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Get ready for tomorrow Mobilité : les entreprises vont-elles montrer l’exemple ? Remise en question pour son poids économique exorbitant et son empreinte écologique désastreuse, la mobilité en Belgique © Getty est l’affaire de tous. Prendre des mesures pour l’améliorer n’est plus une option. Les entreprises ont leur rôle à jouer. P our agréger intelligemment l’ensemble des initiatives publiques et privées en matière de mobilité, une tendance fait peu à peu son chemin dans le paysage belge : le Mobility As A Service (ou MaaS). Considéré comme le futur des déplacements, le système MaaS doit révolutionner la manière dont nous nous déplaçons par le biais d’une offre de transport qui intègre tous les modes de transport et toutes les étapes du voyage : du calcul d’itinéraire au paiement en passant par la réservation. Nous travaillons principalement avec des jeunes qui ont bien intégré les moyens de mobilité douce. C’est presque naturel pour eux de jongler avec un vélo, une trottinette et les transports en commun Quentin Nickmans (eFounders) Startuppeurs biberonnés au MaaS Chez eFounders, la question de la mobilité se pose de moins en moins : « Nous travaillons principalement avec des jeunes qui ont bien intégré les moyens de mobilité douce. C’est presque naturel pour eux de jongler avec un vélo, une trottinette et les transports en commun », nous confie Quentin Nickmans. S’il devait pointer quelque chose de moins évident, ce serait le coût des trajets de Thalys entre Bruxelles et Paris : « Quand on se situe entre les deux villes et qu’on est amenés à faire de nombreux allers et retours, ça peut vite coûter très cher. » 30 ❙ Bruxelles Métropole - janvier 2020 Pour Quentin, le travail à domicile proposé par l’entreprise à tous ses collaborateurs, moyennant quelques règles précises comme le fait de prévenir à l’avance, d’être connecté et joignable toute la journée, est aussi une solution efficace à la mobilité. Il y a dix ans, ç’aurait été invraisemblable pour un hôtel de dire qu’il n’était plus accessible aux voitures. Jean-Michel André, hôtelier Hôtellerie : « Nous, on n’a pas besoin d’avoir des initiatives » L’hôtelier Jean-Michel André est cycliste bruxellois depuis de longues années. Sensibilisé, il a déjà essayé de mettre en place plusieurs initiatives de mobilité douce au sein de ses hôtels : « À chaque fois que j’ai essayé d’acheter et de proposer aux clients des vélos électriques et non électriques, ça n’a pas marché. Actuellement, je suis en train de faire un test avec les trottinettes électriques et les résultats ne sont pas concluants. » Selon Jean-Michel, la raison est simple : il y a tellement de solutions de mobilité qui sont mises en place dans la rue comme Scooty, Uber Jump, Heetch ou encore Lime, que les clients se dirigent vers les grandes enseignes qu’ils connaissent. À l’inverse, l’hôtelier doit être créatif pour ceux qui veulent venir en voiture : « Il y a dix ans, ç’aurait été invraisemblable pour un hôtel de dire qu’il n’était plus accessible aux voitures.

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