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D.R. L’expérimentation conjointe par des chercheurs, des entreprises, © Getty les pouvoirs publics et des citoyens contribue rapidement à la City of Things, à Anvers N ous rencontrons Claude Marinower, échevin anversois de la digitalisation et de l’innovation, et Jan Adriaenssens, chef de projet City of Things chez imec. Rendez-vous à ‘The Beacon’, le tout nouveau hub d’innovation pour l’Internet des objets (IoT) et l’intelligence artificielle (AI), à deux pas de l’Escaut. « Anvers a vu l’émergence d’un puissant écosystème alliant innovation numérique et économie, ce qui a induit une croissance spectaculaire du nombre de start-up en scale-up », annonce d’emblée l’échevin Marinower. « La ville d’Anvers veut se hisser dans le top 10 international. » Le centre de recherche technologique imec a perçu cette ambition D.R. Claude Marinower et a déployé son très stratégique programme City of Things à Anvers. La ville dispose ainsi depuis 2017 du plus grand labo de technologie intelligente de Flandre. Banc d’essai Imec coordonne depuis le centre interdisciplinaire The Beacon ses initiatives smart city pour toute la Flandre. Comme le dit Jan Adriaenssens, « Nous combinons recherche et banc d’essai création d’une ville intelligente. En témoigne City of Things, le labo smart city d’Anvers. de solutions smart city. Nous commençons même souvent par un ‘proof of concept’ dont le feedback guide nos chercheurs. Cela nous renseigne rapidement sur ce dont on a besoin sur le terrain. » City of Things aborde aujourd’hui les domaines de l’être humain, de la mobilité, du lieu de vie et de l’architecture technique. Jan Adriaenssens insiste d’ailleurs sur l’interopérabilité de cette architecture : pas de problème si les systèmes intelligents proviennent de plusieurs constructeurs, tant qu’ils se laissent interconnecter facilement. « L’interopérabilité n’est pas évidente. D’où l’importance d’un banc d’essai à Anvers. » Ils donnent leur avis Premier proof of concept, la ‘Smart Zone’, vitrine de la smart city, est implantée dans le quartier populaire Sint-Andries d’Anvers. « Pas simple à lancer », admet M. Marinower. « Les habitants de Sint-Andries sont connus pour leur curiosité et leur franc-parler. Imec a pourtant répondu à chacune de leurs questions. » Toutes ces caméras dans les rues ont suscité des questions sur la vie privée des citoyens. Imec a expliqué qu’un abus des données était impossible et a créé le groupe d’experts Privacy Ethics Trust & Security (PETS) pour y veiller. Les habitants du quartier se révèlent finalement d’excellents partenaires, conscients des atouts de la Smart Zone pour leur propre développement et celui du quartier. Bruxelles Métropole - octobre 2019 ❙ 23

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