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BUSINESS MEDIATION SUMMIT La médiation : au-delà du conflit Porter un conflit devant la justice n’a rien d’anodin. La procédure peut être longue et coûter cher – pas seulement en termes financiers : un conflit juridique avec un client ou un fournisseur peut nuire à la réputation de l’entreprise et à ses relations commerciales, quelle qu’en soit l’issue. À tous ces aléas, la médiation apporte une solution alternative qui suscite un intérêt croissant, comme on a pu le constater lors du deuxième Business Médiation Summit. Emmanuel Robert Q uelque 178 participants – chefs d’entreprise, juristes, avocats, comptables, fiscalistes, médiateurs… – se pressaient le 29 janvier dernier dans les auditoires de la Solvay Brussels School pour assister à la deuxième édition du Business Médiation Summit preuve de l’intérêt grandissant pour les modes alternatifs de règlement des litiges. À raison : la médiation permet, dans la plupart des cas, d’économiser du temps et de l’argent – elle coûte deux à trois fois moins cher qu’une procédure judiciaire et peut s’achever en quelques heures, là où une décision de justice peut prendre de longs mois, si ce n’est plusieurs années. Mais surtout, elle évite de porter le conflit sur la place publique et, en favorisant le compromis, elle peut éviter la rupture de la relation d’affaires. Préserver la relation Ce deuxième sommet, introduit par Pierre Schaubroeck, nouveau président de bMediation, était plus particulièrement axé sur deux secteurs où la médiation a déjà montré son efficacité : ceux de la distribution et de la construction. Le premier, avec ses différents acteurs dont la taille et le pouvoir de 34 BECI - Bruxelles métropole - mars 2015 négociation peuvent être inégaux, est très attentif à la préservation de relations de confiance ; le second a prioritairement besoin de solutions rapides, techniques, pragmatiques et… constructives. Autant d’éléments qui expliquent le succès qu’y rencontre la médiation. Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos, distingue au moins trois raisons de faire appel à un médiateur : la confidentialité (la discrétion en affaires est une vertu cardinale du commerçant) ; la préservation de la relation à long terme, au-delà du conflit (personne ne souhaite perdre un client ou un fournisseur) et enfin la réputation et donc la protection de Pierre Schaubroeck, président de bMediation. l’image de marque (que l’on ait tort ou raison, faire ouvertement appel à la justice peut avoir des effets négatifs). Pour autant, il peut rester nécessaire de s’adresser à un tribunal ; Dominique Michel cite deux cas de figure où les commerçants préfèrent généralement une procédure judiciaire : pour trancher une question de principe ou un litige d’interprétation d’une clause de contrat. Studio Dann Studio Dann

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