12

Bruxelles et le Brexit : risques et opportunités Depuis que les Britanniques ont souhaité, le 23 juin 2016, que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne, les citoyens, le monde politique, financier et économique sont confrontés à une série d’incertitudes à lever au plus vite et au mieux. Officiellement, le processus de sortie de l’Union n’a été lancé que le 29 mars dernier par Theresa May, qui a actionné le fameux article 50 du Traité de l’Union européenne. Comment le monde économique belge se prépare-t-il aux conséquences de ce Brexit ? Vincent Delannoy P our examiner ce dossier, BECI a directement rejoint et contribué aux analyses du High Level Group, groupe ad hoc constitué sous l’impulsion du ministre fédéral de l’Économie, Kris Peeters. Ses travaux ne se limitent pas à la prévision des conséquences, mais comportent également des recommandations en vue d’une si construcsible. Dans BECI partiement à la ation, défend êts des enbruxelloises age leurs inquiétudes. Les risques la Belgique, pour Bruxelles en particulier, que pouvons-nous conclure à ce stade ? En termes d’exportations, la Grande-Bretagne constitue pour notre pays son quatrième marché pour un total annuel d’environ 31 milliards d’euros. Elle est aussi son premier partenaire hors UE. Pour Bruxelles, ce marché représente 8 % de ses exportations de biens. Pas moins de 700 entreprises bruxelloises, totalisant 55.000 emplois, ont des échanges avec la Grande-Bretagne. La chute de la livre sterling et la perspective de droits de douane transmanche représentent donc des risques à prendre au sérieux. Au-delà de l’épisode douloureux du Brexit, c’est la pérennité même des principes du libre-échange, fondement de notre prospérité depuis l’après-guerre, qui est en jeu. Ainsi, BECI, en même temps que le High Level Group, plaide en faveur Il est essentiel que tous les acteurs, liés d’une manière ou d’une autre au développement économique de Bruxelles parlent d’une même voix. Anne Georges, responsable du développement international chez BECI d’une sortie en douceur, sur la base d’une collaboration économique soutenue. Ce scénario ne sera toutefois possible qu’avec des dispositions transitoires fondées sur des négociations transparentes, permettant à chaque intervenant de disposer d’une information exhaustive et, partant, de lever de trop nombreuses incertitudes. Les atouts de Bruxelles Au-delà des risques, le Brexit constitue également des opportunités pour Bruxelles, qui dispose de sérieux atouts. Parmi ceux-ci : son rôle de capitale européenne, sa proximité des institutions tant européennes qu’internationales, qui ont pour effet d’attirer à Bruxelles de nombreux citoyens hautement qualifiés et polyglottes. Bruxelles se distingue en outre par son secteur immobilier attractif : les prix sont avantageux et l’espace est disponible immédiatement. Le secteur bancaire y est bien implanté, de même que d’innombrables sièges sociaux d’entreprises internationales et des centres décisionnels de l’Union européenne. Bruxelles est également réputée pour la qualité de vie que les expatriés ne manquent pas de souligner : logement de qualité à prix abordable, richesse des infrastructures et de l’offre culturelle notamment. En © Reporters © Reporters

13 Online Touch Home


You need flash player to view this online publication