54

ENTREPRENDRE REMETTEZ DE LA COHÉRENCE DANS VOS PRATIQUES Valeurs : éthique ou cosmétiques ? Dans le contexte de compétition accrue que nous connaissons, toute entreprise se doit d’avoir une identité forte pour exister. En conséquence, grâce à la force de la démarche marketing, presque toutes ont défini leurs « vision, mission et valeurs ». Souvent accompagnés de consultants, les dirigeants et leur département communication ont choisi les mots chargés de sens qui leur permettent de se définir sur leur marché. Philippe Remacle, Mentally Fit Institute C ette démarche, par essence portée vers l’extérieur, comporte quelques revers. L’objectif de ces différents concepts étant de créer l’harmonie dans la communication externe de l’entreprise, il peut arriver que les effets sur sa culture interne soient négligés. D’où notre question : valeurs, éthique ou cosmétiques ? La réponse dépendra de votre positionnement sur une problématique précise : la cohérence entre les discours tenus par l’entreprise et la réalité vécue par les collaborateurs. Dans bien des cas, nous observons un décalage entre ces deux éléments et faisons le constat que les valeurs ne vivent pas dans la société. Les sources de ce phénomène peuvent être très nombreuses : conflits d’égos entre dirigeants ; adage « practice what you preach » mis aux oubliettes ; vision, mission et valeurs peu inspirantes ; manque d’appropriation des collaborateurs ; utilisation du « prêt-à-porter marketing ». Face à ce constat, posons-nous la question suivante : « Si vision, mission, valeurs et identité étaient tournés vers le marketing interne, quels en seraient les objectifs ? » Pour y répondre, sortons un temps du contexte de l’entreprise pour nous intéresser au sport de haut niveau. Le sportif étant par essence d’abord porté vers le travail interne et sa propre performance, la recherche de cohérence et d’identité internes est souvent plus forte chez lui qu’en entreprise. Pour aller plus loin ◗ Comment aligner discours perçu et réalité vécue ? ◗ Comment faire de votre identité un véritable outil de management ? ◗ Comment faire passer les valeurs de vos murs au terrain ? Pour renforcer votre ADN et optimiser l’énergie qui se dégage de vos murs, Mentally Fit et Beci vous proposent des pistes pour aligner réalité souhaitée et réalité vécue, lors d’une séance de travail avec Philippe Remacle. Quand ? Le 27 novembre Où ? Chez Beci, 500 avenue Louise, 1050 Bruxelles Info et inscriptions : Emilie Lessire +32 2 643 78 11 – ele@beci.be www.500.be 52 BECI - Bruxelles métropole - octobre 2017 Ceci grâce à un travail de fond au niveau de l’énergie organisationnelle (identité, cadre, règles, valeurs, etc.). Ce sont ces éléments qui vont créer l’atmosphère du club. Ce sont eux qui vont le différencier et créer son identité. Pour illustrer cela, pensez aux grandes équipes sportives : Real Madrid, Barcelone, Bayern Munich (ou à votre sportif favori, votre équipe fétiche, votre club de cœur pour ceux qui n’aiment pas le football). Rapidement y seront associés une image, des valeurs et une identité clairs. En effet, chacun de ces clubs à une identité limpide : Real = starification, Barcelone = jeu collectif, Bayern = rigueur. En conséquence, quand un joueur rejoint l’un de ces clubs, il sait comment il va être traité et ce que l’on va attendre de lui. Et chez vous ? Qu’en est-il ? Est-ce que les comportements souhaités sont clairs, visibles et simples ? Chaque collaborateur sait-il ce qui est attendu de lui ? Les valeurs ne sont pas décoratives. Elles impliquent des comportements légitimes et illégitimes. Pourtant, vous ne voyez pas les résultats attendus. Les comportements observés ne reflètent pas vos valeurs et vous avez le sentiment que tous ces beaux mots n’existent que sur papier. Définir le cadre dans lequel le collaborateur doit évoluer (vision, règles, rôle), c’est retirer le flou et permettre le feedback direct concernant ces comportements. Le respect du cadre, et donc de vos valeurs, impacte le vécu de vos collaborateurs et la performance de l’entreprise. ● © Thinsktock

55 Online Touch Home


You need flash player to view this online publication