946 27.807 591 11.728 30.656 3.938 7.089 2.201 1.546 2.963 3.067 12.389 3.535 -275 3.746 325 12.817 7.883 Winst/verlies na belasting kEUR 4.872 11.419 276 2 1.452 1.250 74 189 1.476 7.907 -144 354 7.376 386 21.913 3.335 3.814 -282 -1.403 4.196 20 682 -1.751 228 1.343 85 2.496 1.049 4.104 1.496 69.244 1.188 198 14.615 229 1.208 9.940 -457 58 27 -38 889 1.285 500 842 -427 179 220 7.200 1.214 Personeel 2.227 108 26 71 90 66 53 12 606 263 10 97 422 40 106 34 316 154 286 224 9 12 16 7 79 218 173 4 107 188 185 40 11 67 8 148 294 34 92 34 18 11 12 148 23 2 31 4 28 51 www.beci.be
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“De Brusselse bureaus zouden zich in niches moeten specialiseren” TOP VAN DE ONDERNEMINGEN Anne Bataille, een scherpe blik op de sector van reclame en communicatie Na 44 jaar carrière verliet Anne Bataille vier maand geleden de directie van het communicatie- en reclamebureau Dentsu Aegis Network Belgium om een actief pensioen tegemoet te stappen. Ze bespreekt met ons de uitdagingen en uitzichten van de communicatiesector in Brussel. Zonder misleidende reclame. Olivier Fabes D e communicatiesector in brede zin (persagentschappen, marketing- en reclamebureaus, PR- en lobbykantoren, noem maar op) vertegenwoordigt naar verluidt 8.000 ondernemingen in het Brusselse Gewest en ongeveer 15.000 banen. De hoofdstad van Europa lokt natuurlijk ‘communicatoren’ van allerlei pluimage naar zich toe. Bijna een halve eeuw lang was Anne Bataille onderneemster in de communicatie, waarvan ze vooral de facetten marketing en reclame grondig kent (zie kaderverhaal). Ze heeft, naast de nog steeds lopende digitalisering, een ware concentratie van de sector meegemaakt. Dit betekent dat vandaag zes grote internationale communicatiegroepen (Publicis, Ogilvy, Dentsu, BBDO enz.) en hun talrijke dochtermaatschappijen de Belgische markt inpalmen. Kleine zelfstandige spelers bieden nog wat weerstand in bepaalde nichemarkten, of voor een lokale clientèle. “Brussel komt net na Amsterdam”, zegt Anne Bataille om het belang van Brussel als ‘communicatiehoofdstad’ te verduidelijken. Natuurlijk spelen Londen, Parijs en Frankfurt in een totaal andere categorie. “Onze noorderburen hebben altijd een veroverende creativiteit aan de dag gelegd.” Brussel behoudt zijn troeven – we bespreken ze iets verder – maar Anne Bataille geeft toe dat, sinds een jaar of tien, de hier gevestigde bureaus zich steeds sterker moeten verzetten tegen de dictatoriale strategieën die in een of andere wolkenkrabber van New York, Londen of Parijs worden ontworpen. “Zulke strategieën vallen vaak niet te rijmen met de culturen en de gevoeligheden van de Belgische consumenten. Sinds de – per definitie – grenzeloze 26 BECI - Brussel metropool - januari 2017 digitalisering hebben de hoofdkwartieren van marketing en reclame de neiging om campagnes centraal te beheren, ten nadele van de lokale creativiteit. Ik herinner me nog de tijd toen reclamefilmpjes in België werden geproduceerd …” Een behoefte aan lokale sterke media Anne Bataille moedigt de ‘Belgische’ bureaus aan zich te verzetten tegen de internationale uniformering. Zij hanteert een aantal argumenten. “Al doorstaat de pers moeilijke tijden, wij beschikken nog steeds over lokale media. En daar kunnen we pas een beroep op doen als we zelfs lokaal aanwezig zijn en de eigenheden van deze media goed kennen. De Belgische, voornamelijk Brusselse, marketing- en reclamesector hangt sterk af van de gezondheidstoestand van onze media. Wat het audiovisuele luik betreft, stel ik verwonderd vast dat de Vlaamse media hermetisch ontoegankelijk zijn gebleven voor de Nederlandse concurrentie, terwijl we aan Franstalige kant door de Franse media worden overrompeld.” De hele mediasector, zowel nationaal als regionaal, komt door de digitalisering zwaar onder druk te staan: “Alle jongeren die nu voor het eerst de arbeidsmarkt betreden, zijn geboren in het tijdperk van de kosteloze online informatie.” Toch zal de mediasector nooit verdwijnen. “Als er alleen wereldwijde media bestonden, à la Facebook & co, zouden we geen enkele reden van bestaan meer hebben. Aan de Belgische media met hun lokale verankering zeg ik met klem dat ze sterk moeten staan, goede producten moeten aanbieden en een degelijk tarief moeten hanteren”, verklaarde Anne Bataille in maart aan het magazine Media Marketing. ©Media Marketing/S.Papandropoulos Beknopte CV In de jaren 90 zorgde deze temperamentvolle vrouw voor enig oproer in de reclamewereld toen ze samen met Philippe Lhomme en Daniel Weekers (Deficom) het bureau Crystal oprichtte en ontwikkelde, dat voorstander was van meer transparantie in de tarifering. Ze stond ook aan de wieg van het netwerk van mediabureaus Space, dat later het grootste mediabureau van het land zou worden. Drie jaar na de oprichting van Crystal liet Anne Bataille zich verleiden door Britse aandeelhouders en sloot ze zich aan bij een groep die zou uitgroeien tot het Dentsu Aegis Network. In enkele jaren tijd groeide de Belgische dochteronderneming van twee medewerkers tot meer dan 200 arbeidskrachten. Merkwaardig genoeg bleef Anne Bataille 22 jaar lang CEO van de onderneming die ze heeft verkocht. Sinds de lente van dit jaar geniet ze een actief pensioen als lid van verscheidene verenigingen (o.a. Pink Ribbon) en raden van bestuur. Ze heeft op een vrijwillige basis deelgenomen aan de Sprout to Be Brussels campagne om het imago van Brussel opnieuw wat op te krikken. “Brusselse bureaus hebben er bovendien alle baat bij zich in niches te specialiseren”, adviseert Anne Bataille. België is wereldwijd een vruchtbare voedingsbodem voor de zogenaamde ‘field marketing’: marketing op het terrein, met animatie in de verkooppunten. Ook kortstondige winkels terrein. Het wereldwijde succes van Tomorrowland is hier een voorbeeld van, in de sector van de festivals.” Belgische doeltreffendheid Anne Bataille heeft haar eigen onderneming laten opnemen in een wereldgroep (Dentsu Aegis Network). Ze had daar de gelegenheid om de communicatieberoepen en –praktijken in meerdere landen te vergelijken. Vaak stelt België zich veel te bescheiden op, rekening houdend met haar doeltreffendheid en professionalisme. “Heeft dat iets te maken met de hoge loonkosten in ons land? Wij hebben in elk geval geleerd optimaal om te gaan met onze resources en op een zeer georganiseerde en gestructureerde manier te werk te gaan. De Belg is bijzonder flexibel en past zich aan alle situaties aan. Hij is bovendien bijzonder pragmatisch ingesteld.” Dit zijn de troeven van een klein land, noch Duits, noch Frans, noch Engels. In een globale wereld is een dergelijke eigenheid het koesteren waard. “Een ander, vaak miskend gevolg hiervan is dat professionals in onze communicatiesector vaak aan de spits staan van de computertechnologie.” Deze betrekkelijke voorsprong kunnen we als een troef uitspelen in een communicatiesector die meer en meer de digitale toer opgaat en waar ‘big data’ een steeds belangrijker rol speelt, zowel voor de media als voor de reclamebureaus. ● Voor professionals met ambitie MEZURE, opleidingen om te kunnen innoveren In de sectoren: Management, Diensten, Energie, Communicatie, Ontwerp & Design, Techniek Ontdek ons aanbod op www.mezure.be (pop-up stores) kunnen heel wat troeven voorleggen in ons laboratoriumland waar verscheidene culturen met elkaar in aanraking komen. “Omdat België klein maar dichtbevolkt is, kunnen hier geweldige experimenten plaatsvinden, met een bijzonder geïndividualiseerde marketing op het info@mezure.be - Tour & Taxis Havenlaan 86c bus 2O9 - 1OOO Brussel BECI - Brussel metropool - januari 2017 27 © Media Marketing/S.Papandropoulos
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FOCUS Zijn starters de nieuwe superhelden? ENTERPRISE LIFECYCLE Een startup beginnen lijkt nog nooit zo eenvoudig te zijn geweest. De ondersteuningsmechanismen en -structuren schieten als paddenstoelen uit de grond. De nieuwe economievormen sporen steeds meer ondernemers aan om hun idee te lanceren. Maar wat maakt of kraakt een succesvolle startup? Julien Ide 26 juli 2016. Take Eat Easy wordt onder toezicht geplaatst. Het nieuws slaat in als een bom, de startup leek goed op weg om hoge toppen te scheren: een omzet van € 16 miljoen in 2015, actief in 20 Europese steden, 160 werknemers ... Volgens een studie van het kantoor Graydon overleven 30% van de Belgische bedrijven de eerste vijf jaar niet. Wij buigen ons daarom over de kwaliteiten waarover een ondernemer moet beschikken en over de fouten die hij beter vermijdt. Het gezond verstand, altijd Zich in vraag kunnen stellen en zelfkritiek lijken wel een must voor starters. Fabienne Malaise, hoofd van de Start’Hub van BECI, legt uit: “U moet uw project absoluut kunnen herbekijken, vooral in het begin. Een idee heeft in de praktijk nooit de vorm van de theorie; u moet het project ervaren, testen en valideren. De starter die hierin slaagt, is degene die zijn project aan de werkelijkheid toetst, aan het publiek, professionals en zelfs familieleden.” Marie Laurent en Yasmine Al-Zuhbi richtten Yumm’eat op. Voor hen is nederigheid de sleutel tot het succes: “Loop niet te hard van stapel, maar pak de zaken stap voor stap aan. Kritiek kunnen aanvaarden, ook wanneer dat geen deugd doet, is ook belangrijk. En nooit opgeven!” Zij benadrukken het belang van communicatie: “Een kleine startup beschikt meestal slechts over een erg beperkt communicatiebudget. Toch betekent dit niet dat ze niet aanwezig kan zijn op sociale netwerken. Het is ook belangrijk om een communicatie-marketingplan op te stellen en op regelmatige basis acties te houden, hoe klein die ook zijn.” Volgens Ludovic Elens, ambachtelijke brillenmaker, is volharden de boodschap. “Toen ik mijn winkel in de buurt van de Zavel wou openen, hebben velen me dat afgeraden. Ik heb moeten vasthouden en het is me gelukt. Geloof rotsvast in uw project. Mijn vrouw heeft me in dat opzicht sterk gesteund. Zij heeft haar baan trouwens ook opgezegd om voltijds met mij te kunnen werken.” Hij wijst ook op een aantal fouten die u als starter beter vermijdt. “Ik heb geleerd om nooit te snel op een onverwacht verzoek van een klant te reageren. Ik wou de zaak niet in gevaar zetten. Dat geldt ook voor leveranciers. Ik had bijna een contract getekend met een bureau dat het volledige administratieve en financiële deel van de winkel zou overnemen. Ik heb tijdig ingezien dat dit geen grote meerwaarde betekende en heb zo vermeden een contract 28 BECI - Brussel metropool - januari 2017 Ludovic Elens. te tekenen dat me veel gekost zou hebben zonder me veel op te brengen.” Sinouhé Monteiro staat een jaar aan het hoofd van Ewala. Volgens hem is sectorkennis van essentieel belang. “Veel mensen verwaarlozen de basiskennis van het vak waarin zij starten. Dat is verkeerd. Echt gepassioneerd