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MOBILITÉ & LOGISTIQUE Les nouvelles technologies vont faire bouger Bruxelles Actuellement, Bruxelles est environ 30 % plus engorgée que les autres villes européennes de taille comparable. Alors que les automobilistes rongent leur frein, l’offre de transports en commun reste insuffisante. Face à un RER qui se fait attendre et un piétonnier controversé, la situation semble critique. Mais les solutions pourraient provenir des nouvelles technologies, mises à profit par les entreprises actives dans le secteur de la mobilité. Julien Ide Dans son Livre blanc de la Mobilité, publié en septembre 2013, BECI partait du constat suivant : le plan Iris II ne dispose pas d’une chronologie réaliste et manque de coordination et de cohérence. Le Livre blanc estimait le coût des embouteillages dans la capitale à plus de 500 millions d’euros par an. Le temps annuel moyen perdu par automobiliste dépasse les 80 heures… Un défi de taille, qui ne semble pas freiner les initiatives des entreprises implantées à Bruxelles. En mars dernier, IBM a publié son rapport préliminaire du Smarter Cities Challenge pour Bruxelles. Celui-ci a été présenté aux différents intervenants de la Région de Bruxelles-Capitale. Il contient des recommandations dont le but est d’améliorer la mobilité des citoyens et navetteurs bruxellois. Elles s’articulent autour de 4 thèmes : les données publiques, l’infrastructure, l’expérience et la mobilité, l’exécution et la gouvernance. Dans son analyse, IBM met en avant l’utilisation des nouvelles technologies et la récolte des données. Capteurs sur la ville Le géant informatique a d’ailleurs travaillé avec la ville de Lyon pour mettre en place l’application mobile Optimod’Lyon, disponible depuis le mois de mai dernier. Philippe Dubernard, Smart Cities Leader chez IBM, nous éclaire sur ce projet : « C’est le preAndré Bouffioux (Siemens) mier GPS urbain multimodal en temps réel et prédictif. Il fournit des informations géolocalisées sur l’ensemble de l’offre de mobilité (vélo partagé, voiture particulière, voiture partagée, taxis, transports en commun…) ou des places de stationnement, le tout réactualisé en temps réel en fonction des chantiers, des événements climatiques et des informations routières. Les données sont récoltées grâce à des capteurs fixes ou directement envoyées par les utilisateurs. » Mais qu’en est-il chez nous ? Thierry Willemarck, CEO de Touring, par ailleurs Président de BECI, répond à la question : « Touring a pu développer à Anvers et Turnhout des projets de gestion pour l’espace de parking public. Des capteurs sont placés sur les trottoirs et envoient les données de disponibilité de parking aux utilisateurs. Mais ce genre d’initiative est beaucoup plus difficile à mettre en place à Bruxelles car le pouvoir décisionnel est très éclaté. Il faudrait, comme à Vienne, une structure unique et centralisée qui puisse gérer toutes la mobilité à Bruxelles, et même les communications avec les villes avoisinantes. » La capture des données fait également partie des priorités de Siemens, comme l’explique André Bouffioux, CEO pour la Belgique et le Luxembourg : « À Bruxelles, nous avons mis en place une centrale de feux de signaBECI - Bruxelles métropole - septembre 2015 29 R.A.

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