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N°9 - Septembre 2015 le magazine des entreprises bruxelloises Jacqueline Galant veut faire bouger la SNCB Rencontre avec la nouvelle CEO de Thalys Topic Mobilité & logistique ISSN 2406-3738 SUPPLÉMENT le Livre blanc de la Diversité

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EDITO Les entreprises y croient ! La rentrée sera-t-elle synonyme de reprise économique ? Pour la première fois depuis longtemps (on est tenté d’écrire « des années »), il est permis d’espérer. Le retour de la croissance se confirme : le Bureau fédéral du Plan table désormais sur 1,2 % cette année. À Bruxelles, le taux de chômage, en baisse depuis plusieurs mois, est repassé sous la barre des 20 % – et sous la barre des 25 % chez les jeunes. Les signaux sont encore discrets, mais ils sont encourageants. Les entrepreneurs retrouvent eux aussi la confiance ; la dernière édition de notre « baromètre politique », qui a permis de sonder l’avis d’un millier d’entre eux cet été, le confirme : ils sont prêts à investir et à recruter. Pour embaucher, ils demandent toutefois un allègement des charges patronales : avec un score de 45 %, c’est la première mesure qu’ils réclament aux différents niveaux de pouvoir de notre pays. Voilà qui tombe bien : le gouvernement vient de trouver un accord sur le fameux « tax shift », qui devrait enfin permettre d’abaisser les charges sur le travail (55 % selon le dernier rapport de l’OCDE !) – c’est un leadership que la Belgique risque de perdre, mais on ne s’en plaindra pas… Thierry Willemarck, Président de BECI Or, en cas de baisse des charges, plus de la moitié des entrepreneurs bruxellois déclarent qu’ils veulent engager ! Certes, l’emploi ne se décrète pas, mais les conditions semblent réunies pour amplifier au maximum les effets positifs d’un glissement fiscal. Nous détaillerons davantage les résultats de ce sondage le mois prochain, dans une édition spéciale Brussels Perspectives, mais nous en retenons encore deux traits. D’abord, pour rester dans le domaine de l’emploi, nous avons interrogé les entrepreneurs sur leur vision de la diversité. Force est de le constater : certains d’entre eux se sentent peu concernés. Ils sont un quart à déclarer que le thème « ne les intéresse pas », ce que l’on peut interpréter de deux manières. Soit la diversité leur est naturelle et ne pose aucun problème dans leur entreprise ; soit ils estiment que les priorités sont ailleurs et ils n’y voient pas d’opportunité. Or, c’en est une : l’intégration de collaborateurs d’ascendance étrangère, de personnes qui présentent un handicap ou de collaborateurs plus âgés peut enrichir les compétences et ouvrir les horizons de l’entreprise. En fait, quand on examine l’ensemble des réponses, on s’aperçoit que les entreprises sont surtout en demande d’information sur la diversité. C’est précisément l’objet du Livre blanc que nous publions avec ce numéro, fruit d’un long travail de consultation, d’investigation et de réflexion. Enfin, là où les patrons bruxellois ne voient toujours pas le bout du tunnel, c’est en matière de mobilité. Sondage après sondage, depuis bientôt cinq ans, elle reste la première inquiétude des entrepreneurs et la priorité absolue qu’ils assignent au gouvernement bruxellois (à plus de 51 %, loin devant la simplification administrative et la baisse de la fiscalité régionale et communale). Pire : ils sont plus de 67 % à estimer que la mobilité à Bruxelles a empiré depuis l’année dernière – avec ou sans piétonnier. Que faire ? Un péage urbain ? L’idée divise et polarise : « intéressante » pour 38 % de nos sondés, elle est « inacceptable » pour 44 % d’autres. Voilà qui mérite un vrai débat. BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 1

SOMMAIRE Think Tank 4 Speaker’s Corner : l'actualité économique et politique d’un autre œil CHAMBRE DE COMMERCE & 6 Pour ou contre la boîte noire dans l’horeca ? 9 Bruxelles Métropole, mensuel n° 1 des patrons bruxellois 13 Fiche réforme de l’Etat : les baux d’habitation 14 Le shopping du dimanche, enfin une réalité ! 17 The Shift : de la RSE « philanthropique » à un « moteur d’innovation » International 21 Rencontre avec Denis Robert, Ambassadeur du Canada 24 Financements européens : c’est aussi pour les PME ! 25 Euromed Invest Academy : la Méditerranée à Bruxelles 26 Jordanie-Liban : « Des marchés étonnants » Topic mobilité & logistique 29 Les nouvelles technologies vont faire bouger Bruxelles 33 Jacqueline Galant : « Le moment est venu d’oser le changement » 36 Thalys, croissance à très grande vitesse 40 Et si… Brussels Airport fermait ? 42 CityDepot : flux de marchandises et développement durable 44 Travaux : le meilleur reste à venir 48 BECI Mobility Toolbox : votre boîte à outils mobilité 51 Piétonnier : en avant, marche ! Entreprendre 52 MCA Recycling : quand l'environnement pilote la croissance 54 Management environnemental : tout profit pour l’entreprise 55 Le M-Village, fédérateur de talents 56 Journée Découverte Entreprises : à la rencontre du public 58 Starter : Lunetier Ludovic 59 Seule une entreprise sur trois se transmet avec succès 60 PME : distribuez vos dividendes à 15 % 61 Tax shift : ce qu’en pensent les indépendants Community 62 L’actualité BECI en photos 71 Conseil resto : Cécila 72 Impression of a Brit 73 News 78 Demandes d'admission 81 Agenda UNION DES ENTREPRISES DE BRUXELLES Bruxelles métropole N° 9 Sept N° 00 Janvier 2015 embre 2015 Au mois d'octobre L'entreprise au 21e Le mois prochain Mai siècle dossier PME Editeur responsable Olivier Willocx - ow@beci.be Avenue Louise 500 - 1050 Bruxelles T +32 2 648 50 02 - F +32 2 640 93 28 www.beci.be Editeur responsable Olivier Willocx - ow@beci.be Avenue Louise 500 1050 Bruxelles T +32 2 648 50 02 F +32 2 640 93 28 www.beci.be Rédaction Media Coordinator Emmanuel Robert - er@beci.be Production Rédaction Media Coordinator Mise en page & impression db Group.be Traduction Litteris Photos Reporters, sauf indication contraire Infographie Fabio Bartali Emmanuel Robert - er@beci.be Production Maquette Isabelle André Impression DB Print Traduction Litteris Photos Reporters, sauf indication contraire Abonnements Prix : 80 € pour 10 numéros Infos : er@beci.be - T +32 2 643 78 44 Publicité Bruxelles métropole/Brussel metropool est lu chaque mois par plus de Max Saey - msa@beci.be T +32 2 563 68 53 F +32 2 640 93 28 23.000 décideurs. Tirage moyen par numéro : 15.000 ex. Membership Catherine Mertens - cm@beci.be T +32 2 643 78 16 Infos et réservations Max Saey - T +32 2 563 68 53 F +32 2 640 93 28 - msa@beci.be Membership Catherine Mertens - T +32 2 643 78 16 cm@beci.be Membre de BRUXELLES ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMIQUE ECO DYNAMISCHE ONDERNEMING LEEFMILIEU BRUXELLES BRUSSEL ENVIRONNEMENT ENTREPRISE DYNAMISCHE ECO LEEFMILIEU BRUSSEL ONDERNEMING DYNAMIQUE label n. 2014/351/2 label n. 2014/351/2 2 10-32-2225 PRINTED ON TCF PAPER

SPEAKER’S LE MOIS POLITIQUE ON VA VOIR CE QU’ON VA VOIR ! L’été s’achève, la rentrée ouvre un paquet de « suites de » dans les dossiers entamés en grande pompe. Et dont on va vraiment pouvoir évaluer l’évolution. Il l’a dit, il l’a fait. Le gouvernement fédéral nous a pondu son « tax shift ». Rien de moins que LA mesure emblématique de la bande à Michel. L’histoire fut finalement bouclée durant les vacances, c’est à dire en catimini. De quoi limiter l’idée qu’il s’agit en fait d’un « tax pschiit » ? Baisser des cotisations patronales est toujours bien vu par les créateurs d’emplois. Mais la mesure eût pu être annoncée lors de n’importe quel conclave budgétaire. Pareil pour les autres du paquet. L’important est ailleurs : l’efficacité de la mesure se jugera, comme le reste, sur le long terme. Et quand bien même elle serait diablement efficace, elle n’en restera qu’une mesure parmi d’autres. Dans la tête du grand public, la fiche de paie compte autant que les déclarations parfois tapageuses dont sont capables les politiques. Et ce gouvernement en a – hélas – un peu le secret : Jacqueline Galant et les chiffres, Charles Michel estimant n’avoir rien à voir avec la NVA (avant les élections, on s’entend), Jan Jambon et le drapeau belge dans son bureau, Théo Francken et les migrants… ‘Tention mesdames et messieurs les Ministres, l’électeur a parfois de la mémoire. À bien y penser, cette remarque vaut autant pour les Ministres que pour l’opposition. Laurette Onkelinx aura certainement du mal à se défaire de son image de passionaria tapant du poing sur son banc à la Chambre. Pareil pour Benoît Lutgen et ses comparaisons courantes et, disons…, rapides entre | Michel Geyer revu lorsque, passés les beaux jours et les fiestas estivales, les automobilistes, les entreprises et ceux qui y travaillent, les riverains (oui, eux aussi) n’en pourront plus des embarras ? Peu probable. L’argument développé par la ville pour avancer seule et en vitesse a le mérite d’être légitime : en Belgique, quand on attend que la concertation fasse son œuvre, les gros dossiers urbanistiques prennent l’eau. Voyez le RER, pour n’en citer qu’un. Reste qu’à la fin de l’été on sent comme une odeur gênante, celle de la crasse et des plaintes, qui commencent à se faire entendre. C’est aussi cela le drame de l’énergie en politique. Quand on avance seul, on assume seul les reproches légitimes. aujourd’hui et les années 40 (« nuts », « collabos » ou plus récemment « négationniste »). Magasins ouverts On verra aussi sous peu ce que donne vraiment le piétonnier bruxellois. Inaugurée en grande pompes juste avant les premiers départs en vacances, l’artère pédestre n’a pas manqué de provoquer un fameux paquet de bouchons alentour dès le lundi suivant. Et même au-delà. D’autres embarras suivront. Qu’importe, Yvan le Terrible voulait avancer, créer le plus grand piétonnier d’Europe. C’est fait, et ça correspond à la promesse de dynamisation. Ce piétonnier sera-t-il agrandi si une autre ville décide de faire encore mieux que Bruxelles ? Et surtout, sera-t-il Ah oui, avant de conclure. On sourit (quand même) de voir que l’ami Grégor Chapelle, big boss d’Actiris, a omis rentrer son annuelle déclaration de mandats et de patrimoine – une déclaration qui doit servir à éviter les conflits d’intérêts et favoriser la transparence. L’obligation incombe donc à tout ce que le pays compte de mandataires publics (un paquet de monde, vous l’imaginez). Chapelle le reconnaît lui-même : cet oubli est un comble vu l’intérêt qu’il jure porter à la transparence en politique. Ou bien serait-ce plutôt un acte manqué ? L’ambitieux jeune homme doit sans doute faire plus « vieille école » s’il veut que son parti lui fasse vraiment confiance et lui offre un défi à sa mesure d’ici quelques années. ● CORNER 4 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015

SPEAKER’S LE MOIS ÉCONOMIQUE LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND Trois mois ! Si, les vacances chez nous, ça fait bel et bien trois mois. Dès la mi-juin, on baisse de régime et ça ne redémarre vraiment qu’à partir de la mi-septembre. | Jean Blavier Vous ne me croyez pas, vous qui avez eu droit en tout et pour tout à 10 jours de Méditerranée moyennant deux fois 24 heures de trajet suffocant au tarif exorbitant des péages français ? J’admets. J’admets aussi qu’il y a des exceptions, par exemple les exams de juin et les inévitables secondes sess. Ou les indépendants. Mais regardez autour de vous : qui lance un projet l’été ? Bof, on le fera à la rentrée ! OK, mais à la rentrée il faut faire vite, de peur de buter sur le congé de la Touss… pardon, d’automne. Et là aussi il faut faire vite, le père Noël s’annonce chaque année un peu plus tôt, précédé de son avant-garde, les multiples Saints-Nicolas. On prend du retard ? Oups, c’est la glissade des vacances d’hiver. On a juste le temps de se remettre sur ses patins qu’arrive le congé de Carna… pardon, le congé de détente à Avoriaz. À nouveau deux fois 24 heures de trajet, gelant cette fois, mais toujours au tarif exorbitant des péages français. Six semaines de travail et voilà les vacances de printemps. On traîne un peu et on arrive… en juin. Faites le compte, au total, ça fait six mois de travail. Et comme le fisc nous prend six mois aussi, on travaille pour rien. Nous sommes trop bons. Heureusement, il y a l’actu pour nous rappeler que collectivement (je ne me permettrais pas…) nous sommes encore plus naïfs que bons. Au début de l’été, la Grèce a squatté la manchette des médias avec cet épisode inédit que même le plus roué des politiques ne peut expliquer. 1. « Non à l’austérité imposée par l’Europe », dit le gouvernement Tsipras. 2. « Non », renchérit le peuple via un référendum plus rapide que les trains de la SNCB. 3. « Oui », en déduit le gouvernement Tsipras. Vous avez compris ? En fait, rien de ce qui se passe en Grèce n’est compréhensible. Sauf ceci, que l’on commence à lire entre les lignes : la Grèce n’est pas le Japon, dont la dette publique est de 200 % de son PIB. Donc elle va sombrer. Donc on va la renflouer. C’est-àdire annuler une partie de sa dette. On parie ? Après la Grèce, la Chine. Là, c’est un autre morceau. L’usine du monde s’essouffle. Elle produit trop cher. Elle est victime de son succès, comme le Japon et les tigres d’Asie in illo tempore. Son modèle a fait des émules, elle a enfanté de cupides concurrents comme les exportateurs de textile du sous-continent indien qui font travailler femmes et enfants dans de branlants édifices où l’on n’oserait loger le plus désespéré des migrants, ce qui permet à leurs clients occidentaux de se nipper à bas prix sans le moindre millimètre cube de culpabilité. Du coup, que fait la Chine ? Elle dévalue. Trois fois en trois jours. Du jamais vu. Une fois, d’accord. Sans prévenir, toujours d’accord. Mais trois fois en disant chaque fois que cette fois c’est un fait unique, c’est du truandisme monétaire pour contrer un autre truandisme, celui de la production au prix le plus écrasé qui soit. On a déjà les taux d’intérêt négatifs, un jour on aura les coûts de fabrication négatifs. On parie ? Je ne vous apprends rien en vous disant que cet été on a vu affluer sur les plages de bien dérangeants visiteurs : les réfugiés, alias les migrants. Mais pourquoi faut-il que ce soient toujours les Allemands qui mettent les points sur les i ? Angela Merkel est (à la connaissance de votre modeste serviteur) la seule à avoir dit, clair et net, que l’immigration est le premier sujet dont vont devoir parler les dirigeants européens dans les mois à venir. Ce qu’elle n’a pas dit, c’est que ces arrivages sans fin de migrants ne sont dus qu’à une chose : en face, ce sont des brutes. Auxquelles se sont associés des mafieux. Et il sera probablement impossible pour nous, Européens, de gérer cet afflux sans remonter à la source. Donc d’affronter ces brutes. On parie ? ● Elections sociales : préparez-vous lors de 2 jours de formation Toute l’info juridique, les best practices et des invités RH et syndicaux ! www.beci.be/activites/formations_seminaires/ les 09/10/15 et 21/01/16 Info : Frédéric Simon Conseiller social BECI fs@beci.be tél. 02-643 78 17 BECI - Brussels Business - janvier 2015 5 CORNER

THINK TANK POUR OU CONTRE La boîte noire dans l’horeca ? D’ici fin décembre, les restaurants belges devront tous être équipés d’une caisse enregistreuse à module fiscal – la « boîte noire », qui doit limiter les possibilités de fraude. Deux avis nuancés : c’est « oui mais » pour Roland Debuyst, tandis qu’Yvan Roque souhaite la suspension. Adrien Dewez Roland Debuyst, Administrateur de la Belgian Restaurants Association (B.R.A.) La B.R.A. n’a jamais été demandeuse d'un outil aussi draconien, mais ce serait un combat d'arrière-garde que de demander la suppression d'un système approuvé par trois gouvernements successifs. La « black box » a pour vocation d'éliminer le travail en noir et la concurrence déloyale, qui sont des objectifs auxquels nous souscrivons. Nous voulons aussi valoriser nos entreprises sur la base de bilans transparents. Mais les dés ne doivent pas être pipés ; un restaurant qui joue le jeu doit pouvoir survivre. En l'état, nous craignons que le système n'élimine les moyennes structures, ne laissant subsister que les très petites et celles de taille industrielle. Le risque existe que certains restaurants, pris à la gorge, s'enfoncent plus encore dans une économie souterraine. Nous négocions depuis deux ans avec les Ministres de tutelle (six en tout !). Nous avons déjà obtenu des avancées, dont un changement du régime du travail étudiant, un meilleur système d'heures supplémentaires, voire les « flexi-jobs ». En outre, les restaurants peuvent bénéficier d'une réduction de charges ONSS pour leurs cinq premiers travailleurs, à condition que le personnel utilise la black box pour pointer (ce à quoi nous sommes opposés, car elle ne doit pas être utilisée comme un mouchard social). Nous demandons des mesures incitatives plutôt que coercitives, qui assurent la viabilité économique des restaurants – pour rappel, pas moins de 40.000 établissements en Belgique. Nous demandons donc que, parallèlement à la black box, le gouvernement diminue les cotisations patronales – un pas important est annoncé dans le cadre du « tax shift », mais il faut vérifier que la diminution de 33 à 25 % s’applique effectivement aux bas salaires – ainsi qu'une baisse de la TVA de 12 à 6 % pour la nourriture et les boissons non alcoolisées. Nous souhaitons aussi un pacte avec l'administration : fini les contrôles durant les heures de service en prenant la clientèle en otage. Et enfin, permettre aux particuliers de déduire fiscalement des dépenses au restaurant. Nous avons proposé un montant de 20 % de l’addition avec un maximum de 100 euros par mois qui encouragera l'activité économique. Yvan Roque, Président de la fédération horeca de Bruxelles Si la boîte noire part d'une bonne intention, elle risque de plonger l'horeca dans de graves problèmes si un nouveau système économique et social n'est pas mis en place pour assurer la viabilité des établissements. En tant que Bruxelles Horeca, nous sommes naturellement demandeurs d'assainir le secteur. Le gouvernement souhaite davantage de contrôle de celui-ci. Bon, nous ne sommes pas contre le système de caisse enregistreuse en tant que système de contrôle, mais il doit être assorti d'une réelle réflexion, notamment sur le coût du travail et le prix que le client est disposé à payer dans un établissement. Nous avons investi pour réaliser des études avec des universités et les résultats sont sans équivoque : les mesures compensatoires ne sont pas suffisantes pour assurer la viabilité de l’horeca. Et il y a un réel risque que ces mesures soient attaquées par l'Europe, notamment en vertu d'inégalité avec d'autres secteurs. On ne peut pas demander à des gens qui prennent des risques, investissent, recrutent du personnel, de payer autant en charges. C'est un véritable problème, elles sont devenues impayables dans ce pays. Et les restaurateurs font face à de sérieuses difficultés en cas de maladie ou dans le recrutement de personnes compétentes. Sans compter qu'il n'y a plus de période d'essai. Il faut que le secteur soit en phase avec la société d'aujourd'hui. Nous, nous demandons au gouvernement de suspendre la mesure car nous ne savons pas où nous allons. Nous avons d'ailleurs introduit un recours en annulation. L'horeca est un grand pourvoyeur d'emploi, notamment dans des profils de jeunes peu qualifiés. Et le secteur joue un grand rôle dans l'attrait touristique du pays et de la capitale. Il faut un véritable débat sur le coût du travail. C'est un nouveau système qu'il faut créer, doté d'une visée nouvelle, qui permette à l'horeca d'être viable, de continuer à engager du personnel et de proposer un travail de qualité. De plus en plus de personnes recherchent d'avantage de flexibilité vis-à-vis de leur boulot ; ça peut être un bon point de départ dans l'élaboration de ce nouveau système. 6 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Donnez-nous votre avis

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THINK TANK Bruxelles Métropole : le choix des cadres et dirigeants bruxellois Une étude indépendante vient de le confirmer : notre revue s’impose comme le mensuel n° 1 des cadres et dirigeants travaillant à Bruxelles. Des résultats qui nous encouragent à améliorer encore notre magazine. Emmanuel Robert, rédacteur en chef Bien connue des professionnels des médias, l’étude Cadres & Dirigeants (Executive Survey) est organisée tous les trois ans depuis 1981 afin de cerner l’utilisation des médias par les dirigeants d’entreprises belges : presse écrite et audiovisuelle, mais aussi internet et médias sociaux. Gage d’indépendance, elle est financée par l’ensemble de la presse belge (et non par un éditeur en particulier) : Rossel (Le Soir, La Nouvelle Gazette…), Mediahuis (De Standaard, Het Nieuwsblad…), De Persgroep (Het Laatste Nieuws, De Morgen, De Tijd, L’Echo…), IPM (La Libre, La Dernière Heure…), Roularta Media Group (Knack, Le Vif-L’Express, Trends-Tendances…), ainsi que par les chambres de commerce, dont BECI. Sa réalisation est confiée à l’institut TNS – une référence en la matière. La dernière édition de l’étude a été menée de février à décembre 2014 sur un échantillon représentatif de 1.250 cadres supérieurs choisis avec soin : des personnes en charge d’au moins cinq collaborateurs, dans des entreprises de dix personnes au moins, et responsables d’un budget minimum de 25.000 euros. Des décideurs, appartenant à la direction de l’entreprise (top management : 51 % des sondés) ou placés à la tête d’un département (39 %). Leurs compétences vont de la gestion des ressources humaines au marketing, en passant par les questions juridiques, les achats, les formations, l’informatique, etc. Bruxelles Métropole s’impose comme le mensuel n° 1 des cadres et dirigeants travaillant à Bruxelles. À chaque média ses atouts Les résultats de l’étude confirment une tendance lourde : la coexistence des médias. Contrairement à ce que l’on serait tenté de croire, internet et les médias sociaux ne remplacent pas les médias traditionnels – pas plus que la télévision n’a jadis remplacé la radio, qui n’a pas remplacé les journaux – mais ils viennent les compléter. Chacun de ces médias a son moment privilégié : la radio est par excellence le média du matin (77 % des parts d’audience entre 6 et 9 h) et la télévision celui du soir (84 % des parts après 20 h) ; les journaux sont consultés en matinée et en soirée, mais nettement moins l’après-midi. Internet, mais aussi les magazines, sont consultés tout au long de la journée. De même, chaque média a sa propre utilité : les journaux, la radio et la télévision permettent de suivre l’actualité à trace chaude ; internet et les magazines sont des sources de référence pour le suivi des marchés, la veille concurrentielle, l’information sur les biens et services… Certes, le web est passé en tête des médias utilisés par les dirigeants (90 % des répondants), mais les magazines conservent la 2e place (à plus de 75 %). Ces mêmes L'enquête a précédé la refonte de notre magazine, présenté sous sa nouvelle identité le 6 janvier dernier. magazines sont d’ailleurs perçus comme une source d’information de qualité, « utiles à très utiles » pour 78 % des cadres et dirigeants. BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 9

THINK TANK Utilisation professionnelle des médias : 100 10 20 30 40 50 60 70 80 90 0 Journaux Magazines Le magazine reste la 2e TV Radio Websites source d’information professionnelle, derrière internet mais devant les journaux. Chambres de commerce en tête Quitte à faire preuve d’immodestie, remarquons que les magazines des chambres de commerce – dont Bruxelles Métropole – tirent particulièrement bien leur épingle du jeu : en couverture nationale (c’est-à-dire en additionnant les revues des différentes chambres de commerce), ils obtiennent tout simplement le meilleur taux de pénétration de toute la presse écrite, devant tous les journaux et magazines du pays ! Mais, est-il bien pertinent de totaliser ces différents titres ? Oui, dans la mesure où la couverture géographique des chambres de commerce se compare à la couverture nationale d’autres éditeurs (par exemple, Trends est totalisé avec Trends-Tendances et L’Écho avec De Tijd). À l’échelon régional – qui est sa vraie mesure –, notre magazine fait aussi référence : Bruxelles Métropole/Brussel Metropool pointe à la 3e place des médias imprimés Utilité professionnelle des médias : 100 10 20 30 40 50 60 70 80 90 0 Journaux Magazines TV Radio Websites UAles Très uAles Bruxelles Métropole/ Brussel Metropool est le premier mensuel des cadres et dirigeants travaillant à Bruxelles, avec un taux de couverture de 20,2 %. deuxième semestre 2014, c’est-à-dire juste avant la réforme de notre magazine, alors qu’il s’appelait encore Entreprendre/Dynamiek et paraissait dans son ancienne maquette. Ces résultats confirment que nous avions raison de croire encore dans notre support « papier » et d’y investir, au service des entreprises bruxelloises. Les magazines sont perçus comme professionnellement « utiles à très utiles » par 78 % des cadres et dirigeants, particulièrement pour le suivi du marché (51 %). 10 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Ces mêmes résultats nous confortent dans notre volonté d’améliorer en permanence la qualité de notre magazine – qui peut fièrement se comparer à n’importe quelle autre revue du paysage médiatique belge. Un magazine fait par des professionnels (journalistes, photographes, graphistes…), pour des professionnels : les cadres et dirigeants d’entreprises bruxelloises. Merci à nos lecteurs de nous faire confiance ! ● consultés par les chefs d’entreprises bruxellois, juste derrière le quotidien Le Soir et les hebdos Trends/Trends-Tendances. Bruxelles Métropole/Brussel Metropool s’impose même comme le mensuel n° 1 des cadres et dirigeants travaillant à Bruxelles, avec un taux de couverture de 20,2 % – en d’autres mots : un dirigeant sur cinq. Couverture nationale – Top 10 Chambres de commerce Knack + Le Vif Trends + Tendances De Tijd + L'Echo Manager De Standaard Het Laatste Nieuws Het Nieuwsblad Humo Le Soir 0 5 10 15 20 25 30 35 Ensemble, les magazines des chambres de commerce couvrent 34,5 % des cadres et dirigeants belges – plus que n’importe quel autre média imprimé national. Encore faut-il rappeler que cette étude a été réalisée au Couverture à Bruxelles : Le Soir Trends + Tendances BECI Le Vif/L'Express Trends Style - - Trends/ Tendances Style La Libre Belgique Vif WE Knack Knack WE De Morgen De Standaard De Tijd Voka + Voka Tribune La Dernière Heure/ Les Sports L'Echo 0,0 5,0 10,0 15,0 20,0 25,0 Bruxelles/Flandre/Wallonie

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THINK TANK RÉFORME DE L’ÉTAT Les baux d’habitation Les transferts de compétences et de budgets vers les Régions, dans le cadre de la 6e Pour vous aider à les comprendre, nous publions une série de fiches pratiques que vous trouverez chaque mois dans notre magazine. Avec la 6e réforme de l'État, les compétences relatives aux baux d’habitation, commerciaux et à ferme sont transférées aux Régions. La réglementation existante reste d’application jusqu’à ce qu'une Région décide de modifications. Le droit commun en la matière, quant à lui, reste de compétence fédérale. Progrès ou pas ? Pour ses partisans, cette régionalisation permet une meilleure homogénéité des compétences. Avant la réforme, en effet, les Régions avaient déjà des compétences en matière de logement : elles pouvaient édicter des normes de sécurité, de salubrité ou d’habitabilité des logements ou réglementer la location de logements sociaux. Toutefois, la réglementation de la relation contractuelle entre bailleur et locataire restait de compétence fédérale. Pour ses détracteurs, cette régionalisation complexifie inutilement le système, en induisant des disparités régionales. Le cas de Bruxelles Certes, chaque Région a des caractéristiques propres. En matière de logement, Bruxelles se distingue par une proportion très élevée de locataires (de l'ordre de 60 % contre 30 % dans les autres Régions), avec des prix nettement plus élevés qu’ailleurs. En termes de politique de logement, la Région doit se montrer capable de stimuler les propriétaires à investir dans des logements à loyer abordable. En plus d'être une ville internationale, Bruxelles est une ville jeune qui accueille plus de 86.000 étudiants. Compte tenu de sa population croissante, elle est aussi confrontée, chaque année, à une demande de 7.000 nouveaux logements. Comment Bruxelles va-t-elle utiliser cette compétence ? La déclaration de politique régionale 2014-2019 nous apprend que « le Gouvernement accueillera la nouvelle compétence sur la loi sur les baux de résidence principale en veillant à améliorer les droits des bailleurs et des locataires, à assurer un meilleur fonctionnement du marché locatif, encourager la mise en location de logements respectueux des normes », mais encore qu'il s'agira d'établir « une liste claire des travaux qui incombent aux propriétaires d'une part et aux locataires d'autre part ». Selon la Ministre régionale compétente, Céline Fremault, il faut aussi traiter d'autres questions telles que l'enregistrement et la résiliation des baux de courte durée, le renforcement de la protection du sous-locataire, le bail de rénovation, etc. Elle entend poursuivre l'étude de ces questions, avant de présenter un projet d'ordonnance courant 2016. Et le saut d'index des loyers ? Qui est compétent pour décider ou non d'un saut d'index des loyers ? Les Ministres wallon (Paul Furlan) et flamand (Liesbeth Homans) estiment que la régionalisation des baux leur permet d’en décider. D'autres estiment que le fédéral, compétent pour le contrôle des prix, peut décider ou non d'une telle mesure : le droit commun de l'indexation, applicable à tous les contrats, y compris des baux de résidence principale, est fixé par le Code civil. Quoi qu'il en soit, s'il revient aux Régions d'en décider, il semble bien qu'il n'y aura pas d'indexation des loyers en Wallonie ni à Bruxelles, contrairement à la Flandre. À moins que le fédéral entende s'emparer de cette question. L’avis de BECI • BECI estime nécessaire d’harmoniser l’arsenal réglementaire bruxellois (Code du Logement, RRU, Ordonnance PEB…) et de « nettoyer » les dispositions ineffectives ou obsolètes ; • Le transfert de compétence offre une opportunité d’innovations au bénéfice tant des locataires que des propriétaires : contrat de bail type, baux « étudiants », allocation loyers, grille indicative des loyers (non contraignante)… ; • Les adaptations devront faire l’objet d’un consensus entre associations de locataires et de propriétaires, éventuellement via une Commission paritaire locative ; • BECI souligne cependant la nécessité de conserver une législation harmonieuse et compatible avec celle des deux autres Régions, au risque de créer des disparités juridiques dommageables ; • BECI rappelle l’importance d’une gestion efficace des logements publics et d’une meilleure connaissance du marché du logement par la collecte et l’exploitation systématique des données (via l’enregistrement du bail notamment). réforme de l’État, ont aussi de multiples conséquences pour les entreprises. Vincent Delannoy FICHE 10 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 13

THINK TANK Faire du Shopping le dimanche ? Enfin une réalité ! Inauguré le 24 mai dernier, le concept « I Shop On Sunday », l’ouverture dominicale des magasins du centre-ville bruxellois, a déjà fait ses preuves. Il était jusqu’alors illusoire de vouloir faire une « virée shopping » dans le centre le dimanche – au grand dam des touristes, habitués à l’ouverture dominicale dans beaucoup d’autres capitales. Entretien avec Marion Lemesre, échevine bruxelloise des Affaires économiques, à l'initiative du projet. Propos recueillis par Gaëlle Hoogsteyn En quoi l’ouverture dominicale des magasins est-elle bénéfique pour la ville de Bruxelles ? Pensez à Maastricht ou au Luxembourg et même, plus proche encore, à Anvers ou à Bruges ! Par rapport aux autres villes européennes, Bruxelles était à la traîne. Le fait d’ouvrir les portes de ses commerces le dimanche lui permet de se repositionner comme destination shopping sur la carte du tourisme européen et de rayonner à nouveau en tant que pôle marchand international. Il était important de recentraliser le cœur historique de notre belle capitale et d’attirer à nouveau les citoyens dans « l’intra-muros » afin de leur faire connaître toute la richesse de l’offre commerciale, dans sa diversité, au fil de ses quartiers. City2 et les magasins de la rue Neuve ont par exemple répondu avec enthousiasme, décidant de tenter l’expérience en ouvrant, dans un premier temps, tous les premiers dimanches du mois. Vu le succès de ces premiers dimanches, certains songent déjà à augmenter le rythme. Pour les enseignes comme pour les travailleurs, cela reste du volontariat. Marion Lemesre : « Le Pentagone, c'est l’image internationale de notre région et de notre pays. » Certains syndicats protestent toutefois. Y-a-t-il une raison d’y voir un danger pour les travailleurs ? Le jour de l’inauguration, un syndicat contestataire a en effet réagi assez fermement ; faisant fermer de force des enseignes sous préLa création du piétonnier dans le Pentagone est-elle une coïncidence ? Aura-t-il un impact ? Tout comme le piétonnier, l’initiative « I Shop On Sunday » s’inscrit dans le cadre du renforcement économique du centre-ville de Bruxelles. Dans une même optique, l’ouverture des commerces le dimanche donne un atout supplémentaire à la zone touristique du centre, constamment soumise aux pressions commerciales issues de la périphérie. Le Pentagone, c'est l’image internationale de notre région et de notre pays. Une démarche politique cohérente en faveur de son développement est indispensable à tous les niveaux de responsabilité. Comment les commerçants ont-ils pris cette décision ? Les présidents des associations de commerçants ainsi que les représentants des grandes enseignes commerciales ont été consultés tout au long de l'élaboration du dossier. La majorité était clairement demandeuse, ce qui nous a permis à la fois de compter sur l'enthousiasme de certains quartiers riches en commerces indépendants, comme Dansaert ou le quartier Saint-Jacques, et de disposer de « locomotives », indispensables au bon déroulement de sa mise en place. 14 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 texte que le dimanche doit être une journée réservée à la famille. Je pense qu’il faut sortir des clichés et du conservatisme car les travailleurs, eux, ont très bien compris les avantages qu’ils avaient à y gagner. Les sursalaires, la création d'emplois et – de façon complémentaire – le travail estudiantin sont autant de conséquences positives de ce nouvel axe d'activités commerciales. L’un des objectifs est d’attirer plus de clients, notamment ceux de la périphérie bruxelloise. Comment saurez-vous si l’objectif est atteint ? L’un des enjeux est en effet d’attirer un public qui a désappris le chemin de la capitale. Les détracteurs du projet estimaient que cela ne ferait que reporter les achats d’une clientèle identique vers un 7e jour. Or le constat est déjà là : il s'agit bien d'une nouvelle clientèle, essentiellement touristique et venue de la périphérie bruxelloise. Par cette initiative, nous tenons compte de l'évolution des habitudes d'achat des gens ainsi que de la concurrence de l'achat en ligne en leurs disant : « Quittez votre écran ce dimanche et venez faire une balade shopping au cœur de votre capitale ! » « I Shop on Sunday » est une attitude urbaine et moderne qui participe à la vitalité économique du centre de Bruxelles. ● R.A.

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THINK TANK RESPONSABILITÉ SOCIALE D’ENTREPRISE The Shift, pour passer d’une RSE « philanthropique » à un « moteur d’innovation » Depuis mars, Kauri et Business & Society ont uni leurs destins dans The Shift et donné lieu à une nouvelle référence nationale sur le plan de la sensibilisation à la responsabilité sociétale des entreprises. Avec quelle mission ? Et comment la RSE survit-elle à la crise économique ? Propos recueillis par Olivier Fabes The Shift et sa petite équipe de cinq collaborateurs fixes s’est installée à l’Espace Jacqmotte, rue Haute, siège aussi de la Banque Triodos. Au cœur des Marolles, dans un quartier très « mixte » - à la fois populaire, trendy et dynamique - qui colle assez bien à ses valeurs d’engagement sociétal. En plus, c’est plus ou moins à mi-chemin des anciens bureaux de Business & Society, dans le très « patronal » immeuble de la FEB, et de Kauri, près de la gare du Midi. Une troisième organisation dédiée à la RSE, à savoir le chapitre belge de UN Global Compact, y a également établi son secrétariat général, en attendant une alliance plus formelle. Autant dire que c’est une sorte de « réseau des réseaux » en matière de RSE et plus largement de développement durable qu’animent Sabine Denis (ex-directrice de Business & Society) et David Leyssens (ex-directeur de Kauri). Interview croisée. Pourquoi ce mariage ? L’amour ou la raison ? Sabine Denis : Disons que nous nous fréquentions déjà depuis un petit temps, mais que nous avons voulu aller un pas plus loin en scellant notre union. Nous voulons tout simplement avoir plus d’impact en rapprochant des réseaux complémentaires : Kauri était plutôt axée PME et pouvoirs publics, alors que Business & Society rassemblait surtout des grandes entreprises. David Leyssens : Nous avons tous les deux une quinzaine d’années d’expérience. Nous avons estimé que le moment était venu de franchir une nouvelle étape pour aller plus en profondeur, pour faire entrer la RSE dans la stratégie des organisations. La fusion n’est donc pas économique… S.D. : Pas dans le sens où elle aurait été justifiée par des coupes sombres dans nos propres budgets, non. Par contre, le fait pour les entreprises d’être sollicitées par un seul réseau va représenter des gains de temps autant que d’argent pour nos membres. The Shift, parce qu’on constate un glissement… ? S.D. : L’idée est surtout de « shift gear », passer à la vitesse supérieure. C’est aussi le « shift lock » du clavier qui permet de passer de la minuscule à la majuscule. Nous voulons inscrire la RSE en majuscules dans les priorités des entreprises. Sabine Denis Le profil des personnes en charge de la RSE a changé : il s’agit moins de " juniors " un peu déconnectés du business, mais de personnes impliquées dans le ‘business development’, la stratégie ou la R&D. Néanmoins, la RSE aujourd’hui n’est plus vraiment ce qu’elle était avant 2008, non ? S.D. : Tout à fait. Il y a déjà eu trois grandes étapes dans l’approche RSE. Le premier réflexe était de considérer que c’était une sorte de philanthropie. Et puis, les entreprises se sont dit que c’était un moyen de réfléchir sur leur propre gestion, en améliorant la diversité du personnel, en misant sur la transparence, en augmentant l’efficacité énergétique. Mais sans nécessairement remettre en question l’essence même de ce qu’elles font. La troisième étape, où nous sommes maintenant, est la prise de conscience que les entreprises doivent se remettre au service de la société. C’est le concept de « shared value » porté par Michael Porter et auquel j’ai également consacré un livre1 . Valeurs économique et sociétale sont étroitement liées. Cette « valeur partagée » BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 17 R.A.

THINK TANK naît de partenariats entre des acteurs, petits et grands, publics et privés, qui se fréquentent peu. Au niveau mondial, les premiers objectifs de la RSE, liés aux objectifs du Millénaire, étaient fort orientés vers l’équilibre nord-sud, le Tiers Monde. En septembre, les Nations Unies vont affirmer la dimension économique dans de nouveaux objectifs de développement durable qui serviront de trame mondiale. D.L. : Aujourd’hui, la RSE concerne le développement de nouveaux modèles business, innovants, durables et qui apportent de la valeur à la société. Dans le contexte « La RSE, ce n’est pas pour la PME », entend-on souvent… D.L. : Longtemps, la RSE a été abordée sous l’angle de la compliance, la mise en conformité avec des standards ISO, des objectifs de diversité, etc. Les PME n’en avaient pas besoin. Désormais, l’accent est mis sur la RSE comme moteur d’innovation à long terme, ce qui parle davantage aux PME, notamment les entreprises familiales, qui ont la durabilité dans leur ADN. Vu le contexte économique qui reste très difficile, on pourrait craindre que la RSE passe au second plan. Est-ce le cas ? S.D. : Nous percevons plutôt des signaux positifs. D’abord, il y a un soutien de plus en plus large à l’entrepreneuriat social. Ensuite, le profil des personnes en charge de la RSE a changé : il s’agit moins de « juniors » un peu déconnectés du business, mais de personnes impliquées dans le ‘business development’, la stratégie ou la R&D. Ce n’est pas encore le cas partout, mais cela évolue … David Leyssens D.L. : … Et puis le nombre de nos membres ne cesse de s’agrandir. Nous sommes à 335 affiliés. De plus en plus d’entreprises se rendent compte que la collaboration est incontournable pour faire face aux défis sociétaux. Aujourd’hui, la RSE concerne le développement de nouveaux modèles business, innovants, durables et qui apportent de la valeur à la société. de l’économie circulaire, par exemple. Pour construire ces nouveaux modèles, de grandes entreprises s’allient à des start-up. Proximus planche par exemple avec divers acteurs sur un projet-pilote de « bus de travail/kantoorbus » connecté qui permettrait de travailler sur le chemin du travail en dépit des embouteillages. Quelle est votre action, concrètement ? S.D. : Nous sommes un réseau. Notre mission première est de mettre des acteurs de différents horizons ensemble pour qu’ils réalisent des choses. Nous remettons chaque année un Prix du partenariat durable et proposons une vingtaine d’activités à nos membres. Nous ne faisons pas de consultance sur mesure. Nous ne sommes pas non plus un groupe de pression, même si nous nous efforçons de faciliter certains projets en partant de la réalité du terrain. Nous avons par exemple aidé à la concrétisation du projet et du site web Experience@Work, qui favorise l’échange d’employés seniors entre différents employeurs, notamment Proximus, Axa et KBC. Le but est de valoriser ainsi les compétences des plus de 50 ans. Notre mission est de faciliter l’émergence de telles pratiques innovantes, qui ont du sens. 18 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Des exemples de PME à la pointe de la RSE en Région bruxelloise ? D.L. : Je vais sans doute en oublier, mais je pense par exemple à NNOF (Nearly New Office Facilities) et leurs services de récupération de matériel de bureau, à BeFre et ses sacs réutilisables ou à BeeoDiversity et son travail pour protéger les abeilles et la biodiversité. La Région bruxelloise a lancé récemment un plan pour stimuler l’économie circulaire, dont il sera intéressant de mesurer les effets à moyen terme. Dans des secteurs plus traditionnels, l’entreprise familiale MCA Recycling a fait un travail remarquable autour de la valorisation des déchets. Une récente étude de l’agence de notation extra-financière Vigéo auprès de 2.500 entreprises cotées dans le monde a estimé le coût du manquement à la RSE à 95 milliards d’euros, sous forme de sanctions diverses (condamnations judiciaires, sanctions administratives…). Sans même parler des retombées en termes d’image. La facture d’une absence de RSE peut vite grimper … S.D. : De grandes entreprises, comme Puma il y a trois ans, qui ont pris la peine de calculer le coût total de leurs consommations d’énergie et de matières premières, ont pu réaliser des gains économiques et environnementaux. Mais au-delà de savoir ce que la RSE pourra générer comme économies, il faut surtout se demander actuellement ce qu’elle peut générer comme nouveaux revenus. ● 1 Value² Entreprendre pour la société : profit pour un bien-être durable, Sabine Denis, publié chez Borgerhoff & Lambergts R.A.

Gestion des risques 2015 SÉCURITÉ EFFICACITÉ ORGANISATION MOBILITÉ PARTAGE ETHIAS PREVENTION REPORTER TROPHÉE DECAVI DE LA PRÉVENTION Véritable innovation en gestion des risques, la nouvelle application digitale d’Ethias facilitera le reporting des conseillers prévention en collectivités et entreprises : géolocalisation, multimédia, classification des risques en liaison avec la législation, conseils… Autant d’atouts fonctionnels qui lui ont permis de remporter le premier trophée DECAVI en prévention ! Plus d’infos sur www.ethias.be/preventioncorner Ethias SA, entreprise d’assurances agréée sous le n° 0196 Powered by

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Ottawa, capitale fédérale du Canada. DENIS ROBERT, AMBASSADEUR DU CANADA « Vos entreprises perçoivent bien le potentiel du marché canadien » Le 9 juin dernier, M. Denis Robert, Ambassadeur du Canada en Belgique, était l’invité d’un déjeuner-causerie chez BECI. Il y a abordé l’accord commercial global Canada-UE (CETA). Bruxelles Métropole lui a demandé comment il percevait la collaboration avec le monde des affaires belge. Richard Hill Bruxelles Métropole : Pourriez-vous, en quelques mots, nous livrer la teneur de l’accord CETA ? Denis Robert : Notre premier ministre, Stephen Harper, le président Van Rompuy et le président Barroso ont annoncé officiellement, le 26 septembre 2014, la clôture des négociations préliminaires à l’accord commercial global entre le Canada et l’UE, mieux connu sous le nom de CETA. C’est un moment historique pour le Canada, la Belgique et l’UE, car nos relations évoluent considérablement. Le CETA ouvrira des nouveaux marchés importants à nos exportateurs et procurera de nouveaux emplois hautement qualifiés à nos travailleurs, tout en raffermissant les liens entre les deux pays. La conclusion des pourparlers du CETA constitue aussi une étape décisive dans le développement d’une structure commerciale pour le 21e siècle. Le CETA prend en compte l’ensemble des facteurs qui régissent le commerce dans l’économie mondiale, à savoir la libéralisation des échanges de biens et de services, une protection complète et équilibrée de la propriété intellectuelle, l’accès aux marchés publics à tous les niveaux de gouvernement , la collaboration en matière de réglementations et de normes, l’encadrement du développement durable et bien d’autres choses encore. L’accord commercial consacre des chapitres au développement durable, à l’emploi et à l’environnement. C’est une première ! Nous pensons donc que le CETA sera un puissant générateur de perspectives, d’emploi et de prospérité tant au Canada qu’en Belgique, par le renforcement du commerce et des investissements. Les grands avantages du CETA nous incitent à mettre l’accord en œuvre dans les plus brefs délais. Il faut que les entreprises et les travailleurs des deux côtés de l’Atlantique bénéficient sans tarder de l’intensification du commerce, des opportunités et des nouveaux emplois. Estimez-vous que la proposition répond aux attentes des entreprises belges ? Il y a longtemps que le Canada et la Belgique entretiennent des relations commerciales soutenues. Entre 2003 et 2013, les exportations du Canada vers la Belgique ont connu un taux de croissance annuelle moyen de 3,1 %, soit environ 1 % de plus que les exportations mondiales du Canada. La Belgique, petit pays, est pourtant un grand partenaire. Au sein des 28 États membres de l’UE, la Belgique est le 6e 5e plus grand marché d’exportation. Le CETA supprimera les droits de douane sur quasi toutes les exportations de la Belgique vers le Canada. Ceci concerne entre autres les produits du secteur automobile, la chimie, les plastiques et les cosmétiques. En matière d’agriculture, la Belgique verra la disparition des droits de douane sur des produits essentiels tels que le chocolat, les produits dérivés du cacao et la confiserie. La Belgique accédera plus facilement au marché canadien du fromage. Le CETA permet au Canada d’augmenter de 16.000 tonnes par an le quota d’importation de fromages européens, sans oublier 1.700 tonnes de fromage de qualité industrielle. Par ailleurs, les marchés publics canadiens, estimés à 177 milliards de dollars, ne manqueront pas d’intéresser les entreprises belges, plus particulièrement grâce aux perspectives qui se dessinent au niveau sous-fédéral. BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 21 plus grand investisseur au Canada et le

INTERNATIONAL Les engagements de marchés publics du Canada au sein du CETA sont les plus ambitieux jamais proposés à l’UE par un pays non européen. Dans quels domaines a-t-on le plus investi entre les deux pays ? Les entreprises belges ont beaucoup investi dans des secteurs tels que l’informatique, la chimie, les denrées alimentaires et les boissons, les procédés de fabrication avancée, l’aéronautique et la construction. Les volumes d’investissement direct de la Belgique au Canada se chiffraient à 5,7 milliards de dollars canadiens en 2014, ce qui positionnait la Belgique à la 11e Canada et à la 6e place des investisseurs mondiaux au place des investisseurs européens. Nous pensons donc que le CETA sera un puissant générateur de perspectives, d’emploi et de prospérité tant au Canada qu’en Belgique. Les Canadiens ont eux aussi investi en Belgique, de l’ordre de 1,12 milliards de dollars canadiens à la fin 2014. La Belgique se classe 10e en termes d’investissements canadiens directs dans l’UE. Il y a environ 50 filiales d’entreprises belges au Canada (notamment Agfa, Asco, Barco, Bekaert, Sonaca et Umicore) et environ le même nombre de filiales canadiennes en Belgique (entre autres Bombardier, CGI, Iko, McCain Foods et SNC Lavalin). Les fonds de pension canadiens investissent également en Belgique. Qu’est-ce qui différencie, selon vous, les entreprises belges ? Au moment de mon accréditation auprès de la Belgique, j’ai découvert combien les entreprises belges s’intéressaient à une collaboration avec leurs homologues canadiennes. Vos entreprises perçoivent bien le potentiel existant ou à développer du marché canadien en Amérique du Nord. Cela s’applique autant à vos exportateurs qu’aux partenaires d’une joint-venture et aux détenteurs d’une filiale chez nous. Je vois aussi des similitudes dans l’approche des affaires, dans nos deux pays. Chez vous comme chez nous, il faut gérer et décider en tenant compte d’une économie très ouverte, donc en mettant l’accent sur le commerce et l’extension des marchés. Et puis, les Canadiens comme les Belges sont très conscients de la concurrence au sein des grands marchés limitrophes. Que conseilleriez-vous pour faciliter les relations commerciales entre les deux pays ? La ratification et la mise en œuvre du CETA facilitera les choses. Je conseillerais aux entreprises belges de ne pas tarder à explorer les possibilités qui se présenteront au Canada grâce au CETA, tous secteurs confondus. Ne laissez pas vos concurrents découvrir avant vous les avantages stratégiques que procurera le CETA. Et quelle 22 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Denis Robert, Ambassadeur du Canada en Belgique que soit la taille de l’entreprise, concentrez-vous sur le réseautage pour glaner de précieuses informations et renforcer les relations importantes. Après tout, les affaires ne se limitent pas à des transactions. Il est donc bon de prendre contact avec une chambre de commerce bilatérale. Nous sommes par exemple à Bruxelles avec la CanCham Belux. Comme d’autres groupements, cette chambre organise des événements qui permettent d’instaurer et d’exploiter des contacts dans de multiples secteurs, dont l’économie numérique, l’e-health et le secteur cinématographique. Sans oublier la mission économique au Canada, qui aura lieu en automne (du 24 au 31 octobre), sous la conduite de Son Altesse Royale la princesse Astrid. Elle constituera, pour les participants, une manière très directe d’accroître les relations commerciales. Auriez-vous d’autres commentaires sur les relations entre la Belgique et le Canada ? Outre des évidences telles que les différences de superficie entre nos deux pays et les hivers plus cléments en Belgique, je vois surtout beaucoup de points communs. La Belgique et le Canada sont deux pays officiellement multilingues, dotés d’un système politique fédéral qui délègue des pouvoirs étendus aux provinces et territoires (au Canada) ou aux régions et communautés (en Belgique). Les relations culturelles entre le Canada et la Belgique ont gagné en intensité et en diversité, ces 30 dernières années. La Belgique accueille régulièrement des artistes canadiens francophones et anglophones dans les domaines du théâtre, de la musique, du cinéma, de la littérature, des arts plastiques et de la danse. De très nombreux événements culturels font chaque année la part belle à des artistes ou des groupes, notamment dans les arts contemporains, les nouvelles technologies et les nouveaux médias. Et n’oublions pas que le rôle important qu’ont joué les militaires canadiens dans la libération de la Belgique au cours des deux Guerres Mondiales a tissé des liens historiques étroits entre nos pays et nos peuples. ●

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INTERNATIONAL ENTERPRISE EUROPE BRUSSELS Financements européens : c’est aussi pour les PME ! Le financement des PME est un défi majeur pour l’Union Européenne. Divers instruments existent et les budgets alloués ne cessent d’augmenter ; encore faut-il que les moyens disponibles parviennent à ceux qui en ont besoin. C’était l’objet d’un récent séminaire Enterprise Europe Network. Emmanuel Robert L es statistiques de la BCE le démontrent : alors que les PME représentent la majeure partie de l’activité économique et de l’emploi, elles éprouvent de plus en plus de difficultés à se financer sur le marché bancaire. De l’argent, pourtant, il y en a – dans les programmes européens. « On peut même dire qu’il n’y en a jamais eu autant », confirme Rudy Aernoudt, directeur de cabinet d’Henri Malosse, président du Comité Économique et Social Européen. « Le problème, c’est la transmission. » Le problème, c’est aussi l’information : beaucoup de PME ignorent quels sont les moyens mis à leur disposition ; pour beaucoup d’autres, ces moyens paraissent inaccessibles : procédures trop complexes, conditions trop strictes… Le séminaire EEN a permis d’approfondir le sujet et de contredire certaines idées reçues. Comme l’explique M. Aernoudt, trois institutions européennes sont susceptibles d’aider les entreprises à se financer : la Banque Européenne d’Investissements (BEI), le Fonds Européen d’Investissement (FEI) et la Commission européenne. « Est-ce que je peux aller à la BEI et demander un prêt ? Oui ! », répond Rudy Aernoudt. « Des entreprises comme l’UCB, Solvay ou Bekaert y ont déjà eu recours, mais les prêts de la BEI concernent des projets d’au moins 15 à 20 millions d’euros ; sans doute trop pour une PME. » Toutefois, la BEI accorde aussi des prêts globaux aux banques, qui peuvent agir comme guichets et qui bénéficient, à ce titre, de prêts bon marché et à long terme. Vérifiez si votre banque fait partie de ce réseau : les intermédiaires financiers sont recensés sur le site www.access2finance.eu. Le FEI fournit quant à lui du capital-risque et des garanties – pas en direct, mais via une série d’intermédiaires financiers, que l’on retrouve sur ce même site web. La Commission, enfin, a développé une série d’instruments financiers, en mettant l’accent sur les PME. En particulier, le programme COSME est spécifiquement destiné à soutenir leur compétitivité, avec un budget de 1,4 milliards d’euros en capital-risque et garanties de prêt. « Mais ce qui est encore plus important, c’est l’effet de levier », souligne Monica Salgado Fernandez (Commission européenne - DG Growth). « Les financements européens et les garanties incitent d’autres investisseurs à s’engager ; au total, cela permet de lever des fonds beaucoup plus importants. » À ces programmes s’ajoutent encore EaSI (Employment and Social Innovation), Creative Europe (facilités de ga24 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Rudy Aernoudt : « De l’argent pour les PME, il y en a. Le problème, c’est la transmission. » rantie), Erasmus+ (collaborations entreprises/enseignement), CEF (Connecting Europe Facility) et les différents fonds structurels d’investissement – sans même compter le nouveau « Plan Juncker » de 315 milliards d’euros. « Au total », résume Mme Salgado Fernandez, « l’objectif de la Commission est d’offrir un accès au financement à 330.000 PME qui, sans les différents instruments, ne l’obtiendraient pas. » Sur le terrain Après la théorie, la pratique : Stéphane Joiris de Caussin (EU Vox) et Steven Vyvey (PEAT Europe) sont venus témoigner de leur expérience dans l’accompagnement des entreprises. On en retiendra non seulement l’importance d’identifier les bons instruments et de bien préparer ses dossiers, mais aussi d’assurer un bon suivi. Comme le remarque Stéphane Joiris, « La Commission fait preuve de souplesse ; il est souvent possible de renégocier certains termes, mais il faut que cette renégociation soit documentée. Au moment de l’évaluation, il faut pouvoir reconstituer le dossier, même si le chef de projet a changé. Sans trace, il n’y a pas d’accord… » Les financements européens sont-ils à la portée des PME ? Oui, et la volonté de l’UE est d’abaisser encore le seuil d’accès ; mais il est indispensable de s’informer et il est sans doute utile de se faire accompagner. ● Info : J.-Ph. Mergen – BECI/Enterprise Europe Brussels – Tél : 02 210 01 77 – jpm@beci.be www.access2finance.eu http://een.ec.europa.eu R.A.

INTERNATIONAL La Méditerranée à Bruxelles EUROMED INVEST ACADEMY La Chambre de commerce de Bruxelles accueillait au mois de juin l’Euromed Invest Academy : un séminaire de trois jours qui a réuni une soixantaine de participants d’organisations professionnelles, pour mieux connaître l’Union Européenne et ses programmes économiques en Méditerranée. Emmanuel Robert B erceau des civilisations, bassin d’échanges commerciaux au carrefour de trois continents, la Méditerranée a toujours été un lieu de rencontre des peuples d’Europe, d’Afrique du Nord et du ProcheOrient. Elle est aujourd’hui au cœur du partenariat Euromed : une alliance conclue en 1995, rebaptisée Union pour la Méditerranée, qui réunit les 28 États membres de prospérité et la sécurité par le dialogue et la coopération entre partenaires. Parmi les quatre domaines d’action prioritaire, outre les aspects politique, culturel et migratoire, l’économie tient une place essentielle. L’ouverture des marchés et les réformes économiques doivent permettre d’encourager les investissements et d’accroître les échanges et la richesse sur les deux rives de la Méditerranée. C’est dans ce cadre que s’inscrit Euromed Invest : un programme européen visant à soutenir le développement des PME dans la zone euro-méditerranéenne, à travers le réseau des organisations entrepreneuriales, chambres de commerce internationales, fédérations, associations Sabine Soetens, (BECI), et Emmanuel Noutary, délégué général d'Anima Investment Network, la plateforme de développement économique de la Méditerranée. loppement sont également à la hausse. Un premier appel à propositions a été lancé l’année dernière par Euromed Invest ; il a déjà permis de sélectionner et soutenir une quarantaine de projets. Organisée en étroite coopération avec EuroChambres, l’Euromed Invest Academy a rassemblé une soixantaine de participants du réseau, venus de 18 pays. Ils se sont réunis pendant trois jours à Bruxelles afin de partager leurs expériences et enrichir leur connaissance de l'Union Européenne et de ses instruments pour soutenir les PME et les investissements dans les pays méditerranéens. De hauts représentants de la Commission et du Parlement Européen ont échangé avec les participants autour de multiples thèmes tels que les opportunités de financement dans l'UE, les politiques euet autres organisations d’entreprises. Euromed Invest veut susciter l’intérêt des PME pour le marché euro-méditerranéen et accompagner le développement de leurs activités dans la région, en leur apportant de l’expertise, une assistance technique et un accès au financement. Même si les réalités locales peuvent être très variables et même si la situation troublée de certains pays impose la prudence, l’intérêt économique est très réel. La plupart des pays du sud méditerranéen sont en plein développement et présentent depuis plusieurs années des taux de croissance supérieurs à la moyenne européenne : l’Algérie a connu une croissance de 4,1 % en 2014, l’Egypte 2,2 %, la Jordanie 3,1 %, le Maroc 2,6 %, la Turquie 2,9 %1 Dans ces pays, la plupart des autres indicateurs de déve... 1 Chiffres de la Banque mondiale BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 25 ropéennes de voisinage, l’accessibilité au marché et les normes et législations en Méditerranée. ● Info : Sabine Soetens, International Development Manager BECI 02 643 78 12 — sso@beci.be R.A. R.A.

INTERNATIONAL Jordanie - Liban : « Des marchés étonnants » Même s’ils sont situés autour d’une zone internationale complexe, la Jordanie et le Liban jouissent d’un nombre incalculable d’atouts. L’occasion était donc belle d’organiser une mission dans ces deux pays (via Bruxelles Invest & Export, l’AWEX et la chambre de Commerce Belgique Luxembourg-Pays Arabes). L’attachée économique et commerciale pour ces pays, Mme Nada Abdul-Rahim, nous en dit un peu plus. Propos recueillis par David Hainaut Vu le climat régnant dans la région, pourquoi avoir opté pour cette période? Nada Abdul-Rahim : Car selon la Banque mondiale elle-même, l’économie de ces deux pays fait plus que s’adapter aux retombées a priori négatives de la crise en Syrie : le taux de croissance prévu en 2015 est de 3,8 % en Jordanie, pour 2,5 % au Liban. C’est logique, car ces marchés, bien que relativement modestes, sont des sources d’opportunités étonnantes ! C’est donc le moment de découvrir leur potentiel sous-évalué et leur légendaire résilience. Le Liban, outre une plate-forme régionale, reste une vitrine de l’Occident en Orient, tant vers des marchés régionaux que vers des marchés plus complexes, africains notamment. Les Libanais francophones se distinguent grâce à leur dynamisme, leurs réseaux d’affaires et à une diaspora très active. Quant à la Jordanie, peut-être moins connue encore des exportateurs belges, elle réserve aussi quelques surprises : une situation géographique enviable, une stabilité reconnue et la présence d’une large communauté d’hommes d’affaires irakiens sur le territoire. Idéal pour constituer une base de contacts ! Enfin, de nombreux projets d’infrastructure y sont envisagés. Pour nous aider à ouvrir ces portes, on pourra compter sur la présence probable de Cécile Jodogne, Secrétaire d’État en charge du Commerce extérieur. Nada Abdul-Rahim L’exode des Syriens vers ces pays, et donc de leurs économies respectives, a-t-il un impact en ce moment ? Pour fuir une guerre qui a débuté il y a quatre ans, plus d’1,3 million de Syriens - près du tiers de la population libanaise ! - ont trouvé refuge au Liban, et 628.000 autres en Jordanie. Cet exode a lourdement affecté l’économie, les services publics et les structures sociales. En acceptant des salaires minimums, les réfugiés ont pesé sur le marché du travail, tout en faisant grimper le chômage. Néanmoins, l'impact de la crise syrienne sur ces deux économies n'est pas que négatif. Une étude du PNUD a prouvé que les aides humanitaires accordées aux réfugiés ont joué un effet multiplicateur sur la demande, et même permis de dégager une croissance supplémentaire (1,3 % au Liban). L’effet sur l’économie a donc été en partie compensé. 26 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Actuellement, où en sont les échanges commerciaux entre la Belgique d’une part, la Jordanie et le Liban de l’autre ? La balance commerciale de la Belgique avec ces marchés a toujours été excédentaire. Le volume d’échanges n’a donc pas été affecté par la crise régionale. Il est même en hausse continue depuis 2010, attestant de la vigueur de nos relations. En comparaison avec les autres pays exportateurs européens de notre taille, la Belgique se positionne bien. Nos exportations vers le Liban se sont même élevées à 377 millions d’euros en 2013 (+ 22,6 %) et 380 en 2014 (+ 0,9 %), notamment en ce qui concerne les produits chimiques, les pierres précieuses et les produits minéraux. Quant à la Jordanie, nos exportations y ont atteint 195 millions d’euros en 2013 (+5,8 %) et 324 en 2014 (+ 65,8 %). Il s’agit là surtout de produits chimiques, minéraux, ainsi que d’appareils et machines. Y-a-t-il des secteurs favorisés dans cette mission ? Et pensez-vous que nos entreprises puissent satisfaire les besoins de ces deux pays ? Cette mission est ouverte à tous les secteurs, et particulièrement ceux qui offrent des opportunités de coopération étrangère et de transfert de savoir-faire. Bien sûr, les secteurs d’infrastructures nécessaires à la croissance économique, comme l’énergie, l’eau, l’environnement, les télécommunications et les transports sont très demandeurs. Mais les secteurs traditionnellement importateurs, tels que la construction, l’art de vivre, les projets touristiques, les sciences de la vie, les TIC, l’agroalimentaire, la mode et les services financiers restent également porteurs. À mes yeux, l’offre bruxelloise est largement en mesure de satisfaire à ces demandes. ● Info : www.invest-export.irisnet.be/fr/jordanie-liban-me-10-2015 R.A.

Accident du travail ? Voyez votre sécurité et celle de votre personnel sous le bon angle ! Votre boîte de prévention gratuite ? www.sécuritéautravail.be Il n’est pas toujours facile d’identifier une situation à risque sur le lieu de travail. Chaque accident du travail que vous évitez est un gain… économique, mais aussi humain ! Prenez rendez-vous avec le conseiller de votre région via www.sécuritéautravail.be. Il vous fera découvrir les atouts de notre assurance Accidents du Travail et la manière dont vous pouvez diminuer votre prime grâce aux ristournes. Demandez-lui une off re ! Vous recevrez une boîte de prévention gratuite conçue par nos experts. Elle se compose notamment d’une trousse de premiers secours et de conseils pratiques pour promouvoir le travail en sécurité au sein de votre entreprise ! www.federale.be Les ristournes évoluent avec le temps en fonction des résultats de l’entreprise et de la conjoncture économique. Elles ne sont pas garanties pour l’avenir. Les règles relatives à l’octroi des ristournes sont définies dans les statuts de la Caisse Commune d’Assurance contre les Accidents du Travail. Les statuts peuvent être consultés sur www.federale.be. L’assureur qui partage ses bénéfi ces avec vous.

L’avenir se branche ici. La voiture électrique est à nos portes. Prêt à embarquer ? Dans ce cas, vous ferez bientôt le ‘plein d’électricité’. Facilement et en toute sécurité avec les bornes de chargement d’Electrabel. Grâce à notre offre de bornes, vous pouvez facilement suivre la consommation de votre fl otte automobile. Aussi bien les recharges effectuées au sein de l’entreprise que celles réalisées chez vos collaborateurs. Nos bornes sont compatibles avec toutes les voitures 100% électriques et hybrides rechargeables. Ça vous branche ? Venez découvrir nos solutions sur www.electrabel.be/ev ou contactez-nous via sustainablemobility@electrabel.com een partenariat avec la nature

MOBILITÉ & LOGISTIQUE Les nouvelles technologies vont faire bouger Bruxelles Actuellement, Bruxelles est environ 30 % plus engorgée que les autres villes européennes de taille comparable. Alors que les automobilistes rongent leur frein, l’offre de transports en commun reste insuffisante. Face à un RER qui se fait attendre et un piétonnier controversé, la situation semble critique. Mais les solutions pourraient provenir des nouvelles technologies, mises à profit par les entreprises actives dans le secteur de la mobilité. Julien Ide Dans son Livre blanc de la Mobilité, publié en septembre 2013, BECI partait du constat suivant : le plan Iris II ne dispose pas d’une chronologie réaliste et manque de coordination et de cohérence. Le Livre blanc estimait le coût des embouteillages dans la capitale à plus de 500 millions d’euros par an. Le temps annuel moyen perdu par automobiliste dépasse les 80 heures… Un défi de taille, qui ne semble pas freiner les initiatives des entreprises implantées à Bruxelles. En mars dernier, IBM a publié son rapport préliminaire du Smarter Cities Challenge pour Bruxelles. Celui-ci a été présenté aux différents intervenants de la Région de Bruxelles-Capitale. Il contient des recommandations dont le but est d’améliorer la mobilité des citoyens et navetteurs bruxellois. Elles s’articulent autour de 4 thèmes : les données publiques, l’infrastructure, l’expérience et la mobilité, l’exécution et la gouvernance. Dans son analyse, IBM met en avant l’utilisation des nouvelles technologies et la récolte des données. Capteurs sur la ville Le géant informatique a d’ailleurs travaillé avec la ville de Lyon pour mettre en place l’application mobile Optimod’Lyon, disponible depuis le mois de mai dernier. Philippe Dubernard, Smart Cities Leader chez IBM, nous éclaire sur ce projet : « C’est le preAndré Bouffioux (Siemens) mier GPS urbain multimodal en temps réel et prédictif. Il fournit des informations géolocalisées sur l’ensemble de l’offre de mobilité (vélo partagé, voiture particulière, voiture partagée, taxis, transports en commun…) ou des places de stationnement, le tout réactualisé en temps réel en fonction des chantiers, des événements climatiques et des informations routières. Les données sont récoltées grâce à des capteurs fixes ou directement envoyées par les utilisateurs. » Mais qu’en est-il chez nous ? Thierry Willemarck, CEO de Touring, par ailleurs Président de BECI, répond à la question : « Touring a pu développer à Anvers et Turnhout des projets de gestion pour l’espace de parking public. Des capteurs sont placés sur les trottoirs et envoient les données de disponibilité de parking aux utilisateurs. Mais ce genre d’initiative est beaucoup plus difficile à mettre en place à Bruxelles car le pouvoir décisionnel est très éclaté. Il faudrait, comme à Vienne, une structure unique et centralisée qui puisse gérer toutes la mobilité à Bruxelles, et même les communications avec les villes avoisinantes. » La capture des données fait également partie des priorités de Siemens, comme l’explique André Bouffioux, CEO pour la Belgique et le Luxembourg : « À Bruxelles, nous avons mis en place une centrale de feux de signaBECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 29 R.A.

TOPIC lisation permettant une gestion intelligente du trafic. Des capteurs envoient des informations en temps réel à la centrale. En fonction des données reçues, celle-ci commande les feux afin de fluidifier la circulation, en tenant compte des routes fermées ou des accidents. Mais il faudrait un plan de mobilité sur au moins 10 à 15 ans pour assurer une continuité. Avec des possibilités d’évolution tous les 4 à 5 ans, puisque les conditions peuvent changer rapidement. Bruxelles a besoin d’une vision à long terme, indépendante de la législature. C’est le cas à Berlin, où nous avons collaboré avec la ville sur un plan complet de mobilité. » plus indépendantes, pour devenir totalement autonomes en 2025. » Thierry Willemarck (Touring) La voiture connectée L’utilisation de la voiture restera incontournable à Bruxelles, à moyen terme du moins. Pour réduire l’engorgement des villes, les entreprises misent sur les nouvelles technologies. Premièrement, les offres de voitures partagées se multiplient : Cambio et Zencar permettent de réserver des véhicules en ligne. Cette solution devrait séduire durablement le portefeuille des conducteurs, sachant qu’une voiture n’est utilisée en moyenne que 15 % du temps. Le bénéfice est également écologique puisque ces services utilisent de plus en plus des sources d’énergie non polluantes. Une généralisation de ce partage devrait améliorer les conditions de circulation, car cela devrait également encourager et faciliter le covoiturage. Le secteur a de l’avenir. Diether Claeys, directeur des ventes aux sociétés chez Toyota, en est convaincu : « Nous avons implanté un parc de 2000 Yaris hybrides partagées au Québec. Une application permet de réserver un véhicule, que l’on fait démarrer à l’aide de son smartphone. Un projet similaire sera développé à Bruxelles très prochainement. La voiture est en train de changer progressivement de statut. C’est de moins en moins une propriété et de plus en plus un service partagé. » L’autre grande attente en termes de smart mobility concerne les véhicules autonomes. La perspective annoncée par Diether Claeys est de bon augure : « En 2020, nous serons en mesure de mettre en circulation à Bruxelles des voitures partiellement autonomes. Ces véhicules seront capables de recevoir des informations sur la disponibilité des places de parking et de se garer sans intervention humaine. L’avantage en mobilité n’est pas négligeable car on sait que la recherche de stationnement est une source importante d’embouteillages dans les villes. Ensuite, ces smart cars deviendront de plus en 30 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Des transports trop communs Les transports en commun à Bruxelles sont relativement développés, certes. Mais l’offre reste malgré tout insuffisante. Selon Thierry Willemarck, le problème est avant tout d’ordre démographique : « Certaines communes sont très peuplées ; et d’autres beaucoup moins. Cela rend la situation difficilement rentable pour les sociétés de transports en commun. Il faudrait dès lors rendre la ville plus attrayante pour inciter les gens à revenir y habiter. La ville doit être propre et sécurisée. Il faudrait également autoriser des constructions où la densité de population peut croître. » Thierry Willemarck souligne que le problème est également d’ordre institutionnel : « La STIB a récemment proposé d’accroître sa capacité de trams. Il fallait pour cela déplacer un parking au niveau de la chaussée de Vleurgat en sous-sol. La société de transports proposait même d’investir pour les travaux de parking. Mais le plan d’occupation des sols ne prévoit pas qu’il y ait des parkings souterrains dans cette zone. La Région bruxelloise a donc refusé la proposition de la STIB, qui voulait investir dans le projet ! Cette décision a été arrêtée sans aucune réflexion pragmatique. » Le métro bruxellois continue sa lente progression : en 2018 commencera la construction d’une nouvelle ligne reliant la gare du nord à Bordet, en passant par les communes d’Evere et de Schaerbeek. La STIB a également le projet d’automatiser les lignes 1 et 5 d’ici 2023, doublant ainsi la capacité. Le constructeur français Alstom, implanté à Bruxelles, fait partie des candidats potentiels, avec plus de 20 ans d’expérience dans la livraison de métros automatiques. Frédéric Devisch, directeur commercial d’Alstom Belgique, nous éclaire sur cette technologie : « L’automatisation de nos métros permet d’augmenter la fréquence tout en améliorant la sécurité. En contrôlant les courbes d’accélération et de freinage, notre système optimise le confort des voyageurs tout en réduisant la consommation d’énergie. Grâce à de nombreux ‘smart meters’, l’état des équipements est envoyé en temps réel au centre de maintenance, ce qui permet d’anticiper et éviter les pannes en intervenant quand et où il le faut. » Frédéric Devisch (Alstom) La technologie est entre nos mains et des solutions existent. L’avenir de la mobilité à Bruxelles dépend des partenariats qui pourront être mis en place entre les pouvoirs publics et les entreprises. À suivre… ●

Bruxelles Bruxelles compte 296 kmde voiries (Source: Ville de Bruxelles) 329.214 travaillent à Bruxelles N Z La STIB dessert 40 km 140 km de lignes de métro et de lignes de tram en Région Bruxelles-Capitale (Source: Ville de Bruxelles) navetteurs 364,6 16,6 millions km/h (Source: IBSA, 2013) 160.6671.224 de trajets par an en transports publics (Source: STIB, 2014) taxis sillonnent la Région de Bruxelles-Capitale TAXI voyageurs utilisent chaque jour les gares de la liaison Nord-Midi 2.154 74%< 250 m STOP arrêts (Source: STIB, 2014) (Source: IBSA, 2013) des habitants de la Région habitent à moins de 250 m d'un arrêt de bus (Source: IBSA, 2013) (Source: IBSA, 2013) La vitesse moyenne d'un bus en semaine en Région de Bruxelles-Capitale est de (Source: IBSA, 2013)

Bruxelles Environnement : pour une mobilité durable L’amélioration de la mobilité est essentielle pour maintenir l’attrait économique de la Région de Bruxelles–Capitale mais aussi pour y préserver un environnement sain et une bonne qualité de vie. Dans ce contexte, le vélo fait partie des modes de déplacement que la Région encourage, entre autres via deux obligations légales gérées et suivies par Bruxelles Environnement : le plan de déplacements d’entreprise et le permis d’environnement. ■ Bruxelles Environnement met son personnel en selle ! Dans le cadre du déménagement de Bruxelles Environnement sur le site central de Tour&Taxis, une politique vélo dynamique, portant sur plusieurs axes, a été mise sur pied pour le personnel : ◗ Installation d’un parking vélo de grande taille (210 places), confortable et sécurisé, ainsi que de douches et de vestiaires ; ◗ Mise à disposition d’un grand nombre de vélos (pliants, électriques, classiques, vélo cargo), tant pour promouvoir les déplacements domiciletravail que les déplacements de service ; ◗ Prime vélo, combinable avec l’abonnement de transports publics ; ◗ Des actions de sensibilisation, avec une semaine dédiée au vélo au mois de mai. photo A. Ghys ■ Le plan de déplacements d’entreprise (PDE) : un certain nombre d’emplacements vélos à prévoir Tout organisme, public ou privé, qui emploie plus de 100 travailleurs sur un même site en Région de Bruxelles-Capitale doit élaborer, tous les 3 ans, un PDE. Ce plan comprend à la fois une partie « diagnostic » et une partie « plan d’actions ». Cette dernière reprend plusieurs mesures qui doivent être obligatoirement mises en œuvre ; entre autre celle de disposer d’un parking vélo, répondant à certains critères (éclairage, sécurité,…). En résumé, le nombre d’emplacements vélo ne peut être inférieur : ◗ au nombre de cyclistes (travailleurs et visiteurs) présents sur le site, augmenté de 20% ; ◗ à 1/5ème des emplacements pour voitures, loués ou en propriété. ■ Des impositions de parking vélo dans le permis d’environnement Le permis d’environnement impose, dans la plupart des cas, la présence d’un parking vélos. Plus précisément, il indique un nombre minimum d’emplacements vélos et un certain nombre de critères d’installation à respecter en termes de de confort (proximité, visibilité, facilité à l’usage,…) et de sécurité (pouvoir attacher le cadre du vélo). Cette politique vélo a du succès puisqu’environ 30% du personnel arrive aujourd’hui à vélo sur le site. Pour les visiteurs, des améliorations seront apportées dès la fin du chantier de l’allée centrale menant au bâtiment. Bruxelles Environnement organise également le « Bike Project » (www.thebikeproject.be), qui accompagne chaque année plusieurs entreprises soumises à PDE à instaurer en leur sein une politique vélo dynamique. Par ailleurs, s’il vous faut des conseils pour la conception de votre parking vélo, retrouvez toute l’information utile sur http://guidebatimentdurable. bruxellesenvironnement.be.

TOPIC « Le moment est venu d’oser le changement » MOBILITÉ & LOGISTIQUE Cet été, Jacqueline Galant, Ministre de la Mobilité, a présenté sa vision stratégique pour le rail. Le contexte est difficile : avec une dette de plus de 4 milliards d’euros et une ouverture à la concurrence attendue pour 2019, la pérennité du secteur ferroviaire belge est à risque. Pour la Ministre, les initiatives d’amélioration entreprises par le passé ne suffisent pas. Au cœur de son plan : le client séduit par une offre et des services performants. Propos recueillis par Gaëlle Hoogsteyn Aéroport : un équilibre à trouver Bruxelles Métropole : L’aéroport est un pôle emploi important, avec 20.000 emplois directs et 40.000 indirects. L’État souhaite-t-il continuer à attirer les investissements vers ce pôle ? Jacqueline Galant : Oui, le soutien à l’emploi est l’un des axes principaux du gouvernement. Nous soutenons l’activité économique de l’aéroport, mais il est indispensable de trouver un équilibre entre son développement et les nuisances qu’il engendre. Ce sera un équilibre très subtil et délicat à trouver. Cet aéroport est un héritage du passé : il est proche de la ville et donc facilement accessible. C’est une grande force, mais cela apporte son lot de contraintes. Évidemment je comprends les riverains, mais je souhaite aussi prendre en compte les personnes qui travaillent et tiennent à cet aéroport. Sa Avoir un aéroport proche de la ville et facilement accessible a des inconvénients, mais c’est aussi une grande force. disparition serait une catastrophe pour eux comme pour le pays tout entier. Je travaille donc à un plan avec des mesures structurelles et la mise en place d’une autorité indépendante pour stabiliser la situation et donner un cadre clair à toutes les parties concernées. Il faut accepter que cela demande du temps ; les changements incessants de ces dernières années prouvent que c’est complexe. Ce débat sur les nuisances sonores n’est-il pas exagéré ? 24 millions passagers ont été transportés en 2014, soit le même niveau qu’en 2000, mais avec 30 % de mouvements en moins… Ce dossier comporte aussi des aspects psychologiques. Mais il y a des nuisances, on ne peut pas le nier. J’ai été moi-même les constater dans certains communes. Maintenant, le fait que ce sujet soit sans cesse au cœur du débat entraîne une tension inutile car contre-productive. Je rencontre tous les représentants des associations de riverains et les bourgmestres concernés. Cela démontre qu’il n’y a pas qu’une seule vérité dans ce dossier et que chacun a sa propre lecture. Certains parlent de « spécialiser les aéroports ». Serait-ce tenable pour les compagnies ? L’une des grandes difficultés est qu’en Belgique, il n’y a jamais eu de politique interportuaire, ce à quoi je vais m’atteler. Les aéroports sont une compétence régionale ; en tant que Ministre fédérale, je souhaite réunir les ministres régionaux pour avoir une réflexion nationale à ce sujet. Naturellement, il n’est pas question de laisser faire tout et n’importe quoi. La libéralisation du rail se profile à l’horizon Alors que la santé financière de la SNCB est en berne, comment réagir avant l’arrivée de concurrents ? En termes de marché, les propositions de la Commission européenne visent à ouvrir à la concurrence le transport de voyageurs dès 2019. Ce sera très certainement sur la table des deux prochaines présidences européennes du Luxembourg puis des Pays-Bas. Cette ouverture présente des défis qu’il va falloir relever. Il n’est pas question que cela mette à mal le service public qui doit rester de qualité. Par contre, nous avons cinq ans devant nous pour mettre de l’ordre au sein des chemins de fer et devenir plus performants. Les efforts que nos sociétés devront réaliser ces prochaines années BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 33

TOPIC sont des opportunités pour devenir aussi efficientes que d’autres grands acteurs ferroviaires européens. Il ne faut pas se focaliser sur la libéralisation comme un démon destructeur du service public, mais le voir comme un défi à relever pour que le service public fonctionne correctement. Pourquoi ne pas moduler les tarifs en fonction de la demande ? Lisser, en quelque sorte, la demande pour des trains plus rentables ? Je souhaite permettre à la SNCB d’avoir une politique commerciale plus moderne, qui place le client au cœur des préoccupations. Avant tout, il faut simplifier ! Quand on pense qu’aujourd’hui le règlement tarifaire de la SNCB compte 200 pages, il est évident que la politique tarifaire doit être revue et s’appuyer sur quelques formules transparentes, attractives et lisibles par les clients. Il faut rentrer dans l’ère du numérique, le billet « papier » doit diminuer, l’achat en ligne sous toutes Nous avons cinq ans devant nous pour mettre de l’ordre au sein des chemins de fer et devenir plus performants. ses formes doit se développer. Innover dans les offres, faciliter les canaux d’achat et moduler l’offre sont des axes-clés pour satisfaire le client, en attirer de nouveaux et surtout les convaincre que le train est plus qu’une alternative : un vrai choix. Il est démontré que le prix des billets de la SNCB est inférieur (d’environ 45 %) à celui de bon nombre de pays voisins. Ce n’est pas sans incidence sur les recettes commerciales. Mais adapter les prix ne peut s’envisager qu’avec un haut niveau de qualité du service. De nombreuses plaintes sont liées à la ponctualité des trains. Nous nous sommes, à ce niveau, fixé un objectif ponctualité de 90 %. Aujourd’hui, seule la SNCB est habilitée à vendre ses tickets ; n’est-ce pas démodé ? Pourquoi ne pas pouvoir réserver un ticket, commander par SMS ou sur une application ? Cela fait en effet partie d’une politique commerciale plus moderne. Et le développement du numérique en est une clé. L’intermodalité est inscrite dans l’accord du gouvernement. Le travail entre Fédéral et Régions doit faciliter la mise en place de solutions en vue d’atteindre cet objectif. À l’avenir, il faudra tendre vers l’utilisation d’une seule et même carte pour l’ensemble des transports en commun. Le client est également demandeur de cette simplification. Nous envisageons aussi d’étendre nos points de vente (librairie, poste…). Une structure vieillissante N’y a-t-il pas du travail sur l’efficacité interne de la SNCB ? Comparativement aux voisins, la SNCB emploie trop de monde. On parle de 30 % d’économies possibles. Dans les cinq ans à venir, nous allons connaître des vagues de départs liées à la pyramide des âges. C’est donc 34 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 le bon moment pour travailler en profondeur les structures internes, simplifier l’organisation, revoir les processus, développer une communication interne efficace. Nous souhaitons aussi renouveler la motivation et la fierté des cheminots en créant une Académie du rail qui visera à assurer le transfert du « savoir de la main ». Tout cela est primordial pour attirer les nouvelles générations qui ont d’autres attentes vis-à-vis du monde du travail. Quels sont les plans d’investissement à Bruxelles ? Les investissements en infrastructures ont-ils toujours la priorité ? Chaque investissement doit s’inscrire au cœur même d’une vision globale de la mobilité en utilisant rigoureusement l’argent public. Dans notre nouvelle optique, tant Infrabel que la SNCB doivent être « orientés client ». Cela signifie que les travaux ne sont pas une fin en soi. Ils doivent être examinés dans un rapport coût-bénéfice et offrir une plus-value pour le client. Plus question par exemple d’investir dans des gares pharaoniques au détriment de petites gares fonctionnelles et propres. Actuellement, les infrastructures existantes sont sous-utilisées. La densité du trafic de trains par jour comparée aux pays voisins est relativement basse. Nous souhaitons pouvoir proposer 160.000 places assises aux voyageurs d’ici 2030. ● Et le RER (S) dans tout ça ? Le RER (« S ») sera lancé en décembre. Quels sont les objectifs, les chiffres attendus ? Nous préférons parler d’offre « suburbaine » plutôt que de RER. Quand on dit RER, les citoyens pensent au RER parisien. En ce qui concerne les chiffres, il est un peu tôt pour en parler, mais il est certain que le lancement de l’offre ferroviaire suburbaine dans la zone Bruxelles présentera de nombreux avantages : par exemple de nouvelles relations suburbaines passant par le tunnel Schuman, l’ouverture de la gare multimodale de Schuman, l’ouverture de la nouvelle gare du Germoir et la réouverture de la gare de Tour & Taxis. Quelles sont les prochaines étapes pour un RER 100 % finalisé ? Nous espérons qu’une extension à 90 % de l’offre ferroviaire suburbaine dans la zone Bruxelles sera réalisée au plus tard pour décembre 2017. Cela permettra une amplitude plus large des heures de pointe, une circulation le week-end et la mise en service de la gare Arcades. Par la suite, nous examinerons les futurs besoins d’infrastructures autour de Bruxelles. L’accès d’un train à grande vitesse à l’aéroport est aussi une piste de développement en cours d’étude.

Nous recevons régulièrement l’opportunité d’apprendre à connaître les autres départements de Brussels Airport Company. Ceci nous donne une bonne vue d’ensemble sur l’organisation. Naïma, Senior Business Controller Unlike any other job Voir le défi lé des avions sous nos yeux toute la journée qu’on pourrait presque les toucher, cela fait rêver. Mais il n’y a pas que les avions qui rendent nos jobs tellement uniques. Notre dynamisme, notre ambition de devenir l’aéroport le plus accueillant d’Europe, l’atmosphère de travail et l’ouverture d’esprit qui laisse place à vos idées : c’est tout cela aussi qui nous distingue. Ferez-vous aussi partie de Brussels Airport Company ? En tant qu’exploitant de Brussels Airport, nous nous occupons, avec nos 775 collègues, du développement de l’aéroport. Chaque année, 21,9 millions de passagers et 454.000 tonnes de marchandise transitent chez nous. Brussels Airport relie la capitale de l’Europe à pas moins de 228 destinations. De manière directe et indirecte, environ 60.000 personnes travaillent pour et avec nous, ce qui fait de Brussels Airport le second pôle de croissance économique de Belgique. Vous trouverez un aperçu complet de nos jobs « pas comme les autres » sur www.brusselsairport.be/jobs

Thalys, croissance à très grande vitesse MOBILITÉ & LOGISTIQUE En 1996, le premier Thalys lancé à travers les frontières entendait relier Paris et Amsterdam, en passant par Bruxelles ; aujourd'hui, notre ville est devenue le point central d'où rayonnent les rames de ce train qui, après avoir déjà transporté plus de 120 millions de passagers, demeure une référence mondiale. La culture de l'innovation et de l'excellence qui a fait le succès de la marque demeure aujourd'hui encore le moteur de sa croissance. Agnès Ogier, nouvelle CEO du groupe et issue du sérail, n'est pas étrangère aux performances passées de l'entreprise. C'est dans son QG bruxellois que cette dynamique femme d'affaires nous a reçus. Propos recueillis par Didier Dekeyser Bruxelles Métropole : Nous avons plaisir à vous renvoyer le slogan de Thalys, « Bienvenue chez nous », car nous vous rencontrons à Bruxelles qui semble être devenu le siège principal de Thalys, ce qui marque tout de même une évolution depuis le lancement en 1996 d'une ligne dont l'ambition était de relier Paris à Amsterdam. Agnès Ogier : En effet, Bruxelles est devenue le hub d'où s'organise notre déploiement vers trois autres pays. Cela tient bien sûr à la centralité européenne de votre ville et à sa génétique métropolitaine. L'emplacement est un carrefour idéal pour rayonner et pour desservir rapidement des villes extrêmement fréquentées par les milieux d'affaires mais aussi dans un but de loisirs, notamment ceux que peuvent organiser des touristes venus parfois de très loin et souhaitant visiter aisément les principaux lieux d’Europe, ce que permet Thalys. C’est sans doute cette facilité qui fait que 20 % de notre clientèle provient de l'extérieur de l'Europe, touristes et hommes d'affaires confondus. Quel sont vos concurrents dans une Europe où l'offre de transport se diversifie et se multiplie ? AO : Notre rayonnement en distance peut vous faire deviner que notre concurrent premier est la voiture. D'autant plus que nous desservons des pays où la voiture de fonction est très répandue. La voiture semble offrir une alternative 36 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Agnès Ogier à coût moindre mais Thalys, avec un prix moyen du billet à 140 €, est en réalité extrêmement compétitif ; lorsque l'on prend en compte ne serait-ce qu'un coût minimal de voiturage au km, par exemple celui qui est remboursé par les employeurs pour un trajet en véhicule propre, soit environ 50 cents du kilomètre, un simple calcul montre un rapport du simple au double sur le trajet Bruxelles-Paris. Le covoiturage avec partage des frais de transport se répand également mais, là aussi, la comparaison des coûts est en notre faveur puisque nous avons une offre calquée sur ce phénomène. Notons au passage que le covoiturage se répand chez des gens qui Bruxelles est un carrefour idéal pour rayonner et pour desservir rapidement des villes extrêmement fréquentées par les milieux d'affaires, mais aussi dans un but de loisirs. possèdent des voitures de fonction, ce qui, légalement parlant, est assez limite... Mais il faut de plus considérer le facteur temps sous son angle « utile », dès lors que l'on évoque le cas de nos clients R.A.

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TOPIC les plus réguliers, c'est à dire les employés voyageant pour une entreprise : non seulement le trajet est effectué bien plus rapidement mais, de plus, ce temps est utilisé pour le travail. C’est ce facteur « temps utile » que nous nous employons à mettre en avant et c’est d’ailleurs pour cela que nos voyageurs peuvent voyager connectés, ce qui est encore aujourd’hui un service assez rare en transport. Bref, pour une entreprise, faire voyager son personnel par Thalys est un choix évident. Ceci dit, ramenons cette concurrence de la voiture à sa juste échelle : cela ne représente que quelques pourcents mais, comme nous sommes dans un modèle économique à coûts fixes, je ne puis les négliger. Les bus se multiplient aussi. Et le marché ferroviaire devient de plus en plus ouvert aux autres grands acteurs européens comme Deutsche Bahn, Eurostar... AO : Les bus qui font une navette Paris-Bruxelles gèrent une clientèle d'un profil différent. Et les temps de trajet sont incomparables. De plus, nous n'avons, ni en France ni en Belgique, une culture de bus comme c'est le cas en Espagne Belgique et la France : nous sommes aujourd’hui autonomes budgétairement, ce qui nous permet de piloter seuls l'évolution de notre produit et son développement. Quel développement envisagez-vous ? Doubler par un service Thalys l'autre grand succès ferroviaire de ces dernières années à savoir Eurostar ? Concurrencer la Deutsche Bahn sur ses terres dès lors qu'elle n'est plus actionnaire de Thalys ? AO : Il y a d’autres stratégies de développement que la tentative de conquêtes de business voisins ; il y a l'optimisation des lignes existantes, l'extension d’autres, l'augmentation du nombre de trajets ou de rames en service, les coopérations avec d'autres opérateurs, etc. Nous avons ainsi conclu des partenariats tout à fait intéressants et inédits avec des compagnies aériennes comme Air France, KLM, Brussels Airlines, Jet Airways et Hainan Airlines pour acheminer leurs passagers vers les lieux de départ de leurs destinations internationales. Nous proposons aussi le billet unique pour aller d’Amsterdam et Cologne à Londres, via Bruxelles et l'Eurostar. Nous n'avons aucune intention de doubler un service Eurostar ; nous en voyons d'autant moins l'intérêt que le « métier » du tunnel est très spécifique, compliqué techniquement et cher. Quant à Deutsche Bahn ou une autre compagnie nationale, ce n'est tout simplement pas notre vocation de les concurrencer sur leur marché. En Allemagne, sur notre ligne vers Essen, des passagers Thalys peuvent monter à bord à Düsseldorf ou Duisburg mais nous ne vendons pas le trajet Düsseldorf-Duisburg. Agnès Ogier aux côtés de Jo Cornu, patron de la SNCB, pour la signature des accords qui transforment Thalys en entreprise ferroviaire. par exemple. L'Allemagne n'en a pas non plus, mais il est vrai que le bus est en essor dans ce pays. Nous suivons cette évolution mais a priori elle ne nous inquiète pas, pour toutes ces raisons. Pour les autres opérateurs, il y a déjà eu beaucoup de rumeurs mais ce sont des projets de grande ampleur qui doivent être planifiés. À ce jour, nous ne sommes pas menacés et... nous ne menaçons personne! Qu’est ce qui a fait le succès de Thalys ? AO : Au-delà de la performance technique du train, une série de choix stratégiques pertinents ont marqué notre histoire. Notre ancrage bruxellois en est un ; la personnalité de notre marque est le résultat d'autres car il y a une façon de voyager Thalys ou, plutôt, une façon d'utiliser le train spécifique à Thalys qui rend les voyages confortables, aisés, abordables aussi (24 % de nos ventes de billets sont à prix réduits) ; un choix d'être innovants, que ce soit dans nos offres de vente ou dans notre volonté de simplifier les processus à charge du client. Nous avons ainsi été pionniers dans le ticketless et nous proposons, je crois, la plus grande souplesse du secteur quant à l'échange de billets. Sans parler de notre offre wifi, etc. Bref, une véritable culture de l'excellence que beaucoup de firmes privées pourraient nous envier. C'est d’ailleurs dans cette optique de performance que nous sommes devenus tout récemment entreprise ferroviaire à part entière pour la 38 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Votre core business, c'est la vitesse ; or si le trajet Paris-Bruxelles est vraiment très rapide, Bruxelles-Rotterdam-Schiphol-Amsterdam est plus poussif… AO : 1 h 10 pour se rendre à Rotterdam, 1 h 32 pour aller à Schiphol et 1 h 50 pour arriver à Amsterdam, ce n'est pas si mal ! Sur cette ligne, 40 % des passagers viennent de Rotterdam et 60 % d'Amsterdam : devrions-nous supprimer une de ces étapes pour aller plus vite ? Autre exemple de performance assez remarquable : Bruxelles-Marseille en 5 h. Imbattable, non ? Jusqu'à quel laps de temps le train à grande vitesse est-il choix évident ? AO : Avec un temps de trajet de 2 h, un train à grande vitesse captera 90 % de la clientèle. 3 h de trajet sont un maximum pour concurrencer l'aérien. Mais c’est une considération en partie « psychologique » car, dans les faits, si le trajet en avion Nous sommes aujourd’hui autonomes budgétairement, ce qui nous permet de piloter seuls l'évolution de notre produit et son développement. est bien plus rapide, il faut ajouter à cette seule durée du voyage les heures passées préalablement à l’aéroport et le trajet de l'aéroport en question vers la ville concernée. De

TOPIC là, le fait que nos offres saisonnières ont beaucoup de succès. Pour un Bruxelles-Marseille, par exemple, le voyageur considérera le fait de partir le matin, sans se presser aux petites heures, et d’arriver en début d’après-midi au cœur de la ville. C’est un choix fondé sur des critères simplifiés mais pertinents et qui élimine les mauvais calculs de timing. D’autant plus pertinents que cela permet souvent d’éviter des frais de parking et de taxi, inévitables compléments d’un voyage en avion. Vous êtes l’auteure de ce Paris-Marseille, projet industriel d’envergure et succès retentissant. Parcourir une grande distance en train à grande vitesse a donc de l’attrait : pourquoi ne pas multiplier les lignes entre grandes villes ? Un Bruxelles-Barcelone aurait du sens. AO : Le modèle Paris-Marseille n’est pas pour autant reproductible vers n’importe quelle autre ville; il s’agissait d’une région de destination qui captait déjà 35 % des voyages réalisés en France. Hors saison et sur d’autres grandes villes, nous concurrencerions sans doute plus difficilement l'avion sur des distances plus grandes et proportionnellement moins alimentées par notre marché national. Il faut savoir aussi qu'en tant qu'entreprise ferroviaire autonome, notre vulnérabilité augmente à mesure que nous nous éloignons de nos bases. Par ailleurs, et parce que, comme vous le dites, notre core business intègre la vitesse, il faut que nous soyons capables de conserver notre vitesse moyenne, ce qui est plus difficile sur de longues distances vu la plus grande probabilité d'aléas potentiels. Enfin, un Thalys requiert une infrastructure particulière et donc des investissements importants. Comme beaucoup de vos compatriotes (mais sans doute pour des raisons moins fiscales…) vous apprenez à connaître Bruxelles. Un point remarquable ? AO : Je suis curieuse de comprendre ce que l’on entend par « compromis à la belge » : j’ai l’intuition que cela pourra m’être d’une certaine utilité dans les affaires… ● CHEZ KINEPOLIS BRUXELLES, VOUS POUVEZ LOUER D’IMMENSES SALLES. MAIS AUSSI DE TRÈS PETITES. ENCORE UNE CHOSE QUE VOUS IGNORIEZ PEUT-ÊTRE À NOTRE SUJET. Vous pensez sans doute qu’à Kinepolis, les salles de projection sont vastes et confortables. Vous avez raison. Mais nous avons aussi des espaces événementiels pour petits groupes. Jetez un coup d’œil sur kinepolisbusiness.com ou contactez Alisson Sinéchal et Melanie Lisanti au 02 474 26 30 Bien plus que du cinéma.

MOBILITÉ & LOGISTIQUE Et si… Brussels Airport fermait ? Quelles seraient les conséquences, pour la ville de Bruxelles, d’une fermeture ou d’un déménagement de l’aéroport ? Nous avons invité des experts en économie, tourisme et politique européenne à réfléchir à la question. Peter Van Dyck F ranchement, nous avons été les premiers à envisager un article sur une hypothétique disparition de Brussels Airport. Et, coïncidence, la réalité nous a rattrapés quelques jours après l’élaboration du concept, lorsqu’une douzaine de comités d’action ont subitement exigé qu’un déménagement potentiel de l’aéroport fasse l’objet d’une étude. Outre un élargissement des activités de Charleroi et Liège, ces comités évoquent des sites alternatifs tels que Veltem, Beauvechain, Chièvres ou Eksaarde (en Flandre orientale)1 . « La fermeture de Brussels Airport serait une catastrophe absolue et ne me semble donc pas très réaliste », estime Alain Deneef, l’intendant de Brussels Metropolitan. « Sans doute existe-t-il d’autres sites envisageables mais notre pays ne parviendrait probablement pas à trouver les moyens financiers nécessaires à un déménagement de l’aéroport national. » L’imbroglio juridique M. Deneef admet que plusieurs facteurs menacent Brussels Airport. Les compagnies aériennes étrangères ne comprennent pas toujours les normes environnementales biscornues qui régissent les nuisances sonores. La Région de Bruxelles-Capitale inflige des amendes aux compagnies qui enfreignent ses normes de bruit, même lorsque la législation fédérale en la matière est respectée. À terme, l’imbroglio juridique pourrait inciter certaines compagnies aériennes à s’envoler vers d’autres aéroports, hors Belgique. Des restrictions légales sur le transport de fret réduiraient, elles aussi, les activités de Brussels Airport. Ce serait une fameuse tuile pour le développement de Bruxelles en tant 1 Selon le Livre blanc de l’initiative citoyenne Cœur de l’Europe, toutefois contesté par de nombreux experts. 40 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Alain Deneef (Brussels Metropolitan) que métropole économique, représentée par Brussels Metropolitan. « Les retombées seraient surtout désastreuses pour l’emploi », affirme Alain Deneef, « alors que 10.000 emplois supplémentaires pourraient être créés à l’aéroport dans la décennie à venir. » Bernés, les travailleurs peu qualifiés Dans l’éventualité où des aéroports essentiellement étrangers s’accapareraient les activités cargo de Brussels Airport, on pourrait oublier l’ambition de l’aéroport national d’employer davantage de Bruxellois. « Les chômeurs de Bruxelles seraient les premiers à profiter d’une expansion de Brussels Airport dans les 15 ans à venir », déclare Alain Deneef. « Pareil développement générerait de nombreux emplois pour des personnes peu qualifiées. Je trouverais totalement irresponsable de gâcher pareille opportunité. » Les comités d’action s’insurgent surtout contre les vols de nuit (et notamment l’activité cargo). Si cette activité est mise en péril, toute la logistique bruxelloise sera frappée en plein cœur, prévient M. Deneef. « Un pourcentage croissant de fret voyage dans les soutes des avions de ligne. C’est ce que l’on appelle le ‘belly freight’. Les compagnies aériennes ont besoin de ces cargaisons à bord de leurs vols de ligne pour préserver la rentabilité. Or, une activité cargo digne de ce nom est indispensable pour continuer à attirer le belly freight. Une limitation du transport de marchandises aurait tôt fait de convaincre les clients logistiques d’aller voir ailleurs. Ils veulent garder le choix entre les deux modes ; un choix qu’ils font en fonction des marchandises à transporter. Ils visent l’optimisation. » R.A.

TOPIC Hendrik Vos (Université de Gand) En attendant le tunnel ferroviaire De nombreuses entreprises et institutions internationales ont un siège bruxellois. Voilà pourquoi tant d’expatriés – et notamment des eurocrates – vivent à Bruxelles. « La proximité de l’aéroport constitue de ce point de vue un atout considérable pour notre capitale », affirme M. Deneef. « D’autant plus que d’ici deux ans, le tunnel ferroviaire Watermael-Schuman-Josaphat devrait être achevé. Il établira une liaison directe et rapide par train entre le Quartier européen et Brussels Airport. La durée du trajet devrait être considérablement raccourcie et ne pas dépasser huit minutes. C’est un atout unique qu’aucune ville d’Europe ne peut offrir. Une fermeture de l’aéroport annihilerait définitivement cette superbe opportunité. » Brussels Airport est essentiel au rayonnement européen et international de la Région bruxelloise, ajoute M. Deneef. Il souligne par ailleurs que Strasbourg, l’autre siège des parlementaires européens, est beaucoup plus difficile d’accès. « Avec tout le respect qu’on lui doit, Strasbourg ne dispose que d’un aéroport de second rang, qui n’est pas desservi par les grandes compagnies aériennes. Alors, supprimer Brussels Airport reviendrait à gâcher définitivement la perspective d’un transfert vers Bruxelles du reste des institutions européennes. » Des eurocrates agacés L’UE n’est pas prête à renier Strasbourg, pense pour sa part Hendrik Vos, professeur de politique européenne à l’Université de Gand. Il admet toutefois que la complexité du système des deux sièges, propre au parlement européen, suscite régulièrement des critiques et que certains ne cachent pas leur agacement face aux difficultés d’accès à Strasbourg. « En revanche, la mobilité à Bruxelles et dans sa périphérie commence aussi à irriter pas mal de monde. Les gens que des réunions appellent régulièrement à Bruxelles se trouvent fréquemment coincés dans les embouteillages. Alors, imaginons la fermeture de Brussels Airport qui ferait de Charleroi l’aéroport le plus proche : le trajet en voiture vers Bruxelles pourrait prendre 2 h 30 en raison des encombrements du trafic. Cela pousserait l’exaspération à son paroxysme. » Le professeur Hendrik Vos ne pense pas que la position de Bruxelles en Europe risque d’être mise en question à brève échéance. « Mais il va de soi que les dirigeants européens préfèrent un aéroport à proximité de Bruxelles. Charleroi serait déjà trop éloigné pour eux. Pensez un instant à la fréquence des visites de hautes personnalités, aux innombrables sommets européens à Bruxelles – ceux de l’Union européenne, bien sûr, mais aussi que tiennent d’autres organisations. Les concertations entre responsables politiques se complètent de multiples réunions de groupes de travail entre fonctionnaires pour analyser en détail la législation et les données chiffrées de l’Europe. De telles négociations de plusieurs jours font débarquer à Brussels Airport une foule de personnes en provenance de diverses villes européennes. Une diminution de l’accessibilité de Bruxelles provoquerait dès lors de très sérieux embarras. » Rodolphe Van Weyenbergh (Brussels Hotels Association). L’impact sur les nuitées Un aéroport accessible est en outre vital pour le tourisme, déclare Rodolphe Van Weyenbergh, Secrétaire général de la Brussels Hotels Association. Ce représentant du secteur hôtelier souligne l’interdépendance de l’hôtellerie et de l’aviation : « L’une ne peut se développer sans l’autre. » Les données récentes le confirment : 34,1 % des visiteurs se rendent en avion à Bruxelles (la moyenne pour les villes flamandes est de 23,2 %). Seule l’auto fait mieux, avec 41 %. Depuis que Vueling a inauguré de nouvelles liaisons et que Ryanair s’est installé à Brussels Airport en février 2014, notamment avec des vols vers l’Espagne, l’Italie et le Portugal, le nombre de nuitées d’Espagnols et d’Italiens a augmenté de 14 % et celui des Portugais de 23 %. Ce qui compte pour le tourisme, davantage que la localisation ou la distance, ce sont surtout de bonnes liaisons, principalement en transport en commun, entre les divers pôles d’activité de Bruxelles et l’aéroport. M. Van Weyenbergh estime que, de ce point de vue, la liaison ferroviaire tant attendue entre Charleroi-Sud et Bruxelles apporterait de nouvelles perspectives. « Cette liaison a un impact direct sur le nombre de voyageurs qui se rendent à Bruxelles, pour les loisirs ou pour affaires. » Une fermeture de Brussels Airport risque de mettre Bruxelles hors-jeu, avec un impact considérable sur l’emploi dans le tourisme. Ce secteur emploie actuellement 35.000 personnes, sans oublier quelque 15.000 emplois indirects. ● BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 41 R.A.

TOPIC MOBILITÉ & LOGISTIQUE CityDepot : flux de marchandises et développement durable Bonne nouvelle pour Bruxelles : CityDepot et bpost unissent leurs forces pour stimuler de nouvelles initiatives de distribution intelligente, respectueuses de l’environnement en milieu urbain. Peter Van Dyck C ityDepot gère le centre de distribution urbain bruxellois dans le cadre du projet LaMiLo (Last Mile Logistics), ce qui explique sa croissance des quatre dernières années. Depuis les débuts de l’entreprise, à Hasselt, le succès a été au rendez-vous et, avec lui, l’ambition d’instaurer ce système de distribution urbaine dans d’autres villes belges. Il y a un an, les besoins de financement d’un plan d’affaires aussi ambitieux ont incité CityDepot à chercher un partenaire. La perspective d’une collaboration a séduit bpost. « Nous ne pouvions pas rêver d’un meilleur partenaire », confie Marc Schepers, le fondateur de CityDepot. « Nos atouts sont complémentaires et la participation de bpost dans notre capital accroît notre puissance financière et opérationnelle. » Bpost, de son côté, avait lancé il y a un an City Logistics : un projet pilote novateur destiné à optimiser la distribution urbaine dans la métropole anversoise. « De notre côté, nous misons depuis longtemps sur la différenciation dans notre offre de services », reprend M. Schepers. « Une vision que bpost a immédiatement adoptée. Le projet anversois se focalisait par exemple sur le ‘last mile’, là où nous avons démontré que cette méthode peut également se combiner avec le ‘first mile’ : lors d’une livraison, il est possible de prendre en charge d’éventuels retours à l’expéditeur, voire des déchets. Par ailleurs, l’excellence opérationnelle atteinte par City Logistics constitue un atout apprécié. » CityDepot a progressé pas à pas depuis quatre ans. Il est temps à présent de passer à la vitesse supérieure. « Et nous devons travailler à plus grande échelle pour que le système reste viable. Nous avons l’ambition d’être présents dans toutes les grandes villes belges dans un délai d’un an et demi. » Le concept de communauté La fusion avec bpost ouvre aussi des perspectives aux projets en cours. C’est notamment le cas du projet LaMiLo. Au terme de la phase expérimentale, il a fait un grand pas en avant en déménageant du centre TIR, avenue du Port, vers l’ancien bâtiment Pavan le long de l’avenue de Vilvorde. « Nous y bénéficions de bâtiments, d’une infrastructure et d’une informatique beaucoup mieux adaptés, ce qui a permis au projet de gagner sérieusement en ampleur », déclare M. Schepers. Limité à 1.000 m² dans le centre TIR, propriété du Port de Bruxelles, le projet dispose de 5.000 m² dans le nouveau bâtiment. « Cela nous donne tout le potentiel pour 42 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 développer de puissants flux de marchandises dans le nord de Bruxelles. Nous cherchons à terme un second site au sud de la ville, de préférence à proximité du canal afin d’instaurer une liaison nord-sud par voie navigable. Par ailleurs, nous souhaitons développer rapidement une sorte de mini-hub dans le centre-ville. Le piétonnier y complique les livraisons, d’où la nécessité d’un site de transbordement en périphérie de la zone piétonne, d’où nous pourrions faire partir de petits véhicules. » Par ailleurs, CityDepot vient d’engager un collaborateur chargé de nouer le dialogue avec les détaillants bruxellois. « Ces contacts n’ont rien d’une démarche commerciale classique », explique M. Schepers. « Il s’agit plutôt de ‘community building’ : une communauté grâce à laquelle les détaillants pourraient se grouper pour nous commander certains services, à des tarifs préférentiels. » CityDepot propose déjà aux commerçants des services tels que l’expédition de colis postaux, la gestion de l’e-commerce et le comfort delivery (où CityDepot fait fonction de centre de réception qui peut livrer à la demande). « L’objectif est qu’à terme, de plus en plus de commerçants externalisent la gestion de leurs stocks. Nous sommes très attentifs aux besoins de tous les intervenants : détaillants, mais aussi PME et pouvoirs publics. Ceci conduit à de nouvelles initiatives actuellement en développement mais qui gagneront en visibilité d’ici la fin de l’année. Je pense notamment à la récupération de déchets, à l’urban mining ou à des services de réparation. Si nous parvenons à capter et à combiner tous ces flux, nous contribuerons de manière proactive au développement durable de la ville. » ● R.A.

Et si on optait pour un parc automobile électrique ? La durabilité est le cheval de bataille du fournisseur d’énergie Eneco. D’où son ardeur à défendre l’e-mobilité. De l’enthousiasme, il en faut, car Eneco réalise parfaitement qu’une mobilité 100 % électrique n’est pas évidente à tous points de vue. Pourtant, les atouts sont légion. C’est ce que confirme Johan Derden, marketing manager business chez Eneco : « Les véhicules électriques utilisent l’énergie de manière très efficace. Celle-ci provient de diverses sources, dont l’éolien, la biomasse ou le gaz. Ces véhicules sont aussi plus respectueux de l’environnement en matière d’émissions de matières nocives. Ils sont donc particulièrement recommandés pour les transports en milieu urbain. » Leur coût effraye pourtant pas mal d’entreprises. Les véhicules électriques restent très onéreux à l’achat. Johan Derden le reconnaît, mais en y apportant des nuances. Il voudrait que l’on prenne en compte le total cost of ownership, l’ensemble des coûts d’exploitation, donc. « Ces coûts sont nettement moindres qu’avec des véhicules qui utilisent des carburants fossiles. On ne s’en rend pas suffisamment compte. Le prix d’achat est plus élevé, c’est vrai, mais en matière de maintenance et de consommation, le véhicule électrique revient nettement moins cher. D’autant plus qu’il existe pour ces véhicules des programmes de leasing particulièrement intéressants. » Rattraper le retard Il faudra pas mal d’améliorations encore pour que les véhicules électriques effectuent leur grande percée. Le prix d’achat élevé n’est pas le seul obstacle à surmonter. L’autonomie réduite et le coût des batteries empêchent, à ce stade, une utilisation à grande échelle. La batterie au lithium n’est pas encore tout à fait au point. Et puis, il y a la pénurie actuelle en bornes de recharge, surtout dans la perspective des 650.000 véhicules électriques attendus d’ici 2020. « Dans ce domaine, la Belgique est en retard sur ses voisins », admet Johan Derden. Notre pays compte aujourd’hui environ 800 bornes de recharge. Eneco s’est donné pour mission de les multiplier. Il utilise son programme e-drive pour convaincre les shoppings centres et les entreprises de s’équiper d’une borne. À ceux qui n’ont pas besoin de cet équipement, Eneco propose le passeport de recharge qui garantit une mobilité neutre en CO2 et une électricité 100 % verte telle que celle des éoliennes. Ce passeport donne accès à toutes les bornes de recharge publiques du Benelux et à une assistance non-stop prodiguée par le help desk d’Eneco. Le passeport fait l’objet d’un abonnement. Quant aux recharges, Eneco les facture a posteriori. Avantage fiscal Rien n’est plus convaincant à l’égard du monde des entreprises que de prêcher d’exemple. Eneco a donc décidé au début 2014 de passer à un parc de véhicules hybrides. « Notre parc automobile, qui compte une septantaine de véhicules, se renouvelle depuis lors par des véhicules hybrides », explique Carl Michel, le directeur des ressources humaines. « La conversion est évidemment progressive, puisqu’une série de contrats de leasing plus anciens sont encore en cours. Du côté du personnel, l’enthousiasme est au rendez-vous. Il va de soi que la plupart de ceux qui se retrouvent dans les valeurs-clés d’Eneco se laissent facilement convaincre par les atouts de la technologie hybride et de l’e-mobilité. » La décision que prend Eneco n’est pas seulement positive pour l’environnement : les atouts financiers sont également au rendez-vous. Dans notre pays, la fiscalité des véhicules de société dépend en effet des émissions de CO2, qui sont précisément très faibles dans le cas des voitures hybrides. « De tels véhicules sont donc très intéressants d’un point de vue fiscal pour l’employeur », poursuit Carl Michel. « Et il en va de même pour le personnel, dont l’imposition de l’avantage en nature dépend également des émissions de CO2. » Eneco prétend que la voiture électrique pourrait être rendue plus attractive encore. Le fournisseur d’énergie appelle donc les pouvoirs publics à prévoir un incitant de plus – par exemple une diminution de la fiscalité – à l’achat d’une voiture électrique. Plus d’informations : eneco.be/business/fr/e-drive

TOPIC MOBILITÉ & LOGISTIQUE Travaux : le meilleur reste à venir La mobilité dans notre petite Région où se réunit chaque jour presque toute la Belgique qui travaille, c’est le chaos, on ne vous l’apprend pas. Mais de grands projets sont étudiés pour remédier à la piètre qualité de vie que tout cela induit pour ses habitants, parfois même pour améliorer les déplacements ! Bien sûr, cela se traduira à coup sûr et dans un premier temps par davantage de problèmes ; bon sang ne peut mentir ! Didier Dekeyser J’adore la marche À tout seigneur tout honneur : le piétonnier. Nul besoin de dire duquel il s’agit tant il est devenu célèbre par les récriminations qu’on lui adresse. Il est vrai qu’on n’a pas lésiné sur la surface dédiée - ce sera un des plus larges d’Europe - tandis qu’on a été avare sur le pré-aménagement des lieux et très faiblard dans l’anticipation des nuisances. Vingt millions d’euros sont prévus pour une transformation tant en surface qu’en souterrain qui débutera en 2016 et devrait se terminer en 2018. Budget et délais optimistes, dignes Piétonnier 2015 : impétrants (gaz, électricité…) 2016 : début du réaménagement proprement dit, effectué par tronçon 2017 : les trois stations de métro impactées par le piétonnier seront rénovées 2018 : fin en apothéose avec l’inauguration d’un palais de la bière belge! J’aime le tram Le tram, jadis jugé démodé, encombrant et cher par rapport au bus, poursuit son revival. En tête d’affiche, le fameux 71, suivi du projet de tram 9 et du tram Tour et Taxis. Pour certains fonctionnaires déplacés de la gare du Nord à Tour et Taxis, et qui ont frémi à l’idée d’un trajet non encadré dans la périlleuse jungle urbaine, tout ceci est une bonne nouvelle. Pour les travailleurs qui n’ont pas d’autre choix que la voiture pour venir à Bruxelles, ce sera moins évident, connaissant l’ampleur et la lenteur des chantiers STIB. Mais soyons juste : à long terme, c’est la perspective d’un réseau bruxellois moins saturé et de nouvelles connexions entre des pôles aujourd’hui étrangement isolés de notre petite ville. Tram 71, on enlève le bas Le bus 71 est saturé (1.000 personnes par heure et dans chaque sens) et un tram de plus grande capacité le remplacera avantageusement, dixit la STIB ; il s’agit en effet du gigantesque tram 3000 qui peut transporter jusqu’à 2160 passagers à l’heure. Pratique : comme il fait 32 mètres de long, on pourra passer du H&M au Blokker sans quitter l’arrêt… 44 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 d’une annonce pré-électorale. L’Impact mobilité est négligeable au dire de la Ville de Bruxelles, même si on tourne en tous sens dans les rues adjacentes (bouffées de gasoil gratuites sur les terrasses de Saint Géry). L’auteur du projet en prendra certainement plein la poire lors de la rentrée car on lui imputera évidemment les plus gros blocages et l’on blâmera du même coup l’utilité d’un projet que toute ville contemporaine se doit de porter. Hélas, le tram rompra net une des liaisons les plus rares de la Région, à savoir celle qui permet de joindre haut et bas de la ville. Mais la STIB voit plus largement et ce n’est rien moins que la liaison Bockstael-Delta qui est envisagée, soit un axe superbe, sur papier du moins, passant par Tour et Taxis, la Porte de Namur, la Place Flagey, l’ULB et arrivant enfin à Delta, où doit être construit un hôpital. Bien sûr, l’usager devra monter et descendre quelquefois de différents véhicules, car un beau tracé et son vécu quotidien ne coïncident pas toujours. © SumProject – Bgroup Greisch

Pour vos investissements en Bourse, ne suivez pas Pierre ou Paul. Mais plutôt Jacques sur TreeTop Online .followjack ‘’Malgré les crises, le monde est en phase de progrès fantastique. L’important est de voir à long terme et d’identifier les sociétés porteuses sur un plan mondial.’’– Voilà la conviction de Jacques Berghmans cofondateur avec Hubert d’Ansembourg de TreeTop Asset Management. Une vision qui, depuis plus de 25 ans, leur a permis de tirer parti de la performance des marchés boursiers. Aujourd’hui, ils lancent une nouvelle plateforme en ligne. Un outil unique en Belgique destiné à rendre cette expertise accessible à tous de manière simple et performante. Désormais, pour investir en Bourse, vous savez qui suivre. ACCÉDEZ À LA PERFORMANCE ET À L’EXPERTISE TREETOP SUR treetopam.com L’ART D’INVESTIR Cette publication est un document à finalité promotionnelle et ne constitue en rien un conseil en investissement. TreeTop Asset Management Belgium est agréée en tant que société de Bourse de droit belge.

TOPIC Le tram 71 sera un très gros chantier et nul n’y échappera, bien que l’on n’en connaisse pas encore tous les contours: quid de la piétonisation de la zone commerciale de la chaussée d’Ixelles, qui semble inévitable vu le gabarit du tram ? Quid du pont Fraiteur à reconstruire ? Etc. Les projets sur papier ont ces particularités d’être toujours séduisants et incomplets. Tour et Taxis, on enlève la passerelle Notons qu’une bonne jonction Nord-Sud ne pourrait faire l’impasse sur la réalisation tant attendue d’un tram passant par Tour et Taxis, pôle en plein développement. Le projet existe, soit une ligne de 3 km reliant la place Bockstael à la Gare du Nord en passant par le site, et qui comprend la construction d’une passerelle sur le canal pour joindre la gare du Nord au site. Passerelle dont on parle depuis 15 ans, et dont on reparle aujourd’hui pour dire que, finalement, elle sera sans doute sans tram... Cherchons l’erreur. Quoi qu’il en soit, ce sera cher (on parle de 41 millions d’euros pour les seuls trois petits kilomètres) et la réalisation fastidieuse pour les usagers de Bruxelles. Mais soyons positif : s’il est un lieu de Bruxelles qui manque de transport en commun, c’est bien « T&T », qui devient un véritable quartier et qui, aujourd’hui, n’est desservi correctement que par la voiture. Tram 9 : en route pour l’UZ Le tram 9 reliera Simonis au plateau du Heysel en desservant Jette et l'est de Ganshoren, offrant accès au cœur Jamais sans ma voiture Viaduc Reyers, place Meiser, E40, pôle média… C’est une vaste zone qui est concernée par l’ambition de la Région de redessiner la portion d’E40 sur son territoire et qui comprend, notamment, le réaménagement complet de la sortie de l’autoroute, celui de la place Meiser, la destruction du viaduc Reyers, la création d’un pôle média avec avenue dédiée et la réhabilitation des rues adjacentes en quartier d’habitat. Il suffit de zapper le pont C’est sans doute la nécessaire destruction du viaduc qui a précipité les choses. Mieux vaut tard que jamais pour ce vestige d’une époque où, pour satisfaire un frénétique désir de voiture, on n’hésitait pas à faire passer une simili-autoroute à hauteur de votre chambre à coucher. Un beau boulevard urbain devrait le remplacer et rendre ainsi à cet élégant Tram 9 1re phase des travaux : la liaison Simonis -avenue de l'Arbre Ballon; prolongement vers le Heysel en un second temps. Dans l’immédiat, le menu est le suivant : • zone 1 : carrefour entre avenue Arbre Ballon/ Chaussée Romaine et avenue de l’Exposition universelle jusqu'à l'ancienne Barrière • zone 2 : place Reine Astrid : parking souterrain et réaménagement • zone 3 : Ancienne Barrière jusqu'à l'avenue de Jette • zone 4: avenue de Jette jusqu'à l'avenue de Laeken commercial de Jette (place du Miroir), à de nombreuses écoles, à la Cité modèle, à l'hôpital UZ-VUB et au Heysel. Le projet est décrié par pas mal de monde mais soutenu par le bourgmestre de Jette, heureusement plus visionnaire que ses Champignaciens, mais qui demande toutefois le respect des délais des travaux, échaudé qu’il fut par la lenteur des chantiers de l’avenue Woeste. Il est vrai que la seule création, prévue dans le chantier, d’un parking de 200 emplacements sous la place du Miroir, point focal de la commune, lui apportera sa piqure régulière de stress. quartier de Schaerbeek le lustre qu’il n’avait pas entièrement perdu. Les travaux en cours obligent déjà à une déviation du flux de voiture – déviation originale qui vous expédie aux confins de la Région pour vous faire faire un demi-tour qui vous ramène à 100 mètres de votre point de départ – relativement fluide mais qui n’attendra que la rentrée et quelques gouttes de pluie pour crisper sérieusement les navetteurs. I love Meiser Le gros morceau, ce sera sans conteste le réaménagement de la place Meiser. Là aussi, c’est un dinosaure de l’ère du « tout à la voiture » qui aura vécu. La Région vient en effet – et enfin : on en parle depuis... 1974 ! – de se décider pour une refonte totale de ce lieu emblématique de notre ville, avec percement d’un tunnel double, tram et voitures, qui 46 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 R.A.

Cité des Médias devrait libérer la place de son rodéo automobile, permettre au quartier de respirer et aux automobilistes et stibistes de gagner chaque jour de précieuses minutes. Les opposant au projet rapportent un coût estimé à 250 millions d’euros et une logique de maintien du flux de trafic contraire à l’objectif de plan Iris (qui était de le réduire de 20 % d’ici 2018). Quoi qu’il en soit, pour 250 millions, il faudra que les entrepreneurs remuent beaucoup de terre, ce qui laisse augurer d’un chantier de grande ampleur qui aura d’abord un impact négatif sur la circulation. D’autant que le projet Meiser concerne à vrai dire un peu plus que la place elle-même et le viaduc voué à la destruction: les voieries avoisinantes, une partie du Boulevard Wahis et l’entrée du Boulevard Léopold III seront de la partie, ce qui compliquera les possibles délestages de trafic. Une vie de route Entrer dans Bruxelles par l’E40 a un certain charme : de larges bandes qui permettent de slalomer avant de se décider pour tel ou tel tunnel, un espace large comme un boulevard soviétique, une large vue sur le ciel, etc. Ce sera bientôt fini. Dans une Région aussi petite que la nôtre, chaque m2 commence à compter. Et les rues avoisinant l'autoroute sont pleines d’électeurs qui ne se satisfont plus d’habiter sur des doublons de bretelles entourés de bureaux vides. Un rétrécissement de l’E40 est donc prévu, avec correction de la qualité d’environnement pour les quartiers adjacents et tentative de regroupement des bureaux vers la cité des médias. Curieux nom lorsque l’on sait que rien n’est moins fixé à un lieu que les médias aujourd’hui, mais c’est vendeur et cela reflète l’implantation historique de nos chaines de TV nationales. Le « pôle de développement Reyers » s’étend entre la E40, la chaussée de Louvain et la rue Colonel Bourg. L’ambition, c’est de redessiner et redéployer tout un quartier avec équipements, parc, PME et, surtout, logements. L’urgence derrière l’ambition, c’était de contrecarrer les projets de la RTBF et de la VRT de déguerpir, en laissant à la commune deux monstrueux chancres en devenir (les deux sites, sous-exploités, cumulent 189.000 m2 alors que 95.000 m2 suffiraient). D'autres projets qui affecteront la mobilité • Voieries : rétrécissement du boulevard Général Jacques (deux voies par sens et piste cyclable), fin prévue en 2017 ; Belliard: rénovation des conduites de gaz et des trottoirs, démolition d’un pâté de maisons, fin le 30 septembre ; avenue d'Auderghem : travaux par tronçon réduisant les 4 bandes à 2 jusqu’au 15 novembre ; etc.1 Quel que soit l’enjeu, le projet est colossal avec son potentiel constructible de 450.000 m² qui seront répartis entre logement (55 %), commerces (10 %), équipements et implantation d‘activité économique (35 %) ; il est donc probable que des travaux à cet endroit stratégique pour la mobilité seront sources de perturbations tout aussi colossales… • Métro Nord : de 2018 à 2022 sauf retard… Sachant que l’ouverture du projet était initialement De Lijn prévoit de déployer trois lignes de « sneltrams » vers et autour de Bruxelles, à l’horizon 2020. 1 http://www.auderghem.be/sites/default/files/content-files/Calendrier_Travaux/travaux_fr.pdf BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 47 prévue deux ans plus tôt. • Projet de reconstruire la station de pré-métro Lemonnier sous la place de la Constitution, et construction du tunnel Constitution qui permettra de mettre en souterrain le tram sous l’avenue de Fonsny : timing métro Nord ? • Allongement de la ligne de tram 94 vers Roodebeek, travaux de 2015 à 2018. • Schumann-aéroport : liaison en moins de 10 minutes d’ici fin 2015 via le tunnel Schumann-Josaphat. • RER, REB, offre suburbaine : peu importe le flacon… • Gare du Midi : réaménagement des terminaux Thalys et Eurostar et projet de réaménagement du bâtiment principal (avec façade Jean Nouvel ? plus rien n’est sûr) • Pistes cyclables à Bruxelles : 80 km prévus ; travaux (ou peinture sur le sol ?) de 2016 à 2018. • Projet De Lijn/Brabantnet : 2016-2020 © De Lijn © Buur-Stratec

TOPIC MOBILITÉ & LOGISTIQUE BECI Mobility Toolbox : votre boîte à outils mobilité En septembre 2013, BECI publiait le Livre blanc de la Mobilité : 50 idées pour faire bouger Bruxelles. Diffusé à près de 16.000 exemplaires, il est né d’une initiative du Hub Mobilité de BECI et a été renforcé par la contribution de nombreux membres et fédérations sectorielles. Son objectif ? Définir la vision des entreprises bruxelloises en matière de mobilité. Vincent Campeol, conseiller mobilité BECI L e Livre blanc aura eu un large écho. Les entreprises bruxelloises ont ainsi fait entendre leur voix, sur un sujet auparavant réservé à quelques politiques et une poignée d’experts en logistique, flux ou géomatique... sans que les considérations économiques n’aient toujours été prises en compte. De la théorie à la pratique, il n’y a pourtant qu’un (grand) pas. Le travail sur le terrain perdurera de nombreuses années encore et sortir un Livre blanc 2.0 n’aurait finalement eu que peu d’intérêt, la situation d’aujourd’hui n’étant guère différente d’il y a deux ans... Sauf dans les entreprises ? Bruxelles semble toujours aussi engorgée, mais les entreprises se muent elles-mêmes, de plus en plus, en expertes pour ne plus perdre d’argent inutilement dans les bouchons : les fleet managers, facility managers ou DRH des plus grandes boîtes portent dorénavant la casquette de mobility manager. Télétravail, new ways of working, mobilité partagée ou plans cafétéria sont des tendances déjà bien engagées. Les cadres juridiques ne sont pourtant pas des plus incitants, mais qu’à cela ne tienne, la nature n’aime pas le vide, les entreprises non plus. Si les grandes entreprises trouvent les ressources pour s’adapter et développer leur expertise, il n’en va pas de même pour les plus petites, toujours plus nombreuses en Région de Bruxelles-Capitale (+ 20 % en dix ans). Difficile pour une entreprise de 5, 10 ou même 20 personnes de développer une stratégie de mobilité, d’adopter un plan de télétravail ou de s’y retrouver parmi tous ces produits ou services en mobilité qui éclosent chaque jour sur un marché en pleine mutation... C’est là que la Mobility Toolbox entre en jeu. Concrètement ? La Mobility Toolbox rassemblera un éventail de fiches pratiques et commerciales pour DRH ou tout RH souhaitant revoir la stratégie de mobilité de ses employés et des marchandises : obligations légales, solutions, services et produits existants sur le marché, conseils et meilleures pratiques. En d’autres termes, la Toolbox sera le syllabus évolutif des entreprises bruxelloises pour développer leur politique de mobilité. La boîte à outils s’organisera autour de plusieurs thématiques facilement identifiables : transport public, partage, new ways of working, parking, deux-roues, voiture, livraisons, etc. Ses sections renfermeront des fiches généralistes. Exemple : le coworking, c’est quoi ? Des fiches légales. L’obligation de Plan de Déplacement d’Entreprise, 48 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 pourquoi ? Et des fiches produits et services qui présenteront les différentes solutions sur le marché pour une mobilité plus efficiente. Exemple : la gestion du tiers payant par la STIB, comment ça fonctionne ? La Mobility Toolbox paraîtra fin 2015. D’abord publiée sur papier, elle sera rapidement déclinée en ligne dans une version plus dynamique. Vous êtes DRH ou RH en charge de la mobilité de vos employés et souhaitez être tenu au courant de l’évolution du projet ? Nous vous invitons à nous contacter pour tout renseignement complémentaire. Vous êtes fournisseur de services susceptibles d’optimiser la mobilité des travailleurs bruxellois, et vous souhaitez être présent dans la toolbox ? Pas de problème, le document est évolutif et c’est avec grand plaisir que nous continuerons à l’alimenter ! Keep in touch. ● Info : Vincent Campeol, Conseiller Mobilité BECI, vc@beci.be – 02 536 68 59

Design: www.acg-bxl.be BRUXELLES, VILLE PORTUAIRE AU CŒUR DE L’EUROPE SITUATION PRIVILÉGIÉE Situé à cinq heures de navigation d’Anvers, le port de Bruxelles offre une accessibilité exceptionnelle à la navigation fluviale et maritime jusqu’à 4 500 tonnes. Le port est situé au centre d’un réseau dense d’autoroutes et de voies ferrées. OUTIL PERFORMANT Un terminal à conteneurs est opérationnel à l’avant-port, desservant les quatre modes de transport présents sur le site portuaire: fluvial, maritime, rail et route. Outre les terrains situés le long de la voie d’eau, le Port de Bruxelles offre 160 000 m2 d’entrepôts au centre TIR. AU SERVICE DE BRUXELLES Le domaine portuaire bénéficie d’un hinterland de plus de deux millions d’habitants et représente un poids économique important: près de 350 entreprises génèrent 12 000 emplois directs et indirects, et un trafic annuel par la voie d’eau de plus de 6,6 millions de tonnes. 625 000 camions en moins dans la ville chaque année – 97 000 tonnes de CO2 économisées chaque année www.port.brussels Place des Armateurs, 6 B -1000 Bruxelles T : +32 (0)2 420 67 00

Chez Merak, vos données sont en de bonnes mains. Merak est le spécialiste international du stockage et de l’archivage de données. Tous les jours nous sommes au service d’entreprises locales et internationales qui peuvent compter sur une sécurité et une effi cacité maximales pour la conservation de leurs précieuses données. Nos systèmes automatisés garantissent des conditions de conservation idéales. Et nos conditionnements standardisés, munis de codes-barres, garantissent 100% d’anonymat. Les coursiers Merak sont en outre disponibles 24 h sur 24, 7 jours sur 7. Nous pouvons ainsi vous assurer un accès permanent à vos données, même en cas d’urgence. www.merak.be

TOPIC Piétonnier : en avant, marche ! MOBILITÉ & LOGISTIQUE La phase-test du piétonnier bruxellois a démarré cet été : pendant huit mois, les voitures ne seront plus les bienvenues dans les 50 ha de zone pédestre du Pentagone. But : rendre la ville plus attrayante et favoriser le shopping – malgré les inquiétudes exprimées par les commerçants. Mais si la véritable plus-value du piétonnier était ailleurs, en termes de santé publique ? Gaëlle Hoogsteyn U n piétonnier dans le cœur d’une capitale, c’est chouette. Les habitants comme les touristes apprécient de se balader en toute liberté, sans devoir faire attention aux voitures. Les enfants courent, les adultes flânent… il y a comme un air de vacances dans l’atmosphère. À l’image d’Ottawa, qui réalisa en 2013 un plan de circulation piétonnier, la création du centre pédestre doit rendre Bruxelles plus attrayante, sûre et conviviale. L’ambition du projet ? Transformer Bruxelles en une ville piétonne, dotée d’un domaine pédestre dynamique et fonctionnel qui encouragera les résidents à marcher 365 jours par an, favorisant les rencontres et l’insertion sociale – sans oublier le shopping urbain. En bref, une ville où il fait bon vivre. Et si ce piétonnier avait d’autres avantages, notamment en termes de santé ? Un kilomètre à pied, ça use, ça use… Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la sédentarité est aujourd’hui le quatrième facteur de risque de mortalité mondiale. Elle serait en constante augmentation avec des conséquences majeures pour la santé générale. « La sédentarité entraîne des maladies, comme les maladies cardio-vasculaires, le diabète et le cancer, qui seraient la cause de plus de la moitié des décès mondiaux (6 décès sur 10) », explique Philippe Van de Borne, chef du service de cardiologie à l’hôpital Erasme et professeur à l’Université Libre de Bruxelles. Toujours d’après l’OMS, 5 % de la mortalité mondiale serait imputable à la surcharge pondérale et à l’obésité. « C’est pourquoi l’exercice physique est indispensable à un bon équilibre de vie », poursuit notre expert. Les bienfaits de la marche ne sont plus à mettre en cause. Si vous prétextez ne pas avoir le temps de faire du sport, rien ne vous empêche de descendre un arrêt de métro ou de bus plus tôt ou d’aller faire quelques courses à pied. « L’OMS préconise, pour les adultes de 18 à 64 ans, au moins 150 minutes d'activité d'endurance d'intensité modérée par semaine, ce qui correspond à une cadence d’environ 100 pas/minute », illustre Philippe Van de Borne. Dans la lutte contre l’obésité et les maladies cardio-vasculaires, il est recommandé d’augmenter progressivement cette durée pour atteindre 300 minutes par semaine. « Un adulte en bonne santé effectuerait entre 7.000 et 13.000 pas par jour tandis que ce chiffre serait inférieur à 5.000 chez les personnes inactives, qui parcourent ainsi moins de 4 km par jour. Quand on sait que, selon le Conseil Supérieur de la Santé, 14 % de la population belge est obèse et que 54 % des hommes et 40 % des femmes sont en surpoids, les effets de la marche ne sont pas à sous-estimer. » 30 minutes d’activité physique modérée permettent d’ailleurs de brûler au moins 1000 Kcal par semaine. « Mais n’en profitez pas pour succomber à la tentation des gaufres et glaces proposées à l’intérieur du piétonnier, sous peine de devoir rajouter quelques pas supplémentaires à votre quota ! » Pas envie de compter vos pas ? Pour une évaluation efficace de votre quota, téléchargez une application gratuite qui mesure le nombre de pas effectués sur la journée. Runtastic, par exemple, permet aussi de partager son score sur les réseaux sociaux, ce qui encouragerait l’activité physique. Pour les moins connectés, le podomètre classique coûte environ 20 € dans un magasin de sport. À vos podomètres, prêts ? Partez ! ● Respirez à fond ! Moins de voitures, c’est moins de bruit, mais surtout une qualité de l’air améliorée. Tout comme observé lors des dimanches sans voiture, les émissions de CO2 ont fortement diminué dans le centreville. Détail non négligeable lorsqu’on sait que la Belgique se situe dans le top 5 des plus grosses empreintes écologiques. Grâce à l’aménagement de parkings hors de la ville, d’une modification des parcours STIB et à l’intégration du piétonnier, du réseau cyclable et des transports publics, la marche et les deux-roues deviendront une solution de rechange viable à l’automobile. BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 51

ENTREPRENDRE TRANSITION MCA Recycling : quand l'environnement pilote la croissance Encore peu connue des entreprises bruxelloises, flamandes et wallonnes, MCA Recycling est une belle petite PME active dans la gestion des déchets, notamment de bureau. Depuis plus de quinze ans, elle assure la collecte, le tri et la valorisation des déchets des entreprises et des collectivités. Johan Debière Y -a-t-il une place pour une PME dans le domaine de la collecte et de la gestion des déchets à côté de groupes internationaux tels que SITA, Van Gansewinkel ou autres Shanks ? Nous avons interrogé Jérôme Pickard, manager de MCA Recycling et fils du fondateur de cette belle PME bruxelloise : « En arrivant il y a six ans, j'ai constaté que l'entreprise manquait un peu de structure, à l'instar de toutes les entreprises qui viennent de se lancer. » Avec son expérience de consultant acquise chez Deloitte, Jérôme Pickard avait souvent entendu parler des solutions de certification. Il connaissait précisément les avantages structurants de ce genre de démarche. Il s'est alors demandé si MCA pouvait emprunter cette voie. « Je me suis adressé à Marcel Van Meesche de 21 Solutions. C'est véritablement lui qui m'a convaincu de m'engager dans ISO 14001 et dans EMAS », se souvient Jérôme Pickard. Ce système de management environnemental a permis à MCA Recycling d'écrire sur papier tout ce qui était conservé ou connu de manière non formalisée. En outre, l'engagement a permis aux clients et aux partenaires de la PME bruxelloise de bénéficier de plusieurs avantages comme la conformité totale de MCA Recycling avec son permis d’environnement délivré par Bruxelles Environnement, ainsi qu’une traçabilité de tous les déchets collectés par MCA Recycling. L'occasion de réduire ses consommations Une certification et un enregistrement EMAS ne sont pas « donnés ». Dans tous les sens du terme, cela coûte cher en temps et en argent. Jérôme Pickard : « Cela nécessite de passer par un consultant qui prépare le dossier. Dans notre cas, cela a représenté un temps plein pendant un an. Ensuite, il faut se faire auditer et réaliser les investissements qui sont prescrits par l'enregistrement EMAS. Nous occupons un bâtiment du début du 20e siècle que nous avons dû transformer et isoler de manière à nous aligner sur le prescrit ISO et EMAS. » À l'arrivée, Jérôme Pickard ne regrette nullement ce choix. En effet, l'enregistrement EMAS est pour MCA Recycling l'occasion de réduire ses consommations de gaz et d'électricité, mais aussi la consommation et les émissions de CO2 liée aux véhicules, ainsi que d'optimiser la fraction qui peut être orientée vers 52 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 des filières de recyclage plutôt que d'être envoyées vers l'incinérateur. Au bout du compte, chez MCA Recycling, 75 % des déchets collectés sont recyclés pour 25 % de déchets seulement qui sont envoyés à l'incinération - tandis que chez certains concurrents, c’est la proportion inverse. « Je resignerais des deux mains » S'il devait le refaire, Jérôme Pickard resignerait à deux mains. « La seule chose que je changerais peut-être, c'est le laps de temps. Quand on part de rien, il est sans doute plus raisonnable de se donner deux ans pour réaliser une certification ISO 14001 et/ou un enregistrement EMAS. Ou de passer préalablement par le label des entreprises éco-dynamiques proposé par Bruxelles-Environnement. » Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, MCA Recycling entame la troisième année de sa certification et de son enregistrement EMAS. Et les choses sont beaucoup plus faciles à gérer. En outre, cela permet aujourd'hui à l'entreprise de remporter des contrats comme celui de Bruxelles Environnement. « Pour les marchés publics décrochés, les décisionnaires accordent de plus en plus d'importance aux entreprises qui font des efforts. Avant, c'était juste une question de prix. Mais aujourd'hui, les critères sont pondérés », souligne le manager de MCA Recycling. Et d'évoquer l'exemple de la Communauté française qui a décidé de sélectionner son fournisseur en accordant 65% des points au critère « prix», 25% des points à la qualité du service et 10% au simple fait d'être certifié... ● Info : www.mca-recycling.com R.A.

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ENTREPRENDRE Management environnemental : tout profit pour l’entreprise Deux tiers des entreprises bruxelloises ont déjà intégré l’environnement dans leur stratégie de développement et un tiers d’entre elles le considèrent même comme une opportunité. Pourquoi ? Minimiser l’impact environnemental, ce n’est pas seulement faire preuve de responsabilité sociale, c’est surtout réduire les risques, faire des économies, voire dégager de nouvelles sources de profit. Laura Rebreanu et Laurie Verheyen, BECI E n 2006 déjà, une enquête européenne auprès de 500 entreprises dotées d’un SME (Système de Management Environnemental) montrait que, dans plus de 80 % des cas, la mise en place de celui-ci s’avérait rentable. Plus de 60 % des entreprises évaluaient même le retour sur investissement à moins de 12 mois. À Bruxelles, selon un sondage mené par BECI en juin dernier, près de 70 % des entreprises affirment que la dimension environnementale fait partie de leur stratégie de développement. Parmi celles-ci, 45 % indiquent d’ailleurs que ces questions sont traitées au niveau de la direction. Paradoxe : alors que plus de la moitié des entreprises estiment que leur propre gestion de l’environnement est « bonne à excellente » (Parmi celles-ci, 39 % à la juger « améliorable »), elles sont aussi 70 % à estimer que les autres entreprises bruxelloises tiennent « peu ou très peu compte » des aspects environnementaux dans leurs activités… Les entreprises écoresponsables seraient-elles les seules à avoir répondu ? Alors que plus de la moitié des répondants affirment connaître la législation environnementale, moins de 20 % disent avoir fait appel à des subsides ou primes à caractère « vert ». Ces résultats montrent que, si la « conscience environnementale » est bien réelle, les entreprises bruxelloises manquent encore d’outils ; elles ont besoin d’être mieux formées et informées sur de nombreux aspects liés à l’environnement. En fait, la plupart des entreprises semblent sous-estimer leur impact environnemental (ainsi que son coût en termes de surconsommation d’énergie et de ressources, non-conformité environnementale, image de marque, etc.). Tout l’intérêt d’un SME (éventuellement sanctionné d’un label) est justement de leur offrir les outils pour prendre en compte de façon systématique l'impact de leurs activités sur l'environnement, l’évaluer et le réduire. Outre des bénéfices environnementaux évidents, sa mise en œuvre peut être financièrement intéressante, notamment en termes d’économie de ressources et d’énergie. Certes, l’instauration d’un SME représente des contraintes administratives, voire financières. Sans les minimiser, il faut tout de même observer que les systèmes actuels de ges54 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 tion environnementale ne sont plus réservés aux grandes entreprises industrielles, mais qu’il existe des solutions plus souples, plus légères, adaptées aux PME et pertinentes pour tous les secteurs d’activités. (voir aussi notre article Transition, p. 52). Les raisons pour se lancer dans un tel processus sont diverses. Certains le font pour répondre à une demande spécifique d’un fournisseur ou pour accéder à un marché particulier. D’autres pour rationaliser la gestion de l’entreprise en contrôlant l’ensemble des externalités, maîtriser les coûts et les risques. Dans tous les cas, c’est le vecteur d’une image positive, qui permet souvent de renforcer les relations avec différents partenaires. ● Devenez expert en management environnemental Pour aider les entreprises dans leur gestion environnementale quotidienne, BECI lance un cycle de formation à destination des professionnels, certifiée par la Chambre de Commerce de Bruxelles. Transformez vos contraintes environnementales en opportunités grâce à 12 modules et 5 webinaires : • De septembre 2015 à juin 2016 • Adressés à toute entreprise privée et organisme public désirant lancer une démarche environnementale structurée et performante • Formation unique dynamique, interactive et modulable • Intervention d’experts et visites de terrain • Mise à disposition d’outils pratiques • Échange d’expérience et réseautage Info et programme complet : green@beci.be • www.beci.be/training Laurie Verheyen – 02 210 01 75 Laura Rebreanu – 02 643 78 26 AVEC LE SOUTIEN DE MET DE STEUN VAN bruxelles environnement leefmilieu brussel .brussels R.A.

R.A. Le M-Village, fédérateur de talents P aradoxal. À une époque où l’on entend souvent parler d’individualisme, de plus en plus d’entreprises n’hésitent plus à œuvrer de concert, en créant des synergies utiles – voire indispensables – à leur essor. Le succès rencontré par le centre M-Brussels Village, depuis une petite dizaine d’années à peine, n’en est qu’une illustration parmi d’autres. Un lieu idéal pour la création Situé à Schaerbeek dans un splendide bâtiment Art Déco daté de 1937 et qui abritait autrefois les employés de la RTT (l’ancêtre de Proximus), le centre M-Brussels Village est aujourd’hui un lieu déjà incontournable, principalement dans le secteur des TIC (technologies de l’information et de la communication). Plusieurs centaines d’entreprises ont su profiter de cet endroit vaste de 5.300 m² où l’on trouve, outre des espaces de bureaux, de coworking et de réunions, des lieux de rencontre et de détente. Car, bien sûr, tout a été imaginé pour favoriser bien-être, confort et communication entre « locataires ». Le package de services offerts par le centre incluent l’accueil, les charges, la connexion internet, le courrier et la téléphonie. Rien ne manque ! Une reconnaissance internationale Parmi quelques exemples notables de start-ups ayant su utiliser le centre M-Brussels Village à bon escient, on épinglera deux belles épopées. D’abord celle du studio créatif 87 seconds et ensuite, celle de la société Semetis. En un an, le premier a développé une série de modes d’emplois pour les télécommandes Daikin (leader des appareils de chauffage, de climatisation et de ventilation), en les convertissant en manuels vidéo. Quant à la seconde, elle est devenue en très peu de temps un leader sur le marché de l’optimisation de campagnes puEn un peu plus de dix ans, le M-Village, ce lieu rassemblant de jeunes entreprises bruxelloises, a su se forger une réputation bien au-delà de nos frontières. David Hainaut blicitaires numériques, suscitant des convoitises mondiales – dont une prise de participation majoritaire par Omnium Media Group – et une reconnaissance virtuelle loin d’être anodine (via Facebook et Google notamment). La révolution aux portes de Bruxelles Aujourd’hui, dans une rotation de postes qui reste forcément permanente, 140 personnes représentant une soixantaine d’entreprises occupent les lieux. Comme la société Assisto, qui vient de lancer une nouvelle application permettant d’effectuer une déclaration d’accident via votre téléphone portable, ou encore BePark (nouvelles solutions de parking) et Inbetween Agency (innovations dans le marketing commercial). Car oui, la révolution est bel et bien aux portes de notre capitale ! Et comme l’a déclaré Etienne Noël, président de cette société anonyme fondée sur un alliage entre privé et public : « C’est sans conteste le projet économique le plus ambitieux porté par la commune de Schaerbeek », celle-ci étant impliquée depuis l’origine du projet, à l’instar, aujourd’hui et entre autres, de BECI et de Citydev (la société de développement pour la Région de Bruxelles-Capitale), dans le cadre d’un programme européen nommé Objectif 2. Autre preuve de son impact. Bref, dans cet environnement créatif adéquat pour élargir n’importe quel réseau d’entreprenariat, on peut raisonnablement imaginer voir naître de nombreux projets dans les années à venir. Au sein d’un lieu symbolique, chargé d’histoire et qui, utilisé à des fins en adéquation avec son temps, a pleinement réussi sa reconversion. Une fierté bruxelloise ! ● Info : www.mvillage.be BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 55

ENTREPRENDRE JOURNÉE DÉCOUVERTE ENTREPRISES Rapprocher le public de l’entreprise Depuis 1994, la tradition se répète et chaque 1er week-end d’octobre, la Journée Découverte Entreprises (JDE) s’organise. De la petite PME à la multinationale, toutes les sociétés peuvent prendre part à cet événement annuel ! Tous les secteurs sont concernés, de l’agro-alimentaire aux soins de santé et à la manufacture. Partenaire de la prochaine édition qui se déroulera le dimanche 4 octobre, BECI est convaincue des avantages de cette initiative, pour les entreprises participantes comme pour les visiteurs. Gaëlle Hoogsteyn L a JDE est le plus grand événement grand public d’un jour en Belgique. Lors de cette journée, des centaines d’entreprises belges ouvrent leurs portes et mettent en lumière leur travail quotidien. L’objectif ? Réaliser une belle opération de communication, améliorer son image et sa notoriété, développer du chiffre d’affaires et recruter. « Cette année, nous attendons 350 entreprises. Nous les soutenons par une grande campagne de communication et les aidons à pousser la visite jusqu’à une « Cette année, nous voulons mettre les jeunes à l’honneur en mettant sur pied le projet ‘Backstage’ », explique Adeline Jouret, Project and Communication Manager chez JDE. « Lorsqu’ils cherchent un premier travail, les jeunes entendent toujours la même rengaine : ‘manque d'expérience’ ! La JDE est aussi une belle opportunité pour ceux qui souhaitent se réorienter : nous avons de multiples contacts avec le monde des entreprises et leur proposons dès lors d’ouvrir leurs portes à un stagiaire, dès le mois de juin, pour 15 jours de mise en situation professionnelle » ajoute-t-elle. Intéressé par un « Backstage» ? Les premières offres sont déjà disponibles sur le site www.jde.be ! Portes ouvertes chez Infrabel lors de la JDE. véritable expérience. Le public sera littéralement plongé dans les facettes du métier », explique Madeleine Dembour, l’attachée de presse de l’évènement. « Le thème de cette 22e édition est ‘Inventons l’avenir’. Chacune de ces entreprises est en effet actrice de l’avenir du pays. Une grande importance sera également accordée aux innovations de rupture, ces biens et services innovants qui viennent bousculer le marché », précise-t-elle. Place aux jeunes La JDE, c’est une occasion idéale pour se faire connaître, notamment pour les petites « starters » qui ont peu de moyens marketing pour faire parler d’elles. C’est pourquoi la JDE a carrément lancé, depuis l’année passée, un tarif spécial pour les jeunes entreprises (85 % sur le prix de participation). 56 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Une aura positive Lors de cette journée, les entreprises peuvent valoriser leur savoir-faire, leurs qualités ainsi que leur professionnalisme. « Plusieurs centaines de milliers de visiteurs découvriront avec intérêt votre activité. La Journée Découverte Entreprises renforce ainsi votre image et donne à votre entreprise une aura de crédibilité », assure Madeleine Dembour. Vous êtes convaincu ? Pour cette année, il est malheureusement déjà trop tard, mais les inscriptions pour 2016 sont déjà ouvertes ! Et pourquoi ne pas planifier une petite sortie familiale par la même occasion ? On vous donne dès à présent rendez-vous afin de découvrir les coulisses fascinantes de métiers plus inattendus les uns que les autres. Découvrez ainsi le monde du chocolat et du safran, les coulisses des réseaux ferroviaires et tant d’autres choses encore que vous n’imaginez même pas. ● La JDE propose également à ses participants une action spéciale « école ». Cette action leur permettra d’accueillir les écoles primaires et secondaires en semaine pour une visite de classe ou une initiation aux métiers d’avenir par petits groupes. « 16 entreprises sont déjà volontaires et l’information sera diffusée dans les écoles dès la rentrée » nous annonce Olivier Remels, secrétaire général à la Fondation pour l’Enseignement. Crédit : Infrabel

Faire reprendre ses huiles usagées par un collecteur agréé, ça roule ! Une seule goutte d’huile usagée peut polluer 1.000 litres d’eau. C’est pourquoi, en tant qu’utilisateur professionnel d’huile, vous avez l’obligation de faire reprendre vos huiles usagées par un collecteur agréé. Encore faut-il y satisfaire de manière adéquate. En effet : les seules procédures de collecte qui permettent de recycler vos huiles en respectant l’environnement, sont celles de l’OWD, du BEL et de l’OVAM. Par exemple, il ne faut pas mêler vos huiles à d’autres déchets, car cela complique sérieusement le recyclage. La collecte de vos huiles usagées est également avantageuse pour votre portefeuille. Les petites quantités collectées vous donnent en effet droit, sous certaines conditions, à des compensations forfaitaires. Et ça, c’est toujours bon pour lubrifier les affaires ! D’ABORD LUBRIFIER, PUIS RECYCLER Vous trouverez les collecteurs homologués par Valorlub sur www.valorlub.be Valorlub est une initiative du secteur privé avec le soutien des trois régions.

ENTREPRENDRE STARTER Lunetier Ludovic : des lunettes sur mesure L e lunetier, c’est un fabricant de lunettes. Et ce terme aurait disparu de notre vocabulaire s’il ne restait dans notre vieille Europe quelques artisans perpétuant un savoir-faire ancestral. C’est parmi les anciens lunetiers qui maîtrisent encore l’ensemble du processus de fabrication que Ludovic Elens a appris le métier. On en trouve encore dans le Jura, plus précisément à Morez où subsistent les derniers irréductibles confrontés à la fabrication « made in China » qui monopolise le marché mondial. « Ce sont des meilleurs ouvriers de France, maintenant pensionnés, réunis au sein d’une asbl, qui dispensent les cours afin de transmettre leurs connaissances et secrets », précise-t-il. Opticien-optométriste de formation, Ludovic Elens a travaillé aussi bien dans des chaînes d’opticiens que chez un opticien bruxellois renommé, Hoet Optique. Ces expériences fort différentes lui ont permis d’appréhender la profession et surtout ont forgé chez lui la conviction que l’on pouvait proposer des lunettes sur mesure à des clients disposant d’un pouvoir d’achat. « Je vise également des personnalités qui ont une présence médiatique et/ou sociale importante ainsi que les personnes pour lesquelles les tailles standard ne conviennent pas. Que ce soit la taille du nez ou la longueur des branches, un tas de paramètres entrent en compte. Il existe une demande et donc un marché. » C’est en mai dernier qu’il a achevé sa formation et qu’il est revenu en Belgique avec un savoir-faire unique. À sa connaissance, il se profile aujourd’hui comme le seul fabricant-lunetier artisanal du pays. Mais en pratique, que propose-t-il ? « Dans un premier temps, le client pourra choisir en fonction de ses demandes et besoins entre six modèles dessinés par moi-même – il va de soi que le choix n’est pas limitatif. Les montures seront ensuite réalisées soit en acétate de cellulose (coton), soit en corne de buffle provenant d’Inde, du Vietnam et de Madagascar. La corne offre l’avantage de la durée. On peut conserver sa paire de lunettes 50 ans sans problèmes ; il suffit de l’entretenir une fois par an avec de la cire d’abeille. » 58 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Fabricant-lunetier artisanal, Ludovic Elens entend proposer à ses clients les montures qu’ils souhaitent et qui répondent à leurs envies, dans sa boutique qu’il ouvre en cette rentrée à Bruxelles. Guy Van den Noortgate Bientôt une boutique au Sablon Ludovic Elens compte déjà une dizaine de clients. Un nombre qu’il entend bien accroître avec l’ouverture de sa boutique au Sablon, dans le courant du mois de septembre. Fort de son expérience en magasin acquise dans ses jobs précédents, Ludovic Elens a totalement pensé l’aménagement de sa boutique afin qu’elle colle parfaitement à l’image qu’il souhaite donner. Elle comprend trois étages : la cave où s’implantera l’atelier de fabrication, le rez-de-chaussée où s’étendra la surface commerciale et le premier, qui aura pour fonction d’être le salon d’essayage des lunettes, dans une ambiance cosy. Sur un marché où il y a finalement beaucoup d’opticiens, que ce soit des maisons indépendantes ou des réseaux, sans oublier l’internet, le concept de fabrication sur mesure développé par Ludovic Elens, qui bénéficie de l’accompagnement mis sur pied dans le cadre du BECI Start’Hub Challenge, se différencie nettement. Une différenciation qui devrait lui permettre à terme de séduire une clientèle privilégiant la qualité, en acceptant que celle-ci ait un prix, qui n’est finalement que la traduction du travail fourni par l’artisan. Et puis, comme faisait dire Michel Audiard dans les Tontons Flingueurs à un comédien qui parlait de son Beretta : « Le prix s’oublie, la qualité reste ». ● Infos : www.lunetierludovic.be Invest in starters Bon plan : entrez dans la communauté des investisseurs pour soutenir les jeunes entreprises innovantes de Bruxelles ! • Vous participez au développement économique de Bruxelles • Vous diversifiez vos placements • Vous bénéficiez d’avantages fiscaux grâce au « tax shelter » pour startups Une seule adresse : starters@beci.be R.A.

ENTREPRENDRE ENTREPRENDRE Seule une entreprise sur trois se transmet avec succès ! Avec le papy-boom, héritage du baby-boom, le nombre d’entreprises à transmettre ne cesse d’augmenter. Rien qu’à Bruxelles, ce ne sont pas moins de 37.000 entreprises qui vont devoir trouver un repreneur dans les 10 ans. Afin de les aider, BECI a mis sur pied au début de cette année un Hub Transmission. Guy Van den Noortgate C' est une problématique qui revient régulièrement à la une : la transmission des entreprises. Mais, il semble que l’on ait beau taper sur le clou, nombre de chefs d’entreprises, pour diverses raisons, ne se préoccupent pas de cette question pourtant essentielle pour la pérennité de leur société. C’est même plutôt le contraire et plutôt inquiétant lorsqu’on se penche sur les données. Ainsi, 65 % des entrepreneurs qui envisagent la cession de leur entreprise dans les 3 à 5 ans n’ont encore entamé aucune démarche : deux entrepreneurs sur trois ! Comme le souligne Erick Thiry, coordinateur du Hub Transmission, « beaucoup de chefs d’entreprises éprouvent une énorme difficulté à appréhender ce moment et donc à l’anticiper. De même, il n’est pas facile pour eux de se projeter après la cession. Que faire ensuite ? Résultat, on constate trop souvent qu’ils sont amenés à passer le relais dans de très mauvaises conditions, ce qui a pour impact un prix de vente très inférieur aux espérances, voire l’impossibilité de vendre ! Dans ce cas c’est la catastrophe, car cela ruine les projets familiaux de pension. » C’est notamment pour éviter ce genre de « catastrophe » que BECI a décidé de mettre sur pied une initiative du secteur privé, qui a pour vocation d’accompagner, aider, conseiller et former les chefs d’entreprise durant toute la période de préparation indispensable à la transmission et post-transmission de l’entreprise. « Il est important que les chefs d’entreprises prennent conscience que la transmission se prépare », poursuit Erick Thiry. « C’est un acte de management au même titre que le lancement d’une nouvelle activité, la préparation à l’exportation, l’ouverture d’une succursale, l’investissement dans un outil de production, etc., mais il n’est pas perçu comme tel. » Accompagner la transmission Cela peut sembler une lapalissade, mais on vend mieux une entreprise en bonne santé avec un potentiel de développement qu’une société malade. Or, il apparaît qu’un grand nombre d’entreprises qui seront amenées à être transmises dans la prochaine décennie ne sont absolument pas prêtes à être transmises Dans ce cas, la vente est assurément vouée à l’échec. Ainsi, parmi les 37.000 entreprises susceptibles d’être transmises d’ici à 2025 en Région bruxelloise, 7.500 fermeront leurs portes dans les deux ans qui suivent leur cession, suite à une mauvaise préparation, et 8.500 ne seront pas cédées et disparaîtront tout simplement, faute de trouver un repreneur. Le 9 juin dernier, BECI et ses partenaires du Hub Transmission ont organisé une première Table ronde. BECI a créé un environnement confidentiel, indispensable pour ce type de dossiers : le Hub Transmission associe différents partenaires qui permettent de traiter les multiples aspects concernant la transmission tels que le financement, la fiscalité, le juridique, le coaching, la gestion, le commercial, la communication et la gouvernance. Le Hub Transmission propose des consultations individuelles avec des experts en transmission/acquisition dans les différents secteurs de l’entreprise, des formations spécifiques et adaptées, des tables rondes de discussion, un accompagnement préparatoire à la cession, une préparation à l’achat, un support lors de l’acte de cession/achat, un soutien post cession/acquisition, pour assurer du succès de la reprise de l’activité. Le Hub Transmission s’adresse aux entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires variant entre 400.000 et 15-20 millions d’euros. Il ne traite pas les commerces et les restaurants, mais offre des alternatives à ceux-ci. Last but not least, il a également mis sur pied un club d’acquéreurs afin de former, notamment sur le plan de la gestion, ces derniers à reprendre avec succès l’entreprise et ainsi la pérenniser et la développer. Un grand panel de discussion réservé aux chefs d’entreprises ainsi qu’aux acquéreurs potentiels est organisé le 24 septembre à 16h. ● Info : Erick Thiry; transmission@beci.be; 02 643 78 36 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 59

ENTREPRENDRE PME : distribuez vos dividendes à 15 % Jusqu’il y a quelques années, certaines PME pouvaient distribuer leur dividende en retenant un précompte mobilier de 15 % (au lieu de 21 %, puis de 25 %). Ce taux réduit a été supprimé pour des raisons budgétaires. Le législateur a cependant (ré)introduit, entretemps, deux mesures permettant de bénéficier d’un taux de précompte mobilier à 15 %. La première mesure implique une augmentation des capitaux propres par un apport de cash ; la seconde implique que tout ou partie des bénéfices taxés soient affectés à une réserve de liquidation. Ces deux mesures s’adressent uniquement aux PME : les sociétés qui ne dépassent pas au moins deux des critères prévus par le Code des sociétés (i.e. pieds de bilan 3.650.000 € HTVA, C.A. 7.300.000 € HTVA et nombre de travailleurs en moyenne annuelle 50). Elles sont intéressantes pour les PME en cours d’activité qui, selon des estimations actuelles, ne seront pas cédées ou liquidées dans les 3 à 5 ans. Pour les augmentations de capital par apport en cash, les actions nouvellement émises donnent droit à un précompte mobilier réduit à 20 % pour les distributions qui ont lieu au plus tôt à partir du 2e exercice comptable qui suit l’apport (par ex. si l’apport intervient le 1er décembre 2015 et que l’exercice comptable est clos exercice au 31 décembre, sur les bénéfices de l’exercice clos au plus tôt le 31 décembre 2017). À partir du 3e (clos au 31 décembre 2017 dans notre exemple), ce taux passe à 15 %. Pour la constitution d’une réserve de liquidation, il faudra attendre un peu plus longtemps. Les distributions prélevées sur la réserve de liquidation intervenant dans les 5 ans de la constitution, sont précomptées à 15 %. Ensuite, le taux passe à 5 % et à 0 % en cas de liquidation. Qu’est-ce qui est le plus avantageux ? La première mesure implique que l’actionnaire apporte le cash nécessaire à l’augmentation de capital. Si les capitaux libérés avant cette opération sont faibles (par ex., le minimum de 18.550 €), l’augmentation de capital peut se faire à un coût limité. Attention : seuls les dividendes provenant du capital augmenté bénéficient du taux à 15 %. Cela signifie que, si on double le capital par apport en cash, les dividendes distribués après le délai d’attente seront pour moitié précomptés à 25 % et pour moitié à 15 %. Par ailleurs, il faut compter les frais liés à l’augmentation de capital (frais de notaire et de publication). Quant à la seconde mesure, l’affectation de tout ou partie du bénéfice à une réserve de liquidation implique le paie60 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 ment d’une cotisation spéciale de 10 % (il s’agit d’une base minimale). Cet impôt est dû au moment de la réception de l’avertissement-extrait de rôle. Ensuite, le précompte mobilier (complémentaire) est prélevé au moment de la distribution de dividendes, portant la charge fiscale totale sur le dividende à 25, 15 ou 10 %. Et si ma société n’est plus une PME ? Pour ce qui est de la 1re mesure, le taux à 15 % est définitivement acquis à partir du 4e mesure, la seule chose qui exercice comptable qui suit l’apport, même si la société n’est plus une PME après cette période. Pour la 2e Emilie Delsaux importe est que la société soit considérée comme une PME pour l’exercice au cours duquel la réserve de liquidation est constituée. Et en cas de liquidation dans les 5 ans ? Dans le 1er cas, vos gains de liquidation seront précomptés à 20 ou 15 % (selon le moment où la liquidation intervient). Dans le 2e cas, le taux est de 0 %. Attention : la décision de liquidation ne peut avoir été prise avant ou concomitamment à la constitution de la réserve de liquidation ; le fisc pourrait alors refuser le taux de 0 %. Que choisir ? À la fin du délai d’attente, le taux de précompte est, dans les deux cas, de 15 %. Il n’est cependant applicable que pour une partie des dividendes dans le 1er cas, tandis qu’il est applicable à tous les dividendes prélevés sur la réserve de liquidation. Par ailleurs, dans tous les cas où on envisage de liquider la société à un moment donné, il est plus intéressant de constituer une réserve de liquidation plutôt que d’apporter du cash dans le capital. De nombreux autres paramètres entrent en jeu. La meilleure décision sera prise après avoir consulté un expert en la matière. Emilie Delsaux Tax Manager – Deloitte Tél. + 32 2 800 29 71 • Mobile + 32 470 20 45 93 edelsaux@deloitte.com

ENTREPRENDRE SELF-EMPLOYED CORNER Tax shift : ce qu’en pensent les indépendants ! Le 23 juillet dernier, le gouvernement Michel annonçait être parvenu à un accord que d’aucuns jugeaient improbable : le virage fiscal tant attendu est amorcé ! Mais qu’en pensent les indépendants ? Interview du secrétaire général d’IZEO, mouvement des indépendants et dirigeants de TPE à Bruxelles. Miguel Van Keirsbilck : Notre première appréciation est bien sûr favorable à ce train de mesures qui devraient d’une part alléger les charges sociales sur le travail, revendication centrale des organisations d’indépendants, et d’autre part augmenter le pouvoir d’achat des petits et moyens salaires, ce qui ne peut être que bénéfique pour nos commerçants, artisans, restaurants et PME. On sait cependant que le diable est dans les détails, et que les mesures d’application de ce tax shift restent à ce stade largement incertaines. Quelle est l’évaluation d’IZEO par rapport aux axes principaux de ce tax shift ? MVK : La mesure la plus impressionnante est la réduction des charges patronales à l’ONSS de 33 à 25 %. Voilà qui soulagera grandement les employeurs. On ne peut qu’applaudir le principe de ce glissement d’une parafiscalité sur le travail vers d’autres sources de financement de la sécurité sociale. Pour un salaire brut de 3.000 € par mois, ceci entraînera une réduction de 3.300 € par an. Une PME de 15 travailleurs pourra donc, à budget constant, engager un 16e travailleur. Deux inquiétudes cependant. La première est budgétaire : le Gouvernement annonce dégager 7,2 milliards d'euros à l'horizon 2018 ; grosso modo 50 % pour la compétitivité de nos entreprises et 50 % pour le pouvoir d'achat. Or, les cotisations patronales à l’ONSS représentent environ 30 milliards d’euros sur base annuelle. Une diminution linéaire de 33 à 25 % suppose à elle seule un budget de 7 milliards… L’effet retour escompté en emplois suffira-t-il à financer toute la politique « pouvoir d’achat » ? La seconde inquiétude concerne le ‘scope’ de cette mesure : s’appliquera-t-elle aussi effectivement aux bas salaires, dont les cotisations patronales sont déjà inférieures à 25 % ? Sinon, c’est un coup dans l’eau pour l’emploi : on sait que les réductions de cotisations sur les bas salaires entraînent le plus de création d’emplois. Si oui, ce qu’IZEO demande, il faut alors appliquer une réduction effective de 8 points par rapport aux taux effectifs actuels ! C’est loin d’être un détail ! La seconde mesure essentielle est l’augmentation du salaire net de 100 € par mois pour les petits et moyens salaires. Pour IZEO, c’est une mesure qui relancera la consommation et donc l’emploi. Cependant, la technique pour y arriver pose des questions cruciales. Le gouvernement parle de trois pistes : augmenter la quotité exemptée d’impôts (7.700 € hors suppléments enfants aujourd’hui), et/ou supprimer la tranche de 30 % dans barèmes fiscaux à l’IPP (c génère au mieux 184 € de minution d’impôts), et/ou menter le « bonus à l’empl (diminution des cotisations ciales travailleur de 13,07 La réponse sera sans dout panachage, mais IZEO l’attention du gouvernement 3e mesure exclut de fact dépendants de cette augment de revenus nets, ce qui évidemment injuste et inefficace ! La médaille a-t-elle un revers ? MVK : Quant à l’autre versant de ce tax shift, celui du financement alternatif, on sait qu’il sera composé pour une part de plus d’efficience dans le fonctionnement de l’Etat – bravo – et pour l’autre part d’une série de modifications de recettes fiscales : augmentation des accises sur le diesel, le tabac, l’alcool, retour du taux de TVA à 21 % sur l’électricité, augmentation du précompte mobilier de 25 à 27 %. « Cette dernière augmentation ne s'appliquera pas aux PME », a tenu à préciser Didier Reynders. Voilà qui nous rassure. Nous posons simplement la question : par quel mécanisme cette exemption pour les PME sera-t-elle garantie ? Wait and see ? MVK : Non, pour IZEO, ce sera « Watch and Inspire » ! Un budget complémentaire de 430 millions d’euros sera spécifiquement consacré, sur trois ans, aux indépendants et PME. L’affectation de ces moyens sera décidée par le ministre des Classes moyennes, Willy Borsus, en concertation avec les organisations représentatives des indépendants et des PME. Dans ce contexte, IZEO déposera et défendra un ensemble de mesures visant à alléger les charges des indépendants. BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 61

COMMUNITY 800 décideurs à la Garden Party ! Le 25 juin dernier, les jardins d’Axa accueillaient la traditionnelle Garden Party de BECI, comme toujours sous le soleil. Environ 800 chefs d’entreprises et décideurs ont participé au rendez-vous bruxellois. 62 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015

COMMUNITY L’actualité BECI en photos

LA TOURNETTE GOLF ACADEMY Venez découvrir le golf dans l’un des plus beaux Clubs du pays, situé près du ring au sud de Bruxelles: APRES-MIDI DECOUVERTE tous les dimanches ! Programme (2h15): • 14h45 Accueil des participants • 15h00 INITIATION DE GOLF • 16h30 Boisson et infos: comment débuter le golf? € 5,- p.p. – nombre de places limité – Tenue correcte exigée (pas de jeans). Inscrivez-vous ! info@tournette.com • 067-894 266 www.tournette.com Chemin de Baudemont 21 - 1400 Nivelles

COMMUNITY L’actualité BECI en photos 10e BECI Golf Trophy C’était le 21 mai dernier au Golf Château de La Tournette : la 10e édition du BECI Golf Trophy.

COMMUNITY L’actualité BECI en photos Le 16 juin, les CEO de différentes sociétés se sont donné rendezvous dans les airs pour prendre le petitdéjeuner avec le chef Yves Mattagne aux fourneaux. Début juin, le cuisiniste Bulthaup accueillait un CEO Meeting des membres BECI. Lunch causerie avec le Ministre bruxellois de l’Économie Didier Gosuin, le 20 mai dernier. Métro nord, tram 9, tram 71… : les développements du transport public bruxellois étaient au cœur d’une séance d’information, le 26 juin chez BECI, en présence du Ministre Pascal Smet et de Brieuc de Meeûs, CEO de la STIB. After Work BECI, le 4 juin au Thon Hotel Bristol Stéphanie. BECI organisait le 9 juin sa 3e Start’Hub Night, à l’Auditorium Marnix d’ING. Thème de la soirée : l’e-Gestion. 66 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015

by Radisson BLU Royal Hotel, Brussels La belgitude au cœur de bruxelles La belgitude Le Radisson Blu Royal Hotel fait peau neuve et investi plus de 7 millions d’euros dans la rénovation de ses chambres et de ses 18 salles de réunion ! Les nouvelles chambres « Urban Style » se distinguent par un design épuré et actuel orné de détails en cuir très élégants. Ces nouvelles chambres se montrent uniques et audacieuses en exposant dans chacune d’elle un art iconique reflétant une atmosphère chic et moderne. La Belgitude est à l’honneur et se reflète dans la nouvelle décoration des espaces Meetings & Events à travers des touches ludiques qui font référence à la Belgique: La fameuse Grand Place, patrimoine mondiale de l’Unesco, est représentée de manière grandiose dans le Foyer qui surplombe l’époustouflante verrière. Pour déjeuner, diner ou savourer une bière Belge dans un cadre élégant et sophistiqué. On se croirait sur la Grand Place qui se trouve à 5 min. à pied de l’hôtel!! Les plafonds des salles de réunion évoquent les ciels bleus qui caractérisent les tableaux de Magritte, tandis que les murs sont décorés par Fornassetti, fameux designer qui comme Magritte partage le goût pour le surréalisme. Le Radisson Blu Royal Hotel est situé à deux pas du Théâtre de la Monnaie, un monument Bruxellois qui joue un rôle important dans cet esprit de Belgitude, puisqu’il a été le témoin du déclenchement de la Révolution de 1830. C’est donc pour rappeler le monde théâtral présent dans le quartier que le jeu de lumières des nouveaux espaces de réunion a été créé dans un style cabaret. Les produits belges mis a l’honneur Réputé depuis toujours pour la qualité du Food & Drink, Le Radisson Blu Royal Hotel met à présent les produits Belges en avant, de manière chic et authentique, à travers une palette de Belgian Tapas & Bar. Tandis que la formule Belgian Bar proposée à la demande, permet de découvrir le Biercée Gin 100% Belge ou le Rufus, un vin effervescent belge de la région de Mons. Le Pain à la Grecque, les Cuberdons et les Pralines font parties des nombreuses gourmandises Belges servies lors des pauses café tenues durant les réunions organisées à l’hôtel. Experience meetings - concept pour un event reussi Experience Meetings, un concept Meetings & Events lancé par la marque Radisson BLU, regroupe un concentré d’essentiels pour tous types d’évènements : 1 Brain Food : une approche de la cuisine novatrice mise au point par des chefs et des nutritionnistes pour optimiser la capacité de concentration des participants, dont les six principes de base sont : n Une cuisine saine et savoureuse faite avec des aliments frais et locaux n Des ingrédients purs, transformés le moins possible n Poissons, céréales complètes, fruits et légumes de saison n Moins de viande, et jamais plus de 10% de teneur en matières grasse n Des sucres naturels, et jamais plus de 10% de sucre rajouté 2 Brain Box : réfléchir autrement.Une salle-atelier conçue pour libérer la créativité des participants et optimiser leur efficacité, avec des accessoires originaux qui contribuent à faire émerger des idées. 3 WIFI gratuit & illimité: partout et pour tous !

Golf Château de la Tournette Au sud de Bruxelles, entre Ittre et Nivelles, l'un des plus beaux et prestigieux clubs de golf de Belgique offre à ses Membres et invités deux parcours 18 trous renommés, un parcours 9 trous pour débutants et un somptueux Clubhouse. L’impressionnant Château est également apprécié pour l’organisation d’événements de qualité, offrant des salles d’un style exceptionnel, une terrasse à couper le souffle, un excellent restaurant, ainsi qu’un personnel qualifié pour vous accueillir et vous assister. Réunion, Formation ou Conférence | Dîner ou Cocktail | Lancement de Produit | Réception de Société ou Privée | Team-building Initiation de Golf | Compétition de Golf Green up your event at Golf Château de la Tournette ! INFRASTRUCTURES • À quelques minutes du ring de Bruxelles • 8 salles (5/150 pers.) avec vue sur le golf, • Écran plat et wifi • Restauration de qualité avec salles privatives • Académie de Golf avec des Pros multilingues • Parking gratuit (300) • Forfaits attractifs INFO & RESERVATIONS Contactez notre Meeting & Event Coordinator au 067-894 279 ou par e-mail events@tournette.com Visualisez toutes les infrastructures sur www.tournette.com. Congres Hotel Mons Le Congrès Hotel Mons est situé à côté du nouveau Centre de Congrès et du Lotto Mons expo, proche de la sortie 24 de l'autoroute E19 et en face de la nouvelle gare de Mons. 02. Il dispose de 9 salles de réunions et d'événements, pouvant accueillir de 10 à 400 personnes, modulables et avec toute l'infrastructure nécessaire (air conditionné, beamer, toile de projection, micro sans fil, système audio, wifi gratuit...). Salles de réunions et formules coffee break et lunch sont proposés sous forme de package entreprise. Découvrez aussi le quai 5, le restaurant de cuisine Belgo-Française. Un espace Lounge bar vous accueille à tout moment de la journée et un bar d'appoint est disponible à chaque étage. Nous vous offrons gratuitement la salle et sa configuration pour vos fêtes de fins d’année, avant ou après votre diner d’entreprise (minimum 25 pers.). Réservez sous le code «fêtes patronales». Nous faisons venir gratuitement Saint-Nicolas pour les familles de vos collaborateurs lors d’un diner d’entreprise (du 01 au 20/12/2015). Réservez sous le code «saint-nicolas entreprise». L'infrastructure idéale pour l'organisation de vos meetings, À partir de 15 personnes sous formule meeting, la salle vous est offerte gratuitement ! incentives ou fêtes d'entreprise. INFRASTRUCTURES : • Chambres: 126 • facilités : Parking privé gratuit, terrasses plein sud, Bar 24h/24 et 7/7 jours, Restaurant 7/7 jours, accès et chambres PMR, wifi gratuit, air conditionné. • Salles de réunion : 9 • Capacité de réunion maximale : 500 • Places de stationnement : 300 CONTACT info@hotelmons.eu www.hotelmons.eu Tel.: +32 65 390 207 Fax. : +32 65 352 118 01. Votre ‘hole-in-one’ pour des évènements de qualité!

03. Hôtel de la Source Votre hôtel 4* à Spa-Francorchamps Au cœur des Ardennes et des Hautes Fagnes, facile d’accès et à 3 km de l'autoroute, l'hôtel de la Source constitue un environnement idéal pour l’organisation de séminaire, incentive, team building ou fête de personnel. Notre équipe Meetings & Events vous aidera dans la mise en place de votre réunion sur mesure et vous proposera multiples formules de forfaits. 9 salles modulables pouvant accueillir de 5 à 400 personnes selon le type d’évènement bénéficient toutes de la lumière du jour et d’une connexion wifi à haut débit. Entièrement équipées des dernières technologies sans fil et climatisées, elles offrent 550 m² d’espace conçu pour tous types de réunions, présentations, conférences, congrès et workshop. Une gamme complète d’activités Incentives & Team buildings est disponible. Cet hôtel 4 étoiles dispose de 90 chambres et suites disposant d’une vue imprenable sur la nature et le circuit. L’Hôtel de la Source, c’est aussi un superbe espace détente: partie Technogym avec dernières technologies cardio-training, sauna finlandais, douches chromatiques, massages (moyennant supplément). Un vaste parking gratuit intérieur et extérieur, un restaurant et un bar tendance sont également à votre disposition. 04. Logez en compagnie de légendes! INFRASTRUCTURES : • Proximité du circuit de Spa-Francorchamps • Chambres: 90 • Salles de réunion: 9 • Capacité de réunion: 400 CONTACT : contact@hotel-de-la-source.com www.hotel-de-la-source.com MICX Mons International Congress Xperience Organisez vos événements dans un véritable chef d’œuvre d’architecture, doublé d’un bâtiment durable répondant aux normes les plus strictes. Travaillez avec l’aide de spécialistes à tous les niveaux et avec toutes les dernières technologies. Comme nos cabines de traduction dans les auditoires et notre installation audiovisuelle performante. Conçu par l’architecte new-yorkais Libeskind, le MICX conjugue parfaitement les fonctions de meeting center, pour des congrès et tout autre événement, à destination du grand public ou pour des organisations privées. Un centre de congrès exceptionnel au cœur de Mons INFRASTRUCTURES : • 11.810 m² de superficie • 3 auditoires • 3 espaces de réception de 400 m² à 800m² • 20 salles • Parking intérieur et extérieur • De 10 à 1000 personnes • Service traiteur • Wi-Fi gratuit CONTACT : micx@artexis.com • www.micx.be © Ingrid Otto

« Meeting in Nature » 05. Naxhelet Golf Club Situé sur le plateau dominant les vallées de la Mehaigne et de la Meuse, entre Liège et Namur, le Naxhelet Golf Club est doté de 27 trous dessinés par le célèbre architecte anglais Martin Hawtree: 18 trous forment le parcours et 9 trous sont dédiés au Pitch & Putt. La Naxhelet Golf Academy propose des initiations et des Team Buildings en plus de former les futurs golfeurs. Le Château Ferme de Naxhelet a été transformé en un superbe Clubhouse doté d’une brasserie et d’un restaurant de cuisine française ouverts à tous 7/7j. Avec ses 35 chambres, l’Hôtel 4 étoiles offre une vue imprenable sur le parcours ou sur le petit village de Moha et allie confort, calme et bien-être grâce au wellness. Trois salles de séminaires accueillent tous les événements de 15 à 200 personnes et offrent le must en matière de technologies, d’accueil et de gastronomie. Tout au long de sa conception, puis de sa construction et maintenant de son entretien, le Naxhelet Golf Club a prêté une attention particulière aux aspects sociaux et environnementaux. Ceci a permis de donner un caractère responsable et durable à l’ensemble du projet. 06. WEVENTURES Weventures propose la INFRASTRUCTURES : • Chambres : 35 • Salles de réunion : 3 • Capacité de réunion : 200 • Autres facilités : Wellness, Golf CONTACT : meetings@naxhelet.be www.naxhelet.be création d’évènements sur mesure toujours innovants mêlant l’aventure et la cohésion d’équipe. Partenaire idéal pour l’organisation de votre séminaire, team building ou tout autre événement de société qui respectera VOS souhaits et ce sans compromis. De multiples valeurs sont mises en évidence lors des activités de management. Qu’il s’agisse d’activités culturelles, sportives, ludiques ou créatives, le concept de team building renforce les liens et favorise la cohésion d’équipe afin de créer un environnement favorable au travail. Weventures, votre spécialiste Belge de l’évènement sur mesure. Vous avez des idées ? Une envie particulière? Nous la réalisons! Tout est possible! Un large choix d’activités indoor et outdoor répondra à vos attentes les plus pointues et les plus folles. Toutes vos idées et envies sont les bienvenues ! La flexibilité est notre maître-mot, elle sera votre meilleur garant pour un évènement pleinement réussi ! ACTIVITÉS : • Teambuilding : Course de caisses à savon, Jeux Ford Boyard, Marche d’orientation, Rallye des cafés, Challenges sportifs, Track day, fabrication de son bateau par équipe, shooting academy, highland games, tour de Belgique en walking dinner, roadtrip à bord des anciennes voitures 2CV,… Autant de challenges possibles que vous avez d’idées ! • Workshops amusants Divers ateliers comme le cinéma, le chocolat, les cocktails, la bièrologie, le djembé, le tir au clays, le teamcooking, la maîtrise automobile, … • Family Days à thèmes pour rassembler vos employés ainsi que leurs familles • Activités outdoor : Parcours de corde, rafting, escalade, paintball, skydive, équitation, tir à l’arc… • Meetings : Réunions insolites dans une bulle, en airstream, roadtrip, animations diverses, caricaturiste… • Catering : Multiples formules selon vos goûts • Hébergement : Hôtels, chalets, maisons de groupe, châteaux au gré de vos envies CONTACT : arne@weventures.be • www.weventures.be

Le conseiL resto du magazine agenda cécila ••• Mélanie Englebin est une jeune chef qui a de grandes ambitions. On le voit tout de suite à la discipline presque militaire avec laquelle elle mène chaque service depuis la cuisine ouverte de son restaurant. Le Cécila est ouvert depuis l’été dernier seulement, mais en quelques mois, Englebin a conquis avec ses plats modernistes le cœur de ses clients, qui se rendent pour l’occasion au milieu des restaurants touristiques. Celui qui veut y aller fera bien de réserver assez tôt. Le Cécila n’a pas de carte : chaque jour, la chef propose un menu avec une entrée et un plat principal (24 euro). Celui qui se sent d’humeur aventureuse peut opter pour une alternative : un menu surprise de trois services (44) où Englebin reçoit carte blanche. Remarque importante : celui qui espère un lunch rapide et efficace en sera pour ses frais. On cuisine ici le midi avec autant de soin qu’en soirée. C’est un point négatif pour l’employé de bureau pressé mais une bénédiction pour celui qui a le temps. Ou alors, allez-y le soir : vous paierez 49 euros pour trois services et 67 euros pour cinq. Nous avons reçu en entrée un tartare de maigre servi avec de la menthe fraîche, des fèves de soja et une espuma d’huître, artistiquement présenté sur une assiette oblongue avec un vrai souci de la couleur et du détail. Raffiné et délicieux, avec une touche saline supplémentaire grâce à l’espuma. Le plat principal était lui aussi de toute beauté : un filet de lieu noir cuit à basse température et servi avec une brandade, du persil et une espuma de cardamome sur un lit d’oignons AGENDA est le magazine des sorties à Bruxelles. Il propose un calendrier pratique, le programme des cinémas et des articles entre autres sur les concerts, expositions, restaurants... Procurez-vous ce magazine trilingue gratuit dans l’un des présentoirs répartis en ville ou recevez-le avec le journal Brussel Deze Week: envoyez votre adresse à abo@bdw.be confits et d’épinards. Ce plat aussi nous a lui beaucoup plu avec sa combinaison de goûts bien pensée et il constituait un régal pour les yeux. Notre seul reproche est que la portion était assez limitée, même pour un lunch, mais nous avons compensé cela en accompagnant le repas avec un peu plus de pain. Et pour ce prixlà, on ne peut certainement pas se plaindre ! karolien merchiers Info rue des Chapeliers, Bruxelles, 02-503.44.74, www.restaurantcecila.com fermé sa (midi), di & lu Pour plus de conseils resto : agendamagazine.be © Saskia Vanderstichele

From left to right : David Lloyd George, Vittorio Orlando, Georges Clemenceau and Woodrow Wilson. IMPRESSION OF A BRIT “The Greeks are getting too much” History does not repeat itself. It stutters. Here is a record, faithfully transcribed by Harold Nicolson (HN), of high-level negotiations in the aftermath of the First World War (1914-1918). The other protagonists in this remarkably laid-back discussion are David Lloyd George, British Prime Minister (LlG), A J Balfour, British Foreign Minister (AJB), Georges Clemenceau, French Prime Minister (GC), Woodrow Wilson, President of the United States (PW), Vittorio Orlando, Italian Prime Minister (VO) and Giorgio Sonnino, Italian Foreign Minister (GS). Richard Hill "M ay 13, Tuesday [1919] - Go round to the Rue Nitot. We first go up to AJB's flat and then down to Lloyd George's flat. Barnes, the Labour minister attached to our delegation, is there. He is interested in the Adriatic for some odd reason. We then move into the dining room. I spread out my big map on the dinner table and they all gather round. “We are still discussing when the flabby Orlando and the sturdy Sonnino are shown into the dining room. They all sit round the map. The appearance of a pie about to be distributed is thus enhanced. LlG shows them what he suggests. They ask for Scala Nova as well. 'Oh, no!' says LlG, 'You can't have that – it's full of Greeks!' He goes on to point out that there are further Greeks at Makri, and a whole wedge of them along the coast toward Alexandretta. 'Oh, no,' I whisper to him, 'there are not many Greeks there'. 'But yes,' he answers, 'don't you see it's coloured green?' I then realise that he mistakes my map for an ethnological map, and thinks the green means Greeks instead of valleys, and the brown means Turks instead of 72 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 mountains. LlG takes this correction with great good humour. He is as quick as a kingfisher. Meanwhile Orlando and Sonnino chatter to themselves in it is not clear whether in return they will abandon Fiume and Rhodes. We get out the League Covenant regarding Mandates. We observe that this article provides for ‘the consent and wishes of the people concerned’. They find that phrase very amusing. Orlando's white cheeks wobble with laughter and his puffy eyes fill with tears of mirth. We agree to put it all down on paper. I leave with Balfour... ... The door opens. A heavily furnished study with my huge map on the carpet. Bending over it (bubble, bubble, toil and trouble) are Clemenceau, LlG and PW. They have pulled up armchairs and crouch low over the map. LlG says – genial always – 'Now, Nicolson, listen with all your ears.' He then proceeds to expound the agreement which they have reached. I make certain minor suggestions. I also point out that they are cutting the Baghdad Railway. This is brushed aside. PW says, ‘And what about the islands?’ ‘They are,’ I answer firmly, ‘Greek islands, Mr. President.’ ‘Then they should go to Greece?’ HN: ‘Rather!’ PW: ‘Rather!’ Anyhow I am told to go off and draft resolutions at once. Clemenceau says nothing during all of this. He sits at the edge of his chair and leans his two blue-gloved hands down upon the map. More than ever does he look like a gorilla of yellow ivory. I dash back to the Astoria and dictate resolutions. They work out as follows: (1) Turkey to be driven out of Europe and Armenia. (2) Greece to have the Smyrna-Aivali Zone and a mandate over most of the Vilayet of Aidin. (3) Italy to get a mandate over South Asia Minor from Marmarice to Mersina, plus Konia. (4) France to get the rest. It is immoral and impracticable. But I obey my orders. The Greeks are getting too much." Just a month earlier, at the Paris Peace Conference, David Lloyd George had called for “the restoration of Belgium, Serbia and Montenegro”, the three countries occupied by the Central Powers in WWI ●

COMMUNITY Lu dans l’E-mag marché de l’emploi et développement des compétences des travailleurs et des chercheurs d’emploi. Au-delà du site labellisé, c’est une stratégie nationale qui est entreprise au jour le jour par chaque JobCenter et chaque département Daoust. Dans le futur, l’entreprise prévoit de continuer à mener des actions concrètes en termes de chauffage, d'électricité, de mobilité, de tri des déchets, de choix de fournitures et de sensibilisation de ses fournisseurs. ESP A CE MEMBRE Diversité : où en êtes-vous ? Mobilité : où va-t-on ? Des avantages pour les petits Elections sociales : erreurs à ne pas commettre Déjà un an… A vendre ? Des petits trous, toujours des petits trous Un nouveau regard sur votre stratégie Retrouvez ces articles sur notre site web : www.beci.be/newsletter/e_mag NEWS Daoust obtient le label entreprise écodynamique La société de ressources humaines Daoust a obtenu le label entreprise écodynamique pour son siège social à Bruxelles : une reconnaissance officielle en Région de Bruxelles-Capitale pour les entreprises qui mettent en place une gestion environnementale en interne. Via son programme Daoust Green lancé en 2012, l’entreprise s’est lancé de nombreux défis environnementaux et mène différentes actions en termes de mobilité, de consommation énergétique et de gestion des déchets. Efforts récompensés, puisque le jury du label a d’emblée octroyé 2 étoiles à la société Daoust. En quelques chiffres : Daoust a réduit de 16 % les émissions de CO² /km de sa flotte de voitures ; le bâtiment labellisé présente une performance électrique deux fois meilleure que la moyenne des bâtiments de même catégorie ; enfin, la consommation de chauffage de Daoust est 3,5 fois inférieure au ratio moyen en Région bruxelloise pour le même type de bureaux. Depuis 2012, Daoust a renforcé ses engagements en matière de responsabilité sociétale. La mise en place d’un management environnemental est l’un des axes de cette politique, à côté des autres préoccupations sociétales en lien direct avec ses activités principales : ressources humaines, Le site www.entreprisedirect.be publie des annonces d’entreprises / commerces / franchises / professions libérales à vendre ou à la recherche d’associés (actifs ou passifs). L’annonceur présente son entreprise en la décrivant d’une façon aussi détaillée qu’il le souhaite, y ajoute des photos et d’autres fichiers encore. Les internautes-visiteurs qui cherchent à reprendre une entreprise, à s’associer ou à investir pourront dialoguer avec l'annonceur directement, confidentiellement et gratuitement via le site sans intermédiaires ni commissions. Le site est gratuit pour les internautes-visiteurs et payant pour les annonceurs. www.entreprisedirect.be EntrepriseDirect ESP A CE MEMBRE Settle & Connect : une plateforme inédite pour expats Bright Expats se compose de cinq femmes ayant toutes été expats, cherchant constamment à améliorer leurs services aux expats afin de leur permettre de profiter pleinement de leur expatriation. Settle & Connect (www.settleandconnect.com) est une plateforme d'information qualitative, rassemblant conseils d’experts et des informations pratiques pour répondre aux questions que se posent les expats à chaque phase de leur transition : la prise de décision, le départ, et l’installation. Un déménagement, combiné avec l’étranger et un nouveau défi professionnel, peut être une cause de stress immense. Dès aujourd'hui, les expatriés et les RH qui les emploient bénéficient, via Settle & Connect, d’un large éventail de réponses aux questions fréquemment posées, d’un accès à une assistance personnalisée, et de l'opportunité de retirer le meilleur de l’expérience de l’expatriation. Infos : Bright Expats, Avenue de Broqueville 40, 1200 Brussels www.brightexpats.com • www.settleandconnect.com Eléonore van Rijckevorsel • eleonore@brightexpats.com, 0493 19 30 32 BrightExpats BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 73 Entreprise direct, site d’annonces d’entreprises à vendre et de recherches d’associés

Si c’était vous… NEWS Exercer une activité au-delà de son objet social : que risque-t-on ? Monsieur J. S. gère depuis neuf ans une SPRL de consulting en management, mais il souhaiterait aujourd’hui exercer une activité toute autre. Prévoyant, il se rend compte que l’objet social de sa SPRL, tel qu’il est rédigé, ne lui permet pas d’exercer cette nouvelle activité. Monsieur S. décide alors de nous consulter. Toute société commerciale doit, pour exister, comprendre un objet social,c’est-à-dire l’activité que les associés vont exercer ensemble. Il doit donc être libellé de manière suffisamment précise, mais il faut également éviter de s’enfermer dans un carcan trop restrictif pour ne pas devoir procéder à des changements d’objet social en cas d’élargissement des activités. Toutefois, si comme Monsieur S. vous désirez vous lancer dans une activité différente mais que vous n’avez pas encore procédé au changement d’objet social, il y a lieu de garder à l’esprit les points suivants : en cas de dépassement de l’objet social, la société reste liée par les actes accomplis par les gérants – sauf à prouver que les tiers savaient que ces actes étaient exercés au-delà de l’objet social ou qu’ils ne pouvaient l’ignorer. De ce fait, les actes ainsi posés ne seront pas nuls, mais les personnes qui ont engagé la société pourraient être déclarées responsables des conséquences d’un tel dépassement. Faites également attention à vos factures ! Déduire la TVA de vos factures est une opération habituelle. Toutefois, s’il s’agit d’une facture relative à une activité non prévue par l’objet social, vous risquez de devoir rembourser ces montants et de payer une amende. À retenir : Lorsque vous décidez d’exercer une nouvelle activité, non prévue dans votre objet social, veillez à procéder à son changement au plus vite. C’est une opération quelque peu coûteuse – puisqu’une telle modification doit se faire devant notaire1, et qu’il faudra publier la décision au Moniteur belge1 épargner bon nombre de tracas ultérieurs2 - mais qui pourrait vous . Pensez aussi à vous renseigner auprès de votre guichet d’entreprise et à avertir votre contrôle TVA le cas échéant. Laila Nejar, conseiller juridique BECI lne@beci.be ; 02 563 68 58 Greenbizz : une réalisation d’Architectes Associés Dans notre numéro de juin, nous consacrions un article au nouvel incubateur « vert » Greenbizz, à proximité de Tour & Taxis. Précisons que le bâtiment de Greenbizz a été réalisé par le bureau Architectes Associés. ESP A CE MEMBRE Roadrunner Express Brussels Rapidité, Endurance, Bienséance. L’alliance entre mobilité, économies financières et diminution du taux de pollution. Bruxelles évolue, faites évoluer vos habitudes en même temps ! Une évolution selon vos habitudes. Une qualité de service pour d’offres, de documents, passeports, vos appels vos légalisations traductions, billets d’avion, visas, disques durs, tournées fixes ou variables. Basant notre expertise sur les caractéristiques demandées par les grandes entreprises de courrier express, nous avons créé des applications faciles à utiliser et sans cesse en développement, que nous mettons à la disposition de votre entreprise. Ces solutions vous permettront : de réduire le temps de livraison, d’augmenter votre temps de travail, d’améliorer la satisfaction de vos clients et de participer à une meilleure mobilité sur notre capitale. Tel: 02.613.75.90 Website:www.expressbrussel.com Email:contact@expressbrussel.com 1 Sauf si vous êtes en SNC, SCS ou SCRI, sociétés à responsabilité illimitée dont la modification des statuts ne nécessite pas de passer devant notaire. 2 Tarif au 1er mars 2015 : 153,79 EUR. B. Maindiaux

avec le soutien de Visitez 4 OCTOBRE DE 10 À 17 H DECOUVERTE JOURNEE ENTREPRISES Thème 2015 Inventons l’avenir ! Le dimanche 4 octobre, quelques 350 entreprises aux quatre coins du pays vous ouvriront à nouveau leurs portes. Vous découvrirez comment ces entreprises s’adaptent aux changements dans le monde qui les entoure. Non seulement en lançant de nouveaux produits et services, mais également en perfectionnant leurs structures internes. Bref, ces entreprises inventent tout en se réinventant elles-mêmes ! Venez jeter un coup d’œil dans ces entreprises innovatrices le dimanche 4 octobre de 10h à 17h ! Vous trouverez tous les participants sur www.jde.be. À la recherche d’un (nouvel) emploi ? Ne ratez pas cette occasion de réinventer votre avenir ! Téléchargez l’appli JDE dès maintenant! www.jde.be union wallonne des entreprises

COMMUNITY NEWS Les vainqueurs du 7e MIC Boostcamp La finale du 7e MIC Boostcamp, organisé par le Microsoft Your Brussels Business and Social Partner www.beci.be Yves Berquin (au centre), lauréat du Grand Prix Boostcamp. customized services advice seminars networking Les autres prix sont revenus à Pierre Moens (Boostcamp Prize de la Région de Bruxelles-Capitale, pour son projet Buddy, qui permet de suivre votre chien à la trace grâce à un « collier connecté »), Julie Cruyt (Boostcamp Audience Award pour son projet Space FiT ; une application qui gère vos exercices physiques au quotidien), Vianney Veyrat (Grand Prix Acceleration Program pour son projet Ouat! ; une application web qui permet la configuration intuitive de process de production complexes dans le domaine pharmaceutique), Vincent Wautelet (Prix Acceleration Program de la RBC pour FeasyMotion ; une spin-off de la VUB et de l’ULB oeuvrant à la réhabilitation de personnes paralysées, par l’utilisation de jeux avec caméra 3D) et enfin Jonathan Rubinstein (Acceleration Program Audience Award pour son projet Cocoon ; une application géo-localisée qui propose de rapprocher les gens en fonction de leurs intérêts). trainings events Le Grand Prix Boostcamp (doté d’un Innoviris Prize de 3.000 €) a été remporté par Yves Berquin pour son projet Make It Real : une application destinée à aider les développeurs d’équipements médicaux à structurer leur documentation et ainsi obtenir les certifications nécessaires (ISO et FDA). Innovation Center Brussels, a révélé le 16 juin dernier les noms de ses gagnants. Le MIC Boostcamp est un programme de coaching de 4 mois conçu pour les néo-entrepreneurs, afin de les aider à concrétiser leurs idées. Depuis l’année dernière, il est doublé, pour les startups les plus avancées, d’un Acceleration Program en partenariat avec les clusters bruxellois Lifetech et Sotware, Impulse.brussels et Microsoft. Our partners make it possible.

COMMUNITY NEWS La fonction d’assistant a-t-elle encore un bel avenir devant elle ? Secretary Plus, filiale d’USG People spécialisée la sélection, l’outsourcing et la formation d’assistants multilingues, a publié un livre blanc : « La profession d’assistant : toujours aussi indispensable ? », basé sur une enquête auprès de plus de 1.600 managers et assistants. Avec l’innovation technologique, de nombreuses tâches ont été automatisées. À côté de cela, bon nombre d’activités sont exercées différemment du fait de l’arrivée sur le marché de nouveaux outils et applications. Mais où en sont les assistants dans ce monde professionnel où la seule constante, c’est le changement ? L’enquête confirme : la fonction a de l’avenir mais est de plus en plus complexe. Selon 78 % des assistants et 82 % des managers, le plus grand effet de la technologie sur la fonction d’assistant / collaborateur Office est qu’elle offre d’excellentes perspectives d’avenir, aussi bien en termes de gain de temps que de diversification des tâches. Concernant la crainte pour l’avenir de la fonction et la sécurité d’emploi, seuls 17 % des assistants et 13 % des managers pensent que la technologie peut avoir un effet négatif. Quant aux principales compétences épinglées par les sondés, elles sont, dans l’ordre : la maîtrise des outils numériques et nouvelles applications, la capacité à filtrer de grandes quantités d’informations et la connaissances des langues. Pour en savoir plus : https://www.secretary-plus.be/fr/ evenements/livreblanc. ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI - Chambre de Commerce de Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise (salles de réunion) le jeudi 1er octobre 2015 à 16 h. Ordre du jour : ● Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 1er octobre 2014 ● Rapport du Conseil d'Administration ● Rapport du Commissaire réviseur ● Approbation des comptes pour l'exercice 2014-2015 ● Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2015-2016 ● Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur ● Nomination du Conseil d’Administration ● Allocution du Président ● Attribution de la Médaille de BECI Thierry Willemarck Président BECI – Union des Entreprises de Bruxelles asbl Nos membres sont invités à assister à l'Assemblée Générale de BECI – Union des Entreprises de Bruxelles qui se tiendra au 500 Avenue Louise (salles de réunion) le jeudi 1er octobre 2015 à 16 h 30. Ordre du jour : ● Approbation du Procès-verbal de l'Assemblée Générale ordinaire du 1er octobre 2014 ● Rapport du Conseil d'Administration ● Rapport du Commissaire réviseur ● Approbation des comptes pour l'exercice 2014-2015 ● Approbation du projet de budget et fixation du montant de la cotisation pour l'exercice 2015-2016 ● Décharge aux Administrateurs et Commissaire réviseur ● Nominations statutaires ● Nomination du Commissaire Réviseur ● Allocution du Président Thierry Willemarck Président BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 77

COMMUNITY DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION 4K Belux SPRL Avenue joseph Jean Gossiaux 10 - 1160 Bruxelles Code Nace : 1812001 - Impression de magazines, autres périodiques, livres , etc. sur des presses typograph., offset, héliogravure, flexograph., sérigraph. etc, imprimantes électron., app. de reproduction, app.de gaufrage1813013 - autres activités graphiques. 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers del. : Chloé Blieck ABdressage - Balu Audrey PPE Avenue De Fré 156 - 1180 Bruxelles del. : Audrey Blau AG Insurance SA Boulevard Emile Jacqmain 53 - 1000 Bruxelles Code Nace : 65112 - Activités des entreprises d'assurances multibranches à prédominance vie del. : Antonio Cano AG Insurance (rue du Pont Neuf 17 ) SA Rue du Pont Neuf 17 - 1000 Bruxelles Code Nace : 65122 - Activités des entreprises d'assurances multibranches à prédominance non-vie del. : Antonio Cano Ag Insurance - Botanique SA Boulevard du Jardin Botanique 20 - 1000 Bruxelles Code Nace : 65122 - Activités des entreprises d'assurances multibranches à prédominance non-vie del. : Antonio Cano Agence Etre SPRL Drève de Linkebeek 59 - 1640 Rhode Saint Genèse Code Nace : 7022001 - Conseils et assistance aux entreprises et aux services publics en matière de planification, d'organisation, de recherche du rendement, de contrôle, d'information du gestion, etc. del. : Dominique Poilpre AIB - AGO Jobs & HR NV Wolverstraat 23 - 8500 Kortrijk Code Nace : 78200 - Activités des agences de travail temporaire del. : Eline Vanneste Alter and Go SPRL Rue Haute 39 - 1380 Lasne Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 85592 - Formation professionnelle del. : Philippe Herbiet Alternet - Comstrat SA Quai d'Aa 6 - 1070 Bruxelles Code Nace : 62090 - Autres activités informatiques del. : Dominique Lambert Aya Asian Food SPRL Rue Ropsy Chaudron 24 - 1070 Bruxelles Code Nace : 4631901 - Commerce de gros de fruits et de légumes frais et en l'état, y compris les pommes de terre 4721001 - Le commerce de détail de fruits et légumes frais, y compris les pommes de terre 47810 - Commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés del. : Zoubeir Zerrrouki Belgosweet BVBA Rue des Saules 52 - 1380 Lasne Code Nace : 10820 - Fabrication de cacao, de chocolat et de produits de confiserie 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Guy Desseaux Bodet SA Zoning Nord Avenue Pasteur 19 - 1300 Wavre Code Nace : 46480 - Commerce de gros d'articles d'horlogerie et de bijouterie 46693 - Commerce de gros de matériel électrique, y compris le matériel d'installation 4777001 - Le commerce de détail de montres et autres articles d'horlogerie del. : Laurent Vandebotermet Brussels Basketball ASBL Rue Paul Janson 20 - 1020 Bruxelles Code Nace : 93123 - Activiteiten van overige balsportclubs - Activités de clubs d'autres sports de ballon del. : Serge Crèvecoeur Building Management SA avenue de la Couronne 380 - 1050 Bruxelles Code Nace : 71122 - Activités des géomètres 71209 - Autres activités de contrôle et analyses techniques 81100 -Activités combinées de soutien lié aux bâtiments del. : Jean-François Puissant Baeyens Bureau Van Dijk Electronic Publishing SA Avenue Louise 250 - 1050 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 6311001 - Traitement en continu ou non de données à l'aide, soit du programme du client, soit d'un programme propre à un constructeur: service de saisie de données, traitement complet de données del. : Christophe Van de Walle Capture Création SPRL Avenue Princesse Elisabeth 20 - 1030 Bruxelles Code Nace : 18130 - Activités de prépresse 59111 - Production de films cinématographiques 73110 - Activités des agences de publicité del. : Patrick Bombaert CDS Location SA Digue du Canal 8 - 1070 Bruxelles Code Nace : 7729301 - La location de vaisselle, couverts, verrerie, appareils électroménagers, etc. 82300 - Organisation de salons professionnels et de congrès 9319901 - Promotion et organisation d'événements sportifs tant pour compte propre que pour le compte de tiers del. : Vincent Vandergoten CityDepot NV Scheepvaartkaai 5 - 3500 Hasselt Code Nace : 52290 - Autres services auxiliaires des transports del. : Marc Schepers 78 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Ergonomic SPRL Rue de Ransbeek 230 - 1120 Bruxelles Code Nace : 4321102 - l'installation de systèmes d'alimentation de secours (groupes électrogènes) 46510 - Commerce de gros d'ordinateurs, d'équipements informatiques périphériques et de logiciels 62010 - Programmation informatique del. : Charles Crespinet Clusteo SA Avenue Maurice 1 - 1050 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion d'installations informatiques del. : Emmanuel de Vinck Cross-The-Bridge ASBL Avenue Huart-Hamoir 48 - 1030 Bruxelles del. : Olivier Brissaud Cruz Consulting / Cruz André PPE Avenue Louise 523 - 1050 Bruxelles del. : André Cruz Digitweaks - Dmee Team SPRL Avenue Eugène Plasky 201 - 1030 Bruxelles Code Nace : 59113 - Production de films autres que cinématographiques et pour la télévision 62010 - Programmation informatique 90012 - Réalisation de spectacles par des ensembles artistiques del. : Gaëtan Krop Dotremont Lawyers & Negociators BVBA Avenue Louise 65 - 1050 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Carl Dotremont DRP - Droit de Rouler et de Parquer ASBL Rue Armand de Roo 15 - 1030 Bruxelles del. : Jacques Deliege Dynamik HR SPRL Rue de Genval 12 - 1301 Bierges Code Nace : 6920102 - Activités de conseil et de représentation (autre que la représentation juridique), pour le compte de clients, devant l'administration fiscale 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 82110 - Services administratifs combinés de bureau del. : Bérangère Bernard Edouard Moreels BVBA Waggebrug 8 - 9881 Bellem Code Nace : 13929 - Fabrication d'autres articles textiles confectionnés, sauf habillement 18200 - Reproduction d'enregistrements 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Edouard Moreels El Aisati Ahmed PPE Rue Emile Delva 136 - 1020 Bruxelles Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 62030 - Gestion d'installations informatiques del. : Ahmed El Aisati Emasphere SA Rue Victor Libbert 36H - 6900 Marche Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 62090 - Autres activités informatiques del. : Didier Vankeerberghen

COMMUNITY Euromi-Group SPRL Avenue des Vaillants 9 - 1200 Bruxelles Code Nace : 46213 - Commerce de gros d'huiles et de graisses brutes d'origine végétale ou animale 46389 - Commerce de gros d'autres produits alimentaires n.c.a. 46460 - Commerce de gros de produits pharmaceutiques del. : Raphael Makondika Facar Export SPRL Rue Heyvaert 40 - 1080 Bruxelles Code Nace : 4511101 - Commerce de gros de véhicules automobiles pour le transport des personnes, y compris les véhicules automobiles spéciaux (p.ex. ambulances), neufs ou usagés 4511301 - Commerce de détail de véhicules automobiles pour le transport des personnes, y compris les véhicules automobiles spéciaux (p.ex. ambulances), neufs ou usagés 45310 - Intermédiaires du commerce et commerce de gros d'équipements de véhicules automobiles del. : Fadia Farhat Finessebrands SCRL Avenue Eugene Plaskyl 40 - 1030 Bruxelles Code Nace : 5920302 - l'édition de produits combinant livres et moyens audiovisuels. 7311001 - Conception et réalisation de campagnes publicitaires pour des tiers, en utilisant tous les médias 74103 - Activités de design graphique del. : Stijn Van Belle Fotozaza - André Isabelle PPE Avenue de la Bourse 14 - 1300 Limal Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 63120 - Portails Internet del. : Isabelle André Fresh Lane SPRL Chaussée de Waterloo 225 - 1060 Bruxelles Code Nace : 78200 - Activités des agences de travail temporaire 97000 - Activités des ménages en tant qu'employeurs de personnel domestique del. : Magdalena Osmolska Fulgor Immo SA Rue de Livourne 45 - 1050 Bruxelles Code Nace : 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes 68100 -Activités des marchands de biens immobiliers - 82190 - Photocopie, préparation de documents et autres activités spécialisées de soutien de bureau del. : Daniel Petre Gentiane Steen PPE Rue Van Eyck 50 - 1000 Bruxelles Code Nace : 47890 - Autres commerces de détail sur éventaires et marchés 47910 - Commerce de détail par correspondance ou par Internet 5811001 - l'édition de livres, de livres scolaires, de brochures, etc. del. : Bernadette Hernalsteen GetSmily SA Rue Louis de Geer 6 - 1348 Louvain-La-Neuve del. : David Hachez – David Frenay GFINE - Gestion, Finance & Informatique SPRL Avenue Général Baron Empain 29 - 1150 Bruxelles Code Nace : 63910 - Activités des agences de presse 6920101 - Etablissement de déclarations fiscales pour les particuliers et les entreprises del. : Robert Francq 79 BECI - Bruxelles métropole - juin 2015 Hayasei SARL Quai Duperré 40 - 17000 La Rochelle - France del. : Mohamed Zahhar Horecon NV Albert I Laan 104 - 8670 Oostduinkerke Code Nace : 64200 - Activités des sociétés holding 66300 - Gestion de fonds 68100 - Activités des marchands de biens immobiliers del. : Aurélie Beghin Instruments Engineering Company SPRL Avenue Louise 367 - 1050 Bruxelles Code Nace : 46190 - Intermédiaires du commerce en produits divers 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 71121 - Activités d'ingénierie et de conseils techniques, sauf activités des géomètres del. : Larry Kalala M'Bay Integrate-IT - 2 the Point- Internet Solutions Company SPRL Avenue des Etangs 96 - 1780 Wemmel Code Nace : 62010 - Programmation informatique 62020 - Conseil informatique 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes del. : Yves Roman Inter Beton SA Chaussée de La Hulpe 185 - 1170 Bruxelles Code Nace : 23630 - Fabrication de béton prêt à l'emploi 23640 - Fabrication de mortiers et de bétons secs 23690 - Fabrication d'autres ouvrages en béton, en ciment ou en plâtre del. : Thierry de Bonnet Isabelle Leclercq Design SPRL Avenue des Eglantiers 4B - 1180 Bruxelles Code Nace : 4615001 - Intermédiaires du commerce en meubles, articles de ménage et quincaillerie 71112 - Activités d'architecture d'intérieur 74104 - Décoration d'intérieur del. : Isabelle Leclercq Kokcinelo ASBL Rue de la Sabilière 14 - 1160 Bruxelles del. : Alan Keepen La Chrysalide Consulting SPRL Parvis Sainte-Alix 51 - 1150 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 7022003 - Les activités d'audit général 78100 - Activités des agences de placement de main-d'oeuvre del. : Natacha Van Hove La Pergola SA Avenue Houba de Strooper 783 - 1020 Bruxelles Code Nace : 56101 - Restauration à service complet 5610101 - Restauration de type traditionnel 56301 - Cafés et bars del. : Romuald Dethye Lacolhine SPRL Rue François Gay 160 - 1150 Bruxelles Code Nace : 62020 - Conseil informatique - 63110 - Traitement de données, hébergement et activités connexes 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : François de Lhoneux Le Petit Nuage PPE Rue Belliard 192 - 1040 Bruxelles Code Nace : 47810 - Commerce de détail alimentaire sur éventaires et marchés del. : Yoan Argence Leyton Belgium SA avenue Lloyd George 7 - 1000 Bruxelles Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Jean-François Le Foll Marilyne Communication SPRL Boulevard Lambermont 131A - 1030 Bruxelles Code Nace : 1814001 - Pliage, assemblage, agrafage, reliure, collage, massicotage, dorage de feuillets imprimés à insérer dans des livres, brochures, périodiques, catalogues, etc. 74103 - Activités de design graphique del. : Orlando Bordignon MCM & Partners CVA Zandstraat 10 - 8300 Knokke-Heist Code Nace : 6420011 - Le placement en actions 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Beatrice Moës Montea Comm. VA Industrielaan 27 - 9320 Erembodegem Code Nace : 41102 - Promotion immobilière non résidentielle 6499905 - Les financements d'import/export 68201 - Location et exploitation de biens immobiliers résidentiels propres ou loués, sauf logements sociaux del. : Jo De Wolf Moreaux Vincent PPE Avenue des Hortensias 35 - 1300 Limal Code Nace : 69201 - Activités des experts-comptables et des conseils fiscaux 69202 - Activités des comptables et des comptables-fiscalistes del. : Vincent Moreaux NanoMegas SPRL Boulevard Edmond Machtens 79 - 1080 Bruxelles Code Nace : 2611003 - La fabrication de circuits imprimés 2651002 - Fabrication de microscopes autres qu'optiques et de diffractographes 72190 - Recherche-développement en autres sciences physiques et naturelles del. : Laurent Fortune Natixis Bank SETR Avenue Louise 120 - 1050 Bruxelles Code Nace : 64999 - Autres activités des services financiers 6499905 - Les financements d'import/export 66110 - Administration de marchés financiers del. : Laurence May Nestlé Waters Marketing & Distribution SETR Rue de Birmingham 221 - 1070 Bruxelles Code Nace : 3530002 - Production et la distribution d'eau froide ou de glace pour le refroidissement 46349 - Commerce de gros de boissons, assortiment général del. : Emmanuel Gruffat NewB SC Rue Botanique 75 - 1210 Bruxelles Code Nace : 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Dirk Coeckelbergh BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 79

COMMUNITY DEMANDES D'ADMISSIONS PAR PRÉSENTATION AU CONSEIL D'ADMINISTRATION Ogilvy Group Belgium SA Cantersteen 47 - 1000 Bruxelles Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité del. : Ann Maes Olivier Delcros PPE Höllstrasse 15 - 77694 Kehl - Germany del. : Olivier Delcros Osborne Clarke SCRL Avenue Marnix 23 - 1000 Bruxelles Code Nace : 69101 - Activités des avocats del. : Thierry Viérin Oserix SA Rue de Jumet 83 - 6041 Gosselies Code Nace : 4614006 - Intermédiaires du commerce en machines et équipements utilisés dans le secteur de services 7120901 - Essais et analyses portant sur composition, caractéristiques physiques, performances, conformité à des textes réglementaires et à des normes ou à un cahier des chges de matériaux, pdts, install., etc. del. : Philippe Tessely Peeping Tom ASBL Rue des Etangs Noirs 97 - 1080 Bruxelles Code Nace : 90012 - Réalisation de spectacles par des ensembles artistiques del. : Quentin Legrand PickMeUp BVBA Londenstraat 60 - 2000 Antwerpen Code Nace : 46510 - Commerce de gros d'ordinateurs, d'équipements informatiques périphériques et de logiciels 58290 - Édition d'autres logiciels 70210 - Conseil en relations publiques et en communication del. : Olivier de Clercq Pixxan SPRL Rue Georges Huygens 28 A - 1160 Bruxelles Code Nace : 18200 - Reproduction d'enregistrements 61900 - Autres activités de télécommunication 77292 - Location et location-bail de téléviseurs et d'autres appareils audiovisuels del. : Nicolas Borlee Production SA Place Favresse 47 - 1310 La Hulpe Code Nace : 74300 - Traduction et interprétation del. : Jérôme Legris Putmans Amélie - Racin Communications PPE Rue de Termonde 168 - 1083 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 7311004 - La conception de films publicitaires 85592 - Formation professionnelle del. : Amélie Putmans Reeleda SPRL Rue Jacques Jordaens 22 - 1000 Bruxelles Code Nace : 3212101 - Travail du diamant, y compris le diamant de qualité industrielle: scier, tailler, polir, etc. 4676101 - Le commerce de gros de diamants bruts et de diamants façonnés del. : Diowo Shomba Rever Cible SPRL Avenue Brugmann 183 - 1190 Bruxelles del. : Abdel Hamid Maher Sultan 80 BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 Samskara Transmission PPE Avenue Huart Hamoir 138 - 1030 Bruxelles Code Nace : 70210 - Conseil en relations publiques et en communication 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion 82990 - Autres activités de soutien aux entreprises n.c.a. del. : Hélène Feuillat Sayin Nazife-Burcu PPE Rue Charles Meert 76 - 1030 Bruxelles del. : Nazife-Burcu Sayin Size Communication SA Lion Office Center Chaussée de Nivelles 81 - 83 - 1420 Braine-l'Alleud Code Nace : 73110 - Activités des agences de publicité 73200 - Études de marché et sondages d'opinion del. : Bruno van Marsenille Space Builders & Designers Obour Building Salah Salem 2 - Cairo - Egypt del. : Salma Shamseldin Start People Uccle SA Chaussée de La Hulpe 1 - 1180 Bruxelles Code Nace : 78200 -Activités des agences de travail temporaire del. : Aurélie t'Kint de Roodenbeke Stratos SPRL Rue Jacques Rayé 20 - 1030 Bruxelles del. : Daniel Galle Stravigo SPRL Valerius de Saedeleerlaan 1 - 9830 Sint-MartensLatem Code Nace : 70220 - Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion del. : Evelyne Schöller TAG bxl SPRL Rue des Renards 1A - 1000 Bruxelles Code Nace : 47787 - Commerce de détail d'objets d'art neufs en magasin spécialisé 4779101 - Le commerce de détail d'antiquités et objets d'art anciens del. : Johanna Suo Tensy - Syrbain Cellier PPE Boulevard de la Cambre 42 - 1050 Bruxelles del. : Syrbain Cellier The Bridge SPRL Avenue Reine Astrid 237 - 1950 Kraainem Code Nace : 68311 - Intermédiation en achat, vente et location de biens immobiliers pour compte de tiers 68312 - Estimation et évaluation de biens immobiliers pour compte de tiers 81100 - Activités combinées de soutien lié aux bâtiments del. : Anne Cipolla The Good Chocolate Company SPRL Avenue de la Toison d'Or - 24 - 1050 Bruxelles Code Nace : 4617001 - Intermédiaires du commerce en denrées alimentaires et en tabac 46370 - Commerce de gros de café, de thé, de cacao et d'épices 47242 - Commerce de détail de chocolat et de confiserie en magasin spécialisé del. : Jennifer Moriconi The Liberty Company BVBA Avenue Gloires Nationales 6 - 1081 Bruxelles Code Nace : 64200 - Activités des sociétés holding 73110 - Activités des agences de publicité 82300 - Organisation de salons professionnels et de congrès del. : Jolanda Van Beek U-Drive SCRI Axisparc Fond Cattelain 2 - 1435 Mont-SaintGuibert del. : Jean-Claude Franck Upscale Distribution Avenue de Saturne 2A 1180 Bruxelles del. : Pierrick Vin V'Ro TV - Rocha Veronica PPE Rue des Passereaux 2 - 1480 Tubize del. : Veronica Rocha Wibee SPRL Rue de la Boisette 13 - 1340 Ottignies Louvainla-Neuve Code Nace : 77110 - Location et location-bail d'automobiles et d'autres véhicules automobiles légers (< 3,5 tonnes) del. : Pierre Oldenhove WJT International BVBA Victor Govaerslaan 11 - 2170 Antwerpen Code Nace : 52100 -Entreposage et stockage, y compris frigorifique 52290 Autres services auxiliaires des transports 5229031 - Activités des commissionnaires de transport qui concluent pour compte propre des contrats de transport de marchandises mais font effectuer le transport par des tiers del. : Wissam Charwani Xperthis Group SA Rue d'Arlon 53 1040 Bruxelles Code Nace : 46510 Commerce de gros d'ordinateurs, d'équipements informatiques périphériques et de logiciels 62010 Programmation informatique 62030 Gestion d'installations informatiques del. : Melchior Wathelet Ypsilonn SCRL Rue Morel 4 - 7500 Tournai Code Nace : 88101 Activités des aides familiales à domicile, sauf soins à domicile del. : Fanny L'erario

AGENDA Environnement, urbanisme, mobilité Stratégie et gestion 16.09.15 60’ chrono : La sécurité informatique vous concerne aussi 23.09.2015 Big Data, Big Challenge : comment le Big Data peut améliorer votre quotidien et vous offrir de nouvelles opportunités Management & RH, Personal improvement 22.09.15 Présentez-vous, présentez un projet, un concept en 120 mots ou 45 secondes ou l’Elevator Picth 30.09.15 Intelligence émotionnelle ➜ Brigitte van der Mensbrugghe +32 2 643 78 30 – bvdm@beci.be Législation sociale 05.10.2015 Dispenses de versement de précompte professionnel et inspections : points d’attention et sécurisation 06.10.2015 Comment faire face à un besoin urgent en compétences spécialisées et temporaires ? 09.10.2015 et 21.01.2016 Elections sociales : affûtez vos crayons ! 15.10.2015 Les recherches juridiques sur internet 30.10.2015 BECI HR Lunch 09.11 et 16.11.2015 Négociation avec les syndicats : atelier pratique 23.11.2015 La fausse-indépendance : pièges à éviter et risques 30.11.2015 Actualité de la rupture du contrat de travail ➜ Frédéric Simon +32 2 643 78 17 – fs@beci.be ** En néerlandais uniquement 10 et 11.09.2015 Les fondamentaux du management environnemental 17.09.2015 Stop au gaspi 25.09.2015 Redessinez votre politique mobilité 22.10.2015 Mobilité : dopez la pratique du vélo dans votre entreprise 23.10.2015 Votre entreprise est pleine d’énergie 27.11.2015 Des trésors dans vos poubelles ➜ Erick Thiry +32 2 643 78 36 - eth@beci.be Diversité Du 01.10 au 27.10.2015 Diversity Management 10.11.2015 Place du culte en entreprise ➜ Bouchra El Mkhoust +32 2 643 78 20 - bem@beci.be 29.09.2015 Matchmaking event – EU-Asean days Expo 2015 – Milan 1.10.2015 Rencontres d’affaires avec une délégation marocaine de la Chambre de Commerce Belgo-marocaine 5.10.2015 Rencontres d’affaires avec une délégation polonaise – Secteur alimentaire 13.10.2015 Exportation de produits à usage civil et militaire : licence et sanctions de l’Union européenne 13.10.2015 Matchmaking event – Anuga 2015 – Cologne 16.10.2015 Matchmaking event – Baltic Fashion & Textile – Vilnius 23.10.2015 Matchmaking event – European Fair for Entrepreneurial Finance - Bruxelles 27.10.2015 Appels d’offre et marchés publics européens : saisissez les opportunités ! 27.10.2015 Matchmaking event – Dual use technologies – Séville 18.11.2015 Matchmaking event - Food Matters Live - Londres 16.09.2015 Infrastructure Club for Africa – Expériences et nouveaux développements de Brussels Airlines en Afrique 16.09.2015 Matchmaking event – For Arch – construction – Prague 22.09.2015 Matchmaking event – Polagra Food – Poznan 22.09.2015 Les six techniques de négociations B to B utilisées dans le monde 24.09.2015 Entretiens individuels avec les attachés douaniers des pays BRICS 28.09.2015 Matchmaking event – EU Food Tourism event Expo 2015 – Milan ➜ Beci’s International Department +32 2 643 78 02 - sso@beci.be 10.09.2015 Afterwork 14.09.2015 CEO Meeting – Banque Delen 15.09.2015 Speed Business Lunch 22.09.2015 Zinner Circle** 20.10.2015 Brussels Meets Brussels – Smart Human. Smart City. 05.11.2015 Afterwork ➜ Beci Events +32 2 643 78 13 – events@beci.be BECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 81

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