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TOPIC Liste des abréviations utilisées dans nos classements : Belgium et Proximus avec respectivement 4,8 et 4 milliards € de chiffre d’affaires. Vous l’aurez constaté comme moi : le chiffre d’affaires du n° 1 est quasiment six fois plus important que celui du n° 5. C’est ce que l’on appelle « un top 5 en pente raide ». La croissance, mot galvaudé Les champions des bénéfices sont des entreprises connues et reconnues pour leur dynamisme et leur capacité à relever des défis de taille mondiale. C’est important à souligner, alors que tant de nos concitoyens croient – à tort – que la Belgique n’a pas de multinationales. Si, elle en a ! Et elles ont leur quartier-général à Bruxelles, qu’il s’agisse d’AB InBev, de KBC ou d’UCB Pharma. On trouve aussi, dans le top 10 des entreprises aux bénéfices les plus élevés, des noms surprenants comme Apetra, la société qui gère les stocks stratégiques pétroliers de notre pays. Ou comme Verlinvest, le holding des familles de Mévius et de Spoelberch, deux des principaux actionnaires… d’AB InBev. Le secteur financier retrouve des couleurs puisque, parmi les costauds des bénéfices, il y a KBC déjà citée, mais aussi Ageas et GBL. Jean Blavier « La croissance » : n’est-ce pas le mot plus galvaudé en ce moment ? N’est-ce pas le chiffre mythique derrière lequel tout le monde court ? Si la pertinence du critère est discutable sur le plan macroéconomique, dans le monde des entreCela veut dire que Bruxelles crée de la richesse, mais que plus de la moitié de cette richesse part dans les deux autres Régions du pays. Jean Blavier prises elle est et reste un indicateur de premier plan. Qui se distingue parmi les entreprises bruxelloises ? Le top 5 comprend UCB Pharma, Derby (jeux et paris), Mercedes Belux, Ansell Healthcare Europe (pharmacie) et Servauto (pièces de rechange, accessoires pour véhicules). Ces entreprises ont des champs d’activités fort différents et, chose intéressante à mentionner, le top 10 va encore plus loin dans la diversification avec CFE (construction), Randstad, Scarlet (télécoms) et Solvay Specialty Polymers AISBL Association Internationale Sans But Lucratif ASBL Association Sans But Lucratif EUP Etablissement d’Utilité Publique GIE SA Groupement d’Intérêt Économique Société Anonyme SAFS Société Anonyme à Finalité Sociale SCA Société en Commandite par Actions SCRIS Société Coopérative à Responsabilité Illimitée et Solidaire SCRL Société Coopérative à Responsabilité Limitée SCS Société en Commandite Simple SPRL Société Privée à Responsabilité Limitée SPRLU SPRL Unipersonnelle Belgium, malgré la présence à la 7e (jeux et paris comme Derby). place de Sagevas Il faut évidemment tenir compte de la présence dans ces classements d’entreprises ou d’organismes qui ne doivent ce statut qu’aux chiffres. C’est le cas de Familiehulp, le géant flamand de l’aide sociale, 8e employeur bruxellois (9.000 personnes). C’est le cas aussi de DBFM Scholen van Morgen, qui fait son entrée dans le top 5 des entreprises en croissance. Il s’agit de l’organisme qui gère le partenariat privé public (PPP) des constructions scolaires de la Communauté flamande. On peut se poser le même type de question à propos d’Apetra, l’entreprise publique qui gère les stocks stratégiques pétroliers, déjà évoquée, classée 7e dans le hit-parade des champions des bénéfices. Bruxelles enrichit le reste du pays Ce que les économistes appellent – l’expression est hideuse – « l’effet de siège » est une des caractéristiques principales des capitales, a fortiori des capitales internationales comme Bruxelles. Le malheur veut que la présence des grands noms cités plus haut, si elle suscite l’envie pour des raisons stratégiques que tout homme universel peut comprendre, n’est pas appréciée à sa juste valeur par le Bruxellois moyen. Cette attitude n’est en fait que la version émotionnelle d’un constat purement économique : si Bruxelles assure à elle seule quelque 20 % du produit intérieur brut (PIB = la richesse créée en un an) de notre pays, le bon million de Bruxellois vivant dans les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale ne représente même pas 10 % de l’ensemble de l’impôt des personnes physiques (IPP) collecté dans notre pays. En bon français, cela veut dire que Bruxelles crée de la richesse, mais que plus de la moitié de cette richesse part dans les deux autres Régions du pays. Cela se confirme sur un autre plan – même si les spécialistes trouveront la comparaison hardie : plus de la moitié des 700.000 emplois que compte le bassin bruxellois sont occupés par des personnes inscrites dans les deux autres Régions du pays. La bravoure économique de Bruxelles est remarquable. ● 26 BECI - Bruxelles métropole - janvier 2018 © Reporters

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