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« Bruxelles doit être plus ambitieuse et coopérer Le poids des trois organisations patronales régionales a augmenté considérablement. Beci, UWE et Voka ont notamment élaboré un mémorandum commun en vue des élections de mai 2019. Jan De Brabanter, secrétaire général de l'UEB La Région de BruxellesCapitale doit davantage s’accorder avec la Flandre et la Wallonie sur la mobilité, l'emploi et l'environnement. Et un peu plus d'enthousiasme pour les opportunités qu’offre Bruxelles serait bénéfique à tous les entrepreneurs – même au-delà des limites bruxelloises. Dixit Jan De Brabanter, secrétaire général de l’Union des Entreprises de Bruxelles (Beci). Matthias Vanheerentals L a 6e réforme de l'État a transféré de nombreuses compétences aux régions. D'ici 2025, la Région bruxelloise devrait jouir d'une autonomie fiscale totale. Jan De Brabanter estime que les entrepreneurs – même actifs hors de Bruxelles – devraient s’intéresser davantage à ce qui se passe en RBC. « Beci seulement au service des PME dans les 19 communes ? Pas du tout ! Bien des entreprises ont leur siège, leurs activités ou leur production à l’extérieur de Bruxelles, mais y réalisent (une partie de) leur chiffre d'affaires ! » Petite, la Région n'en est pas moins d’une grande importance économique ; l’entreprise qui poursuit une vision à long terme ferait donc bien de s’intéresser à ce qui se passe à Bruxelles. La meilleure façon d'y parvenir, c’est de s’affilier à l'organisation d'employeurs la plus représentative et la plus efficace, avec un impact sur la vie politique et socio-économique. Beci, donc. Avant et après les Réformes de l'État « Avant, c'était plus facile », confesse le secrétaire général de l’UEB. L’entreprise adhérait à une fédération sectorielle, 10 | Beci Rapport d'activités 2019 elle-même membre de la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB). Et la FEB représentait l'économie belge en Europe et ailleurs. Mais les réformes de l'État successives ont brouillé les cartes. La 6e du nom a transféré de nouvelles compétences aux communautés et régions : allocations familiales, soins de santé, marché du travail, droit locatif, formation des conducteurs, dépenses fiscales (prêts hypothécaires), etc. « C'est surtout à partir de 2011 que la défense des intérêts d'un entrepreneur s’est compliquée », déplore M. De Brabanter. « Les organisations sectorielles se sont adaptées. Elles ont créé un département flamand et un wallon, mais Bruxelles est souvent restée ‘quantité négligeable’. » Entretemps, la structure de l'État est devenue si complexe qu'on pardonnera à quiconque – y compris au chef d’entreprise – de mélanger les compétences fédérales, bicommunautaires, communautaires ou régionales. Combien de gouvernements avons-nous ? Et que font réellement la Cocof, la Cocom, la VGC, la Fédération avec les autres régions » © Reporters

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